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MADELEINE, le il y a 1 heure et 44 minutes.
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Mao
InvitéJ’ouvre ce topic (une première en ce qui me concerne) sur le dernier livre de notre cher serviteur, achevé hier au gré d’une nuit blanche et néanmoins fructueuse. Il y a beaucoup à en dire. Perso, j’ai adoré. Bégaudeau, grand romancier, grand critique et définitivement grand essayiste. François c’est l’Achraf Hakimi des lettres françaises : il peut jouer (juste) à tous les postes. Au passage, il faudra qu’on dise deux mots sur Taylor Swift.
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François Bégaudeau
Maître des clésOui parlons un peu de Taylor
(en même temps suis pas sur d’avoir les reins pour)-
Zorglub
InvitéA propos de Taylor Swift, ce qu’il faut savoir de sa dernière tournée mondiale.
Chacun de ses concerts était chanté en playback, preuve à l’appui avec la vidéo ci-dessous
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» Ce n’est pas de la haine ni de la jalousie, c’est juste un fait : les performances vocales live ne peuvent pas être reproduites note pour note et à la milliseconde près comme ça à moins qu’il s’agisse exactement du même enregistrement audio. J’espère que ses fans comprennent ce que Fil dit et elle ne sera certainement pas la première à le faire, mais de loin elle en a tiré le plus d’argent. »
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» Il devrait y avoir une loi obligeant les artistes qui font du playback à déclarer clairement qu’ils font du playback avant que les fans n’achètent un billet. »
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» Je suis surpris que Swift n’ait pas enregistré plusieurs séries de pistes pour faire du playback afin qu’il soit plus difficile de remarquer le playback. Cela aurait offert aux fans une expérience (plus) unique. Je suppose que l’analyse coût/risque a conclu que les fans n’en auraient rien à faire, donc elle a gardé un seul enregistrement pour réduire les coûts et faciliter la prestation. C’est une capitaliste jusqu’au bout. »
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« C’est pour ça qu’Aretha Franklin avait raison quand on lui a demandé dans une interview « Que pensez-vous de Taylor Swift » et qu’elle a répondu : « Super… Des robes, de magnifiques robes » hahahaha RÉPONSE ÉPIQUE. »
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« Je suis ingénieur du son ET musicien depuis presque 30 ans. C’est définitivement exactement le même audio. Ça n’arrive JAMAIS comme ça lors d’une performance LIVE ! »
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Gerard Manfroy
InvitéElle a ce côté supermarché, ce côté grosse machine qui écrase tout pour faire son parking, ce côté « dans mes rayons y a tout ce que vous voulez à prix abordable » alors qu’au niveau de la qualité des produits c’est grossier, insipide et chimiquement trafiqué.
C’est l’industrialisation de l’art, tout comme Rihanna, Katy Perry, Justin Timberlake, et autre JS Bach de notre temps. Ça avait commencé avec Michael Jackson, la catégorie de chanteur superstar.-
François Bégaudeau
Maître des clés« C’est l’industrialisation de l’art »
Quelle clairvoyante pensée. Quel scoop.
Tu as gagné le droit, comme tu squattes l’ensemble du forum, de laisser ce topic tranquille. Merci d’avance.-
Gerard Manfroy
InvitéEt l’industrialisation de l’art c’est le produit du capitalisme en fait.
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François Bégaudeau
Maître des clésou alors de ne t’y meler que lorsque tu auras lu le livre
ce qui en revient au même-
Gerard Manfroy
InvitéA première vue le respect est l’antonyme du mépris. A l’examen il apparait comme son avers, sa doublure, sa légende au sens DGSE du terme. Son visage présentable et sociale.
Où se niche le mépris ? Dans l’onctuosité ou dans la frontalité ?
Le vers du mépris était dans le fruit de la pitié. La pitié sournoisement infériorise.
Je lui préfère l’amour. Prophète de l’égalité le Christ parle beaucoup d’amour et peu de pitié.-
Gerard Manfroy
InvitéSi jamais je croise Raymond de TPMP dans son camion, je le traiterais de connard car je le respecte. A moins que je le juge trop con pour moi et…. etc.
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François Bégaudeau
Maître des clésTu es en train de le lire? Très bien. Parlons en.
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Gerard Manfroy
InvitéJe reviens quand j’ai terminé.
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Samuel Grodard Penche pr les crises point fr
InvitéAhhh ca ca a l’air bien fouillé, bien gratté, je v le cmder chez ma libraire… Le genre de livre sui te fait te sentir plus intelligent pdt que tu le lis. Même si on redevient globalement aussi con, après. Il faudrait pratiquer les savoirs acquis dans les bouquins, sinon c’est peine pefdue. Apprendre est il une cause perdue?
Sinon Swift, c’est d’abord les swifties, comme la dauve de Kpop est d’abord ses fans, comme les boys bands en leur temps. Le dénominateur commub? 95% de meufs. Les meufs dont fondamentalement de droite, le besoin d’un chef devant qui s’agenouiller, c’est pénible…-
Samuel Grodard Penche pr les crises point fr
InvitéG commandé, 15e et des brouettes. Si j’apprends R, je serai deg. Apres c’est moins cher qu’un repas dans un minable resto de franchise… Sa vaaaaaa
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Jules de Bxl
InvitéJe dois avouer que dès l’annonce de ce livre (sur ce forum), j’ai ressenti en moi une sorte de crispation, voire d’agacement. Et là, je ne l’ai pas encore lu, je sens une petite résistance (peut-être pour m’éviter le risque d’être contredit). Je me récrie : mais non, c’est important le mépris, pour ceux qui l’ont subi dès le plus jeune âge. Ça a des conséquences concrètes et matérielles, etc. Bon : du coup j’attends des retours pour amender un peu ma mauvaise disposition et pouvoir le lire (et être, qui sait, déplacé)
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François Bégaudeau
Maître des clés« mais non, c’est important le mépris, pour ceux qui l’ont subi dès le plus jeune âge »
Le livre ne dit certes pas le contraire, tant c’est une évidence.
Simplement ce livre, comme tous mes livres, essaie d’aller un peu au delà de l’évidence.-
François Bégaudeau
Maître des clésJe comprends qu’on puisse etre plus ou moins bien disposé à l’endroit d’un livre avant sa sortie. Je suis comme ça aussi. Je vois arriver tel ou tel livre dans une certaine disposition.
Mais une fois que le livre est disponible, alors on le lit ou on se tait.
Sachant qu’on a tout à fait le droit de ne pas le lire.-
Jules de Bxl
Invité« Mais une fois que le livre est disponible, alors on le lit ou on se tait. » ah…
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Jules de Bxl
InvitéJe n’ai rien affirmé sur le livre… j’ai simplement exprimé le fait que j’attendais des retours de lecteurs pour voir si je le lirais. Je n’ai pas, par exemple, exprimé mon intuition qui est que les gens qui disent « le plus important c’est la question matérielle » sont des gens qui n’ont eu, en général, pas à subir ni l’un ni l’autre. J’aurais pu.
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..Graindorge
InvitéJules de Bxl: Du mépris vient de sortir,
encore peu de retours mais des extraits.
Tu pourrais aller le feuilleter dans une
librairie ou attendre quelques jours.
Pour Désertion, au début, le désert et puis bousculade de retours
Perso, pas encore commandé.
J’ aaaarrrrive papa Fra!
Et le tien de livre Jules? Si tu veux en dire -
François Bégaudeau
Maître des clésOui mais tu vois bien : te voilà déjà parti à exprimer ton intution, anticipant sur ce que le livre soi-disant dirait (que ce qui compte c’est le matériel et que toute considération moins matériel, genre le mépris, devrait etre minoré), et répondant déjà à ce que tu supposes que dit le livre et qu’il ne dit pas, etc
Tu vois bien que c’est injouable, et que ça ne peut produire que du vent
Donc je le redis : tu peux ne pas le lire, mais ne te fatigues pas le cerveau à te demander si tu vas le lire compte tenu du fait que la choucroute voyage avec ma soeur
Si tu veux des avis sur le livre, il y en a dans ce fil. Ils sont à l’image de la réception de ce livre, qui s’annonce plutot très positive. Que puis je te dire d’autre? Que Cause perdue a urgemment besoin d’argent et compte plus que tout sur ce livre pour survivre?-
François Bégaudeau
Maître des cléset puis : crois tu vraiment que je consacrerais 150 pages au mépris si je considérais qu’il est un faux problème?
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..Graindorge
InvitéEn promenade avec un copain, on est passé à la librairie Les Journées Suspendues : Surprise: 2 exemplaires de Du mépris et le Désertion cette fois bien en vue juste au-dessus, pas planqué dans l’ombre comme il y a quelques semaines. Commandé Fuites qui n’arrivera que dans 10 ou 15 jours… En réglant le livre de FB, je ne manque pas de dire avec le sourire qu’ils n’ont pas tenu leur promesse de mettre Désertion en vitrine » mais vous faites bien comme vous voulez ou pouvez » – « Je crois qu’on l’a mis non? »
– » Aaaah non. Mais c’est pas grave! » – « Allez, on va le mettre pour vous faire plaisir! » Joignant -cette fois – le geste à la parole mais ajoutant illico » au moins jusqu’à mardi »
Bof, il devait être 18h de ce samedi et jusqu’à mardi, c’est maigre. C’est comme ça, on en a ri avec le copain
! Vite oubliés, on a poursuivi notre promenade en papotant, détendus et contents d’être ensemble. Chouette moment-
François Bégaudeau
Maître des clésJe ne sais pas si c’est cette librairie qui avait l’intention de m’inviter.
Stéphanie, tu es dans le coin?-
Stéphanie
InvitéOui François, c’est bien cette librairie
Et j’habite à côté Graindorge.
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Samuel Grosgeek
InvitéVous avez baisé avec ton pote?
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Stéphanie
InvitéJe ne comprends pas vraiment où est le problème Graindorge ? J’ai parlé au responsable de la librairie de de Cause perdue il y a déjà plusieurs mois ( à la sortie de Toledo ) ils n’ont pas la capacité de stoker trop de livres.
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Jules (de bxl)
InvitéJ’avoue avoir publié mon « intuition » passablement alcoolisé, et piqué par la remarque « tu lis ou tu te tais ». Pas le plus intelligent, donc. A la base, mon premier message n’avait rien d’hostile, je voulais exprimer une gêne, voire une ‘crainte’ pcq ce sujet est pour moi inflammable. Pourtant, je lis fréquemment son auteur, et suis déjà à mon troisième livre Cause perdue : la vie d’Abdèle (acheté mais pas encore lu), bien vouloir patienté (lu et adoré) et Fuites (lu et adoré). C’est donc un combat d’affects en moi, que je voulais déposer là.
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François Bégaudeau
Maître des clésJe ne l’avais pas pris pour une agression
Merci pour CP-
Samuel_Belkekett
InvitéLe Jules de bxl, quel lèche cul encore.
Il a dû flipper ! Ouin ouin ! Je me suis emporté dans mon intuition ouin ouin qu’est ce qu’ils vont penser de moi ! Ho lala !!!
Eureka j’ai une idée ! Je vais leur dire que j’ai lu tous les livres CP et que je les ai achetés en plus. Non je vais pas dire que je les ai achetés, c’est trop, ils feront le lien eux-même. Putain, qu’est ce que je suis intelligent quand même !
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François Bégaudeau
Maître des clésJe ne l’avais pas pris pour une agression
Merci pour CP
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Jeremy
InvitéJe vais essayer de le lire ça sera une découverte pour moi étant donné que je n’ai jamais ouvert un seul bouquin de cet auteur mis à part l antimanuel de litterature.
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Samuel_Belkekett
Invité@Mao
« J’ouvre ce topic (une première en ce qui me concerne) »
T’aurais mieux fait de t’abstenir.
Pauvre merde sans aucune personnalité, ni littéraire ni rien du tout. Comment peut-on avoir si peu d’amour propre !? Être un pauvre lèche cul sans aucun argument. Un inculte qui n’a jamais rien lu et qui se rabat sur Taylor Swift parce qu’il n’a que ça à dire.
Et les autres suiveurs qui ne risquent pas de lui en demander sur ce qui lui a tant plu dans ce soi-disant chef d’œuvre de la littérature française.
J’ai toujours été très dubitatif sur le mot fan. Déjà tout simplement parce que c’est l’abréviation de FANATIQUE.-
François Bégaudeau
Maître des clésva donc discuter avec Rigolus plutot
et reviens ici quand tu auras lu le livre
(c’est à dire jamais) -
Samuel_Belkekett
InvitéRien à voir avec le livre. Tout à fait le droit de le trouver génial. Mais imaginons nous en 1972 ou 74, Marguerite Duras sort ses films expérimentaux et tu veux lui témoigner ton admiration. Personne n’aurait l’idée de lui dire, Ho comme vous êtes grande ! Comme vous êtes géniale ! Vous êtes la gardienne du temple du ciné d’art et essai ! Et si on parlait de Michel Sardou ? Le type dont le nom m’échappe qui a entretenu une correspondance avec Marguerite Duras. Avant de la fréquenter. Même s’il lui a témoigné son admiration il a enveloppé ses éloges dans des réflexions conséquentes et personnelles. Conséquentes et personnelles. Et pas gnin gnin gnin vous êtes belle gnin-gnin géniale gnin-gnin gardienne du temple. Sinon croyez moi Marguerite ne lui aurait jamais répondu. Bref j’arrête. Face à cette extase, les yeux écarquillés et le fil de bave au coin des lèvres, je suis dépassé par une réalité qui dépasse la fiction.
Mao c’est la révolution culturelle c’est bien ça ?
PS Fasciné par ceux qui anticipent le pire. Tentent de sauver les apparences.-
François Bégaudeau
Maître des clés« Bref j’arrête »
enfin des paroles intéressantes
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Bonnaventure
InvitéTudieu, ils sont jamais décevant les bas-du-front, mais alors là, quelle rapidité pour venir chier ici. Enfin, traitant cela par le mépris, j’en viens au texte. Que je viens de finir, et comme le dit l’ami Mao, il y a beaucoup à dire.
La forme est ramassée et dense (parfois une phrase pour un paragraphe), ça sautille, ça court, on passe du prolo du bar du coin à Bourdieu, Ardisson, Raymond de TPMP, Mylène Farmer, , Bacri, Vincent Lindon, Taylor Swift donc… Il y aussi plein d’animaux : écureuil, chat, truite, brebis, oursin, zèbre, dindon… Au terme de cette déambulation faussement décousue (comme les pensées qui nous traversent sans cesse), on finit par s’asseoir et on découvre notre puissance. Ou plutôt François nous assure de notre puissance (merci ça fait du bien par les temps qui courent), et de la manière de l’éprouver: « Dans le mépris pour les forts sociaux couve l’anarchisme », (merveille que ces dernières pages).
Ah, c’est drôle aussi (très, peut être l’essai le plus drôle de François), une de mes prefs : « En humour, je navigue en eaux troubles et justiciables (…) ».-
Samuel_Belkekett
InvitéDès la moindre critique on répond par bas du front.
Ça rappelle l’époque où on traitait l’adversaire de fasciste dès que celui-ci marquait une différence.
Moi aussi je peux dire :
« si tu avais accordé à ce post une attention supérieure à celle d’un bouffeur de séries, mon propos te serait apparu un peu moins grossier que ça. »
Même si je dis, Mao est un pauvre trou du cul, dans un contexte de propositions contextualisés et conséquentes on y verra autre chose que du « bas du front » il faut être vachement insécurisé pour ne voir que de l’extrême droite à chaque désaccord ou critique.
Mais encore bon sang comment est-ce possible que s’exhiber avec aussi peu d’amour propre. C’est ça qui me choque.-
Samuel EpaulesLargesGlandEnorme
InvitéC’est plutôt logique, moins on a d’amour propre, plus on aime s’exposer. Les politiques? Les commerciaux? Les hommes et femmes sandwich du web?
C’est un peu le syndrome Dunning-Kruegger, il faut vraiment peu en connaitre pr penser tout savoir. Il faut avoir peu d’amour propre pour donner son image pro bono, partout, sous tous les angles, et je parle pas des hardeurs.-
Samuel_Belkekett
InvitéPro bono ???
Ça veut dire quoi ?-
Samuel Grodard Penche pr les crises point fr
InvitéGratis!
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Claire N
InvitéMerci – tu donnes un starting-block block à mon impatience Bonnaventure
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François Bégaudeau
Maître des clés» Il y aussi plein d’animaux : écureuil, chat, truite, brebis, oursin, zèbre, dindon… »
Le genre de recension qui éclaire une journée
Merci pour cette lecture-
François Bégaudeau
Maître des clés« tu donnes un starting-block block à mon impatience » est pas mal non plus, mais dommage c’est pas de moi
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Claire N
InvitéRires – épargne moi les tests de paternité veux- tu bien – c’est dégradant
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I.G.Y
Invité« peut être l’essai le plus drôle de François » : convaincu que j’étais de ne pas lire ce livre par les avis de Samuel que je n’ai pas lus, me voilà rattrapé, in extremis. 15 mai bien noté
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Claire N
InvitéRires – IGY j’aime tes convictions, on entend bien là le discours d’un homme a qui l’on portait confier la fierté de porter des valeurs – pas de la vaisselle par contre
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I.G.Y
InvitéRire, dieu merci je n’ai que ma propre assiette à porter.
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Claire N
InvitéRire – c’est exactement ce que Moise aurait du penser
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I.G.Y
InvitéLe pompon dans tout ça étant : je réalise que je ne suis pas là le 15 mai
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François Bégaudeau
Maître des clésvoilà un fan archi-compétent
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François Bégaudeau
Maître des clésle niveau de ma fan-base est affligeant
là-dessus je dois bien reconnaitre que Mylène me supplante -
Claire N
InvitéÇa va – nous en demande pas trop – tu peux quand même nous sortir au flunch sans te taper la honte
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I.G.Y
InvitéJ’ai un problème général avec les chiffres. Je voulais dire 19
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Samuel_Belkekett
InvitéOn s’en fout que tu sois là ou pas.
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Samuel_Belkekett
InvitéJe reviens sur ce fil pour une analyse féconde qui recoupe le syndrome mao (que je n’insulterai plus promis) de béat extatique, Taylor Swift et François Bégaudeau.
En réfléchissant au syndrome mao, je me revoyais à 20 piges. C’est là qu’on s’aperçoit que l’époque a changé par bien des aspects. Il m’a fallu à l’époque une bonne dizaine d’années pour connaître la tête de Deleuze par exemple. Sans chercher, mais rien n’était facilement offert dans le temps. Or les américains ont une expression qui me semble très adéquat et bien choisie pour désigner un phénomène très ancré dans l’époque, et cette expression est « the boy next door ».
Et justement cette formule a été très vite appliquée à Taylor swift. The girl next door, pour son implication avec ses fans, depuis le début de son succès elle va jusqu’à organiser des fêtes chez elle avec des fans triés sur le volet. Ils sont tellement nombreux… les fans. Beyoncé au contraire représente le mythe de la star, inaccessible et fantasmatique. On en rêve tandis que Taylor se confond avec les swifties.
Maintenant y a-t-il un intellectuel américain possiblement Boy next door ? Je ne vois pas. Les influenceurs oui, mais sont-ils des intellectuels ? Pas sûr. Noam Chomsky est tout sauf un boy next door. En France ? On imagine mal Sartre en boy next door, on pouvait le voir mais pas toucher, ne pas approcher. Le Foucault des années 70-80 non plus, même ceux qui aimaient BHL, ne pas confondre la haute bourgeoisie de St Germain des prés et les boys next door, qui est une expression récente et concerne en priorité les stars et vedettes de l’ére du numérique. Alors en France, un intellectuel-écrivain qui se sert des réseaux, véhicule une image sympa, accessible, voyons, réfléchissons bien. Le simple fait que moi, j’écrive sur ce forum, prouve l’aspect boy next door. Sachant qu’un intellectuel boy next door, ne peut être fondamentalement qu’un petit curé qui recrute en paroisse.
Taylor, dis moi qui tu es, je dirai qui François est…
Au final quel beau couple ils feraient ces 2 là… Même stratégie, même combat, par les aspects marketing et commerciaux c’est la femme qui domine, montre l’exemple et ça, le mâle François aura du mal à le reconnaître. La vitrine de ce forum comme le dit François, est un pur produit swiftien. Moi je ne sais pas ce que dit François de Taylor dans son livre. Moi je livre une autre perception sûrement toute aussi pénétrante de François sur Taylor. En revanche Taylor s’inspirant de François pas sûr que ça fonctionne. Car en matière de boy/girl next door, avec les vedettes de la chanson populaire pourquoi pas. Avec tout le reste c’est moins sûr, plus précaire et même plus douteux comme manœuvre. Et quand ça cherche à faire, de gauche, alors là ça devient carrément malhonnête. Ce pourquoi ça produit des syndromes mao, que de surcroît si on l’observait sur le site de Zemmour par exemple, on rirait. Non parce que ce type de remarques à la mao s’adresse à Zemmour, mais parce que Zemmour ça produit ce type de fan. Extase béat, comme mao. Alors que Zemmour n’est même pas précisément un boy next door. L’heure est grave les enfants de la patrie. Conclusion : avec le boy next door, on ne sait plus du tout ce qu’est la manœuvre, commerciale, marketing, communicationnelle publicitaire ou au contraire geste d’ouverture, d’accueil, d’une communication de gauche comme le prétendent Taylor et François ? Réfléchissons-y d’accord, mais d’y réfléchir avec les premiers intéressés.-
Samuel Grodard Penche pr les crises point fr
InvitéNan. Accessibilité= anarchisme appliqué. Le fanboyisme est litteralement l’opposé de l’ideologie anarchiste, du pouvoir horizontal, de la coopération. Les fanzouzes ici presents sont humains, trop humains, mais pas assez anarchistes. Ils sont des dommages collatéraux, si je puis dire?
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Samuel_Belkekett
InvitéPrésenté comme ça c’est l’idéal.
Une belle initiative. Quoi qu’il en soit, au sujet du livre, FB dit :
« reviens ici quand tu auras lu le livre
(c’est à dire jamais) »
Faux car le sujet m’intéresse beaucoup. D’abord, moi qui ne suis pas un habitué des réseaux, je n’aurais pas une seconde l’idée d’aller voir le site et encore moins le forum d’un auteur qui m’indiffère.
Ensuite, un sujet aussi vaste que « le mépris » j’avoue que perso, je ne saurais pas comment l’aborder, puis l’investir ce sujet, et je suis d’autant plus curieux de savoir comment l’auteur va s’y prendre. Je n’ai lu que l’extrait avec Colin et je ne sais si ce dialogue est authentique ou s’il a été inventé pour illustrer quelque chose ou une entrée en matière, mais il est tout à fait crédible ce dialogue. Il résume bien les choses. À l’ere de la communication tous azimut comment se faire comprendre ?
L’exemple du dialogue est frappant puisque moi, quelqu’un de politisé qui me dit que « l’art n’est pas politique » va d’emblée me séduire. Cela parce qu’une chose est sûre, c’est que la communication n’est pas le lieu de la pensée. Qui elle, en ses structures, préexiste à la communication.
Par conséquent dans cet exemple il y a des tas de considérations à tirer. Que le mépris tient une place privilégiée, en cet endroit de la communication où le sens doit advenir dans l’immédiateté, alors que dans le livre et la pensée tout temporise, me semble bien vu.
Je ne sais comment le livre se poursuit mais j’avoue… que ça donne envie de savoir.-
Zorglub
InvitéJ’ai ouïe dire que c’est Sofia Chikirou qui s’occupe de la com de Françoâ
Il est fort le gars, que même Belle Quequette a envie de savoir…
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Greenwashing
InvitéTaylor Swift pourquoi pas mais où est ce qu’on pourra t’entendre en parler de vive voix?
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Zorglub
InvitéBande annonce du Mépris par JLG.
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Claire N
InvitéMoi je veux bien qu’on continue à faire semblant de pas te reconnaître, mais va falloir y mettre un peu du tiens
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..Graindorge
InvitéNon, j’ai pas ri douce Claire
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Gwynplaine
InvitéBonjour François.
Je n’ai pas l’habitude de demander ça, mais je suis dans la situation suivante :
J’ai commandé ton dernier livre, « Du Mépris », dans une petite librairie à côté de laquelle je travaille, quand je fais le prof dans le 77 (on trouve les boulots qu’on peut, même si le peu de vie que je peux entrevoir des élèves, dans le dispositif où l’on me place, me repait jusqu’à maintenant).
Je suis en vacances, de retour dans ma terre natale. J’aurais aimé les mettre à profit pour lire ton bouquin avec une bonne disponibilité d’esprit, mais n’ai pas pu le retirer en librairie avant de quitter la région : l’on m’a dit qu’il y avait du retard.
Je ne le récupérerai qu’à la rentrée, où j’aurai moins de temps pour moi.
Serait-il donc possible que tu me l’envoies en pdf ? Je pense que ça me donnerait l’occasion de bien occuper mes vacances.
Mais pas de problème si ce n’est pas possible, pour une raison ou une autre : je m’occupe déjà avec le Plaisir du Texte de Roland Barthes, la Société Ingouvernable de Chamayou, ou encore le Pandémonium d’Ed Simon.
Je me suis juste dit que ça ne coûtait rien de demander.
Bonne journée quoiqu’il en soit.
(mon adresse mail : gwynplaine.beregond@gmail.com)
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François Bégaudeau
Maître des clésoui je fais ça
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Gwynplaine
InvitéRemerciements marxistocratiques.
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..Graindorge
InvitéChère Gwynplaine, pécunièrement Cause Perdue compte un peu voire beaucoup sur Du mépris pour continuer sa route. Merci pour les remerciements marxistocratiques mais le livre coûte 15€ alors marxistocratiquement si tu leur fais un petit virement de 10 ou 15€ pour le PDF pour la grande et bonne Cause, tu aurais aussi de chaleureux remerciements marxistocratiques de toute l’équipe de Cause Perdue et des écrivains actuels et futurs publiés
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Gwynplaine
InvitéJe peux faire ça, après avoir acheté et lu « Je ne suis pas une libellule », « Bien vouloir patienter », et « Fuites », et avant de payer la version manuscrite « du Mépris », quand je retournerai dans ma librairie du 77, qui devrait l’avoir reçu d’ici-là.
Je viens de voir sur le site, et n’ai pas trouvé comment faire de virement (mais je suis une brèle en informatique).
Si tu m’indiques comment faire, soit ici, soit via l’adresse mail que j’ai indiquée (avec un RIB ou autres ; je n’ai aucune idée de comment tout cela fonctionne), ce sera avec plaisir !
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..Graindorge
InvitéMerci de ta belle réponse Gwynplaine, tu as largement gagné le pdf de Du mépris
Et mille mercis d’alléger ma grande solitude de » brèle en informatique »
Sur ce, 23:23, 23:24: vite faire dodo pour pouvoir aller acheter des croissants à la première heure à madame ma mère. Accolade! 23:27-
François Bégaudeau
Maître des clésGraindorge, si tu pouvais éviter de te mêler de notre trésorerie, et aussi de te mêler de mes interlocutions avec Gwynplaine ou autres, ce serait gentil.
Gwynplaine n’aurait pas déjà commandé Du mépris que je lui aurais filé tout pareil le PDF.-
..Graindorge
InvitéTu as raison
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Samuhell
InvitéBégodo be like:
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Samuel_Belkekett
InvitéThe boy next door…
On vit une époque formidable.-
Boy next door
InvitéÀ quoi reconnaît-on que Michel Houellebecq est réac ?
Il n’est sur aucun réseau social, fait une vidéo you tube 2 à 3 fois par an et n’a même pas un forum à lui. T’imagine ?
Tu parles d’un écrivain ! -
Samuhell
InvitéOn parle bien de Houellebecq, le putois mental tellement en chien, qu’il accepte de se faire filmer par un mac hollandais, pour baiser des jeunes blanches? Sa vieille nipponne le soulade au quotidien, et qu’elle en soit canonisée pour une telle abnégation sacrificielle, mais bon, ses fantasmes, au déchet littéraire, c’est de la whitie, tu vois, de la jeune, tu comprends?
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Samuhell
InvitéSurtout que. Le plus grand nantais de tous les temps, est celui qui a tenu tête à Robespierre (no pun intended) et à Napoléon (le first). Cad Fouché, tellement immense que Stephan Zweig a été le chercher pour nous le montrer, lui que Balzac admirait FORT.
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tristan
InvitéJ’ai commandé ton dernier livre, « Du Mépris », dans une petite librairie à côté de laquelle je travaille, quand j
Ben voyons ! Tu pourrais nous donner à voir la preuve d’achat ?
Avec tous les crevards qui zonent dans ce forum, on a appris à être méfiants.
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Gerard Manfroy
InvitéTerminé tout fraichement et je ne suis pas déçu !
Je vais sur l’heure le prêter à mon père (à qui je vais sans doute emprunter Comme une Mule parce qu’il a l’air d’en être un pendant) donc j’écris maintenant un peu à l’improviste. Ce livre m’a rappelé une foule de choses, mais je n’en citerai pour l’instant que deux.
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– Le passage sur Sarah Saldmann m’a curieusement réactivé un souvenir maudit de mon lycée. J’ai fait deux lycée : l’un de droite privé catholique et l’autre public de gauche en banlieue et je ne connais pas d’expérience plus pleine pour démontrer que la droite c’est le camp des connards et la gauche celui des gens qui au moins aiment pour de vrai. Au premier lycée, j’essayais de me faire des amis et il me paraissait naturel de sympathiser au portail avec les gars, et tandis que je tendais la main à l’un d’entre eux, (un grand blond aux cheveux cons… euh longs, qui faisait du triathlon), il avait pris ma main en me regardant avec un mépris incroyable pour me répondre « ça va branleur ? ».
Depuis je frappe le fantôme de ce mec XD
Mais d’ailleurs tout ce lycée était comme ça. Dans le second lycée des gens pouvaient être très méprisants, mais dans le premier il y avait soit comme une indifférence totale envers vous, comme si vous étiez littéralement invisibles ; soit une espèce de violence qui surgissait d’un seul coup mais terrible.
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– Le passage sur la musique classique et les jeux vidéos m’a rappelé très nettement un accrochage que j’avais vu sur Twitter entre Bolchegeek et Fadi Kassem. Kassem reprochait à Bolchegeek de parler de séries US au lieu de parler de vraie culture anti-impérialiste, de the Boys au lieu de la Grève d’Eisenstein. Et sur le moment le snobisme de Kassem m’avait agacé, alors qu’aujourd’hui je serais plutôt de son côté. Bolchegeek a vraiment de très bonnes vidéos qui apportent de très bons regards critiques, mais le problème c’est qu’à mon sens il est tombé dans le piège du produire pour produire, et donc d’enchainer les vidéos sur les blockbusters et les séries avec ce fameux petit ton, vous savez, celui de Génération Hit sur M6 qui commente la grandeur et la décadence de Whitney Houston ou de Madonna. Avec des images muettes du film montées au rythme de la voix du narrateur au ton « dédaigneux sympa », « petite citation, petite remise en contexte, petite vanne ». XD
Plein de vidéos sur YT font partie de ce genre, c’est presque comme si les vidéos de critique de film/série faisaient parties du flux de production de film/série, tellement ça semble couler du même flot.
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Je le prête ce soir mais je le relirais dans quelques jours pour éventuellement approfondir. À moins que le sergent instructeur du site ne m’ordonne de faire 40 pompes avant d’ouvrir mon claque-merde bien évidemment.-
François Bégaudeau
Maître des clésquel magnifique éloge du livre : au coeur de son sens profond, au plus près de sa textualité
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Madeleine
InvitéLes pages consacrées à Gaël Faye et à Jacaranda sont parmi les plus révélatrices — et les plus pénibles — du livre de François Bégaudeau. On y voit affleurer sans grand effort ce qui ressemble fortement à un mélange de ressentiment et de jalousie envers un écrivain dont le succès, manifestement, dérange.
Comme souvent dans ce genre de posture, Bégaudeau ne peut s’empêcher d’endosser le rôle du professeur qui corrige. Mais ici, la critique ne se contente pas d’analyser : elle réécrit. Et cette réécriture n’a rien d’innocent. Elle repose sur une conviction implicite — et franchement douteuse — que son propre style serait supérieur, voire “meilleur” de manière quasi objective. Prétention absurde, tant il est évident que toute appréciation esthétique relève de préférences situées, discutables, et parfaitement réversibles. À ce jeu-là, n’importe qui pourrait s’amuser à démonter ses propres phrases et les tourner en ridicule avec la même assurance arbitraire.
Ce qui rend la démarche encore plus irritante, c’est la manière dont elle est mise en scène. Bégaudeau ne présente pas ses réécritures comme des variations possibles, mais comme des corrections, installant de fait une hiérarchie où il s’arroge la position du juge. Et pour faire passer cette entreprise sans trop de résistance, il l’enrobe dans une posture faussement égalitaire : il prétend parler “d’égal à égal”. Procédé commode, qui permet de maquiller des attaques assez grossières en conseils amicaux, et de faire passer des humiliations publiques pour de simples remarques constructives.
Le tour de passe-passe ne s’arrête pas là. Toute accusation de mépris est désamorcée à l’avance : s’il y a du mépris, nous dit-on en substance, ce ne serait pas celui du critique envers l’écrivain, mais celui que l’écrivain entretiendrait envers lui-même. Argument circulaire, invérifiable, et surtout très pratique pour s’exonérer de toute responsabilité tout en continuant à dénigrer.
Au fond, ces pages en disent moins sur Gaël Faye que sur François Bégaudeau lui-même : une manière de transformer une lecture en démonstration d’autorité, où la subjectivité la plus brute se travestit en évidence critique, et où la condescendance se dissimule derrière les habits du discernement.
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power
InvitéJe reconnais l’IA
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Charles
InvitéMoi aussi, mais la critique n’en reste pas moins légitime et fondée
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François Bégaudeau
Maître des cléseh bien explique nous ça
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Balthazar
InvitéA propos de ces pages qui m’ont intéressées mais m’interrogent. Je ne suis pas certain que le jury du Goncourt et autres critiques promeuvent le livre par condescendance. Je pense qu’il aiment sincèrement l
ce style scolaire-académique qui toi te révulse (il n’y a qu’à voir ce qu’on trouve chaque année dans le carré final du Goncourt, et pas seulement émanant d’ex rappeurs). Beaucoup de lecteurs aiment sincèrement lire que les que « les éclairs zèbrent le ciels », etc. Quant à l’abandon de sa ‘sauvagerie’, je n’ai vraiment pas compris de quoi tu voulais parler. Je connais mal Faye mais il a toujours été un rappeur France inter non ?-
François Bégaudeau
Maître des clés-oui les lauréats du Goncourt ne brillent pas forcément par leur singularité textuelle. Mais as-tu lu Jacaranda? C’est vraiment très au delà de ce qu’on peut imaginer comme académisme. C’est : scolaire. Mauvignier, Mathieu, Houellebecq, et que dire d’Echenoz, ne sont pas scolaires. Ils n’écriraient pas zébrer pour des éclairs. Je n’ai pas une grande estime pour les jurés Goncourt mais il n’est pas possible qu’ils aiment « sincèrement » une prose si plate.
-tu dis « sincèrement ». Difficile de parler de sincérité dans un jeu hypersocial comme celui de l’attribution du Goncourt ou des shorts lists du goncourt. Tout ça est saturé de calculs, pressions, dosages, etc. Par exemple le Goncourt, qui perdu du terrain, veut rester à la page, il tache donc de promouvoir des littératures plus contemporaines (ce qu’il estime contemporain). Le calcul de la diversité a évidemment joué dans la promotion de ce navet (encore une fois, lis le, et soudain tu me trouveras indulgent). Calcul qui est donc d’une condescendance achevée.
-après, jeu social aidant, il est possible que le calcul devienne seconde nature (voir la page sur Ambre Chalumeau), et que ce vouloir-aimer devienne un aime, que cette affectation de gout devienne gout. Et qu’alors les jurés aiment « sincèrement » le livre.
-je sais bien que Faye n’a jamais été sauvage. Il est le bon élève par excellence, comme rappeur autant que comme écrivain. Je parle d’une sauvagerie perdue au sens où Louisa parlerait de barbarie perdue. (Louisa qui pratique une autre forme d’académisme, mais c’est un autre sujet)-
Madeleine
InvitéTu empiles des jugements sans jamais les démontrer. Dire que Jacaranda est “scolaire” ne suffit pas ; encore faut-il définir ce que tu entends par là et le montrer. “Zébrer pour des éclairs”, c’est une irritation lexicale, pas une analyse.
La comparaison avec Laurent Mauvignier, Nicolas Mathieu, Michel Houellebecq ou Jean Echenoz pose une hiérarchie implicite, mais sans critères. Tu présentes un goût personnel comme une évidence.
Mais c’est une stratégie classique chez toi : ne jamais définir clairement les termes utilisés et faire passer tes préférences personnelles pour des vérités objectives.
Sur le Goncourt, ton raisonnement est fermé : soit les jurés calculent, soit ils ont intériorisé le calcul. Dans les deux cas, tu rends toute appréciation “sincère” impossible. Ce n’est pas une analyse, c’est une position infalsifiable.
L’argument du “calcul de la diversité” relève du soupçon général et évite de parler du texte. C’est un déplacement, pas un argument.
Enfin, opposer “bon élève” et “sauvagerie” ne clarifie rien. Tu remplaces un critère flou par un autre, tout aussi normatif.
Au final, tu n’analyses pas vraiment le livre : tu confirmes tes propres attentes, sans la moindre rigueur analytique. Sans critères explicites ni analyse précise, ton propos ne peut convaincre que ceux qui partagent déjà ton point de départ.
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François Bégaudeau
Maître des clésOui, robot. Mais robot n’a pas lu le livre, sans quoi il saurait que je détaille précisément l’indigence stylistique de Faye. On ne saurait mieux argumenter une opinion sur un style qu’en le citant.
Robot est un peu feignant. -
Madeleine
InvitéLe livre a été lu. Et ce que montrent les exemples que tu cites, ce sont surtout des jugements de goût : tu n’aimes pas ce style, il te paraît scolaire, plat ou irritant.
Même si on accepte le terme “scolaire” comme descriptif, cela ne permet pas d’en déduire qu’un style est “indigent”. On passe alors d’une caractérisation (contestable ou non) à un jugement de valeur qui suppose des critères esthétiques que tu n’explicites pas.
Passer de “je n’aime pas ce style” à “ce style est indigent” suppose des critères explicites que tu ne fournis pas. À défaut, on reste dans une hiérarchisation purement subjective présentée comme évidence.
À ce stade, ce n’est donc pas une démonstration de l’indigence du style, mais l’expression argumentée d’un rejet personnel, sur fond de jalousie et de ressentiment. -
Enieledam
InvitéTon raisonnement présente lui-même plusieurs failles. D’abord, affirmer que les critiques relèvent uniquement du goût réduit arbitrairement leur portée, sans examiner si elles reposent aussi sur des critères partageables. Ensuite, tu exiges des critères explicites tout en n’en proposant aucun pour invalider ceux, implicites, de ton interlocuteur : c’est une asymétrie. Par ailleurs, contester le passage de “scolaire” à “indigent” est légitime, mais tu supposes que cette transition est nécessairement invalide, sans envisager qu’elle puisse être argumentée ailleurs. Enfin, attribuer la critique à la jalousie et au ressentiment constitue une attaque des intentions plutôt qu’une réponse au fond. Cela affaiblit ta position, car tu substitues une interprétation psychologique à une analyse des arguments eux-mêmes.
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Samuel_Belkekett
InvitéC’est étrange cette
MADELEINE
ENIELEDAM
Avec le même type d’arguments, parfois au mot près que j’ai eu avec un Rigolus à propos de Lordon. Si IA il y’a et n’en doutons point, mais alors QUI est à la manœuvre ? Encore un mystère à résoudre. -
Gerard Manfroy
InvitéOui j’ai pensé pareil, Madeleine reprend tous les arguments de Rigolus XD
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Samuel_Belkekett
InvitéDis Gérard, que penses-tu de la réaction de Charles ci-dessous ?
Le mec a une telle estime de lui-même qu’il pense de suite, s’il y a un argument qui se tient d’un pseudo inconnu, que tout le monde va penser que c’est lui.
Elle est pas mal celle-là non ?
C’est dire l’ego du mec !!! -
power
InvitéY a encore de l’IA
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Charles
InvitéJe ne suis pas l’auteur de ce message (pour la simple et bonne raison que je n’ai pas encore lu le livre).
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François Bégaudeau
Maître des clésje m’en doutais un peu
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Ostros
InvitéLisant cet échange sur Jacaranda, on pourrait croire que le livre a reçu le prix Goncourt, j’écris vite fait pour préciser que non. Il était cependant bien dans les nommés. Le livre a obtenu le prix Renaudot. En 2024 c’est Kamel Daoud avec Houris qui a obtenu le goncourt.
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François Bégaudeau
Maître des clésC’est bien pour ça que je parlais de short list. Je crois qu’ill était dans la dernière liste, faite de quatre noms. Et de toute façon oui il y a le renaudot
Notons aussi, tiens tiens, que Faye est chez Grasset. Logique. Car Grasset, parallèlement à la formation d’une brigade d’auteurs néo-cons, a bien sur affecté, depuis dix ans, de promouvoir les barbares assimilés et républicains. Dalie en sait aussi quelque chose, dont ils n’ont vraiment défendu que le premier livre, qui avait des ambiguités sur ce point, que par la suite, et pour le meilleur, Dalie a taché de clarifier.
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Gerard Manfroy
InvitéMerci beaucoup ça me touche je reviendrais avec d’autres commentaires.
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François Bégaudeau
Maître des clésoui, on a hâte
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° >°
InvitéGérard, je préfère te le dire avant que tu sois invité au diné de cons, François est ironique. Est-ce du mépris ? Je ne sais pas je n’ai pas lu le livre.
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Abraxas
InvitéCoup dur.
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François Bégaudeau
Maître des clésle rapport avec le livre est qu’il est assurément vertueux et nécessaire de mépriser le méprisable
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François Bégaudeau
Maître des clésplutot là
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..Graindorge
Invité« et je ne connais pas d’expérience plus pleine pour démontrer que la droite c’est le camp des connards et la gauche celui des gens qui au moins aiment pour de vrai. »
Gérard Manfroy et Gérard Manchot, c’est la même personne?-
Gerard Manfroy
InvitéNon je sais pas qui est Manchot, peut-être Belkeket ou un autre gars mais je vous certifie que c’est pas moi.
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..Graindorge
InvitéMerci. Manchot, de droite ou de gauche est un connard
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Samuel_Belkekett
InvitéCertifié comment ? Certifié garantie ou certifié vices cachés ?
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Samuel_Belkekett
InvitéManfroy ou Manchot ne pas confondre les torchons et les serviettes…
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Gérard Manchot
Invitéles idoles ont les fans qu’elles méritent
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Samuel Grosgeek
InvitéBonjour, vous ne parlez que de vous, c.est normal?
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gerre armand çouaffe
Invitéleu proeux miait kitrouv qky ge çuit i gua nieu in paque deux biai raufaire pa raitiane
hate an çiom y a ain piaije-
bibinard
Invitésé moua !
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K. comme mon Code
InvitéEn cours de lecture.
La partie sur l’objectivité de la supériorité de Bolt sur les autres sprinteurs comparée à celle plus difficile à comptabiliser de Bourdieu sur ses compères m’a fait penser au mot « humilité » que les commentateurs sportifs tentent d’imposer aux joueurs. Le manque d’humilité serait responsable des pauvres performances d’untel ou untel. On se souvient aussi de l’épisode de Cavani qui affiche le mot humilité dans le vestiaire du PSG après l’élimination 6-1 contre le Barça. « Ainsi, l’ancien membre du staff du Paris Saint-Germain a salué la tentative d’Edinson Cavani pour remobiliser ses coéquipiers au lendemain de la correction subie au Camp Nou. L’attaquant uruguayen a placardé le mot « HUMILITE » dans le vestiaire francilien au Camp des Loges. Un message lourd de sens après une telle déroute. »
J’ai du mal à comprendre. Un manque d’humilité n’explique pas le 6-1 ; ce n’est pas ça qui explique les jambes tremblantes des parisiens dès l’entame de la rencontre ; l’humilité, ça irait, selon moi, à l’encontre de ce dont on est capable. L’humilité bride sportivement. Quand Cavani parle d’humilité, j’entends qu’il veut rabaisser ses coéquipiers. Qui valaient beaucoup mieux que ce Barça qui s’est pris 3-0 contre une Juventus qui s’en est pris 4 contre le Real en finale. On parle d’humilité pour rabaisser les forts.
En même temps, on parle de « respecter le petit » en Coupe de France quand le PSG continue de marquer des buts contre une équipe (de division) inférieure.
Il faudrait savoir.-
François Bégaudeau
Maître des clésTrès juste
J’intuite même que le PSG, devant le Barça, a manque, non d’humilité, mais de prétention – c’est à dire de la conviction qu’on est fondé à prétendre.
Le manque d’humilité ce serait peut etre les Pays bas contre l’Allemagne en 74 – quoique même là je me demande si n’a pas joué, au plus profond d’eux, l’immémorial sentiment d’infériorité des hollandais face au cousin germain
(en tout cas en prolong de France-Allemagne à Seville 82, c’est très clair)-
Greenwashing
Invité« L’humilité bride sportivement. »
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C’est stupide.-
Samuel Grosgeek
InvitéTellement. L’humilité te fait bosser de facon hardcore au contraire, et être apprécié en sports co.
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Greenwashing
InvitéC’est vrai aussi pour les sports individuels et puis ça se tient toujours aussi bien quand on parle de performances intellectuelles puisque même dans ce secteur ils sont nombreux à nous vanter l’humilité comme était la clef de leurs réussites. Après tout ça François ne peut pas le savoir puisque François n’a que son nombril pour horizon et que c’est même pas dit qu’il s’aime lui même à défaut d’aimer son prochain.
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François Bégaudeau
Maître des clésCa m’a l’air d’etre du greenwashing des grands jours
Merci pour cette lecture en tout cas. Fidèle lecteur.-
Greenwashing
InvitéFrançois: Quelle surprise, t’as encore oublié de me moucher sur le fond.
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François Bégaudeau
Maître des clésle fond c’est que j’ai que mon nombril pour horizon?
eh bien je n’ai rien à redire à cela
c’est très bien dit
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Samuel Grosgeek
InvitéLa partie sur l’objectivité de la supériorité de Bolt sur les autres sprinteurs comparée à celle plus difficile à comptabiliser de Bourdieu
Difficile de faire plus loin de la vérité. Bourdieu est le sociologue le plus cité au monde en 2025 dans la littérature scientifique. Au monde. Et de très loin. FB connaît mieux le sprint (sigh) que la sociologie, c sa le soucy
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Samuel Grosgeek
InvitéPS: les mots science ou littérature scientifique ne sont pas des jurons. Google Scholar est votre ami.
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Micheline
InvitéParler de science sur ce forum c’est comme parler de Cnews dans un rassemblement de LFI.
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Claire.N
InvitéDu mépris
reforestation
« le sentiment de supériorité est la sève du mépris »p12
Et effectivement on tronçonne bien vite là ou sa marque est posée, alors qu’une tronçonneuse dans les mains d’un homme de pouvoir, ça peut mal viser mais ca fait vroom c’est impressionnant virile et détalant
Ça peut viser le poteau rose par exemple
« Quand on juge le mépris c’est rarement le mépris qui est en jeu »
Observe et prends puissance,
Le bobo
Le verdict du marché
Le conformisme obligé
on pari que tu y prends gout, on paris que tu vas être vif, la preuve t’as pigé les règles d’un point étape – ca se voit-tu piaffes ,la sève te monte à la tête, tu cranes, tu l’éprouves-et t’as une blague « une blague doit aller plus vite que moi tout en permettant que je raccroche le train.il faut qu’elle m’échappe et que je la chope, comme une mouche en plein vol. »
Mais d’où te vient cette grosse tête ? « De toujours »
Cassant avec les branches pourries – doux avec les bourgeons
Les branches sans sève de toute façon mortes, ne t’appuis pas dessus
En une phrase, l’école, l’âgisme volent en éclat
« L’école n’échoue jamais à visser dans les entrailles du prolo que son rang inferieur ne résulte pas de l’arbitraire des destins sociaux, comme il eut pu encore se le raconter avant le CP mais de son QI d’oursin pauvre »
-se le raconter, se la raconter -tu merites en ces lieux ? – un amour , tu merite un amour et bien sur y a des pétalles
Sur la fin du texte je ne les déflorerais pas-
Samuel Grosgeek
InvitéHey hey hey!
Milei avec une tronconneuse, c bcp + ridicule que viril, hein, il fo le savoir.pot aux roses
Et non poteau rose, ou poto rose.
Me fait penser a une copine en psycsociale, avait ecrit « bouquet mystere » au lieu bouc emissaireEn fait Clairette etait dans ma promo
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François Bégaudeau
Maître des clésTiens d’ailleurs ce titre, ce si beau titre, « tu mérites un amour », de quoi est il fait? Il est fait, maladroitement car passant par la zone obscure du « mérite », du sentiment que l’individu VAUT un amour. Ou plutot : qu’il vaut mieux que le désamour qui le meurtrit.
Hier dans le tram de Tours une femme, disons folle, parlait à un certain Nassim qui n’était pas là, et disait : fais moi l’amour Nassim, fais moi pas la cuisine fais moi l’amour, je suis pas n’importe qui. Cette femme tachait de se persuader de l’estime qu’elle se vouait – et que Nassim avait eu l’air d’étioler.-
Claire N
InvitéOui- c’est un passage en épingle à cheveux, que celui-ci ; mais le livre permet ce genre de balancement – la prise d’élan pour sauter d’une branche à une autre
Ce titre m’en paraît une parfaite contraction -
Claire N
InvitéOui- c’est un passage en épingle à cheveux, que celui-ci ; mais le livre permet ce genre de balancement – la prise d’élan pour sauter d’une branche à une autre
Ce titre m’en paraît une parfaite contraction-
François Bégaudeau
Maître des clés« la prise d’élan pour sauter d’une branche à une autre »
O comme j’aimerais qu’on avance dans ce livre comme un singe saute de branche en branche – c’est à dire comme il fut écrit-
Claire N
InvitéIl n’y à aucune autre manière de le négocier
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Claire N
InvitéEt je ris de transformer la tatcheriste formule – foulée juste pour l’appuie –
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Zorglub
InvitéRire… Tu dois avoir de sacrés abdominaux à force… rire !
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Claire N
InvitéPuisqu’on en est à parler de mes abdominaux,
J’aimerais que tu arrêtes de m’envoyer des mails
Merci-
Zorglub
InvitéTu me fais peur Claire… rire
Que d’imagination ma chère, je préviens mon avocat rire-
Claire N
InvitéOui- c’est surement mon imagination qui m’envoie des mails pour me demander si j’ai fait l’amour – je ne vois pas d’autres explications
Alors on va dire que ton imagination va gentiment me lâcher les basques -
Ostros
InvitéOulà ça va trop loin son délire là
Tu as Pharos Claire si besoin
https://internet-signalement.gouv.fr/ -
Claire N
InvitéMerci Ostros – j’espère que ça passera
Je crois que ma wish liste est claire
Je rajouterai bien ne pas spamer le forum
Sait on jamais -
Claire N
InvitéAprès c’est intéressant d’examiner cette curieuse hargne qui semble se crisper sur « rire «
Je me demande dans quelle mesure il ne s’agit pas de camoufler rageusement chez les autres ce qu’on abhorre chez soi -en en effaçant partout la trace j’imagine qu’on se sent « protégé « de le voir decouvrir présent en si grande quantité en son sein -en l’espèce je ne sais si c’est le rire en lui même, la maladresse stylistique oú l’impulsivité -
Ostros
InvitéJe pense que tu ne devrais pas te poser ces questions sur ce qui est ciblé chez toi par cet être stupide
Continue à écrire comme tu veux et laisse le/la se noyer dans la merde qu’est son existence -
Claire N
InvitéOui – c’est un conseil que je sens solide – merci
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Claire N
Invité« parlait à un certain Nassim qui n’était pas là »
Et d’un trait – paradoxalement le fort intérieur
De tant d’autres s’entend – la voix haute devient murmure et bourdonne dans la musique du n’importe qui-
François Bégaudeau
Maître des clésDans un livre en cours l’héroine a toujours écrit for intérieur fort intérieur
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Claire N
InvitéUn livre qui m’obligera à tenir le dictionnaire pas loin
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François Bégaudeau
Maître des clésun Robert sera offert avec chaque exemplaire
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Claire N
InvitéJ’ai toujours celui qu’un jour mon grand père, m’avait offert pour un petit anniversaire
J’y ai mon nom inscrit sur la page 101
Il est un peu moisi le salpêtre je crois
A poussé sur la tranche -
brisemenu
InvitéPour la gente féminine , c’est plutôt une paire de Robert qu’il faudrait.
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François Bégaudeau
Maître des cléshumour de droite
génie-
Claire N
InvitéMince – je la connaissais déjà
Sur ce point j’ai beaucoup aimé dans le livre la réflexion sur la vivacité
« la vitesse n’est pas un attribut de l’humour mais son mode. Cote émetteur et récepteur, l’humour va vite oú ne va pas. Une blague est lapidaire oú n’est pas , une blague se comprend oú se raté. Une blague doit aller plus vite que moi tout en permettant que je raccroche le train «
Et son effet immédiat, elle se voit-
Claire N
InvitéEt aussi l’analogie qui suit avec la travailleuse du sexe qui- si elle veux faire commerce social – passe directement du camp de la jouissance a celui de la patience polie
-
Claire N
InvitéL’injonction à la politesse en l’espèce serait celle ci « fait comme si j’étais le meuilleur « c’est pas sport de faire pression sur les lignes d’arrivées
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François Bégaudeau
Maître des clésFais comme si j’étais le meilleur, effectivement première compétence de l’escort
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Claire N
InvitéOui et même plus largement une menace parfois
De qui cogne sur l’arbitre -
François Bégaudeau
Maître des clésje vois bien
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Malice
InvitéVotre conversation sur les escorts me fait penser à un client du livre « La maison » qui bien que pris dans un rapport pécunier avec la travailleuse du sexe qu’il préfère, passe son temps à tenter de créer avec elle un lien de séduction amoureuse ( foireux et pénible pour elle), sans paraître se rendre compte ( on se demande où il puise ses illusions) de la forme d’indécence qu’il y a à réclamer, en plus du service, un « bonus » amoureux. Il s’arrange pour la rencontrer hors de la maison, alors qu’elle est en repos et préoccupée d’autre chose que son travail.
-
Claire N
InvitéBah voilà, c’est un peu le même problème avec la pêche ; si tu payes pour prendre une truite dans une foire ou un parc d’attractions après t’es en sur confiance et bredouille au torrent
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Claire N
Invité« on se demande où il puise ses illusions«
J’aime beaucoup cette question
J’aurais tendance à intuiter quelque chose d’un peu triste
« Je me raconte que je te méprise parce que tu t’agenouilles à mes pieds, alors que tu t’agenouilles parce que je te domine, parce que j’ai l’ascendant physique -économique sur toi et ta survie au moins sociale entre les mains «
« je rapporte fallacieusement une position à un trait de personnalité : tu es dominé- e parce que tu es inférieur «
Il peut peut-être y avoir un « je me raconte « qui voudrait en l’espèce se masquer la contingence du terrain ; de sa ridicule petitesses -
Claire N
InvitéJe me dis en passant que ça me ferait un bon point de départ pour appréhender ce qu’on appelle l’erotomanie- mais peut etre que je m’emballe un peu
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Claire N
Invité( j’évoque l’eromanie des dominants, celle que flairait Antonin Arthaud)
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Samuel Grosgeek
InvitéQuelle erotomanie des parasito-dominants? Nafissatou Diallo avait tres envie. De l’ignoble gnome.
Sinon Emma Becler, tellement de la merde ses livres, elle est impressionnante. Dans son genre. -
Samuel Grosgeek
InvitéEnfin. C’est à nuancer! Le faitcest que le pouvoir est sexy chez un zom. Ce se constate chaque jr, partt, tlt. Seulement, comme l’expert, bon expert, devient facilement toutologue. Le gris baiseur à succès en vient vitecà se prendre pour un passe-partout. Et je parle pas du n1. Patriiiiiiiiiick. 🎵🎵🎵
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Claire N
InvitéJ’ai pas tellement besoin d’avoir les références wikipedias sur le sujet – merci
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Claire N
InvitéJe veux dire par là que les » irrégularités « je les connais déjà puisqu’elles sont pensées via la psychiatrie et pas via la structure
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Malice
Invité@Claire l »érotomanie, une maladie mentale qui me fascine presque autant que la mythomanie
Dans le temps j’ai aimé le film » Anna M » avec Isabelle Carré. Il y avait une ouverture du thème de la maladie à la fin, vers quelque chose qui dépassait le diagnostic. Je ne sais pas ce qu’en penseraient des experts de la question. -
François Bégaudeau
Maître des cléstu définis comment l’érotomanie, Malice?
(question pure, sans arrière pensée) -
Malice
Invité@François
je vais peut-être dire des conneries car je ne suis pas psy mais si je me base sur un livre du rayon psycho et le film Anna M, c’est une maladie qui provoque chez une personne l’illusion délirante d’être aimée par une autre, parfois même par une personne qu’on n’a jamais rencontrée. Une jeune fille, dans le livre que j’ai lu, racontait à l’intervieweur qu’elle était certaine que Patrick Bruel la harcelait. Quand elle le voyait à la télé, elle croyait qu’il lui envoyait des messages codés exprimant sa passion pour elle. La jeune fille en pleurait, suppliant que Patrick la laisse tranquille. -
K. comme mon Code
InvitéC’est plus de la psychose, non ?
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François Bégaudeau
Maître des clésje dirais une érotomanie à tendance psychotique oui
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François Bégaudeau
Maître des clésquant à celle qui croit que Patrick Bruel la harcèle je la crois au contraire tout à fait clairvoyante
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Stéphanie
InvitéPlutôt une psychose avec élément érotomaniaque
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MA
InvitéL’histoire d’Adèle H aussi
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Schnoups
InvitéComme je suis dans tous les bons coups j’ai une belle histoire avec une femme qui serait une érotomane. Sans la tendance psychotique par contre. Comme c’était ma supérieure, euh pardon, ma référente pédagogique, elle a pu user contre moi de sa violence et de sa haine avec les pouvoirs de sa position, et le soutien de sa hiérarchie. J’en sors à peine là, reste le suspens quant à la reconduction ou pas de mon contrat en fin d’année.
Il y a effectivement des points communs avec la mythomanie. C’est a dire que ces gens qui se racontent des choses auxquelles ils croient, quand ils se prennent le réel en pleine gueule, c’est dangereux pour ceux qui sont en face. Sauf que parfois on ne sait pas bien à qui on a affaire et donc on ne se rend pas compte qu’on risque gros.
Je raconterai plus tard.
C’est ma frangine, qui, suivant l’affaire de près m’a sortie ce mot. Elle m’a aussi dit, si elle se suicide ne culpabilise pas hein.
Voilà, gros teasing. -
François Bégaudeau
Maître des clésah oui gros teasing
« Je raconterai plus tard. » J’exige que plus tard soit aujourd’hui. Je peux l’exiger car ici je suis roi et prince et duc – et tellement beau. -
nefa
Invité@François
et le jour où à la place de ton clavier tu verra un sceptre, un vrai de vrai tout en or, tu pourras plus que dire : j’y suis
blague à part, est-il question de ça avec : » La scène finale montre Anna et son enfant à la montagne, deux ans plus tard. Zanevsky et sa femme passent auprès d’elle » (résumé film Anna H sur wiki), de la vraie crise psychotique ?
la scène la suggère-t-elle (Zanevsky et sa femme ne sont en fait pas là) ? -
nefa
Invitéen tout cas il y en a une belle de scène (merci graindorge, vu hier) qui dit ça
sundown avec le cochon -
Claire N
InvitéJe ne peux que plussoir
Pour les mêmes raisons
Mais en plus manifestes
Ou bien un puzzle -
Schnoups
InvitéDu coup je me demande si c’est bien le vrai François, je n’ose pas obéir.
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Alexandre
InvitéEn même temps on trouve aussi qu’érotomane qualifie l’obsession sexuelle. En tout cas je suis sûr que plein de gens l’emploient dans ce sens (quand ils l’emploient).
Je découvre là une autre définition. -
Alexandre
InvitéOn a dit du loup de Tex Avery qu’il était érotomane.
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Malice
Invité@Schnoups désolée pour toi et je suis également impatiente d’entendre ton récit
@François j’avais oublié l’affaire Patrick Bruel ( je ris) et l’histoire d’Adèle H
@Alexandre il paraîtrait que l’érotomanie induit parfois en erreur à cause de l’emploi d’eros que ce serait quelque chose de principalement sexuel. Mais bon encore une fois je n’ai vu qu’un film et demi sur le sujet.
A propos d’Anna M, j’avais aimé ( attention je spoile) l’issue mystique du film, où Anna semble convertir son obsession en amour chrétien ( aimer avec passion mais de loin, sans s’obstiner à demander un retour, et en respectant la famille de l’aimé, si je me souviens bien) -
nefa
Invitéà rapprocher peut-être du syndrome de concernement dont elle serait une modalité
le concernement étant la sensation d’être au centre de son environnement
consernement -
Greenwashing
InvitéVous me mettrez la petite soeur s’il vous plait.
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Sam Groku
Invité
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Samuel_Belkekett
Invité« le sentiment de supériorité est la sève du mépris »p12
HI Han Hi Han
Celui qui a écrit ça c’est de quoi il parle. C’est de l’expérience vécue.
Il est notable que ceux, hostiles à l’école et ceux qui sermonnent à plein temps de morale dépourvue de raisonnements, soient les mêmes.
Et vive les formules creuses.-
Claire N
Invité« Celui qui a écrit ça c’est de quoi il parle »
On peut même supposer qu’il a lu le livre – enfin au moins jusqu’à la page 12 – restons prudent-
Samuel_Belkekett
InvitéMon post ne fait aucunement référence au livre.
Juste à la personnalité de celui qui l’a écrit, la formule p12 renvoyant à l’individu complexe que l’on sait.
Cela d’autant que je l’ai dit ailleurs, le sujet m’intéresse et je le lirai.
Même un prétentieux peut avoir le niveau suffisant pour écrire un livre intéressant.
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Rémi
InvitéIl existe uniquement en version papier ?
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Chimpanzix
InvitéJe viens de le finir. Du grand Begaudeau. Et la force de ces dernières pages ! J’ai refermé le livre avec l’envie de courir à poil dans un champ de blé.
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François Bégaudeau
Maître des clésc’était bien mon but
d’ailleurs la gendarmerie nationale signale depuis deux semaines de nombreux cas de courses à poil dans le blé
ils s’interrogent mais nous on sait
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Gerard Manfroy
InvitéEt moi Rigolus je te propose : « 150 blagues sur les pizzas » (Hachette).
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Gerard Manfroy
InvitéDésolé pour l’erreur de topic.
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Pour me racheter de ma faute, je profite de la petite vanne sur Jennifer Lawrence du bouquin pour relever que je prenais Lawrence pour une actrice médiocre et que j’avais bien tort.
Sur une chaine Twitch en 2023 qui diffusait des films, il y avait eu une soirée spéciale J. Lawrence, à commencer bien sûr par Hunger Games. Perso, dès l’affiche ça ne me plaisait pas Hunger Games. J’avais déjà lu Battle Royale en manga (surement l’œuvre artistique la plus violente que j’aie jamais vu d’ailleurs) et je voyais ce blockbuster comme une pâle copie commerciale pour gamins, mais à vrai dire je fus tout à fait emballé.
J’en avais donc vu la série entière, des heures de beau spectacle, de beaux acteurs, des décors et des costumes très réussis, mélanges de rétro et de High Tech puisque dans cet univers dystopique les pauvres vivent en 1930 et les riches en 2130 ; de très beaux plans en IMAX sur le deuxième volet (vive la pellicule). Le plaisir de l’immersion avait bien duré.
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Mais ce n’était rien par rapport au film suivant, qui m’a scotché à l’écran comme rarement un film me scotche à l’écran : Causeway, de Lila Neugebauer.
La fatigue me faisait un peu souffrir mais je refusais d’éteindre mon onglet, de peur d’en louper la moindre image.
Un film tout à fait modeste dans ses moyens, tout à fait magnifique dans sa forme. Neugebauer filmait Jennifer Lawrence dans le bus, chez le kiné, dans un motel, dans un bar, sur une piscine, et ben il se trouve que ces images-là je m’en souviens très bien, ici-même, et même plus que les majestueux décors de Hunger Games.
Une expérience qui m’a rappelé ce que c’est que le cinéma en tant qu’art donc. Comme l’a plusieurs fois dit François c’est ce cinéma-là, modeste et minoritaire, qui mérite d’être défendu. C’est vrai que le cinéma en tant qu’art spectaculaire est dépassé, « peut-être qu’on assassinera le cinéma, ça c’est possible » comme l’a dit Gillou.
Donc voilà merci Jennifer. Thank you Jen. You know it’s been a wonderful time, thanks to you. On peut dire qu’elle a su faire une carrière la Kentuckienne.
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PS : je prépare un autre petit commentaire sur le livre.-
François Bégaudeau
Maître des clésNon, pas « un autre petit commentaire ». Ton premier commentaire. Pour l’instant tu n’as aucunement commenté le livre (tu affectes même de ne pas le commenter). On n’en est que plus impatient.
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Balthazar
InvitéIl faudrait quand même parler de cette fin… Sur laquelle j’ai pour ma part bien du mal à mettre des mots.
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François Bégaudeau
Maître des clés… ce qui est bon signe
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Diogène en claquettes
InvitéBonjour,
J’ai lu « Du Mépris » ; terminé il y a quelques jours ; je vous écris donc en pleine digestion.
Serait méprisable le méprisant, serait méprisant celui qui méprise sur le simple fait d’une supposée supériorité ?
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Diogène en claquettes
InvitéJe reprends,
Gaël Faye est-il méprisé par le monde l’édition de l’édition qui le met en avant (mais pas trop, hein.) juste sur la short-list parce qu’il est un bon élève issu d’un peuple qui a beaucoup souffert ?
Ou par FB qui dézingue son style scolaire, exemples et contre-exemples à l’appui soutenu par sa vision du monde de l’édition ?-
K. comme mon Code
InvitéLe monde de l’édition ne méprise aucun auteur qui vend des livres. Ils sont au contraire très bien considérés. Et il a obtenu le Renaudot, c’est pas mal comme mise en avant (il aurait pu viser le Goncourt s’il était édité chez Gallimard, ce qui sera probablement le cas pour le prochain livre).
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Diogène en claquettes
InvitéJ’essaie juste comprendre la thèse de FB.
Je ne connais pas Gaël Faye, jamais lu.
Être mis en avant par un commerçant ne signifie pas qu’il ne te méprise pas.
Taylor Swift passe son temps à flatter ses Swifties, pourtant elle leur vend très cher des performances lives en playback… (C’est le cas inverse du marchand qui méprise ses clients). -
François Bégaudeau
Maître des clésFaye est économiquement et symboliquement très bien considéré, et intérieurement très méprisé – au moins par les jurés.
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Diogène en claquettes
InvitéC’est bien ce que j’avais compris.
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Sardoche
InvitéIl n’ y a pas la moindre preuve que monsieur Faye soit méprisé par qui que ce soit, sauf par monsieur Bégaudeau lui-même (la couleur de peau de l’auteur en question expliquant peut-être cela quand on se souvient des propos de monsieur Bégaudeau sur les noirs en équipe de France). Tout ceci n’est donc que de la diffamation de la part de ce monsieur dont les saloperies de ce genre semblent devenir sa marque de fabrique.
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Zlan
InvitéLa diffamation et l’insulte sont les principaux leviers utilisés par Bégaudeau, que je qualifie de raciste.
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Sardoche
InvitéLe type ne sait sans doute plus trop quoi inventer pour essayer de faire parler de ses bouquins, il se dit surement que cracher sur les autres et sur les noirs lui fera de la pub, de la mauvaise pub mais de la pub tout de même. Mais c’est le ton de la gauche moderne, il faut surement s’y résigner.
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Zlan
InvitéC’est effectivement une piste mais je crois tout de même qu’il a toujours été raciste. Il s’amusait déjà à compter les enfants non blancs de la classe.
Dans sa justification plus bas, on relèvera des propos imbuvables. Toujours la même posture pathétique et faible pour se défendre et justifier ses propos infâmes. : « En deux romans, Faye a été plus traduit que moi en vingt. À l’automne 2024 Jacaranda se vend à 100.000 exemplaires, mon Comme une mule à 8.000. »… » Faye n’avait pas son content comme rappeur, il a voulu être admis dans la grande famille des lettres. »
Une ligne bien droitière et conservatrice : Du Despentes au masculin.-
François Bégaudeau
Maître des clésLe mardi Gaël est digne de pitié, le mercredi il est pitoyable, qui jalonne son roman Jacaranda de tournures comme « mon coeur s’est mis à battre à tout rompre », « applaudir à tout rompre », « une coquette somme d’argent », « des éclairs zébraient l’obscurité ». Tournures toutes faites, associations de mot livrées clé en bouche et régurgitées telles quelles, pavloviennes, automatiques : la somme est invariablement coquette, le coeur bat forcément à tout rompre, et l’on applaudit dans les mêmes termes, et les éclairs et le verbe zébrer ne se quittent plus depuis l’invention des éclairs et du zèbre.
Le style de Gaël Faye est emprunté car il l’emprunte. Il contrefait ce qu’il imagine être la la littérature et qui n’est que le bien-parler. Le mercredi j’appelle académisme cet artisanat copiste. Ce recrachat.
Gaël Faye croyant écrire un livre écrit une rédaction. Dans le but de quoi il rassemble ce qu’il connait d’expressions bien tournées, gageant que le professeur ou quelque autre gardien de la correction appréciera.
Lors du troisième repassage, Faye, langue tirée, corrige « fait des travaux dans sa boutique » en « effectué des travaux dans sa boutique ». Le verbe faire appartient au registre moyen, le verbe effectuer au registre soutenu. La littérature selon Faye se gagne en se hissant au registre soutenu comme le FC Maubouse se hisserait en Ligue 1. Elle est cette alchimie qui transforme couilles en « parties intimes », ou « elle pissait » en « elle faisait ses besoins sous elle ». « Urinait » serait toléré mais c’est encore trop cru pour Gaël, « Faisait ses besoins » est mieux éduqué. Et si plaisant à l’oreille.« Plongé dans un livre du sociologue Emile Durkheim » est-il aussi écrit. Faye fabrique des livres conventionnés, et la convention veut qu’une dissertation complète un grand nom de son prénom et de sa profession, comme à la préfecture. Exemples : plongé dans une mayonnaise du cuisinier Alain Ducasse ; plongé dans une mission de l’agent secret Xavier Dupont de Ligonnès. Là dedans tout est bien expliqué, comme on dit d’une notice de Freebox. Cette textualité rassembleuse est sans ellipse ni zone d’ombre. Le copiste ne veut perdre personne et d’abord ne pas se perdre. Ne pas s’abîmer dans les vertiges du génocide rwandais son thème, ni dans la littérature vertigineuse qu’une pareille tragédie réclame, exige. Exige moralement. D’une morale littéraire. Mais Faye souscrit plutôt à la morale sociale. Il écrit en citoyen ; en pupille de la République.
Et donc quoi?
Et donc s’il se fait pupille il fait de moi un tuteur. Un professeur, légalement fondé à le corriger. Ainsi je barre « ignorant la brutalité du monde, excepté celle qui arrivait par la télévision » au profit de « ne connaissant la brutalité du monde que par la télé ». Je barre « J’ai les larmes aux yeux mais je réprime mon envie de pleurer » au profit de « je retiens mes larmes. ». Je suis odieux. Je suis meilleur écrivain que Faye, ce serait minauderie que de le nier, mais réécrire ses phrases est odieux. Un concentré de violence inégalitaire. Cent cinquante pages plus tôt j’aurais dit : un concentré de mépris.
Mais qui est inégalitaire ? Qui se moque de qui ? Qui se moque de Faye ? Moi qui dis l’indigence objective de ce roman, ou le jury Goncourt qui l’accueille dans sa dernière liste avec une mansuétude purulente de paternalisme ? Moi qui parle à Faye d’écrivain à écrivain, ou le jury de visages pâles qui récompense son ardeur à se conformer, l’encourage à poursuivre dans cette bonne voie, et se félicite que l’impétrant ait la politesse de taire la responsabilité post coloniale de la France dans le massacre. Voilà un bon sauvage comme on les aime, quelque manioc qu’il ait ingéré : francophile et doué en orthographe.Je ne méprise pas Gaël Faye d’écrire scolaire – il n’est pas responsable de sa mise aux normes par l’école quinze ans durant. Je le méprise d’abdiquer sa sauvagerie. De refouler sa force irréductible, son idiosyncrasie, pour se plier aux normes sociales et stylistiques. De se compter parmi les faibles.
En deux romans, Faye a été plus traduit que moi en vingt. À l’automne 2024 Jacaranda se vend à 100.000 exemplaires, mon Comme une mule à 8.000.
Je serais jaloux que ça ne m’étonnerait pas.
Reste que sa force économique me donne le droit d’être rugueux. Le devoir. En ces lignes j’agis en lanceur d’alerte. De la fausse monnaie circule qu’un jeu de dupes a colporté, arrêtons ce trafic.La Congrégation Mondiale de la Sainte Fragilité m’objectera que la force économique de Faye est contrebalancée par deux handicaps : son origine ethnique et son origine artistique le rap. Mon évaluation esthétique devrait prendre en considération, non le texte Jacaranda, quelle drôle d’idée, mais le double passif de son auteur. D’un garçon si mal parti dans la vie, mon appréciation sur le bulletin devrait d’abord complimenter le choix d’écrire un roman plutôt que de vendre du crack ou d’égorger un Hutu. Un bon roman ce sera pour plus tard, l’éducation c’est step by step, on n’apprend pas Heidegger en sixième. Je dois accorder mes attentes au rythme des tropiques.
Jacaranda c’est nul mais pour un Noir c’est déjà bien.
Pour un rappeur.
Pour un jeune.
Qui méprise qui ?Je suis blanc, ex-prof, écrivain. Je suis donc prié de ne pas abuser de ma triple position dominante en taclant monsieur Faille. Je dois taire ma consternation à la découverte de plats paragraphes que je ne pardonnerais pas à un égal. Je dois être grand seigneur, plus châtelain que jamais. Je dois le traiter en enfant attardé, comme l’a fait l’Académie Goncourt en le discriminant positivement, la bonne conscience coïncidant en l’occurrence avec l’option marketing de déblanchir ce prix ancestral.
L’Académie méprise Faye qui se méprise. Qui méprise l’inférieur social et racial qu’il se sent être.
Je méprise le mépris que Faye se voue au point de quémander la reconnaissance d’un jury dont ce faisant il avalise la supériorité sur lui.
En général j’ai des indulgences pour le besoin d’amour ; tout le monde n’a pas eu la chance d’une mère aimante. J’en ai moins pour la version sociale du besoin d’amour : le besoin de reconnaissance. Faye n’avait pas son content comme rappeur, il a voulu être admis dans la grande famille des lettres.
Donc le rap ce n’est pas des lettres ?
Qui méprise qui ?-
Greenwashing
Invité« monsieur Faille »
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Elle est pas mal. Par contre je te rappelle qu’à tes yeux ce genre de conneries c’est un truc d’extrême droite donc pourquoi tu t’autorises une telle sortie sur ce coup? C’est parce qu’il est noir?
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Zlan
InvitéParce que Begaudeau est un homme raciste et de droite. Il a un corps de droite dure et autoritaire.
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Diogène en claquettes
InvitéK. Comme mon Code,
S’il suffit d’être chez le bon éditeur pour obtenir un prix, cela signifie que les prix récompensent les éditeurs et non les auteurs.
Les auteurs ne seraient que des prétextes ?
Quel mépris !-
K. comme mon Code
InvitéAlors, oui : le Goncourt, c’est plutôt Gallimard et le Renaudot c’est (c’était ?) pour Grasset. Il ne suffit pas de l’être mais c’est une condition dont tu n’es pas dupe. Tu sais, j’ai appris récemment que le simple fait d’avoir un meilleur diffuseur permettait d’être considéré par plus de prix littéraires. Donc oui : c’est la position économique de l’éditeur qui rend possible ou non la récompense. Et les auteurs bénéficient ensuite des bénéfices. Le livre n’est pas tout à fait un prétexte, mais sa valeur est secondaire.
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Samuel VIfGrosseMemoireJeTencule
InvitéAh, enfin j’ai pu commencer à me délecter de « du mépris », soit il est plus drôle et smart qu’à l’accoutumée, soit le soleil sied à mon sourire…
Bégaudeau, dit vif-argent, ou mercure, admet que ni les échecs, ni les maths, ne sont son fort. (Mémoire de travail médiocre, donc). Ni la philosophie, mémoire tout court, toute courte et médiocre. Ainsi il n’aurait jamais pu avoir l’agreg de philo comme l’a obtenue Bourdieu en son temps. AInsi il est incapable de voir que ce n’est pas de l’admiration, mais de l’objectivité, de considérer que Bourdieu et BHL sont de deux multivers différents. Il est évident que si tu es incapable de lire de la philo plus galbée que Comte-Sponville, ce qui ne manque pas d’être surprenant pour une personne qui dégoise à longueur de plateau, aimer penser, il est naturel que tu ne vois pas la dorsale océanique entre Bourdieu et BHL. Tu essayes d’attaquer Bourdieu sur une prestation télévisuelle d’ailleurs, Bourdieu qui avait le plus grand mépris pour la tv, à raison, et qui a écrit plus de 60 livres, est le sociologue le plus cité par les sociologues actuels, dans la littérature scientifique. Mais toi, tu n’as pas le temps, de lire un de ses livres. On comprend.PS : il y a une coquille page 8, « puis exulter même d’être’, même j’imagine. Je peux assurer le debunkage de coquilles si vous voulez, je prends moins qu’une escort girl de l’heure, je pense vite, ai une excellente memoire, et memoire de travail atomique. Par contre je suis une grosse flemme, il faut le savoir.
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Samuel VIfGrosseMemoireJeTencule
Invitécoquille = môme, j’y retourne
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Samuel VIfGrosseMemoireJeTencule
InvitéJe reviens sur l’inculture crasse de FB, en matière de science. De fait, Bourdieu n’est pas un créateur de concepts bidons à la Derrida ou Foucault. C’était un scientifique. Quand je dis que c’est le sociologue le plus cité dans la littérature scientifique en sociologie, il faudrait comprendre ce que cela veut dire. Ca veut dire qu’en 2026, les scientifiques jugent ses apports tellement encore opérants, importants, et éclairants, qu’il s’y réfèrent. Pas comme Luchgini va citer Rimbaud, Hugo, et Tartempion, non. Plutôt comme un mathématicien va utiliser les équations cartésiennes. Il faudrait faire ici un court d’épistémologie scientifique, comment la science se fait, et avance. FB, un sociologue, comprendre, qui mène des enquêtes, n’a RIEN a voir avec un idéologue, intellectuel, pseudo-philosophe bidon, il faudrait comprendre cela, svp, et ce n’est pas du mépris quant à votre ignorance cyclopéenne en matière de science. C’est juste un avis, un conseil d’ami, car je vous apprécie bcp par ailleurs!
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Samuel_Belkekett
InvitéPas mal !
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Sam Groku
InvitéBof, lapidaire et lacunaire, comme d’hab chez moi, mais confondre des scientiques comme Bourdieu et Chomsky, avec des charlots comme Rancière ou Barthes, ce n’est pas méprisable, c’est obsène. D’ailleurs, je reviens demain avec Raymond Picard, qui a écrit « nouvelle critique ou nouvelle imposture », sur Barthes and co, qui prouve que même en matière littéraire, le principe de non-contradiction et autres perits accessoires théoriques ont leur utilité…
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Sam Groku
InvitéExcellent bouquin ici present: Raymond Picard / Nouvelle Critique ou Nouvelle Imposture – Anna’s Archive https://share.google/Iz93jNboXvtovhhai
Et je reviendrai aussi sur le bouquin de Berthelier, qui ne sait pas qu’Audiard etait de drouate plutot « radicale », n’a pas lu, trop oqp à mépriser les debilos qui suivent Philosophyissexy sur instagram.
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Sam Groku
InvitéIl manquait une relative, « que Begaudeau n’a pas lu », pensant que la thèse du bouquin etait dans le titre. Eh non, dommage! :/
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Samuel_Belkekett
InvitéHeu… Je pensais que tu te voulais ironique dans le fait que Bégaudeau confonde Bourdieu et BHV heu BHL « qu’il ne voit pas la dorsale océanique entre Bourdieu et BHL » pourquoi c’est ce qu’il dit dans le livre ? C’est tout de même très étonnant.
.
« De fait, Bourdieu n’est pas un créateur de concepts bidons à la Derrida ou Foucault. »
Bourdieu lui-même admirait Foucault et pensait même que bien des foucaldiens l’avaient mal compris. La scientificité de Bourdieu n’est pas à comparer à la philosophie d’un Foucault. Ni d’un Derrida.
Es-tu obsédé par la preuve scientifique ?
.
« mais confondre des scientiques comme Bourdieu et Chomsky, avec des charlots comme Rancière ou Barthes, ce n’est pas méprisable, c’est obsène. »
Heu… Ha bon. Si Chomsky est scientifique c’est égard à sa grammaire générative et non à son engagement politique pour lequel il ne revendique aucunement la science. Bourdieu rêvait d’une sociologie scientifique ce qui ne veut pas dire qu’elle l’était ni qu’il avait raison.
Picard, Barthes, polémique un peu moisie aujourd’hui.
Pourquoi ne revendiques-tu pas Jean-François Revel, pendant que tu y es ? Toi qui aime les esprits scientifiques.-
Sam Groku
InvitéPicard, Barthes, polémique un peu moisie aujourd’hui.
Non.
Les mêmes problèmes se posent aujourd’hui. Bricmont et Sokal en ont remis une couche, y a 25 ans, mais mêmes barbouilleurs, ou leurs héritiers, continuent d’enfumer le paysage intellectuel. C’est un débat actuel, et inactuel. Bref. Bourdieu n’a pas essayé de faire de ka socio une science, c’en est une, mon cher.
On parle de mépris ici. Tlm méprise tlm, c’est très bien distribué. Seulement, quand on se pique de vouloir s’interroger sur la « valeur » de l’héritage ou de la renommée d’un mec, ce serait bien de savoir de quoi et de qui on parle. Tiens t’en à la botte, cordonnier. Tiens t’en aux analyses d’affects interpersonnels dans lesquels tu excelles François. Laisse la pensée et la science, aux penseurs et aux scientifiques. L’intelligence, car c’est de ça que parle FB, au debut de l’essai en ts cas, les scientifiques l’adresse sous le nom de facteur G. Alors, certes la myéline sur les axones joue un rôle important, c’est la vivacité d’esprit. Mais des gens comme Bourdieu, Pascal, ou Descartes, je cite ces 3 là car leur excellence en humanités et en mathématiques en font un certain archétype du « génie ». Ils avaient aussi, obligatoirement, une mémoire de travail titanesque. Qu’est ce à dire? C’est ce qui permet d’être un aigle en maths surtout, aux e hecs en blitz et et en bullet, c’est la somme d’information qu’est capable de manipuler un individu sur une certaine durée, on dira la memoire vive.
Enfin, bien sur la memoire semantique, qui permet decs’amuser entre des dizaines de disciplines. Bref. Bégaudeau a raison de toiser le rappeur écrivain. C’est de son niveau. Pour Bourdieu, il devrait s’en tenir à la botte. Sinon cela a un nom, barbare: ultracrépidarianisme.-
Sam Groku
InvitéD’ailleurs, la psychologue, c’est précisément le grand talent de Proust. Qui disait de lui-même qu’il n’était pas intelligent. Pose toi la question François, pourquoi cet homme si fin et subtile, dans son auto-analyse et celle de ses semblables, disait il cela?
Et tu es très loin de Proust, sans doute, mais ce serait ton genre d’intelligence… -
Samuel_Belkekett
InvitéGroku… Ici Belkekett.
1) « Laisse la pensée et la science, aux penseurs et aux scientifiques. »
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Cette remarque Groku, en dit long sur tes appréciations.
Cette remarque Groku, dit que tu distingues pensée et science et combien tu aurais raison Groku, si seulement tu comprenais ce que penser veut dire.
Il faudrait que tu m’expliques pourquoi tu dis, donneur de leçons que tu es, qu’il faut laisser la pensée aux penseurs, que tu distingues de la science et des scientifiques, si les Barthes, Foucault, Derrida, Rancière etc sont de vulgaires cloches, des charlots en un mot des imposteurs ?
Sais-tu au moins pourquoi il est nécessaire de distinguer les sciences et la pensée ?
Heidegger l’a dit et personne ne l’a mieux dit, ce qu’il a dit mieux que personne est la chose suivante : « La science ne pense pas ».
Si Bourdieu produit de la réflexion c’est que sa sociologie ne s’affirme pas seulement par des statistiques, des quotas, des enquêtes issues d’observations empiriques, méthodologie quantitative et qualitative, mais le tout dans une mise en forme symbolique inéluctablement faite de spéculations conceptuelles constituées d’interprétations, d’évaluations, de valeurs. Que Bourdieu ait voulu que tout cela se résorbe scientifiquement tient davantage de son désir personnel, mais les sciences sociales sont, que tu le veuilles ou non, bâtardes. Elles imitent les sciences dures prisent pour exemple. Ni l’épistémologie ni la théorie de la connaissance n’affirment que les sciences sociales sont des sciences dures, mais des savoirs issus de l’observation. De plus, la pensée est encore autre chose. C’est davantage que de réfléchir des connaissances. La pensée se nourrit des travaux des différentes sciences sociales mais précisément pour les déjouer, pour les dévier. Aller en deçà des représentations, au-delà de la visibilité du social, plus radical, la racine même des conditions de possibilité, d’émergence, d’apparition des phénomènes. Les signes sont en deçà des faits sociaux. Atteindre la singularité des phénomènes, la consommation, la production, la communication, l’information, le média et non les médias, le média comme médiation. Bref ce qui sous-tend les phénomènes sociaux.
2) « Bourdieu, Pascal, ou Descartes, je cite ces 3 là car leur excellence en humanités et en mathématiques en font un certain archétype du « génie » »
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Tu mets ces 3 auteurs sur le même plan pour nous parler de leurs goûts communs pour les sciences et mathématiques sans même mettre en relief l’évidence de leurs différences. D’abord pour Descartes et Pascal, qui fut à l’époque une polémique qui fit dire à Pascal à propos de Descartes « Inutile et incertain », Descartes qui par sa méthode voulait parvenir aux certitudes scientifiques. Si tu considéres les pensées de Pascal comme scientifiques ou comme un discours de la méthode, relis-les. Il est tout de même notable que Bourdieu se sente plus proche de Pascal que de Descartes.
Pour en arriver au cœur de tes posts, à savoir François Bégaudeau. Qui n’est ni un scientifique, ça on le sait, mais non plus un penseur mais plutôt un écrivain et essentiellement un PANPHLETAIRE. Il offre dans ses essais, dans sa parole public aussi, les signes de l’idéologie marxiste. Il parle de lutte des classes, de domination, d’idéalisme à droite, de racisme, de capitalisme, autant de signes qui renvoient aux structures de gauche radicale marxiste. Et c’est loin d’être inutile par les temps qui courent. Moi ça m’a permis de me recentrer sur.. heu… sur… bon, qu’importe mon cas personnel, le fait est qu’il a raison. Comme tout bon panphlétaire, il a son originalité propre en expérimentant sur lui-même ce dont il parle, ce qui n’est pas inintéressant. Pour ses romans c’est un peu autre chose. Il a sa propre langue. Sa personnalité littéraire, on aime ou pas mais on ne lui reprochera pas de ne pas travailler son style. Même si toute son écriture romanesque est traversée par cette armature théorique qui soutient sa démarche littéraire.
En clair vouloir lui donner des leçons de sciences, équivaudrait à te donner à toi des leçons de pensée. Toi le scientiste qui ne pense pas.
Ainsi parlait Belkekett… -
Samuel_Belkekett
InvitéHey Groku, Proust psychologue par les signes. Avant tout.
Donc pas une intelligence rationnelle proprement dite.
T’arrives à comprendre ça Groku/Grocervo ? -
Samuel_Belkekett
InvitéGroku ? J’espère que tu ne comptes pas t’asseoir sur Belkekett si facilement ?
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Sam Groku
InvitéOui. Sauf que on peut justement quantifier et qualifier le poids et le statut de Bourdieu. Et pas par du bruit. J’apprécie FB, attention. Je suis très pauvre, et ai pourtant acheté une dizaine de ses bouquins depuis « histoire de ta bêtise ». Dire qu’il a une intelligence proustienne, est ce une insulte? Et pourquoi, Proust, vénéré par tt ce qui lit des livres par 3m de hauteur sous plafond, dans ce pays, pour sa maestria et subtilité de dentelière dans la description de nos affects, etc. Pourquoi dit il de lui meme, dans la recherche d’ailleurs, qu’il n’est pas intelligent? Car il est lucide. Il y a Valéry, ou Mallarmé pas loin, il garde son couloir, dans le boudoir, avec les fanzouzes de FB, à discutailler relations et thé de spécialité.
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Samuel_Belkekett
InvitéSi je suis ton raisonnement, ce qui déjà est une épreuve, tu prétendrais que l’intelligence concerne la réflexion scientifique alors que Proust et Bégaudeau eux, ont droit à une intelligence toute relative c’est ça ? Une fine psychologie qui ne serait que subtilité sensorielle c’est bien ça ?
L’intelligence serait donc quantifiable et calculable objectivement ? -
Sam Groku
InvitéC’est un theme que g creusé, trop de temps a perdre sans doute, et comme tu sais lire, je vais tacher d’etre e haustif. Dem1. Bonne soiree
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Sam Groku
InvitéEn teaser, courtoisie du maître, on veut ce qu’on peut. Et donc. Quand on ne peut pas lire de la philo, cf « du mépris », on creuse le plus là où on à pied. Ici les affects~~ Par défaut.
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François Bégaudeau
Maître des clésLe mardi Gaël est digne de pitié, le mercredi il est pitoyable, qui jalonne son roman Jacaranda de tournures comme « mon coeur s’est mis à battre à tout rompre », « applaudir à tout rompre », « une coquette somme d’argent », « des éclairs zébraient l’obscurité ». Tournures toutes faites, associations de mot livrées clé en bouche et régurgitées telles quelles, pavloviennes, automatiques : la somme est invariablement coquette, le coeur bat forcément à tout rompre, et l’on applaudit dans les mêmes termes, et les éclairs et le verbe zébrer ne se quittent plus depuis l’invention des éclairs et du zèbre.
Le style de Gaël Faye est emprunté car il l’emprunte. Il contrefait ce qu’il imagine être la la littérature et qui n’est que le bien-parler. Le mercredi j’appelle académisme cet artisanat copiste. Ce recrachat.
Gaël Faye croyant écrire un livre écrit une rédaction. Dans le but de quoi il rassemble ce qu’il connait d’expressions bien tournées, gageant que le professeur ou quelque autre gardien de la correction appréciera.
Lors du troisième repassage, Faye, langue tirée, corrige « fait des travaux dans sa boutique » en « effectué des travaux dans sa boutique ». Le verbe faire appartient au registre moyen, le verbe effectuer au registre soutenu. La littérature selon Faye se gagne en se hissant au registre soutenu comme le FC Maubouse se hisserait en Ligue 1. Elle est cette alchimie qui transforme couilles en « parties intimes », ou « elle pissait » en « elle faisait ses besoins sous elle ». « Urinait » serait toléré mais c’est encore trop cru pour Gaël, « Faisait ses besoins » est mieux éduqué. Et si plaisant à l’oreille.« Plongé dans un livre du sociologue Emile Durkheim » est-il aussi écrit. Faye fabrique des livres conventionnés, et la convention veut qu’une dissertation complète un grand nom de son prénom et de sa profession, comme à la préfecture. Exemples : plongé dans une mayonnaise du cuisinier Alain Ducasse ; plongé dans une mission de l’agent secret Xavier Dupont de Ligonnès. Là dedans tout est bien expliqué, comme on dit d’une notice de Freebox. Cette textualité rassembleuse est sans ellipse ni zone d’ombre. Le copiste ne veut perdre personne et d’abord ne pas se perdre. Ne pas s’abîmer dans les vertiges du génocide rwandais son thème, ni dans la littérature vertigineuse qu’une pareille tragédie réclame, exige. Exige moralement. D’une morale littéraire. Mais Faye souscrit plutôt à la morale sociale. Il écrit en citoyen ; en pupille de la République.
Et donc quoi?
Et donc s’il se fait pupille il fait de moi un tuteur. Un professeur, légalement fondé à le corriger. Ainsi je barre « ignorant la brutalité du monde, excepté celle qui arrivait par la télévision » au profit de « ne connaissant la brutalité du monde que par la télé ». Je barre « J’ai les larmes aux yeux mais je réprime mon envie de pleurer » au profit de « je retiens mes larmes. ». Je suis odieux. Je suis meilleur écrivain que Faye, ce serait minauderie que de le nier, mais réécrire ses phrases est odieux. Un concentré de violence inégalitaire. Cent cinquante pages plus tôt j’aurais dit : un concentré de mépris.
Mais qui est inégalitaire ? Qui se moque de qui ? Qui se moque de Faye ? Moi qui dis l’indigence objective de ce roman, ou le jury Goncourt qui l’accueille dans sa dernière liste avec une mansuétude purulente de paternalisme ? Moi qui parle à Faye d’écrivain à écrivain, ou le jury de visages pâles qui récompense son ardeur à se conformer, l’encourage à poursuivre dans cette bonne voie, et se félicite que l’impétrant ait la politesse de taire la responsabilité post coloniale de la France dans le massacre. Voilà un bon sauvage comme on les aime, quelque manioc qu’il ait ingéré : francophile et doué en orthographe.Je ne méprise pas Gaël Faye d’écrire scolaire – il n’est pas responsable de sa mise aux normes par l’école quinze ans durant. Je le méprise d’abdiquer sa sauvagerie. De refouler sa force irréductible, son idiosyncrasie, pour se plier aux normes sociales et stylistiques. De se compter parmi les faibles.
En deux romans, Faye a été plus traduit que moi en vingt. À l’automne 2024 Jacaranda se vend à 100.000 exemplaires, mon Comme une mule à 8.000.
Je serais jaloux que ça ne m’étonnerait pas.
Reste que sa force économique me donne le droit d’être rugueux. Le devoir. En ces lignes j’agis en lanceur d’alerte. De la fausse monnaie circule qu’un jeu de dupes a colporté, arrêtons ce trafic.La Congrégation Mondiale de la Sainte Fragilité m’objectera que la force économique de Faye est contrebalancée par deux handicaps : son origine ethnique et son origine artistique le rap. Mon évaluation esthétique devrait prendre en considération, non le texte Jacaranda, quelle drôle d’idée, mais le double passif de son auteur. D’un garçon si mal parti dans la vie, mon appréciation sur le bulletin devrait d’abord complimenter le choix d’écrire un roman plutôt que de vendre du crack ou d’égorger un Hutu. Un bon roman ce sera pour plus tard, l’éducation c’est step by step, on n’apprend pas Heidegger en sixième. Je dois accorder mes attentes au rythme des tropiques.
Jacaranda c’est nul mais pour un Noir c’est déjà bien.
Pour un rappeur.
Pour un jeune.
Qui méprise qui ?Je suis blanc, ex-prof, écrivain. Je suis donc prié de ne pas abuser de ma triple position dominante en taclant monsieur Faille. Je dois taire ma consternation à la découverte de plats paragraphes que je ne pardonnerais pas à un égal. Je dois être grand seigneur, plus châtelain que jamais. Je dois le traiter en enfant attardé, comme l’a fait l’Académie Goncourt en le discriminant positivement, la bonne conscience coïncidant en l’occurrence avec l’option marketing de déblanchir ce prix ancestral.
L’Académie méprise Faye qui se méprise. Qui méprise l’inférieur social et racial qu’il se sent être.
Je méprise le mépris que Faye se voue au point de quémander la reconnaissance d’un jury dont ce faisant il avalise la supériorité sur lui.
En général j’ai des indulgences pour le besoin d’amour ; tout le monde n’a pas eu la chance d’une mère aimante. J’en ai moins pour la version sociale du besoin d’amour : le besoin de reconnaissance. Faye n’avait pas son content comme rappeur, il a voulu être admis dans la grande famille des lettres.
Donc le rap ce n’est pas des lettres ?
Qui méprise qui ?-
Samuel_Belkekett
InvitéUn jour un journaliste dit à Gainsbourg, en pleine période Gainsbarre, précision importante, il lui dit : Mais c’est honteux musicalement déjà, il n’y a que 3 misérables accords dans vos chansons, qui tournent en boucle, pas plus de 3 ou 4 phrases bassement provocatrices, c’est horriblement creux tout ça et le pire c’est que vous avez un succès mirobolant. Mais comment est-ce possible ?
A quoi Gainsbourg répondit seulement ceci :
C’est ça la classe ! -
pois mascate
InvitéExposer le racisme – que prétendument on dénonce, qui supposément n’est pas le sien.
Le vendre – accessoirement
J’espère que ces lignes lui parviendront, et qu’il répondra.-
François Bégaudeau
Maître des clésje l’espère aussi
mais que répondra-t-il?
que « battre à tout rompre » est une trouvaille stylistique?-
pois mascate
InvitéSi un premier roman en 2016 et le suivant en 2024, c’est « voul[oir] être admis dans la grande famille des lettres », pourquoi pas.
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Claire N
InvitéCe texte est particulièrement intéressant par la saisie scolaire qu’il fait
J’ai souvenir au collège d’un exercice de rédaction – et d’une mauvaise note sur la consigne suivante
« décrivez un buffet merveilleux «
Quand j’ai mis le nez dans la copie de ma voisine Magalie – j’ai compris le hiatus
Les points étaient pour la richesse du vocabulaire
Ayant attrait à la représentation de l’abondance
Il fallait du moult chouquettes-et des saucisses dithyrambiques
La consigne etait simple : présenter un étalage de produits calibrés et deja scolairement manufacturés – un jeu de la vendeuse en quelque sorte
J’ai décliné l’offre d’emploi
Et ma mère s’est vu convoquée afin que la prof comprenne pourquoi elle ne me supportait pas
Je me suis vengé dans mon coin avec un texte sur la motricité du corps gourmand -
François Bégaudeau
Maître des clésc’est à dire?
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François Bégaudeau
Maître des clésquestion à pois
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pois mascate
InvitéTu expliques qu’il écrit mal, il a sorti 2 romans : Quid des grandes ambitions littéraires.
Tu lui prêtes des intentions (bien pures), sembles lui nier toute prise de distance, et le figures totalement dupe de la copie qu’il rend (en avez vous parlé ensemble ?) Etc etc.
Moi, c’est vraiment une réponse de sa part qui m’intéresserait.-
François Bégaudeau
Maître des clésTu te répètes, je me répète aussi : une réponse de sa part t’intéresserait, moi aussi, (mais prépare toi à ce qu’il n’y en ait pas, comme il n’y en aura pas de Rose Lamy)
Par ailleurs tu es bien approximatif. Je parle d’être admis dans la grande famille des lettres, tu parles d’ambition littéraire. Ce ne sont pas les memes mots, et pour cause : ce n’est pas du tout la même chose. Ce serait même presque le contraire. Une ambition littéraire concerne la qualité des oeuvres, la volonté de faire de grands livres. Entrer dans le ponde des lettres, c’est une ambition sociale, suturé à un affect : la volonté de reconnaissance. En l’espèce la volonté d’etre reconnu par des instances de légitimation. C’est bien une ambition de bon élève. Et c’est pourquoi il change faire en effectuer.-
pois mascate
InvitéMoi l' »ambition de bon élève » ça ne m’irrite pas. Au vrai on s’en fout complet. Le problème c’est ton truchement infantilisant.
J’attends sa réponse.-
Claire N
InvitéTon usage du mot infantilisant
Me semble un retour assez persévérant
De celui de mépris en l’espèce -
François Bégaudeau
Maître des cléstu t’en fous complet mais t’y arrêtes depuis hier
si l’ambition de bon élève qui transpire d’un livre t’importe peu, c’est que la littérature t’importe peu
il va d’ailleurs sans dire que tu n’as pas lu Jacaranda
et par ailleurs tu attends une réponse qui n’arrivera pas
le vide semble ton lieu
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Schnoups
Invitéérotomane, suite :
Version courte pour les flemmards ou les crevards comme disait PEB à son apogée :
D. l’enseignante spécialisée avec qui je bossais était dans une drague libidineuse de tous les hommes à son goût, avec une drague très portée sur le toucher et sur le rentre dedans incisif, voire agressif. Elle était persuadée que le proviseur en pinçait pour elle alors que pas du tout, elle draguait son vieil ami J depuis presque 20 ans, et entretenait des relations compliquées avec sa femme. Elle était aussi persuadée que son aesh notoirement homosexuel était amoureux d’elle. J’ai déclenché en elle une réaction violente lui mettant sous le nez un réel pas à son goût, à savoir qu’elle n’était pas le centre du monde (pour rejoindre ce que suggérait Nefa il me semble – revenant une fois d’un arrêt maladie de trois semaines pour dépression, elle s’est plaint d’un commentaire de l’adjointe lui certifiant que tout s’était très bien passé malgré son absence). Son ami J devenait aussi mon ami (tout comme sa femme), j’allais passer la dangereuse ligne de la sphère pro à la sphère privée, ce qu’elle ne souhaitait pas. Elle entretenait dans le privée une sorte de cour masculine qu’elle alimentait par son humour et son penchant pour les sujets sexuels. Me faisant draguer par un pote à elle qu’elle allumait par ailleurs elle a commencé à sérieusement vriller.
Dans ses moments de dépression tout au long de l’année elle se transformait physiquement (visage rouge gonflée, yeux globuleux, cheveux décoiffés) et elle a usé de son statut et de l’aide de la proviseure qu’elle s’était mise dans la poche pour que je dégage de sa vue. Elle a une grande capacité à se mettre dans la poche les personnes décisionnelles, notamment l’Inspectrice qui a ordonné mon affectation dans un autre établissement malgré les preuves écrite de ses fautes professionnelles.
Elle se raconte que les problèmes répétés avec les autres femmes sont la conséquence d’une forte jalousie envers elle, à cause de son succès avec les hommes, mais un jour elle s’est interrogée devant moi, se disant qu’elle devait y être pour quelque chose. Comme un mythomane elle se persuade de choses fausses mais sait un peu quand même qu’au fond c’est faux. Quand les événements la placent devant cette fausseté elle devient furieuse et ça devient impossible de ne pas contenir une colère qui devient haine, haine qu’elle dirige plutôt vers une femme, pas son ami J qui ne veut plus la côtoyer mais une femme, une autre qui serait la cause de tous ses malheurs. Je ne suis évidemment pas la première a avoir vu la bête.-
Schnoups
InvitéLa version longue pour les vaillants-es, les guedins-es :
J’ai travaillé presque trois ans avec D, enseignante spécialisée, fonctionnaire depuis presque 30 ans, spécialisée depuis certainement 15 ans qui est donc bien en place, respectée malgré la réputation réelle de faire en sorte de ne pas avoir des élèves trop compliqués et elle s’en sort bien puisqu’elle est en lycée. Elle a en plus bien fait ses classes en passant par le poste maudit d’enseignante référente, suite à quoi elle a fait un burn out et un arrêt maladie prolongé.
J’ai tout de suite vu qu’elle avait une libido exacerbée, elle m’a rappelée d’emblée l’écureuille qui harcèle Merlin lorsqu’il est malencontreusement transformé, vous savez, celle qui se frotte à lui tellement elle en peut plus de son joli poil gris bleu irrésistible. Elle me racontait que anciennement les collègues prof de menuiserie étaient bien mieux que les actuels, et les anciens elle les touchait dès qu’elle pouvait, de son propre aveu elle tâtait leurs muscles à la moindre occasion (détail, elle est mariée). Elle allumait le collègue de chaudronnerie qui répondait gentiment à tout ça, elle n’est amie qu’avec des hommes au boulot, sympa pour le travail avec les collègues femmes mais dans ce lycée où elle exerce depuis plus de 15 ans, seulement les hommes sont des amis, dont un en particulier, J dont la femme est aussi au lycée et avec qui la relation est très compliquée. Deux trucs me font tiquer dans un premier temps, son attitude amourachée envers le proviseur qu’on a eu pendant deux ans et un flirt agressif disons. Au delà d’un simple flirt pour s’amuser je vois qu’elle y croie, qu’elle commence à me décrire les moindres discussions comme une collégienne de 13 ans qui voit des signes partout, ce qui me lasse grandement, j’écourte comme je peux ses « récits ». Un jour on va manger au restaurant pédagogique (où ce sont les élèves qui préparent le repas), le pro y est avec sa compagne, et là je vois que ça la rend mauvaise, une rage contenue, elle ne cause plus, elle ne pense qu’à ça, essayant de les observer le plus possible. Repas dans le bide, en direction du café en des profs elle ne peut pas s’empêcher de me dire que, quand même le pro la déçoit, ah bon pourquoi ? parce qu’il pourrait avoir mieux, c’est à dire ?! – là je suis surprise parce que sa compagne est jolie, souriante, D ne s’aime pas, c’est un point important, elle est bien ronde et bien grande et un jour elle m’a dit « je ne me sens pas en accord avec ce corps », – j’ose donc lui dire que moi je la trouve quand même pas mal du tout sa compagne, et elle ajoute « elle a rien, elle manque de formes ». Je trouve ça cocasse.
L’autre événement qui me fait bien tiquer c’est qu’elle va loin dans le rentre dedans en dessous de la ceinture, un peu dans tous les sens du terme. Elle s’arrangeait toujours pour aller manger à l’heure de repas du pro et j’allais toujours la retrouver alors que moi les repas avec le pro, la CPE et l’adjointe commençaient sérieusement à me fatiguer. Un jour, sourire coquin aux lèvres elle me dit, eh Schnoups, tu voudrais pas raconter la dernière de G. au proviseur ?
Mes deux premières années je suivais un élève, G, qui pétaradait la testostérone, gonflé à bloc de désir sexuel qu’il était, un sacré festival bien gorgé, bien intense, avec la force de son âge. élève qui excitait D d’ailleurs. Avant qu’il ne se trouve une copine ses discussions tournaient beaucoup autour du cul, et il me cherchait souvent comme interlocutrice privilégiée de ses « questionnements hormonaux » pour la provoque et pour vraiment apprendre des choses sur les femmes. G. avait une gouaille, en plus, irrésistible, il était très drôle et donc il y avait souvent des épisodes à se raconter. Elle me demande donc de raconter la dernière au pro, or c’était pas possible de raconter ça à ces gens coincés, vraiment raides, dans une telle ambiance chiante et silencieuse. Ils étaient donc dans leurs costumes de PDG face à leur purée de cantine et prise au dépourvue, je bégaie l’épisode (honte à moi, je ne me souviens plus, un truc du genre G me demandant si je connais le Cap D’Agde et ce que fellation veut dire, c’est juste pour donner une idée), je raconte, gros blanc des 5 personnes présentes, D jubile, les autres fixent leur purée dégueulasse, je termine donc en disant « voilà ce que D voulait que je vous raconte », l’air de dire, elle en rate pas une la meuf. Pour la mettre mal à l’aise à mon tour et lui faire bien comprendre que la prochaine fois je l’enverrai bouler je raconte ce qu’elle m’a fait faire à la cantine aux collègues en salle des profs. La femme de J qui est assise à côté d’elle me dit, « ça ne m’étonne pas ». D. essaiera encore à un autre repas avec le pro de me faire raconter la dernière de G.
Faut savoir que ça se passait très bien entre elle et moi, on bossait super bien ensemble, elle me décrivait comme la perle des perles, on mangeait tout les jours ensemble, on covoiturait quand on le pouvait mais rien dans le privé, une amitié professionnelle disons.
Les problèmes avec moi ont commencé quand J. (ami dont elle est amoureuse et dont elle doit penser qu’il l’aime un peu quand même) a voulu m’inviter à son repas de fin d’année, c’est à dire quand j’allais passer de la sphère travail à la sphère privée et quand j’ai passé mon DU sur l’autisme et qu’elle disait que j’allais devenir plus calée qu’elle. Lorsque j’ai parlé des pbs à la femmes de J elle m’a dit, je me disais bien qu’il se passait un truc parce qu’en juin dernier (or pour moi les soucis débutaient en septembre, c’est à dire trois mois après), elle a déconseillé à J de t’inviter à son repas, parce qu’en soirée tu serais « incontrôlable ». Moi qui suis une vraie bonne sœur. En septembre quand il m’invite pour ses vendanges (il est aussi vigneron) elle ne peut pas s’empêcher de faire la gueule, quand il me propose de m’embaucher au black sur ses vignes elle me dit « mais qu’est-ce qu’il lui prend ? ». Quand je mets une jupe elle me dit, « hum, tu devrais prendre le soleil, tu es bien blanche », et un jour, inconsciente, je lui dit que son pote marié qui vient deux fois par an les saluer au lycée me drague comme un gros bourrin et là elle se décompose.
Au fur et à mesure que l’automne avance elle se transforme radicalement, crise de colère quand elle rentre de son restau à 14h et qu’elle me voit en train de travailler sur les dossiers des élèves entrants (elle s’excuse dans la foulée tellement c’est gros, et par texto le soir), puis elle refuse tout bonnement de m’adresser la parole, m’empêchant de lui faire des transmissions et ne me donnant plus aucune info sur les élèves, son agressivité suit la vague de ses humeurs. Au cœur de ces vagues elle se transforme physiquement, joues rouges, yeux exorbités, cheveux en pagaille, regards furieux dès que je l’approche. Comme mon travail devenait de plus en plus compliqué et vachement moins passionnant je fais grève systématiquement, ce qui la met hors d’elle. C’est à partir de là que c’est sérieusement parti en vrille, se mettant en faute en attaquant mon droit de grève, soutenue par une proviseure pitbull qui a redoublé la faute par mail.
Cerise sur le gâteau, j’ai par la suite découvert que le fameux ancien AESH qui m’a précédée n’était pas vraiment amoureux d’elle, comme elle me le disait, les collègues m’ont expliqué qu’il était très visible qu’il n’était pas du tout intéressé par les femmes, il avait plutôt dragué mon collègue syndiqué.
Elle s’est aussi placée dans une forme de silence, ne voulant jamais de médiation, jamais dire au collègue syndiqué qu’elle connaissait et appréciait pourtant depuis 10 ans ce qu’elle me reprochait, pourquoi menaçait elle tout à coup de faire un rapport sur moi ? Rien, je préfère rien dire. Par contre elle insinue des choses, elle aurait été très patiente avec moi, elle m’aurait beaucoup aidé. Cette forme de silence rejoint celui d’un mythomane, elle n’est pas vraiment dans la stratégie elle est plus dans l’incapacité pathologique de voir les faits parce que ça l’enfoncerait. Donc elle gomme, elle met sous le tapis, elle préfère ne pas dire. Tout comme pendant deux mois elle ne parlait plus à J et tout à coup, quand elle est revenue vers lui il lui a demandé ce qui se passait avec moi, elle n’a rien voulu dire, voyant qu’il était écœuré et que c’était fini de cette vieille amitié elle s’est barrée du lycée furax un matin à 8h30, quand les collègues ont signé la pétition pour que je reste au lycée rebelote, elle s’est barrée furax, lâchant un pathétique « bientôt la vérité éclatera au grand jour ! ». Je l’attends toujours.
Elle avait un groupe whatsapp avec que des amis hommes, avec qui elle discutait très en dessous de la ceinture, avec des trucs à la con qu’on peut voir circuler sur Facebook. C’était un peu sa petite cour. Elle m’avait une fois confiée, les yeux dans le vague que ses rapports avec les femmes étaient compliqués, elles lui en voulaient, la jalousaient ou je sais pas, c’est peut être moi qui provoque ça ? ça vient peut être de moi?.
Aujourd’hui je suis affectée dans un établissement avec l’une de ses meilleures/seules amies qui est aussi enseignante spécialisée. Je la connaissais déjà puisque j’avais fait mon stage pratique DU avec un jeune garçon de sa classe, une activité d’imitation qui s’est très bien déroulée. Elle est contente que je sois là, D. n’est pas rentrée dans les détails « je ne veux pas savoir ce qui s’est passé, je considère le fait de t’avoir comme une richesse », pourvu que ça dure, plus que deux mois comme on dit dans le métier.
Est-ce du mépris ? Vous avez 4 heures.-
Ostros
InvitéL’organisation verticale du travail produit systématiquement ce type de narration, qu’il est très difficile d’éviter, surtout si tu as des qualités humaines, pro, et que tu es jolie.
Je te dis bonne chance. Ça a l’air bien parti avec l’amie de D. c’est cool.
Cette femme est une dominante fragile. Elle a installé son système de domination sur le système qui l’avantage déjà et tu es venu perturber ces petites histoires. Elle est aussi immature. Ce qui donne des chefs monstrueux, et dangereux.
Il y a un truc pour se préserver c’est de ne pas mêler le privé et le pro. Mais ne pas investir les relations ça peut aussi se retourner contre toi dans ce genre de merdier.
C’était mon analyse de femmes d’expérience-
François Bégaudeau
Maître des clésBon morceau de vie
Cette femme, dirais-je, ne s’aime pas
Mais pourquoi?
Que sait on de sa vie?-
Schnoups
InvitéElle ne s’aime pas c’est sûr.
Elle ne supporte pas son physique d’une part, d’autre part elle m’avait confié qu’elle a eu jadis un grand amour, les deux étaient en couple et les deux ont trompés leurs conjoints pour ensuite se mettre ensemble. Par la suite il l’a trompée avec une autre et peut être qu’elle ne s’en remet pas vraiment. La première année, elle me disait souvent que ça allait craquer avec son mari actuel. Elle ne semble pas très heureuse dans son couple. Je n’en sais pas plus. Elle allait souvent en vacances dans sa famille mais je ne connais pas l’histoire familiale.
Et c’est sûr que le moindre compliment du proviseur était répété 30 fois.-
Claire N
Invité« Et c’est sûr que le moindre compliment du proviseur était répété 30 fois. »
C’est touchant et triste à la fois -comme il faut certainement être ete mal- aimé pour devenir si mal- aimable – ça fait penser à la soumission par le susucre-
François Bégaudeau
Maître des clésj’y pensais justement
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I.G.Y
Invité« Elle ne semble pas très heureuse dans son couple » : rire
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riviere
InvitéAh ah oui très drôle, le grillon du foyer se transforme en ogresse. Merci Schnoups de ces récits. Ce n’est pas commun un tel tempérament chez une femme, les dragueurs compulsifs sont plutôt vus et attendus chez les hommes. C’est l’aspect réjouissant de l’histoire.
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Schnoups
InvitéJ’ai évidemment pensé à tous ces films où la bonne est humiliée par la maitresse de maison. C’est certes un classique.
Par contre là où ça tique c’est que justement elle n’a pas été stratégique, parce qu’impossible de réfléchir correctement, ses réactions étaient irrationnelles, dictées par des pulsions qu’elle ne pouvait pas contrôler. Le fait qu’elle ne se contrôle pas sur la durée, sur un an en dit long je pense.
Elle connaissait mon tempérament et aurait dû se douter que je me défendrai et que j’ouvrirai ma gueule. Elle aurait pu se débarrasser de moi sans faire autant de conneries, sans se dévoiler aux yeux des collègues, sans perdre son meilleur ami. Autre chose très incohérente de quelqu’un qui ne veut pas voir la réalité en face c’est cette absence de communication avec J. pendant un mois (ce qui n’arrive jamais) et revenant vers lui pour reprendre là où ils en étaient, comme si le monde avait oublié comme elle a décidé un moment donné qu’il fallait oublier. Comme si le collègue syndicaliste n’était pas un super pote de J, comme si le syndicaliste n’allait pas raconter à J, sidéré et écœuré qu’il était, ce qu’elle me faisait avec en plus les textos et mails à l’appui, puisqu’un syndicaliste s’intéresse aux faits et aime les vérifier.
Quelqu’un de moins fragile psychologiquement aurait été beaucoup plus stratégique ou alors se serait complètement absenté en arrêt maladie jusqu’à la mutation.
Mais elle a voulu aller jusqu’au bout de son geste de haine, et je sais qu’elle est très contente en ce moment. Sauf qu’elle est très isolée, évite la salle des profs et mange tout le temps avec la direction. Elle va certainement rester dans ce lycée dans ces conditions, ce qui est très particulier encore une fois.-
Ema
InvitéOui c’est en effet un portait psychologique particulièrement singulier que tu décris la, les anglophones ont cette expression que j’aime bien pour décrire ce dont semble manquer cette femme, le self awareness, dont on a je crois pas trop d’équivalent en francais. Et oui c’est assez fou, au delà de tout le reste, de comprendre qu’il existe tout un tas d’individus évoluant sur terre dans une absence totale de conscience, même approximative, de l’image qu’iels renvoient, l’impression qu’iels font. Pour moi qui suis capable de ruminer une interaction 108 ans à me demander si j’ai fait quelque chose de mal ou inconvenant, rien ne pourrait m’être plus étranger.
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Malice
Invité@Schnoups merci pour ton récit, le comportement de cette femme n’est pas plutôt histrionique ( ou érotomane et histrionique combiné)? J’ai connu moi aussi une femme qui avait ce besoin d’une cour et qui sexualisait fortement tous les échanges ( et touchait parfois un mec devant sa copine par exemple)
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Malice
Invitéà propos des élèves paillards, je connais ça dans le cfa où j’interviens deux heures par semaine – et toujours les mêmes blagues scatos bien sûr
il faut que plus de filles bossent dans le btp-
Schnoups
InvitéAvec G. ça a été très sportif au début mais c’était aussi la timidité qui le rendait provoquant. Ensuite on s’est vraiment vraiment bien marrés. Comme je l’ai dit il était très drôle et la presque quasi totalité de sa classe aussi.
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Malice
InvitéJe fais la même expérience; ils me sortent des trucs parfois que je note dans un carnet tellement c’est de la poésie.
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Malice
InvitéCôté cinéma, la brune de Mullholland Drive ne serait pas un peu histrio?
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Schnoups
InvitéJ’en sais rien. J’ai déjà entendu le mot histrionique mais je ne retiens pas beaucoup les significations de ce genre de choses. J’ai du mal j’ai pas le cerveau pour ça, je peux parler de l’autisme mais c’est à peu près tout, j’ai lu plein de truc sur la schizophrénie et autre mais ça veut pas rentrer.
Je peux parler de la mythomanie parce que Axiome et un voisin que j’ai côtoyé qui était une répétition de ce genre de gars. Me faudrait un film sur un histrionique et qu’ensuite j’en rencontre un. Si ça pouvait attendre un peu par contre, faut faire des pauses.-
Malice
InvitéJ’avais découvert le terme justement à cause de la fille ( une vingtenaire, je précise – donc pas encore aigrie comme ton ex collègue) que j’ai décrite plus haut. Elle avait d’ailleurs un côté très jovial, vivant, je trouvais ça agréable ( d’autant plus que lorsque je l’ai côtoyée, j’étais dans une période très triste de ma vie) et je n’ai pas subi de dommage collatéral, contrairement à toi – mes condoléances et j’espère que ça se passera mieux maintenant.
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Claire N
InvitéOula c’est pas chouette
« je ne veux pas savoir ce qui s’est passé, je considère le fait de t’avoir comme une richesse »,
Sur le plan professionnel : ça je m’en méfierais encore plus – ma technique de survie c’est l’attitude basse: ne pas se laisser placer dans une position haute par son intercession
difficile à appliquer sans fulminer
Mais parfois necessaire pour parer l’attaque à venir sur les compétences –
Nécessite un niveau 2 de mépris sincère-
Schnoups
InvitéBen c’est clair que ça ne m’a pas mise à l’aise.
Après elle a deux jeunes autistes et la situation est très complexe, je m’occupe surtout d’une petite fille qui refuse d’aller en classe, se jette par terre, leur a mis des tartes dans la gueule donc quand il s’agit de survie ces gens sont réellement contents de trouver de l’aide. Tout comme D était vraiment contente de m’avoir parce que quand j’ai débarqué elle revenait suite au burn out, elle était stressée de reprendre et ça la rassurait vraiment d’avoir quelqu’un comme moi à ses côtés, jusqu’à ce que ça devienne un problème.-
Malice
Invité@Schnoups ton poste c’est quoi exactement? Tu es éducatrice spécialisée dans l’autisme?
( T’étais pas artisan maçonne à une époque ou confonds-je avec une autre forumiste?)-
Schnoups
InvitéJe suis juste AESH et j’ai passé un DU sur l’autisme l’an dernier.
Et j’ai bien un CAP maçon, j’ai un peu bossé avec toutes sortes de maçons et surtout avec mon pote spécialisé dans le pisé.-
Malice
InvitéTu as passé ton DU parce-que la maçonnerie ne te convenait finalement pas? Ou tu passé ton cap pour avoir de l’autonomie et construire ta propre maison?
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Malice
InvitéEst-ce que les charpentiers de ton cfa te vannaient au sujet de ton métier? Dans le mien, les charpentiers ont tendance à se la péter vis à vis des couvreurs et des maçons ( « on est les plus utiles/essentiels, on est plus précis, nia nia nia »)
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Schnoups
InvitéTu fais quoi dans ce FCA ?
Je suis passée dans un Greta et oui c’était pour en apprendre plus sur la bâtiment et la construction pour des questions d’autonomie et pas pour faire carrière! Donc il n’y avait pas de charpente, par contre j’ai des amis charpentiers et deux d’entre eux ont pas vraiment des grands souvenirs amicaux de leurs années de formation. Les charpentiers ont la réputation d’avoir quand même beaucoup de force, ça doit y faire dans le fait de la ramener, l’un des copains est effectivement assez impressionnant. M’enfin les maçons aussi doivent avoir de la force hein. Il y a plus de dessins technique dans ces formations charpente et menuiserie et c’est sûr. ça a l’air d’être un peu l’élite en terme d’études combiné à la force. C’est mon hypothèse.
Le CAP c’était en 2020 et le DU l’an dernier, parce que j’avais envie d’en apprendre plus sur l’autisme qui est quand même ce qui démunie le plus, ce qui parait le plus complexe à saisir, et même le plus dangereux pour les gens qui font des boulots comme moi. Et ça m’intéresse depuis mon premier contrat avant la fac où j’avais fait un an d’AVS, on appelait ça comme ça avant et où j’avais vu que j’avais plus d’attirance et de facilités avec certains enfants dont j’ai compris plus tard qu’ils étaient autistes.-
Malice
InvitéJ’ai des ateliers théâtre avec des cap ( dans le btp et dans l’artisanat type pâtisserie, menuiserie, mécanique).
Est-ce qu’en tant qu’Aesh tu es payée convenablement? Je me souviens d’avs qui avaient des fins de mois difficiles et se faisaient jeter de leur poste après trois ans de loyaux services, il y a une dizaine d’année environ ( toutes des femmes of course).-
Schnoups
InvitéC’est marrant, c’est pas courant non, de trouver des ateliers théâtre dans des CFA ? ça leur plait ?
Je gagne un peu moins de 1 000€ net par mois. Et aujourd’hui le lot commun c’est plutôt les démissions des aesh et le refus du CDI.-
Malice
InvitéAh oui toujours pas généreux avec les Aesh à ce que je vois.
Tu t’en sors au quotidien?
Mon CFA c’est les Compagnons, d’où les ateliers additionnels qui ne font pas partie de la formation mais plutôt de la vie des maisons ( les jeunes étant pensionnaires, ils ont des temps d’activité en dehors des cours). Mes charpentiers première année aiment le théâtre, mes pâtissiers aussi, ça dépend des groupes. Parfois c’est très dur de trouver un angle pour déjouer les inhibitions. Ou alors ça peut partir dans des numéros clownesques où personne ne se regarde ou s’écoute ( j’ai un mécano très marrant par exemple mais qui fait dévier tous les jeux vers son one man show – pour lequel il a un vrai talent ).
Un soir j’ai proposé des impros concernant des situations problématiques au travail et ça a donné des choses intéressantes, certains jeunes étaient tellement justes que j’aurais voulu filmer. Comme il y a beaucoup de blagues homophobes dans le milieu du btp, j’avais demandé à un jeune de jouer quelqu’un qui se retrouve « accusé » d’être un gay harcelant sur le lieu de travail et contre toute attente les participants ont interprété leurs rôles au premier degré, sans chercher à amuser les autres, jamais après en avoir entendu de toutes les couleurs sur les LGBT je n’aurais cru vivre ça au cfa. Mais des moments miraculeux comme celui-ci ne m’arrivent pas souvent.
A d’autres moments c’est plus frustrant mais marrant à raconter quand même: un couvreur s’était plaint des jeux proposés, où il avait l’impression de » faire le zouave »; à l’atelier suivant j’ai donc proposé un exercice plus calme que celui incriminé, à savoir un jeu sur le récit véridique et le mensonge ( il fallait raconter la vérité comme le mensonge de manière crédible). L’apprenti en question a bouffé une feuille a4 et de la colle pour pouvoir dire la vérité quand il racontait qu’il aimait manger des objets. Un gros réfractaire à la zouaverie, donc. -
Schnoups
InvitéSympa, tu dois pas t’ennuyer.
Je m’en sors comme je peux, il faut travailler à côté et chercher un loyer moins cher.
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Claire N
InvitéOui je pense qu’en l’espèce le glaive de paix c’est les enfants et pas l’aide pour elle
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Schnoups
InvitéMais le pire c’est que je l’apprécie cette nouvelle collègue. Et elle est tellement à bout qu’elle me laisse carte blanche avec son élève ce qui est plutôt cool. Je peux rester avec elle dans les escaliers à la regarder faire ses gammes couchée par terre, attendant que je la traine jusqu’à la classe comme les autres le font depuis des mois.
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Claire N
InvitéOui – en même temps tu rattrapes un dysfonctionnement : qui a eu l’idée de proposer une place dans cette classe oú sévie une personnalité « pim- pon gyrophare « à cette petite fille ?
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MADELEINE
InvitéJ’ai surtout l’impression d’un récit très à charge, où beaucoup de choses sont interprétées et orientées dans un seul sens. Même les éléments très personnels ou intimes sont intégrés dans une lecture globale qui ne laisse pas vraiment de place au doute ou à une autre version.
Il y a aussi des points plus factuels qui me laissent perplexe, notamment les changements d’affectation évoqués sans contexte ni explication administrative claire — j’ai du mal à comprendre comment ça s’est concrètement passé.
Du coup j’ai du mal à y adhérer complètement, parce qu’on n’a pas vraiment de distance ni d’espace pour se faire sa propre idée des faits. Ça donne une version très subjective et assez fermée de la situation, plus proche d’un ressenti personnel que d’un récit posé de manière nuancée.
Et à force d’accumuler les interprétations et les jugements implicites, ça perd en nuance à mes yeux.-
Schnoups
InvitéBéné c’est toi ?
Tu devrais pas me lire ça te fait du MAL, écoute une petite chanson plutôt
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MADELEINE
InvitéPeux-tu expliquer le contexte de ton changement d’affectation ?
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Sam Groku
Invité« Sarkozy a eu une fois raison en soixante-dix ans, et c’est de traiter de pauvre con le pauvre con qui n’avait rien de mieux à faire qu’attendre deux heures que le président honni passe à sa portée dans le but risible de NE PAS lui serrer la main. Pauvre rébellion. Pauvre type. »
Pas tant.
Ce paysan, il est au boulot. Sarko est au faît de sa puissance. Ce paysan, tel Diogène à Alexandre, lui dit de se casser, et pire, dit au gnome dégueu qu’il le salit. Mépris? Oui, absolu, et justifié. Je vois ce paysan comme un seigneur. FB prend le parti du puissant dégénéré. À chacun son midi.
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François Bégaudeau
Maître des clésDans l’abstraction, ce paysan est sans doute défendable
Dans le concret des faits, des actes, et donc de ma phrase, moins. Car je n’extrais pas de ce fait son principe pur. Je restitue le fait. Le fait est que ce paysan (dont d’ailleurs rien ne dit qu’il le soit, nouvelle abstraction) s’est volontairement posté sur le chemin de Sarkozy et l’a attendu. Eh bien. je crois que quelqu’un qui n’a à foutre que de faire ça n’est pas très reluisant. D’où la phrase précise, que je t’invite à lire puisque cela n’a pas été fait : « de pauvre con le pauvre con qui n’avait rien de mieux à faire qu’attendre deux heures que le président honni passe à sa portée dans le but risible de NE PAS lui serrer la main »
J’ajoute, et c’est tout le sens du livre, que le gueux qui sans cesse se réfère au « puissant » ne saurait être en aucun cas un seigneur. Le seigneur est celui qui méprise les seigneurs. C’est le sens du livre, que tu finiras peut etre pas comprendre.
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