Accueil › Forums › Forum général › La couleur jaune. Michel PASTOUREAU
- Ce sujet contient 187 réponses, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par
..Graindorge, le il y a 2 mois et 4 semaines.
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AuteurMessages
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Graindorge
InvitéUn bonheur
[youtube https://www.youtube.com/watch?v=8DyyXH6ZgZY?si=2aOuFjKje9nK6uet&w=560&h=315%5D
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Oscar
InvitéRécolter la couleur (vidéo en bas de page)
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Oscar
Invité
Chien courant – Martiros Sarian-
graindorge
Invité« the sun is God » William Turner

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graindorge
InvitéDepuis le temps et aucun Da Vinci Leonardo?
C’est pas parcqu’il est très célèbre qu’il faut l’oublier
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graindorge
InvitéPaul Sérusier

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Oscar
Invité
Paul Gauguin
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Oscar
Invité
Femme avec un poisson – Aleksandra Ekster -
Oscar
Invité
Cecilia Beaux – Man with the Cat-
Claire N
InvitéLe chat ne semble absolument pas relever du même régime de peinture que l’ensemble du tableau – plus flou ?
L’interruption du trait de l’accoudoir à la faveur de la tête du chat juste avant sort du « réalisme « aussi , le dos de l’homme ne fait pas ça-
Oscar
InvitéPeut être explorer l’impressionnisme dans ce cas.
D’ailleurs coté impressionnisme américain Il y a une exposition John Singer Sargent bientôt – auquel Beaux était comparée.-
Claire N
InvitéOui c’était la question je ne suis pas assez experte dans les noms de style mais c’est la première fois que je note des variations au sein d’un même tableau ; donc pour toi le chat est impressionniste / le reste relève de quel style selon toi ?
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Oscar
InvitéRéponse en image sur le geste impressionniste, avec une peintre allemande que j’aime beaucoup. Amie des chats. Amie des chiens.

Portrait des amies – Louise Catherine Breslau-
Claire N
InvitéMerci Oscar !
Je vais m’y entraîner
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graindorge
InvitéAbdul Qadir Al Rassam. Peintre irakien (1882 – 1952)

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Oscar
Invité
Jean-Léon Gérôme – Le Pélican -
..Graindorge
InvitéOuh! Ça c’est du jaune s’exclamerait l’Ami Vincent!
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Carpentier
Invitéaaah mon animal totem : )
celui de J.L. Gérôme est délicieusement singulier, pas sûre de refuser s’il me propose un caféDe mon coté, ce matin, un ‘ disciple’ de l’art naïf de Abderrahmane Lounès, Mostefa Negache
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Carpentier
Invitéle jaune y est, entre autres, plus subtil : )
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graindorge
Invitéet de toute façon même si on a pas de jaune JAUNE , du moment que c’est lumineux..
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Carpentier
Invitéun autre partage
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Carpentier
Invitéavec toutes les lignes, une sorte de linéaires géométriques qui m’évoquent des bouquins, des livres sur la tranche, j’ai l’impression d’un personnage devant des étagères de bibliothèques un peu (ça me le faisait déjà avec le premier tableau et là, ça se confirme)
Mince, encore un maraboutage? : D
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Oscar
Invité
Mr. and Mrs. Clark and Percy – David Hockney -
Oscar
InvitéSebastien Stoskopff – Nature morte aux coquillages et boîte
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Oscar
InvitéClaude Raguet Hirst – Don Quixote
Bleu-
graindorge
Invité@ Oscar
là tu étais en retard et tu es partie avec le tableau? Il est pas là… Bon, je vais aller en choisir un de Claude Raguet Hirst. A+-
graindorge
InvitéClaude Raguet Hirst, peintre américaine
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Oscar
InvitéSalut Ggraindorge, je voulais d’habord mettre La Table d’un gentilhomme dans La peinture puis je suis tombée sur cette autre toile : Don Quichotte, mais en toute petite vignette. Et c’est ce vase bleu que j’ai eu envie de voir, mais pas trouvé en bonne dimension…
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Carpentier
Invitéça c’est magnifique
je vais regarder ce qu’elle a fait d’autres,
superbe, vraiment-
Carpentier
Invitébeaucoup d’oeuvres avec des bouquins aussi, avec un rendu sur chaque feuillet absolument époustouflant

ici, en mode cabinet de curiosités un peu
ou quand la dame débarrasse pas la table, c’est selon
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Oscar
Invité
Lopokova in her Dressing-room – Laura Knight -
graindorge
InvitéPaul Klee » Conquistador » 1930

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MA
InvitéSuperbe
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..Graindorge
InvitéJe te l’offre ma chère MA!!! 🌞
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Regain
Invité -
Regain
Invité
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Oscar
Invité
Leonardo Cremonini
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..Graindorge
Invité3 mercis pour les beaux cadeaux! Baumes au coeur
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Carpentier
Invité-
Carpentier
InvitéPissarro, 1894, soleil levant à Eragny

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graindorge
InvitéHenri Matisse « Birds »

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graindorge
InvitéHenri Matisse » Baie de Nice » 1918

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Oscar
InvitéNice – Léopold Survage. Période rose
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« Mettre dans une seule toile une ville entière avec l’intérieur de ses maisons » G. Apollinaire
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graindorge
InvitéMerci Oscar pour la découverte
*********Tigran Avetyan, peintre arménien
« In village » -
graindorge
InvitéJacques Villon, pseudonyme de Gaston Émile Duchamp, né le 31 juillet 1875 à Damville (Eure) et mort le 9 juin 1963 à Puteaux (Hauts-de-Seine), .. « L’art est un mélange d’émotion et d’impressions où l’intelligence l’emporte sur l’intuition sensible. »
« Composition » 1947
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Carpentier
Invitéoh un cornet d’frites < 3
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graindorge
InvitéJacques Villon

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graindorge
InvitéExtrait de « Jacques Villon – Presse – Angers.fr »
« Au soir de sa vie, Jean Bazaine, qui avait été pour Villon un jeune admirateur à son tour admiré, évoquait
cette « insatisfaction obstinée à laquelle, tout au long d’une vie, tableau après tableau [le peintre] s’efforcera
de porter remède. Remède illusoire, nous le savons bien, échec pressenti, secrètement désiré, parce que,
chaque fois, il nous révèle un peu plus à nous-mêmes. Un chant pur qui ressemble à un chant de joie se
mêle indistinctement à tous nos échecs9 ». L’un et l’autre partageaient le pressentiment exprimé par Denis
Diderot en 1765 : « Celui qui a le sentiment vif de la couleur a les yeux attachés sur sa toile ; sa bouche est
entrouverte, il halète ; sa palette est l’image du chaos […] Oh, mon ami quel art que celui de la peinture !
J’achève en une ligne ce que le peintre ébauche à peine en une semaine ; et son malheur est qu’il sait, voit et
sent comme moi, et qu’il ne peut rendre et se satisfaire ; c’est que ce sentiment le porte en avant, le trompe
sur ce qu’il peut, et lui fait gâter un chef-d’œuvre ; il était, sans s’en douter, sur la dernière limite de l’art » -
graindorge
InvitéMagnús Á. Árnason, peintre islandais
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Oscar
Invité
Anas Albraehe – The dream catcher -
graindorge
InvitéMerci pour la découverte Oscar
Ici aucune découverte, Gustav Klimt
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Oscar
Invité
Paul-Elie Dubois – La Princesse Verte -
Oscar
Invité
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graindorge
Invitéj’ai découvert ce tableau de renoir samedi matin. Coïncidence, j’avais rêvé que je faisais une ballade avec l’ami Marc et nous avons rencontré un citronnier. Juste dit en passant.
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« Il y a dans la peinture quelque chose de plus, qui ne s’explique pas, qui est essentiel. »Pierre- Auguste Renoir » Nature morte avec carafe »
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Oscar
Invité♡♡ Au moins sur les histoires quoi nous lient aux tableaux on ne pourra pas être contredit. (vraiment pas compris le problème avec l’écharpe)
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« Je dispose mon sujet comme je le veux, puis je me mets à le peindre, comme un enfant. Je veux qu’un rouge soit sonore et résonne comme une cloche ; si ce n’est pas cela, j’ajoute encore des rouges et d’autres couleurs jusqu’à ce que j’y arrive. Je ne suis pas plus malin que ça. Je n’ai ni règles ni méthodes ; n’importe qui peut examiner ce dont je me sers ou regarder comment je peins – il verra que je n’ai pas de secrets. » P-A Renoir-
begaudeau
Invitéc’est un peu en songeant à ce traitement de la couleur là, celui qui est devenue l’obsession de la peinture avec Cezanne et quelques autres, que je faisais valoir que l’écharpe était une écharpe peinte
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Oscar
InvitéAugustin Ferrando – Baigneurs
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Oscar
InvitéJ’ai écouté Pastoureau sur le Blanc : Très intéressant lorsqu’il explique l’évolution du blanc en tant que contraste – à partir de la triade blanc-rouge-noir – et sur fond de jeu !
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Ici dans son Dictionnaire encyclopédique des couleurs au Moyen Âge >
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« Jeu d’échecs (ludus scachorum, ludus tabularum)
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L’arrivée du jeu d’échecs en Occident s’est faite par une double voie. D’abord, vers la fin du Xe siècle, par une voie méditerranéenne : Espagne (d’où sa première mention dans un texte catalan des environs de l’an mille), Sicile, Italie du Sud. Puis, quelques décennies plus tard, au milieu du XIe siècle, par une voie septentrionale : les Scandinaves, qui commercent dans l’empire byzantin et sur les bords de la mer Noire, rapportent vers le nord l’usage de ce jeu pratiqué depuis plus de deux siècles en terre d’Islam. Les trouvailles archéologiques témoignent de ce double itinéraire et de l’occidentalisation progressive des pièces et du jeu lui-même.
Lorsque l’Islam transmet le jeu d’échecs aux Occidentaux ces derniers ne savent pas jouer. Non seulement ils ne savent pas jouer mais lorsqu’ils essayent d’apprendre, ils sont déroutés par les principes du jeu, par la nature et la marche des pièces, par l’opposition des couleurs et par la structure de l’échiquier. C’est un jeu oriental, né en Inde du Nord au VIe siècle de notre ère, perfectionné en se diffusant dans le monde persan, avant d’être revisité par la culture arabe. Mis à part sa parenté symbolique avec l’art militaire, tout ou presque y est étranger aux chrétiens de l’an mille. Il faut donc, pour assimiler ce jeu nouveau, le
repenser profondément, l’adapter aux mentalités occidentales, lui donner une image plus conforme aux structures de la société féodale et vaincre l’hostilité de l’Église. Cela prit plusieurs décennies et explique pourquoi les textes narratifs ou littéraires qui parlent du jeu aux XI et XIIe siècles, sont si imprécis, si confus, si contradictoires quant aux règles et à la façon de jouer.
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Parmi ce qui déconcerte les Européens, il y a l’affrontement sur l’échiquier de deux couleurs qui, pour la sensibilité occidentale, ne forment pas un couple de contraires le noir contre le rouge (opposition que l’on retrouvera plus tard dans les jeux de cartes et les jeux de casino, tous venus d’Asie). Il faut donc repenser cet aspect du jeu si l’on veut le diffuser car cette opposition du noir et du rouge fortement signifiante en Inde, en Perse, en terre d’Islam et dans la plupart des cultures orientales – n’a aucune portée dans l’Occident chrétien. À partir de la seconde moitié du XIe siècle, on transforme donc peu à peu le camp noir en un camp blanc, l’opposition du rouge et du blanc constituant pour la symbolique des couleurs de l’époque féodale le couple de contraires le plus fort qui puisse être mis en scène.
Depuis longtemps, la culture médiévale construisait ses codes colorés autour de trois couleurs de base : le blanc, le noir et le rouge, c’est-à-dire autour du blanc et de ses deux contraires. Mais, à l’inverse de ce qui se passait en Asie, le noir et le rouge n’entretenaient aucune relation, ni d’association ni d’opposition. C’est pourquoi on choisit pour l’échiquier et les pièces le couple blanc/rouge, qui était alors le plus utilisé dans l’emblématique et la symbolique des couleurs. Au XIIe siècle, la littérature (par exemple Le Conte du Graal de Chrétien de Troyes) et la jeune héraldique (dans les armoiries, c’est l’association argent/gueules qui est de loin la plus fréquente) en fournissent de pertinents témoignages. Pendant plus de trois siècles s’opposèrent ainsi sur les échiquiers européens un camp blanc et un camp rouge.
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Cette situation commença à changer dans le courant du XVe siècle. Au fil des décennies, l’opposition symbolique du blanc et du noir avait en effet pris de plus en plus d’importance et fini par peser d’un poids plus lourd que celle du blanc et du rouge. À partir des années 1450, l’apparition du livre imprimé puis la diffusion de l’image gravée accentuèrent ce phénomène et firent du couple blanc/noir le premier couple de contraires au sein de l’ordre des couleurs. Un couple d’opposition tellement fort qu’il finit un peu plus tard par prendre une existence autonome: » Le noir et blanc « . Entre-temps, entre le milieu du XVe siècle et le milieu du XVIe, sur les échiquiers, le camp rouge avait peu à peu cédé sa place à un camp noir et les cases rouges, à des cases noires. Au l’aube des temps modernes, le jeu d’échecs était ainsi mûr pour entrer dans cet univers du noir et blanc, désormais représentatif des techniques (imprimerie, gravure) et des sensibilités nouvelles. Peut-être même, à côté du livre imprimé, de l’image gravée et des morales protestantes, a-t-il pour sa petite part contribué à mettre en place cet univers. Quoi de plus noir et blanc, aujourd’hui encore, qu’un échiquier?
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[Bibl.: H. J. R., Murray, A History of Chess, Oxford, 1913; J.-M. Mehl, Des jeux et des hommes dans la société médiévale, Paris, 2010; M. Pastoureau, Le Jeu d’échecs médiéval. Une histoire symbolique, Paris, 2012.] »-
MA
InvitéPassionnant en effet. Merci. Cela donne envie de lire tous ses livres sur les couleurs.
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begaudeau
InvitéEt en plus maintenant il fait des livres sur les ânes
Ce monsieur est un bienfaiteur de l’humanité.-
graindorge
InvitéOuiiiii, l’âne, l’ours, le corbeau, la baleine et d’autres
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Oscar
InvitéMerci Graindorge, excellent ! Et une touche de rose avec Les Métamorphoses d’Apulée 🦩
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MA
InvitéAvec cette emission de vulgarisation pour completer ou introduire sur l’ane
https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/grand-bien-vous-fasse/grand-bien-vous-fasse-du-vendredi-31-octobre-2025-5144871-
begaudeau
Invitéon s’en régale d’avance
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MA
Invité
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graindorge
InvitéIl y a aussi son dernier livre déjà partagé aussi « Les couleurs de nos souvenirs » « Que reste-t-il des couleurs de notre enfance ? Quels souvenirs gardons-nous d’un lapin bleu, d’une robe rouge, d’un vélo jaune ? Ont-ils vraiment revêtu ces couleurs ? Plus tard, lesquelles associons-nous à nos années d’études, à nos premières amours, à notre vie d’adulte ? Comment la couleur s’inscrit-elle dans le champ de la mémoire ? Comment est-elle capable de la stimuler ? de la transformer ? Ou bien, au contraire, comment est-elle victime de ses caprices ou de ses intermittences ? »
**************Déjà partagé ici mais je le partage de nouveau avec délice.
Michel Pastoureau est un conteur hors pair.
« Le blanc : histoire et symbolique d’une couleur »
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begaudeau
InvitéMe suis endormi hier soir avec sa conférence de l’âne C’était d’une douceur parfaite.
Cet homme ralenti n’est jamais en force quand il parle, alors que sa parole est d’une grande densité.
On me communique hier une phrase connue de Chesterton : « le monde ne périra pas par le manque de merveille mais par le manque d’émerveillement ». Pastoureau, lui, aura contribué à retarder l’échéance.-
ConatusToiMeme
Invité« le monde ne périra pas par le manque de merveille mais par le manque d’émerveillement ».
Waouh.

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ConatusToiMeme
InvitéCe pliage de la vie, de son sens, de sa panacée, en une telle économie de mots, SPLENDIDE!
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..Graindorge
InvitéPuissante douceur
Ce soir dans l’avion locost pour Bali,
pardon pour Nice, j’écouterai ce bienfaiteur de l’humanité sur le plus intelligent des animaux, le corbeau !!!
-je savais pas – il a quand même » ouvert
un large bec et fait tombé sa proie » ce couillon
» pour montrer sa belle voix » bêta!
« le monde ne périra pas par le manque de merveille mais par le manque d’émerveillement ». Pastoureau, lui, aura contribué à retarder l’échéance. »
J’applaudis
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Oscar
Invité
Etel Adnan-
..Graindorge
InvitéEncore une jolie découverte!
Merci chère Oscar-
Oscar
InvitéAvec plaisir Graindorge ! Et merci Arte surtout ; ) https://www.arte.tv/fr/videos/120510-001-A/d-istanbul-au-caire-mille-manieres-d-etre-moderne-1-3/
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Oscar
InvitéOui Emile certainement – et peut-être pour donner beaucoup de matérialité – et d’essence – à la couleur et aux formes ?
Trouvé ceci
>
« Travaillant sur une surface plane, Adnan utilise un couteau à palette pour appliquer la peinture directement sur la toile, créant ainsi des formes aux couleurs pures. Evoquant des paysages, dans lesquels les cercles representent le soleil et les lignes separent le ciel de la mer, ces peintures s’inspirent de lieux où Adnan a vécu ou qu’elle a visités. Elles revèlent le profond respect pour la nature qui impregne la pratique de l’artiste. Selon elle : « Ma peinture est véritablement le reflet de mon amour immense pour le monde, la joie d’être, mon amour de la nature et des forces qui façonnent un paysage. » Cette joie se retrouve dans la palette de couleurs vives qui caractérisent son travail et dont « l’éclat » renvoie à l’époque durant laquelle elle travaillait et vivait en Californie au début de sa carrière artistique. »
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Luc
Invitéça ressemble à du De Staël!
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Oscar
Invité… mais sa gamme de couleurs est bien plus tendre.
> Une expo Ici-
..Graindorge
InvitéBeau cadeau Oscar cette expo
Certaines de ses peintures ont un p’tit air « Naïf »
Trouvé ça
Trois soleils d’Etel Adnan
par Marielle Macé16 août 2023 10 mnNuméro 178
Spontanément, Marielle Macé a répondu à notre proposition ensoleillée par une traversée de l’œuvre d’Etel Adnan (1925-2021) qui se déploie comme un diptyque : la peinture d’un côté, illuminée par un soleil de joie ; la poésie de l’autre, éclairée par un soleil catastrophé. Une météo à la fois plastique et spirituelle.D’Etel Adnan, je ne connaissais que les peintures les plus célèbres : à-plats de couleurs merveilleux qui célèbrent la beauté des paysages naturels et portent la marque d’un soleil franc, plein et vital. J’avais aussi rencontré les entretiens qui font preuve d’une grande ambition métaphysique, d’une liberté telle qu’elle vous donne du courage, et d’une simplicité vertigineuse, presque embarrassante.
Beaucoup d’interlocuteurs sont allés chercher à sa source la parole de cette femme qui a traversé le XXe siècle, dont la mémoire et le quotidien ont été tissés par la guerre. Ils s’intéressaient à la manière éclatante dont elle a traversé l’aventure même de vivre et ils lui posaient souvent les mêmes et grandes questions : sur sa naissance, en 1925, d’un père syrien militaire et musulman, et d’une mère grecque chrétienne orthodoxe (qui avaient déjà, tous les deux, perdu leur monde) ; sur le parcours qui fit d’elle une élève de Gabriel Bounoure à Beyrouth, l’étudiante et l’amante d’Étienne Souriau à Paris, puis une enseignante d’esthétique à Berkeley se découvrant bientôt peintre, et une journaliste à L’Orient Le Jour (avec Dominique Eddé pour assistante) ; sur ses langues, ses exils ; sur le destin d’une femme tôt politisée, militante, dans des sociétés violentes ; sur la distribution de ses différents gestes créateurs et son succès tardif ; sur sa pensée de l’existence et du monde sensible, lentement décantée, tout à la joie de la sensation et à l’amour de la nature. Et la voix expose avec calme et distance les reliefs décantés de toute une vie, de toute une pensée de la vie.
Il a fallu ce dossier d’En attendant Nadeau pour que je prenne la mesure d’une œuvre poétique d’une ampleur considérable (bien mieux connue du monde de l’art que de celui de la littérature – à côté des éditions de L’Échoppe, et, pour une anthologie récente, du Seuil, ce sont les éditions Manuella et la Galerie Lelong qui font le plus pour la circulation de sa poésie en français). Une œuvre saturée de soleil, mais vraiment pas celui qu’on croit, car c’est une poésie sombre, sibylline, souvent inquiétante, hypersensible au « temps qu’il fait ».
Peinture de Etel Adnan pour le dossier Soleil
To the ocean, Gravure (2017) © The Estate of Etel Adnan and Galerie Lelong & Co
Un soleil « invaincu [1] » baigne le travail pictural d’Etel Adnan, déployé sur un temps très long, à partir des années 1950, depuis les paysages de la Californie, « sous les yeux immenses du Pacifique [2] », en passant par les rives de la Méditerranée ou les lumières de la Bretagne, et jusqu’à un mur de céramique encore intitulé, en 2020, Le Soleil toujours.Ce soleil est partout et il est partout parfait : parfaitement rond, ou parfaitement carré, « carré comme ses rayons abrupts » (Etel Adnan rappelait que le nom arabe du Moyen-Orient, Mashriq, signifie « l’endroit du levant » ou « les rais de lumière »), éternel et paisible, affirmé, accueilli absolument, décidé absolument, « central comme l’esprit [3] ».
C’est un petit soleil lisse, intact, invulnéré. Un soleil sûr, fiable, presque moral, le genre de soleil sur lequel on peut compter, celui qu’on sent partout dans les pays aux étés brûlants qui furent les siens, un soleil qui ne vous lâchera pas, qui sera toujours là – mais dont on éprouve aussi la violente indifférence aux affaires humaines. Un peu comme celui que sa mère suivait du regard, le soir, en cherchant son pays perdu au-delà des collines libanaises : « Je la voyais questionner l’horizon qui entoure Beyrouth, se demandant où Smyrne pouvait bien être, derrière quel nuage, de quel côté, au nord du soleil couchant [4] ».
Cette sûreté du soleil a souvent lancé la composition picturale et nourri le bonheur physique de peindre : Etel Adnan disait commencer toutes ses toiles au couteau, par un point ou un carré rouge – la couleur qui donne l’énergie, l’impulsion, et auprès de laquelle « tout se met à vivre ». Un soleil se levait et appelait tout le reste, puisque « les couleurs ont besoin les unes des autres [5] », l’affirmation de chacune s’appuyant sur l’affirmation des autres, comme une attente et une déclaration amicale.
»
C’est un petit soleil lisse, intact, invulnéré. Un soleil sûr, fiable, presque moral.
Tout est né d’un amour profond du monde, de la clarté, des paysages, d’une sorte d’accordement physique ou de fort sentiment d’appartenance qui semblaient appeler le regard pur et la ligne parfaite. Et cela, pour peindre non l’image de la nature mais, comme elle le disait, son « sentiment ». Cet amour est apparu dès l’enfance, à Beyrouth :« Je me souviens de clarté partout […] j’avais des lieux à habiter. Il y avait quatre pièces, chacune avec une personnalité différente, et je pouvais être une personne différente dans chacune d’elles. L’une était ensoleillée […] Le soleil avait quelque chose de réel qui passait par les fenêtres. Il existait vraiment [6] »
Mais il s’est peut-être éprouvé au plus fort face à une montagne californienne qui fut la principale rencontre de la vie d’Etel Adnan, son grand amour : le mont Tamalpaïs, qu’elle a peint sans relâche. Comme la Sainte-Victoire de Cézanne ou le mont Fuji chez Hokusaï, la montagne a été l’astre véritable de tout un moment de sa peinture – celui que l’on voit de partout, qui oriente, mobilise, rayonne, déborde, donne vie et énergie :
« Je m’attachai au Mont Tamalpaïs. […] Petit à petit cette montagne devint un point de référence pour moi. Je commençai de m’orienter en fonction d’elle, de sa présence au loin. Elle devint une compagne [7] ».
Les fragments du Voyage au mont Tamalpaïs, en écho au geste de peinture, surveillent les couleurs, s’en étonnent, regardent changer les visages et la substance de la montagne, la font lever comme une bête énorme et lente – une créature marine sortie des eaux, affolée, montée sur terre, un Dieu plein d’émotions, un vaisseau spatial pointé vers le ciel : la montagne comme un vaisseau lancé, immobile, dans l’infini des métamorphoses.
Dans les tableaux de petit format, souvent réalisés en quelques heures, dont le répertoire formel est hérité « du langage de Klee ou de Kandinsky [8] » (et de leur engagement à la fois plastique et spirituel), le soleil n’est donc pas seul. Omniprésent mais sans surplomb, sans arrogance, calmement posé et déposé dans la couleur, il est comme soutenu par le paysage tout entier : par les lignes du paysage, leurs jointures, leur montage chromatique.
Peut-être est-il avant tout une concentration de cette question (de ce phénomène presque métaphysique) de la couleur.
« J’ai découvert que la couleur était la manifestation, l’expression de la volonté de puissance de la matière. […] La couleur est une affirmation de présence si forte qu’elle est presque vivante, humaine [9] ».
La couleur qui n’est pas seulement une joie, mais un courage, une affirmation dont le soleil est à la fois la déclaration, la condition, l’aveu, l’esclave… (Ce courage de la couleur, il m’a d’ailleurs semblé le voir plusieurs fois récemment dans les œuvres de quelques femmes qui explorent en elle une affirmation et un cadeau cosmique, et l’explorent souvent en situation d’exil, s’en faisant un véritable foyer : Etel Adnan donc, mais aussi Sally Gabori, Caroline Coppey, ou la toute jeune Olivia Funes Lastra.)
Peinture de Etel Adnan pour le dossier Soleil
Soleil Lointain. Gravure (2017) © The Estate of Etel Adnan and Galerie Lelong & Co.
Dans l’œuvre poétique en revanche, c’est un soleil terrifiant qui paraît : celui qui n’en finit pas de se consumer depuis L’Apocalypse arabe (publié en 1980, réédité en 2016 par la Galerie Lelong, porté à la scène à la Fondation LUMA en 2021). Ce long poème a pris la suite des tout premiers recueils, dont L’Express Beyrouth-Enfer, qui préfigurait déjà les conflits à venir. Il a été commencé en 1975, à la veille de la guerre civile libanaise et à quelques années de distance de ce que les Arabes appellent la « Grande Défaite », la guerre des Six Jours en juin 1967. Au cours de l’écriture, il s’est transformé en chronique hallucinée du siège du camp de réfugiés palestiniens Tell Zaatar qu’Etel Adnan (de retour de Californie depuis 1972) avait sous les yeux à Beyrouth depuis sa fenêtre, puis en une sorte de « Livre des Révélations » des guerres du monde.Composé en français, puis récrit en anglais, plongeant la poésie politique contemporaine dans les images et le style de l’apocalypse chrétienne (Etel Adnan avait rencontré l’Apocalypse de Jean à onze ans, dans son école catholique de Beyrouth), le recueil a eu beaucoup d’importance dans la représentation d’une écriture politique arabe – écriture de massacres répétés, d’une dépossession sans recours, d’une défaite palestinienne à perpétuité. Qu’il vienne d’une femme ajoute à son éclat et à la stupeur.
L’écrivaine voulait écrire un poème sur le puissant soleil méditerranéen, disait-elle, mais l’Histoire l’avait fait bifurquer – l’Histoire s’était même violemment emparée de l’écriture de ce poème pour en devenir l’auteure.
L’Apocalypse arabe se retrouve dominé par un soleil de carnage. C’est un « poème fatigant et répétitif sur le soleil, une sorte de poésie folle [10] », rythmique et graphique, où un soleil désinnocenté ne cesse de se lever sur le paysage de la guerre, comme un œil mauvais, et d’amplifier l’événement de Tell Zaatar qui dura 59 jours (le recueil compte 59 poèmes), en explosion cosmique étirée à l’infini. Comme une galaxie filant vers sa perdition.
Adnan Soleil
L’Apocalypse arabe, Etel Adnan (p.1) © L’Harmattan
«Un soleil de guerre à Beyrouth avril éclatant un vent frais dans les naviresun soleil jaune sur un mât un œil dans le trou du fusil un mort de Palestine
un soleil mauve dans la poche de mon amie déambulation à PARIS
un oiseau sur un orteil de Palestinien mort une mouche chez le boucher
Beyrouth-acide-sulfurique STOP la Quarantaine brûle ses fous STOP Beyrouth
[…] un soleil pourri et mangé de vers plane sur Beyrouth le silence est vendu au kilo
[…] le soleil jaune est un sac de pus ramassé à la cuillère dans les blessures des Arabes
[…] le soleil est un cadavre arabe […] »
Ces visions d’un soleil catastrophé – soleil pourri, soleil mort, soleil pendu par le cou, puits desséché, soleil militant braquant sa kalachnikov – Etel Adnan les a creusées en poèmes partout où l’histoire l’a réclamée, devant toutes les violences coloniales, s’employant à dire un monde massacreur, en guerre perpétuelle.
« J’ai brisé le soleil avec une barre de fer défiguré ses mots déchiré son visage [11] ».
Manifestement, la peinture rend plus heureuse que l’écriture (plus heureuse que le rendez-vous que l’écriture donne sans répit avec le sens et avec l’histoire humaine auxquels la langue ne saurait se dérober). Cette tension, ce degré de tension plutôt, chez une même artiste, est stupéfiant. Il s’est d’ailleurs maintenu pour Etel Adnan jusqu’au bout, et ses entretiens tardifs opposent souvent la fatigue d’écrire au pur bonheur de peindre.
Peinture de Etel Adnan pour le dossier Soleil
L’Ecrasante Beauté. Gravure (2018) © The Estate of Etel Adnan and Galerie Lelong & Co
Cela s’est pourtant déplacé, en s’élargissant, dans les recueils des dernières décennies, et dans certaines proses qui explorent une autre voie de poésie et font peut-être lever un autre soleil. Un troisième soleil d’Etel Adnan, pris dans les torsions et les palpitations de très vastes phénomènes climatiques, une écriture de saisons, un art entièrement météorologique où la phrase est le capteur des transformations de tout l’environnement sensible : chaleur, nuages et brouillard, nuit, lunes, airs, « tous ces éléments difficilement tangibles, qui nous influencent et transforment de manière imperceptible notre peau, notre âme [12] ».L’écriture y rejoint durablement cette passion de la perception qu’aura toujours incarnée la peinture. Et à travers le soleil alors, par-delà le soleil, l’amour de la nature va droit à « cette créature vivante que nous appelons ‘’le temps qu’il fait’’ ». – Le temps, comme un grand animal, animé, animeur, palpitant, dont nos propres corps participent :
« Cette créature éveille nos sens et nous fait trembler comme des oiseaux au bord d’un étang. […] Ce n’est pas par la vue que nous sommes reliés au reste de l’univers vivant, mais plutôt par ces remous intérieurs qui captent les premiers signes d’un changement dans l’atmosphère [13] »
C’est la pensée de mon camarade (et son ami, ai-je appris) Stéphane Bouquet, partout attentif à la météorologie des corps et du poème, qui, parlant d’autres écrivains climatiques, m’a permis d’aimer cette poésie-là, ce (très relatif) apaisement cosmique de la poésie finale d’Etel Adnan. Au long des quinze dernières années, en effet, cette inspiration s’est accentuée. La poète est partie à la chasse de tous les spectacles de la lumière et de la matière : chasse aux nuages, aux brumes, aux ombres, à la mobilité du vivre. Les derniers recueils (Saisons, Mer et Brouillard, rassemblés dans l’anthologie qu’elle aura composée avant de mourir : Le destin va ramener les étés sombres[14]) sont écrits depuis les sensations les plus fines du corps, d’un corps qui appartient, qui tremble plus encore qu’il ne voit, et les phénomènes énumérés y sont aussi des voyages de l’esprit et pour l’esprit, ils s’offrent à l’âme.
« C’est un peu comme avec le temps, les gens tremblent. […] J’aime le brouillard, le temps couvert avec des nuages, vraiment. J’aime les montagnes, les regarder aussi, parce que le temps change pendant que vous regardez. J’aime le climat. […] Tout phénomène naturel m’intéresse. Quand j’étais enfant, je voulais regarder le soleil sans fermer les yeux. J’étais très impressionnée par le soleil. Le puissant soleil méditerranéen. Il vous pénètre vraiment. Vous nagez et vous êtes juste en dessous de lui, c’est très impressionnant [15] .»
Cette poésie climatique n’a pourtant rien d’enchanté, elle n’oublie rien d’un monde « en guerre perpétuelle », et le soleil y est tour à tour « astre donneur » et « astre tueur ». Les saisons s’agitent sous l’épiderme du sol, suivent les mouvements de la lune, suivent la vague qui « fait des envieux », la façon dont le ciel entre dans la maison et s’y installe, la nuit qui tombe comme un couteau, « pour ne pas dire comme une guillotine », les informations à la télévision, les images atroces, la destruction éternelle, une éclipse complète de soleil…
Exclusivement affirmative, la phrase se meut jusqu’au bout entre prophétie et aphorisme, entre déclarations ontologiques, présages et maléfices (météorologiques, spirituels, politiques). « Sibylline », à tous égards, les yeux tournés vers un ciel absolument signifiant.
« Les nuages sont les premières victimes de la guerre. »
« Avant de se noyer, le soleil dépose un filament de flamme à l’orée de l’océan. Une bataille fait rage. Une armée cherche à en humilier une autre. »
« A-t-on pris conscience de l’affaiblissement du soleil, qui voue une civilisation à l’obscurité ? »
« Pourquoi le soleil ne prend-il jamais un jour de congé ? »
« Cela dit, le soleil maudit les machines de guerre. Mais le soleil est une mort qui explose à jamais dans la vie [16]. »
Suivre les soleils d’Etel Adnan, s’y sentir régulièrement transpercer quand on croyait s’y laisser bercer, été oblige, c’est l’occasion (et il y en aurait beaucoup d’autres) de reconnaître tout au long de son œuvre une même question, chaque jour reposée : quel temps fait-il, quel temps atroce ou lumineux fait-il ? Et comment en participons-nous, comment nageons-nous jour après jour, corps compromis de part en part, dans ce temps qu’il fait ?
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Emile Novis
InvitéMerci Oscar.
Le peintre ne semble pas faire de perspective, et pourtant il y en a.
Surpris par l’empâtement dans le ciel. C’est pour le rendre tactile?
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Oscar
Invité« Mon besoin de couleurs s’est trouvé tout de suite appuyé par la rue, par la ville. C’était en moi, ce besoin de couleurs. Il n’y avait rien à faire : aussitôt que je pouvais placer une couleur, je la plaçais. J’ai séjourné dans la grisaille le moins possible. »
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Oscar
Invité« (…) La dame en bleu avait quelques vingt décorations pendantes. »
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Oscar
Invité
Tamara de Lempicka – L’Echarpe bleue
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Carpentier
Invitécoucher de soleil à Eragny, Pissaro à nouveau

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Oscar
Invité
Jean-Joseph Benjamin-Constant – Le flamant rose -
Carpentier
Invitéjosé antonio da silva, brésilien de Sao Paulo

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Oscar
Invité
Portrait d’un Maure avec un turban rouge – Emile Jean Horace Vernet -
graindorge
InvitéDiego Rivera
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graindorge
InvitéDiego Rivera « The Flower Carrier », 1935
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Carpentier
InvitéAndré Derain, Hotel Baker, 1904
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begaudeau
InvitéOn me dirait que c’est du Cezanne que je le croirais.
(mais c’est sans doute que mon oeil n’est pas si sûr) -
Carpentier
InvitéPlutôt en amitié contemporaine et artistique avec Matisse, je crois bien
– Derain, montagnes à Collioure, 1905
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..Graindorge
Invité@ Carpentina: merci pour la découverte, je suis allée faire un tour parmi ses tableaux
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graindorge
InvitéPeder Mork Monsted » A winter landscape, 1916
Celui-là, je l’offre à Monsieur Bégaudeau pour sa chaleureuse lumière et son lumineux commentaire dans l’entrée Peinture. Bonne Année 2026 à lui et à ses proches-
Yatropdenoirdanslequipedefrance
Invité😂auto suce
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..Graindorge
InvitéMalheureusement je ne vois aucun éloge à vous faire
Tdn
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graindorge
InvitéJean-Baptiste Simeon Chardin « Glass flask and fruit » Celui-là aussi, je l’offre à Monsieur F.B

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Oscar
Invité
Edgar Degas – Chevaux de course-
begaudeau
InvitéLa casaque au premier plan. est folle.
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..Graindorge
InvitéBien le bonjour Oscar!
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Oscar
InvitéHello Graindorge ! Tous mes vœux pour toi pour cette année – du cheval. Tu as pu faire le plein de livres à Nice ? Je suis allée sur le site du TEA : ) Oscar Dominguez, petit retour à de Staël…
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..Graindorge
InvitéTous mes meilleurs vœux pour toi aussi chère Oscar! Ah c’est l’Année du Cheval? Je vais galoper pour lire l’horoscope 2026!
Le plein de livres, c’est beaucoup dire : en livres neufs : un Italo Calvino qui m’a coûté très cher: 37€!!!
Je ne suis pas une libellule de Gwenaël David, 12€ et l’éblouissant La couleur de nos souvenirs de Michel Pastoureau, pas trop cher: 9€ et des poussières. Je le savoure à petites bouchées. Avec le sourire. Puis d’ occasion, dans 2 autres librairies, trouvé Les frères Karamazov, 12€ de Dostoïevski, Le manteau suivi de Le nez de Gogol, 3€ Van Gogh ou l’enterrement dans les blés de Viviane Forrester, 3€. » On n’a jamais poussé aussi loin l’exploration de ce que fut Van Gogh » Georges Duby
Duby!!! Le grand Duby!!
Et Dieu de l’univers- science et foi – du réputé botaniste (et pas que) Jean- Marie Pelt. 10€Ah tu es allée sur le site de Tea!? Oui, Oscar Dominguez, Nestor de la Torre etc…
Et à toi? Quels livres t’ a apporté le » Père Noël »?-
Oscar
InvitéAh non pas de livres : ( Bijoux, pendouilles, babioles…
https://teatenerife.es/obra/leon-verde-en-la-ventana-grisou-le-lion-la-fenetre/1286-
..Graindorge
InvitéMerci Oscar pour ce Leon verde et ta visite à Tea
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..Graindorge
InvitéOn sent l’imminence du départ de la course
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..Graindorge
InvitéOn sent l’imminence du départ de la course.
Le désordre ne va pas tarder à devenir ordre
Avec ce que ça implique d’ excitation, d’inquiétude peut-être aussi des chevaux. Les couleurs vives rappellent que c’est un spectacle et un jeu et traduiraient la joie et l’émotion du spectacle. Les chevaux n’avaient pas de numéros à l’époque de Degas?? On ne les voit pas-
Claire N
Invité« Les chevaux n’avaient pas de numéros à l’époque de Degas?? On ne les voit pas »
Oui je pense que tu vise juste en notant justement que ce qu’il n’y a pas, ce n’est visiblement pas ce qui l’importe
Et c’est vrai que oui il y a dans ce mouvement de l’imminent-
François Bégaudeau
Maître des clésje crois qu’à l’époque les gens avaient un nez et on ne les voit pas non plus
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..Graindorge
InvitéOui Degas préfère capter l’ambiance, le mouvement plutôt que l’exactitude avec les numéros des chevaux. Et je te le confirme BF, de source sûre, les gens à l’époque, cavaliers ou spectateurs avaient des nez
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Claire N
InvitéAlors c’est étrange
Mais ce tableau m’agite d’une curieuse manière
Je pense qu’il s’agit d’anxiété – elle est primaire
Je crois que c’est la disposition des chevaux-
François Bégaudeau
Maître des clésde fait c’est bizarrement fout
à la fois très aligné et bien bordelique-
Claire N
InvitéOui tu as raison
C’est bien cette sorte d’alignement tenu et tendu
Qui me fait passer un courant intranquile sur l’echine-
Claire N
InvitéTu me fais mieux remarquer d’ailleurs, que cet alignement est sur une ligne de fuite
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MA
InvitéTres juste. Merci pour la precision
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Claire N
InvitéEt je crois bien que c’est la monture du dernier cavalier qui est la plus électrique
Eu égard à sa tête levée et la position d’assiette du cavalier « en frein «
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Oscar
Invité« Ce qui compte, quand on voit la photo de Marie-Ernestine et de Jules avec leur bébé Marguerite, c’est qu’il s’agit de la seule photo du temps de leur bonheur – appelons ça bonheur, quelque chose d’assimilable au bonheur si on considère comme tel la durée si courte qui les aura réunis tous les trois. Car c’est aussi la seule photo où on les voit en couple avec leur bébé, entourés de leurs proches, pour nous seulement des silhouettes – des paysans à grosses moustaches noires ou grises, à peaux rêches et visages durs, carrés, des hommes vêtus d’habits de toile épaisse dans lesquels ils semblent flotter, pendant que des femmes exagérément cubiques, presque toutes vieilles, sourient à l’objectif de leurs yeux très clairs, leurs cheveux blancs attachés ou cachés par des fichus, les plus jeunes portant le chignon pendant que des nuées de gosses endimanchés, la raie sur le côté, les genoux sales, indifférents au photographe, se vautrent au bas des jupes de leurs mères, aux souliers des pères et parfois à ceux des rares adolescents qui, sérieux et figés, attendent de reprendre leur respiration. Mais le vrai intérêt de cette image, c’est qu’elle est la seule photo de ma grand-mère qui aura échappé à l’autodafé ; la seule d’elle qui aura échappé au silence qu’on lui a imposé et qu’elle aussi aura peut-être désiré, car parfois, sur d’autres images de mariages, grises et noires, prises en extérieur, le plus souvent en été, on devine sa présence : un corps de femme dans une robe qui nous apparaît grise mais qui est peut-être bleue, verte, pourquoi pas d’un certain rouge vineux ou d’un violet pastel, une silhouette presque coquette, mince et de petite taille. »
La Maison vide-
..Graindorge
InvitéPourquoi ce texte dans ce fil Oscar?
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Oscar
InvitéJ’ai hésité avec un autre extrait / dans avis littéraire. Mais le rouge vineux et le violet pastel (résonances personnelles). Donc ici.
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..Graindorge
InvitéAh d’accord. C’est vrai qu’en regardant des photos de famille en noir et blanc, il peut nous arriver d’oublier que le passé était aussi en couleur.
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François Bégaudeau
Maître des clés3 remarques
-récemment Lançon invitait les écrivains à ne plus céder à cette tentation : la description de photo. Il y a longtemps que je le pense. Regarder des photos pour s’inspirer, why not, inscrire dans la prose même ce qui devrait etre un travail préparatoire à la prose, non
– « car » devrait apparaitre le moins possible dans des pages littéraires (ou alors sous une forme semi-ironique)
-si j’avais à travailler un manuscrit Cause perdue où survienne à un moment. « Mais le vrai intérêt de cette image, c’est qu’elle est la seule photo de ma grand-mère qui aura échappé à l’autodafé », je dirais à l’auteurice : ellipser les transitions. Les transitions sont le contraire de la littérature. Elles font tourner la littérature en dissertation. Ici, gros gain de fluidité et de légèreté si : « …..sérieux et figés, attendent de reprendre leur respiration. C’est la seule photo de ma grand-mère qui aura échappé à l’autodafé. » -
François Bégaudeau
Maître des clésdans le même ordre d’idée, virer les intensifs (mais ça Mauvignier ne le pourra jamais, c’est plus fort que lui)
« « Ce qui compte, quand on voit la photo de Marie-Ernestine et de Jules avec leur bébé Marguerite, c’est qu’il s’agit de la seule photo du temps de leur bonheur »
Un a-expressif écrirait : « « La photo de Marie-Ernestine et de Jules avec leur bébé Marguerite est la seule photo du temps de leur bonheur »
Et ainsi vous obtenez une phrase droite, un fait brut qui de lui même impose sa force.
c’est dans la désexpression que vous forgez un style-
Claire N
Invité« Et ainsi vous obtenez une phrase droite, un fait brut qui de lui même impose sa force.
c’est dans la désexpression que vous forgez un style »
Exactement ce que j’ai trouvé au travail dans desertion- sur ce point – il est certain que nous y reviendrons – plus tard – nombreux -
..Graindorge
InvitéÀ chacun sa louange et les anges seront bien gardés
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Oscar
Invité-
graindorge
Invitépassionant. Merci Oscar!
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Oscar
Invité
Karel Appel – Le chat-
Carpentier
Invitéah benh voilà un truc à m’offrir
en étant sûr de faire plaisir : )
et vraiment, comme il est joliiiiiiiii
– C’est quand même bien mieux que la putain de pyramide de Ferrero Rocher, nan, bordel? (pour le prochain Noël)
– ça me ramène aux céramiques mexicaines ou, plus généralement aussi, au travail artisanal ou pas, d’Amérique du Sud.
Il faut dire que je connais ça bien mal.Ce chat de Karel Appel dit beaucoup
et tant pis pour tous ceux qui sont gris.-
Oscar
InvitéOuiii on dirait un ocarina ! : )
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Carpentier
Invitéle mien est en forme de tortue peint-verni, en terre cuite et ternes/terre plus, les couleurs
La petite fille, et Albator ..
qui n’étaient pas mexicains
enfin, il me semble : D
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Carpentier
Invité1920, Kees Van Dongen

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Carpentier
Invitéau partage ci-dessus de ce Kees Van Dongen, j’ajoute le légal:
… Crédit : VILLE DE GRENOBLE / MUSÉE DE GRENOBLE-J.L. LACROIX© Adagp, Paris
Acquisition : Legs de Mme Annette Wolfers-Denner à l’Etat en 2003. Dépôt du Musée national d’art moderne / Centre de création industrielle en 2009. / …Il est dans leurs parcours ‘ belles de nuit ‘.
(et cette fois, j’ai bien inscrit CaRpentier, parfois mes doigts peuvent en effet glisser et grabouiller un CaTpentier)
comme on sait,‘ CaTpentier la Gonzo ‘ , ça progresse dans la méchanceté.
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Oscar
InvitéJ’aime bien leurs parcours
Et Madame Billy, superbe
.
Un autre Kees Van Dongen, La Vasque fleurie

avec la comtesse Casati-
Claire N
InvitéMerci à toutes les deux
Je ne connaissais
Cette manière de sarcler d’une ligne sombre et un peu flou les bouquets
J’aime bien ça me fait un peu penser au « collage «
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Oscar
InvitéCompliqué d’appréhender Baya non ? Y avait une émission hier https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/allons-y-voir/le-rose-et-le-bleu-pour-sortir-de-la-longue-nuit-baya-7241318
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cinema
InvitéOui c’est l’émission écoutée hier qui m’a remis sur son chemin. En quoi est-ce compliqué à appréhender ?
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Oscar
InvitéMon avis : Une pratique répétitive et monothématique un récit toujours très linéaire et folklorique de son parcours, et jamais accès à sa parole propre. On distingue mal (avec difficulté) entre le poids colonial et son poids à elle, artistique.
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cinema
InvitéOui y a du folklore lié notamment à la pensée coloniale et post coloniale. Mais, je me fiche un peu de tout ça. Ce qui est interessant à faire savoir et connaître, outre ses œuvres exceptionnelles, c’est qu’elle est Matisse avant Matisse.
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..Graindorge
InvitéMatisse : 1869 – 1954
Baya: 1931 – 1998
Baya, Matisse avant Matisse ?
Ceci dit: ici on partage les tableaux qu’on aime donc tu aimes Baya, Cinema et d’autres aussi et c’est ce qui compte-
cinema
InvitéBaya, inspire Matisse et Picasso. Tu parles généalogie quand je parle période artistique. Bref.
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cinema
InvitéUn lien plus bas démontre plus clairement ce que je dis.
Et je trouve qu’il est difficile de l’aimer ne serait-ce qu’un peu sans s’ouvrir un peu. Autre débat, autre moment et avec d’autres gens.
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..Graindorge
InvitéBien évidemment mais Baya est Baya. Matisse s’en est inspiré, d’accord mais n’est pas devenu Baya, il est devenu Matisse. Personnellement, je n’aime pas Picasso et je préfère Matisse à Baya. Question de goût.
Baya,elle , s’est inspiré des vêtements colorés, chatoyants des femmes kabyles et aidée par sa mère adoptive, une intellectuelle française, tant mieux car la peinture et tout le matériel coûtent cher, a crée des tableaux qui ont « tapé dans l’œil » des peintres déjà cités et des surréalistes et elle est devenue la célèbre Baya: une peintre que tu aimes comme beaucoup d’autres et c’est bien-
cinema
InvitéTu répètes ce que le commun des mortels post colonies avance sur Baya.
Baya, s’est un peu plus dense que ça. Un peu plus dense que les robes folklo kabyles.
Pour le sujet de bac, ça va aller.
N’en parlons plus. Merci.-
..Graindorge
InvitéDifficile de trouver des entretiens consistants avec juste Baya qui s’exprime et pas des intellectuels qui écrivent et parlent à sa place. » Dieu m’a donné ce don de peindre » Et à beaucoup de questions elle répondait Je ne sais pas
« interview avec Baya la peintre » https://share.google/96Ui6h2Ka7a0AQMPP
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..Graindorge
InvitéErreur: oublié d’enlever » interview avec Baya la peintre »
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Oscar
InvitéÀ voir ! Ils disent vouloir déconstruire le regard sur Baya (je ne sais plus comment ils l’annoncent exactement mais c’est l’idée quoi) mais n’y parviennent jamais. Aucun jalon historique, technique, ou artistique, aucune analyse d’oeuvre, aucune question. Rien. Du vent. Mais énorme pub pour le Musée et le montage de l’expo (qui a cartonné)
Leur expertise est si creuse… Difficile de voir autre chose que l’intérêt économique derrière cette re/valorisation. Merci pour ce document !
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..Graindorge
InvitéJe vais voir Manet
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Oscar
Invitécinéma qu’as tu a dire de conséquent sur son travail toi ? Elle a inspiré Matisse et Picasso, et après ? C’est ça sa qualité de peintre ?
Comme dit n’hésite pas à partager en images sur tu l’aimes beaucoup.
J’ai trouvé une comparaison avec Niki de Saint Phalle qui me paraît plus pertinente, en tout cas bien plus intéressante que Baya « la petite soeur » « Baya c’est Matisse »…* Graindorge c’est pas ce soir Manet ? J’avais noté 19h ¿
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cinema
InvitéC’est la couleur. Le bleu turquoise, le rose indien, l’émeraude et le violet profond dont elle est la 1ère, me semble-t-il à les utiliser. C’est sa thématique naturaliste et non naïve de ses peintures. C’est les noirs et blancs moins connus et bien sur ses scultures qui me touchent énormément et qui pourraient largement être confondues à l’art mexicain ou colombien maya.
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cinema
InvitéJe n’arrive pas à faire le lien avec Niki de Saint Phalle qui se rapproche à mon sens davantage de Miro.
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cinema
Inviténaturaliste ??? Figuratif. En tout cas pas naïf et pas inspirée des grands noms de cette période.
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Oscar
InvitéBon, risqué mais un dernier post quand même…
Sur Baya et NdSP : Thèmes recurents ; femme, oiseau, nature. Visuel courbe, ornemental, motifs répétitifs, remplissage, couleurs vives, luxuriance.
Création d’un archétype feminin.
Absence de perspectives, tout est au même plan ; refuge ornemental ? (Instruments de musique, harmonie…) abondance, univers sanctuaire.
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Chez Baya interroge-t-on la répétition, le seriel, la compulsion dans la pratique, la mise à plat du sujet, l’éternel, l’artifice, le masque, le pont entre art traditionnel à exotisation ? Ça me paraîtrait intéressant.
On sortirait un peu du beau décoratif, et des clichés (comme tu disais), puisque bien que tu affirmes le contraire, le beau est indiscutable, la concernant. Du beau – muet.
Aussi pourquoi refuser l’étiquette d’art naïf ou brut ? Comment est-elle représentée en Algérie ?
Ce sont des questions, c’est ouvert.
N’hésite pas à partager ! C’est regarder qui compte. Et la couleur : )-
cinema
InvitéTrès intéressant Oscar. Je reviendrai te dire quelques mots dès que monsieur temps me le permettra.
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Oscar
InvitéOk
Autre géographie donc autre traitement culturel / institutionnel mais une filiation assez directe (profil, chemin, pratique libre) : Nellie Mae Rowe (1900 – 1982)
Poisson-
François Bégaudeau
Maître des cléson a la date?
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Oscar
Invité1980 !
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cinema
InvitéOscar, c’est davantage expressif Nellie Mae Rowe ?
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cinema
InvitéJe la connais depuis peu, et au départ je n’aimais pas plus que ça. Elle m’a même un peu mise en retrait. Et puis, à force de regarder, j’ai fini par entrer dans son langage et par apprécier cette représentation exclusivement féminine, très affirmée.
Je vois bien les rapprochements formels que tu évoques, mais pour moi ils restent surtout visuels. Chez Baya, je ne ressens pas vraiment une réflexion sur le sériel, la compulsion ou le masque : j’ai plutôt l’impression d’un monde qui s’impose tel quel, sans distance.
Si je me méfie des étiquettes d’art naïf ou brut, c’est parce qu’elles me semblent réductrices et très liées à notre regard occidental. Elles simplifient une œuvre qui, à mes yeux, est beaucoup plus construite qu’on ne le dit. Quant à sa place en Algérie, la question est passionnante, cependant je la connais encore mal, et je ne saurais y répondre. Ce que je sais, c’est qu’elle me donne envie de continuer à la regarder. J’adore les sculptures et sa céramique. (hélas, je ne sais pas envoyer de photo sur le forum)
Oui, le beau est évidence-muet. Je te rejoins : c’est le regard qu’on construit qui compte-
Oscar
InvitéComme toi je trouve ses céramiques très belles (il y a un projet d’expo je crois…).
Il faut que je me renseigne plus sur son travail – et surtout le voir en vrai ! Essayer aussi de défaire ma vision du contexte de domination et de récupération – j’ai du mal à l’occulter, et ça perturbe certainement ma réception. Comme si Baya éveillait en moi trop de questionnements pour que je puisse regarder sa peinture tranquillement…
Et avec N.M.R l’idée n’était pas du tout de comparer mais d’associer. (ça m’aide à comprendre ; )
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Pour les images, il faut utiliser la balise IMG, y coller l’URL de l’image internet, http (enlever le s).
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Pour rappel, premier voyage de Matisse en Algérie 1907-
Oscar
InvitéNon c’est 1906
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cinema
InvitéJ’ai tenté une photo, re
https://share.google/UqGrzj4Ese80E84rv -
Oscar
InvitéOui, pour le cadre image j’ai oublié de dire qu’il fallait d’habord ouvrir le fichier dans une nouvelle fenêtre puis copier ce lien là, en virant le https//, dans la balise IMG de « Répondre ».
Si y faut fais des essais dans les sujets inutiles ; )
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J’aime celle ci

Femme à la robe verte – 1940 (selon la source) -
Carpentier
Invitéfais des essais dans les sujets inutiles ; )
par exemple comme cinéma 21? : D
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..Graindorge
InvitéMerci Oscar!
Beau démenti supplémentaire à cet absurde
« vous avez verrouillé le thread comme un terroir consanguin. »
À la demande de Carpentina, j’ai ouvert un Couleur jaune n° 2 car elle n’arrivait plus à poster dans celui-ci
Les deux fonctionnent donc.
mis à part le tableau partagé par cinéma dans le post #135164 et que j’aime bien, pour moi Baya peintre c’est sans plus. Pas pour moi.Pour ce qui est des peintres qui ont dû s’en inspirer et pas que: R.A.S du côté de Picasso. Cet homme était un salopard. Par exemple, les bâtons dans les roues à Modigliani. Alors en pleine Algérie colonisée, ce sans scrupules n’allait pas se priver avec une gamine. Il prend, vole. Point barre. Sans permission ni compensation si ce n’est son sourire hypocrite et « un bon couscous »
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Oscar
InvitéOn est d’accord Graindorge – sauf Picasso, salopard de génie pour moi. Lire Françoise Gilot à son sujet ; )
J’arrive page 2, mais qu’ici on puisse garder ouverte une petite fenêtre sur le traitement de l’art oriental/colonial aujourd’hui c’est pas mal je trouve. Moi ça m’intéresse beaucoup en tout cas. -
cinema
InvitéIl lui a fait vivre un carcan à Françoise G. Exilée au EU, elle n’a pu exposer que peu de temps avant son décès.
Merci pour La femme à la robe verte qui est somptueuse. La crinière bleue et sa bouche joyeuse : de l’art.
Pareil, ça m’intéresse également. Oscar, j’ai découvert Bilal Hamdad, qui ne m’émeut pas vraiment, mais donc la technicité de son naturalisme me rend admirative. Exposé en ce moment au Petit Palais.
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graindorge
Invitéchère Oscar : moi je croyais qu’on pouvait regarder Manet à n’importe quel moment de ce lundi 26, bien noté ton info depuis l’année dernière, rappelée par mes bons soins il y a quelques jours. J’y suis allée cet après-midi et c’était, sauf erreur de mes lunettes, ce matin à 11h30 … Gloups..
Là je viens de regarder le documentaire sur Cézanne et sur Arte partagé MA. Cézanne qui a dit » La peinture, ça n’est pas reproduire la Nature mais créer une harmonie parallèle à la Nature »
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..Graindorge
InvitéTrouvé cet entretien qui je l’espère fera plaisir
Interview de Baya : Art et Souvenirs d’Enfance | PDF https://share.google/1pZTvk9EKqkHTPmmE-
..Graindorge
InvitéEt avant les vêtements kabyles ce sont dit-elle des fleurs qui l’ont inspirée
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patemiso
Invité-
~
InvitéVoilà. Tu confirmes.
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patemiso
InvitéC’était nécessaire d’illustrer. Cinéma a peiné avec vous, vous avez verrouillé le thread comme un terroir consanguin.
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..Graindorge
Invité« vous avez verrouillé le thread comme un terroir consanguin »
Vous êtes la preuve que non patemiso, ~, etc
Open b’Art-
patemiso
InvitéOk ~
Je venais juste signifier ce que vous êtes, restés entre vous.
Avantageusement vous n’avez plus l’âge de la reproduction.
Allez ~ je vous laisse vous caresser entre vous.-
..Graindorge
InvitéIncroyable cette violence. Bonne journée à vous
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patemiso
InvitéMdr. Si on appelle un chat, un chat. La violence c’est vous qui l’occasionnez. Relisez vos échanges avec cinéma. Vous êtes infâmes avec iel et Baya. Aucune chance de proposer autre chose que vos choix.
En somme vous êtes violents car ignorants et fermés.-
..Graindorge
InvitéMensonger
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patemiso
InvitéFactuel.
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..Graindorge
Invité« Le mensonge donne des fleurs mais pas de fruits »
Ce sera mon dernier message donc vous aurez certainement le dernier mot. -
patemiso
InvitéPutain, on se croirait à l’église.
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François Bégaudeau
Maître des clésmerci en tout cas pour les refs sur Baya, qu’ignare je connais aussi peu que le Botswana
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Carpentier
Invitéet bien pas réussi à poster ici ce matin : (
est-ce signe qu’il serait bon d’ouvrir un nouveau jaune-pastoureau?
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Ostros
InvitéL’amandier en fleur de Vincent Van Gogh
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Ostros
Invité
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Ostros
InvitéBranche d’amandier en fleurs dans un verre

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..Graindorge
InvitéMerci! Aaah Van Gogh!
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