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- Ce sujet contient 71 réponses, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par
Alex, le il y a 10 mois.
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AuteurMessages
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Yann
InvitéFrançois,
Je viens d’écouter ton échange bourré de bonnes références sur la chaîne youtube Aléatoire(s). J’ai noté qu’avec ta bande d’amis vous montiez une maison d’édition. Peut-on en savoir plus? Genre littéraire visé, date de création, futures publications?
Bonne journée,
Yann -
françois bégaudeau
InvitéEffectivement le collectif Othon, qui prépare un troisième ouvrage collectif, cette fois sur Brest, et toujours chez Divergences, est en train de monter une petite structure d’édition, baptisée Cause perdue. Si tout se passe bien, on sort deux premiers livres en janvier 2025. Puis un en mars, en avril, en mai. J’y publierai sans doute un livre fin 2025, début 2026.
On veut travailler au croisement de politique et littérature, mais en faisant primer la littérature. Ce qui n’exclut pas des essais, mais tout dépend de leur facture (on les veux subjectifs, incarnés, composés, en un mot ÉCRITS)-
Yann
Invité« Cause perdue », excellent nom!
C’est drôle, je viens de terminer l’écriture d’un roman qui se passe autour de la rade de Brest (que je connais bien), mais aussi un peu à Madère, en Guyane et chez les ricains. Un livre sur la fuite, la nature et un brin d’anarchie.
Vous recevez déjà des manuscrits?
Pourrais-je vous le proposer?
Yann-
françois bégaudeau
Invitési tu donnes un mail, on en parle là
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Yann reynaud
InvitéCool. Mon mail c est yann.reynaud@yahoo.fr
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lamartine
InvitéHello,
Intéressé de savoir si vous avez pu avancer sur le projet d’éditer Yann ?
Curieux de savoir comment trouver tes ouvrages présentement…
Merci-
françois bégaudeau
Invité« trouver tes ouvrages? » je ne comprends pas
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lamartine
InvitéJe parlais à Yann….
Avez-vous réussi à échanger sur ses écrits ?
Est-il publié ?
Curieux de découvrir des une Cause perdue-
françois bégaudeau
InvitéJ’ai lu la moitié du roman de Yann, qui est tout sauf nul, parfois admirable, mais qui est écrit dans une langue qui me résiste beaucoup.
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lamartine
InvitéJe vois
On peut le lire quelque part ?-
Yann
InvitéSalut.
Malheureusement (pour moi!), non, puisque pas d’éditeur.
Encore merci François pour la lecture et ton avis.
Yann
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Ehulea
InvitéFrançois j’ai créé un post je n’avais pas vu ce message. Je suis en cours d’écriture d’un manuscrit également, c’est bien avancé, il me semble que ça rentre dans les thématiques de ton projet de structure d’édition. Je te laisse mon mail : se.lars@proton.me
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françois bégaudeau
InvitéJe viens de te répondre.
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Mélanie
InvitéJe me réjouis de ce projet
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Delphine
InvitéLe fait que Cause perdue souhaite que les éventuels essais soient subjectifs (ce qui peut revenir à exprimer des opinions en fonction de son ressenti, ses affects) peut amener à se demander si les essais sont considérés comme étant à part de l’art, puisque l’art permet de ne pas juger, donc d’être objectif (lien avec réel). Peut-être cette volonté de subjectivité rejoint-elle le croisement politique et littérature.
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François Bégaudeau
Maître des clés-Cause perdue ne publiera que marginalement des essais
-subjectif ne veut pas dire jugement, ne veut pas dire jugement moral
subjectif veut dire qu’on parle depuis soi, depuis ses sensations sentiments pensées expériences. En aucun cas ça n’implique de la morale (mais sans l’exclure).
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PeggySlam
InvitéEt du coup poésie aussi ?
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toto
InvitéEt des nouvelles aussi ?
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françois bégaudeau
InvitéLes nouvelles et la poésie sont les deux trucs qui ne se vendent pas
On choisit déjà de faire dans la littérature, ce qui n’est pas facile commercialement, donc au moins dans un premier temps on va plutot faire dans le récit.
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PeggySlam
InvitéJe comprends tout à fait et c’est un truc qu’on a parlé avec un ami récemment alors que pourtant c’est un genre si riche pour s’exprimer
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Viargues
InvitéCher François,
Je me demandais ce que vous pensiez du cinéma de Jean Pierre Melville ?
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françois bégaudeau
InvitéJe l’ai beaucoup aimé adolescent – l’Armée des ombres était un de mes films préférés- et dans ma vingtaine, et puis peu à peu le charme est tombé. Aujourd’hui, je ne vois plus qu’un truc de petits garçons qui s’amusent à jouer à un film noir américain. (et qui d’ailleurs ne s’amusent pas beaucoup ; ce parti pris du non-sourire a fini aussi par me sembler ridicule)
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finnegan fox
InvitéEn matière de cinéma viriliste, Melville ça se pose là aha.
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Julien Barthe
InvitéFaudrait que je le revoie, sans la révérence que je portais à certains objets esthétiques; mais il y a des scènes qui me secouraient encore : notamment l’exécution du traître qui redistribue les qualités morales. Il est jeune et fragile, ils deviennent des brutes qui tuent un innocent.
A un moment, Ventura rit presque dans un restaurant : grande force.-
Jeanne
Invité« L’exécution du traître qui redistribue les qualités morales ». Oui, comme scène marquante ça se pose là.
Moi j’aime bien Melville, qui a fait un de mes films préférés : « Léon Morin prêtre « . Adapté du roman de Béatrix Beck, que j’ai relu récemment et dont ce qui m’apparaît comme la genialité continue de me poursuivre.
(Ça existe, « genialité « ?).-
Anna H
InvitéRevu récemment. J’aime beaucoup Léon Morin.
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françois bégaudeau
Invité….qui n’est vraiment pas un Melville pur jus
le melvillisme ça commence surtout au début des années 60-
Hervé Urbani
InvitéIl y a quand même un long sourire réciproque et viril échangé par Delon et Gian-Maria Volonte dans le Cercle Rouge. Sourire rétrospectivement ironique d’ailleurs, même si Melville n’y est pour rien, entre les deux acteurs les plus opposés qui soient dans leurs engagements politiques à cette époque. On peut aussi penser au demi-sourire entre Montand et Delon deux heures plus tard à propos des « habitants du placard » mais moins d’antagonisme (d’où ce sourire réduit de moitié et n’occupant qu’une seule commissure de chaque lèvre) car Yves n’était déjà plus communiste et pas encore le futur ex candidat des années 80 qui célébrera Reagan et la crise économique.
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Jeanne
Invité@François
Qu’appelles-tu le melvillisme ? En quoi y’a-t-il eu rupture ?
@Anna H
Je te recommande le roman, donc, dont le film est proche à beaucoup d’égards.-
françois bégaudeau
InvitéFormellement ce n’est pas du tout la même chose. La facture de Leon Morin est très dans la manière de ce qui se faisait à l’époque. Et on ne sent pas du tout le tropisme américain.
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Jeanne
InvitéOk
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Eustache
InvitéL’armée des ombres reste bouleversant, sans doute parce que intimement vécu, documenté… Il faudrait revoir le Silence de la mer aussi, qui sait. Le reste, même si la manière est belle, c’est vrai que le pastiche de films américain n’est jamais très passionnant.
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Delphine
Invité« Cause perdue » envisage-t-elle, dans un deuxième temps par exemple, de se lancer dans la littérature jeunesse ? Peut-être un genre comme la Fantasy qui pourrait plaire aux enfants et ados et, par la même occasion, être intéressant commercialement ? Ou alors cela apparaît-il comme une cause désespérée d’avance ? Les jeunes lisent de moins en moins, etc. Encore entendu ça aujourd’hui. Il manquerait aussi peut-être le croisement avec l’aspect politique, que « Cause perdue » souhaite développer ?
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françois bégaudeau
InvitéA priori non
Ne serait ce que parce qu’on veut publier des livres du type de ceux qu’on aime lire. Je ne lis pas de jeunesse, mes ami-e-s non plus, sauf les beaux livres chez Hélium d’un d’entre nous, Gwenael David – qui d’ailleurs publiera chez nous un livre « adulte » qui est un petit chef d’oeuvre. -
SUV
InvitéDans mes jours puristes, j’ai tendance à dire que la littérature enfant devrait être faite par les enfants.
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françois bégaudeau
Invitéj’aime bien cette idée improbablement praticable
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SUV
InvitéDans mes jours très puristes j’ai tendance à dire qu’on pourrait tout à fait de passer de la littérature jeunesse, ou plutôt, que les enfants se passeraient très bien de la littérature jeunesse.
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Jeanmonnaie
Invitéidée improbablement praticable comme le marxisme ?
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françois bégaudeau
Invité1 le marxisme n’est pas une « idée' », le marxisme est un mode d’analyse
2 le marxisme est parfaitement praticable : le mode d’analyse qui le définit est pratiqué à outrance depuis 150 ans.
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PeggySlam
InvitéEt des livres sur le cinéma ?
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françois bégaudeau
Invitéa priori ce ne sera pas notre créneau non plus
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PeggySlam
InvitéDommage mais je comprends
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graindorge
InvitéLe choix « cause perdue » n’est pas beau ni bon.
La note est trop basse. Ça tire trop vers le bas.
C’est triste, je trouve.
quelque chose d’enthousiasmant ça viendrait
bien mieux-
Delphine
InvitéIl faut peut-être prendre « cause perdue » au second degré. Ou alors il s’agit de donner une chance aux ouvrages non sélectionnés par les grands éditeurs. Il s’agirait de se démarquer du processus de sélection des ouvrages opéré par les grands éditeurs, qui vont systématiquement chercher à denicher les talents qui raconteront des histoires qui se vendront à coup sûr. Même si le style d’écriture est moyen ou peu structuré. Du moment que les lecteurs sont embarqués dans l’histoire.
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françois bégaudeau
InvitéDe fait ceux qui seront publiés chez nous ne seront pas publiés chez d’autres.
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Tristan
InvitéCet éloge puritain de la monogamie, fût-elle éditoriale, me navre.
Sinon, je suspecte dans le choix de l’expression « cause perdue » l’idée que ce sont les plus belles, les causes perdues. Une façon de célébrer celzéceux qui ont raison contre tout le monde, les loosers magnifiques, seuls, incompris et qui tirent précisément de leur solitude la justification d’eux mêmes. J’aime pas bien cette idée là, que m’évoque l’expression. Mais peut-être vient elle d’ailleurs ?-
françois bégaudeau
InvitéIl y a un peu de ça, en un peu moins solennel – le nom s’est trouvé en jouant à la pétanque
Il est bien vrai que nous allons oeuvrer au croisement de deux causes perdues : la littérature et la gauche.-
Tristan
InvitéPas de solennité dans la pétanque ?
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françois bégaudeau
InvitéGrande solennité. Sauf quand je perds.
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graindorge
InvitéOh fan! si cé à la pétanque, ça change tout!
La babatchounette ne rougne plus!
Œuvrez, œuvrez, on va les retrouver les causes perdues, doivent pas être bien loin me disent
le pif et le petit doigt. À la pétanque! Eh bé!-
Ludovic
InvitéToi t’es Babayaga
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lamartine
InvitéBabayaga, c’est un conte oral
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graindorge
InvitéSecond degré je veux bien connaissant l’humour
de notre hôte. Mais ça va être quand même une maison d’Editions ! C’est pas rien punaise! Ça sera pas la S.P.A quand même! Société Protectrice des auteurs.autrices. Dommage. Ceci dit bien sûr
je leur dis, un gros mot n’est pas coutume,
Merde puissance 13.
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oxi
Invité« Cause Perdue » : je trouve ça super bien trouvé — ça claque comme nom pour une maison d’édition.
(Sans ironie) -
Delphine
InvitéQuand un manuscrit arrive chez Cause perdue, tous les membres du collectif le lisent-ils avant de se concerter pour le publier ou pas ? Ou alors vous répartissez-vous le travail, en fonction de la personne qui reçoit un manuscrit ?
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françois bégaudeau
InvitéComme on n’existe pas officiellement, on ne reçoit pas de manuscrit. Pour l’instant on travaille donc sur les manuscrits que je reçois moi. J’en reçois pas mal par an, j’ai soumis ceux que j’avais aimés aux autres membres, qui ont suivi ou non.
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Sarah G
InvitéEt quand est-ce qu’aura lieu l’officialisation ? Société ou associative la forme juridique de votre maison d’édition François ?
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Ostros
InvitéInternet dit que Cause perdue Éditions a été créé il y a plus de 9 mois à Marseille et est pour l’heure une association.
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Ostros
InvitéOfficiellement fait je pense référence à tout ce qui concerne la communication, etc. C’est à dire un site internet où trouver les infos pratiques, une adresse e-mail où envoyer les manuscrits.
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françois bégaudeau
InvitéOui
Premières publications en avril 2025-
Sarah G
InvitéMerci pour ses infos Ostros et François
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Golo
InvitéCher François, puis-je te demander s’il est possible de te remettre le manuscrit d’un roman que j’ai écrit ?
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françois bégaudeau
InvitéBien sur
Il faut que tu me donnes une adresse mail
Ou bien tu me joins sur mon facebook
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essaisfragiles
InvitéJe remonte.
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Grisoni julien
InvitéBonjour matinal à vous,
Je ne serai pas contre avoir l’adresse mail pour un jour dans ma vie avoir la possibilité de soumettre un manuscrit.
Est-ce que je peux donner mon mail ici ou je risque de me faire spammer ?-
François Bégaudeau
Maître des clésJe pense que non
Mas tu peux aussi me contacter par messenger
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Assia
InvitéBonjour,
Je cherchais, comme d’autres avant moi, comment faire parvenir un manuscrit aux éditions Cause Perdue. Je crois que mon premier roman, correspond bien au projet de la maison quant à la réflexion sur le politique et la littérature. Cependant, il me semble que cette maison, à moins d’une fausse impression de ma part, est davantage sensible aux questionnements des générations avant moi (j’ai 21 ans). S’il est tout de même possible de soumettre ce texte, je me permets de laisser mon adresse mail : assialahouel2@gmail.com.
Merci
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François Bégaudeau
Maître des clésnous n’avons pas d’option a priori sur l’âge des auteurices potentiel-les
pour adresser le manuscrit il y a un mail de Cause perdue, disponible sur le site Cause perdue-
Assia
InvitéMerci, je n’étais pas sûre de pouvoir utiliser cette adresse, pour soumettre un manuscrit. Je vais m’y référer. Bonne journée.
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Alex
InvitéSait-on si les livres de Cause perdue seront un jour disponibles dans les librairies québécoises ?
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François Bégaudeau
Maître des cléssi notre taux de croissance est à deux chiffres, eh bien ce sera le cas en 2034
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Alex
InvitéComme quoi elle est pas si perdue votre cause !
Blague à part je viens de voir que je peux commander directement sur votre site, plus besoin de faire l’Atlantique à la nage.
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AuteurMessages
