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Accueil Forums Forum général Fiction Alain – propos sur

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  • Auteur
    Messages
    • #87697 Répondre
      Claire N
      Invité

      J’aime beaucoup la suite donnée par Rivière
      – chantier pour partie 1 :
      Trouver le moyen de pas redire «  caisse « 
      – idée germee grâce à rivière : j’aime beaucoup
      La «  télé conférence « !
      La présence d’un bout de papier tangible , texture littéraire ( merci Alain) qui débarque concrètement dans une vie , s’insinue juste par sa « consistance « en terrain balisé par d’autres habitudes de contact avec l’écrit, le temps qu’il reste à Anne pour y penser ( les chiottes)
      La façon dont elle cherche plutôt la provenance
      Le silence sur le contenu du texte
      L’aspect téléconférence qui fait contraste où on voit bien ce qu’est la « communication « 
      Merci Rivière

    • #87837 Répondre
      Claire N
      Invité

      Merci graindorge pour la contribution
      Le même papier reçu
      – autrement

      • #87937 Répondre
        ..Graindorge
        Invité

        Merci aussi pour ta contribution Claire N
        On espère aussi d’autres contributeurs et contributrices
        Merci Alain M pour ce jeu

    • #87844 Répondre
      Alain m
      Invité

      Bon ben je me sens un peu con ! Désolé de faire un pataquès pour pas grand chose. Du coup je me fais remarquer encore plus. Tant pis j’assume. C’était ça mon texte.
      ~
      L’homme qui me regardait depuis un moment s’est avancé vers moi.
      – Vous êtes placé en voiture 6?
      – oui
      – puis-je vous confier cette poussette ? Il suffira de la déposer sur le quai à votre arrivée, une amie attendra à l’emplacement de la voiture 6.
      L’homme m’a remercié et est parti.
      À ma descente du train une jeune femme d’une trentaine d’années m’accueillit avec un grand sourire.
      Nous avons échangé quelques mots, lui ai remis la poussette et j’ai pris la direction du métro. Je n’ai jamais su son nom et je ne l’ai jamais revue.
      – Comment ça « je n’ai jamais su son nom et je ne l’ai jamais revu » ?
      – Parce que c’est vrai.
      – Attendez ! Pourquoi ne pas dire tout simplement « je la connaissais pas » ?
      – Euh … je sais pas… c’est peut-être parce que je lis beaucoup… alors euh… j’écris même sur le forum de François Begaudeau.
      Claire souria.
      – Max tu prends le relais, je vais fumer une clope.
      – Qu’est que ça donne ? demanda Max
      – il écrit sur le forum de Begaudeau !
      – C’est qui Bégodo ?
      Claire réprima un rire et descendit fumer sa clope.

      • #87897 Répondre
        Malice
        Invité

        Allez la suite maintenant
        quid de cette poussette où nul enfant ni bouteilles de JD n’ont été stockées

    • #87852 Répondre
      Claire N
      Invité

      Putain , merde
      Un rapide examen de leurs mines entendues
      Avait ébloui, vitesse lumière l’éclat d’une lame qu’il connaissait pourtant de loin: il avait balancé un nom
      En boule dans un re coin de sa tête ça commençait à ronronner
      Il connaissait bien cette petite chose capable en cas d’agression de se déployer et prendre toute la place – une petit ombilic recroquevillé
      Qui plaidait la nudité : je voulais pas ; et puis j’ai répondu comme ça – et puis de toute manière ça commençait à se voir que mon écriture avait changé mes mots – et puis après tout c’est vrai, c’est lui «  begaudeau « 

      • #87912 Répondre
        ..Graindorge
        Invité

        Max soupira. Il était déjà 11:07 et il aimerait bien en finir avant 13h.
        – Bon. Vous êtes un serviable, vous! Jacques a dit « déposez cette poussette et vous vous exécutez.
        – il avait une bonne tête
        – une bonne tête… Vous savez vous tout ce qu’il peut se passer, tout ce qu’il se passe derrière une bonne tête?
        L’homme le regarda comme on regarde une horloge arrêtée à 11h07. Aucun son ne sortit de sa bouche.
        – Vous n’avez pas non plus pensé à examiner la poussette?
        – ce n’était pas la mienne. J’avais juste à la déposer sur le quai
        Max ne s’est rien dit. Il en pensait pas moins. Il avait envie d’un café mais ça attendra
        – vous écrivez quoi sur ce forum de qui déjà?
        – de François Bégaudeau
        – inconnu au bataillon
        – c’est un écrivain Je peux vous prêter un de ses livres si vous voulez
        Max jeta un bref coup d’œil sur l’ongle de son pouce droit, il passa à l’index, au majeur, à l’annulaire, à l’auriculaire. « Relax Max »
        Juste 2 mots il lâcha Non merci
        – Alors, vous écrivez quoi sur ce truc?
        – je partage des textes, des poèmes, j’échange avec d’autres personnes sur des sujets ayant avoir avec la littérature, la musique etc..
        – et dans le etc… pas de bonhomme bonnetête, de jeune femme d’une trentaine d’années, et de
        poussette?
        – Non.
        Max se tourne vers l’horloge: 11h07. Bradabèche!! Personne n’a songé à changer la sale pile. Comme un virelangue. Il sort son portable de la poche de sa veste: 12h15

        • #87938 Répondre
          ..Graindorge
          Invité

          *ayant à voir

    • #88709 Répondre
      Claire N
      Invité

      Le téléphone
      L’autre, celui professionnel se mit à réquisitionner
      L’atmosphère
      Alain reconnue la sonnerie «  Rene la taupe »
      Max ne reconnu rien mais senti l’outrage interne

      • #88749 Répondre
        ..Graindorge
        Invité

        Max sentait surtout l’envie d’aller « Chez Jules et Julie », le petit restau d’en bas. C’était l’heure et l’heure c’est l’heure pour Max Pavlov. « Alain, je descends, je te monte quelque chose? Le portable sur l’oreille, l’ index droit de l’interpelé dit non.
        Alain avait demandé à tout le monde de l’appeler par son prénom. Aucun souci, ce tout le monde savait qui était qui.
        Et puis pour obtenir des résultats, c’était l’esprit d’équipe qui devait prévaloir et pas les conneries d’égos. Perte de temps, d’ énergie et ça ralentissait tout
        Pour les moije, y’avait des miroirs dans les chiottes. On se pâme 5 minutes Ô-comme- moije- est beau- et bon et- intelligent. Mais les merdes se ressemblent toutes avec les nuances naturelles: plus dures, plus molles… selon les jours. Après moije se lave les mains sans se regarder ou à peine et retourne au turbin collectif.
        René la taupe enfourcha sa moto. Toujours rien sur cette affaire mais l’homme était nickel. Un magnifique pigeon. Ça existe. Bien plus que c’qu’on croit. Il suffit de les observer  » longuement » sans les envahir: les yeux, les lèvres, les mains et les pieds. Tu l’enveloppes, tu lui fais le coup du cobra sur le lapin et hop! Feu rouge. Demi sourire sous le casque.
        Alain posa le téléphone sur son bureau, en retira sa fesse gauche, un bon verre de Volvic. Il ne buvait que dans un vrai verre à eau. Et rien d’autre pendant le service. Jamais.
        De l’autre côté, l’homme… Il fit signe à Momo d’aller le chercher

        • #88755 Répondre
          Claire N
          Invité

          Je ne sais pas si tu te souviens – Graindorge-
          Mais je crois bien que c’est a ce moment précis
          Qu’il m’ai apparu obligé que l’un de nous sorte de sa réserve.
          Après tout c’était à saisir Max n’ embrayait pas sur
          L’appel, Alain de suspect passait à flic
          Il était possible qu’on perde des narrateurs au passage
          D’autant qu’il y avait eu entre nous quelques tentatives d’échanges pour caler une trame, une intrigue
          C’était périlleux comme passage , voir casse gueule – mais c’était une trouée

          • #88756 Répondre
            ..Graindorge
            Invité

            Max sentait surtout l’envie d’aller « Chez Jules et Julie », le petit restau d’en bas. C’était l’heure et l’heure c’est l’heure pour Max Pavlov. « Jean, je descends, je te monte quelque chose? Le portable sur l’oreille, l’ index droit de l’interpelé dit non.
            Jean avait demandé à tout le monde de l’appeler par son prénom. Aucun souci, ce tout le monde savait qui était qui.
            Et puis pour obtenir des résultats, c’était l’esprit d’équipe qui devait prévaloir et pas les conneries d’égos. Perte de temps, d’ énergie et ça ralentissait tout
            Pour les moije, y’avait des miroirs dans les chiottes. On se pâme 5 minutes Ô-comme- moije- est beau- et bon et- intelligent. Mais les merdes se ressemblent toutes avec les nuances naturelles: plus dures, plus molles… selon les jours. Après moije se lave les mains sans se regarder ou à peine et retourne au turbin collectif.
            René la taupe enfourcha sa moto. Toujours rien sur cette affaire mais Alain était nickel. Un magnifique pigeon. Ça existe. Bien plus que c’qu’on croit. Il suffit de les observer » longuement » sans les envahir: les yeux, les lèvres, les mains et les pieds. Tu l’enveloppes, tu lui fais le coup du cobra sur le lapin et hop! Feu rouge. Demi sourire sous le casque.
            Jean posa le téléphone sur son bureau, en retira sa fesse gauche, un bon verre de Volvic. Il ne buvait que dans un vrai verre à eau. Et rien d’autre pendant le service. Jamais.
            De l’autre côté, Alain commençait à avoir faim
            Pierre fit signe à Momo d’aller le chercher

            • #88807 Répondre
              ..Graindorge
              Invité

              *pas Pierre mais  » Jean fit signe à Momo d’aller le chercher

    • #88810 Répondre
      Oscar
      Invité

      « propos sur » : Vous écrivez par note audio ?

    • #88904 Répondre
      Claire N
      Invité

      Tandis que Julie servait Max
      Il en profita pour insister
      Elle lui plaisait
      Ce qui faisait de Max un bon flic tenait dans la même glose que ce qui faisait de Max un bon mec
      Il fallait que Julie l’entende
      Elle parvins in fine à prendre la commande

      • #89450 Répondre
        ?
        Invité

        Ailleurs, un autre jour, à 9h59
        Vous allez trop vite. Vous dites que c’était une poussette parce que ça vous paraît plus simple de dire que c’était une poussette vu que cet homme vous a dit que c’était une poussette. Mais moi je ne veux pas savoir ce que cet homme vous a dit ni ce que vous croyez avoir vu à la suite de ce que vous avez entendu de la bouche de cet homme qui vous a dit que c’était une poussette. Il vous a dit c’est une poussette et maintenant vous vous dites j’ai vu une poussette, mais non, voir et entendre sont deux choses différentes, vous avez entendu c’est une poussette et vous vous êtes empressé de ne pas voir. Quoiqu’empressé peut-être pas. Vous étiez peut-être juste un peu las. Mode automatique, on ne veut pas regarder on se dit juste oui la poussette je remettrai la poussette pas de problème et hop que j’attrape le machin, long pas long lourd pas lourd toile pas toile roues pas roues peu importe puisqu’hop je te le refourgue ni vu ni connu – voici votre poussette madame oh ma poussette merci. Et vous étiez content de vous sans doute, content fier satisfait, elle avait l’air contente donc vous étiez content, content d’elle contente, content de vous la contentant cette petite mère mais où était le poussin ? Vous n’avez pas trouvé ça louche non vous étiez déjà ailleurs dans ses yeux son sourire au revoir pas de quoi le métro.

        • #89451 Répondre
          ..Graindorge
          Invité

          @?
          Salut ?
          C’est súper! Juste que ce sujet a été clos. On est passé à un second sujet démarré par Alain M
          À la recherche de Claire… passionnément
          Tu participes? Lire Posts #89211 puis #89375. Puis dans l’autre entrée pour tous les commentaires, questions etc…Participation par ordre alphabétique. Donc point d’interrogation, lettre P.

          • #89452 Répondre
            ..Graindorge
            Invité

            L’autre entrée: Appel aux sitistes

            • #89455 Répondre
              Oscar
              Invité

              Salut ! Et le texte de rivière ? Vous l’organisez comment ?

              • #89458 Répondre
                graindorge
                Invité

                Salut Oscar
                lire dans le fil Appel aux sitistes, les raisons de l’interruption de ce 1er sujet et le passage au second

                • #89461 Répondre
                  Oscar
                  Invité

                  Je suis allée voir, et non il n’y a pas de raison invoquée pour n’avoir pas pris la suite du texte de rivière. Si vous trouvez le moyen de le caser dans l’intrigue ce sera super !

                  • #89477 Répondre
                    ..Graindorge
                    Invité

                    @Oscar
                    si si, c’est dans Appel aux sitistes
                    Alain M t’expliquera. Ou riviere qui je pense a bien compris ce qu’il s’était passé Ou Claire N
                    Bonne nuit

                    • #89483 Répondre
                      Oscar
                      Invité

                      Ah ok, comme vous montrez beaucoup les ficelles ça incite quoi, et moi pas compris du tout, mais si c’est clair pour tout le monde vais plus trop chercher à comprendre alors. 🐣

    • #89211 Répondre
      Alain m
      Invité

      À la recherche de Claire, passionnément.
      ~~~~~
      Chaque fois la sensation était la même.
      C’était comme un rituel. Il rentrait par l’accès de la rue Froidevaux. Le grincement métallique de la porte jusqu’à sa couleur vert sapin le ramenait dix ans plus tôt au seuil du jardin de la maison de ses beaux-parents. Sur les marches du perron elle attendait, les yeux plissés une main en visière, son visage grimaçant sous l’éclat du soleil.
      À peine la porte passée, sur sa gauche les premières tombes s’alignaient et se multipliaient suivant l’évasement de l’enceinte du cimetière Montparnasse. Clément n’était pas là pour saluer Baudelaire, Marcel Schwob ou d’autres, ni pour se recueillir sur la tombe de Pierre et Alice Nautaire. Les parents de Claire étaient enterrés à Saumur où ils avaient vécu et où la voisine avait découvert leurs cadavres une semaine après le rendez-vous que Claire lui avait fixé devant la tombe de Pierre Laval. Pendant les deux mois qui suivirent ce rendez-vous manqué, il n’était pas rare que les différents gardiens, au moment de la fermeture sortent Clément de sa torpeur, assis sur un banc. Pourquoi revenir dans ce cimetière sans nouvelles de Claire depuis deux mois ? Il pensait que c’était là, dans cette allée, qu’une solution allait advenir. Que Claire allait se manifester et tout lui expliquer. Les fins d’après-midi, ses jambes l’emportaient jusqu’à son domicile. C’est un garçon de 7, 8 ans, qui, préférant tirer la langue à sa grande sœur plutôt que regarder devant lui, termina sa course sur Clément et le ramena à la réalité.
      – ha ha ha !! T’as l’air fin maintenant, allez Pierre excuse toi !
      Pierre, Pierre ! Comme son beau-père. Ce n’était pas Pierre Laval qu’il fallait lire. C’était Pierre et Laval. Pourquoi Claire lui avait donné rdv devant cette tombe alors qu’elle ne ressentait aucune affinité avec cet homme là. Pierre que Clément avait aidé à restaurer une maison familiale pour la louer, maison qui se trouvait à Laval ! Oui et alors ? Oui c’était mince, mais Clément n’avait rien d’autre. Et l’amour ça vous ferait croire à tout, même à n’importe quoi. Mais n’importe quoi c’est mieux que rien.

    • #89375 Répondre
      Claire N
      Invité

      Le train pour Laval était annoncé , la vague des voyageurs tendue dans l’attente de la voie s’individualisa de la foule
      Clément participa de cet élan , il pensa furtivement à cette particularité qu’on les étourneaux, sorti son billet et se dirigea vers la file
      Qui ordonnait le rang grâce au composteur

      • #89468 Répondre
        graindorge
        Invité

        Sur le quai, Clément aperçut une silhouette. CLAIRE ! Son cri brisa la monotonie de la foule. Des personnes qui ne s’appelaient pas Claire se retournèrent.
        Clément sentit son corps pleurer. Sans larmes.
        Une fois installé dans le train, le ciel gris derrière la vitre le console. Un peu. Le soleil, pas du tout. De l’ombre, la nuit et des jours gris et froids. Prescription de son cœur.
        Annie et Simon, les locataires devenus des amis, lui ont proposé avec insistance de le loger. Clément a décliné. Il a préféré réserver une chambre au Fasthotel Laval. « Bien sùr, oui, j’irai vous voir » Clément a pris un Aller simple. Les gérants de l’hôtel le connaissent aussi. Ils ont appris « LA nouvelle » Pas par lui.
        Une disparition c’est plus angoissant qu’une mort. Une mort = certitude = des larmes = enterrement/incinération. Une disparition, ça peut rendre fou : rien de tangible à quoi se raccrocher. Un lieu du rendez-vous, ça existe, ça se voit, c’est concret. En deux mois, Clément avait perdu du poids. Partir. À Laval d’abord.
        Et si elle réapparaissait ? Il avait lu qu’il fallait penser très fort à la personne disparue, des histoires de connexion, de télépathie… Lui, l’incrédule lisait maintenant avec avidité tout ce qu’il trouvait… Et si, et si… Eh oui…. l’amour ça vous ferait croire à tout, même à n’importe quoi. Mais n’importe quoi c’est mieux que rien. Plus de 50 000 personnes disparaissent chaque année en France.
        Dont Claire.

    • #90657 Répondre
      Alain m
      Invité
      • #90950 Répondre
        ..Graindorge
        Invité

        Cher Alain M
        grand merci à toi pour ces instants d’allégresse et
        merci aussi pour cette musique qui sierait bien à l’immense tristesse de Clément. Ce voyage ne le mènera peut-être nulle part mais ce « peut-être » en phase finale prend toute la place.
        je viens de trouver le nom du compositeur: Michel Chevalier

        • #90959 Répondre
          ..Graindorge
          Invité

          *Michel COLOMBIER

    • #90687 Répondre
      Claire N
      Invité

      Si on garde
      « Sur le quai, Clément aperçut une silhouette. CLAIRE ! Son cri brisa la monotonie de la foule. Des personnes qui ne s’appelaient pas Claire se retournèrent »
      On pourrait reprendre ici à mon avis si tu veux bien ?

      • #90784 Répondre
        ..Graindorge
        Invité

        Claire N
        la vengeance est un plat qui se mange froid m’a t-on dit Rire Attend un peu, c’est tiède
        Les commentaires et tutti quanti c’est dans le fil Appel aux sitistes
        Je suppose que ta courtoisie t’aurait fait demander la permission à riviere par exemple ou à un.e autre participant de te servir, pour continuer une histoire d’un morceau de ce qu’elle a écrit et peut-être mis deux heures à écrire, polir, retrancher, changer etc. Ce qui a été mon cas.  » Dis moi, riviere ( ou y) puisque tu ne participes plus, tu ne vois pas d’inconvénient à ce
        qu’on utilise pour la suite les 4 premières lignes de ton texte? » Je dis bien par courtoisie car il n’y a rien qui empêche

        • #90822 Répondre
          Claire N
          Invité

          Non juste j’aimais bien
          Et puis sur les plantes les bourgeons des fois ça les fait repartir
          Mais je crois avoir un mode d’emploi pour la courtoisie rangé quelque part, tu as raison :
          S’il te plaît Graindorge est ce que PAS comme la maman devant Salomon tu acceptes qu’on coupe ton petit ET qu’on le donne à un autre ?

          • #90863 Répondre
            ..Graindorge
            Invité

            Sans amitié c’est non

    • #94654 Répondre
      ,
      Invité

      Cahier piqué seyès 96p
      Hier soir. J’ai vu l’évier vide. L’inox ordinairement pâle sous les croûtes de calcaire brillait comme jamais. Les plinthes dépoussiérées, les poignées de tiroirs clinquantes, c’étaient les marques de sa rage silencieuse. J’ai attendu. Elle a continué de s’affairer, faussement indifférente à mon statisme. Enfin, après un soupir et deux coups de balayette elle m’a dit : j’ai tout lu. Elle s’est figée et ne m’a plus lâché le blanc de l’oeil droit. Il est resté mutique, comme moi. Je n’ai aucun goût pour les aveux.
      – C’est quoi cette histoire Clément ? C’est qui cette Claire ? C’est pour la voir que tu es parti à Laval la dernière fois ? Vous vous donnez rendez-vous au cimetiére ? On avait dit qu’on se dirait tout.
      Elle a eu à peu près ces mots-là. Je ne lui ai pas demandé de quel droit elle fouillait mon ordinateur.
      – Prends-moi bien pour une conne. Tes cadavres je m’en doute que c’est du roman. Des tombes, des cadavres, c’est la planque que tu t’es trouvée pour habiter ton double. Tu es ici, ta tête là-bas. Tes tripes aussi.
      Je lui ai redit. Elle ne pouvait pas m’en vouloir pour un roman.
      – La preuve que si. Et cette Claire ne sort pas que d’un roman. Tu l’as vue. Je le sais je le sens.
      Elle a tort et pas. Je l’aime et je la déteste comme ça, possessive, désarmante de jalousie naïve. Je me déteste de l’aimer comme ça.

    • #94795 Répondre
      ,
      Invité

      Cahier piqué seyès 96p
      Je retire « comme jamais ».

      • #96760 Répondre
        ,
        Invité

        De Clémence à Clément
        Ta disparue elle ne chie pas, elle ne pisse pas, elle ne jette pas dans tes toilettes ses gros tampons sanguinolents, elle ne pue pas, elle ne gueule pas, elle n’a pas la tronche des lendemains de cuite, elle est nulle part, elle est partout, elle a tout l’air et pas la chair, tu la penses drôle ou tendre ou douce, brillante quand tu la veux couverte un peu de ton éclat, et quand tu ne la veux plus tu ne la penses plus affairé réglée moi j’y pense tout le temps, en deux phrases tu lui refais le nez d’autres choses le dessin, elle ne connait pas le temps l’argent les poubelles la sainteté, toujours d’aplomb et lasse quand tu le veux, fille self-service menu au choix elle ne veut pas de toi elle t’ignore juste ce qu’il faut se fout de ta gueule ne s’en fout pas t’envoie des signes te fais rager la joue sérieux elle te ressemble dans ton reflet du bord du lac juste le trouble d’une mouche d’eau elle est toute chose toute pose elle est tout être et moi je ne me ressemble pas de mon talon je ne suis pas la crevasse de mes poumons je ne suis pas le souffle ni cette angoisse ni ce frisson de ma colère je ne suis pas le démon je t’en veux je ne t’en veux pas je te comprends je ne te comprends pas.

    • #94861 Répondre
      Claire N
      Invité

      Carnet petit carreaux 30p
      Laval
      L’absurdité de son voyage lui apparue juste après la sortie de la gare ; sur son parvis exactement
      Sortir du train, suivre le flux des passagers décidés profilés à demi par leur valisette à roulettes qui leur imprimaient un design de hiéroglyphes pressés .
      Si il avait fumé il s’en serait grillé une, heureusement son immobilité pu rapidement paraître distraite : il sorti son smartphone et tapa « que faire à Laval »

      • #95482 Répondre
        ,
        Invité

        Carnet petits carreaux 30p
        Un pont et sa rivière bordée de vieilles bâtisses en rang serré, la côte ardue d’une rue pavée, les courants d’air, le claquement d’une portière, feu rouge, feu vert, le brushing frais de la mémé, les banques à colombages, la fleuriste deuils et mariages, jambon fromage, ça sera tout, trois cinquante, merci, trouver un banc, il se souvint de la Perrine, le sol sablé, ses pieds, il regardait ses pieds, le ciel est dégagé, oui dégagé oui, un peu de soleil ça fait du bien, oui ça fait du bien oui, les fleurs les arbres la verdure, oui les fleurs les arbres la verdure oui, tu m’écoutes, oui, non tu ne m’écoutes pas, mais si, mais non, mais si.

    • #95447 Répondre
      ,
      Invité

      Samsung TV 43 pouces
      moi je ne m’appelle jamais je suis toujours là
      les autres m’appellent Garance
      mais mon vrai nom
      c’est Claire

      • #95475 Répondre
        ..Graindorge
        Invité

        Et « Recherche Claire…passionnément » c’est sur la deuxième chaîne, maman
        Tu préfères « Colombo? » ! Tu es sûre que c’est aujourd’hui? Tu as le programme?

        • #95484 Répondre
          ..Graindorge
          Invité

          Oui maman, non, non tu me déranges pas du tout… Aaaah! Colombo c’est samedi! À quelle heure? Je note à 9h. Et là tu regardes quoi? Y’a rien? Tu zappes! Comment? Ah! Tu regardes « Recherche Claire… » D’accord, tu me raconteras.. Bonne soirée et dors bien! À demain! Gros bisous!

          • #95486 Répondre
            ,
            Invité

            Bonne nuit ma choupinette, gros bisous

    • #95735 Répondre
      graindorge
      Invité

      Alain Mercier était dans sa cuisine. Son livre, A la recherche de Claire… passionnément n’avait pas trop mal marché. Il regrettait de l’avoir laissé quatre ans dans un tiroir. C’est sa cousine germaine, Garance avec son enthousiasme fatiguant qui s’est chargé-de-tout. «Je me charge de tout ! Il s’est laissé faire. Après de nombreux refus qui lui faisaient lui dire « laisse tomber » Le OUI des Editions Bada accompagné d’un victorieux « Tu vois ! » Il s’est fendu de son sourire nº 4, un peu Joconde
      Cette histoire n’était pas sortie de sa tête. Il connaît Claire. Elle a disparu. Il ne la recherche plus. Il la recherche encore.
      Un des arguments de la cousine allait dans ce sens : « En racontant l’histoire, tu vas la faire connaître PAR-LA-TERRE-ENTIÈRE et qui sait ? Tu pourrais mettre une photo de Claire sur la couverture ! » Première de couverture pensa-t-il sans songer à corriger. La fatigue.
      Il rangea la confiture d’abricots, le pain. La tasse et le reste feraient compagnie dans l’évier, à la vaisselle du dîner d’hier
      Ce soir, sa première télé. Pour le livre et le film. Beaucoup pour un seul homme. Il mettrait un de ses jeans droit, la chemise noire et le pull en V bleu marine qu’elle lui avait offert et même pas pour un anniversaire.
      Il y est. Ça lui fait quoi ? Ça l’agace que ça ne lui fasse que ça, pas grand-chose. Tentation de téléphoner à Garance lui piquer un peu de son enthousiasme. C’est elle qui appelle. Ne pas répondre. Elle comprendra. « Je comprends » Elle comprend tout. À toute heure…
      Elle n’a pas rappelé. Elle a compris.
      Alain Mercier bonsoir ! Bonsoir. « A la recherche de Claire….passionément (technique Rod des animateurs, des journalistes, appuyer sur les syllabes-clefs, le livre dans les mains, gros plan sur le livre avec les paragraphes soulignés en jaune, des post-it.)
      Le sourire à volonté. Hochements de tête attentifs. Le livre s’appellerait A la recherche de l’éclair au chocolat…passionnément. Kifkif « Alors Alain Mercier, cet éclair ?
      « Ce qu’il faut dire c’est que cette recherche, vous l’avez vécue « dans votre chair » Poing droit fermé. (Pousse pas le bouchon non plus, dit l’oreillette) Claire était votre épouse, vous étiez séparés mais vous l’aimiez toujours, vous l’aimez toujours. » Silence. Gros plan sur chaque visage des autres invités. Émotion. (très bon Bernard) Regards rivés sur Alain Mercier qui n’a pas d’oreilletteu pirouetteu cacahuèteu.
      Oui. ( un taiseux. Bernard rame) J’aimerais lire un passage qui m’a touché :
      « À peine la porte passée, sur sa gauche les premières tombes s’alignaient et se multipliaient suivant l’évasement de l’enceinte du cimetière Montparnasse. Clément n’était pas là pour saluer Baudelaire, Marcel Schwob ou d’autres, ni pour se recueillir sur la tombe de Pierre et Alice Nautaire. Les parents de Claire étaient enterrés à Saumur où ils avaient vécu et où la voisine avait découvert leurs cadavres une semaine après le rendez-vous que Claire lui avait fixé devant la tombe de Pierre Laval. Pendant les deux mois qui suivirent ce rendez-vous manqué, il n’était pas rare que les différents gardiens, au moment de la fermeture sortent Clément de sa torpeur, assis sur un banc. Pourquoi revenir dans ce cimetière sans nouvelles de Claire depuis deux mois ? Il pensait que c’était là, dans cette allée, qu’une solution allait advenir. Que Claire allait se manifester et tout lui expliquer. »
      Il souligne en gras oral « et tout lui expliquer, tout vous expliquer mais à ce jour les explications, vous ne les avez pas eues. » Non, malheureusement. « Un seul être vous manque et tout est dépeuplé ? » Quel con. Pensée Mercière.

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