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  • Auteur
    Messages
    • #35037 Répondre
      Dilaw
      Invité

      Je viens d’avoir une réflexion-question, dans les mangas (et dans les comics aussi, même la
      bande dessinée européenne). On retrouve souvent le schéma narratif suivant :
      Y a une bande de héros qui évolue au fil de l’histoire, en combattant une bande d’ennemie
      qui finissent tous par perdre, pourquoi ? c’est aussi une question mais c’est pas la mienne,
      j’y viens. Après chaque arc, dans les mangas, chaque tome, dans les bande dessinée
      européenne et américaine, les héros évolue de par leurs avancée dans l’histoire mais
      surtout, un détail qui échappe à tous le monde ou pas mais qui mérite qu’on se focalise
      dessus, et c’est là ou se trouve ma question. Es ce que les héros de ces fictions-ci ont tord
      de garder leurs identités secrètent ? Es ce que c’est justement pour sa que le peuple dans
      le format comics américain les admire, les folklorise ? bref cette deuxième question en sort
      naturellement mais la première est plus concrète. Es ce que la première question symbolise
      dans la fiction ce que dans le réel on appel la privatisation de la connaissance ?
      on en a déjà parler, logique d’accumulation de connexion versus logique de partage de la
      connaissance. Voici mon sujet, j’espère que vous le trouverez dignes, François que comme la
      communauté.

    • #35039 Répondre
      Dilaw
      Invité

      logique d’accumulation de connaissance vs logique de partage de la connaissance* désolé je réctifie.

    • #35055 Répondre
      Dilaw
      Invité

      J’éclaire un peu avec un exemple d’un manga très populaire pour que vous voyez + clairement ce que je veux dire et qu’après sa je laisse le sujet tombé au bas fond du forum si c’est son destin.
      Dragon Ball Z .
      Ça me gêne un peu récemment que dans l’histoire les gens savent l’identité de la z-team (nom donné à tout le camp réputé gentil dans les protagonistes de l’histore) et ça fait comme un message du genre élitiste, la population ne sait rien et au final c’est mieux ainsi car c’est comme sa que l’histoire doit être et puis c’est tout. Mais pourquoi nom de dieu ils cachent leurs identités ? Es ce une allégorie au fait que y a des choses qui doit nécessairement être caché pour la population ?

      • #35056 Répondre
        Dilaw
        Invité

        Savent pas l’identité de la z-team* je suis dys du « pas » je l’oublie souvent ^^’

        • #35116 Répondre
          Claire N
          Invité

          Peut-être c’est une hypothèse que les méchants prolos seraient trop jaloux de leur super identité ?

          • #35117 Répondre
            Claire N
            Invité

            Ou peut etre et c’est complémentaire que ça leur permet d’agir «  hors la loi « 

            • #35130 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

              Il n’y a donc vraiment rien d’autre à faire devant ces oeuvres que de gloser leur message?
              Elles sont vraiment si pauvres que ça?

              • #35131 Répondre
                Claire N
                Invité

                C’est vrai que ce serait mieux de faire ainsi
                Ça me rappelle qu’il existe une gêne occasionnée
                Sur Batman du coup j’ai bien envie de la réécouter

                • #35196 Répondre
                  Malice
                  Invité

                  La seule BD de super héros ( ou super vilain) que j’ai aimée est
                  « Le rayon de la mort  » de Daniel Clowes
                  Un ado banal y découvre ses super pouvoirs en fumant sa première clope et en héritant d’un pistolet désintégrateur que son meilleur ami l’incite à utiliser sur leurs ennemis du lycée…Je recommande la bd pour le décalage entre les évènements surnaturels et la vie sans histoire du héros ; son sens de l’ellipse, sa façon très calme de présenter des péripéties cruelles et le dessin génial ( grande précision dans la représentation des corps, au bord de la caricature, avec une ligne claire).

                  https://www.cornelius-boutique.com/product/le-rayon

                  • #35217 Répondre
                    Linconnu
                    Invité

                    Je ne sais pas si ca compte dans les bds de super-héros tant c’est une déconstruction des bds de super-héros qu’il considère comme des trucs pour enfants. L’auteur vient du milieu de la bds indé donc rien à voir avec les auteurs de comics de Batman et compagnie qui travaillent d’après commande je crois. A 1 ou 2 exceptions près je recommande toute l’oeuvre de Daniel Clowes.

                    • #35221 Répondre
                      Linconnu
                      Invité

                      Pour autant je pense qu’il est sincèrement attaché aux bds populaires qu’il a lu enfant puisqu’ils joue avec dans la plupart de ses bds.

                    • #35223 Répondre
                      Malice
                      Invité

                      C’est quoi les exceptions?
                      Les deux dernières, à cause du dessin moins maîtrisé?
                      Mes préférées sont « Ghost World » et  » David Boring »
                      J’ajoute « Ice Heaven » ex aequo avec  » Wilson » ( ces deux-là ont un surplus d’intérêt au niveau du dessin, à cause du style graphique qui change quasiment à chaque chapitre)

                      • #35226 Répondre
                        Malice
                        Invité

                        Et oui, je pense qu’il a une affection pour les illustrés de sa jeunesse, ça se sent dans  » David Boring » , à travers le père du héros, dessinateur, qui a laissé à son fils un exemplaire de sa bd, qui est citée tout au long du récit, qu’il ponctue de son mystère ( au sein d’un scénario déjà assez mystérieux)

                      • #35243 Répondre
                        Linconnu
                        Invité

                        C’est vrai que le dessin est moins bien dans les 2 derniers, je me demande pourquoi vu qu’il a passé 5 ans sur chacun, mais ça me dérange pas plus que ça.
                        Je dirais que ses premiers trucs, Lloyd Llewelyn, Comme un gant de velours… sont pas encore concaincant, et Mister wonderful plutôt moyen. Mes préférés sont Ice Haven et David boring et en bonus l’histoire courte Comme une brindille, Joe dans le recueil Caricature.

                      • #35257 Répondre
                        Malice
                        Invité

                        Ma théorie sur le dessin moins léché c’est que Clowes a une tendinite chronique ou des soucis d’yeux. Mais je trouve que niveau scénario il est toujours là – contrairement à Charles Burns qui m’a déçue sur sa dernière série ( et qui lui, a un dessin toujours impeccable)

                      • #35313 Répondre
                        Linconnu
                        Invité

                        Ah oui ça se tient. Ah moi j’ai beaucoup aimé sa dernière série. Ça met en place des choses intéressantes sur le désir, et c’est encore plus beau qu’avant.

                      • #35318 Répondre
                        Malice
                        Invité

                        En le lisant j’ai eu l’impression que le coeur n’y était plus : à créer du malaise, de la cruauté, de l’étrange…
                        C’est presque comme s’il s’auto-critiquait à travers le personnage du héros dessinateur et réfrénait tout le côté à la fois poisseux et excitant de ses bd précédentes ( dont je suis une énorme fan).
                        J’étais très pour le développement bisexuel du triangle amoureux, une probable explosion entre les trois personnages, voire l’intervention d’un élément fantastique mais l’intrigue aboutit à un retour au calme sans avoir blessé personne ou ouvert une brèche vers un autre monde. Les éléments merveilleux des visions du héros m’ont paru décoratifs et c’était bien la première fois que je ressentais ça en lisant Burns.

                      • #35531 Répondre
                        Linconnu
                        Invité

                        Je pense que les visions de Brian racontent que le désir ou le sentiment amoureux (il l’imagine surtout nue donc…) crée une version fictionnelle de l’autre personne, d’où l’image d’une double de Laurie créée dans cette cosse. Une Laurie fantasmatique qui lui fait de l’oeil et s’offre à lui, image ensuite mise à mal par la suite du récit et qu’en sa qualité de bourgeoise suggérée, ou de sa honte sociale, quelque chose semble les séparer (d’où le passage sur La dernière séance et le parallèle de la montre). Ca dit aussi que la personne désirée/aimée lui apparaît presque comme une extra-terrestre, c’est un sentiment de l’ordre du fantastique.
                        Il y a peut-être aussi le désir de devenir « normal » ? Dans le film Body Snatcher qu’ils vont voir, il y a l’idée d’imiter les gens zombifiés pour ne pas se faire repérer. Et lui est un peu coincé dans son monde par son trouble psy (bipolaire ?). Laurie aurait peut-être pu être sa porte d’entrée vers une sociabilité plus normale. Sauf qu’il passe plutôt son temps à vouloir l’amener de son bord plutôt qu’aller vraiment vers elle.
                        Mais c’est vrai que tout ça est un peu esquissé.
                        J’ai justement aimé qu’il utilise sa mise en scène de type horreur-fantastique pour raconter des scènes plus ou moins normales de l’adolescence où les choses sont vécues plus intensément, ou en tout cas plus prisent à coeur (ça contraste avec les dialogues un peu plats de ses oeuvres mais je pense que c’est voulu). C’est ce qu’il faisait déjà dans ses précédents ouvrages certes.
                        J’ai aussi aimé les scènes de films redessinées à sa façon qui, pour avoir revu les scènes en questions, rend les films bien plus intenses que ce qu’ils sont réellement, comme une vision subjective du personnage.
                        Je ne suis pas sûr de la toute fin mais j’aime assez que ça mène à un ballon qui se dégonfle même si ça peut paraître décevant.

                      • #35591 Répondre
                        Malice
                        Invité

                        Je pensais que le scénario allait révéler que Laurie, la jolie et gentille fille rousse, était maudite par son charme même; que les personnages voudraient se l’accaparer de manière maladive, comme poussés par une force mystérieuse ( je m’étais dit ça en découvrant que la blonde succombait elle aussi ).
                        J’espérais un truc à la Viridiana de Bunuel : une jeune fille bonne et douce qui se retrouve dans des situations scabreuses.

                      • #35609 Répondre
                        Linconnu
                        Invité

                        Ca a l’air bien Viridiana !
                        C’est vrai qu’au final le personnage de Laurie est pas très intéressant, ni son histoire avec la blonde mais ça peut être mis au crédit du récit (il doit y avoir quand même quelque chose en contraste avec les fantasmes de Brian, elle nettoie le vomit de la blonde etc mais tombe sous son charme quand même, sans fantasmes irréels) . J’aime bien l’idée que ce soit une histoire très basique racontée de manière tortueuse. Mais peut-être que Laurie aurait pu refuser les avances de la blonde et ça aurait donné autre chose c’est vrai. Je vais pas te faire changer d’avis mais je pense que c’est quand même assez riche et puis c’est aussi un ressenti.

                      • #35629 Répondre
                        Malice
                        Invité

                        Tina, la blonde, je pensais que ça allait être un personnage casse-couilles et/ou capricieux, et ça m’intéressait, je crois, parce-que ça faisait un contraste intéressant avec Brian qui est très ( trop) calme. ç’aurait été marrant que Laurie se retrouve en ménage à trois avec deux personnages finalement un peu relous mais fous d’elle.

                        Viridiana est un de mes films préférés, fonce si tu ne l’as pas vu

                  • #35303 Répondre
                    Dilaw
                    Invité

                    Merci pour la découverte 🙂

                    • #35308 Répondre
                      Malice
                      Invité

                      De rien, tu nous diras ton avis sur monsieur Clowes

                      • #35310 Répondre
                        Malice
                        Invité

                        Dans le genre déconstruction des super héros, tu as aussi la série Locas de Jaime Hernandez : les personnages d’un quartier populaire de Californie ( majoritairement des punks latinos) y croisent ponctuellement des personnages inspirés de comics, mais ils sont à l’arrière-plan, se fondant dans le quotidien très terre à terre des héroïnes, une mécano d’origine mexicaine et sa meilleure amie qui joue de la basse dans un groupe amateur.
                        Une de leurs meilleures amies est d’ailleurs une prolo devenue femme trophée de millionnaire et rêve de devenir une super-héroïne, en s’ennuyant dans son château.
                        La série a pris peu à peu une tournure de plus en plus réaliste ( on voit les personnages vieillir, changer de boulot, faire des mômes, tomber malade…)

          • #35305 Répondre
            Dilaw
            Invité

            Euh rien de tout sa 🙂 simplement je me suis dit que la team z et on reste dans l’univers de dragon vallée z seulement se crée un espace privé où eux seul savent la réalité de leurs monde et de ses terribles dangers etc… et que chaque fois même où les gens dans la fiction découvre leurs secrets ils font appel au dragon pour effacer leurs mémoires pour privatiser encore leurs secrets. Ça me rappel un monde réel dans lequel la bourgeoisie occupe tout l’espace culturelle dans lequel tout le monde se retrouve privé. Ce que je veux dire c’est que le schéma cliché qui fait que les héros devront garder leurs identités secrètes c’est une allégorie qui trouvent ses origines dans la société dans laquelle les auteurs de ces fictions là vivent qui fais que les gens sont privés de savoirs (et de conscience) et c’est justement cette réalité qui les pousse à imaginer ce précepte.

            • #35306 Répondre
              Dilaw
              Invité

              Dragon ball z*

    • #35132 Répondre
      Claire N
      Invité

      *partir du film ou de la bd

    • #35211 Répondre
      SutterK
      Invité

      Je trouve ça intéressant d’ouvrir une discussion sur les mangas, même si je n’ai pas bien saisi l’angle sous lequel tu voulais en parler.
      J’ai lu énormément de mangas, et y aurais des tonnes de choses à dire sur ce media qui est quand même aujourd’hui assez hégémonique. Par exemple, je trouve qu’on parle pas assez de ses conditions de production et de publication.
      Au Japon, les mangas sont publiés dans des hebdomadaires ou des mensuels et leur sérialisation peut être arrêtée si les chiffres ne sont pas suffisamment bons.
      Par ailleurs, il est plus important pour un jeune mangaka (ou un duo dessinateur/scénariste) d’arriver avec un concept fort pour se garantir une première publication dans un périodique que de planifier une histoire sur du long terme. C’est ce qui selon moi fait la faiblesse du genre: combien de manga ont une intrigue bien construite, du début à la fin? J’en vois quelques-uns (FMA, Lucifer and The Biscuit Hammer) mais globalement on sent que l’intrigue est écrite à la va-comme-je-te-pousse et c’est bien normal: le rythme effréné auquel les artistes doivent produire ne leur laisse pas le temps de réfléchir et de préparer, et le couperet de l’annulation qui peut tomber à tout moment les pousse à avoir recours à des ressorts narratifs outrés pour continuer à marcher.
      En gros, pour pouvoir faire ce que l’on veut, il faut être un gros nom, et encore, même l’auteur de Vagabond (Inoue?) a fini par craquer et s’arrêter pour continuer à écrire son manga sur le basket handisport.
      Ce qui m’amène à une des forces du médium, qui est que le manga peut parler de littéralement n’importe quoi et être intéressant. Je me souviens d’un manga sur le foot américain (!) à la sauce shonen (Eyeshield 21) qui m’avait beaucoup fait rire. Il y a aussi un meta-manga très intéressant qui parle justement de deux jeunes mangaka en devenir et de leurs galères pour être publiés. C’est pas le truc le plus subversif du monde mais ça donne une bonne idée de comment ça fonctionne (le manga s’appelle Bakuman) et c’est quand même déjà bien flippant.
      Bref je m’arrête là sinon personne va lire mon post mais on pourra parler du contenu et de qu’il y a à en dire sur le plan esthétique si des gens sont chaud pour.

      • #35307 Répondre
        Dilaw
        Invité

        T’as dressé un constat général vrai, oui le consumérismes sauvage qui fait marcher ce média représente leurs talents d’Achille. Que même des auteurs de mangas se font tous et toute finalement hospitalisé à cause de leurs conditions de travail. Si non y’en a des auteurs très intéressant à découvrir mais je suppose que vous les connaissez tous. Taniguchi et naoki urasawa

        • #35309 Répondre
          Dilaw
          Invité

          Et aussi les travaux de asano inio sont intéressant aussi …

          • #35311 Répondre
            Malice
            Invité

            J’ai lu récemment le manga  » Non non ba  » de Shigeru Mizuki, sur une famille qui recueille une veuve pauvre – ce sont en fait les souvenirs d’enfance de l’auteur. Je recommande fortement.

          • #35312 Répondre
            Cyril
            Invité

            C’est peut-être le seul qui m’intéresse pour l’instant, j’ai adoré La jeune fille de la plage.

          • #35390 Répondre
            SutterK
            Invité

            Solanin très chouette, et évidemment Urasawa est au dessus du lot (jamais lu Taniguchi en revanche, je me suis laissé dire que c’était chiant, surement à tort). Mais il est rare qu’un manga d’auteur ait un vrai succès commercial. Moi je trouverais ça intéressant de parler de ce qui marche et qui constitue quand même le gros de cette culture, puisqu’au fond c’est ça que les gens lisent massivement. On peut toujours prendre les deux-trois mangas d’auteurs/intellos/de qualité pour justifier que le genre est culturellement légitime, mais au fond c’est ça qu’on lit? Moi pas, je lis (j’ai lu) à 75%, au bas mot, des shonens ou des seinens d’action, de baston ou de sport. Est-ce que c’est vraiment bien? Est-ce que c’est juste du débranchage mental un peu débilos? Et quand c’est bien, qu’est-ce qui fait que c’est réussi?
            Mon approche est très genrée mais la question se pose aussi pour une femme qui lirait des shojos, j’imagine.

      • #35324 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        eh bien par exemple il raconte quoi d’intéressant, le manga sur le foot américain?
        que dit-il ou montre-t-il de ce sport que je ne sais ou n’ai vu?

        • #35395 Répondre
          SutterK
          Invité

          Pas sûr qu’il nous dise quoi que ce soit du réel (puisque je me suis laissé dire que c’était ce qui t’intéressait, du moins en partie). Ma lecture remonte à une bonne dizaine d’année mais il me semble me souvenir que le manga ne nous apprend absolument rien d’intéressant sur le foot américain (sorti des règles, et encore). Ce qui m’en avait rendu la lecture plaisante était une mise en scène de ce sport comme avec le même parti-pris esthétique qu’un manga d’action, ce qui rendait les scènes de match particulièrement spectaculaires: les sportifs n’étaient pas comme dans la vraie vie des professionnels surentrainés mais des héros accomplissant des exploits surhumains dans des matchs plein de rebondissements improbables.
          Ceci dit, je me raconte pas d’histoires, je pense que ce medium est, hormis quelques titres intellos bandeurs, profondément asservi au capitalisme, et je suis pas forcément fan de ce truc à la mode chez les américains (qu’ils font beaucoup pour les films Marvel notamment) qui est de tenter de donner une légitimité intellectuelle et culturelle à un pan de la fiction moderne via des « video essays » interminables. Je pense que c’est faire fausse route et se mentir sur les raisons qui nous poussent à aimer ce genre de fiction, à savoir sortir du réel. Perso moi j’assume d’avoir lu et de lire parfois des mangas ou de la fantasy justement pour ne pas avoir à me coltiner le putain de réel pendant une heure ou deux. Le plus ironique avec ça c’est que c’est comme la came: plus t’en prends moins ça fait effet et plus tu dois ramer pour tenter de retrouver le bonheur des premières défonces.
          Moi, je pense que c’est notre rapport à ce type de fiction qu’il faudrait interroger plutôt que de tenter de la légitimer. Pour faire un parallèle pédant, c’est comme quand Proust se rappelle de « François le champi »: il reconnait que Sand, c’est un peu bof, mais le souvenir du bouquin et des heures passées à le lire lui est précieux. Bah c’est pareil pour moi. Eyeshield 21 c’est mon « François le champi ».

          • #35453 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            « . Ce qui m’en avait rendu la lecture plaisante était une mise en scène de ce sport comme avec le même parti-pris esthétique qu’un manga d’action, ce qui rendait les scènes de match particulièrement spectaculaires: les sportifs n’étaient pas comme dans la vraie vie des professionnels surentrainés mais des héros accomplissant des exploits surhumains dans des matchs plein de rebondissements improbables.’
            Effectivement ça ne risque pas de m’intéresser.
            La question esthétique centrale étant : est-ce que le foot américain boosté est plus beau que le vrai? J’ai mon idée.

    • #35411 Répondre
      Ourson
      Invité

      En tant que consommateur modéré de mangas / animé, je vais m’exprimer et tenter de répondre à ceux qui ne voient vraiment pas l’intérêt ni le bien fondé de ces trucs-là :
      Il n’y a aucun intérêt. On regarde ça parce qu’on prend plus ou moins de plaisir à regarder sans s’expliquer pourquoi. C’est tout, faut vraiment pas chercher plus loi

      D’ailleurs, je trouve ça gênant quand des otakus complexés tentent de re-légitimer leurs dessins animés préférés en tentant de leur donner une profondeur et des messages qu’ils n’ont pas. Nos anime préférés sont des productions industrielles conçues pour toucher une large cible et vendre un maximum de produits dérivés, arrêtons de le nier et continuons d’apprécier ces œuvres pour ce qu’elles sont ou ce qu’elles ne sont pas.

      Il se passe avec les anime exactement la même chose que pour le rap : des complexés tentent de faire passer ça pour de la poésie moderne et une haute forme d’expression artistique révolutionnaire. Non Michel, quand tu mets Kaaris à fond dans ta voiture pour scander « Les singes viennent de sortir du zoo ,[…] J’trempe mes cookies dans tes larmes » c’est juste pour bouger la tête à fond et kiffer le moment. Pas pour préparer une dissertation ou une analyse critique de une heure, ni pour alimenter une pensée révolutionnaire : il n’y a vraiment aucun autre intérêt que « kiffer le moment ».
      C’est sans doute avoir un rapport à l’art médiocre que de ne considérer une « oeuvre » que sous le prisme du plaisir ressenti in-fine, mais je trouve que ce serait être un énorme poseur que de nier ce plaisir et de vouloir y échapper.
      Je peux ressentir un plaisir fou en mettant l’album de Or Noir à fond les ballons et en criant de toutes mes forces « j’suis dans la cuisine tu bouffes c’que j’te prépare »
      Tout pareil quand je vois Sangoku enfin réussir à vaincre petit Buu après avoir réuni l’énergie de tous les terriens à l’issu d’un combat long et éprouvant.
      Tout pareil quand je vois pour la première fois Naruto se laisser partiellement posséder par le démon Renard à neufs queues que le quatrième Hokage a scellé en lui.
      Je suis bien conscient de la médiocrité de cette situation, de mon rapport vide et simpliste à ces œuvres qui se résume à « waah c’est stylé » mais je préfère ne pas tirer de croix sur ce plaisir quitte à être un « misomuse » comme qui dirait.
      Donc oui, ces œuvres sont pauvres, mais faut croire qu’on est nombreux à y trouver notre compte. Assumons-le !

      • #35414 Répondre
        Ourson
        Invité

        Noter tout de même que je parle bien de « plaisir » et pas de « contentement ».
        Quand je zappe à la télé sur un téléfilm de Noël et que je regarde jusqu’au bout pour connaître l’intrigue, je suis « contenté » (et un peu déprimé)
        Quand je tombe sur TPMP ou les Anges de la Téléréalité et que je suis trop fatigué pour foutre autre chose, je suis contenté (et un peu déprimé)
        Quand je scrolle des heures pour regarder des memes et des vidéos de 10 secondes, je suis contenté (et un peu déprimé)
        Quand je vois pour la première fois Eren sous sa forme de titan assaillant pour la première fois, que je le vois démonter les autres tirants tout nus qui font chier tout le monde depuis le début de la série, là je ressens du plaisir et je suis pas déprimé pour un sou. J’ai pas l’impression de perdre mon temps

        • #35415 Répondre
          Ourson
          Invité

          Titans* tout nus

          • #35431 Répondre
            Dilaw
            Invité

            Je suis d’accord avec toi sur un point, le plaisir, et ce point est partagé dans tout les domaines culturels, on ne se cultive pas par ce qu’on doit se cultiver mais par ce qu’on y prends du plaisir, du Roland barthes en somme. En revanche même si le médium est terriblement saignée par le capitalisme à cause de l’aliénation féroce que vivent leurs auteurs envers le système qui les broient, n’empêche il y en a des choses à en tirer, le genkidama à la fin de dragon ball z par exemple, malgré tout l’effort que son goku essayait de faire pour devenir le plus fort de l’univers, au final il a besoin de l’aide de tout le corps social qui l’entoure pour arriver à battre un ennemi, ce qui nous laisse un doute sur sa volonté de puissance contre la solidarité. Le même message est exprimé aussi dans cell, quand son gohan s’est fait aider par ses amies pour battre le boss. Dans freezer c’est différent, là c’est plus la magnanimité de son goku qui est mise en avant (quand il laissa freezer en vie). Après à part sa c’est comme disait François dans les séries, plus le fil de l’oeuvre est rallongé par des tomes et des volumes que seuls le conseil éditorial se réserve le droit de décidé quand c’est fini, plus le message général de l’œuvre bloque dans une ambiguïté alarmante, allant même jusqu’à là déception des lecteurs à la fin du manga comme l’illustre très bien la fin de fairy tail.

            • #35435 Répondre
              Linconnu
              Invité

              Notons que Vegeta qui a tué des MILLIONS de gens en detruisant des planètes et villes devient ensuite le copain de la bande en décidant de devenir gentil. Ça efface pas les millions de morts pourtant. J’aurais aimé expliquer ça par l’histoire du Japon eux qui étaient du mauvais côté lors de la second guerre, et que les japonais étaient prêts à accepter ces zones grises dans leurs récits populaires mais je crois que c’est juste dû à l’effet sériel : on garde les personnages populaires.

              • #35437 Répondre
                SutterK
                Invité

                Oui après vraiment je pense que tenter de trouver une quelconque cohérence narrative à DBZ c’est peine perdue. D’ailleurs le magazine Jump lui a mis la pression pour qu’il continue à écrire son manga et continuer à faire de l’oseille, lui-même ne savait probablement pas trop où il allait avec cette histoire.

      • #35423 Répondre
        Carton de Lait
        Invité

        Oui bon, mais là tu donnes des armes à des gens comme moi qui ont l’intuition que tout ça c’est en général un peu vide et débile (même si je reconnais que pas tout les animes sont créés égaux).

        Après mon opinion n’est pas entièrement fondée sur rien. Je suis trop vieux pour avoir grandi avec Naruto et DBZ (d’abord je suis pas certain que ça ai passé à la télé d’où je viens) mais j’ai quand même écouté pas mal d’anime références avec le temps comme Cowboy Bebop, Ghost in the shell, Attack on Titan, Gunmm (et fait j’ai lu le manga dans son cas), NGE, et en vrai tout ça m’est disons… tombé des yeux? J’ai fini Gunmm sous l’insistence d’une ex (qui était d’ailleurs une anomalie de sa génération puisque qu’elle a plus de 50 ans aujourd’hui), mais je n’ai tenu que 5 ou 6 episodes pour CB, presque une saison de AoT et disons je crois 3 ou 4 épisodes de NGE (Ghost étant un film, je l’ai regardé en entier). J’y ai rien trouvé mais en même temps j’ai accepté qu’il soit fort possible que je n’ai juste pas les codes. Parce que par exemple dans AoT après un moment je n’en peux juste plus de les voir crier ou pleurer à la moindre occasion. Si ils essaient de faire ressentir des émotions au spectateur, ça ne passe pas pour moi habitué à des codes occidentaux plus subtils (et encore, à Hollywood ça mélodramatise à mort souvent mais pas à ce niveau-là) ça m’énerve, juste envie qu’ils crèvent tous.

        Après pour DBZ et les animes plus axés enfants, là je n’ai d’autre choix que de réellement intuiter que tout ça est juste très débile mais qu’à travers le prisme nostalgique on essaie une fois devenu adulte et plus sophistiqué de se convaincre que c’est bien et que ça raconte quelque chose plutôt que d’accepter que niveau substance, c’est médiocre. Je trouve ça dommage un peu, moi par exemple par nostalgie je resterai toujours très grand fan de Highlander (le premier film avec Lambert) même si je sais bien aujourd’hui que tout ça est assez con. Ça ne me dérange pas de le reconnaître et ça me m’empêchera pas de me le retaper probablement dans un an ou deux.

        • #35483 Répondre
          Ourson
          Invité

          Ton opinion est valide, c’est bien ça le truc.
          J’ai beaucoup apprécié l’Attaque des Titans, peut-être un peu moins sur la fin, et passé les 25 ans je me rendais bien compte qu’ils en foutaient des caisses avec des rebondissements pas possibles et des personnages surexpressifs, mais (malheureusement ?) ça ne boudait pas mon plaisir.
          On notera tout de même que plus j’essaie de diversifier ce que je regarde, plus j’essaie d’aller vers « autre chose », moins j’apprécie ces Anime.
          Dernièrement on a Jujutsu Kaisen qui pète tout par exemple, je vois bien que le plaisir de visionnage n’est plus du tout le même que celui que je ressentais en voyant les autres anime grand public, plus jeune. One Piece que j’ai tenté de commencer récemment, pareil, impossible d’accrocher. Et là je me rends bien compte à qu’une fois ce plaisir cru disparu il ne reste plus grand chose à dire de ces oeuvres

    • #35418 Répondre
      Linconnu
      Invité

      Sortir du réel, c’est ça comme le dit SutterK.
      Les mangas s’autoréférences mais prennent peu en compte la réalité.
      Je ne lis plus de séries mangas donc je me base sur ma culture figée (je vais p-ê me mettre un peu à  jour par curiosité) mais il faut admettre que les mangas dans leur ensemble, et je le constate dès que j’en feuillette un, sont très très standardisés, dans le dessin, mise en page, personnages, histoires, effets (je suis p-ê pas à jour mais grosse goutte, chute avec les jambes en l’air, grimaces surexpressives, mise en page éclatée pour aucune raison etc autant de gags/codes très efficaces et drôles mais qui sont presque les émojis des mangas). Mais est-ce que ce n’est pas la même chose pour beaucoup de domaines culturels ? Est-ce que c’est mieux dans la musique ? A part que ça prend moins de temps et d’argent.
      Il faut aussi dire que le sexisme y atteint souvent des degrés stratosphériques (bien que ce ne soit pas fait sans humour).
      Aussi les mangas sont avant tout des séries et en partage les tares, récits trop longs, improvisés, cliffanghers à gogo etc. Vous avez bien expliqué pourquoi la série est le format dominant des manga.
      Je crois que les séries mangas expriment plutôt de valeurs qu’autre chose, du moins les shonen (courage, amitié, résilience, dépassement de soi, cobtenir ses pulsions sexuelles etc.). Ce qui n’est pas inutile pour les jeunes, voire inspirant. Mais d’autres valeurs comme le sexisme passent en sous main.
      Mais sortir du réel a son utilité et ca m’a apporté beaucoup de plaisir enfant ado (comme les séries tv). Mais sortir du réel et exprimer des valeurs en art c’est une impasse, même si on retrouve quand même ces 2 choses chez Miyazaki aussi. Sauf que lui sort du réel pour parler du réel.
      Ceci dit si on lit le meilleur il y a plein de choses très bien. Encore mieux si on lit les formats courts (car c’est court), les mangas indé qui ressortent  aujourd’hui des 60-70s sont d’une richesse incroyable (comme Mizuki cité par Malice, Tsuge, Shinichi Abe, Seiichi Hayashi…).

      • #35420 Répondre
        Ourson
        Invité

        résilience, dépassement de soi, courage… Des valeurs managériales en somme
        Là aussi les gars arrêtons de parler des « valeurs » dans les mangas, on regarde on pose le cerveau on kiffe et puis voilà c’est pas si profond que ça
        On a pas besoin d’un manga pour nous dire que l’amitié c’est sympatoche quand même. Surtout que dans les mangas les « amis » sont avant tout des coéquipiers. Quand est-ce que Sangoku et Vegeta on fait autre chose conjointement que de se bagarrer et tuer des méchants ?
        Est-ce qu’on a déjà vu Naruto et Sasuke taper un foot ?
        Kirua et Gon jouer aux cartes ?
        Voilà.

        • #35460 Répondre
          Malice
          Invité

          Un certain manga ne m’a pas débranché le cerveau dans le temps : Tokyo Babylon, du studio exclusivement féminin Clamp.
          ça parlait d’un exorciste quasiment saint qui s’éprenait du diable. Le récit ne faisait aucun compromis avec la cruauté du sujet tout en chroniquant la vie des tokyoïtes dans les années 80

    • #35425 Répondre
      SutterK
      Invité

      Totalement d’accord. Si on se rabat si souvent sur les valeurs, c’est qu’en fait on a du mal à en tirer autre chose. Pareil pour “le message”.
      Ce qui est important c’est ce que ça nous fait, à quels affects ça parle chez nous, comme en a parlé Ourson

    • #35432 Répondre
      Dilaw
      Invité

      Oui ourson à raison, ça fait partie de mes raisons aussi que je continue d’en lire d’en regarder. Mais à ignorer aussi ses valeurs, j’ai l’impression qu’on retombe dans l’art pour l’art de Gauthier, l’art est il vraiment fait que pour lui même ? La réponse est non 🙅‍♂️ l’art en temps que travail issus d’un processus artistique quelconque fait par l’artiste est plus légitime (j’emploie ce mot puis ce que vous l’avez employé) quand l’artiste communique des choses de son vécu où ses opinions aux consommateurs de l’art. Je suis partisan de cette vision, mais j’ai rien contre ceux qui pensent le contraire.

    • #35436 Répondre
      Linconnu
      Invité

      Quand même, les mangas ont inventé collectivement une forme d’humour qui fonctionne très bien et qu’on ne retrouve pas ailleurs, avec tout un tas de codes spécifiques. Je le met à leur crédit.
      .
      Sinon, pour prendre un auteur très populaires aux millions de ventes tout en travaillant avec les mêmes contraintes que les autres, Naoki Urasawa, est-ce que c’est vraiment du vent ou juste des valeurs ? 20th Century Boys par exemple. Je pense pas, mais j’ai lu ça il y a trop longtemps pour vraiment pouvoir en parler.

      • #35630 Répondre
        Dilaw
        Invité

        Alors les gens me disent du bien de 20 century boy’s, mais moi je suis sortis tout confus à sa lecture sais pas pourquoi xD j’ai plutôt aimé monster, très bonne adaptation en anime, et dans lequel tout est misé sur l’antagoniste Johan le faisant passer pour l’un des meilleurs personnages écrits des mangas. Tout est dit avec Johan, voler l’enfance à un enfant c’est voler la totalité de sa vie, plus la capacité qu’a la nature humaine de créer des monstres. Je suis encore sous le choc longtemps après avoir vu.

        • #35631 Répondre
          Dilaw
          Invité

          Plus le dilemme du héros principal d’être jamais à la hauteur de le tuer, et c’est justement son incapacité à le tuer qui rallonge le manga, l’anime, l’intrigue, et Johan continue de commettre encore plus de crime de plus en plus sanguinaire.

    • #35534 Répondre
      Guéguette
      Invité

      Effectivement attention à ne pas tout confondre.
      Le manga est souvent résumé au « Shonen », qui quoique sympatoche quand tu es ado, sont quand même très rébarbatifs. Ca peut rester un plaisir coupable une fois adulte, mais il ne viendrait jamais à l’idée de comparer ça avec les « Seinen ».
      J’ai longtemps cru que j’étais un otaku car j’ai bouffé du manga et de l’animation, mais en grandissant j’ai trouvé que la communauté un relativisme tout à fait étonnant.
      Perso je ne pourrais jamais mettre un Dragon Ball à égalité avec Akira.

      Quelques titres pour toi François, as-tu vu ces titres?
      Films: Akira, Ghost in the Shell 1 et 2, Patlabor 1 et 2, Perfect Blue, Memories, Kamui, Metropolis,
      Série: Erased, Mushi-Shi, Paranoia Agent, Serial Experiment Lain, Haibane Renmei,…
      Manga: 20th Century Boys, Gunnm, Quartier Lointain, Domu,….

      Bisous.

      • #35563 Répondre
        deleatur
        Invité

        Je fourre mon nez où je ne devrais pas, étant donné mon ignorance complète de ce domaine et mon peu d’appétence à le découvrir. En fait, j’aurais juste besoin qu’on me donne envie d’y aller voir.
        Vu Ghost in the shell (le film de 1995) et Perfect Blue (1997, donc je me souviens encore très bien de l’article des Cahiers, j’ai un peu suivi Satoshi Kon).
        Mais je me souviens les avoir vus comme des films de cinéma, et pas du tout comme des animés.
        Ce qui m’intéresse dans le cinéma, c’est le cinéma, je me fiche un peu du genre, même si je n’aime pas trop les films d’horreur, ou les films dits de genre.
        Je regarde un Miyazaki, pour faire celui qui n’y connait rien, comme je regarderais un documentaire ou un film de fiction.
        Il n’y que la plupart des séries que je n’arrive pas à regarder comme du cinéma, sauf quand c’est vraiment du cinéma.
        .
        Aux amateurs et amatrices des mangas shonen, ça vaut quoi One Piece dont j’entends beaucoup parler chez les jeunes trentenaires ?

        • #35571 Répondre
          Papo2ooo
          Invité

          Je peux me tromper concernant one piece, mais s’il y a quelque chose de spécial pour les jeunes là-dedans, ça se situerait amha au niveau des personnages.
          Des personnalités distinctes, des voix, des manières de se battre, de se comporter avec ses amis, du vice, de la naivité, des traumas…
          Certains personnages peuvent incarner, dans un univers irréel, une « attitude philosophique » face à la vie: cynisme, sacrifice, haine, travail etc
          J’ai conscience ici d’être extrêmement réducteur avec ce que j’appelle attitude philosophique.
          Dans les trucs comme eyeshield ou one piece, je pense qu’il y a quelque chose de l’iconisation des personnages et une manière de les décrire qui flatte ce qui reste d’enfantin, adolescent en nous et rêve d’aventures dont on serait le héros.
          Comme le dit SutterK, un running back ou un line backer dans le manga sur le football « Eyeshield » deviennent des créatures capables de se transcender à tous moments et de devenir des surhommes. Ils sont dessinés comme tel, pour créer une impression irréelle de vitesse, de force. Face à la difficultés, il vont trouver des ressources que personne n’aurait pu soupçonner et ça peut aller jusqu’a une transformation physique complète. Le défi étant d’impressionner les plus jeunes par des transformations séduisantes. Comme les cheveux jaunes qui se dressent dans dragon ball z, des queues qui poussent ou je ne sais quoi.
          Dans les shonen, l’univers du sport, de la piraterie ou de la bagarre de rue est secondaire.
          Fuite complète de la réalité donc, mais recherche d’invention matérielle de personnages et d’univers dans lesquels les caractères peuvent évoluer de façon cohérente et interagir entre eux. Souvent ça s’essouffle en avançant, mais one piece semble toujours autant fasciner. Il y aurait un vrai génie de Eichiro Oda pour les personnages héroiques et les situation épiques.
          On a tjrs le même schéma du récit d’apprentissage, ou du récit initiatique, ou du récit d’aventure.
          Tout part des persos, mais il faut leur trouver des trucs à faire ou à vivre + un univers qui fait un peu réver.

          On est donc amha en plein dans ce que François critique aussi bien dans les séries comme Le jeu de la dame ou des films comme Avatar.

          • #35572 Répondre
            Papo2ooo
            Invité

            c’est pour ces raisons, qu’on pourra probablement parler de forme artistique de droite – en tous cas pour les shonen.

            • #35576 Répondre
              Papo2ooo
              Invité

              pour répondre à la question:
              à mon avis le créateur de One Piece a du génie pour fabriquer des personnages qui fascinent et leur trouver un écosystème politique et/ou amical au sein de la narration (coalition de héros, rivalités, systèmes hiérarchiques, brigands, traitres, ridicules et déférents…)

              • #35582 Répondre
                deleatur
                Invité

                Au fond, c’est des Marvel, mais en moins burnés ?
                Moi j’en suis encore à la conception des superhéros à la Spiderman ou Batman : un don surhumain, mais une fragilité tout humaine, une faille, un point faible, une finitude qui les perdra et qui les rapproche des êtres humains.
                Quand les héros se prennent pour des dieux ou des titans, je déconnecte.
                J’ai vu arriver ça avec les X-men au début des années 2000 : ça a tout de suite cessé de m’intéresser.
                Mais j’avoue que c’est un gros préjugé de ma part.

                • #35583 Répondre
                  Papo2ooo
                  Invité

                  à la différence des marvels il reste des failles, c’est l’un des points importants.
                  les mangas se basent sur des personnages, mais aussi les moments de submersion par l’émotion.
                  Quand j’ai vu one piece ado, j’ai versé des larmes parfois (il y a une recette dans les mangas pour parvenir à faire sortir les larmes: combinaison des voix, de la musique et des situations)
                  C’est vachement plus lent que les séries généralement. Mais au lieu de saisir du réel dans cette lenteur, cette lenteur va servir à faire monter les émotions; sentiment d’espoir, de revanche, de peur, de soulagement. Tout est étiré.
                  Et il y a vraiment une évolution des personnages qui prend du temps, avec un des lieux commun qui est la transformation de quelqu’un de peureux et faible en quelqu’un qui peut sauver l’univers. Donc différence, je pense, avec les marvel.
                  Les failles sont indispensables au manga pour fonctionner.
                  c’est vraiment des burnes, du rire, des larmes et du sang, à plus forte raison que marvel je pense.

                  • #35584 Répondre
                    Papo2ooo
                    Invité

                    (je parle ici pour l’essentiel du genre shonen)

                    • #35585 Répondre
                      deleatur
                      Invité

                      Goldorak et Candy avaient donc déjà tout inventé.

                    • #35586 Répondre
                      Papo2ooo
                      Invité

                      (ton manque d’intérêt pour le genre n’est peut être pas un préjugé, mais quelque chose de sain au contraire.)

                      • #35587 Répondre
                        Papo2ooo
                        Invité

                        oui, des fondateurs comme Osamu Tezuka ont déjà mis en place l’essentiel dans les années 50/60 je pense. à vérifier.
                        et je m’excuse pour le manque de clarté, puisque je suis passé du format livre au format animation n’importe comment dans mes tentatives d’explication

                      • #35588 Répondre
                        deleatur
                        Invité

                        Non, mais c’est très clair.
                        D’ailleurs, ce serait quoi, selon toi, la différence entre le livre et l’animé ? Je veux dire en termes esthétiques.
                        Question difficile.

                      • #35597 Répondre
                        Papo2ooo
                        Invité

                        Question pas évident en effet.
                        Encore une fois, je reste vraiment sur le shonen dans mon analyse, même si les frontières avec le seinen (série pour adultes) restent assez perméables je pense.
                        Si le potentiel des mangas est axé principalement sur les personnages et les émotions ressenties au fil des aventures, le livre et l’animation partagent à mon avis:
                        1. la lenteur/répétition et l’importante stylisation. On pourrait faire des parallèles (superficiels) je pense avec des courants picturaux qui montrent des héros et du mouvement dans des scènes héroïques (je pense au manierisme, mais il est possible que je dise des conneries, ne connaissant pas la peinture qui précède le 20ème siècle.)
                        2. Le point de focalisation sur des expressions qui traduisent un chamboulement émotionnel. Yeux exorbités, muscles contractés, larmes etc.


                        Maintenant la différence serait tout simplement:
                        1. la possibilité d’utiliser la musique et les voix au service à la fois des postures et des émotions
                        2. la transition technique, que je ne sais pas expliquer, entre une image fixe et une succession d’image qui forment l’animation. probablement que le mouvement compense un manque de précision par rapport au manga papier.

                      • #35600 Répondre
                        deleatur
                        Invité

                        Ce qui m’étonne quand j’ai des mangas en main, je parle des livres, c’est effectivement d’adopter des effets très visuels pour rendre compte des mouvements, avec des ellipses de mouvements, des accélérations, pour faire animés et presque cartoon.
                        Avec en plus des pensées des personnages qui viennent se surajouter aux dialogues.
                        Bref, un sacré bordel dans la mise en images, la narration, les points de vue exprimés. Je pense que cela doit beaucoup plaire.

                      • #35602 Répondre
                        Papo2ooo
                        Invité

                        oui, tu l’expliques beaucoup mieux que moi au final.
                        j’ai dû acheter mon dernier manga il y a plus de 10 ans.
                        GTO sur la vie d’un prof-voyou est assez répétitif mais très drôle

                      • #35633 Répondre
                        Dilaw
                        Invité

                        Les livres sur les bandes dessinées de Scott mcloud explique et compare déjà le découpage américain, japonais et européen. Tu me rappel ces mots, sais pas si tu le citais.

        • #35592 Répondre
          Guéguette
          Invité

          @deleatur One Piece c’est l’alpha et l’oméga pour les aficionados. pour moi c’est même pas fun, j’avais poussé pourtant assez loin pour voir.
          Le seul Shonen qui a réussi à dépasser les limitations du genre c’est Shingeki No Kyojin, mais il a encore quelques outrances qui risquent de froisser notre François national.
          Akira et Ghost in the Shell sont des mangas à l’origine. Et les séries que j’ai cité sont de vraies œuvres qui vont vous laisser le cul par terre.
          Mushi-shi est une pure merveille, hyper mélancolique où le surnaturel n’est qu’un prétexte pour sonder des tourments réels.
          Paranoia Agent illustre la psychose de masse dans laquelle est plongée la société Japonaise.
          Erased est une sorte de polar-mélodramatique spatio-temporel ultra prenant et une bonne couche de réel.
          Etc…

          • #35601 Répondre
            Papo2ooo
            Invité

            Hello Guegette,
            Je pencherais plus pour fullmetal alchemist pour dépasser (eventuellement) certaines limites, mais à vérifier.

            Je n’ai presque rien vu dans les dernières 13 années, mais dans ce que j’ai vu depuis 20 ans, je retiens Fate/zero, ping pong the animation, kaiji, parasyte, psycho pass et en effet mushishi! Peut être Steins gate aussi. Ca fait longtemps que je suis tenté par paranoia agent.
            Il serait intéressant de voir si une de ces oeuvres est vraiment d’une puissance comparable à un grand livre ou un grand film.
            C’est possible, il faudrait vérifier. Tu connais des grands critiques de manga/anime guéguette ?

          • #35603 Répondre
            deleatur
            Invité

            Je note en tout cas les références.
            La plupart des animés me semblent venir de mangas à l’origine. Il semblerait même que les animés aient été faits plutôt comme produits dérivés des mangas. Parfois réussissant à surpasser la diffusion des mangas, mais finissant toujours par faire lire les mangas. Je ne sais pas si c’est très juste comme point de vue.
            Quant à l’existence de mangas adultes, j’en ai quelques-uns : Kinderbook, Blue, Kaikisen, en un seul volume, qui m’avaient tous beaucoup plus il y a 20 ans, trois les trois très différents dans leur facture, mais au dessin soigné, même beau. Mais je ne saurais dire si c’est de qualité, je n’ai pas de point de comparaison.

            • #35604 Répondre
              deleatur
              Invité

              Précédent message @ Guéguette

            • #35606 Répondre
              Papo2ooo
              Invité

              je ne suis pas un spécialiste, mais je pense que tu as raison.
              une série à la frontière entre le shonen et le seinen qui porte le nom fullmetal alchemist m’a vraiment séduite quand je l’ai vue.
              Au départ il y a un manga, par la mangaka hiromu arakawa, qui a été animé assez tôt par un grand studio. Hors le studio est allé plus vite que la mangaka, prenant de l’avance et s’est cassé les dents en terme de qualité comparé au manga. Ils ont ensuite tout refait une seconde fois en collant au manga.
              Il y a aussi des séries animées (fate/zero par exemple) qui sont basées sur ce qu’on appelle des « light novels », mais je n’ai ai jamais eu entre les mains. On traduirait cela par « romans légers ». Certains en lisent par ici ?

            • #35612 Répondre
              Guéguette
              Invité

              Pas tout à fait faux sur les origines manga seinen des anime, mais pas que, et parfois les adaptations arrivent à sublimer l’original par la mise en scène (perso je préfère l’anime de 97 de Berserk, avec sa musique hallucinatoire et ses décors éthérés, on était vraiment transporté dans un ailleurs, à la fois cauchemardesque et tangible).
              Tu as beaucoup d’œuvres originales qui valent le détour, notamment les anime de Kawajiri (même si c’est très action). Personnellement j’ai adoré « Escaflowne » que je me remate souvent. Les OAV de MACROSS + étaient top, avec la superbe ost de Yoko Kanno. J’en profite pour vous proposer d’écouter son ost d’Earth Girl Arjuna, qui est pour moi encore au-dessus de celle de Cowboy Be bop.
              @Papo2ooo j’avoue que je ne fais confiance qu’à moi même. Les experts auto-proclamés sont souvent des gars qui ne bouffent que du Shonen, ou des purs otaku qui sont plus sensibles au cosplay qu’au cinéma de Mamoru Oshii…voir qui ne le connaissent pas.
              Y’a une chaine youtube assez pointue: https://www.youtube.com/@Stevem

              • #35621 Répondre
                Papo2ooo
                Invité

                je me note Yoko Kanno.

                J’ai oublié l’anime Lupin III, pas mal du tout et notamment grâce à la musique de Yuji Ohno.

    • #35616 Répondre
      Linconnu
      Invité

      Voici qui pourrait vous intéresser (j’ai coupé mais c’est un peu long) :

      Réflexions sur l’animation japonaise – 1987 – Hayao Miyazaki

      (…) J’ai découvert que le moment où vous rencontrez un film populaire est souvent ce qui lui donne son impact. Le timing est au moins aussi important que le contenu, et pour les spectateurs qui regardent le film, leur état émotionnel à ce moment-là peut également déterminer l’impact de l’expérience de visionnage. Ce qui importe ici n’est pas de savoir si le film a une valeur artistique permanente. Les spectateurs – et je m’inclus ici – ne possèdent généralement qu’une capacité limitée à comprendre un film et ont tendance à négliger de nombreux indices importants. Mais ils se sentent libérés de leurs frustrations quotidiennes et de leur sentiment d’accablement, sont capables de se débarrasser de leur sentiment de tristesse, de découvrir un sentiment d’adoration, d’honnêteté et de quelque chose de positif qu’ils ne savaient pas avoir en eux-mêmes, et reviennent rafraîchis à leurs réalités et routines quotidiennes.
      Ceci est, je pense, le véritable rôle des films populaires. Même si je me surprends quelques minutes plus tard à ridiculiser le sentimentalisme d’une œuvre que je viens de voir, elle a quand même un sens pour moi. Je ne dis pas ça parce que « Hakujaden, Legend of the White Serpent » (1958) a influencé mon choix de métier, mais je pense que ma rencontre avec le film m’a fait un grand effet précisément parce que je l’ai vu quand j’étais étudiant et que j’avais tant de mal à préparer mes examens, alors que j’étais bien plus immature qu’aujourd’hui.
      Donc, de mon point de vue, même s’ils sont légers par nature, les films les plus populaires et les plus courants doivent quand même être remplis d’une pureté d’émotion.
      (…) Je ne peux tout simplement pas discuter de notre métier sans un peu d’amertume. Comparée à certaines œuvres des années 1950 que je considérerai toujours comme une référence, l’animation que nous réalisons dans les années 1980 ressemble à la nourriture servie à bord des avions de ligne. La production de masse a tout changé. Les émotions et les pensées qui devraient être si émouvantes ont cédé la place à l’éclat, à la nervosité et à l’excitation. Et le travail qui devrait être fait à la main avec amour a été réduit au sein de systèmes de production organisés qui se concentrent sur le travail direct contre rémunération. Je méprise franchement le mot tronqué « anime » car pour moi il ne fait que symboliser la désolation actuelle de notre industrie.
      (…) Lors de la production d’animation télévisée, le respect des délais de diffusion est prioritaire sur tout le reste. Et cela signifie généralement réduire au minimum absolu la véritable marque de l’animation – le mouvement ou les dessins en mouvement – et créer un produit commercialisable. Je pense que la principale raison pour laquelle les spectateurs ont accepté ce type d’animation étrange est en fait qu’ils ont été conditionnés par le langage visuel du manga – le frère aîné de l’anime – qui s’était déjà répandu dans toute la société.
      L’anime japonais a donc commencé par abandonner le mouvement, et ce qui a rendu cela possible a été l’introduction de techniques utilisées dans les mangas. Les qualités de l’animation sur celluloïd étaient parfaitement adaptées à l’impact évident du manga, au point où la force, le cool et la mignonnerie étaient pratiquement conçues pour sauter aux yeux des spectateurs. Les personnages humains ne prenaient plus vie à travers leurs gestes ou leurs expressions, et les spectateurs en venaient plutôt à exiger des conceptions de personnages si simples que tout ce qui était attrayant chez le personnage pouvait être exprimé dans un seul dessin.
      (…) Ce qui est drôle, c’est qu’à l’époque certains théoriciens essayaient de rationaliser ce qui se passait. Certains ont même affirmé que nous étions dans une nouvelle ère, celle de « l’animation limitée », où trop d’accent mis sur le mouvement des dessins ne faisait qu’entraver le développement de l’histoire. Ils ont commencé à dire que l’utilisation du tome-e, des images fixes utilisées pour produire des effets, était une « nouvelle forme d’expression ».
      Le résultat fut une déformation non seulement des designs des personnages, mais aussi du temps et de l’espace eux-mêmes. Les animateurs allongeaient presque à l’infini le temps nécessaire à une balle de baseball pour quitter la main d’un lanceur et frapper le gant du receveur, mettant toute leur passion à représenter la balle, puis poursuivant cet instant étiré comme une nouvelle forme de mouvement puissante.
      (…) La technique consistant à faire bouger les dessins était ainsi utilisée pour souligner une sensation étendue et déformée du temps et de l’espace, et était avant tout reléguée à une fonction décorative. Dessiner les gestes subtils mais ordinaires d’un personnage – quelque chose dans lequel les animateurs n’avaient de toute façon jamais été très doués – a été activement éliminé en tant que pratique inutile et démodée ; au lieu de cela, décrire l’extraordinaire devint le but ultime.
      Les normes utilisées pour évaluer les animateurs ont évolué en conséquence et incluent désormais leur capacité à dessiner des scènes de combat, de compétitions et de machines avec toujours plus de détails, pour mettre l’accent sur les armes nucléaires, les pistolets laser et la puissance de feu de toutes les armes imaginables. Lorsqu’il s’agissait de représenter des émotions dans des personnages ou des scènes, la solution la plus simple et la moins coûteuse était simplement d’abuser des techniques du manga et, au lieu de faire bouger les dessins, d’orner les scènes de musique, de composition de cadres ou de recourir abondamment à des images fixes dramatiques. Et lorsque les animateurs débattaient du poids qu’il fallait accorder aux scènes particulières qu’ils avaient été chargés de dessiner, ils montraient une tendance renouvelée à simplement mettre l’accent sur des mouvements flashy ou cool.
      La marque de fabrique de l’animation japonaise devient ainsi des œuvres pleines de prétention, où des personnages vaporeux et extrêmement déformés habitent des mondes déformés et aux couleurs flashy, et où le temps s’étend à l’infini. Les personnages devaient être représentés avec des expressions sérieuses ou, lorsqu’ils riaient, avec des sourires froids et nihilistes, car s’ils étaient montrés en train de vraiment rire, leurs dessins s’effondreraient. Les héroïnes féminines avaient généralement soit, sans consistance particulière, des pupilles gigantesques, soit, lorsqu’ils rataient, de minuscules points.
      Au début, on utilisait toutes sortes d’idées à la mode à l’époque pour justifier ce recours au surexpressionnisme.
      (…) Cependant, à mesure que l’impact émotionnel de ces films commençait à s’estomper, la production cinématographique elle-même s’est orientée vers la pratique de l’utilisation des techniques les plus simples. Pour aider les séries à se rétablir après une baisse de popularité, les créateurs ont alors déployé des efforts toujours plus excessifs pour compenser. Alors qu’au début, ils auraient pu combiner deux mecha machines pour former un robot géant, ils ont commencé à en combiner trois, ou cinq, ou finalement – dans un extrême ridicule – vingt-six éléments pour former un robot. Les créateurs ont également mis de plus en plus l’accent sur la conception des personnages, à tel point que les artistes ont commencé à utiliser jusqu’à sept couleurs différentes pour dessiner les reflets des pupilles géantes des personnages féminins. Ils ont également commencé à utiliser de plus en plus de couleurs et de dégradés dans les ombres représentées, et à peindre les cheveux de toutes les couleurs imaginables, en imitation des dernières modes. Du coup, pour les animateurs – payés en fonction du nombre de dessins qu’ils produisaient – non seulement le travail devenait plus difficile, mais c’était comme s’ils se tranchaient la gorge. Malgré toutes ces innovations, ils finirent par produire un grand nombre d’œuvres terriblement similaires.
      Je suis peut-être quelque peu coupable d’avoir exagéré les problèmes de l’anime japonais. Je ne veux certainement pas donner l’impression que toutes les œuvres d’anime utilisent le surexpressionnisme. En effet, certaines personnes ont fait de gros efforts pour établir leur propre style de jeu en animation malgré les nombreuses contraintes rencontrées. D’autres se sont efforcés de représenter l’espace et le temps de manière réaliste. Et certains ont tenté de rejeter complètement l’idée selon laquelle l’anime devrait en aucun cas être le beau-fils du manga. Cela dit, je pense qu’il est juste de dire que la majorité des œuvres ont tendance à un expressionnisme excessif et que la plupart des jeunes membres du personnel des productions d’animation sont entrés dans l’industrie en étant épris de cela.
      À mesure que la formule « anime = surexpressionnisme » s’est imposée et que la société dans son ensemble a commencé à reconnaître l’animation comme un média légitime, l’anime lui-même a commencé à stagner.
      Tout comme l’ancienne forme de narration kōdan ne pouvait pas satisfaire les besoins de divertissement des gens modernes, les animateurs se sont retrouvés perdant leur flexibilité ainsi que leur sens de l’humilité face à la diversité du monde réel, avec pour résultat qu’ils ont finalement perdu le soutien de leur public d’origine. Pourtant, malgré tout cela, la plupart des personnes travaillant dans l’industrie ignorent encore à quel point elles ont été contaminées par les tendances que j’ai décrites. Ils continuent de se leurrer en pensant que le surexpressionnisme est en quelque sorte ce qui rend l’anime si attrayant.
      En réalité, en 1987, au moment même où j’écris ces lignes, le boom du surexpressionnisme a atteint son apogée et le phénomène a perdu la part d’esprit qu’il avait autrefois. (…) Au lieu de cela, ce que nous voyons est un exemple typique d’un processus de reproduction rétrécissant, dans lequel les fans sont piégés dans un cycle de production de films pour les fans. Je pourrais qualifier cette situation de pathétique, mais permettez-moi simplement de dire qu’elle me rappelle la célèbre fable d’Ésope sur la grenouille qui gonflait trop son ventre.
      ​D’une part, les chaînes de télévision ont commencé à regretter d’avoir augmenté l’âge cible des dessins animés, de sorte qu’un nouvel accent est mis sur le retour à des programmes davantage destinés aux enfants. D’un autre côté, il n’y a eu aucun changement dans l’environnement ou les conditions qui ont initialement mis l’accent sur l’expressionnisme dans l’anime japonais. Il n’y a pas eu de changement dans les conditions qui poussent les gens à vouloir créer de l’animation avec peu de mouvement. Cela signifie donc que, plutôt que de créer des œuvres d’animation pour le bien des enfants, il y a beaucoup plus de personnes dans le personnel des sociétés de production qui voient ce qu’elles font comme quelque chose de régressif, comme « juste » pour les enfants.
      (…) Si vous partez à la recherche de quelque chose de honteux ou de vulgaire, alors le trouver dans cette société est l’une des choses les plus faciles qu’on puisse imaginer…
      (…) Aujourd’hui, les créateurs d’anime semblent de moins en moins capables de donner aux protagonistes de leurs histoires une quelconque motivation spontanée pour leurs actions. Pour une raison quelconque, la futilité de tout effort dans notre société trop managée est une idée qui, sans que nous en soyons pleinement conscients, est devenue complètement acceptée. Ce qui était autrefois un ennemi grand et omniprésent dans de nombreuses histoires – la pauvreté – est devenu une notion floue, et il semble désormais difficile de trouver quoi que ce soit contre lequel les héros puissent se battre.
      Ainsi, comme pour d’autres genres de divertissement, il ne nous reste qu’un type d’éthique de travail. Les robots soldats se battent parce qu’ils sont des robots soldats. La police poursuit les criminels parce qu’ils sont des policiers, les chanteurs en herbe battent leur rivaux parce qu’ils sont des chanteurs en herbe, et dans le sport, les athlètes essaient toujours de faire de leur mieux parce qu’ils sont des athlètes. La seule autre grande motivation pour les protagonistes de l’anime est de découvrir ce qu’il y a sous une jupe ou à l’intérieur d’un pantalon.
      C’était évidemment inévitable. Qui ne se lasserait pas de regarder plusieurs séries en une semaine qui utilisent toutes l’ultime astuce de scénario bon marché : celle d’une organisation complotant pour conquérir le monde ? D’ailleurs, même l’amour commence à paraître un peu blasé comme motif lorsqu’il est commercialisé autant.
      (…) L’anime japonais se noie dans les jeux, à tel point que même la vie et la mort des personnages sont traitées comme un jeu, et que les créateurs sont devenus des dieux et se retrouvent dans une impasse.
      (…) Mais lorsque les créateurs commencent à décrire des choses auxquelles ils ne croient pas vraiment, ils commencent à se trahir. Pourtant, les créateurs se sont néanmoins trompés en pensant que des choses comme le dynamisme et l’action étaient les plus importantes.
      (…) Une perte de motivation décrit la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui. C’est ce qui a donné naissance à tant de méfiance, de défaitisme et de nihilisme. Mais sans s’en rendre compte, et en s’appuyant uniquement sur ses sensibilités et ses goûts personnels, que peut-on créer ? Je crois que c’est cette folie – la folie de s’en remettre uniquement au professionnalisme pour produire des œuvres – qui corrompt l’animation japonaise.
      (…) Les temps peuvent changer, mais je crois que les enfants rechercheront toujours quelque chose ayant le même genre d’impact que celui que j’ai ressenti lorsque j’ai vu « Hakujaden » pour la première fois. Si ce n’était pas le cas, j’abandonnerais immédiatement cette activité.
      (…) Je crois que le travail très ordinaire et populaire que nous accomplissons, en tant qu’animateurs, est fondamentalement différent de la plupart des autres activités artistiques, créatives ou même avant-gardistes. Il est temps, je crois, d’arrêter d’essayer de tromper les gens en nous qualifiant même d’artistes.
      Franchement, j’en ai assez de notre travail et je me sens assez déçu par tout cela, mais dans le Japon d’aujourd’hui, il serait étrange que l’on ne se sente pas déçu.
      ​(…) Je pense toujours que rencontrer une merveilleuse animation quand on est enfant n’est pas une mauvaise chose. Mais je suis aussi parfaitement conscient que ce métier est en réalité un business, ciblant le pouvoir d’achat des enfants. Peu importe à quel point nous sommes fiers d’être consciencieux, nous produisons des œuvres visuelles qui stimulent les sens visuels et auditifs des enfants, et quelles que soient les expériences que nous leur proposons, elles leur volent en un sens du temps qui autrement pourrait être passé dans un monde où ils sortent faire leurs propres découvertes ou vivre leurs propres expériences personnelles. Dans la société dans laquelle nous vivons aujourd’hui, le simple volume de matériel produit peut potentiellement tout déformer.
      La plupart de mes collègues du secteur ont aujourd’hui du mal à gagner leur vie. Mais plus nous nous plaignons et gémissons à propos de nos difficultés, plus il devient de plus en plus impossible de justifier ce que nous avons fait. En ce sens, notre travail est véritablement corrompu.
      Mon dilemme personnel à ce sujet est devenu de plus en plus aigu. J’ai tourné le dos au flot de matériel visuel produit, mais je lutte désespérément dans l’espoir de créer quelque chose d’un peu meilleur. Pour ce faire, j’ai même dû rationaliser l’art de naviguer dans ce monde. Je dis aux gens que je déteste les professionnels, mais je sais que sur le lieu de travail, j’évalue les gens uniquement sur la base de leur talent. Je dis que je ne veux pas parler d’animation, mais voilà, j’en parle tout le temps. Je crie que ce serait mieux si l’anime japonais disparaissait de la surface de la terre, puis je me retourne et m’inquiète pour mes amis animateurs qui n’ont pas de travail. Et après avoir gémi et gémi sur trop d’animation produite, j’ai immédiatement commencé à discuter de nouveaux projets. J’ai pleinement conscience que dans le monde d’aujourd’hui, pour créer des œuvres véritablement tournées vers l’humain, il faut accepter un horaire quotidien inhumain, et bien sûr je finis par devenir un bourreau de travail.
      (…) Je crois que mon dilemme est un joug semblable à celui que doit supporter le public, qui aspire à être libéré de sa vie quotidienne. Cela demande une forte volonté. C’est pourquoi je crois que la seule solution pour moi est de revenir encore et encore à mon point de départ.

      • #35622 Répondre
        Papo2ooo
        Invité

        merci Linconnu.
        j’ai seulement survolé pour l’instant, mais ça promet. très intéressant.

      • #35658 Répondre
        Guéguette
        Invité

        Merci. C’est très intéressant, mais avec Miyazaki, il faut savoir discerner le vrai du faux. Ses observations sur le business se mélangent parfois à sa tendance à ne trouver que son travail digne d’intérêt. Parfois sa pensée est une bouillie difficile à objecter tellement il mélange des faits ou essentialise des pratiques.
        La mise en scène « surexpressioniste » peut-être problématique quand tout l’épisode saccade grave mais tu as une attaque de boule de feu magnifiquement animée pendant 45 sec, et qui va exciter des générations de gamins qui grandiront dans la nostalgie de ses moments pourtant couillons.
        Par contre quand c’est Osamu Dezaki (Cobra, Ashita No Joe, Rémi sans famillle, BlackJack,…), c’est créer un style hyper particulier en jouant sur les limitations de son budget. Miyazaki a aussi dû jouer avec ses budgets à l’origine, et c’est un peu facile de se voir comme le seul chantre du mouvement. C’est une donnée purement matérielle, pas une volonté. A un moment tu es obligé de choisir les moments qu tu vas essayer de bichonner.
        Sur les pupilles hyper détaillées, ça a toujours été un marqueur du manga depuis son père fondateur, Osamu Tezuka, qui ne se cachait pas d’être fan de Mickey…Certes, on peut parler d’une dérive à un certain moment, mais ce n’est pas uniquement dû à une volonté consciente d’appâter le chaland. De même, le design des perso de Miyazaki est resté assez vieillot (c’est d’ailleurs ce qui m’a longtemps rebuté chez lui). Si tu les compares à ceux d’Otomo ou d’Oshii, c’est lui qui passera pour un racoleur enfantin….
        Bref, il y a à boire et à manger dans ses prises de parole, même si je l’adore!

        • #35720 Répondre
          Linconnu
          Invité

          Il dit quand même que certains ont réussi à faire de bonnes choses dans ce contexte.
          Mais justement, il explique bien que le style anime s’est créé sur des contraintes matérielles, industrielles et commerciales auxquelles il est devenu trop assujetti. Et quand une nouvelle génération arrive en ayant grandit avec ces anime et voulant simplement reproduire les mêmes sans en voir les défauts ça tourne en rond.
          Il faudrait voir comment s’est créé le style manga en parallèle, on connait un peu l’histoire de Tezuka inspiré de Disney etc. mais je ne connais pas plus que ça.
          Pour les pupilles je pense qu’il veut dire qu’à un moment l’industrie s’est plus concentrée sur la forme que le fond, pourquoi épuiser les animateurs dans ces détails si le fond ou les personnages ne sont pas intéressants (selon lui).

    • #35686 Répondre
      Baroques Calembredaines
      Invité

      Quel texte ! Pourrais-tu nous dire ou tu l’as trouvé ? J’ai cherché sur google mais rien ne sort… Merci pour le partage c’est un grand texte sur l’animation et l’art en général. Je savais que Miyazaki était amère sur l’animation et l’industrie culturelle japonaise qui a une tendance à l’auto-canibalisation et comme l’a fait remarqué François dans une interview quand l’art devient seulement auto-référentiel il perd touche avec le réel, d’où la fameuse blague « Anime was a mistake », mais je ne savais pas que Miyazaki avait si bien conscientisé toutes ces problématiques. Je conseil d’ailleurs les vidéos de Jonas Čeika, une sur les liens entre Heidegger et Miyazaki et l’autre sur Nietzsche et Berserk.

      Ce qu’il dit sur l’animation subordonné au manga est très intéressant, les grands fans d’animé finissent souvent par se concentrer sur les manga tant le système d’adaptation systématique fait que beaucoup d’animés ne sont créés que pour être de pâles imitations de manga (sauf exceptions, œuvres originales etc.). J’ai vu ici conseillé le vieil animé de Berserk, bon il n’est pas trop mauvais contrairement aux récentes adaptations qui sont des purges en CGI, mais faute du budget de l’époque ça reste un powerpoint du manga… On préférera franchement le manga donc… comme très souvent.

      Beaucoup de problèmes de l’animation ont déjà été abordés : Souvent un manga commence avec un concept très fort puis s’épuise rapidement et s’arrête abruptement, c’est tout le problème des séries et de la production à la chaîne au rythme effréné. L’exemple parfait étant l’attaque des titans : « j’ai vu des hommes bourrés, les mouvements de ces corps désarticulés, violents et joyeux m’ont effrayé, j’ai trouvé que ça serait une bonne base pour faire de l’horreur ». Super, sauf que ça a marché, donc il faut faire des saisons en plus, donc il faut penser une fin dans la précipitation, et après la saison 1 c’est la cata.

      Pour la question principale de ce sujet, pourquoi les mêmes thèmes narratifs, tout simplement parce que celui qui est décrit est celui des shōnen, les manga produits en masse pour jeunes ado. Quand on est passionné manga/animé heureusement on ne se limite pas à ce genre bien trop codifié puisque basé sur une catégorie marketing, même si en vérité le mot shōnen ratisse extrêmement large… La encore on constate, comme en littérature, que certains cherchant à défendre le manga ou l’animation nous les vendent bien mal en nous parlant de shōnen médiocres vus pendant l’adolescence et dont les ficelles sont pachydermiques à quiconque ne les voit pas avec les lunettes roses de la nostalgie. On a le droit d’avoir de la sympathie pour One Piece ou DBZ mais je ne vendrai pas l’animation sur ça.

      Je n’ai pas relu beaucoup de manga et animés depuis que je me suis replongé dans la littérature et le cinéma grâce à François donc mes recommandations ne seront pas originales et infaillibles même si j’ai fait attention à être attentif pour ne pas vous faire perdre votre temps.

      Animés :

      – Mob Psycho 100 : Écrit par One, qui est devenu mondialement connu grâce à One Punch Man qui parodiait déjà les codes du shōnen en racontant l’histoire d’un héro devenu si fort qu’il tuait ses ennemis en un coup de poing, Mob psycho renverse également les codes du shōnen mais va plus loin en brassant les thèmes de ce que veut dire avoir du talent, être meilleur que les autres, par rapport à soi en tant qu’humain, et par rapport aux autres, qu’est ce que je vaux en société, One approche ça de manière Rancièrienne en se moquant des grands méchants de shōnen c’est très drôle, frais et touchant. Le style graphique sort des canons habituels et l’animation rivalise de talent pour représenter les pouvoirs psychiques des médiums et leurs effets).
      – évidement les Miyazaki (Mes préférés étant Lupin III: Le château de Cagliostro, Le Voyage de Chihiro, Princesse Mononoké)
      – Humanity Has Declined : Un sorte de Alice au pays des merveilles avec une animation aux couleurs aquarelles que je trouve très belle, une narration et un humour absurdes originaux qui ne tiennent pas leur spectateur par la main).
      – Evangelion, ghost in the shell, et perfect blue ont déjà été cités et sont très biens aussi. Même si pour Evangelion au final ce que j’aime le plus c’est l’atmosphère plutôt que les dilemmes des personnages adolescents.

      Pour les Manga je ne me souvient que de mangas d’action un peu gores, comme je l’ai dit il faudrait que je relise du manga avec ma curiosité renouvelée, si ça ne vous dit pas vous pouvez passer ça et j’essaierai de lire d’autre chose pour la prochaine fois :

      – Berserk : L’histoire d’un jeune homme, Guts, né dans un monde de fantaisie médiévale cruel. Il parvient à survire en étant à son tour toujours plus cruel, brutal et cynique, jusqu’à rencontrer l’amitié et l’amour. Le manga brasse des thèmes existentialistes et surtout Nietzschéens. Les dessins de Kentarō Miura sont évidement sublimes avec les scènes de batailles dans lesquels le visage et le corps du berserk Guts ne finit par plus être représenté que par des mouvements furieux. Mais c’est aussi après le premier arc, quand Berserk devient un manga plus fantaisiste, que Kentarō Miura s’illustre dans ses paysages et créatures inspirés des peintures de Hieronymous Bosch.
      – Vagabond : Histoire de samouraï avec des illustrations de Takehiko d’une beauté qui parle pour elle même.
      – Dorohedoro : Drôle de mélange de manga très gore et humour léger avec des personnages atypiques et originaux. La narration pédale un peu vers le milieu, mais si on s’accroche l’ensemble est vraiment sympa.
      – Fullmetal Alchemist : J’ai revu l’animé récemment après avoir lu le manga ado, je ne sais pas s’il me plairait aujourd’hui.
      – Tomie : Des nouvelles d’horreur. Une nouvelle de quelques pages, une nouvelle façon d’avoir peur, c’est ça qui est fort avec Junji Itō.
      – Chainsawman : Un peu similaire à Dorohedoro quand j’y pense, mais avec une narration tout aussi foutraque mais plus dynamique, qui se perd moins en chemin.

      L’animation et le manga sont tenus par une industrie bien huilée, mais il en est de même pour le cinéma. Aucune raison donc de rejeter le média en entier, bien trop d’artistes ont fait leurs preuves dessus, la réticence que peut éprouver un littéraire ou un cinéphile pour ces milieux est peut être due au fait que ce sont les shōnen auxquels on est exposé quand on s’initie à ces arts. On parle encore si mal de manga et d’animation, or il suffit qu’un jour on nous en parle bien pour qu’on soit piqué de curiosité et qu’on découvre tout un monde. Après tout avant la gêne, il y avait peu d’endroit ou on parlait bien de cinéma et de littérature.

      • #35733 Répondre
        Guéguette
        Invité

        La série Berserk de 1997 était fauchée donc inintéressante? Même avec peu de moyen tu peux faire de la mise en scène, c’est tout le sujet.
        Il y aussi des choix d’adaptation tout à fait efficaces, une vraie interprétation de mise en scène, une approche spéciale sur les décors, un chara design de toute beauté et comme je disais une ost de folie (d’Hirasawa qu’on retrouve sur Paranoia Agent).
        La série couvre parfaitement le meilleur arc du Manga, qui lui devient ensuite un espèce de globibulga d’heroic fantasy peu digeste (le design des fées ne semblent pas matcher avec la dark fantasy des débuts etc..) et qui laisse tomber tout un pan de sa dramaturgie, rallonge la sauce à l’envie, mélange mal le tonalités, signes d’une construction scénaristique toute relative. Je préfère de loin la façon de représenter le sacrifice dans la série, notamment sur le viol de Casca, complètement libidineux dans le manga.

      • #35745 Répondre
        Papo2ooo
        Invité

        Hello Baroques Calembredaines,
        Je ne suis pas sûr d’avoir bien parlé de One Piece et d’avoir su cerner ce qui fait le succès mainstream de cet anime. Ma vision remonte à trop longtemps pour bien en parler et je suis pas très convaincu par mes paragraphes plus haut.
        En tous cas, je ne cherche pas à défendre l’animation ou les mangas. Critiquer One Piece, c’était sans doute trop facile, mais la critique doit être juste et directe. Jamais complaisante, sinon cela signifie que l’oeuvre critiquée est indigne d’une vraie critique et ne mérite pas la moindre considération.

        Pour le côté nietzschéen de Berserk ou rancérien de One Mob Psycho:
        Je ne conteste pas le droit de trouver des « accents nietzschéen » par exemple à Berserk. Je comprends d’ailleurs en quoi. Par contre je pense, et très honnêtement à regret, que personne ne pourra montrer, ne serait-ce à un degré minimal, que Berserk et le Gai Savoir sont des ouvrages d’une puissance comparable, et que la puissance des auteurs Nietzsche et Kentaro Miura est comparable. Ni en terme de style, ni en terme de pensée . Un abîme les sépare. J’ai un peu parlé de nietzsche dans le thread sur l’école, et ce n’est pas pour botter en touche, mais je ne sais même pas par où commencer pour montrer la différence. Cela ne signifie pas que Berserk est nul.

        De loin, j’ai l’impression que les séries d’animation/manga sériels sont comme les séries tv américaines.
        Il y a toujours des bonnes suprises (succession, ping pong the animation, the wire, Ghost in the shell, Gurren Lagann…) et je suis plutôt bon public, étant donné que j’ai grandi avec ça, mais je pense que l’examen critique rigoureux du genre dans son ensemble mettrait au jour une grande vacuité et un manque fondamental d’originalité et de prise de risque. On peut très bien me donner tort et je l’accepterai avec plaisir.
        La différence seinen, shonen et shojo, ne permettant pas de tout faire passer. D’autant plus que des trucs comme One mob psycho ou chainsaw man (pas vu ni l’un ni l’autre) me semblent assez proches du shonen.

        • #35747 Répondre
          Papo2ooo
          Invité

          j’ajoute, pour aller dans le sens de Guéguette, qu’il est possible que des oeuvres comme paranoia agent soient de grandes séries.
          auquel cas, le genre souffrirait en france et dans les pays anglo-saxon s’un manque d’appareil critique pour pouvoir s’approprier/se réapproprier ces oeuvres. Bonne nouvelle alors: tout le travail reste à faire.
          Dans la musique, il existe de grands artistes, voire des scènes, qui n’ont jamais critiquées et n’existent aujourd’hui plus que dans le coeur de d’amateurs très rares et passionnés, qui ont réussi à en sauvegarder la documentation.

          • #35753 Répondre
            Papo2ooo
            Invité

            Lorsque je parle de critique, il faut bien sûr comprendre un travail d’écriture pour accompagner le travail artistique.
            Pas des critique foireuses, un peu à l’emporte pièce, comme j’ai pu en émettre ici.
            Désolé en tous cas, si je fais preuve d’ignorance et je pense que je vais me calmer un peu sur l’esprit de contradiction qui ne mène pas à grand chose. Loin de moi la volonté d’empêcher des gens de jouir des animes et des mangas.

            • #35754 Répondre
              Guéguette
              Invité

              Il n’y a pas de problème. C’est très simple, il y a de la production d’exploitation et des œuvres. Et comme partout l’exploitation est majoritaire.

              • #35756 Répondre
                Papo2ooo
                Invité

                Oui, je te suis.
                Constatant que toutes les oeuvres que tu cites sont des oeuvres qui remontent un peu/pas mal (certaines qui figurent sur ma « wishlist » depuis longtemps et ça va peut être me donner l’impulsion d’aller voir) est-ce que tu penses que c’est le genre manga qui a laissé moins de place aux auteurs (comme dans cinéma d’auteurs) dans la dernière décennie ou est-ce que c’est en grandissant qu’on a perdu un peu le contact avec la production actuelle ?

                • #35757 Répondre
                  Papo2ooo
                  Invité

                  et d’accord avec l’idée que les limitations de budget/ techniques font aussi partie de l’originalité du genre.
                  (autre point commun historiquement avec le rap)

    • #35730 Répondre
      Linconnu
      Invité

      Merci pour ta réponse et tes recos.
      Le texte vient du recueil de textes et entretiens en anglais « Starting Point 1979-1996 ». Tu ne l’as pas trouvé parce que je l’ai passé dans Google Trad.
      Je l’ai en version papier mais tu peux le télécharger ici :
      https://oceanofpdf.com/authors/hayao-miyazaki/pdf-epub-starting-point-1979-1996-download
      Il y a un second volume, « Turning Point 1997-2008 » qui est téléchargeable aussi.
      J’ai coupé les passages du texte qui n’étaient pas trop dans le thème de la discussion. La plupart des textes ne parlent pas directement du milieu de l’animation, mais souvent de ses thématiques, de l’histoire du Japon ou des trucs techniques sur l’animation etc.
      Il y a quelques autres passages qui pourraient vous intéresser.
      .
      Concernant le meme « anime was a mistake », il a par contre dit ceci dans un docu :
      « Presque toute l’animation japonaise est produite sans pratiquement aucune base tirée de l’observation de personnes réelles. Elle est produite par des humains qui ne supportent pas de regarder d’autres humains. Et c’est pourquoi l’industrie regorge d’otaku. » (Débats enfllammés de fans vexés sur Twitter)
      Vrai ou pas, comme tu dis l’industrie de l’animation et des mangas n’est pas si différente d’Hollywood. Et si on compare aux films américains ou aux comics, et plus largement aux fictions populaires, beaucoup si ce n’est pas tous les personnages sont des figures types, Indiana Jones, Sherlock Holmes, James Bond, etc n’existent pas. Et leurs créateurs se réfèrent peu ou pas au réel pour les faire vivre. Et c’est peut-être ça qu’on aime dans ces récits (?). En tout cas c’est ça qu’ils pensent qu’on aime.

    • #35738 Répondre
      Guéguette
      Invité

      Sur Miyazaki, plus généralement, je dis juste qu’il faut se méfier de ses avis sur ce que l’animation devrait être.
      Encore une fois j’adore ses anime, et le Garçon et le Héron est pour moi son chef d’œuvre. Mais c’est aussi un ogre qui vampirise/martyrise toute sa production et ses collaborateurs. La réussite de Ghibli de son vivant mènera peut-être à sa perte dès sa disparition. Pour parvenir à ses fins, il n’a pas laissé beaucoup la place à d’autres façon de faire…et ensuite se plaint du manque d’initiative ou de style chez les jeunes pousses de son studio. Il a tendance à massacrer tout ce qui n’est pas de lui, et pas seulement les anime à la chaîne.
      C’est d’ailleurs à l’image de ses itw, il est très contradictoire. Il dit concrètement vouloir tout changer et abandonner, pour finalement avouer qu’il n’y arrive jamais.

      • #35755 Répondre
        Linconnu
        Invité

        C’est clair qu’il critique le système des studios d’animation et se dit nostalgique des premiers temps, mais il a à peu près reproduit les mêmes conditions chez Ghibli, un peu mieux payés et en salariant ses employés. Et en même temps ça l’arrange bien pour ses films. Mais est-ce qu’on peut vraiment faire autrement aujourd’hui dans des gros budgets ? Il avoue lui même être un paquet de contradictions et avoir brisé plusieurs talents à Ghibli.
        Mais je trouve quand même que ses constats et ses réflexions sont pertinentes et donnent à penser. Et peuvent recouper certaines critiques des séries qu’on trouve sur ce forum. J’aime bien son idéalisme, mais oui il ne faut pas prendre ça comme parole d’évangile.

      • #42046 Répondre
        Ourson
        Invité

        Quand t’as dit que Miyazaki était un ogre qui vampirisait et massacrait tout j’ai imaginé Miyazaki sous la forme d’une espèce de monstre géant Miyazakien qui se nourrit des dessins de ses employés pour régurgiter les siens dans une grande imprimerie féerique

    • #37172 Répondre
      Dilaw
      Invité

      Akira toriyama est mort… je suis triste 😔 toute une génération bercé par son trait singulier.

      • #37183 Répondre
        SutterK
        Invité

        Même si je trouve Dragon Ball assez mauvais au regard de tout ce qui peut se faire d’autre dans le manga, je trouve cette mort triste (68 ans, c’est jeune) bien symptomatique de la faible espérance de vie des mangakas.
        Entre lui et Miura qui sont morts, Togashi en hiatus perpétuel, Inoue en burn-out qui abandonne « Vagabond » en plein milieu pour écrire son manga sur le handisport, Oda qui terminera One Piece sur son lit d’hôpital et crèvera de fatigue le lendemain, y a quand même un souci.

        • #37213 Répondre
          Dilaw
          Invité

          Et oui, c’est triste et on peut espérer qu’un vend nouveau souffle et change un peu la cadence des mangakas. On attendant, au moins leurs œuvres resteront comme témoignages de leurs passage sur terre.

      • #37229 Répondre
        Parfaitement à l’eau
        Invité

        Ça me donne envie de relire quelques Dr Slump pour retomber dans son humour pipi caca culotte. J’aime beaucoup son dessin, tout en rondeur et en détail. C’est celui qui maitrise le plus le changement de physionomie des personnages selon la situation qui est propre au manga (exemple : le personnage se transforme en playboy costard cravate lors qu’on lui fait des compliment ou qu’il drague).

    • #38416 Répondre
      Paurice Mialat
      Invité

      Globalement, je n’aime pas les animés (les séries en général), étant bien souvent traités par les studios uniquement comme des produits dérivés des mangas qu’ils adaptent (en plus d’adapter des mangas déjà mauvais pour certains), mais je dois bien avouer que je me suis laissé séduire par DevilMan CryBaby de Masaaki Yuasa, car c’est peut-être l’une des seules pour laquelle son médium compte et dont les rênes ont été confiées à un réalisateur compétent (comme pour « Night is Short Walk » on Girl, super film).

      • #42008 Répondre
        Dilaw
        Invité

        je ne connaissais pas l’oeuvre de devilman ancienne juste cette version netflix, et tout comme toi ça m’as séduit : )

    • #42009 Répondre
      Dilaw
      Invité

      c’est pas du manga, MAIS JE VIENS DE RECEVOIR UNE GROSSE CLAQUE de la part de l’oeuvre de jodorowsky et moebius (jean giraud) repsectivement appelé « l’Incal » … je suis entrain d’écouter ses belles paroles, il m’as aussi donné envie de voir ses films aussi (puis ce askiparait, c’est censé avoir était un grand nom ? je ne sais pas vous m’en direz) https://www.youtube.com/watch?v=fSsGxOdyH7c&t=741s

      • #42012 Répondre
        Leo Landru
        Invité

        Tiens je passe en coup de vent, j’en profite pour te proposer l’étonnant Housing Complex C (4 épisodes au total, on est loin de Dragon Ball). Une série horrifique poétique qui m’a gentiment ému. Vu sur Adult Swim. Bonne réception Dilaw.

        • #57980 Répondre
          Dilaw
          Invité

          je viens de voir après une éternité : ) j’approuve : D

    • #56700 Répondre
      Lux
      Invité

      Un manga que je recommande fortement est Hunter x Hunter. Tant pour le fond que pour la finesse de sa forme, cette œuvre m’a ouvert les portes d’une dimension de la bande dessinée — japonaise — que je n’avais jamais explorée auparavant.

      • #57993 Répondre
        Froulano
        Invité

        J’ai lu tout hunter X hunter et c’est vraiment pas terrible. C’est complètement décousu, les personnages n’ont aucune épaisseur, les combats sont ineptes… Et encore je suis gentil, c’est vraiment du shonen (manga pour enfant/ado) daté et sans intérêt, c’est pas mieux que Naruto. Donc je doute que quiconque aussi s’y penche avec intérêt, et s’il avait l’idée de le faire, je lui conseillerai de ne pas perdre son temps.

    • #56707 Répondre
      Demi Habile
      Invité

      Phenom ´ enologie du Higgs aupr ´ es des collisionneurs hadroniques : `
      du Modele Standard a la Supersym etrie. ´
      R´esum´e
      Cette these, conduite dans le contexte de la recherche du boson de Higgs, derniere pi`ece
      manquante du m´ecanisme de brisure de la sym´etrie ´electrofaible et qui est une des plus importantes recherches aupr`es des collisionneurs hadroniques actuels, traite de la ph´enom´enologie
      de ce boson a la fois dans le Modele Standard (SM) et dans son extension supersym´etrique
      minimale (MSSM). Apres un r´esum´e de ce qui constitue le Modele Standard dans une premi`ere partie, nous pr´esenterons nos pr´edictions pour la section efficace inclusive de production
      du boson de Higgs dans ses principaux canaux de production aupr`es des deux collisionneurs
      hadroniques actuels que sont le Tevatron au Fermilab et le grand collisionneur de hadrons
      (LHC) au CERN, en commen¸cant par le cas du Mod`ele Standard. Le principal r´esultat pr´esent´e est l’´etude la plus exhaustive possible des diff´erentes sources d’incertitudes th´eoriques
      qui p`esent sur le calcul : les incertitudes d’´echelles vues comme une mesure de notre ignorance
      des termes d’ordre sup´erieur dans un calcul perturbatif `a un ordre donn´e, les incertitudes reli´ees aux fonctions de distribution de partons dans le proton/l’anti–proton (PDF) ainsi que
      les incertitudes reli´ees `a la valeur de la constante de couplage fort, et enfin les incertitudes
      provenant de l’utilisation d’une th´eorie effective qui simplifie le calcul des ordres sup´erieurs
      dans la section efficace de production. Dans un second temps nous ´etudierons les rapports
      de branchement de la d´esint´egration du boson de Higgs en donnant ici aussi les incertitudes
      th´eoriques qui p`esent sur le calcul. Nous poursuivrons par la combinaison des sections efficaces
      de production avec le calcul portant sur la d´esint´egration du boson de Higgs, pour un canal
      sp´ecifique, montrant quelles en sont les cons´equences int´eressantes sur l’incertitude th´eorique
      totale. Ceci nous ameneraa un r´esultat significatif de la th`ese qui est la comparaison avec l’exp´erience et notamment les r´esultats des recherches du boson de Higgs au Tevatron. Nous irons
      ensuite au-dela du Modele Standard dans une troisieme partie ou nous donnerons quelques
      ingr´edients sur la supersym´etrie et sa mise en application dans le MSSM o`u nous avons cinq
      bosons de Higgs, puis nous aborderons leur production et d´esint´egration en se focalisant sur
      les deux canaux de production principaux par fusion de gluon et fusion de quarks b. Nous
      pr´esenterons les r´esultats significatifs quant `a la comparaison avec aussi bien le Tevatron que
      les r´esultats tr`es r´ecents d’ATLAS et CMS au LHC qui nous permettront d’analyser l’impact
      de ces incertitudes sur l’espace des param`etres du MSSM, sans oublier de mentionner quelques
      bruits de fond du signal des bosons de Higgs. Tout ceci va nous permettre de mettre en avant
      le deuxieme r´esultat tres important de la th`ese, ouvrant une nouvelle voie de recherche pour
      le boson de Higgs standard au LHC. La derni`ere partie sera consacr´ee aux perspectives de
      ce travail et notamment donnera quelques r´esultats pr´eliminaires dans le cadre d’une ´etude
      exclusive, d’un int´erˆet primordial pour les exp´erimentateurs.
      Mots-clefs : Mod`ele Standard, Higgs, Supersym´etrie, Chromodynamique quantique, incertitudes th´eoriques.

      Abstract
      This thesis has been conducted in the context of one of the utmost important searches at
      current hadron colliders, that is the search for the Higgs boson, the remnant of the electroweak
      symmetry breaking. We wish to study the phenomenology of the Higgs boson in both the
      Standard Model (SM) framework and its minimal Supersymmetric extension (MSSM). After
      a review of the Standard Model in a first part and of the key reasons and ingredients for
      the supersymmetry in general and the MSSM in particular in a third part, we will present the
      calculation of the inclusive production cross sections of the Higgs boson in the main channels at
      the two current hadron colliders that are the Fermilab Tevatron collider and the CERN Large
      Hadron Collider (LHC), starting by the SM case in the second part and presenting the MSSM
      results, where we have five Higgs bosons and focusing on the two main production channels that
      are the gluon gluon fusion and the bottom quarks fusion, in the fourth part. The main output
      of this calculation is the extensive study of the various theoretical uncertainties that affect the
      predictions: the scale uncertainties which probe our ignorance of the higher–order terms in a
      fixed order perturbative calculation, the parton distribution functions (PDF) uncertainties and
      its related uncertainties from the value of the strong coupling constant, and the uncertainties
      coming from the use of an effective field theory to simplify the hard calculation. We then
      move on to the study of the Higgs decay branching ratios which are also affected by diverse
      uncertainties. We will present the combination of the production cross sections and decay
      branching fractions in some specific cases which will show interesting consequences on the
      total theoretical uncertainties. We move on to present the results confronted to experiments
      and show that the theoretical uncertainties have a significant impact on the inferred limits
      either in the SM search for the Higgs boson or on the MSSM parameter space, including some
      assessments about SM backgrounds to the Higgs production and how they are affected by
      theoretical uncertainties. One significant result will also come out of the MSSM analysis and
      open a novel strategy search for the Standard Higgs boson at the LHC. We finally present in
      the last part some preliminary results of this study in the case of exclusive production which
      is of utmost interest for the experimentalists.
      Keywords : Standard Model, Higgs, Supersymmetry, QCD, theoretical uncertainties.

      Remerciements
      Trois ann´ees ont pass´e depuis que j’ai pouss´e pour la premi`ere fois les portes du Laboratoire de Physique Th´eorique d’Orsay, chaleureusement accueilli par son directeur Henk
      Hilhorst que je remercie beaucoup. Trois ann´ees d’une activit´e intense, aussi bien dans
      mes recherches scientifiques au LPT et au CERN, dans le groupe de physique th´eorique,
      ou j’ai pass´e quelques moisa partir de la seconde ann´ee, que dans mes activit´es hors
      recherche au sein de l’universit´e Paris-Sud 11. J’ai appris beaucoup et rencontr´e un certain nombre de personnes dont je vais me rappeler pour longtemps, si je ne les ´enum`ere
      pas ici qu’elles veuillent bien me pardonner cela ne signifie pas que je les ai pour autant
      oubli´ees.
      Tout ceci n’aurait pu se faire sans les encouragements, les conseils et les discussions passionn´ees avec Abdelhak Djouadi, mon directeur de th`ese qui a guid´e ainsi mes
      premiers pas de professionnel dans ma carri`ere de physicien th´eoricien des particules
      ´el´ementaires. Je l’en remercie profond´ement et j’esp`ere qu’il aura appr´eci´e notre collaboration autant que moi, aussi bien lors de notre travail qu’en dehors.
      Je voudrais aussi remercier Rohini Godbole avec qui j’ai collabor´e sur la passionnante
      physique du Higgs au Tevatron. Je ne peux non plus oublier Ana Teixeira pour son
      soutien constant et les nombreuses discussions passionnantes aussi bien scientifiques que
      personnelles que nous avons eues ensemble. Ma premi`ere ann´ee en tant que doctorant
      lui doit beaucoup.
      Je remercie aussi tous les membres de mon jury de th`ese et en particulier mes deux
      rapporteurs qui m’ont certainement maudit d’avoir ´ecrit autant, non seulement pour le
      temps qu’ils auront pris pour assister a ma soutenance et lire ma these, mais aussi pour
      toutes leurs judicieuses remarques et questions.
      Aussi bien le LPT que le CERN se sont r´ev´el´es des lieux tr`es enrichissants pour
      le d´ebut de ma carri`ere scientifique. Je voudrais profiter tout d’abord de ces quelques
      mots pour remercier les ´equipes administratives des deux laboratoires pour leur aide au
      jour le jour, toujours avec le sourire, et pour toute leur aide dans mes divers voyages
      scientifiques. Je remercie aussi tous les chercheurs de ces deux laboratoires pour toutes les
      discussions que j’ai eues et qui m’ont beaucoup appris. Je pense tout particuli`erement
      a Asmˆaa Abada eta Gr´egory Moreau d’un cˆot´e, `a G´eraldine Servant et Christophe
      Grojean qui m’a invit´e `a venir au CERN, de l’autre. Je ne peux bien sur pas oublier les
      doctorants et jeunes docteurs du groupe de physique th´eorique du CERN, Sandeepan
      Gupta, Pantelis Tziveloglou et tous les autres, ainsi que L´ea Gauthier, doctorante au
      CEA, que j’ai rencontr´ee au CERN : les magnifiques randonn´ees autour de Gen`eve
      que nous avons faites ont ´et´e salutaires. Enfin je remercie aussi tous mes camarades
      doctorants et jeunes docteurs du SINJE `a Orsay pour tous les merveilleux moments que
      nous avons pass´es et toutes les discussions passionn´ees et passionnnantes, je ne vous cite
      pas tous mais le cœur y est. Je pense quand mˆeme tout particulierementa mes camarades
      ayant partag´e mon bureau et bien plus, Adrien Besse et C´edric Weiland, mais aussi `a
      Guillaume Toucas, Blaise Gout´eraux et Andreas Goudelis. J´er´emie Quevillon qui va
      prendre ma succession aupres de mon directeur de these n’est pas non plus oubli´e. Mes
      amis de Toulouse eux aussi sont loin d’avoir ´et´e oubli´es et ont fortement contribu´e non
      seulement a rendre exceptionnel mon stage de Master 2 mais aussi ma premiere ann´ee
      de these, de loin en loin : mercia Ludovic Arnaud, Gaspard Bousquet, Arnaud Ralko,
      Cl´ement Touya, Fabien Trousselet, mais aussi mes deux tuteurs Nicolas Destainville et
      Manoel Manghi.
      Je ne peux terminer sans exprimer ma profonde gratitude a ma famille eta mes amis
      de longue date, qui se reconnaˆıtront. Anne, Charles, Elise, Gaetan, Lionel, Mathieu,
      Matthieu, Patrick, Pierre, Rayna, Sophie, Yiting et tous ceux que je n’ai pas cit´es mais
      qui sont dans mes pens´ees, ces mots sont pour vous ! Le mot de la fin revient `a ma
      fianc´ee, Camille : sans ton profond amour et ton soutien constant, ces trois derni`eres
      ann´ees auraient ´et´e bien diff´erentes, et certainement pas aussi f´econdes. Merci pour tout.
      Acknowledgments
      Three years have now passed since my first steps in the Laboratoire de Physique
      Th´eorique at Orsay, where I have been warmly welcomed by its director Henk Hilhorst
      that I thank a lot. They have been very intense, both in the laboratory and at the CERN
      Theory Group in Geneva, where I spent some months starting from the second year. I
      have learnt much, either within these labs or outside, encountered many people that I
      will remember for a long time. If some of you are not cited in these acknowledgments,
      please be kind with me: that does not mean I have forgotten you.
      This would have never been possible without the constant encouragement, advices
      and fruitful discussions with Dr. Abdelhak Djouadi, my thesis advisor, who guided my
      first steps in theoretical particle physics research. I hope he got as much great time as
      I had working with him and more than that.
      I also would like to thank Pr. Rohini Godbole whom I worked with from time to
      time on Higgs physics at the Tevatron. I cannot also forget Dr. Ana Teixeira for her
      constant support and all the great discussions on various topics we had together. My
      first year as a PhD candidate was scientifically exciting thanks to her.
      I am very grateful to all the members in the jury for my defence, for the time they
      would took and the useful comments. In particular I would like to thank my two referees
      who certainly have cursed me for the length of the thesis.
      The LPT environnement as well as the CERN Theory Group have been proven to be
      very fruitful environnements for the beginning of my career. I then would like to thank
      the administrative staff from both laboratories for their constant help in day–to–day life
      and support when I had to travel for various workshops, conferences or seminars. I would
      like to thank all the members of these two groups for the very passionate discussions
      we had and where I have learnt a lot. I dedicate special thanks to Asmˆaa Abada and
      Gr´egory Moreau on the one side, G´eraldine Servant and also Christophe Grojean, who
      invited me to come by, on the other side. I cannot forget the PhD candidates and
      post-doctoral researchers from the CERN Theory Group, Sandeepan Gupta, Pantelis
      Tziveloglou and all the others, not to forget L´ea Gauthier, who is a PhD candidate
      at the CEA and was at CERN at that time: the hiking we did in the Jura and Alps
      around Geneva were great. I also would like to thank all my SINJE fellows at the
      LPT, with whom I had so many great time and passionate discussions; you are not all
      cited but I do not forget you. I dedicate special thanks to my office (and more than
      office) friends Adrien Besse and C´edric Weiland, and also to Blaise Gout´eraux, Andreas
      Goudelis and Guillaume Toucas. The next PhD candidate, J´er´emie Quevillon, who will
      follow my path, is also thanked for the discussions we had. I finally cannot forget my
      friends from Toulouse, where I did my Master 2 internship and whom I collaborated with
      during my first PhD thesis year from time to time: many thanks to Ludovic Arnaud,
      Gaspard Bousquet, Arnaud Ralko, Cl´ement Touya, Fabien Trousselet, and also to my
      two internship advisors Nicolas Destainville and Manoel Manghi.
      I now end this aknowledgments by expressing my deep gratitude and love to my family and long–time friends who will recognize themselves. Anne, Charles, Elise, Gaetan,
      Lionel, Mathieu, Matthieu, Patrick, Pierre, Rayna, Sophie, Yiting and all the others,
      these words are for you! The last word is for Camille, my fiancee: without your deep
      love and constant support these three years would have been without doubts completely
      different and not as fruitful.

      Contents
      Introduction 1
      I A brief review of the Standard Model of particle physics 5
      1 Symmetry principles and the zoology of the Standard Model 6
      1.1 A brief history of the Standard Model . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
      1.2 Gauge symmetries, quarks and leptons . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
      2 The Brout–Englert–Higgs mechanism 16
      2.1 Why do we need the electroweak symmetry breaking? . . . . . . . . . . . 16
      2.2 The spontaneous electroweak symmetry breaking . . . . . . . . . . . . . 19
      II SM Higgs production and decay at hadron colliders 27
      3 Where can the SM Higgs boson be hiding? 29
      3.1 Theoretical bounds on the Higgs mass . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
      3.2 Experimental bounds on the Higgs mass . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
      4 Higgs production at the Tevatron 43
      4.1 The main production channels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
      4.2 Scale variation and higher order terms . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58
      4.3 The PDF puzzle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67
      4.4 EFT and its uncertainties . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 77
      4.5 Combination and total uncertainty . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 81
      4.6 Summary and outlook . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 88
      4.A Appendix: analytical expressions for µR–NNLO terms in gg → H . . . . 90
      5 Higgs production at the LHC 92
      5.1 The main channel at the lHC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 93
      5.2 The scale uncertainty . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 97
      5.3 The PDF+αS uncertainty . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 98
      5.4 EFT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 102
      5.5 Total uncertainy at 7 TeV . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 106
      5.6 LHC results at different center–of–mass energies . . . . . . . . . . . . . 110
      5.7 Summary and outlook . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 115
      6 Higgs decay and the implications for Higgs searches 116
      6.1 Important channels for experimental search . . . . . . . . . . . . . . . . 116
      6.2 Uncertainties on the branching ratios . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 121
      6.3 Combination at the Tevatron . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 125
      6.4 Combination at the LHC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 128
      6.5 The Tevatron exclusion limit . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 129
      6.6 Summary of the results . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 135
      III The Minimal Supersymmetric extension of the Standard
      Model 137
      7 Why Supersymmetry is appealing 138
      7.1 The hierarchy problem . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 138
      7.2 Coupling constants convergence at high energies . . . . . . . . . . . . . 140
      7.3 SUSY and Dark Matter searches . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 142
      8 Formal SUSY aspects 145
      8.1 SUSY Algebra . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 145
      8.2 Superspace, superfields and superpotential . . . . . . . . . . . . . . . . . 149
      8.3 Soft SUSY breaking . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 153
      9 The Minimal Supersymmetric Standard Model 156
      9.1 Fields content: Higgs and SUSY sectors of the MSSM . . . . . . . . . . 156
      9.2 The Higgs sector and the number of Higgs doublets . . . . . . . . . . . . 161
      9.3 The MSSM is not the end of the story . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 168
      IV MSSM Higgs(es) production and decay 171
      10 The MSSM Higgs sector at hadron colliders 173
      10.1 SUSY corrections to Higgs couplings to fermions . . . . . . . . . . . . . 173
      10.2 Model independence of the results . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 177
      11 MSSM Higgs production at the Tevatron 180
      11.1 Gluon–gluon fusion and bottom quarks fusion . . . . . . . . . . . . . . . 181
      11.2 The scale uncertainty . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 184
      11.3 The PDF and αS uncertainties . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 186
      11.4 The b–quark mass uncertainty . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 187
      11.5 Summary and combination of the different sources of uncertainties . . . . 190
      12 MSSM Higgs production at the LHC 192
      12.1 Gluon–gluon fusion and bottom quarks fusion channels . . . . . . . . . . 192
      12.2 The scale uncertainty at the lHC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 194
      12.3 The PDF and αS uncertainties at the lHC . . . . . . . . . . . . . . . . . 195
      12.4 The b–quark mass issue . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 197
      12.5 Combination and total uncertainty . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 198
      12.6 The case of the charged Higgs production in association with top quark
      at the LHC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 201
      13 Higgs→ τ τ channel and limits on the MSSM parameter space 209
      13.1 The main MSSM Higgs branching ratios . . . . . . . . . . . . . . . . . . 209
      13.2 Combination of production cross section and Higgs→ τ τ decay . . . . . 212
      13.3 Impact of the theoretical uncertainties on the limits on the MSSM parameter space . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 219
      13.4 Consequences on the SM H → τ τ search at the LHC . . . . . . . . . . . 224
      13.5 Summary and outlook . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 226
      V Perspectives 229
      14 Exclusive study of the gluon–gluon fusion channel 230
      14.1 Exclusive SM Higgs production . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 231
      14.2 SM Backgrounds . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 234
      Conclusion 236
      A Appendix : Synopsis 240
      A.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 240
      A.2 Production et d´esint´egration du boson de Higgs du Mod`ele Standard . . 244
      A.3 Le Mod`ele Standard Supersym´etrique Minimal (MSSM) . . . . . . . . . . 252
      A.4 Production et d´esint´egration des bosons de Higgs supersym´etriques . . . 256
      A.5 Perspectives . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 261
      References 263
      List of Figures
      1 Feynman diagrams at the Born level for the process e
      +e
      − → W+W− . . 17
      2 Higgs potential in the case of a real scalar field, depending on the sign of
      the mass term . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
      3 Higgs potential in the case of the SM . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
      4 Tree–level SM Higgs boson couplings to gauge bosons and fermions . . . 25
      5 One–loop SM Higgs boson couplings to the photons and the gluons . . . 25
      6 Feynman diagrams up to one–loop correction for the Higgs self–coupling 34
      7 Theoretical bounds on the Higgs mass in function of the scale of new
      physics beyond the SM . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
      8 Electroweak precision data . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
      9 Indirect constraints on the SM Higgs boson mass . . . . . . . . . . . . . 40
      10 95%CL exclusion limit on the SM Higgs boson mass at the LEP collider . 41
      11 95%CL exclusion limit on the SM Higgs boson mass at the Tevatron collider 43
      12 Feynman diagrams of the four main SM Higgs production channel . . . . 49
      13 Some Feynman diagrams for NLO SM gg → H production . . . . . . . . 50
      14 Some Feynman diagrams for NNLO SM gg → H production . . . . . . . 51
      15 NLO QCD corrections to pp¯ → V

      . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55
      16 NNLO QCD corrections to pp¯ → V

      . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56
      17 Total cross sections for Higgs production at the Tevatron in the four main
      channels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58
      18 Scale variation in the gg → H process at the Tevatron . . . . . . . . . . 62
      19 Scale variation in the pp¯ → W H process at the Tevatron . . . . . . . . . 67
      20 Comparison between different PDFs sets in gg → H at the Tevatron
      using CTEQ/ABKM/MSTW PDF sets for 90%CL uncertainties and
      MSTW/ABKM/HERA/JR for central predictions comparison . . . . . . 70
      21 Comparison between MSTW PDFs set and ABKM PDFs set predictions
      in gg → H channel at the Tevatron as for the uncertainties related to
      PDF+∆αs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 73
      22 The total PDF, PDF+∆expαs and PDF+∆exp+thαs uncertainties in gg →
      H at the Tevatron using the MSTW PDFs set. . . . . . . . . . . . . . . . 75
      23 Central predictions for NNLO pp¯ → W H at the Tevatron using the
      MSTW, CTEQ and ABKM PDFs sets, together with their 90% CL PDF
      uncertainty . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 76
      24 Comparison between MSTW PDFs set and ABKM PDFs set predictions
      in pp¯ → W H channel at the Tevatron as for the uncertainties related to
      PDF+∆αs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 76
      25 b–loop uncertainty in gg → H at the Tevatron . . . . . . . . . . . . . . . 79
      26 EW uncertainties in gg → H at the Tevatron . . . . . . . . . . . . . . . . 81
      27 Production cross sections for gg → H at the Tevatron together with the
      total theoretical uncertainties . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 85
      28 Production cross sections for pp¯ → W H and pp¯ → ZH at the Tevatron
      together with the total theoretical uncertainties . . . . . . . . . . . . . . 88
      29 Total cross sections for SM Higgs production at the lHC . . . . . . . . . 95
      30 Scale uncertainty at the lHC in gg → H at NNLO . . . . . . . . . . . . . 98
      31 PDF and ∆exp,thαs uncertainties in gg → H at the lHC . . . . . . . . . . 99
      32 Comparison between the predictions given by the four NNLO PDF sets
      for gg → H at the lHC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 100
      33 Uncertainties due to EFT in the top quark and bottom quark loops of
      gg → H at NNLO at the lHC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 104
      34 Total uncertainty due to the EFT approach in gg → H at NNLO at the
      lHC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 105
      35 Central prediction with its total uncertainty for gg → H at NNLO at the
      lHC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 107
      36 Central predictions for gg → H at NNLO at the lHC with √
      s = 8, 9, 10
      TeV . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 111
      37 Scale and total EFT uncertainties in gg → H at the LHC with √
      s = 14
      TeV . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 113
      38 PDF+∆exp,thαs uncertainties and the comparison between the 4 NNLO
      PDF sets in gg → H at the LHC with √
      s = 14 TeV . . . . . . . . . . . . 113
      39 Central prediction and total uncertainty in gg → H at NNLO at the LHC
      with √
      s = 14 TeV . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 113
      40 SM Higgs decay channels on the interesting Higgs mass range . . . . . . 117
      41 The Higgs decays branching ratios together with the total uncertainty
      bands . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 124
      42 The production cross section times branching ratio for SM pp¯ → W H →
      W b¯b and gg → H → W+W− at the Tevatron together with the total
      uncertainty . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 128
      43 The production cross section times branching ratio for SM gg → H →
      W+W− at the lHC together with the total uncertainty . . . . . . . . . . 129
      44 The SM Higgs boson production cross section gg → H at the Tevatron
      together with the total uncertainty using 4 different ways of adding the
      theoretical uncertainties . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 130
      45 The CDF/D0 95%CL limit on the SM Higgs boson mass confronted to
      our theoretical expectations in a naive approach. . . . . . . . . . . . . . . 132
      46 The luminosity needed by the CDF experiment to recover their current
      claimed sensitivity when compared to our theoretical expectations for the
      uncertainty . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 135
      47 One–loop corrections to the Higgs boson mass within the SM . . . . . . . 139
      48 One–loop corrections to gauge couplings . . . . . . . . . . . . . . . . . . 141
      49 SU(3)c × SU(2)L × U(1)Y gauge couplings running from the weak scale
      up to the GUT scale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 142
      50 Possible proton decay in SUSY theories without R–parity conservation . 143
      51 The constrained NMSSM parameter space . . . . . . . . . . . . . . . . . 170
      52 The impact of main one–loop SUSY corrections to the Φb
      ¯b coupling in
      the MSSM at hadron colliders . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 178
      53 Feynman diagrams for the bottom quark fusion process in the MSSM . . 184
      54 The NLO gg → A and NNLO b
      ¯b→A cross sections at the Tevatron with
      tan β = 30 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 185
      55 Scale uncertainty in the gg → Φ and b
      ¯b → Φ processes at the Tevatron . 186
      56 PDF+∆exp,thαs uncertainty in the gg → Φ and bb → Φ processes at the
      Tevatron . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 187
      57 The comparison between the MSTW, ABKM and JR prediction for the
      NNLO bottom quark fusion cross section at the Tevatron . . . . . . . . . 187
      58 Specific b–quark mass uncertainties in the gg → Φ and b
      ¯b → Φ processes
      at the Tevatron . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 190
      59 The gg → A and b
      ¯b → A cross sections at the Tevatron together with
      their different sources of uncertainty and the total uncertainties . . . . . 191
      60 The gg → Φ and b
      ¯b → Φ at the LHC for different center–of–mass energies 194
      61 Scale uncertainty in the gg → Φ and b
      ¯b → Φ processes at the lHC . . . . 195
      62 PDF+∆αs uncertainty in the gg → Φ and bb → Φ processes at the lHC . 196
      63 Comparison between the different PDFs sets in the gg → Φ and b
      ¯b → Φ
      processes at the lHC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 196
      64 Specific b–quark mass uncertainties in the gg → Φ and b
      ¯b → Φ processes
      at the lHC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 198
      65 The gg → Φ and b
      ¯b → Φ cross sections at the lHC together with their
      different sources of uncertainty and the total uncertainties . . . . . . . . 199
      66 LO σ(gb → tL,RH−) cross section and polarization asymmetry at the lHC
      in the MSSM in two benchmark scenarios as a function of tan β . . . . . 205
      67 Scale and PDF dependence on top–charged Higgs asymmetry at the lHC 206
      68 The impact of the NLO SUSY corrections on the top–charged Higgs asymmetry at the LHC with √
      s = 14 TeV . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 208
      69 CP–odd A boson production in the pp¯ → A → τ

      − channel at the
      Tevatron together with the total uncertainty . . . . . . . . . . . . . . . . 215
      70 The total uncertainties on the MSSM Higgs production in the gg → Φ
      and b
      ¯b → Φ channels at the lHC including the impact of the Φ → τ


      branching fraction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 216
      71 CP–odd A boson production in the pp → A → τ

      − channel at the lHC
      together with the total uncertainty . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 219
      72 The 95%CL limits on the MSSM parameter space using our theoretical
      uncertainties confronted to the Tevatron results . . . . . . . . . . . . . . 221
      73 The 95%CL limits on the MSSM parameter space using our theoretical
      uncertainties confronted to the lHC results . . . . . . . . . . . . . . . . . 222
      74 Expectations at higher luminosity at the lHC for the 95%CL limits on
      the MSSM parameter space using our theoretical calculation . . . . . . . 223
      75 The MSSM Higgs analysis applied to the SM H → τ

      − search channel
      compared to the ATLAS H → γγ limits . . . . . . . . . . . . . . . . . . 226
      76 Potentiel de Higgs dans le cas d’un champ scalaire r´eel selon le signe du
      terme de masse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 242
      77 Incertitude d’´echelle dans le processus gg → H au Tevatron . . . . . . . . 246
      78 Comparaison entre les pr´edictions des diff´erentes collaborations de PDFs
      pour le canal gg → H au NNLO en QCD . . . . . . . . . . . . . . . . . . 247
      79 Incertitude PDF+∆αs dans les canaux de production gg → H et pp¯ →
      HW au Tevatron . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 248
      80 Sections efficaces de production inclusives des canaux gg → H et pp¯ →
      HV au Tevatron ainsi que les incertitudes th´eoriques totales associ´ees . . 249
      81 Sections efficaces de production inclusives du canal gg → H au LHC `a 7
      et 14 TeV ainsi que les incertitudes th´eoriques totales associ´ees . . . . . . 250
      82 Luminosit´e n´ecessaire `a l’exp´erience CDF afin qu’elle obtienne la sensibilit´e qu’elle pr´etend avoir actuellement, en tenant compte de nos incertitudes th´eoriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 251
      83 Les sections efficaces de production inclusives du boson de Higgs A du
      MSSM au Tevatron dans les canaux gg → A et b
      ¯b → A accompagn´ees
      des incertitudes th´eoriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 258
      84 Les sections efficaces de production inclusives du boson de Higgs Φ du
      MSSM au lHC dans les canaux gg → Φ et b
      ¯b → Φ accompagn´ees des
      incertitudes th´eoriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 258
      85 Les limites a 95% de niveau de confiance sur l’espace des parametres du
      MSSM en tenant compte de nos incertitudes th´eoriques confront´ees aux
      donn´ees du Tevatron et du lHC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 260
      86 L’analyse MSSM des bosons de Higgs neutres appliqu´ee au canal de
      recherche H → τ

      − du Mod`ele Standard, compar´ee aux r´esultats
      obtenus par ATLAS dans le canal H → γγ . . . . . . . . . . . . . . . . . 261

      List of Tables
      1 The fermionic content of the Standard Model . . . . . . . . . . . . . . . 13
      2 The NNLO total Higgs production cross sections in the gg → H process
      at the Tevatron together with the detailed theoretical uncertainties as
      well as the total uncertainty . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 84
      3 The NNLO total cross section for Higgs–strahlung processes at the Tevatron together with the detailed theoretical uncertainties and the total
      uncertainty . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 86
      4 The total Higgs production cross sections in the four main production
      channels at the lHC with √
      s = 7 TeV . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 96
      5 The NNLO total Higgs production cross sections in the gg → H process
      at the lHC with √
      s = 7 TeV together with the associated theoretical
      uncertainties . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 109
      6 The NNLO total production cross section in the gg → H channel at the
      LHC with √
      s = 8, 9, 10 TeV . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 112
      7 The NNLO total Higgs production cross section in the gg → H process
      at the LHC with √
      s = 14 TeV together with the associated theoretical
      uncertainties . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 114
      8 The SM Higgs decay branching ratios in the b
      ¯b and WW modes for representatives Higgs masses together with the different sources of uncertainties as well as the total uncertainty. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 124
      9 The SM Higgs decay branching ratios together with the total uncertainty
      for the most important decay channels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 126
      10 The superparticles and Higgs content of the MSSM before EWSB . . . . 157
      11 The neutralinos, charginos and Higgs content of the MSSM after EWSB . 158
      12 The main MSSM CP–odd like Higgs bosons decay branching fractions
      together with their uncertainties . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 211
      13 The central predictions in the MSSM gg → Φ channel at the Tevatron
      together with the detailed uncertainties and the impact of the Φ → τ


      branching fraction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 213
      14 The central predictions in the MSSM b
      ¯b → Φ channel at the Tevatron
      together with the detailed uncertainties and the impact of the Φ → τ


      branching fraction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 214
      15 The central predictions in the MSSM gg → Φ channel at the lHC together with the detailed uncertainties and the impact of the Φ → τ


      branching fraction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 217
      16 The central predictions in the MSSM b
      ¯b → Φ channel at the lHC together with the detailed uncertainties and the impact of the Φ → τ


      branching fraction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 218
      17 CMS cuts used in the SM exclusive study gg → H → WW → νν at
      the lHC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 231
      18 Results for the gg → H+jet cross sections with MH = 160 GeV at the
      lHC with HNNLO and MCFM programs . . . . . . . . . . . . . . . . . . 232
      19 Uncertainties on the exclusive production gg → H → WW → νν with
      MH = 160 GeV at the lHC with HNNLO program . . . . . . . . . . . . . . 233
      20 Uncertainties on the exclusive production gg → H → WW → νν with
      MH = 160 GeV at the lHC with MCFM program . . . . . . . . . . . . . . . 234
      21 Central values and uncertainties for the H → WW SM backgrounds
      exclusive cross sections at the lHC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 235
      22 Contenu fermionique du Mod`ele Standard . . . . . . . . . . . . . . . . . 241
      23 Les superparticules et champs de Higgs du MSSM avant brisure ´electrofaible254
      Liste des publications
      Cette page donne la liste de tous mes articles concernant le travail r´ealis´e depuis 3 ans.
      This page lists all the papers that I have written for 3 years in the context of my PhD
      work.
      Articles publi´es (published papers) :
      Predictions for Higgs production at the Tevatron and the associated uncertainties,
      J. B. et A. Djouadi, JHEP 10 (2010) 064;
      Higgs production at the lHC, J. B. et A. Djouadi, JHEP 03 (2011) 055;
      The Tevatron Higgs exclusion limits and theoretical uncertainties: A Critical appraisal, J. B., A. Djouadi, S. Ferrag et R. M. Godbole, Phys.Lett.B699 (2011) 368-371;
      erratum Phys.Lett.B702 (2011) 105-106;
      Revisiting the constraints on the Supersymmetric Higgs sector at the Tevatron, J. B.
      et A. Djouadi, Phys.Lett.B699 (2011) 372-376;
      The left-right asymmetry of the top quarks in associated top–charged Higgs bosons at
      the LHC as a probe of the parameter tan β, J.B et al., Phys.Lett.B705 (2011) 212-216.
      Articles non–publi´es (unpublished papers) :
      Implications of the ATLAS and CMS searches in the channel pp → Higgs → τ


      for the MSSM and SM Higgs bosons, J. B. et A. Djouadi, arXiv:1103.6247 [hep-ph]
      (soumis `a Phys.Lett.B);
      Clarifications on the impact of theoretical uncertainties on the Tevatron Higgs exclusion limits, J. B., A. Djouadi et R. M. Godbole, arXiv:1107.0281 [hep-ph].
      Rapport de collaboration (review collaboration report) :
      Handbook of LHC Higgs Cross Sections: 1. Inclusive Observables, LHC Higgs Cross
      Section Working Group, S. Dittmaier et al., arXiv:1101:0593 [hep-ph].
      Comptes–rendus de conf´erences (proceedings) :
      Higgs production at the Tevatron: Predictions and uncertainties, J. B., ICHEP 2010,
      Paris (France), PoS ICHEP2010 (2010) 048;
      The Supersymmetric Higgs bounds at the Tevatron and the LHC, J.B., XLVIe
      Rencontres de Moriond, EW interactions and unified theory, La Thuile (Italie),
      arXiv:1105.1085 [hep-ph].

      Cette these est d´edi´eea mon pere eta mes deux grand-p`eres, disparus bien
      trop tˆot.

      (From http://abstrusegoose.com/118)
      Et maintenant, apprends les v´erit´es qui me restent `a te d´ecouvrir,
      Tu vas entendre de plus claires r´ev´elations.
      Je n’ignore pas l’obscurit´e de mon sujet ;
      Lucr`ece, dans De rerum natura, v. 902-943 livre I
      Les amoureux fervents et les savants aust`eres
      Aiment ´egalement, dans leur mˆure saison,
      Les chats puissants et doux, orgueil de la maison,
      Qui comme eux sont frileux et comme eux s´edentaires.
      Charles Baudelaire, dans Les Fleurs du Mal

      Introduction 1
      Introduction
      In this thesis, we wish to present some predictions for the Higgs boson(s) study at the
      two largest hadron colliders currently in activity: the Fermilab Tevatron collider and
      the CERN Large Hadron Collider (LHC). Our focus will be on the inclusive production
      cross sections and the decay branching fractions, first in the Standard Model which in
      itself is the topic of part I and then in its minimal supersymmetric extension which is
      the topic of part III.
      The study of the fundamental mechanisms of Nature at the elementary level has a
      long story and has known many milestones in the past sixty years. Physicists have built
      a theory, nowadays known as the Standard Model, to describe the elementary particles
      and their interactions, that are those of the strong, weak and electromagnetic, the two
      last being unified in a single electroweak interaction. It relies on the elegant concept
      of gauge symmetry within a quantum field theory framework and has known many
      experimental successes: despite decades of effort to surpass this model it is still the one
      that describes accurately nearly all the known phenomena1
      . One of its key concepts
      is the spontaneous breakdown of electroweak symmetry: indeed in order to give mass
      to the weak bosons that mediate the weak interaction, a scalar field is introduced in
      the theory whose vacuum breaks the electroweak symmetry and gives mass to the weak
      bosons. In fact it also gives masses to the fermions and one piece of this mechanism
      remains to be discovered: the Higgs boson, the “Holy Grail” of the Standard Model. Its
      discovery is one of the main goal of current high energy colliders.
      It is then of utmost importance to give theoretical predictions for the production
      cross sections and decay branching fractions of the Higgs boson at current colliders to
      serve as a guideline for experiments. However, the hadronic colliders are known to be
      very difficult experimental environments because of the huge hadronic, that is Quantum
      ChromoDynamics (QCD), activity. This is also true on a theoretical side, which means
      that an accurate description of all possible sources of theoretical uncertainties is needed:
      this is precisely the main output of this thesis. We shall mention that in the very final
      stage of this thesis new results have been presented in the HEP–EPS 2011 conference;
      our work is to be read in the light of the results that were available before these newest
      experimental output which will be briefly commented in the conclusion.
      Part I is entirely devoted to a review of the Standard Model. In section 1 we will draw
      a short history of the Standard Model and list its main milestones of the past sixty years,
      followed by a description of its main concepts. We will go into more details about the
      Higgs mechanism, which spontaneously breaks electroweak symmetry, in section 2: we
      will review some reasons to believe that either the Higgs mechanism itself or something
      which looks like the Higgs mechanism is needed, and then how the Higgs boson emerges
      1We leave aside the neutrino mass issue.
      2 Introduction
      from the electroweak symmetry breaking and what are its couplings to fermions and
      bosons of the Standard Model.
      Part II is the core of the Standard Model study of this thesis. Indeed the Higgs
      boson remains to be discovered and is one of the major research programs at current
      high energy colliders. The old CERN Large Electron Positron (LEP) collider has put
      some bounds on the possible value of the Higgs boson mass, which is above 114.4 GeV in
      the Standard Model at 95%CL. We will review in section 3 the current experimental and
      theoretical bounds on the Higgs mass. We then give our predictions for the Standard
      Model Higgs boson inclusive production cross section at the Tevatron in the two main
      production channels that are the gluon–gluon fusion and the Higgs–strahlung processes,
      giving all the possible sources of theoretical uncertainties: the scale uncertainty viewed
      as an estimation of the unknown higher–order terms in the perturbative calculation;
      the parton distribution functions (PDFs) uncertainties related to the non–perturbative
      QCD processes within the proton, and its related strong coupling constant issue; the
      uncertainty coming from the use of an effective theory approach to simplify the hard
      calculation in the gluon–gluon fusion process. We will specifically address the issue of
      the combination of all the uncertainties in section 4.5. We will then move on to the
      same study at the LHC, concentrating on its current run at a 7 TeV center–of–mass
      energy that we will name as the lHC for littler Hadron Collider; we will still give some
      predictions for the designed LHC at 14 TeV. We will finish this part II by the Higgs
      boson decay branching fractions predictions in section 6, together with a detailed study
      of the uncertainties that affect these predictions. It will be followed by the combination
      of the production cross sections and decay branching fractions into a single prediction,
      first at the Tevatron in section 6.3 and then at the lHC in section 6.4. We will then
      study the impact of our uncertainties on the Tevatron Higgs searches in section 6.5 and
      in particular put into question the Tevatron exclusion limits that are debated within the
      community.
      Even if the Standard Model is a nice theory with great experimental successes, it
      suffers from some problems, both on the theoretical and experimental sides. It is known
      for example that the Higgs boson mass is not predicted by the Standard Model, and
      even not protected: higher order corrections in the perturbative calculation of the Higgs
      boson mass have the tendency to drive the mass up to the highest acceptable scale of the
      theory which means that we need a highly fine–tuning of the parameters to cancel such
      driving. It is known as the naturalness problem of the Standard Model. They are several
      ways to solve such a problem, and one of them is particularly elegant and relies on a new
      symmetry between bosons and fermions: supersymmetry. This theoretical concept, born
      in the 1970s, has many consequences when applied to the Standard Model of particle
      physics and is actively searched at current high energy colliders. This will be the topic
      of part III in which we will review some of the reasons that drive the theorists to go
      Introduction 3
      beyond the Standard Model and in particular what makes supersymmetry interesting
      in this view in section 7, then move on to the description of the mathematical aspects
      of supersymmetry in section 8. We will finish this part III by a very short review of
      the minimal supersymmetric extension of the Standard Model, called the MSSM, in
      section 9. We will in particular focus on the Higgs sector of the theory and show that
      the MSSM needs two Higgs doublets to break the electroweak symmetry breaking and
      has thus a rich Higgs sector as five Higgs boson instead of a single one are present in
      the spectrum: two neutral CP–even, one CP–odd and two charged Higgs bosons.
      After this review of supersymmetry and the MSSM we will reproduce in part IV the
      same outlines that have been developed in part II in the Standard Model case. We will
      first review the neutral Higgs sector at hadron colliders in section 10 and show that we
      can have a quite model–independent description for our predictions in the sense that
      they will hardly depend on most of the (huge) parameters of the MSSM but two of
      them, the mass of the CP–odd Higgs boson A and the ratio tan β between the vacuum
      expectation values of the two Higgs doublets. We will then give in section 11 our
      theoretical predictions for the neutral Higgs bosons inclusive production cross section at
      the Tevatron in the two main production channels that are the gluon–gluon fusion and
      the bottom quark fusions, the bottom quark playing a very important role in the MSSM
      at hadron colliders. We will reproduce the same study at the lHC in section 12 before
      giving the implications of our study on the [MA,tan β] parameter space in section 13.
      We will first give in this last section our predictions for the main MSSM decay branching
      fractions and in particular the di–tau branching fraction that is of utmost importance
      for experimental searches. We we will then compare our predictions together with their
      uncertainties to the experimental results obtained at the Tevatron and at the lHC that
      has now been running for more than a year at 7 TeV and given impressive results. We
      will see that the theoretical uncertainties have a significant impact on the Tevatron
      results, less severe at the lHC. We will finish section 13 by a very important outcome of
      our work: the possibility of using the MSSM neutral Higgs bosons searches in the di–
      tau channel for the Standard Model Higgs boson in the gluon–gluon fusion production
      channel followed by the di–tau decay channel in the low Higgs boson mass range 115–140
      GeV.
      Finally, we will give an outlook and draw some conclusions in part V together with
      some perspectives for future work. These rest on the next step on the road of the
      experiments, that is an exclusive study of the Higgs bosons production channels. We
      shall give some early results in section 14 on the Standard Model Higgs boson at the
      lHC in the gg → H → WW → νν search channel together with an exclusive study of
      the main Standard Model backgrounds. This is also the current roadmap of the Higgs
      bosons theoretical community and this work is done in the framework of a collaboration
      on this topic.

      5
      Part I
      A brief review of the Standard
      Model of particle physics
      Summary
      1 Symmetry principles and the zoology of the Standard Model 6
      1.1 A brief history of the Standard Model . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
      1.2 Gauge symmetries, quarks and leptons . . . . . . . . . . . . . . . . 12
      2 The Brout–Englert–Higgs mechanism 16
      2.1 Why do we need the electroweak symmetry breaking? . . . . . . . . 16
      2.1.1 The unitarity puzzle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
      2.1.2 Masses and gauge invariance . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
      2.2 The spontaneous electroweak symmetry breaking . . . . . . . . . . . 19
      2.2.1 Weak bosons masses and electroweak breaking . . . . . . . . 20
      2.2.2 SM Higgs boson couplings . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
      6 Symmetry principles and the zoology of the Standard Model
      1 Symmetry principles and the zoology of the Standard Model
      The Standard Model (SM) of particle physics is the current description of the fundamental constituents of our universe together with the interactions that occur between them.
      The SM was born in its current form in the seventies, after nearly twenty years of many
      experiments and theoretical reflexions on how to build a somewhat simple and elegant
      model to describe accurately the experimental results on the one hand and to make powerful predictions in order to have a falsifiable theory on the other hand. Its frameworks
      are relativistic quantum field theory and group theory to classify the different interactions. It also needs the key concept of spontaneous (electroweak) symmetry breaking in
      order to account for the masses of the different fields in the theory, the (weak) bosons
      as well as the matter fermions. Other reasons also push for such a theoretical concept
      and will be presented in the next sections.
      We will in this section present a short review of the major historical points in the
      birth of the SM, and present its theoretical fundations. The focus on the electroweak
      symmetry breaking, in particular its minimal realization through the Brout–Englert–
      Higgs mechanism, will be discussed in the next section.
      1.1 A brief history of the Standard Model
      This subsection will sketch the different historical steps that have lead to the current
      form of the theory that describes the elementary particles and their interactions among
      each other, called the Standard Model (SM). This model has a very rich history over
      more than fifty years of the XXth century, not to mention all the diverse and fruitful
      efforts made before to attain this level of description of the elementary world. We will
      only select some (of the) outstanding events, both from the theoretical and experimental
      sides, to present the twisted path leading to the current Standard Model of particle
      physics.
      The birth of modern QED
      The first attempt to decribe electromagnetic phenomena in the framework of special
      relativity together with quantum mechanics can be traced back in the 1920s. In particular Dirac was the first to describe the quantization of the electromagnetic fields as
      an ensemble of harmonic oscillators, and introduced the famous creation–annihilation
      operators [1]. In 1932 came Fermi with a first description of quantum electrodynamics [2], but physicists were blocked by the infinite results that did arise in the calculations
      beyond the first order in perturbation theory.
      1.1 – A brief history of the Standard Model 7
      Years after, the difficulty was solved by Bethe in 1947 [3] with the concept of renormalization, that is the true physical quantities are not the bare parameters of the theory,
      and thus the infinite that arise are absorbed in the physical quantities, leaving finite results in the end. This leads to the modern Quantum ElectroDynamics (QED) with the
      key concept of gauge symmetry and renormalization, that was formulated by Feynman,
      Schwinger and Tomonaga [4–6] in the years 1950s and awarded by a Nobel prize in 1965.
      This is the first quantum field theory available and has been the root of all the SM ideas
      for the key concepts of gauge symmetry and renormalizability.
      P violation and V − A weak theory
      It was long considered in physics that the parity symmetry was conserved: if we
      repeated an experiment with the experimental apparatus mirror reversed, the results
      would be the same as for the initial set–up. This assessment is true for any experiment
      involving electromagnetism or strong interaction, but that is not the case for weak
      interaction.
      It was first proposed by Yang and Lee in 1956 that the weak interaction might indeed
      not respect P–symmetry [7]. This was observed in 1957 by Chien-Shiung Wu (“Madam
      Wu”) in the beta desintegration of cobalt 60 atoms [8]. Yang and Lee were then awarded
      the 1957 Nobel prize for their theoretical developments on this concept.
      Up until that period, the weak interaction, that shapes the decay of unstable nucleii,
      was described by the Fermi theory in which the fermions interact through a four–particles
      vertex. The discovery of the P–violation lead to the construction of an effective V − A
      theory where the tensor structure of the thory is correct and does respect the charge and
      parity violations. This V − A theory was later on replaced by the electroweak theory,
      see below.
      The quark description
      In the first half of the XXth century the pattern of elementary particles was simple: the
      electron (and its antiparticle the positron, postulated by Dirac in 1931 and discovered
      in 1932 by Anderson), the proton and the neutron were the only known elementary
      particles at that time. The neutrino, first postulated by Pauli in its famous letter in
      1930 to save the energy–momentum conservation in beta decay reactions2 was discovered
      only in 1956.
      Experimental particle physicists discovered numerous new particles (the “hadrons”)
      in the 1950s and 1960s after the discovery of the pion in 1947, predicted by Yukawa in
      1935, thus casting some doubts on the elementary nature both of the “older” particles
      2The original name was “neutron” for neutral particle. Chadwick discovered in 1932 what would be
      the neutron, thus Fermi proposed the name “neutrino” meaning “little neutral one” in italian.
      8 Symmetry principles and the zoology of the Standard Model
      such as the neutron and the proton and on the new zoo discovered. Gell–Man and Zweig
      proposed in 1964 a model of constituant particles of these hadrons and mesons that
      could explain the pattern seen by experimentalists, using only a limited number of new
      constituant particles: the quarks [9,10]. They introduce the SU(3) flavor symmetry with
      the three up, down and strange quarks. One year later the charm quark was proposed to
      improve the description of weak interactions between quarks, and in 1969 deep inelastic
      scattering experiments at the Stanford Linear Accelerator Center (SLAC) discovered
      point–like objects within the proton [11], an experimental proof of the compositeness of
      the hadrons. It is interesting to note that the term used for these new point–like objects
      was “parton”, proposed by Feynman, as the community was not entirely convinced that
      they were indeed the Gell–Mann’s quarks. Nowadays “parton” is still a word used in
      particle physics to name the different constituants of the hadrons (the quarks, antiquarks
      and gluons, the later being the bosons of the strong interaction).
      The (nearly) final word on the quark model was given in 1974 when the J/Ψ meson
      was discovered [12, 13] and thus proved the existence of the charm quark, which was
      proposed by Glashow, Iliopoulos and Maiani in the GIM mechanism [14] in 1970 to explain the universality of weak interaction in the quark sector, preventing flavor changing
      neutral currents. The heaviest quark, that is the top quark, was finally discovered in
      1995 at the Fermilab Tevatron collider [15, 16].
      CP violation and the concept of generation
      To explain both the universality and the u ←→ d transitions in weak interactions,
      Cabibbo introduced in 1963 what is known as the Cabibbo angle [17] and was used
      to write in the mass eigenstates basis the weak eigenstate for the down quark d. A
      year later, Cronin and his collaborators discovered that not only C and P symmetries
      are broken by weak interactions, but also the combined CP symmetry [18], studing the
      K0K
      0
      oscillations: the probability of oscillating from K0
      state into K
      0
      state is different
      from that of the K
      0
      → K0
      , indicating that T time reversal symmetry is violated. As
      the combined CPT is assumed to be conserved, this means that CP is violated.
      As mentioned a few lines above, the GIM mechanism introduced a fourth quark, the
      charm quark c. It then restores universality in the weak coupling for the quarks, as we
      have now two weak eigenstates
      |d
      0
      i = cos θc|di + sin θc|si
      |s
      0
      i = − sin θc|di + cos θc|si (1.1)
      coupled to respectively the u quark and the c quark. We thus have two generations
      in the quark sector, the first one is the (u, d) doublet and the second one is the (c, s)
      1.1 – A brief history of the Standard Model 9
      doublet. However, as explained in 1973 by Kobayashi and Maskawa extending the work
      initiated by Cabibbo, this is not sufficient to explain the CP violation observed by the
      1964 experiment. Only with three generations could be introduced some CP violating
      effects through a phase angle, and thus extending the Cabbibo angle to what is known
      as the Cabibbo–Kobayashi–Maskawa (CKM) matrix [19]. Kobayashi and Maskawa were
      awarded the 2008 Nobel prize for this result3
      .
      Yang–Mills theory and spontaneous symmetry breaking
      We have seen a few lines above that the Fermi theory describing the weak interactions
      had been refined by the V − A picture to take into account the P violation. Still the
      V − A theory was known to be an effective theory as the theory was not renormalizable
      and did not allow for calculations beyond the first order in perturbation theory. The only
      gauge theory that was available at that time was QED, an abelian gauge theory, which
      obviously is not the right description of weak processes as it describes only light–matter
      interactions.
      The first step toward the solution was set–up in 1954, when Yang and Mills developed a formulation of non–abelian gauge theories [20] in order to provide (initially) an
      explanation for the strong interaction at the hadron level (that we call nuclear interaction). Unfortunately the theory was not a success at first, as the gauge bosons must
      remain massless to preserve the symmetry of the theory, thus meaning that the weak
      interaction should be long–range; experimentally that is not the case.
      The key result to solve this contradiction and then still use the elegant description of
      gauge theory is given in 1964 by Brout, Englert, Higgs, Guralnik, Hagen and Kibble after
      some important work on the concept of symmetry breaking from Nambu and Goldstone:
      the spontaneously gauge symmetry breaking [21–24] described by the Brout–Englert–
      Higgs mechanism. This will be presented in the following in details, but we can already
      remind the reader that the most important result is that it allows for the use of a
      Yang–Mills theory together with a description of massive gauge bosons for any gauge
      theory.
      Interlude: from nuclear force to strong interaction
      Before arriving to the final electroweak description that constitutes the heart of the
      SM, we recall the road leading to the description of the strong interaction between the
      quarks.
      As stated above, Yang–Mills theory in 1954 was the first attempt to describe the
      interaction between the hadrons, that we call nuclear interaction, in a gauge formulation.
      3Unfortunately the Nobel committee failed to recognize the important pionnering work from
      Cabibbo.
      10 Symmetry principles and the zoology of the Standard Model
      After the introduction of the quark model by Gell–Mann in 1964 (see above) and the
      discovery of the quarks in 1969 (see above), it has been proposed that the quarks must
      have a new quantum charge, called color, to accomodate for the Pauli exclusion principle
      within some baryons [25]. This was experimentally observed in the SLAC experiments
      in 1969 which discovered point–like objects within the nucleon, as discussed earlier.
      With the help of the discovery of asymptotic freedom [26, 27] in 1973 by Wilczek,
      Gross and Politzer (who share the 2004 Nobel prize for this result), that states that at
      very high energy quarks are free, and with a SU(3) gauge Yang–Mills theory, Quantum
      ChromoDynamics (QCD) was firmly established in the 1970s as being the theory of
      the strong interactions, with the gluons as the gauge bosons. Evidence of gluons was
      discovered in three jet events at PETRA in 1979 [28], giving further credits to QCD.
      The nuclear interaction between the hadrons is then a residual force originating from
      the strong interaction between quarks (and gluons). However, as the strong coupling
      is indeed very strong at large distance (that is the confinement), preventing from the
      use of perturbation theory, an analytical description of the strong interaction within the
      hadrons at low energies is still to be found. This problem is now studied within the
      framework of lattice gauge theories which give spectacular results.
      The weak neutral currents and the path to electroweak theory
      As stated above it was known that the V − A theory for the weak interaction was
      an effective theory, with difficulties calculating beyond the first order in perturbation
      theory. With the advent of Yang–Mills theory and the Brout–Englert–Higgs mechanism,
      describing the weak interaction with a gauge theory and in the same time allowing for
      massive weak bosons as dictated by the experiments, the weak interaction being a short
      distance interaction, it would be possible to account for a renormalizable description of
      the weak interaction.
      During the 1960s there were many attempts to carry on this roadmap, trying lots of
      different gauge groups to account for the QED on the one hand, the weak interaction
      on the other hand, as both interactions play a role for lepton particles such as the
      electron. The gauge theory that did emerge was the SU(2) × U(1) model where the
      weak and electromagnetic interactions are unified in a single gauge theory description4
      ,
      with contributions notabely from Glashow [29], Salam [30] and Weinberg [31]. This
      model together with the Brout–Englert–Higgs mechanism predicts in particular that
      there should be a neutral weak boson
      0
      to be discovered and thus neutral currents.
      4
      It is actually not a complete unified theory as the algebra describing the electroweak interaction is a
      product of two Lie algebras. Nevertheless as the decription of the weak and electromagnetic interactions
      are intimely connected through the pattern of the electroweak symmetry breaking, see below, this can
      be viewed as at least a partial unification.

    • #67310 Répondre
      Dilaw
      Invité

      je refais sur face en remontant ce sujet ici, je viens de découvrir ce concept
      magnfico-incroyable de beaudrillard sur « l’hyper réalité » et bien sur oui
      il y a un liens avec les animes puis ce que dans la fiche wikipedia on
      expliquait que la télé, les films, les trucs imaginaires joue un rôle important
      pour comprendre ce concept.

      Bref, je vois souvent, on le voit tous, des forums, des fan-bases, sur les réseaux
      sociaux sur tél ou tél anime, allant même jusqu’à débattre sur des choses futiles
      comme savoir tél ou tél personnage est plus puissant. Es ce que les animes ne
      sont-ils pas au sommet des médias qui propose le + cette hyper-réalité ?
      ça peut aussi être l’occasion de parler de ce sujet et d’en apprendre un peu +
      sur beaudrillard : ) merci ^^

      • #67325 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        Baudrillard fit un peu trop vite litière du réel, qu’on venait à peine de commencer à regarder

        • #67457 Répondre
          Dilaw
          Invité

          ah… C’est le commentaire le plus cours qui soit, mais je capte ton points de vue.
          De façon je ne vais pas m’y aventurer dessus tout de suite, pas le temps lol.

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