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, le il y a 2 années.
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Leo Landru
Invité« Sa désobéissance est un choix par défaut, une défense de faible ; décider de désobéir, c’est dominer les maîtres qu’elle n’a pas choisis, qui ne méritent pas d’être choisis. De là vient la violence. La leur, la sienne. Un faux maître qui exige une soumission indue s’attire un second doigt d’honneur. C’est l’affrontement. »
Le Doigt, de Dalie Farah, est sorti hier en poche. Je l’ai donc acheté en poche, j’économise ainsi pour m’acheter son livre sur l’affaire Fiona qui sort bientôt ou est déjà sorti, je ne sais pas, mais bon j’ai dix-neuf trucs à lire alors c’est pas grave si je me perds un peu dans la chronologie des sorties littéraires. Je ne l’ai pas encore lu – j’ai recopié la citation depuis Babelio.
J’avais beaucoup aimé Impasse Verlaine. Y’a-t-il ici d’autres admirateur.trice.s ?
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Juliette B
InvitéOui, oui ! On attend d’ailleurs ces jours-ci le dernier, Retrouver Fiona. Et si tu farfouilles dans ses blogs tu y trouveras d’excellentes critiques des livres de François.
https://www.daliefarah.com/ma-cruaute-francois-begaudeau-ou-leloge-de-la-litterature/-
Juliette B
Invitépardon tu parlais toi-même de Fiona, ça sort le 8 mars
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Leo Landru
InvitéJe lis beaucoup de faits divers romancés, je viens de finir L’Inconnu de la poste d’Aubenas et j’ai hâte de découvrir ce que Dalie Farah a écrit sur le sujet Fiona. En ce moment je suis aussi dans un roman sur la secte Heaven’s Gate – bon c’est pas Aubenas ou Farah niveau écriture.
Je recommande le best-seller Au Printemps des Monstres de Jaenada sur l’affaire Lucien Léger. Pour le coup, c’est un pavé que j’ai lu d’une traite, captivé.-
Dr Xavier
InvitéJe connaissais même pas Dalie Farah de nom, donc merci pour cette suggestion ! Jaenada je connais que de nom, pfiou trop de trucs à lire.
Si tu aimes les faits divers romancés as-tu lu Laëtitia ou la Fin des hommes de Jablonka ? Captivant !
http://fr.wikipedia.org/wiki/La%C3%ABtitia_ou_la_Fin_des_hommes-
Leo Landru
InvitéJe note, merci pour cette suggestion !
J’aime beaucoup l’écriture très faussement bordélique de Jaenada, des phrases très longues bourrées de signes de ponctuation allant jusqu’aux triples parenthèses, des pronoms relatifs à outrance pour rallonger toujours plus, c’est frénétique mais jamais lourd.
Et une vraie humanité dans le texte, pas complaisante, juste honnête.
Il a publié pas mal d’autofiction avant de dévier brillamment vers l’écriture sur le crime, je crois qu’il a biographié quelques criminels notoires.-
François Bégaudeau
Maître des clésJ’ai déjà lu Retrouver Fiona, qui est le meilleur de Dalie
Le Jablonka pose quand même bien des problèmes.
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Leo Landru
InvitéDu peu que j’en lis (les premières pages Google Doc) Jablonka semble un peu emphatique et surtout dans une interprétation romanesque gênante. L’inverse d’un Jaenada qui mesure à chaque ligne la force téléologique de l’écrit, et n’oublie jamais (on pourrait presque lui reprocher) de bien dire d’où il parle et de comment il sait ce qu’il raconte.
Pas sûr en effet que j’accroche à Laëtitia. Dalie Farah passera en premier. -
Leo Landru
InvitéQuoique… En poursuivant je me rends compte que j’ai encore parlé trop vite. Ça n’a pas l’air si emphatique ou romanesque, à première vue pas plus qu’un récit de Florence Aubenas. Plus nunuche certainement.
N’ayant pas lu, je ne peux donc que supposer que le problématique vient du fait de faire de ce récit un livre à thèse – merci Wikipedia. Si c’est comme ça que ça progresse dans le bouquin (« voyez Laëtitia notre symbole des feminicides »), oui c’est problématique.
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François Bégaudeau
Maître des clésJablonka peut etre très sobre dans le récit. Et plutot bon écrivain. Mais il a des accès de lyrisme morbide tout à fait déplacés.
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Dr Xavier
InvitéIntéressant, je ne me souviens pas de ces accès de lyrisme morbide, mais peut-être l’effarement devant le récit a éteint mon esprit critique. Pour autant que je m’en souvienne c’est plutôt la sanctification de Laëtitia dans quelques pages qui m’avait parfois un peu gêné, mais c’est lointain.
En creusant un peu je tombe sur cette critique intéressante :
https://www.cairn.info/revue-d-histoire-moderne-et-contemporaine-2017-1-page-175.htm
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I. Jablonka confie que c’est parce qu’il est « historien » et non pas journaliste que Jessica et les autres auraient accepté de lui parler. Mais nous n’en saurons pas davantage, car au-delà du récit, l’auteur s’intéresse peu à la représentation que se font de lui les personnes qu’il rencontre. Il ne prend pas en compte la relation d’enquête dans les paroles recueillies. L’autre semble dénué d’intention. Quand les paroles se font rares, plutôt que de s’interroger sur les raisons de parler au chercheur, l’auteur intègre le « silence » de ceux qu’il rencontre dans sa logique d’héroïsation de Laëtitia et de ses proches […]
L’auteur nous parle de Laëtitia et de ceux qui l’ont connue à partir de ses propres représentations et des différentes places qu’il occupe : celle de l’homme, du père, de l’historien, de l’écrivain, du bourgeois parisien , du lecteur du fait-divers, de l’ami de l’avocate, de l’adulte, mais sans jamais les distinguer. En même temps, sa voix se mêle à celle des acteurs rencontrés. Il décrit des scènes auxquelles il n’a pas assisté […]. On ne sait donc jamais qui parle. L’auteur ? Et dans ce cas, à quelle place ? Ou ses interlocuteurs ? Mais alors, lesquels ?
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Malgré tout je maintiendrais que le livre a des qualités suffisantes pour mériter d’être lu.-
François Bégaudeau
Maître des clésOui je le recommande aussi. Parce que Jablonka a une écriture souvent nette et précise, et que le faits divers est vertigineux.
Mais ce que j’appelle lyrisme morbide, c’est bien ce que tu pointes comme « sanctification » de Laetitia. Il va même jusqu’à oser un rapprochement entre Laetitia et victimes de la Shoah, et ça c’est faute éliminatoire.
Jablonka est d’ailleurs un drole de type, qui par la suite a commis des livres sur le masculin tellement à charge que finalement douteux. Je n’aime pas beaucoup non plus ses travaux sur Genet, empreints d’une sorte de moralisme clérical.-
Anna H
InvitéOn m’a dit beaucoup de bien de son « Histoire des grands-parents que je n’ai pas eus », reconstitution de la vie de ses grands-parents assassinés à Auschwitz, je ne sais pas si quelqu’un l’a lu ?
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François Bégaudeau
Maître des clésOui par exemple Joy, très fan de ce livre, me l’a souvent recommandé.
Pas encore lu.-
Hervé Urbani
InvitéÀ propos de « Joy » et à propos de « très fan », j’ai adoré À la folie. S’il se trouve encore quelques sitistes qui ne l’ont pas lu, je me permets une piqûre de rappel.
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o/
InvitéDans A la folie, je me souviens avoir beaucoup aimé le début et m’être un peu fatigué à finir. Je crois aussi que j’avais été gêné par l’espèce de barrière symbolique que mettait Joy entre elle et les folles. J’aurais aimé qu’elle nous parle plus d’elle, même si c’est peut-être une grossière erreur de ma part que de penser qu’il y a « une part de folie » en chacune de nous ? Peut-être que c’était la position la plus juste d’un point de vue scientifique, mais je crois que ça aurait été plus fort de troubler cette frontière là ?
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Maud
InvitéSalut o/
Je crois que la grande grande force de l’écriture de Joy S., c’est son calme à toute épreuve. C’est comme si tout passait dans une sorte de lissage qui est précisément ce qui permet l’accueil de la parole de l’autre, de tous les autres sans hiérarchie. Ça crée un rythme imperturbable. Le rythme, chez elle, est une écoute. Effectivement ça implique une forme de retrait, de l’effacement de l’identité du moi biographique, mais je pense que chez elle c’est la condition pour faire littérature. C’est en dehors de toutes nos attentes actuelles, mais selon moi c’est là que se trouve sa puissance potentielle.-
Maud
InvitéOn peut retirer un « chez elle » et ajouter un « bon anniversaire François ! ».
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Mélanie
Invitéo/, ma lecture d’A la folie est un peu loin peut-être, mais que désignes-tu par « l’espèce de barrière symbolique que mettait Joy entre elle et les folles » ?
Je trouvais au contraire que Joy allait rencontrer les patients avec particulièrement peu de barrières.
Ce n’est pas une autobio, mais il me semble qu’elle parle d’elle, en nous racontant là le temps qu’elle a passé dans cet hôpital.-
Claire N
InvitéOui, il m’a semblé qu’elle était très proche de la réalité
J’aime la façon dont elle questionne les barrières celle entre le statut de soignants et soigne , le dedans le dehors , le normal le pathologique .
La petite personne qui s’incruste dans l’hôpital m’a beaucoup plu , j’ai trouvé que ce personnage crée par le narrateur apportais quelque chose de très spécial, je tourne encore autour du couple qu’elle forme avec la narratrice.-
François Bégaudeau
Maître des clésc’est une création en effet
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Maud
InvitéJe suis complètement déstabilisée par vos commentaires. Je ne me souviens pas de « petite personne » dans le texte et l’ai lu comme une autobiographie. Est-ce que j’ai loupé un personnage, celui qui formerait un « couple » avec la narratrice ? Et la narratrice ne coïncide donc pas avec l’autrice ? Auquel cas je retire ce que j’ai écrit au-dessus parce que, aïe, faux-sens.
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Mélanie
InvitéMaud : je t’ai envoyé un mail à l’adresse que tu avais donnée ici l’autre jour, est-ce que tu l’as reçu?
Je ne suis pas très bien non plus le truc de la petite personne créée.
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Maud
InvitéJe viens juste de le voir, je te réponds
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Juliette B
InvitéElle s’appelle Fantomette
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Maud
InvitéEffectivement… on a bien un élément explicite de fiction.
Toujours instructif de voir comment les lectures se déforment.-
Claire N
InvitéMaud, je me demande si ce n’est pas propre au personnage qu’il ai été oublié.
Ce matin, encore pas très réveillé j’ai posté le message, pendant un instant je me suis demandé
Si ce personnage était bien dans le livre aussi ou si je l’avais « déliré « -
Mélanie
InvitéIl va me falloir relire – il y avait beaucoup de choses dans ce livre.
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Maud
InvitéOui, Claire N. Ou peut-être que d’autres personnages ou éléments du récit t’ont plus marquée.
Après, pour ma part, outre le fait que j’ai une très mauvaise mémoire en général, je sais que j’ai toujours tendance à ne garder que deux ou trois éléments d’une oeuvre, voire juste une ambiance. Même (surtout !) si elle m’a plu. Là, par exemple j’ai déjà une intuition de ce qui va me rester d’El et Viridiana, je sens un tri se faire quasiment malgré moi : deux ou trois images, et encore je sais que dans mon esprit ce sera bientôt un seul film parce que je les ai vus l’un après l’autre.Pour À la folie, sincèrement je me souviens qu’il y a une fantomette mais je ne me souviens pas de ses apparitions. J’ai écrit une note de blog juste après ma lecture, je ne me souviens pas d’une seule phrase de cette note. En revanche du texte, j’ai gardé le souvenir très vif d’une voix posée, de ce rythme très spécifique et le sentiment d’une grande disponibilité à la parole (et l’état) de l’autre. Or c’est ce que j’ai gardé parce que c’est ce qui est important pour moi. Savoir que l’empathie peut être posée. Voilà, pof, je (enfin ma mémoire) l’ai marqué d’une pierre blanche, et le reste passe fatalement au second plan. Ça n’est aucunement par manque d’attention ou de respect pour l’œuvre – je suis très reconnaissante au texte, à JS ou à la narratrice d’avoir donné, peut-être tout son long, peut-être juste ponctuellement, cet exemple d’écriture qui avance avec calme -, mais d’une inévitable réappropriation (on pourrait dire : digestion). Sur le coup mon oubli m’a perturbée mais sauf erreur grossière, les oublis mêmes disent quelque chose d’intéressant.
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Maud
InvitéL’autre jour, François expliquait que les idées géniales oubliées continuent à travailler en soi. Et bien je crois que c’est du même ordre. Il faut faire confiance en ce qui se passe en nous, malgré nous, lors de la réception d’une oeuvre : oubli, souvenir clair ou qui se déforme… tout ça travaille et fait sens.
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Claire N
Invité« En revanche du texte, j’ai gardé le souvenir très vif d’une voix posée, de ce rythme très spécifique et le sentiment d’une grande disponibilité à la parole (et l’état) de l’autre » c’est joli, on dirait une rencontre quand tu le dis comme ça
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Mélanie
InvitéIl y a les limites de la mémoire, et je me dis aussi qu’on n’a pas forcément accès à tout. Par exemple, quand j’avais commencé à lire François, les fins semi-fantastiques ne me parlaient pas. Elles m’ont parlé ensuite, de roman en roman, mais je n’accéderai à la fin de LBLV que quand je le lirai une autre fois.
C’est un peu comme pour les références à d’autres oeuvres ou artistes, il faut les connaître pour les saisir. Mais moi j’aime bien ça, justement, parce que par François j’ai eu envie de connaître beaucoup d’autres oeuvres. Et après, si je le relis, je capte un truc que j’avais pas capté, et ça s’arrête jamais. -
Claire N
InvitéOui c’est vrai, ça c’est peu être l’apanage des choses vivantes ( enfin ce que tu me dis viens de me faire penser à cela)
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Claire N
InvitéOn a pas accès à tous, ce n’est pas une information qui peut être assimilée, transmise.
L’agencement des phrases crée une chose étonnante , on y revient avec plaisir et c’est toujours différent effectivement
là où c’est troublant et me dépasse
C’est qu’une rencontre avec un vivant y ressemble
Mais le « temps du livre « ça c’est un mystère , quand je rencontre une personne c’est dans le temps que je « réactualise « ma découverte.
Le livre ben , il a pas vécu dès trucs depuis la dernière fois que je l’ai vu et pourtant il traverse les âges. -
Claire N
InvitéÇa me fait penser au commentaire de À dans la section littéraire sur ma cruauté, au paradoxe de la flèche
Le livre ne décrit pas des points, il est une flèche ? -
Maud
InvitéLa flèche je trouve que c’est une des meilleures images qui puissent qualifier la phrase chez François, et pas seulement dans Ma cruauté en effet. Pour Notre joie et Deux singes m’avaient sauté au visage deux images plus alambiquées, mais qui reviennent à peu près à la même chose.
C’est assez extraordinaire de constater comme la littérature, c’est à dire une lourde accumulation de signes, est aussi capable de provoquer ce genre de visions, en réalité de sensations, hyper simples (rudimentaires). J’y reviens toujours.
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Claire N
InvitéEn fait j’utilisais le paradoxe de la flèche pour parler du roman un début/ une fin mais une infinité de points entre les deux .
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Maud
InvitéD’accord, j’étais restée sur le commentaire d’A dans Ma cruauté et ton évocation de « l’agencement des phrases » (mais A n’associe pas spécifiquement la flèche à la phrase, ça c’est moi qui l’ai ajouté, et peut-être à tort).
Ta remarque sur le livre me semble très juste. Il y a d’ailleurs des écrivains qui ont éliminé les points, ou presque tous, ou encore joué avec la disposition des phrases dans leurs textes pour évacuer le paradoxe. Le but alors était de maintenir, je crois, une impulsion du début à la fin du livre.
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Claire N
InvitéOui , c’est tout cet agencement qui me rend admirative, il faut avoir à ce moment-là des talents que je ne soupçonne même pas encore je pense . Mais je constate leur effet
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Maud
InvitéMélanie tu es beaucoup plus consciencieuse que moi. À moins d’y être obligée, jamais je ne relie un texte. 🙂
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Mélanie
InvitéJe ne suis pas sûre que consciencieuse soit le mot. Par exemple, cet été, je suis allée voir Sundown, et comme j’ai eu immédiatement envie de le revoir j’y suis retournée le lendemain.
Les livres demandant plus de temps, je relis assez peu. -
Mélanie
Invité(ça tombait une semaine où mes enfants étaient partis en vacances)
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Maud
Invité*relis
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François Bégaudeau
Maître des clésUn texte sur le livre est toujours disponible sur ce qu’il reste de begaudeau.info
Recommandation vintage-
Hervé Urbani
InvitéTexte que j’ai évidemment lu (et même les commentaires nombreux qu’il suscita) juste après avoir terminé le livre. C’était bon de revenir sur ce forum contemporain de Rubber Soul et Aftermath.
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M
InvitéOui, lu Le doigt, A la folie, et Divine patience (https://begaudeau.info/2021/02/02/divine-patience/comment-page-1/)
Je recommande aussi. -
Dr Xavier
InvitéJe déterre ce sujet pour remercier Léo Landru de la suggestion de lire Au Printemps des montres, tout à fait captivant effectivement ! Je veux rien divulgâcher, mais quand on arrive à la 200ème page, on se demande bien ce qu’il va pouvoir continuer à raconter sur 600 pages… et là un autre livre commence.
Suite de la pile, Le Doigt.
Bonne semaine.-
Leo Landru
InvitéEt bah de rien. Je ne me doutais pas, moi non plus, en ouvrant ce bouquin que j’allais le dévorer avec autant d’appétit.
Je ne sais plus si je t’ai conseillé L’Inconnu de la poste, de Florence Aubenas, qui aussi explore un fait divers à la pince à épiler. Si non, alors c’est fait. -
Leo Landru
InvitéAh ben oui je te l’avais conseillé.
Une curiosité que j’ai lue récemment aussi, avec un titre pourri, mais le livre est bien : American Predator, de Maureen Callahan. Une enquête racontée dans le détail, sur la disparition d’une jeune femme en Alaska, qui va révéler l’existence et l’habitus d’un tueur méthodique utilisant pour se dissimuler le manque de recoupements policiers fédéraux, voyageant perpétuellement entre les États, tuant à un endroit, cachant les preuves ailleurs.
Le récit est peu romancé, hormis sur les états d’âme des enquêteurs – s’appuie sur des entretiens menés avec le FBI et décrit l’enquête de manière linéaire. -
Leo Landru
InvitéPas encore lu le Jablonka – me suis laissé prendre dans d’autres lectures. Mais je garde sous le coude.
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Leo Landru
InvitéRemontée du sujet pour partager mon plaisir à la lecture achevée de ce livre que j’ai ouvert tardivement et que j’ai lu en deux nuits.
L’histoire est celle d’une prof qui se rend au travail, traverse en dehors des clous, se fait klaxonner, effectue mécaniquement un doigt d’honneur envers le conducteur l’ayant klaxonné. Le conducteur sort de son véhicule, lui crie dessus et la met au défi de refaire un doigt d’honneur. Elle recommence. Il lui met une énorme gifle avant de repartir en voiture. La prof se rend aux urgences, porte plainte. Et puis elle se retrouve perdue dans sa quête de justice, se questionne sur le bien-fondé de cette dite quête, et remonte la généalogie de la violence qu’elle a subi au long de sa vie. Et elle ne s’épargne rien, s’analyse avec justesse, précision, violence même, s’interroge sur le pourquoi. C’est passionnant et perturbant. Je recommande plus que vivement.-
Dr Xavier
InvitéTu fais bien, je plussoie, je voulais essayer d’écrire une critique, mais flemme. Merci à toi pour cette suggestion. Ça donne très envie de lire impasse Verlaine.
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Dr Xavier
Invité(enfin plus justement merci à vous puisque plusieurs l’ont recommandé)
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François Bégaudeau
Maître des clésLe plus récent, Retrouver Fiona, est très bien aussi.
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lison
InvitéJe l’ai lu récemment et le recommande aussi. J ‘aime beaucoup comment de cet événement sortes différents récits : son histoire, des histoires d’ élèves, la manière dont l’institution scolaire traite les affaires d' »incivilité », l’exercice de la justice, son parcours dans l’Education nationale.
C’est assez dense même foisonnant , et c’est bien de lire comment cet incident ( ce doigt d’honneur) permet de déplier tout une vie, non pas la condenser, mais la disséminer, et comment l’écriture permet d’assembler tout ça.
Je n’avais pas lu Impasse Verlaine et pas lu Retrouver Fiona, j’ai commencé par le milieu, ce qui finalement va bien avec ce récit (Le Doigt).
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