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Accueil Forums Forum général la subversion est-elle encore possible ?

  • Ce sujet contient 67 réponses, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par , le il y a 1 année et 1 mois.
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    Messages
    • #18172 Répondre
      David M
      Invité

      Bonjour-bonjour,

      En cherchant à me cultiver, je tape « subversion » dans le champs de recherche de youtube…

      Et j’apprends que c’est plus la peine d’y songer. Il semblerai que ce soit la fin de l’histoire… subversive.

      Si l’on en croit ce philosophe enseignant

      -Professeur de Chaire Supérieure, Jean-Marie FREY enseigne en classes préparatoires aux Grandes Écoles. Il est titulaire d’une agrégation de philosophie et d’un D.E.A consacré à la pensée du bonheur dans la philosophie de J.-J. Rousseau. Dans ses ouvrages, il mène une réflexion portant sur le corps et sur l’antinomie de la liberté et du bonheur.

      Il nous invite à « réflechir sur la possibilité d’une impossibilité d’une subversion digne de ce nom… »

      la vache ! c’est pas rien… si l’a subversion est devenu impossible alors quoi ?

      Bon, le truc c’est que quand je l’écoute, j’ai l’impression d’être trop con.
      Alors dans un premier temps j’accepte cette possibilité, parce que le gars, il a comme une immunité diplomes-attique (néologisme improvisé en même temps que je frappe le clavier. Un lapsus digital en quelque sorte… Marrant ! )
      Il est tellement haut dans la hiérarchie culturelle, qu’il en est à l’attique. (Au dessus c’est le soleil, dirais l’autre…)
      Une autre part de moi-même pense que ce gars qui est complètement à côté de la plaque.

      bref, je pose ça là.
      Et je me retire sur la pointe des pieds.
      En attendant tout de même quelques éclairages qui pourrait, soit me rassurer, soit m’aider à comprendre.
      Parce la question la subversion m’interesse vraiment, hein.

      La bonne journée à vous !

    • #18175 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      Etrange légitimisme que le tien, qui t’amène à t’en remettre à du diplomé (on reverait que tout le monde fût diplomé et se rendît compte de l’intérieur que le diplome n’est rien) pour penser une question que tu aurais toute latitude de penser toi-même, avec les trois outils suffisants dont tu disposes : tes yeux, tes oreilles, le réel

      • #18186 Répondre
        David M
        Invité

        Hé bien, J’utilise mes yeux et mes oreilles (et ce qu’il y a entre les deux) . Mais est-ce que je dispose du réel ?
        j’ai accès à MON réel… c’est un peu faible à mon goût. Et bien souvent ma propre pensée me berne.

        j’aurais du mieux formuler ma requête.

        On a beau être averti, malgré tout, les diplômes et la maîtrise de la rhétorique, ça pèse. Dans le sens où sa déstabilise.
        ça pèse d’autant plus si l’on s’impose un minimum d’humilité et de doute quand à sa propre vision du réel.

        Et puis, si le diplôme n’est rien, son absence n’est évidemment pas gage de mieux. Il faut bien chercher des sources, des gens qui exprime des pensées. Et je dois être un peu maso, j’aime aller écouter certaines « messes », d’autant plus si elles sont dîtes par des prêtres « en sainteté »…

        En réalité, je suis sans doute juste venu me rassurer en proposant à d’autre subjectivités de partager leur avis sur ce discours.
        Attendant au choix des trucs du genre « passe ton chemin », « ce que gars dit de la merde », au mieux des propositions de source sonores, vidéo, ou des lectures instructives sur le sujets.

        • #18187 Répondre
          David M
          Invité

          ma vision du réel aurais-je du écrire, plutôt que MON réel…

          • #18189 Répondre
            François Bégaudeau
            Maître des clés

            Et crois-tu que ce philosophe – que désolé je n’écouterai pas, pas que ça à faire- ait plus accès au réel que toi? Lui aussi ne parle que de « son » réel, tout philosophe qu’il est.
            En tout cas si la subversion t’intéresse, je t’engage à circonscrire ta réflexion : on n’est jamais subversif que dans un champ donné. Il faudrait donc choisir un champ (la peinture, le rugby, la gastronomie, l’école, tout ce que tu veux), et se demander 1 quel est la norme dans ledit champ? 2 qui échappe à la norme dans ledit champ?

            • #18312 Répondre
              nefa
              Invité

              François, t’es devenu mon ami. Pour moi un ami, c’est quelqu’un qui a dit ou fait quelque chose de très cool et qui de ce fait m’accompagnera jusqu’à la mort. Pas besoin de réciprocité. Pas besoin de contact physique.

              La question de la subversion est récurrente chez moi. Mais j’étais bloqué avec ça. Un sorte de stase au sein de laquelle ça bougeait et même beaucoup mais avec une sensation d’enfermement, d’où un effet de surchauffe désagréable. Et toi tu viens de mettre un coup de pied dans ce qui bloquait ma pensé, en plein milieu de ce qui faisait barrage dans mon corps alors que ce dernier me répétait à l’envie : « il faut que ça circule. »

              Par cette simple mise au point méthodologique : circonscrire des champs/subversion, très ciblée (ce n’est qu’un seul coup latte et ce n’est qu’un seul barrage, ma vie ne tourne pas autour de la subversion), tu as fait une suggestion à mon corps pour que ça se remette à couler. Tu vois, c’était pas une vérité avec la révélation existentielle qui va avec, c’était juste une sorte conseil que tu as lancé à quelqu’un (il ne m’était pas destiné) et que mon corps a intercepté.

              Ce qu’il y a de bien avec les barrages quand ils pètent, c’est qu’au tout début il y a l’effet soliton, la première grosse vague qui emporte tout.

              Nous, les TDAH, ceux qui n’arrêtons pas de penser, de réfléchir, qui passons notre temps à ça, sommes accrocs à ce type de vague. Attention, ce sont de gros machins, et quand tu surfes dessus, ça s’accompagne par de bonnes giclées de dopamine : la joie parce que quand il n’y a pas de dopamine, on se fait chier.

              C’est pour cela que tu resteras dans ma tête, parce que tu es associé au fait que j’ai surfé une de ces vagues monstrueuses. Moment rare et précieux.

              Quatre exemples de figure que j’exécute sur cette vague (il y en a en réalité des dizaines qui se bousculent).

              Première figure.
              Je quitte le champ de la subversion et me pose sur celui de la différence entre autisme ratiocinant et TDAH ratiocinant.
              Pour les TDAH ratiocinant qui naviguent au fil de leur blabla intérieur, suivant le court normal de leur ratiocination, une minute ils évoluent au sein d’un champ, les trois minutes suivantes dans un autre et ainsi de suite, tout le temps, jours après jours, années après années. C’est cette dynamique pour le moins chaotique qui fait office de pompe à dopamine. Mais il n’y pas de temps consacré à la méthode. On vit dans un gros bordel.
              À la différences des autistes dont le corps fixent pour eux deux ou trois champs (passions) qu’ils explorent à fond de façon obsessionnelle, deux ou trois cadres fixés qui leurs servent de repère, autour desquels ils tournent (ratiociner).
              Ça ne veut pas dire que tous les autistes ratiocinant s’engluent dans leur ratiocination ; qu’à certains d’entre eux elle ne sert pas de matière première pour produire des trucs super. Puisqu’il y a ceux qui ont chourave du temps (à l’arrache au système) pour la travailler, s’en rendre experts, s’en faire les artistes.

              Deuxième figure.
              Je passe au champ qui circonscrit le rapport entre l’expérience de soliton que vivent les TDAH ratiocinant et les médias.
              Les effets du soliton sur les TDAH ratiocinant, en terme de décharge dopaminique, sont tels que les TDAH ratiocinant n’ont pas besoin d’aller s’abreuver à toute cette merde artificialisée, industrielle, faite dans le but que les gens se sentent vivre (puissamment vivre), avec le cœur qui bat fort et les émotions qui se bousculent, tout ça pendant une semaine voire deux.
              C’est le cas pour les barrages qu’ont pétés en Libye et le tremblement de terre au Maroc : une semaine d’images conçues pour des gens qui ne lèveront même pas le petit doigt pour aider, mais qui, par contre, parleront fort ou pleureront à chaudes larmes, pour des gens qui adorent bouffer à haute dose du succédané de sentiment d’implication.
              Mais à ceux qui sont réellement concernés, qui sont scotchés 24/24 devant le post, à ceux, devant leur télé qui sont en recherche d’autres choses, à ceux qui attendent des journalistes des info concrètes que la plupart du temps il n’auront pas, ces images ne sont pas destinées.
              Ces images, elle ne servent, en dévorant leur temps et en concurrence avec tous les autres prédateurs, qu’à rendre les gens non concernés puissants, en l’occurrence puissant de se sentir impliqués. Elles jouent avec l’espèce de jus de bipolarité qui imbibe notre société en stimulant sa part maniaque.
              Au passage (attention : sous-champ), je ne suis pas sûr du tout que la bipolarité soit génétique, je penserais même plutôt qu’elle est culturelle. Pareil pour le génétique jouant sur ses niveaux d’intensif, ça aussi je n’en suis pas convaincu. Le génétique qui influence nos comportements, j’m’en méfie méchant. Ça traîne une sale odeur.
              Pour en revenir au champ principal, les TDAH ratiocinant, ils n’ont besoin que du contexte et d’une info (une seule). « Contexte et une info » qui peuvent s’illustrer par : un fait divers et une phrase tirée du fait divers. En développant, ça donne : « va faire le manteau dans le couloir », entendu à la une des médias il y a quelques années. Un jour, une prof dit à un élève très agité : « va faire le manteau dans le couloir » et à la fin du cours on l’a retrouvé mort, pendu à l’un des porte-manteau. Pour moi ce n’était pas un suicide ni le résultat bien pourri d’une décision irrationnelle, voir idiote (propre à l’enfance comme certains aime à le penser). En fait, au départ, le gamin, il faisait l’idiot dans la classe. Il faisait se marrer les autres. Et la prof a enchaîné par une vanne.
              Au fond, au crédit du gamin, faire rire n’était pas un symptôme, pas le symptôme du désir de faire rire pour se faire remarquer mais un instrument, un instrument qui lui servait à vivre. Et comme à cet âge, parfois, on est naïf, il a cru que sa prof, en le vannant, entrait dans la danse, reprenait la balle au bon. Et c’était d’un coté, tout en complicité avec elle, à partir de ce qu’elle lui avait dit, pris au pied de la lettre, que tout seul, exclu, dans son couloir, il a instrumentalisé le geste servi : « va faire le manteau », et de l’autre, tout en connivence avec ce qui dans sa tête était devenu une sorte d’axiome, qu’il l’a utilisé pour vivre.
              Alors qu’en réalité, bien sûr, la vanne de la prof n’était que la manifestation d’un symptôme de son autorité. Elle, ce qu’elle voulait, c’était se réapproprier la classe (compétition).
              Ainsi, le gamin est mort d’avoir continué de vivre.
              Un affreux quiproquo.

              Troisième figure.
              Je passe au champ que j’appelle : lucide ou geignard ?
              Je ne suis pas sûr d’avoir été très clair et je suis bien conscient que la plupart du temps cette façon de fonctionner au mieux déstabilise, au pire énerve. D’ailleurs c’est pas un hasard si nous les TDAH, à l’école, en primaire, passons dix pour cent de notre temps à faire on n’sait quoi dans le couloir.

              Dernière figure.
              Le champ de l’amitié corrélée à l’allusion au cauchemar que tu as faite à propos de mon souvenir de film.
              Il est tout à fait possible que dans quarante ans je me souvienne de ce moment de surf que tu as déterminé. Ainsi, du tréfonds de ma sénilité où j’aurais oublié jusqu’à ton nom et ton existence, ce souvenir aura l’effet d’un rêve heureux. Ce genre de souvenir de rêve dépourvu des éléments qui le composent. De l’intensif avec un petit quelque chose en plus (une fragrance barbare) qui rendent ces souvenirs de rêve spécifiques et joyeux.

              Conclusion.
              Ça ressemble pas à du concernement tout ça ?

    • #18176 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      Demander à un philosophe de traiter de la subversion est aussi opportun que me demander à moi de préparer un risotto.

      • #18177 Répondre
        Nox
        Invité

        Chut François, y en a qui sont de gauche.
        Comme Barbara Stiegler et son engagement contre le fascisme sanitaire qui nous menace encore à l’heure actuelle.

    • #18222 Répondre
      Jeanne
      Invité

      Bonjour David,
      J’ai écouté un bout. Très vite on entend que:
      1.Les Lumières ont été subversives, en ceci qu’elles ont permis l’avènement de l’individu. (Avant l’on était toujours le sujet de quelqu’un, maintenant l’on est un sujet tout court).
      2. C’est bien
      (Jusque là je suis d’accord).
      3. Les « altermondialistes » on ne sait pas bien ce qu’ils veulent subvertir, c’est pas clair, est-ce que ce serait pas un peu ça, l’individualisme dans le bon sens du terme, qu’ils voudraient subvertir? Auquel cas:
      4. C’est pas bien.
      5. L’argent est émancipateur.
      (Waouh! Ah bon?).
      6. Mais ça veut pas dire non plus que l’argent c’est forcément formidable.
      (Ah).
      7. Parmi les gens qui veulent pourfendre l’ordre établi il y a: les nationalistes.
      8. Preuve que pourfendre l’ordre établi ça pose quand-même problème.
      Etc.

      Je suis d’accord avec toi pour dire que ce gars est parfaitement à côté de la plaque. Son raisonnement me semble très, très pauvre et file droit à son but: disqualifier les (moindres) pourfendeurs de l’ordre marchand.
      Avec aussi ce détail : je n’ai pas regardé la date de cette intervention mais on ne parle plus aujourd’hui d’ « altermondialistes », me semble-t-il, pour tout un tas de raisons que je ne détaille pas ici.

      Il y a plein de choses à rétorquer à ce qu’il dit. Je vais n’en prendre qu’une seule, là :
      Non notre ordre établi, notre ordre marchand, certes issu des Lumières, ne valorise pas tant que cela l’individu (et encore moins l’individualisme en tant que progressisme). Dans notre ordre établi, un individu, souvent, est sommé de travailler beaucoup, de s’adapter à ce que son employeur attend de lui, d’être corporate, de produire ce qu’on lui dit de produire, de dire son avis mais en faisant en sorte que son avis corresponde aux avis préalablement et implicitement validés par sa hiérarchie, par des actionnaires, par tout un tas de gens dont les individualités, bizarrement, possèdent alors là une formidable latitude.
      Non notre organisation sociale ne favorise pas L’émancipation des individus. Elle favorise la puissance de quelques individus déjà puissants. Ce n’est pas pareil.
      Tu vois?
      (Vraiment j’avais envie de regarder cette vidéo jusqu’au bout mais ça m’est tombé des yeux, si je puis dire).

      • #31115 Répondre
        PoutPout
        Invité

        La position même de l’ancien élève que je suis de ce monsieur, me fait dire qu’il a au moins été à côté de la plaque durant une année.

    • #18235 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      Bravo Jeanne pour ta patience

      Ce que tu détailles là est typiquement une position de philosophe
      On ne dira jamais que la position même de philosophe induit un rapport au monde – qui, politisé, retombe à presque tous les coups sur les mêmes cases idéologiques.

    • #18236 Répondre
      Jean Monnaie
      Invité

      Ta vidéo est très intéressante.
      Comme j’ai l’impression que cette vidéo est mal comprise, je me permet de vous faire un résumé.

      Marcel Mauss, dans son livre sur le don, explique qu’un don n’est jamais anodin ou gratuit car il exige un retour (le fameux don, contre-don). Par conséquent, l’argent a permis de se libérer du lien de dette perpétuelle et d’émanciper l’individu.

      Des communistes hétérodoxes expliquent très bien le paradoxe que c’est l’argent qui a permis l’émancipation féminine. J’essaierai de trouver la vidéo pour ceux que cela intéresse.

      Dans le deuxième passage, il explique que la critique d’un monde marchand en proposant des enclaves d’échange de don, comme pour les réserves naturelles, est selon le philosophe proche de la pensée d’Aristote qui critique la forme non naturelle de la chrématistique.

      La chrématistique naturelle est l’acquisition de la richesse qui sert une fin précise et limitée (exemple : pêcher pour se nourrir), et la non naturelle est l’accumulation.

      Et il en conclue une fois qu’on à fondé l’état sur la nature( platon) dieu (bossuet) et puis l’homme ( au 18 siècle) qu’elle serait la quatrième proposition ? Par conséquent l’homme aujourd’hui vient avant ses grandes subversions puisque en trouver une quatrième est impossible. D’autant plus que aujourd’hui tout le monde constate l’échec des droits de l’homme et la crise des valeurs qui en découle. Inutile de vient le lien avec le courant de gauche radicale qui est complètement grippé sur les propositions émancipatrice, individualiste et révolutionnaire puisque tout à été fait et que c’est l’argent qui à créer l’individu.

      • #18238 Répondre
        Jean Monnaie
        Invité

        Et je vais me répéter en appliquant l’adage du professeur Faurisson : « Ce qu’on a lu une fois, on ne l’a pas compris. » Ce n’est pas une seule lecture qui lui a permis d’écrire son livre « A-t-on lu Rimbaud ?

    • #34117 Répondre
      Emile Novis
      Invité

      Jean-Marie Frey est quelqu’un de sérieux. Il est vrai cependant que son orientation politique ne conviendra pas à une large partie des membres de ce site. Il s’inscrit dans le républicanisme très classique de Rousseau. Mais sa réflexion prétend donner un critère pour discerner les différents mouvements politiques et mieux comprendre les principes à partir desquels ils parlent.
      Pour avoir pratiqué un peu cet auteur, je me permets de faire remarquer l’idée suivante, centrale chez Frey : quand il dit que la subversion n’est plus possible, il ne veut pas dire qu’il n’y aura plus de bouleversements politiques et sociaux, que les luttes sont désormais illégitimes ou que l’ordre social tel qu’il est est une bonne chose. Frey est rousseauiste, et il cite très souvent la fameuse première phrase du Contrat social : l’homme est né libre, et partout il est dans les fers. Les fers, ce sont les faits : l’oppression sociale et politique existe, elle est là, et les oppresseurs défendent l’ordre établi. Mais l’homme est né libre : il ne peut se résigner à l’existence de ces fers qui corsettent sa vie. Et il fait une lecture assez sartrienne de la liberté chez Rousseau : être libre, c’est pouvoir devenir autre que soi-même. Il n’y a pas de nature humaine fixe et arrêtée (c’est tout le sens de la perfectibilité chez Rousseau).
      Pour autant, quand il dit qu’il n’y aura plus de subversion, il veut dire que l’humanité, durant son histoire politique, a épuisé toutes les possibilités capables de fonder l’Etat : la nature (construire la société sur un modèle naturel, généralement hiérarchisé, comme c’est le cas chez les grecs, avec leur justification naturaliste de l’esclavage par exemple), Dieu ou l’homme. La révolution française, par exemple, subvertit le fondement de l’Etat en substituant l’homme à Dieu et la nature pour organiser la société. Des mouvements écologistes, aujourd’hui, pourraient vouloir refonder le politique sur la nature, sur un ordre naturel qui dépasse l’homme : en ce sens, il ne s’agira pas d’une subversion, mais d’une réactualisation d’un fondement déjà éprouvé et dont on trouve une formalisation chez Aristote. Au regard de la modernité, cette réactualisation pourrait bien se produire sur le mode réactionnaire ( et ce n’est pas totalement faux, car il y a bien des « retours à la nature » très réactionnaires de nos jours).
      Sur quoi peut-on fonder le politique, sinon sur l’homme, la nature ou Dieu? Il veut dire par là que nous arrivons après.
      Frey, quant à lui, est partisan d’une politique fondée sur l’homme, et non pas sur la nature, Dieu ou une entité perçue comme supérieure et devant laquelle la conscience humaine devrait s’écraser, voire se sacrifier (la Nation, la culture, l’ethnie, la race, etc., qui sont autant de manières de faire revenir soit la nature, soit Dieu, mais de manière indirecte et détournée). Le seul fondement légitime du politique est le consentement qui repose sur la volonté : en ce sens, Frey s’inscrit dans la tradition de Rousseau.
      Ainsi, Frey s’inscrit dans le paradigme des Droits de l’homme. Reconnaissons qu’avec lui, un Chef qui voudrait nous sacrifier pour la Patrie, la Nation ou la Race ne serait pas légitime. C’est toujours ça de pris.
      Zemmour, par exemple, veut fonder le politique sur la nature et sur Dieu. Quand Zemmour dit que la France est un pays de race blanche et de culture catholique (il réactive le catholicisme culturel de Maurras), par exemple, ou quand il dit qu’il y a une hiérarchie anthropologique entre l’homme et la femme, il réactive le paradigme naturel et religieux comme fondement du politique, car il en fait bien un critère normatif pour orienter la politique (la culture n’est pour lui qu’une seconde nature, et c’est bien une manière détournée de faire revenir la nature dans la danse, mais d’une manière plus raffinée). Il se fait passer pour subversif : il n’est pourtant qu’un réactionnaire qui cherche à réactualiser ce qu’on connaît déjà. Rien de nouveau sous le soleil.
      Ce qui peut paraître plus surprenant, c’est que certains mouvements progressistes, en critiquant l’individu, flirtent parfois avec des mouvements réactionnaires qui cherchent à fonder le politique sur autre chose que l’homme. Ce n’est pas totalement faux.

      • #34123 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

         » Rien de nouveau sous le soleil ». Y compris dans la pensée de ce Frey. Qui est donc un humaniste. Bon.
        La critique de l’individu a clairement une origine autoritaire : de tous temps il s’est trouvé des gardiens de la tribu pour déplorer que des individus ne se plient pas à ses règles et donc prétendent exister comme individus. Mais c’est surtout avec les contre-révolutionnaires que l’antienne apparait : la Révolution a mis dans les cerveaux le poison de l’individualité (ce que ces réactionnaires appellent individualisme), alors qu’on demande à chacun de se fondre dans un collectif : la nation, la patrie, la communauté, le peuple catholique, etc.
        On aimerait que les gauchistes écervelés qui critiquent « l’individualisme » aient cette généalogie en tête.

        • #34141 Répondre
          Emile Novis
          Invité

          Pour avoir déjà parlé avec monsieur Frey, c’est quelqu’un d’assez humble : il ne prétend pas dire quelque chose de nouveau. C’est un professeur qui a écrit quelques livres et qui est invité, de temps à autre, pour répondre à une question. dans une radio locale ou une conférence du coin.
          Pour la critique de l’individu, il est vrai qu’on la trouve parfois là où on pensait qu’elle était impossible : il s’agit de ceux que tu désignes sous le nom de « gauchiste écervelés ». Quant aux mouvements contre-révolutionnaires, ce n’est pas surprenant : ils sont dans leur rôle.
          Sur cette question, je me fie encore à Simone : on ne juge de la qualité d’un milieu qu’à partir du sort qu’ils réserve à l’individu : si un milieu social (un parti, un syndicat, une localité, un village, une religion particulière, une société, une entreprise, une usine, etc.) anéantit l’individu et empêche la satisfaction des besoins du corps et de l’âme, ils est mauvais et il doit être détruit. Le parti est nécessairement mauvais car il détruit l’individu, par exemple. Il s’agit d’un individualisme méthodologique propre à la pensée de Weil. Je trouve cette méthode très saine. Paradoxalement, c’est ce qu’elle appelle « l’enracinement », mot repris par les contre-révolutionnaires pour écraser l’individu, alors que Weil en fait un usage totalement contraire. L’usine tayloriste, par exemple, est un milieu social qui nie l’individu et ses besoins fondamentaux : ainsi il déracine la vie et plonge les gens dans le malheur.
          C’est une bonne manière de juger le social, à mes yeux : on reconnaît que le milieu social est nécessaire à la constitution de l’individu, mais on refuse de supprimer l’individu au nom du milieu.
          Pour revenir à Frey et son critère, je me demande toujours si on peut l’appliquer au macronisme : peut-on dire que Macron fonde vraiment la politique sur l’homme? Ne fait-il pas revenir, à sa manière, la nature, avec une sorte de darwinisme social brutal (il y a des vainqueurs et des vaincus, des gens qui ont réussi et des gens qui ne sont rien, et c’est la nature des choses, que la politique doit ratifier). L’égalité des chances, cette connerie qui justifie les inégalités, n’est-ce pas une manière de dire qu’une fois égalisé les différences causées par la société grâce à l’école, la sélection peut alors dégager des différences de nature entre les individus, ce qui rendrait les inégalités plus justes et acceptables (c’est la nature!)?
          Je me demande, parfois, s’il y n’y pas quelque chose de naturaliste dans le macronisme.
          Mais j’aime aussi le critère de Marx : les politiques idéologues comme Macron sont des fondés de pouvoir du capital. Ils sont là pour valoriser le capital. Là, on peut dire que c’est très clair. Macron permet la valorisation du capital, c’est indiscutable.

          • #34189 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            « fonder la politique sur l’homme » ne m’évoque rien
            L’homme ne m’évoque rien
            D’ailleurs ils sont nombreux les centristes et même droitiers qui donnent dans le « remettre l’homme au centre de la politique » ou encore « il faut que l’économie serve l’homme et non pas l’inverse ». Ces généralités sont prononçables par n’importe qui à propos de n’importe quoi.
            L’individu est déjà une catégorie plus pertinente. Elle désigne justement l’échelle du particulier. Dans chaque situation se demander comment elle est éprouvée par les individus. Eprouvée réellement par ces « hommes » réels que sont les individus. L’homme ça n’existe pas. Il y a les individus.
            Simone a commis une boulette lexicale avec l’enracinement, qui autorise les appropriations les plus crétines.
            Je crois que consistance aurait été plus opportun. Ou vitalité.

            • #34201 Répondre
              Emile Novis
              Invité

              Je comprends pour « l’homme ». Je pense que par homme, il entend le bipède sans plumes doués de volonté, ce qui comprend l’individu. Mais la plasticité du mot est telle qu’on peut lui faire dire beaucoup de choses, et notamment beaucoup de niaiseries.
              Pour Weil et l’enracinement, c’est vrai que lexicalement, c’est mal vu. Mon interprétation : elle écrit ce texte pendant que Vichy est au pouvoir, et elle décide de mener une bataille lexicale avec Vichy, en reprenant certains mots très mobilisateurs politiquement afin d’en subvertir le sens de l’intérieur.
              Un lecteur scrupuleux saura faire la part des choses. Mais le bourrin qui veut récupérer sans effort sa pensée s’en donnera à cœur joie.
              Weil n’était pas une stratège.

      • #34156 Répondre
        JeanMonnaie
        Invité

        Je suis d’accord avec toi sur ton texte sauf la fin que je me permet de nuancer. Lorsque Zemmour affirme que « la France est un pays de race blanche et de culture catholique », il se réfère à De Gaulle. Il peut sembler tentant d’associer l’extrême droite à Maurras, mais cela constitue une double erreur. D’une part, Zemmour, qui était de gauche dans sa jeunesse, ne se base pas sur des références intellectuelles d’extrême droite. D’autre part, Maurras suscite peu d’intérêt au sein de la droite actuelle, pour deux raisons principales. Tandis que la gauche recherche une ligne directrice claire, à l’image de ce que Marx représente pour elle, la droite semble moins encline à se rallier autour d’une figure ou d’une doctrine unificatrice. De plus, la droite tend à adopter une posture anti-intellectuelle, la majorité de ses membres étant des actifs, alors que la gauche compte un nombre relativement élevé de personnes travaillant dans la fonction publique. Si une quatrième subversion est devenue impossible, pour les raisons invoquées par Jean-Marie Frey, cela n’altère en rien le fait que Zemmour apparaît comme subversif en 2023, dans un monde qui est majoritairement cosmopolite et progressiste.

        • #34165 Répondre
          JeanMonnaie
          Invité

          * productif

        • #34174 Répondre
          Emile Novis
          Invité

          @JeanMonnaie :  » Lorsque Zemmour affirme que « la France est un pays de race blanche et de culture catholique », il se réfère à De Gaulle. »
          Mais la phrase, prononcée par De Gaulle, n’en est pas moins problématique. Et De Gaulle, paraît-il, n’était pas complètement étranger à la pensée de Maurras.
          Frey répondrait avec Rousseau la chose suivante, extraite du Contrat social : »Avant donc que d’examiner l’acte par lequel un peuple élit un roi, il seroit bon d’examiner l’acte par lequel un peuple est un peuple. Car cet acte étant nécessairement antérieur à l’autre est le vrai fondement de la société ».
          Quel est cet acte? La volonté de s’associer, et pas une « race » ou une histoire religieuse particulière – et encore moins la qualité de sujets d’un roi de droit divin.
          Quand De Gaulle dit que la France, et donc le peuple français, est un pays de race blanche et de culture catholique, il tend à dire que ce qui fait qu’un peuple est un peuple plonge ses « racines » (j’emploie le mot à dessein) dans un fondement ethnoculturel et historique déterminé. Or, Pour le républicanisme de Rousseau, le peuple devient un peuple par un acte de volonté : c’est là, et là seulement, que se trouve son fondement. Cette phrase de De Gaulle est donc antirépublicaine au sens de Rousseau. Et elle en dit long sur les fondements sous-jacents de la Vème République, soit dit en passant, cet angle mort contemporain que les médias n’interrogent jamais. On serait surpris de trouver des choses pas très aimables dans le De Gaulle politique (que je distingue nettement du De Gaulle résistant).

          • #34191 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            « De plus, la droite tend à adopter une posture anti-intellectuelle, la majorité de ses membres étant des actifs, alors que la gauche compte un nombre relativement élevé de personnes travaillant dans la fonction publique. »
            On entend le libéral visceral qui parle, celui qui par haine de la gauche pactise avec le capital et pactisera avec l’europeisme. Celui qui donc ressent que les fonctionnaires ne sont pas des actifs. Sont des improductifs.
            Jean Monnaie croyait servir la race blanche, il n’était que le serviteur de Xavier Niel.

            • #34197 Répondre
              JeanMonnaie
              Invité

              J’avais expliqué que La France Insoumise attire principalement les inactifs, les chômeurs, les bénéficiaires du RSA et les fonctionnaires, tandis que le Rassemblement National séduit une population active mais économiquement défavorisée. Pour le dire simplement, une personne qui travaille au SMIC n’a guère envie de payer des impôts pour rénover des banlieues endommagées par des petits anges ou pour financer le RSA d’autres individus. À l’opposé, Frédéric Lordon, qui aurait pu suivre les traces de son père dans le monde de l’entreprise, ne se serait probablement jamais tourné vers une carrière intellectuelle s’il avait été patron ou cadre supérieur. C’est en tant que fonctionnaire, disposant de temps et d’un salaire suffisant pour se consacrer à la lecture, qu’il a pu développer sa pensée. Ce paradoxe explique pourquoi les ouvriers se détournent des partis marxistes : non pas qu’ils soient incapables d’adhérer au marxisme, mais parce que le marxisme, porté désormais principalement par des fonctionnaires, s’éloigne de leur réalité quotidienne.

              • #34198 Répondre
                françois bégaudeau
                Invité

                « la majorité de ses membres étant des actifs, alors que la gauche compte un nombre relativement élevé de personnes travaillant dans la fonction publique »
                Cette phrase pose strictement une opposition entre actifs et fonctionnaires.
                Elle le fait au prix d’un lapsus libéral qui révèle le fond capitalo-managérial de Jean Monnaie.
                Il voulait servir la race blanche, il ne servait que la BCE.

                • #34200 Répondre
                  JeanMonnaie
                  Invité

                  Si tu veux c’est pour cela que j’ai corrigé par productif même si ce mot n’est pas le bon non plus.

          • #34192 Répondre
            JeanMonnaie
            Invité

            Le fait que tu choisisses Maurras plutôt que De Gaulle pour illustrer un argument n’est pas anodin. En outre, si certaines phrases peuvent te sembler problématiques aujourd’hui, elles ne l’étaient pas du temps de De Gaulle. Je vais peut-être m’aligner sur mes convictions de droite, mais cela m’étonnera toujours de voir ton incapacité à reconnaître que c’est justement cette affirmation de De Gaulle, reconnaissant la France avant tout comme une race et une religion, qui l’a poussé à donner sa vie pour son pays. Son honnêteté, reconnue même par ses adversaires, qui a fait de lui un héros de guerre et l’homme ayant modernisé la France (avec le nucléaire, le Concorde, etc.), n’est due qu’à l’amour et à la grandeur qu’il portait à son pays. Dans les petits villages, il est courant que les habitants s’occupent eux-mêmes et bénévolement de l’entretien de leur village. Une population homogène et enracinée est souvent le moteur de l’altruisme. À l’inverse, le cosmopolitisme que tu défends ne favorise pas les solidarités. Après tout, si la France est un hôtel selon Attali, pourquoi penser aux autres ? Pourquoi être honnête ? La France a connu deux grandes fractures ces trente dernières années : le vieillissement de sa population, avec des retraités vivant mieux que les actifs, et l’arrivée de populations étrangères peu concernées par les solidarités locales. Perdu dans tes livres, tu sembles incapable de voir l’évidence et ne pas comprendre que si le peuple français abandonne ses racines et sa religion, la France cessera d’exister tel que nous la connaissons. Macron n’aurait jamais été président en 1945. C’est seulement quand la bête est malade que le parasite peut se nourrir sur elle.

            • #34195 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

              « Macron n’aurait jamais été président en 1945. C’est seulement quand la bête est malade que le parasite peut se nourrir sur elle. »
              Oui en 1945 la France était en pleine santé.

              • #34199 Répondre
                JeanMonnaie
                Invité

                Reconstruire son pays en 1945 n’est pas comparable à le détruire en 2024. Imaginer Sarkozy bradant l’or de la France ou Macron vendant Alstom en 1945 me semble peu plausible. Lorsque la France devient apathique face à son islamisation, elle l’est tout autant face à son américanisation et au fait que ses secteurs clés soient cédés aux Chinois et aux Américains. La logique sous-jacente reste la même.

                • #34213 Répondre
                  françois bégaudeau
                  Invité

                  en 1945 et suivantes la France s’est vendue au plan Marshall
                  seuls les communistes ont résisté à cette manoeuvre impériale
                  la France paniquée par le bloc communiste s’est jetée dans les bras des Etats Unis
                  comme d’habitude la bourgeoisie a dit : tout sauf les communistes
                  auparavant elle avait dit: tout sauf le front populaire (et on sait bien ce qu’alors « tout » voulait dire. )
                  aujourd’hui elle dit : tout sauf la gauche, et offre un tapis à Marine Le Pen
                  et son meilleur porte voix Jean Monnaie, offre ses services au grand capital

                  • #34220 Répondre
                    Emile Novis
                    Invité

                    « aujourd’hui elle dit : tout sauf la gauche, et offre un tapis à Marine Le Pen »

                    A ce propos, c’est très cocasse de voir cette clique de macronistes, issus du PS et qui ont raconté pendant 20 ans que le fondement de leur engagement politique était la lutte contre le RN/FN, se surprendre eux-mêmes à devoir dire qu’au fond, on peut bien discuter avec eux et trouver des arrangements, après avoir ciblé l’essentiel de leurs critiques contre la FI.
                    Il y a bien quelques bonnes âmes qui sentent la légère incohérence du « tout sauf la gauche » au regard de la mise en récit très creuse de leur « engagement » politique, mais ils finiront bien par y arriver un par un. Ceux qui refuseront dégageront et pourront contempler le désastre de leur acharnement, depuis plusieurs années, envers la gauche, et de leur grande complaisance envers le RN.
                    C’est cocasse, mais ça fait aussi froid dans le dos.

            • #34206 Répondre
              Emile Novis
              Invité

              @JeanMonnaie :  » c’est justement cette affirmation de De Gaulle, reconnaissant la France avant tout comme une race et une religion, qui l’a poussé à donner sa vie pour son pays ».
              Sans rien enlever au De Gaulle résistant, il n’a pas pleinement donné sa vie, car il était à Londres, relativement à l’abri des coups, quand des résistants, notamment des communistes (mais pas seulement, il y avait aussi des républicains d’inspiration rousseauiste, des gens lambdas, des royalistes, etc.), se faisaient zigouillés en chair et en os dans le maquis et n’auraient pas pour autant adhéré à cette histoire de « race blanche » et de « religion » pour fonder le pacte social.
              On peut donner sa vie pour autre chose que ce que tu dis. Et si on donne sa vie pour une chimère, ce n’est pas louable à mes yeux : un allemand nazi qui donne sa vie pour la grandeur du Führer n’est pas franchement un modèle de vertu politique à mes yeux, pas plus qu’un kamikaze qui se fait sauter (et fait sauter les autres, au passage) pour une « foi » de fanatique ou la défense d’une civilisation délirante.

              • #34207 Répondre
                Emile Novis
                Invité

                Et j’ajoute que De Gaulle est mort de sa belle mort, en jouant aux cartes après un bon repas, bien au chaud et après avoir vécu. C’est tout de même mieux que le lycéen ou la lycéenne communiste qui n’ont pas encore eu le temps de connaître l’amour et se sont fait fusiller ou torturé par des malades fanatisés après avoir passé la nuit dans un chachot qui pue la pisse, angoissés à l’idée de devoir quitter ce monde si précocement, écrivant une lettre d’adieu à leurs mères désemparées, et ne croyant pas du tout à « la race blanche et catholique » comme moteur de leur don d’eux-mêmes dans cette lutte contre l’horreur nazie.
                La justice, la vraie, celle qui refuse de voir des juifs se faire massacrer, est un mobile puissant qui se suffit à soi-même. Si on a besoin d’autre chose, c’est qu’on n’est peut-être pas si convaincu que cela par ce qu’on fait…

                • #34214 Répondre
                  françois bégaudeau
                  Invité

                  N’oublie pas, Emile, qu’un Jean Monnaie n’envisage aucunement que le ressort de la résistance en 1941-puisse etre de lutter contre le massacre des juifs, pour la raison simple que lutter contre ce massacre ne lui parait pas particulièrement opportun. N’oublie pas que Jean Monnaie, admirable en cela, est un des rares fascistes vivants qui perpétue le grand chelem du racisme : contre les arabes ET contre les juifs.

                  • #34215 Répondre
                    JeanMonnaie
                    Invité

                    Note malgré tout que j’ai voté pour un juif d’origine Arabe.

                    • #34230 Répondre
                      Riviere
                      Invité

                      Serait-ce par anti-féminisme ?

                  • #34217 Répondre
                    Emile Novis
                    Invité

                    Je ne connaissais pas cette particularité de Jean Monnaie. Si elle est avérée, alors la discussion est vaine.

                    • #34221 Répondre
                      JeanMonnaie
                      Invité

                      Je vais tenter de donner plus de substance à cette discussion qui semble s’embourber dans la moraline habituelle de la gauche. Je vais passer sur De Gaulle, le soi-disant planqué à Londres en charentaise, qui n’a pas grand intérêt dans cette discussion. Ce qui m’intéresse, c’est la seconde partie de ton argument.

                      Nous constatons tous que le communisme est mort avec la chute du mur de Berlin. En approfondissant l’analyse, on peut remarquer que le NPA a commencé à produire des clips politiques grotesques avec Besancenot, ce qui semble indiquer qu’il ne prenait plus sa cause au sérieux. Cette tendance s’est confirmée avec Poutou, qui a passé sa campagne présidentielle à lancer des punchlines dignes d’une cour de récréation, sans articuler un discours justifiant sa candidature. Le troisième renoncement est le refus de la gauche radicale de voter. Le quatrième est de nous expliquer que le port du voile est de gauche et que la laïcité est de droite. À l’inverse, Asselineau, qui réalise le même score, se prend très, voire trop, au sérieux, ce qui montre qu’il croit en sa cause. Cela explique aussi le militantisme fervent de ses partisans.

                      Pourquoi je mentionne cela ? Parce qu’il a existé un communisme animé par une pulsion de vie, et il est utile de le garder à l’esprit pour la suite de mon raisonnement.

                      Passons à mon histoire personnelle pour éclairer le sujet sous un autre angle. Mes parents et mon grand-père étaient communistes. Une fois, ma grande sœur prend un bonbon dans une boulangerie, et ma mère la culpabilise énormément, lui disant que ce n’est pas bien, que c’est du vol, que le boulanger sera triste. Cela montre qu’en 1945 et même encore un peu après, même les communistes étaient imprégnés par cette vieille France catholique dont ma mère culpabilatrice était l’héritière . Mon grand-père n’a jamais tenu de propos racistes que je sache. Pourtant, la dernière semaine de sa vie à l’hôpital, il est devenu fou et agressif, persuadé d’être poursuivi par des Arabes. Cela indique qu’à cette époque, même chez les communistes, la France était perçue comme blanche, et les Arabes comme étrangers.

                      Ce que je veux dire, c’est que le peuple se percevait comme blanc et d’origine chrétienne. Si ce n’avait pas été le cas, l’altruisme dont je parlais précédemment n’aurait jamais permis l’existence du communisme, peu importe si les communistes ou l’extrême droite étaient dans la Résistance pour des raisons différentes. Il y avait ce socle commun.

                      La droite nationaliste blanche va disparaître, tout comme ta gauche radicale. Ce n’est pas seulement la fin de l’URSS qui a sonné le glas du communisme, mais aussi la fin de cette vieille France catholique. Mon père lisait Charlie Hebdo, qui se moquait des curés. L’Église est aujourd’hui tellement affaiblie que tout le monde trouve Charlie désuet avec ses combats d’un autre temps. Pour résumer en une image : Peppone n’a plus de Don Camillo pour se revitaliser. La gauche radicale en déconstruisant la France traditionnelle est morte avec elle.

                      Nous arrivons maintenant à la conclusion. Le capitalisme a choisi l’immigration et les peuples interchangeables, pensant que tout le monde se réconcilierait autour de nouvelles Nike. Nous sommes des frères de consommation, qu’on soit musulman, juif, athée ou catholique. On peut tous communier à la grande messe du capitalisme. Les marxistes ont fait le même pari, croyant que notre individualité est plus forte que nos identités culturelles. Si la perte de notre identité a permis d’isoler les individus et de créer de bons consommateurs pour le capitalisme, elle a aussi considérablement réduit notre altruisme et détruit les derniers espoirs des communistes. Les ultimes pulsions de vie de ton idéologie sont définitivement éteintes. Il ne te reste plus qu’à penser le monde derrière tes livres, car tu n’as plus rien pour l’affronter.

                      • #34233 Répondre
                        Emile Novis
                        Invité

                        « Nous constatons tous que le communisme est mort avec la chute du mur de Berlin. »
                        Dès le départ, nous ne partageons pas le même constat. Ce qui est mort, c’est l’ersatz de communisme que fut l’URSS (il faut distinguer la chose réelle de son ersatz).
                        Le communisme, outre le projet d’une société égalitaire visant le dépérissement progressif de l’Etat (en ce sens, l’URSS, c’est pas franchement communiste), trouve aussi une définition très précise chez Marx, dans l’Idéologie allemande : le communisme est le mouvement réel qui abolit l’état de chose actuel.
                        Autrement dit : le communisme est d’abord un processus réel (c’est-à-dire matériel et vivant) qui nie l’état de chose actuel, c’est-à-dire l’ordre capitaliste qui produit de la mort et des fantômes de vivants, qui enrôle le désir dans son giron morbide.
                        Le communisme est un devenir, pas un état figé et mort, car la vie elle-même est en devenir.
                        Partout où des gens, ensemble, s’associent, généralement dans la lutte, pour prendre le parti du commun et de l’égalité, il y a communisme. Quand la Confédération paysanne déclare qu’il faut faire tomber le libre-échange en menant des actions collectives concrètes pour faire de l’agriculture une pratique qui va dans le sens du bien commun, il y a communisme. Quand des livreurs uberisés luttent, ensemble, pour obtenir un statut commun qui procure égalité et respect dans leur travail, il y a communisme. A Sainte Soline? Communisme. La lutte contre les retraites qui réunit plus de 3 millions de personnes pendant les grands jours? Quelque chose comme un processus communiste qui défend la Sécu et ses principes institués par des communistes. Les universités populaires, gratuites et sans sélection, un peu partout sur le territoire? Communisme, etc.
                        Ce n’est pas une question de carte de parti.
                        Car il y a un mouvement réel. Et il y en a partout, absolument partout, à l’état latent ou à l’état manifeste. c’est pourquoi le pouvoir actuel, un peu partout, se durcit très fortement : il sent que ça déborde, que ça ne tient plus vraiment, que ça bronche un peu partout, que « l’état actuel » subit des coups de ces « mouvements réels » et matériels, et que la gestion habituelle des masses ne fonctionne plus vraiment.
                        Même dans le champ institutionnel et électoral, ils galèrent : les élections sont devenus un dépotoir à colère, et le macronisme, rapporté à la totalité du corps électoral, ne rassemble pas plus de 20%/25% au premier tour. Dans les médias, ils tapent sans arrêt sur la gauche et continuent de cracher sur le communisme, en annonçant sa mort, sa fin, son incapacité à exister, son évidente faillite face au FN, etc.. Pourquoi dépensent-ils des millions dans les médias pour dire cela à longueur de journée? On retrouve le spectre dont parlait Marx et que commentera Derrida : il y a un spectre qui hante tout ces plateaux de milliardaires, et c’est le spectre du communisme.
                        On ne peut pas tuer un processus vivant de cette nature. Le communisme comme état accompli n’existera sans doute jamais. Comme Weil, je pense que la révolution est un mot creux qui ne mène nulle part. Mais le communisme compris comme processus réel et vivant susceptible de faire vaciller l’ordre marchand et de déployer des espaces vivables, il existe bel et bien, tous les jours.
                        Ce qui change aujourd’hui : c’est qu’il n’y a pas de coordination centrale et instituée, ce qui donne à ces mouvements réels une allure sporadique et confuse.

                        « Il ne te reste plus qu’à penser le monde derrière tes livres, car tu n’as plus rien pour l’affronter. »
                        Tu n’en sais rien.

                      • #34237 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        Le Parti Communiste Français, qui est passé de 25% en 1945 à 2% en 2022, semble aujourd’hui en déclin irréversible. Ce déclin avait déjà commencé bien avant 1989, mais cette période a sans doute accéléré sa chute. Il est normal de croire que des luttes, comme celles de Uber, portent en elles l’esprit du communisme et que ce dernier vit toujours à travers les mouvements sociaux. Néanmoins, les faits sont difficiles à ignorer. L’expérience de l’URSS a profondément entaché l’image du communisme, et les dynamiques actuelles de déconstruction sociale ainsi que les flux migratoires semblent compromettre toute possibilité de renaissance. Bien entendu, il est tout à fait légitime de ne pas adhérer à ce que je dis et que cette vérité suscite chez toi des résistances, mais tu finiras par me donner raison. Je n’ai aucun doute la dessus.

                      • #34240 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        « il y a un spectre qui hante tout ces plateaux de milliardaires, et c’est le spectre du communisme. »
                        En réalité, Frédéric Lordon peut affirmer tranquillement sur un plateau de télévision que le peuple a le pouvoir de renverser le gouvernement et de « couper la tête du roi », sans craindre de répercussions judiciaires, tandis que des militants nationalistes peuvent se retrouver emprisonnés pour de simples actions de collage d’affiches. Cette situation illustre peut-être l’insignifiance perçue du mouvement communiste, qui, conscient de sa défaite, se permet des prises de position radicales. Ce que certains pourraient qualifier d’outrance ou de démagogie de personnes qui ont complètement abandonné le fait qu’il puisse encore convaincre.

                      • #34246 Répondre
                        Emile Novis
                        Invité

                        Mais je ne te parle pas du discours d’un intellectuel sur un plateau de télévision, mais d’actions concrètes et vivantes dans une situation donnée. Quand les agriculteurs arrivent à Rungis pour mettre un peu de bordel, ils sont accueillis par des blindés armés de mitraillettes. Quand les étudiants entrent dans la lutte contre la réforme des retraites, le pouvoir lâche ses brigades motorisées pour taper sur tout ce qui bouge dans Paris. Quand les Gilets jaunes demandent la démocratie, ils se font arracher des mains, des yeux, des burnes et des pieds.
                        Tout cela ne donne pas l’image d’un pouvoir parfaitement serein et indifférent aux contestations.

                      • #34241 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Une parfaite petite récitation du dogme libéral-télévisuel sur le communisme.
                        Jean Monnaie, c’est Raphaël Enthoven + le racisme.

                      • #34243 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        Je ne savais pas Raphaël Enthoven aussi pertinent. En réalité, c’est Macron qui reprend ton discours, et toi qui es sur la même longueur d’onde qu’un formateur boomer de l’IUFM, dont j’ai partagé un extrait sur ce forum, visible par tous.

                      • #34245 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Macron reprend mon discours anti-capitaliste.
                        C’est une évdence.

                      • #34247 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        je mets en capitale le punctum comique du jour.

                         » Mes parents et mon grand-père étaient communistes. Une fois, ma grande sœur prend un bonbon dans une boulangerie, et ma mère la culpabilise énormément, lui disant que ce n’est pas bien, que c’est du vol, que le boulanger sera triste. CELA MONTRE QU’’en 1945 et même encore un peu après, même les communistes étaient imprégnés par cette vieille France catholique dont ma mère culpabilisatrice était l’héritière . Mon grand-père n’a jamais tenu de propos racistes que je sache. Pourtant, la dernière semaine de sa vie à l’hôpital, il est devenu fou et agressif, persuadé d’être poursuivi par des Arabes. CELA INDIQUE QU’à cette époque, même chez les communistes, la France était perçue comme blanche, et les Arabes comme étrangers. »
                        Cela dit ce passage est intégralement un chef d’oeuvre : « Mon grand-père n’a jamais tenu de propos racistes que je sache. Pourtant, la dernière semaine de sa vie à l’hôpital, il est devenu fou et agressif, persuadé d’être poursuivi par des Arabes »
                        CELA INDIQUE, CELA MONTRE QUE les arabes sont méchants.

                      • #34250 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        Cela indique que, bien qu’il n’était pas raciste, sa folie a révélé un inconscient qui montre qu’il n’était pas en phase avec le cosmopolitisme naïf à la Benetton que tu sembles affectionner.
                        De la même manière la culpabilité de ma mère montre un inconscient ou un fond catholique.

                      • #34254 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        Évidement ses 2 exemples illustre parfaitement la mentalité de l’époque.

                      • #34264 Répondre
                        Bonnaventure
                        Invité

                        Le cosmopolitisme est un concept créé par le philosophe cynique Diogène de Sinope, à partir des mots grecs cosmos, l’univers, et politês, citoyen. Il exprime la possibilité d’être natif d’un lieu et de toucher à l’universalité, sans renier sa particularité.

                      • #34266 Répondre
                        Emile Novis
                        Invité

                        En effet, et d’ailleurs, l’antinomie individu/collectif (ou particulier/universel), érigée en alternative définitive, comme s’il fallait choisir l’un plutôt que l’autre, est absurde. Il est évident que l’individu ne peut qu’exister quelque part, à partir d’une culture, de mœurs, à l’intérieur d’une langue, et qu’il est toujours déjà situé et pris dans le social et le collectif, qu’il est même configuré par lui et son histoire. L’idée n’est pas de nier le collectif pour affirmer l’individu (ou l’inverse), mais d’évaluer le collectif à partir de ce qui est bon ou mauvais pour l’individu, de penser un ordre social qui laisse l’individu exister et s’affirmer. Car il n’y a de vie que dans et par l’individu : l’Etat, la Patrie, la Nation n’ont pas de conscience et ne se sentent pas vivre. C’est seulement dans l’individu que la vie s’accomplit ou se défait, et toute politique doit penser le collectif et la culture avec, pour horizon, le développement de la vie individuelle. A quoi bon faire de la politique, si aucun individu ne peut en sentir le fruit et l’accomplissement ?

                      • #34268 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        J’aimerais connaître un seul exemple où l’autonomie de l’individu a été possible dans un modèle communiste.

                      • #34275 Répondre
                        Emile Novis
                        Invité

                        Le communisme, compris comme société idéale accomplit et réalisée, n’a jamais existé en tant que tel.
                        Mais comme mouvement réel qui abolit l’état de chose actuel, il a existé et il existe encore. Et là, on a quelques individualités très autonomes et très riches : le Rimbaud des Illuminations, Louise michel, Simone Weil, Aragon, Gramsci, Guy Mocquet, Rosa Luxembourg, etc., et des millions d’anonymes qui font tenir le monde debout, beaucoup plus que tu ne le crois.

                      • #34276 Répondre
                        Jeanmonnaie
                        Invité

                        Du coup aucun mais tu ne veux tirer aucune conclusion.

                      • #34281 Répondre
                        Emile Novis
                        Invité

                        Tu comprends ma réponse? La société communiste comprise comme idéal réalisé et achevé n’a pas existé et n’existera sans doute jamais. Comment veux tu que je te cite un individu autonome ayant vécu au sein d’une société qui n’a jamais existée!!! C’est comme si je te demandais de me citer un individu autonome sur Saturne. Tu vois?

                      • #34284 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        Je ne t’ai pas demandé des exemples de sociétés communistes, mais plutôt une société communiste compatible avec l’autonomie de l’individu. Comme je l’ai expliqué à plusieurs reprises sur ce forum, les Huttérites, avec leur mise en commun de la propriété et de la production, se rapprochent assez du communisme, mais ne favorisent pas l’autonomie individuelle. La question reste donc : pourquoi s’obstiner à vouloir un modèle qui n’a jamais existé ?

                      • #34285 Répondre
                        Emile Novis
                        Invité

                        J’abdique. Je ne veux pas répéter ce que j’ai déjà dit.

                      • #34288 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        Je te demande un modèle existant, et tu me réponds que cela n’a jamais existé, sauf comme mouvement théorique, ce qui ne signifie rien de concret. Citer Louise Michel est une belle diversion. Chapeau à toi. Tu m’as autant convaincu que les éructions de bonne aventure.

                      • #34289 Répondre
                        Emile Novis
                        Invité

                        Mouvement réel = mouvement pratique, vivant et concret (=/= mouvement théorique). Je n’ai donc pas parlé d’un mouvement théorique. Voilà pourquoi j’abdique : tu peux ne pas être d’accord, mais tu fais un contresens total sur ce que je dis.

                      • #34291 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        J’ai bien compris que, face à l’échec constant de ton modèle, tu tentes de t’accrocher à un mouvement concret qui, pour toi, se manifeste à travers Uber, Sainte-Soline et trois universités populaires. Mais je te répondrai comme Lordon : et après ? C’est désolant, car tu es en plein dans la capitulation. Tu confirmes ce que je dis depuis le début : le communisme est mort.
                        D’ailleurs au lieu de te nourrir du seul modèle communiste qui marche à savoir les hutterites, tu préfères faire comme tous tes petits camarades et l’ignorer. Ce qui démontre que même ta cause tu ne la respectes pas. C’est ça le plus terrible en réalité.

                      • #34303 Répondre
                        Bonnaventure
                        Invité

                        Jean Monnaie explique, démontre, argumente. Jean Monnaie débat et jour après jour, nous indique le chemin.
                        Mais Jean Monnaie n’est pas convaincu par mes « éructions » (?). Ah ben zut.

                      • #34249 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        Je n’ai pas dit que tu étais l’Henri Guaino de Macron. Il ne faut pas exagérer non plus.

    • #34168 Répondre
      Ludovic Bourgeois
      Invité

      Vous n’avez pourtant aucune singularité ici
      J’cache vos noms, je ne reconnais pas qui est qui, à part une.
      __
      Donc c’est que vous faites fausse route.
      Valoriser l’individu n’entraine que des photocopies qui font du canada dry d’individualité
      Valoriser le collectif permet l’émergence d’individuation car le terreau est fertile et stable.

      • #34173 Répondre
        Ludovic Bourgeois
        Invité

        Achille ne peut exister que dans l’armée Achéenne.
        Sans ça, Achille fait des tatouages, porte des straves et est pour l’accueil des migrants dans le Péloponèse

        • #34193 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          Oui Ludovic. Mais reprends quand même une camomille. Ca te fera du bien.

          • #34219 Répondre
            Ludovic Bourgeois
            Invité

            C’est infame comme gout.
            Les dimanches c’est Kéfir
            Petite astuce santé

    • #34269 Répondre
      BZH
      Invité

      et sinon le report de l’âge de la retraite, les mégas bassines, le prix de l’essence, le travail en intérim., ça dit quoi?

      • #34272 Répondre
        Ostros
        Invité

        Y a des threads qui on relayé les infos et ouvert des discussions sur ces sujets dont « luttes ».

        • #34273 Répondre
          BZH
          Invité

          parlant de discuter à propos du sujet du topic tu veux bien me rappeler le sujet du présent topic ?

          • #34294 Répondre
            Ostros
            Invité

            Je ne comprends pas ta phrase.

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