Accueil › Forums › Forum général › Il est féministe et cela toune mal : Voici l’histoire
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JeanMonnaie
InvitéBonjour à tous. Voici mon témoignage à chaud, un gros pavé qui j’espère sera assez complet pour que beaucoup s’y reconnaissent.
Moi : 29 ans, 5 ans d’étude (2 diplômes) mais carrière insignifiante (actuellement employé dans une agence de location de voiture) puisque je ne voulais pas quitter le département histoire de privilégier la carrière de ma chérie. Très peu de famille (un grand-père, deux oncles que je n’aime pas ou peu, et quelques cousins avec qui je n’ai pas de contact) et j’en ai toujours souffert. J’ai eu deux relations courtes avant de connaître ma chérie à l’âge de 20 ans.
Elle : 27 ans, enseignante dans le patelin juste à côté de chez ses parents (ce qui est idéal), a toujours tout réussi dans la vie du premier coup (sauf agrégation qu’elle a testé cette année juste pour voir, et raté comme elle l’avait prévu). Brillante, intelligente, féministe convaincue, et physiquement tout à fait mon type de femme. Trois sœurs (une plus grande, deux plus petites) dont l’aînée est en couple depuis bientôt 9 ans et a une petite fille dont je suis le parrain. Je suis la première relation de ma chérie, je pense que c’est important dans l’histoire.
Nous : à 20 et 18 ans, nous nous sommes rencontrés à la fac. Parcours classique : premier appart ensemble au bout de 2 ans de relation, puis vie commune parfaite avec des amis en commun que l’on voit souvent. Mariage génial après 7 ans de couple, avec la particularité que je prends son nom de famille au lieu de l’inverse. Déjà parce qu’en tant que féministe elle estime qu’elle n’a pas à devenir la propriété de son homme donc elle ne risquait pas de prendre mon nom, mais j’estimais que ses parents (géniaux) méritaient amplement d’avoir des petits enfants à leur nom (rappel : 4 filles), donc j’ai décidé que je m’appellerais désormais comme sa famille.
La tromperie : nous sommes donc depuis Noël à essayer de faire un enfant. Nous nous sommes bien amusés avec les tests d’ovulation, à ne rien comprendre à comment ça fonctionne mais tant pis, il suffit de faire l’amour régulièrement (nous le faisons en effet plus souvent qu’avant) et ça finira bien par marcher. Pas de bébé en vue au bout de cinq mois, mais pas grave. Tout va bien dans notre couple, mis à part le manque d’amis qu’elle me reproche. Dimanche dernier je me lève après elle, et elle m’annonce en pleurant, sans introduction, qu’elle est tombée amoureuse de quelqu’un. Et que ça dure depuis trois mois. Choqué mais gardant mon calme (je suis quelqu’un de très posé et pragmatique, je ne m’énerve jamais), je lui demande qui c’est même si j’ai un gros doute. Comme prévu, c’est un de ses collègues. Elle m’annonce qu’elle ne sait plus où elle en est dans la vie, qu’elle s’est menti à elle-même sur sa vie, car la maison à la campagne et la routine quotidienne ce n’est pas ce qu’elle voulait. Elle m’annonce surtout qu’elle croyait vouloir un enfant mais que ce n’est absolument pas le cas, que là aussi elle s’est menti à elle-même. C’est cette phrase qui fait le plus mal : “Je suis pressée de reprendre la pilule”. Elle me dit qu’elle ne se voit pas à 60 ans sans enfants, mais qu’elle ne sait pas quand elle voudra les faire. Ce qui va donc à l’encontre total de ce que nous nous sommes dit pendant nos 9 ans de couple : elle a toujours voulu 3 ou 4 enfants, sûre que dès qu’elle aurait le premier elle en ferait un second derrière, elle m’a même suggéré des prénoms. Au-delà de l’adultère, je suis surtout cocu de sentiment de filiation. Je suis resté avec elle pendant 9 ans parce que je savais que ce serait elle la mère parfaite de mes enfants. Eh bien non, elle ne pense pas en vouloir pendant les prochaines années et pense même qu’elle n’en a jamais réellement voulu. Je lui dis OK, pas grave pour les enfants, je peux encore attendre, mais il faut que ça s’arrête avec l’autre. Elle me répond qu’elle est vraiment amoureuse, que ça lui est tombé dessus comme ça. Il faut y comprendre que ça ne pourra pas s’arrêter facilement, ce qui corrobore les témoignages que j’ai pu lire ici ou sur d’autres sites.
“L’autre” : 42 ans (15 ans de plus qu’elle), professeur d’EPS dans le même établissement que ma chérie. Marié mais “vit en coloc avec sa femme” (donc couple terminé), a des enfants. Quand il est arrivé dans l’établissement, elle me l’a décrit comme un gros lourd imbu de lui-même qui faisait beaucoup trop de blagues de cul. Et puis avec le temps, elle m’en a dressé un autre portait. Que finalement il n’était pas aussi lourd, et qu’il était très sympa. Elle est partie deux fois avec lui en classe de neige où ils étaient trois enseignants surveillants : lui, ma chérie, et la prof d’allemand qui est la collègue préférée de ma chérie. J’ai donc aperçu ce type l’année dernière en allant chercher ma chérie au retour de la classe de neige. Grisonnant, pas mal physiquement même si pas bien grand, une bonne tête. Cette année, la classe de neige s’est déroulée différemment et il a fallu que je garde la voiture du type dans mon garage pendant la semaine (une Citroën DS5 flambant neuve). Durant la semaine, ma chérie me disait qu’elle ne s’éclatait pas à gérer les gamins (ce qui est compréhensible) et que ses moments de bonheur de la journée était les centaines de textos qu’ils s’envoyaient à trois, elle, lui et la prof d’allemand.
C’est là que je l’avais vu venir. “Femme qui rit…”, dit-on. C’est donc après cette classe de neige qu’ils ont commencé à se voir. Je ne pensais pas nécessairement qu’elle allait me tromper avec lui mais je savais que si elle devait aller voir ailleurs, c’était le principal suspect.
Elle me le décrit maintenant comme quelqu’un avec une histoire difficile, et que, selon ses dires, “Tu ne peux pas le juger, tu ne le connais pas”. Okay. Mais selon moi, un mec dont la vie est bien établie (des enfants, un boulot qui paye très bien) et qui entame une relation sérieuse avec une jeune mariée de 15 ans de moins que lui, c’est bel et bien un salaud. Ou un veinard, selon le point de vue.Je suis donc la preuve vivante que PERSONNE, mais alors PERSONNE, n’est à l’abri d’être trompé. 9 ans de relation parfaite avec une gentille fille sage, elle n’a presque rien à me reprocher puisque j’ai toujours été aux petits soins avec elle, sans jamais un mot de travers ou une action déplacée. Je n’ai jamais eu l’occasion, encore moins l’envie de toutes façons, de la tromper. J’ai passé toute ma vingtaine à être le prince charmant, celui dont on nous rabâche les oreilles que les femmes attendent toute leur vie sans jamais le trouver. Le “presque rien à reprocher” est important là : le reproche est que j’ai été trop présent, trop attaché à elle. Le mari trop parfait, qui l’étouffe sous son imperfection à elle. Toute mes décisions ont été prises sous l’angle de notre couple, je n’ai jamais rien fait qui aille à l’encontre de ses (nos !) valeurs, je l’ai toujours mise sur un piédestal. Je suis maintenant un féministe tout comme elle, et je me suis toujours arrangé pour que nous fassions tout pareil. En conséquence, je ne suis pas un mâle alpha. Je ne m’énerve pas, je suis non-violent, je ne fume pas, je ne bois pas, ma vie est dictée par la logique et par la raison. Tout en étant un amoureux gnan-gnan.
Et maintenant ? Depuis 5 jours qu’elle me l’a avoué, nous avons eu quelques discussions. Ce qui en ressort c’est qu’elle n’a rien, mais alors rien du tout, à me reprocher qui aurait pu causer l’adultère. Qu’elle a eu un coup de foudre et qu’elle l’a suivi. Elle est consciente qu’elle a tout à perdre à divorcer pour se mettre avec l’autre (une partie de ses amis et de sa famille ne lui pardonneraient pas) et surtout rien à y gagner, mais elle ne sait pas où elle en est et ne peut pas prendre de décision maintenant. Nous faisons chambre à part mais j’accepte qu’elle me prenne la main le soir quand nous regardons la télé (nous n’avons rien changé à notre routine quotidienne). Tout ce que je peux faire pour lui rappeler que je suis là et que c’est moi qui suis légitime au quotidien, je prends. Je sens qu’elle revient petit à petit physiquement vers moi. Mais envisage-t-elle seulement de ne plus faire de même avec son collègue ? Je ne sais pas du tout où en est leur relation, mais je pense qu’ils se voient encore comme avant, et qu’ils couchent probablement toujours ensemble. Je suis d’accord pour lui laisser du temps, la brusquer ne mènerait à rien. Elle prendra elle-même la bonne décision, je le sais. Mais en même temps, si elle était si pressée de reprendre la pilule (alors qu’on ne risque pas de coucher ensemble dans les prochaines semaines même si elle lache l’autre), j’espère que ce n’était pas pour passer à l’étape supérieure avec son collègue et ne plus mettre de préservatifs (si ça été le cas un jour). Je ne lui ai pas demandé de détails là-dessus. N’étant pas propriétaire de son corps ni de son intimité, je n’ai pas à m’aventurer là-dedans (mais je la forcerai quand même à aller faire des dépistages).
Je n’attends pas vraiment de l’aide en postant ce témoignage, mais j’espère qu’il servira à d’autres pour ne plus se sentir seul. Je suis l’archétype du mari qui a tout fait pour que son épouse (une fille sage et intelligente, avec un vrai esprit de famille) soit heureuse quitte à sacrifier ma carrière et mon mode de vie (je suis un vrai citadin). La preuve est donc faite que ça peut tomber sur n’importe qui et que l’on ne peut pas faire confiance aveuglément à son conjoint.
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Cyril
Invité« Voici mon témoignage à chaud, un gros pavé »
Oui merci, on sait d’où ça sort.-
Tony
InvitéIl sort d’où ce témoignage?Elle a bien fait de le larguer, c’est un vrai con.
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thierry
InvitéSi c’est ton vrai témoignage , merci Jean Monnaie de l’avoir partagé.
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Fanny
InvitéÇa n’est évidemment pas de lui. Il aime alimenter ses angoisses chez soscocu.org
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Mélanie
InvitéOn est incorrigibles mon jm !
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Jeanne
InvitéJean, pourquoi tu intitules ça « Il est féministe et ça tourne mal »? Il me semble que cette histoire n’a rien à voir avec le féminisme.
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Je retiens ce passage :
« Toute mes décisions ont été prises sous l’angle de notre couple, je n’ai jamais rien fait qui aille à l’encontre de ses (nos !) valeurs, je l’ai toujours mise sur un piédestal. Je suis maintenant un féministe tout comme elle, et je me suis toujours arrangé pour que nous fassions tout pareil. »
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Je pense qu’un tout petit peu de philosophie, ou de psychologie, ou de maturité, peut nous faire voir que cet homme ( je suppose que ce n’est pas toi) a quelque chose à comprendre, là. Et ce qu’il a à comprendre, c’est ça :
L’amour,
l’amitié,
l’affection,
c’est pas : faire tout bien comme on suppose que l’autre veut.
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(Quand au féminisme il y aurait aussi, à l’aune de ton post, un travail de redéfinition à faire. Euh un autre jour peut-être).-
Jeanne
InvitéJ’ajoute que personnellement j’ai toujours détesté être mise sur un piédestal.
C’est angoissant, parce qu’on sait bien qu’à un moment on va en tomber.-
françois bégaudeau
Invité« gentille fille sage »
Le féminisme du narrateur ressemble à celui d’un taliban.-
Jeanne
InvitéVoilà.
Jean, je t’invite à méditer ce paradoxe que pointe François.-
Dr Xavier
InvitéJM appelle féminisme ce que d’autres appellent sexisme bienveillant.
https://www.cairn.info/revue-l-annee-psychologique1-2012-3-page-435.htm-
Claire N
InvitéOui- la on dirait un discours PS le gas- j’te domine poliment et j’ai la moralité comme juge de paix –
Sachant que en pratique ce genre de situation n’évolue jamais « gentille ment «
Toute jeune j’ai été mariée à un garçon gentil comme ça – quand j’ai voulu partir il à été voir mes parents pour les alerter puisque j’étais « devenue folle « si l’internement avait ete possible je crois que cela aurait convenu à tout le monde-
JeanMonnaie
InvitéTon ex était trop gentil et il en a parlé à tes parents qui l’adoraient.
Qu’elle horreur !!!!!-
JÔrage
InvitéJeanMonnaie: Si il a cherché à la faire passer pour folle dans le but de la faire interner c’est difficile de le défendre. On peut compatir à la détresse du type car il devait en avoir gros sur la patate pour en arriver là mais chercher à en faire un type bien qui ne pensait qu’au bien de Claire N c’est pas sérieux.
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JeanMonnaie
InvitéMélanie semble reconnaitre son ex dans cette histoire.
C’est à elle de nous en dire plus. -
JÔrage
InvitéJeanMonnaie: T’as bu? Parce que c’est Claire N à qui tu réponds et ce qu’elle dit c’est qu’il a essayé de l’interner en la faisant passer pour folle donc c’est drôlement déplacé ton commentaire.
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JeanMonnaie
InvitéElle ne dit pas qu’il à essayé de l’interner.
Cette manie dans ce forum à mal lire me surprendra toujours. -
JÔrage
InvitéJeanMonnaie: T’as raison, c’est pas dit explicitement, mais il est quand même question de dire que si ça avait été possible de la faire interner ça aurait été fait donc je suis pas sûr que ce soit déconnant de croire qu’il a essayé.
Après c’est pas très important en vrai, l’important c’est qu’elle avait décidé de le quitter et qu’il est allé voir ses parents pour leur faire croire qu’elle était devenue folle. Et moi je veux bien qu’on fasse comme si c’était même pas vrai, qu’en vrai c’était un mec sympa qui se faisait du soucis pour elle car il était vraiment inquiet et genre c’est Claire N qui a des problèmes mais bon pour en arriver là il faudrait avoir des choses valables à faire valoir. Je veux dire qu’en l’état t’es aussi con avec elle qu’elle est conne avec toi et c’est un peu la honte. -
riviere
InvitéQuand une femme dévie de la norme c’est-à-dire une assez stricte obéissance, et la révérence due au sexe fort, il est assez commun d’entendre des propos du genre « c’est quoi ton problème ? »
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Claire N
InvitéOui Rivière – en l’espèce ce « problème « me donne envie de lire la pièce ainsi nommé
Merci de me le rappeler -
françois bégaudeau
Invitéqui n’est pas sans rapport en effet
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Claire N
InvitéChouette, c’était une bonne passe de Rivière.
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riviere
InvitéC’est le type de récit qui commence par « honneur aux dames » et finit par « les femmes sont perfides et fourbes ».
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Jeanmonnaie
InvitéRivière voudrait que le cocu soit fair play
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Claire N
InvitéIl ne le sera pas – mais inutile de lui donner plus de pouvoir – il en a déjà bien assez en tant que propriétaire
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riviere
Invitétu m’as bien comprise, jeanmonnaie. Accumuler du ressentiment c’est pas bon pour toi.
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Jeanmonnaie
InvitéC’est vrai que accumuler le ressentiment n’existe pas chez les femmes.
Rivière cocu mais heureux.
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Tristan
InvitéBen oui, c’est chiant, avant on pouvait légitimement cogner sa gonzesse ou buter « l’autre ».
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Claire N
InvitéRires – oui !
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SHB
Invitémdrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr tu m’a tué françois ca fait 20 minutes je rigoles
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propater
InvitéJe comprends pas bien l’idée qu’être féministe et « faire tout bien » devrait être « récompensé » par, ou même juste impliquer, une femme qui reste avec toi. Les couples pètent pour tout un tas de raisons. Parfois, simplement, l’autre fait de la merde, c’est la vie. J’ai envie de dire que c’est là qu’on voit qui est féministe et qui est « féministe » par beau temps.
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françois bégaudeau
InvitéEn tout cas merci à Jean pour ce récit, qui témoigne d’une panique ignare devant le féminin, dont il se confirme qu’elle est centrale dans le système affectif du droitard
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Jeanmonnaie
InvitéPourquoi donc le sondage que j’avais mis la dernière montre l’inverse ?
A savoir la misère sexuel chez la FI ?-
Jeanmonnaie
InvitéDernière fois
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Mélanie
InvitéMon Jean t’es toujours fixé sur le cul et les stats
Ça va aller tkt-
Jeanmonnaie
InvitéQuand François dit droitard sont ceux aussi des stats.
A savoir une récurrence de comportement à droite.-
Mélanie
InvitéTu fais des fautes d’inattention, t’es pas bien réveillé ? Prends le temps d’une ricorée
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Jeanmonnaie
InvitéJ’ai pris un somnifère, c’est vrai en plus 🙂
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Mélanie
InvitéJe croyais que t’avais pas dormi tellement t’es pas dans la misère sexuelle
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JÔrage
InvitéMélanie: A croire que c’est toi qui passe dans le coin pour passer tes nerfs sur les autres.
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JeanMonnaie
InvitéJ’ai expliqué 1000 fois qu’un homme inactif ne baise pas ou moins. Un homme au chômage, au RSA, a peu de rapports sexuels. Un homme féministe aussi, car il ne comprend rien aux femmes. L’immigration est un facteur aggravant car il y a plus d’hommes en concurrence, et les hommes du sud, non atteints par le féminisme, ne sont pas castrés et n’ont donc pas peur des femmes. Les professions comme artisan, sans contact avec les femmes, rendent compliqué l’accès aux femmes. Les sites de rencontre favorisent également 10 % des hommes et font que 50 % des hommes ne rencontrent personne. Par exemple, quand je suis dans une période de très faible revenu, cela a un impact sur ma sexualité, que je sois en couple, où je serais moins désirable, ou célibataire, sans l’argent pour payer l’hôtel.
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françois bégaudeau
InvitéLe féministe Jean Monnaie s’exprime.
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JeanMonnaie
InvitéDemi habile reprend ton pseudo merci
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JÔrage
InvitéJeanMonnaie: Et sinon tu penses quoi de l’idée que le type l’a peut être un peu poussée dans les bras du prof de sport?
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JeanMonnaie
InvitéArrête d’ursuper les pseudos merci.
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JÔrage
InvitéJeanMonnaie: C’est une perspective qui te dérange la possible responsabilité du type dans son drame?
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JeanMonnaie
InvitéDemi habile précise ta question
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JÔrage
InvitéJeanMonnaie: Tu veux que je précise quoi? Parce que ma question elle me semble limpide, je te demande à quel moment tu envisages que le type pourrait ne pas avoir été à la hauteur de la relation malgré les histoires qu’il se raconte. A quel moment tu prends le temps de considérer qu’il n’avait pas grand chose à voir avec le prince charmant pour lequel il se prenait quoi.
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Mélanie
InvitéAh oui c’est vrai, et tu nous as aussi dit 1000 fois ton tracas concernant « la compétition sexuelle »
Tu as dû répéter pour moi, je suis mauvaise élève. -
JeanMonnaie
InvitéPour moi tu es surtout une femme qui n’est pas concerné.
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Delphine
InvitéMais alors, JeanMonnaie, après s’être pris la tête avec cette analyse fine et précise, comment faire pour être épanoui ? La situation est-elle aussi désespérée que ça ?
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Pierre EUGÈNE
InvitéBonjour Jean,
Tu dis que tu « serais moins désirable » pendant « une période de très faibles revenus », alors même que tu es « en couple ».
Est-ce parce que tu te vis comme moins désirable ou est-ce parce que ta désirabilité tient à tes revenus eux-mêmes ou encore à ce qu’il te permettent d’être ?
Je ne veux pas être intrusif, je cherche simplement à comprendre. C’est un peu contre-intuitif : j’aurais tendance à penser qu’une période difficile ne me rendrait pas d’abord moins désirable mais surtout moins désirant. -
Mélanie
InvitéDe faibles revenus rendent… plus pauvres
Et comme on nous fourre dans le crâne qu’il faut être riche et beau et un travailleur dynamique moteur motivé force de proposition, on s’en sort pas
On s’en sort pas si on a que ça collé au cerveau -
Pierre EUGÈNE
InvitéJean utilise un conditionnel (« je serais »). Je ne sais pas s’il s’agit d’un ressenti, comme tu le suggères (« avec un très faible revenu, je me sentirais moins désirable auprès de ma compagne ») ou d’une réalité si le cas se présentait (« avec un très faible revenu, je suis moins désirable auprès de ma compagne »).
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JeanMonnaie
InvitéLa beauté est une chose naturelle, rare et recherché, et il est évident que les faibles revenus rendent moins désirables aux yeux des femmes et ferment les portes d’opportunités. Évidemment, ce que je dis ne se limite pas à un ressenti, mais est vécu par moi et des millions d’hommes.
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Pierre EUGÈNE
InvitéPour être sûr que je te comprends bien, tu dis que ta compagne est, entre autre, en couple avec toi pour des raisons financières. C’est ça ?
Je ne juge pas, j’essaye juste de comprendre ce que tu me dis. -
JeanMonnaie
InvitéUne femme peut être avec une personne qui gagne le SMIC et se séparer de lui lorsqu’il se retrouve au chômage. Personne ne dira qu’elle était avec lui pour son salaire mirifique.
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Tristan
Invité« la beauté est une chose naturelle ». Non. Rien n’est plus culturellement construit que la beauté. S’embellir est un savoir qui implique la maitrise de codes.
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JeanMonnaie
InvitéTu diras cela à Brigitte Bardot
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Tristan
InvitéBrigitte Bardot ? Tu veux dire : elle est, de manière évidente, belle naturellement ? Parce que si c’est ça, quelques mots sur le parcours social de Brigitte Bardot (de son extraction bourgeoise à la construction de sa figure de sex symbol) me semblent de nature à questionner l’évidence … (Mais en même temps, je te convaincrai pas, alors disons qu’on a chacun nos propres visions de la beauté, qui nous conviennent à défaut d’être évidemment vraies)
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Carton de Lait
Invité« J’ai expliqué 1000 fois qu’un homme inactif ne baise pas ou moins. Un homme au chômage, au RSA, a peu de rapports sexuels. Un homme féministe aussi, car il ne comprend rien aux femmes. »
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Ce serait dommage si il devait s’avérer que je sois allié féministe depuis sensiblement la naissance et qu’en plus j’eu passé une bonne partie de ma vie au « RSA » (l’équivalent chez nous) et sinon toute ma vie bien bien en dessous du seuil de pauvreté et que MALGRÉ TOUT j’eu baisé à souhait et eu pas mal de relations. …
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Oui alors, preuve anecdotique hein, j’en conviens, mais tout de même, tout de même…
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On va probablement me sortir que je dois être très beau ou sinon que j’ai dû avoir des partenaires de « piètre qualité », des femmes « sans grande valeur ». -
JeanMonnaie
InvitéNon tu es juste un mytho
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JÔrage
InvitéJeanMonnaie: A l’époque où j’avais une vie sociale j’avais un pote qui était capable de ressortir avec une nouvelle conquête à chaque fois qu’il rentrait dans un bar et il était au RSA lui aussi donc je veux bien croire Carton de Lait pour ma part.
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propater
InvitéQuel est le rapport entre panique face au féminin et « misère sexuelle ». Tu réponds à côté de la plaque, JM.
(je veux bien le sondage, le terme de « misère sexuelle » me fait soupçonner une lecture assez orientée de ta part.)
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Mélanie
InvitéUn genre de lapsus agressif je dirais
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Mélanie
InvitéOn pourra proposer l’analyse des écrits de JM au programme de nos écoles non obligatoires
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Jeanmonnaie
Invitépropater qui à oublié volontairement le mot ignare avant de me répondre…
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propater
InvitéJe ne comprends pas bien l’importance du mot ignare dans cet échange. Il va falloir développer.
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Jeanmonnaie
InvitéLes droitard sont tellement ignorant du féminin que les féministes et la FI sont ceux qui ont le moins de facilité avec les femmes.
J’avais mis le sondage.-
propater
InvitéOui, ce sondage m’intéresse, il est où?
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J’aime la manière dont tu ramènes la connaissance du féminin à la capacité à mettre des femmes dans son lit (en partant du principe que c’est bien ce qu’implique le sondage) et la manière dont tu sembles considérer que le fait de baiser empècherait toute panique à l’égard des femmes.
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Comme le dit François, c’est une belle plongée dans ton imaginaire.-
JeanMonnaie
InvitéLe sondage indique que les personnes qui se déclarent féministes ont moins ou pas de rapports sexuels. Oui, la connaissance des femmes se mesure par la séduction. Je n’aime pas le mot « panique », qui ne veut rien dire. Je sais que c’est le mot à la mode du moment, mais il faut vraiment le remplacer. Si tu ne changes pas ce mot pour un terme plus précis, je pourrais alors te répondre.
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Mélanie
Invité« Je n’aime pas le mot « panique », qui ne veut rien dire »
Phrase impec pour un cas d’école -
propater
Invité« Oui, la connaissance des femmes se mesure par la séduction. »
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Non. -
JÔrage
Invitépropater: Un peu quand même.
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JeanMonnaie
InvitéSi tu me trouves une seule personne qui comprend les femmes en se mangeant 50 râteaux, hésite pas.
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propater
InvitéFerret Steinmetz, s’est mangé dans centaines de rateaux, mais aussi des dizaines de partenaires, il est poly et Dom, il devrait te plaire.
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De nouveau, ton imaginaire pointe le bout du gland. Dans la vraie vie, la séduction, c’est énormément de rateaux. C’est plutôt les célibataires aux long cours se prennent très peu de rateaux. -
JeanMonnaie
InvitéOui mais par rapport à notre discussion la séduction : 50 râteaux veut dire que des râteaux.
Évidemment si tu dragues dans la rue tu vas avoir des râteaux dans le tas.
La ton postulat est que tu peux ne séduire personne tout en connaissant les femmes. C’est juste incompatible. -
riviere
InvitéEt donc armé de cette connaissance pratique des femmes, jeanmonnaie, dirais-tu qu’elles ont une âme ?
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propater
InvitéNon choupinet, n’inverse pas le propos. TON postulat, c’est qu’il est impossible d’être ignare et paniqué quand on arrive à séduire des femmes.
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MON postulat, c’est qu’il n’y a pas de rapport (ça s’appelle l’hypothèse nulle). -
JeanMonnaie
InvitéDémontre-moi pour la deuxième fois comment une personne ignorante en ce qui concerne les femmes peut être un bon séducteur ?
(Oublie le mot paniqué qui ne veut rien dire merci ) -
propater
InvitéDès que tu m’auras démontré qu’il est impossible d’être « ignorant des femmes » en étant un « bon séducteur » ^_^ C’est toi qui a mis ce critère sur le tapis.
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Et je n’ai jamais prétendu que les militants de la LFI/les féministes (on ne sait pas exactement, on ne sait même pas s’il s’agit juste des hommes, on n’a pas de source, et puis les sondages…) avaient une « bonne connaissance des femmes ». C’est toi qui semble paniquer (désolé) sur le mot ignare utilisé par François. C’est toi qui semble insister sur la *grosse* connaissance des femmes des mecs de droite.
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Et finalement, une hypothèse potentiellement renversante, si les hommes féministes/LFI, plutôt que de chercher à les baiser, se liaient d’amitié avec les femmes de leur entourage, ce serait dingue. Ou n’importe quelle autre variable qui viendrait expliquer les différences d’activité sexuelle?
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Et pourquoi cette obsession pour l’activité sexuelle, Jean? -
Tristan
Invité« Oui, la connaissance des femmes se mesure par la séduction. »
Tiens, cette phrase inepte me permet de formuler une évidence que j’avais jamais formulé ainsi : être un homme féministe, ça pourrait commencer par ne pas percevoir les femmes comme des êtres à séduire. C’est ce qui m’a amené au féminisme (je veux dire : à un féminisme qui serait autre chose que la revendication de l’égalité des droits), le refus, en moi, de la demande sociale qui ferait que mon mode par défaut serait la séduction ; le refus, en somme, de la prédation – et la découverte de relations affectives égalitaires.
(j’entends Ludo Bourgeois vomir, haha) -
JeanMonnaie
InvitéIl est évident que la compétition sexuelle, dont les critères pour gagner sont physiques, culturels et économiques, ne peut que horrifier la gauche. La séduction est forcément de droite. Quant à ta théorie, qui consiste à jouer la bonne copine pour les filles tout en étant le perdant de cette compétition à dormir sur la béquille mais ne serait pas forcément incompatible avec la connaissance des femmes me laisse dubitatif.
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Tristan
Invité(je déteste le jeu de savoir ce qui est de gauche ou de droite)
En revanche ta dernière phrase, je la comprends pas. -
JeanMonnaie
InvitéOui je me suis dit la même chose. Je reformule.
Je ne vais pas faire comme Usul en me demandant si le brocoli est de gauche ou de droite, mais l’égalité est de gauche. La séduction, qui est un rapport de domination, conscientisé ou non, basé sur des critères physiques et socio-culturels inégalitaires, me semble difficilement compatible avec la gauche et le féminisme. Quand Propater me dit qu’on peut être ami avec une fille tout en étant une quiche en séduction, cela ne nous rend pas forcément ignorants de la compréhension féminine. Il se trompe lourdement. -
propater
Invité« Ou n’importe quelle autre variable qui viendrait expliquer les différences d’activité sexuelle? »
Voir aussi ma réponse plus bas au sujet de ton sondage.
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« Il se trompe lourdement. »
Affirme-t-il une fois de plus sans le moindre élément matériel. -
JÔrage
Invité« La séduction, qui est un rapport de domination (…) »
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Qu’est ce que t’es triste comme type, ça me tue. -
JeanMonnaie
InvitéDemi Habile qui est triste de ne pas savoir séduire.
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Jeanne
InvitéJean,
Pour ce qui concerne la séduction tu n’as qu’une corde à ton arc: la domination ?
Ta chanson comporte une seule note?
Ta complainte (amoureuse) un seul mot?
Ton tableau une seule couleur ?
Tu es droit dans tes bottes – ou dans une seule botte – séduisant, dominant…
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Perso, je le dis à la gente masculine, pour me séduire va falloir bosser un peu plus. -
Jeanne
InvitéIl y a, je crois, une chose que les femmes aiment universellement. Les hommes aussi peut-être.
C’est quand on les écoute.
Mais ce qui s’appelle écouter.
Ce qui suppose de comprendre. -
Jeanne
Invité(Jean, je le dis sans malice, je le dis avec sérieux).
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JÔrage
InvitéJeanMonnaie: Quand elle te voit débiter une telle connerie à un schizophrène dans le déni qui a renoncé à toute forme d’amour propre et tout espoir de vivre elle se dit que tu feras un père immonde et elle va avoir ailleurs.
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françois bégaudeau
InvitéEn tout cas nous sommes impatients de savoir si le couple survivra à cette crise
N’oublie pas de nous informer, Jean.
D’ailleurs ce monsieur est il une connaissance? un ami? un collègue?-
JeanMonnaie
InvitéOn se doute un peu que les chances de survie du couple sont proche d’une grille gagnante à l’Euromillion.
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Ema
InvitéPeut on connaître la source et la nature de ces statistiques sur la vie sexuelle de militants de la FI ?
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propater
InvitéPour ceux qui ont envie de voir tout le rapport (de bien meilleur qualité que ce à quoi je m’attendais de la part de JM, même si ça reste juste du sondage), c’est un rapport Ifop disponible ici: https://www.ifop.com/wp-content/uploads/2024/02/Rapport_Sex_Recession_2024.26.01-1.pdf
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Comme attendu, rien là dedans ne permet de tirer la conclusion que les hommes féministes/LFIstes ne « comprennent pas les femmes » mais on retrouve le cortège habituel, pour ceux qui s’intéressent sérieusement à la question, de variables telles que la jeunesse, la précarité économique, le statut relationnel, la volonté de se forcer, la concurence du numérique et du travail, l’asexualité…
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Je vais insister sur le statut relationnel, parce que contrairement à ce que JM croit, la fréquence des rapports n’est pas une question de séduction. Ceux qui baisent le plus sont les gens qui sont dans un couple stable (plus de 3 ans). Ca parait contre-intuitif mais c’est logique, surtout pour les couples à plus long terme qui cohabitent plus souvent.
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Et pour faire comme JM et choisir deux stats en dehors de tout contexte et de tout désir d’intelligibilité, je noterai que les hommes les plus frustrés sont les « pas féministes » à 59% et les sympathisants LR à 74%(!).
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Sinon, les soy boys d’EELV sont ceux qui baisent le plus régulièrement (mais pas avec des femmes écolos apparemment) (ou bien il y a un déséquilibre H/F chez EELV, c’est possible aussi, on n’a pas toutes les données et les stats c’est compliqué, contrairement à ce que semble croire JM.)-
Charles
InvitéEffectivement, si l’on suit ce sondage cela voudrait dire que les hommes Sandrine Rousseauistes sont ceux qui baisent le plus. Et là toute la théorie de Jean Monnaie s’effondre.
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Charles
InvitéOu plutôt ceux où l’inactivité sexuelle est la plus faible.
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JeanMonnaie
InvitéIl est vrai que lorsque j’ai publié ce sondage pour la première fois, c’était pour aborder la misère sexuelle liée au féminisme. On peut penser que l’explication chez La France Insoumise (FI) pourrait être la présence de nombreux inactifs. Toutefois, cela ne suffit pas, car ceux qui ont du mal à boucler leurs fins de mois sont encore plus nombreux au Rassemblement National (RN). L’explication la plus probable est que la FI a des électeurs plus jeunes donc étudiant, qui ne travaillent pas et sont féministes. Les électeurs d’Europe Écologie Les Verts (EELV) sont principalement jeunes et diplômés, basés dans les grandes villes. Si la jeunesse dorée ne baise pas non plus, alors nous sommes vraiment mal . On note que les musulmans, avec une approche communautaire, endogamique et familiale, ont accès au sexe malgré de plus faibles revenus. D’ailleurs ce qui est intéressant dans ce sondage que je vais vous mettre à la fin est que les GJ sont largement au RN et que les personnes sans le bac sont 60 % plus nombreux au RN. On peut supposer que les miséreux sexuel dans la FI sont pour une bonne partie des étudiants hommes blancs et un peu de chômeurs. https://elabe.fr/wp-content/uploads/2022/04/20220410_elabe_rapport-complet_sondage-jour-du-vote.pdf
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JeanMonnaie
InvitéLe sondage indique que les hommes de La France Insoumise n’ont pas de rapports sexuels et qu’ils ne sont pas frustrés. Chez eux, la pulsion de vie semble complètement absente, ou alors ils sont asexuels.
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Charles
InvitéMais pourquoi inclure la variable féministe alors que la EELV n’est pas moins féministe que la LFI et que les résultats sont très différents pour ces deux partis? S’ils ont ce dénominateur commun c’est bien que ce n’est pas le féminisme qui peut expliquer un tel écart.
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Cyril
Invité28% des jeunes de 18-24 ans ont été sexuellement inactifs ces 12 derniers mois contre 5% en 2006.
Ce chiffre est effrayant. -
JeanMonnaie
InvitéLa gauche détruit la famille, le féminisme castrerait les hommes, et la question du genre rend 25 % des jeunes incapables de définir leur sexe. Par conséquent, le chiffre de 28 % est certes effrayant, mais relativement compréhensible.
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JÔrage
InvitéJeanMonnaie: Du coup tu ne veux pas aborder la question de la responsabilité de l’homme dans son drame?
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JeanMonnaie
InvitéC’est à elle de le faire. Pour le moment, elle nous explique qu’elle reconnaît son ex dans le portrait de la personne du témoignage de ce topic. À aucun moment elle n’a expliqué les raisons qui l’ont poussée à faire ce choix. Elle semble indiquer qu’il n’avait rien fait de particulier pour mériter cette séparation.
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JÔrage
InvitéJeanMonnaie: Je vais prendre ça comme un non.
Sinon on est d’accord que le type se raconte trop d’histoires quand il se voit en prince charmant? -
JeanMonnaie
InvitéIl est forcément subjectif, mais il est fréquent qu’un homme trop parfait ou trop gentil puisse paraître fade pour une femme.
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JÔrage
InvitéJeanMonnaie: Donc le fond du problème c’est qu’il est parfait et qu’elle ne s’en rend pas compte. Autant dire qu’il n’a pas tellement de raisons de se plaindre de sa situation car elle ne le méritait pas.
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Claire N
InvitéM’enfin arrête donc avec tes trop ceci / pas assez cela, il ne s’agit pas d’une rétribution
On ne « donne « pas l’affection comme si c’était notre propriété, c’est l’individualité de l’autre qui ouvre cette brèche – c’est pas juste mais c’est comme ça – personnellement je ne peux imaginer une essentialisation de « l’hommeparfait « pour cette raison -
Claire N
InvitéEn d’autres termes aimer quelqu’un c’est comme recevoir la grâce de ce qui le traverse ; c’est un don « divin «
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Emile Novis
InvitéC’est surtout que la gentillesse dont tu parles, comme le souligne Claire N, s’inscrit dans une logique de rétribution et de compensation, et qu’elle vise à tenir sa compagne en captivité. « Je suis gentil avec toi, donc tu me dois obéissance et fidélité ».
Ce n’est pas le langage de l’amour, ça, mais le langage du commerce, et du pire commerce qui soit. -
Emile Novis
InvitéPS: cette logique commerciale au sein du couple n’est pas différente de la logique du financier et de la dette qui vise à tenir en laisse le débiteur au profit du créancier.
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Claire N
Invité« Ce n’est pas le langage de l’amour, ça, mais le langage du commerce » très juste, il faut la aussi chasser les marchands du temple
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Emile Novis
Invité@Claire N
Les marchands du temple, en effet. Ce n’est pas tellement l’argent en tant que tel que Jésus rejette dans cette situation, mais l’introduction, au sein de l’amour, d’un état d’esprit qui lui est fondamentalement étranger : le marchandage et le petit calcul discret du créancier et du débiteur, avec la morale du devoir qui es inhérente à cette logique.
Voilà pourquoi je n’ai jamais rien compris à cette notion de « devoirs conjugaux ». Ou plutôt cette notion de « devoir conjugal » apparaît quand l’amour, précisément, commence à s’affaiblir, voire à disparaître. Le lien vital qui unissait deux êtres commençant à disparaître, le devoir agit comme un palliatif. Mais c’est cela, le « tue-l’amour »!
Voilà pourquoi un bourgeois qui aime vraiment doit cesser d’être bourgeois au moment où il aime. Ce qui revient à dire qu’il doit cesser d’être un marchand du temple.
Et ça vaut pour tout le monde aujourd’hui, nous qui sommes toujours un peu « embourgeoisés » par cette société. -
Emile Novis
Invité*est.
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JeanMonnaie
InvitéDans la séduction, il y a des rapports de forces et de la manipulation. Dans les relations amoureuses, on trouve des rapports inégalitaires et de la compatibilité. Tous les messages ici semblent complètement les ignorer sans donner d’alternative. Cette semaine, un ami qui s’est récemment marié avec la femme avec qui il a un enfant et avec qui il est depuis 9 ans, traverse une période difficile. Il se reconvertit professionnellement dans l’artisanat mais ne gagne pour le moment que 500 euros par mois. Elle ne supporte plus cette situation et ne le désire plus. Il s’occupe de la maison et de son enfant, et elle n’a aucun reproche à lui faire. Rassurez-vous, elle est de gauche, engagée dans l’associatif et n’est pas du tout vénale. Simplement, il y a des logiques comptables et de désirabilité qui ont les mêmes racines que celles des cavernes de Cro-Magnon. Quand je vous vois feindre, ou pas d’ailleurs, l’ignorance des dynamiques amoureuses, de la séduction ou des devoirs conjugaux, vous semblez vous réfugier dans un monde mystérieux. Pas besoin de formuler le mot pour le comprendre.
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JeanMonnaie
InvitéEn effet on attend un retour par rapport à nos comportements. Que ce soit avec les amis, sa femme ou au travail. On souhaite à juste titre un retour.
J’espère que claire nous expliquera les motifs de sa séparation. -
Emile Novis
InvitéQuand l’amour est partagé, la logique comptable n’est pas ce qui constitue le noyau de la relation. Bien sûr, qu’il peut y avoir des attentes, une volonté de « retour sur investissement » dans toute relation, y compris la relation amoureuse, mais ce n’est pas la tendance fondamentale d’une relation fondée sur un amour partagé. J’ai même tendance à penser que lorsque la logique commerciale prend toute la place, c’est le symptôme d’une absence d’amour (réciproque ou unilatérale).
Si je devais sentir qu’une femme fait tout ce qu’elle fait pour moi en vue d’obtenir de moi un ensemble de comportements exigés de sa part, mon premier réflexe serait de partir en courant. Il y a quelque chose de vivant et de spontané dans l’amour qui ne sied pas à la raideur du devoir et à la sécheresse du calcul des intérêts bien compris.
Le fait que tu mettes exactement sur le même plan les relations au travail et la relation amoureuse est tout de même très problématique : tu ne sembles pas différencier des réalités pourtant très différentes. Ces deux relations ne sont pas soumises à une logique similaire. -
Emile Novis
Invité* »exigés de MA part », et non « exigés de SA part ». Coquille qui transforme complètement le sens de mon propos.
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Emile Novis
Invité*Après relecture, je voulais bien dire « exigés de SA part ». Bref, un peu fatigué.
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JeanMonnaie
InvitéPendant une période, j’avais un péché mignon : regarder les vidéos communautaires juives. Dans toutes les vidéos sur l’antisémitisme, la réponse était toujours la même : c’est un mystère. On comprend la raison, car l’expliquer obligerait à une introspection et sans doute à admettre leur propre responsabilité. Les conséquences de leur endogamie, leur racisme qui leur a permis d’exister depuis 3000 ans etc… J’ai déjà dit dans ce forum que la gauche radicale a exactement le même logiciel. Exemple du jour : l’amour, qui est un mystère, une chose inexplicable. Car l’expliquer serait admettre l’inégalité, les rapports de domination inhérents aux sexes . C’est tout simplement impossible et schizophrénique d’admettre cette contradiction entre le réel inégalitaire et l’utopie féministe égalitaire dont rêve la gauche . Autre exemple : ma compagne est dans un groupe de jeunes hier, une dizaine entre Noirs et Blancs confondus, avec une voilée. Une des personnes parle de son pays, le Portugal, et d’une ville en particulier qu’il adore. Tout le monde a posé comme question : « Est-ce que cette ville est sécuritaire ? » Il y a 20 ans, ce serait une question de vieux blanc, et maintenant, même les jeunes la posent. Autre exemple : elle travaille à Paris chez un glacier réputé où tout le monde est immigré. Une jeune fille noire se plaint de ne pas trouver de logement et une collègue lui propose Saint-Denis. Elle répond : « Une ville avec des Noirs et des Arabes, non merci. En réalité, ils sont tous très lucides sur l’état du pays, mais pour des raisons que tu devines, dès qu’ils parlent de politique, ils sont incapables de parler de sécurité. C’est encore un côté schizophrénique entre la réalité et la contradiction que portent en eux leurs origines raciales. Je te donne ces trois exemples pour te démontrer que votre cécité à admettre les choses n’est rien d’autre qu’une protection contre la schizophrénie.
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Emile Novis
InvitéMon message ne reposait pas sur le « mystère » de l’amour, et je crois que pas grand monde a parlé de « mystère » ici, à part toi.
Mon propos dit même l’inverse : il y a une LOGIQUE de l’amour (logique =/= du mystère), et cette logique ne peut pas se soumettre à une logique commerciale fondée sur la relation débiteur/créancier. Car c’est une logique qui est beaucoup plus proche du don que de l’échange.
La gentillesse du mari parfait qui attend un retour sur investissement dont tu parlais plus haut n’a rien de « gentil » ou de « parfait »: c’est une logique de financier qui construit une prison pour sa compagne et qui parle le langage du commerce et du devoir, pas le langage de l’amour, avec ses gestes, ses petites attention, sa disponibilité intérieure, sa spontanéité, son absence relative de calcul comptable, son attachement affectif, etc. -
Ema
InvitéCette logique comptable et transactionnelle me parait cependant inevitable des lors qu’il y a engagement dans le couple. Par engagement j’entends : s’engager a faire en sorte que çà dure, sur le long terme. Je ne me prononcerai pas sur le bien fondé de s’engager en amour, c’est une affaire compliquée, mais le fait est que c’est le modèle dominant. Partant de là, et d’un point de vue feministe, il peut y avoir une légitimité à, si ce n’est compter les points, au moins mettre a jour les endroits où la relation est la plus asymétrique, exemplairement sur les tâches ménagères, et exiger des efforts, des corrections. Il y a indeniablement une dimension contractuelle la dedans. Alors tu me diras : mais où est l’amour ? Je te repondrai que selon moi, dans les couples de longue durée, on est plutôt sur un partenariat de vie, avec de l’amour par intermittence, quand les circonstances le permettent et que les planètes sont alignées.
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Emile Novis
Invité@Ema
Nous sommes bien d’accord sur l’essentiel. Je crois qu’il faut distinguer plusieurs choses.
Dans un couple engagé pour longtemps, il y a clairement une économie du quotidien qui se met en place. Par ailleurs le couple est pris dans une situation matérielle et économique qui oblige à compter, trier, répartir, etc. Dans cette économie du quotidien, il y a bien une logique comptable pour équilibrer et contracter certaines choses. Et tu soulignes que cette logique peut éventuellement faire disparaître l’amour pour laisser place à une bonne entente mutuelle.
Mais ce n’est pas de cela que je parlais : l’erreur de Jean Monnaie, selon moi, c’est qu’il mélange deux ordres différents : l’ordre matériel, avec l’économie du quotidien qui va avec, et l’ordre du cœur, avec les affects et les sentiments qui lient deux êtres.
Dans un couple engagé sur le long terme, le mélange des deux ordres est très profond.
Mais le « mari parfait » dont parle JeanMonnaie qui pense « mériter » les sentiments et la fidélité (l’ordre du cœur) de sa compagne en faisant le « mari parfait et gentil » dans l’ordre matériel se trompe totalement : ce n’est pas parce que je suis impeccable dans l’économie du quotidien que je DOIS être aimé avec fidélité. Ce sont deux ordres différents. Dans l’ordre du cœur, ce n’est pas la logique comptable qui prédomine, même si elle n’est pas toujours complètement absente, sans doute.
Le témoignage à l’origine de ce fil de discussion, qui vient d’ailleurs d’internet (le site est SOS Cocu…), mélange l’ordre matériel et l’ordre du cœur : « je suis gentil, donc tu me dois amour et fidélité ». Cette phrase est la phrase d’un tyran au sens de Pascal : il y a tyrannie lorsque, en présence de deux ordres hétérogènes aux logiques différentes, un ordre cherche à dominer l’autre et à le soumettre à sa logique (ici, l’ordre matériel veut se soumettre l’ordre du cœur). S’il y a des obligations et des transactions dans l’ordre matériel, il n’y a pas de devoirs et de comptabilité dans l’ordre du cœur (ou très peu, sinon ce n’est pas vraiment de l’amour selon moi).
« La tyrannie est de vouloir avoir par une voie ce qu’on ne peut avoir que par une autre […].
Ainsi ces discours sont faux et tyranniques : “Je suis beau, donc on doit me craindre ; je suis fort, donc on doit m’aimer ; je suis…” Et c’est de même être faux et tyrannique de dire : “Il n’est pas fort, donc je ne l’estimerai pas. Il n’est pas habile, donc je ne le craindrai pas.” », Pascal, Pensées.
Je crois que Jean Monnaie a une conception tyrannique du couple et de l’amour. -
Emile Novis
InvitéEt j’ajoute : je ne pense pas qu’il puisse y avoir de devoir de l’ordre du cœur envers l’ordre matériel. Sinon, c’est de la tyrannie.
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Ema
InvitéBien sur. L’amour ne se mérite, et ne se gagne pas, on est bien d’accord. Ceci dit je me demande si Jean monnaie pense l’amour en d’autres termes que transactionnel, avec d’un côté l’homme fort et rassurant et de l’autre la femme aimante et disponible sexuellement. Echange de bon procédé. Il nous dira sûrement qu’il est pragmatique et réaliste.
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JeanMonnaie
InvitéIl est normal qu’un bon mari, celui qui s’occupe bien de son foyer, accepte difficilement la séparation, tout comme un bon employé qui va être licencié alors que d’autres sont moins compétents que lui. Il y a une logique tant dans la séduction pour la femme à choisir le bon partenaire, que pour le conjoint à faire ce qu’il faut pour la garder. J’ai donné l’exemple de mon ami qui est très pertinent. Je dis cela avec autant de justesse que je séduis facilement les femmes et que je suis une personne relativement égoïste dans le couple. J’ai été toute ma vie adoré par les femmes alors que je ne le mérite absolument pas. Je n’aime pas trop ce sous-texte du forum qui présente l’amour et la fidélité comme du totalitarisme. « Je pars, accepte-le, je ne t’appartiens pas. » C’est un peu trop facile. Aujourd’hui, les couples manquent de maturité. Au moindre pépin, ils se séparent. Les attentes sont de plus en plus irréalistes et particulièrement les femmes donc bien plus tyrannique selon tes critères. Pour une fois, je suis assez d’accord avec Ema.
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Emile Novis
Invité@JeanMonnaie
Bien sûr. Une femme qui se met un couple avec un homme selon le contrat tacite : « je t’aime et je suis disponible pour toi qui si tu es fort (économiquement, socialement, etc.) et que tu m’apportes sécurité et protection », alors on peut dire que cette femme s’inscrit dans une relation tyrannique, et Pascal dirait sans problème que cette femme est bien tyrannique à sa manière.
=> Il y en a. Mais à ce petit jeu, et au vu de la place de la femme dans cette relation, ça risque bien de se retourner contre elle.
=> Peut-on vraiment appeler cela de l’amour? Je ne le crois pas. Il peut y avoir un attachement affectif, une tendresse mutuelle, mais le fondement exclusivement transactionnel de la relation me semble problématique pour parler ici d’amour.
=> Si chacun trouve son compte dans cette relation tyrannique, tant mieux pour eux. -
Ema
InvitéJean nous sommes bien d’accord qu’une rupture est toujours dure à encaisser pour la personne qui n’en est pas à l’initiative. C’est un chamboulement énorme qui ne se fait pas sans souffrance. Mais la ou on se perd c’est quand on commence à regarder cette rupture sous le prisme méritocratique. Si deux personnes s’aiment et se conviennent en terme de tempérament, il est tout à fait possible que la relation survive à des manquements répétés, des vexations, mutuelles ou non. Et parfois, c’est l’inverse, les sentiments amoureux s’éteignent malgré des efforts acharnés pour que ça tienne. Dans un cas comme dans l’autre, ce sont avant tout les sentiments et l’attachement qui règnent, et ils ne sauraient se soumettre à des considérations morales du type « il mérite que je reste/il mérite que je parte ». Ce n’est tout simplement pas comme ça que ça marche, et pester contre l’univers, la société, ou les femmes n’y changera rien.
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JeanMonnaie
InvitéJe remet mais à la bonne place.
Dans la séduction, il y a des rapports de forces et de la manipulation. Dans les relations amoureuses, on trouve des rapports inégalitaires et de la compatibilité. Tous les messages ici semblent complètement les ignorer sans donner d’alternative. Cette semaine, un ami qui s’est récemment marié avec la femme avec qui il a un enfant et avec qui il est depuis 9 ans, traverse une période difficile. Il se reconvertit professionnellement dans l’artisanat mais ne gagne pour le moment que 500 euros par mois. Elle ne supporte plus cette situation et ne le désire plus. Il s’occupe de la maison et de son enfant, et elle n’a aucun reproche à lui faire. Rassurez-vous, elle est de gauche, engagée dans l’associatif et n’est pas du tout vénale. Simplement, il y a des logiques comptables et de désirabilité qui ont les mêmes racines que celles des cavernes de Cro-Magnon. Quand je vous vois feindre, ou pas d’ailleurs, l’ignorance des dynamiques amoureuses, de la séduction ou des devoirs conjugaux, vous semblez vous réfugier dans un monde mystérieux. Pas besoin de formuler le mot pour le comprendre.
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Tristan
Invité« Dans la séduction, il y a des rapports de forces et de la manipulation. Dans les relations amoureuses, on trouve des rapports inégalitaires et de la compatibilité. Tous les messages ici semblent complètement les ignorer sans donner d’alternative. » Les alternatives existent, moi, je les ai trouvées du côté des courants féministes que tu nommerais radicaux, et de la sociologie, qui m’a permis de repérer où se logent ces « rapports inégalitaires », ces « rapports de force et de manipulation », par où ils passent en nous, dans nos corps. J’ai été élevé comme un petit garçon, j’ai grandi dans des contextes de sociabilité masculins (foot, rugby, musique, bar …), j’ai très jeune trouvé beaucoup de valorisation dans des relations de séduction hétérosexuelles hyper stéréotypées (qui, une fois reçue la validation sociale que j’étais convenable, ne m’ont pas rendu heureux et en rendaient pas heureuses les gens que j’aimais), j’ai donc fourni des efforts pour identifier les dispositions à la « force » et à la « manipulation ». Des groupes de parole de mecs, par exemple, m’ont beaucoup apporté. Cela ne te semble pas être une alternative à la misère affective (force, manipulation) qu’on reçoit en partage ?
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JeanMonnaie
InvitéHistoriquement, la séduction a souvent été mal vue. Pour les Romains, elle était perçue comme une faiblesse, car l’homme était incapable de maîtriser ses sentiments. Au Moyen Âge, elle était considérée comme un viol de l’esprit. Aujourd’hui, dans une époque où le libre choix remplace les injonctions familiales, elle est valorisée. Cependant, les hommes doivent souvent user de subterfuges pour séduire, tandis que les femmes peuvent se mentir à elles-mêmes. Chacun joue sa partition. C’est ainsi, c’est la vie. Tant que la manipulation ne bascule pas dans la pathologie, il n’y a aucune raison de la condamner. Elle est d’ailleurs plus fréquemment utilisée par ceux qui n’ont pas d’autres alternatives pour atteindre leurs objectifs. Je suppose bien qu’une personne séduisante avec une bonne situation sociale n’aura pas besoin de manipuler autrui pour obtenir ce qu’elle recherche.
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Tristan
Invité« C’est ainsi, c’est la vie. » La vie, ça peut changer, c’est d’ailleurs ce que montre ton petit topo historique. Je propose donc d’oeuvrer à la changer, en mieux. Mais je note que, contre toute attente, on n’est pas d’accord sur ce qui serait mieux.
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JeanMonnaie
InvitéTu mets le doigt sur un fossé idéologique. Je suis réactionnaire et je préconise des changements progressifs, en évaluant la réussite de chaque étape, tandis que la gauche veux tout révolutionner, même l’amour. Je suis modeste dans mes prétentions, vous êtes orgueilleux. J’accepte la réalité, vous ne la supportez pas. Je te rappellerai simplement cette citation de Montesquieu : Le mieux est l’ennemi du bien.
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Emile Novis
Invité@JeanMonnaie
Peux-tu énoncer clairement une liste précise de ces devoirs conjugaux? Les devoirs de la femme envers l’homme, et les devoirs de l’homme envers la femme – car je suppose que dans ton système moral, il y a des obligations différenciées en fonction du sexe. -
JeanMonnaie
InvitéIl y a deux chiffres surprenants dans le tableau : les femmes sans le baccalauréat ont peu de rapports sexuels, tout comme les hommes homosexuels. Tous les autres chiffres confirment ce que je dis. À partir du moment où les féministes n’ont que 52 % de rapports sexuels, il est difficile de ne pas prendre cette variable en compte. Autant on peut relier la jeunesse au faible pouvoir d’achat et donc à un accès limité au sexe, autant je ne vois pas pourquoi relier spécifiquement le féminisme. Pour EELV, ce sont des personnes relativement aisées, et je crois même que la majorité sont des femmes ; par conséquent, il n’y a rien de surprenant à ce que les hommes de ce groupe puissent avoir accès aux femmes. Pour te donner une image, Jamel Debbouze, malgré sa laideur et son handicap, parvient à avoir une belle femme car il est célèbre. Un riche féministe pourrait compenser avec l’argent. Mais pour la majorité de la population, le féminisme les exclut des femmes.
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Charles
InvitéL’électorat d’EELV appartient surtout à la classe moyenne et à la petite bourgeoisie, pas vraiment de quoi compenser un « désavantage » lié à un engagement féministe. Surtout que ceux qui se disent féministes sont le plus souvent issus de ces classes là. Bref, ça n’a aucun sens.
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JeanMonnaie
InvitéLe problème est que tu n’es ni logique ni honnête. À partir du moment où un féministe sur deux n’a aucun rapport sexuel, à moins que tu trouves des causalités, ce que tu n’as toujours pas fait, alors elle est responsable de la misère sexuelle. Par exemple, la misère sexuelle des jeunes ne s’explique pas par l’âge en tant que tel, mais par ses causalités (insécurité psychologique, pouvoir d’achat, castration féministe). Peu importe si tu es d’accord ou non sur les causalités que j’estime justes pour expliquer la non-sexualité des jeunes, l’essentiel est d’admettre au minimum que des causalités existent. Je te demande de faire la même chose pour les 50 % de féministes sans relation sexuelle. Peu importe si tu trouves des féministes dans l’électorat d’EELV, qui représente 40 % d’hommes sur 4,5 % de votants aux présidentielles, et que son explication urbaine et aisée ne te convienne pas. Tu dois avant tout expliquer les 50 % d’abstinence sexuelle chez les féministes hommes, chose que tu es pour le moment incapable de faire.
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JeanMonnaie
InvitéCharles radote alors que j’ai déjà répondu juste au dessus. J’attends toujours son explication sur la raison de l’incapacité des féministes à avoir des relations sexuels.
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Charles
InvitéD’où vient ce chiffre de 52%?
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Jeanmonnaie
InvitéLa capture écran..
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Charles
InvitéOù on voit que les hommes se déclarant assez féministes ne sont pas moins dans une situation de misère sexuelle que ceux qui ne le sont pas. Donc en fait selon ta propre étude, le féminisme n’empêche pas de baiser.
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Charles
InvitéEt même que c’est cette catégorie qui a le plus de rapports sexuels quand on lit le reste de l’étude et qu’inversement ce sont les pas féministes qui sont frustrés sexuellement.
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JeanMonnaie
InvitéJ’ai expliqué quatre fois dans ce forum que la droite, en concurrence avec l’immigration, est dans la compétition sexuelle en votant extrême droite, donc dans la pulsion de vie. À l’inverse, la gauche radicale, qui renonce à la compétition sexuelle, est dans la pulsion de mort. Tu arrives à te réjouir d’une gauche complètement dépressive, qui ne baise pas et qui s’en fiche, il faut le faire.
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JeanMonnaie
Invité82 % des pas féministes baisent contre 52 % des non féministes.
Tu as bu Charles ? -
Charles
InvitéJe te parle de la catégorie assez féministe où on retrouve le plus haut taux pour les rapports sexuels hebdomadaires (56% contre 49% pour les pas féministes). Ce qui démontre que le féminisme n’empêche pas de baiser.
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JeanMonnaie
InvitéNous avons parlé dans le vide car tu commentais un tableau que tu n’avais pas regardé. Maintenant que tu as regardé les statistiques sur le féminisme, tu ne peux que constater que la moitié des féministes n’ont pas eu de rapport sexuel dans l’année. Maintenant tu me dis que la catégorie assez féministes a des rapports sexuels une fois par semaine. Aucun rapport, aucune logique. Je sors mon carton rouge.
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Charles
InvitéDonc pour toi quelqu’un qui se déclare assez féministe n’est pas féministe. Explique-moi cela.
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Charles
InvitéJe t’aide. Tu nous expliques que les hommes féministes sont incapables d’avoir des rapports sexuels avec des femmes. Pour ça tu nous montres une étude qui montre que les hommes se disant très féministes baisent moins que les hommes pas féministes. Je te fais remarquer que les hommes assez féministes sont ceux qui baisent le plus selon ta propre étude. Ça démontre qu’un homme féministe est tout à fait capable d’avoir des rapports sexuels. Sachant qu’il est évident que les hommes se déclarant très féministes sont minoritaires. Je connais moi-même peu de personnes qui se déclareraient très féministes. Et je pense que sur ce forum les hommes auraient plus tendance à se dire assez féministes que très féministes.
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JeanMonnaie
InvitéLa misère sexuelle concerne ceux qui ne baisent pas dans l’année et donc n’ont pas accès aux femmes. Ce sont donc les 52 % de très féministes qui sont dans cette situation. Imaginons que les 48 % restants soient ceux qui ont le plus de rapports sexuels dans la semaine, cela ne change rien au postulat de départ. On s’en fiche ! Ton argument est encore pire : tu utilises la catégorie des assez féministes sur la semaine. Non seulement tu es dans le brouillard, mais en plus tu viens m’expliquer que tu m’aides. On rêve là.
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Charles
InvitéMais pourquoi ignorer cette catégorie des assez féministes ? Parce qu’elle ne t’arrange pas? Ils ont le même niveau que les pas féministes pour les rapports sexuels annuels.
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JeanMonnaie
InvitéAssez féministe est flou, à l’inverse de très féministe, qui est clair. Il est évident que la catégorie la plus intéressante pour juger l’importance du féminisme est celle des « très féministes ». De la même manière, si tu veux comprendre les différences entre la droite et la gauche, je vais regarder ceux qui sont très à droite et très à gauche, et non pas la personne qui se déclare assez à gauche ou à droite. Deuxième erreur de ta part : tu utilises les rapports hebdomadaires alors que l’annuel est le seul pertinent pour comptabiliser la misère sexuel. Tu veux jouer l’avocat du diable, mais tu n’as aucune logique.
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Charles
InvitéTu as décidé que c’était une catégorie floue parce qu’elle ne t’arrange pas. Si elle était floue personne ne se déclarerait assez féministe. Encore une fois, peu d’hommes se déclarent très féministes.
Ensuite, je t’ai dit que cette catégorie que tu refuses de prendre en compte a le même niveau de réponse que les pas féministes pour les rapports sexuels annuels. -
JeanMonnaie
InvitéQue tu bifurques sur l’annuel ne change rien au fait que ta première réponse hebdomadaire n’a aucune logique. Le « très » sera toujours plus pertinent que le « assez ». Ce n’est pas Jean qui décide ce qui est flou, mais le Larousse. Pinçon-Charlot, pour comprendre les riches, va enquêter sur les très riches et non les assez riches. Si tu veux comprendre la gauche, tu vas regarder les très à gauche et non les assez. Libre à toi de creuser un peu plus pour t’enfoncer.
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JeanMonnaie
InvitéTout m’arrange. J’ai même donné les 2 chiffres qui m’ont étonné.
Les femmes sans le bac et les homos qui ont le moins de rapport sexuel.
Aucun soucis avec les faits. Je ne vais pas m’amuser à voir si la personne est assez ou très homosexuel pour que cela m’arrange. -
Charles
InvitéSauf que la richesse peut se mesurer de façon chiffrée, au contraire du féminisme, comparaison bidon donc. Et pour reprendre ton énormité plus haut, si 48 % des très féministes étaient ceux qui baisaient le plus, cela voudrait dire que le féminisme n’est pas la bonne variable pour expliquer les rapports sexuels.
Tout ceci démontre que tu simplifies encore une fois un problème qui t’échappe. -
Jeanne
InvitéJe n’ai pas lu tous vos échanges, mais il me semble qu’une activité sexuelle réduite n’est absolument pas synonyme de « misère sexuelle « .
Peut-être que quand l’on est féministe, l’on est aussi tendanciellement plus independante économiquement. Et affectivement. Et qu’alors l’on n’a pas besoin de rendre son corps forcément accessible aux mâles qui le demandent.
Je pense que les femmes qui se donnent dans la perspective d’obtenir protection, dans un monde ou une époque ou un milieu ou une psychologie par trop dépourvus de féminisme, c’est on ne peut plus courant.
Les femmes, quand elles possèdent un brin de liberté (économique et affective, donc), développent une sexualité différente. Une sexualité où le rapport avec les hommes est peut-être moins fréquent, oui (ce n’est pas étonnant). Une sexualité où il y a peut-être un peu moins de pénétration (pardon d’être cash). Et une sexualité assurément plus épanouie. -
JeanMonnaie
InvitéLe nombre de jeunes sans aucun rapport sexuel a pratiquement triplé en 15 ans. Nous ne sommes pas du tout dans une situation d’épanouissement, mais plutôt d’insécurité. Cette insécurité doit être mise en corrélation avec les jeunes incapables de définir leur sexe, dont le nombre explose également, comme la dépression ou la solitude Le féminisme, les réseaux sociaux, la monoparentalité fragilise des jeunes qui sont justement à un âge où avoir une fondation solide pour s’épanouir est important.
Si on rajoute le confinement sanitaire qui visiblement ne gène personne à la gauche radicale, je n’aurais pas voulu avoir l’âge de ma fille aujourd’hui. -
Jeanne
InvitéJean,
J’ai abordé un seul point précis, celui de la sexualité féminine en contexte féministe. Je n’ai pas parlé de confinement, je n’ai pas parlé des réseaux sociaux, je n’ai pas parlé des garçons (dont je fais le pari qu’ils ont des besoins sexuels s’exprimant plus journellement que ceux des filles, point qui certes se discute).
Ce que j’ai dit – juste ce que j’ai dit – tu valides? -
Jeanne
InvitéEt c’est sûr que si les femmes font moins l’amour avec les hommes (parce que ça leur va bien comme ça), alors les hommes font moins l’amour avec les femmes (ce qui éventuellement les frustre).
Tu vois, c’est compliqué -
Ema
InvitéExactement. D’ailleurs, on peut au moins accorder çà a Jean : oui, il y a certainement une correlation entre une diminution, dans l’absolu, du nombre de rapports sexuels entre hommes et femmes et le feminisme. Mais ce n’est pas a mettre au discrédit de celui ci : il faut simplement comprendre que, compte tenu de la précarité materielle et sociale qui a été entretenue pour les femmes jusqu’a plus de la moitié du 20e siecle (pour rappel, autorisation pour une femme d’ouvrir un compte bancaire en son nom : 1965), il n’est pas tres etonnant de constater qu’une fois l’autonomie obtenue, la dimension transactionnelle du sexe entre homme et femme disparait progressivement, les femmes ne se mettant tout simplement plus a disposition sexuelle des hommes par souci de sécurisation financière. Est ce que tu mesures tout ca Jean?
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Ema
InvitéEt pour quelqu’un qui j’en suis sûre, tient en sainte horreur les fameuses michetonneuses ne devrais tu pas plutot te réjouir que les femmes ne vendent plus leurs culs contre le gîte et le couvert autant qu’avant ?
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JeanMonnaie
InvitéEn réalité, quelle que soit la situation de la femme, elle tend souvent à chercher un partenaire qui gagne plus qu’elle. Pour simplifier, une infirmière pourrait choisir de se mettre en couple avec un médecin. La sécurité financière a libéré les femmes du patriarcat, et cela, grâce au capitalisme. Les relations transactionnelles jouent un rôle relativement important. La prostitution féminine n’a jamais été aussi répandue aujourd’hui en France, du moins pas depuis l’après-guerre. D’après ce que je sais, une fille sur deux de moins de 25 ans ne verrait pas d’inconvénient à vendre ses charmes. Je remercie les capitalistes et des gauchistes qui ont contribué à cette situation.
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Jeanne
InvitéMoi mon mari gagne moins.
Pareil pour ma copine Julia.
Pareil pour ma copine Laure.
Ma copine Christine n’a pas envie d’être en couple. Ou n’y arrive pas, c’est pas bien clair.
Ma copine Benoîte a choisi de se maquer avec un gars pas très riche, elle me dit: « C’est chiant parce que du coup on est obligé de s’endetter, mais en même temps c’est comme ça, c’est avec lui que j’ai voulu vivre, c’est mon choix ».
Ah, ma sœur est mariée à un mec qui gagne moins qu’elle.
Je ne sais pas combien gagne ma belle-sœur, c’est confidentiel, mais c’est un gros paquet.
Ma copine Brigitte a un mari qui a exercé toute sa vie professionnelle quasiment le même métier qu’elle, et au même niveau hiérarchique.
Ma belle-mère a gagné plein de fric à la radio, et s’est mariée à mon père ingénieur catégorie « pas en chef ».
Valérie, bibliothécaire, est mariée à un cheminot.
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Comment tu dis, Jean, « En réalité, quelle que soit la situation de la femme, elle tend souvent à chercher un partenaire qui gagne plus qu’elle « .
Écoute euh… peut-être. -
Ema
InvitéMoi j’ai travaillé en labo avec un effectif 100% feminin. Que des femmes mariées ou en concubinage. Les metiers des maris et concubins, de memoire : coursier (transport du sang) ouvrier en batiment (carreleur) cheminot infirmier travailleur en chambre froide du service drive de Leclerc et, petite exception, la doyenne qui avait fini par epouser le bio apres son divorce. Je n’ai pas le detail des salaires mais tout ca ne transpire par l’hypergamie à priori. Pendant ce temps, mon ex etait au rsa.
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Ema
InvitéD’ailleurs tu pourrais t’inclure dans les contre exemples Jean puisque d’après tes dires tu ne gagnes pas des mille et des cents mais a la super côte avec les femmes.
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JeanMonnaie
InvitéDes chercheurs ont présenté des photos de personnes accompagnées d’informations sur leur salaire. Les résultats ont généralement indiqué que les hommes dont le salaire était présenté comme élevé étaient perçus comme plus attirants. L’argent n’est donc pas perçu de la même façon selon le sexe. En effet, les femmes réussissent mieux à l’école, elles ne peuvent donc pas choisir pas toujours leur partenaire en fonction de leurs revenus. J’attends de voir plus souvent des médecins femmes en couple avec des infirmiers. Entre ta bibliothécaire et le cheminot, la différence reste faible. Ainsi, même si je suis mon cas minoritaire et que de plus en plus d’hommes gagnent moins que les femmes dans le couple, cela ne change pas les répercussions. Ta copine Benoîte semble subir la situation plus qu’elle ne l’accepte. Encore une fois, chaque couple fonctionne différemment. Je trouve cela très bien quand cela fonctionne, mais cela ne semble pas être vraiment le cas. D’ailleurs ton ex est au RSA, il n’est pas dirigeant d’une banque….
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Delphine
Invité« Une infirmière pourrait choisir de se mettre en couple avec un médecin » : pour l’aspect financier peut-être. Mais la différence de classe sociale pourrait créer un rapport dominant / dominé au détriment de l’infirmière, voire une incompatibilité tout court
Il s’agirait de deux milieux sociaux ne partageant pas les mêmes valeurs, c’est-à-dire n’ayant pas la même vision du monde, puisque n’evoluant pas dans le même univers depuis leur naissance. « Une fille sur deux de moins de 25 ans ne verrait pas d’inconvénient à vendre ses charmes » : sympa pour les jeunes filles ! Et surtout sondage (Ipsos ?) surprenant. Ça donnerait presque envie d’interroger les personnes concernées, dans le métro parisien par exemple, pour vérifier. Je ne suis pas certaine que l’accueil sera chaleureux. -
Ema
InvitéLe cliché un peu poussiéreux de l’infirmière qui epouse le medecin a aussi beaucoup a voir avec le fait que la profession (infirmière) soit tres largement féminine, et qu’anciennement il y avait beaucoup plus d’hommes que de femmes medecins. Or les couples se formant souvent sur le lieu de travail, mathématiquement, ce schémas tendait à souvent se produire. Plus tellement maintenant, puisque la profession de medecin s’est tres largement féminisée, les couples se formant donc souvent en fac de medecine ou durant l’internat.
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Jeanne
InvitéA l’époque où j’allais sur Meetic, j’avais pris un abonnement un peu cher, avec je ne sais plus quelles options. Ça s’appelait premium, je crois. Un jour un homme m’avait dit, depuis sa sincérité, « Une femme qui a un abonnement premium ça fait peur ».
Je l’avais trouvé courageux, de dire ça. Et ça m’avait fait de la peine, d’être comme ça effrayante. -
Tristan
InvitéFaut vraiment arrêter de penser que sexualité = épanouissement ; et l’idée corollaire que l’absence de sexualité provient d’un mal être, d’un sentiment d’insécurité … Arrêter aussi d’en faire le pivot, l’étalon à quoi l’on mesure la qualité, l’intensité d’une relation amoureuse.
(enfin, je dis « il faut », c’est inexact : ce n’est qu’une proposition, chacun voit comme il veut, mais je fais le pari qu’il y a là une sorte de petit mythe, alimenté par 77% de la production culturelle, qui enferme hommes et femmes dans des rôles sociaux) -
Ema
InvitéC’est ce que j’allais dire… En sexualité comme ailleurs, quantité n’est nullement synonyme de qualité. Il y a des couples qui ont des rapports tous les jours par habitude, pour que monsieur soit content et su’ensuite madame puisse lire son bouquin tr1nquillement. Missionaire style, 3 minutes montre en main et extinction des feux. Selon la classification de Jean qui ne saurait considérer que les chiffres tout nus cette vie sexuelle la est plus riche que celle d’un célibataire qui réserve ses élans sexuels à des occasions qui lui donnent vraiment envie.
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Tristan
Invitéà Ema : Mais ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii, quantité =/= qualité, merci. Et j’ajoute que ce serait chouette qu’on laisse tranquille les gens qui s’épanouissent dans autre chose que le sexe, que le sexe n’intéresse pas vraiment.
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JÔrage
InvitéTristan: Tout ça pour ne pas avoir à reconnaitre que la stat pose effectivement question. Comme si il y avait une honte à admettre qu’il y a peut être un petit problème du côté de ces hommes qui se disent « très féministe ».
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Ema
InvitéJe l’ai fait plus bas, en remettant de toute manière en question l’auto étiquetage dans ce domaine que je trouve toujours douteux. Mais puisque tu as l’air inspiré, eclaires nous sur ce « petit problème »? Qu’en penses tu?
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JÔrage
InvitéJ’en pense que ça pose question. Je ne vois pas comment expliquer raisonnablement la stat donc je n’ai pas d’avis, je me contente de me dire qu’un jour la vie m’offrira peut être l’opportunité d’éclairer ce mystère mais que là je suis surtout occupé à penser à mon futur vélo.
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“Et on met où les types qui se déclarent féministes par pur désir de jouer les héros et signaler leur supériorité morale, mais dont les affects dominants persistent dans leur vie amoureuse et sexuelle ?”
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On les mets aux côté de François car JeanMonnaie ne se prétend pas féministe. -
Ema
Invité« On les mets aux côté de François car JeanMonnaie ne se prétend pas féministe. »
La vanne est certes bonne, mais je parlais du classement statistique, tu sais, celui sur l’édifice duquel repose tout l’argumentaire de Jean, ainsi que tes timides questionnements. Mais à la limite peu importe. Puisque concernant la correlation entre feminisme et diminution quantitative des rapports sexuels, Jeanne et moi avons donné une réponse allant plutôt en ce sens, objectant qu’il ne fallait pas forcément y voir un mal mais plutot le symptôme d’une plus grande liberté de choix pour les femmes. Choix de dire non en l’occurrence. Choix de refuser le sexe transactionnel pour ne garder que le sexe plaisir. Donc moins de sexe. Mais du meilleur sexe. As tu une opinion là dessus? -
JÔrage
InvitéEma: Pas d’opinion, seulement une question.
Qui baise la nana très féministe si c’est pas le type très féministe? -
Ema
InvitéJe vais me répéter: l’étiquetage feministe selon moi importe peu, il ne reflète rien d’autre qu’une sympathie à priori, theorique, à une cause, qui peut tres bien être compartimentée bien au chaud dans un coin poussiereux d’où on ne le sortirait qu’à titre demonstratif. Donc quand bien même un sondage m’indiquerait de manière certaine que les femmes qui se disent très féministe couchent avec des hommes qui ne se disent pas très féministes, je n’en tirerai aucune conclusion particulière sur les dynamiques relationnelles à l’oeuvre dans ces rencontres là. Je le répète, un homme refractaire à l’usage du mot féministe peut se montrer tout à fait égalitaire dans son rapport aux femmes, en tout cas lorsqu’il ne s’agit que d’une aventure sexuelle sans enjeux conjugaux. Inversement, un homme qui revendique son feminisme n’est absolument pas une garantie de quoi que ce soit.
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JÔrage
InvitéEma: C’est pas à droite qu’on retrouve les hommes qui se disent très féministe. C’est pas une blague, c’est un fait.
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Ema
InvitéJe rajoute, mais ca n’engage que moi et mon vecu et infléchi peut-être deraisonnablement sur mon opinion, que les types que j’ai connus ayant un rapport au sexe opposé me semblant le plus sain n’étaient pas des types qui tenaient absolument à se revendiquer feministes, en tout cas certainement pas TRES féministes. Évidemment je ne fais pas un procès en malhonnêteté et en opportunisme aux hommes qui choisiraient de se définir ainsi, il est tout a fait possible qu’ils joignent le geste à la parole dans leur vie privée. Mais j’ai très largement éprouvé que ces affaires étaient bien plus compliquées et subtiles que qui-se-décrète-quoi, d’où mon dédain pour ce type de sondage.
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Emile Novis
Invité@Ema
Je rejoins ton témoignage. Il est bien évident que se revendiquer « féministe » ou « très (!) féministe » ( soit dit en passant, quelle est la différence entre le « très » et l’absence de « très »? La vaisselle?!) n’offre aucune garantie. C’est un peu comme un individu animé d’une petite pulsion raciste mais qui s’empresse de dire « j’ai un ami noir » et une « copine arabe ».
Dans mon monde environnant et personnel, j’ai d’ailleurs remarqué comme toi que les hommes revendiquant leur « féminisme » étaient ceux dont le rapport avec les femmes étaient le plus à rebours de l’idéologie qu’ils revendiquaient par ailleurs. Et ce n’était généralement pas très sain dans l’ensemble. Pour l’un d’entre eux, je me demande d’ailleurs si l’étiquette « féminisme » n’était pas une couverture, d’abord pour lui-même, et ensuite pour les autres.
Mais ce témoignage ne prétend pas refléter la réalité et amener à des généralisations : il se base sur quelques cas particuliers seulement, et il répond à une intuition personnelle. En effet, je n’ai jamais pu me déclarer « féministe » et je ne le ferai jamais, car je sens bien qu’il y a un gros problème dans cette revendication masculine, alors même que je trouve que la lutte des femmes pour l’égalité politique et sociale est légitime, et que je trouve que la philosophie de Simone de Beauvoir dans Le deuxième sexe est difficile à contester. De même, on n’a toujours pas dépassé, à mes yeux, les arguments de Platon dans La République sur la possibilité pour les femmes de gouverner la Cité et de participer aux mêmes tâches que les hommes.
Je dirais qu’il y a, chez les hommes de mon entourage qui se revendiquent « féministe », un malaise avec leur propre désir, quelque chose en eux qu’ils ne veulent pas regarder et qu’ils dissimulent sous cette appellation. -
Jeanne
InvitéLe terme « féminisme » est embêtant pour plein de raisons. Et d’abord parce qu’il a l’air de jouer pour un seul camp.
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Emile Novis
Invité@Jeanne
« Et d’abord parce qu’il a l’air de jouer pour un seul camp. »
Pas certain de comprendre. Tu veux dire le « camp » les femmes? De la gauche?
Et le « camp » est peut-être à lui seul un problème. -
Jeanne
InvitéJe voulais dire le camp des femmes
Et le camp est à lui seul un problème, oui. -
Emile Novis
InvitéOn est d’accord.
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Ema
InvitéOk, je me sens moins seule dans ce malaise. La première fois que j’ai éprouvé ce malaise, c’est quand j’ai du écouter poliment mon oncle, petit bourgeois à l’esprit un peu soixante huitard, très politisé, ayant toujours un avis assez pointu sur tout, grande gueule, très gros lecteur par ailleurs, m’expliquer tranquillement qu’il fallait que je devienne feministe, ce qu’était la condition feminine, ce que les femmes devaient affronter dans leur quotidien, qu’il fallait que je lise telle autrice, tel bouquin. J’avais quelque chose comme 15 ans. C’était un véritable sermon, il n’y a pas d’autres mots, et l’ironie de la situation, lui étant homme et moi étant femme, semblait ne même pas lui avoir traversé l’esprit. Il avait la ferveur d’un neo converti, ce qu’il était de fait, car jusqu’alors il n’avait pas exactement brillé par son absence de sexisme, lui que j’avais entendu toute mon enfance faire des allusions sexuelles dès qu’une jolie jeune fille apparaissait dans son champs de vision, et qui s’exprimait toujours pour sa femme, tres discrète et réservée, comme par hasard.
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Jeanne
Invité@Ema
Si ce n’était pénible, ce serait rigolo.
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Je me souviens, dernièrement, du discours d’un élu municipal de ma ville sur le thème « Aux postes de pouvoir j’estime qu’il faudrait non pas autant de femmes que d’hommes mais plus de femmes « .
Régulièrement comme ça, entre eux, entre eux-elles, ils font un concours du discours le plus féministe.
Ça mange pas de pain, ça n’engage à rien, intellectuellement c’est indigent, et pendant ce temps-là le management continue dans les services son petit travail de dévastation. -
JeanMonnaie
InvitéEma qui explique que les femmes ont le droit de dire non aux hommes féministes et aux hommes de la FI.
Les statistiques parlent d’eux même en réalité. -
Tristan
Invitéà Jôrage : j’essaie de faire entendre l’idée que ne pas baiser n’est pas, en soi, un problème. De faire entendre l’idée que la sexualité n’est pas (en soi et pour tout le monde) indispensable à une vie épanouie, que pas mal de relations sexuelles nuisent à l’épanouissement des gens – et notamment lorsqu’on baise parce qu’il le faut. Je propose au contraire de chercher à avoir des relations sexuelles chouettes (et ce qui est chouette dépend des gens, dépend surtout de ce qui se construit à deux, ou à plus que deux), sans dire que baiser = bien (pas toujours !!) et pas baiser = un problème.
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Mais je me joins volontiers à la question d’Ema : comment tu vois ce problème du côté des hommes qui se disent très féministes ? -
JÔrage
InvitéTristan: « (…) la sexualité n’est pas (en soi et pour tout le monde) indispensable à une vie épanouie (…) »
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Et la marmotte elle met le chocolat dans le papier d’alu.
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« Je propose au contraire de chercher à avoir des relations sexuelles chouettes (…) »
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Je crois que tout le monde est d’accord là dessus, c’est comme la paix dans le monde, c’est le genre de connerie qui fait consensus, reste que l’absence de coît à priori ça implique une forme de misère affective et par conséquent c’est l’arbre cachée par la forêt que je te propose de regarder en face. -
Tristan
Invité« l’absence de coït à priori ça implique une forme de misère affective » Je suis pas d’accord (d’autant que je dirais au doigt mouillé – soit dit sans jeu de mot – qu’un bon quart, une bonne moitié j’en sais rien, des coïts effectivement réalisés impliquent une forme de misère affective)
Et laisse les marmottes tranquilles, vilain zoophile. -
Ema
InvitéTu choisis de prendre le mot misère dans le sens « carence ». Or une carence sexuelle ne s’évalue pas dans l’absolu, on est pas sur une donnée biologique basique comme la vitamine d ou les calories. Les besoins varient d’un individu à l’autre, et d’une période de la vie à l’autre, et dépendent de facteurs psychologiques et affectifs assez insaisissables. Le rapport au sexe et à la « quantité requise » pour satisfaire un individu est extrêmement variable et on ne saurait établir de généralité en la matière. C’est pourquoi il eût été beaucoup plus opportun d’envisager le mot misère dans son appréciation qualitative plutôt que quantitative, et de demander » êtes-vous satisfait de votre vie sexuelle? » Plutot que « combien de fois par mois? »
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JÔrage
InvitéEma: Parce que l’amour serait moins nécessaire que le Juvamine?
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Ema
InvitéJ’ai dit que le besoin etait très variable individuellement et pas bêtement assimilable à une question de dose journalière. Par ailleurs de l’amour tu en obtiens en principe par d’autres biais que sexuels, du moins j’espere pour toi.
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JÔrage
InvitéEma: Ce qui me console c’est qu’en fin de compte t’es aussi triste que JeanMonnaie et du coup je vais aller finir mon cassoulet.
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Ema
InvitéTe console de quoi ? De pas baiser ?
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JeanMonnaie
InvitéJe ne suis pas là pour noter les positions du Kamasutra ni pour dire aux gens comment vivre leur sexualité. Mon sujet est uniquement la misère sexuelle, qui produit de la frustration à droite et de la résignation à gauche.
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Ema
Invité« de l’incapacité des féministes à avoir des relations sexuels. »
Ah ouai carrement. Et ca marche comment cette histoire ? Un type en rendez vous tinder se déclare feministe et pfffiou la nana prend ses jambes à son coup? -
JeanMonnaie
InvitéEma il n’arrive même pas à avoir un RDV tinder.
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Ema
InvitéMon expérience atteste du contraire. On fait comment du coup ? On tire à pile ou face ? Ou tu vas me sortir une statistique lunaire sur les rdv tinder et la proportion de féministes qui matchent ? Le problème de tes espèces de classifications à la volée c’est qu’elles ne reflètent nullement le réel, tout simplement parce que dans le réel, la vaste majorité des hommes ne se déclarent pas ni féministe ni pas féministes, il y a simplement des hommes dont les comportements et les interactions avec les femmes seront disons plutôt « old school » tandis que d’autres sont favorables à des rapports plus égalitaires. Mon frère par exemple n’ira jamais se déclarer féministe, ce n’est tout simplement pas dans son vocabulaire, il y a une résistance chez lui à employer ce terme. Pour autant, son rapport au féminin n’est absolument pas dominant et plutôt « moderne » si on considère qu’il laisse sa femme peinarde et assumé facilemebt 50% des tâches ménagère et infantiles. Et oui, d’après ce que j’en sais, avant d’etre marié, il avait son petit succès auprès des filles, tout simplement parce qu’il est beau et agréable. Les types comme mon frère on les met ou dans ton classement ? Et on met où les types qui se déclarent féministes par pur désir de jouer les héros et signaler leur supériorité morale, mais dont les affects dominants persistent dans leur vie amoureuse et sexuelle ? Comprendras tu un jour que lire le monde qui t’entoure à travers des sondages ne pourra que t’abrutir toujours plus ?
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JeanMonnaie
InvitéTu le mets dans le classement des beaux
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Claire N
InvitéOuai finalement les pedophiles ont les mêmes problèmes que les féministes ; ça se tient
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JeanMonnaie
InvitéEn troll tu craint, au premier degré tu craint….
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JeanMonnaie
InvitéS
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Claire N
InvitéBah je sais pas :
– ils ont peu de rapports sexuels annuels
– ils sont donc pas dans la pulsion de vie
– tu t’inquiètes pour eux
– il devrait voter à droite pour aller bien -
propater
InvitéDis, JM, tu te rends quand même compte du ridicule de ton exégèse d’un sondage extrèmement pauvre en information?
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Rien de ce que tu élucubres n’est supporté par les vagues corrélations que tu mentionnes. Les qques chiffres que tu relèves ne servent que de prétexte à regurgiter ce qui tourne en boucle dans ta tête. -
propater
InvitéCe que partagent Jeanne et Claire est infiniment plus beau et intéressant et tu passes complètement à côté.
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Jeanmonnaie
InvitéProuve le
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Ludovic Bourgeois
InvitéFemelle
Univers s’arrête à :
Culotte
élastic
String ficelle
Chaos-
Ludovic Bourgeois
InvitéJ’ai oublié « egotisme » en numéro Uno )
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Ludovic Bourgeois
Invité« souvent femme varie, bien fol qui s’y fie »
Un autre François, numéro Uno celui là
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Claire N
InvitéSi tu considères les variations de matière et couleurs c’est assez vaste tout de même – peut etre même infini
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Ludovic Bourgeois
InvitéJe sais pas. Je descends au sous-sol seulement après la douche.
Ordre et propreté. Luxe calme et volupté
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Tristan
Invité(… où l’on voit que le mépris du féminin est d’abord un rejet de la fascination désirante qu’il produit.)
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Ema
InvitéC’est un Haïku ?
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Ludovic Bourgeois
InvitéJ’ai regardé sur internet. J’ connaissais pas.
J’ai souri, c’est ça
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Leo Landru
InvitéMerci pour la rigolade en tous cas. J’aime bien ces univers de droitards où les individus deviennent systématiquement des biens – les femmes en particulier. Et le mythe du mérite jusque dans le couple, c’est féministe comme un cintre hongrois.
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Claire N
InvitéC’est bien vu la méritocratie – merci
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Ema
InvitéOui, la fable meritocratique s’est bel et bien infiltrée dans la vie sexuelle et amoureuse. Je fais tout comme il faut donc pourquoi je ne trouve personne pour m’aimer/coucher avec moi ? Pourquoi on me quitte? Pourquoi on le trompe? Ce « pourquoi », qui parfois peut mener à de salutaires introspections, a malheureusement souvent la fâcheuse manie d’engendrer une logique complotiste paranoïde. Envisager l’autre comme une récompense ou un dû est le summum de l’objectification. D’où une question pieds-dans-le-plat : on pense quoi ici de l’assistance sexuelle aux personnes en situation de handicap?
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Jeanne
InvitéClaire, c’est intéressant, l’histoire de ton premier mariage quand tu étais toute jeune.
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Il y a des gens qui ne comprennent pas qu’un individu puisse faire des choix. (Ils ne le comprennent ni pour les autres ni pour eux-mêmes : ils ne savent pas qu’ils peuvent faire des choix). Et si en plus, le choix est déplaisant pour quelqu’un (on a dit qu’on était ensemble et non finalement tu t’en vas et que vont penser tes parents ils auraient été tellement contents que et que vont penser mes parents et pourtant on était tous d’accord, quoi), alors leur perplexité est à son comble.
C’est fascinant, cette incompréhension du principe de la séparation entre les êtres.
Jésus amenait le glaive. Pour séparer les êtres.
Et alors leur permettre éventuellement de se rejoindre, de relationner, mais en tant qu’êtres individués, séparés.
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Est-ce que ce goût pour l’agglomérat de plusieurs êtres en un gros machin (qui peut s’appeler famille, entreprise, par exemples) est plus spécifiquement droitier ? A certains égards oui, mais je préfère laisser cette question de côté pour le moment parce dit ainsi ça me paraît trop grossier. Est-ce que les femmes sont plus abîmées par cette conception agglomérante de la vie humaine ? Un peu plus, oui, mais on voit aussi tout un tas d’hommes qui ne savent pas s’individuer. Et de femmes qui jugent que leurs hommes n’ont pas – plus qu’elles – légitimité à s’individuer. Me semble-t-il.
Non, c’est une plaie répandue, je crois.
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Je me souviens d’une amie dont j’avais observé qu’elle manipulait son bébé comme si c’était un objet (ou un bien, comme dirait Leo Landru). Elle le posait ici et là sans faire attention à ses cris. Il était le prolongement d’elle-même, point. Et elle, elle était le prolongement des autres. Pas vraiment de pensée propre (oh la la je suis méchante), une pensée genre prêt à penser. Aucun temps pour elle dans son agenda: Boulot / famille nucléaire / famille élargie/ boulot / famille nucléaire … Et une promptitude à diagnostiquer de l’égoïsme chez les gens vivant différemment.
Bon, c’était une femme.
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Pardon c’est trop long.
Et sinon Ema, l’assistance sexuelle aux personnes en situation de handicap, ça me semble normal et nécessaire.-
Jeanne
InvitéJe précise que mon amie se considérait comme de gauche. Qu’elle travaillait dans la communication. Mangeait bio. Et vivait dans un centre ville au milieu de meubles Habitat.
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Claire N
Invité« Et de femmes qui jugent que leurs hommes n’ont pas – plus qu’elles – légitimité à s’individuer. Me semble-t-il. » oui c’est vrai tu as raison et pour les enfants aussi .
J’aime bien que tu évoques le glaive de Jesus ; effectivement il y a souvent cruauté dans ce genre de situation -
Emile Novis
Invité« Il y a des gens qui ne comprennent pas qu’un individu puisse faire des choix ». Ce sont en effet des gens qui n’ont jamais accepté une idée pourtant très simple : on ne peut pas vouloir à la place d’un autre. Et il est vrai que lorsque ça ne va pas dans notre sens et que les enjeux affectifs sont énormes, cette réalité est difficile à accepter pour tout le monde, de fait.
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Jeanne
InvitéOui Émile.
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Claire N
InvitéOn en parlait avec une collègue aide- soignante
Plutôt au départ parce qu’elle avait remarqué ce genre de demande – on a conclu par « ben c’est plutôt une bonne nouvelle ; ça prouve qu’ils ont récupéré de l’élan vital «
Donc j’aurais tendance à penser comme Jeanne que c’est une bonne chose-
Jeanne
InvitéClaire, je n’ai pas bien compris pourquoi tu parles de cruauté. Tu veux préciser ?
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Claire N
InvitéOui, cette individuation au glaive dont tu parles est parfois vécue comme un « arrachement « par celui ou celle qui se fait quitter – les réactions de l’entourage sont parfois également l’occasion de douloureuses prises de conscience sur la relativite de leur amour/ amitié
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Jeanne
InvitéAh d’accord.
De mon côté, je n’associais pas cette individuation au glaive au fait de quitter ou se faire quitter.-
Claire N
InvitéPlus largement je me demande si ce non sont pas des micro émancipations;pas réellement une individuation totale mais la prise de conscience d’être incorporée dans un structure ( couple – famille – cercle amical)
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Jeanne
InvitéOui bien sûr. Les micro émancipations on prend.
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nefa
InvitéEt je ne suis pas loin de penser que le modèle série peut justement être un terrain propice à ces micro-phénomènes, qu’il contribue à brasser, à redistribuer du déjà en place et que sa prétention alors ne serait pas la grosse et belle affaire (le scoop).
La série est fade, à l’image des micro-émancipations. De la soupe chinoise vs la soupe riche que mémé nous préparait et qui tenait bien au corps.
Ce qui ne m’empêche pas d’adorer la poule au pot. -
Jeanne
Invité@nefa
« La série est fade à l’image des micro émancipations ».
Euh c’est possible, mais en tout cas dans le cadre de cette conversation les « micro émancipations » ne nous apparaissent pas comme « fades », mais comme utiles et bonnes à prendre…
(nefa, ça n’est pas une critique de ce que tu dis, c’est juste pour remettre dans le contexte). -
nefa
Invité@Jeanne
T’inquiète, je ne le prends pas pour une critique, juste un ballon qui rebondit.
Ensuite, Jeanne, je te soupçonne de bien aimer quand c’est limpide.
Alors, allons-y. D’abord, dans ma carcasse, quand j’emploie le terme « fade », il ne sonne pas péjoratif. Il est plutôt opératoire et va dans le sens d’un plus de joie. Sans me lancer dans l’historique de mon rapport avec lui, il est sans doute le fruit de tout un tas de micro-émancipations (micro-grâces) effectuées au préalable qui ont abouti à ce que je me sente bien à son contact. Ensuite quand je le balance dans l’espace publique, tout frétillant, ça ne veut pas dire qu’il l’est, vivant, dans l’absolu. Il peut tout à fait être perçu autrement et s’en trouver vite fait réduit à l’état de pauvre enclume. Du coup, l’éclairage.
Et pour résumer, quand je l’ai utilisé, il épousait bien le contexte… Et je n’ai pas voulu m’ auto-sensurer. -
Jeanne
Invité@nefa
Tu me soupçonnes bien.
Ok, eh ben voilà c’est étonnant, l’on ne met pas forcément tous les mêmes choses derrière les mots. -
Claire N
InvitéOui peut etre que parfois cela peut donner un « je change tout pour que rien ne change « – mais aussi parfois ça permet de tirer le fil du raisonnement vers une pensée structurelle plus large
Je t’avoue que je ne sais pas ce qui fait pencher la balance d’un coté ou de l’autre
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Mélanie
InvitéOui et l’isolement dans lequel la personne qui quitte se retrouve parfois ensuite montre ça aussi
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Claire N
InvitéOui , la sanction morale de l’affaire
Ah ces vilaines personnes qui decident un beau jour de choisir une innocente victime, de simuler l’affection des années, pour enfin mettre à exécution leur plan diabolique et le larguer – si c’est pas la méchanceté pure!
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Ambroise
InvitéMarrant votre procédure d’échange. Vous le flinguer et n’hésitez pas à lui donner du grain à moudre.
Comment vous allez sinon ? -
Jeanmonnaie
Invité-
Julien Barthe
InvitéC’est vrai que ça fait réfléchir. Les singes ont l’air d’être mascus, xénophobes, cannibales, incestueux. mais pas capitalistes. Un point pour eux quand même.
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Julien Barthe
InvitéPar contre, très déçu d’ apprendre que les gorilles seraient plutôt flexitariens et que les babouins ont que de la gueule.
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JeanMonnaie
InvitéIl est intéressant de noter que, bien que la structure change la nature de la violence, elle ne la diminue pas. Chez les bonobos, le matriarcat réduit la violence des mâles envers les femelles mais ne change rien à la violence entre mâles dans la compétition sexuelle. Par conséquent, on peut estimer que cette dernière reste une étape obligatoire pour l’Homo sapiens.
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Julien Barthe
InvitéC. Q. F. D.
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JÔrage
InvitéJeanMonnaie: Donc pour toi le truc de la civilisation c’est une connerie?
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JeanMonnaie
InvitéC’est tellement une connerie que je vote le Z qui ne parle que de ça
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JÔrage
InvitéJeanMonnaie: Sauf que ce qui fait la civilisation c’est le renoncement à ton besoin de dominer l’autre en fait.
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Jeanmonnaie
InvitéArrête un peu d’inventer des polémiques
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JÔrage
InvitéJeanMonnaie: Je n’invente rien, c’est un fait que la civilisation se construit sur le renoncement à tes idées arriérées.
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JeanMonnaie
InvitéCe que tu dis est approximatif, inintéressant.
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JÔrage
InvitéJeanMonnaie: C’est ou alors c’est follement pertinent et t’es bien emmerdé car tu n’as rien de bien conséquent à m’opposer pour sauver la face.
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JeanMonnaie
InvitéLe problème est que tu avances des approximations. Il te suffit d’une phrase pour le faire. Pour y répondre, je dois en écrire trente. Je n’apprécie pas cette façon de procéder. Range tes gros sabots.
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JÔrage
InvitéJeanMonnaie: Moi je continuerais de croire que tu n’as pas ce qu’il faut dans le pantalon pour me donner raison.
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JeanMonnaie
InvitéNous en revenons toujours à la même chose : tu arrives avec tes gros sabots. Tu me dis que je ne prends pas en compte la civilisation, alors que j’ai voté pour Z en 2022. Puis, tu m’expliques que la civilisation, c’est le renoncement à dominer l’autre, ce qui est un énoncé assez curieux sur un blog marxiste qui ne fait que dénoncer la domination dans le cadre du capitalisme, le mode de production de notre civilisation. Au-delà de la lourdeur de tes propos, « la civilisation se construit sur le renoncement à tes idées arriérées » qui ne veut absolument rien dire. Si tu me disais cela au collège, j’aurais une faible indulgence, mais pour un adulte, aucune. Il n’y a aucun intérêt à prendre 30 minutes pour reprendre tes approximations, puisque de toute façon, cela ne t’intéresse pas. Si ce n’était pas le cas, tu arrêterais de faire tes interventions de deux lignes pour laisser les autres penser à ta place.
Tu es au RSA tu as largement le temps de soigner ta pensée. -
JÔrage
InvitéJeanMonnaie: « Tu me dis que je ne prends pas en compte la civilisation, alors que j’ai voté pour Z en 2022. »
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PTDR MDR, qu’est ce que t’es con comme type. -
Jeanmonnaie
InvitéTon argumentaire m’a encore une fois convaincu.
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JÔrage
InvitéJeanMonnaie: « Puis, tu m’expliques que la civilisation, c’est le renoncement à dominer l’autre, ce qui est un énoncé assez curieux sur un blog marxiste qui ne fait que dénoncer la domination dans le cadre du capitalisme, le mode de production de notre civilisation. »
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Ca aussi c’est drôlement con. C’est du JeanMonnaie quoi mais c’est JeanMonnaie de première qualité. -
JeanMonnaie
InvitéLes insultes ne sont pas des arguments. Tu peux relancer une partie de jeux vidéo sur ta nouvelle TV maintenant.
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JÔrage
InvitéJeanMonnaie: Est ce que c’est vraiment une insulte si tu es objectivement con?
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Jeanmonnaie
InvitéMême si tu penses être objectif
Cela reste une insulte et cela n’est toujours pas un argument. -
JÔrage
InvitéJeanMonnaie: Du coup on en revient à y a que la vérité qui blesse :/
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Jeanmonnaie
InvitéDemi habile se croit à l’école primaire.
Je lui réponds donc miroir. C’est toi le con. -
JÔrage
InvitéJeanMonnaie: Demi Habile il fait surtout le constat que t’adores traiter les autres d’idiots mais que tu nous fait tout un cinéma quand on te traite de con car non seulement t’es stupide comme type mais en prime tu n’as aucun caractère.
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JÔrage
InvitéEt c’est peut être pour ça qu’elle l’a quitté ton type, c’est peut être parce que lui aussi avait une mentalité de paillasson. Pour toi c’est être pure et parfait mais peut être que la vérité c’est que la destinée d’un paillasson consiste à se faire pétiner la gueule.
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JeanMonnaie
InvitéTu ne me verras pas faire le foufou comme toi à insulter les gens sans jamais argumenter.
Dans ton monde imaginaire tu penses ce que tu veux. -
JÔrage
InvitéJeanMonnaie: Venant de la part d’un type qui vient de m’inviter à prendre mes cachets je trouve ça plutôt rigolo comme sortie.
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Tristan
Invité… alors que « il est évident que plusieurs personnes ici, sans enfants à 50 ans, sont passées à côté de l’amour et de la vie, avec des rapports aux autres nécessairement infantiles » est très précis, et très intéressant. Merci de cette contribution, Jean. Merci d’énoncer ce qui est aussi évident !
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Emile Novis
Invité@JeanMonnaie
Peux-tu énoncer clairement une liste précise de ces devoirs conjugaux? Les devoirs de la femme envers l’homme, et les devoirs de l’homme envers la femme – car je suppose que dans ton système moral, il y a des obligations différenciées en fonction du sexe.-
JeanMonnaie
InvitéLe rapport aux sexes est exactement le même que la politique. À 18 ans, on est dans les utopies, idéalistes, puis on expérimente la réalité, qui inclut des inégalités, de la domination et de l’essentialisation, que j’associe à la droite. Les conceptions de l’amour n’ont pas plus de sens que celles en politique. Je conseille à tous le triplé : empirisme, expérimentation et pragmatisme, pour comprendre n’importe quel sujet. Il est évident que plusieurs personnes ici, sans enfants à 50 ans, sont passées à côté de l’amour et de la vie, avec des rapports aux autres nécessairement infantiles. Loin de me considérer supérieur, car j’ai moi-même manqué ce rendez-vous important, je ne me permettrais pas de dresser une liste de devoirs conjugaux. Mes échecs amoureux ne me le permettent pas. Comme le dit Oscar Wilde : ‘L’expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs.’ Il est donc normal pour moi de transmettre mon expérience à la jeune génération. Quand Elon Musk dit qu’il faut faire des enfants, à part Charles qui veut une preuve écrite, tout le monde comprend le sous-texte : les Blancs doivent faire des enfants. Car notre société, notre civilisation et notre protection sociale ne sont possibles que par notre race. Je l’ai expliqué plusieurs fois sur le forum, donc je ne reviens pas dessus. Il est important pour moi que chaque Blanc, peu importe ses opinions, comprenne les femmes pour faire des enfants. Le monde s’explique avant tout par sa démographie. Peu importe les critères que je pourrais énoncer sur les devoirs de l’homme cela ne fera rien avancer à notre sujet. L’important est de comprendre qu’une femme pardonnera tout à son homme à condition que qu’il soit à la hauteur. C’est tout ce qu’il faut savoir sur le sujet. Et chacun à sa vie pour le vérifier. J’ai mis sur ce forum le blog du roi de la jungle, que je vais reposter. C’est ce que chaque garçon devrait lire avant de commencer sa vie amoureuse. Cela lui fera gagner beaucoup de temps. https://leroidelajunglerevival.wordpress.com/2017/03/10/titre-des-articles-du-blog/ Pour les plus de 50 ans, aucun intérêt de le lire, la prochaine étape de votre vie sera de vous faire torcher le cul par fatoumata à la maison de retraite. On espère que vous aurez le capital suffisant pour payer vos soins.
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Bonnaventure
InvitéLe lebensborn. Jeanmonnaie l’a rêvé, les nazis l’ont fait.
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Emile Novis
InvitéTu te fais une haute idée de l’individu masculin : un homme qui assure en tout, qui est toujours « à la hauteur », solide comme un roc, qui surmonte tous les dangers et protège sa femme des dangers du monde. Elle est là l’image idéalisée de l’homme, un homme qui n’a jamais existé, et que la femme ne désire sans doute pas plus que ça.
Et tu sembles reconnaître toi-même que cet individu masculin n’existe pas en toi-même. Si tu mets vraiment l’expérience au centre de ta connaissance du monde, pourquoi ne pas commencer par la tienne, d’expérience? Si toute ta vie crie le contraire de l’idéal auquel tu aspires, à qui la faute? A ta vie ou à ton idéal illusoire? Je crois que c’est ton idéal qui est en faute, pas ta vie.-
Emile Novis
InvitéQuant à la liste des devoirs conjugaux que je te demandais, le peu que tu dis (inégalité, domination, essentialisation) laisse entrevoir une liste exhaustive déjà écrite par Molière dans L’Ecole des femmes. Je ne résiste pas à l’idée d’en donner un extrait, et tu me diras ce que tu en penses, si tu acceptes de faire abstraction des outrances comique du personnage d’Arnolphe:
« ARNOLPHE
Le mariage, Agnès, n’est pas un badinage
À d’austères devoirs le rang de femme engage :
Et vous n’y montez pas, à ce que je prétends,
Pour être libertine
et prendre du bon temps.
Votre sexe n’est là que pour la dépendance.
Du côté de la barbe
est la toute-puissance.
Bien qu’on soit deux moitiés de la société,
Ces deux moitiés pourtant n’ont point d’égalité :
L’une est moitié suprême, et l’autre subalterne
L’une en tout est soumise à l’autre qui gouverne.
Et ce que le soldat dans son devoir instruit
Montre d’obéissance au chef qui le conduit,
Le valet à son maître, un enfant à son père,
À son supérieur le moindre petit frère
N’approche point encor de la docilité,
Et de l’obéissance, et de l’humilité,
Et du profond respect, où la femme doit être
Pour son mari, son chef, son seigneur, et son maître.
Lorsqu’il jette sur elle un regard sérieux,
Son devoir aussitôt est de baisser les yeux ;
Et de n’oser jamais le regarder en face
Que quand d’un doux regard il lui veut faire grâce,
C’est ce qu’entendent
mal les femmes d’aujourd’hui :
Mais ne vous gâtez pas sur l’exemple d’autrui.
Gardez-vous d’imiter ces coquettes vilaines,
Dont par toute la ville on chante les fredaines
Et de vous laisser prendre aux assauts du malin
C’est-à-dire, d’ouïr aucun jeune blondin. » -
JeanMonnaie
InvitéTu as un idéal politique, philosophique, ou simplement de vie vers lequel tu t’efforces de tendre. Personne ne demande la perfection; cependant, t’éloigner de cet idéal te mènera inexorablement vers les abysses. Je suis le premier responsable de mes échecs amoureux. Tu n’as pas d’autre voie. Par ailleurs, de nombreuses personnes dans mon entourage sont à la hauteur. Cela ne signifie pas de tout faire bien, d’être parfait ou d’anticiper ses désirs. Cela signifie qu’elle ressent ta vitalité et que tu n’es pas faible. Elle considérera, à tort ou à raison, que tu es à la hauteur. Il est évident que la définition de « hauteur » est subjective et symbolique.
Et le lien que j’ai mis juste en dessous, va donner les bases pour l’expliquer.-
JeanMonnaie
InvitéLes rapports de domination dans un couple fluctuent. Si tu as séduit, c’est l’homme qui sera dans la position de domination, mais il se peut que les rôles s’inversent et que la femme prenne le pouvoir. C’est extrêmement fréquent. Cependant, quand la polarité s’inverse, elle peut t’en vouloir et te mépriser. Ce que je te dis est aussi ancré que la tendance des femmes à chercher un partenaire plus grand qu’elles. C’est quelque chose d’encré profondément en nous. De nos jours, beaucoup d’hommes sont contents de ne plus porter leur virilité dans le couple, mais les femmes ne l’acceptent pas. C’est la farce de cette histoire. J’ai lu ton passage de Molière, très actuel. Je ne suis finalement qu’un simple observateur.
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Emile Novis
Invité@JeanMonnaie
Mais Agnès se libère peu à peu à la fin, lorsqu’elle tombe sous le charme d’un homme qui passait par là. Molière observe que la femme ne veut pas de ce système de devoirs conjugaux.
« Arnolphe.
Oui. Mais pour femme, moi je prétendais vous prendre ;
Et je vous l’avais fait, me semble, assez entendre.
Agnès.
Oui. Mais, à vous parler franchement entre nous,
Il est plus pour cela selon mon goût que vous.
Chez vous le mariage est fâcheux et pénible,
Et vos discours en font une image terrible ;
Mais, las ! il le fait, lui, si rempli de plaisirs,
Que de se marier il donne des désirs. »
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JÔrage
Invité« Il est donc normal pour moi de transmettre mon expérience à la jeune génération. (…) Il est important pour moi que chaque Blanc, peu importe ses opinions, comprenne les femmes pour faire des enfants. »
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Si on oublie que c’est à prendre au premier degré c’est drôle. -
Aglaé
InvitéJean Monnaie : je peux te donner mon avis féminin sur les points soulevés par le témoignage relaté et ta propre expérience.
-La routine du couple émousse le désir. L’altérité, quant à elle, l’attise. Voir le très intelligent film « Simple comme Sylvain » où une « gentille prof de philo sage » quitte son irréprochable compagnon brillant et féministe, avec lequel elle faisait déjà chambre à part, pour un beau garçon sexy, cheesy, beauf et inculte. Cf aussi « La Princesse de Clèves » où tout est expliqué depuis longtemps (l’estime et la reconnaissance valent peu face à l’inclination)
-J’ai dans mon entourage familial proche un homme qui alterne depuis toujours RSA, SMIC et chômage, il n’a jamais été célibataire plus de 6 mois dans toute sa vie, il a toujours eu l’embarras du choix, et toutes ses copines étaient jolies et intelligentes. Quand t’es beau gosse, intelligent, débrouillard et sympa, même sans de gros moyens, je te jure que la majorité de filles te court après, vu le level éclaté de la concurrence.
-Moi-même je suis déjà sortie avec des mecs sans le sou, parce que justement, j’ai pas besoin de sous, je peux donc me concentrer sur d’autres plans.-
jeanmonnaie
InvitéDans la réalité, le chômage augmente de moitié les chances de séparation, et le RSA est une trappe de misère sexuelle. Sans doute, le dragueur professionnel peut vivre aux dépens des femmes, et c’est même tout le thème du mauvais film de Soral avec Thomas Dutronc. Après tout, on sait tous que les femmes sont programmées pour chercher un homme grand, car cela répond à un besoin de protection et de domination. Une femme voudra toujours un homme qui la domine matériellement ou intellectuellement. Je dirais que les hommes beaux ont plus d’assurance, donc plus de succès. Ce n’est pas la beauté en elle-même que recherchent les femmes. Ton ami au RSA, il est avec sa dernière compagne depuis combien de temps ? Peu de temps, je pense.
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Aglaé
InvitéÉcoute, cet homme en alternance RSA/SMIC/chômage de mon entourage a toujours eu des histoires longues (minimum 3 ans).
Il est surdiplômé, c’est un choix de sa part de ne pas bosser ou plutôt de bosser ce qu’il faut pour toucher le chômage et être tranquille quelques mois. Ses copines s’en sont toujours bien accommodé, ça n’a jamais été un sujet. Il n’a jamais vécu aux crochets de personne, ses revenus lui suffisent pour être totalement autonome, il parvient même à avoir des économies (faites sur ses périodes de SMIC/chômage, au RSA c’est plus compliqué évidemment).
Il achète tout d’occas, il cuisine tout lui-même (donc budget bouffe très réduit par rapport à des hommes qui ne savent pas cuisiner et enchaînent les plats préparés). C’est un intello qui se nourrit de lecture et de balades dans les bois, pas du tout un séducteur parasite.
Il est beau gosse, brillant, drôle, psychologue, à l’aise dans un univers féminin (le profil de mec qui a fait des études littéraires, si tu vois). Rien que ça, ça séduit 80% des femmes. Évidemment, les 10/20% de bourgeoises qui aspirent à un mode de vie plus confortable ne vont pas lui donner l’heure, mais il s’en fiche.
Dernièrement, il a eu un enfant, il a bossé toute la grossesse et les premiers mois pour faire un max d’économies, puis là il touche le chômage, sa copine a repris son taff après son congé parental et c’est lui désormais qui s’occupe de leur enfant, il est père au foyer et comblé.-
Jeanmonnaie
InvitéIl est beau gosse et surdiplômé. Débat clos.
On ne raisonne jamais en cas particulier.
Je donne toujours l’exemple de l’histoire du Juif qui était heureux dans un camp de concentration, car il y avait noué des histoires d’amitié et d’amour qu’il n’avait pas connues auparavant.
Je ne vais pas conclure pour autant que les camps étaient des colonies de vacances.
Fais de même. Sinon, il vit aux crochets des Français s’il est au RSA. On est content que ton ami à un physique et intellect exceptionnel qui lui permet de compenser sa situation économique mais cela reste un cas particulier. J’ai donné les stats.-
françois bégaudeau
Invité« Je donne toujours l’exemple de l’histoire du Juif qui était heureux dans un camp de concentration, car il y avait noué des histoires d’amitié et d’amour qu’il n’avait pas connues auparavant. »
Et ça s’est bien fini, on imagine.-
Jeanmonnaie
InvitéAssez puisque il à témoigné de cette histoire.
Sinon tu continues à raisonner en cas particulier et tu fais du Sébastien Cauet avec la blague en moins.
https://www.bfmtv.com/amp/tech/quand-cauet-plaisante-sur-auschwitz_AN-201812300032.html-
françois bégaudeau
InvitéOui c’est le propre d’un marxiste de ne raisonner que sur des cas particuliers
Voyez les titres des livres de Marx :
-Jean-Paul Balize, un destin
-Eugénie Grandet
-Dans la roue de Romain Bardet.-
Jeanmonnaie
InvitéC’est propre à tous ceux qui ne supporte pas les chiffres et les statistiques.
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Jeanmonnaie
InvitéLe planning familial et toute sa propagande infecte n’a pas réussi à briser ce jeune couple.
Ça fait plaisir. -
françois bégaudeau
InvitéA propos, Jean : où en est ton ami dont la femme a été infidèle? le couple s’est il décomposé comme prévu? y a-t-il eu un miracle?
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jeanmonnaie
InvitéJe ne me souviens plus du contexte qui m’a amené à raconter cette histoire-là. Je devrais peut-être faire concierge. Je n’ai pas dit qu’elle était infidèle. Je ne me souviens plus exactement de mes mots, mais elle voit un homme en ami le samedi soir. Il me confirme que c’est juste amical. Pour moi, c’est très étrange de vouloir être ami avec une femme, alors je ne peux m’empêcher d’imaginer le pire, mais cela doit être mon côté musulman à voir le mal partout. Étrangement, après qu’elle lui a offert des billets pour le Hellfest, son comportement a changé et est redevenu plus affectueux, j’ose même dire canard, avec des « ma chérie » à tout bout de champ. D’un côté, je suis toujours très heureux pour les couples qui durent et cette confiance aveugle entre deux personnes. De l’autre, je n’ai jamais compris le bonheur de manger tous les jours le même plat de pâtes et de trouver normal que sa femme puisse voir un ami un samedi soir et dormir chez lui. Peut-être suis-je tout simplement jaloux ou fermé, va savoir.
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Carton de Lait
InvitéIl y a un plaisir à être cocu pour certains.
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J’ai fait dix ans avec une femme mariée. Qui habitait avec son mari mais ils n’étaient ensemble que pour les avantages . Rien n’était caché évidemment, on s’entendait plutôt bien d’ailleurs moi et lui. .À priori il nY avait plus de relation amoureuse entreu eux mais ils auraient pu coucher ensemble, même que ça me semble assez probable que ce soit arrivé (j’ai jamais posé la question).
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Et alors? Je dis ça, je ne prends pas de plaisir à être cocu (j’ai déjà surpris en flagrant délit une autre ex antérieure sur notre divan avec deux mecs, je te jure que je n’ai pas très bien réagi, disons,,,), juste que dans certaines situations, quand on sait à quoi on a affaire, ce n’est pas si grave.-
jeanmonnaie
InvitéSoral avait fait une analyse intéressante sur l’amour qui dure trois ans, évoquant une scène grotesque avec Joey Starr qui, malgré son image de virilité, est humilié par une scène homosexuelle. Selon lui, Beigbeder cherchait à humilier un banlieusard en le faisant embrasser un autre homme pour se venger de la force vitale et de la virilité qu’il est incapable d’avoir pour lui. Je pense, et tu sembles confirmer, qu’il y a, chez certains à gauche, une fascination pour le candaulisme et l’humiliation, prenant plaisir à se faire humilier. Revenons aux Jeux Olympiques où plusieurs athlètes transexuel ont participé à porter la flamme, ou à Baptiste, célèbre pour une vidéo filmée dans sa chambre, où on le voit jouer avec le feu et sa mère l’engueuler lui aussi invité à porter le flambeau, preuve indiscutable d’une volonté d’humiliation car le vidéo est pathétique au possible, tu ajoutes, les costumes ridicules, le concert de Jules, tout y est. Cette haine de tout ce qui a été grand en France se manifeste également dans le déboulonnement de statues, dans les discours victimaires islamo-gauchistes. La vidéo du jour n’est que la longue continuité de tout cela en montrant un jeune couple désirant garder son enfant, mais le discours déshumanisant de l’infirmière, réduisant l’embryon à un amas de cellules et promouvant l’idée que la mère doit prendre sa décision seule, sans en discuter avec son copain est verbatim des discours de la gauche actuelle. Ce qui est étonnant, c’est la douceur de vos mots et la forme soignée pour exprimer les pires immondices, comme si la forme pouvait justifier le fond. Ton approche semble révéler une fascination personnelle pour le candaulisme. Ta mère, que tu décris comme une figure d’autorité (« qu’elle était la figure d’autorité à la maison »), le fait que tu ne supportes pas l’usage du nom de l’époux porté par ta mère (« ce qui interdit que l’on prenne le nom de son époux mais ça prendra un certain temps pour que cette sale habitude disparaisse ») Tu attribues la détresse affective et sexuelle à des structures sociales pour les autres mais pas pour toi-même en tirant fierté (« plus profond de cette détresse affective et sexuelle il me semblait évident que la seule personne à blâmer pour ma situation »). Sans amour-propre de toi-même, tu prostitues ton corps (« Pendant environ quinze ans j’ai vendu mon corps à la médecine »), tu es fier de ton parasitisme (« Je ne suis pas honteux face à mon ‘inutilité’; au contraire, j’ai presque envie de dire que c’est une minuscule revanche. »). Renoncement à vivre comme demi-habile (« mon asocialité (je dis bien asocial, pas antisocial, j’aime les gens mais j’ai juste rarement envie d’être en leur présence) ») on comprend mieux que cela ne te fait rien d’être remplacé par des Africains. Visiblement tu as cherché dans ta vie à dominer et pas seulement à être humilié mais ton incapacité à le réussir a fait que tu as trouvé une explication à ton propre échec de vie, le capitalisme (« Tu passes 20, 30, 40 ans dans le capitalisme sans devenir riche, forcément tu te radicalises à gauche. »). J’aurais aimé trouver le passage de ton père qui donne sa veste à un clochard, qui me semble le point de départ de ce besoin d’humiliation mais je ne l’ai pas trouvé. Tu me corrigeras si jamais je confonds de personne mais si c’est bien toi on a la clé pour l’expliquer. Pour le coup tu es sans doute très sympathique dans la vie. Mais on voit bien que aucune boussole sociale n’est possible sans boussole morale. Je pense sincèrement qui permet la sécurité sociale ce n’est pas seulement que le patronat est déconsidéré par l’Allemagne nazie en 1945, ce qui permet aux ouvriers d’imposer la sécurité sociale par Ambroise Croizat. C’est évidement toutes ses raisons matérielles, mais elles ne sont possibles que dans une société ou les valeurs sont saines. Or, vous êtes complètement indifférents à ces valeurs, au point que vous êtes complètement indifférents à la disparition du socle qui les soutient, notre civilisation. https://www.dailymotion.com/video/x57hm1b
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PE
InvitéJe te laisse me dire si c’est dû à mon goût pour l’humiliation ou à mon indécrottable candaulisme, mais ton message m’a laissé un certain sentiment d’admiration : tu y manies l’art de l’association d’idée avec une intrépidité à faire pâlir Naulleau, ton plus grand concurrent du moment. C’est sûrement un de tes chefs-d’œuvre, bravo Jeannot. Hâte que tu te décides à publier les suivants sur un espace où l’on saura enfin les évaluer à leur juste valeur
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françois bégaudeau
InvitéNotons notamment cette perle : « le patronat est déconsidéré par l’Allemagne nazie en 1945 »
Dans une bénigne négligence, Jean a omis trois mots. Il voulait dire, historien sourcilleux, que le patronat français a été déconsidéré par sa collaboration avec l’Allemagne nazie.-
Jeanmonnaie
InvitéMon inconcient parle parfois pour moi.
Merci de m’avoir corrigé.
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JÔrage
Invité« Cette haine de tout ce qui a été grand en France se manifeste également dans le déboulonnement de statues, dans les discours victimaires islamo-gauchistes. »
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Je me suis arrêté là. T’es complètement ravagé comme type et j’ai pas la force de me plonger dans ton cerveau malade aujourd’hui. -
Carton de Lait
InvitéJe vois seulement aujourd’hui cette réponse puisque javais oublié avoir fait ce commentaire plus haut.
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Mon père n’a jamais donné sa veste à un clochard. Tu as en effet confondu.
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Sinon, ton analyse de ma personne est assez classique, on aurait attendu la même analyse, évidemment ubuesque, d’à peu près n’importe quel droitard. « Amour-propre », « humiliation », « échec de vie », « valeurs saines » , tous des concepts chers à la morale de droite.
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Je ferais quand même très attention de voir en moi, qui fut toute ma vie une anomalie, la représentation typique d’un gauchiste. Mais je sais depuis assez longtemps que mon existence même est un assez puissant trigger pour la droite. Je coche beaucoup de leurs petites cases favorites. Enfin, il reste quand même que je ne me suiis jamais teindu les cheveux. Bon sauf une fois (au chalet)… en noir. Ce qui ne compte pas.-
JeanMonnaie
InvitéEn effet, l’amour-propre, l’humiliation, et l’échec de vie sont communs à tous, mais les réponses apportées sont différentes. Par exemple, imaginons une île avec 200 Japonaises, 200 Japonais, et 200 migrants qui arrivent. Leur grande taille fait qu’ils attirent chacune des 200 Japonaises, laissant les 200 Japonais célibataires. Les Japonais d’extrême droite expulseraient les étrangers, tandis que les Japonais de gauche joueraient le rôle de Candaules. Candaulisme pour le sexe, dhimmitude pour la religion, voiture-balai ou idiot utile pour l’économie, mais la matrice reste la même.
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françois bégaudeau
Invité« Pour moi, c’est très étrange de vouloir être ami avec une femme » Ca mériterait développement. Pour notre gouverne
Par ailleurs je suis à peu près sûr que la compagne de ton ami avait une relation réelle avec un autre homme. Et non pas amicale.-
Jeanmonnaie
InvitéJe me suis peut-être mal exprimé, mais je conseille toujours à un cocu de quitter sa femme, pour reprendre l’adage de Patrick Bruel sur la question. Pour qu’une relation amicale soit saine avec une femme, il faut avoir une relation sexuelle avant.
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JÔrage
InvitéJeanMonnaie: Et si elle ne veut pas avoir de relation sexuelle avant parce qu’elle préfère être amis on fait comment?
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Titouan R
Invité« Pour qu’une relation amicale soit saine avec une femme, il faut avoir une relation sexuelle avant. »
Top 3 pour 2024-
Jeanmonnaie
InvitéJe ne fait que citer un célèbre joueur de poker.
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françois bégaudeau
Invitéta compagne partage tes vues sur les femmes?
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Jeanmonnaie
InvitéNon pas spécialement
Mais encore une fois je trouve que cette étude sur les différences hommes femmes chez les jeunes ouvrent bien plus de porte que mon cas personnel.
Un grand écart idéologique à l’échelle mondiale se creuserait entre hommes et femmes
https://www.lefigaro.fr/international/un-grand-ecart-ideologique-a-l-echelle-mondiale-se-creuserait-entre-hommes-et-femmes-20240209?utm_source=app&utm_medium=share&utm_campaign=android_FigaroLa on voit une résistance chez les jeunes garçons.
La gauche qui adore la sociologie pourrait y réfléchir.-
françois bégaudeau
Invitéet ce n’est pas un problème entre vous?
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JÔrage
InvitéTu veux pas répondre à François? Parce que moi ça m’intéresse.
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JeanMonnaie
InvitéLe couple n’est pas forcément une hydre à deux têtes. Je ne vois pas pourquoi des opinions divergentes sur un sujet aussi peu impactant seraient un problème dans un couple. Je dois être plus tolérant que la moyenne du forum.
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JÔrage
InvitéJeanMonnaie: Mais ça ne la dérange pas d’être en couple avec un homme qui considère qu’elle a vocation à être soumise et dominée?
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JÔrage
InvitéJeanMonnaie: C’est pas un peu con de prendre un joueur de poker pour référence sur un sujet de ce genre?
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baptiste
Invitéjean monnaie à propos de l’histoire du post originelle, ton camarade qui s’est fait tromper a raison de souffrir mais tort d’éponger la souffrance par le blâme. qu’il fasse de son malheur un beau manteau à porter comme une preuve de sa capacité à aimer. qu’il fasse son chemin et laisse son amie partir de son côté sans chercher à lui nuire. c’est ce que la vie m’a appris et ça me paraît plus raisonnable que de monter en mayonnaise sur la civilisation franque en péril
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Maud
InvitéBonjour Jeanmonnaie,
J’ai cédé àl a tentation du titre du topi et j’ai lu avec attention.
Je suis désolée, j’économise mon énergie à bloc donc je me contenterai d’une petite question: qu’est-ce qu’être « légitime au quotidien »?-
JeanMonnaie
InvitéBonjour Maud,
Ta tendance à économiser ton énergie a rendu ta question grammaticalement correcte, mais quelque peu confuse. Disons qu’elle est aussi compréhensible que : Qu’est-ce qu’être fantasmatique au quotidien ? » ou Qu’est-ce qu’être lunatique au quotidien ?. Ce que tu as fait ressemble un peu à une interview sur France Inter : tu poses une question que tu ne comprends pas pleinement, dans l’espoir que ton interlocuteur la saisira mieux. Cependant, je ne suis pas doté de cette capacité à deviner les intentions derrière des questions aussi flou. Si tu pouvais reformuler ta question de manière plus claire entre deux préparations de pain rassis, j’en serais ravi
Amichalement votre
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JeanMonnaie
InvitéAugustin qui à besoin de se détendre entre deux livres.
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Maud
InvitéSi j’avais encore un doute, il s’est envolé.
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JeanMonnaie
InvitéEnvolée comme ta maîtrise du français ?
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Ragon
InvitéC’est vraiment l’hôpital qui se moque de la charcuterie. Ta propre maîtrise de la langue est médiocre, ton écriture gauche et tu fais une faute flagrante d’accord dans ta première réponse à Maud. Tu trouves chaque jour un nouveau domaine dans lequel te ridiculiser.
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JeanMonnaie
InvitéTrès bien explique moi la question de Maud.
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Hortense
Invité… d’autant plus que la question de Maud porte sur une expression qu’il utilise lui-même dans le récit qui ouvre le topic.
Je lis le forum depuis quelques temps et je me suis dit récemment que c’était vraiment dommage, JeanMonnaie, que tu n’interviennes pas plus souvent en disant cash le monde tel que tu le vois. Tu l’as fait 2 – 3 fois, et j’ai appris des choses, ça m’intéresse. C’est intéressant de voir quelqu’un qui déplore de manière obsessionnelle « cette haine de tout ce qui a été grand en France », par exemple. Ou qui est capable de trouver malsain l’amitié entre un homme et une femme, je serai curieuse que tu déplies cette idée. Si jamais ça te tente, je serai ta lectrice.
Mais quand tu argumentes, quand tu pars en guerre contre la-gauche-radicale, force est de constater que ça me lasse et que je suis triste pour toi.-
JeanMonnaie
InvitéPour être honnête, une semaine après sa publication, je ne me souviens pas de tous les mots proposés dans le témoignage du candaule, mais en le relisant, je ne sais toujours pas ce qu’il veut vraiment dire. On peut vaguement avoir une idée, mais à partir du moment où Maud s’empare de ce passage, c’est qu’elle estime l’avoir bien compris et, dans ce cas, cela ne tient qu’à elle de le formuler. Si je commence par répondre à une question bancale, cela ne peut finir que par une réponse bancale. Il est évident que, quand on voit un pays sombrer, on déplore la fin de sa grandeur. Je ne pense pas qu’il soit utile de développer plus sur ce sujet.
Maintenant, ce n’est pas parce que je ne crois pas en un monde sans guerre ou en l’amitié homme-femme que ce serait malsain. Tu as visiblement une bien piètre opinion de moi pour penser que je trouve malsain tout ce que je n’aurais pas connu dans ma chair ou que je ne crois pas. Je me bats contre les injustices. Si la gauche radicale trouve juste de défendre Nahel, j’explique pourquoi ce n’est pas le cas. Il ne tient qu’à la gauche radicale de rester droite dans ses bottes. Je le dis avec autant de facilité que la famille de ma mère était communiste. Mais leur génération était encore fortement imprégnée par leur époque et sans doute par le christianisme. Je ne crois pas un seul instant qu’ils se reconnaîtraient dans cette inversion des valeurs permanentes que produit la gauche radicale aujourd’hui.
L’amitié homme-femme, c’est compliqué. Premièrement, les relations sexuelles entre amis sont relativement fréquentes. Les études le confirme. L’homme a tendance à être érotomane et à interpréter le moindre signe d’affection comme un intérêt sexuel ou amoureux. Pourquoi, me diras-tu ? Parce que l’homme est programmé pour avoir le maximum de partenaires pour se reproduire ce qui ne permet pas une relation amicale perenne. Tout l’inverse de la femme, qui va prendre soin de choisir le bon et qui pourrait se satisfaire d’une amitié avec le sexe opposés. C’est d’ailleurs pour cette raison que les femmes sont jalouses et ne supportent pas que leur compagnon puisse entretenir une amitié. Elles savent parfaitement le danger que cela représente. Évidemment, je pourrais expliciter mon cas personnel, mais il ne serait qu’une énième variante de tout ce que nous pouvons imaginer sur le sujet. Mes complexes, mes désillusions, mon narcissisme et bien sur le psychisme des femmes qui tout mélanger m’interdit une relation amicale. Et dans tous les cas pour moi l’amitié avec une femme doit avoir une tension sexuel pour qu’elle soit intéressante et établir une connexion.
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JeanMonnaie
InvitéNote que si Maud ne m’avait pas envoyé sur un autre topic un message de bon matin pour m’expliquer que j’étais un idiot qui mérite de recevoir du pain rassis sur la figure, j’aurais eu la courtoisie de répondre à une question vague comme le font les invités d’Augustin Trapenard. C’est encore une preuve que j’aime la justice.
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françois bégaudeau
Invité« C’est d’ailleurs pour cette raison que les femmes sont jalouses et ne supportent pas que leur compagnon puisse entretenir une amitié »
Ce que je préfère dans cette JM, c’est le « c’est d’ailleurs pour cette raison », où l’on pourrait tout à fait voir un punctum d’humour volontaire. Mais non.-
JeanMonnaie
InvitéUne autre raison est qu’on peut se confier plus facilement à un homme quand on est un homme, car la moindre faiblesse peut rapidement dégoûter une femme. Je suis toujours étonné qu’un écrivain puisse aussi peu comprendre la nature humaine. Dans le monde de François, les femmes ne sont pas dérangées par les amitiés entre leur compagnon et d’autres femmes. Dans le monde de François, les enfants veulent moins d’autorité. Je n’ai rien contre tes affirmations, mais pour avoir passé 10 ans en tant que professeur et vendu autant de livres, il serait urgent d’acquérir une psychologie de base. Peut-être que ce jour-là, tu auras enfin une œuvre qui te survivra. En tout cas, je l’espère sincèrement, car ne rien laisser derrière soi doit être frustrant.
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Mélanie
InvitéEn tout cas JM aura laissé quelques pêches ici
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lison
InvitéLe niveau monte ( trop vite pour moi) … »car la moindre faiblesse peut rapidement dégoûter une femme. »
La moindre faiblesse d’un homme peut rapidement dégoûter une femme…d’être l’amie d’un homme ?
Tu vis dans un monde bizarre quand même.
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Maud
InvitéAi-je dit idiot?
Non
Quant au pain rassis, c’était une allusion maladroite et certainement inutile à l’étymologie de l’expression « pain dans la tête »; une pulsion. Je vous prie de m’excuser, c’était primaire, comme moi.
Vous m’avez taclée sur mon usage de la grammaire, je n’en ai pas chié une pendule
Vous n’avez pas répondu à ma question, je n’en ai pas fait tout un foin
Ignorons-nous gentiment, et les moutons seront bien gardés
Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée
Encore faut-il qu’il y ait une porte.-
JeanMonnaie
InvitéJ’ai taclé sur ton usage de la grammaire après avoir lu ton ton intervention qui n’était rien d’autre que du défoulement gratuit. Si tu avais été courtoise et que tu n’avais pas essayé de me prendre pour un idiot (j’ai reformulé), je n’aurais sans doute pas donné la même réponse. Je m’adapte à mon interlocuteur tout simplement. Je n’ai pas répondu à ta question car j’aurais aimé des précisions sur le sens de ta question pour pouvoir y répondre. Je n’ai pas de don de télépathie pour comprendre ce que tu avais en tête.
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Maud
InvitéJe vous prie de m’excuser pour cette nouvelle intrusion -qui sera la dernière promis juré craché si je mens je vais en enfer- mais comme mon prénom est cité, je le reçois bêtement comme une interpellation.
Je pose des questions « bancales »
Merci Jean Monnaie, là où je suis j’ai souri, preaque ri, et pourtant l’environnement ne s’y prête vraiment pas; dommage que je ne puisse pas vous partager une photo du lieu, on aurait pu rire ensemble.
Prenez soin de vous.-
JeanMonnaie
InvitéJe reformule également puisque tu aimes la précision. Tu as posé une question bancale : « Qu’est-ce qu’être « légitime au quotidien » ? » reprise dans le texte du topic est bancale. L’auteur du texte avait formulé cela de manière bancale : « Tout ce que je peux faire pour lui rappeler que je suis là et que c’est moi qui suis légitime au quotidien ». Il est donc naturel que si tu la reprends en question, elle restera toujours aussi floue. Encore une fois, j’ai bien une interprétation de ce que l’auteur veut dire dans cette phrase, mais il serait plus clair que tu m’expliques directement le sens de ta question en la reformulant.
Tu peux me partager la photo. Ose, comme le magicien.-
Claire N
InvitéVoilà – c’est simple comme un dossier de subvention
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Maud
InvitéTu m’as fait rire Claire, merci!
Je vais te la piquer
« Simple comme un dossier MDPH »-
Claire N
InvitéRire – là tu tapes encore plus fort
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Mélanie
InvitéBeurk ce « ose »
Et JM encore infoutu de répondre à une question-
JeanMonnaie
InvitéJe n’interdis à personne de m’expliquer la signification de la question.
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Hortense
InvitéOui, c’est plus intéressant comme ça. Merci ! J’ose trois questions.
1) « Évidemment, je pourrais expliciter mon cas personnel, mais il ne serait qu’une énième variante de tout ce que nous pouvons imaginer sur le sujet. »
Malheureusement, je n’imagine rien sur cela. J’ai beaucoup de copains avec lesquels je n’ai pas couché, avec lesquels pourtant je passe des moments qui font que ma vie est plus belle, donc j’ai du mal à comprendre concrètement ce que tu dis. Autrement dit : est-ce que tu voudrais bien « expliciter ton cas personnel » ?
2) « l’amitié avec une femme doit avoir une tension sexuel pour qu’elle soit intéressante »
Est-ce que cela signifie qu’une tension intellectuelle, par exemple, est impossible ou inintéressante ?
3) Et est-ce qu’une relation affective sans rapport sexuel est, selon toi, impossible avec une femme ? J’imagine qu’il puisse t’arriver d’avoir des relations affectives avec des amis, avec des mecs, avec lesquels, d’après ce que je comprends de toi, tu ne couches pas. Une telle situation te semble impossible avec une femme ?
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Par ailleurs, je serai curieuse que d’autres personnes que toi parlent de cette question de l’amitié. C’est important, l’amitié.-
JeanMonnaie
InvitéJ’aime vraiment les femmes, donc à aucun moment il faut interpréter ma différence de point de vue comme de la misogynie. Je suis sincèrement admiratif des femmes, et je n’ai aucun problème à affirmer que ma compagne actuelle est plus intelligente. Maintenant, ce préambule étant nécessaire à l’époque actuelle, allons maintenant au sujet. Si je commence à parler de moi, cela risque de devenir trop long, car c’est toujours dans les détails que se niche la compréhension des choses. Je vais donc en partie me concentrer sur les généralités, que j’ai déjà expliqué en partie dans ce forum.
La première chose est que la femme ne peut pas être dans la subversion. Car toute pensée subversive augmente le risque d’exclusion sociale. Or, l’exclusion sociale est quelque chose d’inadmissible pour les femmes. Ce qui explique pourquoi les sans-domicile sont à 90 % des hommes, ou pourquoi une pensée contre l’idéologie dominante est toujours masculine. Par exemple, j’ai milité à l’UPR à une époque où le Frexit était presque assimilé au nazisme, et il n’y avait que des hommes. Puis, une fois que l’idée ne faisait plus peur, il y avait une parité hommes-femmes. C’est la même chose pour le FN, très masculin à sa création et féminin aux portes du pouvoir. Tu comprendras aisément que la subversion est indispensable pour nourrir mon intellect, et qu’une femme ne pourra jamais l’apporter. C’est une généralité, car il peut toujours y avoir des exceptions. Je note qu’une femme aura tendance à parler d’elle-même, de son vécu pour expliquer le monde ( la politique), donc de l’émotion. Un homme aura plus tendance à partir des généralités, des chiffres, donc des faits. Selon que tu aies une grande partie H ou F, tu auras deux façons de penser. Par exemple, sur ce forum, et sans doute parce que c’est un blog culturel, pratiquement tout le monde, sauf un dont j’ai oublié le nom, est plutôt F. Beaucoup dans l’affect et les cas individuels. D’ailleurs, on me demande toujours quelles sont mes affects qui font que je suis de droite, ce qui est typique du raisonnement d’une femme. Une femme peut avoir beaucoup de H et inversement. Là encore, c’est une généralité, mais elle traduit bien la différence. Pour ta dernière question, c’est la plus compliquée, alors je vais essayer de donner une réponse simple pour ne pas me perdre. Je ne te parle pas de potes, mais d’amis. Les personnes que tu comptes sur les doigts de la main. Car si dans ton cas, un ami est simplement quelqu’un avec qui tu passes du temps, on ne parle pas de la même chose. Un ami est la personne à qui tu peux tout dire sans être jugé, celui avec qui tu te confierais bourré et ferait semblant d’avoir oublié le lendemain. Se confier à une femme peut être perçu comme de la faiblesse, et la différence de logiciel pourrait susciter l’incompréhension. Deux raisons qui font que la connexion cérébrale est impossible ; il reste donc une connexion sexuelle qui peut être une autre porte d’entrée pour connecter deux êtres. En espérant avoir répondu à tes questions.
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Claire N
InvitéDava recrute
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JÔrage
Invité« Je note qu’une femme aura tendance à parler d’elle-même, de son vécu pour expliquer le monde ( la politique), donc de l’émotion. Un homme aura plus tendance à partir des généralités, des chiffres, donc des faits. »
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C’est misogyne.-
JeanMonnaie
Invité50 % des porteurs du VIH sont des hommes homosexuels. Tu peux trouver cela homophobe, mais cela reste un fait. Une femme qui affirme que 90 % des prisonniers sont des hommes n’est pas misandre mais factuelle. Évidemment, dans notre cas, ce que j’estime factuel ne le sera pas pour toi. Mais j’ai la flemme de rentrer dans les études, pense ce que tu veux.
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JÔrage
InvitéJeanMonnaie: Le féminin gouverné par l’affect vs le masculin dominé par la raison c’est un gros cliché à la con qui ne renvoie à rien de tangible si ce n’est à la misogynie crasse des idiots de ton genre. Et t’as raison de prendre la fuite car de toutes façons la seule chose que tu peux faire c’est en revenir à des conneries du genre « va prendre ton traitement » pour te faire oublier que t’es un crétin incapable d’aligner deux idées qui se tiennent.
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Des bisoux.
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Emile Novis
Invité@Jeannot
Tu aimes les femmes, mais tu en proposes une description qui n’est pas foncièrement différente de l’imaginaire d’un taliban ou d’un ancien chez les témoins de Jéhovah : la femmes est naturellement conforme à l’ordre social et ne peut pas le questionner/subvertir; elle est rivée au particulier et à son petit vécu personnel, tandis que l’homme est ouvert sur le monde et les affaires sérieuses; elle est presque incapable d’abstraction, le Nombre étant le domaine réservé de la barbe; elle est engluée dans ses émotions sans pouvoir les dépasser – on comprend mieux pourquoi, à vos yeux, la femme à besoin d’un maître pour être gouvernée, car elle ne peut pas pleinement se maîtriser elle-même.
Et j’en passe.
Les idéologies naturalistes, largement inspirées, par des voies parfois sinueuses, du catholicisme fondamentaliste, sont exactement identiques à tous les fondamentalismes religieux du monde, y compris l’islam fondamentaliste.
Le taliban, le djihadiste fanatique qui se fait sauter au milieu d’innocents, les Témoins de Jéhovah et Monseigneur Lefebvre partagent la même compréhension du monde et de la femme, compréhension qui provient d’une contradiction fondamentale entre le désir de jouir et la crispation morale sur des valeurs puritaines que tout leur désir contredit en permanence – alors ils veulent domestiquer la femme car ils lui reprochent secrètement de les mettre en contradiction avec eux-mêmes. Ceux qui pensent que la femme doit être soumise à l’homme sont animés par l’esprit de vengeance. Ils veulent se venger de quelque chose.
Ces apôtres de la domination diffèrent seulement un peu sur les moyens d’imposer leur lecture du réel, mais la question des moyens est plus une question de rapports de force qu’autre chose.-
JeanMonnaie
InvitéÉmile Novis, même en admettant que je souhaite les rapports sociaux entre femmes et hommes des années 50, cela ne sera jamais comparable avec les femmes musulmanes. Par ailleurs, la gauche radicale qui défend le voile et qui ne voit pas le problème à faire venir des Afghans en France n’a pas de leçon de féminisme à me donner. Inutile de préciser que je n’interdis à aucune femme de questionner et de subvertir l’ordre social. Au contraire, je le déplore. Je ne vois pas comment cela pourrait être un imaginaire, puisque j’ai expliqué les raisons. Il te faut donc démontrer que mes axiomes sont infondés pour affirmer que cela soit le cas. Le reste de ton intervention est une élucubration sans fondement, à se demander qui est dans l’imaginaire. Tu as le droit de revoir ta copie.
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Emile Novis
Invité@Jeannot
« la gauche radicale qui défend le voile »
Rien que ce bout de phrase est une œuvre d’art à elle toute seule. La gauche radicale ne défend pas le voile, elle défend les porteuses du voile qui pourraient se faire attaquer par des mecs qui sont plus animés par une haine des arabes que par une volonté de « libérer » les femmes des carcans religieux.
Par ailleurs, va dans une messe en latin des paroisses traditionnalistes affiliées à la FSSPX : quasiment toutes les femmes sont voilées, et le prêtre dit la même chose que toi et que le musulman intégriste : la femme doit être soumise à l’homme. -
Emile Novis
InvitéEt va dans une Salle du Royaume des témoins de Jéhovah : la femme doit être soumise à l’homme, disent-ils, et elle doit remplir ses devoirs conjugaux, parmi lesquels on trouve le devoir de satisfaire les besoins sexuels de son mari. Et si elle devait enseigner à un homme, elle doit se voiler, etc.
Bref, ils pensent comme toi. Ou alors j’attends une grande lutte de JeanMonnaie pour libérer toutes les femmes du carcan religieux des intégristes. Je dis bien TOUTES : les catholiques captives des tradis, les protestantes prisonnières de leur secte, etc. -
JeanMonnaie
InvitéJe ne défends pas les voitures polluantes, mais je défends la liberté de rouler en Hummer. Est-ce que tu crois que tes arguties sémantiques te rendent pertinent ? Rappelons que le voile est un vêtement religieux qui a pour but d’éviter le désir chez les hommes pour prévenir les viols.
Tu pourras toujours invoquer la liberté de porter le voile ou la liberté de faire venir des populations parmi les plus misogynes de la planète, mais en réalité, tu n’as aucune leçon de féminisme à me donner.
Évidemment, comparer une paroisse perdue on ne sait où avec le port d’un vêtement adopté par de plus en plus de personnes, et largement utilisé comme revendication politique, comme la non-mixité et tout le package habituel, est comparable. Émile Novis, toujours dans la mesure.
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Emile Novis
InvitéJe ne me déclare pas « féministe », mais je me déclare franchement en guerre contre le fondamentalisme religieux, c’est très clair.
Pour le reste, les femmes chrétiennes soumises à un ordre social fondamentaliste sont très nombreuses en France. Rien que chez les témoins de Jéhovah, elles sont au moins 75 000 (c’est vraiment un minimum). Chez les évangélistes à tendance sectaire, on en trouverait aussi beaucoup. Moins chez les cathos tradis, mais il y en a.
J’attends que toi et tes copains de CNEWS luttent pour la libération de ces femmes. Mais ça ne vient jamais, car cette chaîne est possédée par un catho tradi qui partage cette conception de la femme qu’il dénonce chez les musulmans intégristes. Bolloré/JeanMonnaie : même combat contradictoire et dissimulé.
C’est bien la preuve que la cible, c’est ce que vous identifiez comme étant les « arabes », et pas autre chose.
Et cela n’enlève rien au fond : tu penses exactement comme un fondamentaliste quand tu parles de la femme. -
JeanMonnaie
InvitéQuand tu ne contestes pas l’arrivée de millions de personnes dont la communauté est responsable de 250 morts par terrorisme depuis le Bataclan, dont la majorité de cette population est foncièrement misogyne, tu es complice du fondamentalisme religieux. Le nombre de mosquées fondamentalistes est passé de 40 à 200 en 14 ans. Combien pour les témoins de Jéhovah ? Ce n’est pas parce que tu vas me dire que les témoins de Jéhovah sont en France que cela absout ta responsabilité sur les musulmans. Par ailleurs, le chiffre ridicule, en partant du principe que les crimes sexuels, de maltraitance ou de terrorisme soient les mêmes entre ces deux religions, ce dont je doute, montre simplement que tu veux noyer le poisson.
Pardonne-moi, mais Bolloré et Jean Monnaie ne voilent pas les femmes, ne frappent pas les femmes, ne sont pas en prison. Je n’ai aucune raison de parler d’une minorité qui n’a jamais agressé personne de mes connaissances et dont les seuls contacts que j’ai eus, c’est pour des conversations sur l’amour dans les gares. L’intelligence, c’est hiérarchiser les priorités et les dangers. Penses-tu être intelligent ?
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Emile Novis
Invité=> Le nombre de morts causé par le jéhovisme en France est difficile à estimer, mais il dépasse les 250, c’est certain. La seule interdiction des transfusions sanguines, appliquées en mettant la pression et en imposant une carte aux membres sous la menace d’ostracisme, suffit à les dépasser si on cumule les morts depuis un demi-siècle. Je ne parle même pas des suicides au sein de l’organisation : impossible à chiffrer, car l’organisation reste très discrète, mais l’accumulation des témoignages de ceux qui sortent indique un taux de suicide dans leur entourage qui est bien supérieur à ce qui se fait dans la société. Idem pour les viols et la pédophilie, où tout se règle dans un « comité de discipline religieuse » entièrement acquis à la défense du bourreau pour ne pas faire fuiter ce crime dans la presse et éviter de nuire à l’image de l’organisation (c’est vitale pour une organisation fondée sur le prosélytisme offensif). Quant aux gens qui sortent, eux aussi se suicident plus que la moyenne.
Je ne compte même pas les gens détruits de l’intérieur par ces machines à broyer les vies : ils sont vivants en apparence, mais morts à l’intérieur.=> Quant aux Salles du Royaume, elles sont très nombreuses (environ 1000, mais ça évolue sans cesse, car l’organisation fait du business sur ces maisons spacieuses).
=> les femmes musulmanes qui se présentent à l’ADFI après avoir vécu l’enfer dans une communauté intégriste sont aidées, comme les témoins de Jéhovah. Ne t’inquiète pas, le fondamentalisme, quel qu’il soit, est combattu par des gens de tout bords, y compris de gauche. Seulement, nous, c’est le fondamentalisme religieux qu’on combat, TOUS les fondamentalismes, qui touchent beaucoup de monde.
=> L’intelligence repose sur des principes et met ces principes à l’épreuve du réel. Quant à ta définition (« hiérarchiser des priorités »), c’est une manière polie de confirmer ce que je dis : ce n’est pas l’oppression de la femme dans le contexte du fondamentalisme religieux qui te prend aux tripes, mais ta volonté de liquider ce que tu identifies comme étant les « arabes ».
=> Tu ne réponds pas sur le fond : entre le discours sur la femme d’un imam intégriste, d’un curé catho tradi, d’un Ancien chez les tj, et le tien, il n’y a aucune différence. Vous dites exactement la même chose.
=> J’attends toujours que toi et tes copains de CNews lancent une lutte pour la libération des centaines de milliers de femmes chrétiennes opprimées sous le joug des courants fondamentalistes. C’est la condition de possibilité pour être cohérent sur cette question. Mais ça ne viendra pas : car toi et Bolloré partagent exactement la même compréhension de la femme que l’imam intégriste ou le curé tradi. Ce qui vous intéresse, c’est seulement une question de soutane, d’habit, de chapelle. Mais le fond vous rassemble. -
JeanMonnaie
InvitéSi tu avais 8 millions de Témoins de Jéhovah en France, dont un nombre disproportionné était impliqué dans le terrorisme, la délinquance, et imposait leur mode de vie au reste de la population de manière directe ou indirecte, et que tu avais seulement 75 000 musulmans, mon discours serait identique. Jamais je ne viendrais te dire « oui, mais est-ce que L’Humanité et ton copain Mélenchon dénoncent le fondamentalisme musulman ». Cela n’aurait aucun sens. Il faudrait hiérarchiser les priorités de la même manière.
D’ailleurs, tu arrives à comparer les morts dues aux transfusions sanguines refusées par les Témoins de Jéhovah avec les morts dues au terrorisme. Dois-je vraiment expliquer le problème dans ta démonstration, ou vas-tu le corriger toi-même? Je suis désolé, mais le problème de la France n’est pas le fondamentalisme chrétien. Pour des raisons de chiffres (400 mosquées fondamentalistes contre une poignée d’églises traditionalistes), de terrorisme (250 morts contre zéro), et de valeurs occidentales tout simplement.
Le rapport à la femme que tu connais s’est construit dans un pays chrétien, même dans ton fameux cas très minoritaire de curé « tradi ». Je te propose de faire une expérience: parle à un curé et à un imam, et tu verras vite la différence. Tu ne tiendras pas dix minutes avec un imam tellement tu n’auras rien à partager avec lui.
Et qu’est-ce qu’un curé « tradi » exactement? Un curé né en réaction au concile Vatican II. Donc la norme avant 1962. Tu crois sincèrement qu’un curé de 1960 est la même chose qu’un imam en 2024 et encore plus avec un fondamentaliste? Bah non. Pourquoi refuses tu hiérarchiser les priorités ? Qu’elle est la logique ? Explique moi.
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JeanMonnaie
Invité200 *
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Emile Novis
InvitéDonc pour toi, des centaines de milliers de femmes soumises à un ordre religieux fondamentaliste, ce n’est pas une priorité. Elles ne sont d’ailleurs pas nécessairement moins nombreuses que les femmes musulmanes captives de communautés intégristes.
Car ta « logique » semble oublier un point : tous les musulmans ne sont pas intégristes et ne pensent pas que la femme doit être soumise à l’homme; toutes les femmes musulmanes ne sont pas captives de communautés intégristes. De même : tous les catholiques ne sont pas intégristes et ne pensent pas que la femme doit être soumise à l’homme, de même que toutes les femmes catholiques ne sont pas captives de paroisses intégristes.
Tes chiffres, qui fondent ta « hiérarchisation des priorités » (cette expression est du même acabit que l’expression poutinienne « ‘opération militaire spéciale » pour désigner la guerre violente en Ukraine), sont donc complètement faux.
On voit bien que ce que tu vises, c’est ce que tu identifies sous le nom « d’arabes », et rien d’autre. La question des « femmes opprimée par l’islam » ne te concerne pas du tout, sinon, tu ferais la même croisade pour les centaines de milliers de femmes chrétiennes opprimées sous le joug des courants intégristes chrétiens en France. De fait, tu ne le fais pas.
Car, comme Bolloré et CNews, tu ne peux tout simplement pas combattre le fondamentalisme religieux, qu’il soit musulman ou chrétien. Et la raison est simple : tu partages leur vision du monde et de la femme. les combattre, ce serait te combattre toi-même. Comme eux, tu dis : la femme doit être soumise à l’homme, et tout le reste suit. -
Emile Novis
InvitéQuant aux individus morts directement à cause du jéhovisme, et que tu sembles ne pas prendre en compte, il vaut mieux arrêter la discussion ici. Vraiment… Manifestement, tu ne comprends rien au fonctionnement du fondamentalisme religieux, qui ne tue pas qu’avec des Kalachnikovs et des ceintures d’explosifs, loin de là. Ce n’est d’ailleurs pas surprenant que tu ne comprennes pas leur fonctionnement, car cela supposerait de comprendre une partie de toi-même, ce que tu ne fais pas.
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JeanMonnaie
InvitéUn attentat entraînera des conséquences politiques bien plus importantes sur la population qu’un mort par non transfusion, même si celle-ci touche une secte. Par conséquent, mettre dans le même panier la décapitation et le refus d’une transfusion est stupide. Dis-moi si tu ne comprends toujours pas l’absurdité de ton exemple, je peux le reformuler encore une fois.
Je suis patient. -
JeanMonnaie
InvitéPardonne-moi de ne pas connaître le degré de soumission des fameux Témoins de Jéhovah. En effet, il y a des critères comme le nombre, le degré de nocivité dans la sphère publique ou privée, et l’entrisme en politique qui font que la priorité sont les musulmans. C’est un peu comme si, lors de l’examen du bac, les mathématiques avaient un coefficient de 8 et la philosophie de 2 : tu vas donner la priorité aux mathématiques même si tu estimes que la philosophie est ta matière préférée. Nous faisons tous les jours des choix prioritaires, et c’est la même chose en politique. Refuser de faire des priorités ou choisir les Témoins de Jéhovah, peu importe l’option que tu as choisie, cela reste une grossière erreur. Je mets de côté ta comparaison farfelue avec Poutine pour te redire la même chose : je m’en contrefiche du curé qui refuse Vatican II car cela n’est toujours pas comparable avec le fondamentalisme musulman. Entre faire une messe en latin et vouloir tuer les mécréants, tu as une action qui sera suivie par les RG et l’autre non. Est-ce que pour autant je souhaite que des Témoins de Jéhovah refusent la transfusion ? Non. Mais encore une fois, je ne milite pas pour le voile, je ne milite pas pour qu’un Afghan vienne en France pour finir dans les faits divers le mois suivant. Je n’ai aucune responsabilité dans l’état de ce pays. Ce n’est pas réciproque. J’attends toujours de savoir comment tu fais de la politique sans hiérarchiser ? Je n’ai toujours pas d’explication. A un moment il faut sortir du bois. Soit tu estimes ne pas choisir entre les musulmans et les autres communautés, très bien, donc tu ne fais pas de hiérarchie de priorité. Dans ce cas, explique moi la logique qui le justifie. Merci de ne pas encore noyer le poisson.
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JÔrage
InvitéJeanMonnaie: « C’est un peu comme si, lors de l’examen du bac, les mathématiques avaient un coefficient de 8 et la philosophie de 2 : tu vas donner la priorité aux mathématiques même si tu estimes que la philosophie est ta matière préférée. »
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Ou alors tu fais L comme ça ta matière préférée à un gros coef’ et tu n’as pas besoin de te faire chier avec les maths. -
JÔrage
InvitéJeanMonnaie: « C’est un peu comme si, lors de l’examen du bac, les mathématiques avaient un coefficient de 8 et la philosophie de 2 : tu vas donner la priorité aux mathématiques même si tu estimes que la philosophie est ta matière préférée. »
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Ou alors tu fais L comme ça ta matière préférée a un gros coef’ et tu n’as pas besoin de te faire chier avec les maths. -
Emile Novis
Invité=> Il ne s’agit pas de mettre sur le même plan un attentat et le refus d’une transfusion sanguine, il s’agit seulement de relever un point commun non négligeable : le fondamentalisme religieux, et son expression ultime, le fanatisme, tue des vies, par milliers – et sur ce point, le jéhovisme a fait plus de victimes en France que le fanatismes terroriste. Toi, pourtant si préoccupé par l’état du Royaume de France et la santé des français, je m’étonne que tu ne te sois pas emparé de ce sujet comme tu t’empares du sujet quand il s’agit des musulmans intégristes.
=> Je ne hiérarchise pas, je ne choisis pas, je combats tous les fondamentalismes religieux, là où je suis et dès que je peux. Parce que c’est une question de justice : je remarque qu’une femme chrétienne victime du fondamentalisme chrétien souffre de la même manière qu’une femme musulmane victime du fondamentalisme islamique. La raison est très simple : ces deux fondamentalismes pensent la même chose et produisent les mêmes effets morbides, quand ce n’est pas un effet létal, sur les individus.
Je suis désolé si tu ne comprends pas une logique aussi simple.
=> Encore une fois, le nombre de femmes opprimés par des courants fondamentalistes chrétiens n’est sans doute pas très différent du nombre de femmes opprimées par les courants fondamentalistes musulmans – étant entendu que le nombre de citoyens français se réclamant de l’islam en France n’indique en rien le nombre de fondamentalistes musulmans présents en France, de la même manière que le nombre de citoyens français se réclamant du catholicisme en France n’indique en rien le nombre de catho tradi fondamentalistes présents en France.
=> « Mais encore une fois, je ne milite pas pour le voile » : peut-être, mais tu milites pour la même chose qu’un curé tradi, et qu’un imam intégriste et qu’un ancien des témoins de Jéhovah : la femme doit être soumise à l’homme. Et tu justifies cette soumission par le même naturalisme que ces fondamentalistes. Tu partages l’essentiel de leur idéologie sur cette question. De fait. Voilà pourquoi tu ne luttes pas contre le fondamentalisme religieux et la femme opprimée par ces fondamentalismes, mais contre ce que tu nommes les « arabes », ce qui est très différent.
=> »le degré de nocivité dans la sphère publique ou privée, et l’entrisme en politique qui font que la priorité sont les musulmans. »
Tu es aveugle : S’il y a bien de l’entrisme en politique, c’est du côté des catholiques traditionalistes qu’il faut chercher : Fillon, Buisson (ancien conseiller du Président Sarkozy), De Villiers, et, évidemment, ton maître, Zemmour, candidat communautariste à la présidentielle, qui réunit plusieurs millions de voix, et qui est largement soutenu par tout le catholicisme fondamentaliste (sauf les plus antisémites d’entre eux, qui étaient déchirés entre leur haine des arabes et leur haine des juifs au moment de voter Zemmour).
L’entrisme médiatique est également évident : CNews ne vise pas autre chose que faire passer en contrebande ce qu’il veut vraiment : imposer le catholicisme culturel en France, comme Maurras le voulait en son temps. Zemmour défend cette doctrine, comme tous les contre révolutionnaires les plus farouches.
=> Encore une fois : tu penses exactement la même chose sur la femme qu’un imam intégriste et un curé tradi. Ta lutte contre « l’oppression de la femme en islam » n’est qu’un habit pudique que tu mets sur ta haine des musulmans et, plus fondamentalement, ta haine de ce que tu nommes « arabes ».
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Mélanie
InvitéMerci JM ce fut encore un festival
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JeanMonnaie
InvitéC’est très bien que tu ne répondes pas à mes questions, cela va me forcer à les reformuler. Une des choses dont je n’avais pas conscience avant de rejoindre ce forum est que la logique est souvent liée à la morale. Prenons l’exemple d’un médecin dont l’impératif absolu est de sauver des vies. Imaginons qu’aux urgences, il y a un bébé et une personne âgée qui vont mourir, et qu’il ne peut en sauver qu’un seul. Certes, ce qui les relie est qu’ils vont tous les deux mourir, mais il doit faire un choix et donc hiérarchiser ses priorités. Dans ce cas, il va choisir le bébé car moralement, c’est le plus jeune, donc il a toute sa vie à vivre. C’est également logique car il a beaucoup à apporter à la société, tandis que la personne âgée pourrait être considérée comme un poids. Nous sommes donc face à un choix utilitariste et moral. C’est d’ailleurs ce qui s’est passé avec le COVID, où les médecins ont parfois dû choisir entre sauver une personne âgée et une personne plus jeune.
Tu es même d’accord avec ce constat puisque j’ai longtemps expliqué sur ce forum que sacrifier la jeunesse pendant le COVID pour sauver les personnes âgées et créer de la dette était immoral et illogique. On peut multiplier les exemples avec le bien connu dilemme du tramway. On peut également multiplier les exemples avec les choix de la gauche, mais je vais en prendre un seul pour illustrer mon propos. La loi sur le délit de racolage en vue d’inciter à des relations sexuelles en échange d’une rémunération condamne aujourd’hui uniquement le client. Imagine-t-on punir le consommateur de drogue et laisser le dealer en liberté ? Non, et pourtant, c’est la même logique qu’on applique à la prostitution. La gauche soutiendra que c’est normal de condamner le dominant et de protéger le dominé. Cependant, la frontière entre dominant et dominé est floue, et surtout, comment peut-on légaliser un service et pénaliser sa consommation ? On voit bien que cette loi est à la fois immorale et stupide, et que les deux aspects vont souvent ensemble. Maintenant, essayons d’appliquer ces principes de base à tes arguments. Tu dis les choses suivantes : que tu refuses de hiérarchiser les problèmes ‘Je ne hiérarchise pas, je ne choisis pas, je combats tous les fondamentalismes religieux’ et que tu ne mets pas sur le même plan les attentats et les refus de transfusion ‘Il ne s’agit pas de mettre sur le même plan un attentat et le refus d’une transfusion sanguine’, mais que tu relèves simplement une logique similaire dans le fondamentalisme religieux ‘Il ne s’agit pas de mettre sur le même plan un attentat et le refus d’une transfusion sanguine, il s’agit seulement de relever un point commun non négligeable : le fondamentalisme religieux’.
Le problème est le suivant. Est-ce que, entre Balkany qui détourne de l’argent et une personne qui vole un sandwich, tu ne vas voir que des voleurs qu’il faut combattre ? NON. Tu vas faire une hiérarchie. Tu prendras en compte la nature du vol, le statut social, le montant du vol. De la même manière, entre le fondamentaliste musulman qui terrorise une population cause des centaines de morts de manière atroce, et un Témoin de Jéhovah qui refuse de se vacciner ou de se transfuser, comme peuvent le faire certaines tribus perdues en Amazonie, tu vas forcément faire une hiérarchie entre les deux.
Tu considéreras le nombre de personnes concernées (70 000 pour les Témoins de Jéhovah ), l’impact du crime sur les autres citoyens, les revendications politiques de se fondamentaliste, la gravité du crime etc…. Tu feras également de la prospective : est-ce que le danger est l’islamisation de la France dans 30 ans ou l’influence des Témoins de Jéhovah ? On voit bien qu’en refusant de hiérarchiser les priorités, chose que tu fais dans la sphère privée ou dans bien d’autres sujets politiques, je peux affirmer que tu es dans la duplicité. Car si tu faisais une hiérarchie tu mettrais en priorité l’islam. L’entrisme en politique entre une ville comme Roubaix, ou la ville en Angleterre dont j’ai mis une vidéo le mois dernier, et Ménard avec sa crèche de Noël et Bolloré qui fait une émission sur le petit Jésus, qui est la religion millénaire de la France, pitié épargne moi ce numéro. Est-ce que j’ai vraiment besoin de répondre, comme pour ta comparaison entre le terrorisme et la transfusion sanguine, ou vas-tu te corriger par toi-même ?
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Bonnaventure
InvitéBlablabla Balkany, blablaba COVID, Blablabla Ménard, Blablaba vivent les patrons, Blablabla les noirs dehors, blablabla les arabes c’est des voleurs. JM a des paillettes sur les paupières ce soir.
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JeanMonnaie
InvitéTu dis que, comme une personne X souffre autant qu’une personne Y à cause des fondamentalistes religieux, tu refuses de choisir : ‘Je remarque qu’une femme chrétienne victime du fondamentalisme chrétien souffre de la même manière qu’une femme musulmane victime du fondamentalisme islamique’. Cela pose plusieurs problèmes : tu mets sur le même plan, contrairement à ce que tu affirmes, les attentats et l’interdiction de la transfusion sanguine. Il est évident que la nature des fondamentalismes étant différente, la souffrance est différente. Par ailleurs, est-ce que, lorsqu’un déséquilibré donne un coup de couteau et qu’une personne assassine sa mère par préméditation, tu ne fais aucune différence dans le crime sous prétexte que les victimes ont souffert de la même manière ? NON, tu vas hiérarchiser. Le premier est un crime, le deuxième est un assassinat, et la nature du crime fera que la peine sera différente. Encore une fois, tes arguties habituelles pour refuser de hiérarchiser les fondamentalismes par idéologie islamo-gauchiste relèvent de la duplicité. Chaque sujet, que tu le veuilles ou non, est forcément hiérarchique. D’ailleurs l’islam est différent du catholicisme .L’un est plus misogyne, intolérant et plus pourvoyeur de fondamentalisme. La aussi tu ne hiérarchises pas ? pour qu’elle raison ? Par qu’elle miracle une religion aurait des valeurs identiques ?
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Jeanmonnaie
InvitéJean monnaie arrête de boucler sur les musulmans et parlent de civitas
🚨🇫🇷Les 10 français les plus recherchés par Interpol :
– Mohamed Amra, 30 ans
– Mamadou Sakho, 29 ans
– Mohamed Bajjou, 23 ans
– Kevin Kimuina Kumbi, 35 ans
– Wissem Chibouni, 19 ans
– Achref Belguidoum, 19 ans
– Rachid Maarouk, 56 ans
– Yaniv Mizrahi, 47 ans
– Mehdi Mimoun… pic.twitter.com/AcErKNKrc4— 75 Secondes 🗞️ (@75secondes) May 17, 2024
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Bonnaventure
InvitéUne pluie de paillettes.
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Demi Habile
InvitéC’était le meilleur de tous.
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Je parle du thread, pas de JeanMonnaie.-
Jeanmonnaie
InvitéTu pourrais up celui des écureuils ?
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