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- Ce sujet contient 75 réponses, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par
Claire N, le il y a 1 semaine et 5 jours.
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Elmo
InvitéEn réécoutant ses titres en solo, et comme il m’arrive parfois aussi de retomber sur mes playlist sur des titres de la Mano Negra, toujours avec plaisir, je me demandais si François tu avais déjà rencontré le bonhomme ? Malgré une jeunesse plutôt dorée et des succès certains il semble avoir toujours été sincèrement humble et simple, engagé vraiment. Tu l’as connu François dans tes années punk ?
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Quentin
InvitéQuel artiste !
J’aime beaucoup aussi ce qu’il a fait avec Amadou & Mariam.
Je me demandais aussi a quel point il était engagé politiquement -
Elmo
InvitéÇa me sort pas de la tête.
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Elmo
InvitéMalavida, Pas assez de toi, Out of Time man, King Kong Five, Sidi h’bibi, 5 morceaux vraiment éclectiques, différents et très mélodique, puis Clandestino, Me Gustas Tu, Desaparecido, Bongo Bong, Mentira, Luna y sol, encore des titres puissants, pas grand chose à voir avec les 5 précédents et pourtant le même mec derrière tout ça. C’est pas rien cette oeuvre là, plus de deux décennies après, ça vieillit bien je trouve.
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François Bégaudeau
Maître des clésje l’ai croisé une fois, mais je ne peux rien dire de spécial
il est parti de par le monde alors que nous on débarquait
de loin j’aimais plutot beaucoup le gars, et quelques titres de la Mano, mais quand on tient que Didier Wampas est le roi (non il n’a pas peur des skinheads grecs), on est peu porté sur le culte
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Urdanivia
InvitéNoir Désir pas cité(pourtant plus riches je pense que M. CHAO, et L ATTAQUE)…ca rimait pas? ou titre après « l’affaire »?
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Elmo
InvitéAh non c’est un titre composé avant qu’on apprenne officiellement que Bertrand Cantat est un fdp
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Elmo
InvitéEt pour répondre à ta question non je ne crois pas que Noir Désirs étaient plus riche que Manu Chao (succès international et en boucle sur les radios bien plus que ND) et Louise Attaque qui avec le succès de son premier album explose tous les chiffres de ND
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François Bégaudeau
Maître des cléspour ceux qui ne sauraient pas
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sylvain
InvitéAh ah ! Depuis devenu mon cycliste sétois préféré. Et oui : toujours le roi.
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François Bégaudeau
Maître des clésn’oublie pas qu’il y a encore meilleur comme cycliste
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François Bégaudeau
Maître des clésle tour il le gagnera un jour
oui on y croit encore
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sylvain
InvitéPour rester dans l’anecdote : fin juin 2003, je me retrouve dans un champs à coté d’Evian. C’est l’anti G8. Je reste là une semaine. Premier arrivé, dernier parti. C’est long.
La veille du jour où tous les grands de ce monde sont sensés arriver, Manu Chao débarque dans le champ (enfin… sur scène). Il entame à minuit, galvanise tout le monde, ne nous lâche qu’à 4H du matin. Il n’y aura aucun sommeil. On prend la route dans la foulée pour « bloquer l’accès aux grands de ce monde ». Il est 5h, Evian s’éveille. Nous sommes motivés. Tout ça finira en bataille rangée sur une départementale. A 9h du matin, c’est chaotique. A 10h, plus personne ne tient debout. J’ai beaucoup appris ce matin là. Vu des leaders charismatiques s’effondrer en larmes, d’autres personnes venues un peu pour voir se révéler parfaits insurgés, capable d’élaborer des stratégies. J’avais une mini DV dans les mains. Encore aujourd’hui, j’aime bien revoir ces images. Quant à Manu ? Il ne nous avait pas accompagné. De toute manière, jamais trop aimé sa musique mais il était impossible d’y échapper à l’époque. Tous mes amis écoutaient. Mais ils écoutaient aussi Tryo.-
Malice
InvitéEt maintenant tu vas partager ces images surtout si on te voit bourré dessus
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sylvain
InvitéC’est ce qui est chouette quand on filme : tu restes hors-champs. Heureusement. Reste juste parfois ta voix, petit témoignage de ta présence sur place.
A l’époque j’avais surtout les yeux mégas rouges et n’avais pas pris de douche depuis des jours.. J’avais 20 ans. Ca te parle, ce genre d’ambiance ?-
Malice
InvitéJe n’aurai qu’une seule question : portais-tu la dread lock ?
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sylvain
InvitéMoi non mais tous mes amis, oui. Tous sexes confondus ! Tryo aura vraiment fait du mal à notre génération..
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Malice
InvitéLes dreadlocks que j’ai connus étaient plus branchés » mes souliers sont rouges » » la tordue » et cie
mais j’ai passé une nuit entière au lycée à regarder des gens fumer de la verte en écoutant le 1er album de Tryo EN BOUCLE
C’était tellement dur-
sylvain
InvitéAh ah ! Et encore : on a pas mentionné « les têtes raides ».
Pour « la verte » dont tu parles, je ne vais pas trop accabler mes pauvres amis, même piètres mélomanes. J’ai bien participé.
La nuit entière dont tu parles… c’était littéralement dans l’enceinte du lycée ? Ca j’aurais adoré (comme plus jeune j’aurais adoré me retrouver enfermer dans un centre commercial). Ou tu étais juste avec des potes et potesses du lycée ?-
Malice
InvitéNon non chez des amis
J’étais en section arts plastiques avec les tox dans un lycée très relax mais faut quand même pas déconner. La prise de drogue se faisait donc de jour, dans le petit parc du bahut ou dans les toilettes. L’alcool on le buvait entre l’établissement et le cora de la zone commerciale parmi des petits arbrisseaux de merde qu’on appelait Brocéliande parce-qu’on avait trop d’humour et d’ironie.-
sylvain
InvitéToi en option art plastique, moi en option cinéma. Il y avait les deux chez moi. Et effectivement on était tous potes. Ton lycée devait ressembler au mien. Par contre il fallait parfois se taper Tryo… ou Louise Attaque. Parfois se farder un groupe métal, généralement défendu par un type seul qui prétendait « qu’on n’y connaissait rien ». Et avec mes plus proches amis, je pense qu’on pouvait nous-même être bien chiants à imposer aux autres tout ce qui sortait des Inrocks de l’époque. Tous coupables donc mais tous enthousiastes.
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Malice
InvitéLouise attaque sans commentaire
dans le bus pendant un voyage en Ecosse le chauffeur acceptait de passer tous les jours la cassette apportée par une participante
Sinon, petite sociologie de ma classe d’arts-pla en seconde :
quatre néo hippies ( assez fan de musique électro mais évidement aussi de Janis Joplin et Jimi Hendrix)
un black metalleux ( qu’on charriait pas mal)
un metalleux tout court
un mec qui allait en soirée goth à Paname et écoutait Eros Necropsique
bizarrement pas de punks de look ( mais dans les classes supérieures oui) – mais j’écoutais Green day et The Clash tout en portant des gilets
Quelques chemises à carreaux ( écoutant du grunge, du rock 70, du rock alternatif – moi aussi d’ailleurs) -
sylvain
InvitéMerci pour le mot « cassette ». C’est là où je devine une (très) légère différence d’époque.
Plus de K7 chez nous une fois sortis du collège. Au lycée, on faisait du business avec les CD gravés qu’on revendait aux quidams. Pareil pour les chemises à carreaux : plutôt collège pour moi (là où euro dance et Nirvana pouvaient parfois se mélanger lors d’une « boom »).
Merci aussi pour toute cette sociologie (aucun rappeur ? c’est vrai qu’on en avait peu en option art / cinoche à l’époque).
M’intriguent quand même beaucoup les quatre néo hippies avec leur grand écart.
Et sinon oui le métalleux était souvent bien seul. Alors en plus si il était black…
Enfin, concernant tes gouts de l’époque : dans les deux groupes cités, tu sembles bien ici à la bonne adresse même 25 ans après. -
sylvain
InvitéPS : et où ça en Ecosse ? Glasgow, niveau musique, c’était devenu ma Mecque en sortant du lycée. Au point de partir y vivre avant de déchanter. Je me suis toujours dit qu’il fallait redonner une chance à l’Ecosse. Peut-être pas Glasgow par contre.
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Malice
InvitéLa cassette c’était passque dans le bus on ne pouvait pas passer de compactedisque; pour moi aussi, le cd c’était le collège ( les deux titres pas chers t’en souvient-il?)
Niveau rap dans ma classe il devait y avoir une fan du Wu tang clan et Cypress Hill si je me souviens bien mais je ne crois pas qu’elle avait pris l’option Art. Sinon oui il y avait des filles qui écoutaient du r n b dans les cours que nous avions en commun, quartier populaire oblige ( à l’époque ce type de musique n’était pas écouté par l’entièreté de la planète).
Je suis allée à Edinburgh soi- disant pratiquer la langue; dans les faits sortir jusqu’à pas d’heure avec les copains sans la moindre surveillance de ma famille d’accueil, meilleures vacances de ma vie.
Le son de Glasgow, c’était quoi? A Edinburgh je ne me souviens que d’un concert gratuit de Air et le festival de théâtre de rue. -
sylvain
InvitéBien sur pour le « deux titres » ! 20 francs de mémoire. 10 pour la K7. Emballage carton dans les deux cas.
Tu pouvais trouver « black hole sun » de Soundgarden comme ça (aucun souvenir de la deuxième piste par contre). Merci le Monoprix du coin. Entendu au même moment : « zombie » des Cranberries en 4ème (ça m’avait changé de Two Unlimited et Dr Alban) enchainé avec « Creep ». Mais le Radiohead n’existait pas en deux titres. Vraiment pour moi c’est le collège tout ça. Avec des K7 qu’on achetait vierges pour pouvoir enregistrer des compiles quand les morceaux étaient diffusés à la radio. Il fallait être « sur le coup » et souvent l’animateur empiétait sur l’intro.
Au lycée, un réseau un peu plus sérieux et conséquent s’était mis en place. Davantage de moyens aussi peut-être.
Sinon, les quelques rappeurs de ta classe avaient quand même du goût.
Merci pour les anecdotes Edinburgh. Évidemment que ça devait ressembler à ça. Ca devait être quelque chose… on a envie d’y être.
Glasgow ? Une scène musicale bien mélancolique qui allait de Mogwai à Arab Strap. Assez fan après mon bac. En suis un peu revenu depuis. Et puis surtout : ville dure. Trop jeune pour y passer 6 mois. J’avais pris un job chez un disquaire (très fier de ça à l’époque) mais bien louche (je ne prononce pas le therme plus explicite). Même si avec l’âge, tout ça devient un peu plus coloré et pas si mauvais souvenirs. Je retournerais bien en Ecosse. -
Malice
InvitéJ’exige des détails sur le disquaire louche de Glasgow (titre de polar)
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Malice
InvitéLe black metalleux était blanc, il écoutait juste du Black metal ( on appelait ça musique de mixeur pour le charrier)
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sylvain
InvitéJ’ignorais jusqu’à la notion de « black metal ».
Je vais me renseigner. -
Malice
InvitéNon ne te renseigne pas, tu vas souffrir
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Malice
InvitéUn message s’est posté tout seul au mauvais endroit, voir plus haut ( au sujet de ton disquaire)
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Malice
InvitéA propos des néo hippies de ma classe, elles étaient fans de Massive Attack ( ça j’aimais aussi), Tricky, Björk et oui, il n’y a pas de lien évident. J’imagine qu’elles aimaient le look tout comme elles prisaient l’art africain ( ça faisait partie du pack) et en même temps aimaient la musique de leur temps, ce que je comprenais. C’était un mélange.
Perso je ne me fringuais pas néo bab mais j’adorais écouter les vinyles familiaux des années 70 : le folk entre autres ( Joan Baez par exp) mais aussi Cat Stevens sans oublier l’album des Stones où j’ai découvert » Sympathy for the devil ». -
sylvain
InvitéJ’ai bien envie de te raconter pour le disquaire écossais…. en 3 très courts chapitres ! (il y a une structure là-dedans).
En attendant, merci pour les précisions sur les néo-hippies. Fort à parier qu’en seconde j’aurais été dans cette bande… mais j’aurais quand même fait chier avec du rock indé qui faisait moins tripper (Sparklehorse, Spain, et des trucs plus obscures dont je ne me souviens plus vraiment….) Bon c’était en 1996-97 hein et ça n’a duré que peu de temps (tiens, première « route du rock » aussi, premier coup de foudre également : elle s’appelait P.J, superbe robe rouge qui me promettait de m’amener l’amour). -
sylvain
InvitéBeaucoup plus étranger à « elles aimaient l’art africain ». Mais je crois voir un peu. Nous en option cinoche, on jurait par le dernier Youssef Chahine (à juste titre en y repensant) mais aussi les trucs labellisés de l’époque : les profs nous disaient d’aller voir « Marius et Jeannette », « La vie rêvée des anges » mais même le « western » de Manuel Poirier (j’écris ce nom de mémoire).
Il y avait des sessions entières sur des cinéastes américains dont la vieille prof (« vieille » ici n’est pas péjoratif, elle était factuellement âgée) qui prononçait « Claint isvood » et « Orson Vélès ». Mais on travaillait sur leurs films… -
sylvain
InvitéMais et ça c’est fou en y repensant : ces années là, au cinéma « Abel Gance », aux confins de Courbevoie et Bécons-les-Bruyères… on a eu des week-end thématiques animés par Jean Douchet (il y avait déjà ces deux gars au premier rang, qui enregistraient en permanence).
On a eu comme ça Kubrick, Hitchcock et Eisenstein. Nous, bêtement, à 17 ans, on alternait entre fascination (le gars se pointait sans note, attendait qu’on pose des questions et pouvait embrayer ensuite des heures) et aussi ricanements difficiles à cacher tant au final, immanquablement tout se rapportait au cul, à l’impuissance, à l’homosexualité refoulée – devant une classe à peine sortie de l’adolescence.
Je ne rends pas hommage à l’homme en disant cela. Enfin c’est l’hommage d’un petit con de 17 ans mais qui paradoxalement se souvient aussi très bien de ses fulgurances sur « Le Cuirassé… », « Orange Mécanique », « Alexandre Nevski », « Les Oiseaux »…
J’ai peu revu Douchet ensuite. Quelques années plus tard, lors de films surprises. Lui était le même, moi j’étais un peu plus sérieux et respectueux. -
Malice
InvitéAh oui le youcef Chahine sur Averroès non? Mes profs nous avaient programmé une sortie ciné pour le voir ( lien avec le programme d’Histoire)
Je suis impressionnée par ce que tu décris de Douchet, comment font ces gens pour parler des heures sans notes, sans s’embrouiller -
sylvain
InvitéCelui-là même ! « Le Destin ». Je me souviens de la camarade de clase Sidonie très branchée films d’auteurs (ne jurer que par la nouvelle vague à 17 ans est toujours un peu suspect) interrompre un cour de français parce qu’elle « avait une annonce à faire : aller absolument voir « le destin ». La même Sidonie qui finira quelques années plus tard et beaucoup plus carriériste chez Europa Corp où elle me sortira un mémorable « non mais Taxi 4 en fait, c’est pas si mal ».
Quant à parler sans note, oui Douchet là-dessus était impressionnant (même si il divaguait aussi beaucoup entre quelques fulgurances).
Un autre qui parle sans note, c’est François dans son ciné-club de François. Et ça divague beaucoup moins. Mais il y a peut-être un minimum de préparation en amont. Je ne pense pas que Douchet préparait quoi que ce soit mais je peux me tromper. -
Malice
InvitéExcellente anecdote sur Le destin
Tu l’as revu depuis? Je n’ai pas un souvenir impérissable du film. Je me souviens d’un prof qui nous martelait la devise d’Averroès : « Les pensées ont des ailes nul ne peut arrêter leur envol » et je me disais oui bon, c’est mignon, on va l’écrire sur les pages jours fériés de nos agendas. En plus le mec jetait un bouquin dans le feu pour illustrer son propos non mais on est où là? -
sylvain
Invité« Les pensées ont des ailes nul ne peut arrêter leur envol » et je me disais oui bon, c’est mignon, on va l’écrire sur les pages jours fériés de nos agendas. En plus le mec jetait un bouquin dans le feu pour illustrer son propos non mais on est où là? »
Enormes rires !
Non je ne l’ai pas revu, mais après tes lignes, j’ai envie. -
Alexandre
Invité« Orson Vélès »
Alors ça, j’ai jamais entendu. -
Malice
InvitéC’est le cousin brésilien d’Orson
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Alexandre
InvitéTout comme le célèbre auteur de science fiction de Sao Paulo, H.G. Vélès
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Alexandre
InvitéEuh non, ça marche pas..
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sylvain
InvitéIsvood, Vélès… en y réfléchissant, cette dame avait peut-être juste un problème avec les « W ».
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Malice
InvitéEt je suis sûre que tu ne l’imitais pas pour amuser tes petits camarades
Moi ma prof d’histoire de terminale ne prononçait pas les t -
Claire N
Invitélire cette discussion Malice et Sylvain est une des nombreuses chances et occasions du fonctionnement de ce forum – merci
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Renaud Bigorre
Invitéoui, divin délice
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sylvain
InvitéAh ah !
Non seulement je l’imitais à l’époque, mais avec les quelques copains que j’ai gardé de cette période, l’amusement continue à chaque fois que l’on se croise. Pauvre dame, au demeurant plutôt affutée sur le cinéma, voilà donc son héritage alors qu’elle méritait mieux. Style vieille bourgeoise ultra parfumée mais qui voyait tout ce qui sortait. Voulait rester dans le coup. Elle y serait mieux parvenue sans cette histoire de « W ». Une fois, un peu enhardi et vu qu’elle m’aimait pas trop mal, je lui ai fait la remarque. Elle m’avait répondu « il me semble monsieur (elle vouvoyait) qu’on dit bien wagon? ».
Ta prof de terminal sans les « T » ?! Mais qu’est-ce que ça peut bien donner ? C’est encore pire et doit rendre tout ses propos encore plus hilarants / incompréhensibles. -
sylvain
Invité@Claire et Renaud : je suis un peu rassuré, je craignais que nous ayons un peu trop dévié du sujet (Manu Chao s’est un peu perdu en route). N’hésitez pas à compléter tout cela. On lira avec enthousiasme.
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Malice
InvitéOn va compiler les histoires d’ adolescence des gens nés dans les années 80 et on appellera ça les Manu chao stories, pour le plaisir de Claire et Renaud, qui peuvent effectivement raconter leurs anecdotes.
Mais je ne sais pas si Renaud est un génération y ou un gen z? -
sylvain
InvitéBonne idée. Tu connais ta lettre, toi ? Moi je n’ai jamais su trop me repérer là-dedans. Ca pourrait être le « w ».
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Malice
Invitégénération Y c’est entre 80 et 90 je crois et moi c’est 82
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Renaud Bigorre
InvitéY-ci bien tassé, le tourne-disque avec lecteur-cassette intégré (s’il vous plaît !) a longtemps tenu face à l’attrait du walkman nomade.
Merci pour l’invitation à m’immiscer dans ce fil de discussion à la “suaveur” surannée, je vais m’y essayer en sincérité sans trop en divulguer.
Encore merci pour la régalade ! -
Malice
Invité@Renaud ah le walkman avec le petit casque avec de la mousse sur les oreilles. Par la suite les écouteurs boule quiès à enfoncer dans les oreilles qui ne tenaient pas m’ont bien brisé les ovaires
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Renaud Bigorre
InvitéHaha oui les écouteurs, pas de casque (rebuté par le look), avec les fils toujours tout emmêlés. A moment donné, pour éviter cette galère, j’en avais dégoté une paire dont les deux fils étaient liés par une fermeture éclair (la classe à Dallas). Au bout d’une semaine, ils ne marchaient plus !
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sylvain
InvitéMousse orange… il faut préciser, pour le style.
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Malice
InvitéLa prof d’Histoire sans t ça donnait » guerre du viénam »
en plus elle parlait trop vite à cause des médicaments
bref je n’arrivais pas à suivre et je ne fichais rigoureusement rien dans son cours, je ne sais même pas comment j’ai eu une note correcte au bac – j’ai dû réviser avec des annales ou ce genre de truc, aucun souvenir -
sylvain
InvitéMerci, vraiment. Avec « guerre du viénam », ça y est j’y suis (dans ta classe, pas au Vietnam évidemment).
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Malice
InvitéDans ma classe tu aurais aussi reçu quotidiennement des boulettes de papier à déplier pour découvrir des caricatures et des vignettes humoristiques, on comptait dans nos rangs des équivalents lycéens de Reiser et Gottlieb.
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Claire N
InvitéÇa devait etre chouette
Dans la mienne l’entropie etait pas loin du -273
Folie dingue, des rebels faisaient leurs devoirs de maths en philo avec le cahier planqué sous la table -
Claire N
InvitéAprès je suis mauvaise langue, j’ai jamais vérifié si c’était pas des annales du bac math
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Malice
InvitéJe n’ai jamais vu ça de ma vie. Juste une copine qui disait lire sur ses genoux des romans pendant les cours. C’était un lycée privé ou du type public centre-ville exigeant?
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Claire N
InvitéBen tu loupes rien
C’était public
Classe math option maths
Ils avaient des classes prépas -
Malice
InvitéNous on avait des sports études
C’était un lycée niché dans une banlieuesensible où on m’a envoyée car je voulais faire arts-pla après être passée par un collège public de campagne mi classe moyenne mi prolo. Et tant mieux car j’ai découvert plus tard que pas mal de lycéens avaient le front en sueur quand leur moyenne ne dépassait pas 15 dans certains établissements publics cotés. J’ai connu un jeune homme qui prenait des cours de soutien pour cette raison. Le pauvre ne pouvait pas se réjouir de notes dont j’aurais été largement satisfaite. -
Claire N
InvitéSourire, j’aime bien le mot niché, ça fait montagne, ça fait bon air
J’ai peu de souvenirs dans ce lycée , grosse dépression de l’enfant à cette époque
J’ai récupéré ma joie de vivre en courant continue après avoir quitté l’ensemble de l’environnement de manière durable
Du coup vraiment je préférais continuer à vous lire que plomber l’ambiance -
Malice
InvitéNiché ça voulait plus dire « encastré » dans les blocs en fait mais j’ai des mots de bouseuse
Ne t’inquiète pas de plomber l’ambiance, on n’ est pas dans un numéro de Happinez
C’est quoi précisément une dépression de l’enfant? -
Claire N
InvitéRires- pour la dépression de l’enfant je sais pas vraiment si c’est grandement différent de celle de l’adulte tu as raison – ça s’exprime avec les moyens du bord on vas dire
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Claire N
InvitéLes moyens du bord d’un enfant, tel que je m’en souviens c’est
– troubles du comportement alimentaire
– conduite suicidaires
– un relatif isolement
C’est très déroutant pour la personne et l’entourage puisqu’on cherche une « cause « , une séquence logique qui soutiendrait l’apparition d’une tristesse légitime
Même si on en trouve une , un chagrin d’amour par exemple, je dirais que c’est un peu deletaire
Ça améliore pas grand chose et cristallise en quelques sorte la tristesse sur quelque chose d’irréversible
C’est bizarre mais c’est un peu comme une mauvaise grippe qui dure, un moment ça s’arrête
J’ai pas été soigné à l’époque ça se faisait pas trop dans mon milieu familial
Sans verser dans l’adage « tout ce qui ne tue pas … »je dirais que maintenant je sais reconnaître la santé et en jouir -
Malice
InvitéEt sinon les aventures de Disquaire Pervers ( si tu connais la ref) : où en est ta V1?
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Elmo
InvitéSylvain, il ne t’a peut être pas rejoint à ta manif mais il a pour autant mené 1001 combats dans son coin, ramené de l’argent et des gens pour des bonnes causes tant de fois et sans se faire mousser ; et il a plus d’une fois montré qu’il était parfaitement sincère quand il évoque la perversité de l’argent et sa volonté de ne jamais s’y fourvoyer. Je l’écoutais plus depuis des années, mais depuis quelques mois je mesure la dimension du mec et avec tous les charlots qu’on a en musique française tout style confondu, bah ça fait du bien. Et ça vieillit bien !
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sylvain
InvitéOui, Elmo, je sais bien tout ça. Ma petite anecdote ne le chargeait pas tant que ça. Je me souvenais juste d’un concert de 4h qui finit au petit jour (donc ici un point pour la générosité même si moi pas trop fan de sa musique, j’avais pu trouver ça long), dont le but (tout aussi louable) était de galvaniser. Puis notre cohorte de manifestants qui prennent ensuite la route, sans sommeil, sans nourriture ni eau pour la plupart pas préparés et finissent en rase campagne pour une bataille rangée avec des forces de l’ordre bien énervées (il fallait bien protéger Bush). C’est en fait un plutôt bon souvenir. Enfin, « bon souvenir »… disons surtout que tout cet enchaînement, long concert puis bataille rangée toute aussi longue sur une départementale, m’est resté indélébile.
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Elmo
InvitéJe doute pas que ça reste un souvenir marquant, c’est très vaillant de ta part comme action, je n’ai jamais eu la force et l’implication nécessaire pour faire partie de ce genre manif, c’est un regret.
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sylvain
InvitéOuais enfin… la cause était juste mais « vaillant » franchement non. – même si on était nombreux à aimer se rappeler qu’il y avait eu un mort lors d’un précédent sommet anti-G8, à Gênes.
Reste qu’à l’origine, j’étais surtout venu passer une semaine dans un champs avec des potes. Faire connaissance avec d’autres potes et potesses au hasard des rencontres. Ca n’empêchait pas de se sentir quand même un minimum impliqué.
Et puis la caméra change tout. Non seulement ça te donne une fonction dans tout ça, mais tu vois aussi tout à travers un écran, un prisme. Omniprésent mais pas complètement avec les autres.
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Léo!
InvitéManu chao il faudrait en parler artistiquement. Mais c’est difficile tellement c’est inclassable, que ce soit avec la mano negra ou en solo. Pourtant ses 2 premiers albums solos c’est d’une simplicité, d’une pureté extrême.
Moi il m’a complètement embarqué dans son imaginaire. Il m’a fait voyagé au sens propre. -
Léo!
InvitéCette guitare qui rebondit là ça me rend fou. J’ai l’impression qu’il y a que lui qui joue comme ça.
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Urdanivia
Invitéjamais trop écouté/intéressé à manu mais comme il a visité un pays d’où je tire une partie de mes origines:
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