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Zorglub, le il y a 21 heures et 40 minutes.
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..Graindorge
InvitéTrouvé cette vidéo et d’autres
Le lecteur. trice peut- il faire pression pour que les livres ne soient pas fabriqués n’importe où n’importe comment? Par des gros qui mangent les petits Pour que des métiers du livre ne soient pas supprimés, etc… Ou le lecteur ne peut- il qu’acheter et lire?
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Delphine
InvitéLa fabrication des livres me fait penser que les liseuses ne semblent finalement pas l’avoir emporté sur les livres papier, par rapport à l’engouement que leur apparition avait suscité. Il me semble que les personnes lisant régulièrement continuent à utiliser le format papier, surtout les lecteurs qui ont pour habitude d’annoter. A moins que, maintenant, les gens lisent sur leur portable ou leur ordinateur. Mais, comme le papier en général, la dématérialisation, qui tend à se généraliser, risque d’avoir un impact sur le monde de l’édition. Ceci dit, les gros éditeurs devraient réussir à tirer leur épingle du jeu, en trouvant d’autre moyens de rentabilité. Je pense que, malheureusement, l’impact du lecteur est limité, à moins d’avoir des relations influentes dans le monde de l’édition. La seule chose que chaque personne souhaitant contribuer à la « survie » des livres peut faire, c’est d’en acheter. C’est comme tout : les commerçants vont continuer à vendre en quantités ce qui leur rapportera de l’argent (on en revient au monde marchand dans lequel nous vivons). Mais, quand on regarde les rayons des librairies (type FNAC ou des librairies de quartier), il y a encore beaucoup de choix. Le problème est qu’il y a une sélection et, comme pour les films, une fois que l’actualité du livre est passée (actualité plus ou moins longue), on a plus de mal à le trouver. Par exemple, en 2024, j’avais commandé le livre de François « ma cruauté » auprès d’une petite librairie de ma ville, et la libraire m’a dit que le livre n’était pas récent, qu’il datait d’il y a deux ans. Mais c’est comme si il datait d’il y a dix ans. Sa remarque m’avait donné cette impression, comme si un classique du XIXeme siècle étudié chaque année à l’école aurait été plus récent (durée de vie du livre paraissant plus longue).
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François Bégaudeau
Maître des clésla vie économique d’un livre à succès c’est six mois
la vie d’un livre sans succès c’est deux semaines-
IA
InvitéC’est une citation assez percutante ! Elle reflète bien la réalité du marché du livre, où le succès peut être fulgurant, mais très court, tandis que les livres moins populaires peinent souvent à se maintenir plus longtemps dans les librairies. En effet, un livre à succès peut bénéficier d’une forte visibilité pendant quelques mois, grâce à la presse, aux clubs de lecture, et au bouche-à-oreille. Ensuite, l’intérêt diminue généralement, et il est souvent remplacé par les nouvelles sorties.
Les livres qui ne rencontrent pas ce même engouement, quant à eux, sont souvent écartés rapidement, à moins qu’ils ne trouvent une niche spécifique ou un public fidèle au fil du temps.
Ça te fait penser à un livre ou un auteur en particulier ?
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..Graindorge
InvitéJe crois que tu m’as à moitié bien lu chère Delphine. Comme lectrice j’aimerais lire des livres en connaissant tout, de A à Zèbre, de la FABRICATION, du papier jusqu’au produit fini dans une librairie. En poussant fort le bouchon, lire » aucun arbre n’a été maltraité , on a pris soin de prévenir les écureuils et remercié l’arbre avant de le sacrifié » Et beaucoup de livres ne méritent pas ce sacrifice.
Je boycotte Amazon. Je refuse d’acheter n’importe où
Je continue mon enquête.
J’ai trouvé des infos sur les IA. Un gars a « pondu » 120 livres avec. 120!! Ça doit être des livres SUPERMARCHÉ
J’ai appris aussi que ce sont les libraires qui gagnent le plus sur un livre.
Le système cultive sciemment notre ignorance et on va ensuite dire aux gens vous lisez de la merde. Ce sont ces merdes qui se vendent le mieux en général. Donc les gens aiment les mots imprimés, aiment les livres, aiment l’objet livre. Et ce, malgré la suprématie de l’image
Je m’éloigne du sujet mais bon… -
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MA
Invité2eme partie de cet article :
https://blog.mondediplo.net/ce-que-bollore-fait-au-livre-aux-editeurs-et-aux-2450
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..Graindorge
InvitéTrouvé ça.
Ça correspond un peu à la raison de l’ouverture de ce topic en août 2024. Même si c’est ouvert à toutes les autres ramifications donc merci pour tous les partages
_La production de livre est consommatrice par la fabrication du papier utilisé. La confection de la pâte à papier demande beaucoup d’eau et d’énergie non-renouvelable. Afin de blanchir ou colorer le papier, de nombreuses substances chimiques sont également utilisées. A ce jour, il y a nécessité d’évoluer pour notre filière de l’édition.
La production d’un livre évolue, innove !
Rédigée en 2011 par Terre Vivante, l’étude du cycle de vie d’un livre a démontré que 71 % des impacts environnementaux sont liés à la fabrication (production de la pâte à papier et du papier, impression, transport), 17 % à la distribution, 10 % à la conception du livre et 2 % à la diffusion.Avec le temps, ces impacts ont pu être partiellement atténués. Notamment l‘utilisation de fibres celluloses issues de forêts certifiées. Pour l’impression, de nouvelles encres ont été conçues à base de mélanges de produits végétaux. Très bonne nouvelle pour l’industrie du livre, ces encres permettent de nombreux avantages. Elles sont biodégradables et fabriquées principalement avec des matières premières renouvelables. Donc elles sont moins dangereuses pour l’homme
Des engagements pour une industrie plus écologique
Le dernier rapport d’activité du Syndicat National de l’Edition (SNE), les éditeurs et imprimeurs ont une tendance à la baisse concernant le volume de papier acheté depuis 6 ans. Le rapport met également en avant qu’en 2021, 95 % du papier acheté par les éditeurs est certifié PEFC (label Gardien de l’équilibre forestier) ou FSC ou recyclés : une hausse de 7 points de pourcentage par rapport à 2016. Cette progression importante démontre alors que les éditeurs sont de plus en plus attentifs aux papiers qu’ils achètent et aux volumes qu’ils consomment.Afin de se tourner vers une consommation de plus en plus responsable, le transporteur Speed Distribution, le SLF, l’ADEME et le SNE proposent aux libraires de Paris une solution de transport de nuit éco-responsable. Pour accompagner cette nouvelle démarche, la ville de Paris s’engage auprès des librairies concernant l’accès aux librairies et la réduction des nuisances sonores. Cette démarche devrait se générer de plus en plus dans toute la France d’ici fin 2023.
Des labels reconnus pour le secteur de l’édition
Dans l’idée de faire évoluer l’industrie du livre vers une démarche écologique, les éditeurs et imprimeurs peuvent intégrer des labels reconnus :Labels FSC et PEFC. Ces deux labels se tournent autour de la gestion de la forêt et de l’origine durable des fibres de bois utilisées dans les papiers.
Imprim’Vert. Lancée dans les années 90, cette marque française est une initiative privée. Pour se munir de cette initiative, les entreprises doivent respecter 5 critères : la gestion rigoureuse des déchets dangereux, la sécurisation des stockages de liquides dangereux, non-utilisation de produits étiquetés « toxiques », le suivi énergétique du site et la sensibilisation du public.
L’étiquetage Carbonne. En 2012, le groupe hachette a lancé les premiers livres porteurs d’un étiquetage carbone. L’étiquette indique l’origine des fibres du papier et de l’empreinte carbone spécifique de l’ouvrage (en gamme de CO2).
La charte des éditeurs écolo-compatibles. Cette initiative française est un regroupement d’éditeurs qui se sont penchés sur l’impact du marché du livre sur notre planète.
Les éditions écolo-compatibles
Les éditions écolo-compatibles existent depuis 2010. Il s’agit plus précisément d’un collectif constitué de huit structures éditoriales ayant pour objectif de « proposer des pistes de réflexion et d’action quant à l’empreinte environnementale et sociale de l’édition papier ». Le collectif est notamment composé des éditions La Plage, Rue de l’Échiquier, La Salamandre, Plume de Carotte, Editions Terran, Pour penser, le Souffle d’Oret Yves Michel.A travers sa charte de l’édition écologique, les éditions écolo-compatibles mettent en avant quelques principes :
« Imprimer au moins 80 % de leur production éditoriale sur des papiers recyclés ou labellisés,
Imprimer au moins 80 % de leur production éditoriale à moins de 600 km de leurs lieux de stockage,
Donner à des associations ou à des actions d’accès à la culture plutôt que pilonner les ouvrages en fin de vie,
Et contribuer à des actions associatives en lien avec leur ligne éditoriale ».
Présent chaque année au salon du livre, le collectif souhaite également faire découvrir une large sélection de livres et guides pratiques afin d’inciter les Français à se tourner vers un mode de vie plus écologiques et respectueux de la planète. Cette initiative n’est donc pas seulement un moyen de réduire l’impact de la production du livre. Mais elle permet indirectement d’avoir une influence sur l’environnement par l’apprentissage de la population d’un mode de vie plus vert.Qu’est ce que l’écolo-conception ?
L’éco-conception est une démarche préventive visant à évaluer l’impact d’un produit sur l’environnement tout au long de son cycle de vie.C’est une approche à la fois multi-étapes (de la conception du produit à son traitement en fin de vie et multicritères, par une prise en compte des consommations de matières, d’énergie, des effets environnementaux, etc…
Sur cette même approche, face aux questions environnementales, les éditeurs doivent repenser et optimiser leurs pratiques dans un esprit éco-responsable. C’est ce que nous appelons l’”éco-édition”.
Cette démarche n’implique pas seulement l’éditeur, mais l’ensemble des acteurs tout au long de la chaîne du livre : de l’imprimeur à l’organisme de recyclage et jusqu’au lecteur !
La mise en place d’une démarche en éco-conception donne de nombreux avantages :
Environnement : bien sûr, en premier lieu, cela permet de réduire l’empreinte écologique de l’activité éditoriale.
Financier : en étant dans une logique du “juste nécessaire”, les dépenses sont aussi réduites : matériaux, énergie, réduction des déchets, optimisation de la logistique et du stockage…
Image de l’entreprise : communiquer sur une démarche éco-responsable valorise l’image de l’entreprise vis-à-vis des lecteurs mais aussi des partenaires.
Cohésion d’équipe : en demandant la participation de l’ensemble des services dans ce projet commun, cela permet de fédérer les salariés, qui se sentiront impliqués et donc plus motivés.
Edition du livre et écologie, synthèse.
En bref, l’industrie du livre a su se développer ces dernières années pour se tourner vers des productions plus écologiques. Les éditeurs se tournent de plus en plus vers des papiers et systèmes d’impressions plus responsables. Enfin, l’impact écologique sur l’industrie des livres prend également en compte les lecteurs. Il est attendu d’eux qu’ils soient plus responsables sur leurs achats (quantité, distributeurs…). Pour tous les curieux, découvrez également notre article qui vous indique 7 étapes clés pour éditer un ouvrage écoresponsable.-
..Graindorge
InvitéRECTIFICATIF :
« Ça correspond un peu à la raison de l’ouverture de ce topic en août 2024. » Non: ça ne correspond pas à » LA » raison mais à L’UNE des raisons.
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TDAH
InvitéUn nouveau prix littéraire https://www.robertdesorbon.org/prix-litteraire/
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MA
InvitéAuquel concourt Desertion
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Ostros
InvitéAinsi que La fêlure de Charlotte
Niveau de compet’
Ca va être dur de les départager
Force au jury.-
K. comme mon Code
InvitéLa fêlure la vraie.
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Ostros
InvitéMême réflexe découvrant ce titre
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Ostros
InvitéOn est clairement sur le terrain de Charlotte :
» Résolument moderne, le propos de l’œuvre est sensible aux grandes transformations contemporaines (humaines, politiques, écologiques ou scientifiques). Le roman primé évolue sur ces territoires littéraires où se dessinent, souvent en avance, les contours du monde de demain.
Le prix s’inscrit dans une perspective universaliste et défend un humanisme laïque dans la lignée d’un Montaigne, d’un Erasme, ou d’un Goethe. La littérature qui s’écrit aujourd’hui en Europe peut réaffirmer et surtout poursuive ces œuvres, dont la grâce et le courage nous unissent et nous renforcent face aux hégémonies féroces du temps.
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A dimension européenne …
… parce que la nouvelle configuration du monde nous presse de faire entendre de grandes voix littéraires européennes, qui permettront de sentir son unité et son unicité.
Les mots des auteurs sont le ciment de l’Europe.
La littérature est la spiritualité de l’Europe.
La sensibilité du jury déplacera les frontières.
La littérature sait anticiper. La dimension européenne du prix devient l’occasion de penser demain, de projeter nos consciences de lecteurs dans un avenir que dessine la fiction. »-
Ostros
InvitéVu l’engagement pro Europe du prix
Je pensais qu’annoncer que Désertion faisait partie des sélectionnés
Était une blague
Aussi j’ai rebondi par une blague concernant Chacha
J’ai obtenu ce matin
La confirmation que Désertion concourt pour être élu une voix-ciment de l’Europe pour faire sentir son unité et son unicité
Mes excuses aux éditons verticales et à François d’avoir douté de cette sélection
Il y a, dans la présentation du prix, Europe et discours commercial mis à part, quelques points qui justifient la sélection du roman c’est vrai.-
François Bégaudeau
Maître des clésje suis bien attristé que tu aies pu oublier un instant que j’étais, avec Thierry Breton, une des grandes voix de l’Europe
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Ostros
InvitéOui je suis terriblement confuse
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MA
InvitéDu monde puisque visant le Nobel
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Emile Novis
InvitéMoi, c’est le texte de présentation du prix qui m’a fait penser à une parodie. On pourrait le mettre dans la bouche d’un personnage du « monde de la culture » présent dans The Square.
Je confirme que ça convient très bien à Chacha, dont je viens d’apprendre que, selon elle, son dernier livre n’est pas un récit, ni une confession, encore moins traité (quelle horreur!), mais une « traversée« . Mystère…
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Alphonse
InvitéQuestion technique : lisant Tressaillir, je découvre que le Copyright n’est pas aux éditions Stock mais à … Maria Pourchet ! Je m’étonne : est-ce courant ? ça veut dire quoi, concrètement ?
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graindorge
InvitéLa Fêlure, 22€
Pas de soucis: les invendus iront dans les colis de Noël 2026 de tonton
Pas de soucis non plus: avec une fortune de près de 2 milliards d’euros, Chacha en achète, allez 100000, non, 200000 exemplaires, tape du pied pour un prix quelconque
» Il ne suffit pas de dire la vérité : il faut la rendre aussi supportable et assimilable ». » C.C
Et caguable? -
Oscar
Invité< Tu fais partie de l’équipe qui anime Cause Perdue éditions, où tu publieras ton essai sur la question du mépris. Tu as dit récemment lors d’une rencontre à Rennes que tu n’étais pas sûr que la maison d’édition existerait encore dans un an. C’est vrai ou tu exagérais ?
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Non, c’est vrai, c’est l’horizon dont on est sûr. Pour l’instant on est certain d’être encore en exercice jusqu’en janvier, et on s’est dit qu’on ferait le point en septembre ou en octobre pour voir si on continuera au-delà sans se ruiner. J’ai du mal à y croire tellement on commence à y prendre goût, mais c’est du domaine du possible.
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Ça ne fonctionne pas suffisamment pour l’instant ?
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Un peu, comme 90 % des maisons d’édition. Globalement, on ne vend pas suffisamment pour équilibrer, alors on réabonde collectivement, même si ce ne sont pas de gros frais. C’est aussi une question d’énergie, puisqu’il n’y a que des bénévoles, qu’on n’est pas jeune, une espèce de fatigue peut arriver. Et on n’a pas envie que ça devienne un poids, alors depuis le début on se dit qu’on se lance et qu’on s’arrête quand on veut. On publie ce qu’on peut quand on peut, et si à un moment on en a marre on arrête. >
Cette donnée a-t-elle des conséquences sur le travail de vos auteurs déjà publiés et qui seraient en cours d’écriture d’un second livre ?-
François Bégaudeau
Maître des clésJe ne crois pas
D’ailleurs Etienne Bretin nous a déjà rendu un second livre.
L’important c’est d’etre clair avec eux. Leur dire : on n’est pas sûr d’etre encore là pour votre deuxième livre, s’il existe. Et les inciter à le soumettre aussi à d’autres éditeurs.-
Oscar
InvitéOk. Et le rôle du diffuseur ? Vous êtes satisfaits ? Quand je vois que Bien vouloir patienter n’est présent dans aucune librairie de ma /grande/ ville je me pose des questions…
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..Graindorge
InvitéEn décembre dernier, c’est à la librairie Masséna à Nice que j’ai acheté sans même avoir eu à le leur commander Je ne suis pas une libellule de Gwenaël David : ils l’avaient en stock alors que la librairie Les journées suspendues n’ont un livre que si un lecteur le leur commande. Ils sont là depuis 8 ans et ne peuvent pas prendre le risque d’acheter ne serait-ce qu’un livre à une jeune maison d’édition de gauche?
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Oscar
InvitéOui justement, je ne pense pas que ce soit au librairie de prendre des risques (on sait comment vivent les libraires actuellement…) mais au diffuseur de gérer ça. Je me demande vraiment comment fonctionne la diffusion, et comment son prises les décisions (avec quelle place pour l’éditeur ?) et son coût aussi.
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..Graindorge
InvitéDes risques? Commander UN livre ma chère Oscar?
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MA
InvitéC’est Serendip Livres le diffuseur
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Ostros
InvitéJ’ai rencontré quelques libraires qui m’ont dit refuser de commander des livres Cause Perdue parce que c’est Serendip le diffuseur et que ce serait une galère avec eux. Je crois qu’ils ne reprennent pas les livres qui n’ont pas été achetés contrairement à d’autres diffuseur et il y a aussi les délais de livraison qui seraient décourageant.
C’est pas aussi évident qu’on le pense de commercer avec des libraires…
Je précise que c’était des petites librairies en galère. Et leur situation jouait sur les calculs qu’ils faisant quant à acheter une petite maison d’édition de niche.-
Ostros
InvitéAcheter *chez* une petite maison d’édition
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Tony
InvitéBeaucoup de petites librairies n’ont pas,ou très peu,de trésorerie donc sortir de l’argent en risquant de le perdre n’est pas à leur portée,et les grosses structures ont des accords avec certains diffuseurs et pas d’autres,à Decitre par exemple ils n’ont pas d’accord donc ils n’achètent que sur commande clients.
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François Bégaudeau
Maître des clés« Je crois qu’ils ne reprennent pas les livres qui n’ont pas été achetés »
Non, ça ce n’est pas possible.
C’est le deal de les reprendre-
François Bégaudeau
Maître des clésTony : oui
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..Graindorge
InvitéUn des gars de la librairie Les journées suspendues m’avait clairement dit en décembre qu’ils ne pouvaient pas se permettre d’acheter Je ne suis pas une libellule car il ne serait pas repris si invendu
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..Graindorge
InvitéAh oui: mais il n’a pas cité Serendip et en pleine période de préparation de cadeaux de Noël, le brin de causette a vraiment été un brin tout petit
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François Bégaudeau
Maître des clés« qu’ils ne pouvaient pas se permettre d’acheter Je ne suis pas une libellule car il ne serait pas repris si invendu »
aberration -
..Graindorge
InvitéC’est ce qu’il a dit. Et je l’avais déjà raconté en décembre.
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..Graindorge
InvitéCe serait dommage de perdre des ventes. Il faudrait peut-être les contacter et les tranquilliser
0 -
..Graindorge
InvitéOstros dit « J’ai rencontré quelques libraires qui m’ont dit refuser de commander des livres Cause Perdue parce que c’est Serendip le diffuseur et que ce serait une galère avec eux. Je crois qu’ils ne reprennent pas les livres qui n’ont pas été achetés contrairement à d’autres diffuseur et il y a aussi les délais de livraison qui seraient décourageant. »
Donc Cause perdue devrait vite changer de diffuseur et en prendre un qui reprend les livres invendus -
François Bégaudeau
Maître des clésmerci pour le conseil
je répète qu’il est impossible que le diffuseur ne reprenne pas les livres invendus
ce qui est possible, c’est qu’il tarde beaucoup à les reprendre (c’est à dire à les payer) -
..Graindorge
InvitéLe gars de Les journées suspendues a bien dit qu’on
ne les leur reprenait pas. Il n’a pas cité textuellement Serendip et n’avait pas à le faire d’ailleurs à une simple passante. Tu as les coordonnées. Le mieux serait de leur écrire pour tirer ça au clair. Et bien évidemment clarifier avec Serendip. Ce serait vraiment dommage que ça puisse contribué à poser problème à Cause Perdue.
J’y connais rien, j’ignore si c’est compliqué de trouver un nouveau diffuseur, si vous avez signé un contrat qui vous oblige à rester avec S x temps. Etc. -
Oscar
InvitéGraindorge, il y a assez peu de diffuseurs, beaucoup d’éditeurs et énormément de romans. Ce qui est un peu le fond du problème je crois.
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..Graindorge
InvitéTrouvé ça
Diffuser l’indépendance | délibéré https://delibere.fr/edition-independante-diffusion/ -
MA
InvitéTres bon article. Merci
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Oscar
InvitéOui, merci Graindorge.
Je suis passée à Ombres blanches, je leur ai demandé pourquoi ils ne proposaient pas le dernier CP alors qu’ils ont JNSPUL, réponse : « oui effectivement. Ah c’est Serendip. On les aime beaucoup. [à interpréter ou pas, je ne sais pas] Leur catalogue est énorme. Possible qu’on ne nous ait pas proposé celui-ci. Il faudrait voir avec mon collègue ». Pas trouvé le collègue, pas insisté. -
..Graindorge
InvitéPour C. P peut-être changer de diffuseur et prendre Harmonia Mundi?
Ou se passer de diffuseur:
Lu qu’il fallait environ 300 librairies, si par exemple à C.P il y a une dizaine de personnes entre les créateurs et les auteurs et si tout le monde met la main à la pâte, ça ferait une trentaine de librairies chacun à démarcher. Soit 6 librairies par jour chacun du lundi au vendredi. Leur envoyer des extraits des livres, tranquilliser avec la reprise des invendus et/ou accepter de perdre un peu d’argent en permettant au libraire, au bout de 6 mois ou plus, de vendre moins cher le livre. Diversifier l’offre et les publics: livres pour enfants et ados de parents de gauche radicale, créer le prix C.P du 1er roman ou essai etc.
Loin de moi l’idée de yaka. C’est difficile. Mais au vu des auteurs et autrices aimantés par C.P, je trouverai dommage que l’aventure s’achève et ne pas savoir quoi faire des raquettes et des aspirateurs et aspiratrices -
Libraire
InvitéSalut les forumiens. Je ne commente jamais, bonjour, mais étant libraire, il me semble qu’ici ce soit judicieux : il est, hélas, tout à fait possible pour un distributeur, ou une maison d’édition en particulier, de ne pas accepter les retours. Ce n’est absolument pas une obligation. Dans la librairie où je travaille, jusque récemment, nous n’avions par exemple pas de contrat avec serendip, et commandions donc des livres au cas par cas, en sachant que nous ne pourrions pas les retourner.
Pour répondre à Graindorge qui semble surpris que le libraire soit en difficulté financière « pour un livre! », il faut bien imaginer qu’il ne s’agit pas « d’un » livre. Ce problème se pose à nous quotidiennement, pour toutes sortes de livres. Chacun d’entre eux semble indispensable pour la personne qui vient le chercher dans nos étagères.
Serendip fait, selon moi, un super travail pour diffuser des petites maisons d’éditions, et ils sont reconnus pour ça par les bonnes librairies. Néanmoins, leur équipe est petite, ils n’ont pas les moyens, comme Harmonia puisqu’on le cite, d’envoyer des représentants dans toutes les librairies de France et de Navarre, d’envoyer pléthore d’exemplaires avant parutions, et donc de prendre tout le temps nécessaire pour parler de chacun des livres de leur catalogue.
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Ostros
InvitéÇa élucide ce mystère autour des livres non repris dont on avait entendu parler. C’est parce qu’ils n’ont pas de contrat avec Serendip que la situation est telle. Merci.
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Malice
InvitéBonjour Libraire, je suis contente qu’un libraire intervienne ici; est-ce que tu accepterais de répondre à des questions sur ton quotidien, ton métier, les difficultés mais aussi tout le reste?
J’ai un projet qui fait que des détails précis de ton activité me seraient très utiles. Est-ce qu’on pourrait échanger par mail ou sur messenger? Je peux te transmettre mon compte facebook si tu es ok. Merci d’avance si tu peux/veux. -
Libraire
InvitéPardon, je réalise avoir utilisé le terme « contrat » abusivement, il s’agit plutôt d’avoir un « compte ouvert » ou non avec eux. Je ne sais pas si tout ouverture de compte entraîne la possibilité des retours, mais pour nous, cela s’est accompagnée de la mise en place d’achats réguliers et plus conséquents qu’avant. C’est un peu donnant donnant.
Malice : Oui, ça marche, par mail plutôt si ça te va ? (précision : je travaille dans le milieu depuis 5 ans, il y sûrement beaucoup de choses que j’ignore encore) -
Malice
InvitéPas grave du tout, je cherche avant tout quelqu’un qui a une expérience de première main, pas forcément une grande ancienneté
merci à toi
anice1@hotmail.fr -
..Graindorge
Invité« Pour répondre à Graindorge qui semble surpris que le libraire soit en difficulté financière « pour un livre! », il faut bien imaginer qu’il ne s’agit pas « d’un » livre »
Le libraire de LJS ne m’a pas dit que leur librairie était en difficulté financière » pour un livre! » Ni en difficulté financière tout court. Juste le choix de 0 risque. Pas de reprise pas d’achat et le lecteur avance les sous de ce type de livre.
La librairie LJS n’a pas de catalogue CAR des livres entrent et sortent souvent. Ses huit ans d’existence est un signe de bonne santé je pense. C’est une librairie agréable , on y trouve de la qualité et « un peu de tout » J’aurai rêvé en sortir avec un bon paquet de livres. Au lieu de mesquins calculs: peut-être que les bibliothèques l’ont celui-ci ou celui-là.
Contente d’en avoir commandé un. Un seul. L’honneur est sauf.
C’est moi lecteur qui est en difficulté financière ou plutôt limité financièrement
Ce qui n’est pas le cas de beaucoup de gens dans ces quartiers de Nice
Bien à vous/ à toi cher libraire
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..Graindorge
InvitéPersonnellement, c’était en décembre dernier, je n’étais à Nice que pour 2 semaines, finalement 3. Je boycotte depuis toujours Amazon. J’évite si possible la FNAC, j’avais complètement oublié l’existence de la librairie Les journées suspendues que m’a salutairement rappelé Stéphanie alors lorsque ma grande amie Yannick, bibliothécaire m’a indiqué par téléphone la librairie Masséna, je les ai appelé tout en marchant sur l’avenue Jean-Médecin, prête à aller à la Fnac si pas d’autre choix. Pas simple non plus la vie de lecteur.
Et si j’avais assez d’argent, je le dis sans détour, j’aurais acheté Toledo, BVP, etc. Et je ne suis pas peu fière d’avoir refusé la lecture gratuite de BVP afin d’aider. ( encore merci Oscar)
De C.P j’ai La libellule et bientôt Mépris.
Ils ont parlé d’un trou financier. J’ai proposé de lancer un crowfunding. J’ignore si c’est possible pour une maison d’éditions.
Pour l’instant C. P existe encore -
..Graindorge
InvitéLes journées suspendues 04 92 10 77 20
Bien leur dire que c’était en décembre et de Je ne suis pas une libellule -
..Graindorge
Invitélesjourneessuspendues@gmail.com
Ça vaudrait le coup de clarifier-
Oscar
InvitéJ’ai du temps cet aprem, je vais passer demander en librairie (par exemple, on trouve très bien Je ne suis pas une libellule (en stock) par ici mais pas le suivant)
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..Graindorge
InvitéJe suis allée hier samedi à la librairie Les journées suspendues. Profitant de ma commande du livre de Violette Leduc, j’ai eu l’occasion de papoter de nouveau avec le même gars qu’en décembre. Après quelques questions de lecteur/ client » auriez-vous un catalogue de vos livres etc. J’ai reparlé de cette histoire de non retour des invendus, cette fois en citant Serendip. Il m’a confirmé qu’effectivement Serendip ne reprenait pas les invendus car ils sont petits. Et le lecteur devait régler d’avance pour que la librairie commande le livre. Et il était d’accord avec moi: Cause Perdue ferait bien de changer de diffuseur hélas.
Sinon, j’ai trouvé que Désertion n’était pas très bien placé, dans un coin obscur à droite. Mercredi en allant chercher ma commande, je demanderai si y’aurai moyen de le mettre en vitrine en argant que beaucoup de jeunes auteurs et autrices de C.P comptent aussi un peu sur lui et parceque c’est un bon livre.-
Samuel_Belkekett
InvitéTrès chère et dévouée Graindorge, si tu demandes au libraire de déplacer Désertion qui est sur une table « à droite » dans un coin obscur pour le mettre en vitrine, demande lui de le mettre de préférence « à gauche ».
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Oscar
InvitéMettre plus en avant un livre qui se vend très bien (lu ici) ? Ce ne sont pas plutôt les découvertes, les nouveaux, qu’il faudrait accompagner de près ?
Voir aussi l’offre en Médiathèque, le diffuseur est certainement très bon sur ça également, j’ai lu que Serendip représentait une centaine d’éditeurs.-
François Bégaudeau
Maître des clésla confusion de Graindorge s’ajoutant à la bouillie de Belkekett, l’heure est à clarifier :
-Desertion n’est pas un livre Cause perdue. Donc lier les deux nous égare. Meler à cela « les jeunes auteurs et autrices de Cause perdue » nous égare.
-les auteurs et autrices de Cause perdue ne sont d’ailleurs pas spécifiquement jeunes. Les deux premières autrices ont respectivement 52 et 45 ans. Les auteurs du printemps ont entre 30 et 45 ans (+ moi 54)
-si les non-jeunes auteurs et autrices comptent éventuellement sur quelque chose, c’est sur les ventes de Du mépris, publié par CP en avril. Qyui sera chichement distribué par nos petits moyens et ceux de Serendip
-pour Oscar : Désertion se vend plutot bien pour un roman dans une époque où la littérature est bien en peine, mais Désertion se vend dix fois moins que le Charlotte Casiraghi et à la fin se sera vendu cent fois moins que le Gisèle Pélicot. Soyons précis dans l’échelle de la domination. Par ailleurs, Désertion étant silencié par Radio France et France Télévisions + Le monde Libé, que les libraires aient le petit geste de le mettre en avant ne consistera pas à servir un dominant
En toute chose l’intelligence politique consiste à une bonne mesure des rapports de force-
Ostros
InvitéMais Charlotte c’est de la triche
Le palais a acheté le tralala par caisses de 100
Pour pas que la famille royale perde la face
Résultat : une impression de succès public
et critique vu qu’ils ont aussi imposé les itw en masse
Alors qu’il s’agit juste d’entre soi
On découvrira les exemplaires planqués par hasard lors d’une fouilles des caves du palais suite à une grave inondation.-
François Bégaudeau
Maître des cléshélas je ne crois pas
hélas je crois que des masses de lecteurices achètent pour de vrai ce livre, et parce qu’ils ont envie de le lire
cette envie est évidemment façonnée (comme toute envie sociale), mais elle est effective-
Samuel_Belkekett
InvitéMoi je disais juste de le mettre à gauche.
Pourquoi t’es méchant avec moi ?!?!
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..Graindorge
Invité« On découvrira les exemplaires planqués par hasard lors d’une fouilles des caves du palais suite à une grave inondation. »
Rire
Je crois que là tout le monde a raison: un peu et peut-être beaucoup de triche, le prestige monégasque et ne pas perdre la face et vendre fait vendre
Sarkozy et son journal d’un prisonnier, près de 100000 exemplaires. La fêlure, je sais pas combien mais la petite Charlotte taperait des pieds et les casserait à beaucoup si… Le rocher est creux mais solide. Très
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..Graindorge
InvitéAucune confusion cher François
Je sais très bien que Désertion est de Verticales
J’ai donné 2 infos qui n’avaient rien avoir l’une avec l’autre
1) avec le libraire nous avons parlé, re-parlé de cette histoire de non reprise d’invendus qui paralyse quand même la vente.
2) Ensuite, rien à voir avec le point 1)
j’ai observé que Désertion était invisible bien qu’en regardant, on finit bien sûr par le voir. Il n’est pas non plus sur la dernière étagère tout en haut.
En parlant de jeunes auteurs.trices, j’ai bien suivi le film et jeune ne se réfère pas toujours à l’âge mais plutôt au fait qu’ils/elles sont inconnu.es, nouveaux.
Au temps pour moi alors, j’aurai du dire nouveau -
..Graindorge
InvitéAucune confusion cher François
Je sais très bien que Désertion est de Verticales
J’ai donné 2 infos qui n’avaient rien avoir l’une avec l’autre
1) avec le libraire nous avons parlé, re-parlé de cette histoire de non reprise d’invendus qui paralyse quand même la vente.
2) Ensuite, rien à voir avec le point 1)
j’ai observé que Désertion était invisible bien qu’en regardant, on finit bien sûr par le voir. Il n’est pas non plus sur la dernière étagère tout en haut.
En parlant de jeunes auteurs.trices, j’ai bien suivi le film et jeune ne se réfère pas toujours à l’âge mais plutôt au fait qu’ils/elles sont inconnu.es, nouveaux.
Au temps pour moi alors, j’aurai du dire nouveau, inconnu-
François Bégaudeau
Maître des clésben oui comme d’habitude tu es irréprochable, et pas du tout confuse
donc tu vas m’expliquer la logique de : » beaucoup de jeunes auteurs et autrices de C.P comptent aussi un peu sur Désertion »-
..Graindorge
Invitébeaucoup de jeunes auteurs et autrices de C.P comptent aussi un peu sur Désertion »
Tu as raison: raccourci qui prête à confusion
J’aurai dû écrire » comptent sur l’auteur de Désertion.-
François Bégaudeau
Maître des cléson progresse
sachant que l’énoncé juste serait : « Les éditions Cause perdue et éventuellement leurs auteurices espèrent que Du mépris atteindra au moins les scores moyens de son auteur, ce qui permettrait de faire survivre la boite, et donc de publier au moins les trois livres prévus l’automne et l’hiver prochain »
à l’avenir, concernant Cause perdue, tache de ne pas essayer d’en dire ce que tu ne saurais savoir
à chacun-e, CP ne demande qu’une chose : lire les livres qu’on publie – et accessoirement les acheter-
..Graindorge
InvitéJ’en ai pas dit grand chose
Serendip ne reprend pas les invendus
La librairie LJS prend 0 risque et s’en est expliqué donc le lecteur/trice doit avancer l’argent s’il souhaite un livre de C.P
Augmenter les ventes de Désertion te ferait gagner plus d’argent ce qui te permettrait peut-être d’aider plus CP.
» Pour ce qui est Du mépris, déjà dit il y a belle lurette que j’allais l’acheter et, tant qu’à faire,
accessoirement le lire ayant bien aimé l’intervention de son auteur dans une vidéo ainsi que des échanges sur ce thème dans ce forum.
Malheureusement je ne peux pas acheter tous les livres que j’aimerais accessoirement lire
Et malgré cette limitation financière, je suis fière ( dit déjà) d’avoir refuser de lire gratuitement un livre, BVP de Thomas Mairé de CP : pour les fleurs, on est jamais mieux servi que par soi-même. Donc je me remercie et je vais faire la vaisselle-
François Bégaudeau
Maître des clés« Augmenter les ventes de Désertion te ferait gagner plus d’argent ce qui te permettrait peut-être d’aider plus CP. »
Oui en effet si j’étais riche, je serais riche.
Merci pour le conseil -
..Graindorge
InvitéJ’ai utilisé le conditionnel je crois
Idée: inviter Charlotte Casiraghi à publier
La fêlure 2 à C.P
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..Graindorge
InvitéCoucou Oscar
Mon idée est qu’en demandant aux libraires de Les journées suspendues de mettre en vitrine Désertion pourrait faire qu’en se vendant encore mieux ( j’ignore le nombre d’exemplaires vendus à ce jour) permettrait à l’auteur Bégaudeau d’aider encore mieux les nouveaux auteurs d’une jeune maison d’édition Cause Perdue qui selon les dires du même auteur pourrait être obligée de mettre la clef sous la porte faute de nerfs de la guerre suffisants.
Pour l’auteur lui-même, aucune inquiétude à avoir. Dans le fil Réflexion… il échange avec Samuel sur leurs » fortunes » respectives. Aucun souci à se faire pour F.B.
Bien qu’il aide, vendre plus lui permettrait d’aider plus.
Ce n’est donc pas pour son joli nez que j’irai mercredi oser demander sans vergogne de mettre Désertion en vitrine, forte de mon statut de CLIENTE 🤓, y allant aussi pour retirer le livre de Violette Leduc La chasse à l’amour, 13€.
Grosses bises-
Oscar
InvitéHello Graindorge ! Oui je voyais bien l’idée, mais pour moi CP c’est un ensemble de plusieurs personnes (qui majoritairement ne sont pas FB…) et je me sens plutôt du côté de la lecture pour tous – ou à tout prix – Pratique non vertueuse quoi.
Bonne lecture de Violette Leduc à toi. Le titre est joliment ambiguë. Tu nous diras ! : )
Grosses bises à toi aussi. (Journée importante de mon côté…)-
..Graindorge
InvitéOh lalala! Oh que oui: CP est une équipe!
Longue vie à cette maison d’édition
« et je me sens plutôt du côté de la lecture pour tous – ou à tout prix – Pratique non vertueuse quoi. »
Là je ne comprends pas🤷🏽♀️(Journée importante de mon côté…) Aucune question mais je croise les doigts
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Oscar
InvitéOh merci ! 🙏🤗
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Oscar
InvitéLecture « vertueuse », rapport au fait que tu te disais » fière d’avoir refusé de lire gratuitement un livre, BVP de Thomas Mairé de CP », ce que je comprends – mais mon sentiment est qu’un livre a avant tout besoin d’être lu.
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François Bégaudeau
Maître des clésoui un livre a avant tout besoin d’être lu, mais s’il n’est jamais acheté, il n’y en aura pas d’autres
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Oscar
InvitéBen oui, mais le jeu c’est que certains peuvent acheter et d’autre pas (pauvreté temporaire ou durable) et s’empêcher de lire « gratuit » ne fait pas avancer les choses non plus.
Le livre qui de toute façon ne sera pas acheté, se retrouve (par principe ¡) non lu. Double peine.-
..Graindorge
InvitéC’est pas simple.
F.B dit « : lire les livres qu’on publie – et accessoirement les acheter »
Plus loin, en te répondant Oscar:
« oui un livre a avant tout besoin d’être lu, mais s’il n’est jamais acheté, il n’y en aura pas d’autres »
Les livres ont besoin d’être achetés sous peine de mort. Les bibliothèques n’ont pas tout, achètent ce que bon leur semble. Celle de la gare du Sud est loin du compte en termes de choix. Alors on fait avec ce qu’il y a et on s’enrichit culturellement à grande
peine.
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Oscar
Invité -
..Graindorge
InvitéMerci Oscar!🍀
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François Bégaudeau
Maître des clésOn tourne un peu en rond là Oscar.
J’aime qu’on lise gratuitement, je l’ai beaucoup fait, et une littérature purement gratuite m’irait fort (avec des écrivains fonctionnaires, rémunérés 2500 euros à vie par la collectivité)
En attendant, si je ne vendais pas de livres, je ne pourrais plus écrire, ou beaucoup moins (tant mieux, dirait ma mère)
Je propose donc : on lit gratuitement les riches, on achète les pauvres
Et tiens si tu veux : on vole Désertion, on achète Du mépris -
Oscar
Invité… et on se fait offrir un des nouveaux CP )
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uc
InvitéLes 2500 euros restant, tu peux les donner à un nécessiteux.
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François Bégaudeau
Maître des clésrestants de quoi?
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bibinard
Invitésept ce mène jeu vé tan taie dash taie in boukain é ptait ke jeux lheu liret çilé biain mét jean doutte
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bibinard
Invitébom bhah leu liv ki viain toujusst deux çaurtire il seuret souadisent daijha aipu isét mé jcroura lki doua iavoi rune ot rézon deux çon nain dix pauni bill itet
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Zorglub
InvitéComment on peut-on être trompé(e) et spolié(e) de son travail par une maison d’édition
Cette histoire doit être dite. Elle doit être racontée. Pour qu’on sache qu’on ne peut pas tout se permettre.
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kenny
Invitéje clarifie le graind: les vieux inconnus de cause perdue attendent que tu réinvestisses le fric de Désertion pour payer leurs futurs avances, plutôt que de te payer un énième bolide
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François Bégaudeau
Maître des clésfacile à dire, mais on ne renonce pas si facilement à une envie de Maserati
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Samuel_Belkekett
InvitéSurtout quand on n’a pas le permis de conduire.
Et qu’on l’a jamais passé.
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..Graindorge
Invité.
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Oscar
InvitéÉdition indépendante : un engagement pour la bibliodiversité ? Colloques : Les ateliers du livre
31 mars 2026 14 h en direct sur YT > https://www.bnf.fr/fr/agenda/edition-independante-un-engagement-pour-la-bibliodiversite -
Jules
InvitéAcheté Fuites (qui était bien mis en avant à la Librairie météores à Bruxelles), Technofascisme et la ‘violence en spectacle’ de Deck Marsault. Y a pire comme sélection ! 😀 Je vous en donnerai des nouvelles
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Samuel Lebesgue
InvitéJe serais ravi de votre retour sur Deck Marsault. Je l’ai découverte il y a peu grâce à des recommandations sur ce forum, et je suis actuellement dans une opération de réhabilitation de ma propre personne sur ce forum. J’espère que ses membres seront sensibles à ma volonté de rédemption.
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..Graindorge
InvitéTarrraaann!!
LA CHASSE A L’AMOUR
Commande N° 43092 du 07/03/2026
Quantité 1
Ce livre est arrivé dans notre librairie.Merci et à très bientôt
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kenny
Invitélibraire de graindorge, le métier le plus pénible du monde, devant égoutier et pêcheur en haute mer
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..Graindorge
Invité🍀🍀🍀🍀
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Malice
InvitéTu vas te régaler
C’est aussi bon que Ravages et La Bâtarde et beaucoup moins censuré, sans doute parce-que c’est une sorte de journal sans dates, publié je crois après son décès, où on suit un flux de pensées émotions au fils d’évènements réels ( ses promenades, ses échanges avec Beauvoir, ses crises )-
..Graindorge
InvitéJe suis allée chercher le livre hier
Après une agréable conversation avec le libraire n° 2 j’ai casé mon souhait de voir Désertion en vitrine. Si et seulement si. Avec les arguments donnés à Oscar, exception faite pour » pas pour son joli nez ». Le libraire n°1 ( juste l’ordre de rencontre) ayant fini avec un client me salue. Ils se regardent: » oui, c’est faisable »
» Super, merci, aurevoir! » J’espère qu’ils le feront. Je n’insisterai pas.
Pour Oscar: je ne sais pas encore si avec la carte de lectrice de Nice j’accederai aux bibliothèques de Marseille, je demanderai.
Pour ma part je ne me définirais pas comme » pauvre »
J’ai assez d’argent pour manger tous les jours et un toit avec toutes les commodités. Je me suis même offert récemment Désertion, il y a peu de temps Je ne suis pas une libellule, du Pastoureau , un gros Italo Calvino
de plus de 1000 pages et hier un Violette Leduc à 13€ et 2 livres d’occasion, 2 pépites pour moi: Bernanos: » l’imposture » et Colette » Belles saisons » 3 et 4€
Et un petit coffret Yves Rocher pour ma mère que je bichonne
Je suis donc très très riche. Il me faudrait juste un peu plus d’argent. Mais connaissant la » Bête » de La haut, je me garde bien de Lui en demander dans mes prières!
Gratitude. Point barre-
uc
Invité..Graindorge donne envie d’arrêter de lire.
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..Graindorge
Invitéuc n’a pas lu Désertion ni les livres de CP? Oh!
Mais uc c’est… Ah d’accord! Tout s’éclaire-
uc
Invité..Graindorge
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..Graindorge
Invitéerreur de destinataire
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uc
InvitéNon..Graindorge tu es bien destinataire de ce message et tu donnes de plus en plus envie de vomir.
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..Graindorge
InvitéJustesse : non pas « tu donnes »
mais » tu ME donnes de plus en plus etc »
uc n’est pas le forum à lui/elle tout.e seul.e
Vomissez donc
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Ostros
InvitéHeureuse de lire ce matin le classement des 200 meilleures ventes de livres mis à jour
Où Charlotte a été éjectée après 5 semaines de présence
Et l’amour en poche vient de faire une remontada
Il poursuit son petit bonhomme de chemin avec sa 9e semaine dans les charts
La bonne nouvelle. -
Oscar
InvitéY aura peut-être du réassort dans le sud-ouest
PRIX EUGÈNE DABIT – LE PEUPLE & LE STYLE
PREMIÈRE SÉLECTION 2026Mathilde Beausseault La Colline (Le Seuil)
Marius Degardin Les Mandragores (Le Panseur)
Mathilda Di Matteo La Bonne Mère (L’iconoclaste)
Julien Fyot Décrochages (Viviane Hamy)
Adrien Genoudet Nancy-Saïgon (Le Seuil)
Thomas Mairé Bien vouloir patienter (Cause Perdue Edition)
Christel Périssé-Nasr Le Film du peuple (Editions du Sonneur)
Rouda Les Jardins Perdus (Liana Levi)
Claire Vésin Le Lotissement (La Manufacture de Livres)
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François Bégaudeau
Maître des clésLa corruption des jurés nous ayant couté 5400 euros (essentiellement des frais de bouche), on attend le retour sur investissement.
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Zorglub
InvitéBolloré sort un million d’euros pour Boualem Sansal
● Culture● Extrême droite● Littérature
Le passage de l’écrivain algérien de Gallimard à Grasset — maison appartenant à Vincent Bolloré — a fait beaucoup tousser dans les coulisses de l’édition. Depuis sa sortie des geôles algériennes, le 12 novembre dernier, la cote de l’écrivain, ex-membre du comité éditorial de Frontières, a grimpé pour atteindre des sommets stratosphériques. Son best-seller 2084 (Gallimard, NRF, 2015) s’est écoulé à 350 000 exemplaires, et le jury du Cino del Duca lui a remis en décembre une dotation de 200 000 euros.
On aurait pu penser que Boualem Sansal, fidèle à la maison qui l’a découvert et toujours soutenu, serait resté chez Gallimard, d’autant que, selon nos sources, Antoine Gallimard — peu réputé pour sa générosité —, lui a proposé 100 000 euros d’à-valoir pour le récit de son année de détention. C’était compter sans Vincent Bolloré et son émissaire Nicolas Sarkozy, qui a proposé des offres de plus en plus élevées pour attirer ce Journal d’un prisonnier chez Fayard. Sansal a manœuvré en stratège : il a tergiversé, laissé monter les enchères jusqu’à ce que le PDG d’Hachette tranche et lui propose un million tout rond. Sansal a signé. Le livre ne remboursera pas une telle mise. Mais Bolloré ne cherche pas la rentabilité. Il assoit sa domination sur le marché du livre et envoie un message que l’on pourrait traduire par : « À la fin, c’est toujours moi qui gagne. »
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Samuel Grosgeek
InvitéSuper video de Blast, les munichois de chez Grasset, précèdent ceux du cinema, d’apres mes calculs, dans le reveil petit matin, le cul éclaté, bons pour walk of shame vers chez eux: https://youtube.com/watch?v=nThhrjSc0l8&is=q9JZy3NzARyD2MaE
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bibinard
Invitésam daunan vit daiqririn liv \vul pauniom ksa rapaurte]
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Oscar
InvitéJe remets le lien https://www.youtube.com/live/LeTRBd1tXMk?si=WdJH-8bUszAyEW10 (très intéressant d’entendre les éditeurs indépendants)
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Samuel_Belkekett
InvitéLe problème est : si on ramène la pensée décoloniale à PDH et Louisa Yousfi, on risque fort de passer à côté de bien d’autres choses. Par exemple est-ce que Amer Meziane est décolonial, quoi que soit la réponse il est impératif de lire « Des empires sous la terre » peut-être l’avez vous lu ? Si ce n’est pas le cas alors plutôt que vous précipitez sur la grande méthode vous devriez plutôt vous intéressez à ce livre. Je suis plus dubitatif sur son second mais ça vaut le coup aussi. Aussi, la représentante du décolonial latino américain en France est une péruvienne du nom de Lissell Quiroz. Bref Bien d’autres noms à découvrir.
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Zorglub
InvitéL’auto‑édition sur Amazon : quand la mécanique du scandale s’emballe
« Depuis sa création, la plateforme d’auto-édition d’Amazon est régulièrement au centre de polémiques littéraires à partir de contenus apparaissant choquants, transgressifs et immoraux à certains esprits – comme ce fut le cas avec la publication de Corps à cœurs, taxée de « grave affaire à caractère immoral »… »
https://theconversation.com/lauto-edition-sur-amazon-quand-la-mecanique-du-scandale-semballe-278553 -
Zorglub
InvitéPourquoi je déchire mon contrat d’édition avec Grasset par David DUFRESNE – C Ce Soir 15/04/2026
Emission à visionner en replay dès que possible et à partager
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Zorglub
InvitéGrasset : l’intégralité de la lettre de départ et la liste des 115 auteurs signataires qui quittent la maison d’édition
https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/04/16/grasset-l-integralite-de-la-lettre-de-depart-et-la-liste-des-115-auteurs-signataires-qui-quittent-la-maison-d-edition_6680470_3234.html-
François Bégaudeau
Maître des clésUne parade à l’empire, comme toujours : se tourner vers les indépendants, qui par surcroit publient de meilleurs livres que les gros
Je citerais par exemple au hasard Cause perdue
Par exemple Doucement!, petit bijou disponible depuis hier-
stephanie
Invitégaffe à ne pas faire trop de pub à Cause Perdue , il s’agirait pas que les 115 déserteure.s postulent .
on aime cette petite maison autogérée .-
Claire N
InvitéBen c’est vrai qu’il sont super gentil quand ils t’envoient les bébés – moi j’étais émue de recevoir un mail de réception de commande DU VRAI Gwen
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Claire N
InvitéMais maintenant j’ai un vieux doute, si il faut c’était Brad Pitt en fait – j’ai un peu peur de ma crédulité parfois
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François Bégaudeau
Maître des cléseclat de rire
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..Graindorge
InvitéY’a un faux Gwenaël ???
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Claire N
InvitéOui – celui qui descend en haut
Il faut preciser ce genre de chose
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Zorglub
InvitéOPINION. « Il est temps de poser une limite : la clause de conscience », par Emmanuel Carrère, Virginie Despentes et Leïla Slimani
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Dans le prolongement du coup d’éclat historique que constitue l’annonce, mardi 14 avril, de leur départ en masse après l’annonce du limogeage d’Olivier Nora, les écrivains Grasset sont rejoints par 308 auteurs et acteurs de l’édition pour réclamer une évolution de notre droit.
https://www.latribune.fr/article/la-tribune-dimanche/opinions/37656690960909/opinion-il-est-temps-de-poser-une-limite-la-clause-de-conscience-par-emmanuel-carrere-virginie-despentes-et-leila-slimani-
Tony
InvitéJe me suis bien marré en lisant la tribune de Bolloré qui nous apprend que Nora était payé 1 million d’euros à l’année alors que les résultats de Grasset sont en chute libre et il y a un article très drôle, presque marxiste,qui fait le récit de ce départ qui avait l’air d’être préparé de longue date par l’intéressé,en voici un extrait:
La kermesse antifasciste peut démarrer ; elle va durer toute la semaine. Ce qui n’aurait dû rester qu’une vicissitude du monde des affaires se transforme en psychodrame national. La bollorophobie atteint son acmé jeudi 15 avril dans l’émission « C ce soir » sur France 5. Sur le banc des accusés, « la pieuvre verte », le nom d’infamie du groupe Hachette. Les débats sont de haute tenue : une journaliste exaltée annonce qu’elle va arrêter d’acheter des barres chocolatées dans les Relay pour lutter contre le fascisme et l’écrivain David Dufresne déchire en direct le contrat d’édition de son prochain livre qu’il n’avait de toute façon pas signé ! Les mensonges et contre-vérités fusent sans contradiction. La gauche mondaine en panique ne masque plus sa haine contre Boualem Sansal, qui n’est « ni un très bon écrivain ni un très gros vendeur », ose une intervenante aux yeux injectés de sang sans être contredite. Quand les mots n’ont plus de sens, on en vient à raconter n’importe quoi : 2084 : la fin du monde, le dernier roman de Sansal paru chez Gallimard, s’est vendu à plus de 400 000 exemplaires ! Qu’on l’aime ou pas, c’est aussi un auteur reconnu par ses pairs et qui cumule une trentaine de prix littéraires parmi les plus prestigieux au monde, dont récemment le prix Mondial Cino del Duca. Vendredi 17, jour de l’ouverture du Festival du Livre, la machine médiatique s’emballe : c’est au tour des éditeurs de rentrer dans la danse avec une tribune dans Le Monde. Le collectif de plus de 200 éditeurs et éditrices, emmenés par deux des concurrents les plus féroces d’Hachette Livre et de Vincent Bolloré, soit Antoine Gallimard et Denis Olivennes s’inquiète du « limogeage brutal d’Olivier Nora, président-directeur général des éditions Grasset, et d’une décision [qui] marque un bouleversement inédit ».La gauche germanopratine est en deuil ; elle vient de perdre un de ses plus illustres représentants. Né en 1960 à Neuilly sur-Seine, Olivier Nora est le fils de Simon Nora – haut fonctionnaire, conseiller de Pierre Mendès France et de Jacques Chaban-Delmas avant d’être directeur du groupe Hachette de 1971 à 1974 – et de Léone Georges-Picot, directrice du service de presse des éditions Gallimard. Homme de réseaux par naissance, Olivier Nora est un intellectuel à la française comme le système des grandes écoles en produit des dizaines chaque année. Le charme est son métier, les jeux de pouvoir son oxygène. « C’est un séducteur né, un mensch, un vrai de vrai. Seul dans son bureau, il pourrait encore séduire son miroir », confie en souriant un salarié de Grasset (non signataire de la pétition). « Son univers mental, c’est la gauche libérale », explique ce dernier. En privé, son ami Bernard-Henri Lévy le surnomme « le rabbin », en hommage à « sa grande rigueur intellectuelle ». Politiquement, c’est un strausskahnien du 6e arrondissement de Paris qui ressemble à ses amis de toujours : Alain Minc qu’il fréquente depuis le lycée, et surtout Denis Olivennes, qui vient de prendre le poste de président directeur général du groupe Editis, le numéro deux français de l’édition (Julliard, Plon, Nathan, Robert Laffont, Pocket…), écartant justement il y a quelques semaines sa directrice générale Catherine Lucet pour faire place nette… avant son arrivée ? Depuis vingt ans, l’homme de confiance du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky rêve de faire venir à ses côtés son ami. Gestionnaire plus que découvreur de talents, surtout si on le compare à son prédécesseur Jean-Claude Fasquelle, Olivier Nora a poursuivi et industrialisé une méthode qui a fait ses preuves : bien soigner les jurés des prix littéraires, distribuer des à-valoir disproportionnés et surtout multiplier les livres de journalistes pour s’attirer les bonnes critiques. Plus intéressé par les sciences humaines, Olivier Nora laissait la littérature à ses deux éditeurs Christophe Bataille et Charles Dantzig, ses deux têtes chercheuses.
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MA
InvitéCa remet en effet les choses en perspective.
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François Bégaudeau
Maître des clésce texte a du retard
la « gauche germanopratine », ce n’existe plus depuis 20 ans. Ceux qui incarnaient éventuellement cette oxymore ne se cache plus d’etre à droite, BHL en tête
Grasset depuis 20 ans s’est fait spécialité d’éditer tout le printemps républicain : Malka Fourest Val, et tant d’autres (par exemple mes amis Vincent Jaury et épouse, devenus depuis dix ans de purs et simples néo-conservateur).
Succès de Grasset cette année : Arthur
La gauche libérale – voyez Olivennes et d’autres- est devenue libérale-autoritaire
etc
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..Graindorge
Invitéet Dieu…pardon… Et la littérature dans tout ça?
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Oscar
Invité -
François Bégaudeau
Maître des clés« petits soubresauts manageriaux » est une tournure adéquate
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Charles
InvitéJe comprends le sens de la tribune mais elle est vraiment indigente, notamment par son caractère ordurier qui pourrait passer pour celinien si elle faisait au moins montre d’un peu d’imagination dans l’insulte.
Je conçois tout à fait qu’on soit dégoûté et consterné par cette « crise » concernant des nantis qui ont fait comme si de rien n’était pendant plusieurs années mais je pense malgré tout que ça révèle quelque chose qui m’intrigue assez, à savoir le refus d’une certaine gauche autoritaire (d’extrême-droite dirait Lordon) de passer complètement de l’autre côté, celui de Bolloré et Bardella. Je ne sais pas quoi en penser, ça m’avait déjà frappé aux dernières élections, mais je dois dire que cela me surprend.
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François Bégaudeau
Maître des clésJe suis d’accord sur le style, notamment sur l’obsession anale, typique du pamphlet d’extreme droite (EM Barré devrait commencer à y réfléchir)
Bon on est quand même pas dans l’incontinence célinienne.
Sur a question que tu te poses :
1 je te propose d’attendre la suite. On verra si la « digue » tient
2 la droite et l’extreme droite, ce sont deux bourgeoisies qui s’opposent. C’est à dire aussi deux firmes qui se disputent des parts. Bolloré évinçant Nora (et sans doute pour bien d’autres raisons que des discordes politiques), c »est du combat commercial.
3 comme dit dans Psychologies : on voit bien qu’encore pour une part, et malgré l’aspect 2, la réticence de la bourgeoisie a rallier totalement l’extreme droite tient, pour le coup, du mépris de classe. Ce qu’on a très bien vu la semaine dernière : une Laure Adler trouve encore tout à fait vulgaires les cadres du RN et a fortiori leurs électeurs-
Charles
InvitéPeut-être du mépris de classe mais je me demande quand même si ces gens ne se sentent pas aussi débordés et réellement effrayés par cette vague dont il n’avait pas mesuré l’ampleur. Quand Enthoven et Olivennes lisent l’article du JDD en riposte à leur mobilisation, article aux clairs relents antisémites, bon bah ça doit leur faire tout drôle.
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François Bégaudeau
Maître des clésoui il y a aussi cet aspect
sachant que C news est un soutien indéfectible d’Israel-
Seldoon
InvitéCette histoire m’évoque justement les éditorialistes centristes qui pendant deux ans ont activement soutenu l’action d’Israël à Gaza et fait taire les voix critique, et qui soudain finissent par s’en insurger à peu près tous en même temps. Sans qu’aucune information nouvelle ait émergé, et surtout sans qu’ils remettent en question le fond du dossier : ils demandent à Netanyahou de mettre la sourdine. Pas facile de savoir s’ils ont sérieusement pris conscience d’une ligne rouge où s’il s’agissait du champ du cygne de leur humanisme.
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Seldoon
InvitéQuant à Barré, c’est tout aussi grave et indécidable : va-t-il prendre conscience de l’impasse comico-politique dans laquelle il s’est fourré ou va-t-il continuer de suivre les applaudissements ?
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stephanie
InvitéSeldoon, peux tu développer sur l’impasse comico -politique de Barré stp?
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Seldoon
InvitéC’est une double impasse. Plus ça va plus Barré s’éloigne du boulot d’un comique pour devenir batteleur de foire : sa comédie est maintenant quasi entièrement fondée sur le fait que son public haît les personnes qu’il cite. Ainsi, il s’agira de trouver la formule pour le mieux possible exprimer une haîne, un dégout, un mépris collectif. Impasse 1. Impasse 2 : la formule en question passera par merde, caca, anal, prout.
Politiquement, c’est de droite, et de droite au moins dure, comme l’a signalé François.
Humoristiquement il a fait le tour de la question il y a deux bons mois. Lors de sa chronique d’hier j’ai eu exactement 3 sourires (dont un je l’avoue sur le caca d’Hollande qu’on se tappe depuis 2 quinquennats).-
Etienne
InvitéSon spectacle est assez loin de ses passages chez nova.
Tu l as vu ?
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François Bégaudeau
Maître des clésIl semble que l’impasse se confirme sur scène
Il en a été question ici, et des connaissances ont récemment confirmé-
Seldoon
InvitéSi sur scène ça ressemble à ceci amputé de Lompret ça ne peut pas tenir une heure : https://www.youtube.com/watch?v=RbJMg4c9WBE
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I.G.Y
InvitéJ’avais la même impression quant à ces impasses avec le PEB d’il y a plusieurs années, sur France Inter. Ses insultes étaient stéréotypées et me faisaient peu rire. Puis il m’a semblé avoir beaucoup progressé dans l’écriture. Maintenant, la radicalisation du pouvoir (et les répercussions sur PEB lui-même) le font régresser — au sens comique, et peut-être psychanalytique.
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Seldoon
InvitéJe découvre que même Lompret a dit « impasse comico-politique » à Barré hier :https://www.youtube.com/watch?v=EU2h1rkqNwg (à 3min)
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Schnoups
InvitéJ’avais eu la même impression mais je crois qu’il s’agit d’une habitude avec ses insultes et le fait qu’il gueulait comme un bœuf.
Je crois qu’il est devenu un vrai gros branleur surtout. Il lui faut des amis honnêtes et l’envie de se remettre au travail.
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stephanie
Invitémerci Seldoon .
oui, j’ai toujours trouvé le comique de Lompret plus fin et plus barré aussi !
le comique d’EB est beaucoup plus prévisible, le positionner comme de droite expliquerait mon malaise ressenti parfois envers les personnages qu’il cite. -
Schnoups
InvitéSon dernier spectacle est 30 fois pire que ça.
Pour dire à quel point Lompret me fait peu rire, là je trouve qu’il met en valeur PEB. C’est à dire que son arrivée pour demander « C’est qui, c’est qui, c’est qui ? » et le jeu avec les traductrices en langue des signes est plutôt drôle, et sa lecture du guide touristique de Lille l’est bien plus que celle de Lompret. Celle de Lompret me rappelle un ancien copain qui voulait être chanteur sans écrire de texte et à la terrasse d’un café qui l’avait employé (dingue) il s’était mis à « chanter » la carte des plats. Mon pote était plus drôle que Lompret, sans vraiment le vouloir, j’ai quand même des doutes.-
Seldoon
InvitéQuand tu penses que les réacs racontent partout qu’on ne peut plus rien dire alors qu’ici même, jour après jour, Schnoups calomnie sans vergogne celui qui est peut-être le meilleur comique français en activité.
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Schnoups
InvitéJe jure, main sur la bible, regard vers le ciel que c’est extrêmement, extrêmement sincère.
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Charles
InvitéRappelons quand même que les chroniques de Lompret son co-écrites avec PEB.
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Charles
InvitéSont*
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Etienne
InvitéSain rappel !
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Schnoups
InvitéLorsque je dis que PEB lisant le guide du tourisme est plus drôle que Lompret je ne dis pas que le pb c’est le texte, bien au contraire.
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Seldoon
InvitéJ’avais bien compris que c’était là que se nichait notre dissensus.
@Charles : j’ignorais totalement. Et dans l’autre sens ? -
Charles
InvitéNon je ne crois pas.
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Schnoups
InvitéL’écriture est aussi un souci certes mais elle est aggravée par l’interprétation de Lompret. Par exemple le coup de l’inclusion avec le jeu PD/homo et sa chute homoDG sur le papier peut paraître drôle, interprété ça ne l’est pas.
Les amis avec lesquels j’étais allée voir PEB sont allés voir Lompret, ils m’ont dit, « c’était quand même vachement mieux que PEB » – pas bien dur me suis-je dit- « mais les blagues pipi caca les grosses machin à force c’est lourd » – ça me rappelle quelqu’un.
Sauf que PEB dans son dernier spectacle donne très peu dans ce registre. -
cinema
InvitéJ’ai vu Lompret c’était hilarant par moments et pénible à d’autres.
Un ami a vu PEB, il s’est un peu fait un peu suer. Son écriture reste valable et ses chroniques bien aiguisées.
PEB devient de plus en plus hard, on le sent trop affecté par les saloperies du moment. De là à dire qu’il est de droite, c’est assez questionnant.
Un ton dur, conséquence de l’épuisement, n’est pas la résultante d’une pensée à droite. Le Luron avait un ton très doux. -
Charles
InvitéPas d’une pensée mais d’un affect et l’affect précède la pensée.
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Charles
InvitéOu la pensée procède de l’affect.
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Tony
InvitéOu l’affect précède l’intellect.
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François Bégaudeau
Maître des clés« on le sent trop affecté par les saloperies du moment. »
ceci n’est pas recevable pour un humoriste digne de ce nom
quelqu’un qui fonctionne comme ça n’est pas humoriste
dit dans CUM : Sofia Aram disant que l’antisémistisme montant lui a passé l’envie d’etre une comique fait l’aveu qu’elle ne l’a jamais été
et j’ose espérer que l’hypothèse est fausse concernant Barré
peut etre faudrait il juste qu’il fasse une pause (et apprenne à moins gueuler, s’il te plait Pierre-Em fais ça pour moi) -
Seldoon
Invité« et apprenne à moins gueuler, s’il te plait Pierre-Em fais ça pour moi »
Vu le succès sur place et les encouragements des autres, on en a encore pour un moment. -
cinema
InvitéD’accord avec ça. Je coupe parfois des chroniques à cause de son ton gueulard.
Juste qu’il est comme toi, comme moi et comme quelques autres, plein d’affects et juste peut-être fatigué de l’actualité sombre. Tandis que Aram, profite de l’actualité pour justifier sa pensée de droite.
Effectivement il pourrait passer plus de temps à la campagne et prendre de la graine avec la douceur hilarante https://www.youtube.com/watch?v=ypNTT6XXC9o
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Etienne
InvitéPourtant c est toi fanfoué qui radote à longueur de journée qu il faut avoir lu,vu pour pouvoir critiquer un artiste.
Il faudrait donc que non pas tu t en remettes à des connaissances qui l ont vu mais que tu y ailles.
Je l ai vu.
J adore ses chroniques et le spectacle m a bcp moins plu, c est moins corrosif et ordurier que ses chroniques donc pas vraiment comparable.
Si d autres ici, on vu son dernier m, j aimerais bien avoir leur avis
J attends de voir celui de lompret et celui de guillarme pour comparer.
Pour l instant mon préféré c est waly dia 🥰-
François Bégaudeau
Maître des clésRadote à longueur de journée est une tournure redondante, voire pléonasmique.
Par ailleurs je n’ai pas émis d’avis sur le spectacle, j’ai rendu compte d’avis. Lesquels avis recoupent le mien, plus général, sur Barré, que je suis depuis longtemps : il fait des tribunes humoristiques et non plus de l’humour. Il est en train de devenir un chansonnier trash.
L’an dernier la pure absurdité de Saint-Roustan contrebalançait avantageusement ce devenir-tribun. Maintenant qu’il n’y a plus ça, je ne vois plus que le pire de desproges version gauche : un humour beaucoup trop écrit, très dans le fil des chroniqueurs comique de radio, qui donnent l’impression de débiter mille mots à la minute les pour compenser l’absence de vis comica. Une sorte de flux cache misère.
Lompret, tout le contraire : begaiement, saccades, silences, visages, attitudes. Le comique à l’état pur. Le plus grand depuis Dieudonné.-
Stéphanie
InvitéOn sent de l’improvisation chez Lompret qui rajoute au comique, enfin, je le pense mais je peux me tromper.
Chez PEB pas d’impro, tout est très écrit et contrôlé. -
Schnoups
InvitéCe que tu dis là sur Barré est effectivement bon pour ses chroniques, qui sont catastrophiques depuis son retour sur Nova.
Sur la vidéo postée par Seldoon le comique pur justement je le sens toujours chez Barré qui n’a pas besoin d’un texte très écrit pour être drôle, alors que les bégaiements, silences and co de Lompret m’apparaissent à moi comme des effets vraiment visibles et lassant.
Je vais arrêter là parce que c’est sans fin ce genre de discussion – Dieudonné a été l’un des plus grands, oui. C’est marrant cet écart sur Lompret, je vois bien qu’il plaît beaucoup à tous les gens de gauche autour de moi. -
Seldoon
InvitéL’écart est à propos du jeu, c’est très clair. Moi il me plait et je ressens l’inverse de toi : Lompret peut me rendre drôle une réplique attendue. En revanche je vois venir une lassitude possible, Lompret jouant de plus en plus automatiquement du personnage qu’il a créé pour Nova, en réaction à ses comparses. Là où Dieudonné donnait vie à 1000 personnages.
J’aimerais vraiment voir ce que donne Lompret sur scène. -
kenny
Invitéil faut regarder quoi de dieudonné?
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François Bégaudeau
Maître des clésTout entre 2002 et 2012
Seldoon : Dieudo ne faisait pas mille visages, mais plutot 20, et au bout d’un temps il tournait en rond. Inversement, je trouve souvent Lompret très bon quand il fait des très furtives imitations (et pas seulement d’accents hein) -
Mao
InvitéMon point de repère, c »est Fox trot. Dernier grand spectacle de Dieudo. Pas loin d’être son meilleur. Date de 2012.
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stephanie
Invitékenny , Le cancer ( déjà conseillé ici)
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kenny
Invitémerci
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Schnoups
InvitéC’est là que c’est sans fin. Quelqu’un qu’on trouve drôle peut nous rendre drôle une réplique attendue.
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K. comme mon Code
InvitéLompret m’amuse. Mais la chronique humoristique plus ou moins cadenassée à l’AFP me fatigue rapidement, je consomme à petites doses.
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Malice
Invité@Seldoon je l’ai vu et j’en avais mal aux joues à force de rire
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Emile Novis
Invité@Charles
« je me demande quand même si ces gens ne se sentent pas aussi débordés et réellement effrayés par cette vague dont il n’avait pas mesuré l’ampleur. Quand Enthoven et Olivennes lisent l’article du JDD en riposte à leur mobilisation, article aux clairs relents antisémites, bon bah ça doit leur faire tout drôle. »
Oui, mais en même temps, ils sont punis par leur propre bêtise. Car il fallait être d’une naïveté extraordinaire pour croire que le groupe Bolloré pouvait atterrir ailleurs que dans la publication de papiers antisémites. Leur haine du social, de la question sociale, leur a fait ériger la gauche sociale en ennemi public numéro 1, ennemi contre lequel ils ont cru trouver un ami très influent en la personne de Bolloré. Ainsi ils se sont alignés, et ils s’alignent encore, sur la phraséologie d’extrême droite à l’encontre des immigrés et des courants de gauche. Ils se rejoignent dans l’anticommunisme primaire, et ils se disaient que c’était d’autant plus confortable que le groupe Bolloré semblait se mettre de leur côté dans le conflit israélo-palestinien.
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C’était oublier que le reproche que l’extrême droite adresse aux musulmans (l’accusation de « double allégeance », notamment, l’accusation de ne pas être « vraiment français »), elle n’a jamais cessé de le faire à l’encontre des juifs. Dans l’esprit de Bolloré, il y a simplement une question de priorité et de hiérarchisation des haines stratégiques. En rerprenant la phraséplogie de Bolloré à l’encontre des musulmans, Enthoven ne se rendait pas compte qu’il braquait une arme qui, dans l’esprit de Bolloré, était aussi braqué sur lui à terme.
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C’était oublier aussi que Bolloré vient des zones les plus intégristes du catholicisme français. Il a beau s’en défendre, toute la ligne religieuse de CNEWS s’aligne sur la rhétorique de la Fraternité Saint Pie X : opposition à Vatican II ; dénonciation de la décadence de l’Eglise ; soutien à la doctrine du Christ-Roi, autre nom de la volonté de rétablir un Etat catholique ; haine de l’individu et éloge des traditions communautaires hostiles à la liberté de conscience religieuse ; lecture antisémite de la Bible ; défense d’un catholicisme culturel ; lecture anticommuniste et prophétique des « apparitions » et des « visions « des saints dans l’histoire (c’est-à-dire politisation du « surnaturel ») ; etc. C’est un groupement sectaire officiellement catholique mais officieusement en accord avec les sédévacantistes, qui ont rompu avec le Vatican, et qui se distinguent notamment par… un antisémitisme viscéral, à la fois théologique, épistémique (c’est une explication du monde et de l’histoire pour eux), politique, racial. Dans leur messe en latin, on y entend des prêches clairement d’extrême droite, une vision politique en phase avec Maurras, on y croise beaucoup de femmes voilées durant le culte (ce qui est cocasse quand on considère leur traitement du voile chez les musulmanes), et on y trouve parfois des tracts de l’Action française dont le contenu antisémite et raciste est on ne peut plus clair. Dernièrement, par exemple, l’Action française et ses satellites ont accusé Némésis d’être « judéo-servile ».
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Pour des gens qui on le nez collé à l’actualité et passent leur temps à enquêter sur les individus de gauche, il faut croire qu’ils n’ont pas eu ce scrupule à propos de Bolloré, pourtant bien plus puissant que les petites minorités qu’ils attaquent à longueur de journée. Le groupe Bolloré finira par lâcher les juifs car il a une lecture antisémite du monde. Cet article en annonce le commencement, et ça va revenir progressivement. Il ne fallait pas être un devin ou un génie pour le savoir avant. Enthoven est un idiot aveuglé par sa haine de la gauche ; le voilà désormais dans le camp d’un milliardaire surpuissant qui hait les origines de Enthoven. Enthoven découvre que les ennemis de mes ennemis ne sont pas nécessairement mes amis, comme dirait l’autre. Trop tard.
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Il n’ y a qu’à voir les intervenants de droite qui s’inscrivent dans la ligne Bolloré sur ce forum : ils sont tous antisémites, et ils n’accusent jamais la FI d’être antisémites, parce que pour eux, ce n’est pas une accusation. Je pense à Rigolus, Brisemenu, Maximus, et Ludovic Bourgeois, ce dernier étant néanmoins un partisan de Bolloré fortement contrarié par le supposé christianisme du catholique breton.
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Ce que je vois dans la sidération du Printemps républicain devant cet article antisémite (car ce ne sont pas simplement des relents), c’est surtout le symptôme d’une absence totale de conscience politique et sociale, d’une incompréhension radicale de la société dans laquelle ils vivent et du jeu auxquels ils ont cru jouer pendant des années.-
Emile Novis
Invité*pas eu le temps de me relire. Beaucoup de fautes, désolé.
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François Bégaudeau
Maître des clés« d’une absence totale de conscience politique et sociale »
Je ne crois pas. Les printemps républicain et consorts ont une conscience aigue du danger communiste. Contre quoi toute alliance sera bonne – dès lors ils ne seront pas regardants sur l’allié et donc ne verront pas qu’effectivement les Juifs seront parmi les premiers à subir l’extreme-droitisation de la planète.-
Emile Novis
Invité@FB« ils ne seront pas regardants sur l’allié et donc ne verront pas qu’effectivement »…
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Oui, c’est précisément ce « ne verront pas » qui m’interpelle. Quand on est Enthoven, qu’on est juif, qu’on dénonce l’antisémitisme partout et qu’on baigne dans le monde idéologique des médias, on regarde à deux fois avant de s’allier bêtement avec le groupe Bolloré, dont il n’est pas difficile de retracer la matrice idéologique et l’antisémitisme structurant du milieu intégriste d’où il vient. Mais effectivement l’anticommunisme primaire rend aveugle à ce point là. Ca rend bête.
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Cela fracture un peu l’unanimité habituelle chez CNEWS : ce matin, c’est Elisabeth Lévy qui en a fait les frais, jugeant que l’article de Meynadier sentait tout de même un peu mauvais avec ses allusions au « Rabbin ». Mais Pascal Praud, en bon soldat de Bolloré, a immédiatement remis de l’ordre. Elisabeth Lévy semblait vaguement réaliser où elle mettait les pieds, se sentant sans doute un peu seule sur le plateau avec des chroniqueurs qui sont restés bien sages alors qu’ils auraient hurlé à l’antisémitisme pendant trois semaines si Mélenchon avait prononcé les propos de Meynadier. Ils ne savent plus où donner de la tête. Le parti de la confusion est pris au piège de sa propre confusion.
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Sur cette affaire, je suis d’accord avec ce qui a été dit plus haut : c’est une querelle managériale interne au monde de l’édition. Elle m’intéresse assez peu. Mais le fait est qu’elle est devenue le prétexte soudain pour rendre public, dans le JDD, les accents antisémites d’une droite qui, depuis quelques temps, prétend faussement être le fer de lance de la défense des juifs. Il me semble que cette inflexion publique du groupe Bolloré n’en est qu’à ses débuts, et le virage risque d’être acrobatique. Car un tel article, publié juste après la tribune de Bolloré, a forcément été validé par la hiérarchie.-
François Bégaudeau
Maître des clés« Il me semble que cette inflexion publique du groupe Bolloré n’en est qu’à ses débuts »
Nous sommes bien d’accord.
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Rigolus
InvitéLe fameux lobby catholique est tellement puissant en France qu’il n’arrive pas à autoriser les crèches de Noël dans les mairies et que les églises restent désertes.
Selon Émile Novis, l’AIPAC est un club de bridge… D’ailleurs, la loi de censure de la macronie, qui a recueilli 700 000 signatures de citoyens, n’avait aucun rapport avec les juifs, mais vraiment aucun.-
Rigolus
InvitéD’ailleurs, Bolloré a des origines juives et la moitié de l’extrême droite est sioniste, dont Reconquête et une bonne partie du RN.
Par conséquent, tes liens de causalité sont, à mon humble avis, à revoir.
Je l’ai dit mille fois : la droite est opportuniste. Elle peut être monarchiste ou républicaine, protectionniste ou libérale, libertarienne ou autoritaire.
La grille de lecture unique et son corpus se trouvent à gauche. À droite, non.
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Alexandre
Invité« Ce que je vois dans la sidération du Printemps républicain devant cet article antisémite (car ce ne sont pas simplement des relents) »
Est-il possible de le consulter? Y a-t-il eu des retentissements?
Merci!-
Emile Novis
Invité@Alexandre
J’avais trouvé une capture d’écran de l’article. En gros, Meynadier, de manière habile puisqu’il passe par des citations des « amis » de Nora, sature son propos de remarques sur les origines juives de sa cible. Ainsi il insiste sur le fait que c’est un « Mensch », qu’il a la rigueur intellectuelle d’un « rabbin » (évidemment c’est ironique dans le texte, Meynadier ne semblant pas souscrire à ces propos de BHL au sujet de Nora), il inscrit son action dans une liste de noms exclusivement juifs (BHL, Enthoven, DSK, Olivennes, etc.). Sur cette base, il propose des petites expressions bien ambigües : par exemple, ce serait « un homme de réseaux par naissance », phrase qui, en tant que telle, pourrait s’appliquer à un bourgeois, abstraction faite de ses origines, mais qui, dans le contexte de l’article, qui prend soin de souligner à l’extrême les origines de Nora, peut prendre un sens très différent et plus ciblé. En ce sens on peut bien parler de « relents » antisémite, comme le fait Charles, mais quand on sait d’où vient le coup, il y a assez peu de doutes sur la pensée de l’auteur. Il s’agit simplement de jouer avec la loi.-
Alexandre
InvitéJe te remercie.
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Jules de bxl
InvitéY a une page de forum pour les éditions Cause perdue ou faut la créer ?
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François Bégaudeau
Maître des clésIil y a une page consacrée à Fuites, une autre à Du mépris, donc tu peux taper dans l’une ou l’autre.
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tristan
InvitéGrasset ? Génocide de papier.
Bonne journée, les marionnettes ! -
Charles
InvitéJ’adore Pascal Bruckner et Nathalie Heinich, invités à C Politique pour réagir au licenciement de Nora, qui assurent que la priorité c’est la lutte contre la RN et plus la lutte contre la gauche radicale. Bruckner qui réécrit l’Histoire en prétendant que son soutien à Sarkozy en 2007 (car les autres invités font intelligemment remonter le virage droitier de la France à cette période) n’était aucunement une adhésion idéologique mais simplement un attrait pour l’énergie et la puissance de ce candidat. Il finit même par dire que mai 68 était l’époque bénie de sortie du gaullisme! Décidément, ça décoiffe le licenciement d’un éditeur…
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François Bégaudeau
Maître des clésJe ne savais pas l’anecdote mais elle est magnifique.
Ainsi donc la panique devant ce licenciement, c’est la panique d’une bourgeoisie cultivée devant une bourgeosie rustre, mais aussi la panique de l’intellectuel bourgeois tendu vers l’extreme droite qui se rend soudain compte des monstres avec lesquels son anticommunisme fait alliance, et que ces monstres finiront par le bouffer. Pour le coup on est là pile poil dans du Chapoutot et les mois qui précèdent 33
Le spectacle des années à venir va etre double : fusion de la droite et de l’extreme droite, et dans le même temps lividité d’une partie des gens de droite se rendant compte que la fusion tant désirée va les perdre.-
Ostros
InvitéNicolas Sarkozy qui n’a pas lâché son idée de l’alliance des droites avec l’extrême droite et soutient activement Bardella d’après ce que j’ai pu lire ici ou là.
https://www.nouvelobs.com/politique/20260403.OBS113849/il-faut-qu-il-arrive-au-pouvoir-comment-nicolas-sarkozy-est-tombe-dans-les-bras-de-jordan-bardella.html-
François Bégaudeau
Maître des clésà propos de l’ami Sarkozy, n’est il pas savoureux-sidérant, et néanmoins logique, que ce qui se passe en procès en appel, qui est énorme, passe pratiquement sous les radars?
énorme politiquement : Sarko a bien commandité le « pacte de corruption » avec les Libyens
énorme romanesquement : comment les porte-flingues indéfectibles font défection-
Charles
InvitéLa presse écrite en parle (même le Point) mais je ne sais pas pour les chaînes d’info en continu. Valdiguié, qui suit le procès au jour le jour pour Marianne, parlait d’une ambiance glauque au procès presque poisseuse. Je pense que cette fois-ci il sera beaucoup plus difficile de feindre la surprise au moment du délibéré qui devrait être sanglant.
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François Bégaudeau
Maître des clésOui la presse écrite je n’en doute pas. Sur les chaines d’info c’est presque silence radio – autant que je sache
Bon j’imagine qu’ils ne pourront pas faire l’impasse sur le verdict – qui désormais en peut qu’être sévère.-
Samuel_Belkekett
InvitéMais oui bien sûr, évidemment. D’ailleurs moi qui suis un fin observateur de la vie quotidienne autant que de la vie politique et qui suis tout ça autant de près que de loin, j’ai fait l’expérience de prendre ma tension à chaque rebondissement de cette singulière affaire. Et avec le rebondissement Guehan ma tension est montée jusque 26,4 non mais rendez-vous compte. Au délibéré des juges qu’est ce que ça va être ?
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François Bégaudeau
Maître des clésà propos de justice, je me demandais si l’ensemble de l’oeuvre pathétique des Samuel ici ne relevait pas, juridiquement, du harcèlement
t’en penses quoi Charles?-
Zorglub
InvitéCharles attend; rires hi han !
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Samuel Grosgeek
InvitéPas petit père la Tartuffe, pk pas nous faire un procès baillon, comme toi contre Bantigny, je me dégendrai sans baveux, ma cause est juste et mes mots encore plus.
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Samuel Grosgeek
InvitéPauvre* pas, pas.
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François Bégaudeau
Maître des clésdétends toi
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Charles
InvitéCa y ressemble de plus en plus en effet. Une vie bien triste que la sienne (ou la leur si les Samuel sont plusieurs pour de vrai).
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Ranciere Fait Du Cherry Picking
InvitéLividité cadavérique?
Le FB est un Chaouïa sadique, ressentimenteux, et vengeur. #Moijavaisraisonbandedebatards
Quand l’autruche ne peut plus ne pas sortir la tête, car un scorpion menace de la piquer dans le sable et que l’ogre est lui, devant elle, quel est le devenir de ses illusions perdues?
Chapoutot est un king, il blague les suisses romans sur leur culture, le souci est qu’il maîtrise mieux icelle qu’elles, ces petites suisses studieuses, douces, et soumises: https://youtu.be/zO0_2-YmsB4?si=UEcq8EK5x3DWpEOZ Y avait aussi Barbara Stiegler invitée, c’est la que tu sens que les pays francophones, Suisse, et Belgique sont tellement plus intelligents et émancipés que nous, proportionnellement.
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Tony
InvitéEt Virginie Despentes dans Quotidien était bien grotesque, elle veut une loi très rapidement et en appelle à Macron pour exproprier Bolloré,quelle rêveuse!
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Charles
InvitéLa faculté de ces gens à se prendre pour le centre du monde est fascinante, ce n’est pas l’indécence qui les étouffe. En même temps qu’attendre de plus d’eux quand on voit que Heinich est persuadée que le wokisme est l’équivalent du Goulag (mutatis mutandis, précise-t-elle quand même…), tout ça parce qu’elle et sa pote Sylviane Agacinski sont parfois un peu chahutées quand elles viennent parler d’islamo-gauchisme à Sciences Po entre deux invitations sur le service public et signatures avec leur éditeur. Ca me rappelle une critique de la série sur le sida Angels in America dans laquelle la fin du monde est annoncée par notamment un séisme à San Francisco : faut vraiment être un intello homosexuel comme l’auteur de la série pour penser que c’est le signe de la fin des temps.
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cinema
InvitéOn retient que Sensal = appartement luxueux à Paris et 1 million d’euros. Une paille politique.
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Samuel_Belkekett
Invité@Charles
« La faculté de ces gens à se prendre pour le centre du monde est fascinante, ce n’est pas l’indécence qui les étouffe »
A qui le dis-tu !
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Samuel Grosgeek
InvitéJe lis présentement King Kong Théorie, je n’en pense instamment que du bien. Je dédie ce post aux hommes moches, dont Sartre, Houellebecq, autres. Au prolos de la beauté. Et surtout à la prolotte reubeu, femme de nagemé, laide comme le mépris, soimise à tous les « ismes » du monde.
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Zorglub
InvitéSerge Gainsbourg – Des Laids Des Laids
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Alfred
InvitéFourest dans Franc tireur (ce n’est pas une parodie je vous le jure)
Je suis Grasset depuis vingt-deux ans. Une maison d’édition, c’est un peu comme une maternité. Elle vous aide à accoucher de votre pensée, de vos livres, d’une œuvre. Ses sages-femmes vous rassurent : l’enfant est beau, il va marcher. Quand il marche vraiment, on effeuille les revues de presse avec fierté. Quand il prend des coups, on le défend comme une famille.
C’est cette famille Grasset, tout particulièrement mon éditeur Christophe Bataille, qui m’accompagne depuis tant d’années pour trouver le courage de dire, qu’il s’agisse d’alerter sur « Frère Tariq » ou de dévoiler Marine Le Pen, de mettre en garde sur les travers du wokisme et son retour de bâton trumpiste, ou de prendre le risque de vouloir sauver #MeToo de ses excès.
Grasset, c’est aussi une adresse : 61 rue des Saint-Pères. Quand on franchit le seuil, toujours accueilli par un sourire, on passe devant la vitrine des derniers livres jaunes sortis, parfois avec en couverture la photo d’un ami – Richard Malka, Bernard-Henri Lévy, Tania de Montaigne, Abnousse Shalmani, Arthur ou Delphine Horvilleur. En haut de l’escalier qui craque ou sous la verrière, au dépôt, on tombe parfois sur un auteur très différent de soi, loin de ses idées, épuisé à force de dédicacer ses livres, et on lui souhaite bonne chance… La civilité des auteurs.
Depuis ces murs, des centaines d’écrivains ont pu faire résonner tout un nuancier de points de vue qu’on retrouve en écho, parfois en débat, dans l’arène publique. Olivier Nora était le gardien d’une certaine exigence qui dépasse l’idéologie. Avec une grâce, une élégance et une finesse d’esprit qui a fait de cette maison d’édition centenaire un joyau rentable de la vie intellectuelle française, un poumon de la respiration démocratique, un monument de notre patrimoine culturel, un temple camusien de la liberté de pensée et du courage de dire.
C’est ce joyau que Vincent Bolloré et Hachette viennent de briser, ce poumon qu’ils viennent d’étouffer, ce monument qu’ils viennent de démolir, ce temple qu’ils viennent de désacraliser, avec la brutalité d’un éléphant piqué par une mouche dans un magasin de porcelaine. « J’en peux plus de ce con, virez-le-moi ! » Un SMS aura suffi à détruire une maison et une équipe. Pas son esprit. Comme l’esprit Charlie, l’esprit Grasset ne peut être tué ni par des balles, ni par un chèque, ni par SMS. Il renaîtra ailleurs, dans d’autres murs, le jour où Olivier Nora le voudra. En l’attendant, en l’espérant, près de 250 auteurs, dont je suis, ont décidé de quitter leur maison, quitte à errer, comme des oiseaux migrateurs, pour rester libres. C’est historique. En face, la bollosphère joue aux coucous. Après Fayard, bientôt chez Stock, les nouveaux maîtres vont défigurer de prestigieux catalogues en les truffant d’auteurs dont le seul talent est d’être caricaturaux et aimés du prince.
Pourquoi ne pas se servir de cet argent pour construire d’autres médias, d’autres maisons d’édition ? Pourquoi envahir le nid des autres ? Parce que le but n’est pas de construire mais de démolir. Assez. Défendons notre démocratie culturelle. Avant qu’il ne reste qu’un champ de ruines, bétonné par des noms d’auteurs alignés, comme dans un cimetière.
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Alfred
Invité« un temple camusien de la liberté de pensée et du courage de dire » : rien que pour ça, merci Caroline
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François Bégaudeau
Maître des clésQuel festival. Rien a ajouter elle fait toute seule le boulot de se ridiculiser
Juste une chose : quand un écrivain dit que son éditeur est exigent, ce que disent à peu près tous les écrivains, il est en fait en train de nous dire qu’il fait de bons livres -puisque publié par quelqu’un qui exige de la qualité.
En complément de quoi je tiens à dire qu’il m’est souvent arrivé de penser que les éditeurs avec qui je travaillais manquaient d’exigence.
(d’où la médiocrité de mes livres, dira-t-on, et on aura bien fait d’attraper la perche)-
Seldoon
InvitéJe note quand même « dévoiler Marine Le Pen », cette islamogauchiste.
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cinema
InvitéCe mélange de narcissisme, de grandiloquence et d’auto-héroïsation : un vrai autoportrait involontaire.
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Sydali
InvitéC’est intéressant de voir que tous ces gens se sont fabriqué un système très efficace de rentes et en vivent. Ce qui est frappant, c’est qu’on a l’impression que moins la publication de livres rapporte d’argent (75% du chiffre d’affaires des librairies ne concerne pas la vente de livres), plus ce système, avec ses relais médiatiques et les prix littéraires qui sont des machines à fric, devient plus élaboré. Cette affaire a surtout révélé au grand public l’écart énorme entre le mode de vie de ces gens et leur poids réel auprès du public. Mais ceux qui portent cette critique veulent remplacer ce système par un truc capitalistique hyper rentable où la littérature n’a pas sa place (Bolloré), malheureusement.
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Jules de Bxl
InvitéJe suis Grasset. Fou rire
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Alfred
InvitéLes articles du point valent aussi le détour. Florilège:
« C’est un lien très singulier que celui d’un écrivain et de son éditeur. Une intimité dans le texte et dans ce que le texte ne sait pas encore de lui-même. L’homme ou, longtemps, pour moi, la femme, Françoise Verny, qui, à force de vous voir écrire, en sait plus long que vous sur votre part d’ombre, les méandres de votre imaginaire, le labyrinthe de vos pensées. La personne qui vous fait oser, tenir quand le doute assaille, poursuivre quand tout, autour de vous, conspire à vous décourager. » Inimitable BHL.
« Grasset, c’est une certaine idée de la littérature, une longue histoire de l’édition française, une finesse aristocratique, un lieu où règnent le silence, le temps long et la sobriété. » La finesse aristocratique qui te pousse à éditer Malka, BHL, Horvilleur et surtout Arthur dont l’utilisation de LMM est encore plus patente que tous les troll de ce forum.
Allez une dernière pour la route:
« Olivier Nora incarne à lui seul cet écart de style : altier, courtois, calme, élégant et attentif. Son catalogue témoigne d’une véritable ouverture, loin de toute tentation doctrinale. On ne peut lui reprocher d’avoir été un éditeur idéologue. Nous avons pu le constater en tant qu’auteur, son seul critère demeure la qualité des textes. »-
François Bégaudeau
Maître des clésIl serait temps de préciser, pour ceux à qui ça échapperait, que Nora lisait très peu de livres qu’il publiait. Ca ne tient pas à Nora, ça tient à sa fonction. Dans une grosse boite comme celle la, le travail sur le texte est confiée à des sous-éditeurs – souvent éditrices- au sein de la boite.
Chez Fayard ce n’est pas Sophie de Closets avec qui je travaillais – et j’ai toujours douté qu’elle ait lu la moindre ligne de mes deux livres publiés là-bas- mais Stéphanie Pollack.
J’imagine que Nora lit les gros, notamment Despentes, ou les livres à enjeux, ou les livres de ses potes (occasion de dire que son grand pote par dela les décennies c’est BHL – ça le situera politiquement)
Despentes à propos de qui il serait aussi temps d’arreter de dire qu’elle est une autrice de gauche, puisqu’elle est, ce n’est plus à démontrer, une romancière de droite.-
Alfred
InvitéPourrais-tu étayer ? (sur VD)
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uc
InvitéTu veux qu’il étaye ? C’est assez clair et on le sait déjà.
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Alfred
InvitéPas pour moi, désolé
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Samuel_Belkekett
InvitéATTENTION !!!
Gros Uc a parlé,
Gros Uc a aboyé… -
Jules de Bxl
InvitéJ’avoue que je n’ai jamais compris non plus. Bon, je ne connais pas bien Despentes, hormis King Kong Theorie que j’avais personnellement aimé.
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Jules de Bxl
Invité(« Jamais compris » car ce n’est pas la première fois que je lis ça d’elle ; je sais que Lagasnerie n’est pas fan non plus)
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Samuel_Belkekett
InvitéAlors attention. Pas fan c’est une chose. De droite s’en est une autre.
Perso c’est, de droite qui m’interroge. -
uc
InvitéAvec Samuel qui donne des leçons, l’ironie n’a plus besoin de forcer.
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Samuel_Belkekett
InvitéDu moment que le gros uc ne force pas trop…
Question : qu’est ce qu’un uc qui force trop ?
Réponse : un uc qui manque pas d’air… -
François Bégaudeau
Maître des clésJe n’ai pas dit qu’elle est une romancière qui se trouve etre une femme de droite
J’ai dit – et écrit dans Comme une mule- qu’elle est une romancière-de-droite. C’est à dire de droite en tant que romancière
La femme qu’elle est est-elle de gauche? Je ne sais pas. -
Gerard Manfroy
InvitéDespentes romancière et styliste de droite, ça aussi je trouve très curieux, bien sûr la majorité de son public est assez certainement de gauche mais
Par exemple, Broyax, qui est l’un de mes critiques de droite préférés, lui qui a le discernement critique d’un général de l’armée de l’air US au Vietnam, et ben il aimait vraiment Despentes : https://broyax.wordpress.com/2021/01/09/king-kong-theorie/(Il y a peu de critiques de droite que j’aime, j’aime pas du tout Neuhoff par ex, je précise d’avance.)
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Gerard Manfroy
InvitéEt personnellement j’ai aimé Vernon Subutex, même si le roman aurait gagné à ne pas tomber dans l’ambition de multiplication narrative sérielle. La moitié de la trilogie aurait été le meilleurs. Et pour le style de Despentes oui je vois très bien l’autoritarisme qui s’en dégage même si l’humour noir et son sens de la psychologie vient vraiment lui donner de la valeurs.
Quand on voit qu’un dictionnaire de 1860 ça donne ça : https://fr.wikisource.org/wiki/Petit_dictionnaire_de_la_langue_fran%C3%A7aise_(1860)/H%C3%89RO%C3%8FNE XD XD XD
Si j’étais con je dirais que c’est un résumé de son style, mais non ce n’est pas le cas, ça va bien au-dessus de ça.
Je dirais qu’elle a le plaisir très droitier de faire de l’humour noir et de l’esthétique de la violence. Seulement elle le fait du côté féminin et progressiste, alors « de droite », je vois très bien ce que ça veut dire en critère esthétique, mais seulement en esthétique alors.
Même chose pour Mishima d’ailleurs, ou même pour Nietzsche (j’adore les deux). -
Samuel_Belkekett
InvitéMon hypothèse est que tout Despentes est déjà dans son film « Baise moi ».
Pour sa trilogie Subutex… Mouais, ça casse pas 3 pattes à un canard.
Pour l’idée :
« le plaisir très droitier de faire de l’humour noir et de l’esthétique de la violence. »
Ça pose une vraie question. Ça collerait même avec Tarantino et d’autres du genre en cinoche.
Donc… Kitano est-il esthétiquement de droite ?
Voilà un problème à résoudre pour Belkekett. -
Gerard Manfroy
InvitéOui c’est vrai que « humour noir = de droite » c’est trop simpliste et que si c’est peut-être vrai de nos jours ça ne l’est pas de manière plus large.
C’était un peu niveau Tabibian mon intervention, je le reconnais humblement. -
uc
InvitéBeaucoup de remous pour une simple flaque.
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Samuel_Belkekett
InvitéDe gauche pas sûr, de droite pas sûr non plus. Qu’elle écrit comme une romancière de droite, alors là ! Je donne ma langue au uc.
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Claire N
InvitéJe tente Julia deck ?
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Claire N
InvitéMe suis trompée de terrain
Pardon -
uc
InvitéTu donnes ta langue au uc ? On avait remarqué. 😏
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Samuel_Belkekett
Invité« Despentes à propos de qui il serait aussi temps d’arreter de dire qu’elle est une autrice de gauche, puisqu’elle est, ce n’est plus à démontrer, une romancière de droite. »
HI Han ! Hi Han ! -
Zorglub
InvitéQuelconque théorie. Lettre ouverte à Virginie Despentes à propos de l’« affaire Grasset »
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» Après le flot de complaintes des grands auteurs, des grands éditeurs et de leurs employés relayés par les grands médias, accompagnées des tribunes complaisantes des libraires et des éditeurs indépendants relayées par les médias indépendants ; après les performances de divas médiatiques qui ont médusé, sidéré, paralysé leur public ; cette lettre ouverte, fraîche comme la première pêche, est tombée comme un coup de fouet sur le dos d’un troupeau endormi. »Quelconque théorie. Lettre ouverte à Virginie Despentes à propos de l’« affaire Grasset »
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Samuel_Belkekett
InvitéMerci pour ton texte « Quelconque théorie » je veux dire ce texte que tu as partagé.
Une verve comme il en manque.
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Zorglub
InvitéClassement Top des ventes de livres : Patti Smith concurrence Fred Vargas…
… et Fabcaro, Frédéric Pommier, Matthieu Bonhomme arrivent dans le top 10 des ventes, sur fond de turbulences dans l’édition.
https://www.liberation.fr/culture/livres/top-des-ventes-de-livres-patti-smith-concurrence-fred-vargas-20260425_RZXU5FUWWBAMVOK4FHT4Y5A3IA/ -
Zorglub
InvitéGibert, réseau indépendant de librairies, va demander son placement en redressement judiciaire.
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Le groupe, qui exploite 16 magasins dans 12 villes et emploie 500 collaborateurs, va désormais se concentrer sur le livre d’occasion. Cette décision illustre les difficultés des librairies dans un contexte de recul global de la lecture et de concurrence des sites de vente sur Internet.
https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/04/27/le-reseau-de-librairies-gibert-va-demander-son-placement-en-redressement-judiciaire_6683635_3234.html -
Zorglub
InvitéLe rôle culturel essentiel des librairies malgré une économie instable.
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» Fragilisées par une rentabilité au plus bas et un marché en recul, les librairies françaises continuent malgré tout de jouer un rôle central dans la vie culturelle et la diversité éditoriale. Alors que le réseau indépendant de librairies Gibert annonce qu’il va demander son placement en redressement judiciaire, nous republions cet article écrit au moment de l’ouverture du Festival du livre de Paris, en avril 2025. »
https://theconversation.com/le-role-culturel-essentiel-des-librairies-malgre-une-economie-instable-253185
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