Accueil › Forums › Forum général › Jamais lu et je cherche des livres qui ont le gout de ces film « naturalistes »
- Ce sujet contient 35 réponses, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par
Nezvul, le il y a 1 année et 2 mois.
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Leny
InvitéEn 2021 (javais 17 ans) j’ai vu un film qui m’a tellement touché que je suis devenu fan de cinéma. Ou plutôt un genre de film. Les films « naturalistes » j’ai cru comprendre : Rohmer, Guillaume brac, jonas trueba, kelly reitchard et récemment Hong Sang-Soo. Je crois que c’est la première fois de ma vie que je comprends l’intéret de l’art, meme si je saurais toujours pas exactement expliquer en vrai ce que c’est, cette intéret. En tout cas je le ressent et je crois que c’est le plus important. Mais Anal Génocide (son ancien pseudo était mieux) avait une phrase qui exprime un peu ce que ca me fait quand je regarde ces films : c’est beau car c’est vrai. Ducoup maintenant j’ai envie d’être touché autant que quand je regarde ces films dans d’autre formes d’art . et je sens que je peux ressentir ca avec la littérature quand j’entends parler des gens de livres (dont francois). Mais j’ai jamais réussi à « accrocher » à un livre, ca me fait chier. Je sais que je disais ca des films lents et verbeux que j’adore maintenant mais avec la littérature y’a un truc qui coince. Je lit un peu c’est ok puis je met un marque page puis je perd quand même la page puis j’ai une étagère de livres dont j’ai perdu la page.
Ducoup tout ca pour vous dire que je cherche à lire des trucs qui ont plus ou moin l’approche esthétique des films que j’aime,
salam -
deleatur
InvitéCommence peut-être par des petits formats.
Des nouvelles de Maupassant, ou Pierre et Jean du même.
Essaie également Le Curé de tours de Balzac.
Aussi Un coeur simple de Flaubert.
Plus proche de nous : La Place, Une femme, Passion simple d’Annie Ernaux.
Dans la ville, d’Élodie Fiabane (ce sont des petits récits de 3-4 pages à chaque fois et cela se lit très bien).
Et puis essaie Entre les murs, ou La blessure la vraie de François, je ne dirais pas que c’est naturaliste, mais ça en a le goût. Ou encore L’amour, du même.
Bref, des livres pas trop longs, qui se lisent bien, en une, deux, ou trois fois.
D’autres sitistes te feront d’autres propositions. -
Oscar Spielmann
InvitéZola ! Charles Juliet ? Voir du côté du roman policier peut-être…
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françois bégaudeau
InvitéIl y a toute une littérature qui fait ce travail là.
Celle que Deleatur a dit, mais aussi celle de François Beaune, de Florence Aubenas, de Pierrick Bailly, de Carrrère par moments (V13, D’autres vies que la mienne). J’ajouterais un livre comme Voyage à Bayonne de Gaelle Bantegnie. Peut-être les livres documentaires de Jean Rolin. Vraiment il y a de quoi faire.-
Leny
InvitéPeut-être un livre pour commencer ?
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Oscar Spielmann
InvitéQuel est ce film qui t’avait « touché » ? Le savoir permettrait d’orienter un peu…
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Leny
Invité« à l’Abordage » et « contes de juillets » de Guillaume Brac. films d’été qui parlent de drague raté, d’amitiés, de camping etc.. J’ai regardé ces films et j’ai ressenti l’été.
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Malice
InvitéJ’ai conseille Tom Perrotta, qui met en place des situations moralement problématiques très intéressantes; il est très précis sur la vie banlieusarde américaine, très drôle aussi.
Mes livres préférés jusqu’ici : Mrs Fletcher, Les disparus de Mappleton, Les enfants de choeur. -
françois bégaudeau
InvitéDans ce cas reporte toi à l’original, Rozier. Puis éventuellement Rohmer. Conte d’été sent vraiment l’été.
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Malice
Invitéj’ajoute « Conte d’automne » car chez ces enfoirés de sudistes l’été dure jusqu’en octobre
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juliette
InvitéBonjour,
Je partage votre amour pour les films que vous citez. Je note le » c’est beau car c’est vrai » qui est finalement le dénominateur commun de tout ce que j’aime lire ou regarder.
Je peux vous conseiller la lecture de Price, de Steve Tesich (ça se passe l’été, le héros tombe amoureux, ses deux meilleurs amis sont des personnages géniaux). On a envie de le relire à peine la dernière page terminée. Je pense pouvoir affirmer que le plaisir de lecture est décuplé si on jeune (comme vous et moi).
Sinon dans la recherche de « vérité » et le courage qu’elle implique, j’ai beaucoup aimé le premier livre d’Edouard Louis.
Je suis d’accord avec ce qui a été écrit plus haut, un cœur simple est un petit bijou.
Pour la sensation écrasante du soleil que l’on retrouve dans les films mentionnés, Un barrage contre le Pacifique (dans un tout autre registre franchement moins joyeux) m’a vraiment fait ressentir cette chaleur étouffante.
Et si vous trouvez la littérature ennuyeuse, John Fante pourrait vous plaire (mon chouchou).
Je m’éloigne très certainement de votre demande mais j’espère que ces livres vous donneront autant de plaisir que j’ai pu en éprouver.
PS : pour les difficultés de concentration que demande la lecture, je suis parvenue à lire en éteignant mon portable (je suis accro) et en me forçant à ne faire que ça pendant 2 heures (comme au ciné, finalement). Si ça peut vous aider …
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Ostros
InvitéFaulkner, Giono, Flaubert c’est bien du naturalisme ?
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Leny
InvitéOh Giono vient de chez moi en plus, je vais aller lire ça je pense
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deleatur
InvitéGiono, c’est Giono. Une beauté pure de la langue, parfois âpre, parfois douce, toujours poétique : Regain me bouleverse à chaque lecture et c’est l’un des livres que je finis toujours en pleurs.
L’accent du midi, mais là où le vent souffle fort, les Alpes de Haute-Provence, où la souffrance des choses à exister est visible et palpable ; tout le contraire de Pagnol, plus au sud, en plein soleil, tout entier baigné des lectures de Jean-Henri Fabre et de ses Souvenirs entomologiques.
Une vraie écriture régionaliste (je ne sais pas ce que je suis en train d’essayer de dire), mais j’éprouve le même plaisir à lire Henri Bosco, André Dhôtel, Maurice Genevoix.
Et puis tiens, tant qu’on y est : Jacques Chardonne (Eva ou le Journal interrompu sur les impasses de l’introspection dans le couple).
Je ne sais pas si ces auteurs sont encore lus aujourd’hui. Ce sont d’abord des souvenirs d’école primaire et ensuite des lectures de jeune homme.
Je laisse François répondre sur Faulkner, ses constructions narratives, les voix et les langues qu’il fait entendre. Mais je ne crois pas qu’on puisse parler de naturalisme à son égard.-
françois bégaudeau
InvitéEffectivement je ne crois pas que Faulkner puisse etre dit naturaliste
En littérature la notion est à la fois plus précise et donc plus circonscrite
En cinéma le naturalisme cherche à mettre à nu. Il dépouille. Le chef d’oeuvre du genre s’appelle L’enfance nue.
Je m’associe à Juliette pour approuver ce « c’est beau parce que c’est vrai », qui est le lieu de l’art-
Ostros
InvitéD’accord merci les gars pour cette précision
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baptiste
Invitéj’ai beaucoup aimé dans ce style « La Concession française » de Xiao Bai. à vrai dire je ne me rappelle même plus du scénario ni des personnages. mais l’écriture pleine de détails géographiques, sensoriels, historiques immerge vraiment dans l’ambiance de Shanghai en 1931, c’est saisissant. j’imagine que c’est ce que tu cherches quand tu dis « naturaliste ».
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Leny
InvitéMerci pour ta réponse j’irais me renseigner la dessus. En vrai je ne sais pas trop à quoi ressemblerais l’équivalent ce que je cherche en littérature de ce naturalisme que j’aime dans le cinéma. Déjà parce-que je n’ai aucune culture littéraire, ensuite parce-que j’imagine que ca ce déplois différement dans d’autre formes d’art. Mais dans le « naturalisme » que j’aime au cinéma, il s’agit de cette représentation froide du des choses. Souvent les scènes / plans sont comme des tableau; fixes, le temps est souvent laissé pour faire ressentir la scène dans sa totalité, les émotions des acteurs sont pas très « excentriques ». Les gens sont banals, ce qu’il vivent et banals mais les films sont hyper organique, ca sent le vrais quoi. Depuis que j’écoute des poadcast cinéma j’arrive un peu à intellectualiser et rationnaliser ce procéder artistique, qui est souvent resté indescriptible pour moi. Je savais pas pourquoi j’aimais ca. Donc voilà 🙂
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Ema
InvitéÀ ce propos le naturalisme exclue-t-il le fantastique ?
Maupassant est considéré comme un auteur naturaliste mais je ne sais pas si cela s’applique à ses nouvelles-
françois bégaudeau
InvitéLe fantastique exige le naturalisme.
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Ourson
InvitéSalut, je cherche des BD qui ont le goût de ces films naturalistes, vous auriez des recos ?
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David Watts
InvitéQuartier Lointain, de Jirō Taniguchi (fin 90’s). Manga d’auteur qui a cartonné sur le marché occidental, si tu ne connais pas déjà… Du Ozu sur planche avec un vague argument fantastique.
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Ourson
InvitéOh purée on me l’a offerte à Noël !! Merci à toi je la lis dès ce soir
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Linconnu
InvitéVoilà de quoi faire :
Le journal de mon père du même Jiro Taniguchi
L’homme sans talent de Yoshiharu Tsuge
L’amour brute de Tommi Parrish
Sabrina de Nick Drnaso
Rusty Brown de Chris Ware
Ghost World de Daniel Clowes
Hors-saison de James Sturm
Loin d’être parfait d’Adrian Tomine
Paul à la maison de Michel Rabagliati
Fleur de Lait de Miguel Vila
Mauvaises filles de Ancco
L’été à Kingdom Fields de Jon McNaught
Gemma Bovery de Posy Simmonds-
François Bégaudeau
Maître des clésC’est un jeu « le premier qui cite un roman français a perdu »?
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Carpentier
InvitéLe Canto Uno du Mektoub de Kechiche
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Oscar Spielmann
InvitéVu sur Netflix (!) Je ne l’avais pas vu à sa sortie. Quelle beauté ! Nostalgie…
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Carpentier
InvitéLu qu’Abdellatif a monté l’intermezzo de son Mektoub différemment de celui qui avait fait boucan sur la Croisette, avec un cunni live sur 15 minutes.
Que cela ne dure plus que quelques secondes a-t-il pour but de figurer dans l’offre Netflix?
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Carpentier
Invitéà accompagner de lectures de Bailly peut-être, du coup
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Delphine
InvitéLes livres de Jean Teule, probablement peu naturalistes parce que inspirés de légendes, mais courts, donc faciles pour accrocher à la lecture. « Mangez-le si vous voulez » ne m’avait pas laissée indifférente. Je ne sais pas ce que vaut l’adaptation cinématographique. Et il y a de l’humour dans son style d’écriture.
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toto
InvitéGeorge Sand avec La petite Fadette, François le champi.
Mais tu les as sans doute déjà lus étant enfant. -
Oscar
InvitéQuestion suite à vos échanges autour du naturalisme et du cinéma d’Almodovar :
Une partie de campagne de Renoir, film naturaliste ? -
Oscar
InvitéUne recherche mène rapidement vers Gilles Deleuze sur ce sujet. Lire ça d’habord, merci )
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François Bégaudeau
Maître des clés1 Oui il y a du naturalisme chez Renoir – Une partie de campagne, Toni, Le crime de monsieur Lange, etc
2 la définition de naturalisme par Deleuze est, dans mon souvenir, assez spécifique. Je crains qu’elle ne t’embrouille.-
Oscar
InvitéJ’écoute « Classifications des signes et du temps », très pointu pour moi effectivement, mais c.ses « mondes originaires » dans les oreilles au boulot c’est parfait.
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Nezvul
InvitéJe ne pourrais te donner des recommandations, juste un simple conseil qui m’a aider à me mettre à la lecture (d’après ce que jai bien compris cest aussi ca qui te pose problème). Avant moi aussi j’avais beaucoup de mal à me mettre à lire déjà, puis à longuement continuer ensuite. C’est tout bête mais avant de commencer à lire fixe toi un nombre de pages minimale que tu dois lire, tu peux commencer à 10 ce qui va assez vite. Fais ça tout les jours et augmente le nombre de page avec le temps. Cela ne demande pas tant de discipline et ça fonctionne plutôt bien dans mon cas.
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