Accueil › Forums › Forum général › La couleur jaune. Michel PASTOUREAU
- Ce sujet contient 678 réponses, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par
François Bégaudeau, le il y a 8 mois et 1 semaine.
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AuteurMessages
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Graindorge
InvitéUn bonheur
[youtube https://www.youtube.com/watch?v=8DyyXH6ZgZY?si=2aOuFjKje9nK6uet&w=560&h=315%5D
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graindorge
InvitéLa couleur rose
[youtube https://www.youtube.com/watch?v=3DEoL_fLWtI?si=jJWvqYzFCLNeVmjJ&w=560&h=315%5D -
graindorge
Invité -
Claire N
InvitéJe ne savais pas du tout qu’il avait existé une querelle « Ingres Delacroix « opposant la primauté de la couleur ( considéré comme relevant plus de la matière) et le trait, sensé relever plus de l’ »esprit «
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Oscar
Invité -
..Graindorge
InvitéLe rouge
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Oscar
Invité« Comme les rives étaient à cet endroit très boisées, les grandes ombres des arbres donnaient à l’eau un fond qui était habituellement d’un vert sombre mais que parfois, quand nous rentrions par certains soirs rasérénés d’après-midi orageux, j’ai vu d’un bleu clair et cru, tirant sur le violet, d’apparence cloisonnée et de goût japonais. Ça et là, à la surface, rougissait comme une fraise une fleur de nymphéa au cœur écarlate, blanc sur les bords. Plus loin, les fleurs plus nombreuses étaient plus pâles, moins lisses, plus grenues, plus plissées, et disposées par le hasard en enroulements si gracieux qu’on croyait voir flotter à la dérive, comme après l’effeuillement mélancolique d’une fête galante, des roses mousseuses en guirlandes dénouées. »
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Du côté de chez Swann-
Claire N
InvitéMerci Oscar
Le « tableau « qui débute par les rives
Une pseudo relation de constance avec le habituellement et les arbres plantés
Puis les éléments inconstants :« parfois « « mais « « l’orage « qui débordent ces limites
Les fleurs qui éclosent et ruissellent
donne et mouvement et vie
Le temps qui sort de son lit
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Oscar
InvitéDans le bleu
Amélie Beaury-Saurel . 1894-
Claire N
InvitéMerci Oscar
Pour cette magnifique version du café clope
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Oscar
InvitéIntérieur bleu – 1883
Harriet Backer -
Oscar
InvitéEcuyère au cheval rouge
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Oscar
Invitébeni saita kuchi mo wasururu shimizu kana
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Je bois à la source,
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oubliant que je porte
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du rouge aux lèvres.
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Chiyo-ni -
Oscar
Invité« La première séance eu lieu au Beverly Hills Hotel. Pour des raisons de discrétion et d’état physique de l’actrice, l’entretien se déroula dans le bungalow tendu de moquette vert pomme qu’elle habitait. Le psychanalyste n’avait pas réussi à la faire venir à son cabinet. Le premier contact fut bref. Après quelques questions portant plus sur son état médical que son passé psychique, Greenson proposa de la voir par la suite à son cabinet, non loin de l’hôtel. Durant les presque 6 mois de tournage, Marilyn quittera le plateau tous les après-midi pour se rendre à Beverly Hills chez son analyste, North Roxbury Drive, à mi chemin entre le studio de la Fox sur Pico Boulevard et l’hôtel sur Sunset. »
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Marilyn, dernières séances – Michel Schneider-
Claire N
InvitéC’est pas vraiment simple d’imaginer le charisme de Marylin
Un jour une connaissance qui travaillait dans un aéroport avait croisé Sharon Stone
Il m’avait dit qu’elle dégageait un truc qui soufflait tout – j’avais trouvé cela étrange et intéressant -
Carpentier
Invitépauvre chic fille, elle a dû sacrément en chier, Marilyn,
elle t’aurait explosé le comptage #metoo
Une des rares stars que je ne peux regarder – c’est assez rare que je la mate d’ailleurs, oui, tiens – sauf dans ’ diamonds are the girls best friends ’ où j’arrive à capter un peu de sa fraîcheur malicieuse qui me filerait presqu’envie de l’avoir pour pote,
Sinon, j’y arrive pas avec Marilyn, me fait trop de peine-
Carpentier
Invitéquand je pense que j’avais cliqué sur ce topic pour m’essayer à une blague ’ couleur jaune-fond de culotte et pipi 😂 – jure!
Merci oscar 😙
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Carpentier
Invitéun des NON les plus magnifiques au monde
rip Norma Jeane Baker-
Carpentier
Invitév’là l’final: je bande.
là ien a du signe, putain!
et les pôv meufs pendues au lustre? –
shame on us all.
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Oscar
InvitéAh les liens ne passent plus. Comme ça peut-être David Hockney
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Oscar
Invité« Chimie et noms romantiques – violet de manganèse, bleu de coeruleum, outremer. Lieux lointains – jaune de Naples. Géographie des couleurs – bleu d’Anvers, terre de Sienne naturelle. Couleur s’étendant jusqu’aux planètes lointaines – violet de Mars. Ou bien d’après les noms des anciens maîtres – brun de Van Dyck. Contradictoire – Noir de lampe pour » Noir de fumée « .
Héraclite dit » En vérité les yeux sont des témoins plus fidèles que les oreilles « , bien qu’il ne soit pas fait mention de couleur dans les fragments qui nous restent de son œuvre.A l’école quand je ne jouais pas les Impressionnistes ou les Post-impressionnistes (copiant les floraisons de Van Gogh, et gagnant ainsi les bonnes grâces de Mme Smith, la matrone du lieu, à qui je remettais ma copie tremblante), j’essayais de rendre des couleurs qui se repoussaient les unes des autres… En arrière-plan, des images noires et blanches vacillaient à la télévision. j’ai échappé à cela à travers le cinéma où la couleur est meilleure que dans la réalité.
En art, les gens ne sont pas des gens,
En art, les chiens sont des chiens,
En art, l’herbe n’est pas de l’herbe,
En art, le ciel est un ciel,
En art, les choses ne sont pas des choses,
En art, les mots ne sont pas des mots,
En art, les lettres sont des lettres,
En art, l’écriture est écriture,
En art, les messages ne sont pas des messages,
En art, l’explication n’est pas une explication
(Ad Reinhardt – California)Toute couleur sent l’essence de térébenthine et l’huile de lin riche, pressée après la récolte dans les linières bleu pâle. Couleur locale des champs colorés. La batte de cricket trempée avec le pinceau. La mort qui rôde autour du pinceau – soie de porc, écureuil et zibeline, et la toile préparée avec une colle à base de peau de lapin.
J’apprenais la couleur mais ne la comprenais pas. »
Chroma – Derek Jarman
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Oscar
Invité
Edgar Degas – Femme assise sur le bord d’une baignoire et s’épongeant le cou (Exposition : La chambre, de l’intime aux réseaux)-
Claire N
InvitéMerci
La touche de vert foncé sous la fesse gauche
est étonnante , dans la poursuite de l’ombre du corps
Plus je la vois plus je passe de la surprise d’une tâche incongrue à l’impression qu’elle « tient « tout le tableau
Ps : sur l’autre fil , pas d’enregistrement audio pour ma part-
Emile Novis
Invité@Claire
Oui, d’accord avec toi. J’ai déjà eu la même sensation sur d’autres tableaux (De la Tour par exemple, ou d’autres) : comment un drapé, une nappe, une couleur, la place d’une source de lumière, peuvent « tenir » le tableau et lui donner une consistance interne. Si on l’abstrait mentalement, tout l’équilibre du tableau disparaît. C’est un bon exercice de perception je trouve.-
Emile Novis
InvitéPar exemple dans ce tableau de Braque, si on enlève l’arbre au milieu du paysage, entre les deux maisons, tout s’effondre.

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Claire N
InvitéOui c’est saisissant !
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Claire N
Invité« Si on l’abstrait mentalement, tout l’équilibre du tableau disparaît »
Oui tu as raison !
Et effectivement pour moi c’est une découverte
Et même si je l’abstrait, c’est un peu méchant mais
J’ai une impression de « motif de tapisserie, sérigraphie ? « comme si le tableau perdait en singularité ?-
Emile Novis
InvitéOui, c’était la fesse droite.
Assez d’accord avec toi : ça fait tenir le tableau, et ça donne une singularité formelle. C’est ce que Braque nomme « constituer un fait pictural« .-
Claire N
InvitéUn fait pictural ! Ta phrase me réjouis comme une bonne nouvelle
La mule – encore elle-
François Bégaudeau
Maître des clésJe ne connaissais pas ce mot de Braque.
Mais y a-t-il autre chose, en peinture, que des faits picturaux?-
Emile Novis
Invité@FB
D’accord avec toi.
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Pour Braque, je crois que sa démarche est la même que la tienne dans CUM : défendre l’autonomie de la peinture en refusant d’assigner le tableau à une commande thématique, un message ou une histoire à raconter. Ce qui compte avant tout, c’est le fait pictural.
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Voici l’aphorisme complet de Braque (Le jour et la nuit, Gallimard) : « Le peintre ne tâche pas de reconstituer une anecdote, mais de constituer un fait pictural ».
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Claire N
InvitéEt oups s’était la droite – mon cerveau se croit le centre des perceptions il faut l’excuser
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François Bégaudeau
Maître des clésCette tache est un très bel exemple de petit pan de mur jaune
bien qu’elle soit verte-
Oscar
Invité« […] il remarqua pour la première fois des petits personnages en bleu, que le sable était rose, et enfin la précieuse matière du tout petit pan de mur jaune. Ses étourdissements augmentaient ; il attachait son regard, comme un enfant à un papillon jaune qu’il veut saisir, au précieux petit pan de mur. « C’est ainsi que j’aurais dû écrire, disait-il. Mes derniers livres sont trop secs, il aurait fallu passer plusieurs couches de couleur, rendre ma phrase en elle-même précieuse, comme ce petit pan de mur jaune » »
À la recherche du temps perdu – (Johannes Vermeer, Vue de Delft)-
Claire N
Invité« rendre ma phrase en elle-même précieuse, comme ce petit pan de mur jaune » »
Merci Oscar – c’est super d’avoir retrouvé et retranscrit le passage
Justement je relisais dans « comme une mule « –
« Revenez mille fois au pan jaune, il reste opaque, imperturbable, farouche, têtu. »
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Oscar
InvitéUn même paysage qui tient dans la lucarne
de Niles Spencer-
Claire N
InvitéMerci Oscar
Ce tableau « bancal « sort tout seul cadre !
C’est étonnant cette sensation-
Oscar
InvitéC’est marrant moi je vois un dispositif très contenant, où l’échappée se situerait dans le cadre et non malgré lui.
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Claire N
InvitéEt bien oui, finalement je vois ce cadre échapper à toute tentative d’être accroché en ordre ou « droit « et effectivement tu as raison c’est lui qui contient cela ; personne ne pourra modifier son inclinaison en l’accrochant au mur –
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Oscar
Invité
Les amoureux en vert – Marc Chagall -
graindorge
InvitéEncore une excellente conférence de Michel Patoureau. Un régal
[youtube https://www.youtube.com/watch?v=O5uqOwrD1Lo?si=Io8tSS08IKV0348s&w=560&h=315%5D -
Emile Novis
InvitéGeorges De la Tour, Le souffleur à la lampe.
La source de la lumière vient de l’intérieur du tableau.

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Oscar
InvitéApaisant clair-obscur.
Sa Madeleine pénitente (aux deux flammes) est intéressante, en thème, avec sa flamme prise dans le miroir.-
Emile Novis
Invité@Oscar
Oui, et là aussi, le foyer de lumière vient du centre de tableau, et non du hors-champ (c’est un point qui me fascine chez De La Tour). Et dans le miroir, un mélange de néant et d’être, de lumière et de ténèbres.
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Claire N
InvitéN’empêche « faire de la lumière « en appliquant des couleurs c’est quand même vertigineux sur le principe
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François Bégaudeau
Maître des clésDe La Tour en fait toujours un peu trop non?
C’est de la vanité légèrement vaniteuse
(je suis trop dur, car il m’intéresse)-
François Bégaudeau
Maître des clésJe me dis que, cinéaste, De La Tour, aurait fait des changements de point spectaculaires.
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Claire N
InvitéIl y a aussi une chose un peu étonnante
Chez cette madeleine, mais j’hallucine peut-être
Un niveau de décolleté pareil et il n’y a même pas l’ombre de la courbure d’un sein
Son androgynie ( d’ange?) est en pleine lumière et pourtant c’est la lumière qui transfigure cette femme ?
Je suis d’accord il est un peu filou d’y avoir mis une vanité posé comme un chat ronronnant sur les genoux, mais je crois que j’aime bien son côté crâneur-
François Bégaudeau
Maître des clésComme Vinci et tant d’autres peintres, il se peut que DLT (comme on dit BHL) ait des dilections sexuelles hybrides.
Le crâne ça crâne toujours un peu.-
..Graindorge
Invitéen regardant les autres tableaux, je crois plutôt qu’elle a une poitrine basse et la blouse est ample
sinon le crâne craneur, j’aime bien
« dilections sexuelles hybrides » peut-être ou bien rendre M.Madeleine asexuée sur ordre du roi-
..Graindorge
InvitéTrouvé un tableau de Pompeo Batoni où il montre un petit sein à la Jane Birkin de M.M
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Emile Novis
Invité@Claire N
Oui, il y a quelque chose comme cela chez de La Tour. La lumière, et sa source.
@FB
Je crois comprendre ce que tu veux dire. Beaucoup trop de signes peut-être? Le crâne pour la mort, la corde pour la pénitence, etc. Le péché, le péché partout, et la mort au bout, n’est pas sans faire songer à l’orgueil janséniste, dont il est imprégné, me semble-t-il. Mais je garde une admiration pour la flamme et son reflet dans le miroir, et les ténèbres qui suivent.
Il est peut-être plus sobre dans les scènes du quotidien, comme le souffleur plus haut, dont je me demande si on ne pourrait pas, lui aussi, le classer dans le genre des « vanités » : la seule source de lumière va s’éteindre par le souffle de l’enfant, et si le tableau, en l’état, est un clair-obscur qui confine déjà à la quasi disparition de l’œuvre tant il est vrai que l’obscurité gagne sur la lumière, on peut aussi voir, dans cette scène, la disparition totale et prochaine du tableau une fois la lampe éteinte (ce qu’est en train de faire le personnage). La nuit va tout avaler, même l’œuvre.
Dans un autre domaine, mais plus sobre que la Madeleine, je songeais à la femme à la puce :
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François Bégaudeau
Maître des clésLa surcharge (je surcharge) n’est pas tant thématique que… picturale. Une surcharge d’effets voyants (source de lumière apparente comprise)
Bon il faut voir qu’en ce moment je rumine beaucoup ma réticence aux « jeux de lumière », au cinéma comme en peinture. Ca va sans doute me passer, mais il faut que j’aille au bout de ce moment dialectique.-
Oscar
InvitéPas du tout la même époque mais l' »obscutité » chez Théodule Ribot ? Ses natures mortes, ses ‘sujets’ simples. Loin des allégories. J’aime beaucoup sa peinture.
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Oscar
InvitéAvec un r
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François Bégaudeau
Maître des clésSuis allé voir
Le refus des jeux de lumière n’est pas refus de la lumière
Au contraire je crois qu’une pleine lumière me va. (ou une lumière uniforme, ce qui peut etre revient à l’aplat)-
Oscar
InvitéOk, une uniformité de lumière (En aplat on peut penser à de Staël). Sur la Marie Madeleine, peut-être est-ce l’effet photo/écran mais j’y vois surtout une peau d’écorché en cire.
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Claire N
InvitéOui – la cire surtout les mains
Je vois cela aussi -
Claire N
Invité« Le refus des jeux de lumière n’est pas refus de la lumière »
Oui je crois que c’est la bonne formulation ça me parle -
Oscar
InvitéIl explique sa réticence propre, à un moment précis. Pourquoi vouloir valider ça comme formule ?
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Claire N
InvitéHé bien je sais pas trop
Mais j’ai été « contaminé « par la question plus haut et là ça me détend juste les cervicales -
Oscar
InvitéQuelle question ? Avec un e
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Claire N
InvitéEt bien celle de la réticence aux jeux de lumière
Je peux pas vraiment expliquer ça m’a noué -
Claire N
InvitéSi je veux être plus précise je dirais que cela m’a objective quelque chose de crucial
Une sorte de différence entre la lumière vrai et la mise en lumière quelque chose à la source -
..Graindorge
Invité« Le refus des jeux de lumière n’est pas refus de la lumière » juste le refus des jeux
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Oscar
InvitéOui ! Sans point d’interrogation la phrase d’ailleurs. Injecter du ‘je’ partout, sans la forme, sans aller au bout, c’est casse gueule j’ai l’impression.
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Claire N
InvitéAprès autre piste c’est peut etre un tableau casse gueule car dans sa forme un peu « psychanalytique « , maintenant j’ai presque l’impression d’y voir une « version « d’amour et psyché
– le recours aux symboles
– l’élucidation par DLT de son désir
C’est pas du brut de peinture
Même si la bougie – la bougie bordel est flamboyante -
Claire N
InvitéAprès DLT finalement semble avoir noté son point de résistance à son propre talent
Sa vanité vaincu est peu etre là autour de cette bougie qui le traverse ? -
Oscar
InvitéComment le lien avec Amour et Psyché ? Là je ne vois pas.
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Claire N
InvitéEn me demandant pourquoi il avait mis en lumières son « desir » ça m’a amené à me demander si
– la lampe qui éclaire eros dans le mythe est pas le même genre de lumière que celle de la bougie
– j’ai pas vraiment trouvé de peinture qui traite le mythe de cette manière
– et de fait je me suis demandé si il ne se jouait pas la une forme singulière ( au peintre ?) de rapport éros/ psyché dans ce tableau -
Manue
InvitéQuel beau sujet cette question de la lumière. Ça m’a fait réfléchir aussi du coup ! Je me retrouve bien dans l’opposition de François jeux de lumière / lumière uniforme.
La pleine lumière (ou lumière uniforme) permettrait aux peintres de révéler la continuité de l’espace. Je pense à Monet particulièrement (c’est d’ailleurs un élément central qui le distingue de ses suiveurs « impressionnistes »). Alors que le jeu de lumière servirait à mettre en valeur tel ou tel élément du tableau, le plus souvent dans une perspective symbolique (c’est vraiment flagrant dans la Madeleine au miroir de DLT), au détriment de l’espace. Je rejoins Claire N : « Une sorte de différence entre la lumière vrai et la mise en lumière ». -
Emile Novis
Invité@Manue
Oui. Moi, les deux me conviennent. La question est de savoir qu’est-ce que ça permet de percevoir. Dans la lumière uniforme qui révèle la continuité de l’espace, pour reprendre tes mots, est-ce qu’on ne s’approche pas d’un espace géométrique? De La Tour semble montrer une autre forme de spatialité avec son clair-obscur. Il faudrait creuser cette piste, je pense. -
Oscar
InvitéOu une façon de guider ou non la vision ? Enjeu de liberté du regard plus que de réel/espace/découpage.
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Emile Novis
Invité@Oscar
Piste très intéressante aussi. Est-ce à dire que mon regard est moins libre devant un tableau de De La Tour que devant un autre tableau dans lequel on trouve une lumière uniforme? Je ne sais pas. Je ne suis pas dérangé par le fait qu’un peintre conduise mon regard, puisqu’à la fin, il s’agit plutôt d’un ordre de lecture du tableau. Le regard finira toujours par aller voir ailleurs comme bon lui semble. -
Oscar
InvitéOui l’œil va où il veut, mais disons, en lien avec les siècles également, que certaines toiles obligent plus que d’autres.
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Claire N
InvitéSur la question de ce qui contraint / ferme mon regard et ce qui l’ouvre peut-être aussi que DLT
Utilise plusieurs manières donc ouvre la réflexion
– la lumière directe avec laquelle il joue en définissant le clair et l’obscur dans le tableau du souffleur ; comme Emile le note : c’est bien qu’il faut une source lumineuse vraie pour entrevoir qu’un tableau est soumis à l’obscurité, ne tient a rien sans elle
– la lumière de mise en lumière avec laquelle il joue la symbolique et finalement nous montre le piège ? du sens – il s’y engage s’y entrave et nous y entraine mais ménage une sortie :
– la source de lumière comme objet matériel et son reflet têtu , irréductible qui se pose la en la matière peinte -
Emile Novis
Invité@Claire
J’adhère à tes deux premiers tirets (je ne suis pas certain de parfaitement comprendre ton troisième point).
Je souligne, et « sur-souligne », le verbe « entrevoir« . Avec de La Tour, il est question d’entrevoir, de se tenir dans cet entre-deux (entre voir clairement et distinctement et l’aveuglement). Il y a peut-être, à l’intérieur de ce fait pictural, une matière à penser deux manières de percevoir le monde : de La Tour prend le parti de la foi qui s’efforce d’entrevoir le monde dans la nuit contre l’évidence de l’entendement qui s’avance dans la clarté du jour. -
Claire N
InvitéOui le troisième point je le tâtonne :
On élucide pas une flamme ;
Et ici cette flamme est peinture
Ainsi ce tableau qui effectivement tend à prendre
Le chemin de l’élucidation par l’entrevoir semble poser quelque chose comme son aporie ? -
Emile Novis
Invité@Claire
Aporie, peut-être. Ou sa propre disparition. -
Claire N
InvitéRire – la je viens de me prendre une droite métaphysique – sa transfiguration ?
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Emile Novis
Invité@Claire
En tout cas, j’ai le sentiment que le visible ne suffit pas à De La Tour – ça, c’est un uppercut théologique.
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François Bégaudeau
Maître des clésCe Femme à la puce me semble moins bien exécuté – antérieur dans l’oeuvre de DLT?-, mais justement cette moindre perfection me le rend plus amical.
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Emile Novis
InvitéIl me semble que c’est la même période que la série des Madeleine (il faudrait que je regarde dans mon bouquin sur de La Tour quand j’aurais le temps). Je dirais aussi que la Femme à la puce est plus dépouillée.
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Je vois mieux ce que tu veux dire sur la surcharge picturale et les jeux de lumière. Il est vrai qu’à ma connaissance, c’est un fait pictural constant chez de La Tour dans ses tableaux nocturnes : la source de lumière apparente est située à l’intérieur du tableau. Si tu rumines ce problème, je comprends mieux en quel sens ce peintre « t’intéresse ». Je serais curieux de savoir le débouché dialectique de cette rumination dont tu parles plus haut.-
Oscar
InvitéL’énigme de De La Tour est principalement chronologique non ? l’incendie de Lunéville (1638) (et la guerre de 30 ans ?) lui aurait fait perdre une partie de son travail, et au cours des années 1640 il aurait repris certaines compositions antérieures créés dès 1620. De là l’effet étrange dans son oeuvre d’une union particulière entre découvertes de jeunesse et maturité technique.
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Oscar
InvitéNouvelle tentative / impossible de poster depuis ce matin
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..Graindorge
Invité@Emile Nowis
pourrais-tu stp partager ici les variantes de ce tableau de De la Tour? Il y en a 3. 4 avec celui-ci qui est le dernier. Ils créent quelque chose l’un à côté de l’autre
Ils sont disséminés dans différents musées et c’est bien dommage mais la technologie nous permet de les unir et d’imaginer les pensées de Marie- Madeleine méditant, priant dans l’obscurité éclairée. Jusqu’à une révélation qui la laisse bouche bée
Merci pour ce tableau. Si tu ne peux pas partager les autres c’est pas grave-
Emile Novis
Invité@Graindorge
Voici la série sur plusieurs messages:

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graindorge
InvitéCelui-ci est le # 94664
le commentaire dans Connaissance des Arts n’est pas signé. Non, il ne s’agit pas d’un quadriptyque dans les règles de l’art même si c’est comme ça que j’aime l’imaginer. Ils vont plutôt par deux.
Je mettrais ensemble
nº 1: # 94664
nº 2:# 94666
puis
nº 1:# 94665
nº 2:# 94667La Madeleine pénitente
Georges de La Tour, La Madeleine pénitente, dite aussi La Madeleine à la flamme filante, vers 1638-1640, huile sur toile, 118 x 90 cm, Los Angeles County Museum of Art.
Georges de La Tour, La Madeleine pénitente, dite aussi La Madeleine à la flamme filante, vers 1638-1640, huile sur toile, 118 x 90 cm, Los Angeles County Museum of Art.Le thème du repentir de Marie-Madeleine a fasciné La Tour. II s’accordait aussi au climat spirituel d’une époque qui fut celle des grandes conversions. L’existence de séductrice de Madeleine, son repentir, ses larmes sur les pieds de Jésus qu’elle essuya de ses longs cheveux, sa présence au pied de Ia Croix, sa pénitence dans la grotte de Ia Sainte-Baume, la désignent comme le modèle de l’amour absolu. Les Madeleine de La Tour sont des jeunes femmes qui ont les cheveux sombres et lisses des « bohémiennes ». Elles font le geste pensif de Ia Mélancolie, touchent de la paume le crâne, fixent du regard la flamme d’une chandelle ou d’une lampe huile. Le crucifix, la discipline, les livres composent tout le décor de leur sainte solitude. La Tour a accordé une attention particulière aux sources d’éclairage, et même aux aspects techniques du luminaire. C’est ici une veilleuse contenant de l’huile où baigne une mèche enduite de cire, retenue par un délicat dispositif métallique. La flamme qui monte et charbonne, au point de se terminer en deux filets de fumée, est associée dans la littérature dévote du XVIIe siècle à l’espérance, à l’élan de l’âme vers le divin.
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Emile Novis
Invité
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Emile Novis
Invité -
Emile Novis
Invité
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..Graindorge
InvitéUn beau cadeau pour le dernier jour de janvier
Je vais m’amuser à chercher l’ ordre. Je sais
lequel est le dernier.
Deux sont presque identiques mais l’un d’eux est plus lumineux
Merci Émile.
P.s: normalement c’est Nowis pour être fidèle à notre Simone W
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Oscar
InvitéJe pense aux toiles de Jean-Jacques Henner, où les femmes par leur blancheur particulière sont comme des sources lumineuses dans la nature.
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Oscar
InvitéIl y a un texte de Charles Juliet « Peintre des lueurs » sur De La Tour. J’aimerais bien le lire. (Je crois que la réf bloque le post)
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Oscar
Invité(Ah c’est ça !)
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..Graindorge
InvitéJe mesure ma chance. De la Tour était tombé dans l’oubli pendant…deux siècles
Cela fait à peine une centaine d’années qu’il en est sorti. Mon regard ne prendra pas pour argent comptant tout ce qu’on m’en dit, ce que j’en lis.
Pour ce qui est de l’imperfection qui rend à un spectateur une œuvre plus amicale, plus humaine? Plus confortable, je saisis bien. Je crois ( et c’est un authentique « je crois » car jamais sûre) que l’artiste de la Tour cherche à atteindre ou plutôt à frôler la perfection car il sert Dieu. Dieu vérité. J’ignore la raison de ces deux siècles d’oubli. On ne sait rien de Étienne, un de ses enfants, peintre aussi.« Héraclite, Georges de La Tour, je vous sais gré d’avoir de longs moments poussé dehors de chaque pli de mon corps singulier ce leurre : la condition humaine incohérente. »
René Char (« Partage formel », dans Fureur et mystère) : le poète associe dans sa réflexion Héraclite et Georges de La Tour après avoir découvert la peinture de ce dernier lors de l’exposition « Les peintres de la réalité en France au xviie siècle », organisée au musée de l’Orangerie en 1934-1935.
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Emile Novis
Invité@Graindorge
Il y a un autre texte de René Char sur Georges de La Tour. C’est dans les Feuillets d’Hypnos, à propos du tableau sur Job:
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« La reproduction en couleur du Prisonnier de Georges de La Tour, que j’ai piquée sur le mur de chaux de la pièce où je travaille, semble, avec le temps, réfléchir son sens dans notre condition. Elle serre le cœur, mais combien désaltère ! Depuis 2 ans, pas un réfractaire qui n’ait, passant la porte, brûlé ses yeux aux preuves de cette chandelle. La femme explique, l’emmuré écoute. Les mots qui tombent de cette terrestre silhouette d’ange rouge sont des mots essentiels, des mots qui portent immédiatement secours. Au fond du cachot, les minutes de suif de la clarté tirent et diluent les traits de l’homme assis. Sa maigreur d’ortie sèche, je ne vois pas un souvenir pour la faire frissonner. L’écuelle est une ruine. Mais la robe gonflée emplit soudain tout le cachot. Le Verbe de la femme donne naissance à l’inespéré mieux que n’importe quelle aurore.Reconnaissance à Georges de La Tour qui maîtrisa les ténèbres hitlériennes avec un dialogue d’êtres humains ».
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Le tableau du peintre:
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..Graindorge
InvitéMerci, merci Émile!!! Mon cœur applaudit d’allégresse!
« Elle serre le cœur, mais combien désaltère ! Depuis 2 ans, pas un réfractaire qui n’ait, passant la porte, brûlé ses yeux aux preuves de cette chandelle. »
« Le Verbe de la femme donne naissance à l’inespéré mieux que n’importe quelle aurore. »
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François Bégaudeau
Maître des clésTexte beau et crispant comme du Char.
Ce V majuscule est crispant
Mais on n’oubliera pas ce « Elle serre le cœur, mais combien désaltère ». Qui ferait une très belle définition de la musique.
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Kenyle
Invité-
..Graindorge
InvitéLes doigts translucides du gamin: incroyable!
Merci Kenyle-
Kenyle
InvitéC’est Jésus il fallait bien laisser un peu de lumière passer.
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..Graindorge
InvitéEt la technique pour obtenir cette translucidité tient du miracle
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Emile Novis
InvitéMerci. Très beau en effet. Ce tableau m’avait échappé.
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..Graindorge
Invité-
Claire N
InvitéMerci ! « peinture coite « oui !
et sa réflexion sur l’auréole
Le charpentier me plaît le plus je crois
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Kenyle
Invité-
Oscar
Invité-
Kenyle
InvitéJe connaissais pas, merci.
Si vous avez d’autres tableaux à partager je suis preneur. J’aime beaucoup celui de Degas plus haut.
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Oscar
InvitéOk )
Couleur et – profane – transparence

Plans par couleurs, Frantisek Kupka-
François Bégaudeau
Maître des clésEn fait il reprend le cubisme à la base.
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essaisfragiles
InvitéP… c’est beau !
Merci Oscar.
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..Graindorge
InvitéMerci Oscar!
Et merci à essaisfragiles qui m’a fait découvrir Kupka -
Emile Novis
InvitéMerci Oscar.
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Claire N
InvitéJ’aime bien on; ça m’évoque ces moments de rêve heureux ou le soleil perce à travers les paupières .
Quand le réveil éclôt de lui même d’un sommeil tout gonflé, tout prêt à éclore sur le jour tant il a été bon
Cet instant ou parfois confus on tente d’ouvrir en grand ses paupières pour mieux distinguer les contours d’un rêve qu’on participe par ce mouvement à quitter-
..Graindorge
Invité« Cet instant ou parfois confus on tente d’ouvrir en grand ses paupières pour mieux distinguer les contours d’un rêve qu’on participe par ce mouvement à quitter »
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Oscar
InvitéN’oublie pas de le mettre aussi dans ‘Citations, aphorismes’ !
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..Graindorge
InvitéSi vous me détestez chère Oscar, c’est votre droit le plus strict. Respectable et respecté. Vous avez essayé de me blesser à plusieurs reprises notamment dans le fil David Lynch. Toujours chou blanc Cornemuse vous a répondu.
Vous êtes encore « coincée » dans le train? Vous avez eu une irrépressible envie de taper sur quelqu’un pour passer le temps?
Voilà. C’est chose faite. Persévérez si vous aimez ça. Dans cette entrée, c’est dommage. Vous pourriez en créer une exclusivement à cet effet? » insultes, bave de crapaud, méchancetés gratuites à volonté, passage à tabac virtuel » En toute sécurité et anonymat
Peut-être que les gens ont besoin de défouloirs. Certains choisissent l’humour même très noir D’autres préfèrent la haine, surtout déversée anonymement sur des proies qu’ils croient faciles ou affaiblies.
Je trouve que de la haine, on n’en manque pas de part le monde et dans nos sociétés. C’est dommage d’en rajouter.Je vous souhaite un bon voyage. C’était ma dernière avec vous. Je ne vous écrirai plus jamais.
Je reprends le fil de l’art-
Oscar
InvitéC’était une petite plaisanterie. Rien de méchant.
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..Graindorge
InvitéC’est oublié Oscar! Pas de soucis
Continuons nos beaux partages 👋🏼
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Claire N
InvitéMerci Graindorge d’avoir coupé à l’endroit où c’est lisible ( les lignes avant sont un supplice)
– dsl-
..Graindorge
InvitéRire
et c’est plus que lisible, c’est agréable à lire et ça m’a parlé car j’essaie de me souvenir de mes rêves comme le faisait Georges Perec. Il paraît que juste avant le réveil il faudrait rester totalement immobile et chercher à se souvenir sans tensions. J’y arrive toujours pas ou parfois et là je note
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graindorge
Invitéreportage sur Frantisek Kupka. À 47:15, il confie à une radio sa vision de l’art de la vie
[youtube https://www.youtube.com/watch?v=WunIGIoOWSY?si=Xo57ijgk5WAp1tef&w=560&h=315%5D -
Oscar
InvitéMerci à vous surtout pour les découvertes ! Je vais pouvoir me rattraper sur les docs aujourd’hui (coincée dans le train). Les mots (pleins !) des peintres sont autant précieux que leur travail.
Françoise Gilot, Porte-fenêtre en bleu -
Emile Novis
InvitéOn ne peint jamais ce qu’on voit ou ce qu’on croit voir, disait De Staël, mais un coup reçu. Voici un coup reçu sicilien peint en Provence, et puis un soleil provençal (pour ceux qui voulaient du jaune, ils seront servis).
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Agrigente

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Emile Novis
InvitéSoleil, De Staël

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Emile Novis
InvitéNouvel essai : Agrigente, De Staël.
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Oscar
InvitéMême année que Soleil, même endroit. Intérieur.
/image%2F0571855%2F20240127%2Fob_f7ea51_cr5-0533.jpg)
Table rose – Provence – 1953-
Emile Novis
InvitéMerci.
Tu as raison, il faudrait que je mette les dates.-
Oscar
InvitéNon pas forcément, mais comme je répondais par l’épisode provençal… J’avais envie de mettre la Femme assise (Ménerbes – 1953) également (peut-être aussi rapport au Degas plus haut)
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Emile Novis
Invité@Claire
C’est aussi ce qu’on demande à la peinture!
@Oscar
Je reviens, Oscar, sur la notion d’intérieur, à propos du tableau Table rose. Tu sembles t’y connaître mieux que moi, et ce que je vais dire n’est pas une idée neuve, mais il me semble que De Staël déconstruit, pourrait-on dire, les catégories « d’intérieur », « d’extérieur », de « nature morte », de « paysage », de « portrait », etc. En deçà de ces catégories, il retrouve quelque chose de plus originaire, un élément commun (peut-être le « coup reçu » dans la perception dont parle Staël) : la morphologie de la matière travaillée par la lumière et la couleur. Il y a des natures mortes, chez lui, qui sont tout autant des paysages. Par exemple cette nature morte aux poivrons (c’est encore la période provençale), qui pourrait tout aussi être un village provençal le soir, avec un ciel sombre en arrière plan.
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C’est d’autant plus frappant que De Staël continue de mettre des titres qui font un usage clair de ces catégories.-
Oscar
InvitéOui c’est comme ça que je ressens les choses (sans expertise particulière mais avec ma vision et mon goût disons) et je serais bien incapable de développer comme tu le fais.
Preuve, je ne sais en fait pas si cette table est à l’intérieur (!)
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Pour moi Table et Soleil seraient tour à tour paysage et nature morte, en une même matière lumineuse.
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Grand plaisir de pouvoir regarder tout ça ensemble !
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Claire N
InvitéMerci !
Soleil me plait j’ai eu le museau en l’air et les yeux qui ont plissé jusqu’au sourire -
Emile Novis
InvitéHadrien France-Lanord, La couleur et la parole : « Dans les aquarelles, tout ce que nous avons dit de la poétique cézanienne se trouve quintessencié : l’organisation et la révélation de l’espace à partir des tâches de couleur, dont la logique gagne en fluidité et en clarté. La transparence ajoute à cette logique des rapports une dimension nouvelle, parce qu’elle laisse transparaître les points de contacts entre les taches de couleur aux délimitations flottantes et permet à différentes couleurs de se chevaucher sans se confondre, ce qui démultiplie la qualité vibratoire de l’harmonie en bouleversant une dernière fois la notion de contour et, en conséquence, de forme. Ainsi, dans l’aquarelle Rochers près des grottes au-dessus de Château-Noir, par exemple, peinte sans croquis au crayon : en plus de différentes lignes bleutées qui font s’élancer un arbre sur la droite et qui distinguent des blocs rocheux, le volume des rochers eux-mêmes parvient à sa plénitude par le jeu des nappes aquarellées qui n’opèrent pas comme des contours, mais qui dansent ensemble, se touchent, s’évitent, s’espacent et se superposent en même temps, dans un espace tellement à nu, tellement exposé (tout le contraire de la représentation), que le blanc du papier se trouve avec délicatesse impliqué par les entrechats du pinceau dans ce lyrisme d’une extrême pudeur »
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Cézanne, Rochers près des grottes au-dessus de Château-Noir-
Claire N
Invité« ce qui démultiplie la qualité vibratoire de l’harmonie en bouleversant une dernière fois la notion de contour et, en conséquence, de forme«
Oui – c’est dingue cette qualité vibratoire :la peinture qui parvient à s’appuyer sur la physique du son pour transformer , transmuter ? ; en tout cas il est sensible qu’elle se met en mouvement dans un espace qui à priori ne lui était pas accessible – Dieu que la peinture est miraculeuse de cette manière-
Emile Novis
Invité@Claire
Oui, et d’ailleurs, l’extrait cité convoque, peu après, un parallèle avec la musique de Debussy, ce qui n’est sans doute pas un hasard. La peinture d’adresse avant tout à la vue, mais pourquoi pas aussi à l’oreille – C’est Paul Claudel qui écrivait un livre nommé L’œil écoute, livre que je n’ai pas encore lu mais qui m’intrigue par son titre.
@Oscar
Je te rejoins dans tes parallèles avec Braque (tes messages plus bas). Je ne connaissais pas du tout Picabia, mais j’ai l’impression que là, il y a une autre méthode, non?-
..Graindorge
InvitéQuelqu’un.e ici pour partager « L’ORAGE » de Rembrandt?
Merci cher Émile.
« il n’est pas sûr que le meilleur chemin
pour atteindre la beauté soit de la rechercher. »DOC. n° 60 : Paul CLAUDEL, L’œil écoute. L’orage de Rembrandt.
« L’ORAGE » DE REMBRANDT
Un tableau n’est-il, comme on le répète souvent, qu’une surface où se donnent
rendez-vous des couleurs dans un certain ordre assemblées ? C’est confondre les
moyens et la fin. Je fais à l’art du peintre l’honneur de croire qu’il a une autre fin que de
produire un bouquet de tons agréable au regard. Comme tous les autres arts, il existe
pour être à l’âme un agent d’expression. Et d’ailleurs il n’est pas sûr que le meilleur chemin
pour atteindre la beauté soit de la rechercher.
Je trouve une illustration de cette idée dans le magnifique tableau de Rembrandt
dont j’ai une reproduction sous les yeux : L’Orage.
Supposons qu’un poète ou un musicien choisisse, comme il est arrivé souvent, ce
thème : l’orage. Que d’appels savamment concertés à notre sensibilité, à notre mémoire, à
notre imagination, il comporte ! Le grand romancier suisse Ramuz a consacré tout un livre
à l’approche d’un orage dans les montagnes. Mais l’orage du poète et du musicien souffre
d’une grande infériorité : il passe. L’orage du peintre, lui, ne passe pas. Il est là pour
toujours, éternellement contemporain de lui-même. L’artiste à son profit a arrêté le temps.
Mais ce privilège de fait, il faut que le tableau le justifie. Il ne suffit pas que le
spectacle ne passe pas, il faut qu’il nous ôte l’envie de passer. Il faut qu’il nous fasse
partager cette espèce d’enchantement dont il bénéficie. Il ne mérite l’éternité que par la
plénitude. Et il n’arrive à la plénitude que par la composition. Il faut qu’on sente le tableau
jouir, pour ainsi dire, de lui-même dans l’accord de moyens divers qui ne sauraient trouver
ailleurs qu’entre eux pacte et paix.
Cet accord, voyez comme dans le tableau que vous avez sous les yeux, ce grand
maître de la lumière qu’est Rembrandt – et le mot maître est bien ici celui dans toute la
force du terme qui convient, – l’a réalisé. L’orage et dans le cours paisible de la nature une
intervention violente, un événement abrupt, la peur progressivement sur la terre répondant
à un mécontentement croissant dans le ciel dont on sent qu’il ne peut aboutir qu’à l’éclat.
La nue bouleversée ne laisse plus passer çà et là qu’un rayon accusateur. Quelqu’un
jusqu’à l’oppression s’est rapproché de nous et la nature ténébreusement interrogée ne
répond plus à son juge que par des aveux livides.
La batterie, timbales, cymbales, tambour, caisse, les trombones aussi et le tuba
auront titre tout à l’heure à la fulguration, mais la parole pour le moment, cette parole qui
pour le moment n’est qu’un épaississement du silence, est à l’orgue. L’artiste s’adresse
tout doucement aux gros tuyaux. Fa, fa ! Un grondement sourd. Quelque chose de
volumineux, qui explique dans le tableau de Rembrandt ces élévations de terrain et ces
cavités phosphorescentes.
Et que dire de ces ruines, invisibles pendant le jour et qui tout à coup se lèvent çà
et là attestatrices ? Faut-il y voir, arrachées enfin à ces ténèbres longtemps imposées, les
confessions éparses au jour de la mort de notre conscience coupable.
21 novembre 1950. -
Oscar
InvitéPicabia est influencé par Pissaro (autre lien avec Cézanne), il traite beaucoup par la couleur (fauve) puis ouvre le chemin vers l’abstraction. Passage du cubisme à l’abstraction pure. (retour vers Kupka 😉
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Emile Novis
Invité@Oscar
Merci pour cette généalogie.
@Graindorge
Voici le tableau : Paysage d’orage, Rembrandt, 1637.
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Emile Novis
Invité@Graindorge
Merci pour cet extrait de Claudel, qui m’a fait songer, pour le passage sur l’éternité, à ce passage de Weil : « Un tableau tel qu’on puisse le mettre dans la cellule d’un condamné à l’isolement perpétuel, sans que ce soit une atrocité, au contraire. «
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Je note le passage sur l’âme : il me semble qu’il reprend la tradition grecque d’un sens commun intérieur qui tisse les sensations hétérogènes entre elles (les cinq sens, pour le dire vite, et les mouvements du corps qu’ils suscitent, la tonalité affective qu’ils impliquent). La vue ne peut connaître l’ouïe, l’ouïe ne peut voir, le toucher ne peut entendre, etc. Chaque sens ouvre sur un domaine du réel, et il ne peut par lui-même s’ouvrir à un autre domaine. Il faut donc un terme supérieur, qui ne soit pas un sens particulier, mais le sens commun à tous ces sens : le sens commun unifie ces domaines et synthétise ces sensations qui ne communiquent pas par elles-mêmes. C’est en ce sens que l’âme tisse les perceptions entre elles, et c’est là qu’une expression comme « l’œil écoute » peut avoir une signification (qu’un tableau peut être rapproché d’une musique)
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Mais j’ai l’impression que Claudel, du moins dans ce passage, est plus dans le commentaire de l’œuvre, et qu’il produit une autre œuvre à côté de la première. Cela me paraît différent de la description de ce que fait le tableau, du « fait pictural » dont parlait Braque (le texte de France-Lanord me paraît être dans cette catégorie). Quand un texte accompagne un tableau, je préfère qu’il soit descriptif, car il permet d’intensifier ma perception, là où le commentaire essaie de donner une signification à ma perception (ce que je ne rejette pas pour autant, mais ça me paraît très différent, c’est autre chose).-
..Graindorge
InvitéMoi j’aime beaucoup ce commentaire de Paul Claudel. Oui, il parle de « son » tableau. C’est « son » regard, c’est son âme. Son âme qui peut enrichir la mienne. Pas l’appauvrir ni même l’influencer. Mon âme vivra ce qu’elle voudra vivre. Elle trouvera dans le tableau des choses que P.C n’y a pas vu, entendu, senti Mon âme est plus intelligente que moi. Je ne fait que l’accompagner
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François Bégaudeau
Maître des clésS’il y bien une chose que l’on entend dans la peinture, s’il y a bien une chose que l’oreille perçoit et qui est une composante fondamentale du tableau, c’est son silence. Ce silence est criant. Je crois que 50 % de mon émotion devant un tableau, quel qu’il soit, tient à son silence
(et d’accord pour les aquarelles comme quintessence de Cézanne)-
Claire N
InvitéOui- ce n’est pas le silence inerte- là du fait du rien
C’est un silence d’une autre nature « épaissi « ou oui « composante fondamentale « ça ressemble au silence de ce qui pense , il s’y tisse une consistance
Je n’avais jamais finalement angulé ma réflexion sur l’hypothèse qu’il puisse exister 2 types de silences
Celui du rien/ celui de ce qui est matrice -
Emile Novis
InvitéLe silence, oui, mais pas n’importe lequel à mon sens. Un silence « consistant », comme le dit Claire, saturé, avec une tension. avec le sentiment que devant le tableau, quelque chose se retire, il y a un retrait et une distance qui tient. Ce n’est pas un silence vide.
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C’est Jankélévitch qui distingue entre l’indicible et l’ineffable. L’indicible, c’est quand on n’a rien à dire, ça donne un silence creux, stérile. L’ineffable, c’est lorsqu’on voudrait bien articuler quelques paroles, mais qu’on ne le peut pas parce qu’on est en présence d’un inexprimable, de quelque chose au-delà de toute expression, en dehors de tout commentaire.
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On pourrait faire le lien avec CUM d’ailleurs : l’art n’exprime pas, mais imprime. L’art n’est pas dans le domaine de l’expression. C’est pourquoi une certaine qualité de silence lui convient si bien. J’ai remarqué aussi que le silence après une musique n’est pas identique au silence qui précède. Idem pour le silence qui suit la lecture de quelques pages assez denses.-
Claire N
Invité« que le silence après une musique n’est pas identique au silence qui précède. Idem pour le silence qui suit la lecture de quelques pages assez denses. » oui c’est tout à fait vrai, et je t’avoue que ça me tourbillonne il y a quelque chose que je sent dans ta remarque qui rend fort contre la mort
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graindorge
Invité« Cézanne, prié un jour de décrire ce qu’il entendait par « motif », rapprocha « très lentement » les doigts écartés des deux mains, les plia et les croisa. Lorsque je lus cela, je me rappelai qu’à la vue du tableau, les pins et les blocs de rochers m’étaient apparus en caractères d’écriture entremêlés, aussi nets qu’indéfinissables. Dans une lettre de Cézanne je lus qu’il ne peignait nullement « d’après la nature » – et je le compris par la toile elle-même : les objets, pins et rochers s’étaient entrecroisés en une écriture d’images sur la simple surface, en cet instant historique – fin désormais de l’illusion d’espace, – mais c’était en leur lieu même (« au-dessus de Château noir ») tel qu’il rendait obligatoires couleurs et formes, ils s’étaient entrecroisés en une écriture d’images cohérente, unique dans l’histoire de l’humanité. »
Peter Handke, La leçon de la Sainte-Victoire-
Claire N
Invité« en cet instant historique – fin désormais de l’illusion d’espace » simple et discret comme le christ fait homme c’est bien la que se postent les miracles : pas des rois annoncés en publicité – des vagabonds au détours des chemins familiers
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Claire N
InvitéEn plus concis : les miracles ne sont pas des idoles
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François Bégaudeau
Maître des clés« Dans une lettre de Cézanne je lus qu’il ne peignait nullement « d’après la nature » »
Deleuze dit ce truc lumineux : on ne peint avec l’oeil mais avec la main. Il y a un moment, et c’est le moment décisif, où le tableau suit sa logique interne, sans plus du tout se référer.
(j’en dirais autant de l’écriture)-
Ema
Invité« on ne peint avec l’oeil mais avec la main. »
C’est très très juste. Assez vite la main a envie de faire son truc, sans plus se référer à des points d’ancrage visuel. D’ailleurs les allers-retours très frequents entre toile et sujet, pour connaître un peu, paralysent le geste (et fatiguent beaucoup les yeux).-
François Bégaudeau
Maître des clésTu peins, Ema?
Parce que tous les peintres que j’ai pu écouter parler parlent comme ça.-
Ema
InvitéPlus depuis que je suis affligée de récurrentes névralgies cervico brachiales mais j’ai dessiné et peint pour le plaisir et par intermittence, j’ai participé à quelques ateliers. Suffisamment pour avoir éprouvé ce drôle d’agacement, entre l’oeil policier qui veut contraindre le geste et la main qui veut se laisser aller, obéir à une pure recherche de plaisir. Mais je crois qu’envérité la distinction lain oeil est une fausse distinction puisque derrière cette main qui veut se laisse aller c’est en fait aussi l’oeil-cerveau qui parle, l’oeil qui a envie de voir la main faire autre chose que la stricte reproduction documentaire du sujet. Peut-être aussi l’œil fatigué d’inspecter minutieusement le sujet, d’evaluer les proportions, hiérarchiser les valeurs. Il faut mesurer la fatigue très réelle que représente le travail de dessin pendant 3-4 heures sur un nu ou une nature morte en atelier, on en sort rincé, les yeux secs et le poignet tendu, le corps crispé au possible. En cela le travail « librement inspiré de», relativement soulagé de l’exigence d’exactitude, soulage aussi le corps de manière tout a fait physique.
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Claire N
InvitéMerci Ema
On sent bien la contrainte et la ténacité qui semble préalable , la préparation du corps
Là pour le coup je trouve que tu parles comme les danseurs-
Ema
InvitéC’est vrai que le geste qu’il faut retenir c’est très présent dans la danse, sûrement tous les arts d’ailleurs. Je pense que dans tous les cas il y a un plaisir et beaucoup de beauté dans cette rétention, la ligne qu’on arrête juste à temps, ou qu’on ne trace pas aussi droite et continue que la main pourrait le faire, le mouvement interrompu, la phrase qui reste concise. C’est la qu’intervient la sensation de puissance peut être, la pulsion contrainte, canalisée. D’ailleurs dans la l’écriture surexpressive-couillue que décris parfois François, on sent cruellement ce manque de rétention.
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Claire N
InvitéOui la retenue et j’aime le rappel que tu fais sur l’expressivité qui parfois même va jusqu’à me sembler excression , comme une erreur dans l’endroit où on puise : dans ce qu’on sort de sa propre matière / le mouvement qui s’appuie sur la force du corps
Il y a aussi toute cette période dans le contrôle du mouvement son ajustement attentif qui sédimente en mémoire procédurale et permet « d’avoir les ailes libres pour voler «
C’est comme une mise en corps de la précision
D’ailleurs le cervelet qui participe à cette mémoire
Lorsqu’il est souffrant donne un symptôme étonnant : l’hypermétrie ou l’art de louper la cible
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..Graindorge
InvitéUn exemple: un peintre américain aveugle: John Bramblit
Voir sur Medium.com
Pour le silence, oui, c’est une évidence. Devant la toile
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Oscar
InvitéEmile, on retrouve bien l’Estaque cubiste du premier Braque posté plus haut.
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Je mets Les Arbres de 1908
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Oscar
InvitéEt Caoutchouc de Francis Picabia (vers 1909)

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Carpentier
InvitéCaoutchouc de Francis Picabia:
celui-ci et le Kupka, plus haut, j’aime beaucoup
La malaisance que me procurent souvent, en revanche, les G. de La Tour m’interroge toujours: certains tableaux me font carrément flipper.
Il est des pièces, notamment au Louvre, que je traverse fissa, là où d’autres m’aimantent sur leurs canap centraux.-
Carpentier
Invitéet du côté des pochettes d’album

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Carpentier
Invitéreste à trouver à quel groupe cela correspond, pour certains pseudos/sitistes c’est facile, et l’histoire de cette pochette vaut le détour
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Carpentier
Invitéune autre pochette à histoires
et du jaunem.media-amazon.com/images/I/81ZVwENsT-L._UF1000,1000_QL80_FMwebp_.jpg

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Cocolastico
InvitéIl y a une douzaine d’années une obscure chaîne de la Freebox diffusait un programme de vulgarisation sur la peinture (MUSEUM Purescreens HD). 2 minute, l’œuvre en plein écran, un temps de silence, un temps de décorticages, d’analyses, de contextualisation par une voix off. Ainsi de suite 24h/24h (avec le plaisir de retomber sur les mêmes tableaux parfois et d’apprécier différemment). Un peu le format « d’art d’art » mais moins tourné sur l’anecdotique (tellement nul, irregardable pour moi). Puis un jour des bourges teubés ont racheté la chaîne et en ont fait un truc de bourges teubés : promo-reportage des dernières expos, interviews pas clairs d’artistes…
Il y a 8 ans quand j’avais appelé la boîte qui avait réalisé la première émission (leur cœur de métier c’est l’audio guide de musée) ils expliquaient qu’ils cherchaient à racheter les droits mais qu’en attendant la chaîne bloquait toute diffusion-
Oscar
InvitéC’est devenu Museum TV ? Ça fait un bail que je n’ai plus de télé donc hormis sur FTV Arte ou Netflix je ne sais pas vraiment ce qui est proposé en la matière.
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Cocolastico
InvitéOui Museum TV. Je n’ai plus de télé non plus mais vu que ça n’a pas changé de proprio ça doit être la même tisane. C’était tellement bien, ils m’agacent à venir toujours tout saloper ces gens. Aurais-tu un conseil d’émission Arte/Netflix ou livre d’initiation ? Je ne sais pas si ça vous fait ça mais moi je me sens souvent perdu face à un tableau et j’ai remarqué que quand j’étais guidé dans l’observation, ça m’aidait aussi à apprécier.
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Oscar
InvitéSalut, je n’avais pas vu… Non pas de conseils malheureusement niveau petit écran, ou peut-être le journal d’Andy Warhol sur Netflix ( merci l’IA ; ) Et sa ‘philosophie de A à B’ !
À la façon de ce que tu décrivais plus haut, regarder en silence chaque tableau, chaque détail, on ne fera certainement jamais mieux. Ou les livres, les monographies.
Moi l’ancrage historique des œuvres m’intéresse beaucoup et aussi la façon dont elles peuvent interagir les unes avec les autres.-
Cocolastico
InvitéMerci. As-tu un exemple d’interaction entre tableaux qui t’a intéressé ?
En passant, voici l’un des seuls épisodes de Museum Purescreens encore visibles aujourd’hui : https://youtu.be/4JEdky3Pxqo?si=MzeIOdh108gPBaba
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Oscar
InvitéJ’aime bien ce genre de dispositif, c’est distant et bien factuel, ça laisse la place.
En interaction ou dialogue, ça marche très bien entre peinture et photo je trouve. En exemple j’aurais là en tête certains motifs de travaux d’Omar Ba (peintre) et de Charles Fréger (photographe) qui formellement se rejoignent.-
Cocolastico
Invitébelles découvertes :

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Juliette B
InvitéMerci Cocolastico pour l’épisode de Museum Purescreens. Tu connais sans doute déjà, mais ça m’a fait repenser à la série Palettes, diffusé il y a bien longtemps à la télévision, en particulier à cette épisode là, tant aimé :
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Cocolastico
InvitéQuelle formidable enquête ! Ils ont du prendre un plaisir dingue à faire ce docu. Moi ça m’a donné envie d’en savoir plus (comment ça fonctionnait le commerce de l’art à l’époque ? Sa façon de capter la lumière c’était aussi pour se distinguer sur le marché ? Il s’est marié avec sa voisine, il peignait dans son salon, c’était la norme ? les gens de sa classe ne bougeait pas trop à l’époque ? que faisait sa femme ? et pour ses peintures à travers Delft on pouvait si facilement louer des maisons ? et ses chambres noires il employait des gens pour les concevoir?)
Un énorme merci Juliette, je l’ai filé à plein de monde-
Carpentier
Invitépas vu mais si tu recommandes
je peaufine mon dragon chinois en origami (oui je travaille le week-end, en heures supp, fou pour un agent territorial assimilé fonctionnaire, non?) puis je termine le Tigre de Sinno
et je me fais cet épisode de Palettes.
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..Graindorge
InvitéÇa serait joyeux de voir des œuvres de sitistes qui peignent ou dessinent. Ema, tu nous montrerais un petit truc? A la bonne franquette
On s’amuse.
L’incommensurable importance des mains. Selon la vision depuis notre cerveau reptilien les mains sont géantes. Le personnage représenté selon cette vision a un nom, je ne m’en rappelle plus. Je vais demander à ma meilleure amie. Si quelqu’un.e sait ici
Lorsque j’étais à l’École des Arts Appliquées ( pour moi appliquées à la Céramique Artistique) elle m’avait suggéré d’en faire une sculpture mais je ne m’en suis pas sentie capable, j’ai fait quelque chose de beaucoup plus simple: un buste à la Modigliani ( que je priais avec ferveur pour qu’il me file un coup de …main Justement)-
Claire N
InvitéTu pourrais nous le mettre en photo ici ?
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..Graindorge
InvitéJe sais pas si c’est à moi que tu t’adresses Claire
Je ne sais pas partager les photos, les images d’intérêt et j’en suis bien marrie
J’ai l’adresse électronique d’une sitiste, je vais lui demander-
Emile Novis
Invité@Graindorge
La procédure en plusieurs étapes (c’est comme ça que je fais, mais c’est peut-être pas la seule manière):
=> Tu vas sur google, tu tapes le titre du tableau que tu veux.
=> Tu vas sur Google image.
=> Sans aller sur le site (c’est-à-dire en restant sur google image), tu cliques droit sur l’image qui t’intéresse.
=> Tu cliques gauche sur « copier l’adresse de l’image« .
=> Tu vas sur le forum, et tu cliques, dans l’emplacement où tu postes ton message, sur « IMG » (c’est juste au dessus du lieu où tu écris ton message).
=> Le site fait apparaître une petite fenêtre : tu cliques droit dans la barre d’écriture, et tu fais « coller« .
=> Tu cliques sur « OK »
=> Le site te demande ensuite de mettre un titre. Tu mets un titre, n’importe quoi (ça n’apparait pas sur ton message).
=> Tu cliques sur « OK« .
=> Tu envoies ton message et l’image est là
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Comme ça:
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Ernest Barlach, Mendiante russe.-
Oscar
InvitéExpressionniste allemand, je ne connaissais pas du tout. http://www.ernst-barlach.com/home_english.html – j’aime bien la page, ‘Bibliotheque, d’opinions d’experts ; )
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Emile Novis
Invité@Oscar
Oui, c’est un sculpteur méconnu en France. On ne trouve pas de livres en français sur lui à ma connaissance. Ce qu’il fait est pourtant très intéressant:
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Oscar
InvitéJ’ai regardé un peu sa biographie. Son travail est incriminé en 1937…
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Claire N
InvitéÀ oui – le lien entre l’artiste et l’œuvre était donc pour eux un des ressorts de propagande finalement ?
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Oscar
InvitéC’est la nature de l’œuvre qui est assignée. Le lien avec son artiste en découle forcément… Je ne comprends où veut en venir ta question.
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Claire N
InvitéJ’avais plus l’impression qu’il s’agissait d’une appréhension récupération en partant de l’auteur bon ou mauvais nazi semble la question de cette exposition qui se veut d’ailleurs plus à mon sens « éducatrice « que esthétique ?
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Emile Novis
Invité@Oscar
Je ne peux pas lire l’article en entier, mais il me semble que Barlach a été accusé de participer à l’art dégénéré par les nazis, ce qui, rétrospectivement, le met du « bon côté de l’histoire ».
Il est vrai qu’il n’y a pas, chez Barlach, de culte du corps, de sa performance, de sa force naturelle. Ce sont plutôt des corps souvent fatigués, usés, parfois difformes, écrasés sous le poids de l’oppression (comme la mendiante russe), démunis, presque vagabonds et égarés. Rien ne pouvait plaire aux nazis dans cette affaire.
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Emile Novis
Invitéps: Et j’ajouterais : des corps désœuvrés, des corps qui ne font rien. C’est récurrent chez Barlach. Ils chantent, jouent de la flûte, dorment, se font crucifier, mendient, s’enlacent, s’embrassent, s’approchent, se lamentent. Parfois ils se vengent, mais c’est assez rare. Toujours est-il que ce ne sont presque jamais des corps qui travaillent, ce qui ne peut pas beaucoup plaire au capital.
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Claire N
Invité« presque jamais des corps qui travaillent »
Ah oui ! Bien vu ! -
..Graindorge
InvitéOu au contraire qui peut beaucoup plaire au capital: des corps de pauvres entrain de crever et qui en attendant, font passer le temps en s’enivrant peut-être un peu aussi
« Parfois ils se vengent, mais c’est assez rare. »
Ça, ça plaît beaucoup beaucoup beaucoup au capital:
ils n’ont même plus la force de se venger, de se battre -
Emile Novis
Invité@Graindorge
Ou alors des corps de misérables qui tirent leur dignité ailleurs que dans leur utilité sociale et économique, ailleurs que dans leur fonction et leur performance. Le capital préfère toujours un corps qui bossent pour lui qu’un corps qui dort sur un canapé. -
Emile Novis
Invité*bosse
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..Graindorge
Invité@ Émile
ces corps là ont l’air de vivre, survivre, plutôt dehors que dedans. Le couple semble dormir plutôt sur un banc que sur un canapé.
La survie a ça de bon oui: on s’en fiche du qu’en pensera -t-on, du digne ou pas digne, utile/ pas utile: seul horizon: survivre encore un jour: le chanteur est parterre, pieds nus, il chante peut-être pour le plaisir et/ ou pour quelques pièces pour pouvoir manger ce jour et boire un peu aussi. Il y a aussi le corps d’une vieille dame qui rit à gorge déployée. Des corps qui bossent pour lui, le capital en trouve toujours.
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Oscar
InvitéOui Emile, l’article était pour placer un peu le contexte. Ici un article du 8 août 1937 La « réforme » de l’Art – Ernst Barlach y est mentionné.
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..Graindorge
InvitéOscar: tu n’as pas répondu
« Oscar: et c’est parce que les mains substituent la vue ou l’ouïe qu’elles sont suprêmement nécessaires, importantes, salvatrices. Je soulignais le large éventail de leur utilité
Je ne vois pas le contre-sens et qui plus est, comique…
Tu m’éclaires gentiment stp? » -
Emile Novis
Invité@Oscar
Merci. Intéressante cette répulsion spontanée du nazisme pour Barlach. Et en même temps, c’est tellement évident quand on regarde les sculptures de Barlach. Cela montre bien à quel point ce sculpteur, qui n’aura fait que mettre en forme des corps dominés et/ou désœuvrés, difformes et fainéants, indociles au travail forcé, à la marge de la norme sociale, ne pouvait pas être accepté par une idéologie qui voulait des corps de dominants, performants, conformes, actifs, forts et dociles en même temps, fonctionnels et utiles. Il me semble qu’il n’y a pas plus étranger à Barlach que le corps mis en ordre de manière martiale. Que le nazisme interprète l’œuvre de Barlach comme une dégénérescence de l’art montre bien à quel point la sensibilité politique peut se révéler à partir d’une sensibilité esthétique déterminée (les goûts et les dégoûts). -
François Bégaudeau
Maître des clésIl est d’ailleurs intéressant de voir ce que les nazis identifient comme art non dégénéré : c’est toujours de l’art monumental, plein, tonitruant, emphatique. On sait que Goebbles adorait Peter Jackson.
Le meilleur antidote à cette monumentalité minérale? Un art faible. Le corps de Keaton. La maladresse. La lacune. Dans la peinture moderne apparait la lacune. Le vide. Le tableau à peine esquissé. Certains tableaux de Miro. Et tant d’autres exemples. -
Ludovic
InvitéL’art dégénéré
C’est pour les crasseux
De ça- à- ça -
Emile Novis
Invité@FB
C’est vrai que je viens de voir quelques œuvres adorées par le nazisme. Je ne vais pas mettre en ligne certains échantillons, mais ça sent l’idolâtrie de la force. La force au sens des plus forts, de ce qui domine, opprime, écrase. En un mot : le pouvoir. On est loin de l’impouvoir d’un Barlach ou Miro (pour Keaton, je ne connais pas bien).
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..Graindorge
InvitéGrand merci Émile Je tenterai. Là Claire m’invitait à partager une photo d’une sculpture en céramique faite par l’élève/apprenti graindorge durant son apprentissage dans son École. Recalée au Louvre mais souvenir d’un grand plaisir
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Claire N
InvitéJe pense qu’il s’agit de coller l’img de l’image ( tu cliques sur la photo enregistrée il est indiqué) dans la balise « img »?
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..Graindorge
InvitéJ’essaierai demain alors
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..Graindorge
InvitéTentative de partage de l’une des sculptures qui a inspiré l’apprenti
Head https://g.co/kgs/Y2bGX7P -
toto
InvitéHomunculus de Penfield
Pas super beau le bonhomme-
graindorge
Invitégrand merci toto!
J’ai tenté de partager une image plus grande de l’homonculus pour mieux l’apprécier. Pas beau du tout non mais on voit bien l’importance des mains dans les arts et l’artisanat bien sûr mais aussi pour le braille, la Langue des Signes-
Oscar
InvitéConcernant le braille et la langue des signes, la main est nécessaire puisqu’elle est choisie pour substituer (la vue, l’ouïe…), et dire son « importance » (dans ces domaines) peut créer un contre-sens assez comique !
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..Graindorge
InvitéOscar: et c’est parce que les mains substituent la vue ou l’ouïe qu’elles sont suprêmement nécessaires, importantes, salvatrices. Je soulignais le large éventail de leur utilité
Je ne vois pas le contre-sens et qui plus est, comique…
Tu m’éclaires gentiment stp?
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graindorge
Invité -
..Graindorge
InvitéLaisse tombé Oscar, restons-en l’Art.
Ami Emile: trouvé ceci. Dit de ses sculptures:
« Ses figures, massives, engoncées dans les lourds plis d’amples vêtements, semblent souvent courbées sous le poids de la conscience tragique de leur misère. »
À noter que l’article partagé par Oscar est de 1937 et que notre ami Barlach meurt d’un infarctus en 1938…
L’art de détruire un artiste…» Mais avec l’instauration du IIIe Reich, la persécution s’abat sur lui ; il se voit interdire d’exposer, il est menacé de perdre le droit d’exercer sa profession ; trois cent quatre-vingt-une de ses œuvres sont retirées des collections publiques et plusieurs de ses œuvres monumentales sont brisées ou fondues.
Comme ses pièces de théâtre, dont les protagonistes et les situations possèdent un caractère plus symbolique que dramatique, ses gravures et ses statues donnent une forme sensible à la conscience angoissée de « la situation humaine dans sa nudité entre ciel et terre » et à la quête du divin dans l’existence. « Ainsi sommes-nous, nous autres hommes, au fond tous des mendiants et des existences problématiques », écrivait-il en 1920, évoquant son séjour en Russie, et la figure du mendiant ou de la mendiante, symbole de la condition humaine empruntée au monde russe, revient fréquemment dans son œuvre. Comme sculpteur, il a eu une prédilection pour le bois, matériau simple, dont le travail le rapprochait des tailleurs d’images médiévaux. Ses figures, massives, engoncées dans les lourds plis d’amples vêtements, semblent souvent courbées sous le poids de la conscience tragique de leur misère. »
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Oscar
Invité
Maurice Denis, Soir de septembre – Collection musée des Beaux-Arts de Brest-
pauline
Invité
Une autre approche de joaquin sorolla. Je l’ai découvert il y a peu. J’adore le rendu des corps au sortir de l’eau. Je me lasse pas en général du travail des peintres autour de la carnation et des cheveux, ils ne peuvent tourner qu’autour, c’est vain cette histoire là mais c’est fascinant. Il y a du même peintre des études de voiles gonflées de vent, seulement une voile au milieu du tableau, sans bateau, rien, juste la voile et c’est tout aussi fascinant.
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Ostros
InvitéMerxi Pauline, je découvre grâce à toi ce peintre et je suis subjuguée par son travail des peaux et des tissus, des matières, son rendu des lumières. Je vois ca sur le petit écran de mon téléphone et j’aimerais bien les voir en vrai, en taille d’origine.

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Emile Novis
InvitéTrès beau en effet. Je découvre aussi.
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Ostros
InvitéExposition prévue au Petit Palais en 2026
Joaquim Sorolla (1863-1923) le peintre et la mer
14 avril 2026 – 02 aout 2026
Si peu de patience, faudra faire un saut à Madrid dans l’année.-
..Graindorge
InvitéPour l’expo Sorolla à Madrid, j’ai des contacts possibles pour hébergement gratuit ou très bon marché
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pauline
InvitéJe prends note, merci bien. Je l’ai découvert à travers un beau catalogue d’expo qui a eu lieu à Aix en Provence en 2020 « joaquin sorolla lumières espagnoles ». C’est vrai que c’est tentant Madrid.
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pauline
InvitéJe répondais à ostros.
Si on va à Madrid, on se débrouillera pour le logement, merci graindorge.-
..Graindorge
InvitéOh ça je n’en doute pas une seconde pauline: si VOUS allez à Madrid (pas ON) , vous vous débrouillerez. Je vous jette à la figure vos remerciements
d’ hypocrite et vos poignées de cerises-
pauline
InvitéJe dis « on » pour mon compagnon et moi. Si on y va c’est en camping car, on se calera pas trop loin de Madrid genre à ségovie (j’ai regardé vite fait) pour être plus pénards que dans une capitale. Pour visiter Madrid on a juste à prendre le train sans s’emmerder. Tu as fait une proposition, je t’ai dit merci.
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..Graindorge
InvitéA tort sûrement, je n’en veux pas de vos remerciements. Ça doit être les noyaux de cerises: je suis gitan
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François Bégaudeau
Maître des clésDécouverte aussi
Voilà un homme qui aimait la matière
Mais sur les deux tableaux, certes admirables, reportés ici, il y a un excès de matière. Il y en a trop et je ne vois plus rien. -
Emile Novis
Invité@FB
Oui, mais il y a bien des situations où cet excès de matière existe, ou le champ de vision est saturé. -
François Bégaudeau
Maître des clésCertes, mais précisément l’art consiste souvent à faire un peu de vide, pour mieux voir. A soustraire. A isoler. Par exemple je me demande si je ne verrais pas encore mieux cette voile si le peintre ne l’avait pas flanqué de deux bandes végétales.
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essaisfragiles
InvitéMoi, j’aime bien quand elle soulève sa jupe.
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Claire N
InvitéHum, pour moi c’est plus une question d’incapacité clairement identifiable ; en tant que migraineuse
La luminosité le passage du flou ou net sursature bien malgré moi l’accès au tableau
Pourtant l’exploration par petits morceaux m’est possible
Me plaît ce petit portillon en bois dans l’angle « infero – droit « et énormément cette feuille nette devant la colonne
La tenture qui arrive en bouillon d’écume , je l’aime juste à l’entrée du tableau là où l’on sent presque son poids -
Carpentier
Invitéd’où le fait que ça éblouisse, oui
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Claire N
InvitéEffectivement – éblouissement
Tout à fait
Dans ce que cela a d’inconfortable et d’agréable
On peine à soutenir le regard
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..Graindorge
InvitéEt pour conclure: les gens qui disent » si on va à Madrid, on se débrouillera pour le logement » n’ont PAS de camping-car
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Carpentier
Invitéou alors, ils en ont perdu la clef
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Carpentier
Invitéépatant
oui, à voir aussi en vrai tant cela semble incroyable-
Oscar
InvitéJe découvre aussi. Qu’est ce que c’est beau !
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Carpentier
Invitéles effets de brillance sont presque strange, non?
Curieuse d’en savoir/lire plus sur sa/ses techniques et sa façon-
Carpentier
Invitéen dernière couche/touche, comme un à plat de blanc en rubans sur parme, gris, vert, ou sur le brun d’un dos de chemise, fou, l’effet
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Carpentier
Invitéautre proposition, plus urbaine ; )

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Carpentier
InvitéRené Rimbert, la rue du dragon à Paris, 1930
(test 2 pour inclure un titre: non réussi)
pffff, pu que 10 ans -
Carpentier
Invitél’été dernier, Paris avait pas mal prêté à Grenoble, marrant que je me sente bien plus à l’aise dans les musées ‘ de province ‘
ici, l’artiste sort un peu de sa couleur d’élection
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Carpentier
Invitéoh putain, soit j’ai le titre, soit l’oeuvre, c’est quoi que j’assimile pas?
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Carpentier
Invité
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Carpentier
Invitéle jaune chez P. Soulages

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Carpentier
Invité💪
et en plus, ça claque
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Oscar
InvitéOh une fresque ! ; )
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poissonvache
Invitéje sais pas si c’est les lettrages à l’apparence indéchiffrable ou la technique empruntée aux naïfs mais ce tableau me donne l’impression d’une image générée par IA, c’est assez perturbant. En tout cas, cela ne m’empêche pas d’apprécier la patine du soleil couchant s’appliquant sur le blanc des immeubles et le calme qui ressort de la scène (ce petit chien saucisse qui semble immobile au milieu de la rue) donnant une teinte mélancolique au tableau. Merci pour la découverte !
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Carpentier
Invitéil est au chouette musée de Grenoble, au pied de la bastille
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Oscar
Invité
William Merritt Chase, Washing Day — A Backyard Reminiscence of Brooklyn (vers 1887)-
Carpentier
Invitéj’aime bien ta proposition et, en cherchant parmi d’autres de ses oeuvres, je m’aperçois que j’étais partie sur des scènes du quotidien d’un autre temps certes mais sans penser trouver portraits et autres situations très aristo chez W M Chase.
– un autre que j’extrais cependant:
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Carpentier
Invitéa visite to the garden, 1890
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Carpentier
Invité* visit, of course
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Oscar
InvitéOh cool ! Le décalage entre le trait et la finesse du rendu. J’avais choisi ces toiles blanches en réponse à la proposition de pauline, mais tout, est lumineux. De la couleur également )
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Carpentier
Invitéoui, bien sûr, et c’est aussi ce qu’on retrouve dans la/les tenues des deux visiteuses de garden donc
– saisir qqn assis, ou qui se penche un peu pour mieux voir, le long de semis/serres au sol, ce n’est pas rien je trouve; on est loin des personnels qui bêchent s’accroupissent et/ou sont concentrés, genoux à terre y compris pour cueillir: si l’habit ne fait pas toujours le moine, la robe blanche quand elle est longue ne fait pas la jardinière on dirait bien.
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Carpentier
InvitéCe tableau, en regard de celui posté par Pauline, irrradie.
Je m’y suis arrêtée longuement avant de partager l’émission france culture et, déjà, il me plaisait beaucoup.
On pourra repérer des postures similaires dans celui du soir et celui du matin, bien que les âges ou même les genres des sujets différent, mis à part le bambin au travail pour tenir debout.
Chez Denis, le jaune porte le vert lumière de l’eau, chez Sorolla, il réveille sans trop éblouir encore.
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Carpentier
Invité… chez Proust il entraîne la mort / …
oh?
non lectrice de Proust, à ce jour, si qqn.e a le désir d’en dire, peut-être, un peu plus à ce sujet, je tacherai d’assimiler quelque peu ses dires/précisions; j’entends aussi, sur france culture, qu’aussi bien étymologiquement qu’historiquement, la couleur jaune n’a pas encore, d’un point de vue social, un point de vue bien établi: on aime.
Du jaune, en tout cas, on peut dire tout et son contraire: douce/bienveillante – acide/dangereuse , le souffre et le miel.
Dans la bible, par ailleurs, texte plus ‘ à matières ‘ que texte coloré, beaucoup d’or mais peu de jaune (est-ce équivalent? à cette question, Pastoureau s’y attelle entre autres)
Et d’où tiens-je ces courtes occurrences?
– De ceci dont je suis en écoute:
https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/concordance-des-temps/le-jaune-couleur-du-doute-5153112
Selon l’interlocuteur, ça ne fait peut-être pas que doublon avec la rencontre partagée en ouverture de ce thread par Graindorge, on l’espère du moins.-
Carpentier
Invité… au moyen âge, sale temps pour le jaune / …
rire -
Carpentier
Invitéla couleur de judas, du chevalier félon, de la traitrise par excellence.
St Louis décida que les juifs du royaume devaient porter une rouelle, de la taille d’une main, de couleur jaune, dominante tout du moins, selon les documents (ancêtre de l’étoile jaune.)-
Carpentier
Invité– Document sonore: à 27′ , un enregistrement d’un certain Laville, le 29 mai 1942, spécialiste de la question raciale, disant suite au port de l’étoile jaune, à l’ordre du jour.
‘ Si encore ils avaient la peau bleue, on pourrait les reconnaître.’
‘ 1 000 000 de peaux rouges se répandraient sur le territoire français, ça se verrait, on saurait qu’il y a danger mais si le danger a une couleur tout à fait semblable à celle des français? au moins, avec l’étoile jaune, on perçoit le danger, qui est réel. ‘
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Carpentier
InvitéCertain Goethe a œuvré aussi à penser les couleurs, et on en rit d’ailleurs quelque peu dans cette émission france culture.
La réforme protestante est une étape importante en Europe dans l’histoire des couleurs parce que les grands réformateurs moralisent les couleurs, pour un bon chrétien, il y a des couleurs honnêtes: blanc noir, gris, blanc, brun, bleu
et des couleurs déshonnêtes, Singly, les couleurs trop voyantes: le rouge, le vert et le jaune – en terre protestante, à partir de la seconde moitié du 16e siècle, grand recul du jaune dans la culture matérielle, dans le quotidien, pour les vêtements surtout et la contre réforme catholique, qui s’oppose sur beaucoup de points à la réforme protestante, sur ce point, elle reprend une partie des valeurs protestantes (ne pas se faire remarquer par ses vêtements en rappel du péché originel – on a remis des vêtements à Adam et Eve, nus à l’origine, pour sortir du paradis terrestre dont il étaient chassés)-
Carpentier
Invitéet puis gros doss: le jaune dans l’orientalisme.
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Carpentier
InvitéToute la réflexion sur le classement et la diversité des humains, les hypothèses sur leurs couleurs de peau et, bien sûr, les couleurs des anneaux olympiques avec leurs datations est super.
Merci pour ce thread, Graindorge.
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Oscar
InvitéJe viens d’écouter ! Le « chez Proust il entraîne la mort » fait référence à l’épisode de la mort de Bergotte, tome La Prisonnière, dans la Recherche du temps perdu. (on en parle un peu plus haut dans le fil).
Couleur du doute oui. Jaune couleur ambiguë. Soleil et lumière, chaleur du sud – couleur du corps, humeurs poisseuses.-
Carpentier
InvitéMerci pour les lignes du Marcel
… De sorte que l’idée que Bergotte n’était pas mort à jamais est sans invraisemblance. / …
Celle-ci est dans son Comme une mule en plus,
à certain François pas au Marcel.-
Carpentier
Invitérobert Delaunay tour Eiffel 1926
https://images.app.goo.gl/PypQrCYyJmMcU4UF8-
Carpentier
Invité
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..Graindorge
InvitéTout le plaisir est pour moi Carpentina et merci pour tes infos!
Pour les couleurs, indépendamment du titre du fil » la couleur jaune…. » on partagerait ici toutes les couleurs pour ne pas avoir à ouvrir un fil pour chacune, ce qui risquerait de rendre vert le maître des clefs.
Joaquin Sorolla, j’aime bien
Maurice Denis, je ne connaissais pas. Jolie découverteUne nouvelle que je partage ici: la grande, l’immense Camille! MA Camille!
L’Âge mûr de Camille Claudel retrouve la lumière du marché de l’art https://www.ouest-france.fr/culture/arts/lage-mur-de-camille-claudel-retrouve-la-lumiere-du-marche-de-lart-c064986e-e7d7-11ef-9afb-41e1b47a1356
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Carpentier
Invité… rendre vert le maître des clefs, hum,
préfère me taire.
Pensé à lui cependant (vite fait, hein, qu’il se rassure) en entendant Pastoureau rire/dire, un peu comme le maître des clefs (pas taper trop fort, please, si ineptie, merci) le précisait pour son Ta bêtise (?’?) quand le mouvement des gilets jaunes s’est installé quelque temps (parfois, un bouquin précède de peu une effervescence du réel).
Pour Pastoureau, dans tous les cas, son ouvrage – et son pan sur le jaune – est parti en impression quand le mouvement des gilets qu’on sait a coloré l’actualité politique, pas friande en nuances de couleurs, précise-t-il.
– Toujours en projet, encore non concrétisé donc, de me rendre au musée Rodin.
Si un jour tu passes à Paris …-
..Graindorge
InvitéOui je vais y passer à Paris, au printemps/été
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Carpentier
InvitéParis est, en ce moment, à tout ceux/celles qui s’y baladent, on y est presque tranquille, dis donc: avec le printemps arrive plus de monde, je te souhaite tout de même de ne pas faire qu’y passer.
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..Graindorge
InvitéSûrement mais hiver = froid
« J’aime Paris au mois de mai
Avec ses bouquinistes
Et ses aquarellistes
Que le printemps a ramené
Comme chaque année le long des quais
J’aime Paris au mois de mai
La Seine qui l’arrose
Mille petites choses
Que je ne pourrais expliquer »
laaaa lalalala lala…
Mai ou juin ou juillet ou août
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..Graindorge
InvitéTrouvé ça sur Joaquín Sorolla » le peintre de la lumière »
https://historyofspain.es/fr/video/sorolla-le-peintre-de-la-lumiere/
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Carpentier
Invitéet de son maître, son maître des clefs de couleurs:
https://images.app.goo.gl/SU1UEYMLruLhWRPd6
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..Graindorge
InvitéEt ça. Je m’arrête là sur Sorolla
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Carpentier
Invitéun cadrage rapproché, une attention au spectateur, peintre du luminisme, jeu ombres et lumières (nan, déconne?)
merci
à propos de la facture, la façon, je trouve/lis peu pour l’instant,
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Carpentier
Invitéje reteste (ce que Graindorge nomme ‘ ajustements ‘ si je pige bien) déso donc

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Carpentier
Invitéah benh voilà
quand je pense quien a qui dise que même 10 ans suffisent pas pour que j’assimile : D -
Carpentier
Invitéperdu l’artiste, le titre et la date de l’œuvre en route en revanche:
robert Delaunay tour Eiffel 1926 – et on peut voir ce tableau au musée d’art moderne à paris dans le 16e si jamais
(encore 10 ans pour apprendre à intégrer cela dans mon post: easyyyyy) -
..Graindorge
InvitéSourire Je ne sais pas si » ajustements » est le mot exact mais par exemple, l’entrée Partage de poèmes devenue Poèmes 3 était bourrée de messages tests je crois et j’ai cru bon d’en ouvrir une autre. Joyeuse tour Eiffel
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Carpentier
Invitéj’ai compris, j’ai compris, pas croire tout ce que le MDC dit
il arrive à mon Valentin de l’avoir comme la Tour Eiffel
ceci étant, pour la première fois depuis, pfffiou, il ne sera pas avec moi pour l’occase:
c’que j’vais prendre quand il va rentrer,
j’vous raconte même pas
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..Graindorge
Invité-
Carpentier
Invitéj’en suis à l’écoute, ça fait un moment que j’avais pas écouté cette émission de bourge, le podcast sur le goût de m, tranquille, calme, confortable, bourgeois, quoi (ils sont vraiment trop forts ces bourgeois)
Chouchoubidou quand même Michel Pastoureau dis donc et j’aime comme il le dit (très gaté et content que ce soit tombé sur moi) j’apprends que la couleur préférée de son père était le vert, tiens, quoiqu’il en soit, bien sympa de commencer le week-end avec ça, …Graindorge (et bravo pour le contact avec Friot, c’est tout d’même mieux qu’Onfray)-
..Graindorge
InvitéSalut Carpentina
j’aime le vert. Il paraît que c’est la couleur idéal pour les chambres à coucher: on y dort bien.-
Carpentier
Invitécouleur qui fait plutôt froid aux gens de théâtre en revanche
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..Graindorge
InvitéAh ah ah! J’allais en parler . Les grands esprits se rencontrent…très chère Carpentina
Le vert au théâtre… Drôle de superstition
https://www.culturelink.fr/tendances/le-vert-porte-t-il-vraiment-malheur-dans-le-spectacle-quelles-explications-croyez-vous#:~:text=Explication%20n%C2%B01,couleur%20est%20bannie%20des%20th%C3%A9%C3%A2tres.
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Carpentier
Invité-
Carpentier
Invitéet puis on a le collage:
– Jacques Villeglé, rue des étuves saint Martin, Grenoble
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Oscar
Invité« – Je voudrais une maison ici, dans le midi, avec du mimosa. J’ai une passion pour le mimosa. Ce jaune vif, c’est un vrai miracle ! Quelle puissance d’existence ! Il y a un tableau de Félix Vallotton, Mimosas en fleurs à Cagnes, quand on le regarde on est tout de suite en joie. Les rues, les façades, tout en est illuminé. Alors en vrai, tu imagines ! Se lever chaque matin et voir cette boule duveteuse, sentir ce parfum si étrange, unique. De la couleur et du parfum, voilà le bonheur. […] »
Ta promesse – Camille Laurens
.
Vallotton, je pense spontanément rouge ou violet. -
Carpentier
InvitéCamille Laurens, peut-être celui-là:
mimosas en fleurs à Cagnes, 1921, Vallotton
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Oscar
InvitéOui c’est lui ! Je ne sais pas trop quoi en penser…
Voici La chambre rouge

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Emile Novis
Invité@Oscar
Je ne sais pas quoi en penser non plus, mais je partage une simple association d’idées qui m’est venue spontanément en regardant le tableau : Cris et chuchotements de Bergman. Sans doute l’omniprésence du rouge (dommage que la femme ne soit pas habillée en blanc). Et ce couple, qui à défaut de se dire les choses, oscille entre les murmures et les grandes scènes de ménage.-
Oscar
InvitéEmile, c’est le jaune qui me laisse un peu à l’écart.
Un beau pendant noir et blanc de la chambre rouge pourrait être Le provincial.
(Bergman, à voir donc)-
François Bégaudeau
Maître des clésJe ne le trouve pas du tout solaire ce tableau mimosas.
Je le trouve même, empli d’ombres, bien inquiétant.-
..Graindorge
InvitéRegarde celui de Pierre Bonnard # 97539
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Eden Lazaridis
InvitéIl faudrait le voir en vrai, peut-être est-il moins lugubre.
« quand on le regarde on est tout de suite en joie. Les rues, les façades, tout en est illuminé. » Soit elle parle d’un autre tableau, soit elle en a un souvenir erroné.-
..Graindorge
Invitéaprès des goûts et des couleurs…
Dans celui de Vallotton, le protagoniste n’est pas le mimosa mais le soleil – d’une fin d’après-midi?- qui se reflète sur la façade de la maison et dans la ruelle
Dans le tableau de Bonnard, c’est le mimosa le soleil…
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Emile Novis
Invité@Oscar
Le jaune sur la cheminée?
J’ai regardé Le provincial. Je dois bien dire que je n’accroche pas trop. Je n’arrive pas à rentrer dedans.
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Pour Bergman, oui. Je pense que ton goût pour la peinture te fera apprécier le mélange de rouge et de blanc du film. C’est une prouesse technique, paraît-il, car souvent, au cinéma, le rouge bave sur le blanc, dit-on. Si je me souviens bien, le making off précise qu’il y a tout un jeu de lumière derrière qui rend possible ces mariages de couleurs très difficiles dans un film. Et puis la pietà reprise par Bergman, avec la domestique, est une image très belle.-
Oscar
InvitéEmile, je parlais du jaune > du mimosa (en réponse à Carpentier). Il fait partie d’une collection privée apparemment, donc peu de chances de le voir en vrai, et de savoir ce qui s’y passe vraiment. (Je vais essayer de voir le Bergman cette semaine)
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Emile Novis
Invité@Oscar
Je vois. Je n’avais pas compris et j’ai mélangé les tableaux. Moi, je vois ce jaune un peu flou, comme si un filtre était posé dessus.-
Emile Novis
Invitéps: pas de jaune, mais du rouge :
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Image extraite de Cris et chuchotements de Bergman.-
Oscar
InvitéOui après avoir vu cette image ce matin j’ai mieux compris ton rapprochement. (* par ‘mimosa’ je veux dire ‘tableau jaune au mimosa’)
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Carpentier
Invitéet pour ceux qui ont lu/ou liront Triste tigre, je partage ces lignes qui précèdent la publication d’un poème d’Alejandra Pizarnik où il est question de noirs matins de soleil:
.. Pour moi, l’enfance reste ce pays aux noirs matins de soleil, comme dans le poème d’Alejandra Pizarnik. / … p.141.
Vos diverses réactions quant au partage vertical noir/jaune du Vallotton me sont revenues en passant par ces lignes;
il me semble par ailleurs que le foncé du ciel participe aussi grandement à l’affaire.
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Carpentier
Invitéil y a un autre perso dans le miroir, une silhouette en noir elle aussi,
une famille endeuillée?
ou le salon de Jeanne Mas où elle enregistra ce qu’on sait-
Oscar
InvitéDans le miroir c’est une toile d’Édouard Vuillard.
Tu racontes pour les pochettes !?-
Carpentier
Invité-sur mon premier partage, tu vois La Battersea Power Station, une des premières grandes centrales électriques au charbon d’Angleterre, arrêtée en 1983; c’est un bâtiment classé monument historique maintenant et il faut essayer de voir, dans le ciel, ce qui vole en haut, à gauche (une fois repéré, suite des péripéties…)
Ce site, l’un des membres du groupe passait régulièrement devant et, parmi les différentes propales pour la pochette, lui avait envie de ça.
– la seconde pochette est plus connue, cultissime mais entre les célébrités refusées, présentes puis retirées des éditions successives pour des raisons différentes, il y a de quoi dire là aussi.
ps: le choix du lien en partage pour les mimosas en fleurs à Cagnes est peut-être sombre par rapport à l’original mais je retiens surtout, des lignes de C. Laurens, ceci:
…. Les rues, les façades, tout en est illuminé. / …
un pouvoir de réverbération en quelque sorte qu’on voit bien car oui, sinon, bien que le côté duveteux y soit représenté, indéniablement, le jeu des ombres, important dés 11h, dans les rues du sud, est très présent et pregnant sur ce Vallotton.-
Carpentier
Invitéquant à ce qu’elle en dit pour l’olfactif:
…. sentir ce parfum si étrange, unique. De la couleur et du parfum, voilà le bonheur. […] » / …
ça me ramène au dialogue du Letourneur, avec l’herbe de bison, qu’on se tape dès qu’on met le pied dans le thread ‘ cinéma ‘ et qu’on a pas pris garde à en baisser le son; de l’avoine odorante, de l’herbe à bison comme on parle d’herbe à chat…
Le mimosa est odorant, d’une odeur à la fois vive et délicate, une odeur singulière qui égaye, comme sa couleur et son duvet en boule.
Je m’achèterai demain un bouquet auquel j’ai bêtement résisté jusqu’à aujourd’hui tandis que je passe parfois 4 fois devant les seaux remplis du fleuriste près de chez moi.
J’adore ça, aucune bonne raison pour m’en passer. -
Oscar
InvitéMerci ! Les paysages industriels sont parmis les plus fascinants pour moi.
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Oscar
Invitésans s parmi
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Carpentier
Invitécomme Nadege Trebal,
tu as, quoiqu’il en soit, assez d’indices avec la Battersea Power Station pour avancer tranquille jusqu’à l’album en question : )
– dont l’ouverture est d’ailleurs partagée, depuis ce matin, dans le sujet ‘ moins de 2 minutes – 3 ‘
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Carpentier
Invitéet puis il y a Vincent, qui s’emmerde pas avec du jaune sur fond jaune, 50 nuances de jaune, ok mais quand même, il est gonflé

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..Graindorge
InvitéFigure toi que Vincent était très malheureux car ses très maigres moyens ne lui permettaient d’acheter les peintures jaunes qu’il voulait: trop chers alors il faisait comme il pouvait. Les vautours bourgeois qui se sont jetés sur ses tableaux dès le lendemain de sa mort exactement n’ont jamais proposé ni voulu lui en acheté. Les coulisses de l’art ou sa Conciergerie comme dit F.B
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..Graindorge
Invité*acheter
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Carpentier
Invitébien sûr, c’était une blague, seul.es les fans de sousoupe trouvent que ça manque un peu de rouge tomate
– Drôles de végétaux tout d’même les tournesols, adorateurs du soleil ils n’en oublient pas moins de constamment le défier
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..Graindorge
InvitéPas de Sud sans mimosa!
En attendant de prendre le temps de suivre les indications de Émile pour partager, dans cet article, un lumineux tableau de Pierre Bonnard. À mettre dans les cuisines ou ailleurs en hiver quand il fait froid ! Une lithographie bien sûrhttps://blog.messortiesculture.com/article/quand-le-mimosa-se-prend-pour-un-soleil-1267
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..Graindorge
Invité -
Emile Novis
InvitéUne série d’autoportraits d’Utermohlen, diagnostiqué Alzheimer au milieu des années 1990, et qui a décidé de se peindre au fur et à mesure de l’avancement de sa maladie. Les spécialistes comme Claire le diront mieux que moi, mais une telle maladie affecte la mémoire, c’est connu, mais aussi, semble-t-il, la perception des formes. Après 2000, Utermohlen est interné dans un établissement spécialisé, et il cessera de peindre. Il mourra quelques années après, sans laisser aucune trace de ses dernières années. Et puisqu’il y a du jaune, je suis dans le thème…
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..Graindorge
InvitéTerrible : Ce regard perçant en 67, qui se bat encore en 96 et qui nous toise derrière une vitre, qui tombe en 97, qui se perd en 98 devenant 2 points noirs en 2000
Sûrement que la perception de soi doit être affectée mais l’intelligence de la main est à l’œuvre.
Et comme la tête volontaire, farouche, s’arrache du cadre, de 96 à 98 qui de vert passe au rouge . Un rouge qui l’étrangle, l’étouffe, le retient et de
nouveau le vert avec du rouge estompé, vaincu?
et les gris avec les 2 points noirs de ses yeux qui regardent encore mais quoi ? -
Oscar
InvitéEncore une découverte ! Tu as vu la série des ‘conversations’ 1990 – 91 ? J’aime beaucoup leurs perspectives et l’intimité calme dans la couleur explosive.
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Emile Novis
Invité@Oscar
Oui, j’avais vu ça il y a quelques temps. Tu as tout dit. J’ajouterais seulement le contraste, aussi, entre la forme des personnages, qui s’inscrivent dans une spatialité plutôt normale pour l’œil, et la disposition spatiale des objets, qui dévoile une perspective étrange pour le regard. Le choc des deux produit un effet de montage, ou de collage.
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Claire N
InvitéEffectivement Emile la pathologie touche de plus en plus de fonctions lors de son évolution
Ce qui est étonnant c’est que sans l’information clinique de la maladie on sent bien qu’il y a quelques chose qui travaille ces portraits
Je pense souvent à Picasso qui dessinait paraît il comme ingres adolescent et a été travaillé par quelques chose qui l’a fait changer de forme
Cela me met un peu en dissonance et c’est heureux sur mon regard clinique plus volontiers orienté sur la perte ( des couleurs, de la structure du visage, de la reconnaissance sur soi des parties du corps, la question aussi de l’adhésion au modèle) et l’administration devant ce changement de forme complètement inédit-
Emile Novis
Invité@Claire
A vrai dire, j’ai hésité à mentionner la pathologie. Et puis je l’ai fait.
Je n’ai pas bien compris la dissonance dont tu parles (surtout « l’administration devant ce changement de forme complètement inédit »).
@Graindorge
La question de savoir si ces tableaux témoignent de la victoire de la maladie ou du patient reste ouverte à mes yeux.-
Claire N
InvitéOups c’était admiration
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Emile Novis
InvitéAh d’accord, je comprends mieux où est la contradiction d’ailleurs.
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Emile Novis
Invité*je comprends mieux où est la contradiction alors (et non « d’ailleurs »).
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graindorge
Invité« La question de savoir si ces tableaux témoignent de la victoire de la maladie ou du patient reste ouverte à mes yeux. »
pour moi ces tableaux témoignent de la victoire de l’art, et de la victoire de l’artiste qui nous laisse ces tableaux pour l’éternité.-
Oscar
InvitéC’est la victoire des deux c’est pourquoi c’est émouvant.
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Claire N
InvitéOui – les deux ramassés ensemble
Ces tableaux permettent cela
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graindorge
Invité -
graindorge
Invité
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graindorge
Invitéessai: melon et pêches de Manet
Image trop grande-
graindorge
InvitéYoupiii! Merci Emile: ce n’est pas comme tu m’as dit en tâtonnant j’y suis arrivée…je sais plus comment
Ça reviendra. Me reste plus qu’à apprendre à partager mes photos des 2 ou 3 choses faites à l’école si ça interesse encore Claire puisque c’est elle qui me l’a demandé sinon on oublie-
Claire N
InvitéOui !
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graindorge
Invitéc’est du travail d’apprenti, indulgence acceptée
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Emile Novis
InvitéFélicitations Graindorge!
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graindorge
InvitéEncore merci à toi! pour le suivant, Soleil de Munch, il faut mettre des lunettes de soleil, ha,ha,ha…
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graindorge
Invité
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Emile Novis
InvitéMaintenant il faut mettre le titre…
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graindorge
InvitéOui Emile: j’écrirai les titres avant de partager l’image, au-dessus de celle-ci
Le premier c’est Nature morte avec melon et pêches d’Édouard Manet
le second: Le soleil d’Edvard Munch
j
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Carpentier
Invitécelui de Vincent, qui manquait de jaune 😉

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graindorge
Invitéoh le beau soleil jaune! Un cadeau de Théo peut-être! Et Vincent tellement content, au lieu de l’économiser, allez hop! Il s’est fait plaisir: du soleil en veux-tu, en voilà! on ne vit qu’une fois!
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Carpentier
Invitéet celui-ci qui joue la modestie, il peut, c’est le soleil

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essaisfragiles
InvitéUne question toute bête me vient concernant les tableaux propoposés — j’en profite d’ailleurs pour remercier les contributeurs et contributrices, cette page est chaque jour une merveille.
La peinture joue souvent avec le regard des spectateurs, la distance qui sépare les yeux et l’oeuvre présentée — notamment la peinture impressionniste où j’ai le sentiment que chacun et chacune doit trouver sa distance, le bon équilibre, celui qui lui conviendra pour regarder, on s’approche, on recule, on déjoue parfois les dispositifs mis en place dans les musées pour essayer un regard oblique ou de loin, on circule, on s’arrête parfois de longues minutes, on s’assied sur les bancs ou par terre, on passe en courant — comment faites-vous pour regarder les tableaux présentés ici ? Je suppose que nous sommes toutes et tous derrière un ordinateur portatif ou un portable, et je me demande ce que vous faites de votre corps pour regarder les tableaux.
Première option : on reste dans la position qui est celle de la lecture et de l’écriture sur le site ; pas de différence, mais la perception du tableau active d’autres dispositions sensorielles et affectives que celle de la lecture.
Deuxième option, selon les tableaux : on recadre, on met en plein écran, on lève ses fesses (quand c’est possible, pour ceux qui en ont), on bouge, on cherche la bonne vitesse.
Mona Ozouf comparait une fois (chez Finkie ?) la lecture avec la bicyclette : on ne va toujours à la même vitesse, on accélère ou prend le temps, on revient en arrière, on saute des passages, on s’arrête, on habite le lieu, on pique-nique (voire autre chose).
La même question pourrait concerner la salle de cinéma : devant l’écran ou au fond de la salle, selon ses goûts, son humeur, l’état des yeux ; sur la télé, l’ordinateur, ou selon un autre dispositif d’écran — pas d’écran, pas de cinéma !
Je précise tout de suite que ma question n’est pas posée en termes de perte (ce n’est pas la même chose) ou de gain (on est peinard chez soi, pas besoin de se déplacer), même si je reconnais volontiers qu’au cinéma le regard est captif (d’abord du regard porté par le film), dans un lieu clos qu’on ne quitte pas à la va-vite, la salle oblige à d’autres efforts d’attention, etc.
Ma question est donc simple : comment regardez-vous, chacun et chacune, les tableaux présentés ici, et ceux que nous cherchons sur internet ? Pour ce qui me concerne, j’ai tendance à ne pas bouger — et je suis parfois aveuglé.-
Oscar
InvitéJe travaille toute la journée sur ordinateur et mes yeux morflent donc chez moi je l’utilise rarement (sauf pour vidéo, films etc). Le téléphone c’est pratique. Je cherche, je fouille, et je regarde par là, avec le souvenir de tout ce que j’ai pu voir en vrai (expos, voyages). Le plus souvent, allongée (lit, canapé) dans un temps calme. Je zoom pour trouver la matière ou le détail, surtout si je ne connais pas, et j’aime faire défiler des collections entières, pour en quelque sorte extraire de la masse. (j’ai été une traqueuse compulsive de photos cartes (postales)).
Les tableaux ici je les regarde essentiellement comme choix, à des moment précis.
Que verrais tu ce matin ?-
essaisfragiles
Invité@ Oscar
Je zoome, mais je n’en suis jamais satisfait.
Comme Emile Novis, je vais voir sur internet d’autres reproductions des tableaux pour regarder les variations de couleur. Mais à chaque fois, c’est plus pour vérifier quelque chose que pour découvrir. Mon regard n’est jamais satisfait : internet, c’est pour se rincer l’oeil.-
Oscar
InvitéJ’ai peu de souvenirs du MAMCS mais j’y allais peu. (pourquoi ?) Quand je vais à Strasbourg je vais plus naturellement à Rohan ou Notre Dame.
Je me balade dans la collection en ligne. Y a du jaune ! On se rince l’œil, assurément.
Tu es toujours à Strasbourg ? (si la question n’est pas indiscrète)-
essaisfragiles
InvitéOui, oui, toujours.
La question n’est pas indiscrète, je l’ai dit ici.
Il y a 6 musées en ville, 4 cinémas (il y en a eu jusqu’à 7), une salle de concert (La Laiterie, je me demande si les Zab n’y sont pas passés, à l’époque j’écoutais Genesis), deux théâtres (un autre au sud), un opéra, un Palais de congrès, et moi.
J’y vis, j’y bosse, j’y mourai : Alsace d’abord !-
Oscar
InvitéOh oui l’Alsace ! Je t’envie ) J’ai quitté Strasbourg en 2008. Quand reviendrai – je ?
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Emile Novis
InvitéMoi, je reste immobile derrière mon ordinateur. Selon les images proposées (plus ou moins grandes, plus ou moins centrées), je vais chercher sur internet d’autres sites pour faire varier les tailles et les reproductions (il y a de grandes différences, parfois, entre deux sites, surtout pour la couleur). Et quand c’est une œuvre dont je possède un exemplaire dans mes livres sur l’art, je vais voir le livre pour regarder l’œuvre (et j’ai parfois des détails et des approches perceptives que je ne trouve pas sur ce fil de discussion ou sur internet).
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Il y a des inconvénients indéniables si on compare au musée. Mais moi, les musées, je ne m’y sens pas bien. Je suis incapable de regarder une œuvre au musée. Les rares expériences qui m’ont fait éprouver le musée étaient toutes des déceptions. Je n’ai rien vu. La présence des autres y est peut-être pour beaucoup. Le lieu aussi, qui ne me met pas à l’aise. Trop de « social » à mon goût, au mauvais sens du terme « social ». Trop de pseudo-sacré aussi, un truc comme ça.
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Et pour faire suite aux remarques de Claire plus haut sur Utermohlen, qui m’ont beaucoup fait réfléchir, notamment sur la contradiction entre son regard scientifique-clinique de neurologue sur la maladie d’Alzheimer et son regard sensible et esthétique sur l’œuvre en tant que telle, je propose cette fois-ci une œuvre d’un schizophrène, August Natterer, qui se nomme Le berger merveilleux. Mon parti, c’est de ne pas oublier la pathologie, tout en continuant de voir l’œuvre comme un lieu fragile qui recueille l’éphémère présence au monde d’un homme par ailleurs interné en psychiatrie durant de longues années.
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ps: selon les versions présentées sur internet, les couleurs changent beaucoup. J’ai pris la version avec du « jaune ».-
essaisfragiles
Invité@ Emile Novis
Je possède très peu de livres d’art. C’est comme pour le cinéma : jusqu’à l’âge de 47, je n’ai pas possédé de téléviseur et je regardais peu de films sur mon ordinateur.
À Strasbourg, le musée d’art moderne et contemporain de la ville a été inauguré en 1998. Une architecture d’aéroport : un lieu fait pour circuler, passer vite, sans voir rien ni personne, bouffer et se barrer, avant de prendre le prochain avion. Comme j’habitais près du lieu, j’y suis allé toutes les semaines pendant de nombreuses années. C’est là que j’ai découvert l’importance de l’exposition, de l’éclairage, de la distance (arriver à 15m d’un tableau et s’en approcher peu à peu), c’est là que j’ai pu observer aussi les visiteurs et leurs réactions (beaucoup de familles le dimanche, les enfants ont de la place pour courir et jouer). Une chance : j’ai évité les smartphones qui enregistrent tout. Un musée, il faudrait y rester deux heures de suite et ne faire que cela de la journée.-
Emile Novis
Invité@essais
Oui, c’est bien là l’avantage incomparable du musée : la présence, en chair et en os, de l’oeuvre. Mais peut-être qu’il faudrait repenser le lieu, car je crois que je suis loin d’être le seul à ne pas apprécier ces endroits.
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» Une chance : j’ai évité les smartphones qui enregistrent tout »
En effet, ce point est capital à mon avis. Et l’omniprésence des smartphones qui se substituent au regard direct joue l’effet d’un révélateur qui ne trompe pas : quelle est la véritable raison de la présence de beaucoup dans ce lieu? C’est aussi à cela que je songeais quand je parlais de « social » plus haut.-
essaisfragiles
Invité« quelle est la véritable raison de la présence de beaucoup dans ce lieu? »
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Je ne sais pas. Mais pour en revenir aux artefacts technologiques dont on parlait à propos de Lia — j’ai décidé d’adopter définitivement ce néologisme magnifique de Robert Solé — ils devraient rester une extension, pour ne pas dire une augmentation, de notre corps, de notre perception, de notre pensée (Lia pense souvent comme moi, elle n’est pas contrariante), et pas leur substitut. De ce point de vue, ce n’est pas la médiation qui me gêne, mais son absence fantasmée. Lia a l’avantage de s’entendre en plusieurs sens.
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Oscar
Invité
Les voies abandonnées -Victor Brauner -
Claire N
InvitéMerci pour ce tableau Emile
Et pour Utermohlen moi aussi j’y pense encore
Quelque chose de cette sorte qui traverse mon corps m’a en quelque façon amené à penser à creuser ce qui dans CUM est exploré : quand la politique et l’art traverse le même corps qu’est-ce qui se passe
J’ai comme l’impression qu’un croisement medecine/ art est à démêler par le haut
Et qu’il existe aussi un écueil réducteur à la manière politimane ( pour la « santé « )-
Emile Novis
Invité@Claire.
Je me suis un peu intéressé à ce qu’on appelle « l’art brut », qui intègre en lui ce qu’on appelle « l’art des fous ». J’avais lu ou écouté quelques trucs sur le procédé de création, et j’étais marqué par certaines analyses, qui permettent peut-être de sortir « par le haut », comme tu le dis, de ce croisement entre médecine clinique et art : des œuvres où l’impuissance devient puissance, des œuvres dans lesquelles il n’est pas question de nier un pôle, mais bien de les tenir ensemble.
Quelques points que je retiens :
=> Dans l’art d’u psychopathe, il n’est pas du tout certain qu’il y ait la volonté de « faire œuvre d’art ». Nous sommes peut-être en présence d’œuvres qui n’ont aucune intentions esthétiques, et encore moins le désir de trouver le beau.
=> On sort de facto du dire et du verbe pour certaines pathologies, puisque la relation à l’autre est brisée, ce qui libère un espace pour le fait pictural, en deçà de tout discours.
=> Ce sont souvent des œuvres qui restituent une présence au monde ponctuelle, une expérience sensible, un « moment », mais elles ne cherchent pas forcément à se perfectionner, à se retravailler, à s’exposer. La dimension du « social » semble en retrait. D’ailleurs la reconnaissance sociale ne semble pas du tout être recherchée. Ce sont peut-être des œuvres sans moi.
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J’ai plusieurs exemples en tête :
Franz Bühler

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Emile Novis
InvitéFranz Bühler, Autoportrait

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Emile Novis
InvitéNedjar, Sans titre, Belleville.

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Claire N
InvitéOui- question épineuse que l’ » art brut «
Dans la mesure où Dubuffet il me semble avait
L’idée quelque peu politique d’aller chercher à Saint – Alban des « œuvres « selon lui produites en dehors du circuit culturel
Il y eu un écueil : dans son présupposé il imagina que les conditions de production dans un hôpital psychiatrique permettait de saisir un art vierge de l’institution culturelle
En pratique la constitution de collection
Induisit un « commerce « et un système d’échange / exploitation hors les murs qui a mon sens reconduisis la manière de l’institution culturelle en produisant un « statut « d’artiste : mais d’artiste – malade
Parfois cela m’évoque les problèmes liés à l’appropriation culturelle -
Claire N
InvitéC’est une sculpture qui m’évoque
Je ne sais pourquoi
La plante des sorcières qui pousse sous les pendus( les formes de la mandragore sont parfois troublantes on dirait des fœtus bizarres)-
Emile Novis
Invité@Claire
D’accord avec toi, mais c’est une question insoluble à mon avis. Avec « l’art des fous », c’est le statut de l’auteur qui est questionnée, surtout s’il n’y a pas d’intention esthétique, de désir de reconnaissance, d’ego inscrit dans l’œuvre, de volonté d’exposition et d’inscription dans le champ institutionnel appelé « culture ». Pour reprendre une réflexion de CUM, « l’art des fous » (je n’aime pas cette expression, mais faute de mieux…) met un sacré coup dans la traditionnelle question mal posée de l’homme et l’œuvre, l’homme et l’artiste. A vrai dire, il ne semble pas y avoir de volonté de faire œuvre d’art, d’être artiste, etc. La toile est le réceptacle d’une présence au monde qui ne semble pas correspondre aux détermination statutaires classiques de l’art que sont l’artiste, l’auteur, l’œuvre etc.
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Que faut-il faire? Laisser ces œuvres dans l’hôpital psychiatrique? Je ne sais pas si c’est la meilleure solution. Après tout, c’est une autre manière de les enfermer, de les circonscrire. Les mettre dans un musée, et les inscrire dans le marché de l’art et dans le champ institutionnel de « l’art »? On tombe dans l’aporie que tu soulignes. Il n’y a pas de bonne solution à mon sens.
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D’accord pour la statuette et le lien avec le foetus, mais je n’avais pas pensée à la mandragore. J’ai plutôt songé à une reprise sculpturale du fameux Cri de Munch.-
Claire N
Invité« . Après tout, c’est une autre manière de les enfermer, de les circonscrire »
Oui tout à fait
Tosquelles et Oury ont finalement « accepté «
Ce « commerce « dans le sens de relations d’échanges entre Dubuffet et certains pensionnaires, ils avaient note que Pelletier avait déjà fait circuler dans le village des objets
En bois de sa facture
D’ailleurs d’autres activités que la production artistique étaient en lien avec l’extérieur
Oury avait exprimé une seule réserve : celle d’être très attentif à ce que la séparation du patient d’avec sa production ne lui soit pas défavorable
Mais effectivement là on touche plus à la situation matérielle de l’artiste
L’œuvre effectivement semble de toute manière hors de portée d’une récupération
La production de l’œuvre par contre peut être récupérée et c’est la que les contours du soin doivent etre clairement délimité je pense afin de ne pas verser dans tout le côté autoritaire que la médecine peut avoir :
– garantir le statut des fous en les murs
– s’emparer de l’art de manière thérapeutique
Enfin ce sont justes des pistes que j’essaie de débrouiller-
Emile Novis
Invité@Claire
Et tu essaies de faire ça avec certains de tes patients? Je veux dire que tu orientes certains patients atteints de troubles neurologiques graves vers l’art?-
Claire N
InvitéHum
Moi non
J’ai déjà reçu un dessin mais c’était « juste pour moi » fallait pas en faire autre chose selon la patiente , c’était un dauphin recopié
J’ai déjà reçu un tableau en cadeau d’une patiente qui peignait déjà elle voulait me faire plaisir
Un patient sculpteur continue à sculpter il fait des sculptures canons
Par contre en allant à l’hôpital de jour psy j’ai déjà vu des fresques qui m’ont touchée
En te répondant je pense que concrètement ceux qui ont déjà la pratique continuent si ils peuvent
Mais je ne prescrit pas d’ateliers thérapeutiques
C’est une façon plus fréquente en psychiatrie-
Oscar
InvitéJe me souviens de la réaction d’un plasticien (dans une association d’ateliers d’arts plastiques) où régulièrement on nous proposait la mise en place d’ateliers d’art thérapie.
Il détestait ça et disait non (non = évidemment que non). « Non, l’art est une névrose ». (en soi)
Parallèlement je me demande donc qui ‘préscrirait’ de la névrose ? Bien sûr donner les moyens, mettre à disposition du matériel, du temps, c’est autre chose. -
Claire N
Invité« donner les moyens, mettre à disposition du matériel, du temps »
Oui je crois que cela se situe à cet endroit
Et parfois le contact permet de découvrir un goût, une disposition ?
Cette histoire me fait penser à l’entreprise de Claude Ponti avec le Muz ( musée des enfants)
Le Muz
Des fois c’est pas de l’art – des fois sur certains dessins on s’arrête -
Carpentier
Invitéle musée des enfants?
un peu comme si la/les maladies, y compris la vieillesse (un peu, si si) – (re-)faisait de nous, vis a vis des autres, nous ramenait aux yeux de la société à ce que nous sommes/restons: juste un (grand) enfant?
– l’art brut et/ou l’art enfantin, l’art, quoi. -
Claire N
Invité« L’art quoi » – rire
Mais oui tu as raison -
Oscar
InvitéQue viennent faire les enfants là dedans ?
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Claire N
InvitéTa réflexion sur la mise à disposition des moyens
M’a convaincu ; l’expérience de Ponti m’a d’une certaine manière paru avoir quelques similitudes avec l’entreprise de Dubuffet dans la manière d’aller chercher des collections en dehors de leur lieux « légitimes « de production
Ainsi m’apparaît cet élément ( la situation de production) plus saillant que malade/ pas malade
Enfant / adulte
C’est une hypothèse bien entendu -
Carpentier
Invitéça t’a crispé quelque peu on dirait, un petit pas de souris et de côté et on sombre dans l’étonnement presque sidéré ?
allons allons
convoquons plutôt la zazie chanteuse vite fait et restons zen
Claude Ponti, l’auteur jeunesse préféré de beaucoup dans la littérature jeunesse
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Carpentier
Invitéet en plus il a mis plein de jaune
que demandent les sitistes? -
..Graindorge
InvitéDu bleu! Allez le bleu! Allez le bleu!
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Oscar
InvitéTu trouves ma question mal posée ? La réponse est pourtant éclairante. No problemo pour moi de juste lire en silence. Surtout si y a de la beauté !
Je vous laisse entre initiés, emoji clin d’œil. Emoji dé. Emoji arc en ciel. -
Claire N
Invité« juste lire en silence »
Ah non ! Hors de question qu’on se passe d’une des meilleures pisteuses de tableau du forum -
Carpentier
Invitélire en silence : D
me ramènerait plutôt à un ‘ hôpital ‘ (H) silence
ou à des lieux de culte, comme les bibliothèques : )
à des lieux que d’aucuns espèrent rendre sacrés quand le comportement des autres leur semblent inapproprié (le forum d’un auteur?)
Lorsque tu visites un musée en collectif, avec un groupe – dont le public, enfantin typiquement, est annoncé comme ‘ à capter/contenir ‘ au max d’emblée – tu portes un badge autocollant qui te donne un ‘ droit de parole ‘ ; garant.e d’un comportement supposé adéquat à l’environnement (?) si tu peux te sentir momentanément comme élu.e par une autorité institutionnelle, la redescente au réel te rhabille vite et te ramène au rang de commun des mortels: merci les mômes.
– Dernière visite en groupe avec des ‘ mômes ‘ ?
au fameux musée du quai Branly: l’expo zombies.
On s’est bien amusé. -
Carpentier
Inviténous, pendant la visite

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Emile Novis
Invité@Claire
Merci pour ta réponse.
@Oscar
Oui, mais la névrose n’est pas la psychose. A vrai dire je ne posais ma question dans le sens d’une prescription médicale de l’art, qui me paraît en effet étrange. Je voulais plutôt savoir si des malades pratiquaient l’art, et si certains médecins pouvaient encourager cela quand l’occasion se présente. -
Oscar
InvitéOui tout à fait, je faisais suite au message de Claire qui elle parlait de prescription.
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Oscar
InvitéPrescription + « atelier thérapeutique »
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Carpentier
Invitési je mate à la tablette, tranquille plutôt en intérieur donc, je peux le plus souvent présenter le tableau partagé à bout de bras (à 1 mètre, en gros) dans le métro, comme maintenant pour la dernière oeuvre partagée par ostros, c’est sur mon tél., écran à l’horizontal.
ps: pas pris le temps de chercher assez l’origine de l’illustration/peinture sur la couv du curé qu’on sait, qqn.e pour m’y aider peut-être?
Remerciant cette personne à l’avance, bonne journée à tous et toutes ici,
Carpentier-
Oscar
InvitéBerger et son troupeau devant l’église de Faÿ-lès-Nemours au soir
de Gaston-Ernest Marché (1864-1932) peintre, photographe (à confirmer, pas trop de temps)-
Carpentier
Invitémerci Oscar

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thierry
InvitéAh mon message ne passe pas. J’imagine que c’est à cause des liens. Comment faites-vous pour intégrer une image ?
Il s’agissait de ce message :
—————-
Cool ce topic.
J’étais passé à côté. Merci pour les quelques découvertes. Par contre, le génial Vallotton méritait mieux que mimosas en fleurs.
.
Même si je trouve son succès de ces dernières années amplement logique et que j’aimerais en partager des tas d’autres, je mettrai cette pièce de Nicolas Party histoire de rester dans le thème.
(lien)
.
Et
(lien)
Hockney, 1973 (On pourrait s’y tromper mais bien avant qu’il dessine à l’ipad )-
..Graindorge
InvitéAlors comment j’ai fait? Je suis allée sur Google j’ai écrit Edvart Munch tableaux, j’ai clique Droit sur le tableau choisi qui s’est retrouvé en plus grand à Droite de l’écran, cliqué Droit: insérer adresse: copier
Forum, Couleur jaune, au dessus du post où l’on écrit, il y a une frise , on va a IMG, une lucarne s’ouvre: coller et puis et puis et puis, la lucarne se vide françoisbegaudeau.fr te demande un titre, tu écris un mot, n’importe lequel et voilà! C’est Émile qui m’a aidé mais je m’étais perdue puis j’ai vu mon tableau à droite et j’ai tenté. Tu écris le titre du tableau dans ton message et Envoyer-
thierry
InvitéMerci bcp Graindorge. Je ne suis définitivement pas très doué avec tout ça.
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Oscar
InvitéEt si jamais, il y a un sujet Test où ça (m’) avait été très bien expliqué pas Lumencor / Cornemuse
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..Graindorge
InvitéAh bon? Ça me fait très plaisir: on est au moins 2
Crois-moi, si Graindorge y est arrivé, tous les espoirs sont permis
Nager c’est toujours plus difficile dans la tête que dans l’eau.
Pour ce truc, le plus dur: allumer l’ordinateur…
Dit-elle… 👀-
thierry
InvitéDonc je réessaye. Plus contemporain ici.

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thierry
InvitéNicolas Party / Trees / 2023.
Certainement pastel sec même s il fait un peu d’huile depuis qq temps
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thierry
Invitéet
.jpg)
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thierry
InvitéMatthew Wong / The Journey Home / 2017
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Emile Novis
InvitéJ’aime beaucoup. On en découvre tous les jours avec ce fil de discussion.
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Carpentier
InvitéPar contre, le génial Vallotton méritait mieux que mimosas en fleurs.
Paysage à Lagnes, 1921

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Emile Novis
InvitéC’est vraiment excellent, ce Valloton.
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graindorge
Invitéaaah oui!
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Oscar
InvitéHenri Matisse Sur Homme et Femme au salon d’automne de 1913.
« Vallotton, à un tableau qui, pour ne pas être voluptueux m’intéresse cependant par un certain grincement qui ne peut pas plaire, qui ne me plaît pas, mais qui ne me laisse pas indifférent. Il a dû vouloir représenter l’éternelle attirance l’éternelle lutte entre l’homme et la femme. » Novembre 1913 – Correspondance Matisse Camoin 1997.
Tout Matisse C. Gramont via Google. -
Carpentier
Invitéun autre Vallotton
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Carpentier
Invitél’omoplate saillant, la porte dérobée et puis toujours ce travail sur les tissus
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..Graindorge
InvitéJ’aime « trees »
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graindorge
Invité« Flâner » Ahmed Zerib
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graindorge
InvitéFlâner de Ahmed Zerib
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Carpentier
InvitéHans Hartung, T 1949-22, musée de Grenoble

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Carpentier
InvitéT 1963 – R6, H. Hartung

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Carpentier
InvitéT 1938 – 31

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graindorge
InvitéTarsila Do Amaral peintre brésilienne

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Carpentier
Invitéj’aime bien ton partage brésilien, il m’attire, il m’intrigue et réchauffe: faussement naïf, avec son jeu de couleurs et de formes rondes et pleines, amical, il m’apaise.
Si j’avais un cabinet médical ou de psy, c’est ça, je crois, que je partagerais avec ma patientèle.
Ouais.-
Carpentier
InvitéJe m’aperçois, grâce à ce sujet, que je préfère de loin des productions lugubres
– comme dit ici par exemple à la suite d’un choix de partages sans doute plus sombre que l’original (des mimosas éteints, j’aurais dû chercher mieux)
lugubres ou zarbi (cf. le R6 de Hartung par exemple) des productions étranges ou joueuses un peu, plutôt que des représentations morbides, pré-cadaveriques ou flippantes de visages et formes humaines évoquant certains aspects dits monstrueux (lyncheennes quoi)
Ainsi, le fameux art brut, intéressant puisqu’existant, ne me passionne guère.
Sur ce plan, Tarsila Do Amaral, sans doute plus malicieuse que je l’imagine, sait donc me parler et me seduire: et si sa créature/cheminée (?) se retournait et m’effrayait?
et bien j’espère que j’en rirais de gêne et de m’être trompée.-
Oscar
Invité
Autoportrait – Tarsila do Amaral-
Carpentier
Invitéoh, la dame se maquille comme ça car elle est triste de pas avoir les yeux vairon
– oui, possible ou elle a été interrompue en cours de maquillage et, revenant à la tâche, elle s’est trompée de couleur de fard pour l’autre paupiere.
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..Graindorge
Invité« et si sa créature/cheminée (?) se retournait et m’effrayait? » You may say l’m a dreamer but i’m not the only one… Imaginons le meilleur
Bonne idée la salle d’attente: il y a de quoi s’occuper à couper les cheveux en 4 en attendant son tour-
Carpentier
InvitéImaginons le meilleur
oh oui, surtout devant les autoportraits d’Utermohlen ou encore le Nedjar
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..Graindorge
InvitéPour une salle d’attente d’un psy, non , voyons!
Tarsila c’est très bien
Rappel: malgré le titre de ce fil, couleur jaune,
toutes les couleurs sont bienvenues. Pour ne pas avoir à ouvrir un fil par couleur.
Et comme on est jamais mieux servi que par soi-même, après le boulot, je chercherai un tableau bleu-
Carpentier
InvitéPour une salle d’attente d’un psy, non , voyons!
🤣
même pour y exercer son empathie?
c’était une blague , ’ voyons! ’
Ces partages, perso, m’apparaissent, en effet, très dispensables.
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..Graindorge
InvitéMichel Pastoureau n’aime pas le violet.
https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/audio/p23067040/michel-pastoureau-n-aime-pas-le-violet
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graindorge
InvitéMr Michel Pastoureau Les couleurs de nos souvenirs
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Emile Novis
InvitéReste avec nous Oscar.
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Giorgio Morandi, Nature morte, 1960.

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Oscar
InvitéJe pense aux natures mortes de Roger Mühl

Aussi, les bleus intenses et chauds de ses paysages provençaux.-
Emile Novis
InvitéMerci Oscar. Le bleu n’est pas vraiment la couleur première à laquelle je m’attends quand je regarde un paysage provençal. J’ai regardé et c’est très bien.
Sur cette nature morte, j’ai l’impression qu’il y a un relief. Si c’est le cas, c’est bien lui qui fait la profondeur du tableau – qui fait « tenir » le tableau.
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Le mot « galerie » est un ajout de l’image internet? Je n’ai trouvé que ça sur Google.-
Oscar
InvitéOui tu as raison c’est une peinture à l’impasto (empâtement).
La toile provient d’une galerie d’où le logo (on ne voit pas entièrement, c’est bien ça évite la pub. Question peut-être de copyright aussi à terme dans ce sujet (?)
.
Chez Morandi, tout est très homogène, et je me demande si une chose prime dans la « tenue » : Sujet, forme, couleur, aspect sériel, ou si tout est au même niveau ?-
Claire N
Invité« empasto »
Je connaissais pas , merci
Il y a pour moi aussi une impression de profondeur, comme une rivière sous terrain qui circule en arrière plan , j’hallucine ses sinuosités et les parois d’une grotte
Du coup ça me « situe « aussi la nature morte en profondeur : sous terre -
Emile Novis
Invité@Oscar
J’ai l’impression que tout est au même niveau, comme s’il n’y avait rien à voir de particulier. Et pourtant ça se laisse regarder.-
Emile Novis
Invitéps: le tableau de Morandi, par son homogénéité, comme tu dis, me fait penser au « il y a » de CUM. La mule.
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graindorge
Invité
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graindorge
InvitéYves Klein
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Carpentier
Invitébeurk
on dirait ce qu’a laissé le pote de mon cousin cette nuit sur la digue de malo avant d’aller faire le chahut de minuit
le sien était plus jaune-orange en revanche-
graindorge
InvitéRire
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Carpentier
InvitéBenedetta Cappa, le grand x, 1930

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Carpentier
InvitéSynthesis of overland communications, 1933, Benedetta Cappa

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graindorge
InvitéTarsila do Amaral » A boneca » 1928

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Carpentier
Invitécomme déjà dit, j’aime beaucoup le travail de Tarsila, chaud et ludique
géométrique aussi mais doux, je suis fan-
Carpentier
InvitéCarnival in Madureira

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graindorge
Invité« grey circle » Vassily Kandinsky

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Carpentier
Invitéouh laaaaa ça pique de partout là
aïe aïe aïe
ouille
je préfère, de loin, Hans Hartung-
graindorge
Invitéalors regarde ceux qui te plaisent. On est pas là pour souffrir, voyons, juste s’amuser
j’aime bien les Benedetta Cappa
Hans Hatchoum, il est où çui là? Ok, j’ai vu
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graindorge
Invité« Rochers » Paul Sérusier

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Ostros
InvitéDécouverte de William M. Chase, merci Oscar, j’adore l’effet que me font ces couleurs et ce détail des paysages et des intérieurs. Moins la dispositions trop réfléchie, ou plutôt trop visible, des corps pour orgnaniser la compositions du tableau.

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Ostros
Invité
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Ostros
InvitéIl restitue bien comment le degré de luminosité et les variations de températures affectent les couleurs des éléments et même je dirais quelque chose de l’ordre des émotion de l’oeil – qu’on a déjà vécu – face à ces couleurs.
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graindorge
InvitéWilliam Merrit Chase
j’aime bien aussi lorsqu’il n’y a personne. Juste le paysage
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Ostros
InvitéAh oui cest très parlant
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graindorge
Invité« burrinho correndo » Anita Malfatti

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graindorge
Invité« O outro lado » Anita Malfatti
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Carpentier
InvitéBleu III, 1961 Joan Miro

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Carpentier
InvitéBleu I

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Carpentier
Invitébleu III
allpaintingsstore.com/Art.nsf/O/8XYBVM/$File/Joan-Miro-Blue-II.JPG
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Carpentier
InvitéJoan donc
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Claire N
InvitéJ’aime bien la « nervure « qui traverse le tableau
Et aussi cette impression de transparence du bleu; ça le rend pour moi un peu « organique « comme un pétale , une feuille ou de la peau-
Claire N
Invité* bleu 1
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Carpentier
Invitéorganique oui, sans aucun doute
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Claire N
InvitéAh tu me rassures d’une certaine manière
Ce n’est pas une hallucination, c’est très agréable
De voir à plusieurs une chose qui semble si tenue, si fugace : ça lui donne un peu « magiquement « un coup de réalité
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Carpentier
Invitéoù on voit l’importance du choix de liens de partages, Miro a, je crois bien, un bleu à lui qu’il décline avec des jeux d’autres couleurs et de formes qui, eux, varient
moins son bleu
ce qui ne rend pas tel ici-
Carpentier
Invitéles 3 en bleu

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Carpentier
Invité1920, nature morte aux raisins, Joan Miro –
Comme l’impression que peu de corbeilles, de nature morte sans ce fruit qu’est le raisin, non?/https%3A%2F%2Fekladata.com%2Fnz3eSLwsoTe4CzTSNaeOSj6vfZg.jpg)
J’écoutais hier une chroniqueuse télé citer Kundera disant sur l’importance de l’oeil et la peinture pour écrire tandis qu’elle recevait Foenkinos pour son dernier.
Il y aurait consensus apparent sur la prévalence de l’observation, du voir, pour envisager d’écrire un bouquin.
Ah, intéressant.
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Kenyle
Invité -
graindorge
Invité« La Pie » Monet

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Carpentier
Invitéça ça claque
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graindorge
Invitécontente que ce tableau te plaise chère Carpentina: une envie de neige
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Kenyle
Invité-
graindorge
Invitéouh! l’eau doit être à moins quelque chose! Magnifique! Vite, l’écharpe, les gants, le bonnet et allons de ce pas prendre un bon chocolat chaud en admirant le paysage! Merci Kenyle!
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Kenyle
InvitéMerci à toi Grandorge, pas mal de découverte sur ce beau topic.
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Carpentier
Invitémoi, Carpentier:
suffisante princesseupload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/70/Diego_Rodriguez_de_Silva_y_Vel%C3%A1zquez_-_Infanta_Margarita_Teresa_in_a_Blue_Dress_-_Google_Art_Project.jpg/260px-Diego_Rodriguez_de_Silva_y_Vel%C3%A1zquez_-_Infanta_Margarita_Teresa_in_a_Blue_Dress_-_Google_Art_Project.jpg

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Carpentier
Invitémoi, Carpentier:
suffisante princesse-
..Graindorge
Invité???
Dr Jekyll et mister Hyde t’a condamné à un ou 2 posts par jour ou quoi?
OK, je ne m’en mêle pas.
Continuons à jouer avec ou sans le faf de récré, à chat perché, à cache-cache, au ballon prisonnier, au fermier dans son pré ohé ohé sinon je continuerai à jouer toute seule à la marelle qui va de la terre jusqu’au ciel et si je vois le faf 19/20, bim, un petit caillou sur sa « merda nel naso »-
Carpentier
Invitéauto régulation en fonction de mon propre intérêt à, plutôt
en espérant que le doux sobriquet qui me plu peu, la soliloqueuse, il se le soit fourré au cul
du bleu façon Nicky-
graindorge
Invitéjoie inexplicable de te retrouver. Je comprends pas tout mais je comprends que je vous aime tous les 2. Que je ne comprends pas toujours vos chamailleries en Off mais je suis persuadée que vous vous aimez d’amour et moi je vous aime d’amour. Ça restera virtuel comme l’amour que je porte à Rimbaud, à Bernanos, à Calvino, à Sarraute. Tes partages géniaux en musique me manquent. Beaucoup.
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graindorge
Invité
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Carpentier
InvitéC’est marrant parce que, régulièrement, en découvrant certains partages de tableaux, j’ai comme l’impression que je vais pouvoir en ouvrir la boîte de gâteaux ou de chocolats.
Il est beau aussi ce dernier, tu le situes stp?-
Ostros
InvitéJ’aime bcp celui là aussi.
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..Graindorge
Invité« Terrasse du café le soir, Place du forum, Arles » 1888
Vincent van Gogh-
Carpentier
Invitéaaaah Vincent.
Vais pouvoir commencer leur à Brest ce week-end.
Y a-t-il un ‘ terrasse du café le soir à Brest ‘ de Van Gogh?
Ce serait marrant, et ainsi on imaginerait mieux leur prochain ; )-
Carpentier
InvitéDe 1886, je partage Le moulin de Blute-fin
– avec le café, une gaufre sèche? ( ma grand mère maternelle était assez fan des moulins des Flandres)
Vincent est le peintre du quotidien et, comme tu le disais bien, on a son roman de pas bien riche en suivant ses toiles.upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/3/3f/Vincent_van_Gogh_-_Le_Moulin_de_blute-fin%281886%29.jpg/886px-Vincent_van_Gogh_-_Le_Moulin_de_blute-fin%281886%29.jpg

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Carpentier
Invitéfan de ce roof top sur moulin : D
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Carpentier
Invitéet à propos des derniers coups de pinceaux de Vincent
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..Graindorge
InvitéUne bonne tête de boutiquier ce Vounter van der Veen. La même tête qui l’aurait laissé crever le Vincent pour maintenant nous faire de la littérature avec les mots vendeurs: « secret » Histoire et tutti cuanti avec en prime les images et la zizique qui va avec. Dieu reconnaît les siens au 1er coup d’œil
Rester 1h devant la terrasse à Arles, suffit largement à mon contentement
Merci Carpentina-
Carpentier
InvitéTu me remercies ’ quand même ’ ? : D
Hier soir, sur la 5 (télé) il y avait une émission que je n’ai pas retrouvé à partager en podcast ce matin (compte à créer, ça me casse les burnes que je n’ai pas.)
Voilà pourquoi l’émission empesée de ce matin (mille excuses).
C’était un chouïa plus digeste hier sur la 5 et c’est l’initiative de Van Gogh à créer/proposer une communauté d’artistes lorsqu’il est arrivé à Arles qui m’a intéressée.
Gauguin avait promis de l’y rejoindre, il a tardé à l’acter et Vincent a decompensé pour une première là-bas si j’ai bien compris: en se coupant une oreille oui, je crois qu’on peu parler de décompensation à minima.
Gauguin l’exortait à passer le cap de peindre le réel, à le délirer, quoi
et pour Van Gogh, délirer le réel n’a pas matché en vrai.
Pauvre Vincent.-
..Graindorge
InvitéJe me suis instruit aux cours gratuits
de la grande université de la misère !
écrit-il à Théo en 1880 et des poussières
Oui je te dis merci car dans la vidéo j’ai vu du
Vincent et j’aime bien la jeune fille en blanc
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Carpentier
Invité1882, jeune fille en blanc dans les bois
avec Vincent, il y a matière
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Kenyle
Invité -
..Graindorge
InvitéBeau tableau de van Gogh. J’ignorais qu’il pouvait y avoir des terrasses! Eh oui il était » pas bien riche » notre Vincent! À cause de ces vautours qui n’ ont pas levé le petit doigt jusqu’à l’annonce de sa mort et là les prix se sont envolés… l’art des marchands!
Et merci encore Kenyle pour cette découverte: Franz Marc: une merveille. J’ai jeté un œil sur d’autres tableaux, j’y jetterai les 2, dimanche -
Emile Novis
InvitéVallotton, Coucher de soleil.
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Carpentier
InvitéBien beau
Et ci-dessous, la seine aux Andelys, 1924
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Emile Novis
InvitéJoli. J’ai remarqué que souvent, dans les paysages des tableaux de Vallotton, l’horizon est très haut. On est enclavé. Les couchers de soleil font exception.
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Carpentier
Invitéta remarque m’a fait quelque peu cogiter
il y a toute une série de paysage ou chemin sous la pluie avec parfois des échappées
comme ici
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Carpentier
Invitéou encore ici (1914)

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graindorge
Invitébeaux cadeaux
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graindorge
Invité« Morning sun in an empty room » Edward Hopper

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graindorge
InvitéEdward Hopper « Hollydays » Titre inventé car pas trouvé.

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Carpentier
Invitéallez: retour à la matière
avec ici, Van Gogh, qui centre et cadre son sujet plein centre – vla l’culot –
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..Graindorge
InvitéAh qu’il est beau! Immense Vincent!
Et cet arbre: mieux que l’église ou la mairie ramenée au centre du village. Là c’est au centre de la vie! -
Carpentier
Invitéle ginkgo de Joss Blanchard
arbre sur lequel se termine le texte Tonnerre d’À Brest
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Carpentier
Invité* le très documenté texte ‘ En l’état ‘ pardon, p. 56.
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graindorge
Invitéça fait très plaisir!
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..Graindorge
InvitéCe « ça fait très plaisir » c’était pour le ginkgo mais tu l’as compris. Je suis allée voir le travail créatif de Joss Blanchard.
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graindorge
InvitéLa baie de Trégastel -1917 Félix Vallotton

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Younès
InvitéJe vois que ça discute pas mal et que ça dit des choses passionnantes ici, merci à vous !
À ce propos, vous avez des ressources (essentiellement des livres) sur l’histoire de l’art en général pour un néophyte de mon espèce ? 😉-
Emile Novis
Invité@Younès
E. H Gombrich, Histoire de l’art, aux éditions Phaidon (environ 40 euros, donc assez cher). Livre excellent, qui couvre toutes les grandes périodes de l’histoire de l’art (essentiellement peinture, sculpture, architecture). Voici un extrait sur l’art chinois:
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« Les artistes chinois n’allaient pas esquisser en plein air « sur le motif ». Ils apprenaient leur art par une méthode de méditation et de concentration qui peut nous sembler étrange, étudiant l’œuvre des maîtres passés plutôt que la nature, s’exerçant successivement à « peindre un pin », « peindre un rocher », « peindre un nuage ». Ce n’est qu’après avoir ainsi acquis une maîtrise technique qu’ils interrogeaient directement la nature pour essayer de saisir l’expression du paysage. Rentrés chez eux, ils s’efforçaient de rendre cette expression en combinant des images de pins, de rochers et de nuages, un peu comme le fait un poète en combinant les images qui lui sont venues à l’esprit au cours d’une flânerie. L’ambition des maîtres chinois était d’acquérir dans le maniement de l’encre et du pinceau une aisance telle qu’ils fussent à même de fixer leur vision dans toute la fraîcheur de l’inspiration. Souvent, un paysage et une courte poésie voisinent sur le même rouleau de soie. Les chinois considèrent comme enfantin de comparer les détails d’une peinture à leur équivalent dans la réalité. Ce qu’ils recherchent plutôt, c’est l’expression de l’émotion de l’artiste ».
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Paysage après la pluie, attribué à Kao K’o-Kong, vers 1250-1300, rouleau suspendu, encre et couleur sur soie.
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Younès
InvitéSuper, merci beaucoup ! La page que vous nous avez partagé est passionnante, avec un style accessible et très soigné !
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..Graindorge
InvitéMerci Émile
Le grand peintre Guo Xi, du XIe siècle: « nombre de tableaux sont là pour être regardés, mais les meilleurs sont ceux qui offrent l’espace médiumnique pour qu’on puisse y séjourner indéfiniment » ?-
Emile Novis
Invité@Graindorge
J’aime beaucoup cette phrase. Séjourner dans une œuvre, comme si l’œuvre était un lieu. Oui, c’est bien l’effet que me fait une œuvre belle, qu’on peut regarder longtemps précisément parce qu’elle est belle. Et la mention de la durée indéfinie du séjour en question me paraît essentielle. C’est d’ailleurs un critère subjectif pour moi quand je regarde une peinture : quand je sens que je pourrais la regarder indéfiniment, c’est que c’est bon. Par exemple je ne peux pas regarder Dali bien longtemps, c’est donc que ça ne me plaît pas, ce n’est pas pour moi.
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La seule chose qui fait que je ne la regarde pas indéfiniment, c’est mon incapacité à tenir en place pendant plusieurs heures devant une œuvre silencieuse. Nous avions parlé, dans un autre sujet, du chatouillement et de la démangeaison que provoque la beauté d’une œuvre quand on se tient devant elle : l’incapacité à tenir la distance nécessaire trop longtemps parce que notre désir ne se contente pas de regarder, mais il veut aussi manger. La béatitude, dit Weil, consisterait dans le fait que regarder et manger soient la même chose. Dans notre existence, ces deux tendances sont quasiment toujours contradictoires. Si je mange je ne regarde plus. Si je regarde je ne mange pas. Or le désir veut les deux, en même temps.
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Paysage après la pluie, selon moi, pourrait être regardé indéfiniment – en tout cas désirerait le regarder indéfiniment, sans pouvoir le faire. On pourrait y séjourner longtemps., et on y revient. C’est donc que ça me plaît.
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Quant à ton point d’interrogation, je suppose que c’est une faute de frappe. Car je ne vois pas de question dans ton message, mais une remarque qui complète ce qui est dit plus haut.-
..Graindorge
InvitéÉmile
Oublié d’effacer le point d’interrogation
L’expression » manger des yeux » traduit un désir avide, encore pire » dévorer des yeux » une personne ou la vitrine d’une boulangerie pour un.e affamé.e.
Et pourtant oui, pour ce qui est de l’âme, sa nourriture passe aussi par les yeux. Devant ce qui la nourrit, elle tarde à être rassasiée ; étant éternelle, elle nous fait » séjourner indéfiniment » dans cette source de plénitude dont on gardera l’empreinte bien plus qu’un souvenir.
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Carpentier
InvitéSonia Delaunay, femme, 1913
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Carpentier
InvitéRobert Delaunay, autoportrait 1906 – après avoir vu une expo sur le fauvisme si je comprends bien; il a 21 ans

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graindorge
InvitéHier, vendredi 7, trouvé à la bibliothèque universitaire, un livre énorme, comme un dictionnaire illustré: « Grandes mujeres artistas ». À consulter sur place. C’est pas plus mal, au vu,et senti surtout, de son poids. J’ai passé deux heures à le feuilleter. Plein de noms inconnus comme celle-ci.
Helene Schjerfbeck (: /he.lɛːn ʃærv.bek/), née Helena Sofia Schjerfbeck le 10 juillet 1862 à Helsinki et morte le 23 janvier 1946 à Saltsjöbaden

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graindorge
InvitéLa nature morte, coite « Les oirnons rouges » racontée par Éric Mathieu. joli moment
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graindorge
Invité*oignons
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Emile Novis
InvitéGeorges Braque, La roche Guyon, Le château, 1909.
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Carpentier
Invitéputain, ça cale grave.
Rendre en volume un entrelacs pareil, je suis clouée devant.
Merci.-
Claire N
InvitéOui , merci Emile
Et merci Carpentier pour le Ginko poste plus haut
Et l’impression de vertige que procure sa cime -
Emile Novis
Invité@Carpentier
Oui, Braque me semble peindre à partir de problème contradictoire qu’il se donne à lui-même.
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@Claire
Je te rejoins sur le Ginko; que je ne connaissais pas. Merci également.
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graindorge
Invitéje reviens à Vincent. Rien sur les murs d’habitude mais j’ai fait une exception: une litho de ce tableau : j’y séjourne de temps en temps. Vu hier Vincent et Théo avec Tim Roth et Paul Rhys. Bien aimé.
« Je peux vivre sans Dieu, je ne peux pas vivre sans peindre »
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Carpentier
InvitéVincent au ras du bulbe: on aime.
Je me note de penser à revenir à Amsterdam, n’y suis allée qu’une fois, 3 jours, enceinte de notre Fils, pour fêter l’an 1990 – et sans passer au musée éponyme.
Fugain le chante, on est donc pourtant prévenu: pas le temps de tout faire en une vie; pfff relou.Ci-dessous, Kundera Milan peintre, dessinateur aussi, pour habiller les murs de chez lui puis, avec les dessins plutôt, pour ses couv de bouquins

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Carpentier
InvitéJe redécouvre tranquillement les œuvres partagées par François Begaudeau dans son Antimanuel de Littérature, Ed. Bréal, 2008 – juste ouf.
Il y balaie beaucoup de formes et œuvres artistiques diverses (cf. post du jour dans ‘ Photographie) et cet ouvrage peut, à l’aise, être référencé dans la littérature sur l’Art.
Ainsi, parce que Van Gogh – même si j’ai hésité à le poster en réponse au Schjerfbeck, dont l’enfant concentré me touche et m’effraie à la fois, je dois l’avouer – voici
Portrait de Camille Roulin (1888), un des membres d’une famille dont Vincent a réalisé les portraits durant sa période arlésienne-
Carpentier
Invité-
Carpentier
Invitéhum

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Carpentier
Invitép.63, l’Antimanuel de littérature
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Carpentier
Invitéah quand même !
il a bon dos le tympan endommagé
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Graindorge
InvitéEtienne Gaudet Les citrons

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Carpentier
Invitéça j’aime beaucoup
ça m’amuse en plus
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Graindorge
Invitéj’aime ça aussi.
Natasha Miller
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Graindorge
Invité« The re-appearing Act » Natasha Miller
Et j’aime bien sa tête à cette artiste
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Graindorge
Invité« Natasha est une artiste peintre autodidacte qui vit et travaille sur l’île de la Baie de Fundy, située sur la côte est canadienne. Cette région autochtone, encore sauvage et essentiellement axée sur la pêche, est baignée de grandes marées ce qui influe sur le caractère constamment changeant des paysages côtiers. Cette nature indomptée associée à l’histoire de l’île touche profondément l’artiste. Chacune de ses peintures est unique même si, parfois, le sujet représenté est similaire – les scènes peintes correspondant à un fragment de mémoire de l’artiste dont l’esprit interprète le paysage comme un assemblage de lieux visités ou rêvés –. Refusant l’abondance de détails et le superflu, Natasha veut offrir au spectateur un cadre sobre et apaisant que chacun peut s’approprier et, ainsi, enrichir de son interprétation personnelle.
« Il est facile d’être inspirée là où j’habite, avec ces îles, ces bateaux, ces oiseaux. Les hivers sont durs, de quoi rester devant la cheminée. La peinture est le remède parfait. » »
Allez un dernier pour aller bien dormir. Merci Natasha

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Carpentier
Invitéc’est une peinture?
j’ai des photos de la rivière Allier qui sont pas loin de rendre quelques effets similaires, marrant.
Beau boulot surtout, si c’est peint (je suis impressionnée)
La rivière Allier est un peu plus tourmentée, en particulier lorsque des beaux et belles gosses s’y éprouvent l’été pour l’ironman-
Graindorge
InvitéEh oui Carpentina, ce sont des peintures et en plus d’une artiste-peintre AUTO-DIDACTE
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Carpentier
Invitéà notre série hommage au soleil (un peu plus haut sur cette page) j’ajoute :
Maurice Denis, son
Tâches de soleil sur la terrasse, 1890
qui illustre une des chouettes pages de l’Antimanuel de Littérature de qui on sait (p.31)
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Carpentier
InvitéFenêtre ouverte à Collioure, Henri Matisse, 1905

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Graindorge
InvitéSalvatore Mangione detto Salvo
« work by »
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Carpentier
Invitéça claque aussi ton partage chaud
Le Denis est plus complexe à réceptionner: Tâches de soleil sur la terrasse, où donc commence la terrasse?
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Graindorge
InvitéUn petit séjour cez Toko Shinoda » Arrived Wind B »

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Graindorge
Invité*Chez
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Graindorge
Invité« Joyfull Mountain » Paul klee

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Carpentier
Invitéjoli casse tête : )
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Carpentier
Invité1824, Francisco de Goya, combat de taureaux

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Graindorge
Invité« BLEUs » Pierre Soulages

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Carpentier
InvitéL’ami Picabia a fait cela aussi (surréalisme, dadaïsme.. )

Fascinant cet artiste, à mon humble avis -
Carpentier
Invitéallez, un peu d’art de la street, gros (#jesuisunebobo)

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Graindorge
Invitéj’aime bien le street art aussi, là c’est la peinture hyperréaliste. Ça me fascine
Tjalf Sparnaay-Pays-Bas

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Kenyle
Invité -
Kenyle
Invité -
Kenyle
Invité-
Kenyle
Invité-
Oscar
Invité
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..Graindorge
InvitéArt et Capitalisme. Annie Le Brun
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Kenyle
Invité-
François Bégaudeau
Maître des cléscette histoire, deux versions puis le portrait, dit beaucoup de Manet
et puis la version 2-
Kenyle
Invité-
François Bégaudeau
Maître des clésce texte ne pose pas la question simple et suffisante : que comprendrait de ce tableau un oeil qui ne connait pas rochefort, ni le détail de sa mésaventure?
que verrait-il?
que voit-il?
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Kenyle
Invité-
Oscar
Invité-
Kenyle
InvitéBeau soulier madame
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Carpentier
InvitéLéon Lhermitte, les halles

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Carpentier
InvitéFernand Pelez, 1888, Les saltimbanques

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François Bégaudeau
Maître des clésne charge pas trop, léon
on ne voit plus rien-
Carpentier
Invitéet on était presqu’autant devant : D
– marrant que tu dises cela, au petit palais, on s’est amusé à repérer les sujets non humains qui figurent dans le tableau de Léon, et ça bossait forcément.
Elle fait révolution à elle seule cette oeuvre dans sa salle, faut voir ça
Notre pref: la dame de dos chargée de sa malle d’osier coffre à volailles qui en tient, une comme pour s’équilibrer dans la main droite.
Belle énergie, comme dirait l’autre.-
nefa
InvitéCarpentier, tu travailles avec les enfants ?
Je l’imagine :
Tu baignes dans le chaos.
35 heures par semaines (peut-être plus).
Et comme tu n’es pas prof, tu fais avec ça.
Et ton rôle consiste peut-être à anticiper les accidents.
A l’affut du moindre signe.
T’es complètement rodé.
Ton métier t’as structuré.
Du coup je ne suis pas étonné.
Tu emmènes ce tableau.
Légère.
Tu vois tout.
Sans qu’il soit question de vie ou de mort – ou d’entaille au niveau de cuir chevelu.
Des vacances, quoi.
François, lui, l’est cruellement, structuré.
Très calme compatible.
Très fille.
Il a même ce petit coté lesbienne, François.
Fille qui aime les filles qui aiment les filles.
Alors ce tableau qui n’est pas juste bruyant, qui est aussi profus, comme si le démiurge (un mec) était intervenu…-
Carpentier
Invitédans le train retour sur Paris, je découvre tes lignes, qui m’intriguent, je les trouve jolies et les relis:
pour François,Fille qui aime les filles qui aiment les filles.
sauf Fourest et Despentes ; )
enfin, l’aime pas leur style enfin, le fait qu’il soit déguisé et pas si lisible de beaucoup enfin, pas dit comme de droite, quoi.
Merci de t’être arreté.e ici, après le partage de ce Lhermitte.
Vrai que dans ce topic, il détonne quelque peu,
tant pis.-
Carpentier
InvitéFrançois, lui, l’est cruellement, structuré.
Très calme compatible.autrement dit:
merci de ne pas me laisser m’illusionner ; ) -
Carpentier
Invitéje viens de voir
Nico en vrai sur blanche neige,
une pastille humour où la pauvre est au bout du rouleauà force de faire attention à tout,
je ris
enfin,
bref
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Kenyle
Invité -
Kenyle
Invité-
Kenyle
Invité-
Oscar
Invité -
Claire N
InvitéMerci Kenyle
Ce tableau me fascine
cette source suspendue dans la montagne
Juste à flan
L’arrière plan calme
Et surtout cette lumière céleste juste au point jaillissant – on dirait un miracle-
Kenyle
Invité
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Carpentier
Invitéles tours de Laon, Robert Delaunay

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Carpentier
InvitéEmile C.J.Loubon, Le retour du troupeau
-loubon-le-retour-du-troupeau.jpg)
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..Graindorge
InvitéOrdinateur en panne. Un câble extérieur va être changé la semaine prochaîne alors depuis le téléphone intelligent:
William Turner: ballade de 35mn dans une galerie virtuelle.
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..Graindorge
InvitéEugène Boudin, le maître de la touche
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Carpentier
Invité^^^ oh oh, ia de la belle contrepèterie possible par ici ^^^ 🤣
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Carpentier
InvitéBoudin maître de Monet, raconte-t-on surtout.
Et la sémillante Ambre Chalumeau devrait en faire ses choux gras puisqu’une expo parisienne s’en gave actuellement.
– ‘ sémillante‘ est-ce bien le qualificatif choisi par l’auteur du ‘ Psychologies ‘ qu’on sait pour parler d’elle?
Je lui attribue de mémoire, empathique, et reprendrai dans tous les cas, enjouée et studieuse, le dit-bouquin dès ce soir.-
Carpentier
InvitéAh bon? De la contrepèterie?
avec Boudin maître de, touche, bouche, benh voui
niveau débutant certes, mais moi ça me fait quand même déjà marrerIl n’empêche que, son Psychologies de nouveau en mains, j’ai retrouvé le passage Chalumeau:
… / Cette sémillante fille d ‘un écrivain-journaliste parisien y promeut brillamment des livres, films, expos, chanteuses de rap électro dont la qualité minimale et suffisante est d’appartenir à la confrérie ou consoeurie transnationale du cool.
Lorsque les artistes mentionnés sont morts, ou n’étaient pas super cool de leur vivant, la chroniqueuse prénommée Ambre a le chic pour les coolifier./ … Y a rien qui va, p. 111, 112et s’ensuit le chalumesque ‘ en fait, si on regarde bien ‘ …. et quelques lignes sur le chroniqueur mode du Quotidien qu’on sait (et qu’on regarde, comme aussi on sait)
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..Graindorge
InvitéAh bon? De la contrepèterie? Décidément, j’ai bien fait de sortir de ma grotte…
Ici Eugène Boudin: la voie de la modernité. Oui, on y lit qu’il a contribué à entraîner Monet dans cette voie.
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Carpentier
InvitéCharles Paulin François Matet, je cherchais son paysan aveyronnais,
mon 3e coup de coeur, mais apparemment pas en ligne, cette main déjà donne une idée de son travail:

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Graindorge
InvitéIgor Shipilin

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Graindorge
InvitéIgor shipilin
j’en reprends
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Graindorge
InvitéDusk on the beach par Bruce Crane

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Carpentier
Invitéjardins d’orangers à Cagnes, Félix Vallotton

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Oscar
Invité -
Carpentier
InvitéBasquiat,.1932, Skull

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Kenyle – job dateur professional
Invité-
Carpentier
InvitéDe chez Korovin.e, moi j’aime ça

C’est que c’est quand même quelque chose cette place de la Bastille
Y compris quand on passe dessous en péniche
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Kenyle – job dateur professional
Invité-
Carpentier
InvitéCe ciel tourmenté de Courbet est très étouffant
Et cette mer, immense en effet, me fait l’effet d’être bloquée, en prison
Ce tableau ne me fait aucun bien, mince alors-
Oscar
Invité-
Kenyle – job dateur professional
Invité-
Oscar
InvitéSuisse, Albert Anker
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Oscar
Invité
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Oscar
Invité
Hark ! The Lark – Winslow Homer-
François Bégaudeau
Maître des cléselles sont bien jolies ces paysannes
trop-
Oscar
InvitéLe ciel seulement. Pour Carpentier
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François Bégaudeau
Maître des clésd’accord
un peu joli aussi ce ciel
mais d’accord
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Kenyle – job dateur professional
Invité
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Graindorge
Invitéian Ibarguren Gauthier (Uruguay)
« Seul »
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Kenyle – job dateur professional
Invité
Bergbach bei Champéry – Ferdinand Hodler – 1916-
Kenyle – job dateur professional
Invité -
Kenyle – job dateur professional
Invité -
Kenyle – job dateur professional
Invité -
Kenyle – job dateur professional
Invité -
Kenyle – job dateur professional
Invité
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Oscar
Invité -
Carpentier
InvitéKorovine, 1913, La peche
(merci pour Constantin, je me balade dans son travail commencé,.dit la légende. à 14h à l’école de Moscou)

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Carpentier
Invité* à 14 h et à 14 ans
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Oscar
Invité -
Graindorge
InvitéAntonio Andivero, peintre uruguayen
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..Graindorge
InvitéJe mets ici des peintres qui peignent avec la bouche ou le pied. Ces artistes m’ont toujours fascinée. Chapeau bas
https://www.apbp.fr/les-artistes?srsltid=AfmBOorar4OmAeJhSXRxcCIFOpuSon6fJU83i_hCKU-sXes6Ub3D3YdJ
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Stéphanie
InvitéDepuis mon plus jeune âge, je considère mon pied comme ma main ; merci Graindorge pour la découverte.
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-
Oscar
Invité -
Oscar
Invité-
Emile Novis
InvitéMerci Oscar.
Un corps libéré, oui, et improductif aussi. Il est même presque libéré de sa forme humaine à mes yeux.-
Oscar
InvitéOui ! Fusion des formes. Pour moi rappel des pans de murs souples
Maison – Gustave Buchet
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Oscar
Invité -
Graindorge
Invité“The place where the dark Mourne
Sweeps down to the sea » William Percy French.
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Oscar
Invité-
Emile Novis
InvitéTableau qui me fait penser à ce texte de Freud dans Introduction à la psychanalyse:
–
« Le sommeil est un état dans lequel le dormeur ne veut rien savoir du monde extérieur, dans lequel son intérêt se trouve tout à fait détaché de ce monde. C’est en me retirant du monde extérieur et en me prémunissant contre les excitations qui en viennent, que je me plonge dans le sommeil. Je m’endors encore lorsque je suis fatigué par ce monde et ses excitations. En m’endormant, je dis au monde extérieur : laisse-moi en repos, car je veux dormir ».-
Oscar
Invité
Le Sommeil – Pierre Puvis de Chavannes-
Emile Novis
InvitéMerci. J’aime beaucoup les peintures où les gens dorment. Notamment en raison du texte de Freud.
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Oscar
InvitéAvec plaisir Emile, moi aussi j’aime voir le relâchement du corps dans le sommeil. Dans la sieste aussi, mais le rapport un peu différent.
Le « laisse moi en repos » de Freud est inspirant )-
Kenyle – job dateur professional
Invité-
Oscar
Invité-
Claire N
InvitéMerci Oscar
C’est la perspective ou plutôt son absence
Qui me marque dans ce tableau
Ou pourtant se superpose des plans
Je crois que cette manière saisi quelque chose du rêve que je n’avais jamais su exprimer jusqu’à le voir là poser : cette superposition qui nous les rend si difficile à déplier au réveil-
Oscar
InvitéJe voyais surtout le sommeil avec une menace en fond, réponse au fleuve.
-
Claire N
InvitéAh oui , pourquoi pas
En fait j’avais justement vu le lion comme
Quelque chose de sauvage, présent calmement
Tout proche
Un espace de co présence permis par le sommeil
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Claire N
InvitéJe ne sais pas- parfois je me dis que le sommeil
Prémunit le monde de nos exitations intérieures
Le sommeil est très actif, les somnifères d’ailleurs sont l’objet de querelles sans fin :
– il ne dort pas , il lui faut un somnifère
– les somnifères sont des sédatifs, jamais il ne favorise le phénomène très complexe et actif du sommeil, ils en donnent l’impression
– oui mais il ne dort pas
– ce n’est pas en diminuant encore plus les capacités du cerveau qu’un vrai sommeil portera ses fruits au jour
– peu importe c’est invivable
C’est ici l’éveille qui ne veut rien savoir du sommeil
Ps c’est juste une petite incise
Je saisis et rescent bien le juste de tes propos par ailleurs dans l’expérience-
Emile Novis
Invité@Claire
Peut-être que le texte décrit sans le savoir l’effet que nous fait un corps qui dort devant nous.
_
« parfois je me dis que le sommeil
Prémunit le monde de nos exitations intérieures »
Ca, c’est un beau retournement. D’ailleurs c’est un peu ce que doivent se dire les parents quand leur enfant un peu turbulent va se coucher.
_
« C’est ici l’éveille qui ne veut rien savoir du sommeil »
Oui, mais le sommeil est peut-être un cas limite : seul le dormeur en parlerait le mieux, mais il ne le peut pas puisqu’il dort.-
Claire N
InvitéOui – un des plus grands mystères de nous a nous même ; une fuite fascinante et l’expérience la plus commune qui soit
-
Claire N
InvitéIl est des états d’altération du cerveau
Qui privent le sommeil de son efficience
En résulte des mélanges où le rêve se répend dans l’éveil ; comme une « fuite de gaz « hallucinogène – la perte de repères par cet angle
Est un témoignage d’une certaine façon
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Emile Novis
InvitéBanksy, Marseille.
Pour ceux qui n’ont jamais rien compris à l’anglais (dont moi), voici la traduction : « Je veux être ce que tu as vu en moi ».
–

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Oscar
InvitéMerci Emile, Je ne connais pas vraiment Banksy, du coup je regarde autrement.
Cette phrase peut emmener très loin.
Mais l’ombre ne bouge pas.
Tu l’as vu en vrai ?-
Emile Novis
InvitéNon, hélas, jamais vu un Bansky en vrai. Mais je crois que c’est sa première réalisation en France.
_

J’aime bien l’idée que l’œuvre puisse se modifier en fonction des modifications du milieu urbain dans lequel elle apparaît (que ce soit de manière intentionnelle ou non).-
Emile Novis
Invitéps:
« Mais l’ombre ne bouge pas. »
Comment tu le sais?-
Emile Novis
Invitéps bis:
Ah, tu as regardé à des heures différentes. En effet, elle ne bouge pas. Il a donc fait quelque chose sur le trottoir.
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Toto
InvitéLes 8, 88 et 135 sont top
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Emile Novis
Invité@toto
Comment tu numérotes?
J’aime bien les intérieurs aussi.
_
Petite correction d’un message plus haut : il y aurait en fait plusieurs Banksy en France, notamment à Paris.-
Toto
InvitéLe numéro s’affiche sous l’image dans le lien de Oscar x/167
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Oscar
Invité112 – 127 – 152 !
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Luc
InvitéAh j avais pas remarqué l ombre peinte au sol du poteau! !
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..Graindorge
InvitéBienvenu Luc dans cette entrée! Tu y as déjà jeté un œil ? Si c’est pas le cas,
c’est comme une belle salle d’exposition
virtuelle où des dizaines de sitistes partagent depuis novembre 2024 : plein de choses à voir et à lire
Ça plaira sûrement aussi à Thomas Levy Lanes que tu nous fais découvrir dans un autre fil. Merci pour le partage et l’enthousiasme !-
luc
Invitéoui je passe de temps en temps par ici 🙂
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Oscar
InvitéOn voit qu’elle est peinte.
–
Et oui c’est intéressant que l’inattendu ait une place. Que le hasard fasse partie du cadre.-
Emile Novis
InvitéEn effet. Merci, car je me suis fait avoir avant ta remarque : j’ai cru que le photographe avait soigneusement pris la photo en fonction de la lumière et de l’ombre du poteau (ce qui est absurde quand on regarde l’autre poteau de la photo…).
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Oscar
Invité
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Graindorge
Invité« Verdun » Félix Valloton

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Oscar
Invité
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Graindorge
Invité« Tout en couleurs » Fred BOUTET

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Graindorge
Invitécelui-là me plaît vraiment beaucoup
Christus als Schmerzensmann – Albrecht Dürer (um 1492/93)

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Graindorge
Invité« Senhora entre os Vidros (1926) – José Malhoa

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luc
InvitéFou!
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luc
Invité
John Wateridge/Inland water
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..Graindorge
InvitéJ’ai aggrandi le tableau, observé les traces de sel autour des yeux, du nez etc et je ne sais pas si ce jeune garçon dort profondément ou s’il est mort
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Oscar
Invité-
Emile Novis
InvitéExcellent.
Le street art retrouve un problème fondamental de la peinture : créer de la profondeur spatiale sur une surface plane. La façade de cette maison devrait normalement être un mur qui s’arrête à lui-même, sans rien de plus. Il devrait être une limite de notre monde visible sur laquelle notre regard vient s’échouer, mais ici il devient le lieu d’une ouverture vers autre chose, une autre dimension du visible. On s’y plonge comme les protagonistes de cette peinture.
L’entrelacs de l’imaginaire et du réel me fascine aussi. Le prosaïque panneau de circulation, ainsi que le petit boitier électrique en bas à droite, répondent à la peinture à leur manière.-
Oscar
InvitéOui on plonge à travers le mur !
Point de limite et de passage entre les différents mondes.
Ici un intérieur en rouge, on en avait parlé
The Young Orphan – William Merritt Chase-
Claire N
InvitéEt ce mouchoir, qui embarrasse
Discrètement lorsqu’on a pas de poches
Me plaît bien-
Oscar
InvitéElle est orpheline
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Claire N
InvitéMerci pour cette précision
Oscar ; effectivement ce point d’embarrassement
Peut y trouver écho-
..Graindorge
InvitéC’est le titre du tableau » The young orphan »
La jeune orpheline
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Emile Novis
Invité@Oscar
On s’approche. Mais le contraste violent blanc/rouge de Cris et chuchotements manque encore.-
Oscar
InvitéLà les couleurs y sont. Mais la pose confiante fond beaucoup le contraste non ? (Alfred Stevens – L’Ours blanc)
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Graindorge
InvitéLofti Yacoubi. Sans titre

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Graindorge
InvitéFrantišek Kupka

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Graindorge
InvitéSerhii Vasylkivsky 1854–1917 peintre ukrainien
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Emile Novis
InvitéLéonid Afremov
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Claire N
InvitéMerci Emile
J’aime beaucoup cette impression de vitrail à « l’extérieur «
Et des amoureux qui se bécotent
Ça me remet le petit shoot de joie
Que j’ai quand je les croise-
Emile Novis
Invité@Claire
Oui, vitrail. Je dirais aussi que le sol, chez lui, absorbe la tonalité des lumières dans l’atmosphère.
Si tu aimes ce tableau, tu devrais aussi aimer ça:
_
_
Le thème de personnages (généralement un couple) dos au spectateur qui marchent en s’éloignant de nous est central chez lui. Le tout dans une ambiance automnale et nocturne. Il revient toujours.-
Graindorge
Invitémerci Émile,
avec la pluie sur le sol qui reflète les reverbères et ces couleurs chatoyantes de l’automne
Vivent les amoureux!-
Claire N
Invité– il me plaît aussi
Et ta remarque sur le sol oui je vois mieux
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Graindorge
InvitéDu même
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Luc
InvitéAh je n aime pas du tout ça …:/
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..Graindorge
InvitéMoi je préfère les 2 d’Émile avec les amoureux
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Oscar
InvitéJe suis allée voir Bertrand Belin parler de son livre cette semaine, et il y a eu un clin d’œil à Pastoureau – rapport au dessous de plat bleu. J’ai forcément pensé à ici, et à vous.
Carpentier manque beaucoup je trouve.
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Oscar
Invité
River – Frits Thaulow-
Emile Novis
InvitéCes troncs d’arbre abandonnés à droite du tableau. Et cette plante qui commence à pousser à la lisière de la presqu’île. Le « il y a » dans toute sa splendeur.
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Oscar
InvitéEmile, tu avais déjà parlé du « il y a », mais je ne retrouve plus l’échange – entre toutes les tribunes de miséreux sans bras…
C’est une façon de dire la prégnance de certaines choses ? d’un état ? du vivant ?-
Emile Novis
Invité@Oscar
Oui, je ne retrouve plus l’échange.
Je faisais allusion au poème Enfance de Rimbaud, dans lequel on trouve un petit passage où tous les vers commencent par « il y a » et désignent des éléments du réel : « Au bois il y a un oiseau, son chant vous arrête et vous fait rougir. / Il y a une horloge qui ne sonne pas. / Il y a une fondrière avec un nid de bêtes blanches. / Il y a une cathédrale qui descend et un lac qui monte. / Il y a une petite voiture abandonnée dans le taillis, ou qui descend le sentier en courant, enrubannée ». Etc.
_
Je ne sais pas si le but est de dire la prégnance de certaines choses. Je dirais plutôt qu’il s’agit de montrer d’abord la présence du réel à travers quelques manifestations de celui-ci (mais c’est sans doute très proche de ce que tu dis). Désigner les choses sans rien en dire, sans leur assigner un sens, sans construire un discours sur elles. Souvent on dit « il y a » et ensuite on articule un discours sensé (il y a quelque chose que je n’aime pas dans cette tribune politique, parce que….). On juge. Le poète, et plus encore le peintre à mon avis, dit « il y a » et laisse les choses à elles-mêmes (il y a une horloge qui ne sonne pas). Il ne juge pas. C’est un peu l’impression que m’a faite cette peinture : il ne s’agit plus de savoir mais de voir au plus proche de ce qui est. Il y a de l’être, tout simplement!
_
FB reprend ce « il y a » dans Comme une mule. Il désigne la mule : sa présence obstinée (elle est là, plantée devant nous) et son opacité (on ne sait pas ce qu’elle pense ou ce qu’elle voudrait dire, à supposer qu’elle veuille dire quelque chose). Ca désigne aussi le fait, que le discours charge et sature en permanence, sans voir que le fait lui échappe en permanence. Le « sociomane » cherche toujours un sens, soumet tout énoncé littéraire ou tout fait pictural à un jugement politique ou moral, et ainsi il recouvre le « il y a », il charge la mule sans jamais la voir pour elle-même, sans jamais considérer ce qu’elle fait.
_
Il me semble que la peinture est la meilleure dans ce domaine. Bien loin devant la littérature, parce que la peinture est silencieuse. Ce tableau en est la preuve : il ne veut rien dire, on ne voit pas bien quelle signification il pourrait bien avoir. Il montre tout simplement, et nous libère un temps du récit et de la recherche du sens. Le peintre a simplement cherché à peindre des troncs d’arbres échoués à droite du tableau et une plante naissante à côté de la presqu’île, sans plus. Son attention s’est porté sur ces deux choses inscrites dans le paysage global, et ça suffit. C’est ça le charme de l’art : une perception privilégiée, affranchie des pesanteurs du jugement.
_
Je suis un peu long, alors je m’arrête. Mais je crois que l’échange tournait autour de ça.-
Oscar
InvitéMerci pour ta réponse : je ressens bien ce « il y a » !
Et particulierement dans la peinture où la mise en matière du réel est à effet immédiat et sensible (sensitif).
Toute la liberté permise par un regard silencieux sur les choses.
.
Ici l’eau en miroir répondait à ta toile plus haut, et m’attirait énormément sa transparence et sa fraîcheur.-
Emile Novis
Invité@Oscar
Oui, le ciel est dans l’eau.
J’aime aussi l’aspect huileux de certaines zones du fleuve.-
Oscar
Invité
Au Bord de l’Eau – Pierre-Auguste Renoir
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Kenyle – job dateur professional
Invité -
Oscar
Invité -
Graindorge
InvitéJose Aguiar 1895–1976 peintre cubain
le regard et l’expression de cette dame. À quoi pense-t-elle? À comment elle va cuisiner ces poissons? Admire t-elle simplement cette belle pêche abondante?
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Kenyle – job dateur professional
Invité -
Oscar
Invité
Le Loup d’Agubbio – Luc-Olivier Merson -
Graindorge
InvitéNicolaos Lytras peintre grec 1883 – 1927
« Le chapeau de paille » 1925 -
Oscar
Invité
Night Sleeper – Andrew Wyeth -
Graindorge
InvitéPanier de pêches, avec noix, couteau et verre de vin de Jean Siméon Chardin ( l’un des peintres préférés de Georges Perec)

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graindorge
InvitéFranz Marc, peintre » Les grands chevaux bleus »

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