Accueil › Forums › Forum général › Je ne suis pas une libellule -Gwenaël David
- Ce sujet contient 148 réponses, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par
..Graindorge, le il y a 2 mois et 2 semaines.
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AuteurMessages
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Claire N
InvitéDés la première page
Les 2 phrases « j’y collecte des exuvies de Brechmorhoga praecox juste au-dessus des remous, puis furète sur les berges à la recherche de Protoneura ailsa, petit fantôme aux yeux rouges aspirant au calme des embâcle du cours d’eau. Dythemis stériliser et ses exuvies crêtées ponctuent ma descente vers Fontaine Didier oú l’eau minérale capturée en sous terrain se fait gazer en bouteilles «
C’est claqué, on a les 2 langues
– la première un peu ardue, escarpée pas lisse
Avec des noms qui surgissent, je connais pas- j’apprends – du mouvement dans les verbes: mobile sur les pieds – vivants
– la chute dans la seconde connue , manufacturée « eau minérale « « bouteille «
Capturée – gazée- morte
On tape fort
Le front de lutte est posé
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François Bégaudeau
Maître des clésc’est exactement ça : le front de lutte
le macro contre le micro
le macro est foutu, quand dans la micro nichent encore quelques ressources d’émerveillement-
..Graindorge
InvitéTest
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Claire N
InvitéOui
Une pensée du « va ! « dans ce livre
– le dépassement du référentiel protection/ destruction
– ce passage monstrueusement puissant
« Toute restauration n’est pas bonne à prendre, même écologique, puisque négation d’une séquence de vie. Naturaliste, je jauge un état des mondes au regard d’un précédent. Un présent au regard d’un passé. Sans doute faudrait t’il laisser une place (..) au réel à l’œuvre ici et maintenant.
«
Le texte faisant suite au bracage par le vivant d’un site poubelle des marchands – qui prend le dessus
Dans le « considéré comme perdu « p 49 -
..Graindorge
InvitéCelle-qui-ne-lit-jamais a pensé à ouvrir cette entrée tellement le titre est génial: » Je ne suis pas une libellule »
Très bonne initiative Claire!
Et puis j’adore les libellules! Il y en a même une qui est rouge, très jolie!-
Claire N
InvitéMerci Graindorge , effectivement j’ai un talent remarquable dans l’ouverture de thread
Je crois que c’est puissant et évident pour tout le monde.
Le livre fait effectivement surgir des noms précis de libellules
Je l’ai ai noté tous
C’est une façon particulière qui échappe à la liste ou au répertoire : on les croise
John Muir ; botaniste a aussi cette manière avec les plantes que l’on croise dans le texte
Le savoir n’est pas épinglé
Il est arpenté, croisé – confronté à la surprise de l’inconnu, de l’ignorance-
François Bégaudeau
Maître des cléset de sa poésie propre
rendre la nomination scientifique à sa beauté-
Claire N
InvitéMille fois oui
Et dans le texte ce geste est précisé
« Va, déposer ta légitimité.Refuse le spécialiste, tu ne l’est pas
Personne ne l’est
Rends ce n’est pas a toi «
Et la forme poésie est prise à plusieurs reprises
En cette manière-
François Bégaudeau
Maître des clésEverything is borrowed, comme disait l’autre.
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Claire N
InvitéOui – en vérité
Et c’est avec une infinie douceur
Que p14 il pose l’aveuglement de la propriété
« Le jeune Natrix Helvetica qui attire notre attention est immobile, inquiet de notre avancée. En fait il est mort, taillé par le nylon du rotor il lors de la tonte de pelouse du matin. La propriétaire (…) »
La première phrase est d’une richesse abyssale, longtemps je vais la tourner
« en fait il est mort « après la projection m’a émue à un point de vertige
Mais le génie de claquer « propriétaire « à la reprise c’est divin , c’est têtu et cruel comme il se doit
Mon dieu comme les humains sont balourds grosses pattes-
Claire N
InvitéD’une certaine façon cette phrase me touche car elle pointe la racine naïve de la perversion de l’homme : celle de penser l’état d’une créature: « immobile « versant sur « inquiet « dans cette façon centripète d’interagir – sans s’enquérir de son réel « en fait il est mort «
C’est mettre à jour la première appropriation mère de toutes les autres
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..Graindorge
InvitéOui sûrement Mais j’avoue que je préfère lire
Je ne suis pas une libellule que Je ne suis pas un odonate. Là ça fait extra-terrestre, genre je ne suis pas un robot. Et puis ce mot LI BEL LU LE est aussi bien plus joli que l’anglais dragonfly.. DRA GON FLY beurk!
Je ne suis pas une libellule!
Merci encore Gwenaël David-
Claire N
Invité« je ne suis pas « est effectivement bien tiré
De la matière du texte
– « je ne vais pas plus loin, ne souhaitant pas cocher le franchissement du 66’ »
Outre son humour campe un anti blog insta
– « en position d’inconfort je photographie la femelle « découple la nature « bien être « , autre forme d’humanocentrisme en « chair » , le « care « attribué à tord et commercialisable du contact avec -
..Graindorge
InvitéMon message suivait, devait suivre celui-ci
« et de sa poésie propre
rendre la nomination scientifique à sa beauté »
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..Graindorge
InvitéMerci à Cause perdue. Merci à Gwenaël David
« En chemin je croise le Rizan, ruisseau phréatique qui
héberge une très belle population de Calopteryx haemorrhoidalis, espèce méditerranéenne en progression vers le nord. Approchant doucement de la berge pour observer et lister libellules et
demoiselles je fais peu de bruit. Filet en main je m’arrête, les pieds dans le massif de cresson de fontaine où leurs incessantes disputes accaparent mon attention. Suivant des yeux le vol furieux de l’une
d’elles je remarque la présence d’un homme sur la berge opposée, dans un secteur moins végétalisé. À 20 mètres de moi il ne m’a pas encore vu. Il porte un gilet camouflage sans chasuble fluo et se tient
au bord de l’eau fusil cassé en main gauche. Il chasse lui aussi. Ses yeux balaient la végétation et se posent sur moi. Il n’exprime pas grand-chose à ma découverte mais s’attarde. Je ne le lâche pas non plus et tous deux restons là en chiens d’arrêt. Poli garçon je lutte
pour ne pas le saluer. »» Poli garçon je lutte pour ne pas le saluer »
_______
« Je ne suis pas une libellule qui se défend. Sans doute aimerais-je puisque le slogan est si beau mais ça n’est pas le cas. Le tatoueur qui me fit le dos regrettait de ne pas avoir su à l’avance que j’allais le couvrir. Le sachant il en aurait usé autrement, aurait proposé
tableau plus artistique sur ma peau. Mais loin de cela je ne souhaitais pas accueillir ce vivant mais le vivre, ni représenter cette énergie mais l’être. M’augmenter pariétal. Inscrire mon corps dans la vitalité
des recompositions. Je ne suis pas Mr Libellule, je ne suis pas une libellule j’en suis la possibilité. J’en ai le matériel va, va à l’étrange
à ce qui t’échappe
t’es pas là pour comprendre
fais pas ton expert, les libellules s’en fichent
va, à ce qui te trouble
soluble
va, tu sers à rien
depuis quand t’es là pour servir
va, il y a déjà du monde dans l’eau
au milieu des potamots et des renouées, j’avance filet en main. Il me semble apercevoir Aeshna cyanea qui patrouille sur l’herbier inondé. La grande libellule est bien identifiable mais le reflet argenté de cette fin d’été sur le marais de tourbe trouble la vision. Il
pourrait s’agir d’un mâle d’une autre espèce. Je bande mes muscles jusqu’ici au repos et alerte mon filet. L’aeschne passe, repasse, puis le coup part qui la rate. Le mâle, qui n’a pas fui à cette tentative
d’enlèvement, revient puis se stabilise à un mètre de moi, à hauteur d’yeux. Vibrant dans l’air d’un vol stationnaire impeccable, la libellule insiste, ses facettes vers mes globes d’humain » -
Delphine
InvitéPage 63, je trouve que la série d’énoncés (pouvant être considérés comme des encouragements et exhortations) commençant par « va » fait un peu penser au fragment « Le syndrome de l’imposteur » du livre « Psychologies » de François (question de légitimité). Dans « Je ne suis pas une libellule », il s’agit à la fois de se sentir dans son bon droit et faire preuve de modestie :
« va, regarde où tu poses le pied mais va
va, dépose ta légitimité. Refuse le spécialiste, tu ne l’es pas
personne ne l’est
rends ce n’est pas à toi
va, bouge ceux qui t’assignent à l’expertise » […]-
François Bégaudeau
Maître des clésoui c’est un acte de foi anarchiste semblable
personne n’est expert donc tout le monde l’est
le vivant n’appartient à personne, donc à tous, donc t’appartient (ce qui t’impose bien des précautions à son endroit)
appartient à tes yeux
t’est donné
donné à voir, à sentir
tu ne le possèdes en rien mais il t’est donné-
Claire N
Invité« ce qui t’impose bien des précautions à son endroit » merci pour l’infinie délicatesse de cette éthique –
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Lemeclá
InvitéJe vais voir à le récupérer d’occase, j’adore la richesse richesse de vocabulaire, qui m’a fait giclé avec célérité, originalité etc.
Ps: en vrai de vrai, j’ai toujours trouvé les libellules, non seulement laides, mais effrayante pour certaines. J’en ai connu beaucoup, enfant/ado, oncle Près Bellac, 87, vacances, plusieurs fois par an.
Balade dans les bois, avec frangin, retour soir.
Libellules très moche comme insect. Stop
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Lemeclá
InvitéEt elles tracent ces sorcières, le long des ruisseaux.
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..Graindorge
InvitéMoi j’adore les libellules! Ah.. Un instant: on me parle à l’oreille… » Oui? Tiens quelle coïncidence… oui d’accord, je transmets »
C’était une libellule rouge: elle m’a dit de dire à lemeclà : sorcière? C’est celui qui dit qui l’est.
» en vrai de vrai »-
Lemeclá
InvitéEh bien tant mieux!
Moi j’aime bien les fourmis, je crois qu’un vendeur de formations en méditation a écrit quelque chose dessus… Faudrait que je lise cela…
Les insectes, ce microcosme qui nous macrotera tous.
Il paraît que les vers de terre représentent 50% de toute la biomasse. (Tous les êtres vivants)
Qu’ils sont indispensables aux sols, mais je m’égare
Egarons nous « utile. »
Celui des êtres vivants à exosquelette que j’execre le plus, ce sont les mantes religieuses. Et c’était avant de connaître leur vie sexuelle et d’avoir vu une vidéo d’une mante tuant littéralement un genre de caméléon qui voulait la becter.
Celui que j’aime le plus, la bête à bon dieu, oon va dire!Allez à vous grain d’orge!
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Leo Landru
Invité« J’ai évité les trous cachés de la dalle en amont, j’éviterai les vases piégeuses aux abords des troncs morts, là où je collecte les exuvies de Libellula fulva qui de fauve a bien plus que le nom. »
Littérature qui mise sur l’intelligence, l’exigence. La sensibilité contre la sensiblerie, le lyrisme contre le romantisme, le détail contre le survol – concis avec ça. Moments politiques dès l’entrée : conflits – les réels de toutes choses vivantes en lutte avec celui du marchand, dans les milieux humides comme dans les mots. Dès l’entrée il y a lutte. Et putain c’est bien écrit.-
Ostros
InvitéVous me donnez très envie de le lire.
Je finis Toledo et je le prends. -
Claire N
InvitéOui « sensibilité / sensiblerie «
Et effectivement on est pas dans la nature bien – etre
L’homme entre les trous des dales / la vase
Au même plan – et j’évite verbe magnifique pour se déprendre en se déplaçant-
Claire N
InvitéL’immersion qui garde la force du « je préfère ne pas «
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Samuel 2 Francs CFA Dévalués
Invitéen effet
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Leo Landru
Invité« bien plus que la teinte* »
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..Graindorge
InvitéJ’ai écouté et apprécié la Gêne perdue.
Trouvé une ribambelle de haïkus et poèmes sur les libellules
Voici mon préféré. De l’un des plus grands maîtres japonais: Matsuo Bashō:
» Une libellule! »
En riant, je suis vite allée chercher la traduction afin d’entendre ce mot en japonais. Aujourd’hui c’est » tombo! » mais à l’époque de Bashō: » Akitsu! » Ça sonne bien. J’ai appris que le Japon s’appelait, s’appelle peut-être toujours » Akitsushima », l’ île de la libellule.
Voilà donc le haïku du jour: » AKITSU! » :
Batsuō était peut- être avec un ami en ballade et soudain, bras tendu, index pointé : » AKITSU! » -
..Graindorge
InvitéEt pour les enfants:
L’incroyable destin de Quentin Libellule / Gwenaël DavidDescription
Quentin est une libellule rouge, intrépide et curieuse, qui vit sur un bassin artificiel, aux abords d’une grande ville. Le jeune insecte doit vite apprendre à se débrouiller seul, découvrant avec stupéfaction à quel point le monde est immense, peuplé de créatures surprenantes et, surtout, empli de dangers. Pourtant, que la vie lui semble douce, entre ses nouveaux amis et la recherche de cette autre qui lui ressemble sans doute : une femelle de son espèce… [Résumé de la 4ème de couverture]. De nombreuses informations sur l’écosystème et toute la chaîne alimentaire d’un étang sont transmises dans ce roman, dont l’auteur, également entomologiste, nous entraine à la découverte de la nature. -
graindorge
Invitéavant-hier dans le bassin, une libellule rouge est arrivée dessinant des arabesques au-dessus de l’eau à la vitesse grand V. Elle s’est ensuite posée sur le bord du bassin. Immobile. Contraste. Reprend- elle son souffle? Qu’est-ce qu’elle fait? Qu’est-ce qu’elle pense? Je n’ai pas tendu la main pour voir si elle allait s’y poser. Je me suis contenter d’être là avec ce sourire idiot. C’est vrai que c’est beau. Le soleil la rendait brillante. J’ai observé ses gros yeux, comme des grosses lunettes de motards! Tu bouges pas, je bouge pas. Elle ne faisait rien. Elle ne chassait même pas. Chassait-elle lorsqu’elle dessinait ces arabesques?
Je l’ai saluée et je suis partie.
Très beaux tatouages sur le corps de l’écrivain. Mais aucune libellule rouge. Ah.
Je n’ai aucun tatouage.
Il y a une dizaine d’années, une amie m’avait offert un ensemble de bijoux en argent en forme de libellules: la bague, le bracelet, la chaîne et les boucles d’oreilles. J’en ai perdu une. On perd toujours une boucle d’oreilles. Tant pis
—-La Libellule Camille Saint Saëns
Près de l’étang, sur la prêle
Vole, agaçant le désir,
La Libellule au corps frêle
Qu’on voudrait en vain saisir.Est-ce une chimère, un rêve
Que traverse un rayon d’or ?
Tout à coup elle fait trêve
À son lumineux essor.Elle part, elle se pose,
Apparaît dans un éclair
Et fuit, dédaignant la rose
Pour le lotus froid et clair.À la fois puissante et libre,
Soeur du vent, fille du ciel,
Son aile frissonne et vibre
Comme le luth d’Ariel.Fugitive, transparente,
Faite d’azur et de nuit,
Elle semble une âme errante
Sur l’eau qui dans l’ombre luit.Radieuse elle se joue
Sur les lotus entr’ouverts,
Comme un baiser sur la joue
De la Naïade aux yeux verts.Que cherche-t-elle ? une proie.
Sa devise est: cruauté.
Le carnage met en joie
Son implacable beauté. -
..Graindorge
InvitéUn voisin m’apprend que les libellules ont côtoyé les dinosaures!!
C’est l’un des plus vieux insectes du monde et elles faisaient alors jusqu’à 70 cm d’envergure ! -
stephanie
InvitéLibellule le mot que j’ai du travailler enfant chez l’orthophoniste.
Livre dense et plein , beaucoup pensé à Walabi dans la démarche politique- poétique.-
François Bégaudeau
Maître des clésOui c’est vrai que ces deux livres marquent peut-être le moment où l’écologie radicale trouve enfin sa littérature
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brisemenu
InvitéMais où ses thuriféraires continuent à utiliser des ordinateurs.
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..Graindorge
InvitéSous mes yeux près de mon pinceau
une libellule rouge s’est posée
quelle âme accompagnait-elle ?Sôseki
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..Graindorge
InvitéLa mort d’une libellule Anatole FRANCE
___________
Sous les branches de saule en la vase baignées
Un peuple impur se tait, glacé dans sa torpeur,
Tandis qu’on voit sur l’eau de grêles araignées
Fuir vers les nymphéas que voile une vapeur.____________
Mais, planant sur ce monde où la vie apaisée
Dort d’un sommeil sans joie et presque sans réveil,
Des êtres qui ne sont que lumière et rosée
Seuls agitent leur âme éphémère au soleil.___________
Un jour que je voyais ces sveltes demoiselles,
Comme nous les nommons, orgueil des calmes eaux,
Réjouissant l’air pur de l’éclat de leurs ailes,
Se fuir et se chercher pardessus les roseaux,___________
Un enfant, l’oeil en feu, vint jusque dans la vase
Pousser son filet vert à travers les iris,
Sur une libellule ; et le réseau de gaze
Emprisonna le vol de l’insecte surpris.__________
Le fin corsage vert fut percé d’une épingle ;
Mais la frêle blessée, en un farouche effort,
Se fit jour, et, prenant ce vol strident qui cingle,
Emporta vers les joncs son épingle et sa mort.__________
Il n’eût pas convenu que sur un liège infâme
Sa beauté s’étalât aux yeux des écoliers :
Elle ouvrit pour mourir ses quatre ailes de flamme,
Et son corps se sécha dans les joncs familiers.____________
Rappel: Gwenaël David ne tue jamais la libellule. Il se contente de l’attraper dans son filet afin de l’étudier et puis il la relâche. Et je suis sûre que lorsqu’il l’attrape, il lui parle gentiment et la rassure -
..Graindorge
InvitéJe suis passée vers 16h à la » charity shop »
du village. On y trouve des vêtements, de la vaisselle, des jouets, des bijoux: on donne et ils vendent entre 1€ et 10€ et tout ça pour les toutous et les chats. Pas que mais bon, ainsi va le monde et je sais qu’une bonne partie va vraiment à nos amis à 4 pattes
J’aime bien passer y saluer Bianca! On se marre très souvent! Et presque au moment où j’allais partir, que vois-je? Un T-Shirt jaune. Jaune pâle et dessus?? Une MAGNIFIQUE libellule bleue et dessous en lettres capitales de 1cm environ, un peu moins, on lit ODONATA. Jaune et bleue. Odonata, c’est pas LIBELLULE mais le « A » final me plaît.
Sourire idiot radieux!!! -
Carpentier
Invité…. Parti à pied à l’aube de l’Anse Mitan où je réside comme de nombreux Blancs j’embarque sur la Foyalaise, navette qui traverse la baie et me largue à Fort-de-France. / ….
(9)
Vu cet après midi le mail d’hier de ma librairie.
Récupéré le Gwenaël David ce soir et, installée comme au cinéma, la première phrase m’emmène direct ailleurs.
Chouette et pas d’inquiétude, cette fois, je ne le caviarderai pas, pagination à l’appui, contrairement au sort du Deneufgermain.-
Carpentier
InvitéFinalement si, la joie est trop forte.
Pas la 13, Aymeric, mais la 15 (et un peu de 16) qui me fait effet:…. Naturaliste parmi d’autres j’ai participé à faire circuler nos regards. Même si riche d’une immense diversité de positions, voire d’absence à la politique, nos sensibilisations ont permis de révéler d’autres reels, à la mesure de nos focus. Puis nous nous sommes emballés, nous avons bien vu que les marchands roulaient en suv sur l’autre voie en décollant peu à peu du substrat mais nous avons intégré leurs mots vendeurs car bien vendus, puis certains de leurs récits. Nous n’avons pas vu assez tôt qu’ils construisaient la route que nous empruntions. Nous n’avons pas tilté à la matière grignotée par le verbe, à nos mots annexés par l’économie écosystème rhizome
, à ceux de l’économie par nous intégrés fonctionnalité gestion service , n’avons pas bougé lorsque la responsabilité structurelle glissait sous le tapis de l’individuelle, pour la cause des vivants qui avançait malgré tout, pour le discours environnemental qui progressait comme jamais.
Et me voilà aujourd’hui non grata.
– entrée patrimoine, G.David, cause perdue, 2025 –aaaah ce Puis nous nous sommes emballés
on kiffe.
[note2moi: dans le récit, c’est le 2e jour des 24 heures naturalistes annuelles, rencontre avec une animatrice nature lors de la prospection grand public]-
Carpentier
Invité(ma mise au gras a foutu le boxon dans la citation mais, en essayant un chouïa, on comprendra)
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Carpentier
InvitéCes lignes qui disent, depuis soi, la propriété privée, qui disent les mots contagieux qui endorment et font moins voir ce qu’on a sous les yeux sont puissantes. Évidemment, ça continue:
(…) – Et me voilà aujourd’hui non grata.
…. Rejeté par nos mots, par ceux qui encouragent les mares, à gérer les fauches, à s’émerveiller aussi, dépouillé de mes habitats*, ceux des bestioles. La propriété exclusive se justifie aussi désormais comme havre vert et solution, voire résistance, à la déprise violente des communs. / ….
* mots communs dans l’échange animatrice nature/naturaliste
.. à la déprise violente des communs. / ….
Très beau.-
Carpentier
Invité… La propriété * privée * exclusive / … bien sûr,
déso
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Carpentier
Invité…. Une fois encore qu’importe le ruisseau, le vent ou le ver qui fore. / …
.. le ver qui fore
magnifiqueEt comme avec Miroirs 3 et l’histoire de la bouche (mal vue) d’FB ici, on termine 11 lignes après avec le ruisseau
[note2moi: brutalisé par le politique et un manque aigu collectif de vigilance, dit sans jugement et sans s’exclure.]
Puissant, oui.-
François Bégaudeau
Maître des clésl’histoire de la bouche?
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Carpentier
Invité*boucle* fenêtre/rideau ….
fucking little touches >< mes gros doigts
pffff
me lis pas, te fatigue pas
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Carpentier
Invitéet je redis, pour m’empêcher, que j’ai vais en stopper le caviardage, oui
Car ce texte, pesé, ultra-précis et éloquent, ne mérite décidément pas que je le taillade – mal – en extraits.
Tant pis pour le.s partage.s, je me le goinfre seule.
Merci Cause perdue.-
Carpentier
Invitéque *je* vais
et, oui, comme on sait, donc:
je ne suis pas une libellule
– de m’imaginer en est cependant bien pouffant,
bouffant même
bye,
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..Graindorge
InvitéRien. Juste un coucou aux libellules et à celui qui n’en est pas une
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..Graindorge
InvitéMa libellule
François Fabié
En te voyant toute mignonne,
Blanche dans ta robe d’azur,
Je pensais à quelque madone
Drapée en un pan de ciel pur ;Je songeais à ces belles saintes
Que l’on voyait, du temps jadis,
Sourire sur les vitres peintes,
Montrant du doigt le paradis ;Et j’aurais voulu, loin du monde
Qui passait frivole entre nous,
Dans quelque retraite profonde,
T’adorer seul à deux genoux…*
* *Soudain, un caprice bizarre
Change la scène et le décor,
Et mon esprit au loin s’égare
Sur de grands prés d’azur et d’or,Où, près de ruisseaux minuscules,
Gazouillants comme des oiseaux,
Se poursuivent les libellules,
Ces fleurs vivantes des roseaux.– Enfant, n’es-tu pas l’une d’elles
Qui me suit pour me consoler ?
Vainement tu caches tes ailes :
Tu marches, mais tu sais voler.Petite fée au bleu corsage,
Que je connus dès mon berceau,
En revoyant ton doux visage,
Je pense aux joncs de mon ruisseau !Veux-tu qu’en amoureux fidèles
Nous retournions dans ces prés verts ?
Libellule, reprends tes ailes,
Moi, je brûlerai tous mes vers ;Et nous irons, sous la lumière
D’un ciel plus frais et plus léger,
Chacun dans sa forme première,
Moi courir, et toi voltiger.François Fabié, Fleurs de genêts
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Carpentier
InvitéAu 2/3, une vingtaine de lignes en forme de piste de descente de vitesse: d’emblée embarquée, t’en sautes pas en route, impossible t’es aspirée, et en plus, la fin du raisonnement arrive, comme c’est bien dit, à la fin.
L’industrie de la solution fait oublier que tout se passe comme les lois libérales l’ont prévu. Les entreprises, les actionnaires et les structures de pouvoir pillent ce qu’il leur reste à piller, changent d’âne, font commerce de destructions mais dans le même temps de solutions à la destruction. Qui détruiront à leur tour, puisqu’il leur faudra aussi solution. Ce mot est le leur, qui leur permet de doubler les profits à l’infini.
57, cause perdue éditions, 2035 – le livre qu’on sait (titre de ce topic)
– la solution comme piège à hamster, comme roue de souris pour filer mal au crâne si tu cherches à penser, pauvre âne.
Petit livre politique matérialiste, marxiste naturaliste concret, on sait chez qui on est.
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Carpentier
InvitéOui, je m’autorise un arrêt en bord de piste, suis pas pro du ski de vitesse, pardon
Le naturaliste peut se délester de l’alibi solutionniste, puisque ça n’est pas son job.
Il peut aussi admettre qu’il sert le modèle à ses dépens ou par candeur politique, en justifiant le glissement éternel du dommage à sa réparation, de la destruction à la construction , du capital au capital.Dans ce monde libéral à l’alibi solutionniste qui se mord la queue, voici une posture possible pour le naturaliste.
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François Bégaudeau
Maître des clésmerci de prélever ces trois lignes qui condensent toute la politique de ce livre
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Carpentier
Invitéyou’re welcome
et merci cause perdue
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Carpentier
InvitéEt ça n’est pas si grave de l’admettre, car la révolte des mondes s’est déplacée. Elle n’est plus dans les verres à moitié pleins, l’application de protocoles tissés par les exploiteurs, les solutions durables tant qu’elles durent, elle est ailleurs je ne sais où dans quel atome cellule tissu organe organisme communauté système dans quel lichen, mais j’en récolte parfois une spore en fond de filet.
Le verre à moitié vide, le fond de filet, où observer, chercher, récolter, pour penser et préparer une autre révolte des mondes?
Un autre possible, une autre posture pour le naturaliste que piller ce qu’il reste à piller.-
François Bégaudeau
Maître des clés« les solutions durables tant qu’elles durent »
en 6 mots ce que d’autres prendraient un essai de 200 pages pour le dire-
Carpentier
Invitéconstruction identique à son
.. les structures de pouvoir pillent ce qu’il leur reste à piller …
un peu
oui, c’est la langue des présent.es au vivant
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..Graindorge
InvitéMerci Carpentina d’avoir repris les partages
« Les entreprises, les actionnaires et les structures de pouvoir pillent ce qu’il leur reste à piller, changent d’âne, font commerce de destructions mais dans le même temps de solutions à la destruction. Qui détruiront à leur tour, puisqu’il leur faudra aussi solution. Ce mot est le leur, qui leur permet de doubler les profits à l’infini »-
Carpentier
Invitéun moment j’avais stoppé car j’avais la sensation – en cours de lecture du Deneufgermain – que mon recopiage concentré pour partager était vain, puisque vous partagiez souvent en complément, l’extrait en ligne et, de plus – pour les libellules – cet ouvrage génial est court
donc, vraiment, le caviarder (je crois que c’est le terme) me gênait tout à coup
Voilà que tu sais tout, ou presque
voilà que tu sais mieux, en tout cas
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Carpentier
InvitéNous menons ensuite quelques groupes en prospection nocturne. Je rame pour les insectes, je sais que je ne débusquerai pas grand-chose en cette mi-avril pluvieuse, mais je frappe quand même des branches afin de culbuter quelques créatures dans mon parapluie japonais. Sur le retour une femelle d’Araneus diadematus est surprise en pleine réfection de sa toile géométrique, et ce sidérant spectacle suffit à la nuit.
– 60, Je ne suis pas une libellule, Les lentillères, G. David –
Pourquoi son (… / et ce sidérant spectacle) suffit à la nuit me sonne sensuel, me fait tant chavirer, en fin de paragraphe (il faut tout lire, suivre la mélodie écrite) pour me laisser ravie d’avoir été culbutée dans son parapluie japonais?
La nuit est certes souvent pourvoyeuse de rêveries mais il y a aussi que j’entends/j’imagine une voix à la bashung, (me) le dire/lire ce passage; rare chez moi un truc comme ça, probable que son ‘ culbuter quelques créatures ‘ a dû m’émoustiller fort, en ligne 2.-
Carpentier
Invitéalleeeez, Alain s’invite
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Carpentier
Invitépendant qu’Alain se souvient avoir fait l’amour à des murènes
électrique, oui-
Carpentier
Invitébon il leur fait la cour
mais juste après,
– on me pardonne? (je la ré-écoute, là)
Alain est lui, accaparé, accaparé, pas perverti
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graindorge
Invité -
graindorge
InvitéJe comprends que tu vas pas non plus TOUT partager. Moi, de temps en temps, je viens partager un poème ou autre en relation avec le sujet histoire de remonter. C’est de la belle ouvrage. Et ce Gwenaël un camarade
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Carpentier
InvitéÉchec et réussite ne vivent pas l’un sans l’autre et tous deux se faufilent dans le temps, demain dira alors ce que nous avons foiré ou perverti dans la tentative du jour. Marcher, nager, ou gratter avec les mondes est déjà politique. Aller à la rencontre des créatures l’est aussi, se disposer à curiosité réciproque l’est toujours. Approcher l’incompréhensible des vivants, on ne se comprendra jamais on le sait, c’est considération. Disponibles, nous cheminons, parfois asymptotes de mauvaise fonction mais toujours remués.
62.
Les dernières pages sont touchantes aussi, le narrateur dessine un bilan-autoportrait de sa façon à lui d’occuper la place de naturaliste, une auti-analyse qu’on découvre et lit comme sincère et scanée juste.– J’ai comme l’impression qu’on est pas si nombreux à y mettre/à y avoir le nez dans ce petit bijou.
Bon, on note.-
Carpentier
Invitéune *auto-analyse *
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Carpentier
Invitéà y avoir * mis * le nez
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Claire N
Invité« gratter « avec
Cette utilisation est inouïe
Un peu animale
J’adore-
François Bégaudeau
Maître des clésAussi
Le passage cité est un des mes préférés. -
Carpentier
Invitébjr,
son utilisation du ‘ perverti ‘ me trouve aussi: mot adéquat dès qu’on intervient, même à faible dose quelque part ou auprès de quelque chose.
La.place du politique quelques lignes avant celles que je partage amène aussi son utilisation mais, dans la réflexion du narrateur, ça sonne plus innocent je trouve
Pervertir pour intervenir, ça redonne au terme un peu moins de sale, comme le chante si bien certaine Aya-
Carpentier
Invitéet mon ‘ innocent ‘ ici est dans le sens d’au premier niveau, l’innocent qui regarde, découvre, se questionne devant/avec les mondes autour de soi.
Pas forcement les pervers narcissiques, quoi,
et voilà que, comme souvent,
à essayer d’expliquer, j’ai perverti la géniale trouvaille,
bon,-
Claire N
InvitéNon vraiment c’est bien senti
Cette balance à deux plateaux foiré / perverti
Ou bien sûr on pèse rien de moral du coup
Une balance bien tarée 😉-
..Graindorge
InvitéTest 2
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..Graindorge
Invité« Échec et réussite ne vivent pas l’un sans l’autre et tous deux se faufilent dans le temps, demain dira
alors ce que nous avons foiré ou perverti dans la tentative du jour. »
Je lui souhaite que vous soyez nombreux à y mettre le nez, les yeux etl’âme dans ce petit bijou que je ne lirai pas -
..Graindorge
Invité« Échec et réussite ne vivent pas l’un sans l’autre et tous deux se faufilent dans le temps, demain dira
alors ce que nous avons foiré ou perverti dans la tentative du jour. »
Je lui souhaite que vous soyez nombreux à y mettre le nez, les yeux et l’âme dans ce petit bijou que je ne lirai pas
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..Graindorge
InvitéQuelqu’un.e pour m’expliquer pourquoi on clique sur « répondre » sous le message du ou de la sitiste
pour que le nôtre soit dessous et rien.
Pourquoi ça marche pas?
Je vais faire un essai quelconque -
Claire N
InvitéJe place ici en écho
Quelques passages de ma lecture de wallaby – Antoine philias
« … la tribu des Kabi-Kabi fabriquait ses pièges.
Des paniers oú nous pouvions aisément entrer mais qui peu à peu se rétrécissaient et nous étouffaient, avant que les coups de massue ne nous assomment et que nos peaux servent de gourdes pouvant contenir suffisamment d’eau pour repartir de longs jours sur notre piste «
« Darley est forcé de se reproduire et sa progéniture vous rapportera tant qu’elle sera elle même forcée à se reproduire «
Cette perversion du cycle vie – reproduction – mort
Comme pour forcer la vie à devenir une chaîne de production
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MA
InvitéPour accompagner mon premier cause perdue https://www.arte.tv/fr/videos/110982-000-F/le-paradoxe-des-libellules/
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begaudeau
Invitéidéal en effet
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graindorge
InvitéChristophe M
Merci à Cause perdue pour l’édition de Je ne suis pas une libellule, un très grand livre.
« Je me souviens du lien qui unissait notre file indienne silencieuse lors d’une prospection sur le Mont Saint-Rigaud, point culminant du département du Rhône. Nous cheminions dans un bois de douglas, archétype de monoculture intensive, le long d’une coupe blanche. Les unes et les uns à la suite des autres, filet sur l’épaule, peut-être étions nous sept, nous enjambions les souches et les branches au milieu de ce chantier d’arrachage méchant. Affligés nous marchions. Puis par un suintement mis à mal par les pneus des engins, dans une petite vasque de boue nous hasardâmes notre tamis et extirpâmes de cette vase acide deux larves de Cordulegaster bidentata, libellule sombre aux aspirations plus généralement tuffeuses. Le sang revint avec la fierté de notre belle observation, taillée en donnée brute et remise à la côte du marché, mais surtout avec l’euphorie sèche de trouver si forte résistance en ce lieu de destruction. De trouver monde vivant dans le monde mort. Lorsque passèrent deux libellules adultes en vol en lisière de ce champ de bataille, les battements de nos filets et nos courses hilares parmi les entrailles végétales mise à nue exprimaient la victoire de la joie sur le désastre, notre supériorité. » Lorsqu’on lit ce passage, on sait très précisément pourquoi François ne pouvait pas passer à côté.-
begaudeau
Invité» De trouver monde vivant dans le monde mort. »
Programme de vie. Quel autre?
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Schnoups
InvitéBon, je te remercie François d’avoir demandé parce que je suis une grosse feignasse, si on ne me donne pas d’ordre je ne fais rien, j’ai une âme d’esclave. Clin d’œil au passionnant Sébastien Charbonnier.
J’ai donc ventousé le début du livre de Gwenaël David, les narines comme les deux fesses d’un escargot sur un pot de fleur. Je n’ai relu que 30 pages, mais entre ça et mes souvenirs de première lecture ça m’a parut suffisant pour en parler, il faut savoir couper, le texte est tellement dense qu’il faut resserrer l’attaque. Avant d’aller dans le livre je dois raconter mon épisode libellule. A 29 ans j’ai déménagé dans une petite maison dans un village à 10 minutes en voiture de Lunel à côté de Montpellier. Période sans permis, j’ai passé mon permis l’année suivante mais en attendant, j’étais dans la galère du bus, de la marche et du vélo (une grosse gamelle m’a calmée cependant). Après une soirée de fin d’été j’ai envie de rentrer chez moi au lieu de dormir à Montpellier. Je prends le dernier train, arrivée en gare de Lunel je rentre à pieds – au moins 50 minutes de marche. Au bout de 30 minutes il fait nuit, c’est pas grave je connais bien le chemin, les voitures se font rares et j’ai une lampe frontale, par ailleurs la lune fait son travail. Je prends l’habituelle petite route parallèle à la route principale menant à mon village, qui a pour intérêt de raréfier d’autant plus le trafic, et d’être très appréciable. D’un côté les habitations de l’autre on commence à approcher l’ambiance petite Camargue. On entend très fortement les crapauds et on croise beaucoup de libellule. Cette nuit là, je m’engage sur cette petite route et j’entends comme des grésillements électriques, plus j’avance et plus ça s’intensifie, je rallume la frontale et vois passer beaucoup, vraiment beaucoup de libellules. Une horde de speedy gonzales de 10 centimètres. Je suis loin d’avoir terminé la traversée que je commence à flipper, elles sont trop nombreuses, elles me tournent autour, j’éteins ma lumière pensant que ça va m’épargner mais pas du tout, le son des bestioles est intense et commence à sérieusement m’inquiéter, des fils électriques qui pètent partout, elles cognent le goudron comme des bourrines, j’ai l’impression de les entendre rebondir partout et si ça me touche ça va me couper ! – la nuit on réfléchit pas pareil. Je déteste courir mais c’est ce que j’ai fini par faire en me disant, ferme la bouche qu’il y en a une qui va rentrer dans ta gueule. Ce soir là j’étais loin d’imaginer que les libellules que je contemple le jour allaient me pousser au cul et faire grimper l’adrénaline. En fin de course on ressent une certaine euphorie, on se dit que c’est la galère de la marche en pleine nuit qui t’apporte ça, tu sais que tu vas le raconter souvent et que tu ne regarderas plus les libellules de la même manière.
Le livre commence d’emblée sur la marche – « parti à pied » – les transports en commun, les chemins de traverse, les trajectoires béton, goudrons, fossés, flaque, boue. J’aime particulièrement ces images de trace de pneu en rapproché, de genou à terre, le saut du bouseux qui manque de s’enfoncer du verre coupé. On imagine la botte tranchée et le sang qui coule. Le risque à payer pour voir le trésor. C’est le privilège du galérien de se coltiner la réalité du resserrement du cadre et la vie surprenante qui en découle. Il dit « La diversité s’éprouve sur le terrain, depuis les prairies ou les vases, le long des haies ou sous les racines. Elle s’éprouve par le franchissement de l’image, le resserrement successif du plan large jusqu’au focus sur la tige, la bête, l’ombre du nénuphar ou la ponte de quelqu’un. C’est du boulot d’y entrainer les humains. De rompre la distance au réel. De gâcher le plaisir. C’est du labeur de pénétrer l’image, d’y entrer. C’est de la sueur des piqûres de taons des morsures de tiques des irritations aux sucs végétaux des apparitions fragiles de la boue des vols furtifs du bazar et des lignes floues pour ces spectacles sans garantie – puisque les créatures peuvent ne pas être au rendez-vous. »
Dès la première page cette marginalité se décrit dans cette direction : « remonté le boulevard du Général-de-Gaulle je saute dans le bus Mozaïk qui teuf-teuf porte ouverte Absalon, station thermale centenaire aux murs tapissés de mousses et d’épiphytes ». Première évocation du vivant sur l’inerte, pousses et béton, rivières et ciment se côtoient et se croisent. Et premier mot que je cherche, épiphyte. Je ne les chercherai pas tous, impossible, il y en a trop, les termes du naturaliste sont nombreux, le langage scientifique aussi. Après ma première lecture j’avais l’impression d’un texte tellement dense, tellement ramassé dirait l’autre, que j’avais cette sensation bancale, ça tient mais on dirait souvent qu’il manque des mots, ou des petits mots?. Relisant la phrase relevée par Carpentier « De trouver mondes vivants dans le monde mort » je me suis dit elle a mal recopié la phrase. Il manque un mot. Retrouvée dans le texte je constate que non. C’est un retour sur le titre du livre qui me fait sourire, Je ne suis pas une libellule. Tu l’es un peu quand même. Tes mouvements vers les demoiselles, ta chasse risquée, leur habitat qui est aussi le tien et ta langue qui est d’un autre monde. On est amené à lire les termes latins pour leur forme brute qu’on associe à une image informe de larve inconnue, on ne pause pas le livre à chaque mot précis de la faune et on lit cette langue d’une densité extrême. ça accentue l’aspect bancal, insaisissable et étrange du texte. Extra terrestre un peu, comme les petits fantômes aux yeux rouges. J’ai souvent relu les phrases.
« Ainsi Vent fort me rabat dans les prairies abritées contigües aux plans d’eau, Chaleur extrême en ripisylve, et je m’oriente alors vers la recherche d’exuvies d’espèces d’eaux courantes. »
Comme le mouvement des bestioles il est un peu dans tous les sens, sensible au vent, à la chaleur, il marche, il saute, il plonge dans la boue, les tiques les taons la merde.
Au milieu du livre on est sur le passage marquant du narrateur face au chasseur, cette présence l’a déconcentré, sorti de son échappée, de sa « dissolution », il le dit deux fois. Faisait-il corps avec un autre corps ? avec un autre habitat, avec « une intelligence sans cerveau ».
Pour finir j’ai aussi beaucoup aimé les renversements de perception et notamment le passage sur le « paysage » – « Le paysage nous défonce ». On pense souvent à Chauvier qui dévoile la beauté des banlieues informes, à cette langue ramassé de l’anthropologue et à ses livres courts comme on les aime. De toute façon cette densité, selon moi, ne supporterait pas la longueur. Le narrateur amoureux de la petite bestiole a réussi à toucher je pense ce fameux aspect hallucinatoire et étrange de ceux qui se rapprochent très fortement et précisément des choses. J’espère qu’il va en écrire un autre m’enfin il aura au moins écrit ça.
Maintenant je me demande s’il a travaillé longtemps à densifier à ce point son texte ? ça donne que même dans les moments les plus explicitement politiques sur le parcours du naturaliste le texte reste littéraire parce que toujours un peu étrange quoi.
Je vais pouvoir écouter la gêne perdue maintenant.-
Claire N
Invité« ce fameux aspect hallucinatoire et étrange de ceux qui se rapprochent très fortement et précisément des choses »
Oui ce point irréductible qui sollicite presqu’une forme de foi
Et aussi
Merci pour ton souvenir nocturne et paranormal
Snoups-
Schnoups
InvitéSacré souvenir pour moi.
Elles venaient de lire Des Éclairs d’Echenoz. Je vois pas d’autre explication.-
Claire N
InvitéRire – moi non plus, du coup j’emporte l’envie de lire ce livre – merci encore
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..Graindorge
InvitéMerci Schnoups! Comme je vais à Nice la semaine prochaine, je vais tâcher de le trouver
Si tu as des enfants ou des neveux:
L’incroyable destin de Quentin Libellule / Gwenaël DavidDescription
Quentin est une libellule rouge, intrépide et curieuse, qui vit sur un bassin artificiel, aux abords d’une grande ville. Le jeune insecte doit vite apprendre à se débrouiller seul, découvrant avec stupéfaction à quel point le monde est immense, peuplé de créatures surprenantes et, surtout, empli de dangers. Pourtant, que la vie lui semble douce, entre ses nouveaux amis et la recherche de cette autre qui lui ressemble sans doute : une femelle de son espèce… [Résumé de la 4ème de couverture]. De nombreuses informations sur l’écosystème et toute la chaîne alimentaire d’un étang sont transmises dans ce roman, dont l’auteur, également entomologiste, nous entraine à la découverte de la nature. -
Schnoups
InvitéMa sœur m’a dit Chair de poule, donc ce sera Chair de poule.
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begaudeau
Invitésuperbe
Ce livre donne décidément du talent – c’est la marque des bons livres que d’en donner
Gwen a certes ardemment travaillé son texte, mais je crois aussi que sa densité lui est… naturelle. Il pense dense, ressent dense et donc écrit dense. Gwen est à la base est dessinateur. Un dessinateur qui fait dans l’épure, cherchant toujours à ramasser la vie en quelques traits. Son geste d’écriture est en prolongement.-
Schnoups
InvitéMerci,
Dessinateur donc. En fait je suis étonnée de ne pas avoir été frappée par cette écriture dans les livres du collectif Othon. J’ai lu A Valencienne et A Arles et je n’ai pas souvenir d’avoir repéré une telle densité d’écriture. Je me suis donc dit qu’il l’avait ici particulièrement travaillé. Je veux bien qu’on m’indique ses textes dans ces deux livres, pour les relire.
Fais lui passer mon post parce qu’il faut vraiment qu’il m’explique pourquoi les libellules mettent des gros coup de boules au goudron les soirs d’été.-
begaudeau
InvitéOui j’ai fait passer, il est très touché, et amusé de ton anecdote.
Les textes de Gwen pour Othon sont en effet moins denses, même si déjà les accents topoétiques y sont
C’est le cadre de commande de ce livre qui l’a fait monter en littérature.-
Schnoups
InvitéCommande, commande, comme une vraie commande ?
Tu veux dire qu’à lui tu lui as dit « hé Gwen, tu nous ferais pas quelques 1750 lignes sur tes demoiselles ? »-
begaudeau
Invitéje lui ai dit que je savais qu’il avait un grand livre sous le pied (je lui disais surtout que ses livres jeunesse étaient stylistiquement bridés, jeunesse oblige, et que ça m’agaçait, je le voyais jouer sous son nineau)
il savait tout ça
il n’a pas fallu que je le pousse longtemps
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Schnoups
InvitéAllez je tente une dernière petite question.
Est-ce que vous allez nous refaire un collectif suite à Brest sur une ville de France chez Cause perdue ?-
begaudeau
InvitéA priori oui, même si on en a un peu marre que globalement tout le monde s’en foute, alors qu’on pense qu’on a inventé un truc.
Pour l’instant CP nous occupe un peu, on commencera à en reparler en 26-
Schnoups
Invitéok, donc le format du collectif va bien avec le titre de l’édition.
Pour le reste, est-ce que vous êtes plutôt satisfait ? les livres de CP se vendent assez bien, c’est vivable pour votre structure éditoriale ?-
begaudeau
InvitéPour l’instant celui qui s’est le mieux vendu est La vie d’Abdèle. Là on est à l’équilibre
Pour les autres un peu déficitaires, donc faudrait pas que ça se renouvelle à chaque fois.
On compte un peu sur les quatre livres du printemps, dont celui de Beaune et le mien (un en mars qu’on aime beaucoup, trois en avril – d’ailleurs la soireé de nos un an est déjà calée le 13 avril)-
Schnoups
Invitéok, faut varier avec des têtes d’affiche un peu.
Un Chauvier aux petits oignons, ça irait parfaitement chez Cause Perdue j’ai l’impression.-
begaudeau
InvitéSchnoups : il nous en a filé un… qui ne nous a pas convaincus
Cynthia : la soirée CP aura lieu à Paris, Théatre Traversière
en présence de Marion Cotillard -
Schnoups
InvitéIntéressant.
J’imagine qu’il y avait trop de travail pour que ce soit repris mais Chauvier explique souvent en entretien que ses livres chez Allia sont ce qu’ils sont aussi beaucoup grâce à son éditeur. Il doit aimer et avoir besoin de conseils et de dialogues pour bien travailler ses textes. Je suppose. -
begaudeau
Invitéoui mais là ça ne nous paraissait pas rattrapable
le livre était innervé par un fiel qui sentait trop le règlement de comptes (avec l’université, en l’occurrence, et aussi avec les latouriens, conflit qui nous passait un peu au dessus de la tête)
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Cynthia Lennon
Invitéà Marseille ?
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graindorge
InvitéSi c’est ta soeur qui t’a fait la recommendation, je ne peux que m’incliner
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Trouvé aussi celui-ci qui me paraît très bien aussi:
Kid au 1er sommet des animaux
Auteurs: Gwenaël David (Texte) – Simon Bailly
(Illustrations)
Éditeur : Hélium
Domaine : Jeunesse
Genres : Roman jeunesse
Mots-Clés : Changement climatique – Androïdes – Inceste –
Futur – Ville durable
Un roman choc sur la question écologique et le
nécessaire respect des espèces, où l’héroïne est une
élève de 6e.
Paris, 2030. Alors qu’orages magnétiques et autres
catastrophes climatiques sont désormais fréquents, le
tout premier Sommet des Animaux est organisé. Il faut
en urgence réunir tous les habitants de la Planète
‒
humains, animaux, et même microbes… ‒ et trouver un
accord sur une gestion équitable des ressources
naturelles. Kid, élève de 6e, est choisie pour y réaliser un
reportage. Mais alors que les discours se succèdent, un
attentat enferme tous les intervenants dans la salle de
conférence au sous-sol. Les espèces vont devoir
apprendre à coopérer. Il en va de leur survie et peut-être
aussi de l’avenir de la Planète tout entière… Entre Le livre
de la jungle et La grande évasion
.
Prix: Prix Littéraire Jeunesse de la ville de Saint-Étienne
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lison
InvitéPlacé dans Avis littéraires, je déplace ici .
Il en a déjà était question ailleurs et plus tôt, mais je viens de lire Je ne suis pas une libellule, et j’en suis ravie , et pas seulement, le premier truc que je me suis dit c’est Qu’est ce que mon vocabulaire est pauvre, Qu’est ce que j’ignore comme mots pour qualifier ce qui m’entoure ( environnement et ceux qui l’habitent), et pourquoi je comprends gestion mais pas excuvie ?
Le choix de la précision (des milieux naturels) ,de la nomination de chacune des libellules est vraiment stimulant et montre sans avoir à l’énoncer, la diversité/ richesse du vivant par la diversité/ richesse des mots employés, et tranquillement on comprend combien le monde des vivants et des mots est vaste, infini.
C’est un livre très fin, drôle, qui nous questionne sur le rôle des naturalistes et surtout nous donne à voir un regard particulier sur le monde, -dont je me suis dit à certains moments que je l’enviais un peu.-
..Graindorge
InvitéAh pas vu que tu avais déplacé ton texte lison
et j’avais pris l’initiative de le faire
C’est Gwenaël David qui va être content devant tant d’éloges -
Adlab
Invitépitié pas d’ia ici:
« C’est un livre très fin, drôle, qui nous questionne sur le rôle des naturalistes et surtout nous donne à voir un regard particulier sur le monde »vous n’avez jamais entendu parler ne serait-ce que des « demoiselles »?
c’est fou des gwenael david y en a plein. a moins d’être curieux évidemment…
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begaudeau
Invitédes « Je ne suis pas une libellule », livre de Gwenaël David, il n’y en a qu’un
et la remise en question de l’enthousiasme qu’il suscite auprès de ses lecteurs implique, a minima, qu’on le lise
ce qui n’est pas ton cas-
adlab
Invitépas envie de te donner des euros là.
c’est surtout que c’est un ami à toi de ce que j’ai compris, normal que tu grossisses le trait sur un style d’autant que tu l’édites.oui l’enthousiasme quant à la citation de noms latins est risible. non pas que ceux-ci ne soient pas beaux en soit mais ça fait vraiment quand je vous lis tous « oh mais c’est charmant (accent snob façon Inconnus), comment n’avais-je jamais connu cela plus tôt? »
– en sortant de chez soi?
Les extraits entendus ici ou lus là m’ont l’air sympathiques mais c’est que je dois être bien plus familier de ce qu’il y décrit que vous.
Exemple:’l’individuation des demoiselles à la surface de l’eau ».
on parle « d’individus » en sciences hors littérature.
Et oui françois begaudeau, il y a plein d’écrivains qui ont fait ça de façon plus ou moins romancée.
Y a d’ailleurs la collection Actes sud
qui avait édité Baptiste Morizot ( qui écrit en se perdant dans des circonvolutions philosophiques et un style lourd) ou Vinciane Despret.
Je ne remets pas en cause le talent de ton ami mais c’est pas non plus du jamais vu; je crois que même que ça a plusieurs siècles-
begaudeau
Invité» mais c’est pas non plus du jamais vu »
Tu n’en sais rien puisque tu ne l’as pas lu
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..Graindorge
InvitéCopié/collé d’un échange entre sitistes sur ce livre
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lison
Il en a déjà était question ailleurs et plus tôt, mais je viens de lire Je ne suis pas une libellule, et j’en suis ravie , et pas seulement, le premier truc que je me suis dit c’est Qu’est ce que mon vocabulaire est pauvre, Qu’est ce que j’ignore comme mots pour qualifier ce qui m’entoure ( environnement et ceux qui l’habitent), et pourquoi je comprends gestion mais pas excuvie ?
Le choix de la précision (des milieux naturels) ,de la nomination de chacune des libellules est vraiment stimulant et montre sans avoir à l’énoncer, la diversité/ richesse du vivant par la diversité/ richesse des mots employés, et tranquillement on comprend combien le monde des vivants et des mots est vaste, infini.
C’est un livre très fin, drôle, qui nous questionne sur le rôle des naturalistes et surtout nous donne à voir un regard particulier sur le monde, -dont je me suis dit à certains moments que je l’enviais un peu.1 décembre 2025 à 10 h 37 min#128110Répondre
..Graindorge
Merci lison
un livre qui nous tire vers le haut. Et pas que pour l’enrichissement du vocabulaire. Hélas la richesse lexicale ne donne pas toujours l’intelligence à ceux/ celles qui en ont
Lorsque j’ai vu et écouté pour la première fois Gwenaël David, la chanson de Brel Les timides m’a traversé l’esprit. Et voilà, on dirait presque un simple d’esprit. Oui, la personne est simple et a de l’esprit.
J’espère trouver ce livre à Nice la semaine prochaine car les libellules me tournent autour depuis sa sortie.
Avec ta permission lison, je copie/colle ton texte dans le fil qui lui est consacré -
Claire N
InvitéOui – si vaste
A l’école enfant ,une foi , j’ai cru que j’étais adulte parce que je savait tout les mots ( j’autorise la lecture de cette phrase avec l’accent belge)
Et puis j’ai grandi
Et exuvies qu’est ce que je l’aime celui là !-
bibinard
Invitéta cru ktaitai adultalaur qtété pa nai en faite piske onaicsiste pa en vré
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..Graindorge
InvitéTrouvé ça
chronique littéraire
«Je ne suis pas une libellule», petite critique de la raison naturaliste
de Esteban Grepinet***
Ruisseau dans l’inconnu. Au fil de ses prospections le long des zones humides, l’entomologiste Gwenaël David raconte l’emprise rampante du capitalisme sur les espaces naturels – et le rôle ambigu qu’y jouent les naturalistes. Un récit poétique et politique.
Gwenaël David n’est pas une libellule, voilà qui est à peu près certain. Il est en revanche un très habile conteur de l’insoupçonnée biodiversité qui peuple nos bras d’eau, tourbières et autres milieux humides méconnus.
Des marais de Martinique aux ruisseaux jurassiens, ce spécialiste des odonates (libellules, demoiselles et autres petits «dragons volants») raconte ses explorations à la recherche des spécimens les plus remarquables.Des insectes aquatiques aux réflexions politiques
Clapotis, bourdonnements et boue collante accompagnent les descriptions passionnantes d’insectes en tout genre – dont les abracadabrantesques noms latins ne manquent pas de susciter la curiosité.
L’émerveillement devant ces rencontres éphémères se double d’une réflexion plus profonde – et complexe – autour de l’omniprésence du capitalisme au cœur de ces milieux «naturels».
Ici le citoyen furibond de voir des inconnus explorer sa propriété, là l’investisseur inquiet face à ces drôles de naturalistes capables d’identifier des espèces protégées susceptibles de menacer son projet immobilier (ou est-ce, à l’inverse, le projet qui menace l’espèce ?). Et, partout, les haies disparues, les prairies drainées, les espaces industriels s’entremêlant aux rus abandonnés.
D’enquêtes environnementales jouées d’avance en mesures de compensation ridicules, ce nouveau récit court mais dense – 80 pages et probablement autant d’anecdotes de terrain – est avant tout une analyse critique de la manière dont les logiques de profit façonnent l’environnement.
Le rôle des spécialistes du vivant n’est pas épargné dans ce livre de la toute nouvelle maison d’édition politico-littéraire Cause perdue. Avec ce questionnement qui revient inlassablement : les naturalistes sont-ils les serviteurs malgré eux de l’ordre en place, ou doivent-ils mettre leurs connaissances des espèces protégées et des milieux menacés au service de la lutte des classes ? Une chose est sûre, après ce livre vous ne verrez plus les libellules de la même manière.
«Je ne suis pas une libellule», de Gwenaël David, Cause perdue éditions, août 2025, 80 pages, 12 euros. -
..Graindorge
Invité» Il y a ce que je vois, ce que je cherche, ce que je trouve, ce que je croise, ce qui me distrait, ce que je ne comprends pas, ce dont je me souviens.
Il y a le présent primitif de ma quête, les vestiges du passé et les intuition déjà sombres du futur. Il y a l’histoire de ces sites, qui se niche dans les pierres,
les flaques, les rencontres, et à laquelle je dois l’état
ou la nature des milieux que j’arpente. J’observe pour mon érudition et pour le plaisir de voir vivre des créatures chez elles. Pour approcher de ce truc, cette intelligence sans cerveau, cette puissance phénoménale, ce frémissement. Mais en tant que naturaliste je transforme mes observations en témoignages dans le but d’informer, de rendre compte, voire d’être utile. La conversion en témoignages de ces informations, intuitions et questionnements achève les vivants en les réduisant à la nomenclature naturaliste de la transmission :
Brechmorhoga praecox, 5 mâles, 2 femelles,
4 immatures, 13 exuvies. Rivière Dumauzé, commune de Fort-de-France. 14.672398- 61.093113, 250m. 12/09/2008. Gwenaël DAVID »
Éclat de rire! Ah c’est sûr que c’est pas le même plaisir…
Qu’il se rassure, jusqu’à preuve du contraire, ces vivants ne savent pas lire.
Moi oui et » observations eviscérées » incluses, mon plaisir est intact -
Luc
InvitéC est estomaquant le groupe de groupies qui s extasie sur la pratique d un naturaliste uniquement parceque François begaudeau (qui vend un livre) leur dit de le faire.
Votre façon d écrire copie la sienne et vous ne vous en rendez plus compte (rires),C’est ouf les graindorge, les Carpentier
Y a presque 2000 espèces d oiseaux dans le palearctique, vous en connaissez combien au chant, au cri? Allez-y.
Allez rencontrer ces gens.
Les botanistes, les entomologistes, ornithosY en a plein de naturalistes , je dois en avoir une dizaine dans mon environnement proche à commencer par le paternel (50000 observations communiquées années après années au MNHN pendant une vie, création d’un groupement de recherche ornithologique et tant de combats contre les ogres dévoreurs de nature mais c était pas la mode et begaudeau têtait encore)
Y en a plein des gens qui se confrontent aux propriétés privées et qui passent outre .Combien de points d écoute, de bagage avez vous réalisé ou participé ?
J interroge votre degré de liberté et votre capacité à vous Extasier en dehors des prescriptions de François begaudeau.
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Carpentier
InvitéC’est ouf les graindorge, les Carpentier
Et toi tu connais que deux espèces de groupies?
Là aussi, tu suis Begaudeau: naturaliste, on nomme juste cela un crétin, un sans-couilles, un suiveur.
Bonne journée,
ps: Carpentier t’emmerde, et profond.-
Luc
InvitéTu as commencé à suivre begaudeau quand il s est amusé à poser des étiquettes sur moi dans sa noblesse le caractérisant sans te poser aucune question mais à prendre ça comme vérité révélée.
Le reste de tes lignes te concerne.
Ou explique en quoi je serais ce suiveur toi qui « ravale » et t’excuses quand on te dit de moins l ouvrir-
Carpentier
Invitéil me semble que tu commets bien des confusions et des erreurs mais bon
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begaudeau
InvitéLuc-le-venimeux a encore frappé
L’enthousiasme par lui réprouvé ne concerne pas « un naturaliste », mais un livre, Je ne suis pas une libellule, qui a tendance à éblouir beaucoup de ses lecteurs-rices, car c’est un grand livre
Ce livre Luc ne l’a pas lu, il n’en connait rien, et ses mots sur lui sonnent alors comme un pet dans l’espace.
J’ajoute qu’à ce jour le livre a du se vendre à 300 exemplaires, et qu’il n’ira pas beaucoup plus haut ; voilà à quoi s’attaque la chevaleresque diatribe de Luc-le-venimeux-
Luc
Invité« Ce livre Luc ne l’a pas lu, il n’en connait rien, »
Comme toi qui parle de la vie des gens sans rien n’en connaître? et livre aux simili rapaces traînant ici?
Non vraiment l’innocence te caractérise.
L’éditeur ne supporte pas la contradiction ou…?Un grand livre car édité par Begaudeau, n’est-ce pas? Car tout te revient et ce forum a cette fonction.
Quels sont les petits livres ou moyens édités par Cause Perdue sinon? Y a que des grands livres tu ne pourrais pas dire le contraire sans conflits.
T’es pas connu pour tes gentillesses (mot que tu honnis j’avais cru comprendre) mais plus pour tes morsures.
Petites morsures méprisantes dont j’ai fait les frais y a bien longtemps et comme un paquet ici, y a les groupies qui te brossent dans le sens du poil non stop, ceux et celles qui se barrent et d’autres plus réfractaires…rappel non pas que je bloque dessus mais symptomatique (et y a eu bien d’autres mépris avant):
_ luc « le venimeux » : ‘Tu as l’air fatigué (…) merci pour ce que tu partages’
_françois « le bienveillant »: ‘ avec des amis comme toi on n’en a pas besoin d’ennemis’
rires (comme on écrit ici)
Alors Luc ne lit pas tout ce que begaudeau vend et il a déjà en cours un livre de Toscana, un de PEREZ-Reverte, un de Minaudier, un de Mauvignier et un de Sands.
Tiens et aussi « mes plus rencontres animales » de l’éthologue Pouydebat. Livre qui n’est pas bon.-
begaudeau
Invitétu vomis sur l’enthousiasme que procure un livre que tu n’as pas lu
point
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Luc
Invitéça se peut vous vous ressemblez bcp
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..Graindorge
InvitéSourions Carpentina: Luc a avalé un disque rayé: ça rép, ça rép, ça rép…à l’infini. Aigri, amer, méchant, insultant: il nous a traité de garde rapprochée,
d’escort péripatéticiennes: dur métier
et pas le nôtre. Peut-être un amoureux éconduit par B.
Je ne suis pas psy Il reviendra de tps en tps verser ses bêtises. Je lui souhaite de Bonnes Fêtes à ce connard et je remets mon texte sur Je ne suis pas une libellule***
« Il y a ce que je vois, ce que je cherche, ce que je trouve, ce que je croise, ce qui me distrait, ce que je ne comprends pas, ce dont je me souviens.
Il y a le présent primitif de ma quête, les vestiges du passé et les intuition déjà sombres du futur. Il y a l’histoire de ces sites, qui se niche dans les pierres,
les flaques, les rencontres, et à laquelle je dois l’état
ou la nature des milieux que j’arpente. J’observe pour mon érudition et pour le plaisir de voir vivre des créatures chez elles. Pour approcher de ce truc, cette intelligence sans cerveau, cette puissance phénoménale, ce frémissement. Mais en tant que naturaliste je transforme mes observations en témoignages dans le but d’informer, de rendre compte, voire d’être utile. La conversion en témoignages de ces informations, intuitions et questionnements achève les vivants en les réduisant à la nomenclature naturaliste de la transmission :
Brechmorhoga praecox, 5 mâles, 2 femelles,
4 immatures, 13 exuvies. Rivière Dumauzé, commune de Fort-de-France. 14.672398- 61.093113, 250m. 12/09/2008. Gwenaël DAVID »
Éclat de rire! Ah c’est sûr que c’est pas le même plaisir…
Qu’il se rassure, jusqu’à preuve du contraire, ces vivants ne savent pas lire.
Moi oui et » observations eviscérées » incluses, mon plaisir est intact-
Luc
Invité« d’escort péripatéticiennes: dur métier »?
ah oui quand?garde rapprochée pour venir rajouter vos petits mots dès que l’autorisation est donnée par begaudeau, comme ça pour le fun.
« Il y a ce que je vois, ce que je cherche, ce que je trouve, ce que je croise, ce qui me distrait, ce que je ne comprends pas, ce dont je me souviens.
Il y a le présent primitif de ma quête, les vestiges du passé et les intuition déjà sombres du futur. Il y a l’histoire de ces sites, qui se niche dans les pierres,
les flaques, les rencontres, et à laquelle je dois l’état
ou la nature des milieux que j’arpente. J’observe pour mon érudition et pour le plaisir de voir vivre des créatures chez elles. Pour approcher de ce truc, cette intelligence sans cerveau, cette puissance phénoménale, ce frémissement. Mais en tant que naturaliste je transforme mes observations en témoignages dans le but d’informer, de rendre compte, voire d’être utile. La conversion en témoignages de ces informations, intuitions et questionnements achève les vivants en les réduisant à la nomenclature naturaliste de la transmission :
Brechmorhoga praecox, 5 mâles, 2 femelles,
4 immatures, 13 exuvies. Rivière Dumauzé, commune de Fort-de-France. »précise où tu trouves le plaisir dans ces lignes, ne fais pas juste genre « t’as vu françois j’ai lu ce que tu nous dis de lire, quel bonheur, que dis-je quelle joie »
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Luc
Invité» Aigri, amer, méchant, insultant »
Hum
Donc d écrire ça te qualifie de l inverse?
Oui évidemment. Une belle âme à la Maradona oui on connaît …
Reprends donc le fil de mes posts pour voir la genèse qui a amené la méchanceté à grands coups de mépris
Et te concernant qui a commencé à juger de la vie de l autre .C est classique dans la vie et plus encore sur les forums de renforcer des liens à coups de « vilain « commun.
Personne qui étaient venus en amitié et distribuer leur part de joie mais qui a un moment n ont pas été d accord avec begaudeau qui sait tout sur tout et surtout le mépris (chose que toi et ceux que j ai désignés , je ne savais même pas que vous étiez des nanas ou des femmes à chat enfin je m en tape, évitent toujours voilà tout )Bref c est pas mal de poser du Pessoa chez un gars qui nous pond 500 pages et 20 h de vidéos sur la moindre problématique …
Je rigole de voir votre obsession de la joie par effet de groupe chez un type qui accordons lui l intelligence ne donne pas trop envie d avoir sa vie.
Et dire que j ai défendu cet individu jadis quand a peu près tout le monde dans mon entourage le trouvait antipathique et imbu, physiquement quoi.
Apres voilà , le truc d autorité autour du bonheur / happycratie quoi
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..Graindorge
InvitéPoème] Mon Regard Est Clair Comme un Tournesol – Fernando Pessoa
Traduit par Richard Zenith.***************************
Mon regard est clair comme un tournesol.
J’ai pour habitude de marcher sur les routes
En regardant à droite et à gauche
Et parfois en regardant derrière moi,
Et ce que je vois à chaque instant
C’est ce que je n’avais jamais vu auparavant,
Et je suis très doué pour remarquer les choses.
Je suis capable de ressentir la même émerveillement
Qu’un nouveau-né ressentirait
S’il remarquait qu’il était vraiment et véritablement né.
Je sens à chaque instant que je viens de naître
Dans un monde complètement nouveau…
Je crois au monde comme à une marguerite,
Parce que je le vois. Mais je n’y pense pas,
Parce que penser c’est ne pas comprendre.
Le monde n’a pas été fait pour qu’on y réfléchisse
(Penser, c’est avoir des yeux qui ne vont pas bien)
Mais pour le regarder et être en accord.
Je n’ai pas de philosophie, j’ai des sens…
Si je parle de la Nature, ce n’est pas parce que je sais ce qu’elle est
Mais parce que je l’aime, et pour cette raison même,
Parce que ceux qui aiment ne savent jamais ce qu’ils aiment
Ou pourquoi ils aiment, ou ce qu’est l’amour.
Aimer, c’est une innocence éternelle,
Et la seule innocence est de ne pas penser…
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Luc
InvitéOn espère que begaudeau lira ces sages lignes de Pessoa.
Admets que c est en totale contradiction avec ce forum et son tenancier où tout est pensé surpensé jusqu a la nausée .
Et qu en l espèce ça t arrange aussi.
Ou dans ce cas ne plus écouter aucune critique etc -
Luc
InvitéFernando Personne en opposition avec G. David (« ah non mais en fait t as pas compris la profondeur ?)qui semble-t-il nomme et porte à connaissance…
Allez bonnes fêtes connasse car si on ne nomme pas ce qu on aime on nomme aisément ce qui nous repousse.Et t as plus l âge de bully groupé miaou
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..Graindorge
Invité🌏
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..Graindorge
InvitéRectificatif: en lieu et place de » aigri, amer, méchant je devais écrire aigreur, amertume, méchanceté, insultes
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Carpentier
Invitéah, à toi aussi l’autre abruti.e colle au cul de tes posts?
C’te plaie purulente, bordel : D– un coup de l’autre qui nous désignait comme les (deux seules) groupies de ce forum sans nul doute
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Luc
Invitéet non c’est pas moi! mais le karma s’appelle Laurence on dirait. comment vous dites?ah oui: Eclat de rire!
pas mal venant d’une personne qui colle au cul de tout le monde sur tous les sujets et qui trolle sans comprendre les sujets des postsmange tes morts comme dirait l’autre avec tes efforts pour ecrire avec genre … »c’te » aïe c’est dur
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..Graindorge
Invité« un coup de l’autre qui nous désignait comme les (deux seules) groupies »
Non: trois groupies avec Claire-
laurence
InvitéTu es C’te plaie purulente, bordel : D et si t’allais plutôt faire ton cirque sur jeux vidéos.com????
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..Graindorge
InvitéHier, samedi, j’ai eu l’idée de retourner à la librairie Masséna puisque je me baladais dans le coin. Y’avait du monde. Je me suis approchée d’une dame qui rangeait une table de livres et après avoir dit que j’avais acheté pour une soixantaine d’euros
de livres la semaine antérieure, je lui ai demandé s’ ils pouvaient mettre Je ne suis pas une libellule de Gwenaël David en vitrine. Sourire. » Ce sont les libraires qui… »
J’insiste sans insister : c’est un très joli livre, joli cadeau de Noël 🎄 🎅 🎄 🤶 Sourire. » Oui madame mais non madame. Qui ne tente rien. Joyeuses Fêtes.-
laurence
Invitéet si t’allais plutôt faire ton cirque sur jeux vidéos.com????
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stephanie
InvitéIl était en stock ?
Je l’ai commandé à la librairie Les journées suspendues (quartier Libération).-
..Graindorge
InvitéMoi j’avais appelé et j’avais pu passer le prendre ainsi que celui de Pastoureau Les couleurs de nos souvenirs.
J’ai craqué aussi pour Récits d’ Italo Calvino, 37€!!!
Le Père Noël me les rendra. Ou pas. Celui de Pastoureau est à 9€ et des poussières
Les journées suspendues? Quelle rue ??? C’est mes quartiers là Libé, Borriglione etc…-
laurence
Invitéet si t’allais plutôt faire ton cirque sur jeux vidéos.com??
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stephanie
Invitéla librairie est sur le bd Borriglione au 23.
Les libraires sont très sympas, prennent le temps de la discute ( payés au smic pour les 2 salariés , dont un à mi temps et le patron se paye parfois ).
Je vais acheter Pastoureau pour l’offrir ( et le lire avant).
Je ne vais plus à la librairie Masséna, ils ont le monopole et invitent trop de politicards droitards.-
blowup
InvitéIl raconte nimp
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..Graindorge
InvitéJ’irai et peut-être qu’ils accepteront de mettre en vitrine le livre de G. David
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..Graindorge
InvitéSuis passée à la librairie Les journées suspendues. Je l’ai reconnue, j’avais oublié son nom. Un gars très sympa n’a pas tiqué à ma question même en ayant dit avoir déjà le livre ne me souvenant plus de leur librairie.
Juste que c’est pas possible car il faut qu’un lecteur commande et fasse l’avance car les petites maisons ne reprennent pas les invendus-
blowup
Invité😂
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..Graindorge
Invité.
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blowup
Invité😂😂
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stephanie
InvitéLe court métrage Odonata d’Adrien Fonda m’a beaucoup fait penser au livre Je ne suis pas une libellule.
Je l’ai vu à Clermont Ferrand dans le cadre du festival du court métrage. Un naturaliste présentant la catastrophe écologique, choisi la solitude et les insectes. Il sera peut être diffusé sur Arte.
Après la séance, une envie de l’offrir à mes amis, me poussa à la librairie Les Volcans ( juste en face de la salle de projection).
Il était là, pas très loin de Désertion « coup de cœur ».-
François Bégaudeau
Maître des cléson va essayer de voir ça
merci
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..Graindorge
InvitéTrouvé ça
Wendy Delorme, Gwenaël David : l’eau, ses espaces, ses espèces – En attendant Nadeau https://share.google/Qut2Krcz17p1anyp2
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