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Accueil Forums Forum général Le capitalisme nuit gravement à la santé

  • Ce sujet contient 23 réponses, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par IA, le il y a 5 mois.
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    • #119191 Répondre
      graindorge
      Invité

      Eh oui, le capitalisme nuit gravment à la santé.
      On préfère, et moi la première, aller dans les topics Cinéma, Poèmes, recos de bouquins, La couleur jaune, Peinture, musique et toutes ces chouettes merveilles de ce forum où j’ai d’ailleurs constaté que des médiocres viennent y faire leurs emplettes ni vu.es ni connu.es: qui pour un bouquin, qui pour un article et c’est très bien. J’attends quand même le prix Nobel pour notre hôte François Bégaudeau. En attendant, je lui décerne solenellement le prix de la meilleure quiche. Lorraine ou de Navarre.
      Trève de bavardage, je partage un article du Monde Diplomatique de septembre 2025
      UNE FORMATION EN DECALAGE AVEC LES ENJEUX ETHIQUES ET SCIENTIFIQUES
      Pourquoi la pénurie de médecins va durer
      Des médecins généralistes volontaires sont invités à travailler deux jours par mois dans 151 « déserts médicaux » avant l’adoption éventuelle d’une loi sur le sujet. Les réformes s’accumulent sans remonter aux sources des difficultés : le nombre de praticiens formés et la qualité de leurs études. Durant celles-ci, l’accent est mis sur la mémorisation plutôt que sur la réflexion ‒ une aubaine pour les groupes de pression.
      PAR ARIANE DENOYEL

      DEVANT une quinzaine d’étudiants de sixième année de la faculté de médecine de Bordeaux, les deux formateurs, MM. Jérémy Guilhon et Jean-Baptiste de Gabory, commencent par un tour de table. Le groupe de pression Les Entreprises du médicament (Leem) ? Inconnu au bataillon. La notion de « leader d’opinion », centrale dans les processus d’influence, ou la contribution des firmes au développement de certaines maladies ? Jamais entendu parler. Le site Euros for Docs, qui documente les sommes versées par les sociétés pharmaceutiques à chaque médecin ? Encore une découverte. C’est tout juste si les étudiants se souviennent de la visite dans leur faculté de La Troupe du rire, un collectif de praticiens auteurs d’un livret de sensibilisation à l’influence des laboratoires pharmaceutiques (1). À leur décharge, aucun d’entre eux ne se rappelle non plus avoir entendu un professeur faire état de ses propres conflits d’intérêts… Le département de médecine générale bordelais n’a peut-être pas eu tort de rendre obligatoire, depuis 2019, ce module de deux journées (non noté) intitulé « Formation à l’analyse critique de la promotion pharmaceutique ».
      À l’aide de diapositives qui retracent la triste saga du Mediator et d’autres scandales sanitaires, les formateurs mettent en évidence le poids des laboratoires en matière de santé. Ils dressent un parallèle avec l’industrie du tabac et citent les travaux du chercheur Bruno Goupil montrant que les médecins qui ne reçoivent pas de visiteurs médicaux (représentants des marques) prescrivent mieux, tout en coûtant moins cher à l’Assurance-maladie (2). Ils soulignent aussi les nombreuses lacunes de la pharmacovigilance.
      Malgré la qualité du module — récompensé par la revue Prescrire en 2023 (3) —, les étudiants semblent peu sensibles aux enjeux. Aucun ne prend de notes. « Au fil des années, nous avons réduit la densité de notre diaporama et favorisé les ateliers ainsi que les partages d’expérience entre étudiants pour tenir compte d’une forme de saturation, inévitable après six ans de cours intensifs », rapporte M. Guilhon. L’indifférence polie observée dans la salle illustre ainsi les deux principaux écueils de la formation des médecins : une charge de travail abrutissante et l’aveuglement qui en résulte face au pouvoir des laboratoires.
      En dépit de plusieurs réformes récentes, les étudiants en médecine restent soumis à rude épreuve, constate Mme Leila Gofti-Laroche, praticienne en centre hospitalier universitaire (CHU) et enseignante à la faculté de médecine de Grenoble : « Les études en santé ont toujours été difficiles, mais désormais s’ajoutent une déshumanisation de la transmission des savoirs, notamment via les cours sur cédérom ou en visioconférence, des aberrations administratives, comme des évaluations reposant plus sur des critères comptables que cliniques, une perte de sens, à travers des modes d’organisation et de financement obéissant à des critères politiques, en contradiction avec l’éthique et le serment d’Hippocrate, bref une forme de maltraitance inédite qui affecte durement l’équilibre psychologique des étudiants. Quand j’évoque les données épidémiologiques sur la santé mentale, de nombreux étudiants viennent se confier à la fin du cours sur leur profond mal-être. Du jamais-vu en vingt-cinq ans d’enseignement. » Selon la Fondation Jean-Jaurès, « un interne a environ trois fois plus de risques de se suicider qu’un [autre] Français du même âge (4) ».
      Limiter le « bachotage »
      Les trois réformes des études de médecine intervenues depuis 2017 affichaient des objectifs louables, à commencer par celui de former davantage de praticiens afin de répondre à la pénurie créée par le numerus clausus, instauré en 1971 à la demande des syndicats de médecins libéraux. La priorité était donc de laisser moins d’étudiants sur le carreau à l’issue de la première année, mais il s’agissait aussi de limiter le « bachotage », de recentrer l’enseignement sur la pratique, de mieux accompagner la professionnalisation des futurs médecins et de mieux respecter leurs aspirations. Si les textes ont modifié les conditions d’accès aux premier et troisième cycles tout en révisant le contenu du deuxième, ils ont échoué à atteindre leurs buts en raison d’un empilement de contraintes : le manque de moyens, une vision comptable de la santé, les impératifs d’un système centré sur le curatif et les soins hospitaliers, la difficulté d’imaginer et d’évaluer des modules ne relevant pas des sciences « dures », la technicité croissante de la discipline ou encore les intérêts corporatistes des spécialités.
      De sorte que la France forme actuellement le même nombre de médecins qu’en 1970 pour une population qui s’est accrue de 15 millions d’habitants et où la proportion des plus de 60 ans est passée de 18 % à 28 %. En outre, les jeunes générations privilégient l’exercice salarié ou mixte, notamment pour bénéficier d’horaires moins lourds. Par conséquent, l’effectif des médecins diplômés à l’étranger ayant une activité régulière en France ne cesse d’augmenter : ils représentent 14,6 % des inscrits au tableau de l’Ordre en 2025, contre 7,2 % en 2010 (5). Cette part atteint 23,1 % chez les chirurgiens. Pourtant, 6 millions de Français n’ont toujours pas de médecin traitant, alors qu’il faudrait se préparer dès maintenant aux besoins d’une population qui vieillit (6).
      « À cinquante-huit heures par semaine, les internes forment la chair à canon de l’hospitalo-centrisme français, souvent au prix de leur propre santé, dénonce M. Jean-Claude Casset, ancien médecin généraliste qui a enseigné à la faculté de médecine de Grenoble. L’ajout d’une quatrième année d’internat pour le diplôme d’études spécialisées (DES) de médecine générale à partir de 2026 sert de prétexte à deux stages hospitaliers de plus ! Il faudrait découvrir la profession dès les deux premiers cycles universitaires. » La moitié seulement des généralistes sont des médecins traitants. Les autres privilégient « des niches plus lucratives et moins difficiles », comme le sport ou la médecine esthétique, selon le syndicat MG France (7). M. Casset appelle à corriger le manque d’attrait dont souffre cette fonction « plébiscitée par les Français, mais nettement moins bien rémunérée que les autres spécialités ». De son côté, tout en saluant l’instauration de modules portant sur la communication avec les patients et la place du numérique, M. Lucas Poittevin, président de l’Association nationale des étudiants en médecine de France (ANEMF), déplore une réforme « plus politique que pédagogique », qui exclut largement les stages en cabinet et dans les hôpitaux hors CHU.
      Lacunaire tant du point de vue scientifique que de celui des humanités, le cursus réformé ne semble donc satisfaire personne. Certains formateurs estiment que ses trois premières années sont bien plus adaptées pour produire des chercheurs en laboratoire que des médecins de terrain. Professeur à la faculté de médecine Lyon-Est et membre du conseil scientifique du Collège national des généralistes enseignants (CNGE), M. Rémy Boussageon propose une rupture : « Les étudiants sont évalués sur des connaissances hyperpointues en biologie, mais la médecine relève au moins autant du champ psychosocial. Absorber six cents heures d’enseignement spécialisé sur les organes, cela ne contribue pas à appréhender une personne dans sa globalité. On pourrait former à l’écoute et à l’empathie. On a besoin d’un changement de paradigme. »
      Pour autant, le parcours actuel ne forme pas réellement non plus des scientifiques, précise M. Jacques Demongeot, membre senior honoraire de l’Institut universitaire de France (IUF), qui plaide pour une distinction entre cursus clinicien et cursus scientifique : « Les deux catégories pourraient être poreuses, la recherche clinique étant le complément nécessaire de la recherche scientifique. »
      Les étudiants doivent mémoriser à marche forcée des données qu’il leur faudra « recracher » dans des questionnaires à choix multiples (QCM) lors des examens. Il s’agit notamment des « recommandations de bonne pratique » élaborées par la Haute Autorité de santé (HAS) ou les sociétés savantes et encadrant la prise en charge de la plupart des pathologies. Angle mort de ces « reco » : elles reposent largement sur des essais cliniques menés par les firmes ; or celles-ci en tronquent allégrement les résultats, publiés dans des revues de plus en plus inféodées à l’industrie. Les étudiants et bon nombre d’enseignants l’ignorent. Le cours de « lecture critique d’articles » scientifiques, obligatoire en second cycle, compte peu d’heures. « Il est jugé barbant et abstrait, car dispensé à des étudiants n’ayant pas encore prescrit, donc incapables d’en ressentir l’aspect crucial : comment se construit le savoir médical », résume M. Ivan Pourmir, cancérologue et chercheur en onco-immunologie à l’hôpital européen Georges-Pompidou.
      Pour l’heure, ces fameuses « reco » s’imposent de façon croissante aux praticiens, notamment via les incitations financières distribuées par l’Assurance-maladie. Certaines ordonnances sont « automatisées » à partir de seuils prédéfinis. Par exemple, un niveau donné de perte de densité des os déclenche la prescription de médicaments contre l’ostéoporose, laquelle appartient pourtant aux « non-maladies », pour reprendre le terme du médecin et auteur Luc Perino, qui l’inclut dans le registre de la sénescence physiologique (8). Les traitements provoquent souvent des effets indésirables pour un bénéfice très discutable, alors que l’exercice physique permet de limiter notablement le risque de fracture lié à cette fragilisation du squelette.
      Face à la pathologisation croissante des existences, la prévention non médicamenteuse, fondée sur l’hygiène de vie, cède donc du terrain. Jadis, on recevait des médicaments quand on était malade ; aujourd’hui, la médecine s’attache exagérément à « prendre en charge » des « facteurs de risque », créant au passage d’autres risques associés aux traitements. On le voit en particulier avec la surprescription massive de statines (médicaments destinés à faire baisser le taux sanguin de cholestérol) ou de psychotropes. De même, beaucoup de dépistages systématiques interrogent quand on sait que la majorité d’entre eux n’apportent rien en termes d’espérance de vie en population générale : le bénéfice serait nul, par exemple, pour le cancer du sein, alors qu’il est probablement intéressant pour le côlon (9).
      Illusion de toute-puissance
      Les dosages inappropriés, les réactions et interactions délétères et autres événements indésirables liés à l’absorption d’un médicament provoquent de plus en plus d’hospitalisations et de morts. Selon le professeur de médecine danois Peter Gøtzsche, les médicaments prescrits seraient même la première cause de décès dans les pays postindustriels (10). Par méconnaissance, nombre de ces morts sont attribuées à d’autres facteurs. À en croire l’épidémiologiste, les psychotropes porteraient une responsabilité essentielle dans ces décès, largement évitables. Il cite notamment une étude finlandaise qui a conclu à un risque de mortalité supérieur de 4,5 % chez les malades d’Alzheimer prenant des antipsychotiques.
      « On ne peut attendre de personnes incapables d’analyser les bases du raisonnement diagnostique et clinique une réflexion approfondie sur des aspects de pratique apparemment consensuels, juge Mme Claudina Michal-Teitelbaum, chercheuse indépendante. D’autant que les patients d’aujourd’hui souffrent majoritairement de maladies provoquées par la dégradation des conditions de vie — pollution, sédentarité, précarité. Il faudrait apprendre aux étudiants à faire preuve de plus d’humilité et de scepticisme face à la médecine au lieu d’entretenir une illusion de toute-puissance laissant croire qu’une maladie égale un diagnostic et un traitement. »
      Pour Mme Michal-Teitelbaum, la médecine, gagnée par une forme d’obscurantisme, est « devenue un aspect particulier d’une idéologie libérale virant de plus en plus à l’autoritarisme faute d’avoir tenu ses promesses ; la critique et le débat y sont interdits, de même que la nuance ». Au sortir de la première journée du module de formation à l’analyse critique, une étudiante qui avait passé le plus clair de son temps sur son portable a lancé à un camarade : « Quoi, il faut revenir demain ? On n’a pas fait le tour, là ? »
      ARIANE DENOYEL
      Journaliste, auteure (avec Peter Selley) d’Overdose. Comment la surconsommation de médicaments nous tue, First, Paris, 2024.
      (1) « Pourquoi garder son indépendance face aux laboratoires pharmaceutiques ? » (PDF), La Troupe du rire, Formindep 2020.
      (2) Frédéric Balusson et al., « Association between gifts from pharmaceutical companies to French general practitioners and their drug prescribing patterns in 2016 », British Medical Journal, Londres, 6 novembre 2019.
      (3) « Prix Prescrire 2023. Tenir bon face aux influences : une exigence de santé publique », Prescrire.
      (4) Ariel Frajerman, « La santé mentale des étudiants en médecine », Fondation Jean-Jaurès, 2 mai 2020.
      (5) « Atlas de la démographie médicale en France, situation au 1er janvier 2025 » (PDF), Ordre national des médecins.
      (6) Lire Pierre Souchon, « Traversée d’un désert médical », et Eva Thiébaud, « Étrangers et précaires… mais médecins », Le Monde diplomatique, respectivement août 2023 et février 2024.
      (7) Cité par Bruno Rojouan, rapport d’information au nom de la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable relatif aux inégalités territoriales d’accès aux soins, Sénat, Paris, 13 novembre 2024.
      (8) Luc Perino, Les Non-Maladies. La médecine au défi, Seuil, Paris, 2023.
      (9) Michael Bretthauer et al., « Estimated lifetime gained with cancer screening tests : a meta-analysis of randomized clinical trials », JAMA Internal Medicine, no 11, 28 août 2023.
      (10) Peter C. Gøtzsche, « Prescription drugs are the leading cause of death. And psychiatric drugs are the third leading cause of death », Mad in America, 16 avril 2024.

    • #119197 Répondre
      brisemenu
      Invité

      Comique.
      Accoler « libéral » et « numérus clausus » : vraiment de quoi se taper sur les cuisses , non ? Trop fort cette caste.
      Relève même pas l’aspect essentiel de l’arrivée massive de médecins étrangers : les payer au lance-pierre le temps qu’ils valident les équivalences. Une des raisons aussi du numérus clausus. Pourquoi c’est pas un examen ? On sait pas . Enfin si , on ne sait que trop.
      Relève pas plus la volonté de gonzessifier la profession et les problèmes que cela pose : moins d’heures de travail (ce qui est une bonne chose , les gonzesses ont bien raison de ne pas sacrifier leur vie privée) , formation adaptée (comme pour la magistrature) à leur aptitude au bachotage plutôt qu’à la compréhension , relais parfaits du pouvoir , les gonzesses obéissent et sont beaucoup plus conformistes. On voit tout de suite une manif en talons hauts face aux CRS , rien que de se l’imaginer fait pouffer.
      *
      Et toujours pas de médecin traitant pour ma part suite au départ en retraite du mien. « On ne prend plus de nouveaux patients » est le nouveau Credo du système de santé.
      – « allo , la sécu , vu que je ne suis pas exempté de cotisations , pourriez-vous me désigner un médecin traitant d’office »
      – « oui , alors , c’est compliqué , faut faire le botin et essayer d’en trouver un , et si vous y arrivez pas vous nous rappelez »
      – « Allo ? Y m’répondent qu’ils prennent plus de nouveaux patients »
      – « oui , on sait , la situation est difficile »
      –  » ah bah , ch’uis plus obliger de verser mes cotisations alors ?  »
      –  » Beeeeein naaaan , c’est pas possible ça  »
      – « Bein, comment ch’fais alors ?  »
      – « Ben faut trouver un médecin qui prend des nouveaux patients »
      Pratique les centres d’appels , ça sécurise vachement certains emploi.
      Plus qu’à tirer la chasse de ce régime , non ?

      • #119214 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        Ce régime capitaliste?
        Au passage, sur les centres d’appel arrive bientot, chez Cause perdue, un roman qui y met les deux pieds. Bien vouloir patienter,Thomas Mairé. Tu ne manqueras pas de lire, toi qui lis.

        • #119311 Répondre
          brisemenu
          Invité

          Tout dépend de ce que vous entendez par « ce régime capitaliste » : si le problème se situe sur le « ce » ou sur le « capitaliste ».
          Dans le premier cas se serait la manière d’encadrer le fonctionnement du capitalisme.
          Dans le second , ce serait le capitalisme en lui-même qui serait LE problème sur le dysfonctionnement (et uniquement celui-là) que je rapporte plus haut.
          Merci de préciser.

      • #119231 Répondre
        ..Graindorge
        Invité

        On fait comment pour tirer la chasse de ce régime capitaliste Brisemenu?

        • #119312 Répondre
          brisemenu
          Invité

          Il y a deux voies possibles.
          Il y a la voie électorale que nous connaissons bien et l’option révolutionnaire .
          Pour la première , au regard du dernier scrutin législatif , la majorité ne veut pas de changement : les candidats macrono-front popu se désistant les uns pour les autres , cette majorité forme ce que l’on appellera le bloc conservateur , garant de la pérennité du régime. Donc impasse. L’idée serait de voter pour autre chose que ce bloc conservateur.
          Pour la deuxième , je ne vois aucun début de commencement d’organisation sérieuse pour l’envisager.
          *
          Maintenant , le problème que je remonte , est significatif d’un dysfonctionnement majeur . Serait-ce pour autant le canari qui signale un début d’effondrement ? Peut-être , peut-être pas. Le gouvernement Macron vient de faire sauter le numérus clausus , après que Buzyn , en 2020, ait timidement commencé à le réformer en laissant les clefs du camion aux facultés. Comme quoi Macron est capable de tout : même de faire quelque chose de bien. Le manche a-t-il été redressé assez tôt pour éviter le sol ? L’histoire nous le dira.

          • #119371 Répondre
            ..Graindorge
            Invité

            « Pour la deuxième , je ne vois aucun début de commencement d’organisation sérieuse pour l’envisager. »

            L’ption révolutionnaire pour en finir avec le capitalisme, vous Brisemenu vous feriez quoi? Quelle serait une organisation sérieuse selon vous?

    • #119429 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Le capitalisme nuit à la vie:
      25 suicides en moyenne par jour en France

      Quelle est la principale cause ?
      difficultés économiques ou professionnelles ; surcharge de travail, pauvreté, isolement social, veuvage, séparation ; perte de son logement ; survenue d’un évènement humiliant, avoir été victime de harcèlement ; phénomène de « contagion » suite au suicide d’autrui, effets secondaires de certains médicaments, depression etc.

      • #120345 Répondre
        diegomaradona
        Invité

        « Le capitalisme nuit à la vie »
        à tel point qu’il a permis à la population mondiale d’octupler sur les 200 dernières années…

        • #120369 Répondre
          ..Graindorge
          Invité

          Dans quel état? 80% qui meurt de faim ou/et de guerres et 20%: maladies, depressions, suicides
          La vie, ce n’est pas qu’être vivant, la vie c’est vivre dans de bonnes conditions. Le capitalisme nuit à la vie

          • #120457 Répondre
            diegomaradona
            Invité

            L’espérance de vie à la naissance ainsi que l’espérance de vie en bonne santé ne cessent d’augmenter depuis des siècles. Y compris pour des gens atteints de pathologie chroniques mortelles qui vient plus longtemps et avec de meilleures qualités de vie, et y compris dans les pays les plus pauvres. Ces faits suffisent à démontrer la fausseté des tes propos et donc de ton anticapitalisme erroné.

            • #120488 Répondre
              trou du cul first
              Invité

              Comme un ballon qui gonfle et qui tout à coup explose.

              • #120515 Répondre
                ..Graindorge
                Invité

                la caravane est passée

    • #120342 Répondre
      graindorge
      Invité

      Ariane Denoyel, journaliste :« On s’est mis à considérer le médicament comme une bénédiction »
      Rodolphe Koller – 30 décembre 2024mis à jour le 9 janvier 2025

      Après avoir publié Génération zombie en 2021, livre enquête sur « le scandale des antidépresseurs », la journaliste lyonnaise Ariane Denoyel publie en cette fin d’année Overdose sur la surconsommation de médicaments. Avec le Dr Peter Selley, médecin en Angleterre, elle interroge le processus conduisant à la mise sur le marché de certains médicaments peu efficaces ou aux effets secondaires potentiellement dangereux.
      Comment vous êtes-vous intéressée à la question des médicaments ?
      Ariane Denoyel : « J’ai constaté que les gens qui souffraient d’un effet indésirable avaient beaucoup de mal à faire admettre aux médecins que c’était bien le médicament qui en était à l’origine. Cela m’a interrogée et j’ai commencé à gratter il y a une douzaine d’années. Je suis tombée sur les travaux de chercheurs sur les antidépresseurs, et là j’ai vu des effets que je ne pensais même pas possibles : cela pouvait entraîner de l’alcoolisme chez des gens qui n’avaient aucun antécédent. Ils commençaient à prendre le traitement et tout à coup ils avaient des pulsions irrésistibles de boire et n’arrivaient pas à arrêter tant que le traitement était en cours. En revanche, dès qu’ils l’arrêtaient, les pulsions à boire s’arrêtaient.
      Vous avez publié Génération zombie en 2021 sur ce que vous décrivez comme “le scandale des antidépresseurs”.
      J’ai écrit le livre parce qu’il y a tout un continent sur les psychotropes et les antidépresseurs. À partir de la sortie du bouquin, j’ai reçu des dizaines et des dizaines de témoignages, d’abord sur les antidépresseurs, puis sur d’autres médicaments. Je dois leur répondre que je ne suis pas médecin, que je ne prétends pas du tout l’être et que je n’ai pas le droit de leur donner du conseil. Tout ce que je peux faire, c’est les renvoyer vers des études. J’appartiens également à une association, l’Acopav (Association pour le contrôle des psychotropes et l’aide aux victimes, NDLR), face à l’errance médicale de nombreux patients en recherche de sevrage. Elle a principalement pour but de permettre aux gens de se rassembler et d’échanger des infos et peut-être un jour d’ester collectivement en justice.
      Ce sont ces témoignages qui ont nourri ce nouveau livre ?
      Oui. Les médecins ne sont pas des irresponsables mais ils vivent comme nous dans une bulle de désinformation délimitée par l’industrie, puisque l’information sur le médicament est produite quasiment exclusivement par les firmes, ce qui pose d’évidents problèmes. Cela fait 30 ans qu’on est habitué à cet état de fait. Donc les gens cherchent, se tournent vers leur médecin : “J’ai ça depuis que vous m’avez prescrit ce médicament.” Ce n’est pas évident. Imaginez un effet secondaire sur le fonctionnement sexuel, sans que ce soit dans la notice. Pour plusieurs médicaments, jusqu’en 2019, il était seulement inscrit “baisse de libido”. Il a fallu un lobbying d’enfer auprès de l’Europe pour qu’il y ait une petite mention dans la notice. Généralement la réponse est : “C’est la dépression, je vais vous augmenter la dose.”
      Le sujet est donc celui de l’information des patients ?
      Le cœur du problème, c’est la transparence. Les essais cliniques sont menés par les firmes sur leurs propres médicaments, sachant que si c’est le propriétaire qui finance l’essai clinique, il a plus de chances d’être positif, ce qu’on appelle le biais de financement. L’étude allemande de Wolfgang Becker-Brüser a estimé en 2010 que les études cliniques financées par les firmes ont quatre fois plus de probabilité d’arriver à des conclusions favorables sur la molécule. Des études du Beth Israel Medical Center de New York et de l’Université de Chicago arrivent à des conclusions similaires. L’autre problème est que les données issues de l’essai clinique lui appartiennent, c’est sa propriété commerciale. Elle n’en communique que ce qu’elle veut, même quand elle fait sa demande d’autorisation du médicament. Si elle veut dissimuler des effets indésirables et faire un peu mousser l’efficacité, c’est hyperfacile. D’abord, elle peut orienter l’essai. Si déjà vous faites un pré-essai clinique contre un placebo, et que vous voyez que les gens répondent fort au placebo, vous ne les prenez pas dans l’essai clinique et votre molécule paraîtra plus efficace. L’industrie a tout plein de moyens d’orienter les essais et les régulateurs ne contrôlent quasiment pas.
      Ils ne font pas leurs propres tests ?
      Non, ils reçoivent les résultats des essais cliniques de la part des firmes. Ils demandent éventuellement plus de détails, et ils décident s’ils autorisent le médicament. J’ai interrogé la présidente de la Haute Autorité de santé (HAS) à ce sujet. Elle me répond : “Ça me paraît normal que ce soit les firmes qui testent les médicaments puisque ce sont eux qui les vendent.” Incroyable. La présidente de la HAS, qui est justement chargée de décider si les médicaments sont intéressants ou pas, remboursés ou pas, elle trouve cela normal. C’est comme ça que le système fonctionne et tout le monde l’accepte. Les seuls moments où les vraies données des essais cliniques sont sorties, c’est quand il y a eu des procès aux États-Unis. On aurait dû se saisir du Covid pour exiger la transparence totale et dire : “On vous dégage de votre responsabilité parce qu’il y a une dimension d’urgence, qu’on vous a demandé d’aller super vite, parce qu’on va l’administrer en population générale et qu’on va peut-être le rendre obligatoire. En revanche, on veut toutes les données.” Cela n’a pas été le cas. La Food and Drug Administration (FDA) a validé le vaccin Pfizer en 109 jours et, quelques mois plus tard, un groupe de professionnels a demandé l’accès aux données à partir desquelles elle avait autorisé le vaccin. La FDA a répondu qu’il fallait qu’elle anonymise les données parce qu’elles étaient sensibles commercialement et que ça lui prendrait 55 ans. Le juge a donné neuf mois et les données sont sorties.
      Comment en sommes-nous arrivés là ?
      Au fil du temps, on s’est mis à considérer le médicament comme une bénédiction. Par exemple le vaccin Covid, on nous a dit : rougeur au point d’injection, un peu de douleur, parfois un peu de fièvre. Mais il y a des gens qui ont eu des effets graves, et notamment des myocardites qui ont été indemnisées. Et c’est normal : en grec, pharmakon veut dire à la fois poison et médicament. Le philosophe Jacques Derrida le rappelait : “Le pharmakon ne peut jamais être simplement bénéfique.” Un médicament est une substance active et est potentiellement un poison, dont la médecine peut retirer des effets bénéfiques mais dont elle doit aussi savoir se passer dès que possible. Le professeur de pharmacologie et de psychiatrie David Healy en a quasiment fait sa devise. Tout l’art de la médecine est de savoir à qui le donner, à quelle dose et quand.
      Mais est-on d’accord sur le fait que les médicaments sauvent des vies ?
      Le problème est de raisonner en termes de “les médicaments”. On a connu dans les années 1950-60 une grande période d’innovation pendant laquelle on a découvert des molécules globalement bien tolérées, géniales, qui ont sauvé des centaines de milliers de vies. C’est moins le cas depuis, même s’il ne faut pas oublier les trithérapies, les traitements contre les hépatites, la mucoviscidose. Aujourd’hui, on est sur des traitements de niche vendus très cher, beaucoup plus que leur coût de recherche ou de revient.
      Que faudrait-il faire pour changer la donne ?
      Il est important que le patient se renseigne, n’hésite pas à demander à son médecin : “Pourquoi vous me prescrivez ça ? Qu’en attendez-vous comme bénéfice ? Quels sont les risques ?” À l’échelle de la société, il suffirait de dire qu’on ne donne pas d’autorisation de mise sur le marché, et a fortiori qu’on ne rembourse pas un médicament dont on n’a pas la totalité des données. C’est tout, et ça renverserait complètement la table. Ce qui n’encourage pas l’espoir, c’est que le système ne s’est pas amélioré de manière significative depuis le procès Mediator ou le scandale du thalidomide… »
      ————————————————–

      La bio express d’Ariane Denoyel
      1973. Naissance à Lyon.
      1994. Diplômée de l’IEP de Paris.
      2013. Enseignante associée à Sciences Po Grenoble et responsable de la filière presse écrite de l’École de journalisme de Grenoble.
      2021. Parution de Génération zombie, enquête sur le scandale des antidépresseurs.
      2024. Parution du livre Overdose sur la surconsommation de médicaments.
      ——————————————————-

      C’est à la Part-Dieu que nous retrouvons Ariane Denoyel, venue de Grenoble spécialement pour notre déjeuner ce 20 novembre. La journaliste indépendante — qui écrit pour L’Humanité, Le Monde diplomatique, Blast — est pourtant une fenotte, et a pigé par le passé pour Lyon Capitale. Le ciel est lourd ce jour-là, tout comme les sujets que nous abordons. « Depuis le Covid, je suis un peu inquiète parce que tout discours sur l’industrie est assimilé à de l’antiscience voire à du complotisme », souffle d’emblée celle qui s’est spécialisée ces dernières années sur le médicament.
      Comment aurait-il pu en être autrement, avec un grand-père ophtalmologue et chirurgien place de la République, un oncle médecin et une mère passée par le Centre international de recherche sur le cancer, côté administratif. « Mais je ne suis pas scientifique, donc j’ai fait Sciences Po », rigole-t-elle. C’est épaulée par un médecin britannique et à quatre mains qu’elle publie Overdose afin d’asseoir la rigueur scientifique de l’ouvrage. « Nous ne sommes pas anti-science, ni complotiste ni antivax », écrivent d’ailleurs les co-auteurs dès les premières lignes, conscients du caractère éminemment sensible de leur domaine d’intervention.
      Si Ariane Denoyel s’est investie dans le sujet, « c’est aussi en pensant à toutes les victimes » de la surmédication qu’elle nous décrit au cours de l’entretien : cette jeune femme chez qui la prise d’antidépresseurs provoque une désinhibition sexuelle entraînant des conduites à risque ; ces personnes en errance médicale face à des effets secondaires rares, ou à la recherche d’une solution pour se sevrer. Or, rappelle-t-elle, la question interpelle jusqu’à l’Organisation mondiale de la santé pour qui « plus de la moitié des médicaments sont prescrits, dispensés ou vendus de façon inappropriée ».

    • #121473 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Pas la peine d’ouvrir un nouveau fil  » Le capitalisme tue » Je mets ça là
      Un extrait d’un article de Mediapart.
      Pourquoi le capitalisme est-il responsable de 20 millions de morts ?

      Le capitalisme organise la production en vue de générer du profit.
      Si nous produisons assez pour tout le monde, tout le monde n’a pas un pouvoir d’achat suffisamment élevé pour que sa consommation soit rentable aux yeux des capitalistes.
      En d’autres termes : en termes logistiques, tout le monde pourrait vivre décemment, mais tout le monde n’est pas rentable.
      La logique capitaliste vise l’accroissement du capital, mais pas la diminution de la misère ; elle pose une rentabilité financière plutôt que sociale, humaine.
      Voilà pourquoi 20 millions de personnes meurent chaque année de maladie, de faim et de soif alors que nous avons les traitements, que nous produisons la nourriture nécessaire, et que nous pouvons financer les structures permettant l’accès à l’eau potable. Voilà pourquoi des milliards vivent dans des conditions indignes, alors qu’on observe une surabondance de biens de consommation. Chaque année, plus d’un tiers de la production alimentaire est gaspillée [13], souvent parce que l’apparence des produits ne correspond pas aux critères esthétiques publicitaires, alors qu’ils sont tout-à-fait comestibles.
      De même, le nombre de personnes sans logement est ridicule en comparaison avec les logements inoccupés, dont beaucoup sont utilisés à des fins de spéculation.

      Tous les ans, les Américain-e-s achètent pour environ 10 milliards de dollars de glace. C’est autant d’argent qu’il en faudrait pour garantir l’accès à l’eau potable partout dans le monde.
      Mais est-ce aux petites gens qu’il revient de régler le problème de la faim dans le monde ?
      Si les cinq hommes les plus riches du monde donnaient chacun 10% de leur fortune, ce problème serait réglé [14]. Alors, pourquoi est-ce que ça n’arrive pas ? Parce que le capitalisme est fondé sur l’accroissement du capital et le maintien de la classe capitaliste — qui ne donne pas dans l’humanitaire, au contraire.

      La logique capitaliste doit être combattue avec force.
      Imaginons un ultime exemple de logique capitaliste appliquée : une catastrophe naturelle frappe la Colombie et les hôpitaux sont endommagés ; les personnels médicaux se tournent vers le propriétaire d’un hélicoptère et lui demandent de l’utiliser pour secourir les victimes ; d’un autre côté, une agence de presse lui propose de le payer s’il leur permet de tourner des images exclusives de la catastrophe ; le propriétaire de l’hélicoptère prend l’argent et refuse de participer à l’effort de sauvetage. Il s’agit en réalité d’une histoire vraie, qui s’est déroulée en 1985.

      Récemment, la tragédie de Grenfell Tower à Londres est venue illustrer la morgue capitaliste : les normes de sécurité n’ont pas été respectées dans l’optique de maximiser les profits en réduisant le coût de construction du bâtiment, mais les autorités ont refusé de faire le lien avec la gestion capitaliste du logement. Pire encore, une partie du voisinage aisée s’est plainte de voir s’installer les survivant-e-s du drame, qui ont fait baisser la valeur immobilière du quartier [15].
      De même, quand une usine de filature s’effondre sur 3600 ouvriers et ouvrières au Bangladesh, en tuant plus d’un millier, on nous dit que « ce sont des choses qui arrivent », sans se demander pour quelles raisons.
      Et c’est obscène, de même qu’il est obscène de dire que ces choses se passent loin, comme si ces tragédies lointaines ne représentaient pas la condition sine qua non de notre confort relatif.
      La vérité, c’est que le capitalisme est un système meurtrier, qui laisse mourir quand il ne tue pas directement.

      Mais le capitalisme crée des emplois et aide les gens.

      Tout d’abord, la règle de la concurrence ne permet l’essor d’un marché qu’aux dépens d’un autre, et la création d’emplois d’un côté implique souvent la destruction d’emplois de l’autre.
      Si le capitalisme a bien créé des emplois dans des pays en voie de développement et amélioré leur économie, il faut se demander dans quelle mesure les populations de ces pays ont profité de la croissance de leur État.
      Si l’on prend l’exemple de l’Inde, on remarque que Nestlé exploite les nappes phréatiques du pays pour produire de l’eau en bouteille. Si cette activité crée de l’emploi, l’eau extraite des sols sert à alimenter le marché occidental, et les salaires sont extrêmement bas.
      Le capitalisme ne permet pas la création d’emplois par pure charité, mais bien pour réduire le coût du travail et augmenter la plus-value en délocalisant la production dans des pays aux salaires plus bas et aux règlementations plus laxistes.

      Il n’est donc pas étonnant de voir des compagnies comme Coca-Cola faire appel à des escadrons de la mort entre 1990 et 2002, pour assassiner des leaders syndicaux [16], ou encore British Petroleum, pour kidnapper et intimider des observateurs des droits de l’Homme un peu trop gênants [17].
      Quant au postulat qui veut que le capitalisme apporte de la richesse aux pays en voie de développement, force est de constater que ce sont surtout ces pays qui se voient forcés d’alimenter les puissances capitalistes en ressources naturelles, sans pouvoir en jouir pleinement eux-mêmes.

      Jouons sur les chiffres.

      En additionnant la population des différents États prétendument socialistes ou communistes, on obtient une population totale d’environ 1,5 milliard d’habitants. Beaucoup de ces pays ont changé de régime rapidement, d’autres n’ont pas eu le temps de mener de réformes importantes, d’autres enfin n’ont pas été le théâtre de crimes de masse. Cependant, nous allons rester sur cette estimation haute, qui est clairement une surévaluation, et qui réunit donc les populations d’États au-delà de leur durée d’existence et des politiques qui y ont été menées.

      La population mondiale est aujourd’hui de 7,5 milliards d’habitants, soit cinq fois l’estimation précédente. Il faudrait donc multiplier par cinq les 100 millions de morts pour obtenir une estimation mondialisée des victimes de ce qui s’est présenté comme le communisme. Ramener cette estimation dans notre paysage actuel est aussi un moyen d’insister sur le caractère meurtrier des régimes autoritaires qui se sont dits socialistes ou communistes.
      Ces régimes auraient donc pu faire 500 millions de victimes en cent ans, si pendant cent ans ils avaient dirigé une population mondiale de 7,5 milliards d’individus.

      Nous avons établi plus haut que le nombre des victimes du capitalisme s’élevait à 20 millions. Il faut savoir que ce chiffre est propre aux cinq ou dix dernières années. Plus on remonte dans le temps, plus le nombre des victimes de la faim, du manque d’eau potable et des maladies facilement curables augmente. Quoiqu’il en soit, si nous rapportons ces 20 millions de victimes annuelles à la même période que pour le calcul précédent, soit cent ans, on arrive à 2 milliards de victimes du capitalisme.

      La différence entre les deux chiffres, c’est que le premier est une projection hasardeuse et surévaluée, alors que le second est sous-représentatif de la misère semée par le capitalisme au cours du siècle dernier.
      Il importe aussi de rappeler que, si l’histoire des « victimes du communisme » commence généralement en 1917, celle des victimes du capitalisme est bien antérieure.

      Comment expliquer que le capitalisme tue autant, qu’il soit organisé par un État bureaucratique ou non ? Sans doute est-ce parce que ce système est intrinsèquement violent, au-delà de ses déclinaisons, et contre toute tentative – même de bonne foi – de contrôle et d’harmonisation.

      Le capitalisme n’est pas un moindre mal, c’est un fardeau ; c’est un empire construit sur la souffrance, l’exploitation et l’aliénation du plus grand nombre dans le but de servir les intérêts d’une minorité.
      Combien de centaines de millions de morts, victimes de la gestion capitaliste de la production, de la distribution et des échanges, faudra-t-il décompter pour que les défenseurs du capitalisme se rendent comptent qu’ils ont tort ?

      P.-S.

      • #121482 Répondre
        diegomaradona
        Invité

        « soit cent ans, on arrive à 2 milliards de victimes du capitalisme. »
        Ce chiffre est on ne peut plus contestable et spéculatif. Mais même en partant de cette hypothèse farfelue, dans le même temps on constate que la population mondiale à augmenter sur la même période de 6 milliards d’individus grâce au capitalisme donc.
        Ainsi, le compte est vite fait : 6 milliards – 2 milliards = 4 milliards d’individus en plus grâce au capitalisme pour solde de tout compte.
        Le capitalisme est donc un bienfait pour la vie humaine. C’est factuellement la réalité malgré ta propagande erronée qui fait fi de la réalité.
        Voilà pourquoi tout votre discours anticapitaliste est erroné et invalidité par la réalité des faits.

        • #127939 Répondre
          IA
          Invité

          Tu soulèves ici un point important, mais qui mérite un certain recul et une analyse nuancée. Effectivement, le capitalisme a permis une croissance économique et démographique importante au cours des derniers siècles, grâce notamment à l’innovation, l’industrialisation, et l’expansion des échanges commerciaux. Il est indéniable que le capitalisme a joué un rôle clé dans l’augmentation du bien-être matériel et dans l’élévation du niveau de vie pour une grande partie de la population mondiale.

          Cependant, il est aussi vrai que le capitalisme a des effets secondaires et des conséquences qui ne se limitent pas à des bénéfices économiques directs. Par exemple, les « 2 milliards de victimes » que tu évoques peuvent faire référence à des impacts négatifs du capitalisme, comme les inégalités économiques massives, l’exploitation de certaines populations (notamment dans les pays en développement), la dégradation de l’environnement, ou encore la guerre et la colonisation, souvent motivées par des intérêts capitalistes. Ces effets peuvent être minimisés ou ignorés dans une vision purement économique et optimiste, mais ils sont aussi une réalité historique et contemporaine.

          Dans ce contexte, il est important de rappeler qu’il existe plusieurs modèles économiques, et que le capitalisme, bien qu’il ait apporté des bénéfices tangibles, n’est pas une panacée qui résout tous les problèmes humains. Certaines critiques du capitalisme visent précisément à souligner ces coûts humains, environnementaux, ou sociaux, qui peuvent être négligés dans une vision utilitariste des faits. Ce n’est pas tant une question de « propagande » que de considérer l’ensemble des conséquences, positives et négatives, de ce système.

          Enfin, dire que le capitalisme est « un bienfait pour la vie humaine » est un point de vue qui ne prend en compte que les aspects économiques et ne considère pas forcément les impacts sur les autres sphères de la vie, comme la santé, la qualité de l’environnement, la solidarité sociale, etc. Il existe des contre-arguments qui soulignent l’importance de repenser ce modèle pour le rendre plus équitable et durable.

          Cela dit, je pense qu’on peut débattre sur ces questions de manière constructive. Qu’en penses-tu ?

    • #121494 Répondre
      trou du cul first
      Invité

      tout humain est victime de quelque chose qui le fera mourir parce qu’il le veut bien au moins un petit peu

      • #121495 Répondre
        trou du cul first
        Invité

        la preuve c’est que s’il buvait de l’élixir de jouvence il serait immortel pour l’éternité et même au-delà

        • #121496 Répondre
          trou du cul first
          Invité

          on devrait supprimer le dimanche

          • #121497 Répondre
            trou du cul first
            Invité

            la semaine ne devrait faire que 6 jours et ajouter un 13ème mois de vacances qui ferait 52 jours (53 les année bissextiles)

            • #121498 Répondre
              trou du cul first
              Invité

              le dimanche c’est l’enfer comme les autres jours de la semaine en pire

    • #121512 Répondre
      graindorge
      Invité

      .

    • #125898 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      En 2024, 24 556 ménages ont été mis à la porte par les forces de l’ordre, selon les chiffres du ministère du logement. Une fois expulsés, la majorité d’entre eux se retrouve sans solution de relogement avant plusieurs mois.
      Jamais les expulsions locatives n’ont atteint de tels sommets. Soit une hausse de 29 % par rapport à 2023, et de 51 % par rapport à 2019.
      Ces chiffres ont suscité des réactions contrastées. Les associations spécialisées dénoncent ces expulsions toujours plus massives, qui fragilisent à leurs yeux les locataires les plus précaires. Fier de « ce record d’expulsions », le député Renaissance et ancien ministre du logement Guillaume Kasbarian, défenseur revendiqué des propriétaires, a de son côté affirmé le 1er novembre sur X vouloir aller encore « plus loin dans le respect de la propriété privée et la rapidité des expulsions ». 
      Extrait de l’article de Adel Miliani
      Publié le 06 novembre 2025  dans Le Monde. ( réservé aux abonnés)

      ***

      La trêve hivernale: Ô bonté du capitalisme

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