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  • Ce sujet contient 705 réponses, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par Mélanie, le il y a 1 année et 5 mois.
Vous lisez 94 fils de discussion
  • Auteur
    Messages
    • #68024 Répondre
      Nox
      Invité

      Nouvelle page disponible pour les sitistes.

      Et un texte en hommage à l’art.

    • #68027 Répondre
      Mélanie
      Invité

      Mon projet professionnel est de tenir jusqu’à la retraite sans profl Linkedin

      • #68028 Répondre
        Nox
        Invité

        Beau projet.

        • #68041 Répondre
          K. comme mon Code
          Invité

          Me suicider au top de ma forme est le mien.

          • #68073 Répondre
            Nox
            Invité

            C’est devenu sombre très vite.

            • #68083 Répondre
              K. comme mon Code
              Invité

              Le suicide reste en deçà de LinkedIn dans la hiérarchie des noirceurs.

              • #68097 Répondre
                Nox
                Invité

                Je suis étrangement d’accord.

          • #68086 Répondre
            Charles
            Invité

            On dirait du DAVA.

            • #68087 Répondre
              Charles
              Invité

              (se suicider au top de sa forme)

      • #68042 Répondre
        I.G.Y
        Invité

        Projet partagé. Projet annexe : que LinkedIn disparaisse sans que j’aie eu de compte. Réponse dans 30-35 ans…

    • #68103 Répondre
      cornemuse
      Invité

      le nom du premier ministre sera annoncé dans l’après midi
      xavier bertrand serait présenti
      et ça parlait de destitution….

      • #68105 Répondre
        cornemuse
        Invité

        je crois me souvenir que bégaudeau avait prédit laurent wauquier, pas loin

        • #68108 Répondre
          on peu pu rien là quoi cv
          Invité

          Moi je mets une pièce sur Michel Sardou.

          • #68109 Répondre
            Emile Novis
            Invité

            On dit que Sardou aurait déclaré qu’on ne peut faire de la politique aujourd’hui, et qu’il aurait refusé le poste car il déplore qu’un ministre ne puisse plus tripoter des secrétaires en fumant un cigare de nos jours – alors qu’avant, c’était la vie, la liberté.

            • #68111 Répondre
              Emile Novis
              Invité

              * on ne peut plus faire de la politique

            • #68117 Répondre
              on peu pu rien là quoi cv
              Invité

              Ah oui michel, c’était la belle époque. Une époque de légèreté, que vous incarnez michel.
              On pouvait rouler à 230kmh sur l’autoroute bourrer en fumant un pétard et se faire pomper par une nana en même temps sans qu’on vienne nous faire chier quoi cv là on peut pu rouler vite, on peut pu rien faire c’est pas du boulot ça.
              Mais bon on est dans une époque trop laxiste, c’est bien pour ça qu’on peut rien faire.

              • #68119 Répondre
                Emile Novis
                Invité

                Mais bon on est dans une époque trop laxiste, c’est bien pour ça qu’on peut rien faire.

                C’est fou, mais je n’avais jamais repéré cette contradiction aberrante dans le discours de la droite actuelle (genre CNEWS). Bien vu.

                • #68124 Répondre
                  cornemuse
                  Invité

                  sardou

                  • #68293 Répondre
                    françois bégaudeau
                    Invité

                    Ce n’est pas une contradiction, c’est un discours à lire avec un prisme de classe
                    -on ne peut plus rien faire nous les bourgeois blancs mâles héteros pères
                    -l’époque est trop laxiste avec les arabes les noirs les gauchistes les manifestants les squatteurs les délinquants les élèves les enfants les femmes les migrants les pédés

                    • #68314 Répondre
                      Emile Novis
                      Invité

                      En effet, les cibles sont différentes, et le prisme de classe me semble être le bon.

                    • #68330 Répondre
                      lamartine
                      Invité

                      Mais, est-il chanteur ?

                      • #68331 Répondre
                        cornemuse
                        Invité

                        Il me semble que davantage de personnes réagissent à ses coups de gueule qu’à sa musique.

                      • #68476 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Pendant dix ans Sardou fut un chanteur, et un sacré.
                        Didier lui a rendu l’hommage qui s’imposait

    • #68145 Répondre
      Kenyle
      Invité
      • #68158 Répondre
        Claire N
        Invité

        Merci kenyle
        Intéressantes les remarques sur l’amitié
        – la phrase qui revient dans la bouche des personnes interrogées «  on a fait le tri dans nos relations «  et la corrélation avec les affinités RN
        – l’amitié également des femmes ou copines qui se retrouvent «  amies «  avec les nanas du copain de leur mec sans l’avoir vraiment choisi dont il fait une lecture patriarcale

        • #69814 Répondre
          Claire N
          Invité

          Je déterre ça me semble le jour

    • #68172 Répondre
      Nox
      Invité
    • #68246 Répondre
      Cyril
      Invité

      https://www.olympiahall.com/agenda/amyl-the-sniffers/
      Amyl à l’Olympia quand même, en novembre !

      • #68289 Répondre
        Carpentier
        Invité

        alors ça c’est pas du mou

    • #68329 Répondre
      Nox
      Invité
      • #68475 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        merci pour eux

    • #68444 Répondre
      Nox
      Invité
      • #68455 Répondre
        Fanny
        Invité

        J’achèterais une tente Quechua, ah ah ah ah,
        Aujourd’hui on ne sait jamais, ah ah ah ah,
        Je t’offrirais le TER, je t’emmènerais jusqu’à Beauvais,
        Peut-être même que je pourrais payer
        L’hospice de mémé…

    • #68469 Répondre
      Nox
      Invité
      • #68470 Répondre
        Claire N
        Invité

        Te lisant je me demande si ce n’est pas la politesse qui sert d’ » isolant social «  chez les «  normies « 
        Quelqu’un d’extrêmement obscequieux devient – je trouve – d’un lisse impénétrable
        Poli comme un miroir d’où rien ne perce
        C’est admis de faire comme si c’était normal et de faire comme si l’absence de transparence ne sautait pas aux yeux
        parfois le siège tombe

      • #68480 Répondre
        Jeanne
        Invité

        Nox,
        Tu as juste dit « Limonade « , et le gars en face a trouvé ça impoli, et il te l’a fait sentir et pour toi ça n’a pas été agréable.
        C’est une séquence assez logique et qui risque de se reproduire (je veux dire: si tu recommences à juste dire « Limonade « ).
        Tu ne peux pas trouver, à l’intérieur de toi-même, un moyen de modifier la séquence ?
        Peut-être pas, hein. Je pose juste la question.
        Je t’en prie, n’interprete pas ce post comme malveillant. C’est tout sauf ça. Et tu te rappelles sans doute que l’autisme je connais, je côtoie, et d’ailleurs, par un certain côté j’adore ça.

        • #68489 Répondre
          Fanny
          Invité

          Jeanne ce n’est pas si simple. Nox le dit très bien, il n’a pas su dire autre chose. Beaucoup de gens croient que c’est une question d’effort. « S’il seulement il y mettait un peu du sien ! » Mais non, aujourd’hui ça coince sur limonade, demain ce sera sur autre chose. Et un bonjour et un s’il vous plaît rien ne dit que ça aurait suffit, parce qu’il faut que ça sorte naturellement, avec la tronche et le ton qui conviennent. On ne peut pas jouer la comédie sociale, quand on la ressent comme telle, 24h/24, 7 jrs/7. Ce n’est pas vivable. Je ne sais pas si ça vaut aussi pour Nox, mais dans mon cas il a été vital d’arrêter de me juger en permanence, de repenser aux interactions ratées, de me dire j’aurais du dire ceci pas cela et de chercher à anticiper les couacs, en cogitant sur ce qui sera probablement dit, ce qui sera convenable de dire ou de taire. Enfin au moins essayer d’arrêter. Et donc oser entrer dans le bar, et juste lâcher un limonade, et tant mieux si ça passe, et tant pis si ça ne passe pas. Droit à l’erreur ! Non ?

          • #68494 Répondre
            Delphine
            Invité

            C’est le problème de la bienséance dans notre société. Qu’on le regrette ou pas, on est bien obligés de se plier aux normes. Avoir uniquement dit « limonade » a le mérite d’aller à l’essentiel. Dans un bar, même si les formes n’y sont pas, on comprend ce que souhaite la personne. Cela ne me choque pas, mais beaucoup de personnes restent attachées au respect de la civilité / politesse, qu’elles jugent comme un incontournable avant tout autre relation sociale.

            • #68497 Répondre
              Demi Habile
              Invité

              « Avoir uniquement dit « limonade » a le mérite d’aller à l’essentiel. »
              .
              Ah ouais, c’est comme quand je vous traitais de con sans prendre la peine de développer.
              .
              « Cela ne me choque pas, mais beaucoup de personnes restent attachées au respect de la civilité / politesse, qu’elles jugent comme un incontournable avant tout autre relation sociale. »
              .
              A peu près tout le monde en fait et vous ne faites aucunement exception, vous aimez juste vous raconter des histoires pour vous donner l’air de gens bien.
              .
              Sinon on en est où de l’arc JeanMonnaie? Parce que c’était pour ça que je passais à la base.

              • #68501 Répondre
                françois bégaudeau
                Invité

                Jean Monnaie ne passera plus par ici. Tu peux donc repartir en paix.

                • #68561 Répondre
                  Demi Habile
                  Invité

                  Tu nous as fait un petit compte rendu de la rencontre quelque part?

                  • #69186 Répondre
                    françois bégaudeau
                    Invité

                    Je me suis engagé auprès de JM à n’en rien dire. Lequel s’est engagé à ne plus venir
                    Tout est bien.

                • #68564 Répondre
                  Sarah G
                  Invité

                  JM ne viendra plus ici yes !!!
                  Nox est revenu par ici avec ses textes re yes !!!.
                  Bonne nouvelle.

              • #68506 Répondre
                Carpentier
                Invité

                et sinon, today, c bien l’anniv de mon daron

            • #68515 Répondre
              Carpentier
              Invité

              la civilité dans un bar 😂
              mouais
              bjr Delphine, il s’agissait sans doute d’un de ses merdiques lounge bar bourgeois où ça pue la bienséance, oui.
              Surtout un vendredi soir (si c’était bien le cas).
              Perso, j’adore les bars des environs de gare dans les villes (dans les villages pu moyens bleds, il y en a pu où ils sont souvent fermés).
              Bars plein de gens de passage ou un peu paumés, même paumés habitués, au moins tu es d’emblée bienvenu.e, voir même, super bien accueilli.e tant le taulier est content de t’y voir entrer.
              Mon côté princesse, sans doute.

              • #68516 Répondre
                Carpentier
                Invité

                *oU moyens bleds
                * oU ils sont souvent

            • #68529 Répondre
              Jeanne
              Invité

              Ouh lla j’ai soulevé une question compliquée. Que te dire, Fanny? Oui bien sûr, « on ne peut pas jouer la comédie sociale, quand on la ressent comme ça, 24h/24 ». Je valide ça. Et quand tu dis « dans mon cas il a été vital d’arrêter de me juger en permanence « , je comprends mais vraiment. De chez comprendre. (D’ailleurs bravo à toi).
              .
              Je voulais juste souligner que dans les relations sociales il existe, qu’on le veuille ou non, des codes comportementaux, des normes, qui sont là sans doute pour de très mauvaises et de très bonnes raisons, et que c’est comme ça et qu’on s’en sortira pas. Dès lors bon ben il faut faire ce qu’on a à faire: parfois ajuster son comportement à la norme, parfois pas, parfois s’amuser avec la norme (ce qui peut s’accompagner de succès, voire lancer une mode langagière ou comportementale et qui, un jour, s’instituera en norme), parfois s’effacer, parfois s’imposer,
              C’est une danse de chaque jour.
              Et parfois c’est super difficile et on n’y arrive pas. En tout cas j’aime bien ce chemin, j’aime bien chercher à être moi-même au sein de cette zone plutôt hostile aux singularités : la vie sociale. Ça a toujours été une problématique, pour moi qui ai traversé tout un tas de symptômes compliqués. Maintenant le mot « problématique  » tu vois je le remplace par le mot « chemin ».
              .
              (Après, attention, je ne prétends pas donner des leçons aux gens et surtout pas aux autistes).

      • #68491 Répondre
        Carpentier
        Invité

        Bonjour Nox,
        Cool cette ‘ tranche de vie ‘ comme on disait dans les années 70/80, merci.
        Enfin, cool, j’aime que tu la partages et que je puisse la lire.
        Je m’y vois presque, à ta place, dans un bar où, le/la solitaire y semble d’emblée suspecte, ce genre de bar où on ne vient qu’entre bande de potes, pour décompresser, jouer aux cools après le taf ….
        Pas un pmu, bar du coin, quoi.
        Seule, juste pour un café ou une limo, jamais, perso, je n’y entrerais.
        Les autres non plus, d’ailleurs – ceux qui. peut-être y semblaient à l’aise; sauf si tu es validé.e un.e ‘ habitué.e.
        Tu as bien fait, sûre que le mec au bar aura quand même été un peu chatouillé, lui aussi, dans sa petite routine.
        Et ta conclusion, s’il le fallait. je la signerai.
        …. C’est pour ça que j’ai le sentiment que la seule attitude respectable dans le
        monde des adultes, c’est la psycho-rigidité ; ne rien laisser passer, maintenir un ton
        passif-agressif en permanence et prendre de haut tous ceux qui ne se conforment pas à ce
        genre d’attitude. Et quitter cette mascarade ne se fait qu’au prix d’un sentiment d’isolement –
        sentiment rendant finalement la solitude plus désirable que la compagnie des autres. / ….
        Nous sommes ici sur le forum d’un gars qui dit/écrit/pense souvent, entre autres, oui – la comédie/le jeu de la posture de l’adulte, le jeu du rôle de parents, un de ses livres est titré la politesse où, j’ai souvenir, il repense notamment comment l’impolitesse peut se loger dans les failles justement de personnes qui se pensent poli.es (à la classique/la fausse/la lisse)
        Plus nombreux sont ceux qui s’y sentent seul.es dans cette posture d’adultes, j’ai l’impression.
        Du coup, est-ce qu’on ne l’est pas tant, seul.es, que ça?
        Et en vieillissant, ça s’arrange pas 😎

        • #68511 Répondre
          Carpentier
          Invité

          … / Je me demande constamment au nom de quoi être adulte devrait forcément
          s’accompagner d’une stabilité mentale et physique à toute épreuve… puis je me rappelle que
          c’est parce que l’on conçoit l’enfance comme la seule période de la vie où il est acceptable de
          se tromper, de s’égarer – de se planter quoi ; car c’est bien connu : le passage à l’âge adulte
          comprend toujours un kit d’infaillibilité* permettant de toujours savoir ce que l’on fait, en toutes
          circonstances / …
          rires, mouais.
          Yeux,oreilles grands ouverts, tout nous montre/dit bien pourtant que non*.
          Quelle vaste supercherie que ces jeux-là.
          J’ai un peu comme l’impression que le nombre de personnes qui y jouent moins augmente.
          Mais, là aussi, ça doit dépendre du milieu ou chacun.e évolue.

          • #68556 Répondre
            Ema
            Invité

            @carpentier
            Je me demande si la perception qu’on a eu enfant de nos propres parents n’est pas grandement responsable de l’idée qu’on se fait ensuite de ce qu’est un adulte digne de ce nom. Certain parents mettent leur gosses dans la confidence de leurs angoisses et leurs galères, mais d’autres (beaucoup plus nombreux) tiennent à maintenir jusqu’au bout l’illusion d’un contrôle et d’une solidité infaillible, sans doute dans l’espoir qu’ainsi ils seront toujours les premiers sollicités en cas de besoin ou conseils. Ou simplement parce que c’est comme ça qu’ils percevaient leurs propres parents. Et ainsi le cycle continue.

            • #68565 Répondre
              Carpentier
              Invité

              Merci pour cette hypothèse.
              .. sans doute dans l’espoir qu’ainsi ils seront toujours les premiers sollicités / …
              en se positionnant ainsi au centre du monde?
              Cela peut amener à présenter le monde comme mauvais, tout est mauvais sauf nous; mettre au monde des enfants si tout y est mauvais sauf nous, ça se mord un peu la queue ce projet, non?
              Bref, quoiqu’il en soit, que les enfants se tournent avant tout vers leurs parents pourraient aussi s’appuyer sur bien d’autres choses que de ne pas … (m ettre) leur gosses dans la confidence de leurs angoisses et leurs galères / ….
              Les enfants voient/entendent/partagent/ressentent/pigent bien plus que certain.es ne l’imaginent leur environnement et la dureté du monde/de leur monde, ils y font face, d’abord avec de l’aide, un accompagnement, de la présence puis de moins en moins, souvent.
              Enfin, il me semble qu’on ne met pas au monde des petits êtres (uniquement) pour les garder pour/à soi.
              Qu’on leur explique ou pas tout de son parcours.

              • #68567 Répondre
                Ema
                Invité

                Tu as raison de pointer l’absurdité du raisonnement dont je fait l’hypothèse, je pense qu’il est absurde aussi, mais il a tout de même sa logique interne. Tu mets au monde des gosses en sachant qu’ils vont s’en prendre plein la gueule, qu’ils vont enchaîner les galères et les chagrins, je comprends ce desir de servir de roc à toute epreuve auquel s’accrocher.
                Le problème c’est évidemment que çà crée une relation très verticale, bourrée de non dits, et que par ailleurs lorsqu’enfin la façade présente ses premières failles la chute est dure.

      • #68560 Répondre
        Ema
        Invité

        Bonsoir Nox, et merci pour ce texte que j’ai apprécié lire. Je te confirmes qu’hélas pour le commun des gens « autiste » c’est quelque chose qui doit pouvoir se repérer immédiatement, comme toutes les neuro divergences d’ailleurs, et j’imagine combien cette « présomption de normalité » doit être chiante au quotidien. Je trouve comme toi cette insistance sur la politesse suspecte car en plus d’être assez discriminante envers ceux qui n’ont pas nécessairement les codes ou l’aisance sociale requise, elle autorise bien des méchancetés et bassesses, sous couvert du respect des bonjour- s’il vous plait- aurevoir-merci. Le barman qui a semble-t-il mal pris la formulation de ta demande t’as peut-être fait payé pour tous les comportements passif agressifs qu’il est sans doute amené à subir mais contre lesquels il ne peut rien car ils sont faits dans les règles de l’art.

        • #68562 Répondre
          Ema
          Invité

          Je rebondis d’ailleurs là dessus pour signaler que lorsque je travaillais avec du public ( en laboratoire d’analyse) les communications « atypiques» ( difficultés à s’exprimer intelligiblement ou en français, non respect des codes de politesse, parler marginal de type gitan ou cité, absence de vouvoiement pour certains africains ou arabes etc…) étaient considérées comme désagréables et les patients concernés étaient saqués, malgré l’absence manifeste de toute agressivité de leur part et le fait qu’ils n’étaient objectivement pas chiants du tout.

        • #68566 Répondre
          Carpentier
          Invité

          et si ce barman regrettait surtout qu’ainsi sa caisse ne se remplisse pas assez vite?
          limonade, café, ça va bien un moment: qu’on commande de l’alcool, des cocktails nom de dieu! c’est vendredi soir ça doit consommer, allez!
          on dépense, une limonade, sort d’où celui-ci?
          Certains barmen s’attribuent vite le rôle de gardiens d’un établissement où ça se marre, ça sait faire la fête, ça consomme, quoi!
          Les David Guetta de la night son pléthore et parfois peu drôles.

        • #68569 Répondre
          Claire N
          Invité

          « elle autorise bien des méchancetés et bassesses » – oui ; cette politesse là , si elle me sortait sa carte du PS – je serai pas surprise

    • #68509 Répondre
      Oscar Spielmann
      Invité

      Nox, tu n’annonces jamais ton autisme ?
      Dire : Je le dis comme ça car je ne peux pas le dire autrement.
      Pour désamorcer quoi ! Éviter les quiproquos aussi. Entre susceptibilité et tolérance excessives.

      • #68517 Répondre
        Carpentier
        Invité

        C’est sans doute son tir de pistolet et
        les coups d’éperons dans le bar pour scander son ‘ limonade ‘ qui ont surtout dérangé 😅

    • #68536 Répondre
      Nox
      Invité

      Je vais répondre assez rapidement à vous tous,
      En fait, j’étais d’autant plus mal à l’aise dans le fameux bar que les deux barmen n’avaient pas l’air d’apprécier que je sois entré seul et avec ma « gueule », sans doute ; tout s’est alors additionné dans ma tête : le bruit, la chaleur et les regards de merde qui me hurlaient « on ne te connaît pas toi, t’as l’air perdu et un peu chelou » ; perdu, je l’étais sans le moindre doute.
      J’aurais juste dû trouver le moyen d’écouter mon corps plus rapidement et prendre la poudre d’escampette seconde 1.

      • #68540 Répondre
        Delphine
        Invité

        L’impression que tu as eue, ainsi que l’interprétation des regards, étaient peut-être fondées, mais cela peut aussi faire penser à de la paranoïa. Le fait que tu ne te sentais pas dans ton élément a peut-être accentué ce sentiment. Le fait de ne pas se sentir à l’aise ou dans son élément à un endroit n’est pas forcément la faute des autres. C’est un ressenti de son propre corps, soi-même avec soi-même. Comme tu le dis, tu aurais peut-être dû écouter ton corps et partir immédiatement, puisque tu ne t’y sentais pas à l’aise.

        • #68547 Répondre
          Barbara
          Invité

          Ne pas se sentir à l’aise n’est pas forcément la faute des autres : oui si on parle de faute. Si on parle de responsabilité c’est déjà différent. Bien qu’effectivement nous soyons tous soumis à des règles sociales, le texte de Nox soulève une question qui dépasse le « c’est comme ça ». Pourquoi créons-nous un lien social qui met à la marge tant de monde ? A quoi sert cette marge ?

          • #68553 Répondre
            Delphine
            Invité

            « Pourquoi créons-nous un lien social qui met à la marge tant de monde ? » Le problème est de savoir qui est ce « nous ». C’est tout le monde et personne. Si on interroge les personnes individuellement, chacun est prêt à se montrer bienveillant envers autrui. Le problème se pose quand apparaît un effet de groupe. Le groupe faisant corps, il faut entrer dans le moule, ou alors rester en retrait, dans son monde. Concernant Nox, j’ai cru comprendre qu’il y avait un élément autistique, ce qui rebat les cartes, puisqu’il faut prendre en compte l’univers intérieur dans lequel évoluent les personnes autistes. « Être en marge de la société » tend à concerner plus de personnes qu’avant. Avant, il s’agissait de ne pas avoir de travail, ou alors exercer une activité atypique, ou avoir une vie de bohème. Maintenant, une personne qui n’entre pas dans la norme du milieu dans lequel elle évolue apparaît vite marginale. Les réseaux sociaux ont peut-être accentué ce phénomène, je ne sais pas. Quant à l’utilité de cette marge, elle ne sert à rien, sinon à trier ou diviser pour mieux régner.

            • #68555 Répondre
              Carpentier
              Invité

              Delphine, tu vois par exemple, cette meuf
              https://www.nouvelobs.com/economie/20240907.OBS93305/thais-d-escufon-reine-des-sexistes-en-croisade.html
              dans mon bar, elle ne sera pas la bienvenue.
              Ou alors uniquement si j’ouvre un bar à claques.
              Par exemple, et elle doit pourtant être bien polie.

              • #68557 Répondre
                Delphine
                Invité

                Oui, mais quand elle débarquera dans ton bar, comment sauras-tu qu’elle est d’extrême-droite ? La tête de l’emploi ?

                • #68563 Répondre
                  Popcorn
                  Invité

                  Le corps et la bouche

                • #68568 Répondre
                  Carpentier
                  Invité

                  Delphine, on arrête un peu de jouer aux saintes-nitou che? allez, au moins une fois:
                  lorsque tu es au bar, ou que tu y entres – sauf cécité ou grande naïveté – tu vois d’abord la personne qui entre, pu qui est au bar et les autres clients alentours.
                  Tu la vois bouger, marcher, entrer en bande rien qu’avec des gens qui lui ressemblent ou au milieu d’un groupe qui t’inspire immédiatement la sympathie, un groupe bigarré, mélangé, comme dans la vie (c’est ma préférence, oui).
                  Tout cela te met dans une certaine disposition vis à vis d’elle et si, par exemple, elle minaude, claque sa pochette sur le comptoir et te dit ‘ on est 5 vous avez une table? préférerais la terrasse mais c blindé ‘ façon exaspérée ou habituée des sorties ou que sais-je – en plus de sa gueule que j’aime pas, c’est vrai , et qui ‘ fait bien de droite ‘ , merde, – et bien je vais juste l’accompagner, regarder pour une table, oui, je vais faire au mieux pour le chiffre, mais elle me sera plutôt antipathique d’emblée.
                  C’est tout.
                  C’est tout ce qu’on dit pour moi.
                  Et c’est pas grave.
                  On est assez sur terre pour trouver à faire avec des gens avec qui c’est bien.
                  Même avec un bon usage des tics de politesse inculqués souvent bêtement depuis la petite enfance, sa gueule à Thaïs, façon poupée russe lisse, me crispe.
                  Elle existe, ok, elle m’est pas sympathique.
                  Et en plus, elle a l’air de raconter autant de conneries que moi je pourrais lui en raconter – on aurait du mal d’emblée.

                  • #68570 Répondre
                    Carpentier
                    Invité

                    * saintes-nitouche
                    *Ou qui est au bar

                    • #68574 Répondre
                      Claire N
                      Invité

                      Rire , et qui ne manquera pas de te faire chier en te commandant un café gourmand….

                      • #68813 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        aaaah, ce truc malin du café gourmand pour passer les desserts qu’il reste/parte pas trop à chaque service.
                        Sacrée astuce et ça chiffre en caisse, surtout qu’en cuisine, on compose avec ce qu’il y a: un pur boniment, la surprise de fin de repas.
                        Mais pour Thaïs, pourquoi j’imagine qu’elle prendra ni café ni dessert?

                      • #68815 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        *partent

          • #68572 Répondre
            Claire N
            Invité

            «  lien social «  oui et peut être même «  laisse sociale «  il est possible – c’est une possibilité
            Que plus ta laisse soit courte plus tu repères celui qui n’a pas fréquenté la même école de dressage d’esclave , cela peut créer – peut- etre – une certaine forme d’animosité
            Un peu comme la minijupe chez des femmes respectables ?

    • #68558 Répondre
      Sarah G
      Invité

      J’attire votre attention sur un documentaire sur l’extrême droite en Europe pour celleux qui ne l’ont pas encore vu.

      White power : Au cœur de l’extrême droite européenne sur Arte

      https://www.arte.tv/fr/videos/117239-000-A/white-power-au-coeur-de-l-extreme-droite-europeenne/
      Disponible jusqu’au 2 décembre 2024.

    • #68697 Répondre
      Nox
      Invité
    • #68726 Répondre
      Nox
      Invité
    • #68728 Répondre
      Nox
      Invité
      • #68924 Répondre
        Mélanie
        Invité

        Cet été j’ai vu une voiture Pikachu.
        J’ai dû voir un ou deux films Harry Potter et n’en ai environ aucun souvenir. Par contre je me rappelle bien avoir vu pousser autour de moi plein de gamins qui lisaient avidement les livres Harry Potter, et leurs parents qui cachaient mal qu’ils étaient ravis-soulagés-fiers de voir leurs enfants dévorer des livres.
        Une fois dans une médiathèque j’avais vu se préparer une soirée Harry Potter, je m’étais dit que si j’avais travaillé là j’aurais peut-être fait une dépression pour l’occasion.
        Avec une bière je vous dirais que la littérature pour enfants est un poison – une marchandise, au même titre que les bonbons à la caisse du supermarché. Un parent dispose de plein d’arguments légitimes pour refuser des sucreries à son môme, mais, à part le prix s’il n’a pas trop de sous, quel argument a-t-il pour refuser un livre à son enfant ?

        • #68928 Répondre
          Claire N
          Invité

          C’est peut etre ça effectivement la drogue qui leur permet de tenir assis à l’école – une came idéaliste
          Si j’avais pas eu « manimal « la série nulle pour tenter en boucle la transformation en un truc non scolarisable j’aurais peu être été plus agitée et moins perchée

          • #68933 Répondre
            Mélanie
            Invité

            Les textes d’école que je vois ici ne me semblent pas capables s’assoir qui que ce soit ; les enfants apprendraient plus vite à lire sur de l’heroic fantasy. Je crois que c’est plutôt le complexe félicitations/humiliations qui les tient assis.

            • #68938 Répondre
              Claire N
              Invité

              En fait je pensais plus à l’aspect «  immersif «  de ces sagas ; qui pourraient favoriser un état dissocié / rêveur Reconvocable a l’envie et donc potentiellement en cours de grammaire
              Mais dans un sens tu as raison cela aussi est traqué

              • #69125 Répondre
                Mélanie
                Invité

                Tu rêvais à des histoires type Manimal en classe?

                • #69147 Répondre
                  Claire N
                  Invité

                  Oui… il faisait un truc avec ses phalanges et la concentration, ça paraissait facile….

                  • #69149 Répondre
                    Mélanie
                    Invité

                    Là comme ça je ne rappelle pas avoir fait ça, j’étais scolaire. Plus tard par contre après avoir vu Pickpocket je me suis mise à imiter ses exercices pour assouplir les doigts.

                    • #69219 Répondre
                      Claire N
                      Invité

                      Ça c’est de l’ergothérapie badass
                      Avec la main on peut écrire , voler, prendre, donner – le multi tools

      • #68932 Répondre
        Mélanie
        Invité

        En réponse à ton texte au bar :
        Je vais chaque semaine chercher du pain dans un bar alternatif. A chaque fois je m’y sens assez mal. Pourtant tout le monde est sympa. Quand c’est calme on tend à me faire la conversation. J’ai alors un fond de rage et envie de dire que si je ne passe pas ma soirée là à fumer des clopes tranquille sur cette terrasse très agréable c’est parce que ben moi j’ai des gosses et de l’asthme et puis mes copines ben elles sont avec leurs gosses aussi parce qu’il y’a école demain et quand bien même y’aurait pas école demain nos gosses n’aiment pas le kéfir et puis d’abord d’où tu m’tutoies?
        Mais j’ai moins la haine depuis que j’assume d’aller juste chercher mon pain et de ne pas rester.

    • #68729 Répondre
      Nox
      Invité

      Désolé du doublon.

    • #68781 Répondre
      tristan
      Invité

      Le corps et la bouche de Thaïs, tout me va si elle sait bien s’en servir.
      Fr anchement, sielle venait dans mon pucier, je lui ferais payer moins cher que les autres.

      • #68814 Répondre
        Carpentier
        Invité

        oui, la bourgeoise reste un fantasme sûr.

      • #68837 Répondre
        Ludovic
        Invité

        Sadly
        La clique à bollo rhaniania paye +
        Pour leurs shiksas
        cnews Pathé, damien rillette et compagnie
        Et Ils sont indispo du vendredi au samedi

        • #68844 Répondre
          Ludovic
          Invité

          Quitte à payer pour de la frantsuz
          J’prefere Plassard. Pas de politique

    • #68823 Répondre
      Nox
      Invité
      • #69234 Répondre
        Cocolastico
        Invité

        Merci !!

    • #68899 Répondre
      Nox
      Invité
    • #68911 Répondre
      Sarah G
      Invité

      https://www.arte.tv/fr/videos/115030-000-A/punk-girls-l-histoire-feminine-du-punk-britannique/.
      Disponible à partir du 12 septembre sur Arte.tv
      Et à la télévision le samedi 14 septembre à 00 h 25.

    • #68913 Répondre
      Sarah G
      Invité

      Et également un autre documentaire sur Arte Le travail forcé sous l’Allemagne Nazi.
      https://www.arte.tv/fr/videos/RC-023728/le-travail-force-sous-l-allemagne-nazie/.
      Documentaire en trois parties.

    • #69157 Répondre
      Titouan R
      Invité
      • #69158 Répondre
        I.G.Y
        Invité

        Dominique Pelicot est resté deux minutes dans son box, lundi 9 septembre : le temps pour l’avocate Béatrice Zavarro d’évoquer les « difficultés intestinales » et la « possible infection urinaire » de son client, et d’obtenir du président Roger Arata qu’il soit dispensé de cette sixième journée d’audience qui lui était pourtant intégralement consacrée.

        C’est donc, étrangement, en l’absence de l’intéressé qu’une enquêtrice de personnalité, une experte psychologue et deux experts psychiatres se sont succédé devant la cour criminelle du Vaucluse, à Avignon, pour disséquer le parcours et le profil de Dominique Pelicot, dont on aurait aimé pouvoir scruter les réactions à certains propos tenus à la barre.

        « Pas de traits de personnalité saillants », « rapport à la réalité correct », « pas de pathologie mentale », « pas d’antécédents psychiatriques », ont énuméré les spécialistes, auxquels Dominique Pelicot avait été présenté ; il avait aussi été qualifié par des proches, au fil de l’instruction, de « père incontestablement présent et aimant », « très investi dans l’éducation de ses petits-enfants », de « patriarche respirant le bonheur », au sein d’une « famille très unie ».

        Dominique Pelicot a travaillé comme ouvrier puis conducteur de travaux dans une entreprise réalisant des installations électriques, puis est devenu agent immobilier, avant de vendre des alarmes, du matériel informatique ou des téléphones. C’était un homme bien inséré, il faisait du sport. Gisèle Pelicot a été le premier et unique amour de sa vie ; ils se sont mariés en 1973 et, malgré quelques turbulences dans les années 2000, renvoyaient l’image d’un « couple aimant, sans fausse note ».

        Derrière cette « façade de normalité », selon les mots du psychiatre Paul Bensussan, Dominique Pelicot a été capable, pendant près de dix ans, de droguer sa femme pour pouvoir la violer et la faire violer dans son sommeil par des dizaines d’inconnus rencontrés sur Internet. Lui qui pratiquait une sexualité ordinaire avec elle lorsqu’elle n’était pas inconsciente laissait alors libre cours à toutes ses paraphilies – ou déviances sexuelles –, notamment sa « somnophilie aux confins de la nécrophilie » pointée par les experts. « Il va falloir approcher de près cette énigme », a dit Paul Bensussan.

        Un accusé « à double facette ».

        « Quel ressort de personnalité permet à quelqu’un qui dit aimer son épouse de lui infliger ces scènes, d’assister à sa déchéance, de la mettre en danger ? Comment faire cohabiter cette contradiction vertigineuse ? », ont demandé Stéphane Babonneau et Antoine Camus, les avocats de Gisèle Pelicot.

        Tous les experts ont répondu en invoquant le concept de « clivage », mécanisme de défense psychique grâce auquel « peuvent coexister au sein d’un même individu deux personnalités opposées, qui vivent deux vies différentes », selon Paul Bensussan, qui assure : « Il peut avoir été sincère dans ce qu’il donnait à voir. » « Ce n’est pas de la schizophrénie, ce n’est pas un processus délirant, ce n’est pas quelque chose qui fait perdre le contact avec la réalité, a précisé son confrère Laurent Layet. C’est un disque dur qui fait qu’à un moment, on fonctionne comme ça et à un autre, on fonctionne autrement. »

        « Les crimes les plus extraordinaires sont parfois commis par des hommes ordinaires, a encore affirmé Laurent Layet. Il peut y avoir un décalage entre un passage à l’acte hors du commun et un individu assez banal. »

        Tout n’est pas banal, pourtant, dans le parcours de Dominique Pelicot. Les intervenants du jour ont mis en lumière une série d’épisodes pouvant faire office de clés de compréhension de la dérive de cet accusé « à double facette », selon la formule de l’enquêtrice de personnalité, Marianne Douteau.

        Plusieurs éléments traumatiques.

        Dès le départ, le schéma était peu ordinaire : Dominique Pelicot, né en 1952, est le deuxième enfant de Denis Pelicot et Juliette Rousseau, laquelle avait déjà eu deux enfants avec… André Pelicot, le grand frère de Denis – quatre enfants à la fois demi-frères et cousins, donc.

        « Dominique Pelicot vient d’une famille à l’histoire confuse et aux repères troublés, marquée par certains secrets et l’existence de relations sexuelles d’adultes avec des mineurs », a lu l’enquêtrice de personnalité. Quelques années après la naissance de Dominique Pelicot, ses parents ont adopté une petite fille handicapée mentale, Nicole, victime d’inceste au sein de sa nouvelle famille, selon les témoignages de Dominique, de son frère et de sa sœur.

        Outre la violence verbale et physique d’un père auquel il s’est juré de ne jamais ressembler, et à l’enterrement duquel il n’est pas allé, plusieurs éléments traumatiques, à la véracité difficile à contrôler, ont ensuite jalonné l’enfance et l’adolescence de Dominique Pelicot : les violences sexuelles – il évoque une fellation forcée –, dont il aurait été victime à l’âge de 9 ans par un infirmier à l’hôpital de Châteauroux ; la confrontation très précoce à la sexualité de ses parents, avec des actes de violence et de domination de son père ; l’agression sexuelle d’une jeune femme sur un chantier, à laquelle il aurait été forcé de participer par les agresseurs, alors qu’il était âgé de 14 ans.

        « Le disque dur se fragmente parce qu’il a dû gérer ces éléments. C’est dans ces moments-là que naît le clivage », analyse Laurent Layet. Sur son parcours, sa personnalité, sur les faits qui lui sont reprochés, Dominique Pelicot devait être entendu mardi. Toujours « souffrant », selon le président mardi matin, il ne le sera pas.

        • #69163 Répondre
          diegomaradona
          Invité

          Souffrant de ce clivage, la place de cet homme devrait être dans un établissement de soins plutôt que dans un tribunal.

          • #69164 Répondre
            Sœur Theresa
            Invité

            Euh mon fils, soyez indulgent et offrez Lui tout d’abord des water Closet
            Le bonhomme souffre de douleurs intestinales et peut-être de chaude pisse

            • #69165 Répondre
              cornemuse
              Invité

              je pensais que soeur theresa était diegomaradona, apparement je me trompe

              • #69166 Répondre
                diegomaradona
                Invité

                ou peut-être souffrons nous également de clivage ?

              • #69167 Répondre
                Sœur Theresa
                Invité

                Mon fils cessez de vous égarez !
                Finalement, je constate que le foot n’est pas le sport où vous excellez.
                Cessez donc de vous évertuez à mener des enquêtes stupides qui vous font perdre votre essence.
                Que dieu vous accompagne vers le chemin de la quiétude !

                • #69187 Répondre
                  françois bégaudeau
                  Invité

                  On gage que Soeur Teresa se lassera vite de son mode rhétorique pénible, comme ce fut notre cas dès son deuxième post.

                  • #69205 Répondre
                    soeur thérésa
                    Invité

                    François mon fils, soyez moins crispé.
                    Mettre l’emphase sur du comique, ne vous sert pas.
                    Détendez-vous mon fils, laissez-vous aller, tout va bien se passer.

                  • #69574 Répondre
                    essaisfragiles
                    Invité

                    Soeur Teresa a raté l’occasion d’être drôle : soeur Emmanuelle I, soeur Emmanuelle II, soeur Emmanuelle III, soeur Emmanuelle IV, soeur Emmanuelle V, soeur Emmanuelle VI, soeur Emmanuelle VII…

                    • #69575 Répondre
                      Claire N
                      Invité

                      Ben pas toi -rires -avec le post d’Ema juste en dessous
                      C’est parfait, si j’ai une réunion chez l’ambassadeur je t’invite

          • #69553 Répondre
            Ema
            Invité

            Cela me fait penser que j’ai souvent trouvé idiot et réducteur l’usage qui est fait de la psychiatrie dans le cas des affaires judiciaires. Une façon de s’autoriser à trancher net entre responsable-pas responsable avec la caution « d’experts », se rassurer et confirmer l’existence d’une frontière nette qui permettrait à coup sur de distinguer le fou du méchant. Discours par ailleurs étrange qui supposerait que tout un chacun est traversé par des pulsions de meurtre ou de viol mais se retient parce que gentil.

            • #69573 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

              Un procès n’est aucunement le lieu d’élucider la vérité psychique des concernés.

            • #70707 Répondre
              Carpentier
              Invité

              bjr,
              Dans le travail de Dosch avec son Le procès du chien, tu pourrais trouver drôlerie et pensée au travail à ce propos.
              Elle y mélange les genres, elle aussi, dans son film et je le recommande – assez consciente de la fakerie factuellement risible de mes reco ici –

        • #69182 Répondre
          Titouan R
          Invité

          Merci I.G.Y

        • #69560 Répondre
          Mélanie
          Invité

          « C’était un homme bien inséré, il faisait du sport. »

    • #69162 Répondre
      Nox
      Invité
      • #69171 Répondre
        Mélanie
        Invité

        Bien que je n’y mette quasiment plus les pieds, je garde une inclination pour les Flunchs et les MacDo, que je vois comme des lieux où je peux me poser assez peinard. Inclination évidemment soutenue par la fête que fut dans mon enfance l’arrivée d’un MacDo puis d’un Quick dans la zone commerciale de mon bled.

        • #69176 Répondre
          Tristan
          Invité

          MacDo + Quick = c’est un gros bled. Chez moi, ce ne fut qu’un MacDo, et comme mes parents étaient allés en démonter un, plus loin, à l’occasion d’un week end où j’étais chez mes grands parents, j’ai jamais osé demander à y aller. Ce n’est que récemment, cherchant à bouffer dans un tout petit bled à 22h, que j’ai découvert que tout le monde allait au MacDo, à l’exception des petits bourgeois intellos.
          Je crois qu’une des fonctions du MacDo, objective, c’est précisément d’être quelque chose où tout le monde peut aller et où seuls quelques-uns ne vont pas.

          • #69211 Répondre
            Mélanie
            Invité

            Ces jours-ci je me dis ça aussi à propos de Kiabi et La Halle aux chaussures.

            • #69217 Répondre
              Nox
              Invité

              J’ai récemment réalisé que « Kiabi » était un jeu de mots ; « qui habille ». Des années dans l’ignorance.

              • #69558 Répondre
                Mélanie
                Invité

                Nox tu me sors à mon tour de l’ignorance.

              • #69559 Répondre
                Mélanie
                Invité

                Décidément, comme on dit sur Lapoulequimue, cet ordi me remplit de joie.

    • #69466 Répondre
      Barbara
      Invité

      Est-ce que certains on lu La fabrique de nos servitudes de Roland Gori ?

    • #69518 Répondre
      Carpentier
      Invité
    • #69590 Répondre
      tristan
      Invité

      Begaudeau-Sitistes LFI

      Pris un par un, les membres de chacune de ces sectes connues semblent intéressants, voire fréquentables. Hélas, dès qu’ils sont ensemble, groupés, dès qu’ils constituent une famille, une communauté, un collectif, un clan, ça dégénère et les individus séduisants de prime abord y laissent bien des plumes chatoyantes qui les paraient en solitude.

      Attention ! Danger …

      • #69601 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        Bégaudeau-Sitistes LFI
        qu’est ce que c’est que ça?

        • #69602 Répondre
          Emile Novis
          Invité

          Ce site serait-il un complot? Une taqîya mélenchonienne?

    • #69604 Répondre
      Charles
      Invité

      Interview de Louise Chennevière dans Libé, pour la parution de son livre Pour Britney :
      https://www.liberation.fr/culture/livres/louise-chenneviere-britney-excede-tous-les-roles-quon-a-voulu-lui-faire-jouer-20240906_ALVMJPHVBRGWNL4RXGQARICZAE/

      Un certain Zeitgeist, difficile de ne pas trouver ça un peu ridicule.

    • #69707 Répondre
      Nox
      Invité
      • #69767 Répondre
        Schnoups
        Invité

        Tu fais vraiment pas tes 21 ans Nox !

        • #69774 Répondre
          ..Graindorge
          Invité

          Schnaps
          Nox n’a pas dit que c’était lui
          Le gars qui joue c’est Glaucio Cristelo, un brésilien je crois
          Nox partage ce morceau pour faire plaisir à F.B

          • #69776 Répondre
            ..Graindorge
            Invité

            *Schnoups

            • #69791 Répondre
              Schnoups
              Invité

              Bon.
              Occasion pour moi de conseiller à ce monsieur de réviser ses gammes. Ça accroche un peu.

    • #69711 Répondre
      françois bégaudeau
      Invité

      oh oui ça me fait plaisir

    • #69857 Répondre
      Nox
      Invité
      • #69868 Répondre
        Claire N
        Invité

        Merci Nox
        La perplexité du dominant face au dominé piste intéressante

        • #69928 Répondre
          Nox
          Invité

          Piste que je compte explorer avec la question des petits nenfants dans un prochain texte.

        • #69977 Répondre
          Mélanie
          Invité

          Je me suis dit comme Claire

          • #70071 Répondre
            Nox
            Invité

            Ça me motive à continuer !

    • #69957 Répondre
      Tristan
      Invité

      Petit récit, petite remarque : l’entraide, la joie, l’ordinaire.
      Depuis une semaine, le village où j’habite a subi une catastrophe naturelle d’ampleur (crue torrentielle, amas de roches et de cailloux charriés partout dans le village, maisons de copain détruites, routes coupées). Assez rapidement, et plutôt spontanément, le travail s’est organisé. Chacune et chacun constate avec joie l’entraide, la solidarité à l’oeuvre.
      Ce qui me frappe, c’est la sérénité des gens sur la place ; il me semble qu’il y a (à côté des inquiétudes, des peines, des fatigues que la situation génère)un plaisir, ou mieux : une joie à, entre autres, pelleter de la boue, pelleter des gravats, vider des maisons, nettoyer des maisons, organiser le relogement des plus vieux, fabriquer une centaine de repas en quelques heures, trouver un moyen de faire du café, déplacer des groupes électrogènes …
      Tout à l’heure, cependant que, pelletant encore un peu, j’avais l’espace pour réfléchir, me vint l’idée que ce n’est pas tellement l’adversité qui soude (refrain convenu que chacun répète aux journalistes), ce n’est pas parce qu’ils sont collectifs que les temps sont (aussi) joyeux : c’est parce qu’ils sont inhabituels, extra-ordinaires. Parce qu’ils rompent, qu’ils brisent net, et sans retour de court terme, l’ordinaire des vies.
      Ce qui s’énonce aussi à l’envers : si nous vivons séparés les uns des autres, si rien de collectif d’ordinaire ne s’organise (à part le repas du village, une fois l’an), c’est parce que nos vies sont réglées, rythmées, organisées. Prévues – ce qui dispense de les voir. Le calendrier est un outil de contrôle social magnifique et, si je ne le découvre pas, je ne l’avais jamais compris avec autant d’intensité que tout à l’heure, la pelle à la main, les bottes dans la boue.
      J’ai participé à une réunion où il y avait le maire, qui est un copain, mais aussi une sous préfète, un dircab de préfet, quelques techniciens, le député. Tout le monde était concerné, on était là pour gouverner les autres, assurer leur sécurité alors c’était sérieux, et pourtant j’ai pensé : ces gens là s’amusent. La situation de crise les occupe drôlement. Et moi avec.
      Nous sommes des rois et des reines pleines de divertissement, malgré les tonnes de cailloux qui nous sont tombés dessus.

      • #69958 Répondre
        Emile Novis
        Invité

        Beau texte. Je trouve ton analyse-témoignage très juste.

        • #69971 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          Pareil

          • #69972 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            Le travail est une chose si belle, si émouvante, si rassérénante, si humaine, que nous avons pour principal objectif est que le marché du travail cesse de la souiller.

      • #69959 Répondre
        Mélanie
        Invité

        Je pense que de telles tâches, de tels gestes matériels pourraient être apaisants pour moi
        Quand mes enfants, petites, avaient des gastro et qu’il fallait s’occuper de les laver de partout et de refaire entièrement le lit plusieurs fois dans la nuit, je me rappelle avoir été quelques fois alors prise par un calme qui m’évoquait la grande marche de François à la fin de NJ
        Hier ici on a plié du linge en s’y mettant à 4 et c’était bien aussi
        J’ai aussi vu ça dans mon boulot en équipe, parfois dans des situations un peu de crise
        Les crises réarrangent temporairement les priorités, purgent ou recouvrent temporairement certains trucs relous – on parlait de ça ici il y a quelque temps
        La nécessité vous porte

      • #69985 Répondre
        lison
        Invité

        Très beau texte, et je partage ton sentiment sur le prévu / l’imprévu et ce que l’imprévu peut créer comme joie. Et dans cette joie là des choses particulières, peut être pas si ordinaires aussi : être dehors, être en groupe, et accomplir des travaux plutôt physiques ou manuels.

      • #69986 Répondre
        Kenyle
        Invité

        « Tout à l’heure, cependant que, pelletant encore un peu, j’avais l’espace pour réfléchir, me vint l’idée que ce n’est pas tellement l’adversité qui soude (refrain convenu que chacun répète aux journalistes), ce n’est pas parce qu’ils sont collectifs que les temps sont (aussi) joyeux : c’est parce qu’ils sont inhabituels, extra-ordinaires. Parce qu’ils rompent, qu’ils brisent net, et sans retour de court terme, l’ordinaire des vies. »
        Bien d’accord avec ce qui est dit ici mais pas besoin des catastrophes. L’exercice d’une activité commune impliquant une entraide. Par exemple si tout le village était venu pour retaper une maison qui en avait besoin dans le village tu aurais surement ressenti la même chose. Le repos du travailleur manuel est bon en dehors du cadre marchand (sauf s’il y a blessure évidemment). On se couche avec la satisfaction d’avoir pleinement employer son corp durant cette journée. Ce qui est terrible c’est d’être contrains de faire ça toute sa vie malgré les douleurs et les cadences. L’épuisement mental dû aux hiérarchies en entreprise lui te suit jusque dans ton lit et t’empêche de dormir, alors tu dors mal et c’est un cercle infini. De la hiérarchie managériale il n’en ressort que les plus bas instincts. D’ailleurs la hiérarchie en entreprise ne sert le plus souvent qu’à exploiter les faiblesses humaines.

        • #69996 Répondre
          Kenyle
          Invité

          et bon courage à vous au passage

          • #70010 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            Mais je crois que le contexte de catastrophe a fait mieux saillir, aux yeux de Tristan, la joie ressentie – inattendue dans ce contexte.

            • #70025 Répondre
              wiki
              Invité

              Dire que certains vivent cela au quotidien. Les silencieux, analphabètes.
              À savoir si il éprouvent la même délectation. Ou si ils rêvent d’entrer dans un quotidien plus posé, plus reposant.

              • #70026 Répondre
                Kenyle
                Invité

                fb : « je crois que le contexte de catastrophe a fait mieux saillir »
                Oui c’est fort probable.
                wiki : « À savoir si il éprouvent la même délectation. »
                Avec cette l’organisation du travail actuelle, il y a peu de chance.
                « Ou si ils rêvent d’entrer dans un quotidien plus posé, plus reposant. »
                Certain oui et certain non, ça dépend grandement de l’age aussi et de l’usure du corps.

                • #70027 Répondre
                  wiki
                  Invité

                  Voilà Kenyle; c’est pourquoi, il s’agirait de moins fantasmer sur le travail et les corps qui s’y usent. Une approche plus nuancée serait plus adaptée.
                  Un moment d’intempérie ou d’un autre évènement exceptionnel, est récréatif, ludique presque. Même si la tâche est importante, il est aisé d’y trouver du goût.

                  • #70028 Répondre
                    Kenyle
                    Invité

                    Il n’y a eu aucun fantasme de ma part. Uniquement un constant que j’ai eu dans ma vie. Le travail manuel m’a apporté de la satisfaction lorsque je l’ai parfois pratiqué. C’était du au fait que c’était temporaire c’est bien pour ça que j’ai précisé que ce qui est terrible c’est d’être contrains de faire ça toute sa vie.

                    • #70029 Répondre
                      Kenyle
                      Invité

                      constat *

                      • #70031 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        « c’était temporaire »
                        Oui ou dépendant des «  saisons «  de l’extérieur vivant
                        Peut etre moins centré sur l’activité de production pour elle même obligée par-de l’intérieur ?
                        Plus du travail pour l’usage ?

                      • #70057 Répondre
                        Kenyle
                        Invité

                        « Oui ou dépendant des « saisons « de l’extérieur vivant »
                        Dans le cas de tristan : oui surement.
                        Tristan m’était l’accent sur le coté « extra-ordinaires ».
                        Je voulais juste dire qu’il y avait une satisfaction même dans l’exercice du travail manuel et lorsqu’il se met au sein d’un groupe d’entraide en dehors d’une logique capitaliste alors on peut y éprouver une joie comme ce qui semble éprouver tristan.
                        « Peut etre moins centré sur l’activité de production pour elle même obligée par-de l’intérieur ? »
                        L’activité de production pour elle, implique bien souvent une cadence élevé dans une logique productiviste. Ce qui use d’avantage les corps et à ce moment là ce n’est plus de la joie que l’on éprouve, donc je te rejoins.
                        « Plus du travail pour l’usage ? »
                        Si par travail pour l’usage tu parles par exemple d’un travail au potager pour se nourrir alors oui.

                      • #70060 Répondre
                        Kenyle
                        Invité

                        Mais peut être est ce bien le caractère « extra-ordinaires » de la chose qui lui fait bien éprouver cette joie. Si c’était la norme ce serait peut être diffèrent. On sait pas.

                      • #70139 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Merci Kenyle
                        Pour la gentillesse d’avoir tenté et réussi à comprendre «  par- de l’intérieur « 
                        Mais il est vrai que cette forme ne me satisfait pas
                        Je voulais un par-delà qui s’effondre et se ramasse sur lui même, un par- delà avec les ailes coupées
                        Avec de l’ennui à la place de l’envie
                        Et je voulais ramasser tout ça dans cette forme
                        J’ai échoué

                    • #70030 Répondre
                      wiki
                      Invité

                      J’ai bien compris que tu fantasmais pas le « truc ».
                      Je te rejoins, dans l’appréciation des activités dîtes manuelles ou les travaux de force qui apportent de la joie dès lors où ils sont ponctuels. Pour le reste, je te rejoins aussi. Je vois parfois des corps qui font mal aux yeux.

        • #70033 Répondre
          wiki
          Invité

          Kenyle, je viens de lire ton premier post qui explique bien les causes à effets du travail. Merci.

          • #70034 Répondre
            Kenyle
            Invité

            pas de soucis je crois qu’on dit la même chose

      • #70052 Répondre
        Cocolastico
        Invité

        merci Tristan

    • #70021 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Ça me rappelle la tempête Alex du 2 octobre 2020 dans l’arrière-pays niçois. J’y ai de la famille et des amis chers dans certains villages. On m’a raconté quelques histoires de ces belles solidarités
      Je signale un petit recueil de nouvelles illustré par Edmond Baudouin, du collectif d’élèves du collège Saint Blaise. Sous la direction de Caroline Audibert  » Tempêtes. Sous le ciel d’Alex
      Je l’ai acheté l’été dernier pour l’offrir à l’une de mes sœurs qui était « aux premières loges »
       » Ah NON! J’ai eu ma dose de souvenirs cauchemardesques! »

    • #70049 Répondre
      Nox
      Invité
    • #70050 Répondre
      ..Graindorge
      Invité
    • #70074 Répondre
      Nox
      Invité

      Hier, j’ai participé à un atelier d’écriture et ça a donné le poème ci-dessous dont je ne suis pas trop fier, vu que je trouve qu’on écrit moins bien sous la surveillance des autres.
      Le poème en question.

      • #70077 Répondre
        essaisfragiles
        Invité

        J’aime la concision de ton poème. Toute une histoire en quelques vers.
        Tu gardes le premier vers et les deux derniers, tu as un haïku parfait (même s’il y a un peu trop de sens pour un haïku).
        François fait l’éloge de la concision dans la chanson, cette simplicité est un résultat, pas un point de départ.
        Merci pour le partage.

        • #70080 Répondre
          PeggySlam
          Invité

          @Nox je n’ai jamais pu écrire en atelier d’écriture. Car trop de monde et trop court bien que ça m’a montré parfois qu’écrire un texte pouvait être simple. Genre chacun on dit une phrase et on les retourne dans tous les sens un peu comme Cocteau qui avait fait ça pour un livre. Et ça pouvait donner des trucs chouette. Alors bravo à toi d’avoir réussi à réussir !

          • #70093 Répondre
            Nox
            Invité

            Et merci Peggy !

        • #70091 Répondre
          Nox
          Invité

          En fait, pour préciser les choses : l’animatrice de l’atelier est une photographe amatrice et elle nous a proposé de prendre ses photos pour base d’écriture ; en l’occurrence, j’ai restitué ici une de ses photos (qu’elle n’a pas souhaité que je partage) à l’écrit.

          • #70096 Répondre
            PeggySlam
            Invité

            Excellent ! Un sacré exercice également ! Un ami m’a fait découvrir un film japonais Vers La Lumière qui raconte l’histoire d’une femme qui doit faire les sous titre d’un film d’un réalisateur qui devient aveugle. Et elle cherche à décrire précisément ce qu’elle voit. et elle pense que rajouter de la poésie peut faire mieux voir les choses alors que pas pour les aveugles. Alors elle s’entraîne encore et encore à décrire les scènes pour être là plus juste. Peut être que ça peut t’intéresser car c’est aussi un exercice difficile mais passionnant !

            • #70140 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

              « Le sol prend soin d’elle
              plus que ses propres pieds »
              J’aime
              (je m’interroge juste sur la nécessité de propres ; ce qui me ramène à Didier : Mais comment des gens si propres / peuvent ils se sentir des pieds?)

              • #70142 Répondre
                Claire N
                Invité

                On embête beaucoup les personnes âgées avec la propreté, cela fait même partie des critères de dépendance «  capable de se laver – seul – aide partielle – aide totale / le haut du corps – le bas du corps « 

              • #70144 Répondre
                Nox
                Invité

                Mon autisme mal placé a fait que sur la feuille, je voulais que chaque vers ait l’air de faire peu ou prou la même longueur – visuellement. Et puis j’aime bien l’adjectif « propre » pour souligner la possession de quelque chose de façon générale ; un peu comme « perso, je pense que » – c’est un tic de langage.

                • #70145 Répondre
                  Oscar
                  Invité

                  Moi aussi j’aime beaucoup le « propre » de possession, (et non pas du cul des vieux). Si peu de choses nous appartiennent vraiment !

                  • #70148 Répondre
                    I.G.Y
                    Invité

                    Je trouve surtout que ce « propre » convient bien à la rythmique de ces derniers vers

                    • #70150 Répondre
                      Claire N
                      Invité

                      Oui c’est vrai aussi qu’il manque un truc à la rythmique si on l’enlève…

                      • #70151 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Plantes de pieds ?

    • #70194 Répondre
      lamartine
      Invité
    • #70243 Répondre
      toni Erdmann
      Invité

      Je n’apprends rien à personne mais je trouve le contenu de la chaîne Elucid vraiment solide dernièrement. Je conseille l’entretien de Benoît Coquard mais surtout celui de Jacques Sapir : https://www.youtube.com/watch?v=DTLpLiImgdo&list=PLP7NM2PkDfTgDXG7lIjJEV2m-4HytiuOS

      C’est vraiment de l’économie documentée, très centrée sur les considérations énergétiques et géopolitiques.

      • #70262 Répondre
        Seldoon
        Invité

        Je trouve aussi, et le journaliste est meilleur, plus à l’écoute de l’invité et moins Sky que par le passé : moins à tenter de faire dire ce que lui pense déjà.

        • #70268 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          le « journaliste », c’est O Berruyer, qui n’est pas journaliste, plutot économiste (après une première vie dans la finance), et a bien du mérite de s’etre lancé dans cet exercice, avec un grand gout pour la pensée des autres.

          • #70334 Répondre
            Seldoon
            Invité

            Oui, ça ne sonnait pas comme ça mais c’était un compliment : je voulais dire qu’il avait gommé un défaut.

        • #70299 Répondre
          Titouan R
          Invité

          Seldoon : Puisque tu évoques Sky, des gens ici regardent-ils encore Thinkerview ? J’ai lâché il y a un moment, agacé par le choix des invité-es et le ton « règlement de comptes » de Sky, dont je décèle l’attraction pour un certain virilisme.

          • #70301 Répondre
            Nox
            Invité

            J’ai lâché aussi.
            C’est vrai que le ton de Sky finit par être lassant, à la longue.

          • #70335 Répondre
            Seldoon
            Invité

            Moi plus jamais, il faut dire qu’il y a de la concurrence maintenant pour des interviews longues.

          • #70339 Répondre
            Dr Xavier
            Invité

            Branco récemment présent il était.
            Par masochisme j’ai regardé 20 minutes, Branco égal à lui-même, en revanche Sky a passé son temps à saborder son interview en tentant des bons mots et des blagues encore plus mauvaises, c’était curieux.

            • #70340 Répondre
              PeggySlam
              Invité

              Lâché également ! Du coup je vais peut être me repencher vers Elucid

    • #70246 Répondre
      Nox
      Invité

      Je fatigue.
      Le poème

    • #70261 Répondre
      Seldoon
      Invité

      Je conseille la vidéo de PDH sur la Kanaky : https://youtu.be/BoKwQEbeacY?si=EEKKBA_ZzJg_rvgD

      Ces derniers temps PDH fait un bien meilleur boulot dans ce type de vidéos dossier que dans les lives et autres tables rondes, dont 87% du temps de parole est désormais dédié à ce que j’appelle des interventions Onfray : nous avions raison, on avait dit que, ils disent que nous avons dit A que alors que nous avions dit B, c’est eux qui disent A. Tout ça au lieu de dire A ou B. Je parle de leurs vidéos habituelles, pas de celles prises captées de la fête de l’humanité.

      • #70269 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        Suis d’accord
        On va regarder
        Occasion de resignaler ici le meilleur site d’Europe, Paroles d’histoire, avec le meilleur intervieweur du monde.
        Récemment écouté La guerre des paysans par Engels, où l’historienne interviewée est époustouflante.

        Liste des épisodes

        • #70273 Répondre
          Ludovic
          Invité

          Ils sont foireux sur la localisation d’Alesia
          Des mandarins de l’histoire

        • #70302 Répondre
          stephanie
          Invité

          j’ai bien fait de m’inscrire sur ce blog, merci pour le l’info-lien, vive la retraite a… ? pour avoir le temps de lire-vivre .

        • #70303 Répondre
          essaisfragiles
          Invité

          Superbe référence. Merci.

    • #70271 Répondre
      Oscar
      Invité

      Oui du contenu de grande qualité, très accessible. Et sans esbroufe. Ça fait du bien !

    • #70304 Répondre
      Eliane
      Invité

      Je plussoie. Dernière émission écoutée : le formidable récit fait par le grand-père d’André Loez, Pierre Escudier, de ses jeunes années en Dordogne.

    • #70305 Répondre
      Titouan R
      Invité
      • #70306 Répondre
        essaisfragiles
        Invité

        lemonde.fr
        Au procès Pelicot, l’accusatrice accusée : « Je comprends que les victimes de viol ne portent pas plainte »
        Henri Seckel
        .
        L’atmosphère s’est tendue, mercredi, lors de la diffusion, à l’initiative de la défense, de photos intimes de Gisèle Pelicot, censées démontrer la bonne foi des accusés.
        .
        Des images intimes sont apparues pour la première fois sur les écrans de la salle Voltaire du palais de justice d’Avignon, mercredi 18 septembre, et le procès Pelicot a commencé à s’enfoncer dans le poisseux. Au fil des prochaines semaines, chaque fois que se présentera à la barre l’un des trente-cinq coaccusés (sur 51) contestant les faits de viol qui lui sont reprochés, les vidéos des scènes en question filmées par Dominique Pelicot et sur lesquelles repose l’accusation seront diffusées, promesse de journées d’audience éprouvantes.
        .
        Avant ce long tunnel obscur, deux avocats de la défense avaient obtenu que soient diffusées devant la cour criminelle du Vaucluse quelques photos de Gisèle Pelicot extraites d’un disque dur de son époux, estimant qu’elles seraient « utiles à la manifestation de la vérité ». Gisèle Pelicot est donc venue à la barre mercredi après-midi, sa fille Caroline, qui l’épaule chaque jour, avait quitté la salle à la demande de sa mère, et vingt-sept clichés ont défilé dans le silence : Gisèle Pelicot nue et visiblement consciente, des positions lascives, des gros plans sur son entrejambe.
        .
        L’intéressée dit n’avoir aucun souvenir de ces instantanés – pris, selon elle, à son insu ou lorsqu’elle était sédatée par son mari –, mais elle comprend très bien la manœuvre : « On cherche à me piéger avec ces photos, on veut montrer que j’ai appâté ces individus chez moi et que j’étais consentante. »
        .
        « En fait c’est moi la coupable, c’est ça ? »
        .
        « J’observe que Mme Pelicot est éveillée, on la voit sourire, dit en effet Isabelle Crépin-Dehaene, avocate de la défense à l’initiative de cette diffusion. Toutes les femmes n’accepteraient pas ce type de photos. Elles montrent qu’il y a eu une demande de la part du mari parfaitement connue par l’épouse. J’en déduis qu’il y avait au sein du couple Pelicot un jeu sexuel qui leur est propre. »
        .
        Me Crépin-Dehaene suggère que certains clichés aient pu servir à Dominique Pelicot pour attirer chez lui des hommes à qui il offrait, dans leur chambre, sa femme préalablement droguée. « Peut-être ces photos ont-elles pu légitimement faire penser à l’homme recruté sur Internet que madame était désireuse du jeu sexuel et consentante pour un moment à trois. »
        .
        Gisèle Pelicot peine à garder son flegme : « J’ai appâté, j’ai fait semblant, j’étais ivre, j’étais complice… Il faut un sacré degré de patience pour supporter tout ce que j’ai pu entendre. Maintenant on montre ces photos prises à mon insu. En fait c’est moi la coupable, c’est ça ? » « Je vous rassure, ce n’est absolument pas votre procès », s’est-on senti obligé de lui dire, du côté de la défense. « Un petit peu quand même », a-t-elle répondu.
        .
        « Est-ce que vous pouvez admettre que des hommes, en recevant des photos comme celles-là sur le site Coco.fr, aient pu imaginer que vous seriez quelqu’un qui accepterait de faire un jeu sexuel ? », a demandé Nadia El Bouroumi, bruyante figure de proue de la défense.
        « Quand ils sont arrivés dans la chambre, ils ont bien vu que je n’étais pas la même femme.
        – Ce n’est pas ma question.
        – C’est ma réponse. »
        .
        Stéphane Babonneau, avocat de Gisèle Pelicot, avait auparavant posé la question dans l’autre sens : « Est-ce que vous comprendriez qu’un homme, parce qu’il recevrait ces photos sur Internet, pourrait croire que vous seriez prête à accepter une relation sexuelle profondément droguée ? »
        .
        L’embarras de la défense
        .
        Les vidéos qui seront diffusées jour après jour à l’audience vont être dévastatrices pour les accusés. Avec ces photos, leurs avocats espèrent au moins convaincre qu’ils se rendaient chez Dominique Pelicot pour rencontrer une femme consentante, et non pour violer une femme droguée. Pourquoi pas.
        .
        Mais quand Philippe Kaboré, le second avocat à l’initiative de la diffusion de ces photos, a demandé à Gisèle Pelicot : « Vous n’auriez pas des penchants exhibitionnistes que vous n’assumeriez pas ? », on se serait cru au siècle dernier, aux assises d’Aix-en-Provence en 1978 par exemple, lors du procès du viol subi par Anne Tonglet et Araceli Castellano, défendues par Gisèle Halimi, à qui la défense avait soutenu qu’elles avaient été consentantes, et avaient même fait de la provocation en se baignant nues dans les calanques de Marseille – la loi avait changé, et le viol avait été reconnu comme un crime à l’issue de ce procès historique.
        .
        « Je ne vais même pas répondre à cette question, je la trouve très insultante, a rétorqué Gisèle Pelicot, irritée comme jamais. Je comprends que les victimes de viol ne portent pas plainte, parce qu’on passe vraiment par un déballage humiliant. »
        .
        La femme de 72 ans s’est alors fait hurler dessus par Me El Bouroumi : « Il y a eu un débat sur la présentation publique de ces photos. Moi je suis une femme, je suis gênée, mais vous vous êtes battue pour que ce soit diffusé, et maintenant qu’on fait notre travail, vous êtes en colère. Mais c’est vous qui êtes responsable de cette diffusion ! » Elle se serait en réalité bien passée de la diffusion de ces photos, mais une fois que la défense avait décidé de les montrer, Gisèle Pelicot a tenu, comme pour toute l’audience, à ce que cela ne se fasse pas à huis clos. Et ce sont les avocats de la défense qui se sont trouvés un peu embarrassés de ne pas pouvoir s’en prendre à la partie civile à l’abri des regards – même s’ils ne l’ont pas formulé ainsi.
        .
        « Nous étions tous extrêmement gênés à l’idée de diffuser ces photos », a ainsi expliqué Paul-Roger Gontard, autre avocat de la défense, en affirmant que si, pour les besoins de l’audience, ces images devaient être à nouveau montrées, il réclamerait le huis clos. Au motif, a-t-il promis à Gisèle Pelicot la main sur le cœur, que « la préservation de la dignité de ces débats passe par la préservation de la dignité de l’image que vous pouvez présenter au-dehors ».
        .
        La réalité est que la publicité des débats choisie contre toute attente par Gisèle Pelicot dérange terriblement les accusés. L’hostilité à son endroit, mercredi, de la part de certains avocats de la défense pourtant bridés par la présence des journalistes, donne une idée du jeu de massacre qu’aurait été ce procès s’il s’était tenu à huis clos.
        .
        Henri Seckel (Avignon, envoyé spécial)

        • #70313 Répondre
          Carpentier
          Invité

          … Est-ce que vous comprendriez qu’un homme, parce qu’il recevrait ces photos sur Internet, pourrait croire que vous seriez prête à accepter une relation sexuelle profondément droguée ? » / ….
          euh, quel rapport entre les deux situations? on cauchemarde encore bien sévère, là.
          À part confirmer que dirigé par la bite, le cerveau n’est plus au premier plan, on voit pas trop, non.
          Et la défense est embarrassée? bon.

          • #70428 Répondre
            Carpentier
            Invité

            d’autres lignes à propos
            https://www.nouvelobs.com/idees/20240919.OBS93826/de-quoi-le-proces-des-violeurs-de-mazan-est-il-le-nom.html
            – avec une expression-tic pensée dans le jadis oflc –

          • #71010 Répondre
            Carpentier
            Invité

            https://www.nouvelobs.com/societe/20240920.OBS93866/j-ai-deja-envoye-un-nude-et-utilise-un-sex-toy-cela-autorise-t-il-a-me-droguer-et-me-violer-dans-mon-sommeil.html
            Lire ces lignes, bien en lien avec ce qu’on pouvait trouver dans l’article du 19 septembre ci-dessus – la question d’un.e des avocat.es de la défense* – fait grand bien,
            et le déséquilibre victime-accusés de ce procés est sidérant: autant de sévices et donc autant d’accusés (et d’avocat.es) face à une seule et unique victime, quel effroi.
            * … Est-ce que vous comprendriez qu’un homme, parce qu’il recevrait ces photos sur Internet, pourrait croire que vous seriez prête à accepter une relation sexuelle profondément droguée ? » / ….
            … [euh, quel rapport entre les deux situations? on cauchemarde encore bien sévère, là.] …
            – Ces gens ‘ qui ne font que leur boulot ‘ ont-ils une sexualité? Comprennent-ils le mélange des genres qu’ils commettent?
            N’importe quel psychiatre s’inquiéterait de leur confusion mentale et – niveau classe de maternelle/début de.primaire – leur dirait les concepts nuancés des notions de ce qui est personnel, intime et de la violationde tout ça.
            Bref,
            et beurk.

        • #70314 Répondre
          Carpentier
          Invité

          La réalité est que la publicité des débats choisie contre toute attente par Gisèle Pelicot dérange terriblement les accusés. L’hostilité à son endroit, mercredi, de la part de certains avocats de la défense pourtant bridés par la présence des journalistes, donne une idée du jeu de massacre qu’aurait été ce procès s’il s’était tenu à huis clos.
          .
          Henri Seckel (Avignon, envoyé spécial) / ….
          merci, Henri Seckel.

          • #70348 Répondre
            Carpentier
            Invité

            ! réaction archi à chaud !
            Quelle bonne idée, Quotidien d’enchaîner avec le ‘ j’veux du cuir’ de Souchon (on attend sur le plateau un ‘ magnat de la mode’ , bon ) tandis que la chroniqueuse Maya vient de relater et faire le point sur le procès Pélicot.
            Fin, approprié, délicat. prudent: palme d’or de l’impensé, ce soir, à Quotidien.
            Je cours dégueuler.

            • #70349 Répondre
              Carpentier
              Invité

              le lancement, mal calé dans la foulée, est un gros beurk
              et même après la pub, c’est bien lourd

              • #70361 Répondre
                françois bégaudeau
                Invité

                Moi je ne dis pas merci à Henri Seckel, qui fait du militantisme et pas de la recension d’audience
                S’il avait du talent, sa colère passerait dans la langue, dans la description même des faits. Pas dans des commentaires de twittos
                S’il avait un peu de réflexion, il devrait s’en prendre à la justice et non aux avocats de la défense : la justice, très étonnamment, permet la diffusion de ce genre d’images pendant l’audience, chose que j’ai toujours trouvé très étonnante.
                S’il avait un peu de réflexion, il réaliserait qu’à partir du moment où l’on pose que n’importe qui peut et doit etre défendu, et que dans n’importe il y a ces mecs là, alors leurs avocats font leur boulot : sauver ce qui peut l’être. Donc ils cherchent les rares failles de la victime. Ces photos en sont.
                Tout est normal, structurellement normal, et le massacre qui glace le pauvre Henri est induit par la scène judiciaire
                S’il a du mal à assumer ça, qu’il change de métier.

                • #70362 Répondre
                  PeggySlam
                  Invité

                  Plus j’entends ce genre d’histoire qui rappellent forcément les nôtres car elles se ressemblent toutes, je m’aperçois à quel point mon avocate m’a protégé de tellement de choses. Je m’en étais pas aperçue à l’époque mais aujourd’hui je ne la remercierai jamais assez. Je pense que d’avoir fait en public ce procès était une mauvaise chose car on le sait tout peut basculer. Vraiment merci à elle car je vois à quel point beaucoup d’avocat comme la justice ne sont pas apte à accueillir et juger ce genre d’histoires…

                • #70363 Répondre
                  I.G.Y
                  Invité

                  Il n’y a effectivement rien d’étonnant à ce que les avocats de la défense cherchent à défendre.

                  Quant au fait que la justice permette « la diffusion de ce genre d’images pendant l’audience », comment s’en sortir? Je veux dire, dans la mesure où il s’agit de pièces du dossier, qu’elles existent, elles seront bien vues par quelqu’un dans l’affaire. On impose une audience à huis-clos pour éviter le spectaculaire? On ne laisse que les juges, les avocats et les jurés les voir?

                  Est-ce la spectacularisation publique de ces faits qui te pose problème (je ne peux m’empêcher, en effet, de trouver cela un peu triste)

                  • #70371 Répondre
                    Tony
                    Invité

                    Je crois que le public n’a pas assisté à la diffusion des images,seuls les journalistes et les avocats les ont vues, d’après ce que j’ai lu si Gisèle Pelicot a souhaité que le procès soit public c’est pour éviter que les avocats de la défense se déchaînent contre elle,chose qu’ils ne pourraient pas faire en public,ce qui est frappant,et, pour une fois,merci X de nous faire suivre les échanges c’est fascinant, c’est la sophistication avec laquelle D Pelicot a imaginé tout ça,le recrutement des gars est assez trouble,on pourrait presque les croire quand ils disent avoir cru à un jeu libertin,et toute cette mise en scène où ils se déshabillent dans la cuisine puis l’autre qui les filme c’est stupéfiant,ce qu’on constate aussi c’est que tous ces hommes,en tout cas ceux qui ont témoigné jusqu’à présent,ont été victimes,dans leur jeunesse,d’abus sexuels.

                    • #70400 Répondre
                      I.G.Y
                      Invité

                      Je ne connaissais pas ces détails sur les abuseurs abusés, merci.

                      Et quant à la stratégie de publicisation de G. Pelicot, elle est effectivement compréhensible…

                      • #70418 Répondre
                        Charles
                        Invité

                        Je suis d’accord avec François. Un procès est violent et cette violence est malheureusement assez inévitable si on veut maintenir quelques droits de la défense. Evidemment, on peut la limiter, éviter d’en rajouter, mais on ne peut la supprimer totalement. Quand on ne reconnait pas les faits on remet nécessairement en cause la parole de la partie civile, ce qui veut qu’on lui impute un mensonge ou une erreur. C’est souvent peu audible pour la partie civile mais un procès pénal n’est pas là pour lui faire plaisir, ni pour lui permettre de se reconstruire mais pour décider si oui ou non on peut déclarer coupable un individu et exercer sur lui une mesure de contrainte.
                        S’agissant des images, c’est une procédure orale, on doit pouvoir débattre de tous les éléments du dossier et s’il contient des images on doit pouvoir les montrer pour confronter les parties à celles-ci. Si on dit « madame sur les images on vous voit avec les yeux ouverts et en train de sourire, c’est la preuve que vous étiez consciente et consentante », on ne peut faire autrement que les montrer afin d’en discuter.

                      • #70490 Répondre
                        PeggySlam
                        Invité

                        Ça je le confirme un procès est violent…

          • #71239 Répondre
            Carpentier
            Invité
            • #71240 Répondre
              Carpentier
              Invité

              C’est une vidéo ( nul besoin de mendier l’intégralité d’un article qui ne vient pu depuis un moment.
              Ça rend triste un peu? oui, mais pas si grave.)

        • #70383 Répondre
          Titouan R
          Invité

          Merci pour le partage essaisfragiles

    • #70315 Répondre
      Nox
      Invité
      • #70341 Répondre
        Carpentier
        Invité

        Depuis un étage de la tour Eiffel comme à L.A., Céline a toujours grandement raison.

        • #70463 Répondre
          Mélanie
          Invité

          T’as pas ton chien à aller promener là ?

          • #70488 Répondre
            Carpentier
            Invité

            ….. L’amour – en lui-même – est autoritaire puisqu’il ne se négocie pas
            et se fiche de toute (dés)approbation extérieure. Céline a raison : il ne suffit pas d’aimer. / … / Depuis un étage de la tour Eiffel comme à L.A., Céline a toujours grandement raison. / ….. / T’as pas ton chien à aller promener là ? / ….
            – Cherchons l’intrus dans ces contenus.

            • #70819 Répondre
              Mélanie
              Invité

              Ou bien cherchons l’intrus sur le forum

              • #70820 Répondre
                Carpentier
                Invité

                tu dois te sentir bien soutenue ici pour emmerder autant ceux/celles.qui ne t’agréent pas.
                Fais comme la majorité, ignore-moi, merci.

      • #70355 Répondre
        Claire N
        Invité

        Effectivement ton édito colle exactement à ce qu’une jeune fille victime d’inceste m’a raconté
        Lorsque sa mère s’est inquiétée de pourquoi elle voulait pas aller chez son père, elle l’a envoyé voir «  quelqu’un «  petite elle à exposer le problème : j’aime pas mon père .
        Tout vrai tout simple
        L’adulte lui a répondu «  mais tu dois aimer ton papa, c’est ton papa «  elle a plus rien dit jusqu’à 16 ans et ça sent la haine quand elle parle de ce moment, plus encore que quand elle évoque son père, qui lui a quand même appris à faire du feu

        • #70358 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          A propos d’inceste je recommande le très bon Lundi soir sur le Petit chaperon rouge.

          • #70360 Répondre
            Claire N
            Invité

            Oui j’ai vu passer la présentation et effectivement ça a l’air instructif
            Je voudrais bien voir si en l’espèce le loup- grand mère n’est pas joué par «  quelqu’un « 

          • #70398 Répondre
            Mélanie
            Invité

            Avec Lucile Novat ?

            • #70407 Répondre
              Claire N
              Invité

              Les grandes dents
              Voici le lien
              Par ailleurs c’est avec beaucoup de joie qu’elle élucide d’actuellement la traîtrise de Freud au profit de la bourgeoisie dans la condition bourgeoise
              Je flairais depuis longtemps l’arnaque sans jamais avoir réussi à la verbaliser ça fait un bien fou!
              Je suis aussi contente de voir qu’on écoute une femme qui parle avec cette «  façon «  la , parce qu’elle m’est naturelle et que pourtant à chaque fois que je l’utilise j’ai l’impression que si on m’écoute c’est parce qu’on est sympa et particulièrement à l’écoute et miséricordieux

              • #70461 Répondre
                Mélanie
                Invité

                Ok merci

              • #70491 Répondre
                Florent
                Invité

                Les contes et contines regorgent de trucs un peu louche voir franchement glauques sur les relations enfants adultes : petits poucet, barbe bleu, légende de saint Nicolas…dans le genre louche qui mériterais sans doute une exégèse telle que celle produite par Lucile on trouve la chanson « il était une bergère » ou la bergère en question fini par tuer son chat, prise de remords elle se dénonce à son papa qui lui propose pour pénitence de l’embrasser. « mon père je m’accuse d’avoir tue mon chaton….ma fille pour pénitence nous nous embrasserons … la pénitence est douce nous recommencerons » le lien culpabilité de l’enfant, douceur pour le papa interpelle comme le rapport ambigue penitence / récompense. A noter qu’on ne sait pas qui prononce le dernier couplet

                • #70492 Répondre
                  Florent
                  Invité

                  contresens complet,
                  le père en question est un curé, puisque la bergère va à confesse…du coup « c’est juste un curée qui fricote avec une bergère » (dans la version chantée c’est la voix féminine qui chante le dernier couplet) mais on se demande ce que ça vient faire dans une contine

      • #70462 Répondre
        Mélanie
        Invité

        La perplexité oui
        Ça m’évoque aussi le contexte scolaire, et des formations, où j’ai parfois croisé des regards de profs qui avaient l’air perplexes devant le fait que les apprenants se trouvant là ne soit pas tous remplis de gratitude et de reconnaissance.

    • #70328 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Grand merci pour tous les partages

    • #70367 Répondre
      Cyril
      Invité

      Voici une tribune sur la culpabilité de tous les hommes sur Le Monde :
      .
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/09/19/camille-froidevaux-metterie-sur-les-viols-de-mazan-oui-tous-les-hommes-sont-coupables-coupables-d-etre-restes-des-indifferents-ordinaires_6324291_3232.html
      .
      Il y a un truc qui choque ma raison logique dans l’argumentaire que déploie cette philosophe et que j’entends souvent chez des féministes, à savoir que les femmes seraient conditionnées dans leurs comportements tandis que les hommes seraient libres, choisiraient d’opprimer les femmes puisqu’ils sont « coupables de refuser de s’éduquer pour comprendre la dimension systémique des violences sexuelles ».
      Des femmes déterminées et des hommes libres, ce ne serait pas un peu sexiste ?

      • #70368 Répondre
        Cyril
        Invité

        Pour les non-abonnés le texte est hébergé ici : https://textup.fr/799961c6

        • #70377 Répondre
          lamartine
          Invité

          Merci pour le texte. A la lecture, je me dis qu’il n’y pas grand chose qui n’est été déjà dit et ce, depuis un long moment.
          « Des femmes déterminées et des hommes libres, ce ne serait pas un peu sexiste ? » Je ne vois pas de sexisme dans cette phrase, mais plutôt de la paresse, ou un schéma de pensée binaire. Cependant, je comprends ce raisonnement un peu généraliste, mais surtout empreint de désespoir.
          Le sujet est complexe. Opposer les genres est un moyen d’essayer de protéger les femmes. C’est comme ça, en tout cas que je l’entends.

          • #70379 Répondre
            Claire N
            Invité

            Je trouve que ça ressemble au «  racisme anti blanc «  on se croirait dans une recyclerie

            • #70381 Répondre
              Claire N
              Invité

              * au «  débat «  sur

              • #70382 Répondre
                lamartine
                Invité

                J’avais pas pensé à ça. Je trouve surtout que c est aussi paresseux que le désespoir.

          • #70385 Répondre
            Cyril
            Invité

            Sexiste dans le sens où un être déterminé me semble inférieur à un être qui serait libre.
            Comme je suis déterministe, je considère qu’un être libre s’apparente à un dieu.
            Donc, si les hommes sont des dieux et les femmes des êtres matériels soumis aux déterminations, oui, je trouve ça un peu sexiste, au détriment des femmes.

      • #70378 Répondre
        Leo Landru
        Invité

        La masculinité toxique, les injonctions à la virilité, la culture du viol sont au cœur des interrogations féministes. Essaie le podcast Les Couilles sur la Table si tu t’intéresses à ce sujet.

        • #70386 Répondre
          Cyril
          Invité

          Le sujet m’intéresse et je me document déjà, mais ici en l’occurrence, il ne me semble pas que c’est moi qui souffre d’une carence, mais les personnes que je désigne. Je trouve qu’elles se dépatouillent mal avec leur « déterminisme », qui ne concernerait pas tout le monde. Un peu comme ceux qui disent que certes il y a des déterminations mais aussi de la liberté, que celles-ci sont réparties selon des proportions inconnues, et s’articulent de manière mystérieuse.
          Je pense moi que les hommes sont aussi déterminés que les femmes. Cela ne contredit pas l’existence d’une domination masculine. Mais cette dernière n’est pas à traiter par un effort de volonté des hommes, comme le recommande cette philosophe. Ça ne marche pas comme ça.

          • #70387 Répondre
            Cyril
            Invité

            En tous cas la volonté ne peut être première. (pour être plus précis)
            La volonté arrive toujours après. Par exemple, j’ai peur de fumer parce que je suis hypocondriaque et que le cancer du poumon m’effraie. Par conséquent, j’ai la volonté d’arrêter de fumer.

      • #70399 Répondre
        Emile Novis
        Invité

        Moi, ce qui me gêne dans cette tribune diffusée sur ce journal plus que douteux qu’est Le Monde, c’est, d’une part, la quasi identité qui est faite entre la honte et la culpabilité, ce qui me paraît très discutable, et, d’autre part, cet appel à la culpabilité universelle de tous les hommes qui se ponctue par le chantage suivant: c’est la reconnaissance de cette culpabilité qui nous vaudra le droit de ne pas avoir les femmes contre nous et d’être acceptées par ces femmes.
        .
        Il n’y a pas besoin d’avoir des antennes très fines pour sentir le complexe d’affects qui peut motiver un tel texte…

        • #70405 Répondre
          Emile Novis
          Invité

          *c’est la reconnaissance de votre culpabilité qui vous vaudra le droit de ne pas avoir les femmes contre vous et d’être acceptés par ces femmes.
          .
          Désolé, je ne me suis pas relu.

          • #70409 Répondre
            Oscar
            Invité

            J’attends qu’on parle de leur couple. De leurs choix et places, dans ce couple.

            • #70410 Répondre
              Emile Novis
              Invité

              Désolé. En effet, je ne parlais que de la tribune.

              • #70411 Répondre
                Oscar
                Invité

                C’est moi qui ai posté au mauvais endroit. Je rejoins ton point de vue sur la tribune.

      • #70495 Répondre
        Ema
        Invité

        Oui, c’est une forme d’essentialisation qui s’ignore. Ce qu’il faut pointer du doigt dans ce deux poids deux mesures dont sait parfois faire preuve un certain féminisme paresseux, c’est effectivement la moralisation de la question masculine. Le patriarcat et la misogynie ne sont pas le fait de la méchanceté des hommes, ou de leur mauvaise volonté. Il n’est non plus le fait des hommes ordinaires « qui ne font rien pour lutter contre ». Le patriarcat, la culture du viol, sont des heritages historiques, matériels et structurels qui dépassent très largement les volontés individuelles. Les femmes en souffrent plus systématiquement que les hommes, plus spectaculairement aussi, mais en certaines circonstances des tas d’hommes en souffrent également. Et en d’autres circonstances bien définies, des femmes peuvent en tirer profit et l’instrumentaliser à leur avantage, parfois au détriment de certains hommes. Il y a des noeuds de partout. J’enfonce très probablement une porte ouverte mais on ne répétera jamais assez à quel point il est urgent de cesser d’envisager les deux sexes comme des équipes adverses. La sororité c’est très bien quand il faut agir et mettre à l’abris des femmes victimes de violences masculines, mais pour penser politiquement çà limite énormément. Un peu comme les communautés peuvent parfois faire rempart à certains méfaits du capitalisme. En cela, aussi agaçant que puisse être la litanie « not all men », elle n’est que le produit assez prévisible de cette approche morale : la morale répond à la morale.

      • #70566 Répondre
        riviere
        Invité

        Merci de tous ces échanges, c’est passionnant, comme cette affaire.
        Excusez-moi mais j’ai beau relire cette tribune je ne vois pas où l’auteure estime que les hommes sont libres et les femmes déterminées. Parce qu’elle fait appel à la bonne volonté des hommes à s’éduquer et à se pencher sérieusement sur le sujet ?
        C’est le ton habituel d’une tribune non ? Un appel à la grève ferait la même chose enjoignant des travailleurs à cesser le travail dans le but d’obtenir une amélioration de leur rémunération ou de leurs conditions de travail. Je ne vois pas en quoi cela montre une croyance dans le libre arbitre de l’auteur de l’appel.

        Pour moi Froidevaux se saisit de cette affaire pour faire avancer les choses, ce faisant elle livre des éléments d’analyse, cette affaire de honte comme affect prédominant chez les femmes me parait assez fin et juste. Et le fait que Gisèle Pélicot ait refusé le huis clos va à contre courant de ce qu’on aurait pu penser d’une victime de cette ampleur. Il y a quelque chose d’émancipateur là-dedans qui est réjouissant pour cette femme.

        Vous avez sûrement vu que c’est un agent de sécurité du Leclerc de Carpentras qui fut à l’origine de l’arrestation de Dominique. Ce vigile a insisté auprès de celles dont le dessous des robes avait été filmé pour qu’elles portent plainte. Je ne suis pas sure que je serais aller porter plainte dans cette situation, peut-être j’aurais éclaté de rire, peut-être j’aurais passé l’éponge, toutes sortes de réflexes féminins acquis, somme toute.
        Mais le vigile lui a flairé quelque chose, le vigile était vigilant, sûrement plus au fait que moi des symptômes de ce type de délinquant. Le vigile avait peut-être lu ou entendu des féministes, qui sait ?

        • #70582 Répondre
          Ema
          Invité

          @ riviere
          Que signifierait dans ce cas de figure « s’éduquer sur le sujet »? Et que signifierait la «  prise de conscience » que la tribune appelle de ses voeux?.
          Je ne sais pas à quels hommes tu as à faire dans la vie mais en ce qui me concerne ceux que je connais ou cotoie sont plutôt dans l’hyperconscience de ces problématiques, parfois jusqu’à exercer certaines pressions sur leurs compagnes et filles au nom de leur sécurité. Encore une fois, la société n’a pas vraiment besoin qu’on lui rappelle la présence de tordus en son sein, puisqu’elle même se gargarise à outrance de ces histoires qui permettent à l’imaginaire collectif de s’offrir un sentiment de vertu à peu de frais. Encore une fois les questions féministes fondamentalement pertinentes, celles qui mettent le doigt là ou le gros du boulot reste à faire, sont celles qui dérangent, celles qui déstabilisent l’ordre commun, pas celles qui le confortent et font appel aux sanctions judiciaires (avec l’aval parfaitement unanime de l’opinion plublique)

          • #70583 Répondre
            Ema
            Invité

            et pour répondre à ton rapprochement avec une tribune qui appellerait par exemple à la grève, je le trouve très discutable. Une grève est toujours source de dissensus politique, il s’agit d’un geste puissant, agissant, là ou l’appel à la « prise de conscience » et à la  honte générale flotte en territoire pour le moins brumeux (et…moral!)

            • #70612 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

              A en juger par ses mots et son attitude quand il chope Pélicot, je ne suis pas sur que ce vigile ait lu tout Beauvoir.
              « Tu fais ça à ma mère j’te défonce », par exemple, témoigne d’une sublimation typiquement machiste-du-sud de la figure maternelle.

              • #70623 Répondre
                Claire N
                Invité

                Peut-être qu’il a du flair pour défendre la propriété tout de même

          • #70664 Répondre
            Emile Novis
            Invité

            Et pour compléter le propos d’Ema sur la vertu qui s’achète à peu de frais face à cette histoire sordide et exceptionnelle, je pense que la culpabilité collective des hommes que cette tribune appelle de ses vœux est un sophisme qui mène à des absurdités morales. Puisque cette tribune se situe sur le terrain moral, allons sur son terrain.
            .
            Si tout le monde est coupable, plus personne ne l’est. Dans l’Allemagne d’après-guerre, il y avait cet appel à la culpabilité collective de tout le peuple allemand, et si ça fait de belles déclarations morales et théoriques, on s’est aperçu que dans la pratique, ceux qui s’accommodaient le mieux de cette culpabilité collective, c’était souvent ceux qui avaient fait le plus gros du sale boulot et qui étaient clairement les protagonistes directs du génocide des juifs. Ces criminels se sont dit qu’au fond, la culpabilité est collective, la culpabilité est allemande, que c’est tout le peuple allemand qui est coupable. C’est un peu tout le monde et donc ce n’est (surtout) pas moi. L’absurdité de la culpabilité collective, c’est que les innocents ont le devoir de se sentir coupable, tandis que les auteurs directs des crimes se sentent plus légers grâce aux autres.

            • #70715 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

              Je veux bien qu’on appelle tous les hommes à la honte Mais alors appelons aussi tous les humains à la honte quant aux 2 milliards d’humains sous-nourris. Appelons tous les humains à la honte quant au massacre en cours à Gaza.
              Etc
              En vérité cette injonction à la honte, est déjà une absurdité dans les termes, mais une absurdité tout court.
              Indécrottable betise de la morale.

        • #70584 Répondre
          lamartine
          Invité

          Compétèrent d’accord avec toi rivière. La Tribune fait appel à la bonne volonté des hommes. Ce qui est une peu gênant, c’est la vision binaire qui dans l’esprit collectif laisse entendre qu’on oppose les femmes aux hommes. Méthode de pensée un peu récurrente ces derniers temps.
          En effet, la vigilance inconsciente du Vigil est à souligner. M’arrivant un truc pareil, ne te rejoins j’aurais pas porter plainte. C’es ce que dit d’ailleurs une femmes concernée.

        • #70712 Répondre
          riviere
          Invité

          Purée j’ai honte, il m’a fallu relire plusieurs fois la tribune pour comprendre ce que vous vouliez dire.
          J’avais complètement éludé le mot coupable ou ne l’avais pas pris au pied de la lettre.
          Les éléments d’analyse de l’auteure avaient captivé mon attention en première lecture : le continuum, la honte, un sentiment si intime chez beaucoup de femmes, ce sentiment d’être réduite à un corps sexuel ou maternel.
          Contrairement à vous je ne vois pas que cela soit si communément compris et aperçu par beaucoup d’hommes et de femmes, le patriarcat est véhiculée par tout le monde, je sais que pour vous j’enfonce une porte ouverte. J’évolue dans un mileu de droite, macroniste au boulot et tradi en famille.
          Aussi je me réjouis de voir écrits ces mots dans une tribune d’une façon aussi nette. On ratera beaucoup de choses si on ne voit dans l’affaire de Mazan qu’un fait divers hors-norme, un « tordu ». J’aperçois une continuité avec le traitement ordinaire des femmes.

          « Je ne sais pas à quels hommes tu as à faire dans la vie mais en ce qui me concerne ceux que je connais ou cotoie sont plutôt dans l’hyperconscience de ces problématiques, parfois jusqu’à exercer certaines pressions sur leurs compagnes et filles au nom de leur sécurité.  »
          oui j’ai aussi affaire à cela mais on tourne en rond non ? les pressions sont une fois de plus sur les femmes ? On doit raser les murs pour éviter les problèmes ? c’est une resucée du « Tu fais ça à ma mère j’te défonce »

          concernant le vigile, en matière de féministes inspirantes, j’imaginais plus une fille se rebellant contre son lycée qui autorise le port du short aux garçons mais l’interdit aux filles, ou une belle-soeur tabassée dans l’enfance, autant d’expériences qui peuvent faire réfléchir. L’habeas corpus c’est pour tout le monde.

          • #70716 Répondre
            Carpentier
            Invité

            Salut Claire N,
            Dans la même veine des questionnements nombreux soulevés ici, et celle de ton dernier post, andis que je ne pensais pas spécialement aller voir Emmanuelle, écouter Noémie Merlant hier soir m’en a filé l’envie.
            Sa jolie façon simple de parler désir et patriarcat m’a convaincue contre toute attente.

            • #70718 Répondre
              Carpentier
              Invité

              C riviere, pardon.
              Claire N a sans doute participé à l’échange aussi.

    • #70393 Répondre
      Ludovic
      Invité

      Elle en tire pas les bonnes conclusions
      Des individus déterminés totalement
      Sont irresponsables
      La bonne conclusion
      Est alors de revenir au code civil Napoléonien
      Tjrs sous la tutelle legal d’un homme
      Père frère puis mari
      Qui eux ont donc 5 à 10% de ‘virtus’
      De force de volonté

      • #70394 Répondre
        Claire N
        Invité

        Ça veut dire qu’on se tape plus aucun papier administratif ? Réunion ? Et que si on insulte un agent c’est vous qui allez en prison ? C’est tentant….

        • #70395 Répondre
          Claire N
          Invité

          Parce que évidemment comme vous n’êtes ni violent ni violeurs on va bien pouvoir vous tourner en bourrique, pauvres de vous….

          • #70397 Répondre
            Mélanie
            Invité

            Ça me rappelle une femme que j’ai connue, qui avait travaillé pour son mari tout le temps. À un certain âge elle s’est retrouvée seule et donc sans le sou, et un peu fatiguée. C’était une joyeuse, et c’était sans ressentiment qu’elle disait que si on la mettait sous tutelle vraiment ça lui irait, car les papiers elle ne voulait plus en entendre parler.

      • #70403 Répondre
        Emile Novis
        Invité

        @ludovic
        Ils font ça dans les religions intégristes et fondamentalistes : la femme soumise à l’homme, par nature sous tutelle, etc. Cela donne des femmes névrosées qui ont le choix entre ne pas se respecter elles-mêmes ou employer toute sorte de ruses et de stratagèmes malsains pour essayer d’avoir un peu de marge de manœuvre au sein d’une communauté oppressive qui veut les soumettre. Mais je pense que cette névrose féminine n’est pas ton problème principal dans cette affaire.
        Du côté des hommes, j’ai l’impression que ça donne souvent des hommes aux sentiments plus que douteux. Je suis convaincu qu’un homme ne peut pas aimer une « femme soumise »; c’est bien plutôt le pouvoir qu’il possède sur cette femme soumise qu’il aime, ce qui est très différent.
        .
        @ Mélanie
        Oui, mais d’où peut venir ce désir de tutelle dans cette situation précise?

        • #70406 Répondre
          Emile Novis
          Invité

          ps: d’ailleurs, j’ai l’impression que la réponse ironique de Claire à Ludovic illustre une partie de mon propos.

          • #70408 Répondre
            Claire N
            Invité

            On est raccord

            • #70415 Répondre
              Charles
              Invité

              Est-ce que vraiment ce fait divers peut être fécond pour la réflexion autour de la domination masculine? Est-ce qu’il n’est pas trop énorme pour susciter de la pensée? J’ai l’impression qu’il provoque tellement de sidération ou de colère qu’il ne produit que des tribunes outrées, péremptoires, définitives et des slogans inaudibles comme allmen.

              • #70419 Répondre
                Emile Novis
                Invité

                @Charles
                Oui, je suis assez d’accord. C’est pourquoi, en ce qui me concerne, je n’en parle pas dans mes messages, car je ne sais pas si un tel fait divers peut donner autre chose que ce que tu décris.

                • #70420 Répondre
                  PeggySlam
                  Invité

                  @Charles je te rejoins également. Y a des affaires ça devraient rester dans le privé pour qu’on cesse d’humilier les victimes en allant chacun de son petit commentaire dans les médias et les réseaux sociaux …

                  • #70423 Répondre
                    Delphine
                    Invité

                    « Y a des affaires ça devraient rester dans le privé » : Le retentissement médiatique est peut-être également exacerbé par le fait que, à la base, la victime a refusé le huis-clos pour que ce genre d’affaires au contexte particulier, dans le sens où on en a rarement entendu parler jusqu’à présent, apparaisse au grand jour. La sidération peut se comprendre de deux manières : sidération quant aux faits en tant que tels, mais également questionnement sur le fait que cette situation soit passée inaperçue au cours des années (pas d’élément qui aurait pu faire penser à la victime que quelque chose n’allait pas, qu’elle avait été droguée – manifestation de symptômes physiques, par exemple, ou substances qui auraient pu être révélées au détour d’analyses).

                • #70422 Répondre
                  lamartine
                  Invité

                  Je pense que c’est le moment « ou jamais » de réfléchir cette question.
                  Combien de temps allons-nous continuer à saloper les femmes ? Et les hommes par la même occasion.

                  • #70425 Répondre
                    Charles
                    Invité

                    On n’a pas attendu ce fait divers pour réfléchir au consentement et plus largement au patriarcat.

                    • #70427 Répondre
                      lamartine
                      Invité

                      Ça se voit qu’on a réfléchit. Ça se voit tellement.

                      • #70430 Répondre
                        Charles
                        Invité

                        On n’a jamais autant poursuivi les violences sexuelles, on n’a jamais autant débattu du consentement que depuis Metoo qui a débuté il y a plus de 7 ans. Mais si tu penses qu’en quelques années on va éradiquer le viol, tu es peut-être un peu naïf. En tout cas ce ne sont pas des tribunes enflammées lues par 8 personnes qui vont changer quoi que ce soit.

                      • #70433 Répondre
                        lamartine
                        Invité

                        Je ne comprends ce que tu veux me faire dire.
                        Relis mes commentaires posément, car là tu extrapoles.
                        Emile, ai-je dit cela ? ai-je parlé d’éradication ? Cela serait plus que naïf.

                        M’en fiche de la justice, et de tout ce cinéma dans l’enceinte judiciaire. M’en fiche des acteurs de la justice, qui bien souvent ne sont pas à leur place.
                        Je fais état de la situation encore très violente à l’égard des femmes. Et, je pense que ce procès peut rendre fertile une réflexion sur le viol.

                      • #70436 Répondre
                        Emile Novis
                        Invité

                        @lamartine
                        Je réagissais à ton propos consistant à dire que le fait que le viol existe encore serait le symptôme d’un manque de réflexion sur ces questions. Je ne suis pas convaincu par cette idée, qui revient à attribuer beaucoup de pouvoir à la réflexion.
                        On a beaucoup écrit sur le nazisme et les mécanismes génocidaires, par exemple. Des pages et des pages, des bibliothèques entière, encore aujourd’hui, et c’est très diffusé comme réflexion (beaucoup d’amissions, de films à succès, etc.). Cela n’empêche pas de nouveaux génocides de se produire, et on ne pourra pas présenter ces génocides comme la preuve d’un manque de réflexion sur ces questions.
                        Je n’ai donc pas l’impression d’extrapoler. J’exprime simplement un désaccord.

                      • #70445 Répondre
                        lamartine
                        Invité

                        Emile, je suis navrée mais je crois que tu me prêtes des propos que je ne tiens pas à avoir.
                        J’ai parlé de la nécessité de réfléchir davantage -pas de façon binaire- sur la question de la violence et non du viol.
                        Nox, je ne saisi pas bien ton intervention de 2 mots, en tentant d’annuler ce que je dis, qui m’apparait être simple et limpide. Sans aucune prétention.
                        Je vois que le sujet attise une animosité certaine et cela ne m’intéresse pas beaucoup.
                        Je vous laisse donc pencher sur ce sujet.

                      • #70457 Répondre
                        Nox
                        Invité

                        J’ai du mal à croire que dans toute cette histoire, ça soit « réfléchir davantage » qui serait en jeu.
                        J’ai plutôt l’impression que c’est l’énième démonstration que la judiciarisation des violences sexuelles nous empêche précisément de réfléchir davantage sur ces questions. Mais c’est peut-être que moi.

                      • #70446 Répondre
                        lamartine
                        Invité

                        Emile,
                        Je reprends cette phrase « Et, je pense que ce procès peut rendre fertile une réflexion sur le viol. » car je pense, quelle est mal comprise.
                        L’affaire Pelicot est une affaire de viol. Donc de violence.
                        J’ai volontaire parlé de viol, car li s’agit de multi viol.
                        Cependant, quand je parle de la nécessité à parler de la violence faites aux femmes, je parle de toute la violence quotidien. La violence subit au quotidien.

                      • #70447 Répondre
                        lamartine
                        Invité

                        *La violence du quotidien et la violence au quotidien.
                        Les 2 sont intrinsèquement liées.

                      • #70453 Répondre
                        lamartine
                        Invité

                        Émile, tu dis exprimer un désaccord.
                        Soit. La réflexion n’est pas suffisante et c’est juste. Mais pour moi, ça part de là.
                        Pourrais-tu dire comment tu vois les choses sur le sujet ? -j’entends comment le prendre-
                        Qu est-ce qu’on fait concrètement de cette question?
                        Merci

                      • #70455 Répondre
                        lamartine
                        Invité

                        Ah, je précisé que réfléchir ce n’est pas une théorie. Le développement d’espaces pour la parole. C’est un exemple

                      • #70439 Répondre
                        Nox
                        Invité

                        Je cherche encore la fertilité réflexive dans ton propos, lamartine.

                      • #70431 Répondre
                        Emile Novis
                        Invité

                        C’est donner beaucoup de pouvoir à la réflexion. Une éradication du viol, hélas, me semble impossible.

                      • #70432 Répondre
                        Charles
                        Invité

                        Bien sûr.

                      • #70441 Répondre
                        PeggySlam
                        Invité

                        Ce qu’on oublie le plus souvent au delà de vouloir prouver qu’on est encore vivant(e) sur ce genre d’affaire, c’est qu’on oublie ce que l’on a en face dans le public. Des gens qui peuvent soutenir leurs idoles, des gens qui diront on ne peut plus rien dire, plus rien faire ou alors on sera de suite accusé de quelque chose, c’est surtout que ces gens là sont ni avocats, ni psy et donc ne peuvent pas comprendre une grande partie de la souffrance des victimes. Et l’une ne doit pas cacher l’autres. Car à force de mettre des affaires en avant avec des femmes les hommes se taisent et voir se suicide car c’est une honte pour eux et ils n’ont pas d’espace pour s’exprimer, se soigner. Il faut en faite aller plus loin que la réflexion et trouver une nouvelle façon de pouvoir en parler et surtout que tout le monde puisse encore une fois en parler. À quand quelqu’un s’intéressera t il aussi aux agressions sur les personnes handicapés ? (Je peux partager l’article qui avait écrit sur mon affaire si ça intéresse quelqu’un car je n’ai plus aucun problème) Je ne vois personne en parler. Comme toujours dans ce genre de situation y a des jugements, et de la discrimination et c’est juste horrible. Mais voilà je n’ai pas non plus de solution malheureusement…

                      • #70442 Répondre
                        Nox
                        Invité

                        Et pour abonder dans ton sens Peggy, à chaque fois qu’un curé est pris la main dans le sac – ou dans le froc – de trifouiller l’appareil génital d’un môme, la conclusion immédiate n’est pas « c’est un problème qui existe à tous les niveaux de la société » ; la conclusion immédiate, c’est « il faut en finir avec les curés ».

                      • #70443 Répondre
                        PeggySlam
                        Invité

                        Je ne remercierai jamais assez la vie que de pouvoir encore avoir des potes mecs car en vrai certains me respectent plus que les filles. Ce genre de raccourci est juste insupportable. C’est sur le chemin de guérison est long/lent mais faut arrêter de dire que tout le monde sont des salauds !

                      • #70459 Répondre
                        I.G.Y
                        Invité

                        Il se trouve que je suis passé à la manif Pelicot et que bien malgré moi, je me suis retrouvé interviewé par une femme qui cherchait l’avis des hommes sur le sujet. Elle m’a demandé mon avis sur ce fameux « all men ». Il se trouve qu’un parallèle m’est immédiatement venu avec ACAB. Pris fondamentalement au pied de la lettre, le slogan « all men » est évidemment ridicule. Mais je constate que le « not all men » est aussi une manière bien commode pour certains d’écarter toute réflexion structurelle. NACAB est le slogan préféré de Gérald Darmanin.

                        Ce combat « all men » vs « not all men » pris dans un sens moral et individuel est à fuir absolument. C’est ce que je ressens.

                      • #70460 Répondre
                        I.G.Y
                        Invité

                        « une manière bien commode pour certains » = pour certains hommes, avant tout. Je ne parle pas de toi @Peggy ^^

                      • #70465 Répondre
                        Nox
                        Invité

                        Je partage ta conclusion, I.G.Y.
                        Autant ACAB me fait rire – et je le convoque rarement en soi dans mes propos sur la police -, autant le « men are trash » me donne le sentiment qu’on est immédiatement pris dans une boucle infinie de réactance qui rend con tout le monde et ne protège les victimes de violences sexuelles à aucun moment.

                      • #70466 Répondre
                        PeggySlam
                        Invité

                        Rire. T’inquiète I.G.Y je ne l’ai pas pris contre moi. C’est là où je me dis que le militantisme m’a quitté depuis bien plus longtemps que je ne le pensais car tous ces nouveaux slogans que vous sortez tous je ne l’ai connais même pas. Alors que j’ai encore de la famille qui y croit encore d’aller aux manifestations et de tous ces slogans ils m’en parlent pas et c’est assez effrayant quand je vous lis….

                      • #70629 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Not all men but only men
                        Je pense que voilà une bonne base pour penser.
                        Mais d’accord avec Charles : ce procès ne me semble pas vouer à faire penser ceux qui le suivent. D’abord en tant que procès, ensuite par son caractère hyperbolique.
                        Donc la morale va dominer. Karim Rissouli va nous dire qu’il a honte. IL sera bien avancé, et nous aussi.

                      • #70663 Répondre
                        Nox
                        Invité

                        « Voilà une bonne base pour penser » -> tout le monde n’a pas l’air d’avoir reçu le mémo.
                        Comme je l’ai raconté récemment dans mes derniers textes, c’est une chose de dire « voilà quels sont les coupables de telle affaire en cours », c’en est une autre de produire de la pensée à ce sujet ; cf. l’affaire de l’abbé Pierre qui rejoue le poncif du curé qui fourre dans les bois jolis et qui permet à nouveau de ne pas aborder – concrètement – la question des droits des enfants.

              • #70448 Répondre
                Claire N
                Invité

                Et bien sûr ce point j’ai trouvé intéressant
                La réflexion du documentaire sur l’insecte et ce que soulève Nox d’une autre manière
                Elle «  décolle «  le tabou en deux feuillets
                – celui de parler d’inceste
                – celui de sa pratique
                Et pointe que le tabou semble plus concerner le «  fait d’en parler «  : interdit
                Que le fait de le pratiquer, largement répandues

                • #70449 Répondre
                  Claire N
                  Invité

                  Oulala
                  Bien, sur ce
                  Répandue

                  • #70451 Répondre
                    Claire N
                    Invité

                    Et c’était une réponse à @ Charles

                    • #70454 Répondre
                      PeggySlam
                      Invité

                      Complètement Claire c’est vraiment pas normal que de pouvoir en parler est plus difficile que de le faire. Je trouve même malsain ce genre de comportement

                  • #70458 Répondre
                    Mélanie
                    Invité

                    Émile : La femme dont je parlais était épuisée (très très), épuisée de sa vie de femme. Elle n’avait pas de désir de tutelle. Elle avait atteint un point de fatigue où avoir qqun qui gère ses trucs administratifs la soulageait ; elle ne pouvait plus. Ce qui m’avait marqué chez elle c’est c’était sa capacité à se réjouir du soulagement que ça pourrait être, là où d’autres auraient les boules (et auraient des tas de raisons d’avoir méga les boules). C’était un peu une sainte. Mais pardon je m’éloignais du sujet.

                    Sur l’affaire en cours je ne la suis pas beaucoup, toutefois je suis admirative de la décision de Gisèle P de ne pas vouloir le huis clos. Ai-je tort ? Sûrement que vous avez déjà abordé le sujet, j’ai pas mal de retard en lecture du forum depuis la rentrée.

                    Peggy : je suis intéressée par l’article.

                    • #70467 Répondre
                      PeggySlam
                      Invité
                    • #70482 Répondre
                      Emile Novis
                      Invité

                      @Mélanie
                      Merci pour les précisions, je comprends mieux ton message désormais.
                      .
                      @lamartine
                      Alors je m’excuse, j’ai sans doute mal compris ce que tu voulais dire et les messages se sont entrecroisés. A vrai dire, mon message n’était pas une attaque : je suis bien d’accord que ça part d’une réflexion, mais je limite les pouvoirs de la réflexion en la matière.
                      Tu me demandes « que faire ». Je réponds que je ne sais pas. Je ne m’exprime pas sur le procès médiatique en cours, mais je dirais seulement, pour le cas des violences subies par les femmes en général, qu’on ferait peut-être mieux d’avoir une approche un peu plus « matérialiste » : souvent la femme victime de violence conjugale est captive d’une dépendance affective ou géographique. Il faudrait un service public digne de ce nom, qui mette le paquet au niveau des moyens, et qui assure une protection sans faille des femmes voulant quitter le lieu des violences, tout en leur garantissant un logement et des ressources durables le temps de se refaire, en présence de travailleurs sociaux explicitement consacrés à cette tâche (ce qui suppose des effectifs sérieux, pas des équipes de quelques personnes obligées de gérer 30 dossiers à l’arrache). Il me semble qu’un obstacle massif à l’émancipation de ces femmes est celui-là : où aller? Et s’il me retrouve, que va-t-il se passer? Ainsi elles restent dans la situation qui causera peut-être leur perte.
                      .
                      Je ne sais pas si c’est la solution, mais je sais que le pouvoir en place, qui se dit « féministe » et crie tout haut qu’il a mis au perchoir une femme tout en assurant la parité au sein de l’assemblée bourgeoise de cette République bourgeoise, le pouvoir en place, disais-je, n’en a strictement rien à foutre de ce problème.
                      .
                      @Ludovic
                      Donc, si j’ai bien compris, tu ne connais rien de l’affaire, tu ne lis pas nos messages inintéressants (tu as peut être raison sur ce dernier point, qui sait), tu n’as même pas cliqué sur le lien qui permet de lire la tribune, tu ne veux pas en savoir plus par crainte de te souiller, mais tu penses qu’il est tout de même important de participer à la discussion pour nous dire qu’il faudrait qu’on arrête cette discussion et qu’on lise les déboires de mémé dans la presse locale.
                      .
                      Je vais réfléchir à ta démarche sur ce fil de discussion, car elle me paraît passionnante et très féconde…

                      • #70483 Répondre
                        Emile Novis
                        Invité

                        * non pas dépendance « affective » (même si ça peut être le cas), mais une dépendance matérielle (j’ai en tête des situations concrètes de femmes qui ont connu ces situations).

                      • #70487 Répondre
                        Tony
                        Invité

                        Je crois que,ces dernières années,les choses ont un peu changé,il me semble qu’aujourd’hui quand une femme porte plainte pour violences son conjoint est expulsé du logement et a interdiction d’entrer en contact, c’est à lui de se démerder pour se reloger.

                      • #70489 Répondre
                        Emile Novis
                        Invité

                        @Tony
                        Alors tant mieux quand ça peut se passer dans ce sens là. Mais que se passe-t-il quand la maison appartient au mari? Et, surtout, comment faire quand la femme ne travaille pas et qu’elle est, de fait, dépendante matériellement du mari? Car c’est une stratégie sournoise utilisée par certains hommes violents pour garder la main sur leur femme victime de leur violence : faire en sorte qu’elles arrêtent le travail afin de les rendre de fait très dépendantes matériellement. Ce n’est pas systématique, mais j’ai quelques situations en tête où ça se passe comme ça. Et là, la femme est bien souvent coincée matériellement, par exemple.

                      • #70493 Répondre
                        Tony
                        Invité

                        Sur la question de la propriété je ne crois pas que ce soit un obstacle à son expulsion,bon à vérifier, ensuite sur une femme dépendante de son mari et sans travail oui ça doit se rencontrer dans des milieux bourgeois, ailleurs c’est moins fréquent et,si tel est le cas,des aides sociales existent et des pensions alimentaires peuvent être décidées par un JAF.

                      • #70494 Répondre
                        lamartine
                        Invité

                        Je te rejoins Emile. C’est entre autre cette réflexion qui permet de développer des dispositifs pour accueillir les femmes victimes de violences.
                        Mais on n’y est pas encore. De petits progrès ont été faits, mais le gros du travail reste encore à faire. Notamment dès la 1ère phase du processus de mise à l’abri. On entend encore dans les commissariats, au guichet prioritaire, des questions déplacées et accusatrices;
                        Genre : Vous portiez un collant couleur chair ? Pourquoi ?
                        A côté de cela, il y a de la réflexion aussi avec la mise en place de formation, comme le DU violence faites aux femmes avec une approche pluridisciplinaire. Et une loi récente, qui permet de renforcer les mesures de protection immédiate pour toutes les femmes.
                        En revanche, sur ce que j’appelle la violence du quotidien, c’est à dire reconsidérer la place de la femme dans la société, à ma connaissance, rien de nouveau.

                      • #70497 Répondre
                        lamartine
                        Invité

                        La réflexion du collant couleur chair peut paraître rien face à l’avocat qui demande à Gisèle Pelicot, si elle n’est pas un exhibitionniste.
                        Bref, tout ça pour dire que ce n’est sûrement pas la justice et ses bons acteurs qui nous sauveront de cette saloperie.

              • #70514 Répondre
                Ema
                Invité

                C’est surtout un fait divers qui n’est pas tellement représentatif des violences ou violences sexuelles les plus typiques et communes dont souffrent les femmes, qui sont elles généralement ignorées ou minimisées. La déviance sexuelle de Pélicot est condamnée d’une seule et même voix par la société toute entière hommes et femmes confondus, et il y a certainement beaucoup d’hommes violents, abusifs et misogynes qui se rassurent dans leur vertu en crachant leur haine du pervers Pélicot. J’ai le sentiment que depuis toujours les tordus, les déviants, servent de fusibles et boucs émissaires quand il s’agit des violences systémiques dont sont victimes les femmes et les enfants.

                • #70521 Répondre
                  Emile Novis
                  Invité

                  @Ema

                  En cela, aussi agaçant que puisse être la litanie « not all men », elle n’est que le produit assez prévisible de cette approche morale : la morale répond à la morale.

                  Voilà, tout est dit.
                  .
                  Je suis pleinement d’accord avec tes deux messages. Concernant ton second message, je crois comme toi que dans cette affaire, la société a trouvé une « figure du Mal » parfaite, et c’est un peu le piège du monstrueux : tout cela paraît tellement énorme que la société peut se dire qu’elle est bien propre au regard d’une telle histoire.
                  .
                  @Tony
                  Oui, mais moi, je parlais de l’extraction immédiate du foyer violent dans le cas d’une femme qui ne travaille plus (souvent suite à des pressions du mari violent) et qui est de fait dépendante matériellement (le cas que j’ai en tête se passait bien dans les classes moyennes/populaires). C’est un peu cela que précise lamartine dans son message. Il y a bien la perspective des aides sociales et des pensions, c’est vrai, mais ces solutions supposent que l’affranchissement a déjà eu lieu, et ça demande des démarches, un peu de temps, et des doutes sur les sommes prévues et la possibilité d’en vivre, etc. A vrai dire, c’est assez abstrait pour quelqu’un qui, dans l’immédiat, ne sait pas comment elle va pouvoir sortir matériellement de ce bourbier. Je pense que là, une solution immédiate d’hébergement, une solution durable et gratuite est nécessaire pour franchir le saut. Je ne crois pas que ça existe, ou alors ce n’est pas très connu.
                  Si des femmes restent des années dans un foyer violent alors qu’elles aimeraient pouvoir en partir, c’est que quelque chose bloque et qu’elles ne trouvent pas de porte de sortie satisfaisante et sécurisée d’un point de vue matériel. On pourra trouver des facteurs psychologiques, sans doute, mais je pense qu’il y a aussi des éléments matériels très concrets qui rendent possible cette longue captivité.

                  • #70526 Répondre
                    Tony
                    Invité

                    Oui, pour être honnête je ne suis pas très au fait de tout ce qui existe,je n’en sais que ce que j’ai lu dans la presse ou vu lors de reportages TV,ce qui semble certain c’est que les mesures d’éloignement dès les premières violences sont nécessaires,un féminicide a souvent lieu lorsqu’une femme violentée s’est décidée à quitter son conjoint,pour autant on ne peut pas dire que rien n’a été fait,ces dernières années,pour leur venir en aide,qu’il y ait chez certaines une angoisse matérielle, certainement,mais lorsqu’on risque sa vie je crois que c’est secondaire.

                  • #70528 Répondre
                    Ema
                    Invité

                    Oui pour la « figure du mal », plus juste que mon « bouc émissaire ». L’engouement médiatique pour le sordide, et l’intérêt qu’on y prête en général (je n’entends parler que de Pelicot depuis 1 semaine au travail), ont beaucoup à voir avec le caractère paradoxalement rassurant et reconfortant de ces affaires : macho, féministes, de droite ou de gauche, bourgeois et prolos, le temps d’un épisode judiciaire c’est la grande communion des  normaux contre les anormaux, des propres-sur-eux contre les pervers.

                    • #70530 Répondre
                      Tony
                      Invité

                      Je crois que ce type de faits divers nous fait quand même réfléchir sur autre chose que des considérations morales, comment se fait-il qu’une cinquantaine de bonhommes aient pu bander sur le corps inconscient d’une inconnue en lui déniant toute humanité,est-ce le fait d’individus malades ou celui de cette zone trouble de la sexualité,qui nous concerne tous, et dont les fantasmes sont le carburant?

                      • #70532 Répondre
                        Seldoon
                        Invité

                        Je suis toujours assez mal à l’aise quand on part des analyses de fantasmes ou des moteurs du désir d’individus pour en tirer des conclusions sociétales. Je vois bien ce qu’on espère y trouver mais il y aurait un boulot très sérieux et surtout extremement délicat à faire. Du fantasme de l’individu vers des conclusions plus générales sur cet individu, ça me semble assez évident – même si ce n’est déjà pas simple, dans le fantasme se jouent aussi des choses par la négative, le démêlage est complexe. Des fantasmes d’individus vers la société, on va avoir d’une part des intuitions plus faciles à affirmer qu’à valider et d’autre part des réflexes de contrôle de l’intériorité qui ne me plaisent pas.

                        En résumé, je laisserais les erections tranquilles et me concentrerais sur ce qui rend leur utilisation possible. Individuellement, socialement.

                      • #70535 Répondre
                        Tony
                        Invité

                        S’il y a bien une chose que l’on ne peut pas décider et qui échappe à toute volonté individuelle c’est une érection,que cette érection soit produite par un fantasme de viol est probable,conjointement à d’autres,plus obscurs.

                      • #70534 Répondre
                        Ema
                        Invité

                        Tony, bien sûr que ce type de réflexion peuvent se dégager à la marge, de la part d’intellectuels, feministes, militants ou plus généralement de la part de gens qui ont une certaine propension à toujours penser les sujets. Mais ce n’est pas la réaction spontanée la plus commune, ce n’est pas ce à quoi invite prioritairement le sordide de cet ordre. Les féminicides et abus sexuels ordinaires, même traités sur le mode du sensationnalisme, par leur caractère hélas banal produisent des conversations qui s’orientent beaucoup plus naturellement dans la voie des causes structurelles, même involontairement. Ceci étant dit je t’accorde un point que j’ai négligé dans mes réponses précédentes : la quantité ubuesque d’hommes à priori bien sous tout rapport ayant participé à ces viols nécrophiles invite au minimum à interroger le pourquoi de ces fantasmes semble-t-il moins rares qu’il n’y parait.

                  • #70537 Répondre
                    lamartine
                    Invité

                    je réponds à ces questions plus haut.

                    • #70538 Répondre
                      lamartine
                      Invité

                      (à l’attention de Emile et Tony)

    • #70444 Répondre
      Delphine
      Invité

      « L’amore è una cosa semplice » : C’est la traduction en italien du livre de François « l’amour » (François avait évoqué cette traduction italienne il y a quelques temps, sur le forum). On peut se demander pourquoi le titre n’a pas été traduit littéralement (« L’amore »). D’un autre côté, « L’amore è una cosa semplice » résume peut-être le livre, le fait qu’il s’agit de la manière (simple) dont la plupart des gens le vivent. La traduction italienne du titre, sous forme de phrase, semble trancher la question de savoir si Jeanne et Jacques s’aiment, certains lecteurs ayant trouvé que, finalement, il n’y avait pas d’amour entre eux, qu’il s’agissait plus de la description de la vie quotidienne d’un couple laissant de côté les affects.

      • #70485 Répondre
        ..Graindorge
        Invité

        Si le titre avait été  » L’amore », les italiens, après lecture ou à la moitié, auraient porté plainte pour publicité mensongère
        Valait mieux clarifier

        • #70486 Répondre
          MA
          Invité

          Apparemment c’est aussi une chanson italienne de Tiziano Ferro.

          • #70498 Répondre
            ..Graindorge
            Invité

            Ma:
            je viens d’écouter… Gloupss! 🙄Pas exactement la Bande son du livre
            Peut-être un titre avec juste les prénoms traduits en italien: Jacomino e Giovana: l’amore semplice. Pas sûre de la traduction des prénoms

    • #70450 Répondre
      Ludovic
      Invité

      C’est pas intéressant ce que vous dites
      Je ne sais pas de quelle affaire vous parlez
      J’ai même pas lu la tribune
      Je ne me souille jamais avec ces torchons
      Et vous devriez en faire autant
      La grande presse sert à allumer le barbeuc et à vider des poisscailles.
      __
      Je perçois juste
      Son inconsistance à exiger à la fois ceci-cela et aussi de l’irresponsabilisation
      Si la recension par kyril est conforme

      • #70452 Répondre
        Ludovic
        Invité

        J’mets juste le bémol sur les journaux locaux ou les actu de villages qui sont sympas
        comme les colporteurs médiévaux

        • #70468 Répondre
          Ludovic
          Invité

          Et j’vous avez dit l’autre fois qu’après un « scandale » de l’abbé machin rapporté par la presse
          Y’a un autre scandale
          Puis y’aura un autre « scandale très très grave »
          Et ceci indéfiniment

          • #70469 Répondre
            PeggySlam
            Invité

            Ça nous sommes complètement d’accord !!!

            • #70473 Répondre
              Ludovic
              Invité

              Et oui bha si tu suivais pas la presse
              Tu n’en saurais rien
              Ça vous engrenne dans une peur généralisées
              et fait baisser votre niveau d’instinct
              Sans ça tu sens direct quels types ou femmes sont à pblm et tu les évites

              • #70474 Répondre
                PeggySlam
                Invité

                Là par contre pas du tout d’accord car ça se sait aussi dans les liens familiaux les milieux du travail mais que beaucoup ferment leurs yeux !

                • #70499 Répondre
                  Florent
                  Invité

                  D’accord avec Peggy, il se passe quelque chose dans les cercles intimes même si j’ai le sentiment que çe quelque chose incline plus au déni qu’à la complicité (même si la frontière peu être ténue). C’est difficile d’accepter que l’on côtoie quelqu’un de « monstrueux » parce qu’il faut en tirer toutes les conséquences et que celles ci sont définitives et brutales.

                  • #70501 Répondre
                    Ludovic
                    Invité

                    Du délire
                    Tu eteinds la téloche
                    Et coupes les zin-z’infos
                    Ça existe pas

                    • #70503 Répondre
                      Florent
                      Invité

                      C’est une façon de « voir », vivre en ermite et rétrécir à l’extrême le champ social,

                      • #70666 Répondre
                        Ludovic
                        Invité

                        Les incestes les viols au travail dans les familles
                        Blabla
                        C’est infinitésimal d’infinitesimal
                        Donc ça n’existe pas
                        Y’a plu de 100 viols par jour dans votre pays poubelle
                        Il faudrait que tu es autre chose dans le froc qu’une fente
                        Pour voir la vraie récurrence

                      • #70844 Répondre
                        Ludovic
                        Invité

                        https://www.leparisien.fr/faits-divers/meurtre-de-philippine-retrouvee-enterree-au-bois-de-boulogne-elle-etait-bienveillante-et-pleine-de-vie-23-09-2024-YAJY3744YFEKFKMUYOMH4OZEKA.php
                        __
                        Hier, violée, enterrée sous un arbre
                        __
                        Bfm, cnews, l’Immonde, Collaboration en parle pas, ça existe pas
                        Tu participes pas à des « débats » sur ce cas là ?
                        Pour donner ton avis sur les « viols » dans les « familles » ou « au travail » ?

                      • #70845 Répondre
                        Emile Novis
                        Invité

                        @Ludovic
                        « Bfm, cnews, l’Immonde, Collaboration en parle pas, ça existe pas »
                        .
                        Comment tu peux le savoir, puisque tu nous as doctement expliqué que tu ne regardais pas ces médias et tu nous as même conseillé de ne jamais les regarder?
                        Moi, j’ai vu cette histoire sur un média public.
                        .
                        Arrête de faire ta pleureuse, ludo, c’est pas très « viril » pour un « bonhomme » comme toi. Un garçon, ça ne pleure pas, tu le sais.
                        .
                        Mes pensées pour la vraie victime.

                      • #70869 Répondre
                        Ludovic
                        Invité

                        Tu es où Florent Pané ?
                        Tu as pris des vacances de féminisme ?
                        Et Bha alors mon gars
                        Ça dure pas longtemps le féminisme chez toi

                      • #70871 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        L’univers mental paranoiaque-essentialiste-raciste a absolument besoin d’une menace extérieure. La maison est saine (la patrie, mon corps), c’est en dehors qu’est le danger. C’est l’autre qui est le danger. Et le même qui est clean.
                        Que le danger puisse etre intérieur renverse toute l’élaboration mentale
                        du paranoiaque-essentilaiste-raciste, qui tachera donc d’oublier la statistique implacable : 80% des viols sont commis entre proches, entre familiers – et très souvent DANS LA MAISON. Dans la petite maison dans la prairie. La prairie est donc moins dangereuse que la maison. Le principal danger c’est Charles Ingalls lui même
                        Cauchemar de l’identitaire.

                      • #70895 Répondre
                        Ludovic Bourgeois
                        Invité

                        Entourloupe comme d’hab
                        L’embrouille est dans le terme « entre familiers »

                      • #71183 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        l’inceste c’est pas entre familiers?

                      • #71190 Répondre
                        Ludovic
                        Invité

                        T’aimes pas la famille c’est ton problème
                        Ça obstrue ta vue sur la réalité
                        Car c’est totalement marginal- au niveau infinitésimal-
                        Vous projetez votre maboulerie

                      • #71181 Répondre
                        Ludovic
                        Invité

                        La grande presse en a parlé en fait j’ai dis de la merde
                        Ça c’est le pblm de la parano comploplo

                      • #71193 Répondre
                        diegomaradona
                        Invité

                        Charles Ingalls a violé ses filles? C’est un scoop ça

                      • #71194 Répondre
                        Jyrien
                        Invité

                        Tu multiplies les interventions mais tu es toujours pas drôle et chaque jour plus pénible. Tu as des amis dans la vie ?

                      • #71196 Répondre
                        comicomaradona
                        Invité

                        c’est pas moi cette fois. mes blagues sont bien meilleures

                      • #71201 Répondre
                        Jyrien
                        Invité

                        Oui je sais, le vrai est inimitable dans son incapacité à avoir le moindre soupçon d’humour

                      • #71202 Répondre
                        comicomaradona
                        Invité

                        Oui, c’est juste, le vrai EST Humour
                        Imbattable

    • #70472 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Si vous êtes dans le coin dimanche

      Foire bio de Villeneuve-sur-Lot : André Tesson, une conversion en bio qui lui a sauvé la vie https://www.ladepeche.fr/2024/09/18/foire-bio-de-villeneuve-sur-lot-andre-tesson-une-conversion-en-bio-qui-lui-a-sauve-la-vie-12205206.php

    • #70480 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Je partage:

      Démocratie en danger : manifestons ce samedi 21 septembre
      Alors que la France traverse une crise politique alarmante, les bouleversements sociaux, économiques et écologiques appellent à un sursaut populaire, alertent des personnalités, différents syndicats et collectifs dans cette tribune publiée par l’Humanité. 
      https://www.humanite.fr/en-debat/crise-politique/democratie-en-danger-manifestons-ce-samedi-21-septembre

    • #70502 Répondre
      Nox
      Invité
      • #70553 Répondre
        Mélanie
        Invité

        Et moi je continuerai à chanter What is love, baby don’t hurt me, no more
        Cette reprise sauve aussi l’amour je trouve :

        • #70559 Répondre
          Claire N
          Invité

          Oh oui merci ! Mélanie
          Et je rajoute : What à women in love is supposed to do ? : c’est plus simple «  taper dans le dos en cas de gobage de mouche « 
          J’ai avalé une mouche

    • #70527 Répondre
      Seldoon
      Invité

      Puisqu’on adore la photo en ces lieux, en voici une série prise par Lanthimos en 2016. On y retrouve la puissance simple et dérangeante de ses premiers films.

      https://www.imagenation.paris/asplashysummer

      • #70555 Répondre
        cornemuse
        Invité

        à comparer avec ces photos plus récentes, je n’ai trouver que les photos avec Emma stone mais il me semble qu’il en a prit de jesse plemons et aussi d’autre acteurs de sont dernier film.
        https://www.lanthimos.com/photography/w-magazine/
        (cliquer plusieurs fois sur les photos pour faire défiler)

      • #70561 Répondre
        lamartine
        Invité

        J’aime pas cette esthétique ! Ça me rend nauséeuse. Pourtant j’aime la photo. Mais dans cette démarche, j’y vois rien d’autre que de l’esthétique. Ceci dit, pourquoi pas. Mais j’y trouve pas mon compte. Une ça va, après ça me donne le tournis.

        • #70626 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

           » j’y vois rien d’autre que de l’esthétique »
          On rappelle que l’esthétique c’est le domaine qui concerne l’art
          «  »J »y vois que de l’art? » C’est pas mal déjà
          Mais bien sur il faut comprendre qu’ici esthétique vaut pour esthétisant.
          On n’avance pas. On n’avance jamais.

          • #70628 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            et ne voir « que de l’esthétique » dans la photo signalée par Seldoon est une performance

            • #70639 Répondre
              lamartine
              Invité

              « Mais bien sur il faut comprendre qu’ici esthétique vaut pour esthétisant.
              On n’avance pas. On n’avance jamais. »
              Merci d’expliquer ces 2 petites phrases que je sens comme assassinent.
              .
              J’ai fait de la photo, et les souvenirs qui m’en reste m’amènent à redire que ces photos sont purement esthétiques.
              J’ai le souvenir que le mot esthétique était substitué au mot technique.
              Voilà les quelques bribes qui m’ont amené à dire que ces photos me filent le tournis et que je les trouve laides. Voire très laides.
              .
              Tu connais un peu la photo ?

              • #70644 Répondre
                Oscar
                Invité

                Je trouve ces photos affreusement esthétisantes également.

                • #70645 Répondre
                  lamartine
                  Invité

                  Bof. Je les trouve un peu surexposé. non je déconne.
                  De l’esthétique quasi pure ! Il doit avoir du super matos.

              • #70647 Répondre
                Tristan
                Invité

                Ce serait quoi, le contraire d’esthétiques, s’agissant de photo, alors ?

                • #70648 Répondre
                  Oscar
                  Invité

                  Humanistes ?

                  • #70650 Répondre
                    lamartine
                    Invité

                    C’est intéressant ce que tu dis Oscar.
                    Le contraire de technique existe ? Je ne sais pas.
                    Ce que je sais, encore de mémoire, c’est qu’un mouvement « les pictoralistes » a permis de jouer avec la technique afin d’obtenir des tirages floutées, donc dit artistiques.
                    A l’heure de l’argentique, on gardait la possibilité de jouer dans les labos, avec les produits, la lumière, les filtres… Sur les corps et l’esthétique -bien loin de Lanthimos- t’as Minkkinen.
                    Un autre monde est possible.

                    • #70658 Répondre
                      lamartine
                      Invité

                      Je viens de voir que Lanthimos fait ce genre de clichés bien léchées pour Gucci.
                      Bon bon bon.
                      Après, même si il me reste quelques restes de l’ENSP, je pense Tristane, que je ne suis pas bien placée pour parler de tout ça. Tu as ici des personnes bien plus savantes que moi.

                • #70661 Répondre
                  essaisfragiles
                  Invité

                  « Esthétique » a le sens contraire de « technique ».
                  Comme « stylé » ou « stylisé » a le sens contraire de « style ».
                  On peut faire les manipulations techniques qu’on veut sur la photo (argentique ou numérique), l’esthétique, c’est autre chose, et cela relève autant de l’objet que de sa réception par une sensibilité et un jugement de goût.
                  J’irais même plus loin : c’est inversement proportionnel.
                  Dans le cinéma, l’approche par la « technique » (effets spéciaux, fabrication, choix des optiques, etc.) est le contraire de l’esthétique. L’esthétique, c’est No-FX.

                  • #70667 Répondre
                    anais lemagan
                    Invité

                    On a dit savant.

      • #70620 Répondre
        Claire N
        Invité

        J’aime bien la photo dans l’escalier ; ou la mannequin et explosée en pause au bas, et l’homme familier des lieux regarde le haut de l’escalier comme si il cherchait comment et d’où elle avait bien pu surgir

      • #70631 Répondre
        essaisfragiles
        Invité

        C’est d’abord la surprise qui me saisit quand je regarde cette série. Peut-être liée à ce que Claire N appelle le surgissement. Rien de choquant, que de la douceur.
        Rien d’esthétisant non plus. Mais un souci de composition du cadre et de mise en scène ; ça fait immédiatement « pause » (façon top model ou photo de famille).

        • #70636 Répondre
          Ostros
          Invité

          J’aime beaucoup l’éclairage de ces photos pas du tout publicitaire au contraire, leur composition troublante. Ce corps exposé qui semble invisible aux autres protagonistes. Ça fait écho à des photographes étudiés dans mon adolescence, sans que je puisse encore les cerner.

          • #70637 Répondre
            Claire N
            Invité

            Oui merci de noter l’éclairage ; c’est un peu fou
            Ces deux réalités qui se télescopent
            En fait pour moi c’est c’est même très drôle
            Un peu comme imaginer Mike Jager chez sa mémé
            «  mais c’est quoi ton bordel Michel ?- bon on passe à table « 

            • #70649 Répondre
              essaisfragiles
              Invité

              rire

          • #70653 Répondre
            essaisfragiles
            Invité

            @ Ostros
            Je crois qu’ils le voient trop au contraire, comme s’ils voulaient s’en détourner : la vue, la vision et le regard sont au coeur de cette série, avec toujours (sauf pour la dernière photo) au moins un personnage dont le regard cherche ailleurs (regard vers l’objectif qui les regarde, regard dehors, « regard ailleurs »).

            • #70654 Répondre
              essaisfragiles
              Invité

              Rien n’interdit d’ailleurs de penser que la fille pourrait être membre de la famille, donc pleinement dans son milieu familial, et non une top model surgie de nulle part.

              • #70656 Répondre
                Ostros
                Invité

                C’est comme ça que je l’ai interprétée (comme membre de la famille).

                • #70657 Répondre
                  Ostros
                  Invité

                  (Invisible, ou ignorée)

                  • #70659 Répondre
                    essaisfragiles
                    Invité

                    Oui, ignoré, je comprends mieux.

                    • #70662 Répondre
                      Emile Novis
                      Invité

                      Oui, je rejoins votre impression. Ces photos rendent visibles cette mise à l’écart.

    • #70572 Répondre
      Léo!
      Invité

      Je ne sais plus si cette interview a été proposée ici. J’aimerais savoir si le constat un peu contreintuitif de Vincent tiberj (il n’y a pas de droitisation de la société française) est partagé par ici et si oui comment l’expliquer ?

      • #70622 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        J’ai écouté ici et là ce brave garçon qui a une bonne tete de camarade, et je le trouve bien faible.
        Je crois qu’il ne comprend pas bien ce que c’est qu’etre de droite
        (qu’il ne comprend pas qu’un des ressorts de la Réaction, c’est les valeurs républicaines elle-même)

        • #70624 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          mais je vais écouter cet échange avec l’insupportable Fourquet

          • #70655 Répondre
            Charles
            Invité

            le plus insupportable dans le débat c’est Demorand

            • #70691 Répondre
              cornemuse
              Invité


              il réitère

        • #70640 Répondre
          Tristan
          Invité

          Je n’ai pas lu son bouquin, mais sur la foi de quelques entretiens et quelques interventions que j’ai lues/écoutées, me gêne surtout la place qu’il accorde à l’opinion explicite captée par des enquêtes d’opinion (certes, et il insiste dessus, des enquêtes sur un temps plus long et d’envergure autres que les sondages à la con de la SOFRES and co).
          A l’inverse, il y a le livre de Félicien Faury qui, pour ne se baser que sur des discours (ce que disent les gens qui votent RN dans le sud ouest), analyse ces discours dans le contexte des situations sociales où ils s’énoncent, avec l’épaisseur des positionnements sociaux dont ils sont le produit.
          Bon, ceci dit, le mérite de ce que dit Tiberj, c’est de montrer que les opinions n’existent pas en dehors des cadres médiatiques dans lesquelles elles s’énoncent et que, par conséquent, la droitisation de l’opinion publique est essentiellement liée à la médiatisation de la vie publique (médiatisation ici au sens de « faire écran »).
          Une opinion n’engage pas au-delà du moment où elle s’énonce. Votant, l’électeur, précisément parce qu’il participe à l’élection, se droitise et vote contre plus faible que lui (le smicard profiteur, l’immigré …). Je fréquente, parce que les cadres de ma vie sociale m’y invitent, des tas de gens qui doivent voter RN et qui, dans la vie quotidienne, ne sont pas d’abominables débiles. Ils ne crachent pas à la gueule des RMIstes du coin (comment on dit pour RSA ?), critiquent leur emploi et ce qu’il fait d’eux, sont sensibles à la destruction de l’environnement induite par les milliers de camions qui passent par chez nous, passent des heures carrées à s’organiser dans des associations … Déserter les urnes, c’est donc déserter un terrain perdu d’avance.
          (je dis ça pour me faire plaisir, je sais bien que ces points sont acquis de longue date)

          • #70660 Répondre
            Charles
            Invité

            Je trouve l’échange entre Tiberi et Fourquet intéressant, il montre bien la complexité de la question. Effectivement, les Français n’ont sans doute jamais été aussi peu racistes, misogynes, homophobes etc. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’existe plus de racisme, de misogynie, d’homophobie. Beaucoup de combats progressistes sociétaux ayant donné lieu à des lois ne sont pas remis en question : personne ne songe à remettre en question l’abolition de la peine de mort, l’IVG, le mariage homo etc.
            Il est également exact que l’extrême-droite n’a jamais été aussi peu d’extrême-droite. Elle demeure néanmoins d’extrême-droite en ce qu’elle centre son discours sur des politiques autoritaires et une dimension ethno-raciale de la citoyenneté.
            En revanche, et cela explique le succès du RN en partie, la xénophobie demeure prégnante et a peut-être même augmenté, à l’inverse du racisme. De même que certaines valeurs conservatrices semblent gagner du terrain. Ainsi, je suis très surpris que le port de l’uniforme à l’école et le SNU soient aussi peu critiqués, y compris dans mon entourage. J’ai l’impression qu’il y a 20 ans on aurait accueilli cela avec des quolibets alors qu’aujourd’hui on le prend tout à fait au sérieux. De même qu’il y a une certaine tension autour de la laïcité.
            Economiquement, même si l’intervention de l’Etat est toujours perçue comme positive, on ressent quand même la prégnance d’un certain individualisme libéral, du struggle for life et de la méfiance envers les syndicats. C’est aussi sans doute tout autant symptôme d’une dépolitisation, avec une anesthésisation du corps social. On a ainsi complètement intégré, accepté qu’aller en manifestation pouvait être dangereux, que les policiers pouvaient gazer et matraquer sans problème. J’ai le sentiment que l’ordre social est peu remis en question, qu’il est devenu très imperméable à la critique. D’une certaine façon, on a intégré de plus en plus de personnes à cet ordre social (les homos avec le mariage gay, les étrangers avec l’assimilation etc.) mais que la défense de celui-ci par la brutalité policière ne fait pas débat.

            • #70698 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

               » la droitisation de l’opinion publique est essentiellement liée à la médiatisation de la vie publique  »
              En matérialiste je dirais que non. Pas « essentiellement ». La droitisation tient d’abord à des faits matériels – qui iraient de l’émiettement du bloc prolétaire à l’endettement de tous, en passant par le développement de la petite propriété et de l’esprit propriétaire, le vieillissement de la population, les attentats (et autres faits)
              A moins qu’on entende « opinion » dans un sens restreint, l’opinion étant cette petite chose qui consiste en un avis (et parfois un vote) sur les affaires politiques, partisanes.
              Mais cette opinion est assez superficielle.
              Ce qui compte ce sont les éthos, les représentations ancrées. Vu sous cet angle, je vois, dans la société française, une massive demande autoritaire.

              • #70699 Répondre
                françois bégaudeau
                Invité

                ce que Tiberj ne voit pas, c’est q’u’une certaine ouverture d’esprit fait aussi le lit de l’extreme droite.
                Une sympathie pour la laicité qui mène à l’islamophobie
                Une sympathie pour les homos qui mène à l’homonationalisme
                Une sympathie pour la cause des femmes qui mène à l’esprit policier
                Voilà l’époque
                Tiberj a raté le 21ème siècle.

                • #70702 Répondre
                  cornemuse
                  Invité

                  • #70703 Répondre
                    cornemuse
                    Invité

                    sur la laicité, il y a dix ans

                    • #70708 Répondre
                      cornemuse
                      Invité

                      vers 10:09

                      • #70709 Répondre
                        cornemuse
                        Invité

                        a noter qu’il aime beaucoup le terme « ouverture », il en met a toute les sauces

                • #70780 Répondre
                  Nox
                  Invité

                  Je crois qu’il confond « enquête d’opinions » et « prisme politique ».
                  On ne détermine pas – en soi – la sensibilité politique de quelqu’un en lui faisant passer un quiz ou un sondage ; ou alors il faut redéfinir la politique comme étant une espèce de bingo qui place soit à gauche, soit au centre, soit à droite.
                  Tiberj n’évoque jamais en ce sens les pratiques politiques concrètes, dans son argumentation.

                • #70849 Répondre
                  Léo!
                  Invité

                  Merci pour vos réponses. Je perçois ses limites (notamment aucune mention des causes qui expliquerait les évolutions qu’il remarque) mais je trouve que les données qu’il reprend peuvent refléter quelque chose.
                  Donc je réfléchis en écrivant, voici d’autres hypothèses pour ce débat que je trouve intéressant.
                  – la droitisation n’est peut-être qu’une clarification. Ces gens ont toujours été d’accord sur tout. Désormais les boomers (au sein desquels les catégories populaires sont toujours moins présentes) ont moins de scrupules à voter fn, mais le total droite évolue peu.
                  -parmi les faits matériels évoqués par François il faudrait peut-être ajouter que le nombre d’habitants de ce territoire qui sont étrangers ou ont une ascendance étrangère n’a jamais été aussi important.
                  -autre fait matériel, l’éducation des filles n’a lui aussi jamais été aussi important, ainsi que l’accès à la contraception, etc.
                  Ces faits peuvent peut-être en partie expliquer les évolutions progressistes relevée par notre ami à rouflaquette.

              • #71024 Répondre
                Tristan
                Invité

                « je vois, dans la société française, une massive demande autoritaire »
                Tu vois ça à partir de quelle base empirique ?

    • #70668 Répondre
      jacques sceptes
      Invité

      Vous en pensez quoi de Tristan Garcia, pour ceux qui connaissent un peu sa pensée et son oeuvre ?

      • #70700 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        Toujours très intéressant mais très dur à suivre.

      • #70787 Répondre
        Arnaud
        Invité

        La vie intense et surtout Nous sont deux essais à la fois inspirés et d’une rigueur époustouflante (comme quoi..), particulièrement accessibles pour le coup.

    • #70730 Répondre
      Dr Xavier
      Invité

      C’est lundi ! Il s’agit de rester affuté pour le reste de la semaine. Qui a écrit :
      1. « Je suis favorable à toutes les mesures de discrimination positive susceptibles de réduire les inégalités de chances, les inégalités sociales, les inégalités de rémunération, les inégalités de promotion dont souffrent encore les femmes. »
      2. « Pour moi, le coeur de la gauche reste la lutte sans relâche contre les inégalités qui ne cessent d’augmenter, en dépit d’une promesse républicaine, trop longtemps oubliée. C’est dans cette gauche-là que je me reconnais. »
      3. « Être de gauche, c’est reprendre le projet à l’origine : le souci de la redistribution, la réduction des inégalités et la mise en cohérence de ses convictions avec ses actions. »
      4. « Les marchés financiers ont pris le pouvoir. Les inégalités prospèrent. (…) Les tenants de cette politique nous expliquent que c’est le résultat de la mondialisation. (…) C’est une hypocrisie manifeste de prétendre qu’il est possible, dans un tel carcan, de pratiquer une politique de gauche ou même tout simplement conforme à l’intérêt national. »
      5. « Je suis philosophiquement socialiste. »
      6. « J’ai des prises de position publiques : sur le féminisme, contre le racisme, contre le système des élites et les inégalités. »
      .
      Choix : A. Audrey Pulvar / B. Marcel Gauchet / C. J-P Chevènement / D. Camille Froideveaux-Metterie / E. Anne Sinclair / F. Simone Veil
      .
      Bonus rire, complétez la phrase suivante de Jean Birnbaum, l’indice est « il n’y a aucun piège » : « L’ordre social tel qu’il est, avec ses inégalités, ses injustices, ses situations méprisantes et humiliantes pour une partie de la société, ne sera jamais troublé ou remis en cause par des radicalités qui n’ont pas le [ ??? ]. »

      • #70732 Répondre
        Carpentier
        Invité

        * pouvoir? (section bonus rire)

        • #70746 Répondre
          essaisfragiles
          Invité

          ça marche bien

        • #70794 Répondre
          Carpentier
          Invité

          en plus clair:
          1-D
          2-C
          3-F
          4-B
          5-A
          6-E

          • #70795 Répondre
            Carpentier
            Invité

            F E D C B A?
            🤣
            L’important c’est de/ tais-toi, Pierre, tais-toi.
            Merci.

      • #70733 Répondre
        essaisfragiles
        Invité

        « L’ordre social tel qu’il est, avec ses inégalités, ses injustices, ses situations méprisantes et humiliantes pour une partie de la société, ne sera jamais troublé ou remis en cause par des radicalités qui n’ont pas le moule à gateau. »

        • #70768 Répondre
          Carpentier
          Invité

          le moule à gâteau du pouvoir, ça marche aussi

          • #70792 Répondre
            Carpentier
            Invité

            Pour les autres, procédons par élimination:
            Pour Pulvar et Sinclair, j’hésite dans l’attribution des 5 et 6
            Le ’ philosophiquement socialiste ’ étant tellement extraordinaire de drôlerie – d’ailleurs, dès que ça se présente, je le replace celui-là et savourerai le silence qu’il devrait produire après énonciation.
            Pour les 3 autres, je suis assez paumée:
            Le ’ en dépit d’une promesse républicaine, trop longtemps oubliée. C’est dans cette gauche-là que je me reconnais. » ’ devrait m’aiguiller, j’imagine, cependant,
            Chevénement?
            Allez:
            3 – C
            5 – A
            6 – E

            • #70793 Répondre
              Carpentier
              Invité

              Non, Chevénement c’est 2,
              Veil c’est 3
              Froidevaux – 1
              et Gauchet – 4

      • #70735 Répondre
        I.G.Y.
        Invité

        La partie féminine n’est pas simple…

        1. E

        2 F

        3 D (mais je ne connais pas cette personne)

        4 C (si ça n’est pas ça, je raccroche les crampons…)

        5 B (sauf piège vicieux…)

        6 A (« système des élites et les inégalités », c’est si confus…)
        .
        Pour le bonus, je ne sais pas (je ne dois pas assez lire Birnbaum) : qui n’ont pas le [monopole du cœur]? (rire)

      • #70752 Répondre
        riviere
        Invité

        1 D
        2 B
        3 E
        4 C
        5 F
        6 A

        « L’ordre social tel qu’il est, avec ses inégalités, ses injustices, ses situations méprisantes et humiliantes pour une partie de la société, ne sera jamais troublé ou remis en cause par des radicalités qui n’ont pas le sens de l’organisation.”

      • #70759 Répondre
        nefa
        Invité

        « L’ordre social tel qu’il est, avec ses inégalités, ses injustices, ses situations méprisantes et humiliantes pour une partie de la société, ne sera jamais troublé ou remis en cause par des radicalités qui n’ont pas le temps. »

      • #70760 Répondre
        Dr Xavier
        Invité

        1. F / 2. E / 3. D / 4. C / 5. B / 6. A. Bravo à I.G.Y, je pense qu’à part Chevènement et peut-être Gauchet je me serai emmêlé les pinceaux.
        .
        Pour Birnbaum, la bonne réponse est bien sûr : « L’ordre social tel qu’il est, avec ses inégalités, ses injustices, ses situations méprisantes et humiliantes pour une partie de la société, ne sera jamais troublé ou remis en cause par des radicalités qui n’ont pas le courage de la nuance. »
        .
        Une dernière citation pour la route, Darmanin vient de dire aujourd’hui avoir eu « une chance exceptionnelle d’occuper le ministère le plus social qu’il soit, celui de la protection de chacun et chacune d’entre nous. »

        • #70762 Répondre
          essaisfragiles
          Invité

          « une chance exceptionnelle d’occuper le ministère le plus social qu’il soit, celui de la protection de chacun et chacune d’entre nous dans ton cul. »

          • #70765 Répondre
            diegomaradona
            Invité

            « une chance exceptionnelle d’occuper le ministère le plus social qu’il soit, celui de la protection de chacun et chacune d’entre nous dans ton cul. »
            Ton esprit tordu, t’amène de toute évidence, à ne voir que ce que tu veux voir.

          • #70769 Répondre
            Mélanie
            Invité

            Rire

        • #70763 Répondre
          Tristan
          Invité

          « Si je m’étais appelé Moussa Darmanin, je n’aurais pas été élu maire et député et sans doute n’aurais-je pas été ministre de l’Intérieur »

          • #70772 Répondre
            Dr Xavier
            Invité

            Pétard je croyais que tu faisais de l’ironie avec Moussa. Un stand-upper est né.

            • #70777 Répondre
              Nox
              Invité

              La légende raconte que les prénoms complets de Darmanin sont  » Gérald Moussauchocola Milka ».

        • #70764 Répondre
          riviere
          Invité

          « le courage de la nuance »
          énorme éclat de rire
          Birnbaum est un prince

          merci pour ton quizz Dr Xavier, tu rends mon lundi moins merdique. Challenge à moi même placer au moins 2 fois le courage de la nuance cette semaine au boulot sans faire rire quiconque.

          • #70797 Répondre
            Julien Barthe
            Invité

            Celle-là , je l’ai .

        • #70770 Répondre
          Mélanie
          Invité

          Tu me plais toi
          Bien que je sois inculte et incapable de participer

          • #70776 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            DR Xavier est officiellement désigné animateur de ce forum
            Animateur au sens colo de vacances : jeux éducatifs, pâtisseries, volley, sexe sous la tente.

            • #70778 Répondre
              Titouan R
              Invité

              Contrepèteur impétinent aussi

              • #70796 Répondre
                Kenyle
                Invité

                dans la tête du doc actuellement .
                tu fais comment doc

                • #70842 Répondre
                  Mélanie
                  Invité

                  Je ne suis pas jeune, cependant

                  • #70850 Répondre
                    Mélanie
                    Invité

                    pour ma part

                    • #70853 Répondre
                      Kenyle
                      Invité

                      C’était une blague vu qu’il était mentionné la colo de vacances plus haut, mais alors la chanson colle pas vraiment. C’est donc raté, tant pis.

                      • #70857 Répondre
                        Mélanie
                        Invité

                        Non, j’avais compris
                        Et puis, nous avons tous les âges, nous avons l’âge de jouer

                      • #70861 Répondre
                        essaisfragiles
                        Invité

                        François avait en tête Pierre Perret, pas Johnny Hallyday.

            • #70832 Répondre
              Mélanie
              Invité

              Ah c’est bien, je pourrai compenser mon faible niveau de culture avec d’autres activités de la colo

        • #70867 Répondre
          I.G.Y
          Invité

          @Dr merci mais tu aurais dû arrêter le quizz plus tard, c’est une victoire à la petite semaine ! On note avec plaisir cette citation de Gérald, qui s’ajoute au bêtisier.

    • #70840 Répondre
      Anna H
      Invité

      Pas encore écouté :

      • #70868 Répondre
        Seldoon
        Invité

        Super, merci !

      • #70894 Répondre
        Mao
        Invité

        Entretien passionnant sur un livre qui l’est tout autant.

      • #70918 Répondre
        lison
        Invité

        Merci !
        Ça va prolonger le bonheur de la lecture.

    • #70896 Répondre
      Mao
      Invité

      A la manière de Dr Xavier, je vous propose à mon tour un jeu.

      Soit une expérience scientifique (vu jadis dans un doc) sur des chats.
      On fait entrer un chat dans une pièce. A équidistance du chat, aux deux oins opposés de la pièce, se trouvent deux gamelles. L’une est pleine de croquettes, l’autre vide. La gamelle au fond à droite est toujours pleine, celle au fond à gauche est toujours vide.
      Dans l’immense majorité des cas, le chat entre dans la pièce et va inspecter les deux gamelles avant de se rabattre sur la gamelle pleine. On renouvelle l’expérience un grand nombre de fois avec plusieurs chats différents. Très vite, on observe que certains chats ne vont plus inspecter la seconde gamelle qu’ils savent vide, puisqu’elle est, de fait, invariablement vide. Parfois même dès le second passage, un chat cesse d’aller voir la gamelle vide pour se ruer directement et définitivement sur la gamelle pleine. A l’inverse, il est des chats qui, même après 20 passages dans la salle aux deux gamelles, s’obstinent à aller vérifier si la gamelle de gauche est toujours vide. En réalité, ça dépend du chat. Certains (très rares) n’opèrent qu’un double check au premier passage, quand les autres abandonnent généralement après plusieurs passages (3, 5, 6, 12 etc…) alors que certains (très rares aussi) n’arrêtent jamais de double check les deux gamelles.

      La question est. Qu’est-ce que ce test mené par des savants très sérieux, vise à mesurer ?

      • #70898 Répondre
        Mélanie
        Invité

        Le désintérêt du chat pour nos expériences ?

        • #70904 Répondre
          Jeanne
          Invité

          @Mao
          On voit bien ce que cette étude vise à mesurer. Comment le dire?
          .
          La capacité du chat à utiliser la statistique pour se simplifier la vie? (100% des visites à la gamelle de gauche se soldant par une insatisfaction, on va arrêter d’aller visiter la gamelle de gauche.).
          .
          Ou, inversement :
          La capacité du chat à rester dans le réel de chaque situation (pour le moment la gamelle de gauche est vide mais peut-être qu’à un moment elle sera pleine), sa capacité à ne pas présager de l’avenir, et à accueillir l’imprévu…
          .
          (J’imagine que la vraie réponse est plus courte).

          • #70905 Répondre
            Jeanne
            Invité

            Ou alors, réponse plus simple :
            Sa mémoire.

      • #70912 Répondre
        lamartine
        Invité

        Que la pleine peut se vider à tout moment.
        Que la vide peut, ne pas rester éternellement vide.

      • #70922 Répondre
        Mao
        Invité

        « La capacité du chat à rester dans le réel de chaque situation (pour le moment la gamelle de gauche est vide mais peut-être qu’à un moment elle sera pleine), sa capacité à ne pas présager de l’avenir, et à accueillir l’imprévu… ».

        J’ai l’impression que Jeanne a plutôt bien cerné le problème. D’après ceux qui ont mis en place ce dispositif, le but de la manoeuvre était de mesurer le degré d’optimisme du chat.

        Le chat qui n’exprime aucune curiosité vis à vis de la seconde gamelle est un nihiliste shopenaurien qui n’attend plus rien de la vie. Il se contente de ce qu’il a. N’a plus ni croyance ni espoir.
        L’optimisme par contre c’est le refus de renoncer à aller vérifier ce qu’il y a dans l’autre gamelle.
        De là j’en déduis que mon chat est un grand optimiste. Toujours prêt à découvrir de nouvelles choses et à aller voir si l’herbe n’est pas plus verte ailleurs.
        Si j’ai soudainement pensé à cette expérience, c’est peut être en rapport avec le temps de la servitude décrit par Rancière dans la vidéo qui précède.

        • #70926 Répondre
          lamartine
          Invité

          Que la pleine peut se vider à tout moment.
          Que la vide peut, ne pas rester éternellement vide.
          C’est donc assez juste cher Mao, non ?

        • #70927 Répondre
          Jeanne
          Invité

          « Le chat qui n’exprime aucune curiosité vis à vis de la seconde gamelle est un nihiliste shopenaurien ».
          Tu m’as fait rire. Merci Mao.

          • #70929 Répondre
            Claire N
            Invité

            « le refus de renoncer à aller vérifier ce qu’il y a dans l’autre gamelle. » ou alors le pauvre a un toc de vérification
            Peut être tout de même que cela dessinerai un lien étrange entre l’intranquilite et la curiosité….

            • #70930 Répondre
              Mao
              Invité

              On pourrait à la rigueur parler de TOC si le chat ne pouvait s’empêcher de vérifier dix fois la gamelle vide avant de se reporter sur l’autre. Mais ce n’est pas le cas en l’espèce. Il vérifie à chaque séance puis passe à autre chose.

              • #70934 Répondre
                Claire N
                Invité

                C’était une boutade – sûrement moins drôle que le chat shopenaurien j’en conviens

                • #70936 Répondre
                  Mao
                  Invité

                  Résolument team first degree ! lol

                  • #70940 Répondre
                    Claire N
                    Invité

                    C’est gentil de repêcher le truc mais bon je crois que c’est un flop noyade – ma blague sombre lourde vers le fond – comme Leonardo dans Titanic….

      • #70925 Répondre
        ..Graindorge
        Invité

        @ avant de donner ma langue au chat, je dirais que le but est de savoir si l’information enregistrér par le 1er chat va être enregistrée aussi par tous les autres chats sans qu’ils aient à aller vérifier. Donc une info reçue et enregistrée par un seul chat est reçue par tous les autres chats. Et si ce n’est pas à 100%, savoir quel est le pourcentage de réussite. Les scientifiques feront la somme des pourcentages pour en tirer des conclusions sur la réelle  » indépendance » ou  » interdépendance » des chats

      • #70967 Répondre
        Carpentier
        Invité

        Les chats qui continuent à checker la gamelle de gauche ont développé une confiance infaillible en l’être humain: ’ les gars peuvent quand même pas s’amuser à foutre un récipient dans un coin juste pour nous bluffer, j’y crois pas ’
        tandis que les autres, blasés face à l’errance humaine, fut-elle scientifique, ronchonnent envers les premiers: ’ putain mais arrêtez de leur faire croire qu’ils sont malins, c’est des abrutis j’vous dis, complets abrutis, bouffons rapide leurs croquettes et c’est tout. ’

    • #70910 Répondre
      Claire N
      Invité

      J’avais eu vent d’une expérience dans la même veine
      Sur des humains
      2 bacs opaques
      Contenant l’un une majorité de boules blanches / quelques noires
      L’autre une majorité de boules noires quelques blanches
      On mesurait le nombre d’ occurrences nécessaires pour chaque individu à se forger une certitude en piochant
      Certains très «  rapides / voir impulsifs «  se décidaient des les premières boules qu’ils piochaient
      D’autres avaient besoin de quasi vider les boîtes pour atteindre la certitude
      On avait rigolé sur la manière de tordre le truc pour comprendre les affects de droite
      Il me semble de mémoire que les expériences sur pondéré par l’habénula impliquant la balance impulsion / décision utilisent des protocoles de recherche assez proches ?

      • #70911 Répondre
        Claire N
        Invité

        Mais ça n’est pas possible qu’il y ai des chats de droite…. Nous avons sûrement un biais

        • #70928 Répondre
          Florent
          Invité

          Les chats sont tous des anar de droite…c’est bien connu

    • #70913 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Donne moi ta main
      Et prend la mienneu
      La cloche a sonné, ça signifie
      Laissons au tableau tous nos problèmeus
      Mais oui, mais oui! L’école est finie..
      ☝Ben…non 🤷🏾‍♀️😫

      Vive l’expatriation dans les pays qui permettent de traiter ses employés de maison comme ses esclaves… c’est la ministre de l’éducation qui le dit!
      https://x.com/humanite_fr/status/1838541178758746430?s=46

    • #70951 Répondre
      Nox
      Invité
      • #71269 Répondre
        Mélanie
        Invité

        « une façon de dire que la solidarité n’est valable que si on est sous tutelle »
        Ça me plait
        Ça m’évoque certaines chose de Dans la ville (Fiabane) – l’irritation de certains maraudeurs face à un SDF qui préfère un rasoir de marque
        Et ton texte ci-après m’évoque le récalcitrant-fatigué Bartleby-Bart, qui restant désormais sur place ne court plus après le bus.

    • #70985 Répondre
      Nox
      Invité

      poème

      • #71235 Répondre
        Claire N
        Invité

        J’aime bien ton texte
        Tu pointes le fameux «  je ne veux rien entendre de ta vie « , cette façon même en dehors des horaires de travail de te faire taire sur ce qui pourrait peser des contraintes liées à l’exercice d’un emploi, nier même l’idée qu’il pourrait arriver des imprévus à ton corps, même malade
        C’est encore plus simple si tu l’intériorise , de toute façon aucune excuse n’est souhaitable face à un retard, c’est forcément un abus de vie, tu deviens suspect

        • #71241 Répondre
          Kenyle
          Invité

          « de toute façon aucune excuse n’est souhaitable face à un retard »
          Une journée de neige, par sa singularité, est une petite merveille de la création. Béni soit elle. Espérons simplement en voir encore en bas des montagnes.

          • #71243 Répondre
            Kenyle
            Invité

            D’ailleurs je pense que le réchauffement climatique est un complot de la classe dirigeante pour nous retirer une journée de retard ou d’absence justifié au travail ou à l’école.

    • #70991 Répondre
      anonyme
      Invité
      • #70995 Répondre
        diegomaradona
        Invité

      • #70998 Répondre
        Jeanne
        Invité

        Alors en effet je me suis beaucoup ennuyée en lisant cette tribune de Libé.
        (Après, il n’est pas certain que mon ennui constitue en soi un critère, bon).
        Ça me laisse perplexe.
        Mais je ne sais pas, il y a peut-être des gars que ce texte inspire?

        • #71000 Répondre
          diegomaradona
          Invité

          « (Après, il n’est pas certain que mon ennui constitue en soi un critère, bon). »
          il n’est pas certain en effet que tu sois en capacité d’étayer ton ennui. Ce que tu dis est bien léger, comme souvent.

          • #71012 Répondre
            Galinette
            Invité

            Il est en revanche certain que tu ne maîtrises pas le sens du verbe étayer. On comble son ennui. On étaye une affirmation, une thèse. Heureusement qu’ici tu combles ta propension à utiliser des mots que tu ne maîtrises pas par tes interventions etayées d’arguments solides.

            • #71017 Répondre
              Dr Xavier
              Invité

              « La contradiction ne sert qu’à alimenter son inexorable moulin. »
              Julia Deck a croisé Diego.

              • #71023 Répondre
                diegomaradona
                Invité

                « La contradiction ne sert qu’à alimenter son inexorable moulin. »
                @ Dr Xavier, la contradiction est le fait de poser simultanément une affirmation et une négation.

                • #71226 Répondre
                  essaisfragiles
                  Invité

                  « poser simultanément une affirmation et une négation. » sous le même rapport
                  Merci de ne pas trop dénaturer Aristote, et la distinction entre différence, opposition et contradiction.
                  * 1) J’aime les fraises des bois et 2) Emile est une personne qui m’est sympathique : ce sont deux propositions différentes, puisqu’on je parle pas de la même chose.
                  * 1) Les chats sont de différentes couleurs et 2) La nuit tous les chats sont gris (qui suppose une négation) : 1) et 2) sont opposées et ne sont pas contradictoires, puisque ce n’est pas sous le même rapport. Deux propositions opposées peuvent être ensemble toutes les deux vraies ou toutes les deux fausses. Dans mon exemple, elles sont toutes les deux vraies, et je peux les dire en même temps.
                  * 1) Dieu existe et 2) Dieu n’existe pas : contradiction logique. Deux propositions contradictoires ne sont pas simplement opposées mais contradictoires, dans la mesure où si l’une est vraie, alors l’autre est nécessairement fausse (et réciproquement), elles ne peuvent pas être toutes les deux vraies.
                  Par ailleurs, je précise aux sitistes que la contradiction logique (dans le discours) n’est pas la seule forme de contradiction : il existe la contradiction performative (« à chacun sa vérité »), la contradiction réelle (notion d’obstacle) et la contradiction sociale envisagée comme rapports de force (lutte, affrontement, conflit).
                  Il appartient à Hegel d’avoir dépassé Aristote en montrant que la contradiction est aussi dans les choses et pas seulement dans le langage.
                  Par ailleurs, la logique du langage courant n’est jamais simplement binaire : une proposition n’est pas où « simplement » vraie, ou simplement fausse, elle peut être hypothétique, probable, incertaine, etc. Il faut penser comme un ordinateur pour voir toujours les choses de manière binaire (déterminisme / liberté, vrai / faux, noir / blanc, constat / fait).

      • #71002 Répondre
        Ema
        Invité

        @anonyme
        L’article me fait penser entre autres choses qu’il serait temps de préciser et approfondir ce terme de «  violence systémique », qui à force d’être utilisé sert de plus en plus de pis aller à tout phénomène pluri factoriel dont on ne veut pas se donner la peine de détailler la nature et les motifs, ne serait-ce que sous la forme d’hypothèses. La soumission chimique des femmes à des fins sexuelles a certainement des causes en commun avec le machisme ordinaire, pour autant est-il juste de traiter les deux phénomènes indifféremment et y voir un simple lien de cause à effet? Celà me semble pour le moins expéditif. La question dépasse la stricte problématique féministe et doit pouvoir intégrer une réflexion sur la sexualité en général, entre autres choses.

        • #71004 Répondre
          Tony
          Invité

          Oui et on se souvient de Gérard Miller,lui aussi grand féministe et adepte de la soumission chimique.

        • #71018 Répondre
          Jeanne
          Invité

          @Ema
          Tu résumes bien le problème.

      • #71214 Répondre
        Monami
        Invité

        En lisant cette tribune je peux pas m’empêcher de penser à ça

    • #71006 Répondre
      cornemuse
      Invité

      « 2. Prenons en charge nos émotions, arrêtons de nous regarder le nombril, d’inverser la charge victimaire, acceptons de nous remettre en question. »
      cette phrase m’agace mais je saurais pas dire pourquoi, on dirait les conseils d’un psy.

      • #71007 Répondre
        diegomaradona
        Invité

        « cette phrase m’agace mais je saurais pas dire pourquoi, on dirait les conseils d’un psy. »
        Gérard Miller ?

        • #71009 Répondre
          cornemuse
          Invité

          on devrait regarder combien de point sur les 10 de la feuille de route Gérard Miller coche, juste pour voir.
          j’en compte 7/10.

          • #71013 Répondre
            cornemuse
            Invité

            selon libé, Miller est à 70% un allié

    • #71205 Répondre
      Mathieu
      Invité

      François, petite question de curiosité: si tu étais encore salarié de Transfuge, serais-tu contractuellement obligé d’aller ce jour à la cérémonie de remise des prix dudit magazine, lequel récompense Caroline Fourest du prix du meilleur essai pour Le Vertige Me Too?
      Question corolaire: Si tu étais encore salarié à Transfuge, voir Caroline Fourest récompensée du prix du meilleur essai pour Le Vertige Me Too serait-il un motif suffisant pour démissionner sur le champ?

      • #71289 Répondre
        ..Graindorge
        Invité

        Lompret

        • #71346 Répondre
          Carpentier
          Invité

          même si pas de rapport avec Fourest – pas abusé des bonnes choses – je poste aussi la précédente (sa première chez la dernière ) pour le plaisir intelligent

      • #71332 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        Bonnes questions, mais qui reposent sur un préalable erroné
        Je n’étais pas salarié de Transfuge. IL n’y a d’ailleurs jamais eu de salariés à Transfuge, si ce n’est le redac chef et un ou deux autres postes. Transfuge, comme les Cahiers, et tant d’autres, fonctionnent à la pige. C’est plus souple pour la direction, ça permet de virer quelqu’un sans que ce soit un licenciement. Mais inversement ça fait que le pigiste ne se sent aucunement lié à la boite, aux deux sens du terme : ligoté à elle / attaché à elle. IL ne se sent donc pas si concerné par ce qui s’écrit dans le reste du magazine. Sur les 14 ans où j’y ai écrit, j’ai vu passer pas mal de couves BHL, une préférence suspecte pur Grasset – qui allait devenir l’éditeur d’Oriane puis Vincent-, des affichages de gout que je ne partageais pas, voire que je réprouvais. J’ai toujours su que Jaury était centre-droit. Les dernières années je l’ai vu se radicaliser, ça n’a plus cessé depuis. Rien de surprenant.
        Partant de là, je n’aurais été aucunement tenu d’etre présent à ce pince-fesses.
        Est-ce que ce prix aurait été un casus belli, un point de non-retour? Non je ne crois pas. Un nouveau désaccord.
        Il faut voir que je suis accoutumé, dans le champ culturel, à travailler parmi ou pour des gens avec lesquels je suis en profond désaccord. Stock appartient à Hachette qui appartient à Bolloré, est dirigé par un homme charmant et plutot impeccable sur Comme une mule mais qui n’est certes pas de gauche radicale. Pas plus d’ailleurs que l’éditrice du livre.
        Donc bon.

        • #71337 Répondre
          Mélanie
          Invité

          « Il faut voir que je suis accoutumé, dans le champ culturel, à travailler parmi ou pour des gens avec lesquels je suis en profond désaccord »
          Et y arriver est une capacité que je t’envie François, une capacité de souplesse, pas la souplesse réclamée dans les offres d’emploi hein, plutôt la souplesse « alright » de Mick Jagger.
          Que j’envie et que j’admire – je me rappelle avoir ainsi vu Didier Wampas à la télé, reçu par des pas vraiment amis, et j’avais noté qu’il suscitait, miraculeusement, peu d’irritation chez eux.

          • #71364 Répondre
            Mélanie
            Invité

            Souplesse aussi des humoristes passant de la radio publique à la radio privée

            • #71374 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

              Il faut bien voir que je subis peu ces gens. Je veux dire : physiquement. Je les vois peu. Je travaille seul la plupart du temps.
              IL n’y a que dans les travaux de cinéma et de théatre qu’on travaille en présence de . Donc il ne m’est pas très difficile de supporter ce désaccord, fût-il profond.
              On n’est pas dans un schéma où il s’agirait de subir chaque jour des collègues, un manager, une cadre de santé.
              Pour reprendre l’exemple de Transfuge : je ne voyais pratiquement jamais Jaury, on fonctionnait par mail. Il arrivait juste que je le croise lors des tables rondes, et c’était furtif.

    • #71230 Répondre
      MA
      Invité

      Conférence qui sera normalement retransmise sur PDH:
      https://bandung-du-nord-montreal.webflow.io/

    • #71285 Répondre
      Nox
      Invité

      poème

    • #71293 Répondre
      Cyril
      Invité

      Est-ce que certains ont commencé le nouveau Chollet ? Ça vaut le coup ?

      • #71295 Répondre
        Charles
        Invité

        J’en ai lu aucun et son entretien dans l’Obs ne me donne pas envie de commencer avec celui-ci qui m’a l’air très tourné vers de la psychologie très générale d’époque (arrêtons-nous de culpabiliser, surtout nous les femmes).

        • #71297 Répondre
          Dr Xavier
          Invité

          Avec Lison on a tenté une hypothèse : si tu en as lu un, tu les as tous lus.
          Mais peut-être es-tu comme Julien Barthe, tu attends sa publication en Pléiade.

          • #71299 Répondre
            cornemuse
            Invité

            @charles
            [extrait du dernier live de « au poste » de Davduf, avec comme invité Mona Chollet, sur son dernier livre, live diffusé il y a deux jours]

            David Dufresne -Oui parce que c’est ça la question des fantômes, c’est..

            Mona Chollet -ouais!

            DD -parce que tu dis nous sommes des, on doit devenir des chasseurs et des chasseuses de fantômes euh..

            MC -des chasseuses de fantômes, ouais ouais.

            DD -Le point de départ, c’est, est-ce qu’on croit ou non au fantômes et toi tu dis bah si en fait.

            MC -ah oui moi je pense que les fantômes sont hyper présents et agissants et ouais ces images là négatives ou positives, c’est des sortes de fantômes qui ont un pouvoir énorme et c’est intéressant parce que parfois dans le féminisme il y a un peu cette polémique, est-ce que il faudrait s’attacher à la matérialité c’est-à-dire les questions économique juridique et cetera de , ou alors un féminisme qui m’intéresse moi, beaucoup, je dois l’avouer, c’est le féminisme qui s’attache aux représentations justement, à la manière dont les femmes sont représentées et j’ai l’impression qu’en fait c’est un faux débat. Parce que les deux sont tellement connecté c’est-à-dire que, euh ben en fait, voila une, quand tu veux pas être la célibataire à chats (cf référence à la représentation moderne de la sorcière, « la célibataire à chats » évoqué plutôt dans le live) tu vas peut-être rentrer dans un couple et famille ou tu avais pas forcément envie d’entrer au départ parce que tu es tellement terrifié à l’idée de devenir la célibataire à chats et après ça va créer ou renforcer des inégalité économique, puisqu’on sait que le couple est un lieu de, le couple hétérosexuel est un lieu de très forte inégalité économique.

            • #71300 Répondre
              cornemuse
              Invité

              à ce que j’ai compris du reste de l’interview, la culpabilisation patriarcal = les fantômes

              • #71303 Répondre
                cornemuse
                Invité

                Son terrain politique c’est l’inconscient féminin, et les symboles sociaux/règles moral patriarcal imposé aux femmes.

                • #71304 Répondre
                  cornemuse
                  Invité

                  « La culpabilisation chrétienne » par exemple parmi d’autre.

                  • #71324 Répondre
                    Carpentier
                    Invité

                    honte >< culpabilité
                    si vous y voyez des nuances, vous diriez un peu lesquelles, svp?
                    (posté pas mal de liens, en milieu de cette page, à propos du dernier ouvrage de MC)
                    que je vais donc lire.

                    • #71325 Répondre
                      Carpentier
                      Invité

                      ce sera mon premier de Chollet.

                      • #71326 Répondre
                        cornemuse
                        Invité

                        courage

            • #71341 Répondre
              Charles
              Invité

              Mon Dieu c’est encore pire que l’entretien dans l’Obs.

              • #71342 Répondre
                cornemuse
                Invité

                J’avais pas vu mais il y a la rediffusion complète sur YouTube, si tu veux te faire une idée plus honnête qu’un bout de propos oral recueillis à l’écrit.

                • #71343 Répondre
                  cornemuse
                  Invité

                  (l’extrait au dessus est à 15:34)

          • #71338 Répondre
            lison
            Invité

            Hypothèse que je confirme et précise, quel que soit le livre de Mona Chollet que tu lis en premier ce sera ton préféré, tu trouveras toujours le deuxième moins bien car « si tu en as lu un, tu les as tous lus ».
            Cette hypothèse n’est pas loin de devenir une théorie.

    • #71312 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Si possible partager cet article

      Après l’éborgnement de Jérôme Rodrigues, figure des « gilets jaunes », le parquet requiert un procès contre un policier https://www.lemonde.fr/societe/article/2024/09/26/apres-l-eborgnement-de-jerome-rodrigues-figure-des-gilets-jaunes-le-parquet-requiert-un-proces-contre-un-policier_6335213_3224.html

      • #71507 Répondre
        propater
        Invité

        Après l’éborgnement de Jérôme Rodrigues, figure des « gilets jaunes », le parquet requiert un procès contre un policier
        Le parquet de Paris a demandé un procès pour violences avec arme contre Brice C., accusé d’avoir mutilé Jérôme Rodrigues lors d’une manifestation des « gilets jaunes » en 2019.
        .
        Le Monde avec AFP
        .
        Publié le 26 septembre 2024 à 16h37
        Temps deLecture 2 min.
        .

        Jérome Rodrigues, figure des « gilets jaunes », prend la pose à Paris, le 6 février 2019. JOEL SAGET / AFP
        Vers un premier procès d’ampleur pour la mutilation d’un « gilet jaune » ? Le parquet de Paris a requis le renvoi devant la cour criminelle d’un policier suspecté de l’éborgnement début 2019, place de la Bastille à Paris, de l’une des figures du mouvement, Jérôme Rodrigues.
        .
        D’après des sources proches du dossier citées jeudi 26 septembre par l’Agence France-Presse (AFP), confirmant une information de Mediapart, le parquet a demandé le 20 septembre contre Brice C. un procès pour violences avec arme, par personne dépositaire de l’autorité publique, ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente, soit un crime passible de quinze ans de prison.

        .
        Dans ce dossier, Brice C., ainsi qu’un autre fonctionnaire de police, Baptiste R., avaient été mis en examen en janvier 2021 respectivement pour la mutilation de Jérôme Rodrigues avec une grenade de désencerclement et la blessure à la jambe par un tir de lanceur de balles de défense (LBD) d’un de ses amis, Michaël, lors de l’acte XI des « gilets jaunes », le 26 janvier 2019.
        .
        Pour ce second policier, un procès est requis pour violences volontaires aggravées n’ayant pas entraîné une ITT (incapacité totale de travail) supérieure à huit jours, un délit.
        .
        A l’époque des faits, la concomitance du tir de LBD et du lancer de grenade sur le groupe de M. Rodrigues avait créé la confusion sur l’origine des blessures. D’autant que les autorités avaient un temps contesté l’usage du LBD à l’heure des faits. Mais le travail conjoint de l’inspection générale de la police nationale (IGPN) et du magistrat instructeur pour éplucher les nombreuses vidéos amateurs et sécuritaires de la scène, ainsi qu’une remise en situation place de la Bastille, a permis de clarifier les responsabilités.
        .

        Sollicité jeudi par l’AFP, M. Rodrigues a répondu aller « mal » et que ce dossier était pour lui « terminé, c’est du passé ». Son avocat, Arié Alimi, a déclaré que c’était désormais « l’heure des comptes » : « Ils vont devoir être rendus par Laurent Nuñez, par les syndicats de police, par la Place Beauvau et par Emmanuel Macron qui sont responsables des victimes du maintien de l’ordre ».
        .
        Le chef de file des « gilets jaunes » a « subi un harcèlement policier permanent pour avoir contesté une politique de précarisation extrême du peuple français », s’est indigné Me Alimi. « Le gardien de la paix soutient de manière constante depuis le début de cette procédure avoir agi en état de légitime défense », a regretté de son côté Sébastien Journé, qui défend Brice C. avec Gilles-William Goldnadel.
        .
        Lire aussi (2020) | Article réservé à nos abonnés « Cinq mains coupées », de Sophie Divry : paroles de « gilets jaunes » mutilés
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        Le lancer de grenade est intervenu en réponse à « des violences commises par des black blocs situés à proximité immédiate de M. Rodrigues », a ajouté le conseil, qui promet de formuler de « nouvelles observations très vives » au juge d’instruction.
        .
        « Conditions particulièrement difficiles »
        Ce 26 janvier 2019, les deux policiers, membres de compagnies d’intervention (CSI), intervenaient dans « une situation tendue » avec des « conditions particulièrement difficiles » et un « manque exprimé quant à une formation spécifique au maintien de l’ordre », remarque la procureure dans ses réquisitions, dont l’AFP a eu connaissance. Ils ne pouvaient faire usage de la force d’initiative et sans sommation que si des violences étaient exercées ou s’ils ne pouvaient défendre autrement le terrain occupé, rappelle la magistrate.
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        Découvrir
        Au terme de l’enquête, Jérôme Rodrigues et Michaël « n’ont pas eu un comportement agressif ou même menaçant à l’égard des forces de l’ordre en dehors d’invectives », tranche la procureure. Elle écarte le fait que cette figure des « gilets jaunes » ait pu être « personnellement visée ».
        .
        D’après la procureure, ce sont des « propos virulents » d’un autre manifestant qui ont entraîné le tir de grenade de Brice C. Ces propos, « inadaptés », ne constituaient pas « une quelconque menace physique ». Il revient désormais au juge d’instruction de trancher sur la tenue d’un procès ou non.

        • #71696 Répondre
          ..Graindorge
          Invité

          Grand merci propater pour le partage. À suivre…

    • #71344 Répondre
      Nox
      Invité

      poem

    • #71347 Répondre
      Cyril
      Invité

      Parler de taxation des super-riches avec un milliardaire (Bill Gates), ça donne ce drôle de moment :

      • #71357 Répondre
        I.G.Y
        Invité

        Ce pays est fascinant.

        Un truc amusant à la fin : où l’on voit Mr Bill Gates dire tranquillement qu’il a été fasciné par l’arrivée « soudaine il y a deux ans » de technologies comme Chat GPT. On se remémore Laurent Alexandre ou autre zozo du genre qui nous citent les géants de la tech en les présentant comme des « spécialistes » de l’IA, des avis éclairés à partir desquels on peut vraiment penser, et bien sûr comme des visionnaires. Or le grand Bill nous dit ici que l’IA générative, il l’a, grosso modo, découverte en même temps que moi. Sacré Bill

    • #71348 Répondre
      Claire N
      Invité

      Oui , c’est vrai une journée de neige c’est extraordinaire parfois ; ce pouvoir de tout arrêter
      En modifiant la route et la routine
      Et pourtant tu as raison quand elle s’invite , il sera de bon ton de soigneusement ignorer ce «  bonjour «  de la réalité
      La suite de ta remarque, humoristique certes, pointe assez bien le processus mortifère qui même dans ses conséquences non prévues semble indiquer que la maladie du profit se profite à elle même et a toujours intérêt à s’allier aux forces de mort…
      @j’aime bien Mélanie que tu rappelles et rapproche ces deux livres via ce texte, je vois encore mieux !

    • #71365 Répondre
      Nox
      Invité
      • #71366 Répondre
        Emile Novis
        Invité

        Emission intéressante en effet, qui montre bien le lien intime qui existe entre le droit et la force, voire la violence. Ces termes, généralement opposés, ont en fait une origine commune et une forme de complicité par laquelle l’un vient justifier l’autre.
        .
        Intéressante aussi l’analyse de l’article 16, et sa différence avec des articles similaires dans les autres régimes parlementaires. Il y a dans cet article 16 une dimension purement performative : il suffit que celui qui bénéficiera des pleins pouvoirs dise qu’il perçoit une situation d’extrême urgence pour que le déclenchement de l’article lui donnant les pleins pouvoirs en cas d’extrême urgence soit possible. L’extrême urgence est décrétée par le chef de l’Etat, et pas constatée selon des critères relativement objectifs déterminés par d’autres personnes.
        .
        Au fond, aussi loin qu’on remonte dans cette Constitution, on remarque qu’elle est toujours suspendue à la volonté d’un homme supposément « providentiel ». C’est peut-être la grande erreur politique du Gaullisme que de croire que la santé des sociétés dépend de chefs vertueux qui transmettent leur vertu au corps social par la bonne administration des affaires. Je préfère la position inverse, qui est celle de Spinoza : si on fait dépendre la justice politique de la vertu des grands hommes, on est mal barré – il faut donc penser des institutions vertueuses, avec des mécanismes de contre-pouvoirs réels, plutôt que des hommes politiques vertueux aux commandes d’institutions peu contraignantes pour laisser la supposée vertu des « grands hommes » s’exercer avec liberté et efficacité.

    • #71428 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Bravo pour la personne qui a filmé cette ignominie
      Alors Mr Rotailleau, toujours scandalisé par « l’inexécution des peines »?

      https://x.com/Portes_Thomas/status/1840291330301231330?t=PDWS3CSyfS2s2B-jn5vI5Q&s=35

    • #71469 Répondre
      I.G.Y
      Invité

      Il m’a semblé avoir lu cette recommandation autre part mais je ne la retrouve pas. Bref, excellent entretien sur Hors-Série avec Thomas Deltombe sur le rapport de Mitterrand à la colonisation.

      • #71474 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        On avait recommandé l’entretien du même auteur pour la grande H, sur le Media

        • #71494 Répondre
          Titouan R
          Invité

          Orient XXI a publié quelques bonnes feuilles, portant sur la stratégie de colonisation, aménagée mais pérenne pour l’Empire, en Tunisie :
          Tonton et la Tunisie

          • #71495 Répondre
            I.G.Y
            Invité

            @FB ah oui, merci, je vais le regarder (pourtant j’ai pas mal reculé sur le forum, mais sans trouver).

            @Titouan je vais regarder, mais ce que je vois d’emblée est assez rare : j’aperçois un lien de téléchargement vers les sources archivistiques elles-même, en pdf. Je ne sais pas si j’ai déjà vu ça dans un article, ça mérite d’être souligné!

    • #71476 Répondre
      Ostros
      Invité

      Dr Xavier, il ne me semble pas que tu l’aies faite celle-là :
      Quai branly Jacques Chirac

      • #71486 Répondre
        Dr Xavier
        Invité

        Elle est très bonne, je connaissais pas.
        Jacque Chirac : « un portage de ce musée ethnographique à lui tout seul. »

        • #71541 Répondre
          Ostros
          Invité

          Quel petit coquin ce Jacques.

    • #71496 Répondre
      Nox
      Invité
      • #71498 Répondre
        K. comme mon Code
        Invité

        Comment le parcours psy a dégagé du temps ?

        • #71499 Répondre
          Nox
          Invité

          J’ai arrêté progressivement d’aller en cours, grosso modo.

          • #71504 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            Nox, ce serait bien que tu nous rappelles ton statut économique – l’allocation que tu touches, etc
            Qu’il n’y ait pas de malentendu entre ton statut et celui d’un bourgeois rentier.

            • #71542 Répondre
              Mélanie
              Invité

              Allocation qui me semble-t-il n’est, en plus, pas accordée à vie

            • #71543 Répondre
              Nox
              Invité

              J’ai déjà eu l’occasion de le faire dans d’autres textes ; en l’occurrence, le passage sur mes sarcasmes autour de la bourgeoisie intellectuelle, c’était une réponse rigolote à un certain Victor F. qui t’avait une fois provoqué en duel en vidéo, François.
              __
              Mais sinon, effectivement, je touche l’Allocation Adulte Handicapé – celle-là même que j’ai dit avoir dilapidée dans des CD de musique classique pendant le confinement du printemps 2020 ; et aussi la bourse étudiante du CROUS, uniquement pour cette année. Je suis donc le fantasme ultime des réacs : arabe, étudiant déserteur et « assisté » – mon handicap n’est qu’un détail de l’histoire *tousse*.

              • #71544 Répondre
                diegomaradona
                Invité

                A combien s’élève le montant que tu touches chaque mois avec cette allocation?

                • #71546 Répondre
                  Nox
                  Invité

                  1016 patates.

                  • #71547 Répondre
                    Nox
                    Invité

                    (Pas dans le sens des Trois Frères) – 1016 €.

                    • #71548 Répondre
                      diegomaradona
                      Invité

                      Merci cher Nox

      • #71540 Répondre
        Mélanie
        Invité

        Salut Nox
        Les férus de dev perso, les influenceurs qui vont avec, le rayon bien-être/spiritualité – à leur évocation mon poil se hérisse
        J’aime beaucoup le « comprimer ou réprimer »

        • #71549 Répondre
          Nox
          Invité

          Mais Mélanie, est-ce que tu connais les accords toltèques ? (C’est pas vraiment une question ; plus une référence à une question récente qu’une nana IRL m’a posé – en gros, c’est du même niveau que « tu connais les Beatles ? » quand on parle de rock)

          • #71588 Répondre
            Mélanie
            Invité

            Les accords toltèques – tu me menaces ?
            (Une nana IRL c’est une jeune femme irlandaise?)

            • #71638 Répondre
              Nox
              Invité

              IRL = in real life.

              • #71640 Répondre
                PeggySlam
                Invité

                Rire. Mieux vaut préciser en effet

              • #71644 Répondre
                Mélanie
                Invité

                Ça me rajeunit pas ça !

          • #71668 Répondre
            Carpentier
            Invité

            allez, on danse, on va en forêt, on va mieux
            https://www.facebook.com/share/r/P7K8ZpqJFFDYX4b8/

            • #71787 Répondre
              Mélanie
              Invité

              Sur le post à contenu de Carpentier :
              – le flow du type est pas mal
              – je rappelle le B.A.BA. :
              1 : on danse, éventuellement, quand on en a l’énergie
              2 : La dépression nuit donc à la danse
              3 : c’est pareil pour les balades
              4 : Les conseils pénibles sont pénibles

              • #71987 Répondre
                Carpentier
                Invité

                Quand ça veut pas ça veut pas, décidément.
                Ce type blague et charrie, dans la catégorie développement personnel justement, la danse de forêt, comme il l’invente, ses coachs en, et ses adeptes.
                Bon flow en effet et c’est drôle.
                Enfin, je trouve.
                Rien de bien pénible dans cela et certainement pas son partage.
                Autre chose?

    • #71503 Répondre
      Claire N
      Invité

      Merci Nox
      J’ai une question peut etre déplacée – tu me diras si c’est con
      Mais quand tu évoques ta première salve de dépression ça me fait penser au stigmate : la souffrance qui marque
      Et je suis curieuse de savoir si les répliques dépressives portent en elles la stigmatisation
      Un mélange de souffrance et de marque sociale ?

      • #71545 Répondre
        Nox
        Invité

        Salut Claire,
        Si par souffrance sociale, on entend le décalage qu’une maladie mentale comme la dépression génère entre les dépressifs et « les autres », ça n’est pas une mauvaise piste ; mais il faut alors préciser que dans la plupart des cas, ce qui aggrave les choses chez bien des personnes dépressives, c’est la précarité ; précarité qui va souvent de pair avec une difficulté à « l’insertion », sans parler du manque d’accès à certains « calmants » pour certains troubles très handicapants au quotidien.
        Pour être plus direct : ma dépression a révélé le fossé qui me séparait entre moi, l’école et la famille ; elle m’a révélé que je vivais en dessous de moi-même, que j’étais passif vis-à-vis de ma propre vie.

        • #71603 Répondre
          Ema
          Invité

          @Nox
          Je ne suis pas sure de comprendre le lien que tu etablis entre l’aggravation de la dépression par la précarité d’une part et la depression comme symptôme (ou revelateur) d’un décalage avec sa vie, pourrais tu preciser? Peut-être ais je-mal compris et il n’y a aucun lien mais te lisant j’ai eu l’impression que c’était le cas.

          • #71637 Répondre
            Nox
            Invité

            Quand tu es précaire et dépressif, les deux choses s’entre-alimentent.
            Pour le côté « révélateur », en gros, c’est quand je me suis senti au fond du trou que j’ai vu où se trouvait l’essentiel ; ni la famille, ni les études.

            • #71653 Répondre
              Claire N
              Invité

              Merci Nox pour ta réponse
              Justement aujourd’hui deux femmes qui m’ont parlé de leur dépression on évoqué cet aspect de précarité
              L’une parce qu’au moment ou elle en avait le plus besoin on l’a «  mise au placard « 
              L’autre parce que suite à sa dépression il y avait eu un arrêt de travail, puis un accident, puis une invalidité : calculée sur la période d’arrêt de travail… : 80 euros par mois pour l’invalidité donc…

              • #71656 Répondre
                Claire N
                Invité

                L’une d’elle m’a aussi appris que lorsqu’on a une dépression, si on a un problème de douleur on vous dit «  c’est la dépression «  et on ne vous écoute plus qu’à travers ce prisme
                Comme si la dépression était une immunité contre les autres maladies

                • #71658 Répondre
                  Claire N
                  Invité

                  Alors moi je me dis que pour le coup, cette précarité dans l’accès aux soins de qualité, elle vient de comment le milieu médical externe appréhende et appuie sur la dépression ?

                  • #71706 Répondre
                    ..Graindorge
                    Invité

                    Vivement une collaboration entre toutes les médecines au service des personnes bien nommées  » patients »
                    En attendant, patience!

                • #71797 Répondre
                  Mélanie
                  Invité

                  Oui c’est bien de rappeler ça – je garde ta belle tournure ironique sur la dépression qui immuniserait de tout
                  La règle première : d’abord chercher une cause somatique, est souvent oubliée
                  Et si la cause n’est pas visible sur un IRM ça n’aide pas
                  On oublie souvent aussi la règle première aussi que rien n’exclut rien – un mal n’en exclut donc pas un autre – voire c’est le contraire
                  Un dépressif souffrira donc aussi de peiner à faire reconnaître et traiter ses douleurs et autres maladies
                  En plus de peiner à faire reconnaître et traiter la dépression
                  Et les maladies s’alimenteront les unes les autres
                  Sur le lien avec la précarité on a un cas aussi dans Memory où Sylvia a fait une belle dégringolade sociale, en plus du reste. Parmi les signes dessinant ça finement, dans certains plans devant son appart on voit un bel entrelacs d’échangeurs.

                  • #71804 Répondre
                    Claire N
                    Invité

                    Oui j’aime bien cette image des échangeurs que tu évoques ; je n’ai pas vu le film mais la précision que tu donnes de les voir «  par la fenêtre «  doit donner vraiment de la pensée en barre !
                    J’ai hâte de trouver un moment pour le rattraper ( après Joker peut etre….)

    • #71521 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Et c’est une frugivore-végétarienne qui partage ça
      Rappel: vegan c’est végétaLien.
      « On peut traiter correctement les animaux et continuer à manger de la viande » Des éleveurs formés pour argumenter face aux vegans et antispécistes https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/calvados/on-peut-traiter-correctement-les-animaux-et-continuer-a-manger-de-la-viande-des-eleveurs-formes-pour-argumenter-face-aux-vegans-et-antispecistes-3038135.html

      • #71539 Répondre
        Mélanie
        Invité

        Et la végétaline c’est pas de l’huile d’olive – que ferions-nous sans toi
        J’en profite pour répondre à un post que tu m’écrivais ailleurs : donc si ton idée est de nous informer qu’Amazon est le géant de la livraison et qu’il y a mille raisons de boycotter, je pense qu’on est au courant merci
        Si tu as envie d’écrire aux libraires et aux éditeurs pour leur dire que vraiment c’est pas sympa de ne pas livrer sur ton île, fais ta vie
        Et si tu as des scrupules à lire François en pdf, si tu veux j’achète 2×Comme une mule le mois prochain pour compenser

    • #71589 Répondre
      Sarah G
      Invité

      https://www.archimag.com/archives-patrimoine/2024/08/12/archives-virginia-woolf-desormais-accessibles-en-ligne.
      Numérisation des documents de travail de Virginia Woolf maintenant disponible.

    • #71650 Répondre
      Cyril
      Invité

      En lisant le dernier numéro de l’Histoire sur les compagnies des Indes, je me suis demandé : le libéralisme économique, n’était-il pas à l’origine une morale des dominés ? C’est-à-dire, n’était-il pas une réaction contre les monopolistes ? Parce que l’intérêt du dominant est de constituer des monopoles. Le libéral économique s’attaque donc à son intérêt et veut démocratiser l’accès au marché. Alors bien sûr, une fois que le libéral devient lui-même dominant il a tout intérêt à basculer du côté des monopolistes. Comme on voit dans certains pays des pauvres soutenir des mesures de redistribution, puis une fois accédé à la classe moyenne se droitiser.

      • #71652 Répondre
        Cyril
        Invité

        Le numéro de l’Histoire rappelle que les compagnies étaient « tout sauf libérales » :
        « Ce qui réunit les marchands, c’est bien leur aversion pour la concurrence ; ce qu’ils veulent c’est réguler les quantités et les prix, se protéger et s’assurer l’exclusivité de l’approvisionnement (dans les comptoirs) et de la vente (au retour) des cachemires et des boîtes à thé aux bourgeois de Londres, d’Amsterdam ou de Bordeaux. »

        • #71673 Répondre
          Ludovic
          Invité

          Non car t’oublies la 3 ème catégorie qui fondent les civilisations et façonnent les paysages : les agriculteurs-eleveurs propriétaires terriens
          Que ce soit la guerre de sécession aux us
          Ou la guerre anglo-boers en af-sud au XIX
          C’est cette lutte entre les commercants et les producteurs.
          Le commerce n’ayant pour intérêt que les comptoirs côtiers et les agriculteurs mettant en valeur tout le territoire. cote Est us vs tout le sud. Cap town- port elizabeth- Durban vs tout le reste

          • #71677 Répondre
            François Bégaudeau
            Maître des clés

            C’est en ce sens qu’on peut dire que la Révolution française fut une révolution libérale : faite par la bourgeoisie qui voulait libérer e marché verrouillé par la rente féodale.
            Le nouvel entrant confronté aux monopoles et aux rentes veut toujours les faire exploser. Puis il devient gros et oeuvre à verrouiller le marché.
            Aussi bien : une entreprise est toujours protectionniste quand il s’agit de refouler la concurrence étrangère, et toujours opposée aux protections quand il s’agit de pénétrer un marché étranger
            Le capitalisme n’a absolument aucun principe fixe sur ces questions. IL n’y a pas de pensée capitaliste, il n’y a que le capital.
            Comme dit dans Notre Joie, les débats entre marchands sont exclusivement des débats stratégiques, où chacun tient une position strictement liée à sa position sur le marché.

            • #71679 Répondre
              Cyril
              Invité

              Oui très bien, mais n’en est-il pas de même pour le prolétaire acquis au marxisme ? Lui-même occupe une position dans la production et les combats politiques qu’il porte, il les porte pour des raisons stratégiques. Il a ses intérêts propres qui ne sont pas ceux du bourgeois. Faut-il alors ne pas non plus lui prêter de pensée ? N’y a-t-il pas de pensée prolétaire ?

              • #71688 Répondre
                François Bégaudeau
                Maître des clés

                Ne pas confondre stratégie et intéret Par stratégie j’entendais stratégie commerciale. Ce que le prolétaire n’a pas
                Mais oui le prolétaire a des intérêts, qui forgent ses convictions. Peut on appeler ces convictions une pensée? Je ne sais pas. On peut juste espérer que cette perception de ses intérets muée en opinion s’exhausse par la suite en pensée – ce à quoi contribuent l’éduc pop, les luttes concrètes, la coexistence militante, les discussions syndicales, etc. On entre en lutte pour ses intérets, on en sort avec des vues plus larges. Les gilets jaunes entrent en lutte sur une taxe carbu, deux mois plus tard ils en sont au RIC.

                • #71690 Répondre
                  diegomaradona
                  Invité

                  « Les gilets jaunes entrent en lutte sur une taxe carbu, deux mois plus tard ils en sont au RIC. »
                  Les pensées illusoires.

                • #71736 Répondre
                  Cyril
                  Invité

                  Je me fais l’avocat du diable mais je suis tenté de dire : les marchands entrent en lutte contre les monopolistes et x temps plus tard ils en sont à la main invisible du marché.
                  C’est de la pensée ça aussi.

                  • #71793 Répondre
                    François Bégaudeau
                    Maître des clés

                    Je ne suis pas sur que beaucoup de marchands
                    1 connaissent la notion de main invisible
                    2 la partagent – eux qui ne cessent de demander à l’Etat une flopée d’interventions (en leur faveur), et accessoirement une flopée de subventions

                    • #71914 Répondre
                      Seldoon
                      Invité

                      Je me souviens d’une khôlle « Smith, Ricardo et les autres ». Le manager apprend la main invisible en prépa HEC, au cours des deux seules années de formation non entièrement dédiées à sa professionnalisation. Il l’apprend comme à l’école, en savoir mort, en vague socle de culture générale destiné à être cité, bavardé. On se paie même le luxe de ponderer la notion à base de critiques à la marge, la main invisible ok mais à 80%. Tout comme on mentionne et pondère les bases de Marx. Il arrive même que ces notions soient enseignées par d’authentiques marxistes. Il s’agit de fabriquer des honnêtes hommes, la théorie économique est une abstraction. En diner en ville comme en évènement networking ou encore en intervention publique lors d’un salon professionnel, on peut tout dire tant qu’on pondère. Tout vernis est bienvenue. En parallèle le futur manager passe infiniment plus d’heures à apprendre sur le bout des doigts une histoire économique des deux derniers siècles aussi concrète que radicalement libérale autoritaire. En cours de langues, pour approfondir son vocabulaire, il épluchera ligne par ligne des articles de The Economist à la gloire du pragmatisme de Tony Blair. Tout sera oublié deux semaines après les concours d’entrée des différentes écoles de commerces, mais on sait quelle idéologie a travaillé en lui tout ce temps.

    • #71669 Répondre
      Nox
      Invité
      • #71678 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        excellent, comme toujours
        le dernier paragraphe aborde un point traité dans Comme une mule
        et merci pour l’éclat de rire sur le retour des Backstreet boys – effectivement aussi cauchemardesque qu’une résurrection de Fourniret

        • #71711 Répondre
          Nox
          Invité

          Pas de quoi pour les Backstreet Boys !
          Et concernant le point en question, en en discutant avec ma copine, il m’est venu un mot rigolo pour qualifier l’intérêt massif que des militant-e-s peuvent accorder à des procès : la netflixisation ; en gros, l’issue d’un procès, c’est l’équivalent d’un season finale où le suspense monte à son paroxysme et on ne sait pas si les protagonistes vont s’en sortir face à l’adversité.
          Le feuilleton électoral est à peu près semblable ; il y a des protagonistes, des antagonistes, du suspense, des plot twists et l’espoir d’un happy ending.
          C’est un peu réduire le fait politique ou social à un épisode de Santa Barbara, grosso modo.

          • #71725 Répondre
            Demi Habile
            Invité

            “En 2014, me faire hospitaliser en HP était la dernière solution que j’envisageais face à des pensées suicidaires beaucoup trop envahissantes à ce moment-là ; et que je n’ai jamais cessé de comprimer ou de réprimer depuis (…)”
            .
            T’as déjà envisagé de faire face à tes problèmes au lieu de les fuir?

            • #71726 Répondre
              Nox
              Invité

              Salut toi ! Comment vas-tu ? Ça fait longtemps, dis donc.
              Je suis curieux – puisque tu ne t’intéresses à mon cas uniquement quand je parle de psychiatrie : qu’est-ce que tu appelles « faire face à ses problèmes » ?

              • #71728 Répondre
                Demi Habile
                Invité

                Nox: Genre au lieu de réprimer les pensées envahissantes tu les affrontes. Plutôt que de ranger le problème dans un coin en te la jouant comme Aïcha, tu prends ton courage à deux mains et tu fais face.
                Sinon t’es au courant que l’essentiel de tes billets consistent à faire ouin ouin sur tes problèmes? Parce que ça pourrait expliquer cette histoire en vrai:
                « tu ne t’intéresses à mon cas uniquement quand je parle de psychiatrie »

                • #71730 Répondre
                  Nox
                  Invité

                  Qu’est-ce que tu appelles « faire face » ?

                  • #71777 Répondre
                    Demi Habile
                    Invité

                    Nox: Ma dernière tentative de suicide c’était au début de l’année 2008 et ça fait 15 ans que je suis libéré de tout ça donc t’as raison de faire le malin, ce serait trop con d’envisager que ça mène nulle part d’affronter ses sentiments alors que tu peux te contenter de réprimer et compter sur les gens dans le coin pour t’aider à croire que t’es un battant.

                    • #71778 Répondre
                      K. comme mon Code
                      Invité

                      T’es un battant dans le sens où tu viens agresser les gens gratuitement. Si je devais dire qui me fait le plus pitié entre Nox et toi, tu remportes le duel haut la main — est ouin ouin celui qui dit qui est.

                      • #71779 Répondre
                        Demi Habile
                        Invité

                        K. 2000: « Si je devais dire qui me fait le plus pitié entre Nox et toi »
                        .
                        Si je devais avoir un avis sur ton avis je dirais que je m’en branle.

                    • #71780 Répondre
                      Nox
                      Invité

                      Comment tu as fait pour t’en sortir ? Parle-moi un peu de toi, pour changer.

                      • #72166 Répondre
                        Demi Habile
                        Invité

                        Nox: “Mais je m’en branle de toi, mec. Tu te comportes comme une merde à chaque fois tu me parles, t’es infoutu d’assumer tes troubles comme je les assume ; au lieu de ça, t’essayes de te faire passer pour le QI supérieur du forum et comme le gars le plus solide de la Terre alors que t’as chouiné intérieurement quand je t’ai piqué sur ta schizophrénie et t’y repenses encore en ce moment même.”
                        .
                        Si j’ai réglé mes problèmes là où tu n’es bon qu’à subir c’est qu’entre mon petit nombril et ton délire à mon sujet il y a un truc qui s’appelle la réalité donc si tu veux affronter le mieux c’est de t’abstenir de faire ouin ouin puis de te remettre un peu en question. Parce que t’es bien gentil à m’offrir l’opportunité de t’inspirer mais en l’état t’as été incapable de faire quoi que ce soit de conséquent du peu que tu sais de moi donc peut être qu’on va rester modeste et se concentrer sur des basiques pour le moment.

                    • #71803 Répondre
                      Claire N
                      Invité

                      « d’affronter ses sentiments »
                      Comme ça de l’extérieur on a l’impression que t’essaye de donner un conseil sur ce qui t’as été utile – mais de manière autoritaire
                      Vraiment Nox a raison de te poser la question, parce que sans l’aspect «  concret «  on voit pas bien ce qui t’as demandé ce travail sur toi
                      C’est très théorique c’est un peu comme si tu me dis d’arrêter de stresser pour un truc parce que ce truc va pas me tuer
                      Tu insultes mon intelligence, j’y ai pensé avant toi
                      Que le stress est pas raisonnable
                      Ce que j’essaye de dire c’est que c’est ton parcours affectif et pas des théorèmes raisonnables qui me semblent pertinents

                • #71737 Répondre
                  Christophe M
                  Invité

                  Demi-habile : si tu avais pris la peine de lire le dernier édito de Nox intégralement, et si tu étais un minimum de bonne foi, tu te serais aperçu que, justement, Nox indiquait, en une phrase, comment il s’était sorti d’un « problème ».
                  Ton message moralisateur et creux tombe vraiment mal.

                  • #71739 Répondre
                    Demi Habile
                    Invité

                    Christophe M: A mon avis c’est plutôt toi qui ferait mieux de fermer ta gueule.

              • #71799 Répondre
                Mélanie
                Invité

                Peut-être aussi qu’il réagit quand on dit du bien de tes écrits

      • #71800 Répondre
        Mélanie
        Invité

        « orgasme seumard » – concision de l’adjectif

    • #71692 Répondre
      PeggySlam
      Invité

      @Carpentier, je ne sais plus où se trouve notre discussion Saîto et Marx. J’ai lu l’article et j’ai pas compris grand chose. Bien que son scénario Fascisme climatique je trouve qu’on est en plein dedans. Et je dirai même plus depuis que je ne cesse de repenser au film Rendez-vous avec Pol Polt mais que je n’oserai exprimer ici. Cependant pour mieux comprendre pourquoi Marx fascine tant encore aujourd’hui faut vraiment que je lise un livre sur lui. Car il est tellement déformé et récupéré de droite à gauche que je ne sais que penser de lui. Je regarderai aussi le film de Raoul Peck à son sujet pour un premier jet. Un premier regard. En tout cas au plaisir malgré tout de continuer à en discuter ici

      • #71694 Répondre
        Leo Landru
        Invité

        Je ne sais pas si d’autres valideront mais je trouve qu’Étienne Balibar est un bon vulgarisateur de la pensée marxiste, du matérialisme – lire La Philosophie de Marx, par cet auteur. Également Peggy je te recommande la chaîne YouTube Café Marxiste dans laquelle intervient régulièrement Annie Lacroix-Riz dont le travail a déjà été recommandé sur ce forum. On y parle moins de Marx qu’on y utilise le marxisme, c’est-à-dire une grille d’analyse matérialiste du monde, pour étudier l’histoire, et cela permet de mesurer la puissance de cet outil.

        • #71695 Répondre
          PeggySlam
          Invité

          Super ! Merci beaucoup Leo ! J’y vais de ce pas !

      • #71699 Répondre
        ..Graindorge
        Invité

        Peggy
        La conversation avec Carpentier sur Saïto est dans le fil Avis littéraires 3. Facile de se perdre dans ce forum.. Moi je note sur un carnet quand je veux retrouver un texte ou autre

        • #71701 Répondre
          PeggySlam
          Invité

          Tiens bonne technique !

      • #71746 Répondre
        Carpentier
        Invité
        • #71748 Répondre
          PeggySlam
          Invité

          Merci je note !

        • #71758 Répondre
          ..Graindorge
          Invité

          @Carpentier : tu es la vraie ou on t’a usurpé ton pseudo? Car dans Poèmes, le poème de Neruda a été partagé à 4h29 je crois. Tu partages des poèmes si tôt Carpentina? Ça n’ôte rien au joli poème mais je me suis dit tiens à 4h et demi..
          Sinon, je lis que Marx pronaît aussi la réduction de la journée de travail mais il est bon de répéter que le capitalisme a trouvé la parade ici ou ailleurs, dans beaucoup d’entreprises, le volume de travail reste le même et c’est à prendre ou à laisser : accélérer les cadences ou prendre sur toi et finir le boulot… Ici la Yolanda Diaz de Sumar invité aux manifs pour la réduction des heures mais pas un mot sur le volume de travail…
          Les petites entreprises souvent n’ont sincèrement pas les moyens d’embaucher plus et s’arrange avec les employés.

          • #71783 Répondre
            Carpentier
            Invité

            Salut graindorge,
            Depuis quelques semaines, je fais en effet des nuits un peu hachées et habitées de combo pipi/ lecture, verre d’eau/ ouverture de fenêtre pour fraîcheur, plus rarement d’attentes plus ou moins patientes de ré-endormissement, ce qui vient le plus souvent après 1/2heure.
            L’âge sans doute ou ce que j’appellerai dormir comme un nouveau-né (un sommeil de 5 heures puis petit éveil.
            Mais sur ma légitimité, le petit icône carré à côté du pseudo peut te renseigner plus que l’heure à laquelle je poste, graindorge.
            Je m’inquièterai sur mon sort quand je posterai 4 Black Sabbath nocturnes.
            – Oui, Neruda donc, c’est bien moi.
            Là par exemple, je viens de checker un mail de ma librairie de quartier, un mail d’hier genre à 17h50 qui m’annonçait l’arrivée en boutique du dernier François Begaudeau.
            Le 1er octobre.
            Bon, comme,quoi, on sait jamais d’avance.
            J’irai tout à l’heure le recuperer, pas sure que ça m’aide à me rendormir facilement du coup mais.
            Après Neruda, c’était reparti pour un dodo comme papa dans maman

            • #71913 Répondre
              ..Graindorge
              Invité

              Capito Carpentina!
              L’essentiel c’est de bien le prendre. Tranquilo
              A bientôt!
              Baîetas

    • #71722 Répondre
      Arnaud
      Invité

      Mehdi Maizi qui publie à La Fabtique, le titre du bouquin lui a ete directement inspiré de François ! On aura tout vu ! À voir si le sous-titre tient ses promesses.

    • #71735 Répondre
      thierry
      Invité

      Quelqu’un a lu ou étudié Dany Robert Dufour ?
      Je viens de commander « Baise ton prochain: Une histoire souterraine du capitalisme » dont le postulat me paraît tout à fait passionnant mais je découvre et je ne sais pas du tout à quoi m’attendre.

    • #71881 Répondre
      Charles
      Invité

      Mesdames et messieurs, nous avons les honneurs de Libé qui suit attentivement les débats sur ce forum : https://www.liberation.fr/idees-et-debats/francois-begaudeau-et-le-feminisme-cest-quoi-le-probleme-20241002_TBQEQF5ZLJC6FGVZ6TSK2YLXDY/?redirected=1

      • #71884 Répondre
        cornemuse
        Invité

        La photo du B est terrifiante ; un petit trigger warning aurait été le bienvenue.

      • #71885 Répondre
        geuz
        Invité

        Si tu veux partager l’article dans son entièreté absolue, je suis preneur.

        • #71888 Répondre
          cornemuse
          Invité

          pareil

        • #71889 Répondre
          Charles
          Invité

          Le voici (tu m’excuseras, Simon) :

          « «Et l’abbé Pierre, on en pense quoi ici ?» lance un certain «essais fragiles» sur le forum de françoisbegaudeau.fr. «Vous dites quoi ? Un mythe qui s’effondre… Purée, il a bien dû niquer, le cochon… Il faut distinguer l’homme de l’œuvre, etc.» Réponse d’un prénommé SHB : «C’est un non-débat, c’est comme pour Michael Jackson, les mecs sont morts en + donc bon.» Plus loin, on trouve Delphine pour écrire : «A voir si le changement de nom de la fondation apaisera les choses. Certaines personnes ne feront plus de dons en raison de ce changement de dénomination, parce que le lien avec l’abbé Pierre, sorte de figure symbolique, disparaîtra.» Quand soudain apparaît le maître des lieux, François Bégaudeau himself : «Oui, par exemple, beaucoup de prédateurs sexuels ne donneront plus à Emmaüs si l’association n’est plus liée à leur figure de proue l’abbé Pierre.» On rigole bien sur la page web du romancier où l’on discute librement entre bégaudeaunautes du déboulonnage tardif du prêtre français comme des transfuges de classe ou de la situation en Palestine.

          Comme sur tout café du commerce en ligne qui se respecte, parfois l’échange dérape. Ainsi, ce 20 mai 2020, lorsque l’essayiste de gauche radicale commet une phrase qui l’enverra devant le tribunal correctionnel : «Dans le milieu radical parisien, Ludivine [Bantigny] est connue pour être jamais la dernière. Tous les auteurs de La Fabrique lui sont passés dessus, même [Geoffroy de] Lagasnerie.» Le post remonte aux yeux et aux oreilles de l’historienne, elle aussi de gauche radicale, qui partage son offense sur Twitter, puis porte plainte pour «diffamation à raison du sexe», accompagnée de militantes de l’association Chiennes de garde, également plaignante. Quatre ans plus tard, la justice reconnaît des propos «indéniablement empreints de sexisme», mais relaxe son auteur qui invoque «l’humour beauf». Fin de la blague ? Non. Voilà que François Bégaudeau, qui a entre-temps changé l’URL de son site, en tire un livre, Comme une mule (Stock), en librairie ce mercredi.

          Mauvaise foi
          Cet été, apprenant la nouvelle, la principale intéressée n’a pu contenir sa colère sur X : «Un livre, alors qu’il n’a pas été fichu de m’écrire trois lignes pour s’excuser de sa dégueulasserie misogyne. Franchement, c’est à vomir.» Et le titre de l’ouvrage laissait peu de place au doute : Comme une mule n’est pas un acte de contrition. Le contraire aurait étonné de la part de l’ancien prof dont l’autosatisfaction est de notoriété publique. «Je n’ai pas de tort à rétablir», écrit-il dès les premières pages, Ludivine Bantigny est «une victime sans coupable». L’auteur d’Une histoire de ta bêtise, réquisitoire contre la «bourgeoisie cool», regrette que sa camarade de lutte ne lui ait pas laissé le temps d’expliquer la sienne. Mais que pouvait-elle attendre de la part de celui qui écrit de sa plume têtue : «A aucune seconde, je n’ai envisagé de m’excuser auprès de LB, en public ni en aparté.» Fascinant de mauvaise foi.

          Cette mésaventure est le point de départ d’un long fouillis (443 pages tout de même) de réflexions sans pause ni chapitre sur les rapports entre morale, politique, humour et art. «Mon interlocuteur conflictuel dans ce livre n’est pas Ludivine Bantigny, assure-t-il à Libération, bien qu’il n’épargne pas l’historienne, spécialiste des mouvements sociaux. C’est l’esprit militant qui n’a plus que comme boussole exclusive sa propre morale, qui au nom d’un noble combat sacrifie la justesse.»

          En quatre ans, François Bégaudeau a eu le temps de méditer quelques tempêtes médiatiques plus ou moins confuses, plus ou moins complexes. Du «dossier vide» qu’est l’affaire Julien Bayou à l’«annulation» de Bastien Vivès à Angoulême en passant par Roman Polanski. «Adèle Haenel ne quitte pas les césars parce qu’elle trouve scandaleux de sacrer une merde comme J’accuse, écrit-il, mais de sacrer un film dont l’auteur a jadis violé une mineure. Polanski aurait-il été en lice pour un film sur la pêche à la mouche qu’elle se serait barrée tout pareil.» Doit-il et peut-il y avoir une «saisie féministe de l’art» ? Question à choix multiples.

          L’écrivain souligne que «l’apport féminin diversifie les récits, les corps, les voix, les angles de vue» comiques, cinématographiques, théâtraux, musicaux, tout en prenant un malin plaisir à fouiller dans les bourbiers moraux de sa famille naturelle, la gauche. Au téléphone, il plaide également un exercice d’introspection : «Quel genre d’individu je suis pour en arriver à parler comme ça sur un forum ? Qu’est-ce que c’est que cet humour ?»

          Ses considérations sur le féminisme version 2024 sont l’un des fils rouges de ce livre «écrit à l’os». Sur #MeToo, il dit : «Le “Je te crois” inconditionnel est insupportable pour cette autre raison qu’il substantialise la victime. Il la décrète victime avant même l’établissement des faits seuls à même d’en faire une victime […]. Une femme soucieuse de s’émanciper sera cohérente de refuser d’être crue a priori. A des sœurs qui lui disent : “On te croit”, elle répond : d’abord “Ecoutez-moi”.» Coïncidence (ou signe des temps), la très médiatique et centriste radicale Caroline Fourest publiait, il y a deux semaines, le Vertige Me Too avec grosso modo le même propos : «préférons le “je t’écoute” à un “je te crois”». François Bégaudeau a beau pamphléter contre la bourgeoisie, il partage factuellement certains de ses vertiges.

          Ne lui parlez pas de se déconstruire
          Il serait faux de dire que l’homme découvre le sujet. Voici plus de dix ans, au moment de la sortie de sa BD Mâle occidental contemporain, contant les déconvenues d’un trentenaire face à la prise de pouvoir par les femmes, il confessait au Figaro : «Vous savez, l’homme, moi compris, doit toujours négocier avec son propre machisme. En imaginant cette histoire, j’ai voulu m’amputer de cette gangrène qu’est la phallocratie. Je me considère comme plutôt émancipé par rapport à tout ça, mais je vois bien que j’ai toujours des relents. J’avais envie de les exorciser dans cet album.» A 50 ans passés, il continue à chasser ses démons, mais a fait quelques progrès.

          S’il se reconnaît une «fierté masculine en bois», il a lu la philosophe Geneviève Fraisse sur le consentement «bien avant la récente vogue de cette question». Et désormais, les poils aux mollets d’une jeune femme dans le train provoquent chez ce punk anarchiste un plaisir politique, «plaisir de cette résistance à la sommation de se raser». Il se passe des choses en lui, sa «perception s’augmente du point de vue féministe». Alors, ne lui parlez pas de se déconstruire : «L’homme déconstruit se définit par ce qu’il retranche de lui : vieux réflexes, vieux tee-shirts Rammstein transformés en chiffons à vitre, vieille manie de laisser élégamment à sa concubine le privilège du repassage. L’homme féministe est augmenté. L’homme déconstruit est soustrait.»

          Aucun doute qu’auprès des féministes, François Bégaudeau provoquera une immense gêne, sinon une envie de tout casser, après avoir conquis la critique et le public l’an dernier avec l’Amour, roman de 96 pages sur la vie d’un couple ordinaire de la classe moyenne. Des lecteurs s’interrogeront sans doute sur la trajectoire du touche-à-tout d’Entre les murs (2006), réalisateur, rockeur, dont les exploits de puncheur gauchiste sont recyclés dans des shorts YouTube et TikTok («François Bégaudeau atomise un idéaliste», «François Bégaudeau humilie Cohen», «Un libertarien en PLS face à François Bégaudeau»).

          Son audience est stable. Ses livres se vendent bien. Il s’est même découvert, ces dernières années, un lectorat chez des sympathisants d’extrême droite. Expérience qu’il racontait dans Notre Joie où il expliquait à un identitaire pourquoi il avait tort de l’admirer. Pour l’occasion, le marxiste libertaire avait cru bon de donner un entretien au média plus que droitier Livre noir (rebaptisé Frontières), provoquant des petits hoquets d’effroi chez son public (du moins sa frange «bourgeoise», dirait-il). Où va-t-il atterrir cette fois-ci ?

          Reste dans Comme une mule une liberté de ton, une autodérision, un sens de la formule qui claque et ce petit côté péremptoire qui énerve ou amuse. «Je chéris mon ironie et je m’en méfie, observe-t-il. Je m’en méfie politiquement. Le “politimane” de gauche s’en méfie. Il l’approuve quand elle encaustique les pouvoirs ; quand, avec Montaigne, elle rappelle aux princes que sur le plus haut trône du monde on n’est jamais assis que sur son cul. Mais l’ironie sur les bonnes causes et celzéceux qui les portent, sur la dénonciation parée de vertu, cette ironie-là sent le sarcasme droitier.»

          Droitier lui, le moqueur cinglant des dominants ? Il se sent proche de l’économiste Frédéric Lordon et apprécie le philosophe Geoffroy de Lagasnerie – que les femmes n’intéressent pas (sexuellement) et qui n’est pas un auteur de La Fabrique, ce qui est bien la preuve que cette maudite vanne n’était pas bien méchante et qu’il ne fallait pas en faire tout un procès. «Et je crois que je vais m’en tirer comme ça ? s’auto-analyse-t-il. Voilà qu’en bon mâle, je donne dans le gaslighting. Je minimise.»

          Il faut probablement être un peu fou pour écrire Comme une mule et il faut certainement l’être un peu pour aller au bout de cette lecture. Ludivine Bantigny, elle, ne le lira pas. «Je suis sidérée qu’il n’ait pas eu l’idée de faire amende honorable et de, simplement, s’excuser, déplore-t-elle encore aujourd’hui à Libération, précisant qu’un appel de la décision de justice court toujours. On ne se connaît pas. Ce qu’il a fait, c’est une souillure pour moi, mais pas seulement. Si j’ai porté plainte, c’est aussi pour toutes celles qui ont à subir ce genre d’images dégradantes du corps des femmes. Il n’est pas le penseur de l’émancipation qu’il croit être.» François Bégaudeau, inflexible : «Je ne crois pas m’accabler avec ce livre. J’essaye d’interroger certaines pratiques du féminisme contemporain qui me paraissent contradictoires avec la gauche. Evidemment, si vous dites que c’est un règlement de comptes, le livre est foutu.» »

          • #71891 Répondre
            Tony
            Invité

            Merci Charles,le rapprochement avec Caroline Fourest !!!Si je comprends bien faut être suffisamment fou pour lire un fouillis pareil!

            • #71911 Répondre
              Nox
              Invité

              Cet article est stupéfiant de dépolitisation, à ce sujet ; émettre un doute sur #MeToo n’a pas le même sens en fonction précisément de la sensibilité politique du ou de la sceptique du moment.
              Sinon, ils savent à Libération que c’est banal qu’un forum ressemble à un « café du commerce » ? Ils ont l’air de le découvrir.

          • #71965 Répondre
            thierry
            Invité

            C’est pitoyable. Rien à attendre du journalisme. C’est pas malin d’essentialiser mais ça me fait du bien. J’en veux à personne dans la vie, j’aime tout le monde, même Pierce Brosnan. Mais les journalistes ça fait du mal, j’ai une dent contre eux. Plusieurs même. Et cariées.

          • #71966 Répondre
            forumactif
            Invité

            C’est qui le gars qui a écrit ça ?

      • #71887 Répondre
        PeggySlam
        Invité

        Le file de L’abbé Pierre c’est ce qui m’a fait partir du forum un peu. Puis en faite j’ai décidé de ne plus trop répondre à ce genre d’article. Faut penser aux victimes surtout mais ce que dit François à propos de ça dans Comme Une Mule est très intéressant même si je ne suis pas d’accord avec tout. De toute façon je vais préparer un entretien avec François mais ça sera plus pour l’année prochaine car c’est clair que François va pas se faire beaucoup d’amis avec ce livre

        • #71893 Répondre
          patricia
          Invité

          PeggySlam, tu apprendras à le connaître.

          • #71896 Répondre
            PeggySlam
            Invité

            Je pense que le plus important c’est de ne pas être d’accord avec tout même avec une personne qu’on apprécie

            • #71916 Répondre
              toto
              Invité

              Toto approuve PeggySlam.
              Garder ses propres goûts, ses propres opinions.

      • #71890 Répondre
        Emile Novis
        Invité

        J’aimerais bien lire l’article en entier, mais je ne suis pas abonné à ce journal sartrien devenu macronien.
        Je note que l’humour d’essaisfragiles va désormais envahir la nation toute entière, puisque ce journal relate son message initial sur l’abbé Pierre.
        .
        Je note aussi, dans l’article, l’expression « café du commerce », formule que je ne prononce jamais et qui m’a toujours inspiré une forme de rejet spontané. J’ai l’impression qu’il désigne un lieu de discussion de gens pas très policés, loin du noble salon ou, ce qui en tient lieu désormais, le plateau tv laissant aux gens autorisés à parler le droit de parler sérieusement. Bref, il me semble que cette expression de « café du commerce » dénote une hiérarchisation de la parole dans une société.

      • #71892 Répondre
        essaisfragiles
        Invité

        Je ne lis plus Libé depuis 2002.
        Trop sérieux.
        J’espère au moins qu’ils ont relevé la grosse blague à l’initiative de mon post. Pas sûr.

        • #71894 Répondre
          Emile Novis
          Invité

          @essaisfragiles
          Je n’ai jamais vraiment lu Libé, mais ce que je vois là me paraît assez vide. Disons qu’en sortant de l’article, on ne comprend toujours pas l’intérêt de l’avoir lu.

        • #71898 Répondre
          essaisfragiles
          Invité

          Je ne retiendrai de cet article qu’une seule chose et ensuite je passe à autre chose : le forum n’est jamais désigné par son nom, « chantier autonome ».
          Et pour cause : Libé doit croire en avoir encore l’apanage.

          • #71899 Répondre
            diegomaradona
            Invité

            Encore une énième façon d’intervenir pour parler de ton nombril.
            Tu devrais être content, tu fais presque la Une de l’article.

            • #71912 Répondre
              cornemuse
              Invité

              C’est pas compliqué, l’article veut faire passer le forum comme un délire narcissique, « regardez même le site s’appelle bégaudeau, il a vraiment le melon », je me souviens d’un autre article qui disait plus ou moins pareil mais plus littéralement.

            • #71918 Répondre
              toto
              Invité

              Delphine et SHB aussi sont maintenant des stars.
              Étrange, Libé ne cite pas de posts sur le cinéma ou la littérature.

      • #71895 Répondre
        ..Graindorge
        Invité
      • #71910 Répondre
        Mélanie
        Invité

        Ils sont fainéants quand même, ils auraient pu nous contacter et mettre des photos de nous aussi

    • #71919 Répondre
      Christophe M
      Invité

      Voilà que François Bégaudeau, qui a entre-temps changé l’URL de son site, en tire un livre, Comme une mule (Stock), en librairie ce mercredi.
      Faux
      L’auteur d’Une histoire de ta bêtise,
      Pas d’une.
      On manque de rigueur à Libé

      • #71920 Répondre
        cornemuse
        Invité

        Pour l’occasion, le marxiste libertaire avait cru bon de donner un entretien au média plus que droitier Livre noir (rebaptisé Frontières), provoquant des petits hoquets d’effroi chez son public (du moins sa frange «bourgeoise», dirait-il).
        C’est une pure invention de libé ou des gens on vraiment polémiquer sur son passage à livre noir ?

        • #71928 Répondre
          I.G.Y
          Invité

          D’autant que ce passage à Livre Noir est dans mon souvenir d’une frontalité conflictuelle sans pareille de sa part.

          Pas évident d’être plus clair sans dépasser les limites de la bienséance.

          À l’aune de ce critère, évaluons le passage de Macron chez Valeurs Actuelles. Rire assuré.

    • #71931 Répondre
      Nox
      Invité

      poème
      Un poème au milieu de la polémique.

    • #71933 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      Si jamais j’ai mon mot à dire, je trouve tout à fait déplacé de reporter ici cette chose médiocre, alors que le livre n’a pas été lu.
      Lire ce texte affecte fatalement la lecture à venir (si lecture il y a ), l’endommage, l’abime.
      C’est fait.

      • #71934 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        Je parle bien sur de l’article de Libé et non du mini texte de Nox.

        • #71935 Répondre
          cornemuse
          Invité

          la photo est malgré tout, déjà d’anthologie

        • #71936 Répondre
          Tristan
          Invité

          Tu parles du com que Charles a envoyé, celui-ci ?
          Le voici (tu m’excuseras, Simon) :
          « «Et l’abbé Pierre, on en pense quoi ici ?» lance un certain «essais fragiles» sur le forum de françoisbegaudeau.fr. «Vous dites quoi ? Un mythe qui s’effondre… Purée, il a bien dû niquer, le cochon… Il faut distinguer l’homme de l’œuvre, etc.» Réponse d’un prénommé SHB : «C’est un non-débat, c’est comme pour Michael Jackson, les mecs sont morts en + donc bon.» Plus loin, on trouve Delphine pour écrire : «A voir si le changement de nom de la fondation apaisera les choses. Certaines personnes ne feront plus de dons en raison de ce changement de dénomination, parce que le lien avec l’abbé Pierre, sorte de figure symbolique, disparaîtra.» Quand soudain apparaît le maître des lieux, François Bégaudeau himself : «Oui, par exemple, beaucoup de prédateurs sexuels ne donneront plus à Emmaüs si l’association n’est plus liée à leur figure de proue l’abbé Pierre.» On rigole bien sur la page web du romancier où l’on discute librement entre bégaudeaunautes du déboulonnage tardif du prêtre français comme des transfuges de classe ou de la situation en Palestine.
          Comme sur tout café du commerce en ligne qui se respecte, parfois l’échange dérape. Ainsi, ce 20 mai 2020, lorsque l’essayiste de gauche radicale commet une phrase qui l’enverra devant le tribunal correctionnel : «Dans le milieu radical parisien, Ludivine [Bantigny] est connue pour être jamais la dernière. Tous les auteurs de La Fabrique lui sont passés dessus, même [Geoffroy de] Lagasnerie.» Le post remonte aux yeux et aux oreilles de l’historienne, elle aussi de gauche radicale, qui partage son offense sur Twitter, puis porte plainte pour «diffamation à raison du sexe», accompagnée de militantes de l’association Chiennes de garde, également plaignante. Quatre ans plus tard, la justice reconnaît des propos «indéniablement empreints de sexisme», mais relaxe son auteur qui invoque «l’humour beauf». Fin de la blague ? Non. Voilà que François Bégaudeau, qui a entre-temps changé l’URL de son site, en tire un livre, Comme une mule (Stock), en librairie ce mercredi.
          Mauvaise foi
          Cet été, apprenant la nouvelle, la principale intéressée n’a pu contenir sa colère sur X : «Un livre, alors qu’il n’a pas été fichu de m’écrire trois lignes pour s’excuser de sa dégueulasserie misogyne. Franchement, c’est à vomir.» Et le titre de l’ouvrage laissait peu de place au doute : Comme une mule n’est pas un acte de contrition. Le contraire aurait étonné de la part de l’ancien prof dont l’autosatisfaction est de notoriété publique. «Je n’ai pas de tort à rétablir», écrit-il dès les premières pages, Ludivine Bantigny est «une victime sans coupable». L’auteur d’Une histoire de ta bêtise, réquisitoire contre la «bourgeoisie cool», regrette que sa camarade de lutte ne lui ait pas laissé le temps d’expliquer la sienne. Mais que pouvait-elle attendre de la part de celui qui écrit de sa plume têtue : «A aucune seconde, je n’ai envisagé de m’excuser auprès de LB, en public ni en aparté.» Fascinant de mauvaise foi.
          Cette mésaventure est le point de départ d’un long fouillis (443 pages tout de même) de réflexions sans pause ni chapitre sur les rapports entre morale, politique, humour et art. «Mon interlocuteur conflictuel dans ce livre n’est pas Ludivine Bantigny, assure-t-il à Libération, bien qu’il n’épargne pas l’historienne, spécialiste des mouvements sociaux. C’est l’esprit militant qui n’a plus que comme boussole exclusive sa propre morale, qui au nom d’un noble combat sacrifie la justesse.»
          En quatre ans, François Bégaudeau a eu le temps de méditer quelques tempêtes médiatiques plus ou moins confuses, plus ou moins complexes. Du «dossier vide» qu’est l’affaire Julien Bayou à l’«annulation» de Bastien Vivès à Angoulême en passant par Roman Polanski. «Adèle Haenel ne quitte pas les césars parce qu’elle trouve scandaleux de sacrer une merde comme J’accuse, écrit-il, mais de sacrer un film dont l’auteur a jadis violé une mineure. Polanski aurait-il été en lice pour un film sur la pêche à la mouche qu’elle se serait barrée tout pareil.» Doit-il et peut-il y avoir une «saisie féministe de l’art» ? Question à choix multiples.
          L’écrivain souligne que «l’apport féminin diversifie les récits, les corps, les voix, les angles de vue» comiques, cinématographiques, théâtraux, musicaux, tout en prenant un malin plaisir à fouiller dans les bourbiers moraux de sa famille naturelle, la gauche. Au téléphone, il plaide également un exercice d’introspection : «Quel genre d’individu je suis pour en arriver à parler comme ça sur un forum ? Qu’est-ce que c’est que cet humour ?»
          Ses considérations sur le féminisme version 2024 sont l’un des fils rouges de ce livre «écrit à l’os». Sur #MeToo, il dit : «Le “Je te crois” inconditionnel est insupportable pour cette autre raison qu’il substantialise la victime. Il la décrète victime avant même l’établissement des faits seuls à même d’en faire une victime […]. Une femme soucieuse de s’émanciper sera cohérente de refuser d’être crue a priori. A des sœurs qui lui disent : “On te croit”, elle répond : d’abord “Ecoutez-moi”.» Coïncidence (ou signe des temps), la très médiatique et centriste radicale Caroline Fourest publiait, il y a deux semaines, le Vertige Me Too avec grosso modo le même propos : «préférons le “je t’écoute” à un “je te crois”». François Bégaudeau a beau pamphléter contre la bourgeoisie, il partage factuellement certains de ses vertiges.
          Ne lui parlez pas de se déconstruire
          Il serait faux de dire que l’homme découvre le sujet. Voici plus de dix ans, au moment de la sortie de sa BD Mâle occidental contemporain, contant les déconvenues d’un trentenaire face à la prise de pouvoir par les femmes, il confessait au Figaro : «Vous savez, l’homme, moi compris, doit toujours négocier avec son propre machisme. En imaginant cette histoire, j’ai voulu m’amputer de cette gangrène qu’est la phallocratie. Je me considère comme plutôt émancipé par rapport à tout ça, mais je vois bien que j’ai toujours des relents. J’avais envie de les exorciser dans cet album.» A 50 ans passés, il continue à chasser ses démons, mais a fait quelques progrès.
          S’il se reconnaît une «fierté masculine en bois», il a lu la philosophe Geneviève Fraisse sur le consentement «bien avant la récente vogue de cette question». Et désormais, les poils aux mollets d’une jeune femme dans le train provoquent chez ce punk anarchiste un plaisir politique, «plaisir de cette résistance à la sommation de se raser». Il se passe des choses en lui, sa «perception s’augmente du point de vue féministe». Alors, ne lui parlez pas de se déconstruire : «L’homme déconstruit se définit par ce qu’il retranche de lui : vieux réflexes, vieux tee-shirts Rammstein transformés en chiffons à vitre, vieille manie de laisser élégamment à sa concubine le privilège du repassage. L’homme féministe est augmenté. L’homme déconstruit est soustrait.»
          Aucun doute qu’auprès des féministes, François Bégaudeau provoquera une immense gêne, sinon une envie de tout casser, après avoir conquis la critique et le public l’an dernier avec l’Amour, roman de 96 pages sur la vie d’un couple ordinaire de la classe moyenne. Des lecteurs s’interrogeront sans doute sur la trajectoire du touche-à-tout d’Entre les murs (2006), réalisateur, rockeur, dont les exploits de puncheur gauchiste sont recyclés dans des shorts YouTube et TikTok («François Bégaudeau atomise un idéaliste», «François Bégaudeau humilie Cohen», «Un libertarien en PLS face à François Bégaudeau»).
          Son audience est stable. Ses livres se vendent bien. Il s’est même découvert, ces dernières années, un lectorat chez des sympathisants d’extrême droite. Expérience qu’il racontait dans Notre Joie où il expliquait à un identitaire pourquoi il avait tort de l’admirer. Pour l’occasion, le marxiste libertaire avait cru bon de donner un entretien au média plus que droitier Livre noir (rebaptisé Frontières), provoquant des petits hoquets d’effroi chez son public (du moins sa frange «bourgeoise», dirait-il). Où va-t-il atterrir cette fois-ci ?
          Reste dans Comme une mule une liberté de ton, une autodérision, un sens de la formule qui claque et ce petit côté péremptoire qui énerve ou amuse. «Je chéris mon ironie et je m’en méfie, observe-t-il. Je m’en méfie politiquement. Le “politimane” de gauche s’en méfie. Il l’approuve quand elle encaustique les pouvoirs ; quand, avec Montaigne, elle rappelle aux princes que sur le plus haut trône du monde on n’est jamais assis que sur son cul. Mais l’ironie sur les bonnes causes et celzéceux qui les portent, sur la dénonciation parée de vertu, cette ironie-là sent le sarcasme droitier.»
          Droitier lui, le moqueur cinglant des dominants ? Il se sent proche de l’économiste Frédéric Lordon et apprécie le philosophe Geoffroy de Lagasnerie – que les femmes n’intéressent pas (sexuellement) et qui n’est pas un auteur de La Fabrique, ce qui est bien la preuve que cette maudite vanne n’était pas bien méchante et qu’il ne fallait pas en faire tout un procès. «Et je crois que je vais m’en tirer comme ça ? s’auto-analyse-t-il. Voilà qu’en bon mâle, je donne dans le gaslighting. Je minimise.»
          Il faut probablement être un peu fou pour écrire Comme une mule et il faut certainement l’être un peu pour aller au bout de cette lecture. Ludivine Bantigny, elle, ne le lira pas. «Je suis sidérée qu’il n’ait pas eu l’idée de faire amende honorable et de, simplement, s’excuser, déplore-t-elle encore aujourd’hui à Libération, précisant qu’un appel de la décision de justice court toujours. On ne se connaît pas. Ce qu’il a fait, c’est une souillure pour moi, mais pas seulement. Si j’ai porté plainte, c’est aussi pour toutes celles qui ont à subir ce genre d’images dégradantes du corps des femmes. Il n’est pas le penseur de l’émancipation qu’il croit être.» François Bégaudeau, inflexible : «Je ne crois pas m’accabler avec ce livre. J’essaye d’interroger certaines pratiques du féminisme contemporain qui me paraissent contradictoires avec la gauche. Evidemment, si vous dites que c’est un règlement de comptes, le livre est foutu.» »

          • #71939 Répondre
            cornemuse
            Invité

            Il dit de pas le reporter, que c’est déplacer et toi tu le recopie, la fine fleur intellectuel sur ce forum

            • #71940 Répondre
              Tristan
              Invité

              Déso, j’ai mal lu

              • #71942 Répondre
                cornemuse
                Invité

                pas grave

        • #71946 Répondre
          Nox
          Invité

          La magie des nouvelles technologies fait que j’ai obtenu le livre en e-book dès neuf heures ce matin. Je suis donc déjà dedans, et je prends mon pied.

          • #71950 Répondre
            Carpentier
            Invité

            Bonsoir confrère de lecture du dernier François Begaudeau,
            La magie des contretemps divers qui font que t’es retenue au boulot 35 minutes après ton horaire de départ contractuel, cette magie-là donc, m’a fait arriver 3 minutes avant la fermeture de ma librairie de quartier.
            Heureusement, ils étaient encore complètement dispos, je ne crois pas que j’aurais insisté sinon.
            N’ai eu qu’à citer leur mail d’hier m’annonçant qu’un exemplaire du Comme une mule m’attendait, commandé il y a trois jours et mis de côté par leurs soins dès réception.
            Jouant ensuite avec le libraire qui m’interpellait sur le titre presqu’en m’adressant ce comme une mule – et après s’être amusé sur diverses hypothèses en s’arrêtant, du fait que la clef du titre est peut-être dans le livre sur un ’ je le lis et on reparle, alors? ’ , j’ai quitté le magasin en lui disant ’ faudra l’inviter pour qu’il le démystifie ce titre ’ .
            ’ on va y songer ’ m’a-t-il répondu en souriant.
            Bon, c’est bon Carpentier, c’est pas demain que François Begaudeau dédicacera à 2 pas de chez toi, c’est comme ça, faut l’accepter.

          • #71951 Répondre
            Carpentier
            Invité

            Bonne lecture, Nox.

      • #71947 Répondre
        Charles
        Invité

        Tu surestimes le potentiel de nuisance de cet article François. Si je l’ai reporté et que d’autres me l’ont demandé c’est pour s’en moquer. Tout le monde ici connait le contexte de cette critique (l’affaire Bantigny, l’inimitié que te porte Libé etc.) donc je ne vois pas trop en quoi ça pourrait nuire à la lecture de ton livre. Mais si cela te gêne quand même, je te demanderai l’autorisation la prochaine fois.

        • #71948 Répondre
          essaisfragiles
          Invité

          Je partage l’avis de Charles.
          Pas de quoi en faire un fromage.
          Ni d’ailleurs une raclette.
          J’attends quelque chose d’un peu plus copieux.
          Je ne parlerai de ce livre qu’à Noël, ou à Saint-Nicolas si l’âne est prêt.

          • #71949 Répondre
            cornemuse
            Invité

            ce qui est regrettable c’est surtout que plein de journaux font leurs beurres sur le livre avant de l’avoir lu en surfant sur la polémique et une fois le livre a leurs disposition ils n’en feront aucune critique littéraire et arrêterons d’en parler.

            • #71952 Répondre
              essaisfragiles
              Invité

              Je propose qu’on arrête de parler autour du livre, autour de son pourtour, et du pourtour de son pourtour, et qu’on propose ici une vraie ligne critique quand il s’agit de lire François : attention, précision, sens du texte.
              Bref, qu’on arrête de parler du livre pendant trois semaines, histoire pour tout le monde de le lire, d’y réfléchir et de préparer critique et hommages consistants.
              Par contre, on a le droit de continuer à dauber sur Libé.

              • #71953 Répondre
                diegomaradona
                Invité

                @essaisfragiles « Bref, qu’on arrête de parler du livre pendant trois semaines, histoire pour tout le monde de le lire, d’y réfléchir et de préparer critique et hommages consistants. »
                La barre est haute pour toi. Mais bon, comme tu as le mérite de faire rire, on te garde.

                • #71954 Répondre
                  PeggySlam
                  Invité

                  @Essaisfragiles ce n’est pas du livre que nous devons arrêter de parler mais de ces articles. Petite nuance

                  • #71955 Répondre
                    essaisfragiles
                    Invité

                    Comment continuer à parler d’un livre que personne n’a lu à ce jour ?
                    Je proposais juste un temps de digestion modéré. Une manière de politesse envers le travail de François. Prendre du temps pour en parler.
                    Par ailleurs, j’ai surtout dit « parler autour du livre », donc nous sommes d’accord.

                    • #71962 Répondre
                      PeggySlam
                      Invité

                      Justement nous, nous pouvons le faire contrairement à ces journaux qui ne font pas leur travail

        • #71958 Répondre
          forumactif
          Invité
          • #71961 Répondre
            cornemuse
            Invité

            cette autre article aussi été discuté ici, résultat: l’article ne parle pas du sujet du bouquin

      • #71957 Répondre
        ..Graindorge
        Invité

        « Lire ce texte affecte fatalement la lecture à venir (si lecture il y a ), l’endommage, l’abime.
        C’est fait. »
        Pas du tout.

      • #72041 Répondre
        zazou
        Invité

        bonjour françois,
        j’ai lu l’article et je crois à l’inverse qu’il me met dans les meilleures dispositions pour lire Comme une mule. Calme, sans arrière-pensées, sans les prévoir, j’attend tes phrases étranges. je me réjoui par avance de la tempête de merde, de twitter et des condamnations : c’est exactement là qu’il fallait frapper. oui que tombent ces masques menteurs, ces « alliés » grotesques et ces discours creux, ces incantations à l’impossible et l’incapacité des militant.es à prendre les choses comme telles. ce sera mon petit plaisir

    • #71986 Répondre
      Nox
      Invité

      poème
      L’amour est partout.

    • #71988 Répondre
      Cyril
      Invité

      Bon, c’est taillé à la serpe, grossier et provocateur, mais pensez-vous que cet enchaînement est implacable ou ça coince quelque part ?
      (Je précise que c’est une tendance à l’outrance qui me fait choisir cet exemple et pas une volonté de me disculper d’un crime, in-commis.)
      .
      Penser qu’un violeur est responsable de son viol c’est de droite. Je ne dis pas DIRE qu' »un violeur est responsable etc. » est de droite, je dis PENSER. La notion de responsabilité implique le libre-arbitre (on ne peut être responsable que si on peut faire des choix), le libre-arbitre implique une âme immatérielle (les particules qui nous composent sont matérielles et déterminées), une âme immatérielle implique de ne pas être matérialiste, ne pas être matérialiste implique de ne pas être de gauche, en tous cas pas marxiste (et la seule gauche qui vaille est marxiste). Cela ne veut pas dire qu’on ne peut pas faire COMME SI un violeur était responsable. Mais on ne peut pas le penser, à moins d’être inconséquent, ou de droite.

      • #71989 Répondre
        Jeanne
        Invité

        Bonjour Cyril
        C’est un raisonnement possible mais qui, à moi, semble caricatural. « Les particules qui nous composent sont matérielles et déterminées « . OK. Il doit donc exister quelque part dans les particules ayant composé la matière corporelle de Stanley Kubrick la cause (matérielle, déterminante et elle-même déterminée) de la scène des « Sentiers de la gloire » où une femme, sous la contrainte et terrorisée, fait s’élever dans la bande-son un chant maladroit et dont l’occurrence autant que la maladresse même déchirent mon âme (qui n’existe pas).
        .
        D’ailleurs on se demande même si ce post existe
        🙂
        Cyril je te souhaite une bonne journée.

        • #71992 Répondre
          Jeanne
          Invité

          Je vais le dire autrement :
          Le matérialisme marxiste – comme sa formidable utilité pour la pensée et peut-être pour l’action – n’a pas besoin de se confondre avec la crétinerie scientiste.
          (Tu ne le prends pas mal, hein, je ne parle pas de toi!).
          Il existe, entre ces deux positionnements intellectuels (ou philosophiques, je ne sais pas comment les qualifier) une différence.
          Que je ne sais dire exactement mais qui s’est beaucoup cherchée sur ce site, par moi comme par d’autres.

          • #71993 Répondre
            essaisfragiles
            Invité

            Fonder le matérialisme comme une science, autour de l’idée de déterminisme absolu, n’est pas une idée de Marx.
            Le matérialisme historique de Marx était trop soucieux de connaître la configuration et le poids des situations historiques pour nier toute émergence de nouveauté et d’émancipation.
            Mu par des pulsions sans doute difficilement contrôlables, le violeur a sans doute beaucoup de mal à ne pas passer à l’acte. Mais la plupart des violeurs ne sont pas mus par des pulsions incontrôlables, ils profitent d’une situation de domination (temporaire et liée à une fonction sociale par exemple), en connaissance de cause, et en sachant très bien que rien ne les conditionne à passer à l’acte. C’est dans cet écart que se trouve la responsabilité, aussi insignifiante soit-elle : un quasi-point du corps où le je se décide.

            • #71995 Répondre
              Charles
              Invité

              D’accord avec toi essais fragiles, un violeur n’est pas plus impulsif qu’un autre, il faut éviter de pathologiser ce fait massif, structurel de nos sociétés (le viol).

              • #72025 Répondre
                diegomaradona
                Invité

                La science montre que le macroscopique est uniquement régi par le déterminisme. Au niveau quantique, la question n’est pas tranchée. Il y a des interprétations déterministes (théorie de debroglie-bhom, mondes multiples,…) et indéterministes (école de de Copenhague) des phénomènes qui sont pour le moment théoriquement valables. Mais vu le problème de ce qu’on appelle le « problème de la mesure » en physique quantique, il est évident que cette science est encore incomplète et non fondamentale. Grossièrement ce problème rend compte de l’impossibilité théorique de modéliser l’appareil de mesure macroscopique à partir du formalisme quantique (puisque cet appareil est aussi constitué fondamentalement par des particules quantiques). Car cela devrait aboutir à des appareils de mesures, et donc des résultats de mesure, superposés, ce qu’on observe pas en pratique, on n’observe jamais que des résultats uniques. D’autres approches plus fondamentales devront donc être envisagées.
                Quoi qu’il en soit, le libre-arbitre ne peut tout simplement pas exister puisque qu’un comportement sera soit déterminé, soit aléatoire s’il résulte d’un indéterminisme ontologique (école de Copenhague). Il n’ y a pas d’autre possibilité, à part invoquer des pouvoirs magiques.
                Logiquement une responsabilité ontologique ne peut non plus exister. On ne peut être responsable pour quelque chose qui était déterminée à se passer ou qui s’est passée de manière aléatoire.
                Attribuer du libre-arbitre et/ou de la responsabilité à quelqu’un ne peut don être qu’un acte autoritaire sans fondement autre que des croyances illusoires.

                « en connaissance de cause, et en sachant très bien que rien ne les conditionne à passer à l’acte. C’est dans cet écart que se trouve la responsabilité, aussi insignifiante soit-elle : un quasi-point du corps où le je se décide. »
                On peut difficilement faire plus faux et inconsistant que ce passage. Ainsi comme expliqué plus haut tout comportement est soit déterminé, donc conditionné, par des éléments antérieurs, soit se produit aléatoirement, donc aucune responsabilité ne peut exister.
                De plus, toute « décision » d’un individu dépend in fine de son cerveau et du fonctionnement de celui-ci qui est également totalement déterminé, par son environnement, ses gênes, ses hormones, sa vie passée, sa vie intra-utérine,…Une « décision » n’est donc qu’un acte déterminé par des éléments eux-mêmes déterminés.
                Attribuer du libre-arbitre et/ou de la responsabilité à quelqu’un ne peut don être qu’un acte autoritaire sans fondement autre que des croyances illusoires.

                • #72032 Répondre
                  Charles
                  Invité

                  Etablir une responsabilité permet de demander des comptes et de sanctionner quelqu’un pour un acte qui a causé du tort. Après 1000 débats sur le sujet, tu n’as toujours pas saisi cela.

                  • #72034 Répondre
                    diegomaradona
                    Invité

                    Cela n’enlève rien au fait que c’est un acte autoritaire qui se fait de manière arbitraire.

                    • #72036 Répondre
                      Charles
                      Invité

                      Si tu veux mais ça l’explique autrement que par de simples croyances illusoires, l’un n’étant pas exclusif de l’autre.

                      • #72037 Répondre
                        diegomaradona
                        Invité

                        @charles
                        Tu confonds la fonction sociale de la notion de responsabilité, fonction qui « permet de demander des comptes et de sanctionner quelqu’un pour un acte qui a causé du tort. », avec la notion elle-même. La notion elle-même, elle, ne repose ontologiquement sur rien, elle est « sans fondement autre que des croyances illusoires. »

                      • #72038 Répondre
                        Charles
                        Invité

                        La responsabilité c’est la capacité à répondre d’un acte, ni plus ni moins. C’est une notion juridique avant tout.

                      • #72040 Répondre
                        diegomaradona
                        Invité

                        et que veut dire concrètement « répondre d’un acte » ?

                      • #72042 Répondre
                        Charles
                        Invité

                        En subir les conséquences, cf ma première réponse : on me demandera des comptes : on me sanctionnera et/ou on me demandera de réparer le tort causé.

                      • #72054 Répondre
                        diegomaradona
                        Invité

                        @charles
                        Toute juridique que soit la notion de responsabilité comme tu le prétends, il y a dans la notion d’acte (duquel if faudrait répondre) l’idée implicite et fondamentale que celui-ci a été volontairement choisi par celui qui l’a commis, que celui qui l’a commis disposait d’un libre-arbitre lui donnant la capacité de peser le pour et le contre, pour ensuite opter de manière rationnelle et consciente pour l’acte factuellement entrepris. En vertu de quoi, on te sanctionnera ou on te demanderas de réparer le tort que tu as causé de manière volontaire, avec l’idée toute aussi implicite, et fausse, que tu aurais pu agir autrement que la manière dont tu as agi.
                        Le problème est que ces croyances implicites sur lesquelles reposent cette notion de responsabilité n’ont pas la moindre consistance ontologique. Elle sont « sans fondement autre que des croyances illusoires. » cf ma première réponse.

                      • #72060 Répondre
                        Charles
                        Invité

                        Pas du tout, la preuve étant que le droit prévoit depuis longtemps la responsabilité du fait d’autrui, des choses à côté de la responsabilité du fait personnel. Donc remplace acte par fait si ça peut clarifier les choses pour toi.
                        Ce que tu ne sembles pas saisir c’est que, comme toute notion juridique, la responsabilité est instrumentale, opératoire – elle ne sert moins à décrire une situation qu’à entrainer des conséquences sur un plan juridique.

                      • #72063 Répondre
                        diegomaradona
                        Invité

                        @charles
                        La responsabilité du fait d’autrui ne change rien à ce que je t’explique et va même dans mon sens.
                        Car, premièrement, il y a toujours la même idée implicite que celui tenu pour responsable de faits d’autrui du fait qu’il en avait la garde, aurait pu agir autrement dans l’organisation de cette garde de telle manière à ce que l’autrui en question se comportasse de manière différente, en ne commettant pas les faits incriminés (dont on décide arbitrairement qu’il ne sera pas responsable). Mais ce que tu ne vois pas, c’est que la même croyance implicite et fausse de libre arbitre, on l’occurrence du gardien, est bien aussi à l’œuvre ici, illusion de libre-arbitre qui sert de fondement à l’attribution d’une responsabilité illusoire au gardien.

                        Deuxièmes, puisque comme je l’ai expliqué plusieurs fois cette notion de responsabilité est sans fondement ontologique, elle n’est que croyance illusoire qui peut ainsi être attribuée de manière totalement arbitraire (la responsabilité pour fait d’autrui en atteste) à n’importe qui ou n’importe quoi. On pourrait ainsi, de manière ni plus ni moins légitime, attribuer la responsabilité aux parents du gardien qui est responsable d’autrui, qu’on appellerait par exemple « responsabilité de l’élevage du gardien de fait d’autrui ». Tout est envisageable dans le domaine de l’illusion.
                        Que ces fausses croyances illusoires remplissent une fonction opératoire ne change rien au principe de base invariant de toute ces histoires qui est que la notion de responsabilité ne repose ontologiquement sur rien, elle est « sans fondement autre que des croyances illusoires. »

                      • #72083 Répondre
                        Charles
                        Invité

                        Eh non, car la jurisprudence, pour la responsabilité parentale par exemple, retient une responsabilité dire « sans faute » car le but est moins de policer les comportements que de désigner un responsable pour indemniser la victime. Encore une fois, en te limitant à une appréciation philosophique, quasi platonicienne, d’un concept juridique, tu rates complètement cela.

                      • #72099 Répondre
                        diegomaradona
                        Invité

                        @charles
                        Tout cela ne fait encore que démontrer que cette notion de responsabilité ne repose sur rien à part des croyances arbitraires et illusoires (croyance du libre arbitre du fautif, croyance que les parents doivent payer pour leurs enfants même en cas de situations considérées sans fautes, que des enfants mineurs eux n’ont pas ce libre arbitre,…).
                        Et comme je l’ai expliqué plus haut, on peut donc tout envisager avec cette notion de responsabilité puisqu’elle ne repose sur rien, n’importe qui et n’importe quoi peut être ainsi considéré comme responsable de tout et n’importe quoi.
                        Cette responsabilité sans faute en est encore un bon exemple et ne fait qu’ajouter de l’eau à mon moulin.
                        En te limitant au cadre juridique, tu es incapable de voir que ce concept ne renvoie finalement à rien de concret et n’a aucun fondement autre que ces croyances illusoires. Du pur verbiage auquel on peut faire dire ce qu’on veut au fil des humeurs, au fil de la jurisprudence. Tu nages donc en plein idéalisme.

                      • #72103 Répondre
                        Charles
                        Invité

                        C’est toi qui es à la recherche d’une essence du concept de responsabilité alors que moi je vois sa performativité qui est sa raison d’être et qui t’échappe complètement donc il est un peu curieux de me reprocher un idéalisme. Sans doute encore un concept que tu ne saisis pas.

                      • #72105 Répondre
                        lamartine
                        Invité

                        Je m’immisce; cette discussion a déjà pris effet ici. Je redis donc, que ce mot de responsabilité est connoté de juridique
                        Mais qui va payer ? et combien ?

                      • #72112 Répondre
                        lamartine
                        Invité

                        Même religieusement, ce mot demande à payer sa dette !

                      • #72115 Répondre
                        diegomaradona
                        Invité

                        @charles
                        je ne recherche aucune essence, je montre juste que ce concept ne repose sur rien d’autres que des croyances arbitraires et illusoires. L’évolution des conceptions de cette notion au fil de la jurisprudence ne faisant qu’en attester. Par ailleurs, je ne te reproche rien, je constate juste des faits, libre à toi de te limiter à cet idéalisme.

                      • #72123 Répondre
                        Charles
                        Invité

                        Expliquer le sens et l’usage d’une notion par une institution n’a rien à voir avec de l’idéalisme. Par ailleurs, ce n’est pas le sens qui a évolué puisque la responsabilité a toujours désigné la capacité à répondre d’un acte, ce sont simplement les cas de figure dans lesquels la notion a été mise en jeu qui ont été élargis. Enfin, la plupart des notions juridiques n’ont pas de fondement, beaucoup sont même de pures fictions parce qu’elles n’ont qu’un but utilitaire, opératoire – c’est le sens même d’une qualification juridique : nommer un fait d’une telle façon pour lui attribuer un régime entraînant des effets de droit. L’ontologie des concepts ne te permet pas de le comprendre, sauf à se tromper de champ.

                      • #72125 Répondre
                        lamartine
                        Invité

                        ben, vous faites suer. Je dis la même chose depuis des lustres.

                      • #72128 Répondre
                        diegomaradona
                        Invité

                        @charles
                        « la plupart des notions juridiques n’ont pas de fondement, beaucoup sont même de pures fictions »
                        Cela ne fait que confirmer ce que je dis: « Du pur verbiage auquel on peut faire dire ce qu’on veut au fil des humeurs, au fil de la jurisprudence. » « et qui ne repose sur rien d’autres que des croyances arbitraires et illusoires. »
                        Tout ça pour que tu finisses par me donner raison en disant exactement ce que je dis. Merci

                      • #72129 Répondre
                        Charles
                        Invité

                        Tu n’as toujours pas compris le sens de mon propos, tu en viens à tronquer ce que je dis pour répéter toujours la même chose car je n’ai jamais nié la part d’arbitraire des notions juridiques. Simplement, s’en tenir là pour les révoquer comme tu fais sans comprendre leur usage, et donc leur sens, ne permet pas de les saisir pleinement.
                        Soit je m’exprime très mal, soit tu es incapable de comprendre, dans les deux cas je ne vois pas l’intérêt de poursuivre cet échange.

              • #72033 Répondre
                victor
                Invité

                « il faut éviter de pathologiser ce fait massif, structurel de nos sociétés (le viol). »
                Si ce n’est pas de la pathologie, c’est quoi ?

                • #72035 Répondre
                  Charles
                  Invité

                  Un fait social.

            • #72010 Répondre
              I.G.Y.
              Invité

              Juste un ou deux ajouts sur cette question du déterminisme/matérialisme, toujours aussi compliquée et à jamais passionnante. Qui rejoignent aussi la distinction matérialisme/scientisme de Jeanne (et le matérialisme marxiste a eu ses scientistes, comme on sait).
              .
              Sur le déterminisme. Si le déterminisme intégral est une conception infiniment plus raisonnable que le libre arbitre intégral, il faut avoir en tête qu’il reste (et restera) une croyance (mais j’insiste sur le infiniment). On peut même d’une certaine façon prouver (j’aurais tendance à mettre des guillemets, mais il me semble qu’on peut les enlever) qu’on ne prouvera jamais le déterminisme intégral, même avec une puissance de calcul illimitée, les meilleures théories possible etc… (et je ne parle pas seulement d’arguments philosophiques, contrairement à ce que certains scientistes laissent entendre, armés jusqu’aux dents de leur éternel dédain pour les « non scientifiques »). Un autre exemple : il y a une notion très débattue parmi les physiciens du quantique, sans doute tout aussi insoluble mais supportée par de nombreux constats expérimentaux, qui est la possibilité d’un hasard fondamental : à une certaine échelle (très petite), on trouverait des processus fondamentalement aléatoires (c’est-à-dire d’un hasard qui n’est pas simplement le fait de notre ignorance et de notre incapacité humaine à décrire le réel; contrairement donc au hasard dit classique, très commun). MAIS l’évolution dans le temps et dans l’espace de ces « probabilités fondamentales » restent régies ensuite par des processus… bien déterministes, dont on sait déjà dire beaucoup de choses (pour ceux qui voient un peu de quoi je parle : l’équation de Schrödinger, par exemple, porte sur des variables aléatoires (au sens fondamental ou non, peu importe), mais cette équation d’évolution est bien déterministe! Concrètement : on sait donner une loi disant comment la probabilité évolue, augmente ou diminue, selon là où l’on fait la mesure, mais cela reste… une probabilité). Cette question du hasard fondamental n’est pas purement théorique, elle est très pratique : les physiciens s’en servent pour fabriquer des dispositifs bien réels (ils constatent un hasard radical, sans pouvoir trancher sa nature fondamentale ou non, et s’en servent, puisqu’ils savent dire des choses sur ses variations dans le temps et l’espace). Pour l’instant et à ma connaissance en tout cas, c’est plutôt l’hypothèse du hasard fondamental qui tient la corde, dans les faits observés et la compréhension théorique qu’on en a. Mais c’est un puits sans fond. Ou un puits dont le fond est Dieu, au choix. Un petit rigolo comme Newton pensait ainsi.
              .
              Autre chose sur le matérialisme. Du point de vue du réalisme physique (donc je ne parle pas du matérialisme historique, mais il me semble que la question de Cyril va au-delà du matérialisme historique), il faut surtout se garder de propager l’idée que l’immatériel n’existe pas. Une bonne partie des processus essentiels qui régissent la matière ne sont pas matériels. Exemple : ce qu’on appelle un champ en physique, ça n’est pas matériel ; le champ électromagnétique (la lumière par exemple), le champ gravitationnel (qui nous cloue au sol chaque jour), etc… Les champs s’appuient sur la matière, émanent d’elle et de leur interaction avec l’espace-temps, se propagent même dans le vide (qui est l’entité la plus immatérielle qui soit au sens commun du terme), mais ne sont pas à proprement parler matériels. Ils pourraient être considérés matériels si l’on estime qu’une masse nulle, c’est de la matière : on voit la difficulté que ça pose…
              .
              Un truc comme ça, qui me vient : on pourrait s’amuser à définir l’âme comme champ émanant de la matière vivante. Au sens de Spinoza il y a même une « âme » de la matière « inerte » (c’est spectaculairement pertinent, y compris d’un point de vue physique). Un champ bien particulier et qui nous échappera toujours un peu, dont la littérature a bien des choses à dire.

              • #72026 Répondre
                essaisfragiles
                Invité

                @ I.G.Y
                Merci, c’est toujours un grand plaisir de te lire sur la physique fondamentale.
                Sur cette différence entre micro et macro, j’ai depuis longtemps élaboré, pour mon usage personnel, cette analogie, et j’aimerais ton avis : à l’échelle micro de l’individu, on peut penser des formes d’émancipation, d’autonomie, de liberté ; à l’échelle macro des sociétés, c’est le déterminisme qui règne. Les deux ne sont pas en contradiction : on ne peut pas prévoir les comportements individuels, on peut envisager ceux d’un ensemble d’individus (foule, société, etc.).
                La querelle entre liberté et déterminisme n’est dont pas une opposition métaphysique, mais une différence d’échelle.
                .
                P. S. la notion bourdieusienne de « champ » doit beaucoup à la physique classique (mécanique et thermodynamique du 19e s., tout comme Marx d’ailleurs). Champ : toute portion de l’espace dans laquelle apparaissent et se développent des forces et des rapports de forces (force de gravité, forces nucléaires, forces électromagnétiques). Bourdieu aurait sans doute besoin d’une relecture à l’aune de la physique quantique et de l’explication du comportement corpusculaire de la matière. L’analyse structurale d’un Lévi-Strauss m’a toujours semblé accorder plus de chance (au sens quasi mathématique) au comportement libre des individus.

                • #72030 Répondre
                  diegomaradona
                  Invité

                  @essaifragiles
                  Le quantique est le niveau des particules, pas celui des individus, qui relèvent eux du niveau macro en physique, tout comme les sociétés. Les individus et les sociétés sont donc régis par le déterminisme. Ton analogie ne tient donc pas.
                  De plus tu confonds prédictibilité et liberté. Ce n’est pas parce que des processus ne peuvent pas être prévus en pratique (pour des raisons de manque de connaissance ou de capacité logistiques) qu’ils sont libres, qu’ils ne sont pas ontologiquement déterminés.
                  La querelle entre liberté et déterminisme est donc bien une opposition physique et métaphysique.

                • #72061 Répondre
                  I.G.Y.
                  Invité

                  @essais, sur le lien avec Bourdieu, je n’y avais pas pensé. Il y a là un fil à tirer, très fructueux si on le pense finement, les difficultés ne sont pas minces.

                  Tout aussi difficile que les questions que tu poses. Il y a même plusieurs questions à la fois. Disons que si l’on considère l’autonomie ou la « liberté » (ou même le hasard fondamental), c’est clair que plus on regarde de loin, plus on se déplace vers le macro, plus le déterminisme classique prendra le pas (on le voit même pour la physique quantique : cf. quand j’ai écrit plus haut que même la distribution probabiliste de l’équation de Schrödinger suit avec une fiabilité extrême … une loi déterministe). On dit même des comportements spécifiquement quantiques qu’ils s’effondrent (c’est d’ailleurs un terme technique) lorsque l’on considère de trop grandes échelles, sachant que cette transition s’opère à des échelles qui restent spectaculairement petites. C’est aussi en lien avec le paradoxe du chat de Schrödinger, auquel je tenterai de répondre dans la mesure de mes capacités sous le message de Jeanne.
                  .
                  Mais là, j’ai utilisé des arguments de physique. Une certaine analogie avec le monde social n’est bien sûr pas impossible, et ceux qui précisément cherchent à comprendre (voire prédire) les comportements sociaux, ou à modéliser l’économie, ont bien saisi qu’il y avait une analogie possible entre deux choses :

                  1/ a/ le comportement agrégé d’un ensemble de particules (le « mouvement global » de cet agrégat) et b/ le comportement individuel des particules (et je passe sur le problème de la définition du niveau particulaire : atome? molécule? bref il y a plein de niveaux. On pourrait presque dire que chaque niveau micro a son propre micro et son propre macro. D’ailleurs on a inventé le niveau « mésoscopique » en physique statistique, qui est un intermédiaire. On s’en sert entre autres pour comprendre le mouvement des fluides, c’est-à-dire des liquides, des gaz, donc de l’air, etc… ça pour le coup c’est mon métier, mais je vais éviter de trop dévier). Comportement individuel qui, on l’a dit, peut ne pas être strictement déterministe au sens habituel (j’éviterai le mot « libre »).

                  2/ a/ le comportement agrégé d’un ensemble d’humains et b/ le comportement d’humains pris individuellement au sein de cet agrégat.
                  .
                  Le fait que beaucoup de ceux qui pensent ces questions la pensent de façon sommaire, pour ne pas dire plus, est un autre problème. Mais le fait est que l’analogie (pas la correspondance pleine et entière, pas l’homologie) est bien sûr féconde et a sa légitimité. Diego dit que l’analogie ne tient pas : je suis en désaccord, pourvu qu’on entende raisonnablement le terme analogie. Je passe sur la déduction « à la serpe » de  » Les individus et les sociétés sont donc régis par le déterminisme ».
                  .
                  En revanche Diego soulève une difficulté réelle, qui est la différence entre prédictibilité et déterminisme. SI on suppose qu’un phénomène est régi par une évolution parfaitement déterministe (j’insiste fortement sur le si on suppose/estime que), alors il est parfaitement juste qu’il n’est malgré tout pas toujours parfaitement prédictible, voire qu’il peut être, sur le long terme, et c’est plus intéressant, radicalement imprédictible. C’est un problème qui a des applications très concrètes en physique/maths (et en vérité, il pourrait tout à fait en avoir pour ce qui est du monde social, il en a presque a fortiori. Mais ça n’arrangera pas les économistes, on comprend pourquoi… Ça n’arrange aucune discipline qui cherche à comprendre précisément des déterminations et donc, généralement, à prédire/déduire).

                  L’exemple concret le plus simple et spectaculaire, c’est le fameux « pendule double ». On prend un pendule, dont on fixe le fil à un certain point (on suppose un fil rigide, ça suffit pour mettre en évidence la chose) et ce pendule pivote autour de ce point. Sauf qu’on bout de ce pendule, on fixe… un deuxième pendule. Ce phénomène, dans sa forme mathématique idéale, est parfaitement modélisé, avec une évolution totalement déterministe. Le hic, c’est que les équations en question, même pas difficiles à établir, modélisent ce qu’on appelle un système chaotique, sensible aux conditions initiales. En gros : tu lâches un pendule double à une certaine position, tu regardes pendant un temps infiniment long comment il évolue, tu enregistres son mouvement, puis tu refais le test mais en le lâchant au départ 0.00001% plus haut ou plus bas ; ce que tu constates, c’est qu’au bout d’un certain temps (fini), le mouvement de ton deuxième lancer va s’éloigner totalement de ton premier lancé. Ça n’est pas simplement un problème d’approximation ou de marge d’erreur finale comme pour des systèmes classiques, le mouvement du deuxième lancer n’aura au bout d’un moment plus rien à voir avec le premier. Or j’ai dit 0.00001% de décalage initial « pour l’exemple », mais il faut bien voir qu’on pourrait mettre un nombre infini de zéros avant le 1 que ça n’y changerait rien (par contre, les deux mouvements se décorréleront « plus tard » dans le temps). Or on pourrait toujours se dire que bien connaître/mesurer la position initiale du pendule n’est qu’une question de limite de nos connaissances, de limite « logistique » ou matérielle, et que sans ses limites « logistiques » le problème serait réglé, mais c’est faux. Car l’écrasante majorité des nombres réels n’ont pas un nombre fini de décimales après la virgule. Donc si l’on prend un pendule dans une position initiale quelconque, connaître exactement la position initiale du pendule, même dans le monde idéalisé parfait des mathématiques où l’on se fout des contraintes matérielles réelles, est quasi systématiquement impossible, ça n’a même pas de sens. On subira de toute façon le fait que ce système est chaotique.

                  Un lien web qui illustre ça par une simulation (avec un micro décalage des conditions initiales entre les deux lancers d’environ 0.0025% afin que le problème soit visible très rapidement. Le décalage est fait sur les vitesses initiales et pas sur les positions, mais c’est le même problème) : ici. Et j’insiste : ce phénomène n’est pas lié au fait qu’on transcrive informatiquement le problème pour le simuler et le rendre « sensible », c’est bel et bien intrinsèque.
                  .
                  Tout ça pour dire que si un tel problème fondamental se produit pour un système aussi simple et mathématiquement maîtrisé qu’un pauvre pendule double, on imagine ce qui peut se produire du point de vue de la prédictibilité à l’échelle du social. Dans des phases de « stabilité relative » des croyances, du climat ou de tout le reste, on peut toujours prédire quelques trucs. Et puis le reste du temps, « incertitude radicale », comme disait Keynes. Les zozos qui se vantaient d’avoir répliqué la physique à l’échelle de la description de l’économie toute entière en ont pris pour leur grade en 2008. Je précise que tous les matheux qui font de l’économie ne sont pas des zozos (mais ceux qui ont une très grande gueule ont une aussi grande chance de l’être).
                  .
                  Mais ça ne tranchera de toute façon pas la question de liberté vs déterminisme. Le déterminisme intégral est une hypothèse, et elle est invérifiable. La seule chose qu’on peut raisonnablement penser, c’est que s’il existe quelque chose qui ne relève pas du déterminisme (pas forcément de la « liberté », mais par exemple d’un hasard fondamental, disons), ce sera plus probablement aux petites échelles qu’on le trouvera (donc plus du côté de l’individu). Les échelles macro, structurelles, imposent des déterminations dont on peut a minima dire qu’elles sont massives, voire écrasantes. Même en physique on pourrait trouver des parallèles : un même liquide, selon s’il est injecté dans un tuyau à section cylindrique ou à section carrée, ne va pas se comporter pareil, alors que c’est le même fluide, possiblement les mêmes molécules/atomes, si on pousse l’expérience plus loin. C’est le problème des conditions aux limites, imposées par la structure, ces conditions aux limites sont indissociables des équations qui régissent le mouvement du fluide pris isolément. Si on pousse l’analogie avec le monde social, c’est doublement plus compliqué puisque les structures sont composées/formées par les individus eux-même, c’est une boucle (action-rétroaction de la puissance de la multitude sur la multitude elle-même et vice-versa, cf Lordon/Matheron). On retrouve d’ailleurs ces rétroactions en physique, bien sûr. Mais déjà que c’est complexe en physique, alors pour le monde social, n’en parlons pas…

                  • #72065 Répondre
                    essaisfragiles
                    Invité

                    Quelle belle et patiente leçon de physique, merci pour ta générosité, I.G.Y !
                    Moi, tu me parles de ton métier quand tu veux. Ce sera une expérience de plus à partager sur ce site, et de la part d’un spécialiste qui plus est.
                    J’ai un peu décroché avec les deux pendules, car j’ai du mal à me représenter l’expérience que tu décris, mais grosso modo je saisis. Je vais aller voir le lien que tu donnes.
                    L’analogie dont je parlais n’était bien sûr qu’une analogie (et pas une homologie effectivement), destinée à établir un parallèle rapide, et j’avais précisé que c’était pour mon usage personnel — et pas du tout dans une optique d’extrapolation à l’étude des sociétés et à l’économie.
                    Le problème de la différence entre prédictibilité et déterminisme ne m’avait pas échappé, et je crois savoir que c’est un problème crucial des physiciens. Pour la société, qu’il y ait à la fois un déterminisme fort et une forte imprédictibilité ne me paraît pas du tout contradictoire, au contraire : d’ailleurs, les physiciens disent souvent que c’est plus facile pour eux que pour les économistes ou les psychologues ou les météorologues (meilleur exemple encore je crois) de faire des déductions, même lorsqu’il n’y a pas de prédiction possible, en raison du fait qu’ils ont à réfléchir à partir de modèles dont les paramètres ne sont pas en nombre infini… C’est peut-être dans cet écart que j’ai voulu penser l’existence d’une liberté possible pour l’humain, avec toutes les restrictions qui s’imposent alors.
                    Enfin, je pense que l’hypothèse d’un déterminisme intégral appliqué à l’homme porte un nom : la fatalité. Et ce n’est plus une hypothèse scientifique, mais mythique ou religieuse. Dès qu’on postule — ce qu’on n’est jamais obligé de faire — la singularité de l’humain par rapport à l’ordre de la nature, on rencontre un petit interstice de liberté. Kant a sauté les deux pieds dedans.
                    Je vais prendre le temps d’assimiler le reste, je sauvegarde.
                    Encore un grand merci pour le temps qu’il a dû te falloir prendre pour écrire tout ça.
                    Si l’on pouvait avoir plus souvent des explications comme ça sur le site, tout le monde pourrait en profiter. Pourquoi ne pas ouvrir une page sur des explications de physique, avec le chat de Schrödinger, et pourquoi pas (grand souvenir de 1re S) l’expérience des fentes de Fresnel ?

                    • #72089 Répondre
                      I.G.Y
                      Invité

                      et @essais « Enfin, je pense que l’hypothèse d’un déterminisme intégral appliqué à l’homme porte un nom : la fatalité ». Il me semble que prise jusqu’au bout de sa radicalité, oui, je vois difficilement une meilleure manière de le dire. Quant au fait qu’il ne s’agit pas d’une hypothèse scientifique, j’abonde dans ton sens.

                      Pour ce qui est de la différence physique / météorologie, pour le coup je ne dirais pas ça, car précisément la météorologie, c’est entièrement de la physique (c’est même justement… de la mécanique des fluides! même si je ne fais pas directement de la météo). La grande difficulté de la météorologie / dynamique des fluides par rapport à d’autres problèmes plus simple n’est pas tant qu’il y a une infinité de paramètres (il y en a beaucoup, mais il y en a aussi beaucoup dans des problèmes plus simples, parfois même davantage), mais réside dans la structure du problème, dans la structure du rapport entre ces paramètres (en gros, c’est la structure des équations qui est en cause). Les équations dites de « Navier-Stokes » par exemple occupent les physiciens et les mathématiciens du monde entier depuis qu’elle existe (pour le coup, je m’inclus dans cet obscur groupement), les problèmes qu’elles posent sont immenses. Sachant que l’on sait aussi poser des équations plus générales et plus complexes qui d’une certaine manière compliquée les « englobent » (notre cher Cédric Villani a eu la médaille Fields pour les travaux qu’il a dédié à ce genre de choses).

                      • #72091 Répondre
                        I.G.Y
                        Invité

                        Et pour ce qui est d’ouvrir une page physique, pourquoi pas, mais je ne voudrais en aucun cas devenir le « référent science » du site (d’autant que mes « domaines de compétence » sont loin d’être infinis!).

                        Mais après tout, il y a peut-être d’autres personnes ici susceptibles de répondre

                  • #72066 Répondre
                    forumactif
                    Invité

                    Tout ça pour faire le distinguo entre 2 définitions.
                    Ok, merci.

                    • #72068 Répondre
                      essaisfragiles
                      Invité

                      Oui, parfois pour faire une distinction entre deux choses, il faut déplier longuement, patiemment : cela s’appelle la pensée.

                      • #72074 Répondre
                        forumactif
                        Invité

                        Humhum.

                      • #72084 Répondre
                        I.G.Y
                        Invité

                        J’irais même plus loin, je n’ai pas dit le quart du cinquantième de ce qu’il faudrait dire (et que je ne serais pas capable de dire) sur la question.

                      • #72086 Répondre
                        forumactif
                        Invité

                        belle humilité. Je parlais juste de la définition de mots assez simples : déterminisme et prédictibilité.

                  • #72071 Répondre
                    Emile Novis
                    Invité

                    Merci I.G.Y
                    Je te cite : « Donc si l’on prend un pendule dans une position initiale quelconque, connaître exactement la position initiale du pendule, même dans le monde idéalisé parfait des mathématiques où l’on se fout des contraintes matérielles réelles, est quasi systématiquement impossible, ça n’a même pas de sens. On subira de toute façon le fait que ce système est chaotique »
                    N’est-ce pas le retour de quelque chose comme la qualité, que la pensée mathématique ne peut appréhender pleinement? Cette minuscule différence des conditions initiales exprimée de manière quantitative ne serait-elle pas le symptôme d’une différence qualitative constatée au niveau des conséquences?
                    Mon intervention est « expérimentale », elle me vient sur la base de ton message par ailleurs très riche.
                    .
                    J’aurais également d’autres choses à dire sur la question, notamment à partir de Simone Weil qui s’est beaucoup intéressée à la physique quantique et à la rupture que celle-ci introduit au sein de la science et dans le rapport de l’homme à la science et à son monde. Mais il faudrait peut-être, en effet, un autre fil de discussion pour cela.

                    • #72072 Répondre
                      essaisfragiles
                      Invité

                      Je suis preneur, Emile Novis.

                    • #72100 Répondre
                      I.G.Y
                      Invité

                      @Emile concernant la « qualité », je ne saurais pas dire s’il y a de ça. Pour ce qui est du « problème physique réel » d’un « pendule réel », peut-être, mais il faudrait que je saisisse pleinement ce qu’on entendrait par « qualité » dans ce contexte.

                      Si je voulais chercher à tout prix un lien, il y aurait sans doute la question de la modélisation de ce que l’on considère être le continu en physique par un continu mathématique (via l’ensemble des nombres réels).
                      On sait d’ailleurs qu’à l’échelle de l’infiniment petit en physique la problématique du discret (non-continu) revient par surprise nous faire des mauvais tours.
                      .
                      Mais tout ça concernerait le « problème physique réel » d’un « pendule réel » comparé à sa modélisation mathématique. Le souci est que ne serait-ce qu’au sein même de la pure modélisation mathématique idéale, le problème se pose déjà. Donc là, le lien avec une « qualité » devient plus difficile à cerner, puisque le problème reste purement formel, interne aux mathématiques. Il peut en revanche y avoir des liens avec les problèmes que nous évoquions je crois il y a quelques temps sur les limites internes des systèmes formels. Mais là, je vais rapidement buter sur un manque de connaissance précises donc j’éviterai d’en dire trop

                      • #72102 Répondre
                        I.G.Y
                        Invité

                        Et concernant la physique quantique, je préfère préciser que j’arriverai aussi rapidement à mes limites. C’est une discipline que je n’ai que très rapidement pratiquée « de première main » il y a plus de 10 ans, le reste de ce que j’en sais n’est que de la culture scientifique (écouter / lire des chercheurs qui en parlent), certes nourrie par ce que je sais de la physique beaucoup plus précisément par ailleurs, mais voilà. J’arriverai vite en butée

                  • #72076 Répondre
                    diegomaradona
                    Invité

                    @IGY
                    « Je passe sur la déduction « à la serpe » de » Les individus et les sociétés sont donc régis par le déterminisme ». »
                    Ce n’est pas une déduction à la serpe, c’est ce que la physique montre. La science montre que le macroscopique est uniquement régi par le déterminisme. Au niveau quantique, la question n’est pas tranchée. Il y a des interprétations déterministes (théorie de debroglie-bhom, mondes multiples,…) et indéterministes (école de de Copenhague) des phénomènes qui sont pour le moment théoriquement valables. Mais vu le problème de ce qu’on appelle le « problème de la mesure » en physique quantique, il est évident que cette science est encore incomplète et non fondamentale. Grossièrement ce problème rend compte de l’impossibilité théorique de modéliser l’appareil de mesure macroscopique à partir du formalisme quantique (puisque cet appareil est aussi constitué fondamentalement par des particules quantiques). Car cela devrait aboutir à des appareils de mesures, et donc des résultats de mesure, superposés, ce qu’on observe pas en pratique, on n’observe jamais que des résultats uniques. D’autres approches plus fondamentales devront donc être envisagées.

                     » s’il existe quelque chose qui ne relève pas du déterminisme (pas forcément de la « liberté », mais par exemple d’un hasard fondamental, disons), ce sera plus probablement aux petites échelles qu’on le trouvera (donc plus du côté de l’individu). »
                    Un individu est considéré en physique comme une structure macroscopique et rein d’indéterminé n’ a jamais été mis en évidence à ce niveau d’organisation. L’indéterminisme (tant est qu’il existe réellement) n’ été mis en évidence qu’au niveau quantique.

                    • #72095 Répondre
                      I.G.Y
                      Invité

                      « Ce n’est pas une déduction à la serpe, c’est ce que la physique montre. La science montre que le macroscopique est uniquement régi par le déterminisme. »

                      Mon cher @diego, il me semble que nous avons eu ce débat sur 200 lignes il y a un certain temps, j’admets peu souhaiter y revenir! Mais en un mot, non, cette affirmation est encore une fois beaucoup, beaucoup trop forte. Je peux concéder ceci, qui me semble correct : « A ce jour en physique, il m semble que l’effet d’un possible hasard fondamental n’apparaît dans les théories qu’au niveau quantique ».

                      Je rappellerais aussi — argument que je n’avais pas donné alors mais que je donne ici — que la jonction entre la partie quantique et la partie non quantique de la physique est encore un problème entièrement ouvert. Le jour où jonction il y aura, et si jonction il y a, les variables aléatoires du niveau quantique (qui seraient donc non pleinement déterministes, si l’hypothèse du hasard fondamental continue de prendre du gallon) interviendront nécessairement à un certain niveau des modèles macroscopiques classiques / non-quantiques, quoique souvent négligeables sous certaines conditions à définir (je souligne). Toutes les équations de la physique moderne sont d’ailleurs vraies « à des termes d’erreur près », y compris sous leur forme exactement analytique. Par exemple, on dit souvent (y compris jusque tard dans la scolarité) que les équations de Navier-Stokes « sont » les équations de la dynamique des fluides, mais en soi c’est faux : dans certaines situations, les phénomènes non présents dans Navier-Stokes deviennent dominants et il faut recourir à des équations plus puissantes, notamment liées à la physique statistique, et l’on peut ensuite remonter plus loin encore, etc… possiblement jusqu’au quantique bien sûr, en sachant encore une fois que l’on ne possède pas de jonction entre les deux mondes à l’heure qu’il est.

              • #72029 Répondre
                Jeanne
                Invité

                Merci, I.G.Y.
                Je trouve que tu poses les bonnes questions.
                Si tu as un moment, tu veux bien me reexpliquer l’histoire du chat de Schrodinger (je n’arrive pas à mettre l’accent)? Parce que je n’ai jamais trop compris.

                • #72050 Répondre
                  MA
                  Invité

                  Il y a aussi un livre de Philippe Forest que je n’ai pas encore lu.

                • #72070 Répondre
                  I.G.Y.
                  Invité

                  @MA je ne connais pas ce livre, mais on ne sait jamais, dès fois que je tombe dessus.

                  @Jeanne je ne suis pas sûr d’être le plus qualifié pour faire la meilleure explication condensée de ce problème difficile, mais voilà ce que j’en dirais. La première choses, c’est que l’aspect paradoxal de l’affaire, à savoir un chat qui serait à la fois mort et vivant, est largement lié au fait que dans la vraie physique, aucune entité de la taille d’un chat (donc un objet matériel assez substantiel, plus ou moins substantiel selon ses croquettes) ni aucun dispositif de mesure matériel concret n’est soumis aux comportements quantiques qui sont visés par cette expérience de pensée. Pour ce qui est de savoir à partir de quelle échelle de grandeur ces comportements quantiques là ne se manifestent plus et pourquoi, c’est encore un problème ouvert (quelques théories tiennent la corde plus que d’autres, mais de ce que j’en ai entendu, ça n’est pas tranché y compris expérimentalement).
                  .
                  Le comportement quantique en question, c’est la superposition d’états. En gros, le comportement des objets quantiques est régi par des probabilités, mais d’une façon un peu particulière. Par exemple, si on s’intéresse à la vitesse d’un objet quantique, elle n’est pas fixée/déterminée avant d’avoir été mesurée. Avant le processus de mesure, l’objet quantique n’a qu’une certaine probabilité d’avoir telle ou telle vitesse. C’est ce côté paradoxal que veut mettre en évidence l’expérience de pensée, sauf que l’on n’y mesure pas la vitesse de l’objet quantique mais autre chose (ça ne change rien au paradoxe mais ça simplifie l’explication).

                  En gros : on part du principe que la vie du chat dans sa boîte dépend de la mesure de la vitesse d’un certain objet quantique, et on dit : « tant que l’on ne détecte pas que la vitesse de l’objet dépasse une valeur X, alors le chat reste vivant, et si cette valeur X est dépassée alors se libère automatiquement un poison et le chat meurt ». Mais puisque avant d’opérer la mesure la vitesse précise de l’objet n’est pas définie, comme dit plus haut, alors on peut dire que l’état mort ou vivant du chat n’est pas défini non plus : il y a donc avant la mesure concrète une certaine probabilité qu’il soit dans l’état « vivant », une certaine probabilité qu’il soit dans l’état « mort ». C’est la mesure qui détermine l’état final (mais en respectant une certaine distribution de probabilité). L’interprétation fine de ce paradoxe peut être un peu différentes selon les interprétations concurrentes de la physique quantique (certaines tiennent la corde plus que d’autres). Pour le détail vraiment fin, je suis non qualifié. Même les meilleurs chercheurs du monde ne sont pas d’accord sur tout.
                  .
                  J’ai entendu il y a peu dans une émission qu’un groupe de chercheurs (mené par un certain Matteo Fadel) a réussi en 2023 à créer le plus gros objet en état superposé qui ait jamais existé : un cristal de 13 microgrammes. Ceci bien sûr dans des conditions expérimentales extraordinairement particulières et extrêmes, donc on est très très loin du chat, mais c’est en quelque sorte le plus gros chat de Schrödinger concret qui ait été observé.

                  Ces trucs en apparence abstraits ont des applications très concrètes, notamment en informatique (je suis toutefois assez sceptique sur l’intérêt final, je veux dire hors de l’intérêt proprement théorique et scientifique, de ce qu’on appelle l’ordinateur quantique… Une technologie dont le potentiel inégalitaire dépasse à mon avis de très loin celui de l’informatique classique…)

                  • #72078 Répondre
                    Jeanne
                    Invité

                    Merci I.G.Y. !
                    Je comprends un mot sur deux alors maintenant je me tais sur ce sujet, mais vraiment merci.

                  • #72101 Répondre
                    MA
                    Invité
                  • #72151 Répondre
                    ..Graindorge
                    Invité

                    I.G.Y
                    tu as déjà beaucoup donné , de ton temps et de tes connaissances. Je n’ai pas tout saisi mais j’ai juste 2 questions…peut-être 3
                    1) Est-ce que la science a réussi à expliquer le fonctionnement des baguettes en géobiologie pour trouver de l’eau?
                    2) je ne connaissais pas les double pendules et je n’ai toujours pas intégré ses applications mais
                    comment se fait-il que dans une expérience simple et amusante on peut faire bouger un pendule par la pensée? Soit de droite à gauche soit en traçant des cercles. Pour jouer, on décide que le mouvement droite-gauche = oui et le cercle = non. Et on pose des questions à la noix ou sérieuses. Le pendule  » répond ». Y a t-il une explication ?
                    Et je risque une 3ème question
                    À propos des particules quantiques qui constituent la matière Comment expliquer l’influence de notre esprit sur ces particules?

                    • #72153 Répondre
                      ..Graindorge
                      Invité

                      *leurs applications

                    • #72165 Répondre
                      I.G.Y
                      Invité

                      1/ Je n’en ai aucune idée, je ne pense pas mais je n’en sais rien. En regardant 30 secondes, je constate que ça a beaucoup animé certaines communautés scientifiques, et qui dans de très nombreux essais contrôlés semblent avoir constaté que les sourciers ne font pas mieux que le hasard.

                      2/ J’admets que je ne vois pas du tout à quoi tu fais référence. Un phénomène d’hallucination visuel léger peut-être (si un jour j’essaie le LSD, l’expérience doit-être amusante à faire)

                      3/ Pareil, je ne sais pas bien à quoi tu fais référence. Nos « états mentaux » et notre corps sont mêlés. Et le caractère quantique de l’affaire n’est pas tellement en cause. La seule action « à distance » de « l’esprit » sur la matière qui soit concevable dans un cadre physique, ce serait le champ électromagnétique issu de notre cerveau (qui est d’amplitude extraordinairement faible, donc n’est pas susceptible de provoquer de mouvement substantiel à distance, si ce n’est du mouvement d’électrons contenus dans les capteurs crâniens utilisés par des neuroscientifiques qui étudient l’activité cérébrale. Pas de quoi faire bouger un objet, donc, même minuscule). Pour tout le reste, ça passe par des affects, donc des choses beaucoup plus compliquées (parole, regard), ce sont des choses d’une nature différente. L’action à distance d’un regard humain qui croise le notre et qui par exemple nous glace le sang, c’est une autre paire de manches… Les sciences ne donneront jamais le fin mot de cette histoire.

                      • #72170 Répondre
                        ..Graindorge
                        Invité

                        Tu n’as pas de réponses I.G.Y mais grand merci d’avoir répondu.
                        Pour le 2, c’est une expérience amusante que même des gamins peuvent faire sans prises de produits chimiques mais aucune explication scientifique
                        Pour la 3 Je voulais savoir si tu avais des infos sur ces particules quantiques de la matière.
                        Pour la 1, dans les campagne, on fait appel à un géobiologue. Il vient avec ses baguettes et si effectivement il y a de l’eau souterraine, les baguettes lui indique l’endroit. Avec le hasard, il faudrait faire comme le laboureur et ses enfants de Lafontaine, remuez tout, beaucoup plus long et fastidieux
                        On a donc encore plein de choses à découvrir

        • #72008 Répondre
          ..Graindorge
          Invité

          @Jeanne
          « un chant maladroit et dont l’occurrence autant que la maladresse même déchirent mon âme (qui n’existe pas). »
          Mais pourquoi parler de ton âme et en même temps affirmer qu’elle n’existe pas? Et tu utilises le présent, même pas le conditionnel.
          Tu aurais pu écrire  » …que la maladresse même me déchire » ou une autre phrase

          • #72031 Répondre
            Jeanne
            Invité

            Ta question me fait sourire, Graindorge.
            Comment te répondre ?
            Tu pointes la contradiction, l’incohérence, dans mon propos. Soit j’ai une âme soit je n’ai pas d’âme, pourquoi dire les deux à la fois?
            Alors déjà on va dire que si, j’ai une âme. (Mais bon ça se discute, et je dis ça juste pour simplifier).
            Ensuite, quand on s’exprime, que ce soit à l’écrit ou à l’oral, parfois l’on a besoin de passer par la contradiction, l’incohérence. Ecoute-toi parler, je suis sûre que parfois tu utilises l’incohérence. Pour faire une blague, par exemple.
            Ici j’ai fait exprès, en rédigeant ce post, d’adopter un point de vue: l’âme existe; puis son contraire : l’âme n’existe pas (ce qui renvoyait un peu au post de Cyril). A toi, en face, de te positionner.
            .
            Si nous étions tout le temps cohérents, nous dirions par exemple  » Il est con parce qu’il est con ». Grande cohérence, totale cohérence, question cohérence y’a rien à dire. Par contre et par ailleurs, ce propos, « Il est con parce qu’il est con » , ne semble pas d’un grand intérêt. Nous risquerions de nous ennuyer un peu sur ce chantier autonome.
            .
            Tu comprends ce que je veux dire?

            • #72039 Répondre
              graindorge
              Invité

              @Jeanne
              je pense qu’on peut être libre des mots!
              Ou comme un poète, être libre de les agencer pour qu’ils créent certains sons. Le sens de ces mots arrivera à la personne qui les lit au moment dû. Aujourd’hui, dans 10 ans ou jamais. C’est aussi le mystère de ces mots qui fait leur beauté. Reçue. Perçue. Même sans la comprendre.
              « J’ai vu des archipels sidéraux ! et des îles
              Dont les cieux délirants sont ouverts au vogueur :
              – Est-ce en ces nuits sans fonds que tu dors et t’exiles,
              Million d’oiseaux d’or, ô future Vigueur ? »
              Pour ta phrase ce « (qui n’existe pas) » enlève de la sincérité et de la force à « « un chant maladroit et dont l’occurrence autant que la maladresse même déchirent mon âme ». J’ai l’image d’une personne profondément déchirée par ce chant maladroit tout en n’ oubliant pas de rappeler au lecteur sa position sur l’âme. C’est juste mon ressenti et nous avons tous bien raison de nous exprimer come bon nous semble

              • #72045 Répondre
                Jeanne
                Invité

                Ah ben voilà. L’on voit que ta sensibilité aux mots, chère Graindorge, n’est pas tout à fait la mienne. Nous sommes différentes, tout simplement.

    • #71994 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      « Il doit donc exister quelque part dans les particules ayant composé la matière corporelle de Stanley Kubrick la cause (matérielle, déterminante et elle-même déterminée) de la scène des « Sentiers de la gloire » où une femme, sous la contrainte et terrorisée, fait s’élever dans la bande-son un chant maladroit et dont l’occurrence autant que la maladresse même déchirent mon âme (qui n’existe pas). »
      Même si je n’aime pas ce film, ni vraiment ce moment du film, je trouve ces lignes superbes
      O secret de l’art
      (mais qui est peut etre un secret de la prodigieuse matière)

      • #71996 Répondre
        Jeanne
        Invité

        Merci, François, pour ce post.
        J’ai connaissance, oui, que tu n’aimes pas Kubrick.
        .
        Et quand tu dis « un secret de la prodigieuse matière « , tu me rejoins. Que la matière puisse relever du prodige, cela me parle.
        (Comme on ne dit plus).

    • #72048 Répondre
      PeggySlam
      Invité

      Je ne sais plus où est la vidéo débat sur la liberté des médias entre François et Geoffrey Lejeune mais j’ai voulu réagir ; quand j’ai entendu l’expression l’hégémonie culturelle, j’ai enfin compris quel est mon problème avec le cinéma populaire. Merci François.

      PS : je n’arrive jamais à retrouver les post car en faite sur mon ordi fixe je n’arrive pas à afficher le forum, je n’arrive à l’afficher qu’avec mon téléphone portable. Je ne sais pas si je suis la seule dans ce cas là mais je poste ça là ou cas ou. Et ce n’est pas essentiellement avec le forum de François que j’ai comme problème mais avec le service WordPress….

      • #72049 Répondre
        essaisfragiles
        Invité

        La vidéo est en bas de la page L’actu de François ?
        Ton ordinateur est ancien ? Tu utilises quel navigateur ? Tu as essayé de nettoyer le cache ? Tu nettoies souvent le navigateur ? Tu le mets à jour régulièrement ?
        Essaie d’installer le logiciel CCleaner (sur mac ou PC) et de faire le ménage.

    • #72132 Répondre
      Cyril
      Invité

      J’ai découvert cette chaîne YouTube qui m’a l’air d’être le Thinkerview américain. On y trouve de drôles d’invités, je vous laisse voir par vous-même…
      https://www.youtube.com/@lexfridman/videos

      • #72133 Répondre
        Cyril
        Invité

        Il y a Joe Rogan aussi, une sorte de libertarien, comédien/comique (quelques stand-up sur Netflix), apparemment très influent aux US, ses podcasts en 1ère position sur Spotify devant les conférences Ted.
        https://www.youtube.com/@joerogan/videos

    • #72134 Répondre
      Nox
      Invité

      Handicap ou pas handicap ?
      P.S : si jamais tu passes par-là Demi Habile, je te donne encore l’opportunité de m’expliquer comment tu t’es personnellement sorti des idéations suicidaires – inspire-moi.

      • #72184 Répondre
        Mélanie
        Invité

        « À choisir, perso, je préfère encore l’essentialisation, puisqu’on peut alors directement parler des empêchements que tel ou tel handicap induit »
        C’est ce que je tends à me dire aussi
        Je me demande si ce n’est pas, aussi, la gêne que ça fait à certains de dire « handicapés » qui les motive à chercher des expressions contournatoires

    • #72171 Répondre
      ..Graindorge
      Invité
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