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, le il y a 1 année et 7 mois.
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Benoît
InvitéSalut à tous,
Je copie ici l’article de Stéphane Foucart, sorti dimanche 26 Mars, qui remet « le monde » à l’endroit et dans le même temps met mon corps en joie. Foucart redit ici, en résumant avec clarté, l’absence de volonté de l’état à faire respecter des décisions de justice en défaveur des mégabassines. En sous-texte, on perçoit les liens qu’entretient l’état avec des intérêts financiers privés. L’article aurait pu s’intituler : les méga-bassines au service du capital.
Mégabassines : « La débauche de moyens dépêchés par l’Etat contre les opposants contraste avec la tranquillité dont jouissent les tenants de l’agro-
Des réserves d’eau de substitution jugées illégales par la justice continuent d’être exploitées sans que l’Etat, prompt à interdire les rassemblements des militants écologistes au nom du respect du droit, n’y trouve rien à redire, relève Stéphane Foucart, journaliste au « Monde ». Publié aujourd’hui à 06h00, mis à jour à 11h22 – Temps de Lecture 3 min.La guerre de l’eau que se livrent, en France, les grands irrigants, d’une part, et les défenseurs de l’environnement et de l’agriculture paysanne, de l’autre, est intéressante à plus d’un titre. Pas pour les images des confrontations parfois violentes, entre militants et forces de l’ordre, qu’elle occasionne de temps à autre, comme en cette fin mars autour des mégabassines de Sainte-Soline et de Mauzé-sur-le-Mignon (Deux-Sèvres) : elle est intéressante car elle jette une lumière crue sur les partis pris de l’Etat et sur l’asymétrie radicale de son action dans les situations de conflits sur l’usage de la nature et des biens communs en général. Le productivisme y semble l’emporter sur toute autre considération, qu’elle relève de la science ou même du droit.
On le sait, le principe de ces « retenues de substitution » est de stocker en surface de l’eau pompée dans les nappes phréatiques en hiver, pour la rendre disponible au printemps et en été à quelques grands exploitants. Or, on le constate aujourd’hui, la recharge hivernale des nappes n’est pas garantie. Et elle le sera de moins en moins dans un monde où le climat est toujours plus chaud, les précipitations plus irrégulières et les sols plus imperméables. Le remplissage des bassines est donc susceptible d’avoir un impact fort sur l’hydrographie locale, les écosystèmes terrestres et côtiers, l’humidité des sols, etc.
De nombreux chercheurs ont expliqué, en divers lieux et à plusieurs reprises, que ces mégabassines sont le paradigme d’une « maladaptation » au changement climatique. Au lieu d’aider les territoires et les exploitations à évoluer, elles les enferment dans l’idée dangereuse qu’il va encore être possible de maintenir des systèmes agricoles dont nul n’ignore plus qu’ils sont condamnés à brève échéance. Ces avis, répétés et jouissant d’un large consensus savant, n’ont pas changé d’un iota la position des pouvoirs publics sur le sujet.
Plus inquiétant, la justice semble n’avoir pas plus de prise sur le cours des choses. Par exemple, le barrage de Caussade, en Lot-et-Garonne. Par la signature du préfet, l’Etat l’autorise en juin 2018, en dépit des avis défavorables de l’Autorité environnementale, de l’Agence française de la biodiversité, du Conseil national pour la protection de la nature. Saisie par des opposants, la justice le déclare quelques mois plus tard illégal, mais les porteurs du projet n’en ont cure. Ils lancent les travaux.
Le barrage est construit sur une largeur de plus de 350 mètres et sur plus de 10 mètres de profondeur, détruisant une zone humide. Le tout dans une atmosphère délétère où les membres des associations de défense de l’environnement sont intimidés, menacés de mort. Aujourd’hui, France Nature Environnement recense cinq décisions de justice, de différentes juridictions, confirmant l’illégalité de l’ouvrage. Il est toujours là, avec sa retenue de près de 1 million de mètres cubes.
Hélicoptères, barrages filtrants, traceur GPS…
L’histoire des cinq mégabassines de La Laigne, Cramchaban et La Grève-sur-Mignon (Charente-Maritime), et leur 1,6 million de mètres cubes, n’est pas différente. Annulation de l’autorisation de remplissage et d’exploitation en 2009. Confirmation en appel l’année suivante. Rien à faire : les bassines sont construites et exploitées. Une nouvelle demande d’autorisation, presque identique à la première, est formulée en 2015… et accordée par le préfet. Avant que ce nouvel arrêté ne soit derechef annulé par la justice administrative en 2018, puis en 2022. Comme la retenue de Caussade, ces ouvrages sont illégaux et toujours exploités – à l’exception d’un seul, endommagé par des militants en 2021.
Ces situations sont d’autant plus choquantes que l’Etat déploie – brandissant le respect du droit en étendard – des moyens considérables pour entraver toute protestation. Interdictions de manifester, mobilisation d’hélicoptères, barrages filtrants déployés pour empêcher les rassemblements d’« écoterroristes », etc. Les forces de l’ordre utilisent pour surveiller et confondre ceux-ci des systèmes généralement réservés à l’antiterrorisme : installation de caméras devant le domicile d’un militant, pose d’un traceur GPS sous le véhicule de Julien Le Guet, le porte-parole du collectif Bassines non merci…
Ce dernier a d’ailleurs été placé sous contrôle judiciaire, avec interdiction de paraître à Sainte-Soline et à Mauzé-sur-le-Mignon. Lui sont reprochées une variété d’infractions de gravité variable, parmi lesquelles le vol d’une pelle, à l’automne 2022. Nul ne saurait contester la réalité des débordements et des dégradations matérielles qui se sont produites ce week-end autour des bassines de Sainte-Soline et de Mauzé-sur-le-Mignon. Mais la débauche de moyens dépêchés par l’Etat pour les empêcher contraste cruellement avec la tranquillité opérationnelle dont jouissent les tenants de l’agro-industrie lorsqu’ils malmènent des journalistes ou des opposants à leurs projets.
Mercredi 22 mars, pour la seconde fois, le vice-président de Nature Environnement 17 a vu sa propriété saccagée par des agriculteurs pro-bassines, des inscriptions homophobes taguées sur les murs. Son épouse a été agressée. Dans son édition du 23 mars, L’Obs publie une enquête édifiante sur les exactions dont sont régulièrement victimes les militants écologistes, souvent dans une indifférence à peu près totale.
L’Etat de droit est, paraît-il, un système institutionnel dans lequel la puissance publique est soumise au droit et où l’égalité de traitement de chacun est garantie. Que le simple rappel de cette définition puisse ces jours-ci sembler tout à coup si subversif : cela devrait tous nous inquiéter.
Stéphane Foucart
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Alain m.
InvitéMerci Benoît.
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François Bégaudeau
Maître des clésMerci bis
« parmi lesquelles le vol d’une pelle »
Tout à fait le genre de tournures que je pourrais ajouter en fin de phrase de roman à titre de virgule humoristique
Sauf que là c’est vrai. -
lison
InvitéJe profite de cet article pour vous raconter ma journée d’hier à Sainte Soline . C’était bien .
Dans cette manif il y avait :
Des milliers de personnes, une organisation étonnante , des noms de cortèges magnifiques : anguilles turquoises, loutres jaunes ou outardes roses, des chemins boueux, des filles qui pissaient dans les colza ( dorénavant les filles ne chercheront plus des petits coins pour faire des petits pipis) de la musique, des chorales, une cornemuse, de la motivation , de la détermination , des boucliers bricolés, de grands oiseaux en cartons, des pique niques, des raquettes de tennis, des sacs à dos en veux tu en voilà, des totes bags qu’on remplissait de pierres, des centaines de personnes en bleu de travail, des lunettes de piscine, des signes de la main auxquels je ne comprenais rien mais qui organisaient des mouvements dans la manif.
Plein de camionnettes de gendarmerie, et quelques unes en feu, des feux d’artifice et des lacrymos, des pétards , des jets de pierre , de la fumée bien noire et d’autres trucs. Mais là j’étais un peu loin, j’avais peur de m’approcher . C’était pas ça va péter, ça pétait. Et puis les quads qui viennent vers nous, là j’ai vraiment eu les boules, on court et on sait pas où aller, on entend les bruits de moteur s’approcher, on comprend rien avant de comprendre que ce n’était pas vers nous qu’ils se dirigeaient, mais plus loin. La bas ils ont balancé des lacrymos vers des blessés qui venaient d’être déplacés.
A la fin devant le nombre de blessés et pour pouvoir s’en occuper correctement, les manifestants qui se sont le plus exposés décident un repli. Tout le monde suit, on retraverse les champs , la gadoue, on est bien et fatigués. Quelques installations sont sabotées.
Dans cette manif, il y a avait aussi des chevreuils , une chouette, et un lièvre, et c’est pas souvent.-
Barthelby
InvitéMerci d’y être pour nous. C’est courageux.
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lison
InvitéOh faut pas exagérer ! J’y étais, mais courageuse , je dirais pas ça., et face au quads je me suis sentie plutôt peureuse et pas très motorisée.
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François Bégaudeau
Maître des clésBFM n’en fait pas exactement le même récit
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Carpentier
InvitéOh? Déconne pas 🤣
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The Idiot
InvitéMerci Benoît pour l’article, instructif et inquiétant.
Et Lison pour ton témoignage direct. J’aime bien les derniers mots de ton texte.
J’avoue qu’il n’y a pas si longtemps que j’ai entendu parler pour la première fois de ces méga-bassines, grâce à Comment s’occuper un dimanche d’élection où François parlait du collectif Bassines non merci. -
François Bégaudeau
Maître des clésOn avait presque fini par se dire que ce livre n’avait jamais été publié.
Du coup on l’avait cherché chez soi, sans doute avait-il été oublié dans un angle. Mais non on ne le trouvait pas.-
The Idiot
InvitéC’est normal, il est chez moi et il y reste.
J’ai beaucoup aimé ce petit livre. Je pensais que ce serait sur le vote / non vote mais évidemment, c’est bien plus que ça. À moi, ça m’a montré la politique la vraie. La fin est très belle. Ce jour d’élection où beaucoup vont accomplir ce qu’ils pensent être le summum de l’acte politique, tu nous emmènes déambuler parmi toutes les actions politiques quotidiennes, concrètes où on se réapproprie l’agir. Comme la fin dans Notre joie, c’est beau. Tu parlais de rendre ça désirable, c’est réussi.-
François Bégaudeau
Maître des clésFais le quand même un peu tourner.
Fais le lire à ton chat, déjà. Mon coeur de cible.-
The Idiot
InvitéPunk à chat, tu choisis la facilité, ces fainéants égoïstes sont déjà largement émancipés.
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Hervé Urbani
InvitéMon album préféré des Kinks !
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The Idiot
InvitéC’est un magnifique album, empreint de douceur.
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Anna H
InvitéLeurs premiers albums sont tous géniaux
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Mélanie
InvitéIl ne se voit pas sur les étagères parce que la tranche est imprimée noir sur gris en tout petit. J’ai voté « non, merci » aux présidentielles.
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Zyrma
Invité(c’est le dos pas la tranche parce que : https://pbs.twimg.com/media/DNu9J4tUMAElRdf?format=jpg&name=900×900)
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Zyrma
Invité(promis j’arrête mes liens à la con si celui-ci fonctionne pas : https://twitter.com/Bouletcorp/status/926542133770690560/photo/1)
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Dr Xavier
InvitéMerci Lison !
Attendons que l’été arrive avec une nouvelle sécheresse « exceptionnelle » « inattendue » « jamais-vu-ça », rien de tel pour mobiliser encore plus fort, je prédis que ces méga-bassines ne vont pas faire long feu.
https://www.mouvement.net/societe/fallait-pas-nous-bassiner -
Léo!
InvitéJ’ai vu les mêmes choses que toi Lison. Avec ceci de réjouissant qu’il a été possible de rameuter 30000 personnes dans un contexte (très) hostile, avec interdictions préfectorales de manifester, contrôles de flics partout avant d’arriver, campings improvisés dans la boue, manifs à travers champs de plusieurs kilomètres avant de se jeter dans un dispositif militaire paranoïaque (avec une petite vision du futur mad max avec l’arrivée de l’escadron de quads). Une belle détermination-organisation donc, et des assauts d’une puissance rarement vue en tout cas par moi. En revanche on a pu vérifier que les grenades de désencerclement poursuivent leur dévastation et que leur affection par ces tarés feront pleuvoir les mutilés-morts.
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Frezat
InvitéEn effet l eau va devenir le précieux ultime. Dans mon coin sur 5 torrents plus un seul n est sauvage.
Ils sont tous à un endroit utilisé soit par EDF soit des usines soit des microcentrales.
C est un désastre qui s annonce -
Sarah G
InvitéParmi les nombreux témoignages qui étaient sur place, les FDO ont bloqué et refusé l’accès des secouristes pour soigner les manifestants qui ont reçu des grenades de désencerclement.
Un pouvoir aux abois.-
Dr Xavier
InvitéTu es fort charitable, une hypothèse moins amène pourrait considérer que certains (au masculin) jouissent pleinement de jouer au petit soldat et d’envoyer percuter du gauchiste. Casser les corps réfractaires, ne serait-ce pas plaisir bonheur pour les autoritaires ? Reporterre est en première ligne sur le sujet, si je peux me permettre de faire de la pub pour eux.
https://reporterre.net/Medecin-a-Sainte-Soline-je-temoigne-de-la-repression-
Sarah G
InvitéOui c’est carrément ça, ils se défoulent carrément, franco, ils veulent se faire un gauchiste, un manifestant.
Le pouvoir lâche ses chiens pour fracasser et mater le mouvement social car ils sont fébriles, aux abois donc prêt à tout, même au pire, jusqu’à refuser aux secouristes d’accéder aux personnes qu’il faut soigner, avec le concours des policiers et gendarmes qui ont bloqué les secouristes.
J’ai été un peu rapide dans ma réponse, j’aurais dû développer en effet.
Mais j’ai fait une réponse rapide juste avant de partir pour une réunion d’association.
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Dr Xavier
Invité[une lecture rapide pourrait faire croire que je t’houspille, il n’en n’est évidemment rien, je suis d’accord avec toi, c’est la colère froide qui parle]
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Demi Habile
InvitéC’est marrant parce que du côté du pouvoir on nie purement et simplement la violence des forces de l’ordre alors que du côté du mouvement social on nie purement et simplement la violence des gentils manifestants qui jettent des pierres et des cocktails molotovs. C’est marrant mais le mouvement social à part faire un coup d’éclat afin de faire trembler les bourgeois il ne peut pas faire grand chose. Il n’a pas les moyens de rivaliser avec nos forces de l’ordre. Il a juste le droit d’espérer prendre branlée sur branlée donc il y a un moment il faut accepter que cette violence est une impasse et envisager de chercher autre chose. Après céder sur sa bêtise haineuse et chercher le moyen de positiver la lutte c’est sans doute plus compliqué que le truc d’attaquer les forces de l’ordre et de chialer parce que le méchant flic a carte blanche pour te casser la gueule mais ça aurait le mérite d’être constructif pour une fois.
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Leo Landru
InvitéDu coup ta proposition c’est de râler et d’espérer que ça ira mieux comme par magie. On va aller loin.
Le topo que tu ne saisis pas, c’est que la violence est le cœur de la contestation. Sans violence, sans contrainte d’un corps contre un autre, il n’y a pas lutte. La violence des manifestants est forcément minorée : les manifestants n’ont pas la loi et les LBD de leur côté, je ne t’apprends rien, enfin j’espère. Le flic qui mange un pavé – admettons – il ne va pas en prison à la fin de la manif.
Si les manifestations se limitaient à des parades socedem avec un tour de centre ville ou de marais poitevin en l’occurrence, le pouvoir laisserait faire. Si on n’avait que des manifs Je Suis Charlie ça ne dérangerait personne.
Ta seule position tenable est de dire que TOI, tu n’aimes pas la violence, ou que tu as peur de la violence. Ça ne te diminue pas en tant qu’individu. Moi-même je n’aime pas donner des coups et encore moins en recevoir. Moi-même j’ai peur de la police et de la justice. En revanche je ne vais pas aller chier sur celles et ceux qui sont aptes à aller au charbon à ma place. Ne pas les soutenir revient à cautionner les flics qui leur matraquent la gueule.
Un peu de dignité.-
Demi Habile
InvitéJe n’ai pas peur de la violence.
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Leo Landru
InvitéRelax je ne mets pas en question ta virilité mais ta logique.
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Demi Habile
Invité« Ne pas les soutenir revient à cautionner les flics qui leur matraquent la gueule. »
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Parce que je prétends que c’est stupide de jouer la carte de la violence avec une police qui a le droit de se déchainer sur la gueule du mouvement social j’en suis à cautionner les flics qui matraquent la gueule du mouvement social?
.Sinon tu peux être rassuré au sujet de ma virilité, même quand tu m’appelles Demi Molle elle ne se sent pas heurtée.
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Sarah G
InvitéAh les mecs et la virilité 😉
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Leo Landru
InvitéDu coup tu proposes ?
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Demi Habile
InvitéLéo Landru: A priori elle propose de laisser nos histoires de bites en dehors de la discussion et je veux bien lui donner raison.
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Sinon j’ai toujours pas compris pourquoi faire preuve de lucidité vis à vis de l’impasse que constitue cette violence revient à cautionner la violence disproportionnée des flics et j’aimerais bien comprendre donc si tu pouvais te donner la peine de répondre à ma question ça aurait le mérite de faire ma journée. -
Sarah G
InvitéTkt, sur le fond, je suis d’accord avec toi, il ne peut y avoir luttes sociales qu’avec de la radicalité et de la violence sinon on obtient pas grand chose, voir rien.
Bien d’accord là dessus et avec tout ce que tu as dit à Demi Habile.Par contre, pourquoi toujours associer virilité avec hommes et vos bites.
On ne peut pas sortir de ces rôles très genrés.Et donc oui je propose de sortir vos histoires de bites et virilité de cette conversation.
Et tkt, je n’ai rien contre les hommes, ni contre les histoires de bites, quand c’est drôle, cela me fait bien rire.
Bon j’espère que je ne t’ai pas choqué ni choqué d’autres personnes.
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Sarah G
InvitéRéponse à Leo Landru bien sûr.
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Demi Habile
InvitéSarah G: « Bien d’accord là dessus et avec tout ce que tu as dit à Demi Habile. »
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C’était pas utile de le préciser puisqu’il suffit de lire le message pour le comprendre.-
Sarah G
InvitéOK oui tu as raison.
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Demi Habile
InvitéSarah G: Comme toujours.
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Sarah G
InvitéComme tu y vas
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Demi Habile
InvitéAvec le dos de la cuillère.
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Toujours.
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Leo Landru
InvitéJe demandais à Demi Habile ce qu’il proposait, pas à toi Sarah car nous sommes sur la même longueur d’ondes. L’agencement de commentaires a pu faire croire que c’est toi que j’invectivais, ce n’était pas le cas du tout.
Donc je demandais à Demi Habile ce qu’il proposait puisque la contre-attaque physique ne lui convenait pas, et il me demandait ce que moi je proposais pour remplacer la violence, proposition que je n’ai pas faite.
En revanche, il cautionne la violence de la police car la police est légitime pour cogner les manifestants qui l’attaquent. Là ça devient très intéressant. Les gens qui sont interdits de manifs ou placés en garde à vue avang même le début de celles-ci apprécieront l’ironie.
Pour faire simple, Demi Habile, la violence commence avec la police. La police tape, le black block répond. La police prétend que c’est les manifestants qui ont commencé, pardon, les mille éléments radicaux qui vont de manifs en manifs se prendre des coups de LBD. Les manifestants qui sont en manifs voient la police les charger et savent que la police ment.
Donc selon toi : pas de violence car c’est contre-productif. Donc on laisse les flics taper. On espère que si on manifeste gentiment et calmement tout ira bien ? On n’est pas rendus. -
Leo Landru
InvitéÀ titre personnel les blagues de bites me font rire, surtout les blagues de petites bites, et surtout si des mâles alphas qui traitent les gens de « pleureuses » se sentent visés. Donc pas choqué, moi il m’en faut beaucoup. Au pire je suis embarrassé quand je lis que les manifestants provoquent la police avec leur vilaine violence même pas républicaine, mais ça c’est Demi Habile qui ose le proférer. D’ailleurs je vais retourner dans l’ignorance de ses interventions, je lui ai déjà donné trop d’importance.
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Demi Habile
Invité“Donc je demandais à Demi Habile ce qu’il proposait puisque la contre-attaque physique ne lui convenait pas, et il me demandait ce que moi je proposais pour remplacer la violence, proposition que je n’ai pas faite.”
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Je ne t’ai jamais posé une telle question, moi je t’ai posé la question suivante:
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Pourquoi faire preuve de lucidité vis à vis de l’impasse que constitue cette violence revient à cautionner la violence disproportionnée des flics?
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Mais là j’ai ma réponse, tu n’en as rien à foutre de ce que je raconte, t’as décrété que j’étais Pascal Praud et peu importe ce que je dis ou ce que je fais tu ne retiendras que ce qui va dans le sens de ton délire à mon sujet. Autant dire que je suis plutôt d’accord avec toi, ce serait mieux que tu fermes ta gueule et que recommences à me la jouer comme Aïcha.
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Frezat
InvitéDemi habile il trolle bien.
À l ancienne.-
Leo Landru
InvitéNon même pas. Au fond de lui il pense qu’il ne trolle pas, ce qui est le comble du troll.
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Sarah G
InvitéPeut-être qu’il ne pense pas troller, mais il le fait, un point c’est tout.
Comment il a traité Nox dans le topic sur les retraites, et d’autres sur ce forum.
Indécent.-
Demi Habile
InvitéSarah G: Moi ce que je trouve indécent c’est le coup de l’anarchiste qui prétend me moucher en invoquant l’institut montaigne mais j’imagine que tout est relatif.
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Sinon troll n’a rien d’une insulte. Enfin à mes yeux en tous cas. Je sais bien que de nos jours un troll c’est toujours connoté péjorativement mais quand on est conscient que Facebook et Amazon c’est le centre commercial qui cache la forêt de liens on doit avoir de l’estime pour le troll. Enfin quand il est bon. C’est toujours la même histoire.-
François Bégaudeau
Maître des clés« Troll n’a rien d’une insulte. »
Car troll = anti-sytème
Le monde manque de trolls.-
Demi Habile
InvitéFrançois: Ne t’en fais pas, un troll de mon genre ça suffit pour sauver le monde.
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François Bégaudeau
Maître des clésc’est toujours ce que je me dis en te lisant ici : ce type a la trempe d’un sauveur
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Carpentier
InvitéDans la série, Carpentier dit que de la merde, au cas où quelqu’un d’autre s’amuserait ä vérifier que mes recos en sont bien, la reprise d’Alex Hugo hier soir, même en aimant les Alpes, est un 49.3 à elle seule.
Le perso de Le Bihan, seul contre tous, ou quasi, en sauveur des Alpes quoi, se ferait siffler par une halte garderie.
Je déconseille donc d’y (re-)perdre son temps, même aux amateurs de merdes à la télé.
ps : deux affiches côte/côte qu’on peut pas louper, avec Sophie et Philippe, dans mon couloir de métro ce matin : va donc falloir aller le voir, je crois, ce Voyage en Italie.-
François Bégaudeau
Maître des clésFais gaffe, tu entres en terre inconnue, c’est un chef d’oeuvre
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Carpentier
Invité🤣😁😘
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Hami Debile
InvitéBah ouais, je sais bien, c’est ce qu’on appelle le charisme.
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Carpentier
InvitéSi tu as vu Bienvenue chez les ch’tis, ou si jamais tu en es – sait-on jamais – tu sais comment on dit ce mot dans l’nooooord: tout d’suite, ça claque moins.
Malgré tout, t’as l’air fréquentable, et si c’est qu’une histoire de grosse mésentente sur votre entrée dans le domaine de la psychologie, avec François, puis-je rêver que ça échange sur un autre truc?
Doit bien y avoir matière, avec ce site, et le temps que chacun.e ici choisit d’y consacrer, de faire autre chose que de s’y filer des baffes.
Sauf si vous aussi vous nous faites le coup de Canet et que vous nous préparez l’adaptation d’un album d’Astérix et Obélix pour le ciné ou, mieux encore, si vous aimez ça.
Un peu comme moi.-
François Bégaudeau
Maître des clésY a t- il plus énervant au monde qu’un-e arbitre qui débarque dans une situation dont il-elle ne sait rien, et qui du haut de sa sagesse donne des leçons d’harmonie, , et, dans un pur style macronien, requalifie une violence unilatérale en sympathique contentieux autour d’un sujet?
Version comique, OSS : je rêve d’un pays où les nazis et les juifs cohabiteraient en paix.En somme nous pourrions dire que l’arbitre en question a super perdu une super occasion de fermer sa gueule.
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Carpentier
InvitéOk mais c’était siiiii tentant.
Merci de me remettre sur la bonne pente. -
Demi Habile
InvitéCarpentier: Il y aurait mésentente si François et moi on avait déjà eu un échange mais ça n’est jamais arrivé. Il m’a pris pour un con d’entrée de jeu, il s’est montré méprisant et ce qui précède c’est une constante depuis mon premier message dans le coin. Et pourquoi pas. Je veux dire qu’au début c’était un peu décevant car j’imaginais que ce crétin était à la hauteur des grands airs qu’il se donne dans les médias mais les choses sont ce qu’elles sont et au final je me marre bien quand je le vois me comparer à Hitler pour se poser en pure et absolue victime.
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Carpentier
InvitéAu sujet de la version comique OSS, je crois fort que François déclinait plutôt la connerie de mes lignes et de mon intervention au style macronien, ma bêtise, quoi.
Après, pour Hitler, si tu t’appelles Adolph, c’est sûr que -
Demi Habile
Invité« Version comique, OSS : je rêve d’un pays où les nazis et les juifs cohabiteraient en paix. »
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Et dans le remake de ta bêtise façon OSS je suis un grand méchant nazi là où François est un pauvre et innocent juif victime de ma barbarie.
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Autant dire que c’est crécré grave. -
Carpentier
Invitéah ok, j’avais osé imaginer le contraire 😁
parce que les juifs étaient quand même très agaçants pour ce pauvre Adolph -
Demi Habile
InvitéCarpentier: Tu m’étonnes, ça l’obsédait le pauvre. Reste que le juif c’est la culture millénaire alors que le nazi c’est la barbarie et donc la barbarie c’est moi, c’est pas François. François est prof de français donc c’est la culture millénaire.
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Claire N
InvitéBonjour
J’ai cherché la liste des partenaires commerciaux
Qui commercait avec les poseurs de bassine
Afin de les boycotter au bas mot et je ne les ai pas clairement trouvé, quelqu’un a t’il l’info ?-
Leo Landru
InvitéLa filiale de la world company en charge du projet :
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Claire N
InvitéMerci Léo
C’est assez opaque pour moi
Je comprends que les fonds sont issus principalement de subventions ?
J’ai du mal à voir par contre avec qui travaillent
Les agriculteurs pour la construction Btp ( j’ai vu
Un appel d’offre mais pas retrouvé le nom du bénéficiaire)
Et pour la vente des céréales-
Leo Landru
InvitéC’est aussi au-delà de ma compréhension. De toutes façons le boycott incluerait des entreprises de travaux, donc pas faisable sauf à être donneur d’ordres sur des chantiers publics, et tous les agriculteurs de la FNSEA qui soutiennent le machin, donc pas faisable puisqu’intraçable. Le principal ennemi reste l’Etat qui décide. Implacable.
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Claire N
InvitéOui c’est vrai ,
C’est difficile de démêler la façon dont
L’argent circule, j’avais imaginé pouvoir
Isoler les entreprises en bâtiments à la lecture
De la technique utilisée par un collectif qui en plus de défendre un endroit voué au bétonnage avait pratiqué le sabotage des engins des entrepreneurs impliqués, c’était plus dur d’envoyer les flics à plusieurs endroits .
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lison
InvitéBonjour,
Quelqu’un peut reporter en entier ici l’article de Libération.Merci
https://www.liberation.fr/societe/police-justice/sainte-soline-enquete-sur-les-deux-heures-de-fiasco-avant-la-prise-en-charge-des-blesses-graves-20230329_CQKWBRBJR5DXJBWCECVVDYXHBA/-
Juliette B
InvitéTémoignages, vidéos, images aériennes, données téléphoniques… «Libération» documente les retards et ratés des autorités pour porter secours aux deux manifestants actuellement entre la vie et la mort.
Deux manifestants entre la vie et la mort, plusieurs autres gravement atteints au visage, dont l’un est éborgné, des dizaines blessés par d’importantes plaies délabrantes… La manifestation interdite du 25 mars, en opposition au projet de construction d’une mégabassine à Sainte-Soline (Deux-Sèvres), a été marquée par un bilan rarement vu ces dernières années. Face aux centaines de militants organisés et équipés pour affronter les forces de l’ordre, mais aussi des milliers d’autres, pacifiques, eux, l’Etat n’a pas hésité à déployer plus de 2000 gendarmes mobiles. Ces derniers ont eu recours à un usage massif d’armes dites intermédiaires mais bien capables de mutiler, voire tuer. En l’espace de quelques heures, ils ont tiré plus de 5 000 grenades, des munitions lacrymogènes mais aussi de nombreuses grenades GM2L, contenant une dangereuse charge pyrotechnique.
Les cas de Serge D., 32 ans, et Mickaël B., 34 ans, sont les plus graves. Selon la dernière communication de la justice mardi après-midi, leur pronostic vital était toujours engagé. Les deux manifestants, encore dans le coma, souffrent de lésions au cerveau provoquées par une hémorragie. Les parents de ces deux blessés ont porté plainte pour «tentative de meurtre» et «entrave aux secours». A l’aide d’une vingtaine de témoignages, de captures d’écran montrant des appels aux secours, de messages aux plus hautes autorités, ainsi que de photos et vidéos captées pendant la manifestation, Libération a pu retracer le déroulé des événements. Cette reconstitution minutée atteste d’une grande confusion des services de secours. Mais aussi de la décision des autorités de ne pas permettre l’accès à des ambulances à la zone de la manifestation pendant près de deux heures, en dépit de diagnostics d’urgence absolue, et alors que chaque minute compte en cas d’atteinte cérébrale de cette gravité. Apparaissent aussi des incohérences, voire des mensonges, dans la communication officielle de l’Etat.
«Toutes les cinq secondes, ça explosait»Le matin, au camp de Vanzay, commune voisine de Sainte-Soline, la manifestation se prépare. Plusieurs élus font des discours, sur une plateforme de camion garé dans la boue, pendant que d’autres s’équipent pour la manifestation. Entre 10 et 11 heures, trois cortèges s’élancent. L’ambiance est festive, musicale et colorée. Les premiers arrivent près de la bassine avant 12 h 30. Les quads de gendarmerie vont à leur rencontre, et tirent de premières grenades lacrymogènes. Les manifestants font le tour de l’enceinte, pour l’approcher par l’ouest.
Interview
Dissolution des Soulèvements de la Terre : «Plus l’appareil répressif est fort, plus on fait monter la radicalité»
Société
29 mars 2023abonnésMickaël B., 34 ans, est le premier à avoir été gravement blessé, au niveau du cou, selon les témoignages que nous avons recoupés. La munition qui l’a atteint n’est pas encore connue. Son état est jugé grave dès le début de sa prise en charge. Paul (1), un infirmier, est l’un des premiers à intervenir. «Je vois que cette personne est inconsciente, pas de réponse motrice, pas de réponse verbale, elle est dans un état critique, explique-t-il. Je vois un hématome cervical très important et une insuffisance respiratoire sévère, la personne suffoque.» Paul est rejoint par d’autres personnes : «On est quatre autour de lui, je m’attendais à commencer un massage cardiaque, donc je ne l’ai pas mis tout de suite en PLS [position latérale de sécurité]. J’essayais de surveiller sa fréquence respiratoire, j’avais du mal à la percevoir.»
La médecin Perle Bertrand intervient dans les instants qui suivent. «Il devait être 13 heures 15. Toutes les cinq secondes, ça explosait, j’ai d’abord évacué une personne blessée au pied, se remémore-t-elle. Quand je me suis retournée, il y avait une personne à terre. Elle n’allait vraiment pas bien, elle était inconsciente, respirait avec des gasps [terme médical relatif à une respiration très laborieuse et significative d’un état de détresse, ndlr].»
Aucun véhicule des secours n’attendait Mickaël B.La médecin contacte le Samu. «Cet appel a duré environ une demi-heure.» L’opérateur lui affirme que les secours ne peuvent pas intervenir là où se trouve Mickaël B. et qu’il faut le déplacer. Les manifestants s’organisent pour l’emmener près d’une route et l’écarter des tirs de grenades. Perle Bertrand poursuit : «Une fois qu’il était sur la route, je me suis dit, “c’est bon, on est à 200 mètres des affrontements, on a quelqu’un dans un état grave, ils vont intervenir ici”. Pendant l’appel, le Samu m’a envoyé un SMS avec un lien de partage de localisation GPS.» Une capture de ce message, consultée par Libération, atteste qu’il a été envoyé par le Samu à 13 h 28. Une quinzaine de minutes après être tombé inconscient, Mickaël B. reprend connaissance et parvient à donner son identité à Perle Bertrand, qui la transmet au Samu. Mais les secours la rappellent et répètent qu’ils ne pourront pas intervenir sur place. Des images consultées par Libération permettent d’observer qu’à cette heure-là, aucun affrontement n’a lieu à l’endroit où est situé Mickaël B.
«La personne du Samu me dit qu’il fallait qu’on le transporte dans le centre de Sainte-Soline, que les secours attendent là-bas. On fixe le point de rendez-vous à l’église.» Mickaël B. est finalement installé dans une camionnette de l’organisation, qui prend la direction du village avec d’autres blessés plus légers, à 13 h 55, selon la source vidéo précédemment citée. Perle Bertrand apprendra plus tard qu’aucun véhicule des secours n’attendait Mickaël B. à Sainte-Soline. Les militants écologistes l’ont finalement emmené à l’hôpital de Poitiers par leurs propres moyens. Cette situation est décrite bien différemment dans le rapport publié mardi par la préfecture des Deux-Sèvres. Alors que le Samu a lui-même demandé l’évacuation vers l’église du village, la préfecture affirme que la présence de victimes à cet endroit était une «rumeur». Surtout, la situation d’urgence dans laquelle se trouvait Mickaël B. et les appels avec les services de secours n’apparaissent pas dans le rapport des autorités. «Aucune demande de secours faite ni au SDIS 79 [les pompiers], ni au Samu», soutient la préfecture à son sujet. Une affirmation qui fait enrager Perle Bertrand : «C’est totalement faux !»
«Son casque explose, il est tombé raide»Un peu plus d’une heure après les premier tirs de lacrymogènes – vers 13 h 45 –, Serge D., 32 ans, est blessé à la tête. «On était sur le côté gauche de la bassine [au nord, ndlr], je l’ai vu se prendre un projectile au niveau de la tête. Il est tombé raide sur le sol. On l’a transporté un peu plus loin, pendant que les [grenades] continuaient de tomber», raconte Leslie (1) à Libération. «Serge était à un ou deux mètres devant moi. J’ai vu une explosion au niveau de sa tête. Son casque explose, il est tombé raide, comme un bâton. Rapidement, il y a eu une flaque de sang sous sa tête. Je crie “medic”. Il y a un flottement car personne ne sait quoi faire puis on le porte, à plusieurs , décrit Tom (1). On le déplace plusieurs fois car il continue d’y avoir des lacrymos autour de nous. Il perd beaucoup de sang, il a une plaie au niveau du crâne. Mais surtout il saigne énormément d’une oreille, du nez et de la bouche. On finit par le ramener sur la route.»
Leslie, infirmière de profession, décrit elle aussi une «hémorragie massive». Immédiatement, plusieurs coups de fil sont passés aux secours. Leslie affirme avoir tenté de contacter le Samu à trois reprises avant de finalement joindre un opérateur. A 13 h 49, Camille (1) prête son téléphone à un medic, qui passe un appel de trois minutes au 112, le numéro d’urgence européen. Selon plusieurs clichés consultés par Libé, l’ambulance du Samu n’arrivera près du blessé qu’entre 14 h 58 et 15 h 08. Soit entre 1 h 10 et 1 h 20 après cet appel avéré.
Quelques minutes après sa prise en charge par les medics, Serge D. est déplacé plus en retrait des affrontements, alors qu’une manœuvre des quads de la gendarmerie et un tir nourri de lacrymos créent un mouvement de foule et de panique. Peu avant 14 heures, Clara (1), professionnelle médicale, est aussi au «niveau des affrontements», et s’occupe de plusieurs blessés. Elle a réussi à joindre une régulatrice du Samu et lui communique un point GPS. A ce moment-là, des manifestants l’alertent sur un «blessé très grave». Serge D. est à terre, inconscient. «Quand j’arrive, il est en position latérale de sécurité, ils ont comprimé les saignements et appelé les secours. Il gémit, n’ouvre pas les yeux mais serre la main à la demande de façon occasionnelle», complète Agathe (1), médecin urgentiste. «Une fois que j’ai évalué qu’il avait un traumatisme crânien grave, j’ai demandé qu’on me passe le Samu au téléphone. Les gens me disent qu’ils ont appelé à plusieurs reprises.»
Clara est alors en ligne avec un médecin régulateur et lui passe le combiné. «Je demande une équipe de réanimation pour une urgence vitale immédiate, se remémore Agathe. Ils me répondent qu’ils sont en train d’organiser un point de rassemblement de victimes, mais que la zone n’est pas sécurisée. Je leur réponds qu’on est à distance des affrontements et qu’il faut un hélicoptère, on est au milieu des champs pour atterrir.»
A Melle, à quelques kilomètres de là, le médecin Jérémie F., prévenu de la gravité de la situation, appelle le 15 pour la troisième fois. Cet appel de sept minutes, révélé par le Monde mardi soir et écouté par Libération, est enregistré par la Ligue des droits de l’homme (LDH). Il est environ 14 h 50. On lui indique alors que «le Samu […] dit qu’ils n’envoient personne sur place». Jérémie F. expose : «Je suis médecin, il y a des observateurs de la LDH […] sur place qui disent que c’est calme depuis une demi-heure. Vous pouvez intervenir.»
Pendant que Jérémie F. est de nouveau placé en attente, il apprend que des médecins gendarmes viennent d’arriver près du blessé. «Vous en êtes où de la plus grosse urgence absolue ?» demande-t-il. Réponse du 15 : «On a eu un médecin sur place [Agathe] et on lui a expliqué […] qu’on n’enverra pas d’hélicos ou de moyens Smur [Structures mobiles d’urgence et de réanimation, ndlr] sur place. Parce qu’on a ordre de ne pas en envoyer par les forces de l’ordre.» Jérémie F. insiste, son interlocuteur lui répond qu’il «n’est pas le premier» à l’alerter. «Le problème, c’est que c’est à l’appréciation des forces de l’ordre», explique-t-il. Une avocate de la LDH demande d’où viennent ces ordres : «On n’a pas l’autorisation d’envoyer des secours sur place parce que c’est considéré comme étant dangereux», rétorque le régulateur. «Et si ça ne l’est pas, il y a non-assistance à personne en danger», rappellent les avocats de la LDH, qui insistent : «Vous confirmez que c’est la préfecture qui interdit l’accès ?» Réponse : «Non, ce n’est pas la préfecture qui interdit l’accès, c’est le commandement sur place.»
Interrogé par Libération, le responsable du Samu des Deux-Sèvres, Farnam Faranpour, ne voit pas la décision des autorités comme une entrave. Pour lui, «dans un état de médecine exceptionnelle, on doit écouter la même voix. Moi médecin, je ne peux pas décider seul d’aller à tel endroit parce que quelqu’un au téléphone m’a dit qu’il n’y avait pas de problème». Et de poursuivre : «C’est le poste de commandement opérationnel qui va donner le feu vert ou pas. Il y a des zones dans lesquelles l’intervention peut être délétère. Je perds une équipe si elle se fait tirer dessus.»
«Donner les blessés aux gendarmes»A cet instant, cela fait plus d’une heure que les autorités ont connaissance de la gravité de la situation. A 13 h 49, lors d’un échange SMS avec Nicolas Girod, porte-parole de la Confédération paysanne, le ministre de l’Agriculture, Marc Fesneau, «me dit savoir que ce qui est en train de se passer est très grave. Quand je réponds qu’il faut évacuer les blessés et que les gendarmes bloquent l’arrivée des ambulances, il me répond à 14 h 24 qu’il fait passer le message».
A 14 h 07, la secrétaire nationale d’EE-LV, Marine Tondelier, alerte une conseillère d’Elisabeth Borne, la Première ministre, pour lui demander l’évacuation des blessés. Elle est rappelée par la préfète des Deux-Sèvres, Emmanuelle Dubée, à 14 h 13 pour parler des blessés dont «un cas particulièrement grave», une jeune fille avec «un enfoncement orbital et un traumatisme à la mâchoire», selon le compte rendu rédigé a posteriori par Marine Tondelier. Une médecin de la gendarmerie lui indique ensuite d’amener cette jeune fille du côté des forces de l’ordre, alors qu’elle n’est «clairement pas déplaçable», juge l’élue. D’après elle, la préfète lui confirme par SMS à 14 h 32 que «la situation est prise en compte par le Samu».
Pendant que les soignants essaient de faire venir les secours, un autre responsable de la Confédération paysanne est en lien avec les autorités entre 14 h 03 et 15 h 42. La communication est difficile. Ce sont d’abord les renseignements territoriaux qui l’appellent pour lui demander de dire aux manifestants «de donner les blessés aux gendarmes». Puis il communique avec la préfète par SMS à 14 h 39 pour réclamer de laisser passer le Samu. Celle-ci lui répond trois minutes plus tard : «Elle me dit que le Samu n’avait pas été engagé, mais qu’il l’est à présent, et me demande d’assurer la sécurité des pompiers.» Il reste au téléphone avec la préfète pendant 18 minutes, répète qu’il «faut un hélico», et finit, seul, par aller chercher derrière les lignes d’affrontement un médecin et un infirmier militaires, qu’il escorte en courant jusqu’à Serge D.
«Prépare tout de suite l’intubation»Pendant ce temps, son état s’est dégradé : «Son coma était de plus en plus profond. On a commencé à se dire qu’on allait l’installer à l’arrière d’une voiture de manifestants sur un matelas et qu’on allait partir avec», raconte Agathe. Selon une photo consultée par Libération, une camionnette blanche de particulier arrive sur le chemin où se situe Serge D. à 14 h 30. A 14 h 37, elle est à proximité du blessé. Tandis que sur un autre chemin où sont pris en charge les personnes qui ont besoin de soin, une ambulance du Samu finit par débarquer à 14 h 52. Les secouristes sont en fait au mauvais endroit. Ils indiquent qu’ils cherchent un autre blessé, «plus grave» que ceux qui se trouvent là. Il s’agit de Serge D.
Mat (1), militant de Bassines non merci, se trouve alors avec le blessé (au point numéro 3 sur la carte ci-dessus) : «On a eu l’annonce que le Samu arrivait, mais on les a vus au point 2. J’ai couru jusqu’à eux, je leur ai dit “les urgences vitales sont là-bas, je vous emmène”. Je suis monté avec eux dans leur ambulance. On est arrivés par le chemin dégagé jusqu’à Serge D.» Il assure que le Samu a pu passer sans encombre jusqu’au blessé.
«Cinq ou dix minutes après l’avoir mis dans la camionnette [d’un particulier], on voit le camion du Samu qui arrive sur une autre route et des gens en kaki, sûrement des médecins gendarmes, qui arrivent en courant», raconte Leslie. Une autre photo, prise à 14 h 58, atteste de la présence de deux gendarmes près du véhicule. «J’ai senti que très vite le médecin [militaire] s’est rendu compte que c’était grave. Je lui dis “tu rappelles la régulation et appuies ma demande de Smur”, ce qu’il a fait. Pas longtemps après, un camion du Smur est arrivé», rapporte Agathe. La médecin urgentiste indique que les médecins militaires n’avaient qu’«un matos très limité» : «De quoi perfuser [Serge D.] mais pas de quoi l’intuber.» Mardi, la préfecture a soutenu que l’intervention du médecin militaire s’etait déroulée «au milieu d’un groupe d’opposants agressifs». Mat affirme le contraire : «Ils ont enlevé leurs casques, ils ne devaient pas se sentir en danger.» Ce dont atteste la photo consultée par Libération. Mais à leur retour, ils ont été visés par des jets de pierres.
Quelques minutes plus tard, le Smur arrive sur place et «prépare tout de suite l’intubation», poursuit Clara. A 15 h 08, une image montre le camion d’urgence et de réanimation à côté de Serge D. Interrogé par Libération, le patron du Samu des Deux-Sèvres, Farnam Faranpour, indique que la prise en charge du blessé a débuté à 15 h 15. Selon la préfecture, un hélicoptère a ensuite décollé pour transférer Serge D. vers l’hôpital de Poitiers à 16 h 34.
(1) Les prénoms ont été modifiés
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lison
InvitéMerci Juliette.
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lison
InvitéEt celui là, disponible même si on n’est pas abonné :
https://www.liberation.fr/checknews/des-armes-de-guerre-ont-bien-ete-utilisees-par-les-gendarmes-a-sainte-soline-contrairement-a-ce-quaffirme-gerald-darmanin-20230328_RPEPDBSSSRFONBTXXW2LD55KKI/-
Juliette B
InvitéLe ministre de l’Intérieur a assuré que les autorités n’avaient pas employé d’armes de guerre contre les manifestants antibassines. Pourtant, certains éléments du matériel utilisé sur place sont bel et bien répertoriés comme tels par le code de la sécurité intérieure
Tentative de désamorçage du ministre de l’Intérieur, lundi 27 mars, à l’issue d’un samedi de violences à Sainte-Soline (Deux-Sèvres). Au cours d’une manifestation contre un chantier de bassine, une quarantaine de gendarmes ont été blessés, selon les autorités, et plus de 200 manifestants, selon les organisateurs. Deux d’entre eux sont aujourd’hui dans le coma, dont un homme de 32 ans avec un pronostic vital engagé. Les organisateurs recensent également au moins un éborgnement, une autre personne risquant également de perdre son œil, selon un communiqué envoyé ce mardi.
En conférence de presse, Gérald Darmanin a donc assuré que «non, aucune arme de guerre n’a été utilisée à Sainte-Soline. Seules des armes intermédiaires ont été utilisées, par contre des armes de guerre de la part de certains casseurs l’ont été, notamment je pense aux cocktails Molotov».
En réalité, parmi les plus de 5000 grenades utilisées en moins de deux heures par les gendarmes (selon le décompte des autorités), plusieurs appartiennent, légalement, à la catégorie des armes de guerre.
Des armes classées en «catégorie A2»
Sur place, Libération a pu constater l’ampleur de l’arsenal déployé. D’abord, beaucoup de grenades lacrymogènes ont été utilisées. A cela s’ajoutent un grand nombre de GM2L (pour «grenade modulaire 2 effet lacrymogène»), qui produisent une forte explosion et, en même temps, libèrent du gaz lacrymogène. Cette grenade a succédé à la GLI-F4, qui a mutilé plusieurs manifestants pendant le mouvement des gilets jaunes. Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a annoncé l’arrêt de l’utilisation de la GLI-F4 en 2020, mais sa production avait cessé dès 2014. De plus, d’après nos constatations samedi dans les Deux-Sèvres, des lancers de grenade de désencerclement ont été effectués par les gendarmes. Nous avons noté plusieurs tirs de LBD (ou encore l’emploi de canons à eau, et de produit marquant) ainsi que le recours à des lanceurs de grenades type cougars. Des caractéristiques techniques de ces différentes armes sont rassemblées par le journaliste Maxime Sirvins, sur son site maintiendelordre.fr.Or ce matériel repéré sur le terrain relève bien de la catégorie arme de guerre, dont la loi s’emploie à restreindre l’acquisition et la détention. «La classification d’armes est prévue dans le code de sécurité intérieure», explique ainsi à CheckNews Emilie Schmidt, responsable programme et plaidoyer sûreté et libertés chez ACAT France, une ONG chrétienne contre la torture et la peine de mort. «Plus précisément, l’article R 311-2 définit les armes classées en catégorie A2, soit les armes relevant des matériels de guerre, des matériels destinés à porter ou à utiliser au combat les armes à feu et les matériels de protection contre les gaz de combat.» Elle poursuit : «Aux 4e et 5e paragraphes, on retrouve les lance-grenades de tout calibre, les lance-projectiles et systèmes de projection spécifiquement destinés à l’usage militaire ou au maintien de l’ordre, ainsi que leurs munitions.»
Un autre article est même encore plus précis. Aymeric Elluin, chargé du plaidoyer «armes» chez Amnesty International, contacté par CheckNews, se réfère à l’article D211-17 du même code, qui a le mérite de résumer les choses et prévoit une liste d’«armes à feu susceptibles d’être utilisées par les représentants de la force publique pour le maintien de l’ordre public».
(Capture d’écran Code de Sécurité intérieure)
«On y voit que les cougars, soit lanceurs de grenades de 56 mm et leurs munitions, appartiennent effectivement à la catégorie A2», détaille-t-il. «Même chose pour les GM2L, repérées sur le terrain, qui sont des grenades instantanées et à double effet sonore et lacrymogène. En fait, il faut noter que les grenades à double effet relèvent forcément du matériel de guerre», précise Aymeric Elluin. Ce dernier nous renvoie d’ailleurs vers une question écrite posée par un député, en 2011, au sujet des exportations de matériel au Bahreïn. Dans sa réponse, le gouvernement reconnaissait alors volontiers que «les grenades à effets multiples sont des matériels de guerre et dépendent, à ce titre, d’autorisations délivrées par la commission interministérielle pour l’étude pour l’exportation des matériels de guerre». Par ailleurs, ce texte mentionne aussi les «grenades à main de désencerclement» ; et les GENL utilisées à Sainte-Soline font bien partie de cette catégorie.
Exception notable : l’usage de gaz lacrymogène, autorisé en France pour le maintien de l’ordre et paradoxalement… interdit en temps de guerre par la Convention sur l’interdiction des armes chimiques, comme l’expliquait CheckNews dans un article de 2018.
Des grenades libérant du gaz lacrymogène abandonnées sur le sol à Sainte-Soline, dimanche 26 mars. (Jeremias Gonzalez/AP)
Sollicité par CheckNews, le cabinet du ministre de l’Intérieur a répondu, mercredi matin, que la «GM2L n’est pas une arme mais une munition de force intermédiaire et que la catégorie A2 signifie que le dispositif est interdit à la vente et que son usage est réservé aux forces de l’ordre qui agissent dans un cadre légal». Une précision qui contourne le débat, puisque comme nous le précise Aymeric Elluin, la catégorie «moyen de force intermédiaire» n’est pas définie dans le Code de sécurité intérieure, mais par «l’instruction commune du directeur général de la gendarmerie nationale et du directeur général de la police nationale, en 2017″. Il s’agit là de décrire une catégorie d’armes dites «non létales» ou «à létalité réduite». Mais cela n’enlève strictement rien au fait que le CSI les classe bien parmi les armes de guerre.
Une dangerosité qui pose questionPour Aymeric Elluin néanmoins, cette classification «ne veut pas dire que ces armes sont nécessairement utilisées sur des terrains de guerre. Ces matériels peuvent avoir pour destinataires des forces armées comme des forces intérieures, pour faire du maintien de l’ordre». Il ajoute : «Mais si ces armes sont classées parmi le matériel de guerre, ce n’est pas une lubie. C’est qu’elles sont reconnues comme étant suffisamment dangereuses pour faire l’objet d’un régime d’exception : c’est-à-dire qu’on ne peut pas les exporter librement, sauf licence d’exportation, ni les acquérir pour soi-même.»
Car au-delà de la classification des armes dans une catégorie ou une autre, c’est bien la question de leur dangerosité qui se pose. Par exemple, la GM2L, même si elle n’est censée produire que des effets sonores et lacrymogènes, peut blesser gravement quand elle explose. «On a des photos de personnes qui étaient à Sainte-Soline qui ont des parties entières de grenade dans le corps. Par exemple, une jambe a été pénétrée en profondeur par un bouchon d’allumage d’une grenade [GM2L]. Celui-ci, en plastique, avec des parties métalliques, a été séparé du reste de la grenade à une vitesse suffisante pour s’incruster dans les chairs d’une personne», nous rapporte Ian, porte-parole du collectif Désarmons-les, qui documente et milite contre l’armement policier. C’est aussi ce dont témoigne le reporter Adcazzz, blessé à la jambe à Sainte-Soline par une de ces grenades (attention images choquantes).
Mise à jour le 28 mars à 19h27 : précision sur la date de fin d’utilisation de la GLI-F4.
Mise à jour le 28 mars à 22h47 : actualisation du nombre de grenades utilisées (5000 et non 4000)
Mise à jour le 29 mars à 12h30 : ajout de la réponse du cabinet du ministre de l’Intérieur
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Graindorge
InvitéVia Actu fr : Communiqué transmis à l’association » Les soulèvements de la terre » par les parents de Serge, le militant écologiste grièvement blessé à Sainte – Soline, plongé dans le coma, dont le pronostic vital est engagé :
» Notre fils Serge est actuellement hospitalisé avec un « pronostic vital engagé », suite à la blessure occasionnée par une grenade GM2L, lors de la manifestation du 25 mars 2023 organisée à Sainte-Soline (79) contre les projets de bassines irrigantes.
Nous avons porté plainte pour tentative de meurtre, entrave volontaire à l’arrivée des secours ; et pour violation du secret professionnel dans le cadre d’une enquête de police, et détournement d’informations contenues dans un fichier de leur finalité.
Suite aux différents articles parus dans la presse, dont beaucoup sont inexacts ou mensongers, nous tenons à faire savoir que :
– Oui, Serge est fiché « S » – comme des milliers de militants dans la France d’aujourd’hui.
– Oui, Serge a eu des problèmes judiciaires – comme la plupart des gens qui se battent contre l’ordre établi.
– Oui, Serge a participé à de nombreux rassemblements anticapitalistes – comme des millions de jeunes dans le monde qui pensent qu’une bonne révolution ne serait pas de trop, et comme les millions de travailleurs en lutte actuellement contre la réforme des retraites en France.
Nous considérons qu’il ne s’agit là nullement d’actes délictueux qui saliraient notre fils, mais que ces actes sont au contraire tout à son honneur.Les parents de Serge
Le Mercredi 29 mars 2023 « -
Ostros
InvitéUne bonne nouvelle.
« Les travaux de comblement de la mégabassine de Banthelu, construite illégalement l’année dernière, ont commencé. Les militants écologistes se félicitent de cette décision mais veulent toujours ouvrir un débat sur la gestion de l’eau. »
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https://www.lesechos.fr/pme-regions/ile-de-france/val-doise-la-megabassine-de-la-discorde-en-passe-detre-comblee-1919747 -
Maud
InvitéJe me demande si ces vidéos du Monde souvent axées sur les violences policiers ne sont pas ce qui se fait de mieux en matière de journalisme aujourd’hui. En tout cas elles me réconcilient avec les médias :
https://www.lemonde.fr/planete/video/2023/04/07/enquete-video-comment-le-manifestant-antibassine-serge-duteuil-graziani-a-ete-gravement-blesse-a-sainte-soline_6168602_3244.html-
Maud
Invité*policières
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François Bégaudeau
Maître des clésje me souviens d’une sur une intervention de flics en banlieue, dont je m’étais dit que c’était le meilleur court métrage documentaire de l’année
parfaitement d’accord : le journalisme est grand quand il est ça
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Maud
InvitéSauf erreur, une de ces vidéos avait aussi permis d’identifier le policier qui avait éborgné Manu, un gilet jaune, lors d’une manifestation, et alors que celui-ci discutait tranquillement à l’écart avec des camarades.
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so
Invité
une petite vidéo de soutien aux soulevements de la terre
merci Maud pour la vidéo du Monde-
Maud
InvitéOui elle commence à bien circuler, y compris dans des réseaux que je n’aurais pas imaginés. Ils font envie.
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François Bégaudeau
Maître des clésmise en ligne aussi sur un autre tuyau de ce site
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Tony
InvitéOn ne mesure pas assez la chance que nous avons d’avoir un homme politique comme Melenchon,cet entretien avec GDL est passionnant,je vous le conseille
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Maud
InvitéMerci Tony pour cette vidéo ! La première partie est passionnante. J’ai moins aimé ensuite, où Melenchon justifie sa stratégie (il fait un peu son numéro habituel). Je suis très heureuse, parce qu’en axant sur la question de l’accès aux réseaux, il actualise, voire redéfinit de manière lumineuse la lutte des classes (min. 24 et suivantes + articulation avec la question climatique). Or, c’était un questionnement que j’avais ces derniers temps. Miracle, il m’a répondu.
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Graindorge
InvitéOooh que si Tony, on mesure, on mesure.
On mesure aussi la malchance de ne pas l’avoir comme 1 ministre
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François Bégaudeau
Maître des clésen revanche je n’ai pas bien compris l’intéret de la présence du jeune journaliste à côté de lui
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Barthelby
InvitéRicanement.
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Sarah G
InvitéJe ris 🤣🤣🤣
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Anna H
InvitéQuelqu’un pourrait copier l’intégralité de la tribune de Jérôme Baschet dans L’Huma ? Merci !
https://www.humanite.fr/en-debat/environnement/tribune-soutenons-les-soulevements-de-la-terre-pour-freiner-la-course-folle-vers-l-abime-790661?fbclid=IwAR1cedojpXWuKT-G-nqtHzy1fhjsmjo1JySZp05eZ4pnt_xBouForEDfU3s -
François Bégaudeau
Maître des clésje prends aussi
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Benoît
InvitéVoici les boomers, la technique étant de faire un copier coller avant que la page s’actualise.
TRIBUNE. Soutenons les Soulèvements de la Terre pour freiner la course folle vers l’abîme
Publié le Mercredi 12 avril 2023Par Jérôme Baschet, Historien et ancien enseignant-chercheur à l’EHESS
En quelques jours, des dizaines d’organisations politiques et syndicales, associations et collectifs, et plus de 75.000 personnes ont signé la tribune publiée le 30 mars dernier, déclarant toutes et tous : « Nous sommes les Soulèvements de la Terre ». La procédure de dissolution engagée par le ministre de l’Intérieur à l’encontre de ce « groupement de fait » en devient plus hasardeuse, car on voit mal comment annihiler un mouvement aussi large et ramifié – à moins d’enclencher un engrenage de criminalisation de toutes les oppositions. Quant à la tentative de faire passer les Soulèvements de la Terre pour une cellule d’ultra-gauche animée par de dangereux « éco-terroristes », assoiffés de violence et mus par un instinct de destruction aveugle, elle semble avoir fait long feu.Au-delà des aspects conjoncturels de la procédure de dissolution (ambitions personnelles de M. Darmanin et contre-attaque face à la dénonciation de ses erreurs et mensonges ; volonté du gouvernement d’éclipser l’opposition massive à la réforme des retraites en jouant la carte du parti de l’ordre), il vaut la peine de s’interroger sur l’ampleur prise par le mouvement des Soulèvements de la Terre, dont le succès, « l’inventivité » et le « fort rayonnement », au dire même d’une note blanche du Renseignement territorial, sont une source d’inquiétude gouvernementale qui peut expliquer le choix de la répression, tout autant que les événements dramatiques de Sainte-Soline.
Pour le cerveau policier qui a conçu cette note, les enjeux écologiques ne sauraient être qu’un prétexte à des agissements dont la violence serait, par elle-même, la raison d’être. C’est pourtant de cela qu’il faut repartir : l’inquiétude – et la révolte – face à la dévastation du monde, largement documentée par les travaux scientifiques, à commencer par les milliers de pages des rapports du GIEC, et dont nous éprouvons les effets, chaque année davantage, dans nos vies et dans nos chairs : sécheresses et canicules, méga-incendies, tempêtes plus violentes, inondations et autres conséquences du dérèglement climatique ; effondrement de la biodiversité qui met en péril des processus aussi vitaux que la pollinisation ; pollutions massives, notamment aux pesticides ou aux PFAS ; modes de vie et produits alimentaires hautement pathogènes ; multiplication des zoonoses et des risques pandémiques… Bien d’autres dimensions encore, telles que l’accroissement des inégalités, la pénibilité du travail, la précarité et les difficultés du quotidien, le mal-être et la perte de sens, contribuent à rendre le monde tel qu’il va de moins en moins vivable. L’enjeu crucial et inédit de notre époque – qu’on l’appelle Anthropocène ou Capitalocène – tient au fait que les activités humaines mettent désormais en péril l’habitabilité de la Terre.
Ce constat conduit à pointer la responsabilité d’un système intrinsèquement productiviste, incapable de ne pas faire droit à une obligation principielle de croissance, dès lors que celle-ci conditionne tout à la fois la survie des entreprises en milieu concurrentiel, la rémunération et l’accumulation du capital ou encore les politiques des États confrontés à l’extension des déficits budgétaires. Dans un tel univers, les logiques quantitatives et maximisatrices de l’économie priment, tandis que l’écologie, la santé et le bien-être viennent en second. Si l’on y fait droit, c’est par la pression du nombre, sous l’effet du scandale ou face au mur de la nécessité. Et cela vient trop tard et bien partiellement.
Face à cela, certains misent sur un capitalisme de la transition énergétique ou sur les réformes d’un Green New Deal. Mais le temps presse et les avancées tardent. En France, le gouvernement a été condamné pour inaction climatique et ses décisions récentes montrent à quel point il est inféodé notamment aux lobbies de l’agro-industrie (la remise en cause de l’interdiction du S-métolachlore, un herbicide très contaminant, est particulièrement choquante). Les marches pour le climat et les grèves scolaires ont contribué à une sensibilisation massive. Les actions symboliques, visant par exemple des œuvres d’art, ont frappé l’opinion. Mais le sentiment d’urgence vitale et absolue qui étreint notamment une grande partie de la jeunesse conduit à se demander s’il ne faut pas s’en prendre directement à ce qui cause la dévastation de la planète. À titre d’exemple, à travers l’Europe, chaque nuit, les pneus des SUV, ces véhicules encombrants et lourdement émetteurs de CO 2, sont dégonflés par milliers.
C’est pourquoi, comme bien d’autres luttes territorialisées dans le monde, les Soulèvements de la Terre assument de freiner l’avancée du désastre en introduisant quelques grains de sable dans la machine économique, par des actions pointant des entreprises et des infrastructures jugées écocidaires. Sont notamment visés l’artificialisation des sols par le secteur du BTP et l’accaparement des terres et de l’eau par l’agro-industrie (les méga-bassines incarnant la perpétuation d’un modèle agricole devenu insoutenable, dès lors que les sécheresses récurrentes ne permettent pas aux nappes phréatiques de se reconstituer). L’attaque s’articule à une dimension positive, avec la défense de terres cultivées menacées de bétonisation, ou encore avec l’attention aux enjeux fonciers dont dépend le maintien d’une agriculture paysanne qui peine à résister face à la concentration des grandes exploitations. Quant à la pratique assumée du « désarmement », elle entend mettre hors d’état de nuire, à une échelle certes restreinte, les « armes » mêmes qui causent la destruction de la Terre – comme l’ont fait déjà tant de luttes écologistes, comme celle des faucheurs volontaires d’OGM. Et plutôt que d’employer le grand mot fourre-tout de « violence », on peut souligner que les atteintes aux installations matérielles sont accomplies à basse intensité et sans jamais s’en prendre à des personnes. Il n’est pas inutile, à cet égard, d’établir une comparaison avec les agressions physiques, menaces de séquestration et actes de sabotage qui mettent en danger la vie des défenseurs de l’environnement ou des journalistes qui, comme Morgane Large, dénoncent les ravages de la filière agro-industrielle (à quand, alors, la dissolution de la FNSEA ?).
Notre planète est si dangereusement mise à mal par l’actuel système productiviste qu’il n’est pas excessif de parler de menace existentielle pour de nombreuses espèces, la nôtre comprise. Comme d’autres, les Soulèvements de la Terre mettent au centre de l’attention et de l’action l’antagonisme fondamental de notre époque. Il oppose ceux qui concourent à faire prévaloir les logiques productivistes et destructrices de l’économie et ceux qui font primer le souci de l’habitabilité de la Terre et le sens des interdépendances du vivant. Ce dont il s’agit, c’est tout à la fois de freiner la course folle qui nous conduit vers l’abîme et de multiplier les lieux et les expériences alternatives où s’incarne le rêve à la fois insensé et pourtant si simple d’une vie digne pour toutes et tous, fondée sur la construction du commun et alliant suffisance matérielle et plénitude créative. Ce dont il s’agit, c’est de faire place à des mondes émergents, gages sensibles de futurs désirables.
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Anna H
InvitéMerci Benoît.
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Carpentier
Invité-
Carpentier
InvitéPetit complément d’article à propos du Dédé
https://www.lamontagne.fr/paris-75000/actualites/le-cerealier-et-patron-de-l-agroalimentaire-arnaud-rousseau-prend-la-tete-de-la-fnsea_14294030/
ps: au fait, fais-tu toujours ton papier annuel chez eux*, François? (si oui, pas vus les derniers et ça pourrait m’intéresser)
* dans La Montagne pas chez André Rousseau.
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Sarah G
InvitéMerci Benoît pour le partage de cette tribune qui est très intéressante.
« multiplier les lieux et les expériences alternatives,fondée sur la construction du commun et alliant suffisance matérielle et plénitude créative. »faire place à des mondes émergents, gages sensibles de futurs désirables. ».
Tout cela me parle, me plaît.
Bon il n’y a plus qu’à faire maintenant. -
François Bégaudeau
Maître des clés» (à quand, alors, la dissolution de la FNSEA ?). »
excellente question
je la pose aussi-
Sarah G
InvitéOui on se pose aussi la question et on aimerait bien une dissolution de la FNSEA plutôt que les organisations écologistes et des droits de l’homme
Mais actuellement cela ne se fera pas car la FNSEA n’est pas contre le gouvernement et sa politique tout comme les chasseurs d’ailleurs.
Toute opposition à Macron et son gouvernement=dissolution.
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François Bégaudeau
Maître des clésLa FNSEA co-dirige le ministère de l’agriculture depuis 60 ans.
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Sarah G
InvitéOui exactement, mon père a travaillé à la Chambre d’agriculture en Mayenne, et ses rapports avec la FNSEA ont été très houleux et violent durant son activité,
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François Bégaudeau
Maître des clésLe témoignage presque final d’Autonomes raconte des choses édifiantes sur cette chambre mayennaise, évidemment controlée par la FNSEA
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Sarah G
InvitéLa FNSEA contrôle toutes les chambres d’agriculture, avec plus ou moins de poids selon les départements.
En Bretagne c’est costaud aussi, avec l’industrie du porc, avec pour conséquence les algues vertes depuis de nombreuses années, les années 70-80, j’ai toujours connu les algues vertes dans le Finistère quand j’allais en vacances là bas.
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Sarah G
InvitéOui un gros céréalier, agro-businessman, un Belin Bis quoi, groupe Avril.
Oui Carpentier, on est pas sorti -
Anna H
InvitéUn jour à Sainte-Soline (montage Élodie Fiabane) https://www.youtube.com/watch?v=TL8oPAuoWJo
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Graindorge
Invité¡NO PASARAN!
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Carpentier
InvitéContre la mémoire courte: merci.
../ ça ne peut pas durer comme ça.. David><Goliath .. benh, tant qu’il est pas sorti du coma on peut pas parler des séquelles ..les adversaires …niveau max d’utilisation des armes…/ ..
On partage. -
Juliette B
InvitéMerci Annah et les autres.
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Carpentier
Invité-
Carpentier
Invité.. /Le problème n’est pas tant que le maïs consomme beaucoup d’eau que la période où il la consomme, car c’est une plante estivale : ses semis sont mis en terre entre avril et mai, et sa croissance intervient entre juin et août, une période de l’année où la plante est particulièrement sensible au stress hydrique et où les précipitations sont les plus faibles, alors que la ressource en eau est la plus rare. « Le vrai problème du maïs, c’est d’exiger de l’eau en été. C’est une plante tropicale, et sous les tropiques les saisons chaudes c’est la saison des pluies. Chez nous, les saisons chaudes sont les saisons où il pleut le moins », commente Marc Dufumier. / …
À la lecture de ces lignes, m’apparaissent plusieurs propositions plus ou moins sérieuses en revanche, pas moquer les noms de famille on a dit.-
Graindorge
InvitéLe sorgho est une bonne alternative au maïs
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Sarah G
Invitéoui Graindorge, j’ai entendu et lu que l’une des alternatives au maïs est le sorgho, beaucoup moins gourmand en eau que le maïs, et moins coûteux à produire.
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Carpentier
InvitéMoins gourmand en eau, précises-tu, ok.
Mais dans l’article, il est aussi mentionné que c’est une plante tropicale qu’on a délocalisé et mis en situation d’emmerder le monde quand elle est en dehors de son territoire d’origine.
Le sorgho vient de où, dis?
Et est-il de ceux dont on fait les pop corns 🎬🍿😋?-
Sarah G
InvitéLe sorgho, n’a pas forcément besoin d’eau, et si on utilise de l’eau c’est pour le faire pousser plus vite.
Il vient des régions chaudes, voir très chaude (Afrique, Inde, Moyen Orient et Amérique latine)
Utiliser pour l’alimentation et le fourrage.
Et grande joie pour toi Carpentier, on peut en faire du pop corn.
Donc en gros, tout les avantages du maïs sans ses inconvénients.
Peut être que Graindorge pourrait nous donner encore plus de précision sur le Sorgho ?
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Carpentier
InvitéLe sorgho, donc?
Parce qu’il a besoin de moins d’eau ou parce qu’il pousse en dehors de la saison d’été – ou en serre sans trop perdre de qualités nutritives – ?-
Graindorge
InvitéPour un MÊME SOL en forte sécheresse, le sorgho produit 3 fois plus que le maïs. Le sorgho produit plus en cas de stress hydrique pour plusieurs raisons : son système racinaire lui permet de mieux capter l’eau en profondeur, sa durée de croissance est plus courte et il dispose d’une meilleure structure foliaire.
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berlioz
InvitéJ’avais entendu parler du miscanthus aussi comme autre graminée rhizomateuse intéressante
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Carpentier
InvitéUn dommage qui devrait gratouiller fort les capitalistes les plus libéraux:
https://www.liberation.fr/environnement/climat/secheresse-le-manque-deau-menace-le-canal-de-panama-et-le-trafic-maritime-mondial-20230426_OHQ45TGK3BDL3GTEJGCM6HSYHE/-
Carpentier
InvitéL’article est entier et, dès la lecture de la première légende sous l’illustration du début, ça crispe:
… / Déjà, en 2019, le canal de Panamá ne disposait plus que de 3 milliards de mètres cubes d’eau douce alors qu’il lui en faut un peu plus de 5,2 milliards pour fonctionner. Cette année, la sécheresse n’a fait qu’aggraver ce déficit. /…
C’est 6% du trafic maritime mondial.
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Graindorge
InvitéLe sorgho (Sorghum bicolor) est une plante herbacée, une graminée qui est cultivée pour ses graines et son fourrage. Il ressemble un peu au maïs mais son système racinaire le rend résistant à la sécheresse ce qui fait qu’il est principalement cultivé en Afrique pour nourrir le bétail (sorgho fourrager) et pour l’alimentation humaine (sorgho grain). Toutefois, on le trouve aussi beaucoup en Inde et en Amérique du Sud, ce qui le classe au 5ème rang des céréales, après le maïs, le riz, le blé et l’orge. Selon les continents, il porte différents noms : « gros mil » en Afrique, « millet indien » en Asie, « blé égyptien » au Moyen-Orient…
Il forme une grande tige pouvant atteindre 3 m de hauteur, avec une inflorescence terminale en panicule rouge qui regroupe des épillets de fleurs bisexuées, et des feuilles qui partent de la tige, sur toute sa hauteur. Les graines peuvent être noires, rouges ou blanches selon les variétés qui contiennent plus ou moins de tanin.Son cycle est relativement court et, selon les conditions climatiques et d’arrosage, plusieurs récoltes peuvent être faites une même année.
Le sorgho ne contient pas de gluten, ce qui lui confère un intérêt croissant ces temps-ci vu le nombre de gens qui se tournent vers les régimes sans gluten. Par contre il contient des protéines, des acides aminés et des vitamines, ce qui est précieux. Selon les variétés, il a de très nombreux usages.
• Famille : Poacées
• Type : annuelle
• Origine : Afrique (Ethiopie ?)
• Couleur : panicules jaune-vert à rouge
• Semis : oui
• Bouture : non
• Plantation : mai-juin
• Récolte : septembre-octobre
• Hauteur : jusqu’à 3 m
Sol et exposition idéals pour le sorgho
Le sorgho se cultive en plein soleil dans les régions chaudes sans que la nature du sol soit trop importante.
Date de semis et de plantation du sorgho
Le semis se fait vers mai-juin : les graines de sorgho se mettent en terre à environ 3-4 cm de profondeur en espaçant les pieds de 40 cm et les rangs de 60 cm. Vous tasserez la terre après avoir recouvert les graines et vous arroserez.
Conseil d’entretien et de culture du sorgho
Le sorgho n’est pas exigeant et n’a pas besoin d’arrosage mais si vous l’arrosez de temps en temps, il poussera plus vite et de façon plus luxuriante. Veillez à désherber les pieds malgré tout car les adventices l’envahissent rapidement.
Récolte, conservation et utilisation du sorgho
Les graines se récoltent à l’automne lorsqu’elles sont dures, idéalement avant les gelées. Il faut ensuite les faire sécher et les décortiquer pour enlever le son. ensuite, vous le cuirez comme du riz ou vous le ferez moudre pour en tirer de la farine qui servira en cuisine.
Le sorgho sert aussi à faire de la bière, de l’alcool « Maotai » en Chine, de la mélasse, de l’éthanol, de la pâte à papier ou des pop-corn !!! -
Graindorge
InvitéPourquoi engraisser des vaches avec du maïs ? C’est la question posée par un internaute lors du débat organisé par France 3 Bourgogne sur l’avenir de la filière bovine en Bourgogne. La réponse vous étonnera peut-être … ou pas.
L’émission Dimanche en politique diffusée dimanche 29 janvier 2017 avait pour thème « quel avenir pour la filière bovine en Bourgogne ? ».
Une question posée sur Facebook a soulevé un débat inattendu : un internaute a interpellé un des agriculteurs présents sur le plateau en lui demandant pourquoi il engraissait des bovins avec du maïs ?
« Il n’y a pas d’interdiction à donner du maïs à un bovin. Cela n’altère pas la qualité de la viande », a répondu Emmanuel Bernard, qui est éleveur dans la Nièvre et président de la section bovine du syndicat FDSEA 58 (Fédération Départementale des Syndicats d’Exploitants Agricoles).Cette réponse a fait bondir Emilie Jeannin, qui est éleveuse en Côte-d’Or. « Tout d’abord, le maïs ne pousse pas facilement, c’est une culture qui coûte cher aux éleveurs, du coup ils gagnent moins d’argent.
Ensuite, concernant la qualité de la viande, les animaux qui mangent du maïs sont souvent en acidose. La maturation de leur viande est très compliquée », a-t-elle précisé. « Les vaches sont des herbivores, qui doivent manger des herbes », dit-elle.
La discussion entre les invités s’est poursuivie après l’émissionL’engraissement des bovins avec un mélange de maïs, de colza, de paille, d’ensilage… est une pratique très répandue en France. Les animaux grossissent plus rapidement et on peut les vendre plus vite, en 120 jours par exemple au lieu de 180 jours.
« Mais, le problème des animaux nourris avec du maïs, c’est que la viande ne mature pas et qu’elle verdit rapidement. Conséquence : dans les abattoirs, on garde les animaux de moins en moins longtemps dans les frigos. S’ils sont tués le lundi, ils sont mis en vente le jeudi, ce qui pose un problème car la viande est immangeable et dure. En effet, il faut en principe 13 à 14 jours de maturation à la viande », a ajouté Emilie Jeannin.
Jérôme Gaujard, agriculteur en Côte-d’Or et porte-parole de la Confédération Paysanne de Bourgogne-Franche-Comté, s’est joint à la discussion. Il y voit un choix de politique agricole fait par la France.« Cette technique d’engraissement au maïs n’est pas forcément moins chère », dit-il, mais « le maïs fait vivre toute une filière agricole ». Il faut aussi préciser que « si on nourrit ses animaux avec du maïs, on touche une aide plus importante que si on les nourrit avec de l’herbe ».
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Carpentier
InvitéDense cet apport d’infos, merci, Graindorge.
Lu aussi que le sorgho conviendrait bien aux personnes allergiques au gluten-
Carpentier
Invitéet que sont valorisées ses propriétés côté satiété.
Et puis il y a la bière 🍻
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Sarah G
InvitéEt j’avais dit plus haut Carpentier que tu pourrais faire aussi du pop-corn.
Et un grand merci à Graindorge pour les informations developpés concernant le Sorgho.
Très utile.
Et merci à toi Carpentier pour cette vidéo.-
Carpentier
Invité– oui, pardon, j’ai vu ta réponse aussi 🌽 🙂
mais n’insistons pas trop sur ma gourmandise stp 😎
Moi sur un skypod, sure que je me mange au bout 3 jours 😬-
Sarah G
InvitéOui comme toi Carpentier, je suis gourmande, mais j’essaye de faire de plus en plus attention, quand même, question de santé.
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Carpentier
InvitéPenses-tu que je pourrasi m’intoxiquer si toutefois je commence à me boulotter au bout de 3 jours de jeun?
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Graindorge
InvitéÇa je présume que c’est pour la sécheresse…des gosiers!
Jamais goûté la bière au sorgho. Artisanale et biologique
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Graindorge
Invitéoui: sans gluten
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Carpentier
InvitéJ’attire votre attention sur la p.11 dans le monde des 7/8/9 mai, où on trouve à lire un article à la fois intéressant et intriguant de Benoît Floch sur les territoires, l’État nation et les politiques locales où les dires des personnels politiques au gouvernement illustrent toujours le célèbre maintenant en même temps.
B. Floc’h y rappelle aussi que J. L. Mélenchon défend l’idée que les régions soient redécoupées selon les bassins hydrographiques du pays afin de mieux s’en préoccuper.
Et on y apprend que le 5 mai, la ville de Nantes a écrit à Miss Borne au nom de plusieurs collectivités pour obtenir un référendum sur le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne. -
Graindorge
InvitéPétition
https://chng.it/Bd9CB8kXEt si tout le monde boycottait en plus de signer?
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Coca-Cola consomme 10 000 litres d’eau par seconde. Sur les 290 milliards de litres, seuls 114 milliards sont utilisés pour la production des boissons, soit un peu moins de 40% des quantités absorbées. Les 176 milliards de litres restants servent lors du processus de fabrication pour le rinçage, le chauffage ou la climatisation. Autrement dit, pour fabriquer un litre de boisson, l’entreprise utilise en moyenne 2,5 litres d’eau.
La consommation d’eau pour fabriquer du Coca-Cola
La marque qui veut « rafraîchir le monde » a besoin de beaucoup d’eau, d’énormément d’eau: des milliards de litres, un peu moins de 40% sont utilisés pour la production des boissons. Les 60 % d’eau restants servent lors du processus de fabrication du soda : pour le rinçage, le chauffage ou la climatisation. Autrement dit, pour fabriquer 1 litre de boisson, l’entreprise utilise en moyenne 2,5 litres d’eau
D’où vient alors l’approvisionnement en eau nécessaire à la fabrication des milliards de litres de Coca Cola vendus en Amérique du Nord ?
Cette eau est puisée dans une nappe phréatique à San Cristobal, dans le Chiaps au Mexique.
Coca-Cola prélève 750 000 litres d’eau de la nappe phréatique par jour, ce qui entraîne une raréfaction de l’eau et parfois des coupures.
Les locaux, souvent des Indiens, boivent alors autre chose : de l’eau de pluie quand c’est possible et le plus souvent finissent par se désaltérer (!) en buvant… du Coca Cola. Absurde.
Conséquence: les Mexicains dans leur ensemble sont devenus les plus gros consommateurs de Coca-Cola du monde (225 litres par an et par personne) et on prévoit que bientôt 100% des Mexicains pourront devenir obèses !
Le marché français des sodas est encore « sous-développé » selon Coca Cola : si la France est à l’indice 100, la Grande-Bretagne est à 200 et la Belgique à 300.
Chaque seconde dans le monde, ce sont environ 17360 bouteilles de Coca-Cola qui sont vendues, soit 1,5 milliard de bouteilles par jour, et 547,5 milliards par an !
Combien de litres de Coca-Cola sont consommés dans le monde ? 547 500 000 000 bouteilles
La consommation mondiale de Coca-Cola représente l’équivalent de 350 milliards de litres, de quoi remplir 166.700 piscines olympiques de 3 millions de litres chaque année !
Répartition de la consommation mondiale de Coca-Cola dans le monde
Le Mexique est le premier pays au monde pour sa consommation annuelle par habitant de Coca-Cola, avec une moyenne de 160 litres/personne et par an. Le Coca-cola est considéré comme une partie essentielle de l’alimentation du peuple mexicain et se trouve même là où l’eau potable fait défaut.
Un Français boit en moyenne 22,7 litres de Coca-Cola en un an alors qu’un Américain en boit en moyenne 99,5 litres.
En 1960 Coca-cola est devenue la boisson la plus consommée de toute la planète dans 135 pays (hors thé et café.)
¡AZÚCARRRR !
Une canette de Coca-Cola de 33 cl contient environ 35 grammes de sucre, soit environ 9 cuillères à café.
Et lorsqu’on apprend que, une cuillère à soupe de sucre blanc ou roux est l’équivalent de 6 MÈTRES DE CANNE À SUCRE, on comprend qu’il faut se lever de très très très bonne heure pour espérer la terminer dans la semaine…. Ou dans le mois !!!
Si 3 cuillères à café de sucre blanc ou roux sont dans une cuillère à soupe de sucre, il y a 3 cuillères à soupe ou 18 MÈTRES DE CANNE À SUCRE dans une canette de 33cl. 18m de canne à sucre ingurgités en 2 minutes, vite fait devant la télé… » soif d’aujourd’hui…le goût des choses vraies qu’il faut aimer » … Ah. Un ami m’a expliqué que la haute trahison de la pub c’est de montrer des bouteilles bien fraîches avec des gouttes d’eau dessus et que ce sont les gouttes d’eau qui nous donnent envie et notre cerveau est trompé et achète la boisson. Qui boit du coca chaud pas passé par le frigo?
côté marketing, cette juteuse entreprise, après 125 ans de ravages et de pillages et de saccages de la santé de la planète et de ses habitants jure la main sur le cœur et l’alarme à l’œil qu’elle a conscience de et qu’elle restitue 100% de l’eau utilisée qui devient de l’eau purifiée… Ah. Et qu’elle reboise, et qu’elle recycle et patati et patata…
En 2022, le chiffre d’affaires net de Coca-Cola Company s’élevait à environ 43 milliards de dollars
Pour l’anecdote, le petit potin « amusant » : les patrons milliardaires de ces boissons très sucrées n’en boivent jamais. Pas folles, les guêpes !-
Carpentier
InvitéBonjour,
Sais-tu si le bilan carbone, appelons-le comme ça allez, de l’orangina relève du même excès ?
Car, sans être patron milliardaire, il se trouve que j’ai la chance de ne pas aimer boire du coca.
En revanche, quand je peux me j’ter un p’tit coup d’orangina bien frais dans l’gosier, c’est pas toujours que je dis non.-
Graindorge
InvitéSalut Carpentier
Savoure le avec plaisir ton Orangina N’oublie pas de bien la secouer! J’adorais la pub!!
Surtout évitons la culpabilisation qui n’a rien à faire avec la prise de conscience. Les choses s’élliminent d’elles-mêmes! J’ai jamais d’effort pour arrêter quoique ce soit Trop paresseuse
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Dr Xavier
Invitéhttps://www.socialter.fr/article/francois-begaudeau-legitimite-politique
Merci François pour cet hommage à Serge.-
Claire N
InvitéMerci D Xavier, Merci François d’avantage j’explore la cruauté, d’avantage la légitimité se dissipe ; une bouffée d’air en plus !
Je ne sais pas si c’est un bon lien, mais pour l’instant c’est celui qui me viens -
Graindorge
InvitéMerci Dr Xavier!
« Sur son lit d’hôpital, un corps meurtri se souvient – si une capacité de mémoire persiste au fond de son inconscience post-coma – que la journée de résistance à Sainte-Soline ne fut pas un pique-nique. La politique c’est rude. C’est pas très convivial, pas très apaisé, pas très concertation, participation, délibération, collation. Mais c’est ça et pas autre chose. C’est comme ça que la politique a lieu dans le réel, et non dans les abstractions formelles des docteurs en sciences politiques et des acteurs de la comédie française. »
« LA FORCE DES MINORITÉS CONSISTANTES. »
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Claire N
InvitéSinon D Xavier, j’ai commencé impérium que tu m’avais conseillé de lire comme je le sens, ça marche bien et je m’amuse ; juste un peu en haleine car autant l’immanance je pige ; autant la transcendance je la voyais ailleurs, mais je le suis à distance sur ce terrain on verra bien
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Carpentier
Invité-
Carpentier
Invité[ extrait de l’article de N.Truong, posté le 11 par Dr Xavier dans le topic intégral, ici, ces lignes en guise de conclusion d’un échange concret]
… Ph. D. : Baptiste Morizot a raison de souligner la puissance des attracteurs localisés comme moteurs de l’action politique et ferments de coalitions transpécifiques. Une mutation de nos sensibilités à l’égard du vivant n’est pas suffisante pour engendrer un bouleversement cosmopolitique. Il y faut aussi des structures institutionnelles – territoires alternatifs, mobilisations contre l’accaparement des terres et de l’eau, luttes contre des projets écocidaires – sur lesquelles appuyer un projet local de faire monde. Celui-ci n’est pas la revendication d’une « petite patrie » dans une tradition chauvine et réactionnaire, mais au contraire la traduction dans un foyer clairement situé et bien connu d’un programme de relocalisation de nos attachements au vivant et d’aiguisement de notre attention à ce qu’il porte de joie et de plénitude. / … -
Carpentier
Invité[+ extrait du lundi.am de lundi matin 🙂:
… 100 jours du 13 juin au 21 septembre pour cibler directement les institutions, les entreprises et les infrastructures qui accaparent et empoisonnent l’eau. Cela commencera par enquêter localement pour identifier des cibles :1 – les institutions complices d’écocide : agences de l’eau, conseils régionaux, administrations, ministères, etc.
2 – Les acteurs du complexe agro-industriel : FNSEA, crédit agricole, Groupama, multinationales et grosses coopératives (pioneer, ocealia, eureden, monsanto….)
3 – les entreprises qui privatisent l’eau (Veolia, Suez, SAUR, etc.), la mettent en bouteille (Nestlé, Danone, etc.), la surconsomment (Lafarge, STMicroelectronics, Bunge, etc), et mènent des chantiers destructeurs (CACG, Eurovia, Colas, TELT, etc.).
4- les accapareurs de luxe : golfs, yachts, jacuzzis… / ….
Lutte et/ou prise de conscience-action emmène à désigner des accaparer, c’est maintenant une luttes qui montre du doigt, des combats multiples contre, ça se muscle, benh oui et alors? Polie, aiguisée et sexy, comme si la lutte était toujours finale.
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Carpentier
Invité* des accapareUrs
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GaelleS
InvitéSi l’intérêt du bouquin en soutien aux Soulèvements de la terre est proportionnel à l’hostilité et à l’humour consternant de cette critique publiée dans le Figaro, on peut être assuré que ce doit être un super ouvrage ! Elle donne quand même un aperçu très intéressant du conservatisme de la classe dominante.
Sabotage, nature «queer» et anticapitalisme : le bréviaire délirant des Soulèvements de la Terre
Des «Soulèvements», dans leurs œuvres, saccageant des serres de la Fédération des maraîchers nantais le week-end dernier. SEBASTIEN SALOM-GOMIS / AFP
CHRONIQUE – De «Accaparement» à «ZAD» : sous forme d’abécédaire, le livre collectif de soutien aux «Soulèvements» donne un aperçu de l’idéologie de militants qui, sous couvert d’écologie, veulent la révolution. La «terre, elle, ne ment pas», version inclusive, intersectionnelle et postcoloniale.
« Vous ne l’avez peut-être pas remarqué, mais le vivant a toujours été queer ». Non, effectivement, nous ne l’avions pas remarqué et il nous aura fallu atteindre péniblement la page 121 du livre collectif de soutien au groupuscule «Les Soulèvements de la terre» pour prendre conscience de cette vérité transcendantale. Ces 185 pages dédiées aux « blessés de Sainte-Soline » (l’absence d’écriture inclusive nous a choqués) rassemblent sous forme d’abécédaire 40 contributions de partisans du groupuscule menacé de dissolution par Gérald Darmanin. Ce bréviaire des zinzins nous donne un aperçu consternant de l’idéologie qui anime des militants qui ont moins le souci de sauver la planète que l’obsession de renverser le capitalisme, et ne souhaitent pas l’écologie mais la révolution. Le week-end dernier, ils ont encore révélé la triste vérité de leurs ambitions près de Nantes en ravageant des cultures expérimentales qui avaient justement pour objectif de favoriser une agriculture moins gourmande en eau.
« La parole soulève plus de terre que le fossoyeur le peut » : René Char, le pauvre, ne sert plus seulement à «parrainer la disserte du khâgneux ou le discours du préfet» (Debray) mais aussi la diatribe du zadiste. « Un mouvement s’est levé » proclament les souleveurs (appelons les ainsi). « Contre l’accaparement et l’empoisonnement de la terre et de l’eau par le complexe agro-industriel », il faut « reprendre, mettre en commun et choyer les terres ». « La terre [qui] se situe à la croisée de la question sociale, de la question écologique et de la question coloniale » : la « terre, elle ne ment pas », version queer, intersectionnelle et postcoloniale.
Dans ce pamphlet imprimé sur une sorte de papier toilette recyclé, on est pourtant loin du Chant du monde de Giono ou de la Naissance du jour de Colette : nulle évocation charnelle ou géographique de cette « terre » qu’on prétend tant aimer, de ces paysages qu’on voudrait protéger, du chant des oiseaux qu’on voudrait préserver. Si au moins l’imprécation avait le nerf et la couleur d’un Jacques Ellul ou d’un Bernard Charbonneau ! Mais la glose est étouffante et sans grâce (« des paysan.nes syndiqué.es » des habitant.es de zad ») et relève d’un jargon militant à écœurer un bureaucrate soviétique. Extraits : « La transversalité du soin dans nos espaces nous permet de réinscrire nos vécus individuels dans un contexte politique et collectif » écrit le Collectif Base arrière qui organise pendant les manifestations le «soin» des manifestants qu’il ne faut surtout pas laisser à des «entités spécialisées». Base arrière organise notamment la milice Riot Figt Sexism (RFS), chargé de contrôler les mains baladeuses en manif ou le pôle handidévalidiste (PHD) pour penser des espaces plus accessibles (des places pour handicapés sur le parking de la ZAD ? ). Autre extrait : « Le devenir des processus de composition à l’œuvre dans les soulèvements, c’est peut-être une forme de créolisation politique. C’est-à-dire la construction hybride d’un langage commun et d’une culture nouvelle qui transcende les sensibilités politiques sans pour autant les fondre et les confondre ». Rendez-nous Virgile.
«Sexocide des sorcières» et «racisme environnemental»
Un peu de poésie, tout de même, à la rubrique « Ecoféminisme » : : « L’écoféminisme n’est (..), pas un mouvement(…) c’est une bannière bigarrée sous laquelle on peut aussi bien s’aimer nues dans l’humus que rédiger des traités de philosophie ». « Du sexocide des sorcières aux assauts de la science moderne (…) la modernité s’est construite sur une détestation commune des femmes et de la nature », y apprend-on au passage. Quelques pages plus loin, la militante décoloniale François Vergès fustige le « racisme environnemental ».
Au nom du Bien, la violence envers les biens est justifiée. Dans l’article « Désarmement », mot qui doit désormais remplacer celui de « sabotage » , l’auteur appelle à la multiplication« des élans d’arrachage, déboulonnage, crevaisons et autres feux de joie ». « Le désarmement sera aux révoltes écologistes du XXIe siècle ce que le sabotage, théorisé par Pouget, fut à certaines grandes grèves ouvrières du début du XXe siècle, un prérequis autant qu’une colonne vertébrale », y lit-on.
On est épuisés, mais il nous faut encore subir la lecture d’un texte délirant de Virginie Despentes, preuve par excellence que le militantisme dévore la littérature. L’écrivain, si douée dans ses romans pour décrire avec finesse la complexité du réel, l’enchevêtrement des destinées, adopte ici une langue stéréotypée, manichéenne et pour tout dire sans aucun intérêt. « La réforme des retraites, la répression des manifestations à Sainte-Soline, l’opération wuambushu à Mayotte- par des opérations répressives spectaculaires, l’État performe la terreur sur plusieurs fronts » écrit Despentes, ajoutant, dans un élan qu’on qualifierait de complotiste s’il était dans la bouche d’un cadre du Rassemblement national : « le gouvernement Macron n’est pas erratique, il ne tape pas dans tous les sens. Il a un projet, le même que la plupart des gouvernements occidentaux : en finir avec la démocratie ».
Écriture inclusive et cantines en lutte
L’écologie est une chose trop grave pour être confié à des zozos qu’on croirait tout droit sortis du film Problemos. L’équilibre entre la vie bonne et le soin du monde est un défi politique immense mais des solutions, il n’y en a pas une dans ce pamphlet qui maudit le «technosolutionnisme » et enchaîne les vœux pieux. Si l’effondrement que ces idéologues souhaitent de toutes leurs forces- advient, si les ressources viennent à manquer, si la guerre de tous contre tous pour survivre dans un monde hostile revient, l’écosexualité, l’écriture inclusive et les cantines en lutte seront de peu d’utilité pour labourer sans tracteurs et produire sans intrants.
Pourtant, la Confédération paysanne projette « d’installer en France un million de paysannes et de paysans dans les vingt années qui viennent ». À l’heure où les maraîchers peinent à trouver des saisonniers, on se demande bien où l’on va trouver ces recrues volontaires. Mao avait bien une idée… on espère que les intellectuels qui soutiennent soulèvements de la terre seront les premiers à ramasser les fraises pour l’exemple.
On ne dissout pas un soulèvement, collectif, Seuil, 185 p, 11,50 euros-
Julien Barthe
InvitéMerci, Gaelle.
C’est bien d’Eugénie Bastié ?-
GaelleS
InvitéSalut Julien, oui c’est bien ça, j’ai oublié de lui rendre cet hommage en ne copiant-collant pas son nom
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Dr Xavier
InvitéMmmhhh, je pensais que la lecture allait me hérisser, mais au final j’ai un drôle de sentiment diffus, je la sens quand même un tout petit peu emmerdée, mais je ne saurais dire pourquoi. Je n’y vois pas l’attirail habituel, pas de mention de l’épouvantail Thunberg, pas de mention de zadistes blackblockisés en train de molotover de braves policiers apeurés. Elle qui célèbre tant la vie, ne sait pas quoi faire des blessés de Sainte-Soline, doit s’en sortir avec une pirouette sur l’écriture inclusive.
François ne voudrais-tu pas lui envoyer un exemplaire dédicacé de Socialter ? Et l’inviter à ton prochain barbecue ?-
Carpentier
Invitébenh nan Xavier, pour le prochain barbecue de connes, c’est moi qu’il a invité François 🤣
Certaine Sandrine R – et moi 🤘 – car, tiens-toi bien: François n’est pas un homme, il en a fichtre rien à faire de savoir allumer un barbeuc.
Imagine 😂 -
Carpentier
InvitéEt au barbeuc en 15, ce sera Iris Brey, pour faire rire avec le festival du film de uc auquel j’ai vu qu’elle assiste/participe/concourt, je sais pu trop.
Tu en seras, dis? (des barbecues pas des Barbes-culs) -
Dr Xavier
InvitéAh voilà, là je suis en terrain connu, je retrouve mes petits.
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https://www.radioclassique.fr/politique/manifestation-interdite-contre-le-lyon-turin-emmanuel-macron-pousse-a-la-dissolution-dun-collectif-ecologiste/
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Ce samedi 17 juin, en dépit de l’interdiction de la préfecture de Savoie, le collectif écologiste Soulèvements de la Terre, appelle à manifester contre le projet de construction de la ligne ferroviaire Lyon-Turin. Pourtant, le gouvernement continue d’accélérer la procédure de dissolution de ce groupement.
C’était en mars dernier. Après les scènes d’ultra violence à l’encontre des forces de l’ordre aux abords des bassines de Sainte-Soline dans les Deux-Sèvres, Gérald Darmanin avait annoncé à l’Assemblée nationale la décision de dissoudre le groupuscule.
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Ses services ont constitué le dossier. Les avocats des Soulèvements de la Terre ont pu, comme le prévoit la procédure, contre-argumenter. La place Beauvau a conclu que la dissolution était bien nécessaire et justifiée.
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Pour passer à l’action, il y a plusieurs problèmes. Il faut que la Première ministre inscrive le sujet au menu du Conseil des ministres, ce qui, à ce jour, n’a toujours pas été fait. Les services de Matignon craignent que les bases juridiques soient insuffisantes au motif que les Soulèvements de la Terre ne sont pas, à proprement parler, une association mais un collectif d’associations.
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Mais, derrière les arguties juridiques, il y a un désaccord politique. Elisabeth Borne, soutenue par l’aile gauche de la majorité, hésite-t-elle à endosser la responsabilité d’interdire une association écologiste ? On peut s’interroger…
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Dimanche dernier, ces « écoterroristes », selon l’expression de Darmanin, ont saccagé des cultures maraîchères expérimentales près de Nantes, dans la plus totale illégalité. Demain, il y a cet appel à manifester dans les Alpes. Les autorités sont inquiètes et craignent la venue de 400 militants violents déterminés à en découdre et venus de toute l’Europe.
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Emmanuel Macron est exaspéré par la lenteur de la procédure de dissolution
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107 interdictions administratives du territoire ont été prononcées pour faciliter leurs interpellations mais un « scénario Sainte-Soline » n’est pas à exclure. Exaspéré par la lenteur du processus, Emmanuel Macron a demandé mercredi, pendant le conseil, que Matignon accélère sur la dissolution. Il est temps.
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Cette écologie de la violence décide arbitrairement qu’elle peut se soustraire à l’Etat de droit. On parle du risque illibéral, mais il existe aussi du côté des Verts. Puisque ceux qui voudraient proposer une transformation raisonnée de nos modes de vie ne sont pas considérés comme des adversaires politiques mais comme des ennemis à abattre.
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Les saccages de peintures dans les musées éloignent les Français de la cause écologique
Cette approche qui justifie la violence au nom de l’urgence climatique vitale n’est pas conforme à notre cadre républicain et démocratique. Elle est contre-productive.
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Chaque saccage, chaque blocage, chaque policier agressé ou blessé, chaque toile de grand maître aspergée symboliquement de peinture rouge éloigne un peu plus la majorité de nos concitoyens de la cause écologique.
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Les changements de comportements individuels et collectifs se feront parce qu’ils sont compris comme étant dans notre intérêt. Et non parce qu’ils sont imposés par la force.
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David Doukhan-
Dr Xavier
InvitéRadio Classique, mais quel bonheur, rien de tel que l’écoute de la matinale pour être en tension toute la journée.
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Graindorge
InvitéPolitis
16 mai 2023
Une bonne nouvelle ! Selon un communiqué signé « les camarades de S », Serge a officiellement quitté le service de réanimation du CHU de Poitiers. Son pronostic vital n’est plus engagé. Cet écolo toulousain avait été gravement blessé par une grenade GM2L lors de la mobilisation contre les mégabassines à Sainte-Soline (Deux-Sèvres) le 25 mars, et a passé plusieurs semaines dans le coma.-
Graindorge
InvitéOublié de mettre les guillemets.
Allez, je vais aller faire dodo avec de la joie forte et consistante dans le coeur! Bonne nuit Serge, allons faire de grands et beaux rêves!-
Claire N
InvitéMerci beaucoup pour ces nouvelles
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Sarah G
InvitéOui merci pour les bonnes nouvelles Graindorge.
Gratitude
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Dr Xavier
InvitéPublié hier, des nouvelles parfaitement réjouissantes et galvanisantes de Serge, par Serge lui-même !
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Alain m.
InvitéMerci Dr Xavier pour ce texte qui donne la pêche !
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Graindorge
InvitéMes premières larmes de joie de la journée! VICTORIA Serge, VICTORIA!!!🍀🍀🍀🍀💃💜
GRATITUDE INFINIE Dr Xavier!!🤸💜 -
Carpentier
InvitéS, on te ramène le bouclier de brennus: celui-là, il est pour toi ✊
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Ostros
Invité-
Ostros
InvitéÇa en est où les mégabassines à Ste Soline ?
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Sarah G
Invité-
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Ostros
InvitéMerci Sarah.
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Graindorge
InvitéBonne nouvelle ce convoi! Mille merci Sarah pour toutes les infos
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Graindorge
Invité6 mois de prison???? Punaise!!! Avec sursis j’espère!!!
Ça commence à bien faire ces histoires de manifs » interdites »!!! Et le peuple souverain?
C’est le peuple qui doit surveiller l’état ( en attendant un autre présent) pas l’état qui doit surveiller le peuple.
Quelles sont leurs arguments pour interdire un droit?
A part le » cémoikicommande »!
La moutarde continue de nous monter au nez!
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Graindorge
InvitéBon à répéter: Mexique: toujours C.Cola qui vole toute l’eau pendant que la population n’a plus que cette boisson pour survivre et meurt d’obésité
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Graindorge
InvitéRêver et faire: utopie concrète. Merci Sarah pour ce beau partage. Et merci Socialter
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Graindorge
InvitéDommage on peut pas lire la suite. Légitimement réservée aux abonnés. Espérons un final feliz à ce problème. Gracias Sarah
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Ostros
InvitéBonjour,
Quelqu’un.e peut poster ici l’article de Libération en entier, svp ? :
https://www.liberation.fr/environnement/climat/rarefaction-de-leau-la-cour-des-comptes-rappelle-que-lunique-solution-de-long-terme-est-de-reduire-les-prelevements-20230718_LBJ445O4SJF4XDLOJGWV56Q554/-
Dr Xavier
InvitéCourt article.
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La juridiction indépendante vient de publier un rapport critique sur la gestion quantitative de cette ressource, encore loin selon elle d’être adaptée au changement climatique.
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La Cour des comptes lance à son tour l’alerte : face à la nouvelle donne climatique, la France n’est toujours pas à la hauteur dans sa gestion de l’or bleu. «La modification du régime des pluies et l’élévation des températures ont, d’ores et déjà, de graves conséquences dans la plupart des régions françaises», avertit la juridiction indépendante dans un rapport publié lundi. Les ressources disponibles dans les rivières et nappes souterraines ont déjà baissé de 14 % en vingt ans et le phénomène va encore s’accentuer. Pierre Moscovici, premier président de la juridiction, réclame un «changement de paradigme». La politique de l’eau, qui s’est longtemps contentée de répartir une ressource abondante entre les usagers, doit entrer dans une logique «de protection d’un bien commun essentiel», souligne le rapport. La sobriété doit ainsi être «une priorité» nationale, estime la Cour des comptes. Les économies d’eau sont pour l’heure «limitées» en France, regrette-t-elle, alors que l’«unique solution» est de «réduire les prélèvements».
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En mars, Le plan eau du gouvernement a fixé un objectif de baisse des prélèvements d’eau de 10 % afin de s’adapter à la raréfaction de la ressource. Mais les mesures technologistes mises en avant pour trouver d’autres ressources sont loin d’être la panacée, soutient la Cour. Par exemple, la réutilisation des eaux usées traitées des stations d’épuration «est coûteuse», «se heurte à des considérations sanitaires» et «n’a qu’un potentiel réduit», hormis dans les zones côtières. De même, l’interconnexion des réseaux entre plusieurs communes «apparaît comme un moyen efficace» mais «présente des limites en cas de raréfaction ou de dégradation généralisée de la ressource». La Cour est encore moins convaincue par la dessalinisation de l’eau de mer «très coûteuse en énergie» et qui «produit des quantités importantes de saumure» néfaste pour les écosystèmes marins.
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La Cour recommande de mettre en place une tarification progressive de l’eau «partout où cela est possible pour inciter les gros consommateurs à modifier leurs comportements.» Et pas seulement pour les particuliers, contrairement à ce que prévoit le plan gouvernemental. Cette tarification pourrait aussi s’appliquer aux prélèvements destinés à l’irrigation, «qui ont plus que doublé en une décennie», et plus systématiquement aux industries raccordées au réseau d’eau potable. Le rapport relève que «les prélèvements d’eau opérés par l’ensemble de la population restent mal connus». Tous ceux inférieurs à 7 000 mètres cubes par an ne sont, par exemple, pas comptabilisés. C’est aussi le cas des forages individuels à usage domestique, très peu déclarés en mairie alors que la réglementation l’impose. «Les pouvoirs publics doivent améliorer la qualité du système d’information sur l’eau et de son accessibilité au public», signale la Cour. Car «sans un diagnostic partagé sur la situation initiale qu’il faut corriger», il sera difficile de s’accorder sur la baisse des prélèvements. Le texte prône également un renfort des moyens de la police de l’eau.
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La juridiction signale enfin que la chasse aux fuites en France «représente un enjeu économique mais également écologique» permettant d’éviter «une forte pression sur la ressource et les milieux». En 2021, un litre sur cinq s’échappait des canalisations en France, soit «la consommation annuelle d’environ 18 millions d’habitants». Le Grenelle de l’environnement en 2010 avait fixé un taux de fuite maximal de 15 %, or la moyenne nationale est de 20 %. Par endroits, le taux dépasse même 50 %. «Des objectifs de performance devraient être systématiquement assignés aux délégataires de service public et assortis de pénalités rigoureusement appliquées», recommande la Cour des comptes. Cependant, le rapport ne demande pas davantage de financements de l’Etat pour aider les collectivités à changer leurs canalisations, contrairement au sénateur Hervé Gillé, coauteur d’un rapport sur la gestion de l’eau présenté la semaine dernière. Lui plaide pour un «plan Marshall» car les investissements représentent «plusieurs milliards d’euros».-
Dr Xavier
InvitéPS – Ledit rapport est ici : https://www.ccomptes.fr/fr/publications/la-gestion-quantitative-de-leau-en-periode-de-changement-climatique
Le style est inimitable. Concerter/concertation apparait 17 fois. Bassine, trois fois. Les recommandations sont très tièdes (« Conditionner le financement public des infrastructures de sécurisation de l’irrigation agricole à des engagements pris par les bénéficiaires, notamment de réduction des consommations et des prélèvement. ») Si j’avais le courage je ferais une analyse comparative de style avec la férocité des recommandations quand il s’agit d’aller traquer les fainéants au RSA. Quelques extraits :
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Par ailleurs les ménages paient la facture d’eau qui permet aux gestionnaires de services d’eau potable et d’assainissement de financer leur activité et varie d’un gestionnaire à l’autre. Cette inégale répartition du financement de la politique de l’eau témoigne des rapports de force entre les acteurs. Les usagers économiques sont mieux organisés pour faire valoir leur point de vue que les usagers non-économiques [^Note : rires^]. Les milieux naturels sont essentiellement représentés par les associations de protection de la nature.
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La cristallisation des oppositions autour de certains projets, particulièrement d’infrastructures d’irrigation (Caussade, bassines dans les Deux-Sèvres, etc.), n’est pas sans rapports [*Note : sic*] avec cette inégale répartition du financement de la politique de l’eau. Elle témoigne aussi de la faiblesse de la concertation sur cette politique dans de nombreux territoires dépourvus de commissions locales de l’eau.
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Face aux tensions résultant du début des travaux de réalisation des réserves de substitution de Sainte-Soline, le comité de bassin a entrepris une démarche de médiation entre janvier et avril 2023, en rencontrant l’ensemble des parties prenantes. Les élus ont constaté le déficit d’information et de transparence sur ce projet. Celui-ci bénéficiant de financements publics conséquents est porté par un acteur privé. Les élus locaux sont peu engagés dans sa réalisation et l’État se retrouve en première ligne. La démarche de médiation du comité de bassin a permis d’enrichir la connaissance des différents aspects du projet par les parties prenantes, sans parvenir à éviter la crise du mois de mars 2023 et rapprocher les points de vue. [Note : Serge lui il a bien compris le point de vue de la grenade en tir tendu]
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Claire N
InvitéMerci D Xavier
« La gestion quantitative « c’est intéressant
l’aspect en creux « qualitatif « semble effectivement être abordé de façon tiède avec des objectifs consensuels affirmés avant même que d’avoir établi les priorités de son utilisation qualitative. -
Ostros
InvitéMerci monsieur.
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Graindorge
InvitéUn grand merci Dr Xavier. Je lirai les rapports demain.
Toujours les mêmes vont payer plus cher l’eau. Les gros continueront à jouer au golf, à patauger dans leurs piscines XXXXL. Beaucoup d’eau coulera sous les ponts avant qu’ils cessent de se moquer de nos fioles.
Beaucoup d’eau coulera? C’est vrai, va falloir dire autre chose.
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Alain m.
InvitéMerci Dr Xavier pour le rapport et son extrait.
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lison
InvitéSur l’eau , avez vous un livre à me conseiller, que vous auriez lu et apprécié ?
Je suis à la recherche d’un livre assez pédagogique ( parce que je suis un peu une bille en sciences) , qui mêlerait histoire, géographie, sciences, politique, et qui actualiserait les questions sur l’eau, notamment en abordant les luttes actuelles en France ou ailleurs.
J’en ai parlé à deux libraires qui n’ avaient pas grand ‘chose à me proposer.-
Ostros
InvitéDans le cas où aucun ouvrage abordant de front ces sujets n’ait été créé je crains qu’il va falloir que tu t’y colles, Lison (si tu fais un crowdfunding je participe).
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Carpentier
Invité🪨💦https://www.liberation.fr/international/amerique/au-perou-on-seme-leau-grace-aux-amunas-20230729_KFUOARK5HVCJHPIRB4FBR2EKHU/
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Graindorge
InvitéBoycott aussi, je le rappelle de toutes les tonnes de litres gaspilléees dans des boissons inutiles et qui pullulent dans nos supermarchés, grandes surfaces etc dans notre monde moderne et civilisé. Les petits ruisseaux font les grandes rivières. « Vivre simplement pour que d’autres puissent simplement vivre. » Pardon: SURVIVRE
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Dr Xavier
InvitéSauf erreur pas encore partagé en ces lieux. Ça va me changer de la 1534eme pétition à signer et du RIP contre la privatisation d’ADP qui a mourru dans les limbes.
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🔴 DISSOLUTION | AUDIENCE le MARDI 8 AOÛT à 15h00 au Conseil d’État
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L’audience du référé suspension contre la dissolution des SDT arrive plus rapidement que prévue : mardi prochain, le 8 août, à 15h00 ! Le Conseil d’État est submergé par les requêtes individuelles que vous avez déposées : plus de 300 par jour, pendant plusieurs jours 😮
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✅ SI VOUS N’AVEZ PAS DÉPOSÉ vos requêtes, merci de le faire RAPIDEMENT avant l’audience de mardi (lundi 7 août dernier délai) ! Toutes les infos ici : https://lessoulevementsdelaterre.org/blog/participer-au-recours-contre-la-dissolution–le-tutoriel -
Dr Xavier
Invité-
Graindorge
InvitéImpossible d’ouvrir le lien: on me dit qu’il y a une erreur
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Sarah G
InvitéDans le même cas que Graindorge, le lien ne fonctionne pas, on me dit error.
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Dr Xavier
InvitéCet autre lien devrait fonctionner, qui lui-même aiguille vers la procédure à suivre :
https://lessoulevementsdelaterre.org/blog/audience-8-aout-communique-
Sarah G
InvitéOui le lien fonctionne bien et il nous renvoie bien à la procédure à suivre.
Merci Dr Xavier.
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Ostros
InvitéAlors que la dissolution des soulèvements de la terre a été stoppée par le conseil d’état, s’organise le convoi de l’eau de Lezay dans les deux-sèvres à Paris.
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« Il s’agit cette fois d’un événement itinérant qui partira le 18 août 2023 de Lezay puis passera à Sainte-Soline dans les Deux-Sèvres pour rejoindre Orléans le 25 août en sillonnant les routes de la Vienne, l’Indre-et Loire, le Loir-et-Cher et du Loiret. Une « surprise » se tiendra à suivre à Paris, le 26 août ».
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https://www.lanouvellerepublique.fr/deux-sevres/commune/lezay/anti-bassines-les-details-du-convoi-de-l-eau-des-deux-sevres-a-paris-a-velos-et-tracteurs-
Dr Xavier
InvitéMerci ! Peux pas en être, déception, y serez-vous ? Racontez-nous !
⏚⏚⏚
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Graindorge
Invité -
A
InvitéAussi des infos ici, des sérieuses et des marrantes 😉
18 – 27 août – Le convoi de l’eau : Sainte-Soline > Orléans > Paris
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