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Accueil Forums Forum général Le Doigt

  • Ce sujet contient 54 réponses, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par , le il y a 2 années.
Vous lisez 8 fils de discussion
  • Auteur
    Messages
    • #3579 Répondre
      Leo Landru
      Invité

      « Sa désobéissance est un choix par défaut, une défense de faible ; décider de désobéir, c’est dominer les maîtres qu’elle n’a pas choisis, qui ne méritent pas d’être choisis. De là vient la violence. La leur, la sienne. Un faux maître qui exige une soumission indue s’attire un second doigt d’honneur. C’est l’affrontement. »

      Le Doigt, de Dalie Farah, est sorti hier en poche. Je l’ai donc acheté en poche, j’économise ainsi pour m’acheter son livre sur l’affaire Fiona qui sort bientôt ou est déjà sorti, je ne sais pas, mais bon j’ai dix-neuf trucs à lire alors c’est pas grave si je me perds un peu dans la chronologie des sorties littéraires. Je ne l’ai pas encore lu – j’ai recopié la citation depuis Babelio.

      J’avais beaucoup aimé Impasse Verlaine. Y’a-t-il ici d’autres admirateur.trice.s ?

    • #3581 Répondre
      Juliette B
      Invité

      Oui, oui ! On attend d’ailleurs ces jours-ci le dernier, Retrouver Fiona. Et si tu farfouilles dans ses blogs tu y trouveras d’excellentes critiques des livres de François.
      https://www.daliefarah.com/ma-cruaute-francois-begaudeau-ou-leloge-de-la-litterature/

      • #3582 Répondre
        Juliette B
        Invité

        pardon tu parlais toi-même de Fiona, ça sort le 8 mars

        • #3585 Répondre
          Leo Landru
          Invité

          Je lis beaucoup de faits divers romancés, je viens de finir L’Inconnu de la poste d’Aubenas et j’ai hâte de découvrir ce que Dalie Farah a écrit sur le sujet Fiona. En ce moment je suis aussi dans un roman sur la secte Heaven’s Gate – bon c’est pas Aubenas ou Farah niveau écriture.
          Je recommande le best-seller Au Printemps des Monstres de Jaenada sur l’affaire Lucien Léger. Pour le coup, c’est un pavé que j’ai lu d’une traite, captivé.

          • #3587 Répondre
            Dr Xavier
            Invité

            Je connaissais même pas Dalie Farah de nom, donc merci pour cette suggestion ! Jaenada je connais que de nom, pfiou trop de trucs à lire.
            Si tu aimes les faits divers romancés as-tu lu Laëtitia ou la Fin des hommes de Jablonka ? Captivant !
            http://fr.wikipedia.org/wiki/La%C3%ABtitia_ou_la_Fin_des_hommes

            • #3589 Répondre
              Leo Landru
              Invité

              Je note, merci pour cette suggestion !
              J’aime beaucoup l’écriture très faussement bordélique de Jaenada, des phrases très longues bourrées de signes de ponctuation allant jusqu’aux triples parenthèses, des pronoms relatifs à outrance pour rallonger toujours plus, c’est frénétique mais jamais lourd.
              Et une vraie humanité dans le texte, pas complaisante, juste honnête.
              Il a publié pas mal d’autofiction avant de dévier brillamment vers l’écriture sur le crime, je crois qu’il a biographié quelques criminels notoires.

              • #3597 Répondre
                François Bégaudeau
                Maître des clés

                J’ai déjà lu Retrouver Fiona, qui est le meilleur de Dalie

                Le Jablonka pose quand même bien des problèmes.

                • #3613 Répondre
                  Leo Landru
                  Invité

                  Du peu que j’en lis (les premières pages Google Doc) Jablonka semble un peu emphatique et surtout dans une interprétation romanesque gênante. L’inverse d’un Jaenada qui mesure à chaque ligne la force téléologique de l’écrit, et n’oublie jamais (on pourrait presque lui reprocher) de bien dire d’où il parle et de comment il sait ce qu’il raconte.
                  Pas sûr en effet que j’accroche à Laëtitia. Dalie Farah passera en premier.

                • #3614 Répondre
                  Leo Landru
                  Invité

                  Quoique… En poursuivant je me rends compte que j’ai encore parlé trop vite. Ça n’a pas l’air si emphatique ou romanesque, à première vue pas plus qu’un récit de Florence Aubenas. Plus nunuche certainement.
                  N’ayant pas lu, je ne peux donc que supposer que le problématique vient du fait de faire de ce récit un livre à thèse – merci Wikipedia. Si c’est comme ça que ça progresse dans le bouquin (« voyez Laëtitia notre symbole des feminicides »), oui c’est problématique.

    • #3637 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      Jablonka peut etre très sobre dans le récit. Et plutot bon écrivain. Mais il a des accès de lyrisme morbide tout à fait déplacés.

    • #3642 Répondre
      Dr Xavier
      Invité

      Intéressant, je ne me souviens pas de ces accès de lyrisme morbide, mais peut-être l’effarement devant le récit a éteint mon esprit critique. Pour autant que je m’en souvienne c’est plutôt la sanctification de Laëtitia dans quelques pages qui m’avait parfois un peu gêné, mais c’est lointain.
      En creusant un peu je tombe sur cette critique intéressante :
      https://www.cairn.info/revue-d-histoire-moderne-et-contemporaine-2017-1-page-175.htm
      <<
      I. Jablonka confie que c’est parce qu’il est « historien » et non pas journaliste que Jessica et les autres auraient accepté de lui parler. Mais nous n’en saurons pas davantage, car au-delà du récit, l’auteur s’intéresse peu à la représentation que se font de lui les personnes qu’il rencontre. Il ne prend pas en compte la relation d’enquête dans les paroles recueillies. L’autre semble dénué d’intention. Quand les paroles se font rares, plutôt que de s’interroger sur les raisons de parler au chercheur, l’auteur intègre le « silence » de ceux qu’il rencontre dans sa logique d’héroïsation de Laëtitia et de ses proches […]
      L’auteur nous parle de Laëtitia et de ceux qui l’ont connue à partir de ses propres représentations et des différentes places qu’il occupe : celle de l’homme, du père, de l’historien, de l’écrivain, du bourgeois parisien , du lecteur du fait-divers, de l’ami de l’avocate, de l’adulte, mais sans jamais les distinguer. En même temps, sa voix se mêle à celle des acteurs rencontrés. Il décrit des scènes auxquelles il n’a pas assisté […]. On ne sait donc jamais qui parle. L’auteur ? Et dans ce cas, à quelle place ? Ou ses interlocuteurs ? Mais alors, lesquels ?
      >>
      Malgré tout je maintiendrais que le livre a des qualités suffisantes pour mériter d’être lu.

      • #3656 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        Oui je le recommande aussi. Parce que Jablonka a une écriture souvent nette et précise, et que le faits divers est vertigineux.
        Mais ce que j’appelle lyrisme morbide, c’est bien ce que tu pointes comme « sanctification » de Laetitia. Il va même jusqu’à oser un rapprochement entre Laetitia et victimes de la Shoah, et ça c’est faute éliminatoire.
        Jablonka est d’ailleurs un drole de type, qui par la suite a commis des livres sur le masculin tellement à charge que finalement douteux. Je n’aime pas beaucoup non plus ses travaux sur Genet, empreints d’une sorte de moralisme clérical.

        • #3660 Répondre
          Anna H
          Invité

          On m’a dit beaucoup de bien de son « Histoire des grands-parents que je n’ai pas eus », reconstitution de la vie de ses grands-parents assassinés à Auschwitz, je ne sais pas si quelqu’un l’a lu ?

    • #3661 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      Oui par exemple Joy, très fan de ce livre, me l’a souvent recommandé.
      Pas encore lu.

      • #3662 Répondre
        Hervé Urbani
        Invité

        À propos de « Joy » et à propos de « très fan », j’ai adoré À la folie. S’il se trouve encore quelques sitistes qui ne l’ont pas lu, je me permets une piqûre de rappel.

        • #7643 Répondre
          o/
          Invité

          Dans A la folie, je me souviens avoir beaucoup aimé le début et m’être un peu fatigué à finir. Je crois aussi que j’avais été gêné par l’espèce de barrière symbolique que mettait Joy entre elle et les folles. J’aurais aimé qu’elle nous parle plus d’elle, même si c’est peut-être une grossière erreur de ma part que de penser qu’il y a « une part de folie » en chacune de nous ? Peut-être que c’était la position la plus juste d’un point de vue scientifique, mais je crois que ça aurait été plus fort de troubler cette frontière là ?

          • #7654 Répondre
            Maud
            Invité

            Salut o/
            Je crois que la grande grande force de l’écriture de Joy S., c’est son calme à toute épreuve. C’est comme si tout passait dans une sorte de lissage qui est précisément ce qui permet l’accueil de la parole de l’autre, de tous les autres sans hiérarchie. Ça crée un rythme imperturbable. Le rythme, chez elle, est une écoute. Effectivement ça implique une forme de retrait, de l’effacement de l’identité du moi biographique, mais je pense que chez elle c’est la condition pour faire littérature. C’est en dehors de toutes nos attentes actuelles, mais selon moi c’est là que se trouve sa puissance potentielle.

            • #7656 Répondre
              Maud
              Invité

              On peut retirer un « chez elle » et ajouter un « bon anniversaire François ! ».

          • #7671 Répondre
            Mélanie
            Invité

            o/, ma lecture d’A la folie est un peu loin peut-être, mais que désignes-tu par « l’espèce de barrière symbolique que mettait Joy entre elle et les folles » ?
            Je trouvais au contraire que Joy allait rencontrer les patients avec particulièrement peu de barrières.
            Ce n’est pas une autobio, mais il me semble qu’elle parle d’elle, en nous racontant là le temps qu’elle a passé dans cet hôpital.

            • #7672 Répondre
              Claire N
              Invité

              Oui, il m’a semblé qu’elle était très proche de la réalité
              J’aime la façon dont elle questionne les barrières celle entre le statut de soignants et soigne , le dedans le dehors , le normal le pathologique .
              La petite personne qui s’incruste dans l’hôpital m’a beaucoup plu , j’ai trouvé que ce personnage crée par le narrateur apportais quelque chose de très spécial, je tourne encore autour du couple qu’elle forme avec la narratrice.

              • #7720 Répondre
                François Bégaudeau
                Maître des clés

                c’est une création en effet

                • #7744 Répondre
                  Maud
                  Invité

                  Je suis complètement déstabilisée par vos commentaires. Je ne me souviens pas de « petite personne » dans le texte et l’ai lu comme une autobiographie. Est-ce que j’ai loupé un personnage, celui qui formerait un « couple » avec la narratrice ? Et la narratrice ne coïncide donc pas avec l’autrice ? Auquel cas je retire ce que j’ai écrit au-dessus parce que, aïe, faux-sens.

                  • #7770 Répondre
                    Mélanie
                    Invité

                    Maud : je t’ai envoyé un mail à l’adresse que tu avais donnée ici l’autre jour, est-ce que tu l’as reçu?

                    Je ne suis pas très bien non plus le truc de la petite personne créée.

                    • #7787 Répondre
                      Maud
                      Invité

                      Je viens juste de le voir, je te réponds

                  • #7775 Répondre
                    Juliette B
                    Invité

                    Elle s’appelle Fantomette

                    • #7786 Répondre
                      Maud
                      Invité

                      Effectivement… on a bien un élément explicite de fiction.
                      Toujours instructif de voir comment les lectures se déforment.

                      • #7817 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Maud, je me demande si ce n’est pas propre au personnage qu’il ai été oublié.
                        Ce matin, encore pas très réveillé j’ai posté le message, pendant un instant je me suis demandé
                        Si ce personnage était bien dans le livre aussi ou si je l’avais «  déliré « 

                      • #7820 Répondre
                        Mélanie
                        Invité

                        Il va me falloir relire – il y avait beaucoup de choses dans ce livre.

                      • #7837 Répondre
                        Maud
                        Invité

                        Oui, Claire N. Ou peut-être que d’autres personnages ou éléments du récit t’ont plus marquée.
                        Après, pour ma part, outre le fait que j’ai une très mauvaise mémoire en général, je sais que j’ai toujours tendance à ne garder que deux ou trois éléments d’une oeuvre, voire juste une ambiance. Même (surtout !) si elle m’a plu. Là, par exemple j’ai déjà une intuition de ce qui va me rester d’El et Viridiana, je sens un tri se faire quasiment malgré moi : deux ou trois images, et encore je sais que dans mon esprit ce sera bientôt un seul film parce que je les ai vus l’un après l’autre.

                        Pour À la folie, sincèrement je me souviens qu’il y a une fantomette mais je ne me souviens pas de ses apparitions. J’ai écrit une note de blog juste après ma lecture, je ne me souviens pas d’une seule phrase de cette note. En revanche du texte, j’ai gardé le souvenir très vif d’une voix posée, de ce rythme très spécifique et le sentiment d’une grande disponibilité à la parole (et l’état) de l’autre. Or c’est ce que j’ai gardé parce que c’est ce qui est important pour moi. Savoir que l’empathie peut être posée. Voilà, pof, je (enfin ma mémoire) l’ai marqué d’une pierre blanche, et le reste passe fatalement au second plan. Ça n’est aucunement par manque d’attention ou de respect pour l’œuvre – je suis très reconnaissante au texte, à JS ou à la narratrice d’avoir donné, peut-être tout son long, peut-être juste ponctuellement, cet exemple d’écriture qui avance avec calme -, mais d’une inévitable réappropriation (on pourrait dire : digestion). Sur le coup mon oubli m’a perturbée mais sauf erreur grossière, les oublis mêmes disent quelque chose d’intéressant.

                      • #7838 Répondre
                        Maud
                        Invité

                        L’autre jour, François expliquait que les idées géniales oubliées continuent à travailler en soi. Et bien je crois que c’est du même ordre. Il faut faire confiance en ce qui se passe en nous, malgré nous, lors de la réception d’une oeuvre : oubli, souvenir clair ou qui se déforme… tout ça travaille et fait sens.

                      • #7848 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        « En revanche du texte, j’ai gardé le souvenir très vif d’une voix posée, de ce rythme très spécifique et le sentiment d’une grande disponibilité à la parole (et l’état) de l’autre » c’est joli, on dirait une rencontre quand tu le dis comme ça

                      • #7852 Répondre
                        Mélanie
                        Invité

                        Il y a les limites de la mémoire, et je me dis aussi qu’on n’a pas forcément accès à tout. Par exemple, quand j’avais commencé à lire François, les fins semi-fantastiques ne me parlaient pas. Elles m’ont parlé ensuite, de roman en roman, mais je n’accéderai à la fin de LBLV que quand je le lirai une autre fois.
                        C’est un peu comme pour les références à d’autres oeuvres ou artistes, il faut les connaître pour les saisir. Mais moi j’aime bien ça, justement, parce que par François j’ai eu envie de connaître beaucoup d’autres oeuvres. Et après, si je le relis, je capte un truc que j’avais pas capté, et ça s’arrête jamais.

                      • #7853 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Oui c’est vrai, ça c’est peu être l’apanage des choses vivantes ( enfin ce que tu me dis viens de me faire penser à cela)

                      • #7943 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        On a pas accès à tous, ce n’est pas une information qui peut être assimilée, transmise.
                        L’agencement des phrases crée une chose étonnante , on y revient avec plaisir et c’est toujours différent effectivement
                        là où c’est troublant et me dépasse
                        C’est qu’une rencontre avec un vivant y ressemble
                        Mais le « temps du livre «  ça c’est un mystère , quand je rencontre une personne c’est dans le temps que je «  réactualise «  ma découverte.
                        Le livre ben , il a pas vécu dès trucs depuis la dernière fois que je l’ai vu et pourtant il traverse les âges.

                      • #7944 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Ça me fait penser au commentaire de À dans la section littéraire sur ma cruauté, au paradoxe de la flèche
                        Le livre ne décrit pas des points, il est une flèche ?

                      • #7966 Répondre
                        Maud
                        Invité

                        La flèche je trouve que c’est une des meilleures images qui puissent qualifier la phrase chez François, et pas seulement dans Ma cruauté en effet. Pour Notre joie et Deux singes m’avaient sauté au visage deux images plus alambiquées, mais qui reviennent à peu près à la même chose.

                        C’est assez extraordinaire de constater comme la littérature, c’est à dire une lourde accumulation de signes, est aussi capable de provoquer ce genre de visions, en réalité de sensations, hyper simples (rudimentaires). J’y reviens toujours.

                      • #7975 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        En fait j’utilisais le paradoxe de la flèche pour parler du roman un début/ une fin mais une infinité de points entre les deux .

                      • #7986 Répondre
                        Maud
                        Invité

                        D’accord, j’étais restée sur le commentaire d’A dans Ma cruauté et ton évocation de « l’agencement des phrases » (mais A n’associe pas spécifiquement la flèche à la phrase, ça c’est moi qui l’ai ajouté, et peut-être à tort).

                        Ta remarque sur le livre me semble très juste. Il y a d’ailleurs des écrivains qui ont éliminé les points, ou presque tous, ou encore joué avec la disposition des phrases dans leurs textes pour évacuer le paradoxe. Le but alors était de maintenir, je crois, une impulsion du début à la fin du livre.

                      • #8030 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Oui , c’est tout cet agencement qui me rend admirative, il faut avoir à ce moment-là des talents que je ne soupçonne même pas encore je pense . Mais je constate leur effet

                      • #7857 Répondre
                        Maud
                        Invité

                        Mélanie tu es beaucoup plus consciencieuse que moi. À moins d’y être obligée, jamais je ne relie un texte. 🙂

                      • #7862 Répondre
                        Mélanie
                        Invité

                        Je ne suis pas sûre que consciencieuse soit le mot. Par exemple, cet été, je suis allée voir Sundown, et comme j’ai eu immédiatement envie de le revoir j’y suis retournée le lendemain.
                        Les livres demandant plus de temps, je relis assez peu.

                      • #7863 Répondre
                        Mélanie
                        Invité

                        (ça tombait une semaine où mes enfants étaient partis en vacances)

                      • #7987 Répondre
                        Maud
                        Invité

                        *relis

    • #3667 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      Un texte sur le livre est toujours disponible sur ce qu’il reste de begaudeau.info
      Recommandation vintage

      • #3669 Répondre
        Hervé Urbani
        Invité

        Texte que j’ai évidemment lu (et même les commentaires nombreux qu’il suscita) juste après avoir terminé le livre. C’était bon de revenir sur ce forum contemporain de Rubber Soul et Aftermath.

    • #3704 Répondre
      M
      Invité

      Oui, lu Le doigt, A la folie, et Divine patience (https://begaudeau.info/2021/02/02/divine-patience/comment-page-1/)
      Je recommande aussi.

    • #7410 Répondre
      Dr Xavier
      Invité

      Je déterre ce sujet pour remercier Léo Landru de la suggestion de lire Au Printemps des montres, tout à fait captivant effectivement ! Je veux rien divulgâcher, mais quand on arrive à la 200ème page, on se demande bien ce qu’il va pouvoir continuer à raconter sur 600 pages… et là un autre livre commence.
      Suite de la pile, Le Doigt.
      Bonne semaine.

      • #7431 Répondre
        Leo Landru
        Invité

        Et bah de rien. Je ne me doutais pas, moi non plus, en ouvrant ce bouquin que j’allais le dévorer avec autant d’appétit.
        Je ne sais plus si je t’ai conseillé L’Inconnu de la poste, de Florence Aubenas, qui aussi explore un fait divers à la pince à épiler. Si non, alors c’est fait.

      • #7432 Répondre
        Leo Landru
        Invité

        Ah ben oui je te l’avais conseillé.
        Une curiosité que j’ai lue récemment aussi, avec un titre pourri, mais le livre est bien : American Predator, de Maureen Callahan. Une enquête racontée dans le détail, sur la disparition d’une jeune femme en Alaska, qui va révéler l’existence et l’habitus d’un tueur méthodique utilisant pour se dissimuler le manque de recoupements policiers fédéraux, voyageant perpétuellement entre les États, tuant à un endroit, cachant les preuves ailleurs.
        Le récit est peu romancé, hormis sur les états d’âme des enquêteurs – s’appuie sur des entretiens menés avec le FBI et décrit l’enquête de manière linéaire.

      • #7433 Répondre
        Leo Landru
        Invité

        Pas encore lu le Jablonka – me suis laissé prendre dans d’autres lectures. Mais je garde sous le coude.

    • #10321 Répondre
      Leo Landru
      Invité

      Remontée du sujet pour partager mon plaisir à la lecture achevée de ce livre que j’ai ouvert tardivement et que j’ai lu en deux nuits.
      L’histoire est celle d’une prof qui se rend au travail, traverse en dehors des clous, se fait klaxonner, effectue mécaniquement un doigt d’honneur envers le conducteur l’ayant klaxonné. Le conducteur sort de son véhicule, lui crie dessus et la met au défi de refaire un doigt d’honneur. Elle recommence. Il lui met une énorme gifle avant de repartir en voiture. La prof se rend aux urgences, porte plainte. Et puis elle se retrouve perdue dans sa quête de justice, se questionne sur le bien-fondé de cette dite quête, et remonte la généalogie de la violence qu’elle a subi au long de sa vie. Et elle ne s’épargne rien, s’analyse avec justesse, précision, violence même, s’interroge sur le pourquoi. C’est passionnant et perturbant. Je recommande plus que vivement.

      • #10335 Répondre
        Dr Xavier
        Invité

        Tu fais bien, je plussoie, je voulais essayer d’écrire une critique, mais flemme. Merci à toi pour cette suggestion. Ça donne très envie de lire impasse Verlaine.

        • #10336 Répondre
          Dr Xavier
          Invité

          (enfin plus justement merci à vous puisque plusieurs l’ont recommandé)

      • #10350 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        Le plus récent, Retrouver Fiona, est très bien aussi.

      • #10357 Répondre
        lison
        Invité

        Je l’ai lu récemment et le recommande aussi. J ‘aime beaucoup comment de cet événement sortes différents récits : son histoire, des histoires d’ élèves, la manière dont l’institution scolaire traite les affaires d' »incivilité », l’exercice de la justice, son parcours dans l’Education nationale.
        C’est assez dense même foisonnant , et c’est bien de lire comment cet incident ( ce doigt d’honneur) permet de déplier tout une vie, non pas la condenser, mais la disséminer, et comment l’écriture permet d’assembler tout ça.
        Je n’avais pas lu Impasse Verlaine et pas lu Retrouver Fiona, j’ai commencé par le milieu, ce qui finalement va bien avec ce récit (Le Doigt).

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