skip to Main Content

Accueil Forums Forum général Luttes

  • Ce sujet contient 735 réponses, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par , le il y a 1 année et 9 mois.
Vous lisez 221 fils de discussion
  • Auteur
    Messages
    • #1164 Répondre
      Malice
      Invité

      Je propose une section où nous pourrions partager des informations sur des luttes en cours, pour s’informer, soutenir et/ou critiquer des actions collectives contre des projets jugés néfastes;
      je partage celui du collectif Stop Rockwool, contre l’implantation d’une usine de laine de roche, polluante, dans la commune de Courmelles.
      S’il y a des picards soissonnais dans la salle, une réunion aura lieu samedi 28 janvier, de 17h à 18h30 ( mais la France entière est la bienvenue).

    • #1167 Répondre
      Malice
      Invité

      J’ai essayé de poster l’adresse du site mais cela n’a pas fonctionné; le collectif s’appelle Stop Rockwool

    • #1172 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      bonne idée
      luttes ou initiatives politiques diverses

    • #1242 Répondre
      lison
      Invité

      Le site de la lutte anti Bassines, dans les Deux Sèvres, et ailleurs.
      https://bassinesnonmerci.fr/
      Prochaine action , le week end du 25/ 26 mars.

      • #1243 Répondre
        Malice
        Invité

        Merci Lison!
        ( j’ai renoncé à poster le lien vers la page de stoprockwool, ça ne marche pas, est-ce que quelqu’un pourrait m’éclairer sur les postages de liens? J’ai réussi uniquement à poster des liens vers des vidéos jusqu’ici. Merci d’avance)

      • #1244 Répondre
        Malice
        Invité

        Au sujet des bassines, il y a eu une émission sur le sujet dans les pieds sur terre cette année, elle est podcastable sur le site de France Culture

    • #7164 Répondre
      Sarah G
      Invité

      https://chng.it/FbV5PshNqz.
      Pétition à signer pour permettre à ces maraîchers bio de pouvoir continuer à vivre sur leurs terres dans leurs yourtes.
      Le maire de la commune de Pilles dans la Drôme refuse tous les habitats réversibles dans sa commune.
      Il faut vraiment les soutenir les sitistes.

    • #7326 Répondre
      so
      Invité

      Bonjour, je tombe à point nommé sur cette rubrique.
      Depuis fort longtemps, je veux vous parler ( « de l’arme de demain » – euh non c’est pas ça ) d’un collectif que j’ai rejoint en m’installant en seine et marne et qui lutte contre une extension de 120 hectares (c’est pas une petite surface) d’une zone logistique (ou zone industrielle , avec le SDRIF-E la com-com a changé de communication). Ce sont évidemment des terres agricoles cultivées par un agriculteur non propriétaire.
      Le collectif s’appelle Stop Val Béton. Nous avons décidé suite au week-end de Ste Soline, de rejoindre les soulèvements de la terre (pour les soutenir face à la menace de dissolution) et organisé une action le 19 avril comme beaucoup d’autres « comités locaux ».
      Aujourd’hui l’un de nous a envoyé ce texte très intéressant qui sera surement une base de réflexion pour notre prochaine réunion : questionner nos prises de décision – garder la pensée en mouvement, elle va être chouette cette réunion !
      https://iaata.info/Contre-le-phagocytage-des-luttes-par-les-Soulevements-de-la-Terre-5870.html
      Bon dimanche
      Ps: Malice , vous avez rejoint les SDT , vous avec Stop Rockwool ?

      • #7327 Répondre
        Malice
        Invité

        A priori non; mais je suis coupée de facebook et je n’ai de nouvelles que grâce au site de l’association, peut-être qu’il y a eu du changement?

        (En tous cas la prochaine manifestation aura lieu le samedi 3 juin, 15h cité de la musique à Soissons)

        • #7329 Répondre
          Carpentier
          Invité

          alors nous nous y rendrons, en caisse à savon, non de non

      • #7328 Répondre
        Carpentier
        Invité

        De mon côté, je peux demander aux enfants de l’école où j’ai mon atelier bricolage-fabrication de caisse à savon/pushcar de vous prêter notre engin, pour une occasion de votre choix, si toutefois il résiste aux épreuves de la course à laquelle nous participons bientôt 🤘
        Ils en ont faits de bien bieaux à Saïx 💥

      • #7331 Répondre
        Malice
        Invité

        Il n’y a pas eu un « pieds sur terre » sur stop val béton? Ou est-ce que je confonds avec une lutte semblable?
        Soutien à vous

        • #7341 Répondre
          so
          Invité

          Non mais un sujet de quelques minutes sur France Culture. Une emission (Sous les radars ?? mais je n’en suis plus si sur ) qui invitait David Gaborieau , sociologue travaillant sur la filière de la logistique.

      • #7346 Répondre
        Carpentier
        Invité

        Bonjour,
        Parcouru votre texte, après avoir, je l’avoue, dû ouvrir 2 fois le lien vers, car je l’ai d’abord refermé puis j’ai soufflé un peu lorsque j’ai mieux compris le titre; c’était une sorte d’expiration chargée d’un premier désintérêt las et anticipé lorsque j’ai cru comprendre de quoi il s’agissait.
        Mais j’ai d’abord mal adressé, avec ma mauvaise lecture, l’acte de phagocytage pour, dans un second temps, me dire que, décidément, il doit y avoir un certain déterminisme, comme disent les copains, à vouloir choper des bouts de pouvoir.
        Le monde du travail est pour cela – et ces personnes là, prêtes à tout pour choper un peu de pouvoir – une couveuse idéale.
        Les comportements variés de chacun face à ces possibles places dans des postes avec pouvoir peuvent être observés facilitant ainsi le tri des personnes qui seront sélectionnées à des postes d’encadrement – même â petite échelle – pour faire fonctionner la boîte, l’assoce, la machine, comme le veulent les donneurs d’ordre et/ou les propriétaires et/ou financeurs des moyens de production.
        De par la subordination au salaire mais aussi parce qu’existe la constitution de réseaux avec lesquels tu peux imaginer grimper dans l’échelle sociale, changer de poste ou de boîtes pour ‘évoluer’ dans un secteur pro, chacun peut être sollicité pour jouer le jeu du pouvoir.
        Du coup, valoriser, revendiquer des compétences plus individuelles que collectives, se faire mousser, paraît alors implicite, le nerf de la guerre au travail et sur le marché de l’emploi.
        Car ça peut être méga dopant de jouer à ça quand tu aspires à des bouts de pouvoir et c’est un peu comme si cela faisait partie de notre adn humain, en quantité variable dans nos cellules selon chacun e mais une constituante de notre psyché humaine, oui.
        Dans une assoce, il n’est donc pas rare d’y vivre la même chose* mais quand on le découvre, souvent, on chute salement de notre échelle idéaliste, et ça nous oblige à remettre du réel dans nos attentes et les raisons qui nous font participer à un projet associatif.
        * ma fille l’a vécu dans une assoce sportive à 2 vitesses, on va dire, où certaines activités bénéficiaient de moins de subventions, une fois une nouvelle présidente élue, alors qu’elles étaient à l’origine de la création de l’asso: je precise ici que ces activités n’étaient pas les préférées de la famille de la présidente, introduite par ailleurs auprès de la commune.
        *Et j’ai moi-même découvert ce déterminisme à vouloir un bout de pouvoir dans la seule et unique activité professionnelle que j’ai exercé dans une asso, où des manœuvres et mises en situation d’épuisement, d’attaques diverses, de démotivation et autres maltraitances, ont eu lieu, des qu’il a fallu fermer et regrouper des services autrefois indépendants.
        Moi qui sortait à peine de ces manoeuvres à l’oeuvre dans une des sociétés du groupe Vivendi, on peut imaginer ma sidération dégoûtée devant un déjà-vécu, ‘dans le privé ‘ (comme il est souvent dit des boîtes franchement capitalistes).

        *Tu/qui a.s vu la pièce de François La bonne nouvelle,ici ? *

        • #7347 Répondre
          Carpentier
          Invité

          * .. / Ce texte n’a pas vocation à décourager à se rendre aux opérations des SDT, mais engage, si l’on s’y rend, à le faire au moins avec une certaine méfiance, en observant continuellement les mécanismes à l’œuvre, en cherchant à interroger les enjeux, voire à mettre en question le fonctionnement décidé par les SDT. Qu’on sache qu’on a affaire à des stratèges, autoritaires et opportunistes ; sachant cela, peut-être est-il possible de ne pas leur abandonner les luttes, et de forcer les Soulèvements de la Terre à l’horizontalité, à la discussion, à l’honnêteté politique, à la décence et à la solidarité.

          Deux zozo.e.s d’Ariège, avril 2023 / …*
          🤘

    • #7333 Répondre
      Dr Xavier
      Invité

      Oui trois fois oui !
      Je soumets La Carte des luttes contre les grands projets inutiles, rien que ce titre tout simple m’émeut.
      https://reporterre.net/La-carte-des-luttes-contre-les-grands-projets-inutiles

      • #7339 Répondre
        so
        Invité

        « Oui trois fois oui » ??? que veux tu dire ? merci pour cette carte de Reporterre , la lutte menée par Stop Val Béton y est mentionnée « zac du Val Bréon » aux Chapelles Bourbon.

    • #7348 Répondre
      Cyril
      Invité

      Je propose d’exporter Bégaudeau, Lordon, Lucbert & Cie à l’international.
      Voici un prototype, réalisé avec ChatGPT, Google trad et mon petit niveau d’anglais.
      La protection YouTube pour les droits d’auteur est redoutable. Impossible de poster avec la vidéo. J’ai dû recourir à une image fixe ce qui ne va ramener les foules.
      Je ne sais pas à quel point ça pourrait être utile (pour la Cause) mais si une petite start-up se montait on pourrait en produire d’autres.

      • #7386 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        c’est vrai que ce moment n’avait pas encore assez tourné

        • #7413 Répondre
          Cyril
          Invité

          La preuve : la fable du mérite est encore debout !

    • #7379 Répondre
      Julien Barthe
      Invité

      Je rentre à l’instant de Castres où nous étions hier plus de 8000 à manifester contre le projet de l’A69. Les flics étaient cachés et presque discrets (fouilles et contrôles d’identité sur les routes menant au camp, drones, avion, hélicoptères tout de même).
      Je suis encore grisé par le mélange de joie et d’intelligence rusée qui constituait la tonalité fondamentale de cet événement.

      • #7390 Répondre
        Julien Barthe
        Invité

        La prochaine manif des soulèvements aura lieu à Rouen aux alentours du 8 mai.

        • #7397 Répondre
          Carpentier
          Invité

          J’ai aussi une question plus précise sur les actions de désarmement d’engins.
          Saurais-tu dire en quoi ça consiste?

      • #7393 Répondre
        Carpentier
        Invité

        Bonjour JBa,
        Tu as peut-être dégrisé, ou pas, alors j’irai doucement pour te poser ma question du lundi matin:
        .. Je suis encore grisé par le mélange de joie et d’intelligence rusée qui constituait la tonalité fondamentale de cet événement. / …
        En dirais-tu un peu plus sur cet ingrédient d’intelligence rusée?
        J’ai vu une petite vidéo où le gagnant de la course de caisse à savons gagnait la somme pour payer l’autoroute: concrêt, précis et second degré.
        Y as-tu entendu parler par exemple des sommes, appelées souvent dédommagements, proposées aux futures expropriés, ou à ceux à qui appartiennent peut-être les terrains? ou s’agit-il uniquement de terres non cultivables parmi celles concernées par ce nouveau tracé d’autoroute pas si loin de la nationale qui ne mériterait que quelques rénovations si j’ai bien lu et entendu?
        Enfin, est-il question de marchés de travaux btp accordés par la dde par exemple à une entreprise plutôt connue et en sympathie avec un politique, du genre qui remporte la majo des appels d’ordre?

        • #7421 Répondre
          Carpentier
          Invité

          *appels d’offres* pluto 😎
          Chouette JBa pour le CR.
          Tu dois pas être complètement dégrisé alors.

      • #7395 Répondre
        Anna H
        Invité

        Julien, est-ce que tu pourras nous raconter davantage quand tu auras le temps ? (j’ai vu pas mal d’images de vos actions)

    • #7509 Répondre
      Barthelby
      Invité

      « Prudence avisée, la mètis permet à Antiloque, au cours des Jeux de devancer, dans la course de chars, des concurrents qui disposent d’attelages plus rapides, alors que lui-même conduit des chevaux moins vites : la ruse, dólos, les tours, kérdē, et l’habileté à saisir l’occasion, kairós, donnent au plus faible les moyens de triompher du plus fort, au plus petit de l’emporter sur le plus grand. »
      Détienne et Vernant, in Les ruses de l’intelligence et la Mètis des grecs.

      Mon ami N. et moi arrivons à proximité du site vers 8h30 le samedi 22. Voilà les flics qui arrêtent son fourgon aménagé et demandent à examiner l’arrière du véhicule. Les messages Telegram que nous lisions nous avaient informé de ces contrôles et de la nécessité de demander à voir la Réquisition du Procureur pour vérifier qu’ils étaient bien effectués au bon endroit. Je suis plutôt partisan de me plier sans broncher à leur injonctions pour pouvoir les quitter et accéder au camp le plus rapidement possible ; mais surtout parce que la perspective d’engager le conflit, fut-ce sur le mode d’une légère inertie, ne m’est pas naturelle : N. et moi avons une culture communiste libertaire sans engagement militant. N., qui apprend vite ce salaud, demande à voir la Réquisition et à pouvoir la lire lorsque l’officier la replie trop vite en répondant « vous n’avez pas vocation à la mémoriser ». C’est la voix de l’Etat de droit qui nous remercie cordialement en nous restituant nos papiers après avoir relevé nos identités. Dans un rayon de 10 km autour du camp nous croiserons une grande quantité de véhicules de gendarmerie et plusieurs convois de gendarmes mobiles qui circulent et se dissimulent. Après Sainte-Soline, l’Etat gante sa main droite de velours. On me racontera que sur BFM, le préfet du Tarn croit faire preuve de mansuétude.

      L’arrivée sur le parking du camp est un soulagement. Partout des bénévoles vêtus de chasubles fluorescents nous guident et s’affairent pour faire fonctionner la cantine, le bar, les toilettes sèches. Pour donner une idée de l’efficacité de l’organisation il faudrait décrire la pissotière faite d’une gouttière remplie de paille sur laquelle s’écoule l’urine après avoir ruisselé sur une bâche agricole tendue. Il y a aussi des stands militants, deux grands chapiteaux pour abriter les prises de parole, les concerts et les spectacles prévus dans la soirée et pour le lendemain. Nous nous rendons à la tente des bénévoles après avoir pris un café. Comme je n’étais pas à Sainte-Soline, je choisis une corvée pire que les chiottes : la garde du camp de 4 à 6 heures du matin.
      À côté sont exposés les bolides, les « caisses à savon » qui prendront part à la course de l’après-midi. Un syndicaliste Sud Solidaires à fabriqué un énorme phallus à roulettes nommé la bite à Darmanin. Une « toto » s’avance masquée et fait comprendre à l’auteur du char que le symbole pourrait être pris pour une exaltation de la masculinité ; il s’en défend mais deux minutes plus tard, il l’aide à peindre des inscriptions sur cette teub, faute de goût politique énorme qui a dû lui coûter 15 jours de travail ; elle sera brûlée juste avant la course.
      Des gens affluent en masse toute la matinée même si beaucoup sont sur site depuis la veille : il y a là beaucoup d’autonomes, cagoulés, masqués, voilés, sortes « d’enfants perdus » zapatistes constitués en groupes affinitaires ; mais aussi des familles avec de jeunes enfants, des paysans de la Confédération Paysanne, des militants syndicalistes, des membres du NPA ou de RP. N. et moi enfin qui ne connaissons personne ; je me dis que mes chaussures de montagne trop neuves doivent éveiller les soupçons.
      La partie du champ dévolue aux tentes s’est remplie, nous retrouvons la nôtre à côté de deux trentenaires sympathiques qui nous saluent. Ils sont anars, viennent en train du 11e arrondissement de Paris et s’établit entre nous une complicité immédiate. Nous veilleront les uns sur les autres dans la manif, au bar, dans le pogo, lors des adieux difficiles le lendemain . Ils nous font vraiment penser aux jeunes hommes que nous n’étions pas à trente ans. M. est thésard en socio, B. technicien lumière ; sur Paris, ils officient dans le cortège de tête et sauvent l’honneur des Français dans les manifs sauvages.
      Peu avant le départ du cortège à 14h, des responsables du collectif prennent la parole et lisent la lettre des parents de Serge qui nous demandent de continuer la lutte ; une sociologue, un scientifique du Giec qui aurait dû limiter son intervention aux faits scientifiques ; sa péroraison sur la nécessité d’être non violent est politiquement bête. Des gens crient « bla-bla-bla ». Ici la justesse politique est partout. Sandrine Rousseau et Manuel Bompard ont la décence de se taire à moins que ce ne soit de la peur. À moins qu’on ne leur ait rien demandé. Il pleut à verse et l’avion de la police nous survole.
      Une batucada de première division nous galvanise sous la flotte et sous le drone de la chaîne « Partager c’est sympa » que je prends pour un drone de la police. Je me regarderai le lendemain en coupant le son un peu trop sympathique pour moi. On me reconnaît facilement, je suis un des plus beaux et des plus joyeux.
      Nous traversons sur la pointe des pieds – pour ne pas déranger les hérons – la zone humide qui doit être détruite ; nous débouchons sur un tronçon de nationale proche du Laboratoire Fabre. Au loin des hélicoptères, des policiers sur les toits des entrepôts qui nous font hurler des « ACABeuuu », chanter « Tout le monde déteste la police » et « À bas l’Etat Policier ». B. et M. sont drôles et spirituels, ils nous cherchent et nous attendent. L’idée me traverse que ce sont peut-être des flics. Je l’écarte immédiatement en me disant qu’à ce compte j’en suis peut-être un moi-même. Je sors une vanne sur Bompard à un autonome qui s’étrangle ; il y a de l’humour sous sa cagoule.
      Le cortège s’immobilise. Une consigne est passée et nous constituons des chaînes humaines pour ramener des parpaings, du ciment et de la paille cachés de nuit dans un bois qui borde cette route. Un mur est édifié par des volontaires et N. qui a appris la maçonnerie après avoir démissionné de l’Education Nationale va leur prêter main forte. Je suis si fier de lui que j’ai envie de crier : « c’est mon ami, c’est mon beau-frère ». Nous chantons plutôt « Tous avec les maçons ».En quelques minutes un mur est édifié qui porte l’inscription « l’A69 ne passera pas ».
      On s’ambiance sur Autobahn de SCH et les bolides s’élancent sur le bitume couvert de peaux de bananes. L’accord avec les organisateurs portait sur le parcours et la discrétion des Forces de l’Ordre, mais nul n’avait mentionné le mur sur lequel le tag « et crève la capitalisme » a été ajouté et le feu de botte de paille que nous laissons derrière nous.
      Nous avons éprouvé notre propre puissance et les 8000 personnes repartent victorieuses et hurlent lorsque un jeune homme tague « ni A 69 ni à 64 » sur un panneau. Sous les crépitements des mortiers d’artifice je frissonne saisi par la beauté et l’évidence d’une mètis collective.
      De retour au camp, c’est une fête que Paris n’est pas. B. et M. imposent un rythme infernal en intercalant des rhums entre les demis, nous pogotons sur la transe cuivrée produite par Edredon sensible. B., dont l’ivresse a écarquillé les beaux yeux bleus perd l’équilibre et disparaît un instant sous les corps ; je saisis son avant-bras et le ramène en surface.
      Il est quatre heures quand j’attaque ma garde . J’arpente deux heures durant le camp pris dans le brouillard ,vêtu du gilet de l’organisation . Seuls veillent quelques insomniaques qui discutent sous le chapiteau central faiblement éclairé. Quelques chiens aboient sur mon passage et me parvient le chant des oiseaux nocturnes qui nichent dans le bois bordant le camp. Je protège absurdement tous les dormeurs d’une improbable attaque fasciste : j’ai fini par devenir un flic, mais un flic absolument inutile puisqu’ici chacun continue à veiller sur les autres. Qu’importe je suis saoul et l’ivresse n’entamera pas ma joie.

      • #7512 Répondre
        Hervé Urbani
        Invité

        Merci beaucoup pour ce récit grisant et poétique.
        J’aimerais juste que tu racontes la blague sur Bompard !

        • #7531 Répondre
          Julien Barthe
          Invité

          I would prefer not to.

      • #7514 Répondre
        Anna H
        Invité

        C’est beau. Merci beaucoup Julien.

      • #7518 Répondre
        Tony
        Invité

        Merci pour ce beau récit.

      • #7521 Répondre
        Carpentier
        Invité

        🤘 👏👏👏🙏🤣
        .. / Une « toto » s’avance masquée et fait comprendre à l’auteur du char que le symbole pourrait être pris pour une exaltation de la masculinité ; il s’en défend mais deux minutes plus tard, il l’aide à peindre des inscriptions sur cette teub, faute de goût politique énorme qui a dû lui coûter 15 jours de travail ; elle sera brûlée juste avant la course. / …
        Pauvre caisse à savon précoce, c’est pourtant une sacrée bonne idée de thème pour une course de push car où la plupart des carénages évoque, sans équivoque et de fait, un phallus au réveil.
        God, que du pudibonderie.

        De 4 à 6 heures du matin 🤗 des chiens qui aboient, des insomniaques sous la tente principale, les oiseaux nocturnes qui la ramènent mais tu as dû sacrément te régaler aussi à l’approche du lever du jour, à la fin de la garde donc, avec tous les sons, chants d’oiseaux et bruits d’animaux venus eux aussi pour réclamer l’avortement de l’A69.
        Ou tu t’es effondré comme un bizuth après sa première nuit passée avec Sire d’Harrenhal?

        • #7530 Répondre
          Julien Barthe
          Invité

          Me suis toujours pas couché.

          • #7534 Répondre
            Carpentier
            Invité

            🤪 mais quelle santé
            Ce sont tes nouvelles chaussures de montagne qui veulent pu s’arrêter de gambader ou quoi?

          • #7550 Répondre
            Carpentier
            Invité

            …. / Je protège absurdement tous les dormeurs d’une improbable attaque fasciste : j’ai fini par devenir un flic, mais un flic absolument inutile puisqu’ici chacun continue à veiller sur les autres. Qu’importe je suis saoul et l’ivresse n’entamera pas ma joie. / …
            Merci à Paris (le 11e en force🤘) d’être descendu avec N+ toi pour dire combien la biodiversité occitane est précieuse.
            J’aime aussi tes deux lignes de conclusion, on aime quand être inutile ne débande pas la joie.

      • #7522 Répondre
        Sarah G
        Invité

        Merci pour ce beau récit Barthelby

      • #7532 Répondre
        Graindorge
        Invité

        « N.,qui apprend vite ce salaud, demande à voir la Réquisition et à pouvoir la lire lorsque l’officier la replie trop vite en répondant « vous n’avez pas vocation à la mémoriser ». C’est la voix de l’Etat de droit qui nous remercie cordialement en nous restituant nos papiers.
         » C’est illégal, on a le droit de lire la Réquisition. On peut dénoncer l’officier pour non respect de ce droit. Toujours avoir avec soi un papier d’un avocat.e ami.e où il est écrit noir sur blanc leurs obligations, signé avec tampon. C’est chic et ça impressionne. C’est une archi-mini bataille mais il ne faut rien leur céder comme archi-mini abus de pouvoir. « Je n’ai pas vocation à la mémoriser mais j’ai le droit et le devoir de la lire monsieur l’officier. »
        « Tout le monde déteste la police » et « À bas l’Etat Policier  » Ce n’est pas le but. Ces fonctionnaires sont-ils gendarmes, gendarmes mobiles ( corps militaires ), policiers ( C.R.S ou autres)? L’objectif de ces manifestations c’est la non-construction d’une autoroute A69 NI NÉCESSAIRE NI UTILE. Il est indispensable de respecter ces corps de métiers et surtout ces personnes. Ne pas les agresser psychologiquement car ils sont aussi victimes. Les slogans devraient ne parler que du sujet et du but.
        Avec des images grandeur nature de la flore et la faune qui risquent d’être sacrifiées. Pourquoi pas se déguiser en blaireaux aux têtes éclatés, en arbres, etc…
        « Prudence avisée, la mètis permet à Antiloque, au cours des Jeux de devancer, dans la course de chars, des concurrents qui disposent d’attelages plus rapides, alors que lui-même conduit des chevaux moins vites : la ruse, dólos, les tours, kérdē, et l’habileté à saisir l’occasion, kairós, donnent au plus faible les moyens de triompher du plus fort, au plus petit de l’emporter sur le plus grand. »
        Détienne et Vernant, in Les ruses de l’intelligence et la Mètis des grecs.
        À quoi ça sert de mettre une bonne citation et ne pas la mettre en pratique?

        • #7539 Répondre
          Alain m.
          Invité

          Graindorge, concernant ton point de vue sur la police et le respect que nous devons à ces personnes en ne les agressant pas psychologiquement n’oublie pas le contexte qui est celui d’une lutte entre plusieurs façons d’entrevoir l’existence. Une manifestation est rarement le lieu de la nuance. Et si ce sont également des victimes, ce ne sont pas que des victimes. Ce travail qu’ils ont accepté de faire, d’autres l’ont refusé. D’ailleurs je crois que depuis quelques années il y a une recrudescence de démission. Ils défendent un ordre politique et savent dès le départ qu’ils devront obéir. Si demain on leur demande de tirer dans le tas, à balles réelles, une majorité le fera. Sache que je suis un contestataire bien sage. Trop sage ?

          • #7570 Répondre
            Graindorge
            Invité

            Il y a des annés de ça, un ami a failli perdre la vie dans une manifestation à balles réelles au Vénézuela.

            Ce que je dis c’est que puisque ce sont des hors-la-loi qui font la loi et qu’ils ont donné largement des preuves qu’ils sont prêts à tout et qu’ils sont d’une violence extrême., nos armes sont dans les lois existantes. Une manifestation doit s’organiser de manière stratégique. Nous devons exiger de lire la Réquisition. Si besoin en présentant un papier dûment signé et tamponné par un.e avocat.e ou autre représentant.e de la loi.
            Et les slogans doivent collés au but de la manifestation: la non-construction de cette autoroute. Il n’y a aucun intérêt à insulter des policiers. À fortiori, si ce sont des fonctionnaires qui ont perdu toute conscience morale.. Nous sommes gouvernés par des crapules qui veulent aller jusqu’au bout. Si nous ne connaissons pas un tant soit peu l’art de la guerre, nous sommes fichus. Nous devons être stratèges. Et utiliser les moyens légaux parce que ce sont nos seuls armes. Comment ne pas comprendre la violence? J’ai moi-même été et suis encore une personne extrêmement violente! Toutes les injustices faites aux êtres vivants ont entendu mes cris, ont reçu mes coups. Je ne suis pas quelqu’un de gentil en période de guerre. Mais là, on a affaire au Diable en personne. C’est un fait. C’est RÉEL. Et le Diable ne fait qu’une bouchée de mes cris et de mes coups. Alors. Je dois agir AUTREMENT.

            • #7576 Répondre
              Julien Barthe
              Invité

              Graindorge,
              Mon texte n’est pas théorique. S’il contient quelques jugements formés sur le moment, il agence des impressions pour construire une image de ce que j’ai vécu.
              En le réfutant tu ne peux que te tromper.

          • #7607 Répondre
            Graindorge
            Invité

            Alain M:
            Hier soir j’ai oublié de mettre votre nom. Avec tous les messages qui se succèdent ça clarifie à qui est adressé notre missive. J’ai été un peu trop lyrique vers la fin!
            Pas réussi à contrôler « le distributeur automatique de phrases » même à l’écrit!
            Non, Macron n’est pas le Diable et je ne suis pas « extrêmement » violente. Je sais juste me défendre. Je n’attaque jamais. La vie m’a appris à être une stratège
            J’accepte ton tutoiement.
            Je ne crois pas que tu sois trop sage. Je comprends tes arguments. J’espère que tu as saisi les miens. En fait dans ce cas concret et bien précis L’INUTILITÉ DE LA A69, la loi est de notre côté et 90% de témoins le confirment. Pas besoin de plus.
            Révolutionnairement vôtre ¡ Hasta la Victoria siempre!

        • #7540 Répondre
          Julien Barthe
          Invité

          Tes questions et remarques sont au second degré, non ? Tu n’es pas vraiment en train de m’expliquer la vie ?

          • #7541 Répondre
            Julien Barthe
            Invité

            Je parle à Graindorge.

      • #7536 Répondre
        Demi Habile
        Invité

        « un scientifique du Giec qui aurait dû limiter son intervention aux faits scientifiques ; sa péroraison sur la nécessité d’être non violent est politiquement bête. »
        .
        Macron pourrait le tenir ce propos et c’est sans doute ça qui me désole le plus avec les branleurs de ton genre, c’est que sous vos grands airs d’avoir tout compris à tout vous n’êtes que des cons incapables de comprendre que vous êtes fait à l’image de ceux que vous adorez dénoncer.

        • #7538 Répondre
          Julien Barthe
          Invité

          La magie du numérique c’est que tu peux continuer à m’insulter. Ne t’en prive pas. Tu devras t’excuser pour que je m’explique; mais peut-être que tu n’en a pas très envie, après tout ?

          • #7543 Répondre
            Demi Habile
            Invité

            Un type sur le net t’as traité de branleur et ton premier réflexe c’est de le sommer de s’excuser au lieu de le moucher sur le fond.
            Du Macron tout craché.

            • #7545 Répondre
              Carpentier
              Invité

              Mais enfin, i peut pu se branler puisque la teub a brûlė 🤓

              • #7546 Répondre
                Demi Habile
                Invité

                C’est vrai qu’il y a l’épisode de la bite en feu. Parce qu’il fallait réduire le travail de l’autre en cendres, c’était vraiment crocro scandaleux ce type qui voulait tourner en dérision la queue de notre ministre de l’intérieur.
                .

            • #7577 Répondre
              Julien Barthe
              Invité

              Je ne te somme de rien du tout; je te dis en me marrant que si tu ne t’excuses pas, il n’y aura pas de discussion sur le fond avec moi. En somme tu vas devoir te branler et nous verrons bien qui est le branleur.

              • #7592 Répondre
                Demi Habile
                Invité

                Pardonne moi, je n’avais pas compris que c’était du chantage.

          • #7565 Répondre
            François Bégaudeau
            Maître des clés

            Oui beau texte
            Pour info, y a combien de gardes? Combien de gardes à la fois, je veux dire. De 4h à 6h, tu étais seul à « garder »?

            • #7578 Répondre
              Julien Barthe
              Invité

              Nous étions deux censés donner l’alerte en réveillant les médics ou les organisateurs.

      • #7549 Répondre
        GaelleS
        Invité

        Merci Julien pour ces frissons de joie

      • #7568 Répondre
        Carpentier
        Invité

        À propos d’écologie politique:

        La conservation de la biodiversité est une lutte politique


        où comment certaines méthodes de conservation participent de la destruction écologique et font partie intégrante de l’histoire du capitalisme.
        Long interview édifiante d’un politologue et d’un anthropologue de l’environnement pour une authentique révolution de la conservation.

        • #7569 Répondre
          Carpentier
          Invité

          on peut aussi y lire à propos d’un .. / « revenu d’existence pour la conservation » (REC) : un paiement inconditionnel aux membres des communautés vivant dans ou à proximité des zones critiques pour la conservation, pour leur permettre de vivre dignement et sans dépendre de la dégradation des écosystèmes qui les entourent. /…

        • #7698 Répondre
          Carpentier
          Invité
          • #7699 Répondre
            Sarah G
            Invité

            Merci Carpentier.
            Oui il faut que l’écologie reste et soit toujours politique, et uniquement politique dans la lutte.
            Les solutions ne seront que politique et pas uniquement technique et technologique.

      • #7574 Répondre
        Mélanie
        Invité

        Wah plein de Barthelby à lire, merci !

    • #7551 Répondre
      Carpentier
      Invité

      Et si tu te fous de moi

      nan nan, j’irai pas me faire tèter les yeux
      Elle est bien cette formule, t’as mal rien que de la penser, putain.

    • #7579 Répondre
      tristan
      Invité

      Sapristi.. Je n’avais jamais fait le rapprochement entre JB et Barthelby dont l’orthographe écorchée du héros de HM m’agaçait beaucoup. Faute de discernement de ma part.
      Bref, c’est vrai qu’il a un bon coup de patte littéraire le scribe de l’A69 et certains coups de patte toutes griffes dehors sur son compte rendu m’étonnent. Mais faut-il s’en étonner ? Ce qui a amusé Melville, ce qui l’intéressait au fond, n’était pas tant Bartleby(le vrai) que les réponses que le monde donnait à Bartleby. Ce dernier n’était donc rien d’autre qu’un « précipité », au sens chimique du mot. Un « révélateur », comme avant, en photo, le nom du liquide dans lequel on plongeait les photos pour avoir le cliché. Le liquide n’était rien : c’était le cliché qui importait.

    • #7707 Répondre
      Demi Habile
      Invité

      https://www.nouvelobs.com/politique/20230427.OBS72686/le-versement-du-rsa-sera-conditionne-a-15-a-20-heures-d-activite-confirme-borne.html
      .
      Tant mieux. Arbeit macht Frei comme disait le voisin Allemand donc fini de se branleurs les couilles les riens, on a des milliardaires qui ont besoin d’aide afin de se remplir les poches bordel.

    • #7723 Répondre
      Sarah G
      Invité
    • #7738 Répondre
      Sarah G
      Invité

      https://www.frustrationmagazine.fr/rsa-travail/.
      Travail gratuit contre RSA.
      Ils veulent rétablir le servage ou l’esclavage ?.
      Très bon papier

    • #7773 Répondre
      Sarah G
      Invité
    • #7798 Répondre
      Mélanie
      Invité

      Barthelby,
      D’où vous vient, à N et toi, cette culture communiste libertaire?

    • #7984 Répondre
      Graindorge
      Invité
    • #8239 Répondre
      K. comme mon Code
      Invité

      La Writers Guild of America a décidé de lancer une grève le premier mai après six semaines de négociations infructueuses. Je parie sur la plus longue grève de leur histoire, il faudra du temps pour que les studios réalisent que travailler sans auteurs dans une industrie qui dépend principalement d’eux pour organiser le travail — peu importe la qualité du résultat final — ne plaira pas Wall Street. Parce qu’il s’agit de Wall Street. L’industrie génère du profit tous les ans, les CEO se gavent, mais ce n’est pas une croissance suffisante pour Wall Street, alors ça découpe les coûts et se vampirise.

      La fameuse « writer’s room » est en voie de disparition : il y a des « mini room », c’est-à-dire moins de personnes qui travaillent, moins payées, pour plus de boulot — et depuis le COVID : de moins en moins de « room », ça se passe sur Zoom, moins de communauté. (Très con de leur part parce que c’est un investissement qui leur permettrait de moins payer les gens, aussi ; si je partageais physiquement l’espace de personnes avec qui je travaille, passant des heures sur un projet, ça permet d’adoucir le choc, tandis qu’isolé dans sa chambre en se demandant si on va pouvoir payer son loyer ce mois-ci…) Et le travail demandé est de plus en plus merdique à l’heure de la franchise et de l’économie de l’attention — ces gens font de la merde dans des conditions de merde et ça n’aide pas. Le job n’est plus un moyen d’atteindre la fameuse « classe moyenne ». Un scénariste de The Bear (série qui traite des coulisses d’un restaurant) issu d’un milieu pauvre raconte qu’il a dû s’endetter pour s’acheter un nœud papillon et assister à une cérémonie de remise de prix ; il est fort probable qu’il ne continue pas à exercer ce métier, qui finira par être complètement composé de vétérans ou d’héritiers.

      On rajoute à cela l’apparition du streaming et la réduction drastique des « residuals » (le revenu quand un épisode passe à la télévision) qui a davantage précarisé les emplois. Quant à l’intelligence artificielle, les studios semblent prévoir la réduction d’emplois, puisqu’ils ont refusé toute négociation à ce sujet. De toute manière, la grève a été jugée inévitable parce que les studios ont refusé toute contre-proposition. Au sujet du travail gratuit des scénariste, ils ont écrit, noir sur blanc, qu’ils optaient pour des réunions sensibilisant à ce sujet. L’attitude est limpide.

      « Un rapport de la WGA révèle que la rémunération des scénaristes a diminué de 4 % au cours de la dernière décennie, ce qui équivaut à 23 % après ajustement en fonction de l’inflation. » L’augmentation demandée couvrait moins de 3% des profits annuels, il me semble. Mais il s’agissait avant tout de demandes liées aux conditions de travail. Opposition nette. Je suis curieux de savoir comment cela se finira, je ne suis pas très optimiste. Il paraît que tout le monde regarde Emily in Paris dont des épisodes entiers sont sponsorisés par McDonald — les studios travaillent d’ailleurs à générer du « second screen content » (du contenu secondaire pendant que le spectateur est occupé à regarder un écran principal : son téléphone). On n’a pas besoin de personnes pour produire ça, et ils n’ont pas tort de croire que l’IA pourra faire le job. D’ici quelques années, l’idée selon laquelle les joyaux d’inventivité se trouvent principalement dans les séries sera définitivement enterrée.

      • #8241 Répondre
        K. comme mon Code
        Invité

        (Pour les anglophones, un article dont j’ai tiré les informations vulgarisées dans le post ci-dessus :

        https://jacobin.com/2023/05/writers-strike-wga-amptp-streaming-pay)

      • #8247 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        Passionnant. Et bien sûr prémonitoire.

      • #8253 Répondre
        Charles
        Invité

        D’ailleurs certains de l’industrie craignent que cette grève soit justement l’occasion de davantage expérimenter l’usage de l’intelligence artificielle pour écrire des scénarios – on estime qu’un scénario pourrait être écrit à 80% par une IA et peaufiné par un humain pour les 20% restants. Cette grève pourrait donc servir de catalyseur à un changement déjà envisagé, un peu comme le COVID pour les plateformes (à un stade bien plus avancé certes).
        Cet emploi de l’IA pourrait être évidemment être précieux pour les franchises et séries où on décline à l’infini une histoire et des sous-histoires.
        Source : https://www.worldofreel.com/blog/2023/5/96l8zlfrgojq1rd5dpo419vikehct2

        • #8258 Répondre
          Parfaitement à l’eau
          Invité

          Punaise, ça promet des belles créations bien lisses et chiantes à mourir.

        • #8261 Répondre
          Seldoon
          Invité

          On a toujours l’air con quand on fait des prévisions, mais pour suivre ces avancées technologiques et la fulgurance de leur progression de près, je ne vois pas comment, à très court terme, l’IA ne pourrait pas effectivement écrire 90% de la production des studios (films et séries). C’est déjà ultra normé, de la structure au ton. Une immense partie de ces normes a même été formalisée. On n’a effectivement presque plus besoin d’un scénariste mais d’un relecteur. A plus long terme, étant donné la vitesse à laquelle l’IA s’integre aux autres stades de la production (notamment génération d’images animées, de sons, de montage), je vois bien arriver le contenu généré automatiquement pour chaque utilisateur, peut-être même en temps réel, avec l’aide des algorithmes de retention d’attention de tiktok et des autres. On verra tous notre propre Marvel et il ne sera probablement pas très différent de ce qu’on voit aujourd’hui. Juste plus addictif.

          • #8262 Répondre
            Charles
            Invité

            Exactement, le formatage est déjà suffisamment avancé, l’IA n’est que le dernier coup de pelle.

    • #8248 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      à quoi pourrait ressembler le « second screen content »?

      • #8249 Répondre
        Parfaitement à l’eau
        Invité

        Curieux d’en savoir plus aussi la dessus je ne connaissais pas le terme.

        • #8251 Répondre
          Parfaitement à l’eau
          Invité

          Ils prennent pour acquis que les spectateurs utilisent un autre écran pendant leurs séries et veulent capter l’attention sur le 2eme écran également ?
          Je sens une disruption dans l’expérience utilisateur

      • #8268 Répondre
        Ostros
        Invité

        J’imagine une trame secondaire plutôt courte qu’on doit regarder sur son téléphone et où il sera demandé d’interagir avec la vidéo afin d’obtenir plus d’informations concernant la trame principale qu’on regarde sur la tv. Si tu ne regarde pas ces contenus interactifs tu passes à côté de la trame principale. Tu la comprends car elle reste accessible à tout le monde mais tu ne connais pas les secrets des personnages. Et lors des conversations sur le contenu en question tu seras largué.
        Aujourd’hui les jeunes générations consultent leur téléphone pendant les films, répondent à des messages au cinéma etc. Pratiquer deux écrans en même temps est dans les habitudes, ils surfent sur le potentiel marketing de cette habitude.
        Pour les séries digitales les chaînes qui diffusent une web série sur leur site demandent déjà aux scénaristes de créer des contenus pour que l’utilisateur aille découvrir une information sur un autre canal que celui sur lequel est diffusé la web série. On les oriente par exemple vers Instagram où ont été créés de faux profils des personnages principaux, qui diffusent des vidéos, posts des photos. Tout ça c’est du storytelling et de la pub.

        • #8270 Répondre
          Parfaitement à l’eau
          Invité

          Ça me fait penser aux jeux vidéos et aux missions annexes qui généralement servent pas à grand chose à part augmenter la durée de vie du jeu.

          • #8282 Répondre
            Demi Habile
            Invité

            Parfaitement à l’eau: La tragédie de la quête FedEx 🙁
            .
            Après on peut faire un autre parallèle avec les jeux vidéos c’est que de nos jours une caméra honnête et du matos pour faire de la prise de son, un ordinateur pour s’occuper du montage et quelques licences pour des logiciels professionnels c’est à la portée d’indépendants donc ces scénaristes qui se feront grand remplacer par des IA qui nous chieront des contenus calibrés pour faire tourner la machine Hollywoodienne se donneront les moyens de se saisir de tous ces outils à leurs dispositions pour faire des choses plus personnelles. C’est une bonne nouvelle pour le cinéma indépendant cette histoire et c’est une bonne nouvelle pour les abrutis à l’écran donc il n’y a pas vraiment de quoi se plaindre. D’autant plus que ce que je dis là sera encore plus vrai d’ici quelques années. On fait des choses fabuleuses quand il est question de faire des images fixes mais on commence à maîtriser la génération de vidéos à l’aide de réseaux de neurones et par conséquent le scénariste devrait pouvoir tourner son film sans jamais sortir de chez lui d’ici une dizaine d’années.

            • #8286 Répondre
              K. comme mon Code
              Invité

              On souhaite à ces ingénieux indépendants d’avoir des familles nombreuses pour qu’ils puissent acheter des brioches cinq matins dans le mois. Le véritable parallèle avec les jeux vidéo, c’est que les scénaristes ont été écartés des studios : il suffit de regarder BioWare qui faisait des jeux de rôle où le scénario constituait une partie importante du développement à BioWare aujourd’hui qui produit des coquilles vides destinées au multijoueur. Il s’agit de dévaluer et ubériser une profession pour la faire disparaître.

              Pour en revenir au fait que, oui, sans soutien financier, les œuvres se bricoleront dans leur coin, il ne faut pas croire non plus en l’idylle. Dans « Du sang, des larmes et des pixels » de Jason Schreier qui se penche sur les développements — souvent chaotiques — de plusieurs jeux-vidéo, les parties sur les indépendants qui ont réussi font surtout froid dans le dos. Sur Babelio, un lecteur résume cela de la sorte :

              « Néanmoins, les chapitres que j’ai préféré parcourir sont ceux consacrés aux jeux indépendants que sont Shovel Knight et Stardew Valley, le journaliste ayant choisi de mettre en lumière deux expériences réussies. En effet, c’est à travers ces productions qu’on perçoit finalement le mieux les difficultés dans ce secteur et le tout est baigné dans une ambiance artisanale qui semble rappeler l’aube du médium vidéoludique.
              Plus globalement, cette « ambiance artisanale » n’a rien idyllique, car au contraire, les chapitres consacrés à ces deux jeux exposent bien l’investissement conséquent et les sacrifices personnels des concepteurs pour sortir leur oeuvre, avec bien entendu au départ, aucune perspective assurée de succès, preuve s’il en est de la passion (et folie ?) qui anime nombre de développeurs indépendants (pourrait-on dire ici, « véritablement » indépendants ?).
              Par exemple, pour produire Shovel Knight, la poignée de membres de l’équipe a quitté (plus ou moins volontairement) son emploi stable (à défaut d’être enrichissant, la plupart travaillant pour un développeur fabriquant des jeux services à la chaîne sur mobile) pour s’investir à 100% dans leur projet commun pendant X mois/années (en se reposant donc sur proches et ses économies) et avec des semaines de travail pouvant monter jusqu’à 100h (!). C’est la même chose pour Stardew Valley que l’on doit à un développeur unique qui a travaillé seul pendant plusieurs années chaque jour devant son ordinateur (et étant heureusement entretenu par son amie) jusqu’à l’écoeurement. Ce qui marque finalement, c’est cette motivation et cet investissement ahurissant de ces individus prêts à tout sacrifier pour ce « rêve ». Produire son oeuvre.
              A la sortie de la lecture de ces deux chapitres sur ces deux jeux indépendants on se dit qu’outre la qualité des oeuvres, le succès d’une telle oeuvre tiens parfois plus à la chance et aux opportunités saisies (comme notamment être présent sur un salon et arrivé à intéresser un journaliste influent ou un joueur influent), ne pouvant compter sur la force de marketing des grands éditeurs, afin de réussir à créer/provoquer un bouche à oreille qui prenne de l’ampleur afin de se distinguer et se démarquer de centaines d’autres projets indépendants. »

              • #8318 Répondre
                Demi Habile
                Invité

                Mouais enfin je vois pas tellement en quoi l’histoire du type derrière Stardew Valley peut faire froid dans le dos. J’ai beau la retourner dans tous les sens je ne vois rien qui me pousse à me dire que c’est crocro terrible comme affaire.

                • #8320 Répondre
                  K. comme mon Code
                  Invité

                  Habile tentative de répondre à côté de la plaque ou sincère démonstration de demi débilité.

                  • #8322 Répondre
                    Demi Habile
                    Invité

                    Disons que je suis entièrement débile et explique moi ce qui doit m’apparaitre problématique dans cette histoire.

                    • #8323 Répondre
                      K. comme mon Code
                      Invité

                      Demande à côté de la plaque. Il n’y a rien de « problématique » ou de terrible. Tu as dû rater le dernier paragraphe de la critique citée, donc je développe pour ceux qui s’y intéresseraient réellement : un monde dans lequel des personnes travaillent seules, isolées de l’industrie, sans financement, vivant grâce au salaire de leur femme, ça n’a pas vocation à devenir un succès mondial si le jeu est génial. Le gars a eu de la chance de croiser une bonne personne au bon moment quand la presse de jeu-vidéo aux États-Unis était au top de sa forme — ces derniers mois, ces dernières années, les journalistes US de jeux-vidéo ont quasiment disparu. Licenciements en masse et services complets qui disparaissent. La lecture du chapitre consacrée à ce mec ne donne pas l’impression d’une personne entreprenante prête à tout pour rendre son jeu visible en développant son réseau. 99% des jeux produits de manière « artisanale » sont invisibles, balancés sur Steam ou itch.io et ne rapportent pas d’argent. Conséquence matérielle : ça empêche les développeurs de continuer dans cette voie parce qu’on ne peut pas être soutenu mille ans par son conjoint. On reste dépendant des grands, des gros : et un univers où des éditeurs attendent sagement que des gens se ruinent dans leur côté pour leur livrer des jeux, ce n’est pas non plus très excitant.

                      • #8332 Répondre
                        Demi Habile
                        Invité

                        J’ai fait quelques vidéos Youtube au sujet du développement de Stardew Valley, quelques recherches sur le net aussi, et c’est toujours la même histoire qui revient. L’histoire d’un type qui décide de prendre 6 mois pour coder un jeu de A à Z afin de se faire de l’expérience et de démarquer sur le marché du travail, un type qui tient à aller au bout de son projet pour se démontrer qu’il en est capable, un type qui finira par se rendre compte qu’il tient un truc vraiment sympa et qui ira partager son projet avec des fans de Harvest Moon. Arrivé là il s’ouvre les portes d’une potentielle publication sur Steam puis dans la foulée un éditeur se propose de le distribuer donc on peut envisager qu’il comprend que s’il délivre un jeu à la hauteur des attentes il est possible que tout ça devienne rentable. A quel moment il est question d’un journaliste dont la rencontre aurait été déterminante? J’en ai jamais entendu parler et si le journaliste de Kotaku raconte une telle chose dans son bouquin c’est quand même étonnant que la page wikipedia américaine concernant le développement du jeu ne tienne pas compte de l’info.
                        .
                        “ 99% des jeux produits de manière “artisanale” sont invisibles”
                        .
                        Est ce que ces jeux invisibles ont quelque chose à apporter? Parce que sur Youtube on croise des dev’ indépendant qui officient en solo et qui disent que c’est possible de vivre d’une telle activité. Evidemment il faut au moins avoir une idée de gameplay qui se tient où une histoire intéressante, il faut quelque chose qui accroche le joueur au point de lui donner envie d’en parler mais ça c’est toujours la même histoire. Combien d’écrivains “ratés” pour un François Bégaudeau? Sans doute un paquet. Reste qu’à l’arrivée le bilan est net, on a bien plus de développeurs indépendants qui vivent de leurs productions de jeux vidéos aujourd’hui qu’il y a dix ans ou vingt ans. Et puis là on prend le cas d’individus seuls mais la scène indie c’est aussi des petits studios à taille humaine qui prennent le temps de faire des jeux de niche sans trop se soucier de savoir combien de copies ils vendront car ils savent qu’ils ont bien assez avec leur niche pour rentrer dans leurs frais et financer le projet suivant.
                        .
                        “un univers où des éditeurs attendent sagement que des gens se ruinent dans leur côté pour leur livrer des jeux, ce n’est pas non plus très excitant.”
                        .
                        C’est ça où alors ou on a des éditeurs qui partagent les valeurs de ces développeurs et qui ont vocation à aider ces indépendants à se faire connaître et à distribuer leur jeux. Peut être qu’en vrai on est plus proche de l’auto organisation à la marge pour faire du jeu vidéo par des passionné pour des passionnés que d’autre chose. Peut être. J’en sais rien. On verra ce que t’as à dire sur l’histoire du journaliste qui a fait le succès de Stardew Valley.

                      • #8352 Répondre
                        Graindorge
                        Invité

                        « combien d’écrivains ratés pour un François Bégaudeau? Sans doute un paquet » Bégaudeau l’a dit lui- même. 1. Il a lu de bons « manuscrits » mais qui ne trouvent pas d’éditeurs. 2. 90% des livres publiés qui sont dans les librairies et les supermarchés ne sont pas d’écrivains donc 90% ne sont pas des écrivains.
                        3. Bégaudeau n’est pas encore un écrivain. Il commence à peine à écrire.
                        Jean Echenoz est un écrivain. J’en ai lu que 3 mais d’ores et déjà je pense que son chef-d’oeuvre. Plus simplement SON livre c’est Jérôme Lindon, 72pages. Mais il semblerait qu’on ne vit pas avec des livres de 72 pages. Malheureusement Echenoz n’est pas un révolutionnaire. Quoique.
                        Georges Bernanos EST un très grand écrivain.
                        Bégaudeau EST un très grand lecteur, un cinéphile, un peu penseur. Lorsqu’il voudra bien sortir des romans de gare de gôche, des pièces de théâtre de boulevard pour petits- bourgeois de gôche… et qu’il cessera de perdre son temps avec des gens qui n’utilisent son aura de Palme d’Or que pour faire leurs pubs ou  » faire exploser les compteurs » sous prétexte de « débâts d’idées. Lorsqu’il écoutera enfin son copain Georges qui lui hurle d’envoyer paître ces médiocres imbéciles  » chupasangre » et qu’il ira à une terrasse pour écrire avec son sang en laissant refroidir sa tasse alors Bégaudeau peut devenir écrivain et renverser vraiment les tables. Pour l’instant il secoue juste les jolies nappes bourgeoises. Pardon Demi Habile, ça n’avait rien à voir avec la choucroute. Je suis toujours hhors-sujet.

                      • #8358 Répondre
                        Juliette B
                        Invité

                        Salut Graindorge. Quels romans as-tu lu de l’auteur dont tu parles et qui t’accueilles ici ?
                        Je suis curieuse, oui.

                      • #8369 Répondre
                        Graindorge
                        Invité

                        J’imaginais bien cette question pleine de bon sens. AUCUN Juliette AUCUN. Juste Entre les murs et les essais « TA bêtise » et « Boniments. »
                        Et ce n’est pas le livre Entre les murs qui a obtenu la Palme d’or mais le film grâce à la belle sincérité et de tous les acteurs dont notre hôte.
                        « Qui t’accueille ici » ça, je ne comprends pas

                      • #8704 Répondre
                        Demi Habile
                        Invité

                        C’est pas Hors Sujet puis c’est moins con que K comme code qui n’a pas l’air de vouloir partager.

                      • #8705 Répondre
                        K. comme mon Code
                        Invité

                        Mon code.

        • #8271 Répondre
          K. comme mon Code
          Invité

          C’est beaucoup trop compliqué, ça. Ce serait plutôt une approche transmedia dont je n’ai pas d’exemple à part Mosaic de Soderbergh. Le « second screen content » c’est l’idée que le studio est conscient que la série / le film en streaming n’est pas ce qui est principalement regardé par le spectateur, et alors, pour que ça soit suivi sur le long terme, il ne faut pas que ce spectateur se sente largué. Il faut qu’il puisse se sentir libre d’être sur Instagram quand il lance un épisode. Ça permet une extension des notes stipulant que le spectateur ne peut pas comprendre ceci ou cela.

          • #8272 Répondre
            Ostros
            Invité

            Merci.
            Transmedia c’est le terme que je cherchais. C’est déjà d’actualité depuis quelques années en France.

        • #8274 Répondre
          Seldoon
          Invité

          Il y a aussi la version Pinterest : ça fait un moment qu’Amazon ainsi que quelques startups cherchent des moyens de te vendre les produits qui apparaissent à l’écran.

          • #8277 Répondre
            Parfaitement à l’eau
            Invité

            Vivement la VR qu’on puisse multiplier les écrans sur le même appareil !

            • #8278 Répondre
              Dune
              Invité

              Le second screen content existe déjà sur Amazon Prime (évidemment) en mode embryonnaire lorsqu’on caste du contenu sur un écran TV/chromecast, etc. Durant la lecture, l’application du téléphone liste au fil des scènes les acteurs présents à l’écran (peut-être aussi les musiques, anecdotes de tournages : à vérifier). Evidemment on peut cliquer pour découvrir leur filmo. Qu’Amazon pousse son IA de reconnaissance jusqu’à lister dans l’App en mode Pinterrest l’ensemble des produits/services promus à l’image pour les commander frénétiquement en direct semble en effet l’anticipation la moins risquée. L’expérience augmentée c’est la livraison express.

    • #8302 Répondre
      Maud
      Invité

      Salut, le 15 mai à 18h j’anime une conférence de Réseau salariat à la bourse du travail de Paris pour parler des tiers lieux et vanter les mérites d’un salaire à vie. Je mets ça dans le topic Luttes parce qu’il y aura des membres du collectif La Clé, qu’ils se démènent pour reprendre le cinéma et ont bien du mérite de faire ce qu’ils font. Si ça vous dit, vous êtes les bienvenu.e.s !

      • #8307 Répondre
        Sarah G
        Invité

        Est-ce que pour les non-parisiens, ça sera retransmis ?.
        J’aime beaucoup ce qu’ils font.

        • #8309 Répondre
          Maud
          Invité

          Réponse juste au-dessous 🙂

      • #8308 Répondre
        Maud
        Invité

        Et si vous êtes intéressés mais ne pouvez pas vous déplacer, c’est aussi diffusé en direct sur Facebook.
        La vidéo sera postée ensuite sur YouTube, sur la chaîne de RS (comme toutes les conférences de l’association dailleurs).

        • #8310 Répondre
          Sarah G
          Invité

          Merci beaucoup Maud, je vais regarder cela, car très intéressée par le salaire à vie et le travail du collectif La Clé

        • #8312 Répondre
          Ostros
          Invité

          Est-ce vrai que le cinéma La clé va être repris ou co-repris par Netflix et que c’était prévu dès le début ?
          Certain.e.s disent qu’ils ont créé une cagnotte en sachant cela donc qu’ils ont pris les gens pour des cons.

          • #8314 Répondre
            Maud
            Invité

            Jamais entendu parler de ça. En revanche, un producteur français, qui se trouve bosser sur une série avec Netflix, est dans la liste des donateurs.
            En septembre dernier, Le Monde, qui peut se tromper mais a priori mène un minimum l’enquête, écrivait :
            « La création d’un fonds de dotation – dénommé Cinéma Revival – vise à créer une structure d’intérêt général, sans actionnariat, permettant la collecte de dons et sortant le bâtiment du marché immobilier de façon pérenne. »
            À suivre…

            • #8315 Répondre
              Ostros
              Invité

              J’ai retrouvé le lien du site.
              Ce sont les premiers défenseurs de La Clé qui s’y expriment à travers leur association La Clé Survival (Anciennement Home Cinéma). Ils se sont fait siffler la lutte par une seconde association : La Clé Revival.
              Ils expliquent les (mauvaises) intentions de La Clé Revival sur cette page :
              .
              « L’association La Clef Revival n’a pas pour objectif de sauver un cinéma de quartier comme elle l’a pourtant clamé haut et fort depuis la création d’un fonds de dotation auquel vous avez peut-être contribué, mais de transformer le cinéma en bureau de production et de postproduction ! »
              .

              Mars 2023

              • #8457 Répondre
                Ostros
                Invité

                Du coup Maud avec cette information sur la cission de la lutte pour sauver le cinéma La Clé, tu as pu discuter avec les membres de Revival savoir si leur objectif de faire autre chose qu’un ciné de ce lieu est réel ?

                • #8458 Répondre
                  Ostros
                  Invité

                  La scission*

                  • #8485 Répondre
                    Maud
                    Invité

                    Salut Ostros, 
                    Es-tu sérieusement en train de me demander si à la question « Avez-vous l’intention de faire de La Clef un cinéma si vous parvenez à la racheter ? » la Clef revival m’a répondu « oui » ?
                    Tu vois bien que dans cette affaire, c’est parole contre parole. J’ajouterai quelque chose qui pourra t’intéresser. C’est que La clef, avant sa fermeture, menait déjà plusieurs activités autres que les projections ; en cela elle correspondait pleinement à la définition d’un tiers lieu et c’est à ce titre que j’ai invité le collectif qui essaie aujourd’hui de racheter l’espace.
                    J’ai évidemment toutes les raisons de penser que les personnes qui interviendront sont dignes de confiance.
                    Mais viens le 15 si c’est possible pour toi !

                    • #8489 Répondre
                      Ostros
                      Invité

                      Oui je te posais sérieusement la question.
                      Des professionnels du cinéma considèrent ce défaut d’informations lors de la communication pour la cagnotte comme une arnaque car il a été dit que c’était pour sauver le cinéma donc les 8 séances par jour que le lieu assurait pas pour en faire autre chose. Entre autres.
                      J’ai posé sérieusement la question également car tu as feint d’ignorer le lien du site Survival. Alors que tu dis t’intéresser à ce lieu et prête à animer une rencontre avec le collectif qui détourne donc les fonds de cinéphiles. Tu dis que c’est parole contre parole car tu ne veux pas entrer dans le dissensus intellectuellement. Il aurait été plus honnête de le formuler dès ma première remarque à ce sujet plutôt que de me balancer une citation d’un article du monde en guise d’argument d’autorité puis d’ignorer le site de Revival. Dire clairement que les arguments de l’autre association évincée ne t’intéresse pas alors que c’est sur cette base bancale que s’édifie le tiers lieu qui retient ton attention, ça ça aurait clos le sujet. Je trouvais étrange que tu mettes si vite sous le tapis ce contexte pas anodin. Le 15 j’ai solfège.

              • #8486 Répondre
                Carpentier
                Invité

                Ces guerres intestines, si elles sont toutefois peu surprenantes, rendent toujours assez triste.
                Le protection-résurrection de ce lieu a pris le visage de l’Arlésienne un temps à Paris et là, ça fait, d’un peu loin, fouillage de poubelles pour quelqu’un qui découvre le lieu.
                Comment ne pas perdre trop d’énergie et de vue l’objectif qui nous anime quand le nerf de l’action est accolé à un minima de fric?
                Et les assoce qui sous coquille altruiste, en gros, salopent les autres actions convergentes comme des capitalistes masqués, c’est pénible.

        • #8348 Répondre
          Graindorge
          Invité

          Merci Maud

        • #8568 Répondre
          GaelleS
          Invité

          Merci Maud. Si j’avais été sur Paris je serai venue ! J’avais assisté aux premiers séminaires, l’année donnée par Friot sur le salaire à vie et l’année avec Nicolas Castel sur les retraites. C’était vivifiant, perturbant dans le bon sens et très appréciable de prendre le temps sur ces gros sujets. Par ailleurs la simplicité de Friot et Castel faisaient qu’on ne se gênait pas pour poser les questions qui nous passaient par la tête ! Je regarderai avec un grand intérêt la saison consacrée à la culture.

        • #8571 Répondre
          Anna H
          Invité

          Merci pour l’info. Ça m’intéresse et je compte bien écouter.

    • #8335 Répondre
      Carpentier
      Invité

      Je ne crois pas avoir lu récemment ici sur les diplômés bifurqueurs et leur désertions qui se poursuivent; dans une tribune, un collectif prend le temps d’expliquer
      https://www.nouvelobs.com/opinions/20230425.OBS72596/jeunes-diplomes-nous-continuons-de-deserter-car-nous-refusons-d-etre-complice.html

    • #8467 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Bonne nouvelle: tous les soignants non injectés mais aussi personnels des hôpitaux et des maisons de retraite, ambulanciers, aides à domicile ou encore pompiers vont être réintégrés à la mi-mai.

      • #8468 Répondre
        Simon Parker Bowles
        Invité

        Graindorge, en quoi c’est une bonne nouvelle ?

        • #8469 Répondre
          diegomaradona
          Invité

          Les complotistes comme graindorge fêtent ce genre de nouvelles comme des « victoires », comme « signe » et « preuve » qu’eux, les complotistes, avaient « raison » et détenaient « la vérité » depuis toujours.

          • #8471 Répondre
            Simon Parker Bowles
            Invité

            Si c’est ça, je suis sur le cul ! J’avais pas compris.

        • #8472 Répondre
          Graindorge
          Invité

          Simon Parker: Posez plutôt la question aux plus de 5000 personnes qui se sont retrouvés pendant plus de 500 jours suspendus pour avoir exercé leur Droit. Sans rien, aucune rentrée d’argent. À vivre au dépend et grâce à la solidarité de leurs familles.. Allez-donc leur poser la question. Ces médecins, infirmières et infirmiers, aides-soignantes et aide- soignants n’ont pas fait des études d’ésotérisme et de chamanisme mais des études scientifiques.
          C’est aussi une bonne nouvelle pour les patients car il y aura plus de personnel, médecins, infirmiers, aide-soignants, ambulanciers, aides à domicile… ET plus de pompiers en période de canicule dans les éventuels incendies donc moins de potentielles victimes : humains, animaux, végétaux.
          Je n’ai vraiment rien à dire de plus.

          • #8474 Répondre
            Simon Parker Bowles
            Invité

             » Ces médecins, infirmières et infirmiers, aides-soignantes et aide- soignants n’ont pas fait des études d’ésotérisme et de chamanisme mais des études scientifiques. », ok, super nébuleux. J’aurais apprécié que tu m’expliques. Moi-même, j’ai fait de la résistance pour être vacciné, non pas que je n’avais pas confiance, mais parce que je prime la médecine douce, genre homéopathie et que j’ai peur des piqûres. Ne t’offusque pas à ce point, j’aimerais juste comprendre ta position.

            • #8477 Répondre
              Graindorge
              Invité

              désolée, je suis entrain de répéter la chanson de Michel Polnareff Tous les bateaux, tous les oiseaux pour l’anniversaire de Carlos demain. Très important, importantísimo!
              … Tu n’as jamais vu
              Les goélands et les images de l’aurore
              Quand l’océan
              N’est pas encore un paysage
              Ne pleure pas petite fille…
              Viens…il y a des voiles
              Sur les étoiles…
              O mon enfant mon inconnue
              Il y a bal loin de ta rue
              Je te donnerai
              Tous les bateaux,
              Tous les oiseaux, tous les soleils
              Toutes les roses
              Toutes les choses qui t’émerveillent…lalalalalala

              • #8478 Répondre
                Simon Parker Bowles
                Invité

                Je réécoute le morceau, et je te comprends toujours pas. Tu veux pas dire. Dommage.

          • #8476 Répondre
            Simon Parker Bowles
            Invité

            Comme tu dis ne pas vouloir parler, je t’envoie ça, j’espère que tu m’expliqueras

            Bonne soirée ou à plus

          • #8479 Répondre
            diegomaradona
            Invité

            La bonne nouvelle aurait donc dû être en toute logique que ces soignant se fassent vacciner car ainsi il y aurait eu « plus de personnel, médecins, infirmiers, aide-soignants, ambulanciers, aides à domicile… ET plus de pompiers en période de canicule dans les éventuels incendies donc moins de potentielles victimes : humains, animaux, végétaux. » Et ils auraient éviter l’épreuve « de vivre au dépend et grâce à la solidarité de leurs familles. »
            Mais pas pour toi !
            Tu es donc trahie pas ta propre rhétorique. Ta fausse empathie vis-à-vis des soignants et patients est surjouée et n’est là que pour masquer hypocritement tes véritables motivations antivax et complotiste.

            • #8480 Répondre
              Simon Parker Bowles
              Invité

              Arrêtes de l’embêter, peut-être que tu sais pas, petit-être qu’on sait pas, et qu’elle nous alerte avec Polnareff que j’aime beaucoup;) J’ai pas compris, et ça me fait suer. I had a dream, j’aimerais comprendre avant d’aller dormir;)

              • #8487 Répondre
                Carpentier
                Invité

                Réussi à dormir ?
                Dans l’Allier on est comme Parfaitement à, à l’eau.
                Si le foie de certain.es pourra ainsi être un peu au repos, on est ce matin tous un peu démunis même si la région est belle, encore bien verte et qu’elle kiffe sa courbe hydrique, la garce.
                Heureusement j’ai un peu de reprises de peinture à barbouiller et on vient de penser au tiroir à Uno des enfants.

                • #8498 Répondre
                  Carpentier
                  Invité

                  En une du numéro double du Monde d’aujourd’hui, un petit encart où je lis:
                  .. Le SARS-CoV-2 a tué environ 20 millions de personnes, sans compter les victimes indirectes, à la suite d’abandons ou de retards de soins. /.. /
                  L’OMS a annoncé, vendredi, la levée de l’alerte mondiale maximale face au COVID 19, trois ans, treize semaines et quatre jours après l’avoir décrétée. / …

                  • #8512 Répondre
                    Graindorge
                    Invité

                    Merci Carpentier. Dans le journal Diario de Avisos de hier samedi 6 mai 2023, ils parlent de 6 millions de morts. Décidément aucune coordination entre journalistes d’Europe et du monde entier. Pas grave.
                    Nous allons fêter comme il se doit la bonne nouvelle de l’OMS avec une fiesta XXXL!
                    Pour le reste, de part le monde, Canada, Australie, U.S.A, Europe etc des milliers d’avocats sont entrain de bosser pratiquement depuis le début. Je les laisse travailler.
                     » Quand le Mensonge prend l’ascenseur, la Vérité prend l’escalier. Elle tarde plus de temps mais finit toujours par arriver. »

                    • #8513 Répondre
                      diegomaradona
                      Invité

                      @graindorge
                      Il me semblait que d’après certains de tes amis complotistes antivax le vaccin était censé tuer tous les vaccinés. Ce n’est plus le cas ? ou bien fais-tu partie d’une obédience différente ? les puces actives à la 5G peut-être ?

                      • #8533 Répondre
                        Simon Parker Bowles
                        Invité

                        Entre les complotistes, et ceux qui viennent les encourager à la croyance de ces inepties, on se croirait sur Facebook. Ça fait un peu la secte dans la secte. La 5G doit y être pour quelque chose. Et dire que c’est un site de gauche. Gauche érotique ou gauche gauche ? On n’est pas rendu. Vraiment.

                • #8526 Répondre
                  Simon Parker Bowles
                  Invité

                  Carrément bien dormi, j’ai fait un tour de cadran, du sommeil à rattraper.
                  Ma foi, des fois, il est préférable de ne pas relever les insinuations néfastes qui peuvent nuire et provoquer une crise foie. Je t’ai lu ce matin, après avoir couru 20 bornes dans la cambrousse, t’as pas changé, pas une ride. Ça fait plaisir.

                  • #8528 Répondre
                    Carpentier
                    Invité

                    Et ça fait quoi d’être coincé dans la peau d’un ingénieur du Queensland qui court, écouvillon buccal à la main, après King Charles ? 😅

    • #8514 Répondre
      Claire N
      Invité

      Précision ; la vaccination n’est plus obligatoire pour le personnel depuis plusieurs mois.
      Le personnel « non vacciné » de la première heure
      Peut seulement à présent réintégrer les équipes
      Les analyses de Barbara Stiegler sont pertinentes lorsqu’elle rappelle que la santé publique est politique, qu’elle peut être exercée de manière autoritaire à ce titre

      La vaccination n’est de plus pas un diplôme, qui valide la compétence d’un collègue
      Je suis personnellement contente de les retrouver

    • #8515 Répondre
      Charles
      Invité

      Je suis un peu ambivalent sur le sujet car même si je peux comprendre la volonté de les réintégrer et ce dans un contexte de manque de personnel, je ne peux m’empêcher de penser qu’ils ont failli à leur mission à un moment crucial.

      • #8518 Répondre
        Tony
        Invité

        Ils n’ont fait que désobéir et,sans verser dans le complotisme,on peut comprendre que des soignants,qui pour la plupart ont eu le covid sans forme grave ,trouvent absurde une vaccination qui n’empêche pas la transmission,faillir à sa mission est vraiment excessif quand on sait tous les risques qu’ils ont pris au début de l’épidémie quand le vaccin n’était qu’une hypothèse.

      • #8519 Répondre
        Simon Parker Bowles
        Invité

        Je te rejoins Charles et pas seulement parce que tu es mon père. En effet dans le soin, on se doit de garantir la sécurité du patient. Arrêtons de fantasmer ces métiers, car on dérive sur le care qui n’est pas le soin.
        Un truc aussi important, qui fait bien marrer, c’est cette masse de gens qui ne savaient même pas ce qu’est ARN.
        Bref, bref.

      • #8535 Répondre
        Claire N
        Invité

        Peut-être oui, qu’à ce moment il était préférable que les personnes nons vaccinées ne soit pas en contact avec les patients fragiles,
        Mais il y a eut sanction financière, suspension sans salaire peut-être que l’on peut questionner cet aspect la ?

    • #8516 Répondre
      Claire N
      Invité

      Je peux comprendre ton ambivalence, cependant
      Nous avons expérimenté une autre ambivalence plus grande à ce moment là qui peut guider la réflexion
      Les patients nons vaccinés ont été jugés moralement par certains confrères et stigmatisés
      L’idée d’être « responsable «  de sa pathologie ne doit jamais rentrer a l’hôpital selon moi
      Elle compromet l’égalité de l’accès aux soins
      Et fait rentrer la méritocratie en nos murs

      • #8517 Répondre
        Carpentier
        Invité

        J’aime ce que tu dis calmement, Claire N, et je me demande aussi si le concept perfide d’exemplarité des agents du service public n’a pas ajouté du complexe à cette affaire

        • #8520 Répondre
          Simon Parker Bowles
          Invité

          Tiens, comme je t’ai sous la main BFS, tu peux me dire comment on change de pseudo stp ? Ça va 5 mn la blague…
          Merci

          • #8524 Répondre
            Carpentier
            Invité

            Depuis mon premier post sur chantier autonome, je n’ai parlé qu’en mon nom Carpentier.
            Moi j’ai compris qu’un pseudo est associé à sa boîte mail.
            Trop vieille maintenant pour jouer aux multi-mails ou multi-mots de passe, sérieux.
            Donc, n’étant pas pratiquante, je ne puis te conseiller, desolée.
            Quelqu’un d’autre peut-être?

        • #8522 Répondre
          Leo Landru
          Invité

          On oublie un peu le contexte. Des soignants non vaccinés invoquaient le principe de précaution contre l’injonction d’un « produit expérimental ». Expérience menée sur plus de 50 millions de personnes rien qu’en France.
          On pouvait donc leur proposer le même raisonnement. Le principe de précaution de ne pas contaminer ou recontaminer des patients et des collègues en refusant le vaccin.
          Pardon pour les naturopathes, mais à un moment, si on ne s’en remet pas à la médecine en étant soi-même soignant, il y a un problème.
          Le problème evident de la capacité de l’hôpital public à soigner décemment les gens malgré sa casse systématique se pose. Les soignants non-vaccinés ont pu servir de boucs émissaires alors que les vraies faiblesses venaient d’ailleurs. Mais pour autant, alimenter la rhétorique imbécile du complot Big Pharma en devenant fers de lance- malgré eux pour la plupart – du courant antivax ne me rend pas ces soignants légitimes.
          Sans parler des mécaniques à l’œuvre dans la psychologie des antivax : la spirale de l’engagement, le boulot infaisable tandis que certains jouissaient du chômage partiel, er la fatigue, l’énorme fatigue qui rendait séduisante l’opportunité morbide de glisser sur un imaginaire complotiste victimaire.

          • #8525 Répondre
            Tony
            Invité

            Je trouve plutôt sain qu’on s’interroge sur Big Pharma et la science.

          • #8538 Répondre
            Graindorge
            Invité

            Leo Landru . Dans ce dossier, je n’ai jamais mis en avant la naturopathie. J’ai fait mon petit travail de journaliste bénévole.
            Je n’ai écouté et questionné que des gens du monde scientifique: des médecins, des biologistes, des virologues… des personnes qui défendent et promeuvent la vaccination pasteurienne. Ils ont fait un choix. Moi je suis toute petite, même pas intello, intelligence très moyenne, accessoirement critique littéraire qui lit entre lignes et par imposition des mains sur la 1ère de couverture des livres du Maître des clefs qui, dans sa grande mansuétude tolère ma présence dans ce forum. Je ne comprends même pas ces mots inventés -par qui?- comme antivax, complotiste… que me jette encore à la figure Idéfix ( réminiscence de ma grande culture littéraire, Astérix)
            Ce sont justement des professionnels du monde scientifique qui connaissent les protocoles à suivre qui ont pris une décision au risque d’être suspendus sans un centime. Une première dans notre histoire sanitaire et républicaine. Il s’est passé beaucoup beaucoup beaucoup de choses depuis le début. Les pays pauvres par exemple, qui n’avaient pas 1000 dolares la minute ( les pauvres, quelle chance on avait nous les riches! ) on leur a plutôt fichu la paix. Madagascar s’est débrouillé avec l’ivermectine et/ou des plantes traditionnelles reconnues par l’O.M.S. Nota bene: ivermectine et plantes prescrites par des MÉDECINS.
            Et quelle était la condition de la mise sur le marché de ces produits à 1000 dolares la minute? Qu’il n’y ait pas de médicaments. Au moins pour palier à l’urgence tout en permettant aux laboratoires LOCAUX de faire leurs recherches et de mettre au point des vaccins. Or, il y avait des médicaments. Le professeur Raoult qui n’est pas un naturopathe mais un virologue de réputation mondiale a fait son travail. Ils ne renvoyaient pas les gens avec du doliprane. Il a été sali, discrédité et mis à la retraite (viré) à la grande stupéfaction de scientifiques et de virologues de terrain du monde entier. Ses pratiques dans plusieurs crises et ses travaux de chercheur ( en équipe) ont servi de base à des chercheurs et praticiens du monde entier. Ses ouvrages sont étudiés dans les Universités. Citons aussi le Professeur Peronne, éminent virologue, et bien d’autres. Qu’ils me pardonnent de ne pas tous les nommer.
            Je crois que, comme je l’ai dit auparavant, il faut maintenant attendre tranquillement le résultat du travail de ces milliers d’avocats de par le monde.
            En attendant, ne pas juger les soignants, les aides à domicile, les pompiers qui vont reprendre leur travail utile après 500 jours de « prison », d’insultes, et j’en passe et des pires. Attendons.
            Hier soir, j’ai revu avec allégresse et dix mouchoirs en papier pour les larmes de rire, François Bégaudeau dans « 9 moyens de changer le monde » au Théâtre le Rond Point. Un direct du 7 février 2020.
            Le 17 mars 2020, je sortais d’un cours à domicile à Santa Cruz. Les parents venaient de regarder la télé, angoissés, ils m’ont annoncé qu’ils suspendaient les cours à domicile (on ne disait pas encore « présentiel »). Je ne reverrai mon petit Fernando que par Zoom. Ensuite, en marchant vers la gare des bus, avec un sentiment bizarre, j’ai lu dans le whassap du groupe de Céramique un message de notre cher Ernesto: on avait jusqu’à vendredi pour prendre nos affaires et nos pièces dans l’atelier collectif. Je ne reverrais plus ni l’atelier ni mes compagnons. En marzo del 2020 hemos cambiado de mundo. En mars 2020, nous avons changé de monde. No lo sabía, Je ne le savais pas.

            • #8574 Répondre
              diegomaradona
              Invité

              @graindorge
              Raoult, Perronne, sans doute as-tu oublié de citer Louis Fouché, Luc Montagnier ou encore Alexandra Henrion-Caude?
              Encore quelques posts de ta part sur le sujet et on arrivera à Christian Tal Schaller, Jean-Jacques Crèvecœur et Thierry Casasnovas. Et peut-être même à Florian Philippot ce grand défenseur de la « liberté » ?
              Mais comment peut-on te considérer comme complotiste et antivax ??? c’est vraiment incompréhensible.

    • #8527 Répondre
      Claire N
      Invité

      Peut-être qu’il serait intéressant d’examiner la situation sans porter un jugement moral sur les anti-vax
      Ils existent c’est ainsi, maintenant il s’agit de déterminer si cette partie de la population jugée non apte à prendre les décisions pour elle même
      Doit être soumise à l’autorité de ceux qui savent ou pas? Je note cela parce que tout de même cette question est le léviathan du peuple trop con pour décider, il est je pense important de se méfier de sa résurgence sous forme de politique sanitaire

      • #8542 Répondre
        Leo Landru
        Invité

        Rien de moral. Il n’est pas question de soignants fondamentalement bons ou mauvais mais de prise de décision. Prendre son risque comme on dit quelque part et j’ai un peu honte de défendre un point de vue insensible mais je vais quand même le faire.
        Certains soignants ont fait le choix de ne pas se faire vacciner alors qu’ils en avaient l’obligation. Cette obligation résultait du constat que le virus circulait moins chez les personnes vaccinées. Jusqu’à présent, l’efficacité du vaccin ainsi que la balance risque / bénéfice en faveur du bénéfice ont été répétées maintes fois par l’OMS. Il semble même à posteriori que le vaccin ait permis d’enrayer l’épidémie de Covid.
        Deux problématiques semblaient tourmenter les antivax : 1) Big Pharma, le complot etc. 2) le choix.
        Sur la légitimité de se questionner sur Big Pharma, oui on peut et même on doit. On a tous en tête divers scandales sanitaires. On peut comprendre les réticences des soignants martiniquais et guadeloupéens. On opposera le principe de la vaccination et son protocole de validation qui ne sont pas régis par le même cadre que l’empoisonnement au chlordécone. Dans ce cas précis, nous n’étions pas dans le cadre d’une expérience de savant fou menée à échelle mondiale ni dans une arnaque à la rentabilité. À posteriori, 99 % de ce qui était annoncé par les demandeurs et pourvoyeurs du vaccin s’est avéré conforme aux attentes. On ne vaccine pas des pays entiers – des pays riches – en rigolant. On peut gloser des heures là dessus, on arrivera à des confrontations entre des faits et des croyances. Dans les faits, les vaccins ont sauvé des vies. La naturopathie que j’évoquais par sarcasme (tout comme j’aurais pu évoquer le détournement de la chloroquine ou de l’eau de javel) en a statistiquement sauvé moins que Louis Pasteur.
        Le choix de ne pas se faire vacciner et la spirale de l’engagement. Parce que la croyance est forte et la méfiance légitime, certains – dont des soignants – ont fait le choix de ne pas se faire vacciner. Tout comme certains refusaient de porter des masques en pleine rue déserte ou de trimballer un pass sanitaire sur leur smartphone, n’acceptant le flicage que par les GAFAM mais pas par les instances sanitaires. À la limite autre débat et puis au fond chacun ses contradictions, le papier faisait l’affaire en pratique, le principe était d’encourager les gens à se faire vacciner et ça a fonctionné.
        Revenons au choix : au début ce qui pouvait procéder du principe de précaution s’est changé en conviction. Plus on refusait de se faire vacciner, moins on savait pourquoi ; plus la vie de paria du vaccin devenait complexe, plus la persévérance semblait inévitable. Le principal argument des antivax (désolé pour le terme mais quel autre mot employer ?) est aujourd’hui : nous avions raison, le vaccin ne marchait pas très bien. À l’époque, l’argument portait sur la dangerosité supposée du vaccin, appuyée par de nombreuses fausses études corrélant les vaccins à l’autisme ou à la sclérose en plaques. Le retour de la tuberculose et celui de la rougeole ne les avait pas inquiétés. Seul le vaccin était meurtrier. Il fallait lire les commentaires rassasiés des antivax sur les réseaux sociaux à la moindre mort suspecte d’une célébrité tombee dans la fleur de l’âge : « était-il vacciné ? » La gourmandise de trouver une légitimation, une rationalisation. Mais rien ne vint. Ils blament donc aujourd’hui l’inefficacité du vaccin.
        Second argument : la loi. La loi avait changé. Je comprends. Moi-même j’ai fait partie des sceptiques lorsque Valls Hollande et compagnie ont décrété l’état d’urgence dans d’autres circonstances. Moi-même n’était pas à l’aise lorsque Sarkozy avait démarré le fichage génétique des délinquants sexuels. On sent bien que les lois, ça se dévoie. Il est possible que les circonstances exceptionnelles des lois passées – ou des décrets – nous nuisent. En fait c’est même certain, la bourgeoisie cherche toujours à faire un profit sur une tragédie. Ceci étant admis, la loi a demandé aux soignants de se faire vacciner et certains ont refusé malgré la pression sociale, la propagande vaccinale, les terribles injures dont on les agonissait. Quel courage. De vrais lanceurs d’alerte. Ils ont refusé de se faire vacciner quand la terre entière réclamait l’accès au vaccin. Admirable. Il arrive parfois que la loi serve l’intérêt général – c’était le cas ici.
        Ce n’est pas un jugement moral de les considérer avec une consternation réservée habituellement aux platistes. C’est une conclusion logique. Pas franchement sympathique de ma part, je l’admets, mais en ces temps délicats que furent les années Covid 19, l’imaginaire perturbé des antivax ne permettait pas de cajoler des sensibilités égocentriques. Les antivax en sortent martyrs pour rien. Ils en sortent humiliés, ruinés, perclus dans leirs certitudes victimaires, en souffrance sans toujours savoir pourquoi. Ils sont réintégrés. Tant mieux pour eux. Je vous laisse sur leurs témoignages dont j’ignore s’ils servent ou desservent mon propos.

        • #8552 Répondre
          Claire N
          Invité

          Oui Léo , et dans ma propre spirale de l’engagement la contradiction que j’essaye de lever est la suivante ; en matière de politique de santé publique l’autoritarisme qui sauve des vie me met la tête à l’envers.

          • #8554 Répondre
            Claire N
            Invité

            En d’autres termes : est il possible de penser une politique de santé publique de gauche qui soit efficace ?

          • #8559 Répondre
            Dr Xavier
            Invité

            « en matière de politique de santé publique l’autoritarisme qui sauve des vie me met la tête à l’envers. » –> la contradiction n’en n’est peut-être pas une, mon intuition est que tout ce qui se gagne par autoritarisme à court-terme (des vies sauvées grâce aux vaccins innoculés de quasi-force) se perd à long-terme (déresponsabilisation des individus sur leur santé, escamotage des débats de santé et plus généralement de nos modes de vie, solutionisme médical généralisé : pas grave la bronchiolite des bébés dues à la pollution intensive, on va leur filer des médocs et au pire on leur greffera de nouveaux poumons)

            • #8563 Répondre
              Claire N
              Invité

              Oui D Xavier, c’est cela que j’aimerais qu’on aborde, comment passer à une politique de pleine santé, l’hôpital ne soigne que la maladie installée
              C’est en partie un agent de l’ordre puisqu’il invisibilise les conséquences d’une politique de santé publique désastreuse .

        • #8557 Répondre
          Charles
          Invité

          Merci Léo de prendre la peine et le temps d’expliciter exactement ce que je pense.

        • #8558 Répondre
          Malice
          Invité

          Hypothèse : les soignants en bavent depuis des années; les soignants se retrouvent pris dans une pandémie épuisante et effrayante, sans que cela pousse l’état à améliorer leurs conditions de travail; en conséquence certains soignants ne peuvent/veulent plus aller au taf; mais quel soignant déclarerait qu’en pleine pandémie il a envie d’abandonner son poste ( par fatigue, peur, colère, tout à fait légitimes)? Est-ce que cela ne produirait pas le même effet qu’un pompier proche du burn out qui refuserait d’éteindre un énième incendie, où il laisserait peut-être sa santé mentale ou sa vie? Peut-être que c’est plus acceptable de se laisser suspendre pour cause de refus de la vaccination, en laissant à l’Etat la responsabilité de son éviction?
          Est-ce que le débat sur l’efficacité des vaccins ne recouvre pas en partie le dilemne des professionnels qui ne sont plus en mesure de sauver des vies dans les conditions actuelles où ils travaillent, et ne peuvent pas aussi facilement que les autres travailleurs tourner le dos à leur mission, par crainte d’être pointés du doigt comme indignes? La posture de résistant restaurerait la dignité des personnes refusant de se faire vacciner?

          • #8562 Répondre
            Claire N
            Invité

            C’est très possible Malice, une collègue aide soignante d’une douceur extraordinaire l’a vécu comme une enieme negation de sa personne.

            • #8569 Répondre
              Malice
              Invité

              Et on la comprend à 1000%

          • #8583 Répondre
            Leo Landru
            Invité

            Je pense que tu soulèves un point important. Il y a une intention inavouable mais légitime à l’œuvre. Néanmoins il y a un détournement dangereux puisque l’intention de désertion est substituée par un prétexte sanitaire. Moi le premier j’ai sauté sur l’opportunité Covid pour me barrer de mon job. À ma décharge c’était un job sans intérêt. Je n’imagine même pas le calvaire des soignants et je suis affligé par la manière dont ils sont traités en général. Si la réintégration des non-vaccinés – une minorité minime tout de même- est probablement une bonne chose, la lutte se situe à un autre niveau. Il faut du fric pour l’hôpital public, de la considération pour les soignants, des conditions de travail décentes. Cette histoire de vaccin / pas vaccin n’est à terme qu’un détournement d’attention., c’est toujours plus simple de blâmer des conséquences que des causes. Mais sur le micro-évènement en lui-même, si on le prend par le biais de la logique, si les soignants non-vaccinés étaient sincères dans leur non-vaccination, alors pardon, mais leur lutte était imbécile.

            • #8609 Répondre
              Graindorge
              Invité

              Leo Landru: ça fait vraiment plaisir de lire qu’ici les gens s’expriment tranquillement, avec respect, à part Idéfix. Et ce sont aussi des témoignages de vécus. Comme je l’ai dit, j’attends le résultat du travail de la justice. Je refuse le mot antivax. La quasi intégralité des soignants suspendus était vaccinée ( vaccination pasteurienne) et tout à fait partante pour se faire tester même tous les jours et ne pas allé travailler des les premiers symptômes. NEIN! OBLIGATORICH PFIZER ODER MODERNA ODER ASTRAZENECA! YA ODER RAUS!!
              WARUM?? Je ne peux pas juger. J’attends donc la justice. Bien avant le covid j’entendais les témoignages des burnouts, des soignants qui se servaient dans les médicaments disponibles pour TENIR. Certains très jeunes avec des cernes jusqu’aux joues et voulant quand même faire leur travail le mieux possible. Ça fout la rage quand même toutes ses vies brutalisées. Ici, les médecins ont 7mn par patient et la salle d’attente pleine. Alors ils débordent et le temps supplémentaire, cadeau de la maison. Et pourtant, ils continuent d’aimer leur métier même avec les cernes et la barbe de 3 jours. Et ces salopards ont voulu nous diviser entre « vax » pas « vax »!! Non mais ça va quoi! Vax te faire voir Mac Ron! Bon. Faut que j’aille lire du Bégaudeau

              • #8614 Répondre
                diegomaradona
                Invité

                Tu peux refuser le mot antivax, tu peux aussi refuser que la terre soit ronde, mais ça ne change rien aux faits.

          • #8596 Répondre
            Mélanie
            Invité

            C’est sûr qu’on est beaucoup à ne pas avoir envie d’aller bosser.
            Mais pensant à certains collègues qui ne s’étaient pas fait vaccinés au moment de l’obligation, ou à d’autres personnes de mon entourage ayant très mal vécu de se faire vacciner pour le pass sanitaire, et y attribuant ensuite divers maux, ou encore à moi qui n’étais pas rassurée non plus quand j’ai fait ma première injection, et tiens à une copine encore persuadée que la dépression qu’elle a faite il y a 25 ans était due à un vaccin qu’elle avait fait à l’époque, j’ai l’impression que la fixation sur le vaccin peut être assez forte aussi.
            Claire, je ne comprends pas bien ce que tu veux dire à propos de politique de santé publique de gauche ni « l’autoritarisme qui sauve des vies », tu peux expliquer un peu plus ou donner un exemple ?

            • #8649 Répondre
              Claire N
              Invité

              Salut Mélanie
              Et bien il me semble que l’obligation
              Vaccinale sinon sanction relève de ce champ
              Le confinement avec ses contraintes de sortie
              Sinon amende également
              Pourtant effectivement cela a dû sauver des vies
              Pour ce qui est d’une politique de santé de gauche, il est possible que ce soit un pléonasme
              Mais j’entendais par là se saisir de ce qui influence plus largement l’état de santé ( travail, écologie)
              La recherche publique par exemple également

              • #8691 Répondre
                Mélanie
                Invité

                Une politique de santé publique de gauche ne pourrait-elle pas être, par exemple, de mettre le vaccin à disposition plutôt que de l’imposer?
                La sanction ; il me semble que le soignant non-vacciné se met surtout lui en danger, puisque de toute façon on portait le masque, on redoublait de précautions et de tests en cas de contact, on quittait le travail dès les premiers signes, on risquait + de l’attraper que de le donner, non?
                Je voyais dans cette obligation un rappel à l’ordre, un rappel à notre disponibilité de soignant, de fonctionnaire. Qu’on doit se vacciner pour ne pas tomber malade et rester au front, rester dans les effectifs, ne pas déserter.
                Mais quite à être sur le front, j’ai vite préféré y être avec vaccin – même si ça n’a pas empêché que j’y attrape le covid après 3 injections et le refile à tout mon foyer, comme beaucoup de monde.
                Et j’ai été très fatiguée par un sentiment de culpabilité, des mois durant, à l’idée de peut-être filer le virus à des patients, malgré les précautions.

          • #8605 Répondre
            Carpentier
            Invité

            Bonjour,
            Il s’est passé à peu près la même chose dans les écoles: en autorisation spéciale d’absence, pour un proche atteint de maladie chronique, comorbidité, proches fragiles à charge ou autres situations appréciées et validées au cas par cas, nous sommes nombreux à avoir échappé aux constructions de parcours de circulation pas ludiques et imposés, au matériel à désinfecter plusieurs fois par jour, à l’éducation au port du masque pour raison de sécurité (et pas toujours de santé, comme dit encore dans les annonces du métro)
            Pas fâchée, vraiment pas, d’avoir laisser des collègues faire ça.
            Revenue au boulot à la seconde date programmée, mi-mai par là, il y avait encore tellement de contraintes et de merdier à y vivre.

            • #8606 Répondre
              Carpentier
              Invité

              *laissé

    • #8529 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Claire N « Précision ; la vaccination n’est plus obligatoire pour le personnel depuis plusieurs mois. »
      Mais ils font durer le plaisir en ne réintégrant ces plus de 5000 professionnels qu’à la mi-mai.

    • #8531 Répondre
      Claire N
      Invité

      C’est exactement ca

    • #8532 Répondre
      Claire N
      Invité

      A noter également que le personnel atteint de Covid non symptomatique peut travailler depuis également un peu plus longtemps ( je n’ai pas la date en tête)

      • #8539 Répondre
        Graindorge
        Invité

        Merci Claire N. le non symptomatique, c’est au-dessus de mes capacités cognitives.
        « tu l’as ou tu l’as pas?
        Tu l’as c’est bien,
        si tu l’as pas tant pis!
        Si tu l’as pas, j’en f’rai pas une maladie
        C’est comme-ci ou comme-ça
        Ou tu l’as ou tu l’as pas…

        • #8541 Répondre
          diegomaradona
          Invité

          Cela n’étonnera personne, le raisonnement des antivax et complotistes comme toi est en général assez binaire, il faut des explications simples à des phénomènes complexes.

    • #8650 Répondre
      Carpentier
      Invité

      Oui mais concrètement?
      À tou.tes les poseuses et poseurs et de cette question: une des conf à la fabrique

      • #8651 Répondre
        Carpentier
        Invité

        Ça prend des notes? allez:
        Comment saboter un pipeline?
        Grand 1 petit a

      • #8652 Répondre
        Claire N
        Invité

        Merci

        • #8654 Répondre
          Carpentier
          Invité

          à l’occasion, si t’as une autre chanson féministe 😉
          ce matin, moi, c’est Tracy Chapman, après Joan Jett hier 💪💄

      • #8653 Répondre
        Carpentier
        Invité

        Présentation des SDLT jusqu’à 12′ (si pressé d’entrer dans le scénar de sabotage ) Malm à 35 minutes, traduit en second temps en live, en alternance de ses prises de paroles et partie interactive public à partir de 57′

    • #8706 Répondre
      Cyril
      Invité

      Tu disais quelque part François que la bourgeoisie et nous, n’étions pas ennemis mais adversaires. Pourquoi tiens tu à préciser cela ? Est-ce que tu te réfères à Chantal Mouffe et son agonisme ? Il me semble qu’elle met en avant l’adversité pour contrer la recherche libérale du consensus et la guerre des ennemis. Est-ce que Marx dans la lutte des classes voyait une lutte entre adversaires ou ennemis ? Est-ce que l’adversité ne s’exprime pas dans des limites institutionnelles et la gauche radicale qui refuse ses limites n’entre t-elle pas en guerre, même froide ?

    • #8882 Répondre
      Nox
      Invité

      Bonsoir à tous ! (deuxième essai)

      Je reviens vers vous pour vous partager un édito politique de mon cru que je vais copier-coller ici, parce qu’on dirait que le site bloque certains liens web. Désolé donc de la longueur du post par avance :

      Autisme et anarchisme

      Le titre de ce nouvel édito de ma part peut paraître étrange ou cryptique, mais il se trouve que je suis à la fois autiste et anarchiste. Plutôt que de donner toutes les définitions qu’un trouble comme l’autisme peut recouvrir, je vais me contenter de parler des façons dont ce trouble se déploie chez moi. Premièrement, je suis assez solitaire et préférant la solitude en tant qu’elle me préserve d’un sentiment trop envahissant qu’autrui peut susciter en moi ; ça veut dire en gros que je dois minimiser mes interactions sociales et préférer les conversations interindividuelles aux contextes de groupe ou deux, trois, quatre ou cinq conversations peuvent se tenir en simultané et perturber mon attention, tout en générant de la confusion mentale qui me file rapidement le tournis et m’empêche de garder les pieds sur terre – pas vraiment dans un sens de doux rêveur endurci. Ensuite, j’ai une empathie tantôt très aiguë, tantôt inexistante pour mes semblables ; en fonction de la présence ou non d’un sentiment de quiétude en moi, je vais être en mesure – ou non – de garder à l’esprit que j’ai quelqu’un d’autre en face de moi et pas juste un objet factice de conversation gratuite et simple. Je peux également passer à côté de certains sous-entendus, certains signes infra-verbaux mais aussi de conventions sociales sans le vouloir ; le problème étant que la conception commune de tout individu dans notre société étant qu’il est toujours responsable de ses faits et gestes, la dimension psychiatrique de ces nombreux moments de malaise que j’ai vécus et que je vis encore à ce jour… passe souvent à la trappe – d’où une réticence assez forte chez moi à faire communauté, y compris avec des camarades de lutte, comme mon expérience malheureuse récente avec le comité de mobilisation de ma fac l’a, une fois de plus, mis en lumière. Là, si vous êtes un ou une gauchiste convaincue, vous pourriez être tentée de me dire mais enfin ! Le collectif, c’est la base pour lutter et militer ! Si on n’a pas ça à gauche, on est mort ! Ressaisis-toi ! – ce faisant, vous résumez à merveille ce qui me peut m’emmerder dans un certain esprit militant à gauche et qui chaque jour, me convainc qu’être anar est plus confortant pour moi que d’être communiste ou anarcho-communiste : l’autoritarisme militant se trouvant également dans la gauche radicale – et il existe actuellement des angles morts dans cette dernière à ce sujet ; j’en parlais il y a quelque temps dans mon texte sur l’impossibilité d’établir des safespaces durables et incluant tout un chacun sans en passer par l’exclusion ritualisée de quelques brebis galeuses dont les incarnations varient toujours à un instant T. Préférant un certain esprit punk de dire merde à tout le monde plutôt que de me conformer à des attendus communautaires censément émancipateurs – même si je ne compte abandonner la militance –, j’essaye continuellement de tracer une distance équilibrée entre elle et moi. Pour parler maintenant davantage de mon côté anar, je suis justement anar parce que connaissant viscéralement les mécaniques oppressives du collectif et de ses exigences tribales de l’uniformisation de tous sur l’autel de la survie du groupe. On aime d’ailleurs beaucoup à gauche rappeler que homo sapiens n’aurait pas tenu longtemps sans la grégarité continuelle avec ses semblables, presque comme un mot d’ordre ou un cri de ralliement militant censé nous différencier des méchants conservateurs égoïstes, calculateurs et narcissiques, nous menant à l’auto-destruction macabre de l’humanité par le biais d’un capitalisme sans foi ni loi ouvrant la voie du néant dans lequel nous risquons de tous finir, nous pauvres êtres humains originellement purs, mais désormais pervertis par le fait social comme l’a théorisé Jean-Jacques, il y a plus de deux siècles. Un pour tous, tous pour un, camarades ! Sauf que justement, la recherche de l’uniformité militante et l’opprobre souvent jeté à gauche sur un mot comme individualisme ne nous rapproche pas de l’émancipation ; ça nous en éloigne, et mon autisme anarchiste me le rappelle tous les jours.

      • #8910 Répondre
        Mélanie
        Invité

        Nox,
        J’ai peut-être manqué tes derniers posts, à propos de ton « expérience malheureuse récente avec le comité de mobilisation ».
        Est-ce que le BEH reste?

    • #8898 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      Je ne peux que signer.
      En tout cas on observe que dans les sphères militantes l’hostilité à tout surplomb autoritaire est à géométrie variable.

    • #9034 Répondre
      Mu
      Invité

      Nox, dans ces situations, il ne faut pas perdre de l’esprit que nous sommes dans un monde de névrosés régi par des névrosés (pouvoir l’oublier est signe de très bonne santé ou de noyade dans la masse…). Malgré ce que les militants souhaiteraient faire paraître d’eux-même comme idéal d’inclusion et d’image de « tolérance » (c’est le mieux qu’ils puissent faire, nous « tolérer », du moment que nous n’assumons pas pleinement notre « folie » et ne laissons jaillir notre (folle) joie, du moment que nous nous présentons avec leur petite étiquette de diagnostiqué.e « anormal.e »), les neurotypiques de gauche ne sont pas plus enclins qu’ailleurs à sortir de leur mode de fonctionnement pour se laisser un chouilla imprégner du nôtre- notre radicalité fondamentale n’est au goût d’aucune radicalité politique. Les atypiques, où que nous soyons, serons toujours bienheureusement à côté de la plaque. Garde précieusement ce « bienheureusement » dont ils n’ont aucune idée de l’intensité et ne cède pas à leur désir inconscient de nous voir tristes et torturés pour pouvoir faire étalage de leur bienveillance légendaire. Un monde à gauche serait sans doute moins pire que celui présent, mais créerait d’autres normoses sans doute tout aussi tyranniques. La joie est toujours ailleurs, hors du social, dans ce que nous pouvons percevoir de vrai monde.

    • #9108 Répondre
      Nox
      Invité

      Bonsoir à tous ! Me voilà de retour pour répondre rapidement à Mélanie et à Mu.
      Mélanie : mon projet de Bureau des Étudiants Handicapés est au stand-by, l’année universitaire étant déjà finie et ma fibre militante étant à plat pour le moment (mais peut-être qu’en septembre, le feu renaîtra…)
      Mu : j’aimerais tellement te dire que mon propos recouvre uniquement une éventuelle « intolérance » des « neurotypiques de gauche » mais dans le Comité de Mobilisation de ma fac, c’était rempli de « neuroatypiques », justement… désolé de te décevoir.
      Pour le reste, j’ai aussi écrit à nouveau un autre éditorial sur la question de la compatibilité entre le décolonialisme et l’anti-capitalisme – en particulier un anti-capitalisme pensant l’émancipation individuelle, comme ça me tient à cœur. J’espère donc que ça vous plaira et je vous souhaite une bonne lecture :
      Décolonialisme et anti-capitalisme

      Je m’intéresse depuis quelques temps aux questions décoloniales – bien embryonnairement cependant, je dois dire. Qu’est-ce que le décolonialisme exactement ? Le décolonialisme est un courant de pensée politique qui pose la question à la fois du fait colonial passé (l’Empire colonial d’antan et toutes ses ramifications) et du fait colonial actuel (l’impérialisme, la question de l’indépendance possible ou non de la Françafrique et des Antilles vis-à-vis de notre chère République française, pour ce qui nous concerne en France), dans le but de poser la nécessité pour les Pays du Sud de gagner leur autonomie – par exemple en destituant les forces capitalistes les oppressant jour et nuit par la misère matérielle, la contrainte à des métiers parallèles dangereux comme le trafic humain, le trafic de drogues ou de matériaux rares. Une interrogation régulière vient souvent me tarauder l’esprit : si je suis irréductiblement d’accord avec l’idée de renverser le capitalisme colonial qui opprime toujours les populations locales en Afrique, en Amérique latine ou au Moyen-Orient, se pose toujours la question ensuite du (contre-)modèle de société à proposer, une fois le Grand Capital renversé dans ces territoires. Et là, c’est en général le moment où Françoise Vergès et Houria Bouteldja – deux penseures éminentes du décolonialisme en France et dans la Francophonie – parlent de renouer avec les traditions, les coutumes et les spiritualités venant au choix de l’islam, du christianisme ou encore de tout autre folklore religieux existant dans les territoires opprimés par le fait colonial. Alors… j’entends l’anti-modernisme qui s’accompagne souvent d’une pensée anti-capitaliste indéniable faisant que la modernité est rejetée sans équivoque. Sauf qu’à ce moment-là, il faut savoir de quoi l’on parle quand on use du mot modernité à tout bout de champ comme dans le milieu décolonial ; un des avatars de cette modernité incriminée, en l’occurrence, c’est la mouvance queer et comment de par sa blanchité certaine – pour l’avoir constaté moi-même dans mon expérience militante –, elle ferait continuellement la morale aux méchants racisés peu déconstruits et cultivant des formes conservatrices d’expression du genre où la place de l’homme et de la femme est clairement identifiée comme une forme de relation complémentaire où l’homme viril et traditionnel subvient aux besoins primaires d’une femme nourricière tenant le foyer et assurant la protection des enfants, et par extension de tous les enfants du village, si on s’en tient à des sociétés plus classiques, disons. Alors… si je ne suis jamais le dernier à m’en prendre à ce que certains désignent désormais par la gauche morale (blanche), je ne suis pas convaincu de la nécessité, ni même de la pertinence d’en appeler aux traditions d’antan pour succéder au capitalisme colonial ravageant actuellement les populations nourrissant ce genre de traditions au quotidien. Et c’est là où j’en arrive à l’incompatibilité intrinsèque – selon moi – entre penser une émancipation collective traditionnelle et une émancipation individuelle singulière comme celle qu’une certaine gauche radicale à laquelle je me rapporte peut mettre en avant. Aussi peu capitalistes et décadentes (gare à ce signifiant) pourraient-elles être, les sociétés décolonisées restaurant leurs spiritualités et leurs traditions ne pourraient le faire qu’en niant certains apports historiques des luttes féministes, queer et anti-racistes, puisqu’en appelant à des modes de société plus anciens. D’où ma circonspection quand une Bouteldja en appelle à la gauche pour défendre l’islam y compris dans son versant cultuel ou théologique pour mettre en commun des imaginaires islamiques et anti-capitalistes (bonne chance d’ailleurs) ou de gauche radicale en règle générale ; ce qu’elle peut résumer – lorsqu’elle parle de l’union éventuelle des beaufs (les petits prolos blancs) et des barbares (les Noirs et les Arabes) – par le pari du nous. Sans tomber dans des rappels ronflants sur la question du dissensus fondamental de tout fait politique, je pense qu’il y a des incompatibilités irréductibles dans les luttes de gauche… et que ça n’est pas un drame ; je peux m’intéresser aux questions décoloniales sans souscrire aux prescriptions traditionalistes de leurs promoteurs, tout comme je peux m’intéresser aux questions queer sans pour autant me conformer à des identités et des expressions de genre plus alternatives en continuant à être un cisgenre hétéro tout ce qu’il y a de plus banal. Le problème, c’est que dans le monde militant, de telles incompatibilités finissent toujours par exploser au grand jour ; ainsi, la gauche morale dont je parlais plus tôt va taxer une Houria Bouteldja à droite, voire très à droite et inversement, le camp que représente cette dernière va dédaigner un peu les questions féministes et queer contemporaines parce que gangrenées selon ces gens par des Pères-la-Morale infatigables (et Dieu sait qu’il peut encore m’arriver de souscrire à ce genre d’analyses). En conclusion, cet oubli ponctuel du caractère naturel des nombreuses dissensions entre différentes sensibilités de gauche, fait que l’on s’empêche de penser et que l’on se refuse à considérer la très improbable éventualité (ahem…) que le fait politique ne générera jamais de consensus durable et stable sur X ou Y sujet – a fortiori le sujet décolonial. Donc pensons – ça sera un bon début.

      • #9113 Répondre
        charivari
        Invité

        « Décolonialisme et anti-capitalisme »
        Bonsoir Nox, je viens de te lire attentivement. Je ne comprends pas bien où tu veux en venir.
        « si je suis irréductiblement d’accord avec l’idée de renverser le capitalisme colonial qui opprime toujours les populations locales en Afrique, en Amérique latine ou au Moyen-Orient, se pose toujours la question ensuite du (contre-)modèle de société à proposer, une fois le Grand Capital renversé dans ces territoires. »
        C’est quoi les populations locales ?
        C’est quoi un (contre-)modèle ?
        Pourquoi vouloir proposer un modèle ?
        Merci

        • #9114 Répondre
          Nox
          Invité

          Les populations locales = celles qui sont opprimées par l’impérialisme colonial.
          Un contre-modèle, ce serait un mode de société différent et opposé au mode de société actuel – ici basé sur le pillage colonial.
          Proposer un modèle, c’est ce qu’on finit toujours par faire lorsque l’on critique radicalement un système ou une institution.

          • #9115 Répondre
            charivari
            Invité

            « Les populations locales = celles qui sont opprimées par l’impérialisme colonial. » Qui sont ces gens ? Où vivent ils ?
            Population locale, en économie c’et l’ensembles des ménages sur un territoire donné, sans distinction aucune.

          • #9117 Répondre
            charivari
            Invité

            *C’est l’ensemble
            Tu veux proposer un modèle, alors même que tu parles d’émancipation. Là encore, je ne comprends pas l’objectif de ta démarche.

            • #9118 Répondre
              Nox
              Invité

              Je vais dire un truc que les jeunes de ma génération disent souvent : flemme.

              Bonne soirée.

              • #9119 Répondre
                charivari
                Invité

                Tu écris comme un artiste. Plaisant à lire, mais un peu nébuleux, comme disent les vieux.
                Big up et Bonne soirée

    • #9110 Répondre
      Mu
      Invité

      Nox, j’ai quelques questions par rapport à ton texte – je suis tout à fait novice en ce qui concerne les questions d’actualité politique, je peux dire parfois des inepties, mes champs de base étant la philosophie, l’anthropologie et la psychanalyse, et non la politique. Ne te gêne donc pas pour me répondre franchement.
      J’entends donc quant à moi, en raison des champs dont je suis familière, autre chose dans le décolonialisme: pour moi, outre les questions matérielles que tu évoques, le principe du décolonialisme est simplement une sortie complète de l’ethnocentrisme (ne pas penser les solutions pour les peuples qui vivent sur place, ne pas décider à leur place ce que serait le bien -qui n’existe pas de façon universel et atemporel). Un modèle de référence pourrait être la « pédagogie des opprimés » -tu connais? Le principe de l’éducation populaire: aider les personnes à prendre conscience de leur situation sociale, et à décider eux-mêmes ce qui leur conviendrait comme modèle social en intervenant le moins possible. Ne pas forcer l’émancipation
      C’est à dire aider les peuples à créer leur propre modèle social, unique – comme le prévoit à la base la constitution française, soit dit en passant
      On ne pourrait donc décider de la façon dont les peuples entendent l’émancipation: on ne peut imposer aucun modèle, né dans nos civilisations. Cela ne résoudrait-il pas ton dilemme avec Houria?

      • #9111 Répondre
        Nox
        Invité

        Je vois tout à fait ce dont il s’agit. Je suis juste sceptique quant à la réelle efficacité d’émancipation d’un tel geste – de la même manière qu’au sujet de ceux à gauche qui ne jure que par le collectif et le « bien commun ». C’est un désaccord basique d’anar que j’ai, en gros.

        • #9112 Répondre
          Nox
          Invité

          ne jurent* oups

    • #9125 Répondre
      Mu
      Invité

      Justement. Peut-être y a-t-il autant de formes d’anarchismes que d’individus, mais le point commun, entre ceux qui se réclamant anarchistes, n’est-il pas justement de refuser toute forme de pouvoir d’un individu sur un autre, comme dans le communisme, à une différence près: pas d’organisation ni d’institution, les individus réclamant la liberté de s’associer et de se dissocier selon leur bon vouloir?
      Il y aurait alors deux façons de voir le problème de « ce ceux à gauche qui ne jurent que par le collectif et le “bien commun”:
      – soit on n’y croit pas: on se dit que c’est certainement efficace mais que ce n’est pas pour soi – laissons faire ceux qui croient et peuvent fonctionner dans le « on » sur le long terme
      – soit on croit que ce n’est pas efficace.
      La deuxième possibilité me semble plus douteuse. Je te parle pourtant de la place de quelqu’un qui n’a jamais supporté le groupe, jamais pu oeuvré dans aucune forme d’organisation sur le long terme, et a complètement renoncé à travailler avec les autres (même sur une zad, il m’est impossible de rester plus de deux jours au contact des autres). On ne peut donc pas dire que je crois au « on ».
      Seulement, comme tu le sais certainement vu ce que tu fais (même si tu es présentement dans une phase de grande envie de dissociation, après peut-être avoir atteint tes limites dans la phase « association ») il y a des choses qu’on ne peut pas faire seul.
      Pour ce qui est de la décolonisation, se barrer d’un coup après avoir détruit toute la culture d’un pays peut faire de gros ravages. Ce serait l’idéal, de dire : on arrête tout, on se barre, on a fait suffisamment de dégât. Mais ça aurait des conséquences tragiques dans la réalité.
      Il faut donc que des individus se mettent d’accord pour rendre l’objet magique qu’ils ont fait disparaître. Un véritable cérémonial où on rappelle au peuple dont on a effacé l’objet dans la mémoire même.
      C’est en ce sens que quelque chose comme la pédagogie des opprimés aurait du sens
      Mais bien sûr, si tu as la sensibilité d’anar telle que je la conçois (comme incroyance fondamentale), tu te rends très très bien compte de tout ce qu’on perd de spontanéité, de puissance, de liberté, de créativité…dès qu’on s’organise dans un « on »: ça fige, il n’y a aucun doute là dessus (sauf pour ceux qui, ne le voyant pas, se régalent à pleine dents du « on » – ce sont ceux-là, les « éducateurs » plein de travers d’éducateurs, qui ne font envie à personne)

      • #9199 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        Il est étrange que, ayant dit plus haut que tu es novice en politique, que ton champ d’investigation n’est pas la politique (ce qui en soi ne veut pas dire grand chose), tu couches quatre ligne plus bas une définition de l’anarchisme, qui fatalement tombe à coté.

        • #9266 Répondre
          Mu
          Invité

          J’avoue en effet n’avoir jamais lu une ligne d’aucun des célèbres anarchistes morts.
          Je suis donc toute ouïe: je sais pour le coup que là, pour de bon, il y a en effet de grandes chances pour que je me trompasse
          Seulement si on ne disait jamais rien, et ne parlait que là où on est certain, on n’avancerait jamais, on n’apprendrait jamais rien.
          Je dis donc et j’expose ici ce que je crois honnêtement, sincèrement, en attendant qu’on me présente des arguments qui me prouvent que j’ai tort. Je viens ici pour me confronter mais pour me confronter à des vraies pensées, pas pour prendre des baffes de la part d’un célèbre gaulois en manque de sport qui me prend pour un sanglier ou pire, pour un romain: ça n’est bon ni pour le sanglier qui n’en sort pas plus fûté, ni pour le gaulois qui perd son temps.
          Eclaire-moi donc, puisque je suis à côté. Où est-ce que je me trompe?

    • #9126 Répondre
      Mu
      Invité

      Je retrouve dans ma mémoire ce qui est inscrit quelque part dans la constitution: « la liberté des peuples à disposer d’eux-même »

    • #9191 Répondre
      Mélanie
      Invité

      Nox,
      Courage pour le BEH. Ça commence à faire longtemps que je ne suis plus du milieu étudiant, mais je pense que les difficultés continuent aussi dans le travail ; je pense par exemple à une proche, très diplômée, qui a aussi un handicap qui ne saute pas aux yeux, reconnu depuis longtemps, et elle peine sur les années pour obtenir et maintenir les quelques aménagements qu’elle demande, bien qu’ils soient validés par sa médecine du travail.

    • #9287 Répondre
      A.
      Invité

      Un podcast à écouter? Camille Etienne: « L’action collective peut rendre heureux. » Bon week-end!
      https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-invite-e-des-matins-du-samedi/camille-etienne-activiste-ecologiste-4445059

    • #9290 Répondre
      Sarah G
      Invité
    • #9291 Répondre
      Sarah G
      Invité

      • #9293 Répondre
        Sarah G
        Invité

        Les militant.es arrêtés sont sorti.e.s.

    • #9292 Répondre
      Sarah G
      Invité
    • #9378 Répondre
      Nox
      Invité

      Bonsoir à tous ! Bon, je sais que Lordon en a parlé bien mieux que moi et en des termes plus drôles et plus caustiques, mais j’ai décidé à mon tour de m’essayer à une déconstruction du vocable éco-anxiété entonné de plus en plus dans tout un tas de canaux d’informations.

      Éco-anxiété, mon amour

      Voilà déjà un petit moment que cette expression envahit les unes de journaux, les plateaux télé et radio et les discussions tournant autour du dérèglement climatique, de manière générale : l’éco-anxiété. Plus rarement désignée sous le nom de solastalgie – ce qui est un peu plus élégant –, l’éco-anxiété serait un nouveau genre de trouble psychique qui serait exclusivement lié aux graves problèmes éventuels que le dérèglement climatique risque de poser dans un avenir proche ; en gros, il s’agirait d’une peur semblable à celle qu’une demoiselle seule dans le noir ressent dans un film d’horreur, sentant son assassin se rapprocher de plus en plus, sans être capable de déterminer quand ce dernier frappera exactement – une peur anticipatoire… un peu comme toutes les peurs, en fait. Cependant, nous faisons face à un problème de taille, avec l’éco-anxiété : un arachnophobe sait de quoi il a peur matériellement – pareil pour une personne sujette au vertige. Or, moi qui vis seul dans mon appartement étudiant, est-ce que je sais à quoi un cataclysme écologique pourrait ressembler… concrètement ? Non. Ce n’est qu’en accumulant encore et encore tant et tant d’informations sur les catastrophes écologiques déjà en cours dans le monde comme dans l’Asie du Sud-Est où les vagues de chaleur plus nombreuses que jamais menacent les moissons d’été et donc les réserves futures de riz pour des millions et des millions de pauvres gens. Je peux en attendant flipper des heures, des jours, des semaines… je n’ai aucune idée de ce que ressent un agriculteur issu de la zone géographique mentionnée plus tôt face à l’éventualité de ne faire aucune récolte de riz pour la saison qui vient. Je pourrais maintenant me contenter de dire que l’éco-anxiété souffre de lacunes terminologiques évidentes et m’arrêter là, en pensant avoir tout dit. Je n’en ai toutefois pas vraiment encore terminé, avec ce mot. J’ai peur de la mort depuis que je suis tout petit, l’ayant frôlé de près à diverses reprises ; j’ai très tôt éprouvé dans mes viscères la possibilité pour mon corps et mon esprit de disparaître, ce qui m’a toujours été férocement insupportable. Pas besoin donc d’être un devin ou Madame Irma pour poser le fait que derrière l’éco-anxiété, c’est bel et bien la peur de la mort qui se joue – ce que les grands bourgeois ont parfaitement compris, en s’amusant à dédaigner les fameux catastrophistes du climat qui s’imaginent bêtement que le capitalisme ne va pas arranger les cataclysmes en cours de par le monde, mais les aggraver d’autant plus. Voilà donc une nouvelle impasse que pose notre chère éco-anxiété : en plus de ne pas être très concrète terminologiquement, elle transforme un problème écologique et donc extrêmement politique… en un problème psychiatrique – autrement dit, un problème qui se résout à coup de cachetons et de fitness en bonne et due forme. Un autre aspect auquel on ne pense pas immédiatement, lorsque l’on aborde le thème de l’éco-anxiété, c’est le fait nouveau de l’information en continu sur les réseaux et donc la possibilité pour tout un chacun de savoir ce qui se passe dans les quatre coins du monde en un seul clic en ligne. Né en 1997 et ayant découvert Internet en 2010, j’ai connu cette époque semblant déjà lointaine où les infos, on les chopait à treize heures et à vingt heures devant TF1 ou France 2, alternativement. Sans parler de la manière dont les journaux télévisés ramollissent et aseptisent les informations qu’ils sont censés dispenser, j’ai donc connu une époque où s’informer se passait à des heures bien précises devant la téloche et nulle part ailleurs, mes parents ne lisant pas la presse écrite en général. Aujourd’hui, tout ça est bien révolu et ce ne sont pas les Google Actualités qui vont attester de l’inverse. Confrontés désormais à une actualité mondiale sur-documentée, le sentiment d’impuissance se fait très rapidement écrasant et implacable… et il peut être tentant ensuite d’aller se ressourcer dans du développement personnel, prolifique sur le Net. L’éco-anxiété, traitée alors comme un énième trouble psy, annihile son point matériel d’origine. Embêtant.

    • #9383 Répondre
      Claire N
      Invité

      Je perçois le business ; la lutte contre l’ecoanxiete faisait partie des critères à remplir pour l’obtention d’une subvention lancée par la société générale ( écologie et santé mentale en était le thème)

      • #9384 Répondre
        Nox
        Invité

        Quand j’ai tapé « éco-anxiété définition », Google m’a proposé la page web de Decathlon. :’)

    • #9385 Répondre
      Claire N
      Invité

      Rire , j’aurais imaginé un numéro vert

    • #9585 Répondre
      Juliette B
      Invité

      Vu ça en passant

    • #9597 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      on ne s’en lasse pas

    • #9709 Répondre
      Dr Xavier
      Invité

      Jouissif. « Et MA LIBERTÉ d’actionnaire ?!? »

      • #9753 Répondre
        Demi Habile
        Invité

        “Si vous gagnez demain, Total arrête tout. Vous êtes contents 5 minutes et les 10 minutes d’après vous vous rendez compte que vous n’avez plus rien.”
        .
        Ca me semble difficile de lui donner tort.

    • #9741 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      très belle démonstration de la vocation première de mots comme liberté, droit, démocratie

    • #9786 Répondre
      Carpentier
      Invité

      J’ai trouvé 🙂
      Je rejoins les copies du VB, marque mythique familiale pour moi 🤗

      Comment la lutte des Vertbaudet devient une bataille nationale

    • #9866 Répondre
      Nox
      Invité

      Bonsoir à tous ! Mélanie m’avait récemment demandé des nouvelles de ma mobilisation au sein de la fac et j’ai écrit un petit quelque chose à ce sujet où je fais le bilan de ma courte expérience de militant.

      Bilan d’un militantisme réticent

      J’ai participé à l’occupation de l’Université Bordeaux Montaigne de mi-mars à début avril, contre toute attente, car normalement réticent à toute forme de militance. Quelle mouche m’a donc piqué, à ce moment-là ? Le sentiment de n’avoir rien à perdre, tout simplement ; ayant très vite baissé les bras après le début du second semestre en janvier dernier, je me suis dit alors que ça pourrait être une bonne manière pour moi de réinvestir la fac activement et concrètement – ayant alors trop souvent l’impression que ma vie d’étudiant tournait – et tourne toujours – autour de choses abstraites comme les cours et les révisions. J’ai fait ma part en prenant la parole devant quelques centaines de gens, entre discours préparés à l’avance et discours improvisés, ce qui m’a permis de constater que j’aimais ça, ouvrir ma gueule devant plein de gens et sentir que l’on me comprend, que l’on sait de quoi je parle et que ça fait sens, de façon générale. Je pensais alors que mon rôle s’arrêterait là et que je n’avais que des beaux discours à offrir aux gens, ce qui me convenait déjà pas mal, en tant que bavard intarissable. Et puis je me suis rappelé d’un fait qui a l’air bête mais non-négligeable : je suis un étudiant handicapé psychique et mes problématiques spécifiques ne sont jamais vraiment abordées au sein de l’université. M’est venu donc l’idée de créer un Bureau des Étudiants Handicapés, qui pourrait prendre en charge les démarches administratives des étudiants handicapés et aussi offrir des recours judiciaires à ces derniers en cas de validisme caractérisé de la part du personnel de la fac ou des enseignants. Ça semblait avancer rapidement… et puis j’ai vu finalement que mes capacités d’initiative étaient assez limitées et qu’entre proposer des idées et les mettre en pratique, il y avait tout un monde. De plus, malgré une bienveillance certaine de la part de la chargée du Pôle Handicap de ma fac, sa position ressemblait à un peu à du démerdez-vous, on vous aidera après, promis, autrement dit : jamais. Et à part un ordinateur portable et éventuellement des salles d’étude à disposition pour œuvrer à mon éventuelle mission, je ne pouvais rien faire de plus, tant je me suis heurté à une difficulté de taille : les étudiants handicapés sont généralement loin du campus et un tantinet désocialisés, donc difficiles à approcher. En ce qui concerne le versant plus vie de l’université, on a occupé la Maison des Étudiants qui est une espèce de foyer étudiant dans ce qui a vite fini par ressembler à un squat, finalement dégagé par la police après une agression de la part de militants réacs bien vénères venus casser du gauchiste. Mais je vais être honnête : je n’y étais pas. Je n’y étais pas parce que j’ai quitté le navire bien avant tout ça, car j’ai réalisé que ça tournait en rond et que mon autisme ponctuellement antipathique était incompatible avec une vie en communauté. Je me suis heurté à deux dogmatismes : celui des camarades gauchistes avec qui j’ai temporairement cheminé et celui des étudiants normies qui – je cite –, voulaient juste aller en cours et pis c’est tout. Dans un cas comme dans l’autre, je n’imaginais pas un tel hermétisme. Dans le cas de mes camarades, je ne m’attendais pas à devoir démentir le néo-nazisme des Cranberries (je ne déconne pas…), à expliquer que pas tout le monde dans le squat avait envie de se taper avec les flics, ou encore qu’expliquer à des non-politisés de checker leurs privilèges, ça nous rendait antipathiques, à terme. Du côté des étudiants normies, je n’imaginais pas qu’il y aurait autant d’étudiants réfractaires à la mobilisation – ne serait-ce que dans ma promo. Je ne suis pas non plus naïf : je sais bien qu’être de gauche radicale en France, c’est l’exception, pas la règle. Mais de voir une telle insensibilité par exemple sur la question du validisme que subissent les étudiants handicapés au quotidien à la fac, ça m’a brisé le cœur, je ne vais pas mentir. De même que pour l’inculture politique d’un grand nombre d’entre eux, j’en avais déjà conscience ; entendre encore et encore à la télé et à la radio que gauche / droite, on s’en fout un peu, finalement, ça finit par infuser des millions et des millions de gens passifs à la chose politique ; passivité grandement cultivée par notre chère École de la République adorée. Après donc une dépression dûe à un rythme universitaire intenable pour moi, je me confronte maintenant à une dépression politique, aussi antinomique que cela puisse paraître. Je me suis mobilisé dans l’espoir de me sentír politiquement moins seul et je suis sorti de cette mobilisation en me sentant encore plus seul qu’auparavant. Le positif que j’en retire, néanmoins, c’est d’avoir pu plaire à quelques non-politisés ici et là de par mes discours cherchant à inclure y compris les moins gauchistes des étudiants. Pour le reste, je broie du noir, à ce jour. Mais je n’abandonnerai pas pour autant, étant donné que je connais mieux mes forces et mes faiblesses ; il faudra juste que je fasse plus attention à moi, car n’en déplaise à mes camarades : je ne suis pas un amateur du sacerdoce ou de l’abnégation absolue au nom de la bonne cause. Je veux vivre, pas survivre.

      • #9867 Répondre
        Carpentier
        Invité

        🍹 🤘

      • #9868 Répondre
        Claire N
        Invité

        Merci pour ce retour Nox
        Toutes ces choses auxquelles tu t’attendais pas finalement c’est bon à prendre je trouve, c’est vivant du coup

        • #9876 Répondre
          Claire N
          Invité

          Ce que je veux dire Nox ,
          C’est que tu as expérimenté pour nous une « forme de vie politique «  dans un moment et un temps donné, je trouve que c’est assez instructif sur la nature de ces formes de vie , qui peut être ne sont pas vouées à l’ordre et l’éternité pour agir

          • #9877 Répondre
            Claire N
            Invité

            Et c’est comme ça qu’elles fonctionne peut-être ?

            • #9879 Répondre
              Claire N
              Invité

              Et ça peut nous rendre joyeux de savoir comment les faire jaillir, on vit juste pas dans le même espace -temps et le nôtre est vivant, colonisons le

      • #9873 Répondre
        Leo Landru
        Invité

        Peut-être que c’est approprié :

        • #9884 Répondre
          GaelleS
          Invité

          j’adore l’intro de cette chanson, je l’écoute souvent en boucle dans ma voiture.

      • #9878 Répondre
        Graindorge
        Invité

        à ma montre, il vous reste 3 minutes pour cesser de broyer du noir. Partagez donc une chanson ou une musique avec les personnes de ce forum!

      • #9883 Répondre
        GaelleS
        Invité

        Merci Nox pour ton témoignage il est très touchant. Concernant les étudiants handicapés, comment est ce possible de les recenser ? ils sont inscrits à la fac en tant que étudiant handicapé ? toi, par exemple, tu as droit à des aménagements particuliers ? quand tu dis que la plupart sont en général loin du campus, c’est parce qu’ils ne viennent plus en cours ? ça doit dépendre du type et de la gravité du handicap aussi. d’ailleurs on connait la proportion d’étudiants considérés comme handicapés à l’université et sur leur parcours universitaire ? et en amont, combien de lycéens handicapés n’ont pas pu aller à l’université parce que trop compliqué pour s’inscrire / pas d’aménagement suffisant etc ?
        bon ton post m’entraine pas mal de questions !
        pour ce qui est de la lutte en tant que telle, est-ce que tu as l’impression que d’autres que toi ont jeté l’éponge avant la fin de l’occupation de la maison des étudiants ? si c’est le cas ce serait intéressant de savoir pourquoi les autres jeteurs d’éponge ont stoppé leur implication au sein du mouvement, tu y trouverais peut être des points communs avec eux.

        • #9889 Répondre
          Nox
          Invité

          Réponse générale à toutes tes interrogations concernant le handicap à la fac : c’est pas évident. On est tous un peu livrés à nous-mêmes et chacun doit se démerder avec des aménagements plus ou moins convenables, sachant que la distanciation avec la fac décourage beaucoup d’entre nous à nous y investir pleinement.
          Pour ton autre question, je pense qu’il est évident que d’autres ont abandonné bien avant moi et qu’ils ont sans doute eu des réticences similaires aux miennes. Reste que je ne sais pas où ils se trouvent, à l’heure actuelle.
          Sinon, merci à tous pour vos retours chaleureux, ça me touche.

    • #9869 Répondre
      Sarah G
      Invité

      Merci beaucoup Nox

      • #9885 Répondre
        Dr Xavier
        Invité

        Id’Aime

    • #9898 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      pareil

    • #10023 Répondre
      Mélanie
      Invité

      Salut Nox,
      « Hermétisme » et « insensibilité » ; autour de moi je crois que le surmenage général ne laisse pas beaucoup de place pour être disponible, attentif, ouvert, sensible aux difficultés d’autrui.
      Si les étudiants handicapés sont plus isolés, un Bureau comme lieu d’échange et de soutien semble d’autant plus à propos.

    • #10089 Répondre
      lison
      Invité

      Un conseil de film pour ceux que la lutte contre les méga bassines intéresse : De l’eau jaillit le feu, de Fabien Mazzocco.
      Un film très clair sur l’histoire et les enjeux de l’eau dans ce territoire, assez flippant sur l’avenir ( 16 bassines existantes, 200 autres en projet), et émouvant dans les rencontres des lieux et de ceux qui les habitent ( quelque chose entre Histoire d’un ruisseau et Autonomes). C’est même le plus réussi dans le film : comment on raconte son rapport à un paysage et à son évolution.
      Le film n’est pas centré sur les manifs et les affrontements avec les forces de l’ordre, mais sur les paysans, et naturalistes amateurs qui connaissent et parlent très bien de leur environnement et de ce qu’il devient- à cause de l’agriculture intensive et en particulier à cause de la culture du maïs.
      Le film sort demain, et je crois qu’il va y avoir pas mal de diffusions / débats.

      • #10097 Répondre
        GaelleS
        Invité

        Merci Lison on ira voir

      • #10234 Répondre
        Claire N
        Invité

        Merci Lison

    • #10226 Répondre
      Sarah G
      Invité

    • #10409 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Qui aurait ici des nouvelles de Serge?
      Et aussi où en est ce projet d’autoroute?

    • #10447 Répondre
      K. comme mon Code
      Invité

      Très belle grève à Disneyland Paris à l’intérieur du parc, surtout quand l’on sait à quel point leur embauche passe par une « culture d’entreprise » particulièrement fanatique dans un environnement où « briser la magie » est jugé intolérable, et ça doit être le seul endroit en France où l’on peut se réunir en nombre sans se faire gazer et matraquer — ou pire.

      • #10464 Répondre
        Ostros
        Invité

        Les employées des entrepôts Vauvert qui font grève depuis mars pour obtenir une augmentation de salaire l’ont obtenue. Pas du montant qui était demandé initialement (150e net par mois -> 90e nets par mois). Une petite victoire.

        • #10465 Répondre
          Ostros
          Invité

          Les entrepôts Vertbaudet, pardon.

    • #10832 Répondre
      Julien Barthe
      Invité
      • #10834 Répondre
        Dr Xavier
        Invité

        Possible.

      • #10863 Répondre
        Julien Barthe
        Invité

        Si tu viens, tu me reconnaîtras facilement : j’aurai une casquette Lafarge Holcim.

        • #10866 Répondre
          Dr Xavier
          Invité

          Rires, il y en a qui font 96h pour moins que ça. Si je viens (pas gagné) je veillerai aussi à porter un signe distinctif (mettre une combinaison toute blanche par exemple ?).

          • #11129 Répondre
            Julien Barthe
            Invité

            En tout cas, si tu viens et si tu veux qu’on se rencontre, tu peux m’écrire à julienbarthe@gmail.com. Je te filerai mon numéro. Il n’y a aucune obligation.

            • #11233 Répondre
              Dr Xavier
              Invité

              J’hésitais beaucoup, fatigue, contraintes, passions tristes, toussa. Mais ta sollicitude m’oblige, me voilà à dire que oui, banco. Je t’envoie un mail (en provenance de drxavxavier arobase proton point me). S’agirait pas que je me défile maintenant, sous peine de passer pour une andouille.

              • #11234 Répondre
                Julien Barthe
                Invité

                Tu as parfaitement le droit de te défiler. Haro sur les passions tristes dans le militantisme !

    • #10845 Répondre
      Sarah G
      Invité

      https://www.facebook.com/100063816121347/posts/pfbid0ZYXtq6CArCyuwWrbqzSbzJienCJq8oqSYB4KxfzkjWmKqaZViPzvpbovukHXa14xl/?app=fbl Si certains veulent nous rejoindre et lutter avec nous, chacun.ne est le bienvenu..
      Vendredi 16 juin à 18 h 30 à Angers

      • #10858 Répondre
        Alain m.
        Invité

        Merci pour l’info Sarah G, je tâcherai de venir

    • #10868 Répondre
      Dr Xavier
      Invité

      [ Le public d’Autonomes ne sera pas dépaysé, tout comme les adeptes de permaculture, mais ça reste inspirant. Je note qu’iels n’ont pas d’enfants. Ça m’évoque Lordon, encore. ]
      .
      << Mais avec quelle emprise les normes matérielles du capitalisme ne nous tiennent-elles pas ? George Orwell, déjà, avec la parfaite honnêteté intellectuelle qui était la sienne, avouait qu’il ne se voyait pas se passer de son confort minimum : « Je suis un semi-intellectuel décadent du monde moderne, et j’en mourrais si je n’avais pas mon thé du matin et mon New Statesman chaque vendredi. Manifestement, je n’ai pas envie de revenir à un mode de vie plus simple, plus dur, plus fruste et probablement fondé sur le travail de la terre. » On notera que l’extrait vient du Quai de Wigan, écrit quatre ans après Dans la dèche, chronique de son expérience de vie dans la rue. Il semble donc que, cette expérience faite, Orwell ne serait pas allé à la ZAD. Ou bien y serait-il allé ? Car il ajoute aussitôt : « Mais en un autre sens plus fondamental, j’ai envie de tout cela [revenir à un mode de vie plus simple, plus dur, plus fruste], et peut-être aussi en même temps d’une civilisation où le “progrès” ne se définirait pas par la création d’un monde douillet à l’usage de petits hommes grassouillets. » Et le front de la contradiction passe en lui. >> (Lordon, Le Diplo, Et la ZAD sauvera le monde…, octobre 2019)
      .

      • #11348 Répondre
        Graindorge
        Invité

        8600m2 c’est bien. Il dit qu’ il faut commencer par avoir de l’argent pour ne plus avoir besoin d’en rentrer: terrain, solaire, caravane.
        Je comprends Lordon qui se cache derrière Orwell pour nous dire qu’il ne peut pas vivre sans son thé et son journal ( je soupçonne des tartines beurre- confiture de myrtilles. Il a une tête à tartines) Bien sûr, sauve qui peut si on peut mais est-ce que c’est qu’avec des opérations survie qu’on casse le système? Est-ce qu’on peut faire une vraie révolution si on est occupé qu’à survivre? Est- ce que cet homme va profiter de s’en être sorti pour faire une révolution? Ou va t-il juste vivre avec sa copine, les petites plantes et les oiseaux? Ce qui est déjà merveilleux bien sûr!

    • #11187 Répondre
      Sarah G
      Invité
      • #11360 Répondre
        Carpentier
        Invité

        Merci Sarah pour le partage de ces lignes, si je peux, bien envie d’aller les goûter ces pommes des vergers du Turfu (elles me feront peut-être passer le ridicule du ‘ On est conscient que la prise en compte environnementale devient une question centrale. ‘ de certain maire qui vient de naître le p’tit chou: devient une question centrale, mais c’est qu’il est bon dans le rôle de la belle au bois dormant que la prise en compte environnementale éveille.
        Pauvre de lui.

    • #11354 Répondre
      Dr Xavier
      Invité

      Rapports de force, Pourquoi la corruption prospère dans le syndicalisme du nettoyage, 12 juin 2023.
      .
      L’article est très intéressant et bien informé. Mais grand réserve sur le mot « corruption » – qui apparaît plus d’une douzaine de fois – qui ne me semble pas bon. L’article mentionne bien la corruption en bonne et due forme (au sens légal), mais il y a derrière cela toute une gradation plus ou moins douce et subtile d’achat des volontés réfractaires. Quel mot utiliser ? La « mise à la solde » ? Le « stipendiment » ? La « rétribution bien comprise » ? Je n’aime pas ce mot de « corruption », il met en avant l’éthique individuelle au détriment du poids des structures.
      .
      << Dans ce contexte, la *corruption* est bien plus facile à mettre en place. « Imagine : tu fais un travail dur, payé une misère. Un supérieur vient te voir et te propose de passer directement chef d’équipe si tu acceptes le mandat de délégué syndical. Tu peux même avoir des avantages en nature, voiture, logement… Il faut avoir les tripes sacrément syndicalistes pour refuser ça ! Une fois en place, le délégué syndical est redevable au patron et intercède en sa faveur au moment des conflits. » « Le patronat du secteur a bien compris le jeu. » >> –> Atomisation + Précarisation = Forçage facilitée de la volonté du capital. Pas besoin d’utiliser le mot de corruption.
      .
      << [Il] propose néanmoins un possible remède à la *corruption*. « Nous sommes donc restés sous la forme d’un collectif. Je pense que pour affaiblir la *corruption*, il faut que les salariés du nettoyage soient formés dans les unions départementales, qu’ils rencontrent d’autres syndicalistes. S’ils restent entre eux, la *corruption* finira toujours par gagner ». (…) « Lorsqu’une grève éclate dans le nettoyage, ce qui est important c’est d’obtenir l’appui des syndicalistes dans les entreprises clientes. C’est ce qu’on a réussi à faire sur le conflit de la fac de Jussieu, où les grévistes ont été soutenus non pas par la CGT propreté, mais par les syndicalistes de la CGT FERC-SUP (enseignement supérieur et recherche). » >> –> Multitude intra- et inter- sectorielle = Contre-force. Pas à la corruption, mais au capital (qui parfois corrompt au point de vue légal, mais pas que, l’article mentionnant très bien tous les stratagèmes doux et parfaitement légaux).

    • #11397 Répondre
      Carpentier
      Invité
      • #11398 Répondre
        Sarah G
        Invité

        Merci Carpentier

        • #11399 Répondre
          Sarah G
          Invité

          Ce texte me fait penser à Saint François d’Assise, quand dans son cantique des créatures, il parle de frère soleil, sœur lune, notre mère la terre, frère corps et sœur âme.
          Sœur la mort.
          Sœur la vie.
          Pour lui tout le vivant hommes,animaux, végétaux,minéraux,étoiles étaient frères et sœurs, ensemble, unis dans une même création, liés ensemble.

          • #11404 Répondre
            Claire N
            Invité

            Sarah tu as ce texte ? J’aimerais le lire

            • #11407 Répondre
              Sarah G
              Invité

              Je vais te trouver le texte en entier Claire N.

              • #11425 Répondre
                Sarah G
                Invité

                Veux-tu que je t’envoie le texte par mail ou par ici Claire N

                • #11426 Répondre
                  Claire N
                  Invité

                  Oh merci ! Et bien comme tu préfères
                  Voici mon mail Claire.nocon@Gmail.com

                  • #11428 Répondre
                    Sarah G
                    Invité

                    OK je te l’envoie.

                    • #11429 Répondre
                      Sarah G
                      Invité

                      Claire N, c’est envoyé dans ta boîte mail.

                      • #11430 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Merci !

                      • #11432 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Sarah je crois que j’ai ripé en donnant l’adresse
                        Le c est minuscule, oups

        • #11409 Répondre
          Carpentier
          Invité

          Quant à moi, je fais la connaissance de certaine Barbara Glowczewski, et de sa participation à NDDL

          • #11609 Répondre
            Carpentier
            Invité

            🦥

            • #11700 Répondre
              Carpentier
              Invité

              À l’écoute et captivée par cette femme, François, qui, assurément, est une amie.
              Sûre qu’Autonomes la ravirait si elle ne le connaît pas encore.
              Barbara, on t’💜

              • #11707 Répondre
                Carpentier
                Invité

                . À 44’, après une longue séquence sur NDDL, calme et argumentée, lon part en guyane française et à la surdité française aux divers scandales éco/,sociaux dans un de ses départements:
                … moi, quand je parle de désastres, je lis tout, on ne peut pas séparer c.les désastres sociaux et politiques du désastre climatique, tout est lié, parc’que si on ne prend pas soin des uns des autres, et qu’on prend pas soin du lieu où on vit et bien, ia tout qui s’déglingue. / …
                On aime et partage aussi énormément ce moment où, tandis que sa conf érudite et concrète vient d’aborder la maltraitance subie par les enfants amazoniens envoyés en ville pour étudier – et qui sont contraints de vivre dans des familles d’accueil qui, pour la plupart, touche l’argent dédié aux enfants sans s’en occuper comme prévu – Barbara est simplement émue.
                Les étudiant.es de Barbara Glowczewski ont bien de la chance.

                • #11732 Répondre
                  Carpentier
                  Invité

                  .. ia du pain sur la planche pour les luttes / …
                  À 1h20, en réponse à une question sur l’intérêt potentiel pour certaines populations autochtones de récupérer leur indépendance, il se trouve que Barbara y répond en nuancant un réel intérêt à plutôt négocier avec les états leur autonomie.
                  Et voilà.
                  Quelle personne ressource cette femme.
                  Je profite encore du mijotage provoqué par l’écoute de cette première conf. que je partage de ce pas avec mon Fils, puis, quand désir, j’enquillerai sur la deuxième.
                  Je

                  • #11734 Répondre
                    Carpentier
                    Invité

                    * sans le ‘ Je ‘ final dédié au départ à ma phrase partage à mon Fils que j’ai finalement entrelacée un peu avant

          • #11612 Répondre
            Carpentier
            Invité

            😷 côté culture notamment, on a quand même été sacrément inventif et en lien pendant l’épidémie covid (mk2 qui a partagé sur son curiosity, les conf et visios qui ont partagé du savoir en masse)
            Pas que du trauma donc et je parie que les tout-petits nés entourés d’humains masqués seront ni plus ni moins peureux du contact que ma génération.
            En dehors du bizz pour les para-psy, qu’est-ce que cette période covid nous a boosté et fait réfléchir quand même, je trouve, ne serait-ce que pour s’organiser à distance 🤘

            • #11706 Répondre
              Sarah G
              Invité

              Tu m’as donné envie de la découvrir.
              Gratitude à toi Carpentier.
              Vu ce que tu en dit, je pense comme toi qu’Autonomes lui plairait beaucoup.

          • #11613 Répondre
            Carpentier
            Invité
      • #11405 Répondre
        Claire N
        Invité

        « Nous ne défendons pas la nature, nous sommes la nature qui se défend «  merci Carpentier
        Cette phrase lue ou prononcée me tend tellement les larmes vers les yeux, je l’aime

        • #11408 Répondre
          Sarah G
          Invité

          Oui moi aussi, et c’est exactement ça

        • #11509 Répondre
          Julien Barthe
          Invité

          Eh bien je peux pas m’empêcher de trouver qu’il y a beaucoup de fictions dans cette phrase; je vais en Maurienne mais ça me gêne, un peu comme gêne une envie de rire devant les obscénités proférées par un partenaire durant l’amour.
          Bon à la rigueur : « je suis la nature qui va faire douze heure de bagnole et essayer de pas trop se faire défoncer par les flics pour oublier deux trois heures son impuissance ».
          Là, ça passe..

          • #11510 Répondre
            Claire N
            Invité

            Ben voilà, c’est malin
            Comme si j’avais pas déjà assez de mauvaises idées ; maintenant j’imagine un hantai avec princesse mononoke qui dit la phrase ….

            • #11519 Répondre
              Julien Barthe
              Invité

              Tu viens de m’inoculer cette image, mais je l’ai un peu cherché.

              • #11527 Répondre
                Claire N
                Invité

                Merci à toi pour le rire

          • #11528 Répondre
            Carpentier
            Invité

            Je me risque à:
            – Nombreux à avoir été auditeurs.trices de cette émission radio, cet après midi là, sans nul doute, et je lance un appel à co-copuleur.se, tiens, en te lisant:
            On s’entreprend en écoutant un chroniqueur qui partage son lapsus à la radio, après coup, tandis qu’il devait annoncer la mort du pape de l’époque à l’antenne: ’ mesdames et messieurs, le pope est mart ’. / …

            C’est ainsi que j’ai su, d’emblée, comment l’enroulade pouvait aussi être joyeuse avec lui.

            D’autres .. / un peu comme gêne une envie de rire devant les obscénités proférées par un partenaire durant l’amour. / .. ou autres?

            • #11531 Répondre
              Julien Barthe
              Invité

              Désolé, Carpentier, mais je ne comprends pas ton post.

              • #11532 Répondre
                Sarah G
                Invité

                Comme Julien, je ne comprends pas non plus

                • #11537 Répondre
                  Carpentier
                  Invité

                  Pas grave, je pense en avoir écrit d’autre s peut-être un peu plus compréhensible.s, je dis bien ‘ peut-être ‘
                  Bon week-end à vous.
                  ps: reprenant mes éventuelles situations de géne dont parle Julien, je partageais juste la seule, qui de plus ne m’a pas vraiment gênée, avec vous.
                  Pas de situation gênante, en ce qui me concerne, qui s’illustrerait pas des obscénités pendant l’amour perso.

                  • #11538 Répondre
                    Sarah G
                    Invité

                    C’est plus clair.
                    Suis comme toi Carpentier, pas de situation gênante pour moi dans ces moments là, au contraire j’aime bien les obscénités 😁😅😉

                    • #11615 Répondre
                      Carpentier
                      Invité

                      Bonjour Sarah,
                      Tu es une pratiquante de.s obscenité.s pendant l’amour toi, donc? Bon.
                      Faudrait que tu nous racontes ça 😇
                      J’ai souvenir que des sitistes avaient échangé là-dessus sur l’ancien forum déjà, tiens.
                      Après, le gros fou-rire peut, chez certain.s, participer à la débandaison donc, c’est à manier avec subtilité, quant aux grossièretés, le temps qu’il faut prendre pour identifier le seuil de tolérance du/de la partenaire peut être longuet, faut prendre son risque, quoi 😅

                      • #11740 Répondre
                        Sarah G
                        Invité

                        Disons que c’est mon ex qui en disait parfois et cela ne me dérangeait pas ni ne faisait rire durant l’acte, et ce n’était pas au début de notre relation.

                  • #11542 Répondre
                    Carpentier
                    Invité

                    Et bien sûr qu’on peut rire pendant l’amour

                    • #11544 Répondre
                      Sarah G
                      Invité

                      Oui, cela entretient la complicité, de la joie

                      • #11617 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        JB est donc en Maurienne ce week-end, si je l’ai bien lu.
                        Cette région est un de mes coins de montagne préférés, celui du tournage du premier long ’ les rivières pourpres’ notamment.
                        On accéde à l’Italie en bout de vallée par une superbe route qui fait aussi passer par un lac artificiel, conséquence d’un barrage qui a nécessité d’engloutir/de noyer un hameau dont on voit les vestiges au fond de l’eau.
                        Et puis, une fois en Italie, tu arrives dans un village qui s’appelle Suza, là où pour une première, on avait fait la connaissance du commerce zizi – clin d’oeil à Letourneur –

                  • #11543 Répondre
                    Carpentier
                    Invité

                    Et dire si quelque chose gêne.
                    Il faut.

                    • #11545 Répondre
                      Sarah G
                      Invité

                      Oui il faut mais trop souvent on ose pas

                      • #11618 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        Comment ça? (je n’avais pas vu tes réponses hier)

                        *en attendant de peut-être te lire propos, je retourne écouter Barbara, dont j’ai partagé la présence à 2 conf un peu plus haut (sinon bon week-end à toi)

                      • #11619 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        *À propos

                      • #11741 Répondre
                        Sarah G
                        Invité

                        Tu dis qu’il faut dire quand quelque chose gène, je t’ai répondu « Oui il faut mais trop souvent on ose pas ».
                        Oui assez souvent on ose pas dire au partenaire ce qui peut nous gêner, surtout au début d’une relation.
                        J’espère que cela est plus clair

              • #11736 Répondre
                Carpentier
                Invité

                Au risque que tu ne piges rien à mon charabia, je tente de t’adresser quelques lignes suite à l’écoute de la conférence donnée par Barbara Glowczews à la Villette (mon premier lien partagé avec elle en intervenante) car un passage de son intervention est dédiée aux luttes pour que la nature, l’eau accèdent à des droits, non pas pour délirer une pseudo égalité de nature où que sais-je avec les humains et leurs droits – qui pourraient mener à un je suis l’eau, je suis le vent en mode Pocahontas (chacun ses ref. 😅) – mais pour avoir en main des outils pour lutter juridiquement avec/contre les entreprises qui ont elles des droits juridiques et qui, justement, salopent la nature et l’eau.
                Peut-être que cela ne t’étonnera pas mais en lisant ce que Claire N. avait choisi de mettre en exergue, de l’article lundi.matin, et qui, je crois, te faisais sourire de gêne, ça m’importe d’attirer un peu ailleurs ton attention.
                Après, si toi pas comprendre, moi pas pleurer, moi essayer d’en rire.
                Car oui, je suis la forêt, tu es la pluie et Claire est le blé.

                • #11737 Répondre
                  Carpentier
                  Invité

                  Message @l’illustreJulienBarthe

                  j’en tremble.

                • #11775 Répondre
                  Claire N
                  Invité

                  « pour lutter juridiquement avec/contre les entreprises qui ont elles des droits juridiques« 
                  Oui ; merci pour les liens des conf je vais regarder

            • #11614 Répondre
              Carpentier
              Invité

              Et quelques lignes sur ce lapsus mal partagé hier, dans des lignes brouillonnes, lapsus que mon mec à moi et moi avons donc entendu raconter par le journaliste lui-même en radio, bien après son lapsus, en 1986 sans doute par là, un après m d’enroulade car oui, il a toujours beaucoup écouté la radio mon mec à moi.
              https://www.liberation.fr/week-end/2007/06/02/sus-au-lapsus_94733/

      • #11421 Répondre
        Graindorge
        Invité

        Gratitude Carpentier ( pour varier de « merci »)
        Pareille que Claire N. Nous sommes la Nature qui se défend. Et nous sommes interdépendants. Ces peuples premiers ressentent mieux que nous qu’ils SONT la Nature. Dans les grandes villes, la pollution dont l’électromagnétique, luminique les vêtements et chaussures synthétiques, l’énervement constant, les peurs, les craintes, etc.. nous ont fait oublier que oui, nous sommes la Nature qui se défend.

    • #11493 Répondre
      Sarah G
      Invité
      • #11494 Répondre
        Sarah G
        Invité

        Pas vaincra, vivra

    • #11514 Répondre
      lison
      Invité

      En août si vous hésitez entre rejoindre les Choiseul à l(‘île de) Ré, les Michalon au Cap (Ferret), ou votre cousin Harry à New York , j’ai mieux à vous proposer :

      18 – 27 août – Le convoi de l’eau : Sainte-Soline > Orléans > Paris

    • #11529 Répondre
      Manue
      Invité

      Tribune-bilan de Sophie Binet, dans le Le Monde ce matin.
      Curieuse d’avoir votre avis. Pour ma part, je la trouve bien optimiste sur l’analyse du rapport de force. Et je m’interroge quand elle dit que ce qui a manqué pour généraliser la grève, c’est la proportion encore trop faible de salariés syndiqués.

      « Malgré une mobilisation d’une durée et d’un niveau record, la réforme des retraites est adoptée. Faudrait-il en conclure que nous avons perdu ? Non. Pour Emmanuel Macron et son gouvernement, tout va être plus compliqué maintenant, et le prix à payer sera élevé.
      Nous entrons dans le temps long. La réforme des retraites sera la casserole d’Emmanuel Macron jusqu’à la fin de son quinquennat. Et avec toutes celles de ses ministres, c’est une batterie de cuisine qu’il traîne derrière lui.
      Nous allons maintenant utiliser tous les leviers à notre disposition pour continuer à dénoncer et empêcher l’application de cette réforme violente, injuste et injustifiée. Nous allons nous battre pour gagner par la fenêtre ce que nous avons perdu par la porte. Pour cela, nous appelons à l’ouverture de négociations dans toutes les entreprises et toutes les branches pour gagner des départs anticipés pour pénibilité et la prise en compte des années d’études.
      Nous nous battrons pour que la négociation Agirc-Arrco, qui va s’ouvrir prochainement sur la retraite complémentaire des salariés du privé, permette d’améliorer le niveau des pensions. De nouvelles propositions de référendum d’initiative partagée seront déposées. Nous contesterons chaque décret de cette réforme injuste. Et le gouvernement ne pourra pas museler le Parlement pendant quatre ans.

      Graines pour l’avenir
      Rappelons-nous. Ce qu’un gouvernement a fait, un gouvernement peut le défaire. Ce qu’un président a fait, un président peut le défaire. Maintenant ou dans quatre ans. La fin du quinquennat sera longue, très longue pour Emmanuel Macron. S’il veut gouverner à nouveau le pays, il va falloir qu’il se préoccupe moins des grands patrons et davantage de la situation sociale du pays et des travailleuses et travailleurs.
      Nous avons gagné sur trois points majeurs, qui sont de précieuses graines pour l’avenir. D’abord, nous avons gagné la bataille des idées. Malgré le « there is no alternative » [« il n’y a pas d’alternative », formule de Margaret Thatcher] et le matraquage médiatique sur la nécessité de « faire des efforts », la quasi-totalité de la population est opposée au report de l’âge de départ en retraite.
      Mieux : une large majorité de salariés est favorable au retour de la retraite à 60 ans, mesure de bon sens, tant il est impossible de travailler après 60 ans dans de nombreux métiers. Cette aspiration à ne pas perdre sa vie à la gagner, très forte chez les jeunes générations, représente un point d’appui déterminant.
      Le travail reste central, mais il ne se suffit plus. Il faut qu’il ait un sens, avec notamment des exigences environnementales et sociales toujours plus fortes, mais aussi qu’il permette d’avoir une vie familiale, sociale et citoyenne. La mobilisation a donc créé un rapport de force pour réinterroger les conditions de travail, mais aussi la finalité et le temps de travail, avec l’aspiration à la réduction du temps de travail, longtemps minoritaire, qui fait son grand retour, notamment avec la semaine de quatre jours.

      Renverser la table
      Ensuite, la mobilisation a permis de replacer le syndicalisme au centre, grâce à l’unité, à la responsabilité et à la détermination des organisations syndicales. Les résultats en sont tangibles : depuis le début du conflit, près de 80 000 salariés au moins ont fait le choix de rejoindre la CGT ou la CFDT. La dynamique est la même pour les autres organisations syndicales. Et ce n’est qu’un début. Alors que, même dans les établissements de plus de dix salariés, 42,5 % des salariés du privé n’ont pas de syndicat, selon la direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques, cette dynamique d’adhésions est déterminante pour transformer le rapport de force pour la suite. Et c’est justement ce qui nous a manqué le 7 mars et après pour étendre la grève.
      Grâce à l’appel de la CGT, les salariés de l’énergie, de la gestion des déchets, de l’industrie du verre et de la céramique, des ports et d’une partie des transports ont fait jusqu’à quarante jours de grève reconductible. Les difficultés à l’étendre sont directement liées à la faiblesse du taux de syndicalisation. C’est ce qu’il faut changer pour généraliser les luttes gagnantes. Réussir à maintenir l’unité syndicale, inédite depuis 2010, et à la décliner dans les branches et les entreprises, sera un levier pour reprendre la main sur les négociations. Quand les syndicats arrivent unis face au patronat, ils sont en situation de renverser la table et de reprendre la main pour que les négociations se fassent sur la base de leurs propositions.

      Enfin, grâce à notre mobilisation, le gouvernement n’a plus ni majorité sociale ni majorité politique. Emmanuel Macron va devoir affronter durablement une défiance record. Il est minoritaire à l’Assemblée nationale et l’adoption de chaque projet de loi nécessitera un travail d’équilibriste à haut risque… Malgré tous les efforts de l’exécutif pour verrouiller le travail parlementaire, les organisations syndicales disposent désormais d’innombrables possibilités pour faire voter des dispositions, à l’image de la proposition de loi de nationalisation d’EDF ou du maintien de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire gagnés par la CGT-Energie.

      Position de force
      Nous avons fait face à un pouvoir radicalisé, qui a fait passer sa réforme à tout prix. Au prix de la multiplication de passages en force et de remises en cause des libertés. Au prix de la montée de l’extrême droite – et grâce à elle. C’est son niveau inédit qui lui a permis de passer en force sans craindre une alternative politique. Une preuve supplémentaire du danger de l’extrême droite pour le monde du travail. Cette violence et ce cynisme n’ont comme précédent – dans un pays démocratique – que ceux de Margaret Thatcher. Et encore. Thatcher, elle, avait une majorité parlementaire pour faire passer ses réformes. Oui, la Ve République est « un coup d’Etat permanent », comme le disait François Mitterrand, en 1964.

      Nous sommes maintenant dans une course de fond. Contre Emmanuel Macron et son monde, mais aussi contre l’extrême droite qui prospère sur le « on a tout essayé ». Avec son passage en force, Emmanuel Macron tente de mettre les syndicats dans le même sac. C’est raté.

      Nous sommes en position de force pour multiplier les conflits sur les salaires, à l’image de la magnifique victoire arrachée par les ouvrières de Vertbaudet. Nous sommes en position de force pour remettre au goût du jour le projet révolutionnaire du Conseil national de la Résistance d’une sécurité sociale « protégeant de la naissance à la mort ». Nous sommes en position de force pour construire, dans toutes les entreprises, dans tous les territoires et toutes les professions, des plans syndicaux pour l’environnement afin de montrer que la réponse au défi environnemental exige une rupture avec les politiques capitalistes.

      La dynamique, l’esprit de fête et la culture de la gagne ont fait la force du mouvement. Nous avons semé de précieuses graines pour l’avenir, à nous de les faire fructifier !

      Sophie Binet(Secrétaire générale de la CGT)

      • #11533 Répondre
        Sarah G
        Invité

        Oui Manue je te rejoins sur le rapport de force, mais je trouve qu’elle est bien optimiste concernant l’unité syndicale

        • #11534 Répondre
          K. comme mon Code
          Invité

          Ils n’ont en réalité pas gagné en gagnant et ne se sont pas renforcés parce que nous avons remporté la bataille des idées. À répéter à tous les employeurs de France.

          • #11573 Répondre
            Graindorge
            Invité

            et de la visibilité au niveau MONDIAL!

      • #11574 Répondre
        Graindorge
        Invité

        Merci Manue pour le partage

    • #11539 Répondre
      Sarah G
      Invité
      • #11780 Répondre
        Dr Xavier
        Invité

        Merci, il y est fait mention d’une convergence des luttes Blancs + Barbares à la fin de l’article (Alternatiba + Front de mères), encore un autre type de rapprochement sur lequel il serait intéressant d’entendre Bouteldja.

        • #11799 Répondre
          Graindorge
          Invité

          Je n’aime pas débattre mais je dis avec force, Dr Xavier que ces mots  » blancs » « barbares » …N’ONT PAS LIEU D’ÊTRE. C’est un merveilleux piège tendu par le capitalisme qui ne reculera jamais devant rien pour arriver à NOTRE FIN.
          Les capitalistes de France lorsqu’ils ont colonisé l’Afrique du Nord, l’Afrique subsaharienne et une grande partie du sud-est asiatique ont nommé les colonisés « indigènes » mais DE FAIT les ouvriers, les paysans de France étaient AUSSI des indigènes car « indigène » veut dire habitant d’un pays. Nous devrions cesser de nous faire manipuler par ce même apitalisme qui, où qu’il soit,cherche à diviser les gens et de préférence les plus exploités et les plus appauvris. N’oublions pas que cette République s’est basée sur l’écrasement extrêmement VIOLENT de la volonté de FRATERNITÉ UNIVERSEL de la Commune de Paris en 1871. On répète des mots puisqu’ on croit qu’à force de les répéter, ils vont s’installer et faire leur joli petit bout de chemin dans les esprits. Envahir d’abord l’entrée puis les couloirs, la cuisine et tout l’appartement. Et dans peu de temps on nous dira  » depuis des décennies » « depuis des siècles », « depuis toujours »  » depuis la nuit des temps » et le tour aura été joué. Comme si le temps avait ce pouvoir de transformer un mensonge en une vérité. On entendra  » mais puisque la télé ou Google l’a dit… » ou  » des livres en parlent » Et des choses fausses deviennent faussement vraies par la seule force de l’habitude, d’ un bon marketing, de la qualité d’un.e bon.ne orateur.trice. Des techniques de manipulations créées dans les années 20 du XXème siècle.

          • #11800 Répondre
            K. comme mon Code
            Invité

            Graindorge, je t’informe en toute sympathie qu’après la lecture de plusieurs de tes posts force est de constater que tu es un peu raciste. Ce n’est pas grave. Enfin, ça ira, quoi. Tu pourrais au moins lire l’article de Socialter cité plus haut ; quant à la compréhension de l’assignation raciale et des luttes qui en découlent, j’imagine que tu ne comprendra jamais, mais ce n’est pas grave : le PCF t’ouvre les bras. Ils ont sorti les barbecues de la FRATERNITÉ.

          • #11819 Répondre
            Cocolastico
            Invité

            Salut Graindorge, si ça t’intéresse de creuser le sujet je te conseille aussi d’aller piocher une vidéo sur la chaîne Twitch de Wissam : https://www.twitch.tv/wissamxelka/videos

    • #11540 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Ce qui nous attend maintenant ne va pas être un chemin de roses de gauche radicale ou autre.
      Nous n’aurons jamais assez d’optimisme, de niaque face au cynisme monstrueux de cette bête immonde et hideuse nommée capitalisme.
      Cette unité syndicale n’a pas été vaine. Il n’y aurait pas eu des millions de personnes à battre le pavé. Ce qui s’est passé a été tout sauf vain. Ils nous croyaient « fatigués, résignés », bien dociles, prêts pour l’abattoir… La Nature qui se défend leur a fait un joli pied de nez… Le monde entier nous a regardé et soutenu. C’est pas peu. C’est pas rien. Nous avons aussi fait des manifs sans syndicats, nous avons été créatifs. Nos langues se sont déliées. Les baillons sont tombés. Tout le monde était là.
      L’énergie, la niaque c’est contagieux et il faudrait la garder, la choyer, l’entretenir. C’est notre bouée de sauvetage. Une de nos armes.
      L’animal sent le danger et encore plus lorsque ce danger est mortel. Et ces derniers mois, l’ennemi, car là, ce n’est plus l’adversaire mais bel et bien l’ennemi qui va vouloir avec acharnement continuer à vouloir notre peau et qui a perdu des points car nous sommes décidément plus coriaces que ce que ses experts et conseils prévoyaient. Des connexions, des millions de connexions se sont crées partout. Ce que ça donnera? Aucune idée mais ça bouge. C’est vivant. Vain ce qu’il s’est passé ??? Non et dans toutes les langues. Car ce sont les peuples du monde entier qui sont visés. Et ce petit pays qui s’appelle la France a donné la pêche.
      L’OPTIMISME est volontaire, nécessaire, stratégique, désespéré. Le guerrier va au combat car il n’y a pas d’autre choix. Il choisit ses armes.

      Gianfranco Sanguinetti écrit en 2020
      « Nous assistons donc à la décomposition et à la fin d’un monde et d’une civilisation, celle de la démocratie bourgeoise avec ses Parlements, ses droits, ses pouvoirs et contre-pouvoirs désormais parfaitement inutiles, car les lois et les mesures coercitives sont dictées par l’exécutif, sans être ratifiés par les Parlements immédiatement, et où le pouvoir judiciaire, ainsi que celui de la libre opinion perd même toute apparence d’indépendance, donc leur fonction de contrepoids.
      On habitue ainsi brusquement et traumatiquement les peuples (comme établi par Machiavel, « le mal doit se faire tout à la fois, afin que ceux à qui on le fait n’aient pas le temps de le savourer »)

      On ne discute plus de rien, sauf d’argent. Et un Etat comme l’italien en est réduit à mendier au sinistre et illégitime Eurogroupe les capitaux nécessaires à la transformation de la forme démocratique à la forme despotique. Ce même Eurogroupe qui en 2015 voulut férocement exproprier tout le patrimoine public grec, y compris le Parthénon, et le conférer à un fond placé au Luxembourg, sous contrôle allemand : même Der Spiegel définit alors les diktats de l’Eurogroupe comme « un catalogue des atrocités » pour mortifier la Grèce, et Ambrose Evans-Pritchard, dans le Telegraph, a écrit que si on voulait dater la fin du projet européen, c’était bien à cette date là. Voilà que maintenant la chose est faite. Il ne reste plus que l’Euro, et bien provisoirement encore.

      Le néolibéralisme sait bien tout ce qu’il se prépare à infliger aux peuples. Il est évident que les gens vont bientôt avoir faim ; il est évident que les chômeurs seront foule ; il est évident que les gens qui travaillent au noir (4 millions en Italie) n’auront aucun soutien. Et ceux qui ont un travail précaire, et n’ont rien à perdre, commenceront des luttes et des sabotages.
      Le nouveau despotisme a donc au moins deux raisons fortes pour s’imposer en Occident : l’une est pour faire face à la subversion intérieure qu’il provoque et attend ; et l’autre pour se préparer à la guerre extérieure contre l’ennemi désigné, qui est aussi le plus ancien despotisme de l’histoire, auquel on n’a rien à apprendre depuis Le livre du Prince Shang (IV siècle av. J.-C.) — livre que tous les stratèges occidentaux devront se dépêcher de lire, avec la plus haute attention. »
      Les historiens appelleront le temps qui commence maintenant l’époque du Despotisme Occidental. »

      Oui, Gianfranco ma SI ET SEULEMENT SI le « nouveau despotisme » arrive à nous abattre et c’est pas gagné. Du tout, du tout, du tout, fidati di noi.

    • #11541 Répondre
      Sarah G
      Invité
      • #11551 Répondre
        Graindorge
        Invité

        Et un argument de plus. Les gouvernements qui contribuent à mettre en danger de disparition des espèces par leur inaction et leurs actions doivent être declarés criminels, inaptes à protéger la vie et virés

        • #11552 Répondre
          Sarah G
          Invité

          Oui, et à l’avenir et vu l’urgence de la situation, de nombreux citoyens. ONG et associations feront de nombreux procès et plaintes contre les États pour inaction en matière climatique, environnement et biodiversité, cela existe mais cela sera amplifiée.
          Et une radicalisation des militants et citoyens, et c’est une bonne chose.
          On ne peut se laisser faire car c’est la survie du vivant qui est en jeu

          • #11553 Répondre
            Sarah G
            Invité

            Cette radicalisation est déjà là mais comme pour les plaintes contre les États tout sera amplifiée.
            On n’a plus le choix, et tout changement positif, toute inversion sera bonne à prendre.
            Ne rien faire est criminel

            • #11575 Répondre
              Sarah G
              Invité

              Ne rien faire est criminel vise bien sûr les États qui sont dans l’inaction en matière climatique et environnementale

    • #11576 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Info partagée par Jean-Pierre dans le whassap Mouvement Agissons Ensemble

      Communiqué du 15 juin, en réaction à l’annonce d’une dissolution des Soulèvements de la Terre par le gouvernement en Conseil des ministres le 21 juin.

      Le 28 mars, pour faire diversion de la répression sanglante des manifestant-es de Sainte-Soline, Gérald Darmanin annonçait devant l’Assemblée Nationale la procédure de dissolution des Soulèvements de la Terre. Initialement prévue pour la mi-avril,la première tentative de dissolution s’est heurté à un soutien massif. Il s’est incarné entre autres par une tribune « Nous sommes les Soulèvements de la Terre » dans laquelle plus de 100 000 personnes ont revendiqué leur adhésion au mouvement, ainsi que de nombreuses organisations nationales syndicales ou environnementales, de collectifs et de fermes, de personnalités scientifiques, politiques ou intellectuelles.

      Ce soutien a également pris la forme d’une grande soirée à Paris, d’une tribune internationale, de rassemblements durant lesquels on a vu partout fleurir le logo des Soulèvements de la Terre. Mais la réponse la plus conséquente à cette menace fut sans doute la création de 170 comités locaux partout en France. Bref la menace de dissolution n’a fait que renforcer et massifier notre mouvement.

      Loin d’être intimidés par la répression, nous avons maintenu l’ensemble des actions prévues cette saison (contre l’autoroute Castres-Toulouse ; contre le contournement routier à Rouen ; contre l’extension des carrières de sable et du maraîchage industriel en Loire Atlantique, contre le percement de la Maurienne par le TAV) et appelé à de nouvelles. Un petit livre réunissant une quarantaine d’auteurs réaffirme et propage, dans les librairies du pays, l’évidence qui a pris corps face à la répression administrative : « On ne dissout pas un soulèvement ». Depuis avril, chaque action que nous avons mené, chaque apparition publique des Soulèvements de la terre était un camouflet pour le gouvernement, un rappel de son recul sur la dissolution.

      Comme à la demande expresse de la FNSEA, Borne a réitèré jeudi 15 juin cette menace en annnonçant la publication d’un décret de dissolution pour mercredi prochain sous l’exigence d’Emmanuel Macron. Dès le lendemain à 22h08, nous recevions une nouvelle notification de dissolution, avec un délai de trois jours en plein week-end, qui ne laisse pas de place au contradictoire, pour présenter nos observations. Nous le redisons aujourd’hui, nous sommes un vaste mouvement, pas un « groupuscule » ni une « nébuleuse d’activistes ». Nous ne sommes pas une association ni une organisation avec de quelconques « dirigeants », mais une constellation de coordinations, d’assemblées et de coalitions qui construisent des actions de terrain au plus près des luttes locales. Nous contestons le fondement juridique comme matériel de cette dissolution et nous engagerons un recours contre cette mesure liberticide si elle était prononcée.

      A l’heure où les nappes du pays sont à vide, où les forêts brûlent, les oiseaux disparaissent et les bocages se rétractent, la prétention à dissoudre un soulèvement pour les terres et l’eau est toujours aussi anachronique que concrètement surréaliste. Si le gouvernement veut rendre effective cette dissolution, ce sont des dizaines de milliers de personnes partout en France qu’il devra arrêter demain pour maintien ou reconstitution de ligue dissoute. Des dizaines de milliers de personnes désormais habituées et résolues à désobéir pour faire obstacle au ravage. Avec ou sans l’étiquette des Soulèvements, le mouvement pour la défense des terres ne s’arrêtera pas. Les occupations, les blocages et les désarmements, entre autre actions collectives directement impactantes, sont devenues une nécessité vitale contre l’écocide en cours. Ils vont continuer de se multiplier et de se banaliser.

      Au fond, si le gouvernement menace aujourd’hui de nous dissoudre, c’est parce que nous sommes parvenus à instaurer un rapport de force populaire face au secteur du BTP et au complexe agro-chimique. S’ils cherchent à nous bailloner c’est parce que nos actions mettent à nu l’association de malfaiteurs que constitue ce gouvernement avec les industries les plus toxiques du pays. C’est parce que nos actions démontrent qu’ils n’ont plus – et qu’ils n’auront plus – le champs libre pour tout ravager impunément.

      Cette dissolution est une reconnaissance de l’impact de nos actions par une autorité ulcérée qui s’entête à nous emmener droit dans le gouffre..

      C’est pourquoi invitons tous les comités locaux à faire acte d’insoumission dès le soir de l’annonce de la dissolution en faisant exister les Soulèvements de la Terre sous de multiples formes, et donc si cela se confirme pour le 21 juin, pendant la fête de la musique.

      Nous invitons aussi à organiser, le mercredi qui suivra la dissolution, des réapparitions multiples et créatives du mouvement dans tous le pays avec les comités locaux : rassemblements, convergences devant les bétonneurs et responsables locaux de l’empoisonnement des terres, soirées de présentations du livre « on ne dissout pas un soulèvement », fresques urbaines et autres métamorphoses…

      Nous invitons par ailleurs dès aujourd’hui à rejoindre la mobilisation internationale des Soulèvements de la Terre et collectifs contre le TAV en Maurienne, ainsi que le convoi de l’eau qui sera du 18 au 27 août une nouvelle grande étape de la lutte contre les méga-bassines et pour la défense de l’eau après Sainte-Soline , ou à participer à l’appel du peuple de l’eau « 100 jours pour les sécher » que nous avons récemment relayé.

      Nous appelons enfin à maintenir tous les élans de solidarité qui s’avéreraient nécessaires avec les personnes mises en causes dans le désarmement de l’usine Lafarge à Marseille, avec tout.es celles et ceux qui subissent de plein fouet à Rennes, à Toulouse, à Paris, à Dijon et ailleurs les vagues de répression et de surveillance des militant.es que le gouvernement déchaîne actuellement pour mater le mouvement social et écologique.

      Nous sommes et resterons avec vous les Soulèvements de la terre !

      Pour rappel en ces temps où des industriels, ministres et représentants de la FNSEA étalent sans honte leurs mensonges dans les médias et prétendent se soucier d’écologie, notre débunkage de l’opération d’enfumage après les actions de dimanche dernier en Loire-Atlantique est à lire ici.

      Nous vous conseillons également la lecture de ce texte de paysans ayant porté ces actions qui n’ont rien d’un bataille ecolo vs agriculteurs, mais d’un front commun pour une agriculture qui cesse de détruire le vivant
       »-Nous le redisons aujourd’hui, nous sommes un vaste mouvement, pas un « groupuscule » ni une « nébuleuse d’activistes ». Nous ne sommes pas une association ni une organisation avec de quelconques « dirigeants », mais une constellation de coordinations, d’assemblées et de coalitions qui construisent des actions de terrain au plus près des luttes locales. Nous contestons le fondement juridique comme matériel de cette dissolution et nous engagerons un recours contre cette mesure liberticide si elle était prononcée.  »-

      • #11579 Répondre
        Sarah G
        Invité

        Merci à Jean-Pierre pour ce texte et les infos.
        Je vous signale l’appel d’une Zone à défendre en Maine et Loire, à Saint Sylvain d’Anjou, pour stopper le projet de Méga Zone d’activité de la Nouvelle Océane.
        Rejoignez l’appel des Soulèvements du 49.
        Il y aura une ManiFiestAction le dimanche 2 juillet 2023 de 17 h à 22h, marche et pique-nique festif à Saint Sylvain d’Anjou.
        125 hectares de terre, zones naturelles et humides, des hameaux vont être sacrifiés, des zones fragiles, avec de la biodiversité importante.
        MOBILISATION GÉNÉRALE !!!

        • #11580 Répondre
          Sarah G
          Invité

          Pour toutes les informations plus précises, je vous informerais.

        • #11584 Répondre
          Graindorge
          Invité

          Bravo!!!

    • #11603 Répondre
      Claire N
      Invité

      Je tente de vous soumettre une idée ( peu être un peu fumeuse ), plutôt que demander la grève ; réaliser des opérations de libération des salariés
      – étape 1 : on réunit une caisse de « grève « 
      – étape 2: on cible une entreprise maltraitante ( Mac do au hasard)
      – étape 3 : on file la tune aux employés et on bloque leur lieu de travail
      Façon Guerilla

      • #11610 Répondre
        Sarah G
        Invité

        Oui j’aime bien cette idée qui peut être couplé à la grève dans les secteurs stratégiques là où les syndicats sont un peu plus fort

    • #11685 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Hier, essayé sans succès un copier/ coller d’une excellente vidéo sur YouTube en Maurienne. La montagne se soulève contre le Lyon-Turin. https://you.be/A6j8unxb0xs

    • #11686 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Mais juste en allant sur YouTube et en écrivant 17 juin en Maurienne etc, on tombe dessus

      • #11689 Répondre
        Sarah G
        Invité

        Merci pour cette recommandation vidéo YouTube.
        Vais aller voir ça

        • #11914 Répondre
          Carpentier
          Invité

          On sait si le JB y est allé? Et, accessoirement, s’il en revient content?
          12h de voiture – si je calcule bien c’était l’aller-retour – ça se raconte: JB, si tu écoutes ici 👋

          • #11924 Répondre
            Julien Barthe
            Invité

            Oui JB y est allé. Mais comme il y avait probablement là-bas d’autres sitistes (clin d’œil appuyé), il aurait préféré qu’ils en fassent le récit ; je crois qu’ il a peur de se répéter et d’écrire un guide touristique de l’émeute.
            « T’as vu JB, il a mis trois matraques virgule cinq à la Maurienne, on regrette vachement de pas y être allé ! »

            • #11925 Répondre
              lison
              Invité

              et faudra pas oublier de parler de ce que tu as mangé, c’est important dans un guide touristique.
              2 merguez virgule 5 ou 4 pastèques virgule 5 ? Sans oublier le nutriscore.
              Je veux bien un petit récit aussi.
              Et je ne sais pas si tu as vu cette information passée , je la replace ici :

              18 – 27 août – Le convoi de l’eau : Sainte-Soline > Orléans > Paris

            • #11926 Répondre
              Carpentier
              Invité

              Comme dit par ailleurs et je ne sais plus trop où, il se trouve que j’ai un crush avec ce coin depuis 1998.
              Donc ton appréciation 3 matraques et demi, je n’y prêterai pas vraiment attention – bien que je sois contente pour toi- allez, merde JB, raconte 🤓
              On s’en fout des scrogneugneus.es.
              ps: le p’tit gars qu’a fait le film La montagne a bien survécu aux critiques ‘ paysages de cartes postales’ 😉
              Enfin, je crois 🥹

              • #11927 Répondre
                Carpentier
                Invité

                bon, Lison vient de m’écraser la gueule vilain.
                mais c’est pour la bonne cause: JB, doux bibendum de chantier autonome, on attend 👊

                • #11940 Répondre
                  Dr Xavier
                  Invité

                  Patience.

                  • #11942 Répondre
                    Carpentier
                    Invité

                    T’as raison, vais travailler ça 🤔

                  • #11943 Répondre
                    Sarah G
                    Invité

                    Carpentier, il y a une surprise pour toi dans le topic Intégral, tu vas avoir de la lecture, cela concerne un certain Blaise.
                    Bises et bonne journée à toi

                    • #11945 Répondre
                      Carpentier
                      Invité

                      🤗 oui, j’ai vu, je t’ai bisé de remerciements après ton 1er ou 2e envoi je crois 🤗
                      J’aurais pu patienter mais,
                      😉👌
                      Merci, jésus.

                      • #11947 Répondre
                        Julien Barthe
                        Invité

                        Carpentier,
                        au passage : il n’y a aucune raison de se filer des surnoms comme « doux bibendum ». Tu peux m’appeler Julien, ce sera très bien.

                      • #11948 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        C’était pour le guide Michelin.
                        Comprends rien.

                      • #11949 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        guide touristique tout ça, blague ratée, 1 de plus 😂

                      • #11952 Répondre
                        Julien Barthe
                        Invité

                        Pour le coup, je n’avais pas compris. Comme je me sens con, tu vas devoir m’appeler Monsieur Barthe.

                      • #11951 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        Julien, j’ai bien pigé que je ne suis pas ta tasse de thé, ou ton bol comme chante les Zabs, au passage, mais il se trouve que c’est vraiment pas grave.
                        Bonne journée.

                      • #11953 Répondre
                        Julien Barthe
                        Invité

                        Je n’ai rien contre toi, Carpentier.

                      • #11954 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        Effectivement, même à l’instant dans la 5 , je n’ai rien senti.

                      • #11958 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        En revanche, une fois notre correspondance effectuée, cru percevoir quelque chose, Monsieur Barthe, durant nos stations communes de la ligne 9.
                        La chaleur sans nul doute.

    • #11884 Répondre
      Léo!
      Invité

      salut la compagnie,
      à la suite de la mobilisation contre les carrières de sable près de Nantes on a écrit une tribune avec les copain.es paysan.es maraîcher.es. L’idée était de contrer la com’ des agro-industriels visés par les actions de désarmement en ne les laissant pas usurper ce beau nom de maraîcher. Not in our name en quelques sortes. Il y a bel et bien deux modèles d’agricultures en opposition frontale :
      https://reporterre.net/Notre-sarrasin-vaut-mieux-que-vos-salades-du-futur

      • #11885 Répondre
        Léo!
        Invité

        Pour des éléments plus factuels sur les forfaits du maraichage indus’ qui se déploie dans notre coin :
        https://lessoulevementsdelaterre.org/blog/debunkage-pourquoi-viser-lagro-industrie-nantaise-precisions-sur-les-actions-menees-et-reponse-a-olivier-veran

        • #11887 Répondre
          Ostros
          Invité

          J’ajoute ce tweet de l’hydrologue Haziza Emma :
          « Les humains ont donc réussi à prelever suffisamment d’eau souterraine pour modifier l’inclinaison de la Terre.
          On savait déjà que la gravité terrestre avait évolué partout où le surpompage s’était accéléré mais le phénomène est d’une telle ampleur qu’il est le responsable de la dérivation jusque-là inexpliquée des pôles de rotation terrestre et d’une partie de la surélévation des océans.
          Continuons la fast fashion, l’agriculture intensive irriguée et la production mondiale de nos produits superflus en pillant les eaux souterraines et la terre finira par arrêter de tourner. »
          .
          Faisant suite à la découverte des terribles conséquences du pompage massif des eaux souterraines.
          .
          https://fr.news.yahoo.com/consequences-inquietantes-pompage-massif-eaux-souterraines-155314419.html
          .
          « Jusqu’à présent, l’élévation du niveau des mers et océans était attribuée uniquement à la fonte des glaciers, qui libèrent de l’eau douce dans la mer, ainsi qu’à la baisse de la densité de l’eau à cause de la chaleur qui la dilate. Désormais, une seconde cause, également liée au réchauffement climatique, explique la hausse du niveau des mers et océans : le pompage de l’eau dans les sous-sol, pour faire face à la sécheresse dans certains régions. »

          • #11895 Répondre
            Graindorge
            Invité

            Merci Ostros
            Eh bé! On y est, quoi! À nous de décider maintenant quel consomm’acteur on veut être. Quand on croit avoir le temps pour arrêter ci ou ça et qu’on nous dit que va falloir peut-être être courageux et éliminer plus vite que prévu le superflu de nos vies. Un peu comme quand le docteur te donne la mauvaise nouvelle  » il vous reste 3 mois à vivre. Qu’est-ce que je peux faire docteur?
            Allez habiter chez votre belle-mère. Et ça va me guérir? Non mais ça vous paraîtra très long…
            Pardon pour la blague. Rien à voir.
            Sérieusement, je vais mettre un écriteau sur mon frigo: Vis simplement pour que d’autres puissent simplement vivre. Je vis déjà archi simplement mais je vais trouver à virer, à réduire etc…

        • #11893 Répondre
          Claire N
          Invité

          Merci , impressionnant la qualité de la documentation

          • #11894 Répondre
            Claire N
            Invité

            Et merci Ostros pour la mise en lien que j’ignorais

      • #11891 Répondre
        Graindorge
        Invité

        Un grand merci Léo pour toutes ces infos!
        « l y a même des rhinocéros qui se cachent dans nos vieux tas de paille. » C’est quoi ces rhinocéros svp?
        Pour le reste je note Boycott du muguet. Et hop! Faudra que les gens se trouvent d’autres porte-bonheurs à la noix. Un petit brin de persil bio pour le 1er mai! On devrait aussi boycotter toutes les fleurs chimiques. « Dites-le avec des légumes! Biologiques c’est meilleur!
        Ici, à Ténérife on utilise les semences biologiques et biodynamiques de Agrosemens et de Germinance. Excellente qualité!

        • #11908 Répondre
          Léo!
          Invité

          Merci de nous avoir lu. Les rhinocéros, c’est des animaux avec des cornes sur le bout de la tête.

          • #11923 Répondre
            Graindorge
            Invité

            J’imagine toujours pas des rhinocéros dans vos vieux tas de paille mais pas grave. Ya plus important à comprendre et à faire! Bonne continuation à tous les soulèvements!

    • #11962 Répondre
      Dr Xavier
      Invité

      Je vais tenter un récit que j’espère court, c’est la pression, je n’ai pas la plume de JB.
      .
      En Maurienne s’épanouissent les Gazelles.
      .
      Vendredi, minuit et demi, après un énième désistement de dernière minute de covoitureurs pour le trajet, je me dis que l’affaire s’engage bien mal pour le lendemain. Je reposte à nouveau mon trajet comme une bouteille à la mer, me demandant bien qui serait encore debout pour se manifester. Mauvaise langue, en 30 minutes trois noctambules se manifestent, ça redonne du baume au cœur. Il est temps d’aller se coucher pour prendre des forces.
       
      .
      Départ en matinée, je suis rejoint par A., B. et C. A. a vu mon message hier soir, et s’est précipité pour prendre un premier train à l’aube et traverser toute la France. B. est un jeune homme timide, doux, presque pâle. C. un taciturne sur la réserve, il n’est pas porté sur la discussion, il sera autonome jusque dans la voiture. A. m’apprendra être un cadre qui a défroqué, école de commerce, carrière internationale, puis volontariat, puis peut-être maraîchage dans un futur proche. Je leur demande s’ils veulent qu’on reste ensemble mais ils préfèreront vaquer chacun de leur côté. 
      .
      Arrivée au camp, ambiance de festival, des chapiteaux sont dressées avec différentes fonctions : cantines, point info, buvette, ravitaillement, je navigue à vue et je suis impressionné par les capacités d’organisation, le lieu du camp ayant finalement été décidé à la toute dernière minute. On apprendra plus tard que l’organisation a fait face à une guérilla juridique, ce qui explique que le lieu du camp soit un peu au milieu de nulle part, à 50 km du chantier.
       
      .
      Heureusement je ne reste pas seul très longtemps, JB ayant eu la sollicitude de m’inviter à le rejoindre, ainsi que ses ami.e.s de manifestation. (gratitude à ce Forum qui a permis cette rencontre, François devrait considérer le lancement d’un tinder de manifestant.e.s. il se ferait un max d’oseille) L’accueil est chaleureux et fraternel, je fais un tour de corvée d’épluchures de patates, puis nous rompons le pain. J’entends au loin des élus prendre la parole en assemblée, dont Mathilde Panot dont on reconnaît la gouaille caractéristique. Je suis reconnaissant à JB et ses ami.es, iels seront mon J&B pour la journée : avec elleux tout sera plus facile et on se sentira moins seul.
      .
      Le soleil se met à taper dur, on n’a pas de consignes bien claires, le cortège se forme sur une petite route départementale bordant le camp, et nous partons finalement rejoindre une nationale qui elle-même longe une autoroute séparée par une rivière. Après 2 km de marche, nous arrivons à un pont routier, bordé de deux voix d’accès à droite et à gauche comme deux bras tendus vers nous, et la nationale passant en son milieu. Les cars de gendarme sont présents sur le pont, à droite, au-dessus de la rivière. Le cortège s’arrête.
       
      .
      Nous patientons, longtemps. On ne sait pas trop ce qu’il se passe, on croit comprendre que des élus tentent de négocier un itinéraire. La situation paraît absurde : nous sommes au milieu de nulle part, on pourrait marcher comme ça encore des kilomètres sans même rencontrer un patelin, quel besoin de nous faire cuire ainsi au soleil ? Les esprits s’échauffent, un Algeco de chantier se trouve en bordure de la nationale, des manifestants sautillent et se mettent à le démonter et à ordonner méthodiquement toutes les planches le long du rail ferré de la route. Et la rue elle est à qui ? Elle est à nous ! chantent des manifestants. Des cars entiers de CRS passent sur l’autoroute sur notre droite, donnant le sentiment qu’on va se faire nasser par derrière. Cette pensée me donne la pétoche mais je reste coi.
       
      .
      Un message se propage, itinéraire validé ! Lequel ? On ne sait pas, on se remet en branle, on monte la voie d’accès sur la gauche, je vois des manifestants qui montent sur celle de droite, première lacrymos, jets d’œufs et de pierre en retour, la situation se tend à une vitesse inimaginable, c’est incompréhensible, les gendarmes pouvaient reculer d’une centaine de mètres, pourquoi cette pathétique démonstration de force ?
      .
      Entouré par JB et une amie on se retrouve trop près de la première ligne, trop enserrés sur cette voie d’accès. Nouvelle pluie de lacrymos, et détonation. Grenade de désencerclement. Je dirais cinq mètres devant nous. On lit parfois que c’est une arme de guerre, je confirme, ça tétanise, les tympans sont vrillés, le reflux est immédiat mais ordonné, je sens que les corps autour de moi ont l’habitude : pas de mouvement de foule, pas à pas, main tendues sur les épaules des autres. Je fais marche arrière, un homme se presse devant moi, il geint, je crois qu’il fait un malaise. Je hurle, j’ai peur, s’il tombe on peut lui marcher dessus. « Malaise ! Sur le côté ! Laissez passer ! » Des mains amies frayent un passage, il s’affale sur la rambarde bétonée, j’ai mal gémit-il, dans un accent italien. Je regarde son pied. Horreur, un projectile a transpercé sa chaussure en cuir, du sang coule, il a des os du pied cassés c’est sûr. Des médics le prennent en charge, d’autres volontaires le descendent pour rejoindre des urgentistes. 
      .
      L’offensive ne faiblit pas, les lacrymos continuent à l’avant, une grenade s’élance au dessus de nous, elle planne telle une torpille, je devrais crier mais je reste figé. Elle éclate en plein vol et laisse tomber une pluie de lacrymos derrière nous, tout le monde recule à nouveau.
      .
      Ensuite c’est l’accalmie pour notre groupe, nous redescendons de la voie d’accès, d’autres corps bien plus aguerris et volontaires poursuivent la poussée, mais le coeur n’y est plus. Pousser pour quoi ? Les planches Algeco servent à constituer un semblant de barricade symbolique. On verra un tir tendu et gratuit de lacrymos sur des manifestants en train de monter ces barricades de fortune.  
      .
      La situation est gelée, mais les corps téméraires n’abdiquent pas : lassés de ne pas voir d’évolution, des manifestants se mettent en tête de traverser la rivière large de vingt mètres, mais peu profonde, pour rejoindre l’autoroute. Iels se donnent la main dans une longue chaîne humaine pour ne pas se faire emporter, parviennent en face, remontent la pente. Joie du cortège resté sur la nationale, iels dansent sur l’autoroute, le trafic doit être arrêté. Rejoignez-nous ! clament-ils. Je le veux, mais c’est au-dessus de mes forces, en face nous serions tellement vulnérables. De toutes façons les CRS arrivent pour les en déloger et les repousser dans la rivière, à coups de lacrymos, encore.
      .
      Le cortège rebrousse chemin, je suis abattu et amer, des participants à Sainte-Soline se réjouissent de ne pas avoir vu le même déferlement de violence aujourd’hui, je maugrée intérieurement que c’est encore abaisser nos seuils de tolérance, il n’y avait aucune justification à se faire repousser de la sorte. Au contraire, la police aurait très bien pu nous laisser nous épuiser sur encore 20 km avant que, lassés, nous fassions demi-tour, sans heurs et sans blessés.
      .
      Peu avant le retour au camp, nous arrivons près d’un immense bassin, une scène géniale se déroule : les corps se déshabillent et se jettent dans l’eau vasouilleuse, des chants s’improvisent, on est là, on est là, même si Macron ne veut pas nous on est là, scandés par des frappes éclaboussées. Et la piscine elle est à qui ? Elle est à nous ! Rigolades.
      .
      Hélas je dois vous quitter le soir même cher.e.s amis de manifestation, je ne participerai pas aux veillées et aux discussions nocturnes sous les étoiles, c’était trop court, je dois repartir, à une prochaine, je penserai à vous. Sur le retour je prendrai deux auto-stoppeuses. L’une d’entre elle est une aguerrie de longe date : Sainte-Soline, et puis avant ça Notre-Dame-des-Landes et l’expulsion de 2018. Si tu me lis, je n’aurais pas eu le temps de te dire que c’était un honneur de covoiturer une Zadiste.

      • #11963 Répondre
        Sarah G
        Invité

        Merci pour ton récit Dr Xavier.
        Et Tinder des sitistes et manifestants.tes , oui très bonne idée

      • #11968 Répondre
        Juliette B
        Invité

        Merci Xavier

      • #11976 Répondre
        Graindorge
        Invité

        Il est super votre récit Dr Xavier! Vrai de vrai! Beau témoignage!

      • #11992 Répondre
        Alain m.
        Invité

        Merci Dr Xavier pour ton texte.
        J’ai vu sur les réseaux, la vidéo de la baignade. Réjouissant !

      • #12000 Répondre
        Claire N
        Invité

        Merci D Xavier

      • #12002 Répondre
        Carpentier
        Invité

        .. taciturne sur la réserve, il n’est pas porté sur la discussion, il sera autonome jusque dans la voiture. … (rires)
        .. nous arrivons à un pont routier, bordé de deux voix d’accès à droite et à gauche comme deux bras tendus vers nous, et la nationale passant en son milieu. (perte de repères passagère, conviction à distance en cours de reboostage )
        .. les corps se déshabillent et se jettent dans l’eau vasouilleuse, des chants s’improvisent, on est là, on est là, même si Macron ne veut pas nous on est là … (joyeuse fraternité envieuse)

        Merci pour cet intégral en exclu et accès libre.

      • #12005 Répondre
        Malice
        Invité

        Merci pour ce récit qui me rappelle mon expérience gilet jaune
        (Sauf que pour moi ça n’a jamais fini avec des auto-stoppeurs comme dans un boulard!)

    • #11974 Répondre
      Sarah G
      Invité
    • #11990 Répondre
      Graindorge
      Invité
    • #12012 Répondre
      Carpentier
      Invité
    • #12013 Répondre
      Carpentier
      Invité
      • #12025 Répondre
        Graindorge
        Invité

        « CASSER LE THERMOMÈTRE PLUTÔT QUE DE S’INQUIÉTER DE LA TEMPÉRATURE »

        • #12073 Répondre
          Carpentier
          Invité

          Et on arrête ses conneries les éco-anxieux.ses et on prend sa petite pillule, allez, du calme, Madame.

      • #12072 Répondre
        Carpentier
        Invité

        😂 https://www.nouvelobs.com/ecologie/20230622.OBS74824/soulevements-de-la-terre-peut-on-dissoudre-100-000-personnes.html
        Le gouvernement actuel souffrirait-il du ‘ syndrome de toute puissance’? Crois bien avoir entendu dire ce truc, en pensant le développement de l’enfant
        Il me semble que c’est aussi ‘ l’âge du non ‘ donc vers 2 – 3 ans 😂 et bien voilà: à 2 – 3 ans, tu es sûr de pouvoir dissoudre 100 000 personnes, benh quoi?
        Et on voit pas l’probleme.

    • #12306 Répondre
      Julien Barthe
      Invité
    • #12354 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      David Snug, outre que drole, est aussi un des plus fins analystes de la situation.
      Il m’a demandé d’écrire la postface de son prochain et je suis très fier.

    • #12356 Répondre
      Sarah G
      Invité

      Très juste l’analyse de David Snug, j’aime beaucoup aussi les dessins d’Allan Barte qui sont drôles et toujours très juste également.

    • #12358 Répondre
      Julien Barthe
      Invité
    • #12419 Répondre
      Graindorge
      Invité

      À Barcelone, concentration de support aux Soulèvements de la terre demain

    • #12420 Répondre
      Graindorge
      Invité
    • #12421 Répondre
      Graindorge
      Invité
    • #12423 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Motion d’actualité du Conseil fédéral de juin 2023


      Motion d’actualité du Conseil fédéral de juin 2023
      Ce communiqué a été publié le 25/06/2023
      Face aux attaques du gouvernement, renforcer le syndicalisme de lutte

    • #12441 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Et puis, un petit témoignage de comment on maltraite les gens ici comme ailleurs. J’ai passé une heure au téléphone avec Marta. ( j’ai changé le nom) Marta est secrétaire. Était. Elle a été viré. 2 semaines de préavis dont une semaine de vacances. Bonjour les vacances. Elle vit seule avec sa fille de 16 ans. Elle touchera pendant 6 mois, 70% d’indemnisations du chômage, puis 50% pendant 18 mois puis…une aide quelconque. Licenciement économique. Ils ne gagnent pas assez d’argent. En plus de leur entreprise, ils touchent une dizaine de loyers mensuels chers de différents locaux.
      Elle s’occupait de presque tout, Marta: les fournisseurs, les clients, les réclamations, les factures, les coups de fils, les livraisons aussi dans toute l’île du Sud au Nord quand il fallait remplacer C. ou J.F au pied levé. Lorsqu’elle a eu une capsulitis, même le médecin voulait lui faire un arrêt-maladie. Et ici, c’est vraiment au compte-gouttes les arrêts. Mais comme elle souffrait beaucoup. Surtout pas docteur. La peur de perdre son travail. Alors elle a payé de sa poche la résonance, les médocs, le kiné et jamais au grand jamais, ils n’ont proposé de régler ne serait-ce qu’une séance au nom de ses bons et loyaux services. Nada. Marta est une très belle femme de 50 ans. Belle, intelligente,pro, sympa. On compte plus nos fous-rires. Et ce soir, l’entendre pleurer…  » pas un seul jour je n’ai manqué. ¡Ni uno! Je n’ai même pas réclamé l’augmentation de 50€/ mois décrété en janvier ( elle gagne 900€ pour 40h/s) c’était comme une famille… » ( ça marche bien le coup de la famille pour te demander de rester « un poco » más. De passer à la Poste et autres petits services) Et là elle implore la lettre de recommandation de ces salauds. Tu n’as rien à leur implorer, tu vas exiger rétroactivement l’augmentation, non, tu ne vas pas leur faire la faveur de te régler tes indemnités de licenciement  » poco a poco » Pas question. Tu n’as aucune faveur à leur faire. Sinon, c’est les tribunaux. Ça, ils en ont peur des tribunaux.
      On a quand même trouvé à rire. Sinon c’est trop dur.

    • #12450 Répondre
      Claire N
      Invité

      Merci Graindorge pour l’amitié de cette histoire
      Je pense que ce que tu lui a dit est judicieux
      Courage à elle

      • #12468 Répondre
        Graindorge
        Invité

        Oui. Merci Claire. Courage. Là elle s’offre le luxe de vider une où 2 boîtes de mouchoirs encore 1 jour ou 2 car c’est les vacances. Et puis courage. Plein de courage! C’est pas ce qui manque.

    • #12492 Répondre
      Carpentier
      Invité
      • #12514 Répondre
        Graindorge
        Invité

        Et c’est pas la première fois. Les policiers ont-ils le feu vert de la hiérarchie? Assassinat d’un gamin de 17 ans. Si le policier avait reçu l’ordre de ne tirer qu’en cas de légitime défense et sur les parties non vitales du corps, Naël ne serait pas mort.
        On aurait donc de dangereux assassins et criminels aux manettes? Et récidivistes? C’est qui la prochaîne victime? Arrêtons les. Ils sont fous. Darmanin donne des ordres de tuer? D’écraser des testicules, des jambes, de taper! Chacun.e devrait aller porter plainte pour abus de pouvoir, violences, donner la mort AVEC l’intention de la donner. En plus des manifs des soulèvements un peu partout et de plus en plus. C’est un avocat espagnol qui m’avait dit que les individus sous-estiment leur pouvoir. Les plaintes INDIVIDUELLES sont très importantes. Si vous avez des amis, des connaissances avocat.es, juges, etc. Contactez-les. Portons plainte! Un + un + un + un + un! .Oui. c’est chiant. Ça prend un peu de temps. Et il fait chaud et…et…et… Portons plainte.

    • #12494 Répondre
      Dr Xavier
      Invité

      Je pose ça là, vu sur le canal CND, le lieu et l’heure sont confirmés sur plusieurs autres sites (Reporterre), je n’ai pas de confirmation sur le reste du texte.
      ⏚⏚⏚⏚⏚⏚⏚⏚⏚⏚
      Mercredi 28 juin à 19H, Place de la République à Paris…nous serons toutes et tous les Soulèvements !
      .
      Grand rassemblement de soutien appelé, déclaré et rejoint par de nombreuses organisations et personnalités. Faites passer le message partout, de la façon qui vous convient, et soyons multiples !
      .
      Premières orgas signataires : CGT Paris, Solidaires, ATTAC, EELV, NPA, BNM, Amnesty Internation, LDH, Naturalistes des Terres, Confédération Paysanne, Alternatiba, Amis de la Terre, XR, Dernière Rénovation…
      .
      Personnalités : Assa Traoré, Françoise Verges, Fatima Ouassak, Frédéric Lordon, Edwy Plenel…
      .
      Les Ami-es des Soulèvements

      • #12497 Répondre
        Carpentier
        Invité

        benh c’est passé 🤪

        • #12498 Répondre
          Carpentier
          Invité

          Ah benh non, c’est ce soir, benh j’y serai 🤘

    • #12499 Répondre
      Carpentier
      Invité

      Je serai drapée avec quelque chose à la main que je tiendrai à bout de bras – si jamais

    • #12692 Répondre
      Alain m.
      Invité

      Pour les provinciaux. Demain 30 juin
      https://photos.app.goo.gl/BzdFzmgj1VNEimBh9

      • #12710 Répondre
        Carpentier
        Invité

        Et à Paris, place de l’hôtel de ville.

        • #12716 Répondre
          Sarah G
          Invité

          Et à Angers, 20 h devant l’hôtel de ville

          • #12780 Répondre
            charivari
            Invité

            Et oui, ce sera ma première manif contre le racisme.

    • #12693 Répondre
      K. comme mon Code
      Invité

      J’avais posté le lien du texte de Tobi Haslett « Magic Actions » en anglais, alors qu’il y avait une traduction entière disponible en ligne. Je corrige ça. Il revient sur les émeutes de 2020 aux États-Unis.

      « Mais même derrière les initiatives politiques les plus brillantes se cache la conscience qu’un monde sans police ni prison ne peut résulter que d’une critique et une transformation impitoyables de chaque segment de la totalité sociale. Il s’agit d’un projet révolutionnaire. « L’abolition », déclare Gilmore, « demande que nous changions une chose : tout ». C’est cette position, qui considère les luttes de race et de classe comme historiquement et stratégiquement imbriquées, qui a suscité et ranimé des débats dans et au-delà de la gauche. Les Panthers étaient des socialistes armés ; Davis était une militante des années 1960 qui a été candidate à la vice-présidence des Etats-Unis pour le Parti Communiste, à deux reprises. Et dans Golden Gulag, l’étude géographique de Gilmore sur l’expansion des prisons californiennes – sa thèse est largement inspirée de la théorie marxienne du « surplus », elle intitule ses Dix thèses sur l’abolition d’après le célèbre pamphlet de Lénine : « Que faire ? ». D’une certaine manière, c’est le mouvement qui progresse aux Etats-Unis d’Amérique. Aux victoires éparses remportées par les abolitionnistes à la fin de l’année dernière – affaiblissement des syndicats de police, rupture de plusieurs contrats entre les forces de l’ordre et les universités et les écoles publiques, réduction (symbolique) des budgets de la police dans une poignée de grandes villes – on pourrait ajouter une victoire idéologique : le radicalisme noir s’est de nouveau frayé un chemin vers la scène politique dominante.

      _

      Naturellement, les appels à définancer la police ont consterné certains sympathisants auto-proclamés des manifestations ; des pontes Démocrates affirment maintenant que le slogan leur a nui lors des élections locales. Et les spécialistes du bon sens se sont jetés dans la mêlée, citant des problèmes que seule une large force de combat municipale, armée, fièrement ingouvernable et généreusement subventionnée peut résoudre. Que les forces de police américaines soient loin d’être compétentes (le taux d’élucidation des affaires de meurtre dans le pays est abyssal) ne semble pas avoir d’importance. En fait, un meurtre sur treize est commis par la police : pour les meurtres dont l’assassin n’a pas été identifié, la proportion d’est d’un sur trois. Et il n’y a aucun espèce d’intérêt pour les racines sociales du « crime ». Les sceptiques ont bien sûr raison de souligner l’incidence élevée des meurtres et des agressions, mais peu d’efforts sont faits pour les prévenir, ou même pour expliquer pourquoi ces crimes sont si courants aux États-Unis. »

      Magic Actions – A propos du mouvement Black Lives Matter

      • #12718 Répondre
        Bronsky
        Invité

        Très long mais Passionnant. Exemple à suivre notamment sur un truc : commencer a mettre sérieusement sur la table la question de la police, mais pour de vrai.

        • #12771 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          Cela fait des décennies voire des siècles que les anarchistes et autres radicaux mettent la question de la police sur la table pour-de-vrai
          Et encore récemment: https://lafabrique.fr/que-fait-la-police/#:~:text=Peut%2Don%20pour%20autant%20se,d’un%20monde%20sans%20police.

          • #12790 Répondre
            charivari
            Invité

            Tu vas aller à la manif demain François ?

          • #12797 Répondre
            Bronsky
            Invité

            merci de cet indispensable rappel mais je voulais dire evidemment porter ce débat à une échelle d’audience supérieure. L’article mentionne un débat sur l’abolition de la police dans le NY times, ce qui était impensable avant. Ce genre de choses quoi.

            • #12804 Répondre
              Jean Monnaie
              Invité

              Lordon propose le retour de la Garde nationale inspiré de la Commune. Pour une raison que j’ignore (ou pas), il propose quelque chose qui était un véritable fiasco. La Garde nationale de la Commune de Paris était organisée de manière décentralisée, avec une structure basée sur les quartiers et les arrondissements de la ville. Chaque quartier avait son propre bataillon de la Garde nationale, dirigé par des officiers élus par les membres. Les décisions étaient prises collectivement lors d’assemblées et de réunions. Cependant, comme c’est souvent le cas avec les belles idées, elles sont toujours séduisantes sur le papier, mais rarement dans le monde réel. Au cours de la Commune de Paris, la Garde nationale a dû faire face à des difficultés liées à son autonomie et à ses élections internes. Les divergences politiques ont semé des tensions et des rivalités entre factions, rendant la coordination complexe. Par ailleurs, les modalités variées des votes et les influences politiques ont nourri des conflits au sein même de la Garde nationale. Je ne parlerai pas, évidemment, des nombreuses désertions de ces braves soldats qui préféraient se saouler plutôt que de subir d’interminables bavardages pour savoir si le bataillon devait tourner à droite ou à gauche. Après le nouveau fiasco du désarmement de la police aux États-Unis suite au mouvement BLM, je n’ai aucun doute que la prochaine fois sera la bonne.

              • #12823 Répondre
                Jean Monnaie
                Invité

                J’ai regardé rapidement la vidéo de Paul Rocher — Que fait la police? Et comment s’en passer.

                2 affirmations:

                A) La police n’est pas dissuasive.

                Je me suis demandé par quel miracle, s’il y a 2 policiers dans la rue, une personne allait agresser mamie.

                Et non, en fait, aucun miracle.

                La police est bien dissuasive selon une méta-analyse:

                « Pour prévenir les accidents mortels, les autorités policières du monde entier ont mis en œuvre divers programmes répressifs dont le but est de dissuader les conduites automobiles déviantes, conduites qui augmentent significativement les risques d’accidents graves. Cette étude adopte une approche méta-analytique et dresse une synthèse de l’impact produit par ces interventions policières dites musclées. Il apparaît que l’ensemble des interventions, qu’il s’agisse des barrages de sobriété, des tests d’alcoolémie aléatoires et des déploiements de radars automatisés et de caméras de feux de circulation, entraîne une diminution moyenne variant entre 20 et 25% des accidents routiers ciblés. »

                Peine de mort, même logique.
                Yang et Lester ont mené une méta-analyse en 2008 sur 95 études, principalement aux États-Unis. Sur ces 95 études, 60 montrent un effet dissuasif de la peine de mort, 35 au contraire une augmentation des homicides, c’est-à-dire un effet pervers, une « brutalisation ».

                B)13 mn baisse de la délinquance par habitant depuis 30 ans – cela ne veut rien dire, tout dépend de quelle délinquance on parle.La délinquance baisse depuis 30 ans si tu mélanges les pommes et les poires.

                Les coups et blessures ainsi que les violences sexuelles ont explosé en 10 ans.

                https://fr.wikipedia.org/wiki/Taux_de_criminalit%C3%A9_en_France

                On est dans le cherry-picking à fond la caisse, mais bon.

                C’est mon dernier message, je vous souhaite de bonnes vacances.

            • #12835 Répondre
              François Bégaudeau
              Maître des clés

              Ok je vois
              Mais je doute qu’une critique structurelle de la police puisse émaner de ceux là même qu’elle sert.

              • #12836 Répondre
                François Bégaudeau
                Maître des clés

                réponse à Bronsky (beat?)

              • #12838 Répondre
                charivari
                Invité

                La non réponse est réponse.
                Merci et bonne journée

                • #12851 Répondre
                  Bronsky
                  Invité

                  non pas Beat mais j’aurai dû anticiper cette confusion
                  On peut imaginer que c’est le rapport de force qui posera la débat au centre, pas les médias dans leur bonne volonté.
                  En tout cas je commencerai par jeter un œil à ce bouquin là

    • #12719 Répondre
      Graindorge
      Invité
      • #12729 Répondre
        Sarah G
        Invité

        Signé et partagé.
        Justice pour Nahel

    • #12936 Répondre
      Alain m.
      Invité

      À Angers pour la manifestation devant l’hôtel de ville, vite dispersée par les lacrymos car nous bouchions les voies (attroupement interdit selon la police). Du coup le crédit mutuel sur la place a légèrement dérouillé. Dans la dispersion j’ai suivi un groupe d’une centaine de personnes (majoritairement jeunes) en direction du centre ville. Au passage à proximité de l’ancien fief de l’Alvarium (groupe identitaire dissous en 2021 mais de nouveau actif) une partie du groupe a commencé à descendre vers leur local d’où est sorti une dizaine de personnes armés de bâtons et une gazeuse, charge des fachos et bref échange de coups assez violents puis dispersion suite à l’arrivée de CRS qui ont gazés l’endroit. Jeu du chat et la souris avec les forces de l’ordre pendant 1/2 heure environ puis groupe de plus en plus effiloché donc retour à la casbah.

    • #12955 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      Encore une nuit où la lucidité politique de tous s’est affinée

    • #13033 Répondre
      Alain m.
      Invité

      La révolte de Los Angeles est une révolte contre la marchandise, contre le monde de la marchandise et du travailleur-consommateur hiérarchiquement soumis aux mesures de la marchandise. Les Noirs de Los Angeles, comme les bandes de jeunes délinquants de tous les pays avancés, mais plus radicalement parce qu’à l’échelle d’une classe globalement sans avenir, d’une partie du prolétariat qui ne peut croire à des chances notables de promotion et d’intégration, prennent au mot la propagande du capitalisme moderne, sa publicité de l’abondance. Ils veulent tout de suite tous les objets montrés et abstraitement disponibles, parce qu’ils veulent en faire usage. De ce fait ils en récusent la valeur d’échange, la réalité marchande qui en est le moule, la motivation et la fin dernière, et qui a tout sélectionné. Par le vol et le cadeau, ils retrouvent un usage qui, aussitôt, dément la rationalité oppressive de la marchandise, qui fait apparaître ses relations et sa fabrication même comme arbitraires et non-nécessaires. Le pillage du quartier de watts manifestait la réalisation la plus sommaire du principe bâtard «à chacun selon ses faux besoins », les besoins déterminés et produits par le système économique que le pillage précisément rejette. Mais du fait que cette abondance est prise au mot, rejointe dans l’immédiat, et non plus indéfiniment poursuivie dans la course du travail aliéné et de l’augmentation l’augmentation des besoins sociaux différés, les vrais désirs s’expriment déjà dans la fête, dans l’affirmation ludique, dans le potlatch de destruction. L’homme qui détruit les marchandises montre sa supériorité humaine sur les marchandises. Il ne restera pas prisonnier des formes arbitraires qu’à revêtues l’image de son besoin. Le passage de la consommation à la consummation s’est réalisé dans les flammes de Watts. Les grands frigidaires volés par des gens qui n’avaient pas l’électricité, ou chez qui le courant était coupé, est la meilleure image du mensonge de l’abondance devenu vérité en jeu. La production marchande, dès qu’elle cesse d’être achetée, devient criticable et modifiable dans toutes ses mises en forme particulières. C’est seulement quand elle est payée par l’argent, en tant que signe d’un grade dans la survie, qu’elle est respectée comme un fétiche admirable.
      Internationale Situationniste.
      « Le déclin et la chute de l’économie spectaculaire-marchande » (extrait) mars 66.

    • #13181 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Bonne nouvelle: l’OMS va intégré l’aspartame dan la longue liste des produits cancérigènes. C’est pas trop tôt! On trouve de l’aspartame dans beaucoup de produits dits SANS SUCRE ou LIGHT… Alors lisons les petites lettres des étiquettes…
      La ligne  » diététique » de Caca Cola n’y échappe pas
      Marcos de Quinto, ex vice-président de C.C est très énervé! Ben… pourquoi Marcos? Puisque vous en avez jamais consommé? L’argent… Ah oui! J’oubliais l’argent. Don Dinero. « Poderoso caballero, el donndonndonndododonndinndonn, el Don Dinero! » Il passe avant le cancer…des autres! Quelle tête de linotte, je suis!

    • #13596 Répondre
      Graindorge
      Invité

      C:\Users\Sabia\Documents\IMG-20230705-WA0006 (1).jpg
      C:\Users\Sabia\Documents\IMG-20230705-WA0007 (1).jpg

      p.s: d’avance merci pour indulgence n’étant pas une fortiche en internet.

      • #13599 Répondre
        Graindorge
        Invité

        celui la n’est pas valable mais pas réussi à l’effacer une fois envoyé. Le 2ème c’est le bon lien.

    • #13598 Répondre
      Graindorge
      Invité
      • #13600 Répondre
        Graindorge
        Invité

        Celui-ci, envoyé à 15:11 est le bon. En espagnol et en français car partagé par Thomas, un collègue de Agissons Ensemble

    • #13692 Répondre
      Carpentier
      Invité

      … / Pourtant, n’en déplaise aux acharnés de l’assignation à résidence et de l’identité, il faut bien partir du début. Revenir au souffle qui a enflammé les braises qui couvent depuis tant de temps : la mort d’un adolescent de 17 ans. Nahel abattu à bout portant par un policier. Et Nahel n’est pas le premier. / …
      https://www.humanite.fr/politique/mort-de-nahel/se-rassembler-pour-la-justice-801755

      • #13699 Répondre
        Carpentier
        Invité
        • #13700 Répondre
          Carpentier
          Invité

          … / C’est d’autant plus urgent que l’extrême droite souffle sur les braises, en essentialisant les fauteurs de troubles pour mieux les rejeter de la communauté nationale. Il est du devoir du gouvernement de s’opposer avec la plus grande vigueur à ce discours raciste, qui trouve bien peu de digues face à lui. / …

          • #13709 Répondre
            François Bégaudeau
            Maître des clés

            « Il est du devoir du gouvernement »
            tiens donc
            au nom de quelle charte des devoirs écrite où?

            • #13712 Répondre
              Carpentier
              Invité

              oui oui c’est pas parfait, loin de là, c’est le moins pire que j’ai trouvé pour l’instant, dans des lignes où ça développe un peu, ça pense quand même.
              Tu dis que c’est trop tôt, bien trop tôt pour dire, surtout parceque c’est pas fini, et suis plutôt d’accord.

              J’espère quoiqu’il en soit avoir assez de jus, demain, pour rejoindre un cortège dans la rue.
              Bonne soirée,
              PS1: tu as le texte dans l’huma aussi, tiens, un peu au-dessus, pendant que j’y étais.
              PS2: tu partagerais ton ‘nouveau texte Socialter qui commence par un clin d’oeil aux mots d’Eric & Ramzy, dis? tronqué, il est intégral pour les abonnés.

              • #13720 Répondre
                Carpentier
                Invité

                * tu dis (autre décret, je sais, et merde) je redis: j’ai compris que tu dis cela dans la vidéo où le type a tenté de t’amener où tu as refusé d’aller.
                Vla comme je rame.

              • #13723 Répondre
                charivari
                Invité

                ce papier est une grosse bévue.

                • #13725 Répondre
                  Carpentier
                  Invité

                  M’aurait étonnée, Mademoiselle.

        • #13718 Répondre
          Graindorge
          Invité

          « Car c’est dans ces heures difficiles que l’Etat doit être absolument exemplaire. Pour exiger le retour à la raison de tous, sans exception. » AH. Le retour à la raison de tous…. Aaaamen! Le retour à la raison de tous, ¡Ojo! SANS EXCEPTION. GAAAARRRRDE À vous! Non, non, je ris pas. C’est nerveux

          • #13721 Répondre
            Carpentier
            Invité

            J’avais d’abord lu ‘ le retour à la maison de tous ‘.
            Pour dire 😅
            ouais benh, ok, je propose pu rien à ce propos.

            • #13730 Répondre
              Graindorge
              Invité

              effet secondaire de ta bière de sorgho?

              • #13731 Répondre
                Carpentier
                Invité

                Non, â la fatigue de mes yeux, mal corrigée par des verres qui doivent être pu adaptés à ma vieillerie.
                Mais ce soir, les enfants français ont été relachés.
                Enfin.
                Et ça, ça rattrape tous les articles merdiques du monde.

                • #13744 Répondre
                  Graindorge
                  Invité

                  pour les yeux: infusion de fleurs de bleuet. Tu laisses refroidir et avec un disque de coton tu en imbibes tes yeux. Le soir

          • #13722 Répondre
            Carpentier
            Invité

            Et le texte de l’huma, alors?
            Vous le dézinguez quand?

    • #13704 Répondre
      Dr Xavier
      Invité

      Manif’ samedi 15h Vénissieux : des présent.e.s ?

      • #13713 Répondre
        Jean Monnaie
        Invité

        Poème : J’ai mal à la Fronce

        Nael, jeune ange délinquant, ton départ fut soudain,
        Un refus d’obtempérer, un destin qui s’éteint.

        Ton père, déchiré par la perte de son fils bien-aimé,
        Par l’odeur de la cagnotte alléché, il est accablé.

        Ta mère, tourmentée par cette dure réalité,
        Préféra ne pas le montrer, en enfourchant son moto-cross, s’évader.

        Dans ton quartier, tu étais un fléau d’Égypte, tel un furoncle,
        Semant la discorde, provoquant un chaos qui résonne.
        Mais heureusement pour nous, un policier est intervenu,
        Empêchant ton chaos, évitant qu’un passant soit perdu.

        Tes actes turbulents, tes choix imprudents,
        Ont été stoppés par un héros vigilant.
        La tranquillité préservée, un danger écarté,
        Grâce à ce policier qui nous a sauvés.

        Ne t’inquiète pas, tu ne seras oublié,
        Un gauchiste pleurera toujours ta destinée.
        Leur amour-propre s’est évanoui depuis longtemps,
        Dans leurs larmes de crocodile, leur écho se perd, impuissant.

        • #13715 Répondre
          Jean Monnaie
          Invité

          *J’ai mal à ma Fronce

          • #13726 Répondre
            charivari
            Invité

            Assez étonnée, que tu n’uses pas du mot Emeute

            • #13728 Répondre
              charivari
              Invité

              OK, j’ai cru que t »étais un joker, puis après un vrai salopard, puis un joker, puis que sais-je…
              Vous êtes nombreux sur cet espace, et je le demande comment le mec qui le gère ne vous dit rien.
              Chez moi, tu dégages direct.
              Bonne soirée

              • #13737 Répondre
                Jean Monnaie
                Invité

                Ce salopard de Jean Monnaie. On est là, tranquilles dans notre petit havre de paix, en train de papoter entre nous, et voilà que ce merdeux vient semer la zizanie à nous porter contradictions. Si seulement j’avais tenté de m’adonner au débat un peu plus souvent dans ma vie, j’aurais peut-être eu les compétences intellectuelles nécessaires pour lui répondre. Mais, malheureusement, ce n’est pas le cas. Si ça ne tenait qu’à moi, je le dégagerais sur-le-champ. Comme le dit si bien la publicité de la MAAF, Je l’aurai un jour, je l’aurai !

                • #13794 Répondre
                  charivari
                  Invité

                  Tu t’amuses bien. C’est vrai que le débat 2.0 n’est pas vraiment ma tasse de thé. Et que je n’ai pas vos « compétences » « intellectuelles » pour ce faire.
                  Tu me fais rire, même si parfois tu abuses en faisant le faf.

                  • #13795 Répondre
                    Jean Monnaie
                    Invité

                    Je suis un peu contrarié car j’avais créé un sujet justement pour expliquer que je ne faisais pas semblant, dans le but justement de démontrer la complexité de nos choix politiques. Mais oui, tu as raison, j’ai trouvé ma poésie amusante, élégante et cruelle. La vérité est souvent cruelle, n’est-ce pas ? Je ne sais pas si tu es intelligent ou pas, en réalité. C’est impossible à déterminer. Le marxisme est un virus qui rend idiot. Avec toute l’intelligence du monde, tu devrais courir le 100 mètres avec un boulet au pied. Une chose que j’ai remarquée, c’est que tout le monde adore humilier l’idiot du village. Qui ne voudrait pas débattre avec Morano pour montrer sa supériorité et mettre les rieurs de son côté ? Par contre, débattre avec quelqu’un de plus fort que soi, on déteste ça, on préfère l’ignorer. L’homme est un animal grégaire qui sait instinctivement quelle est sa place dans sa meute.
                    Ou situe ta place bêta ou Oméga ?

        • #13716 Répondre
          charivari
          Invité

          t’as mal où? le sais-tu ?

          • #13735 Répondre
            Jean Monnaie
            Invité

            C’est dans le titre

    • #13719 Répondre
      Sarah G
      Invité

      Manif contre les violences policières, les politiques discriminatoires dans les quartiers, contre les milices d’extrême droite et pour Nahel à Angers, 16 h Kiosque du Mail face à la mairie d’Angers

      • #13724 Répondre
        Carpentier
        Invité

        Bonsoir,
        Cru lire qu’à Angers, et Chambéry, des droitards extrêmes avaient déambulé.
        Ils sont toujours de sortie ?

        • #13738 Répondre
          Sarah G
          Invité

          Sur Angers pour le moment ils ne sont pas de sortie, mais demain peut être qu’ils vont ressortir, profiter de la manif pour foutre leur merde.

    • #13792 Répondre
      PeePooDo
      Invité

      Salut.

      Je ne savais pas où proposer cette petite lecture. Lutte c’est pas mal.

      La dernière mensuelle de 2000watts est particulièrement truculente et jubilatoire. Et Chappatte toujours aussi drôle.
      Bonne saine lecture. Amen 🙂

      https://2000watts.org/index.php/energies-fossiles/peak-oil/1338-energies-economie-petrole-et-peak-oil-revue-mondiale-juin-2023.html

    • #13796 Répondre
      Alain m.
      Invité

      À la manif à Angers ou plutôt au rassemblement, cela change quelque peu la donne. Rendez-vous au kiosque du jardin du Mail (équivalent provincial du Luxembourg parisien mais sans le bassin, dommage j’aurais pu apporter mon petit voilier). Après les prises de paroles habituelles, écoutées distraitement par les quelques 300 personnes présentes et convaincues, j’ai eu la « hardiesse » de demander s’il était prévu de bouger pour au moins nous montrer. La réponse avec un léger sourire, gêné ou importuné par la question, fut claire : c’est un rassemblement qui a été déclaré et non une marche. Tout cela dans une ville où un groupuscule d’extrême droite dissous est plutôt actif… Je mets ça dans le post Luttes il n’y a pas d’entrée Résignation.

      • #13797 Répondre
        Sarah G
        Invité

        Oui moi aussi je n’ai pas compris pourquoi il n’y a pas eu de marche.
        Il fallait se montrer.
        Est-ce qu’aux autres rassemblements,ou manifestations il y a eu marche?
        Qui y étaient présents parmi vous ?

        • #13798 Répondre
          Alain m.
          Invité

          J’ai vu sur Facebook qu’à Paris ils sont partis en sauvage Bd Magenta. À suivre…

          • #13824 Répondre
            François Bégaudeau
            Maître des clés

            On est le 9 juillet, hier le 8. Pas une période optimale pour des commencements de luttes
            On peut également se dire que la semaine dite d’émeutes, pardon de révolte, de haute politique, a fait marquer des points décisifs à la conservation.

            • #13826 Répondre
              Claire N
              Invité

              Oui , c’est quand même un peu grâce à tes lunettes que la structure familiale conservatrice
              Est apparue comme un point crucial dans tout ce bazar

      • #13800 Répondre
        Julien Barthe
        Invité

        Dans ma petite ville de province, nous étions une cinquantaine à tout casser, sans que nous cassions quoi que ce soit. Un appel national a été lu devant la Préfecture, lieu plus vide de pouvoir que jamais (les trois CRS qui le quittèrent en fin de rassemblement n’avaient même pas jugé utile de s’équiper), qui nous aimante et assigne nos protestations à un temps et à un espace au contrôle desquels nous nous soumettons rituellement. Pendant la lecture de l’appel national lu par les représentants locaux de Sud, F.I. et Attac, j’espérais une dispersion rapide qui nous éviterait une démonstration de faiblesse. J’ai été exaucé pleinement tant les rares personnes présentes étaient là pour ne pas ne pas y être.

        • #13801 Répondre
          Alain m.
          Invité

          « J’ai été exaucé pleinement tant les rares personnes présentes étaient là pour ne pas ne pas y être. »
          Tout est dit !

        • #13803 Répondre
          Jean Monnaie
          Invité

          Hypothèse : on compte environ 180 000 délits de fuite par an, dont 13 sont mortels, ce qui donne une probabilité de 0,0072 % de se faire tuer. En comparaison, la probabilité de trouver un trèfle à quatre feuilles est de 0,01 %.

          Par conséquent, si vous n’êtes de 50 à 300 pour manifester, vous êtes :

          A) Des génies incompris
          B) Des personnes qui maîtrisent mal la logique des probabilités, dont les bases sont enseignées en classe de troisième.

          Deuxième hypothèse :
          0,0072 % de mort pour un délit de fuite indique :

          A) Une police violente et raciste
          B) Un chiffre marginal que la gauche radicale souhaite mettre en exergue pour crier « ACAB » et se donner le frisson de la rébellion contre le système.

          • #13804 Répondre
            Alain m.
            Invité

            Fais plaisir va dégueuler ta merde ailleurs.

            • #13805 Répondre
              Jean Monnaie
              Invité

              Il est loin de moi l’idée de vouloir me vanter d’avoir obtenu mon brevet des collèges, et ainsi d’avoir acquis le niveau minimum pour comprendre les bases des mathématiques. Je souhaite simplement souligner l’importance de ces notions fondamentales, qui semblent malheureusement faire défaut dans votre analyse.

              • #13814 Répondre
                Julien Barthe
                Invité

                Jean Monnaie,
                Tu conclus ainsi un de tes posts les plus récents:
                « J’ai conscience des limites de ma réflexion mais il me semble quand même toucher quelque chose » Ce que tu touches et rends plus évidentes à chaque post ce sont ces précisément ces limites.

                • #13816 Répondre
                  Ostros
                  Invité

                  Gros rire.

                • #13819 Répondre
                  Jean Monnaie
                  Invité

                  A la différence de moi, tu sembles ne pas avoir conscience de tes limites, ni de celles des autres. Au lieu de rougir, de taper du pied et de rouler par terre lorsque je souligne tes contradictions, tu devrais les accepter. Tu sembles attendre comme un crocodile dans une mare, guettant le moment propice pour me lancer ta crotte de nez. Quand j’ai dit que l’interview de ton sociologue me semblait vide et que j’étais curieux de comprendre ton choix de la partager, j’étais sincère. Ma copine, par exemple, quand elle apprécie une personnalité publique que je trouve creuse, me répond toujours la même chose : « Oui, je sais, mais il parle bien ». Elle a conscience de ses limites, et toi ?

                  J’ai remarqué, et tu n’es pas le seul, que lorsqu’un texte est partagé, il n’y a jamais d’analyse. C’est curieux, vous vous contentez de dire merci ou de tirer une phrase du texte pour exprimer votre appréciation de cette phrase. En fin de compte, vous êtes des rêveurs, des romantiques et des littéraires, mais pas des militants. Pourquoi ne pas assumer cela ? Les choses seraient plus claires. Mais non, lorsque je te demande simplement pourquoi tu publies ce texte (ce qui était une véritable interrogation de ma part), tu dévoiles un spectre autistique important en copiant-collant ton texte 10 fois de suite. De même, personne n’est capable de m’expliquer l’intérêt de manifester pour un délinquant qui était le 180 000ème à ne pas obtempérer à un ordre de la police en voiture. Il ne faut pas avoir peur de débattre pour expliquer, ni d’avoir tort pour se corriger. C’est comme le vélo : quand on tombe, on ne se relève que plus fort.

                  • #13820 Répondre
                    Jean Monnaie
                    Invité

                    Une autre interrogation me vient. Les émeutes, de ce que tout le monde a pu constater, ont été presque exclusivement le fait de personnes noires et arabes. Cependant, Gérald Darmanin, qui est supposé être l’incarnation du racisme systémique, affirme avoir vu beaucoup de personnes prénommées Kevin et Mattéo. Comment expliquez-vous cela ?

                    • #13833 Répondre
                      Dr Xavier
                      Invité

                      J’enfournais le cuistre qui ne pond que des mots.

                      • #13841 Répondre
                        Graindorge
                        Invité

                        Ça s’appelle aussi des mots, toutes ces crottes de chèvre??
                         » La cougourda noun fa d’ananas »

                  • #13835 Répondre
                    Julien Barthe
                    Invité

                    « Au lieu de rougir, de taper du pied et de rouler par terre lorsque je souligne tes contradictions, tu devrais les accepter. »
                    Il y a méprise car de ma part il n’y a que mépris et calme résolution à ne pas perdre de temps avec toi. Tu m’amuses même, si tu peux devenir le sujet d’un bon mot. Lorsque j’aurai plus de temps je tâcherai de t’expliquer ce qui constitue ton angle mort. Un indice tout de même : l’explication porterait sur l’incongruité de ta présence ici et la frénésie (exhibitionniste?) avec laquelle tu viens proposer des débats impossibles.

                    • #13836 Répondre
                      Jean Monnaie
                      Invité

                      Le débat semble impossible, car vos contradictions, à la fois politiques et philosophiques, rendent toute discussion stérile, que ce soit avec moi ou avec quelqu’un d’autre.

                      • #13837 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        Je suis tout à fait d’accord. Ton intelligence rare perd du temps avec les médiocres de ce forum. Tu vas d’ailleurs en tirer tantôt la juste conclusion d’aller discuter ailleurs, avec des gens de ton niveau. Merci d’être passé, c’était chouette.

                      • #13847 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        Mon cher François, je dois admettre que j’ai dépassé les limites aujourd’hui, et il est désormais temps pour moi de prendre congé. J’ai franchi le seuil du raisonnable. (promis craché cette fois je pars) Vous prétendiez ne pas avoir d’influence, pourtant, il me semble que c’est tout le contraire si je me réfère aux commentaires sur les réseaux sociaux. Comme on dit, « aux grands héros de grandes responsabilités », une réalité que vous semblez avoir oubliée depuis trop longtemps. J’étais venu sur ce forum dans l’espoir de ressentir la vigueur des révolutionnaires. Hélas pour moi, j’ai assisté à des hommes qui ne croient plus en rien, qui se passent quelques livres poussiéreux en attendant la mort. Le problème est que nos destins sont liés, et en cherchant à détruire notre pays pour des chimères marxistes auxquelles, de vos propres mots, vous ne croyez pas vous-même, vous m’entraînez également dans le précipice.

                        J’aurais tellement de question encore à vous poser qui resteront lettre morte :

                        Quel est l’intérêt de se dire marxiste tout en admettant que cette idéologie mène au goulag ? Quel est l’intérêt de se dire radical tout en admettant que la radicalité est le meilleur moyen pour ne rien faire ? Quel est l’intérêt de dire que la véritable démocratie est le rassemblement des prolétaires tout en se réjouissant que la gauche a fait le ménage des Gilets Jaunes ? Quel est l’intérêt de dire que vous croyez en l’intelligence collective tout en admettant que si un droitard arrive dans un débat de gauche et veut parler d’immigration, il suffit de lui dire de fermer sa gueule pour lui faire comprendre que le social est plus important ? Quel est l’intérêt de dire aux prolétaires que voter est inutile tout en admettant, dans une autre vidéo, que la grande force de la bourgeoisie est qu’elle vote ?

                        Selon vous, les solutions mènent au fascisme, ce qui est déjà une affirmation assez troublante. Et quand on vous demande des solutions, comme à Lille si je me souviens bien (excusez ma paresse à retrouver cette référence précise), vous proposez de soutenir les sans-papiers et une association écologique dont la branche américaine est financée par des millionnaires, chose que vous ignoriez probablement. Croyez-vous sincèrement que le capitalisme tremble face à une telle boboïsation de votre part ?

                        Vous comprendrez que je ne peux pas l’accepter et que je me dois de démasquer notre « héros ». Vous incarnez finalement très bien toute l’incohérence dont souffre la gauche. Paradoxalement, mon émancipation m’autorise à vous critiquer, tout comme les autres.

                        J’admets cependant que vous parlez bien et que vous pourriez faire une belle carrière en politique. Le problème est que je n’ai jamais compris votre appétence pour les sophistes et votre tendance à prendre votre interlocuteur pour plus idiot qu’il ne l’est, alors que vous ne convoitez aucun mandat politique. J’admets aussi que vous avez une intuition pour ressentir les choses même si vous n’allez jamais au bout.

                        Je n’ai aucun doute que vous êtes, comme la plupart des gens ici, une personne très sympathique et très intelligente, et je le pense sincèrement. Malgré tout, j’ai le devoir moral d’apporter la contradiction et de laisser les gens décider, car comme vous l’avez évoqué à la suite de votre très bon débat avec Patrick Cohen : les ennemis de mes ennemis ne seront jamais mes amis.

                        Il me semble qu’une personne qui n’a pas travaillé depuis 15 ans finit par rouiller et tourner en rond. Il serait vivifiant pour tout le monde d’être confronté à vos nombreuses contradictions, dont j’ai énuméré seulement une petite partie (les plus faciles)

                        Hélas, pour bien le faire sentir à vos amis de gauche – vous savez, ceux qui ne vous invitent jamais et qui vous critiquent à longueur de journée – je trouve que vous avez un peu dépassé les bornes depuis trop longtemps dans votre critique de la droite. Par ailleurs, le contraste de votre attitude entre vos altercations avec Polony et Houria Bouteldja me laisse un goût amer. Cette dernière, qui soutient avec véhémence que l’Algérie était un havre pour les homosexuels avant la colonisation, me déconcerte profondément comme toute personne qui connait l’histoire d’ailleurs. J’ai du mal à saisir comment un François de souche pourrait louer une personne qui le méprise, plutôt que d’engager un dialogue avec une personnalité de la gauche molle comme Polony, qui désire aborder des sujets tels que la laïcité et l’éducation. La laïcité, ce concept si souvent décrié comme étant d’extrême droite par vous-même, mais qui, selon vos propres mots, est la cause de la scission du NPA avec l’affaire du voile en 2010. Voilà une autre contradiction, ou devrais-je dire, une subtilité de pensée que je n’ai sans doute pas l’intelligence suffisante pour comprendre.

                        C’est juste mon avis, bien entendu, et même si vous ne me croyez pas, je me considère comme une bonne personne et de bonne foi. Je suis certain que dans la vie réelle, nous pourrions nous entendre devant une bonne bière, mais notre rencontre n’aura été qu’éphémère et virtuelle. On se donne rendez-vous dans 6 mois pour que vous puissiez saluer ma médiocrité si j’ai le courage de finir ce que j’ai commencé d’ici la cette fameuse vidéo ( Rassurez vous cela ne pourra pas être plus débile que danette et son pote toxico) sur la gauche que je me suis promis de finir. Merci pour votre accueil malgré tout car je n’ai rien contre l’humain mais simplement la marionnette du capital que vous êtes devenu. Je suis certain quand ne changeant en rien vos propos libéral et avec un ton un brin moins condescendant ( un peu comme moi finalement ) France Inter va vous ré-ouvrir ses portes. Bonnes vacanc·es à tou·te·s ! ( comme on dit ici)

            • #13812 Répondre
              Graindorge
              Invité

              Bravo Alain M!!!
              Pour ce qui est de la résignation, c’est peut-être juste une baisse d’intensité. On bat quand même le pavé et on manifeste partout depuis janvier. En Espagne, je répète qu’ on est moins gâté puisqu’on a droit qu’à des concentrations à cause de cette saloperie de loi bâillon, la ley mordaza.
              Ci-joint un article de l’hebdo L’Anticapitaliste publié le mercredi 5 avril 2023

              Loi « bâillon » : répression tous azimuts en Espagne- Yoann S

              Aucun gouvernement capitaliste n’a le monopole ni l’apanage de la répression en cette période de crise politique, économique et écologique. Le glissement vers des États autoritaires et policiers est en cours, à des rythmes plus ou moins rapides en fonction de chaque situation nationale, dans toute l’Union européenne.

              En mars 2015, le Parlement espagnol, à l’époque gouverné par le Parti populaire de Mariano Rajoy, a fait adopter la loi organique de Protection de la sécurité publique, aussitôt surnommée « ley mordaza » (« loi bâillon ») par ses opposants et les mouvements sociaux. Au menu, un brutal tour de vis sécuritaire destiné à faire taire les mobilisations contre l’austérité alors fortes en Espagne.

              Arbitraire policier et administratif
              Cette loi comporte de nombreux articles visant à renforcer l’arbitraire policier et judiciaire. Entre autres, la mise en place d’amendes forfaitaires et administratives (donc non contestables devant la Justice) de 600 à 30 000 euros pour toute une série d’actions militantes : tenir des piquets de grève, bloquer des routes et des bâtiments officiels, manifester devant le Parlement, désobéir ou « manquer de respect » à la police. Sont aussi renforcées les possibilités d’expulsion rapide des migrants, ainsi que le délit d’outrage au monarque.

              L’article qui a fait le plus polémique (le 36.23) interdit de filmer sans autorisation et de diffuser toute image de la police en intervention. Cette disposition a directement inspiré le projet de loi Sécurité globale de Gérald Darmanin. De nombreux journalistes indépendants ont reçu des amendes énormes directement à leur domicile, sans aucun avertissement, les poussant ainsi à tout simplement arrêter de travailler, ne pouvant faire face financièrement.

              Sévérité envers les militants
              Depuis son entrée en vigueur en juillet 2015, plus d’1,5 million de contraventions ont été distribuées dans tout le pays. Plus grave, la loi est également invoquée par les tribunaux pour faire preuve de plus de sévérité envers les militants. Quatre antifascistes, qui avaient organisé en décembre 2021 une manifestation à Saragosse contre un meeting des franquistes de Vox et qui avaient été arrêtés après une charge policière, ont été condamnés à six ans de prison, sur présomption de véracité de la parole des flics, les accusant de « violences sur agents ».
              Le tout dans un contexte marqué ces dernières années par la répression historique du mouvement indépendantiste catalan (1 000 blessés en une journée au moment du référendum d’autodétermination de 2017, des condamnations à quinze ans pour des dirigeants du mouvement), l’utilisation des blindés contre les métallos de Cadix en grève en 2021, et les rapports sur 40 ans d’utilisation du LBD (53 morts et 300 handicapés à vie depuis 1990). Ainsi que le massacre de dizaines de migrants, en collaboration avec la police marocaine, à la frontière de l’enclave de Melilla, le 24 juin 2022.
              Dernier développement : avec le courage dont ils sont coutumiers, et après avoir noyé le débat dans d’interminables procédures parlementaires, le gouvernement de « gauche » du PSOE et de Podemos vient de renoncer à abolir la ley mordaza (une de leurs promesses électorales). L’arbitraire a encore de beaux jours devant lui.

    • #13815 Répondre
      Dr Xavier
      Invité

      Alain M., Sarah G, JB : lu, merci.

      • #13818 Répondre
        Graindorge
        Invité

        Dr Xavier: écouté et entendu. Merci. Pour ma part, j’ai cherché un article qui explique la loi bâillon. J’ai trouvé cet article. je ne prend pas comme « parole d’évangile » tout ce que la subjectivité d’un journaliste exprime dans un article. J’ai un cerveau. Cette loi,cette ley mordaza doit être abolie. Et personne n’a compris pourquoi la promesse électorale du PSOE + PODEMOS n’a pas été tenue étant une loi de la droite extrême.
        Je répondais ainsi à Alain M qui parlait de résignation.
        Nouvelle toute fraîche , la mairie de Valence gagnée par le Parti Populaire en juin vient de réprimer une manifestation CYCLISTE qui a lieu tous les 1ers vendredis du mois depuis une décennie. Certes ce n’est pas  » chez vous » mais c’est où chez nous, chez vous?
        Le chant généreusement partagé se termine par « quand tous les pauvres s’uniront ».
        Nous sommes en juillet 2023. Quand est-ce que tous les pauvres s’uniront-ils?
        Encore merci pour le partage.

    • #13848 Répondre
      Alain m.
      Invité

      Lorsque je parlais de résignation, c’était juste pour émettre une critique sur le rassemblement qui se tenait à l’écart du reste de la population et qui ne représentait pas, selon moi, un exemple de lutte. À mon arrivée sur les lieux un peu en avance il y avait trois fourgons de CRS qui se tenait à l’écart ; à mon départ avant la fin du rassemblement plus de fourgons. Bien évidemment nous serions partis en manif dans le centre tout proche ils auraient rappliqué, mais nous aurions pu montrer l’existence d’une contestation à ce qui se passe au reste de la population qui était en terrasse et faisait du shopping. Ce qui est un objectif minimum pour une manif…

      • #13862 Répondre
        Graindorge
        Invité

        ton amertume est toute à ton honneur Alain M. Peut-être que les organisateurs avaient déclaré une concentration et non pas une manif . Parmi les gens des terrasses et qui font des emplettes, y’a toujours un policier en civil ou un un.e indic. Juste un pas et ça rappliquait avec les amendes et patin couffin… Mais vous auriez pu faire des casserolades, de la musique, etc. Ne t’en fais pas. On en aura d’autres de manifs, va! Moi, j’espère bien en avoir au moins une niçoise,déguisée en Don Quichotte de la Mancha pour pas que ma mère me reconnaisse aux infos régionales

    • #14002 Répondre
      Alain m.
      Invité

      Puis je me mets à penser que depuis vingt ans que j’écris et cinquante ans que je vis, je n’ai encore jamais traversé de moment (je ne suis encore jamais passée par un moment, dans l’histoire) où je puisse écrire ou dire « crève salope » où des choses de cet ordre à propos d’un politicien salaud, sans aussitôt m’émettre des réserves, le dire peut-être mais me dire que c’est lourdement dit, qu’on peut dire plus fort la saloperie autrement que par salaud, que d’ailleurs le sont-ils, ne sont-ils pas plutôt des bêtes, avec juste cette malignité spécifique aux forts en maths des écoles de commerce et de Sciences Po, tous ceux qui gueulent du Michel Sardou et s’achètent des Porsche ? Mais sans doute un jour lisent Gustave Flaubert et font des retraites dans des monastères.
      Serait installée pour toujours cette timidité de fillette des classes moyennes, qui comme un écrivain des colonies tâche d’écrire correctement en français ce qui ne lui plaît pas, d’évoquer ses embarras, et tout le bien que ça fait d’être dans la littérature.
      Quelle longue, longue route, pour qu’advienne ce moment, ce point parfait du temps parce que parfaitement juste (ajusté), où je puisse dire enfin, et même écrire, « crève salope ».
      Trente ans de bulletins de vote plus tard et de supervisions de têtes, de surprises en surprises par lesquelles nous fûmes menés, n’anticipant rien, les plus mauvais lecteurs de fiction de la planète Terre, les plus nuls analyseurs, toujours en deçà, toujours craintifs, toujours sous- estimant par peur d’exagérer, après tout ça, le « crève salope » est l’aboutissement inévitable, la conclusion qui s’impose, un va-de-soi.
      Qu’ils meurent en masse à quoi bon — qu’ils s’en aillent, maintenant, et pour le dire, « crève salope » est doux.
      Qu’on tape dans les banques, des vitrines de compagnies d’assurance et d’agences immobilières, cela se fait sans éclat, comme on se baigne — on se baigne en août sans fétichisme de l’été mais parce qu’on a chaud.
      Oh je suis sûre qu’individuellement le président Hollande est sympathique. Il a de l’humour. Il est soucieux que le pays ne baisse pas, garde un rang. Il est entraîné cependant qu’il dirige, il ne marche pas seul. Il est assez coquin pour avoir ramené Manu Macron contre Valls, ses nigauds (malins). Président Hollande connaît son monde et ne l’utilise pas à contre-emploi. Elle n’est pas antipathique, cette s*****.
      Nathalie Quintane •  » Un œil en moins « 

    • #14150 Répondre
      Graindorge
      Invité

      « La cagnotte pour la famille du policier ayant tué Nahel a été clôturée, 1.636.240 euros récoltés. La cagnotte « de soutien pour la famille du policier » qui a tiré sur Nahel, le blessant mortellement à Nanterre le 27 juin, a recueilli des dizaines de milliers de dons avant d’être clôturée, a constaté BFMTV. » 5 juil. 2023
      Le crime ne paie pas?
      Quelqu’un ici saurait combien on a récolté au total pour les caisses de grèves contre la réforme des retraites qui est entrain de tuer des millions de personnes?

    • #14216 Répondre
      A.
      Invité

      Le montant est sur le site de la caisse commune CGT/SUD:
      https://www.caisse-solidarite.fr/
      En tout, c’est beaucoup plus, grâce aux caisses locales et à l’ensemble des syndicats
      et pourtant, ça n’a pas suffi pour tenir le coup…

      Cf récap dans un Ouest France en janvier.
      Caisses de grève, cagnottes… Comment les syndicats aident financièrement les salariés mobilisés
      Par Edouard LAMORT
      Caisse de grève nationale à la CFDT, cagnottes sur internet pour la CGT, collectes locales… Alors que des milliers de salariés sont appelés à manifester ce mardi 31 janvier 2023 contre la réforme des retraites, comment fonctionnent les différents systèmes d’indemnisation mis en place par les principaux syndicats français pour soutenir les grévistes ?

      Si une journée de grève se traduit dans la majorité des cas par une journée de salaire en moins sur la fiche de paie, comment se mobiliser sans y laisser financièrement trop de plumes, alors que l’inflation est de plus en plus haute, et qu’une nouvelle journée de mobilisation contre la réforme des retraites est prévue le 31 janvier 2023, partout en France ? Un contexte délicat, dans lequel les syndicats ont un rôle à jouer pour soutenir financièrement les salariés en grève.

      Caisse de grève nationale, cagnottes sur internet ou collectes locales… Différentes solutions, basées sur la solidarité, afin de soutenir les grévistes les plus précaires, existent. Éléments de réponses avec les trois principales organisations syndicales françaises, CFDT, CGT et Force ouvrière (FO).

      1. Des millions d’euros prévus pour les adhérents CFDT
      La CFDT est « la seule organisation syndicale française à disposer d’une « caisse de grève » pour ses adhérents », précise-t-elle sur son site internet. Comment cela fonctionne-t-il ? En cas de retenues de salaire pour fait de grève, la CFDT les aide financièrement.

      « Ça fait cinquante ans, en gros, qu’on met de côté », détaille sur France info Jean-Michel Rousseau, secrétaire confédéral en charge de la caisse nationale d’action syndicale. Mise en place en 1973, cette réserve d’argent est permanente. « C’est la seule qui existe dans le paysage syndical français. Elle est alimentée par 8,6 % des cotisations. Donc tous les adhérents cotisent, de fait, à la caisse. »

      Lorsque la CFDT appelle à un mouvement de grève, un salarié encarté ayant fait l’objet d’une retenue de salaire pour « fait de grève », peut percevoir une indemnisation forfaitaire de 7,50 €/heure pour un temps plein et au prorata du temps de travail pour un temps partiel.

      Au total, le montant de cette réserve d’argent à la CFDT atteindrait les « 141 millions d’euros », soulignent nos confrères de France info. Son usage est réservé à ceux qui sont adhérents « depuis au moins six mois ». Toutefois, l’organisation syndicale précise que les membres ayant cotisé moins de six mois peuvent bénéficier d’une demi-prestation.

      2. Chez Force ouvrière, « 30 € par jour de grève » pour les adhérents

      Des manifestants du syndicat Force ouvrière (FO) défilent dans les rues le 24 janvier 2020. (Photo : Christian Hartmann / Reuters)

      Du côté de Force ouvrière (FO), le système est similaire même si le vocabulaire est différent. Adieu « caisse de grève », chez FO il faut parler de « fonds de solidarité de grève confédéral ». Ce dernier existe depuis 1948 et est abondé par une quote-part de la cotisation annuelle des adhérents au syndicat. « À chaque fois qu’un adhérent FO paie une cotisation, une petite partie – cela peut varier de 1,20 à 1,40 € – va au fonds de grève confédéral », nous détaille Fabrice le Restif, patron de Force ouvrière en Ille-et-Vilaine (Bretagne).

      À l’occasion du mouvement des retraites, ce fonds a été modifié. « Avant le 15 décembre 2022, on était à 12 € par jour de grève pour les adhérents FO et aujourd’hui on est à 30 €. » Pour le délégué syndical, cette augmentation significative montre « que l’on prend le problème à bras-le-corps », dit-il. « Cette mesure est faite pour aider ceux qui tiennent et veulent tenir le plus longtemps dans le temps, contre la réforme des retraites. »

      3. Des cagnottes participatives à la CGT
      À la CGT, le soutien financier est différent. Appelée « caisse de solidarité », elle est multiple. « C’est une caisse qui s’adresse à tous les salariés, quel que soit leur secteur : cheminots, dans le transport ou l’éducation, salariés du privé, etc. Potentiellement, cela peut concerner tous les grévistes en France quand il y a un conflit important », nous explique Romain Altmann, secrétaire général d’Info-Com CGT.

      L’une des plus importantes est gérée, « en intersyndicale », par sa fédération et Sud-Poste Hauts-de-Seine. Créée en 2016 lors de la mobilisation contre la loi travail, cette caisse avait alors atteint « plus de 3 millions d’euros ». Ici, l’argent ne provient pas des cotisations des adhérents mais des dons du grand public via des plateformes en ligne de financement participatif, comme Le Pot commun ou Leetchi.

      L’objectif de cette caisse de solidarité est d’aider le plus grand nombre. Pour en bénéficier « pas besoin d’être encarté, il faut avoir été en grève deux jours minimum consécutifs », poursuit Romain Altmann. « Les syndicats de chaque entreprise déposent un dossier et nous évaluons un don en fonction de différents critères, notamment les sous qu’on a en caisse, évidemment, mais aussi le nombre de grévistes recensés et les aides déjà perçues. »

      Le responsable syndical ajoute : « Quand il n’y a pas de syndicats dans l’entreprise, on le fait directement sur présentation de la fiche de paie du salarié. On lui remet un don et la charte qu’il doit signer. L’argent doit bien aller au gréviste et pas à autre chose. » Très attaché à la transparence, le syndicat a un site dédié qui permet également de connaître le profil des donateurs. Pour l’instant la totalité des dons réunis atteint les 180 000 €. Un résultat positif pour Romain Altmann : « C’est la première fois depuis 2016 que l’on collecte autant en amont d’un conflit. »

    • #14217 Répondre
      Bourgeois Ludovic
      Invité

      Salamalekoum les gauchos.

      Alors comment se passe le génocide des Gaulois ? Ca à l’air de bien avancé, 40% des naissances non-blanches, beau boulot. Le génocide des Amérindiens c’est horrible, mais les Gaulois, on se régale, ces salops.

      Bref, c’est pas le sujet, je suis facho mais j’aimerais participé aux mouvements écologistes dans le réel comme les soulèvements de la terre, ça m’a vraiment touché et je trouve leur combat pertinent.

      Comme à l’ED, ça fait rien à part bavasser j’aimerais participer. (bon l’anti immigration, ça ne peut passer que si on prend le pouvoir politique d’Etat de tt façon)

      Est-ce que mon genre de profil peut passer ou faut que je joue un rôle ? Après je peux fermer ma gueule mais souvent on est repéré instinctivement au regard.

      En plus je serais qu’avec des blancs car les petits anges tombés du ciel s’en branlent de l’écologie, quand je vais au lac, ils balancent des pierres sur les cygnes

      Ca vous générait d’avoir un gars comme moi avec vous pour l’écologie réel sur des luttes concrètes ? On est pas mal de chof à être retourner à la campagne avec une « sensibilité » à la nature comme on dirait

      • #14253 Répondre
        Demi Habile
        Invité

        « En plus je serais qu’avec des blancs car les petits anges tombés du ciel s’en branlent de l’écologie, quand je vais au lac, ils balancent des pierres sur les cygnes. »
        .
        Tente plutôt dernière rénovation. Du côté des soulèvements de la terre, ils vont te casser la gueule.

        • #14258 Répondre
          Jean Monnaie
          Invité

          C’est vrai que c’est très blanc. Tu trouveras plus de blancs au NPA, chez Libération ou dans les mouvements écologistes qu’à l’extrême droite. Même chez Delesquen, tu trouveras des personnes métisses.

          En parlant du NPA, je ne me suis toujours pas remis de leur clip de campagne, qui est dans mon top 2, avec celui de Bruno Maigret.

          • #14259 Répondre
            Jean Monnaie
            Invité

            • #14261 Répondre
              Demi Habile
              Invité

              J’avais raison, tu disais que tu te cassais pour mieux revenir.
              .
              Sinon c’est quoi la blague, tu te déguises en pas toi pour t’aider à croire que vous vous multipliez dans le coin?

              • #14263 Répondre
                Jean Monnaie
                Invité

                Non, je vais vous écouter et apprendre à souffrir en silence. Il y a une citation de Jean Anouilh que j’apprécie et qui s’applique aussi aux marxistes :
                « Pourquoi contredire une femme ? Il est tellement plus simple d’attendre qu’elle change d’avis. »

                (Deuxième fois ce n’est pas moi, je suppose que tu as d’autres « choffa » que moi en France)

              • #14264 Répondre
                Cyril
                Invité

                En fait, tous les personnages de ce forum sont joués par François Bégaudeau. Ici, c’est un script pour un épisode de Blackmirror. Le personnage qui doit cristalliser la détestation du public étant Jean Monnaie.

                • #14271 Répondre
                  Demi Habile
                  Invité

                  Moi je suis content de voir qu’il est revenu. Dans le fond il nous aime bien, dans le fond il nous envie, tout ce qui lui manque c’est un peu de courage pour assumer le fait qu’il est de gauche.

              • #14303 Répondre
                Bourgeois Ludovic
                Invité

                Moi j’aime pas bavarder.

                J’aimerais faire des trucs avec des blancs.

                J’aime les blancs, ça me rend triste notre génocide en process.

                J’aime pas les arabes et les noirs

                Pourquoi vous nous forcer, on en veut pas

                • #14305 Répondre
                  Jean Monnaie
                  Invité

                  En fait, tous les personnages de ce forum sont joués par François Bégaudeau. Ici, c’est un script pour un épisode de Blackmirror. Le personnage qui doit cristalliser la détestation du public étant Jean Monnaie.

    • #14354 Répondre
      Carpentier
      Invité
      • #14430 Répondre
        Graindorge
        Invité

        Merci Carpentier Ça explose de partout!

    • #14401 Répondre
      Cyril
      Invité

      Super entretien sur banlieues et climat.

      • #14411 Répondre
        Graindorge
        Invité

        Ça fait du bien. Merci Cyril

    • #14425 Répondre
      Sarah G
      Invité
      • #14433 Répondre
        Graindorge
        Invité

        Non, l’état n’ est pas paranoïaque. Il sait ce qu’il fait faire: installer la terreur un peu partout: contrôles d’identité, gardes à vue, interdire ci interdire ça
        Gargariser les cerveaux de  » radicaux »  » gauchistes »  » violences » . Plus ils ont peur, plus ils deviennent brutaux. Eux aussi disent de nous NO PASARAN! Et ils mettent le paquet.
        Allez bibi, prépare toi! C’est pas en vacances que tu pars bientôt🤒

        • #14435 Répondre
          Sarah G
          Invité

          Oui la peur de perdre leur monde, leurs privilèges, qu’on veuille changer de système économique et social, ils sont brutaux.
          Et tout ceux qui créent des alternatives, refusent leur monde, et vivent autrement sont suspects à leurs yeux.
          Donc on frappe, on arrête, on punit, on empêche de faire.
          Mais ils ne peuvent faire taire et arrêter un soulèvement, ni la colère, même s’ils essayent.

    • #14614 Répondre
      Carpentier
      Invité

      … quatre heures >< huit heures à Mayotte /..
      Témoignages et rappels pratiques et juridiques pour la.es prochaines marches et manifs:
      https://lundi.am/4juin-Manifestation-antifasciste-a-Paris

    • #14648 Répondre
      Alain m.
      Invité

      De Sainte Soline à Bure. Violence judiciaire

      • #14649 Répondre
        Alain m.
        Invité

        Rassemblement 27 juillet à partir de 12h devant le tribunal de Niort.

        • #14842 Répondre
          Alain m.
          Invité

          Concernant Loïc,1 an ferme aménagé avec bracelet électronique. Interdiction présence dans les Deux-Sèvres pendant 3 ans et interdiction de port d’armes(sic). Les 3 autres personnes je ne sais pas.

    • #14754 Répondre
      Sarah G
      Invité
    • #14759 Répondre
      Sarah G
      Invité

      https://reporterre.net/Des-brebis-en-lutte-contre-la-route-de-Wauquiez?s=09 Le collectif La lutte des Sucs occupent le terrain avec leurs brebis.
      Bravo à eux

    • #15055 Répondre
      Julien Barthe
      Invité

      Salut à tous,
      Quelqu’un envisageait-il de s’y rendre ?

      Accueil

      • #15056 Répondre
        Ostros
        Invité

        Ça donne envie !
        .
        Est-ce que quelqu’un.e est allé.e au festival de la décroissance qui s’est achevé hier et peut nous faire un retour ?

        • #15059 Répondre
          Sarah G
          Invité

          Non je vais aller au 1er Festival des poussières du 25 août au 27 août à la ferme de Goshen, près de Dijon.
          C’est complet.
          C’est organisé par le collectif Anastasis.
          Thème « Évangile et Révolution » .
          Tables rondes et ateliers sur les luttes sociales, écologistes et féministes.
          Je ferais un retour.

    • #15472 Répondre
      Graindorge
      Invité
    • #15524 Répondre
      Graindorge
      Invité
      • #15529 Répondre
        Claire N
        Invité

        Ç’est une bonne nouvelle

    • #15603 Répondre
      Sarah G
      Invité
      • #15604 Répondre
        Sarah G
        Invité

         Après Sainte-Soline et les manifestations contre TotalEnergies, de nombreux jeunes chrétiens ont participé au rassemblement des militants écologistes organisé du 3 au 6 août 2023 sur le plateau du Larzac. Une présence qui témoigne d’un besoin d’engagement plus radical.
        Conjuguer sa foi protestante et ses convictions écologistes, Charlotte, 38 ans, suit ce fil rouge depuis une quinzaine d’années. Mais avec l’urgence de la situation climatique, impossible pour elle « de juste trier ses déchets ».
        Engagée jusqu’à peu dans une association antinucléaire, l’étudiante en théologie a prêté main forte à l’équipe d’organisation de la manifestation anti-bassine à Sainte-Soline (Deux-Sèvres). En mai dernier, elle a aussi participé aux cercles de silence contre le projet d’extraction fossile de TotalEnergies en Ouganda et a rejoint depuis Lutte et Contemplation, un nouveau collectif en lien avec le tiers-lieu jésuite, la maison Magis.
        Alors pas étonnant si Charlotte se sent à sa place sur le plateau du Larzac, battu par les vents glacés, mais où a été organisé les Résistantes, du 3 au 6 août. Conçu début août par Terre de luttes, la Confédération paysanne et les Faucheurs volontaires d’OGM, l’événement veut structurer les collectifs en lutte contre des projets locaux. Une sorte d’université d’été des Soulèvements de la terre qui ne dit pas son nom, malgré la procédure de dissolution en cours contre ce mouvement.
        Ateliers et tables rondes
        « C’est l’événement militant de l’été. Après le choc de Sainte-Soline, les manifestations anti-retraites et les émeutes, s’imposait un espace de connexion et de réflexion pour savoir quelle suite donner à titre collectif et individuel », s’enthousiasme Charlotte, emmitouflée dans son blouson bleu, qui navigue entre les chapiteaux bariolés où se tiennent les assemblées des luttes pour l’eau, la déroute des routes, les ateliers juridiques et les tables rondes rappelant les victoires du Larzac et de Notre-Dames-Landes
        Charlotte n’est pas la seule chrétienne à zigzaguer au milieu des écolos libertaires, syndicalistes paysans, Génération climat et anciens des années 1970. Manon Rousselot-Pailley, qui prendra la direction du Mouvement rural de jeunesse chrétienne (MRJC) à la rentrée, n’a pas hésité à planter sa tente Quechua sur le plateau karstique. Diffusé il y a plus de 10 ans, le film Tous au Larzac a bercé son adolescence. Présente à Sainte-Soline, l’ancienne militante au CCFD a pris ce moment comme un temps de formation politique. Elle sait déjà que la question des luttes locales contre des projets d’aménagement « inutiles et polluants » traverse les rangs du MRJC.
        « Faire autre chose que lutter »
        On remarque ici ou là des activistes de XR spiritualité, une branche d’Extinction Rebellion, qui s’est distinguée en avril 2022 par l’organisation d’une messe improvisée, lors d’un blocage à Paris. C’est le cas de Clotilde, qui habite l’écohameau chrétien de Goshen en Bourgogne, où se tiendra du 25 au 27 août 2023 le Festival des Poussières, élaboré par le collectif Anastasis. La jeune femme nous parle avec émotion de ses premiers contacts avec les sœurs Diaconesse de Reuilly, menacées d’expulsion à cause de l’installation du Grand Paris express. Accompagnée de son compagnon David, elle dit aussi être venue se ressourcer : « J’avais envie de me retrouver avec d’autres militants en faisant autre chose que lutter. »
        Combien sont-ils véritablement ? Difficile de différencier ces chrétiens au milieu des 7 500 militants en doudounes et sweats à capuche. Ils ne portent pas leurs convictions en bandoulière. Ce qui ne les empêche pas d’être bien accueillis sur le camp autogéré, quand ils affichent ouvertement leur foi. « Nous assistons à un moment d’entre-deux : les chrétiens s’autocensurent encore et les non-chrétiens n’osent pas dire que la dimension spirituelle les impacte », analyse le pasteur Stéphane Lavignotte, auteur de l’Écologie, champ de bataille théologique (Textuel), présent à ce rassemblement des différentes familles de l’écologie.
        Porteurs d’un imaginaire et d’une espérance
        Mais ces jeunes croyants sont suffisamment nombreux pour témoigner d’un mouvement à l’œuvre en faveur d’une contestation plus radicale. « L’émergence de ce nouveau courant chez les chrétiens de gauche résulte d’une double déception : les marches pour le climat n’ont pas apporté de résultats et l’espoir d’une révolution interne à l’Église grâce à Laudato si’ est retombé », analyse François Mandil, délégué départemental du Secours catholique et ancien membre de la direction des Scouts de France, qui s’est aussi déplacé aux Résistantes.
        Stéphane Lavignotte de compléter : « L’engagement se poursuit à travers les institutions municipales (Bordeaux, Poitiers, Lyon… ), des petits groupes indépendants des institutions, comme Chrétiens unis pour la Terre, Greenfaith, XR Spi, Anastasis et le militantisme de terrain. Les chrétiens ont des choses à dire et à amener. Ils sont porteurs d’un imaginaire et d’une espérance, dans un moment où tout amène à désespérer. »
        Sortir du radicalisme dogmatique »
        Reste la question épineuse des modalités d’action. Faut-il verser dans la confrontation et le sabotage, comme l’invitent les piliers des ex-Soulèvements de la terre, très présents aux Résistantes, ou s’inscrire dans la tradition chrétienne de désobéissance civile de masse ? Cinquante ans plus tôt, elle a été portée sur cette terre aride par la Jeunesse agricole catholique (JAC) et des figures célèbres comme Lanza del Vasto, disciple de Gandhi et fondateur de la communauté de l’Arche. Tous étaient engagés aux côtés des paysans contre l’extension d’une zone militaire. La question de la stratégie divise. La violence qui s’est déployée à Sainte Soline a laissé des traces, faisant de nombreux blessés   et il ne s’agit de ne pas tomber dans le piège tendu par le gouvernement.
        Sans se concerter, Clotilde et Charlotte ont trouvé un point de passage avec la sphère activiste dans les propos tenus par l’éditrice et auteure Juliette Rousseau. La jeune femme, touchée par sa traduction du livre canadien Joie militante. Construire des luttes en prise avec leurs mondes, de Carla Bergman et Nick Montgomery (Éditions du Commun), a appelé « à sortir du radicalisme dogmatique tout en parlant d’amour », pointe Clotilde. « Elle a insisté sur le fait que nous n’étions pas simplement des guerriers, ajoute Charlotte. Elle a mis en avant la notion de soin, l’acceptation de la vulnérabilité et du besoin des uns et des autres. Cela fait totalement écho aux valeurs chrétiennes telles que je les conçois. »

        • #15605 Répondre
          Graindorge
          Invité

          Grand merci Sarah. Avec tous les crétins qui nous mettent consciencieusement des gros bâtons dans les roues, on ne peut hélas pas renverser les tables sans faire du bruit.  » soin, acceptation de la vulnérabilité, besoin les uns des autres » OUI mais coups de pied dans les fourmilière et coups de poings, de gueule etc si nécessaire AUSSI.

        • #15746 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          Il est grand temps en effet de sauver l’honneur du christianisme, préempté et souillé par une ribambelle d’imbéciles réactionnaires.

          • #15751 Répondre
            Charles
            Invité

            Make christianism great again.

            • #15753 Répondre
              Claire N
              Invité

              Charles, la référence fait «  erreur 404 «  dans ma tête ; si ça t’embête pas de me la préciser ; sinon je rame en boucle ( désolée )

              • #15761 Répondre
                Charles
                Invité

                Une référence subtile au slogan trumpien Make America great again.

                • #16015 Répondre
                  Claire N
                  Invité

                  Merci ! Ça me libère de la rame

            • #16014 Répondre
              Nox
              Invité

              En anglais plus usuel, on écrira plutôt « Christianity ». 😛

          • #15757 Répondre
            Graindorge
            Invité

            Oui cher monsieur Bégaudeau mais tâchons de sauver l’Honneur de Dieu. Surtout. Il est grand temps. La porte est sans clef. On a le mot de passe. Entrons sans frémir. « Là où il y a de la peur l’Amour est exclu. Là où il y a de l’Amour la peur disparaît. » 😃

            • #15760 Répondre
              Graindorge
              Invité

              Rectificatif: on a UN mot de passe. Pas LE. Y’en a plein

          • #16772 Répondre
            Jean Monnaie
            Invité

            Jésus, le célèbre défenseur des migrants et des islamistes. L’Église semble complètement infiltrée par ceux dont on ne doit pas dire le nom, et il n’est pas surprenant de constater qu’elle est en phase avec l’idéologie des capitalistes.

            En effet, le Pape est devenu une marionnette pro-migrante des mondialistes, un peu comme toi, mon cher François. Sans surprise, de Attali à BHL, tout le monde l’adore. Un simple hasard, n’est-ce pas ?

            Non contents de détruire la France, les marxistes veulent emporter avec eux une religion millénaire.

            Je me souviens que mon mentor à la CGT me disait que ton patron n’est pas ton ennemi, mais ton adversaire. Il avait raison, mon patron est effectivement mon adversaire. En revanche, toi, tu es clairement mon ennemi. Sans aucun doute très sympathique dans la vie, comme le bourgeois cool pourrait l’être avec ses amis ou ses voisins, mais clairement, tu incarnes cette gauche qui semble passer sa vie à miner les intérêts du peuple français et à appeler de ses vœux le chaos dans tes vidéos. L’Open Society de Soros annonce quitter l’Europe car elle estime avoir fini le travail et que des relais comme toi sont là pour les remplacer. Qui est l’imbécile et qui se déshonore ici, nous ou toi ? A un moment il faut remettre l’église au centre du village. https://www.lecho.be/economie-politique/europe/economie/la-fondation-de-george-soros-se-desengage-d-europe/10486994.html

    • #15741 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Mon copier coller n’est pas sorti. Je donnais juste l’info: l’Argentine est passée à l’extrême droite. « En finir avec ce poison de la justice sociale »

    • #15754 Répondre
      Sarah G
      Invité
    • #15755 Répondre
      Sarah G
      Invité
      • #15762 Répondre
        Graindorge
        Invité

        Chère Sarah G: possible de partager l’article dans son intégralité stp?

        • #15766 Répondre
          Sarah G
          Invité

          J’ai essayé tout à l’heure de le poster en intégralité mais apparemment cela n’a pas fonctionné.
          Je vais refaire un essai plus tard.
          Espérons que cette fois-ci cela fonctionne.

          • #15777 Répondre
            Sarah G
            Invité

            Bon j’ai essayé plusieurs fois de partager l’intégralité de cet article de Mediapart, cela ne fonctionne pas.
            J’en suis désolée.
            Si des personnes sont intéressés, veuillez me transmettre vos adresses mails.
            Merci

            • #15778 Répondre
              Sarah G
              Invité

              Ou si d’autres sitistes peuvent le partager.

            • #15792 Répondre
              Graindorge
              Invité

              Moi Sarah: donaram85@gmail.com

              • #15793 Répondre
                Sarah G
                Invité

                OK c’est noté

                • #15801 Répondre
                  Sarah G
                  Invité

                  Tu me diras si tu as tout bien reçu Graindorge

                  • #15803 Répondre
                    Graindorge
                    Invité

                    Tout bien reçu chère Sarah. Merci beaucoup pour le partage😊

    • #15763 Répondre
      Carpentier
      Invité

      👋
      Si qqn a l’amabilité du partage, et accès à l’article en intégral, qu’il.elle en soit béni.e https://www.lemonde.fr/idees/article/2023/02/17/le-nouveau-conflit-des-generations_6162187_3232.html

    • #16005 Répondre
      Graindorge
      Invité
    • #16053 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Vamos a por 132271 firmas antes de que acabe el día, ¿puedes firmar ahora?
      https://chng.it/rvXkCKfF
      Merci de signer cette pétition si ça vous dit. On a que 3 canadairs et 14 hélicoptères pour un incendie qui se rapproche de 4000 hectares. Pour notre île c’est gigantesque.. On a besoin de plus d’hydravions. Et pour les faire bouger à Madrid on dirait qu’il faut un tremblement de terre.

    • #16055 Répondre
      PE
      Invité

      Vu la gravité des incendies et l’ampleur des dégâts, ça m’étonnerait que les autorités espagnoles aient encore besoin d’une pétition pour réagir à la hauteur, non ?
      La pétition date de 2016. J’imagine qu’elle n’aura pas eu sur Madrid l’effet sismique espéré. Mais à défaut de tremblement de terre métaphorique, un méga-feu lui bien réel les aura sûrement réveillés – au moins jusqu’au prochain.
      Tout mon soutien en tout cas (y compris cette signature qui me laisse sceptique, parce que ça ne coûte rien).
      Courage.

      • #16058 Répondre
        Graindorge
        Invité

        Merci PE j’avais pas vu que la petición datait de 2016 Ça doit être que celle de 2016 reste d’actualité vue la lenteur de réaction? Merci de signer et merci tout court

      • #16075 Répondre
        Graindorge
        Invité

        On en est à 5000 hectares!!! et toujours 3 hydravions et 14 hélicoptères. Merci de signer la pétition dont le contenu reste hélas d’actualité. Merci PE

      • #16078 Répondre
        Graindorge
        Invité

        On vient de me confirmer que depuis 2016 les « autorités espagnoles ont fait 0+ 0 la tête de Toto. Rien. Nada. Niente. Nothing. Les Canaries on es appelle  » el culo del mundo » Le peninsulaire, colonisateur reste hyper arrogant. Après la catastrophe du volcan à La Palma, tous sont venus pour la photo et la télé la main sur le cœur mais aucun cœur sur la main. À ce jour ce sont des miettes d’aides données au compte-goutte. Les Canaries ne rapportent pas grand chose et nous sommes bien dans un monde marchand Je t’aide si tu me rapporte Le cynisme. Leur cruauté, c’est dans des moments pareils qu’on la voit. Leurs incendies à la péninsule, ils s’en occupent bien mieux. Ça ne passe pas de 2600hectares à 5000 en 3 jours!!
        Donc oui, on me confirme: la pétition 2016 à été réactivée car nécessaire.
        Tu as eu raison PE d’être passé outre ton scepticisme et d’avoir signé. Moi aussi j’ai signé dans l’urgence et l’angoisse.et sans même regardé la date car je le répéterai encore c’est terriblement, horriblement d’actualité.. 5000 hectares!
        Je donne l’info. Une signature c’est une signature. Des milliers de signatures pourraient ENFIN. PEUT-ÊTRE. faire bouger MADRID. Et ne coûte RIEN
        Ces gens sont cyniques.
        Ce matin, au marché où je travaille,la mairie nous a dit par la voix d’un adjoint au maire que la ministre de la défense comptait envoyer un hélicoptère spécial, russe. Mais dit Paco l’adjoint  » comme il n’y a pas de pièces de rechange en cas de panne vu les mauvaises relations avec la Russie… Bref, on nous raconte des cagades et on nous prend pour des cons et là Paco a levé les épaules.

    • #16353 Répondre
      Graindorge
      Invité
    • #16568 Répondre
      Alix
      Invité

      QU’AVONS-NOUS À APPRENDRE DES LUTTES ANTISPÉCISTES ? Avec Tiphaine Lagarde https://www.youtube.com/watch?v=XmUVE3aE-Vg

      • #16630 Répondre
        Graindorge
        Invité

        Tu en penses quoi, toi, chère Alix?

        • #16767 Répondre
          Alix
          Invité

          Graindorge : La place si maigre donnée aux luttes antispécistes par la gauche ne cesse de m’interroger.

          • #16775 Répondre
            Demi Habile
            Invité

            On fait quoi de nos de 13 millions de porc si on arrête de les bouffer?
            .
            C’est une vraie question, imaginons que demain ce monde se convertisse à votre délire, qu’est ce qu’on fait de ces dizaines de millions d’animaux?

    • #16759 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Nos dirigeant.e.s à Bruxelles sont tranquillement en train de préparer l’autorisation du glyphosate – un pesticide qui tue la nature – pour quinze années supplémentaires? Il faut qu’on leur dise que c’est inacceptable. Signons la pétition dès maintenant. https://act.greens-efa.eu/fr/glyphosate?source=share_app
      les petits ruisseaux font…

      • #16768 Répondre
        Jean Monnaie
        Invité

        On pour un parti contre le FREXIT pour ensuite se plaindre des conséquences de son vote.

    • #16910 Répondre
      Graindorge
      Invité
    • #17076 Répondre
      Graindorge
      Invité
    • #17289 Répondre
      Graindorge
      Invité
      • #17299 Répondre
        Leo Landru
        Invité

        Salut ! Tu l’as en entier ?

        • #17306 Répondre
          Graindorge
          Invité

          Eh non! Peut-être qu’avec un peu de chance quelqu’un ici…

    • #17370 Répondre
      Graindorge
      Invité

      https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/la-suite-dans-les-idees/zan-zendegi-azadi-un-soulevement-revolutionnaire-en-iran-2437789

      Cette révolution est faite par la bourgeoisie iranienne.
      Je n’ai que des questions. En France, la bourgeoisie a coupé la tête de l’aristocratie et s’est installée.
      En Iran, une fois accomplie la nécessité de faire tomber les islamistes au pouvoir c’est donc la bourgeoisie qui s’installera.
      Pourquoi le peuple de femmes et d’hommes d’Iran n’en profiteraient-ils pas pour éradiquer d’ores et déjà et les islamistes au pouvoir et les bourgeois et inventer une nouvelle vie?

      • #17371 Répondre
        Jean Monnaie
        Invité

        Car une société à besoin d’une hiérarchie. Car les structures ne se remplacent pas facilement. Car la plupart d’entre nous aspire à monter dans l’échelle sociale et à être bourgeois.

    • #17372 Répondre
      Graindorge
      Invité
      • #17374 Répondre
        Jean Monnaie
        Invité

        Je suis désolé d’avoir perturbé ce forum et de vous avoir contraint à faire face à la réalité. Tu es en deuil, et la colère est une réaction tout à fait normale. Il te reste encore trois phases à traverser avant que nous puissions enfin discuter. Je serai là si tu as besoin 🙂

        Le choc ou le déni : Au début, il peut être difficile de croire ou d’accepter la perte. Les émotions peuvent être étouffées ou niées.

        La colère : Après le choc initial, il est courant de ressentir de la colère envers la situation, envers soi-même ou envers les autres. ( TU ES ICI)

        Le marchandage : Certains individus essaient de négocier avec la réalité ou avec une puissance supérieure pour inverser ou atténuer la perte.

        La tristesse ou la dépression : À mesure que la réalité de la perte s’installe, la tristesse profonde peut se manifester. Cela peut inclure des sentiments de vide, de désespoir et de solitude.

        L’acceptation : À un certain moment, la plupart des personnes atteignent un stade où elles commencent à accepter la réalité de la perte et à trouver un moyen de vivre avec elle.

        • #17383 Répondre
          Graindorge
          Invité

          Ne vous en faites pas. Aurevoir alors

    • #17479 Répondre
      Julien Barthe
      Invité

      C’est long mais riche d’impressions et de matière. Très instructif au passage.
      https://lundi.am/Desarmement-de-l-usine-Lafarge-de-Bouc-Bel-Air

      • #17498 Répondre
        Alain m.
        Invité

        Merci, compte rendu plein d’informations.

    • #17526 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Pas pu copier/coller la photo mais en cliquant sur Google  » dernière photo de Salvador Allende on la voit.
      Ci-joint l’histoire de cette photo partagée par le compañero Pablo pour l’anniversaire des 50 ans de la mort d’un homme honnête et courageux. Ça m’a pris une heure à copier/coller le pdf d’abord dans Word. C’était lent, pas d’un coup. Puis ici.
      ¡Hasta la Victoria siempre compañero Salvador!✊

      Ce que raconte vraiment « la dernière photo » de Salvador Allende, le président chilien qui s’est donné la mort après le coup d’Etat militaire de 1973 Par Michel Guerrin Publié aujourd’hui à 06h00, modifié à 16h20

      RÉCIT | Le 11 septembre 1973, retranché dans le palais présidentiel, à Santiago,face aux putschistes de Pinochet, le président chilien sait ses heures comptées. Le livre « Septembre au Chili » revient aujourd’hui en détail sur l’histoire des dernières images d’Allende, dont le fameux cliché où on le voit, l’arme au poing, dans la cour de la Moneda, quelques heures avant son suicide
      Dans quelques heures, Salvador Allende va mourir en se tirant une balle dans la tête, mais, à 9 h 45, ce 11 septembre 1973, le président du Chili a encore une allure de combattant. L’armée a lancé un putsch à la fraîche. Retranché dans son palais de la Moneda, à Santiago, il descend dans la cour avec des fidèles. Il a 65 ans. Le casque est de travers et la sangle pend, la veste en tweed tient par le bouton du bas, le chandail est incongru, le pas hésitant, mais la main droite serre fermement un fusil automatique AK47 tenu à l’épaule. Un cadeau du Cubain Fidel Castro. Son regard fixe le ciel. Il voit passer très bas les avions de chasse Hawker Hunter. C’est de là que viendront les bombardements des militaires.
      Tout cela, on le voit et on le sent sur une photo devenue iconique, archi-diffusée et publiée ces cinq décennies dernières – journaux, livres, expositions, conférences, films documentaires… Le magazine américain Time l’a retenue en 2016 parmi ses 100 photos les plus importantes jamais faites. Des historiens l’ont décortiquée et mise en regard avec cinq autres, prises un peu avant et un peu après, l’ensemble constituant une mine d’informations sur les dernières heures d’Allende. Six images, donc, mais celle-ci écrase les autres, au point d’être communément surnommée «la dernière photo d’Allende». Il faut dire qu’elle montre ce qu’on ne voit jamais, le moment-clé, où l’histoire bascule, l’instant où un homme élu démocratiquement vacille face à un coup d’Etat dans un continent qui en était alors friand. Le cliché est devenu un symbole de résistance. Mais aussi de l’impuissance d’un dirigeant pris en étau entre une aile gauche radicale préférant «les fusils au vote» et une droite prête à RÉCIT | Le 11 septembre 1973, retranché dans le palais présidentiel, à Santiago, face aux putschistes de Pinochet, le président chilien sait ses heures comptées. Le livre « Septembre au Chili » revient aujourd’hui en détail sur l’histoire des dernières images d’Allende, dont le fameux cliché où on le voit, l’arme au poing, dans la cour de la Moneda, quelques heures avant son suicide. Offrir l’article attiser le désordre économique avec le soutien du président américain, Richard Nixon, lequel qualifiait son homologue chilien de «fils de pute». Il y a aussi le personnage Allende. Toute la gauche européenne est fascinée par ce grand bourgeois qui a pris le pouvoir par les urnes et l’exerce par la réforme, à l’opposé de la révolution à la cubaine. Cette gauche observe à la loupe les trois ans du gouvernement d’Unité populaire, notamment en France, où socialistes et communistes se cherchent. Alors, voir ce chirurgien de formation avec une mitraillette… «Un Mitterrand l’arme au poing», résume Robert Pledge, directeur de l’agence photo Contact, qui avait interviewé Allende en 1971. M. Pledge, aujourd’hui âgé de 81 ans, résume bien l’émotion planétaire, au moment du coup d’Etat de 1973. On lui demande comment lui-même l’a appris, et il a cette réponse : «Je me trouvais dans une cabine téléphonique de la 5 e avenue, à New York. C’est la première fois de ma vie que je pleurais pour des raisons politiques.» L’énigmatique photographe Robert Pledge est le chef d’orchestre d’un livre émouvant et tout frais, Septembre au Chili, 1971-1973 (Atelier EXB, 192 p., 49 €), dans lequel il publie et documente «la dernière photo d’Allende», tout en l’accompagnant de deux reportages photos : celui du Français Raymond Depardon en 1971 dans le Chili d’Allende, et celui de l’Américain David Burnett pendant le putsch. La fameuse photo incarne le passage entre le Chili d’Allende et celui de Pinochet. Pour la jeunesse locale, elle marque la fin d’une insouciance, «des cheveux longs, des minijupes et des pantalons pattes d’éf », la fin d’une musique avant que le pays ne tombe dans le silence, écrit la journaliste, écrivaine et enseignante chilienne Alejandra Matus, toujours dans le livre Septembre au Chili. Lire aussi (1970): Salvador Allende, un marxiste de bonne compagnie De cette photo, on sait à peu près tout. L’heure, le lieu, les circonstances. Elle est prise au moment où Allende, après avoir quitté son bureau au deuxième étage du palais présidentiel, en plein cœur de Santiago, jauge les capacités de défense du bâtiment. On en connaît aussi les protagonistes : devant le chef d’Etat, ses gardes du corps en armes, «Miguel» et «Mauricio»; ils feront partie des quelque 3 200 disparus de la dictature.

      Derrière le président, à sa droite, José Munoz, le capitaine de la garde présidentielle ; à sa gauche, son médecin personnel et ami, Danilo Bartulin, reconnaissable à sa moustache d’encre, qui fut ensuite emprisonné et torturé, avant de pouvoir s’exiler. On sait tout de l’image, mais le nom de son auteur a longtemps été une énigme. Aujourd’hui encore, il conserve une pincée d’incertitude. C’est le New York Times qui la révèle, le 26 janvier 1974, soit plus de quatre mois après le putsch. Le journal la publie avec une autre où l’on voit Allende dans son bureau au téléphone. A l’époque, le quotidien américain publie très peu de photos, mais, estimant qu’il s’agit de documents historiques, il les affiche en première page. Il ne donne aucun nom d’auteur. Le sait-il ? De toute façon, le simple fait de révéler un nom mettrait en danger la personne en question. Le retentissement dans le monde entier est énorme. Quatre mois plus tard, en mars 1974, le portrait d’Allende armé est élu photo de l’année 1973 par le World Press, à Amsterdam, le prix le plus prestigieux du photojournalisme. L’auteur, lui, est toujours anonyme et le restera longtemps.
      Surgit en, en 2007, un nom, celui d’Orlando Lagos. Ses proches ont attendu sa mort pour dire qu’il est l’auteur de la photo d’Allende. C’est crédible, bien plus que quatre ou cinq autres noms, mentionnés au gré des années, certains farfelus. Lagos était le chef des photographes de la présidence sous Allende. Surnommé «El Chico», il était petit de taille et grand de réputation. Lui n’a jamais revendiqué publiquement la paternité de ce cliché historique, mais son entourage livre beaucoup de détails, a priori ables, sur les circonstances de la prise de vue. « Je viens travailler » Et puis, le 26 mars 2012, un autre nom est dévoilé, cette fois dans un long texte du journaliste et écrivain chilien Hermes Benitez, publié sur le site Piensa Chile. Son récit est conforté et précisé par l’enquête de Robert Pledge dans le livre Septembre au Chili. Selon Benitez et Pledge, le mystérieux photographe serait, en réalité, un certain Leopoldo Victor Vargas (1933-2011), un sous-officier de l’armée de l’air, spécialiste de vues aériennes. Affecté comme photographe auprès de la présidence de la République de 1964 à 1973, il était chargé de couvrir les Salvador Allende, au palais de la Moneda, à Santiago, le 11 septembre 1973. LEOPOLDO VICTOR VARGAS/ COURTESY CONTACT PRESS IMAGES événements officiels dans le pays. Un militaire, donc, mais «en civil et costume cravate», écrit Hermes Benitez.
      D’après lui et Robert Pledge, les trois fils du photographe, Polo, Marcos et Alex, ont recueilli le témoignage de leur père, et l’ont même enregistré, ce dernier leur demandant de ne rien dire jusqu’à sa mort. Pendant trente-huit ans, ils ont gardé le secret, laissant d’autres clamer leur vérité sur ce mystère. «Certains ont abusé du silence de mon père», dit Marcos Vargas sur Flickr, en 2015. La journée du 11 septembre 1973 de Leopoldo Vargas est donc son témoignage, tel qu’il est restitué par ses enfants.
      Le matin du coup d’Etat, les bus étant à l’arrêt, le militaire se rend à la Moneda, à pied, croisant des soldats et des chars. Il entre dans le palais par une petite porte latérale. «Que fais-tu ici, tu ne sais pas ce qui se passe ?», lui lance un lieutenant. «Je viens travailler», répond-il, rejoignant son bureau. Le téléphone sonne à 8 h 45. La présidence demande un photographe. Vargas saisit un appareil Canon chargé d’un lm et accourt. Sa première photo est celle d’Allende au téléphone, écoutant un membre de la junte militaire lui demander de se rendre. D’une voix furibarde, Allende lui rétorque : «Faites ce que vous voulez, enfoirés !» Puis le président prononce son dernier discours, diffusé sur une radio, dans lequel il a cette formule : «Je paierai par ma vie ma loyauté au peuple.» A un moment, Allende remarque Vargas et l’apostrophe : «Au lieu de porter un appareil photo, tu ferais mieux de porter une arme !» Est-ce la raison pour laquelle il ne prend que six photos d’un moment historique ? Nul ne sait. Allende obtient une sorte de cessez-le-feu pour que le personnel puisse quitter la Moneda, ajoutant qu’il sera le dernier à sortir. Vargas s’exécute, mais c’est une pluie de tirs et de bombes qu’il rencontre. « Légèreté ahurissante » Le matériel et les archives du service photo de la présidence, où travaillaient sept personnes, seront détruits par les bombardements puis par la junte de Pinochet, décidée à effacer la mémoire visuelle de la présidence d’Allende, dit
      Robert Pledge. Ce dernier constate qu’en sauvant sa peau Vargas sauve les six négatifs, dont il n’effectuera des tirages que «plusieurs semaines plus tard». Vargas réalise deux jeux de tirages (soit douze photos en tout), le premier au format 20 × 25 cm, l’autre en 13 × 18 cm, et les cache dans son grenier. Désireux de les diffuser à l’étranger, il est indirectement mis en contact avec un journaliste américain, Jonathan Kandell, qui travaille pour le New York Times à Santiago. Vargas lui cède, contre 3 000 dollars (2 798 euros), les six tirages les plus grands et aussi les négatifs. Mais chacun ignore tout de l’autre : nom, employeur, etc.
      Pourquoi croire les enfants de Leopoldo Vargas et non les proches d’Orlando Lagos ? Parce qu’ils sont en possession du jeu des six petits tirages, recadrés sur Allende, un peu jaunis aussi. Robert Pledge les a vus et regardés de près, lors de sa rencontre à New York avec Marcos Vargas, l’un des fils. Il ajoute : «Ces tirages sont d’autant plus précieux que les négatifs et le jeu du New York Times ont mystérieusement disparu. Aucune trace dans leurs archives ! Des numérisations avaient été faites, mais tout de même…» Autre preuve qui penche pour Vargas, ajoute M. Pledge : le médecin Danilo Bartulin s’est souvenu de lui photographiant Allende le 11 septembre à la Moneda. Certains continuent pourtant de croire qu’Orlando Lagos est l’auteur du cliché. Le World Press, qui ache toujours le nom de ce dernier sur son site Internet, fait savoir au Monde qu’il est «prêt à réexaminer tout nouvelle preuve dans cette affaire». Une ultime révélation En fait, personne ne peut prouver à 100 % que Vargas est l’auteur de la photo. Et puis, le profil d’Orlando Lagos cadre mieux avec les standards glorieux du métier de photoreporter ; il a, en tout cas, plus d’allure que celui de Vargas, un soldat qui déclenche sans trop se soucier de composition et qui, après le coup d’Etat, retourne au service photo de l’armée de l’air avant de prendre sa retraite en 1982. «Vargas était un militaire, un homme de devoir, un photographe fonctionnaire aux journées millimétrées, loyal et réservé, pris dans un événement exceptionnel, cerne Robert Pledge. Il ne voulait pas tirer la couverture à lui, mais il a bien dit à ses enfants qu’il était l’auteur des six photos.» Ce profil fait penser au débat apparu juste après le prix du World Press attribué à «la dernière photo d’Allende». Certains se sont demandé pourquoi donner des prix à des auteurs dans le champ de la photo de presse, estimant que, souvent, ce n’est pas le photographe qui fait la bonne photo mais l’événement. Dans le livre Septembre au Chili, Robert Pledge fournit une dernière révélation
      Il nous apprend que le jour de sa prise de fonctions, le 3 novembre 1970, Salvador Allende avait posé devant un photographe alors qu’il était assis dans un fauteuil d’apparat. Il fera de l’image son portrait officiel, diffusé un peu partout à travers le pays. Le photographe ? Leopoldo Vargas, cet homme discret qui a probablement enregistré la «naissance» et la mort d’Allende

    • #17724 Répondre
      Graindorge
      Invité

      La connerie en Marche… Toute collaboration culturelle publique française avec les artistes du Niger, Mali et Burkina Faso suspendue.

    • #17727 Répondre
      Graindorge
      Invité

      En réaction à cette ignominie je vous invite à partager pour découvrir les artistes de ces pays telles que Otobong NKanga ❤️ je l’ai découvert grâce à l’expo « There’s no such thing as a solid ground »: une grande inspiration et revendication contre l’exploitation des personnes et des ressources naturelles .. Otobong Nkanga https://g.co/kgs/Gt74Fr

      • #18136 Répondre
        Graindorge
        Invité

        Rectificatif ceci est un copier/coller solidaire Les mots ne sont pas les miens. Oublié les guillemets

    • #18108 Répondre
      Julien Barthe
      Invité

      Pour Jean Monnaie et peut-être pour d’autres.
      https://lundi.am/Pieges-et-principes-de-l-horizontalite
      Une pensée de la pratique produite par une pratique qui pense.

      • #18134 Répondre
        Dr Xavier
        Invité

        C’est dense et passionnant ça ; s’applique à tous les collectifs, associations, clubs sportifs… un ami fait partie d’un bar géré en coopérative, iels se posent ce genre de questions tous les jours, je fais suivre.

      • #18168 Répondre
        Claire N
        Invité

        Je trouve intéressante l’idée de considérer la verticalité comme potentiellement activable par une «  levée d’inhibition «  émanant de l’horizontalité
        C’est astucieux pour dépasser le coter moral de son recours
        Cela rappelle accessoirement le fonctionnement du cerveau

      • #18556 Répondre
        Jean Monnaie
        Invité

        Le « protectionnisme solidaire » avancé par la France Insoumise peut être perçu comme un oxymore, tout comme l’expression « verticalité horizontale ». La gauche, adore jongler avec ces contradictions comme si elle n’en avait pas suffisamment. Les 2 exemples verticale du textes : l’EZLN, structure ethnique maya et le PYD-PKK projet ultranationaliste de création du Kurdistan est assez loin de votre idéale cosmopolite.

        Bégaudeau, de son côté, a tenté en vain de légitimer le nationalisme de gauche, soutenant qu’il pourrait s’agir d’un passage nécessaire vers l’internationalisme. Toutefois, cette argumentation est difficilement tenable. Selon cette logique, la création d’un État (à l’image d’Israël) pourrait être justifiée, puis ses conséquences, telles que la colonisation des territoires palestiniens, pourraient être remises en question. Un scénario similaire pourrait survenir avec le Kurdistan.

        Il est donc paradoxal de plaider en faveur du nationalisme, pour ensuite, une fois au pouvoir, tenter de le déconstruire. Cette dualité, pour ne pas dire schizophrénie politique, semble malheureusement courante. Quant au texte initial, son manque de propositions concrètes le rend quelque peu dénué d’intérêt, ses questions finales laissant le lecteur sur sa faim. Pour stimuler une réflexion plus approfondie, il aurait fallu y apporter des réponses.

        J’ai examiné ton texte avec attention, le parcourant à plusieurs reprises. Cependant, consacrer une heure à analyser en profondeur un texte, sans avoir ensuite un écho ou une discussion constructive en retour, me semble être une perte de temps, surtout dans un contexte où l’intérêt pour la politique sur ce forum paraît limité. Ici, les discussions semblent davantage s’orienter vers des sujets légers, comme le cinéma, ce qui donne l’impression d’être dans un salon de thé plutôt que dans un espace de débat politique engagé. Malgré tout ma porte est toujours ouverte pour les esprits curieux et l’analyse de fond.

        • #18606 Répondre
          Demi Habile
          Invité

          Tu veux bien faire l’effort de comprendre que lundi matin ce n’est pas la gauche mais un petit bout de la gauche qui est essentiellement composé par des petits bourgeois qui prennent trop de plaisir à cracher à la gueule de leurs camarades de classes en feignant se soucier du sort des dominés de ce monde?
          .
          Merci d’avance.

          • #18622 Répondre
            Jeanmonnaie
            Invité

            J’ai toujours trouvé hypocrites ceux qui prétendent s’indigner des dominations dans le monde. Je doute qu’un ouvrier chinois se préoccupe d’un sans-abri français. Vouloir toucher à l’universel est souvent un bon prétexte pour prétendre aider sans vraiment aimer personne.

            • #18624 Répondre
              Demi Habile
              Invité

              Donc tu ne veux pas faire d’efforts.

              • #18625 Répondre
                Jean Monnaie
                Invité

                Défiez-vous de ces cosmopolites qui vont chercher loin dans leurs livres des devoirs qu’ils dédaignent de remplir autour d’eux. Tel philosophe aime les Tartares, pour être dispensé d’aimer ses voisins…

                Jean-Jacques Rousseau

    • #18267 Répondre
      Ostros
      Invité

      Samedi 23 septembre grande journée de manifestations contre les violences policières partout en France.
      A Paris depart 14h30 de gare du Nord à Bastille.
      .
      https://www.ouest-france.fr/societe/police/violences-policieres-une-centaine-dorganisations-appellent-a-manifester-samedi-23-septembre-d471d128-523c-11ee-94bc-e523343662bc

      • #18269 Répondre
        Graindorge
        Invité

        merci Ostros. Je partage avec tous mes contacts

    • #18410 Répondre
      Graindorge
      Invité
      • #18411 Répondre
        Graindorge
        Invité

        Il a dit qu’il entamerait une grève de la soif dès aujourd’hui. Là il se met en vrai danger. Le corps peut vivre sans manger pendant des semaines. Il prenait de l’eau citronnée mais sans boire, c’est 3 jours. Pas beaucoup plus

    • #18707 Répondre
      amour
      Invité

      Bonsoir,
      Quelqu’un serait intéressé de faire connaître l’organisation d’une institution française gigantesque dans ses fonctions et faire un petit papier dans la presse ?
      Bouteille à la mer, mais pas de sos. Juste une envie de balancer dans les règles de l’art.

    • #19347 Répondre
      Graindorge
      Invité

      https://images.app.goo.gl/1xTJFn2XUdVQ5XUe8

      Si j’ai réussi à montrer les cartes avec l’évolution des terres prises aux palestiniens depuis 1948 tant mieux sinon on peut facilement les trouver.
      Je refuse le débat sur ce sujet.
      Je dirai juste mon humble avis. Que ceux qui restent et qui veulent sauver leurs vies et celles de leurs enfants puissent partir et exiger le statut de réfugiés de guerre. Même si ce n’est pas une guerre mais un carnage. Un génocide. J’ai placé dans l’entrée LUTTES. Mais C’est FINI.

      • #19350 Répondre
        K. comme mon Code
        Invité

        C’est un genocide, oui. Ils veulent donc tous les tuer. Ils massacrent depuis longtemps dans le plus grand des calmes. Les enfants étant autant de la vermine et des animaux que leurs parents à leurs yeux et les pays Occidentaux s’offusquant de la moindre remise en question de tels crimes parce qu’ils ont admis la déshumanisation, ça continuera l’extermination dans le plus grand des calmes, jusqu’au bout. Mais sinon, une « possible révolution » était en cours. Et la réforme des retraites aurait possiblement pu être retirée parce que les Français ont manifesté. Et j’ai un possible ticket d’EuroMillions gagnant dans ma poche, le possible amour de ma vie l’aurait glissé là-dedans avec son 06 ou 07. Je regarde. Merde. Y a rien.

        • #19351 Répondre
          Graindorge
          Invité

          il faut trouver une solution juridique internationale pour que palestinien et israélien qui veulent sauver leur vie puissent partir et être accueillis sous le statut de réfugiés de guerre. Assistance à personne en danger. Obtenant la nationalité des pays d’accueil.

    • #19353 Répondre
      Graindorge
      Invité

      « La guerre, un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas » Paul Valery

      • #19357 Répondre
        K. comme mon Code
        Invité

        Valéry ne connaissait pas les drones et les infos en continu. On lui pardonne d’être mort avant.

      • #19419 Répondre
        Jean Monnaie
        Invité

        Il y a une citation, dont je ne me rappelle plus l’auteur, qui dit : « La guerre, ce sont les vieux qui la décident et les jeunes qui la font. » Cette affirmation demeure profondément vraie. C’est un peu la même chose pour le marxisme. La révolution, ce sont les intellectuels marxistes qui la souhaitent, mais souvent pour les autres. Je te mets au défi de trouver un seul « marxiste de salon » prêt à descendre dans la rue pour affronter les CRS. J’aspire au jour où tu sauras établir des parallèles entre ce que tu critiques et le discours de ton camp politique.

    • #20152 Répondre
      Julien Barthe
      Invité

      Banalité du Capital en France

      A69 : l’histoire d’un acharnement d’État (Médiapart)

      Pourquoi le gouvernement s’entête-t-il à construire l’autoroute Castres-Toulouse malgré une opposition grandissante ? À la veille d’un week-end de mobilisation nationale, Mediapart s’est plongé dans cette histoire qui mêle lobbying patronal et ambitions politiques.

      Pauline Graulle, Jade Lindgaard et Emmanuel Riondé

      20 octobre 2023 à 13h28

      « Le« Le ton a changé ! » C’est le ministère des transports qui le dit et cela se sent, au téléphone. « L’autoroute va se faire. L’État est déterminé à faire aboutir ce projet. Ce n’est pas un entêtement de l’État, c’est le respect de la règle du droit. » Fini les prudences d’expression, les « rien n’est définitif », les confidences sur les doutes du ministre sur le projet. Nous sommes le 17 octobre 2023 et le gouvernement a décidé de construire l’A69. Une mobilisation nationale est prévue ce week-end, où plusieurs milliers de personnes pourraient converger.

      « Cette autoroute est emblématique d’un mode de décision hérité du passé, qui ne permet pas de construire la résilience et la décarbonation du futur dont nous avons besoin », a pourtant déclaré dans nos colonnes Valérie Masson-Delmotte, climatologue reconnue par ses pairs au sein du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) et membre du Haut Conseil pour le climat, cette instance créée par Emmanuel Macron pour évaluer les politiques publiques.

      Cinquante-quatre kilomètres de route, en deux fois deux voies à travers champs, vignes, fermes, forêts, prairies, vergers, espaces naturels protégés et en partie en zone inondable : ce vieux projet conçu dans les années 1990 a de quoi faire dresser les cheveux sur les têtes écologistes.

      Au total, ce sont 366 hectares – l’équivalent de cinq cents terrains de foot – qui doivent être artificialisés. Des milliers d’arbres doivent être abattus selon le collectif La Voie est libre, dont les militant·es comptent des spécialistes de l’aménagement.

      Valérie Masson-Delmotte n’est pas la seule chercheuse à sortir de sa réserve contre ce projet. Deux mille scientifiques ont cosigné une lettre ouverte au président de la République l’appelant à y « renoncer » : « Nous admettons qu’en dépit des impacts environnementaux que toute nouvelle infrastructure peut avoir, certains projets restent nécessaires. Mais pas celui-ci. » Laurence Tubiana, figure clef de l’accord de Paris et ancienne garante de la Convention citoyenne sur le climat, est elle aussi sortie de son habituelle réserve pour demander un moratoire sur l’A69 : « Réduire le débat du transport routier à l’échelle régionale est une erreur » car « Plus de routes = plus d’émissions », écrit-elle sur son compte X (ex-Twitter), or « la France métropolitaine bénéficie déjà du réseau routier le plus important d’Europe ».

      Ce n’est pas fini. Le climatologue Christophe Cassou, également coauteur du Giec, a pris la parole, dans Libération, pour dire que « ce projet-là est d’autant moins compatible avec la baisse nécessaire des émissions de gaz à effet de serre qu’en Occitanie, la part du transport dans les émissions totales est bien plus grande que la moyenne nationale, plus de 40 % contre 30 % environ ». Une pétition contre l’A69 avait réuni plus de 86 000 signatures le 20 octobre.

      Petits arrangements
      L’opposition à l’autoroute a atteint un paroxysme début septembre, avec la grève de la faim de plusieurs opposant·es, révolté·es par l’abattage de centaines d’arbres le long du tracé de la route. Installé dans un platane en face du ministère de la transition écologique, le militant écologiste Thomas Brail décuple à lui seul la médiatisation de la contestation.

      Sa grève de la soif, ainsi que celle de deux autres personnes pendant 14 heures, arrache au gouvernement l’organisation d’une réunion en préfecture avec élu·es et associations le 13 octobre. Trois jours plus tard, les travaux reprennent. Pourquoi un tel acharnement ? « Toute cette histoire tient à un entêtement que tout le monde a du mal à s’expliquer de manière rationnelle. Si Clément Beaune persiste, tout cela va se transformer en énorme boulet pour lui », estime la députée écologiste de Haute-Garonne Christine Arrighi.

      Officiellement, l’exécutif se retranche derrière la volonté des élus locaux, tous « favorables au projet », comme le symbolise une lettre de neuf cents élus tarnais soutenant le projet. Et insiste : « La parole d’un militant, on ne peut pas la mettre sur le même plan que la parole d’un élu. » Enquête publique en 2016, déclaration d’utilité publique en 2018 signée par Nicolas Hulot, choix du groupement Atosca en 2021, signature du décret de concession en 2022 : toutes les étapes administratives ont été franchies. Le recours déposé en juin contre l’autorisation environnementale de l’autoroute ne sera pas jugé avant dix-huit mois par le tribunal administratif de Toulouse, et il n’est pas suspensif. La justice a auparavant rejeté les trois référés des opposant·es.

      Mais la présidence d’Emmanuel Macron a déjà abandonné deux projets tout aussi avancés : l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes il y a cinq ans et le centre de commerce et de loisirs Europacity l’année suivante. Pourquoi s’entêter sur l’A69 ? Pour le comprendre, Mediapart s’est plongé dans l’entrelacs d’intérêts économiques et politiques servis par ce projet. Une ténébreuse histoire de petits arrangements, d’ambitions présidentielles et de productivisme lorgnant vers le déni climatique.

      Le lobbying du groupe Pierre Fabre
      Le groupe pharmaceutique Pierre Fabre, premier employeur du Tarn et puissance industrielle locale, est à l’origine du projet d’autoroute. Ses dirigeants ont déployé un intense lobbying pour qu’il voie le jour.

      En 2006, Pierre-Yves Revol, à l’époque dirigeant du groupe dont il préside aujourd’hui la fondation, soulignait dans La Dépêche du Midi « l’implication farouche de Pierre Fabre dans ce dossier » et expliquait que ce dernier arpentait tous « les salons et même les antichambres des ministères pour faire progresser ce dossier d’intérêt général ». Dans cet article, on peut lire également que « c’est au cours d’un déjeuner avec le ministre des transports, Dominique Perben [sous la présidence de Jacques Chirac – ndlr], et Jacques Barrot, commissaire européen aux transports, que Pierre Fabre a obtenu l’accord de l’État pour un recours à une concession afin d’aménager en 2X2 voies la liaison Verfeil-Castres ».

      Ici, c’est le groupe pharmaceutique Pierre Fabre qui veut. L’aéroport de Castres déficitaire, c’est lui ! L’A69 déficitaire, ce sera lui aussi !

      Linda Gourjade, ancienne députée socialiste du Tarn
      Dix ans plus tard, lors de la première enquête publique sur l’A69, l’industriel dépose une contribution. C’est un plaidoyer vibrant pour l’autoroute, dont on retrouve aujourd’hui encore les arguments dans les déclarations des responsables politiques : « L’entreprise a besoin de cet axe pour poursuivre son développement depuis sa région d’origine Castres-Mazamet […]. Tous les jours nous avons environ 560 collaborateurs sur la RN126 » entre les deux villes. L’autoroute, « c’est plus de sécurité pour nos collaborateurs ».

      C’est aussi « plus de sécurité pour nos produits et pour l’environnement » car elle est adaptée aux camions en cas d’accident pour éviter les pollutions. Selon l’entreprise, « l’absence de desserte autoroutière est dissuasive » pour la compétitivité du territoire et son attractivité. « Nous souhaitons la réalisation rapide de cet axe autoroutier afin que Castres-Mazamet soit enfin à moins de 45 minutes de Toulouse. »

      En septembre 2019, Carole Delga, présidente socialiste de la région Occitanie, s’engage à développer les infrastructures autoroutières lors de la cérémonie pour les vingt ans de la fondation Pierre Fabre, groupe qu’elle décrit en « poumon du département et de [la] région ». Aujourd’hui encore, Pierre Fabre est omniprésent dans le dossier. Le député du Tarn Jean Terlier, véhément défenseur de l’A69, est marié à la directrice des congrès et manifestations scientifiques du groupe, qui exerçait la fonction de directrice marketing au moment de la déclaration d’intérêts de l’élu.

      « Ici, c’est le groupe pharmaceutique Pierre Fabre qui veut. L’aéroport de Castres déficitaire, c’est lui ! L’A69 déficitaire, ce sera lui aussi ! », estime Linda Gourjade, ancienne députée socialiste frondeuse du Tarn. « Curieusement, l’intégralité du montage financier de cette autoroute n’a pas été obtenu par les élus sous prétexte du secret des affaires », poursuit-elle. Le contrat de concession signé entre le ministère de l’écologie et le groupe Atosca est consultable en ligne. Mais ses annexes financières sont protégées par le secret des affaires. « Alors que l’on sait que toutes les études connues font apparaître un déficit structurel de la concession qui impactera sans nul doute les impôts des Tarnais, et ceci sans développement économique du sud du Tarn mais au profit de l’agglomération toulousaine. »

      Benoît Alquier, PDG de Mecaform, une entreprise de quarante salarié·es dans le bassin graulhetois et favorable à l’A69, rit doucement à l’autre bout du fil : « Fabre ? Mais le Tarn s’est bâti économiquement grâce aux labos Fabre ! Donc bien sûr que les partis politiques, comme Carole Delga, veillent à être bien avec eux. »

      « Avec les labos Pierre Fabre, on a une entreprise de taille mondiale, il faut réfléchir à cette échelle, ajoute Julien Pinna, délégué général du Medef Haute-Garonne. Évidemment que Carole Delga ne veut pas perdre Pierre Fabre ! Cela dit, pour faire subir des pressions à Delga, il faut se lever tôt. »

      Sollicité, le groupe Fabre indique que sa « seule réponse » concernant le dossier de l’A69 est une lettre déjà publiée : « Nous soutenons avec force le projet de l’A69 car il a fait l’objet d’une consultation large et loyale des acteurs du territoire […]. L’entreprise Pierre Fabre a été consultée au même titre que les citoyens concernés et les centaines d’autres entreprises du territoire. »

      Carole Delga, meilleure amie des patrons
      Présidente de la région Occitanie depuis 2016, Carole Delga ne s’en cache pas : opposante résolue à la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes), elle entend incarner une gauche proche du patronat. Fin août, elle a participé à l’université d’été du Medef.

      « Sa proximité avec le monde de l’entreprise est réelle, et normale, car c’est complètement dans ses compétences institutionnelles, décrit Julien Pinna, du Medef. Nous avons parfois des négociations dures avec elle mais Carole Delga est appréciée par les patrons, elle n’est pas du tout perçue comme une adversaire, bien au contraire. » Particulièrement dans le dossier de l’A69, où « elle est convaincante, prend parti, elle est au combat », se félicite-t-il. « L’A69, ça fait longtemps qu’elle aurait dû être construite. Carole Delga sait que derrière ce projet, il y a des acteurs du territoire et un soutien global du monde économique. »

      La chambre de commerce et d’industrie (CCI) du Tarn se démène pour gagner la bataille de l’autoroute. Mais un vent de panique a semblé souffler sur son président Michel Bossi la semaine dernière. Le 4 octobre, dans un contexte de forte médiatisation des grévistes de la faim, la CCI du Tarn a adressé un mail aux chef·fes d’entreprise du département, les mettant en garde contre « les agitations des opposants » et, « en anticipation de prochaines réactions », il les invite à signer une tribune sobrement intitulée « Vivement l’A69 ! ». Envoyé en début d’après-midi, le mail prévient : « Sans réponse de votre part avant 16 heures, nous considèrerons que vous vous associez à notre action. » Un procédé expéditif qui a permis à la CCI de mettre rapidement en ligne un manifeste de 550 entreprises s’engageant en faveur de l’A69.

      Plusieurs erreurs dans la liste (doublons, présence de noms de personnes ne souhaitant pas y figurer) témoignent de l’empressement avec lequel l’initiative a été menée. Deux signataires, contactés par Mediapart, ont confirmé y figurer à leur insu mais n’ont pas souhaité que leur nom et leur témoignage apparaissent dans un article.

      Jalil Benabdillah, vice-président de la région chargé de l’économie, l’emploi, l’innovation et la réindustrialisation, voit sur l’A69 un « consensus [qui] ne se dément pas » parmi les chef·fes d’entreprise mais ajoute que « la question centrale du chantier de l’A69 n’est pas réduite aux relations d’une collectivité avec les entreprises de son territoire ». Président socialiste du conseil départemental de Haute-Garonne depuis 2022, Sébastien Vincini prend une légère distance en disant que « le conseil départemental ne mettra pas un centime d’euros de plus que ce qui avait été prévu par mon prédécesseur sur cette autoroute ».

      Dans un entretien accordé à Mediapart, le premier secrétaire du Parti socialiste a pris ses distances avec Caroline Delga, jugeant que « le terrain et la science se conjuguent pour demander de renoncer à l’A69 ».

      Quand François Hollande poussait la concession
      Décidé sous la droite à la suite du lobbying de Pierre Fabre, le projet d’autoroute survit à l’arrivée de la gauche au pouvoir. Sous le gouvernement Jospin, le président du conseil régional de Midi-Pyrénées, Martin Malvy, et le maire de Castres d’alors réclament à l’État des financements supplémentaires pour une deux-fois-deux-voies. Mais en 2008, Nicolas Sarkozy est à l’Élysée et François Fillon, premier ministre, commence à geler les crédits de l’État. Le projet est menacé.

      Il revient, en 2012, entre les mains de François Hollande et du secrétaire d’État chargé des transports, Frédéric Cuvillier, qui a pour mission de « retoiletter » les projets ferroviaires et routiers. Fin mai 2013, le président socialiste se rend dans le Tarn, à Soual, près de Castres, pour inaugurer l’extension de l’usine historique du groupe Pierre Fabre. Le chef d’État a rencontré l’industriel quelques années plus tôt à l’occasion d’un investissement du groupe en Corrèze, première terre d’élection du socialiste. Cette fois-ci, il vient lui rendre hommage alors que l’état de santé du patron s’est détérioré – il mourra deux mois plus tard.

      Pourtant, il existait une alternative, soutenue par les ingénieurs des Ponts de l’administration opposés par principe aux concessions autoroutières, jugées trop favorables aux groupes privés.

      Avec des formules alambiquées, François Hollande se fait l’avocat de l’autoroute : « Ce n’est pas l’enclavement que vous applaudissiez, c’est l’espoir qu’il viendrait une infrastructure qui aurait dû être faite depuis des années, et qui n’a pas empêché néanmoins, par son absence, le développement de l’entreprise. Ce qui n’est pas une raison de ne pas souhaiter que l’infrastructure puisse venir ! »

      Et il annonce : « Des choix vont être faits, avec, toujours, ce souci de bien utiliser les deniers publics, de faire que ce soit par rapport à des infrastructures prioritaires, et qu’il y ait une volonté des élus, je crois qu’elle est rassemblée, pour y parvenir avec des financements qui doivent être multiples […]. Ma visite est simplement faite pour comprendre ce qu’un site comme celui-là exige de désenclavement, exige de facilité de transport, de fluidité. »

      Quelques jours plus tard, la commission Mobilité 21 se réunit. Elle est chargée de formuler des recommandations sur les projets d’infrastructures et de les hiérarchiser. Mais alors que l’autoroute n’apparaissait pas dans les priorités retenues par la commission, comme l’indique alors la presse locale, la construction de l’A69 revient au-dessus de la pile des dossiers.

      La députée Europe Écologie-Les Verts (EELV) Eva Sas, membre de la commission, se rappelle son étonnement d’alors : « On sentait qu’il y avait une pression pour que le projet soit une priorité, comme un consensus non argumenté. » En 2014, l’Élysée confirme sa décision de construire l’autoroute et demande au préfet de région de lancer les études préalables à la déclaration d’utilité publique. Sollicité par Mediapart sur les raisons de ce soutien, François Hollande n’a pas souhaité répondre à nos questions. Mais les projets routiers dépassent les capacités financières de l’État. La décision est donc prise de concéder ce projet au privé.

      Pourtant, il existait une alternative, soutenue par les ingénieurs des Ponts de l’administration opposés par principe aux concessions autoroutières, jugées trop favorables aux groupes privés. Deux anciens responsables des routes, connaissant bien le Sud-Ouest, et demandant à s’exprimer de façon anonyme, expliquent à Mediapart qu’une alternative existait entre l’aménagement sur place de la RN126 à 2×2 voies et une autoroute concédée, mais qu’elle n’a jamais été sérieusement étudiée.

      Une pré-étude a bien été réalisée par un bureau d’études à la demande de la commune de Teulat, opposée à l’autoroute. Dans ce document de 39 pages, plusieurs pistes de tracé sont identifiées pour réaménager la RN126 entre Castres et Toulouse. Mais le document n’est pas versé à l’enquête publique de 2016. En juillet 2018, l’autoroute est déclarée d’utilité publique.

      Avec Jean Castex, le mythe de la route verte
      C’est Jean Castex, alors premier ministre, qui annonce en personne, lors d’une visite dans le Tarn en septembre 2021, que le groupe de BTP NGE a remporté l’appel d’offres de l’A69. Ce dernier a monté une société dédiée avec les fonds d’investissement Qeif et TIIC ainsi que la société de péage Ascendi, qui appartient à la société d’investissement privé Ardian. La procédure d’appel d’offres avait été lancée en février par Élisabeth Borne, alors ministre de la transition Ecologique.

      C’est le même Jean Castex qui signe le décret du contrat de concession avec Atosca le 20 avril 2022, quatre jours avant le second tour de l’élection présidentielle. En décembre 2022, le comité d’orientation des infrastructures a proposé de revoir certains projets routiers. Mais pas l’A69. « Elle n’est pas dans la liste car, à partir du moment où la déclaration d’utilité publique avait été signée, le comité a considéré que l’État avait pris sa décision », dit Geneviève Lafferere, qui y représente l’association France nature environnement. Le projet d’autoroute aura ainsi survécu aux changements de majorité politique.

      Par quelle acrobatie mentale l’exécutif peut-il vouloir en même temps faire la planification écologique et construire une autoroute si destructrice des écosystèmes ? La voiture électrique, non émettrice de CO2 à l’usage, semble faire disparaître tous les problèmes. Lors de l’inauguration du contournement routier de Strasbourg en 2021, malgré une longue contestation et déjà des grèves de la faim, Jean Castex avait déclaré que « comme la part des véhicules électriques et hybrides augmente, les routes ne sont plus des ennemies du développement durable et de l’écologie ». 


      Contacté à plusieurs reprises, le président (Renaissance) de la commission du développement durable, Jean-Marc Zulesi, a formellement refusé de s’exprimer sur l’A69. Valentin Desfontaines, spécialiste des transports au Réseau action climat, remarque que lors des réunions avec le Secrétariat à la planification écologique ou la Direction générale des infrastructures et des transports, « le sujet des routes n’est jamais intégré dans les présentations. Il faut à chaque fois qu’on ramène cette question. Elle dérange ».

      Combien en coûterait-il à l’État de renoncer aujourd’hui au contrat signé avec la société autoroutière ? Le ministère des transports refuse de répondre. « Ce n’est plus d’actualité. » Selon Atosca, le groupe a déjà engagé 40 % du coût du projet, soit 270 millions d’euros.

      Pauline Graulle, Jade Lindgaard et Emmanuel Riondé

    • #20207 Répondre
      lison
      Invité

      Quelqu’un pourrait déposer ici l’article complet :
      https://www.liberation.fr/societe/logement/locations-touristiques-marseille-lance-sa-brigade-pour-lutter-contre-les-exces-20231019_LZASXGRURVCVHMLB5XXRUVSHWU/
      Ça me fait bien rire ça :
      …«Sinon, nous serons dans l’obligation de continuer les kidnappings de boîte à clés. Puis, nous attaquerons les petits trains, nous jetterons les touristes dans le Vieux-Port pendant les selfies, nous ferons foirer les JO».

      • #20489 Répondre
        GaelleS
        Invité

        j’essaie de te l’envoyer mais pour des motifs obscurs je n’y arrive pas ! je peux te le transmettre par mail si tu veux

    • #20461 Répondre
      Alain m.
      Invité

      A69 : De l’aménagement du territoire et du sens des affaires.

      • #20480 Répondre
        Ostros
        Invité

        Merci Alain. Ils sont extrêmement violents contre les militants, il faut relayer ce qu’il se passe, diffuser largement.

        • #20486 Répondre
          Alain m.
          Invité

          Je me demandais si Julien n’était pas à la manifestation du weekend dernier.
          Peut-être pourrait-il faire un compte rendu comme la fois précédente.

        • #20491 Répondre
          Julien Barthe
          Invité

          « Je vais être très simple, très clair, très ferme : il ne peut pas y avoir de ZAD et il n’y aura pas de ZAD sur l’A69. Nous interviendrons le plus rapidement possible », a prévenu Clément Beaune, le ministre des transports, dimanche midi sur France Inter. Car « la ZAD, ce n’est pas un élément festif et sympathique, c’est une violation des règles élémentaires de la propriété et de l’espace public », a-t-il ajouté. Elle s’apparente même à « la loi de la jungle » et à « la loi du plus fort », selon le ministre. (Médiapart)

          À 12h30, les lacrymos pleuvaient et les lucanes républicains donnaient l’assaut, repoussant aisément les quelques enfants perdus qui avaient fondé la ZAD de la Crémade vingt heures plus tôt dans un hameau vide dont la société ATOSCA avait exproprié les habitants.

    • #20493 Répondre
      Alain m.
      Invité

      On sent bien, me semble t-il, que les moyens employés dans cette affaire, au-delà de la défense d’un projet certes relativement juteux mais somme toute ce n’est pas équivalent à un aéroport, démontre la fuite en avant et la crispation d’un système autoritaire qui veut « siffler la fin de la récréation ».

    • #20503 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Groupe Pierre Fabre: 2,7 milliards de chiffre d’affaire en 2022. C’est beaucoup, beaucoup, beaucoup d’argent

    • #20504 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Phrase Marketing du groupe Fabre
       » Chaque fois que nous prenons soin D’UNE SEULE PERSONNE, nous rendons le monde meilleur » Ah.
      – Ben alors? Thomas Brail?
      – …
      C’est parcequ’il braille trop?
      J’en ris même pas. La récré est finie, oui. Est-ce une raison pour cesser de brailler? Non.

    • #20511 Répondre
      K. comme mon Code
      Invité

      Des familles entières massacrées. Ceux qui osent survivre sont visés dans les ambulances, les églises, les mosquées, les supermarchés, les hôpitaux. Ceux qui s’évadent empruntant les routes conseillées sont bombardés sur ces routes. Les boulangeries sont détruites. Des lignées entières disparaissent. Des milliers ont perdu leur maison et leurs parents, des proches, souvent les enfants de leurs proches. Des quartiers entiers sont rayés de la carte. Probablement un millier de personnes sous les décombres. Des vivants et des morts — des vivants qui deviendront des morts. C’est le but.


      Israël admet avoir tué treize membres du Hamas, car il s’agirait de cela, non ? Une « guerre » contre le Hamas ? Mais il ne s’agit pas du Hamas, évidemment, ils s’en foutent et, de toute façon, leur armée habituée à la domination ne sait pas se battre ; ils ont tiré dans le tas le 7 octobre et tué des israéliens, nous apprend une citoyenne israélienne qui s’est échappée. Le 8 ou 9 octobre, j’entendais que les otages n’étaient pas la priorité d’Israël. Je savais que ce gouvernement n’en avait rien à foutre des otages. Parce qu’ils ne savent pas comment les sauver et ont d’autres massacres à commettre le plus rapidement possible. J’étais tout de même surpris qu’ils l’admettent aussi tôt et distribuent l’élément de langage aux médias internationaux.

      Les hôpitaux arrivent à cours d’énergie. J’ai regardé en direct propagande israélienne changer de version plusieurs fois en une heure quand ils ont bombardé un hôpital. De la revendication joyeuse au charabia. Le charabia est repris. Le charabia devient la seule version. Pas d’historiographie de la version. Une semaine plus tard, plusieurs sources s’accordaient pour dire que le missile était probablement d’origine israélienne, mais c’était plus la question : les attaques visant le personnel médical et les survivants précédaient cette attaque et continuent. On n’est plus dans la propagande. On est dans la psychose. Les journalistes meurent. La famille d’un journaliste qui a l’audace de ne pas être sur le territoire palestinien a été exterminée. L’épuration ethnique ne peut être plus évidente. Des israéliens utilisent l’intelligence artificielle pour imaginer un parc aquatique géant à Gaza. Les pires horreurs sortent directement de la bouche du gouvernement israélien. Sans filtre.

      C’est le soir à Gaza, le moment où les bombardements sont les plus nombreux et violents. Terroriser les vivants compte autant que les tuer. C’est aussi le but. L’urgence est totale. Au bout de deux semaines, les pays occidentaux entre deux soutiens indéfectibles à un gouvernement génocidaire commencent à dire : … on veut peut-être une trêve humanitaire… qui pourrait mener à un cessez le feu ? Des phrases moins laches seraient du vent mais leur lâcheté est extrême. Je suis naïf, je parle de lâcheté. La vérité étant qu’ils ne voient pas ces vies civiles comme des vies. Ils sont légèrement embarrassés par le fait que leurs populations ne sont pas majoritairement indifférentes. L’horreur absolue et des hommes gênés en costume-cravate bredouille. Je ne parle pas du cirque diplomatique français des derniers jours. Je ne parle pas de Modi qui reçoit la Légion d’Honneur en juillet. Je ne parle pas de Darmanin.

      • #20515 Répondre
        Dr Xavier
        Invité

        Bassem Youssef, extraits, 17 octobre (partagé par Mao, traduction proposée plus bas)

        .

        We are used to that, it’s very repetitive, we’re used to that. We’re used to them being bombed every time and moving from one place to the other. You know, it’s just like those Palestinians, they’re very dramatic: « ah Israel is killing us! » But they never die! I mean they always come back you know, they’re very difficult to kill, very difficult people to kill. I know because I’m married to one, I tried many times, couldn’t kill her.

        .

        [Question: what would you think would be the appropriate way for the country to respond?] I would do exactly like Israel. Kill as many people as possible since the word is letting me do it. I’m going to be even ahead of you because I see the question coming: « do you condemn Hamas for the atrocities? » Yes, I condemn Hamas, I condemn Hamas, Hamas is the source of all evil, there. And you know what? Let’s for a minute imagine a world without Hamas. What will this word look like? Let’s give this world a name, and let’s call it the West Bank. Hamas has absolutely no control in the West Bank, and since the beginning of this, only through August, 37 Palestinian kids were killed. No music festival, no paragliding, no Hamas since the occupation of the the West Bank: 7,000 Palestinians were killed. No music festival, no paragliding, no Hamas.

        .

        Israel is the only military force in the world that warns civilians before bombing them. I mean how fucking cute is that? So nice of them because with this logic, if Russian troops started warning Ukrainians before bombing their houses, we’re cool with Putin right? I mean okay Habibi, you have warned them, go, invade, it’s fine, you have done your job.

        .

        I asked, when Israel give you the nice warning, the cute warning, does Hamas force you to stay in your home, so you can be bombed, and be uses as a human shield? You know what Hassen – he’s my wife’s cousin, he’s a loser – you know what he told me? When I asked him « does that happen? » He told me « no! » The lying son of a bitch lied to me! So, I told him he’s a loser, he never kept a job, he failed in all the interviews, even the ones to become a human shield.

        .

        You know long before the Holocaust, before Jewish people were thrown in the gas chambers, the Nazi propaganda called them rats. Now as a human being, I will never accept that another human being be thrown into a gas chamber. But a rat? kill 10, kill a thousand, kill 3,500. They are son of bitches, they are human animals who live in open sewage. It took you 80 years to change one word from Jewish to Muslim; and then you transferred your guilt to us, and took away our land.

        .

        Westerners has always dealt like this with indigenous people. You first treated them like savages: Native American, First Nation Aboriginal, they’re savages, kill all the savages, and then when they’re almost extinct, you start feeling sorry for them, you know like animals. So maybe the solution is that we kill as many Palestinians as possible so the few of them that remain do not bother you.

        • #20516 Répondre
          Dr Xavier
          Invité

          (et la traduction proposée)
          .
          Nous sommes habitués à cela, c’est très répétitif, nous sommes habitués à cela. Nous sommes habitués à ce qu’ils soient bombardés à chaque fois et à ce qu’ils se déplacent d’un endroit à l’autre. Vous savez, ces Palestiniens, ils sont très dramatiques : « Ah, Israël nous tue ! ». Mais ils ne meurent jamais ! Ils reviennent toujours, vous savez, ils sont très difficiles à tuer, des gens très difficiles à tuer. Je le sais parce que je suis marié à une Palestinienne, j’ai essayé plusieurs fois, mais je n’ai jamais réussi à la tuer.

          .

          [Question : quelle serait, selon vous, la meilleure façon pour le pays de réagir ?] Je ferais exactement comme Israël. Je tuerais autant de personnes que possible, puisque le monde me permet de le faire. Je vais même vous devancer car je vois venir la question : « Condamnez-vous le Hamas pour les atrocités ? » Oui, je condamne le Hamas, je condamne le Hamas, le Hamas est la source de tous les maux, là. Et vous savez quoi ? Imaginons un instant un monde sans Hamas. À quoi ressemblerait ce monde ? Donnons un nom à ce monde, et appelons-le la Cisjordanie. Le Hamas n’a absolument aucun contrôle en Cisjordanie, et depuis le début de cette année, jusqu’au mois d’août, 37 enfants palestiniens ont été tués. Pas de festival de musique, pas de parapente, pas de Hamas depuis l’occupation de la Cisjordanie : 7 000 Palestiniens ont été tués. Pas de festival de musique, pas de parapente, pas de Hamas.

          .

          Israël est la seule force militaire au monde qui prévient les civils avant de les bombarder. Comme c’est foutrement mignon ! C’est tellement gentil de leur part parce que dans cette logique, si les troupes russes commençaient à avertir les Ukrainiens avant de bombarder leurs maisons, nous serions d’accord avec Poutine, n’est-ce pas ? Je veux dire ok Habibi, tu les as prévenus, vas-y, envahis, c’est bon, tu as fait ton boulot.

          .

          J’ai demandé, quand Israël vous donne le gentil avertissement, l’avertissement mignon, est-ce que le Hamas vous oblige à rester dans votre maison, pour que vous puissiez être bombardé, et être utilisés comme boucliers humains ? Vous savez ce que m’a répondu Hassen – le cousin de ma femme, un loser – vous savez ce qu’il m’a dit ? Quand je lui ai demandé « Est-ce que ça arrive ? » Il m’a dit « non ! » Ce fils de chien m’a menti ! Alors, je lui ai dit que c’était un loser, qu’il n’avait jamais gardé un emploi, qu’il avait échoué à tous les entretiens d’embauche, même ceux pour devenir un bouclier humain.

          .

          Vous savez, bien avant l’Holocauste, avant que les Juifs ne soient jetés dans les chambres à gaz, la propagande nazie les appelait des rats. En tant qu’être humain, je n’accepterai jamais qu’un autre être humain soit jeté dans une chambre à gaz. Mais un rat ? Tuez-en 10, Tuez-en mille, Tuez-en 3 500. Ce sont des fils de pute, des animaux humains qui vivent dans des égouts à ciel ouvert. Il vous a fallu 80 ans pour faire passer un mot de juif à musulman ; puis vous avez transféré votre culpabilité sur nous, et vous nous avez pris notre terre.

          .

          Les Occidentaux ont toujours agi de la sorte avec les peuples indigènes. Vous les avez d’abord traités comme des sauvages : les Amérindiens, les Premières nations autochtones, ce sont des sauvages, il faut tuer tous les sauvages, et ensuite, quand ils ont presque disparu, on commence à avoir pitié d’eux, comme des animaux. La solution consiste peut-être à tuer autant de Palestiniens que possible pour que les quelques-uns qui restent ne vous dérangent pas.

    • #20514 Répondre
      Claire N
      Invité

      Merci K pour ce texte – dévasté
      Les catastrophes ne voient pas les vies
      Les hommes en guerre je ne sais pas ce qu’ils aveuglent en eux ni comment ça leur arrive …

      • #20517 Répondre
        K. comme mon Code
        Invité

        Ce sont des hommes et des femmes qui ne voient pas les vies.
        Quant aux hommes en guerre, malgré le spectacle de la revanche incontrôlée israélienne, ils sont très concentrés et méthodiques, pas du tout aveuglés. Un génocide, ça se programme dans le calme. Ils opèrent une accélération du programme.

    • #20523 Répondre
      Claire N
      Invité

      Oui tu as raison des hommes et des femmes
      C’est ce point là que je n’arrive pas à comprendre ;
      C’est ce point qui fait prier mon corps alors que je ne suis pas croyante

    • #20551 Répondre
      Graindorge
      Invité

      😶

      • #20701 Répondre
        Claire N
        Invité

        Oui , désolée c’est mal tourné, le point en question c’est ne pas voir les vies ( pas les hommes et les femmes)

    • #20616 Répondre
      Graindorge
      Invité
    • #20629 Répondre
      Graindorge
      Invité
    • #20674 Répondre
      K. comme mon Code
      Invité

      Juste après avoir annoncé leur intention de viser le plus grand hôpital de Gaza dans un montage délirant en CGI, Israël a coupé les communications et a commencé les bombardements les plus intenses du génocide — l’horreur de l’horreur et l’horreur de réaliser que cela a été admis dès le début, qu’il n’y aura pas de prise de « conscience ». Toutes les voix palestiniennes suivies se sont tues.

      • #20675 Répondre
        Graindorge
        Invité

        CGI?
        « Toutes les voix palestiniennes suivies se sont tues. » Pardon K. Quelles voix? Je ne comprends pas

        • #20676 Répondre
          K. comme mon Code
          Invité

          CGI : images générées par ordinateur.
          Tous les palestiniens qui s’exprimaient sur les réseaux.

        • #20683 Répondre
          Graindorge
          Invité

          Merci beaucoup K. Aujourd’hui, je suis palestienne. Et je refuse de me taire. Et les larmes qui coulent ne sont pas de cinéma Arlequin ou Gaumont. Il y a un génocide. UN G NO CI DE. Des enfants putain de bordel de merde!!! des enfants des hommes et des femmes!!! Qui crèvent!!! QUI VIENNENT DE MOURIR!!!! Cette dame Mariam Abou Dakka a appris qu’elle avait perdu 27 membres de sa famille!!! Pas des copains, même si c’est kif-kif quand on aime. De la famille!!! PUTAIN DE BORDEL DE MERDE! DES SOEURS, DES FRÈRES DES COUSINS, DES NIÈCES, DES NEVEUX!!!! Je vous envie les garçons! Vous êtes moins émotionnels! Vous vous regardez et vous regardez qu’on vous regarde.
          Mais demain je trouverai que c’est sûrement con ce que je raconte, que la vie continue, que j’ai pas assez d’humour car faut toujours avoir de l’humour pour la mort du prochain, jamais pour la sienne Ou de la distance. De la raison. Alors qu’il faudrait HURLER que tout ça nous rend dingues,,, OK les franglais, D’ACCORD, Demain on s’excusera chez les bourges… allez… bonne nuit quand même et… pardon, hein?

          • #20697 Répondre
            François Bégaudeau
            Maître des clés

            « Et les larmes qui coulent ne sont pas de cinéma Arlequin ou Gaumont »
            Ca veut dire quoi ça au juste?

            • #20738 Répondre
              Graindorge
              Invité

              De la pub pour votre cinéma camarade!
              Je ris oui. L’autre a écrit Vous n’aurez pas ma haine
              Moi personne ne me volera ma joie. C’est elle qui me donne de l’énergie. J’ai beaucoup pleuré hier. C’est normal de pleurer parfois. Et c’était pas « du cinéma » comme on dit « arrête ton cinéma » Mais j’ai aussi écrit des bêtises et je m’en excuse. Vous, vous faites du bon travail camarade. Et ce cinéma Harlequin (avec un H je crois) permet de voir des films divers et variés et contribue à nourrir les âmes et pas que les distraire même si la joie et le plaisir font partie de l’enrichissement. Il y a des films créés pour nous rappeler la beauté d’être vivants et imparfaits. Ayant ainsi encore beaucoup de pain sur la planche. Comme dans la « vraie » vie.

      • #20679 Répondre
        Titi
        Invité

        Horrifiée d’imaginer ce qui se passe cette nuit à Gaza, ce qui est en train de se passer…

        • #20684 Répondre
          Graindorge
          Invité

          😩😭

        • #20686 Répondre
          K. comme mon Code
          Invité

          Les images du génocide nous parviennent depuis des semaines et les États le niaient. Hier, les États-Unis mettaient le doute sur le nombre de morts, ce qui préparait le terrain pour l’escalade en cours. Demain, nous n’aurons pas d’images, nous n’aurons pas de mots. Asphyxier toutes les infrastructures, viser les survivants, les journalistes et leurs familles, puis bombarder massivement en coupant les communications alors que la population tient à peine. L’un des plus ignobles crimes contre l’humanité adoubé par toutes les belles âmes qui condamnent et condamnent et condamnent. Leur distorsion psychique ne doit pas nous rendre fous.

          • #20733 Répondre
            Graindorge
            Invité

            Les belles âmes ne sont pas armées de tanks et de bombes alors elles font ce qu’elles peuvent camarade et heureusement qu’elles peuvent ENCORE condamner. Dans l’histoire on en a fait taire des belles âmes. Et parfois de manière définitive. Le cynisme règne. Le mensonge. Les gouvernements attisent les haines, fabriquent des événements . Ils ont des pouvoirs et ils s’en servent généreusement. Mais nous aussi on a des pouvoirs et on doit continuer à faire tout ce qui est en notre pouvoir. Tu peux penser que c’est rien. Moi je tiens à ce rien

        • #20767 Répondre
          t
          Invité

          🥶😱🐩
          Plus jamais la guerre😡

    • #20685 Répondre
      Graindorge
      Invité
    • #20753 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Un article dans Libération impossible pour moi à partager. Si quelqu’un ici le croise. Voici l’intitulé  » Au fil de la journée
      En direct
      Guerre HAMAS-ISRAEL
      L’armée israélienne « encore sur le terrain » à Gaza ce samedi
      Commentaire d’une camarade
      e titre me laisse songeuse !!! Le peuple palestinien est réduit au terme de HAMAS. On déshumanise les palestiniens pour donner le droit aux israéliens de tuer librement, non pas un peuple mais un parti. »

    • #20754 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Entretien incomplet partagé par une camarade

      INTERNATIONAL
      Michel Warschawski : « Nous avons dépassé les crimes de guerre à Gaza »

      28 octobre 2023 | Par Rachida El Azzouzi
      Pour l’écrivain et journaliste israélien Michel Warschawski, Israël est en train de perpétrer « un crime contre l’humanité » dans la bande de Gaza. Il dénonce aussi la médiocrité du débat politique en France.

      Figure du mouvement pacifiste et de la gauche israélienne, engagée contre l’occupation et la colonisation, l’écrivain et journaliste Michel Warschawski dénonce dans un entretien à Mediapart « le crime contre l’humanité » perpétré par l’État hébreu contre les civils gazaouis.

      Mediapart : En riposte aux massacres du Hamas sur son sol, Israël bombarde depuis le 7 octobre de manière indiscriminée la bande de Gaza, tuant et blessant des milliers de civils. Cette nuit de bombardements a été l’une des plus intenses dans l’enclave palestinienne, qui a été coupée du monde (Internet et télécommunications) par l’État hébreu. Comment qualifiez-vous ces violences ?

      Michel Warschawski : Nous avons dépassé les crimes de guerre, nous sommes face à un crime contre l’humanité à Gaza. La Cour pénale internationale doit s’en saisir. La population de Gaza paye une nouvelle fois le prix cher, sans pour autant que ce carnage, ces milliers de morts gazaouis ne calment l’opinion publique israélienne, qui se sent très menacée.

      Je suis très inquiet devant la folie de notre gouvernement d’extrême droite sur lequel les pressions internationales et les discours pour calmer le jeu accrochent très peu. Nous sommes face à des jusqu’au-boutistes extrémistes qui sont en plus des incapables et des voyous. Nétanyahou [le premier ministre israélien – ndlr] est leur otage. Et ça fait peur.

      J’ai été sonné par les massacres commis par le Hamas. Ce qui m’a aussi sonné, c’est l’absence de l’État, de Benyamin Nétanyahou et de ses alliés d’extrême droite.

      La barbarie et la vengeance aveugle sont-elles de part et d’autre les nouvelles boussoles d’un conflit encalminé depuis des décennies ?

      D’abord, je refuse la symétrie entre les deux parties. Il y a un occupant et un occupé. Même si l’occupé peut utiliser des méthodes intolérables qu’il faut dénoncer. N’oublions jamais : Israël est l’occupant, il a les clés de la solution. Les Palestiniens sont poussés à bout, par le désespoir, mais aussi par un sentiment de dignité : « Puisqu’on doit crever, crevons en nous battant pour notre terre. »

      J’ai été assez sonné et je le suis encore aujourd’hui par les massacres commis par le Hamas. On a tous en nous une grosse lourdeur, quelque chose qui nous pèse. Ma fille et ses copines ont commencé à pleurer le 7 octobre et nous, les hommes, quelques jours après. Ce qui m’a le plus sonné, c’est bien sûr la violence, même si je peux comprendre d’où elle vient, d’une direction politique, d’une population qui vit à Gaza dans une cocotte-minute qui, à un moment, explose.

      Mais ce qui m’a aussi sonné, c’est l’absence de l’État, de Benyamin Nétanyahou et de ses alliés d’extrême droite. Celle qui a pris les choses en main, c’est la société civile. Et jusqu’à aujourd’hui, par exemple, l’accueil des réfugiés des localités juives qui entourent Gaza se fait par des associations, des groupes de citoyens, pas par l’État. À tel point que Nétanyahou, pour la première fois, a dit : « Quand la guerre sera finie, il faudra faire un bilan. » L’État a été en dessous de tout.

      L’écrivain et journaliste Michel Warschawski © Rosa Moussaoui
      Vous dites qu’« Israël a les clés de la solution ». Quelle est cette solution ?
      Se retirer des territoires occupés. Et ne pas provoquer une nouvelle nakba [« catastrophe » en arabe, en référence à la fuite ou à l’expulsion de leurs maisons de près de 760 000 Palestiniens et Palestiniennes pendant la première guerre israélo-arabe, qui a coïncidé avec la création de l’État d’Israël – ndlr]. Un ministre du gouvernement israélien a déclaré qu’il fallait finir le boulot de 1948. Cette idée, selon laquelle, nous aurions gardé beaucoup trop de Palestiniens sur notre territoire, obsède notre gouvernement, qui entend créer l’occasion pour nettoyer Israël et en faire un État juif démographiquement, c’est-à-dire un État composé uniquement ou quasi uniquement de juifs.

      C’est dans la continuité de la loi fondamentale qui a été votée il y a deux ans : Israël comme peuple-nation, comme État-nation du peuple juif. C’est totalement contraire aux engagements du jeune État d’Israël pour être accepté à l’ONU en 1949. Il s’agit non seulement de ne plus reconnaître les droits nationaux palestiniens, mais aussi de s’en débarrasser le plus vite possible. C’est terrifiant.

      On ne peut pas mettre deux millions de personnes dans une cocotte-minute à Gaza et ne pas comprendre que ça va exploser tôt ou tard.

      Le conflit israélo-palestinien revient sur le devant de la scène géopolitique de la plus sanglante des manières. Cette violence meurtrière sans précédent est-elle aussi la conséquence du refoulement de la question palestinienne que nombre de cercles diplomatiques, en Occident comme dans les pays arabes, souhaitaient enterrer, notamment à travers les accords d’Abraham ?

      Oui, le conflit israélo-palestinien est là, toujours bien présent. Certains ont cru, parmi ceux qui sont au pouvoir en Israël, qu’on pouvait complètement ignorer la question palestinienne et normaliser comme si de rien n’était les relations avec des pays arabes. Ils se sont gravement trompés.

      Israël veut le beurre et l’argent du beurre, c’est-à-dire d’un côté normaliser, mais de l’autre ne rien changer à sa politique. J’ai vu les images à la télévision des grandes manifestations qui ont lieu dans les pays arabes comme au Maroc. Les régimes arabes sont quand même dépendants d’une certaine opinion publique qui communie clairement avec la souffrance des Palestiniens.

      Ce qui s’est produit le 7 octobre est une question de nécessité. On se réunit deux fois par semaine dans un petit café avec des amis, plutôt à gauche qu’à droite, mais pas forcément à l’extrême gauche, des personnes plutôt âgées. Elles ne sont pas dans l’esprit de vengeance. Ce sont des gens de bon sens en général, mais il a fallu cette fois leur expliquer quand même à quel point cette violence était inévitable.

      Pourquoi cette violence était-elle inévitable ?

      Car c’est le principe de la cocotte-minute d’exploser ! On ne peut pas mettre deux millions de personnes dans une cocotte-minute à Gaza et ne pas comprendre que ça va exploser tôt ou tard. Deux millions de personnes sont enfermées dans un minuscule territoire et soumises à un blocus depuis plus d’une décennie.

      Ces deux millions de personnes ont des droits, à commencer par le droit d’exister, de respirer. Israël les soumet désormais à un siège complet en représailles, leur coupe l’eau, la nourriture, les médicaments, l’électricité, Internet, les télécommunications. Sa riposte est inacceptable.

      Je vois en Occident, notamment en France, des débats minables, qui ne sont pas à la hauteur de l’extrême gravité du moment. Au lieu d’utiliser tous leurs leviers pour imposer un cessez-le-feu immédiat, de nombreux dirigeants politiques préfèrent prêter allégeance à Israël. Ils sont sous les yeux du monde entier les complices d’un crime contre l’humanité.

      La gauche israélienne peut-elle encore parler de la réalité palestinienne aux Israéliens après le 7 octobre ou est-elle en train de mourir ?

      Elle est mal en point depuis un moment et cela ne va pas s’arranger. Ce qui faisait la force de la gauche israélienne, c’était qu’elle était judéo-arabe. Et le fait d’être judéo-arabe lui donnait aussi une force numérique. Les juifs israéliens étaient minoritaires. Mais à partir de 2000, le front judéo-arabe a pris un sale coup, réduisant le poids numérique des manifestations antiguerre et anti-occupation. Nous le payons aujourd’hui.

      Avez-vous tout de même encore un peu d’espoir ?

      Mon grand-père, avec le bon sens d’un juif polonais émigré en France sans beaucoup d’éducation, nous disait : « On ne sait pas de quoi l’avenir est fait, alors autant parier sur le meilleur et pas sur le pire. » C’est mon caractère. Je sais qu’il y a des possibilités. Ce n’est qu’une question de volonté politique et de pressions internationales. Par ailleurs, il n’est pas exclu que cette séquence meurtrière précipite la chute de Nétanyahou, ce qui serait une joie personnelle, partagée par de nombreux Israéliens.

      L’opinion publique israélienne est très volatile. Elle peut être hyper belliciste aujourd’hui et très rapidement sauter sur ce qui semble être une solution. Tel-Aviv est tournée entièrement vers l’Europe, vers l’Occident. Et puis, il y a le reste d’Israël. Ce sont un peu vos villes et vos banlieues. Ce sont des populations qui votent à droite en général, contrairement à Tel-Aviv, qui est beaucoup plus à gauche, au centre-gauche.

      Et cette cassure, à mon avis, va s’accentuer. Ce sont deux Israël. D’ailleurs, on appelle depuis des décennies nos banlieues le « second Israël », ces villes pauvres qui se trouvent notamment à la frontière de Gazau y’a y

    • #20769 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Dominique Salomon, [28 de oct de 2023 a las 20:00]
      https://www.facebook.com/share/v/RdMTDuP5iDcTnV9q/?mibextid=KsPBc6

    • #20793 Répondre
      Sarah G
      Invité

      Pétition de chrétiens palestiniens pour un cesser le feu.
      A signer

    • #20833 Répondre
      Graindorge
      Invité
    • #20930 Répondre
      K. comme mon Code
      Invité

      Six bombes américaines d’une tonne chacune balancées sur un camp de réfugiés. Estimation : 400 morts. Même des os sont retrouvés brûlés. Il est difficile de ne pas perdre l’esprit quand on est parasité par des discours sur une « trêve humanitaire » en plein génocide. La lâcheté de l’armée israélienne est légendaire ; ils redoublent de sauvagerie car un abîme d’impunité les protège, mais aussi parce qu’ils sont humiliés : ils ne savent pas comment se battre contre le Hamas. Ce n’est pas l’objectif principal, oui. Mais ils voudraient tout de même se venger du 7 octobre et donner l’image d’une armée forte — non, ils sont pitoyables ; et c’est dans ce fait là qu’on peut comprendre la résistance du peuple palestinien. Le dominant de toute sa force est pitoyable. Il n’empêche que l’impuissance que je ressens semble sans fond, comme l’impunité dont Israël bénéficie.

      • #21193 Répondre
        K. comme mon Code
        Invité

        Ils ont bombardé ce camp de réfugiés deux autres fois depuis mon message. D’autres écoles. D’autres boulangeries. Toujours en visant les hôpitaux. Tout cela en continuant à affamer et terroriser et priver de ressources. Un génocide constant et brutal. Bernie Sanders ne parle pas de cessez-le-feu. J’imagine que les pays occidentaux imaginent profiter de ce génocide pour accélérer leur autoritarisme ? Si de telles horreurs passent crème… Mon espoir est qu’ils ne s’en relèveront pas ; il y a un stade où on n’a tout simplement plus peur.

        • #21259 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          Je pense qu’ils s’en relèveront.
          Que pourrait il donc leur arriver?
          Que peut on contre Total?
          D’ailleurs le Hamas parle peu de Total. C’est bien dommage.

          • #21276 Répondre
            K. comme mon Code
            Invité

            Oui, phrase à vocation incantatoire.

    • #20949 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Il n’y a pas eu de TRÈVE humanitaire ni de Cessez-le-feu Netanyahu passe outre l’ONU. Même si il y a bien eu un peu de distribution d’eau et d’aliments. Et on parle de 600 morts pour aujourd’hui 31 octobre. Nous en sommes à 8500 morts palestiniens.
      j’avais commencé à m’exprimer sur ce massacre le 10 en partageant les différentes cartes avec les territoires volés depuis 1948. Le peu qui reste est en ruines.

      • #20950 Répondre
        t
        Invité

        Il y a 40 ans déjà, Gilles Deleuze dénonçait, dans son recueil de textes intitulé « Deux régimes de fous », la politique génocidaire des Israéliens à l’égard des Palestiniens :
        « D’un bout à l’autre, il s’agira de faire comme si le peuple palestinien, non seulement ne devait plus être, mais n’avait jamais été. Les conquérants étaient de ceux qui avaient subi eux-mêmes le plus grand génocide de l’histoire. De ce génocide, les sionistes avaient fait un mal absolu. Mais transformer le plus grand génocide de l’histoire en mal absolu, c’est une vision religieuse et mystique, ce n’est pas une vision historique. Elle n’arrête pas le mal ; au contraire, elle le propage, elle le fait retomber sur d’autres innocents, elle exige une réparation qui fait subir à ces autres une partie de ce que les juifs ont subi (l’expulsion, la mise en ghetto, la disparition comme peuple). Avec des moyens plus « froids » que le génocide, on veut aboutir au même résultat.
        Les USA et l’Europe devaient réparation aux juifs. Et cette réparation, ils la firent payer par un peuple dont le moins qu’on puisse dire est qu’il n’y était pour rien, singulièrement innocent de tout holocauste et n’en ayant même pas entendu parler. C’est là que le grotesque commence, aussi bien que la violence. Le sionisme, puis l’Etat d’Israël exigeront que les Palestiniens les reconnaissent en droit. Mais lui, l’Etat d’Israël, il ne cessera de nier le fait même d’un peuple palestinien. On ne parlera jamais de Palestiniens, mais d’Arabes de Palestine, comme s’ils s’étaient trouvés là par hasard ou par erreur. Et plus tard, on fera comme si les Palestiniens expulsés venaient du dehors, on ne parlera pas de la première guerre de résistance qu’ils ont menée tout seuls. On en fera les descendants d’Hitler, puisqu’ils ne reconnaissaient pas le droit d’Israël. Mais Israël se réserve le droit de nier leur existence de fait. C’est là que commence une fiction qui devait s’étendre de plus en plus, et peser sur tous ceux qui défendaient la cause palestinienne. Cette fiction, ce pari d’Israël, c’était de faire passer pour antisémites tous ceux qui contesteraient les conditions de fait et les actions de l’Etat sioniste. Cette opération trouve sa source dans la froide politique d’Israël à l’égard des Palestiniens.
        Israël n’a jamais caché son but, dès le début : faire le vide dans le territoire palestinien. Et bien mieux, faire comme si le territoire palestinien était vide, destiné depuis toujours aux sionistes. Il s’agissait bien de colonisation, mais pas au sens européen du XIX° siècle : on n’exploiterait pas les habitants du pays, on les ferait partir. Ceux qui resteraient, on n’en ferait pas une main-d’oeuvre dépendant du territoire, mais plutôt une main-d’oeuvre volante et détachée, comme si c’étaient des immigrés mis en ghetto. Dès le début, c’est l’achat des terres sous la condition qu’elles soient vides d’occupants, ou vidables. C’est un génocide, mais où l’extermination physique reste subordonnée à l’évacuation géographique : n’étant que des Arabes en général, les Palestiniens survivants doivent aller se fondre avec les autres Arabes. L’extermination physique, qu’elle soit ou non confiée à des mercenaires, est parfaitement présente. Mais ce n’est pas un génocide, dit-on, puisqu’elle n’est pas le « but final » : en effet, c’est un moyen parmi d’autres.
        La complicité des Etats-Unis avec Israël ne vient pas seulement de la puissance d’un lobby sioniste. Elias Sanbar a bien montré comment les Etats-Unis retrouvaient dans Israël un aspect de leur histoire : l’extermination des Indiens, qui, là aussi, ne fut qu’en partie directement physique. il s’agissait de faire le vide, et comme s’il n’y avait jamais eu d’Indiens, sauf dans des ghettos qui en feraient autant d’immigrés du dedans. A beaucoup d’égards, les Palestiniens sont les nouveaux Indiens, les Indiens d’Israël. L’analyse marxiste indique les deux mouvements complémentaires du capitalisme : s’imposer constamment des limites, à l’intérieur desquelles il aménage et exploite son propre système ; repousser toujours plus loin ces limites, les dépasser pour recommencer en plus grand ou en plus intense sa propre fondation. Repousser les limites, c’était l’acte du capitalisme américain, du rêve américain, repris par Israël et le rêve du Grand Israël sur territoire arabe, sur le dos des Arabes. »

    • #21053 Répondre
      Graindorge
      Invité
    • #21056 Répondre
      Graindorge
      Invité
    • #21656 Répondre
      Graindorge
      Invité

      ARTICLE COMPLET DE MEDIAPART
      Des rivières de sang sont en train d’engloutir la population de Gaza. Et une part de notre humanité avec. L’urgence est à la pitié, la pression et la politique.
      À« ÀGaza comme en Israël, il faut se tenir du côté de l’enfant sur lequel est pointée l’arme. » Dans un texte ainsi titré, publié le 11 octobre dernier, l’essayiste Naomi Klein reprochait à une partie de la gauche d’être incapable d’exprimer une véritable pitié pour le sort des civils et des enfants massacrés par le Hamas, au motif que l’arme serait brandie par des opprimés et des colonisés.
      Au moment où les mères gazaouies en sont réduites à inscrire au marqueur les noms de leurs enfants sur différentes parties de leur corps pour qu’ils puissent être identifiés s’ils sont déchiquetés par les bombes israéliennes, l’impératif est de se tenir aux côtés des familles et des enfants de Gaza.
      L’enclave, où les moins de 14 ans représentent 40 % des habitants, est devenue, pour reprendre les termes de l’Unicef, « un cimetière pour des milliers enfants » – 3 760 sont morts depuis le début du conflit et plus de 7 200 blessés, selon l’organisation onusienne. Des chiffres fondés sur le ministère de la santé de Gaza, certes contrôlé par le Hamas, mais repris par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et plausibles au regard de l’ampleur des destructions comme des guerres précédentes de Gaza, où le bilan de ce ministère coïncidait avec ceux des ONG et des journalistes.
      Rapportés à la population israélienne, il a été dit que les massacres du 7 octobre ayant fait plus de 1 300 victimes équivalaient, en France, à un Bataclan qui aurait coûté la vie à 9 500 personnes. Si l’on prolonge ces calculs sordides, et qu’on rapporte les 9 000 morts de Gaza à une population totale d’environ 2,3 millions d’habitant·es, c’est comme si, en quatre semaines, la France avait perdu 264 000 habitants, dont plus de 100 000 enfants.
      Continuons les extrapolations macabres. Selon une source proche des milieux sécuritaires israéliens cités par Le Monde, jusqu’à 15 commandants du Hamas auraient été abattus. 15 commandants pour 9 000 morts : soit 600 morts par chef du Hamas exécuté, ce qui laisse imaginer le bilan final, si le ratio reste le même pour les dizaines, voire les centaines de cadres qu’Israël a annoncé vouloir éliminer.
      Des deux côtés du mur
      Les chiffres, pour questionnables qu’ils puissent être et terrifiants qu’ils soient, ne racontent de toute façon ni les récits de vies fauchées ni les souffrances des proches. Séparés par un mur matériel et émotionnel, deux mondes se font aujourd’hui face dans une incommunicabilité totale des douleurs et des mémoires.
      Traumatisée par l’horreur des attaques du Hamas du 7 octobre, au cours desquelles des hommes, des femmes et des enfants ont été sauvagement tués à bout portant ou brûlés par des terroristes venus les chercher jusque dans leur maison, la société israélienne enterre ses morts et attend dans l’angoisse des nouvelles des otages – 242 personnes, dont des binationaux et des étrangers, seraient actuellement détenues dans des souterrains à Gaza, selon l’armée israélienne.
      Quelques kilomètres plus loin, la tombe est en train de se refermer sur la bande de Gaza. Enfermées derrière des murs sans possibilité d’en sortir, des familles entières sont décimées ; les habitants manquent de tout, y compris du minimum vital : eau, nourriture, soins… Quand ils ne sont pas détruits, les hôpitaux peinent à secourir, les médicaments manquent, l’électricité aussi. Les chirurgiens opèrent sans anesthésie avec ce qui reste de groupes électrogènes pour faire fonctionner les équipements. Les plus fragiles ne sont plus pris en charge. Les parents ne peuvent plus nourrir ni protéger leurs enfants ; à court d’eau potable, ils boivent de l’eau salée ou saumâtre en provenance de puits agricoles.
      Le pilonnage de Gaza est incessant, même dans les zones méridionales censées être épargnées, où 700 000 personnes auraient trouvé refuge selon l’UNWRA, l’agence de l’ONU dédiée aux réfugiés palestiniens.
      Devenu un cimetière sans sépultures, Gaza s’effondre sous nos yeux. Les morts manquent de visages et d’histoires. Ils sont déshumanisés, transformés en chiffres puis en nombres auxquels on ajoute des zéros. Empêchées d’entrer et d’apporter leur aide, les organisations non gouvernementales sont elles aussi impuissantes, à de très rares exceptions près.
      Une punition collective indiscriminée
      La manière sanguinaire et aveugle à la distinction entre combattants et civils, dont la guerre est aujourd’hui menée par Israël, est effarante. Mais elle ne peut pas nous surprendre en dépit de sa violence et de son ampleur. En faisant entrer dans le « cabinet de guerre », qui dirige aujourd’hui les opérations, les anciens chefs d’état-major Gadi Eisenkot et Benny Gantz, le premier ministre israélien a prétendu s’entourer de professionnels et mettre à distance les ministres suprémacistes juifs Bezalel Smotrich et Itamar Ben Gvir qui pesaient de tout leur poids, depuis l’entrée en fonction du dernier gouvernement, sur la remise en cause de la Cour suprême et la guerre de basse intensité se déroulant depuis des mois en Cisjordanie.
      Pourtant, Gadi Eisenkot était le chef des opérations de l’armée israélienne lors de la guerre menée contre le Liban et le Hezbollah en 2006. Il avait alors développé la « doctrine Dahiya » du nom de ce quartier chiite de Beyrouth entièrement rasé par l’armée israélienne, dans une indistinction assumée entre civils et combattants. Eisenkot avait ainsi revendiqué d’appliquer « une force disproportionnée » causant de nombreux dégâts humains et destructions, car, de son point de vue, ces espaces n’étaient « pas des villages civils », mais des « bases militaires ». Quant à Benny Gantz, il était chef d’état-major pendant la guerre menée contre l’enclave en 2014, et s’était réjoui, à l’époque, d’avoir « réduit Gaza à l’âge de pierre ».
      À propos des massacres du 7 octobre, Avner Gvaryahou, président de l’organisation israélienne Breaking the Silence, qui rassemble des anciens soldats de Tsahal opposés à l’occupation, confiait récemment à Mediapart : « La responsabilité des meurtres reste sur les mains des meurtriers. Et tout être doté d’humanité ne peut excuser les atrocités commises. Cela ne veut pas dire qu’il n’y ait pas, aussi, une faute de notre gouvernement. »
      De façon parallèle, on peut affirmer que la responsabilité des meurtres de civils et d’enfants gazaouis reste sur les mains de l’armée israélienne, mais que le Hamas ne peut s’exonérer du gouffre dans lequel il a englouti son propre peuple.
      Dire cela ne revient pas à dresser une symétrie entre les deux camps qui s’affrontent en ce moment. Pour reprendre les mots de Michel Warchawski, infatigable militant de la paix en Israël : « Je refuse la symétrie entre les deux parties. Il y a un occupant et un occupé. Même si l’occupé peut utiliser des méthodes intolérables qu’il faut dénoncer. N’oublions jamais : Israël est l’occupant, il a les clés de la solution. » Mais l’organisation islamiste a tendu un piège à Israël qui s’y est engouffré en assumant une vision extensive et un usage disproportionné du droit de se défendre, passant par la mort de milliers d’innocent·es, infligeant aux Palestinien·nes une punition collective indiscriminée.
      Le carnage de Jabaliya
      L’invasion terrestre de l’armée israélienne aggrave le carnage, loin des yeux mais proche des cœurs de plus en plus nombreux qui battent pour Gaza. Depuis vendredi 27 octobre, les blindés sont entrés dans l’enclave, accompagnés d’unités d’élite et de forces au sol. Les combats ont désormais lieu maison par maison, tandis que les bombardements aériens s’intensifient. Le black-out tombé sur la ville invisibilise le drame en train de se produire : les moyens de communication sont entravés et les journalistes soit tués, soit empêchés de travailler – le dernier bilan s’établit à 31 morts selon le Comité pour la protection des journalistes et une plainte a été déposée par RSF devant la Cour pénale internationale. En raison du manque d’observateurs extérieurs, de témoignages et d’images, nous n’avons qu’une vision parcellaire et floue des crimes commis.
      Mardi 31 octobre et mercredi 1er novembre, les bombardements israéliens ont ciblé le camp de réfugiés de Jabaliya, dans le nord de l’enclave, faisant de nombreuses victimes civiles d’un coup – 195 selon le Hamas, qui évoque 120 personnes disparues sous les décombres et 777 blessés. Les rares images disponibles mercredi donnaient à voir un gigantesque cratère au milieu d’une ville en ruine et des habitants fouillant désespérément les gravats à la recherche de survivants. Les immeubles d’habitation ont été soufflés dans les profondeurs du sol, formant une cavité, en raison de la présence souterraine d’intenses réseaux de tunnels destinés à abriter les combattants du Hamas.
      Israël justifie cette opération en affirmant qu’elle visait un poste de commandement du Hamas. « Nous savions que Bieri [Ibrahim Bieri, à la tête de la brigade de Jabaliya – ndlr] était dans un système de tunnels sous le camp. À Jabaliya, les structures du Hamas sont mélangées avec le système urbain. Depuis le réseau [souterrain], les hommes [du Hamas] pouvaient sortir, tirer des roquettes, des RPG [lance-roquettes] pour atteindre nos soldats », a expliqué l’amiral Daniel Hagari, lors d’un point presse mercredi, avant d’ajouter : « On avait là une équipe de terroristes qui ont commis les actes du 7 octobre. »
      À la suite de ces bombardements, l’ONU, qui appelle à un « cessez-le-feu humanitaire immédiat » depuis une semaine, a mis en garde Israël. « Étant donné le nombre élevé de morts de civils et l’ampleur de la destruction à la suite des frappes aériennes contre le camp de réfugiés de Jabaliya, nous avons de graves préoccupations sur le fait que ce sont des attaques disproportionnées qui pourraient constituer des crimes de guerre », a déclaré le haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, sur le réseau social X (ex-Twitter).
      Combien de temps faudra-t-il encore pour mettre un terme à cette tragédie ? Le droit de se défendre implique-t-il un droit illimité à se venger ? Le nombre de « victimes collatérales » que l’armée israélienne juge « acceptable » pour éradiquer le Hamas a-t-il un plafond ? Le massacre des uns appelle irrémédiablement le carnage des autres dans une boucle qui ne peut que mener, compte tenu du rapport des forces en présence, et s’y rien n’est fait pour l’en empêcher, à la destruction du peuple gazaoui empêché de fuir, par Israël mais aussi par l’Égypte, qui échappe pourtant à la réprobation générale.
      Convertir la compassion en pression
      Dans l’immédiat, la pitié qu’inspire le sort actuel de Gaza, en écho ou en dépit des atrocités commises le 7 octobre à l’encontre d’Israélien·nes, dont beaucoup étaient des militants de la paix et de la coexistence avec les Palestinien·nes, doit se convertir en pression.
      Pression des gouvernements des pays occidentaux – et des États-Unis en premier lieu – sur Israël pour un cessez-le-feu immédiat ; et pression des gouvernements des pays arabes – et du Qatar et de l’Égypte en premier lieu – sur le Hamas pour la libération des otages. Une optique qui suppose la pression accrue des opinions publiques occidentales sur leurs représentants, y compris français, accordant leur blanc-seing aux représailles israéliennes ou entretenant la confusion en proposant un jour une coalition internationale contre le Hamas et le lendemain une coalition humanitaire sans véritables contours.
      Cette pression n’est envisageable que sous forme de manifestations citoyennes et de menaces électorales. Si les États-Unis semblent en voie d’amender, dans les mots sinon dans les faits, leur « soutien inconditionnel » au gouvernement israélien, c’est sans doute moins en raison d’une prise de conscience humanitaire subite que parce que l’administration Biden commence à saisir ce qu’elle a à perdre électoralement de sa responsabilité dans l’écrasement en cours de Gaza.
      « Gaza risque d’être rayée de la carte si la communauté internationale, en particulier les États-Unis d’Amérique et l’Europe, ne fait pas stopper – au lieu de laisser faire, voire d’encourager – les crimes de guerre qu’induit l’intensité de la riposte israélienne », déclare dans nos colonnes Orly Noy, figure israélienne des droits humains, présidente de l’organisation de défense des droits de l’homme B’Tselem.
      Comme le rappelle aussi l’anthropologue, sociologue et médecin Didier Fassin dans une tribune du Monde, il existe une « responsabilité de protéger », votée en 2005 par l’Assemblée des Nations unies, obligeant les États à agir pour protéger une population « contre les génocides, les crimes de guerre, les nettoyages ethniques et les crimes contre l’humanité ». « Cet engagement, poursuit-il, a été utilisé dans une dizaine de situations, presque toujours en Afrique. Que l’Union européenne ne l’invoque pas aujourd’hui, mais qu’au contraire la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, se rende, sans mandat, en Israël, pour y reprendre la rhétorique guerrière du gouvernement, montre combien le deux poids deux mesures régit les relations internationales. »
      Ouvrir un espace politique face aux fanatiques
      Si l’on se projette au-delà de l’urgence humanitaire, que seule la pression des peuples peut imposer à des gouvernants empêtrés dans leurs réflexes idéologiques, leurs aveuglements politiques et leur indécence émotionnelle, il est nécessaire de rouvrir un espace politique.
      Et même si la perspective des « solutions » à un ou deux États, quasiment impossible à formuler aujourd’hui, semble plus éloignée que jamais, on voit mal comment un horizon pourrait surgir sans qu’au préalable les sociétés civiles israéliennes et palestiniennes ne se libèrent de l’emprise de ces dirigeants qui les ont menées au pire.
      Benyamin Nétanyahou est certes sur la sellette pour n’avoir pas su protéger ses ressortissants et avoir favorisé le développement du Hamas à Gaza dans le but avoué de rendre impossible la perspective d’un État palestinien viable. Mais, à Tel-Aviv, les hommes au pouvoir sont d’autant moins prêts à baisser les armes qu’ils savent qu’ils devront payer les failles de sécurité ayant permis les incursions sanglantes du Hamas sur leur sol.
      Et, parmi eux, les dangereux fanatiques partis en croisade par conviction sont légion. Certaines déclarations de représentants de la droite et de l’extrême droite israéliennes au sommet de l’État ne peuvent en effet que conforter celles et ceux qui s’inquiètent d’un processus génocidaire en cours à Gaza, comme viennent de le faire un groupe de sept experts mandatés par l’ONU s’exprimant en leur nom propre (lire notre article).
      Le 9 octobre, le ministre israélien de la défense, Yoav Gallant, a ainsi déclaré que son pays combattait « des animaux humains » et qu’il « allait tout éliminer à Gaza ». En mars dernier déjà, le ministre des finances, Bezalel Smotrich, en visite à Paris, s’était lancé dans une diatribe antipalestinienne, déclarant qu’« il n’y a pas de Palestiniens, car il n’y a pas de peuple palestinien ».
      Nétanyahou a commencé la guerre en entonnant la rengaine éculée du choc des civilisations, alors que la réalité est que nous assistons à un choc des barbaries. Mais, le 25 octobre dernier, le premier ministre israélien a changé de registre en déclarant lors d’une allocution télévisée : « Nous sommes le peuple de la lumière, eux sont le peuple des ténèbres, et la lumière doit triompher sur les ténèbres […], nous réaliserons la prophétie d’Isaïe. »
      Dans cette perspective, le premier ministre a invoqué la nécessité d’éradiquer « Amalek », chef d’une tribu de nomades ayant attaqué les Hébreux dans le désert du Sinaï après leur exode depuis l’Égypte. De celui-ci, le Deutéronome dit : « Quand donc l’éternel ton Dieu t’aura délivré de tous les ennemis qui t’entourent, et qu’il t’aura assuré la sécurité dans le pays qu’il te donne en héritage pour que tu en prennes possession, tu effaceras la mémoire d’Amalek. »
      Sans se lancer dans une exégèse de la Genèse, le recours à un tel vocabulaire dans la bouche d’un homme qui n’en avait pas fait, jusqu’ici, un axe structurant de sa parole publique, est symptomatique de la volonté du gouvernement israélien de placer la lutte entre leurs peuples dans une dimension messianique et intemporelle qui ne laisse aucune prise politique pour imaginer une résolution d’un conflit territorial et historique.
      Cette dimension est aussi présente du côté du Hamas, dont la logique exterminatrice est tout aussi assumée : « Israël est un pays qui n’a pas sa place sur notre terre », vient ainsi d’affirmer Ghazi Hamad, porte-parole et membre du bureau politique du Hamas, dans un entretien accordé à une chaîne de télévision libanaise diffusé le 1er novembre et enregistré la semaine précédente.
      Ghazi Hamad a annoncé que d’autres 7 octobre se produiraient tant qu’Israël existerait et a martelé que les Palestiniens étaient « les victimes de l’occupation, un point c’est tout. Personne ne devrait donc nous reprocher ce que nous faisons. Le 7 octobre, le 10 octobre, le millionième octobre, tout ce que nous faisons est justifié » – une logorrhée remettant en cause les amendements de la charte du Hamas de 2017 qui avaient pu laisser croire que l’organisation renonçait à l’extermination de « l’entité sioniste », structurante dans son texte fondateur de la fin des années 1980, et était prête à accepter une reconnaissance de l’existence d’Israël dans les frontières de 1967.
      Le parallèle dressé entre le Hamas et l’État islamique demeure bancal, comme l’analyse cet article du journal Haaretz ou bien la chercheuse Héloïse Fayet dans nos colonnes. L’organisation djihadiste fondée par Abou Bakr al-Baghdadi n’a, d’ailleurs, jamais placé au centre de ses combats la cause palestinienne et Israël.
      Il n’empêche que si une composante du Hamas ne peut être déconnectée de la lutte nationale palestinienne et qu’il est illusoire de lui dénier son appartenance à la résistance palestinienne face à la puissance occupante israélienne, une autre composante ne peut être séparée de sa dimension djihadiste.
      Par son idéologie, son fondamentalisme religieux, ses modes opératoires, sa mobilisation de combattants prêts à mourir en martyr, le Hamas n’est pas étranger à la sphère djihadiste. Or celle-ci est saturée d’une haine des juifs qui dépasse la détestation d’Israël, comme l’ont rappelé les attentats commis par Mohammed Merah à Toulouse ou Mehdi Nemmouche au Musée juif de Bruxelles, pour ne prendre que ces exemples.
      Dresser alors un signe égal entre le Hamas palestinien et l’OLP ou le FLN algérien revient ainsi à nier que les membres du Hamas qui ont commis les massacres du 7 octobre dernier ne sont pas seulement des tueurs de colons, ni même d’Israéliens, mais aussi des tueurs de Juifs.
      L’engrenage verbal du Hamas comme du gouvernement israélien, sur fond de guerre des civilisations et des religions, ne peut que faire craindre que ces prophéties s’autoréalisent tant le reste du monde, et notamment les États-Unis, est idéologiquement poreux aux discours opposant un « axe du bien » à un « axe du mal ».
      Catalysé par cette situation, l’antisémitisme se déploie en toute liberté dans de nombreux pays. Et ne fait que renforcer dans leurs certitudes les dirigeants israéliens qui assument de mettre en œuvre le projet colonial d’occupation des territoires palestiniens, comme on le voit en Cisjordanie où l’armée n’empêche pas les colons d’expulser, terroriser et tuer des Palestiniens – depuis le 7 octobre, plus de 130 d’entre eux auraient trouvé la mort à la suite de tirs de soldats ou de colons israéliens, selon le ministère de la santé de l’Autorité palestinienne. À ce titre, la récente nomination du fondamentaliste d’extrême droite Zvi Sukkot à la tête de la sous-commission de la Knesset chargée de la Cisjordanie a de quoi terrifier.
      Pour une humanité inconditionnelle
      Peut-on alors encore espérer sortir de cette escalade infinie et infernale ? « Au temps des ténèbres, chantera-t-on encore ? Oui, on chantera le chant des ténèbres », écrivait Bertold Brecht dans ses Poèmes de Svendborg en 1939. En écho, dans les années 1970, le poète palestinien Mahmoud Darwich prédisait un sombre avenir à Gaza, mais comptait sur la résistance de son peuple : « Affamée, elle refuse, dispersée, elle refuse, embarbelée, elle refuse, mise à mort, elle refuse », écrivait-il dans « Silence pour Gaza », extrait de sa Chronique de la tristesse ordinaire.
      Si l’heure est de tout temps aux poètes, elle est néanmoins d’abord et avant tout aux solutions politiques. Il est urgent de reconnaître que, de chaque côté du mur, la vie d’un civil en vaut une autre, qu’un enfant dans le viseur d’une arme doit être défendu de manière inconditionnelle, coûte que coûte, qu’il soit israélien ou palestinien. Franchir cette ligne rouge, c’est commettre l’irréparable.
      On ne peut pas laisser des centaines de familles israéliennes être assassinées chez elles. On ne peut pas laisser des milliers de Palestiniens mourir sous les bombes ou être déplacés par centaines de milliers. Couper l’eau, l’électricité, empêcher les ravitaillements en nourriture, cibler les écoles, les ambulances et les hôpitaux, bombarder les civils en train de fuir dans une zone supposément protégée revient à condamner à mort les habitants de Gaza piégés dans l’enclave. Laisser cette tragédie se dérouler sous nos yeux revient à être complices.
      Mettre fin aux combats et admettre cette humanité inconditionnelle est évidemment en premier lieu une nécessité pour sauver des vies israéliennes et palestiniennes. Mais elle l’est aussi pour nous tou·tes. Non seulement pour des raisons égoïstes, puisque la possibilité d’en embrasement régional voire mondial ne peut être écartée, même si elle n’est pas nécessairement immédiatement « au programme ».
      Mais aussi parce qu’abandonner les Palestiniens, qui n’ont nulle part où aller, à leur sort, reviendrait à obérer l’avenir de l’humanité entière dans la mesure où il est de notre responsabilité collective d’agir pour protéger les enfants et les civils du Proche-Orient, qu’ils vivent en Israël, à Gaza ou en Cisjordanie.
      Mobilisons-nous, tant qu’il en est encore temps, contre les paroles déshumanisantes, qui, dans les médias français, appellent à distinguer les petites victimes selon le mode opératoire de leur mort (comme ici, là et encore là). Elles nous mènent droit à la catastrophe. Et il faut lire, à l’inverse, pour tenter de se réchauffer, les appels vibrants qu’adresse régulièrement au monde le secrétaire général de l’ONU António Guterres pour dénoncer l’indifférence, la complaisance et l’inaction.
      En français ou en anglais, on souligne parfois qu’il n’existe pas de mot pour désigner une personne qui a perdu son enfant, un équivalent du mot « orphelin » pour un parent, tant cette situation n’est pas dans l’ordre des choses. Il se trouve cependant que ce mot existe dans deux langues, l’arabe où il se dit thekla, et l’hébreu où il se dit shakoul. Pour éviter que ces deux mots ne deviennent des lieux communs, le seul moyen est d’arrêter aujourd’hui la vengeance en cours à Gaza, quelles que soient les atrocités qui l’ont déclenchée et les raisons plus anciennes qui ont pu catalyser ces dernières.

      • #21657 Répondre
        Graindorge
        Invité

        Article signé par Joseph Confavreux et Carine Fouteau paru le 4 novembre 2023 à 18:36

    • #21929 Répondre
      so
      Invité

      Si la manif est le degré 0 de la lutte politique , la pétition c’est quel degré ???
      Une petite signature svp pour l’abandon du projet A69 ! Merci
      https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-1999

    • #22749 Répondre
      Graindorge
      Invité

      NGT les nouveaux OGM…

    • #25098 Répondre
      Sarah G
      Invité

      https://lutte-et-contemplation.org/cop28-cercles-silence/.
      Cercles de silence que vous pouvez rejoindre.
      Du 30 novembre au 12 décembre à l’occasion de la COP 28.

      • #25105 Répondre
        Graindorge
        Invité

        grand merci Sarah G. Je fais suivre au groupe que je connais.

    • #26171 Répondre
      Sarah G
      Invité

      https://journeescontrelebeton.noblogs.org/ différentes actions contre Lafarge.
      Organisé par le Soulèvement de la terre et d’autres organisations.

    • #26172 Répondre
      Sarah G
      Invité
    • #26173 Répondre
      Sarah G
      Invité

      Et toujours les cercles de silence jusqu’au 12 décembre à l’occasion de la COP28.

      COP28 – L’appel de collectifs chrétiens à se mobiliser

    • #27194 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Dans Marianne « FAUT-IL EXIGER UNE MEILLEURE MAÎTRISE DU FRANÇAIS » En lettres majuscules
      Puis Ô malhonnêteté de ce journalisme, dans un petit encart rouge, lettres blanches sous une photo de personnes entrain d’écrire probablement  » je suis propre et gentil.le » on lit  » DIFFICULTÉ. À la ligne
      en 2021, sur les 34 933 primo-arrivants signataires du contrat d’intégration républicaine qui ont terminé leur formation de français obligatoire, 8249 n’ont pas atteint le niveau élémentaire A1″
      La politique du verre à moitié vide… Car ils auraient pu écrire s’ils avaient été honnêtes et rigoureux que 26 684 l’avaient atteint ce satanée niveau
      Faute de grives, il m’arrive d’acheter ce journal pour Perico Légasse que j’aime bien. Je confesse😔

      • #27240 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        Périco Légasse qui réussit l’exploit d’etre encore plus à droite que son épouse Polony.
        En tout cas il la supplante largement dans l’islamophobie, et dans la constance du discours sur l’immigration comme agent de destruction de la culture française.

        • #27249 Répondre
          Graindorge
          Invité

          je ne le savais pas. J’ai surtout lu qu’il dénonce la malbouffe et défend les petits agriculteurs, les petits restos. Pas biologiques certes mais de meilleure qualité etc… Polony est une extra terrestre, je n’ai jamais compris ce qu’elle dit ni ce qu’elle écrit.

          • #27259 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            Je ne le savais pas, et je me dis que j’ai du être inattentive, je m’en veux de m’être fait berner, et de n’avoir pas vu dans cette défense des petits agriculteurs sans jamais évoquer la FNSEA la marque d’un pur et simple identitarisme des terroirs qui finalement est assez cohérente avec son islamophobie.
            Ou pas.

    • #27251 Répondre
      Graindorge
      Invité

      je t’ai cru bien sûr mais en bon Sherlock, j’ai cherché sur YouTube et trouvé ça. Misère!! Ils font bien la paire alors. Malgré les choses justes qu’il écrit sur la malbouffe, ça coupe l’appétit. J’en ai vu une autre où il justifie presque les « bavures » policières et traite Méluche de bavure

      [youtube https://www.youtube.com/watch?v=BBW57ELPSxg?si=MTT8GTPAzKcbbO4n&w=560&h=315%5D

    • #27303 Répondre
      Graindorge
      Invité

      STP. Ne parle pas à ma place. Ne pense pas à ma place. Merci François.
      Je vais m’appliquer à te répondre même si je trouve que tes manières d’hier ne correspondent pas à la gauche désirable dont on parle dans ce site et ailleurs depuis longtemps, que mes efforts pour son avènement ne sont pas minces et que j’ai mieux à faire aujourd’hui. J’ai dû d’ailleurs interrompre souvent ce courrier.
      Je te rappelle que dans ma réponse à Carpentier j’avais dit aussi que j’étais très bête. Dans beaucoup de domaines. J’aime beaucoup la phrase de Lucien Sève, de mémoire  » je n’ai pas la science infuse et il faut être bien bête pour croire que l’on peut être intelligent tout seul. »
      Dans ce Chantier où tu dis qu’il y a 73 personnes soit 73 cerveaux, même si le Maître des clefs montre du doigt pour a minima comme tu dis diminuer quelqu’un, le ridiculiser d’un ton badin, ils savent lire et penser et se faire leur propre opinion sans aucune aide. Certains seront d’accord avec toi, d’autre moins, d’autres pas. Moi-même, je m’en fiche un peu de Graindorge. Comme beaucoup ici et c’est tant mieux.
      Mon dernier enthousiasme ça a été ma rencontre avec Georges Perec, avant lui avec Bernanos. Ma joie c’est lire un poème partagé par d’autres sitistes ou par moi avec cet humour sombre d’un Bruno Mesa « Tout n’est pas perdu, il reste encore de bonnes raisons de se suicider. » Ou de découvrir des musiques, des photographes, des cinéastes etc…
      Mais revenons à ce fil.
      Dans ce fil, j’ai partagé un extrait de l’article malhonnête sur l’apprentissage du français. Lorsque je suis arrivée en Espagne, personne ne m’a mis un révolver sur la tempe Parle espagnol ou dégage.
      Pour ce qui est de Légasse, c’est vrai que je n’avais jamais creusé vraiment. Je ne l’achète pas souvent ce Marianne qui est un journal de droite. Mais il m’arrive ( rarement) d’acheter des magazines de droite pour lire les arguments pour justifier ceci ou cela. Je suis un chercheur. Je lis de tout. Je dis rarement car tous ces journaux sont très chers. Le seul que nous achetons tous les mois lorsqu’il daigne arriver c’est le Monde Diplomatique et son magazine bimestriel Manière de Voir. Nous voulions nous abonner car le journal ici coûte 6,50€ et le magazine 9,50€ mais le courrier c’est tellement galère qu’on a laissé tomber. L’agenda Biodynamique lunaire et planétaire 2024 de Vincent Masson nous a été envoyé en express début novembre (!) et il est arrivé le 22 décembre. Mon collègue se fait plaisir de temps en temps avec des magazines espagnols d’Histoire. Nous avons longtemps acheté un magazine mensuel de journalistes scientifiques avec des professionnels non vendus : des spécialistes de l’environnement, des chercheurs, des médecins, des climatologues, internationaux et souvent passionnants même si on n’est pas d’accord sur tout. Ces journalistes scientifiques produisaient un travail rigoureux, ardu voire dangereux .La revue a cessé en 2022. J’avais acheté le Socialter et son Hors série en août puis tu nous appris qu’ils avaient arrêté
      Le mot terroir me dit mon collègue n’est pas un terme identitaire ni administratif mais géographique, géologique et agronomique.
      Le terroir c’est le sol et le paysage qui conditionne l’Art Culturel Agricole.
      Pour en savoir plus, il existe des ouvrages d’Agrobiologie AUTHENTIQUE, de biodynamie, permaculture, agriculture synergétique etc…
      Donc quand même un bon point pour Légasse de parler des petits et moyens agriculteurs. Il fustige donc de fait l’agrobusiness et les méga fermes.
      Il dénonce les OGM, la malbouffe. Il a aussi parlé des vins biodynamiques et du biologique.
      Il a perdu mon estime oui. Il n’a pas à juger les femmes qui se voilent. Ni leurs époux ou conjoints. Ni les féministes qui ont assez de boulot comme ça pour aller en plus en « défense » de femmes qui n’ont rien demandé. Qui défendent leur voile. Ça ne le regarde pas. J’en ai vu plein à Nice dans le tram, dehors, partout avec des fichus colorés, pimpantes, maquillées, lunettes de soleil à la mode. Je ne m’en mêle pas. Il y a parmi elles tous les corps de métiers dont mère au foyer.
      En plein cagnard, ça me faisait un peu peine tant d’habits sur un corps. Moi je préfère les cheveux au vent.
      Par contre, lorsque cet été à un spectacle de hip hop en plein air, l’une d’elle m’a regardé avec insistance des pieds à la tête jugeant mon short/baskets et maillot de sport, je lui ai soutenu le regard jusqu’à ce qu’elle le détourne car un peu plus et elle savait que j’allais aller lui parler pour lui dire Vous vous habillez comme vous voulez madame et moi de même et la vie est belle.
      Un mot sur Camille Claudel : non, elle n’est pas restée silencieuse pendant 30 ans mais a été RÉDUITE au silence et maltraitée avec les méthodes de l’époque. Pas loin de nous, il y a à peine quelques minutes du Temps, c’est la porte à côté.
      Ses lettres à sa famille, aux médecins sont claires, pas du tout d’un cerveau dément. Malgré les mauvais traitements, la solitude, la faim.
      Je répondais à Jean Monnaie « pourquoi si peu de femmes géniales ? » Il régnait plutôt une ambiance joyeuse sur le fil Forum principal page 5, ça sentait la joie. Hervé Urbani m’avait fait beauoup rire, des remarques d’autres sitistes aussi… C’était sympa, détendu !
      Je ne m’attendais mais alors pas du tout à ce lâchage de chiens. Peut-être que personne ne s’y attendait, j’en sais rien. Même pas de trêve de Noël dis donc.
      Ici c’est un Forum de Culture as-tu dit à Monami et tu y es le bienvenu.
      Devrait être ENCORE PLUS les bienvenus ceux qui n’en ont pas beaucoup. De cette culture là. Ce forum de gauche libertaire anarchisant ou de gauche chrétienne ou spirituelle devrait les recevoir comme il se doit. Ne pas s’en moquer. Lucien Sève ne s’en moquerait pas. Bernard Friot non plus. Frédéric Lordon non plus. Bernanos ou Perec non plus. Et bien d’autres… Nathalie Sarraute non plus. Garciá Marquez non plus, Rimbaud non plus, Hugo pareil, Chaüblin pareil, Michel Franco idem etc…
      Ne pas avoir pu voir un film de 2023 en 2023 ça arrive à beaucoup de monde. Pour des raisons géographiques ou pécuniaires. Je suis toute contente que la bibliothèque de Santa Cruz a reçu des nouveautés dont Tar que je vais pouvoir voir en Dvd. J’aurai donc un TOP1
      A quoi ça sert un lâcher de chiens ? Encore aujourd’hui. Très violent.
      J’avais dit dans ma réponse à Carpentier : Quand tu veux, tu me dis de partir, je partirai définitivement. Mais avec ce lâchage de chiens que tu sembles vouloir maintenir comme je le constate aujourd’hui, je reste donc dans ce chantier autonome où je suis au moins aussi légitime que toi d’y être. Sans censure ni auto censure. Pour l’auto censure, disons le moins possible.
      Et ne me souhaite pas via tes chiens de vivre encore 30 ans et de me taire. C’est tellement…triste.
      Garde tes chiens. Ou continue de les lâcher
      Moi, j’en ai qu’Un. Il me garde. Je n’ai besoin que de Lui pour me défendre. Il sait. Si tu n’y crois pas, c’est bien aussi.
      Ma colère tombée, je te remercie une nouvelle fois pour ce Chantier Autonome.
      Beaucoup d’êtres vivants vont encore être agressés par la violence capitaliste en 2024. Nous devrions être unis. Nous recharger les batteries de grand vent, de poésie, de beaux textes, de bons films, de danses, de chants, de musiques diverses, de rires, de prières aussi, de tout ça pour avoir de l’ énergie afin de trouver des propositions, des idées, etc…
      Hier nous avons eu de belles pluies et de l’orage. Aujourd’hui un soleil magnifique. Pas un nuage. La veillée sera douce.
      Joyeux Noël !

      • #27306 Répondre
        Noël
        Invité

        Si tu intervenais moins et si tu étais plus succincte, non seulement tu saoulerais moins les gens (mais ça on te l’a dit plusieurs fois et tu t’en cognes, parce qu’ être DE GAUCHE c’est imposer sa personne en permanence selon toi), mais aussi tu te ridiculiserais moins.

        • #27419 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          « Ici c’est un Forum de Culture as-tu dit à Monami et tu y es le bienvenu. »
          Non, ce n’est pas ce que j’ai dit. Et j’ai mis deux fois des guillemets à culture
          Par ailleurs tu répètes en effet assez souvent que tu n’es pas intelligente, inculte etc. Soit. Mais j’observe que cette supposée inintelligence et cette supposée inculture ne t’empêchent pas de donner ici ton avis sur tout et parfois de façon très péremptoire.

    • #27451 Répondre
      Graindorge
      Invité

      « Non, ce n’est pas ce que j’ai dit. Et j’ai mis deux fois des guillemets à culture » Au temps pour moi, alors.  »
      Pour le reste, tu penses et dis ce que tu veux.

      • #27457 Répondre
        Paul Bäumer
        Invité

        Merci Graindorge de n’avoir rien posté hier. Un cadeau de Noël magnifique que nous n’oublierons pas. Gratitude et reconnaissance éternelles !
        Pour ce qui est d’aujourd’hui, jusqu’ici tout va bien mais n’oublie pas qu’il ne te reste qu’un seul post car tu as déjà atteint 66% des 76% demandés par FB, dont tu as dit qu’il était le seul ici dont tu respecterais les desideratae.

        • #27459 Répondre
          Graindorge
          Invité

          joyeux Noël Charivari

        • #27467 Répondre
          Mélanie
          Invité

          Graindorge, qui, elle, « préfère les cheveux au vent ».

    • #27644 Répondre
      ..Graindorge
      Invité
      • #27645 Répondre
        ..Graindorge
        Invité

        Si quelqu’un est abonné au Monde ici J’aimerais bien cet article complet

    • #30438 Répondre
      ..Graindorge
      Invité
    • #31278 Répondre
      Bonnaventure
      Invité

      Certains ici se posaient des questions sur le mouvement paysan en cours, cet entretien dégrossi quelque peu les enjeux : https://lundi.am/Decrypter-le-mouvement-des-agriculteurs

    • #31281 Répondre
      Bonnaventure
      Invité

      et l’appel impeccable des SDT : https://lundi.am/Position-et-appel-des-Soulevements-de-la-terre-sur-le-mouvement-agricole-en.
      Extrait : « Aucun changement structurel n’adviendra tant que nous ne déserrerons pas l’étau des contraintes économiques et technocratiques qui pèsent sur nos vies : et nous ne pourrons nous en libérer que par la lutte. »

    • #31332 Répondre
      Carpentier
      Invité
      • #31469 Répondre
        Carpentier
        Invité

        https://lundi.am/Philosophie-de-la-vie-paysanne-5970

        Certain Mathieu Yon à écouter (membre de la confédération paysanne, maraicher, il peut être doux à écouter si tu es bloqué.e sur la 6 dans ton tracteur ou ailleurs)

        • #31470 Répondre
          Carpentier
          Invité

          Pour que les agriculteurs (re)-fassent classe sociale, qu’il n’y ait pas les nouveaux paysans contre les agriculteurs historiques,

        • #31613 Répondre
          Graindorge
          Invité

          Un très grand merci ma chère Carpentier pour ce partage. J’ai commencé à l’écouter et je vais continuer ce soir avec mon collègue
          Mathieu Yon. Son livre: Notre lien quotidien. Le besoin d’une spiritualité de la terre (Nouvelle cité),

    • #31411 Répondre
      La bile
      Invité

      Les agriculteurs me font rêver et ils me rappellent beaucoup les Gilets Jaunes dans leur mode opératoire. A chaque fois ils montent d’un cran, à chaque fois ils démontrent qu’ils ne sont pas là pour rigoler. Il n’est pas question de se donner rendez vous dans un mois pour refaire un Bastille-République, ou un Nation-Bastille, il est juste question de se fixer des objectifs et de les atteindre.
      .
      J’ignore bien entendu comment ça se finira mais moi je crois qu’on va vivre un grand moment.

    • #31447 Répondre
      Graindorge
      Invité

      je pense qu’il faudra aussi dégrossir le dégrossissement. Peut-être que des gens ici ou ailleurs vont décortiquer ça. Mille fois mieux que moi.

    • #31452 Répondre
      Bonnaventure
      Invité

      La Confédération paysanne organise des rassemblements, actions et mobilisations un peu partout en France dans les jours qui viennent. On peut en trouver la liste sur la page Facebook nationale de la Conf’ (pas exhaustive a première vue).
      Si le mouvement en cours a une chance d’échapper à la reprise en main syndicale et gouvernementale, c’est certainement en l’élargissant et en allant soutenir et agir avec les paysans qui luttent contre le capitalisme.

    • #31488 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      En plus de toutes ces actions, l’immense pouvoir du consommateur, consomm’acteur au quotidien. Qu’est-ce que j’achète? Où? D’où ça vient? Qu’est-ce que je boycotte? Qu’est-ce que je pourrais boycotté encore?travail constant et permanent de fourmis invisibles

      • #31516 Répondre
        Leo Landru
        Invité

        D’accord avec le soutien sur le terrain à la CP pour qui en a la possibilité.
        Pour l’aspect supermarché : culpabilisation stérile, logique du colibri humain qui vide la mer avec une petite cuillère. L’immense pouvoir du consommateur se résume à choisir entre produit A et produit B en fonction de ses déterminismes. Produit bonne conscience ou produit maigres finances.
        La lutte se joue au niveau des producteurs, des intermédiaires, de l’État et de la grande distribution. Si la FNSEA se fait un peu démasquer dans le mouvement en cours, ce sera déjà pas mal. Si les agriculteurs s’en dégagent un peu, ce sera déjà pas mal. C’est à eux de faire le boulot. Toi et tes misérables revenus n’allez pas peser lourd dans cette histoire.
        La FNSEA vient de demander aux tracteurs de remballer. Voyons s’ils remballent.

        • #31518 Répondre
          Bonnaventure
          Invité

          Entièrement d’accord avec la coquille vide du « pouvoir des consommateurs »; c’est d’ailleurs de ce slogan débile que se saisissent toujours les idiots utiles du marché.
          La suite du mouvement dépend – comme souvent, comme toujours – de la capacité de débordement. Débordement des paysans non-syndiqués face aux droitards de la FNSEA et de la Coordination rurale, et force de la Conf’; en celà l’appel des SDT est très intéressant. J’espère qu’il sera entendu au-delà de la paysannerie, c’est la raison pour laquelle il me semble important de le relayer partout.
          Evidemment l’histoire politique de la paysannerie française ne plaide pas en la faveur d’une radicalisation anticapitaliste, comme l’a rappelé FB quelque part ici, et les petites phrases contre les « écolos » qu’on entend un peu partout depuis 10 jours en attestent. Mais il reste une possibilité, et j’ai espoir que la gauche radicale se saisisse de l’occasion pour se réarmer comme il est de saison.

          • #31536 Répondre
            Leo Landru
            Invité

            Je crois que FB disait aussi qu’en bout de course c’est l’écologie qui morflerait dans ce combat : le plan Ecophyto (grosso modo une réduction des pesticides) vient d’être mis en pause par le ministère de l’agriculture pour répondre aux tourments paysans.

            • #31577 Répondre
              Bonnaventure
              Invité

              C’est en effet l’occasion rêvée pour les dirigeants de la FNSEA et le gouvernement de flinguer les normes en la matière. Ce qui ne va rien régler à la question des prix, et donc du rapport argent/travail. C’est là que réside la possibilité de débordement. Je le souhaite.

          • #31553 Répondre
            ..Graindorge
            Invité

            J’ai pourtant bien dit que dans le contexte actuel pratiquement tout le monde est désespéré et se sent perdu. Et je n’ai pas pour habitude de m’exprimer en slogan. Mais je m’en fiche pas mal de Graindorge. J’ai partagé avec mon collègue ce qui a été vécu ici: les saloperies du capitalisme. Et la réaction des gens. Ainsi que celle des bios de pacotille antisociaux.
            Idiots utiles du marché, nous n’en faisons pas partie. Pas du tout.
            Et cette violence de ton envers de vrais écolos et des vrais travailleurs dans le vrai bio qui partagent un témoignage. C’est dommage. C’est pas que des « petites phrases » que reçoivent les écolos, c’est aussi des coups. Physiques.

            • #31573 Répondre
              Bonnaventure
              Invité

              Je ne sais pas ce que ça signifie pour toi « vrai écolo », « vrai travailleur » dans le « vrai bio », mais ça fait trop de « vrai » qui s’opposeraient donc à des faux. Je te laisse le soin de labelliser et si tu veux, continue à acheter équitable. Tu peux aussi pisser sous la douche, éteindre la lumière en sortant, et aller voter quand on te le dit.
              La paysannerie – et nous tous avec – crève sous les profits de l’agro-alimentaire, des semenciers, des pétroliers et des industriels en tout genre. Changer de marque de dentifrice me parait donc parfaitement idiot. Et utile au marché qui continue à vendre du dentifrice.

              • #31583 Répondre
                Graindorge
                Invité

                perso, je le fabrique moi-même mon dentifrice. Mes savons, mes bougies, mon shampoing. Et je vote parce que j’ai un cerveau comme toi et je vais voter la France Insoumise car je ne veux ni Macron ni Le pen. Toi tu ne votes donc pas parceque tu as un cerveau et tu penses que ça ne vaut pas la peine. Je te comprends et je te respecte et je respecte les gens qui ne votent pas ou plus. J’aimerais juste si c’est possible le même respect et pas cette ironie « aller voter quand on te le dit. » « Personne ne me dit d’aller voter, pourquoi tu dis ça? Juste pour faire des phrases? Par contre j’ai cessé de  » faire barrage » et aux dernières, j’ai choisi EN MON ÂME ET CONSCIENCE de voter blanc. Pas de m’abstenir. Si je suis bête parceque je vote, eh bien je suis bête. Des bêtes comme moi, il en faut aussi
                Bonnaventure bonne nuit. Fraternellement. Sans pisse ni love

                • #31598 Répondre
                  Bonnaventure
                  Invité

                  Je dis ça parce que je le pense. Le geste électoral est par essence un geste d’abandon, le moment où s’opère la capture de ton pouvoir politique, avec ton consentement. Tu peux voter ou non, faire barrage ou écluse, mais surtout n’en fais pas un moment politique. Je t’invite d’ailleurs à lire « Comment s’occuper un dimanche d’élection » écrit par notre hôte, qui délaye parfaitement tout ça.
                  Tu peux aussi fabriquer tes bougies, ton dentifrice, choisir tes produits consciencieusement, tu dois en retirer une satisfaction personnelle et tu je suis content pour toi, mais surtout n’en fais pas un geste révolutionnaire.

                  • #31606 Répondre
                    La bile
                    Invité

                    Bonneaventure: Avec ta mentalité on peut commander ubereats la conscience tranquille, c’est chouette.

      • #31520 Répondre
        Christophe M
        Invité

        Les consomm’acteurs, le slogan du magasin bio en taules de la zone commerciale à côté de chez moi.
        Il suffit d’y croire.

        • #31541 Répondre
          ..Graindorge
          Invité

          Consomm’acteur s’utilisait bien avant que le capitalisme ne le récupère… à son profit. Si on doit cesser d’utiliser tout ce qu’il récupère comme mots pour les mettre à sa sauce on a pas fini de rire

    • #31528 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Dans ce contexte là Leo Landru tu as complètement raison. Nous sommes beaucoup à être complètement perdus avec toutes ces manigances du capitalisme abject! Ici alors que l’alimentation basique des canariens c’est pommes de terre + poisson ou viande. A la période où ils ne produisent pas localement, ces capitalistes sans foi ni loi ont prétexté via rumeurs que les bâteaux étaient refusés à cause soi-disant d’un parasite le dorifore entr’autres. Puis autre rumeur : pénurie. Tout ça pour vendre des pommes de terre conventionnelles à 3 ou 4€ le kilo! Durant cette période, des bios de pacotille antisociaux en ont profité pour prendre le train capitaliste en marche en vendant leurs pommes de terre à 6 ou 7€!!! Oui, le kilo! Pas encore à l’unité!!! En ayant la même production au même coût. Les gens du peuple se sont tournés vers la patate douce locale ( BATATA, boniato etc. ) En rigolant on entendait ( humour canarien): ils vont bientôt vouloir nous vendre des pommes de terre par tranche comme le jambon! Oh malheur! Ne leur donnons pas de nouvelles idées perverses! Ils en ont en veux-tu en voilà!
      Ça a duré 2 ou 3 mois cette histoire. En fait il y avait des stocks de pommes de terre d’importation ( pour la période où il n’y a pas de production locale importante). Comme on dit: ils ont tenté le coup et l’ont raté. Autre stratagème commercial de la grande distribution: une chaîne de supermarchés espagnole proposait aux gens de ne vendre que 3 kilos de pommes de terre par famille. Ce capitalisme effréné s’apparente à une vraie maladie mentale! Comme le dit si bien la maraîchère du Morbihan Morgan Ody  » c’est plus facile d’imaginer la fin du monde que la fin du capitalisme »
      Le capitalisme a presque achevé les campagnes et détruit le monde rural. Suite au prochain numéro
      Et ce numéro c’est le peuple qui doit l’écrire.

    • #31781 Répondre
      Carpentier
      Invité

      .. Tu nous les brises, galér-euh / …
      Une belle chanson pour ce topic ‘ luttes ‘ 🎹
      Toujours fort et doux de passer du temps avec ce très cher Monsieur Claude 💖

    • #31861 Répondre
      Carpentier
      Invité

      À la maison des métallos, mercredi qui vient sur Paris:

      Binet, Hommeril, Ruffin : Le choix du mal-travail

      • #31871 Répondre
        Carpentier
        Invité

        Le message initial était:
        .. À la maison des métallos, mercredi sur Paris: / …
        Le ‘ qui vient ‘ est envoyé des cieux?
        Dans tous les cas, j’y serai, après, vient qui veut

    • #32171 Répondre
      ..Graindorge
      Invité
    • #34162 Répondre
      Carpentier
      Invité
    • #35590 Répondre
      Graindorge
      Invité

    • #35813 Répondre
      Carpentier
      Invité

      Tocard,

    • #36246 Répondre
      graindorge
      Invité

      Arrêt de la Cour suprême des États-Unis :
      Les vaccins Covid ne sont PAS des vaccins. Robert F. Kennedy Jr. a gagné son procès contre tous les lobbyistes pharmaceutiques.
      Les vaccins Covid-19 ne sont PAS des vaccins. Dans sa décision, la Cour suprême confirme que les dommages causés par les thérapies géniques à ARNm du Covid sont IRRÉPARABLES. La Cour suprême étant la plus haute juridiction des États-Unis, il n’y a plus d’appel et toutes les voies d’appel ont été épuisées.
      Dans un communiqué, Robert F. Kennedy a souligné que ce succès n’a été possible que grâce à la coopération internationale d’un grand nombre d’avocats et de scientifiques. Bien entendu, cette décision crée un précédent international.
      En particulier en Suisse, cette décision devrait avoir un impact, car la Suisse occupe une position particulière dans sa Constitution fédérale. D’une part, le Code de Nuremberg apparaît à l’article 118b de la Constitution et en Suisse, l’utilisation inappropriée du génie génétique chez l’homme est interdite, selon l’article 119 de la Constitution fédérale. Ceci est complété par l’article 230bis de son Code pénal et cela signifie que les auteurs RISQUENT de passer jusqu’à 10 ans de prison.
      Mais cette décision historique devrait également faire réfléchir le reste du monde, car le Code de Nuremberg a une validité internationale et est également contenu dans l’article 7 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.
      Dans le cas d’accusations criminelles, la déclaration devrait faire référence au scandale Contergan afin d’accorder un poids particulier à l’importance de ces accusations.
      L’avocat allemand Rainer Füllmich et plus de 100 autres avocats allemands sont activement impliqués dans ces affaires. AUCUN média n’en parle, ni en Suisse, ni en Europe.
      Malheureusement, il est presque mathématique que, étant donné qu’il s’agit d’un sujet perturbateur capable de modifier les plans financiers et économiques des puissants lobbys du secteur PHARMACEUTIQUE, l’opinion publique n’en soit pas informée. Nous sommes au milieu d’une campagne promotionnelle visant à inciter les gens à se faire vacciner puis à se faire vacciner à nouveau, avant l’hiver prochain.
      Il est très probable que si jamais la nouvelle de cette décision historique circule, ce sera trop tard pour permettre à la classe médicale corrompue, alignée sur les positions des lobbies pharmaceutiques, d’avancer le plus possible dans la campagne de vaccination.

      INVITONS donc toutes les personnes honnêtes et de bonne volonté à diffuser au maximum cet ARRÊT historique de la Cour Suprême des USA. Pour notre bien, mais surtout pour le bien de nos enfants et petits-enfants… ne permettons pas à des lobbyistes de ruiner irrémédiablement notre santé et mettre nos vies en danger.

      Vous pouvez voir l’actualité sur le lien suivant :
      https://www.foxnews.com/us/new-york-supreme-court-reinstates-all-employees-fired-being-unvaccinated-orders-backpay

    • #36247 Répondre
      graindorge
      Invité

      Message du Pr Perronne en direct du Senat de Washington

      Chers amis,

      Mon séjour à Washington s’achève, mais quel séjour !

      Après ces années de ténèbres, de corruption, de manipulation, de diffusion d’articles médicaux et scientifiques frauduleux, de suppression des libertés, de mesures autoritaires totalement illégales, de contrôle des médias et de censure généralisée, de destruction méthodique de la santé, des hôpitaux, de l’économie, du potentiel industriel, de l’agriculture, de l’éducation, de l’armée, de la diplomatie, de la culture, des valeurs familiales, la lumière et la vérité se propagent sur la planète. Les peuples s’éveillent et ne lâcheront rien.

      Les deux jours du congrès de l’International Crisis Summit (cinquième édition, ICS-5) ont mis au grand jour les mesures terribles prises contre les peuples du monde. Les échanges ont été très riches.

      La France était dignement représentée par Emmanuelle Darles (chercheuse en informatique) et Vincent Pavan (mathématicien de haut niveau) qui ont fait deux exposés remarquables sur les publications frauduleuses et les méthodes utilisées pour la fabrication de fausses données.

      J’ai eu le plaisir de retrouver des médecins américains exceptionnels combattants de la première heure, devenus amis, Pierre Kory, Harvey Rich, Meryl Nass (qui a été accusée de désinformation puis radiée pour avoir sauvé des vies) et Ryan Cole (médecin anatomo-pathologiste qui a effectué un grand nombre d’autopsies chez les victimes décédées des pseudo-vaccins Covid-19, pour en démontrer la dangerosité). Le Dr Simone Gold, pionnière de la résistance, a témoigné. Le professeur australien, Raphael Lataster, a exposé les techniques de désinformation et de création d’infox, particulièrement utilisées par les fact-checkers.

      Le témoignage des routiers canadiens qui ont subi une violence inouïe et à qui on a bloqué les comptes bancaires était poignant. Des médecins et autres soignants, des parlementaires, des policiers (notamment un policier du renseignement de la Police Montée canadienne), d’anciens militaires, des journalistes, qui ont eu un immense courage de résister à la tyrannie et qui ont été victimes de cette répression terrible, ont pu raconter le cauchemar qu’ils ont vécu.

      Le témoignage d’un routier canadien d’origine roumaine, qui avait connu dans sa jeunesse la tyrannie communiste de Ceaucescu, et qui pensait ne plus jamais revoir ça, a été très émouvant. Il a été battu sévèrement et blessé pour avoir simplement manifesté pacifiquement contre le passe sanitaire obligatoire. Il a été exposé les techniques de manipulation des populations, de lavage de cerveau, de propagande, dignes d’un film de science-fiction. Les techniques de fraude financière ont été abordées.

      Des parents ont témoigné, certains en larmes, en évoquant la mort de leur enfant quelques jours après l’inoculation expérimentale. Des statistiques sur les effets secondaires et la mortalité liés aux pseudo-vaccins ont été montrées, notamment par le Dr Jessica Rose, experte canadienne ayant analysé la base de données des effets secondaires VAERS. Les avocats ont rappelé que l’injection forcée de produits expérimentaux était totalement illégale et contraire à toutes les conventions internationales, assimilable à un crime contre l’humanité. La médaille que portaient les juges lors du procès de Nuremberg a été exposée.

      Le Dr Malone a présenté la mainmise de la CIA sur le monde. Mon ami et avocat suisse alémanique, Phillip Kruse a démontré de façon remarquable la menace extrême pour nos démocraties du projet de Traité de l’OMS qui supprimerait le pouvoir des états. L’OMS ayant changé la procédure pour que ce vote puisse être adopté à la majorité simple des pays, il y a un énorme risque que ce traité soit adopté en mai prochain.

      Il faut saluer la présence de trois députés européens fantastiques que je connais bien, Christine Anderson (Allemagne), Cristian Terhes (Roumanie) et Rob Roos (Pays-Bas) qui, avec une poignée de collègues à Bruxelles et à Strasbourg, se battent comme des lions pour défendre nos libertés au sein du Parlement européen. Pour survivre, les démocraties doivent impérativement rétablir l’indépendance du Parlement, de la justice et des médias et refuser la tyrannie supranationale de l’OMS.

      La table ronde organisée au Sénat des États-Unis, dans la célèbre salle Kennedy, diffusée en direct dans le monde entier, a été d’une richesse incroyable. Beaucoup de professions étaient représentées, y compris des anciens repentis de la finance ou de l’industrie pharmaceutique qui ont pu dévoiler les manipulations cachées. J’étais fier d’y représenter la France.

      J’ai été frappé d’entendre de la part de nombreux participants américains, européens, canadiens, mexicains et australiens qu’ils avaient beaucoup d’admiration pour les résistants français, qu’ils considèrent comme des combattants de la première heure dans cette crise covido-ubuesque.

      Beaucoup d’experts de pays étrangers comptent sur nous pour montrer la voie. Ils m’ont dit que :

      « La France devait reprendre son rôle de pays des lumières. »

      Lors de cette table ronde, j’ai exposé les données fausses ou carrément frauduleuses dans les publications scientifiques et comment nous les dénonçons, avec mes amis de l’association BonSens.org, en publiant des réponses ou des contre-expertises dans les journaux médicaux internationaux référencés. J’ai aussi parlé des menaces et des sanctions exercées contre les médecins dissidents et de la censure dans les médias de grands chemins, mais aussi sur les réseaux sociaux. J’ai terminé en exposant la volonté des autorités de supprimer nos libertés médicales et scientifiques.

      J’ai remercié chaleureusement le Sénateur Ron Johnson et le Dr Robert Malone, organisateurs de la table ronde, pour leur engagement fantastique pour faire éclore la vérité.

      Cette table ronde au Sénat américain, par sa qualité et sa diffusion mondiale, représente pour moi un tournant magnifique vers le retour de la lumière et de la liberté.

      Washington, le 26 février 2024

      Christian Perronne

    • #36432 Répondre
      Carpentier
      Invité
    • #37097 Répondre
      Emile Novis
      Invité

      Une initiative politique bizarre venant d’une entreprise: les « congés illimités ».
      L’initiative vient de la direction de l’entreprise elle-même, ce qui suffit à faire froncer les sourcils pour commencer.
      Les salariés ont le droit à des congés illimités. En droit, ils ont donc le droit de prendre une semaine de vacances quand ils veulent, ou de ne pas venir travailler le mardi si le petit est malade ou s’ils préfèrent aller à la piscine. C’est présenté comme une possibilité « illimitée ».
      Evidemment, il y a une condition… : que la rentabilité de l’entreprise continue d’être positive.
      Le soupçon est immédiat : cela ne va-t-il pas produire une autorégulation des salariés entre eux? Une surveillance horizontale entre les collègues?
      Des témoignages de salariés affirment être satisfaits de ce dispositif: certains y voient une véritable « liberté ».
      On peut s’inquiéter de voir surgir un dispositif managérial qui semble épouser l’objets de certaines luttes sur le temps libre pour mieux pervertir la chose de l’intérieure. Le comble de l’aliénation : l’art, pour le pouvoir, de se retirer en apparence tout en fixant des conditions qui ne font qu’accentuer son contrôle sur les individus.
      Voici un article.
      https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/rhone/lyon/pari-gagnant-l-experience-de-conges-illimites-d-une-entreprise-lyonnaise-est-un-succes-2931246.html?utm_term=Autofeed&utm_medium=Social&utm_source=Facebook&fbclid=IwAR3jFpu-4mO9BEzRNTwk_X75-hZ33r5vX6hV5dqOV4ekyMhp8ThZnQBdusU#Echobox=1708995850

    • #38575 Répondre
      Carpentier
      Invité

      • #38576 Répondre
        Carpentier
        Invité

        oh la la, cet icône ressemble à un morpion (normal, vous m’direz, Carpentier)
        Encore mis mon gros doigt à côté de la bonne lettre 🤭 du coup, la 2e lettre en majuscule parc’que j’ai zappé la première et vla: ça paaaass,
        – bon, pas souvenir du tout que Lompret était passé par cette émission, je prends le temps d’en regarder quelques-uns du coup: 24 ans, super à vif, quand il arrête son sketch, même soutenu par toute la bande de candidats, putain, ça m’a mis les larmes, mec.

    • #41404 Répondre
      Bonnaventure
      Invité

      J’ai pas souvenir d’avoir vu passer l’info : https://lessoulevementsdelaterre.org/blog/appel-a-la-saison-7-des-soulevements-de-la-terre-
      Repassez vos cagoules!

      • #41424 Répondre
        Julien Barthe
        Invité

        Merci. T’es susceptible d’aller où ?

        • #41453 Répondre
          Bonnaventure
          Invité

          JB: A Castres au mois de juin, et très certainement dans le marais poitevin en juillet. Deux dates où il se pourrait bien que la Métis surgisse à nouveau sous les kways noirs. On s’y croisera sans doute.

    • #42944 Répondre
      Bonnaventure
      Invité

      Pour bien se souvenir que la lutte n’est jamais vaine : https://lundi.am/Ils-ne-puceront-pas

    • #45313 Répondre
      ..Graindorge
      Invité
    • #46057 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Pub pas pub du tout

      https://fb.watch/r-oAJqLolw/

    • #47606 Répondre
      Carpentier
      Invité
      • #47619 Répondre
        graindorge
        Invité

        qui que tu sois, merci pour le partage

      • #47622 Répondre
        Ema
        Invité

        Merci Carpentier, je la garde sous le coude celle là.

    • #47677 Répondre
      Ostros
      Invité
      • #47679 Répondre
        JÔrage
        Invité

        Ah ouais, ce serait tellement bien de manifester contre la réforme!

      • #47680 Répondre
        ..Graindorge
        Invité

        de pire en pire…ils ne s ‘arrêteront jamais dans la casse et le carnage. Je vais aller voter La France Insoumise

    • #48041 Répondre
      Carpentier
      Invité

      https://www.humanite.fr/social-et-economie/cdd/794-cdd-dusage-requalifies-en-cdi

      reste aussi à mener devant la justice les années de vacation pour certains postes reconduits année après année et pourvus pour un fonctionnement de service ordinaire, quel astuce juridique peut bien permettre cela?

    • #48214 Répondre
      ..Graindorge
      Invité
    • #48257 Répondre
      Ostros
      Invité

      La cour des comptes veut maintenant rembourser les arrêts maladie qu’à partir du 8e jour…
      https://fr.news.yahoo.com/arrets-maladie-non-rembourses-la-piste-de-la-cour-des-comptes-inquiete-les-medecins-164056305.html

      • #48261 Répondre
        Alain m.
        Invité

        Excellent ! Ils ont vraiment la totale confiance.

        • #48263 Répondre
          nefa
          Invité

          je sors de chez moi
          la première, la toute première personne que je croise dans la rue,
          à son portable, une jeune femme
          et je chope :
          « Délais de carence… Non ! Ils peuvent pas faire ça. »

          • #48264 Répondre
            Claire N
            Invité

            C’est abominable

        • #48265 Répondre
          JÔrage
          Invité

          En même temps il n’y a personne en face pour leur tenir tête donc ils seraient cons de se retenir.

      • #48266 Répondre
        Delphine
        Invité

        Il est aussi question que certaines entreprises acceptent de prendre en charge les jours de carence. Pas sûr que beaucoup d’entreprises jouent le jeu. Mais ce n’est pour le moment qu’une idée (qui risque peut-être malheureusement de faire son chemin), rien n’est voté pour le moment. C’est un peu comme la consultation des médecins généralistes censée passer à 30 euros. Peut-être à l’automne, disent les médecins.

    • #48269 Répondre
      Alain m.
      Invité

      Ce qui est proposé entre la 53e et 55e minute, me semble convenir parfaitement.

    • #49016 Répondre
      Carpentier
      Invité
      • #49029 Répondre
        Julien Barthe
        Invité

        Ben c’est bien dommage ! Se trouver autre chose à faire à la place au dernier moment, c’est pas évident. Peut-être aller voter, finalement.

        • #49048 Répondre
          Carpentier
          Invité

          : D
          bjr,
          Aprés, si tu ressens un surnombre côté yeux oreilles membres inférieurs et/ou supérieurs ou qu’un de tes organes vitaux t’encombrent, tu peux toujours t’y rendre.
          Mais, même un dimanche, il y a peut-être, cette fois, d’autres façons de célébrer le chiffre 69.
          On est limité parade du 14 july, là, nan?

          • #49049 Répondre
            Carpentier
            Invité

            *limitE

          • #49065 Répondre
            Julien Barthe
            Invité

            Tu sais quoi ? On va y aller quand même.
            Rien que pour donner à des libéraux autoritaires l’occasion de prouver qu’ils ne sont pas encore fascistes.

            • #49073 Répondre
              Carpentier
              Invité

              i approve
              Au pire on mettra un oeil bandeau pirate, en mode Albator si jamais
              On pourra infiltrer le RN et d’autres party pour rire comme ça

            • #49077 Répondre
              Julien Barthe
              Invité

              Je vais plutôt tenter d’y aller en groupe qu’en mode. Spinoza ne me sera là-bas d’aucun secours.

              • #49081 Répondre
                Julien Barthe
                Invité

                En tout cas s’il y a des sitistes sudistes chauds, on peut s’y retrouver samedi matin. Ecrivez-moi à julienbarthe@gmail.com.

    • #49037 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Moi dimanche, je vais aller voter La France Insoumise

      • #49050 Répondre
        Carpentier
        Invité

        L’Europe?
        C’est moi.

        • #49069 Répondre
          ..Graindorge
          Invité

          Ah non Carpentina: le jour où la droite très dure a fait une descente en règle chez lui, dans les locaux de LFI chez d’autres compagnons et compagnes de LFI, piquer les ordinateurs etc… C’était légitime qu’il crie et qu’il crie La République c’est moi. Et toutes les personnes de bonne foi même de droite l’ont reconnu. Dont un journaliste et avocat, Monsigny, un nom comme ça, chez Ruquier. Ce même Ruquier soi disant de gôche s’était moqué de Jean-Luc Mélenchon et de cette tirade qu’il prenait pour de l’orgueil et ce Monsigny lui a expliqué . Alors il ne dira jamais l’Europe c’est moi. Je sais bien ce qu’il nous attend. Alors j’y vais dimanche. Après j’irai à la montagne

          • #49070 Répondre
            ..Graindorge
            Invité

            *ce qui nous attend

            • #49071 Répondre
              ..Graindorge
              Invité

              Le journaliste/avocat chez Ruquier c’était Charles Consigny.Bien de droite, il aurait pu se taire comme l’aurait fait d’autres par malhonnêteté et laisser salir et insulter un homme de gauche et un vrai par un autre homme de gôche. Et savourer le moment. Il ne l’a pas fait.

            • #49072 Répondre
              Carpentier
              Invité

              Graindorge ^^ comme à la maison, à table entrami.es, je t’ai fait une mélechonnade pour justement moquer l’incroyable tendance à, quand même encore beaucoup, vouloir le.s réduire à cela.
              Me sentais pas en terre inconnue avec toi et, pas grave, blague ratée.
              Passé un long repas de famille récemment à renvoyer des ’ le sel? C’est moi ’
              – ’ i sont où les gosses?
              les gosses, c’est moi. ’
              Bien insupportable, ouais, en espérant qu’ils me casseront tous moins les couilles avec Mélenchon cette tablée, là ; )
              Mais déso,

              • #49075 Répondre
                Carpentier
                Invité

                *avec leur réduction des insoum à cette mélenchonnade, dont les gifs, inspirés par, sont quand même super drôles (mon top 1: la reine Elisabeth, c’est moi)
                bon dimanche à toi.

              • #49076 Répondre
                ..Graindorge
                Invité

                Rire
                 » le sel? C’est moi!
                Et après ce « long repas de famille » la vaisselle? C’est qui?

                • #49079 Répondre
                  Carpentier
                  Invité

                  – ma meilleure (je trouve):
                  le conflit israélo-palestinien?
                  c’est moi.
                  Mon frérot ne s’est jamais remis de l’affiche de la première candidature de Jean Luc aux présidentielles; affiche qui est restée aimantée sur mon frigo de longs mois, rejointe par des portraits de ‘ mon J.L. ‘ , ton J’
                  L. chéri, dit-il plutôt.
                  On se charrie beaucoup à ce sujet mais parfois, souvent, à nos tables, ien a qui font pas que charrier.

    • #49047 Répondre
      Carpentier
      Invité
      • #49074 Répondre
        Carpentier
        Invité

        il n’empêche que, si qqn, cet article m’intéresse
        Merki.

    • #49130 Répondre
      Carpentier
      Invité

      Parmi les propales pour reprendre la verrerie Duralex, celle qui sort les verres avec ton âge marqué dessus tu sais, oui oui – et moi, hier midi, j’avais 11 ans – et bien il y a une scop

      https://france3-regions.francetvinfo.fr/centre-val-de-loire/loiret/orleans/la-scop-avenir-de-duralex-2981384.html

    • #49421 Répondre
      nefa
      Invité

      si vous êtes dans le coin, avez 5 minutes,
      venez signer la pétition
      « Il faut sauver le Centre de Santé RICHERAND »
      sur place, 4 av Richerand, Paris 10 ème
      https://www.association-usagers-centre-sante-richerand-paris.fr/page/1282654-accueil
      et malheureusement il y en a d’autres

    • #50212 Répondre
      Malice
      Invité

      Manifestation en forme de festival dans le soissonnais, pour les picards

      https://www.facebook.com/search/top?q=toxic%20rockwool

Vous lisez 221 fils de discussion
Répondre à : Répondre #8519 dans Luttes
Vos informations :




Annuler
Back To Top