skip to Main Content

Accueil Forums Forum général Forum principal – page 3

  • Ce sujet contient 1,117 réponses, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par , le il y a 1 année et 9 mois.
Vous lisez 203 fils de discussion
  • Auteur
    Messages
    • #12787 Répondre
      Nox
      Invité

      Vu que la deuxième page du forum principal a l’air extrêmement engorgée, j’ouvre une troisième page, pour ceux qui souhaiteraient en faire l’usage.

    • #12899 Répondre
      K. comme mon Code
      Invité

      Je up.

      Up.

      Et je propose un vœu pieux pour l’ensemble du forum : ne pas passer plus de cinq minutes par mois à engager la conversation avec un troll narcissique de droite.

      • #12905 Répondre
        Sarah G
        Invité

        Avec un troll en général même je dirais

        • #12907 Répondre
          Seldoon
          Invité

          Vous n’avez pas besoin de vous y mettre à deux, laissez le pauvre Charles tranquille.

          • #12910 Répondre
            Sarah G
            Invité

            On ne parle que cinq minutes par mois avec les quelques trolls qui circulent sur le forum à l’avenir
            Droitard ou pas.

            • #12922 Répondre
              Nox
              Invité

              Allons-nous instaurer un couvre-feu concernant toute interaction avec les trolls de droite ?

              • #12923 Répondre
                charivari
                Invité

                OUAIS nox, moi j’attends que Bégaudeau se positionne.
                ENFIN, qu’il dise un truc. On s’est jamais;

              • #12926 Répondre
                K. comme mon Code
                Invité

                L’inverse du couvre-feu, c’est le couvre-glace ? En tout cas, j’opterais plutôt pour un défouloir nocturne qui serait noyé dans la journée, mais ça pose la question des fuseaux horaires. Il faut sortir et rentrer entièrement couverts.

                • #12929 Répondre
                  charivari
                  Invité

                  Quelle intervention. Remarquable de force.
                  En même, guère étonnant.

                  • #12937 Répondre
                    charivari
                    Invité

                    *En même. Comme j’aime.

          • #12933 Répondre
            Charles
            Invité

            Eh oh je prends une balle pour l’équipe moi

            • #12934 Répondre
              charivari
              Invité

              Bien. Sacré humour.
              Tellement heureuse que les enfants de la 3ème génération dans ce pays, et la xième dans leur pays d’origine se rebelle.
              Je ne sais pas où cela mènera, mais je suis ravie de leur corps qui disent : ÇA SUFFIT.

    • #12932 Répondre
      Cyril
      Invité

      Bien que je sois, comme la plupart ici, critique de la notion d’identité française, je me questionne sur le fait que le meurtre de Nahel ait des répercussions dans tout le territoire français, Marseille, Montpellier, Nantes, jusqu’à la Réunion et la Guyanne. Mais les italiens, les espagnols, les allemands, ne bougent pas. Est-ce parce que nous subissons la même police, le même gouvernement ? D’où vient que nous nous sentons plus concerné par des luttes menées en France, comme si nous partagions une sorte de destin commun ? Je sais qu’il y a à gauche un effort pour internationaliser les luttes mais il perdure une forme de préférence nationale (j’emploie cette expression pour provoquer).

    • #12958 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      L’Etat nation, impérieux et constitutif, finit par former un espace mental (l’espace mental des bretons n’était pas le même au 18ème siècle.) Par ailleurs c’est un territoire précisément découpé, et une unité politique et législative. Les émeutiers accusent la police française, c’est la police française qui les interpelle, l’état d’urgence s’il est décrété le sera par un ministre de l’intérieur français et prendra effet sur le territoire français.
      Ce que tu appelles « préférence nationale » tient au fait que la nation est très logiquement l’espace de référence de ceux qui y vivent.
      A quoi s’ajoute un fait anthropologique : on s’intéresse toujours à ce qui nous est le plus familier (et ce qui est susceptible d’affecter directement notre vie). C’est normal et il n’y a rien d’autre que des lapalissades à en tirer.
      Au passage il est tout à fait possible qu’il y ait une spécificité de la police française, qui tient à son histoire, à sa sociologie, etc. Si on s’intéresse vraiment au sujet, c’est à nouveau de l’histoire qu’il faut faire – et non de la spéculation identitaire.

      • #13045 Répondre
        Titouan R
        Invité

        A cela se superpose le fait que chaque « Etat-nation » (dans le sens historique, et non identitaire, que décrit François) a sa propre horloge : difficile de coordonner divers mouvements sociaux nationaux en une lutte internationalisée car les divers corps sociaux se meuvent à des moments différents. On n’imagine pas aisément que convergent, par exemple, une sorte de mouvement gilets jaune ou réforme des retraites en France et Indignados en Espagne, car les agendas « réformistes » des divers Etats européens (pour prendre l’exemple de pays géographiquement proches) sont analogues mais n’ont pas exactement le même calendrier. Un pays s’embrase en janvier, l’autre en septembre. Le coche est loupé. Quand bien même y aurait-il concomitance de ces mouvements, leur convergence serait compliquée par :
        1/ un facteur purement géographique (distance entre les Etats)
        2/ coordination des mouvements : quel(s) lieu(x) de ralliement ?
        3/ une réaction des Etats concernés : m’est avis que, dans cette improbable configuration, la frontière se fermerait bien vite
        4/ point essentiel : la difficulté pour les militants de sortir des idiosyncrasies de leur lutte (lutte contre la réforme des retraites en France ; lutte pour une réforme austéritaire ad hoc en Espagne) et les faire monter en généralité (lutte contre le néolibéralisme dans lequel se solidarisent tous les gouvernements de l’UE).

        D’où il suit que l’internationalisme prend des voies bien plus modestes : échanges, correspondance, coordination stratégique mais toujours au sein de petites organisations….

        Lordon a un chapitre intéressant dans « La Malfaçon » sur l’idée d’état européen et les difficultés de l’internationalisme.

        • #13047 Répondre
          Titouan R
          Invité

          Et pour compléter François sur cette éclairante idée d’cespace mental », Lordon, toujours dans la Malfaçon, indique que la nation fait partie de ces « invariants symboliques de longue durée ». Pas immobiles, pas valables de toute éternité, mais d’une motilité très lente.

    • #13053 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      Tout ça est très juste
      Et s’il se pouvait que des « banlieues » de villes européennes se mettent aussi à incendier les nuits, ça ne vaudrait pas contre-exemple. Ça ne montrerait pas qu’il peut y avoir une lutte à l’échelle européenne, mais qu’il ne s’agit peut être pas d’une lutte.

      • #13057 Répondre
        Titouan R
        Invité

        J’ai comme l’impression que si un nouveau débat a mieu avec Houria (c’est prévu, non ?), tu vas pouvoir faire valoir la même position qu’en 2005.
        Cette légitime révolte ne vaut pas lutte. J’espère toutefois que l’énergie des Barbares va se muer en énergie proprement politique.

        • #13059 Répondre
          Alain m.
          Invité

          D’autant que l’énergie et la conscience politique font cruellement défaut chez les beaufs…

        • #13060 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          On l’espère tous. On l’attend. On attendra

          • #13062 Répondre
            Pomme
            Invité

            La convergence des luttes, c’est pas encore pour aujourd’hui. Mince, encore raté ! https://twitter.com/val_yde/status/1675185687560167428?s=20

            • #13064 Répondre
              charivari
              Invité

              C’est tout ce que tu retiens ? T’as raison c’est important de le dire, voire capital. Merci de l’info Pomme.

            • #13069 Répondre
              Carpentier
              Invité

              Et bim!
              Une préférence pour la compote sans doute 🤣

              • #13070 Répondre
                Carpentier
                Invité

                ah benh si, ça marssse
                En revanche, les lignes essentielles que je tentais de poster autour de Désordres passent pas, étrange (essai x 2)
                Reste dans ton rôle d’abrutie, Carpentier, on t’a dit.
                Non mais alors: oh.

                • #13084 Répondre
                  François Bégaudeau
                  Maître des clés

                  elles passent moins bien en tout cas que les videos de Mylene Farmer, pire artiste du millénaire que d’aucuns m’infligent sur un site où j’ai mis des deniers

                  • #13085 Répondre
                    François Bégaudeau
                    Maître des clés

                    et qui se dégrade de jour en jour

                  • #13087 Répondre
                    Carpentier
                    Invité

                    C’était en lien avec la decision gouvernementale d’annuler des trucs au vu des émeutes* pour récupérer des agents censés assurés l’ordre pour les concerts et autres.
                    Ça peut faire discussion en vrai, mais non, ici, non.
                    * en revanche, redescendu votre Une année en France, tiens, du coup, dont j’ai aussi partagé quelques lignes.
                    ps: tu diras combien je dois pour le saccage de ce site; plutôt en liquide?

              • #13071 Répondre
                charivari
                Invité

                Con-fit-pote c’est pas mal non plus
                T’es lourde, mais ton intervention est royale !
                J’en bave de rire ! Merci

    • #13058 Répondre
      Gebege
      Invité

      https://www.liberation.fr/societe/violences-apres-la-mort-de-nahel-on-laisse-nos-cites-bruler-mais-pas-les-champs-elysees-20230702_C55KR744IBATVPIR4UQ7W3TJNI/

      La protection des boutiques sur les Champs Elysées, le début de la convergence entre beauf et barbare ??

    • #13061 Répondre
      charivari
      Invité

      Je constate que les blancs manipulent la volonté d’émancipation de ces enfants.
      Comme à l’accoutumée, l’histoire n’est pas au rdv. Comme à l’accoutumé, les blancs montrent leur faiblesse.
      S
      « J’espère toutefois que l’énergie des Barbares va se muer en énergie proprement politique. »
      Choisir de s’émanciper de sa condition est déjà un acte politique. Ces enfants exercent de la politique. Certes pas comme celle des beaufs (et ce n’est pas grave), mais ils l’exercent.

      • #13105 Répondre
        Nox
        Invité

        La notion de « politique » n’a de sens que si l’adversité contextuelle due à une situation sociale ou une autre est conscientisée par toutes les parties d’une lutte ; or, dans une émeute ou dans une révolte (j’aime les deux mots, pour ma part), on tape dans le vide, on chasse des fantômes et puis on essaye de s’amuser tant que l’on peut, aussi – ceci n’annule pas d’ailleurs les faits structurels ayant mené aux derniers événements qu’on connaît… mais espérer une convergence des luttes ex nihilo qui consisterait à on-ne-sait-trop-quoi exactement, c’est se planter d’office.
        Une révolte n’a d’ailleurs aucune revendication à faire et n’est donc pas une énergie politique transformable comme le voudraient des léninistes comme Paduhring ou Positions Revue.
        C’est un peu triste à dire mais en gros… va falloir attendre que le soufflet retombe pour y voir plus clair.

        • #13112 Répondre
          charivari
          Invité

          Très interessant ce que tu dis Nox. Je te rejoins, sauf sur le fait politique.
          Je peux te communiquer 2 petites infos par mail, si tu veux.

          • #13114 Répondre
            Nox
            Invité

            « Sauf sur le fait politique »… c’est quand même le cœur de ma position, haha. x)

            • #13117 Répondre
              charivari
              Invité

              M’en veux pas, j’ai essayé de te convertir à ma religion ! 😉

              • #13119 Répondre
                Nox
                Invité

                Ohlololo… du coup, je voudrais mieux comprendre ton désaccord, si tu veux bien.

                • #13125 Répondre
                  charivari
                  Invité

                  Pas de prosélytisme sur cet espace, avec ou sans ce fameux Dieu est grand !

                  • #13126 Répondre
                    Nox
                    Invité

                    Comme tu veux, « Habibi ». 😛

                    • #13140 Répondre
                      charivari
                      Invité

                      Oh, quel joli mot ! Choukran

    • #13086 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      Ces enfants exercent de la politique est un décret. Un décret arbitraire. Un décret auto-persuasif – et nappé de paternalisme, que confirme « ces enfants ».
      On le lira comme davantage qu’un décret s’il s’étaye d’arguments.
      En attendant mon décret arbitraire à moi est à l’opposé de celui ci.

    • #13133 Répondre
      Mr. Patate
      Invité

      Ces derniers jours j’ai repensé à un passage de Deux Singes où tu mettais en question la pulsion de politiser tout évènement, le faire rentrer au forceps dans son cadres analytique (qu’il soit de gauche ou de droite). Tu défendais la possibilité d’autres saisies, en l’occurence vis à vis des émeutes de 2005 une approche vitaliste. 15 ans plus tard est ce que tu te situes toujours sur cette position ?

      Le passage :
      « Entre les murs était irréalisable – ce qui ne signifie pas exactement qu’il ne fallait pas le réaliser. Compte tenu du tropisme politique français, cet objet de cinéma, non distancié qui plus est, rendait impossible une position de spectateur, rendait impossible qu’on le voie et entende.L’ouverture sur le monde qu’elle offre est un des articles de foi du prosélytisme de Chouchou 92 en faveur de la politique. La vision du non-politisé est bouchée, je suis là pour le sortir de la caverne, et qu’il profite de mes lanternes. Il avançait dans le noir et ma lumière fut. Des choses lui apparurent que dans le cachot de son étroitesse il ne soupçonnait pas. Une machine à mieux voir, la politique. Chouchou 2008 dirait l’inverse. Les militants communistes, mille fois dépeints aveuglés par leur engagement, n’ont pas le monopole du déni. Tous les passionnés politiques, gauche droite centre, sont concernés. Embués par l’urgence de prendre position. De scotcher les faits sur un mur idéologique. En 2007 à la sortie de notre essai à six mains sur la banlieue j’avais essayé en vain de faire valoir une saisie non exclusivement politique des émeutes de novembre 2005. Une saisie vitaliste, selon laquelle brûler une voiture c’est d’abord brûler une voiture. Une affaire de feu, d’intensité, d’euphorie. Les passionnés n’avaient rien voulu entendre. On brûle une voiture parce qu’on est un Arabe inintégrable (droite) ou pour exprimer une souffrance sociale (gauche). Avant même celles du Raid dans quelques heures, Mohamed Merah est criblé de balles analytiques. Avant même que son corps déchiqueté soit brandi comme preuve que tout est under control, il est déjà transformé en trésor de guerre idéologique. La démarche barbare de Merah est une déclaration de haine / un appel au secours. Affaire nommée, affaire classée. »

      • #13135 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        C’est intéressant que tu exhumes ces lignes là
        A ta question je répondrais que, oui, au moins dans l’état actuel des connaissances sur ce qui a lieu, et surtout dans l’état actuel des discours produits par les premiers concernés (aucun), la position la plus saine est de s’en tenir à un propos phénoménologique. Voilà ce que je vois, et voilà les affects en jeu dans ce que je vois. Ce que je vois est, comme en 2005, plus qu’en 2005, de l’euphorie, de l’excitation, de l’adrénaline
        Je ne dis pas que la colère n’y est pas, mais y voir de la colère c’est déjà interpréter.

        • #13143 Répondre
          charivari
          Invité

          Les enfants ou les sauvageons, au choix, sont en colère. Ils me l’ont dit. Ils ne m’ont pas dit que ça.
          Comme je les connais peu, je sais trop si je dois les croire.

        • #13173 Répondre
          Mr. Patate
          Invité

          Ok, je partage. Le souvenir de ces lignes vient du sentiment que les évènements (qui disons le ont surpris tout le monde, y compris les premiers concernés) on été une sorte de trouée de réel excédant largement, parfois en l’invalidant, le narratif de gauche à propos des banlieues. J’aurais apprécié que cette situation, aussi inconfortable soit elle, conduise à une certaine diète de commentaire, au moins une certaine humilité prudente. Hélas j’ai vu beaucoup de tentatives de se raccrocher aux branches en relançant la machine nominaliste ayant foi dans la performativité infini du récit.

          • #13174 Répondre
            François Bégaudeau
            Maître des clés

            Que dire sinon : oui.

            • #13176 Répondre
              Mr.Patate
              Invité

              On pourrait prolonger par une question : tu avais essayé en vain de faire valoir autre chose en 2007. Est ce que tu penses avoir davantage de moyens (billes analytique, latitude éditoriale, assise financière, position dans le champs, canaux de diffusions) pour le faire en 2024 (j’enlève une année parce que comme chacun sait nous vivons une accélération du temps) ?
              Bien sûr il y a la question de l’envie qui n’est peut être pas là. Je me posais cette question vis à vis de l’état du dicible à gauche.

              • #13180 Répondre
                François Bégaudeau
                Maître des clés

                Je ne peux pas à la fois déplorer ce frénétique bavardage et parler à mon tour. Donc déjà dans un premier temps, l’urgence est de se taire.
                A terme, je pourrai sans doute y revenir, j’aurai effectivement des occasions pour ça. Mais cette parole sera toujours piégée. Il s’agira, fatalement, de parler à la place de. Et ce ne sera pas de ma faute. Je ne demande qu’à écouter. Je serais tellement heureux qu’il y ait des choses à écouter.
                Quoi qu’on dise, de quelque surplomb intellectuel qu’on se défende, le fait central de ce « mouvement » est l’absence de parole des intéressés. Fait unique dans l’histoire des mouvements depuis le néolithique

                • #13184 Répondre
                  Jean Monnaie
                  Invité

                  Je suis entièrement d’accord. Dans un zoo, les gens adorent analyser les comportements des animaux comme s’ils étaient des humains en pleine introspection, alors qu’en vrai, le singe se gratte juste les fesses. Là c’est pareil, sauf que là, ils brûlent des voitures. On dirait qu’on fait un retour à l’âge de pierre, ce qui n’est pas très rassurant quand on pense que ce sont ces mêmes personnes qui pour des raisons démographiques vont devoir gérer notre futur commun. Je pense que nous pouvons tous admettre que cette séquence historique enterre définitivement tout futur projet communiste.
                  Je vais faire un effort surhumain pour me taire à nouveau et ne pas interrompre votre échange si captivant.

    • #13144 Répondre
      charivari
      Invité

      Et les charivaris du moyen âge ne ressemblent en rien à nos charivaris de 2023.

    • #13149 Répondre
      Cyril
      Invité

      Ça n’échappe à personne que les « émeutiers » manifestent une certaine gaieté dans leurs agissements. Étant moi-même dans les rues de Roubaix pendant ces événements, je sentais, mêlée à la colère, de l’euphorie, et cette impression étrange d’être dans une scène de film : quartiers insurgés plongés dans le noir, le courant ayant été coupé par les FDO, hélicoptères pointant leurs projecteurs sur les groupes mobiles, familles au pied de leur maison scrutant l’événement au bout de la rue…
      De cette destruction joyeuse, Deleuze disait ceci :
      « Vallès invoquait déjà une gaieté dans l’horreur, propre aux révolutionnaires, qui s’opposait à l’horrible gaieté des bourreaux. Il suffit que la haine soit assez vivante, pour qu’on puisse en tirer quelque chose, une grande joie, non pas d’ambivalence, non pas la joie de haïr, mais la joie de vouloir détruire ce qui mutile la vie. »

    • #13151 Répondre
      Cyril
      Invité

      « Que le rang se règle par le mérite, et l’union des cœurs par leur choix, voilà le véritable ordre social ; ceux qui le règlent par la naissance ou par les richesses sont les vrais perturbateurs de cet ordre ; ce sont ceux-là qu’il faut décrier ou punir. »
      Rousseau dans La Nouvelle Héloïse
      Avant de devenir la clé de voute de la justification de l’ordre bourgeois, le mérite semble avoir été un temps une valeur subversive (quand la bourgeoisie était encore une classe révolutionnaire).

      • #13224 Répondre
        Bee
        Invité

        Je crois que Rousseau emploie « mérite » plutôt dans le sens d’intégrité et de bonté du coeur ici. Un mérite qui se situe plus dans la conservation d’une bonté naturelle que dans une accumulation d’efforts visant un gain

    • #13161 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      La distribution des richesses par le mérite est évidemment un progrès dialectique par rapport à la distribution par la naissance. L’abolition des privilèges (plus relative qu’on le raconte) un progrès par rapport à l’ordre féodal.

      Quant à lire les émeutes actuelles via Vallès et Deleuze, je n’irais pas si vite en besogne
      Mais il semble que tout le monde veuille aller vite en besogne.

      • #13166 Répondre
        Charles
        Invité

        J’ai l’impression qu’on va moins vite en besogne qu’en 2005 du fait notamment du profil des émeutiers (très jeune) et de l’importance des pillages. Non?

        • #13169 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          Un peu moins vite peut-être oui – quoique les réseaux multiplient par cent-mille les expressions d’opinions, en 2005, ce n’était jamais que des propos de plateaux où des bavards parlaient à la place des muets.
          En tout cas beaucoup trop vite pour moi

      • #13188 Répondre
        lison
        Invité

        J’ai lu ça sur les émeutes de ces derniers jours, intéressant .
        https://lundi.am/Le-vertige-de-l-emeute

    • #13167 Répondre
      Seldoon
      Invité

      En revanche que cette joie et ces scènes de liesse soient de plus en plus notées et décrites, c’est très bien. Si ça pouvait nous éloigner des représentations martiales de l’émeute de banlieue au cinéma, et de la vision de ces jeunes comme des commandos dormants, surentrainés et prêts aux batailles rangées, ce sera déjà ça de gagné.

      • #13171 Répondre
        Mr. Patate
        Invité

        Gavras Junior felt that one.

        • #13172 Répondre
          Mr. Patate
          Invité

          Ha, pas vu le message du dessous qui m’a devancé.

    • #13170 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      quelque chose me dit que Romain Gavras n’en tirera aucune leçon

    • #13178 Répondre
      William
      Invité

      Ça fait plusieurs fois que je lis ou entends une sorte de critique/rejet du voyage ici ou là. Pas simplement par le prisme écologique, quelque chose de plus profond.
      De mémoire, François citait aussi Beckett à ce sujet dans Histoire de ta bêtise.
      Est-ce qu’on parle du voyage en soi, ou plus précisément du tourisme ? Je ne suis pas sûr de comprendre le pourquoi du comment, si quelqu’un a des billes ?

      • #13186 Répondre
        Dr Xavier
        Invité

        À ce sujet, si beaucoup de chansons célèbrent le voyage, il me semble que peu critique le tourisme (de masse), celle-ci me plaît bien, avec une fine dose d’autodérision sur la fin. Faut aimer son phrasé (moi j’aime).
        https://soundcloud.com/billie-brelok/plaisance?utm_source=clipboard&utm_medium=text&utm_campaign=social_sharing

      • #13192 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        Je crois que c’est Deleuze qui cite Becket, pour mieux dire sa haine des voyages (voir l’abécédaire)
        Quant à moi effectivement je n’aime pas beaucoup ça les voyages.. Mauvais dispositif d’observation du réel. D’abord par ce qu’on y est beaucoup trop préoccupé de soi. Ensuite parce que c’est beaucoup trop de réel d’un coup. Trop de choses à voir, on ne voit rien.

        • #13207 Répondre
          Mathieu
          Invité

          J’ai aussi une perplexité par rapport aux voyages, elle vient du fait qu’en voyage touristique, on fait du survol et on ne s’arrête jamais sur rien. On fait 5 jours là avec des amis, une semaine là avec sa famille, son copain, sa copine, et à la fin il ne reste rien. C’est un peu comme de consommer une série. Il y a dans ce sens une idée de rentabilité du temps qui ne me plait pas, alors que précisément, c’est supposé être les vacances. Exemple canonique et cliché de ça: les touristes chinois qui rushent toutes les capitales de l’Europe en une semaine et qui prennent 40 000 photos de monuments sans s’arrêter sur rien. Et au fond, on a beau jeu de se foutre de leur gueule car tout le monde fait pareil en voyage.
          En revanche, que veux-tu dire François par le fait qu’en voyage on est trop préoccupé de soi? Ce n’est pas l’idée qui me viendrait à l’esprit

          • #13213 Répondre
            François Bégaudeau
            Maître des clés

            En voyage je dois me préoccuper, plus que dans l’année courante, d’où manger où dormir où acheter ce que je dois acheter et merde où j’ai mis mon passeport je cherche le téléphone du consulat je prends rendez vous ce ne sera possible que jeudi alors que mon avion est mercredi je téléphone pour changer mon vol ça ne répond pas et merde etc

            • #13214 Répondre
              François Bégaudeau
              Maître des clés

              je suis accaparé par la matière chiante aux dépens de la matière intéressante

              • #13250 Répondre
                Ostros
                Invité

                Et puis en voyage, à moins de connaître un résident qui te sortira un peu du sentier balisé tu vas suivre le périple dédié aux touristes, manger dans les mêmes resto que tous les voyageurs, voir les mêmes sites où le parcours a été pré-mâché pour tes pas. Y a des pays où si tu sors des balises touristiques, voire juste du complexe hôtelier, ça peut être dangereux.
                Donc faire des kilomètres en avion ou en train pour manger le même petit dej de buffet que dans tous les hôtels et ne pas savoir – de par ton statut de touriste et de portefeuille sur pattes – comment c’est de vivre dans ce pays, pas grand intérêt.

        • #13209 Répondre
          Anna H
          Invité

          • #13249 Répondre
            Graindorge
            Invité

            beau cadeau Anna H

      • #13258 Répondre
        Graindorge
        Invité

        Y’en a plein des billes William.
        D’abord une pensée quand même pour les gens et les enfants qui ne partent JAMAIS en vacances.
        Parlant des voyages terrestres, moi je suis une nomade très sédentaire. Quelques vrais amis sont de vrais voyageurs et j’adore les écouter à leur retour. Voyages par personnes interposées. J’aime aussi regarder les documentaires sur les pays du monde. Ça me suffit. Des 24h de vols avec des escales et tout le tintouin, non merci. Depuis que je vis à Ténérife, j’ai l’impression que c’est le monde qui vient à moi. Les visages sont des cartes géographiques, les langues, leur musique. Une fois j’ai même entendu parler l’Araméen par des syriens. Je l’avais déjà entendu sur youtube mais la joie est différente d’avoir le privilège de l’entendre en vrai.
        Pour les voyages  » de masse », je n’ai pas aimé lorsque dans une chanson Cabrel dis « t’as tes 4 semaines, moi j’ai toute ma vie… » Devant la télé, je l’avais traité de ptitcon, va… Car si il a toute sa vie c’est aussi grâce à ses millions de personnes qui n’ont que 4 semaines, qui travaillent dans les trains, les bus, les trams, les avions, les auberges, les hôtels, les routes etc alors quand on les voit arriver au marché en groupe de 4 ou 6, quelle gaieté! ils sont en vacances, ils ne font rien, ils se promènent, font le tour de l’île, des ballades, des p’tits restaus sympas et ils sont contents! « On a pris 10 jours après boulot, boulot! » Contents d’en avoir. Et puis les retraités qui « en profite un peu de la vie »
        Je les préfère à ces entre 2 ennuyeux dont le seul vrai plaisir est le nananèreu, sentir l’envie des autres avec les photos, les vidéos et n’ont jamais pigé pourquoi j’étais contente pour eux mais que je ne pouvais pas les envier. Ils partaient tous les ans vers des contrées lointaines, pas à Vintimille ou Arenzano ou Gênes mais en Inde, Tibet, Vietnam, Japon, Chine, Colombie, Etats-Unis et qui râlaient parce qu’en Inde un taxi avait essayé de « les rouler »… Alors que la course leur avait coûté en roupies, quoi? 2 francs? Pourquoi tu lui en as pas donné 5 ou 10? « C’est une question de principe, le prix c’est le prix. » Ah.
        « Tes yeux sont aussi morts depuis les aventures,
        Ta grimace est la même et ton deuil est pareil »

        J’aimais aller regarder les trains à la gare de Nice, voir les gens partir, arriver, les voix des hauts-parleurs « le train en provenance de… entre en gare… » ou « attention au départ ». J’aimais les ballades en bus pour Valberg et dans les villages de l’arrière-pays. Ou le petit train des pignes qui monte à Saint André, Puget Théniers, Entrevaux, Digne. Justement, je viens à l’instant de vivre 1h d’angoisse à réserver les billets pour Nice pour aller voir ma mère, mes soeurs, mon frère et mes amis. Ça y est. Ouf. J’ai prévenu de mon arrivée. M’arracher. Les rares personnes à prévenir: ma meilleure amie R, et M, Y, R… Bains de mer. Ballades. Sorties familiales. Livres à lire. Cinéma. La socca. Des après-midi avec ma mère. Voyage en arrière. La bichonner. Lui faire plaisir. La faire parler. Raconter. Rire. « C’est looong la vie! »  » Accroche-toi, tu vas vivre jusqu’à 120 ans! »  » Quoi?! Tu veux ma mort?! » Je jouerai aussi les touristes  » Excousez-moi,où se trrrouve la rrroue … »? M’âmuser sans oublier de m’ennuyer un peu. Pas du tout intello mon texte. Hors sujet comme d’hab. Me despiace! L’important c’est de PAR -TI -CI -PER hi,hi,hi… Quelle heure est-il? Ouh! Morphée m’attend. C’est l’été! Malgré tout. Encore un voyage..

        • #13262 Répondre
          Carpentier
          Invité

          🙂
          Mêmes sensations quand tu vis à Paris, le monde qui vient à toi, tout ça.
          Et j’aime ça.
          C’est bien agréable de te lire dans ce post ce matin – et pas uniquement parce que j’y trouve quelques points communs.
          Merci.
          PS: bon temps à toi auprès de ta mère et des autres proches que tu retrouves bientôt.

          • #13274 Répondre
            Graindorge
            Invité

            Oooh merci Carpentier pour tes gentilles paroles!

            • #13286 Répondre
              Carpentier
              Invité

              benh oui, t’as raison 😂 v’là qui m’sort de la bouche des trucs gentils maint’nant
              Contagieuse la gentillesse sur ce forum on dirait

              • #13399 Répondre
                Graindorge
                Invité

                Essaie de contaminer le fantôme au profil bas!
                Pour revenir aux voyages, j’avais ouï-dire que le Maître des clefs avait refusé une invitation de Frédéric Lopez de Voyage en terre inconnue dans une tribu amazonienne. Quel dommage! ç’aurait été rigolo de voir un indien lui demandé  » ada goulé baktila hanaré outseyua? Et F.B, peinturluré d’ une mixture verte antimoustiques de répondre : Plaît-il?

        • #13275 Répondre
          riviere
          Invité

          Merci pour ta prose, Graindorge. Bon voyage en arrière.
          Par curiosité, tu es partie à Ténérife pour mettre une mer entre toi et Nice ? Ne réponds pas si ma question est trop personnelle. Les gens qui vont vivre ailleurs attisent ma curiosité.

          • #13302 Répondre
            Carpentier
            Invité

            Bonjour,
            Je ne peux résister à ton pseudo, désolée.
            ….. Les gens qui vont vivre ailleurs attisent ma curiosité / ….
            En ce qui me concerne, ce sont plutôt les autres, tous les autres, comme celui qui reprend tout des parents, l’exploitation, le commerce, l’atelier, celle qui épouse celui qui est son voisin d’enfance depuis toujours, qui habitait la maison en face de celle de ses parents, tout ceux qui, partis du domicile de leurs parents n’habitent qu’à une cinquantaine de kms max.
            Ça, ça m’intrigue.

            • #13469 Répondre
              riviere
              Invité

              Salut Carpentier,
              Mon beau-frère en est. « On vit au paradis. On me proposerait 10 fois mon salaire, que je n’irais pas vivre en région parisienne » dit-il. Je lui souris pendant que je sens les flammes de cet enfer me lécher les pieds. On ne ressent pas tous la combustion de la même façon.

          • #13309 Répondre
            Graindorge
            Invité

            Merci Rivière. Oui je m’applique à fabriquer de bons moments.
            Ta question n’est pas « trop personnelle » mais c’est moi que ne le suis pas. Mais je veux bien parlé un peu. Une fois n’est pas coutume d’avoir un peu le crachoir virtuel même sans être intello.
            Je n’ai jamais vraiment rien décidé. Je savais même pas où c’était les Canaries sur la carte ni que ça existait. La nomade sédentaire a suivi le guide comme une touriste. Quel guide? Aucune idée. Et puis les guides, les copains et quelques copines des zintellos/artistes/ouvriers/anars/communistes et ma meilleure amie. Bretons, niçois.es, iranien, berbère, parisien.nes, rémois, sénégalais, italien, arabe, japonaise, péruvienne, limousin, watrelosienne, américain, belge, portugais, espagnol… Les années 80/93. Du beau linge. ah ah ah ah! et j’y tiens: de toutes origines sociales, de métiers divers, des révolutionnaires d’origine ouvrière ou bourgeoise. Ma meilleure est une bien plus avancée révolutionnaire que moi et elle est issue d’une grande famille bourgeoise de Lima. Et c’est VRAIMENT ma meilleure amie pour toujours. Et qui me connaît mieux que moi-même. Qui peut m’engueuler pendant que je regarde le bout de mes sandales. Et qui vient me prendre pour aller à la plage. C’est aussi grâce à elle que cette année je ne logerai pas sous le toît de ma mère. I fo c’qui fo. J’ai mis 30 ans à mettre une mer entre ma famille et moi. Une mer entre ma mère et moi. Tout en continuant d’aimer. De l’aimer. Mieux même. Mais avec distance de sécurité. Je suis trop différente qu’elle m’a dit. Pas comme tes soeurs. Bon.
            Donc, Année 93: on va où collègue? aux Canaries? A Ténérife?Ah. Bon. Bisous tout le monde, le coeur serré quand même, des larmes. Un grand mouchoir, le baluchon. Dernières accolades. Allez grouille loche! qu’est-ce qu’elle est lente! Une fois arrivée, sédentarisée la salamandre. Des visites en France quand même. Nice Saint Nazaire. Arenzano. Gênes. Florence. Massa Marítima. Et retour. En jouant les Sherlock Holmes, on comprend des choses bien plus tard. On voit comme d’en haut les fils conducteurs mais c’est une compréhension sans langage. Intranscriptible mon cher Watson.
            Pour ce qui est de « l’ailleurs » C’est où? Tu es l’ ailleurs aussi, Rivière.

            • #13412 Répondre
              Claire N
              Invité

              Merci

            • #13465 Répondre
              riviere
              Invité

              Merci de ton récit, Graindorge. Du plaisir à te lire et à réfléchir à ce que tu dis. Merci.

    • #13257 Répondre
      William
      Invité

      Merci pour les réponses et pour les sources.

      En y réfléchissant, un détail me frappe. Dans ma génération, ou peut-être dans mon entourage, ceux qui voyagent utilisent le verbe « faire ». Pas partir, ou aller, ou visiter. Faire. On a fait la Grèce. Ah tiens nous cette année on fait la Bolivie. L’année prochaine j’aimerais bien faire le Viêtnam.

      Ça irait dans le sens de Mathieu, avec une liste de choses à cocher. Mais cette critique du tourisme est plus évidente que celle du voyage pour lui-même.

      • #13279 Répondre
        Graindorge
        Invité

        Ce « faire » qui trahit le manque de créativité et de richesse des personnes qui l’emploient. Cumulation. Cases à cocher. Qu’ont-ils vu de l’âme du pays, du pays et de ses habitants? « On a fait » C’est fait. Au suivant.
        Rien à cirer de la misère folklorique. Au contraire « on a fait une affaire » Brandissant un objet quelconque qui vaut  » 10 fois plus! » Encore ce  » faire ». Ils font même des souvenirs. Mais 10, 20, 30 ans après on les croise. Rien. R.A.S
        On les revoit sur leur Facebook à côté d’un Laosien ou un amazonien avec leurs beaux zabits de touristes intelligents et leurs sourires épanouis pour la photo  » on va la r’faire »
        « Oh, ça fait longtemps! Qu’est-ce que tu fais? » Alors je fais le con! Quoi d’autre? Je vais quand même pas dire la vérité quand même! Quand même! I fo pas dire. voyage dans l’univers, les galaxies, au fin fond du soleil! Free! Libre! Para siempre! …heu, bon je te laisse… j’ai plein de « trucs » à FAIRE!

    • #13260 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      Ce « faire » est, je crois, vieux comme le tourisme. En tout cas le tourisme de masse
      Déjà en usage dans les années 70. Et déjà moqué.

    • #13282 Répondre
      Dr Xavier
      Invité

      Lu dans l’Album de la Comtesse de la semaine :
      « Rage des luttes : choissirez-vous l’élu ou l’écolo ? »
      Ce qui, par association d’idée ci-dessus, m’emmène sur (que notre hôte me pardonne) :
      « Le beau Godot attend de se faire Beckett et son cou. »

      • #13470 Répondre
        Graindorge
        Invité

        Choisirez-vous l’élu ou l’écolo? Ah ah ah ah! Elle me plaît celle-là. Je l’adore!
        L’élu ou l’écolo?
        L’élu ou l’écolo? 3 fois posée la question. ÇA n’arrive qu’une seule fois dans une vie. Après la comtesse dira: Soit. N’y pensons plus. Et fermera l’album.

        Prenez- les 2 camarade
        Prenez- les 2 camarade
        Prenez- les 2 camarade. 3 fois.
        Merci Dr Xavier pour cette joie innatendue, inopinée. Unique. Je l’emporte dans mes bagages

        • #13477 Répondre
          Carpentier
          Invité

          Vu la nouvelle tête des écolos interrogée (plutôt qu’interviewée en vrai) sur LCP avant-hier soir.
          Elle a limité les dégâts face aux 3 meufs en face d’elle, j’ai trouvé.
          Des réponses moindre mal, quoi 🙂
          PS: t’as vu? j’ai mis Carpentier partout 😂

          • #13478 Répondre
            Carpentier
            Invité

            on se retrouve à Nice pour l’ironwoman?

    • #13287 Répondre
      Mélanie
      Invité

      J’aime bien comme Deleuze dit : « fausse rupture », « rupture à bon marché ». On se divertit, puis on retourne au travail.

    • #13307 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      Je crois qu’il dit ailleurs quelque chose comme : tiens-toi immobile pour ne pas effrayer les devenirs. On privilégiera donc, en effet, les aventures statiques.

      • #13313 Répondre
        Titouan R
        Invité

        « Aventures statiques » on en revient bien à Beckett. J’ai le souvenir d’un Molloy affalé dans un fossé et embrassant l’hostile pays qui est le sien. Ou qui explique son savant système de circulation des galets d’une poche à l’autre

        • #13314 Répondre
          Mélanie
          Invité

          Pas lu, mais les galets m’évoquent Clément Rosset faisant des réussites ou apprenant l’anglais dans sa chambre.

    • #13311 Répondre
      Mélanie
      Invité

      Effrayer les devenirs?
      ça me rappelle aussi quelque chose comme : je suis partout je suis nulle part.

    • #13317 Répondre
      Cyril
      Invité

      Je suis ravi de voir Juan Branco se désolidariser de ses nouveaux amis souverainistes pour fustiger un « crime raciste » et un « racisme systémique » dans la police. Il est mandaté par le CRAN (conseil représentatif des associations noires) en tant qu’avocat. Ses positions ont peut-être un rapport avec son activité actuelle au Sénégal, je ne sais pas ce qui l’a porté à intervenir là-bas.

      • #13318 Répondre
        Jean Monnaie
        Invité

        Est-ce que les policiers noirs dans un quartier majoritairement noir se comportent différemment? La réponse semble être non.

        Quels sont les rouages systémiques d’un système raciste en France dont la police serait le bras armé? À ma connaissance, aucune démonstration n’a été faite. Je ne veux pas être la personne qui gâche l’ambiance, mais un peu de rigueur serait la bienvenue.

        • #13323 Répondre
          Cyril
          Invité

          Des démonstrations ont été faites mais comme vous avez choisi de ne pas les voir, vous ne les verrez jamais. Et vous osez faire comme si elles n’existaient pas !
          Si le racisme est systémique dans la police, il est cohérent qu’un policier noir commette des violences racistes puisqu’elles dépassent son individualité étant précisément systémiques.

          • #13331 Répondre
            Jean Monnaie
            Invité

            Ne sois pas timide, mon grand, et fais-moi la démonstration de ce racisme systémique. Donc, si j’ai bien compris, malgré l’existence de lois anti-racistes et d’écoles qui enseignent le vivre-ensemble, il persiste néanmoins un système raciste. Apparemment, tu possèdes des connaissances que je n’ai pas. Autant l’apartheid, je comprends le fonctionnement du système, mais ici je suis perdu. Pourrais-tu m’expliquer ou demander une argumentation est pour toi une micro-agression ?

            • #13332 Répondre
              Titouan R
              Invité

              Malgré l’inscription dans la constitution d’un principe d’égalité hommes-femmes face aux fonctions politiques, et malgré l’existence de lois interdisant les discriminations sexuelles au travail, le paysage parlementaire demeure au 2/3 masculine et les femmes demeurent en gros payés 20% de moins que les femmes.
              Je te laisse faire la transposition.

              • #13333 Répondre
                Titouan R
                Invité

                payées

              • #13336 Répondre
                Jean Monnaie
                Invité

                Si je te dis que le taux de mortalité par accident du travail est 15 fois plus faible pour les femmes, cela ne démontre pas l’existence d’un système matriarcal.

                Il faudrait me montrer l’existence d’un système comparable à l’apartheid pour le racisme, ou comme en Afghanistan pour le patriarcat.

                • #13357 Répondre
                  Cyril
                  Invité

                  C’est avoir une bien pauvre idée des structures que de penser qu’elles sont toutes inscrites dans la loi. Ne reconnaître que ces structures-là vous arrange bien en effet. On sait bien à quoi vous sert d’invisibiliser une partie de la réalité.

                  • #13369 Répondre
                    Jean Monnaie
                    Invité

                    Tu admets croire en un système que tu n’as jamais vu. La prochaine étape serait de croire aux licornes lorsque tu auras trouvé une corne de narval sur la plage. Vous établissez des corrélations avec tout ce qui vous tombe sous la main pour essayer de construire un raisonnement sans fondement solide.

                    Cela me laisse sans voix !

                    • #13371 Répondre
                      Titouan R
                      Invité

                      Tandis que ton « identité française » a été prouvée scientifiquement, c’est bien connu (encore que sur ce point je parle sous le contrôle de Diego)

                      • #13376 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        La différence fondamentale réside dans ma capacité à démontrer l’existence de l’identité, tandis que vous inventez des concepts que vous êtes incapables de prouver.

                        L’identité n’est pas simplement un concept, car même la personne la plus ignorante dans une montagne afghane peut le ressent dans sa chair. En revanche, vos idées confuses de « blanchité », de fragilité blanche, de genre et autres semblent presque relever du complotisme, avec ces prétendues structures qui limitent le libre arbitre de la population.

                        L’identité est le reflet de toutes les différences qui sautent aux yeux lorsqu’on se trouve à l’étranger.

                        Il est évident que ces 15 marxistes en France se distinguent du reste de la population.

                      • #13397 Répondre
                        diegomaradona
                        Invité

                        @Jean Monnaie
                        « dans ma capacité à démontrer l’existence de l’identité »
                        Le fait que tu penses avoir démontré l’existence de l’identité française en formulant quelques affirmations gratuites inconsistantes témoigne de la profondeur de ta bêtise.
                        « limitent le libre arbitre de la population. »
                        Le libre arbitre, définit comme un pouvoir qu’aurait l’être humain de choisir entre différents futurs possible, ne peut physiquement exister. Il est incompatible avec les lois de la nature. Manifestement tu y crois. Tu crois donc que quelque chose qui ne peut exister existe. Chapeau bas!

                      • #13401 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        Dans un monde idéal, je n’aurais pas à démontrer des évidences. De même, je n’aurais pas à rappeler que le terme ‘racisme systémique’ contient le mot ‘système’, suggérant l’existence d’une structure organisée. Je n’aurais pas non plus à rappeler que ‘discrimination positive’ est un oxymore, car il combine deux mots de sens opposés.

                        Quant au débat sur l’identité, je considère qu’il n’y a plus de place pour discussion, car j’ai démontré en long, en large, et en travers, que l’identité possède bel et bien une existence concrète.

                      • #13404 Répondre
                        diegomaradona
                        Invité

                        « ‘discrimination positive’ est un oxymore »
                        Ce est un oxymore seulement si tu pars du postulat arbitraire que la notion de discrimination est négative. Ce qu’elle n’est pas forcément (il suffirait que tu ouvres un dictionnaire pour t’en rendre compte). Tes « démonstrations » ne reposent donc que sur des affirmation biaisées et arbitraire. Ta méthode se résume à cela : affirmations arbitraires et biaisées et croyance qu’elles valent vérité. C’est pour le moins assez faible d’un point de vue épistémologique. Mais manifestement, tu t’en contentes.

                      • #13417 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        Pour une fois je te donne raison ni la discrimination ni le racisme ne devrait être perçu comme négatif.
                        Par contre il s’agit bien d’un oxymore.

                      • #13407 Répondre
                        Cyril
                        Invité

                        Pour vous structure organisée implique une organisation consciente et volontaire. Vous n’avez manifestement jamais lu d’écrits structuralistes qui révèlent des structures inconscientes et involontaires. Je vous trouve bien sûr de vous sur ce sujet pour quelqu’un qui n’en a de toute évidence aucune connaissance.

                      • #13416 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        Votre réponse me semble plutôt creuse et pompeuse. Je suppose que c’est l’ultime recours, un écran de fumée, probablement parce que mes arguments ont été un peu trop percutants.

                      • #13418 Répondre
                        Cyril
                        Invité

                        Ah OK vous êtes un troll ! Bien joué vous m’avez bien eu. Votre dernière réponse m’en convainc.

                      • #13433 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        Que veux-tu que je te dise? Je t’ai fourni de longs arguments, mais tes réponses sont irrespectueuses. Tu m’as sorti des réponses tellement idiotes que je n’ai répondu ni à la première ni à la deuxième. Pour la première, tu as esquivé le sujet en reparlant de licornes, comme si tu n’avais même pas pris la peine de lire mon argumentation, et la deuxième était une réponse creuse et prétentieuse sur l’inconscient, un artifice commode pour ignorer les faits et la réalité. C’est navrant. Pas étonnant que vous refusiez de débattre et que vous vous retrouviez à 25, sans que personne ne veuille vous rejoindre. J’ai l’impression d’écraser des adversaires qui n’ont aucune maîtrise de l’argumentation, comme si je massacrais des bébés phoques sur la banquise. Et vous prétendez que je suis le troll ici? Ce déni de réalité est sidérant.

                    • #13373 Répondre
                      Cyril
                      Invité

                      Non parce que ces structures bien que non inscrites dans des lois, sont visibles dans leurs effets ! Mais vous ne voyez que ce qui écrit noir sur blanc. Votre rationalité est défaillante !

                      • #13379 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        A toi de le démontrer pour la quatrième fois. Désolé de ne pas croire aux licornes.

                    • #13375 Répondre
                      Dr Xavier
                      Invité

                      « Cela me laisse sans voix ! » –> Hélas nous aimerions croire en la véracité de cette phrase pour l’avenir. Mais comme tant d’autres fois des mots sont écrits sans autre forme de considération pour la langue.
                      Vraiment un bonheur de constater la justesse de Notre joie, tout y est.

                • #13372 Répondre
                  Cyril
                  Invité

                  Des éléments structurels du racisme dans notre société, il y en a des pelles ! Quelques exemples : 75% de vote RN chez les policiers actifs (le fruit du hasard ? Non babache, le fruit d’un système), une proportion de racisés en prison bien plus importante que dans la population générale (le fruit du hasard ? Non, banane, le fruit d’un système)…

                  • #13374 Répondre
                    Cyril
                    Invité

                    Vous voyez ce que je cite est VISIBLE bien que non inscrit dans des lois.

                    • #13377 Répondre
                      Jean Monnaie
                      Invité

                      Ce n’est TOUJOURS pas une démonstration de système. Ce sont simplement des citoyens fatigués de faire face aux défis de l’immigration que tu refuses d’assumer.

                      • #13380 Répondre
                        Dr Xavier
                        Invité

                        Ouf, votre voix est retrouvée, j’avais peur de l’angine blanche. Et la DEMONSTRATION de la différence mathématiques entre 28% et 25,4% ? C’est important pour le poids sur les haltères pour le développé couché.

                      • #13383 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        Continue de t’enfoncer je te regarde de loin.

                  • #13393 Répondre
                    Cyril
                    Invité

                    Si 75% de flics qui votent RN ce n’est pas l’effet d’un système, qu’est-ce que c’est ? Un effet magique ? Vous voyez bien que c’est vous qui croyez aux licornes.

                    • #13394 Répondre
                      Jean Monnaie
                      Invité

                      Un vote.

                    • #13395 Répondre
                      Jean Monnaie
                      Invité

                      Si 0% des charcutiers votent pour EELV, cela ne constitue pas un système. L’apartheid, en revanche, est un exemple frappant d’un système où les aspects juridiques sont intimement liés à d’autres éléments tels que la politique, les institutions, l’éducation, la justice, la culture et l’espace, formant un ensemble cohérent et oppressif. En contraste, une société comme la France, qui possède des écoles et une culture axées sur l’antiracisme et est soutenue par un ensemble de lois contre la haine et le racisme, démontre une approche radicalement différente qui ne perpétue pas un système raciste. Néanmoins, il est stupéfiant de constater comment certains discours peuvent brouiller notre capacité à faire la distinction entre ces réalités de manière logique. Quand je dis que le marxisme est une maladie mentale (voire plusieurs), je le pense profondément. Cela est dû au fait que, sous l’influence du marxisme, l’esprit peut devenir tellement obsédé par la recherche de discriminations qu’il perçoit des signes de racisme même là où ils n’existent pas – cela ressemble à des hallucinations. C’est incroyable de voir des milliers de pages écrites, et des conférences données sur un soi-disant système raciste sans apporter la moindre démonstration !

                      • #13400 Répondre
                        Cyril
                        Invité

                        Vous m’opposez le libre arbitre et en même temps vous prétendez que je vois des licornes… Laissez-moi rire !

                      • #13415 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        ….

                      • #13466 Répondre
                        Jacques Sceptes
                        Invité

                        Tu votes Zemmour on a compris

      • #13437 Répondre
        Carpentier
        Invité

        Beaucoup de lignes sur son empêchement â assister au procès mais dans celles-ci, on peut lire le choix de mettre en lumière une affaire grâce à un avocat aux affaires plutôt ‘ médiatiques/médiatisées* ‘:

        Qui est Juan Branco, l’arme médiatico-judiciaire d’Ousmane Sonko ?


        * François Bégaudeau a lui même été longtemps affublé de ce qualificatif qui, excluant de parler des productions de la personne citée le reduit à sa visibilité, donnant le sentiment que sa production – ou son succès – ne vaut pas la peine de s’y arrêter pour en parler.

        • #13438 Répondre
          Carpentier
          Invité

          On trouve une conférence d’une heure, donnée à Paris il y a 3 mois, suite à son refoulement, où il dit la corruption des élites, lie palais présidentiel et élysée, je n’en poste pas, chacun.e voulant y consacrer une heure pourra en récupérer facile la vidéo publiée par ZE.
          Je dois déjà trop d’argent pour participation musicale de mauvaise qualité et piètre intérêt au saccage de chantierautonome

          • #13439 Répondre
            Carpentier
            Invité

            n’en poste pas * le lien

          • #13445 Répondre
            Carpentier
            Invité

            L’y écoutant 6 minutes à peine, pour ceux et celles qui n’auraient pas 1 heure, on entend vite que JB (pour Jacques Bonsergent ,oui) se présente comme le représentant du peuple français contre Macron, contre l’ingérence de la France qui persiste en Côte d’Ivoire et au Sénégal, qui y maintient des liens colonialistes intéressés en empêchant leur souveraineté et en dézinguant du coup la probable élection d’un autre représentant du peuple – ici, un homme qui incarne une alternative pour le peuple sénégalais – O.Sonko, candidat pour février 2024.

    • #13419 Répondre
      Cyril
      Invité

      Il y a eu un grosse accélération ces jours-ci de radicalisation du pouvoir. Nombreux sont à gauche à jeter le mot fascisme : des députés FI, Barbara Stiegler… Non plus « le fascisme à venir » mais plutôt « ça y est nous y sommes ». Notre hôte a déjà pointé la valeur incantatoire de ce mot. Qu’en pensez-vous ?

      • #13420 Répondre
        Charles
        Invité

        Je trouve que ça ne clairifie rien du tout, au contraire, et qu’on n’a pas besoin de ce mot bulldozer pour s’opposer à ce gouvernement libéral-autoritaire.

        • #13455 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          J’aurais pas mieux dit

        • #13500 Répondre
          Cyril
          Invité

          Mais un mot bulldozer qui manque de finesse analytique peut avoir son efficace communicationnelle. Libéral-autoritaire, plus juste, ne produit pas le même effet disqualifiant.

          • #13504 Répondre
            Seldoon
            Invité

            Même en admettant cette logique, l’emploi du mot reste souvent contreproductif. Ca fait un moment que « fascisme » est démonétisé, ridiculisé et automatiquement retourné contre ceux qui l’utilisent.

          • #13506 Répondre
            Charles
            Invité

            Pourquoi ne pas parler de régime nazi si on vise la disqualification spectaculaire ? Je pense que c’est surtout ceux qui l’emploient qui se font rapidement disqualifier notamment parce qu’il est évident que la France macronienne n’est en rien comparable à l’Italie mussolinienne à qui le terme reste éternellement attaché. C’est l’autre problème du mot qui a été forgé et revendiqué dans une période historique à la singularité maximale et qui ne peut donc aisément s’en défaire.

      • #13431 Répondre
        Nox
        Invité

        Vraie anecdote : j’étais censé rencontrer Barbara Stiegler dans ma fac (puisqu’elle y bosse) pour parler des conditions d’études des étudiants en situation de handicap… et je pense que je me serais bien amusé à la titiller sur ses conclusions hâtives autour des débouchés professionnels de la fac et la question de la « démocratie républicaine ». J’essayerai de la relancer à nouveau prochainement.

        • #13434 Répondre
          Jean Monnaie
          Invité

          C’est hallucinant le nombre de prétendus défenseurs des prolétaires qui n’ont jamais approché une usine à moins de 100 mètres. Souvent, il s’agit de l’étudiant boutonneux qui fantasme sur la lutte des classes dans sa chambre, ou au mieux d’un fonctionnaire, souvent professeur, qui se croit un agitateur alors qu’il n’est qu’un gardien du système. Et pourtant, avec des discours compliqués, ils essaient de faire croire que c’est Jean Tout-le-monde avec ses idées de droite qui est déconnecté de la réalité, alors que, contrairement à eux, la droite n’a généralement pas le temps de s’enliser dans des théories car elle est occupée à travailler.

          « Barbara Stiegler rattache le néolibéralisme au darwinisme social, qui s’exprime sous forme autoritaire dans le nazisme et sous forme libérale en affirmant que les plus aptes survivront. » Cette phrase wikipedia me fait plus d’effet que mon café le matin pour me réveiller. Son père était quand même beaucoup moins con.

    • #13503 Répondre
      Seldoon
      Invité

      Eh bien en voilà un dont la transition du rouge au brun aura été fulgurante :

      • #13505 Répondre
        Nox
        Invité

        La théorie de Moïse se répand dans l’espace politique !

        • #13507 Répondre
          Jean Monnaie
          Invité

          Pashuring la nouvelle pousse marxiste qui était très fière d’expliquer à Lapin Taquin que l’URSS était un modèle d’intégration de l’islam, avec ses tribunaux islamiques et son application de la charia. Une grande référence à ne pas douter.

          Je n’ai pas le courage de debunker cette énième vidéo fallacieuse.

          • #13508 Répondre
            Jean Monnaie
            Invité

            https://wikirouge.net/Islam_en_Union_sovi%C3%A9tique

            Le vendredi — jour sacré pour les musulmans — fut déclaré jour férié dans toute l’Asie centrale. Un système juridique parallèle fut créé en 1921, avec des tribunaux islamiques qui administraient la justice selon les lois de la charia. L’objectif était que les gens aient le choix entre la justice révolutionnaire et la justice religieuse. Une commission spéciale concernant la Charia fut créée au sein du Commissariat soviétique à la justice.

            Entre rouge brun et islamo gauchiste le choix est vite fait.

        • #13509 Répondre
          Seldoon
          Invité

          L’affaire Nahel aura au moins eu pour conséquence de vérifier cette théorie. Les lignes ont été clarifiées à la vitesse de l’éclair.

    • #13510 Répondre
      Jean Monnaie
      Invité

      Dans ce match politique, Philippe Corcuff, le capitaine portant le maillot numéro 7, accuse Bégaudeau et Lordon d’être de droite. Bégaudeau, également sur le terrain, réplique en accusant Branco d’appartenir à la droite politique. Pendant ce temps, Lordon, joueur agressif, se félicite de traquer les infiltrés à Nuit Debout pour éviter toute dérive vers une idéologie rouge-brun.

      Cependant, un nouvel acteur, le phasme Usul, entre en jeu et pointe du doigt Bégaudeau pour avoir osé discuter avec une personne controversée à Lyon après une conférence. Et voilà, on m’apprend qu’Usul a réalisé une vidéo avec Hollande, ce qui lui vaudra le retrait de son prix de radicalité 2023. Attention, voici Loic Chaigneau, un nouveau joueur, arborant des gilets militaires et adoptant une approche moins agressive lors de son interview avec le journaliste de VA. Mais attendez, monsieur Chaigneau, vous êtes sur le terrain pour grogner et insulter, sinon cela prouverait que vous êtes du côté de l’adversaire.

      Je vous laisse pour cette courte page de publicité, mais ne vous inquiétez pas, la team gauche radicale extrême sera là pour vous régaler lors de cette seconde mi-temps. Je vois sur le banc de touche un certain Adrien 4 nains qui s’échauffe. Espérons que cette fois-ci, il ne réutilisera pas la main, car cela a coûté la victoire de son équipe. A vous les studio !

    • #13516 Répondre
      Nox
      Invité

      Si vous ne l’avez pas vue, je trouve cette vidéo très en lien avec le sujet qui nous intéresse :

      • #13520 Répondre
        charivari
        Invité

        Nox, Krug va sur un terrain interessant car en effet, il est rare de parler de l’extrême droite par ce prisme.
        Par contre Denis Robert, j’ai tout le temps du mal avec ce qu’il dit et comment il le dit.
        Je trouve qu’il vieillit mal lui aussi.

        • #13525 Répondre
          Jean Monnaie
          Invité

          Cette vidéo illustre la pauvreté de la domination culturelle de « l’extrême » droite.
          Le rare écrivain de droite Michel Houellebecq n’est rien d’autre qu’un tapis sur lequel les musulmans s’essuient les pieds. Il est également méprisable pour sa prétendue lutte contre la soumission alors qu’il s’y soumet lui-même.

          • #13526 Répondre
            Jean Monnaie
            Invité

            Yann Moix : “Il y a parmi les Afghans de Calais des gens qui connaissent Victor Hugo sur le bout des doigts, ils arrivent en France et on les frappe !

            La gauche : Il est d’extrême droite !

            • #13527 Répondre
              charivari
              Invité

              C’est bien ce que je pensais c’est ushoahah !

              • #13528 Répondre
                Jean Monnaie
                Invité

                J’aurais une admiration pour Pétain ou Vincent Reynouard, que cela ne change en rien tous les arguments que j’ai distillés sur le forum. Pendant que toi, tu cherches à savoir si ce que je dis est bien ou mal, moi je cherche à savoir si ce que tu dis est vrai ou faux. Forcément, l’un de nous deux tapera souvent dans le mille, tandis que l’autre ne comprendra jamais rien à tous les sujets.

                • #13530 Répondre
                  Jean Monnaie
                  Invité

                  Note que je n’interviens dans aucun topic de culture ou de cinéma, mais uniquement politique. Topic politique qui, avant mon arrivée, était déjà vide, car visiblement, comme des marquis poudrés, la lutte des classes est un sujet parmi d’autres entre le cinéma de Claude Sautet et le dernier Édouard Louis. Finalement, je ne dérange personne.

                • #13531 Répondre
                  charivari
                  Invité

                  Je choisis d’être l’autre, celui qui ne comprendra rien à tous les sujets.
                  Entre Sautet et Edouard Louis, la place est étroite. Bien vu.

                  • #13534 Répondre
                    Jean Monnaie
                    Invité

                    Tu n’as vraiment pas le choix, en réalité. Tu t’es enfermé tout seul dans ta prison mentale. Et le pire, c’est qu’à mesure que l’on vieillit, notre cerveau devient moins malléable. Personne, sur son lit de mort, ne se dira : « J’ai été aveugle, je n’ai rien compris à rien. » Les seules choses qui pourraient encore changer la donne, ce sont les coups durs de la vie, à la fois symboliques et concrets. Conversano, c’est une altercation avec des Arabes à Grenoble. Hervé Ryssen, autrefois antifa, a découvert des lectures interdites pendant ses études en histoire. Ventose, une bande d’Arabes haineux dans le métro de Paris. Olly Plum, elle a été influencée par cette personne détestable qu’est Usul qui lui à mis dans la tête de changer de sexe pour combler son mal être. Elle se revendique d’extrême droite et pratique le catholicisme. Dieudonné l’interdiction de son film sur l’esclavage et un sketch chez fiogel. Staline la lecture de Darwin etc.. ( mes exemples pourraient être aussi de gauche) Je te souhaite, dans ton propre intérêt, de vivre des moments difficiles également. Peut-être qu’avec un peu de chance ta claque sera la même que la mienne. Évidemment, certaines claques pourraient avoir, dans certains cas, les pires effets, mais la loterie permet aussi de toucher le gros lot.

                    • #13537 Répondre
                      Jean Monnaie
                      Invité

                      *sera la mienne.

                      • #13539 Répondre
                        Cyril
                        Invité

                        « Tu n’as vraiment pas le choix, en réalité. Tu t’es enfermé tout seul dans ta prison mentale. Et le pire, c’est qu’à mesure que l’on vieillit, notre cerveau devient moins malléable. Personne, sur son lit de mort, ne se dira : “J’ai été aveugle, je n’ai rien compris à rien.”
                        Jésus disait :
                        « Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras comment ôter la paille qui est dans l’œil de ton frère. »
                        Synthétise les deux citations et tu seras sauvé !

                      • #13556 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        Tu n’étais plus crédible depuis que tu justifies tes réflexions politiques sur l’inconscient. Argument rincé que la personne utilise quand elle essaie de se relever une fois au tapis. Suis mon conseil et évite ce genre de troll lourd. Plus ta plume sera lourde et confuse, et moins il ne sortira du bon en toi. Kubrick disait qu’il ne faut pas faire le malin avec sa caméra. Pour l’écriture, c’est pareil. Tu peux t’autoriser des écarts, mais seulement quand tu as le niveau suffisant pour en être capable et en petite dose. Et pour cela, tu dois commencer par sortir du doux monde des licornes.

      • #13524 Répondre
        charivari
        Invité

        Tu crois que le métaverse du forum est ushoahia ou juste ushoahah ?
        Une seule question, mais une question efficace.

    • #13521 Répondre
      K. comme mon Code
      Invité

      « Le métaverse n’est pas seulement mort, il n’a jamais existé. Un rapport récent montre que la plus grande plate-forme métaverse, Horizon Worlds de Meta, ne comptait que 38 utilisateurs quotidiens et réalisa un chiffre d’affaires total risible de 470,00 $. Le métaverse était évalué à 13 000 milliards de dollars en 2021. »

      _

      Grande efficacité de ces trois phrases.

      • #13597 Répondre
        Leo Landru
        Invité

        Je crois que l’expérience Metaverse est simplement ringarde, je me demande si Zuckerberg le savait, s’il n’avait pas un autre agenda pour cet échec programmé. Un gadget affligeant comme le fut Second Life en son temps, projet de réplication de vie en ligne surclassé par MySpace et (sic) Facebook.
        Avec des médias actuels hyper visuels – TikTok, Instagram – ou hyper textes – Discord, Reddit – et un néoliberalisme en pleine forme, la simulation du vivant tel que Zuckerberg l’a pensée est obsolète. Le vivant est déjà devenu une simulation du virtuel – viralité des comportements, omniprésence des caméras et culture du meme, entre autres. Données personnelles abandonnées depuis longtemps aux e-marchands.
        Cela ne signifie pas la fin du metaverse, simplement que le metaverse existe déjà en complément du réel : les échanges de coordonnées Facebook/Insta/LinkedIn remplaçant les antiques cartes de visite, la consommation permanente via smartphone, l’abrogation des conversations téléphoniques remplacées par des likes et des joyeux anniversaires de bon aloi à renforts d’emojis. Les teleconsultations médicales et le télétravail ne sont pas en reste, sans parler de l’organisation hiérarchique sociale s’adossant à la réputation en ligne – tiens, le documentaire Ma Femme a du crédit raconte assez bien la metaversification chinoise.

        • #13708 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          Où voir ce documentaire?

        • #13927 Répondre
          Demi-Habile
          Invité

          Leo Landru: En vrai c’est 200 000 utilisateurs sur la plateforme, pas 38, mais j’imagine que pour le savoir il fallait prendre le temps de vérifier l’information au prétexte que ça paraissait un peu gros 38 utilisateurs. Reste que ce que tu racontes n’a aucun sens et c’est assez affligeant. Heureusement on a un petit aperçu de ce que l’IA peut pour le cinéma afin de jouer le rayon de soleil parce que sans je me serais couché vraiment triste ce soir.
          .

          .
          Je me demande combien d’heures de travail on trouve derrière ce petit clip en vrai mais même si c’est à mourir de rire, ça dit quand même que demain on pourra se fabriquer des séries dans sa chambre et même des longs métrages et ça c’est plutôt chouette. C’est même fascinant de vivre une époque pareille.
          .
          PS: Je crois que j’adore la chanson.

    • #13697 Répondre
      Carpentier
      Invité
    • #13870 Répondre
      Cyril
      Invité

      Je sais que ça ne plaira pas à tout le monde mais voici pour ceux que ça intéresse le lien vers l’entretien de Juan Branco à à gauche. Ils ont décidé de ne pas la répertorier, on ne peut donc y accéder que par ce lien.
      Je trouve dommage qu’il s’en prenne de la sorte à la gauche radicale et se rapproche des souverainistes parce qu’il a encore souvent un discours de gauche.
      « Dès que vous êtes dans une catégorisation du réel vous êtes dans son appauvrissement. »
      Pas sûr que notre hôte désapprouve cette phrase par exemple.

      • #14069 Répondre
        Titouan R
        Invité

        Il suffit quand même de l’écouter quelques minutes pour cerner une grande confusion. A l’écouter, on croirait que le capital se tient d’une oligarchie ; qu’il y aurait en gros 54 types en France qui tiennent tout et que, débarrassés d’eux (par quels moyens ? on les envoie à poil dans les Carpates ?), le gros du problème serait résolu. Le problème n’est pas tant qu’il se prête à « incarner » les structures de pouvoirs (politique, médiatique, économique) – cela est tout à fait louable et on gagne toujours à pouvoir attribuer une enveloppe physique à l’adversaire – mais plutôt que sa manière si « personnaliste » finit par absenter les structures.
        Je ne prétends pas qu’il soit idiot. Je pense effectivement qu’il a beaucoup lu et bouffé de théorie, mais cela ne l’empêche pas de faire mésusage de sa culture.

        Au-delà, de quelle boursouflure d’égo souffre ce monsieur pour se réduire à ces querelles unilatérales contre tel ou tel plutôt de son camp (supposé) ? Branco prête aux autres un défaut d’égo, qui les pousseraient à se distinguer pour faire marcher leur petit business intellectuel (il y a sans doute un fond de vrai), pour ne pas se l’appliquer à soi-même.
        Enfin, sans vouloir défendre à tout prix François, il faut vraiment avoir mal lu son texte paru au Diplo pour dire ce qu’il dit. Pour rappel, il s’agissait de la parution des bonnes feuilles de Notre Joie. Si Branco aurait sans doute mieux fait de lire l’intégralité du livre – ce dont je doute – il aurait au moins pu bien lire les quelques pages parues au Diplo. Car jamais il n’est dit qu’une alliance organique devrait être faite entre un bourgeois avec sa capacité à penser et un prolo avec sa capacité à sentir. François faisait observer 1) que la colère n’est pas à elle seule une boussole politique et peut retomber de n’importe quel bord (notamment nauséabond) ; 2) que cette colère doit être métabolisée politiquement, refroidie, passée au tamis d’une saisie politique des choses, toutes choses dont le prolétaire est tout à fait capable intellectuellement (il n’est pas déficient en comparaison du bourgeois). Mais il se trouve que sa condition matérielle insécure entrave souvent cet effort : son temps est absorbé par le boulot (voire les boulots), les trajets, les tâches ménagères, là où le bourgeois peut sous-traiter une partie de ces contraintes. En conséquence de quoi le prolo ressort globalement plus crevé et éreinté physiquement qu’un bourgeois de sa journée. A quoi s’ajoute la simple contrainte du péage culturel, dans un double sens : le capital social et culturel dont a été doté le bourgeois lui manque ; le coût d’accès à l’information théorique et militante (ex : beaucoup ne peuvent pas se permettre un abonnement Médiapart).
        Fondamentalement, je ne pense pas que François « prône » une resucée de « l’alliance historique » entre petite bourgeoisie et prolétariat ; il dit simplement que la condition de la première lui permet d’accéder plus facilement à des éléments de finesse analytique du capitalisme (pardon pour la formulation maladroite).

        Alors on pourrait objecter le fait qu’on prend vraiment le prolétaire pour un con à croire qu’il aurait besoin d’être informé, lui qui a une connaissance de première main des dégueulasseries du capital (qui lui en fait baver quotidiennement). Oui, sauf que cette connaissance – avérée – du réel social est partielle et nécessite une interprétation, une lecture. A eux seuls, les faits ne parlent pas ; il faut les coordonner selon un point de vue.

    • #13874 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      Je sais que ça plaira pas à tout le monde, et surtout pas à l’hôte, mais je le fais quand meme.
      Merci, à nouveau.

    • #13923 Répondre
      Charles
      Invité

      Je recommande à nouveau une émission de Hors-série, celle sur la Russie poutinienne. Analyse très convaincante et singulière, que je n’avais jamais entendue ailleurs à ce niveau de conceptualisation. Sur la corruption comme arme politique, c’est tout à fait passionnant.

    • #13930 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      Je comptais l’écouter
      Au passage j’ai été assez convaincu par l’entretien avec Albert Ogien. J’aime bien la douceur de ce monsieur. Et le désaccord avec l’intervieweuse est intéressant.

      • #13936 Répondre
        Charles
        Invité

        Ah oui? Moi il m’a un peu ennuyé, j’ai l’impression qu’il réglait surtout ses comptes avec Noiriel et Beaud mais que sinon il ne disait pas grand-chose. Sur la tarte à la crème du port du voile, je l’ai trouvé un peu fuyant par exemple. Quant à ses catégories de minorités, ça ne mène pas à grand-chose, je ne vois pas ce que cela apporte. Pas écouté jusqu’au bout, peut-être que je lui redonnerai sa chance.

        • #13950 Répondre
          Mathieu
          Invité

          Je m’immisce dans la discute pour demander un truc: y’a pas longtemps vous avez parler d’une émission avec Churchillophile me semble t-il. C’était sur quel site, quelle vidéo?

          • #13956 Répondre
            Charles
            Invité

            Toujours sur Hors-série, émission avec Tariq Ali il y a un mois.

            • #13968 Répondre
              Titouan R
              Invité

              Au fait, sur Churchill, j’ai attaqué le bouquin d’Ali et en suis au tiers. Je peux néanmoins confirmer ce que dit Stathis Kouvélakis : il s’agit moins d’une biographie de WC que d’un livre sur lui et son époque. Il fait de très longs excursus en début de chapitre sur chaque thème (notamment sur les impérialismes britannique, français et belge fin XIXè, la question de l’Irlande, la classe ouvrière britannique au XIXè). Parfois trop dense et un peu décousu sur la structure du texte, mais captivant.

        • #13975 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          Je crois qu’il y a dans sa position quelque chose de beaucoup plus important que ce que tu dis. Une révocation définitive d’une certaine manière partidaire, dogmatique, viriliste, verticale., électorale, institutionnelle, de faire de la politique. « Tout ça c’est fini ». Je le vois très en prise sur les mouvements de plaques réelles de l’activisme. En face, Judith B s’accroche bien sûr à la structure parti qu’elle vient de rallier – mais je la sens lasse déjà, et finalement assez prête à rallier son interlocuteur dans l’idée que la politique la seule se passe loin de ça, loin de la FI en l’occurrence.
          J’aime sa façon très ranciérienne de prendre les choses comme elles sont, de prendre les gens là où ils sont, et de regarder ce qu’ils font, sans s’empresser de leur décerner ou de leur refuser un diplome de viabilité stratégique idéologique philosophique.

        • #14834 Répondre
          Anna H
          Invité

          J’ai beaucoup aimé ce Hors-Serie avec A. Ogien. Je n’ai pas trouvé qu’il soit dans le règlement de comptes vis à vis de Noiriel. Pas de jugement doctrinaire de sa part mais le constat empirique et l’analyse de ce qui se passe concrètement sur le terrain dans les mouvements qui reposent sur l’auto-organisation. Ce qu’il dit du Mouvement 5 Étoiles m’a étonnée et est intéressant, à creuser en ce qui me concerne car je connais mal.

    • #13976 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      (réponse au post de Charles sur Ogien)

      PS : excellent entretien sur la Russie, effectivement. Grande analyse de ce que c’est que le pouvoir. Car ce qu’il dit là vaudrait pour tous les pouvoirs, avec des degrés. Le génial concept de « dictature de la loi » est opératoire partout.

    • #14024 Répondre
      Julien Barthe
      Invité

      On peut donc affirmer que dimanche soir Ivan Segré avait encore un ami dans le comité de rédaction de Lundi Matin.
      https://lundi.am/Ou-situer-l-extreme-gauche

      • #14509 Répondre
        Julien Barthe
        Invité

        Cette semaine, il y a la réponse indignée d’un certain Anamas Pamous , que je vous mets là, parce qu’une réponse suivra.
        https://lundi.am/Le-philosophe-et-ses-barbares
        Segré est talmudiste et marxiste; il a donc probablement déjà interrompre ses vacances à la Grande Motte pour avoir accès à une bibliothèque digne de ce nom et lire ou relire les deux ouvrages auxquels son contradicteur fait référence; il en compulsera bon nombre d’autres avant de rédiger un texte érudit et cinglant; et non, je n’ai pas la moindre honte à m’en réjouir d’avance.

        • #14510 Répondre
          Julien Barthe
          Invité

          interrompu*

          • #14511 Répondre
            Julien Barthe
            Invité

            de m’en réjouir à l’avance*

            • #14512 Répondre
              Tony
              Invité

              J’ai jamais vu un seul marxiste à la Grande Motte.

              • #14515 Répondre
                Julien Barthe
                Invité

                Alors c’est que tu connais pas tous les lieux de drague.

    • #14029 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      Evidemment je partage, même si le surgissement de de la triplette Michea-Orwell-decency m’a d’abord fait l’effet d’une blague.
      Il fait le boulot marxiste.
      Je m’étonne juste qu’il ne fasse pas une plus grande part à la spécificité « indigène » de ce qui se joue dans ces émeutes. Disons qu’il regarde ça d’un peu haut. Mais c’est peut etre ça faire le boulot marxiste (prendre de la hauteur)

    • #14033 Répondre
      Claire N
      Invité

      Merci pour cet article c’est très clair
      Pourtant me reste une question ( peut être idiote ), faire une émeute ça donne le goût à quoi ?

      • #14034 Répondre
        Tony
        Invité

        Le goût de l’insoumission

        • #14042 Répondre
          Ostros
          Invité

          Le goût de la joie ?

      • #14073 Répondre
        Carpentier
        Invité

        Le goût de vivre.

    • #14054 Répondre
      Claire N
      Invité

      Je dois vous avouer que je n’en sait fichier rien
      Mais j’ai l’impression que oui la joie, oui l’insoumission et peut-être pour chacun quelque chose de marquant

      • #14119 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        Il s’agirait un peu de distinguer le regard sur l’émeute en soi, qu’on peut trouver une grande manifestation d’allegresse, et ce que l’émeute porte politiquement. Ce sont deux choses différentes
        Je peux jouir d’images de pillages d’Apple store, et même jouir d’un incendie d’école. Autre chose est d’ne faire le scanner politique.

        Il est par exemple avéré désormais que la fameuse émeute GJ des champs élysées de décembre 2018 était très largement imprégné d’extreme-droite

        • #14121 Répondre
          Claire N
          Invité

          Quand tu dis «  imprégné » ça m’aide un peu
          Si j’utilise le « dezoomage «  en partant des affects des individus je prends en fait les choses à l’envers

        • #14133 Répondre
          Tony
          Invité

          Mélenchon remet les pendules à l’heure

          • #14273 Répondre
            tristan
            Invité

            « Mélenchon remet les pendules à l’heure »
            Les pendules de Mélenronchon se sont arrêté depuis longtemps. Elles ont le mérite de donner l’heure juste deux fois par jour.

            • #14274 Répondre
              tristan
              Invité

              l’heure juste: comprendre « l’heure exacte »

    • #14081 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Si ces émeutes + les concentrations + les marches +:les écrits+ tout ce qui a été dit et même hurlé donnent comme résultat l’abrogation de lois qui permettent de tuer ça sera bien.

    • #14103 Répondre
      Carpentier
      Invité
    • #14125 Répondre
      Tony
      Invité

      Savez vous qu’en Espagne dans les champs de culture maraîchère les immigrés(avec ou sans papiers) qui y travaillent ne sont payés que si ils atteignent un objectif?20 paniers à remplir,à 18 on te rembourse le transport et le sandwich et on te dit de retenter ta chance le lendemain!Anecdote réelle qui m’a été raconté par quelqu’un qui en vient.

      • #14126 Répondre
        Cédric
        Invité

        Dans le même ordre d’idée du travail gratuit, les ateliers de confection – taudis de Leicester en Angleterre. Tu te tapes 15 jours de période d’essai non rémunérés avant de gagner 3£ / heure, même pas le salaire minimum. Comme ça travaille à la commande, tu viens à l’atelier le matin tôt et on te dit si tu restes ou si tu reprends gentiment ton bus pour rentrer chez toi.

      • #14129 Répondre
        Graindorge
        Invité

        À quel endroit? Nom de l’entreprise? Salaire? Combien d’heures par jour? Combien de jours par semaine? Quelle cadence? Combien faut-il pour faire 20 paniers? Taille des paniers? Quel contrat pour les AVEC papiers? Ont- ils tous des protections contre les produits chimiques? Âge des travailleurs? Où logent-ils? Combien de temps pour manger? Droit à des pauses?

        • #14130 Répondre
          Tony
          Invité

          Désolé j’ai pas pour habitude de faire des interrogatoires de police,il s’agit d’une femme sénégalaise(issue de la classe moyenne elle était secrétaire à Dakar après avoir eu son bac),elle a rejoint son mari,ouvrier agricole à Castellon de la Plana(au dessus de Valence),en 2018,elle a ses papiers et un fils de 4 ans qui se fait traiter de négro à l’école.

    • #14131 Répondre
      Graindorge
      Invité

      interrogatoires de police??? Non. Les policiers ne posent pas ces questions là. Boulot de journaliste mon cher Watson, que les journalistes ne font pas et qui permettraient de mettre au jour les injustices et peut-être de trouver des moyens pour en finir avec les abus et l’exploitation. Les ouvriers exploités pourraient s’unir. Ils ont droit à un avocat gratuit. Cette dame peut aussi porter plainte individuellement. Pour son fils aussi. Personne n’a le droit de le traiter de négro. C’est de la discrimination. Du racisme. Aucun parent ne devrait le tolérer et souffrir en silence  » parceque c’est comme ça » car ce n’est pas comme ça.
      Mais bien sûr, se défendre demande de l’énergie, c’est pour ça que groupés c’est mieux.

      • #14132 Répondre
        Tony
        Invité

        Ok,bonnes vacances et fais de beaux rêves.

        • #14134 Répondre
          Graindorge
          Invité

          Mais est-ce que c’est normal et juste tant d’agressivité? Est-ce que c’est en se maltraitant avec morgue, méchanceté, ironie que l’on va rendre la gauche « désirable »? Je propose des idées de solutions. C’est un crime? On est de doux rêveurs lorsqu’on cherche une issue? Ou bien on fait juste que se scandaliser en concluant c’est comme ça, rien à faire! On peut rien faire qu’en parler: C’est dégueulasse mais ainsi va le monde. Et puis, ça va, hein? on est pas trop mal lotis alors ça peut souffrir autour. On se sent tout proprets rien que de le dire mais proposer des outils d’auto-défense à cette dame, à son mari et pour leur fils, ce sont de beaux rêves.OK. Bonnes vacances! On fait ce qu’on peut. Bonne chance et bon courage à cette famille et à leur petit bout d’chou qui souffre déjà de la bêtise humaine.
          Oui, vous auriez pu lui poser plus de questions. Elle aurait peut-être été ravie de parler, de vider son sac car elle n’est pas dans la catégorie à qui on donne souvent la parole. Et de témoignage en témoignage, on peut finir par casser les jambes de ce système qui galope guilleret et qui a encore de beaux jours devant lui

          • #14135 Répondre
            Tony
            Invité

            Ni agressivité,ni morgue,t’as toute ma sympathie,bonnes vacances.

            • #14137 Répondre
              Graindorge
              Invité

              Alors merci! Tu as toute ma sympathie aussi et merci pour ce témoignage. Toi aussi passe un bon été!

    • #14136 Répondre
      Cyril
      Invité

      Vraiment, l’article de Segré et passionnant mais il me questionne. Il est dit quelque part que Segré est un fan de Badiou. Et justement, sa critique des émeutiers me fait penser à celle de Badiou sur les gilets jaunes. Badiou leur reprochait une violence aveugle, non guidée par l’idée communiste. C’est pour cela que Lordon qualifie Badiou d’anti-politique dans Vivre sans ? : la politique de Badiou suppose un être d’exception, un élu, guidé par une idée. J’ai l’impression de retrouver plus ou moins la même chose dans le papier de Segré. Il ne me semble pas s’intéresser particulièrement aux discours des émeutiers. Il en voit peu. Il reconnaît qu’il y a une colère dirigée contre la police, un désir de revanche etc. mais cela ne lui semble pas suffisant pour constituer de la politique. En cela il ne me semble pas rancierien parce qu’il considère ces motifs comme non suffisant, donc il arbitre. Que ces jeunes soient neoliberalisés cela va de soi mais comme moi-même militant du npa je le suis. Et s’il y a une part de nihilisme dans leurs actes il y a aussi une part de revendications, de politique. Il suffit d’écouter les amis de Nahel, interrogés par Blast, pour s’en convaincre.

    • #14167 Répondre
      Charles
      Invité

      Texte très juste, une nouvelle fois, de Vesperini sur l’affaire du Lycée Angela Davis.
      https://www.philomag.com/articles/pierre-vesperini-non-mme-pecresse-le-nom-dangela-davis-nest-pas-contraire-lesprit-de

      • #14223 Répondre
        Jean Monnaie
        Invité

        Cher Charles,

        Votre récent article dans PhiloMag m’a quelque peu surpris. À l’instar d’un vin qui ne bonifie pas avec l’âge, il semble qu’Alexandre Lacroix, le rédacteur, s’éloigne de sa pertinence habituelle. Prenez, par exemple, la prolifération des établissements portant le nom de Rosa Parks – ils sont désormais plus d’une quarantaine. En comparaison, combien d’établissements américains ont été nommés en 2023 en l’honneur d’une personnalité française ? Malheureusement, la réponse est nulle.

        J’avais l’impression que la gauche radicale s’opposait résolument à la domination anglo-saxonne, d’où ma perplexité face à votre position. En y réfléchissant davantage, cela pourrait être moins surprenant qu’il n’y paraît. Après tout, la population africaine en France a peut-être besoin de modèles noirs, et la gauche semble rechercher des personnalités noires qui critiquent idéalement l’Occident, et surtout la France. Cela semble coïncider avec un certain programme.

        Cependant, j’ai du mal à croire qu’un pays inaugurerait un jour un établissement portant le nom d’une personnalité étrangère qui critique ouvertement ce pays, comme Angela Davis.

        Il est souvent facile d’oublier que ceux qui réussissent le mieux sont souvent ceux qui s’assimilent le mieux. Est-ce un hasard ? Je ne pense pas. Par exemple, je n’ai jamais entendu de parents chinois appeler leur enfant autrement que par son nom civil français, même si un surnom chinois peut être utilisé en privé. Comme l’explique si bien Madame Wan : « Pour Madame L. et son mari, comme pour tous les sans-papiers chinois, le retour n’est pas envisageable. Quand les parents décident de quitter leur village, ils commencent par vendre tous leurs biens. Le prénom français n’est pas un leurre. Il indique véritablement un choix de vie et une espérance. Chez nous, on a un proverbe : une fois qu’on a traversé la rive, on fait couler le bateau. » En d’autres termes, il n’y a pas de retour.

        Il serait peut-être judicieux de ne pas oublier que l’idéologie anglo-saxonne peut être considérée comme le cheval de Troie du capitalisme. Ainsi, ce clientélisme qui consiste à renommer tous les établissements avec des noms de personnalités étrangères pour renvoyer les élèves à leurs origines est un jeu dangereux dont nous avons déjà vu les prémices pendant les émeutes.

        Parfois, je me demande ce que l’on peut attendre de ceux qui manifestent à la suite de la mort d’un délinquant, dans le but de propager un récit de police raciste.

        J’espère que vous saurez faire preuve de dignité dans cet océan de conformité.

        Avec toute mon affection,

        Jean Monnaie

        • #14226 Répondre
          Carpentier
          Invité

          … / Parfois, je me demande ce que l’on peut attendre de ceux qui manifestent à la suite de la mort d’un délinquant, dans le but de propager un récit de police raciste /….
          Ah benh si, au final, tu es peut-être drôle.
          Ton running gag infini mériterait que personne ne s’y arrête mais, comme je sors de ma fosse deux minutes, et que pour l’instant tes dires me gratouillent encore quelque peu, je redis que ce sont les circonstances du meurtre ( et du tir du policier donc) qui orientent/illustrent méchamment vers un crime raciste, puisque ce conducteur interpelé, Nahel, ne menaçait aucunement le policier.
          Rapporté comme ça, c’est presque trop simple.
          Pas simpliste, simple.
          Mais c’est parfois le problème pour les esprits sur-entraînés à l’argumentation/contre-argumentation, ils ne connectent plus si facilement aux choses simples.
          Les pauvres.

          • #14227 Répondre
            Jean Monnaie
            Invité

            Il semble que tu n’étais pas le destinataire prévu de ce courrier. Par ailleurs, j’ai remarqué que tu as un topic sur la police où j’ai pu démontrer le manque de substance de tes arguments. Nous attendons encore une preuve tangible que la tragique disparition du jeune homme avait une connotation raciste. Les affirmations non fondées ne méritent guère de réponses, n’est-ce pas ?

            • #14229 Répondre
              Carpentier
              Invité

              Ce topic n’est pas ‘le mien.’
              Je ne l’ai pas ouvert.
              Je suis, en revanche, l’auteure de celui dédié au festival des films de fesses 🙂

            • #14233 Répondre
              Julien Barthe
              Invité

              Te voyant sans cesse revenir, j’essaie d’imaginer la pauvreté de ton existence; l’effort même de me figurer le désoeuvrement qui me pousserait à me dédire et à intervenir sur un forum d’extrême-droite m’est pénible.
              Je note au passage que pour un homme de droite, tu manques cruellement de rigueur (et je me dis que tu dois en souffrir).

              • #14234 Répondre
                Julien Barthe
                Invité

                Ce message est destiné à Jean Monnaie.

                • #14237 Répondre
                  Jean Monnaie
                  Invité

                  J’envoie simplement des cartes de vacance illustrées, Ne t’inquiète pas, ta colère ne m’a point échappé,
                  Je savais, à ton ardente rage, que c’était moi visé. C’est ton idéal de gauche, hélas, qui manque de rigueur,
                  Dans l’art de penser la politique, il sème l’erreur. ( Jean Monnaie de Bergerac)

                  • #14238 Répondre
                    Julien Barthe
                    Invité

                    Et j’ajoute que c’est probablement la pauvreté de ton existence politique qui fait que tu identifies la politique à un débat dont l’enjeu serait la vérité ou la fausseté. C’est encore un de tes angles morts.

                    • #14241 Répondre
                      Cyril
                      Invité

                      On aimerait bien trouver la phrase ultime qui provoquerait le déclic chez lui mais il faut se faire à l’idée qu’il est enfermé à jamais. C’est trop sédimenté, fossilisé.

                      • #14244 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        Le souci, c’est que vous semblez naviguer dans l’univers des convictions et des formules magiques, persuadé qu’une phrase bien tournée ferait toute la différence. Pourquoi ne pas essayer autre chose pour varier un peu ? Comment cela s’appelle déjà… Ah oui, j’ai sur le bout de la langue… C’est ce que l’on nomme « l’argumentation ». Pourquoi ne pas vouloir essayer ce machin la pour changer ?

                    • #14243 Répondre
                      Jean Monnaie
                      Invité

                      Il me semble qu’à un moment donné sur ce forum même, j’avais cité une phrase du professeur Faurisson : « Je ne cherche pas la vérité, mais l’exactitude ». C’est tout à fait contraire à ce que tu essayes de me faire dire. Néanmoins, je peux mentionner des penseurs de la gauche radicale qui se conforment exactement à ce que tu voulais me faire dire à propos de « l’enjeu serait la vérité ou la fausseté. » Tu pratiques une inversion accusatoire, car je suis probablement celui qui reste le plus factuel dans mes arguments ici.
                      N’hésite pas à me faire ma liste d’angle morts.

      • #14225 Répondre
        Claire N
        Invité

        J’ai bien aimé que cet article parle de l’insalubrité des toilettes et de l’absence d’outils informatique

        • #14231 Répondre
          Charles
          Invité

          Oui c’est toute la pertinence de cet article d’articuler les rappels historiques et la description très concrète des problèmes rencontrés par le lycée.

    • #14188 Répondre
      Tony
      Invité

      Je me suis bien marré en écoutant ce podcast avec cet écrivain,que je ne connais pas,c’est vraiment très drôle la façon qu’il a de parler de l’argent qu’il gagne et ce qu’il décrit de l’industrie du livre

    • #14246 Répondre
      Charles
      Invité

      Je partage la tribune provocatrice qui suit de Zizek, qui mélange beaucoup de choses qui n’ont rien à voir mais qui n’est pas inintéressante non plus :

      https://www.liberation.fr/idees-et-debats/tribunes/la-gauche-doit-embrasser-la-loi-et-lordre-par-slavoj-zizek-20230713_R4NZCDDT5JCWXFK446X3HZAN2Y/

      • #14255 Répondre
        Demi Habile
        Invité

        Ce serait possible d’avoir une copie de l’article?

      • #14371 Répondre
        Cyril
        Invité

        En somme, envoyer le raid dans la rue était une bonne chose, une chose de gauche même. Finalement Roussel avait raison.

      • #14380 Répondre
        lison
        Invité

        Quelqu’un pourrait copier l’article en intégralité ?
        merci.

        • #14384 Répondre
          Julien Barthe
          Invité

          Je me joins à la requête.

          • #14387 Répondre
            Ostros
            Invité

            Je crois que Charles essaie de poster sur le fil « Intégral » mais se fait censurer.

            • #14389 Répondre
              Charles
              Invité

              Oui exactement, idem pour ici. Impossible à copier alors que pour les autres articles de Libé aucun problème. Désolé.

            • #14390 Répondre
              Ostros
              Invité

              Charles, je vois que tu as essayé de poster aussi l’article ici et que tu es bloqué. Un conseil : fais des bouts.

              • #14392 Répondre
                Charles
                Invité

                « La gauche doit embrasser la loi et l’ordre, par Slavoj Zizek

                S’intéresser aux racines des émeutes, telles que le chômage et le racisme institutionnel, ne doit pas mener la gauche à négliger les questions de la sécurité publique, estime le philosophe slovène. En France comme ailleurs, l’insécurité fait plus de mal aux pauvres qu’aux riches.

                Deux événements ont retenu l’attention du public au cours de cet été de plus en plus fébrile : la mutinerie militaire ratée en Russie et les émeutes violentes en France. Bien que les médias aient couvert ces deux actualités en détail, une caractéristique commune semble être passée inaperçue.

                Des pillages et des incendies se sont répandus en France après que la police a abattu un jeune homme de 17 ans, Nahel, dans la banlieue parisienne, à Nanterre, le 27 juin. A travers le pays, des émeutiers ont provoqué des destructions de biens et ont tiré des feux d’artifice sur la police, qui a répondu par des gaz lacrymogènes, des canons à eau et des grenades assourdissantes.

                Les événements ont pris une tournure encore plus inquiétante lorsqu’une partie des organisations syndicales de la police ont commencé à menacer le président Emmanuel Macron de révolte s’il ne résolvait pas la crise. Le 30 juin Alliance et Unsa-Police (deux des principaux syndicats de policiers) ont même publié un communiqué qui n’était rien de moins qu’une fissure dans l’édifice du pouvoir : en réaction aux émeutes, ces partisans de la ligne dure au sein des forces de l’ordre ont menacé d’agir contre leur propre Etat.

                • #14393 Répondre
                  Charles
                  Invité

                  « Face à la mort de Nahel et aux émeutes, le discours prévisible de la gauche a été de dénoncer les préjugés raciaux de la police, de désigner l’égalité française comme une fiction, d’arguer que les jeunes immigrés se rebellent par absence de perspectives et de rappeler que le moyen de résoudre cette crise n’est pas une oppression policière toujours plus forte mais bien une transformation radicale de la société française. En bref, la colère monte depuis des années, l’assassinat de Nahel est la dernière détonation qui l’a révélée au grand jour. Et les manifestations violentes sont une réaction à un problème, pas le problème lui-même.

                  Il y a une part de vérité dans ce récit. En effet, comme l’ont révélé au grand jour les émeutes de 2005, à la suite de la mort de deux adolescents électrocutés alors qu’ils étaient poursuivis par la police, les préjugés et l’exclusion caractérisent la vie des jeunes immigrés et descendants d’immigrés en France. Pourtant, cette refonte de la société appelée des vœux par la gauche pour résoudre les problèmes historiques d’identité, d’exclusion économique et d’injustice coloniale est une solution sujette à caution. Elle suppose une issue progressiste à ces émeutes, alors qu’il n’y en a pas.

                  Le fait que les manifestants aient pris pour cible les bus locaux, par exemple, qui jouent un rôle central dans le transport des travailleurs des banlieues défavorisées de la périphérie de Paris, indique deux choses : les émeutes ont détruit des infrastructures qui permettaient aux gens ordinaires de gagner leur vie, et les victimes de ces destructions sont les pauvres, et non les riches.

                  Les soulèvements populaires pour jouer un rôle de progrès doivent être portés par une vision émancipatrice, l’espoir qu’un autre monde est possible, comme le soulèvement de Maidan en Ukraine en 2013-2014 et les protestations iraniennes en cours déclenchées par les femmes kurdes qui ont refusé de porter la burka. Dans ce cas, même la menace d’une action violente est parfois nécessaire à la résolution politique. Deux victoires historiques canonisées par les commentateurs libéraux – la montée au pouvoir du Congrès national africain (ANC) en Afrique du Sud et les manifestations américaines pour les droits civiques menées par Martin Luther King Jr – n’ont été possibles que parce qu’elles ont été soutenues par la perspective de la violence de la part de l’aile radicale de l’ANC et des noirs américains les plus militants. Les négociations sur la fin de l’apartheid en Afrique du Sud et l’abolition de la ségrégation raciale aux Etats-Unis ont abouti grâce à ces menaces.

                  Mais ce n’est pas le cas en France aujourd’hui, où la rébellion violente a peu de chances de se terminer par un quelconque accord progressiste pour les misérables de la Terre. Si la loi et l’ordre ne sont pas rapidement rétablis, le résultat final pourrait bien être l’élection de Marine Le Pen, leader du parti d’extrême droite du Rassemblement national. Les nationalistes anti-immigrés sont au pouvoir en Suède, en Norvège et en Italie – pourquoi pas en France ? Emmanuel Macron s’est présenté comme un technocrate sans position politique ferme. Mais cette posture, autrefois considérée comme une force, apparaît aujourd’hui comme une faiblesse fatale. »

                  • #14394 Répondre
                    Charles
                    Invité

                    « En Russie, il était difficile de ne pas voir le caractère comique de la marche d’Evgueni Prigojine sur Moscou. Elle s’est achevée en moins de trente-six heures après que le Kremlin a proposé un marché. Evgueni Prigojine a évité un procès, mais a été contraint de retirer ses mercenaires de l’Ukraine et de s’installer au Belarus. Nous n’en savons pas assez pour savoir ce qui s’est réellement passé : sa marche était-elle destinée à une attaque d’envergure sur Moscou, ou s’agissait-il d’une menace vide, d’un geste qui n’était pas destiné à être réalisé, comme Prigojine lui-même l’a suggéré ?

                    L’épisode tout entier peut aussi avoir été une forme brutale de négociation commerciale – une tentative d’empêcher l’adoption d’une loi stipulant que les forces irrégulières telles que le groupe Wagner devaient être placées sous le commandement des forces armées régulières. Qu’il s’agisse d’une tentative de coup d’Etat ou d’une négociation, l’événement témoigne de la réalité selon laquelle la Russie est en train de devenir un «Etat failli» – un Etat qui doit traiter avec des gangs militaires incontrôlés comme des partenaires dans une affaire véreuse.

                    Les événements en France et en Russie s’inscrivent dans une tendance à l’instabilité, à la crise et au désordre en Europe. Aujourd’hui, les Etats faillis ne se trouvent pas seulement dans les pays du Sud, de la Somalie au Pakistan en passant par l’Afrique du Sud. Si l’on mesure cette catégorie à l’effondrement du pouvoir de l’Etat, à l’atmosphère de guerre civile idéologique, aux assemblées bloquées et à l’insécurité croissante des espaces publics, alors la Russie, la France, le Royaume-Uni et même les Etats-Unis devraient être compris de la même manière.

                    Le 19 juin 2022, les républicains du Texas ont approuvé des mesures déclarant que le président Joe Biden «n’a pas été légitimement élu» et ont réprimandé le sénateur républicain John Cornyn pour avoir participé à des discussions bipartites sur le contrôle des armes à feu. Ils ont également voté un programme qui déclare que l’homosexualité est «un choix de vie anormal» et qui demande aux écoliers du Texas «d’apprendre l’humanité de l’enfant à naître».

                    La première mesure, à savoir l’invalidation de l’élection de Joe Biden, constitue une avancée évidente vers une guerre civile «froide» aux Etats-Unis : la délégitimation de l’ordre politique. En France, l’évocation d’une guerre civile à venir est de rigueur à l’extrême droite. Le 30 juin, à la radio française, Eric Zemmour, politicien et polémiste du parti nationaliste Reconquête, a décrit les émeutes comme les «prémices d’une guerre civile, d’une guerre ethnique».

                    Dans cette situation générale, la gauche doit s’approprier le slogan de l’ordre public. L’un des faits les plus attristants de l’histoire récente est que le seul cas d’invasion du siège du pouvoir par une foule révolutionnaire fut l’assaut du Capitole des Etats-Unis à Washington DC, le 6 janvier 2021, par les partisans de Donald Trump. Ils considéraient l’élection comme illégitime, un vol organisé par les élites politico-économiques. Les libéraux de gauche ont réagi avec un mélange de fascination et d’horreur. Certains de mes amis se lamentaient en disant : «Nous devrions faire quelque chose de similaire !» L’envie et la condamnation se sont mêlées lorsqu’ils ont vu des gens «ordinaires» s’introduire au sommet de la souveraineté de l’Etat, créant un carnaval qui a momentanément suspendu les règles de la vie publique. »

                    • #14395 Répondre
                      Charles
                      Invité

                      « En lançant une attaque populaire contre le siège du pouvoir, la droite populiste a-t-elle volé à la gauche le monopole de la résistance au système en place ? Le dilemme politique de notre temps se réduit-il au choix entre des élections parlementaires contrôlées par des élites corrompues et des soulèvements contrôlés par la droite dure ? Il n’est pas étonnant que Steve Bannon, l’idéologue de la droite populiste, se déclare «léniniste du XXIe siècle» : «Je suis un léniniste. Lénine… voulait détruire l’Etat, et c’est aussi mon objectif. Je veux que tout s’écroule et que tout l’establishment actuel soit détruit.» Tandis que les trumpistes s’extasiaient devant le 6 janvier, la gauche libérale se comportait comme de bons vieux conservateurs, demandant à la Garde nationale d’écraser la rébellion.

                      A l’origine de cette situation étrange, nous trouvons une combinaison unique d’anarchie et d’autoritarisme sauvage. Nous entrons dans une période alliant subtilement une multiplication des insurrections et une montée de l’ochlocratie (1), avec une concentration sans précédent du pouvoir entre les mains de quelques-uns. C’est ce que la philosophe Catherine Malabou appelle «la combinaison à la fois insensée, monstrueuse et inédite d’une verticalité sauvage et d’une horizontalité incontrôlable». Et comme la «fonction sociale» de l’Etat s’est érodée au fil des années d’austérité, il ne peut plus s’exprimer que «par l’usage de la violence».

                      C’est pourquoi il est essentiel de ne pas se contenter de rejeter et de condamner l’Etat en tant qu’instrument de domination. Face aux catastrophes naturelles, aux problèmes de la santé publique ou aux instabilités sociales, les forces progressistes doivent tenter de s’emparer et d’utiliser le pouvoir de l’Etat, non seulement pour calmer les craintes des populations dans l’urgence, mais aussi pour combattre leurs racines – racistes, xénophobes, sexistes, anti-progressistes – artificiellement créées pour maintenir les populations sous contrôle.

                      La gauche ne doit pas craindre d’ajouter à ses tâches celle d’assurer la sécurité des gens ordinaires : il y a des signes clairs de la décadence croissante des mœurs publiques, des gangs de jeunes terrorisant les lieux publics, des gares aux centres commerciaux. Le simple fait de mentionner cette décadence est souvent rejeté comme étant un discours réactionnaire, et la réaction standard est que nous devons regarder les «racines sociales plus profondes» de ces phénomènes que sont le chômage, et le racisme institutionnel.

                      S’intéresser aux «racines sociales plus profondes» des émeutes ne doit pas mener la gauche à négliger les questions de la sécurité publique. Car elle se condamne elle-même, en concédant à l’ennemi un domaine important d’insatisfaction qui, en période d’anarchie, pousse les gens vers la droite. L’insécurité fait beaucoup plus de mal aux pauvres qu’aux riches qui vivent tranquillement dans leurs ghettos dorés.

                      (1) Régime politique dans lequel la «foule» (okhlos) a le pouvoir d’imposer sa volonté. »

                      • #14396 Répondre
                        Charles
                        Invité

                        Bien vu Ostros!

                      • #14407 Répondre
                        Demi Habile
                        Invité

                        Merci beaucoup.

                      • #14409 Répondre
                        Julien Barthe
                        Invité

                        Merci à vous.

                      • #14410 Répondre
                        Charles
                        Invité

                        Qu’en penses-tu Juju?

                      • #14413 Répondre
                        Julien Barthe
                        Invité

                        Je ne pourrai pas le lire avant demain soir, Charlie.

                      • #14503 Répondre
                        Julien Barthe
                        Invité

                        Charles,
                        Je te réponds, mais j’ai pensé après-coup qu’il pouvait s’agir de quelqu’un d’autre que toi. Tant pis.
                        Comme dirait à peu près le commandant Van der Weyden , « on est au cœur du mal » avec ce passage :
                        « C’est pourquoi il est essentiel de ne pas se contenter de rejeter et de condamner l’Etat en tant qu’instrument de domination. Face aux catastrophes naturelles, aux problèmes de la santé publique ou aux instabilités sociales, les forces progressistes doivent tenter de s’emparer et d’utiliser le pouvoir de l’Etat, non seulement pour calmer les craintes des populations dans l’urgence, mais aussi pour combattre leurs racines – racistes, xénophobes, sexistes, anti-progressistes – artificiellement créées pour maintenir les populations sous contrôle. »
                        Position marxiste étatiste qui parie sur la possibilité d’une police (dans le sens de Rancière, de ce qui domine parce qu’il est institué et dans le sens le plus commun des forces de l’ordre) qui soit de gauche. En cela, elle ne m’étonne pas bien qu’elle soit problématique et elle a toujours été celle de Zizek. Je comprends moins bien pourquoi elle fait retour au moment des émeutes, sauf à assimiler les émeutiers à de purs délinquants qui menacent la vie des gens ordinaires. Ce sur quoi, il est pour moi hors de question de suivre Zizek.

                      • #14528 Répondre
                        Charles
                        Invité

                        C’est bien moi qui ai demandé ton avis, même si l’emploi du diminutif Juju pouvait faire penser à quelqu’un d’autre ce dont je me suis rendu compte après.
                        Je te répondrai un peu plus tard dans la journée ou ce weekend.

    • #14250 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Je crois qu’il faudrait tenir compte de la suggestion de Bégaudeau de cesser de répondre à ce Mr Monnaie. Tant qu’on ajoute de la leña al fuego, du bois au feu, il ne s’éteindra pas. Je me demande même si un certain Bourgeois n’est pas un de ses pseudos Car ça devient
      ..monnaie courante.

      • #14252 Répondre
        Jean Monnaie
        Invité

        Non je n’ai qu’un pseudo. La différence de style est assez identifiable.
        Je ne referais pas de topic de toute façon. Juste une petite carte de temps à autre.

        • #14359 Répondre
          Seb karlier
          Invité

          te sens pas obligé non plus

      • #14361 Répondre
        Sarah G
        Invité

        Tout à fait d’accord avec toi Graindorge et aussi avec d’autres trolls et spammer à l’avenir.

        • #14372 Répondre
          Graindorge
          Invité

          Et comment on fait pour spammer?

          • #14373 Répondre
            Sarah G
            Invité

            Ça je n’en sais rien du tout

            • #14375 Répondre
              Graindorge
              Invité

              Comme tu as dit  » et spammer à l’avenir » j’en ai déduit que tu savais. Moi je ne réponds pas. J’ai juste fait une exception à Mr Monnaie pour lui demander de partir

              • #14376 Répondre
                Sarah G
                Invité

                J’aurais dû dire spammeur, ça aurait été mieux et plus compréhensible.
                On est plusieurs à avoir demandé à Mr Monnaie de partir dans plusieurs topics.

                • #14377 Répondre
                  Sarah G
                  Invité

                  Il s’est accroché le bougre, bon il a dit qu’il ne reviendrait pas avant septembre.

    • #14398 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Septembre de l’an 3000. Il est intelligent et a compris qu’il valait mieux qu’il ne revienne pas. Oui, beaucoup de personnes le lui ont demandé. Même F.B

    • #14417 Répondre
      Carpentier
      Invité
      • #14418 Répondre
        Carpentier
        Invité

        où, par exemple, l’intention et l’acte ne sont plus distingués.

      • #14434 Répondre
        Graindorge
        Invité

        Quelle paix? Le cauchemar est diurne! J’aimerais bien me réveiller
        Merci Carpentier

    • #14419 Répondre
      Claire N
      Invité

      Oui , ce qui est frappant aussi je trouve c’est l’impression que l’on utilise les moyens matériels de preuve des contraventions ( le radar de la géolocalisation) pour appliquer des peines classiquement relevant des délits
      J’y voit une «  policiarisation «  de la justice

      • #14422 Répondre
        Carpentier
        Invité

        Bornage et activités/ infos récupérées sur les portables saisis aussi beaucoup.
        Chantierautonome, si ça compte, on connaîtra enfin la tronche de chacun.e ici quand on se croisera en G à V😉 ( je blague mais ce à quoi on est arrivé rend tristement rageux.)

        • #14424 Répondre
          Sarah G
          Invité

          Oui tout à fait rageux on est.
          Merci Carpentier pour l’article

        • #14436 Répondre
          Graindorge
          Invité

          Anne ma soeur Anne, si j’te disais c’ que j’vois venir
          Anne ma soeur Anne j’arrive pas à y croire

    • #14439 Répondre
      Carpentier
      Invité

      https://www.humanite.fr/societe/banlieue-et-quartiers-populaires/racisme-dans-la-police-c-est-comme-ca-qu-ils-font-regner-l-omerta-et-la-terreur-803142

      Cet article n’est pas en intégral mais déjà, ce qu’y rapportent les personnes dont les témoignages sont apparents n’apaise pas la fin de journée.
      Continuer à dire, à proposer de dire, de raconter, de témoigner et lire, écouter, il faut.

      • #14441 Répondre
        Graindorge
        Invité

        Et c’est ça qu’ils veulent: nous faire peur, nous angoisser, casser nos défenses. Alors pas question!

    • #14463 Répondre
      Carpentier
      Invité

      .. L’occasion de faire entendre une voix critique, lucide et rare parmi les forces de sécurité, celle d’ Agnès Naudin, capitaine de police. Dans un livre publié l’an dernier au Cherche Midi, Police, la loi de l’omerta, elle décrit avec son coauteur, Fabien Bilheran, la mécanique froide mise en œuvre par l’administration pour réduire au silence les lanceurs d’alerte dans les forces de sécurité. / …
      Quelqu’un ici (‘ Le public’ peut participer aussi, je ne lui en veux même pas, je suis bonne, oui, je sais) a-t-il lu le livre d’Agnès Naudin & Fabien Bilheran, capitaine de police?

    • #14497 Répondre
      Carpentier
      Invité
    • #14519 Répondre
      Dr Xavier
      Invité

      Lu Segré, lu Pamous. Ai écrit puis réécrit depuis une semaine un post pour exprimer une certaine perplexité sur le texte de Segré, mais sans en être satisfait. En quelques mots, je crois que c’est le surplomb du texte de Segré qui m’indispose, notamment son usage du néolibéralisme (8 fois) et nihilisme (4 fois) qui ne me semble pas éclairer la réflexion. Par ailleurs, et sans approuver le texte de Pamous, je retiens ceci : « Votre réflexion ressemble à s’y méprendre à celle d’un éditorialiste ou d’un flic pour qui un jeune racisé des quartiers populaires est soit une racaille, soit un larbin de racaille. »
      .
      Par veulerie, je me réfugie derrière deux textes qui, s’ils ne contredisent pas directement le texte de Segré, pourraient avantageusement le compléter.
      .
      ————
      Texte 1 : Kokoreff Michel, Majeure 44. Drogues : Loi, Réduction des risques,
      Drogues, trafics, des quartiers aux cartels, 2011.
      .
      aux missions de sécurité publique se sont substituées des logiques d’intervention. Ce changement s’est concrétisé par une présence policière plus importante dans certains quartiers, contrairement à l’idée répandue selon laquelle les cités seraient devenues des « zones de non droit », une répression accrue de la petite délinquance commise notamment par des mineurs, mais aussi un renforcement des tensions entre les forces de l’ordre et la population donnant lieu à de nombreux incidents tournant à l’émeute.
      .
      Les effets de concurrence entre les acteurs du marché (usagers, revendeurs, semi-grossistes) et l’intensification de la répression policière alimentent un climat de tension dont la gestion passe notamment par la violence, laquelle alimente, avec d’autres facteurs, l’insécurité des habitants. La médiatisation des faits-divers et des réactions qu’ils suscitent parmi la classe politique et les experts bouclent en quelque sorte la boucle lorsqu’elle adopte des catégories de désignation militaires : « guerre des territoires », « guerre des bandes », « guerre des clans pour le contrôle du trafic ». Cette radicalisation du langage indique une mutation des représentations autant qu’un durcissement de la situation. Elle est en cela trompeuse. Elle ne doit pas masquer en effet les « biais » d’un raisonnement qui consiste à inférer de l’accentuation de la répression la hausse de la délinquance liée à l’usage de drogues, et inversement. On le sait, les statistiques administratives mesurent d’abord l’activité de la police avant de décrire la réalité du phénomène.
      .
      À la différence de La Courneuve, Tremblay-en-France est sortie de façon spectaculaire de l’anonymat. Le 30 mars dernier, la police est intervenue et a saisi près d’un million d’euros en petites coupures, des stupéfiants et des armes dans le cadre d’une enquête sur un trafic de drogues quelques heures avant la diffusion d’un reportage réalisé par une équipe de TF1 sur cette même cité du « Grand-Ensemble », intitulé « Mon voisin est un dealer ». (…) Cet épisode a donné lieu à une forte dramatisation dans les médias et sur Internet. Tous les ingrédients étaient présents (l’intervention de la police, la saisie de 980 000 euros, le documentaire de TF1, les bus en feu, les déclarations du ministre déclarant la « guerre » aux crapules). Cette dramatisation a suscité la peur des uns et la colère des autres. Si certains habitants interviewés par les journalistes ont dit avoir peur des représailles, d’autres ont lancé une pétition « citoyenne » et se sont considérés comme victimes de la stigmatisation systématique des banlieues par certains médias, soulignant que le titre du sujet sous-entendait que la moitié du centre ville vit du deal et que le quartier est totalement contrôlé par des dealers. « Cette vision n’est pas objective parce que réductrice et discriminatoire », invoquant les conséquences sur les personnes à la recherche d’emploi, les chauffeurs de bus pris pour cible, les propriétaires qui voient leur bien perdre de sa valeur. Certains habitants comme Jamel, cité dans un article publié sur le site Rue89, ne comprennent pas la fascination médiatique pour ces histoires de drogues : « Le trafic de drogues, ça fait des années qu’il dure, ça ne concerne pas toute la ville. Pourquoi est-ce que c’est si important de parler d’eux ? ».
      (…)
      Le gouvernement a beau jeu d’attribuer ce climat à une répression accrue des usagers et revendeurs. Or on pourrait faire l’hypothèse inverse : la répression accroît l’insécurité des habitants. Pour deux raisons : d’une part, la priorité donnée à une police d’intervention multiplie les risques de dérapage et suscite une méfiance des habitants à l’égard des pratiques policières ; d’autre part, démanteler des réseaux nécessite de s’appuyer sur des témoignages, anonymes ou pas, bref de recourir à ce que l’on appelle dans les cités des « balances », de sorte que la suspicion – déjà forte – monte d’un cran : chacun ou presque est supposé trahir le groupe ou la communauté. Dans cette hypothèse, la stratégie du gouvernement qui consiste à s’attaquer en aval aux réseaux de trafics localisés dans les périphéries urbaines n’est pas sans effets pervers, ni limites. Elle semble vouée à l’échec en intensifiant les tensions, et alors que les drogues entrent par tonnes sur le territoire national.
      (…)
      Le paradoxe, c’est que notre regard sur ces phénomènes est dominé par la localisation. En témoigne la focalisation de l’attention publique sur les villes globales postindustrielles, et plus particulièrement sur ces territoires de marginalité urbaine que sont les ghettos, favelas, villas, inner cities et autres « banlieues sensibles. » On ne pense pas flux mais stocks, réseaux mais territoires, circulation mais cristallisation, structures mais cultures. La rhétorique sécuritaire maintenant bien connue contribue largement à rendre visible la participation de ces zones qualifiées de « non droit » aux activités criminelles imputées aux familles vulnérables et démissionnaires et à leurs enfants supposés « sans repères » ; cela, tout en recouvrant d’un voile pudique tout à la fois la diversité des espaces sociaux de trafics et de consommations, les enjeux sociaux, sanitaires et éducatifs de la prévention des risques, mais aussi les porosités entre les économies légales et illégales et autres collusions entre les mondes du crime, de l’entreprise et de la politique.

      • #14520 Répondre
        Dr Xavier
        Invité

        Et Texte 2 : Thomas Sauvadet, Jeunes de la cité et contrôle du territoire : le cas d’une cité de la banlieue parisienne, Hérodote, vol. 113, no. 2, 2004
        .
        Ces jeunes ont compris qu’ils traversent les mêmes épreuves (violences familiales, ressentiment envers l’institution scolaire, discriminations à l’embauche, précarité des contrats de travail, discriminations ethniques…) et ont pris conscience de leurs capacités d’action collective (trafics, ou mieux engagement associatif, productions artistiques – groupe de rap). Dons, contre-dons, prêts, services divers et usages du crédit, achats, ventes, trocs, trafics : autant d’opérations réalisées dans ce contexte de précarité mais où « tout le monde se connaît ».
        .
        Il se forme aussi au sein de ce groupe une sorte de « communauté culturelle » (codes vestimentaires, linguistiques, artistiques…), à la fois spécifique des « jeunes de cités » (rap…) et du lieu (surnoms…). Par exemple, lorsqu’un jeune introduit une mode vestimentaire (qu’il a généralement lui-même repérée sur un jeune d’une autre cité), on en discute, et si les leaders du groupe l’adoptent, tous en font souvent autant. La façon de saluer est, elle, devenue particulièrement codée. Il y a quelques années, seule la traditionnelle poignée de main était utilisée, alors qu’aujourd’hui il existe une multitude de façons de saluer, correspondant à la bande ou à « la cité », et qui évoluent en permanence, comme les surnoms des jeunes.
        .
        Ainsi, le groupe des « jeunes de la cité » paraît formé sur la base d’une association de proximité, qui différencie le « eux » du « nous », d’où le mimétisme verbal, vestimentaire, gestuel, etc. L’appartenance au groupe se montre aussi par une sorte de « solidarité guerrière ». On proclame le devoir de défendre la « réputation » de la cité et on vient à l’aide de ceux du groupe, en s’engageant dans une bagarre collectiveou en mettant au point des représailles diverses.
        (…)
        Nous savons que les violences physiques (en dehors des plus graves) ont augmenté dans les années 1990 et sont concentrées sur le territoire des quartiers pauvres, et notamment sur leur jeunesse. Nous savons par ailleurs que le « capital physique » est un principe fort de classification pour les jeunes hommes issus des classes populaires. Le physique crée une hiérarchie « fort/faible » qui est quotidiennement utilisée. Au sein du groupe, la force fait effectivement le droit, elle fait l’honneur. Séances de musculation, bagarres amicales ou non, intimidations diverses réelles ou ludiques, autant de pratiques presque routinières qui classent les jeunes entre « forts » et « faibles », qui font ou défont ce que j’appelle le « capital guerrier ». L’affrontement physique semble déterminer la hiérarchie sociale.
        (…)
        Le « capital guerrier » témoigne en conséquence d’une certaine ambiguïté. D’un côté, il s’agit de manifester de la défiance, de l’autre, il convient de tisser des solidarités. Le juste dosage est essentiel. Des leaders trop individualistes, qui méprisaient trop ouvertement un nombre trop important de leurs subalternes, ou des jeunes un peu solitaires qui jouaient abusivement les « fous », s’en prenant à n’importe qui sous n’importe quel prétexte, ont ainsi été bannis du territoire de la cité. Face à des projectiles divers et des combats à cinq contre un, ces jeunes ont dû « prendre leurs jambes à leur cou » et les « jeunes de la cité » ne les revirent jamais plus. La violence physique doit correspondre à certaines normes, pour être comprise et acceptée par le groupe, dans le cas contraire ce dernier pratique une gestion sociale conduisant à la sanction, voire à l’expulsion, des jeunes dont l’attitude est interprétée sous le registre de la « violence gratuite ».
        (…)
        Le comportement des plus importants leaders actuels (délinquants notoires) témoigne de cette complexité de management. D’un côté, ils imposent brutalement leur autorité, bénéficiant d’une fratrie redoutée, d’un physique imposant et/ou d’une réputation de « fou », de l’autre côté, ils savent se rendre populaires : ils offrent du cannabis, ils prêtent un engin de locomotion, ils financent l’alcool « nécessaire » à une fête improvisée, ils servent de « système bancaire » en avançant de « grosses » sommes (ou quantités) de marchandises illicites et en aidant à l’installation (créant ainsi) de petits entrepreneurs, ils rémunèrent quelques corvées (aller chercher des canettes au supermarché…), ils assurent des protections physiques à leurs protégés, ils arbitrent des conflits internes au groupe et tentent de maintenir une certaine cohésion sociale grâce à une certaine justice sociale, ils limitent la délinquance d’expression afin d’assurer une paix sociale minimum qui réduit les plaintes déposées au commissariat par les résidents de la cité.

        • #14531 Répondre
          Claire N
          Invité

          Je reste tout de même frustrée à la lecture de ces textes ; je n’ai pas réellement trouvé un terme qui me satisfasse pour les nommer.
          «  jeunes de la cité «  et d’ailleurs mis entre guillemets dans la plupart.
          «  barbare «  je sais pas trop
          J’aurais bien proposé victimes de la gentrification pour y voir plus clair, mais pareil ça sonne creux
          Comment on les appelle ? J’ai l’air d’ergoter mais ça m’aiderait vraiment de comprendre

          • #14542 Répondre
            Graindorge
            Invité

            Des êtres humains

        • #14535 Répondre
          Ostros
          Invité

          Merci Dr.
          Il faut lire Sauvadet dont la décortication sociologique des cités est très précise (il en vient et y traîne encore, la suit de près).
          C’est un mec passionnant. Un sociologue rare car rares sont les jeunes de cité qu’on retrouve en fac de socio. Et dont l’objet d’étude sera le quartier, vu de l’intérieur.

          • #14536 Répondre
            Claire N
            Invité

            Merci Ostros pour cette piste

            • #14537 Répondre
              Ostros
              Invité

              (Je ne répondais pas à ton message – Le « il faut lire Sauvadet (…) » s’adressait à tout le monde. Mais tant mieux si ça t’aide un peu.)

              • #14540 Répondre
                Claire N
                Invité

                Je te remercie quand même pour cette piste collective, même si mon menton tremble de tristesse comme un enfant à qui on retire un cadeau personnel pour le partager.

                • #14544 Répondre
                  Ostros
                  Invité

                  (Je veux bien mentir pour te dé-peiner).

                  • #14546 Répondre
                    Claire N
                    Invité

                    Rires – ah mais non !

          • #14704 Répondre
            Demi Habile
            Invité

            J’ai lu l’extrait partagé et je n’ai pas eu envie de cliquer sur le lien car c’était sans intérêt. Non seulement ce qu’il décrit n’a rien de véritablement spécifique à la banlieue mais en plus de ça teinté d’un violent mépris à l’endroit des fameux quartiers. Ouais, on a des gens qui s’organisent pour conduire d’autres gens à la gare car le bus de nuit ne veut plus passer chez nous mais ça s’organise à l’échelle du quartier, même pas à l’échelle de la commune. C’est de la débrouille pour parer à l’urgence et c’est le reflet de notre impuissance à structurer des discours politiques à porter dans le débat public. C’est comme le rap, j’adore le rap mais on en a un paquet qui semblent faire rappeur car ils n’ont pas eu les couilles de jouer à la politique avec nos armes et le regarder en face ce n’est pas manquer de respect aux rappeurs, c’est juste faire le constat qu’on a trop bien assimilé ou se trouvait notre place. Enfin surtout eux puisque moi je suis assez con pour croire en mon histoire de révolution.

        • #14571 Répondre
          Dr Xavier
          Invité

          Hello,
          @Claire N – Sociologiquement on pourrait utiliser JUP (jeunesse urbaine pauvre, utilisé par G. Keppel dans le cas du Magrheb) ou JRCP (jeunes racisés des classes populaires / couches prolétaires / couronnes de Paris). Mais pas élégant.
          @Ostros – Oui je suis bien d’accord, je trouve qu’il a une belle plume tendre et incisive, son article est passionnant et tu confirmes que ça me donne envie de découvrir ses travaux.
          @Julien – Sur Zizek, je sais pas trop par quel bout prendre l’article, qui brasse large, et est très assertif. Je dirais laconiquement que ce terme de « sécurité » me semble être un nid à chausse-trapes conceptuels. Je partage ton interrogation. Très curieux d’avoir le texte de Malabou qui déploie cette « combinaison à la fois insensée, monstrueuse et inédite d’une verticalité sauvage et d’une horizontalité incontrôlable » (pas trouvé en ligne, et je n’ai rien lu de tel dans son bouquin – assez ardu – ‘Au voleur! Anarchisme et philosophie’).

          • #14583 Répondre
            Claire N
            Invité

            Merci pour ces outils, c’est vrai que ça fait beaucoup de mots

      • #14521 Répondre
        Julien Barthe
        Invité

        Merci pour ces textes, Xavier, à confronter également à la tribune de Zizek ( Charles, je t’ai répondu) postée plus haut par Charles.

        • #14705 Répondre
          Charles
          Invité

          Je te réponds ici, Julien. Le texte de Zizek me semble intéressant car il met les pieds dans le plat. Il est compliqué pour la gauche de regagner les classes populaires en se moquant totalement des questions de sécurité et d’ordre. Je vois bien la gauche gêné aux entournures avec ces émeutes muettes mais destructrices et qui frappent avant tout les infrastructures des quartiers populaires. Je comprends son embarras et son souhait de ne pas se couper de la révolte et de ne pas apparaitre comme condescendant mais ne pas soutenir ceux qui vivent dans ces quartiers et qui sont touchés par les destructions constitue une impasse politique.

    • #14525 Répondre
      Cyril
      Invité

      La « novlangue » ou substitution euphémisante ne date pas d’hier : dans un roman du 18e je trouve « sûreté » pour prison.

    • #14615 Répondre
      Carpentier
      Invité

      Poésie
      Bloquons tout, donc.
      Nous n’avons rien à craindre.
      Rien ne nous manquera.
      Nous trouverons les façons de faire ; et elles seront belles.
      Elles seront, en tout cas, moins insensées que le monde dans lequel on nous fait vivre.

      https://lundi.am/Comite-Invisible-Le-pouvoir-est-logistique-Bloquons-tout-474

      • #14616 Répondre
        Carpentier
        Invité

        Fragments
        .. Nous demander si les vacances ne seraient pas une vaste arnaque pour supporter l’absurdité du salariat. / ….
        N’empêche qu’en masse, on y plonge, y compris lundimatin qui passe donc en mode estival.
        On est pas prêt, on est pas prêt.

    • #14661 Répondre
      Cyril
      Invité

      Même si Nascar est un con, le débat qu’il a eu avec Bégaudeau a le mérite d’avoir fait émerger quelques questions intéressantes. À la fin de la rencontre, Bascar admet que la liberté est une fable mais, dit-il, une fable nécessaire. Cette nécessité du jugement faux, on la trouve chez Nietzsche, Par-delà bien et mal, n°4. « Nous ne voyons pas dans la fausseté d’un jugement une objection contre ce jugement. » ; « La question est de savoir dans quelle mesure un jugement est apte à promouvoir la vie… » ; « L’homme ne pourrait pas vivre sans rapporter la réalité au monde purement imaginaire de l’absolu et de l’identique… »

    • #14672 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      Tu mets sur le même plan deux phénomènes qui ne sont pas du même ordre. Il faut, en toute chose, distinguer ce que Pascal appelle les ordres, et qu’on appelle plus communément les plans
      Bascar se situe sur le plan de la société. Si la fable de la liberté est nécessaire, c’est pour la société. A quoi sert donc cette fable, du point de vue de la société? : à dégager des responsabilités, des mérites, des démérites. La société a en effet bien besoin de ces distinctions pour tenir – et pour maintenir son ordre.
      Nietzsche ne se situe évidemment pas sur le plan de la société, mais de l’individu. Déconstructeur sec de toutes les fables dans le Gai savoir, Nietzsche en vient ensuite à penser contre ce premier mouvement : cette sécheresse anti-idéaliste ne va-t-elle pas assécher les capacités créatives de l’individu, et réduire son amplitude de vues? Affleure là sa grande méfiance à l’égard du positivisme alors triomphant (analogue à celle d’un Rancière vis à vis d’un Bourdieu, ou d’un Deleuze à l’égard de la philo analytique d’inspiration scientiste) C’est sur ce plan qu’il fait droit à la fable, à l’hypothèse, à la divagation – à ce que Deleuze appellera les puissances du faux (qui sont en grande partie les puissances de l’art). Reste à distinguer, non plus entre le faux et le vrai, mais entre la fable bonne (ce qui multiplie la vie) et la fable mauvaise (qui restreint la vie). Pour un individu donné, distinguer les fables qui l’augmentent, et les fables qui le réduisent. Peut être alors verra-t-on, en effet, que de s’imaginer libre actualise la volonté de puissance de l’individu. Ou pas. Mais nous voici très loin de Bascar et de sa farouche défense de l’ordre social en place, sous couvert de libertarisme.

      • #14685 Répondre
        Bettina
        Invité

        Je vois cela un peu différemment, plutôt comme une sorte de boucle nécessaire : qu’est ce qui est si important dans la vitalité au fond ? La vitalité et la conserver est absolument liée à celle de la recherche de la vérité (de soi, pour obtenir quoi ? La plus grande liberté possible, ça ne rendra pas plus heureux mais c’est un besoin autant « vital » que dangereux chez N), cette vérité (sur soi-même) est toujours fuyante mais cette incessante recherche qui est le démon de cet homme, recherche intellectuelle extrêmement dangereuse socialement et mentalement, mortelle, épuisante pour qui la poursuit sincèrement, loyalement, dépend en contrepartie d’un besoin d’apaisement à ses nerfs qu’il conçoit surtout dans ses dernières années pour continuer, voilà pourquoi il rejette tout ce qui empêche la vitalité, il recherche la « santé » : concrètement il rejette une certaine forme de musique par ex, celle de Wagner not, qui attaque les nerfs et peut l’endormir intellectuellement ou lui fausser la route si elle provient d’un esprit profondément malade, nihiliste (après en avoir fait l’éloge comme d’une puissance dionysiaque qui libère, mais N aime détruire successivement ses propres convictions pour avancer), il rejette tout ce qui amoindrit sa « volonté de puissance », sa santé, ses nerfs et donc sa mentalité, que cela soit sur le plan de la nourriture, des excitants ou opiums factices de la vie dont se contentent la plupart des hommes. Pour lui la légèreté bien entendue, ce qui rend léger, en tout, permet la santé, permet la liberté, l’indépendance intellectuelle, permet la poursuite de la vérité qui est un jeu sans fin et qui malheureusement se paie toujours cher, mais il se met en danger en toute connaissance de cause : « c’est l’éternelle vitalité qui importe, et non la vie éternelle ».
        Pour lui donc, un jugement sain ce n’est peut-être pas tant être sûr qu’il soit vrai sur le moment, mais c’est celui qui semble lui permettre de rester vivant, dans le sens de ne pas être freiné dans sa recherche dionysiaque de sa véritable individualité. C’est comme ça que je le comprends.

        • #14687 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          je ne crois pas que nos vues soient si différentes

          • #14690 Répondre
            Bettina
            Invité

            Non, alors tant mieux, j’ai ressenti dans Ma Cruauté une grande métaphore en action de toute le combat intime et intellectuel de Nietzsche, cet homme qui préfère le « jeu » à sa propre vie, un peu comme Don Juan. Ce passage de sa bio par Zweig pourrait pour moi figurer en préface : « un repos stable de l’âme…Nietzsche le hait, parce que cela diminue la vitalité. Pour lui, le tragique, l’homme héroïque, il ne s’agit pas, dans la « misérable lutte pour l’existence », d’une sécurité accrue, … Non, pas de sécurité, jamais de rassasiement ni de contentement de ce que l’on a ! « Comment peut-on être placé dans toute cette merveilleuse incertitude et multiplicité de l’existence sans interroger, sans trembler de curiosité et de la volupté que donne l’interrogation !  » dit-il en raillant orgueilleusement les esprits pot-au-feu, qui sont vite satisfaits. Qu’ils s’engourdissent dans leurs froides certitudes, qu’ils s’encapsulent dans les coquilles de noix de leurs systèmes ; pour lui, ce qui l’attire, c’est uniquement le flot dangereux, l’aventure, la multiplicité séduisante, la tentation scintillante, l’éternel ravissement et l’éternelle désillusion. Qu’ils continuent de pratiquer leur philo dans la maison chaude de leurs systèmes, comme on pratique un commerce, en accroissant honnêtement et par l’épargne leurs biens ; pour lui, il n’est attiré que par le jeu, par l’enjeu de la richesse suprême, de sa propre existence. Car, aventurier qu’il est, il n’a même pas l’envie de posséder sa propre vie : ici aussi, il veut encore un héroïque surplus. »

        • #14691 Répondre
          Graindorge
          Invité

          « la poursuite de la vérité qui est un jeu sans fin et qui malheureusement se paie toujours cher »
          Ce n’est pas cher payé car ce n’est pas pour obtenir « la plus grande liberté possible » mais LA liberté. Et une liberté qui libère. Contagieuse.
          Mais ce n’est pas, de mon point de vue, une recherche intellectuelle. C’est tout le corps qui est en recherche. Le corps qui prend le temps car il faut du temps pour comprendre. C’est dangereux, mortel, épuisant si on ne cultive pas la force . Oui, en contrepartie: légèreté, apaisement , joie et enfance retrouvée.
          La liberté ça rend heureux même si on se fiche un peu d’être heureux et que c’est la liberté qui importe. Et là vérité non pas sur soi-même mais sur nous-mêmes. Sinon, pourquoi vivre? Pourquoi faire?

          • #14699 Répondre
            Bettina
            Invité

            Croire qu’on a obtenu « sa »,encore plus : « La » liberté n’est il pas déjà se bercer dans un rassurant confort ? Je ne suis pas sûre qu’un esprit dionysiaque puisse s’arrêter à un point en se disant : c’est ici que tout s’arrête, je suis arrivé à mes fins. Ça c’est l’esprit d’un philosophe qui a eteint sa flamme pour conserver sa mèche. Ce n’est pas qu’une recherche intellectuelle en effet, c’est un état pour moi, on est pris ou pas par le démon dans tout son être et c’est bien pour ça que je parlais des efforts de Nietzsche pour conserver ses nerfs afin de continuer de brûler, de se détruire (je parle de ses convictions successives). Je me suis fait le schéma d’une bougie pour expliquer ces natures : La légèreté ( en esprit et corps) est l’oxygène qui permet à la flamme de consumer la mèche de leur vie. La flamme est ce qui compte le plus pour eux, ce qui cherche en eux leur individualité tout au long de leur vie, c’est toujours dangereux mais c’ est aussi leur seule façon de vivre.

            • #14700 Répondre
              Claire N
              Invité

              « continuer de brûler, de se détruire (je parle de ses convictions successives) »
              Les premières lignes du gai savoir parlent de l’auto alimentation de ce feu, mais je pense qu’il faut être confiant, si on aime la vie et son devenir ? On n’alimente pas le feu on persiste sous sa forme ?

              • #14703 Répondre
                Bettina
                Invité

                J’aime beaucoup ce que tu dis, en tous cas oui, je n’ai pas l’impression qu’il choisit de lui même d’auto alimenter ce feu, il est de toutes façons en lui, ce n’est pas une attitude.

            • #14706 Répondre
              Graindorge
              Invité

              « Rassurant confort » je ne crois pas
              Je ne crois pas au Terminus: LIBERTÉ tout le monde descend.
              Arrive t-on à ses fins dans cette recherche?
               » la légèreté est l’oxygène qui permet à la flamme de consummer la mèche de leur vie » merci pour cette phrase Bettina j’adore! Mais pourquoi LEUR vie?
              Pourquoi pas NOTRE vie NOS vies?
              Ne sommes nous pas des corps tout pareils?
              La flamme n’y est-elle que pour quelques élus, quelques poètes, artistes illuminés? Et nous? On va vivre comme ça-comme ça: nos p’tits bonheurs, nos p’tits malheurs et mourir? Pourquoi est-ce dangereux?
              Notre vie de tous les jours est dangereuse, dans 5 mn un couperet peut tomber Boum! Et changement complet de décor… Pourquoi écrivait-il Nietzsche? Pour qui? Pourquoi Rimbaud? Et d’autres. Pour nous dire Allez, quoi, viens Ça va te plaire? Pourquoi voir que le négatif? Pardon hein pour toutes ces questions..

              • #14707 Répondre
                Bettina
                Invité

                Pas de soucis, je dis « leur » sans exclure évidemment tous ceux que je ne connais pas, j’exclue ceux qui ce sont confortés dans un système et il y en a beaucoup, l’effort de Nietzsche, sa sincérité est quand même relativement rare dans un monde où les convictions et soporifiques règnent, où l’attitude assez courante est plutôt de se protéger que de s’exposer. C’est dangereux oui, sa vie toute entière le prouve lui qui n’a fait aucune concession et dont l’effort a été permanent. Je n’ai pas voulu pourtant exprimer une négativité en parlant de destructions, si c’est de cela dont tu parles.

                • #14710 Répondre
                  Graindorge
                  Invité

                  La destruction ce n’est pas négatif là. La chenille doit mourir pour devenir papillon.
                  Par contre donne t-on envie de cette recherche en parlant de danger, de conserver ces nerfs tout ça.
                  Et  » l’effort de Nietzsche » Est- ce bien un effort?
                  Un peu comme quand tu es sous l’eau et c’est ou tu remontes pour respirer ou tu meurs. Est-ce un effort?
                  Claire N parle de Danse. Créer des mouvements qui mènent à, en rythme, en synchronicité, sans heurts sans danger. Juste se laisser porter?

                  • #14714 Répondre
                    Claire N
                    Invité

                    Non , je n’exclus pas les heurts et les dangers
                    Si l’idée de danse m’est venue, c’est parce que sa signification chez N me turlupine.
                    J’ai bien aimé la discussion sur les «  différents plans «  ; et me suis souvenue d’une phrase de Deleuze attrapée «  le rythme est le changement de plan «  cela m’avait paru lumineux et je crois que c’est physiquement exact.
                    Je me suis ensuite souvenue de Rimbaud qui parlait de lui comme d’un instrument, puis tu as parlé du corps
                    J’avais une partie de la musique et l’instrument
                    Reste a savoir d’où émane la mélodie

                    Mais peut-être c’est une fausse piste , je ne veux induire personne en erreur ; parce que quand Bettina a parlé du feu je me suis dit : mais bon sang le feu ça danse !

                    • #14724 Répondre
                      Graindorge
                      Invité

                      Finalement, je n’aurais pas dû intervenir sur le sujet de la recherche de la vérité et liberté. Ça me laisse un  » malsabor » un goût amer. Comme si tous les mots restaient à la surface, à la superficie. Je laisse ces conversations aux intellectuels.
                      C’est en silence qu’on plonge dans les profondeurs

        • #14696 Répondre
          Claire N
          Invité

          Est ce qu’on peut imaginer que la danse dont parle N se nourrisse de ces éléments que votre discussion me donne ?
          – le rythme par un changement de milieu entre ces deux plans
          – l’instrument individuel vibrant ces notes
          – et le jeu
          L’ensemble faisant apparaître notre « danse au monde « ?

      • #14688 Répondre
        Graindorge
        Invité

        « peut-être alors verra-t-on, en effet que de S’IMAGINER libre actualise la volonté de puissance de l’individu. Ou pas »

    • #14673 Répondre
      Sarah G
      Invité

      https://www.arte.tv/fr/videos/RC-015860/kreatur-le-magazine-feministe-d-arte/
      Je ne sais pas si certains.nes ici connaissent, les vidéos sont très intéressantes.
      Très bonne idée de la part d’Arte

    • #14679 Répondre
      Le ventilateur d’Hegel
      Invité

      Quizz : combien de fois le mot « Bref » est utilisé dans « A la recherche du Temps perdu » ?

      • #14722 Répondre
        Graindorge
        Invité

        Langue au chat

        • #14729 Répondre
          Ostros
          Invité

          Je dirais zéro.

          • #14730 Répondre
            Ostros
            Invité

            Je me demande même si cette question n’est pas une blague, par rapport au style de Proust. Les fils de ses souvenirs qu’il tire et ne font que se déployer dans la longueur.

            • #14731 Répondre
              Bourgeois Ludovic
              Invité

              Evidemment 0.
              « Bref », que j’utilise souvent est incompatible avec un esprit bavasseur gauchiste intellectualiste

            • #14745 Répondre
              Le ventilateur d’Hegel
              Invité

              Pour l’instant j’en ai compté trois ! Mais justement quand ils surviennent c’est assez comique on s’imagine un léger agacement de l’auteur contre ses longueurs. Voilà c’était juste pour le petit fait amusant

              • #14757 Répondre
                Ostros
                Invité

                Oui c’est drôle – je vais reprendre le livre pour essayer de les débusquer.

                • #14765 Répondre
                  Le ventilateur d’Hegel
                  Invité

                  Autant chercher une aiguille dans une botte de foin, m’enfin si ça te faire relire des extraits ça ne peut que te faire plaisir,

                • #14775 Répondre
                  Ben Howard
                  Invité

                  Ben voyons, moi je vais essayer de les compter dans deux autres petits romans, encore plus courts que la Recherche, la Comédie humaine et les Rougon-Macquart.

      • #14741 Répondre
        Dr Xavier
        Invité

        La Comtesse, ce soir très polie, me souffle :
        Parentalité : « Après avoir fait une bêtise, l’enfant se met à la recherche de son temps perdu »
        Victoire : « Temps éperdu : j’ai gagné »

    • #14732 Répondre
      Bourgeois Ludovic
      Invité

      Les empoisonneurs qui expliquent Nietzsche dégoutent. Tous
      C’est de la cryptonite que vous ne pouvez pas saisir par votre poison, l’intellectualisme.
      Arrêtez les frais

      • #14733 Répondre
        Ostros
        Invité

        Euh. Mec, tu es ici dans notre espace de discussion.
        Donc : bouge.

      • #14734 Répondre
        Cyril
        Invité

        Je condamne les propos tenus par Bourgeois truc-muche. Ils sont indignes de la République.

      • #14740 Répondre
        Bettina
        Invité

        Je me demande bien d’où sort ce moine qui hait les gens qui s’autorisent simplement à penser, à chercher comme on s’autorise à boire, à faire l’amour ou à respirer quand le besoin ou l’envie nous prend. Dommage pour lui.

        • #14846 Répondre
          Bourgeois Ludovic
          Invité

          J’aurais du simplement ne pas lire vos discussions sur ce sujet, Oui.
          Je ne retire pas ce que je pense. Expliquer la liberté, la vitalité, la volonté de puissance c’est presque malsain, ce sont des sensations pas des concepts.
          Les expliquer, ça les déprécies forcément. Mais oui lire Nietzsche pour un jeune homme entre 17 et 20 ans c’est parfait et c’est très simple à comprendre, pas besoin d’ajouts explicatifs, c’est limpide.
          J’aime la vie et les 3 B comme tout le monde
          Je tiens juste à remercier le modo pour ne m’avoir jamais censuré. Je suis de l’autre coté de la barrière, mais respect.

          • #14994 Répondre
            Ostros
            Invité

            De rien. Mais maintenant, il faut partir.

            • #14998 Répondre
              Ostros
              Invité

              Je suis touchée par le mal que tu te donnes : c’est pas évident de devoir créer des adresses email à chaque fois.

    • #14735 Répondre
      Bourgeois Ludovic
      Invité

      Oui je m’en vais. Non à l’invasion de vos terres, je suis d’accord.
      Reste plus qu’à être cohérent

      • #14738 Répondre
        Demi Habile
        Invité

        C’était pas une réponse valable le truc des hyènes qui deviennent végans?

    • #14739 Répondre
      Cyril
      Invité

      Sur des modèles économiques d’alternative au capitalisme, intéressant : https://youtu.be/PrWDrTLB7fU
      J’ai bien aimé le :
      – Mais si on administre démocratiquement l’économie, n’allons-nous pas passer notre temps en réunion ?
      – Vous savez, il y a déjà des gens qui passent leur journée en réunion pour prendre des décisions qui nous concernent. Il s’agit de répartir entre nous ce temps-là.

      • #14797 Répondre
        Demi Habile
        Invité

        « Ce qui nous a étonné, ce que moi j’ai compris très tardivement, c’est que machin (désolé pour lui) reprend une description de la façon dont les prix sont faits au sein du capitalisme par des économistes hétérodoxes, nommément les posts keynésiens, j’entrerai pas dans la théorie économique c’est pas le but aujourd’hui (!?) mais les posts keynésiens nous disent tout simplement qu’en fait les entreprises ne fonctionnent pas selon la théorie normale des prix dans la théorie néoclassique. Vous savez ce qu’on a apprend tous à la petite école, il y a la demande, il y a l’offre, et un jour les deux se réjoignent et quand la demande change un peu ou que l’offre change un peu les prix fluctuent. Je ne sais pas pour vous, quand vous allez chez Franprix ou chez Monoprix si les prix changent à chaque jour que quelqu’un veut acheter un petit peu plus de pommes ou acheter un petit peu plus d’oranges, non les prix restent relativement stables. Pourquoi? Parce qu’en fait les entreprises fonctionnent autrement. Elles calculent leurs coûts de production, évidemment elles ne vont pas vendre un produit en dessous de leurs coûts de production ce serait de la folie, et elles ajoutent une marge de bénéfice et c’est comme ça qu’elles bâtissent leurs prix. »
        .
        Le prix que Franprix construit c’est le prix que Franprix me présente en rayon, c’est le prix que Franprix demande pour un kilo de pommes quoi, et quand je me rends chez Franprix pour acheter un kilo de pommes j’ai ma petite idée de ce qu’est le juste prix d’un kilo de pommes. A partir de là on a deux options, soit on est à peu près d’accord avec Franprix sur le juste prix du kilo de pommes et dans ce cas là je passe à la caisse, soit j’estime que Franprix se fout de la gueule du monde et dans ce cas là je n’achète pas de pomme. Si je suis le seul à trouver que Franprix se moque du monde, Franprix ne bougera pas son prix pour me faire plaisir, si tout le monde dans le quartier trouve que Franprix se fout de la gueule du monde, on aura une grosse promo sur les pommes la semaine suivante car Franprix a besoin d’écouler son stock et qu’il aimerait bien limiter la casse. Dans ce scénario, Franprix à revu ses ambitions à la baisse, Franprix a sacrifié sa marge pour tenir compte de la réalité du marché et peut être qu’à l’arrivée sur le ticket de caisse c’est le prix que Franprix affiche en rayon mais ce prix il est pensé en fonction du prix de la concurrence et de ce que j’estime être un prix honnête pour un kilo de pomme. Ce n’est pas un prix que Franprix décrète du haut de sa tour d’ivoire, c’est un prix travaillé par un rapport de force qui lie l’offre et la demande. Et par conséquent le fait que Franprix puisse construire son prix en partant des coûts de production ne remet pas en cause l’histoire de la formation du prix. C’est simplement qu’il faut bien attribuer de la valeur aux choses avant de se présenter sur le marché pour négocier avec l’autre bout.
        .
        Je n’irais pas plus loin, il n’a pas les bases en économie donc il ne peut pas avoir quoi que ce soit de conséquent à raconter. Il a un bouquin à vendre, tant mieux pour lui, mais moi j’ai pas la tête à lire. J’ai la nausée.

        • #14798 Répondre
          Cyril
          Invité

          Ce que tu décris c’est la loi de l’offre et de la demande, qu’il a lui-même mentionnée, donc il la connaît. Et il se trouve qu’il ne considère pas qu’elle est si décisive dans la formation du prix. Tu peux le contester mais en allant plus loin que de lui réciter quelque chose qu’il connaît évidement. Parce que tu montres ici que tu n’es pas capable d’aller plus loin et que ton jugement sur ses connaissances en économies est hyper prétentieux. C’est comme si tu disais que Bégaudeau ne savait pas ce qu’est un participe passé ou que je ne savais pas lire la clef de sol, je t’enverrais bien balader…

          • #14801 Répondre
            Demi Habile
            Invité

            « Tu peux le contester mais en allant plus loin que de lui réciter quelque chose qu’il connaît évidement. »
            .
            Le prix fixé par le mécanisme de l’offre et de la demande, le prix qui est celui fixé par le marché, n’est pas plus le prix de Franprix que le prix du client. Si tu comprends pas pourquoi ça se tient, tu fais l’effort de relire mon message en tenant compte du fait que ton truc c’est la musique.

            • #14820 Répondre
              Cyril
              Invité

              OK je ne vais pas faire un copier-coller de mon précédent message mais je te réponds la même chose puisque encore une fois tu opposes la loi de l’offre et de la demande à la contestation de la détermination totale de cette loi sur les prix. Tu peux passer à la troisième étape (contestation de la contestation) et arrêter le surplace.

              • #14825 Répondre
                Demi Habile
                Invité

                « tu opposes la loi de l’offre et de la demande à la contestation de la détermination totale de cette loi sur les prix »
                .
                C’est faux, moi je pars de la contestation pour légitimer l’histoire de l’offre et de la demande:
                .
                « Et par conséquent le fait que Franprix puisse construire son prix en partant des coûts de production ne remet pas en cause l’histoire de la formation du prix. C’est simplement qu’il faut bien attribuer de la valeur aux choses avant de se présenter sur le marché pour négocier avec l’autre bout. »
                .
                C’est faux mais comme tu lis pas, tu ne peux pas le savoir. Ou alors tu lis et tu ne comprends pas ce que tu lis mais là c’est grave. Enfin l’autre cas aussi est grave mais il y a de la place pour espérer qu’en faisait l’effort de lire tu comprendras donc c’est moins grave. Dans le second cas l’espoir est mort et c’est cro triste.

                • #14863 Répondre
                  Cyril
                  Invité

                  Mais ce qu’il explique c’est que la loi de l’offre et de la demande joue dans un deuxième temps, que le producteur fixe d’abord un prix constitué des coûts de production et d’une marge. Ce qui explique, c’est lui qui le dit, la relative stabilité des prix. Je ne trouve pas ça du tout idiot, la LOD exerce toujours son influence mais le prix est d’abord fixé de manière arbitraire. D’ailleurs certains producteurs maintiennent une marge haute contre la pression de la LOD pour des raisons diverses.

                  • #14865 Répondre
                    Demi Habile
                    Invité

                    « Pourquoi? Parce qu’en fait les entreprises fonctionnent autrement. »
                    .
                    C’est le crétin qui cherche à vendre son bouquin qui dit ça et par « autrement » il faut comprendre que l’histoire qu’on lui a raconté à la petite école ne tient pas debout.
                    .
                    « mais les posts keynésiens nous disent tout simplement qu’en fait les entreprises ne fonctionnent pas selon la théorie normale des prix dans la théorie néoclassique. »
                    .
                    Autant dire qu’à aucun moment il ne soutient que la loi de l’offre et de la demande joue dans un second temps. Ca c’est moi qui le soutient.
                    .
                    GNIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII

                    • #14868 Répondre
                      Cyril
                      Invité

                      Il ne dit pas non plus le contraire, je crois qu’il serait d’accord avec moi, il faudrait lui demander. En tous cas que les modèles néoclassiques par leur forte abstraction s’éloignent du réel de l’économie, je crois que c’est acquis pour la plupart des économistes non orthodoxes.

    • #14806 Répondre
      Carpentier
      Invité

      🪪https://www.lemonde.fr/afrique/article/2023/07/26/au-niger-le-president-bazoum-sequestre-par-la-garde-presidentielle_6183524_3212.html

    • #14832 Répondre
      Dr Xavier
      Invité

      Lordon, <a href= »
      https://blog.mondediplo.net/de-la-republique-policiere-a-la-republique » rel= »external nofollow »>De la république policière à la république fasciste ?, 26 juillet 2023.
      Mis à part l’usage abondant du terme fascisme employé plus d’une douzaine de fois – d’ailleurs reconnu par la forme interrogative du titre et par l’auteur lui-même à la fin de son article – et la tendance à une certaine emphase, je ne vois pas trop de choses à redire à ce texte.

      • #14833 Répondre
        Dr Xavier
        Invité
      • #14850 Répondre
        Demi Habile
        Invité

        « Y a t-il encore beaucoup de questions à se poser quand ces mêmes forces de police votent à plus des deux tiers pour un parti d’extrême droite raciste, ou quand s’y répandent des insignes ouvertement fascistes voire néo-nazis ? »
        https://blog.mondediplo.net/de-la-republique-policiere-a-la-republique
        .
        A mon sens il y a au moins une question à poser, c’est de savoir ce que ça a d’étonnant que 2/3 des policiers votent à l’extrême droite puisque à gauche il n’y a personne pour se soucier du sort des hommes et des femmes qui font la police?

        • #14852 Répondre
          Carpentier
          Invité

          La corpo des policiers marseillais se mobilise, et comment ?
          Et bien en étant en arrêt maladie – benh oui, leurs différents ministres les ont bien cramés, les gradés – et en debrayant quelque peu sur leurs lieux de travail.
          Rarement mieux servi que par soi-même.
          Exemple à suivre.

          • #14893 Répondre
            Demi Habile
            Invité

            Je serais curieux d’avoir des vrais stats sur cette histoire. Les flics gauchisants qui prennent la parole tiennent toujours le même discours, ils assurent que la majorité des hommes et des femmes qui vont la police sont des gens qui ont à coeur de faire leur boulot honnêtement et que le gros problème c’est que l’institution policière est corrompue et le pathétique cinéma que l’institution policière nous joue est une preuve éclatante de cette corruption. Après je dis ça mais l’un dans l’autre j’aime bien ce genre de conneries, je passais pour un fou en Décembre 2016 quand je racontais que Manu allait remporter l’élection et qu’à l’arrivée ça chouinerait à la mort de la démocratie sauf qu’au final j’avais un peu raison.

            • #14901 Répondre
              Carpentier
              Invité

              Pour les stats, si c’est, par exemple, sur les arrêts de travail (en vrai, j’ai que celles-là à avancer) elles seraient de 10% tandis que d’hab c’est plutôt 5%.
              Pas en mesure de citer précisément mes sources, souvenir d’avoir entendu ça il y a 2 ou 3 soirs, dans la bouche d’un des invités de LCI je crois, genre vers 19h30, un représentant d’un syndicat des policiers peut-être, bref, sans doute, de ma part, une stat. en toc mais bon.
              J’ai en tête un échange sur les freins à acter les arrêts maladie pour certains salariés, échange avec Claire N, entre autres, chez les agents hospitaliers (elle en témoignait avec Mélanie, il me semble, il y a un ou deux mois)
              Et s’il faut compter que sur les policiers pour oser se retaper, pour acter les arrêts maladie.et bien, on est vraiment pas mais vraiment pas prêt, à sortir de la servitude volontaire, putain 😅

    • #14934 Répondre
      Demi Habile
      Invité


      .
      Un flic de gauche qui fait remarquer que la majorité des hommes et des femmes qui font la police sont de bonne foi. On peut critiquer son discours mais c’est un flic et je ne vais pas lui reprocher d’avoir ses oeillères. Je préfère l’entendre et croire qu’il y a des solutions de gauche à leurs problèmes. Et autant je n’irais pas cracher à la gueule des victimes de violences policières que c’est pas bien de gueuler « TOUT LE MONDE DETESTE LA POLICE », autant on devrait pouvoir attendre des politiques et intellectuels de gauche qu’ils soient foutus de faire mieux qu’ériger notre impuissance en vertu pour se donner l’air radical face à leurs camarades de classe. C’est leur rôle de prendre du recul et de faire quelque chose de la violence des affects qui ravagent les victimes et les proches des victimes.
      .
      Quelqu’un veut discuter l’importance d’une police de qualité pour faire exister une démocratie? Par les temps qui courrent, je crois que n’importe quel gauchiste qui se respecte doit mesurer que c’est non négociable de tendre la main aux flics au prétexte qu’eux aussi méritent d’être défendus quand on défend le service publique. C’est du bon sens et c’est ce bon sens qui fait si cruellement défaut à la gauche et à la vie politique de ce pays de façon plus générale.

    • #14951 Répondre
      Carpentier
      Invité
    • #14983 Répondre
      Anna H
      Invité

      Je partage la brochure de l’anthropologue C. Darmangeat, synthèse de ses recherches sur les relations hommes/femmes au cours la préhistoire et dans les sociétés non-étatiques : « L’oppression des femmes, hier et aujourd’hui : pour en finir demain ! Une perspective marxiste »

      Cliquer pour accéder à brochure2023.pdf

      • #14984 Répondre
        Anna H
        Invité
        • #14985 Répondre
          Ostros
          Invité

          Merci !

          • #14989 Répondre
            riviere
            Invité

            Oui merci Anna H. Les interventions de Darmangeat sont toujours intéressantes.
            J’en partage une qui m’avait plu:

            • #14993 Répondre
              Ostros
              Invité

              Merci rivière pour ce complément.

            • #15281 Répondre
              Carpentier
              Invité

              Attention ‘ hors sujet ‘ 👀
              Non, je ne vais pas argumenter à propos de ma liberté de mais plutôt acter, par un post, juste le partage d’une info, moi aussi:
              – Dans le dernier Dupieux, le perso joué par ce cabotin de Marmaï porte le nom de Rivière.
              Dans la bande annonce, le moment où les trois acteurs sur scène se présentent avec leurs noms d’actorat (Marmaï, Gardin et Chassagne) n’est donc pas dans ce qui est gardé au montage du film.
              Non, ce serait pas plus sa place dans le topic ciné, benh non, puisque le truc à propos de c’est ‘ rivière ‘.
              Rrrête tes conn’ries.

    • #15241 Répondre
      Sarah G
      Invité

      https://www.france.tv/documentaires/5029540-suzanne-jour-apres-jour.html je vous le recommande.
      Disponible jusqu’au 30/09/2023.

      • #15259 Répondre
        Graindorge
        Invité

        ¡Gracias compañera!

    • #15253 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      merci

    • #15260 Répondre
      Cyril
      Invité

      Branco arrêté au Sénégal. A-t-il cherché à devenir un nouveau Julien Assange ? Je crois qu’il a le melon assez gros pour ça.

    • #15385 Répondre
      Charles
      Invité

      Les assauts spectaculaires de Bolloré sur les médias ne doivent pas nous faire oublier les manœuvres d’un autre milliardaire beaucoup plus puissant et, cela va de pair, moins bruyant – Bernard Arnault dont l’influence sans limites vient de faire l’objet d’un papier assez terrifiant du Monde : https://www.lemonde.fr/politique/article/2023/08/08/bernard-arnault-et-les-politiques-la-puissance-d-un-groupe-au-c-ur-de-la-republique_6184752_823448.html

      • #15386 Répondre
        Louise Michel
        Invité

        Bonjour Charles, si tu as l’article en entier, je suis preneur, merci.

    • #15407 Répondre
      Charles
      Invité

      Le voici :

      Une divine surprise. Ce lundi 21 juin 2021, Emmanuel et Brigitte Macron arrivent sous la lumineuse verrière de la Samaritaine, qui ouvre enfin ses portes, après seize ans et 750 millions d’euros de travaux. La visite a été tenue secrète jusqu’au dernier moment. Convié par son nouveau propriétaire, Bernard Arnault, Emmanuel Macron se dit « fier » d’inaugurer ce « trésor patrimonial », savourant les applaudissements des 800 employés, debout sur le double escalier restauré à la feuille d’or. Une divine surprise. Ce lundi 21 juin 2021, Emmanuel et Brigitte Macron arrivent sous la lumineuse verrière de la Samaritaine, qui ouvre enfin ses portes, après seize ans et 750 millions d’euros de travaux. La visite a été tenue secrète jusqu’au dernier moment. Convié par son nouveau propriétaire, Bernard Arnault, Emmanuel Macron se dit « fier » d’inaugurer ce « trésor patrimonial », savourant les applaudissements des 800 employés, debout sur le double escalier restauré à la feuille d’or.
      C’est la première fois qu’un président en exercice se déplace pour l’ouverture d’un grand magasin. Depuis que le PDG du groupe LVMH a racheté ce joyau Art déco, ce dernier est dévolu au luxe : 600 marques de prestige, un hôtel cinq étoiles et un restaurant gastronomique, tournés vers le tourisme haut de gamme davantage que vers les Parisiens. « Le groupe
      LVMH illustre le génie français », se félicite le chef de l’Etat, avant de déambuler avec le milliardaire entre les souliers griffés et les sacs en cuir exotique.
      Depuis 2017, Emmanuel Macron s’affiche volontiers aux côtés de « [son] cher Bernard », l’homme le plus riche du monde après Elon Musk. « Est-ce la place du président de la République, garant de l’intérêt général, d’aller inaugurer un grand magasin ? », soupire l’ex-conseiller spécial de Nicolas Sarkozy,
      Henri Guaino, qui n’est pas seul à s’interroger. Peu de grands patrons ont droit à pareils égards. L’éternel rival François Pinault, dont l’intimité avec Jacques Chirac est avancée pour minimiser la proximité entre MM. Arnault et Macron, n’a pas eu l’honneur d’accueillir le chef de l’Etat pour l’inauguration de sa Bourse de commerce, en 2021.
      Tissés quand Emmanuel Macron est secrétaire général adjoint de l’Elysée, leurs liens se renforcent grâce à leurs épouses, qui se croisent à Franklin, le très chic lycée jésuite dans l’ouest de Paris, où Brigitte enseigne à deux des cinq enfants Arnault, Frédéric et Jean.
      En 2017, le chef d’entreprise, qui déteste pourtant s’exposer, appelle à voter en faveur du candidat d’En marche ! Et ne cesse de le défendre depuis. « C’est une personnalité hors du commun, répète-t-il au Monde. Son orientation économique est en ligne avec ce que je pense être bon pour la France. » Si François Pinault estimait, en 2018, que « Macron ne comprend pas les petites gens », Bernard Arnault, lui, pense « tout le contraire ». A le voir à la télévision « se promener comme ça en France, se faire critiquer, garder son sang-froid et répondre », il le trouve même « extraordinaire ».
      Brigitte Macron est par ailleurs très liée à la fille du milliardaire et compagne de Xavier Niel (actionnaire à titre individuel du Monde), Delphine Arnault. La directrice générale adjointe de Louis Vuitton a rajeuni son look et l’invite à ses défilés. Le soir de la victoire de son mari, le 7 mai 2017, Brigitte Macron porte un strict manteau bleu marine au col argenté signé Louis Vuitton. « Nous sommes très fiers d’habiller la première dame », se réjouira Bernard Arnault devant ses actionnaires. Les maisons concurrentes, qui critiquent mezza voce un contrat de quasi-exclusivité, n’ont pas fini de s’agacer. Les liens entre l’épouse du président et la numéro deux de Vuitton sont si étroits qu’au dîner d’Etat en l’honneur du président chinois, le 25 mars 2019 à l’Elysée, « Brigitte » va chercher « Delphine » pour la conduire jusqu’à la table présidentielle et la présenter à Xi Jinping, sous les yeux médusés des autres convives.
      C’est encore la famille Arnault qui mobilise son carnet d’adresses pour le gala des pièces jaunes, que Mme Macron parraine, assurant la présence d’artistes maison comme Pharrell Williams ou le groupe de Kpop Blackpink, venus le 28 janvier pour l’édition 2023.
      Après le concert au Zénith, ces derniers prennent la pose en coulisses devant le président de la République, qui les photographie avec son smartphone. Une scène immortalisée en miroir par Alexandre Arnault, l’un des fils de « BA », qui poste la photo sur Instagram. « La France vous aime, Bernard ! », s’exclame Brigitte Macron à l’occasion d’une visite avec Bernard Arnault à Roubaix, où son Institut des vocations pour l’emploi, intégralement financé par LVMH, a ouvert une antenne sur le campus Jean-Arnault, père de Bernard. « C’est moi qui ai eu l’idée de cette association », précise le dirigeant.
      « Je n’ai pas d’amis, je suis le président », avait dû se défendre Emmanuel Macron en 2018 face au journaliste Jean-Jacques Bourdin. Le chef de l’Etat et le patron de LVMH se retrouvent néanmoins plusieurs fois par an à la Fondation Vuitton pour une visite privée, suivie parfois d’un dîner. Il arrive aussi que le chef de l’Etat inaugure lui-même une exposition, comme celle de la collection Morozov, l’événement artistique et diplomatique de la rentrée 2022, dont il a préfacé le catalogue, avec Vladimir Poutine. « Il est aussi venu au concert avec Alexandre Kantorow », précise Bernard Arnault, qui avait invité le pianiste prodige pour l’ouverture de l’exposition. Le piano est une passion qu’il partage avec M. Macron, dans lequel il semble se reconnaître, sans le dire. « Je crois être assez bon dans mon domaine, et lui est exceptionnel dans le sien. »
      Arnault et la Macronie, le groupe de luxe s’est adjoint les services des meilleurs collaborateurs du président. Comme Ismaël Emelien, stratège de la campagne de 2017, dont LVMH achète depuis son départ de l’Elysée en 2019 les prestations de conseil en matière d’environnement. Ou l’ancien conseiller spécial Clément Léonarduzzi, conseil du groupe de luxe chez Publicis avant et après son passage à la présidence. A l’inverse, le responsable de la stratégie extérieure, Jean-Charles Tréhan, l’homme de confiance du PDG qui fait la pluie et le beau temps sur les médias du groupe, a été approché par l’Elysée en 2019, quand Macron cherchait un nouveau communicant. S’il n’a pas rejoint le palais, son entregent lui permet de distiller analyses et petits secrets à nombre de journalistes parisiens sur le microcosme politicomédiatique. « LVMH, c’est un Etat dans l’Etat », observe un proche du groupe.
      Objets de multiples attentions, les ministres sont régulièrement invités aux événements de la Fondation Louis Vuitton, comme le concert privé du rappeur américain Jay-Z, devant lequel se sont déhanchés la ministre de la culture, Rima Abdul Malak, et le ministre de la mer, Hervé Berville, le 14 avril, alors que défilaient les opposants à la réforme des retraites.
      Plusieurs ministres parmi les plus en vue, comme
      Gérald Darmanin et Sébastien Lecornu, cultivent une relation personnelle avec le milliardaire ou l’un de ses cinq enfants, qui servent de relais utiles et discrets dans le monde politique et médiatique. Gabriel Attal, lui, a déjeuné deux fois avec « BA », curieux de connaître l’étoile montante de la Macronie.
      Mais le PDG n’a pas apprécié d’être assimilé à un fraudeur fiscal par l’ex-ministre du budget, quand celui-ci a ciblé les « ultrariches » dans son plan de lutte contre la fraude. « J’ai protesté auprès de lui, admet Bernard Arnault, qui a fait intervenir son fils Antoine. Et d’ailleurs vous observerez que, à la suite de ma protestation, il a rectifié de lui-même. » Quelques semaines plus tard, Attal se rachète en effet dans Challenges. « Je ne peux pas laisser dire que les riches ne contribuent pas pleinement à la nation. Par exemple, Bernard Arnault est le plus gros contribuable français », vante-t-il.
      L’empressement de Clément Beaune à vouloir taxer les jets privés a tout autant agacé avenue Montaigne, où se trouve le siège du groupe. Le ministre des transports, qui, comme M. Attal, se positionne pour la Mairie de Paris en 2026, a, lui aussi, tenu à s’expliquer auprès d’un des fils Arnault, Frédéric, croisé peu après dans un dîner parisien. « Je n’ai pas parlé des “ultrariches” », se défend-il, assurant qu’il pensait plutôt aux footballeurs. Les politiques savent qu’à tout moment ils peuvent avoir besoin du réseau du groupe, de ses journaux ou de son argent.
      Tout l’hiver, les pouvoirs publics ont ainsi tenté de convaincre le milliardaire d’intégrer le quintette de « sponsors premium » des Jeux olympiques afin de boucler leur financement. Un moyen de pression que LVMH utilise pour peser dans certains arbitrages. « J’ai un peu l’impression qu’on a envie de mettre trois heures de colle au premier de la classe parce qu’il a eu une bonne note », prévient Antoine Arnault sur RTL, le 16 octobre, alors que la majorité débat au Parlement de la taxation des superprofits.
      Mais ce sont surtout les mots d’Emmanuel Macron qui manquent de provoquer une crise politique : le 22 mars sur TF1, il raille le « cynisme » de « ces grandes entreprises prêtes à racheter leurs propres actions » lorsqu’elles réalisent des marges élevées.
      Ulcéré, le PDG de LVMH interrompt aussitôt les discussions avec le Comité d’organisation des JO, qui le courtise depuis des mois. Le silence ne dure pas, mais l’avertissement est clair. Le 25 juillet, le groupe de luxe finit par officialiser son partenariat, au terme d’interminables négociations qui ont viré au supplice chinois pour les pouvoirs publics. « C’est la seule chose qu’on m’ait vraiment demandée, et à laquelle finalement j’ai cédé », sourit Bernard Arnault.

      De son côté, LVMH n’a pas craint de faire appel à l’Etat pour ce qui reste à ce jour sa plus grosse acquisition : le joaillier américain Tiffany. Au printemps 2020, le groupe de luxe, qui a conclu le rachat de cet emblème new-yorkais juste avant la crise sanitaire, comprend très vite que Tiffany ne vaut plus les 16 milliards de dollars promis. L’Etat pourrait-il avoir son mot à dire sur l’opération, voire empêcher la vente ? Plusieurs avocats influents sont consultés : François Sureau, apprécié tant d’Emmanuel Macron que de Bernard Arnault – celui-ci aimerait d’ailleurs le voir entrer au gouvernement –, et Antoine Gosset- Grainville, ancien directeur adjoint de cabinet de François Fillon à Matignon, reconverti dans les affaires. Ce dernier est envoyé en éclaireur à Bercy.
      Bruno Le Maire sait qu’il va irriter à la fois Emmanuel Macron et Bernard Arnault, mais il refuse d’intervenir. Le ministre de l’économie reçoit longuement le PDG de LVMH dans son bureau du sixième étage. L’échange est glacial. « La différence entre vous et moi, c’est que moi, je n’ai rien, lui dit-il. Ou plutôt, si, j’ai deux choses qui ont du prix : ma popularité et mon honneur. Si je perds ça, je n’ai plus rien. » Des propos que Bruno Le Maire n’a pas souhaité confirmer au Monde. C’est finalement Jean-Yves Le Drian, le ministre des affaires étrangères, qui accepte, au titre du commerce extérieur, dont il a la tutelle, de signer une lettre, datée du 31 août 2020, demandant au groupe de luxe de « différer » l’acquisition de Tiffany du fait de « menaces de taxes sur les produits français ». Dix jours plus tard, LVMH annonce renoncer. « Il nous est interdit de conclure l’accord », déclare Jean-Jacques Guiony, son directeur financier.
      Le ministre n’est pas un intime de Bernard Arnault, mais il ne peut rien refuser à l’Elysée. Selon plusieurs sources, c’est le puissant secrétaire général, Alexis Kohler, qui a demandé à M. Le Drian d’intervenir, ce que l’Elysée a toujours nié. Le PDG de LVMH admet, quant à lui, être « allé voir » les deux ministres, mais pour qu’ils protègent son groupe contre de nouvelles taxes américaines. La lettre, qu’aucun autre groupe français présent aux Etats-Unis n’a reçue, n’a jamais été rendue publique, malgré les demandes répétées de plusieurs médias.
      L’affaire est rapidement ébruitée outre-Atlantique.
      Mais en France, le monde politique reste silencieux.
      Les groupes d’opposition sont alertés par la communicante Anne Méaux, proche de François Pinault. Le député (Les Républicains) du Lot, Aurélien Pradié, un franc-tireur qui ne cache pas ses liens avec le fondateur de Kering, est le seul à réagir. Ses collègues du groupe LR tentent de le dissuader. « Je vais organiser un déjeuner avec mon ami Nicolas [Bazire] », propose même le sarkozyste Brice Hortefeux, qui connaît le bras droit de « BA » depuis les années Balladur. Même les élus socialistes, comme le député des Landes Boris Vallaud, en sont convaincus : quand on prétend faire de la politique industrielle, il faut soutenir les champions français.
      Le 22 septembre 2020, Aurélien Pradié interroge Jean-Yves Le Drian à l’Assemblée : « Quels intérêts la France a-t-elle servis dans cette affaire ? » Le ministre, les yeux rivés sur sa fiche, évoque la menace de « représailles à la taxe française sur les service numériques ». Est-ce l’effet de ce que le Quai d’Orsay appelle aujourd’hui « la lettre maudite » ? Quelques semaines plus tard, les deux groupes s’entendent sur un prix légèrement revu à la baisse. Et puis « l’affaire tombe aux oubliettes », soupire le député du Lot, qui dénonce une instrumentalisation inédite de la diplomatie française.
      Dans la sphère politique, Bernard Arnault fascine autant qu’il inquiète. Parmi les nombreuses personnes contactées par Le Monde, celles qui ont accepté d’être nommément citées se comptent sur les doigts d’une main. Les politiques sont pourtant les premiers à se précipiter aux événements du groupe, où l’on croise le Tout-Paris. « J’ai dîné avec ma femme hier chez Bernard Arnault », s’est vanté un jour l’ex-ministre de la justice Dominique Perben, époustouflé par les tableaux de maître et la présence, à ses côtés, de Caroline de Monaco. Le maire (LR) de Meaux, Jean-François Copé, habitué depuis vingt ans des dîners et soirées musicales du milliardaire, raconte y avoir croisé Tony Blair, l’ancien premier ministre britannique, ami et partenaire de tennis de « BA ». « Il claque des doigts et tout le monde débarque », s’amuse la directrice générale de l’agence Hopscotch, Patricia Chapelotte, qui décèle chez lui « une jouissance à montrer où se situe la vraie puissance ». Etre reçu dans son hôtel particulier ou au siège du groupe serait une forme d’anoblissement. Le député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti a été convié à déjeuner avenue Montaigne dès le lendemain de son élection à la tête de LR. « Ce sont eux qui demandent à le voir », assure l’entourage de Bernard Arnault. L’idée qu’il puisse être ainsi courtisé amuse beaucoup le PDG, qui fréquente peu les cercles parisiens. « Je suis flatté que vous puissiez le penser », répond-il en haussant les sourcils.
      Difficile d’imaginer aujourd’hui que, lorsqu’il s’est lancé dans la reprise de Boussac au début des années 1980, Bernard Arnault s’inquiétait de ne connaître personne à Paris. Loin de l’establishment, le jeune patron arborait alors un look provincial, blazer à boutons dorés et cravate club. Droite ou gauche, il apprend toutefois vite à ménager ses appuis. C’est la gauche mitterrandienne qui lui met le pied à l’étrier, après l’avoir suffisamment inquiété pour qu’il s’exile trois ans aux Etats-Unis. A Matignon, Laurent Fabius lui permet de reprendre Boussac en 1984 – et sa pépite
      Dior – avec plusieurs centaines de millions de francs de subventions, et des engagements en matière d’emplois que l’entreprise ne tiendra pas. Quarante ans plus tard, François Hollande, le président qui n’aimait pas les riches, inaugure, lyrique, sa fondation au bois de Boulogne, en 2014 : « Plus qu’un fantastique musée, c’est un morceau d’humanité, qui montre à tous que le rêve peut, à force de génie et de volonté, devenir réalité. » En 2012, les relations entre le milliardaire et le pouvoir socialiste sont pourtant polaires. Bernard Arnault demande à être reçu par François Hollande et Jean- Marc Ayrault, et tente de les dissuader de créer cette taxe à 75 % sur les revenus de plus de 1 million d’euros, promise pendant la campagne. Les autres patrons se contentent de faire passer des messages par le biais de l’Association française des entreprises privées, leur puissant lobby. A la rentrée suivante, la presse révèle que « BA » a déposé une demande de naturalisation en Belgique. Pour Matignon, il ne fait aucun doute que c’est une mesure de rétorsion. Face au tollé, Arnault recule. « Je n’avais pas du tout envie de quitter la France », répète-t-il aujourd’hui, invoquant « une question de fondation, pour les enfants ».
      La suite du quinquennat, centrée sur les baisses d’impôts, sera plus sereine. « Est-ce qu’il y a des sujets sur lesquels on peut vous aider dans votre combat pour l’industrie ? », propose même le PDG à Arnaud Montebourg à l’issue d’un petit déjeuner avenue Montaigne, pendant l’été 2013. Ce dernier lui tend la liste d’entreprises en difficulté qu’il a préparée. L’imprévisible ministre du redressement productif avait marqué des points en visitant un atelier Vuitton quelques semaines plus tôt, s’extasiant sur les sacs à main. « La France a besoin de vous ! », avait-il déclaré devant les caméras, sous le regard médusé d’Antoine
      Arnault. « Arnaud Montebourg est un soutien de l’économie », vantera ensuite le patron de LVMH. François Hollande, qui a quitté l’Elysée il y a six ans, voit toujours le milliardaire. Lorsque, en février, l’exprésident déclare dans Challenges qu’une hausse des impôts est inévitable, « BA » saisit l’occasion d’un déjeuner pour lui rappeler combien son groupe contribue à l’économie. « Il faut comprendre que nous créons beaucoup de richesses en France, c’est anormal de nous faire payer plus d’impôts », se désole-t-il devant l’ancien chef de l’Etat. Il continue aussi de déjeuner avec Nicolas Sarkozy plusieurs fois par an, même si les liens sont moins étroits que par le passé.
      Leur amitié remonte à l’époque où Edouard Balladur, dont Bernard Arnault s’était hasardé à prédire un peu vite la victoire à la présidentielle en 1995, était premier ministre et Sarkozy ministre du budget. Ce dernier est alors régulièrement convié sur le yacht de l’homme d’affaires. Fasciné par sa fortune et sa réussite, il choisit même « [son] ami Bernard » comme témoin lorsqu’il épouse Cécilia. Et le convie bien sûr au Fouquet’s le soir de sa victoire, avec son ami intime Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet d’Edouard Balladur, recruté en 1999 par Bernard Arnault pour piloter sa holding familiale.
      En 2007, la fortune du milliardaire pèse dix fois moins qu’aujourd’hui. Mais à l’Elysée, Nicolas Sarkozy veille sur ses intérêts, faisant pression sur les héritiers de la famille Hermès pour qu’elle cède aux avances de LVMH, ou sur le gendarme de la Bourse, qui enquête sur l’opération. Sarkozy facilite aussi sa reprise du quotidien Les Echos, contre l’avis de sa rédaction. Les collaborations avec le pouvoir sont multiples. Bernard Arnault « prête » au président son directeur juridique,
      Patrick Ouart, nommé conseiller à l’Elysée en 2007.
      Symétriquement, LVMH achète à partir de 2013 les services de l’ancien responsable du renseignement, Bernard Squarcini, aujourd’hui soupçonné d’avoir profité de sa position pour obtenir des informations confidentielles au bénéfice du groupe.
      Tous ces présidents, « j’ai eu l’occasion, et la chance peut-être, de tous les connaître relativement bien », euphémise le milliardaire. A l’entendre, ce sont eux qui viennent le consulter depuis quarante ans qu’il est dans les affaires. Lui n’a « rien à demander au gouvernement ». Cette proximité au plus haut niveau s’est toujours doublée d’une stratégie de recrutement de hauts fonctionnaires, anciens ministres ou élus, plus volontiers pratiquée par des entreprises ayant affaire avec l’Etat. Un stagiaire de l’ENA est régulièrement placé aux affaires publiques. Outre Nicolas Bazire, pilier du groupe depuis vingt-cinq ans, LVMH s’appuie aussi pour son lobbying parisien sur le socialiste Marc-Antoine Jamet, engagé du temps de la splendeur des réseaux fabiusiens. « C’est dommage, tu sais, il t’en veut », glisse un jour ce dernier à l’exministre de l’économie Michel Sapin, qui a refusé de recevoir personnellement Bernard Arnault à Bercy pour parler d’un sujet fiscal.
      Si d’autres groupes piochent dans le monde politique –
      Kering a recruté l’ex-conseiller de Macron, Sylvain
      Fort –, LVMH a largement distancé ses rivaux, qui conviennent être bien moins introduits dans les cercles du pouvoir. Avenue Montaigne, la teinte politique des recrutements tend toutefois à diminuer à mesure que le poids de la France reflue dans l’activité du groupe.
      Et que le pouvoir politique s’affaiblit. « Nous sommes si gros, si puissants que nous n’avons même plus besoin de faire du lobbying, ça se fait tout seul », sourit un membre de l’équipe dirigeante de LVMH.
      Ces amitiés et réseaux ne disent pas grand-chose des convictions du milliardaire. Comme la majorité des patrons, il est libéral et hostile à la pression fiscale.
      Davantage que d’autres, il tend à voir la France comme un pays « socialo-marxiste » et « antiréussite », comme il l’a déclaré sur France Inter. C’est pour tenter de faire contrepoids à une presse jugée trop perméable aux idées de gauche qu’il a investi dans les médias, dont la fragile économie est déjà dépendante de ses budgets publicitaires colossaux, y compris outre-
      Atlantique.La rédaction du Parisien, qu’il possède depuis 2015, se désole ainsi qu’aucune « une » n’ait été consacrée aux manifestations contre la réforme des retraites cet hiver, sauf pour parler des violences. Il y a eu aussi ce titre jugé impertinent lorsque Emmanuel Macron a attrapé le Covid (« Macron reconnaît un moment de négligence », disait la « une »), qui a valu à son directeur de la rédaction, Jean-Michel Salvator, une convocation avenue Montaigne. « Si vous ne vous sentez pas capable de faire ce job, on va trouver quelqu’un qui le sera », l’avertit Bernard Arnault.
      Radio Classique a, de son côté, renoncé aux interviews politiques en 2022, alors que démarrait la campagne présidentielle, soumise à des règles de pluralisme. Le milliardaire mélomane ne supportait plus d’entendre gloser des politiques de gauche sur son antenne.
      Posséder Paris Match ou Le Journal du dimanche, sur lesquels Vincent Bolloré vient de mettre la main en prenant le contrôle de Lagardère, lui aurait permis d’accroître encore son influence sur la sphère politique, même s’il nie s’y être intéressé. Bernard Arnault garde aussi un oeil sur le magazine Point de vue, l’un des trois titres français les plus lus à l’étranger, s’il venait à être cédé par son rival, François Pinault. Celui pour qui Dior est un « mot magique », évoquant « à la fois Dieu et or », a un faible pour les têtes couronnées, dépositaires d’une partie de l’histoire du Vieux Continent. En 1997, il était au premier rang aux funérailles de Lady Di, assis devant l’ancien président Valéry Giscard d’Estaing.
      Prudent, Bernard Arnault refuse de s’exprimer sur la droitisation des médias possédés par Vincent
      Bolloré. « Moi, je ne me mêle pas des affaires des autres », répète-t-il. Selon certains de ses proches, il est un téléspectateur fidèle de CNews, cette « Fox News » à la française qui incarne le virage éditorial voulu par l’industriel breton. Début juin, le PDG de LVMH a discrètement convié Pascal Praud, l’animateur vedette de la chaîne, pour « un thé » avenue Montaigne. Ce dernier avait tressé les louanges du géant du luxe au lendemain de la tentative d’invasion de son siège, détaillant sa contribution à l’économie française. « Je voudrais convaincre les sans-culottes de l’avenue Montaigne que non seulement LVMH n’est pas le problème, mais qu’il est sans doute la solution pour la France », avait-il conclu. « Vous êtes le seul à avoir dit ça », le remercie « BA ». L’entourage du grand patron hésitera pourtant à confirmer l’entrevue. Le groupe préfère se tenir à distance des discours clivants qui risqueraient de déplaire à ses clients.
      Le scénario, redouté dans les milieux d’affaires, d’une victoire de l’extrême droite en 2027 s’apparente pour lui à « de la politique-fiction ». Difficile, pourtant, d’imaginer qu’un groupe aussi dépendant de l’image de la France n’ait pas évalué ce risque. « Quand je regarde le programme économique de Mme Le Pen ou celui de M. Mélenchon, je suis terrifié », confirme Bernard Arnault. Pas au point d’envisager l’exil, comme il y a quarante ans, lorsque la gauche est arrivée au pouvoir. « En 1981, j’étais libre comme l’air, je n’avais pas vraiment commencé dans les affaires. Aujourd’hui, je suis quand même un peu attaché à la France… » Vus de son bureau de l’avenue Montaigne, au neuvième étage du siège, les politiques ne sont, de toute façon, que de passage.

    • #15427 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      le coeur : « Tout l’hiver, les pouvoirs publics ont ainsi tenté de convaincre le milliardaire d’intégrer le quintette de « sponsors premium » des Jeux olympiques afin de boucler leur financement. Un moyen de pression que LVMH utilise pour peser dans certains arbitrages »

      Effectivement Bolloré est une sorte d’amuse-galerie. Le capitaliste ostentatoirement prédateur qui prend toute la lumière, pendant que les autres continuent à façonner le monde et faire les rois en toute discrétion.

    • #15444 Répondre
      Charles
      Invité

      Les rapports de Camus avec l’Algérie :
      https://orientxxi.info/lu-vu-entendu/algerie-en-finir-avec-le-mythe-camus,6652
      Je connais mal le sujet mais j’ai trouvé l’article plutôt convaincant.

    • #15449 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      je crois qu’arrive bientot un livre de la Fabrique sur la question

    • #15450 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      bon texte, en effet
      la lettre de Sénac est le coup fatal
      en sous-couche du positionnement de Camus sur le « conflit », on retrouve ici l’abstraction mythologique et le lyrisme scolaire qui si souvent plombent sa prose (même par moments celle de l’Etranger, moins sobre qu’on le dit)

    • #15451 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      pendant que je t’ai : le film de Jude dont tu parlais ne semble plus sur arte replay
      tu confirmes?

      • #15453 Répondre
        Charles
        Invité

        Je confirme, hélas.

    • #15459 Répondre
      Ludovic Bourgeois
      Invité

      On nous forçait à lire Camus à l’école, quel horreur, c’était infame, jamais pu lire deux pages de suite, jamais fini.
      __
      Les français ont fait beaucoup de trucs géniaux. Ils ont permis de multiplié par 7 la population algérienne notamment mais partout en fait.
      __
      Il valait mieux l’Afrique française que la France africaine.
      __.
      Les civilisations c’est comme la vie, c’est simple, si tu avances pas, tu recules et tu dépéries

      • #15460 Répondre
        Ostros
        Invité

        Tu dépéris.

        • #15461 Répondre
          Ludovic Bourgeois
          Invité

          Merci. Et « quelle horreur » aussi
          Pas assez lu dans ma vie surement

          • #15463 Répondre
            Leo Landru
            Invité

            À te lire, c’est difficile de savoir si tu aimes la France ou si tu la détestes. Connais-tu l’écrivain François Bégaudeau ? Il a écrit un essai très accessible et très éclairant intitulé « Notre Joie ». Je te le recommande pour analyser la forme identitaire à laquelle tu sembles t’associer.

            • #15484 Répondre
              Ludovic Bourgeois
              Invité

              Le mépris suffisant est ma seule limite.
              Quand on m’a insulté de torturer des animaux, j’ai trouvé qu’il y avait une plus grande politesse du cœur, c’est dire.

    • #15488 Répondre
      Ludovic Bourgeois
      Invité

      La forme est dégoutante mais j’vais répondre sur le fond car effectivement y’a je pense une question de fond sous jacente
      __
      Ce que nous apprécions chez François c’est pas ce qu’il dit ou ce qu’il écrit, mais c’est ce qu’il est.
      C’est un pur français avec une bonne tronche de gaulois et avec une âme de français ; 1/4 rebelle, 1/4 douce, 1/4 créative et 1/4 pochtron qui s’engueule pour rien, comme tous les français en fait.
      __
      La question de l’amour ou non de la France, du patriotisme me semble très éclairée quand je dis « France » ou « Fronce », j’

      • #15492 Répondre
        Ludovic Bourgeois
        Invité

        j’aime la première remplie de français, et qui fut dirigée par des français, je n’aime pas la deuxième dirigée par la finance occidentale, le système de la dette et remplie de non-européens.
        __
        La définition ou la compréhension de la mouvance dite « identitaire » est simple si on comprend le taboo qui te fait basculer de la légalité à l’illégalité. J’ai pas besoin d’un auteur gauchistoide pour la comprendre.
        __
        La vraie question de fond est pourquoi ce taboo est un taboo.
        La réponse je l’ai donné en disant assez clairement ce qui pour moi est le projet de la finance occidentale et qui à mon sens est chaque jour de plus en plus éclatant. Concrètement, le génocide, par divers formes et sur un temps relativement long.

        • #15494 Répondre
          Rose
          Invité

          Bonjour Ludovic, sur « le taboo identitaire » : pour beaucoup question de morale bien sûr, tout le monde n’a pas envie de tailler un bout de gras avec des mecs qui font l’éloge de l’Algérie française, tu peux le comprendre. Du reste, c’est peut être un scoop pour toi mais vous êtes terriblement chiants. On se coltine nos éco anxieux bon passe encore mais il faudrait en plus faire de la place sur le canapé pour vous écouter dérouler vos grandes idées : et les Immigrés, et l’Identité, et la France, et l’Occident.

          Alors tu vas me dire gnagnagna et vous les gauchistes c’est pareil avec votre capitalisme et votre lutte des classes. Je te l’accorde, il y a également une certaine tendance à la déploration à gauche. À la différence qu’à gauche tout ça se transforme en lutte : on se rassemble et on invente. Pas toujours, pas tout le monde. Mais accorde moi à ton tour que les mouvements sociaux sont dans l’écrasante majorité porté par la gauche.
          Plutôt que de taboo je crois que la scission se trouverait là : vous ne vous définissez que par la négative, on n’essaye de construire.

          Tes posts sur ce forum illustre bien mon propos, le mec en boucle quoi. Tu veux pas nous partager quelque chose qui t’a procuré du plaisir dernièrement ? Un film, un livre, un jeu vidéo, un nouveau plat ? La bise

    • #15661 Répondre
      Le ventilateur d’Hegel
      Invité

      Le masque semble être unanime et très élogieux sur « L’amour », mentionné en fin de leur dernière émission, hâte de la rentrée littéraire !

      • #15686 Répondre
        Graindorge
        Invité

        Chuteu!🤫 Toujours pressés ces citadins.
        On est le 14. Demain le 15. Puis le 16.
        Le 17 est loin. Le masque SEMBLE être unanime. Laissons le sembler. L’eau est bonne. Nageons. Ami Atlantique, salut!

        • #15687 Répondre
          Le ventilateur d’Hegel
          Invité

          C’est un « semble » de douceur, en vérité le masque EST, mais « être » est un verbe qui n’aime pas la solitude chez moi. Profite bien de la plage moi je suis cloîtré dans un bureau et la rentrée sera ma libération, d’où ma hâte

          • #15791 Répondre
            Graindorge
            Invité

            Oooh! Tu auras quand un peu de vacances D’Hegel?

            • #15883 Répondre
              Le ventilateur d’Hegel
              Invité

              Les prochaines ce sera la toussaint, mais en septembre je passe de stage à études c’est déjà beaucoup mieux. D’ailleurs comme je suis à l’étranger avant j’aurais 15 jours de retard sur vous pour l’amour, j’hésite à prendre en ebook mais ça m’emmerde sans le papier

              • #16012 Répondre
                Graindorge
                Invité

                Moi aussi je vais le lire non pas en retard mais plus tard .En attendant je lis En guerre comme ça après la guerre l’amour sera le dessert.
                En e-book! très très mauvais pour la vue même si tu as de bons yeux. Et c’est très important les yeux. C’est une myope qui te le dis. C’est une ophtalmologiste mariée à un oculiste qui ont inventé le e-book! Si si si! De source sûre. Pour finir de construire leur villa de St Jean Cap Ferrat et s’offrir un voilier pour faire le tour du monde!
                Maintenant tu fais comme tu veux bien sûr.
                Sauf si indiscrétion tu es où à l’étranger là?

    • #15666 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      N’excluons pas pour autant que ce soit un bon livre

      • #15667 Répondre
        Le ventilateur d’Hegel
        Invité

        Rires

    • #15672 Répondre
      Mathieu
      Invité

      Salut François, je relis Notre Joie en ce moment. Tu as souvent dit que M ne t’avait jamais fait de réponse par rapport au livre, et même qu’il n’avait pas bougé d’un iota idéologiquement dans vos échanges suivants, mais je me demandais: quid de S, le barman de Normandie? A t-il lu le livre? S’est-il reconnu? Qu’en a t-il pensé?

      • #15830 Répondre
        tristan
        Invité

        quid de S, le barman de Normandie? A t-il lu le livre? S’est-il reconnu? Qu’en a t-il pensé?

        En un mot, le barman va-t-il a des cocktails littéraires ?

        • #15833 Répondre
          Carpentier
          Invité

          Se coronate-t-il la rondelle en relisant Une nouvelle France?

      • #15835 Répondre
        Mathieu
        Invité

        Putain je pose ma première question un peu sérieuse depuis 6 mois et j’ai les deux trolls qui répondent. Le plaisir, comme dirait Dany et Raz.

        • #15836 Répondre
          Zyrma
          Invité

          Deux des trolls

          • #15838 Répondre
            François Bégaudeau
            Maître des clés

            Bonne question, Mathieu
            S m’a recontacté, et je suis même retourné dans son bar, qui n’est pas en Normandie – j’avais masqué pour ne pas le mettre mal à l’aise.
            Je l’ai retrouvé tel qu’en lui même. Exactement. Et lui au moins ne s’en cache pas : il ne me lit pas. Il dit que c’est trop subtil pour lui. Que je ne sais jamais exactement ce que je pense avec mes phrases compliquées. Donc Notre joie ne lui a fait aucun effet.
            Il m’a offert un livre de droitard qu’il adore, plein de bons mots d’auteur et de punchlines contre Greta Thunberg.
            Tout est à sa place.
            Je garde une grande sympathie pour lui. Vraiment un brave mec, qui se bat comme il peut, et souvent à perte, pour faire tenir son café-débat perdu dans la brousse.
            Il est juste saoulant au bout de deux heures. Cette aigreur. Ce fiel contre tout – et surtout, ça ne changera pas, contre les femmes.

            • #15839 Répondre
              François Bégaudeau
              Maître des clés

              qu’ON ne sait jamais exactement ce que je pense

            • #15848 Répondre
              Graindorge
              Invité

              Idée: offrir à S « l’amour » dédicacé. Ça lui fera très plaisir. C’est très très dur la vie de barman. Beaucoup d’heures de travail. À peine couché, faut déjà se lever

          • #15846 Répondre
            Carpentier
            Invité

            gazou gazou gazou
            Bonjour Zyrma,
            Juste trouvé son humour honnête
            Savais bien qu’en répondant/encherissant sur le ‘ pseudo Tristan ‘ quelqu’un viendrait ponctuer d’une humeur aigre.
            C’est la surprise à chaque fois, cette fois certain.e Zyrma.
            Souvenir qu’on a pu échanger tranquille un temps, puis ça s’est gâté, on se demande pourquoi 🤔
            Une gentille divergence de point de vue sur un film que l’un.e ou l’autre trouvait + ou – bourgeois sans aucun doute 🤣
            Paraît que Poutine et son ami artiste/président ukrainien se font aussi la guerre à la suite d’un gros désaccord sur un film.
            Le dictateur, peut-être.

          • #15847 Répondre
            Carpentier
            Invité

            Tiens, Z, à défaut d’une def. sur l’art, dans un autre topic, t’aurais une déf du troll, peut-être ?
            En souvenir du temps où tu avais rejoint le site de François Bégaudeau et que l’on échangeait encore plutôt classiquement, j’ai souvenir.
            Perso, je ne sais quelle insulte je choisirais si d’aventures, je devais moi aussi m’y mettre, tiens.
            En retour d’un mouche, pour mouche à merde, on imagine, c’est quand même quelque chose.
            Partant de là, voyons, je renverrais putois? lombric?
            Nan, j’irais plutôt côté traits de caractère, souvenir d’un sacré manque d’ouverture d’esprit, chez toi, d’un côté obtus associé à un petit côté suiveur de l’avis g grande tendance sur le site, oui, c’est une piste.
            Triomino, tiens, t’irait bien

        • #15849 Répondre
          Carpentier
          Invité

          Pardon Mathieu, excuse moi d’exister, mille excuses, vraiment

          • #15854 Répondre
            François Bégaudeau
            Maître des clés

            Une des définitions du troll : celui qui dans un espace donné emmerde tout le monde mais ne s’en rend pas compte, ou, s’en rendant compte, affirme que ça vient de tous les autres mais pas de lui.
            Et alors s’étonne
            S’indigne.
            Se répand
            Prend à partie.
            Et ainsi trolle plus que jamais.

            • #15855 Répondre
              Carpentier
              Invité

              ah ok, merci.

        • #15856 Répondre
          Carpentier
          Invité

          Après, grâce à Tristan, ta question du 14 a été ré-actualisée

    • #15781 Répondre
      Cocolastico
      Invité

      Salut tout le monde ! Je remarque que la fonction recherche du site ne fonctionne pas très bien. Pour une fouille plus efficace tapez par exemple « Bacri OR Jaoui site:francoisbegaudeau.fr » dans la barre google pour afficher les topics qui traitent de Jaoui ou de Bacri
      Bon, c’est mieux mais la liste n’est pas exhaustive

    • #15868 Répondre
      tristan
      Invité

      Putain je pose ma première question un peu sérieuse depuis 6 mois et j’ai les deux trolls qui répondent. Le plaisir, comme dirait Dany et Raz.

      Aller chercher auprès du troll tapi dans l’ombre la force d’esprit qui manque.

    • #15934 Répondre
      Charles
      Invité

      Très intéressante édition de Libération de ce jour, dont la une est consacrée au nouvel essai de Jablonka sur Jean-Jacques Goldman. Une interview de l’auteur + une critique négative de l’essai. Jablonka tente visiblement dans son essai de faire une histoire des années 80 et de la gauche française à travers le succès de Goldman. Tentative infructueuse selon Libé car parasitée par le statut assumé de fan du chanteur par l’auteur qui l’empêcherait d’avoir un certain recul sur son sujet. Dans l’interview, Jablonka explique que JJG représente la deuxième gauche, le Rocard de la variété et pointe du doigt les critiques de Libé et l’Obs qui l’ont méprisé en partie par mépris de classe mais aussi parce qu’ils préféraient son demi-frère révolutionnaire. JJG représentait selon eux non seulement un ersatz du rock américain, efféminé, mais aussi la version aspetisée de l’engagement politique, en contradiction avec la radicalité de Pierre Goldman. Jablonka voit aussi dans les attaques contre JJG un relent antisémite (ce qui me semble contradictoire avec l’attachement à son demi-frère, juif revendiqué).
      Je demande l’avis de notre historien de la musique sur la question pour trancher ce débat, très succinctement présenté.

      • #15936 Répondre
        Anna H
        Invité

        C’est en abonné ? Peux-tu partager s’il te plaît ?

        • #15938 Répondre
          Charles
          Invité

          Oui c’est pour les abonnés. Je peux t’envoyer le pdf par mail si tu veux.

          • #15943 Répondre
            Anna H
            Invité

            Merci Nox. Et merci Charles, ce sera pour une autre fois.

        • #15939 Répondre
          Nox
          Invité

          Le pouvoir de mon statut d’étudiant précaire me permettant d’accéder tous les articles édition abonnés des grands médias, je propose l’article ci-dessous en version longue :

          «Goldman» d’Ivan Jablonka, un acte manqué

          O.L

          En sortant régulièrement, dans son livre, de ses gonds d’historien pour se faire défenseur apologiste de Jean-Jacques Goldman, chanteur qu’il admire, l’auteur passe à côté du grand récit qu’il aurait pu écrire sur les années 80.

          Un artiste, une oeuvre peuvent être sujet de discorde, voire de déchirement politique. Quand bien même ils ne portent pas explicitement d’idée politique en soi : on le sait plus précisément depuis que Pierre Bourdieu a publié, en 1979, la Distinction, critique sociale du jugement qui analysait de quelle manière les goûts et les élections culturelles d’un individu, mais également la hiérarchie des expressions, sont affaires de classe et de capital culturel. Très nettement, Goldman d’Ivan Jablonka est, à l’instar d’autres (on songe à Pourquoi les autres ontils si mauvais goût, formidable ouvrage du Canadien Carl Wilson sur Céline Dion), enfant du classique de Bourdieu. Un livre d’histoire de France, celle des années 80-90, par le biais d’une ligne de scission bien plus que d’une concorde, même si son objet d’étude, Jean-Jacques Goldman, est l’artiste le plus populaire de son temps (lire pages 2-4). Récit biographique d’un «être d’histoire», c’est-à-dire vu en lien avec les «institutions et les collectifs à travers lesquels s’est exprimée sa singularité», c’est un essai sur la manière dont le chanteur a été honni autant qu’adoré, sur ceux-là mêmes qui ont porté la critique ou l’adulation, et ce que cette démarcation a pu signifier, au bout d’une décennie de lutte et de passion politique, celle de l’après Mai 68.

          C’est en effet un euphémisme de l’écrire, mais Jean-Jacques Goldman n’a pas été qu’aimé à cette époque (1981-2002) où il était l’alpha et l’oméga de l’industrie musicale française. Ivan Jablonka le rappelle et l’étaye de nombreux exemples, qu’il classe et analyse, et va jusqu’à faire du chanteur un emblème des contradictions politiques de la gauche des années 80, dont la critique, jugée injuste, à son endroit (Jablonka évoquant un «feu roulant», ou une «curée») serait une expression manifeste.

          Détestation. La thèse de Goldman, discutable mais passionnante, perd malheureusement à ce que Jablonka sorte régulièrement de ses gonds d’historien pour se faire défenseur apologiste, voire pamphlétaire. L’essayiste ne s’en cache pas, il aime les chansons de

          Goldman, et abhorre la détestation irrationnelle – politique, selon lui – qu’il a pu susciter (accusé de snobisme, le service culture de Libération de l’époque par exemple, cité très souvent dans le livre, n’avait aucun état d’âme à adorer d’autres artistes très populaires, tel Johnny Hallyday). Ce faisant, il s’inclut dans son étude, selon un dispositif qui teintait déjà des essais hybrides précédents, Laëtitia (Seuil, 2015) ou En camping-car (Seuil, 2018). Mais il va plus loin dans son exercice d’admiration pas tout à fait assumé, jugeant l’artiste «humble» et raisonnable en toutes circonstances, ou défendant ses excès par les aléas du contexte, allant jusqu’à botter en touche, à la limite de la mauvaise foi, quand il qualifie les «anti» selon un vocabulaire lisiblement populiste («establishment», «élite») ou minimise les effets de la prédominance de la culture de masse dans les années 80. Ainsi sur une dérive du chanteur s’en prenant, sur RTL, aux journalistes qui le critiquent, dont il jugea qu’ils étaient «sûrement séropositifs» : «Unique dérapage d’un homme à bout»; ou sur son évolution réactionnaire : «Il revendique surtout son idiosyncrasie – orgueil du prophète qui craint d’avoir raison.» Fantasme. In fine, le livre de Jablonka, qui embrasse «JJG» comme «bloc» cohérent d’une extrémité à l’autre de sa carrière, à chaque saillie et chaque chanson, est celui d’un homme blessé, dans son orgueil d’admirateur, mais surtout d’homme de gauche, constatant l’effacement d’un ensemble de valeurs, que l’historien déchiffre dans son icône et son oeuvre, et qui aurait été remplacé par un autre. Ce qu’il nomme «goldmanisme», et dont il signale la disparition définitive avec la mort de Rocard en 2016: un modèle d’intégration efficace même pour les juifs, l’amour de la France, la défense du modèle méritocratique et de la redistribution à la française à travers l’Etat providence, la social-démocratie. Péchant par naïveté et emportement, Goldman déçoit par son inconstance, et son inconsistance. Il y avait un grand livre à écrire sur les années 80, en réponse à la Décennie de François Cusset (La Découverte, 2008), ouvrage orienté dans une direction diamétralement opposée, qui s’empare effectivement de la question de la culture populaire de masse, et la manière dont la gauche s’en est détournée, comme elle s’est détournée des classes populaires et des quartiers. Mais Goldman n’est pas ce livre, en tout cas, pas tout à fait. Jean-Jacques Goldman comme artiste, comme homme, comme citoyen avait – et a toujours – des raisons légitimes d’être critiqué. Goldman le refuse, s’en offusque, construit à partir de là une ligne Maginot socio-culturelle dans la société française qu’il fantasme plutôt qu’il ne nous démontre qu’elle a jamais existé.

          • #15940 Répondre
            Nox
            Invité

            D’accéder à tous les articles édition abonnés des grands médias via la plateforme numérique de mon université*, ai-je oublié de bien préciser.

      • #15941 Répondre
        lison
        Invité

        C’est drôle cette passion pour Goldman. Au printemps j’ai lu un livre d’Aurélien Delsaux ( dont j’avais bien aimé Pour Lucky) qui s’appelle Requiem pour la classe moyenne, et un des événements du livre est la mort de JJ Goldman et ce que ça fait au personnage principal, qui en est fan. C’est pas très convaincant sur le trouble que ça lui cause ( sur le lien entre cette mort et son vacillement), par contre l’attachement soudain de sa femme à un chien, est plus intéressant !
        Je me suis dit en le terminant qu’il y avait peut être plein de phrases extraites de chansons que je n’avais pas vues, des références invisibles pour moi … Mais ce n’est pas sûr.

    • #15935 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      Je rappelle que notre historien local de la musique arrête l’histoire de la musique en décembre 1979
      Je suis donc autant à même que lui de dire que Goldman fut en effet plutot méprisé, et que c’était à juste titre, parce que Je marche seul, c’est pas possible
      Oui les années 80 nous ont fait passé de Pierre à Jean-Jacques, et c’est encore à inscrire dans leur livre noir.
      De lui on peut sauver trois ou quatre titres, mais c’est peu par rapport à la rafale de tubes FM qu’on a essuyée entre 82 et 90.
      Au passage se vérifie à nouveau la règle de péremption de la chanson populaire : Goldman fait 12 tubes en 8 ans et plus aucun en 30.
      Son seul tube postérieur n’est pas chanté par lui mais par Céline Dion.

      A vrai dire je découvre stupéfait le sujet du livre de Jablonka, type que je trouve décidément bien étrange, voire douteux – et dont je ne m’étonne pas qu’il vole au secours de la social-démocratie.

      • #15937 Répondre
        Nox
        Invité

        Je continuerai à défendre Je te donne qui est le morceau que je tiens à sauver de toute la discographie de Goldman : la compo est riche, les accords renversés sont utilisés avec intelligence et… à la limite, j’aurais juste aimé que Jones chante tout le morceau, tant les passages en anglais sont meilleurs que ceux en français ; j’ai toujours pas compris pourquoi JJG était considéré comme un bon parolier alors qu’à l’heure de ChatGPT, on pourrait en écrire douze mille, des chansons comme les siennes.
        Mais Je te donne est super à jouer au piano pour ma part.
        Voilà ma contribution indispensable pour ce débat de haut vol sur « JJG, GG ou pas ? »
        P.S : GG pour « good game », pas « grande gueule », laissons RMC en dehors de tout ça.

      • #15977 Répondre
        Hervé Urbani
        Invité

        C’est de la diffamation, François.
        Je n’ai jamais affirmé que la musique s’était arrêtée en décembre 1979 et je suis mortifié que tu puisses penser que je l’ai pensé.
        Il me faut donc encore une fois préciser, affiner et développer ce que les Français et les François n’ont pas compris, ce qui, je m’en excuse par avance, sera long, complexe, nuancé et subtil mais tu m’y contrains :

        La musique est morte le 8 décembre 1980 à 22h51, heure de New York, point barre.

        Maintenant que j’ai effectué cette mise au point, et pour te répondre, Charles :
        sur le regretté « dis-moi », j’avais tout bien résumé de la dualité antagonique Pierre/Jean-Jacques, avec l’angle judicieux Sartre/Camus. Et j’ai pas le courage de recommencer, désolé.
        J’ai été un grand fan de Goldman de 1981 à 1987, donc de mes six à mes douze ans, et hormis le fait que j’en ai honte, c’est quelque chose que j’assume tout à fait sereinement.

        Je ne sauverai que deux titres de JJG : Il suffira d’un signe, sorti en 1981, et encore faut-il faire abstraction du synthé, des chœurs robotiques et sous tranxene, de la voix – cette impression que quelqu’un écrase la patte d’un chien qui avait déjà mal avant – et du texte indigent. À sauver pour le son et la patate du trio basse-guitare-batterie ; et surtout surtout surtout Ton autre chemin, magnifique hommage à Pierre malgré les arrangements FM (on est en 84). Goldman touché par la grâce. Autant comme parolier que comme mélodiste. Ce qui n’était jamais arrivé, ce qui n’arrivera plus.

        Ce qui inspirera quand même toujours chez Jean-Jacques mon respect, c’est sa pudeur vis-à-vis de ce demi-frère qu’il a discrètement soutenu de son vivant et qu’il s’est bien gardé d’évoquer ouvertement par la suite.

        • #16010 Répondre
          Seldoon
          Invité

          Je vous ai tous lu et je suis désolé mais c’est encore Dalida qui parla le mieux de JJ, de son oeil de velour, comme une caresse.

          • #16016 Répondre
            Anna H
            Invité

            A cause d’Hervé, j’ai eu « Il suffira d’un signe » hier soir, maintenant j’ai Dalida, pas sûr que j’y gagne au change.

            • #16018 Répondre
              François Bégaudeau
              Maître des clés

              Hervé : je te rappelle que Mac Cartney n’est pas mort le 8 décembre 1980, pour la raison simple qu’il n’est pas mort du tout. La musique a donc pu continuer. Nous avons pu avoir Modern Talking, Mylene Farmer et Benjamin Biolay.

              Je sauve aussi Il suffira d’un signe. Son premier tube. Le meilleur, comme d’habitude
              Lu le Libé que signalait Charles. L’entretien -long- de Jablonka est stupéfiant de bêtise, roulée dans des approximations voire des erreurs factuelles. La moindre de ces erreurs n’étant pas que Jablonka associe Goldman au rock
              Sa croisade non moins stupéfiante donne dans le renversement qui caractérise toute pensée dominante : se faire passer pour dominée. Ainsi Goldman, parrain et pdg de la chanson française dans les années 80, est repeint en martyre, en minoritaire, en populaire
              Jablonka trahit là sa classe. Evidemment son enfance de bourgeois dans Paris centre a eu si peu connaissance du populaire que c’est Goldman, héraut de la FM couilles-en-or, qui à ses yeux l’incarna.
              Depuis Louis Legrand – ou Henri IV, je sais plus- l’ado Jablonka ne pouvait certes pas percevoir ne serait-ce que l’existence de ce qui était la vraie musique populaire et minoritaire de ses années, celle du mouvement alternatif, Bérus en tête.

              • #16024 Répondre
                Charles
                Invité

                Incroyable cet entretien hein? Il vole vraiment au secours de la victoire, ce que les journalistes de Libé essaient discrètement de lui remarquer – la critique est plus franche du collier.

                • #16025 Répondre
                  Charles
                  Invité

                  Lui faire remarquer*

                  • #16039 Répondre
                    François Bégaudeau
                    Maître des clés

                    De toute façon Jablonka est… incroyable. Je disais douteux, et je crois que c’est le mot. Y a quelque chose de trouble chez lui.
                    (et d’abord son boutiquisme, pour aller chercher un sujet pareil)

                    • #16052 Répondre
                      Tony
                      Invité

                      Pour avoir vécu dans les années 80 la chanson populaire c’était aussi Peter et Sloane et je peux témoigner que ça nous a bien cassé les couilles

                      • #16056 Répondre
                        Graindorge
                        Invité

                        mieux que d’être sourd?

    • #15942 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      le couplet swingue un peu oui
      mais ce refrain, Nox, comment le sauver?

      Je te rassure. : à l’époque Goldman n’est passé pour un bon parolier qu’aux yeux de son épouse.

      • #15944 Répondre
        Nox
        Invité

        Il est gnangnan au possible, oui. D’où ma remarque sur le fait que Jones aurait dû grand remplacer Goldman.

    • #15945 Répondre
      tristan
      Invité

      Une seule à sauver: « Le coureur », chanson qui groove plutôt pas mal:

    • #15948 Répondre
      Graindorge
      Invité

      J.J Goldman n’aurait jamais dû chanter. Quand il monte, ça crispe. Le coureur chanté par Johnny par exemple ça aurait été bien. Il a écrit quand même de jolies chansons Pas toi. Puisque tu pars À nos actes manqués et pour Céline Pour que tu m’aimes encore S’il suffisait d’aimer Je sais pas Vole Zohra sourit
      Quant à Je marche seul, on va la passer en boucle à Bégaudeau attaché sur une chaise pour qu’il avoue où il a planqué la grosse boîte de gâteaux pour fêter la sortie de son livre « l’amour ». Son 18ème roman qu’ils disent. Ça y est, il est majeur!

    • #15965 Répondre
      Anonyme Rigolo
      Invité

      Salut à tous, j’ai peur d’être pénible et d’aborder un sujet qui a du être abordé 3000 fois, mais justement le fait que je ne puisse pas m’en rendre compte fait partie de mon problème : je ne comprends rien à l’interface de ce forum. Je suis nouveau, honnêtement un bébé en politique comme en philosophie ou en sociologie, donc très loin du niveau général mais j’ai envie de m’informer et de vous lire et je n’arrive simplement pas à comprendre les conversations, je ne comprends strictement rien à l’interface, comment les sujets s’opèrent entre eux, et comment les trouver dans des pages qui font 10km de long. Du coup j’ai beaucoup de mal à suivre une discussion quelle qu’elle soit. Je dois louper un truc évident dans la compréhension de l’interface du forum j’imagine donc si quelqu’un pouvait m’aiguiller ce serait top ! J’ai essayé d’utiliser la fonction recherche mais sans succès. Merci d’avance !

      • #15971 Répondre
        Ostros
        Invité

        Sur la page d’accueil des forums quand quelqu’un poste sur un topic, ce topic se place en haut. Tu vois qu’est indiqué le nom de la dernière personne à avoir posté.
        Tu peux cliquer sur l’information de l’heure pour tomber directement sur le post et suivre la dernière conversation en cours.
        Si tu veux ouvrir un nouveau topic c’est en bas de la page d’accueil des forums.
        Si tu veux créer une nouvelle discussion dans un topic c’est en bas de la page du topic.
        Après on rate aussi des choses. Si tu ne vas pas régulièrement sur le forum tu vas sans doute rater des échanges. Il arrive parfois que si quelqu’un répond à une conversation passée tu puisses la saisir à ce moment-là.
        Si tu parles avec quelqu’un ou pose une question tu iras naturellement rechercher ta conversation dans le fil du topic dédié pour voir si on t’as répondu ou pas.
        Si tu aimes un.e sitiste en particulier et que tu es suffisamment obsessionnel tu peux faire une recherche Google dans tous les topics en cours afin de pouvoir lire toutes les interventions de cette personne.
        Avant d’ouvrir un nouveau topic tu peux vérifier qu’on en n’a pas déjà un sur le même thème d’ouvert.
        (Littérature, cinéma, actu de François, biodiversité etc on en a déjà pas mal)
        Bonne chance.

        • #15979 Répondre
          Anonyme Rigolo
          Invité

          Merci beaucoup pour ton aide ! Ma difficulté est plutot quand j’ouvre un thread où il y a de nombreuses arborescences, et que j’ai du mal à comprendre quel post répond à quel premier post, en bref à remonter au début de l’arborescence je trouve ça assez obscur mais je vais bien m’habituer et oui effectivement en suivant les sujets au jour le jour ça ne sera plus un problème… Merci encore.

    • #15986 Répondre
      Ludovic Bourgeois
      Invité

      Je me souviens d’un clip médiéval « Tournent les violons » de JJ Goldman, ça m’avait marqué gamin.
      « Elles portent des plateaux lourds à ses mains d’enfants »
      « Tu es bien jolie, dans un divin sourire »
      « Juste 4 mots, le trouble d’une vie. Juste 4 mots et aussitôt il oublie »

    • #16049 Répondre
      Doug
      Invité

      Petite tête que je passe par ici car je rencontre un souci sous le fil « l’amour » ouvert par Thierry : je n’arrive pas à poster, mon texte ne s’affiche pas après avoir cliqué sur « Envoyer », je ne sais pas si c’est un bug général du site ? (si ce post-ci ne s’affiche pas, je serai contraint de le prendre comme une attaque personnelle et de défier le webmaster à l’épée)

      • #16050 Répondre
        K. comme mon Code
        Invité

        Peut-être à cause d’un hyperlien dans ton message ? Ou trop long.

        • #16057 Répondre
          Doug
          Invité

          Bonne piste ! Je vais tenter un condensé. Merci !

          • #16066 Répondre
            Juliette B
            Invité

            Bienvenue Doug, avant la tentative de condensation tu peux tenter de poster ton message en deux envois successifs partie 1, partie 2.
            E((Merci Ostros pour tes précieux tuyaux techniques !)

      • #16051 Répondre
        Charles
        Invité

        Parfois ça buggue quand on utilise un smartphone.

    • #16064 Répondre
      Hervé Urbani
      Invité

      Cette soirée du vendredi 18 août aura permis de fournir une nouvelle preuve de mon inaltérable féminisme et de ma galanterie envers le sexe faible puisque j’ai laissé mon Amour lire en premier ton amour, François.
      Puisqu’il me faudra, pour le lire à mon tour, patienter jusque demain dès l’aube à l’heure où la canicule me réveillera, et tout en lisant Le Monde d’hier – je parle du testament intellectuel de Stefan Zweig, pas du journal -, je repense soudain à Jean-Jacques et à une anecdote politiquement humiliante de mon adolescence. Je la livre ici, parce qu’en attendant qu’elle termine le roman, il faut bien continuer à vivre, après tout on est là pour ça.

      Donc j’ai douze ans. Ça peut sembler difficile à croire mais à cette époque de ma vie, j’étais un prosélyte bien relou et quand j’aimais, il fallait que mon entourage aimât a minima autant que moi, ce qui eut parfois quelques conséquences fâcheuses, ainsi mon frère qui ne se mit à apprécier la musique des Beatles qu’une fois débarrassé de ma présence quotidienne, donc vers 25 ans. Mais je digresse.
      Donc j’ai douze ans et mon but dans l’existence est que ma mère comprenne à quel point Goldman est un génie. Pour la prendre par les sentiments, je lui dis que JJG est de gauche. Genre limite communiste. Ça intéresse la militante du PCF qu’elle était alors et qu’elle restera jusqu’à son dernier souffle. Mais comme elle restait dubitative, j’argumentai : «  il est pour la liberté et contre les injustices. Laisse-moi te faire écouter sa chanson la plus rebelle, ça va beaucoup plus loin que Balavoine. 
      – Que qui ?
      – Balavoine !
      – Ah oui, celui qui cautionnait le Paris-Dakar… »

      Je comprends que ce n’est pas le moment de lui expliquer que Daniel était un héros fauché en plein vol et je mets sur la platine le morceau Minoritaire dont je ne pige pas tout, malgré ma précocité intellectuelle, mais dont je sens bien que ça cause d’engagement politique radical et ce, quoi qu’il en coûte au Jean-Jacques.
      « Attention m’man, accroche-toi parce que niveau musique, c’est pas Jean Ferrat, là c’est carrément hard rock. »
      Mère dévouée et courageuse, elle écoute attentivement le titre jusqu’au bout, même le long solo punk de Nono, le guitariste de Trust.
      Une fois la chanson terminée, tandis que j’attends fébrile son verdict, la voilà qui me lance un sourire narquois, prend la pochette sur laquelle se trouvent les paroles de la chanson, relit à voix haute le deuxième couplet et m’assène : « il est de droite, ce mec. »

      Dilemme.
      Dans un premier temps, entre la justice et ma mère, je choisis Goldman ; mais ça me travaille alors après une heure de bouderie où j’ai carrément boycotté le goûter, je lis à froid et sans support musical ce mystérieux deuxième couplet.
      Et voici comment j’ai finalement choisi ma mère et que s’est achevée mon histoire d’amour avec celui dont je n’ai plus aimé, dès lors, que le frère.

      Pour info, le fameux deuxième couplet pas piqué des hannetons de cette chanson qui date de 1982 et qui aurait pu/dû s’appeler « Réactionnaire » :

      J’ai pas la fascination des petits tueurs,
      Minis « loubarrivistes » ou grands « rastallumés »
      Les Rois de la misère et ces perpétueurs
      Qui jouent tellement bien le rôle qu’on les fait jouer

      Je ne sais pas encore d’où viendra la lumière
      Les solutions d’avenir plus douces et plus belles
      J’suis pas certain qu’elle sortira des computers
      Mais je suis sûr qu’elle viendra jamais des poubelles

      Et tant pis si la foule gronde
      Si je tourne pas dans la ronde
      Papa, quand je s’rai grand, je sais c’que je veux faire :
      Je veux être Minoritaire !

      • #16067 Répondre
        Claire N
        Invité

        Merci Hervé, d’avoir partagé ce parcours initiatique ; le jeûne suivi de la révélation
        Même si effectivement «  j’ai douze ans : ça peut sembler difficile à croire « à été la ponctuation proposée préférentiellement par mon cerveau

      • #16085 Répondre
        Seldoon
        Invité

        C’est ni du Goldman ni du Dalila mais j’aime beaucoup cette courte nouvelle. Elle a fait l’unanimité lors d’une lecture publique ce matin, alors que nous étions abrités de la pluie par un parasol. Si tu changes l’intro et ajoutes ta phrase de l’autre post sur ton amour assumé honteux (je l’ai ajoutée à l’oral), le texte devient autonome.

        • #16132 Répondre
          Hervé Urbani
          Invité

          Merci Seldoon. Une fois la nouvelle publiée, je t’autorise à en faire l’adaptation cinématographique.
          Pour mon personnage, on peut proposer à Guillaume Canet qui me ressemble physiquement avec sa grâce virile et son sourire d’abruti. Et pour ma mère, c’est pas gagné qu’elle accepte parce qu’elle est avant tout cinéaste et qu’en plus elle est morte mais j’ai pensé à Chantal Akerman dont j’ai vu ce week-end Jeanne Dielman, très grand film, chef-d’œuvre encore plus bressonien que féministe bref je n’ai pas de superlatifs assez forts alors que je partais avec un a priori sinon négatif du moins méfiant.

          • #16154 Répondre
            François Bégaudeau
            Maître des clés

            Merci pour ce récit édifiant, exemplaire, mais, avant de trouver ces paroles réactionnaires comme ta regrettée maman communiste, je les trouve surtout absconses. « tant pis si la foule gronde, si le tourne pas dans la ronde ». Quelle foule quelle gronde quelle ronde?
            Je précise donc le diagnostic esthétique : c’est une chanson nulle-de-droite
            Contrairement à Roi barbare, de Sardou, qui est une chanson vraiment pas nulle de droite.

            • #16155 Répondre
              Seldoon
              Invité

              Il va falloir interdire l’accès du ciné-club aux sardousiens : contrairement aux fans de JJ, ils sont contagieux. Je sais de quoi je parle, j’ai bien aimé Roi barbare aussi, finalement meilleure que :

              • #16157 Répondre
                Anna H
                Invité

                En matière de biniou et de patriotisme, il y a plus fort. Et en plus, il s’offre Gainsbourg le temps d’une chanson :

                • #16158 Répondre
                  Hervé Urbani
                  Invité

                  Gainsbarre, pas Gainsbourg.

                • #16160 Répondre
                  Graindorge
                  Invité

                  Punaise! Quel concert pour mon anni!
                  Vivement le retour des casserolades!!!
                  Sardou!!! JJ Goldman!!! I manque une fille, non?
                  EURÊKA! Chantal Goya!!! : Riri, Fifi Loulou!

                  • #16162 Répondre
                    Le visiteur
                    Invité

                    Cest sûr que ça vaut pas Tino Rossi…

                    • #16163 Répondre
                      Graindorge
                      Invité

                      Les chasseurs de perles de Bizet
                      « Ce soir,je crois entendre » je l’ai écouté par des chanteurs d’opera et une chanteuse mais non c’est Tino avec sa voix chaude ses rrrrrrr rrrrroulés qui la chante le mieux! Et avec cœur! Ne l’écoutez donc pas si elle vous fait souffrir, voyons! Moi elle m’enchante  » Ô souvenir charmant. Folle ivresse. Doux rêê êê êê veu »
                      Découverte de cet été! En boucle! 😃

    • #16065 Répondre
      Cyril
      Invité

      Comment expliqueriez-vous l’écrasante majorité de films et séries destinés à des jeunes se passant dans des écoles type Poudlard, sortes d’écoles catholiques privées, châteaux loin de la ville. Par exemple, Sex education, Mercredi… Je sais que la raison la plus évidente serait que ce lieu est le lieu de socialisation majeur pour cette tranche d’âge mais il me semble qu’à d’autres époques, ce type de programmes était plus centré sur la famille.

      • #16076 Répondre
        Seldoon
        Invité

        Pour moi, le public cible de l’époque était familial, le public cible actuel est la jeunesse.

      • #16182 Répondre
        Leo Landru
        Invité

        Par la flemme des scénaristes qui écrivent ce qu’on leur demande. Des intrigues faiblardes de whodunit avec quelques personnages stéréotypés, trois arcs narratifs qui finissent par se rejoindre, une conclusion, un cliffhanger. La Poétique d’Aristote version Netflix.
        Si ta question sous-entendue est « n’y aurait-il pas une sorte de fascination pour les vieilleries genre pensionnat de Jésuites ? », la réponse est oui mais ce n’est pas une nouveauté – la production audiovisuelle se tourne depuis cent ans vers le passé ou le jamais pour s’autoriser l’incohérence, l’invérifiabilité et souvent l’inconsistance.
        Pour avoir subi les deux séries dont tu parles, par obligation conjugale, il y a cependant une différence de taille. Sex Education tente de parler du réel et le fait parfois bien, de temps en temps (les cuites honteuses, la jalousie, la concupiscence), avant d’être rattrapée par des impératifs moraux pénibles, des résolutions d’intrigues poussives, et une forme soap sommaire. Il y a des moments, pas beaucoup mais il y en a. Tandis que Mercredi, dont la laideur n’a d’égale que l’indigence, ne parle d’absolument rien du tout et réussit néanmoins à être trop bavarde. L’engouement pour cette daube réac m’a un peu scandalisé mais n’est pas étonnant. C’est le même engouement qui saisit les fans de Christopher Nolan quand il sort un nouvel épisode de sa série « Les films de Christopher Nolan ».

      • #16203 Répondre
        Leo Landru
        Invité

        D’ailleurs, Sex Education est un mauvais exemple, j’y pensais après coup, puisque ça se déroule pour moitié dans un établissement public et pour l’autre dans les familles des personnages aux prises avec la puberté de leurs adolescent.e.s.

    • #16185 Répondre
      Mélanie
      Invité

      Merci Hervé pour ton témoignage. Je suis contente de lire une histoire avec une autre mère que moi sans pitié pour les goûts de ses enfants.

    • #16186 Répondre
      Ludovic Bourgeois
      Invité

      « Obligation conjugale »…
      Faut interdire à vos meufs de regarder ces daubes de série.
      C’est bourré de propagande dégénéré et métissolatre pour rendre dépressif. C’est fait exprès.
      Achetez-leur des romans. Les russes elles lisent des romans, elles sont beaucoup plus saines.
      Les séries sont une véritable catastrophe sur l’esprit féminin, très perméable.
      Les publicitaires le savent. Un mec peut lutter contre la propagande, une femme non, ça rentre dans son subconscient.

      • #16204 Répondre
        Leo Landru
        Invité

        Oui, oui, les vrais mecs embrassent des femmes russes soumises et la propagande de Cnews, on le saura.

        • #16230 Répondre
          Ludovic Bourgeois
          Invité

          Evidemment que Cnews c’est de la merde et Oui « l’Oxydent » a pourri quasi le monde entier mais y’a des coins où y’a encore du « retard » ou de l’avance selon le point de vu.
          Je suis sérieux, les séries netflouxe doivent être interdite aux femmes, ça leur ravage le ciboulot.
          Achetez des set de couture, une machine à coudre, des trucs d’art plastique, argile ché pas quoi, des romans et les séries interdites quasi toutes, elles vous remercierons sur le temps long.

          • #16253 Répondre
            Jacques Sceptes
            Invité

            désolé ludovic mais j’ai jamais vu quelqu’un d’aussi aigri que toi

            • #16258 Répondre
              Ludovic Bourgeois
              Invité

              J’ac-cepte 😜 ton avis, p’itite fripouille de jacquouille va.
              J’ai aussi un avis sur les gugus qui prennent un pseudo ‘kro rigoulo’, j’le donnerai pas.

    • #16191 Répondre
      tristan
      Invité

      https://www.liberation.fr/environnement/climat/canicule-a-new-york-les-toits-sont-repeints-en-blanc-depuis-plus-de-dix-ans-20230822_327HGAAFJZDJLNECW7IBV4JUNI/

      « Selon la mairie de New York, la moitié des 350 personnes tuées en moyenne chaque année par les vagues de chaleur étaient noires. »

      Et si au lieu de repeindre les toits des immeubles en blanc on repeignait les noirs en blanc, ça coûterait moins cher et ils arrêteraient enfin de nous faire chier avec la « blanchitude ».

    • #16201 Répondre
      Zérojanvier
      Invité

      Ceux qui ont fait un mémoire à l’occasion d’un master droit/histoire/géographie/sociologie/cinéma, vous en avez pensé quoi ? J’ai jamais trop compris l’injonction a faire un certain nombre de pages.

      • #16206 Répondre
        Ostros
        Invité

        Pas compris pourquoi imposer cet exercice à des élèves qui ne s’orienteront pas dans des travaux de recherches après le master. Pas compris non plus la méthodologie de travail et de restitution des informations sclérosée imposée (dont le nombre de pages). Ce mémoire n’a servi qu’aux futurs profs, maîtres de conférence, chercheurs dont certains ont pu prolonger leurs recherches en doctorat et d’autres obtenir une bourse, être publiés (pour qui cette méthode était le patron de ce que seront leurs objectifs de travail). Pour tous les autres ce fut long et absurde tant les heures passées à plancher dessus que la soutenance.
        Mais c’est comme dans n’importe quelle institution scolaire ou autre. Les épreuves ou concours pour obtenir un passage au niveau supérieur, leur formatage qui sent le formol. Il n’y a pas de sens, les acteurs te diront « C’est comme ça » . Dans les institutions dédiées à la recherche ils ont des normes de travail très calibrées mais là au moins ça fait sens, ça permet de prouver que tes recherches ont été menées correctement, que leur véracité est établie par des protocoles stricts. Les travaux sont vérifiés par différents chercheurs pour permettre que seule la vérité soit transmise, publiée, diffusée.

        • #16210 Répondre
          K. comme mon Code
          Invité

          Ma directrice dont la patience s’approchait de la sainteté m’expliquait, oui, que le Mémoire était un bête exercice, qu’il fallait pas trop se faire chier là-dessus. Discours qu’elle tenait parce que ça me faisait visiblement extrêmement chier. Malgré ma nullité en dissertation et restitution de théories, j’ai appris des trucs. Souvent en faisant des géants pas de côté à la BU ou en écoutant ma directrice diriger. J’ai pas eu le Master.

          • #16226 Répondre
            zerojanvier
            Invité

            Mais les profs sont aussi saoulés d’encadrer et de lire des mémoires. Ils se plaignent du fait que les étudiants n’ont plus le niveau. Je comprends pas que face à ce constat, il n’y ait pas de remise en question des exigences et de la pertinence des masters recherches.

    • #16207 Répondre
      Zérojanvier
      Invité

      Je suis bien d’accord avec votre avis. Je trouve ça assez triste de voir que la plupart des étudiants vont en master par défaut, mal informés. Il y a bien sûr des personnes réellement motivées et désireuses de poursuivre en thèse mais c’est rare. C’est un exercice qqqui est adapté qu’à un profil spécifique. D’autant plusplus que la qualité du suivi est très aléatoire. Les directeurs de mémoire fantômes, on connait.

    • #16264 Répondre
      Charles
      Invité

      Entretien croisé avec François et Maria Pourchet dans l’Obs de demain.

      • #16271 Répondre
        Ostros
        Invité

        Merci Charles. Tu pourras copier l’article ici ?

        • #16272 Répondre
          Charles
          Invité

          Non car je n’aurai pas accès à l’article, hélas.

          • #16274 Répondre
            Sarah G
            Invité

            Je crois que Nox avait parlé qu’il pouvait partager des articles en intégralité.
            Donc Nox si tu passes par ici, pourrais-tu nous partager en intégralité l’article de l’obs, si tu le peux s’il te plaît
            Merci beaucoup

    • #16315 Répondre
      Dr Xavier
      Invité

      L’entretien croisé :
      Qu’est-ce qui pourra sauver l’amour ? Les réponses de Maria Pourchet et François Bégaudeau
      *
      L’autrice de « Feu » décrit une passion à l’heure de #MeToo, l’auteur d’ « Entre les murs » raconte un mariage sans histoires, tous deux renouvellent le roman d’amour. Dialogue exclusif.
      Qu’est-ce qui pourra sauver l’amour ? La littérature, sans aucun doute. Néanmoins, écrire un roman d’amour en 2023 tient de la gageure. Que dire après Ovide, Madame de La Fayette, Stendhal ou Duras ? Comment raconter une histoire entre un homme et une femme à l’heure où le « modèle » hétérosexuel, miné par la domination masculine, se trouve remis en cause ? François Bégaudeau et Maria Pourchet relèvent le gant. Avec panache.
      Le premier, dans « l’Amour », retrace la vie de Jeanne et Jacques Moreau, un couple de la petite classe moyenne. Ils se rencontrent dans les années 1970, s’aiment, se marient, ont un enfant. Cinquante années de vie commune scandées par Europe 1, la mort d’un cocker, le tic-tac d’une pendulette en cuivre, les chansons de Richard Cocciante, l’arrivée d’internet et de l’hypermétropie. C’est aussi simple que ça, mais Bégaudeau, qu’on a connu plus cruel (dans « En guerre », par exemple), en fait un livre bouleversant, un mélange des « Choses » de Perec et d’ « Un coeur simple » de Flaubert. Une épure romanesque qui se fiche en plein coeur.
      Maria Pourchet, elle, s’aventure dans les zones plus accidentées du donjuanisme à l’ère #MeToo avec « Western ». Alexis Zagner, comédien séducteur, prend la fuite lorsqu’il comprend qu’il risque de payer cher sa liaison avec une jeune maîtresse. Sa cavale le mène à l’ouest, dans les Causses du Quercy, où il rencontre Aurore, quadragénaire qui se remet d’un burn-out et d’une vie sentimentale en ruine. Comme toujours chez l’autrice de « Feu », les phrases galopent, l’ironie cingle et le propos, hors de toute doxa, éperonne.
      Deux écrivains, deux visions de l’amour, mais qui portent un regard tout aussi passionné et passionnant sur la littérature et la société.
      .
      Comment sont nés vos livres ?
      Maria Pourchet. Après « Feu », j’avais le sentiment de ne pas en avoir fini avec la complexité des rapports hommes-femmes. L’année où j’ai commencé à écrire, des personnalités médiatiques ont disparu, momentanément du moins, après avoir été incriminées pour un comportement amoureux, langagier ou sexuel, qui n’était pas judiciarisable. Julien Bayou, par exemple. Comme si ces comportements étaient saisis par une espèce de droit mou. Je trouvais ça aussi poétique qu’effrayant. Puis m’est venue l’idée d’un homme qui demande à sa femme son soutien. Elle le lui refuse. Je voulais que cet homme soit comédien, qu’il soit au faîte de sa carrière et qu’il dégringole. Je pensais que lui faire jouer Dom Juan était trop attendu. Mais j’ai relu la pièce de Molière. Dom Juan fuit la société sans cesser de la provoquer : c’est un western !
      François Bégaudeau. J’avais depuis très longtemps le projet de raconter l’amour durable, ces couples qui se sont rencontrés tôt, ont fait leur vie ensemble, et qui ne sont séparés que par la mort. Une modalité de l’amour absolument non passionnelle, non dramatique. J’ai toujours été très ému par ces couples-là. Ce ne sont pas exactement mes parents qui, eux, se sont séparés quand ils avaient 50 ans, mais certains de leurs amis avec qui j’ai grandi. Mon roman et celui de Maria sont deux façons d’occuper l’amour. Les personnages de Maria réfléchissent à ce qu’est la passion amoureuse, se réfléchissent eux-mêmes comme sujets passionnés et ont une grande exigence par rapport à leurs vies amoureuses. Je pense que tout un pan de l’humanité ne se pose pas ce genre de questions et cherche plus prosaïquement un compagnon ou une compagne de vie, avec tout ce que ça comporte de calcul matériel dans les classes populaires, et je le dis sans malice. Car on joint aussi ses forces matérielles en se mettant ensemble. Je voulais rendre justice à cette beauté-là. La difficulté étant bien sûr : comment faire un récit où il ne se passe rien, dont le seul agent est le temps ?
      Comment écrire sur l’amour en 2023, alors que #MeToo a changé le discours amoureux ?
      M. P. Je parle de quelque chose qui blesse mon temps, qui au lieu de pacifier la guerre des sexes la réalimente. A mesure que j’écrivais, j’ai constaté que je faisais de plus en plus attention. Je me prenais en flagrant délit de relativisme. Je me suis dit que si je commençais à écrire de cette manière sur les sujets incendiaires de notre époque, c’est qu’on était entré dans des temps idéologiques et que ce n’était pas bon signe.
      F. B. La question que tu poses, qui était déjà au coeur de « Feu », c’est :« Qu’est-ce qu’on fait des hommes ? »Qu’est-ce qui fait que les hommes peuvent, par exemple, être soumis au démon de la répétition donjuanesque ? Tu as le réflexe d’aller creuser la psyché masculine. Ça m’évoque la phrase de Duras : « Il faut beaucoup aimer les hommes. Beaucoup, beaucoup. Beaucoup les aimer pour les aimer. Sans cela, ce n’est pas possible, on ne peut pas les supporter. » Tu arrives à ne pas produire un discours du type « ça suffit les féministes » tout en accueillant littérairement et analytiquement la violence masculine, ce qui ne veut pas dire la tolérer ou la dédouaner.
      M. P. C’est exactement ça : est-ce qu’on peut sauver les connards innocents ? Mais c’est plus facile à écrire dans un roman, en y mettant toutes les nuances, qu’à dire comme ça, frontalement.
      F. B. Le « cher connard » du très beau titre de Despentes. Cet oxymore ouvre un nouvel espace littéraire.
      Vos livres proposent deux approches du discours amoureux. Entre Jeanne et Jacques, tout passe par le non-dit.
      F. B. Je ne veux pas rentrer dans le discours sur la pudeur des classes populaires, mais le genre de couple que j’ai essayé de raconter exprime très peu ses sentiments. Je l’ai vu chez mes parents, chez d’autres. Le fait que ces gens ne se manifestent pas explicitement leur amour a souvent été mis au discrédit de cette modalité amoureuse, considérée davantage comme une douce camaraderie. J’avais envie de tenir l’hypothèse que c’est encore de l’amour et peut-être encore plus de l’amour. Mais dans la mesure où ce couple ne se le manifeste pas, il faut que l’écriture le fasse apparaître ailleurs : dans les gestes, dans des choses extrêmement concrètes.D’où l’axiome d’écriture très clair : chaque fois qu’on pourrait énoncer des formules sentimentales, que ce soit dans la narration elle-même ou dans le discours direct que les personnages se tiennent l’un à l’autre, je le ferais passer par la matière, par un geste dont on peut considérer qu’il est irrigué de sentiment.
      M. P. Est-ce que la variable d’explication est sociologique ? Je n’en suis pas sûre. Dans certains milieux bourgeois, le silence est pathologique.
      Aurore et Alexis, au contraire, parlent sans arrêt.
      M. P. Le Don Juan, comme catégorie générique, n’est que ce qu’il dit. Il y a beaucoup d’amoureux comme ça. Seulement mon livre ne saisit pas des êtres en proie à une grande histoire d’amour, mais au contraire en proie à un choc amoureux auquel ils tentent d’échapper. Les personnages de « Western » sont le produit de leurs échecs amoureux. Ils sont d’une génération, d’un lieu – Paris – et d’un milieu social où multiplier les partenaires n’est pas stigmatisé. Ce qui m’intéresse, c’est ce moment où on n’a plus rien pour nourrir l’illusion du recommencement. On renonce, parce qu’on connaît tellement le risque, la facture – physique, émotionnelle, matérielle. Aurore s’imagine que, dans son ascèse réparatrice, isolée dans les Causses, elle peut se retrouver. Elle refuse d’être à nouveau emportée par quelque chose qui va la ronger. Sauf qu’Alexis se présente à elle.
      Dans « Western », on lit : « « Je t’aime » est un chaton ceinturé d’explosifs qu’on prend dans ses bras et boum. » En amour, les mots peuvent-ils être dangereux ?
      M. P. Je n’ai jamais été victime de comportements dits de prédation. Si j’ai été abusée, c’est par le langage. C’est un abus léger, mais c’est une violence. Cela dit, dans le livre, la condamnation du langage d’Alexis, c’est le journaliste qui la formule, pas moi.
      Un journaliste dissèque en effet les SMS qu’Alexis a envoyés à sa jeune maîtresse Chloé pour prouver l’emprise qu’il a exercée sur elle.
      M. P. J’étais sûre qu’avec cette histoire de publication in extenso des SMS d’Alexis j’anticipais sur une déviance – à certains égards, c’en est une. Mais après avoir rencontré des journalistes de Mediapart pour comprendre comment ils travaillaient, j’ai appris que, dès le moment où il y a une requête auprès d’un procureur, la conversation amoureuse de quelqu’un, avec tout ce qu’elle peut avoir de mufle – et Alexis est un gros mufle – peut faire l’objet d’une dissection et d’une interprétation forcément abusive. Je connais beaucoup de gens que ça effraie.
      F. B. Maria fait du Roland Barthes avec une analyse de textos et ça donne des pages tout à fait inédites.
      Jeanne et Jacques incarnent presque un idéal du couple. L’amour, c’était mieux avant ? Avant les textos et #MeToo ?
      F. B. Cette histoire de frictions entre les sexes, de modus operandi amoureux à réinventer, me passionne jusque dans ses écueils. Mais je le vois bien chez mes parents, qui ont évolué dans les milieux de gauche des années 1970 où l’on était féministe presque comme on respirait, il y a une forme de perplexité face à #MeToo. Ma mère pourrait dire : « Avec ton père, on ne se posait pas de questions, on était bien ensemble. »
      M. P. La surprise dans ton livre, c’est la parité.
      F. B. C’était politique aussi. Au Parti communiste, puisque mes parents y étaient – Dieu sait si ce parti pouvait être macho, homophobe même à ses heures -, c’était quand même relativement paritaire. Chacun avait ses attributions et on ne se posait pas de question. C’était un bon calcul de vie. D’un point de vue strictement politique, je pense que tout ça serait à déconstruire. Mais ça a quand même produit une espèce de compagnonnage relativement harmonieux des sexes.
      Dans vos livres, ce sont les femmes qui prennent les devants sexuellement. C’est un parti pris ?
      M. P. J’ai grandi au milieu de femmes qui donnaient leurs forces, leur intelligence et leur temps au mariage, mais qui à la fin ne disposaient ni de l’outil de travail ni de son produit. Le western m’a ouvert une meurtrière sur un autre modèle : des femmes seules dans le désert, qui montent à cheval, savent se servir d’un fusil. Dans plusieurs westerns, Joan Crawford désarme des hommes. Si j’ai placé Aurore dans cet espace référentiel, c’est que, consciemment ou non, elle se vit de cette façon. En prenant les devants, elle aussi désarme Alexis.
      F. B. Entre Jeanne et Jacques, les choses s’accomplissent dans une sorte de bonhomie, de réticence populaire à toute forme de dramatisation, qui serait considérée comme une entorse au bon goût, Celui qui la ramène est mal vu dans ces milieux-là. Ernaux le décrit très bien. Mais c’est toujours équivoque. Car celui qui la ramène, ça peut être la femme qui voudrait s’émanciper et dont on va aussi dire « elle la ramène un peu ».
      On pense à Flaubert, pour l’ironie dans « Western », et pour le côté « Un coeur simple » dans « l’Amour ». Un personnage prénommé Félicie évoque même la fameuse Félicité de Flaubert. C’est un maître ?
      M. P. J’ai toujours Flaubert en tête, sa perfection dans l’étude de la psychologie. Je le mets très haut. C’est un plafond. Il est au-dessus et non pas autour de moi, comme peuvent l’être Romain Gary ou Marcel Aymé.
      F. B. Chez Flaubert, l’ironie passe dans la phrase, parfois dans son agencement. On peut très bien ne pas la déceler. La phrase parle d’elle-même. Pour moi, c’est un idéal.
      Vous faites tous deux une grande part à la réalité sociologique des personnages. Pourquoi ?
      F. B. Je trouve que c’est très arrangeant romanesquement. Ça donne de l’épaisseur, de la chair, ça multiplie les situations.
      M. P. Escamoter l’inscription dans un temps, escamoter ces déterminants-là, c’est manquer de réalisme. Ça pose même, pour moi, des problèmes idéologiques. On est le fruit d’un environnement qui s’appelle l’ultralibéralisme. Ça affecte nos comportements amoureux, ça crée une forme de mélancolie bien particulière, un certain regard sur soi.
      Quel rapport entretenez-vous à vos personnages ?
      M. P. On peut avoir l’impression que je manque d’empathie, pourtant je les regarde attentivement. C’est ma façon d’aimer. Je ne me sépare pas de l’humanité que j’observe. Je suis dans mes personnages. Je suis chez Aurore, chez Alexis. Dans la cruauté de Giono ou de Marcel Aymé, il y a aussi un amour fou pour l’humanité. L’humanité, ce n’est pas que des saints ou des héros. C’est un ramassis de lâches, d’obtus, de menteurs, de blessés.
      F. B. Il y a toujours une tendresse objective à partir du moment où on prête attention. Une attention qu’on va d’ailleurs porter de façon assez équanime à un criminel ou à une victime. Les cartes morales sont rebattues dans le roman et c’est très important. On peut très bien avoir des axiomes moraux très clairs dans sa propre vie, par exemple sur les questions de genre, de violences sexistes et sexuelles, et les rejouer différemment dans le roman, sans être complètement en contradiction.
      Un « je » surgit une fois dans « l’Amour », à plusieurs reprises dans « Western ». Qui est-ce ?
      M. P. C’est un « je » que j’aime beaucoup. Un narrateur embusqué. Je ne voulais pas dire « je » pour Aurore parce que si je disais « je » pour une femme de cet âge-là, je me serais un peu trop répandue dans cette ouverture autofictionnelle grossière. C’est la part schizophrène du personnage et aussi la mienne. J’ai une part de moi qui commente – la part ironique -, qui invite à la fois à ne pas se prendre au sérieux ou au contraire qui amplifie. C’est peut-être la manifestation de mon type de tendresse ambivalente. Je dis « je » parce que je suis tout près. Je suis avec.
      F. B. Dans ton « je », il y a quelque chose d’échenozien, de ludique. Cette ludicité fait du bien à ce livre qui par ailleurs est âpre, viscéral. C’est un écorché, ce livre, au sens presque pictural.
      M. P. C’est une respiration, c’est vrai. Une détente. Et une façon de dire qu’on est en train de regarder. C’est le côté brechtien. Dans le podcast où tu as parlé de mon roman « Feu », tu prends une phrase du livre et tu dis que je surdose, qu’il y a trop d’adjectifs… J’étais complètement d’accord et je n’ai jamais cessé d’y penser. Une sorte de leçon inaugurale.
      F. B. Je suis un ayatollah de l’épure.
      Vous aviez ce reproche en tête en écrivant « Western » ?
      M. P. Oui.
      F. B. Si je peux aider ! Dans « Western », j’ai noté pas mal de phrases que j’ai envie de relire. Elles sont tellement comprimées. Tu as fait de la compression, de l’hypercompression, comme César avec ses sculptures. Il faut du temps pour les démêler. C’est souvent du haut vol psychologique. Tu es une grande moraliste au sens XVII, pas des gens qui font la morale mais des gens qui dissèquent les affects moraux.
      Comment on arrive à cette épure ou à cette hypercompression ?
      M. P. François parle comme il écrit. Il n’y a pas d’hésitation, le mot est juste et le mot va directement à la chose. En ce qui me concerne et sans faire de la psychanalyse, le temps de parole avec mes parents était assez réduit, il s’agissait de mettre un maximum d’informations dans un minimum de mots et de ne pas se planter dans les accords et la conjugaison. Il fallait que le cerveau soit allumé comme un sapin de Noël, au moment où on concevait la phrase parce qu’on savait qu’on n’aurait pas l’occasion de la répéter deux fois. J’ai gardé ce réflexe d’urgence et je l’ai appliqué à l’écriture. Je ne veux pas faire de gros livres. Je pense qu’un livre de mille pages a échoué à dire ce qu’il voulait dire.
      F. B. Robert Musil quand même…
      M. P. J’ai toujours le sentiment de ne pas avoir beaucoup de temps pour écrire. Je gagne ma vie autrement, j’ai un enfant… Le temps imparti à la littérature, j’ai toujours l’impression que c’est de la peau de chagrin, mais j’ai quand même beaucoup de choses à dire et je ne vais pas écrire un livre tous les ans parce que ça fait grande distribution. D’où cette forme comprimée.
      F. B. J’aime qu’une phrase soit chargée de plein de choses sans en avoir l’air. Pour moi, c’est l’absolu. Les mots sont d’une grande puissance. Il faut leur faire confiance. A l’inverse de Maria, je m’exprime sur d’autres supports, dans des articles ou des essais, où je peux davantage épancher des idées ou des opinions. Quand je me mets en position roman, c’est bon, j’ai eu ma dose d’expression d’opinions. Je ne me dis jamais : « Qu’est-ce que j’ai à dire ? » Je me demande toujours : « Qu’est-ce que j’ai à faire ? »
      Et pour revenir au « je » dans « Amour », c’est vous ?
      F. B. De fait, il est question de Luçon où je suis né, à 80 bornes de là où se déroule le roman. Une façon de dire que j’ai une proximité avec cette région et avec l’univers sociologico-anthropologico-moral que je décris. J’ai hésité à laisser cette phrase, mais, pour l’instant, j’assume encore.

      • #16327 Répondre
        Ostros
        Invité

        Merci Dr. Ça répond à mes interrogations je vais me procurer western.

      • #16328 Répondre
        Sarah G
        Invité

        Mr Dr Xavier pour l’intégralité de l’interview croisé.
        Encore plus hâte de lire L’amour, pas encore reçu, et de me procurer Western.

        • #16333 Répondre
          Dr Xavier
          Invité

          Plaisir ! Western je reste un peu figue et plus raisin, le lien avec le Western m’a pas paru si flagrant, mais la partie sur l’analyse des échanges écrits est spectaculaire. J’ai aimé lire la réponse de MP sur le « je », j’étais pas complètement à côté de la plaque quand je disais qu’elle s’analysait en train d’écrire. À noter qu’il y a aussi (de mémoire) des « on » qui suivent cette logique.
          Prochain sur la table de chevet pour rester dans le thème de l’amour : Pauvre folle (Chloé Delaume), son précédent Coeur synthétique m’avait tourneboulé.

          • #16334 Répondre
            Graindorge
            Invité

            Merci Dr Xavier pour le partage.

    • #16341 Répondre
      tristan
      Invité

       » Je pense qu’un livre de mille pages a échoué à dire ce qu’il voulait dire.  »

      Admirable de bêtise ! Rien que pour ça je me serais pudiquement abstenu de reproduire l’article in extenso.
      François essaye pourtant poliment(car ce garçon est la délicatesse incarnée) de lui rappeler l’homme sans q. en vain.
      Que dire alors d’Ulysse, de la Recherche, et plus loin de nous, du Dit du Genji ?
      Mais la question que je me posais après avoir parcouru cet entretien était de savoir comment on pouvait encore écrire des romans aujourd’hui.
      Je pense que l’ennui appelle le rêve, use de la légende, trouve un prophète : la littérature devient de fait une religion.

    • #16458 Répondre
      tristan
      Invité

      LUNDI 28 AOUT 2023, ciel variable, 15°C

      RUGBY À XV

      Belle prestation des Bleus contre les Wallabies australiens, battus 41 à 17, à Saint-Denis, ce territoire où un stade enflammé par la victoire rassemble les patriotes chanteurs bruyants de la Marseillaise, sans le moindre accent indigène, au sang impur abreuvant nos sillons…
      Offrez des victoires au Peuple, il vous aimera. Les défaites découragent infiniment. Depuis le temps !

    • #16616 Répondre
      Cyril
      Invité

      Je me demande ce que ser

    • #16617 Répondre
      Cyril
      Invité

      Je me demande ce que serait ou aurait été une critique nietzschéenne du communisme.
      Ce que nous recherchons dans une société communiste, c’est une société plus ordonnée. Moins d’inégalités, une meilleure gestion de l’environnement etc.
      Dans le Gai Savoir N. dit : « Toute société ordonnée assoupit les passions. »
      Dans une société communiste, la vie passionnelle ne serait-elle pas amoindrie ?
      Lordon répond plus ou moins à cette question en disant qu’une société communiste ne serait pas un paradis sur Terre et que les passions humaines auraient toujours cours. Certaines passions comme l’appât du gain seraient contraintes.
      Mais ce qu’on appelle la gauche en général, n’est-ce pas une morale qui cherche toujours plus à ordonner : les rapports économiques, les rapports sexuels etc. ?
      Toujours dans le G.S. Nietzsche pose la question du « Mal » comme ingrédient nécessaire au développement de l’homme. « La défaveur et l’obstacle extérieurs, les haines, les jalousies, l’obstination, la méfiance, la dureté, la cupidité et la violence de quelque sorte que ce soit, ne constituent-ils pas les conditions les plus favorables sans lesquelles une grande croissance, même dans la vertu, est à peine concevable ? » G.S. n°19
      L’aspiration à une vie sociale plus « policée », d’un point de vue nietzschéen, ne mène-t-elle pas à un dépréciation de la vie ?

      • #16631 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        Deux singes ou ma vie politique, chapitre 2008 : la pulsion politique comme pulsion d’ordre, qu’elle concerne des communistes ou des libéraux
        Notre joie, page à trouver : la demande de justice est peut etre d’abord une demande d’ordre.

      • #16741 Répondre
        Cyril
        Invité

        Pour compléter mon post :
        « Milosz lui-même a dit un jour quelque chose d’analogue : d’après lui la différence entre un intellectuel occidental et son confrère des pays de l’Est est que, des deux, le premier n’a point reçu une bonne raclée sur le derrière. Aux termes de cet aphorisme, notre atout (car je m’inclus dans le second groupe) serait de représenter une culture violentée, partant plus proche de la vie. »
        W. Gombrowicz, Journal Tome 1 (II lundi)

    • #16697 Répondre
      Toni Erdmann
      Invité

      Je vous conseille cet entretien sur Simone Weil.
      L’interviewé est un professeur de philo assez actif sur les réseaux. Je sais qu’il aime beaucoup François, il serait content de savoir qu’on partage son travail ici.

      Il parle de ses textes préférés, la façon dont il les enseigne, par où commencer son oeuvre, …

      Alexis Dayon : « Weil fut la rencontre philosophique la plus bouleversante de ma vie »

      • #16704 Répondre
        Dr Xavier
        Invité

        Merci ! Je conseille aussi sa chaîne Youtube, c’est un furieux, il propose des lectures entières de textes de Weil mais aussi d’autres auteurices (par exemple la lecture complète de Capitalisme Désir et Servitude).

        • #16709 Répondre
          Graindorge
          Invité

          Grand merci Dr Xavier.
          « Auteurices » . Il faut vraiment dire « auteurices »?😞
          « Auteures » avec « es » c’est pas plus joli?

      • #16707 Répondre
        Graindorge
        Invité

        Gratitude

      • #16708 Répondre
        Graindorge
        Invité

        Beau cadeau Toni Edermann

    • #16710 Répondre
      Sarah G
      Invité

      Merci pour ce cadeau Toni Erdmann et pour l’info Dr Xavier.
      Reconnaissance

    • #16712 Répondre
      Sarah G
      Invité

      https://www.arte.tv/fr/videos/112475-003-A/arte-regards/
      Je vous recommande ce reportage sur Arte, Élèves sans toits.
      Disponible jusqu’au 29 septembre 2023.

      • #16736 Répondre
        Graindorge
        Invité

        6 enfants et cette dame en attend un septième. Pourquoi avoir autant d’enfants lorsqu’on est pauvres? Très pauvres même. Je ne comprends pas
        Merci Sarah G pour le partage

      • #16822 Répondre
        Lyonnais
        Invité

        J’ai fait parti un temps de ce collectif ; je retiens que sous l’ère Colomb, la principale préoccupation des élus, et en particulier de la droite complexée (socialiste), c’était non pas le problème des enfants qui dorment dans la rue (rien à carrer), mais plutôt dans quelle mesure l’agitation médiatique allait nuire à l’image de la ville (et donc faire baisser le prix de m2, faire fuir les investisseurs, etc.) – J’ai eu grand pitié pour ces gens au coeur suffisamment flétri pour ne plus s’émouvoir des femmes enceintes et avec des enfants en bas âge qui dorment sous les ponts.
        Ça m’a aussi permis d’échanger quelques mots avec les cathos de l’ultradroite lyonnaise, ça va à la messe le dimanche pour expier le péché et chanter l’amour du Seigneur, mais sinon la famille de migrants dans la rue d’à côté c’est pépouze.

        • #16825 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          Le Christ les maudit.

          • #16848 Répondre
            Graindorge
            Invité

            « PARDONNEZ- LEUR, ILS NE SAVENT PAS CE QU’ILS FONT »

            • #16849 Répondre
              Graindorge
              Invité

              Jésus avait dit ça sûrement avec humour. En fait, dans les faits, Il a dit ça car ils ne savent pas ce qui les attend ces salopards. Jésus le savait. Le sait toujours.
              Moi, je ne peux pas pardonner car je ne suis pas Jésus

              • #16853 Répondre
                Graindorge
                Invité

                Les gens sont trop gentils. Trop polis, trop dans la volonté de rester dans la légalité même en se voyant mourir. Il faudrait peur-être qu’ils cherchent des maisons, des appartements inoccupés et les squatter. Ça pourrait faire bouger les politiques.
                Le problème du logement devient infernal. Pareil ici. Ça privilègie le logement touristique. Les contrats dits à l’année se renouvellent tous les ans ou tous les 2 ou 3 ans. Ça veut souvent dire devoir déménager à cette fréquence. Sortir 2 mois de loyer, gagner 3 fois le prix du loyer + 1 mois pour l’agence + garant. L’enfer! Avec le Covid, on espérait que les vautours allaient être raisonnables, choisir de louer plutôt à l’année à des prix raisonnables. Nada. Il reste presque rien aux jeunes et moins jeunes couples avec enfants ou pas une fois payés le loyer, l’électricité, l’eau. Alors ils mangent le moins cher, le soir c’est un café au lait et un sandwich. Mais il va y avoir des révoltes. C’est une angoisse réelle d’avoir à se retrouver sans toît. On peut pas continuer à être polis et gentils. Quelles solutions??? L’ogre aux 1000 bouches n’a pas pris de vacances. Il a bien œuvré dans les coulisses. Il continue et on va continuer à lui dire s’il te plaît? ¡Por favor! Ça va quoi, ça va! Basta ya!

                • #16857 Répondre
                  Graindorge
                  Invité
                  • #16858 Répondre
                    Graindorge
                    Invité

                    I ain’t got no home, I’m just a-roamin’ ’round
                    Just a wandrin’ worker, I go from town to town
                    And the police make it hard wherever I may go
                    And I ain’t got no home in this world anymore
                    My brothers and my sisters are stranded on this road
                    A hot and dusty road that a million feet have trod;
                    Rich man took my home and drove me from my door
                    And I ain’t got no home in this world anymore
                    Was a-farmin’ on the shares, and always I was poor;
                    My crops I lay into the banker’s store
                    My wife took down and died upon the cabin floor
                    And I ain’t got no home in this world anymore
                    I mined in your mines and I gathered in your corn
                    I been working, mister, since the day I was born
                    Now I worry all the time like I never did before
                    Cause I ain’t got no home in this world anymore
                    Now as I look around, it’s mighty plain to see
                    This world is such a great and a funny place to be;
                    Oh, the gamblin’ man is rich an’ the workin’ man is poor
                    And I ain’t got no home in this world anymore
                    (Traduction)
                    Je n’ai pas de maison, je suis juste en train d’errer
                    Juste un ouvrier ambulant, je vais de ville en ville
                    Et la police rend les choses difficiles où que j’aille
                    Et je n’ai plus de chez-moi dans ce monde
                    Mes frères et mes sœurs sont bloqués sur cette route
                    Une route chaude et poussiéreuse parcourue à un million de pieds ;
                    Un homme riche a pris ma maison et m’a chassé de ma porte
                    Et je n’ai plus de chez-moi dans ce monde
                    J’étais fermier sur les parts, et j’ai toujours été pauvre ;
                    Mes récoltes, je les mets dans le magasin du banquier
                    Ma femme a démonté et est morte sur le sol de la cabine
                    Et je n’ai plus de chez-moi dans ce monde
                    J’ai extrait vos mines et j’ai récolté votre maïs
                    Je travaille, monsieur, depuis le jour de ma naissance
                    Maintenant, je m’inquiète tout le temps comme jamais auparavant
                    Parce que je n’ai plus de chez-moi dans ce monde
                    Maintenant que je regarde autour de moi, c’est très simple à voir
                    Ce monde est un endroit tellement génial et amusant ;
                    Oh, le joueur est riche et le travailleur est pauvre
                    Et je n’ai plus de chez-moi dans ce monde

        • #16844 Répondre
          Graindorge
          Invité

          Bonjour cher Lyonnais:
          avez-vous une réponse à ma question posée il y a 2 jours? Pourquoi avoir autant d’enfants lorsqu’on est pauvres? Très pauvres et dans un monde comme le nôtre: sans pitié. Juste des miettes: un peu de charité. Avec un petit, tout petit « c ». Pas plus. Ces cœurs ne sont pas flétris camarade, ils sont morts! Même la petite pièce qu’ils donnent en sortant de l’église le dimanche c’est pas un don c’est pour s’acheter leur place au paradis des salopards. Et ils iront se bâfrer « bénissez cette nourriture »
          Ce n’est pas la peine de faire des enfants dans ce monde là! Un enfant qui dort dehors dans un pays pauvre c’est une honte. Un enfant qui dort dehors dans un pays riche c’est une honte encore plus intolérable.

          • #16845 Répondre
            Tony
            Invité

            C’est vraiment pénible tes commentaires sur les pauvres qui font trop d’enfants,plusieurs raisons peuvent l’expliquer(la contraception entre autres…)

            • #16846 Répondre
              Graindorge
              Invité

              Ce n’est pas un commentaire, c’est une question.
              Ce qui est pénible c’est des enfants qui dorment sous les ponts ou ailleurs, dehors. Si notre monde ne veut rien faire pour les aider, il vaut mieux en effet les aider à n’en avoir qu’un ou 2. Quelles solutions y auraient-ils puisque la solidarité paraît impossible?

            • #16847 Répondre
              amour
              Invité

              Pénible ? Merci d’être si brave avec ce machin.

    • #16713 Répondre
      Sarah G
      Invité

      Et aussi ce documentaire
      https://www.arte.tv/fr/videos/089135-000-A/fast-fashion-les-dessous-de-la-mode-a-bas-prix/.
      Disponible jusqu’au 12 septembre 2023

      • #16737 Répondre
        Graindorge
        Invité

        Merci Sarah G!

    • #17114 Répondre
      Cyril
      Invité

      Est-ce que je deviens un connard ? Parce que j’ai de la sympathie pour ce connard de Trump. 600 ans de prison lui pendent au nez. Désolé, mais j’ai envie de dire bêtement : punk.

      • #17161 Répondre
        Leo Landru
        Invité

        Il faut arrêter de dire punk à tort et à travers. Et connard aussi, me faisait-on remarquer récemment.
        Trump n’a rien de punk.
        S’il fallait définir punk autrement qu’en musique, on irait sur le terrain de l’honnêteté, de la radicalité et de la pensée traduite en actions. On irait sur le terrain égalitaire de l’anarchie. De l’échange. Du conflit. Du politique.
        Trump n’est pas punk car il n’est pas politique. C’est un capitaliste crapuleux (pléonasme) pris en flagrant délit la main dans le bocal à bonbons. Comme Paul Bismuth mis en examen – n’a jamais fait de politique mais du business. Comme Tapie. Comme Balkany. Comme tout le monde qui n’est pas punk mais punk est un mot fourre-tout qui ne devrait pas l’être.
        Les mots ont un sens et le sens du mot punk n’est pas celui de la réaction, de la pensée figée et de la défense des intérêts privés de Donald Trump.

        • #17166 Répondre
          Cyril
          Invité

          J’avais une grosse envie de dire de la merde sur le moment. Pardon

        • #17218 Répondre
          Graindorge
          Invité

          Trump capitaliste crapuleux,OUI. Bush, Clinton, Obama, Biden. De combien de guerres sont-ils tous responsables, Trump compris. Et de combien de guerres chacun?
          « S’il fallait définir punk autrement qu’en musique, on irait sur le terrain de l’honnêteté, de la radicalité et de la pensée traduite en actions. On irait sur le terrain égalitaire de l’anarchie. De l’échange. Du conflit. Du politique. »

          • #17300 Répondre
            Leo Landru
            Invité

            Je n’ai pas compris le corollaire entre ton message et le mien.

            • #17301 Répondre
              Graindorge
              Invité

              Bof. Pas important Léo Landru
              Bien aimé ta définition du punk hors champ musical et donc même si tous les présidents cités sont des crapules, l’honnêteté est de dire que c’est pendant le mandat de Trump que le monde a le moins été emmerdé par des guerres américaines pour du pétrole ou autre. C’est aussi pour ça qu’on cherche à le tuer politiquement pour que les autres salopards puissent continuer à faire des guerres en paix.

              • #17314 Répondre
                Leo Landru
                Invité

                Si on essaie de tuer politiquement Trump (spéculation), ce n’est certainement pas pour son pacifisme qui vaut autant que celui de Biden ou Obama. Trump n’est qu’un homme d’affaires comme Berlusconi ou Sarkozy. L’image qu’il renvoie, sa marque subversive, on s’en fout. Dans le concret, c’est juste un autre artisan de la casse sociale mondiale – et un vulgaire bandit.

                • #17318 Répondre
                  Jeanmonnaie
                  Invité

                  Obama à été en guerre pendant ses 2 mandats
                  Trump n’a fait aucune guerre.

                • #17360 Répondre
                  Graindorge
                  Invité

                  Ce n’est pas par pacifisme que Trump n’a fait aucune guerre. Sarkozy aussi est un homme d’affaires, certes.
                  Mais on est bien d’accord que toutes ces crapules se sont activées et s’activent toujours dans la casse sociale mondiale comme tu dis et tuent donc des millions de gens.
                  Autant que des guerres. Même si les guerres c’est quand même des guerres et faut en avoir vécu ou y être pour SAVOIR ce que c’est. Je ne sais plus qui disait  » « vous ne saurez jamais ce qu’est une guerre ou la vraie misère juste en les voyant à la télé ou en les lisant dans les journaux. » Surtout qu’on fait de nous des zappeurs. Une foule de sujets, on passe très vite au suivant. A t-on bien digérer et assimiler l’antérieur? Oui, oui? Lorsqu’on sait que c’est entr’autres le silence et et un peu d’ ennui qui régénèrent le cerveau.
                  Continuons donc d’être honnêtes. Je crois faire des efforts pour l’être même si c’est très très très difficile. Mais avoir un mot anglais comme « punk » sur le front. No gracias. Même si j’ai vraiment bien aimé ce que tu en as dit. Ça sonne sincère. La sincérité, c’est le moteur de Recherche. Voilà. Je tâche dans mon petit coin de me faire « baiser la gueule » le moins possible et pas que pour ma gueule

                • #17361 Répondre
                  Graindorge
                  Invité

                  J’ai bien cliquer à Léo Landru mais mon wagon ne s’est pas accroché au tien. Tu verras ma réponse un peu plus loin

    • #17119 Répondre
      Cyril
      Invité

      J’ai bien aimé l’article dans socialter, je l’ai trouvé pessimiste et nietzschéen, le coup de la balance, au début du Gai savoir je crois.
      Mais je me pose une question. Il est dit que le pouvoir ne craint pas la contestation, car il est très puissant. Cependant il craint de tirer sur la foule.
      S’il est tout puissant, pourquoi craint-il pour son image ?
      Je crois que les puissants de ce monde, sont pris dans des considérations morales qui les empêchent de faire certaines choses, ou ils ne veulent pas être des monstres aux yeux de je ne sais qui…
      Ce surmoi les bride dans leur prédation.

      • #17131 Répondre
        Graindorge
        Invité

        ils ont tellement d’autres moyens plus discrets de nous tuer: nous appauvrir à l’extrême, nous rendre malades, suicidaires, déprimés ou fous, nous monter les uns contre les autres et un large etc. Ceci dit, dans certains pays, ils tirent quand même sur la foule. Aussi

        • #17302 Répondre
          Amourgloireetbeaute
          Invité

          Tu sais que ça sert à R, ce que tu dis.
          Oui tu le sais, on doit te le dire assez souvent. 😂

      • #17139 Répondre
        Cyril
        Invité

        J’oubliais de mentionner, puisqu’il faut s’intéresser au réel, la révolution ukrainienne en 2014 et les évènements au Chili. Voici des pouvoirs étatiques qui ont sorti les armes mais qui ont tout de même pliés (par manque de vigueur) face à des citoyens pas ou peu armés.

    • #17164 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      TU auras remarqué :
      -que je n’ai jamais écrit que rien n’était possible à armes inégales. Mon article invite juste à regarder les rapports de force avant de se poser moralement la question de l’usage de la force. Tu me lis mal. Manque de pratique.
      -que les « événements au Chili » ont mené au pouvoir la Réaction
      -que la « révolution de Maidan » n’est pas une révolution anticapitaliste, n’est pas une révolution, est un mouvement d’inspiration européiste qui n’a obtenu que la destitution du pouvoir pro-russe (comme les égyptiens ont obtenu le départ de Moubarak en 2011)
      -qu’il faudrait regarder dans le détail quelles ont été, alors, les forces en présence à Kiev et en Egypte. On verrait que n’y était pas en jeu la seule force du « peuple » .

      • #17168 Répondre
        Cyril
        Invité

        Si à armes inégales on peut envisager une puissance égale voir le dépassement des forces contestatrices, c’est que la force impliquée est d’une autre nature que physique. D’où mon évocation du champs moral, symbolique.
        La morale des esclaves chez Nietzsche, retourne les puissants contre eux-mêmes. C’est peut-être cela qui « civilise ».

        • #17170 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          J’ai assez dit (ou écrit) que politiser le nietzschéisme exposait à bien des égarements.

          • #17208 Répondre
            Cyril
            Invité

            Si on peut dégager du nietzscheisme une théorie des forces, je vois pas pourquoi on s’en priverait. C’est ce que fait Lordon avec Spinoza. Deleuze politise Nietzsche et c’est pas dégueulasse je trouve.
            Mais bon si tu as « assez dit » alors je vais me rasseoir à ma place (dans le fond).

            • #17219 Répondre
              amour
              Invité

              Avec le bonnet d’âne stp. Mon dieu, effrayant ça se dit bon et de gauche.
              Y a que Graindorge, Carpentier, Begodositiste, qui peut aimer ça de temps à autre.
              Même sur une île déserte, je dis non.

    • #17165 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      Je note tout de même l’effort de déchiffrer au moins 35 lignes. Progrès.

      • #17167 Répondre
        Cyril
        Invité

        Du coup ça fait combien sur 20 m’sieur ?

    • #17169 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      Oui continue à prendre toute invitation à lire comme une invitation professorale, c’est la meilleure façon d’y rester sourd et de rester stupide.

      • #17200 Répondre
        Amourgloireetbeaute
        Invité

        T’en a pas marre d’insulter tout ce qui bouge.

      • #17281 Répondre
        Cyril
        Invité

        Tu passes ton temps à juger ma capacité à lire. Je crois Ue tu n’as pas bien lu le Maître ignorant. Tu sais, cette manie du maître de maintenir avec ses élèves un distance infranchissable pour conserver sa place de bon lecteur.
        Livre que j’ai lu attentivement et qui me protège contre les assauts des maîtres refoulés.

        • #17282 Répondre
          Jean Monnaie
          Invité

          Besancenot résume le livre ‘Le Maître ignorant’ que je n’ai pas lu, mais je suppose qu’un candidat marxiste est capable de le comprendre. Il dit que « potentiellement chacun a des connaissances et des savoirs » et que « le professeur doit apprendre de son élève ». Sans l’appliquer à l’école, on peut très bien l’appliquer dans la vie. J’ai des cas précis où j’ai donné raison à ma fille de 5 ans. Au moins, la base, c’est de ne pas prendre les gens pour des idiots et d’écouter ce que les autres ont à dire. C’est vraiment difficile mas possible d’essayer d’être identique de notre comportement selon nos interlocuteurs.
          C’est la grande tragédie de ma vie,je suis plus à gauche que la plupart des gauchiste.

          • #17283 Répondre
            amour
            Invité

            Comme t’écris mal. Horrible.

          • #17285 Répondre
            Cyril
            Invité

            « Le professeur doit apprendre de son élève ». Si le livre de Rancière se résumait à ça il n’aurait pas plus d’intérêt pour moi qu’un bouquin de développement personnel.

            • #17288 Répondre
              Jean Monnaie
              Invité

              Je l’aurais lu, je t’aurais fait une synthèse, mais ce n’est pas le cas, donc ce sera le résumé du facteur. Mais tu sais, le résumé de « Lucy » de Luc Besson est l’histoire d’une fille qui devient tellement intelligente qu’elle se transforme une clé USB. C’est vraiment ça l’histoire. Un résumé, c’est juste l’idée principale de l’œuvre.

    • #17184 Répondre
      Seldoon
      Invité

      Dis-moi François, tu as eu des retours de la sphère survivaliste sur Autonomes ? L’invité de Paduhring d’hier soir, qui vient de la droite autoritaire et identitaire et se trouve actuellement en plein désarroi politique, est un youtubeur survivaliste. Quand il retrace son parcours et ses premiers pas vers la gauche radicale on retrouve les noms classiques de ce type de transition : François Begaudeau, Antoine Goya, Padurhing. L’originalité du cas d’hier soir est que bien que le monsieur soit grand grand consommateur de YouTube, il est tombé sur toi en regardant Autonomes. C’est en étant dérangé par ce film qu’il comprenait mal mais dont il voyait bien que ses thèmes à lui y était abordés par l’autre versant qu’il est allé creuser.

      • #17601 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        Je n’avais pas vu ce post. Ni cet invité de Paduhring.
        Drole de parcours quand même.
        Mais c’est vrai qu’on pouvait prendre mon « survivaliste » comme un type un peu tombé dans une impasse
        (sachant que moi je ne l’appelais pas survivaliste mais ermite, et qu’il n’avait aucun discours de survie en temps d’effondrement. Il n’avait voulu que sauver son âme.)

    • #17277 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Toutes mes pensées avec le peuple marocain
      Prières

      • #17278 Répondre
        amour
        Invité

        Rien qui va dans cette phrase
        Pensées, peuple, prières
        Quelle tache tu fais.

    • #17323 Répondre
      tristan
      Invité

      Point de vue, Images du monde

      – Séisme au Maroc : plus de 1 300 morts dont un Français (Libé)
      – Séisme en Seine-Saint-Denis : plus de 1 300 morts dont un Français (JDD*)
      *selon leurs statistiques**
      **ethniques

      • #17324 Répondre
        Jeanmonnaie
        Invité

        Un français un saint Denis. C’est forcément un touriste.

    • #17391 Répondre
      Dr Xavier
      Invité

      Puisqu’il est furtivement question du Chili, je signale – totale coïncidence – l’exhumation récente par Là-Bas du court documentaire ‘On vous parle du Chili – Ce que disait Allende’ par Miguel Littin, et raccourci par Christian Bouche-Villeneuve, dit Chris Marker comme il l’explique lui-même :
      .
      « On vous parle du Chili est, comme vous l’avez noté, une version raccourcie du film de Miguel Littín [Compañero Presidente]. Je n’ai donc rien à y voir : j’ai simplement jugé urgent, tout de suite après le putsch, de présenter une image d’Allende différente des larmes de crocodiles déversées par les médias, et comme grâce à Régis Debray j’avais une copie de Compañero Presidente, il m’a été possible de refiler à une chaîne de télévision ces extraits d’un portrait intelligent et juste. Ensuite notre collectif ISKRA l’a fait circuler dans la série On vous parle, avec l’accord de Miguel [Littín]. » (Carolina Amaral de Aguiar, “Chris Marker : un regard sur le Chili”, Cinémas d’Amérique latine, 21 | 2013, 17-21.)
      .
      C’est un échange entre Debray et Allende. C’est beau. M’inspire trois réflexions : Allende; quel brillant homme naïf dissertant sur sa mort prochaine, Debray, quel étrange parcours intellectuel pour finir dans le ‘Gaullisme de gauche’, le doublage plutôt que les sous-titres, quel calamité.
      .

      • #17409 Répondre
        Graindorge
        Invité

        Pourquoi furtivement? Jean-Pierre a partagé un excellent documentaire La bataille du Chili à l’entrée cinéma page 3. Et pas furtivement. On peut y voir les visages de la bourgeoisie féroce, des visages de traîtres, des visages de travailleurs. Allende et son courage
        Dans celui-ci on peut voir aussi Debray. A-t-il été courageux?
        En tous cas les minuscules dont je suis te dise « merci camarade Xavier pour le partage. » Les minuscules disent trop souvent merci, non? C’est bébête, hein? On ne se refait pas
        Bonne nuit camarade. ¡Vivan los révolucionarios!✊🏼

        • #17410 Répondre
          Graindorge
          Invité

          * te disent

      • #17577 Répondre
        Titouan R
        Invité

        Sur Là-bas, on trouve aussi une interview de Besancenot concernant un bouquin qu’il a co-écrit avec Michael Löwy sur Septembre 73 et qu’il décrit comme un « docu-fiction ». Le bouquin est paru fin août. Quelqu’un.e l’a lu ? Est-il recommandable ?
        Concernant Debray, aurais-tu Dr Xavier un article à lire pour comprendre sa tortueuse vie intellectuelle et politique ?

        • #17585 Répondre
          Jean Bon
          Invité

          En la matière ça peut être intéressant de se référer directement à ses écrits comme première approche. Personnellement j’ai lu « d’un siècle l’autre » (assez court et facile à lire) et « loués sois nos seigneurs » (plus dense) ou il explique bien (avec une certaine ironie, un certain humour et un recul appréciable) comment il a progressivement perdu son idéal révolutionnaire, en théorisant la problématique auquel se heurte souvent l’homme de gauche radicale : « comment agir le plus possible sur le réel sans me compromettre ». En l’occurrence pour lui la désillusion est arrivée comme par hasard après avoir passé dans 9m2 en Bolivie, à subir régulièrement des simulacres d’exécutions. Ensuite il est effectivement devenu le fameux intellectuel bourgeois conseiller du prince/écrivain de tribunes/essais que peu de gens lisent. Mais dés le départ comme souvent chez le marxisme, il y a un certain gout pour l’autoritarisme étatique, ce qui peut peut être expliquer son républicanisme forcené (qui mène à l’amour du gaullisme) à partir des années 80 en France. Bien que je sois obligé de reconnaitre que le bonhomme a des opinions parfois plus que discutable, en tant que conseiller de Mitterrand il a quand même conservé à un attachement pour les pays d’amérique latine et essaya d’orienter la politique étrangère de tonton dans ce sens. Et son auto dérision, son sens de l’écriture et une certaine lucidité sur lui même et sur son influence réelle sur la société ou du moins sur son président en chef, sans parler de son expérience de normalien devenu guérillero poseur de bombes, font que c’est un personnage intéressant à scruter ( à mon sens).

          • #17586 Répondre
            Jean Bon
            Invité

            *après avoir passé 3 ans dans 9m2

    • #17576 Répondre
      Cyril
      Invité

      J’écoutais Manon Garcia dans un entretien pour Mollat sur YouTube. Ce qu’elle disait à la fin de la vidéo m’interpella. En gros, le consentement est d’abord le problème des hommes et non celui des femmes. Comme les hommes sont en position dominante, c’est à eux de s’enquérir des femmes parce qu’elles sont vulnérables. Les hommes comme ils disposent de plus de pouvoir, ont aussi plus de responsabilités. Il faut que les hommes s’améliorent, etc.
      Je trouve qu’il y a quelque chose de très naïf dans ces considérations.
      Je pense en suivant Nietzsche qu’il est absurde au dominant de limiter sa propre puissance, de s’empêcher lui-même. Il me semble que les comportements des hommes ne peuvent changer que par la force des femmes, par exemple par la peur qu’elles peuvent leur susciter.
      Je ne pense pas que le mouvement Metoo ait eu un effet sur les hommes parce qu’ils auraient pris conscience qu’ils étaient vilains mais parce qu’ils ont eu peur. Cette peur provoque d’ailleurs la réaction masculiniste.
      Je suis dubitatif quand j’entends que le féminisme ne veut pas prendre le pouvoir sur les hommes mais atteindre l’égalité. J’ai l’impression qu’il se camoufle derrière cet vœu pieux. Le féminisme me semble plutôt être mouvement d’auto-défense, d’empuissantement des femmes.
      Les féministes qui demandent aux hommes de les écouter et de s’améliorer eux-mêmes me semblent mettre encore une fois entre les mains des hommes la réalisation d’une société égalitaire.
      Que pensez-vous de ces quelques idées ?

      • #17579 Répondre
        Cyril
        Invité

        Cela n’empêche pas que des hommes se sentent concernés par le féminisme, y adhèrent même. Mais derrière cette adhésion, il y a probablement des ressorts qui n’ont rien de désintéressé. Être féministe pour un homme, dans certains milieux, ne pas s’attirer d’hostilité. Peut-être y a-t-il aussi de la compassion qui, encore, n’est pas un sentiment pur, mais une représentation qu’on se fait de la souffrance des femmes qui nous répugne, nous fait sentir cette douleur. C’est d’ailleurs le sens étymologique de compassion.

        • #17580 Répondre
          Charles
          Invité

          Si par « ressorts qui n’ont rien de désintéressés » tu entends le fait que les hommes pourraient bénéficier des apports du féminisme en ce que celui-ci remet en question les injonctions virillistes dont ils sont aussi victimes, alors oui ça peut expliquer cette adhésion.
          Par ailleurs, j’espère bien que les progrès en matière du respect du consentement par les hommes ne proviendront pas d’une peur des femmes mais d’une prise de conscience qu’en les respectant et les tenant pour des égaux, ils se débarrasseront du fardeau de la domination.

          • #17581 Répondre
            Cyril
            Invité

            Je suis peut-être trop cynique mais à grande échelle, je compterais plus sur la peur pour changer les comportements des hommes que sur une « prise de conscience ».
            C’est vrai que la prise de conscience dont tu parles reste attachée à un intérêt mais il resterait à établir que la domination masculine est un fardeau pour les hommes. Je n’en suis pas sûr. D’autant plus que cette domination est érotisée et qu’on renonce difficilement à un affect aussi puissant.

            • #17590 Répondre
              thierry
              Invité

              Bien sûr, compter sur la peur pour faire « évoluer » les gens. Je pensais être sur un forum de gauche.
              Pourquoi pas simplement être un homme sans être un connard ? A l’égard des femmes comme de n’importe qui d’ailleurs.

              Quant aux hommes féministes, les plus zélés que j’ai pu rencontrer s’avèrent finalement souvent les pires ordures après une soirée un peu trop arrosée.

              • #17591 Répondre
                Cyril
                Invité

                Merci Monsieur le Moraliste mais vous m’avez mal compris. Quand je dis « compter sur », ce n’est pas dans le sens d’une stratégie à adopter, mais dans le sens de ce qui va effectivement amener les hommes à changer leur comportement.
                Qu’il suffise de ne pas être un connard pour régler le problème de la domination masculine n’est pas pour moi une position de gauche (matérialiste) mais une position libérale. Vous renvoyez les hommes leur responsabilité. C’est de la pure incantation. Il suffit aussi que les riches investissent arrêtent d’investir dans les énergies fossiles et investissent massivement dans la transition écologique pour nous sauver. Il suffit ! Mais ça n’arrivera pas.

                • #17592 Répondre
                  thierry
                  Invité

                  Moraliste c’est non !
                  Quant à l’argument libéral de la responsabilité individuelle, j’avoue m’être senti un peu con l’espace de qq minutes et ça m’a fait gamberger.
                  .
                  Pourtant la différence fondamentale entre votre exemple et celui-ci, c’est que tous les ultra riches sont nocifs pour l’environnement et sont des voleurs, par définition – Là où les hommes ne sont pas tous des ordures. J’irais même sans problème jusqu’à dire que les hommes ne sont pas tous dominants ou privilégiés. Que les privilèges c’est ailleurs que ça se joue. On ne sera certainement pas d’accord sur ce dernier point et ça nous mènerait à long débat donc sans rancune. Par contre je vais m’endormir en réfléchissant à tous ça parce que vous m’aurez tout de meme fait réfléchir.

    • #17589 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Bonsoir: ma meilleure amie m’écrit qu’il y a un documentaire très intéressant sur les insecticides ce soir même sur Arte. « Comment l’agro-chimie a tué les insectes. J’ai fait http://www.arte.fr mais  » vidéo pas disponible dans votre pays » Quelqu’un ici pourrait partager?

      • #17604 Répondre
        Graindorge
        Invité

        Juste pour dire que j’ai eu ma réponse pour me permettre de voir le documentaire sur Arte sur l’agro-chimie.
        Bonne journée

    • #17593 Répondre
      Cyril
      Invité

      Connaissez-vous Michèle le Doeuff ?
      J’ai lu un texte génial (« Cheveux longs, idées courtes) d’elle dans l’anthologie féministe (Philosophie féministe) chez Vrin.
      En voici deux extraits :
      « L’impuissance de la spéculation philosophique, la fragilité de toute construction métaphysique, la faille, la déchirure qui travaillent tout « système du monde » ne sont pas radicalement inconnues du philosophe. La référence à la femme (ou à tout autre sujet « inapte » à la philosophie) permet de méconnaître cette impuissance, puisque la voilà projetée, après avoir été radicalisée, sur un sujet qui se situe même en-deçà de la recherche des vérités spéculatives. Ou encore, que quelqu’un soit incapable de philosopher réconforte dans l’idée que la philosophie est capable de quelque chose. C’est peut-être ce rapport de la philosophie à la femme que nous retrouvons dans les transferts décrits plus haut. La dévotion théorique d’une femme est le miroir déformant qui transforme l’amertume en satisfaction. Mais alors l’interdit et la permissivité jouent le même rôle : dire que les femmes sont incapables d’accéder au savoir philosophique, ou bénéficier de l’écoute admirative de Sophie Volland dans le jardin du Palais Royal, c’est tout un. »
      « Chacun sait que, plus on est philosophe soi-même, plus la lecture que l’on fait des autres philosophes est déformantes. Voyez comment Leibniz lit Malebranche, comme Hegel lit Kant ! Ils ne peuvent avoir le respect de la pensée de l’autre, car ils sont déjà trop dans la leur. Ils bousculent tout, forcent les textes, leur font dire ce qu’ils ont envie qu’ils disent, sans scrupule. Naturellement on ne peut leur en vouloir : leurs incompréhensions sont à la mesure de leur originalité ! Si Hegel fait des misères au kantisme, c’est à inscrire à son crédit ! C’est qu’il est Hegel. – Une nouvelle force qui s’empare des textes brisés pour les soumettre à ses fins propres. En revanche le commentaire fidèle est réservé à celui qui n’a pas de fin ou de pensée propres. Nietzsche disait que l’objectivité était le symptôme de son manque d’instinct. Comment une femme pourrait-elle forcer un texte, violer un discours ? Vestale du discours que le temps risquerait d’éteindre, infirmière des textes disloqués, guérisseuse des œuvres meurtries par les éditions fautives, ménagère dont on espère qu’elle époussettera la pellicule grise que les lectures successives ont déposée sur le bel objet, elle est chargée de l’entretien des monuments, des formes que l’esprit a désertées. »

    • #17594 Répondre
      tristan
      Invité

      FÉMINISME

      Je suis un féministe dans l’âme. Et aussi un mâle affectueux qui modère ses ardeurs, les réduisant au strict nécessaire. À savoir faire plaisir au Tout-Puissant, c’est à dire engrosser les pondeuses féminines de ma semence fertile afin de peupler cette belle planète bleue où tout n’est pas rose…
      Loin de moi l’idée d’y prendre plaisir.
      J’exécute les ordres venus du Ciel : engrossement obligatoire, un cadeau venu de Là-Haut où règnent des Incompétents inactifs et ennuyeux, donneurs de leçons versatiles, bons à jeter.

    • #17639 Répondre
      Charles
      Invité
      • #17643 Répondre
        Juliette B
        Invité

        Le jour où on se confirme que le Gorafi a depuis très longtemps vieilli

    • #17669 Répondre
      Tony
      Invité

      J’ai regardé le 1er épisode de la série Tapie,c’est plutôt très nul,on se croirait dans Plus belle la vie et Laffite ne m’a pas convaincu,trop lisse et trop gentil,pas assez voyou en un mot ni aussi viril et rusé que son modèle,on ne retrouve pas non plus la gouaille du vendeur,Tapie ici est une sorte d’idéaliste,il est persuadé que les idées suffisent pour devenir riche et en effet c’est ce qui arrive puisqu’il démarche un investisseur joué par Lucchini,qui fait du Lucchini, qui sort très rapidement le chéquier et dans la scène suivante on voit Tapie rouler en Ferrari…On est bien dans Plus belle la vie et la suite est du même tonneau,dommage parce que le personnage Tapie est vraiment intéressant et ça pourrait donner un grand film mais ici on part vraiment sur des bases grotesques.

      • #17673 Répondre
        Ostros
        Invité

        Et que vaut le film La sentinelle avec J. Cohen (et R. Quenard) sur Amazon prime – c’est drôle ?

        • #17680 Répondre
          Tony
          Invité

          J’ai rarement vu un truc aussi débile, même pas drôle en fait, Cohen devient très vite insupportable, Quenard est transparent,le seul qui se détache un peu c’est Ramzy qui joue un producteur du show biz coiffé d’une perruque blonde et qui a besoin de faire le ventriloque avec une marionnette pour dire la vérité, seule idée un peu marrante de ce nanard.

          • #17683 Répondre
            Ostros
            Invité

            Dommage je me faisais une joie de retrouver J. Cohen.

            • #17689 Répondre
              François Bégaudeau
              Maître des clés

              C’est vraiment étonnant que tant de gens droles pondent un truc nul
              Il faudrait que je le voie pour le croire, mais je ne peux pas le voir

              • #17694 Répondre
                Charles
                Invité

                Mais est-ce qu’on n’a pas usé jusqu’à la corde l’humour de Cohen?

                • #17695 Répondre
                  François Bégaudeau
                  Maître des clés

                  Il fait trop de trucs, c’est sûr, il faudrait qu’il se raréfie. Mais je crois qu’il en est incapable, à la fois par angoisse et par sentiment du temps perdu à rattraper (le mec a émergé vraiment à 35 ans)

                  • #17732 Répondre
                    Nox
                    Invité

                    Pour ma part, j’ai détesté le Flambeau, là où j’avais trouvé la Flamme sympathique. J’ai vraiment eu l’impression que tous ces comédiens se sont payés des vacances avec le Flambeau et ont d’abord cherché à se faire marrer comme des potes, ce qui aurait été plus pertinent de transformer en vlog vacances, à ce compte-là. Et puis… « JoCo », c’est toujours un peu le même humour du gars paumé qui exagère et mythonne pour amuser la galerie. J’ai l’impression qu’il est toujours enfermé chez son personnage de Serge le Mytho, quand je le vois jouer la comédie.

                  • #17733 Répondre
                    Charles
                    Invité

                    François, c’est très très très jeune 35 ans, très très jeune.

                    • #17762 Répondre
                      Cyril
                      Invité

                      Tu me rassures, j’en ai 29. Mais je m’sens vieux.

                    • #17772 Répondre
                      François Bégaudeau
                      Maître des clés

                      Ne commence pas à me flagorner en vue de l’héritage, Charles. Tu ne seras pas mon François-Marie Banier.

                      • #17778 Répondre
                        Charles
                        Invité

                        C’était plutôt de l’autoflagornerie en l’occurrence.

                      • #17780 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        pardon je viens de piger

                      • #17789 Répondre
                        Ludovic Bourgeois
                        Invité

                        Tu devrais te reproduire.
                        Tu es du meilleur type d’anthropologie française.
                        Le type que je nomme « Brigadier de Gendarmerie »
                        Tu as de plus le capital culturel et éco
                        Bien qu’ennemi po, mes Amitiés (française)

    • #17685 Répondre
      Anna H
      Invité

      Débat passionnant entre François et Paul Morao à l’université d’été de Révolution Permanente sur les rapports entre art et politique :

    • #17774 Répondre
      Warlock
      Invité

      Il y a El Conde le nouveau Larrain qui sort sur Netflix aujourd’hui.

      • #17777 Répondre
        Dr Xavier
        Invité

        Merci ! Je trouve qu’il y avait déjà quelque chose de visuellement vampiresque dans Spencer.

        • #17783 Répondre
          Warlock
          Invité

          Oui c’est un projet plutôt intrigant (encore plus que d’habitude).

    • #17793 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Quelqu’un a des nouvelles de Carpentier?
      Juste savoir si elle va bien. Ça se fait chez les minuscules, les petites gens de demander des nouvelles. Ça me suffira de savoir qu’elle est vivante et joyeuse

    • #17891 Répondre
      Sarah G
      Invité

      Cycle anti-racisme au café Le Dorothy, conférence 1 : la pensée de Frantz Fanon par Kévin Boucaud Victoire, Poursuivre la décolonisation avec Frantz Fanon.

      Cycle anti-racisme, conférence 2 : Houria Bouteldja au Dorothy, Quelle stratégie politique pour l’antiracisme?.

      Cycle anti-racisme, conférence 3 : violences systémiques du système pénal, avec Mornia Labssi.

      À 20 h au café associatif Le Dorothy
      85 bis Rue de Ménilmontant, 75020 Paris

    • #17977 Répondre
      Pierre
      Invité
    • #18049 Répondre
      Cyril
      Invité

      Pour illustrer le clivage gauche matérialiste / droite idéaliste cher à François :
      Le débat de l’huma entre Édouard Philippe et Fabien Roussel a été perturbé par un gilet jaune qui a dit que E. Philippe avait fait couler le sang, qu’il était imun éborgneur etc. Il a été dégagé rapidement.
      La présentatrice s’est empressée de condamner son action, argumentant : « Ici on combat les idées, pas les personnes ! » et de louer le « courage » de l’ancien premier ministre de venir débattre ici.

      • #18050 Répondre
        Jean Monnaie
        Invité

        L’argument avancé est qu’Édouard Philippe dispose de nombreuses autres plateformes pour s’exprimer et qu’il n’a donc pas sa place en tant que contradicteur à la Fête de l’Huma. Implicitement, cela suggère que certains à gauche estiment qu’ils n’ont pas besoin de débattre avec des opinions divergentes pour convaincre. Cette perspective semble indiquer qu’à leurs yeux, échanger des idées avec des personnes partageant les mêmes opinions est plus constructif pour atteindre leurs objectifs. C’est cette même logique qui a conduit certains militants de gauche à empêcher Fabien Roussel de s’exprimer, car son opinion était jugée trop divergente. Cette démarche peut être perçue comme une forme d’écho-chambre, flirtant avec une attitude totalitaire. Cette situation renforce l’idée que le communisme porte en lui le germe du totalitarisme, représentant un danger pour les sociétés démocratiques.

        • #18055 Répondre
          Cyril
          Invité

          J’ai rien compris. T’es complètement hors-sujet.

          • #18057 Répondre
            Jean Monnaie
            Invité

            C’est complètement le sujet.

    • #18119 Répondre
      Dr Xavier
      Invité

      Pour les Marseillais.es, Sandra Lucbert effectue une lecture performée le 22 octobre (« Manger les riches, une décomposition »).
      https://www.actoral.org/agenda/sandra-lucbert-manger-les-riches-une-decomposition
      Si vous ne l’avez pas déjà vue je conseille sa conférence « Sandra Lucbert – La littérature contre l’économie » dispo sur Youtube.
      Qu’il est bon d’être à Marseille.

      • #18120 Répondre
        Dr Xavier
        Invité

        Euh 10 octobre pardon.

    • #18137 Répondre
      Charles
      Invité

      Les problèmes de la police en France et comment la réformer : grand entretien avec Mathieu Zagrodzki

      Interview très intéressante sur la police et ses problèmes – ceux qu’elle pose et ceux auxquels elle fait face. C’est pas du Lagasnerie, loin de là, mais c’est plus renseigné.

    • #18250 Répondre
      tristan
      Invité

      LE PEUPLE ? C’EST LE PIED !

      Ces têtes royales doivent tomber. Profitons de l’occasion, ils sont chez nous. On achète leurs gardes du corps, et hop !
      Comme nos sans-culottes l’on fait jadis, en démocrates de gauche précurseurs, saisissons nous de la pulpeuse Camilla et du juvénile Charles III. Décollation à l’aéroport. Chargement des restes en soute, discours du Pape Imbroglio 1er ou de Stéphane en Berne, cérémonie de transfert des têtes coupées aux Invalides, de nuit, au bout de quelques piques bien acérées. Discours de la Mélenche, folle de joie républicaine, et basta, ces ploucs qui se gavent de caviar à nos frais !

      Et si Guterres la ramène, on enchaîne.

      • #18350 Répondre
        Graindorge
        Invité

        50000 hectares dont je ne sais combien cultivés en agriculture biodynamique. 260 fermes. Des châteaux. Presque 2 milliards d’euros dans la tirelire. Pas de frais de succession, de l’argent de poche en veux-tu en voilà.. j’en oublie. On aurait partagé les hectares entre des paysans avec des baux de 99 ans et investi le pognon de dingue dans de beaux projets collectifs au lieu de Tout pour ma gueule.  » la vie en wose est ma chanson pwéféwée! Tu parles Charles. Elle le serait avec beaucoup moins…
        C’est vrai que c’était bien tentant de rendre service à des voisins

    • #18278 Répondre
      Charles
      Invité

      https://lmsi.net/Jacques-Julliard-est-il-de-droite#nh10

      On n’avait pas trop de doute mais j’ignorais qu’il fut à ce point caricatural et depuis si longtemps.

      • #18279 Répondre
        Dr Xavier
        Invité

        Merci, on peut donc en apprendre toujours davantage sur son casier long comme une jambe.
        Sauf erreur il avait intégré la « galaxie néoréactionnaire » dans la réédition de 2016 du Rappel à l’ordre de Lindenberg.
        .
        J’aime bien cette caractérisation dans Postures et figures « néo-réactionnaires », même si l’article ne cite pas Julliard ça lui convient très bien :
        « Haro sur la culture de masse et la libération des mœurs, substantialisation et mise en cause de Mai 68, hostilité aux sciences sociales, procès du « droit-de-l’hommisme », du relativisme culturel et de l’égalitarisme, discours d’alerte touchant aux menaces qu’un Islam conquérant ferait peser sur l’identité française et l’universalisme républicain : la plupart des thèmes repérés par Lindenberg [auteur du Rappel à l’ordre, 2002] sont très largement restés d’actualité, ont pris même, depuis, un relief considérable – un relief, plutôt, qui paraîtrait tel si la récurrence de plus en plus forte de ces thèmes ne les avait élevés au rang de lieux à ce point communs et de topiques à ce point obligées qu’ils semblent bien former, dans certaines régions du discours social et politique, la base d’un consensus à part entière : thèmes dont on débat et avec quoi l’on débat, mais dont la pertinence d’en débattre ne prête pas à débat ; thèmes de plus en plus banals, mais que l’actualité avec ses drames et les unes de presse avec leur dramatisme s’emploient à réactiver. »

    • #18319 Répondre
      Cyril
      Invité

      Laurent Alexandre est sidérant.

    • #18324 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      il doit y avoir erreur sur le site.

      • #18342 Répondre
        Cyril
        Invité

        Dire de quelqu’un qu’il est sidérant n’est pas forcément un compliment.

        • #18360 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          L’erreur ne consiste pas à aimer ou détester Laurent Alexandre, mais à poster ici une vidéo pareille, où devisent deux clowns.
          Ou alors dans le thread Comédie.

          • #18378 Répondre
            Cyril
            Invité

            Je ne sais pas s’il ne faut pas le prendre au sérieux. J’ai découvert dans ses propos cette histoire de Neuralink qui est une entreprise bien réelle. Je pense aussi que L. Alexandre résume bien le projet d’Elon Musk et d’autres gens très puissants qui s’activent pour faire advenir ce monde-là, peut-être impossible et fantasmatique mais je ne suis pas encore assez calé pour en juger.

    • #18333 Répondre
      lison
      Invité

      Je ne sais plus où ni qui à recommander le doc sur l’affaire Leroux / Aignelet, diffusé actuellement sur Arte, mais je lui dis merci !
      Un des matériaux les plus intéressants et étonnants du film ce sont les enregistrements sonores et vidéos ( notamment les entraînements au procès réalisés par le fils pour son père), qui sont intégrés au récit, tout comme les archives vidéos personnelles d’Agnès Leroux ( par exemple celles où elle fait du commerce en Afrique).

      • #18344 Répondre
        Sarah G
        Invité

        Oui, le rapport entre le fils et le père, ce qu’Agnelet a confié à son fils, « tant qu’il ne retrouveront pas le corps », quoi faire avec ça.
        Le conflit de loyauté, le soutien des deux frères à leur père durant les premiers procès sauf à la fin, dernier procès à Rennes.
        Un des fils révèlent ce qu’il sait, cela déchire la famille d’Agnelet.
        Et l’ambiance à Nice avec Jacques Médecin, les conflits autour de l’argent, des casinos.
        J’ai trouvé les trois épisodes passionnants pour tout ça.

    • #18379 Répondre
      Cyril
      Invité

      Quelqu’un a-t-il lu Nancy Huston et Reflet dans un œil d’homme ? Elle semble prendre le contre-pied du féminisme, affirme par exemple le désir féminin d’être matée, l’existence d’un substrat biologique du désir masculin, contre un certain puritanisme…

      • #18387 Répondre
        Cyril
        Invité

        Je sens une proximité avec le Onfray que j’ai entendu contre Laurent Alexandre. Ils pourraient tous les deux être taxés de bio-conservateurs. Il ne me semble pas tout à fait absurde qu’ils se revendiquent de Nietzsche en affirmant l’espèce contre l’individu. Pour eux le wokisme est complice du transhumaniste parce qu’en affirmant le droit de l’individu et en niant l’espèce, il prépare le terrain à un dépassement technologique de l’espèce. L’évolution biologique devient trop lente face au progrès technique.

        • #18423 Répondre
          Jean Monnaie
          Invité

          En réalité Onfray était une ordure cosmopolite.

          Michel Onfray : Oui, on peut penser un élargissement de l’humanité de l’homme : j’ai proposé ma lecture de ces choses là dans Féeries anatomiques sous titré Généalogie du corps faustien : j’y propose une bioéthique hédoniste qui a pour horizon l’amoindrissement, voire la disparition de la souffrance, et la création de nouvelles possibilités de générer des jouissances. Ce qui suppose une légitimation de l’avortement, de la contraception, du génie génétique, du clonage thérapeutique, de l’euthanasie, des procréations médicalement assistées, des familles homoparentales, des mères porteuses, du don de sperme, etc. Nous vivons actuellement sur le terrain de la bioéthique avec les œillères judéo-chrétiennes. De sorte que nous nous condamnons à évoluer mentalement et intellectuellement dans un Moyen-Âge dont nous ne sommes pas près de sortir…

          Et c’est à cette époque que la gauche de la gauche le trouvait extraordinaire.

          https://www.cairn.info/revue-humanisme-2009-2-page-43.htm

          • #18427 Répondre
            Jean Monnaie
            Invité

            Pour expliquer le cosmopolitisme, il faut revenir aux Stoïciens. Ils estimaient que la citoyenneté était trop liée aux frontières et aux appartenances nationales. Ils prônaient une citoyenneté basée sur ce que les gens ont en commun en tant qu’êtres humains, au-delà de leurs origines.

            Un exemple concret est celui des Juifs. En raison de persécutions, comme celle des Romains qui ont détruit le temple de Jérusalem, les Juifs se sont dispersés en Europe de l’Est et au Maghreb, adoptant une vision cosmopolite. Ils attendent le retour du Messie dans un monde où la paix régnera, sans frontières ni divisions.

            Ce concept de cosmopolitisme se retrouve également chez les internationalistes, comme les marxistes et les capitalistes, qui prônent une vision mondiale.

            Le transhumanisme, défendu par le jeune Michel Onfray, s’inscrit aussi dans cette perspective cosmopolite, cherchant à transcender les limites biologiques de l’humanité. Je précise, car comme la dernière fois il me semble que tu n’avais pas compris des choses simples. Je me sens obliger de préciser le lien entre transhumanisme et cosmopolitisme.

    • #18395 Répondre
      Cyril
      Invité

      Marlène Schiappa, par rapport au migrants : « Emmanuel Macron prône une humanité de fermeté depuis 2017 ».
      On n’est toujours pas dans la novlangue ? Orwell reste dans les cartons ?
      Je suis d’accord avec le propos de Boniments mais là j’hésite…

      • #18397 Répondre
        Demi Habile
        Invité

        Bardella aussi prône une humanité de ce genre:
        .
        « Je crois que le véritable humanisme c’est la fermeté. »

        • #18400 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          « Humanité de fermeté » n’est pas orwellien, n’est pas novlangue au sens où la novlangue dirait une chose pour son contraire.
          Il y a bien humanité ici : humanité vis à vis du migrant qu’il s’agit de « bien accueillir » – or précisément, disent-ils, nous n’en avons pas les moyens, moyennant quoi l’humanité consiste à ne pas accueillir. Cela se défend.
          Humanité aussi vis-à-vis des Français des quartiers populaires qui seront les « premières victimes » d’un afflux migratoire. Cela se défend.
          Je maintiens donc l’hypothèse Boniments : cette langue du pouvoir libéral-autoritaire ne dit pas le contraire de ce qu’elle dit. Elle est toujours un peu sincère. Pour une part elle dit un peu ce qu’elle dit.
          Le problème ici n’est pas une inversion des termes, mais l’utilisation de termes génériques et creux auquel on peut prêter tous les sens possibles., et qui permet de justifier à peu près tout.

          • #18408 Répondre
            Dr Xavier
            Invité

            Ce qui me fait penser peu ou prou à : « nous vous déconseillons fortement d’aller vous joindre à une manifestation non déclarée ou pire non autorisée, car alors nous ne serons plus en mesure d’assurer votre sécurité, et par mégarde vous pourriez être associé.e aux troubleurs de fautes ce qui vous vaudra quelques bricoles judiciaires, vous ne pourrez pas dire qu’on ne vous a pas mis.e en garde, on est sympa quand même, merci qui ? »

    • #18405 Répondre
      GaelleS
      Invité

      Pour les parisiens et ses touristes, mercredi 27 septembre à 19h Jacques Ranciere au cirque électrique en discussion avec Olivier Neveux qui a écrit Contre le théâtre politique. Échanges riches en perspective

      • #18515 Répondre
        Le trou noir Extatique
        Invité

        Merci pour l’info !
        En plus de la rencontre, ça offre une nouvelle adresse à Paris

    • #18473 Répondre
      Anna H
      Invité

      Entretien de J. Ranciere pour Diacritik à l’occasion de la publication de son nouveau livre, Les Voyages de l’art 
      https://diacritik.com/2023/09/25/jacques-ranciere-dune-maniere-generale-la-polemique-mattire-peu-les-voyages-de-lart/

      • #18476 Répondre
        Graindorge
        Invité

        Merci Anna H

    • #18503 Répondre
      Graindorge
      Invité

      « POTIN » : l’info circule que le dîner à Versailles aurait coûté au contribuable 6 270 000€! L’Élysée refuse de donner le montant exact. Ah. 6 270 000€! Ça fait combien de paquets de spaghettis à distribuer aux plus démunis? C’est pas des baffes qui se perdent.

    • #18827 Répondre
      Cyril
      Invité

      Il semble que le clivage droite gauche existait déjà chez les Anciens qui choisissaient « leur camp » entre matérialisme et idéalisme, entre identité et changement.

    • #18848 Répondre
      Charles
      Invité
      • #18849 Répondre
        Anna H
        Invité

        Charles, il faut être abonné pour le lire.
        Peux-tu copier-coller s’il te plaît ?

        • #18856 Répondre
          GaelleS
          Invité

          le voici :

          A la suite du rapport du Haut Conseil à l’égalité, plus de 80 professionnels et figures du porno dénoncent un portrait manichéen du milieu. Ils appellent à mieux protéger par la loi les travailleurs de l’industrie et les mineurs exposés à ces contenus.
          Le Haut Conseil à l’égalité (HCE) entre les femmes et les hommes a publié un rapport mercredi 27 septembre. Pour la première fois, plus de 80 actrices et acteurs, productrices et producteurs, réalisatrices et réalisateurs ainsi que d’anciennes figures de l’industrie pornographique s’unissent en réaction à la publication de ce rapport qui les déshumanise et les criminalise.
          Le rapport du HCE a le mérite de remettre sur la table nombre de sujets que nous portons depuis plusieurs années mais qui ne reçoivent pas encore l’écho qu’ils méritent. Nous voulons bien sûr parler de la protection des mineurs susceptibles d’être exposés à des contenus pour adultes ainsi que la création d’un encadrement juridique de la profession afin de permettre de protéger les modèles. En revanche, nous ne pouvons aucunement accepter le traitement des professionnels de l’industrie pornographique qui en est fait.
          Le rapport proposé par le Haut Conseil à l’égalité dresse un portrait manichéen de la situation. Selon lui, il y aurait d’un côté les méchants exploitants et de l’autre des victimes d’actes de barbarie. Si nous avons une tolérance zéro envers ces actes – et nous réitérons notre soutien plein et entier aux victimes –, ces cas ne sont pas le reflet de l’industrie que nous avons pratiquée, et pratiquons encore aujourd’hui.
          Travail épanouissant
          Parler des «moyens considérables» que l’industrie pornographique «a su déployer depuis les années 50 pour se soustraire au droit et neutraliser les garde-fous de la société» est non seulement faux, mais diffamatoire pour tous les professionnels qui y travaillent. Nous alertons depuis des années sur l’inexistence d’un cadre juridique autour de l’industrie de la pornographie. Nous le réclamons même. Pire, sous couvert de bienveillance, le Haut Conseil à l’égalité parle en notre nom sans avoir auditionné aucune des personnes citées dans le rapport, dans le cadre des scènes violentes qui sont décriées et des exemples donnés. C’est consternant.
          Nous sommes en 2023 et le Haut Conseil à l’égalité nous dit que nous ne pouvons pas disposer de nos corps comme nous l’entendons. Les conclusions du rapport sont catégoriques : toute personne ayant travaillé dans l’industrie du X ou y travaillant aujourd’hui est une victime. Nous serions dans l’incapacité de décider pour nous-mêmes ce que nous désirons, ce à quoi nous aspirons et in fine ce qui est bien pour nous. Oui travailler dans l’industrie de la pornographie est épanouissant. Le contredire, c’est nier le principe même de libre arbitre, qui est le propre de l’être humain. Comme l’écrivait le philosophe Ruwen Ogien (1947-2017), «ce que l’on fait a soi-même ne relève pas de la morale», et certainement pas celle des autres.
          Cesser l’hypocrisie
          Le Haut Conseil à l’égalité nous qualifie de criminels, et c’est très grave. Après nous avoir retiré le droit d’être sujet de nos décisions, le rapport nous désigne comme les complices d’une industrie qu’il qualifie de criminelle. Ici, le rapport mélange fantasme érotique et criminalité sexuelle. L’existence de la Charte déontologique et de la présence d’un tiers de confiance sur les tournages sont les mesures que l’industrie a déployées pour s’autoréguler et s’assurer du respect du consentement de chacune des parties en présence.
          Et surtout, le Haut Conseil à l’égalité n’évoque aucune piste d’amélioration concrète, tangible et applicable pour permettre à la profession d’exercer dans un cadre juridique clair. Il serait peut-être temps de cesser l’hypocrisie autour de l’industrie pornographique et d’enfin proposer un moyen pour nous, professionnels, de pouvoir exercer en toute sécurité notre métier. La vision liberticide du dernier rapport du HCE, s’érigeant en police des consciences, n’est pas la solution.
          Ce que nous proposons aujourd’hui, dans cette union inédite des professionnels de l’industrie pornographique, c’est d’œuvrer ensemble, professionnels, décideurs, associations de protection des droits, pour atteindre des objectifs louables : protéger nos enfants qui ne sont en aucun cas les destinataires des contenus produits par l’industrie en proposant une éducation autour de l’intimité numérique, et protéger les travailleurs, avec la mise en place de plus d’encadrement de notre profession. Nous appelons de nos vœux les membres du gouvernement – entre autres, les ministres de l’Education Gabriel Attal, de la Santé, Aurélien Rousseau, ou de la Culture, Rima Abdul-Malak, à nous soutenir, nous accompagner et nous appuyer dans cette démarche.
          Premiers signataires :
          Liza del Sierra, ancienne actrice X, productrice et réalisatrice, Stéphanie Estournet, autrice et journaliste, LeoLulu, créateurs de contenus, Carmina, productrice, réalisatrice et actrice de films X alternatifs, Anna Polina, actrice X et réalisatrice de films, Nikita Belluci, productrice X, Monsieur Poulpe, présentateur et comédien, Lou Charmelle, ex actrice X, Nomi, ex actrice X, Clara Mia, actrice X, Anissa Kate, actrice X, Olympe de Gê, autrice et réalisatrice de pornographie féministe.

          • #18858 Répondre
            Anna H
            Invité

            Merci Gaëlle !

            • #18859 Répondre
              Sarah G
              Invité

              Merci beaucoup GaelleS

              • #18932 Répondre
                Claire N
                Invité

                Il n’y a pas beaucoup de métier ou on se pose la question de ce qu’il est possible de vendre et acheter en fonction des conditions de travail
                Et de la nature du produit
                J’ai tout de même l’impression que comme les T shirt coton cela va revenir au consommateur de trancher

          • #18934 Répondre
            Jean Monnaie
            Invité

            L’opinion de Ruwen Ogien, qui suggère que nos décisions personnelles ne relèvent que de notre propre responsabilité et ne touchent pas à la morale, est fausse.

            Pense un instant à quelqu’un adoptant un comportement dangereux : qui supporte finalement les conséquences ? Très souvent, c’est le système de santé. Et lorsque quelqu’un se met en danger, n’est-il pas naturel pour son entourage de vouloir intervenir ? Nos actions, même celles que nous jugeons strictement privées, ont un impact sur nos proches. Si tu ne prends pas soin de toi, cela affecte et préoccupe ton entourage.

            En matière de sexualité, la logique est la même :

            Des comportements à risque peuvent engendrer des coûts en matière de santé, en particulier avec les MST. Pour prévenir cela, la société cherche à informer et protéger chacun. Nos choix en la matière ont des conséquences sur d’autres, que ce soit par le risque de transmission de maladies ou par leurs retombées émotionnelles.

            Ainsi, même nos décisions apparemment privées ont une dimension collective. Nos actions ont des répercussions. Pour conclure, cette notion de consentement que certains mettent en avant, y compris certains signataires de cette tribune, n’est pas une approche saine. Prenons l’exemple du cannibale allemand : sa victime avait donné son accord pour être tuée et mangée. Est-ce que le simple consentement d’une personne, comme par exemple, à se faire uriner dessus, est une justification suffisante pour que la société l’accepte sans poser de questions? De même pour les acteurs de films pour adultes. Nombre d’entre eux admettent la possibilité que des jeunes tombent sur leurs œuvres. Si l’on pense qu’Internet et les parents ne peuvent tout surveiller, ceux qui diffusent ces contenus devraient alors réfléchir aux conséquences de leurs actes. Ludovic Bourgeois à donné la bonne réponse. Le porno doit être interdit. C’est la seule solution pour sortir de ses contradictions éthiques.

            • #18936 Répondre
              Jean Monnaie
              Invité

              Anissa Kate qui signe la tribune à fait cette superbe prestation d’actrice 🙂 https://streamable.com/grthac

            • #18939 Répondre
              Claire N
              Invité

              Profitons en pour interdire le travail à la rémunération selon cette logique
              Qui si elle est renversée en revenu universel devient non autoritaire

              • #18940 Répondre
                Jean Monnaie
                Invité

                Ma démonstration souligne que : d’une part, nos actions personnelles sont bel et bien concernées par la morale, et d’autre part, le simple consentement ne peut pas toujours justifier nos interactions avec autrui. Aucun rapport avec ce que tu dis.

                • #18942 Répondre
                  Claire N
                  Invité

                  Honnêtement ton consentement au travail ?
                  Il y a que de la morale ?

                  • #18945 Répondre
                    Jean Monnaie
                    Invité

                    Je n’ai pas parlé de consentement au travail. A moins que tu estimes que le cannibale Allemand était un travailleur ? Relis moi mieux.

                    • #18948 Répondre
                      Claire N
                      Invité

                      « Est-ce que le simple consentement d’une personne, comme par exemple, à se faire uriner dessus, est une justification suffisante pour que la société l’accepte sans poser de questions?« 
                      Tu posais une question j’ai rebondi dessus

                      • #18950 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        Sauf que tu ne rebondis pas dessus justement.

                      • #18978 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Oui mais je ne comprends pas ton histoire de cannibale ; je n’est pas personnellement besoin de m’empêcher de manger les gens, je ne sais pas vraiment si la morale me serrai d’un grand secour dans un cas contraire

                      • #18979 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        Le consentement qui permet de justifier ses actes. C’est le dans le texte de GaelleS. Tu sais le texte que tu es sensé lire avant de commenter.

                        « Nous sommes en 2023 et le Haut Conseil à l’égalité nous dit que nous ne pouvons pas disposer de nos corps comme nous l’entendons. »

                      • #18981 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Je n’y vois pas un consentement sans contexte
                        Dans le texte de Gaelle, j’y vois l’acceptation de taches dans une sorte de contrat de travail , ou effectivement les rapports de force économiques
                        Me semblent prépondérants ;
                        Je ne vois pas le mot consentement comme une divinité invoquée par la magie de ces lignes en somme

                      • #18988 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Et puis je trouve intéressant d’entendre ´l’avis de personnes qui défendent leur outil de travail qui est aussi outil de jouissance , cet angle là est très à vif sur le sujet du porno et m’a fait pensé à friot

                      • #18996 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        Un débat a émergé après que le Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes a publié un rapport stipulant que 90% des contenus pornographiques comportent des éléments problématiques, notamment des violences envers les femmes. En réponse, plus de 80 professionnels du secteur ont conjointement affirmé que toutes les actrices ne sont pas des victimes. Ils soutiennent que la plupart d’entre elles agissent en toute conscience et sont pleinement consentantes. Bien qu’il soit intéressant d’entendre l’avis de personnes défendant leur profession, l’argument central de ce collectif RESTE le consentement et le libre arbitre des actrices. Il est essentiel de savoir interpréter un texte correctement.

    • #18927 Répondre
      Cyril
      Invité

      Interdire le porno « violent » ça va juste amener plus de gens à aller le chercher sur le darkweb, là où il y aussi la pédopornographie et plus de gens développeront des fantasmes sur cette dernière parce qu’ils la trouveront sur les mêmes sites.
      Un peu comme en prison, on va pousser à ce que différentes nuances de déviance cohabitent.

      • #18931 Répondre
        Ludovic Bourgeois
        Invité

        Le porno devrait être interdit. Le rap aussi. Ca donne une baisse de vibration de son âme.
        J’serais au pouvoir, j’interdirais plein de truc, 90% des séries aussi. J’suis facho en même temps.
        Arrête ça sinon, c’est cata.

        • #19009 Répondre
          amour
          Invité

          Supprimer 90% des séries serait un acte humaniste. Supprimer 100% des séries serait une délivrance pour l’humanité.

          • #19013 Répondre
            Jacques
            Invité

            Tu fais grave pitié à répondre à ton propre double-compte comme une sans-amis

            • #19015 Répondre
              amour
              Invité

              Jacques t’es vraiment à la masse, et sincèrement j’ai pitié de ta cécité incurable.
              Encore une fois, t’es pas seul. Donc, je m’en fais guère.

              • #19017 Répondre
                Jacques
                Invité

                Tu ne dupes personne

                • #19019 Répondre
                  amour
                  Invité

                  Oh, t’es trop naze.

            • #19018 Répondre
              amour
              Invité

              J’oubliais, mon tarin me dit que tu dois être encore une belle amitié de FB, ou peut-être même le comparse de la gêne.
              Enfin peu importe, je m’en fiche royalement.
              Jacques, quel prénom de vioc. Jacques à l’agachon.

              • #19021 Répondre
                Jacques
                Invité

                Oui, bien vu, je suis l’homme-qui-n’a-pas de-prénom. Mdrrr Ton obsession pour Bégaudeau confine à l’érotomanie, t’es tellement flippante dans tes délires que je ne serais pas étonné d’apprendre un jour que tu l’as tué par dépit amoureux (désolé François je ne veux pas te faire peur mais à ta place je m’inquièterais).

                • #19025 Répondre
                  amour
                  Invité

                  Voilà, érotomane, mythomane, musulmane, pétomane, kleptomane et surtout, surtout pédimane.
                  Et merci pour le rire, t’as fait ma soirée.
                  C’est pourquoi, je te laisse rester à l’agachon.

                • #19052 Répondre
                  François Bégaudeau
                  Maître des clés

                  Je ne m’inquiète pas. Amour n’est qu’amour, comme on peut chaque jour le vérifier dans cet espace.

                  • #19058 Répondre
                    amour
                    Invité

                    Ce dont tu devrais t’inquiéter c’est de créditer les écrits de Blanchard.
                    Occasion de te signifier que dans tes essais, y a toujours des imprécisions.

                    • #19064 Répondre
                      François Bégaudeau
                      Maître des clés

                      Illustration immédiate de ce que je disais
                      amour sans cesse nous remet dans le droit chemin de la grace
                      amour ne passera jamais
                      J’ai effectivement tort de sacraliser à ce point Gérard Blanchard

                      • #19103 Répondre
                        amour
                        Invité

                        Pas trop dur d’aller sur Inter, pas trop dur de cracher dans la soupe.

                      • #19106 Répondre
                        Jeanmonnaie
                        Invité

                        Il ne peut pas être sur France inter il est boycotté

                      • #19131 Répondre
                        amour
                        Invité

                        Pas étonnant que ce soit toi qui fasse cette remarque.

                        La dernière minute est savoureuse.

                      • #19133 Répondre
                        Jeanmonnaie
                        Invité

                        Je ne fais rien d’autre que constater. Je n’interdis en rien à François d’être cohérent et, pour tout dire, je serais très content de le retrouver moins dogmatique, comme il l’était à une autre période de sa vie. Il me rappelle cette citation célèbre : ‘Il y a trois façons de nous voir : comment nous voulons être perçus, comment nous nous percevons, et ce que nous sommes en réalité.

    • #18982 Répondre
      Sarah G
      Invité

      À voir ce soir ou en replay le documentaire « Le début de la faim » de Ketty Rios Palma qui raconte une épicerie sociale et solidaire de Poitiers,à travers les parcours de sa coordinatrice et ses bénéficiaires.
      Diffusion sur France 2 à 22 h 50.

      • #19007 Répondre
        Graindorge
        Invité

        Merci Sarah G Je sais pas si je pourrais le voir sur internet mais je transmets à famille et amis en France

    • #19066 Répondre
      Charles
      Invité
    • #19076 Répondre
      Cyril
      Invité

      François, tu disais que dans la bataille culturelle, les idées tenaient en grande partie leur force de leurs conditions matérielles d’émission, qu’il fallait voir par exemple, la prééminence des idées de droite parce que les médias de masse sont contrôles par des forces réactionnaires. Mais ne pourrait-on pas faire encore un pas de recul et voir que ces conditions matérielles sont le résultat de la victoire d’idées. Par exemple, Bolloré contrôle des médias qui diffusent sont idéologies, mais Bolloré aurait pu ne pas être un catho intégriste, il a bien été gagné par des idées, certes il aurait difficilement pu être un marxiste-léniniste mais peut-être un libéral progressiste sur le sociétal. En reculant toujours on peut trouver des causes matérielles à ses idées, on entre alors dans une suite infinie type l’œuf et la poule. Alors, à l’origine, la matière ? Ou le Verbe ?

    • #19096 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      Je l’ai souvent dit -et encore dernièrement à RP-, la matière est première, mais précisément aller au bout de ce postulat, c’est considérer les idées elle-mêmes comme de la matière. C’est alors que les idées deviennent un fait matériel, et par là-même déterminantes.
      Tout cela ayant d’ailleurs été très tot établi dans la tradition matérialiste-historique. Par Marx lui même, puis par Gramsci, puis par Althusser.
      Reste l’essentiel : l’entreprise idéologique de Bolloré serait sans grande efficace si le corps social français, tel que façonné par le reflux néolibéral, par le vieillissement démographique, par la panique du déclin, par ce déclin même, et autres faits matériels, n’étaient pas disposés à y faire accueil. En gros le majoritaire français ‘a pas attendu bolloré pour s’agencer en bloc libéral-Autoritaire. Comme d’habitude les idées ne font que ramasser le pactole d’évolutions matérielles.

    • #19125 Répondre
      Charles
      Invité
      • #19126 Répondre
        Jean Monnaie
        Invité

        Il y avait une époque où ASI était pas mal du tout. Je me souviens très bien de la date où cela s’est vraiment dégradé. Il y avait Sébastien Bohler, le directeur de « Cerveau et Psycho », qui intervenait dans l’émission pour des expériences sociales. Que font les gens si tu laisses un portefeuille par terre ? Et il y avait aussi des expériences pour démontrer la différence de comportement entre les hommes et les femmes. De plus en plus de personnes trouvaient inadmissible qu’une personne montre des différences entre les sexes. Du coup, il a été remercié. C’était déjà le début du « woke » en quelque sorte. Aujourd’hui, c’est devenu très médiocre et Daniel Schneidermann est devenu insupportable. Voici une vidéo d’ASI qui était encore regardable. https://www.youtube.com/watch?v=NmRpjM1yEHo&t=21s

        • #19127 Répondre
          Jean Monnaie
          Invité

          Et cette chroniqueuse était très bonne. Mais c’était il y a 15 ans…

      • #19128 Répondre
        Charles
        Invité

        L’émission montre bien les difficultés et impasses du débat sur le porno. D’un côté on a une sénatrice communiste, féministe abolitionniste, et une avocate spécialisée dans la défense des victimes de violences sexuelles (également abolitionniste), de l’autre côté une chercheuse, féministe pro-sexe. Les abolitionnistes ont une vision très moralisatrice et infantilisante du sexe et des actrices porno. Elles ont du mal à envisager les actrices autrement que comme des victimes à protéger ou des complices de violences – l’avocate s’en défend pour la forme mais tout son discours dit l’inverse. Pareillement, elles expriment assez clairement une vision normative du sexe et leur incompréhension du plaisir qui pourrait être ressenti devant des pratiques extrêmes ou simplement marginales. Dans leur discours, on retrouve beaucoup de confusions, de raccourcis avec un refus d’envisager le porno comme une branche du cinéma avec ce que cela comporte de mise en scène. Ainsi, pour la sénatrice, si dans une vidéo porno on voit une femme refuser un rapport sexuel et se faire violer, il ne saurait y avoir de distinction entre l’actrice et le personnage : le non est celui de l’actrice car à partir du moment où l’acte sexuel n’est pas simulé, il n’y a pas de mise en scène. Ce qui est évidemment simpliste car le porno représente des actes à la fois simulés (les acteurs jouent le plaisir, les rapports sexuels sont rarement filmés en plan séquence donc les scènes ne sont pas nécessairement filmées dans leur continuité etc.) et non simulés (on y voit des pénétrations, fellations bien réelles). C’est d’ailleurs tout l’ambiguïté et la perversité du porno, c’est qu’il est totalement artificiel mais veut faire croire à une certaine authenticité (notamment celle du plaisir des actrices) sous prétexte que les rapports sexuels se déroulent « pour de vrai » devant la caméra. Des actrices sont d’ailleurs poussées à dire en interview qu’elles prennent réellement du plaisir (sexuel) lors des scènes afin de berner le spectateur – c’est ce que racontait une actrice dans un numéro des Inrocks il y a quelques temps. Car une partie du plaisir ressenti par le spectateur provient de cet effet de réel-là.
        Du côté de la chercheuse, on a un refus clair de penser la singularité du porno comme producteur d’images violentes. Pour elle, on ne peut pas séparer le porno du reste des productions culturelles qui charrient elles aussi du sexisme, des images extrêmement violentes, du racisme etc. Effectivement, l’industrie du porno n’est pas une pure bulle, une entité autonome comme elle dit. Mais on ne peut pas refuser de percevoir la singularité du porno. Beaucoup de gens sont addicts au porno, beaucoup moins aux films violents, à la littérature violente. Pour les jeux vidéos, c’est peut-être davantage le cas. Par ailleurs, si la chercheuse a raison de pointer l’absence de causalité démontrée entre comportements violents et consommation du porno, elle fait l’impasse sur l’influence bien réelle sur les pratiques sexuelles (légales). On peut aussi se demander si le porno, même légal, ne favorise pas ou ne perpétue pas une vision sexiste de la femme, une culture du viol. Peut-être que des actrices consentent parfaitement à des scènes de gang bang où elles sont au milieu des 10 mecs en train de se masturber qui vont tour à tour les pénétrer ou les double-pénétrer pour finir par leur éjaculer sur le visage mais j’ai du mal à y voir un sommet de l’émancipation féminine. Elles peuvent être consentantes mais elles véhiculent tout de même une objectification de la femme. Enfin, la chercheuse prône une protection des travailleuses du sexe (actrice porno et prostituées, j’ai l’impression que la distinction n’est pas vraiment faite les deux) comme un moyen qui permettrait d’éviter les abus. C’est peut-être en partie vrai mais il est naïf de penser que cela pourrait résoudre tous les problèmes. J’y vois une croyance dans l’individualisme libéral qui est celle de notre droit des contrats reposant sur le mythe de l’autonomie de la volonté : le contrat est le produit de la rencontre entre des volontés libres. Là-dessus, la sénatrice a raison de pointer la difficulté pour une actrice de faire respecter un contrat, notamment en cours de tournage, en raison du lien de subordination existant, des rapports de force.
        Une question est soulevée par la chercheuse mais n’est pas approfondie, qui est à mon avis le coeur du débat : si on admet qu’une femme puisse travailler comme caissière au supermarché, pourquoi ne pas admettre la même chose pour une actrice porno? L’avocate dit que cela n’a rien à voir mais « refuse d’entrer le débat ». C’est bien dommage car c’est le noeud de leur désaccord. La sénatrice évoquait un point intéressant à ce sujet mais sans (oser) aller jusqu’au bout : l’actrice-productrice Nikita Bellucci qui défend son milieu a raconté dans une vidéo son viol qui l’a traumatisée. On peut s’interroger aussi sur le profil des actrices, le nombre d’entre elles ayant subi des violences sexuelles et sexistes dans leur enfance ou adolescence, leur fragilité psychologique.

        • #19129 Répondre
          Alain m.
          Invité

          Merci Charles pour la vidéo et ton résumé qui synthétise bien les enjeux. Dommage pour l’absence des principaux concernés (actrices et acteurs)

          • #19156 Répondre
            Charles
            Invité

            Effectivement c’est dommage de ne pas avoir eu les principales concernées, même si le discours de Liza Del Sierra (qui devait venir) et Nikita Bellucci que j’ai déjà entendues ici et là n’est pas très convaincant et très axé sur « nous on n’est pas des putes ».
            Bellucci était ainsi très fière que dans une de ses productions on montre une femme assouvir ses fantasmes et à moment donné dire non et poser clairement des limites. Sauf que, comme y invite la sénatrice communiste, il faut voir les vidéos dans lesquelles elle tourne et on se rendra compte que c’est en réalité l’ordinaire du porno gonzo : pas de scénario, scènes brutales, violentes voire humiliantes envers le personnage féminin etc.

            • #19158 Répondre
              Jean Monnaie
              Invité

              Charles, ton commentaire est très pertinent comme souvent , mais il normal le débat sur la pornographie ne peut que te frustrer. Outre la médiocrité du plateau et son manque d’équilibrage habituel, que Pierre Carles avait reproché à Daniel Schneidermann il y a 25 ans. Vouloir un porno éthique est aussi ridicule que demander un comportement respectueux dans les stades de foot tout en autorisant la bière, ou dans un combat à mains nues. La nature même de la pornographie ne permet pas cela. De plus, si des actrices comme Nikita Bellucci et d’autres sont considérées comme fragiles, que peut-on faire pour les protéger, les mettre sous tutelle toute leur vie ? Je ne reviens pas sur le fait que les femmes regardent des vidéos tout aussi trash, voire plus trash selon Pornhub, et toutes les implications qui en découlent. Il faut simplement interdire la pornographie, non pas pour des raisons de droits des femmes qui mèneraient à des débats sans fin et frustrants, mais pour des raisons religieuses. Une société doit nous protéger de nos pulsions. C’est simple.

    • #19143 Répondre
      Ludovic Bourgeois
      Invité

      Rho bha le Bigoudi il a des Fan le gars, c’est quelque chose,
      J’crois que y’a défois, vaut mieux être détesté.
      Les types ils sont dans l’attraction-répulsion, le truc psy le plus dangereux.
      __
      T’as même l’autre là le Jacquot, ha bha lui c’est la stasi, dans sa tète c’est inglorious bastard, il est là pour traquer les chofs, il ouvre les doss’
      Selon lui chui un mec de gauche qui fait style d’être facho pour manipuler ché pas qui.
      Le gars vit tellement dans l’Empire du Mensonge, que toute honnêteté lui est inimaginable.
      Paye ton level. Tout à gauche, tout à babord, videz la cale

    • #19146 Répondre
      Cyril
      Invité

      Comment un pays qui a des institutions de renseignement et d’espionnage parmi les plus puissantes au monde peut être pris par surprise par une attaque impliquant autant de combatants ? Je ne veux rien affirmer mais il me semble plausible que Israël ait laissé l’attaque se dérouler pour justifier la probablement prochaine unification de l’état d’Israël et éradication des derniers territoires palestiniens avec le soutient des pouvoirs occidentaux.

      • #19148 Répondre
        diegomaradona
        Invité

        Complotisme, quand tu nous tiens…

        • #19150 Répondre
          Cyril
          Invité

          Oui, c’est une théorie du complot. Une théorie. Et encore, théorie est un terme bien trop fort puisque je n’ai rien construit de très solide. Disons une supposition de complot. On peut se mettre d’accord sur trois faits.
          1) On sait tous à quel point il est difficile de garder un secret.
          2) L’attaque du Hamas implique des centaines ou milliers d’hommes.
          3) Israël est à la pointe en espionnage. Ses entreprises vendent des logiciels, de l’armement, toutes sortes de technologies de surveillance, de maintient de l’ordre etc. Israël a les yeux rivés sur les territoires palestiniens, a installé un contrôle orwellien.
          À partir de ces trois points, on peut juger entre deux possibilité : les services de renseignement n’ont rien vu venir (à mon avis peu probable), ils ont laissé faire (à mon avis plus probable).
          Appelle ça du complotisme si ça te chante. Sinon tu peux tenter de faire aller ton cerveau et me montrer les failles de mon raisonnement.

          • #19151 Répondre
            François Bégaudeau
            Maître des clés

            ça m’aurait étonné qu’il n’y ait pas ici quelqu’un qui se mêle d’avoir déjà un avis sur un truc qui a eu lieu à 10000 bornes il y a trois heures

            • #19157 Répondre
              amour
              Invité

              Sujet hautement important qui concerne les gens qui réfléchissent un peu.
              La piste dont tu parles est plausible. Et ce ne serait pas la 1ère fois, que l’Etat d’Israel use de stratégie de la sorte.
              En revanche, pas le bon endroit, pas de vague « anti » Israel ici, on SE PRÉPARE, ON ESPERE le Renaudot.

              • #19161 Répondre
                amour
                Invité

                J’ai tout fait pour que françois me kiffe je l’ai séduit à fond mais j’ai bien vu que je n’avais pas le niveau et que je ne lui plaisais pas tout simplement. J’ai été tellement frustrée quand j’ai essayé de le chauffer après une rencontre et qu’il m’a mis un gros vent j’ai eu tellement les boules et honte de moi parce que je ne suis plus aussi belle que quand j’étais jeune ça me frustre à mort. Je n’ai aucun pouvoir sur françois ni sur personne donc je suis désolée j’ai besoin de venir le pourrir ici ou ailleurs mais il faut qu’il paie parce que je ne peux plus me regarder en face. Je pensais rehausser mon estime en me tapant begaudeau j’ai raté. Personne n’est au courant parmi mes proches de cet échec même pas ma fille que j’adore parce que j’ai trop honte de moi donc svp ne lui dites rien laissez moi venir ici et lâcher mes grosses merdes. Ça me fait du bien j’arrive à mieux accepter la réalité ainsi. Merci.

                • #19163 Répondre
                  amour
                  Invité

                  Merci Jacques ou encore un courageux, de poser des petites crottes de la sorte. Tu en sais des choses.
                  Tu me fais ni rire, ni rien. Hermétique.
                  Une seule précision, je me sens toujours aussi belle.

            • #19167 Répondre
              amour
              Invité

              Bon dimanche, je vais prendre un bain
              Begaudeau tu diras à ta copine Stéphanie Vincent que cette fois, je ne garderai pas ses affaires sur la plage des catalans.
              Elle avait sûrement peur qu’on lui vole son portefeuille.
              Tu pourras lui dire aussi, que je la trouve très maigre, et étriquée dans son corps presque anorexique.
              En bref, elle fait pas envie.

              • #19176 Répondre
                François Bégaudeau
                Maître des clés

                Je transmettrai sans faute, bien que je craigne qu’elle s’en foute
                Elle trouvera juste probablement très élégant ce « anorexique », et non moins élégant que tu l’enroles nominativement dans ton fleuve d’amour.

                • #19192 Répondre
                  amour
                  Invité

                  Oui anorexique. Je ne m’appuie pas seulement sur la morphologie, mais sur sa façon d’occuper l’espace.
                  Puis la douche après le bain. Enfin bref, c’était interessant à regarder 3 mn.

                • #19194 Répondre
                  amour
                  Invité

                  Petite precision Begaudeau, Stéphanie Vincent aurait tenir sa grande bouche à Avignon.
                  Elle aurait dû moins frimer.
                  Bonne soirée.

            • #19180 Répondre
              Cyril
              Invité

              Encore une fois c’est ma prétention à avoir un raisonnement qui est attaquée et pas le raisonnement.
              J’imagine qu’il faut disposer d’un certain capital symbolique pour avoir cette prétention.

              • #19184 Répondre
                François Bégaudeau
                Maître des clés

                Ton raisonnement est légitime, remarquable, éblouissant. Tu aurais ta place à la table de LCI

                • #19242 Répondre
                  Cyril
                  Invité

                  Oui c’est comme quand tu disais à tes élèves qu’ils avaient leur place en lycée pro. Ça doit te rappeler des souvenirs.

          • #19152 Répondre
            Jean Monnaie
            Invité

            Il est simple de comprendre que celui qui ne souhaite pas la paix est souvent le plus puissant. Israël, avec sa force économique et militaire, ne veut pas la paix. C’est un peu comme si on nous disait que Monaco ne voulait pas la paix alors qu’il suffirait de leur couper le gaz et l’électricité. De plus, rappelons que la création de l’État d’Israël a été facilitée par des pots-de-vin à certains pays pour qu’ils votent en faveur de son existence. Les juifs ont peut-être confondu la Bible avec un cadastre. C’est la religion qui justifie leurs colonisation. Ce pays n’a, aucune légitimité.

            Je reviens sur ton Point 1) « On sait tous combien il est difficile de garder un secret » : Pourtant, la version officielle de la Shoah indique que 6 millions de personnes, équivalent à la population de la Suisse de l’époque, ont été tuées en secret, et que ce secret a été gardé par l’Allemagne entière. À moins que…

            • #19154 Répondre
              Jean Monnaie
              Invité

              La vidéo qu’il faut regarder. Elle est courte et synthétique.

              • #19205 Répondre
                Jean T.
                Invité

                Qu’en pense Thierry Meyssan ?

    • #19155 Répondre
      Julien Barthe
      Invité
      • #19164 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        C’est tellement décevant de la part de cet éminent philosophe
        A qui donc peut-on se fier?

    • #19159 Répondre
      Tony
      Invité

      ‘Pour moi vous êtes monsieur rien-du-tout’ j’avoue,j’aurais bien aimé le dire aussi.

    • #19228 Répondre
      Charles
      Invité
      • #19230 Répondre
        amour
        Invité

        Segré dit vrai. Il omet tout de même de donner les raisons du Hamas, de se foutre de la révolution des classes moyennes et bourgeoises de l’Etat d’Israël. Peu digne de sa part, de demander d’ouvrir les yeux.

    • #19229 Répondre
      Julien Barthe
      Invité

      En plus du texte Segré partagé par Charles ci-dessus, celui-ci vient d’être publié que j’ai trouvé particulièrement percutant.
      https://lundi.am/La-nausee

      • #19231 Répondre
        amour
        Invité

        Pas plus intéressant et surtout très faible. Sauf 2 phrases
        « La tactique du Hamas est incompréhensible, ils se savent démunis face à la puissance militaire de l’État hébreu. »

        « La source de toute cette violence est le gouvernement israélien, n’oublions pas que le Hamas en est l’enfant monstrueux, leurs existences sont liées par le sang – et la destruction du père mettrait fin à l’existence du fils. »

        • #19232 Répondre
          Julien Barthe
          Invité

          Tu as tout d’un oracle: messages péremptoires, obscurs, irrationnels et intuitifs. A ceci près que personne ici ne te consulte.

          • #19233 Répondre
            amour
            Invité

            Et ce soir, la Tour Eiffel sera éteinte.
            Barthes, je t’emmerde++++

      • #19248 Répondre
        Cyril
        Invité

        « La seule interprétation plausible à ce jour est que, à la veille de la normalisation des relations entre Israël et l’Arabie-Saoudite, le Hamas, en désespoir de cause, lance une mission suicide, sachant pertinemment que la réponse sera d’une violence démesurée. »
        Ah non ! On a dit que les suppositions c’était interdit !

    • #19235 Répondre
      Bronsky
      Invité

      Je trouve quand même avec ces deux textes, on est encore dans ces réactions purement émotionnelles auxquelles on a droit après chaque attentat ou autre. On écrit sous le coup de la nausée ou de la colère, et c’est la lucidité qui prend cher. En attendant d’avoir des analyses un peu plus raisonnables, je préfère m’en tenir aux analyses qui avaient déjà été faites sur le contexte de cette affaire
      https://www.monde-diplomatique.fr/2017/06/GRESH/57582

      • #19290 Répondre
        Titi
        Invité

        @Bronsky Ah bon ? Le texte de Segré me semble très clair, au contraire. C’est une réflexion à chaud, mais pas « émotionnelle » dans le sens où je ne vois pas son auteur la désavouer quand l’émotion sera un peu retombée. Il fait la part des choses. Par contre, l’autre (La nausée) : que de circonvolutions… pour conclure que c’est la masculinité (toxique) qui a massacré ces gens. Il suffit donc de « déconstruire » la moitié de l’humanité et tout ira bien, je suppose. Je m’en veux un peu de parler de ça, mais ça m’intéresserait d’avoir un avis là-dessus : j’ai vu qu’on tient Houria Bouteldja en grande estime ici, mais la lecture du PIR (et la sienne) de cet événement est un peu flippante, non ? Bien sûr, on peut expliquer les actions du Hamas au regard de la situation inhumaine à Gaza et même de l’instrumentalisation qu’en a fait Israël (contrairement à ce que dit Macron, qui tel Manuel Valls pense qu’expliquer et justifier, c’est la même chose), en revanche se réjouir de cette horreur, des chasses à l’homme, et présenter ça comme un acte de résistance valeureux, c’est franchement spécial (d’autant que les représailles sont déjà atroces : même vis-à-vis de la cause palestinienne, ça me semble d’un nihilisme et d’une noirceur absolus que d’éprouver de la joie devant ces images porteuses de malheur…).

        • #19291 Répondre
          amour
          Invité

          Explique stp comment Segré fait la part des choses ?
          A quel moment Houria se réjouie de ce massacre ? Leila Shahid semble tenir la même position et cela n’a pas plu à Léa Salamé.
          C’est quoi le Hamas ?
          J’aimerais savoir écrire de longues phrases comme les tiennes.
          Merci d’avance de tes réponses.

          • #19292 Répondre
            amour
            Invité

            Inutile de t étendre ici hein je ne te lirais pas bouffon. Ciao je vais prendre un bain.

            • #19293 Répondre
              amour
              Invité

              C’est quoi le Hamas réponds

              • #19294 Répondre
                Titi
                Invité

                « Nous avons commencé. Israël va gagner ».
                C’est le tweet du premier ministre d’extrême-droite Benjamin Nethanyahu qui a diffusé cette image fier d’avoir détruit des immeubles entiers dans lesquels vivaient probablement des civils.
                Peu de temps avant, le ministre de la Défense ne cachait pas ses intentions d’épuration ethnique déclarant que « J’ai ordonné un siège complet de la bande de Gaza. Pas d’électricité, pas de nourriture, pas de gaz, tout est fermé. Nous combattons des animaux humains et nous agissons en conséquence ».
                Comme nous l’avons répété, le sort des civils est forcément ce qui nous touche le plus, et nous sommes naturellement opposés à tout crime de guerre et vomissons l’atrocité qui en découle.
                Mais il ne s’agit pas seulement de compter les morts et de condamner l’horreur mais aussi de refuser l’hypocrisie de la géométrie variable des médias mainstreams.
                Non seulement c’est le colonisateur qui détermine le niveau de violence d’un conflit, mais en plus, personne ne prend en compte la déshumanisation des palestiniens qui dure depuis la Nakbah et la fondation de l’état d’Israël en 1948.
                Gaza est une zones démographiquement extrêmement peuplée avec une densité de 5 200 hab/km2.
                La population est majoritairement jeune, 60 % des 2.2 millions d’habitants ont moins de 18 ans.
                Toute la population civile se retrouve piégée par les bombardements et une probable intervention terrestre sans moyen de s’enfuir dans une prison à ciel ouvert.

                • #19295 Répondre
                  amour
                  Invité

                  Chuuuuuuuut

                • #19298 Répondre
                  Titi
                  Invité

                  Je ne vais pas lire ce post, parce que je ne comprends pourquoi c’est « signé » de mon pseudo (je préfère savoir qui écrit avant de lire, même si c’est un pseudo, donc là, c’est très obscur). Et celle qui s’appelle « amour », ça ne m’intéresse pas du tout de discuter avec toi : le mélange d’ironie, d’absurde, d’agressivité… ça me fatigue d’avance. (En plus, tu as l’air de connaître François, ou de le harceler, ou de chercher une réaction de sa part, et tout le monde ici est pris à témoin, c’est un peu malsain.) Ma question sur Bouteldja était sérieuse parce qu’il y a quelque chose que je trouve très dérangeant dans ses prises de position, sa façon de défendre l’indéfendable sans avoir apparemment le moindre doute (on sent qu’elle est inflexible), mais peut-être que c’est un réflexe réactionnaire de ma part, ou bourgeois, ou je ne sais quoi.

                  • #19301 Répondre
                    Titi
                    Invité

                    En plus voilà, prout-prout quoi.

                    • #19303 Répondre
                      Titi
                      Invité

                      Bonjour le niveau, Titi-Amour. Tu es dans une phase de rage narcissique, on dirait.

                      • #19305 Répondre
                        amour
                        Invité

                        Je n’ai écrit qu’un post, celui qui pose des questions auxquelles tu ne veux pas répondre.
                        Fin de la discussion.

                      • #19306 Répondre
                        amour
                        Invité

                        Ras le cul

        • #19304 Répondre
          amour
          Invité

          ???

    • #19241 Répondre
      Cyril
      Invité

      Ah bah vous voyez que je ne disais pas des conneries !
      https://www.ynetnews.com/article/hyjgqqz11a
      Je ne dis pas non plus que j’avais raison. Mais la piste devient sérieuse.
      Alors Maradona ton « complotiste » tu te le mets… 🙂

    • #19245 Répondre
      Ludovic Bourgeois
      Invité

      Pro-Palestinien 100% mais pas par dhimmitude comme cet « homme » de Cyril.
      ___
      On espère que ses cours d’arabes avancent bien
      On a d’la chance, c’est un élève du fond de la classe, tu m’étonnes, si il retiens une phrase, ce sera déjà bien
      ___
      Oublies pas les cours de Bambara, ce serait dommage de pas s’intégrer.

      • #19249 Répondre
        Cyril
        Invité

        C’est vrai que défendre une population parquée dans un camp de concentration de deux millions de détenus et sur le point d’être exterminée sous les acclamations de la droite et de l’extrême-droite françaises fait de moi un être tout à fait indigne !

        • #19250 Répondre
          amour
          Invité

          Que de la droite ?

          • #19251 Répondre
            Cyril
            Invité

            Je considère que la gauche commence à LFI mais je me trompe peut-être.

            • #19253 Répondre
              amour
              Invité

              Ok, mais dans la LFI y a à boire et à manger. L’actu, le démontre plus que jamais. Et rien d’étonnant.

              • #19255 Répondre
                amour
                Invité

                Mais que veux tu personne ici n’osera dire la digne vérité.

                • #19257 Répondre
                  amour
                  Invité

                  « Mais que veux tu personne ici n’osera dire la digne vérité. »

                  Phrase de merde, qui est une petite merde d’un ami merdeux de begaudeau.
                  Bonne soirée à toi.

    • #19256 Répondre
      amour
      Invité

      Ça leur ferait trop mal d’admettre.

      • #19259 Répondre
        amour
        Invité

        « Ça leur ferait trop mal d’admettre. »
        On te dirait une vieux crouton.
        Quel naze.

      • #19260 Répondre
        amour
        Invité

        T’as pas autre chose à faire bouffon ?

        • #19261 Répondre
          amour
          Invité

          Je ne dis jamais bouffon, blaireau.

        • #19262 Répondre
          amour
          Invité

          J’ai même pas commencé à picoler. Tiens bien ta bouche gros naze.

          • #19264 Répondre
            amour
            Invité

            Pfffff je vais aller prendre un bain bonne soirée.

          • #19277 Répondre
            amour
            Invité

            Encore traitée d’alcoolique, je note trou du cul.
            On en reparle.
            Prends bien ton pied ce soir;) A bientôt

            • #19278 Répondre
              amour
              Invité

              Ras le cul d’être une victime ici sale blaireau

    • #19265 Répondre
      Cyril
      Invité

      Selon Segré, [en Israël la contestation du gouvernement] « commençait à s’étendre », « une possible révolution était en cours ».
      Selon Times of Israel : « Lundi, les questions de plus en plus nombreuses sur l’échec retentissant des services de renseignement israéliens à prévenir une attaque surprise du Hamas et à s’y préparer se sont multipliées lorsqu’un responsable des services de renseignement égyptiens a déclaré que Jérusalem avait ignoré les avertissements répétés selon lesquels le groupe terroriste basé à Gaza préparait « quelque chose de gigantesque ». »
      « Les Palestiniens de la bande de Gaza se savent sous la surveillance constante d’Israël. Les drones de surveillance bourdonnent constamment au-dessus de leur tête. La frontière hautement sécurisée est truffée de caméras de sécurité et de soldats en faction. Les services de renseignement exploitent les sources et le cyber-espace pour obtenir des informations. »
      Je n’affirme toujours rien mais la « théorie du complot » s’étoffe.

      • #19268 Répondre
        amour
        Invité

        Tu devrais pas lire segré mais réfléchir par toi même.

      • #19270 Répondre
        Cyril
        Invité

        Sur les théories du complot : on peut les former sans les croire, ou en s’empêchant de trop y croire. On peut même en former plusieurs en même temps, contradictoires. Tout en faisant exister la possibilité du hasard, de la contingence, de l’erreur humaine. Parfois, une théorie du complot s’avère vraie et sa formation aide à faire éclater la vérité.

    • #19269 Répondre
      amour
      Invité

      Cyril, c’est un ami de begaudeau qui se branle avec mon pseudo.
      Un bon ami qui lui ressemble.

      • #19271 Répondre
        amour
        Invité

        chuuuuut

        • #19272 Répondre
          amour
          Invité

          Cyril tombe pas dans le panneau. Tout ça pour dire on n’est pas rendu ils sont tous fous mais la vérité est ailleurs crois moi je sais de quoi je parle je bosse dans le social

          • #19273 Répondre
            amour
            Invité

            Ptite bite 🖕
            Bonne soirée, amuse toi bien

            • #19276 Répondre
              amour
              Invité

              Tu vas prendre un bain ?

          • #19274 Répondre
            amour
            Invité

            T’as eu mon message où je disais que dans la LFI y a à boire et à manger. L’actu, le démontre plus que jamais. Et rien d’étonnant ?

            • #19275 Répondre
              amour
              Invité

              Message pour Cyril pas toi gros naze

            • #19497 Répondre
              tristan
              Invité

              dans la LFI y a à boire et à manger.

              …et à vomir.

              • #19506 Répondre
                amour
                Invité

                Clairement. Et pas que que chez les lfistes.

    • #19397 Répondre
      Anna H
      Invité

      Oublier Camus, Olivier Gloag au Cirque d’hiver entretien avec Louisa Yousfi (pas encore écouté) :
      https://www.twitch.tv/videos/1948414693

      • #19399 Répondre
        Dr Xavier
        Invité

        Ça y est je l’ai lu ; son livre est plutôt convaincant et bien construit, il démontre bien comment Camus louvoie, déploie dans ses écrits un humanisme vaporeux, et met en avant le « -à-visage-humain » pour faire oublier le colonialisme- . Un héros de la nuance, dirait un certain Jean Birnbaum (la citation « Nous étouffons parmi des gens qui pensent avoir absolument raison » de Camus est reprise dans l’introduction de son essai sur le Courage de la nuance).
        Deux petits regrets à la lecture :
        – C’est pas toujours très bien écrit, peut-être parce que Gloag recycle des passages de sa thèse universitaire (si j’ai bien compris). Par exemple, au lieu de dire que Camus ne rejette le communisme que lorsque celui-ci s’associe à l’anticolonialisme, il écrit : « Son anticommunisme ne se manifeste que dès que les communistes et les sympathisants communistes intègrent la lutte contre le capitalisme à la lutte contre le colonialisme. » (oui je chipote, j’ai d’autres exemples)
        – Les citations ne sont pas assez longues, voire absentes. Je sais que le prix du papier a augmenté, mais tout de même, on aimerait avoir 10 à 20 pages d’annexe avec les citations complètes. Ça permettrait de se remettre Camus en mémoire, de se poser la question de savoir s’il y a un « style Camus », et de lire de plus longs passages de critiques (ou de louanges) formulées par d’autres. Ça éviterait aussi de s’exposer à la critique facile à la Bastié. Et on aimerait juger sur pièce : Gloag indique par exemple qu’à un moment Camus écrit qu’il privilégie la « quantité » plutôt que la « qualité » au sujet des femmes et des ses conquêtes amoureuses, très bien, qu’il donne le passage in extenso pour qu’on puisse se faire son avis.
        Ce serait intéressant de savoir ce que Berthelier pense du style Camus (je crois pas que Camus soit beaucoup mentionné dans son bouquin, mais je l’ai pas fini).
        Ce serait aussi intéressant d’avoir le journaliste de Western analyser la correspondance amoureuse entre Albert Camus et Maria Casarès. Si Maria Pourchet veut bien s’y coller…

        • #19476 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          Je m’associe tout à fait au programme énoncé dans tes deux dernières lignes, Doc
          J’avais lu deux pages de cette correspondance dans une librairie. Si un jour je suis séquestré par la branche armée d’En marche je recommande à mes tortionnaires de me lire ces lettres à voix haute en boucle. Au bout d’un quart d’heure, j’aurai déjà balancé tous les camarades.

          • #19488 Répondre
            amour
            Invité

            Je pense que sans la torture tu balancerai. J’en ai eu la preuve quand tu as transmis le contenu de mon mail à Anne-Laure.
            Tu n’as pas cette qualité. La qualité du secret.

            • #19490 Répondre
              amour
              Invité

              Et tant pis si j’ai moi-même versé dans le délationnisme en rapportant des propos que tu as tenus à d’autres personnes pour te foutre dans la merde, ou que j’ai contacté des connaissances à toi par sms pour chouiner en disant que tu étais très méchant avec moi. Je tiens ma bouche, moi. Je vis dans le bain.

              • #19494 Répondre
                amour
                Invité

                Je ne suis pas Jésus. Je ne tends pas l’autre joue. Et je me défends.
                Ce qui est fort regrettable pour ta psyché, c’est que tu ne te rends pas compte que dévoiler le contenu d’un mail est grave, bien plus grave que mes petites conneries ici.
                Je te trouve bien informé-e amour.

            • #19499 Répondre
              amour
              Invité

              La demande du secret étant la pratique des abuseurs je précise mais je t’en veux quand même.

              • #19500 Répondre
                amour
                Invité

                Et dis à ton ami Vincent de venir récupérer son cornet de frites au Nutella je dois aller prendre un bain et regarder le réel en face. Je suis dans le social. Donc chuuut.

                • #19501 Répondre
                  amour
                  Invité

                  J’ai la sensibilité d’un enfant de 10 ans, donc ça me va.

                  • #19502 Répondre
                    amour
                    Invité

                    Ce film est unique.
                    J’aime les films simples. Celui-ci l’est avec des formes plurielles.

                    • #19504 Répondre
                      amour
                      Invité

                      Je n’ai pas le sentiment de faire quelque chose de grave lorsque je balance des noms de personnes ici ou que je te harcèle. Donc si je n’ai pas le sentiment que c’est grave c’est que ça ne l’est pas. Donc je ne vois pas pourquoi on en discuterait vois-tu. Je ressens comme grave que lorsque je t’ai harcelé tu as envoyé un de mes mails à Anne Laure sans doute pour qu’on te lâche toutes les deux une bonne fois pour toutes. Donc c’est que ça l’est non ? J’ai raison hein ?

                      • #19505 Répondre
                        amour
                        Invité

                        Vraiment ? Le contenu du mail pouvait être transmis ?
                        Tu es devenu complice ce jour là. Saches-le.
                        Mon dieu, mon dieu.
                        Tu ne seras jamais pardonné pour cet acte immonde.
                        Allez je te laisse te faire une belle sègue, comme tu sais si bien faire.
                        Prends-soin de toi, comme tu dis si bien.

                      • #19508 Répondre
                        amour
                        Invité

                        Chuuuuut.

                      • #19510 Répondre
                        amour
                        Invité

                        Vraiment ? Le contenu du mail pouvait être transmis ?
                        Tu es devenu complice ce jour là. Saches-le.
                        Mon dieu, mon dieu.
                        Tu ne seras jamais pardonné pour cet acte immonde.
                        Allez je te laisse te faire une belle sègue, comme tu sais si bien faire.
                        Prends-soin de toi, comme tu dis si bien.

                      • #19512 Répondre
                        amour
                        Invité

                        Je vais prendre un bain.

                      • #19519 Répondre
                        amour
                        Invité

                        Tu partages le rail ?
                        J’ai envie de faire un gros caprice, sache-le.
                        Gode ! Gode ! (vrrrrrrrrrr)
                        Tu ne seras point lassé.. pardon pour cet acte immonde.
                        Allez je me baisse te faire une belle langue, comme je sais si bien faire.
                        Prends-soin de mon con… Tu le fais si bien.

                      • #19526 Répondre
                        amour
                        Invité

                        Je ne ferai pas l’analyse de ton dernier message, je le conserve.

                      • #19529 Répondre
                        amour
                        Invité

                        faut faire gaffe avec les conserves en ce moment…

                      • #19531 Répondre
                        amour
                        Invité

                        hop hop hop les gars rien ne va plus je pose calmement les choses. Ici la biatch qui insulte, harcèle, diffuse des données privées c’est moi. Là ça fait quelques jours qu’il y a des petits rigolo qui usurpent mon pseudo pour ME bitcher ça va pas du tout ça. Je le prends très mal. VICTIME. C’est le premier mot qui m’est venu au saut du lit. VICITME c’est ça le mot que cherche la narratrice de Lena Ghar dans tumeur ou tutu. Elle aurait pu me demander je lui aurais éviter de se donner tant de mal. En bref c’est pas normal qu’alors que je viens pour vous faire manger ma merde vous vous mettiez contre moi. C’est dur à recevoir ok ? J’ai la sensibilité d’un enfant de 10 ans. J’ai le droit d’être ici et de vous harceler. Je n’ai reçu aucune convocation des flics donc c’est que tout va bien, ça vous plaît je pense même. Moi de mon côté je pose tranquillement des mains courantes, je tiens des dossiers. Harcèlement en ligne ça va vous péter à la gueule vous allez voir. Et puis pour me confronter faut des preuves. Or qui fait des captures de tout ce que dit tout le monde ici, c’est pas vous on est d’accord. Vous n’avez rien. J’ai toutes les pièces. Vous êtes dead. Si vous continuez à m’emmerder je balance votre harcèlement aux flics. A bons entendeurs.

                      • #19533 Répondre
                        amour
                        Invité

                        Tu ne mets jamais de point à tes phrases. C’est interessant.

                      • #19542 Répondre
                        amour
                        Invité

                        comme un cône de frites glacées au nutella

                      • #19543 Répondre
                        amour
                        Invité

                        comme ton déni d’être le problème

                      • #19544 Répondre
                        amour
                        Invité

                        Que signifie l’expression “mange de la merde” ?
                        Trier
                        Photo de profil pour Simone Ba
                        Simone Ba
                        Précédent lieu : Dakar, SénégalL’auteur a 230 réponses et 213,7 k vues de réponse4 ans
                        Littéralement, indique un être qui se sustente d’étrons.
                        Chacun ses goûts.
                        Questions similaires
                        Que signifie l’expression “Ok Boomer” ? Qu’en pensez-vous ?
                        Que signifie l’expression «Rhoooo» ?
                        Que signifie l’expression québécoise « dormir au gaz » ?
                        Que veut dire l’expression «boss des bécosses» ?
                        Que signifie l’expression ” Grande Peinture” ?
                        Photo de profil pour Carole Isau
                        Carole Isau
                        A étudié à University of Toronto6 ans
                        Associé
                        Que signifie l’expression “la fin des haricots” ?
                        Cela vient de quand on jouait à un jeu où les haricots représentaient la mise. Et quand on n’en n’avait plus, eh bien, c’était la fin des haricots- plus de mise, ou plus d’argent!
                        Photo de profil pour Alain Bausart
                        Alain Bausart
                        Lieu : Liège, BelgiqueL’auteur a 631 réponses et 488,5 k vues de réponse2 ans
                        Associé
                        Que signifie l’expression “un trout dans le lait” ?
                        Cela signifie que Botée s’est encore planté en traduisant “a trout in the milk”
                        Photo de profil pour Denis Boucard
                        Denis Boucard
                        Connaissances : FrançaisL’auteur a 933 réponses et 609 k vues de réponse3 ans
                        Associé
                        Que signifie l’expression « tirer du jus »?
                        En argot, “un tire-jus” ou “une morvette” est un mouchoir. Ce sont des mots qu’employaient les gens de mon entourage dans ma jeunesse. Donc, “tirer du jus” voudrait dire se moucher. Dans beaucoup de régions tirer veut traire (les vaches)? Un jus est aussi un café en argot: ”Tu veux un jus” mais pas “du “jus”.
                        Questions similaires
                        Que signifie l’expression État de droit ?
                        Que signifie cette expression « pouvoir se passer »?
                        Que signifie l’illectronisme ?
                        Que signifie l’expression « deux fois plus que » ?
                        Que signifie l’expression québécoise “Sacrer son camp” ?
                        Photo de profil pour Michael Aramini
                        Michael Aramini
                        Lieu : Lausanne, VD, SuisseL’auteur a 9,2 k réponses et 14,2 M vues de réponse3 ans
                        Associé
                        Que signifie l’expression « Tirer la couverte de son bord » ?
                        Je dirais que ça signifie :
                        Ramener la couverture à soi. Et du coup l’autre caille les jours d’hivers. C’est pour ça que quand j’étais en couple. La règles c’est chacun pour soi. Ou autrement dit. Tu as ta couverture et j’ai la mienne. On y dort mieux quand on partage pas sa couette.
                        Ou ça signifie aussi ramèner la conversation à soi constamment.
                        Ou utiliser une discution ou des personnes à son propre avantage.
                        En gros c’est être égocentrique.
                        Photo de profil pour Pierre-Luc Tremblay
                        Pierre-Luc Tremblay
                        Connaissances : Français3 ans
                        Associé
                        Que signifie l’expression « Cogner des clous » ?
                        Simplement, lorsque notre volonté de rester éveiller ne parvient pu à nous empêcher de fermer les yeux et que l’on s’endort sans avoir pris la décision (consciente) d’aller dormir ou faire une sieste.
                        Besoin d’un exemple?
                        « Comme lorsqu’on va à l’Église pour Noël afin d’écouter des sermons (très endormants en ce qui me concerne puisque je ne suis pas un croyant) et que l’on s’endort. C’est lorsqu’on perd le tonus et que la tête s’en va là où la gravité veut bien l’emmener (en tombant endormi) mais que le mouvement vers l’avant nous réveils (avant ou après s’être cogné en perdant le tonus muscula
                        Photo de profil pour Alain Arrial
                        Alain Arrial
                        Connaissances : AnglaisL’auteur a 695 réponses et 283,2 k vues de réponse2 ans
                        Associé
                        Que signifie l’expression “crier au fou” ?
                        C’est alerter l’alentour du comportement dément d’une personne, susceptible d’être dangereuse.
                        (Il danse) : C’est la danse du fou !
                        Je peux danser seul dans la rue. Personne ne fait attention…
                        Un jour, je dansais seul dans la rue.
                        J’entends, .. tout d’un coup j’entends crier : “Au feu !”.
                        Je me précipite, et puis je vois qu’il n’y avait pas le feu. Hein ?
                        Alors, comme celui qui avait crié “Au feu !” continuait de crier “Au feu !”, moi j’ai crié : – “Au fou !” Hein ?
                        Alors le fou, – qui avait crié “Au feu !” -, quand il a entendu que je criais “Au fou !”, il a mis le feu …. pour pas passer po
                        Photo de profil pour Olivier Nix
                        Olivier Nix
                        L’auteur a 6,1 k réponses et 12,7 M vues de réponse4 ans
                        Associé
                        Que signifie l’expression « prendre son trou »?
                        On peut être dans le trou, mais on peut aussi prendre son trou. Cette expression a deux significations. Elle veut dire se faire remettre à sa place ou s’écraser devant quelqu’un ou devant une épreuve.
                        Photo de profil pour Auguste Lesage
                        Auguste Lesage

                      • #19546 Répondre
                        amour
                        Invité

                        Toujours agréable lorsqu’une réaction agressive me confirme 😉

                      • #19548 Répondre
                        amour
                        Invité

                        😂. Aucun doute, tu ne doutes de rien.
                        Navrée de répondre à ta merde. Mes doigts ripent.
                        Et encore t’as du cul, j’ai pas encore bu.
                        D’ailleurs, je commence à trembler. Je vais donc m’en jeter un.
                        A plus « amour » de ma vie.

                • #19503 Répondre
                  amour
                  Invité

                  Quel piteux comédien. Quel esprit étriqué.
                  J’ai peine pour toi. Le secret étant la pratique des gens classes. Les gens dignes de confiance. Notamment quand le contenu aussi grave.
                  C’est marrant, on dirait que plusieurs personnes sont amour. Sont « amour » agenrés, intemporels.
                  Certains ont du mal à se renouveler dans leur contenu. Mais bon.
                  Amour par ci, amour par là.

              • #19527 Répondre
                amour
                Invité

                Que signifie l’expression « mange de la merde » ?
                Trier
                Photo de profil pour Simone Ba
                Simone Ba
                Précédent lieu : Dakar, SénégalL’auteur a 230 réponses et 213,7 k vues de réponse4 ans
                Littéralement, indique un être qui se sustente d’étrons.

                Chacun ses goûts.
                Questions similaires
                Que signifie l’expression “Ok Boomer” ? Qu’en pensez-vous ?
                Que signifie l’expression «Rhoooo» ?
                Que signifie l’expression québécoise « dormir au gaz » ?
                Que veut dire l’expression «boss des bécosses» ?
                Que signifie l’expression  » Grande Peinture » ?
                Photo de profil pour Carole Isau
                Carole Isau
                A étudié à University of Toronto6 ans
                Associé
                Que signifie l’expression “la fin des haricots” ?
                Cela vient de quand on jouait à un jeu où les haricots représentaient la mise. Et quand on n’en n’avait plus, eh bien, c’était la fin des haricots- plus de mise, ou plus d’argent!
                Photo de profil pour Alain Bausart
                Alain Bausart
                Lieu : Liège, BelgiqueL’auteur a 631 réponses et 488,5 k vues de réponse2 ans
                Associé
                Que signifie l’expression « un trout dans le lait » ?
                Cela signifie que Botée s’est encore planté en traduisant « a trout in the milk »
                Photo de profil pour Denis Boucard
                Denis Boucard
                Connaissances : FrançaisL’auteur a 933 réponses et 609 k vues de réponse3 ans
                Associé
                Que signifie l’expression « tirer du jus »?
                En argot, « un tire-jus » ou « une morvette » est un mouchoir. Ce sont des mots qu’employaient les gens de mon entourage dans ma jeunesse. Donc, « tirer du jus » voudrait dire se moucher. Dans beaucoup de régions tirer veut traire (les vaches)? Un jus est aussi un café en argot: ”Tu veux un jus” mais pas “du “jus”.
                Questions similaires
                Que signifie l’expression État de droit ?
                Que signifie cette expression « pouvoir se passer »?
                Que signifie l’illectronisme ?
                Que signifie l’expression « deux fois plus que » ?
                Que signifie l’expression québécoise « Sacrer son camp » ?
                Photo de profil pour Michael Aramini
                Michael Aramini
                Lieu : Lausanne, VD, SuisseL’auteur a 9,2 k réponses et 14,2 M vues de réponse3 ans
                Associé
                Que signifie l’expression « Tirer la couverte de son bord » ?
                Je dirais que ça signifie :

                Ramener la couverture à soi. Et du coup l’autre caille les jours d’hivers. C’est pour ça que quand j’étais en couple. La règles c’est chacun pour soi. Ou autrement dit. Tu as ta couverture et j’ai la mienne. On y dort mieux quand on partage pas sa couette.
                Ou ça signifie aussi ramèner la conversation à soi constamment.
                Ou utiliser une discution ou des personnes à son propre avantage.
                En gros c’est être égocentrique.
                Photo de profil pour Pierre-Luc Tremblay
                Pierre-Luc Tremblay
                Connaissances : Français3 ans
                Associé
                Que signifie l’expression « Cogner des clous » ?
                Simplement, lorsque notre volonté de rester éveiller ne parvient pu à nous empêcher de fermer les yeux et que l’on s’endort sans avoir pris la décision (consciente) d’aller dormir ou faire une sieste.

                Besoin d’un exemple?

                « Comme lorsqu’on va à l’Église pour Noël afin d’écouter des sermons (très endormants en ce qui me concerne puisque je ne suis pas un croyant) et que l’on s’endort. C’est lorsqu’on perd le tonus et que la tête s’en va là où la gravité veut bien l’emmener (en tombant endormi) mais que le mouvement vers l’avant nous réveils (avant ou après s’être cogné en perdant le tonus muscula
                Photo de profil pour Alain Arrial
                Alain Arrial
                Connaissances : AnglaisL’auteur a 695 réponses et 283,2 k vues de réponse2 ans
                Associé
                Que signifie l’expression « crier au fou » ?
                C’est alerter l’alentour du comportement dément d’une personne, susceptible d’être dangereuse.

                (Il danse) : C’est la danse du fou !
                Je peux danser seul dans la rue. Personne ne fait attention…
                Un jour, je dansais seul dans la rue.
                J’entends, .. tout d’un coup j’entends crier : « Au feu ! ».
                Je me précipite, et puis je vois qu’il n’y avait pas le feu. Hein ?
                Alors, comme celui qui avait crié « Au feu ! » continuait de crier « Au feu ! », moi j’ai crié : – « Au fou ! » Hein ?

                Alors le fou, – qui avait crié « Au feu ! » -, quand il a entendu que je criais « Au fou ! », il a mis le feu …. pour pas passer po
                Photo de profil pour Olivier Nix
                Olivier Nix
                L’auteur a 6,1 k réponses et 12,7 M vues de réponse4 ans
                Associé
                Que signifie l’expression « prendre son trou »?
                On peut être dans le trou, mais on peut aussi prendre son trou. Cette expression a deux significations. Elle veut dire se faire remettre à sa place ou s’écraser devant quelqu’un ou devant une épreuve.
                Photo de profil pour Auguste Lesage
                Auguste Lesage
                L’émergence de la vie est un miracle L’auteur a 4,2 k réponses et 21,3 M vues de réponse3 ans
                Associé
                Que signifie l’expression « giroflé sous le paletot » ?
                Question d’origine : Que signifie l’expression « giroflée sous le paletot » ?
                C’est peut être quelq’un qui a eu une érection et qui essaye de la cacher avec ses vêtements ,une expression vulgaire provinciale ?
                Photo de profil pour Martine POTIER
                Martine POTIER
                Connaissances : FrançaisL’auteur a 6 k réponses et 689,8 k vues de réponse1 an
                Associé
                Que signifie l’expression « faire le lapin » ?
                je connais l’expression  » faire le tapin » mais pas faire le lapin, sauf peut-être quand un homme fait l’amour trop vite
                Photo de profil pour Emmanuel Donin de Rosière
                Emmanuel Donin de Rosière
                Software engineer (2003–aujourd’hui)4 ans
                Associé
                Que signifie l’expression « tu t’laisses poustache ? » ?
                Bonjour,

                C’est tiré d’un sketch de Jean-Marie Bigard. C’est un mot-valise signifiant :

                “Tu te laisses pousser la moustache”
                Photo de profil pour Denis Boucard
                Denis Boucard
                Connaissances : FrançaisL’auteur a 933 réponses et 609 k vues de réponse3 ans
                Associé
                Que signifie l’expression « bille en tête » ?
                Pour ajouter à la réponse de Philippe, cette expression s’utilise aussi et de plus en plus, pour décrire une action qui se fait sans réfléchir. Bille est un mot familier pour tête et « en tête » veut dire en avant, la tête la première.
                Photo de profil pour Pierre Pierre Provencher
                Pierre Pierre Provencher
                technicien en administration (1982–aujourd’hui)L’auteur a 616 réponses et 106,5 k vues de réponse23 févr.
                Associé
                Que signifie l’expression « tirer le capot » ?
                L’expression « tirer le capot » signifie ouvrir le capot d’une voiture pour vérifier ou effectuer des réparations sous le capot.
                Photo de profil pour Marie Christine Cornu
                Marie Christine Cornu
                Gestionnaire de stock4 ans
                Associé
                Que signifie l’expression « à chemin battu il ne croît pas d’herbe » ?
                La même signification que l’expression : “Pierre qui roule n’amasse pas mousse ! ». On peut le transposer à plusieurs niveaux de vision. Littéralement : à force de piétiner (battre- comme dans terre battue) un sol il devient compacté, stérile, impropre à la croissance de toute végétation. Socialement, politiquement, techniquement,… On peut trouver une signification : matraquer des idées avec insistance empêche la populace de penser par elle-même, utiliser toujours la même méthode donne les mêmes résultats, etc… Où est la mousse de la pierre ? La surface polie et nettoyée par son errance emp
                Photo de profil pour Prevost Jean-Jacques
                Prevost Jean-Jacques
                Connaissances : AnglaisL’auteur a 863 réponses et 165,4 k vues de réponse2 ans
                Associé
                Que signifie l’expression « attelage disparate » ?
                Choses qui ne vont pas ensemble, qui ne s’accordent pas, qui sont contradictoires, inassociables, divergentes, opposées etc….
                Photo de profil pour Maxime Vincent
                Maxime Vincent
                Connaissances : FrançaisL’auteur a 89 réponses et 52,9 k vues de réponse4 ans
                Associé
                Que signifie l’expression « mon mauvais » ?
                Je ne suis pas certain que cette expression existe en français. C’est probablement une traduction mot à mot de « my bad » en anglais. « My bad » signifie simplement « désolé, c’était ma faute ».
                Photo de profil pour Brian Thompson
                Brian Thompson
                Anciennement Professeur emérite de français à Université du Massachusetts, Boston (1968–2008)L’auteur a 179 réponses et 100,3 k vues de réponse4 ans
                Associé
                Que signifie l’expression « au diable vauvert » ?
                Très loin. Ex: J’ai dû aller au diable Vauvert chercher cette pièce de rechange pour ma voiture.

                On dit aussi simplement au diable.
                Photo de profil pour Franck Antoni
                Franck Antoni
                correcteur professionnelL’auteur a 9,6 k réponses et 7,1 M vues de réponse4 ans
                Associé
                Que signifie l’expression « jouer les Cassandre » ?
                Jouer les Cassandre, c’est :

                faire des prophéties dramatiques au risque de ne pas être cru.
                © 2018 Dictionnaires Le Robert – Le Petit Robert de la langue française

                Princesse troyenne, fille de Priam et d’Hécube, elle reçut d’Apollon le don de prophétie, mais, après qu’elle se soit refusée à lui, le dieu décréta que nul ne croirait jamais à ses prédictions.
                Source : Antidote
                Photo de profil pour Daouda Gueye
                Daouda Gueye
                Prof d’allemand L.E. chez Éducation Nationale du Sénégal (2019–aujourd’hui)Mis à jour le 4 ans
                Associé
                Que signifie l’expression « et alii » ?
                “Et alii” abrégé en “et al.” est une expression latine qui signifie “et autres”.

                Elle est fréquemment utilisée dans la recherche scientifique de type académique surtout ; elle sert à indiquer qu’un ouvrage cité dans un travail de recherche est le fruit d’une collaboration de plusieurs auteurs, et donc pour gagner du temps on ne cite que le nom d’un des auteurs suivi de “et alii”.

                Une fois dans la bibliographie, on devra tout de même mentionner les noms de tous les auteurs omis initialement.
                Photo de profil pour Denis Boucard
                Denis Boucard
                Connaissances : FrançaisL’auteur a 933 réponses et 609 k vues de réponse3 ans
                Associé
                Que signifie l’expression « pierre qui roule n’amasse pas mousse » ?
                1.Quelqu’un qui bouge beaucoup n’a pas le temps de s’encroûter: il reste jeune. Pensez au nom du groupe britannique  » The Rollings Stones » Le proverbe en anglais est le même en anglais: « A rolling stone gathers no moss »

                2. Une personne qui ne se fixe pas, qui ne trouve pas un métier stable, ne s’enrichit pas.

                3. Le proverbe espagnol équivalent: « La vache qui change de partenaire , n’est pas prête de mettre bas » est plus proche des définitions données par Saadia et Fabien.
                Photo de profil pour Franck Antoni
                Franck Antoni
                correcteur professionnelL’auteur a 9,6 k réponses et 7,1 M vues de réponse2 ans
                Associé
                Que signifie l’expression boire le calice jusqu’à la lie ?
                Le calice est un vase sacré employé dans les sacrifices. Seul, il représente une quantité d’amertume ou de douleur qu’il faut éprouver jusqu’à la fin.

                Imaginez la mort de Socrate: injustement condamné, il lève la coupe de poison et la boit sans frémir…

                La Mort de Socrate, par François Xavier Fabre, 1802.
                Photo de profil pour Christine Pinson
                Christine Pinson
                Précédent lieu : BretagneL’auteur a 3,3 k réponses et 3,9 M vues de réponse4 ans
                Associé
                Que signifie l’expression « passer tout droit » ?
                Je n’ai jamais entendu cette expression en France. En revanche, elle semble utilisée au Quebec:

                Cliquer pour accéder à 007993ar.pdf

                Meta

                Journal des traducteurs

                Est-ce canadien ou non ? Les difficultés des lexicographes canadiens

                Johanne Blais et Sylvie Porhiel

                Au Canada, la suite de mots passer tout droit veut dire : 1) « ne pas se réveiller à temps » (Meney), 2) « dépasser par inadvertance son point de destination » (Dulong). Le DQA, quant à lui, ne donne qu’un sens « dépasser son point de destination par inadvertance » avec les exemples : Je n’ai pas reconnu la
                Photo de profil pour Denis Boucard
                Denis Boucard
                Connaissances : FrançaisL’auteur a 933 réponses et 609 k vues de réponse4 ans
                Associé
                Que signifie l’expression « être serpillière » ?
                « Être serpillère », c’est comme « Être carpette »: je suis fatigué,vidé,rincé, rétamé, usé, mort etc … Cela s’emploie aussi pour dire « je suis nul » à un jeu etc…
                Photo de profil pour Franck Antoni
                Franck Antoni
                correcteur professionnelL’auteur a 9,6 k réponses et 7,1 M vues de réponse3 ans
                Associé
                Que signifie l’expression « à la bonne heure » ?
                Avant le XVIe siècle, on l’employait plutôt logiquement pour dire « au moment propice », en opposition à « à la male heure » qui, elle, voulait dire « au mauvais moment », « mal à propos ».

                Du XVe à la fin du XVIIIe, elle s’employait aussi pour dire « heureusement, sous de bons auspices ».

                Mais le glissement qui a conduit au sens qu’elle a conservé aujourd’hui, d’approbation ou d’assentiment (des fois de manière ironique), ne semble pas vraiment expliqué.
                Source : A la bonne heure ! – Expressio par Reverso
                Votre réponse est privée
                Cela valait-il votre temps ?
                Cela nous aide à trier les réponses sur la page.
                Absolument pas
                Définitivement oui
                Photo de profil pour Denis Boucard
                Denis Boucard
                Connaissances : FrançaisL’auteur a 933 réponses et 609 k vues de réponse4 ans
                Associé
                Que signifie l’expression « né pourpre » ?
                L’expression est « Né dans le pourpre  » : être un héritier royal ou noble.
                Photo de profil pour Azad Monany
                Azad Monany
                Lieu : ToursL’auteur a 250 réponses et 77,5 k vues de réponse29 avr.
                Associé
                Que signifie l’expression « gueuler aux petits pois » ?
                Faire du boucan , se bagarrer , faire du ramdam , gueuler comme un âne ..,,
                Photo de profil pour Denis Boucard
                Denis Boucard
                Connaissances : FrançaisL’auteur a 933 réponses et 609 k vues de réponse4 ans
                Associé
                Que signifie l’expression « être carpette » ?
                Comme dit Thomas, « être carpette » c’est être fatigué, rétamé. On dit « être serpillère » mais cette expression veut dire aussi que l’on est pas bon à un jeu, par exemple. Ce n’est pas synonyme de « faire la carpette » qui comme l’expression le laisse imager: s’allonger par vile soumission.
                Photo de profil pour Franck Antoni
                Franck Antoni
                Lecteur-correcteur (1991–aujourd’hui)L’auteur a 9,6 k réponses et 7,1 M vues de réponse4 ans
                Associé
                Que signifie l’expression « la mère des batailles » ?
                Il semblerait que cette expression soit attachée à la bataille de Verdun (mais l’origine n’est pas précisée).

                C’est la plus longue bataille de la Première Guerre mondiale et l’une des plus dévastatrices, ce qui a donné lieu au mythe de Verdun, la « mère des batailles », une des plus inhumaines auxquelles l’homme se soit livré : l’artillerie y cause 80 % des pertes. Le discours mémoriel typique brosse le portrait de soldats dont le rôle consiste surtout à survivre — et mourir — dans les pires conditions sur un terrain transformé en enfer, tout cela pour un résultat militaire nul, ce qui en fait
                Photo de profil pour George Adams
                George Adams
                A étudié Français (langue) et Éducation à Université de Notre Dame (Diplôme obtenu en 1969)L’auteur a 121 réponses et 100,1 k vues de réponse4 ans
                Associé
                Qu’est-ce que l’expression «s’en battre les couilles» signifie ?
                Qu’est-ce que l’expression «s’en battre les couilles» signifie ?

                Ça veut dire « s’en foutre » ou « s’en ficher »
                Photo de profil pour Philippe Bleus
                Philippe Bleus
                Anciennement Juriste retraitéL’auteur a 1,1 k réponses et 901,2 k vues de réponse3 ans
                Associé
                Que signifie l’expression « mettre la main au panier » ?
                Question d’origine : Qu’est-ce que signifie l’expression « mettre la main au panier » ?
                « Mettre la main aux fesses » ou bien, beaucoup moins poli : »mettre la main au cul »(d’une personne de l’autre sexe, ….le plus souvent utilisé quand ces fesses sont celles d’une femme).
                Photo de profil pour Franck Antoni
                Franck Antoni
                correcteur professionnelL’auteur a 9,6 k réponses et 7,1 M vues de réponse4 ans
                Associé
                Que signifie l’expression “ne pas être dupe” ?
                Ne pas se laisser tromper.
                Questions similaires
                Que signifie l’expression “Ok Boomer” ? Qu’en pensez-vous ?
                Que signifie l’expression «Rhoooo» ?
                Que signifie l’expression québécoise « dormir au gaz » ?
                Que veut dire l’expression «boss des bécosses» ?
                Que signifie l’expression  » Grande Peinture » ?
                Que signifie l’expression État de droit ?
                Que signifie cette expression « pouvoir se passer »?
                Que signifie l’illectronisme ?
                Que signifie l’expression « deux fois plus que » ?
                Que signifie l’expression québécoise « Sacrer son camp » ?
                Que signifie exactement l’expression demander son reste ?
                Que signifie l’expression « faire un plan sur la comète » ?
                Que signifie l’expression « être serpillière » ?
                Qu’est-ce que l’expression «s’en battre les couilles» signifie ?
                Que signifie l’expression «avoir un coeur de pirate» ?
                Questions similaires
                Que signifie l’expression “Ok Boomer” ? Qu’en pensez-vous ?
                Que signifie l’expression «Rhoooo» ?
                Que signifie l’expression québécoise « dormir au gaz » ?
                Que veut dire l’expression «boss des bécosses» ?
                Que signifie l’expression  » Grande Peinture » ?
                Que signifie l’expression État de droit ?
                Que signifie cette expression « pouvoir se passer »?
                Que signifie l’illectronisme ?
                Que signifie l’expression « deux fois plus que » ?
                Que signifie l’expression québécoise « Sacrer son camp » ?

          • #19507 Répondre
            Dr Xavier
            Invité

            « J’avais lu deux pages de cette correspondance dans une librairie. […]  » –> Faut pas écrire des choses pareilles, c’est diabolique, ça me donne l’irrésistible envie de me taper l’intégralité de la correspondance. Je dis ça sans aucune ironie. Je vais remettre la main dessus.

    • #19410 Répondre
      Ludovic Bourgeois
      Invité

      Salut Cyril j’espère ça va. Pour te rep et pas botter en touche
      –« C’est vrai que défendre une population parquée dans un camp de concentration de deux millions de détenus et sur le point d’être exterminée sous les acclamations de la droite et de l’extrême-droite françaises fait de moi un être tout à fait indigne ! »
      ___
      –> Oui, L’ED électorale est soumise à la ligne Likoud, depuis déjà un moment.
      Ca leur permet de rentrer dans « l’arc républicain ».
      ___
      Et vous, vous êtes exclu de l’arc raie-publicain : Boooouuuuhh la hooonnte
      « Hin est-ce que vous condamnez ? Vous condamnez ou pas ???! Est-ce que vous dites terroriste hin ??!! Vous le dites ou pas, Dites-le !!!!!! »
      Vous avez la position de bon sens sur ce sujet, mais bon, c’est l’hystérie.
      ___
      Les Palestiniens ont tout essayé manifs, boycotts, recours aux organes internationaux, ils se font à chaque fois bananer.
      Y’a pas de solution en occident, la dictature mentale est trop implantée et la masse est trop émotive, lâche, femelle.
      Vous vivez en dictature, et en dictature on ferme sa gueule, tout simplement.

    • #19464 Répondre
      Seldoon
      Invité

      Sur le quotidiens des palestiniens, leurs différents passeports, les conditions dans lesquelles des israéliens peuvent légalement confisquer des terres, bref sur les conditions matérielles d’existence en Palestine, un témoigage précieux (encore chez PaduStream, le lieu des témoignage précieux) :

      Attention, ce n’est pas un palestinien qui témoigne mais un militant français qui a été en mission quelques mois là-bas.

    • #19614 Répondre
      François Bégaudeau
      Invité

      Moi ce qui m’étonne c’est que personne n’ait encore osé usurper le pseudo de François. Ça montre à quel point son autorité règne ici.

    • #19616 Répondre
      amour
      Invité

      La preuve teubé

      • #19619 Répondre
        amour
        Invité

        Je suis inimitable, et surtout en a pas le même vocabulaire. Le mien est pauvre mais juste. Ciselé.

        Me suis baignée tout l’aprem, véridique. Eau à 22, le dream.
        A plus « amour » de ma vie. Je m’en vais parler avec moi même.

    • #19625 Répondre
      Jean T.
      Invité
    • #19627 Répondre
      Mathieu
      Invité

      Une idée comme ça pour la prochaine Gêne, quitte à s’attaquer à un dominant autre que Nakache Tolédano: Second Tour de Dupontel.
      Ce serait l’occasion de revenir sur son style particulier, que je t’ai déjà entendu qualifier François de cinéma filmé, comme il y a de la littérature écrite. Tu l’as parfois dit aussi d’une autre manière, opposant cinéma cuit ou cru, me semble t-il. Je suppose que tu entendais par là sa manière de surfilmage, sa propension à faire des travellings, des effets de caméra constants, des plans séquences injustifiés et m’as-tu-vu sur la moindre action, un peu à la manière de son maitre Terry Gilliam. Plutôt que de filmer simplement. Lors d’une avant première de ce nouveau film, à une spectatrice qui lui reprochait ce style particulier, Dupontel a répondu: « Vous voulez donc dire qu’il y a de la mise en scène dans mon film. » Ça donne une idée de sa vision des formes cinématographiques.
      J’aimerais bien t’entendre là dessus, d’autant que pour Dupontel, le sujet se veut politique – les élections. Et donc pas pour toi bien sûr, ou en tout cas pas dans les mêmes modalités. Et Dupontel, tout de gauche se prétend t-il, dit quand même pas mal de conneries politiquement, que son film reflétera sans doute. La critique pourrait donc être intéressante, tant sur le fond que sur la forme, entre toi et lui. Le film sort le 25 octobre.

      • #19629 Répondre
        Charles
        Invité

        Oui mais la médiocrité de ce cinéma n’est-elle pas trop évidente? La bande-annonce est calamiteuse et parfaitement ringarde, le succès dont peut jouir ce cinéma me stupéfait. Il est vraiment resté bloqué dans les années 90.

        • #19640 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          entre vous deux mon coeur balance
          car oui Charles le cinéma de Dupontel me parait trop évidemment médiocre
          mais oui Mathieu plein de gens le tiennent pour un des meilleurs cinéastes préférés

          • #19652 Répondre
            Ostros
            Invité

            « plein de gens le tiennent pour un des meilleurs cinéastes préférés » de gauche !

            • #19653 Répondre
              Charles
              Invité

              Précision utile en effet, Ostros, l’espèce de sentimentalisme neuneu qu’il brandit lui tenant lieu de brevet de gauche.

              • #19717 Répondre
                Leo Landru
                Invité

                Dupontel ne se réclame pas de la gauche, sauf erreur, et heureusement. Dans ses entrevues publiques, il semble plus proche d’un libertarianisme sentimental. Anti-politique, son cinéma évoque les gens normaux contre le système, sans s’embarrasser de réel mais sans oser jamais embrasser le merveilleux ou le fantastique – encombrant mélange des deux alourdi par un montage hyper rapide, des travellings que l’on estime cartoonesques, des effets spéciaux, beaucoup trop.
                Pour parler convenablement de Dupontel, c’est vraiment sur la forme qu’il faut aller. Dans 9 mois ferme, il parvient à filmer deux personnages sans les filmer, les sacrifiant au profit de plans un peu expressionnistes, un peu surréalistes – bref les personnages n’existent pas. Comparé à tort à Kervern/Delépine, son cinéma est pauvre. Prends Aaltra de Kervern/Delépine, des plans fixes, de la lenteur, les personnages ne parlent pas ou peu et ils prennent tout l’espace, ils existent violemment. Dans Bernie, Enfermés dehors, ils font de la figuration pour servir un propos poujado : tous pourris. Ce qu’il manque, c’est un peu de temps pour faire exister ces héros, or non seulement on les éreinte dans des plans esthétisants (des plongées et contre-plongées et des travellings de montagnes russes) mais en plus ces successions rapides suscitent l’ennui.
                Retour sur le Larrain de Netflix d’ailleurs, j’ai été surpris par la vitesse du montage – pas le temps de poser ses yeux et déjà le plan suivant, impossible de comprendre qui est qui dans cette réunion familiale, et pas sûr que ce soit volontaire.
                Je ne suis pas automatiquement contre un montage rapide, clip, pub, puisque des fois ça fonctionne. On pourra détester le fond des films de Fincher mais leur forme me séduit – d’autres ressentent ça avec Nolan (pas moi).
                Mais chez Dupontel, il y a une bizarre contradiction entre le fonds et la forme, parce qu’on sent des intentions humanistes contrariées par la caméra, comme si la forme reprenait le dessus et qu’il était impossible pour le réalisateur de faire exister un autre personnage que lui-même. Et on ne peut arguer que Dupontel soit ignare (naïf) cinématographiquement, il est cultivé, le sait, enfin ce n’est pas un imbécile, plus probablement un narcissique qui se refuse à accepter son narcissisme pour en faire du beau cinéma (contre-exemple : Lars Von Trier).

                • #19724 Répondre
                  Seldoon
                  Invité

                  Le Dupontel le plus convaincant reste Bernie il me semble (je n’ai pas vu toute sa filmographie) : c’est ce qui ressemble le plus à ce qu’il a en lui, qui ne se prend pas trop pour ce que ça n’est pas, et le foutraque volontaire à petit budget c’est toujours plus sympathique et regardable que le foutraque involontaire à gros budget.
                  Pour le Larrain pas sûr que ce soit la vitesse (quand même pas épileptique) qui embrouille mais le fait que peu de choses se passent devant la caméra, toutes les infos (dont qui est qui) nous sont passées à coups de bons mots de la part de la voix off ou alors de récits quasi face cam par des protagonistes qu’on ne connaitra donc jamais.

                  • #19769 Répondre
                    Leo Landru
                    Invité

                    Sur le Larrain, c’est d’homogénéité qu’il est question, foutraque est le bon mot. Les flash-backs du début, cette histoire de vampires qui amène des scènes aériennes ou gores surréalistes (pas vilaines au demeurant), le montage rapide comme pour rendre la réunion plus intéressante qu’elle ne l’est, puis de l’action, un peu de contemplatif, de l’humour mal dosé, de la violence pour rythmer, enfin la couleur, bref, le boxon.
                    Dupontel c’est un peu ce topo là, une forme envahissante qui écrase toute possibilité. Plutôt que filmer Bernie, il le (se) constorsionne, le déforme, plongée contre-plongée, travellings, gros plans, Jan Kounen pas loin. C’est ce que certains aiment chez lui et rapprochent de Tex Avery, en oubliant que la logique d’un gag est le contre-pied, amener une situation et la déjouer par une surprise, une pirouette. Les gags, tout comme les moments dramatiques, ne fonctionnent pas parce que l’ensemble est assourdissant, le brouhaha d’une chute ne fonctionne que s’il est précédé d’une situation initiale. Comme tout est brouhaha, le brouhaha ne marche pas.
                    Et le fond, même dans Bernie, est toujours un peu douteux – l’individu broyé par un système invisible où il ne peut exister qu’en détruisant (Le Créateur tiens). Jamais on ne nomme vraiment les choses, tout reste accessible et acceptable dans ce cinéma, que l’on soit de gauche ou de droite. Seule la forme peut faire débat car seule la forme existe.

          • #19819 Répondre
            Jean Monnaie
            Invité

            Pour une fois, je suis assez d’accord, Dupontel est surcoté et politiquement c’est un blaireau. Il pense que les jeunes sont des cons à manifester pour la retraite, affirmant qu’il serait « très content de travailler à 60 ans ». Sa grande préoccupation politique est la même que celle des filles à papa du seizième arrondissement : le réchauffement climatique. Sa prestation sur Thinkerview est lamentable. Une vraie question se pose : pourquoi les acteurs sont-ils aussi limités politiquement.

    • #19700 Répondre
      Titi
      Invité

      Bonjour, je ne vois pas que quelqu’un l’a déjà posté (?) :
      https://blog.mondediplo.net/catalyse-totalitaire
      Ça remet bien les idées en place.

      • #19712 Répondre
        Charles
        Invité

        Ah bon? Il m’a laissé assez dubitatif, surtout sur ce débat foireux et vaseux autour du terme terrorisme. Se plaindre de l’effet dépolitisant du terme tout en dépolitisant soi-même le Hamas, c’est pour le moins bancal. On sent qu’il n’est pas hyper intéressé par le sujet et a compulsé beaucoup d’articles dessus qu’on a tous lu et qu’il cite d’ailleurs dans son billet de façon assez pêle-mêle. Je ne vois pas trop la valeur ajoutée de tout ça.

        • #19727 Répondre
          Graindorge
          Invité

          C’est peut-être parceque vous êtes très intelligent cher Charles et que par conséquent cet article de Frédéric Lordon est très pauvre POUR VOUS. Vous avez peut-être tout compris de ce qu’il se passe et de ce qu’il va continuer à se passer. Moi, j’ai aimé cet article et j’ai profondément aimé Lordon DANS cet article. Pour mon petit niveau il est clair. Même si je vais le relire et le faire lire car vous vous rappelez, Sève a dit qu’on est pas intelligent tout seul. Voilà, il faut beaucoup de cerveaux pour comprendre. Puisque vous êtes « dubitatif » pourquoi ne pas lui écrire à Lordon? C’est juste une idée car là on dirait que en 2 ou 3 phrases, vous réglez le compte d’un homme. Un homme qui écrit juste le plus honnêtement et le plus clairement possible et longuement, ce qu’il pense.

          • #19757 Répondre
            Charles
            Invité

            Ben tant mieux qu’il ait été intéressant pour vous, personne ne vous l’interdit ni ne vous le reproche – vous surréagissez de façon complètement absurde à un simple avis à propos d’un billet de blog qui ne prétend régler le compte de personne.

            • #19765 Répondre
              Graindorge
              Invité

              Eh voilà : surréaction. Absurde et simple avis pour vous. Pour Lordon : Bancal. Pas hyper interressé …
              C’est aussi un simple avis pour moi.
              Merci pour la permission et le non reproche.

        • #19794 Répondre
          Cyril
          Invité

          Je pense que quand Lordon écrit sur son blog c’est qu’il est intéressé par le sujet ou au moins qu’il sent une nécessité. Il arrive qu’il n’écrive pas pendant des mois. Il ne cherche pas à garder un rythme de publication.

        • #19837 Répondre
          Julien Barthe
          Invité

          Charles,
          Tu as lu ça oú ? Cette forme de retournement du lieu commun de l’importation du conflit expliquée par l’appartenance à une classe sociale et à la sensibilité politique qu’elle informe?
           » le canal d’importation-du-conflit, c’est le bloc bourgeois (Amable et Palombarini ©). Tout son appareil, personnel politique, éditocratie en formation serrée, médias en « édition spéciale », s’est instantanément déclenché pour importer. Pourquoi le point de fixation sur le terrorisme ? Pour la FI bien sûr – nous y revoilà. Cette fois-ci cependant avec un nouveau point de vue : le point de vue de l’importation intéressée. Le bloc bourgeois quand il fait bloc derrière Israël à l’extérieur saisit surtout l’occasion de faire bloc contre ses ennemis à l’intérieur.
          Il faudrait ici une analyse de la solidarité réflexe du bloc bourgeois avec « Israël » (entité indifférenciée : population, Etat, gouvernement) et des affinités par lesquelles elle passe. Des affinités de bourgeois : le même goût de la démocratie frelatée (bourgeoise), la même position structurale de dominant (dominant national, dominant régional), les mêmes représentations médiatiques avantageuses, ici celles d’Israël comme une société bourgeoise (start-ups et fun à Tel Aviv). Tout porte le bloc bourgeois à se reconnaître spontanément dans l’entité « Israël », partant à en épouser la cause. »
          K,
          Il me semble qu’il n’évoque le traitement médiatique réservé à LFI que comme un symptôme parmi d’autres de la réception bourgeoise et autoritaire des événements récents et plus largement du conflit israelo-arabe.

          • #19862 Répondre
            François Bégaudeau
            Maître des clés

            Je trouve qu’en effet cet angle de vue là, marxiste pur jus, est assez inédit. Et très juste. Les affaires extérieures sont toujours des affaires intérieures.
            Mais la première partie sur le signifiant « terroriste », dont il a été mille fois dit la réversibilité indigeste, était sans doute dispensable. On n’y entend que le spectateur Lordon, celui qui fulmine (trop d’heures par jour) devant les médias bourgeois.

            • #19864 Répondre
              Jeanmonnaie
              Invité

              Non pas  » toujours ». Les affaires extérieures deviennent des affaires intérieures SEULEMENT depuis l’importation de population étrangère en France. La précision est essentielle.

            • #19871 Répondre
              Dr Xavier
              Invité

              Pour ma part je reste un peu perplexe, oui c’est assez inédit, mais est-ce que c’est juste ?
              Objection par la comparaison historique : il ne me semble pas, par exemple, que dans le cas de l’Afrique du Sud la bourgeoisie occidentale se reconnaissait spontanément dans le pouvoir afrikaner (mais je connais très mal cette période et encore moins la réception occidentale/européenne, je veux bien un rappel historique).
              Objection par le retour aux intérêts marchands : Lordon privilégie ici la « solidarité réflexe du bloc bourgeois avec « Israël » (entité indifférenciée : population, Etat, gouvernement) », mais dans d’autres papiers (nombreux), il met bien plutôt l’accent sur l’exécration pavlovienne de tout ce qui pourrait un tant soit peu menacer ses acquis sociaux. Donc : LFI – et d’autres partis islamos-gauchistes – menace (mollement) ses acquis, en conséquence tout est bon pour la discréditer, tiens il se passe des trucs à l’étranger (en Ukraine, en Chine, en Palestine, en Bolivie, au Vénézuela, etc.), tiens la LFI ne veut pas communier spontanément dans la condamnation-de-la-violence, trouvons vite un moyen de la défoncer sur le plan moral, ergo « terrorisme » « complaisance avec l’antisémitisme » etc.
              Peut-être bien qu’en arrière-plan il existe une affinité bourgeoise avec les « représentations médiatiques avantageuses, ici celles d’Israël comme une société bourgeoise (start-ups et fun à Tel Aviv) », mais c’est du bonus, je creuserais davantage la piste que la bourgeoisie (française) s’en tape complètement, c’est pas Israël qui va défendre son patrimoine immo.

              • #19872 Répondre
                Julien Barthe
                Invité

                J’ai reçu – et probablement abusivement au point que je l’ai peut-être traduite – cette identification bourgeoise à Israël comme un rejet du prolétaire racisé, un ralliement à la blanchité possédante. Une sympathie qui prend racine dans la peur du barbare socialement relégué.

                • #19875 Répondre
                  Dr Xavier
                  Invité

                  Lu, je suis pas en désaccord, je dis juste que c’est plutôt dans un deuxième temps, le premier étant de se demander comment protéger son héritage (mais je radote).
                  Je note que le kibboutz Be’eri était (si je comprends bien) un des derniers kibboutz qui tentait de conserver une utopie un peu socialiste, avec partage des revenus (la plupart des autres kibboutzim ayant été privatisé d’une manière ou d’une autre), je n’ai pas lu beaucoup d’articles dans Le Figaro et Le Point qui insistaient sur ce point, ni qui lamentaient la perte de cette conception de la production et de la société. Le ralliement a ses limites.

                • #19877 Répondre
                  Seldoon
                  Invité

                  La comparaison de Xavier avec l’Afrique du Sud tape juste : il n’y avait pas la même identification bourgeoise aux afrikaners comme un rejet du prolétaire racisé, un ralliement à la blanchité possédante, comme une sympathie qui prend racine dans la peur du barbare socialement relégué.

                  • #19883 Répondre
                    Julien Barthe
                    Invité

                    Est-ce que vous m’accorderiez que les mouvement d’adhésion ou de rejet (les affects) qui sous-tendent les prises de paroles s’orientent sur ces questions d’après une identification à la Blanchité et à la Barbarie qui sont des perceptions indissociablement sociales et raciales ?
                    L’élément socio-économique dans la perception du gazaoui et de l’israélien déterminent davantage les jugements de Geoffroy Roux de Bézieux et de Samuel Barbier que les miens ou les vôtres. C’est peut-être ce qui vous empêche de l’imaginer. Etes-vous sûrs que la perception que Reagan avaient de l’ANC n’était pas fortement marquée par cet aspect ?
                    Je suis conscient de me contredire en partie en affirmant que la perception de la Barbarie du membre du Hamas est aisément identifiable à celle des racisés violents qui ont massacré les Blancs du Bataclan et donc que l’élément d’ identification ethnico-religieuse doit l’emporter ici (majoritairement).

                    • #19885 Répondre
                      Seldoon
                      Invité

                      Tu sais bien que je t’accorderais la Lune, Julien. En particulier ici je veux bien t’accorder que tout cela joue, mais que ça ne suffit à expliquer ni un ralliement aussi total des médias dominants ni le fait qu’il ne soit je crois pas totalement suivi par ceux qui qui ils s’adressent. Il se joue d’autres choses, et pas seulement la particularité de la question juive. J’entends parler notamment de la baisse de niveau du journalisme dans ces sphères qui fait que certains se raccrochent à ce dont ils peuvent parler (jugements moraux plutôt qu’explications géopolitiques et historiques).

          • #19880 Répondre
            Charles
            Invité

            Julien, pour préciser ce que je veux dire, je trouve que le texte de Lordon ne dit pas grand-chose du conflit en lui-même et n’a d’intérêt que sur son traitement dans les médias par le bloc bourgeois. Et je partage l’avis de François sur la première partie relative au signifiant terroriste.
            A ce sujet, ce bloc bourgeois tel qu’il s’exprime dans les médias actuellement de façon très fébrile et presque hystérique est tout à fait caricatural et un peu en décalage avec ce que je vois autour de moi, parmi des bourgeois de droite, d’extrême-droite ou de gauche. Beaucoup sont assez remontés contre le traitement journalistique sur les crimes de guerre commis à Gaza et même s’ils conviennent que le communiqué de FI n’est pas terrible, ils s’en foutent un peu.
            J’ai vraiment l’impression que les éditocrates et autres chroniqueurs du cercle de la raison macroniste se servent en réalité de ce débat pour se débarrasser (définitivement) de la FI mais je ne suis pas sûr que cela rencontre tant d’échos chez les gens.

            • #19881 Répondre
              Seldoon
              Invité

              Meme témoignage de mon côté, même chez des macroniens convaincus et alergiques à tout ce qui touche la FI, ça ne prend pas vraiment. Il y a en revanche beaucoup plus d’écho à l’extreme droite.

      • #19720 Répondre
        Graindorge
        Invité

        Merci pour le partage

      • #19721 Répondre
        Graindorge
        Invité

        Oublié de nommé pardon : merci pour le partage TITI

      • #19729 Répondre
        Bronsky
        Invité

        Au delà de la question du conflit en lui même, je trouve que Lordon met le doigt au bon endroit, sur ce que le conflit révèle :
        – La notion confuse de terrorisme. Depuis le 11 septembre 2001, elle l’est de plus en plus. Il n’y a plus d’actes terroristes, il y a désormais Le Terrorisme (la.majuscule est importante), soit le mal qui surgit régulièrement des Ténèbres (ou plus souvent chez les arabes) pour frapper avuglement. C’est devenu une arme diplomatique de disqualification, ici de la cause palestinienne.
        – Le soutien à Israël en France qui rassemble du PS à Zemmour, c’est à dire le bloc bourgeois. C’est toute une vision du monde qui s’exprime là, pas seulement sur le conflit.
        Marrant de voir aussi qu’à l’international, les pays qui soutiennent le massacre de Gaza sont pile ceux qui nous font leur cirque sur l’Ukraine.
        Bref ce conflit est bien plus important en réalité que les 3 hectares disputés en Palestine

        • #19747 Répondre
          Titi
          Invité

          Absolument Bronsky. (Quand on compare les façons de parler de l’Ukraine et d’Israël, c’est le deux poids, deux mesures : la Russie Etat terroriste auteur d’un génocide, par contre Israël est légitime à bombarder Gaza et à priver la population d’eau…)
          Je trouve la fin du texte de Lordon un peu faible, d’abord l’histoire des « vies non-blanches » : le terme woke, bof, et je pense que ce qui se joue aussi ici, c’est aussi la peur qu’inspirent la religion, le dénuement extrême des Palestiniens, la densité de la population et leur acharnement à ne pas se laisser anéantir (toutes choses par ailleurs voulues par Israël…), etc. Ce n’est pas juste une question de couleur, il me semble (les juifs ne sont pas forcément blancs, par ailleurs, ni perçus comme tels).
          Mais bon, passons.
          Et le dernier paragraphe prophétique, avec sa vision d’un mode arabe uni qui serait en train d’observer passivement les choses, bof bof.
          Par contre (Charles), Lordon cerne bien l’emploi du mot « terrorisme », qui devrait être utilisé aussi pour définir des États (comme Israël et les États-Unis), s’il s’agit précisément de « terroriser » des populations. Or il ne l’est la plupart du temps que pour décourager l’empathie vis-à-vis d’un ennemi (et soustraire une situation à toute explication).

          • #19754 Répondre
            Graindorge
            Invité

            Et le déploiement de militaires dans les rues françaises? C’est pour quoi ?

            • #19755 Répondre
              amour
              Invité

              C’est pour te séduire.

          • #19758 Répondre
            Charles
            Invité

            L’accusation de terrorisme permet surtout d’exterminer un ennemi sans s’embarrasser de règles contraignantes, ce qui ne veut pas dire que la notion n’a aucune valeur – je vois mal comment qualifier autrement Al-Quaïda ou Daech. Et sous sa plume on a le sentiment que le Hamas n’est qu’un mouvement de résistance à l’occupation israélienne, ce qui me semble un peu partielle et pour le coup dépolitisante comme appréciation – au risque de froisser encore un peu plus Graindorge.

            • #19759 Répondre
              Bronsky
              Invité

              Les 2 mouvements que tu cites sont les seuls à être qualifiés de terroriste par l’ONU, car les seuls à universellement considérés comme ennemis- de tous les États.
              Les seuls pays à classer le Hamas comme organisation terroriste sont les pays occidentaux (et encore, pas tous). Ce qui est juste un autre moyen diplomatique de soutenir Israël.
              D’ailleurs, l’OLP, désormais bons arabes pour l’occident, a longtemps été considérée comme tel. Puis ils ont été reçus à la maison blanche.
              Et je ne vois pas en quoi « résistante à l’occupation israélienne » est depolitisant. Au contraire, c’est le mot terroriste qui l’est car il met la lumière sur le moyen en occultant la cause.
              Quelque soit le bout par lequel on prend cette notion elle ne tient pas debout. Sauf dans les plateaux de télé français.

              • #19761 Répondre
                Charles
                Invité

                Parce que le Hamas n’est pas que ça. C’est aussi un parti islamiste fascisant et antisémite.

                • #19768 Répondre
                  Bronsky
                  Invité

                  N’embrouillons pas tout. C’est pas le sujet. Le sujet c’est deconstruire cette utilisation idéologique du mot terrorisme, et ce que révèle le maccartysme autour de cette question sur la poussée raciste et autoritaire française.

                • #19817 Répondre
                  Jean Monnaie
                  Invité

                  Un parti islamiste est souvent associé à des tendances fascistes et antisémites, mais dire cela ne contribue pas au sujet. Selon moi, l’enjeu réside dans la définition du terrorisme : un groupe de personnes qui recourt à la terreur pour exercer une pression sur un gouvernement peut-il être qualifié de terroriste ? Dans ce cas, la réponse est oui, le Hamas peut être considéré comme un groupe terroriste.
                  La question de savoir si le Hamas, en tant qu’entité démocratiquement élue, peut être qualifié de groupe terroriste est un sujet vaste dont je n’ai pas de réponse précise.
                  De même, la distinction entre un terroriste et un résistant est souvent influencée par le point de vue politique, ce qui rend la réponse à cette question également sujette à débat.
                  Est-ce l’ONU qui est légitime pour designer un groupe terroriste ? Si la réponse est oui alors le Hamas n’est pas un groupe terroriste.
                  Est-ce l’UE qui est légitime pour designer un groupe terroriste ? Si la réponse est non alors le Hamas est un groupe terroriste.

                  • #19821 Répondre
                    Titi
                    Invité

                    La définition de « terroriste » convient très bien au Hamas, mais elle convient aussi très bien à l’État israélien (qui s’en prend clairement aux civils en leur coupant l’eau, l’électricité et en les frappant indistinctement – il y a eu moins d’enfants tués en Ukraine par l’armée russe en un an et demi de guerre qu’à Gaza en moins trois jours, et on ne s’est pas gêné pour traiter la Russie d’État terroriste, avant même parfois de savoir d’où venait la frappe, qui finalement venait de l’autre côté : sur la centrale nucléaire, sur le marché, sur le tracteur polonais…).
                    C’est une qualification qui n’est pas fausse au sens strict (au sens du dictionnaire), simplement elle permet d’évacuer la question des causes. Le terrorisme est un truc de fou de Dieu, des tarés qu’il faut éradiquer et empêcher définitivement de nuire aux honnêtes gens, point. (Personne n’a envie d’être décapité en sortant du boulot et tout le monde s’accorde à dire qu’on a vraiment assez de soucis comme ça avec le réchauffement climatique et tout ce qui reste.) Et le label « terroriste » légitime, au vu de l’histoire récente, des représailles s’affranchissant des droits de la guerre, comme ce qu’on est en train de voir à Gaza, où on veut déplacer un million de personnes (probablement la moitié d’enfants puisque 50 % des Palestiniens ont moins de 18 ans) – Poutine a écopé d’un mandat d’arrêt à la CPI pour mois que ça… L’attaque terroriste, c’est open bar pour ceux qui répliquent, voir ce qu’ont fait les États-Unis en Afghanistan, en Irak, à Guantanamo… Et c’est ce mot-là, « terrorisme », qu’on veut absolument faire dire à LFI.

                    • #19829 Répondre
                      Jean Monnaie
                      Invité

                      Je suis complètement d’accord avec ton analyse.

                    • #19873 Répondre
                      Graindorge
                      Invité

                      Et comment ça s’appelle quand on te somme de dire ce que tu ne veux pas dire en te tordant le bras et en te menaçant de mort politique et social? Dites que vous faites barrage! Dites que vous condamnez! Dites terroriste!
                      Baissez votre pantalon!
                      Comment ça s’appelle hein? De la démocratie? Ou peut-être que c’est sans nom.

            • #19793 Répondre
              Graindorge
              Invité

              Non. Vous ne me froissez pas Charles. Je vous lis avec beaucoup d’intérêt et d’attention comme tout ce qui se dit en ce moment sur un sujet sur lequel dès le début dans l’entrée LUTTES j’avais annoncé que je ne débattrai pas. Pour moi, rien qu’en regardant les cartes depuis 1948 et tout ce qui avait été volé je me suis dit Palestinien, Israélien Sauve qui peut! Hermanos y hermanas barrez-vous! C’est fini. Et je pense que c’est fini. Le peuple israélien était entrain de se soulever et prêt à renverser le gouvernement d’extrême droite de Mr Netanyahu et le Hamas choisi ce moment pour intervenir. Alors je suis peut-être très stupide et je n’ai qu’un petit bac+9 (mois) mais j’ai compris que les gazaouis et les israéliens allaient se sentir très seuls car le hamas ne veut pas la paix mais le pouvoir. Et que même sans le vouloir il arrangeait bien les affaires de Netanyahu et par ricochet les affaires de la droite européenne.

              • #19882 Répondre
                Graindorge
                Invité

                Mal dit. *sans le vouloir: dans le sens sans le faire exprès et pas sans vouloir le pouvoir car ça le hamas le veut

        • #19905 Répondre
          Jean Monnaie
          Invité

          Bronsky, j’étais assez d’accord avec toi concernant ton analyse sur la Palestine, mais ce que tu dis est triplement faux.
          Affirmer que la position des politiques israélo-palestiniennes est la même que celle de l’Ukraine est erroné.
          Un exemple avec le NPA : https://nouveaupartianticapitaliste.org/actualite/international/assez-de-la-guerre-de-poutine-troupes-russes-hors-dukraine-solidarite-avec
          Roussel est en désaccord avec la FI sur le conflit, tout comme Ruffin…
          Fabien Roussel, qui juge la situation « extrêmement grave au Proche-Orient », appelle l’Union européenne à se positionner pour un cessez-le-feu. « L’ensemble des nations (…) doivent faire en sorte d’être non seulement aux côtés du peuple israélien, qui vient de vivre un drame à nul autre pareil avec des actes de barbarie que l’on a rarement vus, et aux côtés de Gaza, où aujourd’hui il y a des centaines de civils qui meurent sous l’effet des bombes vengeresses qu’envoie l’armée israélienne en dehors de tout droit, de toute convention internationale. »
          L’extrême droite, comme le FN, a toujours été très fluctuante sur le sujet. Delesquen, Jérôme Bourbon n’ont jamais soutenu Israël. Tu n’as aucun consensus à l’extrême droite sur la Russie et Israël. Tu as évidemment Zemmour, qui est juif et qui soutient Israël, mais on connaît les raisons. Par ailleurs, parler de bloc bourgeois est vague. Le RN a le plus grand nombre d’ouvriers et de non-diplômés dans son parti.

          • #19911 Répondre
            Ludovic
            Invité

            Le Menhir, le dernier grand Roi de France, a tjrs été pro-palestinien pro-irakien par identitarisme appliqué partout, la seule ligne juste, sinon on est un escroc. Décolonisation de tout ou pas de décolonisation.
            ___
            Oui, le RN est le premier parti chez les actifs de 25 à 60ans.
            Les gens qui vivent dans le réel votent RN
            ___
            Le réel est du coté de l’extrême droite, le cosmopolitisme ne fonctionne pas, et partout c’est vrai.
            ___
            La gauche est dans un idéalisme grotesque, une veule soumission.
            Ils seront perçu par l’histoire comme les pires déchets que la terre est portée

            • #19914 Répondre
              Jean Monnaie
              Invité

              Pendant ce temps la chez Mélenchon….

    • #19722 Répondre
      Graindorge
      Invité

      *nommer

    • #19822 Répondre
      Cyril
      Invité

      Je reprends l’amour et je bute à nouveau sur les pages 10-11. Est-ce une « trouvaille » littéraire, un effet de style ou une maladresse ? Jeanne passe devant le Café de la Poste, elle repère Sylvie au bout du comptoir, puis le « elle » me semble désigner Sylvie, ah en fait non Jeanne. Est-ce que c’était pour nous dire que Jeanne se projetait en Sylvie ou se mélangeait à elle et qu’il y avait indisction, passage de l’une à l’autre ? Alors pourquoi pas, mais sur le moment ça crée juste de la confusion, après on peut se dire, ah bien joué, mais j’aurai dû relire 5 fois le passage en me grattant la tête.

      • #19946 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        Tu ne devrais pas te donner tout ce mal et retourner discuter écriture inclusive avec Jean Monnaie. Tu te gratteras moins la tête.

        • #19947 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          Ceci étant posé, cette confusion est évidemment voulue
          Je t’en informe : la littérature fait ça, souvent : créer de la confusion -là où les choses sont trop claires.
          Kafka et Robbe Grillet étant des maitres en la matière.

          • #19958 Répondre
            Nox
            Invité

            C’est bien joli tout ça, mais ça ne répond pas à la question que tout le monde se pose : Manuel Valls a-t-il lu L’amour ?

        • #19992 Répondre
          Cyril
          Invité

          Sois précis, j’ai refusé de parler d’écriture inclusive avec Jean Monnaie alors je ne peux pas « y retourner ».
          Il y a des confusions recherchées qui valent mieux que d’autres. C’est comme le paragraphe dont la chute nous révèle que c’était un rêve. C’est volontaire les effets littéraires un peu triviaux ? C’est pour coller à la classe géo-sociale (osons-le) des personnages ?

      • #19970 Répondre
        Carpentier
        Invité

        Bonjour chantier.autonome 👋
        Pas encore pris le temps de voir les topics ouverts depuis que je vous ai laissé en paix le 17 août. J’espère y trouver du grain à moudre.
        Je commence l’amour, suis p.20, quand Jacques projette de mettre les voiles après un 2e demi.
        J’ai un truc qui m’a accroché moi, c’est le terme ’ destinatrice ’ qui me semble désigner plutôt l’expéditrice – Jeanne – lorsqu’elle dépose l’enveloppe vierge dans la boîte de Pietro.

        J’aime beaucoup cette phrase: … Le paysage de montagne en filigrane du papier à lettres ne laisse rien deviner de la destinatrice*. D’ailleurs elle n’est jamais allée à la montagne. / … p.12
        Sauf qu’il s’agit de l’expéditrice.
        Je vais regarder mieux, vous avez sans doute ouvert un sujet dédié à ce dernier livre de François Begaudeau.

        • #19981 Répondre
          tristan
          Invité

           » vous avez sans doute ouvert un sujet dédié à ce dernier livre de François Begaudeau. »
          Ben oui bécasse, il y a un thread en cours sur ce sujet sur la page d’accueil du site: L’AMOUR, éléments génétiques..
          Il était temps que tu reviennes parmi nous, le forum ne se remettait pas de cette douloureuse absence…

          • #19989 Répondre
            Carpentier
            Invité

            Certes, mais ça y part quand même très vite dans tous les sens.
            Vous croiser ici, à 2 reprises, m’aura permis de vivre une drôle d’expérience plutôt haineuse.
            À mon âge, il était temps, mais comme j’en ai de moins en moins à perdre, je (re-)capitule assez vite.
            Beurk

        • #19982 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          Il était crucial de revenir pour signaler cela.
          Merci pour cet avis littéraire
          Tu nous manquais.

        • #19999 Répondre
          Graindorge
          Invité

          Salut Carpentier: en plus de l’info de Tristan, tu trouveras vite le fil « l’amour » avec les avis de tous les gens qui l’ont lu. Moi j’attends que ma soeur me l’envoie. Je lui ai offert de le lire avant donc je le lirai…un jour. Je lui avais dit « prend ton temps »🤭

          • #20001 Répondre
            Carpentier
            Invité

            Sans être, comme pour certains, assimilable à la brosse à dents, parfois, avoir son livre chacun est facilitant, oui.
            Tu dis ‘ l’info ‘ de Tristan? On croirait plutôt un fake de journaliste qui pique au vif un membre de la nupes 🤨
            Ces gens qui vous expliquent la vie, ce qu’on doit voir ou pas voir sur un forum, l’usage des réseaux et/ou autres du haut de leur petit menton ne sont pas toujours si drôles; à un moment vient, face à ces façons de s’adresser aux autres, une certaine fatigue inquiète, non?
            Bref, lisant qu’un effet littéraire mêlant le discours de 2 personnages de l’amour (cf.post de certain Cyril pas loin des 2 nôtres) a produit un moment de lecture où il (Cyril) s’était quelque peu arrêté, il m’est revenu mon moment d’hésitation (destinatrice) qui, et c’est con pour moi, m’a surtout tout d’abord fait douter de ma lecture, de ma compréhension du dit passage.
            Ajouté au travail de l’auteur qui tisse les discours, pensées, et fantasmes des différents persos – tu liras – ce sur quoi j’ai buté apparaît dispensable.
            On fait gaffe aux mots ou pas, quoi, non?
            Je te remercie, dans tous les cas, de tes quelques lignes, cependant, la facilité avec laquelle chacun.e peut dire, via n’importe quel pseudo, ici, reste trop acrobatique pour moi.
            Je te souhaite de passer un chouette moment avec ce livre dont semble se délecter tranquille ta chanceuse soeur et que, moi, je commence à peine.
            Casquée, protections aux genoux, coudes et poignets, me voilà parée pour y retourner: j’ai survécu à quelques échanges ici même, je devrais, de la lecture de l’amour, m’en sortir🤘

            • #20005 Répondre
              Carpentier
              Invité

              🤨🤘👋 Et re-beurk

              • #20008 Répondre
                Carpentier
                Invité

                🤣
                Heureusement que ce patronyme est très courant.
                C’est d’ailleurs aussi pour cela que je l’ai choisi en pseudo ici
                En revanche ce ‘ re-beurk ‘ (de qui donc au juste) manque totalement de, comment dire, créativité, inventivité, personnalisation du discours?
                Reposter un truc ‘ en miroir ‘ est tellement stérile,
                et digne d’une initiation de base, d’une introduction médiocre à la psychologie: vous êtes étudiante en première année de psycho, non?
                Et dîtes-moi, c’est un problème d’utiliser des emojis ?
                Vous vous sentez si évolué que cela ? ‘ Carpentier ‘ bis?
                Cela doit relever d’un trauma d’enfance, un truc avec papa/maman sans nul doute.
                Amusez-vous bien 💥

            • #20089 Répondre
              Graindorge
              Invité

              Ma chère Carpentier: c’est plutôt moi qui suis chanceuse d’avoir une sœur qui,lorsque j’ai suggéré à la ronde la lecture de ce livre a spontanement proposé de me l’offrir et de me l’envoyer. La moindre des tendresses était de lui dire de le lire avant et de prendre son temps car 2 enfants ados + travail + ma mère + etc.
              Je ne suis pas pressée. Contente de ton retour sur ce forum. Je le dis pas trop fort pour pas que F.B entende

              • #20143 Répondre
                Carpentier
                Invité

                Oh, Frédéric Beigbeder ne devrait pas y trouver trop à redire.

                • #20414 Répondre
                  Graindorge
                  Invité

                  Hé hé… j’avais pas vu ta réponse

    • #19874 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Féministe, gazaouie, philosophe, Mariam Abou Daqqa a été arrêtée ce lundi matin à Marseille. Mariam Abou Daqqa, devait donner une conférence à Toulouse, prévue de longue date. Hébergée chez Pierre Stambul, porte-parole de l’Union juive française pour la paix, elle a été arrêtée à la gare Saint-Charles au moment de prendre le train qui l’emmenait à Toulouse. Elle est sous le coup d’un arrêté d’expulsion.
      Résistante à l’occupation israélienne, Mariam Abu Daqqa est une combattante pour les droits des femmes et préside le conseil d’administration de l’association féministe : Palestinian Development Women Studies Association.
      Mariam Abou Daqqa, a vu sa maison détruite à Gaza et 26 membres de sa famille tués la semaine dernière dans les bombardements.
      Précisons que le FDLP dont elle serait adhérente incarne une branche politique, laïque, de gauche extrêmement éloignée du Hamas.

      Un article est paru dans le Monde d’hier lundi 16. Si quelqu’un veut partager

      • #20048 Répondre
        Jeanne
        Invité

        Merci, Graindorge, pour cette information.

    • #19939 Répondre
      Cyril
      Invité

      Il est passé où l’article de Bégaudeau dans le nouveau Socialter ? Le metteur en page l’a zappé ? Ou l’auteur de l’amour (sans majuscule) prend des vacances ?

    • #19945 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      Toute l’équipe de Socialter a démissionné et m’a demandé de ne plus collaborer avec l’actionnaire avec lequel ils sont en conflit.
      De toute façon c’était de l’écrit, tu t’en passeras.

      • #20009 Répondre
        Demi Habile
        Invité

        Qu’est ce que t’es con comme type, c’est dingue. Et le plus drôle c’est que tu viens jouer la provoc sur mon safe space du haut de ce genre de sortie. T’es complètement ravagé comme garçon.

      • #20067 Répondre
        Cat
        Invité

        On peut en savoir un peu plus sur ce conflit entre l’équipe de Socialter et l’actionnaire ?

        • #20071 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          un peu prématuré
          le droit va trancher

          la vraie équipe socialter (pas l’actuelle donc) se donne un an pour remonter un truc

    • #20010 Répondre
      Mao
      Invité

      Pour ceux qui ne passent pas leur vie sur X, je recommande ce chef d’oeuvre d’humour noir que constitue l’interview de Bassem Youssef par Piers Morgan au sujet de la situation palestinienne.

      • #20028 Répondre
        amour
        Invité

        Bien vu, Maomet

    • #20060 Répondre
      Seldoon
      Invité

      Bonjour à tous,
      Je lance une bouteille à la mer : je cherche de la documentation visuelle sur les travailleurs sans papiers dans l’agriculture espagnole et leurs conditions de vies. J’ai pas mal d’articles et rapports d’ONG. Il me manque des reportages photo ou, mieux, des documentaires. Quelqu’un aurait cela en stock ?

      • #20061 Répondre
        Jeanmonnaie
        Invité

        Sans papier est aussi pertinent que dire collaborateur à la place de salarié pour le medef

        Clandestin ou travailleur irrégulier est plus proche de la réalité.

        • #20063 Répondre
          Seldoon
          Invité

          On n’a qu’à dire collaborateur irrégulier comme ça on évite le débat et on peut revenir au sujet, qui m’importe, merci de ne pas diluer.

          • #20083 Répondre
            Jeanmonnaie
            Invité

            Ce serait parfait puisque la gauche radicale et le medef ont la même position sur la libre circulation des hommes.

            • #20116 Répondre
              François Bégaudeau
              Maître des clés

              pièce, machine

              • #20140 Répondre
                Jean Monnaie
                Invité

                Tout le monde boucle. Je vais te faire une imitation Onfray : Moi ma boucle elle est girondine :
                Je pense qu’il faut penser la boucle en terme de civilisation. On voit bien, si on étudie les textes et que si on fait de l’HISTOARE, que y a des boucles, elles apparaissent, elles grandissent, elles vieillissent, elles meurent. Comme les lapins Ou comme les escargots, ou comme les carottes ou comme les arbres C’est Nietzsche qui nous fait savoir que tout ça c’est la Volonté de puissance. Alors quand on dit ça, qui sont des remarques de bon sens, on se fait traiter sur France Inter de fachiste, de nazi, d’alcoolique, de pétainiste etc…Et alors la boucle va nous expliquer qu’il faut défendre l’euro l’Europe on nous a dit que ce serait formidable. Mais ça ne changera pas l’ordre du Cosmos. Moi j’émets l’hypothèse que mon père était ouvrier agricole, ma mère femme de ménage….. Parlons en de Maastricht. Parlons en des curés qui tripotaient les mômes Le Covid 19, on se demande où étaient les 18 premiers. Putain de Jacobains. Vivons comme des Romains !

                • #20141 Répondre
                  Jean Monnaie
                  Invité

                  On peut imiter Soral ou Zemmour, mais souhaites-tu aussi avoir la tienne ? Demande-le, et je te la proposerai. Le vrai souci, c’est que si vous cessiez vos contradictions, je n’aurais pas à passer mon temps à vous rectifier. La gôôche : « Les capitalistes emploient une sémantique délibérément floue pour esquiver le réel. À gauche, nous valorisons la précision des mots. » Pourtant, le terme « sans-papiers » est-il vraiment représentatif de la réalité ? NON. Donc je vais boucler la dessus. Seulement ton véritable problème n’est pas ta répétitivité, mais tes contradictions flagrantes. Je te mets au défi de citer un seul sujet politique sur lequel tu restes cohérent. Choisis n’importe quel thème, et je te trouverai une vidéo où tu te contredis. La seule constance chez toi pourrait être le domaine de l’éducation. Et encore tu es dans la contradiction puisque tu souhaites démolir l’école alors que tu étais prof, tout comme l’étaient tes parents. C’est un peu comme si, en étant CRS de génération en génération, j’écrivais un ouvrage pour clamer que je suis le chien de garde du système ! Il faut oser quand même. Autre exemple ton ouvrage sur la bourgeoisie. En résumé, tu as substitué « bourgeoisie progressiste » par « bourgeoisie cool » et t’en as fait un livre. Il faut bien vendre du papier, je peux le comprendre. Je l’ai même chez moi, ma copine l’a acheté, mais je m’appuie surtout sur tes vidéos pour en parler. Selon toi, la bourgeoisie « cool », malgré ses apparences détendues, est tout aussi, voire plus, autoritaire que la bourgeoisie classique.. Bien que ton propos ne soit pas novateur et qu’il n’apporte rien de neuf, tu avais au moins le mérite d’être cohérent. Mais qu’annonces-tu dans une de tes vidéos récentes ? (Que, chance pour toi, je n’ai probablement pas enregistrée.) Tu affirmes soudainement que la pire des bourgeoisies est celle réactionnaire de droite, parce que la bourgeoisie « cool » ne serait ni homophobe ni raciste. BORDEL ! Tu écris un livre pour dire le contraire trois ans plus tard ! Même sur un sujet que tu as longuement médité puisque tu en écris un livre, tu te contredis ! On est chez les fous, tu vas me rendre loco François. Actuellement, je manque de temps pour souligner toutes tes incohérences et m’occuper de ça. Mais, s’il te plaît, arrête de me fournir autant de matière. J’ai largement de quoi faire. Si tu pouvais y allez mollo. Je ne veux pas dépasser 4 heures. MERCI

                  • #20144 Répondre
                    Jean Monnaie
                    Invité

                    L’équivalent à droite, en termes de contradictions flagrantes (et non d’évolution de pensée comme Onfray), serait Robert Ménard ou Alain Soral.
                    D’ailleurs, tu as de nombreux points communs avec Soral dans ta manière de t’exprimer. Tu te réfères à Jésus comme lui le fait assis dans son canapé rouge, et tu analyses la sociologie des vêtements à la manière dont il en a fait un livre. Toi, tu as décortiqué la signification de la veste de Chaigneau. Ni toi ni lui n’écoutez réellement vos interlocuteurs. Je te renvoie à ta vidéo avec Polony, où le présentateur s’est excusé de n’avoir pu interrompre ton monologue. Visiblement, ce que disait Natacha, tu n’y accordais guère d’intérêt. Il y aurait tant à dire sur tous ces sujets.
                    BREF

                    • #20145 Répondre
                      Dr Xavier
                      Invité

                      Il jukebox della Fontana di Trevi.

                      • #20149 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        En écriture inclusive ta prochaine petite crotte si possible. Merci

                    • #20147 Répondre
                      Jean Monnaie
                      Invité

                      Par contre avec Houria. La folle dingue qui t’explique que musulmans étaient des joyeux pédés avant la colonisation. Tu n’avais pas le même ton.
                      La colonisé Algérienne qui passe son temps à cracher sur la France et vivre chez son colonisateur. Celle qui te traitait comme une serpillère dans votre débat la tu l’a coupait pas. Faible avec les forts. Forts avec les faibles.
                      Moi à ta place j’aurais rappelé à Reine Houria que :
                      1) A l’indépendance l’Algérie avait un PIB par habitant bien plus élevé que la Corée du sud.

                      • #20148 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        2) Et que se pays était sous protectorat Français il se serait pas se shithole.
                        https://jvflux.fr/Pav%C3%A9_Anti_alg%C3%A9riens
                        Bah non tu vas pas lui dire car cela te fait jouir de cracher sur la France. C’est tellement plus de gôche ! BREF

                    • #20151 Répondre
                      Monami
                      Invité

                      Donc tu as une copine. Qui achète du Bégaudeau.
                      Intéressant.

                      • #20156 Répondre
                        Jeanmonnaie
                        Invité

                        Pour te faire une réponse groupé à ton précédemment post. J’ai largement parlé de moi sur ce forum. Non pas comme le pense Julien barthe par exibitioniste mais pour faire comprendre la genèse de mes opinions.

                      • #20157 Répondre
                        Jeanmonnaie
                        Invité

                        Autre vice. Elle lit Édouard louis.

            • #20139 Répondre
              Ludovic
              Invité

              Pense à l’expat Jeannot, y’a aucune autre solut pour des types comme nous.
              La Fronce veut ta mort, tu te bats contre des moulins à vent. Tes frères, tes sœurs, de droate de gôche sur le coté, tes bourges de la haute, tes marrons de ton bas.
              Tous sont d’accord : ta mort. Ils te le diront jamais en face mais c’est ça.
              ___
              L’expat est une colère, un déracinement, une tristesse mais tu te sauves et tu sauves ton âme et ton sang si tu choisis bien.
              C’est comme une femme qu’est devenue hideuse, marron, hystérique, tarée, malade faut savoir la quitter même si tu l’aimes : La france c’est ça.
              « j’abandonne sur mon chemin, tant de choses que j’aimais bien, cela commence par un peu de chagrin… »

              • #20253 Répondre
                Jean Monnaie
                Invité

                Mon frère part dans 15 jours pour vivre définitivement en Colombie. Selon lui, même ce pays est devenu moins un « shithole » que la France. Pour moi, c’est plus difficile puisque mes enfants sont ici. Mais j’y pense. Ce pays me déprime. Ma sœur, qui travaille dans le secteur associatif, m’avait expliqué que les fonctionnaires ont développé une haine envers la fonction publique. C’est un phénomène assez récent. Les Américains disent, pour rire, qu’au FMI, il faut toujours mettre un Français. Ils sont les seuls à ne jamais défendre leur pays. Nous avons une élite qui déteste la France, des fonctionnaires qui la détestent, des gauchistes qui la détestent, et ces trois groupes font tout pour que les immigrés la détestent également. Donc, en effet, c’est extrêmement difficile de pouvoir rester en France quand des Français semblent souhaiter leur propre déclin. Dans une vidéo, une question est posée à François : « Quelles solutions proposez-vous pour les jeunes ? » Il semble gêné, se frotte le menton et répond : « Je ne sais pas trop, peut-être se mettre au RSA ». Et là, je me dis que plus personne n’y croit en fait.

                • #20276 Répondre
                  Ludovic
                  Invité

                  C’est bien qu’il reste des français en france, t’inquiètes tu fais le bon choix en plus avec ta famille
                  ___.
                  Vivre à l’étranger ne rend pas plu heureux, la france dans la bonne âme de son peuple et dans sa vie au quotidien entre français manque tjrs énormément, t’es obligé d’aller sur des forums du net pour ressentir les français.
                  ___
                  Je te salue, vois les choses positivement, la vie trouve tjrs un chemin.

                • #20349 Répondre
                  Jacques Sceptes
                  Invité

                  En Colombie ? Tu te rend compte que les niveaux de violence, de tensions, sont incomparables entre les deux pays ?
                  Sauf s’il part vivre dans une résidence fermé et clôturé ou dans un quartier privilégié d’une grosse ville je pense qu’il ferait un mauvais choix.

                  • #20356 Répondre
                    Jean Monnaie
                    Invité

                    Je lui avais dit la même chose : « Pourquoi pars-tu en Colombie ? Tu vas te faire enlever par les guérilleros. » Il a vécu un an à Bogota sans rien avoir. Évidemment, tu ne vas pas habiter dans l’équivalent du 19ème arrondissement, mais la majorité du pays est sûre. Tu n’as pas Mouloud qui te taxe une clope chaque fois que tu sors ton paquet, pour t’insulter ensuite. Il est triste en France et heureux en Colombie. C’est comme notre système de soins, sur lequel on fantasme, pensant qu’il est le meilleur du monde alors que c’est faux. On essaye de convaincre que c’est pire ailleurs. En région parisienne, même un médecin généraliste est difficile à trouver. On a fait le choix de se faire envahir par l’immigration. Bégaudeau trouve cela très bien car, selon lui, un « pauvre est légitime pour vivre dans un pays plus riche ». Il s’en fiche si cela va appauvrir le pays, ou si cela va augmenter le terrorisme ou les revendications communautaires. Il récite ses platitudes humanistes de collégien. C’est le camp du bien, donc cela suffit pour avoir raison, un peu comme les boomers qui votent Macron. Après moi le déluge. Il suffit de voir la gueule de la suède qui massivement investi pour accueillir les immigrés que voir cela n’est pas une question d’argent. Le pays est le plus dangereux d’Europe. La moldavie pays le plus pauvre est lui un des pays les plus sur. La claque de réalité approche. On voit tous ici que le pays est dans une phase d’accélération de pourrissement. Plus rien ne fonctionne, de la poste à la santé. À l’école, tout est déprimant. Avant, un prof, c’était un lettré comme Dominique Bernard. Certaines profs de ma fille parlent comme des racailles. Pourquoi les gens ne veulent plus faire prof ? Ce n’est pas le salaire. C’est juste que personne ne veut commencer dans le 93. On pourrait se réjouir des JO, mais tout le monde s’inquiète à cause des punaises, des rats et des racailles qui veulent semer le chaos, comme au Stade de France. Le nombre d’expatriés a doublé en 10 ans. La plupart ne reviennent plus en France (alors que avant si). Mon frère a mis sa maison en vente, il ne reviendra pas. Un ingénieur (lui) part et une famille de négro arrive pour le remplacer. Le deal te semble correct ? Le pire est que tout le monde ici me donnera raison. Le déni de réalité est un luxe que de moins en moins de personne ne pourront s’offrir.

                    • #20357 Répondre
                      Jean Monnaie
                      Invité

                      C’est comme le RSA. Tu es plus heureux avec le RSA en creuse qu’en région parisienne.
                      Si tu es un diplôme c’est le même principe. Tu le valoriseras mieux à l’étranger
                      Aux états unis tu as 4000 français clandestin Français. Tu as même une immigration dans les pays de l’est de Français . Il y a 20 ans ses pays c’étaient le tiers monde.
                      Aujourd’hui qui est le tiers monde ?

                      • #20358 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        6% des personnes nées en France et diplômées de l’enseignement supérieur vivaient dans un autre pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) en 2015-2016 (contre 2% pour les personnes ayant le niveau d’étude le moins élevé).

                        Ainsi, deux millions de personnes nées en France sont installées à l’étranger selon les dernières statistiques de 2019 des Nations Unies. Ils étaient 1,5 million en 2009, rappelle la publication Trésor-Éco de janvier 2021, soit une progression notable en 10 ans.

                        10000 Français rien que à NY
                        https://www.francetvinfo.fr/etats-unis-des-francais-clandestins_395404.html

                        Si ce chiffre n’est pas la preuve d’un déclin. Après ils font ce que bégaudeau suggère. Un pauvre peut immigré dans un pays plus riche. BREF

                      • #20359 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        Pendant ce temps la en Indonésie

                        Ils rentrent illégalement en Indonésie pour travailler : ça finit mal pour eux.
                        Ils agressés personnes. Simplement ils n’ont pas de permis de travail.

                        Pour rappel, l’Indonésie les a ramené à l’aéroport.

                        Hors de question de payer le billet d’avion, c’est aux frais des clandestins.

                        S’ils paient pas, alors ils demandent à l’ambassade du pays d’origine de payer. Si l’ambassade ne paie pas, ils restent en prison dans l’aéroport…

                        Et s’ils paient pas 5 ans? Dommage pour eux, ils y restent

                        Voila la différence entre une pays qui à des couilles et un pays de castré.

                      • #20361 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        pièce, machine

                      • #20363 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        On peut savoir ta profession, Jean? On entrevoit que tu as beaucoup de temps libre. On t’envie.

                      • #20366 Répondre
                        Seldoon
                        Invité

                        Et de tout ce temps, et de toute cette consommation de contenus et d’études ne sort pas une seule une ligne sur le sujet demandé. La question que j’ai posée est pourtant assez bien bornée.

                      • #20368 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        Je ne fais que répondre à Ludovic et Jacques Sceptes.
                        C’est le principe d’une discussion ou d’un forum. La discussion évolue.

                      • #20370 Répondre
                        Seldoon
                        Invité

                        Toujours pas une ligne sur mon sujet.

                      • #20375 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        Tu ne peux pas être maitre des discussions.
                        Et ton sujet va me rendre méchant. Je préfère te le laisser.

                      • #20374 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        Ah, François, tu penses toujours qu’il est nécessaire de me mettre dans une case, peut-être celle de « M », pour te rassurer. Ce serait tellement plus simple de me qualifier simplement de petit-fils de commerçant et de commerçant moi-même. ( Que tu as supputé pour M sans lui demander au passage)
                        Le problème, c’est que je ne rentre dans aucune de tes cases.
                        1. Mes parents se sont rencontrés à la Fête de l’Humanité.
                        2. J’ai lu la presse de gauche radicale.
                        3. J’ai connu le RSA et le chômage.
                        4. Mais j’ai aussi plutôt bien gagné ma vie par moments.
                        5. J’ai été syndicaliste à la CGT.
                        6. J’ai fait des études dans le social.
                        7. J’ai plusieurs enfants, et le dernier a des origines maghrébines.
                        8. Mes journées commencent à 7 heures du matin et se terminent à minuit. Je suis en train de me réorienter professionnellement, ce qui explique ce rythme. Je me lève tôt, j’emmène mon fils à l’école, je m’en occupe pendant ses pauses et je travaille chez moi lorsque j’en ai le temps. je l’emmène à l’hôpital pour un problème de retard Mon unique distraction, c’est d’écouter des vidéos en fond sonore pendant mon travail et de consulter le forum « Begaudeau » lors de mes pauses café. J’ai vraiment tout recommencé de zéro, ce qui signifie que je ne touche aucun revenu pour l’instant. Donc en réalité mes journées sont assez chargés depuis septembre. Je post souvent à 7 heures du matin. Cette indice aurait du te mettre la puce à l’oreille sur mon soi disant temps libre. Comme le fait que Zemmour avait ouvert des comptes sur les réseaux sociaux UN AN avant l’annonce de sa candidature. Donc forcément contrairement à ce que tu pensais il allait se présenter.
                        Quant à toi, François, ton rapport avec la réalité, comment est-il ? Tu prétends appartenir à la classe moyenne, mais ton père était directeur de collège. Selon l’INSEE, tu es un privilégié, tout comme Branco. Tu critiques le système éducatif, mais tu as bénéficié d’un lycée bourgoies à Nantes et sans le soutien de ta famille et de l’école, tu ne serais probablement pas là où tu es aujourd’hui. Tu ne désires pas avoir d’enfants parce que tu crains qu’ils ne deviennent pas écrivains. Une telle déclaration est très révélatrice sur ton mépris de classe. Concernant les Gilets Jaunes, les as-tu rencontrés sur les ronds-points ? De tes propres mots jamais. Combien d’amis musulmans comptes-tu parmi tes proches ? Je parierais que ce nombre est nul. Quand on t’a demandé ce que tu aimerais dire à Macron si tu le rencontrais, tu as parlé de littérature et non de questions sociales. C’est cohérent puisque tu es un littéraire. Cependant, arrête de prétendre que le social est ta principale préoccupation. Tu es dans le même créneau d’âge que Samuel Paty et Dominique Bernard. Tu représentes cette mentalité française qui est tant appréciée à l’étranger. Celle des lettrées que j’apprécie comme beaucoup. Mais lorsque tu te présentes comme le moralisateur de gauche, cherchant à être plus radical que ton voisin, un peu comme le musulman Français converti qui sont les plus radicaux pour faire oublier qu’ils sont en réalité des babtous, la cela devient problématique. Et toi que veux tu oublier à vouloir être aussi radicale ? C’est un vrai question.
                        Nous sommes d’accord que ton rapport au réel est nul aujourd’hui. Tu en as conscience. Je le sais puisque tu l’as dis toi même reconnaître que écrire sur une table t’enferme dans une bulle.

                        Si tu étais vraiment contre le système, tu n’aurais pas tenu une semaine comme professeur. Si tu étais vraiment contre, tu ne serais pas cinéphile et encore moins gagnant de la palme. Certes, tu as une grande sensibilité et une grande intelligence, mais il te manque le vécu et la colère nécessaires pour vraiment nous comprendre. Il faut avoir l’odeur de l’huile dans l’usine dans ses narines, les néons qui t’aveugle dans les magasins à 6 heure du matin,prendre les bus de nuit à Paris pour vraiment ressentir ses choses. Quant à ton livre sur « M », tu as simplement choisi une personne de droite au hasard, partagé un verre avec elle et l’as utilisée comme marionnette pour confirmer tes préjugés. As-tu réellement compris cette personne ? J’en doute. Moi le réel c’est les enfants, l’école, l’hôpital, les transports en commun. Le seul moment ou j’arrive à échapper à tout ça c’est quand je déconnecte mon cerveau pour ne plus voir la ville est cette population me déprime tellement.

                      • #20376 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        Sur un forum hier. Quand la personne à vécu la chose tu le ressens. C’est très difficile de tricher en réalité.

                        Le texte de cette personne:

                        je suis l’archétype du déchet nolife déstructuré. Je n’apparais que la nuit. Pendant le journée, je suis invisible. La lumière du jour fait écran. Elle plonge ma tanière dans l’obscurité. Puis la vraie obscurité, la nocturne, la lunaire, reprend ses droits, et cest alors que je sors des ténèbres, le plus souvent en slip.

                        J’ai des nuits actives. Des nuits diurnes, je tente de lire, je pose mes yeux blancs comme des balles de ping pong sur des textes difficiles, écrits par des philosophes grecs ou des idéalistes allemands.
                        Je m »’engage dans des projets imaginaires qui n’aboutissent jamais, dans ma tête je suis grand, beau, fort, je fait la guerre.

                        Je pass mes nuits à marteler mon clavier, pris de convulsions, vêtu d’un slip noir.

                        Mais j’ai aussi des nuits moins nobles…. j’explore l’abondante production pornographique du web. Femmes charnues, bouches humides, pénis démesurés. Repu, je m’informe !
                        Les yeux rivés sur mon écran, je clique sur les liens les plus sinistres, spectacle d’un abondant flot de sang. Je m’assomme d’articles sur le racisme, soral, l’immigration, le terrorisme, l’extrême pauvreté, l’europe qui coule…

                        Le jour je pourrais tout aussi bien être lepéniste que marxiste.
                        Mais la nuit, je ne vote pas, je rumine. Mon écran me retransmet les émeutes, les agressions dans nos rues ou les massacres dans un pays lointain. Un ministre apparaît, je me dresse en pointant un doigt accusateur qui vise à la fois personne et tout le monde.

                        Mais je reste vigilant, voûté sur la rambarde de mon balcon, hibou maussade sur sa branche noire, je scrute la nuit. J’écoute, mais il n’y a rien à écouter, je suis une sentinelle vide. Je surveille ce qu’il reste du monde quand celui-ci à disparut

                         » l’impossibilité de déchirer l’envahissant, l’inévitable et l’anonyme bruissement de l’existence  »

                        je souffre de ne jamais pouvoir m’absenter

                        l’histoire que je vais vous compter pourrait bien briser vos coeurs. Moi, je ne savais pas que l’on pouvait ressentir de la peine pour soit même, comme si nous nous nous regardions comme un étranger, avec un point de vu extérieur.

                        L’an dernier, par le coup d’une chance insolente, j’ai eu une relation. Elle est venue chez moi. Pendant qu’elle dormait, je ne pouvais plus jouer de mon clavier yamaha, je ne pouvais plus hurler contre le sionisme, Macron ou Michel Sapin. Alors je m’installais dans la cuisine, sur mon tabouret, pendant de longues heures. Mes lévres bougeaient, je chuchotais ma colère, je ressassais les moindres accrocs de ma nouvelle vie de couple, pendant que ma moitié les oubliait.
                        J »ai pu contenir ma démence quelques semaines, puis un matin, au réveil, ma douce m’a trouvé l’oeil et le slip noir, l’écume aux lèvres, j’ai débobiné mon inexplicable haine…
                        Mais elle n’a pas vu qu’il y avait de la tristesse dans mon regard, et est parti. Je me suis retrouvé seul, encore une fois, et je n’ai plus jamais trouvé l’amour.

                        ———

                        un pote m’a dit un jour  » tu te crois seul, mais on est jamais seul  »

                        Aujourd’hui, je suis lucide : j’ai abandonné tout espoir. Je n’ai même plus cette coquetterie absurde d’éteindre la lumière quand je dors.

                        je suis comme une méduse, je n’ai aucun sens, aucune chorégraphie, l’existence nue, réduite à la pure angoisse d’exister.
                        La nuit, il n’y a plus de temps, plus de rite, l’animal social se retrouve sans société. L’enfer pour moi, c’est l’absence des autres.

                        et cette nuit encore, sur les coups de 6h30 du matin, je vais diner. Je vais couper des oignons, cuir des médaillons de veau et des lentilles. Je vais manger, oui, mais ça ne sera pas un repas, je vais mastiquer debout à coté de la table ou à pied chevet sur le bord de mon lit, puis j’irais fermer les yeux pendant quelques heures, sous mon soleil artificiel. Quand je sortirais de ce mini coma, je changerais peut etre de slip, mais j’aurais du mal à dire que c’est un nouveau jour…

                      • #20377 Répondre
                        Tony
                        Invité

                        Très intéressant ce texte, ça vient d’un forum?

                      • #20382 Répondre
                        Graindorge
                        Invité

                        C’est Jean Monnaie qui raconte sa vie.
                        Il s’est senti obligé de répondre à la question de F.B Quelle était la profession qui lui donnait du temps libre enviable?

                      • #20425 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        Si les femmes peuvent rire bruyamment comme des greluches, c’est pour se faire remarquer devant le mâle dominant. Certaines études affirment que les femmes rient davantage face à un supérieur hiérarchique. Serait-ce un jeu ancestral pour capter l’attention du mâle dominant? Sommes-nous, hommes et femmes, génétiquement codés pour définir nos places dans la meute, à l’instar des loups avec leurs hiérarchies Alpha, Beta, Gamma, Omega? Je ne me considère pas comme un Alpha ; je serais plutôt dans la catégorie Beta ou Gamma. Toi, tu as choisi ta position : défendre le leader à la moindre occasion, comme le fait Docteur Xavier l’autre jour. En te basant sur tes interventions, ta démarche semble efféminée, passive, esquivant un face-à-face. C’est cette même attitude que je repère chez Docteur Xavier avec son penchant pour l’écriture inclusive et ses critiques systématiques contre les hommes. Sans doute, comme toi, il trouve trop lourd ce qu’il a entre les jambes. Nombre de tes publications le laissent penser, oscillant non pas entre sensibilité et force, mais entre passivité et lâcheté. Comme ces greluches, tu as compris instinctivement que tu es l’Omega, le dernier échelon de la meute. Ce qui explique tes petites estocades dès que tu en as l’occasion. Combien de fois suis-je intervenu pour te faire une remarque et partir ? JAMAIS. Peu importe si je suis boulanger. Quel serait l’intérêt de cette information ? Elle n’aurait d’intérêt pour personne. On reconnaît l’intelligence par plusieurs facteurs : richesse de langage, tendance à peu se répéter…
                        Cependant, deux traits nous intéressent ici. Une personne réellement intelligente ne parle pas de sa vie par vanité ou par le simple désir de se montrer, contrairement à ce que toi ou ce cher Julien Barthe semblez penser. Elle le fait pour communiquer une idée, pour se faire comprendre. C’est l’approche de Nox, si je ne me trompe pas de pseudo. Des études l’ont démontré. Je n’invente rien.
                        Tout le monde veut savoir ce qui pousse autrui à penser ce qu’il pense. Ta pensée est sculptée par quatre piliers : l’intelligence, l’environnement social, la famille, et que tu le veuilles ou non, ton taux de testostérone. Tu ne verras jamais un égoutier, dont l’espérance de vie est d’environ 50 ans, brandir le drapeau du féminisme. Mais une petite bourgeoise ou un étudiant efféminé, c’est presque garanti. Qu’est-ce qui rend déplaisants certains individus comme Pablo Vivien ou Lasganerie ? Ce n’est pas leur pédérastie ; le RN est le parti avec le plus d’homosexuels chez les cadres. Mais c’est une combinaison : une pointe de bourgeoisie/noblesse, un zeste de névrose familiale, et un penchant pour leurs vices. Cette combinaison fait qu’il est presque impossible d’extraire quelque chose de valable de leurs diatribes. Pierre Palmade utilise son argent pour ses relations avec des Maghrébins. Edouard Louis, c’est la même chose, voir son procès contre Riadh B. Ils profitent tous de leur statut bourgeois pour exploiter la précarité des étrangers. Et toi ? Tu sembles être piégé dans ce même moule. Tu te qualifies d’humaniste, mais ce que je vois, c’est de la lâcheté déguisée, une faiblesse affichée. Tes 4 piliers, que toi seul connais réellement, te classeront à jamais comme un Omega.

                      • #20427 Répondre
                        Leo Landru
                        Invité

                        Ça fait beaucoup de mots pour dire que tu refuses de payer la pension alimentaire.

                      • #20429 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        Je n’ai pas compris.

                      • #20426 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        Te le dire n’aurait aucun intérêt. Un bon post, c’est comme pour une vidéo porno : on passe plus de temps à chercher le graal qu’à le regarder. Par conséquent, si tu le souhaites, je pourrais te poster les meilleurs pavés littéraires ou politiques, même si j’en doute pour ce dernier, au vu de nos inclinaisons politiques différentes.

                      • #20428 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        Oui sur un forum mais le nom du forum n’a que peu d’intérêt puisque les bons topics sont rares.
                        En espérant être plus clair.

                      • #20433 Répondre
                        Graindorge
                        Invité

                        tout le monde est libre de poser des questions et tout le monde est libre d’y répondre OU PAS.
                        La tendance inventée par ce cher capitalisme de pousser les gens à répondre « puisqu’ils n’ont rien à cacher » c’est de la saloperie. Car les « passants honnêtes » de mon cher Georges Brassens finissent par gober par simple paresse mentale que celui qui ne répond pas, qui ne veut pas répondre A quelque chose -sûrement- à cacher. Moi je ne dis même pas ma couleur préférée si j’ai pas envie. Bichonner sa liberté, ne pas répondre aux questions de facebook ou de ma voisine, c’est ma liberté et ma liberté je ne la cache pas.
                        Bonne nuit Monsieur.

                      • #20436 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        A aucun moment je te t’oblige à parler de toi. C’est toi qui me fait le reproche.

                      • #20465 Répondre
                        Graindorge
                        Invité

                        Bien évidemment qu’à aucun moment vous n’oblige qui que ce soit à parler de soi. Je disais plutôt que vous J. M vous n’êtes pas obligé de répondre aux questions. Mais vous êtes libre de le faire OU PAS.
                        Je tenais juste à souligner cette fâcheuse manie qu’on nous a inculquée de nous déballer sous prétexte que si nous n’avons rien à cacher on peut tout raconter. Alors qu’on peut n’avoir rien à cacher et être libre de n’en rien dire. Capito?

                      • #20466 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        SAUF QUE CE N’EST PAS CE QUE TU DISAIS

                        « C’est Jean Monnaie qui raconte sa vie.
                        Il s’est senti obligé de répondre à la question de F.B Quelle était la profession qui lui donnait du temps libre enviable? »

                      • #20477 Répondre
                        Graindorge
                        Invité

                        je ne vous ai jamais reproché de parler de vous, voyons. Je voulais juste dire que vous n’y étiez pas obligé même si la question vient d’en haut, du Chef de ce forum. Moi si le chef me demande gentiment avec une petite tape sur l’épaule et en daignant utiliser mon pseudo: Dis, Graindo, c’est quoi ta couleur préférée? Je lui répondrais pleine de reconnaissance servile en battant des cils pour le fait qu’il daigne adresser la parole à une intouchable pestiférée: Le cassoulet camarade. S’il ajoute Ce n’était pas ma question. Et je lui dirais C’est ma réponse camarade.
                        Mais tout va bien: il vous l’a librement posé et vous y avez librement répondu.
                        Moi aussi, je vous aime bien, sachez-le. Comme j’aime bien tout le monde ici.
                        Je pense (surement mal ) que vous avez été aussi une victime de ce capitalisme que vous défendez malgré tout, bec et ongles. Mais mes raisonnements ne sont pas des lumières. Pardonnez-moi.

                      • #20498 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        Personne ne me croit lorsque je dis que j’aime tout le monde ici. Il y a toujours un moment où une personne nous touche, et c’est ce qui fait naître notre affection pour elle. Je préfère le terme « fraternité », qui évoque un lien que l’on ne peut tisser qu’avec ses membres (ici, le forum), à « humaniste », qui me semble trop vague. Je doute que nous puissions ressentir une fraternité envers les Papous, car ils sont trop différents de nous. C’est en partie pour cela que je suis de droite. Je ne crois qu’avec modération à l’universalité. Cela me rappelle la discussion sur Joseph de Maistre par Bégaudeau dans Le Livre Noir. Quant au capitalisme que tu as évoqué et sur lequel j’ai réfléchi avant de te répondre, je dirais que le capitalisme est un « pharmakon ». En grec, le terme « pharmakon » désigne à la fois le remède et le poison.

                        https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/la-terre-au-carre/la-terre-au-carre-du-jeudi-01-juin-2023-7675670

                      • #20434 Répondre
                        Dr Xavier
                        Invité

                        28 juin 2023 à 11 h 47 min
                        si vous me demandez de lever le camp parce que je ne suis pas le bienvenu, je m’exécuterai sur-le-champ.

                        29 juin 2023 à 16 h 48 min
                        Je m’en vais à minuit du blog, comme promis.

                        29 juin 2023 à 18 h 46 min
                        J’ai dit dans un autre topic que je pars à minuit.

                        9 juillet 2023 à 12 h 26 min
                        j’aurais voulu continuer notre discussion, mais je pars dans 30 minutes cette fois définitivement. On en restera la

                        9 juillet 2023 à 13 h 31 min
                        promis craché cette fois je pars

                        11 septembre 2023 à 13 h 16 min
                        Je reviens en décembre.

                        11 septembre 2023 à 13 h 23 min
                        Je pars le cœur lourd, mais je m’incline devant le résultat des urnes. Je reviendrai pour Noël.

                        18 septembre 2023 à 14 h 06
                        J’avais promis que je quitterais le forum, mais je reviendrai pour vous souhaiter de joyeuses fêtes de Noël.

                        18 septembre 2023 à 14 h 09 min
                        Pour ton plus grand plaisir, je pars aujourd’hui.
                        ——————-
                        Très belle interprétation d’une Fin de Partie.

                      • #20435 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        Je te donne raison

                      • #20440 Répondre
                        Demi Habile
                        Invité

                        Même toi t’y crois pas.

                      • #20458 Répondre
                        un ami
                        Invité

                        Moi je t’aime bien Jean Monnaie.
                        C’est sincère. Ce dernier texte m’a beaucoup plu.
                        Tu as bien plus en commun avec les gens de ce forum qui font preuve d’un mépris pathétique que ce qu’ils laissent supposer. Tu le sais et c’est pour ça que tu continues de venir ici. Et surtout, je pense que tu sais qu’ils le savent.

                        T’en fais trop parce que t’es en « terrain ennemi » parce que tu l’as choisis mais finalement je t’imagine tout aussi bien sur un forum de droite à t’impatienter devant les mêmes incohérences qui traversent chacun.

                        Laisse-moi te poser une question simple : Que recherches-tu en venant ici ?
                        Il est possible que toi-même tu l’ignores. Quoi qu’il en soit, j’intuite qu’il ne s’agit ni de sadisme ni de malveillance, au contraire.

                      • #20485 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        J’ai bien lu ton intervention. J’avais juste un peu de temps en début d’après midi pour répondre à François Mao et les autres. Je te ferais une réponse ce soir ou demain.

                      • #20638 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        Cher ami,
                        Ta lucidité contraste avec ma quête incessante d’une place dans ce monde, un chemin égaré dans les brumes du syndrome de l’imposteur. Je me sens étranger partout, à gauche comme à droite, adoptant le même comportement avec chacun. N’as-tu pas remarqué que la cravate attire le vouvoiement plus aisément qu’une blouse bleue ? Je me fixe la règle de vouvoyer la cravate et la blouse bleue. Les gens, enfermés dans leurs bulles, se nourrissent de leurs médias respectifs, et les algorithmes des géants du web s’adaptent subtilement à ces polarités. Tu connais beaucoup de personnes de droite qui lisent Fakir ou de gauche qui lisent le Figaro ? Moi, très peu.
                        Moi-même, j’ai vécu dans une bulle. Séparé de ma première femme, j’ai dispersé mes CV à travers la France, cherchant n’importe quel emploi. Dans le sud, un employeur, examinant mon CV, s’est interrogé sur mon baccalauréat obtenu à l’âge adulte. « C’est mon complexe Michel Drucker », lui ai-je répondu avec un demi-sourire, « lui non plus n’a jamais eu son bac. » Il a ri. Longtemps, j’ai cru que les diplômes définissaient l’intelligence.
                        Je suis conscient que beaucoup gobent sans critique les informations servies par la télévision, une certaine paresse intellectuelle mêlée d’ignorance, certes. Pourtant, je crois fermement que beaucoup n’osent pas contester l’autorité, principalement car ils sont prisonniers de leur propre « complexe Michel Drucker ».
                        Jadis, le paysan pouvait s’adresser directement au roi, mais souvent, il se sentait indigne de franchir le seuil du château. Ce n’est pas une question de lutte des classes, mais plutôt une barrière psychologique, comme un musulman qui hésiterait à entrer dans une église, croyant y être indésirable.
                        Cette barrière, j’ai appris à la franchir au fil des rencontres. Déçu par certains diplômés, je me suis rendu compte que le bac, après tout, n’était pas un graal. Ayant grandi entouré de livres, j’ai peu à peu appris à comprendre et à questionner le monde. En osant critiquer, et en débattant, j’ai souvent trébuché, confronté à des jugements, des fautes d’orthographe qui te disqualifie chez le bourgeois , ou un manque de références.
                        Je me vois comme un virus : j’absorbe ce qui me semble pertinent chez chacun, qu’il soit de gauche, de droite, aimé ou détesté. Après avoir bien digéré ces idées, je les soumets à l’épreuve des autres. Le débat est le seul moyen de savoir ce que tu vaux réellement. Je le vois comme un jeu d’échecs. Plus tu le pratiques, plus tu anticipes la position adverse et plus c’est facile. Comme aux échecs, tu dois apprendre de l’autre s’il te fait découvrir une combinaison que tu n’avais pas imaginée.
                        Il y a une prétention à débattre, surtout en terrain ennemi. Au début, tu passes pour un illuminé. Je rentre comme un chien dans un jeu de quilles et personne ne veut s’approcher de moi, tu es considéré comme toxique, mais avec de la persévérance, une personne comme toi, sans doute un peu plus sensible et courageuse, essaie de comprendre et d’autres qui n’osaient pas non plus finissent aussi par se rapprocher. Cette vidéo résume très bien cette sociologie. https://www.youtube.com/watch?v=-sw9HXnq6NA

                      • #20640 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        Je suis un anonyme d’internet. Je faisais partie de cette minorité de gens qui postaient des vidéos sur YouTube, tes courts extraits politiques, ou parfois je faisais des commentaires sur Twitter concernant des personnalités publiques. Ce que peu savent, c’est que l’écrasante majorité des personnalités publiques regardent ce qu’on dit d’eux et souffrent réellement de la critique. Parfois, ils viennent en commentaire sous une vidéo ou un tweet. Certains me détestent cordialement, d’autres se justifient, et parfois de petits miracles arrivent : la personne change d’avis. Exemple avec une personne apprécié ici . J’avais convaincu Chouard que le soutien à la FI à la place de l’UPR était une mauvaise idée. Ce n’était pas facile, mais il fait partie de ces rares personnes qui cherchent l’honnêteté. En réalité on est tous des vecteurs d’influences. On ne doit jamais en douter.
                        Un peu comme le petit colibri de Rahbi, je fais ma part. Les gens changent d’avis petit à petit, et moi le premier j’ai changé d’avis progressivement. On fait l’erreur de ne pas dire les choses, en pensant que la personne en face raisonne comme nous. C’est ce qui fait qu’on s’embrouille avec ses amis. On part du principe que ce qu’on trouve évident l’est forcément pour les autres. « Je t’ai payé le restaurant, la moindre des choses c’est que la prochaine fois c’est toi qui m’invites. » Évident ? Pas pour tout le monde. La politique, c’est pareil. Une fois, mon patron en grande distribution est venu me voir. J’étais maraîcher. « Tu vois Jean, le libéralisme, je vais t’expliquer ce que c’est. Tu vois ce chou-fleur ? Et bien moi, je n’aime pas ça. Le libéralisme, c’est ça. Choisir de le manger ou pas. » À cette époque, je n’avais pas osé le contredire, et sans doute aujourd’hui, est-il encore persuadé de la pertinence de sa métaphore potagère. Il faut dire les choses aux gens. Ce qui fait mal, c’est uniquement notre égo. Avec le temps, cela passe, et ce que notre interlocuteur nous a dit finit par pénétrer doucement en nous, car, comme les personnalités publiques qui n’aiment pas la critique, tout le monde sait intérieurement quand la critique est juste ou pas.
                        Pour conclure sur le sujet, ne sachant plus vraiment si j’ai bien répondu à ta question, je dirais que la chose la moins évidente est de penser par soi-même. Dans l’écrasante majorité des cas, on va réciter, condenser, recracher ce que d’autres ont dit. Mais penser, s’autoriser à dire des choses sans filet, sans cette validation sociale, pour vérifier si ce que tu dis est juste ou même possible, c’est très tard dans ma vie d’adulte que j’ai commencé à le faire. C’est paradoxal, car aucun mot n’est autant galvaudé que « penser par soi-même », et c’est sans doute la chose la plus difficile à atteindre.

                      • #20448 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        Merci pour cette réponse complète à la question : quelle est ta profession?

                      • #20451 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        Il me semblait que ta question était : ‘Comment se fait-il que tu aies autant de temps libre ? Travailles-tu et si oui, quelle est cette profession qui te permet d’avoir autant de temps ?’ À cela, j’ai répondu. Mentionner l’intitulé de ma formation n’a aucun intérêt.

                      • #20452 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        D’ailleurs, il est amusant de m’envier pour mon prétendu temps libre, sachant que si Aristote avait le temps de penser, c’est parce qu’il avait des esclaves. Aujourd’hui, si la gauche pense et lit davantage, c’est parce que les personnes de droite travaillent. Le vote est influencé par la sociologie des métiers, et la culture par le temps que celle-ci offre. Alors, qui serait-ce, à gauche, qui m’envie ? J’aimerais le savoir. (Tu fais encore de l’inversion accusatoire).

                      • #20453 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        *qui serait-ce « ON »

                      • #20454 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        D’ailleurs Je n’ai toujours pas compris pourquoi M, qui serait commerçant (le fameux boutiquier) vendant des boîtes de conserve, serait considéré comme plus bourgeois que toi qui vends des livres ? Il me semble que tu as davantage de chances d’être en décalage avec le monde réel en vivant de l’imaginaire, plutôt que de te lever à 6 heures du matin pour approvisionner les rayons de ton petit magasin. À moins que tu ne fasses référence au boulangisme, dont le mouvement était représenté par la petite bourgeoisie, le monde des artisans et des commerçants. Du coup, un artisan serait-il moins bourgeois que toi ?

                      • #20455 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        plus *

                      • #20456 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        Je vais te taquiner un peu ce matin, mais voici un autre exemple d’inversion accusatoire : le cinéma est un outil de soft power et a été le premier moyen de propagande, aussi bien aux États-Unis qu’en Allemagne nazie. Lorsqu’on t’interroge sur la propagande, tu réponds que le cinéma n’influence pas vraiment les gens, mais que Pascal Praud de CNews, lui, le fait. Je saisis les raisons qui te poussent à dire cela, mais entre nous, crois-tu sincèrement en ce que tu avances ou est-ce simplement une autre inversion accusatoire pour masquer ton implication dans le cinéma ? C’est pour ces raisons que je te trouve insincère dans tes interventions sur Internet. Tout est à l’avenant. À un moment, tu expliques être boycotté par les médias. Un an plus tard, on te demande si tu es boycotté (dans une vidéo avec Philippe Vandel, mais je ne suis pas sûr car je n’ai pas conservé la vidéo, malheureusement) et ta réponse est : « Ah non, jamais ». J’ai un ami comme toi. Si tu lui dis « noir », il répondra « blanc », et si tu dis « blanc », il dira « noir ». Cet esprit de contradiction renforce mon sentiment sur ton insincérité. Peut-être es-tu sincère dans tes livres, je l’espère. Mais en tant que figure publique, je te donne non seulement mon ressenti, mais également un avis : je ne le perçois pas. C’est pour cette raison que j’ai mis le topic hier. Pour vraiment voir la différence entre une personne qui se livre et celle qui veut tellement se protéger finit par manquer d’authenticité.

                      • #20460 Répondre
                        Mao
                        Invité

                        Tu nous donnes surtout ton ressentiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimmmmmmmmeeeeeeeennnnnnnttt.
                        C’est moi ou il y a de l »écho dans cette pièce ?

                      • #20476 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        Le privilège des gagnants. Porte le pseudo d’une des pires ordures de l’humanité et se penser dans le camps du bien.
                        Valable pour toi mais aussi pour bégaudeau qui cite Mao ou Roncière qui était maoïste.
                        « Devant mes yeux, parmi les mauvaises herbes, surgit soudain une scène qui m’avait été rapportée au cours d’un banquet : celle des familles échangeant entre elles leurs enfants pour les manger […] Je distinguais clairement le visage affligé des parents mâchant la chair des enfants contre lesquels, ils avaient troqué les leurs14 ». Francis Deron évoque, quant à lui, les « bourses aux bébés . »

                        https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_du_cannibalisme_en_Chine

                      • #20483 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        Ce qui est à la fois triste et drôle, c’est que vous ne voyez pas le problème à vous identifier à Mao, qui a l’un des bilans les plus sinistres de l’histoire moderne, alors que vous cherchez à faire barrage au fascisme, sachant que l’Italie de Mussolini a, en réalité, causé très peu de morts.

                        Il n’y a pas un sujet ou vous êtes cohérent. On est dans le grand Grand chelem.

                      • #20492 Répondre
                        Mao
                        Invité

                        Tu dis ça parce que je ne cesse de faire l’apologie des camps de rééducation ou tu dis ça uniquement pour me faire de la peine ?

                      • #20643 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        Je dis cela car si les nationaux socialistes avaient gagné la guerre, le PC serait interdit et le salut Romain autorisé. Je pourrais même me balader avec une svastika inversée sur mon T-shirt.

                      • #20471 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        me voilà très taquiné, mais sinon c’est quoi ta profession?

                      • #20474 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        Et ne te sens pas obligé de répondre tout de suite. Il est 13h26, et, comme tu nous l’as dit, et comme nous pouvons le vérifier ici, tu postes à 7h, avant ta longue journée de turbin
                        Mais tiens au fait ta longue journée de quel turbin? me demandais-je comme ça.

                      • #20478 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        François, j’en viens à penser que tu es un ermite, puisque tu ne sembles pas au courant que nous sommes en vacances scolaires et qu’à 13h40, un enfant fait sa sieste. Par conséquent, je me lève plus tard, car mon fils se lève également plus tard. J’étais persuadé que tu ferais cette remarque, car j’avais l’impression que la dernière fois que tu as consulté un calendrier scolaire, c’était quand tu étais à l’Éducation Nationale.
                        Je tiens à préciser que je n’ai jamais dit que tous mes posts se faisaient à 7 heures du matin. Mais puisque certains de mes posts sont effectués à cette heure, un peu comme toi, cela suggère que j’ai soit un métier, soit une contrainte familiale qui m’oblige à me lever tôt, ce qui fait que je n’ai pas plus de temps libre que la moyenne des Français. C’est de la logique. Est-ce que tu vois Demi Habile qui est au RSA posté à 7 ou 8 heure du matin ? NON. Par contre il poste la nuit. Ce qui est là également logique.

                      • #20513 Répondre
                        Demi Habile
                        Invité

                        Jean Monnaie: En général celui qui hurle au monde qu’il va partir ne pars pas. C’est une règle des Internet.

                      • #20522 Répondre
                        Demi Habile
                        Invité

                        « Est-ce que tu vois Demi Habile qui est au RSA posté à 7 ou 8 heure du matin ? NON »
                        .
                        Coucou Jean Monnaie, alors si ta fille épouse un musulman pratiquant c’est quoi la suite?

                      • #20644 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        Je la renie.

                      • #20479 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        J’ai rédigé un long texte pour expliquer que je ne parle de moi uniquement s’il y a un intérêt pour le lecteur. Ma formation ou ma profession ne t’apporte aucun élément pertinent pour juger de ma personnalité ou de mes opinions politiques. À moins que tu ne m’expliques la pertinence de cette question, dans ce cas, je répondrai volontiers.

                      • #20495 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        Non cette question n’a aucune pertinence mais quelle est ta profession déjà?

                      • #20499 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        Si je te répondais à cette question, sachant qu’elle ne comporte aucun intérêt pour toi, ce serait de l’exhibitionnisme, et je donnerais raison à Julien Barthe. Si un jour tu as quelque chose de plus pertinent à me proposer, n’hésite pas.

                      • #20501 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        Il me semble que si je la pose c’est que j’y trouve un intéret

                        Et sinon tu as répondu à 15h40.

                      • #20534 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        Très bien, finissons-en. Je me forme dans le numérique. Est-ce que cela va être de la matière pour mon portrait sociologique ? Triplement non.

                        Commençons par toi. Tu commentes sur le forum tôt le matin à une heure régulière. Ce qui démontre une personne organisée et productive. Une personne qui a la force mentale de s’autogérer.

                        Maintenant moi : je ne publie pratiquement plus aucun topic depuis septembre. Et ceux que j’ai créés ne sont pas de longs pavés comme en été. Ce qui indique que je passe moins de temps sur ce forum. Mes posts se font parfois tôt le matin, ça je l’ai dit. J’ai indiqué à « un ami » sur ce même topic à 13 h 58 lui répondre que demain. Cela sous-entend que ma réponse sera longue et que je n’ai pas le temps de lui répondre alors que, à toi, ma réponse de 2 lignes est courte ; donc, j’avais bien une minute pour te répondre à 15 h 40. Nous avons donc un faisceau d’indices suffisant pour démontrer que j’ai bien un temps limité et que ce que je dis est forcément vrai.

                        Là où cela va devenir intéressant, c’est que nous allons essayer de raisonner de la même façon à la question suivante : Est-ce que connaître mon métier ou celui de M est pertinent pour comprendre un identitaire ?

                        Résumons ton livre sur M comme tu l’as présenté sur Internet. Tu fais une conférence à Lyon où se trouve Usul, si j’ai bien compris. Des identitaires te posent des questions, tu leur réponds et tu vas prendre un verre avec ce fameux M qui est en admiration devant toi. Vous discutez toute la nuit et tu as ta situation. Tu écris un livre sociologique sur un FAF Soralien Romantique, fils de commerçants. C’est un boutiquier comme souvent à droite. Usul te crache dessus car tu parles à un FAF. Philippe Corcuff te trouve confus et te classe limite facho, ce qui te rend triste car tu apprécies ce dernier qui t’a mal compris. Tu te plains de cette gauche moralisatrice qui te juge sans arrêt. M t’adore. Il a aimé ta prestation chez Patrick Cohen comme moi ; tu as dit avoir été intéressé par la question du souverainisme et, dans un débat de Zemmour, tu as trouvé que paradoxalement c’était lui qui avait une analyse de classe. Ton livre sur la bourgeoisie avait comme thèse principale de dénoncer la bourgeoisie cool. Ce sont des petites choses qui ne te classent pas à droite, mais qui font qu’une personne de droite va penser que, pour une personne de gauche, tu n’es pas la caricature habituelle, donc une personne intéressante avec qui on peut discuter. Chose que je pensais également. Simplement, tu n’as pas supporté être qualifié de facho par tes amis hystériques de gauche et là, tu as changé de discours.

                        Là, dans cette vidéo, tu nous expliques que si Michéa est aimé par les gens de droite, c’est qu’il est confus et qu’il n’y a pas de fumée sans feu, alors que ton livre sur M est exactement la même chose. L’histoire d’une personne de droite qui aime tes livres. Comment est-il possible de se contredire, de faire exactement à Michéa ce que Philippe Corcuff ou Usul te reprochaient ? https://www.youtube.com/watch?v=ExFbsuNX3Ao

                        Cette contradiction ne s’explique que parce que tu veux être aimé par ton camp et que, pour cela, tu n’as aucun problème à te renier. Exactement comme quand tu nous as expliqué que tu regrettes, dans ton livre « Histoire de ta bêtise », d’avoir pensé que le bourgeois cool était pire que le bourgeois réac. Que le bourgeois cool avait le mérite de ne pas être raciste ou homophobe. Tu as renié ton propre livre pour nous faire du Sandrine Rousseau.

                        Passons à la suite et à une autre incompréhension. M est selon toi Soralien. Sans doute tu expliques ce que tu sous-entends par Soralien dans le livre, mais en vidéo, ce n’est pas clair. Hypothèse 1 : Toute personne qui regardait Soral est Soralien, et dans ce cas, Usul et toi, qui avez regardé Soral, êtes Soriens. Hypothèse 2 : Toute personne qui a aimé Soral est Soralien. Et dans ce cas, Conversano, qui est pro-Ukrainien, pro-vaccin, anti-immigration, pro-Israël, est Soralien, sachant que ce dernier est pro-Russe, anti-vaccin, pro-immigration, et pro-Palestinien, soit le contraire. Hypothèse 3 : M est sur la ligne de Soral. Ce qui serait étonnant puisque, depuis le Bataclan et ses multiples frasques comme l’affaire Binti, plus personne dans les milieux identitaires ne porte de crédit à Soral. Soral, qui s’est embrouillé avec Tepa, Jacob Cohen, Marion Sigaut, Salim Laibi, Vincent Lapierre, Conversano, et qui, dans le déclin, doit avoir dans son camp que des illuminés de 18 ans qui cherchent des chemtrails dans les nuages.

                        Donc là encore, je ne comprends pas puisque aucune de ses hypothèses ne rend possible M Soralien.

                        Passons au dernier acte : le milieu socio-professionnel des identitaires. Mauvaise nouvelle pour toi, il n’y a aucune cohérence dedans. Pour avoir fréquenté un peu ce milieu, tu as un tiers qui viennent de la droite, un tiers de la gauche et un tiers apolitiques. De la campagne à Besançon jusqu’à la ville et Zemmour. Mis à part qu’ils sont jeunes, c’est le seul point commun. Non, toi tu veux absolument que tout ce beau monde soit libéral et capitaliste. On ne comprend pas la logique : si les FAFS sont des romantiques, on se demande pourquoi, économiquement, on devient subitement libéraux. Car si on est romantique, la question économique nous passe au-dessus de la tête. Zemmour est libéral car c’est son créneau pour se démarquer du RN, mais il pourrait être national-socialiste. Et si tu penses que le national-socialisme n’était que socialiste de nom, je vais te mettre le lien Wikipédia.

                      • #20535 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        https://fr.wikipedia.org/wiki/Secours_populaire_national-socialiste

                        Peut être que je me trompe sur toute la ligne mais il me semble que les faisceaux d’indices qui démontre que j’ai réellement un manque de temps démontre aussi un retournement de veste politique de ta part.
                        Toi seul connait la vérité. Peut être qu’il me manque des éléments pour juger et que je me trompe complètement. Mais je pense te faire un raisonnement logique et ne pas être très loin de la vérité. C’est mon hypothèse c’est mon opinion.

                      • #20537 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        C’est sans doute se besoin de reconnaissance qui fait que tu as retourné ta veste que tu es écrivain et que tu postules au Prix Renaudot.
                        La encore on à un faisceau d’indice qui peut laisser supposer que cette hypothèse est plausible.

                      • #20538 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        *Besançenot

                      • #20539 Répondre
                        Charles
                        Invité

                        C’est quand même dommage d’écrire de si longs posts, en échafaudant des hypothèses multiples, de faire des vidéos youtube de 4h sur le même sujet, sans se rendre compte que toutes les réponses aux questions que tu te poses sont dans les livres de François que tu mets un point d’honneur à ne surtout pas lire.

                      • #20541 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        J’ai déjà répondu. C’est plus simple dans un format vidéo de répondre par des extraits vidéos. François fait des dizaines de vidéos de plusieurs heures sur chacun de ses livres. Par conséquent, il dispose d’un temps suffisant pour expliquer sa pensée. Si je commence en plus à faire une critique des livres, cela va perdre et ennuyer tout le monde. Donc je m’interdis de le faire.

                        Je pars du principe que normalement, une personne publique sur Internet, qui a un talent oratoire incontestable et qui aime les formats longs, a largement l’occasion de clarifier ses positions. La vidéo de Michéa, je viens de la mettre. Elle est bien plus pertinente que de trouver un passage de livre qui doit être logiquement la formulation écrite de ses formulations orales.

                      • #20543 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        D’ailleurs n’hésite surtout pas à me donner les fameuses réponses de ses livres que François s’interdit de donner publiquement sur internet.

                      • #20559 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        tout ça est très juste, et du coup je me demandais : quelle était ta profession avant ta reconversion dans le numérique?

                      • #20560 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        10h59

                      • #20641 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        J’ai mentionné dans un long texte juste ci-dessus que mon véritable métier est maraîcher. Je me demande également si nous ne souffrons pas tous les deux de ce même syndrome. Te sens-tu véritablement à ta place à gauche ?

                      • #20482 Répondre
                        Graindorge
                        Invité

                        Le camarade F.B a juste peut-être oublié qu’il y a une catégorie de personnes qui ont beaucoup de temps libre mais pas forcément à envier et ce sont les chômeurs. Allez donc lire dans l’entrée INTEGRAL, le beau texte partagé par ce cher Léo Landru. Maintenant lorsqu’il vont se présenter avec un fol espoir d’un boulot pour payer les factures, on les fait d’abord DANSER du hip hop ou de la salsa!! Et du collé/serré, ça donne encore plus de points!!! Ah oui, on achève bien les chevaux!
                        Allez, va, vannons-nous les uns les autres! Avec un « HUG » pour la route!!

                      • #20545 Répondre
                        Leo Landru
                        Invité

                        Merci de m’absenter de vos règlements de comptes parasociaux.

                      • #20547 Répondre
                        Cyril
                        Invité

                        Ou comment s’immiscer dans la conversation sans en avoir l’air.

                      • #20567 Répondre
                        Demi Habile
                        Invité

                        Est ce que maintenant que Jean Monnaie à un public il va nous dire ce qu’il fait de sa vie?

                      • #20642 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        Le concert d’Elvis à Hawaï ? C’était un milliard de spectateurs ! Lui, il savait rassembler les foules. Moi sur ce forum, je me retrouve plutôt à animer les discussions autour de la table du traditionnel poulet-frites du dimanche après-midi, juste avant la séance sacrée de « Walker, Texas Ranger ». Un peu comme un mix entre le tonton aux blagues racistes, le sale gosse qui insiste pour que tout le monde admire son spectacle de marionnettes, et le papy avec ses anecdotes à rallonge à qui on prête une oreille indulgente par pure politesse en attendant l’héritage.

                      • #20673 Répondre
                        Demi Habile
                        Invité

                        J’avais plutôt l’image d’un sosie raté de Pascal Sevran qui anime une après midi « La chance au chanson » à l’EPHAD mais j’imagine que le sale gosse de un peu raciste de 80 ans ça doit pouvoir faire l’affaire aussi.

                      • #20570 Répondre
                        Graindorge
                        Invité

                        Aucun règlement de compte Léo Landru
                        C’est même plutôt courtois. Et J.M et F.B ont de l’humour aussi. Mais pas de soucis pour te présenter mes excuses si tu les juges nécessaires pour avoir inviter à aller lire un texte que tu as partagé dans le fil INTÉGRAL C’était la seule petite trace de ta présence
                        Je suis bien plus préoccupée par ce génocide des gazaouis. Et aujourd’hui, dans le forum j’ y suis que pour la courtoisie de te répondre

      • #20077 Répondre
        Cocolastico
        Invité

        Un reportage en espagnol : https://www.youtube.com/watch?v=amzgKB1BWmQ&ab_channel=FRANCE24Espa%C3%B1ol

        Ca m’a pris 30 secondes, j’ai simplement fait varier les mots clés et la langue dans la barre de recherche. Tu trouveras certainement mieux. Pour des demandes plus pointues je t’invite à te renseigner sur les opérateurs de commande de ton moteur de recherche (OGS sur Google). ChatGPT peut également être d’une grande aide pour bien formuler ta requête.

        Pour traduire les mots ou les phrases clés lorsque tu veux faire des recherches dans une langue que tu ne maîtrise pas je te conseille de passer par la fonction « context » du site « reverso » au lieu d’utiliser un site de traduction classique, très littéral. Par exemple Google trad te donne « obra agrícola sin papel » pour « ouvrier agricole sans papier » alors que la section context te propose notamment les expressions « trabajadores agrícolas son indocumentados » « trabajadores migrantes » plus courantes et qui t’amèneront plus de résultats

        • #20094 Répondre
          Seldoon
          Invité

          Oui je n’ai pas encore exploré en espagnol, merci pour le lien !

      • #20081 Répondre
        Dr Xavier
        Invité

        Possible aussi qu’il y ait des BDs-documentaires qui répondent à ta demande (de type Revue Dessinée, mais en espagnol) mais je n’ai pas de titres (il y a bien l’Art de voler que j’aime beaucoup mais c’est trop éloigné de ton sujet).

    • #20103 Répondre
      K. comme mon Code
      Invité

      .

    • #20118 Répondre
      so
      Invité
      • #20132 Répondre
        Sarah G
        Invité

        Merci beaucoup so

      • #20142 Répondre
        lison
        Invité

        merci !
        On va écouter .

    • #20130 Répondre
      Zyrma
      Invité
      • #20131 Répondre
        Sarah G
        Invité

        Merci beaucoup Zyrma.
        Vais écouter ça.
        2 h 24, on peut aussi fractionner et l’écouter en plusieurs fois.

      • #20246 Répondre
        K. comme mon Code
        Invité

        J’ai pris beaucoup de plaisir à écouter cette discussion, je conseille de prendre son temps.

      • #20300 Répondre
        Juliette B
        Invité

        Merci Zyrma pour cette bien joyeuse rencontre

      • #20322 Répondre
        Pope
        Invité

        J’en sors, c’est passionnant… et pourtant j’y allais un peu à reculons vu le peu d’angle donné à l’affaire. J’en ressors comme les protagonistes, avec le sentiment qu’il y a des choses bien fertiles dans tout ça. Merci.

      • #21391 Répondre
        Fanny
        Invité

        Merci !
        Michelangelo Frammartino, Il buco : je note

    • #20158 Répondre
      Alain m.
      Invité

      À Julien Barthe
      Je crains d’avoir bloqué ton article de l’A69 sur le thread Luttes. J’ai essayé de faire un papier collé pour ouvrir un Luttes 2 mais je vais perdre les derniers cheveux qu’il me reste. Désolé

      • #20159 Répondre
        Alain m.
        Invité

        Si un(e) sitiste est capable de rectifier le tir c’est l’entrée #20152. Merci pour Lui !

        • #20161 Répondre
          Julien Barthe
          Invité

          Aucune importance, Alain. Merci pour l’acuité des textes que tu postes dans Aphorismes.

    • #20170 Répondre
      Alain m.
      Invité

      Merci à Toi pour tes partages, ton sens aiguisé de la formule et de l’humour…
      Et j’en profite ici (de crainte de rebloquer Luttes) de remercier Ostros pour son intervention.

    • #20280 Répondre
      Graindorge
      Invité
    • #20290 Répondre
      Mélanie
      Invité

      Bonjour à tous,
      Je recommande cet épisode des Pieds sur terre, au sujet des prisons, c’est le témoignage d’un gardien, qui vient de prendre sa retraite.
      https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/les-pieds-sur-terre/quelques-annees-dans-la-vie-d-une-prison-4252572

      • #20291 Répondre
        Mélanie
        Invité

        Il y raconte par exemple les super projets mis en place par les directeurs successifs.

    • #20402 Répondre
      Ostros
      Invité

      J’informe les chanceuses et les chanceux d’une conversation entre Dalie Farah et François autour de l’amour mais pas que, vendredi 27 octobre à la Librairie Les volcans (Clermont-Ferrand) :
      https://www.facebook.com/photo/?fbid=3682902848657343&set=a.1661364734144508

    • #20521 Répondre
      Cyril
      Invité

      Je viens de tomber sur cet incroyable débat que vous connaissez peut-être déjà entre BHL et Zohra Drif. Incroyable pas forcément par sa teneur intellectuelle mais par sa tension, peut-être même est-ce la mise en scène d’un traquenard contre Drif, je ne sais pas.
      La position de BHL ne me paraît pas délirante bien que moralisante, surplombante. Il est clair qu’il n’est pas déterministe et qu’il semble oublier que la sauvagerie des commetteurs d’attentats est causée (en bonne partie au moins) par la sauvagerie de l’occupation.
      C’est une question brulante aujourd’hui, doit-on considérer qu’une personne en situation d’oppression, quand elle ne respecte pas « l’impératif catégorique », est coupable ? Ou comme Lagasnerie devrait-on dire que expliquer c’est excuser. Il me semble que François trouvait cette idée un peu trop radicale. Ou alors devrait-on se débarrasser complétement des catégories de culpabilité, d’excuse etc. ?

    • #20557 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      Je ne trouvais pas cette idée « trop radicale » mais impraticable. J’avais mis Geoffroy devant l’impraticabilité de son décret, en lui demandant s’il excusait les crimes du Bataclan (qui je crois avaient eu lieu trois mois avant notre entretien en ligne qui date de 2016). Et évidemment qu’il a été incapable de dire « j’excuse les assassins du Bataclan ». Je concède que ma question était limite, mais penser c’est mettre les énoncés face à ce qu’ils impliquent réellement.

      Pour ma part je préfère la notion pardon. Mais ce n’est pas une catégorie politique, elle n’a aucun usage en politique. C’est une catégorie mystique. La plus belle qui soit.

    • #20610 Répondre
      Charles
      Invité

      Intéressant, selon un sociologue interviewé par la Croix, la géographie des émeutes de juin 2023 recoupe celle du mouvement des gilets jaunes : https://twitter.com/RaveaudGilles/status/1717448497991946405

      • #20656 Répondre
        Jean Monnaie
        Invité

        Je n’ai pas compris les effets de causalité de l’article. Que doit-on comprendre ? Que les territoires des Gilets Jaunes (GJ) et des ‘racailles’ de banlieue sont identiques, ou que les problèmes socio-économiques sont les mêmes ? Dire « Et là, bim, une jolie petite découverte : les émeutes ont souvent eu lieu au même endroit que les rassemblements de Gilets Jaunes » ne veut rien dire ! Prenons un exemple fictif : je suis dans une ville de 300 habitants en Creuse, mais je manifeste dans la préfecture de Guéret, car c’est la grande ville du coin où les gens peuvent se rejoindre. En quoi le fait que Guéret soit la seule ville avec des émeutes en Creuse crée-t-il un point commun avec les GJ ? Aucun rapport. Selon la même logique, l’article nous explique que des communes qui, en 2005, n’avaient pas connu les émeutes, les connaissent en 2023. (Sous-entendu, la colère des GJ et des ‘racailles’ est la même.) Cela signifie juste que les villes ‘blanches’ de 2005 se sont diversifiées, et que toutes les villes françaises ont une homogénéité africaine dans leurs populations. À mon avis Charles, en voulant absolument une lecture marxiste dans une situation qui n’en offre aucune, tu vas te heurter à un mur. Mamadou, 15 ans, qui va scier un lampadaire pour faire rire ses amis sur TikTok, ne sera jamais comparable à Michel, qui se casse le dos pour un salaire trop faible et des impôts trop élevés, permettant à la maman de Mamadou de toucher la CAF. CONCLUSION : La géographie des émeutes de juin 2023 ne recoupe pas celle du mouvement des gilets jaunes.

    • #20653 Répondre
      Ostros
      Invité

      François dans le monde diplomatique (le début car le reste est réservé aux abonnés)
      https://www.monde-diplomatique.fr/2023/11/BEGAUDEAU/66282

      • #20654 Répondre
        Graindorge
        Invité

        Nous on est pas abonnés au Monde Diplomatique mais on l’achète tous les mois à Santa Cruz. Par contre il on l’aura le 10/11. Si d’ici là personne ici n’a partagé je peux voir comment le partager

      • #21009 Répondre
        Mr. Patate
        Invité

        Est ce que quelqu’un aurait la possibilité de partager l’article ? Hélas temporairement plus abonné au diplo, mais ça m’intéresse. Merci

        • #21198 Répondre
          Mr.Patate
          Invité

          Up (s’il vous plaît j’en ai besoin pour un devoir, merci beaucoup).

          • #21201 Répondre
            Mr.Patate
            Invité

            (Ok c’est faux, j’aimerais juste le lire)

            • #21467 Répondre
              Mr. Patate
              Invité

              Tentative du jour. Je ne peux pas pas croire qu’il n y ai pas une personne à la fois abonnée au diplo et prompt au partage ici.

              • #21472 Répondre
                Jeanmonnaie
                Invité

                Aurais-tu envisagé que simplement les gens ne t’apprécient pas ? Ou faut-il que tu bides une cinquième fois pour le comprendre ?

                • #21474 Répondre
                  Jeanmonnaie
                  Invité

                  Dilemme. Soit personne ne te donne le lien et mon message est confirmé. Soit une personne, ne voulant pas te voir davantage dans l’embarras après cet horrible message, décide de te donner ce précieux article et tu devras me remercier pour avoir contribué à son obtention.

                  • #21545 Répondre
                    Mr.Patate
                    Invité

                    « Hanhan l’OP a bidé, trolol, le nul ». Décidément le 18-25 mental se fait bien sentir. Merci quand même d’avoir donné un peu plus de visibilité à ce post perdu dans la masse indistincte.

                    • #21549 Répondre
                      Jean Monnaie
                      Invité

                      Je crois sincèrement que tu es un jeune homme intelligent, mais je n’ai pas donné de « visibilité à ce message égaré », car j’ai répondu cinq minutes après ton message. Maintenant que tu vas recevoir l’article, car visiblement, des âmes charitables t’ont pris en pitié, tu pourrais me dire merci.

              • #21482 Répondre
                François Bégaudeau
                Maître des clés

                Mr Patate : l’article vient juste d’etre publié, donc je pense que le Diplo m’en voudrait de le reporter ici dès aujourd’hui. Si tu me donnes un mail, je te l’envoie.

                • #21546 Répondre
                  Mr.Patate
                  Invité

                  Oui je me disais. J’avais vu régulièrement des articles derrière paywall être partagés ici donc j’ai tenté le coup. Mais venant de l’auteur même, compliqué effectivement. Pour ma défense (ou bonne conscience) j’ai réellement été abonné au diplo jusqu’à il y a quelque mois mais j’ai du stopper, et pas d’accès à des bibli municipales actuellement.
                  Je pense que tu comprendras que je ne mette pas mon mail en clair à la vu des bots et autres trolls. En tant qu’admin tu devrais avoir accès à celui indiqué dans mon compte non ? n******in(at)hotmail.fr
                  Merci en tout cas

                  • #21547 Répondre
                    Ostros
                    Invité

                    Mr. Patate, je m’avance peut-être mais je ne pense pas que François dispose d’un accès à nos mails. La pratique ici consiste à donner son mail pour pouvoir recevoir des textes ou des films. Tu peux te créer une adresse bis qui te permettra de le recevoir, comme beaucoup ici l’ont fait.

    • #20657 Répondre
      Ludovic
      Invité

      Graindorge et tous ces congénères : Ignoble génération de boomers de merde.
      Ca vote toute sa vie à gauche, ça détruit l’avenir paisible de ses enfants « l’immigration, j’vois pas où qu’il est le problème »
      ___
      Et ça va se planquer au portugal ou dans les iles pour palper sa retraite
      Je vous vomi.

      • #20661 Répondre
        Graindorge
        Invité

        Allez donc vomir à Gaza! Ça vous enlèvera peut-être l’envie de dire des bêtises madame Charivari ou le Diable sait qui!

        • #20672 Répondre
          Ludovic
          Invité

          Et les papous qu’on des poux à 500 000 km de chez toi t’en penses quoi ?
          Est-ce qu’il leur faut du shampoo anti-poux ?
          Même si vous êtes « pas tout là » dans votre teté
          Allez, des poutous-poutous « kom même »

    • #20662 Répondre
      Dr Xavier
      Invité

      Bonjour, qui aurait l’amabilité de me retrouver un texte (chronique ?) de François qui, de vague mémoire, évoquait les atermoiements dans lesquels un.e gauchiste peut s’enliser. Il me semble que l’exemple donnait concernait les caissières : c’est un job de merde à supprimer, ah oui mais c’est ce que font très bien les bornes automatiques, ah mince ça met des gens au chômage. À moins que j’ai rêvé.

      • #20663 Répondre
        K. comme mon Code
        Invité

        Peut-être dans Notre Joie.

        • #21483 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          Dr Xavier : c’est dans Boniments.

          • #21485 Répondre
            Graindorge
            Invité

            Ben je le savais, je voulais le lui dire et j’avais pas osé.
            C’est pas grave Bon dimanche

            • #21488 Répondre
              François Bégaudeau
              Maître des clés

              c’est vrai qu’en général tu as une grande réticence à te mêler aux conversations, notamment celles dont tu ne comprends aucun des enjeux.

              • #21541 Répondre
                Graindorge
                Invité

                J’accepte votre tutoiement

    • #20668 Répondre
      Alain m.
      Invité

      Peut-être le passage au Monoprix dans Notre joie (page 207 de la 1ere édition) ?

      • #20671 Répondre
        Dr Xavier
        Invité

        Vous êtes des anges.

    • #20687 Répondre
      Cyril
      Invité

      On critique beaucoup la méritocratie en disant que le mérite est un mythe mais l’égalité aussi est un mythe. Ne pourrait-on voir la méritocratie comme un dispositif dont le but est de maximiser l’ascension sociale de même que des dispositifs communistes ou égalitaires consisteraient à créer le maximum d’égalité, l’égalité n’étant pas vu comme un quelque chose de donné mais comme quelque chose à construire ?
      Je ne cherche pas à défendre la méritocratie mais juste à voir si elle peut se défendre (en général, pas par moi) comme dispositif et non comme mythe.

      • #20692 Répondre
        Ludovic
        Invité

        Il me semble que tu confonds « volonté d’amélioration individuelle » avec « méritocratie »
        Le mythe méritocratique fait partie de la fable égalitaire (on part tous sur la même ligne, le « mérite » ferait la diff).
        Comme vu individuelle, « vouloir s’améliorer » ou « faire le max avec les cartes qu’on nous a donné » est bien sur une bonne chose

        • #20700 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          « maximiser l’ascension sociale », voila bien une laide formule.
          Maximiser l’ascension sociale comme le capitalisme maximise les profits?
          Mais surtout la vraie émancipation se moque de l’ascension sociale. Le communisme ne consiste pas à faire de chacun un petit bourgeois.

          • #20703 Répondre
            Jeanmonnaie
            Invité

            La véritable méritocratie, qui devrait offrir à chacun ce qu’il a mérité, n’a jamais vraiment existé. On peut dire la même chose du véritable communisme, qui, lui aussi, n’a jamais été concrétisé. Par conséquent, il est illogique de dénoncer un mythe pour le remplacer par un autre.

          • #20751 Répondre
            Cyril
            Invité

            Oui la formule est laide. Et je répète que je ne défends pas cette option. Mais si l’on peut mesurer la mobilité sociale, on peut aussi œuvrer à l’augmenter, c’est ce que j’appelle le dispositif-méritocratie, dont la légitimité tient sur une fable égalitaire comme ce qui a été dit au-dessus. Cette idée me vient de Foucault, qui dans ses cours sur le neo-liberalisme, disait que le marché n’était plus pensé par les neo-liberaux comme un donné naturel, mais comme une institution à construire. Comme quoi, la droite peut aussi être constructiviste ! Elle a recourt à des fables pour faire accepter sa construction aux masses.

            • #20770 Répondre
              Jean Monnaie
              Invité

              Le constructivisme avance l’idée que les individus créent la réalité ensemble à travers leurs interactions. En somme, plutôt que de simplement réagir à la réalité, le constructivisme suggère que nous la façonnons ensemble via nos discussions et nos actions. Cette idéologie, que je trouve épouvantable, est la matrice de la gauche et justifie mon impossibilité à voter raisonnablement pour elle. C’est un sujet qui mériterait un topic en lui-même.

              1. Lyssenkisme : Le lyssenkisme, qui est constructiviste, cherchait à remodeler la compréhension de la génétique et de l’hérédité. ÉCHEC
              2. Écriture Inclusive : L’écriture inclusive, une tentative constructiviste, vise à modifier le langage pour refléter et promouvoir une vision plus égalitaire de la société. ÉCHEC
              3. Théorie du Genre : Cette théorie est constructiviste car elle avance que les rôles de genre sont socialement construits et non biologiquement déterminés. D’ailleurs, le zététicien Tronche en Biais a été vivement critiqué sur ce sujet. La droite peut être accusée de beaucoup de choses, mais certainement pas de constructivisme. Adhérer à une mythologie ou une fable ne fait pas de quelqu’un un constructiviste. Par exemple, Adam Smith, bien qu’il ait fondé le libéralisme sur la fable des abeilles de Mandeville, n’a jamais adopté une approche constructiviste. Voici une citation de Smith qui pourrait facilement être attribuée à Marx : « Les commerçants anglais se plaignent souvent du niveau élevé des salaires dans leur pays. Ils disent que cela rend difficile la vente de leurs marchandises à des prix aussi compétitifs que ceux des autres nations. Mais ils restent silencieux sur leurs profits élevés. Ils se plaignent des profits élevés des autres, mais passent les leurs sous silence. Dans de nombreux cas, les profits élevés du capital contribuent bien plus à l’augmentation du prix des marchandises que les salaires élevés. » Je créerai un jour un topic sur ce sujet, car il représente la véritable opposition philosophique avec la gauche. https://www.youtube.com/watch?v=2aHDGFlNsH4

              Évidemment toutes les idéologies politiques, de gauche ou de droite, cherchent à influencer la réalité via des politiques et des actions. Cependant, le constructivisme va plus loin en suggérant que la réalité elle-même est malléable et socialement construite, ce qui justifie des positions radicales dans la société. Un exemple est le mariage homosexuel. Dans la Rome Antique, la question de l’adoption d’une personne plus âgée avait été posée. La réponse fut négative, car jugée non sensée au regard de la biologie. Le mariage suit un peu le même principe, puisque sa fonction est de fournir un cadre sécurisant à la mère pour avoir des enfants. De même, les droits de l’homme reconnaissent que « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits », mais que le mariage doit viser l’intérêt commun, « Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune. » Avec le mariage jouant de moins en moins son rôle d’utilité commune, la gauche l’a atomisé et lui a donné le coup de grâce. Le constructivisme s’oppose à l’essentialisme et, en le faisant, se rapproche de l’existentialisme. Le constructivisme et l’existentialisme se ressemble dans la mesure où ils valorisent tous deux la capacité des individus (ou des collectivités dans le cas du constructivisme) à façonner la réalité. Cependant, ils diffèrent sur le point de savoir si cette réalité est façonnée principalement à travers des interactions sociales (constructivisme) ou des expériences et des choix individuels (existentialisme). En général une personne de droite est essentialiste et une personne de gauche existentialiste. Par conséquent je ne vois pas par qu’elle miracle on peut être essentialiste et constructiviste.

      • #20704 Répondre
        Jeanmonnaie
        Invité

        Cyril tu touches juste.
        Une chercheuse du cnrs dit exactement la même chose que toi.
        Directrice de recherche au CNRS — analyse ainsi la signification et la portée de l’expression :

        « Si l’on entend par méritocratie un système dans lequel les positions sociales sont attribuées exclusivement en fonction de la valeur de chacun, celle-ci étant mesurée de façon objective par des instances et des acteurs incontestables que seraient, dans les sociétés où s’est imposé la forme scolaire, l’école et les enseignants, il est évident que la méritocratie n’a jamais existé ni en France, ni dans d’autres contextes nationaux.
        Toutefois, si l’on considère de façon moins abstraite et plus sociologique que la méritocratie est principalement un principe de justification et un ensemble de dispositifs au travers desquels l’école en tant qu’institution et les enseignants en tant que groupe professionnel visent à exercer un pouvoir important sur la société en jouant un rôle important dans la sélection des meilleurs, il est possible d’étudier alors empiriquement l’étendue de son influence[12],[13]

    • #20702 Répondre
      Claire N
      Invité

      J’ai une question, j’ai pas de réponse ça me turlupine : ça veut dire quoi ? Ça fait quoi ? De croire à l’enfer ?
      J’avais déjà tenté cette discussion avec un ami qui y croyait, j’avais entrevu que je ne saisissais pas l’intensité du mal qu’un humain pouvait faire à un autre assez fort pour comprendre que l’espoir pouvait y trouver refuge
      Mais quel refuge atroce que cet enfer qui ressemble à une vengeance éternelle, comment peut-on espérer un endroit où règne le mal?
      Et surtout son éternité ?

      • #20706 Répondre
        Jeanne
        Invité

        Bonjour Claire, dans le christianisme (et certainement aussi dans d’autres religions) il y a tout un tas de concepts et de croyances que nous pouvons à mon avis considérer comme debilo-folkloriques. C’est dans cette catégorie que je classerais cette croyance en l’enfer, dont tu parles. Et qui, pour ce qui me concerne, retient mon attention autant que ma première brosse à dent. (Sachant que, et pour me situer un peu, je ne suis pas baptisée ni n’ait été élevée dans la religion).
        L’enfer, c’est pendant la vie, laquelle vie a quand-même eu l’heureuse idée (comme tu le remarques en creux) d’être limitée, peut-être afin que limité l’enfer le soit aussi.
        Tu connais cette phrase formidable de Lacan: « La vie, est-ce qu’on pourrait supporter cette histoire si l’on n’était pas certain qu’elle prendrait fin un jour ? ».
        Bien sûr ce que je dis là (l’enfer est dans la vie) ne relève pas du pessimisme (je pense que tu le comprends). Cela n’a rien à voir avec le pessimisme ni avec l’optimisme, c’est d’autre chose qu’il s’agit.
        Enfin pour résumer, cette histoire d’enfer pour les méchants après la vie:
        Non.

        • #20710 Répondre
          Claire N
          Invité

          « La vie, est-ce qu’on pourrait supporter cette histoire si l’on n’était pas certain qu’elle prendrait fin un jour ?”.
          Oui c’est bien de cela qu’il s’agit, pourquoi l’enfer fait partie des réponses humaines à cette question ?

          • #20713 Répondre
            Claire N
            Invité

            Peut-être que je me questionne plus sur la damnation : un cœur peut il être ravagé au point de ne plus pouvoir «  servir à personne «  ?

            • #20715 Répondre
              Jeanne
              Invité

              Un cœur doit servir à quelqu’un ?
              (Que veux-tu dire?).

              • #20734 Répondre
                Claire N
                Invité

                Non , j’ai piqué l’expression à Brassens , plus au sens de «  ne plus pouvoir aimer « 

                • #20805 Répondre
                  Jeanne
                  Invité

                  « Je me questionne plus sur la damnation : un cœur peut il être ravagé au point de ne plus pouvoir ‘servir à personne’  » ?
                  Brassens, oui je comprends mieux.
                  Et est-ce qu’un coeur peut être ravagé au point de ne plus pouvoir aimer? Oh oui (ou alors le gars il peut quand-même aimer son chat?).

                  • #20808 Répondre
                    Claire N
                    Invité

                    Oui
                    Jesus descends par minou comme le disait saint Emmanuel ( barre )

            • #20716 Répondre
              Claire N
              Invité

              Et aussi question un peu glaçante : le cœur ravagé n’est ce pas l’endroit où les victimes et les bourreaux se rejoignent ?

              • #20724 Répondre
                Jeanne
                Invité

                « Le cœur ravagé n’est ce pas l’endroit où les victimes et les bourreaux se rejoignent ? »
                Probablement si.

                • #20820 Répondre
                  François Bégaudeau
                  Maître des clés

                  Si l’enfer est décrété un truc débilo-folklorique par le rationalisme infatué, j’imagine que Dieu aussi?

                  • #20905 Répondre
                    Jeanne
                    Invité

                    Dans cette phrase: « L’enfer, c’est pendant la vie, laquelle vie a quand même eu l’heureuse idée (comme tu le remarques en creux) d’être limitée, peut-être afin que limité l’enfer le soit aussi »,
                    tu n’entends pas la possibilité de Dieu?

                    • #20908 Répondre
                      François Bégaudeau
                      Maître des clés

                      je ne vois pas au nom de quelle rationalité on peut maintenir la possibilité de Dieu – cette folie- et liquider la possibilité de l’enfer – cette folie

    • #20714 Répondre
      Jeanne
      Invité

      Tu veux dire:
      Pourquoi le mal existe?
      Euh, pour répondre à cette question bon courage…
      M’est avis quand-même que des gens, des penseurs, ont essayé. (Est-ce qu’alentour quelqu’un peut nous dire quelque chose à ce sujet ?).

      • #20720 Répondre
        Ostros
        Invité

        Neige Sinno dans ce grand livre Triste tigre cite un historien spécialisé dans les guerres et particulièrement les actes de barbarie des soldats sur les civils : pourquoi brutalisent-ils, violent-ils femmes et enfants parfois sous les yeux du père obligé à regarder ? Parce qu’ils le peuvent.

        • #20725 Répondre
          Claire N
          Invité

          Oui, ils le peuvent
          C’est cet endroit qu’elle évoque «  ce monde des monstres et des bourreaux «  qu’elle travaille à rendre à la lumière qui m’intrigue
          J’intuitais qu’ils le pouvaient parce que « damnés « 

    • #20726 Répondre
      Jeanne
      Invité

      « Parce qu’ils le peuvent ».
      Merci Ostros.
      Moi cette idée je la comprends comme ça:
      Tu peux faire du mal à quelqu’un d’autre quand tu penses que c’est quelqu’un d’autre. Quand tu penses que l’autre c’est toi (ou: quand c’est ainsi que cela se pense en toi), tu ne peux pas le frapper.

      • #20729 Répondre
        Graindorge
        Invité

        Et aussi: lorsqu’on se fait du mal à soi- même en pensant Oh c’est ma peau je fais ce que je veux alors qu’en fait on fait ainsi mal aux autres. Cela ouvre la conscience et donne une grande responsabilité. Je ne peux plus me permettre de penser, dire et faire n’importe quoi sous le prétexte que « ça n’engage que moi »

      • #20730 Répondre
        Sarah G
        Invité

        L’enfer c’est se couper définitivement de l’Amour de Dieu et refus d’aimer, d’entrer en relation d’amour avec Dieu et les autres..
        De ne plus voir en l’autre une sœur, un frère mais un ennemi à détruire absolument, donc haine, violence etc etc
        Et jusqu’à notre mort.
        Mais on sait que rien n’est définitif, l’etre humain peut toujours se convertir et jusqu’à sa mort.

        • #20736 Répondre
          Claire N
          Invité

          Merci Sarah, ça me plaît comme définition

        • #20741 Répondre
          Graindorge
          Invité

          C’est gentil Sarah G de voir en moi une sœur et pas  » un ennemi à détruire absolument »

      • #20731 Répondre
        Dr Xavier
        Invité

        Je disconviens respectueusement. Le sadique prend plaisir à sadiser car il imagine la souffrance d’autrui. On n’a jamais entendu parler de quelqu’un en train de sadiser des pierres.
        Mais peut-être veux-tu dire qu’au delà-du sadique, la mise à mort industrialisée requiert nécessairement la mise à distance ?

        • #20739 Répondre
          Jeanne
          Invité

          Docteur Xavier, si je lis bien tous ces posts (merci à eux), je me dis que c’est avec moi que tu disconviens.
          Tu as raison, le sadique imagine la souffrance d’autrui. Mais c’est bien la souffrance d’autrui, qu’il imagine, pas la sienne.
          Il y a peut-être quelque chose à chercher du côté de la dialectique. Le sadique a besoin que sa victime lui ressemble, il a besoin aussi que dans sa tête (de sadique) quelques neurones habituellement connectés se soient disjoints, quelques neurones du côté de l’empathie.
          Mais tu as raison, ce que je dis relève d’une hypothèse d’ordre psychologique, ou d’un autre truc en ique sauf: scientifique. Ce n’est pas une hypothèse scientifique.
          Et sinon inversement, quand je vois que mon chat a faim , mon groupe de référence (celui qui, on suppose, flotte toujours un peu quelque part dans mon esprit) n’est plus seulement l’espèce humaine, il s’est agrandi à toute l’animalité, et avec mes neurones bien connectés je vais chercher le paquet de croquettes

          • #20743 Répondre
            Jeanne
            Invité

            Et sinon Xavier il y a plein d’exemples, qui ne t’ont pas échappé, de processus langagiers visant à déshumaniser des humains pour rendre plus acceptable l’idée de leur destruction.

            • #20744 Répondre
              Graindorge
              Invité

              Des sauvages, des animaux, des âmes mortes, des terroristes, des « ennemis de la démocratie et de la liberté… des mécréants, des fous etc À des degrés divers, si on veut noyer son chien… ce ne sont pas les processus langagiers qui manquent
              Là on a un génocide. Ils diront quoi?

              • #20762 Répondre
                François Bégaudeau
                Maître des clés

                Je crois que ce génial et spinozien « parce qu’ils le peuvent » est ici mécompris

                • #20771 Répondre
                  Graindorge
                  Invité

                  Je n’ai jamais de souci à reconnaître mes lacunes camarade Bégaudeau mais là je crois que vous vous méprenez. Je ne répondais pas au « parcequ’ils le peuvent » mais  » au processus langagier visant à deshumaniser des humains pour rendre plus acceptable l’idée de leur destruction ».
                  Le dernier en date: rendre acceptable un génocide en disant « on ne détruit pas un peuple ( palestinien) mais un parti ( le hamas) Ceci ajouté à tout le reste entendu au cours de l’histoire et dont j’ai cité quelques unes des joliesses. Dans une guerre, l’entraînement des soldats/chair à canons est effrayant: en plus du lavage systématique du cerveau, de certains médicaments et drogues qu’on les oblige à avaler, l’entraînement physique visant l’épuisement physique, les corps sont prêts à toucher le fond de l’horreur et commettre les pires actes de barbarie. « Parcequ’ils le peuvent »? Ou parceque les donneurs d’ordres, leurs formateurs ont fait du très bon boulot pour qu’ils le puissent? Je n’ai pas lu Spinoza mais j’ai un cousin qui a fait plusieurs guerres. Revenu au monde  » normal » il est devenu zlcoolique, accro à des médicaments et on l’a retrouvé mort dans une chambre d’hôtel minable. Mais bien sûr, je peux me tromper et vous devez certainement avoir raison. Et vous m’en verrez ravie. 22:43 : Bonne nuit à tous. Faites de beaux rêves et que Dieu vous garde

                  • #20777 Répondre
                    François Bégaudeau
                    Maître des clés

                    Je ne vous répondais pas à vous mais à l’ensemble des participants à cette glose.

                    • #20781 Répondre
                      Graindorge
                      Invité

                      Aaaaaah! Vous vous êtes trompé alors car vous aviez cliqué sur le RÉPONDRE de mon pseudo. Mais cela m’a permis de dire ce que je pensais de ce » parcequ’ils le peuvent » à l’ensemble des participants.
                      Bon dimanche de PAIX. À tous

                      • #20784 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        Oui, permis de dire ce que vous pensiez d’un énoncé sans à aucune seconde essayer de le comprendre.
                        Son explication n’a d’ailleurs pas l’air de vous intéresser non plus.

                      • #20828 Répondre
                        Graindorge
                        Invité

                        « Triste tigre cite un historien spécialisé dans les guerres et particulièrement les actes de barbarie des soldats sur les civils : pourquoi brutalisent-ils, violent-ils femmes et enfants parfois sous les yeux du père obligé à regarder ? Parce qu’ils le peuvent. »
                        C’est vrai que je n’ai pas lu ce livre, que je ne sais pas qui est cet historien spécialisé. Donc, vous avez raison, je n’ai pas l’énoncé complet. J’aurais dû me taire. J’ai essayé de comprendre TRÈS SINCÈREMENT ce « PARCEQU’ILS LE PEUVENT » et j’ai dit ce que j’ai dit sur les soldats etc…
                        Votre explication cher camarade « Pourquoi les soldats violent: parce qu’ils le peuvent, au sens où il y sont autorisés par l’impunité de la guerre (voire incités), mais aussi parce qu’ils ont l’occasion de le faire. La guerre est une performante fournisseuse de situation de viol. » m’intéresse, sachez-le mais elle ne me convainc pas. Il me manque certainement des éléments. Dieu m’a donné une intelligence limitée. Comptez-sur moi pour lui envoyer une lettre de réclamation.
                        Pour conclure et mettre MON point final à ce sujet, juste dire encore que moi ce que j’appelle de mes voeux c’est que le message authentiquement révolutionnaire d’un ouvrier il y a plus de 2000 ans arrive enfin à convaincre notre espèce humaine pour en finir avec toutes ces horreurs.

                • #20774 Répondre
                  Dr Xavier
                  Invité

                  @Jeanne – merci pour ta réponse, oui je suis d’accord pour dire que l’idée de déshumanisation pour rendre acceptable la destruction fait généralement consensus, j’aurais voulu poursuivre une intuition un peu contraire mais c’est encore flou, je posterai peut-être dessus plus tard. J’espère que mon premier message ne sonnait pas abrupt ce n’était pas le but.
                  .
                  Sinon oui comme le dit François on peut revenir encore une fois aux structures : quand les structures sociales l’autorisent, qu’elles dégondent les contraintes et les retenues les plus élémentaires, qu’elles permettent et même incitent les affects destructeurs à s’exprimer, alors nécessairement elles orientent les complexions affectives de tous les corps vers la destruction (la « colinéarisation »), et les corps ayant cette complexion affective destructrice seront empuissantés, et nécessairement voués à détruire, et détruiront.
                  Et alors il ne servira à rien de juger les individus, d’en appeler à leur empathie. Pourquoi l’ont-ils fait ? Parce qu’ils le pouvaient, que nécessairement ils devaient agir ainsi. Il faudrait alors non pas juger les individus, mais bien plutôt les structures, ce que ne font jamais nos tribunaux, ou très très très à la marge, cf. En guerre, Personne ne sort les fusils, etc.
                  Cf. aussi les gauchistes israéliens/juifs qui s’alarment depuis des décennies de l’effet totalement toxique et corrosif de la colonisation sur la société israélienne (idée difficilement audible : si tout le monde est d’accord pour dire que le dominé est victime d’une relation de domination, moins sont prêt à considérer que le dominant l’est aussi – à une échelle infiniment différente, d’une autre nature, bcp plus douce, etc… mais victime quand même. Parfois le dominant s’en rend compte, d’où peut alors lui venir une farouche sympathie pour le combat d’émancipation des dominé.e.s)
                  Il est tard, j’ai mal pastiché Lordon, et digressé. Bonne nuit !

                  • #20778 Répondre
                    François Bégaudeau
                    Maître des clés

                    Pas seulement les « structures sociales »
                    Parfois juste l’occasion
                    Pourquoi les soldats violent: parce qu’ils le peuvent, au sens où il y sont autorisés par l’impunité de la guerre (voire incités), mais aussi parce qu’ils ont l’occasion de le faire. La guerre est une performante fournisseuse de situation de viol.
                    Sinno en arrive à dire cela pour signifier que la famille, son organisation, sa scénographie, rend l’inceste possible.

                    • #20779 Répondre
                      Claire N
                      Invité

                      Merci , ça me desembourbe
                      Et finalement rend grâce à la vie

                      • #20785 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Il y a quand même certaines puissances « activées « (?) ou «  actualisées ? » que je préfère ne pas croiser, si elles sont pléthore ça craint
                        Après c’est peut-être le côté «  fallot «  de ces puissances lors de la guerre ou a l’abris d’une structure familiale qui dégoûte : en dehors de leur terrain où l’ordre ne les gèle pas , ce sont de molles inclinaisons
                        Je crois que je préfère les puissances capables de percer l’ordre

                    • #20786 Répondre
                      Graindorge
                      Invité

                       » les soldats violent parcequ’ils y sont autorisés ( incités) par l’impunité de la guerre » Vous ne dites rien, pas un seul mot sur comment on « forme »  » déforme » les soldats pour QU’ILS PUISSENT commettre les pires crimes.
                      Punaise, c’est dommage

                    • #20850 Répondre
                      Dr Xavier
                      Invité

                      « Pas seulement les “structures sociales” / Parfois juste l’occasion » –> Tout à fait, avec la précision que dans mon acception « structure sociale » a un sens très large. Par exemple, la « culture du viol » ou la « culture de l’inceste » est pour moi une « structure sociale » en ce qu’il englobe toutes les représentations mentales (femmes-objets, « nymphettes » adolescentes), pratiques judiciaires (l’écriture du droit, recueil de la parole par la police, conduite des débats par les juges), acceptation par l’entourage (de mémoire, Sinno qui constate que les voisins ne tournent pas le dos à son beau-père, qu’il reçoit du courrier en prison, qu’une fois sorti il peut se refaire une nouvelle vie familiale pépouze), discours publics, etc. La « structure sociale », c’est un peu comme la superstructure qui orientera l’action lorsque l’occasion pointera le bout de son nez.
                      Pour poursuivre, le fait que la question de l’inceste n’est jamais abordée avec les enfants participe de cette « structure sociale » : on leur bourre le mou sur le fait de ne jamais accepter des bonbons offerts par des étrangers dans la rue ; mais quand leur dit-on que le véritable danger peut venir de entraîneur de gym, prof de guitare, cousin, pépé, tonton, beau-papa, papa ?

                      • #20851 Répondre
                        Jeanmonnaie
                        Invité

                        En effet, Xavier, j’avais mis en garde ma fille de ne pas accepter un bonbon d’un étranger. Par contre, je n’ai pas averti mon fils du danger d’accepter des bonbons de sa maîtresse pour Halloween. Le problème dans ton raisonnement, selon moi, est que tu considères toutes les structures sociales comme des machinations contre les peuples. Or, les choses ne sont pas aussi simples, étant donné que les structures reflètent aussi la culture et la mentalité du pays. Par exemple, lorsqu’un pays autorise un tribunal islamique, cela peut être la conséquence de l’islamisation du pays ou du retour du religieux.

                      • #20854 Répondre
                        Dr Xavier
                        Invité

                        Il ne s’agit pas d’avertir ta fille et ton fils d’accepter les bonbons d’un étranger. As-tu averti tes enfants de ce qu’est l’inceste, que c’est une réalité, que dans une famille il peut être commis par entraîneur de gym, prof de guitare, cousin, pépé, tonton, beau-papa, papa ?

                      • #20860 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                         » toutes les structures sociales comme des machinations contre les peuples »
                        J’aime cette propension à formuler dans un lexique de droite des théories de gauche, qui ainsi rhabillées – et abêties- sont vouées à etre indéfinimement mécomprises par le formulateur, qui dès lors restera à vie ignorant du camp qu’il entend combattre.

                      • #20870 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        À l’oral, tu peux, tel un mauvais magicien, lancer ta poudre sur le sol pour créer un écran de fumée et faire croire aux spectateurs que tu as disparu, alors qu’en réalité, tu es caché derrière le rideau. Tout va très vite : une phrase en chasse une autre, et la personne n’a pas le temps de réfléchir à une idée qu’on passe déjà à la suivante. Les Français ont la mémoire courte en politique, alors inutile de dire que peu de personnes pourront savoir si tu te contredis ou non d’une vidéo à l’autre. Cependant, par écrit, la temporalité est différente. On a le temps de démonter les mystifications. Dans notre cas présent, tu ne vas pas répondre sur l’identité ou tout autre sujet que je développerai, tu vas te contenter d’une petite attaque ad hominem qui se résume ainsi : « Tu n’as pas la capacité de comprendre A) nos théories, B le ‘on’ (auquel je vais répondre sur le topic dédié), ou C) tu n’aimes pas la littérature, le cinéma, etc. »
                        Mauvaise nouvelle : la psychologisation ne sera jamais un argument. D’ailleurs c’est pour cette raison que Lordon affirme détester la psychologie que toi tu adores.

                        Essayons de répondre à cette épineuse question, à savoir si ne pas restituer les grandes théories de gauche dans toute leur pureté est problématique dans une discussion. Eh bien, pas forcément. Prenons ton exemple : tu utilises toujours le mot « libéralisme » à tort et à travers, le même fourre-tout que les libéraux qui vont utiliser « socialisme » à tort et à travers. Et on peut comprendre la raison, puisque dans le cas de la France, les mesures sont à la fois socialistes et libérales. Donc, chacun aura tendance à déformer le sens des mots selon son prisme politique. Pour autant, cela ne va pas forcément gêner la pertinence. On peut très bien admettre que le mot « libéralisme » n’est pas très adéquat mais que la personne fait un discours convaincant. Par exemple, Ruffin, que tu apprécies aussi, fait de très bons discours sans pour autant bien utiliser le mot « libéral ». D’ailleurs, on se demande comment tu peux apprécier Ruffin, puisqu’il est le moins radical de La France Insoumise : il est réformiste et ne souscrit pas, comme toi, à défendre Traoré ou les indigénistes. En réalité, vous n’avez rien en commun, et je parie que s’il se présente et ne fait pas trop de concessions, comme sur les questions de genre où le pauvre a dû rétropédaler pour faire plaisir aux zinzins de son camp, il sera, comme Roussel, classé à droite.

                        Donc, maintenant, mon message est que les structures sont autant l’influence des dominants que des dominés et c’est la dessus qu’il faut commencer par m’attaquer pour démontrer pas non pertinence. Quand ton Lasganerie est, selon tes propres mots, à deux doigts d’excuser les terroristes du Bataclan, il le fait pour quelle raison, sinon que les structures sont contre les peuples donc excusable ? https://youtu.be/zqeAqHtiDeQ?t=66

                      • #20871 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        Deuxièmement, et j’avais mis la vidéo sur ce forum, Roncière parle de complotisme chez les marxistes. Cette tendance, selon lui, à toujours penser que chaque chose cache quelque chose derrière, il parle bien de machination ou si ce n’est pas le cas n’en n’est pas très loin.

                        Évidemment la tu ne vas pas lui dire que sa propension à formuler le complotiste de la gauche radicale abêtie le discours. C’est tout le problème des arguments d’autorité. On ne peut le faire que pour celui qui est en bas mais jamais celui qui est en haut. Finalement bonne nouvelle, tu respectes les hiérarchies comme les autres.

                        Après, François, tu peux faire du Bégaudeau et m’expliquer que j’ai mal compris, que son discours est plus subtil que cela et que je n’ai pas la capacité de comprendre lui comme Lasganerie, mais tu passeras encore une fois pour un mauvais magicien.

                      • #20872 Répondre
                        Dr Xavier
                        Invité

                        « c’est pour cette raison que Lordon affirme détester la psychologie que toi tu adores. » –> ?!? Mais où François « psychologise » ici dans le cas en cause ?? Où Lordon affirme détester la psychologie, en toutes circonstances et en tous lieux ?
                        https://blog.mondediplo.net/sont-ils-fous

                      • #20882 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        C’est tout le problème. Je suis une personne très mal organisée et je n’ai pas tous les extraits vidéos, ce qui engendre deux problèmes majeurs. Premièrement, je pourrais facilement surinterpréter une vidéo, car ma mémoire n’est pas infaillible. Deuxièmement, cela affecte la crédibilité de mes propos. Par exemple, si je prétends que Lepage puise ses idées dans des sites complotistes d’extrême droite québécois, il est essentiel d’avoir une vidéo pour étayer cette affirmation. Concernant Lordon, j’avais compris qu’il était catégorique : il rejetait l’idée de psychologiser en politique. Pourtant, la seule fois où il a semblé le faire oralement, c’était en référence aux policiers. Je découvre maintenant que ses écrits ne sont pas aussi tranchés sur le sujet. Je peine à saisir pleinement les idées de Lordon, principalement parce que je trouve son style d’écriture très pénible. Alors qu’à l’oral, bien que certains le trouvent trop verbeux et pompeux, je n’ai pas de problème à le suivre. Mais la lecture de ses articles est une autre histoire. Je suis presque certain que mélanger certains de ses paragraphes ne changerait rien pour beaucoup de lecteurs. D’après ce que j’ai pu comprendre en lisant rapidement, il semble que Lordon, contrairement aux structuralistes qui insistent sur l’influence des structures sociales, accorde une place plus importante aux actions et psychologies individuelles dans la transformation de ces structures, un manque que Bourdieu a essayé de combler avec son concept d’habitus. Sauf si tu veux discuter de ce texte que tu trouves pertinent, je propose que nous revenions au sujet initial. De mémoire, Lordon généralisait sa critique à la psychologisation en soi, sans trop préciser sa pensée. Peut-être aurait-il dû le faire. À mon avis, François abuse du psychologisme, avec des exemples comme ‘Le signifiant de la veste Chaigneau, l’inconscient raciste du clochard Celeste et des électeurs du RN, etc.’ On peut certes psychologiser un individu, mais cela devrait être la cerise sur le gâteau après une argumentation théorique approfondie. On ne peut pas se focaliser sur l’inconscient d’une personne pendant 20 minutes en politique. En ce qui concerne mon cas, je fais référence à sa réponse d’hier dans le topic cinéma : « Ton indifférence à l’art et en particulier à la littérature, bien que respectable en elle-même, t’a probablement fait perdre (ou ne jamais développer) la sensibilité pour le génie de la langue française qu’un identitaire comme toi devrait exalter. » Cela ne me dérangerait pas si cette psychologisation était intégrée dans un discours plus argumenté. Mon problème se situe davantage dans le dosage que dans le principe même de la psychologisation.

                      • #20896 Répondre
                        PE
                        Invité

                        « Mauvaise nouvelle : la psychologisation ne sera jamais un argument. »
                        Certes, mais ça fait un bail que François et la plupart de tes interlocuteurs sur ce forum t’ont laissé tourner en rond tout seul sur le terrain de l’argumentation – non parce que tu dominerais les débats par la puissance de tes démonstrations (comme tu te plais peut-être à l’imaginer), mais parce que tu les rends vains du fait de l’indigence de ces dernières. Même quand on te répond tu parles seul, parce que tu simplifies et tords toute réponse, toute pensée autre que tienne.
                        Alors, puisque que de tes logorrhées péremptoires plus personne ici ne s’intéresse vraiment au contenu, et puisque malgré tout tu as décidé d’inonder ce forum de ta présence, il faut bien que l’on s’intéresse à quelque chose et ce quelque chose c’est le quelqu’un en chair et en os derrière le Jean Monnaie. Derrière ta prose pontifiante on cherche à deviner l’homme, qu’on imagine plus humble, qu’on espère plus tendre. (Dieu merci, tu es tombé chez les libertaires les plus chrétiens qui soient.) Ce n’est pas là, comme tu le crois, de la curiosité mal placée qui détournerait de l’essentiel, à savoir les idées, mais c’est une volonté de comprendre d’où naissent celles-ci et la drôle de manière dont tu les portes jusqu’à nous – le drôle de fait même que tu les portes jusqu’à nous, ici (d’où te vient donc cette étrange obsession pour Bégaudeau, que tu sembles exécrer autant qu’admirer ? d’où te vient, plus généralement, cette relation apparemment frustrée à la chose intellectuelle, que tu sembles tenir en haute estime autant que mépriser, que tu te fais une gloire de pratiquer dans les règles de l’art tout en en t’en montrant absolument irrésolu ou incapable ?).
                        Ce que tu appelles « psychologisation », et qui est plutôt une tentative de compréhension psycho-sociale de qui tu es, c’est tout bonnement la seule chose intéressante que tu nous donnes à penser depuis des mois que tu es de loin la plume la plus prolifique de ce forum. De post en post, ce n’est pas une bataille idéologique que tu mènes, c’est un autoportrait que tu dresses en creux – encore bien incomplet, on s’en désole et t’y invite à y remédier. Tu n’as malheureusement ouvert les yeux sur le grand remplacement ou sur les contradictions de François Bégaudeau (que pourtant tu égraines par dizaines chaque jour) à aucun des gauchistes damnés qui sévissent en ces lieux, par contre tu as gracieusement offert à ceux-ci l’occasion d’exercer leur imagination et leur flair psycho-sociologique – leur patience aussi, leur capacité à aimer peut-être. Des idées peuvent être vides, et donc vides d’intérêt, un être humain jamais : faut pas nous en vouloir si tu ne nous laisses que ça.

                      • #20902 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        Superbe.
                        Alors, Jean, cette carrière de maraicher : où quand comment?

                      • #21010 Répondre
                        Mr. Patate
                        Invité

                        Mais enfin chut PE. Il va savoir qu’on l’observe maintenant.

                      • #21037 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        Ton message confirme cette règle : Les personnes les plus prétentieuses sont celles qui reprochent à autrui son manque d’humilité. Il est également curieux que tu tentes de déceler dans mes posts un autoportrait que je dresserais en creux, alors que j’ai déjà créé un sujet spécifique pour parler de moi-même et rédigé un long message dans le forum pour expliquer les raisons qui me pousseraient à parler de moi. Si tu avais pris la peine de me lire attentivement, tu aurais pu constater que certaines personnes peuvent être d’accord avec moi. À t’écouter, je serais un être insignifiant, mais j’ai tout de même le droit à un long discours que tu as sans doute relu plusieurs fois, savourant ta propre prose. Maintenant, c’est à mon tour de te répondre, ce qui sera assez facile puisque tu dis en 25 lignes ce qui pourrait se dire en une seule. Pourquoi, Jean Monnaie, insistes-tu pour continuer d’écrire sur ce forum ? Car, selon ton omniscience, soit personne ne me lit, soit personne ne peut être convaincu par mes propos, que tu considères comme un assemblage maladroit de discours haineux que je peine à comprendre moi-même.

                        Je vais te répondre très rapidement et, si tu le souhaites, je pourrai argumenter chaque point. J’ai été pendant très longtemps une sorte de petite main sur YouTube, faisant partie de ces anonymes qui ont mis en ligne près d’un millier de petites vidéos politiques, dont certaines sont régulièrement partagées sur les réseaux sociaux. Une chose m’a frappé : il n’était pas rare que la personnalité publique concernée m’interpelle directement pour se défendre. Personne n’aime la critique, surtout quand elle est pertinente. De même, dans les milliers de débats auxquels j’ai participé, personne n’est indifférent à la critique, quel que soit son statut social.
                        J’écris d’abord pour moi. Que je crée un sujet sur l’identité ou que je rédige un long texte pour répondre au constructivisme, c’est avant tout pour organiser mes propres idées et réfléchir. J’écris ensuite pour ceux qui liront mes posts ; donc, qu’un interlocuteur choisisse de ne pas me répondre ne change finalement pas grand-chose. En réalité, j’ai de l’influence sur les autres, tout comme les autres peuvent en avoir sur moi. Certaines personnes, que je peux contester dans un texte, peuvent me convaincre ou même m’apporter une référence culturelle inconnue. Affirmer que personne ne s’intéresse vraiment au contenu démontre bien que ton mépris pour moi t’aveugle et que tu es sans doute ici la seule personne perdu dans ses obsessions.
                        Je n’ai aucune obsession pour François, ayant réalisé des petites vidéos sur d’autres personnalités avant lui et il y en aura d’autres après. C’est juste un mélange de hasard et de pragmatisme : hasard, puisqu’il a dit vouloir un ‘M’ pour le critiquer et je suis ce ‘M’; pragmatisme, car la liste de personnes de gauche radicale, connues et appréciées par un large public, est limitée. D’ailleurs, ma critique va toujours au-delà de ses propos. Quand François s’auto-persuade que l’identité n’existe pas sans jamais le démontrer, cela lui prend 10 secondes et aucune réflexion. Pour moi, y répondre demande plusieurs heures. Donc, je suis loin de l’utiliser pour ‘vampiriser son sang’, car je ne le considère pas sincère en politique. Je le trouve bien plus percutant en cinéma et littérature, où sa passion et son travail permettent une véritable pensée, contrairement à la politique où son côté anarchiste l’empêche de prendre les choses au sérieux et de faire preuve de rigueur. En réalité, François est simplement un moyen pour moi de critiquer la pensée de gauche, puisqu’il tombe dans tous ses pièges.

                      • #21038 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        Je précise que mon explication anarchiste est une hypothèse. D’autres pourraient être aussi valable.

                      • #21041 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        Tu aurais trois exemples de mon « percutant en littérature »?

                      • #21184 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        Je te fais une proposition qui pourrait être intellectuellement stimulante pour moi. Tu me donnes le livre de ton choix, celui que tu estimes être ton plus mauvais, ton meilleur ou ton plus mal compris, selon ta préférence. Et de mon côté, je vais le décortiquer, le retourner dans tous les sens. Rassure-toi, je l’obtiendrai d’occasion ou à la bibliothèque ; tu ne gagneras pas un kopeck. Je ne vais pas non plus enrichir une personne qui souhaite mon grand remplacement. Dis-moi si l’exercice peut t’intéresser, histoire de ne pas toujours mettre une pièce dans la machine.

                      • #21185 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        Si c’est le plus mauvais, l’exercice amusant serait de le corriger. Ce serait intéressant. A voir.

                      • #21197 Répondre
                        Mr.Patate
                        Invité

                        Digression mais je réponds au dernier message. Dis-moi Jean, le texte de JV.com (celui sur le hibou) c’est toi qui l’a écrit ? J’espère que tu répondras sincèrement. Merci

                      • #20866 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        Si ton message avait pour but de nous alerter sur l’importance de sensibiliser les enfants aux risques d’attouchement sexuel, je n’aurais rien dit. Mais ton propos va bien au-delà. Tu dis : « On leur apprend à ne jamais accepter de bonbons de la part d’inconnus dans la rue, mais quand est-ce qu’on leur parle du fait que le VÉRITABLE DANGER peut venir de leur entraîneur de gym, de leur prof de guitare, d’un cousin, de pépé, de tonton, de leur beau-père, ou de leur père ? » Là, tu entres dans ton discours habituel de déconstruction, indiquant que le danger ne vient pas de l’immigré pakistanais souvent évoqué dans le Parisien, mais peut-être de ton propre frère ou père.

                        Personnellement, je ne me vois pas dire à ma fille : ‘Je t’emmène chez mes parents, mais si mon père te touche, tu dois me le dire.’ Si j’avais le moindre doute, je ne la laisserais pas y aller, et il serait extrêmement malsain de penser, ne serait-ce qu’un instant, que mon père pourrait abuser de sa petite-fille.

                        Et pour couper l’herbe sous le pied à tout argument contraire, peu importe si une majorité de cas d’abus sexuel survient au sein de la famille. Pour deux raisons : d’abord, il y a inévitablement plus d’abus dans les milieux où il y a promiscuité avec des enfants, donc ce n’est pas la famille en elle-même qui est plus encline à l’abus, mais c’est le contexte qui le permet. Ensuite, les familles avec des antécédents d’abus incestueux montrent dans la majorité des cas des signes très identifiables que la famille préfère souvent ignorer. La suspicion doit se faire généralement d’abord sur l’étranger et ensuite les groupes jusqu’à la cellule familiale et jamais l’inverse. Une société ne peut fonctionner que en respectant cette hiérarchie de valeur.

                      • #20867 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        e vais aller plus loin, car même si la famille n’est pas capable d’identifier les personnes potentiellement incestueuses dans une famille, tu dois, dans tous les cas, respecter la même hiérarchie. Tu ne peux pas concevoir donner ta confiance à une personne que tu ne connais pas et être plus suspicieux envers ta famille. C’est un non-sens absolu.

                      • #20868 Répondre
                        Dr Xavier
                        Invité

                        « peu importe si une majorité de cas d’abus sexuel survient au sein de la famille » cela importe, puisque c’est la priorité.
                        Laissons tomber les égarements sur les « discours de déconstruction » pour le moment.
                        Restons concrets. Je ne vois pas bien en quoi prévenir ma fille que l’inceste est une possibilité, et lire ensemble par exemple le petit livre Respecte mon corps (de Catherine Dolto), implique que je soupçonne mon père, ou mon frère, ou mon neveu. Une caractéristique des incesteurs, c’est d’agir de manière totalement invisible, sur des êtres fragilisés. Et une caractéristique des victimes d’inceste, c’est de dire « je ne savais pas que c’était possible, j’avais honte, je ne savais pas vers qui me tourner, je me disais que c’était ma faute. »
                        J’ai donc une confiance totale et absolue en mon père, mon frère, mon neveu, mon épouse, le prof de piano. Jusqu’à preuve du contraire. Comme le dit Pierre Reverdy : « Il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour. »
                        Parce que, sur ce point bien particulier (j’insiste, que tu ne te mettes pas à généraliser et déformer mes propos, on commence à se connaître), je mets le bien-être de ma fille au-delà de tous les autres principes.
                        Et aucun problème pour que mon épouse, mon père, mon frère, mon neveu, ma nièce, ma fille pense pareil de moi : avoir une confiance absolue, jusqu’à preuve du contraire.
                        Ceci posé je peux comprendre ce qui guide ton point de vue. Je souhaite que cela n’arrive jamais à tes enfants, je le dis sincèrement, sans ironie aucune. Car sinon tu seras comme tant d’autres pères, mères, qui diront de parfaite bonne foi, sans que cela ne soit aucunement blâmable : « comment était-ce possible ? jamais je n’aurais cru… j’ai toujours eu de l’admiration… j’ai toujours cru en sa rectitude morale… j’avais une confiance absolue… peut-être aurais-je dû… »

                      • #20873 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        Mon sujet principal visait à penser que les structures sont influencées tant par les dominés que par les dominants. Comme je l’avais précisé il y a trois jours sur le forum, le capitalisme et, par extension, les structures capitalistes, représentent un pharmakon. Ce terme grec signifie à la fois remède et poison. C’est pourquoi les structures, même non capitalistes, sont toujours très difficiles à changer. Elles sont tellement difficiles à modifier que les anticapitalistes en viennent à prôner une destruction radicale.

                        Concernant mon sujet secondaire, il portait sur la déconstruction ; je prévois d’élaborer un sujet dédié pour mieux développer ce point.

                        Il nous reste donc à aborder notre dernier sujet.

                        En réalité, j’ai une confiance totale en ma famille proche, mais je fais moins confiance à mon professeur de piano. Généralement, moins on connaît une personne, moins on lui fait confiance. Il est donc normal de faire confiance à sa famille tant qu’il n’y a aucune raison de ne pas le faire.

                        Il est tout à fait possible d’avertir et de sensibiliser nos enfants aux violences sexuelles sans nécessairement préciser si la relation est incestueuse ou non. Je ne vois pas la valeur ajoutée de cette précision dans l’approche.

                        Cependant, je comprends que ce sujet soit important pour Catherine Dolto, étant donné que sa mère avait un discours assez laxiste sur l’inceste. Il se pourrait que la lecture de son livre me fasse changer d’avis, m’amenant à voir le sujet sous un angle que je n’avais pas perçu auparavant.

                      • #20875 Répondre
                        t
                        Invité

                        Pas sur🤪

                      • #20869 Répondre
                        t
                        Invité

                        « Et pour couper l’herbe sous le pied à tout argument contraire, peu importe si une majorité de cas d’abus sexuel survient au sein de la famille. Pour deux raisons : d’abord, il y a inévitablement plus d’abus dans les milieux où il y a promiscuité avec des enfants, donc ce n’est pas la famille en elle-même qui est plus encline à l’abus, mais c’est le contexte qui le permet. Ensuite, les familles avec des antécédents d’abus incestueux montrent dans la majorité des cas des signes très identifiables que la famille préfère souvent ignorer. La suspicion doit se faire généralement d’abord sur l’étranger et ensuite les groupes jusqu’à la cellule familiale et jamais l’inverse. Une société ne peut fonctionner que en respectant cette hiérarchie de valeur. »
                        Sources : La furia 🫡👏

                      • #20876 Répondre
                        Jean Monnaie
                        Invité

                        Je bois de la cristalline tous les jours mais je n’ai jamais lu de ma vie le magazine de Papacito.

                      • #20877 Répondre
                        t
                        Invité


                        😅

                      • #20878 Répondre
                        Ludovic
                        Invité

                        Putain exactement ça, exactement nos vies en fr, exactement nos pensées. Magnifique. Première fois que je vois des gauchos qui font de la chansonnette capter le truc.

                      • #20879 Répondre
                        t
                        Invité

                        T’as tout compris 🫡😂

                      • #20880 Répondre
                        Ludovic
                        Invité

                        Pas tout mais on a compris que c’est fini mister t.
                        Plein d’amour

                      • #20881 Répondre
                        t
                        Invité

                        Allez, hop hop, on y va Oberst
                        « Il n’y a pas d’autre preuve d’une lecture que la qualité et l’endurance de sa systématique  » (Raymond Bellour).🫶

                      • #20883 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        Ces poignants ambassadeurs de la France ne sont hélas pas des ambassadeurs de la rime et de la prosodie.
                        Malherbe serait mitigé.

                        « Je me couche mais ne dore pas. »
                        Pourquoi s’en étonner? On bronze mal dans un lit.

                      • #20885 Répondre
                        t
                        Invité

                        Comme ils-elles disent 🤪
                        Et je dore pas 😂
                        J’y vais😇

                      • #21003 Répondre
                        Demi Habile
                        Invité

                        Je vous remercie pour ce moment surréaliste, j’ai adoré.

                  • #20806 Répondre
                    Jeanne
                    Invité

                    Revenir aux structures, d’accord avec ça.
                    Il me semble (est-ce que je me trompe sur ce point?) que ce n’est pas contradictoire avec ce que je disais.
                    C’est rarement un individu tout seul dans son coin qui invente que tel groupe humain est assimilable à une bande de rats. François parle aussi d’occasions. Les structures et les occasions. Pas l’individu, pas un être isolé, non influençable, non déterminé, fonctionnant selon sa logique interne et que l’on nommerait: individu. Je suis d’accord.
                    Il reste que le champ de la conscience individuelle existe. Le « film » qui se déroule dans une tête et qui est censé rendre compte du monde en face. C’est de ce « film », que je parlais. Qu’est-ce qui se raconte, quel film se déroule, dans la tête du manager qui juge parfaitement naturel de parler à ses subordonnés comme à des chiens? Un film très joué dans plein de salles et qui s’appelle « Les employés sur le terrain ne sont pas tout à fait de mon espèce (humaine): ils sont peu intelligents, ils n’ont pas de hauteur de vue, ils n’ont pas de personnalité, ces gens-là n’aucune classe, je peux y aller ».
                    Bon, après, ce que je dis là n’est pas nécessairement passionnant.
                    C’est dommage mais je n’ai pas lu Triste tigre. (Je redoute un peu cette lecture). Par ailleurs je ne comprends pas bien la notion lordonienne de colinéarisation.

                    • #20807 Répondre
                      Jeanne
                      Invité

                      ces gens-là N’ONT aucune classe

                    • #20852 Répondre
                      Dr Xavier
                      Invité

                      Salut Jeanne, j’ai loupé ta réponse avant de répondre à François plus haut. En trois mots la colinéarisation, c’est une manière un peu pédante de Lordon pour dire « faire courber l’échine. »
                      Tu n’as pas envie de travailler, et surtout pas pour faire de la merde, et c’est bien normal. Réfractaire dans l’entreprise, l’entreprise mettra tout en oeuvre pour te faire plier, pour que tu orientes ton énergie dans le sens du profit, de la manière forte (le chantage au chômage, le manager qui te gueule dessus, peut-être en jouit-il, mais peut-être aussi s’est-il lui-même pris une soufflante la veille par le CoDir), comme de la manière douce (te faire croire que tu « t’épanouiras » dans ton travail).
                      (Si tu te souviens de tes cours de maths de lycée, dans un espace vectoriel le produit scalaire de deux vecteurs est maximisé lorsque l’angle entre les deux vecteurs est nul, autrement dit lorsque les deux vecteurs sont colinéarisés. Si ton vecteur est orthogonal à celui de l’entreprise, l’entreprise ne tirera rien de toi. Il lui importe donc de colinéariser ton vecteur avec le sien. D’ailleurs n’entend-on pas parfois dans ces couloirs feutrés des expressions du genre « sa vision est orthogonale à celle de l’entreprise. »)

                      • #20864 Répondre
                        Jeanne
                        Invité

                        Merci beaucoup.
                        J’ai compris. La colinéarisation, c’est quand l’angle alpha – autre concept avec lequel s’amuse Lordon, et dont jadis Judith Bernard avait fait une pièce – est réduit à zéro.
                        Je n’avais jamais entendu « Sa vision est orthogonale à celle de l’entreprise « . Ça me plaît bien – autant que cela m’effraie. Je note.
                        Dans la série des expressions subtilement dégueulasses au boulot, j’avais retenu « C’est politique « . Quand, dans une entreprise privée, quelqu’un veut faire une critique sur une orientation, fût-elle tout à fait anodine, actée par la direction, ou simplement une erreur de la direction, et au sujet de laquelle la direction n’a rien envie d’entendre, le collègue déconseille en disant « Nan, vas pas par là, c’est politique « .
                        (Dans le public aussi on dit « c’est politique « , mais là c’est un plus vrai, un peu plus politique).

    • #20757 Répondre
      Louise
      Invité
      @ouestfrance

      « Je ne fais pas ça pour louper des cours » : ce lycéen a entamé une grève scolaire contre l’A69 #a69 #greve #etudiant #grevescolaire#autoroutea69 #autoroute

      ♬ son original – ouestfrance

      Un lycéen en grève scolaire contrôle projet de l’ATP qui lit du Begaudeau (Comment s’occuper un dimanche d’élection) ses jours de grève.

      • #20758 Répondre
        Louise
        Invité

        Contre le projet de l’A69*

        • #20759 Répondre
          t
          Invité

          A69? Autoroute du plaisir…😋

    • #20911 Répondre
      Jeanne
      Invité

      J’ai distingué deux enfers:
      -un enfer que ma rationalité a validé: l’enfer sur terre, que tout le monde constate.
      -un enfer après la mort où des gens, dans un endroit invisible, serait torturés (par des instances invisibles) et sur une durée infinie (concept qui ne s’est jamais, nulle part, incarné).
      Dieu, tel que ce concept m’intéresse, n’est pas invisible. Et il est incarné. Ou même matériel. Il est dans la matière. Chose que tout le monde peut constater.
      Voilà mon raisonnement, lequel vaut ce qu’il vaut.
      Par ailleurs, et bien entendu, il n’est pas certain que le registre de la rationalité et du raisonnement soit le seul requis dans cette affaire.
      Par exemple je suis toujours frappée et amusée par ce détail langagier: on peut dire
      après la vie
      ou
      après la mort
      et on dit la même chose

      • #20915 Répondre
        Dr Xavier
        Invité

        Ce qui m’évoque tout de suite le Deus Sive Natura de Spinoza.
        Ce qui me fait penser que lui non plus n’était pas très porté sur l’idée de l’enfer et du diable :
        .
        (1) Y a-t-il des démons, ou n’y en a-t-il pas ? C’est ce que nous examinerons brièvement.
        .
        Si le diable est une chose entièrement contraire à Dieu et qui ne tient rien de Dieu, il se confond entièrement avec le néant, dont nous avons déjà parlé plus haut.
        .
        (2) Si nous supposons, comme on le dit, que le diable soit une chose pensante, incapable de vouloir et de faire aucun bien, et qui s’oppose à Dieu dans tout ce qu’il fait, il est alors digne de toute pitié ; et, si les prières avaient quelque valeur, il faudrait prier pour lui.
        .
        (3) Mais demandons-nous si un être aussi misérable pourrait exister même un moment : nous verrons que cela est impossible. Car la durée d’une chose procède de sa perfection, et plus elle a en elle d’être et de divinité, plus elle est durable. Or le diable n’ayant en soi aucun degré de perfection, comment pourrait-il exister ? Ajoutons que la stabilité et la durée du mode dans la chose pensante dépendent de son amour pour Dieu et de son union avec lui ; et, comme c’est le contraire de cette union que l’on suppose dans les démons, il ne se peut faire qu’ils existent.
        .
        (4) Enfin. il n’y a nulle nécessité à supposer l’existence des démons, puisque l’on peut découvrir les causes de la haine, de l’envie, de la colère et de toutes les passions, comme nous l’avons fait. Nous n’avons donc pas besoin de cette fiction.
        .
        http://spinozaetnous.org/wiki/Court_trait%C3%A9/Deuxi%C3%A8me_partie/chapitre_XXV
        .
        Et aussi : « […] vous êtes l’esclave de cette église [i.e. l’Église catholique romaine] ce n’est pas tant l’amour de Dieu qui vous pousse, que la crainte de l’enfer, seule cause de la superstition. » [Lettre 76, G IV, 323]

        • #20918 Répondre
          K. comme mon Code
          Invité

          L’enfer, c’est la mort. Toute mort.

        • #20926 Répondre
          Jeanne
          Invité

          Ce forum, avec aussi Dr Xavier, m’aura mise en situation de lire un petit peu de Spinoza et – comme cet extrait fait écho à la discussion en cours – de le comprendre (je crois).
          Ce n’est pas rien.

          • #20928 Répondre
            Dr Xavier
            Invité

            Merci Jeanne !
            K. tu fais référence à l’Ancien Testament ?
            Si l’enfer c’est la mort, le tombeau, et si on m’autorise à citer ce texte que je trouve très beau : Ecclésiaste 09.02-10
            Tout est pareil pour tous ; il y a un même sort pour le juste et l’injuste, le bon et le mauvais, le pur et l’impur, pour qui sacrifie ou ne sacrifie pas. Il en va du bon comme du pécheur, de celui qui prête serment et de celui qui craint de le faire.
            Le pire de ce qui advient sous le soleil est que tous ont le même sort. Alors le cœur des fils d’Adam s’emplit de méchanceté, la folie mène leur vie ; puis, ils s’en vont chez les morts.
            Pour celui qui reste avec tous les vivants il y a de l’espoir : chien vivant vaut mieux que lion mort.
            Car les vivants savent qu’ils mourront, mais les morts ne savent plus rien. Pour eux, plus de récompense, ils sont tombés dans l’oubli.
            Leurs amours, leurs haines, leurs jalousies ont déjà disparu. Plus jamais ils n’auront part à tout ce qui se fait sous le soleil.
            Va, mange avec plaisir ton pain et bois d’un cœur joyeux ton vin, car Dieu, déjà, prend plaisir à ce que tu fais.
            Porte tes habits de fête en tout temps, n’oublie pas de te parfumer la tête.
            Savoure la vie avec la femme que tu aimes, chaque jour de cette vie de vanité qui t’est donnée sous le soleil, tous ces jours de vanité… Voilà ton lot dans la vie et dans la peine que tu prends sous le soleil.
            Tout ce que ta main trouve à faire, fais-le avec la force dont tu disposes, car il n’y a ni travaux, ni projets, ni science, ni sagesse au séjour des morts où tu vas.

            • #20929 Répondre
              K. comme mon Code
              Invité

              Oui, l’enfer comme tombeau, donc toute mort comme enfer — et débarrassés du paradis : la vie.

              • #21014 Répondre
                Claire N
                Invité

                Je ne sais pas trop si l’enfer et la mort se superposent ; pour y souffrir il y faut peut-être un corps
                Comment souffrir du néant sans chair ?
                Peut-être que la souffrance est un pont pour le comprendre
                Je tente :
                – face à la souffrance le corps est isolé : personne ne connais la souffrance d’un autre corps
                – face à cette souffrance je peux croire, croire en cette souffrance sans doute aucun: croire en mon frère
                – le hic : le bourreau crois je pense en cette souffrance lui aussi et la c’est pas mignon

                • #21015 Répondre
                  Claire N
                  Invité

                  D’où ma question qui a plus de « piété «  envers son frère ? Le bourreau ou celui qui refuse de croire au mal ?

                  • #21017 Répondre
                    Jeanne
                    Invité

                    Claire, veux-tu préciser ta question ? Et expliquer ce  » refuser de croire au mal »?

                    • #21019 Répondre
                      Claire N
                      Invité

                      Oui , j’entends par là la souffrance dans ce qu’elle a de plus intime avec l’individu ( mal au dents ou à la tête)

                      • #21021 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Cela je pense arrive fréquemment de manière anodine, une personne migraineuse par exemple ne se verra pas toujours accueillie comme une sœur au bout de son 10 eme arrêt de travail ; pourtant qui est ont pour ne pas croire en son mal ?

                      • #21025 Répondre
                        Jeanne
                        Invité

                        Ah oui, Claire, je comprends mieux.
                        Ça me rappelle une amie qui, au début de son cancer, rencontrait de l’empathie, mais à l’usure, et comme elle continuait de nommer sa fatigue, s’est vue qualifiée de (ton enervé) mater dolorosa.
                        As-tu remarqué que parmi les 7 péchés capitaux, 5 sont devenus peu ou prou des qualités, 2 restent des péchés, la colère et la paresse. Rien à voir, rien du tout, avec la colonisation de nos esprits par le capitalisme.

                      • #21026 Répondre
                        Graindorge
                        Invité

                        Ah non Jeanne! Tu oublies LA GOURMANDISE

                      • #21028 Répondre
                        Jeanne
                        Invité

                        Je comprends que tu dises ça, Graindorge, j’ai un peu simplifié. La gourmandise peut être moquée (gourmandée…). Mais elle reste un argument marketing, dans tous les régimes il est pointé l’importance de se faire plaisir en mangeant (tu manges une fois par semaine ta tarte à la rhubarbe mais quelle tarte! Et quelle fois!), enfin les industries agro-alimentaires, face au méchant Nutricode (qui leur déplaisait beaucoup) ont argué, dans leur contre-lobbying, qu’on voulait empêcher les consommateurs de se faire plaisir et ça c’était pas bien.

                      • #21049 Répondre
                        Graindorge
                        Invité

                        Ah ça! Don Dinero ne va jamais nous gourmander pour ce « péché mignon »

                      • #21077 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Oui c’est vrai, avant c’était la religion qui régnait sur ces 7 choses là, tu as raison de remarquer que les marchands les ont presque toutes captées

            • #20931 Répondre
              Jeanne
              Invité

              « Le pire de ce qui advient sous le soleil est que tous ont le même sort » et ce qui est dit dans ce sens avant et après, tu le comprends comment, Dr Xavier?
              Pourquoi l’Eccliésiaste trouve que nous avons tous le même sort et que cela induit folie et méchanceté ?

              • #20934 Répondre
                Dr Xavier
                Invité

                Nous sommes toustes égaux devant la mort*, c’est notre sort.
                L’homme vaniteux refuse ce destin tragique, se rebiffe, son coeur s’emplit de colère, de méchanceté, iel mène sa vie sans sagesse ; ou alors de dépit il se laisse aller à ses plus bas instincts, car à quoi bon ; ou alors, terrifié par sa propore mort, iel s’oublie dans des conduites extrêmes et pleine de « folie » (enfin là il exagère un peu l’Écclésiaste, faut-il rappeler que LSD, barebacking, free solo et base-jumping n’existaient pas encore à son époque).
                Peu importe : « Puis, ils s’en vont chez les morts. » (pfiouu que c’est aride !)
                L’homme sage sait qu’iel mourra et « savoure la vie. »
                .
                En fait la mort c’est très égalitaire, le communisme n’a rien inventé (blague)
                .
                (*) on est peut-être égaux devant la mort mais techniquement les bourgeois sont plus égaux que les prolos en durée de vie…

            • #20940 Répondre
              Graindorge
              Invité

              « Va, mange avec plaisir ton pain et bois d’un cœur joyeux ton vin »
              On ne connaissait pas encore le Boursin…

    • #21744 Répondre
      Mathieu
      Invité

      Quelqu’un a lu A pied d’oeuvre de Franck Courtès, sur sa vie économique d’écrivain? Il y raconte sa reconversion, à plus de 50 ans, de photographe à succès à écrivain précaire. Je viens de l’écouter sur le podcast Thune, il est assez intéressant et sans détour sur le sujet. Ça m’a donné envie de le lire. Il dit par exemple qu’il peut lui arriver de faire 30 médias – il est plutôt bien médiatisé et a eu des succès d’estime sur ces précédents romans – et pour autant de ne pas dépasser les 3000 ventes, le tout pour des revenus de 4500-5000 euros sur 2 ans de travail ( il a souvent des a-valoirs, si j’ai bien compris ce sont des sortes d’avance sur recettes littéraires – recettes qui donc ne viennent pas vraiment – mais de toute façon il doit les rembourser ensuite, ces a-valoirs). Bref, ça lui fait du 200 balles par mois en moyenne, il est retourné vivre dans le studio de sa mère et il a totalement abandonné la photo, dont il ne supportait plus le milieu, pour des petits boulots à côté, physiques et pas du tout adapté à son âge ni à son corps ni à ses qualifications. Il dit avec ironie qu’il est passé d’ancien riche à nouveau pauvre.
      François, ces chiffres te paraissent crédibles? J’ai du mal à croire qu’un écrivain assez médiatisé – je voyais à peu près qui c’était sans le connaitre, un peu comme un second rôle de cinéma – dans une grande maison, gagne si peu. Il dit aussi que le nombre moyen de ventes d’un livre en France est de 300 exemplaires. Mamamia !

      • #21745 Répondre
        K. comme mon Code
        Invité

        Il gagne plutôt bien pour un écrivain.

        • #21753 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          Le nombre moyen de ventes est juste, et le reste est très crédible. C’est le lot de milliers de plumitifs. Qui en général ont des revenus ailleurs (ou des rentes)
          Il est assez vrai aussi qu’une flopée de passages radio ou télé ne fait pas forcément vendre. Et inversement : Guillaume Musso ne passe jamais à la télé, comme pas mal d’autre s gros vendeurs ou grosses vendeuses.
          L’amour est un livre qui se vend bien et qui au bout du compte aura fait l’objet de très peu d’invitations audio et visuelles.

          • #21755 Répondre
            Charles
            Invité

            On en est à combien d’exemplaires vendus d’Amour? 20-30 000?

            • #21758 Répondre
              François Bégaudeau
              Maître des clés

              Ca doit etre un truc comme ça oui.
              Ca montera à 50000, peut-etre au-delà puisqu’on me dit que c’est un « super livre de Noel »

              • #21763 Répondre
                Charles
                Invité

                « Super livre de Noël », j’adore. J’imagine que c’est en raison de sa taille et du sujet.

              • #21764 Répondre
                Mathieu
                Invité

                A ce propos, ça s’étale sur combien en moyenne la période de vie commerciale d’un livre, la durée sur laquelle il peut espérer être vendu?

                • #21765 Répondre
                  Mathieu
                  Invité

                  Moi ce qui me choque, c’est que ça fait du 1,50 euros par livre pour l’écrivain, c’est rien du tout. Ça me fait penser à la scène d’Enquete sur un scandale d’Etat, où Roschdy dit à l’éditeur hop hop hop mais toi tu fais rien et tu prends la plus grosse part

                  • #21769 Répondre
                    François Bégaudeau
                    Maître des clés

                    Une des rares scènes de cinéma juste sue le monde de l’édition. Peut-être la seule qu’il m’ait été donné de voir.
                    Oui l’auteur est sous payé du point de vue de la quantité de travail abattue, mais dument payé du point de vue de la valeur du produit sur le marché.
                    Ici plus qu’ailleurs un salaire à vie et à la qualification serait le plus juste.

                    • #21770 Répondre
                      François Bégaudeau
                      Maître des clés

                      justes sur

                      • #21783 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        La durée de vie d’un livre c’est variable. Pour la plupart cette vie ne commence jamais. Pour le marais, disons qu’il y a trois semaines où le livre doit être vu et parlé. Passé ce stade, il ne s’en remettra plus.
                        La vie d’un livre à succès peut durer, elle, des années. En tout cas on peut longtemps tourner avec. Certains auteurs passent deux ans à en parler partout. C’est un tempérament

      • #21809 Répondre
        Dr Xavier
        Invité

        Salut Mathieu, j’avais bien aimé le podcast dont tu parles ; si ces question t’intéressent et si tu connais pas encore je te conseille Bookmakers, il y a trois épisodes par auteur, et dans le troisième on évoque les questions d’argent, d’à-valoir, méthodes de travail, etc. Anecdote : contrairement à la plupart des autres écrivain.e.s, NM n’avait pas du tout envie de parler d’argent dans « son » épisode.
        (j’en profite pour remercier plus haut Malice pour les suggestions et François pour avoir rappelé l’entrée Bornes dans Boniments)

        • #21812 Répondre
          Gaëtan
          Invité

          Oui, Bookmakers ! J’ai un très bon souvenir des épisodes avec Tristan Garcia. Peut-être recommandé à l’époque par quelqu’un ici d’ailleurs.

        • #21814 Répondre
          K. comme mon Code
          Invité

          Dernière phrase de hater à ce propos : Quelle surprise que NM ne s’intéresse pas aux conditions matérielles d’un travail, ce serait pas du tout le genre de personne à bloquer une autrice-réanimatrice sur Instagram après qu’elle lui ait dit que son message dégoulinant en soutien aux médecins était déconnecté de la réalité du corps médical.

          • #21815 Répondre
            Ostros
            Invité

            Étrange mutation quand on sait que ses grands parents et parents étaient communistes et chantaient l’internationale.

            • #21818 Répondre
              Tony
              Invité

              Je vous trouve bien sévère avec NM,dans Connemara y a quand même des belles choses ,il a pas volé son succès et si il rechigne à parler d’argent c’est peut-être parce que,lui le premier,trouve que ce qu’il gagne est indécent par rapport à tout ceux qui ne vivent pas de leur plume,et sur Instagram je crois plutôt que c’est son Moi social qui s’exprime avec tous les excès des réseaux sociaux,pour ma part je crois encore en l’écrivain.

              • #21827 Répondre
                Dr Xavier
                Invité

                Aïe aïe j’aurais peut-être pas du lâcher l’anecdote comme ça, à l’écoute de mémoire c’est plutôt l’interprétation de Tony qui l’emporte (sur le mode « je suis pas à l’aise d’en parler » parce qu’il gagne bcp trop de sous), je recommande l’écoute et je bats ma coulpe.

                • #21830 Répondre
                  K. comme mon Code
                  Invité

                  Heureusement que la littérature est un autre régime d’énonciation qu’un post Instagram, oui. Et qu’il a des éditeurs.

                  • #21838 Répondre
                    François Bégaudeau
                    Maître des clés

                    Oui ne perdons pas de vue les romans de NM, qui volent au-dessus du lot.
                    En revanche si sa réticence à parler de ses revenus relève d’un souci de décence, je trouve que ce serait avoir la décence mal placée.
                    Ce qui est éventuellement indécent, c’est de gagner autant. Pas de dire qu’on gagne autant. Je suis même enclin à penser que dire qu’on gagne autant compense en partie l’indécence de gagner autant.
                    Et puis en ces matières , un citoyen à fibre sociale comme lui devrait avoir le réflexe pédagogique et édifiant de renseigner les non-initiés sur les modes de rémunération de son champ. En mettant par exemple en avant l’aspect cumulatif du processus. Ici plus encore qu’ailleurs, la richesse multiplie la richesse qui multiplie la richesse. Le succès lucratif appelle le succès lucratif qui appelle les traductions lucratives qui appellent les adaptations cinéma lucratives etc.

                    • #21861 Répondre
                      amour
                      Invité

                      Tu sais de quoi tu parles. Tu gagnes en moyenne 5000e par mois, avec quasi aucune charge au quotidien. Et tu es multi propriétaire.
                      Allez, viens on continue de parler de Friot et du salaire à vie.
                      Salaire à vie de combien déjà ? Perdu de vue visiblement.

                      • #21864 Répondre
                        amour
                        Invité

                        Je vais aller prendre un bain et boire beaucoup d’eau pour ne pas m’étouffer avec mon venin Ma frustration d’être aussi peu talentueuse D’avoir raté à essayer moi aussi de percer dans la littérature Amer venin Etouffant comme du pain rassis ma rage sans fin

                      • #21865 Répondre
                        une_héroïne
                        Invité

                        Samia S. est au football américain ce que Samia S. est à la littérature

                      • #21883 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        Si tu sais que je gagne 5000 euros en moyenne par mois, c’est que je l’ai publiquement dit. Tu es donc malvenue de prendre les airs d’une révélatrice de scoop.

                      • #21918 Répondre
                        amour
                        Invité

                        Aucunement scoop.
                        Samia

                      • #21995 Répondre
                        Christophe M
                        Invité

                        Ni un scoop ni une perte de vue du salaire à la qualification puisque, d’après, les travaux de Friot, le montant du salaire lié au plus haut niveau de qualification serait de 5000 euros (dans un rapport de 1 à 3, le salaire lié au 1er niveau de qualification étant de 1700 euros). Et, compte tenu de la production de François à ce jour, je ne vois pas comment un jury de qualification pourrait ne pas lui accorder le plus haut niveau de qualification.

                      • #22027 Répondre
                        amour
                        Invité

                        « Je ne vois pas comment un jury de qualification pourrait ne pas lui accorder le plus haut niveau »
                        Il serait intéressant de connaitre les indicateurs de cette classification.
                        La production intellectuelle serait davantage valorisée que la production manuelle ?
                        ————
                        Curieuse de savoir qui on met dans ce groupe à 5000e ?
                        Curieuse de savoir où on met Friot lui même ? Sardou ? Praut ? Cohen ? Rancière ? Bouteldja ? Moi ? Toi ? Mon frère ?
                        Bref, qui pourrait choper le graal de 5000e selon le jury.

                      • #22034 Répondre
                        une_héroïne
                        Invité

                        Samia S. est à la réflexion politique ce que Samia S. est à la littérature.

                      • #22069 Répondre
                        Christophe M
                        Invité

                        Graal d’accord mais graal limité (trois fois le premier niveau de qualification accordé à chacun à sa majorité).
                        Tes questions sont trop vastes pour y répondre ici. Je ne peux que te renvoyer à la lecture de Friot.
                        Je peux simplement te dire que la production manuelle socialement utile serait davantage valorisée qu’elle l’est à ce jour. Pour prendre un exemple, quelqu’un qui accepterait de travailler de nuit (hôpital, industrie de procès, etc.) monterait plus vite en qualification que n’importe qui.
                        Quant à savoir où se situent les personnages dont tu fais mention, je peux juste te dire que je ne serais pas à 5000. Pour les autres, il me manque trop d’éléments pour juger de leur qualification (pour Praut et Sardou, la question ne se pose pas : ils se barreraient à l’étranger si le salaire à la qualif était institué en France. Raison de plus pour l’appeler de nos voeux).

                    • #21879 Répondre
                      Jean Monnaie
                      Invité

                      L’analyse de François me semble juste. Mon honnêteté intellectuelle me perdra.

                      • #21914 Répondre
                        Graindorge
                        Invité

                        Juste 2 phrases! On appelle les Urgences?

                      • #22044 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        Il semblerait que Jean soit plus laconique dans le compliment que dans la déploration.
                        On s’en étonne peu.

        • #21817 Répondre
          Mathieu
          Invité

          Ah non je connais pas ça, je vais écouter
          Merci

        • #21863 Répondre
          Graindorge
          Invité

          Dr Xavier: peux-tu me donner le nom complet de NM stp?

    • #21878 Répondre
      Charles
      Invité

      Je recommande la série d’émissions d’Avec philosophie cette semaine portant sur le travail. Premier épisode sur l’aliénation chez Marx, deuxième sur le refus de travailler, très intéressants (pas encore écouté le 3ème), presque malgré l’animatrice qui pose des questions un peu bourrines et clichés mais se fait reprendre par ses invités.
      https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/serie-le-travail-en-crise

    • #21882 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      Franchement c’est bien parce que je t’accorde un crédit aveugle que je vais revenir à cette émission totalement bousillée par son animatrice.

      • #21897 Répondre
        Charles
        Invité

        Elle est pénible mais ses invités valent le coup.

        • #22056 Répondre
          Abacaxi
          Invité

          Heureux de ne pas être le seul auditeur auquel il faut ajouter le préfixe -ex depuis un an et l’apparition des insupportables e prépausaux de sa consensuellement pénible animatrice. J’ai rien contre eux et elles, enfin pas plus que la normale, mais à « Parisien(ne) », avec tout l’imaginaire sociologique péjoratif rapidement associé, il y a sa voix qui lit la définition. Adèle van reeth m’était beaucoup plus agréable, même avec un jugement téléologique de sa personne.

    • #21907 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Si quelqu’un.e dans le coin peut me donner le nom complet de N.M car je ne l’ai pas trouvé ici dans cette entrée et Dr Xavier doit être au travail

      • #21909 Répondre
        Fanny
        Invité

        Nicolas Mathieu

        • #21913 Répondre
          Graindorge
          Invité

          Merci Fanny

    • #21923 Répondre
      Graindorge
      Invité

      L’argent c’est le nerf de la guerre. Et même spirituellement, le vœu de pauvreté n’est pas de ne pas avoir d’argent ou très peu mais d’avoir pour soi-même le moins de besoins possible: nourriture, un toît, etc et participer à la vie collective, soutenir des projets, s’abonner à des revues, des journaux, puisque c’est un forum culturel et politique et donner aussi dans la mesure de nos possibilités sans se sentir obligé de le faire. Et pas que les pièces qu’on met dans sa poche pour les distribuer en chemin. Et bien sûr on a pas toujours de l’argent mais on a toujours quelque chose de nous-même à donner

Vous lisez 203 fils de discussion
Répondre à : Répondre #14757 dans Forum principal – page 3
Vos informations :




Annuler
Back To Top