Accueil › Forums › Forum général › Le jeu vidéo s’approche du cinéma
- Ce sujet contient 180 réponses, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par
Greenwashing, le il y a 1 mois et 4 semaines.
-
AuteurMessages
-
-
Jean Monnaie
InvitéComme beaucoup de personnes ici aiment le cinéma mais peuvent avoir des préjugés sur les jeux vidéo, je vais essayer de vous trouver des vidéos qui peuvent démontrer que ce dernier peut également être considéré comme un art.
Je vais commencer par ma bande annonce préféré, que je vous recommande de regarder dans son intégralité, et j’insiste là-dessus !
-
Jean Monnaie
InvitéCelle ci aussi est très bonne
-
Jean Monnaie
InvitéLa meilleur musique c’est forcément civilisation. Aucun débat ne sera possible.
Baba Yetu est la première musique d’un jeu vidéo à remporter un Grammy Award. Le texte est une adaptation en Swahili de la prière Notre Père.
-
Jean Monnaie
InvitéDeuxième version en live
-
Susaka
InvitéAu-delà de ta frénésie pathologique de postage de messages sur des sujet aussi divers que les musulmans, le grand-remplacement, l’islamogauchisme, l’insécurité et les écureuils, l’une des choses les plus navrantes chez toi est ta propension à étaler la confiture qui te manque. Preuve en est de la piètre estime que tu portes au cinéma pour affirmer que les deux navets que tu as partagés s’en approchaient. Quel comble pour un maraîcher.
-
Jeanmonnaie
InvitéTu as quel âge pour parler comme un boomer ?
(Simple curiosité)
La pathologie serait de ne pas boucler comme toi sur le cinéma mais de varier ses sujets ? Ou de parler de ses sujets ?
-
-
Mr. Patate
InvitéC’est un bébé Jeuvideo.com, faut pas trop lui en vouloir. Comme la majorité de ses pairs il considère qu’il est fin et singulier. Mais ce n’est qu’un homoncule, 53eme exemplaire sortie de l’usine qu’on voit passer cette année.
-
Jeanmonnaie
InvitéIl y a des raisons expliquant cet aspect élitiste et snob dans ta réponse comme chez ton camarade. Ce mépris du populaire et la futilité des réponses sont des traits souvent associés à la gauche radicale. C’est encore une des nombreuses contradictions dont la gauche à le secret.
-
Habile Entier
InvitéTu dis ça parce que t’as pas de goût.
-
Mr.Patate
InvitéDes raisons ?
-
Jean Monnaie
InvitéTu as des raisons données par Gourcuff et Bégaudeau sur le snobisme de la gauche radicale. Je partage l’essentiel, bien que je pense que ma réflexion soit plus aboutie. (Elle est perdue sur un des topics.)
-
Mr.Patate
InvitéJe n’aurais donc pas les raisons. Je peux savoir pourquoi ou vis à vis de quoi j’ai fait preuve de snobisme ou de mépris du populaire ?
-
Jean Monnaie
InvitéEn réalité, vous n’avez pas d’autre choix que de tomber dans le snobisme. Si vous étiez d’accord avec le grand public, vos critiques deviendraient tout de suite plus communes, sans aucune valeur ajoutée. Je lisais votre débat sur Martin Scorsese. À l’unisson, tout le monde s’accorde à dire que ce film ennuyeux, « The Irishman », était le film de la maturité. Le truc habituel du chanteur pour nous revendre son disque. Personnellement, ce film m’a fait l’effet de « Les Bronzés 3 » : revoir tout le monde vieillissant est plus que déprimant ; Joe Pesci avait arrêté sa carrière, et c’était très bien comme ça. Évidemment, ses films des années 90/2000, qui sont en réalité très bons, de « Goodfellas » à « Bringing Out the Dead » ou « The Aviator », là non, on boude. Trop criard pour ces messieurs. Pour les jeux vidéo, c’est pareil que ceux qui critiquaient la BD : vous sortez de votre boîte pour me rabaisser et bien me faire comprendre que je devais raser les murs avec mes jeux de mauvaise qualité. Si tu ne vois pas le soucis, tant mieux pour toi.
-
François Bégaudeau
Maître des clésPitch de comédie : Jean Monnaie critique de cinéma
Jean Monnaie qui invente des unissons qui n’existent pas (grosse division sur The irishman ici)
Jean Monnaie qui bien sur n’écoutera pas la Gene Occasioonnée sur Killers, où il est dit que Godfellas, que je serais en tant que gauchiste supposé mépriser pour son clinquant, est un chef d’oeuvre.
Jean Monnaie, cet enfant, n’aime pas le réel.-
Jean Monnaie
Invité-
Jean Monnaie
Invité-
Jean Monnaie
InvitéMettons l’accent sur le mot clé pour le pointilleux Bégaudeau, qui aime créer ses habituels écrans de fumée : « PARFOIS SEULS EN CES LIEUX ». Donc, même si je n’ai pas lu tous vos échanges et qu’il y a une grande division sur « The Irishman » ( qui avait des critiques dithyrambiques chez les professionnels) ou que, selon toi, Scorsese s’est autoparodié à partir de « Casino » en 1995 plutôt que dans « Goodfellas » en 1990, honnêtement, cela importe peu. Commence déjà par ne pas dire tout et son contraire dans tes interviews, et ensuite tu pourras me donner des leçons de rigueur et de réalité. Tu m’excuseras de te citer de mémoire et de ne pas revenir au texte à chaque fois. On dirait que vos échanges sur le cinéma sont la Bible. Je rêve là. 🙂
-
Charles
InvitéQu’est-ce que la copie de ces échanges entre Seldoon, François et moi démontre au juste, si ce n’est qu’il existe des débats sur l’oeuvre de Scorsese tant sur ce site que dans la critique?
-
Jean Monnaie
InvitéConcernant le débat sur Scorsese, il y a presque unanimité pour la période 2000-2010 .C’est pour cela que j’avais mis le passage ‘PARFOIS SEULS EN CES LIEUX’, en majuscule en pensant naïvement que ça suffirait pour ne pas recevoir une question comme la tienne. Du coup, je me sens obligé de le réitérer.
-
Charles
InvitéToujours pas compris ce que les messages copiés démontrent.
-
Jean Monnaie
InvitéMais que tu te garderas bien de démontrer.
-
Jean Monnaie
InvitéToujours pas compris ce que TES messages copiés démontrent.
La je t’aurais répondu que je contrairement à ce que François affirme je n’invente pas « des unissons qui n’existent pas » puisque il y a une unanimité sur sa période après les affranchis.
-
Charles
InvitéUnanimité de qui? François et moi?
-
Seldoon
InvitéJe serai plus clair la prochaine fois que je déclare mon amour de Marty, même post affranchis. Je craignais pourtant être à la bordure du spam.
-
Jean Monnaie
InvitéSi Seldoon se sent souvent seul en défendant la période 2000-2010, il doit savoir qu’il y a en réalité presque unanimité sur le forum à ce sujet. Cela n’implique ni toi ni François personnellement. Je n’ai aucune raison de douter de la sincérité de Seldoon.
-
Charles
InvitéMarrant comme tu changes le « parfois » en « souvent » du message de Seldoon pour que ça aille dans ton sens.
Par ailleurs, considérer qu’Aviator et GONY sont des films boursouflés n’a rien d’une opinion radicale ni extrêmement rare parmi les critiques. Donc je ne vois pas là où tu veux en venir. -
Dr Xavier
InvitéPrenons garde Charles, encore deux ou trois messages neutres, amicaux et courtois de notre part, et on va avoir droit à une saillie homophobe ou une invocation de la toute puissance des gonades.
-
Jean Monnaie
InvitéComme le dirait notre Jean-Ma national à propos de la surreprésentation des homosexuels au FN, je ne fais pas la police des braguettes. C’est le lobbie LGBT qui m’indispose.
-
Jean Monnaie
InvitéSi tu veux, je n’aurais pas dû dire « souvent », car de toute façon mon interprétation du message de Seldoon engendrera un débat sans fin qui ne mettra personne d’accord. Boursoufler n’est pas le premier mot qui me vient à l’esprit en pensant à « Aviator ». Il faudrait que tu précises ce que tu entends par là. Je constate que les goûts des professionnels du cinéma tendent souvent vers la sobriété, une qualité qui a été saluée dans ses deux derniers films. Je trouve que c’est un critère assez snob. Je ne sais pas si cela a toujours été le cas, mais cela me frappe beaucoup. Pour avoir revu « Aviator » l’année dernière, c’est un chef-d’œuvre. Par conséquent, je ne suis pas étonné que sa période de 2000 à 2010 ne soit pas la plus appréciée, surtout que « The Irishman » m’a laissé de marbre.
-
Charles
InvitéTu n’es pas d’accord sur l’appréciation esthétique d’un film et donc tu la disqualifies en la traitant de snob, c’est à dire en imputant un souci exclusivement distinctif à un goût culturel. C’est gratuit et je ne vois pas où ça mène.
-
Jean Monnaie
InvitéJe veux bien te répondre, mais peux-tu m’expliquer ce que tu entends par boursoufler et ce que tu penses de sa période après Les Affranchis ?
-
Charles
InvitéJe te renvoie à ce que j’ai écrit sur le sujet dans la page cinéma.
-
François Bégaudeau
Maître des clésJe n’ai rien compris à ce que disait Jean et je crois que lui non plus
Des faits éclaireront peut-être :
-de tous les cinéastes américains majeurs advenus dans les années 70, Scorsese est sans doute celui qui a le plus divisé. Il y a des fanatiques, des très réfractaires, des sceptiques, des j’aime bien.
-dans les années 70 il emporte à peu près la mise, mais même Taxi-driver est un film très discuté, certains le taxant même de fascisme. Dans la même décennie New york New York laisse perplexe.
-dans les années 90, 2000, 2010, chacun de ses films fait l’objet de débats contradictoires. C’est encore le cas du dernier. Comme c’était le cas de l’avant dernier. Comme c’était le cas de Silence – plutot pas aimé en général. Comme c’était le cas du Loup, etc. -
Jean Monnaie
InvitéLes débats contradictoires, tu en as sur tout. Quelle bonne blague.
Pourtant, « The Irishman » a reçu des critiques dithyrambiques. Toujours cette manière de noyer le poisson, de faire semblant de ne pas me comprendre pour étouffer le débat.Ce qui m’agace, c’est que dire une bêtise te prend 10 secondes. Pour la réfuter, je prends parfois des heures.
https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=139628.html
-
Jean Monnaie
InvitéDu coup, je répondrai en temps voulu à Charles, qui n’a pas jugé utile de répondre en deux petites lignes aux questions posées et qui m’envoie sur une chasse au trésor pour retrouver ses écrits sur Scorsese, en espérant y trouver le mot « boursouflé » et comprendre la complexité de cette analyse, ce qui expliquerait pourquoi il était incapable de me répondre en quelques lignes. Voilà encore un mystère à résoudre pour Samy et Scooby-Doo.
-
François Bégaudeau
Maître des clésMon pauvre Jean, tu vas finir épuisé
Maudit soit le bourreau qui te séquestre dans ce forum. -
François Bégaudeau
Maître des clésThe irishman a beaucoup divisé la critique, c’est factuel
Tu en trouveras encore récemment la trace dans le podcast consacré par Burdeau à Killers, ainsi que dans le podcast Sortie de secours. Et surtout dans la presse de l’époque (2020) vers quoi ton amour des faits va t’incliner séance tenante à te précipiter. -
Jean Monnaie
InvitéNote moyenne 4,4, 23 titres de presse ( 14 (5 étoile), 0 ( 1 étoile) 1 (2 étoile)
14 ont mis 5 étoiles selon AlloCiné. La pire note est de 2 étoiles par Libération. Le factuel c’est ça. Donc, à partir du moment où il y a une homogénéité dans les critiques, il est difficile d’avancer l’argument d’une critique divisée. Je peine à comprendre ton raisonnement. Encore un jeu de piste comme pour notre ami Charles ? -
Seldoon
InvitéAllociné ne resence qu’une certaine presse, il y a beaucoup d’autres pans de la critique. Par exemple tu n’y trouves pas le masque et la plume. Les débats sur The Irishman ont été très clivés, et moi je me suis toujours trouvé très seul en France pour le défendre. Je ne peux citer que quatre personnes rencontrées physiquement qui aiment vraiment ce film et pourtant j’en ai parlé à tout le monde, dans toutes sortes de cercles, pendant deux ans.
-
Charles
InvitéOui d’ailleurs la recension AlloCiné est trompeuse en ce qu’elle ne fait pas état par exemple de l’avis dissident de Simon Riaux d’Ecran large qui exprime un avis beaucoup plus mitigé que celui retenu par AlloCiné.
-
Seldoon
InvitéTon post n’existe que pour signaler ma faute d’ortographe sur recenser, c’est dégueulasse Charles.
-
Julien Barthe
InvitéSeldoon,
ce post pour te signaler que l’oubli du « h » à « orthographe » dans ce contexte tient à la fois du trait d’esprit et de la mise en abyme. -
Charles
InvitéEt Jean Monnaie puisque tu veux deux lignes les voici :
Aviator me paraît boursouflé en ce que je l’ai trouvé lourd, très appuyé, pas très fin dans la psychologie des personnages et que l’interprétation va également dans ce sens avec des performances de singe savant sans intérêt (je ne vois pas le personnage mais un acteur faire son numéro).
Et sur la période post-Affranchis, je la trouve très inégale avec quelques réussites mais qui n’égalent pas ses chefs d’oeuvre des années 70-80 (Taxi driver, Raging bull, les Affranchis). -
François Bégaudeau
Maître des clésJean s’informe de la vie intellectuelle ou critique de son pays par les statistiques Allociné. C’est à noter
-
Habile Entier
InvitéVous êtes vraiment obligés de pourrir le seul thread consacré aux jeux videos avec votre discussion sur le cinéma?
. -
François Bégaudeau
Maître des clésil est vrai qu’il serait plus avisé de décliner le thread « le jeu video s’approche du cinéma » sans parler de cinéma.
-
Habile Entier
Invité« il est vrai qu’il serait plus avisé de décliner le thread “le jeu video s’approche du cinéma” sans parler de cinéma. »
.
C’est vrai qu’il y a le titre. Du coup j’ai rien dit. -
Ostros
InvitéHabile Entier, depuis que le forum existe il y a eu des dizaines de discussions lancées sur le jeu vidéo. Et chaque fois pour le comparer au cinéma. Et demander à François ce qu’il pense du jeu vidéo en tant que cinéphile et critique de cinéma. On retrouve à chaque fois les mêmes arguments d’immersion etc. François explique donc les différences fondamentales entre cinéma et jeu vidéo. Ce thread va finir par être abandonné et à noël un petit nouveau en ouvrira un autre « salut je voulais savoir ce que vous pensez du jeu vidéo en tant qu’art. Et le fait que les images sont de plus en plus précises et qu’on a maintenant carrément des séquences qui sont des films comme au cinéma… etc. Et se sera reparti. Les mêmes conversations, les mêmes questions à François et les mêmes indignations face à ses réponses.
-
Parfaitement à l’eau
InvitéCe serait ça l’éternel retour ?
-
Ostros
InvitéAhaha peut-être ^^
-
Jean Monnaie
InvitéContrairement à Twitter ou à un forum classique, où les discussions sont souvent parasitées par l’intervention de tout le monde, ici, tu peux discuter avec une personne sans jamais être dérangé (le forum fonctionne par grappe). Si personne n’intervient dans tes réponses, tu ne seras jamais perturbé.
-
Jean Monnaie
InvitéJe vais faire une réponse générale que je ne devrais normalement pas faire. Quand François dit : « The Irishman a BEAUCOUP divisé la critique », c’est factuellement faux. Quand, après ma démonstration, il répond : « Jean s’informe de la vie intellectuelle ou critique de son pays par les statistiques d’Allociné », c’est un sophisme. Si demain, tu as un président qui remporte une élection avec 80 % des voix, c’est un succès, peu importe si 20 % des gens le détestent. Si dans un sondage, 80 % des gens aiment les brocolis, peu importe les 20 % restants, cela ne change en rien le fait que les Français aiment les brocolis. Tu pourras dire que tous DES Français aiment aussi les radis, on s’en fiche. François fait, comme toujours, du Bégaudeau, sa mauvaise foi crasse plombe son discours. À aucun moment, je ne vais nier que dans une émission sur la télévision à 23 heures sur la TNT, tu as des personnes qui détestent The Irishman (oui, je caricature), mais cela n’invalide pas ce que je dis. Nous nous plaignons souvent que le gouvernement nous traite comme des imbéciles, ce qui est compréhensible. Cependant, il est important de ne pas adopter la même attitude envers les autres. Je renvois à Ganghi : « Commencez par changer en vous ce que vous voulez changer autour de vous » Donc, au lieu de consacrer du temps à réfléchir sur la question du snobisme, je me retrouve à devoir, une fois de plus, mettre en évidence et contester ta mauvaise foi.
-
Jean Monnaie
InvitéJe vais donc mettre un extrait vidéo pour démontrer de manière incontestable ta mauvaise foi. J’espère sincèrement que le contenu des livres que tu refuses catégoriquement de m’envoyer est de meilleure qualité.
Ici, le sujet est la délinquance . Tu fais un argument d’autorité à 15 min 51 : « La droite a lu tellement peu de sociologie », « Je PENSE » (je note que tu commences toujours tes phrases par « je pense » et cela dit beaucoup de choses), à 16 min 04 : « Que vous n’avez jamais lu de sociologie, sinon vous ne diriez pas les conneries que vous dites » (ce que tu me fais également ici sur la littérature et le cinéma), ‘ »Vous avez lu Bourdieu ? »
Simon Collin relève ton argument d’autorité (à 23 min 07), et tu te défends sur ton argument d’autorité précédent en le justifiant par un argument d’autorité, ce qui est bizarre (à 23 min 40) : « Il y a une incompréhension profonde de la droite sur la sociologie ». Simon Collin te répond que tu fais une généralité et que tu disais ne jamais en faire, et tu réponds avec un oxymore à 24 min 07 : « Il n’y a pas que des généralités précises. » Je ne supporte pas d’être pris pour un idiot. La clé de ma psychologie c’est ça. ( pour suivre regarder de 15 mn à 24mn)
-
Jean Monnaie
InvitéJ’ai mené des milliers de débats (ceci peut être perçu comme un argument d’autorité aucun soucis, mais c’est surtout le reflet de mon expérience). Mon observation est la suivante : les gens manquent d’estime de soi (ils se fichent des faits) et ont trop d’ego (ils ne veulent jamais reconnaître leurs torts ou leurs excès).
-
Jean Monnaie
Invité« Il y aussi des généralités précises » *
-
Jean Monnaie
Invitéen le justifiant par une généralité*
-
François Bégaudeau
Maître des clésTout à fait. A part ça : où et quand m’as tu donné un mail pour t’envoyer les PDF de livres, comme je le fais à quiconque me les demande?
-
Seldoon
InvitéCharles, François et moi t’avons répondu de façon précise pour The Irishman : on t’a expliqué les limites du bareme Allociné. Sans réponse de ta part, ton seul argument sur ce point s’est donc évaporé. Avant de parler de mauvaise foi, peut-être faudrait-il te poser la question, en dehors de la chaleur du débat. The Irishman a-t-il divisé la critique ? Il est possible que des gens ayant lu, écouté et participé à ces débats à l’époque (et aujourd’hui encore) ne l’affirment pas juste pour t’embeter.
-
Jean Monnaie
InvitéTu peux m’expliquer les limites des sondages, des études et de tout ce que tu juges pertinent, en me balançant à chaque film, que les critiques sont divisées pour les mêmes raisons. A savoir que les échantillons de sondage ne sont jamais suffisants et que les études présentent toujours des imperfections méthodologiques. Cependant, je maintiens qu’afin de comprendre le monde, il est nécessaire de hiérarchiser les informations. Dans notre contexte, les critiques sur Allociné représentent statistiquement, la manière la plus fiable pour déterminer si « The Irishman » a été un sujet de division ou non. Donc je maintiens que ce que François affirme est FACTUELLEMENT faux. Ce n’est pas mon opinion mais un fait.
-
Jean Monnaie
Invité« Il est possible que des gens aient lu, écouté et participé à ces débats à l’époque ». Là, tu m’expliques que 20 % des gens n’aiment pas le brocoli. On ne raisonne pas de cette manière. Il est vraiment important de le comprendre. C’est un peu comme si tu étais millionnaire et que tu me disais que toi et tes amis n’avez pas ressenti la crise. Dans ton monde, oui, mais pour les 80 % restants, non. Il faut un terrain commun pour discuter. Apparemment, nous ne l’avons pas ici.
-
Jean Monnaie
InvitéLe problème est que votre manque de logique doit forcément se retrouver dans votre vote ou vos actions politiques, et cela est désespérant. On va finir par manger des cailloux avec des gens comme vous.
-
Jean Monnaie
InvitéL’exemple le plus connu est la politique du Covid, approuvée par 60 % des Français, qui étaient incapables de comprendre les raisonnements statistiques. En résultat, la sécurité sociale est ruinée et la dette est abyssale. Vous m’excuserez d’être légèrement nerveux quand je lis vos réponses.
-
Seldoon
InvitéJean : Que le sondage Allociné ne dise pas RIEN, c’est un fait. Qu’il ne soit pas juste dans le cas qui nous préoccupe, c’en est un autre. Tant que tu refuseras la précision avant de monter en généralité il n’y aura pas de discussion possible.
Jullien : je cherche mais ne trouve pas de réponse satisfaisante. -
Jean Monnaie
InvitéOn raisonne en généralités en statistiques et JAMAIS en cas particulier. C’est la deuxième règle du fight club. Donc, aucun débat ne sera possible si tu ne respectes pas cette règle. D’ailleurs, François, dans l’extrait, dit ne pas raisonner en généralités, ce qui explique son raisonnement.
-
Seldoon
Invité« tant que tu refuseras la précision AVANT de monter en généralité »
-
Jean Monnaie
InvitéNon, non. La précision, pour affiner une pensée, vient après la généralité. Tu débroussailles le jardin avant de t’atteler aux détails.
-
Charles
Invité@Jean Monnaie : donc plutôt que de prendre en compte les biais d’Allociné pour affiner leur recensement tu préfères ne même pas les considérer. Bel exemple de rigueur, encore une fois.
-
Jean Monnaie
InvitéTu peux contester les biais de sondage.
On va boucler car j’ai déjà répondu. -
Charles
InvitéAutre exemple pour que tu comprennes, Jean Monnaie. Jean-Marc Lalanne, rédac chef cinéma des Inrocks, n’a pas aimé the Irishman – il en parle dans une émission du Masque et la plume à propos de Killers. Ce qui n’est pas le cas d’une autre journaliste des Inrocks, Murielle Joudet. Mais comme il arrive souvent dans des journaux ou magazines avec plusieurs avis divergents, on publie l’avis positif. Ce qui n’enlève rien au fait que Lalanne ne l’a pas aimé. Et résultat des courses, Allociné recense l’avis positif. Donc au lieu d’avoir deux avis divergents, on n’a qu’un seul avis positif, ce qui t’induit en erreur d’un point purement quantitatif – ce qui t’importe – sur le nombre de critiques négatives du film. Comment peux-tu ne pas le prendre en compte?
-
François Bégaudeau
Maître des clésCeci étant posé rappelons le point :
Postlulat de Jean M : snobisme de gauche
Exemple pour illustrer : Scorsese. Les snobs de gauche n’aiment que les derniers films que tout le monde déteste, et n’aiment pas les films de scorsese que tout le monde aime comme Godfellas.
Deux faits invalident cet exemple : 1 beaucoup de snobs de gauche comme moi aiment les films des scorsese que tout le monde aime : godfellas et quelques autres cités ici. 2 il y a eu grosse division chez les snobs de gauche autour de Irishman, comme l’attestent les nombreux faits rapportés par trois éminents snobs de gauche d’ici, Seldoon Charles et Bibi : Burdeau n’aime pas Irishman, Momci préfère Le Loup à Irishman, Joudet et Lalanne ne sont pas d’accord sur Irishman, etc. + quelques débats ici même entre snobs de gauche sur The irish..
L’exemple de Jean Monnaie est donc clairement atomisé par les faits.
Reste alors son postulat tout nu, tout penaud, -
Jean Monnaie
InvitéMais rassure-toi, j’ai très bien compris. Il fut une époque où j’étais abonné aux magazines de cinéma Studio et Première. La note reflète la rédaction du journal, même si parfois tu pouvais y trouver des avis contradictoires. De toute façon, le sujet n’est pas là, mais dans le raisonnement global.
Certes, l’échantillon d’AlloCiné n’est pas exhaustif, il a ses limites, mais on ne peut pas dire que « The Irishman » a BEAUCOUP divisé la critique, ni même qu’elle a divisé la critique. Car dans ce cas, tout film divise la critique, car aucun film ne fait l’unanimité dans l’absolu. On peut dire que « The Irishman » a reçu une très bonne critique, mais que chez Y ou X, ils ne partageaient pas l’enthousiasme général ou que la presse écrite/professionnelle ne reflétait pas la majorité des YouTubers/critiques amateurs de cinéma. Peut-être que c’était le cas, je n’ai pas vérifié, mais de toute façon, ce n’est pas ce que vous avez dit.
Ce que je critique ne sont pas vos goûts, car il m’arrive de ne pas aimer un film pour de mauvaises raisons, de le regarder dans de mauvaises conditions, ou par manque de maturité. Mes goûts à 20 ans ne sont pas les mêmes qu’aujourd’hui, et peut-être même que les critiques peuvent me le faire apprécier à une seconde lecture. Simplement, le raisonnement n’est pas une question d’intelligence mais uniquement de méthode. Un mélange entre l’art d’avoir toujours raison et le Petit cours d’autodéfense intellectuelle de Normand Baillargeon, pour faire simple.
Une mauvaise méthode de réflexion dans un sujet futile comme le nôtre n’est pas grave, mais en politique, là, ce n’est plus la même chose. J’ai parlé du COVID, où le débat était complètement hystérique et qui a eu des conséquences désastreuses, et c’est la même chose pour tous les sujets politiques.
Le problème est que je subis les mauvaises politiques. Mon enfant aurait pu mourir aux urgences. Donc là, ça ne me fait pas rire, les 40 milliards de dette supplémentaire de la sécurité sociale à cause du COVID. Je considère, comme Levinas, que la responsabilité n’est pas une question qui se pose : on est de fait responsable non seulement de soi-même ou de ses propres actions, mais également de l’autre, de ce qui lui arrive, de sa responsabilité même. Nous sommes dans le même bateau. Moralement, je ne peux pas accepter ni la mauvaise foi ni le manque de logique (méthodologie) et si je dois courroucer, agacer ou blesser, je le ferai car je préfère dire les choses et avoir l’espoir qu’une des personnes dans le tas prenne en considération mes objections que j’estime justes et fondées. Ma responsabilité est celle la. -
Jean Monnaie
InvitéMaintenant ma position est la suivante : dans de nombreuses cultures, la sobriété est souvent associée à l’élégance, au raffinement, et à un certain niveau d’intellectualisme. Je remarque que ce critère est souvent apprécié des critiques. Le goût pour la sobriété peut être vu comme un marqueur de distinction sociale, conformément à la théorie de la distinction de Pierre Bourdieu, qui suggère que les préférences culturelles servent à établir et à maintenir des différenciations sociales.
Donc, nous sommes d’accord pour dire que ses derniers films sont sobres. Seldoon dit : « Une fois cela accepté, c’est du très grand cinéma. Il y a une certaine sobriété assez nouvelle chez Scorsese. » et que la mise en scène des années 2000 est tape-à-l’œil. François Bégaudeau dit : «Le Scorsese tardif est grand parce qu’il a renoncé au tape-à-l’œil. »Et je vois un lien entre les 2 Seldoon « Oui je vois bien ce qui s’est passé en France. Pour le dire vite, Marty a perdu la critique intello au fur et à mesure des années 2000 »
C’est une simple hypothèse, car, comme je l’ai dit à plusieurs reprises, au cinéma, j’ouvre toutes les portes sans en fermer aucune. Pour ma part, il me semble que la critique a tendance à surcoter les films sobres.
Maintenant pour répondre à François, en me disant « Postulat de Jean M : snobisme de gauche. Exemple pour illustrer : Scorsese. Les snobs de gauche n’aiment que les derniers films que tout le monde déteste », il y a une incompréhension, car ma critique s’adresse aux critiques professionnels et non à la gauche : Je dis exactement ça« En réalité, vous n’avez pas d’autre choix que de tomber dans le snobisme. Si vous étiez d’accord avec le grand public, vos critiques deviendraient tout de suite plus communes », tu changes complètement mes propos et par la même occasion tes propres propos.
Car même si je veux bien admettre que le fait que je critique la gauche puisse porter à confusion, dans l’absolu MAIS ce n’est pas le cas ici. En effet, tu ne dis pas : « The Irishman a BEAUCOUP divisé la gauche ou le forum, mais LA CRITIQUE. » Donc, ma réponse concernant AlloCiné est appropriée. Elle est tellement appropriée que personne, sauf toi, ne la conteste. Personne ne dit que je mon postulat est le snobisme de gauche.
Par conséquent, ta réponse est encore manipulatoire, car la technique consiste à subdiviser le sujet initial (les critiques) en le compartimentant (en critique de gauche).
Tu fais la même chose quand tu dis : « Nous, à gauche, on est seulement 15, nous sommes la vraie gauche. » Tu subdivises toujours au maximum pour retomber sur tes pattes.
C’est comme si je disais : « Comment peux-tu dire que Zemmour qui fait de la merde sur la loi des retraites en allant dans le sens de Macron est d’extrême droite ? car nous, à la vraie droite radicale, on est seulement 15. » Je trouve cette technique de subdivision un peu facile. Elle te permet de ne pas assumer l’héritage de la gauche ou les politiques de gauche, ou encore tes propos, comme dans notre cas ici, en subdivisant pour rester pur. -
Jean Monnaie
InvitéDans tous les cas, même si je dis sur le forum que vous avez une critique bourgeoise du cinéma, cela sous-entend que je critique à la fois le forum et les bourgeois, sans faire aucune distinction entre les deux. Par conséquent, je ne vois pas par quel miracle tu pourrais comprendre que ma critique sur le snobisme soit uniquement un reproche propre à la gauche. Il y a encore un problème de logique qui m’échappe.
-
Jean Monnaie
Invité*Quand je dis que personne ne conteste sur Allociné, je ne fais pas référence aux limites d’Allociné, mais plutôt au fait que je me contredis en citant une source généraliste qui irait à l’encontre de mon postulat initial, qui serait supposément axé uniquement sur les critiques de gauche.
-
Charles
InvitéTu reconnais donc que le recensement d’Allociné est limité, qu’il n’est pas exhaustif etc. mais tu décides quand même de te fonder exclusivement sur lui pour énoncer un fait. Pourquoi ? Parce que tu as besoin de hiérarchiser les informations comme tu dis. Ou plutôt parce que tu n’es pas en mesure de regarder la complexité d’une situation pour avoir un avis. Il te faut des informations simples, limitées pour cela.
Sur le reste beaucoup de confusions. Entre un goût bourgeois et un goût snob, entre un goût qui repose sur une volonté de distinction et celui sur une certaine tradition critique et culturelle (le goût pour une certaine forme de clarté et de classicisme remonte au bas mot à Racine). Et pour en revenir à Scorsese, je ne crois pas qu’Aviator soit plus sobre que les Affranchis au niveau de la mise en scène, notamment du montage ou des travellings. Sur le jeu, oui en revanche. Sur la psychologie aussi sans doute.
Enfin, il y a un consensus parmi les spectateurs et critiques sur le fait que les Affranchis est un des meilleurs Scorsese et qu’il est supérieur à Aviator. -
Jean Monnaie
InvitéÀ moins que ce soit un dieu qui me parle, et dans ce cas, étant omniscient, tu pourrais critiquer ma liste Allociné. Sinon, tu vas devoir m’expliquer comment tu peux avoir une liste exhaustive lorsque tu cherches une information. Il n’y a pas de complot. Je vais me répéter : une fois, c’est le hasard, deux fois, c’est une coïncidence, et trois fois, c’est une récurrence.
Donc, quand Première dit : ‘The Irishman : qu’en disent les premières critiques ? « Formidable », « somptueux », « saisissant » : les premiers retours sont plus que positifs.’, et que je lis la même chose partout, et que l’échantillon d’Allociné confirme la même chose, il est statistiquement impossible que cela ne représente pas la critique professionnelle.
Tu me fais la même chose que La Tronche en Biais qui explique que si tu as pris le train 15 fois dans ta vie et que ces trains ont été 15 fois en retard, cela ne dit rien sur tous les trains que tu n’as pas pris. En fait, si, statistiquement cela veut dire que la SNCF a de grandes chances d’être en retard.
C’est la même chose pour tout. Si dans tes demandes d’augmentation, ton patron réchigne à t’augmenter et que c’est le cas dans les 15 emplois, tu ne vas pas en déduire que c’est juste de la malchance et que, sur les centaines de milliers de patrons, les autres vont t’augmenter. L’école devrait donner des cours d’esprit critique et de logique car c’est fondamental.
-
Jean Monnaie
InvitéEnsuite, tu enchaînes sur l’écran de fumée habituel concernant la complexité. C’est le truc qu’on me sort sur tous les sujets que je résume ici.
« Les causes sont infiniment plus complexes que ce qu'𝒐𝒏 essaie de nous faire croire. Et si vous imaginez que l'option simpliste de fermer le robinet suffirait à régler 𝒕𝒐𝒖𝒔 les problèmes d'humidité, ha, ha, mon pauvre ami, excusez-moi mais c'est tellement bête… » pic.twitter.com/cAJPwMz0kD
— Mon bon Louis (@siuoLnoBnoM) July 15, 2023
Et on comprends mieux le dialogue de sourd sur l’immigration comme pour tous les sujets politiques.D’ailleurs, sur quoi te bases-tu pour affirmer un consensus pour ‘Les Affranchis’? Tu avais fait le débat à l’époque? comme Seldoon? « Il est possible que des gens ayant lu, écouté et participé à ces débats à l’époque (et aujourd’hui encore) ne l’affirment pas juste pour t’embêter. » Je suppose que non. Tu as fait exactement la même chose que moi : tu prends un échantillon de critiques. Et sans surprise, Allociné le confirme. également.
-
Jean Monnaie
Invité« Sur le reste beaucoup de confusions. Entre un goût bourgeois et un goût snob, entre un goût qui repose sur une volonté de distinction et celui sur une certaine tradition critique et culturelle (le goût pour une certaine forme de clarté et de classicisme remonte au bas mot à Racine) »
« La comme tu coupes les cheveux en quatre et qu’on rentre dans des débats sans fin, je ne réponds pas. » Si on arrive déjà à se comprendre sur les statistiques se sera déjà beaucoup. -
Charles
InvitéL’art et la politique comparés à un problème de plomberie, très bien, c’est très éclairant sur ton mode de pensée.
Quant aux Affranchis, mon idée vient du fait que je suis Scorsese et la critique à son sujet depuis plus de 15 ans, ce qui n’est pas exactement comparable au fait de jeter un oeil sur un barème Allociné de 20 critiques. -
Jean Monnaie
InvitéSauf que je ne la compare pas à un problème de plomberie. Je dis simplement que la logique est la même. On commence par les solutions les plus évidentes et les plus logiques. Ce qu’un plombier fait pour réparer une fuite chez toi est ce qu’un politique doit faire pour traiter un problème. Il n’y a aucune différence.
Ton raisonnement se base sur un échantillon de la même manière, peu importe la temporalité. Les 42 297 notes sur ‘Les Affranchis’ sur Allociné, dont les premières ont sans doute plus de 15 ans, sont suffisantes pour affirmer que cela représente les critiques des spectateurs. Et c’est sans doute plus fiable que l’avis de tes amis sur ce film.
Pour les critiques professionnelles, c’est exactement la même logique. Là, sur Allociné, ils ont ressorti que 5 critiques professionnelles. Du coup, il faudrait en trouver d’autres sur Google pour le confirmer. On a fait le tour de cette question. J’ai donné mon avis et toi le tien.
-
Charles
InvitéBien sûr que l’exhaustivité n’est pas possible, mais ce qui me frappe c’est que devant les limites évidentes d’un recensement le refus de ta part de les prendre en compte car ce serait trop compliqué, trop d’informations à traiter. Je m’arrête là parce qu’on tourne en rond.
-
Jean Monnaie
InvitéJ’ai répondu en utilisant les statistiques. Tes critiques négatives du film sont forcément minoritaires. À moins que tu ne puisses démontrer que les refus de tes 15 patrons sont juste de la malchance. Tant que vous serez incapables de hiérarchiser un problème, de prendre en compte les probabilités et de commencer par les solutions les plus évidentes, nous ne pourrons pas nous comprendre.
-
Charles
InvitéEt tant que tu refuseras de prendre en compte la complexité du réel en te retranchant derrière des principes mathématiques mal utilisés, on n’avancera pas. Fin du débat.
-
Jean Monnaie
InvitéComme dirait ma maman : « Arrête de vouloir faire compliqué quand tu peux faire simple. » Je suis persuadé que ton raisonnement doit être le même en politique. Et là, c’est très problématique.
-
Jean Monnaie
Invité« Mal utilisé » MAIS que tu n’as toujours pas démontré.
BREF -
Charles
InvitéOui sauf que c’est toi qui es homophobe, antisémite, xénophobe. Pas moi. BREF, comme tu dis.
-
Jean Monnaie
InvitéTu as le droit d’utiliser ce sophisme pour masquer les incohérences de ton argumentation. Cependant, les faits sont têtus : il n’y a pas de débat sur les statistiques. Par ailleurs, je n’ai aucune « aversion instinctive ou hostilité irraisonnée » qui laisserait supposer que mes positions politiques ne sont pas réfléchies et logiques. Par conséquent tu peux déjà retirer tous les « phobes » pour me qualifier.
-
Charles
InvitéDonc quand tu prétends qu’un éditorialiste soutient les Arabes c’est pour s’assurer un vivier pour des partouzes homosexuelles, c’est réfléchi et logique ?
-
Jean Monnaie
InvitéJ’ai expliqué que la compétition professionnelle suit la même logique que la compétition sexuelle. Autrement dit, ceux qui soutiennent le milieu du travail (comme les patrons et cadres) sont les gagnants de cette compétition. À l’opposé, ceux qui s’y opposent sont les travailleurs, tandis que ceux indifférents sont les marginaux (bénéficiaires du RSA, de l’AAH, retraités). Concernant l’immigration, la logique est similaire : ceux qui la soutiennent, comme les patrons et la classe aisée, ne rencontrent aucune concurrence dans la compétition sexuelle de par leur statut. Ceux qui s’y opposent, notamment le petit blanc de la classe moyenne, sont en compétition sexuelle directe avec les immigrants. Les indifférents, tels que les candaules et les marginaux, ne sont pas directement impliqués dans cette compétition, les homosexuels de gauche, gagnant de trouver un vivier. Par exemple, Palmade, un directeur de journal (dont le nom m’échappe, peut-être Regard ?) et Édouard Louis, trois homosexuels pro-immigration qui ont été impliqués dans des procès après avoir été dépouillés par de jeunes maghrébins, confirment mon hypothèse sur la compétition sexuelle et lien avec l’immigration. En outre, la gauche explique souvent que la compétition sexuelle sous-tend le vote d’extrême droite. Mon analyse ne fait que développer cette théorie.
-
Monami
Invitéquelle émouvante confession, j’espère que tout le monde ici saura la lire comme telle !
-
Jean Monnaie
InvitéJ’ai l’esprit de solidarité et je pense d’abord à mes proches.
-
Claire N
Invité« il n’y a pas de débat sur les statistiques »
Peut-être que si ;
Il semble que la puissance statique d’une étude
Soit étroitement liée à la question posée
Et que les études prospective en ai plus ( de puissance) que les rétrospectives
Je n’entends pas lancer le débat, je n’ai pas les bases suffisantes . -
Jean Monnaie
InvitéDémontre le que les critiques allociné sur le film de scorsese ne représente pas la réalité.
-
Ostros
InvitéTu veux dire « les Jean (Monnaie) ».
-
-
-
-
Mr.Patate
InvitéHa oui ok, j’ai eu peur que tu me considères méprisant envers l’objet populaire jeux vidéos.
C’est pas comme si je tenais ce genre de trucs en très haute estime.
[youtube https://www.youtube.com/watch?v=PuMdGI6gNSA?si=7NciRHIRcU67X4iu&w=560&h=315%5D-
Mr.Patate
Invité(vraisemblablement le site permet pas les trop gros post, donc je dois couper en boutd. Suite)
-
Mr.Patate
InvitéBon peut être que tu vas me dire que le lyrique/classique c’est élitiste.
Du coup on pourra juste profiter de ce truc hyper undergound. Structure et mélodie géniale, riche et économique à la fois, du McCartney 8 bits.Mais à parler musique (domaine o combien légitime hein, y compris dans le jv) on reconduit le problème que posait ton post initial. Evaluer la grandeur du jeu vidéo à sa capacité à se mesurer aux autres grands arts. Sur leur terrain. Sauf que la photo devient photo quand elle arrête de vouloir être peinture, le cinéma du théâtre filmé, la BD du roman, etc. La spécificité du jeu vidéo en tant qu’art, c’est le gameplay. Pour prolonger Mario, tu m’aurais parlé du Jeu Pur chez Nintendo, comment chaque élément extérieur au joueur, structure des niveaux, éléments du décor, monstres, par leur forme, leur mouvement, l’histoire même, tout dans le design général du jeu suggère une interaction précise, est le produit d’une idée de gameplay. Et comment ce truc là est précisément ce qui se produit lorsqu’un domaine se constitue en tant qu’art. Qu’on le veuille ou non les mecs on inventé un langage, et en l’occurrence un langage non verbale qui n’existait pas avant eux et qui a posé les bases d’à peu prêt tout le reste.
Sans passer par Nintendo qui sont un peu les pères fondateur de tout, et pour se rapprocher un peu du ciné, le travail de cadrage innovant dans les Survivor Horror des 90’s où les environnements était en 3D préprogrammée (donc de la fausse 3d bloquée) permettait de lier les ressorts du genre horreur à la fois en terme d’ambiance visuelle et de gameplay (tel cadre rend la scène plus effrayante/étrange – je ne vois pas ce qui est hors cadre, potentiellement un monstre, donc je prends un risque en changeant de plan).Sinon le snob que je suis s’est éclaté une partie de l’aprem à mater notre Valmaster national mettre une tannée à Menard sur SF6 pour le CPT France (ne me dites pas que la suite fut moins belle).
Honnêtement moi certaines critiques des droitards sur les gauchiasses je peux tout à fait les entendre (au demeurant on les a souvent fait en interne avant vous), mais putain, respectez vous quoi, élevez le niveau. Arrêtez d’être dans la médiocrité tout le temps. Tu me diras à quoi bon…on est médiocre et ça paye. Pour une fois tu diras le vrai.
-
-
-
-
-
François Bégaudeau
Maître des clésSans mépris aucun, Gourcuff officie dans le football, soit comme joueur (Yohan) soit comme entraineur (son père)
Tu voulais évoquer Philippe Corcuff, philosophe affilié au NPA. Si tu le lisais et non le regardais sur Thinkerview, tu aurais mieux imprimé son nom.
Pour le reste, tu fais ici ce que tant de gens font : te dédouaner de tes gouts de chiottes en détournant la question vers le mépris qu’ils censément inspirent.-
Jean Monnaie
InvitéJ’ai mentionné ce personnage plusieurs fois dans ce topic et c’est vrai que je ne souhaite pas retenir son nom. C’est dommage que ma chaîne précédente ait été supprimée. J’avais trouvé une vidéo où cet hystérique insultait Lordon, toi et les autres de fascistes pendant 10 minutes. C’était assez malaisant. J’espère pour lui que la vidéo originale soit perdue dans un trou noir, car ce serait dommage pour sa réputation qu’elle refasse surface.
Je t’ai répondu mille fois que lire n’est pas une obligation pour critiquer quelqu’un. D’ailleurs, j’attends toujours ta réponse sur Lordon, mais nous savons tous les deux que tu n’auras rien à répliquer car tu es assez intelligent pour savoir quand tes arguments sont faibles. Donc non, je ne pense pas le lire; mes poils se hérissent rien qu’à l’idée et je devrais prendre de la camomille pour dormir. Par curiosité, quel livre de ce grand génie devrais-je lire ? Après tout je peux changer d’avis un jour.
J’assume mes goûts et mes opinions. Je n’ai pas besoin de dire ce que les autres veulent entendre pour me sentir apprécié. Je ne souffre pas du syndrome de l’écrivain, puisque je n’écris pas.
-
-
-
-
-
-
Cyril
InvitéJ’ai pas mal aux jeux vidéo depuis mon adolescence, j’ai passé l’année de mes 15 ans enfermé à jouer à WoW. Je trouve qu’il y a de bons jeux mais il ne faut pas se mentir, la part du jeu vidéo qui s’approche le plus du cinéma, les cinématiques etc. n’a jamais rien produit de bon… J’ai joué dernièrement à Baldur’s Gate 3 qu’on vante pour ses qualités d’écriture. Il faut n’avoir jamais lu un bon livre pour dire cela…
Je pense qu’il faut juger les jeux sur ce qu’ils ont de spécifique par rapport à d’autres objets : sur leur système de règles. Le système de règle des échecs par exemple peut être qualifié de chef-d’œuvre. Dans le jeu vidéo le reste est un enrobage qui peut être plaisant.-
Jean Monnaie
InvitéQuelle est la qualité d’écriture de la ruée vers l’or de Chaplin ?
-
François Bégaudeau
Maître des clésPitch de comédie : Jean Monnaie et Cyril parlent d’art.
-
Habile Entier
InvitéIl faudrait rajouter un genre de maître qui se prend pour l’amour mais qui n’est bon qu’à vomir sa haine.
.
Ca marche mieux à trois ce genre d’histoires.-
Cyril
InvitéJe pense que si l’amour, la joie l’intéressent tant c’est parce qu’il est rongé par l’aigreur. La crise de la cinquantaine passée, peut-être qu’il s’assagira.
-
-
Cyril
InvitéJe peux te donner des cours de piano et violon si tu veux. Tu verras si je ne peux pas te parler d’art. Et comme je suis moins connard que toi, je ne serai pas humiliant avec toi 😉
-
François Bégaudeau
Maître des clésCyril est un nerveux
-
Jean Monnaie
InvitéLa deuxième règle du Fight Club, Cyril, c’est de toujours rester courtois. En psychologie, il existe l’effet de celui qui dit qui l’est. Par exemple, si je dis : « Je ne suis pas radin », cela peut éveiller des soupçons et amener les gens à penser que je le suis. De même, perdre son sang-froid, même avec la meilleure raison du monde, te place systématiquement en position de désavantage face à ton adversaire. François, qui maîtrise la rhétorique mieux que quiconque, ne manquera pas de te qualifier de « nerveux » un seul mot est suffisant. Un débat, c’est comme les échecs : les règles peuvent s’apprendre en dix minutes, mais il faut toute une vie pour en saisir les subtilités, en raison des combinaisons infinies qu’elles permettent. Avec la pratique, tu apprends à anticiper les réponses et les stratégies de l’adversaire. Je sais, je fais mon Grand Schtroumpf qui donne des conseils 🙂
-
Cyril
InvitéJ’ai eu droit à blaireau, pourquoi pas connard ?
Alors, j’affirme à mon tour : François est un nerveux.
Décidément, tu t’illustres dans l’inversion accusatoire, comme quand tu t’es offusqué que je t’accuses de mentir alors que tu étais l’initiateur.
On dit souvent à gauche que c’est l’oppresseur qui définit le niveau de violence, par exemple pour les violences policières… (bien sûr tu vas t’empresser de dire que mes comparaisons sont déglinguées, c’est ta manière de ne pas te remettre en question)-
François Bégaudeau
Maître des clésTu as lancé la conversation sur Israel le 8 octobre.
-
Cyril
InvitéJ’ai lancé le sujet Israël/Palestine le 13 octobre. Je n’ai pas menti. Nous ne parlions pas de la même chose. Pourquoi as-tu du mal à comprendre quelque chose d’aussi simple. Penses-tu qu’en me martelant « tu as lancé la conversation le 8 octobre », ça deviendra plus vrai ? Tu as changé de mot d’ailleurs, tu disais sujet. Et c’est justement le mot sujet qui est utilisé sur ton site quand on lance un topic. Arrête de me harceler avec ça. Reconnais que nous ne parlions pas de la même chose.
-
Cyril
Invité« Créer un nouveau sujet dans “Forum général” »
-
François Bégaudeau
Maître des clésTant que tu persisteras à m’appeler menteur
Et tant que tu persisteras sottement à ne pas comprendre que le point c’est bien la précipitation à lancer le sujet ici, dans un fil préconstitué ou non -
Cyril
InvitéJe ne persiste pas à t’appeler menteur puisque je dis qu’il y a eu quiproquos. Je te rappelle que c’est toi qui a commencé à me qualifier de menteur, que je t’ai simplement renvoyé ton invective. C’est donc à toi de t’en excuser. Pareil quand tu m’as traité de blaireau et sue tu as dit ensuite que j’étais nerveux parce que je t’ai dit connard. Depuis le début tu as défini le niveau de conflictualité de nos échanges. J’estime que tu es violent avec moi, tu me dénigres sur ma capacité à apprécier l’art, ça me désole vraiment.
-
Habile Entier
Invité« ça me désole vraiment »
.
T’inquiètes, une fois que tu l’auras accepté tu feras ton deuil de l’idéal avec lequel tu le confondais et t’en ressortiras plus fort.
-
-
-
-
-
-
-
Jean Monnaie
InvitéFrançois, il n’est pas nécessaire d’avoir un diplôme pour critiquer une œuvre. Cesse de jouer les chiens de garde, tu n’es plus sur les bancs de l’école. Et épargne-moi tes pirouettes rhétoriques pour me parler de sensibilité dans la compréhension d’un livre ou d’un film. On va sur le terrain du cinéma ? Aucun problème.
Tu souscrit toujours ses propos ? https://www.youtube.com/watch?v=QRvcMklFtMU
-
François Bégaudeau
Maître des clésEffectivement. Pas nécessaire d’avoir des diplomes pour parler d’art. Mais inversement l’absence de diplomes ne garantit pas de savoir en parler, comme cette page le démontre.
-
Jean Monnaie
InvitéJe suis curieux de savoir quels sont tes critères pour déterminer qui est apte à parler de cinéma. Et combien estimes-tu le nombre de personnes qui savent vraiment en parler ? On dirait presque qu’il faudrait passer des tests d’aptitude pour avoir le droit de voter ou juger film. Pour construire une maison, il faut être architecte et avoir des connaissances spécifiques, mais pour l’apprécier, aucun diplôme n’est requis. C’est la même chose pour le cinéma.
-
François Bégaudeau
Maître des clésEffectivement, tout le monde est à même de parler de cinéma. Mais parmi ce tout le monde certains comme toi n’actualisent pas ce potentiel. Comment le sais-je? En te lisant.
-
-
-
-
-
-
Habile Entier
Invité« Je pense qu’il faut juger les jeux sur ce qu’ils ont de spécifique par rapport à d’autres objets : sur leur système de règles. Le système de règle des échecs par exemple peut être qualifié de chef-d’œuvre. Dans le jeu vidéo le reste est un enrobage qui peut être plaisant »
.
Amen
-
-
Cyril
InvitéJe comprends que tu vibres sur des bandes-annonces de jeux qui ont fait ton adolescence. Si François avait été de notre génération, il aurait été un joueur comme nous. Lui, il a connu le punk, et capte mieux la musicalité dans ce genre assez pauvre musicalement que dans une symphonie de Mahler (d’après ses dires !). Moi qui suis capable d’en apprécier les subtilités après ma quinzaine d’années de conservatoire, qui ai tenu une partie de violon dans Le Chant de la Terre, un de ses derniers chef-d’œuvre, je pourrais lui renvoyer le même dédain. Mais non, j’apprécie aussi le punk parce que je suis allé écouter ses références. Amyl est devenue une référence dans la famille.
Ceci dit, je trouve les bandes-annonces que tu proposes merdiques, désolé. Mais encore une fois, je comprends, j’ai maté les bandes annonces de WoW des dizaines de fois.
J’ai infiniment plus d’estime pour un film de Rohmer.-
Jeanmonnaie
InvitéSauf erreur de ma part, il y a 250 films français par an. La majorité sont mauvais. On m’a prêté mycanal, donc je sélectionne au maximum pour éviter d’être déçu. On ne va pas se mentir, le niveau est faible. Il y a presque une malédiction qui fait que depuis bien 15 ans, le cinéma est ennuyeux. J’ai l’impression que les séries ont ringardisé les films, ou la longueur permet de prendre le temps de développer les personnages. Et encore, malgré les progrès esthétiques, la narration bien plus complexe, et les dialogues qui ont monté en qualité, même les bonnes séries sont rares. On a la médiocrité de l’époque qu’on mérite. Je n’ai aucun problème avec mes goûts ni avec mes opinions. Ne sois pas désolé. Aucun souci pour ma part. Le cinéma n’est que du divertissement.
-
Cyril
InvitéJe ne partage pas tes constats. Anatomie d’une chute ,pour ne désigner qu’un film, invalide tout ce que tu dis. Pas une série du moment (pour ce que j’en aperçois) qui lui arrive à la cheville. Je ne sais pas ce que tu appelles un progrès esthétique. Si c’est pour désigner l’amélioration des trucages, l’expression est malheureuse.
-
Jean Monnaie
InvitéLa première règle du Fight Club, c’est qu’on ne raisonne JAMAIS en cas particulier. Maintenant, compare les séries des années 90 avec celles d’aujourd’hui. La majorité des séries de 2020 ont la qualité et souvent les budgets des films. Kubrick lui-même n’échappe pas à l’utilisation de personnages stéréotypés. La série télévisée offre une profondeur que le cinéma ne peut souvent pas se permettre, notamment parce que les studios ont tendance à réduire la durée des films. C’est un peu comme si tu me disais que la profondeur d’une nouvelle peut être identique à celle d’une saga. Ce que je dis me semble logique, mais bon.
-
-
-
-
K. comme mon Code
InvitéSur YouTube, je regardais une vidéo d’un jeu-vidéo, les personnes discutaient et j’étais plutôt en accord jusqu’à ce que je réalise que c’étaient, en fait, des YouTubeurs de droite, ce qui m’est apparu sans énoncé de droite précis, mais par le flou des propos et le fait qu’ils se révélaient être des geeks misogynes. Parce que je n’ai jamais pu jouer à Metal Gear Solid 4, j’ai continué à regarder. YouTube m’a proposé certaines de leurs vidéos où ils discutaient de la situation politique. On était en plein dedans. Pervers, j’ai continué à écouter quelques semaines au gré des recommendations ces drôles de mecs qui approchant la quarantaine continuaient d’être offusqués par les… critiques corrompus de jeux-vidéo….
—
Bref. Quand j’ai vu que Jean Monnaie lançait ce sujet, j’ai pensé à eux. Ils avaient tout de même plus de goût que lui.
-
Jeanmonnaie
Invité« J’étais plutôt en accord jusqu’à ce que je réalise que c’étaient, en fait, des YouTubeurs de droite »
Tout est dans cette phrase.-
Cyril
InvitéS’il réalise qu’ils sont de droite, c’est qu’il n’est déjà plus en accord. Tu joues avec les mots.
-
Jean Monnaie
InvitéJe ne fais que le lire.
-
-
K. comme mon Code
InvitéÉtant de droite, tu ne comprends pas qu’on puisse être en désaccord sur la raison de ne pas aimer Emmanuel Macron.
-
Jean Monnaie
InvitéLa fameuse personne de droite.
-
-
-
-
Monami
Invité» Je suis tellement un chien de garde du système que je rejette ses valeurs. Ce n’est pas le cas de beaucoup dans ce forum qui s’accommodent très bien du cinéma, de la littérature » Jean monnaie
… et du jeu vidéo ?
-
François Bégaudeau
Maître des clésDans le bêtisier Jean Monnaie celle ci était entré directement dans le top 5
-
François Bégaudeau
Maître des clésentrée
-
-
Jean Monnaie
InvitéPremièrement, je joue très peu aux jeux vidéo et, de plus, je trouve cela totalement absurde de comparer les enjeux politiques du cinéma à ceux des jeux vidéo. Certes, un éditeur comme Ubisoft peut être pesant avec son approche « woke » pour Assassin’s Creed, mais son influence reste relativement limitée. Je doute que le Mario en Corée du Nord diffère significativement du Mario en Corée du Sud. Pascal Praud qui boucle sur Israël ou Bégaudeau qui enferme son jeune public dans des impasses idéologiques me semble bien plus néfaste. Il est important de rappeler que, dans sa vision, il ne faut surtout pas voter et que la solution serait de bénéficier du RSA. Sans mépris aucun, j’ai vu de meilleures propositions politiques.
-
Jeanne
InvitéJean, le fait que Bégaudeau ait dit une fois quelque part que pour un jeune, le mieux est parfois de se mettre au rsa ne résume pas son point de vue. Friot dit régulièrement la même chose:
Aujourd’hui, dans la situation qui nous est faite, des jeunes choisissent de « bricoler » financièrement en s’appuyant sur le rsa (ça veut dire faire des petits boulots, peut-être, et dormir chez Maman, et prendre le rsa), et – ajoute Friot – ben c’est bien.
C’est bien aujourd’hui. Parce que aujourd’hui le monde du travail est comme il est. A savoir parfois aussi débile que dégueulasse (on sait pas dans quel sens le dire). C’est pas bien: dans l’absolu. Voire, dans l’absolu, c’est tout pourri. Dans l’absolu, le rsa on n’en veut pas.
La preuve : Friot développe, par ailleurs, une pensée et une proposition dans laquelle on ne trouve nullement l’acronyme rsa. Une proposition que François connaît par cœur, qui l’accompagne, et qui l’inspire. (Comme elle inspire plein d’autres gens).
Je ne vais pas argumenter aussi sur l’affaire du vote parce que ce serait sans fin.
Comme je le disais ailleurs, on ne peut pas aborder la pensée de quelqu’un avec un prisme uniquement argumentatif et rationnel. Moi j’adore la rationalité et l’argumentation, ce n’est pas la question, simplement j’observe que quand on prétend faire ça- passer au crible un propos, une saillie, un bout de pensée- au moyen de nos propres raisonnements, il arrive (très régulièrement) que l’on occulte ce qui les fonde, nos propres raisonnements, et qu’alors on ignore le cœur, le point important, de ce que l’on prétend critiquer.
Après je vais dire un truc vraiment bête et simple: je suis un peu lasse des passes d’armes, là, que je lis. Est-ce que l’on ne pourrait pas trouver un autre moyen de faire monter l’adrénaline ?
Tiens, à toi, Jean, je propose un jeu: Tu vas dans mon topic et tu racontes un moment de lecture qui t’a marqué, construit, et tu le fais en parlant uniquement de ta psychologie, des mouvements de ton âme et de ta sensibilité. (Autrement dit: pas le droit de développer une opinion, une pensée; tu restes dans la pure observation).
Je fais aussi une demande aux autres sitistes: foutez-lui la paix dans mon topic.
Faisant ces deux demandes, je rêve en grand. Mais bon.-
Jean Monnaie
InvitéJ’avais acheté le livre de Friot, mais après l’avoir perdu chez mes parents, je ne l’ai jamais lu. Lorsque je l’ai rencontré à la Fête de l’Huma, seul à son stand, la politique semblait être reléguée au rang d’accessoire. Pris de court par sa question sur mon avis concernant son ouvrage, j’ai bafouillé et pris la fuite, embarrassé…
J’attends de retrouver ce livre pour revisiter ses vidéos. Friot est un homme très sympathique, vraiment intéressé par les opinions de ses lecteurs sur son travail.
Concernant ‘Le Petit Prince’, pour le discuter dans un topic, je devrais le relire pour articuler précisément ce que j’admire chez l’auteur et l’impact que le livre a eu sur moi. Cet exercice exigerait un effort conséquent et n’aura que un intérêt si les autres font de même pour moi aussi me nourrir des autres.
En ce qui concerne le RSA, je considère que son principal défaut est toujours le même à savoir qu’il est en incapacité de vivre ou ressentir de la même manière la politique que le cinéma ou la littérature, une critique applicable à de nombreux intellectuels. Leurs isolements résultent de leur fonction. Victor Hugo, malgré son génie littéraire, semblait perdu en politique, oscillant entre royalisme, républicanisme et libéralisme. La majorité des écrivains et réalisateurs et même les plus brillants déçoivent toujours en politique, me faisant questionner si l’art nous élève vraiment. Matt Damon, que François semble apprécier, a dit quelque chose de percutant : on cesse d’évoluer le jour où l’on devient célèbre ou on reste mentalement à l’âge de notre premier succès. Bien que je ne me rappelle pas des termes exacts, il observait, d’un point de vue marxiste, que le succès nous emprisonne dans notre statut. Un fossé se crée, entraînant une certaine superficialité politique. Et cela nous concerne aussi. Les films de la Grande Dépression ne ressemblent pas à ceux des périodes d’opulence. On ne s’échappe jamais vraiment de notre contexte social.
Le RSA est, d’après mon expérience personnelle, une humiliation constante, un état indésirable pour quiconque, même de façon temporaire ; je ne pourrais donc jamais le considérer comme une solution. C’est une disgrâce totale. En pratique, personne n’utilise le temps accordé par le RSA pour s’instruire ou visiter des musées. Cela conduit à l’isolement et à une mort sociale.
Selon la théorie du don contre don de Marcel Mauss, le don est toujours teinté d’humiliation. Pour être justes, nos pensées doivent sans cesse faire des allers-retours entre soi, les autres et nos lectures. Si on ne ressent pas le poids de nos mots, s’ils ne sont pas ancrés en nous, notre discours devient inauthentique. Je pars de mes expériences personnelles pour atteindre l’universel, et je dois éprouver les choses pour les exprimer.
Récemment, j’ai mis une vidéo d’Étienne Klein, qui, malgré nos différences, reste un penseur intéressant. Clément Rosset, pour sa part, a exploré la même idée du réel à travers ses œuvres. Sans être familier avec cet auteur, il me semble que nous avons tendance à revenir sur des idées fixes, que nous peaufinons avec le temps. C’est sans doute le chemin qu’a suivi Friot, ce qui confère de l’intérêt à ses propositions. On observe le même phénomène chez les réalisateurs, qui traitent souvent des thèmes récurrents dans leurs films. Finalement, ressentir notre pensée et examiner nos obsessions sont peut-être les seuls moyens d’arriver à des réflexions de fond.
-
-
Monami
Invitédonc je résume pour ceux qui n’ont pas tout suivi : Jean monnaie n’est pas pas un chien de garde car « il rejette les valeurs du système » en refusant le cinéma et la littérature, mais pas le jeu vidéo car : il n’y a dedans rien de politique (logique), et le jeu vidéo, lui au moins, envoie ces branleurs de jeunes au travail contrairement à Bégaudeau qui les pousse vers le RSA (encore plus logique). Et accessoirement (ou pas), le jeu vidéo n’est pas en boucle sur Israel, contrairement à Pascal Praud (??).
-
-
-
TacheDeSelles
InvitéJe trouve ça marrant de vouloir mettre le J.V au même rang que le cinéma ( ce qui me dérange pas en soit, je suis moi même un très grand joueur) mais en montrant des bandes- annonces, c’est à dire la négation de ce qu’est le J.V c’est à dire le gameplay.
Le JV c’est avant tout des sensations manettes en mains,
-
Jean Monnaie
InvitéJe n’ai fait que souligner que le jeu vidéo s’approche du cinéma. Les techniques cinématographiques, telles que les plans séquence et l’utilisation de la musique pour amplifier l’émotion, sont couramment employées dans les jeux vidéo pour créer des expériences dramatiques similaires. De plus, la technologie de capture de mouvement permet aux acteurs d’insuffler la vie dans les personnages de jeu vidéo, à l’instar de ce qu’ils font au cinéma, estompant encore plus la frontière entre ces deux médias. Un jeu comme « Life Is Strange » emprunte clairement les codes du septième art. C’est tout ce que j’ai dit, mais apparemment, c’est déjà trop pour ce forum de prétentieux. Une horde de réactionnaires me tombe dessus.
-
TacheDeSelles
InvitéOuah le J.V utilise de la musique pour amplifier les émotions, mais c’est vraiment dingue.
Moi ce que je remarque c’est que, quand le J.V essaye de devenir du cinéma il en oublie d’être un J.V, donc ce qui fait de lui quelque chose d’un peu unique dans le milieu.
Oui dans certain jeu il essaye d’être du cinéma, c’est ce que moi je lui reproche. J’ai par exemple beaucoup aimé death stranding, mais dans les moments où il ferme sa gueule et arrête de singer le cinéma, pour faire place à l’exploration et au silence, et à comment je vais réussir à gravir cette montagne.
Mon plaisir passe par la manette et j’aurais infiniment plus de plaisir sur un mario sans plan séquence, qu’un detroit become human. (Même si ce dernier peut avoir de l’intérêt dans son nombre de « chemin »)
Par contre je pense c’était pas la peine de geindre, mon pauvre des réacs te tombent dessus, quelle tristesse.
-
François Bégaudeau
Maître des clésDans « essaie d’etre du cinéma », qu’appelle-t-on « du cinéma »? Nul ne le précise. Mais on voit bien de quoi il s’agit. « Du cinéma » ce serait un certain faste visuel. Ce serait un déploiement d’effets plastiques, d’angles de vue, de mouvements de l’image qui simulent les épatants mouvements d’appareil qu’on trouve au cinéma.
Mais est ce cela « du cinéma »? Est ce cel que nous cherchons au cinéma.? Certains oui sans doute mais pas moi. Je cherche dans le cinéma ce qu’il m’offre de spécifique, d’unique : un dispositif pour regarder. Dans le jeu video on ne regarde pas, on joue. C’est très bien, ça anime beaucoup de gens sur Terre, mais ça n’a rien à voir avec ce que le cinéma offre de spécifique.
Ce qui est appelé « du cinéma » se trouverait plus spécifiquement dans la pub ou dans le clip.
Je suggère donc de cesser d’appeler « du cinéma » ce qui a peu à voir avec le cinéma en. tant que tel.-
TacheDeSelles
InvitéJe ne sais pas si le message m’est adressé, mais je suis d’accord. Ahahah.
-
François Bégaudeau
Maître des clésAdressé à qui veut.
Même adressé à Jean de la Fontaine Monnaie, qui va s’empresser de ne pas le comprendre.
-
-
Seldoon
InvitéJe suis d’accord avec la distinction. Il y a un rapprochement ces dernières années de ces deux industries qui va plus loin qu’une envolée visuelle. Un ensemble d’évolutions technologiques mais aussi narratives ont rapproché certains jeux du cinéma. Il y a d’ailleurs des montages sur YouTube qui te permettent de regarder ces jeux comme un film de 2 ou 3 heures, sans commentaire d’un éventuel streamer. Il faut aussi noter que les mêmes technologies étant utilisées de plus en plus souvent des deux côtés, on voit des gens et des départements entiers passer du jeu au cinéma et inversement. Je me demande quand même si le phénomène essentiel et non cosmétique derrière tout ça ne serait pas le fait que beaucoup de films jouent la carte de l’identification et de l’immersion, terrains sur lesquels les jeux vidéos sont en train de les dépasser (quiconque en a fait l’expérience sur un jeu un peu sérieux sait que le fait de jouer un personnage, de ce côté là, c’est imbattable).
-
François Bégaudeau
Maître des clésOu le tronc commun c’est bien l’immersion
Or le cinéma m’offre ceci de précieux : pourvoir regarder la vie sans y être immergé.-
Jean Monnaie
InvitéL’analyse de Seldoon est juste. La tienne aussi, même si je nuancerais ta comparaison à la publicité trop réducteur, ou en demandant de développer ce que tu entends par être immergé. Ce qui démontre encore une fois que votre incompréhension politique n’est pas un problème d’intelligence, mais de personnalité. Un lâche va écrire intelligemment sur sa lâcheté, comme Houellebecq. Un caudaule va justifier magnifiquement votre candaulisme etc…. Tout comme les politiques. Vous semblez convaincu que ne pas adhérer à votre opinion ne peut être que la preuve manifeste d’une incompréhension de ma part : « tu nous lis de travers et réponds presque toujours à côté de la plaque », selon l’eunuque Seldoon, ou « qui va s’empresser de ne pas comprendre », selon François. Je me permet cette révélation qui pourrait en choquer certain, je sais lire ! Sur le terrain politique, on fait des escarmouches sur ma personne, car tout le monde sait quand une personne a raison ou non et que je touche souvent juste. Voilà pourquoi, après avoir posté sur un sujet apparemment anodin comme les jeux vidéo, je me suis retrouvé la cible de tous, chacun attendant son tour pour planter le couteau pour le passer à son voisin, tel un scénario d’Agatha Christie. Par conséquent, comme vous n’êtes pas des idiots, vous ne méritez aucune indulgence de ma part quand vous débitez vos âneries marxiste.
-
Habile Entier
Invité« Vous semblez convaincu que ne pas adhérer à votre opinion ne peut être que la preuve manifeste d’une incompréhension de ma part (…) »
.
T’as pas dans le coin pour les aider à voir la lumière toi? -
François Bégaudeau
Maître des clés« Vous semblez convaincu que ne pas adhérer à votre opinion ne peut être que la preuve manifeste d’une incompréhension de ma part »
Inexact
Ce qui est la preuve de ton incompréhension, c’est ton incompréhension.-
Jean Monnaie
InvitéJe ne voudrais pas que tu sois juge. Tu risquerais de mettre des innocents en prison malgré un dossier vide.
-
François Bégaudeau
Maître des clésIl est clair que toi, même innocent je te fous en prison. Avec pour chef d’accusation le refus de parler de ta vie de maraicher. Péché mortel dans une nation qui m’aura fait juge et aura proclamé le matérialisme historique religion obligatoire.
-
-
-
-
-
-
Gaëtan
InvitéPour aller dans le sens de la distinction qu’opère François, on pourrait parler de « cinéma » et de « cinématic ».
C’est un terme qui vient en partie du jeu vidéo d’ailleurs. Il est souvent employé par mes étudiant.e.s pour qualifier le style de certaines vidéos qu’ils/elles admirent sur YouTube. On y retrouve généralement les attributs d’un certain « faste visuel » évoqué ici (colorimétrie travaillée, mouvement d’appareil spectaculaire, montage ultrarapide …) mais rarement du cinéma au sens d’un « dispositif pour regarder ». Faites le test sur YouTube avec ce terme auquel vous pouvez par exemple accoler « sport » « travel » « city », etc…Et pour l’autre partie de la définition, je vous propose un peu de Leboutte :
« Partir, au plus loin comme au plus proche, enregistrer d’autres gestes, d’autres corps, […] puis revenir ensuite pour transmettre cette expérience du monde aux spectateurs : ce mouvement définit traditionnellement la vocation du cinéma documentaire, art de rendre compte de la réalité à partir de la réalité même, sans artifices. Pour ma part, j’attends davantage du cinéma : qu’il ne se contente pas de filmer le monde tel qu’il serait, mais qu’il fasse voir au-delà […] qu’il l’interroge, l’interprète, le mette en forme, le reconstruise, m’offrant de me situer personnellement face à lui. »-
François Bégaudeau
Maître des clésCa me va
Un dispositif pour regarder ne signifie pas forcément un dispositif pour regarder du réel.
Même si ce sera bien toujours du réel qui sera vu – y compris le réel d’un imaginaire, le réel d’une fantasmagorie, etc.
-
-
-
Nox
InvitéJe fais aussi partie des « ludicistes » fatigués de voir encore et encore les mêmes arguments claqués pour ériger le jeu vidéo au rang d’art pour s’acheter une légitimité que censément les gamers n’auraient toujours pas à l’heure actuelle.
__
Les « gamers esthètes » me font toujours le même effet : j’ai un peu le sentiment qu’ils ne sont ni gamers, au sens où l’aspect ludique du jeu vidéo qui est quand même fondateur de ce dernier ne les intéresse pas… et d’un autre côté, on dirait qu’ils ne comprennent rien à l’art et au fait que ‘ »interaction » et « immersion » ne sont pas une seule et même chose.-
Seldoon
InvitéTu aurais des gens à conseiller pour une théorie de l’aspect ludique du jeu vidéo ?
-
Nox
InvitéRien qui me vient en tête, désolé.
-
Leo Landru
InvitéPar curiosité je trouve Mathieu Triclot auteur de Philosophie des jeux vidéo, paru chez La Découverte, collection Zones qui publie aussi Razmig Keucheyan. Je serais tenté de le lire après Les Besoins artificiels.
-
-
-
-
-
-
Ourson
InvitéJ’ai la sensation que l’artiste cherche à imprimer une vision ou une émotion via ces oeuvres d’arts
Ce n’est pas tout à fait le cas des concepteurs de jeux vidéos qui sont là avant tout pour proposer un gameplay qui soit le plus ludique possible, l’esthétique, l’intrigue, l’artisanat va servir le gameplay et pas l’inverse. Le but du jeu vidéo n’est pas d »émouvoir en tant que tel, si ?Ou alors faudrait dire que les jeux de société c’est de l’Art
-
Ourson
InvitéPour préciser mon dernier message : il y a des jeux vidéos qui m’ont ému à titre personnel, mais ils m’ont ému en tant que films interactifs qu’on pourrait presque regarder en walkthrough youtube, mais une fois de plus ces films sont « soumis » au gameplay donc bon
-
Alexandre
InvitéJe pense que le jeu vidéo s’égare lorsqu’il tente de singer le cinéma, ou plutôt comme cela a été dit une certaine façon de faire cinéma. Je suis plutôt un gamer et je me suis fait ces dernières années des jeux réputés comme hautement profonds et brillants comme The Last of US2 ou le Red dead de Rockstar. A chaque fois me frappe l’aporie des cinématiques qui essaient, s’épuisent, produisent beaucoup d’efforts pour se hisser au niveau du cinéma mais sont toujours parasités par des détails qui me les rendent plates et ennuyeuses ; mauvaise modélisation des visages ( ou du moins pas assez bonne pour faire passer la pilule ), synchro labiale déconnante et surtout absence totale de de mise en scène. Pas de cadre, pas de dispositif, pas d’idées de plans à part effectivement des trucs déjà vus 100 fois dans de mauvais blockbusters.
Et par effet ricochet pervers, la plupart de ces gros triple A qui se piquent aujourd’hui d’être comme du cinéma négligent les aspects essentiels de leur art, soit le pur gameplay et la jouissance qu’il doit procurer : pour cela qu’on se retrouve dans toutes ces licences avec des mécaniques de jeux interchangeables et convenus ( le fameux soft RPG monde ouvert ) qui sont de moins en moins inventives et singulières. C’est pour cette raison que j’adore les jeux wii, les mario et co. Ils n’ont pas oublié le jeu dans jeu vidéo.-
Nox
InvitéEt aussi, on oublie l’avantage central du déferlement des cinématiques dans les triples A de ces dernières années : elles donnent une fausse sensation d’allongement de la durée de vie de la campagne solo en faisant mine de créer un « sentiment d’immersion scénaristique » et ça permet aussi de comparer les kékettes pseudo-cinématographiques entre studios de jeu vidéo ; et à côté de ça, effectivement, le gameplay en pâtit lourdement et on s’habitue à nouveau, comme c’était le cas dans les années 90 à un autre niveau, à se procurer des jeux bâclés, buggés et obsédés par « l’immersion », là où le fun a l’air porté disparu.
__
Et d’une autre manière, le fait que la Nintendo Switch soit technologiquement à la traîne par rapport à la concurrence joue aussi en sa défaveur, dans la mesure où même avec des jeux Nintendo plus axés sur le fun, on se retrouve aussi avec des jeux mal optimisés dans le meilleur des cas ou carrément dans du lag ponctuel. Donc vive les émulateurs, vive les jeux gratuits, et tant pis pour l’industrie du jeu vidéo, enfermé dans un capitalisme vorace et outrancier se posant constamment la question de comment faire racheter encore et encore les consommateurs en leur vendant régulièrement du contenu « partiel », tout en leur promettant que la « suite arrive, promis » (coucou Star Citizen).-
Habile Entier
InvitéT’as des exemples concrets pour les triples A parce que j’ai beau retourner le problème dans tous les sens, je n’arrive pas à trouver d’exemples conséquents. Star Citizen est sorti en 2014 sinon et il me semble qu’il n’a jamais été question de mise à jour payante alors qu’on est à la version 3.2 donc c’est le pire exemple possible pour illustrer la dérive du DLC. Quant à la Switch, Nintendo espère en avoir vendu 145 millons lors du dernier exercice fiscal de l’année, si la projection se confirme alors ce sera jouable d’aller chercher le titre de console la plus vendue de l’histoire. Et peut être qu’il y a eu des portages foireux sur Switch mais il y en a aussi qui ont faire honneur aux dev’s tant la perf était belle puis on pas vu un test se plaindre sérieusement de la faiblesse technique du dernier Zelda car tout le monde reconnait que c’est un nouveau tour de force de la part de Nintendo.
.
Bref, tu sembles vivre dans une réalité parallèle et je t’envie car dans dans mon monde le mal de la génération précédente c’est la quête secondaire fedex et je crois que c’est pour ça que j’aime autant CyberPunk, c’est parce que de la quête Fedex c’est pas tellement le genre de la maison. Par contre on peut prendre plaisir, enfin plus ou moins, à crucifier un type et ça c’était vraiment une drôle d’expérience.-
Nox
InvitéComme d’habitude, t’as décidé que j’avais tort d’entrée de jeu et tu uses en plus d’arguments de la majorité qui consistent en gros à dire « ça a marché économiquement et les gens kiffent ».
__
Les triples A m’emmerdent et c’est mon point de vue que je défends dans cette histoire. Je trouve que l’industrie du jeu vidéo est de plus en plus dans une logique de pousser toujours plus à des comportements dépensiers à tous les niveaux et peut-être que Star Citizen n’est pas le meilleur exemple pour les DLC, mais le fait de rendre tout un tas d’objets et de features payantes avec du vrai argent vraiment vrai, je trouve ça absurde.
__
Quant à Zelda, j’ai pu voir quelques lags ici et là et la direction artistique est globalement une resucée de Breath of the Wild, presque huit ans après. Si c’est ça que t’appelles un « tour de force technique », libre à toi. J’ai lu des avis qui allaient dans le sens de dire « le DLC BOTW à 70 euros » et je suis d’accord avec ce point de vue. Libre à toi de ne pas le partager.
__
Donc je te rassure, je ne vis pas dans une réalité parallèle, je préfère juste dépenser mon argent pour des choses plus utiles que les dernières sorties jeu vidéo dont le prix ne cesse d’augmenter, les années se succédant. Et accessoirement, je n’ai pas ton point de vue. Ça a l’air encore de te choquer, mais tu vas t’y faire, un de ces jours. Bonne soirée.-
Nox
InvitéSix ans après* concernant BOTW, mais je maintiens mon avis là-dessus.
-
Habile Entier
Invité« tu uses en plus d’arguments de la majorité qui consistent en gros à dire “ça a marché économiquement et les gens kiffent” »
.
C’est un argument valable quand il est question de démentir le fait que le hardware anémique de la switch aurait nuit à la console. Par contre le dernier Zelda qui serait un DLC ça ne change rien au fait que mêmes les compteurs de pixels de Digital Foundry saluaient une nouvelle fois la perf de nintendo. Sinon je ferais bien remarquer que c’est ce qu’on appelle une fuite dans le jargon ton numéro autour des AAA mais comme t’en es déjà à chouiner que je suis un méchant pas beau qui te donner tort uniquement parce que c’est toi, je pense que le mieux c’est de te laisser vivre ton délire de persécution en paix.-
Nox
InvitéUn schizo qui accuse son interlocuteur d’être dans un délire de persécution… c’en serait presque poétique. Bisous mon loulou.
-
Habile Entier
Invité
-
-
-
-
-
Ourson
Invité« Vive les émulateurs, vive les jeux gratuits » : des exemples ? 🙂
J’ai pas exactement ce qu’on peut appeler un PC Gaming même si je peux sacrifier la température ambiante relativement fraîche de ma chambre pour jouer à quelques-uns
-
-
-
Frezat
InvitéHormis Tetris
-
Ludovic
InvitéLes jeux vidéos devraient être interdit. Ca fait d’hommes des adolescents éternels et participe à la dépersonnalisation
Apprendre des langues étrangères, sport, allez bosser.
A la rigueur prendre la vie comme un jeu grandeur nature et réel.-
Ourson
InvitéJe mets ma main à couper que tu dirais pas ça d’un jouer d’échec russe déter
-
-
Habile Entier
InvitéA priori tu peux faire tourner tout ce qui va jusqu’à la génération Saturn/Playstation/N 64. Pour la dreamcast, PS 2, Gamecube si t’as une carte graphique digne de ce nom, et j’entends par là autre chose qu’un chipset graphique intégré à ton processeur, ça doit pouvoir se négocier. A partir de la PS3/360 et Wii U ça commence à devenir coton et pour les consoles de dernière génération tu ne trouveras des émulateurs que pour la Switch. Je ne sais pas trop comment ça se comporte mais si j’en crois youtube avec une 3070ti tu peux jouer à Zelda en 4K les doigts dans le nez.
-
Habile Entier
InvitéTout ce qui est roms, des copies de jeux quoi, ça se trouve en ligne sans la moindre difficulté jusqu’à la génération 16 bits. Tu tapes « rom » avec le nom du jeu qui te fait envie et tu fais un peu gaffe ou tu mets les pieds, tu trouveras sans soucis. Pour la N64 ça doit être la même histoire car ça reste des jeux relativement petits en terme de taille. Pour les isos de jeux qui tiennent sur CD, puis DVD, je ne saurais pas te dire. C’est peut être possible que tu trouves de quoi faire ton bonheur en direct download mais j’en sais rien. Ceci dit si je devais me renseigner j’irais trainer sur Youtube à la recherche d’un youteubé qui traite l’émulation, ils ont souvent des discord et j’imagine sans peine qu’il y a des gens sur ces discord qui sauront te dire où trouver le dernier Zelda.
-
Habile Entier
InvitéJe suis obligé de découper le post car il voulait pas passer et pour le oldies PC on a ce site:
https://www.abandonware-france.org/
.
Il faut aimer les gros pixels qui tâchent mais il y a de quoi s’amuser.
-
-
-
Linconnu
InvitéSi on doit parler d’art et de jeux-vidéo, il faut regarder du côté du jeu le plus cité dans ce débat (et mon préféré, je ne suis pas original mais pour ma défense j’y ai joué lors de sa sortie en 2001!) : Ico de Fumito Ueda, sorte de croisement entre le château du Roi et l’oiseau et l’atmosphère métaphysique si j’ose dire des peintures de Chirico.
Pour reprendre à contrepieds les mots d’Ourson : on y sent bien que l’artiste cherche à imprimer une vision ou une émotion. Il parvient d’ailleurs à faire narration sans qu’elle passe par les cut-scene (il y en a quand même un tout petit peu), à faire naitre un lien entre les personnages via le gameplay, et l’émotion par l’esthétique (la représentation du soleil de manière impressionniste, les sons, l’architecture…).
-
Linconnu
InvitéVoilà un texte qui tente d’en définir l’aspect esthétique si ça vous intéresse :
https://www.cairn.info/revue-nouvelle-revue-d-esthetique-2013-1-page-63.htm-
Habile Entier
Invité
.
Pour le plaisir.
-
-
-
Linconnu
InvitéUn bon héritier serait le très bon jeu Inside (qui est parvenu à se passer complètement des cut-scenes et fait passer sa narration dans le gameplay lui-même):
.
J’ajouterai que si on l’art n’émerge pas dans un domaine ça ne veut pas dire qu’il ne peut pas potentiellement l’être. Pendant longtemps la BD a été considéré comme un médium pour les enfants ou les ados attardés. Il y a aujourd’hui des chef-d’oeuvres qui n’ont rien a envier ceux de la grande littérature ou ceux du cinéma (voire dès 1900 avec Little Nemo par exemple). -
K. comme mon Code
InvitéQuelqu’un a joué à Kentucky Route Zero ? C’était la première fois que je pensais qu’un jeu était une œuvre d’art — évidemment, je ne comprenais pas tout à fait ce que je voulais dire par art, le terme générique m’intéressant moins que la spécificité d’un medium. J’ai davantage pensé au théâtre qu’au cinéma ; la manière dont on est captif d’un écran, d’une mise-en-scène, sans que l’interactivité ne soit mise de côté pour autant. Le gameplay comme outil narratif sans que l’autorité du cadre passe aux oubliettes. Ce n’est pas très clair. En tout cas, c’est à ne pas rater si on s’intéresse aux possibilités du jeu vidéo. Ça a été fabriqué sur dix ans par trois mecs. Programmateur, musicien, auteur. Cinq épisodes et cinq entractes.
-
Linconnu
InvitéJ’ai fais les 2 premiers actes. L’ambiance est très belle et l’histoire avait l’air intrigante mais il y a trop de texte pour moi, et j’aime pas trop les choix multiples dans les textes que je trouve inutiles. Est-ce ça pourrait être un reproche qu’on pourrait faire à certains jeux-vidéos ? Moi j’ai envie de manipuler quand je « joue », s’il faut lire pendant 5 minutes ça m’ennuie à moins que ce soit ponctuel. Mais j’ai regardé en zapping un playthrough, la fin a l’air belle avec le chat et la femme qui chante… En tout cas on peut dire : « on y sent bien que l’artiste cherche à imprimer une vision ou une émotion. »
-
K. comme mon Code
InvitéJ’ai adoré la manière de naviguer dans l’autoroute dans les deux premiers chapitres, la preuve qu’on peut transmettre un monde avec peu, on est entre l’énigme et l’exploration. L’ambiance jouant un rôle prédominant, oui. C’est au troisième chapitre que j’ai adhéré complètement — ils apprenaient aussi à comprendre / faire leur jeu au fur et à mesure. Ça leur a pris plusieurs années.
-
-
-
Cyril
InvitéEt pourtant, la manière que j’ai d’écrite plus haut dont j’apprécie aujourd’hui le cinéma fiction, c’est à dire comme prolongement du documentaire, ne m’empêche pas d’avoir des résidus d’une sensibilité antérieure, celle de mon adolescence. L’épique par exemple, dans Seigneur des Anneaux, me faisait vibrer. Cette émotion aujourd’hui a perdu de sa pureté parce qu’elle contrebalancée en moi par une autre sensibilité, anarchisante. Et en même temps, je peux parfois m’efforcer parfois, temporairement et de manière régressive, de retrouver ce regard adolescent en revoyant ce film dont je connais les dialogues en VF par cœur.
-
Greenwashing
Invitéupinou
-
-
AuteurMessages


