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Accueil › Forums › Forum général › Critique de la thérapie individuelle vs critique de la société

Vous lisez 9 fils de discussion
  • Auteur
    Messages
    • #5917 Répondre
      Eric Legal
      Invité

      Hello, je suis nouveau sur le site bien que je connaisse F. Begaudeau depuis un moment.
      Je viens de lire le passage de Boniments où il critique la psychothérapie sur son angle mort concernant la société capitaliste trouvant uniquement les raisons d’un mal être dans le passé d’un individu.
      J’ai été formé à la thérapie intégrale et intégrative. Il existe bien entendu des déterminations familiale et sociétale. Les 4 quadrants de Wilbur sont précieux pour établir une « vision holistique » (pour Boniments 2, le retour 😂)
      Mais qu’y peut un thérapeute, si ce n’est agir sur le sujet en face de lui ?! La société, on la subit avant tout.
      Je suis d’accord avec presque tout ce que dit begaudeau, mais je suis persuadé que pour changer une société, il faut commencer par soi. Reprendre son pouvoir et mettre de la conscience sur ce qu’a été notre vie, nos affects, nos relations et ensuite l’étendre à la société.
      Je me vois mal entonner la chanson de : c’est normal d’être malade, dans un monde de malades !
      Voilà, si vous avez un avis, n’hésitez pas à m’en faire part.
      Eric

    • #5922 Répondre
      Parfaitement à l’eau
      Invité

      Bonjour à toi,
      Pour commencer je précise que je n’y connais absolument rien en psychothérapie/psychiatrie/psychologie (les différences entre les trois termes ne sont pas clairs j’irais me renseigner après). Je précise également que je n’ai pas lu Boniments. Donc vraiment pas le plus pertinent, mais bon =)
      Ensuite mon avis. Je suis globalement d’accord, une société est un ensemble d’individu donc si l’on modifie les individus on modifie la société. La où je serais plutôt en désaccord c’est sur la partie « Reprendre le contrôle », nombreux sont ceux qui ont la tête dans le guidon (travail omniprésent et fort remplissage du temps libre par tout un tas d’activités) et n’ont tout simplement pas la capacité de faire un simple pas de coté (pour plusieurs raisons : temps, fatigue, ressource). Et cela vient d’après moi de la société capitaliste qui empêche le temps mort, l’arrêt de mouvement.
      Ça rejoint ta phrase : « la société, on la subit avant tout. », et donc on a le choix de modifier l’individu ou de modifier la société.

      • #5954 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        « une société est un ensemble d’individu donc si l’on modifie les individus on modifie la société »
        Ceci est l’équation constitutive d’une pensée libérale.
        Une pensée sociale, pose que l’individu et la société sont intriqués. Que l’individu est une créature sociale. Et qu’il ne distinguer sa transformation et la transformation de l’environnement social qui l’affecte, le façonne, le forme, le déforme.
        (autant, pour quelqu’un qui se noie, tacher de se sauver en se tirant par les cheveux)

        • #5955 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          « mais je suis persuadé que pour changer une société, il faut commencer par soi »
          Marx appelle ça une robinsonnade.
          On peut travailler sur soi, et même il le faut, mais qu’on ne prétende pas par là changer la société.

        • #5963 Répondre
          Parfaitement à l’eau
          Invité

          Dans mon cas c’est l’équation d’un manque de pensée, lié à un manque de quelque chose (temps, envie, …) ou à un excès de distractions qui résulte de mon mode de vie de salarié vivant dans le technococon capitaliste. Ainsi manque de pensée = pensée libérale ?

          • #5984 Répondre
            François Bégaudeau
            Maître des clés

            Je le crois un peu
            La pensée structurelle doit établir des rapports
            La pensée libérale, quant à elle, s’aligne sur le vieux bon sens, la bonne vieille morale : quand on veut on peut. Les individus sont responsables de leurs actes. Qu’ils agissent bien et ils seront récompensés, qu’ils agissent mal et ils seront punis (par la justice, par des déconvenues sociales ou les deux – dirait Alain Burger)
            C’est pourquoi penser structurellement est rare.

            • #5998 Répondre
              Parfaitement à l’eau
              Invité

              Existe il des travaux, textes ou autre sur :
              – Qu’est ce qui déclenche la mise en doute de la pensée libérale chez quelqu’un ?
              – Comment s’effectue le changement de pensée d’un groupe d’individu (passage de libérale à social ou inverse ou autre) ?
              Et si possible en version vidéos youtube de 2 min (je plaisante)

    • #5924 Répondre
      LaPierre
      Invité

      J’ai un peu envie de dire que l’un n’empêche pas l’autre.
      Rien n’empêche de régler individuellement les problèmes personnels et collectivement ceux qui viennent de la société.

      • #5926 Répondre
        Parfaitement à l’eau
        Invité

        Oui totalement, je remplace mon « ou » par « et/ou »

      • #5985 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        La notion de « problèmes personnels » est d’obédience libérale
        Pour un sujet intégralement intégré à un corps social, quel problème pourrait être personnel?
        Les problèmes avec papa? Mais papa n’est-il pas lui même un sujet social?

        Par exemple la grand mère de ma mère était « dépressive » – ma mère dit plus classiquement « déprimée ». Et pourquoi donc l’était elle? Secrétait-elle de la dépression? Sans doute. Mais il se trouve qu’elle avait commencé à déprimer après la mort de son mari. Lequel mari, il se trouve aussi, était mort dans les tranchées à 26 ans.

        ici comme en toute chose il faudrait prendre des cas.

        • #5987 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          Le nouveau blog de Lordon pour le diplo vient à point pour préciser les termes.
          Par exemple ceci : « Mais l’on pourrait faire référence à Pierre Bourdieu également, dont tout le travail a visé à sortir de l’antinomie navrante entre « les individus » et « les structures », et dont le concept d’habitus a été expressément pensé pour faire passer les unes dans les autres. »

        • #6001 Répondre
          Demi Habile
          Invité

          Il faut prendre des cas et ton arrière arrière grand mère n’est qu’un cas. Ce que je veux dire c’est que des femmes qui ont connu des drames du même ordre ça court les rues et qu’elles n’ont pas toutes des dépressions donc comment tu expliques le fait que certaines, la majorité en fait, accèdent à un deuil salvateur là où d’autres restent ancrées dans la dépression? Comment tu expliques cette différence de vécu si elle n’a pas rapport avec la personnalité de ton arrière arrière grand mère?
          .
          Après t’as raison, c’est libéral de se tenir responsable de son sort et ça n’a rien d’un problème sauf si on raisonne de façon binaire en opposant les choses connement avec un bon et un mauvais côté du doigt. Ceci dit ça c’est nier la complexité du réel et par conséquent ça n’a pas grand chose à voir avec l’acte de penser.

          • #6288 Répondre
            riviere
            Invité

            je me permets de répondre. La personnalité n’est pas personnelle, la société est en nous.
            Chez moi la tristesse était interdite, ma mère me passait un savon si j’affichais un masque triste.
            Et bien j’ai perdu cette habitude, j’ai développé d’autres affects qui étaient plus valorisés dans mon environnement.

            • #6304 Répondre
              Demi Habile
              Invité

              Et en quoi ça contredit ce que je raconte? Le fait qu’on soit habité par le monde qu’on habite c’est une vérité pour l’ensemble des êtres humains et à ce titre la question de savoir pourquoi certains vont rester bloquer sur une position dépressive là où d’autres accèderont à un deuil salvateur se pose toujours et c’est toujours du côté de l’individu qu’il faudra aller chercher la clef du mystère.

              • #6323 Répondre
                riviere
                Invité

                Oui excuse-moi je suis passée du coq à l’âne. Je voulais simplement souligner le sort ou la valeur attribuée aux affects dans différents milieux sociaux.
                Pour le coup je comprends mal ta question: la réponse est individuelle mais dans le sens ou l’individu est une créature sociale. Réduire cette femme à des tendances dépressives ne lui rend pas justice. Perdre son compagnon à 26 ans à la guerre 14-18 est une déflagration qui a pu conduire à une tristesse durable ou à un désordre psychique. On peut imaginer que toutes sortes d’affects ont pu survenir durant cette boucherie, la colère, la haine de l’état, le ressentiment d’avoir perdu un proche pour une raison qu’on n’accepte pas ou mal. Parfois cela se retourne contre soi.
                On peut imaginer aussi que certaines veuves ont adhéré au sentiment patriotique et sont passées à autre chose. La religion fut dans ces circonstances au service de l’état pour guider les individus dans la soumission et le pardon. Mais tout le monde ne marche pas gentiment dans la combine.

        • #6300 Répondre
          LaPierre
          Invité

          J’utilise « problèmes personnels » pour dire problèmes liés à l’individu et son histoire, en opposition aux problèmes sociétaux.
          Du coup ces problèmes là (perte d’un proche etc) sont à régler à l’échelle plus individuelle tandis que ceux qui découle de la société de façon plus collective.

          Les problèmes avec papa sont personnels parce que liés directement à la personne et à ses relations propres.
          Les problèmes avec le travail, l’écologie, c’est des problèmes qui dépendent de la société de façon large, pour les régler c’est sur celle-ci qu’il faut agir.

          Après je suis d’accord sur le fait qu’il faut toujours essayer de voir les grandes structures, par exemple aux état-unis je sais qu’il y a beaucoup de problèmes de pères absents dans certaines communautés afro-américaine, pas certain que vouloir régler chacun de ces cas individuellement soit la meilleure idée.

          • #6324 Répondre
            riviere
            Invité

            Papa n’a rien de personnel. C’est la structure patriarcale incarnée.

    • #5934 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Lu quelque part  » ce n’est pas un signe de bonne santé mentale que d’être bien adapté à une société malade »
      Je n’en pense rien mais je trouve qu’en s’y prend de plus en plus tôt pour « soigner » les gens. Quasiment dès le berceau. Et souvent les remèdes sont disproportionnés par rapport au « mal »
      Par exemple: un enfant DIT « hyper actif » : on le médicamente, on le drogue. Pour avoir la paix. Et en toute bonne foi parfois de la part de parents dépassés et de professionels qui pratiquent ce qu’on leur a appris. Et plus c’est emballé avec des mots compliqués mieux c’est. Ça fait SÉRIEUX. Alors que des cas autour de moi ont eu des resultats très bons de manière simplissime, sans détériorations et peu coûteux pour les familles et pour la société : on leur a retiré le sucre blanc ou roux. Sustituyés par des fruits, des « douceurs » au fructose, au sirop d’agave etc.. On leur a fait faire des cures en plein air et autres techniques. Trop simples trop peu coûteuses donc puisque on nous a aussi  » convaincus » que pour des résultats il fallait y mettre LE PRIX. Et on vous reçoit aussi dans un décor sérieux: une salle d’attente élégante aux murs bardés de cadres avec les diplômes, un tableau contemporain ou une nature  » morte », une ou 2 plantes vertes. On s’y sent « BIEN ». Parfois même un fond musical. Une car c’est souvent « une » dame manicurée, coiffée, détartrée et avenante nous met en confiance. Le/ gamin ou la gamine ne tient pas en place malgré le petit caché pris il y a 3h. La « dame » lui donne un bonbon… Je parle des enfants car ils n’échappent pas aux griffes du système capitaliste, ultra capitaliste qui ont compris que les affaires devaient commencer tôt, très tôt, très très tôt. Mais pardon, je dois être hors-sujet

      • #5940 Répondre
        diegomaradona
        Invité

        on croirait entendre les arguments spécieux des complotistes contre big pharma

        • #6025 Répondre
          Leo Landru
          Invité

          Je serais curieux de connaître ton avis sur la crise des opiacés en Amérique du nord. Et sur l’addiction généralisée aux benzodiazépines dans les pays riches.
          Si on médique aux berceau, avoue que c’est plus simple d’avoir des consommateurs d’antidépresseurs.

          • #6129 Répondre
            diegomaradona
            Invité

            Il n’y pas d' »addiction généralisée » de benzodiazépines dans les pays riches puisque la consommation ne concerne environ que 5% de la population, servant surtout à combattre les troubles de l’anxiété et du sommeil. Le problème n’étant par ailleurs le fait de prendre ces médicaments mais, comme pour tout médicament, leurs effets secondaires. Effets secondaires dont les médecins et patients sont généralement informés.

            • #6303 Répondre
              Leo Landru
              Invité

              Effets secondaires : addiction. Les 5 % qui prennent quotidiennement des anxiolytiques, ramenés à la population d’un pays de 60 millions d’habitants correspondraient à 3 millions de consommateurs. Ça fait beaucoup. Mais ils n’avaient qu’à lire la notice ces abrutis.
              Et Purdue Pharma : aucun problème. C’était marqué sur la notice aussi : addiction. Donc tout va bien.
              Sur les clopes : fumer tue.
              Tout est de la faute du consommateur final. Vive le libéralisme.

              • #6333 Répondre
                diegomaradona
                Invité

                Je soulignais les 5% pour montrer que le pourcentage de la population était assez faible et que ton adjectif « généralisée » traduisait davantage une vision hystérisée de la situation plutôt qu’une observation factuelle.
                Par ailleurs, les individus consommateurs de benzodiazépine ne sont pas de pauvres petites victimes innocentes manipulées par big pharma. Ce sont bien souvent des patients qui pour résoudre leurs problèmes d’anxiété ou de sommeil ne trouvent pas d’autres solution que de recourir à ce type médicaments, et ce sont eux qui les réclament, le plus souvent en connaissant et acceptants les risques auxquels ils s’exposent.
                Quant à Perdue Pharma, on a là l’exemple classique d’individus prêts à mentir, tricher et tuer pour faire de l’argent. Rien de bien nouveau sous le soleil.

      • #5965 Répondre
        Leo Landru
        Invité

        Plutôt d’accord. Il y a bien des conditions qui nécessitent thérapie. Mais la systématisation de la thérapie est une esbroufe capitaliste. Il faut convaincre chacun que nous sommes malades et les enfants sont des consommateurs de soins comme les autres. Par ailleurs, je serais curieux de connaître l’écart de soins pédopsychiatriques et de médicaments altérant le comportement reçus entre enfants riches et enfants pauvres, entre enfants français, nigerians ou australiens. M’est avis que le TDAH des fameux autistes Asperger zèbres surdoués se développe davantage chez les Blancs un peu friqués, ceci dit sans méchanceté – c’est mon côté beauf réac, pardon.

    • #5949 Répondre
      Carpentier
      Invité

      Bjr,
      Il me semble qu’il est plus question, dans les dires et les écrits de François*, du caractère systématique de la thérapie qui cherche â guérir des traumas, qu’elle cherche donc trouve, dans la relation à la mère et/ou au père surtout, son côté simpliste car récurrent, le trivial presque de ces discours contaminant sur l’enfance.
      Et je ne crois pas l’avoir entendu remettre en cause les soins que nécessiterait la psyché des personnes qui souffrent.
      Pas loin d’être d’accord avec ça, même si je connais les chiffres qui mettent en exergue le nombre important des violences intra-familiales.
      Rien de contradictoire – ou d’empêchement à penser et se bouger – pour une vie moins violente pour plus de monde.
      (* je peux bien sûr me tromper sur ce qu’en dira François)

      • #5986 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        Merci de noter que je ne suis tout de même pas si con.

        • #5989 Répondre
          Carpentier
          Invité

          Je note aussi ce matin zéro partage, dans La trique 2, d’un titre du dernier Kanye, trop mélodique pour être du rap.
          Je me traîne un mal de tête en bagarre hard avec du Doliprane depuis plusieurs jours et je pense être disposée à écouter ça (à moins de retrouver le partage en question sinon, t’emmerde pas, je vais chercher, ouais)
          Bonne journée,

    • #5962 Répondre
      Graindorge
      Invité

      1) le mot complotiste a été crée par le système capitaliste pour contrecarrer les personnes ou organisations qui s’opposent à ses méfaits: sociaux, économiques, humains etc…
      Et il a bien plus d’un mot dans son sac.
      L’industrie chimique qui s’investit et investit dans la santé et dans ll’agriculture donc dans l’alimentation a pour but premier des gains qu’elle obtient forcément par la plue-value et la consommation.
      Les médicaments allopathiques sont nécessaires et sont à leur place. Ce que je déplore c’est sa volonté d’occulter ce que préconise l’Organisation Mondiale de la Santé: l’utilité de TOUTES les médecines traditionnelles et modernes, allopathiques ou pas.
      Si nous voulons fabriquer de l’intelligence, nous devrions nous informer et pas nous laisser informer.
      Je parlais d’hyper-activité des enfants. Ce problème devrait être du ressort de la PRÉVENTION NATURELLE. Ce qui n’exclut pas la collaboration de l’allopathie si necessaire.. Je viens d’utiliser ma liberté d’expression. Et je n’ai rien à ajouter.

      • #6000 Répondre
        diegomaradona
        Invité

        Tu confirmes et signes. On retrouve ici quelques mantras spécieux classiques des complotistes : l’argument du « naturel » et celui des « médecines alternatives », sans oublier celui de la désinformation (« nous devrions nous informer et pas nous laisser informer ») pierre angulaire de tous ces médias « alternatifs ».
        Tu n’hésites pas non plus à balancer quelques fake news et désinformations afin de (te) faire croire à la justesse de tes propos. Comme celle sur l’OMS. Car cette dernière n’affirme pas, contrairement à ce que tu dis, « l’utilité de TOUTES les médecines traditionnelles et modernes, allopathiques ou pas. », mais seulement « celles reposant sur des éléments scientifiques probants ». https://www.afro.who.int/fr/news/loms-soutient-une-medecine-traditionnelle-reposant-sur-des-elements-scientifiques-probants

        En bref, manque de rigueur intellectuelle, propos biaisés, fake news, mensonges, … tu coches donc bien toutes les cases du complotisme.

        Il ne manque plus, pour que la cerise soit sur le gâteau, que ton appel à « nous réveiller ».

        • #6086 Répondre
          Graindorge
          Invité

          Je partage les 3 premières pages de ce document de l’Organisation Mondiale de la Santé qui en a 72 et que l’on trouve très facilement dans son intégralité sur Google. « Stratégie de l’OMS pour la médecine traditionnelle pour 2014-2023 » Fructueuse lecture à toutes les personnes que ça pourrait intéresser.

          Cher monsieur, merci de me voussoyer. Dans mon tout premier courrier, j’ai bien dit que j’étais hors sujet puisqu’ici le sujet est « CRITIQUE DE LA THÉRAPIE INDIVIDUELLE VS CRITIQUE DE LA SOCIÉTÉ ». Je ne suis pas dr en médecine.
          Je souhaite avec force que toutes les médecines préventives et thérapeutiques puissent de plus en plus collaborer entre elles pour le bien de tous. Chacune à sa place. Je crois qu’il fut un temps en Chine où le médecin recevait de l’argent du patient tant que celui-ci était en bonne santé. Si le patient tombait malade, il cessait de payer le médecin. Qui mettait donc tout en oeuvre pour remettre son patient d’aplomb. et le maintenir en bon état. Physique et mental. N’est-ce pas une riche idée?
          Je vous quitte avec les mots de La Dr Margaret Chan.
          « Je suis très heureuse de présenter la Stratégie de l’OMS pour la médecine traditionnelle
          pour 2014-2023. Je suis persuadée qu’elle sera un outil précieux pour les pouvoirs
          publics, les autorités chargées de la planification des systèmes de santé et les
          professionnels de santé, et surtout qu’elle sera profitable aux personnes cherchant à
          recevoir le soin adéquat, du bon praticien, au bon moment. »

          Oui. LE BON PRATICIEN AU BON MOMENT. À bon lecteur/entendeur, salut!

          Stratégie de l’OMS pour la médecine traditionnelle pour 2014-2023
          Catalogage à la source: Bibliothèque de l’OMS: Stratégie de l’OMS pour la médecine traditionnelle pour 2014-2023. 1.Médecine traditionnelle. 2.Thérapies complémentaires et alternatives. 3.Planification santé. 4.Système de santé. 5.Politique sanitaire. I.Organisation mondiale de la Santé. ISBN 978 92 4 250609 9 (classification NLM : WB 55) © Organisation mondiale de la Santé 2013 Tous droits réservés. Les publications de l’Organisation mondiale de la Santé sont disponibles sur le site Web de l’OMS (www.who.int) ou peuvent être achetées auprès des éditions de l›OMS, Organisation mondiale de la Santé, 20 avenue Appia, 1211 Genève 27 (Suisse) (téléphone : +41 22 791 3264 ; télécopie : +41 22 791 4857 ; courriel : bookorders@who.int . Les demandes relatives à la permission de reproduire ou de traduire des publications de l’OMS – que ce soit pour la vente ou une diffusion non commerciale – doivent être envoyées aux éditions de l›OMS via le site Web de l›OMS à l›adresse http://www.who.int/about/licensing/copyright_form/en/index.html Les appellations employées dans la présente publication et la présentation des données qui y figurent n’impliquent de la part de l’Organisation mondiale de la Santé aucune prise de position quant au statut juridique des pays, territoires, villes ou zones, ou de leurs autorités, ni quant au tracé de leurs frontières ou limites. Les lignes en pointillé sur les cartes représentent des frontières approximatives dont le tracé peut ne pas avoir fait l’objet d’un accord définitif. La mention de firmes et de produits commerciaux ne signifie pas que ces firmes et ces produits commerciaux sont agréés ou recommandés par l’Organisation mondiale de la Santé, de préférence à d’autres de nature analogue. Sauf erreur ou omission, une majuscule initiale indique qu’il s’agit d’un nom déposé. L’Organisation mondiale de la Santé a pris toutes les précautions raisonnables pour vérifier les informations contenues dans la présente publication. Toutefois, le matériel publié est diffusé sans aucune garantie, expresse ou implicite. La responsabilité de l’interprétation et de l’utilisation dudit matériel incombe au lecteur. En aucun cas, l’Organisation mondiale de la Santé ne saurait être tenue responsable des préjudices subis du fait de son utilisation. Imprimé à Hong Kong (RAS de Chine)

          Remerciements
          Durant le processus de rédaction de la version actualisée de cette stratégie, ces deux dernières années, une version préliminaire a été adressée pour examen et commentaires aux États Membres dans les six Régions OMS, à 20 centres collaborateurs de l’OMS pour la médecine traditionnelle, à 22 experts des panels consultatifs de l’OMS sur la médecine traditionnelle, à des organisations professionnelles d’envergure mondiale appartenant au secteur de la médecine traditionnelle, en particulier à cinq ONG ayant noué des relations officielles ou des relations de travail avec l’OMS, et à trois agences des Nations Unies concernées : l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Elle a ainsi bénéficié de leur expérience et de leur expertise. Le groupe de travail technique s’est réuni à quatre reprises afin de réviser la version préliminaire. Des experts et représentants des pouvoirs publics invités venant des six Régions OMS ont pris part à ces réunions. Des conseillers pour la médecine traditionnelle des six Régions OMS et des départements ou unités techniques intéressés au sein de l’OMS ont été consultés et ont pu apporter leur contribution. Des informations tirées de 129 comptes rendus de pays et d’autres sources ont étayé l’élaboration de la stratégie. A. Burton, T. Falkenberg, M. Smith, Q. Zhang et X. Zhang sont les auteurs de la version préliminaire. Deux anciens directeurs du Département Politiques et personnels des systèmes de santé de l’OMS, T. Boerma et W. van Lerberghe, ont donné des orientations et apporté leur contribution au processus. Le coordinateur du Programme de médecine traditionnelle et complémentaire, Q. Zhang, a pris en charge la révision et la mise en forme rédactionnelles. E. Asio et Y. Maruyama ont assuré le soutien administratif. Les autorités de la République populaire de Chine ont obligeamment apporté leur concours financier à l’élaboration de ce document. Les autorités de la Région administrative spéciale de Hong Kong, de la République populaire de Chine et le Centre collaborateur de l’OMS pour la médecine traditionnelle à Hong Kong ont mis à disposition un soutien technique, financier et logistique pour les réunions de trois groupes de travail, pour l’élaboration et l’impression du document. L’OMS tient à exprimer sa reconnaissance envers les autorités, institutions, organisations et experts mentionnés ci-dessus. 7 Stratégie de l’OMS pour la médecine traditionnelle
          Avant-propos
          À travers le monde, la médecine traditionnelle (MT) constitue soit le mode principal de prestation de soins de santé, soit un complément à ce dernier. Dans certains pays, la médecine traditionnelle ou non conventionnelle est appelée médecine complémentaire (MC). La résolution WHA62.13 de l’Assemblée mondiale de la Santé sur la médecine traditionnelle, adoptée en 2009, prie le Directeur général de l’OMS d’actualiser la Stratégie de l’OMS pour la médecine traditionnelle pour 2002-2005 en fonction des progrès accomplis par les pays et des nouveaux problèmes qui se posent actuellement dans le domaine de la médecine traditionnelle. Ainsi, la Stratégie de l’OMS pour la médecine traditionnelle pour 2014-2023 réévalue la stratégie établie pour 2002-2005 et en fait le point de départ de la définition de la ligne d’action pour la MT et la MC (MT/MC) au cours de la prochaine décennie. La MT/MC constitue un pan important et souvent sous-estimé des soins de santé. Elle existe dans quasiment tous les pays du monde, et la demande de services dans ce domaine est en progression. La MT, dont la qualité, la sécurité et l’efficacité sont avérées, participe à la réalisation de l’objectif d’un accès aux soins universel. Aujourd’hui, de nombreux pays reconnaissent la nécessité d’adopter une approche cohésive et intégrative des soins de santé, qui permette aux pouvoirs publics, aux professionnels et, surtout, aux personnes qui recourent aux services de santé, d’avoir accès à une MT/MC qui soit sûre, respectueuse, efficiente par rapport aux coûts et efficace. Une stratégie mondiale visant à favoriser une intégration, une réglementation et une supervision adéquates sera utile aux pays désireux de mettre en place une politique active axée sur cette partie importante, et souvent dynamique et en expansion, des soins de santé. Beaucoup de choses ont changé depuis la publication de la dernière stratégie mondiale, publiée en 2002. Les pays sont de plus en plus nombreux à accepter progressivement la contribution que la MT/MC peut apporter à la santé et au bien être des individus, ainsi qu’à la complétude de leur système de santé. Les pouvoirs publics et les consommateurs ne s’intéressent pas uniquement aux médicaments à base de plantes : ils commencent à se pencher sur certains aspects des pratiques de MT/MC et à s’intéresser à certains praticiens et se demander s’ils ne devraient pas être intégrés à l’offre de services de santé. Cherchant à répondre à cette nouvelle demande, et à donner suite à la Résolution WHA62.13 sur la MT, l’OMS a récemment actualisé les objectifs de son Programme de médecine traditionnelle. 8 La Stratégie de l’OMS pour la médecine traditionnelle pour 2014-2023 aidera les responsables de la santé à développer des solutions qui participent d’une vision plus large favorisant l’amélioration de la santé et l’autonomie des patients. Cette stratégie s’est fixé deux grands buts : épauler les États Membres qui cherchent à mettre à profit la contribution de la MT/MC à la santé, au bien-être et aux soins de santé centrés sur la personne et favoriser un usage sûr et efficace de la MT/MC au moyen d’une réglementation des produits, des pratiques et des praticiens. Ces buts pourront être atteints si l’on réalise trois objectifs stratégiques : 1) consolider la base de connaissances et formuler des politiques nationales ; 2) renforcer la sécurité, la qualité et l’efficacité via la réglementation, et 3) promouvoir une couverture sanitaire universelle en intégrant les services de MT/MC et l’auto-prise en charge sanitaire dans systèmes de santé nationaux. En actualisant sa stratégie et en l’approfondissant, l’OMS a pu mieux comprendre comment accélérer l’intégration mondiale de la MT/MC aux systèmes de santé. Ce que je souhaite, c’est que cette Stratégie constituera pour les États Membres une feuille de route qui les conduira à de nouveaux succès dans leur planification stratégique de la MT/MC. Je suis très heureuse de présenter la Stratégie de l’OMS pour la médecine traditionnelle pour 2014-2023. Je suis persuadée qu’elle sera un outil précieux pour les pouvoirs publics, les autorités chargées de la planification des systèmes de santé et les professionnels de santé, et surtout qu’elle sera profitable aux personnes cherchant à recevoir le soin adéquat, du bon praticien, au bon moment.
          Dr Margaret Chan
          Directeur général

          Acronymes utilisés dans ce document AFRO –
          Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique AMRO/PAHO –
          Bureau régional de l’OMS pour les Amériques / Organisation panaméricaine de la santé CSU – Couverture sanitaire universelle DPI – Droits de propriété intellectuelle EMRO – Bureau régional de l’OMS pour la Méditerranée orientale EURO – Bureau régional de l’OMS pour l’Europe HT – Hydrothérapie ICDRA – Conférence internationale des autorités de réglementation pharmaceutique IRCH – International Regulatory Cooperation for Herbal Medicines : réseau mondial de coopération sur la réglementation des médicaments à base de plantes MCP – Médecine complémentaire et parallèle MC – Médecine complémentaire MT – Médecine traditionnelle MT/MC – Médecine traditionnelle et complémentaire MTC – Médecine traditionnelle chinoise OMC – Organisation mondiale du commerce OMPI – Organisation mondiale de la propriété intellectuelle OMS – Organisation mondiale de la Santé ONG – organisation non gouvernementale PI – propriété intellectuelle SSP – Soins de santé primaires SEARO – Bureau régional de l’OMS pour l’Asie du Sud-Est WPRO – Bureau régional de l’OMS pour le Pacifique occidental 11 Stratégie de l’OMS

          • #6123 Répondre
            diegomaradona
            Invité

            Que tu sois ou pas docteur en médecine ne change rien au fait que tu as posté de fausses affirmations. Tu peux tout aussi bien faire un copier/coller du site entier de l’OMS que cela ne change rien aux faits.

            Il te serait plus bénéfique je pense de lire et tenter de comprendre, quitte à te faire aider pour cela, ce que dit réellement l’OMS plutôt que de travestir ses propos. Tu es l’exemple caricatural des complotistes qui ni ne comprennent même pas les sources vers lesquelles ils renvoient.

            Ainsi dans le document même que tu cites on trouve que l’OMS préconise : »l’usage rationnel de la MT/MC via la promotion d’un usage fondé sur des preuves ». Cela contredit donc tes affirmations précédentes. Tu ne lis donc même pas les sources que tu cites ou tu ne comprends même pas ce que tu lis.

            • #6227 Répondre
              Graindorge
              Invité

              Monsieur,
              Malgré ma demande courtoise, vous ne me voussoyez toujours pas. Dont acte.
              Vos méthodes de communication ne sont pas adéquates.
              Je ne comprends pas les polémiques souvent stériles des réseaux sociaux et d’ailleurs. Je ne comprends pas pourquoi des personnes dans l’anonymat de leurs voitures ou cachés (protégés ?) derrière un écran changent parfois drastiquement et se permettent un langage incivique, inhumain même, au nom de la liberté d’expression. Cela existe aussi bien sûr dans la vie quotidienne mais dans une voiture ou derrière un écran, c’est amplifié.
              Vous dites les choses à l’emporte-pièce, monsieur.
              Si vous aviez eu une autre attitude, je vous aurais demandé si vous aviez vraiment lu les 72 petites pages de ce document. Je dis LU, pas balayé à la va vite, sûr de votre fait, de vos arguments et de vos croyances, notamment les encadrés des pages 15 et 30. Il existe des conceptions différentes du mot « PREUVE ». Dans les médecines traditionnelles par exemple, le bon résultat d’un remède vaut preuve même s’il n’est pas passé par le protocole scientifique.
              Je ne vous poserai aucune question. Pour quel résultat?
              Vous voulez avoir raison sans être raisonnable. Il semblerait que les synapses de votre cerveau restent collées et que cela vous crée des idées fixes. Seul un professionnel pourrait vous aider. Cette hypothèse me permet de ne pas vous en vouloir. Vous ne savez peut-être plus communiquer autrement. Je ne sais pas. Je ne suis pas non plus thérapeute. Je ne suis qu’un être humain. Si votre attitude vous paraît juste et correcte par le simple fait d’être sûr et certain d’avoir raison, elle ne l’est point pour moi. C’est le dernier message que je vous adresse. Je ne peux pas descendre avec vous dans l’ignominie.

              « Je répète une fois de plus qu’un polémiste est amusant jusqu’à la vingtième année, tolérable jusqu’à la trentième, assommant vers la cinquantaine, et obscène au-delà. »
              « Les Grands Cimetières sous la lune » Georges Bernanos.

            • #6228 Répondre
              Graindorge
              Invité

              correction: *langage incivil et non « incivique »

              • #6253 Répondre
                diegomaradona
                Invité

                Manifestement tu ne comprends pas du tout ce que tu lis puisque les encadrés pages 15 et 30 ne sont que des définitions, en particulier des MT (médecine traditionnelle) et MC (Médecine complémentaires).
                La politique de l’OMS vis-à-vis de ces médecines étant, comme je l’ai déjà écrit, de préconiser un « usage rationnel de la MT/MC via la promotion d’un usage fondé sur des preuves”.
                Tu racontes donc n’importe quoi et ne comprends pas ce que tu lis comme tes interventions l’ont prouvé à plusieurs reprises maintenant.
                Soit tu ne t’en rends même pas compte et cela témoigne de capacités intellectuelles limitées, soit tu n’es ici que pour troller et tu n’es alors que dans la malhonnêteté intellectuelle.

      • #6244 Répondre
        Carpentier
        Invité

        Bonjour ici,
        Sur votre intérêt à expliciter, contextualiser et se dépatouiller avec le terme ’ preuve’ dans son usage et dans le langage des sciences, je lisais hier différents textes sur l’eau potable et ses diverses analyses.
        Un peu gazée encore ce matin, je tombe sur des lignes publiées dans Le point – où je traîne peu, ça me fait rire – mais il est entier le texte.
        https://www.lepoint.fr/societe/eau-potable-contaminee-au-chlorothalonil-pas-d-affolement-06-04-2023-2515246_23.php
        Ça me semble approprié ici, même si je n’ai pas de cas vécu ou à partager encore à propos de personnes que l’eau du robinet aurait rendu zinzin.

    • #6071 Répondre
      Carpentier
      Invité

      Bonsoir Eric,
      Devant l’immense flemme qui me remplit d’un coup, pas envie de chercher seule qui sont Wilburg et ses cadrans – qui s’écrivent quadrants donc? –
      En dirais-tu plus également sur ta formation en psycho intégrale et intégrative? Faut-il se mettre à poil durant la thérapie? (j’ai pas de blague pour intégrative. )
      En revanche, je tique vachement quand je lis ton .. / Je me vois mal entonner la chanson de : c’est normal d’être malade, dans un monde de malades ! / …
      Quels que soient les maux, la gêne, les difficultés qui vont amener une personne à te consulter, j’imagine que l’entrée qu’elle choisit pour t’en parler est libre, qu’elle peut aussi bien, par exemple, t’amener que c’est d’entendre Macron se vantant que ’la France n’est en ce moment vraiment pas bloquée du tout’ qui la fait pleurer des heures, ou que ce sont les violences policières qui l’empêchent de dormir, voir même le petit nombre de légumes et fruits de saison actuel qui lui met le moral à zéro et là, tu l’écoutes pour voir comment elle peut, malgré tout, se dépatouiller avec tout ça pour moins pleurer, dormir un peu, patienter un bout de printemps plus long pour voir apparaître plus de fraises et manger encore un peu de choux.
      Le truc de ton boulot c’est bien de chercher avec tes patient.es comment faire pour dire et vivre dans le temps qui est le leur, avec/malgré ce qui les asphyxie quelque peu, réfléchir à comment faire pour moins en souffrir?
      Que le thérapeute ne soit pas magicien, je crois qu’on le sait bien mais qu’il soit tenté de s’exclure du réel (tu partages bien notre actualité dis-moi? ) me paraîtrait bien grossier.
      Sinon, veux-tu dire que tu trouves toi-même le monde tellement malade que c’est compliqué d’exercer ton métier?

      • #6094 Répondre
        Carpentier
        Invité

        Pensé à ce topic en parcourant cette chronique tronquée (pas abonnée) dans Libé: après le care, le recare.
        https://www.liberation.fr/idees-et-debats/opinions/reforme-des-retraites-manu-ciao-par-lola-lafon-20230406_2CAIHX4TNNFLRO2QVC5BB5YRE4/

        • #6095 Répondre
          Carpentier
          Invité

          plus que temps d’appeler le roi

      • #6118 Répondre
        Eric Legal
        Invité

        Bonjour Carpentier,
        En effet, je ne pratique pas ce métier, bien que l’élan soit là, quelque chose m’en empêche. L’étau capitaliste et le peu de conscience du quidam sur cette emprise me rend impuissant. En tant que thérapeute je suis sensé accompagner l’évolution du client. Mes pulsions sont de le secouer pour qu’il ouvre les yeux sur son enfermement plus ou moins volontaire. Je dis plus ou moins, car lors d’un micro trottoir où moi et d’autres du MCP (informant sur le RIC constituant) avons vite compris que les passants pour la plupart, ne veulent pas savoir, comprendre et encore moins décider (on leur avait proposé de s’exprimer sur une éventuelle obligation vaccinale et on demandait à la fin si c’était normal que le gouvernement ne nous demande pas notre avis. Agissant selon mes pulsions, exerçant ce métier, le risque est de devenir gourou. Or, quand je dis reprendre son pouvoir personnel, j’entends par là, s’émanciper de ses déterminations. Sociales, collectives, familiales. Trouver sa puissance comme l’a écrit Nietzsche qui a été pour moi, a sa découverte, une grande excitation intellectuelle. Je n’ai pas encore trouvé la mienne.
        Quant à Macron, il me foutait la rage. Il est tout ce que je ne suis pas et inversement. J’ai compris qu’il représente en quelque sorte mon ombre. Une partie de mon inconscient désire être comme lui. Avec du pouvoir. Car j’ai été castré.
        J’essaie de ne pas me réjouir du jour où il sera rendu impuissant, si ce jour arrive. Car il a été programmé et n’en a probablement pas conscience.
        Ma formation à Nantes (Cervis Atlantique) a été salvatrice à bien des égards. Elle m’a permis de mieux comprendre mes déterminismes et d’avoir un peu plus confiance en moi et mes qualités humaines.
        Le premier jour de chaque module est un jour de debrief où l’on est invité à être sincère. C’est New age, à la mode, mais vraiment réconciliant avec mes congénères. Les évolutions ont été spectaculaires dans mon groupe. À aucun moment, je me suis senti manipulé (et j’ai du flair pour ça).
        Pour conclure, oui, le monde me semble trop foutu pour que je me sente utile. Je cultive ma joie et ma vitalité au potager notamment. « Le capitalisme accomplira le programme qu’il contient dans ses gènes » et je n’y peux rien.

        • #6211 Répondre
          Carpentier
          Invité

          Tu as préparé tes semis?

          • #6258 Répondre
            Eric Legal
            Invité

            Oui, madame ! Et toi ?!

            • #6260 Répondre
              Carpentier
              Invité

              Yep,
              en particulier des strawberries 😋
              and u?

            • #6263 Répondre
              Carpentier
              Invité

              À Taiwan aussi je crois 🥺

            • #6273 Répondre
              Carpentier
              Invité

              .. donc plants de fraisiers et semis de 2 sortes de courgettes, 3 sortes de tomates et graines de laurier rose et rouge, on frise l’autonomie alimentaire 😚

            • #6386 Répondre
              Carpentier
              Invité

              Semis, donc, oui:
              parce que j’ai trop anticipé sur d’éventuelles gelées, les ai faits un peu tôt je crois (les semis pas les gelées)
              parce que le petit bout de terre que je tente d’exploiter (capitaliste, pouah) est à 250 kms de là où je vis et que je compose maladroitement avec le calendrier, les trains, ma voiture partagée, les manifs, la fatigue, putain, être une femme libérée, tu sais, c’est pas si

    • #6126 Répondre
      Claire N
      Invité

      « tout ce que je ne suis pas et inversement. J’ai compris qu’il représente en quelque sorte mon ombre. Une partie de mon inconscient désire être comme lui. Avec du pouvoir. Car j’ai été castré. »
      T’es vraiment sûr de ça ? ( pardonne ma curiosité
      Juste que c’est étrange)

      • #6178 Répondre
        Eric Legal
        Invité

        Claire N.
        Non du tout, c’est de la psychologie. Si ça peut servir.
        J’ai été castré symboliquement ! Dans ma puissance. Les parents, l’école m’ont kidnappés, ont sapés mes rêves et envies, mon désir de création. Un peu plus que la moyenne semble t’il !
        Vers 12 ans cela est devenu insupportable. J’ai rejeté en bloc tout le monde (sauf les peuples primitifs) et fantasmé une forme d’apocalypse. J’ai du me faire violence pour faire des études et travailler dans des boîtes. J’aurais autant pu finir coké sous un pont. J’ai commencé à me construire à 24 ans, lorsque j’ai quitté le foyer maternel.
        En rejetant les valeurs enseignées par mes parents (séparés), j’ai rejeté tout autant les valeurs de la société. En tout cas, celles dont j’estimais qu’elles généraient de l’injustice et de l’inégalité. J’ai projeté sur le monde mon mal être.
        Comment expliquer autrement ma rébellion face au monde humain et mon adoration de la nature, autrement ?!
        C’est pour cela que j’ai du mal à comprendre l’être social dont parle François.
        Mon vécu semble atypique, car c’est enfant que j’ai rejeté le système et il a fallu grandir et conscientiser pour comprendre pourquoi.

        • #6179 Répondre
          Tony
          Invité

          Désolé j’ai rien compris,tu es malade ou thérapeute?

          • #6210 Répondre
            Eric Legal
            Invité

            Tony
            Les deux mon général 😅

        • #6231 Répondre
          Claire N
          Invité

          Merci pour ta réponse, je ne parlais pas de castration, je vois à peu près ce que cela peut recourir pour toi
          J’avoue cependant que telle que je la perçois dans ton témoignage il me semble que les termes de violence et de contrainte exercée sur ton corps d’enfant soumis à des forces issues des rapports sociaux dans lesquels tu es plongé me paraissent
          Adapté
          Je parlais de cet histoire d’ombre, si ton rejet de ce que représente un homme président est vif est ce vraiment parce que tu envies son statut de dominant ? Ou juste parce que les dominants t’en font baver ?

          • #6256 Répondre
            Eric Legal
            Invité

            Claire N.
            Si tu t’intéresses à l’ombre dans la psyché humaine, je te conseille vivement les écrits de C.G. Jung, célèbre psychologue contemporain de Freud, mais qui s’est démarqué de lui sur l’explication de l’inconscient. « Ma vie » est une bonne introduction à son œuvre magistrale. On part là dans un tout autre domaine que le strict matérialisme. Cela n’en demeure pas moins passionnant.

            • #6399 Répondre
              Demi Habile
              Invité

              « Quant à Macron, il me foutait la rage. Il est tout ce que je ne suis pas et inversement. J’ai compris qu’il représente en quelque sorte mon ombre. Une partie de mon inconscient désire être comme lui. Avec du pouvoir. Car j’ai été castré.
              J’essaie de ne pas me réjouir du jour où il sera rendu impuissant, si ce jour arrive. Car il a été programmé et n’en a probablement pas conscience. »
              .
              Tu seras castré le jour où tu auras cessé de jalouser Jupiter et le Manu il est déjà tout noyé dans l’impuissance comme en atteste son illusion de toute puissance. D’ailleurs c’est ça que tu devrais faire en premier, c’est essayer de comprendre en quoi l’impuissance et la toute puissance sont l’envers et l’endroit d’une même position subjective. Ca doit permettre de comprendre à quoi rime le principe de conjonction des opposés et si t’as le courage d’aller au bout de la démarche tu te rendras compte que l’humiliation peut avoir bon goût.
              .
              Sinon tes parents sont sans doute pas parfaits mais il faut les aimer quand même. C’est un impératif mais pas au sens où il y aurait une obligation morale, au sens où rares sont les parents qui ne méritent pas d’être aimés par leurs gamins. Ca existe, on ne va pas se mentir, mais c’est pas si courant.

    • #6232 Répondre
      Claire N
      Invité

      Après personne ne peut t’en vouloir de ne pas pouvoir agir sur l’ensemble des rapports de domination qui régissent le mode
      Toi qui fait du jardin tu dois remarquer qu’on agit
      À partir de l’endroit où on a les pieds

      • #6257 Répondre
        Eric Legal
        Invité

        Les dominants m’en ont fait bavé, c’est bien pour cela que j’ai fait un pacte avec moi-même, m’interdisant l’accès à toute forme de pouvoir. Dans ombre, il faut interpréter « négatif ». J’ai refoulé mon pouvoir et dans mon ombre j’ai fanstamé un pouvoir absolu sur l’humanité.
        C’est la même chose que ces gens de « Quotidien », tout lisses, tout polis en apparence. On peut très bien leur imaginer des affects abjects hors antenne.

        • #6275 Répondre
          Claire N
          Invité

          Merci, je comprends mieux ce que tu voulais dire
          Mais quand même ton pacte il est pas que avec toi même du coup, ça implique ton rapport avec les autres

    • #6305 Répondre
      tristan
      Invité

      Intéressant ce topic de thérapie individuelle. Personnellement, plus je m’étudie, plus je me dis que je dois cesser de penser à moi.
      Ainsi, moi aussi  » j’ai fait un pacte avec moi-même « : je m’accepte tel que je pourrais être.

      • #6306 Répondre
        tristan
        Invité

        Mais je papote, je papote et je m’aperçois qu’il n’est pas encore 5h00 du mat et j’ai des frissons. Que faire ? Me lever serait une erreur. Rester couché une faute…Attendons que la fin de la nuit porte conseil…

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