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Accueil Forums Forum général Kevin le belge – j’ai compris…

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  • Auteur
    Messages
    • #146752 Répondre
      thitho
      Invité

      Alors, je ne suis pas encore arrivé au bout de « désertion », mais je ne l’ai commencé qu’hier. Arrivé p. 145, j’ai mieux compris pourquoi vous aviez bien aimé mon commentaire, à Bertrix, quand je vous ai dit que « L’Amour » était pour moi une espèce de miroir inversé du réalisme, comme l’auteur y parvenait à décrire de manière réaliste mais minimaliste (en le moins de pages possibles) toute la vie d’un amour.

      Kevin fait un cours accéléré de littérature à Steve p. 143-145; il lui apprend en trois exemples et moins de théorie que décrire – pardon, écrire le réel, ça peut se faire en peu de mots.

      D’où l’idée d’un jour un livre d’un mot que vous avez sortie d’un sourire en coin. En fait, c’était déjà dans les cartons, et même publiés, sous la plume de Kevin le belge au milieu du désert rojava… Ou est-ce au bord?

    • #146754 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      Bien vu
      Vous verrez que par la suite des petites particules de cet art poétique minimal sont distillées dans le récit.
      Resterait, anecdotiquement, à savoir pourquoi j’ai appelé ce belge Kevin. Mais je crois que l’énigme n’est pas difficile.

      • #146923 Répondre
        thitho
        Invité

        En effet, François, poursuivant le roman (je le dévore dès que j’ai le temps, je n’ai plus que cinquante pages à lire), je trouve les traces de vos petites touches – « particules » – et, je me suis demandé à un certain moment si celles-ci ne faisaient pas un peu « taches de lumières » à la manière d’un impressionniste, qui cherche à capter un mouvement par « petites touches ». Puis, je me suis remis dans la rédaction du cours d’histoire de la littérature que je donne (modestement à des futurs libraires, pas à l’université), et pouf, je tombe sur Ezra Pound et l’imagisme… Je ne l’avais plus revue depuis l’an dernier et donc ça m’avait échappé hier.

        Coup de bol, je crois avoir trouvé ce qui ressemble le plus à vos expériences « kevinesques »

        Définition trouvée sur wikpediai:
         » l’imagisme est appelé à un retour à ce qui est considéré comme des valeurs plus classiques, telles que la franchise, la présentation et l’économie de langage, ainsi que la volonté d’expérimenter de nouvelles formes de poésie. L’accent mis sur la « chose » comme « chose » (tentative d’isoler une seule image pour révéler son essence) reflète aussi l’évolution contemporaine de l’art avant-gardiste, en particulier du cubisme. Bien que l’imagisme isole les objets grâce à l’utilisation de ce que Ezra Pound appelle les « détails lumineux », la méthode idéogrammatique de Pound qui juxtapose des exemples concrets pour exprimer une abstraction est similaire à la manière du cubisme de synthétiser les perspectives multiples en une seule image. »

        A un détail près, je ne crois pas que vous cherchiez à exprimer une abstraction, mais bien une réalité tangible et matérielle, ce réalisme minimaliste qui mériterait sans doute une autre locution pour le désigner.

        Me trompé-je?

    • #146815 Répondre
      thitho
      Invité

      Je crois avoir eu plus de Kevin que d’Olivier dans mes classes, en effet. La Belgique est pleine de Kevin. Ils ont aujourd’hui pour les plus âgés à peu près quarante ou quarante-cinq ans, je crois. Sans doute les héritiers de « Footloose »…

      • #146980 Répondre
        Ostros
        Invité

        Hello,
        Je t’ai répondu sur la page « D’où parles-tu camarades? »
        Mon message à été noyé..
        C’est au sujet de l’Europe et du brexit
        Si tu passes par là

    • #147106 Répondre
      thitho
      Invité

      Fini. Formidable, ce bouquin.
      Encore en phase analyse post-lecture.

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Répondre à : Répondre #147109 dans Kevin le belge – j’ai compris…
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