Accueil › Forums › Forum général › Le sport et la gauche
- Ce sujet contient 161 réponses, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par
Frezat, le il y a 1 année et 1 mois.
-
AuteurMessages
-
-
SHB
InvitéC’est l’heure d’ouvrir mon topic de droite a moi aussi.
.
Ce que je vais dire je se prétend absolument pas rigoureux académiquement.
.
J’ai le sentiment qu’à gauche, on méprise instantanément toute promotion d’une sorte de dépassement de soi corporelle vu comme un truc de développement personnel libéral (j’en prend pour exemple un certain mépris de la gauche pour la musculation et aussi pour le sport (notamment le foot)). En gros le sport c’est vu comme complément une antithèse de l’esprit parce que ça fait travailler le corps et c’est vu comme un truc de gogol qui fait ça a défaut d’avoir un cerveau.
.
Néanmoins, les Grecs avaient par exemple compris que la formation d’un esprit fort ne pouvait se concevoir sans la formation d’un corps fort, l’esprit n’étant ni plus ni moins que mise en action par le corps.
.
Ma théorie c’est qu’on ne peut prétendre à une certaine hauteur intellectuelle si on a un corps de mouche et que l’on ne peut pas courir 1 minute sans être essoufflé. Un esprit a besoin d’un moteur a la hauteur pour se développer. Alors je suis conscient que c’est un avis complètement réactionnaire de droite mais je pensais justement qu’il serait intéressant de creuser l’affect qui est le miens alors que pourtant j’appartiens a ce que je pourrais qualifier comme étant la gauche radicale avec un soubassement anarchiste. -
essaisfragiles
InvitéTu attaques avec du lourd, sourire.
.
Je ne sais pas si c’est le sport qui est attaqué ou la promotion de soi dans un contexte de mise en compétition des individus.
On pourrait commencer par distinguer le moyen et la fin : l’activité physique comme fin en soi, recherche du bien-être (corporel et psychique), plaisir du corps, etc. versus le sport comme moyen d’apprentissage de la compétition, de la performance.
Si le sport est visé pour le spectacle sportif, l’esprit d’équipe, je pense que personne à gauche ne le contesterait : cf. Michéa, Bégaudeau et avant eux Daney, ces auteurs ont écrit sur le sport, sur la beauté sportive.
Le Grecs, tu as raison, plaçait très haut le corps, la beauté des corps (d’hommes), et l’activité sportive (la gymnastique) et la compétition y contribuaient ; mais ils faisaient aussi des concours d’éloquence, de tragédies, souvent en même temps, signe qu’ils pensaient l’unité du corps et de l’esprit.
.
Jalons posés pour commencer et ne pas prendre toute la place.-
essaisfragiles
Invité(et désolé pour les fautes)
-
SHB
InvitéTu as raison je vais essayer de circonscrire ma pensée.
.
Je vais prendre exemple du milieu que je connais, l’université. Si on est étudiant et qu’on ne fait que faire ses petites études et ses petits devoirs tous propres a faire ça toute ça journée je remarque qu’après 3, ans passé avec mes collègues pas mal de corps s’affaiblissent, se distordent. Je trouves que ces corps deviennent médiocres, incapables de se mouvoir. Je ne peux imaginer qu’une telle faiblesse de corps n’impacte pas a un moment l’esprit.-
SHB
InvitéQuand je suis devant mon ordinateur et que je travailles après une séance de sport, je sens mes muscles vibrer, je sens mon souffle chaud, mes poumons grand ouverts, je sens ma puissance corporelle. Je suis alors en capacité de transférer cette puissance vers ma tête. Il y a aussi un aspect non négligeable de se savoir fort et puissant qui a un impact sur la capacité a produire de la pensée.
-
SHB
InvitéLa comparaison avec mes camarades de classe semble être mal venue au regard du sujet qui porte sur la gauche et le sport.
Néanmoins, pas complètement.
.
J’observe par exemple que les facultés de gestion, se droit et de communication présentent des corps bien plus athlétiques que celles de l’éducation et des sciences sociales-
Barbara
InvitéA la fac beaucoup de mes camarades étaient comme moi à l’époque des rescapés des cours d’EPS où ils avaient toujours été médiocres. A la fac je ne faisais pas de sport parce que j’étais très heureuse de ne plus y être obligée
-
SHB
InvitéJe peux comprendre cet avis mais ça n’explique pas la différence significative de sport entre les différentes fillières que j’ai évoqué plus tot
-
Barbara
InvitéDans ma réponse le fait que mes camarades de sciences humaines particulièrement avaient été nuls en EPS était sous-entendu
-
-
essaisfragiles
InvitéJ’ai toujours été nul en sport à l’école, je ne savais pas monter à la corde, sauter sur une poutre, rouler en boule, jouer aux sports co, je ne sais d’ailleurs toujours pas nager, et les cours d’EPS ont été un calvaire pour mon corps et mon esprit pendant 7 ans.
Par contre, vers l’âge de 16 ans, j’ai commencé à courir, chez moi, pour mon seul plaisir, mon bien-être, 10-20 km, une ou deux fois par semaine, c’était intense, une belle expérience, surtout mon année de terminale (en bac C). À la fac j’ai continué pendant 3 ou 4 ans, lorsque je rentrais chez mes parents, mais comme je me suis mis à fumer assez vite (parce que j’étais amoureux d’une petite bourg) et à picoler comme un trou, j’ai dû arrêter vers 22 ans.-
essaisfragiles
InvitéPetite bourgE, la conne !
-
-
-
-
-
S@M
Invité« C’est le corps qui pense. »
Nitcheuuuuuuu
Tout philosophie est la confession d’un corps.
Encore lui.
Et non, le sport n’est ni de gauche, ni de droite, il est obligatoire pour tout être humain.
Les paléoanthropologues nous rappellent que nos ancêtres les chasseurs/cueilleurs, avaient tous des corps comparables à ceux de nos sportifs de haut niveau… (Je peux retrouver la source). CQFD?
-
S@M
Invitétoute
*
-
vesa
InvitéTu peux te taire aussi.
-
S@M
InvitéMes mots numériques sont des maux pour vous, maîtresse?
Dans ce cas, pardonnez votre éternel obligé, j’arrête.
Adieu va.
-
Emile Novis
InvitéUn peu éculé le glissement de « mots » à « maux ».
Mettre des « mots » sur les « maux », tout ça.
Par contre je vois bien le glissement que tu peux faire dans ta réponse avec le mot « éculé ».-
S@M
InvitéEt celui de Vésa à Emile Novis il est comment? 🙂
-
Emile Novis
Invité?
-
S@M
InvitéRien, rien, Scapin, continue, il vaut mieux te masquer, pour défendre tes idoles que j’ai dû froissé, ici ou là.
-
Emile Novis
InvitéSi tu veux dire que je change de pseudo, tu te trompes. Bonne journée, esprit libre briseur d’idoles.
-
S@M
InvitéOk, bas bleus, briseur de rêves… :/
-
Emile Novis
InvitéTon marteau ne tape pas assez fort!
-
S@M
InvitéPourtant j’ai l’habitude de donner des coups d’épées dans l’eau!
bisous chéri
-
S@M
InvitéPersonne n’a relevé cette tuerie trouvée en 15 secondes, donc, comme J.R. dans Ridicule de Leconte, j’analyse.
Le fumeux pécors veut me mégenrer en aspirant NITCHEUU des internets, je l’éparpille façon flaque de H20, le ramenant à sa carnation de bête perroquet de ses maîtres déistes, voire piiiiiiiiiiiiiiiiiiiiire, cathos.
Je me mets 19/20 à la vanne, je le fais, car vous ne le ferez pas.
Il vous tient lieu de compagnie numérique, le zélote de la Simone, avec ses pavés dont chatGPT rejetterait la paternité en bloc.
-
Emile Novis
Invité@S@M
Mon message sur les « mots » et les « maux » n’était qu’une boutade sans méchanceté, mais j’ai l’impression que tu es vexé. Maintenant, si tu veux me pourrir et m’insulter à chacun de tes messages, fais-le. Mais c’est me donner trop d’importance. -
essaifragiles
Invitébisou bb, adieu ou
-
S@M
InvitéC’était du théâtre, comme le changement de masque du piètre thuriféraire de la Simone.
D’ailleurs la détestation du populeux pour le théâtre ou l’opéra, on en parle? (j’abhorre le théâtre, oui, mais telle n’est pas la question, qui va au théâtre à 95% (à part les publics captifs de collège ou lycée?), aux expos? Aux musées des Beaux Arts?
-
-
-
-
-
S@M
InvitéCeci tout de même, vu que contrairement à Freud, j’aime bien la science : https://archive.is/TN5jx (rapport aux sport, et à nos ADNs de grands singes pourris par nos vies de fragiles)
-
-
-
-
-
Leo Landru
InvitéMichéa, de gauche ?
-
essaisfragiles
Invitérire
-
-
-
Emile Novis
InvitéLe problème, en ce qui me concerne, c’est que je n’ai jamais vraiment compris l’expression « dépassement de soi », et je ne suis pas certain qu’une telle chose soit possible. J’aurais plutôt tendance à penser que le sport actualise des potentialités et qu’il apprend la maîtrise de soi.
-
Barbara
InvitéLes critiques du sport comme la muscu ne sont-elles pas plutôt en lien avec le fait de faire de soi-même un produit ?
Ce ne serait pas alors le sport en soi mais l’idéologie du développement personnel, de se voir soi-même comme une machine. -
..Graindorge
InvitéEn Hygiène Vital, on apprend que le muscle est le contrepoids du nerf.
Aussi: le sang circule au repos à 5L/mn.
Avec de l’exercice cela passe à 25L/mn permettant à toutes les cellules du corps de mieux s’alimenter, mieux s’ oxygéner et mieux éliminer
Les exercices doivent être modérés et intégrés dans le quotidien. 20 ou 30 mn par jour suffisent avec en plus des ballades ou de la natation, du vélo, de la danse ou du foot etc… hebdomadaires ou quand on peut
Il est évident que tout sport individuel ou collectif ne doit pas être compétitif. Prendre le biais du jeu et avec un esprit de camaraderie. Et même avec soi-même être gentil, ne pas se faire souffrir et si on commence, y aller progressivement-
Emile Novis
Invité@Graindorge
Il est évident que tout sport individuel ou collectif ne doit pas être compétitif.
Je t’apprécie, mais ça ne m’empêche pas d’être en total désaccord avec toi. L’essence du sport, compris en tant que jeu (et non pour des raisons « d’entretien » ou de santé), c’est la compétition, le concours, la maîtrise de l’autre, l’affirmation de soi (ou de nous) par la confrontation avec un autre (ou des autres).
Quiconque a fait du sport à un niveau intensif sait bien qu’il n’y a pas plus irrespectueux que l’adversaire qui te laisse gagner ou refuse la compétition. Le respect, en sport, c’est de maîtriser l’autre, de comprendre son jeu et de le battre, étant entendu que je veux battre un adversaire qui me respecte de la même manière – sinon il n’y a plus de jeu et de compétition.-
..Graindorge
Invité@Emile Novis
Au foot par exemple, il y a 2 équipes donc on joue à vouloir gagner mais en gardant l’esprit de camaraderie. À la fin on se serre la main et voilà et les gagnants
Le plus important c’est ce que j’ai dit de l’hygiène Vitale, de l’accélération de la circulation du sang appréciée par les cellules, de la même façon qu’on mange tous les jours pour les chanceux que nous sommes, donner de l’exercice modéré tous les jours et le considérer comme un aliment. Si on commence, on y va progressivement. Et le muscle est le contrepoids du nerf.
J’irai pas plus loin dans la discussion. Y’ à plein de gens ici pour couper les cheveux en 4. Tu trouveras ton bonheur. Bisous Emile-
Emile Novis
InvitéOui pour la camaraderie au sein de l’équipe de football, et encore (les très grands joueurs mettent tout le collectif à leur service, et ce n’est pas un mal).
Le serrage de main, à la fin du match, signifie qu’il s’agissait d’un jeu réglé, mais il y a néanmoins des regards qui disent tout sur la nature d’un tel moment (des regards fuyants, triomphants, une salutation sobre et respectueuse mais qui en dit long…). Battre l’autre, ce n’est pas le détruire, c’est lui faire savoir qu’on le maîtrise et que sa lutte est vaine. C’est pourquoi les bouchers, sur un terrain de football, méritent bien leur carton rouge : le joueur qui ne cherche qu’à péter des rotules est un impuissant qui détruit les conditions de possibilité même du jeu et de la confrontation, de la lutte.
Ce n’est pas une question de « couper les cheveux en 4 ». Je pense en effet qu’on ne parle pas de la même chose.-
..Graindorge
InvitéÉmile tu fais quoi toi si ce n’est pas indiscret bien sûr?
Au quotidien, de temps en temps ?
-
-
Mélanie
InvitéAu fait Graindorge si tu ne trouves pas de vendeur qui livre sur ton île dis moi je pourrai te poster le livre à venir
-
-
-
essaisfragiles
Invité@ ..Graindorge
Autre distinction utile : activité physique et sport. Ce que tu dis vaut pour l’activité physique. Le sport ajoute la dimension de performance et de compétition à l’activité physique. Et aussi ce dont parle Emile Novis : se battre, gagner… contre l’autre.
D’ailleurs, à l’école, on fait de l’EPS : des activités physiques et sportives. Et pour désigner ces activités, on parle d’APS (activités physiques et sportives). On fait surtout des activités physiques en cours de « sport » (et un peu de sport), le sport proprement dit se pratique en UNSS.-
essaisfragiles
InvitéPrécision : en cours de sport on fait des APS. Le mot EPS signifiant Education physique et sportive.
-
..Graindorge
InvitéEt toi etcéfragile? Tu fais quoi? Idem: si et seulement si tu as envie de répondre
-
essaisfragiles
InvitéJe fais des mots croisés. À mon rythme et à mon niveau.
S’il y a des cruciverbistes sur le forum, bonjour amis et amies cruciverbistes !-
..Graindorge
Invité😂😘
-
-
-
-
-
Mélanie
InvitéJ’ajoute aux conseils de Graindorge de manger 5 fruits et légumes par jour
-
-
essaisfragiles
InvitéPetite question : est-ce que les grecs et les romains pratiquaient des sports collectifs ? (laissons de côté les gladiateurs et les courses de char, Ben Hur !)
-
Leo Landru
InvitéIntéressant de soulever ce sujet en plein mouvement populaire de supporters réclamant le droit à des matches le week-end et à des retransmissions à des tarifs convenables.
-
thierry
InvitéPas vraiment d’accord avec le postulat de départ qui pouvait me sembler à moitié crédible en 95 mais plus tant que ça aujourd’hui. L’adage « tout dans les muscles… » m’a toujours paru être une rassurante revanche tout au plus.
Histoire d’être un peu simpliste, je dirais à la limite qu’il y’a sport de gauche et sport de droite. Ou pour rejoindre les copains d’en haut, manière de faire du sport de gauche et manière de droite. La muscu dans un fitness au centre ville avec une gourde pleine de prot entre deux e-mail et un poke bowl c’est clairement un truc de droite. La muscu tout court me semble être un truc de droite pour être tout à fait honnête. Flemme de développer.
Pas totalement d’accord non plus avec Émile sur l’aspect indiscutablement compétitif du sport. Je pourrais parler de skate pendant des heures étant donné que c’est une pratique qui m’a accompagnée au moins le tiers de mon temps de vie pendant 20 piges. Aujourd’hui j’ai le dos trop niqué. Tout était de gauche et anarchiste dans la manière dont on pratiquait. Si ça intéresse je développe volontiers.-
SHB
Invitépeux-tu développer sur « la muscu c de droite » stp.
-
thierry
InvitéJe le fais demain. Ceci dit dans ma bouche ça n’est pas une insulte. J’ai fais de la boxe et j’aime bien Bernanos
-
Leo Landru
InvitéDurant mes études j’ai fait de la muscu et de l’haltérophilie dans un local fréquenté par des cheminots, ambiance CGT à fond de balle. Mais ayant déménagé, j’ai cessé de fréquenter les salles de sport parce que les gens qui les fréquentent et surtout qui les tiennent me sont souvent antipathiques. Il y a un business, on se sent à la fois consommateur et produit. Je me suis donc acheté des poids et un peu de matos pour faire du sport tout seul chez moi. Comme de juste ça prend la poussière dans la pièce à bordel à côté de la machine à coudre et de l’ordi en panne.
-
..Graindorge
InvitéMoi c’est l’expression » faire du sport » qui m’a toujours horripilée et rebutée. J’ai aussi un peu de matériel, des petits poids, le manche d’un balai, des chevilleres, des protège-genoux mais en fait j’utilise le poids de mon corps surtout et je me piège Allez viens on va jouer ou danser et toujours en musique! + d’autres activités mais mot d’ordre: m’amuser. On va faire une ballade? Oui! On va marcher ou faire une excursion, arriver à un sommet Ô que cé bo en tirant la langue: Niet
-
-
-
essaisfragiles
InvitéMais est-ce que le skate est un sport ? Je veux dire dans sa dimension la plus populaire, urbaine ?
Qu’est-ce qui importe ? Les compéts ou le plaisir d’enchaîner des figures, des prouesses techniques ? Voire de voler en l’air…-
Leo Landru
InvitéOui. Circuler en skate est un effort physique (que l’on ne ressent plus après une période d’ajustement). On brûle des calories, comme le vélo. Faire des figures basiques est une gageure, il y a des centaines d’heures d’entraînement et souvent des blessures derrière un simple ollie.
-
essaisfragiles
InvitéOui, mais alors, cela recoupe ma distinction plus haut : sport ou activité physique ? Pour ma part, je pencherais pour activité physique (intense), pour toutes les raisons que tu as données.
Mais je suis prêt à parler de sport : y a-t-il des compétitions fréquentes ? Il y avait du skate aux JO de Paris, mais est-ce que les skateurs et skateuses s’intéressent vraiment à ça ? J’ai toujours eu l’impression d’avoir avoir affaire à une contre-culture, une communauté, un état d’esprit, avec de la musique (punk), des revues spécialisées, plus qu’à un genre sportif, avec des clubs et des organisations nationales et internationales.
Mais encore une fois, je connais mal. Je me trompe sans doute. Je suis juste en âge d’avoir connu l’arrivée du skate-board quand j’avais 8 ans, en 1979, d’en avoir possédé un à l’époque. Et d’avoir vu ensuite un film de Larry Clark (Ken Park ?).-
Leo Landru
InvitéQuand tu joues au foot le dimanche avec tes potes, sport ou activité physique ? Quand tu habites au bord de la mer et que tu surfes après le boulot ?
Sinon oui il y a des compétitions de skate et des skateurs professionnels partout dans le monde mais j’espère ne pas te l’apprendre.-
essaisfragiles
InvitéNon, je ne l’apprends pas, je me demandais juste si le skate se pratique plutôt en club ou dans la rue (comme j’imagine que c’est le cas). Mais j’ignore tout du sujet, en fait. D’où mes maladresses, sans doute.
-
essaisfragiles
InvitéJ’ai sans doute 25 ans ou 30 ans de retard sur la question.
-
-
-
thierry
InvitéJe partage tout à fait la réponse de Léo plus bas.
Par ailleurs, le skate est un outil mercantile infaillible depuis bien avant les JO. Il n’empêche que comme pour le punk-rock, un petit quelque chose fuyant en lui, échappe toujours au capitalisme. Je le dis peut être par nostalgie car c’est de là que je viens mais ça se ressent dans plein de choses. (Pareil, je peux développer).
.
Pour te répondre essais, il y a effectivement des compétitions depuis toujours. Pas tout le monde ayant le niveau y participent. Loin de là. Avant la SLS (grosse compétition (de droite pour le coup s’il faut binariser le truc), d’autres compétitions comme tempa ont longtemps été organisés DIY sans fric, sans cash prize, par des passionnés plus ou moins ivres. On regarde. On aime bien. Les JO aussi mais avec recul. C’est pas tout à fait le même sport. Les mecs ont des nutritionnistes et des salles de fitness pour s’entraîner. Avant ils leur manquaient des dents. Pas vraiment de club. Les grands expliquent au petits.
.-
essaisfragiles
InvitéMerci pour ces précisions qui me sont très utiles.
« Les mecs ont des nutritionnistes et des salles de fitness pour s’entraîner. Avant ils leur manquaient des dents. Pas vraiment de club. Les grands expliquent au petits. » Voilà qui dit beaucoup.
J’en suis resté à la version « sport » de rue, sauvage. J’ai raté l’apparition des skateparks — qui m’ont toujours un peu désolé. -
Leo Landru
InvitéTiens je rebondis un peu sur ce truc, Thierry, puisque tu as évoqué le punk rock. Et c’est vrai qu’à quinze ans avec les copains skateurs on écoutait du NOFX et du Rancid. Et ensuite j’ai changé de ville, je suis devenu étudiant, poli charmant, puis zonard et j’ai fini par zoner en squat. Et là c’était assez cocasse, le skate était unanimement conspué comme un truc de bourge et la musique punk mélodique conspuée comme un truc commercial, et j’étais bien l’un des rares à m’intéresser aux deux et à me faire chambrer là dessus. Les mecs écoutaient Zabriskie mais ils vomissaient Green Day. Moi j’aimais bien tout, sauf les Bérus que je trouvais ringards et déprimants, ça n’a d’ailleurs pas changé, encore moins avec les Ramoneurs – rien de personnel, juste un rejet musical. Et toute la bouillasse ska acoustique accordéon chanson paillarde, je ne pouvais pas non plus, et es groupes qui produisaient de la chanson à boire et des inside jokes, je pouvais pas. À part Marcel, parce que Marcel.
-
-
-
-
-
MA
InvitéSur le sujet, il y a ce livre qui est sorti :
https://www.lechappee.org/collections/pour-en-finir-avec/la-fabrique-du-muscle-
..Graindorge
InvitéNe pas confondre faire du muscle progressivement, naturellement et harmonieusement et la gonflette
-
MA
InvitéVoici ce qu’en dit Guillaume Vallet, l’auteur de l’ouvrage dans son interview à Libé:
Ce qui est valorisé, ce n’est plus tant le muscle hypertrophié du bodybuilder à la Schwarzenegger, qui a connu son âge d’or au moment de la confrontation Est-Ouest, mais le muscle flexible, adaptable et endurant physiologiquement, plus proche de la plastique Ronaldo par exemple. C’est d’ailleurs pourquoi les pratiques de CrossFit, de StrongFirst, de street workout ou de sports de combat sont tant valorisées : elles sont révélatrices de la philosophie du moment.
-
-
-
lamartine
InvitéJ’ai pratiqué aussi le skate vers le même âge, tout en étant consciente que c’était un sport de centriste, voire de droite bourgeoise.
Le prix d’un bon skate en apporte une preuve. Mais rien à foutre, car j’étais passionnée.
En effet, la salle et la muscu avec le poke ou pas, c’est bien un truc de droite. Là aussi, j’ai trahi me convictions.-
Carpentier
InvitéÀ Paris, sur les murs du métro, une agence de communication ride sur ‘ la parenthèse enchantée qui refuse de se fermer ‘ (je cité) avec une campagne de, comment bien dire – d’éducation des usagers (? 😁) avec des visuels de sport:
– un basketteur met un panier comme il est recommandé de jeter un mégot, certes éteint – à la poubelle*
– une athlète de grs fait de même avec une canette
* ça c’est quand même très con, doivent pas prendre beaucoup le métro ceux qui ont validé, ça (chu quand même pas la seule à signaler au guichet des poubelles qui fument, sérieux?)-
Carpentier
Invité*citE
-
-
-
Emile Novis
Invité@Thierry
En effet, on peut trouver des sports qui échappent à la compétition pure et dure, même si je me demande s’il n’y aurait pas, dans le skate entre potes, une forme d’émulation. Disons que je réagissais à une affirmation selon laquelle le sport ne doit pas être compétitif, ce qui me semblait passer à côté d’une très grande partie des sports connus.
J’aimerais savoir, en effet, ce que serait une pratique anarchiste du skate. Un flirt avec l’illégalité? Une absence de hiérarchie au sein du groupe?-
thierry
InvitéSalut Emile,
Ça se joue surtout sur le fait qu’il n’y ait aucune règles je crois. Pas de structures, pas d’entraîneur, pas d’entraînement a des horaires précis. Pas besoin de terrain. Tout peut en devenir un potentiel. Pas non plus de division ou de catégories en fonction de ton âge ou poids. Pas vraiment de figures à savoir absolument faire mais plutôt une valorisation de la créativité et de l’individu dans sa manière d’aborder le truc. Pas d’hygiène particulière à tenir, pas de maillots. Beaucoup d’entraide et d’organisation DIY.
@Lamartine
Pas d’accord. J’ai vu connus pas mal de bourgeois, bcp de la classe moyenne c’est vrai, mais aussi bcp de prolo. Le matériel a un coût mais à l’année, pas plus élevé qu’une licence en foot. Il faut les maillots, les chaussures à crampons,… Et c’est surtout sans prendre en compte qu’on m’a filé plein de skate gamin, que j’en ai filé plein de vieux aux gosses plus tard à mon tour etc..-
thierry
InvitéJ’ajoute aussi tout l’aspect construction de modules ou autres à l’aide de vieux matériel volé dans des déchèteries ou déniché je ne sais où…
Également sur l’aspect « classe », si le Brésil est une grande nation du skate depuis une quinzaine d’années, c’est justement parce que c’est un sport très accessible aux pauvres.-
lamartine
InvitéCe sont des souvenirs anciens. Les années 80, le matos était cher et le milieu assez fermé. J’évoluais au milieu des bourgeois et les planches étaient encore souvent tres raides. Quand j’ai arrêté, je me souviens que j’avais une variflex concave et là c’était l’éclate pour se déplacer.
Depuis, j’y suis pas retourné. Sauf cet été devant la tv. Et je note que je frétille toujours autant devant ce sport. Oui tu as sûrement raison à propos du Brésil, c’est cohérent. Le skate s’est démocratisé. Il s’est rendu plus accessible.-
Leo Landru
InvitéUne planche coûtait 99 francs à Décathlon, fin des années 90. Encore récemment j’ai regardé et c’est dans les 40/50 euros je crois (comme si j’allais remonter sur un skate avec mes 100 kilos et mes genoux en sucre). Tu peux rider ces planches jusqu’à ce qu’elles craquent avant de devenir vraiment doué, pas la peine de commencer sur une planche de facture professionnelle. On passait nos après-midi de 1998/1999 à Nogent sur Oise place des Trois Rois, avec nos planches à pas cher, en sifflant des Graffenwalder, et les plus talentueux avaient des planches premier prix.
C’était la parenthèse nostalgico-économique.-
Carpentier
InvitéCertain.es potes ont visé les j.o. (bonjour) – tandis que ce n’était même pas encore une épreuve – en s’amusant uniquement sur des planches acheté.es en braderie.
Le risque d’avoir acheté une vraie merde, déjà bien éprouvée, un peu comme avec les pètes au casque, quoi – ajoutait de l’excitation à leur plaisir, je crois (le premier qui pétait sa planche offrait sa tournée
Aujourd’hui, on se fait parfois des soirées-cicatrices, c moche.
Certain.es d’entre nous ont sacrément morflé quand même, -
lamartine
Invité99 frs, ou la planche beigbeder ! Variflex c’était ce qu’on faisait de mieux dans mon bled dans les années 80.
Quand on commençait à pourvoir se déplacer sur quelques kilomètres, les planches dures devenaient obsolètes.
-
-
-
-
Emile Novis
Invité@Thierry
Merci. Je vois mieux en effet. Une émancipation du désir par rapport aux normes. J’aime bien aussi l’action de reprendre les déchets de la civilisations qui n’ont plus aucune valeur au regard de la société marchande mais qui deviennent l’instrument d’un jeu gratuit.
.
J’étais très surpris en effet de la très forte représentation du Brésil aux épreuves de skate lors des JO. Je veux dire que dans mon esprit, rien ne permettait d’associer ce sport à ce pays. Désormais je comprends mieux, tout s’explique. -
Carpentier
Invitéle skate a tout pris à son arrière grand-père, quoi: le foot.
-
-
-
-
Leo Landru
InvitéEnsuite on distingue deux trois choses différentes. Faire du sport, regarder du sport, dépenser de l’argent en sport.
Faire du sport, c’est de gauche quand le sport est accessible. La gauche de gouvernement en a d’ailleurs fait une politique de la ville durant ses quelques semestres d’activité au siècle dernier.
Regarder du sport, surtout à plusieurs et sur place, ça crée une communauté qui penchera vers où la communauté penche. Exemple football : à gauche les supporters du Red Star, à droite les trois quarts des ultras français.
Dépenser de l’argent, ça va dépendre où et comment. Dépenser de l’argent pour ton club local où tu joues, ou que tu supportes, ou pour des équipements dont tu as besoin pour faire du sport, ou pour l’UNSS de tes gamins, j’imagine que c’est de gauche.
T’acheter des clubs de golf et regarder DAZN chez toi tout seul c’est probablement de droite.
Analyse superficielle et orientée. Bien à vous.-
essaisfragiles
InvitéLes licences en club, c’est super cher, si t’as deux gosses, t’en as pour 1500 boules par an, plus les équipements !!
-
Leo Landru
InvitéAlors que ma vasectomie m’a couté moins qu’une cartouche de cigarettes.
Il faut prioriser les dépenses.-
Mélanie
InvitéLa vasectomie est remboursée par la sécu ou payante mais pas chère ?
-
Mélanie
InvitéC’est remboursé putain
Quand je pense à tout ce que j’ai dépensé en contraception
En argent et en charge mentale
Et en cours de sport pour mes gosses-
Leo Landru
InvitéOui au total j’ai dû payer les dépassements d’honoraire de l’urologue et de l’anesthésiste mais c’est remboursé, indolore et rapide. L’inverse d’une année d’équitation.
-
Oscar
InvitéLe stérilet. C’est gratuit, tu es tranquille pour au moins 5 ans !
-
Mélanie
InvitéJe n’ai plus besoin de contraception.
Mais ce fut le cas dans le passé et plusieurs moyens de contraception ne m’ont pas convenu, dont le stérilet.
Je suis évidemment favorable à la vasectomie accessible et gratuite pour ceux qui veulent, mais quand on dit « vasectomie », me vient une sensation désagréable, celle que du coup l’homme peut s’en aller tranquille et laisser traîner son sperme. Je ne généralise pas, simplement pour avoir fréquenté un vasectomisé, et je le redis ce que je dis là je ne le dis que pour ce cas perso, ben j’aurais en fait préféré utiliser des capotes, mais comme cet homme était contraceptisé, je n’avais à l’époque pas osé le lui demander, et encore moins penser que j’aurais par exemple pu lui demander de se retirer avant.-
Leo Landru
InvitéJe précise que cet homme n’est pas moi sinon les gens vont se faire des idées. Par ailleurs je ne laisse pas traîner mon sperme, je ne veux pas qu’il s’encanaille et dégrade des halls d’immeuble.
-
Mélanie
InvitéEn plus il risquerait de glisser
Sacré bon son, ça fait plaize.
-
-
-
Mélanie
InvitéOscar : comme pas mal de femmes j’ai pris Diane 35 des années, qui comme elle était vendue pour soigner l’acnée et avoir comme effet secondaire d’être contraceptive n’était pas remboursée du tout. Elle avait d’autres effets secondaires dangereux et a été interdite.
-
Claire N
InvitéOui- sans compter que j’ai toujours trouvé qu’elle plombait la libido…
-
Mélanie
InvitéPas vu cet effet sur moi
Mais j’ai souvent une libido de plomb donc possible que je sois passée à côté-
Claire N
InvitéOu possible que ce n’ai rien à voir
-
Mélanie
InvitéEn tout cas cet été a souvent été pointé sur les pilules
Je serais curieuse de voir comment les pharmaco s’y prennent pour évaluer ça finement -
Claire N
InvitéA l’époque j’en parlais pas ; parce que je savais de l’intérieur que les gynécologues m’auraient non seulement pas cru, mais en plus aurait cru que j’avais un p’tit problème dans ma tête
Et moi je savais bien , j’avais intériorisé, que dire du mal de la pilule c’était pas bon pour les femmes en général -
Juliette B
InvitéBien vu Claire. Moi j’ai parlé à ma gynéco non des effets sur la libido de Diane 35, dont d’autres que toi ont témoigné, mais sur ses risques pour la santé qui commençaient doucement à poindre dans des articles plus ou moins scientifiques. Je voyais que plein d’autres pilules étaient développées et je me disais que, peut-être, faites qu’elle faisait courir moins de risques.
Elle a fermé le ban de la discussion en deux temps:
1. Pffff toutes les pilules se valent !
2. Comme je lui demandais pourquoi alors on en développait des nouvelles, moins dosées, elle m’assène : mais au fond, je pense que vous êtes contre la pilule !
Glurps, j’en suis restée sans voix de tant de conneries et d’incompétence médicale. Je n’ai jamais été la revoir mais j’ai continué à la prendre.
C’est mon MG qui un an plus tard, sans que je le sollicite, mais qui renouvelait mon ordonnance, m’a dit : vous voulez qu’on essaye autre chose que Diane 35 ? Ca serait mieux je crois, elle est quand même très très dosée.
Je l’ai écouté.
Quelques années plus tard Diane 35 était interdite, pour cause de risques avérés de thromboses. -
Claire N
Invité« mais au fond, je pense que vous êtes contre la pilule ! » voilà ! Un témoignage très glurp et édifiant , » soit libérée sexuellement et tais toi «
-
Delphine
InvitéJe me demande si, cet été, on n’a pas aussi reentendu parler du Distilbene, prescrit aux femmes (enceintes, je crois), il y a longtemps et remis en question. Il y a aussi les pilules troisième génération qui ont fait parler il y a quelques temps. Ces affaires rejoignent les lobbyings des laboratoires.
-
Claire N
InvitéOui le distilbene est une belle saloperie qui agit d’une génération sur l’autre….
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
Claude
InvitéL’idée selon laquelle la gauche serait critique envers le sport repose sur des présupposés tenaces, semblables à ceux concernant les enseignants de gauche ou encore Didier Deschamps et son sens de la victoire. Pourtant, la gauche reconnaît largement l’importance du sport dans notre société, mettant en avant son potentiel d’émancipation plutôt que la simple recherche du dépassement de soi.
Il est rare que des figures de gauche prennent position de manière explicite sur la valeur du sport pour les individus, au-delà des critiques légitimes de l’organisation des grandes compétitions et des enjeux économiques qui les entourent. En parallèle, on exalte souvent les vertus d’un sport personnel et amateur, dépouillé de ses atours capitalistes, un sport qui reviendrait à une sorte d’essence originelle. C’est précisément là que la gauche se fourvoie, en cherchant cette essence qui n’existe pas. Le sport tel que nous le connaissons et le pratiquons aujourd’hui s’est justement développé à travers le système capitaliste. Des auteurs comme Norbert Elias ou Jean-Marie Brohm ont montré que le capitalisme a besoin de produire des corps productifs, même en dehors du travail. Les références aux vestiges grecs, glorifiées à chaque ouverture des Jeux olympiques, ne sont que des apparences, car l’activité physique de l’époque avait une fonction bien différente.
Dans La République, Platon ne parle d’ailleurs jamais de dépassement de soi, mais plutôt de juste mesure. Pour lui, l’excès était perçu comme dangereux dans son utopie politique.
Pour répondre à ta question : est-ce que la gauche n’aime pas le sport ? Ma réponse est non. Et lorsqu’elle se montre critique, ses arguments sont souvent insuffisants. Le sport ne peut pas être sauvé du capitalisme, car il a été façonné par cette structure même, devenant un outil du capitalisme. Il suffit d’observer un entraînement de sport collectif pour voir quelles vertus sont mises en avant : la discipline, le respect de l’autorité, l’acceptation d’un rôle prédéfini, le travail… Ce sont des termes que Michel Foucault a relevés dans Surveiller et punir pour décrire le fonctionnement des prisons. Certes, il existe des différences fondamentales entre le sport et une prison, comme la liberté et le plaisir, mais cette comparaison est intéressante car elle éclaire les fondements institutionnels d’où provient le sport.
Cependant, malgré cet enracinement capitaliste, le sport possède des vertus essentielles pour qui cherche à s’émanciper des oppressions. Par exemple, les suffragettes pratiquaient le jujitsu pour se défendre contre la police lors des manifestations. Le cricket est également devenu un outil d’émancipation pour les peuples colonisés. Chaque sport porte en lui des histoires et des exemples qui montrent en quoi il peut être un instrument dans la lutte quotidienne contre le capitalisme.
Et puis, il y a surtout le plaisir, que j’ai volontairement mis de côté jusqu’ici. C’est finalement ce plaisir qui nous pousse, enfants, à jouer pendant des heures avec des ami(e)s ou à regarder des matchs à la télévision. Ayant beaucoup réfléchi à ce sujet, et en tant que pratiquant de sport, je me trouve moi-même dans cette ambivalence. Une phrase de Foucault me revient souvent : « Là où il y a du pouvoir, il y a résistance. » Ainsi, je ne vois plus le sport dans une opposition binaire entre bien et mal, mais j’essaye de l’observer et de le pratiquer à travers ces marges, ces interstices où se situe la résistance, là où je retrouve le plaisir que j’avais enfant, jouant dans la cour ou au stade près de chez moi.-
essaisfragiles
InvitéQuelle belle contribution ! Merci beaucoup.
À te lire, me revient en tête le livre de Loïc Wacquant, Corps et Âme – Carnets ethnographiques d’un apprenti boxeur, publié en 2001, qui rejoint peut-être ton propos sur la pratique émancipatrice du sport. Je le recommande. -
SHB
InvitéPour répondre à ta question : est-ce que la gauche n’aime pas le sport ? Ma réponse est non. Et lorsqu’elle se montre critique, ses arguments sont souvent insuffisants. Le sport ne peut pas être sauvé du capitalisme, car il a été façonné par cette structure même, devenant un outil du capitalisme. Il suffit d’observer un entraînement de sport collectif pour voir quelles vertus sont mises en avant : la discipline, le respect de l’autorité, l’acceptation d’un rôle prédéfini, le travail…
.
Après je ne pense pas que ces attributs soient spécialement capitalistes. Je pense qu’il a parfois une appréciation un peu bêbête du sport de la part de la gauche qui confond les vertus et la situation dans laquelle ces dernières interviennent.
.
L’autorité de l’État, du professeur, de la Police, etc. est aliénante car elle nous ait imposé et on ne peut pas la moduler, la changer ou même l’abolir si l’envie nous prend. Prenons l’exemple de mon équipe de handball. Le coach a 40 ans de handball derrière lui et nous respectons son autorité lorsqu’il définit des principes de jeu que nous devons appliquer. La différence majeure est ici la légitimité du pouvoir. De 1 nous avons décidé qu’il serait notre coach et de 2 s’il devient tyrannique nous aurons beau jeu de le dégager.
.
La rigueur, elle, est nécessaire pour atteindre un certain niveau de perfection du mouvement. Même les moines ou certains maitres des arts martiaux qui ne sont pour autant pas insérés dans le capitalisme s’astreigne à une rigueur du corps ou de l’âme nécessaire à la réalisation d’une harmonie, d’une paix, d’un mouvement fluide, contrôlé, libre.
.
L’acceptation du rôle prédéfinis n’est pas toujours une composante du sport. Combien de coach ai-je justement entendu dire aux joueurs de prendre des initiatives, de prendre leurs responsabilités dans l’effort collectif ou d’arrêter d’être spectateur du jeu.-
Claude
InvitéCe que tu soulèves ici concerne le choix ou non des loisirs et des pratiques que nous adoptons en dehors du travail. Je te l’accorde : si jouer au handball ou au football dans un club ne me convient pas, je peux tout à fait choisir de ne pas le faire. Mais la vraie question est alors : pourquoi le faisons-nous ? Par plaisir, par nécessité, pour l’esprit de camaraderie ou par obligation sociale ? Je pense que c’est un peu de tout cela, même s’il ne faut pas sous-estimer l’importance de la socialisation que le sport permet.
Benoît Coquard, par exemple, parle de la pratique du football dans les campagnes comme un vecteur essentiel d’intégration dans les cercles sociaux. Il y a aussi une dimension de normalisation des corps qui passe par la nécessité de pratiquer un sport. Et il ne faut pas négliger le rôle des médias et des images qui circulent, participant à un certain contrôle des corps. Le capitalisme, d’ailleurs, a besoin que ton corps soit performant, car cela se traduit par une meilleure productivité au travail.
Tu mentionnes aussi ton coach de handball de 40 ans, qui, en tant qu’organisateur et décideur, joue un rôle clé dans la pratique sportive. Mais est-il légitime que ce pouvoir de décision soit détenu par quelqu’un d’autre que les joueurs eux-mêmes ? Ne sommes-nous pas, d’une certaine manière, dépossédés de notre capacité d’agir sur le terrain ? Bien sûr, on pourrait dire qu’un cadre est nécessaire pour la performance, mais cette performance doit-elle être la priorité ?
Ce rapport à l’autorité m’a toujours frappé dans ma pratique sportive. La figure du coach incarne cette autorité, et même si je ne suis pas toujours d’accord avec lui, j’acquiesce, car son rôle lui confère le pouvoir de décider ce qui est correct ou non. . En vieillissant, cette autorité du coach s’efface progressivement, mais j’ai été choqué de voir des adultes s’insulter pour une passe ratée ou pour une mauvaise défense. D’ailleurs, il est frappant de constater un certain schéma chez les coachs : au bord du terrain, ils s’agitent, crient, se plaignent des joueurs et des arbitres. La structure du sport influe-t-elle sur leur comportement ?
De plus, tu mentionnes la possibilité de sortir d’un rôle prédéfini, mais malheureusement, j’observe plutôt l’inverse. Au rugby, par exemple, un pilier ne deviendra pas demi d’ouverture, tout comme un meneur de jeu ne jouera pas pivot au basket. Ces changements de rôle ne sont possibles que dans les limites imposées par la structure elle-même. Lorsque l’on joue entre amis, je te l’accorde, ces rigidités peuvent disparaître et les rôles deviennent plus flexibles. Mais dès que l’on joue en club, on est contraint de maintenir le rôle pour lequel on a été initialement recruté. La liberté de mouvement et d’expression sur le terrain est ainsi largement déterminée par les attentes de la structure qui encadre la pratique sportive.Ce que j’essaie de montrer, c’est que le sport moderne agit sur les corps, et que ces actions sont structurées de manière similaire à celles que l’on observe dans les institutions disciplinaires. Bien sûr, ta pratique de loisir au handball n’est pas aussi rigide que celle des professionnels, mais elle reproduit tout de même certains effets.
Concernant les « moines ou certains maîtres des arts martiaux », je dois admettre que je connais peu ces pratiques, hormis le judo, qui me semble être un parangon d’autorité et de respect envers les supérieurs. Ce que tu relèves sur la beauté d’un geste est intéressant, mais cela ouvre une autre question : qu’est-ce qui rend un geste beau ? Est-ce lorsqu’il est réussi ou lorsqu’il devient automatique ? Il est difficile de juger ce qui fait la beauté d’un geste. Au basket, les débats sur ce qu’est un beau tir ou non sont sans fin. Joakim Noah, par exemple, était souvent moqué pour la laideur de son tir, alors qu’il s’est probablement autant entraîné que les autres pour atteindre ce niveau. Il a dû faire face aux mêmes exigences, mais sa « mécanique » de tir reste perçue comme laide.
Malgré cela, je suis souvent captivé par la répétition de gestes parfaitement maîtrisés : un coup franc de Juninho, un tir de Ray Allen, un drop de Wilkinson, ou même les libraires à Noël, lorsqu’ils emballent des cadeaux avec ce coup de ciseaux qui donne au ruban cette petite torsion si élégante. C’est peut être ça les petits plaisirs de la vie.
-
-
Florent
InvitéFaire du sport, à l’échelle des individus un moyen de se sentir vivant, de se sentir puissant….les jours où on est en forme au moins. A l’échelle de la cité un moyen de contrôle social, puissant également. Le sport comme moyen d’émancipation des individus, à gauche, le sport comme moyen de contrôle social à droite, et la balle au centre
-
-
graindorge
Invitén’oublions quand même pas que c’est bien le capitalisme quelque soient ses formes qui cassent les corps
-
essaisfragiles
InvitéL’intérêt de la ponctuation…
N’oublions quand même pas que c’est bien le capitalisme, quelles que soient ses formes qui cassent les corps.
N’oublions quand même pas que c’est bien le capitalisme, quelles que soient ses formes, qui casse les corps.-
graindorge
Invité« N’oublions quand même pas que c’est bien le capitalisme, quelles que soient ses formes, qui casse les corps. »
c’est celle-là… pardon. La fatigue: j’ai même pas relu. Grand merci essaisfragiles. Je suis cassée. Je me casse faire dodo.
Bonne nuit et bisous -
..Graindorge
Invité@essaisfragiles
L’autre soir j’étais flapie mais là j’ai une question cher professeur: la phrase n° 1 ne me paraît pas correcte avec le verbe casser au pluriel car l’adjectif possessif SES formes nous donne clairement l’info qu’il s’agit des formes DU capitalisme donc le verbe doit rester au singulier même sans virgule après « formes ». Non?
Si tu repasses par là
-
-
-
Ourson
InvitéPeut-on dire que les sports de combat sont de l’art, et que le combattant est un artiste ?
Cette question me trotte dans la tête depuis plusieurs semaines. Quel est votre avis sur la question qui – je préfère préciser – est très sérieuse ? -
Mathieu
InvitéBon le plus grand milieu de terrain de tous les temps (et peut-être tout simplement plus grand joueur) prend sa retraite. Ça mérite bien une petite compilation, pleines de double contact supersoniques et de passes venues d’ailleurs
-
François Bégaudeau
Maître des clésO Andrès.
Le plus grand oui peut-être.
-
-
toni Erdmann
InvitéJe recommande le dernier C Ce Soir sur l’affaire Mbappé : https://podcasts.apple.com/fr/podcast/affaire-mbapp%C3%A9-la-face-sombre-du-football/id1591633548?i=1000673529833
—-
Une discussion sans moraline sur les circonstances sociales qui amènent les footballeurs à commettre ces impairs.
Je me dis que la vie des footballeurs ferait de bon roman. Jeunes issus de milieu populaire qui accèdent à une position d’extrême domination sociale tout en restant soumis à leurs dirigeants, sollicités par leur entourage, désirés par un tas de jolie fille, recherchés par les marques, adulés par les supporters, détestés par les concurrents, manipulés par les agents. Y’aurait de quoi tenir des situations bien ambigües.-
François Bégaudeau
Maître des clésOui, grand film à faire. Soderbergh pourrait – lui il a fait le basket.
Un recueil de nouvelles de Tristan Garcia traitait de ces sujets il y a une dizaine d’années.
On se souvient aussi vaguement de quelques films ou docus évoquant le trafic des joueurs africains. -
lamartine
Invité« ces impairs »
Je ne comprends pas bien ce que veut dire impair ???
Violer ou avoir eu une relation sexuelle ? À moins qu’il ne s’agisse de ces sorties nocturnes depuis quelques mois. Un grand besoin de s’aérer s’est fait sentir. Même si millionnaire depuis l’âge de 14 ans. C’est
Ce schéma tout fait entre les causes et effets des pauvres est tellement schématique.
Il peut s’avérer juste, mais pas dans le cul. Car le cul n’est pas qu’une affaire de classe.
-
-
Foie gras
InvitéDans Comme une mule, il est dit que certains militants de gauche n’aiment pas l’art parce qu’ils n’ont pas réussi à le comprendre, et que cela les a énervés. Ils ont ensuite donné une justification politique à leurs ressentiments, pour le légitimer. C’est peut-être pareil pour le sport. Un jeune gauchiste, faible et mauvais en sport, verra celui-ci lui échapper. Insensible au sport, il pourra le qualifier de stupide ou viriliste.
-
Foie gras
InvitéJ’ai malgré tout de la sympathie pour les personnes qui ont été obligées de faire du sport toute leur enfance à l’école et qui finissent par le détester. Je comprends : marcher longtemps jusqu’au complexe sportif, avoir le souffle coupé ou des points de côté pendant une course interminable, et évidemment le pire du pire : la piscine. Devoir montrer son corps en pleine adolescence ou préadolescence, avec le short de bain interdit, les groupes de niveau, les vestiaires, tout ça… Il faut juste éviter de transformer ces mauvaises expériences en vertu précoce.
-
Foie gras
InvitéAprès une critique politique du sport à l’école peut être fait, évidemment, je me souviens de cette article: https://www.frustrationmagazine.fr/eps-enfer/
-
-
-
Mathieu
InvitéBon j’ai pas trouvé le topic sport classique, donc je mets ma réflexion interrogation ici. Elle ne concerne pas la gauche, mais plutôt la droite en réalité. Plus précisément la droite et le rugby. Regardant le rugby depuis quelques années, je lui trouve ces derniers temps un pic dans le conservatisme et dans l’aspect identitaire. Je ne parle pas ici du jeu en lui-même – que je trouve toujours beau et appréciable – mais plutôt des à-côtés divers et variés que je peux noter. Cela peut-être très anecdotique, comme la résurgence chez certains joueurs d’une moustache très années 50, ou alors cette cérémonie d’ouverture très passéiste orchestrée par un Jean Dujardin en boulanger d’après-guerre, et qui éludait totalement, dans sa frise historique, l’arrivée des joueurs de banlieue dans le rugby pro. Cela peut aussi être le fait que les joueurs de rugby blancs et moustachus chantent la marseillaise – ce que les médias réactionnaires n’ont pas manqué de relever, pour immédiatement les comparer aux footeux noirs et arabes qui ne la chantent pas.
Cela peut aussi être la langue du rugby ou la langue des médias rugby, qui me fait souvent penser au style réactionnaire de Vincent Bhertelier. Une langue très emphatique, imagée, lyrique, excessive, héritée de Daniel Herrero, et bien souvent avé l’accent. Cela peut aussi d’ailleurs s’expliquer par la force d’un Sud-Ouest conservateur et traditionnaliste dans le développement du rugby en France, en gros le Pays Basque et l’Occitanie, et maintenant la Gironde avec l’essor de l’UBB.
Je regarde le rugby depuis environ mes 10 ans, la Coupe du monde 99 et les grands duels Biarritz Toulouse en championnat et en Europe, j’ai toujours pressenti que ce sport était de droite, un sport qui est d’ailleurs d’être un sport de gentlemen anglais à l’origine, mais là je trouve que c’est de plus en plus marqué, de manière consciente ( reconversion politique de Laporte, Moscato faisant la promotion de Papacito sur Instagram) mais aussi et surtout manière inconsciente. Je ne crois pas que les joueurs ou les acteurs de ce champ se rendent compte eux-mêmes de ce qu’ils font. Il n’y a qu’à voir à quel point Dupont et Dujardin ont été étonnés d’avoir été repris par Valeurs Actuelles après la cérémonie d’ouverture. Et j’en viens même à me demander: peut-on citer dans l’histoire de ce sport un joueur explicitement de gauche radicale, comme Rocheteau ou Socrates à l’époque dans le foot?-
Mao
InvitéTe lisant , je réalise à quel point Moscato c’est tellement notre Joe Rogan à nous.
-
Mathieu
InvitéOui il y a un peu de ça, même si Moscato est moins explicitement politique et a l’air quand même un peu plus rigolo que le bourrin libertarien que je perçois en Rogan
-
Mao
InvitéJoe Rogan est infiniment plus drôle que Moscato. C’est en effet un gros bourrin trumpiste libertarien comme on les aime mais c’est aussi un stand upper qui a beaucoup de spectacles à son actif – on en trouve sur Netflix – d’une qualité très supérieure à ce que j’ai pu voir de Moscato.
-
Mathieu
InvitéAh ok, je ne connaissais pas ce pan-là de Rogan, j’ai simplement vu quelques extraits de son émission de radio.
Je regarderai
Je confirme que Moscato en spectacle c’est vraiment pas terrible, mais ça plait évidemment beaucoup à mes potes biboules, surtout aux avants.
Je lui reconnais quand même des petites vulgurances en impro dans le Moscato Show-
Mao
InvitéJ’ai dit qu’il était plus drôle que Moscato mais je n’invite pas spécialement à aller voir ses spectacles qui sont, pour ce que j’en ai vu, tout à fait dispensables.
-
François Bégaudeau
Maître des clésUn fait confirmera à lui seul ton intuition : la couve de Valeurs actuelles titré « La france rugby » (bien sur opposé à la France foot, qui n’estg pas la foot parce que c’est c’est des noirs racailles)
J’en dirais autant de tout un emballement actuel sur les films france profonde blanche (Vingt dieux étant le plus récent)
Tout ca c’est un chant du cygne, mais je le trouve bien long ce chant.-
Ema
InvitéQui avait dit « le rugby sport de voyou joué par des gentlemen, le foot sport de gentlemen joue par des voyous » ? En tout cas c’est vieux cette affaire.
-
François Bégaudeau
Maître des clésvieux, mais évolutif, car maintenant la France blanche dirait volontiers que le rugby est un sport de gentlemen joué par des gentlemen, et le foot un sport de voyous joué par des voyous
(en tout cas dans ma famille gauche blanche on dirait ça)-
Ema
InvitéOk. Dans « sport de voyou », l’implicite me semblait être, hormis l’historicité sociale du sport en elle même, qu’étant un sport de contact, c’était plus viril, plus masculin, plus castagne que le foot. Mais que la supposée bonne tenue des joueurs élevaient le dit sport au rang aristocratique. Glorification de la virilité bien de chez nous, canalisée, qui respecte l’étiquette, par opposition à la virilité vulgaire et sauvage des banlieues. Un truc puant comme çà.
-
Bonnaventure
Invité« joué par des gentleman » c’est aussi (et surtout) la composition sociale des pratiquants de rugby pendant très longtemps (et jusqu’à récemment en Argentine et en Afsud : la bourgeoisie universitaire.
-
-
-
Bonnaventure
InvitéJe rajouterai un fait plus ancien : l’interdiction du rugby à XIII en 1941 par Vichy au profit du XV, alors facilement identifiable à la Révolution nationale voulue par Pétain de par son ancrage dans les villages et les bourgs (alors dépourvus de tours) de la « France paysanne et terrienne ». Bégaiement de l’Histoire?
Et un autre plus personnel : dans le bourg près duquel je vis (aujourd’hui parsemé de tours), les quinzistes de mes connaissances ne se distinguent pas par leur clairvoyance politique. Par leur clairvoyance tout court d’ailleurs.-
Mathieu
InvitéMerci pour ce faits historique Bonnaventure
Rassure-toi chez moi aussi, les biboules, c’est pas les crayons les plus aiguisés de la trousse. -
Ema
InvitéMerci pour l’anecdote, c’est éclairant.
-
François Bégaudeau
Maître des clésHistoire de sauver des poubelles de l’Histoire un livre maudit, cette question est abordée à deux reprises dans La politique par le sport.
-
Bonnaventure
InvitéMerci pour la référence, j’ignorais ce titre. Mais pourquoi « livre maudit »?
-
François Bégaudeau
Maître des clésparce que s’est pas vendu
-
François Bégaudeau
Maître des cléscomme du reste Sport et femmes, paru peu après, avec à peu près la même équipe, et chez Hélium
(mais celui-ci réédité l’an dernier) -
Bonnaventure
InvitéJe vois. Les consommateurs de sport rechignent à envisager les choses sous cet angle, la période « Paris 2024 » dont on peine à sortir l’a grandement montré. Le divertissement prime.
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
pifou
InvitéSi dans sa vie on a fait plus de km à vélo qu’en voiture on est de droite ou de gauche ?
-
diegomaradona
Invitéon est pauvre
-
-
Claire N
InvitéSur le plan local :
l’asso de rudgby se taille la part du lion dans les subventions de la mairie et c’est pas négociable-
Mathieu
InvitéTu vis où, Claire?
-
Claire N
InvitéDans les landes
-
Claire N
InvitéC’est un noeud qui m’a un peu fait penser à celui d’ » une vie violente « dans une certaine mesure
La partie à trois bandes « mafia « / « ceux de gauche « / pressions etatique
-
-
-
-
Ludovic
InvitéVous êtes rigolo
-
lumen cor
InvitéÉvite de mettre tes liens de porn gay ici, le forum est public
-
Ludovic
InvitéC-C + B
Ou R
Sigma Sigma Boy
-
-
-
Maximus
InvitéLa gauche en France est anti sport
Alors que sous l’union soviétique la lutte et le sambo était très développé avec des structures de l’état, qui portent encore ses fruits aujourd’hui à l’UFC-
Sylvain
InvitéOuais… la gauche est anti sport 🙂
Tu iras dire ça à Cantonna et Thuram, au hasard…
Et bien sur tu sais pour qui votent les sportifs…-
Maximus
InvitéCantonna est un abruti qui s’est fait viré de ‘l’équipe de France
Thuram un raciste qui a battu sa femme-
Sylvain
InvitéDiegomaradonna et toi c’est le même compte, rassures moi ?
-
Maximus
InvitéMeme Dugarry a admis que Thuram était raciste
-
Sylvain
InvitéBon même l’extrait que tu postes pour illustrer ton propos te contredit.
Dugarry n’a pas juste « admis que Thuram était raciste ».
Dugarry a surtout dit : je suis d’accord avec tout ce qu’il dit sauf cette toute dernière phrase.
La nuance, pas ton fort.
Il est minuit passé, je vais me coucher, j’ai pas envie de poursuivre cette conversation avec un identitaire droitardé (pléonasme).-
Maximus
Invitépersonne ne t’a rien demandé
-
-
-
-
-
-
-
Tchitchikov
InvitéPuisque quelqu’un parlait ici, il y a quelques temps, de son rapport ambigu au MMA : belle enquête de Ballast. Comme on chérit dans ce giron la société des affects, on remarquera a fortiori l’absentement de ceux-ci dans l’article. Il y a une érotique latente dans ces combats me semble-t-il. Quelque chose de l’ordre de la pornographie. Je note aussi – trop rapidement – que je n’ai jamais autant entendu les gens se traiter de « pédé » que dans les dojos et vestiaires de sports de combat, boxe et arts martiaux, malgré mon bref passage là-dedans (trop fragile). Intéressant pour des types qui se regardent/touchent les muscles et en parlent, se mettent des tapes au cul pour se souhaiter bon courage avant un combat. Le « virilisme » trahit peut-être une peur panique de l’étrangeté. Par association d’images, je me rappelle encore avoir été interdit devant cette insulte « pédé » quand, à onze ans, je refusais de me doucher à poil avec mes copains de football dans les vestiaires ; par pudeur. Et m’être dit : « mais pédé c’est pas justement quand on aime les garçons ? » Super bouquin chez Zones à ce propos, et très drôle, sur la sociabilité masculine, par Daisy Letourneur : On ne naît pas mec.
-
Ludovic
Invité-
Ludovic
InvitéLa nouveauté 2k25
Dans toute l’Europe
Les Actives Club
-
-
-
Tchitchikov
InvitéGrande enquête sur l’ultra-trail là-aussi : https://lundi.am/Enquete-sur-l-Ultra-Trail
Dire que la gauche méprise le sport c’est la restreindre à son personnel intellectuel. L’histoire de la gauche en Amérique latine ne va pas sans le football, pour ne prendre qu’un exemple. Les clubs de boxe brassent un public populaire et sont investis par des militants en France ; souvent parce que les pratiquants amateurs sont des travailleurs sociaux. Je rejoins donc essaisfragiles sur sa distinction classique mais pertinente moyen/fin. Si le jeu devient purement capitaliste et ultra-compétitif, on ne s’étonnera pas que « la » gauche s’en désintéresse.-
Frezat
InvitéLa montagne était relativement non exposé à la compétition du moins l été quand arriva cette ignominie qu est le trail. Depuis ce sport plutôt bourgeois comme le ski d ailleurs ne cesse de croître, mon massif est relativement épargné car le traileur préfère souvent se taper les mêmes montées pour éprouver son chrono ils sont donc comme le gibier astreint à des zones de réserves.
Pour le mma que je kiffe mais que je ne pratique évidemment pas, j aime bien les trajets de certains combattants je pense par exemple aux frangins bougnahem qui avaient ridiculiser le droitardé combattant Patrick quarteron.
Mon sport préféré c.est la marche et le bivouac.
Pas de compétition juste du plaisir.
-
-
Tchitchikov
InvitéJ’avais pas vu mais Claude a dit ici l’essentiel. Merci, donc, Claude.
-
François Bégaudeau
Maître des clés« Dire que la gauche méprise le sport c’est la restreindre à son personnel intellectuel. » C’est aussi avoir trente ans de retard. J’ai été aux premières loges, avec Jouer juste, pour voir que la gauche, y compris et surtout intellectuel, pouvait avoir un gout fort pour le sport Autres symptomes précoces de cet été de fait : les trois livres collectifs mentionnés il y a peu, qui agrégeaient une équipe de rédacteurs de gauche et tous fans de sport, – ou ayant avec le sport un rapport assez intense pour écrire dessus, en fait un sujet de pensée. Nous étions dans les années 2005 à 2008
Peut-etre que c’est dans le militantisme qu’on trouverait les gens de gauche les plus réfractaires au sport – tout en trouvant l’inverse : des kops antifas, des clubs de foot à blason politique (comme à Ménilmontant)
Au bout du compte ce serait exclusivement dans le pan restrictif-moral du féminisme contemporain qu’on trouverait les derniers réfractaires (voir l’échange rapporté dans CUM à ce sujet)-
Tchitchikov
InvitéJe n’ai pas lu ton Jouer juste.. Je ne me souviens malheureusement pas de ce passage de Comme une Mule que tu évoques là. Un pan du féminisme réfractaire au sport ? Si jamais t’as l’occas’ de rappeler ce passage ça m’intéresse. J’me souviens bien en revanche de la très belle formulation de la contradiction entre films dits féministes et mettant pourtant en avant des femmes on ne peut plus normées, dans les canons de beauté.
-
François Bégaudeau
Maître des clésPlutot dans lla première partie du livre.
La série : on fait quoi?
Le porno on fait quoi
Reiser on fait quoi?
Le sport on fait quoi? Une jeune féministe m’explique que le sport c’est forcément mascu et violent. Elle propose donc du sport sans la compétition. Je lui dis que c’est amputer le sport d’une grande partie de son intensité. C’est, à nouveau, amputer.-
François Bégaudeau
Maître des clésC’est, à nouveau, des émotions en moins.
Car combien d’émotions par le sport, et combien, parmi elles, d’émotions inférées de l’enjeu compétitif?
Dans ma morne vie de collégien, entre joies de l’enfance et joies de la vie retrouvée au lycée, heureusement qu’il y eut le sport.-
pifou
InvitéEn effet.
Sans oublier que des fédérations comme la FSGT et l’UFOLEP nées à l’époque du Front Populaire existent toujours.-
pifou
InvitéMe suis trompé pour l’UFOLEP c’est quelques années avant le FP.
-
-
-
-
Carpentier
InvitéCUM, tu trouveras vers la p.147
-
Carpentier
Invité@certain pifou
-
-
-
-
-
-
AuteurMessages
