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- Ce sujet contient 88 réponses, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par
Emile Novis, le il y a 6 mois.
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AuteurMessages
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Pedro Miguel
InvitéSalut,
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Etienne a lancé le sujet du 10 septembre dans on autre topic et il me semblait intéressant de rassembler ça dans un dédié.
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Ca en parle vers chez vous ? il y a des boucles telegram ? Des AGs ? Des discussions à la pause clope ? Des graffitis révolutionnaires qui commencent à apparaitre sous des ponts ? Tout sujet et bon à partager.
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Perso je suis à la cgt dans une grande boite de l’industrie et on prépare les collègues à faire la grève. L’intersyndicale n’a produit qu’une pétition à la con et ils irons pas plus loin tant que la base ne leur impose pas tous les préavis sous le nez, et j’en vois pas mal qui sont en train de poper ça et là donc ça fait plaisir.
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Mais j’aimerais avoir d’autres sons de cloche, si même certains n’en ont pas entendu parler faites le savoir c’est intéressant aussi. -
Pedro Miguel
Invitépitié dites moi comment faire des paragraphes sans utiliser les tirets aussi, je comprends pas toutes les commandes dispo au dessus de la boite d’écriture du commentaire ..
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..Graindorge
InvitéMon message ne passe pas. J’essaierai depuis la maison
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Etienne
InvitéBonne idée ce topic
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Jeanne
Invité« L’intersyndicale n’a produit qu’une pétition à la con et ils irons pas plus loin tant que la base ne leur impose pas tous les préavis sous le nez ».
Je ne félicite pas l’intersyndicale.
Et suppose que l’on se dirige, le 10 septembre, vers un feu de paille.
(Mais sait-on jamais ? ).-
Pedro Miguel
InvitéSi on y va à reculons en se disant que ça va être un flop c’est vraiment le meilleur moyen que cela devienne une prophétie autoréalisatrice. Et puis de toute façon si on obtient rien, ça sera quand même de l’expérience acquises pour le prochain mouvement social. La révolution de 1917 n’est pas arrivée spontanément sans rien derrière, il se sont pris un paquet d’échec avant ça pour x raisons qui sont très intéressante à étudier.
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L’heure est à l’action, à la mobilisation, à l’éveil des acteurs de ce mouvements aux potentialités progressistes d’une mobilisation de masse, à la joie que procure l’action collective, à la satisfaction que génère l’inventivité de nouveaux moyens de luttes, à la fierté de voir se construire une conscience de classe à l’échelle de son entreprise, son quartier, sa ville, au pays tout entier !Laisse donc ce doux « sait-on jamais » te gagner, qu’il innerve peu à peu chaque partie de nos corps, à la vibration d’un « on est là », ou d’une Internationale scandée dans un cortège, sur un piquet de grève, un bloquage d’autoroute ou une barricade !
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..Graindorge
InvitéRappel des mots de cet ouvrier qui souffrait de douleurs de dos dues à son travail et prenait des médicaments pour » tenir » : » ils nous ont tout pris, même la peur. »
Feu de paille? C’est méconnaître ou mal connaître la trempe de ces guerriers à qui clairement un gouvernement annonce : on en a pas fini de vous faire la peau! »
» je serai toujours du côté de ceux qui n’ont rien et à sui on veut enlever même ce rien » Federico García Lorca-
..Graindorge
Invité* à qui
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Jeanne
Invité@Pedro
De mon côté j’essaierai d’être partie prenante, oui.
Après, côté syndicat autour de moi ça bouge pas beaucoup.-
graindorge
Invité« Après, côté syndicat autour de moi ça bouge pas beaucoup. »
Une bonne nouvelle?-
Jeanne
InvitéBonjour Graindorge, je voulais dire que mon syndicat n’a pas l’air de s’emparer de l’idée de bloquer le pays le 10 septembre. (Du coup pas bonne nouvelle, non).
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Etienne
InvitéQuel syndicat et dans quel domaine ?
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Jeanne
InvitéCgt fonction publique
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Etienne
InvitéTerritoriale ? Si oui ca semble bouger
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Jeanne
InvitéOui territoriale.
Bon alors on patiente. -
Etienne
InvitéJ ai reçu un mail hier sur ce sujet, suis aussi fonx territorial
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Sophie
InvitéTrès bonne idée oui
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graindorge
Invitévoyons voir si ce que je voulais partager à 14:13 se partagera maintenant
10 Septembre : bloquer les périphériques des grandes villes pour arrêter le pays ?
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Etienne
InvitéPour avoir testé cette méthode durant les dernières manifestations c est très efficace effectivement
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..Graindorge
InvitéTant mieux
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Ludovic Bourgeois
InvitéÇa craint
Il faut vraiment qu’on
Répare le Monde
Que les
Derniers soient les Premiers
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Il faudra des yeux rouges et
de la bave plein les lèvres
Pour accéder au « paradis sur terre »
Promis par Karl Levi Mordechai -
Etienne
InvitéAprès avoir sondé mes collègues de taf ça semble plutôt prendre on devrait arriver à 75 % de gens qui feront grève ou rtt/cp
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Unsage
InvitéJe crois que cette manif blocage c’est précisément ce que veut macron. Y aller ce serait jouer son jeu, et celui du gouvernement. Alors que la meilleure réponse à leur politique, c’est tout simplement d’aller bien, et de prendre soin de nous.
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Pedro Miguel
InvitéQuand on voit la dernière déclaration de l’intersyndicale qui compte se réunir le 1er septembre, et qu’on mesure le peu de pression de la base sur le bureau confédérale pour appuyer une ligne dure de grève reconductible, je sens que ça ne suffira pas pour infléchir le train-train du bureau confédérale qui ira porter sa ligne réformiste à la réunion intersyndicale (où de toute façon il est minoritaire face à la CFDT) et nous pondra un truc à la con encore une fois.
Le poste facebook de l’administrateur du bureau confédérale Laurent Brun est assez affligeant. Il commence directement en disant que ce n’est pas ce genre de « jaquerie » qui fait bouger les choses (et se permet l’outrecuidance de dire que le mouvement des retraites à obtenu plus que le mouvement des GJ, alors qu’honnêtement les deux mouvement ont étés des échecs). Il y fait preuve d’une pudeur de gazelle face au 10 septembre comme Martinez a pu le faire au moment des GJ. Critique comme un petit garçon vexé l’apolitisme et l’asyndicalisme du mouvement qui rend difficile les jonctions comme si ce n’était pas le produit d’année de trahisons des partis politiques et de l’intersyndicale (Alors justement que le mouvement du 10S25, dès le début, s’est qualifié d' »apartisan » et non d' »apolitique » ce qui est une prise de conscience politique significative depuis le mouvement des GJ qui avait commencé très naïvement).
Multiplie inutilement les potentiels liens du mouvement avec l’extrême droite (le meilleur moyen de rendre le mouvement bien de gauche c’est bien évidemment de rester à distance en essayant de le discréditer).
Tout ça pour au final dire qu’il sera présent, au côté du mouvement, mais à distance quand même. Avec une posture de grand frère qui donne des conseils et le laisse aller à l’échec qu’il a prédit dès la première ligne de l’article.
De la part d’un syndicaliste avec l’expérience de la lutte, et l’expertise stratégique et tactique dont il se prétend. Je trouve que la réaction face au mouvement, en comparaison à la réaction de Martinez à l’époque face aux GJ à peine mieux. Je vois beaucoup plus de maturité et d’apprentissage sur leurs erreurs chez les protagonistes à l’initiative du 10 septembre que chez ces membres du bureau confédérale qui se complaisent dans une posture attentiste et paternaliste dont on ne peut se revendiquer si on veut la victoire du mouvement social.-
François Bégaudeau
Maître des clésEtrange de s’étonner de ce qui se rejoue sempiternellement, structurellement, depuis plus d’un siècle
Et pourquoi tant d’attention et d’attente à l’endroit d’une institution? S’il y a un potentiel pour un mouvement social massif (ce dont je doute), nul besoin des centrales syndicales, ni même des syndicats.-
Pedro Miguel
InvitéJ’essaye de partager un constat de critique réformisme du bureau confédérale pour que d’autres camarades, comme Jeanne par exemple, s’auto-organisent pour lancer des grèves par la base. Je n’attends rien des centrales, néanmoins je constate que beaucoup de gens se servent aussi des décisions de l’intersyndicale pour dire : ah bah de toute façon l’intersyndicale n’a pas appuyé sur le bouton magique de la grève générale donc c’est à cause d’eux que rien ne s’est passé. Le danger de leur mollesse a la capacité de dégouliner sur un mouvement sociale et en définitive le sabotter. Nul besoin des centrales je suis d’accord. Ne pouvant pas faire disparaitre l’intersyndicale ni les réformistes à leur tête, il y a donc un intérêt stratégique à les critiquer et leur mettre la pression le plus possible par la base.
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Pourquoi ponctuer chaque petite phrase à propos du mouvement du 10 septembre par un bémol ? C’est exactement ce que fait Laurent Brun et je trouve que pour couper tout élan du mouvement il n’y a pas mieux. Je comprends qu’on puisse tenter de mesurer le réel caractère massif du mouvement, essayer de garder la tête froide par rapport à son ampleur effective. Mais faut faire ça, tout en investissant le mouvement à fond, et en profitant de toute les opportunités possibles pour l’élargie et le radicaliser au maximum non ?
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Par contre « nul besoin des syndicats » je ne suis pas d’accord, malgré l’évolution du mouvement du 10 septembre par rapport à celui des GJ il reste un besoin d’organisation et de structuration pour établir le rapport de force avec la bourgeoisie… en écrivant ces lignes je me rends compte en fait que le débat est un peu stérile car, le mouvement du 10 septembre, dans une dynamique de structuration par rapport au mouvement des GJ est en train des’auto-organiser par la base (groupes local, AG, audition citoyenne, établissement de caisse collective pour les actions) et reproduit de fait les structures d’un syndicat.-
Emile Novis
Invité@Pedro Miguel
« Par contre « nul besoin des syndicats » je ne suis pas d’accord, malgré l’évolution du mouvement du 10 septembre par rapport à celui des GJ il reste un besoin d’organisation et de structuration pour établir le rapport de force avec la bourgeoisie »
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J’ai quand même l’impression que lors du dernier mouvement des retraites, qui a coûté une blinde à des centaines de milliers de salariés, le rapport de force avec la bourgeoisie était plus ou moins là, le mouvement était assez puissant et massif. Mais c’est précisément les centrales syndicales qui ont tout fait pour que ce rapport de force avec la bourgeoisie n’advienne surtout pas.
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Un mouvement social, s’il est vivant et puissant, inventera ses propres moyens d’organisation, de manière immanente, si je puis dire. Et peut-être même qu’il inventera une nouvelle forme de syndicalisme : un syndicat politique et radical.
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Pour le 10 septembre, on verra. J’ai l’impression que tu cherches des raisons psychologiques de te persuader qu’il va se passer quelque chose. Cela implique une certaine fébrilité. Je crois qu’il faut faire l’inverse : y aller et on verra ensuite.
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Si ce mouvement devait prendre, je pense qu’on assistera peut-être à une différence de taille avec les Gilets jaunes : c’est un mercredi et non un samedi, ce qui signifie que le mouvement s’exprimera aussi depuis le travail et la condition des travailleurs. Ce qui manquait aux Gilets jaunes.-
Pedro Miguel
InvitéSalut Emile, il y a eu un nombre historiquement grand de personne mobilisées (plus dans des manifs que dans des grèves, intéressant à noter quand veut parler de rapport de force concret sur l’appareil de production) et l’intersyndicale a un peu ramolli/dilué ce rapport de force en faisant des journée de grèves par intermittence qui n’ont pas réussi à faire plier ni le gouvernement ni les entreprises. Une ferveur populaire, un sentiment d’empuissantement des forces progressistes, mais ni l’état ni les capitalistes n’ont semblé trembler car la mouvement était de fait bien « tenu » par l’intersyndicale. Donc sur ce point je suis d’accord.
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Sur le second point on est d’accord. Il y a une réorganisation, par la base qui ressemble presque à un syndicat avec en plus la vitalité de la nouveauté pour lui et la dimension politique beaucoup plus présente effectivement (qui fait souvent défaut à certains syndicats qui se cachent derrière la charte d’Amiens).
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Pour le 10 septembre, je cherche juste à appuyer et participer à ce mouvement avec les gens qui autour de moi y croient sincèrement. Je ne tente pas de me persuader de rien du tout, juste de ne pas faire preuve d’un défaitisme cynique avant même le premier jour du mouvement. Et ça me dérange que des gens de gauche s’empressent de trouver des poux au mouvement (« de toute façon ça va bider », « ah mais il y avait pas un compte d’ED qui a retweeté le truc à un moment ? », « c’est qu’une jaquerie de plus »). Mais je vais pas passer plus de temps sur la problématique des défaitistes de gauche pcq c’est du temps en moins à construire et organiser le mouvement (surtout qu’en définitive ces derniers se rallierons au mouvement si il réussi).
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Sur le dernier point je te rejoins complètement, il y des différences significatives avec les GJ (se revendiquer apartisant plutôt qu’apolitique, choisir un jour de semaine et non le weekend, le mot d’ordre tout « bloquer » plutôt que « Macron démission » etc..) qui démontre de l’augmentation de la conscience de classe entre les deux mouvements. Et je pense qu’on doit continuer à pousser dans ce sens !-
Etienne
InvitéRéponse parfaite 🥰 je suis élu et représentant syndical cgt et j attends rien de ma confédération, faut pousser par la base tout simplement et les dirigeants syndicaux n auront pas le choix. Si t écoute un fafounet il va dire moi j’y vais pas y a la fi et la cgt, un gauchisss pur et dure dira pareil y a des fafs et des conspis je vais pas avec eux. Faut arrêter ce jeu là. Le mystère va être les modes d actions ( grève, manifestation, blocage, non consommation, etc)
Je suis sur la boucle telegram d indignons nous et c est très organisé avec une vision plutôt gauchiss/libertaire je trouve, c est beaucoup plus le bordel chez les droitardé.e.s type « c est Nicolas qui paie » . Quoiqu’il en soit c est une occasion de faire bouger les choses et faut pas partir défaitiste d avance. C est ptet une des dernières opportunités avant l arrivée des fafs au pouvoir -
Emile Novis
Invité@Pedro
Sur les termes de « défaite » et « victoire », j’aime beaucoup ce que dit Barbara Stiegler sur les mouvements sociaux. On ne peut pas dire que « les Gilets jaunes ont perdu », ou que le « gouvernement a gagné sur les retraites », etc., puisque cela suppose une décomposition du temps en « séquence », comme si on sautait d’un truc à un autre, comme ça. Or, un corps social, c’est une temporalité plus profonde, plus continue, plus sinueuse. On retrouvait le chant des Gilets jaunes dans les manifs contre les retraites, par exemple. Tout cela est cumulatif, se joue sur des périodes longues, le corps social se modifie et, comme tu le dis, il est possible que la conscience de classe s’améliore, car si on en croit la motivation initiale du mouvement du 10 septembre (dont l’existence réelle reste encore à prouver), on est déjà plutôt à gauche semble-t-il, et l’enseignement des gilets jaunes sera peut-être repris sur bien des points par ailleurs.
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Pour Stiegler, tout cela va même plus loin : la révolution française n’est pas terminée, elle a ouvert un champ de problèmes et une manière de vivre les conflits qui reste encore à accomplir. Je suis assez d’accord.
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Après, la vérité d’un mouvement, c’est ce qu’il devient effectivement, dans les actes et les discours situés. De même que la vérité d’un corps social, c’est ce qu’il fait en acte. A mon avis personne ne peut savoir avant si le mouvement sera puissant, faible, inexistant, rance ou autre. Il n’y a pas de prophétie en politique.-
Pedro Miguel
InvitéD’accord pour le point de Stiegler.
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Effectivement, prophétiser le déroulement et les retombées concrètes pour le camp social ne fait pas de sens. La position que je défends n’est pas là, mais plutôt de constater que concrètement dans les boucles telegram, les AG, les auditions citoyennes .. des codes, des revendications communes radicales/progressistes/émancipatrices gagnent de plus en plus de personnes. A partir de là on peut:
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1. Ou bien soutenir, participer à transformer pour rendre encore plus radicales/progressistes/émancipatrices, et ensuite effectivement advienne que pourra mais on aura fait ce qu’on peut en accord avec nos idées.
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2. Ou bien regarder plus ou moins de haut, que ce soit du haut du mépris, du haut de l’Histoire sociale et dire que l’intersyndiale va verrouiller et diluer le mouvement, que de toute façon ces jaqueries ne mène jamais à rien, que ça va faire un flop etc … Et alors là c’est le beau rôle parce qu’il sera toujours temps, si le mouvement prend, de le rejoindre en cours de route, et si il rate, de dire « et bah je te l’avais dit, t’es bien naïf, moi j’avais tout compris dès le début ».
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Pedro Miguel
Invitéj’ai pas réussi à partager les liens de l’article de Laurent Brun mais il se retrouve en tapant : PETIT SUJET « 10 SEPTEMBRE » Par Laurent Brun , administrateur de la CGT
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Jeanne
Invité@Pedro
Je ne sais pas organiser une grève. Je n’ai pas l’étoffe. Dieu me pardonne.-
Etienne
InvitéY a fo qui a fait un préavis dans la fonction publique territoriale donc t es OK pour la grève pas besoin d organiser quoi ce soit pour te mettre en grève. Après faut discuter avec tes collègues pour les modalités d actions : manifestation, blocage ou autres.
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Pedro Miguel
InvitéMoi non plus @Jeanne tqt, mais c’est dans la lutte même qu’on apprend, et dans la joie !
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Tchitchikov
Invitéhttps://lundi.am/Et-apres-la-greve-quoi-5313 Je renvoie à cet écrit de circonstance qui date un peu mais qui me semble rester pertinent. Il reprend pour une part des thèses de Figures du communisme et du Sabotage d’Émile Pouget. Chacun devrait, certainement, s’interroger sur ce que signifie enrayer sa chaîne de production en tant que travailleur, comment le faire et durablement. Bref Friot-Lordon et consorts : reprendre le pouvoir au travail. Tout un programme. Encore faut-il qu’il devienne le désir-maître. Parce que le foutu régime produit de beaux objets tout de même.
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Sophie
InvitéIci, dans l’Oise rurale, ça discute. La semaine prochaine on se réunit. Y a des syndiqués, des LFIstes, des justes vénères. J’y vais. On verra bien.
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Oscar
InvitéÀ mon boulot on a une AG début septembre, on verra à ce moment là – dans un climat assez lourd de répression syndicale.
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François Bégaudeau
Maître des cléstu peux préciser les tenants de ce climat?
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Oscar
InvitéOui, une communication interne de la direction qui vise à discréditer l’organisation collective, une limitation de la mise à disposition de salle pour les AG, et un licenciement.
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François Bégaudeau
Maître des clésun licenciement lié à quoi?
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Oscar
InvitéOfficiellement insuffisance professionnelle (après plusieurs années, de bons entretiens annuels, et de manière particulièrement brutale). Il y a eu un référé, où l’engagement syndical du salarié a été reconnu mais sans que le lien ne soit pour autant directement établi avec le licenciement. Sur le fond le licenciement sera certainement remis en question, car sans cause réelle, mais en l’état actuel des choses la direction impose sa ligne.
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François Bégaudeau
Maître des clésok je vois merci
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Delphine
InvitéAvant que toute procédure juridique ne s’engage, j’aurais eu tendance à penser que le salarié était pratiquement automatiquement protégé par son statut de syndiqué. Mais peut-être cela ne se passe-t-il pas comme ça dans l’entreprise ou la structure en question.
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Oscar
InvitéLes représentants syndicaux sont protégés, pas les salariés syndiqués.
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Pedro Miguel
InvitéLes simples syndiqués n’ont effectivement aucune protection. Et même les salariés exerçant un mandat syndicale peuvent être licenciés. Lorsqu’un mandaté est touché par une procédure de licenciement, cette dernière doit en premier lieu être approuvé par le CSE (pas forcément en ta faveur si, par exemple, disons la CFE-CGC est majoritaire) et un inspecteur du travail doit ensuite faire une enquête pour confirmer que les motifs de licenciement sont bien indépendant de ton travail syndical. Ces gardes fous permettent de protéger de la répression patronale, mais ne sont pas des cartes d’immunité absolues. D’autant plus qu’elle n’ont court que pendant l’exercice du mandat +6mois/1an donc après ça t’es à poil.
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..Graindorge
InvitéPedro Miguel:
Les Gilets jaunes et les manifs contre les retraites des échecs dis-tu??? Je ris… jaune. Pourquoi??-
Pedro Miguel
InvitéSalut Graindorge, le terme échec est effectivement complètement incorrecte. Je voulais juste dire qu’il n’y avait eu quasiment aucun résultat concret dans les revendications. Mais ces deux épisodes de luttes ont par contre été des moments de lutte (dans la joie comme dans la souffrance), très importants. La conscience de classe augmente, on se structure, on apprend de nos erreurs, et l’on goûte à la puissance collective…
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..Graindorge
InvitéEncore quelques siècles et ce sera bon!
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Pedro Miguel
Invité🙄
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..Graindorge
InvitéNota bene: ça n’empêche pas de se dépêcher si on veut y arriver. Il y a même URGENCE
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Pedro Miguel
Invité😍
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Pedro Miguel
Invitéça me fait penser au titre d’un bouquin passionnant de Löwy sur Benjamin : »La révolution est le frein d’urgence ».*
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Pedro Miguel
Invitéça me fait penser au titre d’un bouquin passionnant de Löwy sur Benjamin : »La révolution est le frein d’urgence ».
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Alain m
Invité-
Alain m
Invité
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Etienne
InvitéLe mouvement prend bien 🥰
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Pedro Miguel
InvitéEffectivement, je bitchais un peu qu’on appelait pas suffisament à la grève côté cgt mais les appels commencent à vraiment essaimer comme une trainée de poudre, il je vois de plus en plus de manifestation du mouvement dans la vie réelle, il y a eu le péage gratuit à Millau avant hier, ça commence à vraiment parler du 10 septembre « et après » donc ça sent bon, faut continuer à s’organiser !
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Etienne
Invité100% de grévistes ou d abstents dans mon service. Du jamais vu pour ma part.
Plus qu a trouver des actions-
Alain m
InvitéTu les sens inscrits dans la durée ou juste pour une journée d’action ?
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Etienne
InvitéNon pour la plupart ca sera la journée je pense mais d autres sont chauds, cela dépendra des actions je pense, on fait déjà un truc propre à notre structure avec des revendications liées et pour le national vu l ambiance sur les boucles telegram type indignons nous où c est énormément de l entresoi entre militants de divers trucs ca me paraît mal barré mais on verra si des actions sortiront
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Alain m
InvitéJe ne crois pas à un mouvement social d’ampleur actuellement mais j’espère me tromper. Assez rapidement on y verra plus clair.
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..Graindorge
Invité-
..Graindorge
InvitéÀ partager généreusement
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Alain m
Invité -
BIOGRAPHIE
Invitétest
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BIOGRAPHIE
InvitéJ’aurais essayé hein.
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Pedro Miguel
InvitéActe 1 réussi, on continue c’est que les hors d’oeuvres
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Tchitchikov
InvitéAlors je précise que j’y étais mercredi dernier. J’ai contribué au blocage d’un rond-point pas loin de chez moi. Sans, moi non plus, être dupe des possibilités qui en découleraient. Mais pendant trois heures (à part quelques routiers et encore) il y a eu une certaine liesse et des klaxons de soutien malgré l’attente – longue -, de belles discussions (même avec un gendarme médiateur à court d’arguments, si si) avant l’envoi des troupes de choc. Je ne me fais donc pas l’avocat du pessimisme extralucide qui transpire parfois chez lundi.am. Mais j’trouve ces deux contributions stimulantes :
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Tchitchikov
InvitéBon j’sais pas pourquoi, je n’arrive pas à joindre les liens. Les deux premiers articles du lundi.am de cette semaine. « Les commandements du 10 » et « La première grève générale du travail gratuit ».
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..Graindorge
InvitéMerci Tchitchikov! Pas encore de retours sur les manifestations d’hier jeudi
Personne? Pseudo assumé ou prénom assumé. Près de un million de manifestants dans les rues -
Etienne
InvitéJe suis passé au vélo pour les manifestations cela permet d.etre plus mobile et moins fatigué, énorme pouvoir de blocage et de réactivité face aux fdo
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..Graindorge
InvitéÀ vélo??? Y’en avait beaucoup des manifestants à vélo?
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Etienne
InvitéSur chambery ils ont mis en place la velorution pour bloquer les ronds points et axes dans le centre ville rapidement
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..Graindorge
InvitéLes messages de Pedro Miguel ne s’affichent pas depuis hier
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..Graindorge
InvitéUn copié/collé de l’Insoumission
10 septembre 2025. 500 000 personnes battent le pavé des rues du pays. Toutes sont parcourues par un slogan unanime : « Macron démission ! ». Après la chute du premier ministre usurpateur François Bayrou deux jours plus tôt, l’acte I de la série de mobilisations populaires pour le départ du Président de la République est un succès immense. Après plus d’un mois de préparation au rythme de centaines d’assemblées citoyennes, la journée s’impose comme la plus grande manifestation auto-organisée depuis celle des Gilets jaunes du 17 novembre 2018.8 jour plus tard, ce jeudi 18 septembre, le succès du 10 se double de l’appel unitaire des centrales syndicales à se mobiliser. Résultat ? Plus d’un million de personnes dans les rues, sur les routes, aux points de blocage et sur les piquets de grève. Partout dans le pays, dans les petites villes comme dans les grandes agglomérations, aux côtés des cheminots, des électriciens, des gaziers, des pharmaciens, des chômeurs, des étudiants, des professeurs et de centaines d’autre professions mobilisées, la France insoumise, ses représentants et ses militants ont pris toute leur part d’une journée de mobilisation exemplaire.
Partout dans le pays, L’Insoumission était en direct de centaines d’initiatives pour couvrir et visibiliser la lutte. Le comité de rédaction remercie chaleureusement ses reporters et reportrices aux quatre coins du pays qui ont permis à notre média de réaliser une couverture aussi large de cette journée. En attendant ce dimanche 21 septembre, acte III de la mobilisation pour dégager Macron et son monde, retour en images sur l’immense succès populaire de ce jeudi 18 septembre. Notre article.
Pour aller plus loin : 500 000 personnes partout en France – Retour en images sur l’immense succès populaire du 10 septembre
Cortèges festifs, grèves, blocages : partout dans le pays, des milliers de points de mobilisation pour renvoyer Emmanuel Macron et son monde
Les premières initiatives de ce jeudi 18 décembre ont débuté au beau milieu de la nuit où le courage et la détermination de milliers de travailleurs en grève ont ouvert le bal d’une journée de lutte, d’exemplarité et de solidarité. Ainsi par exemple du blocage du dépôt RATP de Créteil dès 3h30 du matin, ou de celui du dépôt de bus d’Aubervilliers avant l’aube. Les cheminots et professionnels du transport marqueront toute la journée du 18 de leur détermination sans faille.Ainsi notamment des blocages et mobilisations du centre RATP de Pleyel, du dépôt de Pantin, du technicentre TGV de Lyon, du dépôt de bus Illevia de Lille, des démonstrations de force des assemblées générales de la Gare de Lyon et de la Gare du Nord, ou de l’occupation du ministère de l’Économie et des Finances par plus de 100 cheminots.
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Etienne
InvitéRdv jeudi
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Emile Novis
Invité« En haut ils ne peuvent plus »
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Cette expression est bien choisie pour décrire le spectacle actuel – car c’est un spectacle. J’avoue regarder avec un certain intérêt ce moment où les institutions bourgeoises se détraquent de l’intérieur, au point que les dinosaures du-
Emile Novis
Invité…oups, fausse manipulation.
Je continue : … à tel point que les dinosaures du XXème siècle ne savent plus comment nommer la situation actuelle. Il est quoi, Lecornu? Premier ministre démissionnaire encore premier ministrable qui ne veut plus être renommé premier ministre? On ne sait pas trop. Toujours est-il qu’en haut, ils sont bloqués de l’intérieur, encombrés par leurs propre institutions qui d’habitude sont un instrument de domination.
Je crois tout de même que la Vème République a encore quelques ressources, mais il semblerait tout de même qu’il y ait un « bug » dans le système ce soir.-
diegomaradona
Invité« mais il semblerait tout de même qu’il y ait un « bug » dans le système ce soir. »
Quelle naïveté. A part de l’agitation médiatique, rien ne change.-
Emile Novis
Invité@diego
Ai-je dit que l’ordre social s’était renversé? Non. Qu’il allait être renversé? Non, et je n’en sais rien.
Oui, Arnault est toujours aussi riche, les misérables sont toujours misérables.
Mon propos désignait le jeu institutionnel actuel : non seulement ils ne peuvent passer une « réforme », mais en plus ils sont coincés pour nommer un gouvernement censé servir les intérêts de la bourgeoisie.
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Merci de lire les messages auxquels tu réponds avant d’écrire.-
diegomaradona
InvitéNon seulement tu es naïf mais en plus tu es aveugle.
Car c’est LR et retailleau qui ne voulaient pas de ce gouvernement à cause la participation de bruno lemaire, ce qui a mené lecornu à démissionner.
Donc soit il faut alors reconnaitre que LR ou la macronie, représentée par lecornu, ne servent pas les intérêts de la bourgeoisie, soit que ce concept de bourgeoisie est invalidé par les faits.
Comme la première option est incohérente avec le concept même de bourgeoisie, il en découle logiquement que c’est le concept même de bourgeoisie qui n’a pas de réalité.-
François Bégaudeau
Maître des clésDéduire de ce cirque une conséquence aussi lourde que « le concept de la bourgeoisie n’a pas de réalité » est une émouvante clownerie.
En réalite si Diego lisait les marxistes qu’il prétend bouter hors du monde, il saurait qu’il ont livré maintes analyses des « contradictions de la bourgeoisie », c’est à dire, dans cette langue, les conflictualités intra-bourgeoises. Puisque la bourgeoisie est d’abord définie comme classe de commerçants, il est bien normal que ces commerçants soient en concurrence les uns contre les autres, ou bien s’allient pour mieux faire concurrence à d’autres – mais en revanche toujours s’unissent contre les forces qui voudraient renverser l’ordre marchand.
Donc, outre que Diego est confus sur le constat (à la fois ce qui se passe n’est rien (post 1) et à même de prouver quelque chose (post 2)), ce que nous voyons là ne remet en rien en cause le concept (qui n’est pas un concept, mais une catégorie) de bourgeois. Retailleau défend sa boutique (les LR, et lui comme chef des LR présidentiable) contre d’autres boutiques (les autres partis). On peut d’ailleurs interpréter le jeu partisan (le jeu des partis) comme une sorte de devenir-commerce de la démocratie – et il a lieu quand la bourgeoisie prend la main, au 19ème.
Dans les semaines où les mois à venir, nous verrons la bourgeoisie s’unir contre les forces contestataires réelles (la gauche) pour faire élire l’extreme droite qui la consolide (une extreme droite qui travaille d’ailleurs à s’embourgeoisier pour ontrer patte blanche, et sait bien qu’elle n’est éligible qu’avec l’assentiment du capital) . Ainsi les institutions se seront mises en cohérence avec l’état régulier de la société, qui voit un bloc bourgeois s’activer efficacement pour sa pérennité. Nous pourrions alors dire que la catégorie bourgeoise, n’a jamais été aussi pertinente active, opératoire, opérationnelle qu’aujourd’hui.
Pour complément, long texte dans le recueil qui sort ce mois ci – sur quoi Diego se jettera, toujours plus avide de lire les marxistes que de les détruire.-
trou du cul
InvitéLe spectacle est aussi affligeant à gauche : les insoumis qui veulent encore faire alliance avec le ps…
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François Bégaudeau
Maître des clésJe me fous de ce cirque. Le commenter n’était pas le sens de mon intervention.
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Emile Novis
InvitéOui, la concurrence interne à la bourgeoisie, qui se rapporte ici au marketing électoral et à la dépendance de chaque parti envers un segment d’électorat déterminé, paralyse le jeu institutionnel de l’intérieur. Pour le moment. Il est à craindre que la résolution du « bug » soit, aux yeux de la bourgeoisie, la validation de l’extrême droite, qui se retrouvera alors comme chez elle dans ces institutions hyper autoritaires et bourgeoises.
A moins qu’on se saisisse de l’occasion dans les mois qui viennent pour profiter de la faiblesse ponctuelle du jeu institutionnel. Un mouvement social très fort. On peut toujours espérer.
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« Pour complément, long texte dans le recueil qui sort ce mois ci «
Quel recueil?-
François Bégaudeau
Maître des clésUn recueil de textes écrits sur ces vingt dernières années, dans différents journaux magazines revues
Ca s’appelle Interlope (en librairie le 22 je crois)
Le long texte sur la bourgeoisie auquel je fais allusion est celui écrit pour le livre collectif Le nouveau monde, paru il y a trois ans.-
Emile Novis
Invité@FB
D’accord. Merci. Je vais voir ça à la sortie du livre.
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diegomaradona
Invité@françois
1) »En réalite si Diego lisait les marxistes »
On ne peut que te conseiller de relire marx, puisque la bourgeoisie n’est pas définie comme des commerçants mais comme des propriétaires. Reprendre une définition de la bourgeoisie pré-marxiste pour nous parler du marxisme est un anachronisme manifeste et un manque de rigueur certain.
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2) »(à la fois ce qui se passe n’est rien (post 1) »
On ne peut que te conseiller également de bien relire ce que je dis, car je n’ai jamais dit que ce qui se passait n’était rien, mais j’ai dit que rien ne changeait. Ainsi, pour prendre un simple exemple, on peut considérer qu’au niveau de la consommation énergétique rien ne change, ce n’est pas pour cela qu’il ne se passe rien, puisque justement les émissions de C02 continuent à croitre et donc continuent à modifier l’environnement avec les conséquences que l’on prévoit. Rien ne change ne veut pas dire que rien ne se passe. Une telle déformation de mes propos ne peut donc qu’être la cause d’une volonté manifeste de me discréditer en travestissant mes propos ou une faiblesse de compréhension de texte de ta part. Vu ton statut d’écrivain la réponse à la question est évidente et ne fait donc qu’attester, une fois de plus, de ton ressentiment à mon égard.
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3) »ce que nous voyons là ne remet en rien en cause le concept »
Mon propos ne démontrait pas que ce que nous voyons la remet en cause le concept, mais que c’est bien la conclusion clownesque à laquelle aboutissait l’affirmation d’émile selon laquelle « ils sont coincés pour nommer un gouvernement censé servir les intérêts de la bourgeoisie. » Puisqu’un gouvernement a bien été nommé et uniquement dissout pour une question de conflits internes. Ce qui ne change rien puisque, même dans ce cas, les affaires courantes et le budget (s’il n’est pas voté selon le calendrier prévu) seront reconduis et poursuivis selon l’ordonnancement du gouvernement précédent.
Rien ne change donc, comme je l’ai bien dit (et pas « rien ne se passe » qui en est ta traduction erronée et frauduleuse).
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