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Accueil Forums Forum général L’impact du « Parrain » et la question de la réalité au cinéma

  • Ce sujet contient 75 réponses, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par Greenwashing, le il y a 2 mois.
Vous lisez 8 fils de discussion
  • Auteur
    Messages
    • #21732 Répondre
      Jean Monnaie
      Invité

      Petit billet « cinéma » : L’impact du « Parrain » et la question de la réalité au cinéma
      Je tiens à préciser, avant de commencer, que j’ai intentionnellement choisi ce sujet car il me semble propice au débat. Par conséquent, ma critique de la critique de films par François n’est pas nécessairement représentative de mon opinion générale sur ses critiques.

      J’ai récemment visionné une émission de cette horrible chaîne à gauche où François analysait la représentation du réel dans le cinéma. Un grand sujet de François dont je ne partage absolument pas l’opinion politique, comme le savent ceux qui ont lu mes précédents écrits. La vidéo concernait la prestation de Marlon Brando dans « Le Parrain ». À ma surprise, j’ai découvert que Brando, souvent cité comme l’un des meilleurs acteurs au monde, est critiqué par François pour son interprétation. François n’apprécie pas Brando qui, selon lui, « pourri tous ses films » et préfère Matt Damon, que je trouve pourtant doté d’une variété d’expressions faciales limitée, comparable à celle de Steven Seagal.
      Mais au-delà de cette critique cinématographique, car ce que je pense du cinéma n’a pas d’importance ici, je souhaite ouvrir une parenthèse politique.
      En effet François exprime le souhait de voir le parrain incarné à l’écran comme un homme ordinaire, tel qu’on pourrait en croiser en Vendée, son lieu de résidence familial et non un pastiche à la Brando. À mon sens, si l’on cherche une fidélité documentaire, pourquoi ne pas se tourner directement vers un documentaire? Le cinéma n’a pas pour vocation première de représenter le réel de manière brute. Prenons l’exemple du western : l’image que nous avons de cette époque est fortement influencée par Buffalo Bill et son Wild West Show. Ce spectacle a joué un rôle clé dans la création de certains stéréotypes de l’Ouest, tels que celui du cowboy solitaire, des duels au pistolet, et des attaques de diligences. Il a imposé, par exemple, le chapeau « Stetson », souvent associé aux cow-boys, alors qu’en réalité, les vrais cow-boys portaient une variété de chapeaux, le sombrero étant le plus fréquent pour mieux se protéger du soleil.
      Doit-on pour autant critiquer Sergio Leone pour avoir choisi de représenter l’Ouest américain avec ses mythiques cow-boys en chapeau Stetsons au lieu de simples fermiers en sombreros? La magie du cinéma réside précisément dans sa capacité à transcender le réel, à le styliser et à créer des mythes.
      En ce qui concerne « Le Parrain », l’influence du film s’est étendue bien au-delà de la sphère cinématographique. Les mafieux eux-mêmes ont adopté certains des rituels et expressions du film, tels que l’usage du titre « Don », le baiser des mains ou encore le port de la boutonnière rouge. Ces éléments sont devenus partie intégrante de la culture mafieuse. Ainsi, Marlon Brando, loin d’être une mauvaise imitation de la mafia, a contribué à redéfinir son image. Sa performance, initialement une création artistique, est devenue une facette de la réalité de la mafia.
      En conclusion, le cinéma a cette force unique de modeler la perception et même la réalité. Le débat sur la fidélité au réel est donc un faux problème : le cinéma est un art de la réinvention, et c’est là que réside toute sa puissance.

    • #21734 Répondre
      Jean Monnaie
      Invité

      steven-seagal-emotion-chart

      🙂

      • #21866 Répondre
        Ourson
        Invité

        Bah tu vois, je trouve que cette mosaïque est en faveur de la théorie bressonienne qui dit que l’acteur doit en faire assez peu pour que le public lui prête ses propres émotions. Je le dis très certainement de manière maladroite, ceux qui ont lu le livre n’hésitez pas à me corriger mais pour le coup : chacune de ses cases j’arrive à « ressentir » que Steven ressent des émotions différentes malgré que ce soit la même photo

        • #21867 Répondre
          Ourson
          Invité

          pour chacune de ces *

          • #21944 Répondre
            Jean Monnaie
            Invité

            Autant faire jouer des statues

            • #22054 Répondre
              Ourson
              Invité

              Y’a un vrai truc à creuser là et je rigole même pas
              Toujours selon cette même école de pensée, « les animaux sont les meilleurs acteurs du monde », alors pourquoi pas les statues !

    • #21737 Répondre
      Seldoon
      Invité

      En tant que gardien du temple Leone je viens signaler que dans ses films peu de Stetsons ont été employés (à ma connaissance le nombre exact est de zéro, à part peut être dans son dernier film qui n’est pas un western). Les chapeaux étaient fabriqués en Italie. Leone a reconduit tout un tas de clichés sur l’Ouest Sauvage et sa mythologie mais peu sur les costumes. Une bonne partie du boulot de Leone a été justement de revenir au réel de l’Ouest à partir d’une documentation notamment photographique (et aussi, ai-je découvert récemment, par le simple fait d’aller tourner dans des endroits similaires à ceux dépeints dans ses films). Ça ne s’arrête pas aux costumes et aux décors mais je suis déjà hors sujet. On remarquera donc chez Sergio une grande variété de chapeaux et notamment des sombreros. Un meilleur exemple de morceau de costume hérité de la mythologie western chez Leone est le holster, représenté tel qu’il a été inventé à Hollywood et jamais porté au far west. On remarquera que même là il y a de la variété et des versions plus réalistes, il suffit de regarder comment le bon, la brute et le truand portent chacun leur arme. Je sais que je réponds sur un détail et pas sur ton point mais il touchait deux points sensibles.

      • #21740 Répondre
        Seldoon
        Invité

        Je crois aussi que ton info « les cowboys portaient des sombreros » vient d’Eric Vuillard et il faut s’en méfier, les cowboys portaient de tout, du fedora au sombrero en passant par le haut de forme. Ça dépendait de la région et de l’occasion. Dans les grandes plaines, les sombreros comme les Stetson qu’on connaît ne sont pas praticables car les larges bords offraient trop de prise au vent. Cependant même ma remarque est une généralisation abusive, il y a des formes de bords de chapeau « de cow-boy » particulièrement aérodynamiques. Les cowboys d’aujourd’hui se sont mis au Stetson en suivant Hollywood mais je soupçonne les collections actuelles d’être beaucoup plus lourdes (feutre plus compressé et donc plus cher) que celles de l’époque. En tout cas la standardisation récente des couvres chef dans l’Ouest américain, comme celle (toujours en cours) dans les westerns mainstream est bien triste. Heureusement qu’il y a first cow et the power of the dog.

        • #21833 Répondre
          Jean Monnaie
          Invité

          Merci pour cette précision. Je suis intrigué par tes connaissances sur ce sujet de niche.

    • #21741 Répondre
      Cyril
      Invité

      – C’est drôle de juger de la qualité d’un acteur à partir de la quantité d’expressions faciales qu’il a en réserve. Ça fait très bourgeois, très comptable.
      – Le cinéma peut créer des mythes, mais est-ce que c’est si bien que ça ? Est-ce que le mythe ne fait pas écran au réel ?
      – Un documentaire sur la mafia qui la montrerait en action, ça me paraît compliqué à réaliser. La fiction peut palier à cette difficulté. Si un documentaire pouvait me montrer l’équivalent de La vie d’Adèle, une histoire d’amour réellement vécue, sans être parasitée par le dispositif filmique, je pourrais ne voir que des documentaires. Bref, peut-être qu’un rôle important de du cinéma fictionnel est de palier aux limites du documentaire. C’est pourquoi il ne faut pas les opposer, il y a continuité.

      • #21828 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        Accord total, Cyril. Eh oui ça se peut.
        Et j’en suis à peu près là avec la fiction : relais du documentaire quand documenter n’est plus possible.

      • #21855 Répondre
        Jean Monnaie
        Invité

        Cyril, qui n’était hier encore que le dernier des idiots, revient soudainement en grâce lorsqu’il se trouve en accord avec toi. Jean de la Monnaie de La Fontaine, pourrait bien reprendre sa plume pour réécrire la fable de Bégaudeau et du renard. Ainsi, notre ami Cyril a décidé de flatter notre corbeau, dans le sens des plumes, pour lui subtiliser son reblochon destiné à la tartiflette de ce soir ; une réponse s’impose donc. Ma remarque sur Matt Damon était une réponse du berger à la bergère pour démontrer que ses goûts ne sont pas supérieurs à ceux des autres. Et pour moi, Matt Damon est un peu l’équivalent de Scarlett Johansson : lorsqu’il ne parle pas, tu pourrais croire qu’il médite sur la philosophie alors qu’il pense probablement à son déjeuner. Il possède autant de charisme qu’un gant de toilette sur le déclin, mais après tout, il fait son travail, ni plus ni moins bien qu’un autre. Cela reste mon opinion personnelle ; je ne trouve pas cela particulièrement intéressant. En revanche, ta deuxième question m’intéresse bien davantage.
        La mythologie sert à inculquer des valeurs et des normes sociales. Ainsi, il est logique qu’elle soit véhiculée au cinéma. Selon Sheldon, Leone a perpétué de nombreux clichés sur l’Ouest sauvage et sa mythologie, mais peu sur les costumes. En d’autres termes, chaque réalisateur interprète la réalité à sa manière. Le but premier d’un film est de raconter une histoire. À mon avis, si l’on enlève les clichés et les mythes du cinéma, il ne resterait plus grand-chose. Ce qui est plus problématique, c’est lorsqu’un film prétend se rapprocher de la réalité. Prenons par exemple le film « Presque » avec Bernard Campan, qui raconte l’histoire d’un homme atteint d’un handicap mental et d’un croque-mort. Au lieu de présenter de manière authentique le personnage handicapé, le réalisateur a choisi de le dépeindre comme un amoureux de la philosophie qui récite Platon. Cela pour bien montrer qu’il ne faut pas se fier aux apparences et que chacun a son propre potentiel, ce qui s’inscrit dans une rhétorique de gauche qualifiée de « neuro-atypique ». On ne dit plus « retardé » mais  » atypique  » car, à gauche, tout le monde est considéré comme unique et inclassable, etc. À mon avis, le film est complètement raté car votre idéologie altère la réalité et s’avère être bien plus insidieuse et sournoise dans son influence sur la pensée des gens.
        Pour ta dernière remarque, adresse la directement à François c’est lui qui oppose les genres. Je ne critique pas le parti pris de Gomorra. N’oublie pas que la cuisson de la tartiflette c’est 20 minute pas plus.

        • #21856 Répondre
          Jean Monnaie
          Invité

          Et évidemment je ne parle même pas du wokisme qui est la plus grossière des altérations du réel. Je ne veux même pas allez dans la facilité.

          • #21868 Répondre
            Jeanmonnaie
            Invité

            Seldoon *

            • #21881 Répondre
              François Bégaudeau
              Maître des clés

              Pour le coup je m’indigne. Je tiens « Presque » pour un des meilleurs films de Campan, sinon le meilleur.

              • #21886 Répondre
                Jean Monnaie
                Invité

                Encore une fois, notre différend ne porte pas sur les qualités cinématographiques du film, mais sur notre sensibilité qui est différente. Là où tu souhaitais voir un neuroatypique, j’aurais préféré que soit montrée, pour le coup, la réalité de son handicap. Le regard que nous portons sur un film en révèle souvent davantage sur nous-mêmes que sur l’œuvre elle-même. On pourrait approfondir la critique, comme pour l’a justement analysé Soral à une occasion : les handisports renvoient le message que tout est possible, ce qui est complètement aligné avec l’idéologie libérale. Cette négation des faiblesses d’autrui pour justifier la restriction de ses droits sociaux et le pousser sur le marché est, à mon avis, le danger de ce genre de film. Et comme toujours, tu tombes dans tous les pièges que le capitalisme te tend.

                • #21904 Répondre
                  Susaka
                  Invité

                  Jean Monnaie est très intelligent mais Jean Monnaie ne décèle pas l’ironie même quand elle est aussi évidente que le nez au milieu de la figure.

                  • #21905 Répondre
                    Ostros
                    Invité

                    Jean Monnaie est une IA

                  • #21906 Répondre
                    Ostros
                    Invité

                    Jean Monnaie est une IA

                  • #21908 Répondre
                    Jeanmonnaie
                    Invité

                    Le film a reçu de bonnes critiques. Je ne suis pas censé y voir de l’ironie. Tu connais simplement ses goûts.

                    • #21910 Répondre
                      Jeanmonnaie
                      Invité

                      Surtout que objectivement les acteurs sont bons dans le film.

      • #21894 Répondre
        Ourson
        Invité

        Par rapport au rôle de l’art et de son rapport au réel, j’ai cru comprendre que selon beaucoup ici, l’art n’avait pas à être réaliste au sens propre pour être adossé au réel. Je pense notamment à ce que disait Bégaudeau sur le cinéma fantastique qui permettait de montres les choses « inmontrables » du réel.
        Idem pour un tableau surréaliste qui pourrait permettre de redécouvrir le réel de manière plus forte
        Mais quid de l’art totalement abstrait ? Quel serait le lien entre le réel et le bleu de Klein par exemple ? (je connais pas de films qui soient l’équivalent d’un tableau monochrome)

        • #21895 Répondre
          Ourson
          Invité

          Mauvais fil de messages, je reposte le mien plus bas

    • #21742 Répondre
      thierry
      Invité

      Putain Jean Monnaie… Johnny Cash. Je viens de capter.

      • #21946 Répondre
        Jean Monnaie
        Invité

        Théorie intéressante

    • #21743 Répondre
      Leo Landru
      Invité

      Tentant de saisir la ligne directrice de ce ramassis de conneries :
      1) supposée ligne Bégaudeau : le cinéma est plus fort quand il restitue le réel, même et surtout sous forme de fiction.
      2) supposée ligne Jean Monnaie : le cinéma permet de réinventer le réel, le transcende. Pour du vrai réel, se fier aux documentaires.
      Tout cela serait adorable si le documentaire lui-même n’était pas un genre cinématographique maniant les mécanismes de la fiction. La restitution, l’épreuve du réel par le documentaire se heurte constamment à sa propre limite : celle du hors-champs, celle du montage, celle du cadrage, du son – du cinéma.
      Jean Monnaie, quels documentaires sur le crime organisé (j’intuite que le sujet t’emballe) as-tu vus restituant davantage le réel que le Gomorra de Matteo Garrone ?

      • #21821 Répondre
        Jean Monnaie
        Invité

        Dans l’affaire Lola, le gauchiste reste placide, avalant ses pilules « pasdamalgam » avant de passer à la suite. En revanche, face à un conflit à l’autre bout de la terre, un conflit qui a débuté avant sa naissance et semble ne jamais devoir finir, il se sent impliqué et va brandir fièrement son keffieh poussiéreux lors d »une manifestation, tout en tweetant son amour pour l’écologie depuis un avion. Mais ce qui le met vraiment en rage, au point que les veines de l’incroyable Landru semblent gonfler sous sa chemise prête à craquer sous l’effet de son imposante musculature, c’est un sujet de cinéma. Vous êtes vraiment magiques. Sur les sujets politiques, vous ouvrez 50 000 portes sans en fermer aucune, mais en art et philosophie, là où l’on peut justement explorer sans fermer de portes, je rencontre des ayatollahs. Pour les jeux vidéo et le cinéma, seul leur point de vue semble compter.
        Le réel n’existe pas au cinéma, pas plus que le buste en marbre de la Vierge Marie voilée par Strazza. Ce ne sont que des imitations du réel. En effet, rien ne remplace le réel mieux que le réel. Un documentaire est souvent scénarisé, un livre d »histoire a un parti pris, mais une fois qu’on a dit cela, tu m’excuseras, mais on n’a rien dit.
        Avant de rentrer dans le vif du sujet, rappelons ces trois évidences.
        Nous appellerons « réel », imitation du réel. Nous reconnaîtrons une hiérarchie dans les supports pour rendre compte du réel.
        J’estime qu »un historien sera le plus à même de nous faire part du réel qu’un film, et un documentaire plus qu’un film. Mon exigence et ma vigilance ne seront pas les mêmes selon le support.
        Nous estimerons que la critique est affaire de sensibilité personnelle et de subjectivité. Par exemple, tu peux estimer, comme certains ici, que Scorsese se pastiche lui-même dans « Casino » et sans doute de bons arguments peuvent le démontrer. À l’inverse, j’ai le droit d’aimer qu’un pastiche n »est pas forcément un mauvais film, ou que « Casino », du même réalisateur, avec les mêmes acteurs et le même scénariste-écrivain, loin d’être un pastiche, complète « Les Affranchis ».
        François, dans sa critique du « Parrain », ne fait que prolonger sa vision politique avec des attentes d’homme de gauche.
        À l’inverse, je n’ai rien contre l’imitation du « Parrain » par Brando, car je trouve que le film fonctionne très bien. Mes attentes seront de droite, par exemple dans « Le Loup de Wall Street » de Scorsese, ne pas mentionner la judéité et même pire, « goyiser » Jordan Belfort, ne permet pas de saisir la scène incestueuse de Jonah Hill, récurrente dans les milieux juifs plus endogamiques que la moyenne des Américains. Et cela gâche également la psychologie de Jordan, où sa judéité pourrait expliquer certains de ses comportements. C »est une vision politique identitaire.
        De la même manière, faire tirer à coups de canon sur les pyramides à Bonaparte dans le film de Ridley Scott perpétue des clichés historiques. Cela m’agace, tout comme la coloration anti-française suite au « non » de Chirac sur le film « Master & Commander ».
        Sans doute à tort, je n’ai pas accroché à « Gomorra »que je n’ai pas fini. J’ai détesté « Bruno Reidal, Confession d »un Meurtrier » qui, malgré ses qualités, je l’ai trouvé froid. Là non plus, ce réel ne m’intéresse pas.
        Ce qui m’intéresse au cinéma, c’est, entre autres, l »émotion qu’il peut me susciter et la sincérité. Au lieu de parler de réel, je préfère parler de tranche de vrai.
        Le dialogue du repas de famille dans « Festen » est un bon exemple de réalisme. Une « tranche de vrai » peut également se manifester dans une réaction, comme celle de Jennifer Tilly qui frissonne de peur pendant deux secondes en arrière-plan à la suite d’une colère de Cesar (Joe Pantoliano) dans « Bound ». Cette « tranche de vrai » peut aussi résider dans la sonorité, comme dans la scène de vélo de « The Shining » avec l’alternance entre le parquet et le tapis, son que Kubrick a choisi de conserver car son ingénieur du son avait apprécié la texture sonore qu’elle procurait. Un exemple similaire serait le changement de voix, d’humaine à métallique, d’un robot pendant sa déconstruction dans la vidéo du jeu vidéo que j’ai posté « Detroit: Become Human », qui est particulièrement appréciable.
        En réalité, l’objectif de mon sujet n’est pas de critiquer ceux qui préfèrent « Gomorra » au « Parrain », mais simplement de rappeler qu’il n’y a pas de supériorité intrinsèque de l’un sur l’autre.
        Mon second point concerne le jeu de miroir entre le cinéma qui influence notre propre comportement, avec l’exemple de la manière dont l »imitation de Marlon Brando dans « Le Parrain » est devenue une réalité dans certains milieux mafieux. Sujet qui visiblement ne t’intéresse pas quand tu es transformé en l’incroyable bonhomme vert CETELEM

        • #21822 Répondre
          Cyril
          Invité

          En te lisant, je comprends que : le réel n’existe pas au cinéma mais… le documentaire s’approche plus de réel que la fiction.
          Tu t’emmêlerais pas un peu les pinceaux ?

        • #21823 Répondre
          Tony
          Invité

          Tu as des exemples de chefs mafieux qui imitent Brando?

          • #21829 Répondre
            François Bégaudeau
            Maître des clés

            « par exemple dans “Le Loup de Wall Street” de Scorsese, ne pas mentionner la judéité et même pire, “goyiser” Jordan Belfort, ne permet pas de saisir la scène incestueuse de Jonah Hill, récurrente dans les milieux juifs plus endogamiques que la moyenne des Américains. »
            C’est pour des lignes comme ça qu’on t’aime, Jean

            • #21836 Répondre
              Jean Monnaie
              Invité

              Au lieu de regarder ces deux idiots, Danette et Raz, pour trouver le sommeil, regarde les vidéos de Pierre Hillard. L’influence du protestantisme (Weber) ou du judaïsme (Sombart) sur le capitalisme est bien une réalité. Pierre Hillard, dans sa critique du mondialisme, illustre bien ces deux influences religieuses. Au cinéma, ‘Satan à Hollywood’ de Ryssen suit le même principe. Chez les marxistes, les structures tombent du ciel, on ne peut pas se comprendre. (oui c’est le même principe) Sur Netflix, combien de fois voit-on des Noirs s’exprimer comme des Blancs, avec les mêmes références culturelles ? Je ne dis pas qu’un personnage noir doit forcément être un vendeur de drogue qui dit ‘cousin’ à chaque phrase, mais il ne faudrait pas travestir ses particularités culturelles. Si je rédige un livre sur une famille en Arabie Saoudite, et que les personnages sont représentés comme des progressistes californiens au cinéma, tu auras du mal à comprendre les références. La scène avec Jonah Hill, que je t’invite à revoir, dépasse l’inceste et est clairement ancrée dans la culture juive ( ou plus précisément certaine branche communautaire juif)

              • #21837 Répondre
                Jean Monnaie
                Invité

                odysee.com/@labibliothequealternative:4/Satan-à-Hollywood-Documentaire-d’Hervé-Ryssen:c
                https://

                Blog qui interdit odysée… ( les 2 font le lien complet)

                • #21839 Répondre
                  François Bégaudeau
                  Maître des clés

                  « Je ne dis pas qu’un personnage noir doit forcément être un vendeur de drogue qui dit ‘cousin’ à chaque phrase, mais il ne faudrait pas travestir ses particularités culturelles »
                  C’est pour des phrases comme ça qu’on t’aime, Jean.

                • #21840 Répondre
                  Jean Monnaie
                  Invité

                  Exemple avec les samaritains qui est une secte juive

                  Une autre règle, scrupuleusement respectée chez les Samaritains de Cisjordanie, notamment, a failli sonner le glas de la communauté : l’interdiction des mariages en dehors de « la famille » . Cette consanguinité, préservée au fil des siècles, a provoqué une dégénérescence de la population et l’on croise souvent dans les rues du mont Garizim des handicapés mentaux et physiques de tous âges, en proportion exceptionnelle
                  https://www.lemonde.fr/a-la-une/article/2005/06/29/les-samaritains-de-terre-sainte_667381_3208.html

                  Le judaïsme dans certaines branches à une vision assez branche des samaritains. Si tu ne veux pas te mélanger aux autres ,le taux de consanguinité est forcément élevé. En France la consanguinité à toujours été très faible car la religion catholique l’interdisait. C’est aussi simple que ça.

                  • #21842 Répondre
                    Jeanmonnaie
                    Invité

                    La pour toi j’imagine le cinéma comme francis 🙂

                    • #21844 Répondre
                      Ludovic
                      Invité

                      (Faut tjrs s’arrêter à un mess Jeannot, les gauchos ont cette psychée femelle d’essayer de faire dérailler sur des annexes et sur de la psychologisation)

                      • #21846 Répondre
                        Monami
                        Invité

                        Donc ça donne ça Jean monnaie qui parle de cinéma…

                      • #21850 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        alors que sur le maraichage il est passionnant

                      • #21852 Répondre
                        Jeanne
                        Invité

                        Ludovic attention, je te lis.
                        Signé : Une psyché femelle

                      • #21857 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        J’ai répondu hier soir à ton message de la dernière fois Jeanne.

                      • #21893 Répondre
                        Jeanne
                        Invité

                        Ok, je vais regarder.

                  • #21982 Répondre
                    Christophe M
                    Invité

                    La consanguinité est définie comme étant le résultat d’une reproduction sexuée entre deux individus apparentés. La religion catholique n’a pas les moyens d’interdire un résultat ; elle ne peut que prohiber les comportements qui aboutissent audit résultat.

                  • #21984 Répondre
                    Jean Monnaie
                    Invité
                    • #21985 Répondre
                      Jean Monnaie
                      Invité

                      Une nouvelle étude s’intéresse à l’effet inattendu de l’Église catholique sur les structures familiales en Occident. Les prêtres auraient démantelé les structures tribales et affaibli la solidarité avec la parenté éloignée pour mieux contrôler leurs ouailles. Cela expliquerait pourquoi la consanguinité est rare en Occident, contrairement à ce qui s’observe ailleurs dans le monde, constate Jonathan Beauchamp, « géno-économiste » québécois qui enseigne à l’Université George Mason, en banlieue de Washington.

                      https://www.lapresse.ca/societe/2020-07-22/l-eglise-contre-la-tribu-et-la-consanguinite.php

                      • #21986 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        Cette histoire d’ascension fulgurante et de chute vertigineuse ne pouvait laisser insensible le réalisateur de Raging Bull, Casino et Les Affranchis – qui a très vite acquis les droits d’adaptation de l’autobiographie de Jordan Belfort. Son film, long et répétitif, est une succession de moments outranciers dont les charges provocatrices ou humoristiques s’épuisent rapidement.

                        Manquant singulièrement de distance par rapport à son sujet, Martin Scorsese semble se complaire sans parvenir à dénoncer. La surenchère à laquelle il s’astreint mène droit à l’ennui et finit même par nuire à une série de scènes dialoguées, à forte tonalité tarantinesque.

                        Le Jordan Belfort qu’incarne Leonardo DiCaprio pourrait bien, à la suite du Gordon Gekko d’Oliver Stone (dans Wall Street), s’imposer en héros des salles de marchés, au lieu de symboliser la faillite d’un système hors de contrôle. (Il à tout résumé, le film est gâché de A à Z)

                      • #21987 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        D’ailleurs dans la vrai vide il se faisait appelé AUSSI Gordon Gekko ce qui confirme la justesse de la critique précédente.

                      • #21988 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        Ce passage démontre que mon intuition était juste c’est bien sa matrice judaïque qui explique sa personnalité. Temps de recherche 7 minutes.

                        « Jordan fait partie de ces « Juifs féroces » (ainsi dit-il) à l’avidité sans borne et à l’ambition en délire. Raisonneur mais pas intelligent, il ne pense qu’au calcul pour entuber, entourlouper, arnaquer, tromper – à la fois sa femme, les fonctionnaires, les lois et les WASP, ces White Anglo-Saxons Protestants qui ont la culture et l’ancienneté que lui n’aura jamais. La richesse, contrairement à ce que son micro cerveau pense, n’est pas une masse d’argent à disposition, c’est une éducation. La vulgarité est de confondre le beau avec le cher. Or tout ce qui compte, pour Jordan Belfort, n’est ni le plaisir des objets et bijoux, ni le confort des vêtements, voitures et maisons, mais ce qu’il a payé. Le fric comme supplément de bite, pour faire des enfants dans le dos des clients afin d’asperger des obligés reconnaissants tant que la manne dure.

                        Une telle existence revancharde, tout entière mue par le ressentiment de classe et de race (la seconde submergeant la première très souvent aux États-Unis), est tristement vouée à l’impuissance : qu’a-t-il donc créé, Jordan Belfort, après ces quelques années d’excès en tous genres ? »

          • #21900 Répondre
            Ourson
            Invité

            Un mafieux a été pincé avec une Villa inspirée de celle de Scarface, on voit aussi qu’en France Tony Montana est une inspiration pour la jeune pègre locale par exemple.
            Dans une interview, Jérôme Pierra, journaliste specialisé dans la pègre, explique que les voyous français se sont très vite inspirés des films qui s’inspiraient d’eux-même et que ça a crée un double jeu de miroirs

            Ce qui est sûr, c’est que les deux pendants s’imitent aussi mal l’un que l’autre

            • #21902 Répondre
              K. comme mon Code
              Invité

              Dans Les Soprano, les personnages pestent souvent sur le fait que, contrairement aux « anciens », leur génération n’a plus de classe du tout.

            • #21989 Répondre
              Olivier
              Invité

              Petits souvenirs de mafieux, de racailles ou de crapules au cinéma.

              Tout d’abord deux films imparfaits mais qui m’ont marqué
              J’irai au paradis car l’enfer est ici de Xavier Durringer. Rarement vu des mafieux aussi justes et flippants.
              Bye-bye de Karim Dridi, un personnage imitant une sorte de Tony Montana marseillais, un réel crédible alors même qu’il imite la fiction. C’est rare.

              Et puis évidemment Shérazade, Les affranchis, Casino, Le Parrain. Le traître, Le prince de New-York, Jackie Brown, Carlito’s way, A history of violence, Margin Call, Little Odessa, …

              Marlon Brando ne fait malheureusement jamais peur dans le Parrain contrairement à Al Pacino et tous les seconds rôles qui avec leurs visages et leurs corps amènent du trivial, de l’humour et de l’horreur. Le corps et le visage de Joe Pesci dans Les affranchis et Casino sont prodigieux tout comme dans Maman, j’ai raté l’avion…

          • #21943 Répondre
            Jean Monnaie
            Invité

            Non aucun

    • #21831 Répondre
      Ludovic
      Invité

      Rho un pur régal mon Jeannot. Echec et Mat clair et net Dommage que le bavardage soit inutile face à des serpents psss pssss, mais top.
      ___
      P’ti chocolat chaud, p’ti lecture de Jeannot, on va pas se mentir, ça fait bien plaisir
      ___
      Le talent des fachos, mais chaud, vous êtes clairement pas au niveau les zozos. La régalade le frérot

    • #21896 Répondre
      Ourson
      Invité

      Par rapport au rôle de l’art et de son rapport au réel, j’ai cru comprendre que selon beaucoup ici, l’art n’avait pas à être réaliste au sens propre pour être adossé au réel. Je pense notamment à ce que disait Bégaudeau sur le cinéma fantastique qui permettait de montres les choses “inmontrables” du réel.
      Idem pour un tableau surréaliste qui pourrait permettre de redécouvrir le réel de manière plus forte
      Mais quid de l’art totalement abstrait ? Quel serait le lien entre le réel et le bleu de Klein par exemple ? (je connais pas de films qui soient l’équivalent d’un tableau monochrome)

      • #21911 Répondre
        L’inconnu
        Invité

        Je dirais l’émotion.
        Ca peut tout aussi bien être une tentative de mise en image d’une émotion intérieure, que symbolique ou n’être rien de plus que c’est. S’il y a émotion c’est qu’il y a un lien avec le réel, au moins intérieur.
        Après on peut faire le filou et recouvrir une toile de son sang et la nommer « La guerre » ou bien « 3 ans de mes règles » lol Mais est-ce encore de l’art abstrait ? Je m’égare…

        • #21919 Répondre
          Ourson
          Invité

          C’est peut-être ça le truc qui me dérange avec l’art abstrait : n’importe qui peut faire un truc à deux balles et prétexter ensuite que ça suscite une réflexion intérieure ou une émotion.
          Et moi, un type assez basique biberonné à l’art figuratif, je n’arrive pas à faire la différence entre l’art abstrait puissant et l’art abstrait de pacotille pour épater le bourgeois et vendre des tableaux vides d’intérêt à plusieurs millions. Je suis incapable de faire la différence entre le « vrai » art abstrait et l’art abstrait charlatan ce qui m’empêche de poser le cerveau et d’apprécier ce genre d’oeuvre pour ce qu’elle est, par peur de me faire arnaquer

          • #21920 Répondre
            K. comme mon Code
            Invité

            Tu penses peut-être trop aux bourgeois et pas assez à toi.

            • #21921 Répondre
              Ourson
              Invité

              C’est vrai, mais admettons : j’aurai quand même je pense, beaucoup de mal à ressentir un jour autant d’émotion devant un agencement de couleurs et de matières mystérieux, que devant un film ou une musique. J’espère me tromper cela dit

              • #21966 Répondre
                François Bégaudeau
                Maître des clés

                 » Quel serait le lien entre le réel et le bleu de Klein par exemple ?  »
                Eh bien le bleu.
                Il n’y a pas plus immédiatement réel que ce bleu. Et d’un certain d’un point de vue, pas plus réel que l’art abstrait
                Le figuratif a l’air de renvoyer à du réel, l’abstrait c’est la chose même qui est là devant nous : couleur, texture, pâte. Matière brute.

          • #21922 Répondre
            Mao
            Invité

            « Je suis incapable de faire la différence entre le “vrai” art abstrait et l’art abstrait charlatan ». Apparemment tu n’es pas le seul.

          • #21990 Répondre
            Christophe M
            Invité

            Je ne vois pas bien comment tu pourrais te faire arnaquer. Si tu veux voir de l’art contemporain, tu peux entrer dans une galerie, c’est gratuit ; et si les oeuvres ne te parlent pas, tu sors comme tu étais entré. Tu auras perdu un quart d’heure et peut être subi le regard méprisant d’un galeriste snob : c’est pas vraiment la grosse arnaque. Tu peux aussi allé dans un musée ; tu peux te dire que le choix des oeuvres exposées aura été opéré par quelqu’un d’autre qu’un galeriste intéressé. Pareil, si ça ne te cause pas, tu auras perdu une ou deux heures et le prix d’entrée.
            Pour ce qui est du truc abstrait à deux balles pour épater le bourgeois et qui se vend des millions, ça ne marche comme ça. Celui ou celle qui sort d’une école d’art, même avec un argumentaire bien rodé sur son art, ne vendra jamais un tableau plus cher que son prix de revient. Pour que la cote d’un artiste monte et que ses oeuvres se vendent très chères, il faut tout un environnement : galeriste, mécènes, agents d’artiste, foires artistiques, conservateurs de musées, critiques d’art, presse spécialisée, etc. Et beaucoup de temps. Si l’art contemporain peut atteindre des prix délirants, ce n’est pas parce que les bourgeois sont épatés, c’est parce qu’il y a une masse monétaire en circulation énorme et que les bourgeois (exemplairement les ultrariches, Arnault, Pinault et consorts) doivent bien faire quelque chose de tout ce fric (cerise sur le gâteau, acheter de l’art d’artistes vivants, c’est fiscalement intéressant ; après on nous dit que le niveau de la dette publique est insoutenable).

            • #21992 Répondre
              Jean Monnaie
              Invité

              « En 1982, Laurent Fabius, alors ministre du Budget, exclut en effet les œuvres d’art du champ de l’impôt sur les grandes fortunes (IGF), prédécesseur de l’ISF. Avec cette décision survient la première polémique, car les parents du jeune ministre sont de riches antiquaires. » + « Aujourd’hui, l’art est le principal canal de recyclage de l’argent sale, commentait Roberto Saviano au lendemain de cette découverte. Parce qu’une toile du Caravage laisse moins de traces qu’une montagne d’argent, on peut la déplacer facilement et c’est un investissement relativement sûr. » L’auteur de « Gomorra » avait déjà raconté, dans son roman décrivant la Camorra, l’histoire d’un juge récemment corrompu avec un tableau de Botticelli. En 1992, l’opération « Mains propres » révélait déjà que la corruption à l’aide d’objets d’art était une pratique courante. »
              (Mais la dette publique est bien insoutenable)

              • #22003 Répondre
                François Bégaudeau
                Maître des clés

                On parle de l’appréciation esthétique de l’art abstrait, et Jean, que l’art indiffère et qui d’ailleurs confond art contemporain et art abstrait, nous parle de la spéculation autour de l’art.
                Mais comment quelqu’un qui n’aime pas « Presque » pourrait être sensible à l’art?

                • #22009 Répondre
                  Jean Monnaie
                  Invité

                  1)Tu parles d’art abstrait dans un sujet intitulé « L’impact du ‘Parrain’ et la question de la réalité au cinéma ». Conclusion le cinéma t’indiffère. CQFD
                  2 )Christophe M. ne parle pas UNIQUEMENT d’art abstrait.
                  3)Le monde doit connaître ton don de télépathie qui te permet de justifier pourquoi, même si tu POURRAIS envoyer le PDF, tu ne le FERAIS PAS, car tu SAIS que je ne le LIRAIS PAS. Variante du jour : « L’art indiffère « . La pensée, c’est comme quand on signe un contrat pour une maison : on devrait avoir la main qui tremble. Tu ne peux pas être aussi catégorique sur tout. Un peu de conditionnel ne te ferait pas de mal.

                  • #22013 Répondre
                    Dr Xavier
                    Invité

                    « car tu SAIS que je ne le LIRAIS PAS. »
                    Ça progresse la lecture de l’Identité Palestinienne ? On attend ta recension.

                    • #22014 Répondre
                      Jean Monnaie
                      Invité

                      Je ne peux pas prononcer le mot « islamo-gauchiste », car paraît-il, cela n’existe pas ; « wokisme » est également un terme fantôme, et en juin dernier, tout le monde s’est acharné à m’expliquer que l’identité est une illusion. Pourquoi donc perdre notre temps à parler de choses qui n’existent pas ? Tiens, j’ai une idée : Et si nous brûlions le dictionnaire pour ensuite danser autour comme les indiens ?

                      • #22015 Répondre
                        Dr Xavier
                        Invité

                        CQFD.

                      • #22016 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        Je ne dis pas que c’est impossible, mais je ne suis pas certain de pouvoir me contredire autant que vous lorsque je suis alcoolisé. Il faudrait essayer.

              • #22070 Répondre
                Christophe M
                Invité

                Un Etat qui est souverain sur la création de sa monnaie peut effacer sa dette en une ligne sur un clavier d’ordinateur. Je ne dis pas que ça résoudrait tous les problèmes mais le financement de la dette n’est certainement pas le problème, quelque soit son montant (Cette histoire de dette insoutenable a commencé en France avec Barre ; ça fait donc un bout de temps qu’on soutient l’insoutenable). Si tu veux t’en convaincre tu peux lire le livre de Stephanie Kelton (universitaire américaine néokeynésienne, pas communiste) Le mythe du déficit.
                « Ceux qui posent la question du financement sont des aliénés » Bernard Friot

                • #22219 Répondre
                  Jean Monnaie
                  Invité

                  Techniquement, tu peux répudier la dette, mais cela se fait généralement dans un contexte chaotique. Surtout aujourd’hui, les institutions financières sont beaucoup plus puissantes qu’elles ne l’étaient sous la monarchie ou pendant la Révolution française. Prends par exemple le cas de l’Argentine. Certes la valeur du taux d’emprunt est justifiée en contrepartie du risque pour le créancier mais le problème réside dans le fait que les créanciers veulent à la fois le beurre et l’argent du beurre.

                  Ainsi, la France a deux choix. Soit elle redevient souveraine dans la création de sa monnaie, ce qui impliquerait un retour au franc et une dévaluation monétaire pour réduire le fardeau de la dette. Dans ce cas, tu es souverainiste. Soit la France ne prend aucune mesure, auquel cas le secteur financier peut continuer à exploiter la France jusqu’à ce qu’un défaut sur la dette devienne inévitable. Dans l’ensemble, il aurait été plus judicieux de ne pas s’endetter excessivement et de faire preuve de sérieux dans la gestion des finances publiques car il va y avoir du sang et des pleures dans tous les cas.

                  • #22237 Répondre
                    Christophe M
                    Invité

                    Tes connaissances en finances publiques m’impressionnent. Tu n’as visiblement pas besoin de lire Kelton, Lordon ou Friot.
                    « Il va y avoir du sang et des pleurs ». C’est déjà ce que disait Raymond Barre, meilleur économiste de France » dans les années 70 au sujet du poids de la dette.

                    • #22252 Répondre
                      Jean Monnaie
                      Invité

                      Merci pour tes arguments d’autorité, tu m’as convaincu.

                      • #22402 Répondre
                        Christophe M
                        Invité

                        Peux-tu simplement m’expliquer pourquoi le discours sur le poids insupportable de la dette publique est omniprésent en France, mais aussi aux Etats-Unis, depuis 50 ans et que depuis 50 ans ladite dette publique, ce « fardeau », continue à enfler sans que la France, ou les Etats-Unis, tombent dans le gouffre qui est régulièrement annoncé ? Autrement dit pourquoi est-on toujours au bord d’un gouffre qui ne fait que reculer ? Ou encore quel ratio dette publique sur PIB faut-il atteindre pour que le défaut soit inévitable ?
                        Peux-tu aussi m’indiquer qui sont ces créanciers, soit ceux qui détiennent cette dette, qui « veulent le beurre et l’argent du beurre » ? Question subsidiaire : qu’est-ce que le beurre ? qu’est-ce que l’argent du beurre ?

                      • #22406 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        Je vais sincèrement me poser la question de savoir si mon français est correct. Le taux de la dette représente le risque pour le créancier en cas d’insolvabilité de l’État. Plus les financiers doutent de la capacité de remboursement, plus le taux est élevé. Cependant, les financiers n’acceptent pas qu’un État fasse défaut sur sa dette, même si le montant du taux est calculé pour couvrir ce risque. C’est donc vouloir le beurre et l’argent du beurre. Dis-moi si je suis compréhensible, car si on bloque sur quelque chose d’aussi évident, cela ne sert à rien de continuer.

                      • #22407 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        Sinon, je n’ai pas à répondre à tes questions. Je ne suis pas ton élève et tu n’es pas mon professeur. À toi d’argumenter ta pensée, et je répondrai. P.S. : En évitant les arguments d’autorité, car tu passes pour une personne pédante, ce qui est certainement le contraire de ce que tu es en réalité. Du moins je l’espère.

            • #22004 Répondre
              François Bégaudeau
              Maître des clés

              merci de remettre un peu de calme dans le débat, monsieur Mahé

    • #136307 Répondre
      Greenwashing
      Invité

      upinou

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Répondre à : Répondre #21868 dans L’impact du « Parrain » et la question de la réalité au cinéma
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