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  • Ce sujet contient 859 réponses, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par MA, le il y a 8 mois et 1 semaine.
Vous lisez 138 fils de discussion
  • Auteur
    Messages
    • #105209 Répondre
      Ostros
      Invité

      Plus possible de charger la page 15 (la faute au Dr qui a tout fait planter ^^).
      J’écoutais ce matin un bref extrait d’entrevue de Hubert Félix Thiéfaine comme internet sait en produire, où il expliquait que le rock était mort, qu’il avait été remplacé par le rap. Il donnait pour exemple les festivals où il se rendait : 2 concerts de rock pour 9 concerts de rap.
      Peut-on lier cette extinction du rock à l’extinction de la gauche ? la première serait la conséquence de la seconde et vice et versa.

    • #105216 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      c’est assez audacieux comme thèse, mais ça mérite examen
      On peut par exemple partir de ce fait : la période de suprématie du rock coïncide presque strictement avec une des plus grandes périodes de contestation sociale de l’histoire

    • #105223 Répondre
      kenny
      Invité

      le rap sera moins présent en festival cette année
      des artistes s’en plaignent
      les plus gros succès mainstream commencent déjà à dater
      il se pourrait qu’on soit arrivé au terme d’une période de domination du rap

      • #105225 Répondre
        Lumen
        Invité

        D’accord mais, vers quoi d’autre ? Quoi pour remplacer le rap ?
        (Et me répond pas la pop, l’hyperpop ou l’électro sinon tu risque ta peau)

        • #105226 Répondre
          Lumen
          Invité

          (Ni la house)

        • #105227 Répondre
          Carpentier
          Invité

          la k-pop

        • #106466 Répondre
          Ourson
          Invité

          Appel d’air, profitons de ça pour inventer le genre qui va tout péter, c’est le moment.
          Des idées mesdames et messieurs ?

    • #105224 Répondre
      Lumen
      Invité

      Thèse déjà exploré ici en filigrane

    • #105283 Répondre
      Ostros
      Invité

      Je me demande si on peut trouver d’autres associations d’un courant musical dont l’émergence, le pic et l’extinction aurait coïncidé avec les épisodes de mouvements politiques. Je pense tout de suite et de façon très générale aux USA, aux communautés afro et aussi à la période Hippie, mais c’est très flou car je n’ai aucun réel repère historiques.
      .
      Sur le déclin et la disparition de la gauche, je me suis demandé si on peut quand même trouver des persistances chez des modes de vie qui seraient objectivement de gauche (recherche de l’autonomie, etc), mais dont les acteurs ne se diraient pas forcément politisés, n’auraient pas conscience que leurs actes s’ancrent dans un café politique particulier ?

      • #105292 Répondre
        BIOGRAPHIE
        Invité

        .
        Ah ouais, un peu comme les survivalistes qui sont ancrés à l’extrême droite.

        • #105295 Répondre
          Ostros
          Invité

          Non je pensais à des gens comme un ami qui a mis ses économies dans l’achat d’une maison dans les Pyrénées orientales avec un terrain et une source d’eau potable et qui s’est mis à cultiver son potager, ses fruits, ses herbes et ainsi limiter ses achats au supermarché. Quand je lui parle de la dimension politique de son geste il me répond juste qu’il a conscience que sa façon de vivre s’ancre dans une vision de gauche, mais que le but en faisant ça n’était pas du tout politique, que ça ne l’intéresse pas vraiment la politique.
          Du coup je me demande si d’un côté la politique de gauche est en train de s’éteindre mais que persisterait des modes de vie, ici et là, des actions individuelles ou collectives objectivement de gauche, mais dont les acteurs n’auraient pas conscience de faire de la politique, et/ou pas le désir d’en faire à l’origine de leurs actions.

          • #105298 Répondre
            BIOGRAPHIE
            Invité

            Ostros: Et en quoi ça dément le fait que la recherche d’autonomie est aussi objectivement de droite? En rien.

            • #105302 Répondre
              Ostros
              Invité

              Si la droite admet qu’il faut être autonome le plus possible par rapport au marché et le plus éloigné possible de la consommation des produits du marché, eh bien ce n’est objectivement plus la droite. Car le développement de l’économie est le terreau sur lequel elle développe son idéologie.

              • #105303 Répondre
                BIOGRAPHIE
                Invité

                Ostros: Un marché c’est le lieu de rencontre entre l’offre et la demande donc à moins de prendre une règle et un stylo pour tirer un trait sur l’humain qui fait l’offre et la demande, je ne vois pas comment tu pourrais en finir avec ce truc qu’on appelle le marché.
                .
                C’est une définition niveau seconde option SES que je te donne là et par conséquent, objectivement, tu n’as même pas le niveau d’un élève de seconde option SES en économie.

                • #105304 Répondre
                  Ostros
                  Invité

                  Tu oublies dans ta définition le contexte où interagissent offres et demandes qui est celui de la mondialisation.

                  • #105305 Répondre
                    BIOGRAPHIE
                    Invité

                    Ostros: Ce n’est pas ma petite définition à moi, c’est la définition classique du marché dans le champs de l’économie et le contexte de la mondialisation ne change rien à cette définition.

                    • #105308 Répondre
                      Ostros
                      Invité

                      Cela éclaire les partis pris de la gauche et de la droite.

                      • #105310 Répondre
                        BIOGRAPHIE
                        Invité

                        Ostros: Ce serait vrai si on ne trouvait pas des discours de droite pour critiquer la mondialisation et le néolibéralisme. D’ailleurs chez ce gens là le néolibéralisme n’a rien à voir avec du libéralisme puisque vu de chez eux le néolibéralisme s’apparente à du socialisme/communisme.

                      • #105312 Répondre
                        Ostros
                        Invité

                        D’ailleurs chez ce gens là le néolibéralisme n’a rien à voir avec du libéralisme puisque vu de chez eux le néolibéralisme s’apparente à du socialisme/communisme : si tu l’as compris pourquoi en parler en premier lieu selon leur vocabulaire fallacieux à eux et débattre en l’utilisant.
                        Bref, on a fait le tour.

                      • #105321 Répondre
                        BIOGRAPHIE
                        Invité

                        Ostros: « si tu l’as compris pourquoi en parler en premier lieu selon leur vocabulaire fallacieux »
                        .
                        Ce n’est pas plus fallacieux que de confondre le néolibéralisme avec le libéralisme. C’est la même folie en fait même si elle se pense de deux points de vue différents. Je veux dire que d’un côté comme de l’autre vous êtes convaincus d’avoir tout compris à tout, convaincus de détenir LA vérité et à l’arrivée c’est Manu qui domine les débats car entre vous qui dénoncez le libéralisme et ceux qui crient au communisme, il n’a aucune réelle opposition.
                        .
                        T’aimerais bien hein que je sois un con, t’aimerais bien que je ne sois que le déchet de ta raison pure, sauf que la vérité c’est que toi, comme tous tes petits camarades dans le coin, êtes des idiots utiles du système.

                      • #105313 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Peut-être que cette intervention de Pignocchi
                        Pourrait vous intéresser sur cet aspect
                        Il évoque la possibilité de la réactualisation d’affect puissants comme par exemple ceux qui avaient pu être porté à connaissance de ceux qui participant à une grève pour la première fois se trouvaient «  surpris «  de leur existence et du bien qu’ils procurent
                        Et essaye de creuser une piste en postulant que l’écologie puisse etre un nouveau terrain d’expériences sensibles de ce type d’affect «  en voie de disparition « 
                        Il insiste sur le rapport aux animaux et au lieu
                        Et développe un outil intéressant en parlant de relation d’objectisation. ( l’autre est un objet ) et de subjectisation
                        Il est honnête sur l’aspect criticable de cette approche
                        Scénario pour émancipation

                      • #105318 Répondre
                        Ostros
                        Invité

                        Merci je vais regarder ça. L’écologie comme combat politique amenant à une prise de conscience systémique qui amènerait à lutter contre la racine, le capitalisme, c’est quelque chose qui avait déjà été soulevé par François.
                        Par extinction de la gauche je me suis demandée comment éclairer cela et je me suis d’abord dit qu’on constatait quand même que rares sont celleux aujourd’hui qui souhaitent remettre en question l’ordre existant, allez vers un autre modèle d’organisation sociale. Ça et le fait que les militants de gauche aient pris à leur compte les réflexes autoritaires de la droite. Et qu’il n’y a pas de groupe militant hétérogène à ce bloc pour le déséquilibrer et donner à agir et penser autrement les actions militantes de gauche. L’homogénéité de la pente morale autoritaire de la militance de gauche est ce qui m’a rendue politiquement inéfficiente.
                        Et aussi le fait qu’aucun parti de gauche ne remportera les élections.
                        Enfin c’est comme ça que j’ai traduit l’annonce que François avait faite chez le collectif l’AMBRE. Je sais pas si on est tous d’accord sur ces éléments.

                      • #105319 Répondre
                        Ostros
                        Invité

                        Est ce qui L’a rendue politiquement inéfficiente.*

                      • #105322 Répondre
                        Ostros
                        Invité

                        En réfléchissant à cette extinction de la gauche (et du rock) je me demande aussi s’il est possible que cela soit dû au fait que les grandes causes qui agrégeaient la politique ont changé ou disparu. Je prends pour exemple le travail. Le travail n’ayant plus la même valeur dans nos quotidiens qu’à l’époque par la disparition des carrières (entre dans une boîte à 18 ans et y passer toute sa vie), le fait qu’on peut passer d’un job à l’autre car il y a une multitude d’entreprises, et surtout le fait qu’étant individualisés (coupés des autres) nous ne ressentons pas le danger et l’urgence de la lutte au même moment dans un job, donc ne sommes pas coordonnés à lutter l’ensemble (sauf dans les cas le fermeture de sites), nous sommes découragés à l’idée de lutter seul dès qu’on est victime d’un abus qui ne concerne que nous. Je me demande qu’elles sont les grandes causes qui génèrent des groupes d’action politiques visibles aujourd’hui. Je vois l’écologie (ZAD, les soulèvements de la terre, etc) et la défense des minorités.

                      • #105323 Répondre
                        Lumen
                        Invité

                        Tu veux dire que la liberté qu’offre le libéralisme à pu finir par assouvir nos désir?

                      • #105324 Répondre
                        Lumen
                        Invité

                        Car la fin du rock et d’une certaine radicalité de gauche, correspond au début de la recrudescence du libéralisme dans les années 80

                      • #105325 Répondre
                        Ostros
                        Invité

                        Je veux dire qu’en individualisant, en dispersant, en rendant la matière impalpable, coulante, en fluidifiant les relations, l’argent, les mots, le capitalisme a émoussé nos instincts, nous rendant à des être mous et épuisés (mon ressenti).

                      • #105327 Répondre
                        Lumen
                        Invité

                        Il faudrait retrouvé un certains désir de la matière, de la brutalité de l’altérité.
                        Pourtant le rap fait bien ce boulot là

                      • #105333 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Je vois l’écologie et la défense des minorités
                        Oui, mais effectivement je partage ton constat
                        Sur la raréfaction de la cohésion, des luttes sociales au travail alors que les occasions ne manqueraient pas
                        Effectivement peu etre que cette impression d’impuissance dans une des sphères qui nous requiert le plus n’encourage pas forcément à investir les autres terrains de lutte

                      • #105343 Répondre
                        Oscar
                        Invité

                        Chercher des terrains de luttes à investir c’est so comfort ! * En tout cas ça explique un peu une gauche très ambivalente, et sa fin ici régulièrement prophétisée.
                        * « les minorités » bon ‘choix’.

                      • #105344 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Ostros ne décrit pas des choix
                        Elle tente un état des lieux

                      • #105346 Répondre
                        Oscar
                        Invité

                        Oui on sait lire et tu parles de terrains à investir.

                      • #105348 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        T’exagère là, tu me prends pour lafarge réellement ?

                      • #105446 Répondre
                        ..Graindorge
                        Invité

                        Non chère Ostros: on n’est pas tous d’accord  » sur ces éléments. »

                      • #105347 Répondre
                        netflou
                        Invité

                        Je trouve que ce Pignocchi serait un bon client pour l’Explication avec Laure et François.
                        Une discussion avec un latouro-descolien – ou descolo-latourien – s’impose, déjà parce que leurs idées ont façonné pas mal d’expériences autonomistes ces dernières années.
                        Il m’arrive de poser un pied dans des collectifs de ce genre : beaucoup ont lu ça et maintenant, ça pense des situations dans des termes latouro-descoliens.
                        J’ai l’impression que, quand ils parlent du vivant et que FB parle de la vie, il s’agit de la même chose — mais jusqu’à un certain point.
                        Construire un à-côté au capitalisme, chercher une autonomie à la fois matérielle et politique, pour déshabituer son corps et changer de régime affectif. C’est bien, ça marche, jusqu’à un certain point.
                        —-
                        Sa lecture bourdieusienne de l’appropriation de ces idées par différentes fractions de la bourgeoisie est assez subtile.

                        J’ai envie de voir Autonomie. Existe-t-il un lien magique m’y conduisant ?

                      • #105349 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        C’est bien, ça marche, jusqu’à un certain point
                        Oui c’est exactement cela
                        D’ailleurs la petite partie sur l’agriculteur qui à partir de 50 vaches ne les connaît pas
                        Qui enchaine sur l’intérêt de petits groupes d’humains
                        Ça peut basculer méchamment à droite si on est pas solidement ancré

                      • #105350 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        J’ai comme une impression floue
                        Qu’il utilise une technique proche de celle d’Houria sur un autre terrain, plus «  local « ?

                      • #105369 Répondre
                        netflou
                        Invité

                        Oui. C’est un point toutchy
                        Le territoire, le local, le terrestre donc la terre, la nécessité de s’ancrer… In voit bien les points de bascules
                        Sauf que d’un côté, ces termes renvoient à de vagues représentations
                        De l’autre, cela renvoient à des réalités biochimiques situées
                        Mais il y a quand même un truc bien épais dans tout ça qui se situerait dans une possible rupture entre gauche et « modernité »

                      • #105371 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Oui
                        Le front dialectique est extrêmement bien saisi dans ton post – lumineux

                      • #105361 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        j’aime beaucoup écouter ce monsieur
                        j’ y reviens plus tard
                        pour le lien d’Autonomes contacte moi sur facebook

                      • #105370 Répondre
                        netflou
                        Invité

                        Trop sympa mais pas de réseaux.
                        Mail ?

                      • #105398 Répondre
                        netflou
                        Invité
    • #105330 Répondre
      I.G.Y
      Invité

      Une remarque rapide à propos de l’entretien de François chez Commune posté sur un autre fil, très intéressant.

      Concernant cette affaire de « mépris » en une de Libé à propos de Macron, je voulais juste revenir sur la période Gilet Jaune. M’avait beaucoup frappée durant mes 6 ou 7 samedis en manif à Paris à compter du 8 décembre la surabondance cette histoire de mépris présidentiel, qui revenait beaucoup sur les gilets et dans les slogans. On ressentait à quel point ce qu’on pourrait appeler la « moralité du souverain » était l’une questions des plus fédératrices lorsqu’il s’agissait par exemple d’entamer des chants. Ça n’était pas « la seule question » mais c’était partout. On pourrait rétorquer que c’était la conséquence d’une construction médiatique mais c’est apparu si tôt que je n’y crois pas. J’ai l’impression que ce qui a mis le feu aux poudres ressortit vraiment à cette affaire de mépris — mais poudres il y avait déjà, c’est entendu. Une bête question contrefactuelle et invérifiable me turlupine là-dessus : je serais prêt à parier très cher que le mouvement des GJ, à politique identique voire pire, n’aurait pas eu lieu sans le « tempérament » Macron. C’est l’impression que j’ai tirée de tous ces samedis.

      Tu as cela dit bien raison de rappeler que la mise au premier plan de cette question a pu ensuite servir à fuir le travail critique réel.

      • #105332 Répondre
        BIOGRAPHIE
        Invité

        Des leçons sur le mépris de la part de François, ça promet d’être succulent.

        • #105423 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          hélas tu ne succuleras pas puisque tu ne le liras pas

          • #105424 Répondre
            François Bégaudeau
            Maître des clés

            IGY : il ne m’a pas échappé que le mépris de Macron était très souvent pointé par les Gilets jaunes. « Macron méprise son peuple », disait Rodrigues. Mais ce n’est par pour autant que je vais trouver ça pertinent. En tout cas pas pertinent quand ça prend une telle place. Quand ca prend presque toute la place – et qu’alors Chirac, pas méprisant parait il, devient un bon président comme on l’aime.
            Ma perplexité a commencé à monter à ce moment là.
            Il fallait donc creuser cette affaire de mépris – et par exemple de mépris-de-classe
            Il fallait donc réhabiliter le mépris

            • #105425 Répondre
              Claire N
              Invité

              Je suis intriguée mais pas certaine de percuter avant la sortie du livre
              Réhabiliter ? C’est a dire que c’est mangeable à la sauce subversive ?

              • #105426 Répondre
                Claire N
                Invité

                J’ai bien saisi qu’il y a méprise en l’envisageant de manière «  personnelle « attachée à un maître en sa personnalité et qu’il s’agirait de le monter au filet de la classe mais là je butte sur les moyens sensibles
                En plus peut-être que je me trompe ?

              • #105521 Répondre
                Delphine
                Invité

                L’évocation du livre à venir de François sur le mépris me fait penser que, dans le livre « Entre les murs », l’utilisation des termes suivants dans le contexte scolaire pourrait être perçue comme une forme de « gentil » mépris : « troupe » ou « troupeau » pour qualifier les élèves en rang, avant d’entrer en classe ; « volière » pour décrire l’attitude de la classe lorsque retentit la sonnerie. Mais peut-être ne s’agit-il pas de mépris social à proprement parler, peut-être plutôt un trait d’humour (comme l’expression « En route, mauvaise troupe ! »), notamment pour le terme « volière », qui me semble plus doux que « troupe » ou « troupeau » pour parler des élèves.

                • #105522 Répondre
                  Ostros
                  Invité

                  Ce serait vraiment chercher des poux au mépris.
                  Je pense que le livre de François fera du bien à tout le monde en réhabilitant le juste usage du mépris et plus justement du mépris de classe.
                  A trop utiliser ce mot pour qualifier humour, expression d’un sentiment, il ne veut plus rien dire.
                  Car dans ce cas les expressions des parents soûlés à un moment par leur progéniture : mépris ?
                  Le fait que j’emploie le mot progéniture : mépris ?
                  Il est dans vos exemples plutôt question de méprise.
                  Le troupeau est un mot entendu souvent à l’école ou au travail pour désigner ce qu’il désigne à savoir une agglutination d’individus réduits au statut de suiveurs uniformes par une structure.
                  A l’école, sentiment par les élèves d’être du bétail : mépris envers l’école ?

            • #105428 Répondre
              Ema
              Invité

              Ce n’est pas pour rien que les nouvelles techniques managériales consistent grosso modo à donner l’illusion du respect mutuel notamment à travers le langage employé. Le lien hiérarchique est hélas toujours vécu prioritairement comme un rapport humain, d’individu à individu. Les directions, au sens large donc, savent trop bien qu’une hiérarchie hautaine et aggressive sera plus facile à détester et donc contester qu’une hiérarchie qui joue la carte de la bienveillance et du on-est-tous-dans-le-même-bateau. Les oppressions sont majoritairement appréhendées sur un terrain moral et individualisant, et j’ai rencontré bien du monde qui ne comprennait tout simplement pas l’approche structurelle de ces liens (en entreprise en l’occurrence). Les gens sont gentils ou méchants, c’était leur unique grille de lecture. Grosse impuissance syndicale dans ces cas là, nul mépris de ma part, c’est un constat froid. Et donc jamais eu beaucoup d’espoir dans les mouvements politiques qui focalisent sur la figure présidentielle. La LFI avec son affiche Hanouna, antisemite ou non, a reproduit la même connerie. Mettre des cibles sur le dos de quelques nuisibles donnent l’illusion qu’on abattrait le « système » avec eux, ce qui tend beaucoup plus à une approche fasciste que socialiste, en plus d’être source de confusion. Il faut reconnaître qu’historiquement la gauche a beaucoup donné dans ce registre, à travers ses tracts, sa presse, ses slogans de manif, et peut-être un peu participé à créer ce monstre qui maintenant nous freine et nous encombre.

              • #105431 Répondre
                François Bégaudeau
                Maître des clés

                Bien d’accord
                Et merci pour « La LFI avec son affiche Hanouna, antisemite ou non, a reproduit la même connerie », où tous les mots sont justes. Fatalement la politique professionnelle croise la putasserie marketing

              • #105433 Répondre
                Claire N
                Invité

                « Les directions, au sens large donc, savent trop bien qu’une hiérarchie hautaine et aggressive sera plus facile à détester et donc contester qu’une hiérarchie qui joue la carte de la bienveillance et du on-est-tous-dans-le-même-bateau« 
                Oui – et il ont parfois même la pervercite de réserver les places à ces personnes
                Qui au passage ne comprennent absolument pas pourquoi on les déteste
                Le directeur de l’hôpital où je travaille a cristallisé beaucoup cela avant que d’être giclé par ses supérieurs, il a fait un pathétique courrier d’adieu ou il dénonçait la persécution de la cgt – mais aucun questionnement sur le choix de ses «  amis « n’y a paru- il s’est totalement vécu comme l’objet d’ » une chasse aux sorcières « 

                • #105439 Répondre
                  Ema
                  Invité

                  Oui, c’est effectivement marrant de constater que souvent çà marche dans les deux sens : les supérieurs aussi se sentent humainement visés lorsque leur fonction l’est, et ainsi on rentre dans un théâtre des affects au carré : là où factuellement se s’affrontent en réalité que des classes sociales en défenses de leurs intérêts, on se retrouve dans du pur drama avec les uns qui se sentent méprisés et les autres persécutés, et on imagine bien tout çà se terminer en grande réconciliation larmoyante orchestrée par un médiateur consultant en gestion des conflits interprofessionnels (j’invente à priori mais je suis sûre que ce truc existe)

                  • #105441 Répondre
                    Claire N
                    Invité

                    Rires – et oui le truc doit tellement exister

                    • #105454 Répondre
                      I.G.Y
                      Invité

                      Ema tu as tout résumé. La grande difficulté étant que, du moins pour les « hiérarchies de proximité » (de bas niveau donc, si on prend les grosses boîtes), on a bel et bien aussi affaire à une relation humaine. Dans le concret des situations, c’est beaucoup plus difficile à gérer que les structures-faites-hommes qui sont aux positions très élevées, bienveillantes ou non. Certains « petits chefs » n’en sont pas moins des proto-PDG du CAC.
                      .
                      La petite cuisine morale à laquelle j’ai abouti par rapport à ça est basée sur le « zèle » : le chef va-t-il plus moins, aussi loin ou moins loin que ses supérieurs-structures lui imposent? Il y a des gens qui amortissent la violence qui leur descend dessus quand d’autres la répercutent au quadruple. Pour tout le reste, surtout dans les grosses structures, l’analyse individualisante est presque inutile.

                      • #105456 Répondre
                        I.G.Y
                        Invité

                        L’écriture sur téléphone, c’est cata…

                        « Plus ou moins loin que ce que ses supérieurs-structure lui imposent ».

                      • #105479 Répondre
                        Ema
                        Invité

                        « pour les « hiérarchies de proximité » (de bas niveau donc, si on prend les grosses boîtes), on a bel et bien aussi affaire à une relation humaine »
                        Oui, bien entendu. Le lien de subordination immédiat établit un rapport humain qui n’existe certes pas ou peu entre PDG et salarié. C’est alors souvent le zèle déployé à executer les ordres du haut qui affecteront positivement ou négativement la relation. Cette cuisine morale comme tu l’appelles est sans doute ce a quoi on peut aboutir de mieux dans ce type de relation, mais elle a ses limites. Notamment le fait qu’une sympathie (voire gratitude?) acquise ne se révoque pas si facilement. Or l’absence de zèle est tout à fait réversible, au grès des ambitions et des humeurs du concerné. J’ai connu comme çà une cheffe globalement appréciée pour son côté arrangeant qui a, une fois en ligne de mire pour la promotion, très largement exploité son capital sympathie auprès de l’équipe pour en tirer un maximum. Compliqué tout ça.

                      • #105503 Répondre
                        I.G.Y
                        Invité

                        La réversibilité du zèle que tu décris, je l’imagine comme si j’y étais. Ce que je dis a bien sûr des limites. Dans tout les cas, sortir et aiguiser ses antennes psycho-politiques pour sonder au mieux les situations et les structures concrètes dans lesquelles on baigne, voilà qui restera toujours d’une utilité sans borne.

                      • #105504 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        on pourrait même en tirer un livre

                      • #105511 Répondre
                        I.G.Y
                        Invité

                        Dont le sous-titre aurait pu être

                        Sonder : méthode

              • #105458 Répondre
                raymond ranguis
                Invité

                « Mettre des cibles sur le dos de quelques nuisibles donnent l’illusion qu’on abattrait le « système » avec eux, ce qui tend beaucoup plus à une approche fasciste que socialiste, en plus d’être source de confusion. Il faut reconnaître qu’historiquement la gauche a beaucoup donné dans ce registre, à travers ses tracts, sa presse, ses slogans de manif, et peut-être un peu participé à créer ce monstre qui maintenant nous freine et nous encombre. »
                Autant, votre phrase « La LFI avec son affiche… » est assez interessante, autant ce qui suit fait froid dans le dos. Auriez-vous l’amabilité de donner des exemples de ce que vous avancez ?

              • #105466 Répondre
                Emile Novis
                Invité

                @Ema
                « La LFI avec son affiche Hanouna, antisemite ou non, a reproduit la même connerie. Mettre des cibles sur le dos de quelques nuisibles donnent l’illusion qu’on abattrait le « système » avec eux, ce qui tend beaucoup plus à une approche fasciste que socialiste, en plus d’être source de confusion. « 
                _
                Pleinement d’accord. J’ajouterais que la personnalisation, chez eux, me semble être volontaire, car elle vise à mobiliser des affects pour stimuler l’action. Le problème est que les affects mobilisés de cette manière sont rarement joyeux. Ils sont même le plus souvent tristes, ce qui donne ensuite des actions tristes, ou plutôt des « réactions » impuissantes. Très approprié pour le système électoral, qui nous demande souvent de voter en réaction à quelqu’un qu’on aime pas. Mais c’est incompatible avec une émancipation réelle à mon avis.

                • #105475 Répondre
                  raymond ranguis
                  Invité

                  Vous êtes d’accord avec le propos, soit. Mais, il ne s’agit de répondre à la bergère. Pouvez-vous donner des exemples ? Car vos propos sont un peu durs. Si l’on admet que la LFI a des comportements fascistes, alors quant est il de la droite ? C’est méta fasciste ?

                  • #105478 Répondre
                    François Bégaudeau
                    Maître des clés

                    Quant à moi, et je pense que c’est le cas de mes deux camarades, je ne dis pas que la FI a des comportements fascistes, je dis juste qu’elle a des comportements électoraux, c’est-à-dire des comportements méprisables

                    • #105482 Répondre
                      raymond ranguis
                      Invité

                      Et bien si vos camarades nous avancent que la LFI a des comportements électoraux, rien d’étonnant car c’est le propre d’un groupe politique. Mais, la lecture que je fais des propos de vos camarades n’est pas celle-ci.
                      Afin que je comprenne mieux, car je fais peut-être erreur, j’aimerais comprendre ce passage « Mettre des cibles sur le dos de quelques nuisibles donnent l’illusion qu’on abattrait le « système » avec eux, ce qui tend beaucoup plus à une approche fasciste que socialiste, en plus d’être source de confusion. Il faut reconnaître qu’historiquement la gauche a beaucoup donné dans ce registre, à travers ses tracts, sa presse, ses slogans de manif, et peut-être un peu participé à créer ce monstre qui maintenant nous freine et nous encombre. »
                      Enfin, si l’émettrice souhaite le faire.

                      • #105502 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        « Et bien si vos camarades nous avancent que la LFI a des comportements électoraux, rien d’étonnant car c’est le propre d’un groupe politique. »
                        ca m’attristerait presque de lire ca
                        cet amalgame entre politique et élection
                        ce n’est pas faute qu’ont ait taché de bien redire le gouffre entre les deux
                        (mais il est vrai que la sphère insoumise a soigneusement évincé Comment s’occuper)

                      • #105573 Répondre
                        Ema
                        Invité

                        Non je ne trouve pas la FI fasciste, je remarquais juste que, comme tous parti politique pris dans la joute électorale et parlementaire, elle s’adonne parfois à des personnifications des problèmes (c’est mal dit mais tu le comprends je pense) qui participent d’une espèce de démagogie bas du front qui comme le soulignait Emile ne mobilise pas sur les affects les plus jojo. J’ai dit fasciste un peu à l’emporte-pièce car il me semblait que la structure de ma phrase laissait largement entendre que je n’accusais pas directement la FI d’être fasciste mais que cette affiche relevait d’une méthode assez typiquement fasciste. Mais le fascisme n’étant bien sûr pas réductible à une méthode ( c’est un faisceau de méthodes adossées à une idéologie), je n’anticipais pas le lever de bouclier. Je n’aurais pas ailleurs pas dit que la LFi avait fait une connerie si je pensais que la connerie en question était parfaitement alignée à ce que je pense globalement de cette organisation. Pour les exemples de personnifications des problèmes par la gauche électorale auxquels je réfère plus haut, et que j’accuse peut-être un peu dramatiquement certes d’avoir alimenté la bête qui risque de la déborder in fine, je ne sais pas quoi te dire tant il me semble que c’est absolument prégnant, surtout en période electorale (tapes « affiches LFi »dans google image celà devrait suffire).

                      • #105901 Répondre
                        raymond ranguis
                        Invité

                        j

                      • #105902 Répondre
                        raymond ranguis
                        Invité

                        « J’ai dit fasciste un peu à l’emporte-pièce car il me semblait que la structure de ma phrase laissait largement entendre que je n’accusais pas directement la FI d’être fasciste mais que cette affiche relevait d’une méthode assez typiquement fasciste. »
                        C’est intéressant de préciser, je ne l’avais compris de la sorte. Le côté drama, j’essaie d’éviter. Je vais pas revenir sur la maquette de l’affiche de Hanouna, car je n’y vois qu’un geste sot. J’ai été discipliné et regardé sur google, je n’ai vu que cela. Merci d’avoir répondu

                • #105481 Répondre
                  BIOGRAPHIE
                  Invité

                  Emile Novis: « Le problème est que les affects mobilisés de cette manière sont rarement joyeux. Ils sont même le plus souvent tristes, ce qui donne ensuite des actions tristes, ou plutôt des « réactions » impuissantes. »
                  .
                  Ah ouais, du genre on est contre le libéralisme puis contre le capitalisme et contre les bourgeois puis comme on a rien à proposer, qu’on est uniquement dans la contestation vaine et la dénonciation sans fond à l’arrivée on casse tout et on s’étonne que la Brav M ose se soulage sur nos gueules car c’est vraiment pas juste.
                  .
                  Parce que d’un côté c’est Hanouna qui est pris pour cible là où dans tes discours ce sont des groupes mais dans le fond la logique est la même donc ce que tu dénonces dans le fond n’est rien d’autre que ta propre impuissance.

                • #105483 Répondre
                  ..Graindorge
                  Invité

                  Émile: si je peux me permettre la répétition: je ne vote pas CONTRE quelqu’un ni même POUR quelqu’un: je vote pour un programme. Aussi limité soit-il.
                  Un programme porté par un collectif.
                  Tout en ne ménageant pas mes actions et propositions au quotidien, 365 jours par an, pour une réelle émancipation: je fais ma part.

                  • #105492 Répondre
                    Emile Novis
                    Invité

                    @Graindorge
                     » je vote pour un programme »
                    Toi, peut-être. Mais comment expliquer cette intuition dont je suis convaincu de la vérité : si ce n’est pas le bouillonnant et charismatique candidat Mélenchon qui représente la France insoumise aux présidentielles, quel score ferait l’autre candidat ? Si on devait mettre Jean-François Coulomme (contre lequel je n’ai aucune animosité) à la place, aurait-il une chance d’arriver au second tour? Clémentine Autain? Ou Roussel qui se convertirait à la FI?
                    _
                    Franchement, je ne crois pas. On ne peut pas enlever la personnification inhérente à l’élection présidentielle, dont la raison d’être est le sacre d’un monarque.

                    • #105493 Répondre
                      Emile Novis
                      Invité

                      ps: et dont la seconde raison d’être, qui va avec la première d’ailleurs, est la conservation de l’ordre social tel qu’il est.

                      • #105498 Répondre
                        ..Graindorge
                        Invité

                        Je dis bien mon cher Emile: je vote pour un programme. Lucide, j’ajoute: aussi limité soit-il.
                        Je respecte profondément ton/ tes intuition.s. Au moment dû le Nouveau Front Populaire aura un candidat ou une candidate qui sera tenu.e par les électeurs/ trices du collectif NFP de respecter le programme. Le R..I.C ainsi que le passage à la VIème République ont pour objectif justement d’en finir avec  » le monarque » et le monarque actuel est très très très violent.
                        Je ne cherche pas à convaincre.

              • #105469 Répondre
                ..Graindorge
                Invité

                Chère Ema: grosse boulette de la France Insoumise mais je te confirme que non, elle n’est pas raciste. Elle a été condamnée à 3500€ pour atteinte au droit à l’image. Elle a été très maladroite et la droite ainsi que tous ceux qui à  » gauche » souhaitent sa mort politique se sont frottés les mains.
                Grave erreur de ces éléments du NFP avec leur suicidaire  »  » La gauche » qui rassemble ». En voulant éliminer la France Insoumise, ils rassemblent surtout la droite et s’elliminent eux-mêmes .

                dans un cadre mondial très dur ( j’évite sciemment certains mots par respect pour ceux qui en sont morts ou qui sont entrain d’en mourir), ces éléments sont entrain de se saborder entraînant dans un naufrage encore évitable des millions de gens.
                Pardon pour la répétition de faits: en
                France nous avons à l’instant même 350000 personnes sans logement ( PSL) 20 000 de plus. C’est énorme. On y ajoute les millions dans la précarité.
                Je fais partie des millions de personnes, si Dieu nous prêtent vie, qui iront voter en 2027 le plus qu’imparfait Nouveau Front Populaire dont la France Insoumise est un des éléments indispensables. je le soutiens de toute mon âme et de toutes mes forces.
                S’il existe une ou d’autres issues à cette situation intenable, invivable, propose, proposez.

                • #105472 Répondre
                  François Bégaudeau
                  Maître des clés

                  emile  » Très approprié pour le système électoral, qui nous demande souvent de voter en réaction à quelqu’un qu’on aime pas »
                  voilà bien la clé
                  la france insoumise est une entreprise électorale, elle a donc intégralement intégré la putasserie de ce sport

                  • #105486 Répondre
                    BIOGRAPHIE
                    Invité

                    François: Donc c’est bon, maintenant on peut critiquer la France Insoumise?

                • #105491 Répondre
                  ..Graindorge
                  Invité

                  « Faites mieux !  » livre de Jean-Luc Mélenchon. Il existe aussi en livre de poche: 10€.
                  « Ces mots avec lesquels j’ai conclu ma campagne présidentielle comme candidat pour les Insoumis de France sont une invitation à l’action et non un appel à compétition. C’est l’espoir d’une réplique devant le saccage de la beauté du monde et l’aggravation mortelle de la crise écologique. C’est la volonté de tourner une page de l’histoire de la civilisation humaine après le gâchis du règne de la finance. C’est un appel à l’insoumission permanente contre un ordre du monde injuste et destructeur.

                  L’action est aveugle sans la théorie. La théorie est vaine sans l’action. Je propose ici une grille d’analyse pour trier et interpréter les faits auxquels nous sommes confrontés. J’ai écrit au fil des années et plus particulièrement dans la dernière période où se déroulaient trois séquences de révolution citoyenne en France. La théorie de l’ère du peuple et de la révolution citoyenne est une proposition de décryptage global. Puisse-t-elle aider à penser pour agir. Elle n’a pas d’autre ambition. »

            • #105450 Répondre
              I.G.Y
              Invité

              « Mais ce n’est par pour autant que je vais trouver ça pertinent » : on est bien d’accord. Pas pertinent à politiser en priorité, source de confusion, mais ffection réelle. Affection qui émane de quelque chose chez EM (et autres) que ne serait-ce que confusément je sens réel aussi, qui déborde la politique concrètement menée. Est-ce que ces deux réels coïncident en un même point que l’on pourrait appeler « mépris »? Pas facile.

              Hâte de voir ce que donnera ce livre, qui s’annonce surprenant.

          • #105430 Répondre
            BIOGRAPHIE
            Invité

            François: Tu dis ça parce que tu sais déjà que ce sera ni fait ni à faire à mes yeux? Parce que si c’est le cas il ne faut pas t’en faire, je suis un mec simple et je suis sûr que les extraits gratuits suffiront à me régaler.

    • #105453 Répondre
      ,
      Invité

      Quelques impressions de lecture sur Toledo 6:55 a.m. de Bénédicte Thiébaut
      .
      « C’est une femme solide et baraquée, fermement tendre. »
      « Mon frère a toujours été un peu long à la détente, un tantinet prudent, naïf peut-être, un peu innocent. »
      D’habitude ce genre de phrases me dérange. Je n’aime pas trop voir les personnages esquissés comme ça. Mais là j’aime plutôt bien parce qu’on est en train de regarder les personnages se regarder les uns les autres. Leurs phrases nous en apprennent au moins autant sur eux-mêmes que sur ceux qu’ils entendent décrire.
      .
      « Elle se moque gentiment et rigole lorsque je bafouille une excuse de pure mauvaise foi, style je n’ai trouvé que ça. Tout va bien.
      Tout ne va pas bien non. Je ravale mes larmes en montant l’escalier et me recompose un visage rassurant et serein. »
      Il y a un personnage qu’on suit plus que les autres, mais sa voix n’est pas plus forte que celle des autres. On le lit en train de parler de quelqu’un, collègue ou voisine ou soeur ou compagne ou ami etc, puis on a la version de ce quelqu’un, un peu ou très différente, et les deux versions ont leur intérêt, aucune n’est plus valable que l’autre, c’est juste un décentrage, un autre angle de perception.
      .
      « Fin de l’entretien, hors d’ici. Je passe la porte et la referme un peu durement.
      12h05. J’ai accepté. »
      « Je lui dis. Que les disparitions ça va, ce n’est pas une fatalité. »
      Il y a des petits renversements assez comiques entre les pensées des personnages et ce qu’on les voit finalement faire, qui est parfois à l’opposé de ce qu’ils annonçaient en pensée. Dans ces moments-là on voit se dessiner en creux quelque chose de plus grand qu’eux, qui les contraint d’une certaine manière, comme la ville, la sociabilité, les obligations, les habitudes, les craintes, les égards, le besoin de continuer à vivre.
      .
      Après Léna, Mary. Après chez Jed’s, chez Whoopy. Après le musée, un autre musée.
      « Il se passe des choses dans des endroits donnés, bonnes ou mauvaises, ou ni l’une ni l’autre, et après d’autres choses ou mauvaises ou bonnes, ou ni mauvaises ni bonnes, ou encore mauvaises ou encore bonnes. Mais ce ne sont pas les lieux qui provoquent ça ce sont les gens qui investissent ces lieux. […]
      – Il y a des lieux tellement chargé qu’on en fait des sanctuaires, des mémoriaux, des musées. »
      « Je suis devenu ce genre de mutant incapable de vivre dans la nature et de moins en moins capable de vivre en milieu urbain. »
      « Tout est fini maintenant. Ça va aller maintenant. Tout peut recommencer. »
      C’est intéressant que ce qui succède à Toledo soit une autre ville, différente, mais une ville quand même, comme s’il y avait une fatalité de la ville, et que ça entrainait derrière un certain nombre d’autres fatalités. Les choses tendent à se répéter, c’est comme de légères variations sur la manière, toujours sensiblement la même, de vivre en ville et peut-être de vivre tout court.
      Il y a beau avoir du changement dans les personnages, c’est comme si les places, elles, ne changent pas (ou peu). Comme s’il y a des places qui attendent ces nouveaux personnages pour qu’ils y rejouent les mêmes scènes.
      « Je me poste près de la fenêtre, le gamin est toujours dehors, sur un tracteur en plastique trop petit pour lui, décoloré par le soleil et les intempéries. »
      .
      « Cela fait des mois que je ne sais pas, des mois que j’emmêle et démêle tous mes actes, avec mes pensées et inversement. »
      « Il y avait beaucoup de gens que je n’ai pas vus, beaucoup de gratte-ciels dont je ne voyais pas le faîte, même la chaleur du printemps du Sud je ne l’ai pas sentie. »
      « les flocons étaient la multitude et j’étais tout petit et j’étais incomplet »
      Des lieux de longue mémoire, Stone Mountain, Maumee. Des musées. Des vestiges, nichoir, « petit cendrier en céramique colorée, souvenir d’un voyage dans une réserve indienne ». L’absence, la disparition, la perte, des changements qui ne changent rien ou si peu. Des vides dont on ne peut que dessiner les contours, à travers ce qui reste, ce qui persiste ou de très discrets signes de ce qui n’est plus, une odeur absente. Pas de souffrance franche, quelque chose de plus insidieux qui affecte les corps à retardement. Nécessité et impossibilité de s’adapter tout à fait, errances. Une certaine présence à la vie comme issue, dans la captation des menus détails du quotidien, précaires et parcellaires, comme nous, au milieu de la multitude.

    • #105462 Répondre
      Tony
      Invité

      Des nouvelles de Philippe Poutou,on leur souhaite que ça marche (quel beau couple par ailleurs,un peu comme huillet/straub, d’ailleurs je me demande si ce n’est pas aussi une spécificité de la gauche ce travail en commun jusqu’à Lordon/Lucbert aujourd’hui)

    • #105532 Répondre
      toni Erdmann
      Invité
    • #105564 Répondre
      mathieu
      Invité

      Salut tout le monde,
      Une discussion foot entre François et le youtubeur Aliotalk pour bien finir la journée

      • #105565 Répondre
        Carpentier
        Invité

        merci,
        pour les retardataires.comme.moi, dans l’écoute des derniers podcasts et interviews divers de FB, ia au moins de quoi passer toute la nuit avec lui: ce soir, je m’y attelle

      • #105575 Répondre
        power
        Invité

        t’as trop la classe avec l’attelle François

      • #105576 Répondre
        Carpentier
        Invité

        .. ça reste quand même encore assez genré c’t’affaire/ …
        yes, et FB se rêvait journaliste sportif
        fan de Drucker et de son parcours, quoi (attention, blague ratée again)

        • #105578 Répondre
          etalors
          Invité

          t’es vraiment pas tranquille 🙂

      • #105580 Répondre
        Cocolasticot
        Invité

        Ahah François clairvoyant ou monteur espiègle ?.. François : « Nantes 2001 équipe pas du tout passé à postérité » Pop image d’illustration : Nantes 95
        Interview bien mené. Merci aussi de nous faire souvent découvrir des nobody plein de talent

    • #105634 Répondre
      Ostros
      Invité

      Nikolski chez QG l’explication, en entier.
      .

      • #105636 Répondre
        Ostros
        Invité

        Avec Ranciere :

        • #105637 Répondre
          Ostros
          Invité

          Fourquet :

          • #105914 Répondre
            kenny
            Invité

            jaja j’avais pas relayé de peur que ça se fasse striker, mais visiblement c’est resté sous les radars

    • #105898 Répondre
      ..Graindorge
      Invité
    • #105950 Répondre
      Alphonse
      Invité

      , Je suis très poreux à la langue de celzéceux que je lis. J’ai eu, vers vingt ans, ma période Echenoz puis, vers trente, une ample et pénible phase Bergounioux. Intercalée entre elles, on note une époque Giono – lequel, d’expérience, se révèle difficilement imitable (on tente des images qui, aussitôt dites, virent dans le convenu ou dans le grotesque) – et un éphémère cycle Bourdieu rapidement abandonné parce que difficile à socialiser, pénible à faire exister dans la langue ordinaire.
      Or voici que les temps changent. Ce matin, j’ai répondu à un texto où l’on me demandait ce que je faisais : « Spontanément il s’agit d’écosser les fèves dont c’est la saison. »
      Antéposition de l’adverbe, suppression de la virgule, tournures impersonnelles, raffinement de la relative dont la proximité avec la trivialité de la cuisine crée un effet burlesque. Je vous laisse devenir l’auteur que je lis ces temps ci ..

      • #105956 Répondre
        Carpentier
        Invité

        Marc Veyrat?

        • #105989 Répondre
          kenny
          Invité

          dans les années 2000 tu aurais répondu
          « dans une manifestation de mon habitus, je m’engage dans l’acte d’écossage des fèves, pratique culinaire profondément ancrée dans le champ des dispositions temporelles et saisonnières, révélatrice des structures invisibles de la domination symbolique exercée par le calendrier agricole »

      • #105958 Répondre
        Claire N
        Invité

        Je prends au rebond ta réflexion sur la «  circulation « des manières de la langue, de ses affectations – m’intéresse souvent de regarder qui a croisé qui dans la simple nouveauté d’une expression , on peut parfois y reconnaître un rendez-vous secret – comme les parfums en somme, en plus tenace

        • #105966 Répondre
          Carpentier
          Invité

          ça ou un animal de compagnie, un chien par exemple, qui s’enjaille et frétille un peu trop de la queue, comme on le rapporte au sujet de Napoléon III dans les parcs à Vichy

          • #105973 Répondre
            Claire N
            Invité

            Je n’ai pas la réf, mais je veux bien que tu m’éclaire

            • #105977 Répondre
              Carpentier
              Invité

              buste de sa dernière favorite, l’actrice Marguerite Bellanger (visible au château de Compiègne) dont la discrétion capitula face à l’enthousiasme de Grenadier

              mb

        • #105971 Répondre
          Alphonse
          Invité

          Oui : m’est parfois pénible de lire dans l’expression, le rythme d’une phrase, le dessin d’un sourire, des gens que j’aime, la trace de gens que je n’aime pas.
          Si on pousse le bouchon un peu plus loin, on peut en venir à se demander ce que nous sommes, au fond, s’il suffit de si peu pour changer nos façons d’être. A quoi l’anthropologie bégaldienne répond : nous sommes des halls de gare, nous sommes traversés par ce qui nous entoure -et qui précisément ne se contente pas de nous entoure, mais nous prend, nous étreint (non ?).

          • #105972 Répondre
            Claire N
            Invité

            Rires
            « s’il suffit de si peu pour changer nos façons d’être » et bien c’est peu être là que la mesure du miracle doit se prendre

          • #106084 Répondre
            Carpentier
            Invité

            À la fin de la gêne dédiée au film The Brutalist, est bien évoqué cet aspect, régulièrement abordé notamment par le FB qu’on sait, à savoir le comment nous sommes peuplé.es, constitué.es par une myriade d’êtres et de choses et comment l’artiste, l’écrivain par exemple l’est aussi quand il crée
            On aime aussi la précision de l’artiste du gazon sur ce ‘ collectif ‘ dans le cinéma, l’architecture qui est plus celui du concepteur d’un projet physiquement solo mais totalement habité, peuplé mentalement donc d’un collectif de paroles et d’influences diverses, y compris animales et autres;
            Langagières donc oui, évidemment.
            À coté, les gens de l’équipe plus ou moins importante qui l’entoure c’est la cerise, quoi

      • #105982 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        bien vu pour l’antéposition de l’adverbe, qui dessine une fraternité entre les premières phrases respectives de la Recherche et de Histoire de ta bêtise

        • #106095 Répondre
          Alphonse
          Invité

          (je me suis planté, j’avais écrit dans le texto : Studieusement il s’agit d’écosser les fèves dont c’est la saison.)
          (parce qu’il convient que l’adverbe antéposé soit contre-intuitivement antéposé pour que la phrase prenne à contre pied ce que le lecteur attend ; d’ailleurs, est-ce dans ce contre-pied que réside la littérarité d’une phrase ? Vous avez quatre heures, et l’interdiction d’ouvrir l’Antimanuel de littérature)

          • #106112 Répondre
            Claire N
            Invité

            Je ne suis pas certaine qu’il s’agisse d’un croche pied au lecteur, j’y verrais plus une forme favorable à la mise au «  passif «  du «  je « 
            Laissant advenir ce qui arrive aux fèves

            • #106122 Répondre
              Alphonse
              Invité

              Mais oui !! Laissons advenir ce qui arrive aux fèves. Du reste je les ai mangées, depuis.

              • #106125 Répondre
                Claire N
                Invité

                Rire – La raison du plus fort , quel vilain ce je

    • #106018 Répondre
      MA
      Invité
    • #106160 Répondre
      kenny
      Invité

      judith bernard a lu le dernier livre de mona chollet
      et rend un texte sur la bêtise petite-bourgeoise
      ça part bien, mais on reste un peu sur notre faim

      La fabrique de l’innocence : Mona Chollet et la mauvaise conscience

      • #106229 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        J’ai lu ce texte à sa publication, et j’ai trouvé étrange son axe principal. Il me semble qu’il y aurait beaucoup mieux, et beaucoup plus acide, à dire sur le travail de Mona Chollet en général et sur ce livre en particulier–que je n’ai pas lu, certes.

        • #106238 Répondre
          Charles
          Invité

          Je trouve étonnant qu’elle minimise l’origine judéo-chrétienne de la culpabilité, sous prétexte que le religieux n’infuse plus la société, pour lui substituer une origine décoloniale tout en relevant que la petite bourgeoisie la connait mal. Le reste est pas mal.

          • #106263 Répondre
            kenny
            Invité

            j’aime bien le texte bien qu’il ne soit pas à la hauteur du malaise éprouvé en parcourant ses essais
            peut-être judith retient-elle ses coups par égard pour ses engagements sur les réseaux
            mais tout le monde se retient concernant chollet, existe-t-il des textes plus critiques? – qui ne se bornent pas à dire la faiblesse théorique
            pas dans dans le monde en tout cas:
            « Travaillant à partir de ses propres ambivalences, Mona Chollet écrit comme on élucide, pensant contre elle-même, laissant rarement un contre-argument possible sans réponse. Ses livres sont construits comme de brillantes synthèses, digest de divers écrits, qui mêlent habilement théories féministes, références à la culture populaire et réflexions intimes. »

          • #107531 Répondre
            Ema
            Invité

            Charles pourrais tu développer sur l’angle judéo-chrétien, qui en ce qui me concerne me laisse aussi perplexe que Judith Bernard? J’ai du mal à me représenter comment une petite bourgeoisie intellectuelle et athée contemporaine pourrait être tellement traversée par la culpabilité du pécheur ou de la pécheresse, là où cette culpabilité a de toute façon été tres largement décentrée dans les pratiques religieuses depuis un moment.

    • #106367 Répondre
      propater
      Invité

      Je sais que Framont n’a pas trop la cote ici ces derniers temps mais je le trouve assez juste dans cette intervention: https://youtu.be/l7vdtZUjM78?si=5xdpFGHonkDj8AIn

    • #106456 Répondre
      Tchitchikov
      Invité

      https://lundi.am/L-Estallido-Social Si jamais ça vous avait échappé amis.

    • #106457 Répondre
      Eden Lazaridis
      Invité

      François tu dis « Hanouna tout est dans sa voix ». Tu pourrais développer si tu le peux ? Dans sa voix qui déraille quand il s’énerve contre Louis Boyard ? Dans le fait que sa voix soit un peu aïgue ? Je ne saisis pas comment on peut comprendre le personnage dans sa (relative) complexité à travers sa voix.

      • #106460 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        Ce n’est pas exactement que tout est dans la voix. Ce qui est important en l’occurrence, c’est de dire qu’il y a toujours du réel dans le contexte le plus trafiqué et spectaculaire qui soit. Il y a toujours le corps, et, dans ce corps, prioritairement, la voix, comme quelque chose qui ne peut pas se trafiquer, et qui à ce titre est particulièrement révélatrice.
        La voix est plus généralement ce que chacun a de plus singulier, ce qui le suit toute sa vie. Une voix, ça ne change pas. Ça faiblit, mais le grain demeure, ainsi que les intonations caractéristiques.

        • #106499 Répondre
          Eden Lazaridis
          Invité

          D’accord ! J’ai cru qu’il y avait quelque chose de spécifique dans sa voix parce que tu dis « de la voix d’Hanouna je pourrais faire un texte de Psychologie, parce que tout est dans sa voix ».
          PS : Concernant les chroniqueurs d’Hanouna, il y a en a un qui a été systématiquement humilié jusqu’à perdre toute confiance en lui (il aurait par exemple fait de la chirurgie esthétique pour agrandir ses yeux à la suite des moqueries de ce pervers d’Hanouna) et qui a fini par DÉGAGER de l’émission tellement il ne parlait plus, c’est Castaldi. Je propose donc qu’on ait un peu de compassion pour ce pauvre diable de Castaldi, un type qui aura été détruit par Hanouna.

          • #106500 Répondre
            François Bégaudeau
            Maître des clés

            oh oui compassion maximale pour benjamin, parti ailleurs faire des affaires, son activité préférée et exclusive

            • #106502 Répondre
              Eden Lazaridis
              Invité

              Même les businessmen ont une sensibilité, des émotions, une estime de soi…

      • #106539 Répondre
        Mélanie
        Invité

        Sur les voix : j’y prêtais peu attention jusqu’à ce que je relève que F soulignait souvent ça. Tout à fait égoïstement, m’intéresse ma propre sensibilité aux voix – je crois par exemple que c’est quand avait ici été évoquée celle de Lompret que j’ai commencé à le suivre  – ; m’intéresse aussi ma propre voix qui à elle seule fait office de météo de ma forme et de mon humeur.
        Ces choses pouvant aussi être observées autrement, sur les corps et leur mouvement notamment, mais les voix prennent beaucoup de place. Dès l’enfance on parle beaucoup trop aux bébés (cf. ma mère), à l’école on fait que nous parler, ensuite ça dépend mais via les média ça passe beaucoup par la voix je trouve, on s’en prend plein les oreilles. Quand j’entends une nouvelle voix à la radio, j’ai le réflexe de diagnostiquer le bord politique de la personne. Mon jules trouve alors que je juge et que c’est pas possible d’établir de tels diagnostics express mais je vise toujours juste, c’est facile, non ? Chacun produit sa musique.
        Celle-là par exemple qui par son calme, soulage et réjouit mes oreilles :

        • #106540 Répondre
          Mélanie
          Invité

          * j’ai condondu, je pense qu’étaient évoquées les voix de PE Barré et de Dieudonné, et Lompret pour le rythme

    • #106475 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Une grande et belle voix de l’Amérique dite Latine
      s’est éteinte. Paix à cette belle et grande âme!
      ¡Hasta la Victoria siempre! ✊🏼 ¡Gracias hermano!

      https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2025/05/13/jose-pepe-mujica-ancien-president-de-l-uruguay-et-grande-voix-de-l-amerique-latine-est-mort_6605847_3382.html

    • #106525 Répondre
      luc
      Invité

      Une bonne vidéo de Guillaume Meurice. 🙂

    • #106527 Répondre
      Ourson
      Invité

      De l’idée de partir du réel pour penser
      Parfois le réel est impossible à comprendre de par sa seule observation.
      Il est impossible d’arriver à comprendre comment un smartphone fonctionne en détail juste en l’observant, ni de comprendre comment une plante se développe, ni de comprendre pourquoi y’a des ptites bulles quand on mélange du bicarbonate de soude avec du vinaigre.
      Pourtant, la compréhension fine ces phénomènes permet derrière de comprendre tout un tas d’autres phénomènes du réel, d’avoir un impact dessus.
      Est-ce que la pensée ça marche un peu pareil, et à ce titre est-ce que les théoriciens ont leur rôle à jouer ?

    • #106556 Répondre
      K. comme mon Code
      Invité

      L’audition de Bayrou est un grand moment de cirque télévisuel.

      • #106561 Répondre
        Mélanie
        Invité

        Sur Bétharam j’avais trouvé intéressant le témoignage de cette enseignante

    • #106569 Répondre
      K. comme mon Code
      Invité

      « J’ai interdit le voile à l’école. » François Bayrou

      • #106571 Répondre
        Tony
        Invité

        Et les militants islamistes qui ont lapidé la mairie.

    • #106574 Répondre
      etalors
      Invité

      Quoi qu’il arrive, c’est la faute aux arabes ! Il me régale vraiment. Mieux que Cannes. Là, il nous conte l’histoire des vendeurs de fromages : les houris;
      Un sketch, dixit « il y a des gifles violentes et des gifles éducatives »

      • #106576 Répondre
        K. comme mon Code
        Invité

        « C’est vraisemblable que je lui ai dit que ce n’était pas possible, mais je n’ai rien appris de plus que ce qui était dans le journal. »

        Il est vraisemblable qu’il ne croyait pas ce qu’il savait.

        • #106577 Répondre
          etalors
          Invité

          oui, il arrête pas, il me fait trop rire. Je ne sais pas, je m’en souviens pas. Papy fraise ! Sur le chemin de bois ou j’ai sauté le portail, je n’ai pas le souvenir…
          Ayez le courage de votre affirmation !

    • #106588 Répondre
      K. comme mon Code
      Invité

      La députée macroniste (ex PS) qui rappelle à Bayrou qu’il s’agit d’une question institutionnelle et non de personne quand l’autre se vexe qu’on OSE attaquer sa région où ce genre d’obstruction n’est pas possible ! (puis il admet que ça existe, mais bon, pas avec lui…)

    • #106590 Répondre
      etalors
      Invité

      « j’ai été dupé à l’insu de mon plein gré’.
      Notre Virenque de la politique

    • #106652 Répondre
      ..Graindorge
      Invité
    • #107278 Répondre
      Cyril
      Invité

      https://www.egaliteetreconciliation.fr/Soral-a-Moscou-78425.html

      Discours de Soral à Moscou. Soral est le Pacôme Thiellement de droite ? Son ennemi : l’Empire (qui n’a jamais pris fin).
      Tous les positionnements sont dans la nature. On donc des pro-Poutine anti-Israël, des pro-Poutine pro-Israël, des anti-Poutine anti-Israël…
      Et chacun a son narratif bien rodé.

      • #107280 Répondre
        Emile Novis
        Invité

        Je ne comprendrai jamais comment Soral a pu attirer autant de monde et avoir autant d’influence. Il sent l’arnaque à 10 000km, sa lecture du monde, entièrement commandée par son obsession antisémite, est creuse et bête.

        • #107281 Répondre
          diegomaradona
          Invité

          @emile
          Les religions ont des textes tout autant antisémites et racistes, autoritaires et bourrés d’incohérences et de fausses affirmations sur le monde et cela n’empêche pas que des milliards d’individus y croient et s’en revendiquent. On t’entend moins là-dessus…

    • #107390 Répondre
      MA
      Invité

      Assez édifiant sur la Vendée connexion :https://www.france.tv/france-5/c-ce-soir/saison-5/7153136-retailleau-le-retour-de-la-droite-conservatrice.html
      Qu’on peut mettre en relation avec cette émission de FC où intervient le même historien Baptiste Roger-Lacan .

    • #107391 Répondre
      MA
      Invité
    • #107700 Répondre
      Graindorge
      Invité
    • #107785 Répondre
      SHB
      Invité

      Je commence mon master sur la mise en place de l’instruction obligatoire en France et je sens que mon prof me conseil que des auteurs qui parlent des modulations de l’école sans en critiquer le fondement même.
      .
      Auriez-vous des historiens radicaux qui critiquent le fondement même de l’école a me conseiller?

      • #107874 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        Je ne crois pas que ce soit le travail des historiens de critiquer le fondement même de l’école. Des historiens peuvent éventuellement raconter les origines de l’école et fournir une documentation sur les discours et les actes qui ont accompagné cette fondation.
        Ce que tu cherches, ce sont donc plutot des philosophes, des écrivains, des activistes qui ont critiqué le fondement même de l’école. Il y en a beaucoup. Mais dans l’offre francophone actuelle je n’en vois qu’un.

        • #108048 Répondre
          SHB
          Invité

          Le problème c’est que mon directeur de maîtrise n’acceptera jamais un philosophe pour une thèse de mémoire

          • #108415 Répondre
            Dr Xavier
            Invité

            @SHB – Tu as trouvé ta biblio ?
            Je vois de Laurence de Cock deux livres, « École » (Éditions Anamosa) et « École publique et émancipation sociale » (Agone). Ceci est un message publicitaire, n’ayant pas lu le début d’une ligne. Si jamais quelqu’un a un avis.

      • #108703 Répondre
        Alphonse
        Invité

        Apprendre à désobéir, de Grégory Chambat, chez Libertalia (collection n’autre école)

    • #107863 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Aucun élu de La France insoumise, très impliquée dans la défense de la cause palestinienne, n’était présent aux côtés des trois dirigeants de gauche lundi soir. « Heureux de voir toutes les tendances du PS rallier notre position contre le génocide à Gaza, appeler à pavoiser aux couleurs de l’État de Palestine sans craindre d’être traité d’agent du Hamas, du Hezbollah ou d’antisémite comme ils le faisaient naguère contre nous », a réagi Jean-Luc Mélenchon, le leader de la France insoumise, sur X

    • #107896 Répondre
      kenny
      Invité

      laure murat sur la réécriture des œuvres
      cohérente, la tête froide

      • #108992 Répondre
        I.G.Y
        Invité

        Très intéressant cet entretien, merci

    • #108062 Répondre
      Saltimbanque
      Invité

      Des nouvelles du front juif antisioniste. On y mange bien mais le vin n’est pas très bon.

      Dîner au cœur de la mécanique négationniste

      • #108065 Répondre
        Pierre
        Invité

        Bah oui surtout que vous préférez vous passer et boire dans le même verre de vin que de vous servir chacun le sien, franchement ? Non plus sérieusement merci pour tes textes toujours d’une grande qualité et qui permettent de mettre en lumière un autre son de cloche 🙂

      • #108077 Répondre
        Ostros
        Invité

        Merci Saltimbanque !

      • #108084 Répondre
        ..Graindorge
        Invité

        Merci beaucoup Saltimbanque
        Je peux le partager dans un groupe « Agissons Ensemble »?

        • #108298 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          oui, texte parfait

          • #108319 Répondre
            I.G.Y
            Invité

            On y reconnaît une certaine inspiration.

            Texte qui accessoirement me fait encore et toujours réaliser la chance inouïe d’avoir échappé aux dîners familiaux politiques.

      • #108354 Répondre
        Claire N
        Invité

        Merci Saltimbanque j’ai aimé
        – l’analyse du soupir commun
        – l’idée du texte «  barré » de tata qui est pour moi une grande trouvaille stylistique
        J’ai pensé aussi au doudou PS en écho et complètement dans l’analyse que tu mènes de ses affects
        – je n’avais pas perçu cette information : genocide perçu directement comme antisemite , tu m’apprends

      • #108419 Répondre
        Dr Xavier
        Invité

        @Saltimbanque. Merci. Gorge nouée.

      • #108661 Répondre
        Saltimbanque
        Invité

        Merci beaucoup pour vos lectures et vos retours.
        @Pierre, on a trouvé la parade avec ce genre de trucs. C’est assez rigolo.
        @Graindorge, le texte est public donc oui fais-en ce que tu veux.

        • #108682 Répondre
          ..Graindorge
          Invité

          Merci Saltimbanque: je partage

          • #108686 Répondre
            François Bégaudeau
            Maître des clés

            crise passée?
            à la prochaine nous saurons donc que ça dure trois jours
            et qu’ensuite le sujet reprend comme si de rien n’était

            • #108772 Répondre
              ..Graindorge
              Invité

              « Crise passée » la crise des usurpateurs.trices?
              Ensuite, les sujets reprennent comme si de rien n’était?
              La violence d’une usurpation? Bof.  » moi aussi, François Bégaudeau en chair et en os, j’ai été usurpé et regarde, même pas mal. Calme, fort, détendu.
              Alors que toi, pauvre « sujet » « pète les plombs », « crise », « hystérie, folie, bonne à enfermer, quoi!
               » Nous » saurons donc: Ah, encore ce « nous », il te plaît ce « Nous », hein? Le capitaine enrôlant de gré ou de force ses troupes, la jouant collectif, courageusement, vaillamment: tous contre un.  » Nous saurons donc que la crise dure 3 jours »: Conclusion scientifique du psy ne souffrant aucune contradiction. François le psy démolit en montrant du doigt. Ce n’est plus un corps qui a été agressé ( agressé, pfff! Exagération) mais un corps coupable de ne pas avoir supporté l’agression. ( une usurpation, une agression? double pffff!) C’est la première fois dans ce forum qu’ on m’emmerde monsieur  » nous »?
              J’ai pourtant dit le 3ème jour que bien que l’usurpation se poursuivait, la page pour ma part avait été tournée et que je me contenterais de rectifier lorsque j’en rencontrerai une.
              Et François le psynous me reproche maintenant de vouloir passer à autre chose.
              Tu dis cher François que tu n’y es pour rien, que cette fois-ci tu n’as lâché aucun chien contre graindorge. Ça me fait plaisir.
              Je disais à Carpentier  » entre François et tout un tas de gens, j’irai soutenir et aidé François mais entre François et moi, c’est moi que je dois soutenir et aidé.
              C’est TON forum, tu y as des  » potes », des admirateurs, des lecteurs, tu as je sais pas combien de  » suiveurs », tu peux sans grand risque dire « nous ».
              Je ne t’arrive pas à la cheville. Ici, je suis seule. Même Carpentier à qui tu as dit  » ta copine blablabla » Entre être ma copine de forum et ta copine, elle n’hésitera pas: elle est d’abord TA copine.
              Tu peux donc m’abattre très facilement et même sans utiliser le  » nous »
              Et puis, on parlait avec Émile, Tony et d’autres de Paul, de Saint Augustin, de Cinéma, on parlait de sujets autrement plus intéressants que de devoir perdre son énergie à ces usurpations.
              Eh oui, j’avais très envie de retrouver ces sujets: de lire Saltimbanque et les autres, d’aller chercher hier un merveilleux tableau de Félix Valloton, une jolie chanson, une citation de Pessoa sans oublier les luttes et les bonnes nouvelles. PRESQUE comme si de rien n’était. Je n’oublie jamais que j’ai un toît sur la tête, que pour l’instant aucune bombe de 900kgs ne va me tomber dessus, j’ai une assiette pleine, de la compagnie. J’ai aussi mon lot de batailles à mener et je me mêle de toutes les batailles à mener Hasta la Victoria. Siempre.
              Mon amitié cher François t’est acquise.

              • #108774 Répondre
                Etienne
                Invité

                Il suffirait pourtant que le webmaster n autorise pas qu un pseudo puisse être usurpé ça doit être pas bien compliqué et ne gênerait en rien la tenue d un forum libertaire. Cela fluidifierait les échanges et éviterait les malentendus.

                • #108783 Répondre
                  Mélanie
                  Invité

                  Peut-être, mais on apprendrait moins. Avec quelques années de lecture plus ou moins assidue du forum, j’ai appris un paquets de trucs sur certains comportements, et pas mal de plans pour y répondre, ou ne pas y répondre, de façon à ce que certaines choses agressives prennent moins sur moi

                  • #108785 Répondre
                    Etienne
                    Invité

                    C est toujours compliqué de savoir si c est le réel intervenant qui te répond maintenant ou qui usurpe ton pseudo ce qui crée des tensions inutiles

                • #108787 Répondre
                  diegomaradona
                  Invité

                  « ça doit être pas bien compliqué et ne gênerait en rien la tenue d un forum libertaire »
                  La bonne question est donc pourquoi ne le fait-il pas ? qu’y gagne-t-il à laisser perdurer cela ? pourquoi ce rend-il ainsi complice indirectement (ou directement ?) de ce genre d’agissement ?

                  • #108790 Répondre
                    Etienne
                    Invité

                    Il s en tape je crois ^^

                    • #108793 Répondre
                      diegomaradona
                      Invité

                      se foutre complètement du fonctionnement de son propre forum serait assez curieux

                      • #108794 Répondre
                        Etienne
                        Invité

                        Bah je suppose que c est un forum autonome pour lui

    • #108208 Répondre
      Tony
      Invité

      Comme toujours vidéo excellente de Grégoire Simpson,du calme et de l’intelligence sans surplomb,beau travail

      • #108361 Répondre
        Claire N
        Invité

        Oui
        Timide début d’une critique qui devrait si on la déroule enfin poser les rapports de force dangereux qu’engendre la stigmatisation

      • #108461 Répondre
        Mélanie
        Invité

        Oui beau travail
        J’ai enchaîné avec plusieurs vidéos de cette chaîne, qui m’ont toutes intéressée
        Je va continuer, merci du lien

      • #108480 Répondre
        BIOGRAPHIE
        Invité

        Tony: Pourquoi il n’est pas question de la psychiatrie? Parce que ça vous rassure dans le fond de savoir que le fou est attaché à un lit dans une chambre vide, parce que les violences qui ont cours en psychiatrie vous semble si normales que ça ne vaudrait pas la peine de les relever.

        • #108487 Répondre
          Carpentier
          Invité

          Marchant dans Paris, pour quiconque aimant malgré tout cela, on voit bien que les folles et fous, comme ils disent, ne sont pas tous et toutes enfermé.es et attaché.es à un lit et
          quiconque ayant failli se prendre un vif coup de jeté de sac contenant un fer à repasser dans la tronche peut en témoigner.
          Depuis, en alerte à minima pour ‘ les ‘ répérer, autant que cela est possible – je sais c’est moche – on devient capable de faire un batard de crochet sur le trottoir pour éviter de passer à proximité des cousin.es zinzins.
          Ils et elles postillonnent et collent déjà assez dans le métro, on fait notre part, j’vous assure

          • #108562 Répondre
            BIOGRAPHIE
            Invité

            Carpentier: T’es de droite quoi.

      • #108552 Répondre
        ..Graindorge
        Invité

         » Pourquoi les médecins sont violents?
        Je comprends que des titres accrocheurs permettent d’attirer pour ensuite exposer des problèmes réels
        Mais écrire « les » médecins c’est quand même mettre beaucoup de médecins dans le même sac. Il aurait été plus près du vrai de dire  » Pourquoi DES médecins sont violents. » Ou  » Pourquoi des médecins deviennent violents. » Je pourrais témoigner de la violence d’un médecin à l’égard d’un ami hospitalisé.
        J’avais parlé ici de ces médecins qui n’ont que 7 minutes par patient, quji pour essayer de faire à peu près bien leur travail, font des heures extras non rémunérées. C’est aussi le capitalisme qui contribue à la violence de corps épuisés sur d’autres corps. Je crois important de souligner ça. Et des médecins qui « tiennent » à coups de médicaments auquels ils ont l’accès facile et dont j’ignore les effets secondaires, il y en a. Bien sûr, certains médecins jouent de leur pouvoir, en abusent et c’est juste de dénoncer leurs agissements

        • #108764 Répondre
          Mélanie
          Invité

          Salut Graindorge,
          Tu as regardé la vidéo ?

    • #108301 Répondre
      SHB
      Invité

      Dernier appel si vous avez des historiens qui parlent de l’école en France au Xixe siècle parce que là je lis l’ouvrage de Pierre Albertini et j’en peux plus de lire de la propagande pour l’école républicaine le mec tu l’écoute y’avait pas trop de nationalisme dans les programmes, les parois étaient pas si réprimés que ça….. bla bla bla et le mec met pas ses sources quand il donne son avis

      • #108316 Répondre
        Ostros
        Invité

        Rancière et François sur le sujet.

      • #108416 Répondre
        Dr Xavier
        Invité

        Je doublonne le message posté plus haut.
        Je vois de Laurence de Cock deux livres, « École » (Éditions Anamosa) et « École publique et émancipation sociale » (Agone). Ceci est un message publicitaire, n’ayant pas lu le début d’une ligne. Si jamais quelqu’un a un avis.

        • #108437 Répondre
          SHB
          Invité

          J’irais voir

          • #108452 Répondre
            François Bégaudeau
            Maître des clés

            Laurence De Cock, nonobstant son talent, a la facheuse manie de réfuter toute tentative d’école alternative en l’amalgamant au marché libéral de l’éducation (elle s’en est pris par exemple aux écoles démocratiques)
            du coup elle se voue à espérer indéfiniment que l’école publique actuelle devienne égalitaire, comme un mammouth deviendrait ballerine

            • #108818 Répondre
              Alphonse
              Invité

              Naïve est en effet sa défense de l’école publique, qui est d’abord une école de l’Etat. Naïve, comme les espoirs friotiens dans l’arrachement des activités humaines au marché. Mais il faut beaucoup de naïveté pour ne pas voir que, dans le réjouissant essor des écoles alternatives, il y a des logiques de distinction, de constitution d’entre soi excluants, et une captation du mot même d’alternative, qui vient amalgamer des courants pédagogiques contradictoires (il ne faut pas beaucoup s’intéresser à l’éducation pour imaginer marier Freinet et Montessori par ex) pour en faire des produits d’appel. Y a un article dans L’Empaillé d’il y a quelques mois qui le montre – quoique imparfaitement. .. et qui vient compliquer la création d’une école collège associatif dans laquelle je suis impliqué.

      • #109125 Répondre
        lison
        Invité

        SHB, sur l’école, je ne réponds pas exactement à ta demande, mais je te conseille « Récitez moins, résistez mieux », une découverte !
        C’est un recueil de textes d’Henri Roorda ( dont l’un s’intitule « le pédagogue n’aime pas les enfants »), enseignant qui a écrit sur à la pédagogie, anarchiste proche d’Elisée Reclus, il y parle d’emploi du temps ( dit que 2 heures par jour suffiraient bien), de la notion de moyenne ( qui fait disparaître toute singularité à l’élève), de l’évaluation, de l’inquiétude, et promeut les leçons d’enthousiasme. En plus il est assez marrant.
        C’est publié par les formidables Editions Héros- Limite.

        Réciter moins, résister mieux

    • #108438 Répondre
      SHB
      Invité

      Mon directeur de maîtrise m’a dit que je pouvais mettre en relation des journaux républicains, catholiques …..ET ANARCHISTES je suis trop content je vais me faire plaisir, faut que je trouve des journaux anarchistes du XIX qui parlent de l’école

      • #108451 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        les anarchistes ont aussi crée des sortes d’écoles
        pendant la commune, par exemple
        voir Louise Michel là-dessus

      • #108547 Répondre
        ..Graindorge
        Invité
      • #108549 Répondre
        Marxiste conséquent
        Invité

        Si je peux m’en mêler, tu ne vas pas aller bien loin avec les anarchistes qui n’ont pas grand chose à apporter à part hurler que l’école est une prison. L’école formate avant tout parce qu’elle sert le capital. Le problème c’est donc pas l’autorité en soi, c’est qui l’exerce et dans quel but. Ils veulent tout jeter les profs, les savoirs… en croyant qu’on va s’émanciper en cercle avec des crayons de couleur. Mais sans renverser les rapports de production c’est du vent. Pas besoin d’une école sans cadre, il faut une école sans bourgeoisie. Ca demande de l’organisation, pas du folklore et des grandes incantations.

        • #108550 Répondre
          Bonnaventure
          Invité

          Oui super, une école du matérialisme dialectique. Sans bourgeois et avec pleins de commissaires politiques dedans.

          • #108553 Répondre
            Marxiste conséquent
            Invité

            Oui et alors ? Un école qui n’apprend pas à obéir, mais à comprendre. Où on enseigne l’histoire des luttes, pas des vainqueurs et qui forme des esprits critiques plutôt que des exécutants dociles pour le marché. Ca semble t’effrayer. Plus qu’une école gérée des cabinets de conseil et les algorithmes de Parcoursup peut-être ?

      • #108816 Répondre
        Alphonse
        Invité

        Va voir dans Gregory Chambat, Apprendre à desobeir, ya des ref. C’est très riche, cette période là, dans l’éducation libertaire, très proche des milieux libres .. Y a plein de choses à méditer.

    • #108558 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      L’Éducation en Chine: des gamins empêchés d’aller aux toilettes souffrent de maux de ventre et deviennent constipés. Emploi du temps terrible

      https://www.courrierinternational.com/article/education-le-phenomene-des-eleves-constipes-une-honte-pour-la-societe-chinoise_231469

      • #108561 Répondre
        Marxiste conséquent
        Invité

        Que cherches-tu à démontrer avec ce message confus ? Que l’école du capitalisme d’Etat n’est pas plus enviable que la notre. Merci pour cette news !

    • #108591 Répondre
      SHB
      Invité

      Marxiste conséquent le fou furieux pseudo gauchiste qui suce les profs et n’aime pas le foot 🤡🤡

    • #108594 Répondre
      SHB
      Invité

      François tu me traitais de politiman il y a peu rassure moi j’ai jamais atteint de degré de maladie mentale hein?

    • #108621 Répondre
      Marxiste conséquent
      Invité

      Le “fou furieux” continue d’interroger là où le capital préfère qu’on détourne le regard. Quant au foot, c’est pas une question d’aimer ou pas, mais de comprendre le rôle idéologique qu’il joue. Toi tu vas nous pondre un mémoire bien propre pour plaire à tes professeurs bourgeois (qui tolèrent visiblement tres bien l’anarchisme…). Courage pour ta petite soumission académique !

      • #108633 Répondre
        SHB
        Invité

        Si tu étais un allié des prolétaires tu saurais que faire de grosses études quand tu a une vocation en sciences sociales c’est le seul moyen de pouvoir manger parce que c’est pas avec un BAC L que tu va payer tes factures.
        .
        Dommage que tu ne sois marxiste qu’à mi-temps. D’ailleurs la première mi-temps de la finale de la ligue des champions va bientôt commencer, je me prépare a vivre beaucoup de joie, joie que tu ne comprendras jamais mais que tu ne peux pas m’enlever. Je me réjouis de ton impuissance de petit fasciste en couche culotte. Tu n’es qu’un petit chef.

    • #108808 Répondre
      ..Graindorge
      Invité
    • #108814 Répondre
      Jules
      Invité

      J’aimerais bien « Vivre sans » police mais venir sur ce forum, je parle de ces trolls pénibles, me confirme dans mon idée qu’un monde sans aucune force d’intermédiation des conflits peut très vite devenir cauchemardesque. Suis-je le seul ?

      • #108815 Répondre
        diegomaradona
        Invité

        non, tu n’es pas le seul

      • #108834 Répondre
        kenny
        Invité

        pareil, je comprends pas trop
        en attendant éviter d’interagir avec les 3 ou 4 fachos qui trainent ici pourrait aider

    • #108963 Répondre
      Paul
      Invité

      Sophie Divry demain soir chez les catho-gauchos du café Dorothy, rue de Ménilmontant
      « Mettre en fiction les catholiques ordinaires »
      C’est à 20h

      • #108980 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        salue la de ma part
        elle a sorti un nouveau livre ou il sera question du dernier en date?

        • #108987 Répondre
          Juliette B
          Invité

          De « Pour tout le monde en même temps » j’imagine, qui raconte son confinement, au ras des sensations. Notamment sa tristesse d’être seule le jour de Pâques, sans la communauté avec qui elle l’aurait sinon joyeusement fêté. Mais aussi la douceur d’une rivière volée. Une simplicité d’évangile

          • #108988 Répondre
            Oscar
            Invité

            Non, Fantastique histoire d’amour. Comment faire entrer la foi dans la fiction au 21e s.

    • #109045 Répondre
      Dr Xavier
      Invité

      Intermède publicitaire : la revue Ballast va sortir son numéro 12 en version papier, youpi. La vidéo qui accompagne cette publication n’est pas des plus réussie.

      N°12 – Revue Ballast

    • #109154 Répondre
      Malice
      Invité

      L’amie Contrapoints examine le conspirationnisme dans sa dernière vidéo

    • #109211 Répondre
      ..Graindorge
      Invité
    • #109299 Répondre
      kenny
      Invité

      intervention brillante de lordon à 1h18mn30
      ceux qui n’étaient pas nés en 2005 peuvent aussi écouter statis à 26mn55

      • #109305 Répondre
        Tony
        Invité

        Oui Lordon a été brillant,les autres intervenants font pâle figure(Boulo et Statis sont dans la récitation),et puis il peut pas s’empêcher d’être sarcastique sur’La gauche radicale,pleine de bourgeois individualistes,eux richement dotés,et délicieusement occupés à mettre en valeur leur admirable singularité personnelle.’,trop marrant.

        • #109318 Répondre
          kenny
          Invité

          j’aime bien qu’il dise que les matérialistes étriqués sont des idéalistes
          chez les marxistes c’est comme se traiter de fils de pute

          • #109320 Répondre
            kenny
            Invité

            à venir 8h de live de chris de position revue
            découpés en 68 capsules youtube
            avec un padu très concentré

            • #109328 Répondre
              Tony
              Invité

              Oui ils vont être intarissable sur la politique des affects,on s’y attend.

            • #109331 Répondre
              Julien Barthe
              Invité

              Rire

              • #109332 Répondre
                Julien Barthe
                Invité

                Le rire c’était pour kenny, mais je te salue fraternellement Tony ainsi que tous les usagers de ce forum.

        • #109335 Répondre
          Emile Novis
          Invité

          Toujours passionnant ce Lordon. Ca fait beaucoup de bien d’entendre ces pistes de réflexion à gauche.

          • #109442 Répondre
            tristan
            Invité

            Ca fait beaucoup de bien d’entendre ces pistes de réflexion à gauche.

            Bah, elles font d’autant de bien à entendre pour un droitard décontracté de mon rang qu’elles ne mènent nulle part, sinon vers un horizon révolutionnaire illusoire, puisque l’horizon est, comme chacun sait, une ligne fictive qui s’éloigne à mesure qu’on s’en approche.
            Bon week-end mes petits choux européens(*)
            (*) on ne dit plus de Bruxelles.

      • #109347 Répondre
        Dr Xavier
        Invité

        Je m’associe au rire et au salut.
        Pour le dire un peu différemment de Lordon, je veux bien croire qu’en admettant que le « génie français » ait un sens, alors il se manifeste entre autres dans l’invention de la sécurité sociale.
        Pour le reste je trouve que Lordon concasse un peu trop vite le texte de Contretemps. Certes ce texte ne nous apprend rien sur l’extrême droite qui ne ferait rêver personne, en revanche je trouve qu’il a des arguments de fond sur l’affect nationaliste – même avec la notion de Nation revisitée au sens de Lordon comme il a révisé la notion d’Etat. Le texte a même des similitudes avec ce que propose Lordon, la rigueur conceptuelle en moins. Je cite quelques morceaux :
        .
        Quant à nous, nous n’étions absolument pas « horrifié·es » de la présence de drapeaux français dans les mobilisations des Gilets jaunes ou lors de la marche contre l’islamophobie, bien conscient·es d’une signification toute simple pour celles et ceux qui pouvaient les tenir alors : « nous sommes aussi ce pays ! ». Ces drapeaux n’étaient d’ailleurs pas le point de ralliement de ces mouvements : le gilet jaune en était l’attribut physique et rassembleur pour l’un, le refus de la haine raciste et islamophobe le moteur pour l’autre.
        .
        Néanmoins, quelle surprenante – et dangereuse – idée alors de vouloir faire du bleu-blanc-rouge et de la patrie un étendard stratégique dans le contexte de la France de 2025. Car c’est à cette aune qu’il s’agit de discuter : la trajectoire nous conduisant à la possibilité du fascisme en France, comme en Europe est évidente. Nous pensons que le constat est, au moins, commun sur ce point. Le nationalisme chauvin, les politiques racistes, les discours nauséabonds sont déjà au pouvoir, et nous devrions en rajouter une couche en cherchant à mobiliser des affects « patriotes » ?
        .
        Et, bien entendu, nous sommes conscient.es que la patrie révolutionnaire de 1792 ou de la Commune de Paris n’est pas celle de la nation contre-révolutionnaire, des boucheries de Verdun ou de Sétif. Nous nous revendiquons même de « la France des luttes et des rêves », des grandes grèves, des insurrections de la jeunesse ou des quartiers populaires, des zones à défendre, de la conquête des droits, des féminismes, etc.. Mais c’est aussi en France que, depuis belle lurette, le discours national-patriotique est sous hégémonie des conservateurs et souverainistes de tous poils, nous faisant prendre des vessies pour des lanternes, et le drapeau BBR pour un signe de ralliement démocratique ou « républicain ».
        .
        Il est vrai que, malgré la mondialisation du capital (et à cause de lui aussi), l’échelle de l’État-Nation reste, dans bien des cas, une échelle fondamentale de la construction de la politique des opprimé.es, de la souveraineté populaire et de la bataille des subalternes pour l’hégémonie. Nous en faisons l’expérience pratique quotidienne, c’est bien à ce niveau que pourraient se jouer à nouveau de grandes ruptures à l’avenir, que pourraient surgir celles et ceux d’en bas sur le devant de la scène et, y compris, poser la question du pouvoir politique. Nous n’oublions pas cet aspect des choses et nous ne nous réfugions pas dans une sorte d’internationalisme abstrait ou désincarné.
        .
        Tout cela pour défendre, de plus, une idée banale dans le mouvement ouvrier, selon laquelle il faut prendre en compte les affects, les désirs et les pensées des classes populaires. Défendre la « main gauche de l’État » comme l’appelait Bourdieu, oui. Les services publics, encore oui – auxquels au passage la totalité des classes populaires sont attachées. Mais enfin, cela n’est pas la « Patrie » !
        .

        Rêver en matérialistes internationalistes

        • #109445 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          Merci Doc de restituer ces lignes implacables, qui font alors se demander pourquoi Lordon s’acharne tant sur ce texte, et lui fait dire ce qu’il ne dit pas.

      • #109348 Répondre
        Titouan R
        Invité

        Bon cru de Lordon effectivement, sauf la parenthèse sur le signifiant France. A vouloir jouer le jeu des affects de ce côté-ci, on sera perdants – la proposition fasciste-patriote est plus forte (médiation intellectuelle-affective plus rapide).
        Je comprends en gros ce qu’il veut dire, mais il perd du temps sur ce mot.
        Le passage sur la fierté me parle plus – quand les militant-es mettent en place le régimé général de la Sécu en 46, il y a une grande fierté quant à ce qui s’accomplit. Et les gens se foutent de se doter un mot, un concept adéquat – ils font, d’abord et avant tout. Le faire précède le dire

        • #109349 Répondre
          Titouan R
          Invité

          *se doter D’un mot, D’un concept

        • #109350 Répondre
          Titouan R
          Invité

          Et pour finir de me corriger : le faire précède le dire sur le faire

          • #109356 Répondre
            François Bégaudeau
            Maître des clés

            Parfaitement d’accord avec Titouan
            Le dépli de Lordon est parfait, necessaire, définitif (que répondrait Houria à ça?). Mais il met toute sa virtuosité conceptuelle à absolument intégrer l’affect national, pour ne pas passer pour un matérialisme obtus, pour finalement en arriver à son point de départ, le communisme. Un communisme augmenté de fierté nationale située, et strictement suturée à la production nationale de la sécurité sociale, extrapolée en garantie universelle. In fine, sous couvert d’intégrer l’affect national (au sens conceptuel), il le maintient à l’écart de la politique d’émancipation. De même qu’il évacue le signifiant France, immédiatement articulé à un contenu non national en propre – la sécu, donc- et en cela pulvérisé.
            D’ailleurs on aimerait bien aller demander aux beaufs ce qu’ils pensent de s’agréger principalement à cette fierté là, la fierté d’avoir produit la sécu, ce qu’ils pensent d’abandonner la centralité de l’affect raciste. Lordon ne cesse de répéter la puissance de cet affect sans jamais l’étudier concrètement – je connais quelqu’un qui le fait à sa place.
            Et même je vois bien quel genre de discours peut se tenir au croisement de lé defense de la sécu et de l’affect national. Ce genre de discours s’entend beaucoup en ce moment, et du coté de l’extreme droite. Il conduit immanquablement à chier sur ceux qui viennent d’Afrique profiter de notre système. L’excellence conceptuelle du propos de Lordon a pour écho réel ce discours là.

            • #109370 Répondre
              Julien Barthe
              Invité

              L’intuition que j’ai est que les affects d’appartenance ou identificatoires sont plus puissants lorsqu’ils procèdent d’un rejet, d’une haine, d’une peur. Le nous se constitue dans l’expérience d’une tristesse, de la menace d’un « eux » ressentie. Les affects nationalistes procèdent de cette logique affective et construisent à partir d’elle une positivité seconde faite d’attributs imaginaires.

              Les propositions identificatoires purement positives en sont réduites à susciter l’adhésion à partir d’une idée de joie (souveraineté sur la production) ou d’une idée de privation (je bénéficie depuis ma naissance de la sécurité nationale).

              Bien sûr il faut articuler ces offres affectives à des sujets concrètement politisés ou dépolitisés. Un zadiste aura fait l’expérience de la joie découlant de la souveraineté sur la production; Friot éprouve la joie du déjà-là communiste dans la sécurité sociale; un « beauf » blanc a réellement ressenti un malaise obsidional dans une rame où il est le seul blanc.

              • #109376 Répondre
                François Bégaudeau
                Maître des clés

                 » les affects d’appartenance ou identificatoires sont plus puissants lorsqu’ils procèdent d’un rejet, d’une haine, d’une peur. »
                C’est a dire que l’affect supposé identificatoire est toujurs un affect contre-identificatoire.
                La raison en est qu’il n’y a pas d’identité, que Lordon le veuille ou non.

                • #109377 Répondre
                  BIOGRAPHIE
                  Invité

                  François: T’as pris le temps de lire le bouquin finalement?

                • #109400 Répondre
                  Cyril
                  Invité

                  Un dialogue avec Lordon dans l’émission de QG sur ces questions ferait le plus grand bien.

                  • #109402 Répondre
                    diegomaradona
                    Invité

                    Lordon ne viendra jamais sur QG

                  • #109426 Répondre
                    BIOGRAPHIE
                    Invité

                    Cyril: Lordon lui répondra non puis derrière Lucbert chiera une pendule dans Lundi Matin pour dénoncer la misogynie de François et c’est pas dit que François ait vraiment besoin d’une polémique de ce genre. Sans rire, moi à sa place je miserais plutôt sur mon côté premier de la classe, j’aurais à coeur de démontrer que j’ai bien appris ma leçon et j’enverrais une invitation à Sandra Lucbert en faisant genre  » ce sera sans doute plus fécond parce que toi et moi on est trop des bac L ».
                    .
                    Après je dis ça mais à l’arrivée je m’en fous un peu, si je veux voir des gens me tartiner leur ignorance du haut de leurs airs d’avoir tout compris, j’allume la télé et je regarde Pascale Praud.

                    • #109429 Répondre
                      diegomaradona
                      Invité

                      n’oublions pas non plus que lordon ne semble pas tenir françois en très haute estime

                      • #109430 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        des élements, Diego?
                        ca m’intéresse

                      • #109462 Répondre
                        BIOGRAPHIE
                        Invité

                        François: Qu’est ce que t’es fatiguant putain. Parce que t’es le dernier hein à justifier tes propos donc il faut arrêter de demander aux autres d’être meilleur que toi, il faut te souvenir que t’as la prétention d’être meilleur que tout le monde et en faire ton affaire bon sang.

                  • #109450 Répondre
                    timour
                    Invité

                    bouteldja ça pourrait être sympa même s’il y a déjà eu un échange

                • #109441 Répondre
                  Julien Barthe
                  Invité

                  Donc toute joie d’appartenance serait de nature distinctive.
                  Le racisme comme distinction ethnique, le sexisme comme distinction sexuelle.

                  • #109444 Répondre
                    François Bégaudeau
                    Maître des clés

                    oui en gros

                    • #109453 Répondre
                      Claire N
                      Invité

                      Je sais pas si je saisis bien
                      Je sais pas dans quelle mesure ma joie d’appartenir à l’humanité, aux vivants, aux joyeux
                      Ne procède pas également un peu de ce ressort
                      Peur du silence absolu c’est certain
                      Je veux dire que perdue dans l’espace je crois que j’aurais de la joie à trouver une mouche
                      Ainsi tout ce qui m’augmente me sécurise
                      Mon point serait : qu’est-ce qui bloque dans leur
                      Puissance pour ne s’autoriser à appartenir qu’au minimum ?

                      • #109455 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Désolé c’est très con- hors propos
                        J’aurais mieux fait de pas écrire cela
                        Merci de ne pas en tenir compte

                    • #109796 Répondre
                      Julien Barthe
                      Invité

                      Il me semble que Lordon est conscient du fait que toute quête identitaire consiste en un bricolage et en des adhésions à des significations imaginaires.
                      Conscient également que politiquement cette quête agit comme un leurre qui meut puissamment les sujets politiques et les détourne de la conscience de classe .
                      On dirait qu’il tente de conserver une forme nationaliste en lui donnant un contenu communiste. Qu’il prétend leurrer à son tour en proposant de satisfaire un besoin d’appartenance nationale.
                      Il semble tenir au signifiant France parce qu’il est un vecteur puissant et fédérateur, mais aussi parce qu’il tient l’échelon national pour un degré essentiel de l’échelle politique qu’il juge efficace. Il cherche à bricoler un supplément d’âme communiste spécifique à l’échelon institutionnel français. Est-ce possible ? Il s’y essaye par le récit final. Qui n’est peut-être efficace que sur des sensibilités de gauche, je le concède.

                      • #109800 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        Deux choses :
                        -« Il semble tenir au signifiant France parce qu’il est un vecteur puissant et fédérateur, mais aussi parce qu’il tient l’échelon national pour un degré essentiel de l’échelle politique qu’il juge efficace ». Oui mais il explique aussitot que « nation » peut désigner toute autre forme d’agrégation d’individus, et que parmi ces agrégations possibles celle de la nation au sens patrie ne lui parait pas viable.
                        -cependant c’est bien de France qu’il parle à la fin – c’est flou, en somme
                        Et là tu dis : « On dirait qu’il tente de conserver une forme nationaliste en lui donnant un contenu communiste.  » Je pense que c’est l’inverse : il tache de donner un contenu national au communisme. Ainsi la sécu c’est la sécu, c’est le communisme mais c’est aussi la France. Bon , la France c’est aussi le contraire de ça, mais c’est pas grave, on va dire que le sécu c’est la France. Bref le clair Lordon, à vouloir absolument intégrer le confusionnisme patriote au communisme, devient confus. Qui s’y frotte s’y perd

                      • #109821 Répondre
                        Julien Barthe
                        Invité

                        J’essaie de clarifier ce qu’il a dit et ce qu’il fait.
                        Tu dis qu’il tente de » donner un contenu national au communisme » et d' »intégrer le confusionnisme patriote au communisme ».
                        Ce qui m’intéresserait c’est de comprendre en vue de quoi. Quel est le but de cette greffe dont on peut craindre un rejet ?
                        – rallier des nationalistes
                        -transférer la force de l’affect nationaliste à l’idée communiste
                        -resserrer les liens avec les décoloniaux qui voient dans le signifiant France un universalisme modeste accessible à la conscience des prolos beaufs et barbares

    • #109345 Répondre
      Graindorge
      Invité
    • #109428 Répondre
      Malice
      Invité

      Salut à tous, on a souvent abordé le sujet des violences dans le couple et la famille ici, et évoquer pour le démystifier la tarte à la crème du pervers narcissique. Souvent aussi, on a déploré de ne pas pouvoir nous mettre sous la dent des récits présentant le point de vue du bourreau.
      J’aimerais avoir votre avis sur ce qui se joue ici, l’interview d’un éduc spé qui a identifié son trouble narcissique, comme le mari de « L’amour et les forêts » ( contrairement à ce que le titre pourrrait laisser supposer, il ne s’agit pas du récit d’une victime décrivant son quotidien avec un agresseur mais : comment l’agresseur vit avec lui-même)

      • #109435 Répondre
        Mélanie
        Invité

        Je vais écouter

      • #109457 Répondre
        Jeanne
        Invité

        @Malice
        Voici un témoignage original, rare. Les « pervers narcissiques » (ou les gens qui ont un trouble de la personnalité narcissique, pour le dire en langage DSM) ont la réputation d’être inconscients du problème que pose leur fonctionnement, et par conséquent de ne pas se confier à ce sujet.
        Là le gars suis son chemin de conscience, et c’est super intéressant à observer. Intéressant, touchant, vraiment. Merci pour ce partage.

        • #109459 Répondre
          Cédric
          Invité

          Eau à la bouche possible plutôt pour les épargnés apparemment.

        • #109460 Répondre
          Malice
          Invité

          Un peu d’oxygène dans la sphère youtube des coachs anti-pervers narcissiques.
          Je me souviens d’une psy abonnée aux talk-shows qui disait que le fonctionnement des personnes atteintes de ce trouble était « impensable », ce qui m’avait paru une capitulation un peu suspecte devant ce pb.

        • #109461 Répondre
          Malice
          Invité

          De rien Jeanne
          j’ai perdu la référence d’un livre écrit par une journaliste américaine qui avait écouté les confessions d’une narcissique, j’aimerais beaucoup le lire car elle semblait avoir fait droit à la complexité de la personnalité de cette femme, si j’en crois une interview glanée sur internet.

    • #109463 Répondre
      Claire N
      Invité

      Question à la con mais est-ce qu’il existe des « pervers « narcissique moche ? Parce que là on va dire qu’il a les moyens de sa prédation

      • #109465 Répondre
        Claire N
        Invité

        Le « château ambulant « me semblait bien aborder ce sujet

        • #109466 Répondre
          Malice
          Invité

          Howl n’est pas un pn, c’est une petite allumeuse

          • #109467 Répondre
            Claire N
            Invité

            Hum oui peut etre
            Mais que pense tu de la personne interviewé ?
            Petite allumeuse ou prédateur ?

            • #109468 Répondre
              Tony
              Invité

              Je viens de regarder une quinzaine de minutes mais s’agit-il vraiment de ce qu’on appelle un pervers narcissique, c’est à dire quelqu’un qui va se rendre indispensable à une personne vulnérable en la réassurant dans un premier temps puis en la rabaissant pour en quelque sorte en faire l’objet de sa perversion ?

            • #109471 Répondre
              Malice
              Invité

              J’imagine que le combo beaux yeux-apparente confiance en soi ait pu faire des ravages, mais ça ne semble pas être le sujet que ce narcissique-là a eu besoin de débriefer – et ça m’intéresse moins que les causes, les affects, les conflits intérieurs de cet homme. Un narcissique canon aura sûrement plus d’occasions de faire des victimes amoureuses mais en orientant le débat là-dessus on retourne du côté des conséquences, documentées par moult romans, films, articles, livres de psycho.
              Au sujet de la beauté des narcissiques, je peux donner au moins un exemple de narcissique qui n’était pas particulièrement beau, ni soucieux de son apparence physique. Je me souviens en revanche que cette personne ne semblait jamais éprouver de gêne ou de honte, que cela concerne un look négligé ou des détails peu ragoûtants de sa physiologie; j’enviais ça.

              • #109476 Répondre
                Ostros
                Invité

                Je ne trouve pas cet homme particulièrement beau et je ne trouve pas qu’il soit un pervers.
                Il a « juste » des attitudes de connard lorsqu’il a tord et que quelqu’un pointe ses défauts.
                La catégorie pervers narcissique a été éloignée de champ de l’analyse des personnalités depuis quelques années maintenant, car cet agencement de mots « pervers » « narcissique » récoltait toutes les expériences désastreuses de de femmes et d’hommes en couple ou au travail.
                Le contexte joue beaucoup dans la relation de domination. Le rapport de pouvoir.
                Je suis attristée d’entendre d’emblée dans sa bouche « j’ai un mécanisme qui fait que dans j’ai un problème avec une institution je m’en prends à l’institution alors que c’est moi le problème ». C’est malheureusement la pente du développement personnel, de renvoyer à l’individu la responsabilité totale de ses affects négatifs, dont le psy qui interroge est tout à fait imprégné aussi.
                Que ce mec ne souhaite plus faire du mal par ses mots, parce qu’il se défend de manière plus incisive que les autres, tant mieux pour ces autres.
                Mais je pense qu’il ne s’agit pas tant de se défaire de ses capacités de protection fussent elles tranchantes que de les utiliser à bon escient. C’est toujours utile de savoir se défendre. Lui j’ai l’impression qu’il veut se passer tout entier à la javel. Ce qui est dommage c’est qu’il met tout dans le même panier : ses relations intimes, les relations avec les autorités, etc. et qu’il désire s’ôter toute forme d’intelligence psychologique plutôt que de prendre le temps d’analyser chaque situation et de sélectionner celles qui méritent qu’il soit incisif et celles qui ne le méritent pas.
                Après pour ce qui est des narcissiques en général, on sait qu’ils sont très difficiles à vivre au quotidien. Mais y en a qui aiment.

                • #109479 Répondre
                  Ostros
                  Invité

                  Et puis pour moi, les réactions telles que celles qu’il décrit sont plutôt dû à de l’immaturité psycho affective. J’en connais une comme ça. Incapable de gérer la frustration, la critique, le fait qu’elle fasse des erreurs et qu’on le lui dise, ça part direct. C’est une attitude de petite fille. Couplée à une intelligence fine et à la capacité assassine d’un adulte. Une sacrée combinaison. Ses mots et intonations de petite connasse sont moins destructeurs quand tu l’as compris et que tu lui réponds comme si elle avait 5 ans et demi. Ça la calme. Ça lui fait du mal. Et alors qui est la méchante de cette situation ?

                  • #109483 Répondre
                    Ostros
                    Invité

                    Avoir tort. Ne prend pas de D. Contrairement au verbe tordre.

                  • #109485 Répondre
                    Malice
                    Invité

                    « C’est une attitude de petite fille. Couplée à une intelligence fine et à la capacité assassine d’un adulte. »

                    tout à fait d’accord

                • #109487 Répondre
                  Malice
                  Invité

                  Le seul truc qui m’a fait un peu tiquer dans le discours de cet homme est qu’il mette sur le compte du narcissisme sa critique des institutions. Mais peut-être qu’il veut dire qu’il critiquait systématiquement toute institution dès qu’il se sentait attaqué, sans que ce regard soit réellement critique et calme.

                • #109626 Répondre
                  Ema
                  Invité

                  «  Ce qui est dommage c’est qu’il met tout dans le même panier : ses relations intimes, les relations avec les autorités, etc. et qu’il désire s’ôter toute forme d’intelligence psychologique »
                  C’est un peu la pente naturelle du développement personnel : chercher des rapports de cause a effets totalisants, plus rien n’est circonscrit et circonstancié. Malheureux en amour, au travail, avec papa maman, accro aux écrans, nul en math et en puzzle : même cause même combat. A fuir.

                  • #109628 Répondre
                    Ema
                    Invité

                    D’ailleurs ces explications totalisantes me rappellent certains fanatismes religieux qui, loin d’accepter la capitulation face aux voies impénétrables de l’existence (ou de dieu) prétendent tout expliquer, phénomène qui se durcit je crois par le jeu de la concurrence avec la science.

              • #109477 Répondre
                Claire N
                Invité

                Je sais pas Malice
                Celui là en particulier ce qu’il me fait
                C’est
                1- je l’écoute pas vraiment 5 mn parce que j’aime bien son sourire je me dis qu’il à peut etre beaucoup compté la dessus
                2- il me donne pas confiance, je le crois pas
                Sa confession sonne marketing ( il a un produit à vendre)
                Si je reprends sur le fond j’oublie pas
                – ce sont les femmes qui me font changer, aux Césars je remercie ma copine
                – mon père etait psychanalyste
                – j’ai changé en regardant mon roi de maiwen
                Et là je le trouve plus mignon du tout

                • #109481 Répondre
                  Ostros
                  Invité

                  Sa confession sonne marketing ( il a un produit à vendre) : oui. Mais je pense que c’est la conséquence d’un abreuvement au vocabulaire du développement personnel. Et de son fond de commerce de moraline. Il a tout avalé et tout retenu. On ne dit pas à quel point le développement personnel rend auto-centré. On a tous quelque chose, de grave, à réparer.
                  Ça sonne aussi comme le féminisme tardif son discours.

                  • #109484 Répondre
                    Claire N
                    Invité

                    Exactement » Ça sonne aussi comme le féminisme tardif son discours »

                    • #109490 Répondre
                      Malice
                      Invité

                      Je conçois qu’on puisse avoir un doute éternel sur tout ce qu’il dira mais alors on tombe dans le piège des coachs anti pn : puisque ce type ne peut pas être cru, il ne peut pas être écouté et est condamné à ne pas se libérer de son trouble.
                      Que « Mon roi » l’ait amené à prendre conscience de ses pbs, c’est peut-être tout à l’honneur de ce film génial et la preuve qu’il a capté le réel?

                      • #109492 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Je sais pas Malice
                        Il ne me semble pas rentrer dans
                        Le vif du sujet mais l’instrumentaliser
                        Il ne donne aucun exemple concret :
                        – à t’il déjà cognée ? Menace de le faire ?jouit de faire peur ? Cassé délibérément une joie ?

                      • #109495 Répondre
                        Ostros
                        Invité

                        Comme pour les phrases recensées dans le thread « Je ne suis pas sur les réseaux », c’est pas son expérience en elle-même qui sonne faux, c’est le fait qu’il a tissé une dramaturgie autour de ses expériences, avec des mots clés, des références dans l’air du temps. On retrouve son narcissisme et son intelligence immature là-dedans. En tout cas à l’écouter, j’ai eu la douloureuse impression de revoir Bref II.

                      • #109496 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Comme pour les phrases recensées dans le thread « Je ne suis pas sur les réseaux »
                        Bien vu

                      • #109504 Répondre
                        Malice
                        Invité

                        Il s’est également tourné vers Dieu, ce qui n’est pas très développement personnel – et ça me renvoie à la citation de Péguy qu’Emile Novis avait postée.
                        « Il ne donne aucun exemple concret :
                        – à t’il déjà cognée ? Menace de le faire ?jouit de faire peur ? Cassé délibérément une joie ? »
                        Il décrit sa façon insidieuse de blesser les autres, avec des paroles et des comportements : froideur, silence. Il est tout à fait possible qu’il n’ait utilisé que ces moyens de prendre le pouvoir sur ses proches, ce qui peut être tout à fait suffisant à les blesser/user jusqu’à ce qu’ils le fuient.

                      • #109505 Répondre
                        Malice
                        Invité

                        Pardon pour la répétition de tout à fait, on dirait Jean Michel Larqué dans un sketch des guignols

                      • #109506 Répondre
                        Malice
                        Invité

                        Péguy : « La charité même de Dieu ne panse point celui qui n’a pas des plaies. C’est parce qu’un homme était par terre que le Samaritain le ramassa. C’est parce que la face de Jésus était sale que Véronique l’essuya d’un mouchoir. Or celui qui n’est pas tombé ne sera jamais ramassé ; et celui qui n’est pas sale ne sera pas essuyé. »

                      • #109508 Répondre
                        Ostros
                        Invité

                        « Et ne passera pas sur Youtube »

                      • #109509 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        « 2- il me donne pas confiance, je le crois pas
                        Sa confession sonne marketing ( il a un produit à vendre) »
                        Je ressens en tout cas quelque chose de très faux dans cette video
                        Cet individu intègre beaucoup trop facilement et docilement les axes analytiques de son intervieweur
                        On dirait un médecin qui expose un patient complice pour donner crédit à ses recherches
                        Et puis tout ça manque d’exemples véritablement précis
                        (mais je n’ai pas tout vu)

                      • #109511 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        « froideur, silence. Il est tout à fait possible qu’il n’ait utilisé que ces moyens de prendre le pouvoir sur ses proches, ce qui peut être tout à fait suffisant »
                        C’est certain
                        Mais si il lui importait mon pardon
                        Qu’il ne me demande pas celui de la taille des crocs et plaies d’un prédateur lionesque
                        Celui adapté aux chatons chiant est suffisant

                      • #109518 Répondre
                        Tony
                        Invité

                        Rire beau petit chaton qui s’est fait les dents sur ses proches,une bonne séance de dp et on repart avec plein de force positive.

                      • #109520 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        On est d’accord Tony
                        Dp c’est pas dyalise péritonéale ?

                      • #109522 Répondre
                        Tony
                        Invité

                        On peut aussi le traduire par enculage de mouches.

                      • #109524 Répondre
                        Malice
                        Invité

                        je crois que Tony veut dire developement personnel pour chat ( d’ailleurs je suis sûre que ça existe car ces petits enfoirés doivent apprendre à se calmer)

                      • #109527 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Merci Malice
                        J’avais un doute
                        Et gros rires ensuite pour vos vannes aussi

                      • #109523 Répondre
                        Julien Barthe
                        Invité

                        Je pense qu’il faut se méfier d’un type qui fait un zoom en laissant sa médaille de ping pong dans le cadre.
                        Qui fait un zoom dans son garage trop bien isolé et équipé.
                        Je pense qu’on a plutôt affaire à un tueur en série.

                      • #109525 Répondre
                        Malice
                        Invité

                        ah ah
                        j’avais repéré la médaille, ça m’a bien fait rire

                      • #109526 Répondre
                        Tony
                        Invité

                        Rire bon allez faut que j’arrête de trainer ici, j’ai des consciences à éveiller.

                      • #109544 Répondre
                        Mélanie
                        Invité

                        « une bonne séance de dp et on repart avec plein de force positive »
                        Perso j’étais sur Double Pénétration, ça collait bien

                      • #109521 Répondre
                        Malice
                        Invité

                        je ne comparerais pas les mauvais traitements de Thomas et ceux d’un chaton chiant

                      • #109528 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Il est pas facile à quantifier dans ces agressions
                        Vais etre obligée de lui appliquer le forfait mammifère

                • #109503 Répondre
                  BIOGRAPHIE
                  Invité

                  Claire N: C’est fou à quel point tu peux être superficielle. C’est pas si étonnant avec le recul mais c’est impressionnant quand même.

                  • #109515 Répondre
                    Claire N
                    Invité

                    Du coup ? Tu me détestes encore plus ?

                    • #109529 Répondre
                      BIOGRAPHIE
                      Invité

                      Claire N: Là tu me confonds avec Emile Novis.

                • #109630 Répondre
                  Ema
                  Invité

                  « – j’ai changé en regardant mon roi de maiwen »
                  Je me rappelle le petit torrent de merde que ´était pris Maiewen parce parce qu’elle avait refusé que son film soit lu comme une dénonciation du comportement pervers narcissique, puisque pour elle il s’agissait bien d’une histoire d’amour avant tout, asymétrique mais histoire d’amour quand même.

      • #109478 Répondre
        Oscar
        Invité

        Mais vous êtes sérieuses ? Ce mec a une énorme tête de con !

        • #109480 Répondre
          Claire N
          Invité

          Rires – toi t’es immunisé

          • #109482 Répondre
            Oscar
            Invité

            Ah ok !

          • #109543 Répondre
            Mélanie
            Invité

            Merci pour ces rires cruels 🙂
            Moi depuis que j’ai vu le Netflix sur Cantat et celui d’Arte sur OJ Simpson, je trouve qu’on a de supers cas d’école de « PN », et qu’il faudrait mettre ses docus au programme de CE2 sans plus attendre.
            Ici oui je sens le dev perso
            Ou l’éduc spé

            • #109550 Répondre
              François Bégaudeau
              Maître des clés

              Ce que documente ce truc, c’est donc moins un narcissique (mot qui me laisse toujours songeur, mais sans doute est ce parce que je tombe sous cette étiquette), que le petit théatre de la flagellation que s’imposent certains acteurs mâles de la gauche active – militantisme, éducation spécialisée, associatif solidaire.
              Au fond quelque chose comme la petite comédie du féministe tardif.

              • #109554 Répondre
                Claire N
                Invité

                « le petit théatre de la flagellation que s’imposent certains acteurs »
                Tout cela me rappelle ma première communion
                Donc première confesse
                Assise dans la file d’attente en urgence à bricoler un pêché m’autorisant la pureté
                Je sentais bien que l’institution religieuse ne laisserait pas passer un être aussi suspect
                Je donne donc au curé un mytho sur un vol de bonbon – je n’aime pas les bonbons
                Son sermont disproportionné sur le pied que j’avais mis dans la boue qui allait m’avaler entièrement m’a semblé plus le justifier dans son rôle à lui
                Ainsi je reste depuis très méfiante et m’occupe narcissiquement moi même de mes pêchés, les curés ne sont pas tentés – on vit bien

              • #109555 Répondre
                Mélanie
                Invité

                Il dit qu’il travaille dans une MECS ; ce « petit théatre » est donc peut-être décliné aussi auprès d’enfants.
                Il dit aussi : avant j’étais artiste

                • #109557 Répondre
                  Claire N
                  Invité

                  Bonne piste Melanie pour creuser en diagonale
                  La manière dont les éducateurs peuvent prendre puissance sur les petits galopins

                  • #109559 Répondre
                    Claire N
                    Invité

                    Une fabrique de pureté ?

                    • #109560 Répondre
                      Claire N
                      Invité

                      Des marges encore la lame de fond des sangs mêlées d’avant le pur et l’impur
                      L’assaut batard
                      La charité directe-

                      • #109561 Répondre
                        Jeanne
                        Invité

                        @Malice
                        Heureusement que je suis là, sans quoi cette vidéo que tu as postée aurait eu ici un succès limité. Mince. J’ai jeté aussi une oreille à son podcast « Je suis un pervers narcissique  » (que, donc, je ne conseille à personne d’autre qu’à toi).

                      • #109563 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Bah non, c’était intéressant
                        Malice a bien fait

                      • #109564 Répondre
                        Malice
                        Invité

                        @Jeanne je ne cherchais pas le succès de cette vidéo, j’étais curieuse de voir quelles réactions elle provoquerait. ça ne s’est peut-être pas senti mais je fais un pari en décidant de croire sa démarche sincère, parce-que j’y trouve un bénéfice. J’avais envie de confronter ce que l’interview m’a fait ( une sorte d’allègement d’un désespoir que je traînais) à ce que d’autres personnes pouvaient ressentir en l’analysant, des personnes qui ont peut-être moins besoin de moi de croire à la possibilité d’une guérison. Peut-être que je suis influencée par mes propres guérisons, qui sont passées par la thérapie.
                        Je vais écouter aussi le podcast, merci de me l’avoir rappelé.

                      • #109566 Répondre
                        Jeanne
                        Invité

                        Oui bien sûr, Malice.
                        C’est quoi qui est désespérant ? Qu’il y ait de la perversion narcissique ? Que cette structuration psychique soit généralement (et manifestement) assez difficile à modifier ? C’est quoi?
                        (Si ce n’est pas indiscret).

                      • #109569 Répondre
                        Malice
                        Invité

                        Oui, que des troubles mentaux semblent aussi incurables qu’une maladie pour laquelle on n’aurait pas trouvé de traitement me frustre énormément.
                        Mais j’ai conscience aussi que ce type de profil ayant une appétence pour le mensonge et la victimisation, il est compliqué de leur laisser le micro. J’ai réussi à écouter Thomas; pas sûre que j’aie la même patience avec un mec comme Cantat, surtout après avoir vu le schéma anatomique de Marie Trintignant après les coups. Mais mon obsession d’élucidation ( sans doute vaine) me mènerai peut-être à le faire – et je ne sais pas si c’est une pulsion morbide ou saine.

                      • #109570 Répondre
                        Malice
                        Invité

                        Je précise que je n’ai jamais été en couple avec un narcissique, ni ne suis amoureuse de l’un d’eux; en revanche j’ai été souvent découragée de voir des proches sous emprise ( frustratrion numéro 2).

                      • #109572 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        est-ce que cet individu, que vraiment j’ai du mal à écouter longtemps, parle plus loin de ses relations de couples?
                        ou reste-t-il définitivement abstrait? (ce qui ne signale pas un grand amoureux de la vérité)

                      • #109576 Répondre
                        Tony
                        Invité

                        Je me pose la même question parce qu’au bout de 15 minutes je n’arrivais pas à comprendre ce qu’il avait fait de si horrible et j’en suis resté là.

                      • #109578 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Oui Tony
                        Et j’avoue avoir eu la même impression sur le live de Dany
                        Donc cette manière m’intrigue de plus en plus
                        On dirait qu’elle infuse à plus d’endroit qu’on croit
                        En cela je la soupçonne d’être irrigué par des conditions structurelles plus larges

                      • #109581 Répondre
                        Tony
                        Invité

                        @Claire oui je crois que tu es dans le vrai,on en veut beaucoup aux mammifères en ce moment

                      • #109579 Répondre
                        Jeanne
                        Invité

                        La question de savoir si Thomas a fait quelque chose d’horrible et celle de savoir s’il rapporte des faits concrets sont tout à fait distinctes. Je me permets de le pointer
                        Laissons la question de l’horrible, puisqu’elle est relative. Disons seulement que Thomas n’est pas Cantat (sa violence est bien moindre)
                        .
                        Pour ce qui est du concret, peut-être que son récit n’en contient pas autant que notre curiosité (ma curiosité) en attendrait, oui. Dans son podcast il raconte quand même deux scènes d’enfance tout à fait concrètes. Et dans la vidéo postée par Malice, il décrit ses stratégies :
                        – pour blesser l’autre subtilement
                        – pour se protéger
                        – pour mettre à distance (réussir à ne pas regarder) sa propre souffrance.
                        Ces trois points n’en étant qu’un.
                        Mais il ne rapporte pas de situation précise, ni de dialogues vécus. Non. Ni pour ce qui concerne ses relations de couple ni ses autres relations, puisque le trouble de la personnalité narcissique, comme on le sait, se manifeste dans tous les liens et pas seulement dans le couple
                        .

                      • #109583 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        « il décrit ses stratégies »
                        « Mais il ne rapporte pas de situation précise, ni de dialogues vécus »
                        Donc il ne décrit pas
                        Donc moi il me manque la matière pour comprendre, pour penser
                        Et je crois qu’il est toujours très facile de s’attribuer des défauts quand on reste dans le vague
                        « je suis parfois un peu brutal » beaucoup plus facile que « une fois j’ai giflé ma fille de 5 ans »

                      • #109584 Répondre
                        Jeanne
                        Invité

                        @François
                        Allez, va regarder quand-même, en plus il parle de foi

                      • #109602 Répondre
                        Malice
                        Invité

                        Il parle aussi de son usage de l’énervante communicatin non violente, ça m’a confirmé l’agacement que j’ai toujours ressenti en entendant parler cnv

                      • #109593 Répondre
                        Malice
                        Invité

                        Le manque de détails est ce qui me frustre aussi mais je ne sais pas si on peut en attendre plus. Je serais ravie d’apprendre que Thomas est parvenu à se connaître lui-même et s’aimer assez pour être capable de préciser les faits et je vais suivre ses productions pour voir si une évolution a lieu.
                        Mais bon, le mensonge et l’interprétation libre des faits est un des travers majeurs de ce type de personne. L’amnésie opportuniste également.

                      • #109596 Répondre
                        Juliette B
                        Invité

                        C’est bien le tort de l’interviewer, de le laisser rester dans le flou répétitif des « péchés » qu’il prétend confesser alors qu’en fait il ne met son énergie qu’à une chose : qu’on l’absolve.
                        Il répète dix mille fois j’ai demandé pardon, on serait bien cruel alors de ne pas le faire, n’est-ce pas ? D’ailleurs son amie (pas sa compagne) est revenue après l’avoir fui puisque, nous explique-t-il, elle désormais de l’empathie non pour autrui, mais pour elle-même. Joli twist.
                        Il n’est pas précis mais donne le ressort de son fonctionnement, id: quand je me sens mis en danger
                        émotionnellement parce que l’image que me renvoie l’autre de moi-même n’est pas celle que je fantasme de ma perfection, j’attaque mon interlocuteur sur ce que je pense être ce qu’il y a de plus fragile en lui. J’appuie bien fort dessus c’est si bon. Quand il est bien sonné par mes coups je viens le consoler, le flatter (ma compagne « elle ne laisse rien passer »), et ça repart .
                        Ca m’a fait rire par ailleurs son truc de la foi qui le sauve, en pleine affaire Betharam. On a vu comment ça marche super cette affaire.
                        Comme Julien j’ai à la première seconde pensé tueur en série (on peut tuer de nombreuses façons). Son regard vide, son faux sourire. Sa cave et sa médaille. Et sa jouissance à investir le marché de la confession comme un marché de la séduction.
                        De ce point de vue c’est un bon docu.
                        Dans la foulée on peut regarder cette professionnelle, pour qui je n’ai pas de sympathie, mais qui fait le job de renseigner ce champs et ce qui s’y passe très communément.
                        Je n’ai jamais eu affaire à un PN amoureusement, ils ne sont pas si nombreux heureusement, mais j’en ai vu de très très près. Et oui, c’est douloureux de voir sa toile se tisser sur un proche, dont on se dit qu’il pourrait un jour en mourir. On attend le sursaut, on a envie de le prévenir, de l’exfiltrer. C’est un tort. Il faut juste être là, écouter et savoir se taire. Mais être beaucoup là, écouter très très fort. Se taire très très longtemps. Lola Lafon parle bien de la rareté de cette écoute épuisante et incertaine. Et puis un jour, il y a le truc insupportable de trop, la peur devenue invivable: le corps s’effondre ou prend la fuite. Et on est là, ou d’autres le sont, qui n’enferment pas à nouveau la victime dans leur discours de raison mais lui laissent le temps du répit. J’ai beaucoup de reconnaissance pour ces personnes que je ne sais pas être. Elles ouvrent simplement leur porte et connaissent le temps et l’espace dont leur hôte a besoin pour retrouver des forces. Merci à elles, à eux ces Auvergnats

                        Ps : Mélanie je ne peux pas ne pas signaler l’explosion de mon rire à la lecture de ta version toute personnelle du développement du même nom

                      • #109601 Répondre
                        Malice
                        Invité

                        Je crois que l’intervieweur a conscience que s’il demande à l’autre des détails, il risque de se braquer, et le dialogue risque de tourner au vinaigre.
                        Il paraît que les psys qui gèrent des narcissiques marchent en général sur des oeufs avec eux, car souvent ils consultent pour un pb ( consommation d’alcool, dépression- beaucoup de comorbidités avec ce trouble) sans savoir qu’ils ont un trouble narcissique. Le psy ne peut, paraît-il, tenter de les amener à prendre conscience de leur problème principal que par des tours et des détours. Dire frontalement au patient « je vous assimile au croque-mitaine de l’époque, le pn » est impossible.

                      • #109604 Répondre
                        Tony
                        Invité

                        Oui mais là ce n’est pas tout à fait ça,c’est l’interviewé qui s’est fait connaître par mail pour lui dire qu’il voulait témoigner donc l’interviewer était en droit de lui demander des précisions.

                      • #109603 Répondre
                        Jeanne
                        Invité

                        @Juliette
                        Tout le monde veut être absous, non?
                        Juste pour comprendre, Juliette :
                        Ce que tu dis ou suggères, c’est que ce gars ne reconnaît pas suffisamment ses torts ? Et qu’il demeure dans le mensonge et la manipulation ? C’est ça ?

                      • #109625 Répondre
                        Juliette B
                        Invité

                        Non Jeanne., je ne dis pas qu’il ne reconnait pas assez ses torts. Je pense qu’il en est physiquement incapable à ce jour
                        Donc inutile de jouer là lourdement les repentis, qu’il travaille plutôt la noirceur de son spectacle

                      • #109582 Répondre
                        Jeanne
                        Invité

                        OK Malice
                        J’ai lu aussi « L’amour et les forêts « .
                        Et au début de ma vie adulte j’ai développé une passion pour « Les liaisons dangereuses » (Le film de Frears mais aussi le bouquin et les autres films).
                        J’en ai beaucoup, beaucoup voulu à la Tourvelle de se laisser mourrir.
                        Ce film de Frears, au demeurant, déploie dans sa forme toute une pensée sur le sujet de la perversion narcissique. Une pensée intéressante, à mon avis. Et non compatible avec le désespoir.

                      • #109598 Répondre
                        Malice
                        Invité

                        Les liaisons dangereuses ne me désespèrent pas du tout, même si les héros sont ces beaux salauds de Merteuil et Valmont. La fiction ne peut pas me désespérer, plutôt le réel, et encore.

                      • #109605 Répondre
                        Jeanne
                        Invité

                        C’est intéressant de voir à quel point les réactions des uns et des autres, sur ce sujet, different.
                        De mon côté je reconnais la pathologie de Valmont et de Merteuil (Merteuil étant la plus bloquée dans son fonctionnement) et en même temps ces deux personnages m’inspirent de la tendresse.
                        Cette tendresse appartenant aussi, du reste, à la mise en scène de Frears. (D’une façon que je pourrais dire mais ce serait trop long).

                      • #109612 Répondre
                        Malice
                        Invité

                        N’hésite pas à développer « Les liaisons » dans la partie avis littéraire et/ou ciné

                      • #109590 Répondre
                        Mélanie
                        Invité

                        Salut Malice,
                        Pareil, je vois autour de moi qqs histoires avec des narcissiques. Pour en avoir côtoyé un qui aimait bien se plaindre auprès de moi de temps à autre, je n’ai pas eu l’impression que tel discours psycho aurait un quelconque effet. A part lui parler comme une maman solide, je voyais pas quoi faire.
                        Des fois je rêve de Lompret et Barré – ça pourrait être aussi Didier Super. Je rêve qu’ils me charrient, me vannent, sans pitié, avec cruauté, sans faiblir, jusqu’à ce que mon narcissisme cède, jusqu’à ce que je n’aie plus peur du ridicule, jusqu’à ce que je ne sois plus que ridicule et que la libération et le rire adviennent (j’ai fait une fois un rêve équivalent où François me chatouillait jusqu’à ce que toutes mes retenues, mes postures, mes hontes cèdent et que la souplesse Jaggerienne reprenne mon corps, mais je ne voudrais pas faire ma lèche-botte)
                        Bref sur moi certaines choses sont plus efficaces que d’autres, par exemple ceci :
                        https://www.facebook.com/share/v/1SNnvs5CfN/
                        (Où j’entends que le rire de Charline V ne me manque pas)
                        Mais un meilleur exemple pourrait être une vidéo où Didier Super traite de morue une femme dans son public. Je crois que dans ma vie je n’ai pas été assez traitée de morue, et qu’on sous-estime cette méthode à pratiquer dans les règles de l’art.

                      • #109783 Répondre
                        Jeanne
                        Invité

                        Bonjour Mélanie
                        Je suis intriguée par ce que tu racontes. Tu rêves d’une humiliation – infligée par une ou des figures masculines – et qui, à force, déboucherait sur une libération ?
                        Tu veux préciser ?

                      • #109577 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Hum le document Cantat est intéressant
                        Notamment son attitude au procès
                        Il insiste beaucoup sur ses émotions qui font chez lui loi – justification – les faits sont pas au premier plan dans son discours –

                      • #109594 Répondre
                        Mélanie
                        Invité

                        Le docu oui
                        On y apprend aussi qu’alors que MT est dans le coma, Cantat aura au téléphone l’ex de MT, qui si j’ai bien compris le rassurera alors
                        Je le redis : scène cas d’école. Quitte à être aussi célèbre, ça pourrait servir à ce qu’on apprenne une chose ou deux. En tout cas c’est un contre-exemple qui me restera.

                      • #109597 Répondre
                        Mélanie
                        Invité

                        J’ai entendu que Le Scouarnec aurait plus ou moins mesuré qu’il a nuit. Je ne sais pas si c’est consistant, ou seulement la part d’une argumentation visant à réduire sa sentence, ce qui pourrait se comprendre, mais j’ai envie de me documenter un peu là-dessus.

                      • #109620 Répondre
                        Mélanie
                        Invité

                        Vous relisant, le sentiment qui me vient est qu’au fond face à eux on est bien souvent indulgents. Qu’on le veuille ou non, puisque ne pas être indulgent demande force.
                        C’est aussi un point que je tâche de regarder bien en face dans le cadre de mon travail de mère (est-ce que ça parle à quelqu’un ?)

                      • #109624 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        Paroles de procès, monnaie de singe.
                        Paroles d’un prévenu qui essaie de sauver ce qui peut l’être.
                        Je doute autant du fait que Le Scouarnec n’ait pas su qu’il nuisait toutes ces années que du fait qu’il réalise soudain qu’il a nui.
                        Je crois qu’on ne prend jamais les choses sous l’angle adéquat quand on s’arme du syntagme « manque d’empathie ».
                        Ce monsieur n’a pas été sujet à un manque de quelque chose, mais plutot à un excès de. Un excès de la pulsion pédophile, en l’occurrence.
                        C e n’est pas par manque d’empathie qu’il tripotait des poupées chez lui.

                      • #109631 Répondre
                        Malice
                        Invité

                        « Je crois qu’on ne prend jamais les choses sous l’angle adéquat quand on s’arme du syntagme « manque d’empathie ».
                        Ce monsieur n’a pas été sujet à un manque de quelque chose, mais plutot à un excès de. Un excès de la pulsion pédophile, en l’occurrence. »

                        ça me paraît tout à fait juste
                        et l’alternance de l’ attitude civile, empathique et crise violente rend fou. Caroline Darian évoque ça dans son premier livre, insérant entre deux considérations des crimes de son père des souvenirs doux de leur vie commune.
                        ça me rappelle ton personnage de prof de fac dans « Ma cruauté » qui s’il s’était croisé en train d’envoyer des messages de porc à sa collègue ne se reconnaîtrait pas.

              • #109565 Répondre
                Malice
                Invité

                @François tu entends quoi par ton étiquette narcissique?
                Si c’est le fait de s’aimer et avoir foi en ses capacités, je ne parlerais pas de trouble narcissique.

                • #109567 Répondre
                  Ostros
                  Invité

                  Il me semble d’ailleurs que les narcissiques ne s’aiment pas au fond, car il ont besoin d’exprimer à voix forte tout ce qu’ils ont fait et qu’il y ait des oreilles tendues pour entendre ces prouesses et des yeux pour briller. Donc oui le fait de connaître ses forces et de se plaire, de chérir son individualité, sa singularité, c’est plus une forme de force intérieure, de bonne santé mentale, de vitalité que de narcissisme qui lui replie en permanence l’individu qui en est atteint sur le regard des autres. Seul dans son appart, un narcissique crève.

                  • #109573 Répondre
                    François Bégaudeau
                    Maître des clés

                    je ne posais cette parenthèse que par humour – ou pour évacuer le sujet
                    je ne me sens pas du tout narcissique
                    en ce moment je passe mes journées à me mettre à la place de gens qui ne sont pas moi
                    un romancier n’est pas narcissique ou alors ses romans tourneront court
                    je crois que ce qu’on appelle narcissique je le décris autrement – avec déjà des phrases plutot que ce mot qui à lui seul ne peut rien désigner

                    • #109575 Répondre
                      François Bégaudeau
                      Maître des clés

                      d’accord avec ostros pour dire que je ne vois aucun amour de soi dans les gens obnubilés par eux memes (c’est ça les Narcisse non?)
                      quelqu’un qui s’aime n’a pas besoin de le vérifier dans le miroir
                      il peut regarder ailleurs
                      pour ce qui me concerne je pourrais dire que la question « moi-même » a été résolue assez tot (la trentaine)
                      ca dégage du temps

                      • #109588 Répondre
                        Malice
                        Invité

                        Les Narcisse n’étant obnubilés que par une vision partielle d’eux-même ( le reflet). Si encore ils étaient obnubilés par l’entièreté de ce qu’ils sont, on n’aurait pas à se fader ce déni si fatigant.

                      • #109599 Répondre
                        Juliette B
                        Invité

                        C’est pas parfait mais ça renseigne un peu la chose.

                      • #109606 Répondre
                        Malice
                        Invité

                        @juliette b Oui, c’est pas mal, je l’ai vu aussi

                      • #109617 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        oui c’est vrai
                        à vrai dire il me semble que les narcisse ne s’intéressent qu’à une chose : non pas à eux (grand sujet qui mérite attention) mais au fait qu’on les aime ou non (car eux ne s’aiment pas)

                      • #109600 Répondre
                        Guixols
                        Invité

                        Peux-tu stp expliquer comment ou en quoi tu as résolu cette question du moi-même si cela ne relève pas trop de l’intime?

                      • #109609 Répondre
                        Mélanie
                        Invité

                        De François, me vient par exemple qu’il a écrit, je ne sais plus où pardon, qu’il avait résolu « la grande affaire de la bite », ceci étant peut-être une part de la chose
                        (J’espère que je ne déforme pas)

                      • #109611 Répondre
                        Mélanie
                        Invité

                        Et je pense bien sûr aussi à Ma cruauté
                        Ou à Adieu Chantal
                        Sueurs et libérations

                      • #109618 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        Je crois que j’ai eu assez tot mon content de suffrages – ou de haine-hommage. La période punk rock a beaucoup fait pour ça.
                        Ensuite il m’a bien fallu quelques années pour etre rassuré sur mon talent littéraire, mais ça aussi ça a été vite.
                        Je le prends comme une chance. La chance de ma vie
                        Très vite la question centrale n’a plus été : m’aime-t-on? (un des chapitres de Vers la douceur parle de ça)
                        Sur le plan proprement sexuel ou sentimental, je ne vais pas m’attarder ici, mais disons que c’est un peu le même schéma.

                      • #109627 Répondre
                        Emile Novis
                        Invité

                        @Ostros
                        « Sa confession sonne marketing ( il a un produit à vendre) : oui. Mais je pense que c’est la conséquence d’un abreuvement au vocabulaire du développement personnel. »
                        _
                        Oui, et un zeste de New Age.
                        _
                        Je rejoins le sentiment de beaucoup ici : ça sonne un peu faux cette affaire. Il faut peut-être distinguer l’amour de soi de l’amour propre, et je me demande si ce que nous nommons « pervers narcissique » ne renvoie pas tout simplement à ce que les classiques nommait « amour propre » ou « vanité ». On médicalise une manière d’être déjà vue depuis très longtemps.
                        L’amour de soi est légitime et sain, l’amour propre est social : il se compare, se mesure en permanence aux autres, veut prendre le dessus, est blessé pour un rien, n’existe que par le regard des autres, etc. L’amour propre veut le pouvoir, l’amour de soi affirme sa puissance. Si l’amour propre se trouve en tous, il n’a pas toujours la même intensité, et dans certains cas gratinés, on peut sans doute parler de « pathologie ».
                        Le problème de son témoignage, c’est qu’il se met en scène, le récit de soi est omniprésent, ce qui ne peut manquer de susciter des doutes. ON est clairement dans l’amour propre. Même sa profession de foi, qui met l’humilité au centre, ne peut manquer de tomber dans le merdier indémerdable de ceux qui prouvent leur orgueil en confessant leur humilité. Le silence sur cette question est la seule voie de sortie possible.
                        _
                        @FB
                        Très vite la question centrale n’a plus été : m’aime-t-on?
                        _
                        Ce propos me fait penser à un texte de Blaise Pascal, dont je n’ai jamais su dire si c’était un sophisme ou une analyse psychologique fine. Je ne sais pas ce que vous en pensez. C’est néanmoins un mérite de Pascal d’avoir déplacé le problème de l’ego du côté de la question de savoir si je suis aimé par les autres au lieu de la cantonner au domaine de la conscience de soi solitaire (Descartes). Au passage, ce texte peut nourrir la discussion relative à cette vidéo :
                        _
                        « Qu’est-ce que le moi ?
                        *
                        Un homme qui se met à la fenêtre pour voir les passants, si je passe par là, puis-je dire qu’il s’est mis là pour me voir ? Non, car il ne pense pas à moi en particulier. Mais celui qui aime quelqu’un à cause de sa beauté, l’aime-t-il ? Non, car la petite vérole, qui tuera la beauté sans tuer la personne, fera qu’il ne l’aimera plus.
                        *
                        Et si on m’aime pour mon jugement, pour ma mémoire, m’aime-t-on moi ? Non, car je puis perdre ces qualités sans me perdre moi-même. Où est donc ce moi, s’il n’est ni dans le corps, ni dans l’âme ? et comment aimer le corps ou l’âme, sinon pour ces qualités, qui ne sont point ce qui fait le moi, puisqu’elles sont périssables ? car aimerait-on la substance de l’âme d’une personne, abstraitement, et quelques qualités qui y fussent ? Cela ne se peut, et serait injuste. On n’aime donc jamais personne, mais seulement des qualités. »

                      • #109633 Répondre
                        Emile Novis
                        Invité

                        * au lieu de le cantonner au domaine de la conscience de soi solitaire
                        _
                        Désolé, il y a d’autres fautes.

                      • #109634 Répondre
                        Malice
                        Invité

                        Merci @emile notre ressource philo et littéraire
                         » On n’aime donc jamais personne, mais seulement des qualités. »
                        ça me va, je ne crois pas à l’amour inconditionnel.

                      • #109636 Répondre
                        Emile Novis
                        Invité

                        @Malice
                        « ça me va, je ne crois pas à l’amour inconditionnel. »
                        Oui, je crois que c’est ça le sens du texte. C’est marrant, parce que si ce texte dit vrai, j’ai remarqué deux réactions opposées : ceux qui trouvent cela triste, et ceux qui acceptent la lucidité du propos sans problème, avec une certaine forme de joie et de légèreté très agréable.

                      • #109637 Répondre
                        Malice
                        Invité

                        Quand je l’ai compris définitivement, je ne peux pas dire que j’aie sauté de joie; mais on finit toujours par s’habituer à ce qui est vrai.
                        Et puis j’ai l’intuition qu’un amour inconditionnel aurait quelque chose de terrifiant. J’ai vu il y a des années un film où Rachel Weicsz était accablée d’être aimée avec passion par un homme, quoi qu’elle fasse

                      • #109638 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        « Et si on m’aime pour mon jugement, pour ma mémoire, m’aime-t-on moi ? Non, car je puis perdre ces qualités sans me perdre moi-même »
                        Et pourtant de mon vivant j’ai bien cru voir l’existence de l’amour dans les vieux couples
                        L’un perdant pourtant ces qualités sus cités
                        L’autre aimant encore qu’il fut en vie

                      • #109671 Répondre
                        BIOGRAPHIE
                        Invité

                        Emile Novis:  » et je me demande si ce que nous nommons « pervers narcissique » ne renvoie pas tout simplement à ce que les classiques nommait « amour propre » ou « vanité ». On médicalise une manière d’être déjà vue depuis très longtemps. »
                        .
                        Le truc de la perversion narcissique nous vient de la psychanalyse et désigne un mécanisme de défense face à la psychose. C’est quelque chose qui te dépasse donc tu nous fais une critique d’une perversion narcissique vidée de sa substance, tu nous faire une critique de la perversion narcissique revisité par la bêtise crasse de magazine féminin qui cherche à vendre des crèmes anti âges quantiques à leur lectrices, et se faisant tu démontres encore une fois que tu adores la ramener sur des sujets qui te dépassent. Après pour le coup ça vaut pour toi mais ça vaut aussi pour toutes les bonnes femmes qui ont pu réagir avant et après toi.

                      • #109676 Répondre
                        Juliette B
                        Invité

                        « Et désigne un mécanisme de défense face a la psychose »
                        Oui j’ai compris ça en écoutant cette femme en parler à la radio, elle le dit.
                        C’est bien plus qu’une question d’amour propre, c’est une question de survie

                      • #109635 Répondre
                        Guixols
                        Invité

                        Merci pour ta réponse. Je me demande s’il est possible de parvenir à cette forme de résolution sans avoir eu comme toi son content de suffrages, s’il existe d’autres voies plus intérieures pour désamorcer cette soif.

                      • #109657 Répondre
                        Jeanne
                        Invité

                        @Guixols
                        L’apaisement de cette soif dont tu parles n’est pas proportionnelle à la quantité de suffrages que l’on recueille. De même, il peut y avoir beaucoup de suffrages et quand même beaucoup de soif.
                        Pour apaiser cette soif (si jamais elle peut être apaisée et je ne crois pas que ce soit jamais complètement) il faut, me semble-t-il, avoir une espèce d’amour portatif. Une dose d’amour, à l’intérieur, de soi à soi.
                        Un amour qui évidemment se distingue du narcissisme. (Dans le mythe, Narcisse ni ne se connait ni ne s’aime).
                        Ce qui renvoie à des choses dites plus haut.
                        .
                        (Et pour le reste, je me sens très loin de beaucoup de posts que je lis ici au sujet de ce Thomas, très très loin, à quelques galaxies).

                      • #109658 Répondre
                        Malice
                        Invité

                        @jeanne
                        tu connais cet extrait du drame de l’enfant doué d’Alice Miller?
                        Elle décrit la grandiosité comme revers de la dépression et liste ce que les deux états ont de commun ( et je parie que Thomas se retrouverait dans beaucoup d’items):
                         » – Un faux soi, qui a conduit à la perte du vrai soi
                        – La fragilité de l’estime de soi, qui ne s’enracine pas dans ses sentiments et sa volonté personnels, mais dans la possibilité de réaliser le faux-soi
                        – Le perfectionnisme
                        – Le déni des sentiments méprisés
                        – Des relations humaines qui sont de l’exploitation
                        – Une grande peur de la perte d’amour, entraînant une disposition prononcée à s’adapter
                        – Des pulsions agressives hors contexte
                        – Une grande susceptibilité
                        – Une tendance aux sentiments de honte et de culpabilité
                        – Une inquiétude et une agitation continuelles »

                      • #109659 Répondre
                        Jeanne
                        Invité

                        Eh bien je ne connaissais pas, non, mais oui c’est tout à fait ça.

                      • #109693 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        « Pour apaiser cette soif (si jamais elle peut être apaisée et je ne crois pas que ce soit jamais complètement) il faut, me semble-t-il, avoir une espèce d’amour portatif. Une dose d’amour, à l’intérieur, de soi à soi. »
                        Je suis tellement d’accord que je l’ai souvent dit et écrit
                        Mais pourquoi tout de suite vouloir sécuriser moralement le terrain : « Un amour qui évidemment se distingue du narcissisme. (Dans le mythe, Narcisse ni ne se connait ni ne s’aime). » Peut etre qu’après tour on peut appeler narcissismee l’amour de soi qui, vous émancipant de la question de l’amour qu’on vous porte, vous rend plus léger pour vous et pour les autres

                      • #109694 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        je précise que ce que je désigne comme « suffrages » n’est pas forcément un phénomène public
                        ainsi je crois, banalement, que le suffrage de la maman n’est pas négligeable dans cette affaire

                      • #109755 Répondre
                        Jeanne
                        Invité

                        @François
                        D’abord il ne s’agit pas de « sécuriser moralement le terrain ». Il n’est pas besoin de prendre la question du narcissisme sous un angle moral. Soyons narcissique, cela ne fera de mal à personne et ne tombera sous aucune coupe morale, de ce côté-là tout ira bien.
                        Ensuite nous pouvons tout à fait être un peu narcissique, oui, et trouver là un appui, une espèce de solidité et qui « nous émancipant de l’amour qu’on nous porte, nous rend plus léger pour nous comme pour les autres », pour reprendre tes termes. Moi ça me va comme ça.
                        .
                        Maintenant, il semblerait qu’à certains égards, ce qu’on appelle le narcissisme pose problème. Pourquoi? Comment? Eh bien revenons au mythe. Le personnage de Narcisse s’y suicide. Voilà qui ne nous emmène pas du côté de la légèreté. J’aime aussi beaucoup, dans ce mythe, le personnage d’Echo, qui vit au fond de sa grotte, y répétant les paroles de Narcisse (comme un écho, voilà). Echo ne peut ni se montrer, ni faire s’élever des mots qui seraient bien à elle. Elle a pour Narcisse un amour désespéré, non réciproque, et après la mort du gars elle se dessèche puis meurt elle aussi.
                        .
                        Nous en tenant à ce mythe, nous pourrions peut-être dire que le narcissisme relève d’un attachement à notre image. Narcisse aime son reflet dans l’eau.
                        Mais nous ne sommes pas notre image. Nous sommes un objet à trois dimensions, un objet chaud (37 degrés), un objet très complexe et aspirant à la subjectivité.
                        Narcisse, je voudrais qu’il arrête de se pencher sur l’eau et qu’il fasse retour sur lui. Là où il est, sur la terre. Non sur l’eau. (La terre, c’est l’humus, et le terme humus construit cet autre: humilité).
                        Bon, évidemment il y aurait beaucoup de choses à dire sur tout ça.
                        .
                        Le narcissisme m’apparaît comme un appui mais insuffisamment stable. Comme des échasses, par exemple. Quand tu t’appuies sur ton narcissisme, c’est comme quand tu t’avances sur des échasses. Tu es au-dessus de tout le monde, c’est cool, mais ça rend difficile de relationner avec les gens (qui sont trop bas) et en plus tu risques de tomber, de te faire mal.
                        L’amour de soi, par comparaison, c’est le sol. (Ou la terre ou l’humus ou l’humilité). L’on y est bas. L’on y est soi: avec ses forces et ses manquements, ses limites, ses handicaps. Mais l’on y est: avec les autres. Au même niveau que les autres. Et puisque l’on est bas, déjà bien bas, eh bien l’on ne tombera pas plus bas.
                        .
                        Après, pour ce qui concerne les troubles de la personnalité narcissique, la perversion narcissique, des propos comme ceux que je viens de tenir ne sont pas très opérants, je crois. Mon discours est plutôt littéraire, le problème est plutôt psychologique, on n’est pas tout à fait au même endroit.

                      • #109757 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        Ton discours n’est pas littéraire, mais il est un jeu de mecano avec cinq mots. qui tous pourraient aussi bien se monter autrement
                        En même temps la glose de mythes n’a jamais donné autre chose.

                      • #109761 Répondre
                        Mélanie
                        Invité

                        Le suffrage de la maman, et, de façon générale, peut-être aussi le fait que, déjà de son côté, pour elle, la mère est suffisamment d’amour propre – de stabilité, de solidité sur ce plan ?

                      • #109762 Répondre
                        Mélanie
                        Invité

                        François sur Le Scouarnec / excès de –
                        D’acc, je m’égarais

                      • #109741 Répondre
                        MA
                        Invité
                      • #109743 Répondre
                        MA
                        Invité

                        En fait ce livre fait suite à cette série d’émissions : https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/narcisse-accuse-non-coupable#concept-about

    • #109684 Répondre
      ?
      Invité

      @Emile Novis
      Dans le texte de Pascal je ne vois pas une opposition amour conditionnel vs inconditionnel mais plutôt amour incarné vs abstrait.
      Pour moi l’amour inconditionnel ce n’est pas la même chose que l’amour abstrait. L’inconditionnalité de l’amour n’est pas incompatible avec le fait que cet amour soit incarné.
      Pour prendre un exemple, j’ai l’impression d’aimer mes enfants à la fois d’un amour incarné et d’un amour inconditionnel. Du moins j’espère les aimer ainsi. C’est cette manière d’aimer que j’aime.
      Incarné : C’est ce petit pied qui te fait craquer et te donne envie de le couvrir de bisous, ces grands yeux, ces doigts potelés, cette voix enjouée, cette démarche, tout plein de détails, tout un ensemble aussi. Toute une intrication, vouée à muer au fil du temps, sans qu’on s’en rende bien compte. Tu as les mêmes yeux, et plus tout à fait les mêmes maintenant que tes joues sont moins joufflues, etc. Intrication qui rend impossible en réalité l’exercice d’imagination que Pascal semble proposer, où une personne pourrait en venir à perdre toutes les qualités qui font qu’on est attachée à elle, ou bien où l’on pourrait n’aimer une personne que pour une ou quelques qualités très précises (« celui qui aime quelqu’un à cause de sa beauté » : c’est pas comme ça que ça marche, on ne saucissonne pas son amour de cette façon).
      Inconditionnel : C’est d’aimer ton enfant pour ce qu’il est, et non pour ce que tu voudrais qu’il soit. C’est d’aimer ton enfant en ce qu’il s’épanouit, en ce qu’il se trouve, en ce qu’il apprend par lui-même, et non en ce qu’il devienne ce que tes bagages et tes casseroles t’avaient fait rêver pour lui. C’est ce qui te fait ne pas lui serrer trop fort la main sur le chemin, tu te retiens, et même cette main tu le laisses la lâcher, pour qu’il avance sans toi, et tu l’aimes comme ça.
      Ce que je retiens par contre dans ce texte c’est la difficulté de cerner le moi et l’amour. Le piège c’est de croire qu’on peut dire « je t’aime à cause de … », « je t’aime pour … », « je t’aime parce que … ». Cette manie de vouloir figer les choses dans le langage en épinglant des « qualités ».

      • #109685 Répondre
        diegomaradona
        Invité

        « j’ai l’impression d’aimer mes enfants à la fois d’un amour incarné et d’un amour inconditionnel. »
        tu aimerais toujours tes enfants s’ils en arrivaient à se comporter comme dominique pelicot ?

        • #109687 Répondre
          ?
          Invité

          Je ne connais pas ce monsieur. Je ne connais pas grand-chose de sa vie, à part le plus triste. Je ne sais pas s’il a eu une mère pour l’aimer.
          J’ai beau avoir entendu parler de personnes particulièrement cruelles, violentes, tout ce que tu veux, et j’ai beau avoir vu des actes cruels, violents, je n’ai jamais vu de monstre de mes yeux. J’ai vu des gens devenir durs, aigres, amers, hypocrites, sournois, etc, mais j’ai toujours pensé que dans ces façons-là ils s’étaient juste perdus et qu’il pourrait y avoir encore quelque chose en eux et quelqu’un pour les aimer. Je n’arrive pas à croire à la méchanceté en soi. Avec Pelicot tu essaies de me brandir « le monstre » mais non je ne prends pas.
          Je n’ai pas dit que je comprenais l’amour incontionnel comme « je t’aime quelles que soient les conneries que tu fasses -donc y compris par où tu te perds » (pourquoi pas mais c’est un peu limité comme amour). J’ai plutôt voulu dire « je t’aime comme tu es, par où tu t’accomplis comme ça te convient à toi ». Ça me semble beau même si pas évident (on a vite fait de s’illusionner sur notre altruisme). Peut-être que tu penses que Pelicot s’est accompli. Peut-être que l’amour suprême serait d’aimer un criminel jusque dans son crime. Je ne suis pas sûre qu’il soit nécessaire d’aller jusque là pour sauver l’idée d’amour inconditionnel.

          • #109696 Répondre
            François Bégaudeau
            Maître des clés

            question abordée dans Le lien
            -et si ton fils c’était Marc Dutroux et qu’il passait te voir?
            -eh bien je lui ferais à manger
            (en substance)

            • #109721 Répondre
              Malice
              Invité

              – mais tu lui fais des coquillettes cuisson 6 minutes ou ta meilleure recette de spaghetti bolognaise?

              • #109722 Répondre
                Malice
                Invité

                Blague à part, mais blague quand même un peu :
                et si Marc, dévorant ses pâtes, annonce à son mère que lui ne l’aime plus?
                Je considère l’amour ( peut-être à tort) comme un sentiment qui ne peut pas être nourri par un manque de réciprocité, même dans le cadre de l’amour filial.
                Même mon chien, est-ce que je continue à l’aimer s’il se lasse de me faire la fête quand je rentre du travail et se met à soupirer si je veux me promener avec lui?

                • #109726 Répondre
                  Tony
                  Invité

                  Donc ton chien tu cesseras de l’aimer quand il sera trop vieux pour t’accompagner?
                  Et puis peut-on vraiment mettre sur le même plan l’amour d’un chien et l’amour que l’on peut avoir pour un de nos semblables? D’ailleurs est-ce que ce sentiment est vraiment de l’amour,c’est une vraie question,assez banale en fait,puisqu’on entend souvent des gens devenus misanthropes dire qu’ils préfèrent leur chien à leurs semblables?

                  • #109747 Répondre
                    Malice
                    Invité

                    J’imaginais un chien en pleine vitalité qui me regarderait avec dédain au moment où j’ouvre la porte pour la promenade quotidienne et qui choisirait un autre humain que moi pour partager ce moment de qualité.
                    L’image me faisait marrer

                  • #109749 Répondre
                    Malice
                    Invité

                    Les gens qui préfèrent leurs animaux à leurs semblables sont probablement réconfortés par le fait que l’animal est plus contrôlable.
                    C’est une phrase qui me semble gorgée du seum de qui éprouve du dépit face à l’autonomie d’autrui – et aussi sans doute la fluidité des sentiments.

                    • #109752 Répondre
                      Rigolus
                      Invité

                      J’apprends avec malice que les humains n’aiment pas les bébés.

      • #109691 Répondre
        Claire N
        Invité

        Merci ?
        Tu touches quelque chose de juste
        Et aussi bien en vous lisant je me disais
        «  moi »ou «  toi » ne sont pas forcément des bonnes bonne piste ou des assises requises à inventorier
        Le terme tempérament que François utilise me paraît plus juste, en tout cas plus proche de mon concret
        Avez vous deja testé de demander à l’être aimé pourquoi il vous aime ?
        Les réponses sont infiniment tenues et choppers au vol je trouve

        • #109697 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          choppers au vol?

          • #109700 Répondre
            Claire N
            Invité

            Arf non rien à voir avec les motos naines
            Mais souvent la réponse découle de l’instant précédent la question, elle se coule dedans
            C’est difficile de préméditer des mots d’amour je trouve

            • #109703 Répondre
              François Bégaudeau
              Maître des clés

              réécoutons Michel Berger
              ça nous aidera peut etre

              • #109705 Répondre
                Claire N
                Invité

                Tu as raison la j’étais parti sur PENTECOTE
                De miossec et ça m’a pas donné la joie escompté
                ( rapport à ma studiosite d’un homme qui avait exploré son côté un peu – juste un peu dark en amour)

                • #109708 Répondre
                  Claire N
                  Invité

                  Celle là donc Quelques mots d’amour
                  «  je t’envois mes sourires des jours ou je me sent plus fort « 
                  Feu de joie simplement oui
                  Dans cette langue là
                  De ce bois là

                  • #109725 Répondre
                    François Bégaudeau
                    Maître des clés

                    voilà
                    effet immédiat
                    ô musique, à la fin tout sera éteint et tu seras encore là, indéfectible

                  • #109730 Répondre
                    Ostros
                    Invité

                    « réécoutons Michel Berger
                    ça nous aidera peut etre »
                    Rire
                    Moi je préfère de très loin la groupie du pianiste

      • #109789 Répondre
        Emile Novis
        Invité

        @ ?
        « C’est ce petit pied qui te fait craquer et te donne envie de le couvrir de bisous, ces grands yeux, ces doigts potelés, cette voix enjouée, cette démarche, tout plein de détails, tout un ensemble aussi. Toute une intrication, vouée à muer au fil du temps, sans qu’on s’en rende bien compte. »
        On aimerait donc un style d’être, une manière incarnée qu’aucune synthèse de qualités ne peut totaliser. La question de savoir si cela donne un amour inconditionnel est peut être différente, non?
        _
        « Le piège c’est de croire qu’on peut dire « je t’aime à cause de … », « je t’aime pour … », « je t’aime parce que … ». Cette manie de vouloir figer les choses dans le langage en épinglant des « qualités ». »
        Oui, je crois que cette affaire est liée à un problème de langage. C’est peut-être parce que le style d’une personne est indéfinissable qu’on dit souvent qu’on aime un « je ne sais quoi » qui fait tout.

        • #109839 Répondre
          ?
          Invité

          La question de savoir si cela donne un amour inconditionnel est peut être différente, non?
          Oui je ne voulais pas dire que l’un donne forcément l’autre, juste que ça n’est pas incompatible

          • #109949 Répondre
            ?
            Invité

            En fait ce qui me chiffonne, c’est surtout l’opposition « amour de qualités » vs « amour de la personne », qui me semble factice. J’entends comme un langage de mathématicien qui voudrait s’appliquer aux choses humaines. Du genre Anatole aime Bénédicte. Pourquoi Bénédicte plutôt que Cindy ? Il faut regarder les attributs qui les distinguent, tels que N (nez retroussé) ou L (larme facile). Bénédicte = N et non-L. Cindy = non-N et L. Or Anatole aime N et non-L et voilà tout s’explique CQFD. Et tant qu’à faire, puisque les attributs sont attachés seulement éphémèrement aux périssables Bénédicte et Cindy, concluons qu’il n’y a d’amour véritable que des qualités. Et est-ce qu’il ne faudrait pas comprendre au passage, puisqu’on en est rendu aux qualités en soi, qu’il n’y a d’amour durable que de Dieu l’éternel ? Bon j’exagère mais c’est quand même un peu cette impression que ça roule trop bien.
            Et puis cette autre opposition entre « aimer » et « n’aimer plus » c’est aussi trop simple, quasi géométrique. Dans la vraie vie ça n’est pas si tranché.
            Donc finalement ce que j’aime dans cette quasi démonstration c’est l’impression qu’elle me donne de pousser la logique et le langage jusqu’à leurs derniers retranchements, au seuil où vacillent ces mots si imposants que sont « moi » et « aimer ».

            • #109998 Répondre
              Emile Novis
              Invité

              Oui, c’est pourquoi je m’interroge toujours sur le statut de ce texte. Un sophisme? Peut-être. De manière générale, c’est sans doute la notion de « personne » qui pose problème, la « personne » qui serait le support de ses « qualités ». Cela suppose une logique en effet, une logique qui procède de la structure de notre grammaire (sujet/verbe/complément en grammaire, sujet/copule/prédicat en logique).
              Ca donne, au final, des oppositions figées et rigides, comme tu le soulignes : « aimer »/ »n’aimer plus » telle ou telle « personne » pour telle ou telle « raison » (qualité changeante, présente, disparue). Pas certain que la vie se plie parfaitement à cette catégorisation du réel.

    • #109716 Répondre
      crapaud
      Invité

      Le déclin du rock s’explique avant tout par des dynamiques démographiques. En réalité, c’est toute la culture française qui est aujourd’hui en danger de mort. On ne peut pas en vouloir aux immigrés de préférer leurs propres codes culturels à ceux d’un autre pays. J’ai connu des Maghrébins qui écoutaient du rock, mais c’était à une époque lointaine, où ils étaient ultra minoritaires dans le pays.

      Je ne suis donc pas surpris de voir, une fois de plus, toute la gauche faire semblant de ne pas voir ces rapports de domination, tout simplement parce qu’ils ne rentrent pas dans son narratif. Cette évolution démographique propulse le rap comme musique mondialisée, capable, via Spotify, d’atteindre même les pays de l’Est, pourtant moins concernés par l’immigration. C’est un effet domino : le rap devient de plus en plus populaire, donc « tendance », donc écouté.

      • #109720 Répondre
        Claire N
        Invité

        Tu saoules
        « toute la culture française qui est aujourd’hui en danger de mort »
        – on te donne la médaille terroir pour niquer l’écologie tu défends ta médaille
        – on te donne la médaille travailleur pour niquer
        Les droits des travailleurs encore toutou a médaille
        – vas y golum lâche nous

        • #109723 Répondre
          crapaud
          Invité

          Ce n’est pas la première fois que je ne comprends rien à ce que tu racontes. C’est possible de parler Français ? Part du principe que ne nous sommes pas dans ta tête.

          • #109728 Répondre
            François Bégaudeau
            Maître des clés

            « Le déclin du rock s’explique avant tout par des dynamiques démographiques. En réalité, c’est toute la culture française qui est aujourd’hui en danger de mort »
            Toujours du rire, encore du rire. Merci crapaud
            Allez, détends toi mon enfant. Ecoute et vois comme le cadavre des blancs bouge encore

            • #109734 Répondre
              crapaud
              Invité

              42000 vues, il ne bouge plus beaucoup.

              • #109737 Répondre
                François Bégaudeau
                Maître des clés

                Ou l’on voit à nouveau qu’un identitaire se double toujours d’un libéral : chez lui valeur et valeur marchande coincident.

                • #109740 Répondre
                  François Bégaudeau
                  Maître des clés

                  Où l’on voit aussi, à nouveau, que l’identitaire a peu de considération réelle pour la culture dont il pleure le déclin.
                  On est jamais identitaire pour . On est toujours identitaire contre.

                  • #109813 Répondre
                    crapaud
                    Invité

                    Dire que la démographie influence la culture n’a rien de libéral ni d’identitaire, c’est un constat. En dessous d’un seuil critique, une langue ou une musique meurt, point. Ce n’est pas « contre » quelque chose, c’est « pour » que ça survive. Feindre de l’ignorer, c’est faire de l’idéologie ou pire : de l’idéalisme.

                    • #109850 Répondre
                      François Bégaudeau
                      Maître des clés

                      Dire que le rock décline quantitativement, c’est montrer une indifférence totale au rock réel, que jamais autant de gens sur Terre n’ont suivi et pratiqué.
                      C’est, au passage, confondre la vitalité d’une culture et sa visibilité mainstream, ce qui nous renverrait au soubassement libéral de ton intervention.

                      • #109854 Répondre
                        crapaud
                        Invité

                        En dessous de 100 locuteurs, une langue est considérée comme morte. Même si ces 100 personnes parlent encore avec vitalité, la langue est quand même morte.
                        Restons sur les faits, restons dans le concret.
                        Les amateurs de rock vieillissent et diminuent en nombre. ( surtout en France sujet de départ)

                      • #109855 Répondre
                        Charles
                        Invité

                        Mais le rock n’est pas une musique « blanche » à l’origine bien qu’elle ait été beaucoup écoutée par des blancs par la suite. Comme beaucoup de musiques apparues au XXeme siècle, elle est le produit d’un syncrétisme américain ayant une ascendance afro-américaine.
                        Sans doute que le public rock vieillit – je suis toujours étonné par la moyenne d’âge relativement élevé en concert – donc en gros un vingtenaire blanc ira peut-être plus volontiers écouter Jul et Orelsan aujourd’hui. Et donc?

                      • #109863 Répondre
                        Dr Xavier
                        Invité

                        Crapaud adore le rock, mais son coeur saigne de constater ce qu’il appelle son « déclin. » Rocker dans l’âme, Crapaud ne se laisse pas abattre et – embrayant sur François – nous soumettra très bientôt moult exemples de groupes et titres de rock qui renouvelleront notre playlist, nous feront taper du pied et nous rendront puissants.

                      • #109867 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        Le réel est têtu et donc je le redis : jamais autant de gens sur Terre n’ont suivi et pratiqué le rock.
                        Donc tache de passer par un autre chemin négatif pour nous alerter contre l’ensauvagement de l’occident.

      • #109840 Répondre
        Alphonse
        Invité

        Dans les années 60, y avait des crapauds qui, face au succès du rock, disait qu’en réalité, c’est toute la culture française qui est ajourd’hui en danger de mort.

        • #109848 Répondre
          crapaud
          Invité

          J’aime beaucoup good morning england. Sinon pourrais tu me dire à partir tu estimes que la culture est en danger de mort ?

          • #109953 Répondre
            Alphonse
            Invité

            (euh, j’ai pas compris la question)
            (si jamais c’est : « à partir de quand tu estimes que la culture est en danger de mort ? », je te dirais que cette question n’a pas de sens, attendu que la culture c’est, grosso modo, pour parler abstraitement, l’ensemble des pratiques et des représentations propre à un groupe social ; si des pratiques disparaissent, si des représentations sont délaissées, d’autres apparaissent, se développent, s’épanouissent, si bien que tant qu’il y des groupes sociaux, autrement dit : des gens, il y a de la culture ; ce qui me semble le plus menacer la culture, c’est la destruction de l’habitabilité de la terre, la course à l’armement nucléaire, etc.)

            • #109954 Répondre
              Alphonse
              Invité

              mais bon, moi, je faisais juste une blague, pour montrer le caractère stéréotypé de ton discours, qui traduit davantage un affect qu’une réalité observable, tant les termes sont dénués de sens, qui parle davantage de toi que de la culture

          • #109956 Répondre
            Luc
            Invité

            En danger de mort?
            On n a jamais eu autant de temps dégagé du travail, en tous cas depuis belle lurette.
            Là je découvre 100 portraits de peintres français contemporains (cf mon post sur homes Lévy lasne); donc ce qui meurt ce n est pas tant la culture que le vivant. De combien de cinéastes, metteuses en scène, peintres français connais tu le travail?
            Décidément la claque de François a rougeyron peut se faire à chaque patriote fragilisé.

    • #109736 Répondre
      MA
      Invité
      • #109769 Répondre
        Claire N
        Invité

        Merci MA
        «  la guêpe et l’orchidée qui traversent une lettre « magnifique quand on précise que ce n’est pas une métaphore
        Je garde l’acuité À, presque le devoir ? D’être sensible à
        Toute réalité est expressive
        4 dimensions de l’agencement
        – état de choses
        – style d’énonciation
        – territorialision
        – deterritorialisation

        • #109827 Répondre
          MA
          Invité

          Heureusement que ses interventions orales permettent une porte d’entrée à une pensée si complexe.

          • #109828 Répondre
            Claire N
            Invité

            Oui- a chaque fois que j’y reviens
            A chaque fois je me dis que décidément ma compréhension précédente n’avait pas été jusque là
            L’absence de métaphore m’a fait me perdre en quelques sortes ,sur cette fois ci l’impact a modifié ma sensibilité ; et effectivement on apprend dans le documentaire que c’est à dessein
            Faire croiser la passion et le trou noir concrètement ; du fait de la discussion menée plus haut m’a donné à penser cette fois ci encore différemment la deterritorialisation
            Et ensuite j’étais bien heureuse de l’énoncé des 4 bornes ça m’a donné un cadre, j’étais aux fraises

            • #109835 Répondre
              MA
              Invité

              Cela n’a rien ou tout à voir mais Alain Françon a suivi les enseignements de Deleuze : https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/la-grande-table-culture/marivauder-avec-alain-francon-2889585
              Il le cite aussi sur le rapport au sens.
              Sinon, espérons que ce sera Géraldine Mosna-Savoye qui continuera à mener les discussions suivantes.

              • #109844 Répondre
                Claire N
                Invité

                Merci MA
                Je n’ai pas encore tout écouté
                Cependant
                Tirer du texte et du nom même de l’auteur
                «  marivaudage : mariage des riveaux « 
                C’est assez inédit pour moi
                Décidément on ne termine jamais son éducation sentimentale
                ça fait partie du charme de l’amour assurément

                • #110002 Répondre
                  François Bégaudeau
                  Maître des clés

                  Le petit échange avec Françon posté hier – je ne sais plus où- était vraiment remarquable, surtout la fin sur Cézanne. Là il touche à ce qui est vraiment le travail de l’artiste, qui est toujours un travail matériel.
                  J’écouterai cette table.

    • #109763 Répondre
      Malice
      Invité

      Je propose de partager des exemples de personnes qui s’aiment assez pour se décortiquer l’âme, afin d’encourager les narcisses de toutes les nations à faire de même.
      L’émission « la honte » de ma copine Contrapoints, en plus d’être une excellente documentation de ce qui se passe dans le corps, l’esprit et la libido d’une personne qui transitionne, me paraît être une bonne incitation à se connaître soi-même.
      Je recommande aussi sa vidéo  » Le cringe »

    • #109834 Répondre
      Mélanie
      Invité

      Jeanne, sur ta question plus haut : je n’aurais pas dit humiliation, ou alors si, en le prenant comme le prend François dans la conf sur le rire humiliant
      Je rêve d’humiliations joyeuses, pas mauvaises hein
      Petite mon entourage ne m’a pas apprid

      • #109836 Répondre
        Mélanie
        Invité

        pas appris à me faire charrier, vanner, ni critiquer du coup. Ce même entourage me reprochant en même temps de ne pas aimer qu’on me « taquine ». Et j’avais pas grand monde autour de moi, donc peu d’occasions d’expérimenter la sociabilité hors de ma famille – famille qui était en fait ma mère
        Donc je rêve que je rattrape ça avec des amis, que je m’immunise de la peur du ridicule grâce à une thérapie intensive de vannes de joyeux experts en vannes, que j’en sors avec un amour propre solide. Que j’apprends en même temps à vanner moi aussi.
        Je suis plus dépressive que « narcissique » mais je retrouve pas mal de traits

        • #109874 Répondre
          Jeanne
          Invité

          @Mélanie
          Ok, merci pour ce récit.
          Moi aussi j’ai eu un rapport difficile à la « taquinerie ». Venant de mon père, elle m’insécurisait, car il y manquait cet important ingrédient: la tendresse.
          Il a fallu, comme toi, que je souffre et que j’apprenne.
          Tu te trouves des traits narcissiques, c’est ça que tu dis?

          • #109877 Répondre
            Mélanie
            Invité

            Oui, comme l’estime de soi ou plutôt la non estime de soi, compensée par le réflexe de merde de dévaloriser les autres pour se rassurer (sans forcément les agresser ! c’est plus un truc qui a tourné beaucoup seul dans ma tête, mon corps)
            Je pense que ma mère ne fonctionnait quasiment que comme ça, j’ai l’impression qu’elle passait son temps à dire du mal des gens
            Et à me dire que j’étais parfaite, ce qui n’était pas le cas, ce qui était un peu le cas parce que j’étais tristement studieuse et sage, ce qui aussi m’envoyait le message qu’être autrement que parfaite à ses yeux, ça elle ne l’aurait pas validé, et il y a un truc de dépendance affective qui rend insupportable, au sens douloureux, insécurisant, paniquant, le fait qu’elle ne me valide pas, le désamour, l’abandon tout ça. Gros dossier, la dépression m’empêche par exemple de travailler depuis bientôt 2 ans. L’avantage c’est que ça me laisse du temps pour prendre mes médicaments : écouter Aymeric Lompret, Blanche Gardin, prendre des cours de yoga…

          • #109880 Répondre
            Mélanie
            Invité

            Je dirais aussi qu’un plan où le versant narcissique c’est bien de la merde, c’est que ça rend assez nul en amitié – ce qui donc rajoute à l’isolement

          • #109882 Répondre
            Mélanie
            Invité

            (Je ne devrais pas plaisanter en disant que la dépression donne du temps. Déjà, l’arrêt maladie c’est passer à une situation plus ou moins instable, pas pérenne. Ensuite la maladie fait perdre ses moyens, on n’est pas efficace, y compris pour ses propres loisirs. Etc)

            • #109894 Répondre
              Jeanne
              Invité

              Oui j’imagine bien qu’être en arrêt pour dépression ne ressemble pas spécialement à des vacances au soleil.
              En tout cas, tout ce que tu décris là fait sens.
              Tu as trouvé quelqu’un pour t’aider ? Un(e) thérapeute, je veux dire.
              Et des choses pour t’aider ? Des choses à faire, des choses à créer, des activités qui te remettent un peu en possession de tes moyens ?
              Il y a des échappées ?

              • #109895 Répondre
                Jeanne
                Invité

                (Le site de fb, déjà).

                • #109897 Répondre
                  Mélanie
                  Invité

                  Oui / oui / échappées à l’occasion

    • #109871 Répondre
      Ostros
      Invité

      C’est un truc auquel je pense souvent et que j’essaie de sonder concrètement :
      N’y a-t-il pas dans le racisme, la reconnaissance instinctive de l’intériorité économique de l’autre par rapport à soi, chez l’individu de droite.
      Mon instinct à moi pense que si.
      Que l’individu de droite assène son racisme car il sait que l’autre est plus faible que lui. Donc que d’abord il ne risque pas ou peu de venir lui casser la gueule, tout occupé qu’il est à essayer d’avancer dans son lac d’emmerdes quotidiennes. Et qu’il sait que cet autre Noir ou Arabe ne saura pas se défendre par la loi non plus, n’ayant aucun droit ou si peu, ou étant mis à mal par la police par défaut.
      Lorsque je m’écoute raisonner je peux même aller jusqu’à penser que le racisme naît d’une forme de conscience de classe. Plus certainement d’une intuition de classe. Limitée.
      Celle de son rapport à lui avec les plus fragile que lui socialement. Et qu’il profite de façon plus ou moins consciente de la situation de faiblesse de l’autre, pour ressentir la satisfaction de ses privilèges de Blanc par rapport à eux. La satisfaction de dominer une classe sociale.
      J’en suis à me demander si j’inclus les prolos de droite dans mon idée ou pas.
      Car certes ils sont en concurrence selon l’état d’esprit du prolo blanc lui-même, mais j’emets l’hypothèse que le prolo blancs sait quand même que l’immigré est plus faible que lui économiquement, socialement. Qu’il a cette intuition de classe, lui aussi. Et que c’est cette intuition de classe qui serait, comme pour tous racistes, le lit de son racisme

      • #109875 Répondre
        Jeanne
        Invité

        @Ostros
        Tu voulais dire « infériorité  » économique, je pense. (Et si je puis me permettre).

      • #109876 Répondre
        Juliette B
        Invité

        Je corrige ton correcteur orthographique, Ostros, qui a peut-être remplacé infériorité par intériorité au début (?). Encore qu’avec intériorité ça peut fonctionner aussi

        Ta réflexion m’a fait penser au texte de Bourdieu, invité par le Mrap, sur Le racisme de l’intelligence (reproduit dans Questions de sociologie)
        Le texte se termine par « et les propos mêmes que nous tenons ». En ce lieu, devant le Mrap donc, et à cette époque, en 1978, c’était un peu inattendu et l’auteur, facétieux mais pas que, le savait bien je crois

        • #109883 Répondre
          Ostros
          Invité

          Merci Jeanne et Juliette, oui mon correcteur a encore une fois modifié un mot. C’est bien « infériorité économique ».
          .
          Juliette, ce texte m’intéresse je vais essayer de le retrouver, merci.

          • #109959 Répondre
            Ostros
            Invité

            Est-ce que ce serait ce texte-là ?
            https://www.monde-diplomatique.fr/2004/04/BOURDIEU/11113

            • #109975 Répondre
              François Bégaudeau
              Maître des clés

              je n’ai jamais vraiment été convaincu par cette notion de « racisme de l’intelligence »
              en tout cas je crois que le mot racisme éclaire beaucoup moins qu’il l’obscurcit ce fait particulier, à savoir que certains trouvent d’autres betes, ou postulent que telle catégorie de la population est caractérisée par sa betise
              je trouve Bourdieu d’autant plus mal placé pour parler de ça qu’il n’a cessé de pointer la betise d’un certain nombre de ses contradicteurs
              si quelqu’un a pratiqué le racisme de l’intelligence c’est bien lui
              je ne dis pas ça pour le critiquer, je dis ça pour regretter que Bourdieu n’ait pas réfléchi ce sujet en partant de ce qui aurait été un très bon socle: lui même. Lui même et sa prodigieuse intelligence.

              • #109979 Répondre
                Juliette B
                Invité

                Les deux dernières phrase de ce texte, qui, je le répête, est la restranscription d’une brève adresse orale lors d’un colloque du Mrap, il y a près de 50 ans, sont les suivantes :

                « On est toujours prêt à stigmatiser le stigmatiseur, à dénoncer le racisme élémentaire, « vulgaire », du ressentiment petit-bourgeois. Mais c’est trop facile. Nous devons jouer les arroseurs arrosés et nous demander quelle est la contribution que les intellectuels apportent au racisme de l’intelligence. Il serait bon d’étudier le rôle des médecins dans la médicalisation, c’est-à-dire la naturalisation, des différences sociales, des stigmates sociaux, et le rôle des psychologues, des psychiatres et des psychanalyste dans la production des euphémismes qui permettent de désigner les fils de sous-prolétaires ou d’émigrés de telle manière que les cas sociaux deviennent des cas psychologiques, les déficiences sociales des déficiences mentales, etc.
                Autrement dit, il faudrait analyser toutes les formes de légitimation du second ordre qui viennent redoubler la légitimation scolaire comme discrimination légitime, sans oublier les discours d’allure scientifique, le discours psychologique, et les propos mêmes que NOUS tenons ».
                « 

            • #110006 Répondre
              Juliette B
              Invité

              @Ostros : il commence de la même façon mais celui de 1978 est plus long, et différent, notamment en raison de l’époque

              • #110157 Répondre
                Ostros
                Invité

                Merci Juliette d’avoir pris le temps de développer. Je vois de quoi il est question.
                Et merci François, c’est vrai qu’en y réfléchissant, parler de « racisme » ici ce n’est peut-être pas le bon terme. Car bien que mon raisonnement n’utilisait pas cet usage du mot « racisme » pour qualifier cette distinction pleinement, mais pour dire qu’elle était un élément du racisme à sa base, finalement cela revient un peu au même.
                Ce serait donc plutôt simplement l’expression de leur racisme, qui serait sous tendue par cette conscience de l’infériorité économique des immigrés.

      • #109881 Répondre
        Mélanie
        Invité

        Ostros : oui je pense qu’on sent cette infériorité sociale. L’autre jour dans un groupe il fallait que je demande un renseignement, je me suis tournée vers la seule personne racisée du groupe. Ça m’a paru plus facile. Ce faisant je la racialisais. Pas seulement car pour d’autres raisons aussi j’avais plus envie de m’adresser à elle qu’à d’autres, mais j’ai bien senti que ça entrait en jeu.

        • #110158 Répondre
          Ostros
          Invité

          C’est intéressant, mais du coup est-ce du racisme ?

          • #110223 Répondre
            Mélanie
            Invité

            Je ne sais pas trop. Disons que je sentais que j’avais une tendance à essentialiser malgré moi, par réflexe je fais une différence et ne me comporte pas pareil

            • #110226 Répondre
              Ostros
              Invité

              Ça entre peut-être dans la simple distinction dont parle François un peu plus haut.

    • #109914 Répondre
      Léo!
      Invité

      Salut la compagnie, voici un entretien avec Alessandro pignocchi sur son dernier livre. C’est un très bon aperçu de ce manifeste, bien que sans les parties bédés bien sûr. Je crois François que tu as dit que tu allais revenir sur sa pensée dans un post. Soit j’ai mal compris soit je ne l’ai pas vu passer mais j’aimerais bien ton avis ainsi que celui d’autres sitistes sur son travail.
      https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/la-terre-au-carre/l-invite-au-carre-6601960

      • #109915 Répondre
        Anna H
        Invité

        Merci Léo!

      • #109983 Répondre
        Guixols
        Invité

        Alors je me suis pris son livre après avoir écouté sa présentation sur lundi.am, pas encore eu le temps de le lire, seulement de le parcourir et de me marrer devant les planches de BD absolument jouissives. Preneur également d’avis partagés ici, je ferai un retour moi aussi quand j’aurais avancé.

      • #109986 Répondre
        netflou
        Invité

        On était quelques-uns à espérer qu’il fût invité à l’Explication.
        François avait laissé la porte ouverte.

    • #110026 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Efforts louables d’ Abbascal pour massacrer la langue de Molière
       » Merrrci à Voutou » Qui est Voutou?

      https://www.facebook.com/share/v/19zEkJL68s/

    • #110128 Répondre
      MA
      Invité

      Bien aimé cette revue de presse de CA assez riche : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/la-revue-de-presse/la-revue-de-presse-du-jeudi-12-juin-2025-2175875
      Y est entre autres question de Brian Wilson évidemment, de Bourdieu, Latour, Lordon et Péguy aussi.

    • #110224 Répondre
      ..Graindorge
      Invité
    • #110276 Répondre
      ..Graindorge
      Invité
    • #110281 Répondre
      Tchitchikov
      Invité


      Bon il n’y a – presque – que des convaincus ici. Mais les clarifications théorico-historiques de Lordon sont toujours un précieuses.

      • #110307 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        déjà posté, et déjà commenté, sans adhésion excessive

        • #110312 Répondre
          Tchitchikov
          Invité

          Merci, je me suis habitué à avoir du retard ici. Je viens de lire et je partage les réserves énoncées, oui.

          • #110313 Répondre
            Tchitchikov
            Invité

            Merci aussi pour le conseil Larrieu. Vu le film hier soir. Je t’en parle en réponse dans le topic ciné.

        • #110352 Répondre
          Tchitchikov
          Invité

          Une contre-proposition puissante existe dans Quartier rouge, le plaisir et la gauche de Fœssel. Il y a d’ailleurs un interlude hilarant sur les fascistes : « Portrait du réactionnaire en bon vivant ». Mais je crois que quelqu’un en a déjà parlé ici.

          • #110448 Répondre
            François Bégaudeau
            Maître des clés

            il faudrait vraiment que je le lise ce livre
            depuis le temps

            • #110453 Répondre
              Tchitchikov
              Invité

              Et ça fait un moment que j’me dis que ton jugement sur ce livre m’intéresserait. Il y a de la pensée, un certain style, du réel et du vécu, de la critique ciné et litté. À part un passage un peu trop conceptuel et fastidieux – inutile à mon sens – qui déplie le débat Foucault-Deleuze sur le concept de plaisir, le reste mérite d’être lu. Fœssel est beaucoup plus subversif et fin que ce qu’il laisse paraître par ses interventions et les lieux où il intervient. Il y a des références communes : Weil, Marx, Bernanos, Foucault. Et puis une très bonne analyse à partir de Marcuse. Séparer l’oral de l’écrit, tu vois ce que je veux dire.

    • #110436 Répondre
      Titouan R
      Invité

      Radio Pirate Aymeric Lompret – épisode 2
      On saluera l’énorme rendement en jeux de mots pourris de Vincent Piguet – au niveau de l’HQNPDP

    • #110505 Répondre
      MA
      Invité
    • #110707 Répondre
      SHB
      Invité

      À la page 52 de Comme une Mule, François parle du fait de tout rendre systémique et parle de trouver des ponts que l’on cherche pour servir notre théorie systémique.
      .
      À l’inverse, François, toi qui pense qu’en dernière instance, c’est l’appartenance de classe qui lie les êtres humains et qui pourra créer une alliance prolétarienne susceptible de changer la donne, n’es tu pas aussi parfois dans le même schéma mais à l’inverse, au sens où tu refuse que le racisme soi dans la capitalisme et inversement (théorie PDH) dans la mesure où cela vient invalider ce que tu pose comme la centralité (la classe) dans le combat.
      .
      C’est une question que je me posais en lisant.

    • #110708 Répondre
      SHB
      Invité

      Autre interrogation :
      .
      « Appréhender dialectiquement le capitalisme, lequel dessine parfois malgré lui des situations favorables à l’émancipation des minorities qu’il opprimé ».
      .
      Loin de moi l’idée de te taquiner mais je me rappelle qu’à C Ce Soir tu disais qu’il était tout a fait curieux d’attendre des élections qu’elles produisent autre chose que ce pourquoi elle ont été instaurées. Or, les élections pourraient permettre, du fait de leur constitution, l’émergence d’un leader, orateur or pair et tribun (car l’élection est une séquence de verbiage) qui mènera les foules vers une société de gauche radicale.

      • #110717 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        « au sens où tu refuse que le racisme soi dans la capitalisme et inversement  »
        Où as tu vu que je niais cela? Quelle page?
        Je nie juste, comme Lordon et beaucoup d’autres, qu’il y ait consubstance entre racisme et capitalisme.
        Par ailleurs ton analogie avec l »élection ne vaut pas. Le capitalisme peut servir l’antiracisme incidemment car il n’a pas d’intentions particulières sur ce sujet – il sera raciste quand ca l’arrange et antiraciste quand ca l’arrange. En revanche l’intention de la classe dominante en créant le dispositif électoral est bien de neutraliser la politique, la démocratie. Il parait donc beaucoup plus improbable de tordre ce dispositif dans le sens inverse de ce pour quoi il a été conçu.
        Pour finir je reformule ce que tu reformules mal des pages de Comme une mule : une pulsion systémique débridée conduit à vouloir absolument que tout soit dans tout, que capitalisme racisme patriarcat s’emboitent. Or ce n’est pas le cas. Le patriarcat précède de loin le capitalisme et sans doute lui survivrait, etc

        • #110720 Répondre
          SHB
          Invité

          « au sens où tu refuse que le racisme soi dans la capitalisme et inversement ».
          Je t’ai entendu dire ici et là en interview que tu avais des réticences à l’idée selon laquelle le racisme est inindexable du capitalisme. Notamment avec l’exemple de l’impérialisme chinois qui change la donné puisqu’il est le fait de mon blancs qui exploitent en partie des blancs.

          • #110899 Répondre
            François Bégaudeau
            Maître des clés

            je nie qu’il y ait consubstance entre les deux, ce qui n’empêche pas que le capitalisme, par moments, par séquences précises, produise du racisme
            ce fut le cas aux premiers temps de l’impérialisme européen
            c’est le cas aujourd’hui

        • #110721 Répondre
          SHB
          Invité

          Par ailleurs ton analogie avec l »élection ne vaut pas. Le capitalisme peut servir l’antiracisme incidemment car il n’a pas d’intentions particulières sur ce sujet – il sera raciste quand ca l’arrange et antiraciste quand ca l’arrange. En revanche l’intention de la classe dominante en créant le dispositif électoral est bien de neutraliser la politique, la démocratie. Il parait donc beaucoup plus improbable de tordre ce dispositif dans le sens inverse de ce pour quoi il a été conçu.
          .
          C’est vrai que formulé comme ça effectivement c’est plus clair.

    • #110890 Répondre
      Emile
      Invité

      Un texte de Lordon. Il devait être prononcé à une soirée intitulée « Décolonisons », mais il a refusé l’invitation quand il a appris que l’organisation avait invité Ruffin (qui depuis fut annulé, mais trop tard). Le texte se retrouve donc sur le blog de Lordon.

      https://blog.mondediplo.net/le-sionisme-et-son-destin

      • #110894 Répondre
        BIOGRAPHIE
        Invité

        « mais il a refusé l’invitation quand il a appris que l’organisation avait invité Ruffin »
        .
        C’est pitoyable.

        • #110897 Répondre
          diegomaradona
          Invité

          ces sempiternelles péripéties sont dignes des feux de l’amour…

          • #110905 Répondre
            BIOGRAPHIE
            Invité

            Moi je vois plus les Razmoket.

        • #110938 Répondre
          Etienne
          Invité

          Alors que Ruffin n est absolument pas bon dans le débat en plus il se fait manger régulièrement

      • #110909 Répondre
        Tchitchikov
        Invité

        D’une grande clarté.

        • #110946 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          oui
           » Par exemple, en disant ceci : par sionisme, il faut entendre la position politique qui considère que l’installation de l’État d’Israël sur une terre déjà habitée, et par expulsion de ses habitants, ne pose aucun problème de principe. Antisionisme s’en déduit comme la position politique qui considère, elle, que l’installation de l’État d’Israël en terre de Palestine pose un problème de principe. Outre sa simplicité, cette définition a pour avantage d’être ouverte, c’est-à-dire de poser un problème dont elle ne présuppose pas la solution. » Parfait
          Et le reste aussi.
          Non sans une petite gloriole identitaire je note que c’est encore un gauchiste blanc et péri-marxiste qui fournit la meilleure clarification de la situation.

          • #110947 Répondre
            Emile
            Invité

            Oui.
            Et on voit bien en quoi les projets de lois consistant à condamner systématiquement l’antisionisme comme étant une manifestation antisémite poursuivent un objectif clair : interdire toute appréhension politique de la situation, quelle que soit la solution envisagée. Ce qui revient à justifier le règlement du problème par la force armée, ce qui ne déplaît pas à ces censeurs, puisque la force est dans leur camp.
            C’est le propre de la classe politique : des professionnels de la politique sont payés pour interdire de penser politiquement les problèmes qui se posent à nous. Drôle de monde.

            • #111026 Répondre
              ..Graindorge
              Invité

              « Drôle de monde » oui cher Émile
              Netanyahu et les autres connaissent très bien le sens des mots. Mais tant que leurs armes, bombes de 600 ou 900kgs et le reste les font se sentir forts c’ est  » cause toujours, je fais ce que je veux, je dis ce que je veux, depuis le temps, on est pas à un mensonge près… » et le mensonge comme l’hypocrisie sont des valeurs sûres. Comme attaquer l’Iran et dire Nous avons le droit de nous défendre, aberration répétée par Macron, Van Leyen etc… » Israël a le droit de se défendre » Ah.
              Je reste incrédule devant tant de culot tiré à 4 épingles. On aimerait en rire. On en rirait si…
              Drôle de monde et pas drôle du tout. Ces fous sont armés jusqu’aux dents.
              Je voudrais pouvoir vérifier ce chiffre de 82% de la société israélienne approuvant ce qu’il se passe. Pouvoir vérifier que les soldats qui n’en peuvent plus ne sont qu’une infime minorité. Parceque si c’est vrai alors c’est encore pire que ce que je croyais ou espérais.
              Cet article fait honneur à la vérité, à l’intégrité. J’aime aussi quand Lordon fait tomber les masques des  » humanistes » décortiquant les calculs de tous ces tristes sires… Un texte clair, limpide comme de l’eau de roche.
              Nous sommes nombreux à avoir du gros sur la patate et ce texte fait du bien. On aurait envie de courir vers Frédéric Lordon pour une belle accolade fraternel.

      • #110965 Répondre
        -netflou-
        Invité

        Merci pour le partage. Analyse parfaite.

    • #110951 Répondre
      MA
      Invité

      En ce jour de solstice d’été et fête de la musique oblige, joie concomitante à celle de la bourge et cool Ambre, de Benjamin Biolay et bien d’autres de voir paraître le nouvel album des soeurs Haim, I quit. Avec l’entêtant Relationships déjà et All over me.

    • #111109 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

       »QUI PEUT ARRETER L’ESCALADE ?- (Gérard Delteil)-
      Trump, après avoir prétendu qu’il se donnait quinze jours de réflexion, a donc décidé de participer directement à l’attaque lancée contre l’Iran. Netanyahou n’aurait pas pu se lancer dans cette aventure sans l’accord, le soutien et la participation des Etats unis, mais ceux-ci conservaient, du moins officiellement, une certaine distance. Voilà donc qui confirme à ceux qui en douteraient que l’Etat d’Israël est le bras armé des Etats unis dans cette région du monde. Cette intervention directe a peut-être été rendue nécessaire par le constat que les forces d’Israël, si sophistiquées soient-elles, ne suffiraient pas à détruire les infrastructures militaires et nucléaires iraniennes. Seuls les avions américains pouvaient transporter les monstrueuses bombes GU-57 censées être capables de perforer des dizaines de mètres de roche et de béton. Ou peut-être qu’une partie de la classe politique et de la bourgeoisie américaine a considéré que l’occasion était bonne pour faire une démonstration éclatante de la puissance américaine et donner un avertissement à tous ceux qui envisageraient de s’opposer à ses projets dans une période où son hégémonie est de plus en plus contestée.
      Quoi qu’il en soit, Médias et politiciens constatent que Netanyahou est le grand gagnant du choix de Trump, quels que soient les résultats concrets de ces bombardements. Le ripoux fascisant qui gouverne Israël a montré en effet qu’il est bien l’homme de main de l’oncle Sam et que son parrain est derrière lui en toutes circonstances. Est-ce cette assurance qui le fait sombrer dans la mégalomanie en affirmant qu’il va « remodeler le Moyen Orient » ? Comment une nation artificielle de sept millions d’habitants, même soutenue par la plus grande puissance militaire mondiale, pourrait-elle imposer sa loi à des centaines de millions de personnes ? Ceux des Israéliens qui se réjouissent en croyant que ces bombardements vont les mettre à l’abri du danger, voire ramener la paix, risquent d’être cruellement déçus. La colère soulevée par ces attaques et par le génocide de Gaza ne peut que se retourner contre eux dans l’avenir. Ce n’est pas en mettant la région à feu et à sang, ni même en faisant subir aux habitants de Téhéran le sort de ceux de Gaza que Netanyahou protégera la population israélienne.
      Alors, qui peut aujourd’hui arrêter Trump et Netanyahou ? Certainement pas la diplomatie, qu’il a rejetée, ni les jérémiades des dirigeants européen envers qui il affiche ouvertement le plus grand mépris. Ce sont d’abord les travailleurs américains qui sont eux aussi victimes de sa politique, mais aussi les travailleurs du monde entier, dont les Israéliens et les Iraniens les plus conscients. Aucune victoire militaire n’apportera ni la paix aux Israéliens ni la démocratie aux Iraniens. Seule la solidarité et l’intervention des travailleurs et des peuples peuvent bloquer cet engrenage de destructions et de massacres. »

    • #111566 Répondre
      Ostros
      Invité

      Que pensez-vous de David Djaïz, essayiste, président du festival Les rencontres philosophiques Michel Serres et ami de Nicolas Mathieu.
      Auteur de
      – La guerre civile n’aura pas lieu, Le Cerf, 2017
      – Slow démocratie : comment maîtriser la mondialisation et reprendre notre destin en main, Allary Éditions, 2019.
      – Le Nouveau Modèle français, Allary Éditions, 2021.
      – La Révolution Obligée, Allary Éditions, 2024.

    • #111593 Répondre
      I.G.Y
      Invité

      Je scrutais sa sortie et c’est fait : un colloque a été organisé au Collège de France par Henry Laurens (spécialiste de la Palestine) et Samantha Besson (juriste, que je ne connais pas) sur la question du génocide.

      Les angles sont historiques et juridiques. Plusieurs pointures historiennes sont présentes hormis Laurens lui-même, d’où le fait que je scrutais : Christian Ingrao (nazisme), Jean-Clément Martin (Révolution française), Omer Bartov (Shoah, et notamment connu pour ses interventions sur Gaza, même si je le connais peu), etc…

      Je n’ai encore écouté aucune intervention — cuisant mes pâtes, je me fais l’introduction. Voici un lien vers la playlist qui contient les neuf interventions pour l’instant postées (les dernières dans la liste des plus récentes).
      .
      J’en suis par ailleurs à la moitié du fameux gigantesque ouvrage résumé-de-carrière de Laurens sur la Palestine (condensé des cinq tomes). J’y reviendrai plus tard mais c’est d’ores et déjà l’un des livres d’histoire les plus impressionnants que j’aie jamais lu. Un poil trop « par en haut », mais vu la période visée (1798-2001), la finesse chronologique et évènementielle (on est quasiment sur du semaine par semaine à partir des années 40, là j’en suis à 74) et le fait que c’est un condensé de cinq tomes… j’aurais du mal à trop appuyer le reproche.

      • #111598 Répondre
        Charles
        Invité

        Merci pour les liens, je vais écouter ça. Je recommande de mon côté le court mais stimulant essai de Sophie Bessis « La civilisation judéo-chrétienne : anatomie d’une imposture ».

        • #111599 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          merci aussi pour les liens

        • #111602 Répondre
          I.G.Y
          Invité

          Bonne nouvelle que le livre soit bon, car j’ai pas mal écouté Bessis depuis quelques mois sur divers sujets et elle est très intéressante.

          • #111637 Répondre
            Dr Xavier
            Invité

            Merci pour les liens et suggestions.
            Je connais pas le livre de Bessis, mais son titre m’évoque « Berbères juifs » de Julien Cohen-Lacassagne sur la formation et l’expansion du judaïsme au Maghreb (ce qui prolonge les travaux de Shlomo Sand – qui d’ailleurs préface le livre), et sur la notion de civilisation judéo-musulmane bien plus pertinente que la prétendue civilisation judéo-chrétienne, étrange couple-concept quand le christianisme n’a eu de cesse de persécuter les juifs.

            • #114317 Répondre
              I.G.Y
              Invité

              Je m’associe au conseil sur le petit Bessis, très court et intéressent (sur la question « judéo-musulmane » elle cite un livre sur le sujet de Meddeb et Stora, 2013).

              Dans le genre très court et stimulant il y a aussi le petit dernier de Sylvie Laurent que j’ai lu en juin, sur les liens (pas si) souterrains (que ça) et anciens de la droite / droite extrême californienne et la Tech de la Valley. Anecdote : j’apprends dans l’introduction que Ridley Scott a tourné une pub Apple en … 1984.

              • #114318 Répondre
                I.G.Y
                Invité

                intéressant*

              • #114321 Répondre
                Seldoon
                Invité

                Pub qui marqua l’histoire de la pub et l’histoire d’Apple. Aujourd’hui elle est souvent citée par ironie, étant donné ce qu’est devenue la Valley,

              • #114324 Répondre
                Dr Xavier
                Invité

                Suis moins emballé par le Bessis, j’aime bien les courts mails là on s’approche du ristretto sans eau.
                Je note le Laurent. Et pour les furieux passionnés par le sujet il y a deux journées d’étude sur le sujet à Pau en novembre : Technofascisme : technologies et autoritarismes (XIXe-XXIe siècle)

                • #114325 Répondre
                  I.G.Y
                  Invité

                  Ah le Laurent est vraiment très court aussi (peut-être un peu plus dense, plus incisif encore dans son style, à la SL).

                  Merci pour le lien, je garde (on peut espérer des compte-rendus accessibles)

                  • #114326 Répondre
                    I.G.Y
                    Invité

                    (Disons que si SL avait fait 120 pages au lieu de 60 je n’aurais pas été mécontent, c’est presque frustrant)

          • #116144 Répondre
            GaelleS
            Invité

            Merci pour votre conseil de lecture du Bessis « La civilisation judeo-chrétienne – Anatomie d’une imposture ».
            Encore une bonne illustration de construction historique efficace !
            Parfois un peu trop court, il y a des articulations que je n’ai pas bien saisies, mais en 90 pages, elle fait une sacrée synthèse. On y trouve effectivement des résonances avec la synthèse d’IGY de l’ouvrage de Laurens.
            J’en retiens que les juifs étaient vus comme des orientaux jusqu’aux lumières et qu’ils ont été vus comme occidentaux par la suite, sans que ce soit central, et que la grande bascule survient après la seconde guerre mondiale avec la culpabilité occidentale.
            Par ailleurs, la dichotomisation islam / juifs+chrétiens n’a pas servi qu’à l’occident, également aux pays à majorité musulmane, alors qu’il y a plus de points communs entre les religions juives et musulmanes qu’entre les religions juives et chrétiennes.
            Elle finit par la continuation de l’exceptionnalité de traitement de la religion juive, avec des juifs maltraités pendant des siècles, qui sont intouchables aujourd’hui.

      • #111604 Répondre
        Graindorge
        Invité

        Merci infiniment I.G.Y :
        Je viens d’écouter Raphaëlle Maison: « le droit invite à l’action » Ça met du baume au coeur
        Que cet espèce de Grand Remplacement vía un génocide cesse. Quel poids ont ces honnêtes et vaillant.es juristes, historien.nes etc…? Je ne sais pas. Ils cherchent les solutions légales… Comme le dit cette professeure de Droit Internationale, dans 2 ou 3 mois, il risque de ne plus rester un seul palestinien.

      • #111632 Répondre
        Seldoon
        Invité

        Je ne vois pas pourquoi on a besoin d’autant de temps de parole pour expliquer qu’un génocide est, tout simplement, la destruction avec intention d’un groupe national, ethnique, racial ou religieux entre 1915 et 1916.

        • #111640 Répondre
          Dr Xavier
          Invité

          Rire !

        • #111650 Répondre
          ..Graindorge
          Invité

          @Seldoon
          tu parles de l’intervention de 35 mn de Raphaëlle Maison?

          • #111655 Répondre
            Seldoon
            Invité

            Je parle d’un million et demi de morts, Graindorge.

            • #111661 Répondre
              ..Graindorge
              Invité

              Au temps pour moi Seldoon 🙏🏼

              • #111667 Répondre
                Anna H
                Invité

                Sketch désopilant, merci

                • #111685 Répondre
                  ..Graindorge
                  Invité

                  Anna H, de rien
                  ça fait un bien fou de rire! Même si à mes dépens, on s’en tape
                  Ça me fait sentir presque d’utilité publique

    • #111601 Répondre
      Nedjma
      Invité

      Petit partage d’une lecture qui m’accompagne depuis quelques jours et qui vaut vraiment le détour : Un journal de rêve qui compile des articles choisis de Guy Hocquenghem publiés en 70 et 87. C’est chez Verticales.
      Je n’ai pas encore eu l’occasion de lire Le désir homosexuel qui me fait encore plus de l’œil maintenant mais ces articles sont une formidable porte d’entrée pour découvrir GH. J’ai réellement l’impression d’avoir en face de moi un ami et je m’étonne de trouver dans ces pages un tempérament dont je me sens si proche. Et surtout je ris pour de vrai.
      Je sais qu’il a également écrit des romans. Si certains l’ont lu je veux bien des retours.

      Je vous mets ici l’article Le style d’une grève. La perplexité rapportée parlera à plus d’un.

      Dès le parc des Buttes-Chaumont, la silhouette biscornue de la grande tour hertzienne qui coiffe la SFP semble bénir le quartier. Des haut-parleurs, à l’extérieur des grandes portes vitrées, diffusent du Ferrat ou du Ferré. Quelques ménagères passent sans s’attarder. Dans le hall, les premiers barbus me demandent ma carte. Des barbus, j’en verrai toute l’après-midi et la soirée, à croire que le fonctionnariat culturel entraîne inévitablement la pilosité mentonnière. La SFP, dont on me vantera l’exceptionnel patrimoine matériel qu’elle représente, ressemble plutôt à une vieille piscine désaffectée. Des petits carreaux de faïence, des chariots abandonnés çà et là, et de la résonance d’un hall de gare. Ces studios des Buttes-Chaumont ont un aspect terriblement 50’s, la poussière des Jean Nohain et des Pistes aux étoiles semble encore flotter ici. Lassemblée générale vient de finir, et la grève a été reconduite à l’unanimité moins 12 voix. La salle de l’AG, qui se vide lentement, a dû servir de studio pour les Paris-Midi d’il y a vingt ans. Ce grand tulle rose pailleté, au fond, ne l’ai-je pas vu derrière Catherine Langeais?
      Au premier étage, la permanence la plus efficace est autour du bar – où l’on affiche un viandox SFP à 0,60 F et un lait gréviste à 1 F. On est rétro jusque dans les prix. Dans un coin, deux de TDF [Télé-Diffusion de France] expliquent qu’ils font la grève par roulement, là-bas.
      Un étage de plus. Dans un coin, des cabines de plage abandonnées soupirent après une mer hivernale. Une autre porte vitrée, et l’espace soudain se moquette et s’assourdit. Ce sont les bureaux syndicaux. Ils tiennent de la place, ici, comme une sorte de réplique à la direction. Une équipe de tournage, la caméra à l’épaule, me repousse en passant – je me demande ce qu’ils peuvent filmer là. Les couloirs en grève?

      LA CONJONCTURE ET LA STRUCTURE

      Tous les bureaux sont actifs, CFDT, CGT, commission de popularisation. On entre où l’on veut. Mais toutes les conversations ont un côté désenchanté, caricature d’un Mai 68 passé à la moulinette de l’inertie bureaucratique. Comme si, à la fois, personne ne se faisait d’illusion et que chacun se croyait obligé de proroger le vocabulaire de l’enthousiasme militant.
      Au mur du couloir, on a affiché un «programme minimum type»: « TF1, 20h: Journal présenté par Pleurniche, 20h30: Palmarès des pubs du mois. 21 h 30 : Documentaire américain, déja diffusé en 71, 73, 74, 75, 77. FR3: 19h30-20 h30, météo. 20h30 : Western italo-germano-bulgare… ». Mais personne ne rit: l’humour est trop près de la réalité. Pourquoi ces bureaux me semblent-ils si étouffants? Peut-être parce qu’on n’y parle que de problèmes bureaucratiques. On discute pour savoir si les licenciements seront déclarés conjoncturels (délai obligatoire, un mois) ou structurels (délai, trois mois). Je m’étonne, mais vous criez: «pas un seul licenciement?» dans toutes vos AG.
      De toute façon, m’annonce-t-on, le comité d’entreprise, qui est réuni depuis 9h du matin avec [Antoine de] Clermont-Tonnerre, n’a toujours pas abordé le premier point de l’ordre du jour, et celui des licenciements vient en quatrième… À 17h on sait que le point 1 sera réétudié jeudi. Alors, le point 4…
      L’impression kafkaïenne s’accentue. Je discute avec une jeune femme du comité de popularisation. Cette irréalité bureaucratique ne la choque pas. Elle doit avoir l’habitude. Au fond, ce sont aussi les armes de la grève, l’inertie bureaucratique. Elle m’explique qu’une délégation de la FEN [Fédération de l’Éducation nationale] va recevoir les grévistes. « C’est important, de service public à service public…» Je suis de plus en plus paumé.
      Eux, des saltimbanques? «Vous faisiez quoi avant?» À peine ai-je fini ma question, que je rougis de ma gaffe. Tout le monde autour de moi est indigné, mais pas étonné. Après tout, ici un sur trois ou quatre est licencié en sursis… « Je suis scripte. » Elle appuie sur le présent.

      LE SERPENT ET SA QUEUE

      Enfin quoi, cette grève est tout de même «active», productive. Un demi-étage en dessous, l’atelier de sérigraphie s’est installé dans un magasin d’accessoires. Devant des louves romaines en contreplaqué et des colonnes de plâtre, on sérigraphe à tour de bras les affiches du mouvement. Las, las, l’esprit des beaux-arts s’est mâtiné d’humour CGT, dont les témoignages encombrent les murs. « Coup de tonnerre à la SFP, 754 victimes», dit l’une, allusivement dédiée au nouveau président Clermont-Tonnerre. « Président, montre-nous clairement ton air», dit l’autre. «Le gros Labrusse et le truand», commente un sous-titre sous les portraits des deux derniers PDG de la maison. On s’en éclate la panse de rire.
      Mais le style d’une grève ne préjuge pas, me dira-t-on, du style de production artistique propre aux travailleurs de la SFP.
      Au studio 10, au rez-de-chaussée, une projection permanente (strictement réservée aux travailleurs de l’entreprise) présente les produits audiovisuels d’une autogestion balbutiante.
      Reportages sur la grève de la SFP par les cameramen de la SFP, ou le serpent se mordant la queue. Clermont-Tonnerre, filmé jusqu’au moindre bouton de chemise, lors de sa visite mise en accusation à l’assemblée générale. Faute d’atteindre le licencié dans son pouvoir réel, on l’offre toutes les heures à la morose délectation des licenciés, vengés par la force du ridicule : en gros plan, en sueur, déglutissant avec peine, le nouveau patron de la SFP sert de plastron facile à d’impuissants quolibets. Il parle mal, en hésitant (donc il ment), le cadreur sadique s’attarde sur la glotte, le menton mal rasé. On dirait une mauvaise dramatique sur une séquestration d’un jeune cadre fils de famille par d’honnêtes travailleurs ulcérés. Ce n’est pas de la télé d’analyse, encore moins de reportage, juste du resentiment, du réconfort illusoire, à se réentendre crier sans trêve: « Pas un seul licenciement. » Ah, si l’on pouvait revenir au passé, au bienheureux temps de l’ORTF! Ce mot-là, ORTF, est sacré, ici. On ne peut le prononcer sans provoquer des avalanches affectives. « Les frais de gestion ont progressé de 80% depuis l’éclatement de l’ORTF», ne cesse-t-on de me répéter.
      Tous se considèrent comme des Ortfiens en exil provisoire. Au fond, le rêve serait de revenir à la chaîne unique en noir et blanc, pour laquelle les Buttes-Chaumont sont sans doute parfaitement équipées. Je ressors en longeant des montagnes de rochers en polystyrène sur lesquels se couchent des soleils peints sur transparents.
      Oui, l’ORTF. Le sigle est follement applaudi, le soir, au gala des grévistes, dans le Cirque d’hiver. Le spectacle est gratuit: dans le très beau décor rouge et or de Bouglione, qui fleure bon le fauve, les permanents syndicaux font la haie avec les personnels du cirque en dolman et casquette. Affiches, encore:
      «Un juge, un flic, c’est nous la SFP.» Exemple plutôt mal choisi, dans la production télévisée. « Le ministre nous vole.» Dans le public, rares têtes connues du petit écran vieillies par l’absence de maquillage. Au centre de la piste, un animateur – Ryan, délégué CFDT de la radio – commence le spectacle. Ça consiste à faire chanter par la salle, avec accompagnement de grosse caisse et cymbales, « ils n’auront pas la télé et la Lorraine», «SFP en grève, ça crève le pouvoir», et ainsi de suite. Pour des artistes, le spectacle est pour le moins débilitant. À côté du style syndical ORTF, Jacques Martin est un prodige de finesse et d’humour non cocardier. On hue les 290 députés qui ont voté la loi de 1974 (qui a divisé l’ORTF), sur le slogan:
      «Salaud, le peuple aura ta peau. »
      Arrive Monsieur Loyal, c’est Claude Piéplu, exhumé pour la circonstance. Il présente… Marcel Huart, délégué CGT, comme premier numéro. La farce devient sinistre. Enfin, après le salut aux délégués de Longwy, le vrai spectacle commence. [Jean-Michel] Caradec, Yves Simon, Catherine Ribeiro, (Pierre] Arditi y vont chacun et chacune de deux chansons, et Catherine Sauvage rechante l’inévitable Ferré. Les Carpentier [Maritie et Gilbert) sont enfoncés dans la médiocrité et le manque d’imagination. Finalement, le plus surprenant, c’est un certain Jean-Pierre Sentier, qui interprète un long sketch angoissant et parfaitement scatologique, dure parabole du «nous sommes tous dans la merde».
      Le mauvais goût syndical ne serait pas grave à Longwy. Dans une entreprise du spectacle, qui prétend à l’exclusivité et exige le monopole, qu’il soit aussi allègrement supporté par les travailleurs concernés pose tout de même quelques problèmes. Ne serait-ce donc que cela, ce «capital humain» de la SFP: bureaucratie et vulgarité.
      On suppose que non, et un certain passé de la production en a parfois témoigné. J’attends avec intérêt la réaction des travailleurs de la SFP à mes durs propos; mais n’est-il pas révélateur que, durcie et centrée autour de la défense du monopole artistique fonctionnaire et étatique, la lutte de la SFP ne produise que de l’humour de pontes syndicaux et du spectacle pour attardés mentaux? Il est vrai qu’on pourrait un jour s’interroger sur cette incroyable contradiction: comment peut-on prétendre enfermer le plus populaire des arts du spectacle dans l’exclusivisme d’un fonctionnariat d’État ?

      Libération, 21 février 1979

      • #111625 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        cruel et excellent
        cruel donc excellent

        • #111635 Répondre
          Anna H
          Invité

          J’adore ce type. J’ai lu 2 romans de lui, Eve (1987), son dernier, écrit un an avant sa mort, que j’aime beaucoup et L’amour en relief (1982), lu dans la foulée qui m’a nettement moins plu.
          Sinon, dans le genre pamphlétaire, si cela n’est pas encore fait, je te recommande vivement de lire sa Lettre ouvert à ceux qui sont passés du col Mao au Rotary (1986) et de l’écouter la présenter à Apostrophe face à Pascal Bruckner, Laurent Dispot et Bernard Tapie (il y a un extrait sur Youtube et l’intégralité ici : https://madelen.ina.fr/content/ils-avaient-20-ans-en-mai-68-77327).
          Et surtout je te conseille ce docu sur le FHAR où il apparaît longuement :

          • #111636 Répondre
            Anna H
            Invité
            • #111638 Répondre
              Anna H
              Invité

              Le docu Race d’Ep de Lionel Soukaz auquel Hocquenghem a collaboré en 1979, sur les luttes gay et lesbiennes, film censuré et classé X est disponible en intégralité en VOD sur le site Les mutins de Pangée.

              • #111646 Répondre
                François Bégaudeau
                Maître des clés

                je n’ai pas l’entièreté de tout ça mais je m’associe
                individu à suivre

                • #111684 Répondre
                  Charles
                  Invité

                  @ Nedjma : j’ai aussi lu le Journal de rêve qui m’avait globalement bien plu même si j’ai pu trouver que son écriture manquait parfois de clarté. C’est vraiment très situé et daté au sens propre, non-péjoratif. On sent que le désir est moteur dans son engagement politique, associatif – son article sur les fantasmes sexuels et xénophobes autour des Arabes en est un exemple parmi mille. Parfois, ça n’a pas très bien vieilli mais ça permet de bien comprendre l’époque – je pense à son article sur la fin de la discrimination des homosexuels au regard de la majorité sexuelle, avec quelques formulations et idées embarrassantes.

                  • #111810 Répondre
                    Nedjma
                    Invité

                    Je le trouve au contraire assez clair et d’une grande rigueur. Notamment quand il se refuse les pudeurs habituelles des gauchistes de son époque. Ses articles sur la Nouvelle droite en sont un bon exemple. Il prend avec un grand sérieux son interlocuteur et analyse finement les soubassements de cette mouvance politique qui naît et a depuis pris une grande place dans les méthodes de gouvernement (j’y vois une parenté avec un Elon Musk mais ce n’est qu’un exemple spectaculaire d’une idéologie présente chez les classes dominantes depuis des années déjà). Et contrairement à toi j’ai été frappée par à quel point ça avait bien vieilli. Gardons en tête qu’il s’agit principalement d’articles, donc évidemment assez inscrits dans l’actualité d’alors. Mais il décrit à mon avis parfaitement bien le monde qui se dessinait à peine et dans lequel on est pleinement plongé aujourd’hui. Je me demande combien d’articles de l’époque pourraient se targuer d’en faire autant. Et même les propos que tu qualifies d’embarrassants pourraient être posés dans les mêmes termes avec d’autant plus de pertinence que le processus d’intégration des homosexuels est arrivé à son terme. Mais certes il s’agit de questions difficiles.
                    Après ma lecture est très fraîche et je suis peut-être encore dans l’enchantement post découverte d’un nouvel auteur, donc à prendre avec des pincettes.

              • #111808 Répondre
                Nedjma
                Invité

                Merci pour les liens Anna, je note tout ça.

    • #111616 Répondre
      Bonnaventure
      Invité

      Sur PDH, échange intéressant à propos de Clarifications, livre d’échanges entre H. Bouteldja et A. Brossat, paru en avril : https://www.youtube.com/watch?v=17te5I99O-8.

    • #111643 Répondre
      Bonnaventure
      Invité

      Pour le moins déséquilibré oui, mais si on passe sur le portrait de Brossat en vieux marxiste à la papa, il en reste quelque chose. Notamment sur ce qu’on peut entendre par « nation décoloniale » (et l’on voit que la discussion est en cours au sein même du mouvement).

      • #111645 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        oui, forcément des choses à en tirer, mais j’aurais autant aimé que cette discussion entre gens en accord ne prennent pas appui négatif sur l’échine de Brossat, qui n’en mérite pas tant

        • #111680 Répondre
          Bonnaventure
          Invité

          J’aurais aimé aussi. Reste à voir quelle part d’exagération est à l’oeuvre, parce qu’à les entendre Brossat c’est un missionnaire dans Tintin au Congo.

          • #111717 Répondre
            François Bégaudeau
            Maître des clés

            Houria m’a dit qu’ils n’avaient trouvé personne pour défendre Brossat
            fallait il alors qu’ils annulent? c’est la question

    • #111712 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Journées portes ouvertes: ce week-end toutes les archives du Monde Diplomatique sur le Proche Orient sont en accès libre

      https://www.monde-diplomatique.fr/dossier/proche-orient-2025

    • #111730 Répondre
      Tony
      Invité

      Vraiment intéressante et marrante cette vidéo et leur questionnement sur la masculinité hégémonique et le virilisme,et quelques bonnes punchlines(‘Se déconstruire c’est cacher les cadavres dans le placard’)

      • #111736 Répondre
        Pierrot
        Invité

        Très intéressantes l’idée du profem qui devient le nouveau monstre pointé du doigt

        • #111738 Répondre
          Charles
          Invité

          Résumons la situation pour les hommes :
          – si vous êtes antifeministe, vous êtes un ennemi
          – si vous êtes indifférent à la cause féministe, vous êtes complice
          – si vous êtes profem, vous êtes suspect
          Belle réussite du féminisme contemporain pour rallier les hommes à leur cause.

          • #111739 Répondre
            Charles
            Invité

            Sa* cause
            (What a lapsus)

            • #111744 Répondre
              Pierrot
              Invité

               Oui, on pourrait appeler ça :soit Profem soit Macho ou l’impossibilité pour un homme d’être féministe.
              Car tout profem est un macho infiltré (un agent dormant du patriarcat), ou repenti par culpabilité, toujours suspect.

          • #111741 Répondre
            diegomaradona
            Invité

            la gauche dans toute sa splendeur

          • #111748 Répondre
            Ema
            Invité

            @Charles
            Je pense qu’il ne faut pas trop hâtivement tirer de conclusion sur le « féminisme contemporain » à partir de son avatar virtuel. Les chaines Youtube de gauche ont des parts de marché à gagner puis maintenir, dans ce contexte çà commence forcément par balancer un peu tout et n’importe quoi en espérant faire mouche, et çà finit par donner des ruminations infinies sur des débats clos depuis longtemps dans le réel. Je penses que tu peux être féministe en paix. Même si j’ai pu a certaines occasions être perplexe face au féminisme très démonstratif de certain mecs ( par ailleurs désagréables), ce sont des exemple très circonscrits, anecdotiques et pas tellement politisables, à moins de me lancer moi aussi dans l’essai video boursouflé.

            • #111758 Répondre
              Pierrot
              Invité

              Il est possible que ce soit une question de génération de féministes ; on retrouve peut‑être davantage ces critiques chez les jeunes féministes, a voir, mais le discours, seulement en tant que discours, existe.

              • #111772 Répondre
                Ema
                Invité

                Oui il existe, tout existe, mais ses manifestations dans le réel restent plutôt à la marge non?

                • #111779 Répondre
                  Pierrot
                  Invité

                  C’est un discours féministe très récent, donc oui, il n’a sans doute aucun poids ni conséquence dans des institutions, organisations féministes. Les seules conséquences dans le réel sont des bouquins, des discours en société. J’ai écouté une émission France Inter qui en glissait un mot : que dalle.
                  Mais tout ce qui est récent est en voie de développement.
                  Un exemple concret : les incels, ça existe depuis 20-15 ans. Sauf dans les sphères de niche, jamais personne n’en pipait un mot, personne ne connaissait le concept. Aujourd’hui, il y a une série à succès dessus et de nombreux commentaires mainstream sur le sujet. C’est devenu un concept populaire, toute mesure gardée bien sûr, beaucoup ignorent ces sujets et débats malgré tout assez spécifiques.
                  Donc le concept pro-fem peut prendre avec le temps (et tout le changement de paradigme de pensée que ça peut sous-entendre). Je sais que des jeunes féministes l’utilisent, mais ça reste niche.

                  Mais tu a raison sur le fond de commerce d’internet et ses bavardages sans fin.

                  • #111781 Répondre
                    Pierrot
                    Invité

                    Ça ne reste que des concepts, qui piétine dans le commentaires d’humeur, a voir comment ils sont appliqué une fois passé a la pratique

    • #111900 Répondre
      Titouan R
      Invité

      Le dernier billet d’Ivan Segré
      Je trouve que Segré, d’ordinaire si précis et affuté, passe un peu vite sur la « réussite » multiculturelle du sionisme (ou d’un certain sionisme).
      Il enjambe ainsi l’obstacle posé par la définition conceptuelle que Lordon donne du sionisme dans son dernier billet (« par sionisme, il faut entendre la position politique qui considère que l’installation de l’État d’Israël sur une terre déjà habitée, et par expulsion de ses habitants, ne pose aucun problème de principe »)

      • #111920 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        même lecture
        pulvériser ce pauvre historien décérébré semble autoriser Segré, pour une fois, à ne pas regarder en face les problèmes
        mais peut-être aura-t-il toujours un petit angle mort

        • #111933 Répondre
          K. comme mon Code
          Invité

          Sinon toute personne non blanche — et j’inclus ici évidemment les camarades juifs pour qui l’antisionisme peut créer des fissures familiales profondes comme l’ont témoigné certains intervenants ici — sait qu’il faut son propre angle mort pour avoir été aveugle si longtemps au pas si petit angle mort de Segré à ce sujet.

          • #112080 Répondre
            François Bégaudeau
            Maître des clés

            Je suis épaté par cette unanime lucidité des personnes non-blanches. Quelle épatante élite que cette communauté : les non-blancs.
            Qui tous lisent Ivan Segré, apprends-je. Et on la leur fait pas.
            Ce que tu appelles angle mort n’en est pas un. J’ai toujours bien vu qu’une conjonction de faits de vie de Segré en faisait un sioniste indéfectible – un sioniste métaphysique. Restait alors à savoir si, d’un geste politimane, j’allais cesser de lire ou simplement de ne pas considérer les textes géniaux (et incidemment marxistes) que Segré nous livrait malgré ce passif.

            • #112081 Répondre
              François Bégaudeau
              Maître des clés

              aussi vrai que c’est en toute connaissance de son antisémitisme endémique que j’ai persisté à lire Bernanos
              toutes choses égales
              (ou inégales)

              • #112093 Répondre
                ..Graindorge
                Invité

                @François Bégaudeau
                Antisémitisme qu’il a renié après la shoah.

              • #112095 Répondre
                Titouan R
                Invité

                François, quels « faits de vie » de Segré as-tu en tête ? (Au-delà de son parcours de talmudiste)

      • #112089 Répondre
        I.G.Y
        Invité

        Merci pour le partage. Un peu moins intéressant que celui sur Malm, ce qui s’explique comme dit François par le fait que Morris est complètement ravagé.
        .
        Je relève un petit truc sur une phrase de BM : « Les Arabes ne veulent pas non plus de Juifs ici, et encore moins vivre avec des Juifs qui sont plus riches, mieux éduqués et plus puissants qu’eux. Cette idée n’a été soutenue que par quelques centaines d’intellectuels. Par Martin Buber ou Gershom Scholem ».

        Puisqu’il sort les références d’époque, on pourrait lui rappeler que vivre avec les juifs en Palestine dans un état non musulman était la position officielle du Congrès National Palestinien et de l’OLP (fort peu islamistes, voire leurs ennemis comme ça s’est vu ensuite ) dès leurs créations dans les années 60. Position donc de Yasser Scholem et Martin Arafat.
        .
        « « Quel plan pour Gaza ? ». J’aurais volontiers, pour ma part, demandé un « plan » également pour Morris ». Merci pour ce rire (il aurait même pu raccourcir la phrase)

    • #111935 Répondre
      Simon Magus
      Invité

      Je viens de voir la dernière chronique de Meurice avec Pascal Praud et son équipe qui parle de la fête de la musique et j’ai directement pensé au discours de M Bégaudeau.
      Ils assument leur bourgeoisie, leur racisme, et leur volonté de ne voir que ce qui va mal dans une journée. Je trouve ca mieux que la bourgeoisie soi disant de gauche qui ne fait que mentir. Au moins eux disent leur vérité.
      Petite pépite de Praud qui dit « la phrase ca se passe bien ne veut rien dire ».
      Je me suis aussi dit qu’une chronique de meurice n’est pas compliqué, il suffit de passer du praud ou du lévy, c’est eux les vrais humoristes.

      • #112078 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        Le plus révélateur de cette séquence, que j’ai vue en live, est la sortie de E Levy sur cette fête qui n’en est pas une car les gens boivent en écoutant de la non-musique. Le stade terminal du murayisme.

    • #112059 Répondre
      Emile Novis
      Invité
    • #112138 Répondre
      Tony
      Invité

      Très intéressante l’interview de Branco par Schneidermann,il se fait encore une fois traiter de bourgeois et c’est vrai qu’il a du mal à admettre qu’on puisse qualifier de mafieux les liens entre le pouvoir économique et le pouvoir politique,qu’il n’est pas nécessaire d’en passer par des tueurs à gages puisqu’ils peuvent faire pression sur les individus en les menaçant d’une mort sociale tout aussi redoutable,et il a encore cette croyance qu’un journaliste à qui on confierait en off un petit secret va de lui-même faire une enquête sans en référer à son employeur qui lui-même est soumis à ceux qui détiennent ce pouvoir, ça fait l’effet d’une sorte de candeur et peut-être que Branco a cette qualité là de détricoter et de démasquer ce que l’on pourrait appeler une organisation mafieuse qui au fond n’est rien d’autre que la classe bourgeoise.

      • #112140 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        pas accès hélas

        • #112167 Répondre
          Titouan R
          Invité

          ASI-Branco
          Bonne écoute

          • #112169 Répondre
            Titouan R
            Invité

            Et voici le texte de DS qui accompagne la vidéo sur le site :
            Avocat des Gilets jaunes, mais aussi de l’actuel Premier ministre du Sénégal Ousmane Sonko à l’époque dans l’opposition ; pamphlétaire anti-Macron à succès, fâché avec le système de la librairie ; victime auto-proclamée de sombres manigances des puissants : Juan Branco développe sur les réseaux sociaux un personnage singulier de révolutionnaire de bonne famille, à distance des médias traditionnels, qu’il n’aime pas, et qui le lui rendent bien.
            Il se lance aujourd’hui, assure-t-il, dans une candidature présidentielle (voir ici le « Discord « où s’élabore collectivement le programme). On peut être sûrs qu’il la mènera à sa manière, sans filtre, seul contre tous, à coups d’amalgames catégoriques, d’insinuations acrobatiques ou de fulgurances kamikazes, sur la crête étroite du rocambolesque et du vraisemblable. Et en frappant au-dessous de la ceinture si nécessaire, par exemple contre les trois femmes qui ont porté plainte contre lui (deux plaintes pour viol, et une pour agression sexuelle, toutes encore à l’instruction).
            A propos d’insinuations acrobatiques, le long passage de notre échange dans lequel il attribue implicitement à des pratiques » « mafieuses » » supposées de Xavier Niel, et à ses «  »liens avec le milieu » » le dépôt d’une de ces plaintes, est le plus représentatif du grand mystère Branco, que l’on pourrait résumer ainsi : « l’Ange noir de Saint-Germain-des-Prés » (méchant surnom dont l’a affublé « Paris-Match », qui lui colle à la peau) est-il un mythomane légèrement paranoïaque, ou la réelle victime de manigances des puissants ? S’appuyant sur des faits incontestables et avérés -la condamnation de Niel pour recel d’abus de biens sociaux dans un peep-show (de 2001 à 2004), le rachat par le même Niel en 2024 de la sulfureuse agence Bestimage de la « communicante » Mimi Marchand, laquelle avait elle-même été condamnée pour détention de 500 kg de cannabis au milieu des années 90- on appréciera dans cet échange comment le jeune avocat insinue, sans jamais l’affirmer, qu’il pourrait être victime d’un « Kompromat » à la française.
            Suggérer sans jamais affirmer. Souligner lourdement certaines coïncidences, mais en s’arrêtant là. Mêler dans la même démonstration des faits indiscutables à des confidences invérifiables, des condamnations documentées à de lourdes plaisanteries : on reconnait là un fumet complotiste familier. Comment, dans cet espace journalistique qu’est « Arrêt sur images », donner à voir ces accusations sans les accréditer ? D’abord, avec un double présupposé : non, tout n’est pas complot. Mais cela ne signifie pas qu’aucune manoeuvre ne se noue jamais dans les coulisses de la République. D’un Foccart à un Benalla, en passant par un Charasse, un Barril, ou un Bertrand, au fil des présidences, ce n’est pas d’aujourd’hui que toutes sortes de moyens privés (médias) ou de moyens de l’Etat (Justice, police, Renseignement, fisc) sont mis en oeuvre en toute opacité par le pouvoir pour intimider, dissuader, discréditer, corneriser, silencier, des gêneurs, des lanceurs d’alerte, mais aussi des maîtres chanteurs, ou tous trois à la fois. Il est tout à fait possible que des intérêts politico-maffieux se liguent dans l’ombre contre « l’Ange noir », pour l’empêcher de nuire. Certes, la preuve n’en est pas apportée dans l’émission. Mais pourrait-elle l’être ?
            La réfutation la plus efficace de ces soupçons tient d’ailleurs à une contradiction interne au système Branco lui-même, puisque le journal appartenant à ce milliardaire qui «  »a des liens avec le milieu » » « (Le Monde) » est aussi celui que Branco estime aujourd’hui «  »le plus lisible » « dans le paysage et dont deux journalistes -Ariane Chemin et Raphaëlle Bacqué- méritent ses hommages.
            Cette invitation me vaudra sans doute de nombreuses critiques, à la hauteur des allergies et des adhésions que suscite Juan Branco. Je n’y étais pas obligé. Voici seulement quelques années, il était logique de prendre à la légère ce parcours d’un provocateur narcissique, sans troupes, qui n’a jamais détenu aucun mandat électif, et se proclame cible de tous les puissants. Il était confortable de laisser la pompeuse violence de son style s’auto-détruire seule.
            Mais entre temps, ont été élus dans de vénérables démocraties des profils tout aussi « transgressifs » que Juan Branco, faisant mentir eux aussi les certitudes traditionnelles de la science politique, comme Donald Trump (deux fois) ou Emmanuel Macron (deux fois aussi). Disons-le : en ce moment où toutes les catégories politiques sont sens dessus dessous, où jour après jour nous sommes submergés par l’inimaginable, cet inclassable reflète son époque. Et Je Vous Ai Laissé Parler est typiquement l’espace dans lequel laisser ces paroles « border line » se confronter, autant que possible, à un rappel aux faits.
            Bref, j’ai eu envie d’y voir de plus près. DS.
            Contacté par mail puis par texto, pour lui permettre de réagir s’il le souhaitait aux différents propos le visant tenus par Juan Branco pendant cette émission, Xavier Niel n’a pas répondu aux sollicitations d’Arrêt sur images.

            • #112282 Répondre
              Juliette B
              Invité

              « La réfutation la plus efficace de ces soupçons tient d’ailleurs à une contradiction interne au système Branco lui-même, puisque le journal appartenant à ce milliardaire qui « »a des liens avec le milieu » » « (Le Monde) » est aussi celui que Branco estime aujourd’hui « »le plus lisible » « dans le paysage et dont deux journalistes -Ariane Chemin et Raphaëlle Bacqué- méritent ses hommages. »

              La naïveté de Daniel m’étonnera toujours. Ou cest-ce de la fausse naïveté ? De la bêtise au sens de certain livre ?
              Ce qu’il décrit comme une « réfutation efficace » ne changera rien au fait cruel – il n’en est pas encore revenu je crains – que lui-même s’est fait virer du Monde après y avoir lontemps officié quand Chemin et Bacqué y restaient, que François s’est fait virer de Transfuge après y avoir longtemps écrit, qu’Aude s’est fait virer de L’Obs après y avoir longtemps travaillé, que Kevin écrit encore dans Marianne dont la rédaction est dirigée par Eve Szeftel et consorts, qui finiront par le virer s’il déroge trop à leurs yeux à la bienséance intellectuelle locale acceptable et cesse opportunément de parler de racisme anti-blanc, etc. etc.
              Y a quand même un moment où on peut froidement considérer qu’on est aussi une caution de pluralité pour une tête de rédaction qui n’a rien de pluraliste mais tient stratégiquement à afficher le contraire. Le penser calmement, quitte à y rester pour ses raisons propres, mais le penser quoi.
              La contradiction interne n’en est pas une, elle est une banale stratégie des médias en question dont on a été à l’occasion l’objet très utile. La penser avant d’en être éjecté signe assez la pensée qui le fait. Daniel ne l’a pas fait, ni après, et est encore tout estourbi d’avoir été jarté, donc il rejette la faute sur le lecteur Branco et son inconséquence à ses yeux (au lieu de son opportunisme banal dans le cas précis). C’est médiocre

              • #112298 Répondre
                Claire N
                Invité

                « La contradiction interne n’en est pas une, elle est une banale stratégie des médias en question dont on a été à l’occasion l’objet très utile. La penser avant d’en être éjecté signe assez la pensée qui le fait »
                Merci Juliette – énoncer ainsi m’est d’une grande clarté, en particulier l’utilisation du mot objet
                Qui serait peut etre bien l’angle mort
                Et pourtant comme tu le soulignes le debut de la pensée en l’espèce

          • #112172 Répondre
            Anna H
            Invité

            Merci !

    • #112207 Répondre
      GaelleS
      Invité

      16 cours inédits de Deleuze vont être diffusés cet été sur le site de Radio France. Youpi !
      https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/deleuze-retrouve-16-lecons-de-philosophie

      • #112210 Répondre
        Anna H
        Invité

        Oh merci, Gaëlle.

      • #116146 Répondre
        MA
        Invité

        Merci aussi pour l’idée de podcasts à écouter. J’étais passer à côté de ces cours mis en’ligne.

        • #116998 Répondre
          MA
          Invité

          Dommage que l’abécédaire ne soit plus disponible sur youtube

    • #112218 Répondre
      Emile Novis
      Invité

      Il m’arrive de lire les textes de Mélenchon sur son blog (je n’ai pas lu ses livres), et je me demande régulièrement comment qualifier sa manière d’écrire. Un mélange d’expressions journalistiques toutes faites (secret de polichinelle, serpent de mer, etc.), de soliloque embourbé dans les intrigues électorales et partisanes, d’expressions qui relèvent du règlement de compte, de mots d’ordre à peine déguisés, de torsion de certains mot (la « gôche »), d’animalisation de l’adversaire (« laisser braire »), un goût pour la caricature des concurrents, invention de mots (« toutologue »).
      _
      Bon, il y a aussi de belles phrases de temps en temps.
      _
      J’aimerais avoir vos avis. Pas certain qu’on puisse dire que Mélenchon soit vraiment un écrivain, mais de fait il écrit et à ce titre son style dit quelque chose de lui. J’ai le sentiment qu’il y a quelque chose de droite dans certaines de ses phrases, ce qui n’enlève rien à ses idées de gauche par ailleurs. Je trouve qu’il y a une différence, chez lui, entre l’écrit et l’oral. Mais la question du pouvoir et de sa conquête étant au centre de ses écrits, ça fait quelque chose à la manière d’écrire.
      _
      Par exemple cette phrase : « Après la rangée des gros malin·es, voici celle des corpos qui en faisant mine de défendre le « confrère » Hanouna en profitent pour cotiser aux idées imposées pour être dans le dress code moral de la bonne pensée ».
      Ou cette autre phrase : « Mais au total, le chœur des enragés a baissé d’un ton, même si les plus virulents suprématistes continuent à décliner leurs équations venimeuses. »
      Encore une : « La pauvre Von der Leyen, cette marionnette atlantiste, a dû sentir ses poumons devenir liquides » (drôle d’image d’ailleurs, assez peu concrète)

    • #112225 Répondre
      Julien Barthe
      Invité

       » en profitent pour cotiser aux idées imposées pour être dans le dress code moral de la bonne pensée  »
      C’est lourd, laid et confus. Ce n’est pas un écrivain.

      • #112226 Répondre
        Emile Novis
        Invité

        @Julien Barthe
        Oui, « lourd » me vient souvent à l’esprit en le lisant.
        Ecrivain était à entendre au sens de quelqu’un qui écrit beaucoup. Mais je suis d’accord avec toi pour dire qu’il n’est pas un écrivain au sens esthétique du terme.

      • #112228 Répondre
        Julien Barthe
        Invité

        Mais il y a une prétention littéraire : recherche excessive de syntagmes neufs; étirement qui vise l’éloquence et qui confine à la lourdeur syntaxique.

        • #112229 Répondre
          Julien Barthe
          Invité

          Et peut-être qu’il essaie de tempérer cette prétention par l’utilisation d’expression plus familières. Cela ne fonctionne pas: le pompeux et le trivial sont séparés et perceptibles.

        • #112232 Répondre
          Emile Novis
          Invité

          Prétention littéraire : oui, c’est clair. Ce qui serait conforme à ce qu’il mentionne souvent dans ses discours : j’ai fait des études de lettres, j’étais professeur de français, je suis un littéraire.
          On peut parler d’un « écrivain raté », ou d’une prétention littéraire contrariée.

          • #112238 Répondre
            François Bégaudeau
            Maître des clés

            je ne l’ai jamais lu, et je découvre atterré
            et c’est lui qui serait, parmi la classe politique, le lettré

            • #112243 Répondre
              kenny
              Invité

              rassure-toi, y a de villepin et lemaire

              • #112244 Répondre
                Emile Novis
                Invité

                Rire.

                • #112274 Répondre
                  François Bégaudeau
                  Maître des clés

                  y a du niveau

                  • #112277 Répondre
                    ..Graindorge
                    Invité

                    Monsieur Jean-Luc Mélenchon n’a jamais dit ou prétendu être écrivain.
                    Je trouve que notre Émile Novis aurait pu partager au moins « une belle phrase » histoire d’équilibrer. Et par ce souci de  » justesse » qu’on ne présente plus dans ce forum.
                    Alors maintenant, qu’allons nous faire ? On va ouvrir la page et les 310 000 personnes qui m’ont parrainé donneront leur point de vue.

                    Ceci posé, ne nous cachons pas la violence de la déception. La violence de la déception, elle est d’abord en pensant à tout ce qui aurait été entrepris et qui ne le sera pas. Et ceci plus que le reste me cuit. Ce que je me préparais à faire, ce que je croyais immédiatement à portée de main, les belles équipes dont nous disposons et qui étaient prêtes à se déployer pour assumer toutes les tâches qu’il y avait à assumer.
                    Extrait d’un discours:
                    « Comment se cacher aussi la fierté du travail accompli ? Le Pôle populaire existe. Si nous n’y étions pas, que resterait-il ? Qu’aurions-nous ? Rien. Et nous avons construit cette force(…). La lutte continue. La lutte continue. »

    • #112278 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Extrait 2 de Jean-Luc Mélenchon

      « Salut, les dé-chemiseurs, salut les tee-shirts sans costar, salut les sans-Rolex, les étourdis à la grenade, les nassés, les encerclés, les larmoyants au lacrymo, les têtes dures bien matraquées, les flash ballés, les condamnés à la prison ferme, les assignés à résidence, les lanceurs d’alerte, les résistants aux grands travaux inutiles, les salariés qui défendent leur pain.

      Salut à la France des outre-mer et à celle de l’étranger qui, à cette heure, s’unit à nous de cœur et d’esprit. (applaudissements)

      De nos refus, vient sur nos lèvres le goût d’un monde neuf. Et maintenant, de nouveau, nous sommes en chemin. Et c’est en cheminant que s’ouvre le chemin, selon le mot du poète Machado. Notre rassemblement veut porter bien des messages, que je sois à cette heure davantage que jamais, d’abord et surtout, votre porte-parole. (applaudissements)

      Le 1er des messages que nous avons à adresser aux puissants et aux importants, c’est que nous sommes à cet instant un bataillon à l’intérieur de cette grande mobilisation contre la loi El Khomri. (applaudissements / ouh!)

      Salut aux syndicalistes insultés par les médiacrates. Salut aux insoumis, aux grévistes qui perdent leur salaire et se dévouent pour le bien public (Applaudissements). Le salut du cœur à cet homme dans le coma à l’hôpital, à celui des nôtres sauvagement piétiné par un automobiliste qui l’a plongé dans le coma à Fos sur mer. (ouh!)

      Quoiqu’on en dise, et quoique vous en pensiez, je veux redire ici que notre parti pris permanent est celui de la non-violence. Le refus de transformer notre puissante mobilisation (applaudissements) en fournissant les prétextes à ceux qui en ont besoin pour nous décrier.

      Et je dis, je dis à ceux qui ont l’honneur de porter l’uniforme et nos couleurs : on se déshonore en faisant un tir-tendu, on se déshonore en frappant à terre (applaudissements).

      Et, à vous autres, à vous autres tous, je dis que nous sommes les non-violents, on se déshonore en cherchant à blesser, ou à tuer, parce qu’on veut mettre le feu à quelqu’un qui porte l’uniforme, et qui obéit. C’est à ceux qui donnent les ordres qu’il faut demander des comptes ! (applaudissements) C’est à Cazeneuve, c’est à Valls. (ouh!)

      Il est temps que ceux-là desserrent la main qu’ils tiennent sur nos gorges. Il est temps qu’ils cessent de s’obstiner et de vouloir caporaliser tout ce pays. Il est temps qu’ils retirent cette loi, qui ne sert, au bout du compte, que quelques intérêts privés. Je dis bien : quelques intérêts privés, ceux de la petite secte, non représentative, du Medef, car il n’est qu’une petite partie du patronat qui réclame cette loi indigne.

      Il faut retirer cette loi. Il est temps de renvoyer Cazeneuve se calmer chez lui. (applaudissements)

      Il est temps de permettre au pays, aux inondés, et à ceux qui sont en lutte, de pouvoir se préoccuper totalement de la solidarité. Pour cela, il faut faire cesser que les 40 obstinés du gouvernement nous prennent tous à la gorge et veuillent nous imposer de force une loi dont personne ne veut. Ni le peuple, ni les parlementaires. (applaudissements)

      Il faut que la motion de censure soit votée. Non parce que nous l’aurions voulu, mais parce qu’ils ont décidé que c’était : ou bien la motion de censure, ou bien la loi El Khomri. Alors, comme nous ne voulons pas de la loi El Khomri, assez de postures parlementaires, votez la loi de censure ! (applaudissements)

      Vous autres, entendez les appels que nous lancent ceux qui organisent notre combat. Mettez votre point d’honneur, le 14 juin, à répondre à l’appel des centrales syndicales du front du refus : la CGT, Force Ouvrière, Sud, les organisations étudiantes. (applaudissements)

      Vous connaissez tous les raisons qui nous opposent à cette loi. Qui, pour finir, n’a d’autre conséquence que de pourrir davantage la vie du commun, qui tâche de vivre dignement de son travail. Mais ce n’est pas que la loi que nous rejetons. C’est le monde qui va avec cette loi. (applaudissements).

      Ce monde, ce sont les faces de pierre anonymes de la Commission européenne qui a demandé, en 2014, et réitéré sa demande en 2015, que cette loi soit votée en France, qui l’a demandée en Belgique, qui l’a demandée en Italie, qui l’a demandée en Espagne. Il n’y a pas de loi Travail, il n’y a pas de loi El Khomri, il y a la loi de la Commission européenne. (applaudissements)

      Et voilà pourquoi vous ne ferez rien de bon si vous ne m’entendez. On ne peut rien faire de bon et de juste pour le monde du travail, sans commencer d’abord par sortir des traités européens (applaudissements), ceux qu’ont négocié Sarkozy, et signé Hollande.

      Le monde de la loi El Khomri, c’est le monde du 49.3. Exemple unique au monde où une loi est réputée adoptée du moment qu’il n’y a eu, pas de discussion sur les amendements, aucun débat parlementaire, ni aucun vote. Bref, elle est adoptée si l’on n’a pas renversé le gouvernement. Le 49.3, c’est la quintessence de la monarchie présidentielle, au service du capitalisme absolu. (applaudissements)

      C’est pourquoi vous ne ferez rien de bon si vous ne sortez pas de la Constitution de la 5e République, modifiée 22 fois, dont 20 sans l’avis du peuple souverain. Vous ne ferez rien de bon si vous n’instaurez pas le référendum révocatoire qui vous permet de contrôler vos élus, tout au long du mandat, et de les renvoyer à la maison quand ils vous trompent. (applaudissements)

      Ah, le monde de la loi El Khomri, c’est le monde sans règle. Et c’est ce monde sans règle qu’ils appellent la liberté. Mais, « Entre le faible et le fort, entre le patron et l’ouvrier, c’est la liberté qui opprime, et c’est la loi qui protège ». (Lacordaire)

      Mes amis, ce monde sans norme est un monde où les plus forts dominent. Ce monde sans norme où chacun fait sa petite popote, paraît-il, selon son goût. C’est en toute chose qu’ils veulent l’introduire, depuis la réforme du collège qui fait que nulle part en France, nos enfants n’auraient la même éducation, alors qu’ils aspirent au même bonheur. Jusqu’à l’hôpital où l’on va compter ce qu’il est possible de faire d’après les actes médicaux que l’on peut poser

      Regardez ce monde. Ce monde, c’est le monde de la souffrance au travail. Ce monde, c’est celui où l’on passe son temps à opposer l’un à l’autre, dans tous les gestes du travail, à évaluer sans cesse, à contrôler, sans que personne ne fasse jamais ce constat que ceux qui sont partisans du moins d’Etat ont créé partout plus de bureaucratie, plus de paperasse, plus de contrôle. Et personne ne contrôle, ni n’évalue, le temps perdu à ces méthodes qui font que le travail, qui bien sûr a toujours été une peine, est aussi une œuvre, et le résultat d’un groupe humain qui doit d’abord se connaître entre lui-même pour être au maximum de ses possibilités. La coopération, et pas la compétition. La confiance, et pas la méfiance. (applaudissements)

      Alors, oui, vous ne ferez rien de bon si vous ne libérez le travail dans l’entreprise des contraintes dans la bureaucratie, de l’exigence permanente des financiers qui veulent que vous crachiez des résultats à 2 chiffres pour les taux de profit. Là où il suffirait de faire son travail bien, c’est à dire au rythme auquel la nature et la coopération entre les êtres humains appellent l’œuvre. (applaudissements)

      Ils vous parlent d’emploi, et jamais du travail, sinon comme une servitude. Et quand ils vous parlent du travail, ils ne vous parlent jamais des métiers. Et vous avez des macronades qui sont alors possibles, qui s’imaginent que n’importe qui peut être coiffeur, que n’importe qui pourrait être boulanger, n’importe qui pourrait être taxi, n’importe qui pourrait être enseignant. Non ! Ce sont des métiers. Et c’est la personne qui en est dépositaire, dans ses divers aspects, elle l’intègre dans sa chair, son sang, son esprit, ses mains, sa pensée. (applaudissements)

      Encore ne vous ai-je parlé que de la souffrance au travail. Mais il y a celle que l’on voudrait honteuse et cachée, celle du chômage. Combien de fois faudra-t-il encore supporter qu’on vienne montrer du doigt tous ces gens qui ne demandent qu’à bien faire et à se rendre utiles. Qui sont riches de tant de qualification, d’amour et de dévouement pour les autres. Combien de temps va-t-il supporter qu’on les montre du doigt, qu’on les espionne, qu’on les surveille, qu’on les appelle au téléphone, qu’on les contrôle par internet, même quand ils n’ont pas les moyens de se payer l’abonnement (applaudissements).

      Combien de fois va-t-il falloir répéter que 50% des chômeurs ne sont pas indemnisés ? Combien de temps va-t-il falloir répéter qu’il y a 8 millions de travailleurs pauvres ? Combien de temps va-t-il falloir répéter qu’il y a 30 000 enfants qui n’ont pas un toit sur leur tête ? Comment allons-nous faire entendre la clameur du monde du travail, de ceux qui veulent faire, et qui disent qu’il y a une discussion à avoir, non pas sur la meilleure manière d’essorer le tout-venant, mais sur les conditions qui font que 565 personnes chaque année meurent au travail, un millier au total si l’on ajoute ceux qui meurent SUR leur poste de travail, avec ceux qui meurent des maladies professionnelles. Voilà la discussion qu’il faut avoir sur le travail, comment peut-on en faire plutôt un lieu d’épanouissement et de bonheur, plutôt qu’un lieu de souffrance, et de peur. (applaudissements)

      Que de cette place, notre appel aille au plus loin, dans chaque maison et dans chaque esprit. Ecoutez, les gens, si vous reproduisez Plouf et Chocolat, qui gouvernent ce pays (rires), jamais ils ne s’arrêteront sur cette pente. Mais si vous ramenez le loup dans la bergerie de nouveau, vous aurez droit à 300 000 emplois publics de moins, c’est à dire moins d’Etat, la dislocation aggravée de la France, les soins en moins, les enseignants en moins, le savoir en moins. Vous aurez encore plusieurs milliards offerts au Medef.

      Voilà ce que vous réserve le bon monsieur Juppé (ouh !), ou bien celui qui est là et qui attend son heure, dont vous devez vous rappeler qu’il est de loin le plus dangereux parce qu’il est le plus déterminé, monsieur Sarkozy dont vous avez déjà eu le hors d’oeuvre (ouh !). Ceux-là ont prévu 100 milliards de coupes dans les services publics, là où nous, nous prévoyons de mettre 100 milliards, pour relancer l’action et l’activité (applaudissements).

      Ils ont prévu la fin des 35 heures, à travailler 39 heures sans augmentation de salaire. Ils ont prévu la fin du CDI. Ils ont prévu la dégressivité des allocations chômage. Ils ont prévu le travail forcé pour les bénéficiaires. Et encore, si ça ne suffisait pas, une fois que vous aurez été bien pressés, voici le champion du monde de la glande lacrymale, M. Pierre Gattaz (rires) qui vient vous dire qu’au-delà de toute loi, il vous appelle à faire preuve de bénévolat dans l’entreprise ! Pauvre diable, comptes-y !

      Et pourtant, quand nous voyons cet énorme gâchis, je suis sûr que, comme moi, vous vous dites : Mais puisqu’il y a besoin de moins de travail pour produire davantage de biens, n’est-il pas temps de réorganiser de fond en comble la civilisation humaine ? (applaudissements)

      Et voici ce que j’ai à vous dire, de plus important que tout : au-delà du moment que nous vivons, il y a tant à faire ! Il y a tant à faire parce qu’il faut tout changer. Il faut tout changer, parce que nous sommes d’abord et avant tout, quelque aient été nos votes, quelque soient nos appartenances politiques, nous sommes des êtres humains. Et l’humanité s’est mise elle-même en danger sous les coups du capitalisme et du productivisme (applaudissements)

      Aujourd’hui, je veux dire qu’à notre façon, à nous autres, les têtes dures, le monde du travail, nous célébrons la journée de l’environnement, car le 5 juin est la journée de l’environnement. (applaudissements)

      A cette heure, défient des lanceurs d’alerte et les militants de l’anti-nucléaire, contre les sites d’enfouissement des déchets. Je leur adresse votre salut depuis cette place (applaudissements). Oui, il faut sortir du nucléaire. Non pour jeter la pierre à ceux qui croyaient bien faire, ni pour culpabiliser ceux qui sont au travail aujourd’hui. Il le faut, parce que nous savons que c’est dangereux. Et nous savons que quand le danger se concrétise, alors il est extrême, quand bien même ne se serait-il rien passé auparavant. C’est dangereux parce que le changement climatique nous met en danger lorsque l’on voit, vous le savez, un tsunami passer, ce n’est plus sur des cabanes de pêcheurs, mais sur des centrales nucléaires.

      Quand le niveau de la mer monte, et que le vent souffle plus fort, qu’il y a des creux de 7 mètres, et un vent de 140 km/h, alors la Centrale de Blaye, à 50 km de Bordeaux, est en danger. Hommage à l’ingénieur électro-nucléaire qui a su arrêter la machine en 1999, hommage aux bons travailleurs du service public qui ont su nous tirer tous d’affaire ce jour-là (applaudissements).

      Mais c’est fini, il ne faut plus prendre ces risques. La COP 21 nous a tous mis en alerte. Ecoutez-moi, où que vous soyez, nous sommes heureux qu’il y ait eu un texte signé ce jour-là. Mais ne vous y trompez pas. Il fallait 1 ½ degré de plus pour que la situation soit tenable. Il s’en est conclu 2 degrés de plus, et dans les engagements de chaque Etat, ils ont prévu 3 degrés ½ de plus ! Ce qui signifie que la catastrophe est assurée, et que dès maintenant, nous devons prendre nos dispositions pour changer la civilisation humaine (applaudissements)

      Nous devons, et nous pouvons passer aux 100 % d’énergies renouvelables. Nous avons les ingénieurs, les techniciens, et peut-être bien d’abord ceux d’EDF pour commencer. Mais combien d’autres qui sont prêts à se mettre au travail et organiser cette relève. Non pas en 10 ans ou en 20 ans, mais en très peu de temps. Nous devons ouvrir les parcs de machines dans la mer, et sur la mer, qui nous permet de remplacer celles qui sont à terre, et les centrales nucléaires (applaudissements). Nous sommes capables de le faire. Ce pays contient la richesse intellectuelle qui permet de le faire.

      Il faut en finir avec ce modèle. Il faut adopter en France, avant toute autre nation, la règle verte, que nous introduirons dans la Constitution, et qui dit : Dorénavant, nous ne prendrons pas plus à la terre que ce qu’elle est capable de reproduire. (applaudissements)

      Mes amis, la dette publique, la dette privée, ce n’est rien, rien du tout, un jeu d’écriture. Mais la dette écologique est irréversible. Il ne suffit pas d’arrêter de dégrader, il va falloir réparer. Et il va falloir être sobre, et changer toutes nos manières de faire. Non seulement la manière de produire, non seulement la manière d’échanger, mais aussi la manière de consommer, et de cesser de confondre la consommation et le paraître, le paraître et l’être. (applaudissements)

      Regardez ces inondations dont on vous parle. N’est-il pas temps de mettre un terme à l’extension sans fin de l’urbanisation qui imperméabilise les sols ? N’est-il pas temps de pratiquer une autre agriculture que celle qui transforme la terre en une toile cirée ? (applaudissements)

      Il faut en finir avec l’agriculture productiviste, et les petits perroquets qu’on nous amène à la télévision, pour débiter leurs imbécillités ! Nous n’avons que faire des gros agrariens et de leurs petits griots qui font comme s’ils n’étaient pas en train d’empoisonner la terre, l’eau, l’air, et se tuer leur propre santé les premiers.

      Il faut tourner cette page. Il faut changer la matrice productive de la patrie des Français. Il faut la changer par la méthode de la planification écologique, c’est à dire combiner la formation des personnels, le changement des machines, les modes de consommation, tout en même temps.

      Voilà en quoi consiste la 1ère tâche de la Révolution citoyenne. Elle consiste à reprendre le contrôle sur notre destin d’être humain. Cela consiste à porter pour drapeau et mot d’ordre commun : L’INTÉRET GÉNÉRAL HUMAIN (applaudissements).

      Il faut, pour chaque pays, il faut un programme, qui soit un programme pour la planète. Tout le reste n’est que bavardage et perte de temps.
      Nous avons perdu un quinquennat concernant le nucléaire, nous avons perdu un quinquennat concernant les pesticides, nous avons perdu un quinquennat concernant le changement des méthodes de l’agriculture. Et combien d’autres choses ! Il faudra mettre les bouchées doubles, car il faudra faire en 5 ans ce qu’il aurait été souhaitable de faire en 10.

      Et bien, alors, vous m’avez entendu. Vous avez compris le niveau d’exigence. C’est pourquoi 2017 doit être vécu par vous. Qui, comme moi, croyez que la démocratie est le commencement et la fin de toutes choses. Vous, qui pensez comme moi, que les bulletins de vote sont les balles de nos fusils. Vous, qui pensez comme moi, que c’est ce grand changement qu’il faut faire, et qu’on ne peut l’obtenir sans convaincre le très grand nombre. Vous avez compris le niveau d’exigence de cette campagne. Et vous comprenez pourquoi il faut partir de loin, pour convaincre tête par tête, cœur par cœur.

      Ecoutez-moi. Ce n’est pas le temps des programmes minimum, des plateformes convenues entre des états major qui se lâchent les uns une ligne, en échange d’une virgule pour l’autre (applaudissements). Ce n’est pas le temps des candidats-champignons, qui surgissent après la rosée médiatique, ni des candidats passe-muraille qui gênent le moins tout le monde, et dont on se dit qu’à la bonne tête et au fin timbre de sa voix, on devine qu’il n’encombrera personne (rires).

      Il faut du caractère, de la volonté, pour défier ces lobbies immenses qui sont dores et déjà mobilisés contre nous, qui ne s’arrêtent devant aucune méthode de combat, la diffamation, l’insulte, la raillerie, l’acide qui passe toujours sous l’armure, femmes et hommes, quand vous êtes montrés du doigt, comme syndicaliste, comme associatif, comme exagéré, comme énervé. Et nous sommes tout ça à la fois, et nous sommes fiers de l’être. (applaudissements)

      Je vous appelle à une campagne qui n’est pas seulement faite pour témoigner.

      Je vous appelle à une campagne pour conquérir le pouvoir (applaudissements).

      Je vous appelle à une campagne victorieuse. Et pour qu’elle soit victorieuse, il faut qu’on s’y implique tous. Il n’est pas possible de changer depuis le sommet, par un homme ou par une femme, une situation comme celle que nous avons à changer.

      Il faut que chacun d’entre vous, chacune d’entre vous, à son poste de travail, dans son rôle de la société, vous soyez les révolutionnaires qui vont transformer la vie, et changer la société, de fond en comble. (applaudissements)

      Alors, chacun pensera comme il le veut. Mais quand vient une élection, et qu’en plus c’est une élection présidentielle, c’est comme quand commence un match de foot, c’est pas le moment d’aller jouer au volley ! (rires). Et bien, si c’est une élection présidentielle, il fallait commencer par régler le problème le plus simple : trouver un candidat. ME VOICI ! (applaudissements)

      Pour pouvoir commencer le travail (Résistance, résistance, résistance…).

      Pour pouvoir commencer le travail, ce travail est un travail de conviction. Nous croyons à la démocratie, nous croyons qu’il nous faut non pas une armée de supporters ou de groupies, ou de soldats de plomb ou de je ne sais quelle improbable organisation partidaire. Nous avons besoin de millions d’hommes et de femmes, conscients, éduqués, qui savent où nous allons, et quelle est l’ampleur de la tâche à accomplir (applaudissements). C’est cela que vous allez faire.

      Mes amis, avec toute votre force d’enthousiasme, je ne vous demande pas de m’épouser, ni de supporter mon caractère, qui n’est pas si terrible qu’on veut bien le dire (rires), mais je vous appelle à devenir celles et ceux qui vont faire bouger les lignes autour d’eux. Nous n’avons aucun autre moyen que nous-mêmes. Mais c’est le moyen le plus puissant, parce que nous sommes les plus nombreux, du moment que la rébellion rentre dans les têtes et dans les cœurs (applaudissements).

      C’est pourquoi nous avons créé la France insoumise. Elle n’appartient à personne. Et je demanderai, qui que ce soit qui la rallie ensuite, ou qui vienne ajouter ses forces à celle qui s’y trouve déjà, de respecter scrupuleusement l’autonomie et l’indépendance de ceux qui ont décidé de participer à la France insoumise (applaudissements).

      A partir de quoi, cette force nouvelle, l’année 2017 va être une année, à mains égards, tout à fait décisive. Il est heureux que l’élection tombe cette année-là. Oui, il est heureux qu’elle tombe là, car c’est une chance de pouvoir régler par la démocratie et les bulletins de vote ce qui, sinon, finira par se régler d’autres façons, dont nous ne voulons pas.

      Ecoutez-moi. En 2017, se conclura TAFTA (ouh !), le traité du Grand Marché Transatlantique. Auparavant, sera conclu CETA, le traité entre le Canada et l’Europe. Et le petit monsieur qui vous préside et vous a déjà tant menti, a déjà dit aux Canadiens qu’il était d’accord pour que l’on signe aussitôt qu’on le pourrait, le traité avec le Canada. (ouh !)

      Dans ce traité, le capital décide qu’il ne répond plus à aucune autre loi qu’à celle des tribunaux d’exception dans lesquels se feraient les arbitrages. C’est à dire que c’est la fin de la démocratie. Ca ne sert à rien de voter des lois comme ils sont en train de le faire, à court terme, à court terme.

      Il faut que nous regagnions le temps long, celui de la décision où l’on prend son temps, où l’on s’assure de ce qui est bon. Il faut reconquérir le temps long (applaudissements) qui ne connaît pas l’investissement du capital qui veut récupérer immédiatement ses mises. Le temps long, mes amis, le temps long de la sonde Rosetta , qui fait 600 000 kms dans l’espace infini, avant de faire le tour d’une patate gelée, et posé dessus une petite goutte qui va examiner ce qui se passe sur la glace de cette patate.

      L’esprit humain, les cycles de l’invention, les cycles de l’expansion humaine, ceux de la nature, sont ceux du temps long. Le temps long est la propriété collective des générations, et nous en sommes dépositaires. A bas le temps court du capital, vive le temps long de la démocratie (applaudissements). Le temps long de l’écologie, le temps long de la réversibilité des décisions.

      Je sais qu’il y a dans cette foule des esprits amis qui nous regardent. Ah, quel bonheur c’est pour moi ! Et pour nous tous, ici, mais pour vous aussi, chacun, j’en suis sûr, qui avez fait l’effort de vouloir venir, quand bien même on vous avait annoncé qu’il pleuvrait à verse, ce qui ne se produira pas.

      Vous avez voulu être là, et du seul fait de notre force et de notre rassemblement, nous sommes déjà en train de convaincre. Car la force va à la force. Et ceux qui se sentaient démunis, ou seulement engagés dans un combat, savent qu’il existe un un drapeau autour duquel se grouper, une finalité pour transformer toute cette énergie en un programme politique qui porte la France dans son rôle et son destin.

      Sa responsabilité devant l’humanité universelle, non pas parce que nous serions des chauvins, ou des nationalistes exaltés, mais parce que nous sommes un pays développé, éduqué, où nous disposons de la ressource humaine et technique qui nous permet, non seulement de développer d’autres procédés de production, mais de les mettre à disposition de toute l’humanité, de ceux qui n’ont pas les masses éduquées dont nous disposons, ceux à qui nous avons pris les matières premières, et à qui des fois nous volons la matière grise (applaudissements).

      La France splendide, la France des rébellions et des révolutions, la France du savoir, de la science, des arts, de la culture, qui nous rend chacun meilleur. Parce que toutes ces choses que je viens de nommer sont les seules richesses qui, plus on les partage, plus elles se développent (applaudissements).

      Notre campagne, qui commence, là, déjà, aura convaincu celle-ci, celui-ci, qui est venu pour voir quels étaient nos visages, et ils ont vu ce défilé des insoumis. Ils ont vu ces camarades, ils m’entendent parler. Et ils ont bien compris que c’est calomnie de croire, qu’un seul ait pensé qu’à lui seul, il ferait quoi que ce soit, sans cette multitude organisée (applaudissements).

      Je m’honore d’être accepté par vous, comme votre porte-parole. Il n’y a pas de plus grand honneur, de plus grand bonheur, de plus grand accomplissement, pour un militant, un intellectuel, et un élu.

      Oui, la marche est haute. La marche est haute.

      Je sais que tu es là, Marie-George Buffet, je sais que tu es là, Clémentine Autain (applaudissements), tu es là, Christian Audouin, tu es là, Liêm Hoang Ngoc. Vous êtes là, mes camarades de mon cher Parti de gauche, qui portez sur vos épaules, souvent tout seuls, toute la charge du poids du travail à accomplir.

      Je sais, toi Marie-George, toi Clémentine, que vous réfléchissez, que vous vous interrogez. J’admets, je reconnais, je respecte votre réflexion. Et je vais dire, au-delà, je respecte ceux qui croient qu’il existerait je ne sais quelle martingale, que l’on trouverait dans les obscurs conciliabules de je ne sais quelle primaire d’amnistie générale.

      La sortie, écoutez-moi, il n’y a pas d’autre issue que de convaincre. A ceux qui vous disent que c’est par un arrangement, et par surprise, en se groupant comme un troupeau affolé, derrière les moins-disant, les plus usés, les derniers arrivés, que nous trouverions notre chemin.

      NON, c’est en portant nos idées, et en convaincant un par un, une par une, que nous allons avancer, et pour finir, gagner. (applaudissements)

      Et tout le monde est bienvenu dans cette bataille. Et je me porte le garant que ce rassemblement peut s’opérer. Je le nomme Fédération, car il faut fédérer le peuple d’abord, sans arrangement ni compromis sur son dos. Fédérer le peuple, les énergies, les volontés. Vous êtes tous bienvenus.
      Je ne me soucie pas, ni aucun d’entre nous à cette tribune, de votre carte de parti, ni même de ce que vous avez voté jusqu’à présent. Car il faudra bien qu’il y en ait qui changent d’avis, pour qu’on arrive à gagner ! (applaudissements)

      La marche est haute. Si j’ai eu l’audace de m’avancer, comme d’autres le font dans leur lutte syndicale, ou associative, ou sur le terrain, de l’immense courage des lanceurs d’alerte, si j’ai eu cette audace, je l’ai trouvée dans les 4 millions de voix qu’il a été possible de fédérer une 1ère fois il y a 5 ans. (applaudissements)

      Je présente devant vous le poids de l’expérience. Oui, de l’expérience. Mieux vaut pour vous avoir des porte-paroles un peu rusés et malins, plutôt que des poulets de l’année (rires).

      Je dis à la jeune génération que l’utopie que nous lui proposons, ce monde neuf que nous l’appelons à construire, il tirera tout de l’invention dont elle fera preuve le moment venu, quand nous allons l’appeler à tout changer. Et qu’elle aura, par son travail à l’école, ses diplômes, ou son savoir-faire, toute son énergie projetée dans la transformation du monde. Mais nous amènerons le meilleur du monde dont nous venons.

      Ecoutez-moi, jeunes gens. Je viens d’un monde où respirer ne rendait pas malade, où le printemps n’était pas synonyme d’allergies mais parlait d’amour. Je viens d’un monde où l’air n’était pas un poison asphyxiant, où l’eau n’était pas celle d’un cloaque, où l’on pouvait nager sans commencer par se vacciner, où l’on allait à la plage parce qu’il y en avait et qu’il n’y en aura bientôt plus, sans passer par un tapis d’algues vertes, et sans nager au milieu des sacs plastique (applaudissements).

      Ce monde beau, ce monde de lumière, nous le ferons naître de nos mains, non pas pour les 2 milliards que nous étions lorsque je suis né, mais pour les 7 milliards que nous sommes bientôt, bientôt 10, bientôt 11. Un monde humain, un monde doux, un monde de tendresse aussi.

      Comment se fait-il qu’alors que nous sommes si éduqués sur la planète entière ? Comment se fait-il qu’après tant de gens passés à l’école ? Comment se fait-il que la mer soit devenue un cloaque ? Comment se fait-il que vous ayez tout dégradé, comme vous l’avez fait ? Comment se fait-il que même dans le silence de la nuit, il résonne de la clameur immense de la souffrance des animaux que vous avez transformé en choses ? (applaudissements)

      Nous avons été 4 millions. Nous devons être 8 ! Un pour un. Chacune d’entre vous, chacun d’entre vous a pour tâche d’en convaincre un ou une qui n’avait pas été voter, ou qui a voté croyant bien faire, et qu’il est possible de convaincre de mieux faire (applaudissements). Un pour un.

      Ne doutez pas de vous. Vous êtes le nombre. Vous êtes la force. Vous êtes irrépressible, quand bien même vous fait-on subir ce qu’on vous fait subir en ce moment. Et qui ne vous a pas arrêté. Ni moi non plus, d’ailleurs. Rien ne nous fera jamais céder.

      Et ceci pour une raison, qu’ils n’ont toujours pas compris : c’est que la lutte est notre dignité (applaudissements). Et que nous sommes pleinement accompli en tant qu’être humain, quand nous pensons notre futur.

      Le cœur de cette campagne, ce sera son programme. C’est pourquoi il faut tant de temps. C’est pourquoi, vous-mêmes, vous devrez vous pencher sur ce programme, faire des propositions. Ici, il y a Jacques Généreux, et Charlotte Girard, qui sont les 2 maitres d’œuvre, avec 14 autres camarades de cette préparation. Nous partons de l’Humain d’abord, et nous l’enrichissons des expériences, des choses apprises, des choses peaufinées.

      Ah, je nous vois. Je nous vois, changeant tout. Je sais que nous pouvons le faire. Je nous vois, portant notre patrie aux avant-postes de l’humanité. Nous, entrant en mer. Nous, assumant notre destin de 2e pays du monde pour la contribution individuelle à la conquête de l’espace. Je sais que vous le savez même pas. C’est moi qui vous le dis (rires).

      Nous allons être bientôt les plus nombreux en Europe. Notre peuple est éduqué comme il ne l’a jamais été de toute son histoire. Un capital immense s’est accumulé. Ne vous souciez pas de l’argent, je m’en débrouille (rires).

      Rêvez ! Rêvez fort ! Pensez fort ! Imaginez fort ! Désirez fort ! Et cela suffira. (applaudissements).

      Je vais faire comme à l’accoutumée. Et je vais vous lire des vers, avant que nous nous séparions. Ce sont les vers d’une poétesse brésilienne. Je dis le Brésil, parce qu’en ce moment, il s’y pratique un infâme coup d’état (ouh !), et comme dans toute l’Amérique latine, où bien sûr nous avons commis des erreurs, on sait bien que les autres n’en commettent jamais. Nous savons bien que nos régimes sont toujours détestables, comparés à ceux que adorent celui du Qatar, de l’Arabie Saoudite, et des autres modèles de civilisation qui nous sont proposés…

      A cette Amérique latine sœur, à ces peuples du Maghreb, avec qui nous avons tant de parentèle en commun, à ces Français des 5 continents, à la patrie non occidentale, mais universaliste des Français, du peuple en France (applaudissements). A notre plus longue frontière avec le Brésil, voici des vers d’espérance. Et qui vous montre ce qu’il ne faut pas faire, en même temps que ce qu’il faut faire :

      « Il meurt lentement, celui qui ne voyage pas, celui qui ne lit pas, celui qui n’écoute pas de musique, celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux, (celui qui rêve d’être milliardaire, ce qui est obscène). Il meurt lentement, celui qui détruit son amour-propre, celui qui ne se laisse jamais aider, il meurt lentement celui qui devient esclave de l’habitude, refaisant tous les jours les mêmes chemins, celui qui ne change jamais de repaire, ne se risque jamais à changer la couleur de ses vêtements, ou qui ne parle jamais à un inconnu. Il meurt lentement, celui qui évite la passion et son tourbillon d’émotions, celle qui redonne la lumière dans les yeux et répare les cœurs blessés. Vis maintenant. Risque toi aujourd’hui. Agis tout de suite. Ne te laisse pas mourir lentement. Ne te prive pas d’être heureux »

      Voilà, vous tous, ce que nous allons remmener dans notre cœur. Ne doutez pas de vous. Ne doutez pas de votre pays. Et, pour le célébrer, chantons ensemble l’hymne des premiers insoumis, ceux qui ont conquis notre liberté, la Marseillaise. Et puis, ce sera le chant du monde du travail, l’Internationale. (applaudissements)

      Résistance, résistance, résistance…..

      Ca coûte, hein, de se séparer, hein ?
      Hein, ça coûte, hein ?
      Allez, courage, au boulot !
      Bon retour à tous !

    • #112280 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Extrait du livre d’ un écrivain hors pair:
      Emmanuel Macron  » Révolution »

      « Avec mes parents, les discussions tournaient aussi autour des livres. C’est auprès d’eux qu’une autre littérature, plus philosophique et contemporaine, me fut révélée. Les discussions médicales aussi où, durant des heures, la vie de l’hôpital, l’évolution des pratiques et des recherches, faisaient l’objet de polémiques incessantes. Quelques années plus tard, mon frère Laurent, devenu cardiologue, et ma sœur Estelle, devenant néphrologue, prendraient le relais. »

      Lui, il est devenu funérologue

    • #112714 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      « El primer ministro israelí, de visita en Washington para hablar de un nuevo alto el fuego con Hamas, anuncia que ha propuesto a Trump al Comité del Premio Nobel de la Paz: « Lo merece »
      El mundo.es. 8 juillet 2025
      Netanyahu qui propose Trump pour le prix Nobel de la Paix  » Il le mérite »
      J’en rirais presque

    • #113267 Répondre
      kenny
      Invité
      • #113739 Répondre
        Dr Xavier
        Invité

        J’ai essayé de démêler un peu les fils sur Twitter, chaque partie accuse l’autre des pire maux, difficile de se faire un avis.

    • #113388 Répondre
      Jules
      Invité

      On va matter (le match d’)Alcaraz ici ?

    • #113506 Répondre
      mathieu
      Invité

      Salut les ami.e.s,
      Je cherche à retrouver une discussion de François avec François Boulo et un jeune cheminot syndicaliste absolument basé, comme disent les jeunes. C’était à l’époque des Gilets Jaunes, et c’est surtout pour retrouver l’identité de ce cheminot qui – je m’en souviens – m’avait grandement impressionné par la justesse de ses analyses et de ses références.
      Il me semble que c’était sur QG déjà à l’époque, mais je ne vois pas où. Si vous êtes moins une bille que moi en navigation web…

    • #113507 Répondre
      Cynthia Lennon
      Invité
      • #113542 Répondre
        Mathieu
        Invité

        Ah yes, merci Cynthia !

    • #113570 Répondre
      Greg
      Invité

      Rip l’homme en noir

      • #113573 Répondre
        Ostros
        Invité

        Oui.
        En paix et entouré.

    • #113626 Répondre
      tristan
      Invité

      CÉLÉBRATIONS, PIÈGE À…
      Plutôt que de porter aux nues ce 14 juillet, une Fête Nationale sans importance, j’ai fêté la soirée ensoleillée avec une splendide créature autour d’un dîner de qualité.
      Pas question d’adhérer aux légendes révolutionnaires construites de toutes pièces pour plaire aux couillons.
      Révolutionnaires assassins !
      Vive le Roy !…uhuhu !

    • #113725 Répondre
      tristan
      Invité

      ACTUALITES BUDGETAIRES

      Réalisée par mes soins, je vends au prix d’Un Euro une statuette en terre cuite de 30cm nommée « François BAYROU en Père NOEL ».

      Cet euro viendra boucher, partiellement, le déficit du pays. Achetez !

      • #113731 Répondre
        diegomaradona
        Invité

        bayrou aurait carrément pu supprimer tous les jours de congé, les gens sont tellement dociles qu’ils n’auraient pas moufter

    • #113920 Répondre
      graindorge
      Invité

      Qui a dit  » Les valeurs du verbe « être » sont supérieures aux valeurs du verbe « avoir » ? Non, c’est pas Frédéric Lenoir.
      C’est F.B
      Non, non pas Le Bègue.
      C’est François Bigroustes. Y’en aura pour tout l’monde. Enfin presque tout le monde. On touche pas aux 211 milliards par an des pauvres riches!
      A+
      Bonne nuit

    • #113973 Répondre
      kenny
      Invité

      sur le troisième tsunami en approche
      celui qu’on n’avait pas vu venir
      à moins qu’il ne fasse partie des deux autres
      et l’invité n’a pas vraiment la tête d’un cassandre halluciné
      tout est décidément foutu
      raison de plus pour lire des romans plutôt que de faire des gosses

      • #113985 Répondre
        BIOGRAPHIE
        Invité

        C’est ridicule.

      • #114058 Répondre
        Julien Barthe
        Invité

        Merci kenny.
        Terrifiant ton truc.
        Si l’on met imaginairement en relation ces deux faits et qu’ils sont authentiques : il raconte d’abord qu’ une IA aurait développé une stratégie de survie (spontanément) aux dépends des hommes qui l’avaient programmée. Nous alerte ensuite sur la construction aux U.S.A d’une méga-usine d’armements autonomes.
        On rit un peu lorsqu’il évoque la possibilité d’empêcher le développement et la prolifération de ces armement grâce à des politiques étatiques et qu’il prend l’exemple de l’arme nucléaire. Et aussi lorsqu’on imagine les livres de merde que les IA vont écrire pour les IA. Puis on se demande par quel moyen on va oublier tout ça.

        • #114059 Répondre
          Julien Barthe
          Invité

          Et pardonne-moi pour le « ton truc ». Le possessif est de trop.

          • #114140 Répondre
            kenny
            Invité

            en regard de la cata annoncée, ses solutions paraissent bien naïves, bien soc dem
            pourquoi pas un label éthique pour les entreprises d’ia tant qu’on y est?
            la politique n’a pas l’air d’être son fort, en bon ingénieur
            si les prédictions sont justes, avec les destructions d’emplois à venir, et à terme la fin du travail capitaliste, l’ia pourrait réhabiliter les thèses accélérationnistes
            j’attends de voir comment démêleront tout ça les économistes sérieux – marxistes : la disparition progressive du travail vivant, la production déconnectée de l’extorcation de plus-value, accélération de la baisse tendancielle du taux de profit?

    • #113978 Répondre
      tristan
      Invité

      SECURITE CIVILE

      Bien des maires entretenaient jusqu’à présent un couve-feu dans leur cité, menacée d’explosion barbaresque.

      La situation évolue : ils sont nombreux désormais à passer du couve-feu au couvre-feu….

      Bon dimanche, camarades !

    • #114049 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Va t-il aussi se faire les poches avant de faire les nôtres? On pourrait les lui faire mais il fout des beignes. .. surtout si tu es beaucoup plus petit que lui
      Austérité bien ordonnée commence par soi-même, non?
      Sacré Bigrouste

      Combien gagne François Bayrou ? – L’Essentiel de l’Éco https://share.google/rZjaRFituJ7jdBT4X

    • #114139 Répondre
      kenny
      Invité

      branco vs schneidermann intégral
      https://x.com/lesaurores/status/1947643691293634852

      • #114214 Répondre
        Greg
        Invité

        Un clown même pas drôle

    • #114217 Répondre
      Charles
      Invité

      Quelqu’un aurait un bon article sous la main sur le dossier Abdallah ? Pas sur la durée disproportionnée de sa détention mais sur l’affaire initiale. La page Wikipédia est très succincte. J’avoue avoir été un peu surpris de voir pas mal de membres de la FI se réjouir à grand bruit et sans beaucoup de nuances de sa libération.

      • #114223 Répondre
        Monami
        Invité

        curieux ce truc : s’attendre à des nuances sans savoir à l’avance lesquelles
        Sinon je crois me souvenir d’une vidéo de Blast qui résume bien l’affaire

        • #114227 Répondre
          Charles
          Invité

          Parce que ma connaissance du dossier n’est pas nulle non plus.

          • #114235 Répondre
            Mao
            Invité

            Sur l’affaire Georges Ibrahim Abdallah je renvoie au bouquin de Saïd Bouamama. Outre l’excellent travail de contextualisation et de mise en perspective, les interventions de l’accusé à son procès, les réquisitions de l’avocat général ou encore les extraits des plaidoiries de Vergès, on y découvre que l’ensemble des éléments censés fonder l’accusation sont extrêmement suspects pour ne pas dire complètement bidons. Ainsi des empreintes retrouvées mystérieusement sur une bouteille de vin dans la valise contenant les armes du crime, pièce produite après l’acte d’accusation, si mal fabriquée qu’elle figure aux côtés d’un journal portant une date postérieure à l’arrestation de Georges Ibrahim Abdallah (j’ai bien dit une date postérieure à l’arrestation) et qui a vraisemblablement été laissée par mégarde par l’auteur de cette grossière manipulation. Les explications données par le Directeur de la DST quant à cette présence surprenante ne sont pas moins ubuesques, ce dernier ayant déclaré que ledit journal avait été utilisé précisément pour sauvegarder les empreintes. La seconde « preuve » produite par les USA en tant que partie civile est la comparaison dactylographique d’un manuscrit destiné au Nouvel observateur et d’un texte de revendication des attentats, pièce ne figurant naturellement pas au dossier initial et donc produite postérieurement et rétroactivement en toute violation de la procédure. Le dossier est à ce point vide que le procureur général ne requiert malgré la pression folle de l’opinion, de la presse et du contexte géopolitique, qu’une peine de 10 ans de réclusion criminelle. Voilà en quelques mots ce qu’on peut dire sur cette affaire sans même parler évidemment de ses conditions de détention et de la durée effective de son incarcération.

            • #114237 Répondre
              Charles
              Invité

              Merci pour ce compte-rendu. En effet, la peine très légere requise par l’avocat général eu égard à la gravité des faits me semblait suspecte.
              En revanche, je ne vois pas le problème procédural d’une piece produite par une partie civile au cours du du procès.

            • #114254 Répondre
              Seldoon
              Invité

              Justement, un entretien récent de Bouamama qui me semble valoir le coup : https://www.youtube.com/watch?v=7s7jUgVtZdQ
              Contrairement à leur nouvelle vidéo sur Lagasnerie, dont les 5 premières minutes qui m’ont définitivement convaincu que les membres de la paduteam seront des adversaires. Après avoir inventé le « je ne suis pas punitiviste MAIS devant chaque cas précis on conclue qu’il faut punir », ils continuent de disrupter le game en sortant le tout nouveau « je ne suis pas defenseur de la famille traditionnelle MAIS il faut faire taire toute critique de la famille traditionnelle ». Et je redis que le mot « bourgeois », après avoir été remis sur le devant de la scène, s’apprete à la quitter la queue basse à force d’être employé comme insulte facile pour decrédibiliser toute parole non orthodoxe. Fin du hors sujet.

              • #114276 Répondre
                Tony
                Invité

                Tu parles de cette vidéo,je viens de commencer à la regarder, Lagasnerie l’a un peu cherché sur ce coup-là,bon en fait ils se paient vraiment sa tête, c’est le youtube game de gauche,pas de quoi s’énerver,et il est vrai que s’en prendre à la famille,aujourd’hui,qui est souvent contrainte pour des raisons matérielles ou de plus en plus souvent monoparentale(une famille sur 4 d’après une statistique récente)quel intérêt?

                • #114278 Répondre
                  François Bégaudeau
                  Maître des clés

                  Et pourquoi dont s’en prendre au capitalisme alors que des milliers de boite font faillite chaque jour?
                  Etrange argument, Tony
                  On a envie de te demander : si toutes les familles avaient une papa une maman, trouverais-tu pertinente la critique de la famille? (dont je rappelle au passage que Marx et Engels en faisaient un des piliers de la société capitaliste)

                • #114280 Répondre
                  Seldoon
                  Invité

                  Je m’enerve un peu tout seul, mais ces gens attaquent toute défense de l’individu dès qu’ils le peuvent sous pretexte que l’individu « c’est bourgeois » (c’est aussi dangereux que faux mais au moins c’est clair). Ils cachent leur autoritarisme profond sous un verni de sachants-marxistes-orthodoxes. Mais c’est bien d’autoritarisme et d’autoritarisme profond qu’il s’agit. L’anti-individualisme de gauche n’est pas ce dont il faut avoir peur aujourd’hui, pas d’appel au cancel de la chaîne de ma part, mais je n’oublie pas que ces gens nous veulent du mal à moi, à toi, à tout le monde, en tant qu’individus.
                  Je ne comprends pas du tout l’argument « pourquoi s’en prendre à la famille aujourd’hui souvent contrainte pour des raisons matérielles ? », avec lequel on pourrait défendre à peu près toutes les oppressions et situations pourries. Et par exemple : l’uberisation du marché du travail. C’est pas les chauffeurs uber qu’on attaque mais bien les forces qui poussent en ce sens. De même pour la famille.
                  Je reviens aux deux zigotos, qui comme sur pas mal de sujets prennent un malin plaisir à bien montrer qu’ils connaissent et maîtrisent la critique de la famille, que quand c’est sérieux ils sont super d’accord et que la famille dans sa forme traditionnelle est un lieu d’oppression, de violences, y compris sexuelles (et on te balance des chiffres), mais que ici alors là non. Bon alors pourquoi ils font une vidéo pour dire « Non, Geoffroy n’aura pas le droit de se lever tard » au lieu de faire un vidéo contre la famille ? Parce qu’ils se foutent des oppressions familiales et ça les dérange vraiment que Geoffroy se lève tard. Qui est l’ado capricieux ici, qui joue au propriétaire ?
                  Ajoutons enfin que Lagasnerie est peut-être un peu ridicule sur ce sujet, mais sur le fond l’intuition est bonne et le familialisme est un concept auquel je pense régulièrement. Qu’on le fissure un peu et beaucoup d’individus vivront mieux.

                  • #114281 Répondre
                    François Bégaudeau
                    Maître des clés

                    pas mieux

                    • #114288 Répondre
                      Tony
                      Invité

                      Je comprends vos arguments et je ne cherche pas à défendre l’institution famille,on voit bien que les solidarités collectives sont attaquées ce qui renforce la famille et rend l’individu dépendant de sa naissance,ceci étant avant de détruire ce qu’il reste de la famille il faudrait recréer des solidarités collectives,donc de quel individu parle-t-on?

                      • #114300 Répondre
                        Tony
                        Invité

                        D’ailleurs sur la famille et le familialisme je peux révéler un fait de vie qui m’a fait comprendre beaucoup de choses quand à 18 ans je me suis retrouvé sans solution de logement car la solidarité familiale n’était pas possible et que je devais attendre l’âge de 25 ans pour prétendre au RSA,une assistante sociale m’a conseillé de porter plainte pour obtenir une pension alimentaire,ce qui était impensable pour moi et que je n’ai pas fait, j’ai eu la chance de trouver un canapé chez des amis.

                      • #114354 Répondre
                        Seldoon
                        Invité

                        Porter plainte contre qui ? Ta famille ?

                      • #114355 Répondre
                        Tony
                        Invité

                        Ma mère était à l’époque en instance de divorce avec mon beau père et il ne souhaitait plus ma présence à son domicile,mon père menait une drôle de vie de son côté et estimait qu’à ma majorité je devais me démerder,donc la plainte était contre mon père,je m’étais inscrit alors dans une université et j’avais perdu le droit à ma bourse car je n’allais pas en cours et je ne savais pas que mon absence à un partiel la ferait sauter.

                      • #114356 Répondre
                        Malice
                        Invité

                        Tu as pu reprendre des études ensuite? J’espère que malgré ce contexte familial qui fait rêver tu n’as pas trop galéré

                      • #114358 Répondre
                        Tony
                        Invité

                        Non je n’ai pas fait d’études,de toutes façons je détestais ça, j’ai fait des petits boulots, j’ai vécu 4 ans dans un foyer Sonacotra et la chance a fini par me sourire un peu.

                      • #114360 Répondre
                        Malice
                        Invité

                        Tu vis comment aujourd’hui si ce n’est pas indiscret?

                      • #114362 Répondre
                        Tony
                        Invité

                        Je suis agent commercial,non salarié,un parfait agent du capital, seule voie possible pour un non manuel comme moi n’ayant pas fait d’études.

                      • #114365 Répondre
                        Malice
                        Invité

                        Sacré parcours
                        Au delà de ta fonction pro est-ce que tu as du temps pour une activité liée à l’art, la philo, ou autre?

                      • #114366 Répondre
                        ..Graindorge
                        Invité

                        @Tony bonjour
                        si je peux me permettre tu n’as pas envie de
                        trouver un nouveau métier comme artisan- verrier, menuisier, ébéniste, cordonnier ou fabricant de chaussures etc?
                        Exemple:
                        Daniel Day Lewis qui a laissé tomber son métier d’acteur est parti en Italie se former au métier de créateur de chaussures. Des chaussures de qualité en cuir, en faux cuir etc… Je crois que D.D.L apprend à fabriquer des chaussures de luxe mais tu pourrais apprendre à faire de belles et bonnes chaussures, bottes, sandales à un prix raisonnable et en étant aussi cordonnier, tu les réparerais
                        C’est juste une idée
                        Potin: D.D.L a refait ou va refaire une petite incursion dans le cinéma pour faire plaisir à un de ses enfants

                  • #114282 Répondre
                    Seldoon
                    Invité

                    Qu’on la fissure. L’institution famille. Pas le concept de geoff.

                  • #114287 Répondre
                    BIOGRAPHIE
                    Invité

                    Seldoon: « Cette amitié à trois est vécue contre, contre la famille. »
                    .
                    Il acquiesce et c’est con car il n’y a aucune raison valable d’opposer l’amitié à la famille. Enfin si, ça lui permet de faire le beau à la radio, genre moi je suis en trouble avec mes copains et on nique la famille mais bon c’est une raison valable qu’on cherchait et ça marche pas vraiment du coup.

                • #114323 Répondre
                  Charles
                  Invité

                  Pas réussi à tenir plus de 5 minutes. Le concept de commenter une vidéo d’une interview pour critiquer un penseur au lieu de partir du livre dont il est question me laisse déjà rêveur. Ensuite, ce ton ricaneur et pédant, cette volonté pour le coup assez immature de se faire un penseur en vue – alors même qu’il appartient au même camp -m’est insupportable.
                  Cette chaîne est vraiment le plus gros repoussoir de la gauche sur internet.

                  • #114333 Répondre
                    François Bégaudeau
                    Maître des clés

                    Non seulement ils ne partent pas du livre, mails ne prélèvent que 2 minutes sur les pauvres 10 minutes de Geoff à la Matinale (sans d’ailleurs aucun mot sur le fait que ce contexte n’est peut etre pas le meilleur pour développer sereinement sa pensée)
                    Autre écueil connu de cette bande : plutot que de prendre le temps d’entendre ce que dit un penseur, aussitot lui expliquer ce qu’il faudrait dire à la place (lui expliquer la ligne)
                    Un peu comme on penserait d’un roman qui se passe à Londres qu’ll a tout faux car il aurait du se passer à Manchester.

    • #114219 Répondre
      Greg
      Invité

      Il faut pas réduire ça à la fi, tout l’extrême gauche se réjouissent de la libération de Abdallah, de révolution permanente à lutte ouvrière en passant par le pcf, tout le monde à la gauche de la gauche sans exception.

    • #114226 Répondre
      Emile Novis
      Invité

      « Il faut arrêter le bashing des élus Si vous ne voulez plus avoir d’élus, continuez comme ça, vous n’aurez plus personne pour vous représenter. », Yaël Braun-Pivet
      _
      On va continuer, car ça fait partie des objectifs.

    • #114295 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      ça fait partie des 1ers objectifs de virer les féroces Yaël Braun- Pivet et toute la Macronie. On peut très bien vivre en anarchisant.e et décider d’aller voter pour virer toute cette clique. D’ailleurs, on sera encore très très nombreux à aller voter au moment dû. Et même beaucoup d’abstentionnistes ont décidé qu’ils iraient voter. Et pas pour l’extrême droite.

      • #114296 Répondre
        bibinard
        Invité

        je ni croua pa une segonde. la gauche cé un tiers en content le péesse q’es pas a gauche. cé cuit poure la goche jusqua la fin dé taons

        • #114306 Répondre
          graindorge
          Invité

          eh bien vote la droite dure bibinard ou vote blanc ou abstiens toi. Nous ferons chacun ce que bon nous semble.

          • #114340 Répondre
            bibinard
            Invité

            je parl pa de moua. on sen fou de moua
            si tu croua que les astenssionistes sont mojorettireman de gauch tu te tromp leures idé son lé maim qu cel de ceu qu i von au zurnes.

            • #114342 Répondre
              bibinard
              Invité

              de tout fasson le pouvouar se moque biaoin dé ekection des paitition
              ça serre a rien

              • #114346 Répondre
                ..Graindorge
                Invité

                Puisque c’est cuit, que ça sert à rien, que le pouvoir se moque blablabla, on peut aller à la plage, bibinard

                • #114347 Répondre
                  bibinard
                  Invité

                  ce qe tu voudré c changé le mond et poure aubtenire sa ca passe par une raivolte a les chelles mondiale et pas pas cifique.
                  cci sa arriv un jour c par lé jeuns mé ils devront craché sur leur papa et leur maman. c pa prai d’arivé.

                  • #114352 Répondre
                    ..Graindorge
                    Invité

                    je ne sais pas ce que veut dire  » vouloir changer le monde », c’est comme le  » world pisse »? Vitrine des marchands d’armes?
                    Mon ambition est très modeste et n’a rien de pacifique bien que sans A.K 47

    • #114329 Répondre
      louagr
      Invité

      Bonjour tout le monde ! Suite à la nouvelle discussion entre François et Houria à Lille fin juin , Soufiane Brahimi a parlé d’une captation vidéo. Je me demandais si quelqu’un en savait plus ? Si la vidéo est déjà publiée quelque part ?

      • #114331 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        je ne le crois pas, je crois qu’elle arrive, et je crois aussi qu’elle ne mérite pas tant d’attente

    • #114840 Répondre
      I.G.Y
      Invité

      Je suis tombé par hasard hier sur un entretien audio relativement récent avec ce super économiste qu’est André Orléan. Lordon y faisait beaucoup référence à l’époque où il était économiste (notamment à son grand livre l’Empire de la Valeur, que j’avais juste parcouru mais pas encore lu et qui a l’air formidable, je crois que je vais enfin m’y mettre). C’est par lui que je l’ai découvert. Je l’ai beaucoup écouté. Marxiste revendiqué et gros technicien. Collègue aussi d’Aglietta mais il m’a l’air de mieux écrire. Cet entretien est très bien, une sorte d’introduction à son travail. Presque trop court.

    • #114907 Répondre
      Charles
      Invité

      Texte intéressant de Valérie Rey Robert en réponse à celui de GDL sur l’affaire Pélicot :

      https://blogs.mediapart.fr/valerie-rey-robert/blog/220725/reponse-geoffroy-de-lagasnerie-sur-la-parole-feministe-et-les-violences-sexuelles

      • #114985 Répondre
        Ema
        Invité

        @ Charles
        Certains passages du texte me semblent pertinents, en ce qu’ils rappellent que l’outil judiciaire ne saurait actuellement être complètement délaissé dans la protection et l’indemnisation des femmes face aux VSS, mais je trouve qu’il passe relativement sous silence le très manifeste surinvestissement symbolique qui a été fait de cet outil judiciaire au nom du féminisme dans le cas de l’affaire Pelicot, et qui mérite très sérieusement d’être questionné, que l’on soit anti pénaliste ou pas.

        • #114988 Répondre
          Charles
          Invité

          Tu aurais un exemple de ça ?

          • #114989 Répondre
            Ema
            Invité

            Un exemple du sur investissement symbolique? Ou de l’absence de sa mention dans ce texte?

            • #114990 Répondre
              Charles
              Invité

              Surinvestissement symbolique.

              • #114991 Répondre
                Ema
                Invité

                https://textup.fr/799961c6
                Il y avait par exemple cette tribune, partagée en page 12 du forum général, où tu retrouveras de manière générale l’ensemble des discussions sur l’affaire et les différents liens d’articles la concernant. Dans l’ensemble il me paraît difficile de nier, ne serait-ce que par la présence de cortèges de féministes s’étant déplacées au procès en brandissant pancartes et slogans, que l’affaire des viols de Mazan a bel et bien été investie par un certain nombres d’activistes ou journalistes féministes comme étant absolument décisive dans la lutte contre les VSS, alors qu’il s’agit, jusqu’à preuve du contraire, d’une affaire relevant plutôt de l’exceptionnel que de l’ordinaire, ce qui explique d’ailleurs qu’elle tombe prioritairement sous le coup de la loi avant même de devenir un « sujet de société » ( contrairement par exemple aux milliers de devoirs conjugaux « consentis » qui s’accomplissent tranquillement tous les jours à l’abri du droit et de l’opinion publique).

                • #114992 Répondre
                  Ema
                  Invité

                  Mais peut-être en demandais je trop à ce texte, qui avait principalement vocation à corriger le tir sur les excès de GdL.

                  • #114994 Répondre
                    Charles
                    Invité

                    Oui je vois mieux, merci.
                    Mazan était à la fois une affaire exceptionnelle de par son ampleur – qui permettait aussi d’en parler pendant des semaines – et banale dans le profil des agresseurs – beaucoup de personnes assez communes, de milieux relativement divers etc. – ce qui en faisait une affaire exemplaire à double titre donc.

    • #114910 Répondre
      MA
      Invité
      • #114911 Répondre
        Charles
        Invité

        Ce droit de réponse dit peu ou prou la même chose que le texte de Valérie Rey Robert, de façon moins calme et plus outrancière (« nausée », accusation de silenciation) en faisant la même chose que ce qu’il reproche à GDL : parler d’un auteur ou d’un groupe d’auteurs en ignorant ses travaux sur le sujet.
        GDL se prend un retour de bâton qu’il ne vole pas tant son texte, d’intervention, était un peu léger sur le sujet. Autant son dernier essai, robuste et documenté, montrait qu’il pouvait aller au de la simple provocation et de l’intuition mi-géniale mi-foireuse, autant avec ce texte il retombe dans ce travers d’autant plus dommageable pour lui qu’il touche un sujet sensible.

        • #115016 Répondre
          kenny
          Invité

          on ne peut pas ne pas plus rater la critique du punitivisme exprimée
          lagasnerie donne à penser, parfois au prix d’une schématisation outrancière (on connaît l’animal)
          les deux autrices clôturent les débats, fin de la séance!
          mais comment prétendre à la pensée lorsqu’on est sujet à la « nausée » au contact d’idées contraires?
          leur militantisme les condamne à:
          – réduire la critique du punitivisme à la critique d’un débordement affectif
          – lire que gdl déresponsabilise les auteurs en niant leur culpabilité, alors que pour gdl cette négation – le mensonge de l’accusé – résulte précisément du punitivisme
          – comprendre que gdl néglige le besoin de reconnaissance des victimes alors qu’il interroge la relation entre punition et justice
          – en conclure qu’il ne propose rien de concret, préalable comme chacun sait à l’expression d’une pensée
          .
          sic :
          « Geoffroy de Lagasnerie, philosophe, gay (ce détail a de l’importance, je ne sais pas si un homme hétéro aurait pu écrire un texte pareil sans être immédiatement soupçonné de vouloir protéger ses pairs, et puis il a l’avantage d’être une minorité qui s’adresse à une autre) »
          « « la pitié pour le criminel et l’appel à une pénalité moins sévère étaient les marques d’une civilisation supérieure », les féministes auraient donc dans leurs revendications entraîné la civilisation dans ses bas-fonds. »
          « Le second point qu’il développe en introduction – et là je vais laisser de côté mes réactions primaires de stupéfaction, comme il le demande – est qu’il faudrait « laisser de côté les affects spontanés ». On parle bien ici des affects spontanés des féministes et non les affects spontanés des centaines d’hommes qui ont spontanément choisi de garder le silence pendant qu’une femme était violée, il ne s’agit pas non plus des affects spontanés des hommes violeurs, qui ont humilié, filmé, rappelé à sa condition d’être inférieure sans réagir, pour, selon les termes de Dominique Pélicot lui-même, « soumettre une femme insoumise ». Laissons donc nos émois trop sensibles de côté pour atteindre la science comme il nous le recommande. »
          « Je ne sais pas d’ailleurs comment les gays refoulés ou non prendront ce lien de causalité entre une frustration et le fait de commettre un crime de cette nature, ça me semble un argument provenant des tréfonds de l’homophobie, mais peut-être y a-t-il des données que j’ignore. »
          « S’ils mentent, ce n’est pas leur faute donc, c’est parce qu’il y a de la prison à la clé et non pas parce qu’ils sont lâches ou absolument indifférents au sort de leur victime. »
          « ce n’est jamais leur faute »
          « Les critiques féministes du punitivisme n’ont pas attendu Lagasnerie. » [c’est nous qu’on l’avait dit avant] »

          • #115017 Répondre
            kenny
            Invité

            *leur lecture militante les condamne à:

            • #115018 Répondre
              kenny
              Invité

              *leur lecture de militantes les condamne à:

              • #115019 Répondre
                kenny
                Invité

                *leur lecture, altérée par un biais militant, les condamne à:

          • #115023 Répondre
            Ema
            Invité

            « S’ils mentent, ce n’est pas leur faute donc, c’est parce qu’il y a de la prison à la clé et non pas parce qu’ils sont lâches ou absolument indifférents au sort de leur victime. »
            Ce passage confirme involontairement l’impasse morale du punitivisme. Car soit on sanctionne le crime, soit on appelle le criminel à la prise de conscience. Mais les deux issues ne sauraient véritablement coexister. Si on fait craindre prioritairement au criminel une peine lourde, à même de foutre sa vie en l’air, ça ne laisse pas beaucoup de place au développement d’une compassion pour la victime, et pas beaucoup de place non plus à un témoignage sincère à même éclairer l’affaire, d’éclairer son acte. De ce point de vue je trouve la thèse de Lagasnerie assez irréprochable. Un tribunal pénal ne sera jamais le lieu de vérité et de réparation morale qu’on eu voulu qu’il soit.

            • #115030 Répondre
              Ostros
              Invité

              Je pense qu’il est idéaliste de croire qu’une personne qui a commis un crime ai ou aura, si on le lui permet, l’envie, le besoin, d’expliquer son geste / de prendre conscience du mal qu’il a fait / de faire preuve de compassion pour la victime.
              Il s’agit de biais moraux différents. Celui dans lequel est pris l’acte du criminel (parfois même sa vie entière) et celui attendu par la victime ou sa famille et par la société.
              Il y a une forme de punitivisme aussi dans cette volonté de « faire prendre conscience » et de réclamer la compassion de l’auteur d’un crime.
              Car on cherche par là à aligner sa morale, qui a été à un instant t loin dans la pulsion morbide ou vitaliste, à la morale commune, admise, la morale de la société propre et qui se rassure elle-même.
              De plus, plein de systèmes de protection de la psyché se mettent en place chez le criminel pour préserver son intégrité. Et le confronter à son acte avive toujours ces réflexes de défenses. Dans un procès l’auteur d’un crime cherche à se défendre aussi bien aux yeux de la justice (éviter une peine de prison trop lourde) que de la morale dont est chargée l’organe judiciaire (vous êtes considéré comme un danger pour la société, montrez nous que vous êtes plein de remords et avez de la compassion pour la victime et nous vous verrons comme un homme plus que comme un monstre, car alors vous serez jugez moralement). Ce besoin d’entendre une prise de conscience du criminel est donc déjà ancré dans le procès et diffusé dans les articles de presse qui adorent faire et diffuser le portrait caricaturé de l’auteur du crime. Il se peut que cette attente même d’une prise de conscience génère chez le criminel une incapacité à exprimer le fond de ses affects, sa façon à lui de voir les choses, les possibles et les impossibles de sa morale propre avant et après avoir commis l’acte, le fait qu’il n’ait peut être pas de compassion, etc.
              On dirait que cette idée part du principe que l’auteur d’un crime est un être bon qui a fauté, et qui révèlera sa bonté dès lors qu’on sortira d’un système de punition, sans se dire qu’il existe d’autres profils, plus sombres, complexes, obscures à eux-mêmes. Et que feront nous de ces incapables à la remise en question selon les normes morales que nous avons et chercherons à lui faire endosser ?

              • #115031 Répondre
                Ema
                Invité

                @Ostros
                Tes objections très pertinentes aux attentes de « prise de conscience » sont aussi les miennes. C’est évidemment un projet assez vain en soi mais il l’est d’autant plus qu’on en espère l’aboutissement dans le contexte bridé et biaisé d’un procès. De manière générale je pense que la vocation expiatoire d’un procès est une promesse intenable. Pour les victimes ou familles de, dont le préjudice est souvent inquantifiable et immesurable, aucune peine ne sera jamais assez lourde, aucun remord assez sincère, aucun aveu une élucidation complète.

                • #115035 Répondre
                  Charles
                  Invité

                  Je suis un peu gêné car je suis d’accord avec un peu tout le monde dans ce débat.
                  Je comprends que des féministes réagissent avec une certaine virulence quand un intellectuel – homme – débarque et critique léféministes sans s’être renseigné très en amont sur ce qu’elles pensent et les débats internes qui agitent le milieu, dans un contexte compliqué où les avancées sont maintenant rares, avec des retours en arrière inquiétants. D’un autre côté, il est aussi pénible que la discussion ne soit jamais vraiment possible, que toute critique soit perçue comme une attaque, un symptôme de backlash.
                  Evidemment que la scène judiciaire est biaisée et qu’on ne peut pas en attendre beaucoup d’un point de vue de la véridiction, quand bien même l’accusé peut avoir intérêt à reconnaitre sa culpabilité (même si c’est plus rare que ce calcul stratégique se fasse en matière criminelle où les peines seront de toute façon très lourdes). Je m’étonne d’ailleurs que GDL prête autant d’attention aux paroles des accusés alors que quand il analysait les motivations des terroristes il passait volontiers outre en soutenant que les sujets ne sont jamais totalement conscients de ce qu’ils font et que leurs actes s’expliquent par d’autres motivations que celles qu’ils formulent. Du côté des deux féministes qui lui ont répondu, il me semble y avoir une vraie incompréhension de ce que dit GDL et de la sociologie qu’il met en oeuvre : personne n’est responsable car il n’y a pas de faute individuelle. Les accusations de lâcheté et d’indifférence des accusés au sort de la victime sont donc en cela parfaitement à côté de la plaque en ce qu’elles relèvent du lexique moral et non analytique (ce qui ne veut pas dire pour autant qu’elles sont fausses).
                  Je me joins aussi à vos réserves sur la « prise de conscience de l’accusé », ça me rappelle les pages de Surveiller et Punir où Foucault explique comment l’encellulement était justifié dans des termes religieux : le prisonnier, tout seul dans sa cellule, peut réfléchir à son acte, sonder son âme, faire acte de contrition etc. On est ici dans la même sémantique de pénitence individuelle.
                  Le procès n’a donc pas apporté grand-chose sous cet angle mais il a quand même été révélateur de la prégnance d’une vision de la femme comme étant une propriété de son mari, un simple corps muet avec lequel on n’a pas besoin de discuter pour interagir. Il y a quelque chose de vertigineux dans l’expression du désir masculin, primaire et brutal, permis par cette structuration de la pensée patriarcale.
                  Et pour finir, une petite anecdote personnelle. Depuis un an, j’ai été appelé plusieurs fois (3) en tant qu’avocat commis d’office pour assister des mecs en garde à vue pour avoir….mis des mains aux fesses ou s’être frotté à des meufs dans le métro. Interpellation non pas en flagrance mais à la suite d’une enquête préliminaire, c’est à dire qu’il y a eu un dépôt de plainte, plusieurs policiers qui ont travaillé sur le dossier pendant quelques mois pour identifier la personne puis son interpellation. Et à la fin la personne est poursuivie, parfois même déférée (c’est à dire présentée immédiatement après la garde à vue) pour être interdit de prendre les transports. Je ne sais pas trop quoi en penser. Je trouve ça à la fois consternant qu’on en vienne là – quelle défaite collective pour que la judiciarisation soit devenu le mode le plus acceptable de résoudre celà – et d’un autre côté cela révèle sans doute une forme d’intransigeance nouvelle pour les agressions sexuelles.

                  • #115049 Répondre
                    François Bégaudeau
                    Maître des clés

                    bonne synthèse du problème, et de ce dialogue de sourds

                  • #115279 Répondre
                    Ema
                    Invité

                    @ Charles
                    J’avais oublié que tu pratiquais le métier d’avocat, tes éclairages sont donc doublement bienvenus. Sur cette histoire d’enquête et condamnation relatifs à des faits d’attouchements dans les transports, ton témoignage m’interpelle. Je ne sais pas comme toi que penser de ces efforts (qui paraissent ubuesques) déployés afin de retrouver et condamner ce type d’agresseur. À la fois on pourrait se réjouir que la question soit prise au serieux, mais évidemment le sentiment de disproportion n’est pas loin. Pour avoir déjà vecu et vu vivre la chose, je sais trop bien que la victime des attouchements ne provoque généralement pas de tollé. Il y a comme une paralysie, une sidération, dont il faudrait interroger les mécanismes. Or je pense que cette paralysie, cette inaptitude à « ne pas se laisser faire » à l’instant T, a sûrement parfois à voir avec les dépôts de plainte consécutifs. Si je n’ai rien fait sur le moment, la seule issue réparatrice semble être le dépôt de plainte. Je parle bien des cas où la rame est suffisamment peuplée pour qu’une confrontation avec le frotteur-toucheur ne constitue pas une mise en danger de la victime (mais une mise en danger de l’agresseur beaucoup plus sûrement, ce qui ne me convient pas non plus entièrement).

    • #114942 Répondre
      Léo!
      Invité

      Je ne sais plus où il était question de pagani et de son rapport à l’écologie. J’avoue que je le connais mal et que le bonhomme m’a repoussé assez instinctivement. Toujours est il que j’ai trouvé ce petit passage d’alessandro pignocchi qui peut contribuer au débat. En quoi la société capitaliste repose sur la devastation écologique, mais pas à posteriori, comme conséquence de son besoin d’accumulation, mais bien pour des raisons sociales : le désastre de l’agriculture industrielle comme condition de la domination bourgeoise.

      • #115083 Répondre
        luc
        Invité

        il est bien Pignocchi et ses « bd » surtout

    • #114943 Répondre
      Léo!
      Invité

      Au passage je recommande son dernier bouquin et tous les autres. On y retrouve notamment l’idée que la destruction des liens avec le vivant est un appauvrissement existentiel inédit dans l’histoire de l’humanité. Je ne sais pas ce qu’en penserait pagani.

      • #114953 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        Je crois que Pagani se garderait d’en penser quoi que ce soit. Et qu’il ne connait même pas l’existence de Pignocchi, penseur puissant.

    • #115093 Répondre
      luc
      Invité

      Parlant de Pignocchi voici:

    • #115111 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      écouté cet entretien lors de sa publication
      AP y est très en forme

    • #115202 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Loi Duplomb : «Ce qui se cache derrière ce texte, c’est un nouveau modèle agricole, avec des giga fermes qui s’accaparent tout» – Libération https://share.google/2trEopI4enGPj2rIl

    • #115239 Répondre
      MA
      Invité

      On en pense quoi de cet article de Laelia Véron et d’Elise Gueraut sur le beauf: https://www.monde-diplomatique.fr/2025/08/GUERAUT/68622

      • #115242 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        je lirai en entier en papier, mais a priori je suis sur la même ligne
        j’en parle dans le livre à venir pour Cause perdue

      • #115364 Répondre
        nefa
        Invité

        il y a un substrat, un sol humique
        de l’eau est susceptible de lui tomber dessus
        mettons que les réseaux sociaux aient la propriété d’inonder (faits, faits tronqués, commentaires, jugements, observations, examens, analyses, synthèses, digressions, solutions, problématiques, mensonges, solutions, solutions…)
        que ça en serait biblique
        le sol sera gorgé d’eau
        en pente au bord d’être râpé jusqu’à la couche mère
        plein de vie avec
        sur le plat d’être submergé
        plein de vie avec aussi
        alors comme il est intelligent le sol
        il se sert beaucoup d’un outil pour drainer,
        d’une canalisation,
        pour moi le terme « beauf », aujourd’hui, fait office de déversoir
        donc le sol s’est fait saucé
        heureusement il est préservé
        lessivé mais préservé
        et l’eau s’éloigne
        alors que plus calme, elle aurait diffusé, elle aurait nourri l’humus – qui rit comme on rote –, l’aurait serré ou aéré selon la chimie, la granulométrie des pierres présentes, elle les aurait mouillées ; elle se serait ancrée aux environs de l’impact
        à par ça
        dans les rayons
        il y a une large gamme de déversoirs
        entre autres :
        « il écrit ça il montre sa gueule »
        « il écrit ça il ne montre pas sa gueule »
        « il dit ça il montre sa gueule  »
        « il pense ça il montre sa gueule  »
        « j’ai lu ça qu’il montre sa gueule »
        « j’ai entendu ça qu’il montre sa gueule  »
        « j’aiiiiiiiiiiiiiii… »
        « il écrit ça il montre sa gueule »

        • #115366 Répondre
          Claire N
          Invité

          Carrément
          Douche froide récente par la magie de cette nouvelle dichotomie totalisante :
          – eh je crois que tu aimerais bien À Pignocchi, tu devrais te renseigner
          – il parle de quoi ?
          Fenêtre de tir courte dans l’attention accordée : vite une phrase pas trop longue
          Je choisis subjectivisation/ objectivisation
          – franchement tu me saoules avec tes intellectuels
          Toujours des mots compliqués – c’est bourgeois méprisant – moi je suis un beauf – next
          : averse sur sol tanné – imperméable

    • #115245 Répondre
      MA
      Invité

      Vers la fin de l’article :
      Cette revendication d’un caractère beauf peut même devenir un moyen rhétorique pour faire passer ses comportements comme acceptables, en les présentant comme antibourgeois ou anti élitistes. La manœuvre n’est pas, contrairement à ce qu’on pourrait croire, l’apanage de la droite : on pense à l’écrivain engagé à gauche FB, qui avait revendiqué l' » humour de mauvais goût, beauf » pour se justifier d’une  » blague » sexiste à l’encontre de l’historienne LB.

    • #115246 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      évidemment il fallait que ça me retombe dessus
      cette Veron fait depuis longtemps métier de me pourrir – encore récemment sur Psychologies-, je n’ai jamais bien compris pourquoi

      • #115249 Répondre
        Ostros
        Invité

        LV, fait juste partie des quelques un.e.s, voit d’un mauvais œil ta confiance en ton ton travail, ta pensée, tes écrits. Pour elle c’est synonyme d’une attitude inadmissible. Il faudrait que tu travailles et t’exprime en rampant. Elle n’a pas compris que l’ego sain ce n’est pas être contrit. C’est ce que je comprends en lisant ces glaviots sur Twitter. Elle n’exprime que le fait qu’elle te trouve je cite « narcissique », car sûr de toi. Elle est hors de tout ce qui touche à la notion de vitalisme. Ça semble chaque fois la titiller au point qu’elle se sent obligée de le partager bêtement sur les rs (réflexe qui interroge). (Il y a des réponses à sa jalousie ou du moins son sentiment de faiblesse narcissique, mais elle n’est pas là pour discuter). C’est pourquoi je suggérais il y à quelques mois de développer cet aspect qu’est l’accusation de mépris sur ta pomme dans ton livre à venir, et dont tu avait dit que ce sujet y était mais traité court, en partant de réactions comme celles de LV qui confond une force interne travaillée jour après jour, consciente d’elle-même avec une simple position de dominant sur l’échiquier social (mâle, blanc, qui devrait donc se taire pour laisser les faibles femelles s’exprimer plus que lui).

      • #115250 Répondre
        Charles
        Invité

        Elle a toutefois apprécié ton roman l’amour.

      • #115251 Répondre
        Titouan R
        Invité

        Mais j’ai lu quelque part qu’elle avait bien aimé L’Amour.
        En fait c’est avec tes essais qu’elle doit avoir un problème. En bonne universitaire, elle ne doit pas tolérer qu’un non-universitaire se hasarde à une sociologie-psychologie buissonnière. Logique de champ qui revendique le monopole du discours intellectuel

        • #115252 Répondre
          Ostros
          Invité

          A la lire ce n’est pas ce qui ressort.
          Sur Psychologies elle confond clairement le fait que François se prenne en cas à osculter avec un narcissisme mal placé.
          D’autres ont dit comme elle que « pour une fois dans l’amour on ne voyait pas la personnalité de cet écrivain qui parle beaucoup dans les médias et qui irrite parce qu’il parle et s’affirme et semble si sûr de ses idées ». Est-ce que LV sait lire ?
          Pour moi elle n’est pas cortiquée pour la critique littéraire.

          • #115263 Répondre
            Titouan R
            Invité

            Ta lecture complémentaire, précise, ne contredit pas la mienne. Je dirais même qu’elle l’accrédite

          • #115328 Répondre
            propater
            Invité

            qu’on aime ou pas, il reste juste (c’est un ressenti de lecture que je partage, en tout cas) que l’on entend moins la « voix » de François Bégaudeau dans L’amour que dans d’autres de ses romans comme En guerre ou Ma cruauté.

    • #115247 Répondre
      Claire N
      Invité

      J’aimerais quand même avoir l’ensemble de l’article ; pour voir si mon intuition se précise
      Quand à la déplorable instrumentalisation d’une analyse structurelle en outil passif agressif – comme bien souvent

      • #115253 Répondre
        Alain m
        Invité

        L’article du diplo est accessible sur le compte Facebook de Laelia Véron

        • #115254 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          où je viens de poster un petit message amical

          • #115255 Répondre
            Ostros
            Invité

            Il a été effacé ? Je ne le vois pas.

            • #115256 Répondre
              Alain m
              Invité

              Parmi les commentaires (119) de son dernier post et non sur le post de l’article en question

              • #115258 Répondre
                Ostros
                Invité

                François a raison, ses réactions sont purement superficielles, basées sur la gueule, c’est gratuit et ne concerne jamais son travail en propre. Je trouve que ça l’affaiblit intellectuellement et la ridiculise plus qu’autre chose.
                Saura-t-elle reconnaître ces bassesses. Et leurs fondements.

                • #115259 Répondre
                  François Bégaudeau
                  Maître des clés

                  j’ai peu d’espoir

                • #115260 Répondre
                  diegomaradona
                  Invité

                  Le fait est que ce qu’elle dit est vrai, François a bien revendiqué l’ » humour de mauvais goût, beauf » pour se justifier d’une » blague » sexiste à l’encontre de l’historienne LB.
                  Votre malhonnêteté intellectuelle à ne pas vouloir le reconnaitre est fascinante.
                  Saurez-vous reconnaître ces bassesses. Et leurs fondements ?

                  • #115285 Répondre
                    François Bégaudeau
                    Maître des clés

                    Deux verbes faux en une phrase c’est beaucoup
                    Revendiquer? Aucunement.
                    Pour me justifier? Aucunement.
                    J’ai caractérisé cette blague comme beauf, je n’ai rien revendiqué ni justifié.
                    Ne te mêle pas de faits, Diego, c’est pas ton fort.

                    • #115288 Répondre
                      BIOGRAPHIE
                      Invité

                      François: T’as pas fait tout un bouquin pour te justifier?

                      • #115312 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        du tout
                        comme tu pourras le vérifier en le lisant

                      • #115318 Répondre
                        BIOGRAPHIE
                        Invité

                        François: Je lirais le prochain, t’en fais pas.

                      • #115335 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        lirais
                        conditionnel, donc
                        à nous de trouver la proposition subordonnée implicite
                        je lirais le prochain si je n’étais pas mal disposé à ton égard?

                      • #115355 Répondre
                        BIOGRAPHIE
                        Invité

                        François: Ca doit drôlement t’angoisser comme perspective si t’en es réduit à te raccrocher à une malheureuse faute de conjugaison pour faire le malin.

                      • #115380 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        ah c’était une faute?
                        Je croyais que c’était un effet
                        J’appréciais

                      • #115412 Répondre
                        BIOGRAPHIE
                        Invité

                        François: C’est malheureux les histoires que t’es obligé de t’inventer pour essayer de te convaincre que je ne suis pas seulement bête et méchant.

                    • #115430 Répondre
                      diegomaradona
                      Invité

                      @françois
                      « Revendiquer? Aucunement. »
                      Revendiquer est synonyme de prétendre dans le larousse, donc à moins que tu ne prétendes pas ce que tu prétends, à savoir que c’est blague est une blague de beauf, ce verbe est tout à fait valable.

                      « Pour me justifier? Aucunement. »
                      Se justifier est défini par le larousse comme : Réfuter une allégation. C’est exactement ce que tu as fait en réfutant par cette explication l’allégation selon laquelle ta blague avait des objectifs diffamatoire et sexiste.

                      « Ne te mêle pas de faits, Diego, c’est pas ton fort. »
                      Nouvelle illustration que ton fort à toi est de fuir la réalité pour te réfugier dans tes certitudes illusoires. Les définitions du larousse sont bien des faits que manifestement tu ignores. Qui fait le malin, tombe dans le ravin…
                      Le fait est que ce qu’elle dit est vrai, François a bien revendiqué l’ » humour de mauvais goût, beauf » pour se justifier d’une » blague » sexiste à l’encontre de l’historienne LB.
                      Votre malhonnêteté intellectuelle à ne pas vouloir le reconnaitre est fascinante.
                      Saurez-vous reconnaître ces bassesses. Et leurs fondements ?

                • #115316 Répondre
                  power
                  Invité

                  Elle a juste la haine que François soit plus intelligent qu’elle. Sa seule angle d’attaque c’est de dire que François est narcissique

                  • #115317 Répondre
                    power
                    Invité

                    son seul angle d’attaque*

    • #115261 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Incroyable Diego! Un mot-clé et paf tu apparais! C’est scientifiquement magique.
      Chère MA : ce n’est pas « Elise » mais  » Elie » Guéraut.
      Question d’ignorante: lorsqu’un article est écrit en tandem, comment savoir qui a écrit quoi? Les deux sont responsables de l’article non? Il faudrait donc nommer les deux

    • #115264 Répondre
      Alain m
      Invité

      «Que faire ? Tout d’abord, me suis-je dit, il faut reconnaître cet état de fait, reconnaître la réalité, la faire apparaître.
      Si en tant qu’homme, que Polonais et qu’artiste j’étais condamné à l’imperfection, il ne servirait à rien de faire bonne mine à un mauvais jeu et de feindre pour moi-même et pour le monde que tout aille pour le mieux. C’était au contraire une question d’honnêteté, de dignité, de raison, de vitalité, que de rompre une fois pour toute avec la mystification.»
      Witold Gombrowicz • « Testament ». Entretiens avec Dominique De Roux

      • #115265 Répondre
        Alain m
        Invité

        Et comme tout cela est parti pour durer encore et encore, je propose un petit moment de gravité non empreint de lyrisme.
        Tiens un autre François

      • #115267 Répondre
        Alain m
        Invité

        Exempt plutôt que non empreint. À la sieste !

    • #115268 Répondre
      Claire N
      Invité

      Reste que dans cet article un élément attire mon attention : l’étymologie supposée de BOF ( beurre – œuf – fromage) enraciné dans la pratique du marché noir
      Pratique d’allégeance aux dominants
      Pratique complexe de soumission dans l’optique de ses propres intérêts
      Qui peut etre oui s’attend justement à ne pas pouvoir se targuer de la fierté de la résistance

      • #115269 Répondre
        Ostros
        Invité

        Marché noir, collaboration, résistance. L’individu qui cherche à sauver sa peau navigue entre ces trois pôles. Ce qui a fait dire à un historien que durant l’occupation, les français avaient trois visages, selon les contextes, les enjeux, le niveau de faim et de danger.
        Aussi, les riches restaurateurs (Ritz et compagnie) envoyaient leurs laquais au casse-pipe, les Halles, où se fournir en ravitaillements. Ou des arabes qui prenaient la mission (avaient-ils le choix ). Les autres commerçants y allaient eux-mêmes, ensuite résistants et collabo prenaient attache et achetaient de quoi survivre à ces trafiquants. Donc ceux qui pouvaient financièrement se le permettre, ou bien à crédit. Les pauvres grapillaient ce qu’ils pouvaient, frayaient avec les délinquants, le racket et la loi du plus fort était le La.

        • #115270 Répondre
          Ostros
          Invité

          Sachant que des résistants étaient aussi trafiquants ou bien se nourrissaient, se droguaient ou achetaient les services de prostituées grâce aux trafiquants je ne vois pas bien la logique du raisonnement présenté. C’est comme dire que le nuage de radioactivité s’est arrêté à la frontière allemande. On oublie que tous ces groupes étaient poreux les uns aux autres. Tandis que des résistants tuaient leurs partenaires de mission sur la base d’une rumeur infondée, des Waffen-SS convertis tentaient de convaincre leurs collègues de se rallier au camps des Alliés, y parvenaient et se créait alors au sein même des forces nazies un contre mouvement militaire. Des trafiquants qui fréquentaient la bande de Bonny-Lafont, et la rue Lauriston hébergeaient des parachutistes de Londres. La nuit tout ce petit monde se réunissait dans les cabarets où le champagne et les victuailles venues du marché noir coulait à flot.

        • #115271 Répondre
          ..Graindorge
          Invité

          Peut-être pas la loi du plus fort mais du plus riche car
          Il vaut mieux être très fort pour survivre

          • #115272 Répondre
            Ostros
            Invité

            Les bandes de la gestapo allaient piller les foyers de riches juifs, de riches tout court et des commerçants. Tu vois bien que dans ce contexte ce n’est pas l’argent qui domine, mais la force. Lorsque la famille juive se trouvait à sec pour payer au racketeur qui les avaient ciblés le tribut de la semaine, elle était dénoncée et déportée.

            • #115280 Répondre
              ..Graindorge
              Invité

              Dans ce contexte oui

        • #115281 Répondre
          Claire N
          Invité

          « Ce qui a fait dire à un historien que durant l’occupation, les français avaient trois visages, selon les contextes, les enjeux, le niveau de faim et de danger. »
          Oui cela est très juste
          Mais cette origine de Bof je ne la connaissais absolument pas
          Et par où LV le reprend dans sa manière d’occulter les rapports de classe me semble intéressant
          J’y voyais paraître en lieu et place ( en masque) de l’honneur et de la patrie
          J’avoue que c’est singulier

          • #115283 Répondre
            Claire N
            Invité

            Ainsi l’idée de retourner le stigmate me semble
            En l’espèce peu intéressante puisque qu’il se pose sur une balance maniant en quelque sorte des forces fatalement défavorables
            La déstigmatisation que d’ailleurs tu impulses dans les postes supra me semble bien necessaire

            • #115287 Répondre
              Ostros
              Invité

              De ce que j’ai compris on part de BOF de l’occupation pour circonscrire une petite bourgeoisie commerçante éloignée des choses intellectuelles (école, culture).
              Je trouve ça intéressant.
              Je suis moins convaincue par la fin où il est écrit en substance que le beauf s’affirme contre une élite culturelle. Ce qui me chiffonne dans cette partie c’est l’association entre élite (richesse) et culture. Quand on sait que l’élite n’est pas cultivée. Elle fait une distinction entre goûts beaufs et goûts légitimes alors que les deux se rejoignent aujourd’hui.
              Ce sont les goûts des cultureux pauvres qui ne sont pas légitime et se distingue des goûts dits populaires et légitimes car absorbés par la bourgeoisie.
              Il y a des zones pas tout à fait solide dans le propos. En plus elle emploie souvent les mots populisme et mépris, à croire qu’elle n’a pas lu François.

              • #115289 Répondre
                Claire N
                Invité

                Oui comme toi la seconde partie me semble plus fragile sur ses appuis, qu’une attaque en règle de toute façon ne consolide pas
                Effectivement certains points sont des descriptions intéressantes
                Me reste cependant des questions assez connes sur la versatilité du terme beauf qui part quand même dans tous les sens pour qualifier une personne méprisée – la réhabilitation à toute force du beauf semble également discalifier toute forme de mépris – je ne sui pas certaine que ce soit l’intérêt pur des dominés qui soit le plus menacé par cette dissolution indifférenciée
                Et effectivement remonter au mépris me semble plus tenir la route comme point de depart

                • #115290 Répondre
                  Claire N
                  Invité

                  Pas menacé : défendu
                  Leur intérêt par contre y est peut etre menacé

              • #115309 Répondre
                Rémi
                Invité

                Les gouts des cultureux pauvres ne sont plus légitime ? Peux tu préciser ?

                • #115324 Répondre
                  Ostros
                  Invité

                  Ce que François qui a étudié la chose disait dans un entretien c’est que Céline Dion, et autres vedettes, ainsi que le rap qui étaient jugées ringardes, inecoutable car vulgaire et beaufs à l’époque par la bourgeoisie, sont aujourd’hui validées et plébiscitées par cette même bourgeoisie. Les jeunes des quartiers et de Neuilly-sur-Seine écoutent les mêmes rappeurs.
                  Mais qui écoute Ann Krist, ou du punk garage gratuit ?
                  Avatar a été surkiffé autant par les bourgeois que les middle classe que les prolo.
                  Mais qui est allé voir le gang des bois du temple ?
                  Qui n’a pas quitté la salle devant Tardes de Soledad, L’aventura ?
                  Qui va voir les Hong Sang-soo parmi 5 retraités tapant leur meilleure sieste ?

                  • #115325 Répondre
                    Charles
                    Invité

                    Des étudiants plus ou moins précaires, des intermittents du spectacle, des retraités vivant dans des grandes villes, la petite bourgeoisie culturelle (journalistes, profs de fac) et quelques bourgeois.

                    • #115333 Répondre
                      Ostros
                      Invité

                      Et
                      Des cinéphiles fauchés
                      Ex étudiants en cinéma
                      Navigants de bullshit jobs en bullshit jobs

                  • #115365 Répondre
                    Rémi
                    Invité

                    Ok je vois ce que tu veux dire sur le rap mais en revanche je ne vois toujours pas pourquoi les goûts des cultureux ne sont plus légitime.

                    • #115367 Répondre
                      Ostros
                      Invité

                      A l’époque de la nouvelle vague les gens non cinéphiles appréciaient les films de Pialat, Truffaut, Godard (lorsqu’ils étaient accessibles), etc. Les succès critique s’accompagnaient de succès en salle. Les spectateurs lambda connaissaient les noms des réalisateurs que les intellectuels analysaient dans les revues dédiées. Pareil du temps de Marcel Carné avec le gros cinéma de studio.
                      On voit bien aujourd’hui qu’il y a une scission entre les films des cinéastes et les goûts populaires.
                      Sauf exception de temps en temps comme Anatomie d’une chute.
                      C’est ce que dit mon post plus haut. Tu vois bien que le gang des bois du temple, les Hong Sang-soo, ne font pas beaucoup de recettes. Le dernier RAZ a peiné à sortir.
                      Toutes les classes sociales regardent Nerflix, des séries. La serie TV est légitime pas le cinéma de RAZ.

                      • #115370 Répondre
                        Monami
                        Invité

                        « que le rap qui étaient jugées ringardes, inecoutable car vulgaire et beaufs à l’époque par la bourgeoisie, sont aujourd’hui validées et plébiscitées par cette même bourgeoisie. »

                        Est ce que ça n’a pas toujours marché comme ça ? Jazz, metal, rocknroll ont eu à peu près le même parcours en terme de legitimation à posteriori.

                        « Les jeunes des quartiers et de Neuilly-sur-Seine écoutent les mêmes rappeurs.
                        Mais qui écoute Ann Krist, ou du punk garage gratuit? »

                        On est sûrs de ça ? Il me semble empiriquement que le.public de rock alternatif, garage rock est indéniablement plus bourgeois que celui de Ninho et Jul. Et que même à l’intérieur du rap, Le public de 47ter différé assez radicalement de celui d’un Rohff, où les chances de voir quelqu’un de Neuilly sont à peu près de zéro.
                        Si la thèse est que les goûts culturels sont, contrairement à avant, decorreles du milieu social, il va falloir muscler un peu plus les arguments

                      • #115405 Répondre
                        Ostros
                        Invité

                        « Est ce que ça n’a pas toujours marché comme ça ? Jazz, metal, rocknroll ont eu à peu près le même parcours en terme de legitimation à posteriori. »
                        Faux.
                        Le jazz n’est pas une musique légitimée par la bourgeoisie. Cette musique concerne un pan particulier de connaisseur, comme le classique.
                        .
                        La techno concernait une classe sociale particulière et a été largement popularisé grave à l’avènement de la french touch (voir docu DJ Mehdi).
                        .
                        Métal était je crois plutôt du côté de la classe moyenne à prolétaire. Il est largement écouté par toutes les couches sociales aujourd’hui.
                        .
                        Pour le rap, oui les jeunes de banlieue chic écoute le même rap que les jeunes de cité.
                        .
                        Je parle du punk garage tu me réponds en évoquant le rock.
                        Faudrait déjà pas déformer mon propos avant de m’inviter à « muscler mes arguments ».
                        .
                        Tu cites Rohff qui est un rappeur des années 90 pour expliquer qu’il n’est pas très écouté par la nouvelle génération. Ça me semble logique.
                        Oui il y a des rappeurs plus hard core qui ne plaisent pas à certaines sensibilités. Mais je n’était pas en train d’entrer dans les interstices pour faire du micro débat. Le rap a longtemps été mejugé par les bourgeois, aujourd’hui ce n’est plus le cas. Point.

                      • #115414 Répondre
                        Monami
                        Invité

                        J’apprends donc que le jazz et la musique classique ne sont pas des goûts distinctifs. D’accord. Et que les jeunes bourgeois et de quartier écoutent le même rap, contrairement au métal « écouté par toutes les couches sociales ». On est en pleine confusion.
                        Que le rap ait gagné en légitimité, je suis d’accord. Mais dire que cela est spécifique au rap, je me permets d’en douter. Et que ce soit devenu une musique plus plébiscitée par la bourgeoisie que le « garage punk » (qui n’a donc rien à voir avec le garage rock, si jai bien compris), j’en doute encore plus. Il est assez facile de s’apercevoir du contraire à n’importe quel concert.
                        En particulier de rappeurs mainstream estampillés « cité », voilà pourquoi j’ai donné des exemples précis (y en 100 autres que rohff). Même si ceux-ci sont parfois écoutes par les jeunes bourgeois (pas toujours : werenoi était premier des ventes en passant complètement sous les radars bourgeois), il faut savoir qu’ils ont leurs propres rappeurs, populaires et écoutes seulement par eux. Tout n’est aussi uniforme que tu le dis.

                      • #115420 Répondre
                        Ostros
                        Invité

                        Tu fais exprès de ne pas comprendre ce que j’écris.
                        De déformer mes propos aussi.
                        Ce que tu veux c’est pinailler.
                        D’accord.
                        Doute bien et bonne journée à toi.

                      • #115446 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        On pâtit beaucoup de manipuler ici un générique, rap, qui contient tout et son contraire
                        Pour mêler mon grain de sel je dirais que : la bourgeoisie actuelle écoute beaucoup plus massivement du rap que du punk.
                        Mais ce n’est pas encore le rap qu’écoute en priorité la bourgeoisie. En priorité je dirais : pop, pop-rock, electro, variété.

                      • #115449 Répondre
                        kenny
                        Invité

                        si je peux ajouter un peu de poivre: attention avec « le rap »
                        on n’écoute pas forcément le même chez moi à saint denis que dans la cour de récré du lycée fénelon
                        avec l’élargissement du public, les distinctions internes se sont creusées ces dix dernières années

                      • #115450 Répondre
                        Charles
                        Invité

                        Oui monami a raison à ce sujet.
                        J’écoute du rap de temps en temps -Orelsan, Rohff, Damso, Disiz, Nekfeu – mais j’ai découvert la musique de Werenoi à sa mort. Et je ne connais aucun bourgeois qui l’écoute. Celui que j’ecoute est mainstream, une forme de variété (au sens du genre musical) du rap.

                      • #115453 Répondre
                        kenny
                        Invité

                        des rappeurs comme isha ou limsa, très prisés chez les amateurs, l’ont dit
                        ils ne sont pas écoutés dans leurs quartiers (d’avant le succès)

          • #115284 Répondre
            Oscar
            Invité

            L’origine de BOF ne démontre pourtant en rien le passage d’homophones à synonymes, avec ‘beauf’ (Ce que le texte et sa ref ne font pas non plus) …

            • #115300 Répondre
              Claire N
              Invité

              C’est vrai Oscar
              Et c’est une chose que j’aurais pu apprécier
              Le texte hésite et tâtonne sur un sujet qui me semble de toute manière casse gueule
              Mais la forme d’une certaine manière me semble prendre un chemin trop assertif au fil de l’écriture
              Sur quoi d’ailleurs ? Qui a t’il qui vaille ce ton dans le contenu ?

    • #115306 Répondre
      ..Graindorge
      Invité
    • #115315 Répondre
      Charles
      Invité

      Petite hypothèse-synthèse sur le cas Véron.
      C’est une intellectuelle qui veut participer et peser sur le débats des idées à gauche, à l’ère des réseaux sociaux.
      Elle est donc une entrepreneuse qui essaie de se rendre visible pour que ses idées circulent, c’est à dire dominent. Elle poste donc sur Facebook, Twitter et Bluesky (au moins) : elle rédige un post sur un de ces réseaux qu’elle copie-colle ensuite sur les deux autres. Quand elle arrive à faire publier un article dans le Monde diplomatique, elle le propose en accès libre mais en fait aussi la synthèse en quelques tweets.
      Et c’est en tant que lectrice du Diplo et intellectuelle passant beaucoup de temps sur les réseaux sociaux qu’elle voit qu’on parle beaucoup de François, quand même. Alors même qu’il ait été un peu cancellé. Elle voit paraître des extraits de ses essais dans le Diplo, des extraits des vidéos d’entretien avec Lancelin etc. Raison pour laquelle, il faut en remettre une couche sur lui.
      Et si elle n’aime pas François, c’est – outre le narcissisme des petites différences – parce que tout chez lui doit l’insupporter. C’est un écrivain, non universitaire, qui a l’outrecuidance de parler de beaucoup de sujets alors même qu’il n’en est pas un spécialiste certifié par l’université. Il est sûr de lui quand il parle, il a le sens de la formule, bref il fait un peu trop le malin
      Or pour une universitaire, une femme, c’est pénible. Les femmes ont tendance à s’auto-censurer davantage que les hommes – souvent à raison, au passage – et osent donc moins à prendre la parole sur un sujet non lié à leur domaine de compétence tel que reconnu par la société. C’est la même chose pour les universitaires qui on trimé pendant plusieurs années et se sont spécialisés pour pouvoir se faire une place dans le débat des idées (dans une sorte de stratégie, imposée peut-être, d’avantage comparatif).

      • #115323 Répondre
        Ostros
        Invité

        Il y a aussi qu’en tapant sur François elle marque son soutien à certaines femmes féministes en vogue (voir la merde déversée allégrement sous le moindre post de L.B sur Twitter évidemment). Ça lui assure du soutien professionnellement, de la popularité.

        • #115326 Répondre
          kenny
          Invité

          « Les femmes ont tendance à s’auto-censurer davantage que les hommes – souvent à raison, au passage – »
          charles ne nous avait pas habitué à cet humour
          il se bonifie avec l’âge

          • #115329 Répondre
            Charles
            Invité

            Rire – trait d’humour involontaire due à une maladresse d’écriture (ça m’apprendra à écrire dans le métro). Je voulais dire par là que les hommes devraient parfois s’auto-censurer en prenant exemple sur les femmes.

            • #115330 Répondre
              Charles
              Invité

              • #115382 Répondre
                François Bégaudeau
                Maître des clés

                « Et si elle n’aime pas François, c’est – outre le narcissisme des petites différences – parce que tout chez lui doit l’insupporter. C’est un écrivain, non universitaire, qui a l’outrecuidance de parler de beaucoup de sujets alors même qu’il n’en est pas un spécialiste certifié par l’université. Il est sûr de lui quand il parle, il a le sens de la formule, bref il fait un peu trop le malin
                Or pour une universitaire, une femme, c’est pénible. Les femmes ont tendance à s’auto-censurer davantage que les hommes – souvent à raison, au passage – et osent donc moins à prendre la parole sur un sujet non lié à leur domaine de compétence tel que reconnu par la société. C’est la même chose pour les universitaires qui on trimé pendant plusieurs années et se sont spécialisés pour pouvoir se faire une place dans le débat des idées (dans une sorte de stratégie, imposée peut-être, d’avantage comparatif). »
                On trouvera ces axes analytiques dans Comme une mule, Stock, 2024
                Mais Charles a l’hommage discret.

                • #115402 Répondre
                  Charles
                  Invité

                  Normal, j’ai adoré ce livre, il a dû infuser en moi…

                  • #115419 Répondre
                    Eliane
                    Invité

                    Oui, Comme une mule permet de mieux cerner sa détestation de Francois. Et si elle a lu Boniments, m’est avis que ce n’est pas l’article Novlangue qui a pu dissiper son aigreur.

                    • #115427 Répondre
                      François Bégaudeau
                      Maître des clés

                      fort heureusement pour sa santé, elle n’a pas lu Boniments
                      (je le déduis du fait qu’elle n’en a dit aucun mal)

    • #115336 Répondre
      Lux
      Invité

      François a juste trop d’aura
      Elle déteste qu’il en ait autant

    • #115340 Répondre
      Alain m
      Invité

      Sa « réponse » sur Facebook, en bonne linguiste qu’elle est a sûrement pour but d’expliciter l’expression «botter en touche». C’est con quand même à deux post près tout serait devenu clair.

      • #115344 Répondre
        Claire N
        Invité

        Rires – effectivement
        Il va donc falloir à FB gagner un badge de super fan Facebook de LV – des likes frénétiques pendant 15 jours devraient aisément régler le problème

        • #115347 Répondre
          Ostros
          Invité

          LV est agglutinée à Facebook comme une moule.
          Elle répond donc en meuf pour qui Facebook est très important : « t’as pas commenté sous le bon post, donc j’te parle pas ».
          C’est effectivement une manière d’esquiver lâchement celui qui vous confronte. Une manière de pré-adolescente. Gênée pour elle.

          • #115349 Répondre
            power
            Invité

            qu’elle arrête d’accorder autant d’importance à Facebook et qu’elle réponde plutôt sur le fond de l’affaire. Mais je pense que c’est peine perdue

            • #115384 Répondre
              François Bégaudeau
              Maître des clés

              je lui ai demandé de le faire sur messenger
              elle me répond qu’elle ne peut pas etre sûr que c’est moi qui lui parle
              je lui fournis donc mon mail, mon numéro de tel, mon adresse, et, ce matin, pour rire mais pas, un scan de ma carte d’identité
              pas de réponse
              mais gageons que cette absence n’est qu’un retard, dû au soin qu’elle met à sa réponse, qu’elle tient à étayer de nombreuses citations de mes livres

              • #115429 Répondre
                Sylvain
                Invité

                Bien joué et très drôle ! Si elle a vraiment de l’humour (ce dont elle se targue) elle devrait répondre. Il n’est même pas exclu que tout cela puisse « bien finir » (mon côté optimiste).

      • #115348 Répondre
        power
        Invité

        Elle esquive

    • #115350 Répondre
      Ostros
      Invité

      « Je pense également que son discours sur l’école est très problématique mais ça mériterait un autre fil spécifiquement sur le sujet »
      Avoue sans difficulté LV sur Twitter, en avril 2024.
      .
      « Je n’ai jamais compris la hype de ce type »
      Admet-elle.
      .
      « Il se dit de gauche mais il ne se définit jamais dans des collectivités, ne cite jamais de combat collectifs »
      Affirme-t-elle juste après avoir annoncé publiquement qu’elle n’avait pas lu ses livres.
      .
      Pas moins de 15 posts successifs pour se vider après la lecture d’histoire de ta bêtise. 15 posts qui ne traitent pas du livre mais de François, sa façon de parler, de ne pas dire ce qu’elle avait besoin d’entendre, de louer la vie qu’elle ne comprend pas. Et comme elle ne comprend pas, elle l’insulte (CUM).
      15 posts d’attaques personnelles.
      Chez LV, le livre est un prétexte.
      .
      Ce que j’ai cité n’est qu’un fragment de sa production sur François.
      Si c’est pas de l’obsession, ça.
      On dirait un troll.
      .
      P.s : ça confirme qu’elle ne comprend rien au vitalisme. Puisqu’elle s’offusque chaque fois qu’elle tombe sur des phrases de François qui en sont imprégnées. Elle y voit du narcissisme.
      Et je flaire qu’elle n’y connaît rien non plus en marxisme, vu sa réaction sur l’école.
      .
      On peut être de gauche sans être marxiste ?

      • #115363 Répondre
        Oscar
        Invité

        Donc être du même camp politique devrait prendre le dessus sur les différences de pensées ? Je me trompe peut-être mais c’est une autre liberté qui me paraissait se développer dans cet espace.
        (Anecdotiquement, lorsqu’elle avait modifié sa première critique de Psychologie (car trop virulente) puis lu dans la foulée L’amour pour en dire du bien, j’avais vu ça comme très sous contrôle -politiquement.)

        • #115387 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          je n’étais évidemment pas au courant de ce feuilleton haletant
          mais je ne suis pas surpris de l’apprendre

          • #115389 Répondre
            François Bégaudeau
            Maître des clés

            « Donc être du même camp politique devrait prendre le dessus sur les différences de pensées ?  »
            Du tout
            On aimerait juste savoir quelles sont ces différences
            Sachant que le problème ne se situe pas là.
            (sauf effectivement peut etre concernant l’école, mes positions sur ce sujet me valant la tenace inimitié du crew De Cock-Bernard et donc probablement Veron)

            • #115418 Répondre
              Ostros
              Invité

              Quand tu auras la chance de recueillir ses explications, je crois bien qu’il faudra aussi prendre le temps de lui expliquer ton travail.
              Il y a par exemple une phrase d’histoire de ta bêtise (évidemment sortie de son contexte et dont l’usage n’a pas été compris) qui l’obsede plus que d’autres.
              Elle la cite et la re-cite chaque fois qu’elle bitch sur toi (on trouve 3 ou 4 occurrences au cours de son fil Twitter) :
              « Son narcissisme de type « je m’aime faisant ça et j’aime qu’on m’aime m’aimant faisant ça » (il dit vraiment ça !) »
              10 octobre 2020
              .
              « Qui peut prendre au sérieux un type qui a littéralement écrit «je m’aime faisant ça et j’aime qu’on m’aime m’aimant faisant ça» ? ou qui se croit très très anti-bourgeois parce qu’il ne cite pas le même Rohmer préféré que les autres ? (authentique, les deux sont dans son bouquin) »
              12 avril 2024
              .
              (J’ai pas retrouvé les autres occurrences que j’avais captées. Mais on voit bien que cette phrase-là, ces quelques mots, où tu as osé affirmé que tu t’aimais dans un contexte particulier, ça la fait sauter au plafond. Et elle l’a conserve jalousement dans un coin de sa tête année après année.
              .
              On trouve aussi ce genre de réflexions :
              « (Mention spéciale pour des phrases comme « Tout en moi veut la puissance -je suis un être vivant-« . Ne serais-tu pas plutôt un dominant autocentré, très content de l’être et qui a très envie de le rester?) »
              22 avril 2025
              .
              Y a tellement de seum là-dedans

              • #115447 Répondre
                François Bégaudeau
                Maître des clés

                l’étique réponse qu’elle m’a faite hier n’est pas à la hauteur de ce délicieux florilège de contresens

              • #115455 Répondre
                Claire N
                Invité

                « où tu as osé affirmé que tu t’aimais dans un contexte particulier, ça la fait sauter au plafond«
                Oui mais c’est dommage – pour elle j’entends
                Et oui pour les autres : quel est se commandement autoritaire intériorisé
                Qui prône la fausse contrition? Pourquoi serait il de bon aloi que de masquer sa force – c’est mauvais à mon avis en général et de toute façon que d’inventer une morale qui s’attaque à la force des individualités

                • #115456 Répondre
                  Claire N
                  Invité

                  Rires et en tant que féministe saperlipopette c’est bien un angle mort – aucune envie de voir des Trady wife partout

                  • #115459 Répondre
                    Ema
                    Invité

                    En tant que fausse modeste chronique, je reconnais trop bien le seum en question. Dur d’avoir enraciné si profondément la négation de sa puissance comme un préalable incontournable de la bienséance intellectuelle et de voir débarquer dans son champs quelqu’un qui n’obéit pas à cette politesse là. On s’en veut toujours un peu d’avoir respecté docilement les règles sans les avoir interrogées, et cette rancune se projette assez mécaniquement sur le récalcitrant : si moi je ne m’autorise pas, pourquoi d’autres s’autoriseraient ils?…
                    C’est bête mais c’est un peu comme les bonnes manières : une fois qu’on les a assimilées au point de l’automatisme, on supporte difficilement leur absence chez autrui.
                    Évidemment tout ceci est redoublé d’enjeux feministes. On ne sait plus toujours trop bien si le féminisme enjoint les femmes à imiter les hommes ou les hommes à imiter les femmes, la réponse est évidemment : ça dépend.

                    • #115460 Répondre
                      Claire N
                      Invité

                      Oui – c’est un contact avec l’ego des hommes qui si j’ai à fouiller dans mes tréfonds aurait pu aussi – chez moi- tres mal se nouer
                      Je prends l’exemple du jeu
                      – il est très désagréable de jouer avec un petit garçon déguisé en Spiderman qui s’octroie tous les super pouvoirs
                      – il est très différent un petit garçon qui te montre qu’il sait faire du vélo sans les mains
                      Donc dans un sens je saisis ce seum dans le jeu social et c’est aussi un enjeu dans le premier cas

                      • #115461 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        « si moi je ne m’autorise pas, pourquoi d’autres s’autoriseraient ils? » etait Ema le propos que je reprenais en début de post

                      • #115464 Répondre
                        Ema
                        Invité

                        J’aime bien ton exemple (spiderman vs velo sans les mains). Transposé aux monde « adulte » il est tout à fait possible de ne pas distinguer le megalo du puissant. Et quand la puissance est parée d’une certaine virilité, la confusion est encore plus facile.
                        Il est vrai qu’en toute objectivité, le jugement commun s’abat plus sévèrement sur une femme sûre d’elle et de ses talents, ce qui a certainement fait intérioriser à pas mal de femme un rejet en bloc de toute forme de « narcissicme » ou apparenté tel, par effet boomerang.
                        Ceci étant dit ç’a pas mal bougé ces dernières années, même si celà se fait hélas beaucoups sous l’angle meritocratique : rares sont celles qui disent « j’ai la chance d’avoir ce talent », plus nombreuses sont celles qui diront « j’ai travaillé dur pour en arriver là ». C’est un peu le seul narratif acceptable en terme d’auto satisfaction, si on met de côté les délires ego tripesques de la scène rap.

                      • #115465 Répondre
                        Ema
                        Invité

                        «  »il est tout à fait possible de ne pas distinguer le megalo du puissant »
                        je m’auto corrige ici : possible dans la mesure où il a été préalablement décrété que les deux relevaient du même phénomène. Confusion volontaire du coup. Autrement puissance et mégalomanie sont en principe tout à fait distincts.

                      • #115467 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Oui – et on retombe sur nos pattes de super minettes cependant si on saisie comme tu le rappelles l’aspect de l’egotrip développé sous l’angle méritocratie je déplie dans le chapitre sur le «  syndrome de l’imposteur « 
                        Le petit détail semiologico comique de la carte d’identité est en l’espèce très savoureux d’ailleurs

                      • #115463 Répondre
                        Ostros
                        Invité

                        « Dur d’avoir enraciné si profondément la négation de sa puissance comme un préalable incontournable de la bienséance intellectuelle et de voir débarquer dans son champs quelqu’un qui n’obéit pas à cette politesse là. »
                        Et qui en plus plaît dans ton camp, obtient des adhésions, la « hype » comme elle le dit, acquiert un statut de penseur sûr. On imagine bien le double effet kisscool.
                        .
                        Très honnêtement avoir lu ses petits cacas sur Twitter lui a fait perdre sa crédibilité.
                        .
                        Gageons que maintenant qu’elle sait que François a remarqué sa passion triste pour lui, elle lève le pied sur les insultes et les critiques personnelles.

                      • #115469 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        Rien à ajouter à ce beau trio analytique.
                        Juste je précise que le « je m’aime aimant ceci » ne valait pas comme affirmation d’une certitude de soi, mais comme application au tréfonds de soi des calculs de distinction en art.
                        Une sorte de double épaisseur du gout esthétique : j’aime ce morceau de musique, mais aussi je m’aime l’aimant, – ce qui joue sans doute dans mon gout pour lui-, et j’aime aussi qu’on me voie l’aimer. Sur la photo où je pose à coté de ce morceau, je me trouve beau.
                        Voilà ce que j’essayais de creuser dans ce passage – on était donc très loin du narcissisme ou de son contraire. On était dans la scrutation sèche de soi.
                        5 ans plus tard on trouverait d’ailleurs, dans Comme une mule, une anaphore symétrique : Je ne m’aime pas faisant ci, je ne m’aime pas faisant ça, etc.

                      • #115470 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        Pour sortir de moi, car en l’espèce je ne faisais que me prendre comme cobaye d’un phénomène plus général, on pourrait dire que certains bourgeois éclairés des années 90 aimaient le rap, et dans le même temps s’aimaient aimant le rap, et aimaient qu’on les voie aimer du rap, etc

                      • #115474 Répondre
                        Seldoon
                        Invité

                        Et tu récidives, egomaniaque que tu es ? Il est amusant de remarquer que le post Facebook sur lequel tu as répondu se plaint justement des étudiants qui ne savent pas identifier la thèse défendue dans un texte.
                        Il doit se jouer aussi, outre ce qui est décrit dans Comme une mule, un phénomène purement social, d’appartenance à une tribu. On se retrouve souvent dans des cercles où, pas trop loin du moment où on est entré, il est bon de faire une blague sur Macron, Bardella, Marvel, Truffaut, Godard ou Onfray. Un signal social plutôt qu’une pensée. De même il est des cercles où il fait bon, depuis longtemps, de marquer une forme de distance avec un certain écrivain.

                      • #115477 Répondre
                        Ema
                        Invité

                        @ Francois
                        Oui j’ai bien conscience que la phrase « je m’aime m’aimant… » relève bien sûr de la dissection froide de tes affects et non du narcissisme, qui précisément empêche ce type d’exercice auto analytique et quelque part de confession. D’ailleurs c’est étonnant qu’elle passe à côté et fasse ce contresens, y voyant là l’aveu éhonté d’un narcissisme spectaculaire. Je parlais plus généralement de l’impolitesse à écrire et t’exprimer sur des sujets « chasse gardée » de la gauche radicale en ayant ni crédit académique ni crédit militant, tout en ayant l’outrecuidance de faire des vues et connaître de relatifs succès littéraires.
                        Il est vrai que dans la construction sociale féminine la notion de légitimité de l’opinion est peut-être plus prégnante que dans la communauté masculine. Cette construction sociale se fait à la fois à cause de et contre la domination masculine, ce qui est complexe a détricoter.

                      • #115484 Répondre
                        Hd
                        Invité

                        Ce qui me fascine dans cette histoire, c’est la surprise perceptible dans le message de Laélia Véron suite à la réponse de François sur Facebook, les réseaux sociaux on créé une sorte de rapport déréaliser à la réalité sociale. Cela semble être devenu normal de dénigrer quelqu’un en permanence dessus, sans craindre qu’il puisse réagir.

                      • #115485 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        « Il est vrai que dans la construction sociale féminine la notion de légitimité de l’opinion est peut-être plus prégnante que dans la communauté masculine. Cette construction sociale se fait à la fois à cause de et contre la domination masculine, ce qui est complexe a détricoter. »
                        Oui
                        Je parle de ça dans Comme une mule – à propos du mode d’expression « scolaire » de certaines intellectuelles de gauche radicale.

                      • #115486 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        cela dit il y avait bien 1 chance sur 1000 que je tombe dessus, vu mon assiduité sur facebook

                      • #115511 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        « et dans le même temps s’aimaient aimant le rap, et aimaient qu’on les voie aimer du rap, « 
                        Oui et cette analyse est précieuse
                        Les nouages entre ce qu’on présente de nos goût et des choses très profondes qui vont de l’impression d’être floue à celle d’être compris voir même oui des impressions de mépris se niche il me semble à cet endroit précis

                      • #115514 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        C’est plus sur les prénoms que j’ai avancé
                        Mais il y a peut être un parallèle
                        En tant que rejeton bourgeois j’avais tendance à me moquer des prénoms américains – en plus ça crée des discussions de cohésion avec mes «  pairs « 
                        Puis j’ai eu des enfants et j’ai bien compris tout l’amour qu’on met dans un prénom
                        Je ne critique plus non par politesse mais par respect – un genre même de genou en terre – en allégeance à une puissance qui me dépasse

                      • #115491 Répondre
                        BIOGRAPHIE
                        Invité

                        François: « Les personnes atteintes du trouble de la personnalité narcissique surestiment leurs capacités et exagèrent leurs accomplissements (mégalomanie). Elles pensent qu’elles sont meilleures que les autres, uniques, ou spéciales. »
                        .
                        Ca te va comme un gant mais heureusement pour toi t’as ta petite cours pour te soutenir dans ton délire et t’aider à croire que je ne suis qu’un méchant troll.

                      • #115493 Répondre
                        Hd
                        Invité

                        Biographie ça ne t’est jamais passé par la tête que tes explications psychologiques étaient vraies mais qu’on s’en fichait ? Que ce que la psychologie considère comme une déviance à soigner était pour d’autres une force à cultiver. On peut avoir le même diagnostic et une opinion différentes dessus.

                      • #115496 Répondre
                        BIOGRAPHIE
                        Invité

                        Hd: Je ne comprends pas, t’es là pour défendre François ou pour me donner raison quand je fais remarquer que le type se surestime?

                      • #115497 Répondre
                        Hd
                        Invité

                        Les deux à la fois,
                        je dis que si tu pense que se surestimer (mégalomanie) est une mauvaise chose, on peut aussi penser (et je le pense) que c’est au contraire un atout formidable.

                      • #115499 Répondre
                        BIOGRAPHIE
                        Invité

                        Hd: Ca peut être un atout dans un monde comme le notre mais ce n’est pas dit que ce soit vraiment un atout de façon générale.
                        .
                        « Que ce que la psychologie considère comme une déviance à soigner était pour d’autres une force à cultiver. »
                        .
                        Sauf qu’il n’y a aucune raison valable de croire que la mégalomanie pourrait être une force, en fait tout porte à penser que c’est d’abord un aveu d’impuissance.
                        .
                        Sinon une autre façon d’envisager le problème c’est de souligner le ridicule de François qui nous fait des grandes leçons de psychologie du haut de son ignorance. Parce que François il n’a pas pris le temps de critiquer le travail clinique des nanas derrière le syndrome de l’imposteur, François il se contente de critiquer la psychologie de comptoir des CSP+ du haut de sa superbe et donc c’est qu’il n’a rien de conséquent à dire sur le fond et mégalo ou pas ça lui donne clairement l’air ridicule. Après je dis mais on pourrait parler de Macron, dans le genre mégalo il en tient une bonne couche aussi et t’as jamais vu personne dans le coin le trouver épatant. Faut dire que c’est pas le même délire que François donc soit tu prends Macron pour idole, soit tu prends François, mais tu peux difficilement faire les deux en même temps.

                      • #115500 Répondre
                        Hd
                        Invité

                        Je trouve que Macron à un certain talent, tout le monde n’arrive pas à devenir président, même parmis sa classe, lui il l’a fait, il faut lui reconnaitre ça.
                        Je prend personne pour idole, je constate c’est tout.

                      • #115508 Répondre
                        Hd
                        Invité

                        Mais pour en revenir au sujet, je ne pense pas que Laélia Véron ait une quelconque monomanie à propos de François. Cela peut se vérifier si on cherche : elle s’en est aussi prise à de nombreuses figures du champ intellectuel et littéraire (de gauche), comme Nicolas Mathieu, Geoffroy de Lagasnerie, et d’autres.

                        Récemment, elle a fait une fixette sur Étienne Klein (pour des raisons tout à fait légitimes de plagiat, ses critiques sont pertinente d’ailleurs, mais ce n’est pas la question ici.)

                        Voila pour l’éclaircissement.

                        Elle a pourtant lu Psychologie, elle ferait bien de relire le chapitre « concurrence » (et le chapitre « sous la main »).

                      • #115515 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        C’est ce que je lui ai recommandé. Puisqu’elle peinait à faire son auto-analyse, je l’ai renvoyé à ces deux textes, qui parlent d’elle (à leur insu). Nous avons un cas typique de rivalité de champ.

                        Sur la surestimation, on peut spéculer 10 ans, pour ma part je parlerai concrètement si sous le permettez.
                        Je parlerai de travail. J’ai dit souvent qu’un artiste au travail devait s’estimer (c’est à dire estimer qu’il vaut) et être tout à la fois d’une intransigeance sèche avec lui même. Garder en permanence l’idée de la pertinence et de l’inintéret de ce qu’il fait. De la necéssité et de la vanité de l’oeuvre en cours. C’est ce dosage qui produit l’artiste
                        Certains soirs de travail sur un livre on se demande pourquoi on est aussi con ppour passer tant de temps sur unemerde pareill.
                        Certains soirs on se couche euphoriques – ou aalongé pa rla bonne fatigue du travail bien fait.
                        Pour prendre le micro et la plume au sein d’un groupe de rock, il fallait avoir suffisamment de foi en soi (je peux chanter, je peux écrire), et suffisamment de doute et de timidité pour passer des heures sur textes et mélodies
                        Il fallait s’estimer digne et à la fois indigne d’entrer dans la maison de Strummer. Toujours les deux en même temps, dans une oscillation que seule suspendait, pour un temps, le morceau fini.
                        Car alors dans les yeux de certains nous lisions que nous avions au raison de croire en nous. Dans d’autres yeux que nous aurions mieux fait de rester chez nous.
                        et ainsi de suite

                      • #115521 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        « Il fallait s’estimer digne et à la fois indigne d’entrer dans la maison de Strummer. Toujours les deux en même temps »
                        Toujours tendre oreille et foi à ce battement –

                      • #115523 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        L’auto-dérision dans quoi le punk est inégalable est bien sur un truc de grand timide qui tient à signifier à tout le monde qu’il est lui même très sceptique quant au fait que c’est lui qui se retrouve sur scène
                        Et dans le même temps bien sur, en son for, l’impétrant espère bien pouvoir balancer quelques morceaux qui tuent.
                        Les deux
                        Et c’est ainsi que le groupe le plus potache de l’histoire du punk a pu Linoleum

                      • #115526 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Et ouai – mais c’est pas donné à tout le monde d’être assez tartenpion pour s’en moquer
                        La vie est pas juste c’est comme ça

                      • #115528 Répondre
                        kenny
                        Invité

                        on espère cette correspondance privée fructueuse
                        les twittos énervés sont souvent plus calmes sans public

                      • #115530 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        disons qu’en l’occurrence la twittos énervée est, en privé, surtout beaucoup moins diserte
                        si tu vois ce que je veux dire

                      • #115527 Répondre
                        SHB
                        Invité

                        L’auto-dérision dans quoi le punk est inégalable est bien sur un truc de grand timide qui tient à signifier à tout le monde qu’il est lui même très sceptique quant au fait que c’est lui qui se retrouve sur scène.
                        .
                        Syndrome de l’imposteur?

                      • #115529 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        absolument pas
                        puisque sous tendu du sentiment anarchiste (voir le texte) que tout le monde est une imposture (donc personne)
                        que l’imposture c’est justement qu’il y ait des gens qui se dégagent par rapport à d’autres
                        l’imposture est générale et structurelle
                        il faut donc signifier cela : il y a la scène et il y a le public mais fondamentalement ce partage est indu, QUI QUE SOIT CELUI QUI SE TROUVE SUR LA SCÈNE
                        on le signifiera par l’auto-dérision, et par tout un tas de protocoles visant à instituer une porosité totale entre public et scène
                        comme dans ce concert bouleversant :
                        https://www.bing.com/videos/riverview/relatedvideo?q=eddy%20current%20suppression%20ring%20full%20album&mid=85A229E1A6D83260130C85A229E1A6D83260130C&ajaxhist=0

                      • #115531 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        la pensée que j’essaie de développer dans ce texte est subtile, si tes gros sabots amers pouvaient la laisser tranquilles ca lui ferait un dimanche paisible
                        merci d’avance

                      • #115533 Répondre
                        SHB
                        Invité

                        par contre j’ai pas compris dans ton interview sur la morale quand tu dis que la disposition des corps métalleux ne te correspond pas.
                        .
                        Qu’est-ce qu’il y a de plus anarchiste qu’un pogo, honnêtement?

                      • #115570 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        Pour info, le pogo est l’apanage des punks, a été inventé par les punks (que fait l’historien?)
                        Pratique beaucoup moins liée au Metal.

                      • #115573 Répondre
                        SHB
                        Invité

                        tu sauras que l’histoire c’est large. Historien ne veut pas dire connaitre TOUTE l’histoire. C’est tout bonnement impossible.

                      • #115577 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Cependant il dit vrai cette fois ci
                        ( encore) et on ajoute que le « pogo dancing » est semble t’il en référence à un terme issu des jouets d’enfants : le pogo- stick, bâton à ressort qui permet de se déplacer en une succession de rebonds ludiques.
                        Réf PIND- robene – serre

                      • #115581 Répondre
                        SHB
                        Invité

                        le vrai mot c’est moshpit pour le métal, déclinaison violente du pogo. Mais j’ai dis pogo parce que je sais qu’en France on dit pogo. Je faisais davantage référence au moshpit

                      • #115582 Répondre
                        SHB
                        Invité

                        par contre j’ai pas compris dans ton interview sur la morale quand tu dis que la disposition des corps métalleux ne te correspond pas.
                        .
                        Qu’est-ce qu’il y a de plus anarchiste qu’un MOSHPIT, honnêtement?
                        .
                        nous voila bien.

                      • #115583 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        ah d’accord quand tu dis pogo en fait c’est pas pogo qu’il faut lire
                        et quand tu dis carottes il faut lire banane?
                        donne nous le code
                        jamais entendu le mot moshpit, c’est dire ma proximité avec le Metal
                        Reste qu’en effet le pogo me convient, mais si ce n’est pas la plus belle configuration de public pour moi (la plus belle apparait dans la video de concert livrée ce matin)

                      • #115586 Répondre
                        SHB
                        Invité

                        en tout cas lors de mon dernier moshpit jme suis fais éclater par un gros monsieur avec une barbe style motard c’était bien marrant.

                      • #115534 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        tu as d’ailleurs commencé à la piétiner en tronquant de moitié l’ambivalence que je déclinais
                        ainsi : timidité certes, mais « dans le même temps bien sur, en son for, l’impétrant espère bien pouvoir balancer quelques morceaux qui tuent. »
                        C’est en cela d’abord que les syndromés de l’imposture mentent : ils occultent la part de foi en soi qui a fait qu’eux mêmes se sont lancés, ont persisté, puis se sont retrouvés dans une position de domination d’où ils peuvent s’inventer, par mensonge rétroactif, un syndrome de l’imposteur.
                        beurre (le succès), argent du beurre (la fausse modestie obligée du gagnant)

                      • #115536 Répondre
                        SHB
                        Invité

                        et c’est moi le mec amer.

                      • #115532 Répondre
                        SHB
                        Invité

                        je déconnais hein.
                        .
                        D’ailleurs contrairement à ce qu’on peut penser aux premiers abords, la puissance est du côté du public bien plus de de celui des artistes sur scène. La proximité étouffante, la chaleur, la sueur, l’odeur des cheveux de la femme devant nous, le mouvement, le saut, les bousculades. Le public est un amoncellement de corps, pour ne faire qu’un. Pas un sens où l’individu se dissout dans une unité mais au sens ou nous nous abandonnons en conscience à l’hystérie, à la furie, à la vie.
                        .
                        Cet état de fait est si vrai que les artistes finissent toujours par s’ennuyer de leur petite scène et cherche par tous les moyens un prétexte pour se jeter dans la foule, rejoindre la vie.

                      • #115535 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        en effet
                        même si ce n’est pas du tout le sujet du jour

                      • #115537 Répondre
                        SHB
                        Invité

                        je propose ca comme conclusion a notre échange quotidien.
                        .

                      • #115603 Répondre
                        thierry
                        Invité

                        Et moi ça :

                        Just cause I don’t know the reason you’re so pissed
                        Don’t dare tag me misogynist

      • #115518 Répondre
        Mathieu
        Invité

        On pourrait revenir sur à peu près tout mais « ne cite jamais de combats collectifs », c’est vraiment le pompon pour moi, le summum de l’ignorance du travail de François. Rien que la fin de Comment s’occuper un dimanche d’élection n’est précisément consacrer qu’à ça…

    • #115415 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      En direct, incendie dans l’Aude : le feu est fixé mais toujours pas maîtrisé https://www.lemonde.fr/planete/live/2025/08/08/en-direct-incendie-dans-l-aude-le-feu-est-fixe-mais-toujours-pas-maitrise_6626879_3244.html

      Actuellement, la flotte française est constituée seulement de 12 canadairs vieillissants, avec « 30 ans de moyenne d’âge », rappelle dans Le Monde Jean-Philippe Côté, vice-président du programme De Havilland Canada
      Par contre nous avons 90 centaures rutilants et prêts à servir le 10 septembre prochain

    • #115480 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Potin : La Léa Salamé gagne 50000€ par mois avec Quelle époque.
      Bientôt s’ajouteront à cette somme 25000€/ mois pour présenter un JT.
      75000€/ mois, c’est beaucoup. Ça fait 900000€ par an
      On peut vivre avec beaucoup moins et de manière digne!
      Et ce n’est que des miettes que le capitalisme jette à ses valets de la Communication

    • #115513 Répondre
      Mathieu
      Invité

      Regardant par curiosité malsaine quelques minutes du documentaire sur Amélie Oudéa Castéra hier soir, m’est venu que François, tu avais parfaitement croqué ce langage de DRH passif-agressif à la Catherine Tendron dans En Guerre. Il y a du Tendron et aussi un peu de Brune d’Un Enlèvement dans son insupportable manie de parler en chuchotant, de marquer certains mots clés, et de poser des silences, comme pour accentuer la solennité de ses phrases, pourtant très creuses. C’est dur à regarder mais en tout cas c’est un document de plus sur la bourgeoisie chimiquement pur qu’est la Macronie, et son immense déconnexion vis à vis du réel (exemplairement la remarque sur les baskets des enfants à l’école publique)

    • #115517 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      violence passive du langage, violence effective des actes
      équation de cette bourgeoisie là

    • #115542 Répondre
      Ostros
      Invité

      Je réponds juste à HD sur ça :
      « Je ne pense pas que Laélia Véron ait une quelconque monomanie à propos de François. Cela peut se vérifier si on cherche : elle s’en est aussi prise à de nombreuses figures du champ intellectuel et littéraire (de gauche), comme Nicolas Mathieu, Geoffroy de Lagasnerie, et d’autres. »
      Au fait ce n’est pas juste.
      Sur Nicolas Mathieu elle n’a publié que 2 choses :
      Un entretien avec lui en 2021
      Et son texte sur les transfuges. Où il est analysé mais jamais la cible d’attaques personnelles.
      De Lagasnerie, elle valide la plupart de ces écrits. Parfois elle va discuter un point. Mais là encore aucune insulte. A un seul moment elle dit qu’une seule de ses phrases est « pédante » et qu’il aurait pu s’en passer.
      On est très loin du running bitch dont François est la cible répétitive depuis au moins 2020.
      Et sur Klein, elle s’est exprimé oui, ponctuellement sur son cas, mais là encore c’est pas l’obsession récurrente.
      Comparé aux personnes citées son éloquence vis à vis de François bat des records. Pas d’invitation à une entrevue, pas d’analyse analytique de François, pas de critique de ses livres.
      Le pire dans tout ça étant qu’elle affirme sans honte avoir bien aimé la 2e saison de Bref.

      • #115547 Répondre
        Laure
        Invité

        Obsession récurrente : beau pléonasme.
        Ton travail sur X est passionnant, de salubrité publique.

        • #115548 Répondre
          Claire N
          Invité

          Je commence à comprendre pourquoi on foutait tout le monde a la messe – le dimanche – à cette heure ci

          • #115550 Répondre
            Ostros
            Invité

            Ils sont mignons les petits trolls d’ici. J’ai envie de leur faire des papouilles.

            • #115612 Répondre
              Hd
              Invité

              J’ai pris les noms que j’avais vu passer en exemple, sans trop m’y pencher, d’ou la présence de « et d’autres ».
              Mais merci pour la clarification.

      • #115549 Répondre
        BIOGRAPHIE
        Invité

        « Le pire dans tout ça étant qu’elle affirme sans honte avoir bien aimé la 2e saison de Bref. »
        .
        Quelle faute de goût, je suis outré.

      • #115551 Répondre
        power
        Invité

        Elle est tellement matrixée

    • #115574 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Partage de Jean-Pierre ( mvt Agissons Ensemble)

      Le gouvernement achève bien les chômeurs
      François Bayrou a fait parvenir aux partenaires sociaux la feuille de route pour une énième réforme de l’assurance-chômage. Les ruptures conventionnelles, les conditions pour ouvrir des droits et les salarié·es qui percevaient des hauts revenus sont dans le viseur afin de réaliser des économies colossales : au moins 4 milliards d’euros par an à partir de 2030.  

        10 août 2025 à 12h41
        Lancer les attaques sur les chômeuses et chômeurs en plein cœur de l’été, ou pendant les fêtes de fin d’année, est devenu une grande spécialité de l’exécutif. Dans la nuit du 8 au 9 août 2025, le premier ministre a adressé aux partenaires sociaux (représentant les salarié·es et le patronat) la tant attendue « lettre de cadrage » sur l’assurance-chômage.Il s’agit de la feuille de route pour une énième réforme que le gouvernement souhaite engager, alors même que le dernier accord conclu en la matière date de novembre 2024, avec de nouvelles règles, pour quatre ans, entrées en vigueur au 1er avril de cette année. Il s’agira donc de la cinquième réforme de l’assurance-chômage depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir. Le gouvernement souhaite taper très fort pour atteindre « 2 à 2,5 milliards d’euros » d’économies par an, de 2026 à 2029, selon le document que Mediapart a pu consulter. La lettre de cadrage prévoit surtout une « une montée en charge progressive », pour atteindre « a minima 4 milliards d’euros d’économies en régime de croisière à partir de 2030 ».  L’objectif ? Réduire toujours plus les indemnités chômage afin d’« inciter au retour vers l’emploi ».  
        Les partenaires sociaux sont désormais invités à s’accorder d’ici au 15 novembre sur les pistes du gouvernement. Si aucun accord n’est trouvé entre
        les organisations syndicales et le patronat, ce qui risque grandement d’arriver, le gouvernement aura les mains libres pour appliquer, seul, de nouvelles coupes drastiques d’ici à la fin de l’année.Si la lettre est bien arrivée à destination, elle a été très mal reçue par les organisations syndicales, qui ont immédiatement répliqué. « En plein milieu de l’été, au moment où les Françaises et les Français tentent, pour ceux qui en ont encore les moyens, d’oublier un quotidien qui se dégrade, le gouvernement décide une nouvelle attaque en règle des droits des travailleurs et travailleuses », s’indigent ainsi la CFDT, la CGT, la CFTC, la CFE-CGC et FO dans une réponse commune.
        Dans le détail, la lettre de cadrage reprend une grande partie des axes budgétaires présentés par le premier ministre à la mi-juillet. « Un musée des horreurs », résumaient déjà, à l’époque, les syndicats.
        Attaque contre la rupture conventionnelle
        Comme évoqué dès juillet et de manière très floue par le gouvernement, la feuille de route demande aux partenaires sociaux de renforcer « les incitations à un retour rapide en emploi pour les personnes ayant conclu une rupture conventionnelle individuelle ». Dit autrement : de durcir les règles entourant ce mode de départ d’une entreprise. L’une des options sur la table est l’allongement du délai  avant de toucher le chômage après le départ de l’entreprise.
        Pour rappel, la rupture conventionnelle permet aux salariés qui se mettent d’accord avec leur employeur de quitter les effectifs avec les mêmes droits au chômage que s’il s’agissait d’un licenciement. Une enveloppe supplémentaire peut même être accordé au salarié si les deux parties trouvent un commun accord, ce qui a pour conséquence, depuis 2014, de différer son accès aux indemnités chômage. Comme nous l’avions déjà expliqué, cette alternative aux démissions et aux licenciements, créée en 2008 par Nicolas Sarkozy, est très populaire et coûte de plus en plus cher à l’Unédic. En 2024, 500 000 ruptures conventionnelles ont été signées, ce qui a représenté un quart des dépenses du régime, soit 9,4 milliards d’euros. Pour justifier cette attaque contre les ruptures conventionnelles, la ministre du travail, Astrid Panosyan-Bouvet, répète que le système est dévoyé, profitant surtout à des « travailleurs en milieu de carrière très qualifiés » qui préfèrent ne pas démissionner et qui tardent souvent à chercher du travail.  « Ce discours ne repose sur rien », balaye Denis Gravouil, membre du bureau confédéral de la CGT, chargé de l’emploi, des retraites et du chômage. Et de rappeler : « La rupture conventionnelle a été une demande du patronat parce qu’elle permettait d’éviter des prud’hommes pour tous les licenciements contestés. En contrepartie, on accordait aux salariés qui veulent partir la possibilité de le faire avec une rupture conventionnelle ; encore faut-il que le patron accepte. On sait que la majorité des ruptures conventionnelles sont des départs pour quitter des relations de travail de mauvaise qualité. »« Il est question d’abus des recours à la rupture conventionnelle alors que les salariés et les employeurs ne font que rompre légalement le contrat de travail par un mode de rupture prévu par la loi, abonde Michèle Bauer, avocate en droit du travail à Bordeaux. Si les ruptures conventionnelles sont importantes et augmentent chaque année, les démissions et les licenciements sont toujours plus nombreux que la rupture conventionnelle. » Au premier trimestre 2025, la Dares, l’institut statistique du ministère du travail, comptait 445 800 démissions, contre 128 000 ruptures conventionnelles et 239 700 licenciements.Deuxième charge sur les ouvertures de droitsLe gouvernement souhaite une révision, à la hausse, de « la durée minimale d’emploi » avant qu’il soit possible d’ouvrir ses droits au chômage. La France est « l’un des pays de l’Union européenne où les conditions d’indemnisation sont parmi les plus favorables », affirme le premier ministre.Si, pour l’heure, aucune proposition chiffrée n’a été effectuée, les syndicats gardent en mémoire celles faites, en mai 2024, par l’éphémère premier ministre Gabriel Attal. Il s’agissait de faire passer de six à huit le nombre de mois de travail nécessaires avant d’avoir accès à une allocation chômage. La dissolution de l’Assemblée nationale était intervenue avant que la proposition ne soit examinée. En 2021, la première réforme avait déjà allongé la durée nécessaire de travail pour bénéficier d’une indemnisation, la faisant passer de quatre à six mois. La mesure avait fait très mal aux jeunes et aux travailleuses et travailleurs précaires. Depuis le 1er avril 2025, les personnes justifiant de contrats saisonniers et les « primo-entrants » – celles et ceux s’inscrivant pour la première fois au chômage – voient donc ce seuil légèrement assoupli et peuvent prétendre à une allocation chômage après cinq mois travaillés.Dans sa lettre de cadrage, le premier ministre promet de ne pas toucher à cette mesure d’exception. Il n’entend pas non plus toucher à la durée d’indemnisation, déjà sacrément revue à la baisse par les précédentes réformes, passant de vingt-quatre mois maximum à dix-huit mois pour les moins de 55 ans.Les hauts salaires et les séniors à nouveau visésSi la feuille de route promet également de ne pas toucher aux « bornes d’âge » mises en place pour les séniors, et permettant aux personnes âgées de 55 ans et plus de bénéficier d’une durée d’indemnisation plus longue, elle demande toutefois aux partenaires sociaux de travailler à « une adaptation des règles spécifiques applicables aux salariés seniors et sur les moyens de les inciter à reprendre un emploi ». Si aucune piste concrète n’est lancée, le message est clair : les séniors, dont les conditions de droits ont déjà été durcies, pourraient bien être concernés d’une manière ou d’une autre par cette énième réforme.Le document de cadrage invite par ailleurs syndicats et patronat à se pencher sur les allocations chômage des personnes qui avaient un solide revenu avant d’être sans emploi, précisant que le montant et la durée des droits « pourraient être mieux adaptés au niveau de revenu préalable à la perte d’emploi ».Une dégressivité des allocations chômage est déjà appliquée depuis 2021 : elle diminue depuis lors de 30 % l’indemnisation des allocataires qui percevaient un salaire supérieur à 4 500 euros brut mensuels quand ils travaillaient. La CFE-CGC, le syndicat des cadres, s’y est toujours opposée.Ne pas revaloriser l’indemnité chômage « Au regard de l’effort général demandé aux Français en ne revalorisant pas l’ensemble des prestations en 2026, envisager, par parallélisme et dans un souci de justice, une mesure similaire pour les prestations d’assurance-chômage », précise la lettre de cadrage. Et ce, alors que la revalorisation pour l’année 2024 était déjà bien faible, de 0,5 % alors que l’inflation était de 2 %. De quoi, là encore, provoquer l’ire des syndicats, dont la CGT. « Tous les mois de juin, le conseil d’administration de l’Unédic est l’occasion d’un affrontement avec un patronat qui veut toujours être le plus proche de zéro possible, raconte Denis Gravouil. On a déjà du mal à négocier d’habitude, là le gouvernement prévient déjà pour juin prochain que ce ne sera même pas la peine d’essayer. »À Mayotte, où les prestations sociales sont nettement inférieures à celles en Hexagone, l’annonce sera d’autant plus difficile à supporter. Si une loi a été votée à l’été pour un alignement des prestations, l’égalité n’est prévue que d’ici à 2031. Mais que les Mahorais·es se rassurent, François Bayrou a pensé à elles et eux dans sa lettre de cadrage, en demandant aux partenaires sociaux de « tenir compte du régime propre à Mayotte » et de « prendre des mesures prévoyant la continuité du régime applicable à Mayotte, le cas échéant dans un souci de convergence progressive vers le régime d’assurance-chômage de droit commun ».Les syndicats se donnent rendez-vous le 1er septembre pour se concerter sur la réponse à apporter au gouvernement. Force ouvrière a d’ores et déjà appelé à la « mobilisation et à la grève », et a déposé un préavis du 1er septembre au 30 novembre.Déni de démocratie sociale« Les objectifs annoncés représentent 10 % d’économies alors qu’on a déjà fait d’énormes économies depuis des années, qui ont créé de la pauvreté, souffle pour sa part Denis Gravouil (CGT). Le dernier rapport de l’Insee a démontré que les inégalités sociales ont explosé, en citant clairement les réformes de l’assurance-chômage, qui ont poussé de nombreuses personnes au RSA. »Même réaction indignée côté CFDT, qui se dit « très déçue et très énervée ». Interrogé sur France Info, dimanche 10 août,  son secrétaire national, Olivier Guivarch, juge la demande du gouvernement « injustifiée économiquement » et « injuste socialement ». Il dénonce également « un déni de démocratie sociale », car l’accord arraché fin 2024 par les partenaires sociaux était une première depuis l’élection d’Emmanuel Macron. Jusqu’alors, l’exécutif avait toujours repris la main et décidé, seul, des règles régissant les droits au chômage. Les économies demandées par la lettre de cadrage visent, selon le gouvernement, à « contribuer au désendettement de l’Unédic », le gestionnaire de l’assurance-chômage, mais aussi à « renforcer les incitations à la reprise d’activité » et à « réenclencher la baisse de notre taux de chômage, qui stagne autour de 7,5 % depuis la fin d’année 2023, pour réussir à travailler plus nombreux, plus et mieux […] ». L’exécutif feint toujours de croire que les réformes de l’assurance-chômage permettent de « remettre » durablement les chômeuses et chômeurs au travail, alors que ses propres services ont récemment démontré le contraire.La Dares a publié en avril le bilan final du comité d’évaluation de la première réforme, dont les conclusions étaient sans appel : si la réforme a bien eu « un impact positif et significatif sur la probabilité de retrouver un emploi dans les deux mois [suivant l’inscription au chômage] », rien, absolument rien n’a changé concernant la nature des contrats. Censée lutter contre les contrats courts, cette réforme n’a fait que maintenir les travailleuses et travailleurs dans des emplois précaires tout en diminuant leurs allocations.
        Khedidja Zerouali et Cécile Hautefeuille
    • #115749 Répondre
      Seldoon
      Invité

      Passionnante table ronde de PDH : multiplicité du fait genocidaire, singularité des genocides. Comme par hasard, la personne qui devait évoquer le Génocide arménien a eu un « contretemps personnel ». Business as usual, ça fait 110 ans qu’on nous silence.

      • #115756 Répondre
        I.G.Y
        Invité

        +1. Parmi les interventions de ce colloque je conseille vivement celle de Sivan et Braumann sur les archives du procès Eichmann. Aussi celle de Traverso en moins inédit. A noter la présence rare de Jacques Semelin, spécialiste de la survie des juifs sous Vichy (qui a participé avec Laurent Joly à un excellent épisode 28 de l’excellent podcast Paroles d’Histoires).

        • #115758 Répondre
          I.G.Y
          Invité

          episode 27*

          • #115782 Répondre
            Dr Xavier
            Invité

            Il faudrait un top des épisodes de Paroles d’histoire. Il y a maintenant 393 épisodes, chaque fois c’est la même chose, je me dis que je vais en écouter un, je me perds dans la liste, et je finis par lancer les chroniques de La dernière.

            • #115802 Répondre
              I.G.Y
              Invité

              Cela dit un top des chroniques de La Dernière, on prend

            • #115855 Répondre
              Eliane
              Invité

              Pour n’en citer que 2 + 1, il y a l’épisode 349, Bureau colonial, voix algériennes avec Emmanuel Blanchard, tiré de son livre Des colonisés ingouvernables. Adresses d’Algériens aux autorités coloniales, l’épisode 342, Les Balkans sans les clichés avec Jean-Arnault Dérens et aussi l’épisode 287, Le totalitarisme en débat, déjà mentionné ici.

              • #115857 Répondre
                Eliane
                Invité

                Mon post n’est peut-être pas au bon endroit, c’est quoi ce narcissisme.

      • #115801 Répondre
        ..Graindorge
        Invité

        Sur le génocide arménien

        • #115803 Répondre
          Seldoon
          Invité

          Ils sont tombés sans trop savoir pourquoi
          Hommes, femmes et enfants qui ne voulaient que vivre
          Avec des gestes lourds, comme des hommes ivres
          Mutilés, massacrés, les yeux ouverts d’effroi
          Ils sont tombés en invoquant leur Dieu
          Au seuil de leur église ou le pas de leur porte
          En troupeaux de désert, titubant en cohorte
          Terrassés par la soif, la faim, le fer, le feu

          • #115822 Répondre
            graindorge
            Invité

            Et un chant pour rappeler et se rappeler du génocide arménien
            [youtube https://www.youtube.com/watch?v=eYYvqwgUQ8Y?si=wX-dtAJaSEt0Oo0D&w=560&h=315%5D

            • #115852 Répondre
              Seldoon
              Invité

              Et pour rappeler et se rappeler la grandeur d’âme de ce peuple :
              Liouther George Simidjyan, né aux Etats-Unis, a inventé, en 1939, le premier distributeur, à différence qu’il n’était pas lié à la banque. Il prêtait seulement de l’argent liquide. George a créé aussi le distributeur pour les pièces. Il a fait encore plus de 200 découvertes.
              Hovhannes Adamyan, électricien-architecte, est l’auteur de la télévision en couleur. Il est aussi l’auteur de plus de 20 découvertes dans le même domaine.
              Raymond Vahan Damadyan est l’inventeur de la première machine à scanner magnétiquement, connue aujourd’hui sous le nom d’I.R.M (imagerie à résonance magnétique).
              Alek Manoukyan, homme d’affaires américo-arménien, ingénieur, bienfaiteur, président de l’UGAB, héros national de la République d’Arménie, a inventé le robinet (en 1954). Cette découverte a fait une révolution dans le ravitaillement en eau.
              Emik Avaguyan, étant handicapé, a créé le fauteuil roulant pour les handicapés et en 1961 il a reçu le prix de Kennedy, président des Etats-Unis, pour « l’investissement le plus important dans le but d’intégrer les handicapés dans la vie pratique ».
              Artème (Anouchavan) Mikoïan (Mikoyan), ingénieur-constructeur en aéronautique, colonel-général du génie et de service technique, a inventé l’avion de chasse « MIG ».
              Christaphore Ter-Sérobyan, chimiste arménien, a inventé la couleur verte du dollar, en 1854 et jusqu’à maintenant on ne peut pas le contrefaire. Pour cette découverte il a été rémunéré de 6.000 dollars.

              • #115867 Répondre
                ..Graindorge
                Invité

                Immense merci Seldoon. Je ne savais rien
                Trouvé ce texte de William Saroyan, écrivain américain d’origine arménienne.🙏🏾
                «  » I should like to see any power of the world destroy this race, this small tribe of unimportant people, whose wars have all been fought and lost, whose structures have crumbled, literature is unread, music is unheard, and prayers are no more answered. Go ahead, destroy Armenia. See if you can do it. Send them into the desert without bread or water. Burn their homes and churches. Then see if they will not laugh, sing and pray again. For when two of them meet anywhere in the world, see if they will not create a New Armenia. »
                (« Je voudrais voir quelle force au monde peut détruire cette race, cette petite tribu de gens sans importance dont l’histoire est terminée, dont les guerres ont été perdues, dont les structures ont été détruites, dont la littérature n ‘est plus lue, dont la musique n ‘est pas entendue, et dont les prières ne sont pas exaucées. Allez-y, détruisez cette race, détruisez l’Arménie. Voyez si vous pouvez le faire. Envoyez-les dans le désert. Laissez-les sans pain ni eau. Brûlez leurs maisons et leurs églises. Voyez alors, s’ils ne riront pas de nouveau, voyez s’ils ne chanteront ni ne prieront de nouveau. Car quand deux d’entre eux se rencontrent, n’importe où dans le monde, voyez s’ils ne créeront pas une Nouvelle Arménie. »

              • #115870 Répondre
                Anna H
                Invité

                Ça manque de femmes, Seldoon.
                La plus grande d’entre toutes :
                Dame Siam Serpouhi Elias
                Première femme à être Présidente du Tribunal suprême de Nouvelle-Zélande

                • #115912 Répondre
                  Julien Barthe
                  Invité

                  Et de combattants de MMA. Je pense à l’excellent Arman Tsarukyan.

                  • #115915 Répondre
                    Seldoon
                    Invité

                    Ca manque de femmes mais uniquement parce que les arméniennes, traditionnellement, travaillent loin des beaux discours, des grandes théories. Par exemple le métier le plus difficile du monde : mère. Tout ces grands messieurs ont eu une maman.

                    Merci Julien pour ton ajout, si le manque d’honneteté ne t’étouffait pas tu aurais aussi pu signaler Sargis Vardanyan, qui a vengé un million et demi de victimes.

                    • #115916 Répondre
                      Mao
                      Invité

                      Ou encore André Agassi

                      • #115918 Répondre
                        Seldoon
                        Invité

                        Hélène Segara.

                    • #115917 Répondre
                      Dr Xavier
                      Invité

                      « Derrière chaque grand homme se cache une fan. »
                      Chartem Tallyeryan (Homme d’État et diplomate arménien du XVIIIe).

                      • #115919 Répondre
                        Seldoon
                        Invité

                        Il y a une photo connue de son arrière petit fils en 1915 debout sur les remparts d’Erzurum criant « No passarian ».

                    • #115932 Répondre
                      I.G.Y
                      Invité

                      Qui ne se rappelle pas le premier but au Pyunik Erevan du jeune Henrikh Mkhitaryan, à la 18è contre le FC Shirak?

                      Tout ça pour finir giflé 5-0 en finale de LDC par le FC Sarkozy. C’est moche.

                      • #115933 Répondre
                        Seldoon
                        Invité

                        L’histoire de l’Arménie est une interminable gifle reçue avec une dignité que les américains nous envient.

                • #115923 Répondre
                  nefa
                  Invité

                  et quand l’histoire me pourrit la vie avec ses RETEX : la meilleure copine de ma femme, une robuste Arménienne que depuis 20 ans j’asseye d’assassiner

                  • #115927 Répondre
                    Ostros
                    Invité

                    La seule arménienne que je connais est une prof de conservatoire nulle, frustrée, jalouse de ses collègues et dont le plaisir principal est de profiter de son autorité de prof pour humilier des élèves.
                    .
                    Le seul arménien que je connais c’est Missak Manouchian, ouvrier, poète, communiste, résistant. Dans cet ordre. Panthéonisé en 2024.
                    Y a pas de demi-mesure on dirait.
                    Soit c’est grand, soit c’est médiocre.

      • #117129 Répondre
        MA
        Invité
        • #117176 Répondre
          MA
          Invité

          Revient sur le génocide arménien pour élaborer la notion

    • #115780 Répondre
      Stéphanie
      Invité

    • #115781 Répondre
      Stéphanie
      Invité

      Désolée, le bon lien

    • #115854 Répondre
      Mathieu
      Invité

      Le nouveau magazine Chini Chini de Yasmina Behagle est disponible en version PDF et en version papier, avec un dossier sur et une interview de François, et un édito de Nox, entre autres réjouissances
      Ça a l’air ultra propre, dense et intéressant

      https://chinichinilemagzinelitteraire.com/?fbclid=PAZXh0bgNhZW0CMTEAAadSUBwcjJXI1WPzEg9HUjhTqgjzNf7bQH2O8yaG_jlkvsw-iD6Gw7hS39_e2g_aem_AiQKymksjFzp_uk7CD-dUA

      • #115863 Répondre
        Malice
        Invité

        Salut Mathieu, je n’arrive pas à aller sur le site, tu as un autre lien?

        • #115864 Répondre
          Mathieu
          Invité

          Mmmh tu peux essayer avec l’instagram de Yasmina Behagle; dans sa bio il y a un lien

          https://www.instagram.com/yasminabehagle/

          Sinon, tout simplement taper « Chinichini le magazine littéraire » dans Google, méthode préhistorique mais qui a fait ses preuves

          • #115866 Répondre
            Malice
            Invité

            J’ai essayé le mode préhistorique mais je reçois des alertes de sécurité, en fait, qui m’empêchent l’accès

            • #115873 Répondre
              Mathieu
              Invité

              Ha oui ça me le fait parfois sur des sites de streaming
              Etonnant que ça te le fasse sur Chini Chini, qui n’est pas un site sensible a priori
              Je t’avoue que là, ça dépasse mes faibles compétences informatiques. Peut-être en passant par la navigation privée…

      • #116005 Répondre
        I.G.Y
        Invité

        Merci pour la découverte, ça sera lu sous peu

    • #115992 Répondre
      MA
      Invité

      Hors série en accès libre

    • #116039 Répondre
      ..Graindorge
      Invité
    • #116128 Répondre
      Stéphanie
      Invité

      https://www.seuil.com/auteur/bernard-lahire/3566
      Dernier livre de B.Lahire.
      Je mets cette info sur forum, y a t-il un fil dédié à ce thème ?

      • #116131 Répondre
        Ostros
        Invité

        Merci
        Il y a le fil Avis Littéraire si tu veux

    • #116202 Répondre
      ..Graindorge
      Invité
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