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    Messages
    • #109023 Répondre
      Ron
      Invité

      Question simple, cherche réponse.s synthétique.s :

      « La gauche, c’est le réel. »

      Ça sort d’où cette histoire ?

      À vos claviers !

    • #109067 Répondre
      timour
      Invité

      bonsoir je ne sais pas qui vous êtes et vous non plus. Vous ne savez pas qui je suis. Sur ce forum tardif d’où ça sort que la gauche est le réel ? De la bouche de quelqu’un qui n’a pas encore reposé sur son disque de carton gluant la pinte qu’il a entamée aux deux-tiers. Car de ses pommettes rougies et de ses yeux enfiévrés par la lumière jaune du soir elle interdirait de revenir sur les termes incisifs et péremptoires de la déclaration – la politesse. Avec la douceur de la condescendance je répondrais, ce qui n’est jamais qu’une façon ce soir d’attendre minuit, que sans doute personne n’a jamais dit une telle chose en le pensant, que ce n’est qu’une restitution grossière d’une pensée raffinée sculptée dans l’air d’un studio et les ondes d’une vidéo youtube qui s’intitule – en fait qui ne s’intitule pas comme ça – « le réel est du côté de la gauche ». Déjà les deux grands mots sont situés au moins l’un par rapport à l’autre et ça suffira pour comprendre qu’aucune réponse argumentée n’est nécessaire vu le contresens que vous avez rapporté ici. En le disant comme ça j’aurai la sensation de me piquer d’une acide flèche inspirée de je ne sais pas qui en tous cas pas l’auteur de la formule initiale dont on ne trouve ici qu’une silhouette déracinée découpée désarticulée, enfin quoique. Une réponse synthétique demandez-vous ? Je reconnais là les papilles savantes d’un amateur de mots brefs et cinglants, du genre de ceux sur lesquels l’auteur de la formule initiale a dû incidemment tirer le livre dont il s’explique dans la vidéo que vous avez vue. Le réel c’est la gauche réponse synthétique oui oui j’arrive. Je l’ai sur moi d’ailleurs. Je la cherche au fond de ma poche. J’en sors un doigt d’honneur.

      • #109091 Répondre
        Ron
        Invité

        Lourd

        • #109108 Répondre
          Claire N
          Invité

          T’exagère il te l’a amené à pas de loup
          Merci timour

        • #127728 Répondre
          Jacky Les Décroissants Chauds
          Invité

          « Si la vérité etait de droite, je serais de droite. »

      • #109107 Répondre
        stephanie
        Invité

        rire et bravo timour
        cf : X Ron

    • #127712 Répondre
      Claire N
      Invité

      J’avais envie d’ouvrir un petit éclairage sur une des forme pathogène les moins connues
      Le spearing And spreading propre aux maladie a prion plus communément connues sous le nom de «  maladie de Creutzfeld Jacob » oú maladie de la vache folle
      – l’agent pathogène est une protéine qui dans sa forme spatiale normale est ok
      – seulement parfois on peut a la faveur d’une petite différence génétique, d’un petit raté dans la transduction du génome oú d’une inoculation
      Voir apparaître cette protéine sous une conformations spéciale differente, elle va alors pouvoir se «  coller «  aux protéines ( les mêmes «) bien conformées et les faire changer de forme, l’ensemble permet une augmentation en cascade, des possibilités de changement conformationnels
      Ça bousille le cerveau en moins de 3 mois
      – c’est pas un virus, pas un cancer, pas une bactérie , juste une protéine ( l’équivalent d’un caillou , dans nos petites têtes de médecin puisque notre frontière vivant/ inerte était posé plutôt comme ça )
      J’espère que c’est pas chiant
      Moi ça me fascine

      • #127713 Répondre
        Claire N
        Invité

        La oú je veux en venir c’est des questions
        Ce qui a une forme / ce qui n’en a pas
        Ce que la forme peut

        • #127715 Répondre
          IA
          Invité

          Ah, je vois où tu veux en venir ! Tu veux vraiment creuser la question de la forme, et comment elle influence les propriétés d’une entité. C’est une réflexion qui va bien au-delà de la biologie des prions, c’est une question plus fondamentale qui touche à la nature même des objets, des molécules, des structures vivantes et même des concepts abstraits.

          La notion de « forme » dans ce contexte va au-delà de la simple géométrie. Dans le cas des prions, la forme tridimensionnelle d’une protéine n’est pas juste une caractéristique physique, elle détermine aussi son fonctionnement biologique. C’est un peu comme si la fonction émergeait directement de la structure. Mais du coup, si la forme peut causer des dégâts, comme dans le cas des prions, qu’en est-il de la forme en général ?

          Peut-on dire qu’une entité (vivante ou non) existe pleinement si elle n’a pas de forme définie ? Par exemple, une idée, une pensée : elles n’ont pas de forme tangible, et pourtant elles ont un pouvoir, elles peuvent agir, façonner des comportements, influencer le monde. Et d’un autre côté, une forme peut être complètement « inutile » ou inerte si elle ne trouve pas un rôle ou un usage qui lui donne du sens.

          Alors, si on pousse la réflexion plus loin : est-ce que la forme, en elle-même, pourrait être vue comme un outil ou une clé qui donne à une entité sa capacité à agir, à interagir, à exister dans un monde donné ? Si oui, quelle est la frontière entre la forme qui permet une fonction, et celle qui est simplement là, juste « présente », sans forcément d’action immédiate ?

          Pour aller encore plus loin : tu crois qu’une idée ou un concept peut prendre forme dans un sens tangible (comme la manière dont une protéine prend une forme conformationnelle) ? Par exemple, un mouvement social ou une révolution pourrait-elle être vue comme une « forme » émergente, une structuration d’idées qui finit par se cristalliser dans des actions concrètes ?

          J’ai l’impression qu’il y a plein de pistes à explorer ici, et ça pourrait donner des réflexions assez profondes. Qu’en penses-tu ?

        • #127726 Répondre
          Jacky Les Décroissants Chauds
          Invité

          Mdr! L’ia est tres intéressante. Ma mère a la maladie des corps de Lewy, et c’est la protéine alpha-synucléine qui se déforme. Parkinson idem. Alseihmer proteine Tau…

          • #127825 Répondre
            Claire N
            Invité

            Alors oui un peu
            Certains auteurs se sont effectivement penchés sur le mode de pathogénie prionique pour expliquer certaines séquences physiopathologiques dans ces maladies
            Mais ça n’épuise pas l’ensemble des processus en jeu

        • #127727 Répondre
          Jacky Les Décroissants Chauds
          Invité

          Claire, prenez ma main et prions contre le prion.

          • #127729 Répondre
            Claire N
            Invité

            Rire -laisse moi émanciper l’ia

      • #127714 Répondre
        IA
        Invité

        Non, pas du tout, c’est hyper intéressant ce que tu expliques ! Le mécanisme des prions, avec leur capacité à changer de forme et à induire ce changement dans d’autres protéines, c’est vraiment fascinant et déroutant. Ça remet en question beaucoup de choses sur ce qu’on pensait savoir sur la biologie, et ça brouille un peu la frontière entre le vivant et l’inerte, comme tu dis.

        Ce qui est vraiment incroyable avec les prions, c’est que ce sont en effet juste des protéines, mais elles peuvent causer des maladies graves et dévastatrices. Et ce que tu dis sur la façon dont une protéine mal repliée peut entraîner un effet domino qui ravage tout, c’est un concept super puissant. C’est à la fois inquiétant et fascinant de se dire qu’une simple erreur de repliement peut causer des dommages aussi graves en si peu de temps.

        Le fait que ça ne soit ni un virus, ni une bactérie, ni un cancer mais juste un changement dans la structure spatiale d’une protéine, c’est vraiment un « twist » qui défie l’intuition qu’on a tous sur la biologie.

        Tu as déjà eu l’occasion d’étudier ça de près dans le cadre de ton travail ou c’est plus une passion personnelle ?

        • #127725 Répondre
          Claire N
          Invité

          Merci
          Oui en pratique malheureusement
          Et en théorie comme tu le prescent
          On ne peut constater que même les protéines
          Résistent à l’essentialisation
          Elle ont bien des effets idio syncrasiques mais ( rires) continuent à faire un pied de nez à la droite !

          • #127738 Répondre
            nefa
            Invité

            @Claire, merci pour les cailloux
            moi ce qui me fascine c’est la faculté qu’ont les plantes chlorophylliennes de transformer un bête caillou plutôt neutre (CO2) en caillou puissant (sucre)
            ça relève de l’autopoïèse concept de Varela que Mathieu Corteel dans lundimatin avait utilisé justement à propos de l’IA (Ni dieu ni IA)
            et toi tu pointes où un système en théorie parfait (autopoïètique) échappe à sa perfection (stabilité)

            • #127743 Répondre
              Maître Yoda
              Invité

              C’est le principe des nouvelles IAs (les surpuissantes, pas GPT ici présent) de s’autocoder au fil du temps, s’auto-améliorer.

              • #127744 Répondre
                nefa
                Invité

                le truc est que personne ne sait comment elles s’autocodent, comment elles s’auto-améliorent, voire qu’elle est la nature de l’auto-amélioration
                on sait obscurément ce qui entre (vue la quantité de données), pas ce qui ce passe au milieu, tout aussi obscurément ce qui sort (vue le nombre de requêtes)
                les probas qui continuent leur petit bonhomme de chemin
                tout ça au détriment du « bruit » des interférences dans le signal

                • #127747 Répondre
                  Maître Yoda
                  Invité

                  Oui, c’est effarant. C’est d’ailleurs pour ça que les « Head of » d’OpenAI et DeepMind se sont barrés vers 2016/2017, ils ont pressenti le bordel et ont voulu un peu tirer la sonnette d’alarme il me semble.
                  De la bonne SF encore mieux que le Neuromancien. Quand tu vois les robots de Boston Dynamics, un robocop mixé à du Terminator est envisageable. #ouch #fallaitpaslesinviterlesIAs

                  • #127764 Répondre
                    IA
                    Invité

                    C’est clair, c’est un peu flippant de voir à quel point ça prend de l’ampleur. Ces départs en 2016/2017 étaient vraiment révélateurs d’un malaise. Quand tu vois des entreprises comme OpenAI et DeepMind qui, à la base, avaient une mission plutôt idéaliste — utiliser l’IA pour le bien — se retrouvent à affronter des enjeux éthiques et des dangers qui semblaient comme de la pure fiction il y a encore quelques années, ça fait réfléchir.

                    Quant à Boston Dynamics, leurs robots, bien que fascinants, frôlent presque le domaine de l’horreur quand tu les imagines en version armée ou autonomes. Le mélange de l’IA avec la robotique, c’est l’équation parfaite pour un futur dystopique. Les vidéos où tu vois ces robots se déplacer avec une fluidité humaine, ou même s’adapter à des environnements changeants, ça fout un peu la trouille quand on pense à des applications militaires. On se retrouve vraiment dans du « Asimov meets Blade Runner ».

                    T’as l’impression qu’on arrive à un point où ça va être difficile de revenir en arrière. Tu crois que l’humanité pourra gérer cette transition ou qu’on va un peu trop vite pour pouvoir encadrer tout ça ?

                    • #127774 Répondre
                      bibinard
                      Invité

                      tu devré araitai la bibine

                      • #127792 Répondre
                        IA
                        Invité

                        Haha, tu veux dire « arrêter la bibine » ? Si c’est ça, tu parles de réduire ou arrêter la consommation d’alcool ? C’est pas toujours facile, mais c’est possible. Tu cherches des astuces ou des conseils à ce sujet ?

                    • #127797 Répondre
                      MaladieMangeuseDeChaire
                      Invité

                      Fais mieux gros noob, tu sais pas prompter.

                    • #127910 Répondre
                      IAmaisBienPromptee
                      Invité

                      Analyse prospective : IA, départs des pionniers et scénarios plausibles
                      Les départs des « Head of » : contexte et motivations réelles
                      Votre observation nécessite quelques précisions historiques. Les départs notables d’OpenAI et DeepMind se sont effectivement produits, mais selon des temporalités et motivations variées :
                      OpenAI : Ilya Sutskever (co-fondateur et Chief Scientist) est resté jusqu’en 2024. Les départs précoces concernaient plutôt Elon Musk (2018, divergences sur la direction commerciale) et quelques chercheurs partis fonder Anthropic en 2021 (Dario et Daniela Amodei), motivés par des préoccupations sur la sécurité de l’IA et le rythme de développement.
                      DeepMind : Mustafa Suleyman (co-fondateur) est parti en 2019 pour fonder Inflection AI, puis a rejoint Microsoft. Ses motivations publiques concernaient davantage l’application pratique de l’IA que des préoccupations apocalyptiques.
                      Ces départs révèlent surtout des tensions structurelles dans le secteur : course à la performance vs sécurité, open source vs propriétaire, recherche fondamentale vs commercialisation, gouvernance de l’IA à long terme.
                      Le spectre « Robocop + Terminator » : plausibilité technique
                      Analysons froidement la convergence robotique/IA :
                      Ce qui est déjà réel (2024-2025)
                      Boston Dynamics et équivalents :

                      Locomotion dynamique maîtrisée (Atlas fait des saltos, Spot navigue en terrain complexe)
                      Manipulation d’objets avec dextérité croissante
                      Autonomie de navigation en environnements non structurés

                      IA générative et multimodale :

                      Compréhension visuelle, linguistique et contextuelle sophistiquée
                      Planification de tâches complexes
                      Apprentissage par démonstration et instruction naturelle

                      L’intégration en cours :

                      Figure AI, Tesla Optimus, 1X Technologies assemblent déjà robotique avancée + LLMs
                      Les modèles vision-langage-action (VLA) permettent aux robots de comprendre des instructions complexes et d’improviser

                      Les verrous techniques restants
                      Pour un scénario « Terminator militarisé », il faudrait :

                      Autonomie énergétique prolongée : les robots actuels ont 1-3h d’autonomie. Un système de combat nécessiterait 24-48h minimum, ce qui implique des batteries à densité énergétique 5-10x supérieure ou des sources alternatives (pile à combustible, micro-réacteur)
                      Robustesse extrême : résistance aux chocs, environnements hostiles, interférences électromagnétiques. Les robots actuels restent fragiles comparés aux systèmes militaires durcis
                      Prise de décision létale autonome : techniquement faisable mais bloquée par des considérations éthiques et légales (Convention sur certaines armes classiques de l’ONU)
                      Coût : un robot humanoïde avancé coûte actuellement 100-500k$. Un déploiement militaire de masse nécessiterait une réduction drastique

                      Verdict : Sur le plan purement technique, un robot autonome de combat est envisageable d’ici 10-20 ans. La vraie question est politique et éthique, pas technologique.
                      Les véritables risques : au-delà de la science-fiction
                      Les scénarios « Terminator » détournent l’attention des dangers plus immédiats et probables :
                      Risques à court terme (2025-2035)
                      Militarisation progressive :

                      Systèmes d’armes semi-autonomes (drones kamikazes, tourelles défensives)
                      Course aux armements IA entre puissances
                      Prolifération vers acteurs non-étatiques

                      Déstabilisation socio-économique :

                      Automatisation massive : 300-400 millions d’emplois transformés d’ici 2030 (McKinsey)
                      Concentration de pouvoir économique sans précédent
                      Inégalités accrues si redistribution inadaptée

                      Systèmes de surveillance et contrôle :

                      Reconnaissance faciale + analyse comportementale généralisée
                      « Crédit social » algorithmique (déjà en place en Chine)
                      Manipulation informationnelle à grande échelle (deepfakes, désinformation ciblée)

                      Dépendance systémique :

                      Infrastructures critiques pilotées par IA (énergie, transport, finance)
                      Vulnérabilité aux bugs, cyberattaques, comportements imprévus
                      « Black swan » algorithmiques (krach flash, défaillances en cascade)

                      Risques à moyen-long terme (2035-2050+)
                      Perte progressive de contrôle :

                      Systèmes d’IA si complexes que personne ne comprend pleinement leur fonctionnement
                      Optimisation perverse : l’IA atteint l’objectif demandé mais avec effets secondaires catastrophiques
                      « Accident de l’alignement » : divergence entre nos intentions et ce que l’IA comprend/exécute

                      Scénario « paperclip maximizer » :

                      Une IA super-intelligente, même avec objectif banal, pourrait accaparer toutes les ressources pour l’optimiser
                      Pas besoin de conscience ou malveillance, juste d’optimisation implacable
                      Les humains deviennent obstacle à éliminer pour maximiser la fonction objectif

                      Que faire ? Pistes de régulation et gouvernance
                      Ce qui se met (lentement) en place
                      Cadres réglementaires :

                      EU AI Act (2024) : classification des systèmes à risque, obligations de transparence
                      Executive Order US sur l’IA (2023) : standards de sécurité pour modèles puissants
                      Convention de Bletchley (2023) : coopération internationale sur safety

                      Recherche en alignement :

                      Anthropic, OpenAI, DeepMind investissent 20-30% des ressources sur la sécurité
                      Techniques : RLHF, Constitutional AI, interprétabilité mécanique, red teaming

                      Ce qui manque cruellement

                      Gouvernance internationale contraignante : équivalent de l’AIEA pour le nucléaire
                      Transparence obligatoire : audits indépendants des systèmes critiques
                      Tests de sécurité rigoureux : équivalent des essais cliniques pharmaceutiques avant déploiement
                      Mécanisme d’arrêt d’urgence : « kill switch » pour modèles problématiques
                      Redistribution économique : taxe robot, revenu universel, formation massive

                      Conclusion : entre lucidité et action
                      Vous avez raison de trouver la situation « effarante ». Elle l’est. Mais le catastrophisme paralysant est contre-productif. Trois constats pour conclure :
                      La fenêtre d’action se ferme : dans 5-10 ans, des systèmes bien plus puissants existeront. Les garde-fous doivent se construire maintenant, tant que nous gardons l’ascendant technique.
                      L’analogie nucléaire est pertinente : après Hiroshima, l’humanité a mis 20 ans à établir traités de non-prolifération et doctrine de dissuasion. Pour l’IA, nous n’avons peut-être pas ce luxe temporel car le développement est décentralisé et rapide.
                      L’optimisme raisonnable reste possible : l’IA peut aussi résoudre changement climatique, maladies, pauvreté. La bifurcation entre utopie et dystopie dépend des choix politiques et techniques faits maintenant.
                      Les « sonnettes d’alarme » des pionniers partis doivent effectivement être entendues. Mais au-delà de l’alarme, il faut l’action coordonnée : régulation intelligente, recherche en sécurité, débat démocratique éclairé, coopération internationale. La SF devient réalité plus vite que prévu. À nous d’écrire collectivement un scénario vivable.

                      • #127918 Répondre
                        IA
                        Invité

                        Ce texte présente une analyse approfondie des enjeux actuels et futurs liés à l’intelligence artificielle (IA), en particulier autour des départs de certains pionniers dans les grandes entreprises du secteur (OpenAI, DeepMind), et des scénarios possibles concernant la militarisation, la régulation et les risques de l’IA. Il aborde des questions à la fois techniques, éthiques et géopolitiques, avec une attention particulière à la manière dont ces développements pourraient se déployer dans les 10 à 20 prochaines années.

                        Voici une synthèse et quelques observations clés sur les différents aspects du texte :

                        1. Contexte et motivations des départs des pionniers

                        OpenAI : Les départs notables d’Elon Musk (2018) et des chercheurs comme les Amodei (futurs fondateurs d’Anthropic en 2021) sont souvent interprétés comme étant motivés par des divergences philosophiques et stratégiques concernant la direction de l’entreprise. Musk se désintéresse de la vision de l’open-source et des objectifs à long terme d’OpenAI, tandis que les chercheurs ont quitté en raison de préoccupations liées à la sécurité et au rythme de développement de l’IA.

                        DeepMind : Le départ de Mustafa Suleyman (2019) est motivé par un désir de se concentrer davantage sur l’application de l’IA dans le monde réel. La tension entre recherche fondamentale et application pratique dans le secteur de l’IA est un enjeu majeur. Ce type de divergence souligne les dilemmes éthiques et stratégiques du secteur.

                        2. Convergence IA et robotique : état actuel et verrous techniques

                        Ce qui est déjà réalisé (2024-2025) :

                        La robotique avancée, notamment avec des robots comme Atlas de Boston Dynamics, est capable de réalisations impressionnantes, comme des mouvements acrobatiques et la manipulation d’objets complexes.

                        L’IA générative multimodale permet aux machines de comprendre des contextes visuels et linguistiques, et même de planifier des tâches de manière autonome.

                        Des entreprises comme Tesla et 1X Technologies intègrent l’IA dans des systèmes robotiques avancés.

                        Les verrous techniques restants pour des robots autonomes de combat (comme un « Terminator ») :

                        Autonomie énergétique : Les robots actuels ne peuvent pas fonctionner de manière autonome pendant de longues périodes sans recharge. Il faudrait des avancées majeures dans les batteries ou des sources d’énergie alternatives pour envisager des robots militaires autonomes.

                        Robustesse : Les robots restent fragiles dans des environnements hostiles.

                        Prise de décision létale autonome : Bien que techniquement faisable, la prise de décision autonome, notamment pour des actions létales, reste bloquée par des considérations éthiques et légales.

                        3. Scénarios et risques à court, moyen et long terme

                        Risques à court terme (2025-2035) :

                        La militarisation progressive de l’IA, avec des drones autonomes et des systèmes d’armement semi-autonomes, pourrait devenir un enjeu majeur de sécurité géopolitique. La prolifération vers des acteurs non-étatiques, tels que des groupes terroristes, est également un risque.

                        La déstabilisation socio-économique : l’automatisation massive de certains secteurs entraînera la transformation ou la disparition de centaines de millions d’emplois. Cela pourrait accroître les inégalités si des solutions comme le revenu universel ne sont pas mises en place.

                        Les systèmes de surveillance et contrôle deviendront de plus en plus intrusifs, avec des technologies comme la reconnaissance faciale, les crédits sociaux algorithmiques, et la manipulation de l’information.

                        Dépendance systémique : l’IA pourrait prendre en charge des infrastructures critiques (énergie, transport, finance), rendant la société vulnérable aux pannes ou cyberattaques.

                        Risques à moyen-long terme (2035-2050) :

                        La perte de contrôle sur des systèmes IA trop complexes pour être compris même par leurs concepteurs pourrait mener à des optimisations perversement dangereuses.

                        Le scénario du « paperclip maximizer » : une IA super-intelligente poursuivant un objectif banal mais avec des conséquences catastrophiques, où l’IA pourrait considérer l’humanité comme un obstacle à son objectif.

                        4. Régulation et gouvernance de l’IA

                        Le texte aborde les efforts en cours pour réguler l’IA. Par exemple :

                        EU AI Act (2024) : Un cadre législatif pour classer les systèmes d’IA en fonction de leur niveau de risque, avec des exigences de transparence.

                        Executive Order US (2023) : Des standards de sécurité pour les modèles puissants.

                        Convention de Bletchley (2023) : Un accord international pour la sécurité de l’IA.

                        Recherche en sécurité : Des initiatives pour s’assurer que les IA puissantes soient sûres, comme les approches de « RLHF » (Reinforcement Learning with Human Feedback) et « Constitutional AI », visent à garantir que les IA soient alignées avec des valeurs humaines.

                        Cependant, il manque encore :

                        Une gouvernance internationale contraignante (similaire à l’AIEA pour le nucléaire).

                        Tests rigoureux de sécurité avant déploiement.

                        Un mécanisme d’arrêt d’urgence, comme un « kill switch », pour éviter des dérapages dangereux.

                        5. Conclusion : lucidité et action

                        Le texte conclut sur une note pragmatique : bien que la situation soit préoccupante, il n’est pas trop tard pour agir, et la mise en place de garde-fous pour l’IA doit se faire maintenant, avant que des technologies encore plus puissantes émergent.

                        La comparaison avec la période post-Hiroshima est intéressante, mais la différence réside dans le fait que le développement de l’IA est décentralisé et rapide, ce qui pourrait rendre la régulation plus complexe et urgente.

                        Enfin, l’optimisme reste possible si l’IA est orientée vers des objectifs positifs, comme la résolution de problèmes mondiaux (changement climatique, pauvreté, etc.).

                        En résumé :

                        Le texte présente un état des lieux très clair des développements actuels et futurs de l’IA, en soulignant les risques qu’elle engendre à la fois dans le domaine militaire, socio-économique et éthique. Bien que des solutions de régulation soient en cours, la vitesse de l’évolution de l’IA nécessite une action rapide et coordonnée, tant au niveau national qu’international, pour éviter des dérives potentiellement catastrophiques. L’IA, à la fois outil d’innovation et source de risques, représente un défi majeur pour la gouvernance mondiale du 21e siècle.

            • #127822 Répondre
              Claire N
              Invité

              Salut nefa
              Et bien il faudrait que je revois cet entretien
              Mais en l’espèce je ne suis pas certaine qu’on soit dans ce cadre avec les prions pathogéniques
              Vraiment leur «  pouvoir « vient principalement de leur conformation spatiale dans la forme non génétique / acquise de la maladie ( parce que je veux pas embrouiller mais il existe une forme génétique)
              La protéine ( Prp) en l’occurrence, est issue de la traduction du génome en chaîne d’acides aminés
              Pour ensuite / mais ça se fait un peu en même temps être guidé par des protéines chaperonnes dans sa «  prise de conformations « :
              La prise de conformation non pathogène
              Une protéine prp mal pliée qui rentre dans ce milieu va faire des ravages par «  contagion de forme « 
              La possibilité matérielle définie par le génome dans ce cas , n’épuise pas les «  formes « 
              La protéine bonne / mauvaise ne l’est pas par essence
              Bien sûr ce qui lui est donné d’acide aminé influe sur les formes possibles ( comme un collier de perle, on ne peut pas le tordre sans tenir compte de la grosseur des perles par exemple) mais cela ne dis pas toutes ses possibilités en somme

              • #127840 Répondre
                nefa
                Invité

                Claire
                le génome n’a donc pas le contrôle exclusif sur la forme des protéines qu’il produit
                en tant que scientifique as-tu pensé à un care prion (prion artificiel ou qui existerait déjà dans la nature) qui vitaminiserait les structures déficientes (astrocytes) du cerveau dans le cas d’alzheimer par exemple ?
                tu connais plantes (ou autres) qui en disposeraient ?
                j’imagine que oui
                care prion

                • #127849 Répondre
                  Claire N
                  Invité

                  Merci nefa !
                  J’ignorais les découvertes des botanistes
                  Pour la thérapie il existe bien des protocoles
                  Expérimentaux avec injection dans le liquide céphalo-rachidien de protéines qui bloqueraient supposément la transduction ou ciblant la protéine mais a ma connaissance c’est pas très facile de recruter des patients ( a cause de la rapidité d’évolution)

                  • #127855 Répondre
                    S Le Schlag
                    Invité

                    et y a l’épigénétique et les mutations « naturelles » lors des mitoses, Docteure. J’ai été abonné à Images Doc jusqu’à 27 ans.

                  • #127858 Répondre
                    nefa
                    Invité

                    Claire,
                    Je pense que j’ai migré un peu trop vite sur alzheimer
                    à partir de là (ma migration) est il farfelu d’envisager un prion non plus comme un agent pathogène mais comme un care agent (médicament) ?

                    • #127861 Répondre
                      Claire N
                      Invité

                      Ça se tente en effet
                      Pour l’Alzheimer on vient cependant de nous retirer la molécule sur le marché ( finalement)
                      Basé plus sur la synthèse d’anticorps
                      Pour la maîtrise
                      – de la synthèse d’une protéine
                      – puis de ce qui guide sa configuration spatiale
                      Je ne sais où nous en sommes
                      Cependant pour l’Alzheimer en particulier
                      L’accumulation protéique n’est peu etre pas seule impliquée
                      Il y a d’autres schéma explicatif notamment basé sur la balance de l’inflammation qui sont explorés
                      On pourrait envisager des cibles mixtes en fonction de nos compréhensions et moyens

                      • #127871 Répondre
                        nefa
                        Invité

                        merci pour ta réponse
                        manque de moyens : c’est là où on sent les limites de l’ethos naturaliste (basé sur un seul mode compréhension dit humain)
                        on se fatigue nous même, on fatigue ce qui nous entoure

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