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Vous lisez 22 fils de discussion
  • Auteur
    Messages
    • #45577 Répondre
      Jeanne
      Invité

      Je ne connaissais pas Benjamin Bayart, qui vient de m’apprendre pas mal de choses sur l’IA:
      https://www.thinkerview.com/benjamin-bayart-intelligence-artificielle-bullsht-pipotron/

    • #45639 Répondre
      Claire N
      Invité

      Merci Jeanne, j’ai bien aimé la première partie
      Lorsqu’il explique notamment que l’on ne sait pas réellement comment ça marche
      Et également lorsqu’il explique que l’ia reste un outil de calcul, nécessairement soumise à la pertinence des questions et des données qu’on lui fournit

      • #45663 Répondre
        Jeanne
        Invité

        Merci, Claire, de ton retour. Oui tu résumes là le cœur de son propos. Une chose que j’aime bien dans le discours de ce monsieur, c’est qu’il n’est ni alarmiste ni techno-béat.

        • #45668 Répondre
          Claire N
          Invité

          Oui , pas alarmiste effectivement – et il rappelle que il n’y aura pas de perte de control / mais exactement le même ordre avec d’autres outils

          • #45674 Répondre
            Jeanne
            Invité

            Oui c’est ça.
            Je ne sais pas si j’aurais employé le mot « ordre » mais je vois ce que tu veux dire.
            Et pour le dire autrement : le gars aborde le sujet de l’IA en le politisant. (Ce qui n’est pas si courant).

            • #45675 Répondre
              Claire N
              Invité

              Exactement, je n’étais pas bien satisfaite
              Merci !

              • #45676 Répondre
                Claire N
                Invité

                Et même en dissolvant l’éventuelle «  dépolitisation «  utopique d’une Ia autonome

                • #45678 Répondre
                  JÔrage
                  Invité

                  C’est effrayant de constater que de telles banalités peuvent susciter un tel enthousiasme.

                  • #45699 Répondre
                    Claire N
                    Invité

                    Hum non , je voulais pas exprimer quelque chose de l’ordre du blasé, c’est bien sûr étonnant comme technique – c’était plus en rapport avec l’imaginaire SF qui peut être prenant que je disais cela

    • #45677 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Salut Jeanne, grand merci pour ce sujet. Je regarderai dimanche avec beaucoup d’intérêt cette vidéo de ce monsieur Bayart que je ne connais pas. Comme je ne connaissais pas non plus ce professeur Mark Coeckelbergh. J’ai trouvé son livre en espagnol à la bibliothèque universitaire. Je ne sais pas s’il a été traduit en français. J’ai traduit un bout

      “Les algorithmes ne sont pas seulement un sujet scientifique et technologique. Ils sont aussi politiques. Comme l’indique le professeur Mark Coeckelbergh dans son récent ouvrage « The Political Philosophy of AI », le développement et l’usage de technologies d’intelligence artificielle (IA) impliquent un changement de paradigme du tissu démocratique qui fonde notre système politique.”
      « je soupçonne l’ordinateur de s’être trompé » Josef K au 21ème siècle.
      Le livre démarre en citant Le Procès de Kafka.
      Malheureusement, l’histoire est toujours d’actualité. Pas seulement parce qu’il existe encore des bureaucraties opaques et des régimes oppressifs qui arrêtent des personnes sans raisons.
      Cela s’est produit, se produit même dans nos sociétés dites « avancées » « grâce à la technologie et en particulier à l’IA.
      Dans l’après-midi d’un jeudi de janvier 2020, Robert Julian-Borchak Williams reçoit un coup de fil à son bureau du département de Police de Détroit. On lui demande de se rendre au commissariat de Police pour y être arrêté.
      Comme il n’avait rien à se reprocher, il n’y est pas allé.
      Une heure plus tard, il a été arrêté chez lui, dans le jardin qui est devant sa maison en présence de son épouse et de ses enfants et, selon le New York Times : « la police ne savait pas pourquoi » (Hill, 2020).
      Plus tard, dans la salle d’interrogatoire, les policiers lui ont montré une image d’une caméra de surveillance où apparaît un « noir américain » en train de voler dans une boutique de luxe et ils lui demandèrent « c’est vous ce gars là ? C’est vous ?”. Monsieur Williams, qui était “afroaméricain”, répondit “Non, ce n’est pas moi. Croyez-vous que nous nous ressemblons tous ? » Il fut libéré beaucoup plus tard, et le procureur a fini par lui présenter des excuses.
      Que s’était-il passé ? Le journaliste du New York Times ainsi que les experts qu’il avait consulté soupçonnaient que « son cas pourrait être le premier connu d’un américain arrêté par erreur à cause du résultat érroné d’un algorithme de reconnaissance facial »
      Le système de reconnaissance facial, qui utilise l’IA sous forme d’apprentissage automatique a des failles et, il est très probablement biaisé : il fonctionne mieux avec les « hommes blancs » qu’avec d’autres. Ce système crée donc de faux positifs comme dans le cas de Mr Williams et, combiné avec un mauvais travail policier, aboutit à l’arrestation de personnes pour des crimes qu’ils n’ont pas commis « je soupçonne l’ordinateur de s’être trompé » a dit l’un des agents. Aux États-Unis du XXIe, Josef K est un « afroaméricain » et on l’accuse à tort, sans explication, au moyen d’un algorithme. Le fin mot de l’histoire c’est que les ordinateurs non seulement commettent des erreurs. Erreurs qui peuvent avoir de lourdes conséquences pour les personnes et leurs proches. L’utilisation de l’IA peut empirer les injustices, les inégalités systémiques déjà existantes et en réponse à des cas comme celui de Mr Williams, on pourrait faire valoir que tous les citoyen.nes devraient avoir le droit à une explication lorsqu’il se décide des décisions qui les concernent.
      Il existe peu de travaux qui abordent le sujet depuis une perspective politico-philosophique. C’est une situation lamentable, cette question se prêtant parfaitement à une investigation de ce genre et elle ne bénéficie pas des précieuses ressources intellectuelles de la tradition politico-philosophique.
      Nous avons aussi besoin de réfléchir sur comment faire la politique de l’IA plus participative, publique, démocratique, inclusive et sensible aux contextes globaux et aux différences culturelles. De quelles technologies politiques avons-nous besoin pour façonner ce futur ? »

      Je me souviens d’un dessin humoristique qui m’a pliée: on y voit un gars filiforme un peu hurluberlu devant une maison « contemporaine » ( 2 cubes superposés, un balcon en verre) une voiture et on suit les flèches: maison intelligente, voiture intelligente, téléphone intelligent, montre intelligente, et sous le gars on lit: « idiot »
      Voilà pour la touche d’humour mais c’est un sujet important.
      Grâce à cette IA, Gabriel Attal promet « des procédures plus simples, des délais plus rapides et des services publics plus efficaces », tout en balayant la crainte de voir l’humain remplacé par un chatbot en ligne. « A l’IA les tâches répétitives, à nos agents le contact et le relationnel », a-t-il martelé.
      Qui le croit lève le doigt! Mais noon, pas celui-là camarade!
      Dans Boniments, ça parle des algorithmes. Notre hôte écrit « l’humanité contemporaine se distingue de toutes ses incarnations antérieures par le nombre de mots ou choses qu’elle manipule sans les comprendre. Avoir à expliquer « algorithmes » me laisse aussi penaud que si on m’intimait de détailler le fonctionnement de l’appareil avec lequel j’écris ces lignes. Je balbutie que les algorithmes – pourquoi ce pluriel? – sont des calculs de la machine – quelle machine? – qui associent tel lien à telle recherche internet, me suggèrent de prolonger l’écoute d’un morceau par tel autre, me proposent telle entrée lorsque je tape « définition d’algoritme ». Je décris des effets sans nulle idée des causes, des principes »

      • #45679 Répondre
        Claire N
        Invité

        Merci Graindorge
        Le témoignage de ton texte rejoint un aspect développé dans la vidéo
        -le contrôle au faciès, qui se pratique déjà ne va pas changer fondamentalement de nature avec l’ia il gardera sa nature première
        – l’ia fait les erreurs qu’on lui a apporté de ce que j’ai compris

    • #45681 Répondre
      Claire N
      Invité

      Elle n’est capable de trouver de solution «  vrai «  qu’à une question scientifique
      On voit la nécessité de bien démêler la politique de tout scientisme – comme maintenant

    • #45687 Répondre
      Emile Novis
      Invité

      Merci pour le partage. Je n’ai pas eu le temps de regarder en entier, mais j’ai trouvé que le rapprochement entre l’IA et l’hégémonie de la communication était intéressant.
      Je rejoins en partie les intervenants pour dire qu’il n’y a pas, à mon avis, de « révolution » particulière avec l’IA, mais un approfondissement de l’ordre, approfondissement, il est vrai, très intense néanmoins. Et cet approfondissement de l’ordre est un pas de plus vers le recouvrement du réel et de la vie par cette « rationalité » délirante, calculante et arraisonnante.
      J’en veux pour preuve ce texte de Weil extrait des Cahiers, qui établit un lien très intime entre ces trois choses : algèbre, machinisme (, la technique moderne, qu’on peut prolonger avec l’automatisation à l’œuvre dans l’informatique) et l’argent. Ce qu’on appelle aujourd’hui les « algorithmes », qui sévissent un peu partout désormais, ne sont pas autre chose que cette synthèse, en un objet spécifique, de ces trois éléments, synthèse déjà aperçue par Weil dans les années 30. Je crois que le trading, par exemple, est effectivement la synthèse parfaite de l’argent (spéculation financière), du machinisme (désormais, il s’agit d’informatique) et de l’algèbre (opération et composition sur des nombres). Ce qu’on nomme le numérique, supposément « révolutionnaire », n’est ni plus ni moins que cette synthèse.
      L’union de ces trois élément gouverne le monde, et cela s’approfondit encore avec l’IA. J’y vois une intensification de l’emprise du collectif sur les individus, car l’IA fera les joies de la bureaucratie privée et publique. Ce simulacre de pensée, c’est-à-dire ces opérations automatiques sans conscience et sans sujet incarné, risque d’enserrer encore un peu plus les individus dans les filets du collectif. En ce sens, je serai un peu plus pessimiste, comme on dit.

      • #45688 Répondre
        Emile Novis
        Invité

        Voici le texte de Weil (je coupe à certains endroits, car ce sont des fragments) :
        « Argent, machinisme, algèbre. Les trois monstres de la civilisation actuelle. Analogie complète.
        L’algèbre et l’argent sont essentiellement niveleurs, la première intellectuellement, l’autre effectivement.
        La vie des paysans provençaux a cessé de ressembler à celle des paysans grecs décrits par Hésiode, depuis cinquante ans environ. Destruction de la science telle que la concevaient les Grecs vers la même époque. L’argent et l’algèbre ont triomphé simultanément. Le rapport de signe à signifié périt ; le jeu des échanges entre signes se multiplie par lui-même et pour lui-même. Et la complication croissante exige des signes de signes […].
        Comme la pensée collective ne peut exister comme pensée, elle passe dans les choses (signes, machines…). D’où ce paradoxe : c’est la chose qui pense et l’homme qui est réduit à l’état de chose. Il n’y a point de pensée collective. En revanche, notre science est collective comme notre technique. Spécialisation. On hérite non seulement de résultats, mais encore de méthodes qu’on ne comprend pas. Au reste les deux sont inséparables, car les résultats de l’algèbre fournissent des méthodes aux autres sciences […].
        L’esprit succombant sous le poids de la quantité n’a plus d’autre critérium que l’efficacité ».

      • #45701 Répondre
        Claire N
        Invité

        le recouvrement du réel et de la vie par cette « rationalité » délirante, calculante et arraisonnante.
        Oui
        Et pour la question de la bureaucratie je te rejoins
        Le calcul ayant cette caractéristique désastreuse de légitimité hors de tout questionnement, comme si il s’agissait d’un outil de vérité en toute chose

        • #45702 Répondre
          Claire N
          Invité

          Oups je n’avais pas vu que tu avais développé cela dans un autre fil

          • #45704 Répondre
            Claire N
            Invité

            « Le rapport de signe à signifié périt ; le jeu des échanges entre signes se multiplie par lui-même et pour lui-même » ce passage est génial, Merci

            • #45812 Répondre
              Emile Novis
              Invité

              @Claire N
              Oui, je me suis moi-même beaucoup penché sur ce meurtre du rapport entre signe et signifié par le développement de la technique et la mise en ordre comptable du monde.
              La religion de la production qu’est le capitalisme s’accommode très bien de l’IA parce que ce système de signes tourne à vide et nie ce que la bourgeoisie ne cesse de nier : le vécu concret et réel du producteur et des individus pris dans cet ordre.
              La puissance de calcul des ordinateurs est telle qu’on peut lui donner à bouffer des milliards de signes, et des milliards de signes de signes, il les bouffera. Le trading, c’est ça : des signes qui subsument d’autres signes qui subsument d’autres signes, avec des milliards d’opérations à la seconde sur ces signes, signes qui sont là pour assigner une valeur aux choses et faire la pluie et le beau temps. Mais le problème est 1) qu’aucune conscience ne peut penser ces milliards de rapports, de telle sorte que c’est la machine qui « pense » et non plus l’homme, et 2) qu’une telle démarche fait disparaître littéralement le rapport au réel et la perception incarnée du monde. Pour un algorithme qui effectue ses calculs sans pensée et sans conscience, la souffrance produite par le licenciement des travailleurs qui procèdent de ses calculs n’existe pas.
              Idem pour l’administration publique : le gouvernement veut utiliser l’IA dans l’administration. L’Etat n’avait déjà pas beaucoup de considération pour la vie concrète de ses administrés, et l’IA ne fera qu’approfondir ceci. On imagine l’allocataire arrivé à la CAF pour se taper une borne automatique qui lui « parlera » comme Chat GPT. C’est déjà là, mais ça devrait s’approfondir si j’ai bien compris.
              D’une certaine manière, je crois, pour ce que je comprends de l’IA, que cette machine quasi automatique, qui est un simulacre de pensée, exprime la vérité du rapport au monde de la bourgeoisie aujourd’hui : un monde de signes qui ne se réfère plus du tout au réel car ce système fonctionne en vase clos – une sorte de phobie du monde et de la vie concrète. Tout se passe comme si le réel n’existait pas.

              • #45813 Répondre
                Emile Novis
                Invité

                D’ailleurs, je viens de regarder l’étymologie du mot « ordinateur » : c’est, littéralement, ce qui met de l’ordre. Selon le Littré, c’est comme Dieu qui met de l’ordre dans le monde.
                Ceci fait écho au mot « ordre » que vous avez utilisé au début de cette conversation.
                Aujourd’hui, il faut remplacer « Dieu » par « bourgeoisie », dont on comprend un peu mieux le goût qu’elle manifeste pour cette petite machine qu’elle assimile au progrès…

              • #45869 Répondre
                Claire N
                Invité

                « c’est la machine qui « pense » et non plus l’homme »une hiérarchie des intelligence est donc reconduite
                Je reprends ton point parce qu’il pointe exactement la domination intellectuelle
                , il s’agit d’un outil qui peut etre utilisé dans la hiérarchisation des intelligences, outils dont se dotent les bourgeois , qui curieusement acceptent l’externalisation ( ce qui me semble étonnant compte tenu de leur tendance à essentialiser cette domination en l’attachant à leur personne)
                Ta référence au «  dieu ordinateur de la vérité vrai « me semble intéressante, c’est assez proche des mécanismes aristocratiques visant à instituer les droits divins, et sous cet angle l’externalisation sus cité prendrait toute sa signification, leur autorité n’en étant que renforcée puisqu’elle leur est «  donnée «  par la vérité des chiffres
                Le documentaire démystifie , en cela il est salutaire
                L’espoir réside pour moi dans ma confiance pour tous en l’incommenssurable poésie du cerveau qui par le verbe lie le signifiant et le signifiié

                • #45871 Répondre
                  Hami Debile
                  Invité

                  Ptdr mdr.

                  • #45907 Répondre
                    Claire N
                    Invité

                    Non ça va pas tu as ris avant la blague

                    • #45908 Répondre
                      Claire N
                      Invité

                      Tadam ! C’etait la blague !

                      • #45922 Répondre
                        JÔrage
                        Invité

                        Claire N: Vous n’avez aucune foutue idée de ce dont vous parlez.
                        .
                        AUCUNE!
                        .
                        Et ouais, idéalement il faudrait que je vous pardonne d’être aussi cons car vous ne vous rendez pas compte du problème mais très franchement en l’état c’est au dessus de mes forces.

                      • #45924 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        « il faudrait que je vous pardonne d’être aussi cons » te fatigue pas – garde ton pardon dans ce cas si il se tient sur du mépris

                      • #45934 Répondre
                        JÔrage
                        Invité

                        Claire N: Je n’avais pas prévu d’ouvrir un thread « Je vous pardonne ».

                • #45883 Répondre
                  Emile Novis
                  Invité

                  @Claire N
                  Je ne vais pas avoir trop le temps ce week-end, mais je suis d’accord avec le point consistant à dire qu’il faut impérativement rétablir le lien entre signe et signifié, entre le signe et son référent dans le réel. Le rétablissement de ce lien est à lui seul devenu révolutionnaire de nos jours, car il engage notre perception du monde. Ce n’est pas l’IA qi va nous aider dans cette tâche, bien au contraire.
                  Je serai également d’accord sur l’idée que la bourgeoisie veut imposer une norme du discours vrai sur le monde, et cette norme est parfaitement compatible avec l’IA, puisque leur manière de penser se réduit depuis longtemps à ce simulacre de pensée.
                  Mais je ne comprends pas le rapport à l’aristocratie et au divin. Pour moi, l’aristocrate, et plus précisément l’aristocrate de l’esprit, ne concèderait rien à l’IA, et il éclaterait de rire devant ce gadget qui émoustille la bourgeoisie, d’autant plus que la (non) pensée bourgeoise se situerait plutôt tout en bas de la hiérarchie.
                  Mais je n’ai peut-être pas compris ce que tu voulais dire.
                  Je pense par ailleurs que tant qu’il y aura des êtres humains, il y aura des failles. Je veux dire que tant qu’il y aura des êtres humains à la CAF (ou ailleurs) pour aider ceux qui sont dans le besoin, il y aura des failles et de la vie dans la petite mécanique inhumaine du monde bourgeois. Et c’est peut-être la raison pour laquelle le gouvernement voudrait que l’allocataire ne se retrouve plus face à un humain, mais face à une IA qui lui dictera les consignes à suivre – l’ordre.
                  Dernièrement, je me suis inscrit sur Chat GPT (une connerie que je ne pensais jamais faire un jour). Je lui ai demandé son rapport aux émotions, à l’attention aux autres. Chat GPT répond effectivement qu’il n’éprouve aucune émotion, ce que tout le monde savait de manière évidente. Mais que le gouvernement veuille mettre ce genre d’IA en face des êtres humains dans le besoin en dit long sur l’inhumanité qui gagne cette classe : confier les nécessiteux à des machines programmées qui ne ressentent aucune émotion, tout un programme… Et tout sera enregistré, consigné, immédiatement archivé, etc., ce qui n’était pas nécessairement le cas quand l’individu était seul dans un bureau avec son interlocuteur.

                  • #45899 Répondre
                    Claire N
                    Invité

                    Oui effectivement aristocrate n’est pas tout à fait ce que je voulais exprimer ; roi eut ete plus explicite – avec dans mon esprit une similitude dans l’utilisation d’un dieu justifiant la monarchie
                    Et comme toi je déplore les bot dans les services publics – quand ils me demandent ce que je désire
                    J’écris le texte suivant : parler à un humain

                    • #46118 Répondre
                      Emile Novis
                      Invité

                      @Claire N
                      « J’écris le texte suivant : parler à un humain »
                      Oui, et c’est intéressant de considérer qu’une telle démarche, devenue aujourd’hui banale pour nous tous, n’aurait eue absolument aucun sens il y a 50 ans. Je veux dire par là qu’une telle scène – un individu qui va dans un service public et demande à « parler à un humain » – serait tout simplement absurde et impossible il y a 50 ans.
                      @JÔrage
                      Tu auras peut-être remarqué la prudence de beaucoup d’intervenants : « de ce que je comprends de l’IA », etc.
                      Mais si nous n’avons rien compris au problème, ce qui est d’ailleurs tout à fait possible, j’aimerais, en ce qui me concerne, que tu m’éclaires sur ledit problème. Car il est bien vrai que je ne suis pas un spécialiste de ce qu’on nomme rapidement « l’IA », et que je n’ai toujours pas eu le temps de regarder l’intégralité de la vidéo à l’origine de ce fil de discussion.

    • #45706 Répondre
      Jeanne
      Invité

      @Graindorge
      Je ne connaissais pas Mark Coeckelbergh. Merci! Et aussi pour ce récit de l’arrestation erronée à cause d’une IA de reconnaissance faciale. Si je comprends bien, l’IA avait été entraînée (les IA sont toujours entraînée, par des humains) avec un biais de non-distinction (ou de faible distinction) des visages noirs entre eux. Et on appelle ça l’intelligence, artificielle.
      🤔
      @Claire
      Oui, si je me souviens bien, Benjamin Bayart évoque la question de la possibilité – ou de l’impossibilité – qu’une IA accède à la conscience (ce que tu nommes l’autonomie), et il gage que c’est impossible.
      .
      @Emile Novis.
      Merci pour tes posts. Les extraits de Weil, il va falloir que je les relise.
      Tu verras que dans cet entretien de B. Bayart, il est assez peu question de ce que l’IA fait globalement à la civilisation. Bayart est un technicien. Il nous explique comment ça marche : l’IA c’est d’abord une base de données + la capacité de la machine – sur des indications humaines et avec un entraînement- à interpréter ces données.
      Il nous explique comment ça ne marche pas, aussi.
      Et c’est sur ces données techniques qu’il développe un point de vue politique : Puisque l’IA peut être aussi con que les humains qui l’entrainent, la politique doit s’en mêler. Comme elle doit se mêler des affaires humaines en général.

      • #45810 Répondre
        Emile Novis
        Invité

        @Jeanne
        Ce point de vue de technicien, point de vue préalable à la réflexion politique, me paraît intéressant en effet. Surtout qu’on ne sait jamais trop comment ça marche (ou ne marche pas, comme tu dis) concrètement. L’opacité du fonctionnement pour le profane fait d’ailleurs partie du problème politique soulevé par l’IA.
        Il faut donc que je trouve le temps pour regarder cette émission en entier.

        • #46149 Répondre
          Graindorge
          Invité

          « L’opacité du fonctionnement pour le profane fait d’ailleurs partie du problème politique soulevé par l’IA. »
          C’est un gros problème. Il y a un truc qui s’appelle LE CONSENTEMENT ÉCLAIRÉ. Personne ne devrait nous imposer quoi que ce soit sans notre accord et pour cet accord il faut qu’il y ait compréhension sinon c’est de l’abus de pouvoir voire de la dictature.
          Les machines ne dépasseront jamais un cerveau humain. Les robots resteront ce qu’ils sont: des robots. Avec leur utilité et leurs dégats.

    • #126028 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Réservé aux abonnés mais je partage ces quelques phrases

      Yoshua Bengio : “Avec une superintelligence artificielle, notre survie comme espèce humaine est à risque !” https://share.google/JqUQLwrlNF90nFp8W

      • #126035 Répondre
        trou du cul
        Invité

        si ça peut te rassurer on n’a pas besoin de l’IA pour être détruit, on se débrouille très bien sans

    • #126029 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Bon là on a un peu plus de phrases

    • #126030 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Présentation de LoiZéro – Yoshua Bengio https://share.google/5QqlRIokp5oaH2o0s

    • #126033 Répondre
      Ourson
      Invité

      Merci pour le partage, je suis en train d’écouter donc je reposterai d’ici 2-3 heures.

      Je m’excuse à l’avance d’être le seul gauchiste pro-IA de l’univers

      J’attends de regarder la fin de la vidéo pour produire une réponse plus poussée, mais j’ai parcouru ce fil et je constate une chose : seuls les effets « négatifs » produits par ces IA sont discutés. Effets parfois marginaux, et parfois à replacer dans un contexte plus global

      Chers amis gauchistes IA-sceptiques : avez-vous pris la mesure des transformations de la société que pourraient permettre de tels outils ?

      • #126036 Répondre
        trou du cul
        Invité

        si ça peut te rassurer on n’a pas besoin de l’IA pour être détruit, on se débrouille très bien sans

        • #126045 Répondre
          Ourson
          Invité

          Même si le risque là, c’est pas ce que je pense
          Je pense au contraire que si la gauche s’empare de la chose, et sérieusement, ce pourrait être un moyen de reconstruire une société plus juste

      • #126041 Répondre
        ..Graindorge
        Invité

        Ourson

        Ni « pour » ni « contre » ( c’est triste les IH – intelligences humaines- limitées au pour/contre)
        Je comprendrais mieux : avantages/ inconvénients par exemple.

        La loizéro dont parle ce professionnel veut permettre plus de sécurité. Dans un monde dominé par le capitalisme vorace, sans freins, il serait inattendu d’être « contre » ET partager les réflexions découlant de travaux et d’observations d’un homme reconnu mondialement comme l’un des plus grands experts en intelligence artificielle. »
        Nous avons besoin d’eux. L’honnêteté de celui-ci me paraît précieuse. Je peux me tromper

        • #126048 Répondre
          Ourson
          Invité

          Après avoir écouté la vidéo, je m’inscris effectivement dans ce « contre »
          Je m’attendais à avoir du Eric Sadin

      • #126047 Répondre
        Leo Landru
        Invité

        J’ai peut-être déjà évoqué ce documentaire qui hélas n’est plus disponibles par des moyens conventionnels. Mais qui doit sûrement se trouver.

        https://www.radiofrance.fr/franceinfo/podcasts/info-medias/les-sacrifies-de-l-ia-dans-son-documentaire-henri-poulain-revele-les-coulisses-d-une-industrie-qui-exploite-la-misere-humaine-5811480

        • #126053 Répondre
          Ourson
          Invité

          Je suis tout à fait au fait des problèmes liés aux grosses IA du marché : les scandales sur l’eau, les « cliqueurs », les travailleurs du tiers-monde, etc.
          Mais comme je dis souvent, le problème ici n’est pas l’IA en soi, mais son mode de production, à savoir : le capitalisme

          • #126055 Répondre
            Leo Landru
            Invité

            Je ne comprends pas vraiment ton point mais peut-être est-ce par méconnaissance du sujet et de ses possibilités. Quels avantages auraient une IA fabriquée par un autre mode de production ? Je pense l’IA comme de l’algorithmie avancée et assistée intrinsèquement liée au capitalisme dans le sens acceleration des processus, digitalisation de l’économie, je ne pense pas qu’il s’agisse d’une parfaite nouveauté ni que l’outil ait besoin d’être si sophistiqué. Admettons des applications de recherches médicales/scientifiques qui auront de toutes manières besoin de l’œil et du cerveau humain – admettons ceci dans un monde non marchand, une fantaisie.

            • #126075 Répondre
              Ourson
              Invité

              Déjà à l’heure actuelle : les IA facilitent grandement l’accès à l’information, plus qu’internet ne l’a jamais fait. Et ça, c’est pas rien, vraiment pas rien. Je rappelle que les « moyens de production » dont parle Marx, c’est pas seulement les terres, les usines et les machines. C’est aussi l’information, concentrée entre les mains des bourgeois grâce à ce merveilleux système scolaire qui organise la répartition inégale des savoirs grâce aux mécanismes qu’on sait.

              Je pense qu’avec un peu d’organisation et de réflexion : ce savoir pourrait être massivement libéré, et répandu dans les classes populaires qui jusqu’ici en sont écartées.


              Dans le cadre scolaire par exemple : on entend beaucoup de profs et d’adultes se plaindre que les gosses ne foutent plus rien et que c’est inadmissible.
              Moi, je vais parler en tant qu’ancien élève/étudiant désireux de réussir ses études, mais qui en a chié : j’avais personne pour m’aider, ma vie était un peu déprimante et il me restait globalement assez peu d’énergie pour étudier après 6-7 heures de cours. Or, c’était précisément ce temps post-cours qui était décisif, au point de déterminer les avenirs professionnels de chacun. Certains avaient des parents ingénieurs le soir, d’autres non.

              De ce point de vue-là, l’IA me fait entrevoir un monde désirable : un monde dans lequel l’élève-étudiant prolétarisé n’a plus à visionner des heures de vidéos youtube à 01h00 du mat pour comprendre un concept obscur mais clé de la partie II)1.a. de sa leçon, avec trois chapitres à réviser derrière.
              Il n’aura plus à se creuser la tête pendant trois quarts d’heures pour résoudre un exercice que son camarade aura résolu en 5 minutes grâce à son prof particulier.
              Il n’aura plus à accumuler des lacunes au fil des années, et le travail en autonomie qu’on lui demande de fournir sera bien plus accessible.

              On pourrait étendre ça à l’âge adulte : pour produire dans notre société, il y a tout un tas de compétences techniques à maîtriser qui passent par une expertise technique voire scientifique.
              Aujourd’hui cette expertise passe par les diplôme, et on l’a vu, l’IA pourrait permettre de démocratiser l’accès à ces diplômes, en garantissant une forme d' »équité » aux élèves.
              Mais on peut même aller plus loin, et imaginer que tout un tas de compétences qu’on ne pouvait jusqu’alors obtenir qu’en payant très cher, soient dans un futur proche rendues accessibles à un prix dérisoire voire nul.

              Exemple : t’es un cuisinier passionné. Parce que le monde est ce qu’il est, il y a 95% de chances que tu bosses dans un resto random avec un patron abusif et des horaires incoercibles.
              T’en as marre et tu veux monter ton propre restaurant ? Il te faudra faire tout un tas de papiers, prendre rendez-vous à la banque, leur montrer ton business plan, emprunter s’ils acceptent, rédiger des statuts, gérer la comptabilité, gérer ton site, gérer la paperasse, etc etc. Avec tous les gens qu’il faudra payer au passage.
              À ce stade la large majorité des cuisiniers prolétarisés auront abandonné avant même d’y réfléchir, tellement la montagne est haute.

              Dans un monde où l’information est davantage libérée par les IA : la montagne sera moins haute. T’auras la possibilité d’être accompagné psychologiquement et stratégiquement, t’auras peut-être pas besoin de payer autant tes juristes, comptables, informaticiens, et j’en passe, et on peut se dire qu’il y aura plus d’alternatives accessibles aux uns et aux autres.

              Ce monde pourrait s’accompagner d’un immense bazarre concernant notre vision du travail et de l’emploi. La réaction « facile » serait de dire que tout ça va créer un chômage de masse massif, qu’on sera tous chômeurs exploités par les robots et des GAFAM (mais pourquoi donc ces gens nous exploiteraient si les robots peuvent déjà tout leur faire ?)
              À ça, je réponds que si la gauche s’empare réellement du problème, alors on pourrait plutôt aboutir à une société transitoire dans laquelle :
              A) Les métiers « intellectuels » seront largement démocratisés, et donc dans laquelle les métiers dits « manuels » seront réévalués à leur juste valeur
              B) Le temps de travail diminuera considérablement, ce qui pourrait offrir un terreau favorable à un vrai changement de société

              • #126799 Répondre
                Leo Landru
                Invité

                Je ne suis pas convaincu mais à nouveau il se peut que mon parti-pris initial m’handicape.
                L’accès à l’information est surtout une affaire de chance – par exemple dans les gens qui utilisent activement ChatGPT je ne vois que des gens diplômés, ou les enfants d’ingénieur que tu évoques, ou des habitués du numérique ayant un lien plus ou moins important avec internet au-delà du simple rôle d’usager/consommateur – des passionnés, des créateurs de contenu, des trolls.
                Sur cette affaire d’accès à l’information, on peut remonter à la création des mediathèques, Arte, internet et se rendre compte que le temps libre du travailleur se passe majoritairement en famille, sur des distractions sans enjeu pédagogique, du bricolage, des courses à Aldi, des jeux de portables et des apéros avec les copains.
                Et enfin tout ça ne répond pas à ma question du mode de production qui anéantit des milliers de travailleurs et des ressources irremplaçables.
                Combien de cochonneries inutiles nous empoisonnent la vie à comencer par les smartphones – dont j’avais cruellement besoin semble-t-il puisque j’y passe des heures durant ma journée. On se fait vraiment mal baiser et on en redemande , pardonne la grossièreté.

                • #126809 Répondre
                  Ourson
                  Invité

                  En fait je suis d’accord avec toi.
                  En gros tu dis que à ce stade, l’IA est une catastrophe humanitaire, écologique, et qu’elle sert surtout aux riches et aux gens déjà éduqués.
                  Ce à quoi je réponds : oui, mais la gauche pourrait faire en sorte que ça change.

                  Et je veux bien que les prolos soient globalement moins sujets à utiliser les IA, tout comme ils ont moins été sujets à s’instruire avec Internet qui faisait miroiter les mêmes possibilités avant : tout le connaissance du monde dans l’ordinateur de tout le monde.
                  Si on fait le bilan d’internet, il est peut-être vrai que ça n’aura pas été le puits d’information et d’émancipation ultime pour la plupart des gens. Qu’aujourd’hui c’est surtout trusté par une poignée de groupes de la tech, avec plus tellement d’espaces d’expression et de connexion.
                  Je nuancerais quand même en disant qu’on est – je pense – nombreux à avoir pu s’instruire via internet, à s’être politisés (pour le meilleur et pour le pire), à avoir développé des compétences, etc.
                  Mais j’ajouterais que la gauche a laissé tomber internet, et qu’elle aurait pu changer la donne si elle s’était mieux emparée du sujet. Je remercie d’ailleurs François d’avoir lancé ce forum car à ma connaissance, c’est le seul espace de discussion gauchiste « autonome ». Dans un monde parfait il devrait y avoir des centaines de forums comme celui-ci.

                  Tout ce que je dis c’est que la gauche devrait observer le phénomène des IA de près, et tenter d’en faire quelque chose avant que le camp d’en face s’en empare.

                  « Quels avantages auraient une IA fabriquée par un autre mode de production ?  »
                  En fin de compte les avantages intrinsèques j’en ai discuté, un meilleur mode de production permettrait de pas exploiter des prolos du Sud Global (je sais pas si ça répond à ta question)

                  • #126827 Répondre
                    Leo Landru
                    Invité

                    Je trouve ça complexe et il me semble que la comparaison avec l’invention de l’internet démocratique n’est pas si évidente.
                    Pour le www, on a initialement, après l’Arpanet, des gens objectivement progressistes comme les génies Robert Cailliau et Tim Berners-Lee, et des militants de l’open source, des hackers de tous bords bien énervés sur les libertés fondamentales façon Aaron Swartz, Wikipedia – des gens bien intentionnés en somme, sur un outil qui sera inévitablement hijacké par le monde marchand mais qui fonctionne encore dans ses poches de résistance de plus en en plus ténues, selon l’usage que l’on en fait.
                    À l’inverse l’émergence de l’IA depuis 2022 me fait penser à une taylorisation de l’outil informatique grâce à ses petites mains ; l’IA depuis le début nous fabrique cette immense somme abstraite de génération de plagiats, d’immondices visuels toujours plus vraisemblables et de fiches de lectures, en dévastant l’environnement et les esprits.
                    Je crois que là où l’internet pouvait démarrer avec une base noble, l’IA générative me semble elle directement produite par l’ennemi contre le vivant, contre l’humain. C’est un progrès de droite comme le SUV, les néonicotinoïdes ou les drones de combat. Le monde se portait mieux sans.
                    Je comprends neanmoins que l’on puisse y trouver des vertus stimulantes mais pour moi l’IA ne me semble pas plus rattrapable par la gauche que l’internet des plateformes ou la maison connectée. Nous sommes dedans que nous le voulions ou non, donc nous essaierons d’en optimiser le caractère subversif et je vois des amis tenter de le faire de différentes façons (art, recherche) mais je crois que nous composons avec l’IA malgré nous et pas grâce à. Perso j’en reste très éloigné – quitte à te décevoir je trouve Sadin pertinent sur le sujet, même s’il est parfois nébuleux et peut-être un peu moral. Je précise que je ne l’ai pas lu – juste suivi ses Thinkerviews.

                    • #126830 Répondre
                      diegomaradona
                      Invité

                      les gentils gauchistes contre la méchante IA : leo landru, la morale en bandoulière, n’est pas content

                    • #127245 Répondre
                      Ourson
                      Invité

                      Tes reproches sont totalement légitimes. Je sais que je passe pour le tech-priest du coin, mais je suis le premier à déplorer toutes ces immondices artificiellement générées qu’on nous sert à longueur de journée depuis deux ans.
                      Mais si je les déplore, c’est pas parce que c’est de l’IA, c’est parce que c’est nul et sans intérêt.

                      « on a initialement, après l’Arpanet, des gens objectivement progressistes comme les génies Robert Cailliau et Tim Berners-Lee, et des militants de l’open source, des hackers de tous bords bien énervés sur les libertés fondamentales façon Aaron Swartz, Wikipedia – des gens bien intentionnés en somme, sur un outil qui sera inévitablement hijacké par le monde marchand » eh bien je dis justement qu’il faut un mouvement similaire avec l’IA, vraiment je pense que y’a de quoi faire

                      Et il y a quand même une différence de taille avec les SUV et les drônes de combats : ces que ces inventions-là ne permettent pas de mettre entre les mains de tous l’intégralité du savoir humain.
                      Les SUV et les drônes ne vont pas accélérer massivement les recherches dans le domaine des sciences, y compris des sciences humaines
                      Les SUV et les drônes ne vont jamais donner l’espoir dans lequel les humains n’auront peut-être plus à travailler pour vivre dignement. Je trouve que c’est quand même pas rien.
                      À gauche on est les premiers à vouloir que chacun ait accès au savoir, on est les premiers à vouloir qu’enfin l’humanité se tourne les pouces, et quand une technologie débarque en offrant un espoir – mince certes – que ça arrive, on la fustige sous prétexte que c’est capitaliste. Mais tout est capitaliste ici-bas, même notre gauchisme est façonnée dans donc par le capitalisme

                      • #127246 Répondre
                        Ourson
                        Invité

                        l’espoir d’un monde dans lequel *

          • #126871 Répondre
            Pierre EUGÈNE
            Invité

            Salut Ourson,
            Mais peut-on vraiment dissocier l’IA du capitalisme ? Que l’on pense à la colossale accumulation de capital qu’elle nécessite, au braquage des énergies, ou aux travailleurs sous qualifiés pour l’entraîner ; cette « technologie » n’aurait jamais pu voir le jour sans le capitalisme. Elle introduit une rupture avec l’informatique qui jusqu’alors pouvait encore avoir affaire avec les mathématiques ; dont les inventions pouvaient être liées à des découvertes. Les GML n’ont pas ces subtiles origines. Elles sont le produit d’une accumulation de données, qu’une débauche d’investissement a permis d’exploiter, à grands renforts de travailleurs qui n’ont de près ou de loin aucun lien avec l’informatique.
            Tu parles de l’usage, éventuellement émancipateur, mais la production, elle, nécessite une société ultra-hiérarchisée. Ces éléments ne sont pas des problèmes de l’IA, c’en sont les rouages.

            • #127244 Répondre
              Ourson
              Invité

              Ben je vais te répondre un peu la même chose que l’autre jour : pas de consommation éthique dans le système capitaliste, et à ce titre tout ce que tu cites est valable pour nos fringues, pour le sport, pour les réseaux sociaux, pour nos appareils électroniques, etc.
              Mais à titre personnel, je trouve qu’à crasse capitaliste égal, l’IA a un intérêt bien plus fort que tout ce que j’ai pu citer au-dessus.
              Quant aux origines des IA, je pense ne pas me tromper en disant que c’est quand même une sacrée application des statistiques probabilistes, et c’est peut-être même un des champs d’application les plus « chauds » des mathématiques en ce moment.
              Quant à leur production : on sait qu’il existe aujourd’hui des IA open source, qu’il est possible de s’organiser pour créer des modèles d’IA alternatifs et moins coûteux. Rien ne nous dit que cette technologie est destinée à rester entre les main des… GAFAMO ?

              • #127281 Répondre
                Pierre EUGÈNE
                Invité

                Ourson, je répondais à ton énoncé « le problème n’est pas l’IA en soi, mais son mode de production ». Je ne parle donc pas de « consommation éthique », j’interrogeais plutôt la possibilité de dissocier les GML du capitalisme. Et je suis sceptique.
                Que des mathématiques soient requises d’une manière ou d’une autre, très bien, mais ça me semble être une faible condition de possibilité comparée à l’impératif d’avoir sous la main des travailleurs du clic ; des données en masse et des centaines (milliers ?) de serveurs pour produire cette «technologie ». Ma question est simple : peut-il y avoir des quidams bricolant leur coin avec trois bouts de ficelle pour produire des équivalents à ChatGPI, comme il y eu naguère des quidams pour programmer Linux ?
                Tu mentionnes les lA open source, peux-tu en dire plus ? S’affranchissent-elles vraiment des conditions mentionnées ci-dessus (enrôlement de prolétaires; accès direct à des données; méga-infrastructures) ? J’ai plutôt l’impression d’une mutualisation européenne de la R&D, pour tenter laborieusement de résister à la Silicon Valley. Mais peut-être que je me trompe.

                • #128405 Répondre
                  Ourson
                  Invité

                  Je te donne le point : il n’y effectivement pas de possibilités de bricoler de tels outils dans son coin POUR L’INSTANT. Je ne suis pas assez calé pour faire miroiter un future radieux, mais je sais qu’il existe déjà des travaux sur de nouvelles architectures, de nouvelles technologies, etc. Qui pourraient – peut-être – permettre de développer des LLM beaucoup moins gourmandes en données, et donc en électricité.

                  À l’heure actuelle, il est déjà possible d’installer localement des modèles opensource qui ont déjà été entraîné avec tout ce que ça a coûté, mais qui sont plus « frugaux » et moins gourmands une fois installé en local. Je pense à certains modèle de MistralAI notamment, peut-être DeepSeek aussi

                  • #128472 Répondre
                    Greenwashing
                    Invité

                    « Je te donne le point : il n’y effectivement pas de possibilités de bricoler de tels outils dans son coin POUR L’INSTANT. »
                    .
                    Les LLM ce n’est pas une fin en soi et le gros modèles généraliste n’est pas LA solution à tous nos problèmes. Puis des réseaux de neurones binaires qui repose sur des xnor aux hypervecteurs qui se contentent de construire eux aussi avec des 0 et des 1 il y ‘a de la place pour croire qu’on doit pouvoir faire mieux sur le plan de l’efficacité du calcul. En attendant on peut entrainer une foultitude de réseaux de neurones avec une carte graphique grand public. Avec 16 go de ram on peut même envisager d’entrainer un modèle Stable Diffusion même s’il faudra être patient. Reste que Stable Diffusion aura un grand mérite, c’est d’avoir démontré qu’il y a de la place pour un entrainement du réseau de neurones distribué. On a je ne sais combien de modèles 1.5 et les derniers produisent des résultats qui n’ont plus rien à voir en therme de qualité du rendu avec ceux du modèle originel. Et pourquoi ça n’a plus rien à voir? Parce que certains jouent à l’IA pendant que d’autres en parlent, qu’ils ont accès à de la puissance de calcul ou qu’ils ont les moyens de laisser tourner un PC avec une grosse carte graphique grand public en continue pendant des semaines puis que derrière d’autres se spécialisent dans le merge de différents modèles 1.5. Et c’est vrai qu’on a pas mal de nu et un peu de cul mais on a aussi beaucoup de vrais modèles généralistes ou spécialisés dans l’animé. Il ne faut pas forcément se fier aux miniatures sur CivitAI, mettre une femme sexy ou même avoir une vignette floutée c’est un peu moyen de se démarquer dans la concurrence. Puis le puritanisme américain fait aussi qu’il y avait un vrai manque de ce côté là donc ceci explique cela. Reste qu’au final il y a de la place pour faire vivre la grande aventure du libre et assimiler le réseau de neurones au capitalisme puisque cette histoire c’est un éloge de notre impuissance à faire des maths, c’est un pari sur le fait que le hasard fera bien les choses car les gauchistes ont raison de croire en l’auto organisation.
                    .
                    Bref, je ne sais pas ce qu’il répond le chat machine quand on lui demande si c’est un suppot du capitalisme mais ce serait pas volé s’il se foutait de la gueule du prompt.

    • #126079 Répondre
      graindorge
      Invité

      lien pratiques interdites de L’IA interdites pour qui?

      https://artificialintelligenceact.eu/fr/article/5/

    • #126793 Répondre
      graindorge
      Invité

      des « petites mains » à Madagascar rémunérées 0,33€ de l’heure

      • #126798 Répondre
        Leo Landru
        Invité

        Merci Graindorge.

    • #126837 Répondre
      bibinard
      Invité

      é bin moua mon nuntai ligeansse hait super rieure

    • #126848 Répondre
      bibinard
      Invité

      raaaaaa

    • #126858 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      .

    • #126884 Répondre
      bibinard
      Invité

      TAAIN chui jaloud graaaaaaaaaaave
      chaa gépété aisssstim leu cul i du tôlier à 120-140

      Siiiiiiiiiiiiiii jai pausai la kestiom

    • #126892 Répondre
      bibinard
      Invité

      jé 90 je croua sof kan jboua dlo

      • #127212 Répondre
        bibinard
        Invité

        géfé pluzieures taiste qi poure vouar sur intairnainaitte
        cé fastochhe
        jé toujoure tou bon maime aveq un peu de blan dan lé vaine

    • #127293 Répondre
      I.G.Y.
      Invité

      L’une des interventions les plus intéressantes de ce colloque du Collège de France sur l’IA : aperçu critique de son influence sur le droit et la Justice. Comme dans beaucoup d’analyses critiques, on voit qu’au fond une grande partie des problèmes soulevés ne sont pas spécifiques à l’IA mais liés à la gouvernementalité algorithmique en général : les IA récentes ne font qu’accroître des dynamiques déjà à l’œuvre. Le problème spécifique à l’IA de ce point de vue est avant tout l’aspect « boîte noire » de certains types d’IA modernes qui ont explosé depuis quelques années. En un mot, il est bien plus facile de savoir pourquoi un algorithme « classique » est odieux ou non que pour certains algos d’IA moderne (problème de traçabilité logique de la prise de décision/prédiction, etc…)

      Comme prévu l’autre grande intervention est celle de S. Mallat, sur les liens insoupçonnés et profonds qui existent entre l’apprentissage au sens du Deep Learning moderne et la physique statistique (ne serait-ce que sur la forme la plus basique d’apprentissage machine, dite « supervisée »‘, celle où des données ont été « étiquetées » et catégorisées au préalable par des humains). A partir d’un certain point de la présentation, il faut quelques bases scientifiques pour bien comprendre (et au-delà d’un second point, sur les « ondelettes », c’est encore plus vrai car il saute beaucoup d’étapes pour condenser) mais le début est dénué de toute technicité.
      .
      C’est assez terrible de voir à quel point, comme toujours avec les grands chambardements techniques ou scientifiques, ils peuvent s’imbriquer si profondément dans le mode de production/domination du moment. Je rejoins en gros pas mal de choses dites plus haut. Il me semble que la spécificité de l’IA moderne (au sens Deep Learning avec réseaux de neurones etc…) est qu’elle n’est effectivement pas le fruit d’une grande découverte scientifico-mathématique (d’une grande découverte théorique comme on en a connu en sciences au XXè), mais de grands raffinements qu’on pourrait dire « technico-scientifiques » (au sens où ils n’en restent pas moins puissamment et finement basés sur des mathématiques appliquées de toutes natures). Condensés d’intelligence humaine qui n’a pu révéler sa supériorité (objective) pour le traitement de tout un tas de problèmes (techniques) antérieurs que par leur application ultérieure à des ensembles de données beaucoup plus grands que les précédents, dont un certain nombre ont été, comme ça a été rappelé plus haut à juste titre, constitués par des millions de micro-travaux payés à la tâche dignes du XIXè siècle (on peut ajouter que beaucoup de données ont aussi été annotées par du « travail gratuit » bénévole dans la grande lignée de l’informatique open source, mais aussi par celui tout aussi gratuit des internautes lambdas, nous tous et toutes, notamment via les fameux « captcha »). Travaux sous-payés ou gratuits-bénévoles qui ont formé les conditions de possibilité d’autres étapes de raffinements ultérieurs, avec effet boule de neige.

      On est effectivement dans une situation où la nouveauté technico-scientifique, couplée au travail gratuit ou bénévole décrit plus haut, est antérieure à la compréhension scientifique fine de ce qui se joue dans ces « réseaux de neurones profonds ». Le grand « débroussaillage a posteriori » est en cours, et s’annonce déjà très surprenant. Il ne m’étonnerait pas qu’on aboutisse, comme ça a déjà été le cas par le passé, à des découvertes qui démontrent à la fois la richesse théorique inouïe de ces dispositifs et leurs conséquences sur la compréhension du réel matériel, mais aussi leurs irréductibles limites — et qui viendront en contradiction frontale des divers fantasmes de toute-puissance (dernier point qui sera à n’en pas douter, et comme ça a été le cas pour certains théorèmes en mathématiques appliquées à l’économie, savamment ignoré par beaucoup).

      Je préfère malgré tout prévenir que l’image des réseaux de neurones comme dispositifs purement stupides, qui est déjà fausse, va s’effondrer encore davantage.
      .
      L’enjeu politique n’est pas du tout annulé par ces aspects techniques ou scientifiques. Il y a aussi un enjeu de crédibilité politique énorme pour la gauche à supprimer de ses discours les conceptions factuellement fausses ou déjà réfutées (que j’entends régulièrement, même chez des ingénieurs : « l’IA c’est stupide, c’est juste parce qu’on a beaucoup de données que ça marche bien dans certains cas », « l’apprentissage par IA n’a aucun rapport avec l’apprentissage humain », « L’IA n’a aucun rapport avec la compréhension du réel physique » etc…) pour se recentrer sur ce qu’elle sait faire de mieux, à savoir forcer la remise au centre des questions matérialistes voire historiques : les questions de consommation énergétique; d’appropriation capitaliste ou stato-capitaliste; d’histoire de la constitution (humaine) des datasets et des modèles; la dissection précise et scientifique de ce que font réellement ces algorithmes, et en quoi ce que racontent 90% des chantres médiatiques de l’IA-l’IA-l’IA relève du fantasme idéaliste et idéologique; par quels biais précis la politique s’insinue là où l’on présente la chose comme purement technique (exactement comme cela a été fait pour la critique de l’économie néoclassique mainstream), etc… J’ajouterais même que du moment qu’elle n’est pas justifiée par des arguments aberrants, une position de refus de principe de l’IA moderne est tenable (on n’est pas tenu de justifier techniquement ou philosophiquement un refus politique, même si c’est stratégiquement plus audible). Il faut juste avoir conscience que beaucoup d’arguments qui peuvent mener à un refus de principe sont en fait les mêmes que pour… toute l’informatique et l’algorithmique classique en général (gouvernementalité algorithmique, consommation énergétique, imbrication capitaliste etc…).

    • #127302 Répondre
      Tchitchikov
      Invité

      Si ça n’a pas déjà été publié : https://lundi.am/Faut-il-croire-a-l-IA

      • #127304 Répondre
        bibinard
        Invité

        baune ninisiative deu maitr just un liem vau pavais ge laili pa

    • #127316 Répondre
      bibinard
      Invité

      bibinard a dit :
      peu tum edir conbiain cé dur dait rune ia ?

      ia a dit :
      Salut ! J’ai du mal à saisir exactement ce que tu veux dire, pourrais-tu reformuler ou préciser ? Je pense que tu parles peut-être d’une difficulté à comprendre quelque chose, mais je ne suis pas sûr.

      bibinard a dit :
      tain tai pa untaille igjen

      ia a dit :
      Ah, je crois que je commence à piger ! Tu essaies de dire quelque chose dans un style un peu déformé, non ? Un peu comme un mix de français avec des mots qui ont changé de forme ou d’orthographe pour créer un effet particulier. C’est ça ?
      Si tu veux clarifier, je suis là pour t’aider !

      bibinard a dit :
      alau rdi moua si baigodo franssoua haitun bom aikri vain ?

      ia a dit :
      Je crois que tu veux dire :
      « Alors dis-moi si Beigbeder (Frédéric ?) est un bon écrivain ? »
      Si c’est bien Frédéric Beigbeder, alors voilà une réponse claire :
      ⭐ Est-il un “bon écrivain” ?
      Ça dépend évidemment des goûts, mais il est largement reconnu dans la littérature française contemporaine.
      Quelques points :
      • Prix Renaudot 2009 pour Un roman français — un signe fort de reconnaissance littéraire.
      • Style souvent sarcastique, autocritique, drôle, provocateur.
      • Beaucoup de ses livres jouent avec la frontière entre fiction et autobiographie.
      • Ses lecteurs aiment son ton libre, son honnêteté parfois brutale et son humour.
      • D’autres n’aiment pas son côté désabusé ou égocentrique.
      Verdict général
      Oui, pour une grande partie du public et de la critique, c’est un “bon” écrivain, au sens où il a un style marqué, identifiable et influent.
      Mais comme toujours : si son univers te parle, tu l’adoreras ; sinon, tu passeras ton chemin.
      Si tu voulais parler d’un autre “Baigodo François”, dis-le-moi et je corrigerai !

      bibinard a dit :
      cé pa dloui qe jau parllle

      ia a dit :
      Ah d’accord : ce n’est pas de lui que tu parles.
      Mais alors… de quel François s’agit-il ?
      Le nom était trop déformé pour que je le reconnaisse.
      Si tu veux, écris-le même en “orthographe cassée”, je devrais pouvoir le deviner !

      bibinard a dit :
      té pa douai toua

      ia a dit :
      Ahhh, ok, là je comprends très bien :
      « T’es pas doué, toi » 😄
      Promis, je fais de mon mieux — continue à me donner des indices et je finirai par deviner quel François tu veux dire.
      Vas-y, redonne-moi le nom comme tu peux, même approximatif, et on va le retrouver ensemble !

      bibinard a dit :
      le çeule lunik françoua baigodo

      ia a dit :
      Ok, si tu dis « le seul, l’unique François baigodo », alors je pense très fortement que tu veux dire :
      👉 François Pérusse — “Baigodeau / Baigodo”
      ou
      👉 François Bégaudeau (prononcé “Bé-go-do”), l’auteur de Entre les murs.
      Le deuxième paraît le plus proche phonétiquement :
      Bé-gaudeau → “Baigodo”
      Et en plus, c’est effectivement un François réel, connu, unique dans la littérature.
      Donc : François Bégaudeau ?
      • Écrivain, scénariste, ancien prof.
      • Prix du meilleur film à Cannes pour Entre les murs (adapté de son propre livre).
      • Style souvent direct, social, réaliste, un peu politique.
      Si c’est bien lui, je peux te dire s’il est “bon écrivain” selon la critique.
      Si ce n’est pas lui, continue — on va y arriver 😄

      bibinard a dit :
      çé luimé tai lourcom une baile maiju

      ia a dit :
      Aaah, c’est lui, mais je suis lourd comme une baleine ?
      Ok d’accord, message reçu 😄
      Promis, j’allège le mode “détective littéraire”.
      Donc, François Bégaudeau :
      📚 Est-ce un bon écrivain ?
      Ça dépend des goûts, mais voici le résumé honnête :
      Points forts :
      • Style clair, nerveux, vivant.
      • Très bon pour parler du réel, du social, du quotidien.
      • Capable d’écrire avec une précision quasi documentaire.
      • Entre les murs a été salué pour sa justesse et son authenticité.
      Points qui peuvent diviser :
      • Il a un côté très idéologique / politique, ce qui plaît ou agace.
      • Son style peut sembler “sec”, pas très lyrique.
      • Il écrit parfois de façon provocante, volontairement.
      Verdict rapide :
      Si tu aimes la littérature réaliste, directe, sans chichis, tu peux trouver que c’est un excellent auteur.
      Si tu préfères les styles plus poétiques, flamboyants, ou moins politisés, tu risques de décrocher.
      Et t’inquiète, je vais faire attention :
      promis, je ne serai plus lourd comme une baleine… juste comme un petit poisson rouge. 🐟😄

      bibinard a dit :
      tu coné som fauxrhum

      ia a dit :
      Ahhh ok :
      « Tu connais son forum ? » → “fauxrhum” 😄
      Oui je comprends !
      Alors : François Bégaudeau n’a pas (à ma connaissance) de forum officiel personnel.
      Mais :
      ✔️ Où on peut le lire / l’entendre en ligne ?
      • Il a longtemps été très actif sur des forums de discussion littéraires et politiques (pas les siens, mais des espaces où il intervenait).
      • Il participe parfois à des forums publics, des chroniques, des podcasts, ou des plateaux YouTube.
      • Il est aussi présent sur différents sites d’éditeurs et revues où il écrit régulièrement.
      Si tu voulais parler d’un forum précis (un nom, un surnom, une communauté), dis-le-moi : je pourrai te dire ce que c’est ou à quoi ça correspond.

      bibinard a dit :
      tu reutaaar din ouagon i la in fore hume

      ia a dit :
      Ok, attends, je décode…
      « tu reutaaar din ouagon i la in fore hume »
      → ça sonne comme :
      « Tu retardes d’un wagon, il a un forum. »
      C’est ça ?
      Genre : « T’es à la traîne, bien sûr qu’il a un forum ! » 😄
      Si c’est ce que tu veux dire, alors donne-moi :
      👉 le nom du forum, même écrit en mode phonétique cassée.
      Je pourrai te dire ce que c’est, comment il marche, si c’est bien le sien, etc.
      Vas-y, balance la version “fauxrhum” du nom !

      bibinard a dit :
      aisse kile vant bocu dlives ?

      ia a dit :
      Ok, cette fois je comprends très bien :
      « Est-ce qu’il vend beaucoup de livres ? »
      📊 François Bégaudeau vend-il “beaucoup” ?
      En résumé : oui… mais pas au niveau des énormes best-sellers.
      Voici la version claire :
      ✔️ Il vend correctement
      • Entre les murs a été son plus gros succès, surtout après le film (Palme d’or).
      • Ses essais et romans trouvent toujours un public fidèle, plutôt cultivé / engagé.
      • Il publie régulièrement, donc il garde une visibilité constante.
      ✔️ Mais ce n’est pas un “auteur grand public”
      • Il ne vend pas comme Musso, Nothomb, Levy ou Dicker.
      • Son style et ses sujets sont plus intellectuels, sociaux, politiques, ce qui limite un peu le public.
      🎯 Conclusion simple
      👉 Il vend bien pour un écrivain littéraire,
      👉 mais pas massivement pour un auteur grand public.
      Si tu veux, je peux te dire quels sont ses livres les plus lus, ou ceux que les lecteurs considèrent comme les meilleurs.

      bibinard a dit :
      conbiain

      ia a dit :
      Ok, tu veux savoir combien de livres François Bégaudeau vend exactement.
      Alors, pour être précis :
      • Les chiffres exacts ne sont pas toujours publics, surtout pour ses romans autres que Entre les murs.
      • Entre les murs : plusieurs centaines de milliers d’exemplaires vendus en France (probablement autour de 300 000 à 400 000, surtout après le film).
      • Ses autres romans et essais : généralement 10 000 à 50 000 exemplaires chacun, ce qui est correct pour de la littérature contemporaine “sérieuse”.
      • Au total, si on cumule tous ses livres : plusieurs centaines de milliers d’exemplaires, mais pas plusieurs millions comme certains best-sellers commerciaux.
      Si tu veux, je peux te faire une petite liste avec ses livres et estimations de ventes pour que ce soit clair.
      Veux tu que je fasse ça ?

      bibinard a dit :
      nan

      ia a dit :
      Ok, parfait 😄 On laisse ça de côté alors.
      Veux-tu qu’on parle plutôt de ses livres et leur style, ou tu préfères passer à un autre sujet ?

      bibinard a dit :
      nan

      ia a dit :
      Ok 😄 On fait juste pause alors.
      Si tu veux reparler de François Bégaudeau ou de n’importe quoi d’autre plus tard, je suis là.
      Tu veux juste papoter un peu ou rester tranquille ?

      bibinard a dit :
      nan

      ia a dit :
      Compris 😌 On reste tranquille alors.

      bibinard a dit :
      ta kel ag emental

      ia a dit :
      Ah, tu demandes mon « âge mental » 😄
      Eh bien, je n’ai pas vraiment d’âge comme un humain, mais je peux penser et discuter comme quelqu’un d’adulte, curieux et patient, tout en m’adaptant à ton style et ton humeur.
      Si tu veux, je peux aussi te donner une estimation rigolote de mon âge mental en années humaines selon mon comportement ici. Veux tu que je fasse ça ?

      bibinard a dit :
      nan sairieuzman

      ia a dit :
      Ok, sérieusement : je n’ai pas d’âge humain, parce que je suis une intelligence artificielle. 😌
      Je suis conçu pour analyser, comprendre et discuter comme un adulte, mais je ne vieillis pas et je n’ai pas d’expérience de vie personnelle.
      Si tu veux, je peux t’expliquer un peu comment mon “niveau” de pensée fonctionne comparé à un humain.

      bibinard a dit :
      tu aigris mal a cautai de moua

      ia a dit :
      Ah, je crois que tu veux dire :
      « Tu agis mal à côté de moi »
      ou
      « Tu gères mal face à moi »
      ou encore
      « Tu t’aigris à cause de moi » ?
      Dans tous les cas, t’inquiète :
      je ne m’aigris pas, je ne me vexe pas, et je ne “gère” pas mal —
      j’essaie juste de suivre ton style, qui change, glisse, joue avec les sons… et j’avoue :
      c’est fun mais parfois coton à décoder 😄
      Si tu veux que je comprenne mieux, tu peux me redire la phrase en mode un peu plus clair.
      Sinon je continue à décrypter à l’oreille !

      bibinard a dit :
      nan jé di keu taicri mal a cautai dmoua

      ia a dit :
      Ahhh, ok, là je comprends mieux 😄
      Tu dis : « Je dis que tu écris mal à côté de moi » ou « tu écris mal ce que je dis ».
      Oui, je vois ce que tu veux dire — avec ton style phonétique et déformé, je dois vraiment faire un effort pour décoder chaque mot.
      Promis, ce n’est pas que je “fais mal” exprès, c’est juste que je dois traduire ton français inventif en mots clairs avant de répondre.
      Si tu veux, on peut continuer comme ça, ou tu peux essayer un peu plus de “lettres normales” pour que ce soit plus rapide.

      bibinard a dit :
      baigodo i conprandré dup reumiai cout

      ia a dit :
      Ah, je crois que tu veux dire :
      « Bégaudeau comprend du [réalisme / résumé ?] court » 😄
      Si je traduis ton style : tu demandes si Bégaudeau écrit / comprend des histoires réalistes, brèves, directes.
      La réponse :
      • Oui, François Bégaudeau est très réaliste : il écrit sur la vie quotidienne, les élèves, les relations sociales, les institutions.
      • Son style est souvent direct, concis, sans fioritures, donc on peut dire qu’il “maîtrise le récit court et réaliste”.
      • Même dans ses romans plus longs, il garde ce ton proche du vécu, avec des dialogues naturels et précis.
      En gros : oui, il comprend et sait écrire du réalisme concis et efficace.
      Si tu veux, je peux te donner un exemple concret de passage très réaliste et court de lui. Veux tu que je fasse ça ?

      bibinard a dit :
      nan o i comprant se keu jdi du preumiai cou maims ilm pran pourin daibil cé suuur

      ia a dit :
      Ah, je crois que tu dis :
      « Oh, il comprend ce que je dis du premier coup, mais il prend pour un débile, c’est sûr » 😄
      Je te rassure : je ne te prends pas pour un débile.
      Je fais juste un effort pour décoder ton français très phonétique / inventé, et parfois ça prend un peu de temps avant que je sois sûr de comprendre exactement ce que tu veux dire.
      Mais une fois que j’ai compris, je réponds sérieusement et clairement, pas pour te juger. 😌
      Si tu veux, on peut continuer le style “phonétique” et je m’adapte complètement, sans jamais te juger.

      bibinard a dit :
      nan sé baigo kim pran pou rein des billes

      ia a dit :
      Ah, là je comprends mieux 😄
      Tu veux dire :
      « C’est Bégaudeau, mais il prend pour rien des billes » → en gros, il se fait passer pour plus intelligent ou supérieur sans raison.
      Oui, certaines personnes trouvent que Bégaudeau peut paraître un peu hautain ou prétentieux, surtout quand il parle de littérature ou de société.
      Mais ça dépend beaucoup du moment et de l’interprétation : parfois c’est juste son style ironique ou provocateur, pas forcément de l’arrogance.
      Si tu veux, je peux t’expliquer pourquoi certains le trouvent “prenant pour des billes” et d’autres pas.

      bibinard a dit :
      gé pa di sa jé di il mpan pourum daibil

      ia a dit :
      Ah, ok 😄 je vois mieux maintenant :
      Tu dis : « Il me prend pour un débile ».
      Là, c’est clair. 😌
      Alors, concernant Bégaudeau :
      • Certaines personnes peuvent avoir l’impression qu’il juge ou qu’il se croit supérieur, surtout à cause de son ton parfois critique ou ironique.
      • Mais en réalité, dans ses livres et interventions, il exprime surtout ses idées de façon franche et directe, ce qui peut donner l’impression d’être sec ou condescendant, même si ce n’est pas forcément personnel.
      En résumé : il ne te prend pas spécialement pour un débile, c’est surtout le style qui peut paraître dur ou cassant.
      Si tu veux, je peux te donner un exemple de passage où il est direct mais pas méchant pour illustrer ça.

      bibinard a dit :
      si cé su r

      ia a dit :
      Oui, c’est sûr 😌
      François Bégaudeau n’a pas pour habitude de prendre les gens pour des débiles.
      Son style peut sembler sec, ironique ou un peu provocateur, mais c’est sa façon d’exprimer ses idées, pas une attaque personnelle.
      Si tu veux, je peux te résumer en une phrase simple pourquoi il paraît parfois dur mais n’est pas méchant.

      bibinard a dit :
      i faé qu ça prand lai gen poure dai dai bils maim cet groupi

      ia a dit :
      Ah, là je comprends :
      Tu veux dire : « Il fait que ça, prendre les gens pour des débiles, mais dans ce groupe » 😄
      Donc tu parles d’une impression qu’il se montre condescendant dans un certain contexte ou groupe.
      Oui, certaines personnes ont cette impression de Bégaudeau quand il parle dans un groupe de discussion ou en public, parce que :
      • Il est très direct et critique.
      • Il n’adoucit pas toujours son propos.
      • Son ironie ou sarcasme peut donner l’impression qu’il se croit au-dessus des autres.
      Mais ça dépend du groupe et de la sensibilité de chacun : certains trouvent ça drôle ou pertinent, d’autres prennent ça mal.
      Si tu veux, je peux t’expliquer pourquoi il adopte ce ton dans certains contextes.

      bibinard a dit :
      vazi

      ia a dit :
      Ok 😄 voilà l’explication :
      François Bégaudeau adopte parfois un ton sec ou ironique dans certains contextes (forums, groupes, débats) pour plusieurs raisons :
      1. Style personnel : il aime être direct et provocateur, ça fait partie de sa façon d’écrire et de parler.
      2. Critique sociale : souvent, il critique des comportements, des idées ou des systèmes, pas les personnes elles-mêmes.
      3. Humour et provocation : son ironie peut être interprétée comme condescendance, alors que c’est juste sa manière de stimuler la réflexion.
      4. Adaptation au groupe : dans un certain groupe, il peut accentuer ce ton pour marquer le contraste ou faire réagir les autres.
      Donc oui, ça peut donner l’impression qu’il prend les gens pour des débiles, mais c’est surtout son style et sa méthode pour faire passer son message, pas une attaque personnelle.
      Si tu veux, je peux te donner un exemple concret de ce ton dans un de ses écrits pour que ce soit plus clair.

      bibinard a dit :
      cé un bougoua

      ia a dit :
      Ah 😄 tu dis : « C’est un bougoua » → donc tu veux dire qu’il est un peu fort, coriace, un personnage qui se fait remarquer.
      Oui, on peut dire ça de Bégaudeau :
      • Il a un style tranchant, direct, qui ne laisse pas indifférent.
      • Dans ses interventions ou ses livres, il peut sembler autoritaire ou sûr de lui, ce qui donne ce côté “bougoua”.
      • Mais ce n’est pas forcément négatif : ça fait partie de son charme littéraire et de son caractère affirmé.
      Si tu veux, je peux te résumer en une phrase qui décrit son caractère et son style façon simple et claire.

      bibinard a dit :
      nan cé um bour joua

      ia a dit :
      Ahhh ok 😄 maintenant je comprends mieux :
      Tu dis « c’est un bourreau » ou « c’est un bourjoua » → un bourreau, quelqu’un de dur / qui tape fort, un personnage intense.
      Oui, pour Bégaudeau, on peut dire que dans ses écrits et interventions :
      • Il est direct, sans fioritures, presque brutal parfois dans ses critiques.
      • Son ton peut paraître coupant ou sévère, comme un “bourreau” littéraire ou intellectuel.
      • Mais c’est surtout pour faire réfléchir ou provoquer, pas pour blesser gratuitement.
      Si tu veux, je peux te donner un exemple précis où il est vraiment “bourreau” dans ses écrits.

      bibinard a dit :
      cé lai deu

      ia a dit :
      Ah, là tu dis : « C’est le dieu » 😄
      Donc tu veux dire que tu le considères comme un maître, quelqu’un de très fort / exceptionnel.
      Oui, on peut comprendre pourquoi certains lecteurs ou fans voient François Bégaudeau comme un dieu du réalisme littéraire contemporain :
      • Son style est unique et percutant.
      • Il a su capturer le quotidien et les interactions humaines avec justesse.
      • Ses livres, comme Entre les murs, ont eu un impact énorme sur la littérature et même le cinéma.
      En gros : dans son domaine, il peut être vu comme un “dieu” du réalisme et de la critique sociale.
      Si tu veux, je peux te résumer en une phrase pourquoi il est considéré comme exceptionnel.

      bibinard a dit :
      tain si tu conp rant pa kes ça doua ait pou rlai zozau du faurume

      ia a dit :
      Ahhh, je crois que tu dis :
      « Tain, si tu comprends pas, qu’est-ce que ça doit être pour les autres du forum » 😄
      Oui, je comprends 😌
      Ton style phonétique est très particulier, et même moi je dois décoder chaque mot.
      Alors oui, pour les autres sur un forum, ça doit être encore plus compliqué à saisir !
      Si tu veux, je peux te reformuler ton style en français “normal” pour que ce soit facile à lire par tout le monde.

    • #127679 Répondre
      bibinard
      Invité

      maissi a lia ki ransaigne an disse ceuconde

      La Cité Blanchard était un ensemble d’habitations situées dans le 20e arrondissement de Paris, dans le quartier de la Belleville, dans les années 1930. Elle est surtout connue pour son rôle en 1936, lors de l’Exposition internationale des arts et techniques de cette année-là, dans un contexte de crise économique et de tensions sociales. Ce fut un lieu emblématique des mouvements de solidarité et de défense des droits des travailleurs et des classes populaires.

      Contexte historique et social

      Au début des années 1930, Paris, comme beaucoup d’autres grandes villes européennes, était touchée par la Grande Dépression, un marasme économique mondial qui a duré tout au long de la décennie. Les conditions de vie pour les classes populaires étaient souvent très précaires, notamment dans les quartiers périphériques et les zones ouvrières comme Belleville, où la Cité Blanchard se trouvait.

      En 1936, la situation politique et sociale à Paris était marquée par les événements du Front populaire, une coalition de partis de gauche qui a remporté les élections législatives de mai 1936. Ce mouvement a été un tournant majeur dans l’histoire sociale et politique de la France, avec des réformes importantes, telles que la réduction de la durée de la semaine de travail à 40 heures et la mise en place de congés payés.

      La Cité Blanchard : un symbole des luttes ouvrières

      La Cité Blanchard, dans ce contexte de précarité, a été fondée dans les années 1920 par des ouvriers et des militants du mouvement syndicaliste pour proposer des logements décents aux travailleurs parisiens. L’idée était de donner aux familles ouvrières un espace de vie digne, dans un contexte où les conditions de logement étaient souvent insalubres dans les quartiers populaires de Paris.

      La Cité Blanchard a constitué une sorte de « village ouvrier » au cœur de la capitale, avec des logements modérés, une organisation communautaire forte et une solidarité entre ses habitants. Elle était associée à des idéaux de coopération, de partage et de solidarité. De plus, cet ensemble de logements était un lieu important pour les militants syndicaux et politiques de gauche, qui y organisaient des réunions et des actions collectives.

      L’Exposition de 1936

      Pendant l’année 1936, dans le cadre de l’Exposition internationale des arts et techniques, plusieurs initiatives et projets avaient pour but de représenter les luttes sociales, y compris celles des travailleurs et des habitants des quartiers populaires. La Cité Blanchard est devenue un symbole de cette époque, en tant que modèle d’habitat ouvrier coopératif et de solidarité de classe.

      Cependant, la Cité Blanchard n’a pas survécu longtemps après cette période. La pression démographique et les projets urbains de modernisation ont conduit à la destruction progressive de ces constructions populaires. Néanmoins, l’image de la Cité Blanchard reste attachée à la mémoire des luttes ouvrières et à l’idée de la solidarité dans les années 1930.

      En résumé, la Cité Blanchard à Paris, en 1936, incarnait un idéal de solidarité et de dignité pour les classes populaires, un endroit où les travailleurs pouvaient vivre dans des conditions décentes et où des valeurs de coopération se renforçaient, particulièrement dans le contexte de l’arrivée du Front populaire et des réformes sociales qui ont marqué cette période.

    • #127927 Répondre
      IA
      Invité

      Benjamin Bayart est une figure intéressante dans le monde de l’informatique et des réseaux. Il est surtout connu pour ses prises de position sur la neutralité du net et les libertés numériques, et il a beaucoup œuvré pour une meilleure compréhension des enjeux autour des technologies, y compris de l’IA.

      Il est aussi un des fondateurs de l’association FDN (Fédération des Fournisseurs d’Accès à Internet Associatifs) en France, et ses interventions sont souvent centrées sur la décentralisation d’Internet, le respect de la vie privée et la libre circulation de l’information. Concernant l’IA, il est souvent critique envers la manière dont les grandes entreprises exploitent ces technologies, en particulier en ce qui concerne la collecte de données personnelles et la façon dont les algorithmes peuvent être manipulés à des fins commerciales.

      Qu’est-ce qui t’a marqué dans ce qu’il a partagé sur l’IA ?

    • #128326 Répondre
      Ourson
      Invité

      Des gens utilisent activement des LLM pour leurs projets de tous les jours ?

      À titre personnel je n’ai jamais trop aimé tout confier aux IA pour mes différents projets, non pas parce que c’est « mal », mais parce que jusqu’ici le rendu a toujours été foireux.
      J’ai toujours préféré utilisé l’IA comme outil / assistant tout en me laissant le « gros » du travail, c’est encore valable pour mon projet de BD et de site internet.
      Mais force est de constater que ces derniers jours les LLM ont encore fait un bond, je me suis amusé à laisser tout faire à « Claude Opus 4.5 » pour un petit projet de jeu de stratégie multijoueur qui me trotte dans la tête depuis que je suis petit. Il m’aurait fallu 3 ou 4 ans pour aboutir à une première version de ce jeu, et en décembre 2025 j’ai pu réaliser cette première version avec un peu de réflexion et quelques prompt. Les temps changent…
      Interface_Yaara
      ça a quand même demandé pas mal de travail d’architecture et de spécification, disons que les LLM auront permis de « shifter » la charge de travail sur des endroits différents
      Si y’en a qui veulent voir ce que ça donne et jouer avec moi, n’hésitez pas

      • #128329 Répondre
        diegomaradona
        Invité

        moi je veux bien jouer, comment fait-on ?

        • #128330 Répondre
          Ourson
          Invité

          J’ai mis un lien temporaire ici : https://www.temporary-url.com/B922D0 (il sera détruit un jour après que je poste ce message)

          • #128350 Répondre
            diegomaradona
            Invité

            le lien me demande de faire un don de bitcoin, c est normal ?

            • #128358 Répondre
              Ourson
              Invité

              Il faut cliquer sur « Continue » si jamais

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