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  • Auteur
    Messages
    • #34297 Répondre
      Ostros
      Invité

      Les sitistes, je n’arrive plus à ouvrir la page 6. J’imagine que ça commence à ramer par chez vous aussi. Hop on tourne la page. Et comme dirait Nox « faites-en bon usage ».

    • #34298 Répondre
      Titouan R
      Invité

      Nox, qui manque terriblement…

      • #34305 Répondre
        Ostros
        Invité

        Oui.

        • #34323 Répondre
          La bile
          Invité

          Bof.

          • #34325 Répondre
            Mélanie
            Invité

            Il me sembles que tu t’es pourtant à l’occasion tiré de l’ennui en le faisant chier

            • #34326 Répondre
              Mélanie
              Invité

              Il me semble

              • #34329 Répondre
                Sarah G
                Invité

                Oui tout comme JM également.
                Oui Nox nous manque.

            • #34333 Répondre
              La bile
              Invité

              Mélanie: C’est ce qui semblait à Nox aussi.

              • #34334 Répondre
                Mélanie
                Invité

                Alors que tu n’as été que douceur

                • #34346 Répondre
                  La bile
                  Invité

                  Mélanie: C’est con l’écran entre toi et moi car tu ne peux pas te rendre compte que je suis sincère quand je dis que ça me rend triste de penser que t’es infirmière en psychiatrie.

                  • #34365 Répondre
                    Mélanie
                    Invité

                    Ce n’est pas ce qui me réjouit le plus non plus.

    • #34302 Répondre
      Titouan R
      Invité
      • #34342 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        Très bien
        Que chacun se documente.

    • #34354 Répondre
      Incognito
      Invité

      Emmanuel Macron au journal L’Humanité : « Je n’ai jamais considéré que le RN ou Reconquête s’inscrivaient dans l’arc républicain. Je ne pose pas d’équivalence entre les deux extrêmes » https://www.bfmtv.com/politique/elysee/pour-emmanuel-macron-le-rassemblement-national-ne-s-inscrit-pas-dans-l-arc-republicain_AN-202402180436.html

      Le fait que Macron dise cela et le fait que le journal communiste L’Humanité lui ouvre grand ses colonnes n’empêcheront pas certains de continuer à fantasmer sur un prétendu continuum entre le macronisme et l’extrême-droite…

      • #34358 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        Si tu veux penser ces choses là, Incognito, et en l’espèce t’opposer à des penseurs aussi consistants que Chapoutot, Lordon et bien d’autres, tu devrais commencer par t’appuyer sur une autre documentation que des paroles de Macron. Paroles frappées de nullité par 1 l’identité du locuteur 2 le caractère de communication de ces paroles 3 le contexte électoral de ces paroles, où il se trouve que le RN et Renaissance sont des concurrents. Car la scène électorale est ainsi faite : tellement fausse, tellement en vase clos, qu’elle invente des affrontements que le réel déjuge absolument. Je te conseille donc de regarder plutot ce qui se joue dans le réel : la politique réelle menée par les troupes de Macron, les positions réelles du capital, les actes réels du bloc bourgeois. Tu verras que le RN est désormais parfaitement intégré à ce bloc. Et si tu ne le vois pas je ne peux rien pour toi. Je ne peux quand meme pas avoir des yeux à ta place.

        • #34410 Répondre
          Emile Novis
          Invité

          Une illustration de cet angle d’attaque : Oudéa-Castéra, pur produit macronien, ayant fréquenté les mêmes écoles et barboté dans les mêmes eaux idéologiques que Macron depuis des décennies. Elle est ministre sous Macron. Où met-elle ses enfants? A Stanislas, lieu réactionnaire par excellence. C’est même un fief de la contre-révolution idéologique et traditionnaliste. Dans des classes non-mixtes, avec le premier réflexe de tous les réactionnaires maladifs face à la jeunesse : autoritarisme exacerbé, décence vestimentaire poussée l’extrême, etc. Au quotidien, Oudéa-Castéra n’a aucune difficulté à fréquenter les milieux de la droite la plus dure et la plus rance, allant même jusqu’à y mettre ses gosses. Ces gens là vivent bien ensemble, et ils ont des réseaux en commun. C’est loin d’être anodin. S’opposer radicalement au FN ou à Reconquête, ce serait s’opposer à un bout de leur propre vie, à une partie d’eux-mêmes .
          Imagine-t-on Oudéa-Castéra envoyer ses gosses dans des écoles alternatives inspirée de la gauche radicale dans la banlieue parisienne, par exemple? Non. Pourquoi? Parce que les macronistes ne veulent absolument pas croiser les gens de la gauche radicale, tandis qu’ils n’ont aucun problème pour vivre quotidiennement avec les contre-révolutionnaires de la droite la plus dure.

    • #34409 Répondre
      I.G.Y
      Invité

      Salut à tous.

      Je me permets de recommander un livre du toujours excellent Grégoire Chamayou, à côté duquel j’étais passé — pensant avoir suffisamment lu sur la question. Il s’agit de son « Du Libéralisme Autoritaire ». Se démarquant des périodes habituelles des études sur le « néolibéralisme » — deuxième moitié des années 30, années 40-50, ou post années 70-80 —, le livre s’attarde plutôt sur la fin des années 20 jusqu’à début 1933.
      .
      Introduction historique rudement bien écrite et documentée à un discours de Carl Schmitt devant le grand patronat allemand en 1932, traduit dans son intégralité. La longue introduction dépeint finement une transition extrême-centre/extrême-droite, en particulier au travers les actes concrets (pas simplement les positions idéologiques) de quelqu’un comme Schmitt — dont j’avais un peu trop vite retenu qu’il était simplement un conservateur antisémite virant nazi (finissant discrédité car trop « ancien monde », trop chrétien, trop étatiste). Carl Schmitt a entre autres activement participé à la production juridique d’un « état d’urgence économique » de type extrême centre, jusqu’à sentir le vent tourner et rejoindre les nazis en 1933. Mais le panorama dressé par Chamayou est bien plus large.

      Suit dans un second temps le discours d’un de ses opposants, Hermann Heller. Instructif à la fois pour sa clairvoyance comme pour… un certain aveuglement.
      .
      En matière de philosophie appliquée à l’histoire sur sources, je trouve décidément que la plume de Chamayou est un modèle du genre.

      PS : il faut absolument lire les formidables notes de bas de page!

      • #34416 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        Je suis d’accord
        Chamayou est un des esprits les plus puissants en activité.

        • #34418 Répondre
          Ludovic Bourgeois
          Invité

          « Monter en-bas »
          « Un obèse-émacié »
          ___
          Le libéralisme induit en lui du capitalisme mais il n’est pas qu’économique
          __
          Tout comme le communisme induit en lui du socialisme mais n’est pas qu’un rapport de production
          __
          Vous ne comprenez pas, en France, le sens des mots. Ici, dans les pays de l’est ils savent ce que signifie liberalisme et aux US aussi
          ___
          Un capitalisme entrepreneurial et industrieux Autoritaire, oui, c’est possible.
          Pas un libéralisme-autoritaire

          • #34421 Répondre
            I.G.Y
            Invité

            « Le libéralisme induit en lui du capitalisme mais il n’est pas qu’économique ».

            Merci Ludovic, nous n’avions pas ça en tête. Mais grâce à toi c’est désormais chose faite. Tu peux lire le livre maintenant

          • #34422 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            Peut-être un jour auras-tu la curiosité d’écouter longuement Chamayou et Chapoutot sur cette question, et qui sait de les lire.
            Tu verras que ton petit attelage désuet libéral-libertaire, à quoi tu t’accroches désespérement pour nier ta connivence objective avec le libéralisme, ne tient pas deux minutes devant le réel.

            • #34423 Répondre
              Ludovic Bourgeois
              Invité

              Jamais nié que le national-socialisme a gardé une part importante de capitalisme.
              __
              Vous ne comprenez pas le sens des mots

              • #34439 Répondre
                JeanMonnaie
                Invité

                Le libéralisme, qui promeut la défense des droits individuels, implique François dans ce courant de pensée. En évoquant la liberté économique et ses piliers — libre circulation des capitaux, des marchandises et des personnes, François se positionne à nouveau comme libéral, favorisant la liberté des personnes. Historiquement, la gauche radicale se distingue par son opposition au protectionnisme, considéré comme préjudiciable aux économies du Sud, une perspective partagée par des personnalités telles que François Hollande, Olivier Besancenot et Jean-Luc Mélenchon. On notera l’audace de François qui reproche à ses adversaires les mêmes travers qu’il pourrait incarner lui-même.
                Le libéralisme, traditionnellement associé à la promotion de la liberté individuelle et à la limitation de l’intervention étatique, ne semble pas naturellement s’aligner avec l’autoritarisme. Néanmoins, l’application pratique du libéralisme, tout comme celle du communisme, peut parfois prendre des virages autoritaires du fait de l’impossibilité à appliquer pleinement leurs utopies . En ce qui concerne Macron, je pense à incompétence, immaturité, traitre mais il ne symbolise pas le mot autorité.

                • #34442 Répondre
                  JeanMonnaie
                  Invité

                  Pour ceux qui auraient raté l’épisode, ne pas adhérer au protectionnisme revient presque à militer pour la libre circulation des capitaux et des marchandises. La France Insoumise, dans un élan de créativité, a pondu le « protectionnisme solidaire », tentant de marier l’eau et le feu entre libre-échange et protectionnisme. Assez curieux de voir François se prétendre proche de Ruffin alors qu’il semble plutôt dans les bonnes grâces du facteur, qui n’hésite pas à le tacler sévèrement pour sa défense de l’économie nationale.

                  • #34447 Répondre
                    JeanMonnaie
                    Invité

                    Notons à 4mn que Ruffin cite Marx qui veut le libéralisme pour accélérer la révolution.
                    Autrement dit il veut le chaos pour accélérer la prophétie messianique révolutionnaire.
                    Qui parle de Chaos ? Qui trouve que le capitalisme est trop doux et que cela retarde la révolution ?
                    La bonne nouvelle est François est à 100 % un marxiste.
                    C’est ça l’ADN de la gauche radicale.
                    Évidemment inutile de préciser l’horreur que cette pensée m’inspire.

                    • #34448 Répondre
                      JeanMonnaie
                      Invité

                      Notons que Ruffin lui est réformiste. Il n’est pas de gauche radicale. Et même selon la gauche radicale en étant réformiste et protectionniste, il est de droite 🙂

                      • #34449 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        7MN15
                        Entre Besancenot qui du bout des lèvres accepte le dialogue avec Ruffin car il est minoritaire dans le protectionnisme et Lordon refusant la confrontation d’idées avec la droite en nous expliquant que le débat se fait dans la tête, ce qui n’a aucun sens. Cette cacophonie à gauche, entre ceux qui dialoguent à contrecœur et ceux qui préfèrent le monologue, fait entrevoir les barbelés et les miradors.
                        Bonne nuit

                      • #34451 Répondre
                        La bile
                        Invité

                        JeanMonnaie: L’eau et le feu ça fait de la vapeur donc pour un mouvement gazeux ça doit faire l’affaire.

                      • #34452 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        C’est vrai je trouverai mieux la prochaine fois.
                        On se dit bonne nuit en chanson.

                        Spike jonze à la réalisation

                      • #34454 Répondre
                        La bile
                        Invité

                        Dans le pire des cas on te donnera à bouffer aux petits cochons pour les engraisser et faire du jambon mais si tu t’en donnes les moyens on pourra peut être faire de toi un homme avec un grand « H ». Parce que c’est bien Arcade Fire. C’est vachement mieux que psychodelik.

                      • #34455 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        Le grand H voila un sujet qui me parle beaucoup.

                      • #34464 Répondre
                        La bile
                        Invité

                        JeanMonnaie: Ouais enfin t’emballes pas trop, la route est droite mais la pente est raide.

        • #34438 Répondre
          Cyril
          Invité

          Par contre je suis toujours un peu frustré qu’il ne soit pas plus productif (oula…) et qu’on l’entende si peu. Je me demande s’il est accaparé par des cours ou autre.

          • #34446 Répondre
            I.G.Y
            Invité

            Je me pose la même question. Je pense que l’hypothèse des cours est bonne. Cela dit, je préfère quelqu’un qui produit peu et si bien. D’ailleurs on voit à nouveau à la lecture de ce petit livre la montagne de sources mobilisée et le temps que ça a dû prendre (ainsi que pour les deux traductions complètes de Schmitt et Heller).

            • #34463 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

              il est aussi éditeur

              • #34466 Répondre
                I.G.Y
                Invité

                Ah je ne savais pas du tout, à la Fabrique ? A la découverte ? Je savais juste qu’il avait fait une édition du 18 brumaire de Marx, dans mes souvenirs

                • #34467 Répondre
                  Dr Xavier
                  Invité

                  Label Zones, Éditions La Découverte, catalogue vénèr.
                  https://www.editions-zones.fr/livres/

                  • #34470 Répondre
                    françois bégaudeau
                    Invité

                    Où il édite par exemple Yves Pagès, dont je recommande le dernier en date.

                    • #34471 Répondre
                      I.G.Y.
                      Invité

                      Ah d’accord il est carrément éditeur pour Zones, ok! (le livre dont je parle est justement chez Zones, comme vous avez sans doute vu)

    • #34481 Répondre
      Ludovic Bourgeois
      Invité

      Non Jean, tu prends les conséquences du libéralisme mais tu définis mal.
      Tous les mots en -isme évoque des processus.
      __
      Le libéralisme c’est le process d’extension des libéralités.
      __
      évidemment économique et de toute manière toujours récupéré par le marché.
      __
      Aujourd’hui la Chine est en grande partie :
      Capitaliste Anti-libérale.
      __
      C’est pour ça que les gens sont perdus sur « est-ce que la Chine est capitaliste ou communiste »
      Car ils ne savent pas ou font semblant de ne pas savoir ce que signifie libéralisme
      __
      Le fascisme autoritaire a tjrs eu pour principal ennemi le Libéralisme
      Le communisme, c’est le capitalisme l’ennemi
      __
      Donc dire libéral-autoritaire est non seulement une ânerie d’accolée deux termes antinomiques
      Mais aussi une insulte
      Je ne laisserai pas passer cette insulte

      • #34492 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        Ton problème structurel, Ludo, c’est la vie. C’est l’incarnation. C’est ce qui se passe réellement, hors de la bulle verbale où tu t’amuses à faire tes petits montages lexicaux interchangeables et aléatoires.
        Dans les faits, une infime minorité de ceux qui se disent libéraux adhèrent au libéralisme tel que tu l’entends, et qui est en fait le progressisme.
        Dans les faits les libéraux sont autoritaires, et les progressistes conséquents, ceux qui tiennent vraiment à l’émancipation des individus, sont anti-libéraux.
        Dans les faits aucun libéral n’est libertaire, et aucun libertaire n’est libéral.
        Seul reste un Gaspard Koenig pour croire que le marché qu’il célèbre puisse libérer les individus comme il se raconte qu’il le souhaite.
        Dans les faits, partout le libre marché opprime les individus.
        (dans les discours c’est autre chose, et ton erreur endémique est de confondre les discours marketings du capital et ses actes)

        Tu es peut etre le dernier sur Terre à véhiculer le boniment structurel des libéraux : la conjonction entre libéralisme économique et libéralisme politique (progressisme )
        Même les libéraux n’essaient plus de le laisser croire.
        Tu es le dernier des libéraux.

        • #34493 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          Tu as choisi pour maitre à penser Chantal Delsol et non Antoine Chapoutot.
          C’est une option.

    • #34579 Répondre
      Titouan R
      Invité

      Sur Koenig et les quelques malins qui, par entourloupe de première qualité, prétendent revenir à un esprit du libéralisme originaire (celui du petit producteur, entravé par les normes) perverti par la phase néolibérale, je reporte ici un article du Diplo de fin 2021 sur le sujet :

      Prenez garde à la jeune garde du libéralisme – Antoine Schwartz
      ….
      Sur les grands boulevards parisiens, le 15 novembre dernier, une file d’attente se dessine devant l’entrée du Théâtre des Variétés. Le public, largement masculin, se presse pour assister, non à un spectacle, mais à une réunion politique. M. Gaspard Kœnig, figure de proue des libéraux, entreprend un long monologue — nul autre invité et aucun débat avec la salle n’ont été prévus — destiné à lancer son nouveau mouvement politique baptisé Simple. Le ton est parfois enflammé : « Ce qui m’anime, c’est une vraie révolte face à ce qu’il faut bien appeler l’oppression bureaucratique. » Ce sujet brûlant, assure l’orateur, concerne tout le monde, toutes les classes, « du banquier au sans-papiers ». La complexité administrative — ses travers, ses absurdités —, les tracas qui étouffent la liberté de l’individu et la démocratie locale sont fustigés avec verve durant une heure et demie. En conclusion, M. Kœnig appelle à passer à l’action politique « pour sortir d’une vie cadenassée, d’une vie où l’on devient comptable de soi ».

      La critique de la bureaucratie n’a rien d’un thème nouveau. Depuis le XIXe siècle, c’est une topique de la pensée libérale — L’Ancien Régime et la Révolution, d’Alexis de Tocqueville, qui traite du problème de la centralisation, fut publié en 1856. M. Kœnig conçoit d’ailleurs la simplification qu’il réclame comme le vecteur d’un retour aux sources vers un « libéralisme authentique ». D’aucuns estiment en effet que l’accent mis sur le libre marché en donne une image faussée, par trop négative. Il comporte un versant plus politique, sociétal et même moral, centré sur la liberté de l’individu. « Pour renouer avec leur héritage humaniste, les libéraux doivent commencer par enterrer, avec les honneurs mais sans regret, le néolibéralisme », n’hésite donc pas à affirmer M. Kœnig, dans Les Échos (18 décembre 2019), où il tient une chronique.

      Les libéraux sont des éternels insatisfaits. « Malheureusement, il n’y a jamais eu de véritable politique libérale, mais seulement un socialisme de gauche ou de droite », soupire Pascal Salin en évoquant les gouvernements qui se succèdent au pouvoir en France (1). Le propos prêterait à sourire, pourtant son auteur n’a rien d’un joyeux hurluberlu. Né en 1939, Salin est un vétéran du combat libéral. Ancien professeur de l’université Paris-Dauphine, habitué des colonnes de la presse conservatrice, l’économiste a été président entre 1994 et 1996 de la société du Mont-Pèlerin, l’organisation fondée en 1947 par Friedrich Hayek pour combattre le socialisme sous toutes ses formes.
      Un pas de trop vers le goulag

      L’intellectuel est un radical, à sa façon. Dans son ouvrage Libéralisme, on peine à trouver un seul domaine de la vie sociale et économique qui devrait être confié à la puissance publique. A contrario, toute réglementation est jugée nuisible, voire source des maux qu’elle prétend résoudre : le chômage n’est-il pas, en fait, le « fruit de l’interventionnisme étatique » ? Redistribuer les richesses constitue une violence (« la politique sociale, c’est la guerre des uns contre les autres »), un pas de trop vers le goulag. Même le tri des déchets est ressenti comme une atteinte insupportable à la liberté de chacun, car il aboutirait à installer dans chaque foyer « une usine de triage de déchets, dont les ouvriers seraient des diplômés de l’enseignement supérieur, des artistes et des entrepreneurs » (2) — une infamie.

      Salin passe facilement pour un ultralibéral. Mais ceux qui se définissent comme libéraux, modérés ou radicaux, appartiennent à un même courant intellectuel, se réfèrent à des auteurs communs, revendiquent peu ou prou un ensemble de principes qui exigent la liberté en toutes choses, à commencer par la liberté économique.

      Pour ses contempteurs, le triomphe de l’idéologie néolibérale constitue une évidence. Il est vrai que l’époque où Friedrich Hayek vitupérait dans La Route de la servitude contre l’hydre collectiviste et ses multiples têtes (keynésienne, socialiste, dirigiste…) apparaît désormais lointaine. En France, comme ailleurs, la planification a été renvoyée aux oubliettes, l’intégration européenne et les privatisations ont redéfini le périmètre d’intervention de l’État, le primat de la concurrence a contaminé jusqu’aux services publics. Le constat est bien connu — même la crise financière de 2008 n’a débouché sur aucune remise en cause fondamentale (3).

      Vue par les libéraux, la situation apparaît différente. D’abord, cette « victoire » n’est que partielle et précaire, ce d’autant que des pans entiers des dispositifs « collectivistes » forgés après-guerre demeurent en place — protection sociale, retraites, statut de la fonction publique, entre autres. L’extension de l’État n’a pas été endiguée, l’administration continuant d’étouffer l’« initiative », l’impôt de nourrir la gabegie des dépenses publiques. Or, l’une des caractéristiques de la doctrine néolibérale est précisément son intransigeance : elle propose une sorte de programme maximal et, du modèle à la réalité, l’écart, toujours immense, n’est jamais comblé.

      Ensuite, pour ses adeptes, la doctrine libérale souffre de son impopularité, due à son image d’idéologie bourgeoise qui peine à masquer l’intérêt brutal des milieux d’affaires — ce qui lui vaut d’être vivement attaquée, à gauche comme à droite. Et puis les libéraux ne constituent pas une force politique organisée. Sur la scène politique, les formations qui ont fait du libéralisme un étendard ont disparu, à l’image de Démocratie libérale que présidait M. Alain Madelin, ou d’Alternative libérale, fondée par M. Édouard Fillias et Mme Sabine Herold. Certes, un réseau demeure solidement implanté, notamment dans les rangs du parti Les Républicains ; certes, des personnalités de premier plan — y compris le président de la République lui-même — se réclament de ces idées ; mais le gouvernement courageux supposé mener les réformes indispensables au pays se fait attendre : l’« impérieux besoin de thatchérisme », selon l’expression du consultant Mathieu Laine, n’est pas comblé (4).

      Néanmoins, l’influence de la galaxie libérale dans le débat public est indéniable, même si ses contours sont un peu flous. Atlas Networks, qui tente de fédérer les groupements favorables au libre marché dans le monde entier, rassemble six organisations en France : l’Association pour la liberté économique et le progrès social (Aleps), une organisation pionnière dans la diffusion du néolibéralisme, longtemps présidée par Jacques Garello et récemment par Salin ; l’Institut Coppet, présidé par M. Laine, dont la vocation est de faire vivre un patrimoine intellectuel ; le site liberaux.org, qui publie le journal en ligne Contrepoints, qui se veut une sorte de « samizdat libéral » ; et enfin trois think tanks plus classiques dans leur vocation de produire une expertise, l’Institut économique Molinari et l’Institute for Economic Studies-Europe, présidés par deux économistes, respectivement Cécile Philippe et Pierre Garello, ainsi que Génération libre. D’autres institutions, à commencer par l’Institut Montaigne, doté de moyens plus importants, mériteraient aussi de figurer dans cette liste (5).
      Le renfort d’une ribambelle d’éditorialistes

      Intellectuellement, la vivacité du courant est indéniable, si l’on en juge par l’existence de publications de collections spécialisées — notamment celles, remarquables, aux Belles Lettres, dirigées par Alain Laurent — et plus généralement par la flopée de travaux qui s’échinent (encore !) à faire valoir les vertus de l’orthodoxie en économie ou l’intelligence politique de Tocqueville. Les Rencontres économiques d’Aix-en-Provence ne désemplissent pas, les cours de micro-économie non plus. Et puis le point de vue libéral dispose de puissants relais dans les médias, dont un quotidien attitré, L’Opinion, et peut compter sur une ribambelle d’éditorialistes pour cancaner à toute heure les mêmes refrains sur l’incurie de l’État et la fraude aux prestations sociales.

      Dans cette vaste famille, Génération libre se voudrait une sorte d’électron libre capable de revivifier le combat libéral. Le laboratoire d’idées est étroitement associé à la personnalité de son fondateur, M. Kœnig. Normalien, agrégé de philosophie, il est passé par le cabinet de Mme Christine Lagarde, ministre de l’économie sous la présidence de M. Nicolas Sarkozy, avant d’intégrer une organisation internationale, dont il démissionnera pour poursuivre des activités d’enseignant et de militant. Il fonde l’association en 2013, à l’âge de 30 ans, après l’échec d’une candidature politique sous les couleurs du Parti libéral démocrate, une organisation qui entendait succéder à Démocratie libérale.

      La première levée de fonds a été effectuée — tout un symbole — dans les locaux du Centre for Policy Studies (CPS), l’un des think tanks fondés par l’homme d’affaires britannique Antony Fisher, devant le portrait de Margaret Thatcher (6). Dans ces milieux, la Dame de fer constitue une icône, une sorte de Lénine de droite, qui émerveille par sa ténacité, sa fermeté intellectuelle et sa réussite politique, son accès au pouvoir ayant ouvert la voie d’une révolution conservatrice à l’échelle du pays — et même au-delà.

      Sous ce patronage de bon augure, M. Kœnig s’est donc écarté de l’arène politique pour mener la bataille des idées auprès de l’opinion, c’est-à-dire des médias et des gens d’influence. En quelques années, la structure a pris son essor, les rapports se succédant, les interventions dans les médias aussi. Et, si les moyens demeurent limités (le budget en 2020 s’élevait à 332 454 euros) et l’équipe modeste, un cap a été maintenu et la visibilité dans le débat public assurée. Son nouveau directeur, M. Christophe Seltzer, âgé d’une trentaine d’années, animait auparavant le groupe dit des « Affranchis », un groupuscule dont la particularité s’avère la déclinaison française de l’organisation américaine Students for Liberty, d’inspiration libertarienne — sorte de club d’étudiants adeptes du « Free State », hostiles à toute forme de solidarité publique, patronné par le Cato Institute, lié à des milliardaires conservateurs et climatosceptiques (7).

      L’ambition assumée est toutefois de dépasser le cercle un peu étroit de la jeunesse dorée, des consultants d’entreprise et des groupies de la Dame de fer, pour convaincre l’opinion que le libéralisme représente une philosophie susceptible de parler à tous, et même de bénéficier à tous. C’est l’un des arguments-clés à l’appui de l’une des propositions-phares de Génération libre, celle d’un revenu de base universel appelé à favoriser l’autonomie de l’individu dans ses choix de vie et à mettre fin à des dispositifs sociaux jugés humiliants comme le revenu de solidarité active (RSA). Le montant du revenu serait modeste — il est question de moins de 500 euros — et versé par l’État sous la forme d’un impôt négatif, selon le système défendu par Milton Friedman.

      Depuis la crise sanitaire, Génération libre est apparu très actif dans la défense des libertés publiques. L’« observatoire des libertés confinées » qu’il a mis en place recense ainsi l’ensemble des restrictions apportées par l’État aux libertés publiques et à des droits fondamentaux du fait de la gestion de la pandémie de Covid-19 — et permet de suivre scrupuleusement la levée ou non de ces restrictions (8).

      L’association se veut aussi très investie dans des thématiques telles que la surveillance numérique ou l’exploitation des données individuelles par les géants du numérique. Sur ce terrain, M. Kœnig n’hésite pas à prendre son camp à partie. Ainsi de fustiger le projet de la présidente de la région île-de-France, Mme Valérie Pécresse, d’introduire un dispositif de reconnaissance faciale dans les transports en commun — « Bienvenue à Pékin-sur-Seine », ironise le chroniqueur des Échos, pour qui, paraphrasant Voltaire, il vaut mieux laisser un coupable ou un variant en liberté que de « mettre sous surveillance des millions de gens » (Les Échos, 23 juin 2021).

      Écoles libres, légalisation du cannabis, ouverture à la concurrence des professions réglementées, libre-échange intégral, pouvoir aux entités locales plutôt qu’à l’État central, mise en place de taxes carbone, etc. Au-delà d’une image plutôt jeune, libertaire, les mesures prônées par le think tank composent très clairement le « programme d’un friedmanien français (9) ». Le maître mot du projet libéral, explique-t-on, c’est l’« autonomie », à commencer par celle de l’individu. Défendre son « autonomie », c’est protéger ses droits, étendre le domaine de sa « responsabilité ».
      Supprimer le statut de la fonction publique

      Aux (mauvais) penchants pour la sécurité, on oppose le goût du risque et de la compétition. Cette conception ne se résume pas aux questions économiques, mais concerne tous les aspects de l’organisation sociale. La rhétorique de la liberté de choix s’applique ainsi à tout : à la consommation, à l’école, à la retraite (« La retraite quand je veux » est le titre d’un rapport de Génération libre), à l’impôt même — pourquoi donc ne pas abolir l’impôt et le transformer en dons ?

      Le libéralisme, faut-il le préciser, ne dénie pas à l’État toute utilité — ne serait-ce que pour protéger les droits de l’individu, la propriété, établir et assurer le respect des règles de concurrence. Mais, en substance, il n’est pas de restriction portée par l’État au nom de l’intérêt général qui ne soit suspectée de porter préjudice à la liberté de l’individu, ni de solution collective portée par la puissance publique au nom du bien public qui ne constitue une nuisance.

      Ainsi, par exemple, la solution au problème écologique doit reposer clairement sur un principe de laisser-faire du marché : il s’agit de corriger les « externalités négatives » et le comportement des acteurs par des incitations — c’est la taxe carbone. Aller au-delà de ce système d’incitation revient à ouvrir la boîte de Pandore — celle d’un retour de la planification, à des atteintes inadmissibles à la liberté des entreprises. De même, la puissance des géants du numérique peut être abondamment dénoncée, la collecte de données qu’ils pratiquent présentée comme une « extorsion », la réponse politique consisterait simplement à rendre l’individu propriétaire de ses données, libre à lui ensuite d’accepter cette collecte en les monnayant. Le marché offre aussi une solution en matière d’immigration : pourquoi ne pas créer un « marché de l’immigration » basé sur la vente de visas aux travailleurs ?

      En matière de mœurs, le principe de la libre disposition de son corps conduit à laisser libre chacun — ou plutôt chacune en l’occurrence — de se prostituer, de revêtir la burqa ou de porter un enfant pour autrui sans être pénalisé. Génération libre défend ainsi la gestation pour autrui (GPA). Tout n’est-il pas affaire de volonté ? Tout n’est-il pas monnayable, y compris le corps d’autrui ? Le juriste Daniel Borrillo considère ainsi « la GPA comme la forme la plus féministe de reproduction non seulement parce qu’elle affirme le droit des femmes de disposer d’elles-mêmes, mais aussi parce qu’elle permet de tarifer un travail effectué auparavant gratuitement (10) ». Quel progrès !

      Le laboratoire d’idées entend identifier des mesures susceptibles de constituer des points de bascule afin d’engager un changement de système de valeurs, des évolutions en profondeur des politiques publiques — ainsi, par exemple, de la suppression des dotations aux collectivités et même, purement et simplement, du statut de la fonction publique (11).

      Dans cet imaginaire, impossible d’envisager que le fonctionnariat ou le contrat à durée indéterminée puissent contribuer à l’émancipation des individus, en tant que travailleurs — à les rendre plus libres, car libérés de l’angoisse matérielle du lendemain, plus « autonomes » vis-à-vis de leur employeur ou de l’influence politique. Au contraire, ce sont simplement des obstacles, des vestiges d’un passé révolu. Le nouvel horizon privilégié est celui du travailleur réputé « indépendant », créatif et innovant, ou à défaut de l’autoentrepreneur méritant qui pédale pour livrer des hamburgers à ce travailleur créatif et innovant. C’est la liberté en mode Uber.

      Dans son roman L’Enfer, paru début 2021, M. Kœnig se moque d’un économiste, disciple de Friedman, qui, au lieu d’aller au paradis, erre dans des aéroports, l’aéroport symbolisant dans le récit les travers du néolibéralisme, un univers réduit à des boutiques et à des contrôles de sécurité — un cauchemar « high-tech ».

      Cette veine critique fait écho à un voyage de plusieurs mois qu’il a mené à cheval et à pied, de Bordeaux à Rome, dans les pas de Montaigne, qui avait entrepris une semblable pérégrination au XVIe siècle, alors que la peste frappait la France. Parti à l’aventure, « à la rencontre des gens », le philosophe a traversé différents recoins, essentiellement des campagnes, et a livré un récit introspectif (12) faisant valoir les vertus d’une éthique de vie plus ouverte à la nature, critique de la frénésie urbaine, de l’aliénation aux outils numériques et à l’accumulation matérielle… et, très rarement, de certains méfaits de la liberté économique. Ainsi, à propos du fleurissement des zones commerciales, où la laideur le dispute à la vacuité, l’auteur concède-t-il un revirement d’opinion : « Du haut de mes 25 ans, j’aurais affirmé que les habitants avaient fait eux-mêmes ce choix en désertant leurs magasins [du centre-ville]. » Pour autant, l’essayiste se garde bien de trop s’interroger sur les causes de ces maux et sur la politique d’aménagement qui aurait permis de les éviter.

      Qu’a-t-il retiré sur le plan politique de ses rencontres ? « Tous me racontent la même histoire absurde, affirme M. Kœnig. Celle des gens honnêtes qui veulent faire leur boulot, mais qui se trouvent écrasés par une réglementation qu’ils ne peuvent appliquer. Cette surcharge rend fou » (Ouest France, 17 juillet 2021). Le récit de voyage mentionne une série de cas réputés exemplaires : celui d’un viticulteur qui ne peut installer le nombre de douches réglementaires pour les vendangeurs, d’un boucher menacé par un nouvel arrêté sur les chambres froides, d’une tenancière de chambres d’hôtes sanctionnée pour avoir servi un verre d’alcool, ou encore d’un maçon qui ne peut construire un échafaudage aux normes (13). Pour eux, respecter les normes est une gageure — et tout le monde, affirme le philosophe-reporter, se glisse en permanence dans les interstices du droit.

      M. Kœnig a donc créé un nouveau mouvement : Simple. En mai 2021, l’initiative a bénéficié d’un lancement en « une » de l’hebdomadaire Le Point sous le titre « L’État qui rend dingue. Voyage au Bureaucratistan ». Il jouit aussi d’un contexte jugé propice. En effet, la gestion par les pouvoirs publics de la pandémie de Covid-19 semble fournir une occasion unique de dénoncer l’absurdité de règles incompréhensibles, la profusion de protocoles inapplicables et de mesures liberticides — M. Kœnig parle de « sadisme bureaucratique » pour qualifier ce travers, dont l’attestation de déplacement dérogatoire a pu constituer l’exemple le plus frappant. L’objectif serait de provoquer un sursaut politique en faveur d’une simplification des lois. L’initiative a d’emblée séduit des parlementaires du groupe Agir (ex-La République en marche) qui, emmenés par la députée Valérie Petit, sont partis à l’assaut du « burn-out administratif » des Français. Les médias aussi ont apprécié, à commencer par France Inter, qui l’a reçu dans la matinale animée par Nicolas Demorand et Léa Salamé.

      Puis Simple a présenté en novembre son « projet Portalis », qui, pour lutter contre l’« enfer bureaucratique », entend « réduire par cent » l’ensemble des normes. C’est un grand jeu de chamboule-tout qui est proposé, « une simplification à coups de marteau » dans le droit français. Toutefois, la question très épineuse du droit européen, aujourd’hui source essentielle du droit français, se trouve à peine abordée (14) — envisagerait-on de répudier son application d’un trait de plume… ou d’un coup de marteau ?

      La charge sonne juste dans bien des cas. Et en théorie, c’est le trop-plein de règles et de contraintes publiques et privées qui se trouve pointé du doigt. En pratique, cependant, le discours politique a très vite pris une autre tournure, ne mettant en cause qu’un aspect de l’« oppression bureaucratique ». « Le secteur privé joue évidemment sa part » dans la profusion normative, laisse échapper M. Kœnig lors de son meeting du 15 novembre… et puis rien. Le sujet est soigneusement esquivé. Comme si la tentation était trop forte de renouer avec une vieille rhétorique conservatrice, porteuse sur le plan politique, mais trompeuse intellectuellement.
      La liberté s’arrête aux portes de l’entreprise

      En effet, la critique exempte l’entreprise de toute charge critique. M. Kœnig pense-t-il que ces organisations où prolifèrent les reporting, les dispositifs d’évaluation et de contrôle, échappent aux travers de la bureaucratie ? L’essayiste préfère également minimiser tout ce que doit la prolifération de normes publiques à l’intervention de groupes d’intérêts privés qui coécrivent les lois et les réglementations, pour leur compte. C’est pourtant l’un des aspects centraux de l’analyse proposée dans l’ouvrage de l’anthropologue David Graeber, que M. Kœnig affectionne (15). Graeber établit un lien ténu entre bureaucratie et néolibéralisme, que l’on peut déceler dans tous les domaines de la vie sociale, depuis la gestion des hôpitaux jusqu’aux services de livraison, la compétition et la performance remplaçant les formes de coopération qui constituent le cœur de la vie en société, les conditions d’une vie décente. N’est-ce pas l’individu lui-même qui devient sans cesse comptable de ses performances, jusque dans sa vie quotidienne et intime (16) ?

      Ayant consacré un ouvrage au sujet de l’intelligence artificielle, M. Kœnig n’ignore rien des aliénations nouvelles produites par la technologie, qui nourrit le sentiment d’un quotidien étouffé par les formulaires absurdes, les applications intrusives, les conversations avec des répondeurs téléphoniques. Mais, sur ce sujet, la réponse devient essentiellement éthique, personnelle : il convient de « ralentir », de savoir utiliser Internet avec mesure — au pire interdire les réseaux sociaux à ses enfants —, de laisser aux individus la responsabilité de leurs données, de les laisser libres d’apprendre à consommer moins s’ils souhaitent vivre mieux.

      Cet aveuglement politique ne saurait surprendre. Dans le monde enchanté des libéraux, la liberté s’arrête toujours aux portes de l’entreprise. Déjà au XIXe siècle, les auteurs de ce courant combattaient avec férocité, au nom de la « liberté du travail », toute forme d’intervention publique susceptible d’entraver l’exploitation et d’émanciper l’individu en tant que travailleur. Et si les socialistes ont lutté, dès cette époque, contre les idées des libéraux en mettant l’accent sur les valeurs d’égalité et de solidarité, c’est au nom d’une conception finalement plus exigeante de la liberté — la recherche de l’égalité étant conçue comme le moyen de donner un contenu réel aux libertés, pour tous, et de favoriser la réalisation des aspirations de chacun. Cette conception, aujourd’hui, n’a rien perdu de son acuité. Pourquoi donc faudrait-il laisser les libéraux se prévaloir d’être les gardiens de nos libertés ?

      Antoine Schwartz
      Politiste. Auteur de l’ouvrage Le Libéralisme caméléon. Les libéraux sous le Second Empire (1848-1870), Presses universitaires de Franche-Comté, Besançon, à paraître le 13 janvier 2022.

      (1) Pascal Salin, Le Vrai Libéralisme. Gauche et droite unies dans l’erreur, Odile Jacob, Paris, 2019.

      (2) Pascal Salin, Libéralisme, Odile Jacob, 2000.

      (3) Lire Éric Dupin, « Pour les vrais libéraux, la meilleure défense, c’est l’attaque », Le Monde diplomatique, février 2009.

      (4) Cf. Margaret Thatcher, Discours 1968-1992, Les Belles Lettres, Paris, 2016.

      (5) Lire Grégory Rzepski, « Ces viviers où prolifèrent les “experts médiatiques” », Le Monde diplomatique, décembre 2019.

      (6) Kevin Brookes, « L’engagement dans un think tank néolibéral », Quaderni, Paris, n° 97, automne 2018.

      (7) Cf. Stéphane Foucart, Stéphane Horel, Sylvain Laurens, Les Gardiens de la raison. Enquête sur la désinformation scientifique, La Découverte, Paris, 2020.

      (8) Consultable sur http://www.generationlibre.eu

      (9) Gaspard Kœnig, préface à Milton Friedman, Capitalisme et liberté, Flammarion, coll. « Champs », Paris, 2016.

      (10) Daniel Borrillo, préface au rapport de Génération libre, « Pour une GPA responsable en France », septembre 2018.

      (11) « Servir l’État demain », Génération libre, Paris, novembre 2014.

      (12) Gaspard Kœnig, Notre vagabonde liberté, Éditions de l’Observatoire, Paris, 2021.

      (13) Ibid.

      (14) Gaspard Kœnig, Nicolas Gardères, Simplifions-nous la vie !, Éditions de l’Observatoire, Paris, 2021.

      (15) David Graeber, Bureaucratie, Les Liens qui libèrent, Paris, 2015.

      (16) Cf. Isabelle Bruno et Grégory Salle, « Bureaucratie néolibérale », dans Antony Burlaud, Allan Popelard et Grégory Rzepski (sous la dir. de), Le Nouveau Monde, Éditions Amsterdam, Paris, 2021.

      • #34608 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        Ca tombe à point

      • #34612 Répondre
        Claire N
        Invité

        Merci
        C’est quand même dommage que lors de son valeureux périple à cheval , ce prince de conte , n’ai pas rencontré le chat botte – ça aurait moins fait voyage publicitaire Leclerc « nos régions ont du talent « 

    • #34611 Répondre
      Ludovic Bourgeois
      Invité

      Titouan : Je suis anti-intellectualisme et anti-intellectuels.
      La dialectique est un poison.
      Les intellectuels sont des bricoleurs.
      Ils démontrent ce qu’ils veulent montrer en amont de leurs « analyses »
      __
      Revenir au vocabulaire en revanche c’est autre chose, c’est sortir de l’empoisonnement.
      Le vocabulaire et la dialectique sont des moyens de domination pervers des esprits.
      Etre clair là dessus est un antidote.
      __
      Bigoud’, Only Be Good : On ne sera jamais d’accord là dessus.
      Pour moi un « anti-capitaliste » pro-libéralités, pro-licencieux, pro-immigration est un pro-capitaliste dans les faits.
      __
      Le libertaire c’est le pied qui entrouvre la porte
      Qui Permet au libéral d’ouvrir
      Et au marché capitaliste de tout voler.

      • #34729 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        « Pour moi un « anti-capitaliste » pro-libéralités, pro-licencieux, pro-immigration est un pro-capitaliste dans les faits. »
        Il n’y a pas plus intellectuel qu’une phrase comme celle ci.
        Tu es un fait intellectuel intégral
        Jamais de réel, jamais de situation, juste des mots abstraits manipulés en bonneteau jusqu’à ce que le montage satisfasse tes névroses.

    • #34674 Répondre
      Cyril
      Invité

      Depuis quelques années, le réseau de transport de la métropole lilloise est géré par des droitards.
      Installation de portiques de sécurité sur toutes les stations de métro pour au moins 60 millions d’euros.
      Une campagne de publicité anti-fraude agressive et permanente dans les transports avec des affiches affiches dans chaque rame : « Frauder c’est moche, et ça se voit. », « Qui ne valide pas sur le quai du tram accepte l’amende sans mélodrame. »

      • #34675 Répondre
        JeanMonnaie
        Invité

        Du coup tu milites pour le droit de frauder. On sent la personne honnête derrière ton pseudo.

        • #34676 Répondre
          Tristan-Lilian
          Invité

          C’est intéressant, ce raccourci.
          Je suis très attaché à la tradition libertaire de la reprise collective, ou de l’expropriation qui, considérant que la propriété privée lucrative des moyens de subsistance est illégitime, légitime ce que le complexe stato-capitaliste nomme « fraude » ou « vol ». Je ne doute pas que cette tradition vous semble grotesque, a minima, mais je suggère néanmoins à qui bon lui semble de replacer la notion de vol dans l’archéologie de l’accaparement des richesses – qui est, tout bonnement, l’histoire humaine (cf. notamment : James Scott, Homos Domesticus).
          [je précise bien : propriété privée LUCRATIVE des MOYENS DE SUBSISTANCE – merci de ne pas me renvoyer à l’URSS ou à je-ne-sais-quel capitalisme d’Etat]

          • #34681 Répondre
            JeanMonnaie
            Invité

            Il semblait qu’il évoquait la fraude dans le réseau de transport, un service utilisé par de nombreux usagers.

            • #34684 Répondre
              Tristan-Lilian
              Invité

              (je vois pas ce que ça change, fondamentalement : 1- la richesse produite par les travailleurs suffit à organiser gratuitement des transports publics, d’ailleurs le cout relatif au caractère payant est très élevé ! – controle, gestion administrative et financière .. 2- le fait que le tarif soit le même quelque soit le salaire et le patrimoine des usagers suffit à fonder, dans une perspective libertaire, ce que vous nommez « fraude » en reprise individuelle) (non, vous croyez pas ?)

              • #34704 Répondre
                JeanMonnaie
                Invité

                Ma copropriété, gérée bénévolement, a dû repasser sous la gestion d’un syndic privé car les sept propriétaires n’arrivaient pas à s’entendre. Pourquoi compliquer les choses ? Une gestion publique efficace est tout à fait envisageable et surtout plus simple.

                • #34728 Répondre
                  françois bégaudeau
                  Invité

                  Les sept propriétaires étaient vraiment, en tant que propriétaires, les personnes les moins bien placées au monde pour bien penser le commun
                  Mais là Jean on entre dans des considérations que tu ne peux pas comprendre.

                  • #34733 Répondre
                    JeanMonnaie
                    Invité

                    Le soucis est que 57,7 % des ménages sont propriétaires en France dont toi, François. Vois-tu le problème dans ton raisonnement ? Tu devrais me remercier : mes critiques t’obligent à affiner ton argumentation, qui semble, avouons-le, un peu rouillée.
                    Si je n’étais pas d’une modestie légendaire, je me proclamerais volontiers ta fontaine de Jouvence ou ton Benjamin Button, ton stimulus cognitus au choix.

                    • #34737 Répondre
                      Charles
                      Invité

                      Oui mais n’oublie que tu as promis que tu partais aujourd’hui du forum, plus que 2h jeune scarabée.

                • #34741 Répondre
                  Christophe M
                  Invité

                  Le contraire de syndic bénévole c’est syndic professionnel, pas syndic privé. Tu as décidément un gros problème avec les mots JeanMonnaie. C’est un vrai handicap pour penser.

                  • #34743 Répondre
                    JeanMonnaie
                    Invité

                    On s’en fiche tout le monde avait compris, schtroumpf à lunette

                    • #34748 Répondre
                      Charles
                      Invité

                      Plus qu’une heure.

                      • #34756 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        Tu trouves que je ressemble à Cendrillon ?

        • #34682 Répondre
          Cyril
          Invité

          Néant => la vie de grognard de Jeanmonnaie => néant

          • #34683 Répondre
            JeanMonnaie
            Invité

            Ok, le fraudeur du transport public. On perçoit que le sens du bien commun est une valeur qui te tient à cœur. Avec des personnes comme toi, je finirais par croire que je suis de gauche.

            • #34701 Répondre
              Cyril
              Invité

              Du miracle qu’est ton existence tu n’auras fait que grogner.

      • #34678 Répondre
        Claire N
        Invité

        Tu peux pirater physiquement le slogan en collant des photos sur frauder ?
        Pour l’autre j’ai moins d’inspiration…

      • #34707 Répondre
        Juliette B
        Invité

        Y a d’autres paroles yepee

        • #34709 Répondre
          Juliette B
          Invité

          « Depuis le 1er septembre 2018, Dunkerque est devenue la plus grande agglomération d’Europe à disposer d’un réseau de transport en commun fiable, efficace et gratuit pour tous. »
          Je vous laisse enquêter

    • #34693 Répondre
      Ludovic Bourgeois
      Invité

      J’espère que ça t’as pas mis en retard pour tes cours d’arabes Cyril
      __
      Y’avait un Tristan plus raffiné avant ici
      Le problème c’est pas la propriété collective des moyens de subsistance, tout le monde est d’accord, c’est tous vos à-côtés.
      Et que c’est surtout chez vous motivé par l’esprit glandouille.
      Alors que pour que ça fonctionne, faut quand même bosser, pas gruger le voisin, sinon là c’est voué à l’échec

      • #34696 Répondre
        Tristan
        Invité

        Une semi-insulte (moins raffiné), une généralité (« chez vous » – chez qui ?), une allusion vague (quels « à côtés » ?), une calomnie (esprit glandouille) … Je peux pas discuter avec quelqu’un qui fait montre de si peu de rigueur intellectuelle. J’écris pas pour le plaisir, mais pour comprendre mieux, en formulant et en lisant ce que d’autres formules.
        Tant pis. Bonne soirée.
        (Et tant mieux, au passage, si « le problème c’est pas la propriété collective des moyens de subsistance, tout le monde est d’accord », on va rester là-dessus, on verra le reste après).

        • #34697 Répondre
          Ludovic Bourgeois
          Invité

          Ca va pas être facile la propriété collective, tu vois.
          Va falloir plus de « vertèbres »

          • #34698 Répondre
            Ludovic Bourgeois
            Invité

            A moins que ce soit le goulag pour moi…

      • #34710 Répondre
        Cyril
        Invité

        Rassure-toi, je fais aussi de l’allemand, du russe et du clavecin. Tu peux lever ton alerte automatique à l’islamisation.

        • #34711 Répondre
          Ludovic Bourgeois
          Invité

          Bien tenté, mais tu sais bien qu’il est pas là le problème

    • #34700 Répondre
      Tristan
      Invité

      J’écris pas pour le plaisir, mais pour comprendre mieux, en formulant et en lisant ce que d’autres formules.
      Tant pis. Bonne soirée.

      • #34703 Répondre
        Ludovic Bourgeois
        Invité

        Pareil en fait.
        Dans le fond, ce que j’essaye de te dire en trollant c’est qu’une politique de socialisation appliquée réellement à tjrs eu de l’autorité.
        Savoir dire c’est 3 lettres en français : N-o-N
        Et je dirais même qu’il est préférable de savoir le dire en 4 et en allemand : NeiN
        « Un Oui, un Non, une ligne droite, un but »

        • #34712 Répondre
          Tristan
          Invité

          Je suis désolé, je comprends pas, j’ai réfléchit à ce que tu as écrit, mais je comprends pas :
          * « une politique de socialisation appliquée réellement à tjrs eu de l’autorité » -> qu’entends tu par « de l’autorité » ?
          * la suite, avec les NON : tu dis non à quoi ? ou qui dit non à quoi ?
          * la citation finale (c’est Nietzsche ? j’ai jamais lu ça, je veux bien que tu m’expliques, du coup, pourquoi elle te parle, cette phrase, dans cette discussion)
          J’ai bien le sentiment de manquer de fluidité, mais je raisonne avec de gros sabots, l’ellipse et la formule me semblent être de peu d’intérêt (autre qu’esthétique ou ludique). Je comprendrais néanmoins que ça te gonfle.

    • #34713 Répondre
      Martin
      Invité

      Tristan, tu citais le bouquin de J. Scott, Homo Domesticus, j’aime beaucoup sa thèse selon laquelle les premiers États sont nés dans les sociétés agraires où l’on cultivait des grains car ceux-ci etaient facilement quantifiables et donc imposables par le pouvoir.

      Voici ce qu’écrivait Alain Badiou sur le sujet dans un article du Monde il y a quelques années:
      « Prenons les choses d’un peu plus loin. L’humanité, depuis quatre ou cinq millénaires, est organisée par la triade de la propriété privée, qui concentre d’énormes richesses dans les mains de très minces oligarchies ; de la famille, où les fortunes transitent via l’héritage ; de l’Etat, qui protège par la force armée et la propriété et la famille. C’est cette triade qui définit l’âge néolithique de notre espèce, et nous y sommes toujours, voire plus que jamais. Le capitalisme est la forme contemporaine du néolithique, et son asservissement des techniques par la concurrence, le profit et la concentration du capital ne fait que porter à leur comble les inégalités monstrueuses, les absurdités sociales, les massacres guerriers et les idéologies délétères, qui accompagnent depuis toujours, sous le règne historique de la hiérarchie des classes, le déploiement des techniques neuves. »

      • #34715 Répondre
        Tristan
        Invité

        Merci pour cette citation. Je connais pas Badiou autrement que de nom et pour l’avoir vu 2-3 fois chez Taddei.
        Mais, pour le coup, y a une étape qui me semble un peu manquée, entre le néolithique et le capitalisme contemporain, et, formulé ainsi, ça me parait un peu abstrait – ce qui me chagrine et ce qui risque de ne convaincre que les convaincus. Y a aussi la facilité de faire reposer « les massacres guerriers » sur l’accumulation de richesses – y a d’autres types de capitaux, on se fout sur la gueule pour avoir du prestige et du pouvoir autant que pour du pognon (donc : Badiou me semble courir le risque du réductionnisme économique)
        De manière générale, un écueil des travaux de Scott, c’est que ça ouvre peu de perspectives enviables. Je m’en rends compte quand j’essaie de transmettre l’enthousiasme générée par sa lecture – et c’est hyper enthousiasmant, James Scott. On me dit : ah d’accord, donc, selon toi, on revient à l’âge des cavernes ? Et c’est pas l’idée. Ce que j’essaie de garder, pour la pratique et la pensée tournée vers le futur, c’est l’idée de l’appropriation, par une petite partie des individus contre les autres, des richesses. ça, ce n’est possible que si t’as de la richesse accumulable (des grains, par opposition aux plantes cueillies et aux animaux chassés).
        Autrement dit : étendre le champ de ce qui a appartient à tous (et pas à l’Etat) contre ce qui est approprié par une minorité parasitaire.

      • #34719 Répondre
        Titouan R
        Invité

        Il a du souffle, le Badiou

    • #34716 Répondre
      Martin
      Invité

      Ce que je comprends de la citation de Badiou c’est qu’en prenant le temps long, nous vivons toujours dans un âge néolithique dans lequel les 3 grandes structures (la propriété, la famille et l’Etat) sont dominantes depuis la fin du mode de vie nomade (qui représente tout de même 95% du temps de l’existence humaine). Mais ce que montre James Scott c’est que la structure étatique n’est pas une conséquence logique de la sédentarisation comme le présente le récit dominant, mais sans doute le choix d’une minorité parasitaire qui a réussi à l’imposer. Prendre conscience de ça ouvre beaucoup de perspectives critiques je trouve.

      • #34718 Répondre
        Tristan
        Invité

        Ah oui, bien vu. J’avais oublié ça, dans James Scott. C’est en effet capital.
        Merci d’avoir pris le temps de préciser ta lecture.

        • #34730 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          Bel échange

    • #34757 Répondre
      Mathieu
      Invité

      François en discussion sur fond de tirage de papiers thématiques avec un jeune homme sympathique bien que fan de métal

      • #34773 Répondre
        Arnaud
        Invité

        Frustré que son interlocuteur n’ait pas relancé François sur Enthoven, ça s’annonçait croustillant.

        • #34783 Répondre
          Mathieu
          Invité

          J’avoue
          J’ai encore en mémoire quelques bouts de cet entretien. François lui dit qu’il est intarissable quand les dominés commettent des fautes, mais totalement muet quand ce sont les dominants, l’autre répond non non il m’arrive d’en parler ou d’y penser, et plus loin il le termine avec: « c’est curieux toutes ces choses progressistes auxquelles vous pensez seul chez vous » – très drôle – et là Enthoven se casse.
          Sa mauvaise foi rend tout dialogue impossible de toute façon. Tant pis tant mieux.
          Mais oui François, comme on est des petits fouilles-merde, on veut bien savoir les « choses très visuelles » qui se sont passées stp

      • #34837 Répondre
        Carton de Lait
        Invité

        Très bon entretien que l’algorithme youtube n’a pas manqué de me reccomander hier. Je crois que François est toujours meilleur quand il y a un échange et que ce n’est pas qu’une liste de questions posées par un interviewer désincarné qui garde ses opinions pour lui (c’est pour ça qu’un jour j’espère le revoir chez Dany et Raz, c’est en fait à travers lui que je les aient découverts et je n’ai cessé de les regarder depuis).

        J’ai particulièrement apprécié qu’on le fasse parler plus de musique ce que l’on fait trop rarement. J’y ai donc appris qu’il avait eu la même phase musicale que moi lui aussi pile entre 14 et 16 ans où j’ai également été grand fan de U2 (c’était obsessionel dans mon cas même) et je magnétoscopais toute apparition télé (j’ai d’ailleurs encore la VHS). Ce n’est pas évident à assumer à cette époque où ce groupe est en perdition depuis bien 30 ans avec Bono qui est devenu une sorte de figure pathétique de la rock star mégalomane vieillisante qui semble ne pas accepter que son groupe ne soit plus pertinent depuis longtemps . Il m’a aussi surpris en affirmant apprécier (relativement) The Cure et Depeche Mode alors que je pensais qu’il les visaient en partie dans le topic rock n roll en parlant de musique synthétique de dandy tristes. Je l’aurai mal compris…

        Sinon pour la pique aux métalleux, je n’en suis pas un mais dans mon expérience les métalleux de gauche sont d’habitude des gens formidables. Ça aussi c’est une musique de prolo (bon le rock en général on me dira mais franchement les bourgeois sont aussi rare dans le métal que dans le punk)

        • #35457 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          Les métalleux de gauche sont absolument sympas et fréquentables mais ils ont un imaginaire esthétique idéaliste de merde.

          Depeche mode j’aime les premiers albums. Grand sens mélodique, belles harmonies de voix.

          Cure pas du tout un groupe sythétique, et surtout pas dans l’immense premier album, où la guitare excelle, et rend parfois des accents punk-rock

          • #35459 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            pour depeche mode

            • #35474 Répondre
              Carton de Lait
              Invité

              Je ne peux pas voir les vidéos, ça dit non disponible. Parfois c’est dû au fait que le compte youtube de la personne qui à mit la vidéo ne permet pas qu’elle soit partagée. Au pire nomme-moi les chansons, je les connais toutes.

              Depeche mode j’aime beaucoup mais pas tout, le premier album avec Vince Clarke j’aime pas, le deuxième, Martin Gore semble chercher son style, mais après ça décolle (everything counts, people are people). Disons que pour moi la séquence Black Celebration-Music for the Masses-Violator est intouchable. À partir de Songs of faith and devotion je me désintéresse.

              Et disons que j’ai cru que peut-être tu pensais The Cure stynthétique à partir du moment où ils ont intrégrés beaucoup de claviers et pris un tournant très pop après The Top. J’ai connu des gens qui ne toléraient absolument pas le Cure plus commercial. Évidemment, les synthés arrivent dès le 2ème album mais c’est un instrument disons de support la majorité du temps alors que pour certaines chansons à partir de The Top c’est les synthés à fond (voir parfois que des synthés comme sur certains B-side de l’époque Kiss me Kiss me Kiss me).

              The Cure c’est mon Nofx à moi (c’est à dire le groupe que je place au top du top). Au point que pratiquement pour tout ce que j’aurai fait en musique les gens auront dit « ouais… c’est un peu The Cure hein? » (eh oui, je suis un mauvais artiste, du moins dans la musique). J’aime tout jusqu’à Wish (et encore Wish c’est moyen sur l’album mais en live ça s’améliore grandement). Après ça, c’est disons comme U2…. Compréhensible puisque Robert Smith arrive à ce moment-là dans la trentaine…

              • #35541 Répondre
                françois bégaudeau
                Invité

                The Cure est un grand groupe du début à Head on the door – moment de leur boum commercial, mais avec un album d’une inventivité pop tout à fait stupéfiante
                Mon préféré reste le premier (j’ai posté Object) + les trois ou quatre singles du début (i m’arrive de penser que Jumping someone else’s train est le plus grand single pop-rock de tous les temps)
                Ensuite petite affinité particulière pour Pornography, One hundred years étant une des chansons que j’ai le plus écoutées dans ma vie. C’est un album habité, hanté. Même si mon morceau préféré d’eux est ailleurs: Play for today.
                Ensuite oui arrive la trentaine, Smith perd sa créativité dingue. Tout devient laborieux. Rideau

                Sur Depeche Mode, leur pic est là où tu dis (ils ont alors entre 25 et 30, on y revient encore et toujours)

                • #35545 Répondre
                  deleatur
                  Invité

                  Aucune mention de Seventeen Seconds ?
                  Suis-je le seul à penser que c’est leur plus album ?
                  Plus trop écouté depuis 1994.

                • #35546 Répondre
                  deleatur
                  Invité

                  leur plus grand* allbum

                  • #35550 Répondre
                    françois bégaudeau
                    Invité

                    Play for today est dans Seventeen seconds

                    • #35559 Répondre
                      deleatur
                      Invité

                      Oui, je parlais bien de ton sentiment en général sur cet album, que je trouve supérieur à Pornography.
                      Charlote sometimes, grand morceau. Presque à l’écart de tout le reste à la même époque.

                      • #35599 Répondre
                        Leo Landru
                        Invité

                        Le monde entier a oublié les trois premiers albums des Stranglers dans ces années-là, ce groupe qui faisait la jonction entre le punk rock et la new wave sans cesser d’être narquois. J’aime d’ailleurs presque tout des Stranglers première décennie, mais ces trois premiers albums, c’est quelque chose.

                      • #35628 Répondre
                        Anna H
                        Invité

                        Mon préféré est Rattus Norgevicus

                • #35787 Répondre
                  Carton de Lait
                  Invité

                  Je suis de ceux (très nombreux, donc zéro originalité) qui pensent que Disintegration c’est le summum. Kiss me kiss me kiss me, fallait enlever au moins 7 chansons de l’album pour qu’il soit bien. Pour pornography, généralement leur 2ème album le plus encensé , bien qu’il devrait correspondre parfaitement à ce que j’aime vu son coté très glauque, je le trouve un peu surcoté et je crois que c’est en partie dû à la prod. Là aussi je trouve qu’en live il s’améliore gandement. Après je ne dis pas qu’on n’y trouve pas d’excellente`s chansons, One Hundred Years en effet, justement meilleure sur l’album live Paris de 93 (quelqu’un mentionnait Charlotte Sometimes, une de mes chanson préférées du groupe mais faut aller écputer ça sur Paris aussi). J’aurai écouté ça en boucle à une époque sur le toit de la maison familiale les soirées et nuits d’été, dans la très profonde campagne québécoise… Si c’est une des chansons que tu as le plus écoutée, moi Play for Today aura été une de celle que j’ai le plus jouée. J’avais mentionné dans un autre fil de discussion comment j’ai en grande partie appris à jouer de la basse sur du Green Day, oui à moitié., l’autre moité ce fut The Cure. Je sais pas combien de fois j’ai joué cette chanson dans la première année de mon apprentissage en autodidacte, des centaines… c’est vraiment dans les premières chansons que j’ai appris en entier.

                  Dans les albums de la période 79-85, je crois que je classerais ça`

                  Seventeen seconds
                  Faith
                  Head on the door
                  Pornography
                  Three imaginary boys
                  The top

                  Tout en sachant que je les trouvent tous très bon sauf The Top`qui est plutôt moyen. Si j’ajoute le reste de la disco qui mérite d’être classé, c’est Disintegration en numéro 1, KMKMKM après Pornography, Wish avant pornography.

                  • #35790 Répondre
                    deleatur
                    Invité

                    C’est moi qui ai parlé de Charlotte Sometimes.
                    J’aime aussi beaucoup Push, le meilleur morceau de The Head On The Door (avec A Night Like This).
                    J’écoute toujours beaucoup The Cure, mais je ne connais plus rien ou presque après Disintegration.
                    Robert Smith, disait François, est le génial compositeur des morceaux, mais les morceaux ne seraient rien sans la basse de Simon Gallup, à un moment donné je n’entends plus que lui, et ça me fout une émotion folle à chaque fois.

                    • #35801 Répondre
                      françois bégaudeau
                      Invité

                      Bien d’accord sur Push et A night like this
                      Je crois qu’ici le clivage se fait selon qu’on aime le Cure plutot cold ou le Cure plutot pop

                    • #35815 Répondre
                      Carton de Lait
                      Invité

                      Oui, à l’époque où j’ai commencé à jouer jai pas mal idolâtré Gallup (bon j’avais 17 ans...), je copiais par exemple ses postures de jeu et je suis même éventuellement allé jusquà me prendre une basse avec la même forme de coffre que celle qu'il utilisait fin 80'S début 90's (une basse custom Dick Knight avec un coffre de Gibson Eb-2, c'est la basse qu'il a dans Show) et j'ai poussé le vice aussi loin que de joindre un tribute band des Cure au tout débùt des années 2000 (bon après on était pas le genre de tribute band à essayer de ressembler aux membres...). Par contre j'ai appris à regret beaucoup plus tard que quand même plusieurs des partitions de basses iconiques du groupe avaient en fait été composées par Smith. Sur Head on the door et Disintegration en tout cas pratiquement toutes les partitions de basse sont de Smith. On l'a appris quand ils ont sortis les éditions deluxe des albums qui incluaient les demo maison de Smith. Encore que de toute manière sur HOTD le seul compositeur crédité avait toujours été Smith. Après dans toute leurs disco, la majorité sont quand même de Gallup (ou Dempsey sur le premier). En généralplus la partition est simpliste plus il y a de chance qu’elle soit de Smith.

                      • #35818 Répondre
                        Carton de Lait
                        Invité

                        Ok c’est quoi ce bug de formatage bizarre……. bon au moins ça se lit quand même… mais vraiment j’ai rien fait..

                      • #35821 Répondre
                        deleatur
                        Invité

                        Oui, je ne savais pas, je parlais surtout du « jeu » de Gallup, très reconnaissable. Je veux bien croire que Robert Smith ait assuré la direction musicale de tous les morceaux.

    • #35304 Répondre
      Ostros
      Invité

      Je up la page 7 pour fluidifier les échanges.

    • #35449 Répondre
      Ostros
      Invité

      Des sitistes ont-iels assisté à la conférence de François hier à Corbeille-Essones et pourraient nous transmettre un peu de cet échange avec Joackim Rebecca ?

    • #35716 Répondre
      Graindorge
      Invité

      merci ici pour les partages musicaux. Ça me plaît beaucoup

    • #35763 Répondre
      Tony
      Invité

      Âmes sensibles s’abstenir,lu aujourd’hui dans Le Monde témoignages effrayants sur les conditions de détention de la colonie pénitentiaire où se trouvait Navalny

      Les quelques éléments rendus publics dans le cas Charifov corroborent les témoignages recueillis par le média en exil Holod, connu pour ses enquêtes fouillées. Celui-ci a pu s’entretenir avec trois anciens prisonniers du « Loup polaire », surnom de l’IK-3, libérés seulement pour être envoyés sur le front ukrainien, d’où ils s’expriment anonymement.
      La technique utilisée contre le trafiquant de drogue consiste à battre le détenu avant de l’empaqueter dans des couvertures et des matelas compressés avec du scotch, d’où ne dépasse que la tête – dans cette position, le détenu est nourri avec un entonnoir et contraint de faire ses besoins sur lui-même.L’un des témoins assure avoir passé près de quatorze mois « dans les matelas », à son arrivée à l’IK-3 en 2011, libéré par tranches de quelques heures seulement le temps que son corps se remette à fonctionner, ou que des infirmiers lui donnent des vitamines. Barkhombek Charifov aurait été maintenu trop longtemps, ou trop compressé.Particularité de ces tortures, elles seraient pratiquées par les gardiens eux-mêmes, alors que la norme dans les prisons russes est plutôt de déléguer violences et viols aux prisonniers cooptés par les autorités, les « activistes ». En octobre 2021, le média d’investigation avait recueilli de nombreux témoignages sur une prison de la région de Krasnoïarsk, l’IK-31, où la méthode du « matelas » est aussi employée – en plus d’autres comme la « baignoire » (simulation de noyade) ou des électrochocs dans l’anus.Les témoins de Holod et de Me-
      duza décrivent d’autres actes de maltraitances, comme le fait de laisser un prisonnier dehors en plein hiver pendant plusieurs heures, avec des températures atteignant parfois les – 50 °C. Ou la technique du coffre métallique
      dans lequel le détenu doit se contorsionner pour entrer et sur lequel est appliqué un radiateur le
      chauffant à l’extrême.Les coups, eux, font partie de la
      routine, notamment durant la phase d’« éducation », à l’arrivée d’un prisonnier. Un témoin de Holod raconte avoir voulu se plaindre en écrivant au procureur de la région. Mais sa lettre ayant été interceptée, il a été battu jusqu’à perdre trois fois conscience, avant de subir une tentative de
      viol et de finir « dans le matelas ».Les violences auraient diminué après la mort de Barkhombek Charifov, assurent les témoins, qui évoquent à l’inverse une hausse des conflits entre les détenus orchestrés par l’administra-
      tion pénitentiaire.
      D’autres témoignages, recueillis par Meduza, montrent un système de soins quasi inexistant, avec la
      présence sur place de simples infirmiers, « parfois pires que les gardiens », et l’impossibilité pour les détenus d’obtenir le moindre traitement avant que leurs symptômes ne deviennent insupportables. « Je me souviens d’années où jusqu’à treize à quinze détenus sont
      morts à l’infirmerie [sur environ mille prisonniers], affirme un témoin de Holod. Surtout des séro-positifs. » Selon les statistiques officielles, 10 % des prisonniers russes sont infectés par le VIH.
      Plusieurs familles racontent avoir été informées de la mort
      d’un proche sans qu’aucune explication à ce décès ne soit donnée, ou seulement des diagnostics fantaisistes. Certains détenus, dont les familles ont tardé à récupérer le corps – en théorie, celles-ci doivent être présentes sous
      vingt-quatre heures –, sont enterrés sous un simple numéro, sur le territoire de la colonie.
      benoît vitkine

    • #35797 Répondre
      Cyril
      Invité

      J’aime bien l’idée, entendue chez François il y a quelques temps, que le champ esthétique est politique, qu’il y a des guerres du goût etc.
      J’aimerais trouver des exemples comme la querelle des Anciens et des Modernes au XVIIe, ou la figure très politique et autoritaire dit-on de Pierre Boulez dans la musique contemporaine française post-WWII, Rameau (harmonie française) contre Rousseau (mélodie italienne) au XVIIIe…
      Certains mettent en avant la fidélité à la nature ou au réel, le respect de la tradition, le bon goût, la modernité, l’innovation…
      Si ça vous inspire quelque chose…

      • #35814 Répondre
        Ostros
        Invité

        Oui, l’histoire des arts c’est l’histoire de cette question, depuis les origines, que ce soit en peinture, musique, cinéma etc. La guerre est celle pour la vérité, constamment réactualisée par les événements politiques vécus / subis par les artistes (régimes, gouvernements, censures, religion, changement de moeurs, guerres, etc). On appelle cela des mouvements artistiques. Tu peux suivre les évolutions de ses mouvements selon le champ artistique choisi en te fixant sur une période qui t’intéresse. C’est très vaste car chaque champ artistique a connu ses guerres de goût et ce sur des siècles. Et tu ne dis pas quel art tu cibles, ni quelles questions t’intéressent, ce qui pourrait aiguiller une réponse. Tu recherches quoi et pour quelles raisons ?

        • #35817 Répondre
          Ostros
          Invité

          Des mouvements artistiques ou des courants artistiques*

      • #35875 Répondre
        Tristan
        Invité

        Oui, c’est une idée très importante. Je crois me souvenir que c’est le coeur de l’étude de Bourdieu sur le champ littéraire au XIXe siècle (Les Règles de l’art, 92). Et c’est sans doute dans son cours au collège de France sur Manet (édité depuis mais je l’ai pas lu). Je connais de nom, sans les avoir lus, les travaux de Gisèle Sapiro sur le monde littéraire, aussi. Et puisque je fais du name dropping de sociologue, Mozart de Norbert Elias m’a énormément marqué.

    • #35857 Répondre
      Mathieu
      Invité


      Je découvre tardivement ce beau portrait de Blast sur Léon Landini, résistant communiste étranger du FDP-MOI. A 93 ans, il n’a pas perdu sa pensée du rapport de force. Cela me donne envie d’en savoir plus sur lui. Et sa fille historienne a l’air aussi d’un sacré personnage. La fin est très belle également, et me donne envie de suivre plus en détail ce journaliste en particulier de blast.

    • #36080 Répondre
      graindorge
      Invité

      https://www.freshplaza.es/article/9604125/retirada-de-naranjas-en-francia-por-superar-los-niveles-de-pesticidas-permitidos/
      Retrait de filets d’oranges de Tunis pour depasser la límite de pesticides autorisés. Vous avez jusqu’à aujourd’hui pour les rendre et vous faire rembourser. Je viens de recevoir l’info.

      • #36085 Répondre
        Anna H
        Invité

        Stefan Martens et Johann Chapoutot sur LCP, un rappel sur le processus de dénazification de l’Allemagne et ses ratés (euphémisme)

    • #36167 Répondre
      Graindorge
      Invité

      je ne sais pas ce que ça vaut. Peut-être une bonne nouvelle pour Julian Assange? « de nouvelles règles votées pour protéger les journalistes et les militants des procédures baillons » Vont-ils supprimer la loi baîllon en Espagne ?  » ley mordaz » Loi créé par Mariano Rajoy et conservée par Pedro Sanchez, Pablo Iglesias etc…

      https://www.liberation.fr/international/europe/ue-de-nouvelles-regles-votees-pour-proteger-les-journalistes-et-les-militants-des-procedures-baillons-20240227_T5DDU3CLYRHCZA5RQKHVC7HNLU/

    • #36203 Répondre
      Jeanmonnaie
      Invité

      Mme Ben Hassan, Française d’origine tunisienne, de milieu modeste, témoigne :

      Les Tunisiennes qui vivent ici parlent mieux le français que moi alors que j’ai vécu en France 17 an ! Elles sont très françaises dans leur tête. C’est pas du tout la mentalité que j’attendais. Moi je croyais trouver des amies mais c’est l’inverse. Elles m’évitent. Elles veulent pas discuter avec moi. Nous, on croyait que ça allait être plus simple qu’en France parce qu’au début on n’avait pas des amis mais après ça a été. Y a des associations de musulmans et c’était bien… On était mieux encadrés en France, ici y a rien. Mon fils il croyait que la Tunisie c’était comme l’Arabie saoudite, qu’il allait trouver des musulmans en djellaba Rires !! Mais c’est devenu très moderne Tunis. C’est pire qu’à Paris Rires ! Je suis Tunisienne et la France, enfin la Bretagne, je la regrette hein ? C’est dur de s’adapter au pays ici, pourtant j’étais contente de revenir mais c’est trop dur, je suis étrangère ici. Pff ! On s’ennuie ! À part prier, y a rien à faire ! Pardon ? Moi je suis un peu conservatrice parce qu’en France j’ai voulu honorer ma religion. Je l’ai mieux apprise, mieux comprise. Je l’ai bien respectée. Ici je voudrais porter le voile. Je le portais en France mais mon mari m’a dit : non ne mets pas ton voile, c’est pas bien pour aller chercher les enfants… Mon mari, il préfère comme ça. Moi en France j’étais plus à l’aise, j’ai mis un foulard, personne ne m’a rien dit. Ici, comme j’ai dit, on n’ose même pas avec ces parents-là.

      M. Durand, un CPE raconte :

      « Je n’ai vu qu’une mère voilée mais c’est nouveau parce que c’est des choses qu’on n’avait pas ici le voile. Et d’ailleurs, j’ai une maman qui m’a demandé pourquoi on la laissait rentrer au lycée, parce que, pour elle, la laïcité, ça interdit le voile [Rire] ! [Et ?] Et bien, nous n’avons rien à dire à un parent, c’est un adulte ! Mais c’est drôle cette réaction, c’est plutôt intolérant quand on y réfléchit ? Non ? J’ai rencontré cette maman parce que son fils ne trouve pas sa place ici… mais elle non plus ! [Il marque un temps de pause]. Il me semble que ces parents sont plus traditionnels. Ils n’ont pas du tout les mêmes repères que les autres. Son fils passe le bac cette année et elle, elle angoisse beaucoup pour sa réussite. Elle-même me disait qu’elle priait beaucoup pour lui et que lui aussi, il prie pour sa réussite. Qu’il travaille, qu’il prie. Bon, c’est pas des discours très courants ici ! Ici la religion c’est ringard, c’est pas «in» ! C’est vraiment, vraiment secondaire. Et donc, les élèves un peu pieux sont charriés, mais comme le sont les profs d’arabe parce que ce sont des personnes très imbibées par leur religion, disons. »

    • #36204 Répondre
      Jeanmonnaie
      Invité

      En gros cette étude explique le pourquoi du comment les élites sociales tunisiennes choisissent le système d’enseignement français en Tunisie. L’étude explique qu’ils sont peu ou pas religieux, laics et qu’ils rejettent l’islam dogmatique et politique. C’est intéressant parce qu’à un moment dans l’étude, ça parle des franco-maghrébins de retour au bled, et de leur rejet par ces élites parce qu’issus d’un milieu modeste (souvent banlieusard de cités) et à cause de leur ferveur religieuse qu’ils jugent rétrograde et ostentatoire.

      Voici des extraits non modifiés de l’étude:

      D’autres lycéens, fraichement scolarisés, sont également exclus. Ils arrivent de France. Ils sont d’abord repérés par leur accent ou leur façon de parler caractéristique des banlieues, ensuite identifiés en fonction de leur origine (beurs des quartiers sensibles), et parfois discriminés en raison de leur ferveur religieuse jugée rétrograde et tape à l’œil. Ces jeunes français issus de l’immigration subissent, comme en France, une forme de violence symbolique au travers du mépris et du racisme social qu’ils suscitent. Là-bas ils convoquaient l’islam pour affirmer leur authenticité, leurs racines tunisiennes et pour marquer leur différence avec les Français. L’islam était pour ses nouveaux adeptes, la seule ressource disponible. En Tunisie aussi, l’autodéfinition de ces élèves, héritée de leur expérience en France, continue de passer par l’accomplissement religieux. Si certains parviennent à s’adapter à ce nouvel environnement social, d’autres perpétuent des actes d’incivilité qu’ils justifient par la religion et blâment leurs frères musulmans pour être aussi peu respectueux de l’islam. Les rapports sociaux entre la population scolaire et ces identitaires sont liés à une distance sociale et culturelle plus ou moins radicale qui permet à la population scolaire de s’opposer aussi à leurs origines communes et à leurs points communs. En effet, les uns et les autres ont le plus souvent des bases religieuses rudimentaires mais c’est la piété des identitaires qui amène la population scolaire à caricaturer leur conception de l’islam. Le racisme qu’ils subissent est à base de clichés et de stigmates renforcés par la visibilité des jeunes de cités des banlieues françaises et de l’actualité internationale.

      Du reste, les seules mères d’élèves à porter le voile islamique dans les lycées français sont des Françaises d’origine tunisienne, d’obédience musulmane, de « retour au pays », et non des Tunisiennes francophones aisées qui, elles, refusent le port du voile. Elles l’assimilent soit, à l’islam des banlieues françaises qu’elles réprouvent, soit à l’islam des pays du Golfe, un islam « machiste » qu’elles désavouent. Pour elles, il incarne le conservatisme et le pouvoir patriarcal.

    • #36205 Répondre
      Jeanmonnaie
      Invité

      Texte à l’envers.
      Lire celui du dessous d’abord

      • #36209 Répondre
        Charles
        Invité

        Comment se passe ce voeu de silence?

      • #36240 Répondre
        graindorge
        Invité

        Pas de soucis Monnaie fausse. Te lire à l’endroit ou à l’envers c’est kifkif. Oui les oranges de Tunisie souffrent de racisme. Comme toi, elles ont dépassé la dose de pesticides autorisée et la gentille Europe qui permet de grosses doses a dit Stop. Fait pas pousser: oranges tunisiennes trop c’est trop. Elle nous a quand même laislaissé le temps de nous gaver avant de sonner l’alerte. Bref, Monnaie tu donnes la preuve de ton état: tu atrapes un mot et tu brodes tu brodes… Sans lire. ALLAllez raconte- nous donc qui est ce gars qui se ballade en slip noir, qui mange des médaillons de viande et des lentilles à 6h du matin. Qui est grand consommateur de pornographie et de tchatches. Qui n’a ni femme ni enfants et qui invente sa vie et finit par y croire. C’est qui dis ce gars? J’espere qu’il a mis un pantalon et un pull et ne se promene plus entre l’ordi, le lit et le frigo avec juste un slip noir en hiver. Un Les pesticides tu t’en fiches, Julian Assange idem, cette loi qui a été votée paraît-il pour une plus grande liberté d’expression des journalistes et des militants, tu zappes allègrement et tu déballes bien ta camelote ppestilentielle pour qu’on ne voit qu’elle. Tu n’es pas complètement fou.

        • #36243 Répondre
          graindorge
          Invité

          *désolée pour les fautes. Écrit depuis nouveau portable ( perdu l’autre) espace étroit.
          Drôle d’histoire que cette histoire d’oranges… On l’ajoute à la longue liste
          Drôle d’histoire que cette loi votée.

    • #36391 Répondre
      Tony
      Invité

      D’innombrables violences verbales du même accabit sont exhumées au fil de l’audience : « Grosse salope », « Grosse vache », « avec ton gros cul de vieille et tes nichons qui pendent », « Va te faire lécher la chatte », « Va sucer des bites au lycée » feraient partie du vocabulaire courant de celui qui a soutenu une thèse sur le lyrisme, et dont le site des éditions Gallimard loue la « prose supérieurement musicale, d’une rare légèreté, subtile, à fleur d’émotion toujours »
      https://zone-critique.com/critiques/jean-michel-maulpoix-une-histoire-de-bleus/

      • #36439 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        la poésie est mère de sagesse

    • #36562 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Il semble que l’entrée luttes est trop chargée. Si un.e sitiste veut créer une entrée Luttes 2.
      En attendant je me permets de copier coller ce que Carpentier a partagé + 2 bricoles que j’ai partagées

      A69
      https://www.liberation.fr/environnement/climat/autoroute-a69-malgre-les-avertissements-de-lonu-les-gendarmes-empechent-toujours-le-ravitaillement-des-manifestants-20240301_GUP2EB2FVRHRZN77POPGDK3WLE/

    • #36563 Répondre
      Graindorge
      Invité
      • #36566 Répondre
        Carpentier
        Invité

        Posté dans luttes hier, déjà
        Tu l’as lu? (l’article)
        Forum principal plutôt, tu dirais, toi?
        Ok, ça s’discute
        (C tellement le sbeul ici, i like it i like it)

      • #36568 Répondre
        Carpentier
        Invité

        Ok, je viens de voir ‘ le ‘ problème 😉
        Mais finalement tu y accèdes puisque tu l’as vu 🤨

        – Sais-tu sinon qui est habilité.e à ouvrir un sujet dans la commu?
        Connais-tu la procédure pour qu’il soit validé?
        Un bisou sur le joli nez de François Bégaudeau ?
        Perso, j’oserai jamais ☺️

        • #36577 Répondre
          Graindorge
          Invité

          je dis pas que j’y accède pas, la preuve: j’ai même copier/coller nos derniers partages mais comme il n’y avait pratiquement personne, j’en ai déduis que ces sujets auraient plus de visibilité ici dans Forum principal 7 ou 6 ( le 6 fonctionne encore bien je crois) et comme des sitistes ont des problèmes à entrer dans une entrée, voilà.
          Non Carpentier, je n’ai pas encore lu tes partages, j’ai été occupée avec un souci local de petits agriculteurs de l’île: manifestations, réunions, demain une autre réunion avec la mairie. Ça bagarre. En plus des soucis d’eau: les incendies ont encore révéler la bêtise et l’innaction des dirigeants: pas assez de canadairs, pas assez d’hélicoptères + ci + ça et patati et patatras… « El dinero no se come » l’argent ne se mange pas. Tous ces pleins de soupe et d’argent ont le cerveau embourbé. le SCR, SYNDROME DU CERVEAU RIGIDE . Dur dur à dérigider… On leur parle, ils écoutent pourtant mais je ne sais pas si les mots trouvent leur chemin… Et je dis « je ne sais pas »

          • #36614 Répondre
            Carpentier
            Invité

            … mais comme il n’y avait pratiquement personne, j’en ai déduis que ces sujets auraient plus de visibilité ici dans Forum principal 7 ou 6 ( le 6 fonctionne encore bien je crois) et comme des sitistes ont des problèmes à entrer dans une entrée, voilà. / …
            Voilà.
            Ok, je ne sais pas comment chacun.e est informé.e des problèmes dont tu parles, en fait.
            Comme la bonne aigre que je suis, je continue plutôt à penser que selon qui poste, ça répond ou pas.
            Ce qui ne laisse bien sûr absolument rien supposer du fait que ça n’est pas accessible, vu, lu et/ou intéressant.
            C’est juste que ça n’interagit pas.
            Pas happy few.
            Pas grave, dirais-tu.
            Voilà.
            Et je vois à l’instant que tu accèdes maintenant aux podcasts de la gêne occasionnée, contente pour toi.

    • #36564 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Arrêt de la Cour suprême des États-Unis :
      Les vaccins Covid ne sont PAS des vaccins. Robert F. Kennedy Jr. a gagné son procès contre tous les lobbyistes pharmaceutiques.
      Les vaccins Covid-19 ne sont PAS des vaccins. Dans sa décision, la Cour suprême confirme que les dommages causés par les thérapies géniques à ARNm du Covid sont IRRÉPARABLES. La Cour suprême étant la plus haute juridiction des États-Unis, il n’y a plus d’appel et toutes les voies d’appel ont été épuisées.
      Dans un communiqué, Robert F. Kennedy a souligné que ce succès n’a été possible que grâce à la coopération internationale d’un grand nombre d’avocats et de scientifiques. Bien entendu, cette décision crée un précédent international.
      En particulier en Suisse, cette décision devrait avoir un impact, car la Suisse occupe une position particulière dans sa Constitution fédérale. D’une part, le Code de Nuremberg apparaît à l’article 118b de la Constitution et en Suisse, l’utilisation inappropriée du génie génétique chez l’homme est interdite, selon l’article 119 de la Constitution fédérale. Ceci est complété par l’article 230bis de son Code pénal et cela signifie que les auteurs RISQUENT de passer jusqu’à 10 ans de prison.
      Mais cette décision historique devrait également faire réfléchir le reste du monde, car le Code de Nuremberg a une validité internationale et est également contenu dans l’article 7 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.
      Dans le cas d’accusations criminelles, la déclaration devrait faire référence au scandale Contergan afin d’accorder un poids particulier à l’importance de ces accusations.
      L’avocat allemand Rainer Füllmich et plus de 100 autres avocats allemands sont activement impliqués dans ces affaires. AUCUN média n’en parle, ni en Suisse, ni en Europe.
      Malheureusement, il est presque mathématique que, étant donné qu’il s’agit d’un sujet perturbateur capable de modifier les plans financiers et économiques des puissants lobbys du secteur PHARMACEUTIQUE, l’opinion publique n’en soit pas informée. Nous sommes au milieu d’une campagne promotionnelle visant à inciter les gens à se faire vacciner puis à se faire vacciner à nouveau, avant l’hiver prochain.
      Il est très probable que si jamais la nouvelle de cette décision historique circule, ce sera trop tard pour permettre à la classe médicale corrompue, alignée sur les positions des lobbies pharmaceutiques, d’avancer le plus possible dans la campagne de vaccination.

      INVITONS donc toutes les personnes honnêtes et de bonne volonté à diffuser au maximum cet ARRÊT historique de la Cour Suprême des USA. Pour notre bien, mais surtout pour le bien de nos enfants et petits-enfants… ne permettons pas à des lobbyistes de ruiner irrémédiablement notre santé et mettre nos vies en danger.

      Vous pouvez voir l’actualité sur le lien suivant :
      https://www.foxnews.com/us/new-york-supreme-court-reinstates-all-employees-fired-being-unvaccinated-orders-backpay

      • #36578 Répondre
        Michel Dreadlocks
        Invité

        Robert F Kennedy, le mec qui a dit que le Covid 19 était un « vaccin ethniquement ciblé ».
        De mieux en mieux, Ginette !

        • #36701 Répondre
          Carpentier
          Invité

          Ginette, révèle le meilleur qu’un homme puisse être.

      • #36938 Répondre
        Carton de Lait
        Invité

        Si seulement les conspis avaient au moins une fois dans leur vie utilisé google…. Ah oui mais suis-je bête, si on ne retrouve rien sur cette décision de la Cour suprême nulle part, c’est forcément parce que les grands mé(r)dias ne veulent oas en parler!.

    • #36565 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Message du Pr Perronne en direct du Senat de Washington

      Chers amis,

      Mon séjour à Washington s’achève, mais quel séjour !

      Après ces années de ténèbres, de corruption, de manipulation, de diffusion d’articles médicaux et scientifiques frauduleux, de suppression des libertés, de mesures autoritaires totalement illégales, de contrôle des médias et de censure généralisée, de destruction méthodique de la santé, des hôpitaux, de l’économie, du potentiel industriel, de l’agriculture, de l’éducation, de l’armée, de la diplomatie, de la culture, des valeurs familiales, la lumière et la vérité se propagent sur la planète. Les peuples s’éveillent et ne lâcheront rien.

      Les deux jours du congrès de l’International Crisis Summit (cinquième édition, ICS-5) ont mis au grand jour les mesures terribles prises contre les peuples du monde. Les échanges ont été très riches.

      La France était dignement représentée par Emmanuelle Darles (chercheuse en informatique) et Vincent Pavan (mathématicien de haut niveau) qui ont fait deux exposés remarquables sur les publications frauduleuses et les méthodes utilisées pour la fabrication de fausses données.

      J’ai eu le plaisir de retrouver des médecins américains exceptionnels combattants de la première heure, devenus amis, Pierre Kory, Harvey Rich, Meryl Nass (qui a été accusée de désinformation puis radiée pour avoir sauvé des vies) et Ryan Cole (médecin anatomo-pathologiste qui a effectué un grand nombre d’autopsies chez les victimes décédées des pseudo-vaccins Covid-19, pour en démontrer la dangerosité). Le Dr Simone Gold, pionnière de la résistance, a témoigné. Le professeur australien, Raphael Lataster, a exposé les techniques de désinformation et de création d’infox, particulièrement utilisées par les fact-checkers.

      Le témoignage des routiers canadiens qui ont subi une violence inouïe et à qui on a bloqué les comptes bancaires était poignant. Des médecins et autres soignants, des parlementaires, des policiers (notamment un policier du renseignement de la Police Montée canadienne), d’anciens militaires, des journalistes, qui ont eu un immense courage de résister à la tyrannie et qui ont été victimes de cette répression terrible, ont pu raconter le cauchemar qu’ils ont vécu.

      Le témoignage d’un routier canadien d’origine roumaine, qui avait connu dans sa jeunesse la tyrannie communiste de Ceaucescu, et qui pensait ne plus jamais revoir ça, a été très émouvant. Il a été battu sévèrement et blessé pour avoir simplement manifesté pacifiquement contre le passe sanitaire obligatoire. Il a été exposé les techniques de manipulation des populations, de lavage de cerveau, de propagande, dignes d’un film de science-fiction. Les techniques de fraude financière ont été abordées.

      Des parents ont témoigné, certains en larmes, en évoquant la mort de leur enfant quelques jours après l’inoculation expérimentale. Des statistiques sur les effets secondaires et la mortalité liés aux pseudo-vaccins ont été montrées, notamment par le Dr Jessica Rose, experte canadienne ayant analysé la base de données des effets secondaires VAERS. Les avocats ont rappelé que l’injection forcée de produits expérimentaux était totalement illégale et contraire à toutes les conventions internationales, assimilable à un crime contre l’humanité. La médaille que portaient les juges lors du procès de Nuremberg a été exposée.

      Le Dr Malone a présenté la mainmise de la CIA sur le monde. Mon ami et avocat suisse alémanique, Phillip Kruse a démontré de façon remarquable la menace extrême pour nos démocraties du projet de Traité de l’OMS qui supprimerait le pouvoir des états. L’OMS ayant changé la procédure pour que ce vote puisse être adopté à la majorité simple des pays, il y a un énorme risque que ce traité soit adopté en mai prochain.

      Il faut saluer la présence de trois députés européens fantastiques que je connais bien, Christine Anderson (Allemagne), Cristian Terhes (Roumanie) et Rob Roos (Pays-Bas) qui, avec une poignée de collègues à Bruxelles et à Strasbourg, se battent comme des lions pour défendre nos libertés au sein du Parlement européen. Pour survivre, les démocraties doivent impérativement rétablir l’indépendance du Parlement, de la justice et des médias et refuser la tyrannie supranationale de l’OMS.

      La table ronde organisée au Sénat des États-Unis, dans la célèbre salle Kennedy, diffusée en direct dans le monde entier, a été d’une richesse incroyable. Beaucoup de professions étaient représentées, y compris des anciens repentis de la finance ou de l’industrie pharmaceutique qui ont pu dévoiler les manipulations cachées. J’étais fier d’y représenter la France.

      J’ai été frappé d’entendre de la part de nombreux participants américains, européens, canadiens, mexicains et australiens qu’ils avaient beaucoup d’admiration pour les résistants français, qu’ils considèrent comme des combattants de la première heure dans cette crise covido-ubuesque.

      Beaucoup d’experts de pays étrangers comptent sur nous pour montrer la voie. Ils m’ont dit que :

      « La France devait reprendre son rôle de pays des lumières. »

      Lors de cette table ronde, j’ai exposé les données fausses ou carrément frauduleuses dans les publications scientifiques et comment nous les dénonçons, avec mes amis de l’association BonSens.org, en publiant des réponses ou des contre-expertises dans les journaux médicaux internationaux référencés. J’ai aussi parlé des menaces et des sanctions exercées contre les médecins dissidents et de la censure dans les médias de grands chemins, mais aussi sur les réseaux sociaux. J’ai terminé en exposant la volonté des autorités de supprimer nos libertés médicales et scientifiques.

      J’ai remercié chaleureusement le Sénateur Ron Johnson et le Dr Robert Malone, organisateurs de la table ronde, pour leur engagement fantastique pour faire éclore la vérité.

      Cette table ronde au Sénat américain, par sa qualité et sa diffusion mondiale, représente pour moi un tournant magnifique vers le retour de la lumière et de la liberté.

      Washington, le 26 février 2024

      Christian Perronne

    • #36899 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Catherine Hiegel, une artiste extraordinaire que j’adore et que malheureusement je n’ai pas pu voir beaucoup.
      Si il y a des personnes ici qui auraient des vidéos de pièces de Théâtre, même juste des extraits, vidéos ou audios, Ça me ferait très plaisir. Je l’avais vu aussi reprenant un sketch de Sylvie Joly. Un très grand bonheur. Si quelqu’un peut le partager ici car il n’est plus sur Youtube. D’avance merci.

      [youtube https://www.youtube.com/watch?v=-bawhZkCPEs?si=iS_xcFARvOI8UUuL&w=560&h=315%5D

    • #36931 Répondre
      Cyril
      Invité

      Il y a une vidéo de Paroles d’Honneur avec Judith Butler qui a été censuré un peu partout. Certain.es d’entre vous savent où y accéder ?

      • #37015 Répondre
        Ostros
        Invité

        Pourquoi censuré ?

        • #37018 Répondre
          Elan chalonnais Musk
          Invité

          Tu en sais plus Ostros ?
          Live de plus de 4H, titré je crois « Contre l’antisémitisme et pour la paix révolutionnaire en Palestine » avec pour deux intervenantes principales Judith Butler et Françoise Vergès.
          J’ai pas tout vu, mais le dialogue commence par une critique de la mairie de Paris.
          Je sais pas pourquoi la vidéo a disparue, mais je vois pas pourquoi PDH aurait supprimé volontairement.

          • #37019 Répondre
            Elan chalonnais Musk
            Invité

            a disparu*

            • #37024 Répondre
              Elan chalonnais Musk
              Invité

              Je prends connaissance du dossier.



              Michèle Sibony qui était avec Judith Butler et Françoise Vergès, la troisième intervenante de la première table ronde.

    • #36956 Répondre
      Cyril
      Invité

      Interview de Bruno Lemaire à Le Monde :

      Le Monde : Marine Le Pen semble aussi se soucier de la rectitude des comptes publics…

      Bruno Lemaire : La réalité, c’est que le lepénisme est un nouveau marxisme. Toujours plus de dépenses, toujours moins de recettes.

      Voilà pour la blague du jour.

      • #37038 Répondre
        PE
        Invité

        Putain merci Bruno, je bitais rien au Capital, enfin un résumé clair

        • #37039 Répondre
          PE
          Invité

          Bon ben maintenant que j’ai compris que j’étais pas marxiste, je dois renoncer à voter Le Pen, désolé
          Vous perdez un camarade :/

      • #37040 Répondre
        I.G.Y
        Invité

        On est quand même chaque jour davantage fasciné par la bêtise de ces gens. Ulm lettres le type quand même. J’ai un peu de mal à me dire qu’il ne le fait pas exprès. Mais même fait exprès c’est ridicule.

    • #36966 Répondre
      Dr Xavier
      Invité

      Quelqu’un.e a lu ce texte, et pourrait en dire du bien ?
      Lundi, S. Charbonnier, En finir avec la théorie du ruissellement adoptée par Bourdieu et Lordon, 4 mars 2024.
      .
      Tout ce que j’en retiens, c’est (je ne cite pas) : « du haut de ma chaire surplombante et grâce à ma science des sciences de l’éducation, je décrète que Bourdieu et Lordon se targuent d’une chaire surplombante, et je vais surtout pas m’embêter à les citer ou donner des exemples concrets, mais plutôt faire des grosses montées en généralités bien assomantes. »
      Et au passage en profiter pour me présenter sous mon meilleur jour en disant que moi moi je suis féministe et hop me décerner un satisfecit (je cite la dernière phrase) : « Or, ces mêmes modalités [le dispositif politique de création collective] sont souvent considérées par les ‘grands esprits’ (pris par l’esprit de sérieux) comme secondaires, négligeables : un problème de ‘bonne femme’, pourrait-on dire, car on sait bien que les questions pédagogiques ont à voir avec le monde de l’enfance (dans l’imaginaire adulte et mâle des sachants), donc avec l’ingrat travail reproductif… Who cares ? » [à part moi moi, S. Charbonnier, moi je care]

      • #37046 Répondre
        Papo2ooo
        Invité

        Salut Dr. Xavier,
        J’ai lu (attentivement) jusqu’au bout du 1. et après j’ai arrêté parce que j’en pouvais plus tellement le texte est pénible et jargonnant.
        Je fais court comme j’ai même pas tout lu.
        1. Je ne comprends pas comment on peut écrire un truc aussi indigeste et confusant, alors que tout le propos est de dire que les conditions de la transmission d’une idée importent autant que l’idée elle-même (voire ici que c’est la même chose). Contre sans camp, comme dise mes jeunes, mais soit, tout le monde n’a pas le style de ses propositions politiques.
        2. Je ne sais pas s’il le fait exprès, mais les seules citations de Bourdieu et Lordon (avant la fin du 1.) ne s’opposent aucunement au fait qu’il faut qu’une personne comprenne un raisonnement pour l’adopter pleinement. Rien à voir. L’idée que les gens doivent comprendre par eux même, c’est une platitude. Convoquer Spinoza et Deleuze (sans le citer) pour dire une telle banalité tout en prétendant, dans un brouillard de jargon, que Lordon et Bourdieu se distinguent particulièrement par une volonté d’idéologiser par le haut, au mépris de l’apprentissage, c’est je trouve risible. En quoi la position des deux est différente de n’importe quel intellectuel (lui inclus)? Il faudrait que Bourdieu, en plus de faire cours, fasse des ateliers pour s’assurer d’une transmission pédagogique de ses livres ?
        D’ailleurs, il s’arrête sur l’expression « diffuser la vérité », issu d’une déclaration de Bourdieu, et fait comme si, par cette expression, Bourdieu se révélait être une espèce de marchand/communiquant d’idées toutes faites. Pas très honnête.
        Mais pour moi, là où j’ai lâché vraiment, c’est quand j’ai lu « intrinsécisme » au premier degré.

        • #37053 Répondre
          Papo2ooo
          Invité

          j’ai lu le texte jusqu’au bout, la seconde partie est un peu plus claire.

          Je maintiens mon avis, mais il faudrait remplacer dans mon petit retour les expressions « comprenne un raisonnement » ou « comprendre par soi-même » par respectivement « fasse un raisonnememt » et « penser par soi-même »
          Il faut « penser par soi-même »

    • #37012 Répondre
      Cedric
      Invité

      Replay commencé dimanche et depuis disparu de youtube en effet. Les dégourdis du net, à l’aide oui.

      • #37014 Répondre
        Cedric
        Invité

        message mal placé. Pour en rajouter une couche à la demande de Cyril.

    • #37021 Répondre
      Jeanmonnaie
      Invité
      • #37042 Répondre
        Cyril
        Invité

        Le réel n’est pas homogène. Ou il l’est mais son homogénéité nous échappe largement.
        Tu mets en avant des aspects cosmétiques pour prouver que le pouvoir est de gauche et néglige les aspects plus importants tels que répartition des richesses, montée de l’autoritarisme, diabolisation de la gauche radicale et légitimation de l’extrême-droite…
        Pour JM : effigie des piécettes > réforme des retraites, du chômage et du RSA.
        Vraiment, tu nous éblouis par tes analyses. Merci.

        • #37043 Répondre
          Jeanmonnaie
          Invité

          Quand la droite domine c’est de l’hégémonie culturel.
          Quand la gauche domine c’est du cosmétique. Hum, hum
          Sinon une explication marxiste pour m’expliquer ça ?
          La faute du capital, je présume?

          • #37044 Répondre
            Jeanmonnaie
            Invité

            Lordon est tellement diabolisé qu’il se paye le luxe de refuser les invitations.
            Asselineau lui est diabolisé et censuré.
            On censuré toujours ce qui fait peur rarement ce qui amuse.
            Je doute que poutou et ses punchlines fasses trembler le capital.
            Hanouna qui à mis en avant la FI et les gilets jaunes, vous demandez à l’arcom de l’interdire d’antenne.

            • #37054 Répondre
              Cyril
              Invité

              T’es vraiment entrain de dire que l’invitation de Lordon par L’Élysée lors du « grand débat » est une preuve de l’hégémonie de la gauche ? Tu dis vraiment cela ? Attends, je m’accroche. C’est ce que tu affirmes ?
              Et Asselineau est censuré parce qu’il est de droite, parce que la droite est vilipendée à longueur de journée dans les médias ? Tu vis dans cet univers parallèle-là ? Donne-moi ta location, je monte dans mon vaisseau, j’arrive tout de suite !

              • #37077 Répondre
                jeanmonnaie
                Invité

                Lordon a donc déclaré qu’il est régulièrement invité dans les médias, mais qu’il choisit de ne pas y participer en raison de désaccords avec le format, la durée ou la présence de contradicteurs. Asselineau, quant à lui, n’est pas censuré en raison de ses idées politiques de droite, mais plutôt parce que son sujet de prédilection déplaît aux médias. Les élucubrations de Lasganerie et les punchlines de Poutou ne sont pas factuellement un danger pour les médias. Effectivement, la France Insoumise est parfois mise à l’écart dans les médias, mais ce n’est pas à cause de ses idées marxistes , mais plutôt à ses positions controversées sur des questions comme le conflit israélo-palestinien car il y a des logiques de communautés plus forte que les logiques de classe sociale….

                • #37081 Répondre
                  Cyril
                  Invité

                  Je ne pense pas que Lordon soit invité dans les médias mainstream non. Je pense même qu’ils ne le connaissent pas, en général. Je ne pense pas que Laurence Ferrari ou Pascal Praud soient capables d’aligner son nom et son prénom. Que l’importance de Lordon (au moins pour nous) soit ignorée indique bien que la tendance n’est pas à ses idées.
                  Lagasnerie, lui, est invité pour se foutre de sa gueule.
                  Quelle hégémonie de la gauche radicale, dis donc !

                  • #37087 Répondre
                    jeanmonnaie
                    Invité

                    Le problème est que je n’ai pas forcément une vidéo pour chaque affirmation de Lordon. Lordon a expliqué ne pas répondre aux invitations. Si tu ne veux pas le croire, que puis-je y faire ? Lasganerie est un clown, que puis-je y faire ?
                    La le sujet de ton dernier post n’est pas l’hégémonie mais la censure.

                    • #37091 Répondre
                      Tristan
                      Invité

                      Mais quand même, mais quand même, mais quand même, Lordon (et je dis ça d’autant plus tranquillement que je suis, de manière générale et dans le seul cas, toujours pénible, où on cherche à distribuer des étiquettes, pas lordonnien), Lordon, donc, c’est pas des « affirmations » : c’est un travail hyper ample, documenté, précis, d’analyse et de déconstruction. (à l’exception, parmi ceux que j’ai lus, de « Vivre sans » qui est évidemment de mauvaise foi)
                      Donc, je veux bien qu’on soit pas d’accord, qu’on conteste la place qu’il accorde aux affects dans les comportements politiques, qu’on ne se retrouve pas dans ses fondations marxo spinozistes, mais on peut pas imaginer faire une vidéo avec les 10 conneries qu’il aurait dites – ou alors, moi, les copains-copines, j’arrête tout.
                      Ou alors, si on est trop feignant pour le lire, on peut proposer quelques remarques critiques sur la façon dont s’est constituée autour de lui un groupe qui, parce que sa pensée est remarquablement puissante, contient des courtisans et des courtisanes … Mais disant cela, on ne dirait rien de sa contribution à la pensée politique actuelle.

                      • #37101 Répondre
                        jeanmonnaie
                        Invité

                        Ma position sur Lordon est assez claire. C’est de loin le plus intelligent de la gauche radicale, mais il faut dire qu’il n’y a pas vraiment de concurrence à la gauche de la gauche en ce moment. Il peut être intéressant dans la mesure où il essaye sincèrement de proposer une alternative de gauche possible, alors que la plupart de la gauche radicale se borne à des idées générales et fuit tout ce qui s’apparente à des solutions concrètes comme la peste. Ce qui s’explique assez facilement ( chute de l’URSS, positions ultra minoritaire voir sectaire dans l’échiquier politique etc..)

                        Ses positions sur l’UE sont assez proches de Sapir en réalité, juste mais en aucun cas de gauche. Ses positions sur l’école, où il admet lui-même qu’il mettrait ses enfants dans le privé, montrent une personne pragmatique. En revanche, la position de Piketty sur Twitter la semaine dernière, où il souhaite démanteler l’école privée alors que lui et ses trois filles en ont profité, me laisse perplexe et devrait laisser tout le monde perplexe.

                        Il reste ses propositions communistes, où il reprend principalement Friot. Le problème, c’est que son intransigeance le pousse à refuser les ZAD, les squats, et qu’au nom d’un projet communiste réel, il refuse tout projet du réel. Même si la ZAD avait beaucoup de défauts, à commencer par reproduire les classes sociales à l’intérieur de son périmètre, elle a quand même permis, et ce n’est pas rien, l’abandon du projet de l’aéroport de Nantes. Lordon est pour moi convaincant quand il reste à l’économie. Sa position sur la crise en Grèce est assez juste. Sa position sur l’UE est juste même si il lui à fallu 10 ans pour admettre le frexit. Son spinozisme me fait bailler et son projet communiste mériterai énormément d’éclaircissement.

                    • #37094 Répondre
                      Cyril
                      Invité

                      « J’affirme quelque chose, je ne peux pas le prouver mais si tu ne veux pas me CROIRE, je ne peux rien faire pour ton salut ! »
                      Quel moment mystique ! J’étais à deux doigts de me convertir au jeanmonnisme…
                      Il y a peut-être une différence entre ce qu’est vraiment Lagasnerie, un essayiste puissant, et ce que les médias bourgeois font de lui, et ce qu’il les laisse faire de lui.

                      • #37098 Répondre
                        Jeanmonnaie
                        Invité

                        C’est la preuve que tu as mal compris ou lu lordon.

                        « C’est précisément parce que je sais comment fonctionnent les médias, le vôtre en particulier, que je n’ai pas la moindre hésitation à décliner votre aimable proposition de parler de Bourdieu et Spinoza. »Quel que soit le sujet, Frédéric Lordon, l’économiste-philosophe, ne répond plus à la presse. »

                        Dossier suivant 🙂

                      • #37102 Répondre
                        Cyril
                        Invité

                        Mdr je ne résiste pas à l’argument d’autorité là. J’ai peut-être mal compris Lordon mais je peux me targuer de l’avoir lu, beaucoup lu, contrairement à toi qui n’a peut-être pas lu un chapitre de Lordon dans ta vie. T’es ce aiment le dernier à pouvoir me faire des leçons là-dessus.

                      • #37104 Répondre
                        jeanmonnaie
                        Invité

                        Le fameux argument d’autorité est selon toi une citation de Lordon où il affirme ne pas vouloir apparaître dans les médias ? Quant à moi, j’ai déjà mon quota de discussions surréalistes avec monsieur Patate. La place pour la mauvaise foi est donc déjà occupée, inutile donc de tenter de me faire tourner en bourrique en l’imitant.

          • #37052 Répondre
            Cyril
            Invité

            Tu ironises sur ma distinction cosmétique/important. OK. Tu considères donc que la gueule des pièces jaunes c’est autant voir plus important que la répartition des richesses, tu confirmes ? Merci, tu viens de prouver une nouvelle fois que tu étais un guignol.

            • #37065 Répondre
              Jeanmonnaie
              Invité

              Est-ce que tu comprends le sens de hégémonie culturel ? Visiblement non

              • #37080 Répondre
                Cyril
                Invité

                Que l’idée de l’égalité des sexes se soit imposée dans les esprits ne signifie pas que la gauche est hégémonique. Comme il a été dit, le système capitaliste s’accommode et réclame même certaines avancées sociales. Parce que dans un monde automatisé, l’économie profite autant de la matière grise des hommes que des femmes. Mais on voit bien que la logique derrière est marchande. Et l’hégémonie culturelle est marchande, libérale, bourgeoise et donc de droite. Allume une chaîne d’infos au hasard, fais la liste des principes économiques défendus : libéraux, capitalistes toujours. Jamais communistes, collectivistes, fédéralistes…
                J’attends toujours que tu me donnes tes coordonnées spatiales.

                • #37088 Répondre
                  jeanmonnaie
                  Invité

                  Le capitalisme s’accommode très bien de l’hégémonie culturelle de la gauche. J’ai expliqué mille fois que la gauche et le capital ont des objectifs communs : abolition des frontières, droits individuels, antiracisme, etc. Le premier veut un marché commun, le deuxième un monde sans classe. Ce qui diffère, c’est la destination : la gauche radicale est persuadée de pouvoir dérailler le train pour son paradis communiste. En attendant, elle est la voiture balai du capital, un mime Marceau pathétique.

                  Le fait est que la fenêtre d’Overton est à gauche. Personne ne peut prétendre le contraire. C’est même risible, car la police refuse d’arrêter les voitures en délit de fuite tellement l’autorité est de plus en plus faible. Les professeurs sont devenus des serpillières, et pourtant vous essayez de vous persuader que la société est autoritaire et que le capitalisme est aussi brutal qu’au XIXe siècle, alors qu’il n’a jamais été aussi douce.

                  Je rêverais d’une hégémonie culturelle de droite, vous verriez vite la différence, et croyez-moi, il y aurait moins de cinéphiles dans la gauche radicale. les prélèvements obligatoires représentent 45,4 % en France. Difficile de qualifier de pays de libéral. Au dernier nouvelles les capitalistes veulent une Europe fédérale. Encore une vois vous êtes raccord.

                  • #37090 Répondre
                    jeanmonnaie
                    Invité

                    Précision importante car notre incompréhension se situe la : il ne faut pas confondre culture et économie. Une culture peut très bien aller dans le sens de deux visions économiques différentes. C’est bien le cas ici.
                    C’est d’ailleurs le sous texte de Michéa.

      • #37056 Répondre
        Carpentier
        Invité

        🤣 putain, rangez un peu les affaires, les Gars, la coloc va pas tenir: ça, ça s’range dans ’ le féminisme devient ringard ’ , merci.

        • #37069 Répondre
          Carpentier
          Invité

          Je parle de la p’tite monnaie avec des profils de meufs, si avec ça, les gonzesses la ferment pas on voit vraiment pas c’qui faut faire de plus

    • #37045 Répondre
      Jeanmonnaie
      Invité

      Zemmour qui refuse de remettre en cause le mariage homosexuel dans son programme est la preuve absolu que la fenêtre d’overton est à gauche.
      Peu importe si le grand soir n’arrive jamais.
      La bataille culturelle est gagné.

      • #37116 Répondre
        Olivier
        Invité

        Tu es sur ce site et tu es celui qui a du y écrire le plus de lignes ces dernières semaines.
        La bataille culturelle est … confuse.

    • #37084 Répondre
      Bonnaventure
      Invité
      • #37092 Répondre
        Tristan
        Invité

        Taylor Swift ou la naissance d’un mythe économique
        Depuis plusieurs mois, une légende s’est profondément ancrée dans les esprits : la chanteuse Taylor Swift serait à elle seule capable de sauver l’économie. Factuellement fausse, cette idée a cependant une fonction clé dans le capitalisme contemporain : en assurer la survie.

        Romaric Godin
        * *
        L’économie se construit aussi (et peut-être surtout) sur des fables. Mais parfois, ces histoires ont des effets concrets sur la réalité. Un exemple récent vient le confirmer. Depuis quelques mois, la tension monte entre Singapour et ses voisins à propos des dates de la tournée de Taylor Swift, appelée « Eras ».

        La chanteuse états-unienne de 33 ans a choisi de se produire uniquement dans la cité-État du détroit de Malacca pour six dates en mars, boudant les autres pays de l’Asie du Sud-Est, où vivent 700 millions d’habitants. Cette décision les irrite depuis près d’un an.

        Fin février, le premier ministre thaïlandais, Srettha Thavisin, a accusé Singapour d’avoir passé un accord d’exclusivité avec la star pour trois millions de dollars. Mardi 5 mars, son homologue singapourien, Lee Hsien Loong, a fini par reconnaître l’existence d’un tel accord, refusant néanmoins d’en confirmer le montant.

        Les condamnations sont venues de toute la région. À Hong Kong, les autorités ont blâmé « l’ingérence gouvernementale » dans les organisations d’événements. À Manille, un député, Joey Salceda, a exigé que le ministère des affaires étrangères philippin envoie « une note verbale à son homologue de Singapour ». « Des actions comme celles-ci sont dommageables pour nos relations », a-t-il ajouté avant de demander une modification de l’accord sur le commerce de services de l’Asean, l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est.

        Illustration 1Agrandir l’image : Illustration 1
        Une fan tient une carte présentant Taylor Swift comme une icône religieuse avant le début d’un concert de la tournée « Eras » à Buenos Aires (Argentine) le 9 novembre 2023. © Photo Natacha Pisarenko / AP via Sipa
        Ces tensions restent limitées et anecdotiques. Mais dans le contexte de tensions militaires en mer de Chine méridionale, il est notable de voir l’unité de l’Asean, pièce maîtresse du dispositif occidental dans la région, mise à mal par une rivalité pour l’accueil d’une chanteuse pop.

        En réalité, tout cela ne tombe pas du ciel. Depuis plusieurs mois, un mythe s’est construit : celui des « Taylornomics », autrement dit l’existence d’un effet macroéconomique notable causé par la tournée de Taylor Swift. C’est ce mythe qui a sans doute poussé le gouvernement singapourien à « acheter » l’exclusivité des concerts de la chanteuse. Mais comment s’est-il construit ? Et pourquoi n’est-ce qu’un mythe ?

        Les « Taylornomics » à la une
        Le 23 juillet 2023, le Wall Street Journal, quotidien financier conservateur de référence aux États-Unis, publie un article titré « C’est l’économie de Taylor Swift et nous vivons tous dedans ». Pendant plusieurs mois, la plupart des journaux anglo-saxons sérieux vont reprendre cette idée que la chanteuse est désormais une force économique gigantesque.

        Certains s’efforcent même de quantifier son impact. Le 26 octobre 2023, l’agence Bloomberg donne une estimation « conservatrice » : la chanteuse aurait apporté, avec sa tournée nord-américaine, six milliards de dollars « à l’économie ». Treize jours plus tôt, le Washington Post, dans un article titré « L’économie (Version Taylor) » et illustré par un dollar à l’effigie de la vedette, avançait un chiffre de 5,7 milliards de dollars.

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        Tous ces articles sont largement influencés par le succès de la tournée « Eras », qui attire des milliers de personnes à chaque date. Certains « Swifties », du nom que l’on donne aux fans de la chanteuse, se rendent même dans les lieux de concert sans billets, juste pour se sentir proches de leur star.

        Les restaurants sont alors pleins et les hôtels affichent complet. Dans de nombreux cas, ces hôtels peuvent, pour les dates proches du concert, presque tripler leurs prix. Un site de voyage états-unien a constaté cette hausse lors du concert de Taylor Swift à Cincinnati, dans l’Ohio. À Pittsburgh, la hausse aurait été de 120 %. Même dans une ville plus grande et touristique comme Philadelphie, les prix des chambres d’hôtel auraient grimpé de 80 %. En moyenne, la hausse serait de 50,3 %.

        Les Taylornomics, c’est simple : quand Taylor Swift arrive en ville, les Swifties se lancent dans une frénésie de dépenses.

        « Washington Post », le 13 octobre 2023
        À cela s’ajoutent les dépenses des fans en produits dérivés, restaurants et tickets. En moyenne, selon la société de logiciels de sondage QuestionPro, citée par le Washington Post, la dépense de chaque fan pour un concert serait de 1 300 dollars.

        Les articles ne cessent alors d’aligner des chiffres sur le prétendu impact de la tournée sur les économies locales, avec l’aide, souvent, de données des autorités locales. Le Département touristique de Cincinnati a estimé l’effet sur l’économie de la ville à 48 millions d’euros. Le même chiffre est avancé à Kansas City, tandis qu’à Denver, on évoque 140 millions de dollars et à Los Angeles pas moins de 320 millions de dollars…

        Et puis, il y a cette validation ultime. Une simple phrase publiée dans le Beige Book de la Réserve fédérale de Philadelphie du mois de juin 2023 : « Un contact met en lumière que le mois de mai a été le plus fort pour les revenus hôteliers de Philadelphie depuis la pandémie, en grande partie en raison du flot de clients venus aux concerts de Taylor Swift dans la ville. »

        L’émergence de la chanteuse dans un document conjoncturel de l’une des succursales de la Banque centrale des États-Unis semble valider l’hypothèse de son importance économique. Cette petite phrase est depuis reprise dans tous les articles comme « preuve » de l’existence des Taylornomics.

        Illustration 2Agrandir l’image : Illustration 2
        Taylor Swift en concert à Buenos Aires (Argentine) le 9 novembre 2023. © Photo Latin America News Agency / Imago / Abaca
        Comme le résume le Wall Street Journal, « les Taylornomics, c’est simple : quand Taylor Swift arrive en ville, les Swifties se lancent dans une frénésie de dépenses ». C’est effectivement simple, voire simpliste, on le verra, mais la sauce prend.

        La validation de ces grands journaux fait passer l’idée que la chanteuse est une sorte de nouveau roi Midas : tout ce qu’elle touche se change en or. Si Taylor Swift est capable de soutenir à elle seule l’économie, alors il est logique que des pays se lancent dans une concurrence acharnée pour sa présence. D’ailleurs, dans son article sur la polémique singapourienne du 5 mars 2024, le Financial Times tient ce pouvoir macroéconomique pour un fait acquis.

        Le « Beyoncé Blip »
        Un autre mythe vient renforcer celui des Taylornomics. C’est le « Beyoncé Blip », l’effet d’une autre artiste, Beyoncé, sur l’inflation suédoise. Les 10 et 11 mai 2023, Beyoncé donne à Stockholm deux concerts dans le cadre de sa tournée « Renaissance », dans une salle de 50 000 personnes.

        Un mois plus tard, lors de la publication des chiffres de l’inflation suédoise, qui ralentit un peu moins que prévu, un économiste de la Danske Bank, Michael Grahn, justifie l’imprécision de ces prévisions par un effet inflationniste de ses concerts.

        « Beyoncé est responsable de la surprise à la hausse de ce mois, c’est assez étonnant pour un seul événement et nous ne l’avions pas vu auparavant », explique l’économiste au Financial Times, en estimant même l’effet de la chanteuse sur les prix suédois à 0,2 point d’inflation.

        Si Beyoncé est capable d’influer sur un chiffre macroéconomique, il ne peut qu’en être de même de Taylor Swift.

        L’idée est la même : les fans de Beyoncé sont venus en masse à Stockholm, une ville d’un million d’habitants qui, en 2022, avait enregistré 14,4 millions de nuitées touristiques, près d’un million de moins qu’en 2019. Les fans ont dépensé beaucoup pour se loger et se nourrir, exerçant une pression à la hausse sur les prix et déjouant les attentes des économistes.

        Cette analyse fait alors le tour du monde. Elle ancre l’idée que les stars de la pop contemporaine ont désormais des effets concrets sur les chiffres macroéconomiques. Logiquement, elle renforce l’idée que les Taylornomics existent. Car si Beyoncé est capable d’influer sur un chiffre macroéconomique, il ne peut qu’en être de même de Taylor Swift.

        L’analyse de la Danske Bank est isolée et, pour tout dire, douteuse. Si l’effet avait été si notable, si l’inflation avait notamment été causée par l’arrivée de fans états-uniens de Beyoncé, la demande de couronnes suédoises aurait été plus forte, provoquant sa hausse face au dollar. Or, entre le 8 et le 12 mai 2023, la couronne a baissé de 3,1 %. Difficile de croire qu’un phénomène provoquant une hausse de 0,2 point d’inflation ne s’accompagne pas d’une hausse de la couronne.

        De plus, la sous-capacité hôtelière de Stockholm n’est pas prouvée, au regard de la dégradation générale de la fréquentation touristique depuis 2019. Tout cela ressemble plus à une idée de communication d’un économiste permettant de justifier une énième erreur de prévision tout en bénéficiant d’un effet de notoriété sans précédent.

        Illustration 3Agrandir l’image : Illustration 3
        Des fans de Taylor Swift font la queue pour acheter des produits dérivés avant un concert à Melbourne le 16 février 2024. © Photo William West / AFP
        Les économistes ne sont pas les seuls à blâmer. La presse s’est emballée. Les articles sur le « Beyoncé Blip » (avec citation de l’étude de la Danske Bank) ont été aussi nombreux que les fans dans les concerts. Et pour rendre le sujet plus croustillant, on n’a guère lésiné sur les raccourcis.

        La thèse de Michael Grahn était que Beyoncé était responsable d’une petite poussée rapide et unique d’inflation (ce que l’on peut traduire par « blip »). L’inflation suédoise avait ralenti de 10,3 % à 9,9 % en mai. Le 0,2 point de Beyoncé, quand bien même il existerait, serait donc anecdotique.

        Mais voilà que Beyoncé est désormais responsable d’une « inflation obstinément forte » (Financial Times), d’une « augmentation de l’inflation » (CBS News) ou d’une « hausse surprise de l’inflation » (Sky News). Le sujet plaît et il est volontairement gonflé pour laisser naître l’idée que Beyoncé serait la principale force de l’inflation en Suède.

        C’est une méthode que l’on retrouve avec Taylor Swift, puisque le fameux Beige Book de la Fed de Philadelphie rappelle que la situation globale du secteur touristique est dégradée. Les mythes économiques se nourrissent aussi de ces manœuvres.

        Un impact macroéconomique incertain
        La lecture des articles sur l’impact macroéconomique de Taylor Swift laisse immanquablement une impression d’imprécision. Ni le Washington Post ni Bloomberg ne présentent de vraies méthodologies à l’appui de leurs estimations.

        Or, le premier problème, c’est que les chiffres qui entourent Taylor Swift sont très incertains. Dans un long texte publié le 2 novembre 2023, le blog « Alphaville » du Financial Times tente d’y voir clair, mais il ne peut que constater des écarts allant du simple au double pour le prix des tickets, avec quatre différentes estimations.

        Pour la fréquentation des concerts, trois chiffres incompatibles sont présentés. Les chiffres doivent donc être pris avec précaution, même si, comme le prétend Bloomberg, ils ne sont issus que de données publiées. Autrement dit : il est techniquement quasi impossible de déterminer le montant exact du panier de dépenses des Swifties. Mais il y a plus.

        Ce qui compte pour mesurer un impact économique, ce n’est pas les dépenses en elles-mêmes, mais de savoir si elles s’ajoutent à d’autres ou les remplacent.

        Le principal problème est celui des estimations d’impact de ces événements. On le retrouve à chaque grand événement sportif, du type Coupe du monde de football ou Jeux olympiques, pour lequel on se contente la plupart du temps d’additionner les dépenses estimées des visiteurs. Mais cette méthode est incorrecte.

        Le véritable impact économique est une création de valeur ex nihilo, c’est-à-dire dans le cas des dépenses de consommation, de dépenses nouvelles issues d’un recours à de l’épargne ou de revenus supplémentaires qui seraient dépensés. Autrement dit, ce qui compte pour mesurer un impact économique, ce n’est pas les dépenses en elles-mêmes, mais de savoir si elles s’ajoutent à d’autres ou les remplacent.

        L’émergence d’une nouvelle mode ou d’une passion soudaine du public ne garantit pas l’existence de dépenses nouvelles : il peut s’agir d’un transfert. Pour payer son concert de Taylor Swift et les dépenses qui l’accompagnent, le Swifty peut ainsi choisir de réduire d’autres dépenses en parallèle. C’est l’effet de substitution.

        Dans ce cas, l’impact économique est nul : ce qu’il a dépensé ici, il ne l’a pas dépensé là. Or, aucun élément ne permet d’indiquer que les dépenses liées aux concerts de Taylor Swift sont bien des dépenses nouvelles apportant de la croissance. On serait même tenté de penser que, les revenus réels ayant crû modérément aux États-Unis, cet effet de substitution a été très présent.

        Illustration 4Agrandir l’image : Illustration 4
        Lors de la première mondiale du film-concert « Taylor Swift: The Eras Tour » dans un cinéma de Century City, en Californie, le 12 octobre 2023. © Photo Frederic J. Brown / AFP
        Il y a aussi un effet d’éviction au niveau local. Ces événements géants peuvent réduire l’attraction du territoire. Certains touristes qui ne sont pas des Swifties peuvent décider d’aller dépenser leur argent ailleurs les jours de concerts et certains locaux peuvent même éviter leur ville. L’effet net de l’événement est donc délicat à évaluer et aucune de ces estimations ne tente de l’établir.

        Une toute petite part de PIB
        Par ailleurs, les articles sur Taylor Swift sont remplis de chiffres flatteurs laissant croire à un impact massif sur l’économie à coups de millions ou de milliards de dollars. Mais aucun de ceux que l’on a cités ici ne rapporte ces chiffres à leur contexte. Or ils sont, en réalité, dérisoires.

        Par exemple, pour la région de Cincinnati, l’effet de 48 millions de dollars doit être rapporté au PIB de cette agglomération qui est de 170 milliards de dollars environ. En excluant tout effet de substitution, l’effet économique de Taylor Swift serait alors sur la ville de l’Ohio de 0,03 %.

        Sur l’ensemble des États-Unis, les 6 milliards de dollars avancés par Bloomberg comme ayant été « apportés à l’économie états-unienne » par Taylor Swift ne représentent que 0,37 % de la croissance du PIB nominal de 2023 (en dollars courants), soit 0,02 point de PIB. Rappelons que le PIB nominal non désaisonnalisé des États-Unis a progressé en 2023 de 6,2 % (et de 2,5 % en termes réels). Et là encore, on prend le calcul le plus haut qui n’inclut aucun effet de substitution ou d’éviction.

        Si Taylor Swift était une économie, elle serait plus grande que celle de 50 pays.

        Dan Fleetwood, président de QuestionPro
        Impossible donc de parler sérieusement d’impact notable de la chanteuse sur la première économie du monde. Ces chiffres tranchent avec la légende qui s’est progressivement créée, selon laquelle Taylor Swift aurait sauvé les États-Unis de la récession. Comme on l’a déjà noté, la réalité économique est que ce sont les dépenses publiques et le système privé de santé qui ont réellement permis la croissance états-unienne en 2023.

        Là encore, la question centrale est celle du traitement de l’information. En comparant des chiffres bruts de recettes avec le PIB de pays pauvres, comme le font le Washington Post ou le président de QuestionPro, Dan Fleetwood (« Si Taylor Swift était une économie, elle serait plus grande que celle de 50 pays »), mais pas au PIB du pays où se déroule l’événement, on donne une impression faussée qui contribue à créer un mythe.

        Certes, on peut toujours dire que Taylor Swift a apporté, par exemple, un jour de PIB supplémentaire à Cincinnati. Mais là encore, il faut être clair : Taylor Swift doit être envisagée comme un groupe de divertissement de masse, une entreprise qui a du succès sur le marché concurrentiel du divertissement. En cela, il est logique qu’elle ait un impact économique. La réalité est que cet impact est celui d’une grosse PME états-unienne. Rien de plus.

        Une version pop de la théorie du ruissellement
        Vient enfin un dernier problème. Où va l’argent créé par Taylor Swift ? Cette question en amène deux autres. Sur le plan global, c’est celle de l’intérêt de ces gains pour l’ensemble de l’économie et, au plan local, c’est la question de savoir si l’argent reste sur place.

        Sur le premier point, on retrouve la fameuse et fallacieuse « théorie du ruissellement » qui voudrait que les gains captés par les plus fortunés « redescendent » vers le reste de la société. Cette vision a été un échec absolu et partout.

        La première bénéficiaire des concerts de Taylor Swift est… Taylor Swift, dont Bloomberg estime qu’elle est milliardaire et que le Washington Post place à la tête d’une fortune de 4,1 milliards de dollars. L’usage qu’elle fera de cette fortune va déterminer son impact macroéconomique à court terme, mais aussi à long terme. Comme tous les milliardaires, elle va sans doute confier ces sommes au secteur financier, ce qui conduira à favoriser l’instabilité économique, la faible croissance et les inégalités.

        Mais la question se pose aussi plus bas dans l’échelle économique. Selon le Washington Post, « les six jours de Swift à Los Angeles ont produit, selon les estimations, assez de revenus pour créer 3 300 nouveaux emplois ». Cette phrase est insensée. Rien ne dit que les revenus générés viendront créer des emplois : tout dépend de leur usage, dont on ne sait rien.

        L’argent gagné par la hausse des prix des chambres d’hôtel, par exemple, n’est pas renouvelable. C’est un effet d’aubaine ponctuel, dont rien n’assure qu’il débouche sur des hausses de salaires ou d’emplois, ni même sur des investissements. Mais il est vrai que, dès le début de son article, le « Wapo » défend sa thèse en se revendiquant de la théorie du ruissellement.

        Le deuxième point est de savoir si l’argent reste dans les zones de concert ou non. Là encore, rien n’est sûr. Mais les Thaïlandais déçus de l’absence de la chanteuse dans leur pays doivent y songer. Une grande partie des bénéfices engrangés grâce à la présence de Taylor Swift auraient peut-être fini dans les banques du principal centre financier de la région… Singapour. Au reste, si la première bénéficiaire de cette manne est Taylor Swift elle-même, l’essentiel des bénéfices de ses concerts finiront aux États-Unis.

        La fonction d’une légende
        L’effet économique de Taylor Swift est donc un mythe et une illusion complète. Mais il est désormais solidement ancré dans les esprits, grâce à un mouvement médiatique puissant. Et en cela, il a un impact indirect mais concret : un impact d’image. Accueillir Taylor Swift, c’est se présenter comme à la pointe de l’économie, au cœur des nouvelles façons de créer de la croissance. C’est un enjeu d’image et c’est ce que le gouvernement de Singapour a bien compris, un peu avant ses voisins, apparemment.

        Il faut donc saisir la fonction de ce mythe dans le capitalisme contemporain. Que la légende Taylor Swift naisse aux États-Unis, nation qui reste le centre du capitalisme moderne, pour se transformer en tensions interétatiques en Asie du Sud-Est, zone de développement centrale de ce même capitalisme, n’est pas un hasard. C’est le signe que cette affaire n’est pas aussi superficielle qu’elle y paraît. Ce mythe en dit beaucoup sur l’état du système économique actuel.

        Pour saisir ce sens, il faut revenir à deux points de départ : les conditions de l’émergence de la légende et sa nature. Le contexte est une crise de confiance du capitalisme occidental qui a débuté en 2008 avec la crise financière, et qui a été renforcée par le double choc de la pandémie et de la guerre en Ukraine. Taylor Swift apparaît alors comme la planche de salut de ce capitalisme. La jeune star serait capable à elle seule de sauver la première économie du monde par son talent et, surtout, par sa capacité à le « marchandiser ». La conclusion est évidente : l’économie occidentale est encore solide tant qu’elle peut produire des Taylor Swift et des Beyoncé.

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        Le deuxième point de départ est le caractère individuel du triomphe de Taylor Swift. En réalité, il y a longtemps que le divertissement est un secteur économique important des économies contemporaines, même s’il est régulièrement surestimé. Aux États-Unis, la consommation de « services récréatifs » représentait au quatrième trimestre 2023, en données annualisées, 737,4 milliards de dollars, soit 6 % des dépenses de consommation globales des ménages.

        Mais le mythe de Taylor Swift ou celui de Beyoncé disent autre chose : ils affirment la capacité d’une personne à porter seule ce rôle économique du divertissement. Taylor Swift sauve seule l’économie états-unienne et Beyoncé produit seule une hausse de l’inflation suédoise.

        Ainsi, cette légende recycle avantageusement deux autres mythes du capitalisme : son indestructibilité et la méritocratie individuelle qui l’accompagnerait. C’est une forme de cercle vertueux : pour sauver l’économie, il faut consommer du Taylor Swift et en consommant du Taylor Swift, on accepte l’ordre de la marchandise qui a permis le succès de Taylor Swift.

        En devenant un élément de croissance économique, Taylor Swift elle-même est alors objectivée en marchandise miraculeuse. Et c’est bien en cela qu’elle peut devenir l’objet d’une bataille irrationnelle entre Singapour et ses voisins, au-delà même des effets concrets potentiels sur les économies de ces pays.

        La légende qui entoure cette chanteuse et qui est entretenue par les médias et les gouvernements n’est pas anecdotique, elle a une fonction disciplinaire. Elle se présente comme la preuve de la puissance du divertissement marchandisé concentré en une personne que l’on doit vénérer, sauf à vouloir nuire à l’économie.

        Comme le métavers, les NFT, les cryptomonnaies ou maintenant l’intelligence artificielle, Taylor Swift est un de ces mythes que produit le capitalisme moderne pour faire croire à sa capacité de dépasser ses propres contradictions. Ces mythes n’ont qu’une fonction : assurer la passivité de ceux qui, concrètement, souffrent de sa crise profonde.

    • #37100 Répondre
      Bonnaventure
      Invité

      merci beaucoup

    • #37120 Répondre
      Cyril
      Invité


      On peut enfin la visionner

    • #37180 Répondre
      Sarah G
      Invité
      • #37181 Répondre
        Sarah G
        Invité

    • #37186 Répondre
      Jeanmonnaie
      Invité

      7,2 % des femmes de 18 à 45 ans vivant en Seine-Saint-Denis ont été excisées, soit 22000 femmes.
      Petit rappel aujourd’hui pour la journée de la femme.
      La gauche muette sur le sujet. Forcément.

      • #37189 Répondre
        Sarah G
        Invité

        Qu’est-ce que tu en sais JM, que la gauche est muette sur ce sujet?
        La gauche est auprès de toute les femmes, de ce qu’elles vivent.
        De toutes les luttes, de toutes les luttes féministes.
        Pour l’égalité F/H, pour l’émancipation

        • #37195 Répondre
          jeanmonnaie
          Invité

          On peut s’amuser à effectuer des recherches sur Google ou X pour constater le désert à ce niveau-là. Chiche ? De Rousseau, qui doit en parler le plus (jamais pour la France), à Mélenchon (à ma connaissance, jamais ou presque), sans parler des intellectuels, c’est un non-sujet. Il ne faudrait pas froisser votre électorat musulman. Alice Coffin s’est sentie agressée quand un homme blanc lui a offert des fleurs, car pour pratiquer l’ethomasochisme, la gauche est toujours prête. Par contre, pour dénoncer les mutilations génitales de milliers de femmes en France, qui sont le symbole absolu de l’oppression et du patriarcat, là, il n’y a plus personne. En revanche, pour se plaindre que le rasoir rose coûte 30 centimes de plus, là, on joue les rebelles.
          7 % je ne sais pas si ce chiffre est vraiment tellement il me semble incroyable mais visiblement tout n’est pas qu’une question de classe sociale….

          • #37214 Répondre
            gebege
            Invité

            « La prévalence de l’excision en Seine-Saint-Denis est autour de 7,2%, la plus élevée parmi les trois département pilotes. Dans les trois départements, le risque d’excision est quasi-nul pour les femmes nées en France après 1995. »
            Ton honnêteté intellectuelle (ou s’amuser à effectuer une recherche sur Google) aurait pu te mener jusqu’à l’intégralité des données qui concernent ce cas d’espèce : fin du faux débat.

            • #37223 Répondre
              jeanmonnaie
              Invité

              J’ai simplement évoqué les 7 % de femmes excisées en Seine-Saint-Denis et les 60,000 femmes sur le territoire, symboles véritables du patriarcat, sujets tabous pour la gauche radicale. Sans surprise, je lis ton message que je vais résumer ainsi : « Les 60,000 femmes n’ont pas été mutilées en France, refermons vite le dossier pour parler de l’homme blanc qui vend le rasoir rose 30 centimes plus cher. » La première chose à clarifier est que tout ce que je dis est exact. Il n’y a aucune malhonnêteté de ma part. Deuxièmement, dès l’instant où elles sont sur le territoire français, cela ne sera jamais un faux débat. Troisièmement, on estime en France en 2016 le nombre de femmes excisées à 53,000. Trois adolescentes sur dix avec des parents originaires de pays pratiquant l’excision sont menacées d’être excisées, le plus fréquemment à l’occasion d’un séjour à l’étranger : 1 sur 10 sera finalement excisée. » Quatrièmement, tu es un hypocrite et un lâche.

      • #37191 Répondre
        Ludovic Bourgeois
        Invité

        Ho putain merci.
        Tu me sauves la life

      • #37194 Répondre
        Monami
        Invité

        Tout comme il est anticapitaliste devant une boutique Starbucks affichant un drapeau black lives matter, Jean devient féministe une fois qu’il franchit le périphérique nord de Paris.

        • #37198 Répondre
          jeanmonnaie
          Invité

          Il est aussi vrai de dire que Jean devient féministe une fois qu’il franchit le périphérique nord de Paris, que de dire de dire que Monami redevient féministe une fois qu’il quitte le périphérique nord de Paris !

          • #37204 Répondre
            Monami
            Invité

            Je ne quitte jamais le périphérique nord, on risque de me piquer ma place sous le pont durement acquise.
            Cela dit à nous on ferait un seul militant féministe tout à fait complet et performant

      • #37386 Répondre
        Carpentier
        Invité

        …. Les livres ça change pas le monde mais ça freine sur la pente vers la barbarie / … C.Bruel, lundi(matin)-soir décembre 2022.
        – Petit conseil/reco album jeunesse, une fiction qui aborde courageusement le sujet que tu oses ‘ ouvrir ‘ comme tu aborderais les modes de consommation des carambars aujourd’hui.
        https://www.ventsdailleurs.com/index.php/les-livres/jeunesse/item/maimouna-qui-avala-ses-cris-plus-vite-que-sa-salive
        [où on voit bien que chacun.e est disposé.e à recommander, comme dans ces mauvaises pubs où le réparateur du lave vaisselle vend un produit en plus de son déplacement.]

    • #37200 Répondre
      Tocard
      Invité

      JeanMonnaie: « Enfin, l’enquête conclut que dans les trois départements, le risque d’excision varie très fortement selon le rang générationnel de migration et selon l’année de naissance. Ainsi, le risque d’excision est beaucoup plus élevé́ parmi les femmes nées dans un pays à risque que parmi les femmes nées en France. En outre, les femmes nées avant 1995 ont des risques plus élevés d’être excisées que les générations les plus jeunes. »
      https://www.egalite-femmes-hommes.gouv.fr/publication-des-resultats-de-lexperimentation-dun-protocole-de-recueil-de-donnees-relatives-aux

      • #37201 Répondre
        Tocard
        Invité

        Dans les trois départements, le risque d’excision est quasi-nul pour les femmes nées en France après 1995.

        Cliquer pour accéder à INFO_MSF-PREVAL-SSD.pdf

        .
        Du coup tu vas faire quoi? Tu vas me rappeler que comme je baise pas mon avis ne compte pas.

        • #37224 Répondre
          jeanmonnaie
          Invité

          Moi j’ai lu « Dix ans après l’estimation réalisée en 2007, basée sur des données de la première moitié des années 2000, il apparaît que la population féminine adulte excisée vivant en France a doublé en l’espace de 10 ans, passant d’environ 60 000 à environ 120 000, alors que la PRATIQUE a quasiment disparu sur le territoire français depuis une quinzaine d’années. »
          Sauf que c’est fait au bled.
          Tu as le tableau B1 sur les risques par génération. Il est en diminution mais pas quasi nul.

          Cliquer pour accéder à 2019_21_1.pdf

          Selon planetscope 1/10 sera finalement excisée dont les parents originaires de pays pratiquant l’excision.

          • #37244 Répondre
            Tocard
            Invité

            JeanMonnaie: » Cette augmentation s’explique en réalité par l’arrivée en France de nouvelles femmes migrantes en provenance des « pays à risque » et par le passage à l’âge adulte des jeunes filles mineures qui n’étaient pas comptabilisées lors de la précédente estimation. »
            .
            C’est quoi ta position vis à vis de cette femme? C’est qu’il faut les renvoyer chez elle après avoir refusé de les soigner à nos frais. C’est quoi la position de la gauche? C’est qu’on s’en fout de savoir si elles ont des papiers car on peut leur en faire si elles en demandent et ça va de soi qu’on les soigne si elles en ont besoin.
            .

            • #37255 Répondre
              Carpentier
              Invité

              sauf à considérer que, les mâles se préoccupant encore si peu et si mal du clito, les salopes n’en ont aucunement besoin sur cette planète.

            • #37256 Répondre
              jeanmonnaie
              Invité

              J’ai simplement répondu à ton texte précédent qui me fait un faux procès. Par ailleurs l’excision existe encore sur des personnes né en France.

              « Il en ressort que 11% des filles de femmes excisées interrogées sont elles même excisées. Ce chiffre varie très fortement selon que la fille est née en France ou dans un pays à risque. Dans le premier cas, seul 3% des filles sont excisées. Dans le second, ce chiffre monte à 45%  »
              Lisons ensemble ce passage qui confirme ce que je dis « Progressivement, en contexte migratoire, la pratique
              se raréfie et le risque d’être excisée sur le territoire français est très faible. Il existe par contre lors de voyages dans le pays d’origine et ne peut non plus être considéré comme nul sur le territoire français. »
              Je reprends le propos de gebege : « le risque d’excision est quasi-nul pour les femmes nées en France après 1995. quasi-nul pour les femmes nées en France après 1995.  »

              Sans surprise tu bifurques sur un autre sujet.

              • #37261 Répondre
                Tocard
                Invité

                JeanMonnaie: Tu rigoles ou quoi? Je ne bifurque pas, je fuis.
                .
                Sinon t’arrives à voir la différence entre ta façon de présenter les faits:
                .
                « Par contre, pour dénoncer les mutilations génitales de milliers de femmes en France, qui sont le symbole absolu de l’oppression et du patriarcat, là, il n’y a plus personne. En revanche, pour se plaindre que le rasoir rose coûte 30 centimes de plus, là, on joue les rebelles. »
                .
                Et la façon dont elle est présentée par les gens à l’origine des chiffres que tu agites?
                .
                « Progressivement, en contexte migratoire, la pratique se raréfie et le risque d’être excisée sur le territoire français est très faible. Il existe par contre lors de voyages dans le pays d’origine et ne peut non plus être considéré comme nul sur le territoire français. »
                .
                Parce qu’ils sont vachement plus nuancés que toi quand même. Je doute que tu sois en mesure de le reconnaître mais je crois que je peux te souffler une ligne de fuite, je crois qu’on peut dire que c’est l’autocensure qui les oblige à se montre aussi nuancé, genre on ne peut pas dire ce qu’on pense et ambiance y’a plus de saison ma bonne dame.

                • #37265 Répondre
                  jeanmonnaie
                  Invité

                  Mon sujet est de rappeler que tu as 60000 personne excisés en France et que ce sujet est abandonné en rase campagne par la gauche comme la laïcité comme le protectionnisme etc…
                  Maintenant mon sujet n’est pas l’immigration ni même de dire que ses 60000 personnes ont été excisés sur le territoire français.
                  Tu tombes sur moi pour me rappeler que « Dans les trois départements, le risque d’excision est quasi-nul pour les femmes nées en France après 1995. »
                  Je rappelle que
                  1) Je n’ai jamais dis que les 60000 sont excisés en France
                  2) que cela existe encore sur des personne nés en France et que le mot quasi-nul n’est pas approprié.

                  Sujet clos, pour ma part !

                  • #37284 Répondre
                    Tocard
                    Invité

                    C’est marrant hein parce qu’avec moi tu ne fais jamais le truc du « ouin ouin ouin tu veux pas répondre parce que tu sais que j’ai raison », avec moi tu te termines toujours sur une fugue.
                    .
                    Bisous.

    • #37205 Répondre
      Charles
      Invité

      Schneidermann chez Berruyer :

      Inégal mais intéressant.

    • #37222 Répondre
      Delphine
      Invité

      François, Je me demandais si tu écrivais exclusivement chez toi, ou alors si tu profitais parfois de tes voyages en train, dans le cadre de tes rencontres littéraires à travers la France, pour t’avancer, même sur papier, peut-être parfois pour respecter des délais imposés par les éditeurs. J’y ai particulièrement pensé cette année, parce que je crois que le livre « l’amour » te fait passer pas mal de temps dans les TGV. Mais peut-être laisses-tu seulement tes pensées arriver, sources de prochaines idées pour tes livres, et que tu ne trouves pas les conditions optimales pour te concentrer dans les trains.

      • #37339 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        Non, je n’écris que chez moi. Dans le TGV je lis.

    • #37254 Répondre
      jeanmonnaie
      Invité

      Selon la gauche radicale. L’école est trop autoritaire et doit laisser le libre désir s’exprimer.
      https://youtu.be/6zlFWO3rU5g ( le réel)

      • #37266 Répondre
        Cyril
        Invité

        Des prisonniers disent des ordures aux agents pénitenciers, c’est que la prison n’est pas assez autoritaire, la prison est administrée par des gauchistes !

      • #37267 Répondre
        Charles
        Invité

        Alors, ça se passe comment ce voeu de silence JeanMonnaie ?

      • #37268 Répondre
        Carton de Lait
        Invité

        Déjà moi ça me pertube qu’en France vous vouvoyez les profs. Même dans mon enfance dans les années 80 on ne faisait plus ça chez nous. Après bon, quelle différence cela fait-il vraiment? Ça ne pas empêché la moitié des profs que j’ai eu au primaire d’être des détraquées (féminin parce qu’on avait que des femmes) sadiques qui aimaient humilier les enfants. Justement raison de plus pour instaurer le tutoiement, comme ça ne rend au final pas les profs moins autoritaires (du moins à l’époque). Au moins ça donnera une illusion d’une forme d’égalité… Mon vrai avis sur le vouvoiement c’est que ça ne devrait plus exister du tout, on est mieux en anglais avec le you un peu plus égalitaire. Le vouvoiement suggère qu’il y a des hierarchies dans la société, ce qui est réel bien sûr, mais quand notre idéal politique est qu’il n’y en ai plus….

        • #37323 Répondre
          Cyril
          Invité

          Il me semble qu’il y a eu une tentative d’abolir le vouvoiement pendant la Révolution française.

          • #37531 Répondre
            jeanmonnaie
            Invité

            Les gauchistes de l’époque ont voulu abolir le vouvoiement pendant la Révolution française car ils le considéraient comme inégalitaire. Cependant, cela n’a pas fonctionné car le tutoiement pouvait être perçu comme une marque de familiarité excessive, voire d’irrespect. C’est simplement du constructivisme, en partant du principe que le monde est une feuille blanche où rien ne préexiste avant.

            L’écriture inclusive est basée sur le même principe, ce qui démontre que l’être humain ne retient jamais les leçons du passé et que cette boucle de désolation n’est que due aux idiots qui peuplent notre pays.

    • #37291 Répondre
      FAISY
      Invité

      Bonjour Francois et le blog en général, je vous conseille vraiment la chaine d’athlète éthique et de badmulch/ BPT (un duo) si vous voulez des positions politiques avec du recul sceptique sur les analyses. Assuré sans idéalisme, sans campisme primaire (je crois à ça car c’est de gauche ou car c’est de droite) et avec des propositions systémiques, personnels et viables (bail acquisitif, garanti des besoins vitaux, SCOP).

    • #37296 Répondre
      FAISY
      Invité

      leur vidéo sur le bail acquisitif, l’analyse de athlète éthique sur les élection , le débat opposant badmulch sur la proposition dun systeme pro besoins vitaux face à des défenseurs du systeme de salaire à vie. Très instructif

      il contre argumente tres bien la posture anarchiste, communiste, les transphobes, les déprimés de la politique qui défendent donc le statut quo, le systeme de friot qui ne garantit pas les besoins vitaux ultra spécifiques ni assez de productions pour les assurer ou d’autres intellectuels dits de gauche sur certains points tres précis, ce qui je trouve est bénéfique pour faire avancer la pensée général sur ces questions précise. Mais propose un systeme qui dépasserait tout de meme les grands défaut du capitalisme, un systeme que je trouve intéressant et que les gens qui y voient une limite peuvent venir leur partager. Détruisons nos idoles et ceux que nous pensons mieux que les autres car académique ! Nous sommes tous penseurs donc pensons en partager nos analyses et solutions souhaitable.

      Bisou

    • #37298 Répondre
      Tony
      Invité
    • #37340 Répondre
      Ostros
      Invité

      La rencontre avec François à la maison de la méditation :

      • #37342 Répondre
        deleatur
        Invité

        Interview qu’il faudra dorénavant surnommer « l’interview chaussette » de FB.
        Bientôt : l’interview « sans chemise et sans pantalon ».

        « Puisque l´on vient au monde tout nu
        Tout le reste c´est du superflu
        Les chemise, les pantalons
        Sont là des signes extérieurs
        De richesse pour le percepteur. »

        C’était la citation du jour.

      • #37443 Répondre
        Ludovic Bourgeois
        Invité

        T’as de l’humour quand même.
        Sympa cette entrevue.

        • #37452 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          De l’humour, moi? Dieu m’en préserve.

    • #37413 Répondre
      Charles
      Invité

      Je recommande cette émission d’Avec Philosophie sur le féminisme américain, assez éclairant sur Butler je trouve qui n’est pas toujours évidente à comprendre : https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/avec-philosophie/debats-et-desaccords-dans-le-feminisme-actuel-aux-etats-unis-2005868

    • #37416 Répondre
      Mathieu
      Invité

      François je sais pas si t’as vu mais Dany et Raz te charrient gentiment à propos de Jeunes Militants Sarkozystes qu’ils ont regardé en stream.
      Ils rigolent sur le moment où tu te présentes en disant que « tu es un peu plus social-démocrate qu’auparavant et proche des Verts et de Voynet ».
      Bon après c’est un peu chiant parce qu’ils font stop toutes les 2 secondes.
      Mais ça m’amène à une question: je me souviens que tu avais dit qu’à l’époque c’était un choix du Collectif Othon de dire que tous, vous aviez voté Ségo aux deux tours de l’élection alors que c’était pas forcément vrai.
      Pourquoi avoir fait ce choix de présenter un collectif de soc-dem alors que vous êtes tous bien plus radicaux?

      • #37422 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        Le choix de groupe concernait le vote, oui. Mais ce docu tourné en 2007 documente quelque chose de vrai. Un moment. Un moment dialectique, que j’ai déjà narré dans Deux singes (chapitre 2002 et 2005). Dans les années 2002 et suivantes, mes amis et moi faisons une espèce d’expérience: las de l’impuissance de la radicalité (à ce moment je suis communiste depuis 15 ans déjà…), on va essayer le réformisme. Certains vont essayer la politique effective à l’échelle municipale. Je me mets à voter (et tant qu’à voter, autant voter « utile », quand on vient de l’extreme gauche et qu’on se rallie au vote on ne vote pas extreme gauche). Nous essayons la petite échelle, les »petits pas ». (voir chap 98 – la fin) Je noue dans e même temps des amitiés chez les Verts, qui à la fois m’ouvrent sur les questions écologiques et sur des reflexions plus techniques, moins idéologiques. Je suis par ailleurs de plus en plus lucide sur la morbidité au travail dans l’extreme gauche, et ma priorité est de me préserver de ce devenir-aigre. Ce sont des années où le vitalisme m’importe beaucoup plus que le marxisme.
        Ce moment a été très riche pour nous (je recommande la même exploration à tous les révolutionnaires). Il nous a permis de nous ouvrir à beaucoup de micro-problématiques, à regarder les choses moins de haut (il en résultera le docu suivant sur Montreuil). Mais voilà : en 2008, c’est les subprimes, et tout le reste. On retrouve nos grosses bases marxistes. Le moment dialectique aura duré cinq ans.

        • #37483 Répondre
          SutterK
          Invité

          Ça va ils ont été très gentils, ils ont rappelé le contexte de l’époque et ils ont même dit que t’étais beau gosse. Ils se sont foutu de la gueule des sarkozystes, surtout.

          • #37517 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            Je n’appellerai jamais « gentils » des gens qui regardent 34 secondes d’un documentaire d’Ih45 et le commentent.
            Cette pratique est, sans nuance, crétine.

            • #37546 Répondre
              okedas
              Invité

              c’est le format best of qui est crétin : ils ont pris le temps de regarder une bonne partie du docu en live.

              • #37569 Répondre
                françois bégaudeau
                Invité

                non
                5 minutes ce n’est pas « une bonne partie »
                un docu ça se regarde en entier ou ça ne se regarde pas
                aucune transaction là-dessus

                • #37797 Répondre
                  SHB
                  Invité

                  Après Dany et Raz font du divertissement politique, ca a davantage fait ses preuves en 3 ans que toutes les conférences insupportables avec un son de merde que la gauche radicale produit depuis 20 ans où les mecs sont en auto-branlette pendant 3 heures.
                  .
                  De ce point de vue, même si je peux comprendre que ca irrite, on peut pas attendre d’eux qu’ils regardent le documentaire en entier (que j’ai moi regardé et qui est un peu lourd au bout de 30 minutes surtout avec les arguments mecs de l’UMP qui tournent en rond).
                  .
                  Ils t’ont un peu taquiné et c’est vrai qu’après t’avoir lu et écouté ses 4 dernières années, j’ai moi même eu un petit rictus malicieux a voir François se dire social démocrate et proche des verts.
                  .
                  On sait tous que c’est évidemment plus compliqué que ça et je pense qu’ils se moquent gentiment de toi parce qu’ils ont aussi beaucoup de tendresse à ton égard et qu’ils t’aiment bien.
                  .
                  Pardon mais tu te braques un peu pour rien là.

                  • #37803 Répondre
                    Claire N
                    Invité

                    Je remarque que l’expression «  pardon mais «  n’inaugure pas souvent un truc pardonnable –
                    C’est un peu une arnaque tu sais

                    • #37808 Répondre
                      SHB
                      Invité

                      Si tu veux.
                      .
                      On peut aussi discuter du fond de ce que je dis plutôt que de ce détail futile?

                      • #37810 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Et bien ça dépends si tu me parles avec affection ou non?

                      • #37816 Répondre
                        SHB
                        Invité

                        ????
                        Ok franceinter

                      • #37830 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Pour être plus précise
                        Je ne pense pas que ni Dany ni Raz ni François aient besoin de leçon ni de bisous réconciliateur
                        Bien aimer vaut pas blanc seing sur l’autre
                        Question de respect de l’intégrité et pour le coup
                        C’est plus la que à mon sens pourrait se tenir l’amitié – qui ne se dissout pas dans le dissensus

                      • #37819 Répondre
                        SutterK
                        Invité

                        La question, c’est D&R auraient-ils dû se forcer à regarder un docu qu’ils ne semblaient pas trouver intéressant, uniquement par révérence pour ce même François qui leur reprochait il y a peu leur manque de subversion lors de la réception du Vieux ?
                        C’est mal comprendre le format: si on trouve ça intéressant, on regarde, sinon on laisse tomber.
                        Je commenterai pas la susceptibilité, on a tous nos humeurs, mais je confirme qu’on était, dans l’intention, sur un taquinage gentillet.

                      • #37820 Répondre
                        Leo Landru
                        Invité

                        Sur la forme, qui est le fond, les interrogateurs demandent des faits, des jugements, des éléments précis et des données impartiales dans le discours de leurs locuteurs.
                        Indépendamment de la présentation rigolote de trois secondes, et contrairement à ce que celle-ci a pu laisser penser en trois secondes, c’est bien une méthode marxiste qui s’applique dans le film. Une methode matérialiste.

        • #37533 Répondre
          nefa
          Invité

          Ça change d’avec la figure du postier de la ligue ou du prêtre ouvrier
          Faire hiatus avec le en tant que
          le là où tu vas le ressent et il vit sa vie à ton contact
          du coup, oui, ça rapproche du sol
          c’est cool cinq ans

    • #37424 Répondre
      Martin
      Invité

      Tu pourrais préciser ce que tu entends pas « morbidité au travail dans l’extrême gauche » stp ?
      Tu veux dire que l’impuissance de la radicalité peut mener à l’aigreur ou à la mélancolie ?

      • #37437 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        Ceci est largement développé dans les chapitres indiqués de Deux singes.
        ET du reste dans Notre joie aussi, qui porte bien son nom.

    • #37461 Répondre
      Delphine
      Invité

      François, Juste par curiosité, je viens de tomber sur l’extrait d’une nouvelle intitulée « Le Globe », datant de 2014 et dont tu sembles être l’auteur. N’ayant jamais entendu parler de cette nouvelle, je me demandais si tu en étais l’auteur ou s’il s’agissait d’un homonyme. J’ai tendance à penser, d’après le pitch, que tu en es l’auteur, parce qu’il semble y être question d’engagement politique et d’amour de la littérature. Le personnage semble également avoir pour nom « Leduc ». Ce nom me semble apparaître dans ton dernier roman « l’amour », mais je me trompe peut-être. Je n’ai pas le livre « l’amour » sous les yeux et l’ai lu il y a quelques mois.

      • #37462 Répondre
        Ostros
        Invité

        Oui Le globe est bien de François.
        Je recherche cette nouvelle depuis tant d’années…

        • #37464 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          Oui je confirme
          En revanche je n’ai pas souvenir qu’il y soit question d’engagement politique.

          • #37469 Répondre
            Delphine
            Invité

            Peut-être parce qu’il est question de Justice avec un grand « J » dès la première page (ce à quoi semble aspirer le personnage).

            • #37477 Répondre
              Carpentier
              Invité

              À Moins que ce soit de ça dont ça s’agit :


              (Pris le plus court de leur premier album, pas que cruelle)

            • #37480 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

              oui dans mon souvenir il s’agit davantage d’un idéaliste type Frédéric Moreau

      • #37587 Répondre
        Mathieu
        Invité

        Salut Delphine, où peut-on trouver la nouvelle Le Globe stp ? Jamais lu ni entendu parler il me semble

        • #37592 Répondre
          Delphine
          Invité

          Bonjour Mathieu, Je n’ai pas trouvé la nouvelle dans son intégralité. Je suis tombée par hasard dessus sur Internet, en voulant chercher tous les livres de François parce que je voulais voir la chronologie. En voyant « Le Globe », qui ne me disait rien, j’ai lu un extrait (aperçu que l’on trouve sur Google – 3 pages sur 13). J’ai regardé sur le site de la FNAC : il ne semble pas y exister de version papier, mais une version électronique à télécharger pour une somme modique (à peine 1 euro – étrange). Si, dans un premier temps, tu veux un aperçu, tape « Le Globe – François Bégaudeau » dans Google, et tu tomberas sur les premières pages en aperçu.

    • #37680 Répondre
      Cyril
      Invité


      Plutôt bon moment passé avec Pacôme Thiellement !

      • #37683 Répondre
        Cyril
        Invité

        Je verrais bien une discussion entre Pacôme Thiellement, Alain Damasio et Aurélien Bellanger !

        • #37712 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          Entretien lundi soir le plus foutraque de l’histoire
          Mais on commence à être habitué avec eux, surtout quand ils sont 6

      • #37745 Répondre
        Cyril
        Invité

        On en revient au débat : pour produire un basculement à gauche de la société (dans la mesure où on peut faire quelque chose), faut-il que tout le monde devienne chercheur de vérité, amoureux fidèle du réel ou alors proposer des contre-récits, matières à identification, utopies libertaires, ancêtres pagaudes et communards…

        • #37813 Répondre
          Ostros
          Invité

          Bagaudes.
          Ou Pagodes si tu es spirituel.

          • #37814 Répondre
            Cyril
            Invité

            Haha, oui bien sûr.

          • #37815 Répondre
            Cyril
            Invité

            D’ailleurs, c’est de là que vient Bégaudeau. Du latin bagaudæ.

        • #37831 Répondre
          baptiste
          Invité

          bonsoir moi il faudra m’expliquer une deuxième fois ce qu’on entend par  » réel  »
          au sens où il y aurait des amoureux du réel comme FB et les gens de gauche et des gens qui n’aiment pas le réel comme EZ et les gens de droite. le « pays réel » et l’accusation d’etre « déconnecté du réel » c’est des formules de bouche de droite aussi. je ne comprends pas ce que dis @francoisbegaudeau quand il dit que « le réel est du côté de la gauche ». Non le réel c’est aussi que les flux financiers et matériels nourrissent les organisations autoritaires et extractivistes… et que la droite utilise bien mieux que la gauche les problématiques réelles de la société pour répandre ses réflexes et ses solutions, non ? sur le cas de l’agriculture par exemple il faut quand même voir le virage productiviste qu’on est en train de prendre sous couvert de greenwashing et de « souveraineté alimentaire »…

          parce que de ta question @cyril « faut il etre dans le réel » ou « faut il se référer à un imaginaire » pour alimenter notre energie de subversion, je ne suis pas sur de voir le sens (je n’en comprend pas la teneur)

          ma réponse d’ignorant serait « les deux », enfin moi je retrouve le sourire politiquement autant en apprenant que telle expérience réelle d’agriculture paysanne a lieu là-bas en afrique de l’ouest qu’en regardant des dessins imaginaires d’une utopie « solarpunk » où nous aurions réussi à créer une société solidaire, heureuse et en harmonie avec la nature. bref je ne comprend pas en quoi c’est contradictoire

          • #37835 Répondre
            Papo2ooo
            Invité

            Allez je m’essaie. Si je devais réduire le problème, je dirai:
            A droite, volonté de à minima conserver l’organisation capitaliste telle quelle est. Or qui veut conserver le statu quo va essayer de défendre er de promouvoir, d’où la prévalence de débats d’idées, de discours de légitimation du pouvoir en place et de représentations trans-historiques (par exemple fin de l’idéologie, fin de l’Histoire..) et trans-classes (homo economicus par exemple). Volonté d’invisibiliser un maximum les ombres au tableau (destruction de la biosphère, suicides dans telle boîte et j’en passe…)
            A gauche, position politique d’opposition à l’organisation capitaliste telle quelle est. Or qui veut s’opposer au statu quo doit déjà essayer de le voir clairement et de le déconstruire. D’où, chez une gauche digne de ce nom, la prévalence d’observations précises de situations particulières de domination dans un contexte délimité (par exemple la recherche de témoignages neutres de situations professionnelles dans les études sociales, l’enquête journalistique sur des situations d’urgence etc ) et une approche structurelle (et non pas individuelle ou simplement humaine) dans l’étude des mobiles qui poussent les gens à agir de telle ou telle façon.

            Bon, y a matière à débat.

    • #37832 Répondre
      Bonnaventure
      Invité

      « Non le réel c’est aussi que les flux financiers et matériels nourrissent les organisations autoritaires et extractivistes ».
      C’est le réel de la domination dont il s’agit là. Il s’agit dès lors d’aller au bout de ce réel et de constater de quelle manière il affecte ceux qui permettent – par leur travail et désormais par leurs comportements quotidiens – et subissent le désastre que provoque ces flux de capitaux et de marchandises. Ceux là sont nommés les prolétaires par une vieille pensée toujours féconde.
      C’est de ce réel là dont la gauche doit s’emparer ; la gauche de gouvernement ne l’a que rarement fait (pour pas dire jamais, mais je veux pas me fâcher avec LFI, enfin pas encore). La gauche révolutionnaire construit sa pensée et ses actes à partir de ce réel.
      Prolétaires de tous les pays, unissez vous.

      • #37836 Répondre
        Papo2ooo
        Invité

        Pour rejoindre Bonnaventure
        Des agents qui nous dominent agissent effectivement sur le réel et ont des stratégies pour agir/ faire agir sur le réel
        flux financier, investissements matériels, captation de l’attention, publicité, extraction de pétrole, élections politique, la liste est très longue.
        Mais ce savoir stratégique et appris dans des écoles qui permet de tirer profit d’une situation n’est qu’une fraction du réel, qui ne prend pas en compte
        1. les conséquences de ces actions pour les populations qui ne sont pas partie prenantes.
        2. les mobiles pulsionnels peu reluisants qui motivent ces actions
        3. les avantages hérités qui permettent d’être en position de dominant.

        • #37838 Répondre
          Papo2ooo
          Invité

          il faudrait bien sûr élargir l’idée de « population » pour englober le vivant sous ses diverses formes

          • #37862 Répondre
            baptiste
            Invité

            bonjour, complètement d’accord sur votre réponse @papo2oo @Bonnaventure. la gauche discerne mieux les choses qui nous affectent. et que l’imaginaire ne soit pas politiquement nécessaire à répandre ce discernement, je suis d’accord @françoisbegaudeau. pour capter et alimenter de la force, j’en sais rien. ce qui m’a fait poser cette question c’est que j’ai l’impression que tu vois l’imaginaire comme étant « pas cool », un peu « faute de goût » pour qqn de gauche, comme si c’était un frein à quelque chose. est-ce que l’imaginaire peut nous faire gagner en force ? est-ce que de l’imaginaire a pu te procurer du plaisir? si c’est le cas, à quoi ça a tenu?

            j’espère que tu ne réponds pas a cette question sur instagram parce que moi je m’arrête à 00:20, 45 secondes entières c’est trop long

        • #37848 Répondre
          Bonnaventure
          Invité

          D’accord avec cet énoncé, qu’il faut sans doute élargir au « non vivant » sur lequel tout cela s’édifie : le caillou qui tourne autour du soleil. Est-il à ce point non vivant que la vie s’y développe? Qu’est ce que ça fait à une montagne (des amas de rochers donc) de se faire trouer le flanc pour recevoir des poteaux de téléphérique ou de se faire défoncer les entrailles pour en retirer du lithium? Mais je m’éloigne. Ceci dit, m’éloignant je conseille le film de Salvador (La Montagne).

          • #37852 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            Baptiste : tu te poses deux questions à la fois, et elle ont peu à voir. D’où confusion.
            1 le réel comme question ontologique – comme la question de l’ontologie. Qu »appelle-t-on réel? Qu’est ce que moi j’appelle ainsi? J’ai donné quelques pistes de réponse. Si elles t’intéressent , il va falloir apprendre à ne pas te contenter de bouts de 45 secondes sur Instagram.
            2 la gauche est-elle du coté du réel? Je le maintiens, et ce décret peut et doit être éprouvée aux situations, au cas par cas. Corollairement, je maintiens que la gauche n’a pas besoin d’imaginaire : elle a besoin de discernement (une connaissance pointue de la situation) et de force. Pour cesser le massacre des petits exploitants agricoles, nous n’avons pas besoin d’imaginaire, ,nous avons besoin de discernement (qui veut et provoque la mort des petits exploitants?) et de force

            • #37874 Répondre
              Tristan
              Invité

              J’ai deux questions, liées à cela :
              .
              1) « la gauche n’a pas besoin d’imaginaire » : Gunther Anders (je le cite parce que je viens de le découvrir mais je le connais mal et peut-être que l’idée que je vais annoncer n’a pas besoin de cette caution morale pour être entendue, peut-être même qu’elle est bête comme chou et que quinze autres personnes auraient pu le dire, mais bon) dit que le réel (il dirait sans doute pas « le réel », mais bon), je reprends, Gunther Anders dit à peu près que certains aspects du réel sont d’une ampleur telle qu’ils se soustraient à l’appréhension sensible. Pour penser ça, il parle de la bombe atomique, dont le potentiel de destruction est hors de portée de la pensée. Il appelle ça, je crois, le décalage prométhéen : l’humanité s’est dotée de techniques sans commune mesure avec ses capacités sensibles. (bon, je m’aperçois que je mélange pensée et capacités sensibles, je pourrais le justifier, mais ce serait une autre question). Il dit par ailleurs que l’imagination est le seul outil qui permet d’appréhender l’ampleur des menaces qui pèsent sur nous (d’où l’importance qu’il a accordée à son travail littéraire ..).
              Ne pensez-vous que « l’imaginaire » peut permettre de rendre sensible l’oppression systémique, que les mythes libéraux atténuent (valeur travail, sens de l’effort, égalité des chances, épanouissement du consommateur, etc.) ? N’y a-t-il pas là un réservoir de libération d’affects, de mise en mouvements des corps, par quoi on peut ne serait-ce qu’espérer que ça change un peu, le monde ? (et, disant « affects » je me figure que je n’ai rien compris à ce que j’ai lu de Lordon, et qu’il faudrait que je m’y colle, aussi, mais bon, je propose modestement une petite question)
              .
              2) « nous avons besoin de discernement ». Je suis enseignant. En classe, je mets en place des dispositifs qui permettent à mes élèves de discerner – et il me semble que, à certaines conditions, il est bon que quelqu’un fasse ce que je tente de faire avec des enfants.
              Inversement, dans les mouvements auxquels je participe, j’occupe souvent la posture de celui qui tente de discerner. Je suis systématiquement écouté avec attention, quoique souvent minoritaire, de ce point de vue (même, surtout, dans les mouvements de prof), mais surtout : je déteste la posture de celui qui amène du discernement. Ma pratique de lutte, c’est l’auto gestion, l’horizontalité. Comment on peut oeuvrer en ce sens, en voyant dans le discernement un outil d’émancipation ? Comment ne pas jouer au prof ?
              J’ajoute que le discernement nécessite (peut-être y aura-t-il désaccord sur ce point) de documenter le monde social, et donc de faire appel à des savoirs dont l’effet social n’est pas neutre. Pour poser la question : « qui veut et provoque la mort des petits exploitants ? », j’ai besoin d’utiliser des outils lexicaux (ne serait-ce qu’un temps de parole suffisant) et des techniques de pensée qui sont situés socialement, qui me situent socialement, et qui signalent mon extranéité aux petits exploitants avec lesquels je suis (et dont je suis, par ailleurs, le petit fils et le voisin). Qui rejouent la violence sociale qui passe en nous, malgré moi, malgré les techniques qu’on met en place pour la neutraliser.
              Bref, se placer sur le terrain du discernement, est-ce possible en refusant le rôle de l’avant garde éclairée ? (et, écrivant cela, me vient une sorte de nausée, un reflux nauséabond)

              • #37892 Répondre
                Papo2ooo
                Invité

                Salut Tristan,
                Pour le premier point, je pense que la contradiction portera nécessairement sur la puissance sans commune mesure que contient le réel, mais qui demande (pour moi) certaines conditions pour pouvoir être « accueilli » lol. Capacité à se décentrer, à se concentrer, à prendre le temps, à abandonner l’attrait pour les « récits spectaculaire » pour se recentrer sur des sens et du corps. L’amour du réel entrant de façon automatique en conflitualité avec la temporalité capitaliste pour moi et charriant ainsi un pouvoir de subversion déjà très fort, qui ne nécessite pas forcément la présence de dragons et de chevaliers (je rigole)

                Concernant le deuxième point, le discernement sur une situation ne saurait se faire sans passer par le réel vécu de ceux qui vivent la situation directement. Un prof, un chercheur ou un artiste, aussi fin soit-il, atteindra tout de même vite ses limites en terme de captation du réel s’il ne s’appuie pas sur d’autres pour entrevoir les conséquences pour la planète de tel usine, ou comment vivent des livreurs ou des jeunes de quartiers ou n’importe quoi. Une certaine horizontalité dans la compréhension du réel s’impose de soi.
                Pour coordonner une action politique dans un sens commun, c’est évidement très dur en revanche.

                • #37894 Répondre
                  Papo2ooo
                  Invité

                  A Bonnaventure,
                  je me note le film la Montagne et j’aime ta manière de parler du  » non-vivant », malgré sa situation que l’on sait.

                  • #37896 Répondre
                    Papo2ooo
                    Invité

                    pour compléter: « Gunther Anders dit à peu près que certains aspects du réel sont d’une ampleur telle qu’ils se soustraient à l’appréhension sensible. Pour penser ça, il parle de la bombe atomique, dont le potentiel de destruction est hors de portée de la pensée »
                    Est-ce qu’une fiction qui s’attache à montrer la potentielle destruction totale est en définitive si intéressante que ça ?
                    Dans Quels rapports ça rentre justement avec notre puissance propre ?

                  • #37918 Répondre
                    Bonnaventure
                    Invité

                    A Papo2000.
                    Merci pour ta lecture. Le « non-vivant » (il faudrait trouver meilleur terme pour désigner la terre, la roche, la glace) n’est pas quelque chose qu’on appréhende facilement, il est plus facile de ressentir une proximité « d’être » avec ce qui respire ou se meut. C’est précisément ce qui m’a emporté dans le film de Salvador : la sensation diffuse mais tellement présente que la montagne respire et se transforme d’elle même. C’est une des grandes qualités du film.

                    • #37970 Répondre
                      Papo2ooo
                      Invité

                      oui, ça demande sans doute une présence physique particulièrement attentive pour que puisse être perçu tout ce qui fait le non-vivant. Il faut regarder ,toucher, renifler etc lol

              • #37893 Répondre
                Julien Barthe
                Invité

                En tout cas, pour ton 1), il me semble que François parle de l’imaginaire utopique comme construction idéale d’un réel à venir. Et qu’il ne faut pas le comprendre avec l’imaginaire comme faculté de représentation sensible.

                • #37903 Répondre
                  Julien Barthe
                  Invité

                  *pas le confondre

              • #37905 Répondre
                Julien Barthe
                Invité

                Tristan.
                Il faudrait spécifier, décrire la situation politique. Il me semble que tes scrupules montrent que tu es soucieux de ne pas te spécialiser dans le discernement ou de t’y laisser enfermer. Dans un collectif je peux user de ma puissance de discernement sans faire la leçon aux autres. Je peux laisser discerner les autres. Par exemple décider que je vais donner mon accord pour un communiqué dont certaines formulations ne me conviennent pas. Parfois je ne peux pas et je dois trouver un argument simple et clair pour défendre ce que j’ai discerné : un camarade se félicite d’une action à laquelle nous avons tous deux accepté de participer et j’éprouve le besoin de lui dire que là où il voit un succès, j’ai discerné un défaut de puissance.
                Parfois c’est un.e autre qui me permet de mieux discerner la justesse; si cela ne se produit jamais, c’est que je n’ai rien à faire dans ce groupe.

                • #37941 Répondre
                  Claire N
                  Invité

                  Tristan et jJulien ; quand j’écoute la nausée de Tristan
                  Je me demande si il n’a pas perçu quelque chose de vicié ; j’ai envie d’introduire la notion de «  decriptage «  que l’article de Tanciere dann ne s Socialteir aborde
                  La position de descripteur serrait donc une position de domination quand celle de discerner consisterait juste à présupposer que celui à qui je parle possède les mêmes yeux que moi plus «  égalitaire ?

                  • #37943 Répondre
                    nefa
                    Invité
                    • #37945 Répondre
                      Claire N
                      Invité

                      Merci Nefa; c’est plus clair
                      Quand je relis mon message on dirait que c’est moi qui ai bouffé de la cryptonite…

                      • #37962 Répondre
                        nefa
                        Invité

                        Pas grave. Tu dis de l’or !

                      • #37969 Répondre
                        Papo2ooo
                        Invité

                        J’ajouterai: la pratique politique/militante est un cas assez particulier du réel, qui a déjà trait un peu à la stratégie, au calcul, aux estimations. Une forme d’intelligence particulière.
                        Ce travail qui certes s’appuie sur le réel est peut-être déjà un pas de côté par rapport à ce qui est le noyau véritable du discernement du réel, à savoir: l’observation rigoureuse et potentiellement neutre de ce qui est.

                        L’un des aspects de la droite étant qu’elle n’a pas intérêt à ce que soit mis au jour tout ce qui est.

                      • #38036 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        J’ajouterai: la pratique politique/militante est un cas assez particulier du réel, qui a déjà trait un peu à la stratégie, au calcul, aux estimations
                        Oui peut etre ; c’est là que perso je peu perdre en vitalité – si ça débouche pas très vite sur «  un truc à faire « 

                      • #38043 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        « Bref, se placer sur le terrain du discernement, est-ce possible en refusant le rôle de l’avant garde éclairée  »
                        Je ne le crois pas du tout.
                        La situation agricole, chacun est à même de discerner ce qui s’y joue, sans recours à une sachance d’avant-garde.
                        La vraie bascule n’est pas la capacité à discerner, c’est le désir de discerner.
                        Il faut alors déporter la question vers : qu’est ce qui me fait fait désirer discerner?

                      • #38046 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Oui
                        Et ce que tu répondais à Cyril
                        « c’est parce que mon désir (ma puissance) excède cette situation, s’y sent à l’étroit. « 
                        Me paraît très pertinent pour explorer cette question

          • #37855 Répondre
            Carpentier
            Invité

            Bonjour,
            En passant, une gêne occasionnée est dédiée au dernier Salvador, aux amas de rochers, donc et à leur sorte de petites lucioles

    • #37842 Répondre
      Claire N
      Invité

      Peut-être que le réel est ce qui affecte
      Est que la question serait plus dans le rapport au réel ?
      Être d’une certaine manière conscient qu’on ne choisit pas ce qui nous affecte ?

      • #37844 Répondre
        Delphine
        Invité

        Je crois que l’on est conscient de ce qui nous affecte (ce qui nous remue intérieurement) quand on peut prévoir les événements, ou alors savoir pertinemment qu’un problème peut survenir. Par contre, quand il y a un effet de surprise, je pense que la partie consciente se met en marche dans un second temps. On accuse d’abord le coup (on est sonné, par exemple) avant de revenir au réel et essayer de prendre du recul. Ce qui reviendrait à apprendre par l’expérience. Le jour où une même situation apparaît, on appréhende le réel différemment, on voit les choses venir, ce qui peut moins affecter. On ne choisit pas forcément ce qui nous affecte, mais y être préparé permet d’en être plus conscient et être plus armé pour y faire face.

        • #37845 Répondre
          Claire N
          Invité

          Oui c’est vrai ; on peut se balader dedans aussi

    • #37851 Répondre
      Bonnaventure
      Invité

      Oui le réel est ce qui nous affecte, et qui agit en premier lieu sur nos corps, cela a été écrit ici maintes fois.
      Mais un corps qui se déplace dans un entrepôt Amazon et empile des cartons emplis de plastique n’est pas affecté de la même manière qu’un corps qui boit un cocktail sur un Yacht au large de Corfou. Tout est là.

      • #37863 Répondre
        Delphine
        Invité

        Je rapportais plutôt le terme « affecté » aux émotions et sentiments, mais ce que tu dis, Bonnaventure, au sujet de l’impact physique du réel sur le corps, surtout lorsque le réel est subi (travail chez Amazon), contrairement au réel plutôt choisi (moment de détente sur un yacht) est très juste, on ne peut plus concret.

        • #37946 Répondre
          Bonnaventure
          Invité

          Oui, j’ai compris cela, je souhaitais juste pointer le fait que ce qui nous affecte, qui provoque émotions et sentiments provient de causes extérieures, d’une réalité vécue en premier lieu par notre corps.
          Par exemple, j’éprouve un sentiment de plénitude et de vitalité lorsque mon corps évolue sur les rives d’une rivière sauvage; mon esprit en tire une joie féconde en pensées diverses. En revanche, pris dans les rets de la production, mon corps se raidit et mes pensées se rétrécissent.

          • #37950 Répondre
            Delphine
            Invité

            Je suis d’accord sur le fait que la cause primaire de nos ressentis est d’origine purement organique (notre corps), par exemple une douleur physique bien réelle que l’on ne contrôle pas forcément, même si l’on s’y attendait et que l’on a vu venir, par exemple parce qu’il s’agit d’une fragilité récurrente de notre corps. On peut alors se sentir impuissants, envahis par le réel. Ça peut être pareil pour un ressenti positif qui nous rendrait euphorique, provoquerait de la joie et aurait d’abord une manifestation physique.

            Par contre, je n’ai pas l’impression que mes « pensées se rétrécissent » forcément en fonction des circonstances. On peut avoir l’impression d’avoir le cerveau en ébullition en permanence, que l’on se promène ou que l’on soit en train de travailler. On pense tout le temps, que le moment soit agréable ou non, sauf si un événement exceptionnel prend le dessus. Ça me semble notamment vrai pour un travail physique, par exemple des tâches répétitives ne requérant pas d’expertise, de compétences particulières. Notre esprit peut s’activer, sachant que, excepté notre salaire, nous contribuons à la productivité d’une entreprise, mais nous ne produisons pas directement pour nous-mêmes. Dans le cas d’un travail intellectuel, les pensées « se rétrécissent » peut-être davantage, le sujet devant se concentrer par la pensée, réfléchir sur quelque chose de précis.

            Je differencierais le fait de penser tout court et la vitalité que l’on peut en retirer dans des circonstances joyeuses (temps de loisir pour soi et des personnes de notre entourage proche opposé au temps de travail effectué pour des tiers).

            • #37968 Répondre
              Papo2ooo
              Invité

              Hello Delphine,
              Je réfléchis un peu en écrivant, pas sûr que ça pisse très loin lol.

              Il y a peut être quelque chose à dénouer entre d’une part les activités qui sont globalement bénéfiques en ce qu’elles requièrent de la concentration et permettent de couper avec les pensées décousues (on peut penser à la poterie, à du travail manuel ou du dessin) et d’autre part les boulots très répétitifs qui, sauf à être soumis à des tâches infernales qui demandent une concentration extrême, vont automatiquement avoir cet effet de pensée qui vagabonde jusqu’à avoir la moitié des gens qui parlent tous seuls à un moment. Cette suractivité à vide de la pensée, sans être la forme la plus réduite de la pensée, étant peut être un état assez désavantageux qui ne procure ni la joie de l’esprit en tension sur une tâche, ni le délassement de l’esprit qui se détend, et qui ne procure dès lors pas de vraie joie ou de sentiment d’accomplissement dans le pur exercice de la pensée.

              • #37971 Répondre
                Delphine
                Invité

                Oui, j’aime bien l’expression « suractivite à vide » qui, effectivement, semble plutôt source de fatigue intellectuelle que de « delassement de l’esprit ». Comme une machine à penser que l’on souhaiterait parfois arrêter. Mais, dans le cadre de tâches répétitives, les « pensées qui vagabondent » peuvent également être une échappatoire (à la routine, par exemple), un moyen de s’évader. Comme parler tout seul ou se parler à soi-même, avoir des pensées joyeuses peut faire sourire, d’abord intérieurement, puis apparaître dans l’expression du visage.

                • #37974 Répondre
                  Papo2ooo
                  Invité

                  oui, mais je dirais que cette pensée livrée à son « vagabondage » a peut être pour spécificité, selon moi uniquement bien sûr, de produire assez peu d’effets –
                  Il n’y a ni grande vitalité, ni exploration (absence d’altérité couplée à un degré de concentration faible mais nécessaire empêche cela), ni fatigue (sauf situation de stress psychologique pour une raison x)…
                  C’est en définitive pas si mal pour garder de l’énergie pour le soir, mais assez peu intéressant pour éprouver sa propre puissance.

    • #37963 Répondre
      Sarah G
      Invité
      • #37967 Répondre
        Delphine
        Invité

        Merci pour ce lien, Sarah. Très intéressant, notamment la possible alchimie entre deux personnes d’univers différents. Mais le concept de non-monogamie peut laisser perplexe, même si l’ensemble des acteurs concernés adhère à cette clause de non-exclusivite. J’aime bien aussi la gestion du sentiment de jalousie qui, par définition dans ce genre de situation, ne devrait pas être présent, mais il y a quand même des moments où un partenaire va envier quelque chose à l’autre.

        • #37981 Répondre
          Delphine
          Invité

          Dans la partie plus politique du podcast, Nicolas Framont a, je trouve, une perception très juste de la cellule couple du point de vue de la société : injonctions pour rentrer dans la norme, une femme célibataire (plus qu’un homme) peut être considérée comme rebelle. Sont également évoquées les différences de traitement entre les classes sociales : une personne homosexuelle, par exemple, « tirera plus facilement son épingle du jeu » si elle appartient à la classe bourgeoise, qui s’en sort toujours au niveau relationnel. Autre norme de la société, plutôt parmi la classe bourgeoise, qui m’a un peu interpellée mais qui, en regardant autour de moi, pourrait se vérifier : l’amitié serait réservée à la période jeunesse d’un individu. Ensuite, il faut construire un couple et se recentrer sur la cellule familiale.

    • #37972 Répondre
      Cyril
      Invité

      François tu dis que la gauche n’a pas besoin de l’imaginaire. Mais prenons l’exemple de l’émancipation féminine. Si je la désire, n’est-ce pas parce que je me représente un monde idéal où les femmes et les hommes seraient parfaitement égaux ? Tu me diras peut-être l’émancipation des femmes profite à ma propre puissance. Mais comment savoir des femmes émancipées ou des femmes soumises ce qui profiterait le plus à ma puissance propre ? N’est-ce pas même faire un calcul utilitariste ? Ce qui me détermine politiquement est donc, je crois, une projection du monde dans lequel j’aimerais vivre, projection qui m’a d’ailleurs été rendue désirable par d’autres.

      • #37975 Répondre
        Papo2ooo
        Invité

        Il y a un déjà-là pour l’émancipation féminine comme pour le communisme

        • #37976 Répondre
          Papo2ooo
          Invité

          beaucoup plus pour l’émancipation féminine d’ailleurs

      • #37991 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        « François tu dis que la gauche n’a pas besoin de l’imaginaire. Mais prenons l’exemple de l’émancipation féminine. Si je la désire, n’est-ce pas parce que je me représente un monde idéal où les femmes et les hommes seraient parfaitement égaux ?  »
        Du tout. Si je désire, c’est que je désire. Si je désire m’émanciper d’une situation, c’est parce que mon désir (ma puissance) excède cette situation, s’y sent à l’étroit. Ensuite dans la continuité de ce désir des rapports s’inventent qui dessinent d’autres situations. Il n’y a pas d’imagination qui opère là-dedans. En tout cas ce n’est pas un « monde » qui s’imagine.

    • #38031 Répondre
      Cyril
      Invité

      Malabou dans ce passage fait un parallèle entre clitoris et anarchie. Son bouquin sur le clito vient d’être réédité.

      • #38032 Répondre
        Cyril
        Invité

        Ce qu’elle dit à la fois m’intéresse et me fait sourire. Comme si elle allait m’annoncer un poisson d’avril et que j’allais avoir honte de ma crédulité. Ça doit être mon phallocentrisme qui est à l’œuvre.

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