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Graindorge
InvitéTrouvé je crois tous les » Je me souviens » et autres alors j’ouvre ce fil spécial Perec
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Graindorge
InvitéJe me souviens des dîners à la grande table de la boulangerie. Soupe au lait l’hiver, soupe au vin l’été.
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Je me souviens du cadeau Bonux disputé avec ma soeur dès qu’un nouveau paquet était acheté.
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Je me souviens des bananes coupées en trois. Nous étions trois.
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Je me souviens de notre voiture qui prend feu dans les bois de Lancôme en 76.
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Je me souviens des jeux à l’élastique à l’école.
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Je me souviens de la sirène sonnant, certaines après-midi, à côté de l’école et qui vrombissait jusqu’à envahir l’espace que nous habitions.
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Je me souviens de Monsieur Mouton, l’ophtalmo, qui avait une moustache blanche.
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Je me souviens des coups de règle en fer sur les doigts.
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Je me souviens des Malabars achetés chez la confiseuse au coin de la rue.
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Je me souviens de l’odeur enivrante des livres, à la rentrée scolaire.
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Je me souviens de mon grand-père qui se levait de sa chaise devant toute notre tablée pour pousser la chansonnette.
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Je me souviens de lectures sous les draps, le soir, à la lampe de poche.
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Je me souviens de ces départs en vacances où l’habitacle était aussi chargé que le coffre.
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Je me souviens de la sécheresse de 1976.15
Je me souviens des sacs plastiques accrochés aux fenêtres des cités universitaires.
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Je me souviens des jeudis passés dans les bois à entasser la branchinette qui servirait à faire prendre le feu.
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Je me souviens des oignons et de la petite fleur de Sidney Bechet, des disque 45 tours gagnés chez Antar avec les pleins de mobylette.
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Je me souviens de Raymond le brave, toujours second, pas bien malin, toujours gentil.
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Je me souviens de 1515.
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Je me souviens des vaccinations en collectivité.
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Je me souviens des fleurs de boutons d’or et de leur reflet doré sur le menton pour voir si « tu aimes le beurre ».
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Je me souviens de ces défilés du 8 mai, 14 juillet, 11 novembre… de ces fêtes de village.
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Je me souviens des essayages de morceaux de pull encore accrochés aux aiguilles à tricoter.
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Je me souviens des «points» de la COOP à coller pour obtenir des lots.
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Je me souviens de Nounours, Pimprenelle et Nicolas, du Marchand de Sable et de leur « Bonne nuit les petits ».
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Je me souviens des Compagnons de la Chanson.
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Je me souviens du petit carnet où j’écrivais les mots des grands et que je ne comprenais pas.
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Je me souviens de 1516, premier anniversaire de 1515.29
Je me souviens de l’annonce de la mort de Brassens.
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Je me souviens des heures passées avec ma sur à faire tourner un Globe terrestre, les yeux fermés, le doigt pointé dessus, et de ne les rouvrir que lorsque celui-ci s’était arrêté, nous imaginions alors des voyages et des rencontres.
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Je me souviens de la pêche aux moules du petit rapporteur. Je ne veux plus y aller maman.
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Je me souviens de ton bouquet de pensées amoureusement cueilli autour du monument aux morts.
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Je me souviens de beaucoup de chansons de Claude François.
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Je me souviens que mon père nous emmenait à l’école dans la remorque à vélo.
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Je me souviens des blagues avec un héros qui s’appelle Toto, qui objectivement ne sont pas drôles, mais qui nous faisaient bien rire.
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Je me souviens des baffes pour sourire à la photo de communiant.
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Je me souviens du premier aspirateur, quel plaisir la première fois.
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Je me souviens d’être tombé sur la tête dans la cour de récréation sans savoir comment.
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Je me souviens de cette classe de CM où j’ai passé une année scolaire, de l’odeur des livres ou de la cire qui marque les vacances, ou bien « d’entendre » ce silence qui angoisse.
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Je me souviens de cette jupe vraiment trop courte, de ce pyjama orange des années 70.
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Je me souviens de : «cheveux longs, idées courtes».
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Je me souviens des plumes d’ailes de canard qui servaient à lustrer la cuisinière à bois.43
Je me souviens de la soupe au ta-pioca.
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Je me souviens de la seule claque reçue par mon père, j’avais 14 ans, pour une histoire d’eau entre ma sur et moi…
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Je me souviens des stylos BIC jaunes dont on retirait la mine pour faire des lance-boulettes et des co-lères que cela provoquait chez mes parents.
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Je me souviens de l’émulation des jours de boucherie.
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Je me souviens des boules de gomme que nous achetions avec des pièces de 1 ou 2 centimes ; c’étaient des pièces en fer léger.
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Je me souviens de ces nuits de Noël bien plus longues que toutes les autres nuits.
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Je me souviens de mon père qui fai-sait briller nos brodequins avec du papier journal réchauffé dans le four de la cuisinière.
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Je me souviens de chat délo.
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Je me souviens de « ALLEZ LES VERTS ! »
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Je me souviens des papiers peints où d’énormes formes géométriques oranges et jaunes s’épanouissaient sur fond noir ou marron.
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Je me souviens de la campagne an-ti-gaspi.
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Je me souviens du saxophoniste Guillaume Tarche.
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Je me souviens des mécaniques où les hommes étaient dans les champs et les femmes préparaient le repas dans la cuisine-buanderie-pièce à manger, lieu unique à vivre des mai-sons d’avant.
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Je me souviens des pommes cuites au four, oubliées et carbonisées.À suivre…
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Seb H
InvitéJe sais pas si c’est un manque de sensibilité ou quoi, mais je ne trouve pas ça très bien
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InvitéPrends une portion de ciel ennuagé. Cinq centimètres sur cinq si ton nez colle à la fenêtre. Plus si tu peux te mettre un peu plus loin. Maintenant regarde les volutes, les gouffres, les voûtes, les tourments, les patiences, les écumes, les cendres, les entêtements, les arcades, les dégradés de ouate, les éclats meringués, les filaments, les lagons, les dunes, les étirements, les éternités, les instants, les torsions, les déchirures, les insensibles glissements. Regarde jusqu’à ne plus savoir ce que tu vois. Alors, alors seulement, retourne à ta lecture.
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Claire N
InvitéEt bien je suis assez heureuse que Seb ai posé cette question pour avoir eu la joie de lire cette réponse
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..Graindorge
Invité@’
avec ce pseudo, ça ira vite les dédicaces. Le 1er livre édité à Cause Perdue-
Samuel de Nerra
InvitéMdrr
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Invitéoui c’est en prévision de mon arthrite, si j’arrive à leur soumettre quelque chose vers 2055 par là
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Seb H
Invitébah c’est bien le problème que j’ai avec ces textes c’est que quand je les vois je peux pas sentir autre chose que ce que je lis au premier coup d’oeil
J’ose sentir qu’il y a quelque chose par dessus, mais jle sens pas plus que ça, qu’il est là-
,
InvitéJe me sens un peu stupide d’essayer de te convaincre, tout de même ça me chagrine que tu ne partages pas une émotion dont je m’imagine qu’elle devrait saisir n’importe qui tombant sur ce texte.
Ces « je me souviens » me font le même effet que les nuages. Même drôle d’état où le moindre petit fragment de vie devient émouvant. Il n’y a pas de sens caché, enfin je ne crois pas, je n’ai pas besoin d’un quoi que ce soit de plus pour être touchée.
Une part de mon émotion naît du geste de consigner, ce geste impossible, impossible exhaustivité, inévitables lacunes et fragmentations, geste qui persévère néanmoins, seul qui puisse sauver le passé, ce qui n’est plus mais qui aura toujours pour soi d’avoir été.
Ensuite, dans le détail de la lecture, d’une phrase à l’autre, je sens comme un voyage dans différentes modalités du souvenir. Quand je pense souvenirs, en général j’ai tendance à m’attacher à des petites anecdotes marquantes. C’est « tu te souviens de la fois où ? » Tandis qu’ici, c’est plein de lambeaux disparates arrachés à l’oubli, les petites anecdotes individuelles oui mais pas seulement, des drôles de choses qui nous marquent ou qui se sont justes trouvées sur notre passage. Quand je lis ça je ne peux pas ne pas rebrasser ma propre enfance, des trucs complètement enfouis remontent, d’une manière assez inattendue, sans pour qui pour quoi.
« Je me souviens des vaccinations en collectivité » : et voilà que je retrouve la petite moi de six ans qui attendait dans le couloir son tour pour le BCG, rouge à lèvres de l’infirmière, ongles teints, coton froid sur mon bras, étonnement de ne pas sentir d’aiguille etc. Et est-ce que c’est tout ça qui fait une enfance, une vie ? Est-ce que c’est ça qu’il en restera à la fin, malabars, bics jaunes, soupe au tapioca ?
C’est tentant d’essayer de faire pareil, d’essayer d’écrire tes « je me souviens » et là tu te rends compte d’autre chose, c’est que ce n’est pas évident du tout de saisir le passé dans cette apparente simplicité-là. Il y a dans cet agencement de souvenirs comme un portrait qui se dessine. Ce que stéphanie appelle broderie plus bas et qui m’impressionne pas mal aussi.-
Seb H
Invitéje ne pensais pas à un sens caché, juste un truc de ressenti qui se passe en dehors du texte. Un peu comme certaines oeuvres qui jouent du dédoublement avec le spectateur. Rothko peut être mais je pensais à dumont ou pasolini…
Cependant il m’aurait peut être manqué une clé de lecture, du passé qui détruit tout etc… Peut être aussi que je suis trop jeune
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Samuel de Nerra
InvitéSeb, idem, je ne suis pas trop touché par le côté nostalgique ici. Ça me fait penser au « les années » d’Annie Erneaux pour la projection dans le passé. Mais ce que j’ai aimé précisément dans le Erneaux est de palper un peu l’ambiance des années 50 à 80. Que j’ignore de connaître par le biais de l’écume des jours. Étant de 82.
C’est aussi un truc que j’ai aimé dans « leurs enfants après eux » de Mathieu.*
Mais du coup, avec le côté nostalgique assez kiffant. (Nirvana, et caetera 🙂
*: il serait temps d’avoir une stratégie d’éducation et scolaire pour votre fils, le père Mathieu. Spa dans les mangas qu’il va apprendre à écrire comme « . »-
Samuel de Nerra
InvitéÇa pourrait Clairement faire un exercice littéraire sympa.
Plus simple que les haïkus.
Et l’émotion est prise par le col sans prévenir.
Faites 10 je me souviens qui prendront place avant vos 25 ans…
1. Je me souviens des gros bras de ma grand mère auxquels je m’accrochais.
2. Je me souviens du poème imprimé à l’école
3. Je me souviens des sacs de riz pour la Somalie. (Aujourd’hui je sais que Kouchner, comme sa go, était membre du thinktank de manufacture d’amour du neolibéralisme, Simon.)
4. Je me souviens des morceaux de billes que je gagnais, les agathes, les tâches.
5. Je me souviens des albums paninis, de Olive et Tom, des Crados
6. Je me souviens de ma défaite en finale du tournoi de tennis, raquettes en bois, de fin de primaire. Je (cm1) allait gagner contre Romuald (cm2 et de 1989), j’ai perdu, j’ai craqué mentalement, comme une merde)
7. Je me souviens des gros cartables, du bic 4 couleurs, des fesses énormes de Clotilde. Qui préférait Amjad.
8. Je me souviens de la super Nintendo offerte par notre daronne à ses 2 fistons. Sortie du coffre de la super 5 marron. Mario kart toute la journée. C’était chez papy et mamie. À tiercé, rue longchamp.
9. Je le souviens de pas avoir été à l’anniversaire de Katy qui m’avait invité pourtant. Craquage encore, on avait été jouer au tennis avec Xavier, sur un terrain public et gratos, non loin.
10. Je me souviens que j’ai plus de souvenirs que si j’avais 1000 ans. Ou pas.-
Samuel de Nerra
InvitéJ’ai fait nawak je crois. Peu d’invocations de l’époque précisément.
Fondation saint Simon, vive la crise: https://fr.wikipedia.org/wiki/Fondation_Saint-SimonLes membres de ce « club » très fermé formaient ce qu’Alain Minc appelait « le cercle de la raison »[3] et que leurs adversaires qualifiaient de « cercle de la pensée unique ».
Selon la revue de l’association de critique des médias Acrimed, la fondation Saint-Simon « joua un rôle central dans la conversion de la gauche de gouvernement au libéralisme »[4]. Grégory Rzepski, journaliste spécialisé dans l’étude des médias, relève que la fondation Saint-Simon a « fait émerger des thématiques appelées à occuper une place de choix dans le répertoire des idées conservatrices » et continue de constituer « un modèle pour nombre de think tanks »[5].Président : Roger Fauroux et François Furet
Secrétaire : Pierre Rosanvallon
Trésorier : Alain Minc
Administrateurs : Jean-Claude Casanova, Jean Peyrelevade et Yves Sabouret
Parmi les autres membres on trouvait des chefs d’entreprises tels que Jean-Louis Beffa, Henry Hermand, Antoine Riboud, Christian Blanc, Jean-Luc Lagardère, Francis Mer, des journalistes comme Jean Daniel, Laurent Joffrin, Serge July, Christine Ockrent, Anne Sinclair, Franz-Olivier Giesbert, Jean-Marie Colombani, Michèle Cotta et Jean-Pierre Elkabbach ou encore le philosophe Luc Ferry, les sociologues Alain Touraine, Yves Lichtenberger, le politicien Bernard Kouchner et l’économiste Thomas Piketty. -
Samuel de Nerra
InvitéDes monceaux de billes, et tacs
Romuald : 1980
Et d’autres coquilles..
Bonus track hormonale: je me souviens des branlettes en pensant à la prof d’allemand, madame L. Notamment celle où je m’étais fait une putin de faciale.
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Seb H
Invitéqu’est ce que je suis en train de lire…
si tu pouvais détailler tes autofellations et ta pratique de l’edging ce serait super
1970, les années soupeur… La nostalgie du crouton, ramolli par les années, jauni et oublié, pas mangé, là, dans un coin de vespasienne, témoin du temps qui passe, des traditions qui se perdent. L’urée de la jeunesse qui se perd, 55 ans de mystère, d’occasions manquées.
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Toto
Invité35 comment ça « blagues pas drôles » ?
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Claire N
InvitéMerci Graindorge
Le rappel et la reconnaissance
On est dans la pâte même de la mémoire
Il est très fort -
stephanie
InvitéBonne idée Graindorge ce filperec , de la broderie littéraire.
Merci-
..Graindorge
InvitéÇa change un peu des broderies canines…
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Pmadeck
InvitéC’est touchant
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Graindorge
Invité57
Je me souviens de ma fierté de voir mon père en pompier.
58
Je me souviens des soirées organi-sées où l’on faisait 10 km, à cinq sur la banquette arrière de la 403 pour aller regarder « La Piste aux Étoiles ».
59
Je me souviens de Calimero, il me faisait pleurer, et de L’Île aux enfants avec Casimir.
60
Je me souviens « d’un petit pas pour l’homme, mais un grand pas pour l’Humanité ».
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Je me souviens de la fierté d’aller au lait à Léry à vélo. J’avais donc gran-di, quelle responsabilité. Quel plaisir la première fois.
62
Je me souviens des lunettes « sécu-rité sociale », rosâtres, ornées d’un filet brun aux sourcils.
63
Je me souviens de PERLIN PINPIN.
64
Je me souviens d’Elvire que j’aimais et qui m’avait offert un cadeau, ma-gnifique emballage de crottes de chèvre.
65
Je me souviens d’un film d’animation avec un ours, une petite fille et un marchand de sable, mais pas du nom des personnages ni du titre du film.
66
Je me souviens du temps que les moins de 15 ans ne peuvent pas connaître… La Bohème…
67
Je me souviens du Certificat d’Études, debout face au jury, à pousser le Chant du Départ.
68
Je me souviens des histoires de To-to.
69
Je me souviens de la télé en noir et blanc.
70
Je me souviens des messes à Vi-neuil, lâchés de grillons, grenouilles ou lézards.71
Je me souviens des résultats du BAC et de Gérard S.. Ivres morts, traversée de la Loire au pont de fer, c’était difficile et dangereux.
72
Je me souviens du silence qui ac-compagnait le défilé des dissidents chinois sur les Champs-Élysées le 14 juillet 1989 peu après les événe-ments de Tiananmen.
73
Je me souviens des kilomètres à vé-lo, les tickets de tombola dans les poches.
74
Je me souviens de mon premier vélo de course de marque Gitane, offert par mon grand-père.
75
Je ne me souviens pas du moment de ma naissance.
76
Je me souviens des flacons plats de pastis volés à TVS. Sale goût, pur.
77
Je me souviens de la moiteur de la laine de mouton que l’on tassait jambes nues dans les ballots.
78
Je me souviens de ces jeans dont il fallait remonter la fermeture éclair en s’allongeant sur le sol.
79
Je me souviens du cagnard où je faisais cuire le steak ou l’uf sur le plat.
80
Je me souviens de ne pas m’être souvenu de mon rendez-vous chez le dentiste.
81
Je me souviens de la ridicule supé-riorité du directeur d’école et de son pincement de joue à fuir telle la peste.
82
Je me souviens du papier tue-mouches qui pendouille au-dessus de mon bol au petit-déjeuner.
83
Je me souviens du café à trois francs.
84
Je me souviens des heures passées à jouer avec les lanières de plastique des rideaux pendus devant les portes d’entrée.85
Je me souviens des scoubidous.
86
Je me souviens du plumier et des bouteilles d’encre sur la table d’école.
87
Je me souviens de Georges Pompidou à Chambord. J’avais démonté la pomme de douche de sa chambre pour y glisser du bleu de méthy-lène. Mes deux copines employées de chambre avaient été licenciées. « Pas le petit Julien, pas le petit Julien ! » criait Madame L. qui m’ai-mait bien. J’étais parti avec elles, en stop, en Lozère. Grande aventure.
88
Je me souviens du petit cartable rouge bordé de blanc, qu’il était joli. Offert pour ma première rentrée des classes.
89
Je me souviens de la terrible solitude du capitaine Némo.
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Je me souviens d’hier.
91
Je me souviens de l’odeur capiteuse de l’encens à l’église.
92
Je me souviens d’avoir croisé Maurice Genevoix montant dans sa belle bagnole dans la grand’ rue.
93
Je me souviens des séances chez la couturière.
94
Je me souviens des « trimards » traversant le village avec leur balu-chon, s’arrêtant dans les fermes pour demander à boire, à manger et un coin de paille pour dormir.
95
Je me souviens de l’odeur de la colle que l’on utilisait à l’école.
96
Je me souviens de mon premier atelier d’écriture.
97
Je me souviens de son prénom : Isabelle.
98
Je me souviens d’avoir joué à la PICHENETTE.99
Je me souviens, il n’y avait pas d’école le jeudi.
100
Je me souviens d’avoir attendu la fin d’année scolaire à chaque début d’année scolaire.
101
Je me souviens de la baguette à un franc.
102
Je me souviens des confessions à l’église. J’avais toujours été en co-lère, j’avais toujours été gourmand. Ce n’était pas très grave et je n’étais pas trop puni.
103
Je me souviens de l’odeur de la colle UHU.
104
Je me souviens de cette crue en 78.
105
Je me souviens des règles dont parlaient les filles, grand vide, grands yeux, mystère.
106
Je me souviens de Thierry le Luron imitant V.G. d’Estaing.
107
Je me souviens des soirées au coin du feu en famille, à raconter nos envies, nos craintes, nos peurs, nos joies, nos colères, nos désac-cords, nos émotions, jusqu’à plus de bois.
108
Je me souviens du garde champêtre avec son tambour et des « AVIS A LA POPULATION ! »
109
Je me souviens des séances de catéchisme chez une vieille dame, ponctuées par un chocolat chaud et qu’elle récompensait par un film à la télévision comme Poly ou L’Homme de Picardie.
110
Je me souviens des vélos fleuris.
111
Je me souviens de Bernardo, le mue112
Je me souviens des conscrits, de leur trompette sonore et de leurs éclats de voix.
113
Je me souviens de la tempête du désert, de la radio et des larmes.
114
Je me souviens de la fontaine où chacun notre tour nous allions cher-cher l’eau avant les repas parce qu’elle était fraîche. Nous y retour-nions aussi longtemps et souvent que l’eau rapportée n’était pas claire, limpide sans écrevisses et petites bêtes.
115
Je me souviens des décalcomanies Malabar et de l’effet produit quand on rentrait à la maison avec ça sur les bras.
116
Je me souviens du jour de la mort de Jacques Prévert, mais plus de quel jour c’était précisément.
117
Je me souviens de l’été 76.
118
Je me souviens des vendanges tardives, les mains rougies de gelée blanche.
119
Je me souviens de Zorro et de son Z mythique.
120
Je me souviens des slips en laine tricotés par ma grand-mère, une tor-ture.
121
Je me souviens d’être monté dans les arbres et d’en être redescendu.
122
Je me souviens de la mode des pantys.
123
Je me souviens du récit de mes parents sur la guerre.
124
Je me souviens de :
– Quelle différence y-a-t-il entre toi et une église?
– ?
– L’église est consacrée, et toi t’es un…
125
Je me souviens de la chasse au Dahu.
126
Je me souviens d’Olivia Newton John dans Grease.127
Je me souviens des flèches polynésiennes qu’on lançait à toute volée pour chasser nos illusions.
128
Je me souviens des jeunes employés de la centrale. Ces salopards venaient chercher nos copines sur leurs japonaises toutes neuves.
129
Je me souviens du mercurochrome sur les genoux.
130
Je me souviens d’une fermeture à l’arrière de son pantalon « lie de vin».
131
Je me souviens de : « Qui a eu cette idée folle
Un jour d’inventer l’école ! »
132
Je me souviens du goût des groseilles à maquereaux cueillies dans le jardin.
133
Je me souviens de la morsure de la paille coupée sur les chevilles aux heures de grande liberté.
134
Je me souviens des deux bébés enfournés vivants.
135
Je me souviens de « SACRÉ SATURNIN ! »
136
Je me souviens des Barbapapas de la télé, rigolos, multiformes, sur-prenants.
137
Je me souviens des 2 CV dont les portes s’ouvraient vers l’avant.
138
Je me souviens de la chasse au Dahu.
139
Je me souviens de mon premier voyage en train ; j’avais deux ans.
140
Je me souviens de l’étang à truites où avec mes frères nous plongions et où le jeu était de voir le plus de poissons avant de rencontrer la vase.-
Claire N
InvitéJe me souviens de la chasse au Dahu
Par deux fois
Un souvenir qui nous fait intervenir
C’est malicieux
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Graindorge
Invité141
Je me souviens de l’arrivée de la télé.
142
Je me souviens du bruit de l’explosion d’un pétard dans une boîte à lettres.
143
Je me souviens de la carte de France sur le mur de l’école.
144
Je me souviens des tactac tactac tactac tactac tactac tactac tactac tac-tac.
145
Je me souviens du cours d’histoire en CE 2 qui commençait par : nos ancêtres les Gaulois.
146
Je me souviens de ces betteraves rouges qui revenaient toutes les semaines à la cantine.
147
Je me souviens de Piccolo, Saxo et Compagnie.
148
Je me souviens du Cours Moyen, odeurs de braise morte, d’encre et de chlore.
149
Je me souviens des Tic-Tac comme ceux qu’avaient les alliés sur les plages Normandes pour se reconnaître entre eux.
150
Je me souviens des violettes que je cueillais pour une vieille voisine qui passait ses journées dans son fauteuil près de sa fenêtre.
151
Je me souviens des jours anciens et je souris comme une vache qui…
152
Je me souviens des journées sans école et des « MAMAN JE N’SAIS PAS QUOI FAIRE ! »
153
Je me souviens des trajets à vélo pour aller à l’école et de chaque bosse, trou tout du long.
154
Je me souviens de l’air de mes tables de multiplication.
155
Je me souviens de l’odeur de tabac qui imprégnait livres et vêtements dans la bibliothèque de mon grand-père.
156
Je me souviens des images Panini et des échanges.
157
Je me souviens de cette coupe de cheveux à la Mireille Matthieu.
158
Je me souviens de :
– Qu’est-ce qui est vert, qui monte et qui descend ?
– ?
– Un petit pois dans un ascenseur.
159
Je me souviens de « Vous les copains, je n’vous oublierai jamais. »
160
Je me souviens que Dizzie Gilespie, au rappel, a dit : « de toutes fa-çons, je serais revenu…»
161
Je me souviens du poil à gratter.
162
Je me souviens des cassis et cerises, cinquante centimes le kg cueilli, l’horreur.
163
Je me souviens de :
« – Connais-toi…
– Toi même ! »164
Je me souviens des grèves de 73
et de mes débuts dans la défense d’une cause que je croyais juste.
165
Je me souviens des boums dans l’ancien presbytère.
166
Je me souviens des pompes à essence en feu chez Montaru.
167
Je me souviens des bals des pompiers et de ceux des musiciens.
168
Je me souviens des « Bals populaires » et de Pierre.
169
Je me souviens de la remise des prix et de Monsieur le Maire qui dé-cernait le premier.
170
Je me souviens de l’été de mes 14 ans en Corse.
171
Je me souviens de ma grand-mère à Gombergean, qui cachait une ta-blette de chocolat derrière son dos.
172
Je me souviens de la morale notée chaque matin au tableau no
173
Je me souviens de mon père qui partait travailler sur son vélo, la cas-quette vissée sur la tête.
174
Je me souviens de « Till l’espiègle », projeté un dimanche dans la salle de bal du café, c’était mon premier contact avec le cinéma.
175
Je me souviens de l’herbe pour les lapins.
176
Je me souviens de la remorque derrière le vélo et moi,
assise sur le tas d’herbe, dans la remorque et ma mère qui pédalait, pédalait
177
Je me souviens de l’année de la sécheresse et du 17 juillet. Il a plu toute la journée, la seule de l’été 76.
178
Je me souviens de « un enfant que l’on enseigne est un homme qu’on gagne ». Mais qui a donc écrit ça?
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Je me souviens des vendanges de mon enfance. J’avais 5 ans mon seau et mon sécateur.
180
Je me souviens du cri du cochon qu’on égorge.
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Je me souviens de l’autoroute en construction et des ouvriers qui y tra-vaillaient.
182
Je me souviens des jeux après l’école, partagés avec Evelyne ma voi-sine.
183
Je me souviens du poêle dans la chambre,
du mica et des flammes qui dansaient au plafond.
184
Je me souviens des miots au vin, l’été pour se désaltérer quand il fai-sait chaud.
185
Je me souviens de la « balle aux prisonniers »,dans la cour de l’école, à la récréation.
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Je me souviens du « Lac majeur » et des bals sur parquet. -
Graindorge
Invité25 choses à faire avant de mourir, selon Georges Perec
[youtube https://www.youtube.com/watch?v=Gh81fubFMEw?si=PccbFzIHQNHmBJPY&w=560&h=315%5D -
..Graindorge
InvitéDésolée, je ne vais pas mettre ici les 480 » je me souviens » du bouquin. On a déjà un joli aperçu. Là je vais m’amuser à trouver d’autres textes
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..Graindorge
InvitéDéménager
Quitter un appartement. Vider les lieux. Décamper.
Faire place nette. Débarrasser le plancher.
Inventorier ranger classer trier
Eliminer jeter fourguer
Casser
Brûler
Descendre desceller déclouer décoller dévisser décrocher
Débrancher détacher couper tirer démonter plier couper
Rouler
Empaqueter emballer sangler nouer empiler rassembler entasser ficeler envelopper protéger recouvrir entourer serrer
Enlever porter soulever
Balayer
Fermer
Partir
Georges Perec, Espèce d’espaces, 1974
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..Graindorge
Invité» Leur vie n’était pas conquête »
Les choses. P.93« Leur vie n’était pas conquête, elle était effritement, dispersion. Ils se rendaient compte, alors, à quel point ils étaient condamnés à l’habitude, à l’inertie. Ils s’ennuyaient ensemble, comme si, entre eux, il n’y avait jamais eu que le vide. Longtemps, les jeux de mots, les beuveries, les balades en foret, les grands repas, les longues discussions autour d’un film, les projets, les racontars leur avaient tenu lieu d’aventure, d’histoire, de vérité. Mais ce n’était que des phrases creuses, des gestes vides, sans densité, sans ouverture, sans avenir, des mots mille fois répétés, des mains mille fois serrées, un rituel qui ne les protégeait plus. »
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POPE
InvitéJe viens de découvrir que cette liste est un faux, j’ai le livre « Je me souviens » entre les mains et aucune trace de ces souvenirs.
C’est une supercherie, tout le monde tombe dans le panneau, moi le premier. Le texte de Perec n’étant pas accessible en ligne, tout le monde se rue sur ce faux. Quel coup de maître !-
Claire N
InvitéGénial !
Comme quoi la chasse au Dahu par 2 fois c’était une piste -
..Graindorge
InvitéAh bon???? Tu en es sûr??
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maurice
Invité@Graindorge, une question essentielle
C’est étrange cette façon d’envoyer des com sur begaudeau. Est-ce pour éviter que d’autres les envoie ? Et donc enveniment plus…-
..Graindorge
Invité» des com sur begaudeau???
Une question » essentielle » ???
Salut maurice
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..Graindorge
InvitéPour Pope
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POPE
InvitéCertain. Voici le lien de ta liste, il s’agit d’un atelier d’écriture qui propose de créer des ‘je me souviens » à la manière de Georges Perec :
http://ateldec.chez.com/index.html-
..Graindorge
InvitéNon je crois pas car j’avais trouvé sur internet la liste des 480 » je me souviens » du dit « bouquin » ( pas d’atelier d’écriture sinon j’aurais copié/collé ce qu’il y avait ds cet atelier de ce lien
Il faudrait que je me remette à les retrouver et pas envie. Je ne les avais pas tous partager: trop long.
Le livre papier que tu as comporte combien de jms?
Quelle édition stp?
Ici, à la bibliothèque universitaire, je crois bien me souvenir d’un livre Je me souviens de l’Ami Perec en espagnol. Mais là suis à Nissa. J’irai vérifier… l’année prochaine!
Merci Pope: occasion pour retrouver ce topic et s’amuser à » enquêter »-
Pope
Invité
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..Graindorge
InvitéJe me souviens Éditions Fayard
Me acuerdo Éditions Impedimenta
Minuit!!!! Bonne nuit!! -
Oscar
InvitéÇa vaut le coup de placer Lieux ici ? https://lieux-georges-perec.seuil.com/
Le contrôle de gestion est en surchauffe en ce moment. « Rire »-
..Graindorge
InvitéOh la la! Quel beau cadeau Oscar! Ça vaut le coup mille fois de le placer ici!!
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..Graindorge
InvitéJ’ai fermé les yeux et cliquer au hasard
Lieux
Italie
Réel
Février 71
en fait, le 12 juin 1971Pas grand-chose à dire sur la Contrescarpe1 ; au bout d’un instant j’en suis parti2.
J’ai descendu la rue Mouffetard (passé chez Monique M[artens]3, absente). Acheté un croissant (75 centimes). Au bas de la rue Monge acheté un morceau de fromage type « tome des Pyrénées » (1,25 franc). Dans l’avenue des Gobelins, acheté un sac de bonbons (gommes, gels de fruits, guimauve, etc.) (1,25 franc).
L’avenue des Gobelins en pleine mutation : ses quatre cinémas d’exclusivité4 : Les Assassins de l’ordre, La Maison sous les arbres, Love Story, Sacco et Vanzetti 5.
Nombreux magasins de soldes (vêtements), électro-ménager.
Les gens ont moins changé ; population sans âge ; beaucoup de monde ; ils font des courses.
Au 59-61, très curieux passage finissant sur un porche et [un] escalier6.
Place d’Italie vers 17 h
« Café de France », au coin du boulevard Blanqui
Sur le terre-plein du boulevard Blanqui, joueurs de boules.
À l’horizon, un immeuble blanc, neuf, « préfabriqué » ; il ressemble à un radiateur.
Un autre, gris.
Une grue bistre.
Il refait à peu près beau.
Trois retraités : Deux discutaient dans la rue7. Passe le troisième, qui promène un petit chien blanc.
Tout au fond, un chantier : palissades publicitaires : « Imaginez la vie en Levi’s ! » « Pernod Pastis ! » Techniques de l’amour physique (film) illustrées par la Vénus de Milo8.
Deux enfants à sac à dos9.
Panneaux de direction ; un arbre10.
Au premier plan, un camion militaire, à l’arrêt. Le camion (plutôt un car) est vide. Le chauffeur attend.
Des voitures et des gens.
Une vieille femme en chaussons, robe ou plutôt blouse à fleurs sur fond sombre, gilet mauve, vient saluer les deux retraités (le troisième à chien est ici, au comptoir). Ils ne lui parlent pas. Passe une autre, en jupe plissée bleue et veste et béret assortis ; elle porte un drapeau.
Ils vont tous sur le terre-plein avec un autre11 à calot bleu, également à drapeau. Attroupement (d’anciens combattants12).
Le car a l’air d’être là pour eux.
On va sans doute déposer une gerbe au pied du monument13.
La gerbe est déposée par deux types et une dame à chapeau de paille. Minute de silence.
Dispersion.
La dame en bleu avait quelques vingt décorations pendantes.
Nombres d’autres ont des brochettes plus discrètes.
Le drapeau porte une Croix de Lorraine et un fanion anglais14.
Sur un ordre de la fille à soldats, le conducteur démarre, ou plutôt ferme les portes du car.
Palabres intérieures (ou intérieurs ?)15.
Le car démarre et prend le boulevard Blanqui16.
Il reste des gerbes au fond du car, sans doute pour d’autres commémorations.
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..Graindorge
InvitéJ’aime / Je n’aime pas
de Georges PerecJ’AIME : les parcs, les jardins, le papier quadrillé, les stylos, les pâtes fraîches, Chardin, le jazz, les trains, être en avance, le basilic, marcher dans Paris, l’Angleterre, l’Ecosse, les lacs, les îles, les chats, la salade de tomate épépinée et pelée, les puzzles, le cinéma américain, Klee, Verne, les machines à écrire, la forme octogonale, l’eau de Vichy, la vodka, les orages, l’angélique, les buvards, The Guinness Book of Records, Steinberg, Antonello de Messine, les Baedeker, la Bibliothèque Elzévirienne, Info the dusk- charged air, les coccinelles, le général Éblé, les mots-croisés de Robert Scipion, Verdi, Malher, les noms de lieu, les toits d’ardoises, La Chute d’Icare, les nuages, le chocolat, les énumérations, le bar du Pont-Royal, Le Sentiment géographique, les vieux dictionnaires, la calligraphie, les cartes et les plans, Cyd Charisse, les pierres, Tex Avery, Chuck Jones, les paysages plein d’eau, Biber, Bobby Lapointe, Le Sentiment des choses (Mono no aware), le munster sans cumin, avoir beaucoup de temps, faire des choses différentes en même temps ou presque, Laurel et Hardy, les entresols, la dérive dans une ville étrangère, les passages couverts, le fromage, Venise, Jean Grémillon, Jacques Demy, le beurre salé, les arbres, le Musée archéologique de Sousse, la Tour Eiffel, les boîtes, Lolita, les fraises, les pêches de vigne, Michel Leiris, les fous rires, les atlas, « faire Philippine », Adieu Philippine, Bouvard et Pécuchet, les Marx Brothers, les fins de fêtes, le café, les noix, Dr. No, les portraits, les paradoxes, dormir, écrire, Robert Houdin, vérifier que tous les nombres dont la somme des chiffres est égale à neuf sont divisibles par neuf, la plupart des symphonies de Haydn, Sei Shonagon, les melons et les pastèques
Je n’aime pas : les légumes, les montres-bracelets, Bergman, Karajan, le nylon, le « kitsch », Slavik, les lunettes de soleil, le sport, les stations de ski, les voitures, la pipe, la moustache, les Champs-Elysées, la radio, les journaux, le music-hall, le cirque, Jean-Pierre Melville, l’expression « à gogo », les fripes, Charlie Hebdo, Charlie Chaplin, les Chrétiens, les Humanistes, les Penseurs, les « Nouveaux (cuisiniers, philosophes, romantiques, etc.) », les hommes politiques, les chefs de service, les sous-chefs de service, les pastiches de Burnier et Rambaud, le merlan, les coiffeurs, la publicité, la bière en bouteille, le thé, Chabrol, Godard, la confiture, le miel, les motocyclettes, Mandiargues, le téléphone, Fischer-Dieskau, la Coupole, les cuisses de grenouille, les t-shirts, les coquilles Saint- Jacques servies dans des coquilles Saint-Jacques, la couleur bleue, Chagall, Mirô, Bradbury, le centre Georges Pompidou, James Hadley Chase, Durrell, Koestler, Graham Greene, Moravia, Chirac, Chéreau, Béjart, Soljenitsine, Saint-Laurent, Cardin et son espace, Halimi, les films un peu trop suisses, Cavanna, les manteaux, les chapeaux, les porte-feuilles, les cravates, Carmina Burana, Gault-Millau, les initiés, les astrologues, le whisky, les jus de fruits, les pommes, les objets « griffés », les perles de culture, les briquets, Léo Ferré, Claire Brétécher, le Champagne, les biscottes, le Perrier, le gin, Albert Camus, les médicaments, les crooners, Michel Cournot, Jean-Edern Hallier, les blue-jeans, les pizzas, Saint-Germain-des-Près, le couscous sauf exception, les bonbons acidulés, le chewing-gum, les gens qui cultivent le style « copain » (Salut ! Comment tu vas ?), les rasoirs électriques, les pointes Bic, Marin Karmitz, les banquets, l’abus des italiques, Bruckner, le disco, la haute-fidélité
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..Graindorge
InvitéTrouvé Je me souviens en espagnol. Pope tu as raison
Quelle aventure!
À la fin du livre, Perec a exigé des pages blanches
pour que des lecteurs puissent y écrire leurs Je me souviens
J’en parlerai plus longuement-
Pope
InvitéJe voulais vous écrire les dix vrais premiers « je me souviens » mais je n’ai le temps de rien. Vivement la retraite.
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..Graindorge
InvitéPas de soucis Pope!
Je les partagerai: c’est vite traduis
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graindorge
InvitéLà ce sont d’authentiques « Je me souviens » de Georges Perec. J’ai aussi imaginé que les partages de JMS anonymes ont peut-être fait marrer, amuser l’espiègle Georges s’il est passé par ici dans l’un de ses rêves
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Oscar
Invité-
..Graindorge
InvitéRégale-toi à l’expo cher.e Oscar !
Ce petit poème
où l’on a mis seulement des mots simples
des mots comme camomille et manche à balai
comme bête à bon dieu et sauce béchamel
comme banana split et nonchalance
et pas des mots comme palimpseste, pechblende, cumulo-nimbus, décalcomanie, stéthoscope, mâchicoulis ou anticonstitutionnellement
a été composé spécialement
à l’occasion de ces épousaillesCe texte de circonstance
dans lequel il n’a été question
ni de nue accablante
ni de basse de basalte
ni d’aboli bibelot d’inanité sonore
ni de bête à bon dieu
ni de la souterraine locuste
ni de la Constitution de Quarante-huit
a été écrit à l’occasion de ces accordailles
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..Graindorge
InvitéTrouvé ça
Entretien Georges Perec / Ewa Pawlikowska – Persée https://share.google/d23sCCyrhs3LD1Xlt
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..Graindorge
InvitéUn petit cadeau pour bibinard car c’est tout un art de s’appliquer à « mal » écrire. Ça pourrait être un jeu oulipo. J’ai essayé et c’est pas simple. Bravo
« Cesarem legato alacrem eorum »
« Je me souviens » page 105 -
Oscar
Invité-
..Graindorge
InvitéMerci et merci Oscar
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Balthazar
Invité-
Balthazar
InvitéJ’imagine que tout le monde ici connaît mais je poste au cas où
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