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Accueil Forums Forum général La couleur jaune. Michel PASTOUREAU

Vous lisez 166 fils de discussion
  • Auteur
    Messages
    • #19448 Répondre
      Graindorge
      Invité
    • #78478 Répondre
      graindorge
      Invité
    • #78479 Répondre
      graindorge
      Invité
    • #78480 Répondre
      Claire N
      Invité

      Je ne savais pas du tout qu’il avait existé une querelle «  Ingres Delacroix «  opposant la primauté de la couleur ( considéré comme relevant plus de la matière) et le trait, sensé relever plus de l’ »esprit « 

    • #78506 Répondre
      Oscar
      Invité
    • #78932 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Le rouge

    • #80862 Répondre
      Oscar
      Invité

      « Comme les rives étaient à cet endroit très boisées, les grandes ombres des arbres donnaient à l’eau un fond qui était habituellement d’un vert sombre mais que parfois, quand nous rentrions par certains soirs rasérénés d’après-midi orageux, j’ai vu d’un bleu clair et cru, tirant sur le violet, d’apparence cloisonnée et de goût japonais. Ça et là, à la surface, rougissait comme une fraise une fleur de nymphéa au cœur écarlate, blanc sur les bords. Plus loin, les fleurs plus nombreuses étaient plus pâles, moins lisses, plus grenues, plus plissées, et disposées par le hasard en enroulements si gracieux qu’on croyait voir flotter à la dérive, comme après l’effeuillement mélancolique d’une fête galante, des roses mousseuses en guirlandes dénouées. »
      .
      Du côté de chez Swann

      • #80863 Répondre
        Claire N
        Invité

        Merci Oscar
        Le «  tableau «  qui débute par les rives
        Une pseudo relation de constance avec le habituellement et les arbres plantés
        Puis les éléments inconstants :« parfois « « mais « « l’orage « qui débordent ces limites
        Les fleurs qui éclosent et ruissellent
        donne et mouvement et vie
        Le temps qui sort de son lit

    • #82488 Répondre
      Oscar
      Invité

      Dans le bleu
      Amélie Beaury-Saurel . 1894

      • #82494 Répondre
        Claire N
        Invité

        Merci Oscar
        Pour cette magnifique version du café clope

    • #82967 Répondre
      Oscar
      Invité

      Intérieur bleu – 1883
      Harriet Backer

    • #83092 Répondre
      Oscar
      Invité
    • #85471 Répondre
      Oscar
      Invité

      beni saita kuchi mo wasururu shimizu kana
      .
      .
      Je bois à la source,
      .
      oubliant que je porte
      .
      du rouge aux lèvres.
      .
      .
      Chiyo-ni

    • #86725 Répondre
      Oscar
      Invité

      « La première séance eu lieu au Beverly Hills Hotel. Pour des raisons de discrétion et d’état physique de l’actrice, l’entretien se déroula dans le bungalow tendu de moquette vert pomme qu’elle habitait. Le psychanalyste n’avait pas réussi à la faire venir à son cabinet. Le premier contact fut bref. Après quelques questions portant plus sur son état médical que son passé psychique, Greenson proposa de la voir par la suite à son cabinet, non loin de l’hôtel. Durant les presque 6 mois de tournage, Marilyn quittera le plateau tous les après-midi pour se rendre à Beverly Hills chez son analyste, North Roxbury Drive, à mi chemin entre le studio de la Fox sur Pico Boulevard et l’hôtel sur Sunset. »
      .
      Marilyn, dernières séances – Michel Schneider

      • #86726 Répondre
        Claire N
        Invité

        C’est pas vraiment simple d’imaginer le charisme de Marylin
        Un jour une connaissance qui travaillait dans un aéroport avait croisé Sharon Stone
        Il m’avait dit qu’elle dégageait un truc qui soufflait tout – j’avais trouvé cela étrange et intéressant

      • #86731 Répondre
        Carpentier
        Invité

        pauvre chic fille, elle a dû sacrément en chier, Marilyn,
        elle t’aurait explosé le comptage #metoo
        Une des rares stars que je ne peux regarder – c’est assez rare que je la mate d’ailleurs, oui, tiens – sauf dans ’ diamonds are the girls best friends ’ où j’arrive à capter un peu de sa fraîcheur malicieuse qui me filerait presqu’envie de l’avoir pour pote,
        Sinon, j’y arrive pas avec Marilyn, me fait trop de peine

        • #86732 Répondre
          Carpentier
          Invité

          quand je pense que j’avais cliqué sur ce topic pour m’essayer à une blague ’ couleur jaune-fond de culotte et pipi 😂 – jure!
          Merci oscar 😙

          • #86733 Répondre
            Carpentier
            Invité

            un des NON les plus magnifiques au monde
            rip Norma Jeane Baker

            • #86734 Répondre
              Carpentier
              Invité

              v’là l’final: je bande.
              là ien a du signe, putain!
              et les pôv meufs pendues au lustre? –
              shame on us all.

    • #87706 Répondre
      Oscar
      Invité

      Ah les liens ne passent plus. Comme ça peut-être David Hockney

    • #88506 Répondre
      Oscar
      Invité

      « Chimie et noms romantiques – violet de manganèse, bleu de coeruleum, outremer. Lieux lointains – jaune de Naples. Géographie des couleurs – bleu d’Anvers, terre de Sienne naturelle. Couleur s’étendant jusqu’aux planètes lointaines – violet de Mars. Ou bien d’après les noms des anciens maîtres – brun de Van Dyck. Contradictoire – Noir de lampe pour  » Noir de fumée « .
      Héraclite dit  » En vérité les yeux sont des témoins plus fidèles que les oreilles « , bien qu’il ne soit pas fait mention de couleur dans les fragments qui nous restent de son œuvre.

      A l’école quand je ne jouais pas les Impressionnistes ou les Post-impressionnistes (copiant les floraisons de Van Gogh, et gagnant ainsi les bonnes grâces de Mme Smith, la matrone du lieu, à qui je remettais ma copie tremblante), j’essayais de rendre des couleurs qui se repoussaient les unes des autres… En arrière-plan, des images noires et blanches vacillaient à la télévision. j’ai échappé à cela à travers le cinéma où la couleur est meilleure que dans la réalité.

      En art, les gens ne sont pas des gens,
      En art, les chiens sont des chiens,
      En art, l’herbe n’est pas de l’herbe,
      En art, le ciel est un ciel,
      En art, les choses ne sont pas des choses,
      En art, les mots ne sont pas des mots,
      En art, les lettres sont des lettres,
      En art, l’écriture est écriture,
      En art, les messages ne sont pas des messages,
      En art, l’explication n’est pas une explication
      (Ad Reinhardt – California)

      Toute couleur sent l’essence de térébenthine et l’huile de lin riche, pressée après la récolte dans les linières bleu pâle. Couleur locale des champs colorés. La batte de cricket trempée avec le pinceau. La mort qui rôde autour du pinceau – soie de porc, écureuil et zibeline, et la toile préparée avec une colle à base de peau de lapin.

      J’apprenais la couleur mais ne la comprenais pas. »

      Chroma – Derek Jarman

    • #88901 Répondre
      Oscar
      Invité

      Degas
      Edgar Degas – Femme assise sur le bord d’une baignoire et s’épongeant le cou (Exposition : La chambre, de l’intime aux réseaux)

      • #88908 Répondre
        Claire N
        Invité

        Merci
        La touche de vert foncé sous la fesse gauche
        est étonnante , dans la poursuite de l’ombre du corps
        Plus je la vois plus je passe de la surprise d’une tâche incongrue à l’impression qu’elle «  tient «  tout le tableau
        Ps : sur l’autre fil , pas d’enregistrement audio pour ma part

        • #88922 Répondre
          Emile Novis
          Invité

          @Claire
          Oui, d’accord avec toi. J’ai déjà eu la même sensation sur d’autres tableaux (De la Tour par exemple, ou d’autres) : comment un drapé, une nappe, une couleur, la place d’une source de lumière, peuvent « tenir » le tableau et lui donner une consistance interne. Si on l’abstrait mentalement, tout l’équilibre du tableau disparaît. C’est un bon exercice de perception je trouve.

          • #88925 Répondre
            Emile Novis
            Invité

            Par exemple dans ce tableau de Braque, si on enlève l’arbre au milieu du paysage, entre les deux maisons, tout s’effondre.
            Braque

            • #88928 Répondre
              Claire N
              Invité

              Oui c’est saisissant !

          • #88927 Répondre
            Claire N
            Invité

            « Si on l’abstrait mentalement, tout l’équilibre du tableau disparaît »
            Oui tu as raison !
            Et effectivement pour moi c’est une découverte
            Et même si je l’abstrait, c’est un peu méchant mais
            J’ai une impression de «  motif de tapisserie, sérigraphie ? «  comme si le tableau perdait en singularité ?

            • #89007 Répondre
              Emile Novis
              Invité

              Oui, c’était la fesse droite.
              Assez d’accord avec toi : ça fait tenir le tableau, et ça donne une singularité formelle. C’est ce que Braque nomme « constituer un fait pictural« .

              • #89013 Répondre
                Claire N
                Invité

                Un fait pictural ! Ta phrase me réjouis comme une bonne nouvelle
                La mule – encore elle

                • #89491 Répondre
                  François Bégaudeau
                  Maître des clés

                  Je ne connaissais pas ce mot de Braque.
                  Mais y a-t-il autre chose, en peinture, que des faits picturaux?

                  • #89631 Répondre
                    Emile Novis
                    Invité

                    @FB
                    D’accord avec toi.
                    _
                    Pour Braque, je crois que sa démarche est la même que la tienne dans CUM : défendre l’autonomie de la peinture en refusant d’assigner le tableau à une commande thématique, un message ou une histoire à raconter. Ce qui compte avant tout, c’est le fait pictural.
                    _
                    Voici l’aphorisme complet de Braque (Le jour et la nuit, Gallimard) : « Le peintre ne tâche pas de reconstituer une anecdote, mais de constituer un fait pictural ».

        • #88929 Répondre
          Claire N
          Invité

          Et oups s’était la droite – mon cerveau se croit le centre des perceptions il faut l’excuser

        • #89490 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          Cette tache est un très bel exemple de petit pan de mur jaune
          bien qu’elle soit verte

          • #89617 Répondre
            Oscar
            Invité

            « […] il remarqua pour la première fois des petits personnages en bleu, que le sable était rose, et enfin la précieuse matière du tout petit pan de mur jaune. Ses étourdissements augmentaient ; il attachait son regard, comme un enfant à un papillon jaune qu’il veut saisir, au précieux petit pan de mur. « C’est ainsi que j’aurais dû écrire, disait-il. Mes derniers livres sont trop secs, il aurait fallu passer plusieurs couches de couleur, rendre ma phrase en elle-même précieuse, comme ce petit pan de mur jaune » »
            À la recherche du temps perdu – (Johannes Vermeer, Vue de Delft)

            • #89710 Répondre
              Claire N
              Invité

              « rendre ma phrase en elle-même précieuse, comme ce petit pan de mur jaune » »
              Merci Oscar – c’est super d’avoir retrouvé et retranscrit le passage
              Justement je relisais dans «  comme une mule « –
              « Revenez mille fois au pan jaune, il reste opaque, imperturbable, farouche, têtu. »

    • #89165 Répondre
      Oscar
      Invité

      Un même paysage qui tient dans la lucarne NS de Niles Spencer

      • #89199 Répondre
        Claire N
        Invité

        Merci Oscar
        Ce tableau «  bancal « sort tout seul cadre !
        C’est étonnant cette sensation

        • #89202 Répondre
          Oscar
          Invité

          C’est marrant moi je vois un dispositif très contenant, où l’échappée se situerait dans le cadre et non malgré lui.

          • #89718 Répondre
            Claire N
            Invité

            Et bien oui, finalement je vois ce cadre échapper à toute tentative d’être accroché en ordre ou «  droit « et effectivement tu as raison c’est lui qui contient cela ; personne ne pourra modifier son inclinaison en l’accrochant au mur –

    • #89484 Répondre
      Oscar
      Invité

      Av Les amoureux en vert – Marc Chagall

    • #89744 Répondre
      graindorge
      Invité

      Encore une excellente conférence de Michel Patoureau. Un régal
      [youtube https://www.youtube.com/watch?v=O5uqOwrD1Lo?si=Io8tSS08IKV0348s&w=560&h=315%5D

    • #94530 Répondre
      Emile Novis
      Invité

      Georges De la Tour, Le souffleur à la lampe.
      La source de la lumière vient de l’intérieur du tableau.
      Le souffleur

      • #94533 Répondre
        Oscar
        Invité

        Apaisant clair-obscur.
        Sa Madeleine pénitente (aux deux flammes) est intéressante, en thème, avec sa flamme prise dans le miroir.

        • #94540 Répondre
          Emile Novis
          Invité

          @Oscar
          Oui, et là aussi, le foyer de lumière vient du centre de tableau, et non du hors-champ (c’est un point qui me fascine chez De La Tour). Et dans le miroir, un mélange de néant et d’être, de lumière et de ténèbres.
          _
          Madeleine

          • #94581 Répondre
            Claire N
            Invité

            N’empêche «  faire de la lumière «  en appliquant des couleurs c’est quand même vertigineux sur le principe

            • #94587 Répondre
              François Bégaudeau
              Maître des clés

              De La Tour en fait toujours un peu trop non?
              C’est de la vanité légèrement vaniteuse
              (je suis trop dur, car il m’intéresse)

              • #94588 Répondre
                François Bégaudeau
                Maître des clés

                Je me dis que, cinéaste, De La Tour, aurait fait des changements de point spectaculaires.

                • #94648 Répondre
                  Claire N
                  Invité

                  Il y a aussi une chose un peu étonnante
                  Chez cette madeleine, mais j’hallucine peut-être
                  Un niveau de décolleté pareil et il n’y a même pas l’ombre de la courbure d’un sein
                  Son androgynie ( d’ange?) est en pleine lumière et pourtant c’est la lumière qui transfigure cette femme ?
                  Je suis d’accord il est un peu filou d’y avoir mis une vanité posé comme un chat ronronnant sur les genoux, mais je crois que j’aime bien son côté crâneur

                  • #94649 Répondre
                    François Bégaudeau
                    Maître des clés

                    Comme Vinci et tant d’autres peintres, il se peut que DLT (comme on dit BHL) ait des dilections sexuelles hybrides.
                    Le crâne ça crâne toujours un peu.

                    • #94651 Répondre
                      ..Graindorge
                      Invité

                      en regardant les autres tableaux, je crois plutôt qu’elle a une poitrine basse et la blouse est ample
                      sinon le crâne craneur, j’aime bien
                      « dilections sexuelles hybrides » peut-être ou bien rendre M.Madeleine asexuée sur ordre du roi

                      • #94656 Répondre
                        ..Graindorge
                        Invité

                        Trouvé un tableau de Pompeo Batoni où il montre un petit sein à la Jane Birkin de M.M

            • #94668 Répondre
              Emile Novis
              Invité

              @Claire N
              Oui, il y a quelque chose comme cela chez de La Tour. La lumière, et sa source.
              @FB
              Je crois comprendre ce que tu veux dire. Beaucoup trop de signes peut-être? Le crâne pour la mort, la corde pour la pénitence, etc. Le péché, le péché partout, et la mort au bout, n’est pas sans faire songer à l’orgueil janséniste, dont il est imprégné, me semble-t-il. Mais je garde une admiration pour la flamme et son reflet dans le miroir, et les ténèbres qui suivent.
              Il est peut-être plus sobre dans les scènes du quotidien, comme le souffleur plus haut, dont je me demande si on ne pourrait pas, lui aussi, le classer dans le genre des « vanités » : la seule source de lumière va s’éteindre par le souffle de l’enfant, et si le tableau, en l’état, est un clair-obscur qui confine déjà à la quasi disparition de l’œuvre tant il est vrai que l’obscurité gagne sur la lumière, on peut aussi voir, dans cette scène, la disparition totale et prochaine du tableau une fois la lampe éteinte (ce qu’est en train de faire le personnage). La nuit va tout avaler, même l’œuvre.
              Dans un autre domaine, mais plus sobre que la Madeleine, je songeais à la femme à la puce :
              _
              puce

              • #94671 Répondre
                François Bégaudeau
                Maître des clés

                La surcharge (je surcharge) n’est pas tant thématique que… picturale. Une surcharge d’effets voyants (source de lumière apparente comprise)
                Bon il faut voir qu’en ce moment je rumine beaucoup ma réticence aux « jeux de lumière », au cinéma comme en peinture. Ca va sans doute me passer, mais il faut que j’aille au bout de ce moment dialectique.

                • #94685 Répondre
                  Oscar
                  Invité

                  Pas du tout la même époque mais l' »obscutité » chez Théodule Ribot ? Ses natures mortes, ses ‘sujets’ simples. Loin des allégories. J’aime beaucoup sa peinture.

                  • #94686 Répondre
                    Oscar
                    Invité

                    Avec un r

                    • #94713 Répondre
                      François Bégaudeau
                      Maître des clés

                      Suis allé voir
                      Le refus des jeux de lumière n’est pas refus de la lumière
                      Au contraire je crois qu’une pleine lumière me va. (ou une lumière uniforme, ce qui peut etre revient à l’aplat)

                      • #94715 Répondre
                        Oscar
                        Invité

                        Ok, une uniformité de lumière (En aplat on peut penser à de Staël). Sur la Marie Madeleine, peut-être est-ce l’effet photo/écran mais j’y vois surtout une peau d’écorché en cire.

                      • #94717 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Oui – la cire surtout les mains
                        Je vois cela aussi

                      • #94719 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        « Le refus des jeux de lumière n’est pas refus de la lumière »
                        Oui je crois que c’est la bonne formulation ça me parle

                      • #94720 Répondre
                        Oscar
                        Invité

                        Il explique sa réticence propre, à un moment précis. Pourquoi vouloir valider ça comme formule ?

                      • #94722 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Hé bien je sais pas trop
                        Mais j’ai été «  contaminé «  par la question plus haut et là ça me détend juste les cervicales

                      • #94724 Répondre
                        Oscar
                        Invité

                        Quelle question ? Avec un e

                      • #94725 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Et bien celle de la réticence aux jeux de lumière
                        Je peux pas vraiment expliquer ça m’a noué

                      • #94726 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Si je veux être plus précise je dirais que cela m’a objective quelque chose de crucial
                        Une sorte de différence entre la lumière vrai et la mise en lumière quelque chose à la source

                      • #94727 Répondre
                        ..Graindorge
                        Invité

                        « Le refus des jeux de lumière n’est pas refus de la lumière » juste le refus des jeux

                      • #94732 Répondre
                        Oscar
                        Invité

                        Oui ! Sans point d’interrogation la phrase d’ailleurs. Injecter du ‘je’ partout, sans la forme, sans aller au bout, c’est casse gueule j’ai l’impression.

                      • #94734 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Après autre piste c’est peut etre un tableau casse gueule car dans sa forme un peu «  psychanalytique « , maintenant j’ai presque l’impression d’y voir une «  version «  d’amour et psyché
                        – le recours aux symboles
                        – l’élucidation par DLT de son désir
                        C’est pas du brut de peinture
                        Même si la bougie – la bougie bordel est flamboyante

                      • #94735 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Après DLT finalement semble avoir noté son point de résistance à son propre talent
                        Sa vanité vaincu est peu etre là autour de cette bougie qui le traverse ?

                      • #94748 Répondre
                        Oscar
                        Invité

                        Comment le lien avec Amour et Psyché ? Là je ne vois pas.

                      • #94776 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        En me demandant pourquoi il avait mis en lumières son «  desir » ça m’a amené à me demander si
                        – la lampe qui éclaire eros dans le mythe est pas le même genre de lumière que celle de la bougie
                        – j’ai pas vraiment trouvé de peinture qui traite le mythe de cette manière
                        – et de fait je me suis demandé si il ne se jouait pas la une forme singulière ( au peintre ?) de rapport éros/ psyché dans ce tableau

                      • #94774 Répondre
                        Manue
                        Invité

                        Quel beau sujet cette question de la lumière. Ça m’a fait réfléchir aussi du coup ! Je me retrouve bien dans l’opposition de François jeux de lumière / lumière uniforme.
                        La pleine lumière (ou lumière uniforme) permettrait aux peintres de révéler la continuité de l’espace. Je pense à Monet particulièrement (c’est d’ailleurs un élément central qui le distingue de ses suiveurs « impressionnistes »). Alors que le jeu de lumière servirait à mettre en valeur tel ou tel élément du tableau, le plus souvent dans une perspective symbolique (c’est vraiment flagrant dans la Madeleine au miroir de DLT), au détriment de l’espace. Je rejoins Claire N : « Une sorte de différence entre la lumière vrai et la mise en lumière ».

                      • #94777 Répondre
                        Emile Novis
                        Invité

                        @Manue
                        Oui. Moi, les deux me conviennent. La question est de savoir qu’est-ce que ça permet de percevoir. Dans la lumière uniforme qui révèle la continuité de l’espace, pour reprendre tes mots, est-ce qu’on ne s’approche pas d’un espace géométrique? De La Tour semble montrer une autre forme de spatialité avec son clair-obscur. Il faudrait creuser cette piste, je pense.

                      • #94780 Répondre
                        Oscar
                        Invité

                        Ou une façon de guider ou non la vision ? Enjeu de liberté du regard plus que de réel/espace/découpage.

                      • #94781 Répondre
                        Emile Novis
                        Invité

                        @Oscar
                        Piste très intéressante aussi. Est-ce à dire que mon regard est moins libre devant un tableau de De La Tour que devant un autre tableau dans lequel on trouve une lumière uniforme? Je ne sais pas. Je ne suis pas dérangé par le fait qu’un peintre conduise mon regard, puisqu’à la fin, il s’agit plutôt d’un ordre de lecture du tableau. Le regard finira toujours par aller voir ailleurs comme bon lui semble.

                      • #94783 Répondre
                        Oscar
                        Invité

                        Oui l’œil va où il veut, mais disons, en lien avec les siècles également, que certaines toiles obligent plus que d’autres.

                      • #94785 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Sur la question de ce qui contraint / ferme mon regard et ce qui l’ouvre peut-être aussi que DLT
                        Utilise plusieurs manières donc ouvre la réflexion
                        – la lumière directe avec laquelle il joue en définissant le clair et l’obscur dans le tableau du souffleur ; comme Emile le note : c’est bien qu’il faut une source lumineuse vraie pour entrevoir qu’un tableau est soumis à l’obscurité, ne tient a rien sans elle
                        – la lumière de mise en lumière avec laquelle il joue la symbolique et finalement nous montre le piège ? du sens – il s’y engage s’y entrave et nous y entraine mais ménage une sortie :
                        – la source de lumière comme objet matériel et son reflet têtu , irréductible qui se pose la en la matière peinte

                      • #94791 Répondre
                        Emile Novis
                        Invité

                        @Claire
                        J’adhère à tes deux premiers tirets (je ne suis pas certain de parfaitement comprendre ton troisième point).
                        Je souligne, et « sur-souligne », le verbe « entrevoir« . Avec de La Tour, il est question d’entrevoir, de se tenir dans cet entre-deux (entre voir clairement et distinctement et l’aveuglement). Il y a peut-être, à l’intérieur de ce fait pictural, une matière à penser deux manières de percevoir le monde : de La Tour prend le parti de la foi qui s’efforce d’entrevoir le monde dans la nuit contre l’évidence de l’entendement qui s’avance dans la clarté du jour.

                      • #94807 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Oui le troisième point je le tâtonne :
                        On élucide pas une flamme ;
                        Et ici cette flamme est peinture
                        Ainsi ce tableau qui effectivement tend à prendre
                        Le chemin de l’élucidation par l’entrevoir semble poser quelque chose comme son aporie ?

                      • #94906 Répondre
                        Emile Novis
                        Invité

                        @Claire
                        Aporie, peut-être. Ou sa propre disparition.

                      • #94907 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Rire – la je viens de me prendre une droite métaphysique – sa transfiguration ?

                      • #94911 Répondre
                        Emile Novis
                        Invité

                        @Claire
                        En tout cas, j’ai le sentiment que le visible ne suffit pas à De La Tour – ça, c’est un uppercut théologique.

              • #94738 Répondre
                François Bégaudeau
                Maître des clés

                Ce Femme à la puce me semble moins bien exécuté – antérieur dans l’oeuvre de DLT?-, mais justement cette moindre perfection me le rend plus amical.

                • #94762 Répondre
                  Emile Novis
                  Invité

                  Il me semble que c’est la même période que la série des Madeleine (il faudrait que je regarde dans mon bouquin sur de La Tour quand j’aurais le temps). Je dirais aussi que la Femme à la puce est plus dépouillée.
                  _
                  Je vois mieux ce que tu veux dire sur la surcharge picturale et les jeux de lumière. Il est vrai qu’à ma connaissance, c’est un fait pictural constant chez de La Tour dans ses tableaux nocturnes : la source de lumière apparente est située à l’intérieur du tableau. Si tu rumines ce problème, je comprends mieux en quel sens ce peintre « t’intéresse ». Je serais curieux de savoir le débouché dialectique de cette rumination dont tu parles plus haut.

                  • #94856 Répondre
                    Oscar
                    Invité

                    L’énigme de De La Tour est principalement chronologique non ? l’incendie de Lunéville (1638) (et la guerre de 30 ans ?) lui aurait fait perdre une partie de son travail, et au cours des années 1640 il aurait repris certaines compositions antérieures créés dès 1620. De là l’effet étrange dans son oeuvre d’une union particulière entre découvertes de jeunesse et maturité technique.

          • #94604 Répondre
            Oscar
            Invité

            Nouvelle tentative / impossible de poster depuis ce matin

          • #94635 Répondre
            ..Graindorge
            Invité

            @Emile Nowis
            pourrais-tu stp partager ici les variantes de ce tableau de De la Tour? Il y en a 3. 4 avec celui-ci qui est le dernier. Ils créent quelque chose l’un à côté de l’autre
            Ils sont disséminés dans différents musées et c’est bien dommage mais la technologie nous permet de les unir et d’imaginer les pensées de Marie- Madeleine méditant, priant dans l’obscurité éclairée. Jusqu’à une révélation qui la laisse bouche bée
            Merci pour ce tableau. Si tu ne peux pas partager les autres c’est pas grave

            • #94664 Répondre
              Emile Novis
              Invité

              @Graindorge
              Voici la série sur plusieurs messages:
              Mad

              • #94833 Répondre
                graindorge
                Invité

                Celui-ci est le # 94664
                le commentaire dans Connaissance des Arts n’est pas signé. Non, il ne s’agit pas d’un quadriptyque dans les règles de l’art même si c’est comme ça que j’aime l’imaginer. Ils vont plutôt par deux.
                Je mettrais ensemble
                nº 1: # 94664
                nº 2:# 94666
                puis
                nº 1:# 94665
                nº 2:# 94667

                La Madeleine pénitente
                Georges de La Tour, La Madeleine pénitente, dite aussi La Madeleine à la flamme filante, vers 1638-1640, huile sur toile, 118 x 90 cm, Los Angeles County Museum of Art.
                Georges de La Tour, La Madeleine pénitente, dite aussi La Madeleine à la flamme filante, vers 1638-1640, huile sur toile, 118 x 90 cm, Los Angeles County Museum of Art.

                Le thème du repentir de Marie-Madeleine a fasciné La Tour. II s’accordait aussi au climat spirituel d’une époque qui fut celle des grandes conversions. L’existence de séductrice de Madeleine, son repentir, ses larmes sur les pieds de Jésus qu’elle essuya de ses longs cheveux, sa présence au pied de Ia Croix, sa pénitence dans la grotte de Ia Sainte-Baume, la désignent comme le modèle de l’amour absolu. Les Madeleine de La Tour sont des jeunes femmes qui ont les cheveux sombres et lisses des « bohémiennes ». Elles font le geste pensif de Ia Mélancolie, touchent de la paume le crâne, fixent du regard la flamme d’une chandelle ou d’une lampe huile. Le crucifix, la discipline, les livres composent tout le décor de leur sainte solitude. La Tour a accordé une attention particulière aux sources d’éclairage, et même aux aspects techniques du luminaire. C’est ici une veilleuse contenant de l’huile où baigne une mèche enduite de cire, retenue par un délicat dispositif métallique. La flamme qui monte et charbonne, au point de se terminer en deux filets de fumée, est associée dans la littérature dévote du XVIIe siècle à l’espérance, à l’élan de l’âme vers le divin.

            • #94665 Répondre
              Emile Novis
              Invité

              Madelaine

            • #94666 Répondre
              Emile Novis
              Invité

              Madeleine

            • #94667 Répondre
              Emile Novis
              Invité

              Bis

              • #94681 Répondre
                ..Graindorge
                Invité

                Un beau cadeau pour le dernier jour de janvier
                Je vais m’amuser à chercher l’ ordre. Je sais
                lequel est le dernier.
                Deux sont presque identiques mais l’un d’eux est plus lumineux
                Merci Émile.
                P.s: normalement c’est Nowis pour être fidèle à notre Simone W

    • #94611 Répondre
      Oscar
      Invité

      Je pense aux toiles de Jean-Jacques Henner, où les femmes par leur blancheur particulière sont comme des sources lumineuses dans la nature.

    • #94613 Répondre
      Oscar
      Invité

      Il y a un texte de Charles Juliet « Peintre des lueurs » sur De La Tour. J’aimerais bien le lire. (Je crois que la réf bloque le post)

      • #94614 Répondre
        Oscar
        Invité

        (Ah c’est ça !)

    • #94896 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Je mesure ma chance. De la Tour était tombé dans l’oubli pendant…deux siècles
      Cela fait à peine une centaine d’années qu’il en est sorti. Mon regard ne prendra pas pour argent comptant tout ce qu’on m’en dit, ce que j’en lis.
      Pour ce qui est de l’imperfection qui rend à un spectateur une œuvre plus amicale, plus humaine? Plus confortable, je saisis bien. Je crois ( et c’est un authentique « je crois » car jamais sûre) que l’artiste de la Tour cherche à atteindre ou plutôt à frôler la perfection car il sert Dieu. Dieu vérité. J’ignore la raison de ces deux siècles d’oubli. On ne sait rien de Étienne, un de ses enfants, peintre aussi.

      « Héraclite, Georges de La Tour, je vous sais gré d’avoir de longs moments poussé dehors de chaque pli de mon corps singulier ce leurre : la condition humaine incohérente. »

      René Char (« Partage formel », dans Fureur et mystère) : le poète associe dans sa réflexion Héraclite et Georges de La Tour après avoir découvert la peinture de ce dernier lors de l’exposition « Les peintres de la réalité en France au xviie siècle », organisée au musée de l’Orangerie en 1934-1935.

      • #94904 Répondre
        Emile Novis
        Invité

        @Graindorge
        Il y a un autre texte de René Char sur Georges de La Tour. C’est dans les Feuillets d’Hypnos, à propos du tableau sur Job:
        _
        « La reproduction en couleur du Prisonnier de Georges de La Tour, que j’ai piquée sur le mur de chaux de la pièce où je travaille, semble, avec le temps, réfléchir son sens dans notre condition. Elle serre le cœur, mais combien désaltère ! Depuis 2 ans, pas un réfractaire qui n’ait, passant la porte, brûlé ses yeux aux preuves de cette chandelle. La femme explique, l’emmuré écoute. Les mots qui tombent de cette terrestre silhouette d’ange rouge sont des mots essentiels, des mots qui portent immédiatement secours. Au fond du cachot, les minutes de suif de la clarté tirent et diluent les traits de l’homme assis. Sa maigreur d’ortie sèche, je ne vois pas un souvenir pour la faire frissonner. L’écuelle est une ruine. Mais la robe gonflée emplit soudain tout le cachot. Le Verbe de la femme donne naissance à l’inespéré mieux que n’importe quelle aurore.

        Reconnaissance à Georges de La Tour qui maîtrisa les ténèbres hitlériennes avec un dialogue d’êtres humains ».
        _
        Le tableau du peintre:
        _
        Le prisonnier

        • #94912 Répondre
          ..Graindorge
          Invité

          Merci, merci Émile!!! Mon cœur applaudit d’allégresse!

          « Elle serre le cœur, mais combien désaltère ! Depuis 2 ans, pas un réfractaire qui n’ait, passant la porte, brûlé ses yeux aux preuves de cette chandelle. »

          « Le Verbe de la femme donne naissance à l’inespéré mieux que n’importe quelle aurore. »

          • #94950 Répondre
            François Bégaudeau
            Maître des clés

            Texte beau et crispant comme du Char.
            Ce V majuscule est crispant
            Mais on n’oubliera pas ce « Elle serre le cœur, mais combien désaltère ». Qui ferait une très belle définition de la musique.

        • #94923 Répondre
          Kenyle
          Invité
          • #94951 Répondre
            ..Graindorge
            Invité

            Les doigts translucides du gamin: incroyable!
            Merci Kenyle

            • #95025 Répondre
              Kenyle
              Invité

              C’est Jésus il fallait bien laisser un peu de lumière passer.

              • #95041 Répondre
                ..Graindorge
                Invité

                Et la technique pour obtenir cette translucidité tient du miracle

          • #94998 Répondre
            Emile Novis
            Invité

            Merci. Très beau en effet. Ce tableau m’avait échappé.

    • #94938 Répondre
      ..Graindorge
      Invité
      • #95002 Répondre
        Claire N
        Invité

        Merci ! « peinture coite « oui !
        et sa réflexion sur l’auréole
        Le charpentier me plaît le plus je crois

    • #94940 Répondre
      Kenyle
      Invité
      • #94954 Répondre
        Oscar
        Invité
        • #95028 Répondre
          Kenyle
          Invité

          Je connaissais pas, merci.
          Si vous avez d’autres tableaux à partager je suis preneur. J’aime beaucoup celui de Degas plus haut.

    • #95066 Répondre
      Oscar
      Invité

      Ok )
      Couleur et – profane – transparence
      FK
      Plans par couleurs, Frantisek Kupka

      • #95073 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        En fait il reprend le cubisme à la base.

        • #95076 Répondre
          essaisfragiles
          Invité

          P… c’est beau !
          Merci Oscar.

      • #95081 Répondre
        ..Graindorge
        Invité

        Merci Oscar!
        Et merci à essaisfragiles qui m’a fait découvrir Kupka

      • #95184 Répondre
        Emile Novis
        Invité

        Merci Oscar.

        • #95197 Répondre
          Claire N
          Invité

          J’aime bien on; ça m’évoque ces moments de rêve heureux ou le soleil perce à travers les paupières .
          Quand le réveil éclôt de lui même d’un sommeil tout gonflé, tout prêt à éclore sur le jour tant il a été bon
          Cet instant ou parfois confus on tente d’ouvrir en grand ses paupières pour mieux distinguer les contours d’un rêve qu’on participe par ce mouvement à quitter

          • #95209 Répondre
            ..Graindorge
            Invité

            « Cet instant ou parfois confus on tente d’ouvrir en grand ses paupières pour mieux distinguer les contours d’un rêve qu’on participe par ce mouvement à quitter »

            • #95210 Répondre
              Oscar
              Invité

              N’oublie pas de le mettre aussi dans ‘Citations, aphorismes’ !

              • #95218 Répondre
                ..Graindorge
                Invité

                Si vous me détestez chère Oscar, c’est votre droit le plus strict. Respectable et respecté. Vous avez essayé de me blesser à plusieurs reprises notamment dans le fil David Lynch. Toujours chou blanc Cornemuse vous a répondu.
                Vous êtes encore « coincée » dans le train? Vous avez eu une irrépressible envie de taper sur quelqu’un pour passer le temps?
                Voilà. C’est chose faite. Persévérez si vous aimez ça. Dans cette entrée, c’est dommage. Vous pourriez en créer une exclusivement à cet effet?  » insultes, bave de crapaud, méchancetés gratuites à volonté, passage à tabac virtuel » En toute sécurité et anonymat
                Peut-être que les gens ont besoin de défouloirs. Certains choisissent l’humour même très noir D’autres préfèrent la haine, surtout déversée anonymement sur des proies qu’ils croient faciles ou affaiblies.
                Je trouve que de la haine, on n’en manque pas de part le monde et dans nos sociétés. C’est dommage d’en rajouter.

                Je vous souhaite un bon voyage. C’était ma dernière avec vous. Je ne vous écrirai plus jamais.
                Je reprends le fil de l’art

                • #95226 Répondre
                  Oscar
                  Invité

                  C’était une petite plaisanterie. Rien de méchant.

                  • #95266 Répondre
                    ..Graindorge
                    Invité

                    C’est oublié Oscar! Pas de soucis
                    Continuons nos beaux partages 👋🏼

            • #95242 Répondre
              Claire N
              Invité

              Merci Graindorge d’avoir coupé à l’endroit où c’est lisible ( les lignes avant sont un supplice)
              – dsl

              • #95270 Répondre
                ..Graindorge
                Invité

                Rire
                et c’est plus que lisible, c’est agréable à lire et ça m’a parlé car j’essaie de me souvenir de mes rêves comme le faisait Georges Perec. Il paraît que juste avant le réveil il faudrait rester totalement immobile et chercher à se souvenir sans tensions. J’y arrive toujours pas ou parfois et là je note

    • #95171 Répondre
      graindorge
      Invité

      reportage sur Frantisek Kupka. À 47:15, il confie à une radio sa vision de l’art de la vie
      [youtube https://www.youtube.com/watch?v=WunIGIoOWSY?si=Xo57ijgk5WAp1tef&w=560&h=315%5D

    • #95196 Répondre
      Oscar
      Invité

      Merci à vous surtout pour les découvertes ! Je vais pouvoir me rattraper sur les docs aujourd’hui (coincée dans le train). Les mots (pleins !) des peintres sont autant précieux que leur travail.

      FG Françoise Gilot, Porte-fenêtre en bleu

    • #95497 Répondre
      Oscar
      Invité
    • #95690 Répondre
      Emile Novis
      Invité

      On ne peint jamais ce qu’on voit ou ce qu’on croit voir, disait De Staël, mais un coup reçu. Voici un coup reçu sicilien peint en Provence, et puis un soleil provençal (pour ceux qui voulaient du jaune, ils seront servis).
      _
      Agrigente
      Agrigente

      • #95691 Répondre
        Emile Novis
        Invité

        Soleil, De Staël
        Soleil

        • #95692 Répondre
          Emile Novis
          Invité

          Nouvel essai : Agrigente, De Staël.
          _
          Agrigente

          • #95756 Répondre
            Oscar
            Invité

            Même année que Soleil, même endroit. Intérieur.
            TR
            Table rose – Provence – 1953

            • #95758 Répondre
              Emile Novis
              Invité

              Merci.
              Tu as raison, il faudrait que je mette les dates.

              • #95760 Répondre
                Oscar
                Invité

                Non pas forcément, mais comme je répondais par l’épisode provençal… J’avais envie de mettre la Femme assise (Ménerbes – 1953) également (peut-être aussi rapport au Degas plus haut)

            • #95811 Répondre
              Emile Novis
              Invité

              @Claire
              C’est aussi ce qu’on demande à la peinture!
              @Oscar
              Je reviens, Oscar, sur la notion d’intérieur, à propos du tableau Table rose. Tu sembles t’y connaître mieux que moi, et ce que je vais dire n’est pas une idée neuve, mais il me semble que De Staël déconstruit, pourrait-on dire, les catégories « d’intérieur », « d’extérieur », de « nature morte », de « paysage », de « portrait », etc. En deçà de ces catégories, il retrouve quelque chose de plus originaire, un élément commun (peut-être le « coup reçu » dans la perception dont parle Staël) : la morphologie de la matière travaillée par la lumière et la couleur. Il y a des natures mortes, chez lui, qui sont tout autant des paysages. Par exemple cette nature morte aux poivrons (c’est encore la période provençale), qui pourrait tout aussi être un village provençal le soir, avec un ciel sombre en arrière plan.
              _
              Poivrons
              _
              C’est d’autant plus frappant que De Staël continue de mettre des titres qui font un usage clair de ces catégories.

              • #95823 Répondre
                Oscar
                Invité

                Oui c’est comme ça que je ressens les choses (sans expertise particulière mais avec ma vision et mon goût disons) et je serais bien incapable de développer comme tu le fais.
                Preuve, je ne sais en fait pas si cette table est à l’intérieur (!)
                .
                Pour moi Table et Soleil seraient tour à tour paysage et nature morte, en une même matière lumineuse.
                .
                Grand plaisir de pouvoir regarder tout ça ensemble !

    • #95769 Répondre
      Claire N
      Invité

      Merci !
      Soleil me plait j’ai eu le museau en l’air et les yeux qui ont plissé jusqu’au sourire

    • #96140 Répondre
      Emile Novis
      Invité

      Hadrien France-Lanord, La couleur et la parole : « Dans les aquarelles, tout ce que nous avons dit de la poétique cézanienne se trouve quintessencié : l’organisation et la révélation de l’espace à partir des tâches de couleur, dont la logique gagne en fluidité et en clarté. La transparence ajoute à cette logique des rapports une dimension nouvelle, parce qu’elle laisse transparaître les points de contacts entre les taches de couleur aux délimitations flottantes et permet à différentes couleurs de se chevaucher sans se confondre, ce qui démultiplie la qualité vibratoire de l’harmonie en bouleversant une dernière fois la notion de contour et, en conséquence, de forme. Ainsi, dans l’aquarelle Rochers près des grottes au-dessus de Château-Noir, par exemple, peinte sans croquis au crayon : en plus de différentes lignes bleutées qui font s’élancer un arbre sur la droite et qui distinguent des blocs rocheux, le volume des rochers eux-mêmes parvient à sa plénitude par le jeu des nappes aquarellées qui n’opèrent pas comme des contours, mais qui dansent ensemble, se touchent, s’évitent, s’espacent et se superposent en même temps, dans un espace tellement à nu, tellement exposé (tout le contraire de la représentation), que le blanc du papier se trouve avec délicatesse impliqué par les entrechats du pinceau dans ce lyrisme d’une extrême pudeur »
      _
      Cézanne
      _
      Cézanne, Rochers près des grottes au-dessus de Château-Noir

      • #96147 Répondre
        Claire N
        Invité

        « ce qui démultiplie la qualité vibratoire de l’harmonie en bouleversant une dernière fois la notion de contour et, en conséquence, de forme« 
        Oui – c’est dingue cette qualité vibratoire :la peinture qui parvient à s’appuyer sur la physique du son pour transformer , transmuter ? ; en tout cas il est sensible qu’elle se met en mouvement dans un espace qui à priori ne lui était pas accessible – Dieu que la peinture est miraculeuse de cette manière

        • #96215 Répondre
          Emile Novis
          Invité

          @Claire
          Oui, et d’ailleurs, l’extrait cité convoque, peu après, un parallèle avec la musique de Debussy, ce qui n’est sans doute pas un hasard. La peinture d’adresse avant tout à la vue, mais pourquoi pas aussi à l’oreille – C’est Paul Claudel qui écrivait un livre nommé L’œil écoute, livre que je n’ai pas encore lu mais qui m’intrigue par son titre.
          @Oscar
          Je te rejoins dans tes parallèles avec Braque (tes messages plus bas). Je ne connaissais pas du tout Picabia, mais j’ai l’impression que là, il y a une autre méthode, non?

          • #96221 Répondre
            ..Graindorge
            Invité

            Quelqu’un.e ici pour partager « L’ORAGE » de Rembrandt?
            Merci cher Émile.
            « il n’est pas sûr que le meilleur chemin
            pour atteindre la beauté soit de la rechercher.  »

            DOC. n° 60 : Paul CLAUDEL, L’œil écoute. L’orage de Rembrandt.
            « L’ORAGE » DE REMBRANDT
            Un tableau n’est-il, comme on le répète souvent, qu’une surface où se donnent
            rendez-vous des couleurs dans un certain ordre assemblées ? C’est confondre les
            moyens et la fin. Je fais à l’art du peintre l’honneur de croire qu’il a une autre fin que de
            produire un bouquet de tons agréable au regard. Comme tous les autres arts, il existe
            pour être à l’âme un agent d’expression. Et d’ailleurs il n’est pas sûr que le meilleur chemin
            pour atteindre la beauté soit de la rechercher.
            Je trouve une illustration de cette idée dans le magnifique tableau de Rembrandt
            dont j’ai une reproduction sous les yeux : L’Orage.
            Supposons qu’un poète ou un musicien choisisse, comme il est arrivé souvent, ce
            thème : l’orage. Que d’appels savamment concertés à notre sensibilité, à notre mémoire, à
            notre imagination, il comporte ! Le grand romancier suisse Ramuz a consacré tout un livre
            à l’approche d’un orage dans les montagnes. Mais l’orage du poète et du musicien souffre
            d’une grande infériorité : il passe. L’orage du peintre, lui, ne passe pas. Il est là pour
            toujours, éternellement contemporain de lui-même. L’artiste à son profit a arrêté le temps.
            Mais ce privilège de fait, il faut que le tableau le justifie. Il ne suffit pas que le
            spectacle ne passe pas, il faut qu’il nous ôte l’envie de passer. Il faut qu’il nous fasse
            partager cette espèce d’enchantement dont il bénéficie. Il ne mérite l’éternité que par la
            plénitude. Et il n’arrive à la plénitude que par la composition. Il faut qu’on sente le tableau
            jouir, pour ainsi dire, de lui-même dans l’accord de moyens divers qui ne sauraient trouver
            ailleurs qu’entre eux pacte et paix.
            Cet accord, voyez comme dans le tableau que vous avez sous les yeux, ce grand
            maître de la lumière qu’est Rembrandt – et le mot maître est bien ici celui dans toute la
            force du terme qui convient, – l’a réalisé. L’orage et dans le cours paisible de la nature une
            intervention violente, un événement abrupt, la peur progressivement sur la terre répondant
            à un mécontentement croissant dans le ciel dont on sent qu’il ne peut aboutir qu’à l’éclat.
            La nue bouleversée ne laisse plus passer çà et là qu’un rayon accusateur. Quelqu’un
            jusqu’à l’oppression s’est rapproché de nous et la nature ténébreusement interrogée ne
            répond plus à son juge que par des aveux livides.
            La batterie, timbales, cymbales, tambour, caisse, les trombones aussi et le tuba
            auront titre tout à l’heure à la fulguration, mais la parole pour le moment, cette parole qui
            pour le moment n’est qu’un épaississement du silence, est à l’orgue. L’artiste s’adresse
            tout doucement aux gros tuyaux. Fa, fa ! Un grondement sourd. Quelque chose de
            volumineux, qui explique dans le tableau de Rembrandt ces élévations de terrain et ces
            cavités phosphorescentes.
            Et que dire de ces ruines, invisibles pendant le jour et qui tout à coup se lèvent çà
            et là attestatrices ? Faut-il y voir, arrachées enfin à ces ténèbres longtemps imposées, les
            confessions éparses au jour de la mort de notre conscience coupable.
            21 novembre 1950.

          • #96223 Répondre
            Oscar
            Invité

            Picabia est influencé par Pissaro (autre lien avec Cézanne), il traite beaucoup par la couleur (fauve) puis ouvre le chemin vers l’abstraction. Passage du cubisme à l’abstraction pure. (retour vers Kupka 😉

            • #96228 Répondre
              Emile Novis
              Invité

              @Oscar
              Merci pour cette généalogie.
              @Graindorge
              Voici le tableau : Paysage d’orage, Rembrandt, 1637.
              *
              Orage

              • #96233 Répondre
                Emile Novis
                Invité

                @Graindorge
                Merci pour cet extrait de Claudel, qui m’a fait songer, pour le passage sur l’éternité, à ce passage de Weil : « Un tableau tel qu’on puisse le mettre dans la cellule d’un condamné à l’isolement perpétuel, sans que ce soit une atrocité, au contraire. « 
                _
                Je note le passage sur l’âme : il me semble qu’il reprend la tradition grecque d’un sens commun intérieur qui tisse les sensations hétérogènes entre elles (les cinq sens, pour le dire vite, et les mouvements du corps qu’ils suscitent, la tonalité affective qu’ils impliquent). La vue ne peut connaître l’ouïe, l’ouïe ne peut voir, le toucher ne peut entendre, etc. Chaque sens ouvre sur un domaine du réel, et il ne peut par lui-même s’ouvrir à un autre domaine. Il faut donc un terme supérieur, qui ne soit pas un sens particulier, mais le sens commun à tous ces sens : le sens commun unifie ces domaines et synthétise ces sensations qui ne communiquent pas par elles-mêmes. C’est en ce sens que l’âme tisse les perceptions entre elles, et c’est là qu’une expression comme « l’œil écoute » peut avoir une signification (qu’un tableau peut être rapproché d’une musique)
                _
                Mais j’ai l’impression que Claudel, du moins dans ce passage, est plus dans le commentaire de l’œuvre, et qu’il produit une autre œuvre à côté de la première. Cela me paraît différent de la description de ce que fait le tableau, du « fait pictural » dont parlait Braque (le texte de France-Lanord me paraît être dans cette catégorie). Quand un texte accompagne un tableau, je préfère qu’il soit descriptif, car il permet d’intensifier ma perception, là où le commentaire essaie de donner une signification à ma perception (ce que je ne rejette pas pour autant, mais ça me paraît très différent, c’est autre chose).

                • #96238 Répondre
                  ..Graindorge
                  Invité

                  Moi j’aime beaucoup ce commentaire de Paul Claudel. Oui, il parle de « son » tableau. C’est « son » regard, c’est son âme. Son âme qui peut enrichir la mienne. Pas l’appauvrir ni même l’influencer. Mon âme vivra ce qu’elle voudra vivre. Elle trouvera dans le tableau des choses que P.C n’y a pas vu, entendu, senti Mon âme est plus intelligente que moi. Je ne fait que l’accompagner

                  • #96240 Répondre
                    François Bégaudeau
                    Maître des clés

                    S’il y bien une chose que l’on entend dans la peinture, s’il y a bien une chose que l’oreille perçoit et qui est une composante fondamentale du tableau, c’est son silence. Ce silence est criant. Je crois que 50 % de mon émotion devant un tableau, quel qu’il soit, tient à son silence
                    (et d’accord pour les aquarelles comme quintessence de Cézanne)

                    • #96253 Répondre
                      Claire N
                      Invité

                      Oui- ce n’est pas le silence inerte- là du fait du rien
                      C’est un silence d’une autre nature «  épaissi « ou oui «  composante fondamentale « ça ressemble au silence de ce qui pense , il s’y tisse une consistance
                      Je n’avais jamais finalement angulé ma réflexion sur l’hypothèse qu’il puisse exister 2 types de silences
                      Celui du rien/ celui de ce qui est matrice

                    • #96263 Répondre
                      Emile Novis
                      Invité

                      Le silence, oui, mais pas n’importe lequel à mon sens. Un silence « consistant », comme le dit Claire, saturé, avec une tension. avec le sentiment que devant le tableau, quelque chose se retire, il y a un retrait et une distance qui tient. Ce n’est pas un silence vide.
                      _
                      C’est Jankélévitch qui distingue entre l’indicible et l’ineffable. L’indicible, c’est quand on n’a rien à dire, ça donne un silence creux, stérile. L’ineffable, c’est lorsqu’on voudrait bien articuler quelques paroles, mais qu’on ne le peut pas parce qu’on est en présence d’un inexprimable, de quelque chose au-delà de toute expression, en dehors de tout commentaire.
                      _
                      On pourrait faire le lien avec CUM d’ailleurs : l’art n’exprime pas, mais imprime. L’art n’est pas dans le domaine de l’expression. C’est pourquoi une certaine qualité de silence lui convient si bien. J’ai remarqué aussi que le silence après une musique n’est pas identique au silence qui précède. Idem pour le silence qui suit la lecture de quelques pages assez denses.

                      • #96271 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        « que le silence après une musique n’est pas identique au silence qui précède. Idem pour le silence qui suit la lecture de quelques pages assez denses. » oui c’est tout à fait vrai, et je t’avoue que ça me tourbillonne il y a quelque chose que je sent dans ta remarque qui rend fort contre la mort

      • #96149 Répondre
        graindorge
        Invité

        « Cézanne, prié un jour de décrire ce qu’il entendait par « motif », rapprocha « très lentement » les doigts écartés des deux mains, les plia et les croisa. Lorsque je lus cela, je me rappelai qu’à la vue du tableau, les pins et les blocs de rochers m’étaient apparus en caractères d’écriture entremêlés, aussi nets qu’indéfinissables. Dans une lettre de Cézanne je lus qu’il ne peignait nullement « d’après la nature » – et je le compris par la toile elle-même : les objets, pins et rochers s’étaient entrecroisés en une écriture d’images sur la simple surface, en cet instant historique – fin désormais de l’illusion d’espace, – mais c’était en leur lieu même (« au-dessus de Château noir ») tel qu’il rendait obligatoires couleurs et formes, ils s’étaient entrecroisés en une écriture d’images cohérente, unique dans l’histoire de l’humanité. »
        Peter Handke, La leçon de la Sainte-Victoire

        • #96151 Répondre
          Claire N
          Invité

          « en cet instant historique – fin désormais de l’illusion d’espace » simple et discret comme le christ fait homme c’est bien la que se postent les miracles : pas des rois annoncés en publicité – des vagabonds au détours des chemins familiers

          • #96152 Répondre
            Claire N
            Invité

            En plus concis : les miracles ne sont pas des idoles

            • #96241 Répondre
              François Bégaudeau
              Maître des clés

              « Dans une lettre de Cézanne je lus qu’il ne peignait nullement « d’après la nature » »
              Deleuze dit ce truc lumineux : on ne peint avec l’oeil mais avec la main. Il y a un moment, et c’est le moment décisif, où le tableau suit sa logique interne, sans plus du tout se référer.
              (j’en dirais autant de l’écriture)

              • #96243 Répondre
                Ema
                Invité

                «  on ne peint avec l’oeil mais avec la main. »
                C’est très très juste. Assez vite la main a envie de faire son truc, sans plus se référer à des points d’ancrage visuel. D’ailleurs les allers-retours très frequents entre toile et sujet, pour connaître un peu, paralysent le geste (et fatiguent beaucoup les yeux).

                • #96244 Répondre
                  François Bégaudeau
                  Maître des clés

                  Tu peins, Ema?
                  Parce que tous les peintres que j’ai pu écouter parler parlent comme ça.

                  • #96245 Répondre
                    Ema
                    Invité

                    Plus depuis que je suis affligée de récurrentes névralgies cervico brachiales mais j’ai dessiné et peint pour le plaisir et par intermittence, j’ai participé à quelques ateliers. Suffisamment pour avoir éprouvé ce drôle d’agacement, entre l’oeil policier qui veut contraindre le geste et la main qui veut se laisser aller, obéir à une pure recherche de plaisir. Mais je crois qu’envérité la distinction lain oeil est une fausse distinction puisque derrière cette main qui veut se laisse aller c’est en fait aussi l’oeil-cerveau qui parle, l’oeil qui a envie de voir la main faire autre chose que la stricte reproduction documentaire du sujet. Peut-être aussi l’œil fatigué d’inspecter minutieusement le sujet, d’evaluer les proportions, hiérarchiser les valeurs. Il faut mesurer la fatigue très réelle que représente le travail de dessin pendant 3-4 heures sur un nu ou une nature morte en atelier, on en sort rincé, les yeux secs et le poignet tendu, le corps crispé au possible. En cela le travail « librement inspiré de», relativement soulagé de l’exigence d’exactitude, soulage aussi le corps de manière tout a fait physique.

                    • #96255 Répondre
                      Claire N
                      Invité

                      Merci Ema
                      On sent bien la contrainte et la ténacité qui semble préalable , la préparation du corps
                      Là pour le coup je trouve que tu parles comme les danseurs

                      • #96265 Répondre
                        Ema
                        Invité

                        C’est vrai que le geste qu’il faut retenir c’est très présent dans la danse, sûrement tous les arts d’ailleurs. Je pense que dans tous les cas il y a un plaisir et beaucoup de beauté dans cette rétention, la ligne qu’on arrête juste à temps, ou qu’on ne trace pas aussi droite et continue que la main pourrait le faire, le mouvement interrompu, la phrase qui reste concise. C’est la qu’intervient la sensation de puissance peut être, la pulsion contrainte, canalisée. D’ailleurs dans la l’écriture surexpressive-couillue que décris parfois François, on sent cruellement ce manque de rétention.

                      • #96270 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Oui la retenue et j’aime le rappel que tu fais sur l’expressivité qui parfois même va jusqu’à me sembler excression , comme une erreur dans l’endroit où on puise : dans ce qu’on sort de sa propre matière / le mouvement qui s’appuie sur la force du corps
                        Il y a aussi toute cette période dans le contrôle du mouvement son ajustement attentif qui sédimente en mémoire procédurale et permet « d’avoir les ailes libres pour voler « 
                        C’est comme une mise en corps de la précision
                        D’ailleurs le cervelet qui participe à cette mémoire
                        Lorsqu’il est souffrant donne un symptôme étonnant : l’hypermétrie ou l’art de louper la cible

                • #96262 Répondre
                  ..Graindorge
                  Invité

                  Un exemple: un peintre américain aveugle: John Bramblit
                  Voir sur Medium.com
                  Pour le silence, oui, c’est une évidence. Devant la toile

    • #96202 Répondre
      Oscar
      Invité

      Emile, on retrouve bien l’Estaque cubiste du premier Braque posté plus haut.

      Je mets Les Arbres de 1908 LA

    • #96203 Répondre
      Oscar
      Invité

      Et Caoutchouc de Francis Picabia (vers 1909)
      C

      • #97389 Répondre
        Carpentier
        Invité

        Caoutchouc de Francis Picabia:
        celui-ci et le Kupka, plus haut, j’aime beaucoup
        La malaisance que me procurent souvent, en revanche, les G. de La Tour m’interroge toujours: certains tableaux me font carrément flipper.
        Il est des pièces, notamment au Louvre, que je traverse fissa, là où d’autres m’aimantent sur leurs canap centraux.

        • #97512 Répondre
          Carpentier
          Invité

          et du côté des pochettes d’album

          animals pink floyd

          • #97517 Répondre
            Carpentier
            Invité

            reste à trouver à quel groupe cela correspond, pour certains pseudos/sitistes c’est facile, et l’histoire de cette pochette vaut le détour

        • #97529 Répondre
          Carpentier
          Invité

          une autre pochette à histoires
          et du jaune

          m.media-amazon.com/images/I/81ZVwENsT-L._UF1000,1000_QL80_FMwebp_.jpgsergent peppers

    • #96252 Répondre
      Cocolastico
      Invité

      Il y a une douzaine d’années une obscure chaîne de la Freebox diffusait un programme de vulgarisation sur la peinture (MUSEUM Purescreens HD). 2 minute, l’œuvre en plein écran, un temps de silence, un temps de décorticages, d’analyses, de contextualisation par une voix off. Ainsi de suite 24h/24h (avec le plaisir de retomber sur les mêmes tableaux parfois et d’apprécier différemment). Un peu le format « d’art d’art » mais moins tourné sur l’anecdotique (tellement nul, irregardable pour moi). Puis un jour des bourges teubés ont racheté la chaîne et en ont fait un truc de bourges teubés : promo-reportage des dernières expos, interviews pas clairs d’artistes…
      Il y a 8 ans quand j’avais appelé la boîte qui avait réalisé la première émission (leur cœur de métier c’est l’audio guide de musée) ils expliquaient qu’ils cherchaient à racheter les droits mais qu’en attendant la chaîne bloquait toute diffusion

      • #96274 Répondre
        Oscar
        Invité

        C’est devenu Museum TV ? Ça fait un bail que je n’ai plus de télé donc hormis sur FTV Arte ou Netflix je ne sais pas vraiment ce qui est proposé en la matière.

        • #96456 Répondre
          Cocolastico
          Invité

          Oui Museum TV. Je n’ai plus de télé non plus mais vu que ça n’a pas changé de proprio ça doit être la même tisane. C’était tellement bien, ils m’agacent à venir toujours tout saloper ces gens. Aurais-tu un conseil d’émission Arte/Netflix ou livre d’initiation ? Je ne sais pas si ça vous fait ça mais moi je me sens souvent perdu face à un tableau et j’ai remarqué que quand j’étais guidé dans l’observation, ça m’aidait aussi à apprécier.

          • #96853 Répondre
            Oscar
            Invité

            Salut, je n’avais pas vu… Non pas de conseils malheureusement niveau petit écran, ou peut-être le journal d’Andy Warhol sur Netflix ( merci l’IA ; ) Et sa ‘philosophie de A à B’ !
            À la façon de ce que tu décrivais plus haut, regarder en silence chaque tableau, chaque détail, on ne fera certainement jamais mieux. Ou les livres, les monographies.
            Moi l’ancrage historique des œuvres m’intéresse beaucoup et aussi la façon dont elles peuvent interagir les unes avec les autres.

            • #97137 Répondre
              Cocolastico
              Invité

              Merci. As-tu un exemple d’interaction entre tableaux qui t’a intéressé ?

              En passant, voici l’un des seuls épisodes de Museum Purescreens encore visibles aujourd’hui : https://youtu.be/4JEdky3Pxqo?si=MzeIOdh108gPBaba

              • #97185 Répondre
                Oscar
                Invité

                J’aime bien ce genre de dispositif, c’est distant et bien factuel, ça laisse la place.
                En interaction ou dialogue, ça marche très bien entre peinture et photo je trouve. En exemple j’aurais là en tête certains motifs de travaux d’Omar Ba (peintre) et de Charles Fréger (photographe) qui formellement se rejoignent.

                • #97449 Répondre
                  Cocolastico
                  Invité

                  belles découvertes :
                  charlesfregerlasuitebasque

              • #97519 Répondre
                Juliette B
                Invité

                Merci Cocolastico pour l’épisode de Museum Purescreens. Tu connais sans doute déjà, mais ça m’a fait repenser à la série Palettes, diffusé il y a bien longtemps à la télévision, en particulier à cette épisode là, tant aimé :

                • #98589 Répondre
                  Cocolastico
                  Invité

                  Quelle formidable enquête ! Ils ont du prendre un plaisir dingue à faire ce docu. Moi ça m’a donné envie d’en savoir plus (comment ça fonctionnait le commerce de l’art à l’époque ? Sa façon de capter la lumière c’était aussi pour se distinguer sur le marché ? Il s’est marié avec sa voisine, il peignait dans son salon, c’était la norme ? les gens de sa classe ne bougeait pas trop à l’époque ? que faisait sa femme ? et pour ses peintures à travers Delft on pouvait si facilement louer des maisons ? et ses chambres noires il employait des gens pour les concevoir?)
                  Un énorme merci Juliette, je l’ai filé à plein de monde

                  • #98598 Répondre
                    Carpentier
                    Invité

                    pas vu mais si tu recommandes
                    je peaufine mon dragon chinois en origami (oui je travaille le week-end, en heures supp, fou pour un agent territorial assimilé fonctionnaire, non?) puis je termine le Tigre de Sinno
                    et je me fais cet épisode de Palettes.

    • #96268 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Ça serait joyeux de voir des œuvres de sitistes qui peignent ou dessinent. Ema, tu nous montrerais un petit truc? A la bonne franquette
      On s’amuse.
      L’incommensurable importance des mains. Selon la vision depuis notre cerveau reptilien les mains sont géantes. Le personnage représenté selon cette vision a un nom, je ne m’en rappelle plus. Je vais demander à ma meilleure amie. Si quelqu’un.e sait ici
      Lorsque j’étais à l’École des Arts Appliquées ( pour moi appliquées à la Céramique Artistique) elle m’avait suggéré d’en faire une sculpture mais je ne m’en suis pas sentie capable, j’ai fait quelque chose de beaucoup plus simple: un buste à la Modigliani ( que je priais avec ferveur pour qu’il me file un coup de …main Justement)

      • #96272 Répondre
        Claire N
        Invité

        Tu pourrais nous le mettre en photo ici ?

        • #96293 Répondre
          ..Graindorge
          Invité

          Je sais pas si c’est à moi que tu t’adresses Claire
          Je ne sais pas partager les photos, les images d’intérêt et j’en suis bien marrie
          J’ai l’adresse électronique d’une sitiste, je vais lui demander

          • #96297 Répondre
            Emile Novis
            Invité

            @Graindorge
            La procédure en plusieurs étapes (c’est comme ça que je fais, mais c’est peut-être pas la seule manière):
            => Tu vas sur google, tu tapes le titre du tableau que tu veux.
            => Tu vas sur Google image.
            => Sans aller sur le site (c’est-à-dire en restant sur google image), tu cliques droit sur l’image qui t’intéresse.
            => Tu cliques gauche sur « copier l’adresse de l’image« .
            => Tu vas sur le forum, et tu cliques, dans l’emplacement où tu postes ton message, sur « IMG » (c’est juste au dessus du lieu où tu écris ton message).
            => Le site fait apparaître une petite fenêtre : tu cliques droit dans la barre d’écriture, et tu fais « coller« .
            => Tu cliques sur « OK »
            => Le site te demande ensuite de mettre un titre. Tu mets un titre, n’importe quoi (ça n’apparait pas sur ton message).
            => Tu cliques sur « OK« .
            => Tu envoies ton message et l’image est là
            ___
            Comme ça:
            _
            Barlach
            _
            Ernest Barlach, Mendiante russe.

            • #96309 Répondre
              Oscar
              Invité

              Expressionniste allemand, je ne connaissais pas du tout. http://www.ernst-barlach.com/home_english.html – j’aime bien la page, ‘Bibliotheque, d’opinions d’experts ; )

              • #96328 Répondre
                Emile Novis
                Invité

                @Oscar
                Oui, c’est un sculpteur méconnu en France. On ne trouve pas de livres en français sur lui à ma connaissance. Ce qu’il fait est pourtant très intéressant:
                _
                Barlach

                • #96449 Répondre
                  Oscar
                  Invité

                  J’ai regardé un peu sa biographie. Son travail est incriminé en 1937

                  • #96541 Répondre
                    Claire N
                    Invité

                    À oui – le lien entre l’artiste et l’œuvre était donc pour eux un des ressorts de propagande finalement ?

                    • #96547 Répondre
                      Oscar
                      Invité

                      C’est la nature de l’œuvre qui est assignée. Le lien avec son artiste en découle forcément… Je ne comprends où veut en venir ta question.

                      • #96559 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        J’avais plus l’impression qu’il s’agissait d’une appréhension récupération en partant de l’auteur bon ou mauvais nazi semble la question de cette exposition qui se veut d’ailleurs plus à mon sens «  éducatrice «  que esthétique ?

                  • #96616 Répondre
                    Emile Novis
                    Invité

                    @Oscar
                    Je ne peux pas lire l’article en entier, mais il me semble que Barlach a été accusé de participer à l’art dégénéré par les nazis, ce qui, rétrospectivement, le met du « bon côté de l’histoire ».
                    Il est vrai qu’il n’y a pas, chez Barlach, de culte du corps, de sa performance, de sa force naturelle. Ce sont plutôt des corps souvent fatigués, usés, parfois difformes, écrasés sous le poids de l’oppression (comme la mendiante russe), démunis, presque vagabonds et égarés. Rien ne pouvait plaire aux nazis dans cette affaire.
                    _
                    Barlach

                    • #96646 Répondre
                      Emile Novis
                      Invité

                      ps: Et j’ajouterais : des corps désœuvrés, des corps qui ne font rien. C’est récurrent chez Barlach. Ils chantent, jouent de la flûte, dorment, se font crucifier, mendient, s’enlacent, s’embrassent, s’approchent, se lamentent. Parfois ils se vengent, mais c’est assez rare. Toujours est-il que ce ne sont presque jamais des corps qui travaillent, ce qui ne peut pas beaucoup plaire au capital.

                      • #96648 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        « presque jamais des corps qui travaillent »
                        Ah oui ! Bien vu !

                      • #96663 Répondre
                        ..Graindorge
                        Invité

                        Ou au contraire qui peut beaucoup plaire au capital: des corps de pauvres entrain de crever et qui en attendant, font passer le temps en s’enivrant peut-être un peu aussi
                        « Parfois ils se vengent, mais c’est assez rare. »
                        Ça, ça plaît beaucoup beaucoup beaucoup au capital:
                        ils n’ont même plus la force de se venger, de se battre

                      • #96666 Répondre
                        Emile Novis
                        Invité

                        @Graindorge
                        Ou alors des corps de misérables qui tirent leur dignité ailleurs que dans leur utilité sociale et économique, ailleurs que dans leur fonction et leur performance. Le capital préfère toujours un corps qui bossent pour lui qu’un corps qui dort sur un canapé.

                      • #96667 Répondre
                        Emile Novis
                        Invité

                        *bosse

                      • #96718 Répondre
                        ..Graindorge
                        Invité

                        @ Émile
                        ces corps là ont l’air de vivre, survivre, plutôt dehors que dedans. Le couple semble dormir plutôt sur un banc que sur un canapé.
                        La survie a ça de bon oui: on s’en fiche du qu’en pensera -t-on, du digne ou pas digne, utile/ pas utile: seul horizon: survivre encore un jour: le chanteur est parterre, pieds nus, il chante peut-être pour le plaisir et/ ou pour quelques pièces pour pouvoir manger ce jour et boire un peu aussi. Il y a aussi le corps d’une vieille dame qui rit à gorge déployée. Des corps qui bossent pour lui, le capital en trouve toujours.

                    • #96769 Répondre
                      Oscar
                      Invité

                      Oui Emile, l’article était pour placer un peu le contexte. Ici un article du 8 août 1937 La « réforme » de l’Art – Ernst Barlach y est mentionné.

                      • #96773 Répondre
                        ..Graindorge
                        Invité

                        Oscar: tu n’as pas répondu
                        « Oscar: et c’est parce que les mains substituent la vue ou l’ouïe qu’elles sont suprêmement nécessaires, importantes, salvatrices. Je soulignais le large éventail de leur utilité
                        Je ne vois pas le contre-sens et qui plus est, comique…
                        Tu m’éclaires gentiment stp? »

                      • #96831 Répondre
                        Emile Novis
                        Invité

                        @Oscar
                        Merci. Intéressante cette répulsion spontanée du nazisme pour Barlach. Et en même temps, c’est tellement évident quand on regarde les sculptures de Barlach. Cela montre bien à quel point ce sculpteur, qui n’aura fait que mettre en forme des corps dominés et/ou désœuvrés, difformes et fainéants, indociles au travail forcé, à la marge de la norme sociale, ne pouvait pas être accepté par une idéologie qui voulait des corps de dominants, performants, conformes, actifs, forts et dociles en même temps, fonctionnels et utiles. Il me semble qu’il n’y a pas plus étranger à Barlach que le corps mis en ordre de manière martiale. Que le nazisme interprète l’œuvre de Barlach comme une dégénérescence de l’art montre bien à quel point la sensibilité politique peut se révéler à partir d’une sensibilité esthétique déterminée (les goûts et les dégoûts).

                      • #97210 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        Il est d’ailleurs intéressant de voir ce que les nazis identifient comme art non dégénéré : c’est toujours de l’art monumental, plein, tonitruant, emphatique. On sait que Goebbles adorait Peter Jackson.
                        Le meilleur antidote à cette monumentalité minérale? Un art faible. Le corps de Keaton. La maladresse. La lacune. Dans la peinture moderne apparait la lacune. Le vide. Le tableau à peine esquissé. Certains tableaux de Miro. Et tant d’autres exemples.

                      • #97520 Répondre
                        Ludovic
                        Invité

                        L’art dégénéré
                        C’est pour les crasseux
                        De ça- à- ça

                      • #97563 Répondre
                        Emile Novis
                        Invité

                        @FB
                        C’est vrai que je viens de voir quelques œuvres adorées par le nazisme. Je ne vais pas mettre en ligne certains échantillons, mais ça sent l’idolâtrie de la force. La force au sens des plus forts, de ce qui domine, opprime, écrase. En un mot : le pouvoir. On est loin de l’impouvoir d’un Barlach ou Miro (pour Keaton, je ne connais pas bien).

            • #96337 Répondre
              ..Graindorge
              Invité

              Grand merci Émile Je tenterai. Là Claire m’invitait à partager une photo d’une sculpture en céramique faite par l’élève/apprenti graindorge durant son apprentissage dans son École. Recalée au Louvre mais souvenir d’un grand plaisir

    • #96295 Répondre
      Claire N
      Invité

      Je pense qu’il s’agit de coller l’img de l’image ( tu cliques sur la photo enregistrée il est indiqué) dans la balise «  img »?

      • #96296 Répondre
        ..Graindorge
        Invité

        J’essaierai demain alors

    • #96357 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Tentative de partage de l’une des sculptures qui a inspiré l’apprenti
      Head https://g.co/kgs/Y2bGX7P

    • #96459 Répondre
      toto
      Invité

      Homunculus de Penfield
      Pas super beau le bonhomme

      • #96465 Répondre
        graindorge
        Invité

        grand merci toto!
        J’ai tenté de partager une image plus grande de l’homonculus pour mieux l’apprécier. Pas beau du tout non mais on voit bien l’importance des mains dans les arts et l’artisanat bien sûr mais aussi pour le braille, la Langue des Signes

        • #96521 Répondre
          Oscar
          Invité

          Concernant le braille et la langue des signes, la main est nécessaire puisqu’elle est choisie pour substituer (la vue, l’ouïe…), et dire son « importance » (dans ces domaines) peut créer un contre-sens assez comique !

          • #96636 Répondre
            ..Graindorge
            Invité

            Oscar: et c’est parce que les mains substituent la vue ou l’ouïe qu’elles sont suprêmement nécessaires, importantes, salvatrices. Je soulignais le large éventail de leur utilité
            Je ne vois pas le contre-sens et qui plus est, comique…
            Tu m’éclaires gentiment stp?

    • #96463 Répondre
      graindorge
      Invité

      l'homonculus

    • #96835 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Laisse tombé Oscar, restons-en l’Art.
      Ami Emile: trouvé ceci. Dit de ses sculptures:
      « Ses figures, massives, engoncées dans les lourds plis d’amples vêtements, semblent souvent courbées sous le poids de la conscience tragique de leur misère. »
      À noter que l’article partagé par Oscar est de 1937 et que notre ami Barlach meurt d’un infarctus en 1938…
      L’art de détruire un artiste…

       » Mais avec l’instauration du IIIe Reich, la persécution s’abat sur lui ; il se voit interdire d’exposer, il est menacé de perdre le droit d’exercer sa profession ; trois cent quatre-vingt-une de ses œuvres sont retirées des collections publiques et plusieurs de ses œuvres monumentales sont brisées ou fondues.

      Comme ses pièces de théâtre, dont les protagonistes et les situations possèdent un caractère plus symbolique que dramatique, ses gravures et ses statues donnent une forme sensible à la conscience angoissée de « la situation humaine dans sa nudité entre ciel et terre » et à la quête du divin dans l’existence. « Ainsi sommes-nous, nous autres hommes, au fond tous des mendiants et des existences problématiques », écrivait-il en 1920, évoquant son séjour en Russie, et la figure du mendiant ou de la mendiante, symbole de la condition humaine empruntée au monde russe, revient fréquemment dans son œuvre. Comme sculpteur, il a eu une prédilection pour le bois, matériau simple, dont le travail le rapprochait des tailleurs d’images médiévaux. Ses figures, massives, engoncées dans les lourds plis d’amples vêtements, semblent souvent courbées sous le poids de la conscience tragique de leur misère. »

    • #97039 Répondre
      Oscar
      Invité

      MD
      Maurice Denis, Soir de septembre – Collection musée des Beaux-Arts de Brest

      • #97044 Répondre
        pauline
        Invité

        plage de valence dans la lumière de valence

        Une autre approche de joaquin sorolla. Je l’ai découvert il y a peu. J’adore le rendu des corps au sortir de l’eau. Je me lasse pas en général du travail des peintres autour de la carnation et des cheveux, ils ne peuvent tourner qu’autour, c’est vain cette histoire là mais c’est fascinant. Il y a du même peintre des études de voiles gonflées de vent, seulement une voile au milieu du tableau, sans bateau, rien, juste la voile et c’est tout aussi fascinant.

        • #97071 Répondre
          Ostros
          Invité

          Merxi Pauline, je découvre grâce à toi ce peintre et je suis subjuguée par son travail des peaux et des tissus, des matières, son rendu des lumières. Je vois ca sur le petit écran de mon téléphone et j’aimerais bien les voir en vrai, en taille d’origine.
          sorolla

          • #97074 Répondre
            Emile Novis
            Invité

            Très beau en effet. Je découvre aussi.

            • #97077 Répondre
              Ostros
              Invité

              Exposition prévue au Petit Palais en 2026
              Joaquim Sorolla (1863-1923) le peintre et la mer
              14 avril 2026 – 02 aout 2026
              Si peu de patience, faudra faire un saut à Madrid dans l’année.

              • #97086 Répondre
                ..Graindorge
                Invité

                Pour l’expo Sorolla à Madrid, j’ai des contacts possibles pour hébergement gratuit ou très bon marché

              • #97132 Répondre
                pauline
                Invité

                Je prends note, merci bien. Je l’ai découvert à travers un beau catalogue d’expo qui a eu lieu à Aix en Provence en 2020 « joaquin sorolla lumières espagnoles ». C’est vrai que c’est tentant Madrid.

                • #97133 Répondre
                  pauline
                  Invité

                  Je répondais à ostros.
                  Si on va à Madrid, on se débrouillera pour le logement, merci graindorge.

                  • #97138 Répondre
                    ..Graindorge
                    Invité

                    Oh ça je n’en doute pas une seconde pauline: si VOUS allez à Madrid (pas ON) , vous vous débrouillerez. Je vous jette à la figure vos remerciements
                    d’ hypocrite et vos poignées de cerises

                    • #97145 Répondre
                      pauline
                      Invité

                      Je dis « on » pour mon compagnon et moi. Si on y va c’est en camping car, on se calera pas trop loin de Madrid genre à ségovie (j’ai regardé vite fait) pour être plus pénards que dans une capitale. Pour visiter Madrid on a juste à prendre le train sans s’emmerder. Tu as fait une proposition, je t’ai dit merci.

                      • #97163 Répondre
                        ..Graindorge
                        Invité

                        A tort sûrement, je n’en veux pas de vos remerciements. Ça doit être les noyaux de cerises: je suis gitan

                      • #97212 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        Découverte aussi
                        Voilà un homme qui aimait la matière
                        Mais sur les deux tableaux, certes admirables, reportés ici, il y a un excès de matière. Il y en a trop et je ne vois plus rien.

                      • #97215 Répondre
                        Emile Novis
                        Invité

                        @FB
                        Oui, mais il y a bien des situations où cet excès de matière existe, ou le champ de vision est saturé.

                      • #97217 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        Certes, mais précisément l’art consiste souvent à faire un peu de vide, pour mieux voir. A soustraire. A isoler. Par exemple je me demande si je ne verrais pas encore mieux cette voile si le peintre ne l’avait pas flanqué de deux bandes végétales.

                      • #97218 Répondre
                        essaisfragiles
                        Invité

                        Moi, j’aime bien quand elle soulève sa jupe.

                      • #97260 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Hum, pour moi c’est plus une question d’incapacité clairement identifiable ; en tant que migraineuse
                        La luminosité le passage du flou ou net sursature bien malgré moi l’accès au tableau
                        Pourtant l’exploration par petits morceaux m’est possible
                        Me plaît ce petit portillon en bois dans l’angle «  infero – droit «  et énormément cette feuille nette devant la colonne
                        La tenture qui arrive en bouillon d’écume , je l’aime juste à l’entrée du tableau là où l’on sent presque son poids

                      • #97378 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        d’où le fait que ça éblouisse, oui

                      • #97397 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Effectivement – éblouissement
                        Tout à fait
                        Dans ce que cela a d’inconfortable et d’agréable
                        On peine à soutenir le regard

                    • #97214 Répondre
                      ..Graindorge
                      Invité

                      Et pour conclure: les gens qui disent  » si on va à Madrid, on se débrouillera pour le logement » n’ont PAS de camping-car

                      • #97399 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        ou alors, ils en ont perdu la clef

          • #97078 Répondre
            Carpentier
            Invité

            épatant
            oui, à voir aussi en vrai tant cela semble incroyable

            • #97081 Répondre
              Oscar
              Invité

              Je découvre aussi. Qu’est ce que c’est beau !

              • #97102 Répondre
                Carpentier
                Invité

                les effets de brillance sont presque strange, non?
                Curieuse d’en savoir/lire plus sur sa/ses techniques et sa façon

                • #97117 Répondre
                  Carpentier
                  Invité

                  en dernière couche/touche, comme un à plat de blanc en rubans sur parme, gris, vert, ou sur le brun d’un dos de chemise, fou, l’effet

              • #97386 Répondre
                Carpentier
                Invité

                autre proposition, plus urbaine ; )

                René Rimbert La rue du dragon à Paris, 1930

                • #97387 Répondre
                  Carpentier
                  Invité

                  René Rimbert, la rue du dragon à Paris, 1930
                  (test 2 pour inclure un titre: non réussi)
                  pffff, pu que 10 ans

                • #97430 Répondre
                  Carpentier
                  Invité

                  l’été dernier, Paris avait pas mal prêté à Grenoble, marrant que je me sente bien plus à l’aise dans les musées ‘ de province ‘
                  ici, l’artiste sort un peu de sa couleur d’élection
                  Pierre Soulages

                  • #97431 Répondre
                    Carpentier
                    Invité

                    oh putain, soit j’ai le titre, soit l’oeuvre, c’est quoi que j’assimile pas?

                  • #97440 Répondre
                    Carpentier
                    Invité

                    le jaune chez P. Soulages

                    PS

                    • #97441 Répondre
                      Carpentier
                      Invité

                      💪
                      et en plus, ça claque

                • #97447 Répondre
                  Oscar
                  Invité

                  Oh une fresque ! ; )

                • #104536 Répondre
                  poissonvache
                  Invité

                  je sais pas si c’est les lettrages à l’apparence indéchiffrable ou la technique empruntée aux naïfs mais ce tableau me donne l’impression d’une image générée par IA, c’est assez perturbant. En tout cas, cela ne m’empêche pas d’apprécier la patine du soleil couchant s’appliquant sur le blanc des immeubles et le calme qui ressort de la scène (ce petit chien saucisse qui semble immobile au milieu de la rue) donnant une teinte mélancolique au tableau. Merci pour la découverte !

                  • #104593 Répondre
                    Carpentier
                    Invité

                    il est au chouette musée de Grenoble, au pied de la bastille

          • #98054 Répondre
            Oscar
            Invité

            WD
            William Merritt Chase, Washing Day — A Backyard Reminiscence of Brooklyn (vers 1887)

            • #98189 Répondre
              Carpentier
              Invité

              j’aime bien ta proposition et, en cherchant parmi d’autres de ses oeuvres, je m’aperçois que j’étais partie sur des scènes du quotidien d’un autre temps certes mais sans penser trouver portraits et autres situations très aristo chez W M Chase.
              – un autre que j’extrais cependant:

              WMC

              • #98190 Répondre
                Carpentier
                Invité

                a visite to the garden, 1890

                • #98191 Répondre
                  Carpentier
                  Invité

                  * visit, of course

                  • #98194 Répondre
                    Oscar
                    Invité

                    Oh cool ! Le décalage entre le trait et la finesse du rendu. J’avais choisi ces toiles blanches en réponse à la proposition de pauline, mais tout, est lumineux. De la couleur également )

                    • #98196 Répondre
                      Carpentier
                      Invité

                      oui, bien sûr, et c’est aussi ce qu’on retrouve dans la/les tenues des deux visiteuses de garden donc
                      – saisir qqn assis, ou qui se penche un peu pour mieux voir, le long de semis/serres au sol, ce n’est pas rien je trouve; on est loin des personnels qui bêchent s’accroupissent et/ou sont concentrés, genoux à terre y compris pour cueillir: si l’habit ne fait pas toujours le moine, la robe blanche quand elle est longue ne fait pas la jardinière on dirait bien.

      • #97047 Répondre
        Carpentier
        Invité

        Ce tableau, en regard de celui posté par Pauline, irrradie.
        Je m’y suis arrêtée longuement avant de partager l’émission france culture et, déjà, il me plaisait beaucoup.
        On pourra repérer des postures similaires dans celui du soir et celui du matin, bien que les âges ou même les genres des sujets différent, mis à part le bambin au travail pour tenir debout.
        Chez Denis, le jaune porte le vert lumière de l’eau, chez Sorolla, il réveille sans trop éblouir encore.

    • #97046 Répondre
      Carpentier
      Invité

      … chez Proust il entraîne la mort / …
      oh?
      non lectrice de Proust, à ce jour, si qqn.e a le désir d’en dire, peut-être, un peu plus à ce sujet, je tacherai d’assimiler quelque peu ses dires/précisions; j’entends aussi, sur france culture, qu’aussi bien étymologiquement qu’historiquement, la couleur jaune n’a pas encore, d’un point de vue social, un point de vue bien établi: on aime.
      Du jaune, en tout cas, on peut dire tout et son contraire: douce/bienveillante – acide/dangereuse , le souffre et le miel.
      Dans la bible, par ailleurs, texte plus ‘ à matières ‘ que texte coloré, beaucoup d’or mais peu de jaune (est-ce équivalent? à cette question, Pastoureau s’y attelle entre autres)
      Et d’où tiens-je ces courtes occurrences?
      – De ceci dont je suis en écoute:
      https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/concordance-des-temps/le-jaune-couleur-du-doute-5153112
      Selon l’interlocuteur, ça ne fait peut-être pas que doublon avec la rencontre partagée en ouverture de ce thread par Graindorge, on l’espère du moins.

      • #97048 Répondre
        Carpentier
        Invité

        … au moyen âge, sale temps pour le jaune / …
        rire

      • #97049 Répondre
        Carpentier
        Invité

        la couleur de judas, du chevalier félon, de la traitrise par excellence.
        St Louis décida que les juifs du royaume devaient porter une rouelle, de la taille d’une main, de couleur jaune, dominante tout du moins, selon les documents (ancêtre de l’étoile jaune.)

        • #97051 Répondre
          Carpentier
          Invité

          – Document sonore: à 27′ , un enregistrement d’un certain Laville, le 29 mai 1942, spécialiste de la question raciale, disant suite au port de l’étoile jaune, à l’ordre du jour.
          ‘ Si encore ils avaient la peau bleue, on pourrait les reconnaître.’
          ‘ 1 000 000 de peaux rouges se répandraient sur le territoire français, ça se verrait, on saurait qu’il y a danger mais si le danger a une couleur tout à fait semblable à celle des français? au moins, avec l’étoile jaune, on perçoit le danger, qui est réel. ‘

      • #97055 Répondre
        Carpentier
        Invité

        Certain Goethe a œuvré aussi à penser les couleurs, et on en rit d’ailleurs quelque peu dans cette émission france culture.
        La réforme protestante est une étape importante en Europe dans l’histoire des couleurs parce que les grands réformateurs moralisent les couleurs, pour un bon chrétien, il y a des couleurs honnêtes: blanc noir, gris, blanc, brun, bleu
        et des couleurs déshonnêtes, Singly, les couleurs trop voyantes: le rouge, le vert et le jaune – en terre protestante, à partir de la seconde moitié du 16e siècle, grand recul du jaune dans la culture matérielle, dans le quotidien, pour les vêtements surtout et la contre réforme catholique, qui s’oppose sur beaucoup de points à la réforme protestante, sur ce point, elle reprend une partie des valeurs protestantes (ne pas se faire remarquer par ses vêtements en rappel du péché originel – on a remis des vêtements à Adam et Eve, nus à l’origine, pour sortir du paradis terrestre dont il étaient chassés)

        • #97056 Répondre
          Carpentier
          Invité

          et puis gros doss: le jaune dans l’orientalisme.

          • #97058 Répondre
            Carpentier
            Invité

            Toute la réflexion sur le classement et la diversité des humains, les hypothèses sur leurs couleurs de peau et, bien sûr, les couleurs des anneaux olympiques avec leurs datations est super.
            Merci pour ce thread, Graindorge.

      • #97184 Répondre
        Oscar
        Invité

        Je viens d’écouter ! Le « chez Proust il entraîne la mort » fait référence à l’épisode de la mort de Bergotte, tome La Prisonnière, dans la Recherche du temps perdu. (on en parle un peu plus haut dans le fil).
        Couleur du doute oui. Jaune couleur ambiguë. Soleil et lumière, chaleur du sud – couleur du corps, humeurs poisseuses.

        • #97186 Répondre
          Carpentier
          Invité

          Merci pour les lignes du Marcel
          … De sorte que l’idée que Bergotte n’était pas mort à jamais est sans invraisemblance. / …
          Celle-ci est dans son Comme une mule en plus,
          à certain François pas au Marcel.

    • #97059 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Tout le plaisir est pour moi Carpentina et merci pour tes infos!
      Pour les couleurs, indépendamment du titre du fil  » la couleur jaune…. » on partagerait ici toutes les couleurs pour ne pas avoir à ouvrir un fil pour chacune, ce qui risquerait de rendre vert le maître des clefs.
      Joaquin Sorolla, j’aime bien
      Maurice Denis, je ne connaissais pas. Jolie découverte

      Une nouvelle que je partage ici: la grande, l’immense Camille! MA Camille!

      L’Âge mûr de Camille Claudel retrouve la lumière du marché de l’art https://www.ouest-france.fr/culture/arts/lage-mur-de-camille-claudel-retrouve-la-lumiere-du-marche-de-lart-c064986e-e7d7-11ef-9afb-41e1b47a1356

      • #97066 Répondre
        Carpentier
        Invité

        … rendre vert le maître des clefs, hum,
        préfère me taire.
        Pensé à lui cependant (vite fait, hein, qu’il se rassure) en entendant Pastoureau rire/dire, un peu comme le maître des clefs (pas taper trop fort, please, si ineptie, merci) le précisait pour son Ta bêtise (?’?) quand le mouvement des gilets jaunes s’est installé quelque temps (parfois, un bouquin précède de peu une effervescence du réel).
        Pour Pastoureau, dans tous les cas, son ouvrage – et son pan sur le jaune – est parti en impression quand le mouvement des gilets qu’on sait a coloré l’actualité politique, pas friande en nuances de couleurs, précise-t-il.
        – Toujours en projet, encore non concrétisé donc, de me rendre au musée Rodin.
        Si un jour tu passes à Paris …

        • #97072 Répondre
          ..Graindorge
          Invité

          Oui je vais y passer à Paris, au printemps/été

          • #97082 Répondre
            Carpentier
            Invité

            Paris est, en ce moment, à tout ceux/celles qui s’y baladent, on y est presque tranquille, dis donc: avec le printemps arrive plus de monde, je te souhaite tout de même de ne pas faire qu’y passer.

            • #97085 Répondre
              ..Graindorge
              Invité

              Sûrement mais hiver = froid
              « J’aime Paris au mois de mai
              Avec ses bouquinistes
              Et ses aquarellistes
              Que le printemps a ramené
              Comme chaque année le long des quais
              J’aime Paris au mois de mai
              La Seine qui l’arrose
              Mille petites choses
              Que je ne pourrais expliquer »
              laaaa lalalala lala…
              Mai ou juin ou juillet ou août

    • #97108 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Trouvé ça sur Joaquín Sorolla  » le peintre de la lumière »

      https://historyofspain.es/fr/video/sorolla-le-peintre-de-la-lumiere/

    • #97122 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Et ça. Je m’arrête là sur Sorolla

      https://journals.openedition.org/ccec/11551

      • #97189 Répondre
        Carpentier
        Invité

        un cadrage rapproché, une attention au spectateur, peintre du luminisme, jeu ombres et lumières (nan, déconne?)
        merci
        à propos de la facture, la façon, je trouve/lis peu pour l’instant,

    • #97196 Répondre
      Carpentier
      Invité

      je reteste (ce que Graindorge nomme ‘ ajustements ‘ si je pige bien) déso donc
      la tour eiffel bordel

      • #97197 Répondre
        Carpentier
        Invité

        ah benh voilà
        quand je pense quien a qui dise que même 10 ans suffisent pas pour que j’assimile : D

      • #97200 Répondre
        Carpentier
        Invité

        perdu l’artiste, le titre et la date de l’œuvre en route en revanche:
        robert Delaunay tour Eiffel 1926 – et on peut voir ce tableau au musée d’art moderne à paris dans le 16e si jamais
        (encore 10 ans pour apprendre à intégrer cela dans mon post: easyyyyy)

      • #97202 Répondre
        ..Graindorge
        Invité

        Sourire Je ne sais pas si  » ajustements » est le mot exact mais par exemple, l’entrée Partage de poèmes devenue Poèmes 3 était bourrée de messages tests je crois et j’ai cru bon d’en ouvrir une autre. Joyeuse tour Eiffel

        • #97208 Répondre
          Carpentier
          Invité

          j’ai compris, j’ai compris, pas croire tout ce que le MDC dit
          il arrive à mon Valentin de l’avoir comme la Tour Eiffel
          ceci étant, pour la première fois depuis, pfffiou, il ne sera pas avec moi pour l’occase:
          c’que j’vais prendre quand il va rentrer,
          j’vous raconte même pas

    • #97281 Répondre
      ..Graindorge
      Invité
      • #97377 Répondre
        Carpentier
        Invité

        j’en suis à l’écoute, ça fait un moment que j’avais pas écouté cette émission de bourge, le podcast sur le goût de m, tranquille, calme, confortable, bourgeois, quoi (ils sont vraiment trop forts ces bourgeois)
        Chouchoubidou quand même Michel Pastoureau dis donc et j’aime comme il le dit (très gaté et content que ce soit tombé sur moi) j’apprends que la couleur préférée de son père était le vert, tiens, quoiqu’il en soit, bien sympa de commencer le week-end avec ça, …Graindorge (et bravo pour le contact avec Friot, c’est tout d’même mieux qu’Onfray)

    • #97435 Répondre
      Carpentier
      Invité

      alors?

      • #97453 Répondre
        Carpentier
        Invité

        et puis on a le collage:
        – Jacques Villeglé, rue des étuves saint Martin, Grenoble

        Villeglé

    • #97507 Répondre
      Oscar
      Invité

      « – Je voudrais une maison ici, dans le midi, avec du mimosa. J’ai une passion pour le mimosa. Ce jaune vif, c’est un vrai miracle ! Quelle puissance d’existence ! Il y a un tableau de Félix Vallotton, Mimosas en fleurs à Cagnes, quand on le regarde on est tout de suite en joie. Les rues, les façades, tout en est illuminé. Alors en vrai, tu imagines ! Se lever chaque matin et voir cette boule duveteuse, sentir ce parfum si étrange, unique. De la couleur et du parfum, voilà le bonheur. […] »
      Ta promesse – Camille Laurens
      .
      Vallotton, je pense spontanément rouge ou violet.

    • #97510 Répondre
      Carpentier
      Invité

      Camille Laurens, peut-être celui-là:
      mimosas en fleurs à Cagnes, 1921, Vallotton

      cagnes

      • #97516 Répondre
        Oscar
        Invité

        Oui c’est lui ! Je ne sais pas trop quoi en penser…
        Voici La chambre rouge
        FV

        • #97518 Répondre
          Emile Novis
          Invité

          @Oscar
          Je ne sais pas quoi en penser non plus, mais je partage une simple association d’idées qui m’est venue spontanément en regardant le tableau : Cris et chuchotements de Bergman. Sans doute l’omniprésence du rouge (dommage que la femme ne soit pas habillée en blanc). Et ce couple, qui à défaut de se dire les choses, oscille entre les murmures et les grandes scènes de ménage.

          • #97521 Répondre
            Oscar
            Invité

            Emile, c’est le jaune qui me laisse un peu à l’écart.
            Un beau pendant noir et blanc de la chambre rouge pourrait être Le provincial.
            (Bergman, à voir donc)

            • #97542 Répondre
              François Bégaudeau
              Maître des clés

              Je ne le trouve pas du tout solaire ce tableau mimosas.
              Je le trouve même, empli d’ombres, bien inquiétant.

              • #97543 Répondre
                ..Graindorge
                Invité

                Regarde celui de Pierre Bonnard # 97539

              • #97544 Répondre
                Eden Lazaridis
                Invité

                Il faudrait le voir en vrai, peut-être est-il moins lugubre.
                « quand on le regarde on est tout de suite en joie. Les rues, les façades, tout en est illuminé. » Soit elle parle d’un autre tableau, soit elle en a un souvenir erroné.

                • #97564 Répondre
                  ..Graindorge
                  Invité

                  après des goûts et des couleurs…
                  Dans celui de Vallotton, le protagoniste n’est pas le mimosa mais le soleil – d’une fin d’après-midi?- qui se reflète sur la façade de la maison et dans la ruelle
                  Dans le tableau de Bonnard, c’est le mimosa le soleil…

            • #97561 Répondre
              Emile Novis
              Invité

              @Oscar
              Le jaune sur la cheminée?
              J’ai regardé Le provincial. Je dois bien dire que je n’accroche pas trop. Je n’arrive pas à rentrer dedans.
              _
              Pour Bergman, oui. Je pense que ton goût pour la peinture te fera apprécier le mélange de rouge et de blanc du film. C’est une prouesse technique, paraît-il, car souvent, au cinéma, le rouge bave sur le blanc, dit-on. Si je me souviens bien, le making off précise qu’il y a tout un jeu de lumière derrière qui rend possible ces mariages de couleurs très difficiles dans un film. Et puis la pietà reprise par Bergman, avec la domestique, est une image très belle.

              • #97576 Répondre
                Oscar
                Invité

                Emile, je parlais du jaune > du mimosa (en réponse à Carpentier). Il fait partie d’une collection privée apparemment, donc peu de chances de le voir en vrai, et de savoir ce qui s’y passe vraiment. (Je vais essayer de voir le Bergman cette semaine)

                • #97579 Répondre
                  Emile Novis
                  Invité

                  @Oscar
                  Je vois. Je n’avais pas compris et j’ai mélangé les tableaux. Moi, je vois ce jaune un peu flou, comme si un filtre était posé dessus.

                  • #97581 Répondre
                    Emile Novis
                    Invité

                    ps: pas de jaune, mais du rouge :
                    _
                    Bergman
                    _
                    Image extraite de Cris et chuchotements de Bergman.

                    • #97585 Répondre
                      Oscar
                      Invité

                      Oui après avoir vu cette image ce matin j’ai mieux compris ton rapprochement. (* par ‘mimosa’ je veux dire ‘tableau jaune au mimosa’)

            • #97592 Répondre
              Carpentier
              Invité

              et pour ceux qui ont lu/ou liront Triste tigre, je partage ces lignes qui précèdent la publication d’un poème d’Alejandra Pizarnik où il est question de noirs matins de soleil:
              .. Pour moi, l’enfance reste ce pays aux noirs matins de soleil, comme dans le poème d’Alejandra Pizarnik. / … p.141.
              Vos diverses réactions quant au partage vertical noir/jaune du Vallotton me sont revenues en passant par ces lignes;
              il me semble par ailleurs que le foncé du ciel participe aussi grandement à l’affaire.

        • #97528 Répondre
          Carpentier
          Invité

          il y a un autre perso dans le miroir, une silhouette en noir elle aussi,
          une famille endeuillée?
          ou le salon de Jeanne Mas où elle enregistra ce qu’on sait

          • #97533 Répondre
            Oscar
            Invité

            Dans le miroir c’est une toile d’Édouard Vuillard.
            Tu racontes pour les pochettes !?

            • #97557 Répondre
              Carpentier
              Invité

              -sur mon premier partage, tu vois La Battersea Power Station, une des premières grandes centrales électriques au charbon d’Angleterre, arrêtée en 1983; c’est un bâtiment classé monument historique maintenant et il faut essayer de voir, dans le ciel, ce qui vole en haut, à gauche (une fois repéré, suite des péripéties…)
              Ce site, l’un des membres du groupe passait régulièrement devant et, parmi les différentes propales pour la pochette, lui avait envie de ça.
              – la seconde pochette est plus connue, cultissime mais entre les célébrités refusées, présentes puis retirées des éditions successives pour des raisons différentes, il y a de quoi dire là aussi.
              ps: le choix du lien en partage pour les mimosas en fleurs à Cagnes est peut-être sombre par rapport à l’original mais je retiens surtout, des lignes de C. Laurens, ceci:
              …. Les rues, les façades, tout en est illuminé. / …
              un pouvoir de réverbération en quelque sorte qu’on voit bien car oui, sinon, bien que le côté duveteux y soit représenté, indéniablement, le jeu des ombres, important dés 11h, dans les rues du sud, est très présent et pregnant sur ce Vallotton.

              • #97569 Répondre
                Carpentier
                Invité

                quant à ce qu’elle en dit pour l’olfactif:
                …. sentir ce parfum si étrange, unique. De la couleur et du parfum, voilà le bonheur. […] » / …
                ça me ramène au dialogue du Letourneur, avec l’herbe de bison, qu’on se tape dès qu’on met le pied dans le thread ‘ cinéma ‘ et qu’on a pas pris garde à en baisser le son; de l’avoine odorante, de l’herbe à bison comme on parle d’herbe à chat…
                Le mimosa est odorant, d’une odeur à la fois vive et délicate, une odeur singulière qui égaye, comme sa couleur et son duvet en boule.
                Je m’achèterai demain un bouquet auquel j’ai bêtement résisté jusqu’à aujourd’hui tandis que je passe parfois 4 fois devant les seaux remplis du fleuriste près de chez moi.
                J’adore ça, aucune bonne raison pour m’en passer.

              • #97578 Répondre
                Oscar
                Invité

                Merci ! Les paysages industriels sont parmis les plus fascinants pour moi.

                • #97580 Répondre
                  Oscar
                  Invité

                  sans s parmi

                  • #97587 Répondre
                    Carpentier
                    Invité

                    comme Nadege Trebal,
                    tu as, quoiqu’il en soit, assez d’indices avec la Battersea Power Station pour avancer tranquille jusqu’à l’album en question : )
                    – dont l’ouverture est d’ailleurs partagée, depuis ce matin, dans le sujet ‘ moins de 2 minutes – 3 ‘

      • #97570 Répondre
        Carpentier
        Invité

        et puis il y a Vincent, qui s’emmerde pas avec du jaune sur fond jaune, 50 nuances de jaune, ok mais quand même, il est gonflé

        les tournesols de vincent

        • #97582 Répondre
          ..Graindorge
          Invité

          Figure toi que Vincent était très malheureux car ses très maigres moyens ne lui permettaient d’acheter les peintures jaunes qu’il voulait: trop chers alors il faisait comme il pouvait. Les vautours bourgeois qui se sont jetés sur ses tableaux dès le lendemain de sa mort exactement n’ont jamais proposé ni voulu lui en acheté. Les coulisses de l’art ou sa Conciergerie comme dit F.B

          • #97590 Répondre
            ..Graindorge
            Invité

            *acheter

          • #97604 Répondre
            Carpentier
            Invité

            bien sûr, c’était une blague, seul.es les fans de sousoupe trouvent que ça manque un peu de rouge tomate
            – Drôles de végétaux tout d’même les tournesols, adorateurs du soleil ils n’en oublient pas moins de constamment le défier

    • #97539 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Pas de Sud sans mimosa!
      En attendant de prendre le temps de suivre les indications de Émile pour partager, dans cet article, un lumineux tableau de Pierre Bonnard. À mettre dans les cuisines ou ailleurs en hiver quand il fait froid ! Une lithographie bien sûr

      https://blog.messortiesculture.com/article/quand-le-mimosa-se-prend-pour-un-soleil-1267

    • #97591 Répondre
      ..Graindorge
      Invité
    • #97672 Répondre
      Emile Novis
      Invité

      Une série d’autoportraits d’Utermohlen, diagnostiqué Alzheimer au milieu des années 1990, et qui a décidé de se peindre au fur et à mesure de l’avancement de sa maladie. Les spécialistes comme Claire le diront mieux que moi, mais une telle maladie affecte la mémoire, c’est connu, mais aussi, semble-t-il, la perception des formes. Après 2000, Utermohlen est interné dans un établissement spécialisé, et il cessera de peindre. Il mourra quelques années après, sans laisser aucune trace de ses dernières années. Et puisqu’il y a du jaune, je suis dans le thème…
      _
      Utermohlen

      • #97687 Répondre
        ..Graindorge
        Invité

        Terrible : Ce regard perçant en 67, qui se bat encore en 96 et qui nous toise derrière une vitre, qui tombe en 97, qui se perd en 98 devenant 2 points noirs en 2000
        Sûrement que la perception de soi doit être affectée mais l’intelligence de la main est à l’œuvre.
        Et comme la tête volontaire, farouche, s’arrache du cadre, de 96 à 98 qui de vert passe au rouge . Un rouge qui l’étrangle, l’étouffe, le retient et de
        nouveau le vert avec du rouge estompé, vaincu?
        et les gris avec les 2 points noirs de ses yeux qui regardent encore mais quoi ?

      • #97714 Répondre
        Oscar
        Invité

        Encore une découverte ! Tu as vu la série des ‘conversations’ 1990 – 91 ? J’aime beaucoup leurs perspectives et l’intimité calme dans la couleur explosive.

        • #97722 Répondre
          Emile Novis
          Invité

          @Oscar
          Oui, j’avais vu ça il y a quelques temps. Tu as tout dit. J’ajouterais seulement le contraste, aussi, entre la forme des personnages, qui s’inscrivent dans une spatialité plutôt normale pour l’œil, et la disposition spatiale des objets, qui dévoile une perspective étrange pour le regard. Le choc des deux produit un effet de montage, ou de collage.

      • #97720 Répondre
        Claire N
        Invité

        Effectivement Emile la pathologie touche de plus en plus de fonctions lors de son évolution
        Ce qui est étonnant c’est que sans l’information clinique de la maladie on sent bien qu’il y a quelques chose qui travaille ces portraits
        Je pense souvent à Picasso qui dessinait paraît il comme ingres adolescent et a été travaillé par quelques chose qui l’a fait changer de forme
        Cela me met un peu en dissonance et c’est heureux sur mon regard clinique plus volontiers orienté sur la perte ( des couleurs, de la structure du visage, de la reconnaissance sur soi des parties du corps, la question aussi de l’adhésion au modèle) et l’administration devant ce changement de forme complètement inédit

        • #97724 Répondre
          Emile Novis
          Invité

          @Claire
          A vrai dire, j’ai hésité à mentionner la pathologie. Et puis je l’ai fait.
          Je n’ai pas bien compris la dissonance dont tu parles (surtout « l’administration devant ce changement de forme complètement inédit »).
          @Graindorge
          La question de savoir si ces tableaux témoignent de la victoire de la maladie ou du patient reste ouverte à mes yeux.

          • #97728 Répondre
            Claire N
            Invité

            Oups c’était admiration

            • #97730 Répondre
              Emile Novis
              Invité

              Ah d’accord, je comprends mieux où est la contradiction d’ailleurs.

              • #97731 Répondre
                Emile Novis
                Invité

                *je comprends mieux où est la contradiction alors (et non « d’ailleurs »).

          • #97740 Répondre
            graindorge
            Invité

            « La question de savoir si ces tableaux témoignent de la victoire de la maladie ou du patient reste ouverte à mes yeux. »
            pour moi ces tableaux témoignent de la victoire de l’art, et de la victoire de l’artiste qui nous laisse ces tableaux pour l’éternité.

            • #97746 Répondre
              Oscar
              Invité

              C’est la victoire des deux c’est pourquoi c’est émouvant.

              • #97749 Répondre
                Claire N
                Invité

                Oui – les deux ramassés ensemble
                Ces tableaux permettent cela

    • #97718 Répondre
      graindorge
      Invité

      melon

    • #97721 Répondre
      graindorge
      Invité

      melon

      • #97723 Répondre
        graindorge
        Invité

        essai: melon et pêches de Manet
        Image trop grande

        • #97726 Répondre
          graindorge
          Invité

          Youpiii! Merci Emile: ce n’est pas comme tu m’as dit en tâtonnant j’y suis arrivée…je sais plus comment
          Ça reviendra. Me reste plus qu’à apprendre à partager mes photos des 2 ou 3 choses faites à l’école si ça interesse encore Claire puisque c’est elle qui me l’a demandé sinon on oublie

          • #97729 Répondre
            Claire N
            Invité

            Oui !

            • #97736 Répondre
              graindorge
              Invité

              c’est du travail d’apprenti, indulgence acceptée

          • #97732 Répondre
            Emile Novis
            Invité

            Félicitations Graindorge!

            • #97735 Répondre
              graindorge
              Invité

              Encore merci à toi! pour le suivant, Soleil de Munch, il faut mettre des lunettes de soleil, ha,ha,ha…

    • #97733 Répondre
      graindorge
      Invité

      soleil

      • #97734 Répondre
        Emile Novis
        Invité

        Maintenant il faut mettre le titre…

        • #97737 Répondre
          graindorge
          Invité

          Oui Emile: j’écrirai les titres avant de partager l’image, au-dessus de celle-ci
          Le premier c’est Nature morte avec melon et pêches d’Édouard Manet
          le second: Le soleil d’Edvard Munch
          j

      • #97838 Répondre
        Carpentier
        Invité

        celui de Vincent, qui manquait de jaune 😉

        vincent

        • #97857 Répondre
          graindorge
          Invité

          oh le beau soleil jaune! Un cadeau de Théo peut-être! Et Vincent tellement content, au lieu de l’économiser, allez hop! Il s’est fait plaisir: du soleil en veux-tu, en voilà! on ne vit qu’une fois!

        • #97891 Répondre
          Carpentier
          Invité

          et celui-ci qui joue la modestie, il peut, c’est le soleil

          journal d’un curé de campagne

    • #97752 Répondre
      essaisfragiles
      Invité

      Une question toute bête me vient concernant les tableaux propoposés — j’en profite d’ailleurs pour remercier les contributeurs et contributrices, cette page est chaque jour une merveille.
      La peinture joue souvent avec le regard des spectateurs, la distance qui sépare les yeux et l’oeuvre présentée — notamment la peinture impressionniste où j’ai le sentiment que chacun et chacune doit trouver sa distance, le bon équilibre, celui qui lui conviendra pour regarder, on s’approche, on recule, on déjoue parfois les dispositifs mis en place dans les musées pour essayer un regard oblique ou de loin, on circule, on s’arrête parfois de longues minutes, on s’assied sur les bancs ou par terre, on passe en courant — comment faites-vous pour regarder les tableaux présentés ici ? Je suppose que nous sommes toutes et tous derrière un ordinateur portatif ou un portable, et je me demande ce que vous faites de votre corps pour regarder les tableaux.
      Première option : on reste dans la position qui est celle de la lecture et de l’écriture sur le site ; pas de différence, mais la perception du tableau active d’autres dispositions sensorielles et affectives que celle de la lecture.
      Deuxième option, selon les tableaux : on recadre, on met en plein écran, on lève ses fesses (quand c’est possible, pour ceux qui en ont), on bouge, on cherche la bonne vitesse.
      Mona Ozouf comparait une fois (chez Finkie ?) la lecture avec la bicyclette : on ne va toujours à la même vitesse, on accélère ou prend le temps, on revient en arrière, on saute des passages, on s’arrête, on habite le lieu, on pique-nique (voire autre chose).
      La même question pourrait concerner la salle de cinéma : devant l’écran ou au fond de la salle, selon ses goûts, son humeur, l’état des yeux ; sur la télé, l’ordinateur, ou selon un autre dispositif d’écran — pas d’écran, pas de cinéma !
      Je précise tout de suite que ma question n’est pas posée en termes de perte (ce n’est pas la même chose) ou de gain (on est peinard chez soi, pas besoin de se déplacer), même si je reconnais volontiers qu’au cinéma le regard est captif (d’abord du regard porté par le film), dans un lieu clos qu’on ne quitte pas à la va-vite, la salle oblige à d’autres efforts d’attention, etc.
      Ma question est donc simple : comment regardez-vous, chacun et chacune, les tableaux présentés ici, et ceux que nous cherchons sur internet ? Pour ce qui me concerne, j’ai tendance à ne pas bouger — et je suis parfois aveuglé.

      • #97758 Répondre
        Oscar
        Invité

        Je travaille toute la journée sur ordinateur et mes yeux morflent donc chez moi je l’utilise rarement (sauf pour vidéo, films etc). Le téléphone c’est pratique. Je cherche, je fouille, et je regarde par là, avec le souvenir de tout ce que j’ai pu voir en vrai (expos, voyages). Le plus souvent, allongée (lit, canapé) dans un temps calme. Je zoom pour trouver la matière ou le détail, surtout si je ne connais pas, et j’aime faire défiler des collections entières, pour en quelque sorte extraire de la masse. (j’ai été une traqueuse compulsive de photos cartes (postales)).
        Les tableaux ici je les regarde essentiellement comme choix, à des moment précis.
        Que verrais tu ce matin ?

        • #97802 Répondre
          essaisfragiles
          Invité

          @ Oscar
          Je zoome, mais je n’en suis jamais satisfait.
          Comme Emile Novis, je vais voir sur internet d’autres reproductions des tableaux pour regarder les variations de couleur. Mais à chaque fois, c’est plus pour vérifier quelque chose que pour découvrir. Mon regard n’est jamais satisfait : internet, c’est pour se rincer l’oeil.

          • #97893 Répondre
            Oscar
            Invité

            J’ai peu de souvenirs du MAMCS mais j’y allais peu. (pourquoi ?) Quand je vais à Strasbourg je vais plus naturellement à Rohan ou Notre Dame.
            Je me balade dans la collection en ligne. Y a du jaune ! On se rince l’œil, assurément.
            Tu es toujours à Strasbourg ? (si la question n’est pas indiscrète)

            • #97908 Répondre
              essaisfragiles
              Invité

              Oui, oui, toujours.
              La question n’est pas indiscrète, je l’ai dit ici.
              Il y a 6 musées en ville, 4 cinémas (il y en a eu jusqu’à 7), une salle de concert (La Laiterie, je me demande si les Zab n’y sont pas passés, à l’époque j’écoutais Genesis), deux théâtres (un autre au sud), un opéra, un Palais de congrès, et moi.
              J’y vis, j’y bosse, j’y mourai : Alsace d’abord !

              • #97911 Répondre
                Oscar
                Invité

                Oh oui l’Alsace ! Je t’envie ) J’ai quitté Strasbourg en 2008. Quand reviendrai – je ?

      • #97799 Répondre
        Emile Novis
        Invité

        Moi, je reste immobile derrière mon ordinateur. Selon les images proposées (plus ou moins grandes, plus ou moins centrées), je vais chercher sur internet d’autres sites pour faire varier les tailles et les reproductions (il y a de grandes différences, parfois, entre deux sites, surtout pour la couleur). Et quand c’est une œuvre dont je possède un exemplaire dans mes livres sur l’art, je vais voir le livre pour regarder l’œuvre (et j’ai parfois des détails et des approches perceptives que je ne trouve pas sur ce fil de discussion ou sur internet).
        _
        Il y a des inconvénients indéniables si on compare au musée. Mais moi, les musées, je ne m’y sens pas bien. Je suis incapable de regarder une œuvre au musée. Les rares expériences qui m’ont fait éprouver le musée étaient toutes des déceptions. Je n’ai rien vu. La présence des autres y est peut-être pour beaucoup. Le lieu aussi, qui ne me met pas à l’aise. Trop de « social » à mon goût, au mauvais sens du terme « social ». Trop de pseudo-sacré aussi, un truc comme ça.
        _
        Et pour faire suite aux remarques de Claire plus haut sur Utermohlen, qui m’ont beaucoup fait réfléchir, notamment sur la contradiction entre son regard scientifique-clinique de neurologue sur la maladie d’Alzheimer et son regard sensible et esthétique sur l’œuvre en tant que telle, je propose cette fois-ci une œuvre d’un schizophrène, August Natterer, qui se nomme Le berger merveilleux. Mon parti, c’est de ne pas oublier la pathologie, tout en continuant de voir l’œuvre comme un lieu fragile qui recueille l’éphémère présence au monde d’un homme par ailleurs interné en psychiatrie durant de longues années.
        _
        Natterer
        _
        ps: selon les versions présentées sur internet, les couleurs changent beaucoup. J’ai pris la version avec du « jaune ».

        • #97805 Répondre
          essaisfragiles
          Invité

          @ Emile Novis
          Je possède très peu de livres d’art. C’est comme pour le cinéma : jusqu’à l’âge de 47, je n’ai pas possédé de téléviseur et je regardais peu de films sur mon ordinateur.
          À Strasbourg, le musée d’art moderne et contemporain de la ville a été inauguré en 1998. Une architecture d’aéroport : un lieu fait pour circuler, passer vite, sans voir rien ni personne, bouffer et se barrer, avant de prendre le prochain avion. Comme j’habitais près du lieu, j’y suis allé toutes les semaines pendant de nombreuses années. C’est là que j’ai découvert l’importance de l’exposition, de l’éclairage, de la distance (arriver à 15m d’un tableau et s’en approcher peu à peu), c’est là que j’ai pu observer aussi les visiteurs et leurs réactions (beaucoup de familles le dimanche, les enfants ont de la place pour courir et jouer). Une chance : j’ai évité les smartphones qui enregistrent tout. Un musée, il faudrait y rester deux heures de suite et ne faire que cela de la journée.

          • #97807 Répondre
            Emile Novis
            Invité

            @essais
            Oui, c’est bien là l’avantage incomparable du musée : la présence, en chair et en os, de l’oeuvre. Mais peut-être qu’il faudrait repenser le lieu, car je crois que je suis loin d’être le seul à ne pas apprécier ces endroits.
            _
             » Une chance : j’ai évité les smartphones qui enregistrent tout »
            En effet, ce point est capital à mon avis. Et l’omniprésence des smartphones qui se substituent au regard direct joue l’effet d’un révélateur qui ne trompe pas : quelle est la véritable raison de la présence de beaucoup dans ce lieu? C’est aussi à cela que je songeais quand je parlais de « social » plus haut.

            • #97809 Répondre
              essaisfragiles
              Invité

              « quelle est la véritable raison de la présence de beaucoup dans ce lieu? »
              .
              Je ne sais pas. Mais pour en revenir aux artefacts technologiques dont on parlait à propos de Lia — j’ai décidé d’adopter définitivement ce néologisme magnifique de Robert Solé — ils devraient rester une extension, pour ne pas dire une augmentation, de notre corps, de notre perception, de notre pensée (Lia pense souvent comme moi, elle n’est pas contrariante), et pas leur substitut. De ce point de vue, ce n’est pas la médiation qui me gêne, mais son absence fantasmée. Lia a l’avantage de s’entendre en plusieurs sens.

        • #97894 Répondre
          Oscar
          Invité

          VB
          Les voies abandonnées -Victor Brauner

        • #97899 Répondre
          Claire N
          Invité

          Merci pour ce tableau Emile
          Et pour Utermohlen moi aussi j’y pense encore
          Quelque chose de cette sorte qui traverse mon corps m’a en quelque façon amené à penser à creuser ce qui dans CUM est exploré : quand la politique et l’art traverse le même corps qu’est-ce qui se passe
          J’ai comme l’impression qu’un croisement medecine/ art est à démêler par le haut
          Et qu’il existe aussi un écueil réducteur à la manière politimane ( pour la «  santé « )

          • #98007 Répondre
            Emile Novis
            Invité

            @Claire.
            Je me suis un peu intéressé à ce qu’on appelle « l’art brut », qui intègre en lui ce qu’on appelle « l’art des fous ». J’avais lu ou écouté quelques trucs sur le procédé de création, et j’étais marqué par certaines analyses, qui permettent peut-être de sortir « par le haut », comme tu le dis, de ce croisement entre médecine clinique et art : des œuvres où l’impuissance devient puissance, des œuvres dans lesquelles il n’est pas question de nier un pôle, mais bien de les tenir ensemble.
            Quelques points que je retiens :
            => Dans l’art d’u psychopathe, il n’est pas du tout certain qu’il y ait la volonté de « faire œuvre d’art ». Nous sommes peut-être en présence d’œuvres qui n’ont aucune intentions esthétiques, et encore moins le désir de trouver le beau.
            => On sort de facto du dire et du verbe pour certaines pathologies, puisque la relation à l’autre est brisée, ce qui libère un espace pour le fait pictural, en deçà de tout discours.
            => Ce sont souvent des œuvres qui restituent une présence au monde ponctuelle, une expérience sensible, un « moment », mais elles ne cherchent pas forcément à se perfectionner, à se retravailler, à s’exposer. La dimension du « social » semble en retrait. D’ailleurs la reconnaissance sociale ne semble pas du tout être recherchée. Ce sont peut-être des œuvres sans moi.
            _
            J’ai plusieurs exemples en tête :
            Franz Bühler
            Buhler

          • #98009 Répondre
            Emile Novis
            Invité

            Franz Bühler, Autoportrait
            Autoportrait

          • #98010 Répondre
            Emile Novis
            Invité

            Nedjar, Sans titre, Belleville.
            Nedjar

            • #98055 Répondre
              Claire N
              Invité

              Oui- question épineuse que l’ » art brut « 
              Dans la mesure où Dubuffet il me semble avait
              L’idée quelque peu politique d’aller chercher à Saint – Alban des «  œuvres «  selon lui produites en dehors du circuit culturel
              Il y eu un écueil : dans son présupposé il imagina que les conditions de production dans un hôpital psychiatrique permettait de saisir un art vierge de l’institution culturelle
              En pratique la constitution de collection
              Induisit un «  commerce «  et un système d’échange / exploitation hors les murs qui a mon sens reconduisis la manière de l’institution culturelle en produisant un «  statut «  d’artiste : mais d’artiste – malade
              Parfois cela m’évoque les problèmes liés à l’appropriation culturelle

            • #98056 Répondre
              Claire N
              Invité

              C’est une sculpture qui m’évoque
              Je ne sais pourquoi
              La plante des sorcières qui pousse sous les pendus( les formes de la mandragore sont parfois troublantes on dirait des fœtus bizarres)

              • #98092 Répondre
                Emile Novis
                Invité

                @Claire
                D’accord avec toi, mais c’est une question insoluble à mon avis. Avec « l’art des fous », c’est le statut de l’auteur qui est questionnée, surtout s’il n’y a pas d’intention esthétique, de désir de reconnaissance, d’ego inscrit dans l’œuvre, de volonté d’exposition et d’inscription dans le champ institutionnel appelé « culture ». Pour reprendre une réflexion de CUM, « l’art des fous » (je n’aime pas cette expression, mais faute de mieux…) met un sacré coup dans la traditionnelle question mal posée de l’homme et l’œuvre, l’homme et l’artiste. A vrai dire, il ne semble pas y avoir de volonté de faire œuvre d’art, d’être artiste, etc. La toile est le réceptacle d’une présence au monde qui ne semble pas correspondre aux détermination statutaires classiques de l’art que sont l’artiste, l’auteur, l’œuvre etc.
                _
                Que faut-il faire? Laisser ces œuvres dans l’hôpital psychiatrique? Je ne sais pas si c’est la meilleure solution. Après tout, c’est une autre manière de les enfermer, de les circonscrire. Les mettre dans un musée, et les inscrire dans le marché de l’art et dans le champ institutionnel de « l’art »? On tombe dans l’aporie que tu soulignes. Il n’y a pas de bonne solution à mon sens.
                _
                D’accord pour la statuette et le lien avec le foetus, mais je n’avais pas pensée à la mandragore. J’ai plutôt songé à une reprise sculpturale du fameux Cri de Munch.

                • #98099 Répondre
                  Claire N
                  Invité

                  « . Après tout, c’est une autre manière de les enfermer, de les circonscrire »
                  Oui tout à fait
                  Tosquelles et Oury ont finalement «  accepté « 
                  Ce «  commerce « dans le sens de relations d’échanges entre Dubuffet et certains pensionnaires, ils avaient note que Pelletier avait déjà fait circuler dans le village des objets
                  En bois de sa facture
                  D’ailleurs d’autres activités que la production artistique étaient en lien avec l’extérieur
                  Oury avait exprimé une seule réserve : celle d’être très attentif à ce que la séparation du patient d’avec sa production ne lui soit pas défavorable
                  Mais effectivement là on touche plus à la situation matérielle de l’artiste
                  L’œuvre effectivement semble de toute manière hors de portée d’une récupération
                  La production de l’œuvre par contre peut être récupérée et c’est la que les contours du soin doivent etre clairement délimité je pense afin de ne pas verser dans tout le côté autoritaire que la médecine peut avoir :
                  – garantir le statut des fous en les murs
                  – s’emparer de l’art de manière thérapeutique
                  Enfin ce sont justes des pistes que j’essaie de débrouiller

                  • #98167 Répondre
                    Emile Novis
                    Invité

                    @Claire
                    Et tu essaies de faire ça avec certains de tes patients? Je veux dire que tu orientes certains patients atteints de troubles neurologiques graves vers l’art?

                    • #98172 Répondre
                      Claire N
                      Invité

                      Hum
                      Moi non
                      J’ai déjà reçu un dessin mais c’était « juste pour moi » fallait pas en faire autre chose selon la patiente , c’était un dauphin recopié
                      J’ai déjà reçu un tableau en cadeau d’une patiente qui peignait déjà elle voulait me faire plaisir
                      Un patient sculpteur continue à sculpter il fait des sculptures canons
                      Par contre en allant à l’hôpital de jour psy j’ai déjà vu des fresques qui m’ont touchée
                      En te répondant je pense que concrètement ceux qui ont déjà la pratique continuent si ils peuvent
                      Mais je ne prescrit pas d’ateliers thérapeutiques
                      C’est une façon plus fréquente en psychiatrie

                      • #98188 Répondre
                        Oscar
                        Invité

                        Je me souviens de la réaction d’un plasticien (dans une association d’ateliers d’arts plastiques) où régulièrement on nous proposait la mise en place d’ateliers d’art thérapie.
                        Il détestait ça et disait non (non = évidemment que non). « Non, l’art est une névrose ». (en soi)
                        Parallèlement je me demande donc qui ‘préscrirait’ de la névrose ? Bien sûr donner les moyens, mettre à disposition du matériel, du temps, c’est autre chose.

                      • #98198 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        « donner les moyens, mettre à disposition du matériel, du temps »
                        Oui je crois que cela se situe à cet endroit
                        Et parfois le contact permet de découvrir un goût, une disposition ?
                        Cette histoire me fait penser à l’entreprise de Claude Ponti avec le Muz ( musée des enfants)
                        Le Muz
                        Des fois c’est pas de l’art – des fois sur certains dessins on s’arrête

                      • #98203 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        le musée des enfants?
                        un peu comme si la/les maladies, y compris la vieillesse (un peu, si si) – (re-)faisait de nous, vis a vis des autres, nous ramenait aux yeux de la société à ce que nous sommes/restons: juste un (grand) enfant?
                        – l’art brut et/ou l’art enfantin, l’art, quoi.

                      • #98213 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        « L’art quoi » – rire
                        Mais oui tu as raison

                      • #98224 Répondre
                        Oscar
                        Invité

                        Que viennent faire les enfants là dedans ?

                      • #98265 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Ta réflexion sur la mise à disposition des moyens
                        M’a convaincu ; l’expérience de Ponti m’a d’une certaine manière paru avoir quelques similitudes avec l’entreprise de Dubuffet dans la manière d’aller chercher des collections en dehors de leur lieux « légitimes « de production
                        Ainsi m’apparaît cet élément ( la situation de production) plus saillant que malade/ pas malade
                        Enfant / adulte
                        C’est une hypothèse bien entendu

                      • #98268 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        ça t’a crispé quelque peu on dirait, un petit pas de souris et de côté et on sombre dans l’étonnement presque sidéré ?
                        allons allons
                        convoquons plutôt la zazie chanteuse vite fait et restons zen

                        ponti claude

                        Claude Ponti, l’auteur jeunesse préféré de beaucoup dans la littérature jeunesse

                      • #98269 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        et en plus il a mis plein de jaune
                        que demandent les sitistes?

                      • #98273 Répondre
                        ..Graindorge
                        Invité

                        Du bleu! Allez le bleu! Allez le bleu!

                      • #98319 Répondre
                        Oscar
                        Invité

                        Tu trouves ma question mal posée ? La réponse est pourtant éclairante. No problemo pour moi de juste lire en silence. Surtout si y a de la beauté !
                        Je vous laisse entre initiés, emoji clin d’œil. Emoji dé. Emoji arc en ciel.

                      • #98329 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        « juste lire en silence »
                        Ah non ! Hors de question qu’on se passe d’une des meilleures pisteuses de tableau du forum

                      • #98378 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        lire en silence : D
                        me ramènerait plutôt à un ‘ hôpital ‘ (H) silence
                        ou à des lieux de culte, comme les bibliothèques : )
                        à des lieux que d’aucuns espèrent rendre sacrés quand le comportement des autres leur semblent inapproprié (le forum d’un auteur?)
                        Lorsque tu visites un musée en collectif, avec un groupe – dont le public, enfantin typiquement, est annoncé comme ‘ à capter/contenir ‘ au max d’emblée – tu portes un badge autocollant qui te donne un ‘ droit de parole ‘ ; garant.e d’un comportement supposé adéquat à l’environnement (?) si tu peux te sentir momentanément comme élu.e par une autorité institutionnelle, la redescente au réel te rhabille vite et te ramène au rang de commun des mortels: merci les mômes.
                        – Dernière visite en groupe avec des ‘ mômes ‘ ?
                        au fameux musée du quai Branly: l’expo zombies.
                        On s’est bien amusé.

                      • #98379 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        nous, pendant la visite

                        zombies

                      • #98227 Répondre
                        Emile Novis
                        Invité

                        @Claire
                        Merci pour ta réponse.
                        @Oscar
                        Oui, mais la névrose n’est pas la psychose. A vrai dire je ne posais ma question dans le sens d’une prescription médicale de l’art, qui me paraît en effet étrange. Je voulais plutôt savoir si des malades pratiquaient l’art, et si certains médecins pouvaient encourager cela quand l’occasion se présente.

                      • #98241 Répondre
                        Oscar
                        Invité

                        Oui tout à fait, je faisais suite au message de Claire qui elle parlait de prescription.

                      • #98242 Répondre
                        Oscar
                        Invité

                        Prescription + « atelier thérapeutique »

      • #97896 Répondre
        Carpentier
        Invité

        si je mate à la tablette, tranquille plutôt en intérieur donc, je peux le plus souvent présenter le tableau partagé à bout de bras (à 1 mètre, en gros) dans le métro, comme maintenant pour la dernière oeuvre partagée par ostros, c’est sur mon tél., écran à l’horizontal.
        ps: pas pris le temps de chercher assez l’origine de l’illustration/peinture sur la couv du curé qu’on sait, qqn.e pour m’y aider peut-être?
        Remerciant cette personne à l’avance, bonne journée à tous et toutes ici,
        Carpentier

        • #97904 Répondre
          Oscar
          Invité

          Berger et son troupeau devant l’église de Faÿ-lès-Nemours au soir
          de Gaston-Ernest Marché (1864-1932) peintre, photographe (à confirmer, pas trop de temps)

          • #98029 Répondre
            Carpentier
            Invité

            merci Oscar

            le soir

    • #97919 Répondre
      thierry
      Invité

      Ah mon message ne passe pas. J’imagine que c’est à cause des liens. Comment faites-vous pour intégrer une image ?
      Il s’agissait de ce message :
      —————-
      Cool ce topic.
      J’étais passé à côté. Merci pour les quelques découvertes. Par contre, le génial Vallotton méritait mieux que mimosas en fleurs.
      .
      Même si je trouve son succès de ces dernières années amplement logique et que j’aimerais en partager des tas d’autres, je mettrai cette pièce de Nicolas Party histoire de rester dans le thème.
      (lien)
      .
      Et
      (lien)
      Hockney, 1973 (On pourrait s’y tromper mais bien avant qu’il dessine à l’ipad )

      • #97923 Répondre
        ..Graindorge
        Invité

        Alors comment j’ai fait? Je suis allée sur Google j’ai écrit Edvart Munch tableaux, j’ai clique Droit sur le tableau choisi qui s’est retrouvé en plus grand à Droite de l’écran, cliqué Droit: insérer adresse: copier
        Forum, Couleur jaune, au dessus du post où l’on écrit, il y a une frise , on va a IMG, une lucarne s’ouvre: coller et puis et puis et puis, la lucarne se vide françoisbegaudeau.fr te demande un titre, tu écris un mot, n’importe lequel et voilà! C’est Émile qui m’a aidé mais je m’étais perdue puis j’ai vu mon tableau à droite et j’ai tenté. Tu écris le titre du tableau dans ton message et Envoyer

        • #97925 Répondre
          thierry
          Invité

          Merci bcp Graindorge. Je ne suis définitivement pas très doué avec tout ça.

          • #97931 Répondre
            Oscar
            Invité

            Et si jamais, il y a un sujet Test où ça (m’) avait été très bien expliqué pas Lumencor / Cornemuse

          • #97937 Répondre
            ..Graindorge
            Invité

            Ah bon? Ça me fait très plaisir: on est au moins 2
            Crois-moi, si Graindorge y est arrivé, tous les espoirs sont permis
            Nager c’est toujours plus difficile dans la tête que dans l’eau.
            Pour ce truc, le plus dur: allumer l’ordinateur…
            Dit-elle… 👀

            • #97989 Répondre
              thierry
              Invité

              Donc je réessaye. Plus contemporain ici.

              Nicolas Party / Trees (Comme souvent) / 2023

              • #97990 Répondre
                thierry
                Invité

                Nicolas Party / Trees / 2023.
                Certainement pastel sec même s il fait un peu d’huile depuis qq temps

            • #97991 Répondre
              thierry
              Invité

              et
              Matthew Wong / The Journey Home / 2017

              • #97992 Répondre
                thierry
                Invité

                Matthew Wong / The Journey Home / 2017

              • #98003 Répondre
                Emile Novis
                Invité

                J’aime beaucoup. On en découvre tous les jours avec ce fil de discussion.

      • #98046 Répondre
        Carpentier
        Invité

        Par contre, le génial Vallotton méritait mieux que mimosas en fleurs.

        Paysage à Lagnes, 1921

        vallotton

        • #98047 Répondre
          Emile Novis
          Invité

          C’est vraiment excellent, ce Valloton.

        • #98048 Répondre
          graindorge
          Invité

          aaah oui!

        • #98053 Répondre
          Oscar
          Invité

          Henri Matisse Sur Homme et Femme au salon d’automne de 1913.
          « Vallotton, à un tableau qui, pour ne pas être voluptueux m’intéresse cependant par un certain grincement qui ne peut pas plaire, qui ne me plaît pas, mais qui ne me laisse pas indifférent. Il a dû vouloir représenter l’éternelle attirance l’éternelle lutte entre l’homme et la femme. » Novembre 1913 – Correspondance Matisse Camoin 1997.
          Tout Matisse C. Gramont via Google.

        • #98365 Répondre
          Carpentier
          Invité

          un autre Vallotton

          vallotton

          • #98366 Répondre
            Carpentier
            Invité

            l’omoplate saillant, la porte dérobée et puis toujours ce travail sur les tissus

    • #98004 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      J’aime « trees »

    • #98034 Répondre
      graindorge
      Invité

      « Flâner » Ahmed Zerib
      flâner

    • #98035 Répondre
      graindorge
      Invité

      Flâner de Ahmed Zerib
      peintre

    • #98040 Répondre
      Carpentier
      Invité

      Hans Hartung, T 1949-22, musée de Grenoble

      Hans Hartung

      • #98057 Répondre
        Carpentier
        Invité

        T 1963 – R6, H. Hartung

        HH

        • #98192 Répondre
          Carpentier
          Invité

          T 1938 – 31

          H Hartung

    • #98043 Répondre
      graindorge
      Invité

      Tarsila Do Amaral peintre brésilienne

      tarsila

      • #98193 Répondre
        Carpentier
        Invité

        j’aime bien ton partage brésilien, il m’attire, il m’intrigue et réchauffe: faussement naïf, avec son jeu de couleurs et de formes rondes et pleines, amical, il m’apaise.
        Si j’avais un cabinet médical ou de psy, c’est ça, je crois, que je partagerais avec ma patientèle.
        Ouais.

        • #98195 Répondre
          Carpentier
          Invité

          Je m’aperçois, grâce à ce sujet, que je préfère de loin des productions lugubres
          – comme dit ici par exemple à la suite d’un choix de partages sans doute plus sombre que l’original (des mimosas éteints, j’aurais dû chercher mieux)
          lugubres ou zarbi (cf. le R6 de Hartung par exemple) des productions étranges ou joueuses un peu, plutôt que des représentations morbides, pré-cadaveriques ou flippantes de visages et formes humaines évoquant certains aspects dits monstrueux (lyncheennes quoi)
          Ainsi, le fameux art brut, intéressant puisqu’existant, ne me passionne guère.
          Sur ce plan, Tarsila Do Amaral, sans doute plus malicieuse que je l’imagine, sait donc me parler et me seduire: et si sa créature/cheminée (?) se retournait et m’effrayait?
          et bien j’espère que j’en rirais de gêne et de m’être trompée.

          • #98197 Répondre
            Oscar
            Invité

            TA
            Autoportrait – Tarsila do Amaral

            • #98204 Répondre
              Carpentier
              Invité

              oh, la dame se maquille comme ça car elle est triste de pas avoir les yeux vairon
              – oui, possible ou elle a été interrompue en cours de maquillage et, revenant à la tâche, elle s’est trompée de couleur de fard pour l’autre paupiere.

          • #98250 Répondre
            ..Graindorge
            Invité

            « et si sa créature/cheminée (?) se retournait et m’effrayait? » You may say l’m a dreamer but i’m not the only one… Imaginons le meilleur
            Bonne idée la salle d’attente: il y a de quoi s’occuper à couper les cheveux en 4 en attendant son tour

            • #98383 Répondre
              Carpentier
              Invité

              Imaginons le meilleur

              oh oui, surtout devant les autoportraits d’Utermohlen ou encore le Nedjar

              • #98409 Répondre
                ..Graindorge
                Invité

                Pour une salle d’attente d’un psy, non , voyons!
                Tarsila c’est très bien
                Rappel: malgré le titre de ce fil, couleur jaune,
                toutes les couleurs sont bienvenues. Pour ne pas avoir à ouvrir un fil par couleur.
                Et comme on est jamais mieux servi que par soi-même, après le boulot, je chercherai un tableau bleu

                • #98567 Répondre
                  Carpentier
                  Invité

                  Pour une salle d’attente d’un psy, non , voyons!

                  🤣
                  même pour y exercer son empathie?
                  c’était une blague , ’ voyons! ’
                  Ces partages, perso, m’apparaissent, en effet, très dispensables.

    • #98067 Répondre
      ..Graindorge
      Invité
    • #98149 Répondre
      graindorge
      Invité

      Mr Michel Pastoureau Les couleurs de nos souvenirs

    • #98347 Répondre
      Emile Novis
      Invité

      Reste avec nous Oscar.
      _
      Giorgio Morandi, Nature morte, 1960.
      Morandi

      • #98492 Répondre
        Oscar
        Invité

        Je pense aux natures mortes de Roger Mühl
        RM
        Aussi, les bleus intenses et chauds de ses paysages provençaux.

        • #98593 Répondre
          Emile Novis
          Invité

          Merci Oscar. Le bleu n’est pas vraiment la couleur première à laquelle je m’attends quand je regarde un paysage provençal. J’ai regardé et c’est très bien.
          Sur cette nature morte, j’ai l’impression qu’il y a un relief. Si c’est le cas, c’est bien lui qui fait la profondeur du tableau – qui fait « tenir » le tableau.
          _
          Le mot « galerie » est un ajout de l’image internet? Je n’ai trouvé que ça sur Google.

          • #98668 Répondre
            Oscar
            Invité

            Oui tu as raison c’est une peinture à l’impasto (empâtement).
            La toile provient d’une galerie d’où le logo (on ne voit pas entièrement, c’est bien ça évite la pub. Question peut-être de copyright aussi à terme dans ce sujet (?)
            .
            Chez Morandi, tout est très homogène, et je me demande si une chose prime dans la « tenue » : Sujet, forme, couleur, aspect sériel, ou si tout est au même niveau ?

            • #98671 Répondre
              Claire N
              Invité

              «  empasto »
              Je connaissais pas , merci
              Il y a pour moi aussi une impression de profondeur, comme une rivière sous terrain qui circule en arrière plan , j’hallucine ses sinuosités et les parois d’une grotte
              Du coup ça me «  situe «  aussi la nature morte en profondeur : sous terre

            • #99424 Répondre
              Emile Novis
              Invité

              @Oscar
              J’ai l’impression que tout est au même niveau, comme s’il n’y avait rien à voir de particulier. Et pourtant ça se laisse regarder.

              • #99425 Répondre
                Emile Novis
                Invité

                ps: le tableau de Morandi, par son homogénéité, comme tu dis, me fait penser au « il y a » de CUM. La mule.

    • #98465 Répondre
      graindorge
      Invité

      bleu

      • #98467 Répondre
        graindorge
        Invité

        Yves Klein

        • #98568 Répondre
          Carpentier
          Invité

          beurk
          on dirait ce qu’a laissé le pote de mon cousin cette nuit sur la digue de malo avant d’aller faire le chahut de minuit
          le sien était plus jaune-orange en revanche

    • #98573 Répondre
      Carpentier
      Invité

      Benedetta Cappa, le grand x, 1930

      BC

      • #98600 Répondre
        Carpentier
        Invité

        Synthesis of overland communications, 1933, Benedetta Cappa

        BC

    • #98606 Répondre
      graindorge
      Invité

      Tarsila do Amaral  » A boneca » 1928

       A boneca 1928

      • #98628 Répondre
        Carpentier
        Invité

        comme déjà dit, j’aime beaucoup le travail de Tarsila, chaud et ludique
        géométrique aussi mais doux, je suis fan

        • #98629 Répondre
          Carpentier
          Invité

          Carnival in Madureira

          CM

    • #98630 Répondre
      graindorge
      Invité

      « grey circle » Vassily Kandinsky
      grey

      • #98631 Répondre
        Carpentier
        Invité

        ouh laaaaa ça pique de partout là
        aïe aïe aïe
        ouille
        je préfère, de loin, Hans Hartung

        • #98637 Répondre
          graindorge
          Invité

          alors regarde ceux qui te plaisent. On est pas là pour souffrir, voyons, juste s’amuser
          j’aime bien les Benedetta Cappa
          Hans Hatchoum, il est où çui là? Ok, j’ai vu

    • #98639 Répondre
      graindorge
      Invité

      « Rochers » Paul Sérusier
      rochers

    • #98652 Répondre
      Ostros
      Invité

      Découverte de William M. Chase, merci Oscar, j’adore l’effet que me font ces couleurs et ce détail des paysages et des intérieurs. Moins la dispositions trop réfléchie, ou plutôt trop visible, des corps pour orgnaniser la compositions du tableau.
      W.M.Chase

      • #98653 Répondre
        Ostros
        Invité

        Chase

        • #98655 Répondre
          Ostros
          Invité

          Il restitue bien comment le degré de luminosité et les variations de températures affectent les couleurs des éléments et même je dirais quelque chose de l’ordre des émotion de l’oeil – qu’on a déjà vécu – face à ces couleurs.
          chase2

    • #98658 Répondre
      graindorge
      Invité

      William Merrit Chase
      j’aime bien aussi lorsqu’il n’y a personne. Juste le paysage

      chase

      • #98662 Répondre
        Ostros
        Invité

        Ah oui cest très parlant

    • #98709 Répondre
      graindorge
      Invité

      « burrinho correndo » Anita Malfatti

      burro

    • #98711 Répondre
      graindorge
      Invité

      « O outro lado » Anita Malfatti
      o

    • #98719 Répondre
      Carpentier
      Invité

      Bleu III, 1961 Joan Miro

      JM

      • #98789 Répondre
        Carpentier
        Invité

        Bleu I

        JM

        • #98894 Répondre
          Carpentier
          Invité

          bleu III

          allpaintingsstore.com/Art.nsf/O/8XYBVM/$File/Joan-Miro-Blue-II.JPG

          • #98895 Répondre
            Carpentier
            Invité

            Joan donc

            JM

        • #98896 Répondre
          Claire N
          Invité

          J’aime bien la «  nervure «  qui traverse le tableau
          Et aussi cette impression de   transparence du bleu; ça le rend pour moi un peu « organique « comme un pétale , une feuille ou de la peau

          • #98897 Répondre
            Claire N
            Invité

            * bleu 1

            • #98899 Répondre
              Carpentier
              Invité

              organique oui, sans aucun doute

              • #98901 Répondre
                Claire N
                Invité

                Ah tu me rassures d’une certaine manière
                Ce n’est pas une hallucination, c’est très agréable
                De voir à plusieurs une chose qui semble si tenue, si fugace : ça lui donne un peu «  magiquement «  un coup de réalité

        • #98898 Répondre
          Carpentier
          Invité

          où on voit l’importance du choix de liens de partages, Miro a, je crois bien, un bleu à lui qu’il décline avec des jeux d’autres couleurs et de formes qui, eux, varient
          moins son bleu
          ce qui ne rend pas tel ici

          • #99024 Répondre
            Carpentier
            Invité

            les 3 en bleu

            JM

          • #100145 Répondre
            Carpentier
            Invité

            1920, nature morte aux raisins, Joan Miro –
            Comme l’impression que peu de corbeilles, de nature morte sans ce fruit qu’est le raisin, non?

            JM

            J’écoutais hier une chroniqueuse télé citer Kundera disant sur l’importance de l’oeil et la peinture pour écrire tandis qu’elle recevait Foenkinos pour son dernier.
            Il y aurait consensus apparent sur la prévalence de l’observation, du voir, pour envisager d’écrire un bouquin.
            Ah, intéressant.

    • #98870 Répondre
      Kenyle
      Invité
    • #99010 Répondre
      graindorge
      Invité

      « La Pie » Monet

      pie

      • #99023 Répondre
        Carpentier
        Invité

        ça ça claque

        • #99025 Répondre
          graindorge
          Invité

          contente que ce tableau te plaise chère Carpentina: une envie de neige

          • #99026 Répondre
            Kenyle
            Invité
            • #99033 Répondre
              graindorge
              Invité

              ouh! l’eau doit être à moins quelque chose! Magnifique! Vite, l’écharpe, les gants, le bonnet et allons de ce pas prendre un bon chocolat chaud en admirant le paysage! Merci Kenyle!

              • #99042 Répondre
                Kenyle
                Invité

                Merci à toi Grandorge, pas mal de découverte sur ce beau topic.

    • #99094 Répondre
      Carpentier
      Invité

      moi, Carpentier:
      suffisante princesse

      upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/70/Diego_Rodriguez_de_Silva_y_Vel%C3%A1zquez_-_Infanta_Margarita_Teresa_in_a_Blue_Dress_-_Google_Art_Project.jpg/260px-Diego_Rodriguez_de_Silva_y_Vel%C3%A1zquez_-_Infanta_Margarita_Teresa_in_a_Blue_Dress_-_Google_Art_Project.jpgV

      • #99095 Répondre
        Carpentier
        Invité

        moi, Carpentier:
        suffisante princesse

        • #99106 Répondre
          ..Graindorge
          Invité

          ???
          Dr Jekyll et mister Hyde t’a condamné à un ou 2 posts par jour ou quoi?
          OK, je ne m’en mêle pas.
          Continuons à jouer avec ou sans le faf de récré, à chat perché, à cache-cache, au ballon prisonnier, au fermier dans son pré ohé ohé sinon je continuerai à jouer toute seule à la marelle qui va de la terre jusqu’au ciel et si je vois le faf 19/20, bim, un petit caillou sur sa « merda nel naso »

          • #99172 Répondre
            Carpentier
            Invité

            auto régulation en fonction de mon propre intérêt à, plutôt
            en espérant que le doux sobriquet qui me plu peu, la soliloqueuse, il se le soit fourré au cul

            N de S
            du bleu façon Nicky

            • #99174 Répondre
              graindorge
              Invité

              joie inexplicable de te retrouver. Je comprends pas tout mais je comprends que je vous aime tous les 2. Que je ne comprends pas toujours vos chamailleries en Off mais je suis persuadée que vous vous aimez d’amour et moi je vous aime d’amour. Ça restera virtuel comme l’amour que je porte à Rimbaud, à Bernanos, à Calvino, à Sarraute. Tes partages géniaux en musique me manquent. Beaucoup.

    • #99181 Répondre
      graindorge
      Invité

      bleu

      • #99183 Répondre
        Carpentier
        Invité

        C’est marrant parce que, régulièrement, en découvrant certains partages de tableaux, j’ai comme l’impression que je vais pouvoir en ouvrir la boîte de gâteaux ou de chocolats.
        Il est beau aussi ce dernier, tu le situes stp?

        • #99196 Répondre
          Ostros
          Invité

          J’aime bcp celui là aussi.

      • #99207 Répondre
        ..Graindorge
        Invité

        « Terrasse du café le soir, Place du forum, Arles » 1888
        Vincent van Gogh

        • #99209 Répondre
          Carpentier
          Invité

          aaaah Vincent.
          Vais pouvoir commencer leur à Brest ce week-end.
          Y a-t-il un ‘ terrasse du café le soir à Brest ‘ de Van Gogh?
          Ce serait marrant, et ainsi on imaginerait mieux leur prochain ; )

          • #99210 Répondre
            Carpentier
            Invité

            De 1886, je partage Le moulin de Blute-fin
            – avec le café, une gaufre sèche? ( ma grand mère maternelle était assez fan des moulins des Flandres)
            Vincent est le peintre du quotidien et, comme tu le disais bien, on a son roman de pas bien riche en suivant ses toiles.

            upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/3/3f/Vincent_van_Gogh_-_Le_Moulin_de_blute-fin%281886%29.jpg/886px-Vincent_van_Gogh_-_Le_Moulin_de_blute-fin%281886%29.jpgvincent

            • #99224 Répondre
              Carpentier
              Invité

              fan de ce roof top sur moulin : D

              • #99328 Répondre
                Carpentier
                Invité

                et à propos des derniers coups de pinceaux de Vincent

                • #99336 Répondre
                  ..Graindorge
                  Invité

                  Une bonne tête de boutiquier ce Vounter van der Veen. La même tête qui l’aurait laissé crever le Vincent pour maintenant nous faire de la littérature avec les mots vendeurs: « secret » Histoire et tutti cuanti avec en prime les images et la zizique qui va avec. Dieu reconnaît les siens au 1er coup d’œil
                  Rester 1h devant la terrasse à Arles, suffit largement à mon contentement
                  Merci Carpentina

                  • #99338 Répondre
                    Carpentier
                    Invité

                    Tu me remercies ’ quand même ’ ? : D
                    Hier soir, sur la 5 (télé) il y avait une émission que je n’ai pas retrouvé à partager en podcast ce matin (compte à créer, ça me casse les burnes que je n’ai pas.)
                    Voilà pourquoi l’émission empesée de ce matin (mille excuses).
                    C’était un chouïa plus digeste hier sur la 5 et c’est l’initiative de Van Gogh à créer/proposer une communauté d’artistes lorsqu’il est arrivé à Arles qui m’a intéressée.
                    Gauguin avait promis de l’y rejoindre, il a tardé à l’acter et Vincent a decompensé pour une première là-bas si j’ai bien compris: en se coupant une oreille oui, je crois qu’on peu parler de décompensation à minima.
                    Gauguin l’exortait à passer le cap de peindre le réel, à le délirer, quoi
                    et pour Van Gogh, délirer le réel n’a pas matché en vrai.
                    Pauvre Vincent.

                    • #99352 Répondre
                      ..Graindorge
                      Invité

                      Je me suis instruit aux cours gratuits
                      de la grande université de la misère !
                      écrit-il à Théo en 1880 et des poussières
                      Oui je te dis merci car dans la vidéo j’ai vu du
                      Vincent et j’aime bien la jeune fille en blanc

                • #99340 Répondre
                  Carpentier
                  Invité

                  1882, jeune fille en blanc dans les bois
                  avec Vincent, il y a matière
                  VVG

    • #99188 Répondre
      Kenyle
      Invité
    • #99285 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Beau tableau de van Gogh. J’ignorais qu’il pouvait y avoir des terrasses! Eh oui il était  » pas bien riche » notre Vincent! À cause de ces vautours qui n’ ont pas levé le petit doigt jusqu’à l’annonce de sa mort et là les prix se sont envolés… l’art des marchands!
      Et merci encore Kenyle pour cette découverte: Franz Marc: une merveille. J’ai jeté un œil sur d’autres tableaux, j’y jetterai les 2, dimanche

    • #99376 Répondre
      Emile Novis
      Invité

      Vallotton, Coucher de soleil.
      _
      Vallotton

      • #99419 Répondre
        Carpentier
        Invité

        Bien beau
        Et ci-dessous, la seine aux Andelys, 1924

        FV

        • #99423 Répondre
          Emile Novis
          Invité

          Joli. J’ai remarqué que souvent, dans les paysages des tableaux de Vallotton, l’horizon est très haut. On est enclavé. Les couchers de soleil font exception.

          • #99503 Répondre
            Carpentier
            Invité

            ta remarque m’a fait quelque peu cogiter
            il y a toute une série de paysage ou chemin sous la pluie avec parfois des échappées
            comme ici

            FV

            • #99505 Répondre
              Carpentier
              Invité

              ou encore ici (1914)

              FV

    • #99422 Répondre
      graindorge
      Invité

      beaux cadeaux

    • #99507 Répondre
      graindorge
      Invité

      « Morning sun in an empty room » Edward Hopper

      morning

    • #99524 Répondre
      graindorge
      Invité

      Edward Hopper « Hollydays » Titre inventé car pas trouvé.

      hopper

    • #99544 Répondre
      Carpentier
      Invité

      allez: retour à la matière
      avec ici, Van Gogh, qui centre et cadre son sujet plein centre – vla l’culot –

      VVG

      • #99549 Répondre
        ..Graindorge
        Invité

        Ah qu’il est beau! Immense Vincent!
        Et cet arbre: mieux que l’église ou la mairie ramenée au centre du village. Là c’est au centre de la vie!

      • #100175 Répondre
        Carpentier
        Invité

        le ginkgo de Joss Blanchard
        arbre sur lequel se termine le texte Tonnerre d’À Brest

        JB

        • #100177 Répondre
          Carpentier
          Invité

          * le très documenté texte ‘ En l’état ‘ pardon, p. 56.

        • #100184 Répondre
          graindorge
          Invité

          ça fait très plaisir!

          • #100261 Répondre
            ..Graindorge
            Invité

            Ce « ça fait très plaisir » c’était pour le ginkgo mais tu l’as compris. Je suis allée voir le travail créatif de Joss Blanchard.

    • #99671 Répondre
      graindorge
      Invité

      La baie de Trégastel -1917 Félix Vallotton
      baie

    • #99672 Répondre
      Younès
      Invité

      Je vois que ça discute pas mal et que ça dit des choses passionnantes ici, merci à vous !
      À ce propos, vous avez des ressources (essentiellement des livres) sur l’histoire de l’art en général pour un néophyte de mon espèce ? 😉

      • #99682 Répondre
        Emile Novis
        Invité

        @Younès
        E. H Gombrich, Histoire de l’art, aux éditions Phaidon (environ 40 euros, donc assez cher). Livre excellent, qui couvre toutes les grandes périodes de l’histoire de l’art (essentiellement peinture, sculpture, architecture). Voici un extrait sur l’art chinois:
        _
        « Les artistes chinois n’allaient pas esquisser en plein air « sur le motif ». Ils apprenaient leur art par une méthode de méditation et de concentration qui peut nous sembler étrange, étudiant l’œuvre des maîtres passés plutôt que la nature, s’exerçant successivement à « peindre un pin », « peindre un rocher », « peindre un nuage ». Ce n’est qu’après avoir ainsi acquis une maîtrise technique qu’ils interrogeaient directement la nature pour essayer de saisir l’expression du paysage. Rentrés chez eux, ils s’efforçaient de rendre cette expression en combinant des images de pins, de rochers et de nuages, un peu comme le fait un poète en combinant les images qui lui sont venues à l’esprit au cours d’une flânerie. L’ambition des maîtres chinois était d’acquérir dans le maniement de l’encre et du pinceau une aisance telle qu’ils fussent à même de fixer leur vision dans toute la fraîcheur de l’inspiration. Souvent, un paysage et une courte poésie voisinent sur le même rouleau de soie. Les chinois considèrent comme enfantin de comparer les détails d’une peinture à leur équivalent dans la réalité. Ce qu’ils recherchent plutôt, c’est l’expression de l’émotion de l’artiste ».
        _
        Paysage après la pluie, attribué à Kao K’o-Kong, vers 1250-1300, rouleau suspendu, encre et couleur sur soie.
        _
        Chine

        • #99685 Répondre
          Younès
          Invité

          Super, merci beaucoup ! La page que vous nous avez partagé est passionnante, avec un style accessible et très soigné !

    • #99691 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Merci Émile
      Le grand peintre Guo Xi, du XIe siècle: « nombre de tableaux sont là pour être regardés, mais les meilleurs sont ceux qui offrent l’espace médiumnique pour qu’on puisse y séjourner indéfiniment » ?

      • #99724 Répondre
        Emile Novis
        Invité

        @Graindorge
        J’aime beaucoup cette phrase. Séjourner dans une œuvre, comme si l’œuvre était un lieu. Oui, c’est bien l’effet que me fait une œuvre belle, qu’on peut regarder longtemps précisément parce qu’elle est belle. Et la mention de la durée indéfinie du séjour en question me paraît essentielle. C’est d’ailleurs un critère subjectif pour moi quand je regarde une peinture : quand je sens que je pourrais la regarder indéfiniment, c’est que c’est bon. Par exemple je ne peux pas regarder Dali bien longtemps, c’est donc que ça ne me plaît pas, ce n’est pas pour moi.
        _
        La seule chose qui fait que je ne la regarde pas indéfiniment, c’est mon incapacité à tenir en place pendant plusieurs heures devant une œuvre silencieuse. Nous avions parlé, dans un autre sujet, du chatouillement et de la démangeaison que provoque la beauté d’une œuvre quand on se tient devant elle : l’incapacité à tenir la distance nécessaire trop longtemps parce que notre désir ne se contente pas de regarder, mais il veut aussi manger. La béatitude, dit Weil, consisterait dans le fait que regarder et manger soient la même chose. Dans notre existence, ces deux tendances sont quasiment toujours contradictoires. Si je mange je ne regarde plus. Si je regarde je ne mange pas. Or le désir veut les deux, en même temps.
        _
        Paysage après la pluie, selon moi, pourrait être regardé indéfiniment – en tout cas désirerait le regarder indéfiniment, sans pouvoir le faire. On pourrait y séjourner longtemps., et on y revient. C’est donc que ça me plaît.
        _
        Quant à ton point d’interrogation, je suppose que c’est une faute de frappe. Car je ne vois pas de question dans ton message, mais une remarque qui complète ce qui est dit plus haut.

        • #99731 Répondre
          ..Graindorge
          Invité

          Émile
          Oublié d’effacer le point d’interrogation
          L’expression  » manger des yeux » traduit un désir avide, encore pire  » dévorer des yeux » une personne ou la vitrine d’une boulangerie pour un.e affamé.e.
          Et pourtant oui, pour ce qui est de l’âme, sa nourriture passe aussi par les yeux. Devant ce qui la nourrit, elle tarde à être rassasiée ; étant éternelle, elle nous fait  » séjourner indéfiniment » dans cette source de plénitude dont on gardera l’empreinte bien plus qu’un souvenir.

    • #99814 Répondre
      Carpentier
      Invité

      Sonia Delaunay, femme, 1913

      SD

      • #100128 Répondre
        Carpentier
        Invité

        Robert Delaunay, autoportrait 1906 – après avoir vu une expo sur le fauvisme si je comprends bien; il a 21 ans

        RD

    • #100104 Répondre
      graindorge
      Invité

      Hier, vendredi 7, trouvé à la bibliothèque universitaire, un livre énorme, comme un dictionnaire illustré: « Grandes mujeres artistas ». À consulter sur place. C’est pas plus mal, au vu,et senti surtout, de son poids. J’ai passé deux heures à le feuilleter. Plein de noms inconnus comme celle-ci.

      Helene Schjerfbeck (: /he.lɛːn ʃærv.bek/), née Helena Sofia Schjerfbeck le 10 juillet 1862 à Helsinki et morte le 23 janvier 1946 à Saltsjöbaden
      HELENE

    • #100143 Répondre
      graindorge
      Invité

      La nature morte, coite « Les oirnons rouges » racontée par Éric Mathieu. joli moment

    • #100185 Répondre
      Emile Novis
      Invité

      Georges Braque, La roche Guyon, Le château, 1909.
      _
      Braque

      • #100229 Répondre
        Carpentier
        Invité

        putain, ça cale grave.
        Rendre en volume un entrelacs pareil, je suis clouée devant.
        Merci.

        • #100252 Répondre
          Claire N
          Invité

          Oui , merci Emile
          Et merci Carpentier pour le Ginko poste plus haut
          Et l’impression de vertige que procure sa cime

        • #100276 Répondre
          Emile Novis
          Invité

          @Carpentier
          Oui, Braque me semble peindre à partir de problème contradictoire qu’il se donne à lui-même.
          _
          @Claire
          Je te rejoins sur le Ginko; que je ne connaissais pas. Merci également.

    • #100294 Répondre
      graindorge
      Invité

      je reviens à Vincent. Rien sur les murs d’habitude mais j’ai fait une exception: une litho de ce tableau : j’y séjourne de temps en temps. Vu hier Vincent et Théo avec Tim Roth et Paul Rhys. Bien aimé.
      « Je peux vivre sans Dieu, je ne peux pas vivre sans peindre »

      les

      • #100330 Répondre
        Carpentier
        Invité

        Vincent au ras du bulbe: on aime.
        Je me note de penser à revenir à Amsterdam, n’y suis allée qu’une fois, 3 jours, enceinte de notre Fils, pour fêter l’an 1990 – et sans passer au musée éponyme.
        Fugain le chante, on est donc pourtant prévenu: pas le temps de tout faire en une vie; pfff relou.

        Ci-dessous, Kundera Milan peintre, dessinateur aussi, pour habiller les murs de chez lui puis, avec les dessins plutôt, pour ses couv de bouquins

        MK

      • #100746 Répondre
        Carpentier
        Invité

        Je redécouvre tranquillement les œuvres partagées par François Begaudeau dans son Antimanuel de Littérature, Ed. Bréal, 2008 – juste ouf.
        Il y balaie beaucoup de formes et œuvres artistiques diverses (cf. post du jour dans ‘ Photographie) et cet ouvrage peut, à l’aise, être référencé dans la littérature sur l’Art.
        Ainsi, parce que Van Gogh – même si j’ai hésité à le poster en réponse au Schjerfbeck, dont l’enfant concentré me touche et m’effraie à la fois, je dois l’avouer – voici
        Portrait de Camille Roulin (1888), un des membres d’une famille dont Vincent a réalisé les portraits durant sa période arlésienne

        VG

        • #100747 Répondre
          Carpentier
          Invité

          vg

          • #100748 Répondre
            Carpentier
            Invité

            hum
            VG

            • #100750 Répondre
              Carpentier
              Invité

              p.63, l’Antimanuel de littérature

          • #100749 Répondre
            Carpentier
            Invité

            ah quand même !
            il a bon dos le tympan endommagé

    • #100988 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Etienne Gaudet Les citrons

      citrons

      • #101455 Répondre
        Carpentier
        Invité

        ça j’aime beaucoup
        ça m’amuse en plus

    • #101428 Répondre
      Graindorge
      Invité

      j’aime ça aussi.
      Natasha Miller

      natasha miler

    • #101429 Répondre
      Graindorge
      Invité

      « The re-appearing Act » Natasha Miller
      Et j’aime bien sa tête à cette artiste

      N

    • #101430 Répondre
      Graindorge
      Invité

      « Natasha est une artiste peintre autodidacte qui vit et travaille sur l’île de la Baie de Fundy, située sur la côte est canadienne. Cette région autochtone, encore sauvage et essentiellement axée sur la pêche, est baignée de grandes marées ce qui influe sur le caractère constamment changeant des paysages côtiers. Cette nature indomptée associée à l’histoire de l’île touche profondément l’artiste. Chacune de ses peintures est unique même si, parfois, le sujet représenté est similaire – les scènes peintes correspondant à un fragment de mémoire de l’artiste dont l’esprit interprète le paysage comme un assemblage de lieux visités ou rêvés –. Refusant l’abondance de détails et le superflu, Natasha veut offrir au spectateur un cadre sobre et apaisant que chacun peut s’approprier et, ainsi, enrichir de son interprétation personnelle.
      « Il est facile d’être inspirée là où j’habite, avec ces îles, ces bateaux, ces oiseaux. Les hivers sont durs, de quoi rester devant la cheminée. La peinture est le remède parfait. » »
      Allez un dernier pour aller bien dormir. Merci Natasha
      n

      • #101453 Répondre
        Carpentier
        Invité

        c’est une peinture?
        j’ai des photos de la rivière Allier qui sont pas loin de rendre quelques effets similaires, marrant.
        Beau boulot surtout, si c’est peint (je suis impressionnée)
        La rivière Allier est un peu plus tourmentée, en particulier lorsque des beaux et belles gosses s’y éprouvent l’été pour l’ironman

        • #101473 Répondre
          Graindorge
          Invité

          Eh oui Carpentina, ce sont des peintures et en plus d’une artiste-peintre AUTO-DIDACTE

    • #101456 Répondre
      Carpentier
      Invité

      à notre série hommage au soleil (un peu plus haut sur cette page) j’ajoute :
      Maurice Denis, son
      Tâches de soleil sur la terrasse, 1890
      qui illustre une des chouettes pages de l’Antimanuel de Littérature de qui on sait (p.31)

      MD

      • #101795 Répondre
        Carpentier
        Invité

        Fenêtre ouverte à Collioure, Henri Matisse, 1905
        HM

    • #101514 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Salvatore Mangione detto Salvo
      « work by »

      n

      • #101558 Répondre
        Carpentier
        Invité

        ça claque aussi ton partage chaud

        Le Denis est plus complexe à réceptionner: Tâches de soleil sur la terrasse, où donc commence la terrasse?

    • #101592 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Un petit séjour cez Toko Shinoda  » Arrived Wind B »

      to

    • #102178 Répondre
      Graindorge
      Invité

      « Joyfull Mountain » Paul klee
      n

      • #102212 Répondre
        Carpentier
        Invité

        joli casse tête : )

    • #102211 Répondre
      Carpentier
      Invité

      1824, Francisco de Goya, combat de taureaux
      FG

    • #102290 Répondre
      Graindorge
      Invité

      « BLEUs » Pierre Soulages
      n

    • #102365 Répondre
      Carpentier
      Invité

      L’ami Picabia a fait cela aussi (surréalisme, dadaïsme.. )
      FP
      Fascinant cet artiste, à mon humble avis

    • #102697 Répondre
      Carpentier
      Invité

      allez, un peu d’art de la street, gros (#jesuisunebobo)
      pa

    • #102743 Répondre
      Graindorge
      Invité

      j’aime bien le street art aussi, là c’est la peinture hyperréaliste. Ça me fascine
      Tjalf Sparnaay-Pays-Bas
      n

    • #103343 Répondre
      Kenyle
      Invité
    • #103344 Répondre
      Kenyle
      Invité
    • #103361 Répondre
      Kenyle
      Invité
    • #103418 Répondre
      ..Graindorge
      Invité
    • #103540 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Art et Capitalisme. Annie Le Brun

    • #103707 Répondre
      Kenyle
      Invité
    • #103708 Répondre
      Kenyle
      Invité
    • #103716 Répondre
      Carpentier
      Invité

      Léon Lhermitte, les halles

      LL

      • #103816 Répondre
        Carpentier
        Invité

        Fernand Pelez, 1888, Les saltimbanques

        FP

      • #104740 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        ne charge pas trop, léon
        on ne voit plus rien

        • #104748 Répondre
          Carpentier
          Invité

          et on était presqu’autant devant : D
          – marrant que tu dises cela, au petit palais, on s’est amusé à repérer les sujets non humains qui figurent dans le tableau de Léon, et ça bossait forcément.
          Elle fait révolution à elle seule cette oeuvre dans sa salle, faut voir ça
          Notre pref: la dame de dos chargée de sa malle d’osier coffre à volailles qui en tient, une comme pour s’équilibrer dans la main droite.
          Belle énergie, comme dirait l’autre.

          • #104767 Répondre
            nefa
            Invité

            Carpentier, tu travailles avec les enfants ?
            Je l’imagine :
            Tu baignes dans le chaos.
            35 heures par semaines (peut-être plus).
            Et comme tu n’es pas prof, tu fais avec ça.
            Et ton rôle consiste peut-être à anticiper les accidents.
            A l’affut du moindre signe.
            T’es complètement rodé.
            Ton métier t’as structuré.
            Du coup je ne suis pas étonné.
            Tu emmènes ce tableau.
            Légère.
            Tu vois tout.
            Sans qu’il soit question de vie ou de mort – ou d’entaille au niveau de cuir chevelu.
            Des vacances, quoi.
            François, lui, l’est cruellement, structuré.
            Très calme compatible.
            Très fille.
            Il a même ce petit coté lesbienne, François.
            Fille qui aime les filles qui aiment les filles.
            Alors ce tableau qui n’est pas juste bruyant, qui est aussi profus, comme si le démiurge (un mec) était intervenu…

            • #104812 Répondre
              Carpentier
              Invité

              dans le train retour sur Paris, je découvre tes lignes, qui m’intriguent, je les trouve jolies et les relis:
              pour François,

              Fille qui aime les filles qui aiment les filles.

              sauf Fourest et Despentes ; )
              enfin, l’aime pas leur style enfin, le fait qu’il soit déguisé et pas si lisible de beaucoup enfin, pas dit comme de droite, quoi.
              Merci de t’être arreté.e ici, après le partage de ce Lhermitte.
              Vrai que dans ce topic, il détonne quelque peu,
              tant pis.

              • #104813 Répondre
                Carpentier
                Invité

                François, lui, l’est cruellement, structuré.
                Très calme compatible.

                autrement dit:

                merci de ne pas me laisser m’illusionner ; )

              • #104827 Répondre
                Carpentier
                Invité

                je viens de voir
                Nico en vrai sur blanche neige,
                une pastille humour où la pauvre est au bout du rouleau

                à force de faire attention à tout,

                je ris
                enfin,
                bref

    • #103871 Répondre
      Kenyle
      Invité
    • #103939 Répondre
      Kenyle
      Invité
    • #104594 Répondre
      Carpentier
      Invité

      les tours de Laon, Robert Delaunay

      RD

      • #104674 Répondre
        Carpentier
        Invité

        Emile C.J.Loubon, Le retour du troupeau

        EL

    • #104739 Répondre
      Oscar
      Invité
    • #104751 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Ordinateur en panne. Un câble extérieur va être changé la semaine prochaîne alors depuis le téléphone intelligent:
      William Turner: ballade de 35mn dans une galerie virtuelle.

    • #104775 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Eugène Boudin, le maître de la touche

      • #104836 Répondre
        Carpentier
        Invité

        ^^^ oh oh, ia de la belle contrepèterie possible par ici ^^^ 🤣

        • #104837 Répondre
          Carpentier
          Invité

          Boudin maître de Monet, raconte-t-on surtout.
          Et la sémillante Ambre Chalumeau devrait en faire ses choux gras puisqu’une expo parisienne s’en gave actuellement.
          – ‘ sémillante

          ‘ est-ce bien le qualificatif choisi par l’auteur du ‘ Psychologies ‘ qu’on sait pour parler d’elle?
          Je lui attribue de mémoire, empathique, et reprendrai dans tous les cas, enjouée et studieuse, le dit-bouquin dès ce soir.

          • #104921 Répondre
            Carpentier
            Invité

            Ah bon? De la contrepèterie?

            avec Boudin maître de, touche, bouche, benh voui
            niveau débutant certes, mais moi ça me fait quand même déjà marrer

            Il n’empêche que, son Psychologies de nouveau en mains, j’ai retrouvé le passage Chalumeau:

            … / Cette sémillante fille d ‘un écrivain-journaliste parisien y promeut brillamment des livres, films, expos, chanteuses de rap électro dont la qualité minimale et suffisante est d’appartenir à la confrérie ou consoeurie transnationale du cool.
            Lorsque les artistes mentionnés sont morts, ou n’étaient pas super cool de leur vivant, la chroniqueuse prénommée Ambre a le chic pour les coolifier./ … Y a rien qui va, p. 111, 112

            et s’ensuit le chalumesque ‘ en fait, si on regarde bien ‘ …. et quelques lignes sur le chroniqueur mode du Quotidien qu’on sait (et qu’on regarde, comme aussi on sait)

    • #104850 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Ah bon? De la contrepèterie? Décidément, j’ai bien fait de sortir de ma grotte…
      Ici Eugène Boudin: la voie de la modernité. Oui, on y lit qu’il a contribué à entraîner Monet dans cette voie.

    • #105073 Répondre
      Carpentier
      Invité

      Charles Paulin François Matet, je cherchais son paysan aveyronnais,
      mon 3e coup de coeur, mais apparemment pas en ligne, cette main déjà donne une idée de son travail:
      cpfm

    • #105583 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Igor Shipilin
      igor

    • #105742 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Igor shipilin
      j’en reprends

      igor

    • #105827 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Dusk on the beach par Bruce Crane

      bruce

    • #106255 Répondre
      Carpentier
      Invité

      jardins d’orangers à Cagnes, Félix Vallotton
      fv

    • #106389 Répondre
      Oscar
      Invité
    • #106404 Répondre
      Carpentier
      Invité

      Basquiat,.1932, Skull

      jmb

    • #106478 Répondre
      Kenyle – job dateur professional
      Invité
      • #106481 Répondre
        Carpentier
        Invité

        De chez Korovin.e, moi j’aime ça

        ck
        C’est que c’est quand même quelque chose cette place de la Bastille
        Y compris quand on passe dessous en péniche

    • #106479 Répondre
      Kenyle – job dateur professional
      Invité
    • #106538 Répondre
      Graindorge
      Invité

      ian Ibarguren Gauthier (Uruguay)
      « Seul »

      dam

    • #106737 Répondre
      Kenyle – job dateur professional
      Invité

      null
      Bergbach bei Champéry – Ferdinand Hodler – 1916

    • #106803 Répondre
      Oscar
      Invité
    • #106819 Répondre
      Carpentier
      Invité

      Korovine, 1913, La peche
      (merci pour Constantin, je me balade dans son travail commencé,.dit la légende. à 14h à l’école de Moscou)
      ck

      • #106820 Répondre
        Carpentier
        Invité

        * à 14 h et à 14 ans

    • #106949 Répondre
      Oscar
      Invité
    • #107090 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Antonio Andivero, peintre uruguayen
      ant

    • #107146 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Je mets ici des peintres qui peignent avec la bouche ou le pied. Ces artistes m’ont toujours fascinée. Chapeau bas

      https://www.apbp.fr/les-artistes?srsltid=AfmBOorar4OmAeJhSXRxcCIFOpuSon6fJU83i_hCKU-sXes6Ub3D3YdJ

      • #107204 Répondre
        Stéphanie
        Invité

        Depuis mon plus jeune âge, je considère mon pied comme ma main ; merci Graindorge pour la découverte.

    • #107202 Répondre
      Oscar
      Invité
    • #107421 Répondre
      Oscar
      Invité
      • #107467 Répondre
        Emile Novis
        Invité

        Merci Oscar.
        Un corps libéré, oui, et improductif aussi. Il est même presque libéré de sa forme humaine à mes yeux.

        • #107732 Répondre
          Oscar
          Invité

          Oui ! Fusion des formes. Pour moi rappel des pans de murs souples
          gb Maison – Gustave Buchet

    • #107422 Répondre
      Oscar
      Invité
    • #107577 Répondre
      Graindorge
      Invité

      “The place where the dark Mourne
      Sweeps down to the sea » William Percy French.
      will

    • #108369 Répondre
      Oscar
      Invité
      • #108387 Répondre
        Emile Novis
        Invité

        Tableau qui me fait penser à ce texte de Freud dans Introduction à la psychanalyse:

        « Le sommeil est un état dans lequel le dormeur ne veut rien savoir du monde extérieur, dans lequel son intérêt se trouve tout à fait détaché de ce monde. C’est en me retirant du monde extérieur et en me prémunissant contre les excitations qui en viennent, que je me plonge dans le sommeil. Je m’endors encore lorsque je suis fatigué par ce monde et ses excitations. En m’endormant, je dis au monde extérieur : laisse-moi en repos, car je veux dormir ».

        • #111611 Répondre
          Oscar
          Invité

          pc
          Le Sommeil – Pierre Puvis de Chavannes

          • #111802 Répondre
            Emile Novis
            Invité

            Merci. J’aime beaucoup les peintures où les gens dorment. Notamment en raison du texte de Freud.

            • #111829 Répondre
              Oscar
              Invité

              Avec plaisir Emile, moi aussi j’aime voir le relâchement du corps dans le sommeil. Dans la sieste aussi, mais le rapport un peu différent.
              Le « laisse moi en repos » de Freud est inspirant )

              • #111830 Répondre
                Kenyle – job dateur professional
                Invité
                • #111879 Répondre
                  Oscar
                  Invité
                  • #111882 Répondre
                    Claire N
                    Invité

                    Merci Oscar
                    C’est la perspective ou plutôt son absence
                    Qui me marque dans ce tableau
                    Ou pourtant se superpose des plans
                    Je crois que cette manière saisi quelque chose du rêve que je n’avais jamais su exprimer jusqu’à le voir là poser : cette superposition qui nous les rend si difficile à déplier au réveil

                    • #111985 Répondre
                      Oscar
                      Invité

                      Je voyais surtout le sommeil avec une menace en fond, réponse au fleuve.

                      • #111988 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Ah oui , pourquoi pas
                        En fait j’avais justement vu le lion comme
                        Quelque chose de sauvage, présent calmement
                        Tout proche
                        Un espace de co présence permis par le sommeil

        • #111804 Répondre
          Claire N
          Invité

          Je ne sais pas- parfois je me dis que le sommeil
          Prémunit le monde de nos exitations intérieures
          Le sommeil est très actif, les somnifères d’ailleurs sont l’objet de querelles sans fin :
          – il ne dort pas , il lui faut un somnifère
          – les somnifères sont des sédatifs, jamais il ne favorise le phénomène très complexe et actif du sommeil, ils en donnent l’impression
          – oui mais il ne dort pas
          – ce n’est pas en diminuant encore plus les capacités du cerveau qu’un vrai sommeil portera ses fruits au jour
          – peu importe c’est invivable
          C’est ici l’éveille qui ne veut rien savoir du sommeil
          Ps c’est juste une petite incise
          Je saisis et rescent bien le juste de tes propos par ailleurs dans l’expérience

          • #111805 Répondre
            Emile Novis
            Invité

            @Claire
            Peut-être que le texte décrit sans le savoir l’effet que nous fait un corps qui dort devant nous.
            _
            « parfois je me dis que le sommeil
            Prémunit le monde de nos exitations intérieures »

            Ca, c’est un beau retournement. D’ailleurs c’est un peu ce que doivent se dire les parents quand leur enfant un peu turbulent va se coucher.
            _
            « C’est ici l’éveille qui ne veut rien savoir du sommeil »
            Oui, mais le sommeil est peut-être un cas limite : seul le dormeur en parlerait le mieux, mais il ne le peut pas puisqu’il dort.

            • #111806 Répondre
              Claire N
              Invité

              Oui – un des plus grands mystères de nous a nous même ; une fuite fascinante et l’expérience la plus commune qui soit

              • #111807 Répondre
                Claire N
                Invité

                Il est des états d’altération du cerveau
                Qui privent le sommeil de son efficience
                En résulte des mélanges où le rêve se répend dans l’éveil ; comme une «  fuite de gaz « hallucinogène – la perte de repères par cet angle
                Est un témoignage d’une certaine façon

    • #108469 Répondre
      Emile Novis
      Invité

      Banksy, Marseille.
      Pour ceux qui n’ont jamais rien compris à l’anglais (dont moi), voici la traduction : « Je veux être ce que tu as vu en moi ».

      Banksy

      • #108527 Répondre
        Oscar
        Invité

        Merci Emile, Je ne connais pas vraiment Banksy, du coup je regarde autrement.
        Cette phrase peut emmener très loin.
        Mais l’ombre ne bouge pas.
        Tu l’as vu en vrai ?

        • #108535 Répondre
          Emile Novis
          Invité

          Non, hélas, jamais vu un Bansky en vrai. Mais je crois que c’est sa première réalisation en France.
          _
          Banksy
          J’aime bien l’idée que l’œuvre puisse se modifier en fonction des modifications du milieu urbain dans lequel elle apparaît (que ce soit de manière intentionnelle ou non).

          • #108537 Répondre
            Emile Novis
            Invité

            ps:
            « Mais l’ombre ne bouge pas. »
            Comment tu le sais?

            • #108538 Répondre
              Emile Novis
              Invité

              ps bis:
              Ah, tu as regardé à des heures différentes. En effet, elle ne bouge pas. Il a donc fait quelque chose sur le trottoir.

        • #108673 Répondre
          Toto
          Invité

          Les 8, 88 et 135 sont top

          • #108770 Répondre
            Emile Novis
            Invité

            @toto
            Comment tu numérotes?
            J’aime bien les intérieurs aussi.
            _
            Petite correction d’un message plus haut : il y aurait en fait plusieurs Banksy en France, notamment à Paris.

            • #108805 Répondre
              Toto
              Invité

              Le numéro s’affiche sous l’image dans le lien de Oscar x/167

          • #108821 Répondre
            Oscar
            Invité

            112 – 127 – 152 !

      • #109690 Répondre
        Luc
        Invité

        Ah j avais pas remarqué l ombre peinte au sol du poteau! !

        • #109771 Répondre
          ..Graindorge
          Invité

          Bienvenu Luc dans cette entrée! Tu y as déjà jeté un œil ? Si c’est pas le cas,
          c’est comme une belle salle d’exposition
          virtuelle où des dizaines de sitistes partagent depuis novembre 2024 : plein de choses à voir et à lire
          Ça plaira sûrement aussi à Thomas Levy Lanes que tu nous fais découvrir dans un autre fil. Merci pour le partage et l’enthousiasme !

          • #109797 Répondre
            luc
            Invité

            oui je passe de temps en temps par ici 🙂

    • #108542 Répondre
      Oscar
      Invité

      On voit qu’elle est peinte.

      Et oui c’est intéressant que l’inattendu ait une place. Que le hasard fasse partie du cadre.

      • #108543 Répondre
        Emile Novis
        Invité

        En effet. Merci, car je me suis fait avoir avant ta remarque : j’ai cru que le photographe avait soigneusement pris la photo en fonction de la lumière et de l’ombre du poteau (ce qui est absurde quand on regarde l’autre poteau de la photo…).

    • #108676 Répondre
      Graindorge
      Invité

      « Verdun » Félix Valloton
      verdun

    • #108966 Répondre
      Graindorge
      Invité

      « Tout en couleurs » Fred BOUTET

      TOUT

    • #109072 Répondre
      Graindorge
      Invité

      celui-là me plaît vraiment beaucoup

      Christus als Schmerzensmann – Albrecht Dürer (um 1492/93)

      Christus

    • #109330 Répondre
      Graindorge
      Invité

      « Senhora entre os Vidros (1926) – José Malhoa
      José

    • #109689 Répondre
      Oscar
      Invité
    • #109838 Répondre
      luc
      Invité

      wateridge

      John Wateridge/Inland water

      • #110153 Répondre
        ..Graindorge
        Invité

        J’ai aggrandi le tableau, observé les traces de sel autour des yeux, du nez etc et je ne sais pas si ce jeune garçon dort profondément ou s’il est mort

    • #110095 Répondre
      Oscar
      Invité
      • #110111 Répondre
        Emile Novis
        Invité

        Excellent.
        Le street art retrouve un problème fondamental de la peinture : créer de la profondeur spatiale sur une surface plane. La façade de cette maison devrait normalement être un mur qui s’arrête à lui-même, sans rien de plus. Il devrait être une limite de notre monde visible sur laquelle notre regard vient s’échouer, mais ici il devient le lieu d’une ouverture vers autre chose, une autre dimension du visible. On s’y plonge comme les protagonistes de cette peinture.
        L’entrelacs de l’imaginaire et du réel me fascine aussi. Le prosaïque panneau de circulation, ainsi que le petit boitier électrique en bas à droite, répondent à la peinture à leur manière.

        • #110256 Répondre
          Oscar
          Invité

          Oui on plonge à travers le mur !
          Point de limite et de passage entre les différents mondes.
          Ici un intérieur en rouge, on en avait parlé
          The Young Orphan – William Merritt Chase

          • #110258 Répondre
            Claire N
            Invité

            Et ce mouchoir, qui embarrasse
            Discrètement lorsqu’on a pas de poches
            Me plaît bien

            • #110260 Répondre
              Oscar
              Invité

              Elle est orpheline

              • #110264 Répondre
                Claire N
                Invité

                Merci pour cette précision
                Oscar ; effectivement ce point d’embarrassement
                Peut y trouver écho

                • #110274 Répondre
                  ..Graindorge
                  Invité

                  C’est le titre du tableau  » The young orphan »
                  La jeune orpheline

          • #110389 Répondre
            Emile Novis
            Invité

            @Oscar
            On s’approche. Mais le contraste violent blanc/rouge de Cris et chuchotements manque encore.

            • #110406 Répondre
              Oscar
              Invité

              les couleurs y sont. Mais la pose confiante fond beaucoup le contraste non ? (Alfred Stevens – L’Ours blanc)

    • #110321 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Lofti Yacoubi. Sans titre
      Lofti

    • #110746 Répondre
      Graindorge
      Invité

      František Kupka
      kupka

    • #110911 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Serhii Vasylkivsky 1854–1917 peintre ukrainien
      ciel

    • #111243 Répondre
      Emile Novis
      Invité

      Léonid Afremov
      _
      Afremov

      • #111248 Répondre
        Claire N
        Invité

        Merci Emile
        J’aime beaucoup cette impression de vitrail à «  l’extérieur « 
        Et des amoureux qui se bécotent
        Ça me remet le petit shoot de joie
        Que j’ai quand je les croise

        • #111278 Répondre
          Emile Novis
          Invité

          @Claire
          Oui, vitrail. Je dirais aussi que le sol, chez lui, absorbe la tonalité des lumières dans l’atmosphère.
          Si tu aimes ce tableau, tu devrais aussi aimer ça:
          _
          Afremov
          _
          Le thème de personnages (généralement un couple) dos au spectateur qui marchent en s’éloignant de nous est central chez lui. Le tout dans une ambiance automnale et nocturne. Il revient toujours.

          • #111280 Répondre
            Graindorge
            Invité

            merci Émile,
            avec la pluie sur le sol qui reflète les reverbères et ces couleurs chatoyantes de l’automne
            Vivent les amoureux!

            • #111313 Répondre
              Claire N
              Invité

              – il me plaît aussi
              Et ta remarque sur le sol oui je vois mieux

    • #111281 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Du même

      lumière

      • #111708 Répondre
        Luc
        Invité

        Ah je n aime pas du tout ça …:/

        • #111709 Répondre
          ..Graindorge
          Invité

          Moi je préfère les 2 d’Émile avec les amoureux

          • #111724 Répondre
            Oscar
            Invité

            Je suis allée voir Bertrand Belin parler de son livre cette semaine, et il y a eu un clin d’œil à Pastoureau – rapport au dessous de plat bleu. J’ai forcément pensé à ici, et à vous.
            Carpentier manque beaucoup je trouve.

        • #112478 Répondre
          Oscar
          Invité

          ft
          River – Frits Thaulow

          • #112536 Répondre
            Emile Novis
            Invité

            Ces troncs d’arbre abandonnés à droite du tableau. Et cette plante qui commence à pousser à la lisière de la presqu’île. Le « il y a » dans toute sa splendeur.

            • #112581 Répondre
              Oscar
              Invité

              Emile, tu avais déjà parlé du « il y a », mais je ne retrouve plus l’échange – entre toutes les tribunes de miséreux sans bras…
              C’est une façon de dire la prégnance de certaines choses ? d’un état ? du vivant ?

              • #112600 Répondre
                Emile Novis
                Invité

                @Oscar
                Oui, je ne retrouve plus l’échange.
                Je faisais allusion au poème Enfance de Rimbaud, dans lequel on trouve un petit passage où tous les vers commencent par « il y a » et désignent des éléments du réel : « Au bois il y a un oiseau, son chant vous arrête et vous fait rougir. / Il y a une horloge qui ne sonne pas. / Il y a une fondrière avec un nid de bêtes blanches. / Il y a une cathédrale qui descend et un lac qui monte. / Il y a une petite voiture abandonnée dans le taillis, ou qui descend le sentier en courant, enrubannée ». Etc.
                _
                Je ne sais pas si le but est de dire la prégnance de certaines choses. Je dirais plutôt qu’il s’agit de montrer d’abord la présence du réel à travers quelques manifestations de celui-ci (mais c’est sans doute très proche de ce que tu dis). Désigner les choses sans rien en dire, sans leur assigner un sens, sans construire un discours sur elles. Souvent on dit « il y a » et ensuite on articule un discours sensé (il y a quelque chose que je n’aime pas dans cette tribune politique, parce que….). On juge. Le poète, et plus encore le peintre à mon avis, dit « il y a » et laisse les choses à elles-mêmes (il y a une horloge qui ne sonne pas). Il ne juge pas. C’est un peu l’impression que m’a faite cette peinture : il ne s’agit plus de savoir mais de voir au plus proche de ce qui est. Il y a de l’être, tout simplement!
                _
                FB reprend ce « il y a » dans Comme une mule. Il désigne la mule : sa présence obstinée (elle est là, plantée devant nous) et son opacité (on ne sait pas ce qu’elle pense ou ce qu’elle voudrait dire, à supposer qu’elle veuille dire quelque chose). Ca désigne aussi le fait, que le discours charge et sature en permanence, sans voir que le fait lui échappe en permanence. Le « sociomane » cherche toujours un sens, soumet tout énoncé littéraire ou tout fait pictural à un jugement politique ou moral, et ainsi il recouvre le « il y a », il charge la mule sans jamais la voir pour elle-même, sans jamais considérer ce qu’elle fait.
                _
                Il me semble que la peinture est la meilleure dans ce domaine. Bien loin devant la littérature, parce que la peinture est silencieuse. Ce tableau en est la preuve : il ne veut rien dire, on ne voit pas bien quelle signification il pourrait bien avoir. Il montre tout simplement, et nous libère un temps du récit et de la recherche du sens. Le peintre a simplement cherché à peindre des troncs d’arbres échoués à droite du tableau et une plante naissante à côté de la presqu’île, sans plus. Son attention s’est porté sur ces deux choses inscrites dans le paysage global, et ça suffit. C’est ça le charme de l’art : une perception privilégiée, affranchie des pesanteurs du jugement.
                _
                Je suis un peu long, alors je m’arrête. Mais je crois que l’échange tournait autour de ça.

                • #112626 Répondre
                  Oscar
                  Invité

                  Merci pour ta réponse : je ressens bien ce « il y a » !
                  Et particulierement dans la peinture où la mise en matière du réel est à effet immédiat et sensible (sensitif).
                  Toute la liberté permise par un regard silencieux sur les choses.
                  .
                  Ici l’eau en miroir répondait à ta toile plus haut, et m’attirait énormément sa transparence et sa fraîcheur.

                  • #112674 Répondre
                    Emile Novis
                    Invité

                    @Oscar
                    Oui, le ciel est dans l’eau.
                    J’aime aussi l’aspect huileux de certaines zones du fleuve.

                    • #112693 Répondre
                      Oscar
                      Invité

                      ar
                      Au Bord de l’Eau – Pierre-Auguste Renoir

    • #111282 Répondre
      Kenyle – job dateur professional
      Invité
    • #111309 Répondre
      Oscar
      Invité
    • #111322 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Jose Aguiar 1895–1976 peintre cubain
      le regard et l’expression de cette dame. À quoi pense-t-elle? À comment elle va cuisiner ces poissons? Admire t-elle simplement cette belle pêche abondante?

      josé

    • #111477 Répondre
      Kenyle – job dateur professional
      Invité
    • #111706 Répondre
      Oscar
      Invité

      la
      Le Loup d’Agubbio – Luc-Olivier Merson

    • #111791 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Nicolaos Lytras peintre grec 1883 – 1927
      « Le chapeau de paille » 1925

      nicolaos

    • #111986 Répondre
      Oscar
      Invité

      ns
      Night Sleeper – Andrew Wyeth

    • #112283 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Panier de pêches, avec noix, couteau et verre de vin de Jean Siméon Chardin ( l’un des peintres préférés de Georges Perec)

      peche

    • #112368 Répondre
      graindorge
      Invité

      Franz Marc, peintre  » Les grands chevaux bleus »
      chevaux

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Répondre à : Répondre #98198 dans La couleur jaune. Michel PASTOUREAU
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