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Samuel_Belkekett, le il y a 1 semaine et 5 jours.
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..Graindorge
InvitéTrouvé cette vidéo et d’autres
Le lecteur. trice peut- il faire pression pour que les livres ne soient pas fabriqués n’importe où n’importe comment? Par des gros qui mangent les petits Pour que des métiers du livre ne soient pas supprimés, etc… Ou le lecteur ne peut- il qu’acheter et lire?
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Delphine
InvitéLa fabrication des livres me fait penser que les liseuses ne semblent finalement pas l’avoir emporté sur les livres papier, par rapport à l’engouement que leur apparition avait suscité. Il me semble que les personnes lisant régulièrement continuent à utiliser le format papier, surtout les lecteurs qui ont pour habitude d’annoter. A moins que, maintenant, les gens lisent sur leur portable ou leur ordinateur. Mais, comme le papier en général, la dématérialisation, qui tend à se généraliser, risque d’avoir un impact sur le monde de l’édition. Ceci dit, les gros éditeurs devraient réussir à tirer leur épingle du jeu, en trouvant d’autre moyens de rentabilité. Je pense que, malheureusement, l’impact du lecteur est limité, à moins d’avoir des relations influentes dans le monde de l’édition. La seule chose que chaque personne souhaitant contribuer à la « survie » des livres peut faire, c’est d’en acheter. C’est comme tout : les commerçants vont continuer à vendre en quantités ce qui leur rapportera de l’argent (on en revient au monde marchand dans lequel nous vivons). Mais, quand on regarde les rayons des librairies (type FNAC ou des librairies de quartier), il y a encore beaucoup de choix. Le problème est qu’il y a une sélection et, comme pour les films, une fois que l’actualité du livre est passée (actualité plus ou moins longue), on a plus de mal à le trouver. Par exemple, en 2024, j’avais commandé le livre de François « ma cruauté » auprès d’une petite librairie de ma ville, et la libraire m’a dit que le livre n’était pas récent, qu’il datait d’il y a deux ans. Mais c’est comme si il datait d’il y a dix ans. Sa remarque m’avait donné cette impression, comme si un classique du XIXeme siècle étudié chaque année à l’école aurait été plus récent (durée de vie du livre paraissant plus longue).
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François Bégaudeau
Maître des clésla vie économique d’un livre à succès c’est six mois
la vie d’un livre sans succès c’est deux semaines-
IA
InvitéC’est une citation assez percutante ! Elle reflète bien la réalité du marché du livre, où le succès peut être fulgurant, mais très court, tandis que les livres moins populaires peinent souvent à se maintenir plus longtemps dans les librairies. En effet, un livre à succès peut bénéficier d’une forte visibilité pendant quelques mois, grâce à la presse, aux clubs de lecture, et au bouche-à-oreille. Ensuite, l’intérêt diminue généralement, et il est souvent remplacé par les nouvelles sorties.
Les livres qui ne rencontrent pas ce même engouement, quant à eux, sont souvent écartés rapidement, à moins qu’ils ne trouvent une niche spécifique ou un public fidèle au fil du temps.
Ça te fait penser à un livre ou un auteur en particulier ?
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..Graindorge
InvitéJe crois que tu m’as à moitié bien lu chère Delphine. Comme lectrice j’aimerais lire des livres en connaissant tout, de A à Zèbre, de la FABRICATION, du papier jusqu’au produit fini dans une librairie. En poussant fort le bouchon, lire » aucun arbre n’a été maltraité , on a pris soin de prévenir les écureuils et remercié l’arbre avant de le sacrifié » Et beaucoup de livres ne méritent pas ce sacrifice.
Je boycotte Amazon. Je refuse d’acheter n’importe où
Je continue mon enquête.
J’ai trouvé des infos sur les IA. Un gars a « pondu » 120 livres avec. 120!! Ça doit être des livres SUPERMARCHÉ
J’ai appris aussi que ce sont les libraires qui gagnent le plus sur un livre.
Le système cultive sciemment notre ignorance et on va ensuite dire aux gens vous lisez de la merde. Ce sont ces merdes qui se vendent le mieux en général. Donc les gens aiment les mots imprimés, aiment les livres, aiment l’objet livre. Et ce, malgré la suprématie de l’image
Je m’éloigne du sujet mais bon… -
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MA
Invité2eme partie de cet article :
https://blog.mondediplo.net/ce-que-bollore-fait-au-livre-aux-editeurs-et-aux-2450
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..Graindorge
InvitéTrouvé ça.
Ça correspond un peu à la raison de l’ouverture de ce topic en août 2024. Même si c’est ouvert à toutes les autres ramifications donc merci pour tous les partages
_La production de livre est consommatrice par la fabrication du papier utilisé. La confection de la pâte à papier demande beaucoup d’eau et d’énergie non-renouvelable. Afin de blanchir ou colorer le papier, de nombreuses substances chimiques sont également utilisées. A ce jour, il y a nécessité d’évoluer pour notre filière de l’édition.
La production d’un livre évolue, innove !
Rédigée en 2011 par Terre Vivante, l’étude du cycle de vie d’un livre a démontré que 71 % des impacts environnementaux sont liés à la fabrication (production de la pâte à papier et du papier, impression, transport), 17 % à la distribution, 10 % à la conception du livre et 2 % à la diffusion.Avec le temps, ces impacts ont pu être partiellement atténués. Notamment l‘utilisation de fibres celluloses issues de forêts certifiées. Pour l’impression, de nouvelles encres ont été conçues à base de mélanges de produits végétaux. Très bonne nouvelle pour l’industrie du livre, ces encres permettent de nombreux avantages. Elles sont biodégradables et fabriquées principalement avec des matières premières renouvelables. Donc elles sont moins dangereuses pour l’homme
Des engagements pour une industrie plus écologique
Le dernier rapport d’activité du Syndicat National de l’Edition (SNE), les éditeurs et imprimeurs ont une tendance à la baisse concernant le volume de papier acheté depuis 6 ans. Le rapport met également en avant qu’en 2021, 95 % du papier acheté par les éditeurs est certifié PEFC (label Gardien de l’équilibre forestier) ou FSC ou recyclés : une hausse de 7 points de pourcentage par rapport à 2016. Cette progression importante démontre alors que les éditeurs sont de plus en plus attentifs aux papiers qu’ils achètent et aux volumes qu’ils consomment.Afin de se tourner vers une consommation de plus en plus responsable, le transporteur Speed Distribution, le SLF, l’ADEME et le SNE proposent aux libraires de Paris une solution de transport de nuit éco-responsable. Pour accompagner cette nouvelle démarche, la ville de Paris s’engage auprès des librairies concernant l’accès aux librairies et la réduction des nuisances sonores. Cette démarche devrait se générer de plus en plus dans toute la France d’ici fin 2023.
Des labels reconnus pour le secteur de l’édition
Dans l’idée de faire évoluer l’industrie du livre vers une démarche écologique, les éditeurs et imprimeurs peuvent intégrer des labels reconnus :Labels FSC et PEFC. Ces deux labels se tournent autour de la gestion de la forêt et de l’origine durable des fibres de bois utilisées dans les papiers.
Imprim’Vert. Lancée dans les années 90, cette marque française est une initiative privée. Pour se munir de cette initiative, les entreprises doivent respecter 5 critères : la gestion rigoureuse des déchets dangereux, la sécurisation des stockages de liquides dangereux, non-utilisation de produits étiquetés « toxiques », le suivi énergétique du site et la sensibilisation du public.
L’étiquetage Carbonne. En 2012, le groupe hachette a lancé les premiers livres porteurs d’un étiquetage carbone. L’étiquette indique l’origine des fibres du papier et de l’empreinte carbone spécifique de l’ouvrage (en gamme de CO2).
La charte des éditeurs écolo-compatibles. Cette initiative française est un regroupement d’éditeurs qui se sont penchés sur l’impact du marché du livre sur notre planète.
Les éditions écolo-compatibles
Les éditions écolo-compatibles existent depuis 2010. Il s’agit plus précisément d’un collectif constitué de huit structures éditoriales ayant pour objectif de « proposer des pistes de réflexion et d’action quant à l’empreinte environnementale et sociale de l’édition papier ». Le collectif est notamment composé des éditions La Plage, Rue de l’Échiquier, La Salamandre, Plume de Carotte, Editions Terran, Pour penser, le Souffle d’Oret Yves Michel.A travers sa charte de l’édition écologique, les éditions écolo-compatibles mettent en avant quelques principes :
« Imprimer au moins 80 % de leur production éditoriale sur des papiers recyclés ou labellisés,
Imprimer au moins 80 % de leur production éditoriale à moins de 600 km de leurs lieux de stockage,
Donner à des associations ou à des actions d’accès à la culture plutôt que pilonner les ouvrages en fin de vie,
Et contribuer à des actions associatives en lien avec leur ligne éditoriale ».
Présent chaque année au salon du livre, le collectif souhaite également faire découvrir une large sélection de livres et guides pratiques afin d’inciter les Français à se tourner vers un mode de vie plus écologiques et respectueux de la planète. Cette initiative n’est donc pas seulement un moyen de réduire l’impact de la production du livre. Mais elle permet indirectement d’avoir une influence sur l’environnement par l’apprentissage de la population d’un mode de vie plus vert.Qu’est ce que l’écolo-conception ?
L’éco-conception est une démarche préventive visant à évaluer l’impact d’un produit sur l’environnement tout au long de son cycle de vie.C’est une approche à la fois multi-étapes (de la conception du produit à son traitement en fin de vie et multicritères, par une prise en compte des consommations de matières, d’énergie, des effets environnementaux, etc…
Sur cette même approche, face aux questions environnementales, les éditeurs doivent repenser et optimiser leurs pratiques dans un esprit éco-responsable. C’est ce que nous appelons l’”éco-édition”.
Cette démarche n’implique pas seulement l’éditeur, mais l’ensemble des acteurs tout au long de la chaîne du livre : de l’imprimeur à l’organisme de recyclage et jusqu’au lecteur !
La mise en place d’une démarche en éco-conception donne de nombreux avantages :
Environnement : bien sûr, en premier lieu, cela permet de réduire l’empreinte écologique de l’activité éditoriale.
Financier : en étant dans une logique du “juste nécessaire”, les dépenses sont aussi réduites : matériaux, énergie, réduction des déchets, optimisation de la logistique et du stockage…
Image de l’entreprise : communiquer sur une démarche éco-responsable valorise l’image de l’entreprise vis-à-vis des lecteurs mais aussi des partenaires.
Cohésion d’équipe : en demandant la participation de l’ensemble des services dans ce projet commun, cela permet de fédérer les salariés, qui se sentiront impliqués et donc plus motivés.
Edition du livre et écologie, synthèse.
En bref, l’industrie du livre a su se développer ces dernières années pour se tourner vers des productions plus écologiques. Les éditeurs se tournent de plus en plus vers des papiers et systèmes d’impressions plus responsables. Enfin, l’impact écologique sur l’industrie des livres prend également en compte les lecteurs. Il est attendu d’eux qu’ils soient plus responsables sur leurs achats (quantité, distributeurs…). Pour tous les curieux, découvrez également notre article qui vous indique 7 étapes clés pour éditer un ouvrage écoresponsable.-
..Graindorge
InvitéRECTIFICATIF :
« Ça correspond un peu à la raison de l’ouverture de ce topic en août 2024. » Non: ça ne correspond pas à » LA » raison mais à L’UNE des raisons.
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TDAH
InvitéUn nouveau prix littéraire https://www.robertdesorbon.org/prix-litteraire/
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MA
InvitéAuquel concourt Desertion
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Ostros
InvitéAinsi que La fêlure de Charlotte
Niveau de compet’
Ca va être dur de les départager
Force au jury.-
K. comme mon Code
InvitéLa fêlure la vraie.
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Ostros
InvitéMême réflexe découvrant ce titre
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Ostros
InvitéOn est clairement sur le terrain de Charlotte :
» Résolument moderne, le propos de l’œuvre est sensible aux grandes transformations contemporaines (humaines, politiques, écologiques ou scientifiques). Le roman primé évolue sur ces territoires littéraires où se dessinent, souvent en avance, les contours du monde de demain.
Le prix s’inscrit dans une perspective universaliste et défend un humanisme laïque dans la lignée d’un Montaigne, d’un Erasme, ou d’un Goethe. La littérature qui s’écrit aujourd’hui en Europe peut réaffirmer et surtout poursuive ces œuvres, dont la grâce et le courage nous unissent et nous renforcent face aux hégémonies féroces du temps.
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A dimension européenne …
… parce que la nouvelle configuration du monde nous presse de faire entendre de grandes voix littéraires européennes, qui permettront de sentir son unité et son unicité.
Les mots des auteurs sont le ciment de l’Europe.
La littérature est la spiritualité de l’Europe.
La sensibilité du jury déplacera les frontières.
La littérature sait anticiper. La dimension européenne du prix devient l’occasion de penser demain, de projeter nos consciences de lecteurs dans un avenir que dessine la fiction. »-
Ostros
InvitéVu l’engagement pro Europe du prix
Je pensais qu’annoncer que Désertion faisait partie des sélectionnés
Était une blague
Aussi j’ai rebondi par une blague concernant Chacha
J’ai obtenu ce matin
La confirmation que Désertion concourt pour être élu une voix-ciment de l’Europe pour faire sentir son unité et son unicité
Mes excuses aux éditons verticales et à François d’avoir douté de cette sélection
Il y a, dans la présentation du prix, Europe et discours commercial mis à part, quelques points qui justifient la sélection du roman c’est vrai.-
François Bégaudeau
Maître des clésje suis bien attristé que tu aies pu oublier un instant que j’étais, avec Thierry Breton, une des grandes voix de l’Europe
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Ostros
InvitéOui je suis terriblement confuse
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MA
InvitéDu monde puisque visant le Nobel
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Emile Novis
InvitéMoi, c’est le texte de présentation du prix qui m’a fait penser à une parodie. On pourrait le mettre dans la bouche d’un personnage du « monde de la culture » présent dans The Square.
Je confirme que ça convient très bien à Chacha, dont je viens d’apprendre que, selon elle, son dernier livre n’est pas un récit, ni une confession, encore moins traité (quelle horreur!), mais une « traversée« . Mystère…
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Alphonse
InvitéQuestion technique : lisant Tressaillir, je découvre que le Copyright n’est pas aux éditions Stock mais à … Maria Pourchet ! Je m’étonne : est-ce courant ? ça veut dire quoi, concrètement ?
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graindorge
InvitéLa Fêlure, 22€
Pas de soucis: les invendus iront dans les colis de Noël 2026 de tonton
Pas de soucis non plus: avec une fortune de près de 2 milliards d’euros, Chacha en achète, allez 100000, non, 200000 exemplaires, tape du pied pour un prix quelconque
» Il ne suffit pas de dire la vérité : il faut la rendre aussi supportable et assimilable ». » C.C
Et caguable? -
Oscar
Invité< Tu fais partie de l’équipe qui anime Cause Perdue éditions, où tu publieras ton essai sur la question du mépris. Tu as dit récemment lors d’une rencontre à Rennes que tu n’étais pas sûr que la maison d’édition existerait encore dans un an. C’est vrai ou tu exagérais ?
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Non, c’est vrai, c’est l’horizon dont on est sûr. Pour l’instant on est certain d’être encore en exercice jusqu’en janvier, et on s’est dit qu’on ferait le point en septembre ou en octobre pour voir si on continuera au-delà sans se ruiner. J’ai du mal à y croire tellement on commence à y prendre goût, mais c’est du domaine du possible.
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Ça ne fonctionne pas suffisamment pour l’instant ?
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Un peu, comme 90 % des maisons d’édition. Globalement, on ne vend pas suffisamment pour équilibrer, alors on réabonde collectivement, même si ce ne sont pas de gros frais. C’est aussi une question d’énergie, puisqu’il n’y a que des bénévoles, qu’on n’est pas jeune, une espèce de fatigue peut arriver. Et on n’a pas envie que ça devienne un poids, alors depuis le début on se dit qu’on se lance et qu’on s’arrête quand on veut. On publie ce qu’on peut quand on peut, et si à un moment on en a marre on arrête. >
Cette donnée a-t-elle des conséquences sur le travail de vos auteurs déjà publiés et qui seraient en cours d’écriture d’un second livre ?-
François Bégaudeau
Maître des clésJe ne crois pas
D’ailleurs Etienne Bretin nous a déjà rendu un second livre.
L’important c’est d’etre clair avec eux. Leur dire : on n’est pas sûr d’etre encore là pour votre deuxième livre, s’il existe. Et les inciter à le soumettre aussi à d’autres éditeurs.-
Oscar
InvitéOk. Et le rôle du diffuseur ? Vous êtes satisfaits ? Quand je vois que Bien vouloir patienter n’est présent dans aucune librairie de ma /grande/ ville je me pose des questions…
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..Graindorge
InvitéEn décembre dernier, c’est à la librairie Masséna à Nice que j’ai acheté sans même avoir eu à le leur commander Je ne suis pas une libellule de Gwenaël David : ils l’avaient en stock alors que la librairie Les journées suspendues n’ont un livre que si un lecteur le leur commande. Ils sont là depuis 8 ans et ne peuvent pas prendre le risque d’acheter ne serait-ce qu’un livre à une jeune maison d’édition de gauche?
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Oscar
InvitéOui justement, je ne pense pas que ce soit au librairie de prendre des risques (on sait comment vivent les libraires actuellement…) mais au diffuseur de gérer ça. Je me demande vraiment comment fonctionne la diffusion, et comment son prises les décisions (avec quelle place pour l’éditeur ?) et son coût aussi.
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..Graindorge
InvitéDes risques? Commander UN livre ma chère Oscar?
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MA
InvitéC’est Serendip Livres le diffuseur
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Ostros
InvitéJ’ai rencontré quelques libraires qui m’ont dit refuser de commander des livres Cause Perdue parce que c’est Serendip le diffuseur et que ce serait une galère avec eux. Je crois qu’ils ne reprennent pas les livres qui n’ont pas été achetés contrairement à d’autres diffuseur et il y a aussi les délais de livraison qui seraient décourageant.
C’est pas aussi évident qu’on le pense de commercer avec des libraires…
Je précise que c’était des petites librairies en galère. Et leur situation jouait sur les calculs qu’ils faisant quant à acheter une petite maison d’édition de niche.-
Ostros
InvitéAcheter *chez* une petite maison d’édition
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Tony
InvitéBeaucoup de petites librairies n’ont pas,ou très peu,de trésorerie donc sortir de l’argent en risquant de le perdre n’est pas à leur portée,et les grosses structures ont des accords avec certains diffuseurs et pas d’autres,à Decitre par exemple ils n’ont pas d’accord donc ils n’achètent que sur commande clients.
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François Bégaudeau
Maître des clés« Je crois qu’ils ne reprennent pas les livres qui n’ont pas été achetés »
Non, ça ce n’est pas possible.
C’est le deal de les reprendre-
François Bégaudeau
Maître des clésTony : oui
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..Graindorge
InvitéUn des gars de la librairie Les journées suspendues m’avait clairement dit en décembre qu’ils ne pouvaient pas se permettre d’acheter Je ne suis pas une libellule car il ne serait pas repris si invendu
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..Graindorge
InvitéAh oui: mais il n’a pas cité Serendip et en pleine période de préparation de cadeaux de Noël, le brin de causette a vraiment été un brin tout petit
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François Bégaudeau
Maître des clés« qu’ils ne pouvaient pas se permettre d’acheter Je ne suis pas une libellule car il ne serait pas repris si invendu »
aberration -
..Graindorge
InvitéC’est ce qu’il a dit. Et je l’avais déjà raconté en décembre.
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..Graindorge
InvitéCe serait dommage de perdre des ventes. Il faudrait peut-être les contacter et les tranquilliser
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..Graindorge
InvitéOstros dit « J’ai rencontré quelques libraires qui m’ont dit refuser de commander des livres Cause Perdue parce que c’est Serendip le diffuseur et que ce serait une galère avec eux. Je crois qu’ils ne reprennent pas les livres qui n’ont pas été achetés contrairement à d’autres diffuseur et il y a aussi les délais de livraison qui seraient décourageant. »
Donc Cause perdue devrait vite changer de diffuseur et en prendre un qui reprend les livres invendus -
François Bégaudeau
Maître des clésmerci pour le conseil
je répète qu’il est impossible que le diffuseur ne reprenne pas les livres invendus
ce qui est possible, c’est qu’il tarde beaucoup à les reprendre (c’est à dire à les payer) -
..Graindorge
InvitéLe gars de Les journées suspendues a bien dit qu’on
ne les leur reprenait pas. Il n’a pas cité textuellement Serendip et n’avait pas à le faire d’ailleurs à une simple passante. Tu as les coordonnées. Le mieux serait de leur écrire pour tirer ça au clair. Et bien évidemment clarifier avec Serendip. Ce serait vraiment dommage que ça puisse contribué à poser problème à Cause Perdue.
J’y connais rien, j’ignore si c’est compliqué de trouver un nouveau diffuseur, si vous avez signé un contrat qui vous oblige à rester avec S x temps. Etc. -
Oscar
InvitéGraindorge, il y a assez peu de diffuseurs, beaucoup d’éditeurs et énormément de romans. Ce qui est un peu le fond du problème je crois.
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..Graindorge
InvitéTrouvé ça
Diffuser l’indépendance | délibéré https://delibere.fr/edition-independante-diffusion/ -
MA
InvitéTres bon article. Merci
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Oscar
InvitéOui, merci Graindorge.
Je suis passée à Ombres blanches, je leur ai demandé pourquoi ils ne proposaient pas le dernier CP alors qu’ils ont JNSPUL, réponse : « oui effectivement. Ah c’est Serendip. On les aime beaucoup. [à interpréter ou pas, je ne sais pas] Leur catalogue est énorme. Possible qu’on ne nous ait pas proposé celui-ci. Il faudrait voir avec mon collègue ». Pas trouvé le collègue, pas insisté. -
..Graindorge
InvitéPour C. P peut-être changer de diffuseur et prendre Harmonia Mundi?
Ou se passer de diffuseur:
Lu qu’il fallait environ 300 librairies, si par exemple à C.P il y a une dizaine de personnes entre les créateurs et les auteurs et si tout le monde met la main à la pâte, ça ferait une trentaine de librairies chacun à démarcher. Soit 6 librairies par jour chacun du lundi au vendredi. Leur envoyer des extraits des livres, tranquilliser avec la reprise des invendus et/ou accepter de perdre un peu d’argent en permettant au libraire, au bout de 6 mois ou plus, de vendre moins cher le livre. Diversifier l’offre et les publics: livres pour enfants et ados de parents de gauche radicale, créer le prix C.P du 1er roman ou essai etc.
Loin de moi l’idée de yaka. C’est difficile. Mais au vu des auteurs et autrices aimantés par C.P, je trouverai dommage que l’aventure s’achève et ne pas savoir quoi faire des raquettes et des aspirateurs et aspiratrices -
Libraire
InvitéSalut les forumiens. Je ne commente jamais, bonjour, mais étant libraire, il me semble qu’ici ce soit judicieux : il est, hélas, tout à fait possible pour un distributeur, ou une maison d’édition en particulier, de ne pas accepter les retours. Ce n’est absolument pas une obligation. Dans la librairie où je travaille, jusque récemment, nous n’avions par exemple pas de contrat avec serendip, et commandions donc des livres au cas par cas, en sachant que nous ne pourrions pas les retourner.
Pour répondre à Graindorge qui semble surpris que le libraire soit en difficulté financière « pour un livre! », il faut bien imaginer qu’il ne s’agit pas « d’un » livre. Ce problème se pose à nous quotidiennement, pour toutes sortes de livres. Chacun d’entre eux semble indispensable pour la personne qui vient le chercher dans nos étagères.
Serendip fait, selon moi, un super travail pour diffuser des petites maisons d’éditions, et ils sont reconnus pour ça par les bonnes librairies. Néanmoins, leur équipe est petite, ils n’ont pas les moyens, comme Harmonia puisqu’on le cite, d’envoyer des représentants dans toutes les librairies de France et de Navarre, d’envoyer pléthore d’exemplaires avant parutions, et donc de prendre tout le temps nécessaire pour parler de chacun des livres de leur catalogue.
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Ostros
InvitéÇa élucide ce mystère autour des livres non repris dont on avait entendu parler. C’est parce qu’ils n’ont pas de contrat avec Serendip que la situation est telle. Merci.
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Malice
InvitéBonjour Libraire, je suis contente qu’un libraire intervienne ici; est-ce que tu accepterais de répondre à des questions sur ton quotidien, ton métier, les difficultés mais aussi tout le reste?
J’ai un projet qui fait que des détails précis de ton activité me seraient très utiles. Est-ce qu’on pourrait échanger par mail ou sur messenger? Je peux te transmettre mon compte facebook si tu es ok. Merci d’avance si tu peux/veux. -
Libraire
InvitéPardon, je réalise avoir utilisé le terme « contrat » abusivement, il s’agit plutôt d’avoir un « compte ouvert » ou non avec eux. Je ne sais pas si tout ouverture de compte entraîne la possibilité des retours, mais pour nous, cela s’est accompagnée de la mise en place d’achats réguliers et plus conséquents qu’avant. C’est un peu donnant donnant.
Malice : Oui, ça marche, par mail plutôt si ça te va ? (précision : je travaille dans le milieu depuis 5 ans, il y sûrement beaucoup de choses que j’ignore encore) -
Malice
InvitéPas grave du tout, je cherche avant tout quelqu’un qui a une expérience de première main, pas forcément une grande ancienneté
merci à toi
anice1@hotmail.fr -
..Graindorge
Invité« Pour répondre à Graindorge qui semble surpris que le libraire soit en difficulté financière « pour un livre! », il faut bien imaginer qu’il ne s’agit pas « d’un » livre »
Le libraire de LJS ne m’a pas dit que leur librairie était en difficulté financière » pour un livre! » Ni en difficulté financière tout court. Juste le choix de 0 risque. Pas de reprise pas d’achat et le lecteur avance les sous de ce type de livre.
La librairie LJS n’a pas de catalogue CAR des livres entrent et sortent souvent. Ses huit ans d’existence est un signe de bonne santé je pense. C’est une librairie agréable , on y trouve de la qualité et « un peu de tout » J’aurai rêvé en sortir avec un bon paquet de livres. Au lieu de mesquins calculs: peut-être que les bibliothèques l’ont celui-ci ou celui-là.
Contente d’en avoir commandé un. Un seul. L’honneur est sauf.
C’est moi lecteur qui est en difficulté financière ou plutôt limité financièrement
Ce qui n’est pas le cas de beaucoup de gens dans ces quartiers de Nice
Bien à vous/ à toi cher libraire
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..Graindorge
InvitéPersonnellement, c’était en décembre dernier, je n’étais à Nice que pour 2 semaines, finalement 3. Je boycotte depuis toujours Amazon. J’évite si possible la FNAC, j’avais complètement oublié l’existence de la librairie Les journées suspendues que m’a salutairement rappelé Stéphanie alors lorsque ma grande amie Yannick, bibliothécaire m’a indiqué par téléphone la librairie Masséna, je les ai appelé tout en marchant sur l’avenue Jean-Médecin, prête à aller à la Fnac si pas d’autre choix. Pas simple non plus la vie de lecteur.
Et si j’avais assez d’argent, je le dis sans détour, j’aurais acheté Toledo, BVP, etc. Et je ne suis pas peu fière d’avoir refusé la lecture gratuite de BVP afin d’aider. ( encore merci Oscar)
De C.P j’ai La libellule et bientôt Mépris.
Ils ont parlé d’un trou financier. J’ai proposé de lancer un crowfunding. J’ignore si c’est possible pour une maison d’éditions.
Pour l’instant C. P existe encore -
..Graindorge
InvitéLes journées suspendues 04 92 10 77 20
Bien leur dire que c’était en décembre et de Je ne suis pas une libellule -
..Graindorge
Invitélesjourneessuspendues@gmail.com
Ça vaudrait le coup de clarifier-
Oscar
InvitéJ’ai du temps cet aprem, je vais passer demander en librairie (par exemple, on trouve très bien Je ne suis pas une libellule (en stock) par ici mais pas le suivant)
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..Graindorge
InvitéJe suis allée hier samedi à la librairie Les journées suspendues. Profitant de ma commande du livre de Violette Leduc, j’ai eu l’occasion de papoter de nouveau avec le même gars qu’en décembre. Après quelques questions de lecteur/ client » auriez-vous un catalogue de vos livres etc. J’ai reparlé de cette histoire de non retour des invendus, cette fois en citant Serendip. Il m’a confirmé qu’effectivement Serendip ne reprenait pas les invendus car ils sont petits. Et le lecteur devait régler d’avance pour que la librairie commande le livre. Et il était d’accord avec moi: Cause Perdue ferait bien de changer de diffuseur hélas.
Sinon, j’ai trouvé que Désertion n’était pas très bien placé, dans un coin obscur à droite. Mercredi en allant chercher ma commande, je demanderai si y’aurai moyen de le mettre en vitrine en argant que beaucoup de jeunes auteurs et autrices de C.P comptent aussi un peu sur lui et parceque c’est un bon livre.-
Samuel_Belkekett
InvitéTrès chère et dévouée Graindorge, si tu demandes au libraire de déplacer Désertion qui est sur une table « à droite » dans un coin obscur pour le mettre en vitrine, demande lui de le mettre de préférence « à gauche ».
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Oscar
InvitéMettre plus en avant un livre qui se vend très bien (lu ici) ? Ce ne sont pas plutôt les découvertes, les nouveaux, qu’il faudrait accompagner de près ?
Voir aussi l’offre en Médiathèque, le diffuseur est certainement très bon sur ça également, j’ai lu que Serendip représentait une centaine d’éditeurs.-
François Bégaudeau
Maître des clésla confusion de Graindorge s’ajoutant à la bouillie de Belkekett, l’heure est à clarifier :
-Desertion n’est pas un livre Cause perdue. Donc lier les deux nous égare. Meler à cela « les jeunes auteurs et autrices de Cause perdue » nous égare.
-les auteurs et autrices de Cause perdue ne sont d’ailleurs pas spécifiquement jeunes. Les deux premières autrices ont respectivement 52 et 45 ans. Les auteurs du printemps ont entre 30 et 45 ans (+ moi 54)
-si les non-jeunes auteurs et autrices comptent éventuellement sur quelque chose, c’est sur les ventes de Du mépris, publié par CP en avril. Qyui sera chichement distribué par nos petits moyens et ceux de Serendip
-pour Oscar : Désertion se vend plutot bien pour un roman dans une époque où la littérature est bien en peine, mais Désertion se vend dix fois moins que le Charlotte Casiraghi et à la fin se sera vendu cent fois moins que le Gisèle Pélicot. Soyons précis dans l’échelle de la domination. Par ailleurs, Désertion étant silencié par Radio France et France Télévisions + Le monde Libé, que les libraires aient le petit geste de le mettre en avant ne consistera pas à servir un dominant
En toute chose l’intelligence politique consiste à une bonne mesure des rapports de force-
Ostros
InvitéMais Charlotte c’est de la triche
Le palais a acheté le tralala par caisses de 100
Pour pas que la famille royale perde la face
Résultat : une impression de succès public
et critique vu qu’ils ont aussi imposé les itw en masse
Alors qu’il s’agit juste d’entre soi
On découvrira les exemplaires planqués par hasard lors d’une fouilles des caves du palais suite à une grave inondation.-
François Bégaudeau
Maître des cléshélas je ne crois pas
hélas je crois que des masses de lecteurices achètent pour de vrai ce livre, et parce qu’ils ont envie de le lire
cette envie est évidemment façonnée (comme toute envie sociale), mais elle est effective-
Samuel_Belkekett
InvitéMoi je disais juste de le mettre à gauche.
Pourquoi t’es méchant avec moi ?!?!
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..Graindorge
Invité« On découvrira les exemplaires planqués par hasard lors d’une fouilles des caves du palais suite à une grave inondation. »
Rire
Je crois que là tout le monde a raison: un peu et peut-être beaucoup de triche, le prestige monégasque et ne pas perdre la face et vendre fait vendre
Sarkozy et son journal d’un prisonnier, près de 100000 exemplaires. La fêlure, je sais pas combien mais la petite Charlotte taperait des pieds et les casserait à beaucoup si… Le rocher est creux mais solide. Très
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..Graindorge
InvitéAucune confusion cher François
Je sais très bien que Désertion est de Verticales
J’ai donné 2 infos qui n’avaient rien avoir l’une avec l’autre
1) avec le libraire nous avons parlé, re-parlé de cette histoire de non reprise d’invendus qui paralyse quand même la vente.
2) Ensuite, rien à voir avec le point 1)
j’ai observé que Désertion était invisible bien qu’en regardant, on finit bien sûr par le voir. Il n’est pas non plus sur la dernière étagère tout en haut.
En parlant de jeunes auteurs.trices, j’ai bien suivi le film et jeune ne se réfère pas toujours à l’âge mais plutôt au fait qu’ils/elles sont inconnu.es, nouveaux.
Au temps pour moi alors, j’aurai du dire nouveau -
..Graindorge
InvitéAucune confusion cher François
Je sais très bien que Désertion est de Verticales
J’ai donné 2 infos qui n’avaient rien avoir l’une avec l’autre
1) avec le libraire nous avons parlé, re-parlé de cette histoire de non reprise d’invendus qui paralyse quand même la vente.
2) Ensuite, rien à voir avec le point 1)
j’ai observé que Désertion était invisible bien qu’en regardant, on finit bien sûr par le voir. Il n’est pas non plus sur la dernière étagère tout en haut.
En parlant de jeunes auteurs.trices, j’ai bien suivi le film et jeune ne se réfère pas toujours à l’âge mais plutôt au fait qu’ils/elles sont inconnu.es, nouveaux.
Au temps pour moi alors, j’aurai du dire nouveau, inconnu-
François Bégaudeau
Maître des clésben oui comme d’habitude tu es irréprochable, et pas du tout confuse
donc tu vas m’expliquer la logique de : » beaucoup de jeunes auteurs et autrices de C.P comptent aussi un peu sur Désertion »-
..Graindorge
Invitébeaucoup de jeunes auteurs et autrices de C.P comptent aussi un peu sur Désertion »
Tu as raison: raccourci qui prête à confusion
J’aurai dû écrire » comptent sur l’auteur de Désertion.-
François Bégaudeau
Maître des cléson progresse
sachant que l’énoncé juste serait : « Les éditions Cause perdue et éventuellement leurs auteurices espèrent que Du mépris atteindra au moins les scores moyens de son auteur, ce qui permettrait de faire survivre la boite, et donc de publier au moins les trois livres prévus l’automne et l’hiver prochain »
à l’avenir, concernant Cause perdue, tache de ne pas essayer d’en dire ce que tu ne saurais savoir
à chacun-e, CP ne demande qu’une chose : lire les livres qu’on publie – et accessoirement les acheter-
..Graindorge
InvitéJ’en ai pas dit grand chose
Serendip ne reprend pas les invendus
La librairie LJS prend 0 risque et s’en est expliqué donc le lecteur/trice doit avancer l’argent s’il souhaite un livre de C.P
Augmenter les ventes de Désertion te ferait gagner plus d’argent ce qui te permettrait peut-être d’aider plus CP.
» Pour ce qui est Du mépris, déjà dit il y a belle lurette que j’allais l’acheter et, tant qu’à faire,
accessoirement le lire ayant bien aimé l’intervention de son auteur dans une vidéo ainsi que des échanges sur ce thème dans ce forum.
Malheureusement je ne peux pas acheter tous les livres que j’aimerais accessoirement lire
Et malgré cette limitation financière, je suis fière ( dit déjà) d’avoir refuser de lire gratuitement un livre, BVP de Thomas Mairé de CP : pour les fleurs, on est jamais mieux servi que par soi-même. Donc je me remercie et je vais faire la vaisselle-
François Bégaudeau
Maître des clés« Augmenter les ventes de Désertion te ferait gagner plus d’argent ce qui te permettrait peut-être d’aider plus CP. »
Oui en effet si j’étais riche, je serais riche.
Merci pour le conseil -
..Graindorge
InvitéJ’ai utilisé le conditionnel je crois
Idée: inviter Charlotte Casiraghi à publier
La fêlure 2 à C.P
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..Graindorge
InvitéCoucou Oscar
Mon idée est qu’en demandant aux libraires de Les journées suspendues de mettre en vitrine Désertion pourrait faire qu’en se vendant encore mieux ( j’ignore le nombre d’exemplaires vendus à ce jour) permettrait à l’auteur Bégaudeau d’aider encore mieux les nouveaux auteurs d’une jeune maison d’édition Cause Perdue qui selon les dires du même auteur pourrait être obligée de mettre la clef sous la porte faute de nerfs de la guerre suffisants.
Pour l’auteur lui-même, aucune inquiétude à avoir. Dans le fil Réflexion… il échange avec Samuel sur leurs » fortunes » respectives. Aucun souci à se faire pour F.B.
Bien qu’il aide, vendre plus lui permettrait d’aider plus.
Ce n’est donc pas pour son joli nez que j’irai mercredi oser demander sans vergogne de mettre Désertion en vitrine, forte de mon statut de CLIENTE 🤓, y allant aussi pour retirer le livre de Violette Leduc La chasse à l’amour, 13€.
Grosses bises-
Oscar
InvitéHello Graindorge ! Oui je voyais bien l’idée, mais pour moi CP c’est un ensemble de plusieurs personnes (qui majoritairement ne sont pas FB…) et je me sens plutôt du côté de la lecture pour tous – ou à tout prix – Pratique non vertueuse quoi.
Bonne lecture de Violette Leduc à toi. Le titre est joliment ambiguë. Tu nous diras ! : )
Grosses bises à toi aussi. (Journée importante de mon côté…)-
..Graindorge
InvitéOh lalala! Oh que oui: CP est une équipe!
Longue vie à cette maison d’édition
« et je me sens plutôt du côté de la lecture pour tous – ou à tout prix – Pratique non vertueuse quoi. »
Là je ne comprends pas🤷🏽♀️(Journée importante de mon côté…) Aucune question mais je croise les doigts
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Oscar
InvitéOh merci ! 🙏🤗
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Oscar
InvitéLecture « vertueuse », rapport au fait que tu te disais » fière d’avoir refusé de lire gratuitement un livre, BVP de Thomas Mairé de CP », ce que je comprends – mais mon sentiment est qu’un livre a avant tout besoin d’être lu.
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François Bégaudeau
Maître des clésoui un livre a avant tout besoin d’être lu, mais s’il n’est jamais acheté, il n’y en aura pas d’autres
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Oscar
InvitéBen oui, mais le jeu c’est que certains peuvent acheter et d’autre pas (pauvreté temporaire ou durable) et s’empêcher de lire « gratuit » ne fait pas avancer les choses non plus.
Le livre qui de toute façon ne sera pas acheté, se retrouve (par principe ¡) non lu. Double peine.-
..Graindorge
InvitéC’est pas simple.
F.B dit « : lire les livres qu’on publie – et accessoirement les acheter »
Plus loin, en te répondant Oscar:
« oui un livre a avant tout besoin d’être lu, mais s’il n’est jamais acheté, il n’y en aura pas d’autres »
Les livres ont besoin d’être achetés sous peine de mort. Les bibliothèques n’ont pas tout, achètent ce que bon leur semble. Celle de la gare du Sud est loin du compte en termes de choix. Alors on fait avec ce qu’il y a et on s’enrichit culturellement à grande
peine.
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Oscar
Invité -
..Graindorge
InvitéMerci Oscar!🍀
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François Bégaudeau
Maître des clésOn tourne un peu en rond là Oscar.
J’aime qu’on lise gratuitement, je l’ai beaucoup fait, et une littérature purement gratuite m’irait fort (avec des écrivains fonctionnaires, rémunérés 2500 euros à vie par la collectivité)
En attendant, si je ne vendais pas de livres, je ne pourrais plus écrire, ou beaucoup moins (tant mieux, dirait ma mère)
Je propose donc : on lit gratuitement les riches, on achète les pauvres
Et tiens si tu veux : on vole Désertion, on achète Du mépris -
Oscar
Invité… et on se fait offrir un des nouveaux CP )
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uc
InvitéLes 2500 euros restant, tu peux les donner à un nécessiteux.
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François Bégaudeau
Maître des clésrestants de quoi?
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bibinard
Invitésept ce mène jeu vé tan taie dash taie in boukain é ptait ke jeux lheu liret çilé biain mét jean doutte
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bibinard
Invitébom bhah leu liv ki viain toujusst deux çaurtire il seuret souadisent daijha aipu isét mé jcroura lki doua iavoi rune ot rézon deux çon nain dix pauni bill itet
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Zorglub
InvitéComment on peut-on être trompé(e) et spolié(e) de son travail par une maison d’édition
Cette histoire doit être dite. Elle doit être racontée. Pour qu’on sache qu’on ne peut pas tout se permettre.
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kenny
Invitéje clarifie le graind: les vieux inconnus de cause perdue attendent que tu réinvestisses le fric de Désertion pour payer leurs futurs avances, plutôt que de te payer un énième bolide
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François Bégaudeau
Maître des clésfacile à dire, mais on ne renonce pas si facilement à une envie de Maserati
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Samuel_Belkekett
InvitéSurtout quand on n’a pas le permis de conduire.
Et qu’on l’a jamais passé.
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..Graindorge
Invité.
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Oscar
InvitéÉdition indépendante : un engagement pour la bibliodiversité ? Colloques : Les ateliers du livre
31 mars 2026 14 h en direct sur YT > https://www.bnf.fr/fr/agenda/edition-independante-un-engagement-pour-la-bibliodiversite -
Jules
InvitéAcheté Fuites (qui était bien mis en avant à la Librairie météores à Bruxelles), Technofascisme et la ‘violence en spectacle’ de Deck Marsault. Y a pire comme sélection ! 😀 Je vous en donnerai des nouvelles
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Samuel Lebesgue
InvitéJe serais ravi de votre retour sur Deck Marsault. Je l’ai découverte il y a peu grâce à des recommandations sur ce forum, et je suis actuellement dans une opération de réhabilitation de ma propre personne sur ce forum. J’espère que ses membres seront sensibles à ma volonté de rédemption.
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..Graindorge
InvitéTarrraaann!!
LA CHASSE A L’AMOUR
Commande N° 43092 du 07/03/2026
Quantité 1
Ce livre est arrivé dans notre librairie.Merci et à très bientôt
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kenny
Invitélibraire de graindorge, le métier le plus pénible du monde, devant égoutier et pêcheur en haute mer
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..Graindorge
Invité🍀🍀🍀🍀
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Malice
InvitéTu vas te régaler
C’est aussi bon que Ravages et La Bâtarde et beaucoup moins censuré, sans doute parce-que c’est une sorte de journal sans dates, publié je crois après son décès, où on suit un flux de pensées émotions au fils d’évènements réels ( ses promenades, ses échanges avec Beauvoir, ses crises )-
..Graindorge
InvitéJe suis allée chercher le livre hier
Après une agréable conversation avec le libraire n° 2 j’ai casé mon souhait de voir Désertion en vitrine. Si et seulement si. Avec les arguments donnés à Oscar, exception faite pour » pas pour son joli nez ». Le libraire n°1 ( juste l’ordre de rencontre) ayant fini avec un client me salue. Ils se regardent: » oui, c’est faisable »
» Super, merci, aurevoir! » J’espère qu’ils le feront. Je n’insisterai pas.
Pour Oscar: je ne sais pas encore si avec la carte de lectrice de Nice j’accederai aux bibliothèques de Marseille, je demanderai.
Pour ma part je ne me définirais pas comme » pauvre »
J’ai assez d’argent pour manger tous les jours et un toit avec toutes les commodités. Je me suis même offert récemment Désertion, il y a peu de temps Je ne suis pas une libellule, du Pastoureau , un gros Italo Calvino
de plus de 1000 pages et hier un Violette Leduc à 13€ et 2 livres d’occasion, 2 pépites pour moi: Bernanos: » l’imposture » et Colette » Belles saisons » 3 et 4€
Et un petit coffret Yves Rocher pour ma mère que je bichonne
Je suis donc très très riche. Il me faudrait juste un peu plus d’argent. Mais connaissant la » Bête » de La haut, je me garde bien de Lui en demander dans mes prières!
Gratitude. Point barre-
uc
Invité..Graindorge donne envie d’arrêter de lire.
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..Graindorge
Invitéuc n’a pas lu Désertion ni les livres de CP? Oh!
Mais uc c’est… Ah d’accord! Tout s’éclaire-
uc
Invité..Graindorge
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..Graindorge
Invitéerreur de destinataire
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uc
InvitéNon..Graindorge tu es bien destinataire de ce message et tu donnes de plus en plus envie de vomir.
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..Graindorge
InvitéJustesse : non pas « tu donnes »
mais » tu ME donnes de plus en plus etc »
uc n’est pas le forum à lui/elle tout.e seul.e
Vomissez donc
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Ostros
InvitéHeureuse de lire ce matin le classement des 200 meilleures ventes de livres mis à jour
Où Charlotte a été éjectée après 5 semaines de présence
Et l’amour en poche vient de faire une remontada
Il poursuit son petit bonhomme de chemin avec sa 9e semaine dans les charts
La bonne nouvelle. -
Oscar
InvitéY aura peut-être du réassort dans le sud-ouest
PRIX EUGÈNE DABIT – LE PEUPLE & LE STYLE
PREMIÈRE SÉLECTION 2026Mathilde Beausseault La Colline (Le Seuil)
Marius Degardin Les Mandragores (Le Panseur)
Mathilda Di Matteo La Bonne Mère (L’iconoclaste)
Julien Fyot Décrochages (Viviane Hamy)
Adrien Genoudet Nancy-Saïgon (Le Seuil)
Thomas Mairé Bien vouloir patienter (Cause Perdue Edition)
Christel Périssé-Nasr Le Film du peuple (Editions du Sonneur)
Rouda Les Jardins Perdus (Liana Levi)
Claire Vésin Le Lotissement (La Manufacture de Livres)
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François Bégaudeau
Maître des clésLa corruption des jurés nous ayant couté 5400 euros (essentiellement des frais de bouche), on attend le retour sur investissement.
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Zorglub
InvitéBolloré sort un million d’euros pour Boualem Sansal
● Culture● Extrême droite● Littérature
Le passage de l’écrivain algérien de Gallimard à Grasset — maison appartenant à Vincent Bolloré — a fait beaucoup tousser dans les coulisses de l’édition. Depuis sa sortie des geôles algériennes, le 12 novembre dernier, la cote de l’écrivain, ex-membre du comité éditorial de Frontières, a grimpé pour atteindre des sommets stratosphériques. Son best-seller 2084 (Gallimard, NRF, 2015) s’est écoulé à 350 000 exemplaires, et le jury du Cino del Duca lui a remis en décembre une dotation de 200 000 euros.
On aurait pu penser que Boualem Sansal, fidèle à la maison qui l’a découvert et toujours soutenu, serait resté chez Gallimard, d’autant que, selon nos sources, Antoine Gallimard — peu réputé pour sa générosité —, lui a proposé 100 000 euros d’à-valoir pour le récit de son année de détention. C’était compter sans Vincent Bolloré et son émissaire Nicolas Sarkozy, qui a proposé des offres de plus en plus élevées pour attirer ce Journal d’un prisonnier chez Fayard. Sansal a manœuvré en stratège : il a tergiversé, laissé monter les enchères jusqu’à ce que le PDG d’Hachette tranche et lui propose un million tout rond. Sansal a signé. Le livre ne remboursera pas une telle mise. Mais Bolloré ne cherche pas la rentabilité. Il assoit sa domination sur le marché du livre et envoie un message que l’on pourrait traduire par : « À la fin, c’est toujours moi qui gagne. »
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Samuel Grosgeek
InvitéSuper video de Blast, les munichois de chez Grasset, précèdent ceux du cinema, d’apres mes calculs, dans le reveil petit matin, le cul éclaté, bons pour walk of shame vers chez eux: https://youtube.com/watch?v=nThhrjSc0l8&is=q9JZy3NzARyD2MaE
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bibinard
Invitésam daunan vit daiqririn liv \vul pauniom ksa rapaurte]
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Oscar
InvitéJe remets le lien https://www.youtube.com/live/LeTRBd1tXMk?si=WdJH-8bUszAyEW10 (très intéressant d’entendre les éditeurs indépendants)
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Samuel_Belkekett
InvitéLe problème est : si on ramène la pensée décoloniale à PDH et Louisa Yousfi, on risque fort de passer à côté de bien d’autres choses. Par exemple est-ce que Amer Meziane est décolonial, quoi que soit la réponse il est impératif de lire « Des empires sous la terre » peut-être l’avez vous lu ? Si ce n’est pas le cas alors plutôt que vous précipitez sur la grande méthode vous devriez plutôt vous intéressez à ce livre. Je suis plus dubitatif sur son second mais ça vaut le coup aussi. Aussi, la représentante du décolonial latino américain en France est une péruvienne du nom de Lissell Quiroz. Bref Bien d’autres noms à découvrir.
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Zorglub
InvitéL’auto‑édition sur Amazon : quand la mécanique du scandale s’emballe
« Depuis sa création, la plateforme d’auto-édition d’Amazon est régulièrement au centre de polémiques littéraires à partir de contenus apparaissant choquants, transgressifs et immoraux à certains esprits – comme ce fut le cas avec la publication de Corps à cœurs, taxée de « grave affaire à caractère immoral »… »
https://theconversation.com/lauto-edition-sur-amazon-quand-la-mecanique-du-scandale-semballe-278553 -
Zorglub
InvitéPourquoi je déchire mon contrat d’édition avec Grasset par David DUFRESNE – C Ce Soir 15/04/2026
Emission à visionner en replay dès que possible et à partager
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Zorglub
InvitéGrasset : l’intégralité de la lettre de départ et la liste des 115 auteurs signataires qui quittent la maison d’édition
https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/04/16/grasset-l-integralite-de-la-lettre-de-depart-et-la-liste-des-115-auteurs-signataires-qui-quittent-la-maison-d-edition_6680470_3234.html-
François Bégaudeau
Maître des clésUne parade à l’empire, comme toujours : se tourner vers les indépendants, qui par surcroit publient de meilleurs livres que les gros
Je citerais par exemple au hasard Cause perdue
Par exemple Doucement!, petit bijou disponible depuis hier-
stephanie
Invitégaffe à ne pas faire trop de pub à Cause Perdue , il s’agirait pas que les 115 déserteure.s postulent .
on aime cette petite maison autogérée .-
Claire N
InvitéBen c’est vrai qu’il sont super gentil quand ils t’envoient les bébés – moi j’étais émue de recevoir un mail de réception de commande DU VRAI Gwen
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Claire N
InvitéMais maintenant j’ai un vieux doute, si il faut c’était Brad Pitt en fait – j’ai un peu peur de ma crédulité parfois
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François Bégaudeau
Maître des cléseclat de rire
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..Graindorge
InvitéY’a un faux Gwenaël ???
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Claire N
InvitéOui – celui qui descend en haut
Il faut preciser ce genre de chose
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Zorglub
InvitéOPINION. « Il est temps de poser une limite : la clause de conscience », par Emmanuel Carrère, Virginie Despentes et Leïla Slimani
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Dans le prolongement du coup d’éclat historique que constitue l’annonce, mardi 14 avril, de leur départ en masse après l’annonce du limogeage d’Olivier Nora, les écrivains Grasset sont rejoints par 308 auteurs et acteurs de l’édition pour réclamer une évolution de notre droit.
https://www.latribune.fr/article/la-tribune-dimanche/opinions/37656690960909/opinion-il-est-temps-de-poser-une-limite-la-clause-de-conscience-par-emmanuel-carrere-virginie-despentes-et-leila-slimani-
Tony
InvitéJe me suis bien marré en lisant la tribune de Bolloré qui nous apprend que Nora était payé 1 million d’euros à l’année alors que les résultats de Grasset sont en chute libre et il y a un article très drôle, presque marxiste,qui fait le récit de ce départ qui avait l’air d’être préparé de longue date par l’intéressé,en voici un extrait:
La kermesse antifasciste peut démarrer ; elle va durer toute la semaine. Ce qui n’aurait dû rester qu’une vicissitude du monde des affaires se transforme en psychodrame national. La bollorophobie atteint son acmé jeudi 15 avril dans l’émission « C ce soir » sur France 5. Sur le banc des accusés, « la pieuvre verte », le nom d’infamie du groupe Hachette. Les débats sont de haute tenue : une journaliste exaltée annonce qu’elle va arrêter d’acheter des barres chocolatées dans les Relay pour lutter contre le fascisme et l’écrivain David Dufresne déchire en direct le contrat d’édition de son prochain livre qu’il n’avait de toute façon pas signé ! Les mensonges et contre-vérités fusent sans contradiction. La gauche mondaine en panique ne masque plus sa haine contre Boualem Sansal, qui n’est « ni un très bon écrivain ni un très gros vendeur », ose une intervenante aux yeux injectés de sang sans être contredite. Quand les mots n’ont plus de sens, on en vient à raconter n’importe quoi : 2084 : la fin du monde, le dernier roman de Sansal paru chez Gallimard, s’est vendu à plus de 400 000 exemplaires ! Qu’on l’aime ou pas, c’est aussi un auteur reconnu par ses pairs et qui cumule une trentaine de prix littéraires parmi les plus prestigieux au monde, dont récemment le prix Mondial Cino del Duca. Vendredi 17, jour de l’ouverture du Festival du Livre, la machine médiatique s’emballe : c’est au tour des éditeurs de rentrer dans la danse avec une tribune dans Le Monde. Le collectif de plus de 200 éditeurs et éditrices, emmenés par deux des concurrents les plus féroces d’Hachette Livre et de Vincent Bolloré, soit Antoine Gallimard et Denis Olivennes s’inquiète du « limogeage brutal d’Olivier Nora, président-directeur général des éditions Grasset, et d’une décision [qui] marque un bouleversement inédit ».La gauche germanopratine est en deuil ; elle vient de perdre un de ses plus illustres représentants. Né en 1960 à Neuilly sur-Seine, Olivier Nora est le fils de Simon Nora – haut fonctionnaire, conseiller de Pierre Mendès France et de Jacques Chaban-Delmas avant d’être directeur du groupe Hachette de 1971 à 1974 – et de Léone Georges-Picot, directrice du service de presse des éditions Gallimard. Homme de réseaux par naissance, Olivier Nora est un intellectuel à la française comme le système des grandes écoles en produit des dizaines chaque année. Le charme est son métier, les jeux de pouvoir son oxygène. « C’est un séducteur né, un mensch, un vrai de vrai. Seul dans son bureau, il pourrait encore séduire son miroir », confie en souriant un salarié de Grasset (non signataire de la pétition). « Son univers mental, c’est la gauche libérale », explique ce dernier. En privé, son ami Bernard-Henri Lévy le surnomme « le rabbin », en hommage à « sa grande rigueur intellectuelle ». Politiquement, c’est un strausskahnien du 6e arrondissement de Paris qui ressemble à ses amis de toujours : Alain Minc qu’il fréquente depuis le lycée, et surtout Denis Olivennes, qui vient de prendre le poste de président directeur général du groupe Editis, le numéro deux français de l’édition (Julliard, Plon, Nathan, Robert Laffont, Pocket…), écartant justement il y a quelques semaines sa directrice générale Catherine Lucet pour faire place nette… avant son arrivée ? Depuis vingt ans, l’homme de confiance du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky rêve de faire venir à ses côtés son ami. Gestionnaire plus que découvreur de talents, surtout si on le compare à son prédécesseur Jean-Claude Fasquelle, Olivier Nora a poursuivi et industrialisé une méthode qui a fait ses preuves : bien soigner les jurés des prix littéraires, distribuer des à-valoir disproportionnés et surtout multiplier les livres de journalistes pour s’attirer les bonnes critiques. Plus intéressé par les sciences humaines, Olivier Nora laissait la littérature à ses deux éditeurs Christophe Bataille et Charles Dantzig, ses deux têtes chercheuses.
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MA
InvitéCa remet en effet les choses en perspective.
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François Bégaudeau
Maître des clésce texte a du retard
la « gauche germanopratine », ce n’existe plus depuis 20 ans. Ceux qui incarnaient éventuellement cette oxymore ne se cache plus d’etre à droite, BHL en tête
Grasset depuis 20 ans s’est fait spécialité d’éditer tout le printemps républicain : Malka Fourest Val, et tant d’autres (par exemple mes amis Vincent Jaury et épouse, devenus depuis dix ans de purs et simples néo-conservateur).
Succès de Grasset cette année : Arthur
La gauche libérale – voyez Olivennes et d’autres- est devenue libérale-autoritaire
etc
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..Graindorge
Invitéet Dieu…pardon… Et la littérature dans tout ça?
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Oscar
Invité -
François Bégaudeau
Maître des clés« petits soubresauts manageriaux » est une tournure adéquate
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Charles
InvitéJe comprends le sens de la tribune mais elle est vraiment indigente, notamment par son caractère ordurier qui pourrait passer pour celinien si elle faisait au moins montre d’un peu d’imagination dans l’insulte.
Je conçois tout à fait qu’on soit dégoûté et consterné par cette « crise » concernant des nantis qui ont fait comme si de rien n’était pendant plusieurs années mais je pense malgré tout que ça révèle quelque chose qui m’intrigue assez, à savoir le refus d’une certaine gauche autoritaire (d’extrême-droite dirait Lordon) de passer complètement de l’autre côté, celui de Bolloré et Bardella. Je ne sais pas quoi en penser, ça m’avait déjà frappé aux dernières élections, mais je dois dire que cela me surprend.
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François Bégaudeau
Maître des clésJe suis d’accord sur le style, notamment sur l’obsession anale, typique du pamphlet d’extreme droite (EM Barré devrait commencer à y réfléchir)
Bon on est quand même pas dans l’incontinence célinienne.
Sur a question que tu te poses :
1 je te propose d’attendre la suite. On verra si la « digue » tient
2 la droite et l’extreme droite, ce sont deux bourgeoisies qui s’opposent. C’est à dire aussi deux firmes qui se disputent des parts. Bolloré évinçant Nora (et sans doute pour bien d’autres raisons que des discordes politiques), c »est du combat commercial.
3 comme dit dans Psychologies : on voit bien qu’encore pour une part, et malgré l’aspect 2, la réticence de la bourgeoisie a rallier totalement l’extreme droite tient, pour le coup, du mépris de classe. Ce qu’on a très bien vu la semaine dernière : une Laure Adler trouve encore tout à fait vulgaires les cadres du RN et a fortiori leurs électeurs-
Charles
InvitéPeut-être du mépris de classe mais je me demande quand même si ces gens ne se sentent pas aussi débordés et réellement effrayés par cette vague dont il n’avait pas mesuré l’ampleur. Quand Enthoven et Olivennes lisent l’article du JDD en riposte à leur mobilisation, article aux clairs relents antisémites, bon bah ça doit leur faire tout drôle.
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François Bégaudeau
Maître des clésoui il y a aussi cet aspect
sachant que C news est un soutien indéfectible d’Israel-
Seldoon
InvitéCette histoire m’évoque justement les éditorialistes centristes qui pendant deux ans ont activement soutenu l’action d’Israël à Gaza et fait taire les voix critique, et qui soudain finissent par s’en insurger à peu près tous en même temps. Sans qu’aucune information nouvelle ait émergé, et surtout sans qu’ils remettent en question le fond du dossier : ils demandent à Netanyahou de mettre la sourdine. Pas facile de savoir s’ils ont sérieusement pris conscience d’une ligne rouge où s’il s’agissait du champ du cygne de leur humanisme.
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Seldoon
InvitéQuant à Barré, c’est tout aussi grave et indécidable : va-t-il prendre conscience de l’impasse comico-politique dans laquelle il s’est fourré ou va-t-il continuer de suivre les applaudissements ?
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stephanie
InvitéSeldoon, peux tu développer sur l’impasse comico -politique de Barré stp?
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Seldoon
InvitéC’est une double impasse. Plus ça va plus Barré s’éloigne du boulot d’un comique pour devenir batteleur de foire : sa comédie est maintenant quasi entièrement fondée sur le fait que son public haît les personnes qu’il cite. Ainsi, il s’agira de trouver la formule pour le mieux possible exprimer une haîne, un dégout, un mépris collectif. Impasse 1. Impasse 2 : la formule en question passera par merde, caca, anal, prout.
Politiquement, c’est de droite, et de droite au moins dure, comme l’a signalé François.
Humoristiquement il a fait le tour de la question il y a deux bons mois. Lors de sa chronique d’hier j’ai eu exactement 3 sourires (dont un je l’avoue sur le caca d’Hollande qu’on se tappe depuis 2 quinquennats).-
Etienne
InvitéSon spectacle est assez loin de ses passages chez nova.
Tu l as vu ?
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François Bégaudeau
Maître des clésIl semble que l’impasse se confirme sur scène
Il en a été question ici, et des connaissances ont récemment confirmé-
Seldoon
InvitéSi sur scène ça ressemble à ceci amputé de Lompret ça ne peut pas tenir une heure : https://www.youtube.com/watch?v=RbJMg4c9WBE
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I.G.Y
InvitéJ’avais la même impression quant à ces impasses avec le PEB d’il y a plusieurs années, sur France Inter. Ses insultes étaient stéréotypées et me faisaient peu rire. Puis il m’a semblé avoir beaucoup progressé dans l’écriture. Maintenant, la radicalisation du pouvoir (et les répercussions sur PEB lui-même) le font régresser — au sens comique, et peut-être psychanalytique.
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Seldoon
InvitéJe découvre que même Lompret a dit « impasse comico-politique » à Barré hier :https://www.youtube.com/watch?v=EU2h1rkqNwg (à 3min)
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Schnoups
InvitéJ’avais eu la même impression mais je crois qu’il s’agit d’une habitude avec ses insultes et le fait qu’il gueulait comme un bœuf.
Je crois qu’il est devenu un vrai gros branleur surtout. Il lui faut des amis honnêtes et l’envie de se remettre au travail.
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stephanie
Invitémerci Seldoon .
oui, j’ai toujours trouvé le comique de Lompret plus fin et plus barré aussi !
le comique d’EB est beaucoup plus prévisible, le positionner comme de droite expliquerait mon malaise ressenti parfois envers les personnages qu’il cite. -
Schnoups
InvitéSon dernier spectacle est 30 fois pire que ça.
Pour dire à quel point Lompret me fait peu rire, là je trouve qu’il met en valeur PEB. C’est à dire que son arrivée pour demander « C’est qui, c’est qui, c’est qui ? » et le jeu avec les traductrices en langue des signes est plutôt drôle, et sa lecture du guide touristique de Lille l’est bien plus que celle de Lompret. Celle de Lompret me rappelle un ancien copain qui voulait être chanteur sans écrire de texte et à la terrasse d’un café qui l’avait employé (dingue) il s’était mis à « chanter » la carte des plats. Mon pote était plus drôle que Lompret, sans vraiment le vouloir, j’ai quand même des doutes.-
Seldoon
InvitéQuand tu penses que les réacs racontent partout qu’on ne peut plus rien dire alors qu’ici même, jour après jour, Schnoups calomnie sans vergogne celui qui est peut-être le meilleur comique français en activité.
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Schnoups
InvitéJe jure, main sur la bible, regard vers le ciel que c’est extrêmement, extrêmement sincère.
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Charles
InvitéRappelons quand même que les chroniques de Lompret son co-écrites avec PEB.
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Charles
InvitéSont*
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Etienne
InvitéSain rappel !
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Schnoups
InvitéLorsque je dis que PEB lisant le guide du tourisme est plus drôle que Lompret je ne dis pas que le pb c’est le texte, bien au contraire.
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Seldoon
InvitéJ’avais bien compris que c’était là que se nichait notre dissensus.
@Charles : j’ignorais totalement. Et dans l’autre sens ? -
Charles
InvitéNon je ne crois pas.
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Schnoups
InvitéL’écriture est aussi un souci certes mais elle est aggravée par l’interprétation de Lompret. Par exemple le coup de l’inclusion avec le jeu PD/homo et sa chute homoDG sur le papier peut paraître drôle, interprété ça ne l’est pas.
Les amis avec lesquels j’étais allée voir PEB sont allés voir Lompret, ils m’ont dit, « c’était quand même vachement mieux que PEB » – pas bien dur me suis-je dit- « mais les blagues pipi caca les grosses machin à force c’est lourd » – ça me rappelle quelqu’un.
Sauf que PEB dans son dernier spectacle donne très peu dans ce registre. -
cinema
InvitéJ’ai vu Lompret c’était hilarant par moments et pénible à d’autres.
Un ami a vu PEB, il s’est un peu fait un peu suer. Son écriture reste valable et ses chroniques bien aiguisées.
PEB devient de plus en plus hard, on le sent trop affecté par les saloperies du moment. De là à dire qu’il est de droite, c’est assez questionnant.
Un ton dur, conséquence de l’épuisement, n’est pas la résultante d’une pensée à droite. Le Luron avait un ton très doux. -
Charles
InvitéPas d’une pensée mais d’un affect et l’affect précède la pensée.
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Charles
InvitéOu la pensée procède de l’affect.
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Tony
InvitéOu l’affect précède l’intellect.
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François Bégaudeau
Maître des clés« on le sent trop affecté par les saloperies du moment. »
ceci n’est pas recevable pour un humoriste digne de ce nom
quelqu’un qui fonctionne comme ça n’est pas humoriste
dit dans CUM : Sofia Aram disant que l’antisémistisme montant lui a passé l’envie d’etre une comique fait l’aveu qu’elle ne l’a jamais été
et j’ose espérer que l’hypothèse est fausse concernant Barré
peut etre faudrait il juste qu’il fasse une pause (et apprenne à moins gueuler, s’il te plait Pierre-Em fais ça pour moi) -
Seldoon
Invité« et apprenne à moins gueuler, s’il te plait Pierre-Em fais ça pour moi »
Vu le succès sur place et les encouragements des autres, on en a encore pour un moment. -
cinema
InvitéD’accord avec ça. Je coupe parfois des chroniques à cause de son ton gueulard.
Juste qu’il est comme toi, comme moi et comme quelques autres, plein d’affects et juste peut-être fatigué de l’actualité sombre. Tandis que Aram, profite de l’actualité pour justifier sa pensée de droite.
Effectivement il pourrait passer plus de temps à la campagne et prendre de la graine avec la douceur hilarante https://www.youtube.com/watch?v=ypNTT6XXC9o
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Etienne
InvitéPourtant c est toi fanfoué qui radote à longueur de journée qu il faut avoir lu,vu pour pouvoir critiquer un artiste.
Il faudrait donc que non pas tu t en remettes à des connaissances qui l ont vu mais que tu y ailles.
Je l ai vu.
J adore ses chroniques et le spectacle m a bcp moins plu, c est moins corrosif et ordurier que ses chroniques donc pas vraiment comparable.
Si d autres ici, on vu son dernier m, j aimerais bien avoir leur avis
J attends de voir celui de lompret et celui de guillarme pour comparer.
Pour l instant mon préféré c est waly dia 🥰-
François Bégaudeau
Maître des clésRadote à longueur de journée est une tournure redondante, voire pléonasmique.
Par ailleurs je n’ai pas émis d’avis sur le spectacle, j’ai rendu compte d’avis. Lesquels avis recoupent le mien, plus général, sur Barré, que je suis depuis longtemps : il fait des tribunes humoristiques et non plus de l’humour. Il est en train de devenir un chansonnier trash.
L’an dernier la pure absurdité de Saint-Roustan contrebalançait avantageusement ce devenir-tribun. Maintenant qu’il n’y a plus ça, je ne vois plus que le pire de desproges version gauche : un humour beaucoup trop écrit, très dans le fil des chroniqueurs comique de radio, qui donnent l’impression de débiter mille mots à la minute les pour compenser l’absence de vis comica. Une sorte de flux cache misère.
Lompret, tout le contraire : begaiement, saccades, silences, visages, attitudes. Le comique à l’état pur. Le plus grand depuis Dieudonné.-
Stéphanie
InvitéOn sent de l’improvisation chez Lompret qui rajoute au comique, enfin, je le pense mais je peux me tromper.
Chez PEB pas d’impro, tout est très écrit et contrôlé. -
Schnoups
InvitéCe que tu dis là sur Barré est effectivement bon pour ses chroniques, qui sont catastrophiques depuis son retour sur Nova.
Sur la vidéo postée par Seldoon le comique pur justement je le sens toujours chez Barré qui n’a pas besoin d’un texte très écrit pour être drôle, alors que les bégaiements, silences and co de Lompret m’apparaissent à moi comme des effets vraiment visibles et lassant.
Je vais arrêter là parce que c’est sans fin ce genre de discussion – Dieudonné a été l’un des plus grands, oui. C’est marrant cet écart sur Lompret, je vois bien qu’il plaît beaucoup à tous les gens de gauche autour de moi. -
Seldoon
InvitéL’écart est à propos du jeu, c’est très clair. Moi il me plait et je ressens l’inverse de toi : Lompret peut me rendre drôle une réplique attendue. En revanche je vois venir une lassitude possible, Lompret jouant de plus en plus automatiquement du personnage qu’il a créé pour Nova, en réaction à ses comparses. Là où Dieudonné donnait vie à 1000 personnages.
J’aimerais vraiment voir ce que donne Lompret sur scène. -
kenny
Invitéil faut regarder quoi de dieudonné?
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François Bégaudeau
Maître des clésTout entre 2002 et 2012
Seldoon : Dieudo ne faisait pas mille visages, mais plutot 20, et au bout d’un temps il tournait en rond. Inversement, je trouve souvent Lompret très bon quand il fait des très furtives imitations (et pas seulement d’accents hein) -
Mao
InvitéMon point de repère, c »est Fox trot. Dernier grand spectacle de Dieudo. Pas loin d’être son meilleur. Date de 2012.
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stephanie
Invitékenny , Le cancer ( déjà conseillé ici)
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kenny
Invitémerci
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Schnoups
InvitéC’est là que c’est sans fin. Quelqu’un qu’on trouve drôle peut nous rendre drôle une réplique attendue.
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K. comme mon Code
InvitéLompret m’amuse. Mais la chronique humoristique plus ou moins cadenassée à l’AFP me fatigue rapidement, je consomme à petites doses.
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Etienne
InvitéLompret et peb sortent un spectacle en duo.
Place prise pour 2027 -
Malice
Invité@Seldoon je l’ai vu et j’en avais mal aux joues à force de rire
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Emile Novis
Invité@Charles
« je me demande quand même si ces gens ne se sentent pas aussi débordés et réellement effrayés par cette vague dont il n’avait pas mesuré l’ampleur. Quand Enthoven et Olivennes lisent l’article du JDD en riposte à leur mobilisation, article aux clairs relents antisémites, bon bah ça doit leur faire tout drôle. »
Oui, mais en même temps, ils sont punis par leur propre bêtise. Car il fallait être d’une naïveté extraordinaire pour croire que le groupe Bolloré pouvait atterrir ailleurs que dans la publication de papiers antisémites. Leur haine du social, de la question sociale, leur a fait ériger la gauche sociale en ennemi public numéro 1, ennemi contre lequel ils ont cru trouver un ami très influent en la personne de Bolloré. Ainsi ils se sont alignés, et ils s’alignent encore, sur la phraséologie d’extrême droite à l’encontre des immigrés et des courants de gauche. Ils se rejoignent dans l’anticommunisme primaire, et ils se disaient que c’était d’autant plus confortable que le groupe Bolloré semblait se mettre de leur côté dans le conflit israélo-palestinien.
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C’était oublier que le reproche que l’extrême droite adresse aux musulmans (l’accusation de « double allégeance », notamment, l’accusation de ne pas être « vraiment français »), elle n’a jamais cessé de le faire à l’encontre des juifs. Dans l’esprit de Bolloré, il y a simplement une question de priorité et de hiérarchisation des haines stratégiques. En rerprenant la phraséplogie de Bolloré à l’encontre des musulmans, Enthoven ne se rendait pas compte qu’il braquait une arme qui, dans l’esprit de Bolloré, était aussi braqué sur lui à terme.
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C’était oublier aussi que Bolloré vient des zones les plus intégristes du catholicisme français. Il a beau s’en défendre, toute la ligne religieuse de CNEWS s’aligne sur la rhétorique de la Fraternité Saint Pie X : opposition à Vatican II ; dénonciation de la décadence de l’Eglise ; soutien à la doctrine du Christ-Roi, autre nom de la volonté de rétablir un Etat catholique ; haine de l’individu et éloge des traditions communautaires hostiles à la liberté de conscience religieuse ; lecture antisémite de la Bible ; défense d’un catholicisme culturel ; lecture anticommuniste et prophétique des « apparitions » et des « visions « des saints dans l’histoire (c’est-à-dire politisation du « surnaturel ») ; etc. C’est un groupement sectaire officiellement catholique mais officieusement en accord avec les sédévacantistes, qui ont rompu avec le Vatican, et qui se distinguent notamment par… un antisémitisme viscéral, à la fois théologique, épistémique (c’est une explication du monde et de l’histoire pour eux), politique, racial. Dans leur messe en latin, on y entend des prêches clairement d’extrême droite, une vision politique en phase avec Maurras, on y croise beaucoup de femmes voilées durant le culte (ce qui est cocasse quand on considère leur traitement du voile chez les musulmanes), et on y trouve parfois des tracts de l’Action française dont le contenu antisémite et raciste est on ne peut plus clair. Dernièrement, par exemple, l’Action française et ses satellites ont accusé Némésis d’être « judéo-servile ».
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Pour des gens qui on le nez collé à l’actualité et passent leur temps à enquêter sur les individus de gauche, il faut croire qu’ils n’ont pas eu ce scrupule à propos de Bolloré, pourtant bien plus puissant que les petites minorités qu’ils attaquent à longueur de journée. Le groupe Bolloré finira par lâcher les juifs car il a une lecture antisémite du monde. Cet article en annonce le commencement, et ça va revenir progressivement. Il ne fallait pas être un devin ou un génie pour le savoir avant. Enthoven est un idiot aveuglé par sa haine de la gauche ; le voilà désormais dans le camp d’un milliardaire surpuissant qui hait les origines de Enthoven. Enthoven découvre que les ennemis de mes ennemis ne sont pas nécessairement mes amis, comme dirait l’autre. Trop tard.
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Il n’ y a qu’à voir les intervenants de droite qui s’inscrivent dans la ligne Bolloré sur ce forum : ils sont tous antisémites, et ils n’accusent jamais la FI d’être antisémites, parce que pour eux, ce n’est pas une accusation. Je pense à Rigolus, Brisemenu, Maximus, et Ludovic Bourgeois, ce dernier étant néanmoins un partisan de Bolloré fortement contrarié par le supposé christianisme du catholique breton.
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Ce que je vois dans la sidération du Printemps républicain devant cet article antisémite (car ce ne sont pas simplement des relents), c’est surtout le symptôme d’une absence totale de conscience politique et sociale, d’une incompréhension radicale de la société dans laquelle ils vivent et du jeu auxquels ils ont cru jouer pendant des années.-
Emile Novis
Invité*pas eu le temps de me relire. Beaucoup de fautes, désolé.
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François Bégaudeau
Maître des clés« d’une absence totale de conscience politique et sociale »
Je ne crois pas. Les printemps républicain et consorts ont une conscience aigue du danger communiste. Contre quoi toute alliance sera bonne – dès lors ils ne seront pas regardants sur l’allié et donc ne verront pas qu’effectivement les Juifs seront parmi les premiers à subir l’extreme-droitisation de la planète.-
Emile Novis
Invité@FB« ils ne seront pas regardants sur l’allié et donc ne verront pas qu’effectivement »…
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Oui, c’est précisément ce « ne verront pas » qui m’interpelle. Quand on est Enthoven, qu’on est juif, qu’on dénonce l’antisémitisme partout et qu’on baigne dans le monde idéologique des médias, on regarde à deux fois avant de s’allier bêtement avec le groupe Bolloré, dont il n’est pas difficile de retracer la matrice idéologique et l’antisémitisme structurant du milieu intégriste d’où il vient. Mais effectivement l’anticommunisme primaire rend aveugle à ce point là. Ca rend bête.
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Cela fracture un peu l’unanimité habituelle chez CNEWS : ce matin, c’est Elisabeth Lévy qui en a fait les frais, jugeant que l’article de Meynadier sentait tout de même un peu mauvais avec ses allusions au « Rabbin ». Mais Pascal Praud, en bon soldat de Bolloré, a immédiatement remis de l’ordre. Elisabeth Lévy semblait vaguement réaliser où elle mettait les pieds, se sentant sans doute un peu seule sur le plateau avec des chroniqueurs qui sont restés bien sages alors qu’ils auraient hurlé à l’antisémitisme pendant trois semaines si Mélenchon avait prononcé les propos de Meynadier. Ils ne savent plus où donner de la tête. Le parti de la confusion est pris au piège de sa propre confusion.
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Sur cette affaire, je suis d’accord avec ce qui a été dit plus haut : c’est une querelle managériale interne au monde de l’édition. Elle m’intéresse assez peu. Mais le fait est qu’elle est devenue le prétexte soudain pour rendre public, dans le JDD, les accents antisémites d’une droite qui, depuis quelques temps, prétend faussement être le fer de lance de la défense des juifs. Il me semble que cette inflexion publique du groupe Bolloré n’en est qu’à ses débuts, et le virage risque d’être acrobatique. Car un tel article, publié juste après la tribune de Bolloré, a forcément été validé par la hiérarchie.-
François Bégaudeau
Maître des clés« Il me semble que cette inflexion publique du groupe Bolloré n’en est qu’à ses débuts »
Nous sommes bien d’accord.
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Rigolus
InvitéLe fameux lobby catholique est tellement puissant en France qu’il n’arrive pas à autoriser les crèches de Noël dans les mairies et que les églises restent désertes.
Selon Émile Novis, l’AIPAC est un club de bridge… D’ailleurs, la loi de censure de la macronie, qui a recueilli 700 000 signatures de citoyens, n’avait aucun rapport avec les juifs, mais vraiment aucun.-
Rigolus
InvitéD’ailleurs, Bolloré a des origines juives et la moitié de l’extrême droite est sioniste, dont Reconquête et une bonne partie du RN.
Par conséquent, tes liens de causalité sont, à mon humble avis, à revoir.
Je l’ai dit mille fois : la droite est opportuniste. Elle peut être monarchiste ou républicaine, protectionniste ou libérale, libertarienne ou autoritaire.
La grille de lecture unique et son corpus se trouvent à gauche. À droite, non.
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Alexandre
Invité« Ce que je vois dans la sidération du Printemps républicain devant cet article antisémite (car ce ne sont pas simplement des relents) »
Est-il possible de le consulter? Y a-t-il eu des retentissements?
Merci!-
Emile Novis
Invité@Alexandre
J’avais trouvé une capture d’écran de l’article. En gros, Meynadier, de manière habile puisqu’il passe par des citations des « amis » de Nora, sature son propos de remarques sur les origines juives de sa cible. Ainsi il insiste sur le fait que c’est un « Mensch », qu’il a la rigueur intellectuelle d’un « rabbin » (évidemment c’est ironique dans le texte, Meynadier ne semblant pas souscrire à ces propos de BHL au sujet de Nora), il inscrit son action dans une liste de noms exclusivement juifs (BHL, Enthoven, DSK, Olivennes, etc.). Sur cette base, il propose des petites expressions bien ambigües : par exemple, ce serait « un homme de réseaux par naissance », phrase qui, en tant que telle, pourrait s’appliquer à un bourgeois, abstraction faite de ses origines, mais qui, dans le contexte de l’article, qui prend soin de souligner à l’extrême les origines de Nora, peut prendre un sens très différent et plus ciblé. En ce sens on peut bien parler de « relents » antisémite, comme le fait Charles, mais quand on sait d’où vient le coup, il y a assez peu de doutes sur la pensée de l’auteur. Il s’agit simplement de jouer avec la loi.-
Alexandre
InvitéJe te remercie.
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Jules de bxl
InvitéY a une page de forum pour les éditions Cause perdue ou faut la créer ?
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François Bégaudeau
Maître des clésIil y a une page consacrée à Fuites, une autre à Du mépris, donc tu peux taper dans l’une ou l’autre.
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tristan
InvitéGrasset ? Génocide de papier.
Bonne journée, les marionnettes ! -
Charles
InvitéJ’adore Pascal Bruckner et Nathalie Heinich, invités à C Politique pour réagir au licenciement de Nora, qui assurent que la priorité c’est la lutte contre la RN et plus la lutte contre la gauche radicale. Bruckner qui réécrit l’Histoire en prétendant que son soutien à Sarkozy en 2007 (car les autres invités font intelligemment remonter le virage droitier de la France à cette période) n’était aucunement une adhésion idéologique mais simplement un attrait pour l’énergie et la puissance de ce candidat. Il finit même par dire que mai 68 était l’époque bénie de sortie du gaullisme! Décidément, ça décoiffe le licenciement d’un éditeur…
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François Bégaudeau
Maître des clésJe ne savais pas l’anecdote mais elle est magnifique.
Ainsi donc la panique devant ce licenciement, c’est la panique d’une bourgeoisie cultivée devant une bourgeosie rustre, mais aussi la panique de l’intellectuel bourgeois tendu vers l’extreme droite qui se rend soudain compte des monstres avec lesquels son anticommunisme fait alliance, et que ces monstres finiront par le bouffer. Pour le coup on est là pile poil dans du Chapoutot et les mois qui précèdent 33
Le spectacle des années à venir va etre double : fusion de la droite et de l’extreme droite, et dans le même temps lividité d’une partie des gens de droite se rendant compte que la fusion tant désirée va les perdre.-
Ostros
InvitéNicolas Sarkozy qui n’a pas lâché son idée de l’alliance des droites avec l’extrême droite et soutient activement Bardella d’après ce que j’ai pu lire ici ou là.
https://www.nouvelobs.com/politique/20260403.OBS113849/il-faut-qu-il-arrive-au-pouvoir-comment-nicolas-sarkozy-est-tombe-dans-les-bras-de-jordan-bardella.html-
François Bégaudeau
Maître des clésà propos de l’ami Sarkozy, n’est il pas savoureux-sidérant, et néanmoins logique, que ce qui se passe en procès en appel, qui est énorme, passe pratiquement sous les radars?
énorme politiquement : Sarko a bien commandité le « pacte de corruption » avec les Libyens
énorme romanesquement : comment les porte-flingues indéfectibles font défection-
Charles
InvitéLa presse écrite en parle (même le Point) mais je ne sais pas pour les chaînes d’info en continu. Valdiguié, qui suit le procès au jour le jour pour Marianne, parlait d’une ambiance glauque au procès presque poisseuse. Je pense que cette fois-ci il sera beaucoup plus difficile de feindre la surprise au moment du délibéré qui devrait être sanglant.
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François Bégaudeau
Maître des clésOui la presse écrite je n’en doute pas. Sur les chaines d’info c’est presque silence radio – autant que je sache
Bon j’imagine qu’ils ne pourront pas faire l’impasse sur le verdict – qui désormais en peut qu’être sévère.-
Samuel_Belkekett
InvitéMais oui bien sûr, évidemment. D’ailleurs moi qui suis un fin observateur de la vie quotidienne autant que de la vie politique et qui suis tout ça autant de près que de loin, j’ai fait l’expérience de prendre ma tension à chaque rebondissement de cette singulière affaire. Et avec le rebondissement Guehan ma tension est montée jusque 26,4 non mais rendez-vous compte. Au délibéré des juges qu’est ce que ça va être ?
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François Bégaudeau
Maître des clésà propos de justice, je me demandais si l’ensemble de l’oeuvre pathétique des Samuel ici ne relevait pas, juridiquement, du harcèlement
t’en penses quoi Charles?-
Zorglub
InvitéCharles attend; rires hi han !
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Samuel Grosgeek
InvitéPas petit père la Tartuffe, pk pas nous faire un procès baillon, comme toi contre Bantigny, je me dégendrai sans baveux, ma cause est juste et mes mots encore plus.
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Samuel Grosgeek
InvitéPauvre* pas, pas.
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François Bégaudeau
Maître des clésdétends toi
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Charles
InvitéCa y ressemble de plus en plus en effet. Une vie bien triste que la sienne (ou la leur si les Samuel sont plusieurs pour de vrai).
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Ranciere Fait Du Cherry Picking
InvitéLividité cadavérique?
Le FB est un Chaouïa sadique, ressentimenteux, et vengeur. #Moijavaisraisonbandedebatards
Quand l’autruche ne peut plus ne pas sortir la tête, car un scorpion menace de la piquer dans le sable et que l’ogre est lui, devant elle, quel est le devenir de ses illusions perdues?
Chapoutot est un king, il blague les suisses romans sur leur culture, le souci est qu’il maîtrise mieux icelle qu’elles, ces petites suisses studieuses, douces, et soumises: https://youtu.be/zO0_2-YmsB4?si=UEcq8EK5x3DWpEOZ Y avait aussi Barbara Stiegler invitée, c’est la que tu sens que les pays francophones, Suisse, et Belgique sont tellement plus intelligents et émancipés que nous, proportionnellement.
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Tony
InvitéEt Virginie Despentes dans Quotidien était bien grotesque, elle veut une loi très rapidement et en appelle à Macron pour exproprier Bolloré,quelle rêveuse!
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Charles
InvitéLa faculté de ces gens à se prendre pour le centre du monde est fascinante, ce n’est pas l’indécence qui les étouffe. En même temps qu’attendre de plus d’eux quand on voit que Heinich est persuadée que le wokisme est l’équivalent du Goulag (mutatis mutandis, précise-t-elle quand même…), tout ça parce qu’elle et sa pote Sylviane Agacinski sont parfois un peu chahutées quand elles viennent parler d’islamo-gauchisme à Sciences Po entre deux invitations sur le service public et signatures avec leur éditeur. Ca me rappelle une critique de la série sur le sida Angels in America dans laquelle la fin du monde est annoncée par notamment un séisme à San Francisco : faut vraiment être un intello homosexuel comme l’auteur de la série pour penser que c’est le signe de la fin des temps.
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cinema
InvitéOn retient que Sensal = appartement luxueux à Paris et 1 million d’euros. Une paille politique.
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Samuel_Belkekett
Invité@Charles
« La faculté de ces gens à se prendre pour le centre du monde est fascinante, ce n’est pas l’indécence qui les étouffe »
A qui le dis-tu !
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Samuel Grosgeek
InvitéJe lis présentement King Kong Théorie, je n’en pense instamment que du bien. Je dédie ce post aux hommes moches, dont Sartre, Houellebecq, autres. Au prolos de la beauté. Et surtout à la prolotte reubeu, femme de nagemé, laide comme le mépris, soimise à tous les « ismes » du monde.
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Zorglub
InvitéSerge Gainsbourg – Des Laids Des Laids
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Alfred
InvitéFourest dans Franc tireur (ce n’est pas une parodie je vous le jure)
Je suis Grasset depuis vingt-deux ans. Une maison d’édition, c’est un peu comme une maternité. Elle vous aide à accoucher de votre pensée, de vos livres, d’une œuvre. Ses sages-femmes vous rassurent : l’enfant est beau, il va marcher. Quand il marche vraiment, on effeuille les revues de presse avec fierté. Quand il prend des coups, on le défend comme une famille.
C’est cette famille Grasset, tout particulièrement mon éditeur Christophe Bataille, qui m’accompagne depuis tant d’années pour trouver le courage de dire, qu’il s’agisse d’alerter sur « Frère Tariq » ou de dévoiler Marine Le Pen, de mettre en garde sur les travers du wokisme et son retour de bâton trumpiste, ou de prendre le risque de vouloir sauver #MeToo de ses excès.
Grasset, c’est aussi une adresse : 61 rue des Saint-Pères. Quand on franchit le seuil, toujours accueilli par un sourire, on passe devant la vitrine des derniers livres jaunes sortis, parfois avec en couverture la photo d’un ami – Richard Malka, Bernard-Henri Lévy, Tania de Montaigne, Abnousse Shalmani, Arthur ou Delphine Horvilleur. En haut de l’escalier qui craque ou sous la verrière, au dépôt, on tombe parfois sur un auteur très différent de soi, loin de ses idées, épuisé à force de dédicacer ses livres, et on lui souhaite bonne chance… La civilité des auteurs.
Depuis ces murs, des centaines d’écrivains ont pu faire résonner tout un nuancier de points de vue qu’on retrouve en écho, parfois en débat, dans l’arène publique. Olivier Nora était le gardien d’une certaine exigence qui dépasse l’idéologie. Avec une grâce, une élégance et une finesse d’esprit qui a fait de cette maison d’édition centenaire un joyau rentable de la vie intellectuelle française, un poumon de la respiration démocratique, un monument de notre patrimoine culturel, un temple camusien de la liberté de pensée et du courage de dire.
C’est ce joyau que Vincent Bolloré et Hachette viennent de briser, ce poumon qu’ils viennent d’étouffer, ce monument qu’ils viennent de démolir, ce temple qu’ils viennent de désacraliser, avec la brutalité d’un éléphant piqué par une mouche dans un magasin de porcelaine. « J’en peux plus de ce con, virez-le-moi ! » Un SMS aura suffi à détruire une maison et une équipe. Pas son esprit. Comme l’esprit Charlie, l’esprit Grasset ne peut être tué ni par des balles, ni par un chèque, ni par SMS. Il renaîtra ailleurs, dans d’autres murs, le jour où Olivier Nora le voudra. En l’attendant, en l’espérant, près de 250 auteurs, dont je suis, ont décidé de quitter leur maison, quitte à errer, comme des oiseaux migrateurs, pour rester libres. C’est historique. En face, la bollosphère joue aux coucous. Après Fayard, bientôt chez Stock, les nouveaux maîtres vont défigurer de prestigieux catalogues en les truffant d’auteurs dont le seul talent est d’être caricaturaux et aimés du prince.
Pourquoi ne pas se servir de cet argent pour construire d’autres médias, d’autres maisons d’édition ? Pourquoi envahir le nid des autres ? Parce que le but n’est pas de construire mais de démolir. Assez. Défendons notre démocratie culturelle. Avant qu’il ne reste qu’un champ de ruines, bétonné par des noms d’auteurs alignés, comme dans un cimetière.
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Alfred
Invité« un temple camusien de la liberté de pensée et du courage de dire » : rien que pour ça, merci Caroline
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François Bégaudeau
Maître des clésQuel festival. Rien a ajouter elle fait toute seule le boulot de se ridiculiser
Juste une chose : quand un écrivain dit que son éditeur est exigent, ce que disent à peu près tous les écrivains, il est en fait en train de nous dire qu’il fait de bons livres -puisque publié par quelqu’un qui exige de la qualité.
En complément de quoi je tiens à dire qu’il m’est souvent arrivé de penser que les éditeurs avec qui je travaillais manquaient d’exigence.
(d’où la médiocrité de mes livres, dira-t-on, et on aura bien fait d’attraper la perche)-
Seldoon
InvitéJe note quand même « dévoiler Marine Le Pen », cette islamogauchiste.
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cinema
InvitéCe mélange de narcissisme, de grandiloquence et d’auto-héroïsation : un vrai autoportrait involontaire.
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Sydali
InvitéC’est intéressant de voir que tous ces gens se sont fabriqué un système très efficace de rentes et en vivent. Ce qui est frappant, c’est qu’on a l’impression que moins la publication de livres rapporte d’argent (75% du chiffre d’affaires des librairies ne concerne pas la vente de livres), plus ce système, avec ses relais médiatiques et les prix littéraires qui sont des machines à fric, devient plus élaboré. Cette affaire a surtout révélé au grand public l’écart énorme entre le mode de vie de ces gens et leur poids réel auprès du public. Mais ceux qui portent cette critique veulent remplacer ce système par un truc capitalistique hyper rentable où la littérature n’a pas sa place (Bolloré), malheureusement.
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Jules de Bxl
InvitéJe suis Grasset. Fou rire
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Alfred
InvitéLes articles du point valent aussi le détour. Florilège:
« C’est un lien très singulier que celui d’un écrivain et de son éditeur. Une intimité dans le texte et dans ce que le texte ne sait pas encore de lui-même. L’homme ou, longtemps, pour moi, la femme, Françoise Verny, qui, à force de vous voir écrire, en sait plus long que vous sur votre part d’ombre, les méandres de votre imaginaire, le labyrinthe de vos pensées. La personne qui vous fait oser, tenir quand le doute assaille, poursuivre quand tout, autour de vous, conspire à vous décourager. » Inimitable BHL.
« Grasset, c’est une certaine idée de la littérature, une longue histoire de l’édition française, une finesse aristocratique, un lieu où règnent le silence, le temps long et la sobriété. » La finesse aristocratique qui te pousse à éditer Malka, BHL, Horvilleur et surtout Arthur dont l’utilisation de LMM est encore plus patente que tous les troll de ce forum.
Allez une dernière pour la route:
« Olivier Nora incarne à lui seul cet écart de style : altier, courtois, calme, élégant et attentif. Son catalogue témoigne d’une véritable ouverture, loin de toute tentation doctrinale. On ne peut lui reprocher d’avoir été un éditeur idéologue. Nous avons pu le constater en tant qu’auteur, son seul critère demeure la qualité des textes. »-
François Bégaudeau
Maître des clésIl serait temps de préciser, pour ceux à qui ça échapperait, que Nora lisait très peu de livres qu’il publiait. Ca ne tient pas à Nora, ça tient à sa fonction. Dans une grosse boite comme celle la, le travail sur le texte est confiée à des sous-éditeurs – souvent éditrices- au sein de la boite.
Chez Fayard ce n’est pas Sophie de Closets avec qui je travaillais – et j’ai toujours douté qu’elle ait lu la moindre ligne de mes deux livres publiés là-bas- mais Stéphanie Pollack.
J’imagine que Nora lit les gros, notamment Despentes, ou les livres à enjeux, ou les livres de ses potes (occasion de dire que son grand pote par dela les décennies c’est BHL – ça le situera politiquement)
Despentes à propos de qui il serait aussi temps d’arreter de dire qu’elle est une autrice de gauche, puisqu’elle est, ce n’est plus à démontrer, une romancière de droite.-
Alfred
InvitéPourrais-tu étayer ? (sur VD)
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uc
InvitéTu veux qu’il étaye ? C’est assez clair et on le sait déjà.
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Alfred
InvitéPas pour moi, désolé
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Samuel_Belkekett
InvitéATTENTION !!!
Gros Uc a parlé,
Gros Uc a aboyé… -
Jules de Bxl
InvitéJ’avoue que je n’ai jamais compris non plus. Bon, je ne connais pas bien Despentes, hormis King Kong Theorie que j’avais personnellement aimé.
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Jules de Bxl
Invité(« Jamais compris » car ce n’est pas la première fois que je lis ça d’elle ; je sais que Lagasnerie n’est pas fan non plus)
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Samuel_Belkekett
InvitéAlors attention. Pas fan c’est une chose. De droite s’en est une autre.
Perso c’est, de droite qui m’interroge. -
uc
InvitéAvec Samuel qui donne des leçons, l’ironie n’a plus besoin de forcer.
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Samuel_Belkekett
InvitéDu moment que le gros uc ne force pas trop…
Question : qu’est ce qu’un uc qui force trop ?
Réponse : un uc qui manque pas d’air… -
François Bégaudeau
Maître des clésJe n’ai pas dit qu’elle est une romancière qui se trouve etre une femme de droite
J’ai dit – et écrit dans Comme une mule- qu’elle est une romancière-de-droite. C’est à dire de droite en tant que romancière
La femme qu’elle est est-elle de gauche? Je ne sais pas. -
Gerard Manfroy
InvitéDespentes romancière et styliste de droite, ça aussi je trouve très curieux, bien sûr la majorité de son public est assez certainement de gauche mais
Par exemple, Broyax, qui est l’un de mes critiques de droite préférés, lui qui a le discernement critique d’un général de l’armée de l’air US au Vietnam, et ben il aimait vraiment Despentes : https://broyax.wordpress.com/2021/01/09/king-kong-theorie/(Il y a peu de critiques de droite que j’aime, j’aime pas du tout Neuhoff par ex, je précise d’avance.)
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Gerard Manfroy
InvitéEt personnellement j’ai aimé Vernon Subutex, même si le roman aurait gagné à ne pas tomber dans l’ambition de multiplication narrative sérielle. La moitié de la trilogie aurait été le meilleurs. Et pour le style de Despentes oui je vois très bien l’autoritarisme qui s’en dégage même si l’humour noir et son sens de la psychologie vient vraiment lui donner de la valeurs.
Quand on voit qu’un dictionnaire de 1860 ça donne ça : https://fr.wikisource.org/wiki/Petit_dictionnaire_de_la_langue_fran%C3%A7aise_(1860)/H%C3%89RO%C3%8FNE XD XD XD
Si j’étais con je dirais que c’est un résumé de son style, mais non ce n’est pas le cas, ça va bien au-dessus de ça.
Je dirais qu’elle a le plaisir très droitier de faire de l’humour noir et de l’esthétique de la violence. Seulement elle le fait du côté féminin et progressiste, alors « de droite », je vois très bien ce que ça veut dire en critère esthétique, mais seulement en esthétique alors.
Même chose pour Mishima d’ailleurs, ou même pour Nietzsche (j’adore les deux). -
Samuel_Belkekett
InvitéMon hypothèse est que tout Despentes est déjà dans son film « Baise moi ».
Pour sa trilogie Subutex… Mouais, ça casse pas 3 pattes à un canard.
Pour l’idée :
« le plaisir très droitier de faire de l’humour noir et de l’esthétique de la violence. »
Ça pose une vraie question. Ça collerait même avec Tarantino et d’autres du genre en cinoche.
Donc… Kitano est-il esthétiquement de droite ?
Voilà un problème à résoudre pour Belkekett. -
Gerard Manfroy
InvitéOui c’est vrai que « humour noir = de droite » c’est trop simpliste et que si c’est peut-être vrai de nos jours ça ne l’est pas de manière plus large.
C’était un peu niveau Tabibian mon intervention, je le reconnais humblement. -
uc
InvitéBeaucoup de remous pour une simple flaque.
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Samuel_Belkekett
InvitéDe gauche pas sûr, de droite pas sûr non plus. Qu’elle écrit comme une romancière de droite, alors là ! Je donne ma langue au uc.
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Claire N
InvitéJe tente Julia deck ?
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Claire N
InvitéMe suis trompée de terrain
Pardon -
uc
InvitéTu donnes ta langue au uc ? On avait remarqué. 😏
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Samuel_Belkekett
Invité« Despentes à propos de qui il serait aussi temps d’arreter de dire qu’elle est une autrice de gauche, puisqu’elle est, ce n’est plus à démontrer, une romancière de droite. »
HI Han ! Hi Han ! -
Zorglub
InvitéQuelconque théorie. Lettre ouverte à Virginie Despentes à propos de l’« affaire Grasset »
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» Après le flot de complaintes des grands auteurs, des grands éditeurs et de leurs employés relayés par les grands médias, accompagnées des tribunes complaisantes des libraires et des éditeurs indépendants relayées par les médias indépendants ; après les performances de divas médiatiques qui ont médusé, sidéré, paralysé leur public ; cette lettre ouverte, fraîche comme la première pêche, est tombée comme un coup de fouet sur le dos d’un troupeau endormi. »Quelconque théorie. Lettre ouverte à Virginie Despentes à propos de l’« affaire Grasset »
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Samuel_Belkekett
InvitéMerci pour ton texte « Quelconque théorie » je veux dire ce texte que tu as partagé.
Une verve comme il en manque.
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Zorglub
InvitéClassement Top des ventes de livres : Patti Smith concurrence Fred Vargas…
… et Fabcaro, Frédéric Pommier, Matthieu Bonhomme arrivent dans le top 10 des ventes, sur fond de turbulences dans l’édition.
https://www.liberation.fr/culture/livres/top-des-ventes-de-livres-patti-smith-concurrence-fred-vargas-20260425_RZXU5FUWWBAMVOK4FHT4Y5A3IA/ -
Zorglub
InvitéGibert, réseau indépendant de librairies, va demander son placement en redressement judiciaire.
¨¨¨¨
Le groupe, qui exploite 16 magasins dans 12 villes et emploie 500 collaborateurs, va désormais se concentrer sur le livre d’occasion. Cette décision illustre les difficultés des librairies dans un contexte de recul global de la lecture et de concurrence des sites de vente sur Internet.
https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/04/27/le-reseau-de-librairies-gibert-va-demander-son-placement-en-redressement-judiciaire_6683635_3234.html -
Zorglub
InvitéLe rôle culturel essentiel des librairies malgré une économie instable.
¨¨¨¨
» Fragilisées par une rentabilité au plus bas et un marché en recul, les librairies françaises continuent malgré tout de jouer un rôle central dans la vie culturelle et la diversité éditoriale. Alors que le réseau indépendant de librairies Gibert annonce qu’il va demander son placement en redressement judiciaire, nous republions cet article écrit au moment de l’ouverture du Festival du livre de Paris, en avril 2025. »
https://theconversation.com/le-role-culturel-essentiel-des-librairies-malgre-une-economie-instable-253185 -
Shiva
InvitéRésultats du baromètre 2026 des usages d’achat et de lecture des livres imprimés, numériques et audio
https://www.la-sofia.org/resultats-du-barometre-2026-des-usages-dachat-et-de-lecture-des-livres-imprimes-numeriques-et-audio/
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47 millions de lecteurs en 2025
La lecture gagne du terrain… grâce aux petits lecteurs
Une pratique régulière, de plus en plus multisupport
Obtention de livres : l’achat neuf et légal prime
Le marché du livre d’occasion continue de se développer <=====================
Le rôle indispensable des bibliothèques
Vers un piratage plus important des livres ? -
Jules de bxl
InvitéLu et beaucoup aimé « Doucement ». Comment oublier Ignace ?
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François Bégaudeau
Maître des clésca fait très plaisir
oui Ignace grand personnage
Ignace ce serait comme un Bartleby mais face sombre
un sagouin version Bénin
un neveu de Rameau ombrageux-
Alexandre
Invité..et puis c’est un petit nom charmant.
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Jules de bxl
InvitéJ’allais dire qu’il était une sorte de Kylo Ren terrestre, mais j’ai peur que tu me méprises.
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François Bégaudeau
Maître des cléstu fais bien : gros mépris sur toi
mon affect préféré
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Claire N
InvitéJ’ai bien aimé Victoire
Tellement plus douée qu’Ignace , c’est injuste
« Je l’ai emmenée aux Tourterelles, elle a eu un chagrin et tout le monde se dévouait pour la réconforter mais
DE BRAS ELLE N’A VOULU QUE LES MIENS «
Entre les deux modalités de la fragilité
– protection
– violence
Elle est capable d’exprimer ses préférences
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Claire N
InvitéIgnace je l’aime beaucoup, peu etre trop d’ailleurs
Au premier abord – la protection est un aveu d’adulte qui connaît trop bien les adultes
Après je me suis détendu en mode victoire-
François Bégaudeau
Maître des clés« la protection est un aveu d’adulte qui connaît trop bien les adultes »
Superbe concision.-
Claire N
InvitéMerci – l’interview de Mathieu Frou par Néo Jacomet sur cette décidément très bonne chaîne
M’a beaucoup intéressé
Il y a cette mise au travail du « penser contre soi » dans la perspective plus large du travail de l’auteur au sein de la protection de l’enfance
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stephanie
InvitéJe finis Doucement , j’ai beaucoup aimé
Le personnage de Leslie la mère, je me retrouve, revois
Émue, Leslie retrouve sa chair méritante et remuante e la transporte dans les airs
Elle la savonne une première fois , la rince la savonne puis la rince à nouveau et l’attrape finalement das une serviette pour la sécher
Odeur du savon pour bébé , douceurLe poussin trouvé et protégé par Thomas m’a fait penser à Lorentz et sa théorie de l’attachement.
Claire N : cette mise au travail du « penser contre soi » dans la perspective plus large du travail de l’auteur au sein de la protection de l’enfance
comment ne pas être d’accord, merci Claire N.-
Claire N
InvitéOui ce passage est parfait – je me retrouve, revois
– même les odeurs c’est troublant –-
nefa
Invitéje t’avoue que ce trouble me fait frissonner
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Claire N
InvitéVoilà un bel aveu nefa
Je le note sur ma liste de peau
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..Graindorge
InvitéUn jour que mon père frappait mon grand frère Vincent avec le
martinet je me suis dit ça se voit qu’il a l’habitude il sait s’y prendre
c’était presque de l’admiration. C’est vrai ça demande de l’habileté
il faut tenir le manche correctement et viser les bonnes parties du
corps le coude par exemple ça sert à rien par contre les bras les
cuisses les fesses ça marche bien. Si on était en hiver mon père
nous baissait le pantalon et disait tourne-toi pour avoir un bon
angle d’attaque et enlève tes mains moi j’arrivais pas à les enlever
c’était un réflexe elles se remettaient toujours entre mon corps et le
martinet je pleurais d’humiliation autant que de douleur.
***
Le même été on est chez Roger un ami de mes parents qui possède
un immense jardin avec une piscine. Je sais pas pourquoi mais y a
toujours plein de filles terrifiantes chez lui genre adolescentes avec
des seins je leur dis à peine bonjour.
Je viens de me baigner et j’ai envie d’aller aux toilettes mais ça
voudrait dire traverser le salon où sont vautrées les adolescentes
terrifiantes alors je décide de faire semblant d’aller me promener
sur l’immense terrain et commence à pisser contre un muret en
contrebas de la piscine. Y a juste ma tête qui dépasse un peu mais on
ne me voit pas car il y a des arbres mon petit frère a flairé le coup
j’aperçois son regard fourbe à travers les feuilles je lui fais signe de
se taire il dit très fort pour que tous les invités entendent Thomas
pourquoi tu fais pipi contre le muret alors qu’il y a des toilettes à
l’intérieur.
J’ai trop honte je vais me promener quand je remonte j’essaie de
prendre un air détaché je passe à côté de mon petit frère je fais mine
de l’ignorer et lui fous un coup de poing au ventre évidemment il se
met à hurler Roger me regarde sidéré.
Je vais me faire défoncer je le sais mais tant pis mon père met du
temps à arriver parce qu’il doit faire le tour de la piscine je prends la
décision de ne pas pleurer devant les adolescentes avec leurs seins
qui sont sorties du salon pour voir ce que c’est que ce bordel.
Mon père s’approche je me concentre je prends une grosse baffe je
sens mon cerveau bouger mon oreille bourdonner je pleure mais
un tout petit peu quelques larmes-réflexes seulement j’éprouve un sentiment de fierté-
Claire N
InvitéMarco Graindorge de mettre en parallèle ces deux passages honte et fierté
Et cette drôle de manière qui fait intégrer les coups comme une « médecine « qui gomme la honte
– de honte je frappe mon frère
– de fierté j’encaisse la baffe-
Claire N
InvitéIl y a l’a observé un drole de passe passe dans l’économie des affects – en tout cas la violence semble servir de monnaie d’échange
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Shiva
InvitéÉdition : il faut sauver les indés.
https://blogs.mediapart.fr/les-invite-es-de-mediapart/blog/030726/edition-il-faut-sauver-les-indes
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L’offensive menée par Vincent Bolloré tend à focaliser l’attention sur lui, au risque d’occulter le phénomène qui la rend possible : la concentration de plus en plus hégémonique du monde de l’édition. Alors qu’un distributeur fait face à un risque de faillite, plusieurs dizaines de maisons d’édition indépendantes alertent sur un possible effondrement de tout leur écosystème et appellent à un sursaut collectif pour sauver la pluralité éditoriale.
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Depuis plusieurs mois, les difficultés du secteur de l’édition se multiplient. L’offensive menée par le milliardaire d’extrême droite Vincent Bolloré tend à focaliser l’attention sur sa personne, au risque d’occulter le phénomène qui la rend possible : la concentration progressive et de plus en plus hégémonique du monde de l’édition, et ses conséquences en matière de disparition des petites et moyennes structures dans les domaines de l’impression, l’édition et la distribution.
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En dépit de cette dynamique délétère, le monde des maisons d’édition indépendantes, aux économies beaucoup plus modestes et vulnérables, a réussi jusque-là à se maintenir. Malgré un marché du livre en recul, l’édition critique, engagée et indépendante résiste et progresse ces dernières années. Des lecteurs et des lectrices de plus en plus nombreux et nombreuses pensent, lisent, se mobilisent et rêvent d’autres futurs.
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Nous sommes des dizaines de maisons d’édition à mener chaque jour la bataille culturelle et sociale sur le front éditorial. Par nos essais, nos romans, nos BD, nos revues, nos albums jeunesse, nous cherchons à bousculer les réflexes de pensée dominants et à maintenir ouverts des horizons libérés de l’emprise des forces réactionnaires. Aujourd’hui, nous faisons face au risque de faillite de notre distributeur, Makassar.
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Au-delà de notre survie, c’est toute la chaîne du livre indépendant qui est en jeu et les milliers de personnes qu’elle fait vivre : éditeurs et éditrices, auteurs et autrices, traducteurs et traductrices, graphistes, correcteurs et correctrices, imprimeurs et imprimeuses, diffuseurs et diffuseuses et travailleurs et travailleuses de la distribution, dont le travail ne pourra pas être rémunéré. À l’heure où nous écrivons ces mots, nous n’avons pas touché les recettes des ventes de nos livres en librairies depuis six mois, voire davantage, à cause des retards de paiement de factures qui risque de n’être jamais honorées. Pour les petites structures indépendantes à la trésorerie fragile que nous sommes, ce serait un coup de grâce.
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Pourtant, ce que nous représentons, tant par les modèles économiques alternatifs qui sont les nôtres ou la pluralité de nos publications, est fondamental dans la bataille culturelle en cours. Face à l’urgence et la gravité de la situation, nous nous organisons pour trouver des solutions présentes, futures et pérennes, espérant faire de cette crise la possibilité de renforcer notre indépendance et créer des solidarités inédites entre les différents acteurs de la chaîne du livre indépendant.
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Il s’agit dans un premier temps de ne pas laisser nos maisons d’édition mettre la clé sous la porte en rassemblant des fonds et en trouvant une solution alternative de distribution mais aussi de mutualiser nos actions et nous structurer pour soutenir l’édition indépendante. Mais il s’agit aussi d’en appeler à un soutien massif, afin de permettre à nos structures de tenir dans les temps qui viennent, soutien sans lequel beaucoup de maisons d’édition indépendantes risquent de mourir d’ici à la fin de l’été.
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Signataires :
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369 éditions,
Éditions Adespote,
Asinamali,
Audimat éditions,
éditions Bandes Détournées,
éditions Battements par Minute,
éditions blast,
éditions du Bout de la Ville,
Le Chien Rouge / CQFD,
éditions Coco-Cherry,
éditions du commun,
éditions Communard.e.s,
éditions Crise & Critique,
éditions Daronnes,
La Dispute,
Entremonde,
éditions les étaques,
éditions Goater,
éditions Grevis,
éditions Hystériques & AssociéEs,
éditions Ici-bas,
Éditions iXe,
éditions La Lenteur,
lundimatin,
éditions Même pas mal,
milgrana éditions,
éditions des Mondes à faire,
éditions Nada,
Niet! éditions,
L’Œil d’or,
Panthère première,
Pontcerq,
Premiers Matins de Novembre éditions,
éditions Prairial,
éditions Remue-ménage,
éditions Ròt-Bò-Krik,
Rotolux Press,
éditions Sans soleil,
Shed publishing,
éditions Smolny,
Les éditions sociales,
éditions La Tempête,
éditions Tendance Négative,
éditions terres de Feu,
éditions Trou Noir,
Éditions Terrasses,
éditions trouble,
La Variation,
éditions Météores -
François Bégaudeau
Maître des clésCP n’a pas été sollicité
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Shiva
InvitéIl n’est jamais trop tard pour bien faire François… Yen a d’autres aussi Libertalia par exemple, se sont-ils embourgeoisés ?
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Shiva
InvitéEt La Fabrique parbleu ?
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jojo
Invité< Les librairies indépendantes sont en souffrance, la librairie Dinali à Strasbourg doit fermer ses portes à la fin du mois d’août.
Plusieurs grandes librairies ont été placées en redressement judiciaire ces derniers temps, comme le furet du nord. Les librairies indépendantes sont aussi en souffrance, comme à Strasbourg où l’on en compte près d’une trentaine.
La librairie Dinali […] est installée Grand Rue depuis 1973. >
Tristesse-
François Bégaudeau
Maître des clésLe Furet du Nord c’est une nouvelle, je pensais que leur position était dominante.
On aimerait connaitre le détail.-
jojo
Invité
_
< À qui est allé ce marché ? Au groupe Nosoli, basé à Lyon, qui s’auto-présente comme le « premier libraire français indépendant multi-enseignes » (sic) et qui donc concrètement a racheté les marques et magasins Decitre et Furet du Nord (et récemment Chapitre.com) et dont le coeur de métier est bien davantage celui de la logistique (supply chain) que celui de la librairie. >-
François Bégaudeau
Maître des clésmerci
je connais évidemment Vent d’ouest, et j’ai su sa fin, mais j’ignorais cet aspect du dossier-
jojo
InvitéJe ne savais pas non plus (merci pour la question) La chronologie du démantèlement du livre n’est pas la mieux documentée…
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Ostros
InvitéTristesse oui
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Samuel_Belkekett
InvitéQu’est ce que les GAFAM doivent rire aux éclats en pensant aux personnes qui passent leur temps sur le net, les vidéos YT qu’ils partagent à longueur de temps et après chialent sur la disparition des librairies. Dans le rapport dialectique c’est fort ! Très fort…
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kenny
InvitéLa distribution m’a cassé : l’édition indépendante et politique dans la tourmente
La nouvelle est tombée fin juin : le distributeur historique des maisons d’édition militantes de gauche, Makassar, risque de faire faillite. Pour l’ensemble de ces éditeurs, la menace est immense, comme l’a rappelé une tribune collective parue dans le Club de Médiapart et d’autres interventions médiatiques depuis. Mais les événements de ces derniers jours soulèvent d’autres questions : comment en est-on arrivé là, à l’heure où la mobilisation contre la concentration de la chaîne du livre entre les mains de capitalistes, souvent d’extrême droite, bat pourtant son plein ? Pour ces maisons d’édition bouleversées par une crise d’ampleur, l’urgence est aussi d’inventer les moyens pour une indépendance qui intègre l’ensemble de la chaîne du livre.
.La distribution m’a cassé : l’édition indépendante et politique dans la tourmente
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MA
Invité-
François Bégaudeau
Maître des clésmerci à vous deux
dossier passionnant – et évidemment déprimant
et en quelques années les fiacres disparurent des villes
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I.G.Y
InvitéLundimatin annonce être dans la mouise avec cette histoire de Makassar, ils ouvrent une campagne de don (dans la description de leur annonce)
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Mireille
InvitéIls chiffrent leur perte à 50000 euros. La somme dont françois a hérité de son père pour payer son redressement fiscal. Comme quoi, il y a être de gauche et être de gauche.
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François Bégaudeau
Maître des clésMireille est donc une version terminale de Diego Maradona. . Ce moment où le vieil oncle acariatre de droite n’est plus qu’arthrose et bave
Intuitivement je dirais qu’il se passe ceci : l’édition indépendante de gauche, voire militante, a connu un moment euphorique, au moment où pas mal de jeunes gens se sont politisés et ont eu un appétit de lecture d’essais de gauche, dans l’élan du succès énorme du Comité invisible. Là on est dans les années 2016-7-8, où la vague féministe coincide avec les mouvements comme Nuit debout puis Gilets jaunes
Beaucoup de structures apparaissent à ce moment (Divergences). Dix ans après plusieurs phénomènes se conjoignent: 1 ce marché là arrive à son plafond, à son seuil de saturation, comme tout marché 2 l’élan politique-intellectuel est retombé 3 sur le calendrier youtube, 10 ans c’est énorme, les habitudes de lecture ont changé – et disons le, se sont dégradées.
Analyse non exhaustive.-
Graindorge
Invité« les habitudes de lecture ont changé – et disons le, se sont dégradées.
Analyse non exhaustive. »
Et même sans intuition, le capitalisme n’arrête pas de faire les poches, surtout celles de ceux qui ont le moins d’argent ( pas bête: c’est les plus nombreux)
Trouvé ça :
« Les jeunes se positionnant à gauche sont proportionnellement plus nombreux à déclarer des revenus faibles : 24 % gagnent moins de 1 000 € nets mensuels, contre 14 % au centre et 17 % à droite .À l’inverse, les revenus élevés (3 000 € et plus) sont davantage représentés chez les jeunes se situant à droite (11 %, contre 5 % à gauche) .
Revenus insuffisants, charges fixes élevées, coût du logement : la marge de manœuvre est réduite.*****
Quand 93 % des 18-30 ans affirment que l’argent est une condition importante, voire essentielle (34 %) de leur bonheur, ils sont aussi un tiers dont le budget disponible ne peut couvrir que leurs besoins essentiels. Pour 8 % des jeunes interrogés par Ipsos, il ne suffit même pas à l’essentiel. Des budgets trop justes que l’on retrouve plus souvent encore chez les ouvriers (61 %), chez les jeunes non bacheliers (60 %) ou encore en milieu rural (54 %). » -
Alain
InvitéIl me semble que dans cette affaire ce n’est pas tant un problème d’édition que de distribution. La distribution semble être le sale boulot que personne ne veut faire et qu’on paye au lance-pierre (pas d’indemnisation pour frais de stockage par exemple). On exploite indirectement le seul distributeur en place Makassar, et on s’étonne quand celui-ci rend l’âme. Est-ce si compliqué que cela de mettre en place un service de distribution ? pourquoi ces éditions ne créent-elles pas collectivement un service de distribution plutôt que d’exploiter un seul petit distributeur? D’ailleurs, comment fonctionne les éditions cause perdue par rapport à la distribution, peux tu nous en dire un peu là-dessus françois ?
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Tony
InvitéC’est très bizarre de lire que des éditeurs désargentés ‘exploitent’ un distributeur, l’économie n’a pas l’air d’être ton point fort,sans connaître en détail la situation de ce secteur on y retrouve ce que l’on voit dans toute économie capitaliste,la faillite d’un groupe qui entraîne avec elle, comme dans un jeu de domino,ses fournisseurs,qui perdent leur mise et leurs revenus,entraînant à leur tour leurs clients éditeurs etc…
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François Bégaudeau
Maître des cléseffectivement le maillon crucial c’est la distribution
cruciale car le distributeur prend 50%, et qu’il est quasi impossible de faire sans
CP travaille avec Serendip, petite structure qui nous ressemble, aussi précaire que nous
il est sur que le plus avantageux pour nous serait de ne fonctionner que par commande, mais on aime bien aussi etre relayé par des libraires, ça fait partie des petits bonheurs du métier-
François Bégaudeau
Maître des clésreste que tout serait plus simple si les livres se vendaient
si tu gagnes un euro sur une vente de livre, il est plus confortable d’en vendre 10000 que 100 -
Alain
InvitéNe serait-il pas plus préférable pour une maison d’édition débutante comme cause perdue d’investir une bonne partie des frais de distribution dans de la publicité pour les livres et les vendre directement par commande plutôt que recourir à un distributeur ? au moins dans un premier temps, histoire de se créer un bon socle financier. Avant éventuellement par la suite de se faire distribuer en librairie, qui semble être d’après ce que tu dis un luxe que toutes les petites maison d’éditions n’ont pas forcément les moyens de s’offrir.
Et peut être que les livres ne se vendent pas car il n’y a pas assez de publicité qui leur est faite. Je n’aurais jamais connu les éditions cause perdue et ses livres sans passer par ce forum par exemple.-
François Bégaudeau
Maître des clésil n’y a pas vraiment de « frais de distribution », il y a juste que le distributeur prend 50% sur les ventes
donc c’est ben pratique d’en prendre un – quand il ne fait pas faillite sans avoir payé ce qu’il doit, ce qui arrive en ce moment
Quant à la plublicité… Ca voudrait dire quoi la publicité? Une demi-page dans l’obs, le monde? Coute cher, et sert à quoi?
La publicité c’est ce que nous avons fait, avec le site, avec les réseaux, avec des videos. Comme tout le monde. Mais justement comme c’est comme tout le monde c’est noyé.
La seule chose sur quoi nous aurions ou compter c’est sur le relais de les médias qui relaient mes travaux à moi. Seulement voilà.
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Jules de bxl
InvitéJ’avoue ne rien comprendre au monde de l’édition, donc je ne savais pas ce qu’était un distributeur. Une idée m’est venue en apprenant cette situation dramatique, qui a de nombreuses ramifications : pourquoi donc tant de maisons différentes/d’acteurs différents étaient dépendants d’un seul acteur ? (Ce n’est pas du tout une question rhétorique, j’ai été honnêtement étonné de l’apprendre). Ca ressemble vraiment à un gros phénomène de concentration tel qu’on peut le critiquer et rejeter dans le monde général des entreprises capitalistes… N’y aurait-il pas moyen d’imaginer de plus petites structures, pour éviter d’aboutir à un énorme machin qui risque de tout emporter avec lui ? (Encore une fois, c’est une question un peu naïve et de bonne foi, je n’y connais rien)
Cela me rappelle un point de vue partagé par Frustrations, dans le domaine de la presse indépendante, qui refuse l’idée d’une grosse structure chapeautant l’ensemble des médias indés pour « être plus forts »… la situation actuelle dans le monde de l’édition (je ne sais pas si les médias et l’édition c’est la même chose) semble leur donner raison-
François Bégaudeau
Maître des clésle problème vient de ce qu’on compte énormément d’éditeurs, et très peu de distributeurs
mathématiquement un distributeur se retrouve à s’occuper de plein d’éditeurs
nous avons d’ailleurs essuyé des refus (de Hobo, par exemple) parce qu’ils étaient saturés
on aurait pu se retrouver sans distributeur, Serendip nous a sauvés
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Graindorge
InvitéCouac. Je remets ça avec sources
» les habitudes de lecture ont changé – et disons le, se sont dégradées.
Analyse non exhaustive. »
Et même sans intuition, le capitalisme n’arrête pas de faire les poches, surtout celles de ceux qui ont le moins d’argent ( pas bête: c’est les plus nombreux)
Trouvé ça :
« Les jeunes se positionnant à gauche sont proportionnellement plus nombreux à déclarer des revenus faibles : 24 % gagnent moins de 1 000 € nets mensuels, contre 14 % au centre et 17 % à droite .À l’inverse, les revenus élevés (3 000 € et plus) sont davantage représentés chez les jeunes se situant à droite (11 %, contre 5 % à gauche) .
Revenus insuffisants, charges fixes élevées, coût du logement : la marge de manœuvre est réduite.
Source : Breizh info*****
Quand 93 % des 18-30 ans affirment que l’argent est une condition importante, voire essentielle (34 %) de leur bonheur, ils sont aussi un tiers dont le budget disponible ne peut couvrir que leurs besoins essentiels. Pour 8 % des jeunes interrogés par Ipsos, il ne suffit même pas à l’essentiel. Des budgets trop justes que l’on retrouve plus souvent encore chez les ouvriers (61 %), chez les jeunes non bacheliers (60 %) Source : Ipsos -
Graindorge
InvitéL’union fait leur force depuis 2020
Serendip-livres et Paon diffusion s’unissent – Livres Hebdo https://share.google/4raJFWpUeFr5AJcup
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nefa
Invitéplate forme de distribution (beaucoup à voir avec l’industriel)
censée simplifier la vie du producteur (l’écrivain), du commerçant (le libraire)
d’après ce que j’ai compris
en dehors de ce circuit ça ne fonctionne pas
on ne pourrait pas aller chez un libraire avec son livre bricolé à la maison et lui proposer
c’est pas comme ça que ça marche
j’ai l’impression que le monde du livre est très pris
une exception entendue ici, c’est l’anarchiste qui passe en direct ses productions à une librairie amie
ça n’empêche pas l’itinérance, le nomadisme d’être totalement exclus
en fait il faut être référencé
amicalement dans le cas de l’anarchiste, classiquement pour l’immense majorité
et l’autonomie d’internet me paraît un leurre
sinon, peut-être, ne plus désirer toutes formes de transactions pécuniaires
délesté du au plus grand nombre -
simple comme sylvain
Invitéhttps://journals.openedition.org/rsh/12860
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Dans la chronique qu’elle consacre aux « fans éplorés » de Nicolas Mathieu, Guillemette Faure puise abondamment dans le champ lexical de l’amour trompé pour décrire la réaction des lecteurs et lectrices de Nicolas Mathieu. Cela n’est pas anodin : du fait de son usage intensif d’Instagram, l’écrivain peut donner l’impression à ses nombreux lecteurs et lectrices, promus « followers », de partager son intimité. C’est là une nouvelle donnée propre à notre époque, et qui affecte autant l’économie de la parole, de l’œuvre écrite, que celle de la réception : la porosité de plus en plus forte, encouragée par les réseaux sociaux, entre les sphères privée et publique. Cette illusion d’intimité modifie assurément la relation du lectorat à l’auteur : s’introduit le sentiment d’une connaissance de l’autre, par ailleurs profondément aysmétrique, et, en même temps, d’un droit de regard. Puisque l’écrivain a fait le choix de s’exposer, voire de se confier, pourquoi ne nous dit-il pas tout ? Comment se fait-il que les lecteurs et lectrices, qui ont été pris à témoin d’une autre histoire d’amour (celle de Nicolas Mathieu pour une femme anonyme, à qui il envoyait des posts sur Instagram recueillis par la suite dans son dernier livre, Le ciel ouvert44) ont appris après, et par d’autres, qu’il avait une relation avec Charlotte Casiraghi ?
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Cependant, les lecteurs et lectrices attentives de Nicolas Mathieu, auraient tort de s’étonner : tout était écrit, déjà, dans ses livres, qui multiplient les relations amoureuses transclasses, et mettent régulièrement en scène des hommes, jeunes ou moins jeunes, qui tombent amoureux d’une jeune fille ou jeune femme chic en queue de cheval, veste Barbour et bracelets d’or au poignet et qui, a priori, « n’est pas pour eux » (Anthony et Steph dans Leurs enfants après eux, Hélène et Christophe dans Connemara). Ce qui ressort de ces réactions, c’est aussi la frustration des lecteurs et lectrices de n’avoir pas su détecter les signes, les indices avant-coureurs, de l’idylle annoncée.
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Cette dimension affective est à mon sens loin d’être négligeable et si l’on peut aisément la rattacher à une analyse, de type sociologique, de la « starisation » de certains écrivains contemporains à succès, elle s’inscrit aussi logiquement à la suite des deux autres griefs mentionnés précédemment. Ce qui peut expliquer la forme de déception amoureuse exprimée par les « fans », c’est sans doute le sentiment que, décidément, l’on ne peut plus compter sur personne. La défiance généralisée à l’égard des figures de pouvoir et de savoir, qui pouvait, pensait-on, épargner les écrivains – ou du moins certains écrivains, plutôt jeunes, sympathiques, et « de gauche » – est condamnée à les absorber, eux aussi. « Nicolas Mathieu ne leur avait rien promis, mais, comme ils ne connaissent pas beaucoup d’autres voix de cette France-là, ils ne peuvent pas se permettre d’en perdre une45 » : derrière le dépit amoureux, c’est bien la désillusion politique qui perce. Ils sont finalement encore peu nombreux, les écrivains et écrivaines qui donnent à voir des vies ordinaires, pour elles-mêmes, avec leurs peines mais aussi leurs joies.
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On pourrait cependant aller plus loin dans cette réflexion, en questionnant la sociologie des lecteurs et lectrices de Nicolas Mathieu. Il est fort à parier, et l’écrivain est le premier à le souligner, que le lectorat de l’écrivain est à son image, ou plutôt à l’image de ce qu’il est devenu : un lectorat « bobo », de classe moyenne supérieure, à fort capital culturel, qui a une sensibilité de gauche. Et qui, précisément pour cela, attend de l’écrivain non pas tant peut-être qu’il les représente, mais qu’il leur permette de voir, tel Orphée revenu des Enfers, un monde qu’ils ne connaissent pas, ou plus ; qu’il procède à cette réorientation du regard dont, si l’on voulait être cynique, on dirait qu’il leur donne bonne conscience à peu de frais, ou bien, avec plus de bienveillance, dont on dirait qu’il leur donne des raisons de vouloir, encore, changer les choses, parce que décidément le monde ne tourne pas rond. Ce que ce lectorat peut déplorer alors, c’est l’état d’abandon dans lequel le laisse un écrivain qui, craignent-ils, va désormais porter son regard ailleurs.
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Sans doute ne faut-il pas déplorer cette éventuelle désertion. Elle montre d’abord ce que la critique littéraire qui s’intéresse aux multiples manières de « faire l’auteur » à l’époque contemporaine peut gagner à intégrer la présence et la production numérique des autrices et auteurs au titre de ses matériaux d’analyse légitimes. Les frontières de l’œuvre et les contours de la scène médiatique se déplacent. Nos regards aussi. Elle montre également les raisons que nous pourrions avoir d’accompagner la mutation démocratique de la littérature, en nous défaisant notamment de l’image encore persistante, et sans doute davantage qu’on ne veut bien le croire, de l’écrivain-représentant, fût-ce sur un mode mineur et quand bien même il incarnerait moins un peuple ou un groupe, qu’une disposition ou une attention.-
Claire N
InvitéJe reste perplexe quand à l’ampleur concret du bazar ; et honnêtement il me semble qu’une partie de l’analyse des discours de lecteurs serait transposable aux patients de mon collègue médecin traitant qui a cessé son activité pour passer plein temps à l’Esthetique et il n’est pas « connu «
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François Bégaudeau
Maître des clés» Elle montre également les raisons que nous pourrions avoir d’accompagner la mutation démocratique de la littérature, en nous défaisant notamment de l’image encore persistante, et sans doute davantage qu’on ne veut bien le croire, de l’écrivain-représentant, fût-ce sur un mode mineur et quand bien même il incarnerait moins un peuple ou un groupe, qu’une disposition ou une attention. »
Tout ça est bien abstrait – au point que je ne suis pas sur de comprendre.
D’ailleurs ce texte commente un match qui n’est pas joué. Est on certain qu’une partie significative du lectorat de NM et-ou des followers de NM va se détourner de lui, et par exemple bouder son prochain roman? Je n’en suis pas sur du tout. Surtout si le roman est aussi bien facturé que les précédents. Car NM a d’abord ceci pour lui d’être un très bon peintre de personnages et de milieux. Ce talent va-t-il le quitter pour la raison qu’il convolerait avec une princesse? M’étonnerait. Ce talent ne tient pas à son appartenance de classe (qui n’est d’ailleurs pas aussi populaire qu’on le croit généralement), mais à son talent.
Ce qu’il s’agit de remettre à jour, concernant NM, n’est pas son talent patent de romancier, mais son positionnement politique, sur lequel il y a confusion depuis le début (y compris dans sa tête à lui). D’où mes lignes dans Du mépris, qui ne portent pas sur ses romans, mais sur ses textes d’intervention politique (sur, précisément, le mépris dont souffrirait la France beauf qui vote RN)-
Ostros
InvitéDans une rencontre autour de du mépris tu projetais à dans 10 ans (ou plus ?) la révélation extrême droite / reac de Nicolas Mathieu mais moi je pense que ce sera dans beaucoup moins longtemps que ça.
Je pense que les élections de 2027 vont déjà bien le faire sortir du bois et ensuite il va se laisser couler dans son audimat tv de prédilection.-
Samuel_Belkekett
InvitéHo Ostros !!!
Qui dit ; « mais moi je pense que ce sera… »
Mais moi je pense qu’elle dit Ostros ?
Ha ouais ? Mais dit nous Ostros ? Qu’est ce qui a bien pu te faire penser ça ?
Tu ne serais pas en train de nous manipuler là ?
« Je pense que les élections de 2027 vont déjà bien le faire sortir du bois »
Putain la vache, mais c’est quoi ? Un pressentiment ?
Il vient d’où ? De quoi de qui ? Développe !
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sylvain
InvitéJe ne sais pas si le partage de cet article m’était destiné mais le choix du pseudo peut le laisser penser.
Alors, Samuel, deux choses :
1) je ne « follow » pas Nicolas Mathieu. De NM, à vrai dire, j’ignorais à peu près tout. Une interview papier par-ci, une autre par là. J’ai aimé, voir encensé, ses 3 premiers romans. J’ai trouvé sa quatrième publication particulièrement affligeante. Rarement vu pareil dégringolade, au point où j’ai du mal à envisager qu’il ne puisse s’agir d’une simple erreur de parcours. Par ailleurs, je n’ai pas Instagram pas plus que Twitter (d’ailleurs, je dis encore twitter).
2) »Cependant, les lecteurs et lectrices attentives de Nicolas Mathieu, auraient tort de s’étonner : tout était écrit, déjà, dans ses livres, qui multiplient les relations amoureuses transclasses, et mettent régulièrement en scène des hommes, jeunes ou moins jeunes, qui tombent amoureux d’une jeune fille ou jeune femme chic en queue de cheval, veste Barbour et bracelets d’or au poignet et qui, a priori, « n’est pas pour eux » (Anthony et Steph dans Leurs enfants après eux, Hélène et Christophe dans Connemara) ».Donc, et tu en conviendra Samuel : Ostros avait raison en résumant les choses ainsi, certes de manière lapidaire : « les livres de NM, ce sont des boeufs qui courent après des bourges ». Ce qui au passage est un programme qui ne me dérange pas.
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Dr Xavier
InvitéAlors pardon Sylvain de te corriger mais ici règnent magnanimité et douceur et nous sachons toustes que Le Ciel Ouvert n’est pas dans la biblio de NM, tout comme Benjamin Button n’est pas dans la filmo de Fincher.
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Sinon je lis dans le texte de socio : « Enfin, l’écrivain promeut d’autant plus librement le caractère « politique » et non « engagé » de ses œuvres qu’il revendique, au contraire, un engagement assumé dans les tribunes, les articles, les posts sur Instagram qu’il signe. Anti-Macron, pourfendeur (entre autres) de la réforme des retraites et plus généralement du néo-libéralisme, farouche ennemi du RN, Nicolas Mathieu ne perd rien des rebondissements de la vie politique française, et livre régulièrement ses colères, indignations, inquiétudes au plus grand nombre. »
==> AH ! Mais qui en ces lieux écrivait donc : « Tout ça pour dire que je lui trouvais une parenté avec Virginie Despentes (Vernon Subutex) et son plaisir d’aligner des mandales dans la gueule toutes les trois lignes (beaucoup aimé l’article dans Transfuge à ce sujet). Ce long apparté pour dire que, plutôt que futur néo-réac, je me demande s’il ne marche pas sur les traces de VD (sur le plan littéraire comme sur le côté tribunicien.ne) ? »
Pour une fois que j’ai une prédiction qui tombe pas à côté de la plaque. Ce Forum est le polymarket de la littérature.
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Simple d’esprit comme Sylvain
Invité« les lecteurs et lectrices attentives de Nicolas Mathieu, auraient tort de s’étonner : tout était écrit, déjà, dans ses livres, qui multiplient les relations amoureuses transclasses, et mettent régulièrement en scène des hommes, jeunes ou moins jeunes, qui tombent amoureux d’une jeune fille ou jeune femme chic en queue de cheval, veste Barbour et bracelets d’or au poignet et qui, a priori, « n’est pas pour eux » (Anthony et Steph dans Leurs enfants après eux, Hélène et Christophe dans Connemara). »
He oui. Tout était écrit et joué d’avance.
A croire qu’en définitive les lecteurs et lectrices de ce pauvre Mathieu n’y ont vu que du feu alors que précisément tout était déjà sous leur nez.
Nous avons apprécié Leurs enfants après eux et Connemara, mais nous avons, il est vrai, été aveuglé par ce sorcier. Depuis son histoire d’amour avec la princesse tout est devenu très clair, très très clair. Hé ! On ne nous la fera plus à l’envers maintenant. Maintenant que nous savons lire rétrospectivement la factualité des choses.
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« en questionnant la sociologie des lecteurs et lectrices de Nicolas Mathieu. Il est fort à parier, et l’écrivain est le premier à le souligner, que le lectorat de l’écrivain est à son image, ou plutôt à l’image de ce qu’il est devenu : un lectorat « bobo », de classe moyenne supérieure, à fort capital culturel, qui a une sensibilité de gauche. Et qui, précisément pour cela, attend de l’écrivain non pas tant peut-être qu’il les représente, mais qu’il leur permette de voir, tel Orphée revenu des Enfers, un monde qu’ils ne connaissent pas, ou plus ; qu’il procède à cette réorientation du regard dont, si l’on voulait être cynique, on dirait qu’il leur donne bonne conscience à peu de frais, ou bien, avec plus de bienveillance, dont on dirait qu’il leur donne des raisons de vouloir, encore, changer les choses, parce que décidément le monde ne tourne pas rond. »
L’inénarrable Sylvain a encore frappé.
Comment se fait-il qu’un esprit comme celui de Sylvain ne se soit pas reconnu dans ce passage?Qui concerne non pas les lecteurs de Mathieu mais les lecteurs de Bégaudeau très précisément. Si Sylvain ne s’y est pas reconnu c’est parce qu’il est un SS.
A savoir Sinistre et Sentencieux.
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Comme il est bon Bégaudeau !
Il aura fallu l’intervention sur ce forum de Nicolas Mathieu lui-même pour que François commence à s’inquiéter pour ses disciples en carton pâte.
Il a hésité à intervenir avant en se disant qu’il y a l’art et la manière d’agir en gourou.
Comme par exemple de préciser que dans du Mépris tout était expliqué. Ce pourquoi j’ai demandé quelles pages ? Car il fallait les retrouver les bonnes pages. La tentative de François de prévenir en scred échoua.
Puis là c’en était trop, Nicolas Mathieu a trouvé une telle faille, qu’il n’avait plus qu’à tirer le fil pour que tout dégringole. Il fallait absolument intervenir pour bien faire la leçon aux disciples. Bien leur expliquer pourquoi et comment se pose le regard critique sur Nic Mat. Puisque ces bons disciples, Ostros et Sylvain en tête, étaient prêts à suivre le leader coûte que coûte sans même savoir quelle direction prendre.
Mais ce n’est pas grave si François est intervenu. Moi Samuel je prendrai le relais de Nic Mat pour vérifier qu’Ostros et Sylvain ont bien compris la leçon du maître. Je ferai en quelque sorte un travail de médiation.
Ce forum n’est certes pas un forum de beaufs.
Mais un forum de bœufs. De gros bœufs.-
sylvain
InvitéPardon Samuel, je dois filer : je dois aller nourrir le chat acariâtre de ma voisine et checker ses constantes vitales parce que ici c’est la canicule. A vrai dire cet activité m’enthousiaste plus que ne serait-ce même que l’idée de te répondre.
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Samuel_Belkekett
InvitéC’est à chaque fois la même chose !
On me répond qu’on ne peut pas me répondre.
Le pire c’est la prétention de l’originalité de l’excuse.-
sylvain
InvitéChat nourri, chat hydraté, je te réponds – arrête de geindre. Je trouve que l’on te répond déjà trop. Moi-même j’aimerais pouvoir m’en empêcher et d’ailleurs, c’est mon grand projet ces prochains jours. Il faut que tu entendes que tu gonfles. Il faut aussi que tu comprennes que 90% de tes interventions relèvent du parasitisme et / ou de l’invective.
Pourtant, tu vois : là je prends le temps de te répondre, et sérieusement.
Mais je pense que c’est clairement la dernière fois. Je sais déjà ce qui va suivre : nouvel acharnement (François, Claire, Xavier, Graindorge, moi… en attend les prochains, il y en aura à n’en pas douter).
Alors je te propose une dernière chose, qui me semble bien plus saine mais demandera un peu de courage de ta part. D’abord une question : où habites tu ? On prend un café si possible ? Ce sont des choses qui se font. Voyons ce que le fier Samuel donne autour d’une table. Evidemment, je ne parle évidemment pas de confrontation virile style « on va en découdre ». Mais je pense que ça te ferait du bien. Tu reviendras ensuite beaucoup plus nuancé, surtout plus apaisé (tu auras vu quelqu’un dans la vraie vie, tu verras, cela fait du bien). On s’en portera tous mieux et toi le premier.
C’est une proposition sérieuse et un conseil du professeur Sylvain.-
sylvain
InvitéPs : on parlera de tout ce que tu veux et dont tu parles ici déjà à tort et à travers mais ce sera beaucoup plus courtois, j’en suis sur.
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Samuel_Belkekett
InvitéSylvain,
J’imagine bien le scénario que tu imagines, que tu prévois.
On boit un coup poliment, puis ambiance apaisée on discute de choses et d’autres et chacun rentre chez soi de bonne humeur qui ne laissera présager que du bon pour la suite.
Quand bien même les choses se passent ainsi.
Ce que tu n’arrives pas à concevoir, pas plus que les autres sur ce forum d’ailleurs, c’est
que moi qui ne connais pas les réseaux, j’ai compris bien avant de connaître ce forum, que ce qu’il se passe dans la vie réelle, est devenue purement virtuelle. Tandis que ce qu’il se passe dans le virtuel est en revanche ce qui façonne véritablement nos vies. En d’autres termes il y a eu réversibilité complète.
De même que ce qu’il se passe dans le virtuel n’affecte aucunement nos vies réelles, ce qu’il se passe dans nos vies réelles réelles n’affecte aucunement le virtuel.
Par conséquent, ne te fais aucune illusion sur l’interférence qu’il y aura de notre rencontre quand à la pratique du forum. Il n’y en aura aucune.
Et ça dans le cas du scénario que tu entrevois.
Sauf que moi je sais très bien que ça ne se passera pas du tout comme tu l’imagines.
Déjà, toutes les personnes, sans aucune exception, qui m’ont croisé, m’ont dit ou fait dire que je les ai mises très mal à l’aise dans l’instant où l’on s’est rencontrés. Par le simple fait de mon visage. Selon tous ces gens, je serais un hybride de Keith Richards et Iggy Pop. Le même type de gueule. A ceci prêt, que eux ont pu refaire leurs dents.
Ils en ont les moyens. Moi non. Ça m’aurait été d’autant plus utile qu’il ne m’en reste pas une seule. Donc déjà, au moment où je vais te fixer tu seras très mal à l’aise. Puis au moment où je vais te sourire, tu ne penseras qu’à repartir plus vite que tu n’es arrivé. Surtout que quand je parle, non seulement je suis à peine audible, mais en plus je postillonne tant, que je ne reconnais plus mon interlocuteur sous des grimaces qui en retour me mettent mal à l’aise.
Honnêtement tu devrais t’épargner cette peine.
D’autre part, ce que tu dois comprendre c’est que moi je ne cherche en travers ce forum, qu’à prendre la température du monde comme il va. Je ne cherchais dans ce forum, que l’exception qui confirme la règle. Il y a toujours des exceptions qui confirment la règle. Seulement en matière d’exception, on peut dire que j’ai été servi. Exception oui, mais pas du tout comme je l’avais imaginé. Tu sais c’est comme en politique. Nos pires ennemis ne sont pas ceux que l’on croit, se sont plutôt ceux qui prétendent être d’un côté mais qui en fait ne cesse de détruire ce pour quoi ils sont censés se battre. Très clairement, ce forum est le PS d’internet. Il prétend des tas de choses mais c’est l’absolu contraire qui en ressort.
Ce pourquoi je prend un malin plaisir à foutre la merde.
Un jour tu m’as dit, que comme les autres troll, je partirai du forum sur la pointe des pieds. Bah oui, effectivement je ne vois pas d’autres issues. Pourquoi, toi tu comptes t’y éterniser? Je partirai sur la pointe des pieds ou en claquant la porte à partir du moment où ça ne m’amusera plus du tout…-
Quentin
InvitéJe me suis imaginé ta tête comme tu l’as décrite et ça me fait bien rire 😂😂
Je remercie le dr Xavier pour sa précision concernant NM et surtout Fincher. J’oublie systématiquement que Benjamin Button fait partie de sa filmographie, encore plus que Alien3. Reste à savoir à quel degré cet oubli est volontaire
Le sujet de NM et son positionnement politique, la question se pose grandement à la lecture de ses romans. J’ai eu le même effet à la lecture de Eddy Bellegueule par le protégé de Lagasnerie, même si finalement ça n’est pas la même orientation
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sylvain
InvitéBeau texte, dont je peine à définir la sincérité. Mais pardon du principe que celle-ci existe.
Je maintiens ma proposition prendre « un café ».
Ta tête, tes dents vraiment peu importe.
Si tu m’avais mieux cerné après tous ces postes, tu saurais que je m’en branle total.
Je vais la jouer sincère et premier degré (je ne sais faire que ça) : voyons-nous. Si cela t’est possible évidemment. Je suis disponible, c’est le mois d’aout, à part des chats, rien ne m’attend avant septembre.
C’est toi qui vois. Je pense que pour l’apaisement des unes, des uns et des autres, ce serait une bonne chose.-
sylvain
InvitéPS : après pour « prendre la température du monde (carrément!) à travers ce forum », pas certain que tu sois au bon endroit.
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sylvain
InvitéBon en gros et pour résumer : tu ne vas pas venir et ça ne va pas se faire. Fin de l’histoire ou tu annotes encore ?
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François Bégaudeau
Maître des clésM’enfin Sylvain, que croyais tu? Pourquoi donc un pauvre mec, qui n’existe que dans l’espace accueillant aux faibles d’internet, accepterait de redevenir le pauvre mec qu’il est en s’incarnant?
Laisse le donc là où il est. Et dans sa conviction qu’il « fout la merde » ici, alors qu’il ne fait que s’y ridiculiser et susciter pitié.
Il ne s’est même pas rendu compte que la plupart des habitués ont juste mis trois semaines à régler la mire : c’est à dire ne jamais lire ou presque ses posts, n’y jamais répondre quand on les lit, sauter cette case quand ce sous-homme s’immisce dans un dialogue. C’est pas très compliqué. Comme s’habituer au raclement de gorges récurrent d’un grand oncle calé jusqu’à trépas dans son fauteuil médical dans un coin du salon. OU au syndrome de la tourette d’un cousin.
Et puis retournons les choses en force : nous tenons là une bonne documentation sur ce qu’un individu comme lui peut développer comme névrose érotique vis à vis d’un individu comme moi. Nous avons fini par comprendre que, ayant à peu près le même âge que lui, je suis très exactement tout ce qu’il aurait souhaité être et qu’il n’est pas devenu. D’où sa passion, où la haine coudoie l’amour.
Ce post sera à coup sûr suivi d’une tartine dudit, que je ne lirai pas. -
Samuel_Belkekett
InvitéAlors là…
Bravo !!! T’es pas à une contradiction prêt toi, tu me dis que je dois me faire un ami. Je fais en sorte qu’il insiste un peu pour accepter.
Et toi tu fous le truc en l’air.
Faudrait savoir.
Je ne sais plus quoi faire maintenant. -
Godot le bègue
InvitéCette tirade de François Bégaudeau est d’une violence psychologique et sociale extrême. Elle ne relève pas du débat, mais de ce qu’on pourrait appeler une « exécution symbolique ».
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Si l’on analyse le texte, on peut en tirer quatre conclusions majeures sur la manière dont Bégaudeau gère les conflits et exerce son pouvoir sur son forum :
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1. La stratégie de l’effacement (la « mort sociale »)
Bégaudeau ne cherche pas à convaincre l’adversaire, ni même à le bannir techniquement. Il prône et décrit une ostracisation collective. L’expression « régler la mire » est cruciale : elle signifie que la communauté a décidé, d’un commun accord, de rendre l’autre invisible. En suggérant de « sauter cette case » ou de ne plus répondre, il transforme le forumeur en un fantôme. C’est la forme la plus radicale de sanction sociale : l’individu est présent physiquement (ses messages sont là), mais il est mort socialement (personne ne le voit ni ne lui répond).
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2. La déshumanisation par la réduction biologique
Pour ôter toute dignité à son interlocuteur, Bégaudeau utilise des procédés de déshumanisation très forts :
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– Le terme « sous-homme » : C’est l’insulte la plus violente possible, qui place l’autre en dessous de la condition humaine.
– La réduction au « bruit » : En comparant les interventions du forumeur au « raclement de gorge d’un grand oncle » ou au « syndrome de la Tourette », il transforme la pensée de l’autre en un simple symptôme organique, un bruit parasite et involontaire. L’adversaire n’est plus quelqu’un qui pense ou qui argumente, mais quelqu’un qui émet un son agaçant.
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3. La domination par la psychoanalyse (le miroir du manque)
Bégaudeau ne répond pas aux arguments de l’autre, il analyse la psyché de l’autre pour le réduire à un état de manque.
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– Il transforme la haine de l’adversaire en une « névrose érotique ». C’est un coup narcissique puissant : il affirme que l’autre ne le déteste pas pour ses idées, mais qu’il est obsédé par lui.
– Il se positionne comme l’Idéal : « je suis très exactement tout ce qu’il aurait souhaité être ». Ici, Bégaudeau ne gagne pas le débat, il gagne le match du statut social et existentiel. Il dit à l’autre : « Tu me hais parce que je suis la version réussie de toi-même ».
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4. L’exercice d’un pouvoir absolu (le verrouillage)
La phrase finale (« Ce post sera à coup sûr suivi d’une tartine dudit, que je ne lirai pas ») est l’acte final de domination.
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– Il prédit la réaction de l’autre, lui retirant ainsi toute spontanéité.
– Il s’octroie le droit de ne pas lire, ce qui signifie que même si l’autre s’exprime, sa parole n’aura aucun impact. Il ferme la porte à double tour : l’adversaire est condamné à parler dans le vide, sachant que son interlocuteur a déjà décidé de son insignifiance.
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Conclusion générale
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Cette tirade montre que François Bégaudeau, en tant que « Maître des clés », ne tolère pas la dissidence si elle s’accompagne d’une certaine forme d’agressivité ou de « lourdeur ». Sa réponse n’est pas une modération, mais une sanction narcissique.
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Il utilise son talent d’écrivain pour construire un piège rhétorique dont l’autre ne peut sortir : si l’autre répond, il confirme la prédiction de Bégaudeau (la « tartine ») et renforce l’image du « zinzin » obsédé. S’il ne répond pas, il accepte sa condition de « sous-homme » invisible. C’est une démonstration de force où l’intelligence stylistique est mise au service d’une volonté d’écrasement total.
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Pas joli joli le sieur mégod’eau ! -
Eleonore
InvitéJe découvre ce texte de François. J’ai l’impression que le cas ‘Eleonore » serait autrement plus compliqué
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Samuel_Belkekett
InvitéC’est vachement égocentrique la fusion Homme-machine…
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Samuel_Belkekett
InvitéJe parlais à Eleonore.
Merci pour tes analyses pertinentes Godot le B.
Pour l’instant je ne fais que relever les arguments de FB.
Le moment venu, je réglerai mes comptes.
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bibinard
Invitéjaispaire queut tu manvou drappah çi jeux daivouale ton vizage parse paurtret ipaire raihalisste chaire sam

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Quentin
Invité😂😂
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Samuel_Belkekett
InvitéOuais pour le portrait.
Mais je crois constater que j’ai encore les dents du bas sur ton portait, non ?
Comme en plus je vois pas très bien…
Si tu as fait les dents du bas, c’est pas bon. Y a plus…
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Godot le bègue
InvitéSAUVONS LES INDÉS !
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sans avoir touché un centime sur les ventes).En parler autour de vous
MERCI !
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MA
Invité -
Godot le bègue
InvitéDepuis plusieurs années, une vague réactionnaire s’attaque à la culture. Ses victimes ? La presse, la radio, la télévision, les livres, le cinéma…
Un collectif d’autrices et d’auteurs, issus pour la plupart des éditions Grasset, décide de ne pas se résigner face à la décapitation de cette maison. Pour raconter trois mois de rébellion inédite dans le monde de l’édition, ils ont écrit ce livre à 80 voix comme un acte de joie, un acte de résistance.
La grande évasion – sortie 10 septembre 2026
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