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- Ce sujet contient 204 réponses, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par
Schnoups, le il y a 14 minutes.
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Mao
InvitéJ’ouvre ce topic (une première en ce qui me concerne) sur le dernier livre de notre cher serviteur, achevé hier au gré d’une nuit blanche et néanmoins fructueuse. Il y a beaucoup à en dire. Perso, j’ai adoré. Bégaudeau, grand romancier, grand critique et définitivement grand essayiste. François c’est l’Achraf Hakimi des lettres françaises : il peut jouer (juste) à tous les postes. Au passage, il faudra qu’on dise deux mots sur Taylor Swift.
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François Bégaudeau
Maître des clésOui parlons un peu de Taylor
(en même temps suis pas sur d’avoir les reins pour)-
Zorglub
InvitéA propos de Taylor Swift, ce qu’il faut savoir de sa dernière tournée mondiale.
Chacun de ses concerts était chanté en playback, preuve à l’appui avec la vidéo ci-dessous
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» Ce n’est pas de la haine ni de la jalousie, c’est juste un fait : les performances vocales live ne peuvent pas être reproduites note pour note et à la milliseconde près comme ça à moins qu’il s’agisse exactement du même enregistrement audio. J’espère que ses fans comprennent ce que Fil dit et elle ne sera certainement pas la première à le faire, mais de loin elle en a tiré le plus d’argent. »
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» Il devrait y avoir une loi obligeant les artistes qui font du playback à déclarer clairement qu’ils font du playback avant que les fans n’achètent un billet. »
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» Je suis surpris que Swift n’ait pas enregistré plusieurs séries de pistes pour faire du playback afin qu’il soit plus difficile de remarquer le playback. Cela aurait offert aux fans une expérience (plus) unique. Je suppose que l’analyse coût/risque a conclu que les fans n’en auraient rien à faire, donc elle a gardé un seul enregistrement pour réduire les coûts et faciliter la prestation. C’est une capitaliste jusqu’au bout. »
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« C’est pour ça qu’Aretha Franklin avait raison quand on lui a demandé dans une interview « Que pensez-vous de Taylor Swift » et qu’elle a répondu : « Super… Des robes, de magnifiques robes » hahahaha RÉPONSE ÉPIQUE. »
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« Je suis ingénieur du son ET musicien depuis presque 30 ans. C’est définitivement exactement le même audio. Ça n’arrive JAMAIS comme ça lors d’une performance LIVE ! »
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Gerard Manfroy
InvitéElle a ce côté supermarché, ce côté grosse machine qui écrase tout pour faire son parking, ce côté « dans mes rayons y a tout ce que vous voulez à prix abordable » alors qu’au niveau de la qualité des produits c’est grossier, insipide et chimiquement trafiqué.
C’est l’industrialisation de l’art, tout comme Rihanna, Katy Perry, Justin Timberlake, et autre JS Bach de notre temps. Ça avait commencé avec Michael Jackson, la catégorie de chanteur superstar.-
François Bégaudeau
Maître des clés« C’est l’industrialisation de l’art »
Quelle clairvoyante pensée. Quel scoop.
Tu as gagné le droit, comme tu squattes l’ensemble du forum, de laisser ce topic tranquille. Merci d’avance.-
Gerard Manfroy
InvitéEt l’industrialisation de l’art c’est le produit du capitalisme en fait.
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François Bégaudeau
Maître des clésou alors de ne t’y meler que lorsque tu auras lu le livre
ce qui en revient au même-
Gerard Manfroy
InvitéA première vue le respect est l’antonyme du mépris. A l’examen il apparait comme son avers, sa doublure, sa légende au sens DGSE du terme. Son visage présentable et sociale.
Où se niche le mépris ? Dans l’onctuosité ou dans la frontalité ?
Le vers du mépris était dans le fruit de la pitié. La pitié sournoisement infériorise.
Je lui préfère l’amour. Prophète de l’égalité le Christ parle beaucoup d’amour et peu de pitié.-
Gerard Manfroy
InvitéSi jamais je croise Raymond de TPMP dans son camion, je le traiterais de connard car je le respecte. A moins que je le juge trop con pour moi et…. etc.
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François Bégaudeau
Maître des clésTu es en train de le lire? Très bien. Parlons en.
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Gerard Manfroy
InvitéJe reviens quand j’ai terminé.
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Samuel Grodard Penche pr les crises point fr
InvitéAhhh ca ca a l’air bien fouillé, bien gratté, je v le cmder chez ma libraire… Le genre de livre sui te fait te sentir plus intelligent pdt que tu le lis. Même si on redevient globalement aussi con, après. Il faudrait pratiquer les savoirs acquis dans les bouquins, sinon c’est peine pefdue. Apprendre est il une cause perdue?
Sinon Swift, c’est d’abord les swifties, comme la dauve de Kpop est d’abord ses fans, comme les boys bands en leur temps. Le dénominateur commub? 95% de meufs. Les meufs dont fondamentalement de droite, le besoin d’un chef devant qui s’agenouiller, c’est pénible…-
Samuel Grodard Penche pr les crises point fr
InvitéG commandé, 15e et des brouettes. Si j’apprends R, je serai deg. Apres c’est moins cher qu’un repas dans un minable resto de franchise… Sa vaaaaaa
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Jules de Bxl
InvitéJe dois avouer que dès l’annonce de ce livre (sur ce forum), j’ai ressenti en moi une sorte de crispation, voire d’agacement. Et là, je ne l’ai pas encore lu, je sens une petite résistance (peut-être pour m’éviter le risque d’être contredit). Je me récrie : mais non, c’est important le mépris, pour ceux qui l’ont subi dès le plus jeune âge. Ça a des conséquences concrètes et matérielles, etc. Bon : du coup j’attends des retours pour amender un peu ma mauvaise disposition et pouvoir le lire (et être, qui sait, déplacé)
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François Bégaudeau
Maître des clés« mais non, c’est important le mépris, pour ceux qui l’ont subi dès le plus jeune âge »
Le livre ne dit certes pas le contraire, tant c’est une évidence.
Simplement ce livre, comme tous mes livres, essaie d’aller un peu au delà de l’évidence.-
François Bégaudeau
Maître des clésJe comprends qu’on puisse etre plus ou moins bien disposé à l’endroit d’un livre avant sa sortie. Je suis comme ça aussi. Je vois arriver tel ou tel livre dans une certaine disposition.
Mais une fois que le livre est disponible, alors on le lit ou on se tait.
Sachant qu’on a tout à fait le droit de ne pas le lire.-
Jules de Bxl
Invité« Mais une fois que le livre est disponible, alors on le lit ou on se tait. » ah…
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Jules de Bxl
InvitéJe n’ai rien affirmé sur le livre… j’ai simplement exprimé le fait que j’attendais des retours de lecteurs pour voir si je le lirais. Je n’ai pas, par exemple, exprimé mon intuition qui est que les gens qui disent « le plus important c’est la question matérielle » sont des gens qui n’ont eu, en général, pas à subir ni l’un ni l’autre. J’aurais pu.
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..Graindorge
InvitéJules de Bxl: Du mépris vient de sortir,
encore peu de retours mais des extraits.
Tu pourrais aller le feuilleter dans une
librairie ou attendre quelques jours.
Pour Désertion, au début, le désert et puis bousculade de retours
Perso, pas encore commandé.
J’ aaaarrrrive papa Fra!
Et le tien de livre Jules? Si tu veux en dire -
François Bégaudeau
Maître des clésOui mais tu vois bien : te voilà déjà parti à exprimer ton intution, anticipant sur ce que le livre soi-disant dirait (que ce qui compte c’est le matériel et que toute considération moins matériel, genre le mépris, devrait etre minoré), et répondant déjà à ce que tu supposes que dit le livre et qu’il ne dit pas, etc
Tu vois bien que c’est injouable, et que ça ne peut produire que du vent
Donc je le redis : tu peux ne pas le lire, mais ne te fatigues pas le cerveau à te demander si tu vas le lire compte tenu du fait que la choucroute voyage avec ma soeur
Si tu veux des avis sur le livre, il y en a dans ce fil. Ils sont à l’image de la réception de ce livre, qui s’annonce plutot très positive. Que puis je te dire d’autre? Que Cause perdue a urgemment besoin d’argent et compte plus que tout sur ce livre pour survivre?-
François Bégaudeau
Maître des cléset puis : crois tu vraiment que je consacrerais 150 pages au mépris si je considérais qu’il est un faux problème?
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..Graindorge
InvitéEn promenade avec un copain, on est passé à la librairie Les Journées Suspendues : Surprise: 2 exemplaires de Du mépris et le Désertion cette fois bien en vue juste au-dessus, pas planqué dans l’ombre comme il y a quelques semaines. Commandé Fuites qui n’arrivera que dans 10 ou 15 jours… En réglant le livre de FB, je ne manque pas de dire avec le sourire qu’ils n’ont pas tenu leur promesse de mettre Désertion en vitrine » mais vous faites bien comme vous voulez ou pouvez » – « Je crois qu’on l’a mis non? »
– » Aaaah non. Mais c’est pas grave! » – « Allez, on va le mettre pour vous faire plaisir! » Joignant -cette fois – le geste à la parole mais ajoutant illico » au moins jusqu’à mardi »
Bof, il devait être 18h de ce samedi et jusqu’à mardi, c’est maigre. C’est comme ça, on en a ri avec le copain
! Vite oubliés, on a poursuivi notre promenade en papotant, détendus et contents d’être ensemble. Chouette moment-
François Bégaudeau
Maître des clésJe ne sais pas si c’est cette librairie qui avait l’intention de m’inviter.
Stéphanie, tu es dans le coin?-
Stéphanie
InvitéOui François, c’est bien cette librairie
Et j’habite à côté Graindorge.
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Samuel Grosgeek
InvitéVous avez baisé avec ton pote?
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Stéphanie
InvitéJe ne comprends pas vraiment où est le problème Graindorge ? J’ai parlé au responsable de la librairie de de Cause perdue il y a déjà plusieurs mois ( à la sortie de Toledo ) ils n’ont pas la capacité de stoker trop de livres.
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Jules (de bxl)
InvitéJ’avoue avoir publié mon « intuition » passablement alcoolisé, et piqué par la remarque « tu lis ou tu te tais ». Pas le plus intelligent, donc. A la base, mon premier message n’avait rien d’hostile, je voulais exprimer une gêne, voire une ‘crainte’ pcq ce sujet est pour moi inflammable. Pourtant, je lis fréquemment son auteur, et suis déjà à mon troisième livre Cause perdue : la vie d’Abdèle (acheté mais pas encore lu), bien vouloir patienté (lu et adoré) et Fuites (lu et adoré). C’est donc un combat d’affects en moi, que je voulais déposer là.
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François Bégaudeau
Maître des clésJe ne l’avais pas pris pour une agression
Merci pour CP-
Samuel_Belkekett
InvitéLe Jules de bxl, quel lèche cul encore.
Il a dû flipper ! Ouin ouin ! Je me suis emporté dans mon intuition ouin ouin qu’est ce qu’ils vont penser de moi ! Ho lala !!!
Eureka j’ai une idée ! Je vais leur dire que j’ai lu tous les livres CP et que je les ai achetés en plus. Non je vais pas dire que je les ai achetés, c’est trop, ils feront le lien eux-même. Putain, qu’est ce que je suis intelligent quand même !
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François Bégaudeau
Maître des clésJe ne l’avais pas pris pour une agression
Merci pour CP
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Jeremy
InvitéJe vais essayer de le lire ça sera une découverte pour moi étant donné que je n’ai jamais ouvert un seul bouquin de cet auteur mis à part l antimanuel de litterature.
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Samuel_Belkekett
Invité@Mao
« J’ouvre ce topic (une première en ce qui me concerne) »
T’aurais mieux fait de t’abstenir.
Pauvre merde sans aucune personnalité, ni littéraire ni rien du tout. Comment peut-on avoir si peu d’amour propre !? Être un pauvre lèche cul sans aucun argument. Un inculte qui n’a jamais rien lu et qui se rabat sur Taylor Swift parce qu’il n’a que ça à dire.
Et les autres suiveurs qui ne risquent pas de lui en demander sur ce qui lui a tant plu dans ce soi-disant chef d’œuvre de la littérature française.
J’ai toujours été très dubitatif sur le mot fan. Déjà tout simplement parce que c’est l’abréviation de FANATIQUE.-
François Bégaudeau
Maître des clésva donc discuter avec Rigolus plutot
et reviens ici quand tu auras lu le livre
(c’est à dire jamais) -
Samuel_Belkekett
InvitéRien à voir avec le livre. Tout à fait le droit de le trouver génial. Mais imaginons nous en 1972 ou 74, Marguerite Duras sort ses films expérimentaux et tu veux lui témoigner ton admiration. Personne n’aurait l’idée de lui dire, Ho comme vous êtes grande ! Comme vous êtes géniale ! Vous êtes la gardienne du temple du ciné d’art et essai ! Et si on parlait de Michel Sardou ? Le type dont le nom m’échappe qui a entretenu une correspondance avec Marguerite Duras. Avant de la fréquenter. Même s’il lui a témoigné son admiration il a enveloppé ses éloges dans des réflexions conséquentes et personnelles. Conséquentes et personnelles. Et pas gnin gnin gnin vous êtes belle gnin-gnin géniale gnin-gnin gardienne du temple. Sinon croyez moi Marguerite ne lui aurait jamais répondu. Bref j’arrête. Face à cette extase, les yeux écarquillés et le fil de bave au coin des lèvres, je suis dépassé par une réalité qui dépasse la fiction.
Mao c’est la révolution culturelle c’est bien ça ?
PS Fasciné par ceux qui anticipent le pire. Tentent de sauver les apparences.-
François Bégaudeau
Maître des clés« Bref j’arrête »
enfin des paroles intéressantes
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Bonnaventure
InvitéTudieu, ils sont jamais décevant les bas-du-front, mais alors là, quelle rapidité pour venir chier ici. Enfin, traitant cela par le mépris, j’en viens au texte. Que je viens de finir, et comme le dit l’ami Mao, il y a beaucoup à dire.
La forme est ramassée et dense (parfois une phrase pour un paragraphe), ça sautille, ça court, on passe du prolo du bar du coin à Bourdieu, Ardisson, Raymond de TPMP, Mylène Farmer, , Bacri, Vincent Lindon, Taylor Swift donc… Il y aussi plein d’animaux : écureuil, chat, truite, brebis, oursin, zèbre, dindon… Au terme de cette déambulation faussement décousue (comme les pensées qui nous traversent sans cesse), on finit par s’asseoir et on découvre notre puissance. Ou plutôt François nous assure de notre puissance (merci ça fait du bien par les temps qui courent), et de la manière de l’éprouver: « Dans le mépris pour les forts sociaux couve l’anarchisme », (merveille que ces dernières pages).
Ah, c’est drôle aussi (très, peut être l’essai le plus drôle de François), une de mes prefs : « En humour, je navigue en eaux troubles et justiciables (…) ».-
Samuel_Belkekett
InvitéDès la moindre critique on répond par bas du front.
Ça rappelle l’époque où on traitait l’adversaire de fasciste dès que celui-ci marquait une différence.
Moi aussi je peux dire :
« si tu avais accordé à ce post une attention supérieure à celle d’un bouffeur de séries, mon propos te serait apparu un peu moins grossier que ça. »
Même si je dis, Mao est un pauvre trou du cul, dans un contexte de propositions contextualisés et conséquentes on y verra autre chose que du « bas du front » il faut être vachement insécurisé pour ne voir que de l’extrême droite à chaque désaccord ou critique.
Mais encore bon sang comment est-ce possible que s’exhiber avec aussi peu d’amour propre. C’est ça qui me choque.-
Samuel EpaulesLargesGlandEnorme
InvitéC’est plutôt logique, moins on a d’amour propre, plus on aime s’exposer. Les politiques? Les commerciaux? Les hommes et femmes sandwich du web?
C’est un peu le syndrome Dunning-Kruegger, il faut vraiment peu en connaitre pr penser tout savoir. Il faut avoir peu d’amour propre pour donner son image pro bono, partout, sous tous les angles, et je parle pas des hardeurs.-
Samuel_Belkekett
InvitéPro bono ???
Ça veut dire quoi ?-
Samuel Grodard Penche pr les crises point fr
InvitéGratis!
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Claire N
InvitéMerci – tu donnes un starting-block block à mon impatience Bonnaventure
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François Bégaudeau
Maître des clés» Il y aussi plein d’animaux : écureuil, chat, truite, brebis, oursin, zèbre, dindon… »
Le genre de recension qui éclaire une journée
Merci pour cette lecture-
François Bégaudeau
Maître des clés« tu donnes un starting-block block à mon impatience » est pas mal non plus, mais dommage c’est pas de moi
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Claire N
InvitéRires – épargne moi les tests de paternité veux- tu bien – c’est dégradant
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I.G.Y
Invité« peut être l’essai le plus drôle de François » : convaincu que j’étais de ne pas lire ce livre par les avis de Samuel que je n’ai pas lus, me voilà rattrapé, in extremis. 15 mai bien noté
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Claire N
InvitéRires – IGY j’aime tes convictions, on entend bien là le discours d’un homme a qui l’on portait confier la fierté de porter des valeurs – pas de la vaisselle par contre
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I.G.Y
InvitéRire, dieu merci je n’ai que ma propre assiette à porter.
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Claire N
InvitéRire – c’est exactement ce que Moise aurait du penser
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I.G.Y
InvitéLe pompon dans tout ça étant : je réalise que je ne suis pas là le 15 mai
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François Bégaudeau
Maître des clésvoilà un fan archi-compétent
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François Bégaudeau
Maître des clésle niveau de ma fan-base est affligeant
là-dessus je dois bien reconnaitre que Mylène me supplante -
Claire N
InvitéÇa va – nous en demande pas trop – tu peux quand même nous sortir au flunch sans te taper la honte
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I.G.Y
InvitéJ’ai un problème général avec les chiffres. Je voulais dire 19
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Samuel_Belkekett
InvitéOn s’en fout que tu sois là ou pas.
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Samuel_Belkekett
InvitéJe reviens sur ce fil pour une analyse féconde qui recoupe le syndrome mao (que je n’insulterai plus promis) de béat extatique, Taylor Swift et François Bégaudeau.
En réfléchissant au syndrome mao, je me revoyais à 20 piges. C’est là qu’on s’aperçoit que l’époque a changé par bien des aspects. Il m’a fallu à l’époque une bonne dizaine d’années pour connaître la tête de Deleuze par exemple. Sans chercher, mais rien n’était facilement offert dans le temps. Or les américains ont une expression qui me semble très adéquat et bien choisie pour désigner un phénomène très ancré dans l’époque, et cette expression est « the boy next door ».
Et justement cette formule a été très vite appliquée à Taylor swift. The girl next door, pour son implication avec ses fans, depuis le début de son succès elle va jusqu’à organiser des fêtes chez elle avec des fans triés sur le volet. Ils sont tellement nombreux… les fans. Beyoncé au contraire représente le mythe de la star, inaccessible et fantasmatique. On en rêve tandis que Taylor se confond avec les swifties.
Maintenant y a-t-il un intellectuel américain possiblement Boy next door ? Je ne vois pas. Les influenceurs oui, mais sont-ils des intellectuels ? Pas sûr. Noam Chomsky est tout sauf un boy next door. En France ? On imagine mal Sartre en boy next door, on pouvait le voir mais pas toucher, ne pas approcher. Le Foucault des années 70-80 non plus, même ceux qui aimaient BHL, ne pas confondre la haute bourgeoisie de St Germain des prés et les boys next door, qui est une expression récente et concerne en priorité les stars et vedettes de l’ére du numérique. Alors en France, un intellectuel-écrivain qui se sert des réseaux, véhicule une image sympa, accessible, voyons, réfléchissons bien. Le simple fait que moi, j’écrive sur ce forum, prouve l’aspect boy next door. Sachant qu’un intellectuel boy next door, ne peut être fondamentalement qu’un petit curé qui recrute en paroisse.
Taylor, dis moi qui tu es, je dirai qui François est…
Au final quel beau couple ils feraient ces 2 là… Même stratégie, même combat, par les aspects marketing et commerciaux c’est la femme qui domine, montre l’exemple et ça, le mâle François aura du mal à le reconnaître. La vitrine de ce forum comme le dit François, est un pur produit swiftien. Moi je ne sais pas ce que dit François de Taylor dans son livre. Moi je livre une autre perception sûrement toute aussi pénétrante de François sur Taylor. En revanche Taylor s’inspirant de François pas sûr que ça fonctionne. Car en matière de boy/girl next door, avec les vedettes de la chanson populaire pourquoi pas. Avec tout le reste c’est moins sûr, plus précaire et même plus douteux comme manœuvre. Et quand ça cherche à faire, de gauche, alors là ça devient carrément malhonnête. Ce pourquoi ça produit des syndromes mao, que de surcroît si on l’observait sur le site de Zemmour par exemple, on rirait. Non parce que ce type de remarques à la mao s’adresse à Zemmour, mais parce que Zemmour ça produit ce type de fan. Extase béat, comme mao. Alors que Zemmour n’est même pas précisément un boy next door. L’heure est grave les enfants de la patrie. Conclusion : avec le boy next door, on ne sait plus du tout ce qu’est la manœuvre, commerciale, marketing, communicationnelle publicitaire ou au contraire geste d’ouverture, d’accueil, d’une communication de gauche comme le prétendent Taylor et François ? Réfléchissons-y d’accord, mais d’y réfléchir avec les premiers intéressés.-
Samuel Grodard Penche pr les crises point fr
InvitéNan. Accessibilité= anarchisme appliqué. Le fanboyisme est litteralement l’opposé de l’ideologie anarchiste, du pouvoir horizontal, de la coopération. Les fanzouzes ici presents sont humains, trop humains, mais pas assez anarchistes. Ils sont des dommages collatéraux, si je puis dire?
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Samuel_Belkekett
InvitéPrésenté comme ça c’est l’idéal.
Une belle initiative. Quoi qu’il en soit, au sujet du livre, FB dit :
« reviens ici quand tu auras lu le livre
(c’est à dire jamais) »
Faux car le sujet m’intéresse beaucoup. D’abord, moi qui ne suis pas un habitué des réseaux, je n’aurais pas une seconde l’idée d’aller voir le site et encore moins le forum d’un auteur qui m’indiffère.
Ensuite, un sujet aussi vaste que « le mépris » j’avoue que perso, je ne saurais pas comment l’aborder, puis l’investir ce sujet, et je suis d’autant plus curieux de savoir comment l’auteur va s’y prendre. Je n’ai lu que l’extrait avec Colin et je ne sais si ce dialogue est authentique ou s’il a été inventé pour illustrer quelque chose ou une entrée en matière, mais il est tout à fait crédible ce dialogue. Il résume bien les choses. À l’ere de la communication tous azimut comment se faire comprendre ?
L’exemple du dialogue est frappant puisque moi, quelqu’un de politisé qui me dit que « l’art n’est pas politique » va d’emblée me séduire. Cela parce qu’une chose est sûre, c’est que la communication n’est pas le lieu de la pensée. Qui elle, en ses structures, préexiste à la communication.
Par conséquent dans cet exemple il y a des tas de considérations à tirer. Que le mépris tient une place privilégiée, en cet endroit de la communication où le sens doit advenir dans l’immédiateté, alors que dans le livre et la pensée tout temporise, me semble bien vu.
Je ne sais comment le livre se poursuit mais j’avoue… que ça donne envie de savoir.-
Zorglub
InvitéJ’ai ouïe dire que c’est Sofia Chikirou qui s’occupe de la com de Françoâ
Il est fort le gars, que même Belle Quequette a envie de savoir…
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Greenwashing
InvitéTaylor Swift pourquoi pas mais où est ce qu’on pourra t’entendre en parler de vive voix?
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Zorglub
InvitéBande annonce du Mépris par JLG.
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Claire N
InvitéMoi je veux bien qu’on continue à faire semblant de pas te reconnaître, mais va falloir y mettre un peu du tiens
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..Graindorge
InvitéNon, j’ai pas ri douce Claire
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Gwynplaine
InvitéBonjour François.
Je n’ai pas l’habitude de demander ça, mais je suis dans la situation suivante :
J’ai commandé ton dernier livre, « Du Mépris », dans une petite librairie à côté de laquelle je travaille, quand je fais le prof dans le 77 (on trouve les boulots qu’on peut, même si le peu de vie que je peux entrevoir des élèves, dans le dispositif où l’on me place, me repait jusqu’à maintenant).
Je suis en vacances, de retour dans ma terre natale. J’aurais aimé les mettre à profit pour lire ton bouquin avec une bonne disponibilité d’esprit, mais n’ai pas pu le retirer en librairie avant de quitter la région : l’on m’a dit qu’il y avait du retard.
Je ne le récupérerai qu’à la rentrée, où j’aurai moins de temps pour moi.
Serait-il donc possible que tu me l’envoies en pdf ? Je pense que ça me donnerait l’occasion de bien occuper mes vacances.
Mais pas de problème si ce n’est pas possible, pour une raison ou une autre : je m’occupe déjà avec le Plaisir du Texte de Roland Barthes, la Société Ingouvernable de Chamayou, ou encore le Pandémonium d’Ed Simon.
Je me suis juste dit que ça ne coûtait rien de demander.
Bonne journée quoiqu’il en soit.
(mon adresse mail : gwynplaine.beregond@gmail.com)
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François Bégaudeau
Maître des clésoui je fais ça
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Gwynplaine
InvitéRemerciements marxistocratiques.
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..Graindorge
InvitéChère Gwynplaine, pécunièrement Cause Perdue compte un peu voire beaucoup sur Du mépris pour continuer sa route. Merci pour les remerciements marxistocratiques mais le livre coûte 15€ alors marxistocratiquement si tu leur fais un petit virement de 10 ou 15€ pour le PDF pour la grande et bonne Cause, tu aurais aussi de chaleureux remerciements marxistocratiques de toute l’équipe de Cause Perdue et des écrivains actuels et futurs publiés
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Gwynplaine
InvitéJe peux faire ça, après avoir acheté et lu « Je ne suis pas une libellule », « Bien vouloir patienter », et « Fuites », et avant de payer la version manuscrite « du Mépris », quand je retournerai dans ma librairie du 77, qui devrait l’avoir reçu d’ici-là.
Je viens de voir sur le site, et n’ai pas trouvé comment faire de virement (mais je suis une brèle en informatique).
Si tu m’indiques comment faire, soit ici, soit via l’adresse mail que j’ai indiquée (avec un RIB ou autres ; je n’ai aucune idée de comment tout cela fonctionne), ce sera avec plaisir !
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..Graindorge
InvitéMerci de ta belle réponse Gwynplaine, tu as largement gagné le pdf de Du mépris
Et mille mercis d’alléger ma grande solitude de » brèle en informatique »
Sur ce, 23:23, 23:24: vite faire dodo pour pouvoir aller acheter des croissants à la première heure à madame ma mère. Accolade! 23:27-
François Bégaudeau
Maître des clésGraindorge, si tu pouvais éviter de te mêler de notre trésorerie, et aussi de te mêler de mes interlocutions avec Gwynplaine ou autres, ce serait gentil.
Gwynplaine n’aurait pas déjà commandé Du mépris que je lui aurais filé tout pareil le PDF.-
..Graindorge
InvitéTu as raison
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Samuhell
InvitéBégodo be like:
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Samuel_Belkekett
InvitéThe boy next door…
On vit une époque formidable.-
Boy next door
InvitéÀ quoi reconnaît-on que Michel Houellebecq est réac ?
Il n’est sur aucun réseau social, fait une vidéo you tube 2 à 3 fois par an et n’a même pas un forum à lui. T’imagine ?
Tu parles d’un écrivain ! -
Samuhell
InvitéOn parle bien de Houellebecq, le putois mental tellement en chien, qu’il accepte de se faire filmer par un mac hollandais, pour baiser des jeunes blanches? Sa vieille nipponne le soulade au quotidien, et qu’elle en soit canonisée pour une telle abnégation sacrificielle, mais bon, ses fantasmes, au déchet littéraire, c’est de la whitie, tu vois, de la jeune, tu comprends?
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Samuhell
InvitéSurtout que. Le plus grand nantais de tous les temps, est celui qui a tenu tête à Robespierre (no pun intended) et à Napoléon (le first). Cad Fouché, tellement immense que Stephan Zweig a été le chercher pour nous le montrer, lui que Balzac admirait FORT.
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tristan
InvitéJ’ai commandé ton dernier livre, « Du Mépris », dans une petite librairie à côté de laquelle je travaille, quand j
Ben voyons ! Tu pourrais nous donner à voir la preuve d’achat ?
Avec tous les crevards qui zonent dans ce forum, on a appris à être méfiants.
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Gerard Manfroy
InvitéTerminé tout fraichement et je ne suis pas déçu !
Je vais sur l’heure le prêter à mon père (à qui je vais sans doute emprunter Comme une Mule parce qu’il a l’air d’en être un pendant) donc j’écris maintenant un peu à l’improviste. Ce livre m’a rappelé une foule de choses, mais je n’en citerai pour l’instant que deux.
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– Le passage sur Sarah Saldmann m’a curieusement réactivé un souvenir maudit de mon lycée. J’ai fait deux lycée : l’un de droite privé catholique et l’autre public de gauche en banlieue et je ne connais pas d’expérience plus pleine pour démontrer que la droite c’est le camp des connards et la gauche celui des gens qui au moins aiment pour de vrai. Au premier lycée, j’essayais de me faire des amis et il me paraissait naturel de sympathiser au portail avec les gars, et tandis que je tendais la main à l’un d’entre eux, (un grand blond aux cheveux cons… euh longs, qui faisait du triathlon), il avait pris ma main en me regardant avec un mépris incroyable pour me répondre « ça va branleur ? ».
Depuis je frappe le fantôme de ce mec XD
Mais d’ailleurs tout ce lycée était comme ça. Dans le second lycée des gens pouvaient être très méprisants, mais dans le premier il y avait soit comme une indifférence totale envers vous, comme si vous étiez littéralement invisibles ; soit une espèce de violence qui surgissait d’un seul coup mais terrible.
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– Le passage sur la musique classique et les jeux vidéos m’a rappelé très nettement un accrochage que j’avais vu sur Twitter entre Bolchegeek et Fadi Kassem. Kassem reprochait à Bolchegeek de parler de séries US au lieu de parler de vraie culture anti-impérialiste, de the Boys au lieu de la Grève d’Eisenstein. Et sur le moment le snobisme de Kassem m’avait agacé, alors qu’aujourd’hui je serais plutôt de son côté. Bolchegeek a vraiment de très bonnes vidéos qui apportent de très bons regards critiques, mais le problème c’est qu’à mon sens il est tombé dans le piège du produire pour produire, et donc d’enchainer les vidéos sur les blockbusters et les séries avec ce fameux petit ton, vous savez, celui de Génération Hit sur M6 qui commente la grandeur et la décadence de Whitney Houston ou de Madonna. Avec des images muettes du film montées au rythme de la voix du narrateur au ton « dédaigneux sympa », « petite citation, petite remise en contexte, petite vanne ». XD
Plein de vidéos sur YT font partie de ce genre, c’est presque comme si les vidéos de critique de film/série faisaient parties du flux de production de film/série, tellement ça semble couler du même flot.
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Je le prête ce soir mais je le relirais dans quelques jours pour éventuellement approfondir. À moins que le sergent instructeur du site ne m’ordonne de faire 40 pompes avant d’ouvrir mon claque-merde bien évidemment.-
François Bégaudeau
Maître des clésquel magnifique éloge du livre : au coeur de son sens profond, au plus près de sa textualité
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Madeleine
InvitéLes pages consacrées à Gaël Faye et à Jacaranda sont parmi les plus révélatrices — et les plus pénibles — du livre de François Bégaudeau. On y voit affleurer sans grand effort ce qui ressemble fortement à un mélange de ressentiment et de jalousie envers un écrivain dont le succès, manifestement, dérange.
Comme souvent dans ce genre de posture, Bégaudeau ne peut s’empêcher d’endosser le rôle du professeur qui corrige. Mais ici, la critique ne se contente pas d’analyser : elle réécrit. Et cette réécriture n’a rien d’innocent. Elle repose sur une conviction implicite — et franchement douteuse — que son propre style serait supérieur, voire “meilleur” de manière quasi objective. Prétention absurde, tant il est évident que toute appréciation esthétique relève de préférences situées, discutables, et parfaitement réversibles. À ce jeu-là, n’importe qui pourrait s’amuser à démonter ses propres phrases et les tourner en ridicule avec la même assurance arbitraire.
Ce qui rend la démarche encore plus irritante, c’est la manière dont elle est mise en scène. Bégaudeau ne présente pas ses réécritures comme des variations possibles, mais comme des corrections, installant de fait une hiérarchie où il s’arroge la position du juge. Et pour faire passer cette entreprise sans trop de résistance, il l’enrobe dans une posture faussement égalitaire : il prétend parler “d’égal à égal”. Procédé commode, qui permet de maquiller des attaques assez grossières en conseils amicaux, et de faire passer des humiliations publiques pour de simples remarques constructives.
Le tour de passe-passe ne s’arrête pas là. Toute accusation de mépris est désamorcée à l’avance : s’il y a du mépris, nous dit-on en substance, ce ne serait pas celui du critique envers l’écrivain, mais celui que l’écrivain entretiendrait envers lui-même. Argument circulaire, invérifiable, et surtout très pratique pour s’exonérer de toute responsabilité tout en continuant à dénigrer.
Au fond, ces pages en disent moins sur Gaël Faye que sur François Bégaudeau lui-même : une manière de transformer une lecture en démonstration d’autorité, où la subjectivité la plus brute se travestit en évidence critique, et où la condescendance se dissimule derrière les habits du discernement.
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power
InvitéJe reconnais l’IA
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Charles
InvitéMoi aussi, mais la critique n’en reste pas moins légitime et fondée
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François Bégaudeau
Maître des cléseh bien explique nous ça
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Balthazar
InvitéA propos de ces pages qui m’ont intéressées mais m’interrogent. Je ne suis pas certain que le jury du Goncourt et autres critiques promeuvent le livre par condescendance. Je pense qu’il aiment sincèrement l
ce style scolaire-académique qui toi te révulse (il n’y a qu’à voir ce qu’on trouve chaque année dans le carré final du Goncourt, et pas seulement émanant d’ex rappeurs). Beaucoup de lecteurs aiment sincèrement lire que les que « les éclairs zèbrent le ciels », etc. Quant à l’abandon de sa ‘sauvagerie’, je n’ai vraiment pas compris de quoi tu voulais parler. Je connais mal Faye mais il a toujours été un rappeur France inter non ?-
François Bégaudeau
Maître des clés-oui les lauréats du Goncourt ne brillent pas forcément par leur singularité textuelle. Mais as-tu lu Jacaranda? C’est vraiment très au delà de ce qu’on peut imaginer comme académisme. C’est : scolaire. Mauvignier, Mathieu, Houellebecq, et que dire d’Echenoz, ne sont pas scolaires. Ils n’écriraient pas zébrer pour des éclairs. Je n’ai pas une grande estime pour les jurés Goncourt mais il n’est pas possible qu’ils aiment « sincèrement » une prose si plate.
-tu dis « sincèrement ». Difficile de parler de sincérité dans un jeu hypersocial comme celui de l’attribution du Goncourt ou des shorts lists du goncourt. Tout ça est saturé de calculs, pressions, dosages, etc. Par exemple le Goncourt, qui perdu du terrain, veut rester à la page, il tache donc de promouvoir des littératures plus contemporaines (ce qu’il estime contemporain). Le calcul de la diversité a évidemment joué dans la promotion de ce navet (encore une fois, lis le, et soudain tu me trouveras indulgent). Calcul qui est donc d’une condescendance achevée.
-après, jeu social aidant, il est possible que le calcul devienne seconde nature (voir la page sur Ambre Chalumeau), et que ce vouloir-aimer devienne un aime, que cette affectation de gout devienne gout. Et qu’alors les jurés aiment « sincèrement » le livre.
-je sais bien que Faye n’a jamais été sauvage. Il est le bon élève par excellence, comme rappeur autant que comme écrivain. Je parle d’une sauvagerie perdue au sens où Louisa parlerait de barbarie perdue. (Louisa qui pratique une autre forme d’académisme, mais c’est un autre sujet)-
Madeleine
InvitéTu empiles des jugements sans jamais les démontrer. Dire que Jacaranda est “scolaire” ne suffit pas ; encore faut-il définir ce que tu entends par là et le montrer. “Zébrer pour des éclairs”, c’est une irritation lexicale, pas une analyse.
La comparaison avec Laurent Mauvignier, Nicolas Mathieu, Michel Houellebecq ou Jean Echenoz pose une hiérarchie implicite, mais sans critères. Tu présentes un goût personnel comme une évidence.
Mais c’est une stratégie classique chez toi : ne jamais définir clairement les termes utilisés et faire passer tes préférences personnelles pour des vérités objectives.
Sur le Goncourt, ton raisonnement est fermé : soit les jurés calculent, soit ils ont intériorisé le calcul. Dans les deux cas, tu rends toute appréciation “sincère” impossible. Ce n’est pas une analyse, c’est une position infalsifiable.
L’argument du “calcul de la diversité” relève du soupçon général et évite de parler du texte. C’est un déplacement, pas un argument.
Enfin, opposer “bon élève” et “sauvagerie” ne clarifie rien. Tu remplaces un critère flou par un autre, tout aussi normatif.
Au final, tu n’analyses pas vraiment le livre : tu confirmes tes propres attentes, sans la moindre rigueur analytique. Sans critères explicites ni analyse précise, ton propos ne peut convaincre que ceux qui partagent déjà ton point de départ.
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François Bégaudeau
Maître des clésOui, robot. Mais robot n’a pas lu le livre, sans quoi il saurait que je détaille précisément l’indigence stylistique de Faye. On ne saurait mieux argumenter une opinion sur un style qu’en le citant.
Robot est un peu feignant. -
Madeleine
InvitéLe livre a été lu. Et ce que montrent les exemples que tu cites, ce sont surtout des jugements de goût : tu n’aimes pas ce style, il te paraît scolaire, plat ou irritant.
Même si on accepte le terme “scolaire” comme descriptif, cela ne permet pas d’en déduire qu’un style est “indigent”. On passe alors d’une caractérisation (contestable ou non) à un jugement de valeur qui suppose des critères esthétiques que tu n’explicites pas.
Passer de “je n’aime pas ce style” à “ce style est indigent” suppose des critères explicites que tu ne fournis pas. À défaut, on reste dans une hiérarchisation purement subjective présentée comme évidence.
À ce stade, ce n’est donc pas une démonstration de l’indigence du style, mais l’expression argumentée d’un rejet personnel, sur fond de jalousie et de ressentiment. -
Enieledam
InvitéTon raisonnement présente lui-même plusieurs failles. D’abord, affirmer que les critiques relèvent uniquement du goût réduit arbitrairement leur portée, sans examiner si elles reposent aussi sur des critères partageables. Ensuite, tu exiges des critères explicites tout en n’en proposant aucun pour invalider ceux, implicites, de ton interlocuteur : c’est une asymétrie. Par ailleurs, contester le passage de “scolaire” à “indigent” est légitime, mais tu supposes que cette transition est nécessairement invalide, sans envisager qu’elle puisse être argumentée ailleurs. Enfin, attribuer la critique à la jalousie et au ressentiment constitue une attaque des intentions plutôt qu’une réponse au fond. Cela affaiblit ta position, car tu substitues une interprétation psychologique à une analyse des arguments eux-mêmes.
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Samuel_Belkekett
InvitéC’est étrange cette
MADELEINE
ENIELEDAM
Avec le même type d’arguments, parfois au mot près que j’ai eu avec un Rigolus à propos de Lordon. Si IA il y’a et n’en doutons point, mais alors QUI est à la manœuvre ? Encore un mystère à résoudre. -
Gerard Manfroy
InvitéOui j’ai pensé pareil, Madeleine reprend tous les arguments de Rigolus XD
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Samuel_Belkekett
InvitéDis Gérard, que penses-tu de la réaction de Charles ci-dessous ?
Le mec a une telle estime de lui-même qu’il pense de suite, s’il y a un argument qui se tient d’un pseudo inconnu, que tout le monde va penser que c’est lui.
Elle est pas mal celle-là non ?
C’est dire l’ego du mec !!! -
power
InvitéY a encore de l’IA
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Charles
InvitéJe ne suis pas l’auteur de ce message (pour la simple et bonne raison que je n’ai pas encore lu le livre).
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François Bégaudeau
Maître des clésje m’en doutais un peu
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Ostros
InvitéLisant cet échange sur Jacaranda, on pourrait croire que le livre a reçu le prix Goncourt, j’écris vite fait pour préciser que non. Il était cependant bien dans les nommés. Le livre a obtenu le prix Renaudot. En 2024 c’est Kamel Daoud avec Houris qui a obtenu le goncourt.
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François Bégaudeau
Maître des clésC’est bien pour ça que je parlais de short list. Je crois qu’ill était dans la dernière liste, faite de quatre noms. Et de toute façon oui il y a le renaudot
Notons aussi, tiens tiens, que Faye est chez Grasset. Logique. Car Grasset, parallèlement à la formation d’une brigade d’auteurs néo-cons, a bien sur affecté, depuis dix ans, de promouvoir les barbares assimilés et républicains. Dalie en sait aussi quelque chose, dont ils n’ont vraiment défendu que le premier livre, qui avait des ambiguités sur ce point, que par la suite, et pour le meilleur, Dalie a taché de clarifier.
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Gerard Manfroy
InvitéMerci beaucoup ça me touche je reviendrais avec d’autres commentaires.
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François Bégaudeau
Maître des clésoui, on a hâte
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° >°
InvitéGérard, je préfère te le dire avant que tu sois invité au diné de cons, François est ironique. Est-ce du mépris ? Je ne sais pas je n’ai pas lu le livre.
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Abraxas
InvitéCoup dur.
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François Bégaudeau
Maître des clésle rapport avec le livre est qu’il est assurément vertueux et nécessaire de mépriser le méprisable
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François Bégaudeau
Maître des clésplutot là
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..Graindorge
Invité« et je ne connais pas d’expérience plus pleine pour démontrer que la droite c’est le camp des connards et la gauche celui des gens qui au moins aiment pour de vrai. »
Gérard Manfroy et Gérard Manchot, c’est la même personne?-
Gerard Manfroy
InvitéNon je sais pas qui est Manchot, peut-être Belkeket ou un autre gars mais je vous certifie que c’est pas moi.
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..Graindorge
InvitéMerci. Manchot, de droite ou de gauche est un connard
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Samuel_Belkekett
InvitéCertifié comment ? Certifié garantie ou certifié vices cachés ?
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Samuel_Belkekett
InvitéManfroy ou Manchot ne pas confondre les torchons et les serviettes…
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Gérard Manchot
Invitéles idoles ont les fans qu’elles méritent
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Samuel Grosgeek
InvitéBonjour, vous ne parlez que de vous, c.est normal?
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gerre armand çouaffe
Invitéleu proeux miait kitrouv qky ge çuit i gua nieu in paque deux biai raufaire pa raitiane
hate an çiom y a ain piaije-
bibinard
Invitésé moua !
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K. comme mon Code
InvitéEn cours de lecture.
La partie sur l’objectivité de la supériorité de Bolt sur les autres sprinteurs comparée à celle plus difficile à comptabiliser de Bourdieu sur ses compères m’a fait penser au mot « humilité » que les commentateurs sportifs tentent d’imposer aux joueurs. Le manque d’humilité serait responsable des pauvres performances d’untel ou untel. On se souvient aussi de l’épisode de Cavani qui affiche le mot humilité dans le vestiaire du PSG après l’élimination 6-1 contre le Barça. « Ainsi, l’ancien membre du staff du Paris Saint-Germain a salué la tentative d’Edinson Cavani pour remobiliser ses coéquipiers au lendemain de la correction subie au Camp Nou. L’attaquant uruguayen a placardé le mot « HUMILITE » dans le vestiaire francilien au Camp des Loges. Un message lourd de sens après une telle déroute. »
J’ai du mal à comprendre. Un manque d’humilité n’explique pas le 6-1 ; ce n’est pas ça qui explique les jambes tremblantes des parisiens dès l’entame de la rencontre ; l’humilité, ça irait, selon moi, à l’encontre de ce dont on est capable. L’humilité bride sportivement. Quand Cavani parle d’humilité, j’entends qu’il veut rabaisser ses coéquipiers. Qui valaient beaucoup mieux que ce Barça qui s’est pris 3-0 contre une Juventus qui s’en est pris 4 contre le Real en finale. On parle d’humilité pour rabaisser les forts.
En même temps, on parle de « respecter le petit » en Coupe de France quand le PSG continue de marquer des buts contre une équipe (de division) inférieure.
Il faudrait savoir.-
François Bégaudeau
Maître des clésTrès juste
J’intuite même que le PSG, devant le Barça, a manque, non d’humilité, mais de prétention – c’est à dire de la conviction qu’on est fondé à prétendre.
Le manque d’humilité ce serait peut etre les Pays bas contre l’Allemagne en 74 – quoique même là je me demande si n’a pas joué, au plus profond d’eux, l’immémorial sentiment d’infériorité des hollandais face au cousin germain
(en tout cas en prolong de France-Allemagne à Seville 82, c’est très clair)-
Greenwashing
Invité« L’humilité bride sportivement. »
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C’est stupide.-
Samuel Grosgeek
InvitéTellement. L’humilité te fait bosser de facon hardcore au contraire, et être apprécié en sports co.
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Greenwashing
InvitéC’est vrai aussi pour les sports individuels et puis ça se tient toujours aussi bien quand on parle de performances intellectuelles puisque même dans ce secteur ils sont nombreux à nous vanter l’humilité comme était la clef de leurs réussites. Après tout ça François ne peut pas le savoir puisque François n’a que son nombril pour horizon et que c’est même pas dit qu’il s’aime lui même à défaut d’aimer son prochain.
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François Bégaudeau
Maître des clésCa m’a l’air d’etre du greenwashing des grands jours
Merci pour cette lecture en tout cas. Fidèle lecteur.-
Greenwashing
InvitéFrançois: Quelle surprise, t’as encore oublié de me moucher sur le fond.
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François Bégaudeau
Maître des clésle fond c’est que j’ai que mon nombril pour horizon?
eh bien je n’ai rien à redire à cela
c’est très bien dit
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Samuel Grosgeek
InvitéLa partie sur l’objectivité de la supériorité de Bolt sur les autres sprinteurs comparée à celle plus difficile à comptabiliser de Bourdieu
Difficile de faire plus loin de la vérité. Bourdieu est le sociologue le plus cité au monde en 2025 dans la littérature scientifique. Au monde. Et de très loin. FB connaît mieux le sprint (sigh) que la sociologie, c sa le soucy
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Samuel Grosgeek
InvitéPS: les mots science ou littérature scientifique ne sont pas des jurons. Google Scholar est votre ami.
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Micheline
InvitéParler de science sur ce forum c’est comme parler de Cnews dans un rassemblement de LFI.
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Claire.N
InvitéDu mépris
reforestation
« le sentiment de supériorité est la sève du mépris »p12
Et effectivement on tronçonne bien vite là ou sa marque est posée, alors qu’une tronçonneuse dans les mains d’un homme de pouvoir, ça peut mal viser mais ca fait vroom c’est impressionnant virile et détalant
Ça peut viser le poteau rose par exemple
« Quand on juge le mépris c’est rarement le mépris qui est en jeu »
Observe et prends puissance,
Le bobo
Le verdict du marché
Le conformisme obligé
on pari que tu y prends gout, on paris que tu vas être vif, la preuve t’as pigé les règles d’un point étape – ca se voit-tu piaffes ,la sève te monte à la tête, tu cranes, tu l’éprouves-et t’as une blague « une blague doit aller plus vite que moi tout en permettant que je raccroche le train.il faut qu’elle m’échappe et que je la chope, comme une mouche en plein vol. »
Mais d’où te vient cette grosse tête ? « De toujours »
Cassant avec les branches pourries – doux avec les bourgeons
Les branches sans sève de toute façon mortes, ne t’appuis pas dessus
En une phrase, l’école, l’âgisme volent en éclat
« L’école n’échoue jamais à visser dans les entrailles du prolo que son rang inferieur ne résulte pas de l’arbitraire des destins sociaux, comme il eut pu encore se le raconter avant le CP mais de son QI d’oursin pauvre »
-se le raconter, se la raconter -tu merites en ces lieux ? – un amour , tu merite un amour et bien sur y a des pétalles
Sur la fin du texte je ne les déflorerais pas-
Samuel Grosgeek
InvitéHey hey hey!
Milei avec une tronconneuse, c bcp + ridicule que viril, hein, il fo le savoir.pot aux roses
Et non poteau rose, ou poto rose.
Me fait penser a une copine en psycsociale, avait ecrit « bouquet mystere » au lieu bouc emissaireEn fait Clairette etait dans ma promo
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François Bégaudeau
Maître des clésTiens d’ailleurs ce titre, ce si beau titre, « tu mérites un amour », de quoi est il fait? Il est fait, maladroitement car passant par la zone obscure du « mérite », du sentiment que l’individu VAUT un amour. Ou plutot : qu’il vaut mieux que le désamour qui le meurtrit.
Hier dans le tram de Tours une femme, disons folle, parlait à un certain Nassim qui n’était pas là, et disait : fais moi l’amour Nassim, fais moi pas la cuisine fais moi l’amour, je suis pas n’importe qui. Cette femme tachait de se persuader de l’estime qu’elle se vouait – et que Nassim avait eu l’air d’étioler.-
Claire N
InvitéOui- c’est un passage en épingle à cheveux, que celui-ci ; mais le livre permet ce genre de balancement – la prise d’élan pour sauter d’une branche à une autre
Ce titre m’en paraît une parfaite contraction -
Claire N
InvitéOui- c’est un passage en épingle à cheveux, que celui-ci ; mais le livre permet ce genre de balancement – la prise d’élan pour sauter d’une branche à une autre
Ce titre m’en paraît une parfaite contraction-
François Bégaudeau
Maître des clés« la prise d’élan pour sauter d’une branche à une autre »
O comme j’aimerais qu’on avance dans ce livre comme un singe saute de branche en branche – c’est à dire comme il fut écrit-
Claire N
InvitéIl n’y à aucune autre manière de le négocier
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Claire N
InvitéEt je ris de transformer la tatcheriste formule – foulée juste pour l’appuie –
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Zorglub
InvitéRire… Tu dois avoir de sacrés abdominaux à force… rire !
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Claire N
InvitéPuisqu’on en est à parler de mes abdominaux,
J’aimerais que tu arrêtes de m’envoyer des mails
Merci-
Zorglub
InvitéTu me fais peur Claire… rire
Que d’imagination ma chère, je préviens mon avocat rire-
Claire N
InvitéOui- c’est surement mon imagination qui m’envoie des mails pour me demander si j’ai fait l’amour – je ne vois pas d’autres explications
Alors on va dire que ton imagination va gentiment me lâcher les basques -
Ostros
InvitéOulà ça va trop loin son délire là
Tu as Pharos Claire si besoin
https://internet-signalement.gouv.fr/ -
Claire N
InvitéMerci Ostros – j’espère que ça passera
Je crois que ma wish liste est claire
Je rajouterai bien ne pas spamer le forum
Sait on jamais -
Claire N
InvitéAprès c’est intéressant d’examiner cette curieuse hargne qui semble se crisper sur « rire «
Je me demande dans quelle mesure il ne s’agit pas de camoufler rageusement chez les autres ce qu’on abhorre chez soi -en en effaçant partout la trace j’imagine qu’on se sent « protégé « de le voir decouvrir présent en si grande quantité en son sein -en l’espèce je ne sais si c’est le rire en lui même, la maladresse stylistique oú l’impulsivité -
Ostros
InvitéJe pense que tu ne devrais pas te poser ces questions sur ce qui est ciblé chez toi par cet être stupide
Continue à écrire comme tu veux et laisse le/la se noyer dans la merde qu’est son existence -
Claire N
InvitéOui – c’est un conseil que je sens solide – merci
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Claire N
Invité« parlait à un certain Nassim qui n’était pas là »
Et d’un trait – paradoxalement le fort intérieur
De tant d’autres s’entend – la voix haute devient murmure et bourdonne dans la musique du n’importe qui-
François Bégaudeau
Maître des clésDans un livre en cours l’héroine a toujours écrit for intérieur fort intérieur
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Claire N
InvitéUn livre qui m’obligera à tenir le dictionnaire pas loin
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François Bégaudeau
Maître des clésun Robert sera offert avec chaque exemplaire
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Claire N
InvitéJ’ai toujours celui qu’un jour mon grand père, m’avait offert pour un petit anniversaire
J’y ai mon nom inscrit sur la page 101
Il est un peu moisi le salpêtre je crois
A poussé sur la tranche -
brisemenu
InvitéPour la gente féminine , c’est plutôt une paire de Robert qu’il faudrait.
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François Bégaudeau
Maître des cléshumour de droite
génie-
Claire N
InvitéMince – je la connaissais déjà
Sur ce point j’ai beaucoup aimé dans le livre la réflexion sur la vivacité
« la vitesse n’est pas un attribut de l’humour mais son mode. Cote émetteur et récepteur, l’humour va vite oú ne va pas. Une blague est lapidaire oú n’est pas , une blague se comprend oú se raté. Une blague doit aller plus vite que moi tout en permettant que je raccroche le train «
Et son effet immédiat, elle se voit-
Claire N
InvitéEt aussi l’analogie qui suit avec la travailleuse du sexe qui- si elle veux faire commerce social – passe directement du camp de la jouissance a celui de la patience polie
-
Claire N
InvitéL’injonction à la politesse en l’espèce serait celle ci « fait comme si j’étais le meuilleur « c’est pas sport de faire pression sur les lignes d’arrivées
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François Bégaudeau
Maître des clésFais comme si j’étais le meilleur, effectivement première compétence de l’escort
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Claire N
InvitéOui et même plus largement une menace parfois
De qui cogne sur l’arbitre -
François Bégaudeau
Maître des clésje vois bien
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Malice
InvitéVotre conversation sur les escorts me fait penser à un client du livre « La maison » qui bien que pris dans un rapport pécunier avec la travailleuse du sexe qu’il préfère, passe son temps à tenter de créer avec elle un lien de séduction amoureuse ( foireux et pénible pour elle), sans paraître se rendre compte ( on se demande où il puise ses illusions) de la forme d’indécence qu’il y a à réclamer, en plus du service, un « bonus » amoureux. Il s’arrange pour la rencontrer hors de la maison, alors qu’elle est en repos et préoccupée d’autre chose que son travail.
-
Claire N
InvitéBah voilà, c’est un peu le même problème avec la pêche ; si tu payes pour prendre une truite dans une foire ou un parc d’attractions après t’es en sur confiance et bredouille au torrent
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Claire N
Invité« on se demande où il puise ses illusions«
J’aime beaucoup cette question
J’aurais tendance à intuiter quelque chose d’un peu triste
« Je me raconte que je te méprise parce que tu t’agenouilles à mes pieds, alors que tu t’agenouilles parce que je te domine, parce que j’ai l’ascendant physique -économique sur toi et ta survie au moins sociale entre les mains «
« je rapporte fallacieusement une position à un trait de personnalité : tu es dominé- e parce que tu es inférieur «
Il peut peut-être y avoir un « je me raconte « qui voudrait en l’espèce se masquer la contingence du terrain ; de sa ridicule petitesses -
Claire N
InvitéJe me dis en passant que ça me ferait un bon point de départ pour appréhender ce qu’on appelle l’erotomanie- mais peut etre que je m’emballe un peu
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Claire N
Invité( j’évoque l’eromanie des dominants, celle que flairait Antonin Arthaud)
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Samuel Grosgeek
InvitéQuelle erotomanie des parasito-dominants? Nafissatou Diallo avait tres envie. De l’ignoble gnome.
Sinon Emma Becler, tellement de la merde ses livres, elle est impressionnante. Dans son genre. -
Samuel Grosgeek
InvitéEnfin. C’est à nuancer! Le faitcest que le pouvoir est sexy chez un zom. Ce se constate chaque jr, partt, tlt. Seulement, comme l’expert, bon expert, devient facilement toutologue. Le gris baiseur à succès en vient vitecà se prendre pour un passe-partout. Et je parle pas du n1. Patriiiiiiiiiick. 🎵🎵🎵
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Claire N
InvitéJ’ai pas tellement besoin d’avoir les références wikipedias sur le sujet – merci
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Claire N
InvitéJe veux dire par là que les » irrégularités « je les connais déjà puisqu’elles sont pensées via la psychiatrie et pas via la structure
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Malice
Invité@Claire l »érotomanie, une maladie mentale qui me fascine presque autant que la mythomanie
Dans le temps j’ai aimé le film » Anna M » avec Isabelle Carré. Il y avait une ouverture du thème de la maladie à la fin, vers quelque chose qui dépassait le diagnostic. Je ne sais pas ce qu’en penseraient des experts de la question. -
François Bégaudeau
Maître des cléstu définis comment l’érotomanie, Malice?
(question pure, sans arrière pensée) -
Malice
Invité@François
je vais peut-être dire des conneries car je ne suis pas psy mais si je me base sur un livre du rayon psycho et le film Anna M, c’est une maladie qui provoque chez une personne l’illusion délirante d’être aimée par une autre, parfois même par une personne qu’on n’a jamais rencontrée. Une jeune fille, dans le livre que j’ai lu, racontait à l’intervieweur qu’elle était certaine que Patrick Bruel la harcelait. Quand elle le voyait à la télé, elle croyait qu’il lui envoyait des messages codés exprimant sa passion pour elle. La jeune fille en pleurait, suppliant que Patrick la laisse tranquille. -
K. comme mon Code
InvitéC’est plus de la psychose, non ?
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François Bégaudeau
Maître des clésje dirais une érotomanie à tendance psychotique oui
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François Bégaudeau
Maître des clésquant à celle qui croit que Patrick Bruel la harcèle je la crois au contraire tout à fait clairvoyante
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Stéphanie
InvitéPlutôt une psychose avec élément érotomaniaque
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MA
InvitéL’histoire d’Adèle H aussi
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Schnoups
InvitéComme je suis dans tous les bons coups j’ai une belle histoire avec une femme qui serait une érotomane. Sans la tendance psychotique par contre. Comme c’était ma supérieure, euh pardon, ma référente pédagogique, elle a pu user contre moi de sa violence et de sa haine avec les pouvoirs de sa position, et le soutien de sa hiérarchie. J’en sors à peine là, reste le suspens quant à la reconduction ou pas de mon contrat en fin d’année.
Il y a effectivement des points communs avec la mythomanie. C’est a dire que ces gens qui se racontent des choses auxquelles ils croient, quand ils se prennent le réel en pleine gueule, c’est dangereux pour ceux qui sont en face. Sauf que parfois on ne sait pas bien à qui on a affaire et donc on ne se rend pas compte qu’on risque gros.
Je raconterai plus tard.
C’est ma frangine, qui, suivant l’affaire de près m’a sortie ce mot. Elle m’a aussi dit, si elle se suicide ne culpabilise pas hein.
Voilà, gros teasing. -
François Bégaudeau
Maître des clésah oui gros teasing
« Je raconterai plus tard. » J’exige que plus tard soit aujourd’hui. Je peux l’exiger car ici je suis roi et prince et duc – et tellement beau. -
nefa
Invité@François
et le jour où à la place de ton clavier tu verra un sceptre, un vrai de vrai tout en or, tu pourras plus que dire : j’y suis
blague à part, est-il question de ça avec : » La scène finale montre Anna et son enfant à la montagne, deux ans plus tard. Zanevsky et sa femme passent auprès d’elle » (résumé film Anna H sur wiki), de la vraie crise psychotique ?
la scène la suggère-t-elle (Zanevsky et sa femme ne sont en fait pas là) ? -
Claire N
InvitéJe ne peux que plussoir
Pour les mêmes raisons
Mais en plus manifestes
Ou bien un puzzle -
Schnoups
InvitéDu coup je me demande si c’est bien le vrai François, je n’ose pas obéir.
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Alexandre
InvitéEn même temps on trouve aussi qu’érotomane qualifie l’obsession sexuelle. En tout cas je suis sûr que plein de gens l’emploient dans ce sens (quand ils l’emploient).
Je découvre là une autre définition. -
Alexandre
InvitéOn a dit du loup de Tex Avery qu’il était érotomane.
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Malice
Invité@Schnoups désolée pour toi et je suis également impatiente d’entendre ton récit
@François j’avais oublié l’affaire Patrick Bruel ( je ris) et l’histoire d’Adèle H
@Alexandre il paraîtrait que l’érotomanie induit parfois en erreur à cause de l’emploi d’eros que ce serait quelque chose de principalement sexuel. Mais bon encore une fois je n’ai vu qu’un film et demi sur le sujet.
A propos d’Anna M, j’avais aimé ( attention je spoile) l’issue mystique du film, où Anna semble convertir son obsession en amour chrétien ( aimer avec passion mais de loin, sans s’obstiner à demander un retour, et en respectant la famille de l’aimé, si je me souviens bien) -
nefa
Invitéà rapprocher peut-être du syndrome de concernement dont elle serait une modalité
le concernement étant la sensation d’être au centre de son environnement
consernement -
Sam Groku
Invité
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Samuel_Belkekett
Invité« le sentiment de supériorité est la sève du mépris »p12
HI Han Hi Han
Celui qui a écrit ça c’est de quoi il parle. C’est de l’expérience vécue.
Il est notable que ceux, hostiles à l’école et ceux qui sermonnent à plein temps de morale dépourvue de raisonnements, soient les mêmes.
Et vive les formules creuses.-
Claire N
Invité« Celui qui a écrit ça c’est de quoi il parle »
On peut même supposer qu’il a lu le livre – enfin au moins jusqu’à la page 12 – restons prudent-
Samuel_Belkekett
InvitéMon post ne fait aucunement référence au livre.
Juste à la personnalité de celui qui l’a écrit, la formule p12 renvoyant à l’individu complexe que l’on sait.
Cela d’autant que je l’ai dit ailleurs, le sujet m’intéresse et je le lirai.
Même un prétentieux peut avoir le niveau suffisant pour écrire un livre intéressant.
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Rémi
InvitéIl existe uniquement en version papier ?
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Chimpanzix
InvitéJe viens de le finir. Du grand Begaudeau. Et la force de ces dernières pages ! J’ai refermé le livre avec l’envie de courir à poil dans un champ de blé.
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François Bégaudeau
Maître des clésc’était bien mon but
d’ailleurs la gendarmerie nationale signale depuis deux semaines de nombreux cas de courses à poil dans le blé
ils s’interrogent mais nous on sait
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Gerard Manfroy
InvitéEt moi Rigolus je te propose : « 150 blagues sur les pizzas » (Hachette).
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Gerard Manfroy
InvitéDésolé pour l’erreur de topic.
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Pour me racheter de ma faute, je profite de la petite vanne sur Jennifer Lawrence du bouquin pour relever que je prenais Lawrence pour une actrice médiocre et que j’avais bien tort.
Sur une chaine Twitch en 2023 qui diffusait des films, il y avait eu une soirée spéciale J. Lawrence, à commencer bien sûr par Hunger Games. Perso, dès l’affiche ça ne me plaisait pas Hunger Games. J’avais déjà lu Battle Royale en manga (surement l’œuvre artistique la plus violente que j’aie jamais vu d’ailleurs) et je voyais ce blockbuster comme une pâle copie commerciale pour gamins, mais à vrai dire je fus tout à fait emballé.
J’en avais donc vu la série entière, des heures de beau spectacle, de beaux acteurs, des décors et des costumes très réussis, mélanges de rétro et de High Tech puisque dans cet univers dystopique les pauvres vivent en 1930 et les riches en 2130 ; de très beaux plans en IMAX sur le deuxième volet (vive la pellicule). Le plaisir de l’immersion avait bien duré.
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Mais ce n’était rien par rapport au film suivant, qui m’a scotché à l’écran comme rarement un film me scotche à l’écran : Causeway, de Lila Neugebauer.
La fatigue me faisait un peu souffrir mais je refusais d’éteindre mon onglet, de peur d’en louper la moindre image.
Un film tout à fait modeste dans ses moyens, tout à fait magnifique dans sa forme. Neugebauer filmait Jennifer Lawrence dans le bus, chez le kiné, dans un motel, dans un bar, sur une piscine, et ben il se trouve que ces images-là je m’en souviens très bien, ici-même, et même plus que les majestueux décors de Hunger Games.
Une expérience qui m’a rappelé ce que c’est que le cinéma en tant qu’art donc. Comme l’a plusieurs fois dit François c’est ce cinéma-là, modeste et minoritaire, qui mérite d’être défendu. C’est vrai que le cinéma en tant qu’art spectaculaire est dépassé, « peut-être qu’on assassinera le cinéma, ça c’est possible » comme l’a dit Gillou.
Donc voilà merci Jennifer. Thank you Jen. You know it’s been a wonderful time, thanks to you. On peut dire qu’elle a su faire une carrière la Kentuckienne.
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PS : je prépare un autre petit commentaire sur le livre.-
François Bégaudeau
Maître des clésNon, pas « un autre petit commentaire ». Ton premier commentaire. Pour l’instant tu n’as aucunement commenté le livre (tu affectes même de ne pas le commenter). On n’en est que plus impatient.
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Balthazar
InvitéIl faudrait quand même parler de cette fin… Sur laquelle j’ai pour ma part bien du mal à mettre des mots.
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François Bégaudeau
Maître des clés… ce qui est bon signe
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Diogène en claquettes
InvitéBonjour,
J’ai lu « Du Mépris » ; terminé il y a quelques jours ; je vous écris donc en pleine digestion.
Serait méprisable le méprisant, serait méprisant celui qui méprise sur le simple fait d’une supposée supériorité ?
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Diogène en claquettes
InvitéJe reprends,
Gaël Faye est-il méprisé par le monde l’édition de l’édition qui le met en avant (mais pas trop, hein.) juste sur la short-list parce qu’il est un bon élève issu d’un peuple qui a beaucoup souffert ?
Ou par FB qui dézingue son style scolaire, exemples et contre-exemples à l’appui soutenu par sa vision du monde de l’édition ?-
K. comme mon Code
InvitéLe monde de l’édition ne méprise aucun auteur qui vend des livres. Ils sont au contraire très bien considérés. Et il a obtenu le Renaudot, c’est pas mal comme mise en avant (il aurait pu viser le Goncourt s’il était édité chez Gallimard, ce qui sera probablement le cas pour le prochain livre).
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Diogène en claquettes
InvitéJ’essaie juste comprendre la thèse de FB.
Je ne connais pas Gaël Faye, jamais lu.
Être mis en avant par un commerçant ne signifie pas qu’il ne te méprise pas.
Taylor Swift passe son temps à flatter ses Swifties, pourtant elle leur vend très cher des performances lives en playback… (C’est le cas inverse du marchand qui méprise ses clients). -
François Bégaudeau
Maître des clésFaye est économiquement et symboliquement très bien considéré, et intérieurement très méprisé – au moins par les jurés.
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Diogène en claquettes
InvitéC’est bien ce que j’avais compris.
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Sardoche
InvitéIl n’ y a pas la moindre preuve que monsieur Faye soit méprisé par qui que ce soit, sauf par monsieur Bégaudeau lui-même (la couleur de peau de l’auteur en question expliquant peut-être cela quand on se souvient des propos de monsieur Bégaudeau sur les noirs en équipe de France). Tout ceci n’est donc que de la diffamation de la part de ce monsieur dont les saloperies de ce genre semblent devenir sa marque de fabrique.
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Zlan
InvitéLa diffamation et l’insulte sont les principaux leviers utilisés par Bégaudeau, que je qualifie de raciste.
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Diogène en claquettes
InvitéK. Comme mon Code,
S’il suffit d’être chez le bon éditeur pour obtenir un prix, cela signifie que les prix récompensent les éditeurs et non les auteurs.
Les auteurs ne seraient que des prétextes ?
Quel mépris !-
K. comme mon Code
InvitéAlors, oui : le Goncourt, c’est plutôt Gallimard et le Renaudot c’est (c’était ?) pour Grasset. Il ne suffit pas de l’être mais c’est une condition dont tu n’es pas dupe. Tu sais, j’ai appris récemment que le simple fait d’avoir un meilleur diffuseur permettait d’être considéré par plus de prix littéraires. Donc oui : c’est la position économique de l’éditeur qui rend possible ou non la récompense. Et les auteurs bénéficient ensuite des bénéfices. Le livre n’est pas tout à fait un prétexte, mais sa valeur est secondaire.
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Samuel VIfGrosseMemoireJeTencule
InvitéAh, enfin j’ai pu commencer à me délecter de « du mépris », soit il est plus drôle et smart qu’à l’accoutumée, soit le soleil sied à mon sourire…
Bégaudeau, dit vif-argent, ou mercure, admet que ni les échecs, ni les maths, ne sont son fort. (Mémoire de travail médiocre, donc). Ni la philosophie, mémoire tout court, toute courte et médiocre. Ainsi il n’aurait jamais pu avoir l’agreg de philo comme l’a obtenue Bourdieu en son temps. AInsi il est incapable de voir que ce n’est pas de l’admiration, mais de l’objectivité, de considérer que Bourdieu et BHL sont de deux multivers différents. Il est évident que si tu es incapable de lire de la philo plus galbée que Comte-Sponville, ce qui ne manque pas d’être surprenant pour une personne qui dégoise à longueur de plateau, aimer penser, il est naturel que tu ne vois pas la dorsale océanique entre Bourdieu et BHL. Tu essayes d’attaquer Bourdieu sur une prestation télévisuelle d’ailleurs, Bourdieu qui avait le plus grand mépris pour la tv, à raison, et qui a écrit plus de 60 livres, est le sociologue le plus cité par les sociologues actuels, dans la littérature scientifique. Mais toi, tu n’as pas le temps, de lire un de ses livres. On comprend.PS : il y a une coquille page 8, « puis exulter même d’être’, même j’imagine. Je peux assurer le debunkage de coquilles si vous voulez, je prends moins qu’une escort girl de l’heure, je pense vite, ai une excellente memoire, et memoire de travail atomique. Par contre je suis une grosse flemme, il faut le savoir.
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Samuel VIfGrosseMemoireJeTencule
Invitécoquille = môme, j’y retourne
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Samuel VIfGrosseMemoireJeTencule
InvitéJe reviens sur l’inculture crasse de FB, en matière de science. De fait, Bourdieu n’est pas un créateur de concepts bidons à la Derrida ou Foucault. C’était un scientifique. Quand je dis que c’est le sociologue le plus cité dans la littérature scientifique en sociologie, il faudrait comprendre ce que cela veut dire. Ca veut dire qu’en 2026, les scientifiques jugent ses apports tellement encore opérants, importants, et éclairants, qu’il s’y réfèrent. Pas comme Luchgini va citer Rimbaud, Hugo, et Tartempion, non. Plutôt comme un mathématicien va utiliser les équations cartésiennes. Il faudrait faire ici un court d’épistémologie scientifique, comment la science se fait, et avance. FB, un sociologue, comprendre, qui mène des enquêtes, n’a RIEN a voir avec un idéologue, intellectuel, pseudo-philosophe bidon, il faudrait comprendre cela, svp, et ce n’est pas du mépris quant à votre ignorance cyclopéenne en matière de science. C’est juste un avis, un conseil d’ami, car je vous apprécie bcp par ailleurs!
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Samuel_Belkekett
InvitéPas mal !
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François Bégaudeau
Maître des clésLe mardi Gaël est digne de pitié, le mercredi il est pitoyable, qui jalonne son roman Jacaranda de tournures comme « mon coeur s’est mis à battre à tout rompre », « applaudir à tout rompre », « une coquette somme d’argent », « des éclairs zébraient l’obscurité ». Tournures toutes faites, associations de mot livrées clé en bouche et régurgitées telles quelles, pavloviennes, automatiques : la somme est invariablement coquette, le coeur bat forcément à tout rompre, et l’on applaudit dans les mêmes termes, et les éclairs et le verbe zébrer ne se quittent plus depuis l’invention des éclairs et du zèbre.
Le style de Gaël Faye est emprunté car il l’emprunte. Il contrefait ce qu’il imagine être la la littérature et qui n’est que le bien-parler. Le mercredi j’appelle académisme cet artisanat copiste. Ce recrachat.
Gaël Faye croyant écrire un livre écrit une rédaction. Dans le but de quoi il rassemble ce qu’il connait d’expressions bien tournées, gageant que le professeur ou quelque autre gardien de la correction appréciera.
Lors du troisième repassage, Faye, langue tirée, corrige « fait des travaux dans sa boutique » en « effectué des travaux dans sa boutique ». Le verbe faire appartient au registre moyen, le verbe effectuer au registre soutenu. La littérature selon Faye se gagne en se hissant au registre soutenu comme le FC Maubouse se hisserait en Ligue 1. Elle est cette alchimie qui transforme couilles en « parties intimes », ou « elle pissait » en « elle faisait ses besoins sous elle ». « Urinait » serait toléré mais c’est encore trop cru pour Gaël, « Faisait ses besoins » est mieux éduqué. Et si plaisant à l’oreille.« Plongé dans un livre du sociologue Emile Durkheim » est-il aussi écrit. Faye fabrique des livres conventionnés, et la convention veut qu’une dissertation complète un grand nom de son prénom et de sa profession, comme à la préfecture. Exemples : plongé dans une mayonnaise du cuisinier Alain Ducasse ; plongé dans une mission de l’agent secret Xavier Dupont de Ligonnès. Là dedans tout est bien expliqué, comme on dit d’une notice de Freebox. Cette textualité rassembleuse est sans ellipse ni zone d’ombre. Le copiste ne veut perdre personne et d’abord ne pas se perdre. Ne pas s’abîmer dans les vertiges du génocide rwandais son thème, ni dans la littérature vertigineuse qu’une pareille tragédie réclame, exige. Exige moralement. D’une morale littéraire. Mais Faye souscrit plutôt à la morale sociale. Il écrit en citoyen ; en pupille de la République.
Et donc quoi?
Et donc s’il se fait pupille il fait de moi un tuteur. Un professeur, légalement fondé à le corriger. Ainsi je barre « ignorant la brutalité du monde, excepté celle qui arrivait par la télévision » au profit de « ne connaissant la brutalité du monde que par la télé ». Je barre « J’ai les larmes aux yeux mais je réprime mon envie de pleurer » au profit de « je retiens mes larmes. ». Je suis odieux. Je suis meilleur écrivain que Faye, ce serait minauderie que de le nier, mais réécrire ses phrases est odieux. Un concentré de violence inégalitaire. Cent cinquante pages plus tôt j’aurais dit : un concentré de mépris.
Mais qui est inégalitaire ? Qui se moque de qui ? Qui se moque de Faye ? Moi qui dis l’indigence objective de ce roman, ou le jury Goncourt qui l’accueille dans sa dernière liste avec une mansuétude purulente de paternalisme ? Moi qui parle à Faye d’écrivain à écrivain, ou le jury de visages pâles qui récompense son ardeur à se conformer, l’encourage à poursuivre dans cette bonne voie, et se félicite que l’impétrant ait la politesse de taire la responsabilité post coloniale de la France dans le massacre. Voilà un bon sauvage comme on les aime, quelque manioc qu’il ait ingéré : francophile et doué en orthographe.Je ne méprise pas Gaël Faye d’écrire scolaire – il n’est pas responsable de sa mise aux normes par l’école quinze ans durant. Je le méprise d’abdiquer sa sauvagerie. De refouler sa force irréductible, son idiosyncrasie, pour se plier aux normes sociales et stylistiques. De se compter parmi les faibles.
En deux romans, Faye a été plus traduit que moi en vingt. À l’automne 2024 Jacaranda se vend à 100.000 exemplaires, mon Comme une mule à 8.000.
Je serais jaloux que ça ne m’étonnerait pas.
Reste que sa force économique me donne le droit d’être rugueux. Le devoir. En ces lignes j’agis en lanceur d’alerte. De la fausse monnaie circule qu’un jeu de dupes a colporté, arrêtons ce trafic.La Congrégation Mondiale de la Sainte Fragilité m’objectera que la force économique de Faye est contrebalancée par deux handicaps : son origine ethnique et son origine artistique le rap. Mon évaluation esthétique devrait prendre en considération, non le texte Jacaranda, quelle drôle d’idée, mais le double passif de son auteur. D’un garçon si mal parti dans la vie, mon appréciation sur le bulletin devrait d’abord complimenter le choix d’écrire un roman plutôt que de vendre du crack ou d’égorger un Hutu. Un bon roman ce sera pour plus tard, l’éducation c’est step by step, on n’apprend pas Heidegger en sixième. Je dois accorder mes attentes au rythme des tropiques.
Jacaranda c’est nul mais pour un Noir c’est déjà bien.
Pour un rappeur.
Pour un jeune.
Qui méprise qui ?Je suis blanc, ex-prof, écrivain. Je suis donc prié de ne pas abuser de ma triple position dominante en taclant monsieur Faille. Je dois taire ma consternation à la découverte de plats paragraphes que je ne pardonnerais pas à un égal. Je dois être grand seigneur, plus châtelain que jamais. Je dois le traiter en enfant attardé, comme l’a fait l’Académie Goncourt en le discriminant positivement, la bonne conscience coïncidant en l’occurrence avec l’option marketing de déblanchir ce prix ancestral.
L’Académie méprise Faye qui se méprise. Qui méprise l’inférieur social et racial qu’il se sent être.
Je méprise le mépris que Faye se voue au point de quémander la reconnaissance d’un jury dont ce faisant il avalise la supériorité sur lui.
En général j’ai des indulgences pour le besoin d’amour ; tout le monde n’a pas eu la chance d’une mère aimante. J’en ai moins pour la version sociale du besoin d’amour : le besoin de reconnaissance. Faye n’avait pas son content comme rappeur, il a voulu être admis dans la grande famille des lettres.
Donc le rap ce n’est pas des lettres ?
Qui méprise qui ?
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