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Accueil Forums Forum général Comment s opposer à la réforme des retraites de manière efficace

  • Ce sujet contient 907 réponses, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par , le il y a 1 année et 6 mois.
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  • Auteur
    Messages
    • #558 Répondre
      Frezat
      Invité

      Grève, manifestation, blocage
      Mais encore

    • #569 Répondre
      Gilles
      Invité

      Je crois qu’on ne peut plus s’opposer à rien : la grève générale est improbable, les manifestations sont devenues le terrain de jeu des flics, les blocages sont au mieux symboliques… je crois que c’est Friot qui dit qu’il faut sortir des luttes « réactives ». On ne se mobilise pas « contre », mais « pour ». Cette mobilisation autour des retraites devrait se transformer en réflexion générale sur le travail, et faire émerger des propositions d’alternatives. Il faut déplacer le lieu du débat.

      • #585 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        L’un n’empêche pas l’autre. Les manifs, grèves blocages, peuvent être l’occasion de discuter, débattre, réfléchir. En bon cégétiste, Friot n’est sans doute pas contre des manifs. Il dit juste qu’il faut défendre affirmativement les retraites. En rappelant d’abord que les retraites sont un salaire. Qu’elles ne sont pas de lé charité mais une rétribution, car les retraités créent de la richesse.

        • #591 Répondre
          Gilles
          Invité

          Je réagissais surtout au terme d' »opposition » dans la question de départ qui, personnellement, me plonge dans un imaginaire de l’impuissance politique. Comment s’opposer aux forces économiques, politiques, et même physiques qui nous font face ? Et j’ai l’impression que de plus en plus de gens sont dans cet état d’esprit et se disent « à quoi bon aller me faire crever un oeil par un CRS alors que tout est déjà joué ». A l’inverse, la lutte « pour », ou la défense affirmative comme tu dis, viennent stimuler d’autres affects, qui peuvent mettre en mouvement. Mais complètement d’accord sur la richesse des rencontres et des discussions de manifs.

      • #596 Répondre
        Frezat
        Invité

        Ben alors utilisation pour la défense de nos acquis sociaux
        On peut pas rester impassible face à cela.
        Dans mon entourage pro j ai rarement vu autant de personnes qui iront faire grève et manifester

        • #600 Répondre
          Gilles
          Invité

          Tant mieux s’il y a un max de monde qui fait grève, et tant mieux si je me trompe.

      • #4473 Répondre
        Carpentier
        Invité

        Bonjour,
        Déclarée gréviste demain auprès de mon employeur actuel, je suis disponible pour penser/organiser une manif et/ou autre événement ‘pour’ à la friotte, quoi.
        Sincerely yours,
        Carpentier
        qui veut bien sortir de son couloir.

    • #612 Répondre
      Charles
      Invité

      Moi en tout ça je serai dans la rue le 19 parce que je suis un révolutionnaire qui veut instaurer la dictature du prolétariat. Eh ouais, rép à ça Tony.

      • #619 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        dans son nouvel essai, Houria Bouteldja rappelle à juste titre qu’il n’y a pas de politique pure. Il n’y a pas, effectivement, de schéma révolutionnaire parfait.

        • #781 Répondre
          o
          Invité

          salut François, par curiosité, c’est elle qui te l’a fait lire ? C’est bien ?

    • #731 Répondre
      riviere
      Invité

      la hausse des cotisations et la généralisation du régime commun de la sécurité sociale à d’autres secteurs tels que l’alimentation, le logement, le transport, l’eau, l’énergie, l’éducation, le traitement des déchets

    • #1118 Répondre
      Julien Fourmond
      Invité

      Il ne faut pas travailler c’est le seul moyen de faire la révolution.

    • #1120 Répondre
      Julien Fourmond
      Invité

      Je vais avoir 45 ans, je ne sais rien faire, j’ai commencé à travailler à 24 ans, je ne travaille plus depuis 5 ans et n’en ai pas vraiment envie. Depuis que j’ai appris à occuper mon temps libre seul le travail n’a vraiment plus aucun sens pour moi. Est ce que le travail ne sert il pas à l’émancipation de l’individu ? A partir de là la personne qui arrive à ne pas travailler devrait avoir droit à la retraite.

      • #1135 Répondre
        The Idiot
        Invité

        Ne pas travailler est humainement difficile. Je touche le RSA et il faut résister sans arrêt aux pressions. L’assistante sociale me presse de donner des cours parce que je me préparais à être prof de philo il y a 20 ans. Je ne veux pas être prof et je n’en suis plus capable. Mais à chaque rendez-vous dans son bureau et au téléphone, elle me relance : « et pourquoi pas les cours particuliers, et pourquoi pas le cned, et pourquoi pas et pourquoi pas… »
        Il faut aussi supporter le mépris des autres. Passer pour une fainéante, une ratée, une marginale, un parasite.
        Je ne suis pas loin de culpabiliser.

        • #1136 Répondre
          Leo Landru
          Invité

          Je me sens un peu coupable aussi. Je ne touche aucun minima social et vit entièrement sur le salaire de ma femme. En contrepartie je fais le ménage, les courses et toutes ces conneries. On ne s’engueule pas. On ne se bouleverse pas. On a vécu en squat tous les deux, on n’a pas la valeur de l’argent qu’on divise et qu’on rembourse et qu’on se dispute. Je n’achète pas grand-chose à part des bouquins et une idiotie du genre téléphone portable ou voyage en train quand c’est nécessaire.

          Mais il arrive qu’effectivement je me sente inutile. Dans ces situations, je me rappelle d’anciens métiers que j’ai exercé dans le télémarketing ou la restauration rapide, et je regarde aussi par ma fenêtre les bagnoles et les camions et comment tout est dégueulasse et triste sur le périph lillois et je me dis qu’il vaut mieux être inutile que nuisible. Il vaut mieux être moi que Bernard Arnault. La culpabilité s’envole d’un coup.

        • #1138 Répondre
          Malice
          Invité

          Salut à vous, peut-être que vous connaissez déjà ce documentaire mais je le poste au cas où : https://www.youtube.com/watch?v=BJZZ8ZtG1cg

          • #1139 Répondre
            Leo Landru
            Invité

            Un grand classique de Pierre Carles. Merci pour le rappel.

            Et les compromissions capillaires sont effectivement une réalité dans la plupart des tafs, pas seulement la restauration. Et en ce qui me concernait, les costumes H&M pourris pour travailler au guichet d’une agence bancaire, les manches longues pour masquer les tatouages disgracieux, mais ça va tellement plus loin. Les conversations nulles à pleurer sur la météo et les enfants des autres dont on se fout, les objectifs financiers des entreprises comme seul horizon, les formations savoir-être, les formations logiciels, les formations formations. Rien à sauver.

            Sauf à considérer que le sale babosse de l’histoire finissant par se couper les cheveux est une bonne chose – ne jamais faire confiance à un hippie.

        • #1148 Répondre
          SoR
          Invité

          The Idiot, ce que tu dis toi, Julien Fourmond et Leo Landru me touche énormément car je me rappelle tout ce qu’a subi ma sœur dès 18 ans pour arriver à ce qu’on lui fiche la paix à 30, elle a dû passer par des séances de psy, l’hôpital etc pour quelque chose qui était juste naturel : ne pas supporter l’autorité de patrons malsains et les tâches difficiles ou sales toute la journée, n’ayant pas voulu faire d’études elle n’avait pas le choix et passait pour fainéante ou difficile en refusant ou quittant 2 jours après les seules possibilités qu’on lui offrait, finalement on la considère comme « fragile psychologiquement » et on l’embête moins, donc comme vous en parliez pour l’autisme la maladie a bon dos pour ne pas se poser les vraies questions sur les causes du mal être des gens dans ce système. Je crois que j’aurais fini comme ma sœur si son séjour à l’hôpital ne m’avait pas si effrayée plus jeune, j’ai sauté dans une fac direct sans me poser de questions sur ma nature, ça m’a valu 7 ans de lutte contre moi-même et d’anorexie pour me plier psychologiquement aux exigences du monde du travail et de sa compétition dont j’ai horreur, qui commence avec la fac, son mauvais esprit et ses carcans, je suis bien retombée j’ai eu de la chance mais quel gâchis quand j’y repense, et même un métier qu’on aime ce n’est jamais au point de lui consacrer toute sa journée, toute l’année.

          • #1175 Répondre
            Rad
            Invité

            Le problème des minimas sociaux est que c’est un tel stigmate d’en bénéficier, que nous, RSAistes, nous retrouvons dans l’incapacité non seulement de défendre ce qui est un droit, mais aussi, de le penser au delà de son cadre actuel, c’est à dire de le penser autre, différent, élargi. En cela, intérioriser le stigmate qui nous est sans cesse rabâché tel que : les parasites, les assistés, ou encore les fameux responsables de la pression fiscale qui écrase les travailleurs indépendants est le piège, dans lequel malgré nous, nous tombons toutes et tous.
            Seulement, il suffit d’observer la gestion de la pauvreté en France depuis au moins le XIVème siècle, pour voir que les catégories de bons et de mauvais pauvres, existent depuis fort longtemps, catégories exploitées comme levier d’action et de pouvoir politique. Beaucoup de livres traitent du sujet, mais je recommanderai la postface de Pechon de Ruby édité chez Allia, qui compile ordonnances et décrets du XIVe au XVIIIe siècle, pour voir la constitution de la figure du mauvais pauvre et des liens entre oisiveté, vices et criminalités.

            Cela posé, il est nécessaire de s’extraire de l’ombre dans laquelle le stigmate social nous plonge, pour s’emparer du RSA comme objet de revendications politiques. Non seulement le penser, mais le rendre visible, notamment en manifestation. L’inflation actuelle a fait se constituer des groupes de travailleurs qui ont exigé des augmentations de salaires. Nous devons faire de même pour les minimas sociaux.

            • #1267 Répondre
              Julien Fourmond
              Invité

              Je viens de lire dans le journal local dans un article sur l’expérimentation de la remise au travail forcé des rsaïstes dans le Montargis. Ils seraient 4000. Je n’avais aucune idée de ce chiffre. Comment est ce possible que je n’en connaisse pas un ? Mon asociabilite n’est pas la seule cause. Jamais le pouvoir n’organise la réunion de gens dans une telle situation. La première chose que je ferai c’est de nous organiser contre lui (le pouvoir).

              • #1306 Répondre
                Rad
                Invité

                Le problème c’est que les Rsaistes sont une catégorie bien particulière. C’est peut-être la catégorie qui échappe le plus à la sociabilité. Les chômeurs ont des rendez vous réguliers avec d’autres chômeurs, formation diverses, visioconférence et j’en passe. Les travailleurs, ont pour la plupart des liens avec des collègues, des syndicats, des camarades. Nous, nous sommes isolés, et se constituer en groupe de défense et de revendication de ces acquis est compliqué.

                Peut-être que constituer un groupe de réflexions et d’échanges sur le RSA, sur ce forum ou ailleurs, pourrait-être un bon début. Comme tu le dis, s’organiser est vital.

                Une réflexion, qu’il ne faut pas négliger. Tu parles d’asociabilité. La précarité que le RSA entretient et le type de temporalité qu’il permet, isole. Et je ne suis pas sûr que l’on puisse s’en réjouir. Il y a un point que l’on doit penser sur ces miettes que l’on récolte pour survivre, et observer ce qu’il se trame plus loin, et notamment chez les collectifs indigènes d’Amérique du Nord. Ces collectifs bénéficient de bourse type RSA, et sont entretenus par les Etats du nord de l’Amérique. Face à eux, en Russie donc, se trouvent des groupes indigènes similaires, qui eux ne bénéficient d’aucunes aides.
                Le résultat est que les premiers sont parqués dans des réserves, dans lesquelles se trouvent le cabanon qui leur donne les allocs et le drugstore dans lequel ils dépensent tout en alcool. Quand les seconds, sur l’autre rive, les mêmes collectifs vivent pour certains d’élevages quand d’autres ont su recréer un mode de vie autonome.

                En cela, l’entretient de sa survie par l’Etat, à quelque chose de néfaste. On est tenu à celui-ci par l’intermédiaire d’une aide qui est trop faible pour nous permettre de vivre, c’est à dire d’avoir le minimum de moyen pour déployer sa vitalité, et tout juste nécessaire pour survivre. Le RSA est une sorte de purgatoire social, dans lequel nos marges de manoeuvre de vie sont extrêmement réduites. C’est une antichambre, dans laquelle chacun à son alcool, on ne peut s’en satisfaire, il faut exiger, prendre plus.

                • #1313 Répondre
                  François Bégaudeau
                  Maître des clés

                  Ton exemple des deux populations qui se font face dans le Nord est excellent.
                  Le RSA est une mesure (à peu près) sociale au sein de l’univers marchand. Mais en aucun cas il ne fait modèle dans l’absolu. J’espère que c’est bien clair pour tout le monde
                  On ne veut pas la charité, on veut l’autonomie (c’est à dire l’auto-valorisation).

            • #1350 Répondre
              SoR
              Invité

              Je n’avais pas eu de notif et je viens juste de lire, je suis d’accord, merci pour tes réf du livre et ton exemple entre l’Amérique et la Russie, en effet c’est parlant. Mais ici pour exiger la même chose il faudrait carrément une Révolution, la Russie peut se permettre de laisser les pauvres se débrouiller par eux-mêmes en évitant un peu la casse et le scandale car les terres j’imagine ne sont pas toutes accaparées, le pays étant tellement plus vaste. Ici tout est déjà pris il n’y a plus que des micros miettes pour les autonomes (et encore il faut s’accrocher pour les obtenir), pour moi ça ne peut donc dépendre d’un simple regroupement comme en Russie, il faudrait pousser dehors la plupart des propriétaires et exploitants actuels.

              • #1374 Répondre
                Rad
                Invité

                Oui, le RSA est si faible que notre marge de manœuvre est assez réduite.
                Rien qu’engager un mouvement pour changer de mode de vie, comme s’installer en ruralité, là où il fait moins cher, est très compliqué. Trouver un appartement ou une chambre par les voies légales, en gagnant 500 euros par mois est inenvisageable. Tout comme acheter des billets de trains pour faire une visite ou un déménagement, la fraude étant devenue impossible, du fait des bornes électroniques.
                En cela, je considère désormais le RSA, moins comme une aide, que comme un générateur d’impasse.
                J’ai eu l’occasion de rencontrer quelqu’un qui avait vécu 8 ans dans l’Est de la Russie, qu’il comparait avec le Japon qu’il avait pu visiter. Il me disait que paradoxalement, ou non, le Japon libérale, lui paraissait plus totalitaire, que la Russie autocratique. Là bas, tout est régulé, organisé, contrôlé, chaque mouvement, chaque déplacement y est contraint par des normes juridiques ou sociales. Quand en Russie, la vie, malgré son austérité et sa rudesse, y était plus libre.
                Le fait est, qu’ici, en France, tout est administré aussi. La présence de l’Etat et donc de la paperasse et donc des normes bureaucratiques et de l’argent est également partout, et s’aventurer sur un territoire où l’on puisse s’intégrer et modeler une existence que l’on désir est compliquée.
                La question n’est pas tant celle du travail, que du travail marchand et du travail forcé. Je travaille beaucoup, mais pour moi, pour des choses qui me sont précieuses et qui n’ont aucune valeur marchande. J’ai été salarié, employé, fait de l’intérim aussi, et refuse catégoriquement depuis de me soumettre de nouveau au travail forcé. Seulement je m’interroge de plus en plus sur le RSA, et ce qu’il permet et empêche me parait assez clair.
                Le RSA nous offre du temps, notre temps, la liberté d’en disposer comme on le souhaite, ce qui, sincèrement vaut presque tout l’or du monde. Le souci,est que nous ne sommes pas des êtres qui nous déployons dans la seule temporalité, mais aussi des corps vivants qui se déploient dans l’espace. Et c’est là où le RSA tic. Notre rapport à l’espace est contraint : lieu de vie étroit, précarité qui bride les déplacements, difficultés d’accéder à l’espace sociale régis par des lois marchandes : loisirs divers, restaurants, cinéma, difficulté de se doter d’outils, de matière, de matériaux pour exercer l’activité non marchande qui nous tiendrait à coeur, et c’est là où se trouve l’impasse. Cette précarité réduit l’espace à notre seul domicile générant une forme carcérale de la précarité, une détention économique, un type particulier d’assignation à résidence.

                • #1378 Répondre
                  SoR
                  Invité

                  Entièrement d’accord avec ton analyse, c’est ultra instructif et bien vu.

                  • #1414 Répondre
                    Julien Fourmond
                    Invité

                    C’est vraiment un bon résumé de ce que je vis. Moi mes drogues particulieres sont l’exercice physique et les jeux vidéos. Pour m’aider à tenir.
                    C’est vrai que le RSA est un piège. Je n’aime rien tant qu’avoir du temps pour moi mais c’est vrai que ça a ces limites. Ça fait 5 ans que je ne travaille plus du tout après avoir alterné emploi et chômage.
                    Je suis comme enfermé dans une routine de laquelle j’ai l’impression que je ne peux plus sortir. Avec la menace du pôle emploi je suis obligé de faire quelques efforts comme aller à des entretiens d’embauches. Mais je sens que ça va être difficile de sortir de cette routine qui avant n’existait pas. Je veux dire que j’ai vraiment une occupation pour chaque instant même si elle est solitaire et masturbatoire ça me plaît c’est toute la différence avec le travail qui n’est qu’alienation pour moi.

        • #1263 Répondre
          Julien Fourmond
          Invité

          Tout à fait d’accord avec toi. Je suis resté 4 ans sans faire de démarche. Je suis passé sous les radars. Mais l’année dernière menace de pôle emploi de me retirer l’ass(équivalent de RSA mais dépendant de pôle emploi donc moins de flicage et en plus je cotise pour la retraite). Ils veulent me couper les vivres. Ils ont pas peur de menacer les pauvres.

    • #1122 Répondre
      Julien Fourmond
      Invité

      J’ai réussit cet exploit de me débarrasser du besoin de l’autre et pourtant on me force à travailler. C’est dingue, on devrait me remercier pour mon courage et ma persévérance dans l’égoïsme.

      • #1480 Répondre
        Demi Habile
        Invité

        Tu dis dépendre du RSA et en même temps tu prétends t’être débarassé du besoin de l’autre, c’est absurde.

        • #1522 Répondre
          Julien Fourmond
          Invité

          C’est pas absurde. En dépendant du RSA je ne dépend pas des autres comme pour le salaire du travail. Je peux vivre sans dépendre des autres. Je ne dépend que de l’allocation. Je veux dire que grâce RSA je peux me passer de relations humaines non choisies.

          • #1551 Répondre
            Demi Habile
            Invité

            Ce sont les autres qui payent ton RSA puisque tu ne produis rien donc tu dépends de ces autres peu importe la façon dont on prend les choses.

            • #1614 Répondre
              KaKa
              Invité

              Tu sais Demi Habile même produire de la valeur ajoutée dans le cadre du système capitaliste te fait dépendre d’une infinité de valeurs ajoutées créées par d’autres, et ce autant dans l’espace que dans le temps, reconnues ou pas par ledit système. Donc à ce compte-là autant essayer de comprendre ce qu’il a réellement voulu dire, à savoir : se passer de relations humaines non choisies. Non ?
              Ou dit autrement : produire = mon commentaire = tu me dois 5 euros pour t’avoir permis de monter en compétences.
              Pour ma part je considère qu’être au RSA lui permet non seulement d’éviter qq relations humaines non choisies mais également de produire de la VA gratuite pour les autres.

              • #1619 Répondre
                Leo Landru
                Invité

                Je n’avais pas saisi la contrepèterie « Démi Habile » à la première lecture de ce pseudonyme. Pas mal.

              • #1625 Répondre
                Demi Habile
                Invité

                Ca ne vaut pas plus:

                Et je me trouve déjà bien généreux.

                Sinon moi ça me choque un peu le coup du type au RSA qui tient le discours d’un milliardaire qui veut me faire croire qu’il s’est fait tout seul car il n’y aucune honte à reconnaître qu’on dépend de l’autre. C’est notre lot à tous.

                • #1647 Répondre
                  Leo Landru
                  Invité

                  Pas sûr que Gérard Baste approuve tes propos.

                  Perso si j’y étais éligible je prendrais le RSA. Je ne le suis pas. Mais alors si y’a vraiment un truc qui ne coûte rien au contribuable c’est bien cette allocation dérisoire.

                  On n’est pas censés être rentables. Si on croit à la rentabilité, à l’économie de marché etc, on n’est pas de gauche ou alors de gauche comme Rocard – voir création du RMI tiens.

                  Je peux comprendre la source de fierté d’être au RSA. Je ressens un truc similaire depuis que j’ai arrêté de taffer pour trois cacahouètes. Le smic ne vaut pas l’humiliation qui s’y adjoint.

                  Si je payais des impôts (ce que je fais avec la TVA), ça irait financer des écoles où mes enfants inexistants n’iraient pas, des routes que dénué de voiture je ne prendrais pas et des CICE pour des entreprises qui ne m’embaucheraient pas. C’est le principe de la communauté.

                  Franchement y’a mieux à penser que de blamer les gens qui sont au RSA.

                  • #1648 Répondre
                    Demi Habile
                    Invité

                    Leo Landru:

                    Tu veux bien me dire où tu m’as vu blâmer les gens au RSA? Parce que j’en ai rien à foutre hein de savoir ce que Gerard Baste peut penser de mes convictions politiques, libre à lui de me désapprouver quand je prétend que c’est notre lot à tous de dépendre de l’autre.

                    • #1655 Répondre
                      Leo Landru
                      Invité

                      J’ai interprété. Ce qui te gêne visiblement est que Julien dise être indépendant des autres tout en touchant le RSA. Tu voudrais donc lui faire admettre qu’il dépend de la charité obligatoire d’autrui. Le souci d’honnêteté est ta quête personnelle. En aucun cas tu ne viens faire la morale. Ni foutre la merde. Je vais arrêter de te répondre, je te donne raison sur tout. Bonne journée.

                      • #1656 Répondre
                        Demi Habile
                        Invité

                        « Tu voudrais donc lui faire admettre qu’il dépend de la charité obligatoire d’autrui. »

                        Ca aurait le mérite de faire un point pour l’équipe du pragmatisme et du réalisme u_u

                      • #2725 Répondre
                        Demi Habile
                        Invité

                        Hami Débile, j’avais pas percuté.

                        Du coup je vais changer de pseudo, merci à toi.

    • #1129 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      je suis bien d’accord avec toi
      et je te souhaite de persister dans cette voie

    • #1153 Répondre
      Frezat
      Invité

      On s éloigne un peu du sujet.
      Moi aussi je ne travaillerai pas mais j’ai fais des gosses et je dois donc bosser pour eux.
      En attendant qu ils prennent leur envol j’ai pas trop le choix.
      Mais par contre j’ai choisi d être fonx car je veux pas dépendre d un patron fixe.
      Mon mentor m a dit entre eux et nous c est simple on est en CDI et eux en CDD.

      • #1155 Répondre
        Leo Landru
        Invité

        C’est vrai qu’on a un peu choisi la solution de facilité en ne se reproduisant pas. Du coup on s’est éloigné de la question mais la réponse à celle-ci se trouve quasiment dans son énoncé. S’opposer implique de lutter par tous les moyens envisageables, soit grèves, manifs, blocages, j’irais même jusque sabotage. Les raffineries tiennent le haut du pavé de la contestation – ça devient une habitude. Si tu es fonctionnaire, tu risques moins à gréver qu’un intérimaire.

        Pour la partie « de manière efficace », eh bien ça va dependre de la durée du bras de fer et de qui va lâcher. J’ai fait grève lors de la réforme Sarkozy fin des années 2000, on était 5 sur 200 dans ma boîte et ailleurs ça suivait peu. Les manifs sous la pluie étaient mornes. Les flics n’éborgnaient pas encore en centre-ville à l’époque et pourtant la mobilisation a tourné court et donc réforme. On avait fait grève pour la beauté de la grève. C’est déjà ça.

        • #1176 Répondre
          Zyrma
          Invité

          Merci Leo je vais tâcher de garder ce motif en tête.

    • #1269 Répondre
      Julien Fourmond
      Invité

      J’ai la flemme et j’ai autre chose à faire ce qui est bien dommage. C’est sûr que dès qu’on ne travaille plus on est moins mobilisé. On devrait pas parler de retraite on devrait travailler si on a envie.

    • #1349 Répondre
      Graindorge
      Invité

      C’est la première fois que je participe à un forum. Je préfère voir et savoir à qui je cause. Mais à la guerre comme à la guerre. Y’a une petite musique que les capitalistes et leurs porte-paroles diffusent, rediffusent plutôt, mine de rien mine de crayon « Les gens ne veulent plus travailler, ils veulent tous leurs w.ends, ils veulent ci et ça… On leur donne ça, ils veulent ÇA ! Oh.
      C’est peut-être pas superflu de rappeler le sujet de ce forum
      COMMENT S’OPPOSER À LA RÉFORME DES RETRAITES DE MANIÈRE EFFICACE ?
      On peut créer d’autres sujets « comment vivre sans travailler, la révolution, l’égoïsme salutaire et tutti quanti… » Mais là, c’est juste que ce n’est PAS le sujet. Ni la question.
      L’idée c’est de poursuivre le bras de fer. 2 millions du peuple souverain sont descendus dans la rue, tranquilles, joyeux, parfois énervés aussi et y’a de quoi, mais déterminés. Et heureux d’être ensemble et de causer.
      On sait de quoi les capitalistes sont capables. DE TOUT. Mais, bizarrement alors qu’ils ont le pouvoir et les armes (et pas que la police et l’armée, plein d’autres armes) eh ben, ils ont la trouille. Ils transpirent. Ils déglutissent de travers ! Ben alors? On a un petit malaise ? -Si je ne savais pas à qui j’ai affaire, à des parasites, des rapaces qui se fichent pas mal du quart des travailleurs les plus pauvres morts d’épuisement à 62 ans ! – je ne retiendrai pas mon élan de leur proposer un verre d’eau.
      « Ils nous pressent comme des citrons et ils nous jettent. » disait un ouvrier qualifié des Chantiers de l’Atlantique à Saint Nazaire. Mort à 55 ans. Il avait démarré à 17 ans. Maladie professionnelle.
      Allez on a besoin de tout le monde ! Un coup de barre, Marx, et ça repart ?
      C’est les Mackinseys and Cº qui conseillent ce Monarque sur tout ! Alors là ?! Adieu solidarité, adieu sécu, adieu RSA ( what is that ?) Adieu veau, vache, cochon ! Wellcome to NOMADLAND
      On ira philosopher à -3º sous les ponts et on pourra faire aucune révolution car pour ça il faut d’abord manger.
      On fait ce qu’on peut et même si on peut peu, ce peu là est vraiment le bienvenu
      Je fais quoi, moi ? Pas la mine ni l’usine. Je partage les infos, les dates de réunions, je propose des idées, j’écris à tout le monde et surtout aux rabat-joie « c’est plié » « y’a rien à faire alors pourquoi faire ? » Je leur téléphone. À Madrid, le 31, manif en solidarité avec la France. Y’a des affiches en espagnol et des affiches en catalan. On a plongé dans un Mouvement : Agissons Ensemble. Y’a, des étudiants, des agriculteurs, des ouvriers, des chômeurs, des enseignants, des retraités des ingénieurs, des écrivains, des historiens, femmes et hommes. Y’a des gens. Hi ha gent. hay gente, há pessoas. Tud zo. Tiens, là, à l’instant, y’a Lucie, 28 ans qui se présente. Ingénieur-agronome au chômage. Elle vient de Montpellier et habite maintenant à Porto. « Hâte de m’engager à vos côtés »

      • #1352 Répondre
        riviere
        Invité

        Tous dans la rue le 31! Une manif c’est aussi le plaisir de rencontrer toutes sortes de poètes, de marrants, de joyeux, de vivants. Toutes sortes de gens que je ne rencontre pas dans la vie ordinaire.

      • #1360 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        Je crois qu’ici tu ne trouveras pas beaucoup d’objections à ce que tu dis
        Moi il y a juste l’allusion à Nomadland qui me dissuaderait presque d’etre dans la rue le 31.

        • #1402 Répondre
          Graindorge
          Invité

          Rectificatif : à Madrid le 31, ce sera pas une manif mais une concentration.
          Les espagnols nous soutiennent aussi car eux ils n’ont pas pu manifester contre l’augmentation de l’âge de la retraite. La ley mordaza la loi bâillon les en a dissuadé. La C.E.E est férocement claire « Si tu fais pas les réformes, Pedro, pas de sous. Regarde la Grèce »
          Alors hier, quand j’ai lu les premiers échanges, je me suis jeté à l’eau.
          Avec l’envie de remonter le moral des troupes. Sauf que, à force de parler des capitalistes, des pauvres, des morts, c’est le mien de moral qui était entrain de s’effondrer et la fatigue aidant, vu l’heure tardive pour moi, j’en menais pas large. Heureusement, c’est Rivière qui, en 3 mots, a remonté le moral de tout le monde –j’espère – en tous cas j’ai pu aller me coucher et faire de beaux rêves.
          J’ai détesté le film Nomadland. Propagande ignoble des capitalistes américains.
          Le mouvement ouvrier des États-Unis d’Amérique a depuis sa naissance été très violemment réprimé par des S.A et un régime très autoritaire, fascisant avant la lettre : barres de fer, prison, asiles de fous, balles réelles…. Ce qui fait que les travailleurs n’ont pas obtenu un système de retraite équivalent au nôtre, arraché aussi de haute lutte
          Je voulais inciter les hésitants et aquoibonistes à se rendre aux manifestations car ce sont aussi des manifestations de rejet des projets de ces mêmes américains puisque monsieur Emmanuel Macron a éjecté les fonctionnaires français pour les remplacer de facto par des conseils américains payés très, très très chers. Par nous.
          On veut éviter l’hyper précarisation : la misère noire. Et éviter la précarisation, ça serait pas mal non plus.
          C’est Rivière qui a raison. Allons faire la fête. Avec les poètes, les marrants, les joyeux.
          Les vivants !
          Sortir de nos petites boîtes virtuelles où ils auraient tant aimés nous garder parqués comme des rats de laboratoires. À laver nos cerveaux, les essorer et les sécher.
          C’est fou comme à l’air libre, nos cerveaux connectés, on se sourit, on est bien disposés, et plein de bonnes idées peuvent jaillir.

        • #1418 Répondre
          Julien Fourmond
          Invité

          J’ai beaucoup aimé le documentaire Nomadland

          • #1488 Répondre
            Graindorge
            Invité

            ce n’est pas un documentaire. Hélas.

            • #1523 Répondre
              Julien Fourmond
              Invité

              Oui exacte. Je ne me rappelais plus. C’est tellement bien fait. J’avais un doute. Merci.

      • #1375 Répondre
        Rad
        Invité

        La question du RSA n’est pas un à côté, qui serait sans rapport avec la réforme des retraites.
        Il s’agit là de politiser une exclusion, et discerner l’angle possible pour l’intégrer au mouvement en cours.

        • #1377 Répondre
          riviere
          Invité

          Oui c’est le même sujet celui du salaire à vie pour tous dans la continuité du régime commun de la sécurité sociale du communiste Croizat.
          Terminé la charité du RSA. Terminé la charité tout court.
          La dernière opération charitable est d’inclure les propriétaires de biens de production dans ce plan, ainsi ils arrêteront de trimer pour des assistés. Ils pourront s’adonner à leur passion, l’entreprise, et contribuer à produire des biens de qualité.

          • #1401 Répondre
            Frezat
            Invité

            Ça me fait plaisir que l on parle de Croizat car j habite la commune où il est né et a travaillé.
            😘
            Je vais faire quelques reproches à François et a certains de ses acolytes je trouve que vos propos sont pas vraiment accessible il faudrait simplifier un peu.
            Merci d avance.
            On a pas tous vos bagages éducatifs et culturels

            • #1428 Répondre
              Marcovid
              Invité

              Croizat qui a incarné le combat des retraites jusqu’à mourir trop jeune pour lui-même en profiter. Ceux qui souffrent au travail savent ce que cela signifie un corps meurtri.

      • #1400 Répondre
        Frezat
        Invité

        Merci 🥰

    • #1354 Répondre
      Graindorge
      Invité

      eh oui, c’est une fête!

    • #1355 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Précision: c’est AUSSI une fête!

    • #1415 Répondre
      Julien Fourmond
      Invité

      C’est vraiment un bon résumé de ce que je vis. Moi mes drogues particulieres sont l’exercice physique et les jeux vidéos. Pour m’aider à tenir.
      C’est vrai que le RSA est un piège. Je n’aime rien tant qu’avoir du temps pour moi mais c’est vrai que ça a ces limites. Ça fait 5 ans que je ne travaille plus du tout après avoir alterné emploi et chômage.
      Je suis comme enfermé dans une routine de laquelle j’ai l’impression que je ne peux plus sortir. Avec la menace du pôle emploi je suis obligé de faire quelques efforts comme aller à des entretiens d’embauches. Mais je sens que ça va être difficile de sortir de cette routine qui avant n’existait pas. Je veux dire que j’ai vraiment une occupation pour chaque instant même si elle est solitaire et masturbatoire ça me plaît c’est toute la différence avec le travail qui n’est qu’alienation pour moi. si ma future retraite ressemble à ce que je vis actuellement alors ça m’aura au moins servi à savoir ce que c’est d’être à la retraite. Il n’y a pas vraiment de qui se battre pour ça. Je me bats contre le travail obligatoire.

    • #1416 Répondre
      Julien Fourmond
      Invité

      *il y a vraiment pas de quoi se battre pour la retraite si c’est une espèce de RSA. C’est à dire qu’on vous écarte de l’activité.

    • #1417 Répondre
      Julien Fourmond
      Invité

      *à la retraite on vous écarte de l’activité social car vous êtes vieux. Merci bien

      • #1509 Répondre
        Rad
        Invité

        Très intéressant ton lien entre RSA et retraite, c’est vrai qu’en quelque sorte l’on expérimente la vie des futurs retraités, et à la voir depuis les allocs, ce n’est pas particulièrement désirable.
        Je propose de faire un sujet sur le RSA et le travail.
        On peut poursuivre dessus.

        • #1524 Répondre
          Julien Fourmond
          Invité

          Ok ça marche

    • #1440 Répondre
      Jeannette
      Invité

      Mais encore : il serait temps d’écouter sérieusement les punks ; aujourd’hui, c’est encore plus criant :

      FAUX DEPART – Désertion : https://www.youtube.com/watch?v=tuTGbgEMQd0&ab_channel=Destructure

    • #1455 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      je ne connais pas ce groupe. pas mal.

    • #1459 Répondre
      Carpentier
      Invité

      Bonjour ici,
      Partager cette info chez vous me semble approprié: https://lesmutins.org/des-films-en-soutien-aux-caisses-2596

      Gilles Perret, le comparse de Ruffin pour J’veux du soleil, Debout les femmes, entre autres, laisse le champ libre pour projeter ses films et soutenir les grévistes

    • #1472 Répondre
      riviere
      Invité

      Salut,
      Conférence de Bernard Friot en 2013 sur les pensions – Education populaire organisée par Sud(Suisse)
      Pour comprendre le régime social de production dans lequel nous vivons et repasser à l’offensive : travail, valeur, épargne, prévoyance, investissement. Friot « énonce le réel et pose efficacement la question de la maîtrise du travail »

      • #1473 Répondre
        Ostros
        Invité

        Merci riviere.

      • #1496 Répondre
        Graindorge
        Invité

        Quel enseignant!!! Tellement proche de nous! Une très très très belle personne! Il est tellement clair qu’il nous fait gagner en conscience et en confiance en nous-mêmes et en nos capacités à changer ce monde! Du grand Art!

        • #1514 Répondre
          riviere
          Invité

          Salut,
          Oui. Conscience + joie, on est bien armés je trouve!
          Je vois pas ce qui nous manque ? Nombre et organisation sûrement…je n’ose pas dire discipline.

    • #1510 Répondre
      Jeanne
      Invité

      Cette petite vidéo sur la vie secrète des éditocrates (en lien avec le projet de réforme des retraites) ne saura vous convaincre car vous êtes déjà convaincus.
      Elle ne saurait vous instruire car vous êtes déjà instruits sur ce sujet.
      François j’espère que tu ne jugeras pas trop inadéquat et malvenu que je la dépose ici.

      Cette petite vidéo me servira à expliquer à mon amie apolitisée et, comme les gens apolitisés, macroniste en diable (macroniste par défaut) comment les éditorialistes ne mentent à peu près jamais, leur métier ne consistant pas à mentir mais à:
      Communiquer.
      Ainsi ferai-je mon travail de petit colibri. (Moi qui pourtant suis loin de cautionner l’idéologie du colibri).

      Tiens, y’a une entrée « colibri » dans Boniments? (Que ma librairie doit bientôt me livrer).

    • #1512 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      Je ne vois pas pourquoi je serais contre cette publication. J’ai d’ailleurs évoqué cette affaire publiquement à Arles, ce week-end.
      En revanche je ne vois rien là de surprenant, et qui soit matière à édifier qui que ce soit dans cet espace. Mais tu as déjà répondu : tu postes ce lien ici pour édifier des gens qui ne viennent pas ici.

    • #1532 Répondre
      HD
      Invité

      Bonsoir tout le monde,

      Demain, il y a grève pour faire dérailler cette contre-réforme des retraites. Je suis enseignant à Vaulx-en-Velin et le titre de ce sujet m’a interpellé car il correspond à mes interrogations sur l’efficacité de notre grève, notamment dans le secondaire, dans la mesure où les élèves sont assez grands pour se débrouiller sans nous et que souvent nous n’arrivons jamais à bloquer complètement notre lycée (sauf osmose gauchiste exceptionnelle dans l’équipe).

      J’ai pas mal de collègues qui sont chauds pour partir en reconductible mais j’ai l’impression que notre absence seule ne suffira pas à gripper le fonctionnement de l’institution, pour moi, il est nécessaire de couper complètement la chaine de production, d’arrêter de mettre des notes sur pronote et de remettre des diplômes. Je me rappelle que la rétention des copies en 2019 avait forcé Blanquer à sortir du bois et à se montrer sous son véritable jour de démolisseur. Peut être que mettre 20 à tout le monde en étant protégé par la grève, c’est la solution. J’en sais rien, en vrai. J’ai posé la question à mon syndicat, ils étaient pas très chauds mais je connais un petit groupe que le sujet intéresse.

      Si jamais vous avez des textes sur le sujet, d’auteurs ou d’orga, je suis preneur.

      • #1545 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        Je crois que tu n’as pas besoin de textes pour avoir très bien saisi la situation
        Sans blocages conséquents, la contre réforme sera votée.
        L’éduc nat a une grande puissance de blocage, par les moyens que tu dis. J’aime beaucoup l’idée de mettre 20 à tout le monde, comme en 68

        • #1555 Répondre
          Rad
          Invité

          Oui, il y a quelque chose à expérimenter dans ça. Déplacer la forme de la grève.
          Ne pas couper l’énergie, mais la rétablir gratuitement.
          Ne pas faire grève dans l’éducation, mais distribuer des 20 à tout le monde.
          Ne pas stopper les flux sncf et ratp, mais rendre les voyages gratuits et ne plus contrôler personne.

          • #1558 Répondre
            Mélanie
            Invité

            Oui – on retrouve là ce que faisaient les gilets jaunes en ouvrant les barrières des péages.

            Tu dis : ne pas couper l’énergie, mais la rétablir gratuitement.
            Voilà qui me parle. Sur le point de rejoindre la manif dans ma ville ce matin, je me demande encore si je perds à moitié mon temps en participant à ce tour de centre ville, peu visible, et qui ne dérange à mon avis pas grand monde, puisque plus grand chose ne se passe au centre ville. Je ne suis pas exactement en grève sur le temps de la manifestation, puisque de toute façon j’étais de repos aujourd’hui.

            L’idée du 20 à tout le monde me plaît beaucoup mais plaira moins à beaucoup de parents, non?
            ça m’évoque aussi les évaluations annuelles des fonctionnaires. Les dernières fois je me suis mise au fond du siège dans le bureau du chef, le temps que ça passe, et j’ai dis oui ou non ou je n’ai rien à ajouter, enfin l’idée était de perdre le moins d’énergie possible, et de participer le moins possible à l’évaluation. (Je n’ai pas obtenu un 20)

            Je vote pour le boycott de Pronote!

            • #1560 Répondre
              riviere
              Invité

              Salut,
              Je vote pour le 20 aussi. Je suis parent, ça ne me dérange pas. J’ai confiance dans les enseignants ils savent discuter avec les jeunes de leurs dissertations et autres travaux.
              D’ailleurs je suis dans le privé et je me mets 20 invariablement dans mes auto-évaluations annuelles. Et mes collègues idem. C’est notre façon de répondre à ce que sont ces évaluations: des exercices réguliers et infantilisants de loyauté au chef et à la hiérarchie.

              • #1575 Répondre
                Mélanie
                Invité

                On nous demande aussi, en amont de l’évaluation annuelle, de faire notre auto-évaluation. Ce que je ne préfère ne pas faire. Je vais juste au rendez-vous.
                Pas sûre pour les parents, sur le 20, pour en avoir entendu par exemple s’inquiéter des bacs au rabais les années de grève, ou encore hier, contrariés que les enseignants fassent grève une journée.

                Sinon, je n’ai pas vu de projectiles-élèves dans la manif ce matin. Mais c’est peut-être parce que je suis dans le sud-sud.

      • #1548 Répondre
        Demi Habile
        Invité

        « Je me rappelle que la rétention des copies en 2019 avait forcé Blanquer à sortir du bois et à se montrer sous son véritable jour de démolisseur.  »

        Moi je me rappelle que j’avais été désespéré en songeant que vous aviez cru pouvoir faire plier Jupiter en prenant les copies du bac en otage alors que Jupiter n’avait pas bronché face au saccage de l’Arc de Triomphe par les Gilets Jaunes. Le même sentiment m’habite d’ailleurs quand je vous image enrayer la marche du monde en collant des 20 à tous vos élèves.

        • #1553 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          On craignait qu’en changeant de site, on sèmerait les facheux. Au contraire, bonne nouvelle : Demi-Habile fait retour, avec sa mauvaiseté indécrottable. Demi-habile tient absolument à nous donner des nouvelles de son aigreur. Merci à lui.

          • #1557 Répondre
            Demi Habile
            Invité

            Au début je me suis étonné en constatant que tu ne me donnais pas raison sur le manque de sérieux de la proposition mais ensuite tout est rentré dans l’ordre, je me suis souvenu que tu avais du papier que tu avais toi même noirci à lui vendre et que t’avais plutôt intérêt à être sympa.

            C’est rigolo.

            • #1567 Répondre
              François Bégaudeau
              Maître des clés

              On craignait qu’en changeant de site, on sèmerait les facheux. Au contraire, bonne nouvelle : Demi-Habile fait retour, avec sa mauvaiseté indécrottable. Demi-habile tient absolument à nous donner des nouvelles de son aigreur. Merci à lui.

              • #1573 Répondre
                Demi Habile
                Invité

                Tu me diras ton fond de commerce c’est de chouiner que l’école t’as volé les plus belles années de ta vie en t’obligeant à rester assis sur ta chaise et c’est sûr que vu comme ça, distribuer des 20 ça peut avoir l’air subversif.

                • #1628 Répondre
                  François Bégaudeau
                  Maître des clés

                  On craignait qu’en changeant de site, on sèmerait les facheux. Au contraire, bonne nouvelle : Demi-Habile fait retour, avec sa mauvaiseté indécrottable. Demi-habile tient absolument à nous donner des nouvelles de son aigreur. Merci à lui.

    • #1556 Répondre
      Rad
      Invité

      Un article à lire et à partager Contre la réforme des retraites, pour la fin du travail : https://tousdehors.net/Contre-la-reforme-des-retraites-pour-la-fin-du-travail

    • #1564 Répondre
      Barthelby
      Invité

      Dans le sud-ouest les enseignants vont s’inspirer des méthodes des agriculteurs et proposer des prises d’otage et des jets d’élèves sur la préfecture.

      • #1568 Répondre
        Barthelby
        Invité

        J’affûte ma règle jaune aimantée et j’y vais.

    • #1566 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      Je trouve qu’il y a là une coupable incitation à la maltraitance des profs – car un élève pèse lourd.

      • #1612 Répondre
        Barthelby
        Invité

        Attends. On parle d’instits capables de faire leur bois, d’accepter des tournées de Ricard dans des gros verres en pyrex à la fête de l’école, de tuer le cochon avec leurs élèves en « Découverte du monde ».

        Dans les faits ça a été plus décevant. Je me suis gentiment fait bifler par les drapeaux FSU et Snuipp sur du Sinsemilia. Et à chaque bifurcation possible j’ai souri au service d’ordre de la Cgt qui ne faisait que son travail et évitait aux manifestants de s’égarer.

    • #1593 Répondre
      Frezat
      Invité

      Alors seconde manif aujourd’hui.
      Plus de monde .
      Encore une fois on a été une petite poignée à sortir du tracé et bloquer la 2×2 d Albertville.
      Bon rien de révolutionnaire.
      Mais j ai eu du baume au coeur de voir certains vouloir bloquer des accès stratégiques.
      Blocage
      Sabotage
      Violence
      Sont les uniques solutions amha

      • #1629 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        « violence », en soi, ne signifie pas grand chose
        donc bocage, sabotage et on verra la suite

      • #1632 Répondre
        Demi Habile
        Invité

        Parce que Manu va laisser faire. C’est pas le genre à sortir les blindés et à réprimer en abusant de la violence tout en flirtant avec le viol des lois républicaines donc vous avez un boulevard.

        • #1641 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          On craignait qu’en changeant de site, on sèmerait les facheux. Au contraire, bonne nouvelle : Demi-Habile fait retour, avec sa mauvaiseté indécrottable. Demi-habile tient absolument à nous donner des nouvelles de son aigreur. Merci à lui.

          • #1645 Répondre
            Demi Habile
            Invité

            François: C’était bien aussi quand tu te contentais de m’ignorer.

            • #1665 Répondre
              François Bégaudeau
              Maître des clés

              On craignait qu’en changeant de site, on sèmerait les facheux. Au contraire, bonne nouvelle : Demi-Habile fait retour, avec sa mauvaiseté indécrottable. Demi-habile tient absolument à nous donner des nouvelles de son aigreur. Merci à lui.

              • #1670 Répondre
                Demi Habile
                Invité

                François: Tu sais bien plus que je suis plus con que toi et qu’à ce titre je me lasserai après toi donc pourquoi te faire chier?

    • #1659 Répondre
      Mélanie
      Invité
      • #1660 Répondre
        Juliette
        Invité

        merci Mélanie, j’ai bien ri.

    • #1666 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      je dois être une bille parce que je vois pas le truc sur le 31

    • #1764 Répondre
      Frezat
      Invité
      • #1855 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        Je suis également ravi que Geoff joigne sa voix. Et d’accord avec ce qu’il dit, qui n’est cependant pas inédit. Et que pas mal d’acteurs du mouvement savent bien. C’est un rapport de forces, il faut porter des coups qui fassent mal. Pour l’instant le gouvernement n’a pas trop mal, c’est un fait
        Donc : qu’est ce qui fait mal?

        • #1862 Répondre
          Carpentier
          Invité

          Un débrayage qui fasse/empêche que ça consomme trop facilement?
          Un truc qui morde les prochaines vacances (cf. les embryons de mouvements et initiatives des techniciens des remontées mécaniques en stations alors que le manque de neige en fin d’année dernière a déjà grandement affecté les CA de la saison qui se terminera tôt en plus du coup?)
          Mais les congés payés, et le repos/kif pendant, c’est précieux pour tous ceux qui baignent dans ce coeur de réacteur qu’est la sauvegarde et le partage des acquis sociaux, alors?

          Au boulot, tandis qu’une seule personne manquait à l’appel des grévistes il y a 15 jours, nous n’étions plus que 2 cette semaine et à priori, je serai la seule mardi prochain.
          Même si aujourd’hui, comme tous les samedis à Paris ceci-dit, certain.e.s d’entre elles pourraient marcher pour une cause, répondre à ‘ qu’est-ce qui fait mal?’ me fait repenser à toutes les réactions lors de l’impact d’un bull sur la porte principale de Matignon (si je n’ai pas trop brodé le truc entre temps, c’était bien ça? )
          Et si salir ou égratigner les symboles de la République est ce qui fait le plus mal aujourd’hui, je m’inscris frigide face à cette proposition pas si sexy (pas pour l’idée mais pour le faire, pas de bull sous la main, je cherche donc autre chose.)

          Ayant vécu les ouvertures de péages et saluts fraternels des compagnons en Gilets jaunes au tout début de leurs mouvements, je me souviens d’une sensation d’irréel en franchissant la barrière levée sous les applaudissements des J.G. qui riaient: leur faire dire les mines et les réactions des passagers ce weekend là pourraient faire livre, au passage, je me dis.
          Faut dire que j’avais souvent rêvé de faire cela ou du moins, questionné ce qui se passerait si je le faisais.
          Mais j’ai aussi souvenir d’une énorme culpabilité à déserter Paris ce samedi là pour Sallanches, tant on avait croisé de files de fourgons de crs qui s’invitaient à la fête.

          • #1863 Répondre
            Carpentier
            Invité

            … que ça consomme moins facilement… passe surtout par des actions de blocage des livraisons des commandes, des flux de transports via les entrepôts de stockages et de logistique, depuis les docks à l’arrivée des marchandises aussi ou pour bloquer leur acheminements depuis les aéroports, le tout avec l’aide des camarades des raffineries qui s’activent exemplairement depuis plusieurs semaines et détiennent une partie précieuse des clés à faire mal.

            Je matérialise le truc easy en 3D, à base de Lego et Kapla, et vous transfère les actions futures en vpn 😉

    • #1778 Répondre
      riviere
      Invité
    • #1789 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Moi, je fais ENTIÈREMENT confiance au peuple ( et à tous les peuples). Notre intelligence collective dépasse l’entendement.
      Non, nous ne sommes pas « polis » Oui, nous savons à qui nous avons à faire.  » Les gouvernants ne se trompent pas. » Nous non plus.
      « Ils savent ce qu’ils font et ce qu’ils veulent. » Nous aussi.
      Mais merci à Geoffroy de Lasganerie pour cette sincère participation à la lutte et pour les questions soulevées.
      On a arraché les 8h, on a arraché le dimanche, on a arraché les congés payés, on a arraché le droit de vote pour les femmes issu des propositions politiques et sociales du Conseil National de la Résistance ( CNR) donc dans le cadre de la lutte politique et militaire contre l’impérialisme germano- fasciste… On a arraché, arraché, arraché… et ça fait des siècles qu’on arrache. On est entraînés à la guerre. Et à ses stratégies.
      Deux millions huit-cent-mille personnes dans les rues! + une centaine par consulat pour l’Espagne Donc, ça fait… un + une + un + une…= deux millions huit-cent-mille et des poussières… Manque les chiffres des autres consulats du monde. Pas grave.
      Qui s’attendait à ce déferlement, qui pouvait prédire ce tsunami?
      Et qu’est-ce qu’on a à perdre? Hein?
      Et c’est la joie, encore elle, décidément, qui gagne en intensité pour aider la colère.
      C’est le commencement de la lutte finale? Une chose est sûre et certaine: EUX, ILS VONT PERDRE.

    • #1810 Répondre
      riviere
      Invité

      Salut,
      Frédéric Lordon au meeting de RP

      • #1826 Répondre
        Dr Xavier
        Invité

        Lordon, c’est toujours la même chose, je lance la vidéo en me disant que j’écoute juste quelques minutes avant de passer à autre chose, et je finis par la regarder en intégralité en ayant les poils. D’où lui vient donc cette puissance ?

        • #1886 Répondre
          Graindorge
          Invité

          peut-être du fait qu’il a l’air de se ficher comme d’une guigne de sa petite personne

          • #1898 Répondre
            Carpentier
            Invité

            À l’inverse d’un type comme Branco par exemple?
            Lordon part du collectif Les économistes atterés, et c’est pas rien.

            • #1903 Répondre
              François Bégaudeau
              Maître des clés

              1 je ne pense pas que Lordon se fiche de sa petite personne
              2 je crois même qu’il en a grande considération, et qu’il fait bien, car ce serait ingrat que d’avoir petite considération d’une aussi grande personne
              3 je crois que la puissance n’a rien à voir avec la considération petite ou grande qu’on aurait de soi. Et qu’on rate totalement la puissance à la moraliser.

              • #1913 Répondre
                Demi Habile
                Invité

                « Terrorisé » c’est le bon mot puisqu’ils étaient prêts à céder sur tout, même sur une augmentation du SMIC. Ceci dit l’augmentation du SMIC on l’attend toujours et il y a une bonne raison à ça, c’est que même si c’est rigolo d’imaginer Geoffroy de Bézier enfoncer son poing dans l’anus de Jupiter pour aller lui chatouiller la glotte afin de s’adresser à nous ça reste malhonnête. Manu n’est pas leur valet, Manu c’est le type qui leur rappel qu’il ne cèdera rien ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes. Ca veut dire que Manu il sort les blindés et il organise un grand débat pour s’écouter parler afin de couvrir les cris des victimes de la violence policière.

                Lordon nous dit que ça ne se passera pas différemment cette fois ci et je crois qu’il a raison. En me réveillant ce matin je suis allé faire un tour sur Twitter et Elon Musk m’a montré Usul qui chouinait car Manu veut encadrer le droit de grève. Et ce que j’adore avec Manu c’est que bien évidemment ça ne se fera pas contre les syndicats mais avec eux. Ce n’est pas qu’il a besoin d’outils pour briser la contestation, c’est juste qu’il faut penser printemps. Penser constructif et bienveillant. Reste que Lordon c’est comme beaucoup d’autres choses, c’était mieux avant.

              • #1924 Répondre
                Graindorge
                Invité

                Vous avez raison. Petit 1, petit 2, petit 3. D’aaaccoord ! Lisez- mieux. S.V.P. Ma phrase commence par « peut-être » et je ne dis pas qu’il se fiche de sa petite personne mais qu’il A L’AIR de se ficher de sa petite personne. Nuance. Il s’oublie mais qu’on se rassure, la mémoire lui reviendra. Avant d’attaquer il dit « je suis très fier d’être parmi les intervenants de ce soir »
                C’est le NOUS qui prime.
                Et ce rire.
                Et cette colère. Qui lui fait peut-être dire des choses pas très stratégiques… La belle affaire !
                Et à ce jour et à ma connaissance, Fréderic Lordon. Monsieur Lordon est le seul qui a eu la PUISSANTE HUMILITÉ de dire « j’ai peur ! » Moi aussi, j’ai peur. J’ai très, très, très peur.
                J’ai lu quelque part (pardon, hein ?) « Là où il y a de la peur l’amour est exclu. Là où il y a de l’amour, la peur disparaît » Pas bien compris mais ça me console.

                • #1927 Répondre
                  Demi Habile
                  Invité

                  Si c’est l’amour qui t’intéresses il faut rejoindre la team Barrau. Lordon s’en fout de l’amour, ça le fait rire et de son point de vue ça justifie de mépriser Aurélien Barrau.

                  • #2003 Répondre
                    Graindorge
                    Invité

                    Comment s’opposer à la réforme des retraites de manière efficace?
                    Je vais écrire une belle lettre d’amour à Mr Macron et à sa bande avec plein de petits coeurs, une petite fleur séchée dans une enveloppe rose. « cher président bien aimé… »
                    Ou en anglais? Il aime l’anglais de ce grand pays démocratique. Comment i s’appelle déjà?
                    Je suis sûre que c’est LA bonne idée.

                    • #2007 Répondre
                      Demi Habile
                      Invité

                      Ce n’est pas de l’amour ce que tu proposes mais de la soumission. L’amour ça implique de se respecter alors que la soumission c’est quand on voudrait être aimé de l’autre.

                      • #2038 Répondre
                        Graindorge
                        Invité

                        je crois pas qu’une enveloppe rose avec des petits coeurs aurait suffi à se faire aimer de ce monsieur. Et se faire aimer n’aurait jamais été la mission de cette missive

        • #1910 Répondre
          Seldoon
          Invité

          C’est marrant mais le Lordon qui se laisse déborder par ses émotions et qui se repère facilement par l’usage d’insultes (pas toujours contre le camp d’en face, on l’a vu de la même façon insulter Aurélien Barrault et d’autres), je le trouve toujours bête comme ses pieds. Et je refuse de croire qu’une intelligence supérieure comme la sienne ne se rend pas compte de ce qu’il fait dans ces cas là. Ici en particulier, le passage à incriminer est une articulation bien préparée de son discours. Il est évident que la question n’est pas de savoir si Macron est un forcené, que ça n’a rien à voir avec le débat ou la stratégie à employer. Donc je ne sais pas s’il accepte de s’abêtir pour le plaisir ou s’il manipule son auditoire.

          • #1911 Répondre
            Charles
            Invité

            Bien d’accord mais c’est ce que recherche son auditoire, cette raideur gouailleuse, ce côté janséniste qui annonce le Jugement Dernier.

          • #1932 Répondre
            Jeanne
            Invité

            @seldoon
            Je me souviens de Lordon occupé à ridiculiser Piketty – en la présence de ce dernier – dans un débat il y a un ou deux ans. Ça m’avait paru en effet un peu contre-productif. Même si force était de constater que Lordon avait manifestement raison dans ses méchantes affirmations: Piketty parlait des travaux de Friot en donnant l’air de ne les avoir ni compris nu lus.
            De même le sympathique, méritoire, et pertinent à l’oral (à l’oral) Aurélien Barrault m’a semblé, dans son récent bouquin publié chez Zulma, intellectuellement un petit peu indigent.
            Dans tous les cas je préférerais que la puissance de Lordon, en plus d’être intellectuelle, incantatoire, et de séduction, soit aussi – comment dirais-je – d’amour. Ou à tout le moins: de rassemblement.

            • #1934 Répondre
              Seldoon
              Invité

              Je me dois de m’excuser car je te fais orthographier le nom d’Aurélien n’importe comment : c’est en fait Barrau.

              Je me souviens de lui en face de Piketty, disons qu’il y était inflexible et tranchant, trop à mon goût. Mais ce n’était pas de ce niveau, il était agacé par les imprécisions de Piketty et de son (petit) chantage à l’union de la gauche, de mémoire. Quand Lordon se laisse aller à l’insulte comme ici ou avec Barrau c’est différent. Et oui je suis loin d’être un fan d’Aurélien Barrau, mais on a quand même tiré des choses de son action, ce n’est pas l’abruti fini que Lordon dépeignait.

              • #1935 Répondre
                Jeanne
                Invité

                Mon indigence à moi étant technologique, sur mon téléphone je ne sais pas ouvrir une fenêtre de recherche quand je suis déjà sur un site. C’est comme ça que je t’ai fait, bien indûment et en me doutant à moitié de mon erreur, confiance sur l’orthographe. Merci pour la rectification.
                Si d’aventure tu as le lien de la bisbille Lordon – Barrau, je suis preneuse. (Ça va faire un peu saigner mon cœur allez mais tant pis).
                Mais Seldoon, je voudrais être sûre de comprendre ce que tu dis: c’est le qualificatif de « forcené  » qui te choque à ce point…?
                A moi cela semble, quand il s’agit de qualifier Macron, ni gênant ni même notable…
                Dans un autre ordre d’idées mais en restant dans le sujet, ma formidable mère, une femme intelligente, une femme dotée d’une conscience politique, n’a jamais voulu lire « Histoire de ta bêtise  » parce que le titre était trop méchant.

                • #1938 Répondre
                  Seldoon
                  Invité

                  Oui forcené c’est ridicule pour des tas de raisons, aucune d’entre elle n’étant que c’est pas gentil. Déjà, c’est de la psychologisation et de la personnification qui toutes deux dépolitisent le sujet (donc si on vire Macron il n’y aura pas de réforme des retraites ?). Accessoirement, c’est selon toute vraissemblance faux. Drôle de fondement pour une stratégie efficace de combat.

                  • #1954 Répondre
                    Jeanne
                    Invité

                    Oui Seldoon.
                    « Forcené « , comme disent un peu Charles et Barthelby, c’est pour le théâtre. Et en effet c’était peut-être dispensable.

                • #1941 Répondre
                  Demi Habile
                  Invité

                  « Si d’aventure tu as le lien de la bisbille Lordon – Barrau, je suis preneuse. »

                  • #1955 Répondre
                    Jeanne
                    Invité

                    Merci

                    • #1973 Répondre
                      Demi Habile
                      Invité

                      Il n’y a pas de quoi.

                  • #2012 Répondre
                    Carpentier
                    Invité

                    wtf?
                    S’est passé quoi entre Aurélien et Frédéric?
                    Comme ça, à part pour la cuisson des pâtes, vois pas trop ce qui peut leur faire se crêper le chignon à ces deux-là mais ok, vais écouter ça, alors.

                • #1947 Répondre
                  Seldoon
                  Invité

                  Jeanne, ne me fais jamais confiance sur l’orthographe (ni sur le reste).

          • #1942 Répondre
            Barthelby
            Invité

            1- Si cette citation tirée du dernier article de Lordon est authentique, je te demande qui personnalise?
            « Des indiscrétions rapportent que les macronistes eux-mêmes finissent par ne plus trop savoir pour quoi on fait cette réforme. En fait, pour en retrouver le fil, il suffit de se rapporter aux déclarations du chef lui-même qui a assez souvent la candeur des grands malades mentaux. « Ce qui se joue, c’est mon autorité […] On ne reculera pas ». »
            2-Comment ne pas se laisser déborder par ces émotions devant de telles phrases?
            3-En meeting, la moquerie et l’insulte sont une joie qui rééquilibrent un peu les balances de la violence symbolique.
            4-Je veux bien écrire avec ses pieds.

            • #1944 Répondre
              Barthelby
              Invité

              C’est à Seldoon que je cause.

            • #1945 Répondre
              Seldoon
              Invité

              1- Il est vrai que d’autres personnes que Lordon personnalisent aussi. Et que plus on va à droite plus la pratique est courante.
              2- On peut se laisser déborder par l’émotion, ça peut même rendre sympathique. Ca ne rend pas forcément intelligent. Dans ce cas précis, ça fait dire des bêtises.
              3- Oui, c’est bien de bêtise militante dont il s’agit. Elle a parfois des vertus (ici elle allège la parole pas toujours super accessible de Fredo et galvanise la salle comme Macron galvanise la sienne en hurlant « c’est notre projet ») mais pas celle de l’intelligence.
              4- Je ne sais pas avec les pieds de qui il a écrit toute la partie portrait de Macron de cette intervention mais je n’échangerais pas mille de ces pieds-là contre une seule de tes mains à toi.

              • #1946 Répondre
                Seldoon
                Invité

                Après, même Sergio Leone avait quelques défauts, hein.

                • #1948 Répondre
                  Barthelby
                  Invité

                  Tu me fais rire et tu me flattes. Tu crois t’en tirer comme ça ? Je vais me punir pour avoir ri.
                  1- erreur de contexte : le meeting n’est pas le lieu de la rigueur théorique, mais le moment ou l’hyperbole et l’invective du dominant ont toute leur place.
                  2-« forcené » ne psychologise que dalle; c’est un terme désuet qui n’a aucune valeur en psychologie : il a un effet comique.
                  3-il n’est pas interdit de psychologiser : Lordon le fait très bien par ailleurs; il pense le psychologique comme un effet de la structure.

                  • #1949 Répondre
                    Tony
                    Invité

                    Brillante démonstration j’applaudis

                  • #1950 Répondre
                    Seldoon
                    Invité

                    1 – Peut-être bien. Ca fait partie des choses qui m’en tiennent à l’écart en tout cas, vraiment.
                    2 – Il y a un effet comique mais il en fait une articulation de son discours, pas une punchline gratuite. Je trouve assez évident qu’avec forcené on est dans le champ psychologique, mais admettons que non : il n’en reste pas moins que (a) le problème de Macron et de sa réforme, ce n’est pas que Macron est un forcené, (b) si on veut combattre cette réforme il y a de meilleures bases que « sachant que Macron est un forcené, voilà ce qu’il faut faire », (c) Macron n’est pas un forcené : il n’est pas « en proie à une crise furieuse » et il ne perd pas la raison.
                    3 – Oui enfin il ne fait pas de psychologie des dominants, là. Il parle bien de Macron et de personne d’autre, il n’y a rien de structurant. Et a minima il exagère l’autre partie du portrait, où il raconte que Macron ne prononce des mots que pour le plaisir qu’ils ont dans sa bouche (alors qu’ils ont quand même un petit rôle de communication, les mots de Macron, non ?).

                    Tu auras compris que rien de tout ça ne discredite complètement Lordon. J’ai l’impression (et je me trompe peut-être) qu’il donne de plus en plus souvent dans ce registre et qu’il y est plutôt encouragé. Je crains qu’en gagnant un militant on perde un des plus grands intellectuels du moment, comme on a perdu les Pinçon-Charlot. Après tout, il est question de retraites, chacun a le monde a le droit de prendre la sienne… mais ce serait dommage, il a encore à donner, Fredo.

                  • #1952 Répondre
                    Barthelby
                    Invité

                    Seldoon,
                    dans mon point 3, j’ai écrit « par ailleurs » en pensant écrire « ailleurs ».
                    Je cru comprendre qu’il le faisait en ce moment même avec Sandra Lucbert.
                    Ce forum privilégie le commentaire des interventions orales de combat et des textes de la Pompe à Phynance.
                    Je gage que ces activités restent tout à fait marginales dans sa production intellectuelle et dans sa vie. Ce sont les brefs moments où il remonte à la surface.
                    Tu remarqueras d’ailleurs qu’aucune conférence n’a lieu en plein jour.

                    • #1953 Répondre
                      Barthelby
                      Invité

                      J’ai cru comprendre qu’il le faisait en ce moment même avec Sandra Lucbert *
                      L’ellipse crée une ambiguïté involontaire : ils bosseraient sur la psychanalyse et la politique.

                      • #1964 Répondre
                        Demi Habile
                        Invité

                        Et on peut déjà affirmer que le bouquin sera bon pour la benne \o/

                      • #1966 Répondre
                        Barthelby
                        Invité

                        TU peux déjà affirmer. Personnellement, je vais le lire avant d’affirmer quoi que ce soit.

                      • #1972 Répondre
                        Demi Habile
                        Invité

                        Il en parlait déjà en Octobre 2019 quand il faisait la promo de « Vivre Sans ? » et à l’époque j’aurais pu comprendre que tu as réagisses de cette façon mais depuis on a eu le droit à Lordon qui nous explique qu’il faut tout refaire la psychanalyse au prétexte que « Les noms du père, le phallus, machin etc c’est plus possible » et moi je veux bien mais très franchement c’est ridicule. Mais admettons, admettons qu’à l’époque du podcast avec Ludivine Bantigny c’est encore un peu tôt pour juger. Admettons.

                        Ca date de Novembre 2019, ça fait 3 ans qu’il est au travail, et rien ne va. A quel moment Lordon s’est occupé de son fantasme de bourgeois qui sauve les pauvres du capitalisme? A quel moment il s’interroge sur son uniforme d’intellectuel de gauche? A quel moment il pense contre lui même? Jamais, jamais, jamais donc je crois que je peux prendre le risque de prétendre qu’à l’arrivée on pourra tenter le trois points avec leur bouquin et l’assumer. Je ne vois pas comment tel que c’est engagé les choses pourraient magiquement rentrer dans l’ordre. Tant mieux si je me trompe hein, je n’ai rien contre le fait de le voir s’arracher les doigts du fion et rendre une copie propre, c’est plus que j’ai arrêté de croire au Père Noël.

                      • #1981 Répondre
                        Barthelby
                        Invité

                        Attends, attends. On va arrêter de gloser des commentaires de vidéos. Prenons rendez-vous pour parler de ce texte s’il est un jour publié.

                      • #1995 Répondre
                        Demi Habile
                        Invité

                        Ouais ou alors on part du principe que je sais de quoi je parle et que j’ai raison.

                        C’est mieux.

                      • #2000 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        Comme tu y vas, Barthelby. Lire un livre pour le juger? Quelle désuète précaution.

                      • #2025 Répondre
                        Demi Habile
                        Invité

                        Tu fais comment pour élaborer la problématique de la psychose et penser le traitement du psychotique sans ce phallus?

                        Parce que soit t’as quelque chose de conséquent à dire sur la question auquel cas je te prie de bien vouloir me moucher soit tu fermes ta gueule.

                      • #2072 Répondre
                        Barthelby
                        Invité

                        Principe qui m’oblige à poursuivre ma lecture du roman de Bellanger avant d’écouter la G.O.
                        Et je dois dire que pour l’instant, et depuis deux-cent pages donc, j’ai l’impression de me forcer à ingurgiter un petit-déjeuner allemand qui se poursuivrait sur plusieurs jours.
                        Si la gêne est passable, vous allez m’entendre.

                      • #2092 Répondre
                        riviere
                        Invité

                        ah ah idem j’avale cette purée de pois sans aucun plaisir. Un sentiment de complète étrangeté. J’ai écouté quelques émissions sur Benjamin, le mystère s’est encore épaissi.

                      • #2104 Répondre
                        Barthelby
                        Invité

                        Je le plie ce soir. C’est l’inverse de ce que dit Quignard: c’est la philosophie qui s’est oubliée dans le roman.

                      • #2108 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        Oui, sans doute. Mais une philosophie qui est elle même, pour le meilleur et pour le pire, romanesque.

                    • #2022 Répondre
                      François Bégaudeau
                      Maître des clés

                      Echange passionnant entre Seldoon, dont je comprends intimement la réticence, et Barthelby, dont je ratifierais volontiers tous les arguments.
                      Je ne crois, Seldoon, qu’on puisse craindre que le militant éteigne le grand intellectuel. Fredo aime trop ça, écrire, bien écrire, penser par l’écriture. D’ailleurs si l’urgence militante l’avait absorbé, il ne se lancerait pas dans un sujet de livre pareil – qui fait saliver

                      • #2024 Répondre
                        Tony
                        Invité

                        Au fait François est ce que t’as regardé le débat sur Qg avec Friot?il s’est pris quelques rafales Bernard,dommage qu’ils n’aient pas approfondi leurs divergences,fin de débat assez comique et inutile sur le deuxième tour malheureusement.

                      • #2030 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        je n’y ai pas accès

                      • #2069 Répondre
                        Barthelby
                        Invité

                        Merci Tony
                        Il y a une escarmouche autour de la cinquante cinquième minute entre Kouvélakis et Friot. C’est très rapide et j’aurais aimé que cela dure , car ça dissimule une divergence plus profonde qui m’aurais aidé à comprendre ce qui me gêne chez Friot. J’ai une intuition, mais qui n’est que poétique.
                        Friot prosaïse l’utopie et utopise le prosaïque. Il peut donc donner l’impression de se payer deux fois de mots. Il campe sur ce terrain oxymorique et peine à rendre désirable une société dans laquelle les hommes libres se réuniront sans fin pour organiser le travail et fixer les montants des salaires à la personne. Là ou Marx pensait l’abolition de l’Etat et du travail salarié.
                        C’est une objection presque esthétique.

                      • #2073 Répondre
                        Barthelby
                        Invité

                        m’aurais aidé*

                      • #2074 Répondre
                        Barthelby
                        Invité

                        m’aurait aidé*

                      • #2166 Répondre
                        Anna H
                        Invité

                        Je suis tombée sur cette intervention récente et musclée de B. Friot «L’urgence de sortir d’une culture du communisme pour demain », où il retrace les échecs ou tromperies de la gauche, de la sociale démocratie, de la sociologie bourdieusienne, du marxisme léninisme, du PC de Roussel, de la FI et où il s’en prend à ce qu’il appelle « la culture du communisme pour demain au cœur de « l’anticapitalisme » et « la nocivité de l’obstination à ne pas voir le déjà-là communiste » :

                      • #2185 Répondre
                        Graindorge
                        Invité

                        Merci, merci et merci!

                      • #2075 Répondre
                        Tony
                        Invité

                        J’aurais aimé aussi davantage de détails sur leurs divergences,à vrai dire je suis assez ignorant de la pensée de Friot,je n’en connais que les quelques vidéos que j’ai pu voir,ce que j’ai compris c’est que Kouvelakis semble lui reprocher de ne pas être assez marxiste,de sous estimer la puissance du capital,après sur le sujet des retraites je crois aussi que Friot minimise la pression des fonds de pension,la financiarisation des retraites me paraît être déjà à l’oeuvre(beaucoup de produits financiers sont commercialisés par les banques pour compléter la retraite de base qui avec le système de décote deviendra insuffisante pour vivre)

                      • #2039 Répondre
                        Seldoon
                        Invité

                        Vous avez très certainement raison, on est loin de voir s’éteindre l’intellectuel Lordon. Disons plutôt que j’espère qu’il ne s’emousse pas. J’ai un exemplaire de son En Travail qui attend dans le salon, je m’en occupe quand je peux.

                      • #2100 Répondre
                        Barthelby
                        Invité
                      • #2152 Répondre
                        Seldoon
                        Invité

                        Eh bien tu vois que j’ai eu raison de le reprendre : il a finalement conservé le mot forcené mais il a pas mal reformulé et développé autour. Ca passe mieux, même si le passage reste un peu fumeux. Le coeur du sujet, je crois qu’il le touche ici :

                        « Le menteur sait parfaitement qu’il ment. Macron, lui, est possédé par ses vérités du moment. »

                        Mais il faut tout de suite préciser, ce que Lordon ne fait pas, que ça a beaucoup moins à voir avec Macron en particulier qu’avec les bonimenteurs en général, pour faire le lien avec un livre récent. C’est pourtant bien là que ça devient interessant, et c’est de là qu’on peut en tirer une leçon sur une éventuelle stratégie de lutte sociale. Il est aussi douteux d’absenter, et même de quasiment nier en-sous texte l’aspect argumentaire de vente des prises de parole maconiennes. Aspect qui reste leur caractéristique principale, comme il est étrange d’avoir à le rappeler. Bref il y a beaucoup plus juste à dire sur le sujet que ces deux paragraphes toujours pas très convaincants. Il est vrai que ça enflammera mieux les foules de dire :
                        « Au reste, les professionnels de ces situations le savent bien : un forcené, ça se déloge. Au minimum ça se débranche. »
                        plutôt que :
                        « Au reste, les professionnels de ces situations le savent bien : un vendeur, ça se déloge. Au minimum ça se débranche. »
                        Mais quand il fait le choix de la formule qui claque au prix de la justesse, c’est Lordon qui devient le vendeur.

                      • #2155 Répondre
                        Barthelby
                        Invité

                        Il ne t’aura pas échappé que cette question n’est pas l’objet principal du texte; c’est en critiquant la croyance en la possibilité d’un dialogue démocratique qu’il dénonce l’irrationalité de la parole macronienne.
                        Tu es sûr que relier cette irrationalité à la folie est plus propre à  » enflammer les foules » que de l’attribuer à une ruse (une fois dit que le gars ne nous vend pas un épluche-légumes multi-lames) ?

                      • #2159 Répondre
                        Seldoon
                        Invité

                        Tu as raison je reste bloqué sur le passage dont on parlait, pardon. Le reste est très bien. Et l’articulation en question pourrait être remplacée par ce que je dis, ça marcherait (mieux) sans abîmer la structure.
                        Et oui la folie et tout ce qui évoque de près ou de loin la dégénérescence des élites plus que leur côté génie du mal, pour moi ca vend mieux la soupe, et surtout dans ce cas ca pousse à l’action plutôt que de souligner l’impuissance.
                        (Je précise que j’ai écrit plus haut « enflammer les foules » en tant que terme employé par les chefs de vente et les managers, hein, au cas où ça évoquerait un autre imaginaire)

                      • #2165 Répondre
                        Barthelby
                        Invité

                        Mon avis n’est pas fait sur le terme de « forcené ».
                        Du moins je sens qu’il n’est pas là seulement que pour « psychologiser » (je concède avoir été de mauvaise foi) ou qu’il le fait mal (il faudrait parler de personnalité histrionique mais passons).
                        Cette invective connote deux ou trois petites choses essentielles:
                        – le forcené ne peut être raisonné, est inaccessible au dialogue.
                        – il est violent (on sait assez comment ce type monopolise la violence légale).
                        – il est seul et retranché (peut renvoyer au fait que cette réforme est pour lui un point d’honneur qui ne tient pas compte de l’opinion publique)
                        – il peut être maîtrisé collectivement.
                        Ce terme dit la nécessité de s’organiser collectivement et aussi la possibilité que cette lutte soit couronnée de succès. Ceci est à rattacher au fait (cf suite de l’article) qu’un blocage du pays en bonne et due forme verrait advenir le lâchage du forcené par la puissance publique et par sa classe. Ce terme de forcené est plus dense qu’il n’y paraît.

                      • #2168 Répondre
                        Tony
                        Invité

                        Dans Forcené on peut aussi entendre un écho avec ce que certains appellent l’ensauvagement du capital.

                      • #2169 Répondre
                        Seldoon
                        Invité

                        Je reste dubitatif sur le forcené (peut etre bloqué que je suis sur sa première occurence), bien que, c’est vrai, employé comme il l’est dans l’article, il ne dit pas que du faux. Vous admettrez que tout ce que vous en dites est quand même plus entendable devant la version écrite que lors du meeting et son sentencieux « car c’est un forcené ».

                      • #2170 Répondre
                        Barthelby
                        Invité

                        Il y a déperdition de sens par rapport à une pensée écrite dont on trouve ici la trace.
                        https://blog.mondediplo.net/les-forcenes

                      • #2173 Répondre
                        Seldoon
                        Invité

                        Avoir conservé cette information dans ta manche pendant tout ce débat fut particulièrement dégueulasse.

                      • #2178 Répondre
                        Barthelby
                        Invité

                        Ce n’est pas mon genre.

                      • #2179 Répondre
                        Barthelby
                        Invité

                        Si je m’en étais souvenu plus tôt, je te l’aurais posté immédiatement avec un petit : IN YOUR FACE !!!

                      • #2182 Répondre
                        Seldoon
                        Invité

                        Ouais ouais on te voit, Barthe. On te voit. Bon eh bien cet article a deux avantages :
                        – Développer une pensée qui n’était compréhensible que par les fans de la première heure.
                        – Me confirmer que le Lordon pamphlétaire (« en manque de cachet », « après avoir changé de linge »…), s’il n’est pas pour moi le repoussoir qu’il est à l’oral, n’est toujours pas mon Fredo préféré.

                        Sur ce je retourne pleurer le pauvre Burt.

                      • #5860 Répondre
                        Barthelby
                        Invité

                        Et Lordon nous voit aussi et répond à l’accusation qui lui est faite de psychologiser à outrance. Il te répond, ainsi qu’à Ludivine et Jadran.
                        https://blog.mondediplo.net/sont-ils-fous

                      • #5864 Répondre
                        Dr Xavier
                        Invité

                        Note de bas de page numéro 2 : « Un ouvrage en cours de préparation avec Sandra Lucbert ambitionne d’en faire la démonstration. Bon nombre des idées qui sont exposées ici doivent à ce travail commun. » Je frétille d’impatience ! Faut aussi qu’iels nous expliquent la différence entre le désir et la pulsion.

                      • #5867 Répondre
                        Tony
                        Invité

                        Super texte,depuis le temps qu’on attendait une critique du structuralisme,je note aussi un petit hommage à Orwell, vivement la sortie de son livre.

                      • #5874 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        Je ne vois pas le petit hommage à Orwell. Ou, si je le vois, c’est un peu forcer le trait que d’y voir un hommage même petit à Orwell.

      • #1873 Répondre
        Carpentier
        Invité

        On est pas fatigué, on est pas fatigué
        Macron, on laisse le sable à l’Enduro pour 24h et juste après, on te confine au Touquet 🤘
        On est pas fatigué

      • #1893 Répondre
        Graindorge
        Invité

        RP?

        • #1897 Répondre
          Carpentier
          Invité

          R.P.

      • #1894 Répondre
        Graindorge
        Invité

        R.P?

      • #5072 Répondre
        Carpentier
        Invité

        Frédéric veut plier Macron (vu et entendu dans une petite prise de parole au Havre, avec la CGT des raffineries, en ligne chez RP)
        On aime aussi un certain Léo qui, tandis qu’il valorise son amitié naissante de garde à vue avec un certain Axel, je crois, explique pourquoi ‘ un groupe de jeunes’ est venu ‘ se perdre ‘ au Havre (moue mi-amusée/mi-patriarcale du gilet rouge derrière lui) pour soutenir les camarades et faire que pu une goutte de kérosène ne sorte des raffineries.
        Lien inter générationnel, vivre ensemble dans la lutte ou comment acter les blabla institutionnels stériles de ces 10 (15? ça m’a semblé long en vrai) de ces dernières années: en v’là des belles compétences psychosociales.

    • #1900 Répondre
      Léo !
      Invité

      Pour participer au débat je vous mets ce lien de la dernière chronique de viktorovitch. J’étais assez sceptique le concernant mais je me demande si on n’est pas en train de le gagner, comme on aurait perdu branco. Le type a lu friot ça lui a retourné le cerveau. Toutes ses dernières chroniques sont dans ce goût-là.

      • #1906 Répondre
        Juliette B
        Invité

        J’ai eu le même sentiment en l’écoutant ici ou là ces dernières semaines Léo. D’autres m’en ont aussi parlé. Sa façon calme et concise de revenir sans cesse aux termes précis des débats fait bien mouche. Et désarçonne souvent ses interlocuteurs contraints de reconnaître in situ que ce qu’ils présentent comme des décisions inéluctables sont en fait des choix politiques, privilégiés par eux au détriment d’autres qu’ils œuvrent à invisibiliser. C’est à la fois modeste, pas non plus si nouveau, et bien efficace dans sa forme et sa fraîcheur. On a envie de relire Boniments dans sa foulée. Partir d’un mot qui court et s’arrêter sur lui.

        • #1907 Répondre
          Juliette B
          Invité

          Zut ça devait être en dessous sorry.

        • #1914 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          de relire quoi?

          Mais trop centré sur les mots encore.

          • #1921 Répondre
            Juliette B
            Invité

            De relire Job ( faire le) par exemple

      • #1925 Répondre
        Graindorge
        Invité

        À tort sûrement, je le sens pas… Il me fait penser à Maître Calimero des Chiffres et des Lettres.
        Et. Combien? il a été acheté combien pour parodier Friot? Mais je dis sûrement des bêtises.

    • #1901 Répondre
      Léo !
      Invité

      Habitués de friot, je précise que vous n’apprendrez pas grand chose si ce n’est le plaisir d’écouter une vulgarisation rondement menée du taulier sur france info. Et signaler la gauchisation du petit Clément. Qui n’y fera peut-être pas long feu, par conséquent. À suivre.

      • #1904 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        oui j’ai cru percevoir ça aussi chez lui
        reste qu’il est tous les soirs à Quotidien, où il ne semble pas incommoder la tablée
        (il faut dire que l’angle rhétorique est une très bonne façon de ne pas se mouiller)

      • #1909 Répondre
        Jeanne
        Invité

        Un dimanche matin à 7h30, prenant mon café, j’entends sur France inter un chroniqueur qui élabore des pensées, justes et pertinentes. Je m’étonne, je m’ébaudis, je me demande si la nuit m’a transportée sur une autre planète, puis je comprends que c’est Clément Viktorovitch, programmé par ce canal sur un créneau où tout le monde dort et en guise d’alibi.
        Viktorovitch à toujours été entre deux mondes, je crois. (Celui des médias qu’on n’aime pas et celui où des humains existent, disons et pour aller vite).
        Je l’aimais déjà bien quand il a commencé et Léo je suis d’accord avec toi pour dire qu’il semble se bonifier. Il semble avoir eu, comme un Branco, un parcours de winner contrarié par l’inanité des cercles de pouvoir qui lui ouvraient leurs bras et qu’alors il choisit de ne pas rejoindre. Ça doit être à Thinkerview que je l’ai entendu raconter ça.
        Reste à savoir, Léo, s’il faut dire « ne pas faire long feu » ou, à l’inverse, « faire long feu ».
        Merci pour cette vidéo.

    • #1908 Répondre
      Léo !
      Invité

      Et si vous aimez la vulgarisation en eco, assez poussée mais très agréable, il y a la chaîne de heureka de Gilles Mitteau que je trouve super. Le top de ce qui se fait sur youtube à mon sens. Il rappelle aussi à chaque fois que les « nécessités » économiques sont en fait des conventions qu’il ne tient qu’à nous de modifier, bref des choix politiques.
      Sa dernière sur la réforme :

      • #1956 Répondre
        riviere
        Invité

        super intéressant, merci Léo.

      • #2040 Répondre
        Graindorge
        Invité

        moi ça m’a ennuyé. Même la la mise en scène. Je préfère la vulgarisation de Bernard Friot

    • #1986 Répondre
      Graindorge
      Invité

      rectificatif: aux Chiffres et des Lettres, c’était Maître CAPELLO et pas le pauvre petit Calimero

    • #2214 Répondre
      Graindorge
      Invité

      comment s’opposer de manière efficace à la réforme des retraites?
      Peut-être traduire par Comment s’opposer au carnage programmé de manière efficace?
      Je ne suis pas un intellectuel. Je remercie nos intellectuels de ce forum. Vous donnez de votre temps et de votre énergie à essayer de répondre.
      Si monsieur Lordon a parlé dans un moment de saine colère de FORCENÉ, sa saine colère avait raison.
      Et il n’a pas improvisé. Il avait un texte. Et de toutes façons, je ne crois pas que la saine colère émousse l’intelligence. Ce n’est pas la même chose d’être dans un meeting en compagnie d’ouvriers et d’ouvrières qui sont obligés de prendre des anti-douleurs pour continuer à travailler pour la collectivité avec un salaire de misère que d’être dans un espace privilégié à siroter une bière ou un café en devisant sur le bien-fondé d’un mot, d’une expression, avec des petits rires.
      Il y a des personnes qui vont encore mourir. CAMARADES.
      Ça mériterait une vraie « tourmente d’idées » ou comment on dit en français châtié « brainstorming »
      En cherchant, maladroitement, des idées pour s’opposer à ce carnage, j’ai pensé que peut-être on pourrait trouver des psychiatres et des avocats dans nos troupes pour exiger un examen, des examens approfondis de santé mentale de ce président. Car nous sommes devant un individu qui fait peur. Ce regard fixe, la violence de quelques unes de ses déclarations et un large etc… me font penser que les gens qui tirent les ficelles de ce fou sont tout aussi fous. Ou plus. Si des professionnels de la santé mentale et des avocats pouvaient déclarer que cet homme est malade et qu’il est en incapacité de gouverner un pays. Qu’il est coupable de non assistance à personnes en danger. Qu’il est responsable de burn-out, de suicides, et encore un large etc. Nous serions sauvés .

    • #2281 Répondre
      Daria
      Invité

      Comment s’opposer efficacement ?
      Je ne sais pas si le petit livre de Friot paru début février à La Dispute « Reprenons le pouvoir sur nos retraites » permet une lutte efficace. Disons qu’entre 2 manif, on s’arrête, on réfléchit et c’est pas triste comment disait Gébé, et on lit ce petit livre de 100 pages à 8 balles qui tient dans une poche ?
      J’ai apprécié la forme dialoguée qui m’a permis une entrée plus fluide dans la pensée de Friot que je connaissais par ailleurs. On y retrouve toutes ses notions : le déjà là, le salaire à vie, etc … avec une petite discussion fictive en fin de livre en 2025 après les conquêtes obtenues en 2023 qui permet d’imaginer clairement l’étape transitoire des 50naires à la retraite invirables et qui font le grand ménage dans leur entreprise pour reconquérir le pouvoir sur le travail.
      En tous cas sur le sujet de la lutte, il rappelle qu’il faut surtout lutter pour reconquérir le pouvoir sur le travail et pas tant pour obtenir de la thune, or c’est la doléance majoritaire (augmentation des salaires, des cotisations, j’ai cotisé j’ai droit etc). Se battre pour le salaire continué au lieu du différé et pour le salaire attaché à la personne et non pas au poste de travail.
      Lutter contre le contrat de travail qui contient la qualification et le salaire (ceux-là ne doivent plus être à la main des capitalistes) et contre la rémunération à la tâche, niche dans laquelle vont se retrouver enfermés nos vieux de la fourchette 60-64 ans devenus no bankable, les capitalistes se frottant les mains. Sachant que Macron mène une destruction sur plusieurs fronts (réforme assurance chômage …), perdre cette lutte ce n’est même pas prendre du retard sur la mise en place d’un système Friot c’est perdre la base, le déjà-là, exit à jamais la solution Friot.
      Au passage, son livre rappelle l’Histoire de la réforme des retraites qui commence en 1947 et c’est bien utile.
      1947 création de l’Agirc Arrco en opposition au salaire continué du public
      1971 pension sur la base des 25 meilleures années au lieu de 10 auparavant
      1993 pension indexée sur les prix plutôt que les salaires car évoluent moins vite
      + décote si départ avant l’âge légal
      + abandon de la pension à 75% du brut pour 75% du net !
      Bref, là je peux dire que j’en veux à mes vieux d’avoir déjà laissé passer tout ça ??
      Donc je ne sais pas si c’est efficace mais j’ai refermé le livre avec un sourire : y’a de l’espérance.
      Reconquérir le pouvoir sur le travail en transformant le contrat de travail, création de la caisse des salaires permettant l’avance en salaire plutôt qu’en capital, retraite à 50 ans avec salaire continué de 2500 euros à 5000 euros sans carrière préalable, pension équivalente à 100% du net des 6 derniers mois primes incluses ! + suppression des régimes complémentaires, qualification et salaire réputés à vie dès 50 ans, puis extension du principe aux plus de 18 ans.
      « Nous allons passer de la fierté de gagner sa vie à la fierté de décider du travail. »
      Il me semble qu’il y a un monde entre ce petit livre et l’efficace de notre lutte mais je me dis que les manifs permettent de faire circuler les idées ci-dessus et que c’est déjà ça. Allons en manif et parlons nous du bouquin de Friot.
      J’avais trouvé très justes les 3 réponses de François à la question pourquoi Macron s’entête alors que la réforme est particulièrement impopulaire lors de l’émission QG média. Friot y consacre un petit chapitre et pour lui c’est bien une lutte des capitalistes, Macron en tête, pour ne surtout jamais perdre le pouvoir qu’ils ont sur le travail, voici ce qui serait le moteur du monsieur qui d’ailleurs n’est pas rééligible.

    • #2284 Répondre
      Alain m.
      Invité

      À question relativement simple, réponse relativement simple : mettez une majorité de salariés en grève reconductible et déjà au bout d’une semaine le forcené (pardon le jusqu’au boutiste) et ses compères capitalistes commenceront à changer de ton. Les affaires restent les affaires et ce sont des gens qui ne rigolent pas avec l’argent perdu. En accord avec Lordon et d’autres sur ce point. Mais alors une autre question (plus complexe me semble-t-il) apparaît pourquoi les salariés rechignent-ils a « perdre » de l’argent ? Hormis le nombre de salariés en précarité ? Il y a pas mal de réponses à cette question mais la principale (me semble-t-il) est que la majorité s’accommode pas trop mal de ce système capitaliste. Cela mériterait bien sûr d’être approfondi et détaillé mais très globalement cela me semble la raison principale

      • #2389 Répondre
        Mel
        Invité

        Bonjour,
        Alors oui, je m’accommode par exemple très bien ce matin de mon nouveau legging imprimé jean, beaucoup plus confortable qu’un jean, sûrement en plastique et fabriqué au bout du monde, et, merci, trouvé chez Emmaüs pour moins d’un euro.
        Sur « rechigner à perdre de l’argent », moi soignante, j’ai comme mes collègues été augmentée de 183€ avec le covid, et je vois que ça ne nous vient par exemple pas à l’esprit de faire de ces sous un genre de caisse de grève. Je vois plutôt que chacun dépense l’argent, l’a intégré à ses crédits, s’en sert pour payer les travaux vacances études des enfants ou épilations au laser moi la première, et peut-être avons-nous déjà oublié cette augmentation. Ce serait comme un piège feutré.
        Ceci dit, les soignants perdons moins d’argent que d’autres dans les grèves, puisque si c’est un jour travaillé, nous sommes assignés, et devons travailler, et sommes payés, même si on est enregistré comme gréviste.
        On manifeste donc le plus souvent sur notre temps libre, que nous comptons également. C’est du temps de travail supplémentaire.
        Moi, je me demande si le faible élan à s’opposer ne vient pas du fait que nous avons assimilé des points d’autorité. Qu’on ne se sent pas tout à fait légitime dans cette opposition quand même. Déjà qu’on bosse que 35h et qu’on palpe dans les 2000€, on serait sacrément fainéant d’en faire encore moins, etc.
        Hier encore en réunion CGT, un collègue disait que oui, ils y en a certains qui au boulot ne font que le minimum, mais que la plupart on donne tout ce qu’on peut. Comme s’il fallait justifier notre opposition, s’excuser de ne pas être des travailleurs plus performants.

        • #2391 Répondre
          Mel
          Invité

          D’en faire encore moins : plutôt de rechigner à en faire plus.

        • #2392 Répondre
          Alain m.
          Invité

          Il est clair pour moi, si c’est le sens que vous donnez à la fin de votre texte, que la morale du travail a encore de beaux jours devant elle.

          • #2397 Répondre
            Mel
            Invité

            C’était bien le sens que nous donnions à la fin de notre texte. On voulait dire aussi, en réponse à rechigner à perdre du salaire pour la grève, que c’était pas seulement pour s’être accommodé des choses, ou, si on admet qu’on s’en accommode, on n’a pas demandé à baigner là-dedans, et à s’y retrouver coincé. Par exemple, je m’accommode tout à fait de mes 183€ supplémentaires, mais je ne les ai pas demandés, et ne les approuve pas exactement, mais je ne suis pas François Ruffin et je garde les sous. Et ça m’arrange bien de ne pas perdre d’argent quand je fais grève. Selon une logique de pauvre, ou de semi-pauvre.

            • #2401 Répondre
              Alain m.
              Invité

              Plus bas je précisais mon propos et soit vous ne l’avez pas lu, soit vous avez mal interprété mon propos car le seul reproche que je fais aux non grévistes, c’est de se raconter des histoires et d’y croire.

    • #2292 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      Bien sur qu’on est nombreux à, bon an mal an, s’en accommoder.
      Qui jetterait son ordinateur?

      Perdre de l’argent n’enchante certes pas ces gens Mais n’oublie pas que cette réforme annonce pour eux des gains Une semaine de blocage, dans la balance, c’est pas grand chose

      • #2297 Répondre
        Alain m.
        Invité

        Bien sûr une semaine de blocage c’est léger, je voulais juste dire que l’inquiétude changerait de camp (et de toute façon il n’y a pas d’alternative) Je me rappelle des grèves de 95 qui ont bien duré (es?) 3 semaines et si Juppé et consorts avaient de la morgue, trente ans plus tard,et j’ai vu le changement pratique dans ma boîte (la poste) le camp adverse s’est largement radicalisé pour le dire vite. Ce qui m’inquiète , et je me trompe peut-être, c’est que la résignation dans notre camp s’est amplifiée au même titre que leur radicalisation. Bien sûr le nombre de manifestants est intéressant mais cela n’en fait pas des grévistes. J’espère me tromper et nous allons rapidement être fixés.

    • #2344 Répondre
      Alain m.
      Invité

      Je reviens sur l’échange que nous avons eu plus haut. Plus précisément sur le problème d’accepter de « perdre » de l’argent en faisant grève pour contrer cette réforme. C’est l’à dessus que je voulais insister notamment en t’endendant répondre sur ton livre Boniments et sur la croyance ou pas des bonimenteurs à leurs discours. Tu répondais que tu préférais tant qu’à faire l’escroc (celui qui savait qu’il racontait des bourres) à celui (style Attal) qui y croyait. Et je suis en accord avec ça. Dans le camp adverse (le mien) celui des « dominés » , j’ai très souvent entendu (pendant 40 ans) le discours suivant « non je n’ai pas les moyens de faire grève ». Je parle de collègues , c’est à dire de gens dont les revenus étaient similaires au mien. Jamais quelqu’un ne m’a dit «ce monde n’est pas terrible mais je m’en accommode et je préfère préserver le relatif confort qu’il me procure plutôt que de l’amenuiser en grèvant» Ce discours serait entendable pour moi car au moins honnête. Et si chez les bonimenteurs je préfère l’escroc, chez sa « victime » je préfère l’honnête homme ou femme. Je précise que je ne parle pas là de travailleurs dans la précarité financière ou de statut. Je précise également que je ne vis pas en marge, que je consomme quand même et que je calcule comme tout à chacun de mon rang social. Tout cela (un peu long , pas l’esprit de synthèse désolé) pour dire que j’entends rarement une remise en cause du comportement du salarié toujours présenté comme une victime (qu’il est bien sûr) mais jamais comme également responsable de son sort. Je ne parle pas de grand soir mais de s’opposer à cette réforme. Je ne crois pas non plus avec certitude que cette réforme est déjà actée et j’espère que mon camp enverra cette réforme dans les oubliettes.

      • #2385 Répondre
        Jeanne
        Invité

        Bonjour Alain m,
        Il y a un sujet dont j’entends relativement peu parler et qui, s’il était un peu mis au centre, changerait peut-être la donne: celui de la caisse de grève.

        • #2386 Répondre
          Alain m.
          Invité

          L’info circule pas mal sur les réseaux sociaux mais je crains malheureusement que les personnes concernées par mon texte ne se sentent pas en accord avec cette démarche.

        • #2388 Répondre
          Alain m.
          Invité

          Mais vous avez raison, les caisses de grève sont importantes et la grève des postiers du 92 notamment (en 2018 je crois) qui a duré plus d’un an n’aurait pas été possible sans cette aide.

    • #2377 Répondre
      riviere
      Invité

      Salut,
      Friot sur BLAST:
      « LA SEULE RELIGION QUI NOUS EMMERDE, C’EST LA RELIGION CAPITALISTE »

      • #2459 Répondre
        Mathieu
        Invité

        Quelqu’un peut-il m’expliquer ce que dit Friot au moment où il parle de Chirac et de la laicité. Ça a l’air important et j’ai aucune réf. Il dit que Chirac, après sa réforme des retraites en 2004 (?), a mis en place un débat pour diviser ses adversaires sur la laicité, car il savait que la présidentielle suivante serait de toute façon perdue au vu de l’impopularité de la réforme. Sauf que je n’ai aucun souvenir de tout ça en 2004. Puis il parle de Marianne et du Front Républicain en disant qu’en gros ce sont des cons islamophobes qui font croire qu’ils sont de gauche alors qu’ils sont de droite ( ça je crois que je vois c’est la dream team Fourest, Enthoven, Polony, Finkie, non?) Enfin remarque, je sais pas si c’était eux à l’époque mais ça doit être le même style de tristes sires.

        • #2521 Répondre
          riviere
          Invité

          Été 2003 loi Fillon sur les retraites (allongement de la durée de cotisation entre autres choses)

          Décembre 2003 Chirac lance la rédaction d’un projet de loi sur le port ostensible de signes religieux dans les écoles publiques. Loi votée en 2004 avec les polémiques entre les féministes majoritaires – dites universalistes Ni putes ni soumises et les féministes antiracistes les blédardes. Houria Bouteldja situe le début de son engagement militant à cette période, sauf erreur, avec le mouvement Une école pour tous.

    • #2399 Répondre
      Anna H
      Invité

      Merci. Je recommande la deuxième intervention de B. Friot à Bordeaux : « Mettre la production sur ses pieds, du travail capitaliste au travail communiste » :

      • #2403 Répondre
        Anna H
        Invité

        Et a fortiori la seconde.

    • #2413 Répondre
      A.
      Invité

      Bonjour,
      Pour les caisses de grève, on peut donner à son syndicat ou bien à la caisse de solidarité:
      https://www.caisse-solidarite.fr/#fonctionnement
      A plus!

      • #2415 Répondre
        Ostros
        Invité

        Merci pour ce lien. Je me demandais comment faire.

      • #2425 Répondre
        Graindorge
        Invité

        le NERF de la guerre! L’ARGENT. On ne perd jamais d’argent en donnant pour les causes justes. C’est un investissement. Tout le monde est gagnant et comme le dit Jesús… mon voisin et ami Jesús Mogollón qui m’ avait donné l’été dernier 4 belles mangues. J’étais pas d’accord
         » Ben non, c’est trop et tu n’en as pas beaucoup! » « C’est surtout quand il y a peu qu’on donne. »
        Alors on donne. Ce qu’on veut, ce qu’on peut.
        On peut organiser aussi des vides-greniers, faire des gâteaux, organiser un spectacle, etc.
        JE VEUX QU’ILS PERDENT. ILS VONT PERDRE. NOUS ALLONS GAGNÉ.

    • #2429 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      D’accord sur la centralité de la question des caisses
      Ca tient comme ça ou ça ne tient pas.
      Il reste deux semaines à chacun pour y songer.

    • #2464 Répondre
      Graindorge
      Invité

      La conscience collective MONDIALE s’amplifie.
      Nous faisons ce que nous devons.
      Nos intellectuels apportent leur pierre. Donnant matière à réfléchir, matière à comprendre, matière à agir.
      Comment s’opposer… ?
      C’est nous tous qui répondons avec nos réflexions et nos actions de chaque jour.
      Nous restons farouchement mobilisés.
      Confiants.

    • #2685 Répondre
      Carpentier
      Invité


      En cours de visionnage, je partage (d’avance, mes excuses, si ce fut déjà partagé par quelqu’un avant moi + je promets de ne pas en faire une question merdique pour le burgerquizz du type ’ fut assis presque 2 heures en débat avec Friot’ 😅 )

    • #2875 Répondre
      Mathieu
      Invité

      Les amis, grand émoi ici! Mais pourquoi donc personne n’a prévenu qu’Adèle Haenel était devenu la version féminine de Lordon ( ok j’exagère un peu mais tout de même) ? Je n’en reviens pas. J’étais resté sur son « On se lève et on se casse » suivi d’une couv’ de Vogue 15 jours après avec Céline, en reines de la bourgeoisie cool. Je m’étais dit qu’il y aurait jamais rien à en tirer. Et là, ça. Force est de constater que y’a eu du chemin parcouru.

      • #3095 Répondre
        Titi
        Invité

        Ouais bof. Si c’est pas du confusionnisme (le gouvernement de violeurs)… Peu probable que ça serve la cause : on dirait une lycéenne avec ses « de base », or elle a 35 ans. Elle dit « nous » pour parler de la jeunesse et oppose elle-même les jeunes aux vieux (« nous » et eux). Elle dit aussi que le capitalisme est la cause des violences contre les femmes, ce qui mériterait au moins d’être étayé. Heureusement pour elle, depuis les César et son « bravo la pédophilie » hors de propos, elle est l’héroïne de la bourgeoisie cool et féministe, et pour le moment admirée à ce titre, mais elle pourrait bien donner du grain à moudre à ceux (cette même bourgeoisie cool…) qui disqualifient toutes les prises de position « gênantes » en les mettant dans le camp des conspirationnistes, si elle continue comme ça.

        • #3098 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          Il faut quand même resituer les choses : ceci est un propos de tribune. La tribune pousse à ce genre d’à peu près.
          D’autre part tu as quand même raté une étape, entre les Cesars et maintenant : la bascule d’Adèle H dans l’anticapitalisme – traduite-portée par le compagnonnage avec Revolution Permanente. Ca la bourgeoisie cool et féministe n’apprécie pas du tout, crois moi.
          Donc Adèle H a en quelque sorte trahi la petite famille idéologique qui la soutenait. Elle a aussi, accessoirement, renoncé à exercer le métier où elle était reine – en tout cas à l’exercer dans certaines conditions, ce qui la marginalise radicalement. Pour ça j’ai un respect immense. Voilà bien le geste féministe que peut produire réellement une actrice : cesser de l »être.

          • #3101 Répondre
            Seldoon
            Invité

            Je confirme que la bourgeoisie cool n’a pas du tout suivi Adèle depuis sa rupture avec le cinéma et sa radicalisation. Et que si on pouvait encore la soupçonner d’hypocrisie et de manufacturer des coups d’éclats médiatiques par carriérisme au moment de la sortie des cesars, l’accusation ne tient plus maintenant que la transition est accomplie.

            • #3102 Répondre
              Tony
              Invité

              Bon seldoon là ça suffit tu rentres à la maison et tu nous parles de Tonton!

              • #3104 Répondre
                Seldoon
                Invité

                Tony, ce sera vu ce week-end. Mais ça ressemble de plus à du dimanche soir. Il y a quelqu’un chez moi qui fait pression comme toi mais dans l’autre sens.

                • #3105 Répondre
                  Tony
                  Invité

                  Tiens bon, montre lui qui c’est le patron (je déconne bien sûr)

            • #3103 Répondre
              Titi
              Invité

              Je ne la pense pas du tout hypocrite, c’est même tout le contraire : elle part de ses propres affects d’ex-gamine fragile et abusée (parents très négligents) pour produire un propos politique (qui a tendance, et ce depuis sa dénonciation de Ruggia, à se résumer à : « c’est systémique »). Je ne dis pas qu’elle n’est pas respectable. C’est sûr qu’on ne peut pas lui reprocher d’être carriériste ou opportuniste, vu qu’elle s’est probablement grillée dans le milieu du cinéma (où elle excellait), en toute conscience. Brigitte Bardot avait fait pareil, de manière encore plus radicale. C’est évidemment très remarquable, mais ça ne rend pas audible tout ce qu’elle dit. La tribune pousse à l’excès (« tous des violeurs », on se rappelle de la tribune de Despentes dans Libé…), certes, mais ce n’est pas de l’à peu près, c’est de l’outrance. Je trouve que ce sont des formules malheureuses car il y a en France une classe dirigeante, une bourgeoisie, qu’on peut critiquer et attaquer sans aller chercher des trucs bidon comme l’accusation de la prime aux violeurs : arrogance, conservatisme, mépris de classe, destruction du vivant, dissimulation, séparatisme, etc., sans oublier qu’ils sont en train d’entraîner les peuples dans la guerre avec des conséquences imprévisibles.

              • #3111 Répondre
                Titi
                Invité

                Cela dit, Révolution permanente, chapeau Adèle (et ce même si je ne la trouve pas très écoutable, qu’elle ne m’apporte aucun argument valide à mon sens pour combattre le capitalisme et que je vois surtout quelqu’un en souffrance). C’est au moins quelqu’un qui a le courage de ses opinions, ce qui n’est pas si commun.

    • #3089 Répondre
      Frezat
      Invité

      Ben on progresse on dirait.
      On se prépare pour le 7
      Et donc grève, blocage, sabotage et manif sauvage vont être les moyens de bord .
      Bon courage à tous

      • #3090 Répondre
        Sarah G
        Invité

        Merci beaucoup Frezat, bon courage à vous tous.
        Il y a aussi pour la journée de lutte pour les droits des femmes
        le 8 mars, grève féministes, et 9 mars, blocage, grève et manif organisée par les mouvements de jeunesse étudiants, lycéens et espérons grève reconductible et blocage jusqu’au retrait de la réforme.
        Blocage massif, grève reconductible, massive et durable dans de nombreux secteurs, pour instaurer un vrai rapport de force, vu la stratégie du gouvernement avec le 47-1, un possible 49-3 et possibilité d’une commission mixte paritaire.
        Le 7 mars, le 8 mars, le 9 mars, mot d’ordre, On bloque tout.

    • #3092 Répondre
      Graindorge
      Invité

       » Je prie comme si la victoire dépendait de ma prière.
      J’agis comme si la victoire dépendait de moi. »
      Un révolutionnaire anonyme.

    • #3094 Répondre
      Alain m.
      Invité

      Je sais que vous comptez les peuples pour rien parce que la cour est armée, mais je vous supplie de me permettre de vous dire que l’on les doit compter pour beaucoup, toutes les fois qu’ils se comptent eux-mêmes pour tout. Ils en sont là : ils commencent à compter vos armées pour rien, et le malheur est que leur force consiste dans leur imagination ; et l’on peut dire avec vérité qu’à la différence de toutes les autres sortes de puissance, ils peuvent, quand ils sont arrivés à un certain point, tout ce qu’ils croient pouvoir.
      Cardinal de Retz

      • #3138 Répondre
        Graindorge
        Invité

        Merci Alain! À envoyer au Monarque et à sa cour

    • #3096 Répondre
      Sarah G
      Invité

      Merci beaucoup Graindorge et Alain m.

    • #3097 Répondre
      Sarah G
      Invité

      Je fais une proposition, pour la grève et la journée de lutte pour les droits des femmes le 8 mars, si certains ont envie ou prêts à le faire.
      TOUS EN ROSIES

      • #3129 Répondre
        Graindorge
        Invité

        En ROSIES???

    • #3255 Répondre
      Sarah G
      Invité

      https://images.app.goo.gl/UTSyUGEX4uCsvwez8.
      Je ne sais pas si le lien va fonctionner, mais je vous conseille de lire ou relire le livre de Benoît Collombat et Damien Cuvillier, Le choix du chômage, de Pompidou à Macron sur la racine de tous les choix économiques, donc aussi un lien avec les retraites et cette réforme.
      Il y a aussi un dossier de 100 pages du magazine Alternatives Économiques sur la réforme des retraites qu’il faudrait.

    • #3467 Répondre
      Ostros
      Invité

      Le sénat a voté pour la retraite à 64 ans ça veut dire que c’est plié ?

      • #3472 Répondre
        Sarah G
        Invité

        Pour l’instant le texte est en commission sociale, le vote aura lieu le 2 mars dans l’hémicycle du Sénat, la majorité étant à droite au Sénat, ils sont largement favorable à un report de l’âge légal à 64 ans.
        Il faut si j’ai bonne mémoire que le texte soit approuvé t et voté à l’Assemblée nationale, et c’est ce vote là qui compte.
        Sans accord, cela passe en commission mixte paritaire.
        Donc rien n’est encore plié.
        Il faut maintenir la pression et le rapport de force tant que cela n’est pas voté définitivement

        • #3488 Répondre
          Ostros
          Invité

          Ok merci. Ça pue.

          • #3490 Répondre
            Sarah G
            Invité

            À part grève massive, générale et reconductible et blocage pour créer un rapport de force pour faire plier, que l’on touche à l’économie,
            que le MEDEF vienne interpeller Macron , sinon le risque c’est que cette réforme passe, oui en effet c’est un risque, après ne nous résignons pas, soyons nombreux le 7 mars, le 8 mars, et après jusqu’au retrait définitif du projet

            • #3502 Répondre
              Carpentier
              Invité

              Bjr,
              .. Que le MEDEF vienne interpeller Macron ..
              tu m’expliques, dis?

              • #3503 Répondre
                Juliette B
                Invité

                Je crois que Sarah veut simplement dire : il faut que même le patronat en ait ras le bol du bordel lié aux grèves et aux manifs au point de venir dire à Macron: « bon tu arrêtes tes conneries là, tu laisses tomber ta réforme parce que nous on peut plus (faire) travailler et gagner nos sous là ! ». Donc que le bordel soit conséquent.

                • #3507 Répondre
                  Sarah G
                  Invité

                  C’est bien ce que je voulais dire. en effet.
                  J’ai développé mon propos un peu plus bas.

              • #3504 Répondre
                Sarah G
                Invité

                S’il y a blocage, grève générale, il y aura ralentissement économique donc le MEDEF, donc le patronat en général ne va pas aimé que ses profits soient moindre, que les grèves et les blocages empêchent l’économie de tourner bien rond, donc ils vont forcément s’adresser à Macron pour que lui et son gouvernement règlent le problème.
                Si les syndicat salariés s’entend, Macron s’en fout, si les manifestations, Macron s’en fout et bien seul le blocage est la solution pour créer un vrai rapport de force, car le capitalisme n’aime pas les blocages, les grèves car l’économie ne tourne pas à plein et Macron et son gouvernement n’aime pas non plus quand l’économie tourne au ralenti, voir blocage total.
                Voilà pourquoi le mot d’ordre pour la semaine prochaine c’est on bloque tout

                • #3506 Répondre
                  Sarah G
                  Invité

                  Et aussi de montrer aux gouvernements que l’on est déterminé, que l’on souhaite le retrait de la réforme.
                  Et tant qu’il n’y a pas retrait, grève et blocage plus manif

                  • #3509 Répondre
                    Carpentier
                    Invité

                    Tremble, Macron.

                    • #3511 Répondre
                      Sarah G
                      Invité

                      Si on veut vraiment que le projet de réforme des retraites soit abandonné, il faut une pression constante oui.

                  • #3538 Répondre
                    Graindorge
                    Invité

                    il y aura retrait sinon on rajoutera aux grèves, aux blocages, aux manifs, etc. des grèves de la faim

    • #3508 Répondre
      Sarah G
      Invité

      Je vous conseille le site rapport de force si certains d’entre vous ne le connaisse pas encore.
      Très intéressant pour avoir des informations sur les luttes, grèves et blocage qui ont lieu et se préparent en France et même ailleurs.
      Site très intéressant

    • #3510 Répondre
      Sarah G
      Invité
    • #3512 Répondre
      Dr Xavier
      Invité

      Connaissais pas rapportsdeforce.fr, merci !
      <<
      Les employés de Géodis font grève 30 jours. À la fin la direction plie.
      Les femmes de ménage de Onet font grève 45 jours. À la fin la direction plie.
      Les femmes de chambre de l’hôtel Ibis des Batignolles font grève 22 mois. À la fin la direction plie.
      On fait grève, la direction plie — gouvernement comme patronat. Joie pure.
      On manifeste par millions : 49–3, 47–1 — pintade.
      Marcher-manif n’a jamais dérangé personne. Le gouvernement nous en informe assez souvent comme ça.
      (…)
      C’est la grève qui percute. La grève qui mord, la grève qui retourne. La grève tenue.
      Or tenir a un coût.
      Sophie : « Moi ma grève ne sert à rien, je suis prof de yoga ! »
      Pareil pour moi, sans le yoga.
      Distribuer à l’endroit : répartir l’effort de blocage. Caisse de grève.
      La main à la caisse vaut la main à la grève.
      L’une plus l’autre : il va les sentir, les gens.
      Et enfin une idée d’aplomb : qu’il prépare sa retraite anticipée. On lui a accordé bien assez d’annuités.
      >>
      Sandra Lucbert, Revue Ballast en ligne, 7 février 2023.
      .
      Merci à A. d’avoir donné le lien de la Caisse.
      J’ai voté.
      Euh j’ai contribué bien sûr.
      https://www.caisse-solidarite.fr/#fonctionnement

      • #3515 Répondre
        Ostros
        Invité

        Merci pour cet extrait rafraîchissant.
        Ça me fait penser à un truc : le pullulement des auto entrepreneurs.ses nourri par l’idéologie capitaliste portée en étendard par Macron sert l’extinction des mouvements collectifs, les possibilité de grève à impacte lourde. Les chauffeurs vtc, les opérateurs téléphoniques entre autres, en perdant leur statut de salariés alors qu’ils bossent pour des entreprises à hiérarchie pyramidale, perdent des leviers politiques, un pouvoir.

        • #3523 Répondre
          Dr Xavier
          Invité

          Sans vouloir exonérer Macron de charges écrasantes, il faudrait ne pas dédouaner trop vite tout l’excellent travail réglementaire et idéologique mis en oeuvre par les étoiles du Parti Socialiste. Cadeau !

    • #3528 Répondre
      Sarah G
      Invité

      🗣 « Mettre le pays à l’arrêt c’est prendre le risque d’une catastrophe écologique, agricole voire humaine… Mettre la France à l’arrêt ce serait mettre en danger la santé de nos enfants, rater le train du futur ».

      Olivier Véran détaille les conséquences d’une « France à l’arrêt »
      Source France info.
      Lors du point presse du porte parole du gouvernement à la suite du Conseil des ministres de ce jour.

      Gouvernement de la peur, encore juste avant les mobilisations de la semaine prochaine.
      Faut vraiment oser

      • #3535 Répondre
        Sarah G
        Invité

        Ce gouvernement est en dehors des réalités, dans un autre monde, cela en devient de plus en plus inquiétant, de sortir des propos pareils

        • #3537 Répondre
          Leo Landru
          Invité

          Le père de ma femme, j’oserai mon beau-père, me racontait récemment les grèves de son enfance, il y a plus de 50 ans et moins de 75 ans donc.
          Les trains ne circulaient tout simplement pas. L’électricité était coupée. Les écoles fermées.
          Ma cousine de 71 ans dont le loisir consiste à voyager une fois par an, revient d’un séjour en Guadeloupe. Le courant y était coupé tous les soirs ainsi que l’eau, en réaction à cette réforme notamment. Chose incroyable : les gens s’éclairent à la bougie et se lavent quand ils peuvent. Ils comprennent que le désagrément n’est que passager en regard de la réforme des retraites qui elle sera permanente. Ils et elles soutiennent. Ma cousine, non concernée, soutient aussi. Elle manifestait contre l’extrême-droite à Saint Brévin avec ses amis de l’Action Catholique Ouvrière et de la CGT il y a peu.
          Les gens – cet agrégat d’individus – sont capables d’accepter la lutte et même de l’embrasser. Voire juste la soutenir. Ce serait bien qu’en métropole on coupe le courant et l’eau. Un peu ennuyeux mais bien.

          • #3549 Répondre
            Graindorge
            Invité

            Bravo Leo Landru! On fait sa provision de bougies, on apprend même à en faire. On organise des veillées le soir à se raconter des histoires! On fait des réserves d’eau, on fait une toilette de chat à l’eau froide, on se frotte bien après avec une serviette rêche pour se réchauffer! Et on rigole en cassant la croûte et en buvant un peu de vin ou de rhum! On danse un peu, on lit avec une lampe frontale et on va faire de beaux rêves de guerrières et de guerriers joyeux!!!

          • #3568 Répondre
            Sarah G
            Invité

            Bravo à ta cousine pour son action à Saint Brévin, connais un peu Action catholique ouvrière, mais plus des personnes qui sont sur Paris.
            Oui les gens sont conscient qu’il vaut mieux des désagréments maintenant, que de subir cette réforme des retraites qui aura des conséquences sur le long terme et pour beaucoup de gens.
            Des petites villes ou villes moyennes, beaucoup de manifestants, des villes comme Château-Gontier en Mayenne, ville de 15 000 habitants, 10 000 manifestants, Béhuard petit village en Anjou, manifestation.

          • #3578 Répondre
            diegomaradona
            Invité

            « Ce serait bien qu’en métropole on coupe le courant et l’eau. Un peu ennuyeux mais bien »

            Ne pensons surtout pas aux personnes sous respirateurs artificiels ou autres dont les soins vitaux nécessitent l’électricité. N’hésitons pas à faire quelques morts et en envoyer d’autres à l’hôpital. Ce serait tellement bien.

      • #3546 Répondre
        Graindorge
        Invité

        “Mettre le pays à l’arrêt c’est prendre le risque d’une catastrophe écologique, agricole voire humaine… Mettre la France à l’arrêt ce serait mettre en danger la santé de nos enfants, rater le train du futur”.
        Lire  » faites pas ça punaise! C’est NOTRE rôle de vous emmerder, pas l’inverse! Mes gosses ne vont pas pouvoir aller respirer l’air pur de Courchevel et sans train, je vais être obligé de faire 800 bornes en voiture avec chauffeur, – payé par vous, qui d’autre? – pour aller chercher ma grand-mère. Puis, encore en voiture avec chauffeur – payé par? – je vais devoir emmener tout ce petit monde à Courchevel et rater l’avion pour aller voir ma belle dans sa campagne avec grand jardin d’agrément et potager bio… Voilà SA catastrophe écologique, agricole voire humaine ( pas trop sûr de son humanité Véran?) La France? comprendre sa famille et ses copains, la santé de SES enfants qui pourront pas rester assez de temps à la montagne, et rater le train du w.end… C’est pas une vie! Vous les voyez pas mes larmes mais elles sont là! »
        Cékikapeur???

        • #3547 Répondre
          Leo Landru
          Invité

          Le pays à l’arrêt, voilà qui nous ferait du bien. D’abord le pays et ensuite le monde.

          • #3548 Répondre
            Sarah G
            Invité

            Oui c’est exactement ce qu’il faudrait en effet, prévu à partir du 7 mars en France

            • #3628 Répondre
              Carpentier
              Invité

              Je remercie tout le monde de bien attendre que je sois tranquille, posée sur mon lieu de villégiature d’où je regarderai le monde se mettre à l’arrêt, avant de foutre le bordel, sans moi pour une fois.
              N’hésitez pas à me solliciter s’il faut pédaler pour ventiler quelques personnes à besoins spécifiques côté respiration, je veux bien faire le déplacement.
              J’emporte Connemara et le truc du territoire de Bellanger, plein de bonnes choses à chacun ici.
              🤘

          • #3550 Répondre
            Graindorge
            Invité

            poco a poco

          • #3551 Répondre
            Graindorge
            Invité

            pour le monde, prévoir un délai

            • #3574 Répondre
              Hami Debile
              Invité

              Pour l’arrêt du pays aussi je pense qu’il faut prévoir un délais.

              Je sais bien que ça vous irrite mais c’est une loi de la nature, reproduire inlassablement les mes mêmes conneries ça conduit toujours aux mêmes échecs.

              • #3576 Répondre
                Jeanne
                Invité

                Deux choses:
                1. Cher webmaster
                Je voudrais ne plus recevoir les notifications des posts déposés dans la partie « littérature », or j’ai beau décocher la petite case, elle se recoche d’elle-même et je reçois toujours les notifs. Comment faire?
                2. Chers contributeurs et autres visiteurs de ce site,
                Je remets ici l’excellent lien « caisse de solidarité » (ou caisse de grève) posté récemment par A (merci à elle / lui):
                https://www.caisse-solidarite.fr/#fonctionnement

    • #3673 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Présidence de la République
      Palais de l’Elysée
      Paris, le jeudi 2 mars 2023
      Monsieur le Président de la République,

      Ce jeudi 2 mars 2023 vous avez adressé une invitation officielle pour une cérémonie d’hommage à Gisèle Halimi au Palais de justice de Paris, le 8 mars 2023, à l’association Choisir la Cause des femmes qu’elle a fondée avec Simone de Beauvoir et que j’ai l’honneur de présider.

      Le choix que vous opérez en organisant en dernière minute cet hommage national à la féministe Gisèle Halimi, ce 8 mars 2023, nous semble relever d’une instrumentalisation politique. Elle ne trompera personne.En effet, la veille, votre contre-réforme des retraites, qui pénalise particulièrement les femmes, se sera heurtée à un mouvement de protestation massif dans tout le pays sous la forme d’une journée de grève reconductible. Et, le 8 mars, une grève des femmes prendra le relais pour dénoncer à son tour une réforme particulièrement injuste pour elles ainsi que l’a admis un de vos ministres, M Riester, le 23 janvier dernier.

      Rendre hommage à l’occasion de la journée internationale des luttes pour les droits des femmes à l’une des plus grandes combattantes françaises pour la dignité des femmes et des peuples, serait une idée de bon sens si elle n’arrivait de façon aussi inattendue, après deux ans et demi d’atermoiements, et au moment d’un grand mouvement social auquel elle aurait, sans aucun doute possible, pris une part active.

      Gisèle Halimi nous a quittés le 28 juillet 2020. Depuis près de trois ans, vous n’avez cessé de vous défausser derrière une série d’excuses destinées à ne pas rendre hommage à l’avocate aux combats radicaux : luttes féministe, sociale, anticapitaliste, anticolonialiste, antiraciste, anti-impérialiste, cause palestinienne. Si l’on y ajoute sa condamnation de
      toutes les formes de violences policières, comme celle qui a marqué la répression du mouvement des gilets jaunes, Gisèle Halimi n’est pas exactement une féministe consensuelle. Nous avions pris notre parti de vos états d’âme.

      Malgré toute l’admiration et la reconnaissance que nous avons pour notre fondatrice et notre amie, Gisèle Halimi, ce 8 mars 2023, Choisir la cause des femmes, son association, ne participera pas à votre cérémonie précipitée et au rabais.

      Ce 8 mars 2023, nous aurons d’autres choses à faire que de vous servir de caution féministe au moment où la France populaire, celle de la relégation sociale, celle des banlieues et des provinces que vous méprisez, se soulèvera contre le monde que vous incarnez.

      Monsieur le Président de la République, ce 8 mars 2023, avec toutes les féministes, c’est Gisèle Halimi elle-même qui sera absente de votre hommage.

      Violaine Lucas
      Présidente de Choisir la cause des femmes

    • #3758 Répondre
      Sarah G
      Invité

      🔥 Xavier Mathieu, Olivier Rabourdin, Hervé Kempf, Hélène Boussel, Thomas Portes, Noé Jacomet, Jérémie Rubier, et Bastien Parisot seront aussi présents tout à l’heure pour le #GrevEvent !

      🗓 Rendez-vous à 14h pour le lancement du direct !

      ➡️ Le programme complet sur : https://grevevent.fr/

      Pour donner aux caisses de grèves.
      Merci

    • #3794 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Gisèle Halimi, Ne vous résignez jamais, 2009 – Extrait –

      Edouard, mon père, dissimula ma naissance pendant trois semaines. Le temps de
      se faire à la malédiction absolue qui le frappait : être le père d’une fille. L’absence de moyens
      pour permettre à sa progéniture d’étudier ne posait problème que pour mes deux frères. Ma
      sœur et moi avions un destin tout tracé. Nous marier au plus vite (je refusais le premier
      prétendant âgé de trente-cinq ans quand j’en avais seize) et passer d’une autorité — celle
      du père — à une autre — celle du mari. Des pratiques patriarcales jusqu’à la caricature
      encadraient fermement les filles. Servir les hommes de la maison — mon père et mes deux
      frères —, comprendre notre inessentialité par rapport à eux (les études, les goûts, les
      mots…), accepter la totale dépendance d’un avenir régi par l’homme. […]

      Je décidai que je n’avais pas à servir mes frères, laver leur vaisselle, leur linge… Ma
      mère, armée de son « parce que tu es une fille… » et de son « puisqu’ils sont des
      garçons… » s’entêta. Les menaces, gifles et autres sanctions ne changèrent pas ma
      détermination. Je pris conscience qu’il fallait aller jusqu’au bout. « Jusqu’au bout ? »
      interrogeait ma mère vaguement inquiète, « c’est quoi ? ». Je me laisserai mourir. « Je ne
      mangerai plus rien. Je veux mourir. » Et j’entrepris une grève de la faim qui désorganisa le
      rythme familial des repas, des goûters. Le troisième jour, la tête me tournait et l’eau que je
      buvais me donnait des nausées. Le quatrième jour, j’avais perdu de vue l’enjeu de cette
      bataille. Je m’étais installée dans le défi. Personne n’ignorerait ainsi mon existence de fille
      et ma rébellion. Désemparés, angoissés, Edouard et Fritna, mes parents, cédèrent. Pour
      sauver l’honneur — le sien — ma mère expliqua à mes proches que je n’étais pas comme
      les autres, que mon enfance avait été fertile en maladies, en bizarreries… Bref, qu’il était
      inutile d’espérer un compromis de raison. Problème réglé, Gisèle ne servirait plus ses frères.
      « Ni à table, ni dans la chambre, ni jamais ! » avais-je exigé en élevant la voix. L’accord
      conclu, et un premier potage avalé, je me jetai sur les makrouds — semoule frite farcie de
      dattes et enrobée de miel — spécialement confectionnés par ma grand-mère pour briser ma
      grève. Ils accompagnèrent, délicieusement, ma première victoire féministe. À sa base, pas
      la moindre trace encore de système philosophique ou conceptuel. La volonté d’exister avait
      enclenché chez moi une revendication à l’état pur, presque sauvage. Une revendication née
      du désespoir de ma jeune vie. Plutôt disparaître que d’accepter cette invisibilité.

      • #3797 Répondre
        Sarah G
        Invité

        02. mars 2023
        Hommage national à Gisèle Halimi : pourquoi Choisir n’y participera pas.
        Paris, le jeudi 2 mars 2023

        Monsieur le Président de la République,

        Ce jeudi 2 mars 2023 vous avez adressé une invitation officielle pour une cérémonie d’hommage à Gisèle Halimi au Palais de justice de Paris, le 8 mars 2023, à l’association Choisir la Cause des femmes qu’elle a fondée avec Simone de Beauvoir et que j’ai l’honneur de présider.

        Le choix que vous opérez en organisant en dernière minute cet hommage national à la féministe Gisèle Halimi, ce 8 mars 2023, nous semble relever d’une instrumentalisation politique. Elle ne trompera personne.

        En effet, la veille, votre contre-réforme des retraites, qui pénalise particulièrement les femmes, se sera heurtée à un mouvement de protestation massif dans tout le pays sous la forme d’une journée de grève reconductible. Et, le 8 mars, une grève des femmes prendra le relais pour dénoncer à son tour une réforme particulièrement injuste pour elles ainsi que l’a admis un de vos ministres, M Riester, le 23 janvier dernier.

        Rendre hommage à l’occasion de la journée internationale des luttes pour les droits des femmes à l’une des plus grandes combattantes françaises pour la dignité des femmes et des peuples, serait une idée de bon sens si elle n’arrivait de façon aussi inattendue, après deux ans et demi d’atermoiements, et au moment d’un grand mouvement social auquel elle aurait, sans aucun doute possible, pris une part active.

        Gisèle Halimi nous a quittés le 28 juillet 2020. Depuis près de trois ans, vous n’avez cessé de vous défausser derrière une série d’excuses destinées à ne pas rendre hommage à l’avocate aux combats radicaux : luttes féministe, sociale, anticapitaliste, anticolonialiste, antiraciste, anti-impérialiste, cause palestinienne. Si l’on y ajoute sa condamnation de toutes les formes de violences policières, comme celle qui a marqué la répression du mouvement des gilets jaunes, Gisèle Halimi n’est pas exactement une féministe consensuelle. Nous avions pris notre parti de vos états d’âme.

        Malgré toute l’admiration et la reconnaissance que nous avons pour notre fondatrice et notre amie, Gisèle Halimi, ce 8 mars 2023, Choisir la cause des femmes, son association, ne participera pas à votre cérémonie précipitée et au rabais. Ce 8 mars 2023, nous aurons d’autres choses à faire que de vous servir de caution féministe au moment où la France populaire, celle de la relégation sociale, celle des banlieues et des provinces que vous méprisez, se soulèvera contre le monde que vous incarnez.

        Monsieur le Président de la République, ce 8 mars 2023, avec toutes les féministes, c’est Gisèle Halimi elle-même qui sera absente de votre hommage.

        Violaine Lucas
        Présidente de Choisir la cause des femmes

    • #3942 Répondre
      tristan
      Invité

      MARDI 7 MARS 2023 –18h37 –

      Camarades,

      Je vous souhaite de bonnes grèves !
      N’hésitez pas à manifester pour un résultat nul, comportement lié à la singularité/identité française depuis toujours: ne jamais travailler à l’amélioration continue du réel, mais persévérer dans le cinéma populaire, parfaitement inutile, bref déconner dans la rue pour rien !….

      Bien à vous !

      • #3947 Répondre
        Sarah G
        Invité

        Ce n’est pas pour rien, ni pour le plaisir.
        On ne veut pas de cette contre réforme des retraites.
        Et sache que c’est grâce aux grèves que des acquis sociaux ont été obtenus.
        Pour rappel les manifestations et grèves de 1995, et plus récemment 2019.
        La grève des femmes de chambre chez IBIS Batignolles.

    • #3943 Répondre
      tristan
      Invité

      SINCERITÉ

      Retraites : Macron doit sortir «par le haut», via «une dissolution ou un référendum», déclare Mélenchon » AFP(.GPT)
      Il aura du mal, le bébé !
      Car il ne sait pas où se situe la hauteur, en dehors de la hiérarchie nobiliaire, tellement fausse, usagée, sans vertus.
      Par contre, Mélenchon sortira par le bas. Comme un étron odoriférant, trop longtemps contenu…uhuhu !

      • #3945 Répondre
        Leo Landru
        Invité

        Excellent… j’adore l’humour… à méditer… bisous… partagé 62… Cordialement….

    • #3946 Répondre
      Leo Landru
      Invité

      Bilan de manif à Lille. Lombaires en miettes. Piétinement pendant une heure trente avant le démarrage. Selon la rumeur, les bisbilles entre CGT et Gilets jaunes en tête de cortège ont ralenti la marche jusqu’à la rendre le moins supportable possible – je confirme ce dernier point. Alors que les forces de l’ordre nous regardaient défiler à une cadence catatonique, plus désœuvrées que jamais devant nos cortèges épars, la pluie et le froid et le vent et la bière et parfois quelques sourires mais plus globalement : l’ennui. 11500 contre 15000 la dernière fois. Pas d’incidents à ma connaissance. Quelques rhumes et quelques sciatiques à prévoir.

      • #3948 Répondre
        Leo Landru
        Invité

        100000 selon les syndicats. Honnêtement, non.

      • #3949 Répondre
        Leo Landru
        Invité

        En faisant une estimation syndicats/police, on devait peut-être se balader à 30 000 et quelques. Rien à voir avec les grosses manifs lilloises. La désunion entre les syndicats et les GJ pesait lourd. Premier tract reçu au départ, un machin qui blâme l’aide à l’Ukraine accusée de neonazisme généralisé. Malaise. Un trou de plusieurs centaines de metres entre le début du convoi CGT/GJ se batttant pour la première place et les syndicats minoritaires FSU et compagnie. Le camion FO passe Gala – Freed from desire. Un cortège de jeunes chante quelque chose sur l’air de Jésus revient. Des flics partout mais personne sur qui taper. Les quatre membres actifs de la CNT défilent par principe. Entre les drapeaux rouge et noir, des drapeaux bleu blanc rouge.
        La majorité des manifestants : fonction publique. Puis retraités et habitués. À vue de nez. On vient là comme à la messe. On se lave la conscience.
        Rien ne remplace la grève.

        • #3951 Répondre
          Sarah G
          Invité

          Oui il n’y a que la grève et les blocages

    • #4099 Répondre
      Frezat
      Invité

      Grève ce qui peut être fait via une mani
      Blocage ce qui peut être fait via une manifestation
      Sabotage ce qui peut être fait via une manifestation

    • #4106 Répondre
      Alain m.
      Invité

      Le citoyen Ciotti s’indigne de la coupure d’électricité que la permanence de son camarade citoyen Larcher a subi.
      Il se demande : quelle sera la prochaine étape ?
      Les idées sont les bienvenues.

      • #4195 Répondre
        Carpentier
        Invité

        on lui coupe l’eau et le gaz
        à tous les étages

    • #4121 Répondre
      Dr Xavier
      Invité

      Acrimed, Lexique pour temps de réforme des retraites (2023), 10 mars 2023.
      Lire aussi les lexiques de 2010 et 2020.
      J’aime bien cette douce ironie un peu désespérée qu’on retrouve dans certains de leurs textes, ça va faire 25 ans, je ne sais pas comment iels font pour garder la foi.

      • #4136 Répondre
        Hami Debile
        Invité

        Ils prennent plaisir à s’indigner vainement sans jamais se remettre en cause donc la joie est sans renouvellée.

    • #4193 Répondre
      Carpentier
      Invité

      Bon alors, on est où ? on attend pas Patrick?
      Je bloque l’entrée de quoi avec mes poubelles ?
      Je pointe au taf lundi ou pas?

      • #4200 Répondre
        Carpentier
        Invité
        • #4201 Répondre
          Carpentier
          Invité

          ‘ les principales manif ‘ 😚
          benh oui, déso, tout bien calé après les vac scolaires parisiennes d’ailleurs, la semaine dernière; ça se mord quand même un peu la queue cette histoire de tout sur/depuis Paris, nan?
          On attend un truc de guedin sans Paris, allez: c’est quand le grand jour sans Paris?

          • #4203 Répondre
            Sarah G
            Invité

            Oui l’article se concentre sur les grandes métropoles, mais il ne parlent pas des villes moyennes et petites villes où il y a de fortes mobilisations.

            • #4279 Répondre
              Frezat
              Invité

              Toutafé par exemple en Savoie la capitale Chambéry fait des manifs plan plan alors que nous sur Albertville on sort des tracés pour aller à chaque fois bloquer la 2×2 avec des durées plus ou moins longues selon le nombre de participants.
              Mais à chaque fois on est sorti du tracé.
              Et on est en surnombre face aux flics donc très peu emmerdé par la milice

              • #4282 Répondre
                Carpentier
                Invité

                Bien pour ça qu’on est rentré vendredi, nous.
                Trains annulés, dépannages BlaBlaCar bienvenus d’autant plus joyeux que la montagne se masquait depuis le mercredi, avec des limites pluie/neige plutôt hautes et que des rafales de vent costaudes prévenaient qu’elle se laisserait pas chatouiller les pentes encore longtemps par nos skis, nos surfs et autres monoskis vintage de touristes casqués et équipés de cam ludiques et narcissiques.
                Tant mieux si Albertville a bien emmerdé le monde, nous, on est moins tarentaise, plus vallée de l’Arve pour skier quand on est nombreux.

    • #4281 Répondre
      Ostros
      Invité

      Lorsque je pense à ce qui m’attend avec cette réforme qui tuera je songe parfois à m’attacher à une grille de la rue du Faubourg Saint Honoré et commencer une grève de la faim. Je suis pas épaisse je risque de pas faire long feu…

      • #4283 Répondre
        Carpentier
        Invité

        Je viendrai volontiers t’hydrater au moins,si tu m’y autorises

        • #4290 Répondre
          Alain m.
          Invité

          C’est très louable de ta part mais je pense que plus rapidement la contestation, vu l’état problématique où elle se trouve, aura son martyr mieux ça sera.

          • #4293 Répondre
            Sarah G
            Invité

            Surtout d’après ses conseillers à l’Elysée, que Macron aurait dit qu’il retirerais son texte s’il y avait le feu ou un mort

          • #4296 Répondre
            Carpentier
            Invité

            Et si on inscrivait le Manu à une chtite formation collective d’acquisition de compétences psychosociales?

            • #4300 Répondre
              Alain m.
              Invité

              Je crains que son disque dur n’ait pas la place pour ce genre de formation et qu’il soit plus efficace de recourir plutôt à une déformation, rapide , et qui se tiendrait place de la Concorde. Avec l’inconvénient qu’une fois qu’on a mis la main dans cet engrenage, on a du mal à s’arrêter. D’autant que les « candidats » ne manquent pas.

              • #4342 Répondre
                Carpentier
                Invité

                Ah, là, tout de suite en te lisant sur la place de la Concorde, je pense plutôt au retour récent de l’équipe de France lors de la dernière coupe du monde.
                Sinon, j’avoue ne pas bien comprendre tes lignes, sans doute parce que je regarde Get out, pour une première.
                Dans le genre martyr, on est servi.

                • #4354 Répondre
                  Alain m.
                  Invité

                  C’était juste une allusion historique, Louis XVI et consorts…. Un peu plus rationnel que get out (quoique…)

                  • #4364 Répondre
                    Carpentier
                    Invité

                    Oh oh, pas de privilège pour une déconstruction de ce personnage, malheureux : place de grève, pas à la concorde, non, malgré ses postures de chtite princesse, on l’amène plus à l’est, plus vers l’hôtel de ville.
                    L’obélisque pourrait encore lui ajouter des prétentions

                    • #4365 Répondre
                      Carpentier
                      Invité

                      *voir même place de grèveS
                      Bern a qu’à bien se tenir, oui, j’envoie mon CV de ce pas

                    • #4366 Répondre
                      Carpentier
                      Invité

                      Après, oui, comme c’est retour à l’assemblée, la concorde, ok.
                      – Le saviez-vous ?
                      Je n’ai appris que vendredi dernier que Mirabeau avait correspondu avec P’tit Louis et que, du coup, on l’a sorti du Panthéon, tiens.
                      On me dit jamais rien à moi.

      • #4446 Répondre
        Graindorge
        Invité

        des milliers de personnes vont mourir. Littéralement. Si cette réforme passe. Je ferai donc la grève de la faim comme je l’ai annoncé le 1er mars et si je dois mourir, que ma mort soit utile « Earth saw my struggle, heaven my victory »
        « la Terre a vu mon combat, le Ciel voit ma victoire »

        • #4471 Répondre
          Carpentier
          Invité

          pas utile de se donner rdv pour une ultime manif demain alors?

          • #4472 Répondre
            Sarah G
            Invité

            Dès le début, il aurait fallu faire grève générale et blocage de secteur stratégique, et encore plus radicale s’il le fallait par la suite.
            Les manifestations c’est bien, mais vu ce gouvernement, comment il se comporte avec le parlementarisme et les institutions, à coup de 49-3, vote bloqué au Sénat et à coup d’ordonnance.
            Faut frapper fort d’un coup du coup.

    • #4287 Répondre
      Carpentier
      Invité
    • #4409 Répondre
      Sarah G
      Invité
    • #4581 Répondre
      Graindorge
      Invité

      En plus de tout les modes d’actions déjà cités par tout le monde. Même sans Dieu ni Maître, PRIONS!!!
      Sans fébrilité. Tranquilou. AUJOURD’HUI. PRIONS.

      • #4582 Répondre
        Carpentier
        Invité

        prions collectivement en chantant ä tue tête et en dansant le rigodon autour de ce grand phallus d’obelisque pendant le vote, oui
        ps: vous me reconnaitrez, j’aurais un arrosoir et une knacky vęgé à la main

        • #4583 Répondre
          Carpentier
          Invité

          *j’aurAi, mėme.

    • #4584 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Moi vous ne me reconnaîtrez pas mais j’y serai. AUJOURD’HUI ET TOUT LE TEMPS QU’IL FAUDRA.

      • #4586 Répondre
        Carpentier
        Invité

        Le grain d’orge c’est celui de la branchounette qu’a la statue de la république à la main?

    • #4597 Répondre
      riviere
      Invité

      Se passe-t-il quelque chose en France ?

      • #4598 Répondre
        Hami Debile
        Invité

        « Nous sommes ce qui est nouveau, nous sommes ce qui est inédit et nous sommes ce qui va tout changer dans ce putain de pays. »

        Il y a du vrai dans l’absolu, je ne vais pas le nier, mais le principe du blocage c’est pas nouveau, c’est pas inédit et ça ne changera rien. Après c’est quand même positif, il y a une vraie envie de faire bouger les lignes et c’est ça le plus important.

    • #4621 Répondre
      Leo Landru
      Invité

      Des fois tu te dis, c’est tellement con, c’est tellement injurieux, c’est tellement du foutage de gueule, c’est pas possible qu’ils osent. Ben tiens. 49.3 bébé, là où y’a de la gêne, etc.

    • #4627 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      Emmanuel ne parle qu’aux financiers.
      Intellectuellement c’est un choix perdant.

    • #4629 Répondre
      Graindorge
      Invité

      l’histoire semble se répéter mais pas du tout. Ce jeune homme le dit bien. On apprend des erreurs passées. On avance. Tout le monde a bien compris que ces générations -là sont celles qui risqueraient de souffrir le plus. Non seulement une retraite misérable au bout d’une vie à ramer et à manger quand on peut et ce qu’on peut bourré de pesticides et autres toxiques: les cancers risqueraient de devenir exponentiels et des maladies nouvelles risqueraient d’apparaître et de se généraliser. Pour se loger? D’ores et déjà, gagner 3 fois le prix du logement. Prix qui ont explosé + frais agence + garant + des mois d’avance… Alors, quoi? QU’ONT-ILS À PERDRE À METTRE LE PAQUET? Nous avons encore notre instinct de survie. Quoi? ces voleurs de grands chemins veulent tout nous prendre et nous laisser mourir? De faim? et de tout le reste?  » Quand un travailleur dit » on ne lâche rien car il veulent nous massacrer! » Ce verbe a-t-il dépassé sa pensée à cause de sa fatigue et de son exaspération?
      Alors, oui  » vous nous avez tout pris même la peur » Et c’est la Bagarre.
      Paroles de Madame Salamé: « on les croyait fatigués, résignés! » ou encore  » Quand même, on peut bosser jusqu’à 70 ans même! » Voilà révélé leur projet final de la bouche souriante d’un de leurs laquais.
      Alors, on fait comme tout le monde, on fait tout ce qu’on peut. Quoi d’autre Madame Borne? Quoi d’autre Monsieur Dussopt? Quoi d’autre Monsieur Macron and misters McKinsey? Quoi d’autre? What else? En bon français.

    • #4630 Répondre
      Graindorge
      Invité

      ROUSSEAU, Emile, IV

      La pitié qu’on a du mal d’autrui ne se mesure pas sur la quantité de ce mal, mais sur le sentiment qu’on prête à ceux qui le souffrent.
      On ne plaint un malheureux qu’autant qu’on croit qu’il se trouve à plaindre. Le sentiment physique de nos maux est plus borné qu’il ne semble ; mais c’est par la mémoire qui nous en fait sentir la continuité, c’est par l’imagination qui les étend sur l’avenir, qu’ils nous rendent vraiment à plaindre. Voilà je pense une des causes qui nous endurcissent plus aux maux des animaux qu’à ceux des hommes, quoique la sensibilité commune dût également nous identifier avec eux. On ne plaint guère un cheval de charretier dans son écurie, parce qu’on ne présume pas qu’en mangeant son foin il songe aux coups qu’il a reçus et aux fatigues qui l’attendent. On ne plaint pas non plus un mouton qu’on voit paître, quoiqu’on sache qu’il sera bientôt égorgé, parce qu’on juge qu’il ne prévoit pas son sort. Par extension l’on s’endurcit ainsi sur le sort des hommes ; et les riches se consolent du mal qu’ils font aux pauvres en les supposant assez stupides pour n’en rien sentir. En général je juge du prix que chacun met au bonheur de ses semblables par le cas qu’il paraît faire d’eux. Il est naturel qu’on fasse bon marché du bonheur des gens qu’on méprise. Ne vous étonnez donc plus si les politiques parlent du peuple avec tant de dédain, ni si la plupart des philosophes affectent de faire l’homme si méchant.
      C’est le peuple qui compose le genre humain ; ce qui n’est pas peuple est si peu de chose que ce n’est pas la peine de le compter. L’homme est le même dans tous les états : si cela est, les états les plus nombreux méritent le plus de respect. Devant celui pense, toutes les distinctions civiles disparaissent : il voit les mêmes passions, les mêmes sentiments dans le goujat et dans l’homme illustre ; il n’y discerne que leur langage, qu’un coloris plus ou moins apprêté ; et si quelque différence essentielle les distingue, elle est au préjudice des plus dissimulés. Le peuple se montre tel qu’il est, et n’est pas aimable : mais il faut bien que les gens du monde se déguisent ; s’ils se montraient tels qu’ils sont, ils feraient horreur.
      Il y a, disent encore nos sages, même dose de bonheur et de peine dans tous les états. Maxime aussi funeste qu’insoutenable : car, si tous sont également heureux, qu’ai-je besoin de m’incommoder pour personne ? Que chacun reste comme il est : que l’esclave soit maltraité, que l’infirme souffre, que le gueux périsse ; il n’y a rien à gagner pour eux à changer d’état. Ils font l’énumération des peines du riche, et montrent l’inanité de ses vains plaisirs : quel grossier sophisme ! les peines du riche ne lui viennent point de son état, mais de lui seul, qui en abuse. Fût-il plus malheureux que le pauvre même, il n’est point à plaindre, parce que ses maux sont tous son ouvrage, et qu’il ne tient qu’à lui d’être heureux. Mais la peine du misérable lui vient des choses, de la rigueur du sort qui s’appesantit sur lui. Il n’y a point d’habitude qui lui puisse ôter le sentiment physique de la fatigue, de l’épuisement, de la faim : le bon esprit ni la sagesse ne servent de rien pour l’exempter des maux de son état. Que gagne Epictète de prévoir que son maître va lui casser la jambe ? la lui casse-t-il moins pour cela ? il a par-dessus son mal le mal de la prévoyance. Quand le peuple serait aussi sensé que nous le supposons stupide, que pourrait-il être autre que ce qu’il est ? que pourrait-il faire autre que ce qu’il fait ? Etudiez les gens de cet ordre, vous verrez que sous un autre langage, ils ont autant d’esprit et plus de bon sens que vous. Respectez donc votre espèce ; songez qu’elle est composée essentiellement de la collection des peuples ; que, quand tous les rois et tous les philosophes en seraient ôtés, il n’y paraîtrait guère, et que les choses n’en iraient pas plus mal. En un mot, apprenez à votre élève à aimer tous les hommes, et même ceux qui les déprisent ; faites en sorte qu’il ne se place dans aucune classe, mais qu’il se retrouve dans toutes ; parlez devant lui du genre humain avec attendrissement, avec pitié même, mais jamais avec mépris. Homme, ne déshonore point l’homme.

      • #4633 Répondre
        Tony
        Invité

        Toujours aussi puissant Jean Jacques.

    • #4640 Répondre
      Cyril
      Invité

      J’ai écouté BFMTV cette soirée du 16 novembre. Les éditorialistes ont principalement accablé le gouvernement et ses représentants sur le plateau. Moi qui m’attendait à voir des « chiens de garde » et du cirage de pompe je suis assez surpris. Comment interpréter cette anomalie ?

      • #4641 Répondre
        Cyril
        Invité

        16 mars pardon… oulala !

      • #4642 Répondre
        Dr Xavier
        Invité

        Gouvernement accablé en quel sens ? Pas assez ferme, trop autoritaire, trop hésitant, pas assez à l’écoute-des-Français ? Hypothèse en tous les cas : toujours s’essuyer les pieds sur un Gouvernement ou un.e politique en situation (temporaire) de faiblesse, ça ne coûte rien, et ça donne l’impression d’être « indépendant » et d’incarner un contre-pouvoir.
        Si tu aimes te faire du mal je peux aussi conseiller d’écouter la matinale de Radio Classique, Guillaume Durand, Pascal Bruckner, des pointures.

      • #4654 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        Un bourgeois veut de l’ordre.
        Parfois un bourgeois en veut à un autre de susciter du désordre.
        Le bourgeois est parfois en colère contre le pouvoir, comme un copropriétaire contre un syndic.
        Un pan de la bourgeoisie n’est pas content contre le président du club parce qu’il va nous mettre en colère le peuple.

    • #4645 Répondre
      Mathieu
      Invité

      Les amis par contre faut m’expliquer un truc sur le vote de la réforme: pourquoi des députés de LR, en principe sur la même ligne que Macron voire plus à droite encore ( retraite à 65-67 ans), se retrouvent d’un seul coup à voter contre, et là même à annoncer vouloir voter la motion de censure ? Je ne comprends pas la strat’

      • #4648 Répondre
        Charles
        Invité

        Parce qu’ils se font pourrir dans leur circonscription ? Parce que c’est leur seul moyen d’exister et de ne pas se faire absorber par la macronie (et donc acter la disparition de leur parti)? Parce qu’ils ont un sursaut moral ?
        Je penche pour la 2.

    • #4656 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      Le coup de la circonscription, je n’y crois qu’à moitié.
      Je crois plus qu’en annonçant un vote négatif, des députés se mettent au centre du jeu. Ca veut dire quoi se mettre au centre du jeu? Ca veut dire qu’on vient négocier avec vous des trucs.
      Un député de la Bretagne a raconté que la macronie l’avait menacé de ne pas l’aider à hauteur prévue sur un chantier local. On comprend a contrario de quoi sont faites les négos : tu votes oui et au prochain remaniement je pense à toi. Tu votes oui et je te garantis la subvention que tu réclames pour un parc d’attractions (ce qui, si j’avais quelque chose à foutre des institutions d ela République, serait un argument contre « l’ancrage local » des députés.
      Pourquoi votent ils non malgré tout? Parce que la négo a échoué. Parce qu’on ne leur a pas proposé un truc qu’ils jugent suffisants.
      Ce n’est pas la seule explication mais c’en est une.

      On ne comprend pas le pouvoir si on ne comprend pas que c’est un ballet permanent de services rendus, de dettes apurées, de renvois d’ascenseur. Le modèle paradigmatique étant l’association d’actionnaires.

      • #4660 Répondre
        Tony
        Invité

        Ils ont le sens des affaires.

        • #4664 Répondre
          riviere
          Invité

          « Emmanuel Macron a manqué d’un peu de chiraquisme dans cette affaire » a déploré Roselyne Bachelot.

          • #4705 Répondre
            François Bégaudeau
            Maître des clés

            … et c’est bien cela que Roselyne entend par chiraquisme : les petites négos discrètes, avec sacs de billets si besoin
            Françafrique stïle

    • #4695 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Peut-être aussi simple calcul. Ce gouvernement, pas sûr qu’ils aient envie de l’intégrer. Impressionnés par l’ampleur de la mobilisation, ils pensent qu’en votant oui, ils auraient été mis dans le même sac et adieu 2027. Ils ne veulent peut-être pas laisser ce gâteau-là uniquement à la Nupes et à l’extrême-droite… Peut-être veulent-ils aussi se distinguer d’un gouvernement extrêmement autoritaire, américanisé, d’une violence inouïe et tiennent à représenter une droite moins brutale parce qu’avec McRon, c’est l’hymne national américain qui pourrait bientôt prendre le relais de la chère Marseillaise

    • #4697 Répondre
      Dr Xavier
      Invité

      « Au printemps comme chacun sait vient le mois de mai. »

      • #4719 Répondre
        Carpentier
        Invité

        .. la macronie radicalisée .. face au cinglé qu’elle a mis au pouvoir 🤘 😁

    • #4699 Répondre
      Nox
      Invité

      Ma fac, l’Université Bordeaux Montaigne est actuellement bloquée depuis mercredi et ça continue encore lundi prochain… en dépit de l’impérieuse invitation de notre président guimauve de fac à « cesser les blocages pour rendre davantage possible les mobilisations contre la réforme des retraites ». J’ai écrit un texte piquant à l’endroit du corps enseignant et de sa complicité validiste et symbolique avec les velléités productivistes du Capital qui transforment de plus en plus la fac publique en sombre escalator vers un marché du travail toujours plus précaire et toujours moins protégé par le fameux Code du Travail détricoté de contre-réforme en contre-réforme. Je compte le lire à haute voix lundi matin. Ces cons vont m’entendre.

      • #4760 Répondre
        Mélanie
        Invité

        Tu nous le copieras ici?

        • #4808 Répondre
          Nox
          Invité

          Voilà la version finale.
          Je me trouve très sentencieux mais va falloir gueuler un grand coup pour réveiller les troupes, donc c’est de bonne guerre : https://bit.ly/3FYc0Nx

          • #4809 Répondre
            Sarah G
            Invité

            Merci pour le partage de ton texte.
            BRAVO
            Soutien
            Et tu nous raconteras comment ça s’est passé

          • #4810 Répondre
            Carpentier
            Invité

            Bonjour,
            Mis à part le changement d’interlocuteurs, le ’ camarades étudiantes/tes’ en milieu de cette lettre en adresse rhétorique à vos ’ chers enseignants/tes’ , qui m’a un peu paumée dans ma lecture matinale, j’avoue être d’attaque en ce lundi matin grâce à toi.
            Ça vaut largement une orange pressée, un bout de pain de la veille trempé dans un pot de confiture ou de pâte à tartiner, un snickers avalé rapide ou une simple tasse de café avant d’y aller.
            Je me permets juste de te conseiller de prévoir peut-être une ou deux versions plus concentrées de ton travail car, en fonction de la dynamique à l’œuvre quand tu l’ouvriras, tu pourras ainsi faire focus sur ce qui t’importe le plus et/ou demande à être mieux entendu ou dit/redit.
            Sauf si tu prévois, bien sûr, un auditoire immobilisé et contraint à t’écouter selon les moyens de ton choix.

      • #4785 Répondre
        Graindorge
        Invité

        Je me lève pour t’applaudir à tout rompre!!! BRAVO!!

        • #4829 Répondre
          Nox
          Invité

          Bonjour à tout le monde,

          J’ai dû finalement réduire drastiquement la longueur de mon discours à l’oral mais le niveau retentissant d’ovation m’a beaucoup redonné confiance. Je vous tiens au courant pour la suite de la mobilisation.

          • #4831 Répondre
            Nox
            Invité

            Voilà ce que j’ai gardé comme segment, à l’oral : https://bit.ly/40luuPG
            Pour le reste, le blocage de la fac est à nouveau reconduit, avec une réouverture partielle de l’université pour permettre l’organisation de conférences alternatives et améliorer l’occupation de la fac. J’y retourne demain pour m’impliquer davantage dans la mobilisation.

    • #4706 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      On est avec toi, Nox
      Et tu peux nous raconter plus en détail comment se passe l’occupation.

    • #4720 Répondre
      POPE
      Invité

      Je vous rejoins sur les éléments qui permettent d’expliquer le refus de voter la loi de certains Républicains. J’ajouterais celle-ci : les « jeunes » comme Pradié ont bien conscience que la ligne Ciotti est suicidaire pour le parti, tenir un discours RN et voter les lois avec LREM. Le conatus des Républicains doit trouver une autre voie s’il veut persévérer dans son être. Parce que la ligne Ciotti est déjà occupée, c’est celle de Zemmour, cette réforme c’est la sienne dit-il. La ligne Dati, qui a appelé Macron à proposer une alliance avec les Républicains, montre que ce parti est en train d’imploser, il lui arrive ce qui est arrivé au PS, bien ouej’ Macron. Pradié et ses potes espèrent qu’ils pourront sortir de là les fesses propres, les anciens dégagés, ils seront prêts à marcher dans les pas du Grand homme. Ne pas sous-estimer la force que charrie l’imaginaire « résistant », « transpartisan », « gaulliste social »…

      • #4759 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        J’entends bien. Mais tout ça est tellement confus. Pradié est un Macron bis (le gaullisme social je rigole) et il entre en désaccord avec Ciotti, qui lui est un Zemmour bis, au moment où celui-ci appelle à voter une loi Macron. En réalité ce parti est totalement paumé, hagard, zombie. Et Pradié finira ministre d’Edouard Philippe en 2027 (gaulliste social je rigole)

        • #4793 Répondre
          Pope
          Invité

          Nous rions ensemble alors.

    • #4722 Répondre
      Carpentier
      Invité

      Un grand merci à la macronie pour leur jusqu’au boutisme arriviste: ils ont gratté les outils dont on avait pas toujours connaissance, quant à leurs usages, et certains coins de la constitution sont pour toujours au grand jour.
      On apprend toujours plus en politique, ouais, remercions-les pour leur crétinerie éhontée, sans gêne et majestueusement hautaine.

    • #4756 Répondre
      Carpentier
      Invité

      Des mises dos aux murs et mains sur les têtes ont été filmées, notamment par QG, et tournent en ligne parmi des tonnes d’autres réels qui documentent Paris, merci.
      Quelqu’un était-il à Charonne hier vers 23h30?

    • #4763 Répondre
      Frezat
      Invité

      On dirait qu enfin ça bouge de partout.

    • #4769 Répondre
      Carpentier
      Invité

      .. fé tune réfforme d’effforts, les ffranfais font feux qui trafaillent le moins.. Sylvain Maillard, sur Parlement Hebdo, maintenant.

    • #4770 Répondre
      Carpentier
      Invité

      Yep, on avait aucun doute là dessus mais ça commence à être bien relayé 🤘
      Bon, ça se réveille doucement dans mon groupe, on va se préparer 🥴😁
      bon dimanche

      • #4771 Répondre
        Carpentier
        Invité

        en A.R. au .. enfin ça bouge de partout ..
        pas du cliqué au bon endroit

    • #4777 Répondre
      Carpentier
      Invité

      Lunettes de piscine et masques sont considérées comme des armes: Xavier Matthieu et son avocat
      https://fb.watch/jmJmVyoV1h/
      Pas encore les pipettes de sérum phy 🤘

      • #4778 Répondre
        Carpentier
        Invité

        *MaThieu + considerÉs*

    • #4782 Répondre
      Camille
      Invité

      et en Belgique les 67 ans sont passés comme une lettre à la poste…
      ce remous, si vain qu’il soit, fait quand même plaisir à voir

      • #4786 Répondre
        Graindorge
        Invité

        Vain ??? Installez-vous confortablement Camille, je vous amène les pop-corns

        • #4788 Répondre
          Graindorge
          Invité

          Correction: je ne vous « amène » pas les pop-corns. Je vous les « apporte ». Je me trompe toujours

      • #4787 Répondre
        Alain m.
        Invité

        Bien malin qui peut prévoir ce que donnera ce « remous », la seule certitude que nous ayons c’est celle qu’implique la résignation : une énième défaite pour notre camp.

        • #4789 Répondre
          Graindorge
          Invité

          Résignation? C’est qui? Elle habite où? Inconnue au bataillon

        • #4790 Répondre
          Graindorge
          Invité

          Par contre je connais Détermination. Elle habite à l’étage au-d’ssus. Très sympa et une pêche!

          • #4791 Répondre
            Alain m.
            Invité

            Je n’en doute pas et viva les déters !

            • #4804 Répondre
              Graindorge
              Invité

              Vivaaa!!!

    • #4860 Répondre
      Cyril
      Invité

      J’ai posté ceci pour produire de l »agitation. Lordon (mon TOC) est aussi intervenu pour dire que la lutte doit se radicaliser, ce qui vous rapproche dans ce moment.

      • #4861 Répondre
        Cyril
        Invité

        Si tu reçois une visite des flics, préviens-nous, qu’on vienne te soutenir :-p

        • #4862 Répondre
          Hami Debile
          Invité

          C’est intéressant le coup du petit bourgeois qui appelle à la violence faute d’imagination.

        • #4870 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          Que le Web soit coutumier d’émietter de longs entretiens en petits confetti de paroles commentables et trollables (la preuve) à l’infini, c’est une chose, et elle est fatale. Mais, autant que possible, j’aimerais que le présent espace n’accompagne pas le processus.

          • #4885 Répondre
            Cyril
            Invité

            Ce passage tient plus de l’aphorisme que de la miette. Il a son unité, n’a de rapport ni avec ce qui précède, ni avec ce qui suit et se distribue comme un tract. Le trollage serait le même sur l’entretien complet.

            • #4895 Répondre
              François Bégaudeau
              Maître des clés

              je n’en doute pas
              je vais le dire autrement : qu’on mette ici des bouts de deux minutes d’un entretien de deux heures ne m’enchante pas.
              Ou alors on décide qu’ici c’est comme partout ailleurs.
              Après, tu fais ce que tu veux, mais au moins tu connais l’avis du type vaguement concerné

              • #4908 Répondre
                Cyril
                Invité

                Déso. J’ai juste fait ça pour avoir des vues et améliorer le référencement.

          • #4886 Répondre
            Hami Debile
            Invité

            François: Manque de bol pour toi j’ai vu l’essentiel de ton intervention et remettre l’extrait dans son contexte ne change pas grand chose à son sens.

            Sinon tu prends combien pour jouer le rédac chef?

            • #4896 Répondre
              François Bégaudeau
              Maître des clés

              Et alors cette intervention? Bien ou bien?

              • #4897 Répondre
                Hami Debile
                Invité

                C’était génial! Hors mis le petit extrait que je taquine je t’ai trouvé remarquable.

                Sinon tu prends combien pour jouer le rédac chef?

    • #4883 Répondre
      tristan
      Invité

      En qualité de féministe de combat, je me réjouis que Babeth ait sauvé son job de l’immonde attaque de la populace qui tente de nous faire croire qu’elle trimait en France jusqu’à 62 ans.
      Il est grand temps pour le gouvernement Borne de réutiliser l’AK49.3 pour passer de 64ans projeté, à 67ans comme partout ailleurs chez les peuples intelligents, adeptes du capitalisme rayonnant.
      Vive la retraite à 67 ans (…et plus pour le plaisir de jouir de la vie active…uhuhu)

    • #4884 Répondre
      Mélanie
      Invité

      Nox ! j’ai lu ton texte.
      J’ai bien ri à « la dispense d’assiduité peut être un piège » (même si c’est pas drôle).
      Merci ; on est peu à critiquer voire à s’opposer à l’école et ses prolongements. Ce matin encore en conduisant mes filles en primaire, j’entendais une mère dire à son tout petit enfant de 6 ans que non, elles n’ont pas à lui reprocher à lui d’être en retard, si elles doivent le reprocher à quelqu’un c’est à elle. Il y un autre jeune garçon qui arrive le matin et pleure, les instits lui font alors passer de force le portail. Si souvent je reste là et regarde ces scènes que je voudrais filmer (il y a aussi un père qui, chaque matin, se met avec son fils, loin du portail, accroupi, et ils restent ensemble jusqu’à la dernière sonnerie), plus souvent je repars vite et n’y pense plus – pour m’économiser. Ma principale opposition, mon blocage perso, est de taper l’ignore à la directrice quand toute contente contente elle me sert son Bonjour Madame Mon-nom! , et d’avoir séché le dernier conseil d’école.
      J’aime aussi beaucoup cette phrase : « Que chacun s’interroge viscéralement sur la part qu’il a à jouer dans cette affaire ».

      • #4899 Répondre
        Nox
        Invité

        Bonjour Mélanie,
        Merci beaucoup pour tes mots de soutien, ça me touche beaucoup, vraiment. J’ai à nouveau participé à l’AG de ma fac, ce matin ; y avait moins de monde… mais le blocage est tout de même reconduit au moins jusqu’à demain. Par contre, la direction de l’université commence sérieusement à me taper sur les nerfs, voire à favoriser ma colère et mon indignation quand elle se met à accuser – directement ou non – les bloqueurs de creuser le mal-être psychique des étudiants lambdas ne souhaitant pas se mobiliser et voulant juste retourner à la fac par automatisme parce qu’un peu de temps pour l’introspection profonde pour des jeunes aliénés par au moins quinze années de scolarité obligatoire républicaine ressemble souvent à une chute sans fin dans les abysses de l’angoisse existentielle. Je compte demain informer la direction de l’université que connaissant la fac depuis l’automne 2016… je n’ai jamais vraiment ressenti un soutien direct dans mes difficultés liées à mon handicap psychique… pour ne pas dire que certains enseignants, de par leurs discours normatifs et normés jusqu’à l’os, ont continué à ouvrir les plaies de mes traumas scolaires divers et variés. Je vais donc inviter la direction et les enseignants à prendre la parole pour dire concrètement ce qu’ils ont fait ou ce qu’ils comptent faire pour la santé mentale toujours plus dégradée de tout un tas de jeunes. On verra après si ce sont les « bloqueurs » qui rendent la vie des jeunes dépressifs difficile.

        • #4901 Répondre
          Dr Xavier
          Invité

          On est avec toi. Tous les arguments seront bons pour te faire plier. Tu es responsable de la mauvaise image de l’université publique. Tu fais fuir les étudiants vers le privé. Par ta radicalité tu nuis au mouvement. Ta posture – peu réfléchie comme de bien entendu – empire les choses. Tu empêches les étudiants d’avoir un avenir. Tu es irresponsable face aux responsables.

          • #4919 Répondre
            Claire N
            Invité

            Encore l’argument de la prise d’otage
            J’aime beaucoup ce que tu fais Nox!

            • #4951 Répondre
              Nox
              Invité

              Bonsoir à tous !
              Blocage reconduit jusqu’à vendredi dans ma fac. J’ai passé la journée avec les militants et j’ai rencontré le conseiller vice-président de la fac qui est un trentenaire bien gauchiste comme on les aime et ça, ça fait du bien, quand on voit la mollesse centriste à laquelle la présidence de la fac nous a habitués. On discute avec ce vice-président pour étendre le blocage dans d’autres formes : cours alternatifs, banalisations des cours, mode d’évaluation différent, mobilisations régulières à l’intérieur et l’extérieur de la fac (comme des occupations, par exemple). On a en tout cas désormais un allié important dans la lutte directement lié à la direction de l’université. Et ça, comme dirait Jamel, « ça fait plaisir ».
              Pour le reste, ce matin, j’ai poussé une grosse gueulante de gauche radicale sur le parvis de la fac, parce que le micro ne fonctionnait pas… et que j’étais accessoirement hyper vénère contre le discours du « mais vous faites déprimer les étudiants avec votre blocage et vous condamnez leur avenir ! », porté par deux étudiantes complètement aliénées au discours libéral du « chacun, il fait ce qu’il veut, après tout » pour inciter à la démobilisation générale, en plus de suggérer une idée totalement lunaire de faire un sondage numérique aux étudiants pour décider de l’issue du blocage, ceci alors que les étudiants de l’université ne sont pas informés au jour le jour des activités et des actions menées au sein de la fac et ont donc une image assez péjorative du moment. Belle tentative de cheval de Troie pseudo-démocratique.
              Le combat continue.

    • #4887 Répondre
      Graindorge
      Invité

      À 9 voix près!!! Ça fait mal! Très mal!
      Un coup de barre… et ça repart!
      On a en face, pas de la violence mais de la violence puissance 1Million. Et on a des millions de gens qui agissent. Pour ne parler ici que des plus jeunes, les violents au pouvoir écrabouillent leur santé PHYSIQUE en les faisant tomber dans la vraie pauvreté, en les stressant, en bouchant toutes les voies de sorties pour acculer les êtres aux désespoirs! Pour les pousser à bout, pour qu’ils pètent un câble, plusieurs encore mieux! Et qu’ils tombent! Soit ils s’auto-tuent!  » regrettable » diront-ils soient ils seront  » soignés » par l’artillerie très lourde médicamenteuse, soit/et mis entre les mains de psys et le tour- très sale – est joué! Pour l’instant des étudiants comme Nox prennent leur courage, leurs maux et leurs mots à 2 mains et chaque jour retournent sur le champ de bataille! Les étudiants, les éboueurs, tout le monde retourne sur le champ de bataille. Il y a des vies en jeu derrière les mots!  » nous vivons un moment historique » On s’en tape de l’historique! La belle affaire de se retrouver dans un livre d’histoire! Pour l’instant il s’agit juste de ne pas crever! Voilà! Nos intellectuels, du moins les authentiques comme Monsieur Bégaudeau, Monsieur Lordon, Monsieur Friot et d’autres font partie du peuple et font leur part. Ce sont des chercheurs. Ça peut être douloureux d’avoir mal aux autres! Encore plus quand on découvre que les autres sont aussi nous- mêmes! Alors après une bataille de perdue, on respire un bon coup, on va faire un tour, chanter une jolie chanson ou en écouter une et on se remobilise. Comme dit une poétesse dont j’ai oublié le nom  » il n’ y aura pas de Paradis ( SUR TERRE!) tant qu’un seul être sera en Enfer » Y’a du boulot! Et ça fait des siècles, des millénaires qu’on bosse alors on continue!! La conscience collective a fait du chemin depuis. Ce n’est pas un cerveau qui est entrain de travailler mais des millions, des milliards même et ça donne des idées et puis des actions. Oui, on tâtonne, oui on se trompe, oui on a peur, oui on fatigue, oui on pleure aussi, que voulez- vous? Des robots?

      • #4900 Répondre
        Dr Xavier
        Invité

        Salut Graindorge, je ne peux que m’associer sur ce sentiment de dépossession. Un contrepoint toutefois. D’abord, y aurait-il eu 9 députés LFI de plus que cela aurait entraîné 9 députés LR à ne plus voter cette motion. Et 30 LFI de plus, et là tout à coup c’est le FN/RN qui n’aurait pas voté, au motif qu’on ne vas pas se mettre dans la roue des bolchéviques. Personne n’aime le désordre, et surtout par la droite.
        Et quand bien même cette motion aurait-elle été finalement adoptée (sur un malentendu) qu’on aurait eu droit à un nouveau gouvernement, peut-être encore plus intransigeant si c’est possible (et ça l’est), pour nous faire avaler de force cette contreréforme. Mon cerveau gauche espère, tandis que le droit désespère…

        • #4906 Répondre
          Graindorge
          Invité

          Bonsoir Dr Xavier:
          avec des « si » on peut mettre Paris en bouteille. Comme je suis très simple, je m’en tiens aux faits. Et les faits c’est qu’on a perdu à 9 voix près. Et mes 2 cerveaux sont d’accord qu’il m’en faudrait un 3ème pour faire la synthèse de tout ça afin de ne pas rester que dans l’analyse et me permettre d’agir au mieux pour que le carnage n’ait pas lieu. Mais je ne m’inquiète pas, notre intelligence populaire, dont la vôtre, ne manque de ressources

    • #4888 Répondre
      Mathieu
      Invité

      Est ce que ce serait pas l’occasion de relire l’article Socialter Pas besoin du fascisme? Moi je dis oui!
      https://www.socialter.fr/article/francois-begaudeau-pas-besoin-du-fascisme

    • #4898 Répondre
      tristan
      Invité

      Politiquement, belle à croquer…Babeth Borne, la nouvelle B.B. !

    • #4914 Répondre
      tristan
      Invité

      https://www.change.org/p/retraites-un-r%C3%A9f%C3%A9rendum-pour-donner-la-parole-au-peuple

      Je trouve que signer une pétition en ligne, c’est classe.
      Alors qu’aller gueuler dans la rue avec des gens, incompétents pour la plupart, qu’on ne vous a pas présentés, c’est d’un vulgaire!

    • #4918 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      Je suis certain qu’arrive bientot le temps, Tristan, où tu trouveras une femme qui t’aime et que tu aimes et que tu aimes aimer et qui aime t’aimer.
      Garde la foi.

      • #4949 Répondre
        tristan
        Invité

        De fait, j’en ai trouvé une qui en ce moment tambourine à ma porte en hurlant de désespoir pour que je lui ouvre, mais j’ai pas l’intention de la laisser pas sortir…

        • #4950 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          « mais j’ai pas l’intention de la laisser pas sortir… »
          le sujet te déstabilise, tu ne perds ta verve toute française

    • #4941 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Je n’ai pas encore vu Macron au 13h mais on m’a rapporté qu’il a dit  » je ne tolérerai aucun débordement ». On m’ a dit aussi que malgré le maquillage, il avait très triste mine: amaigri, les cernes, pâle ,les traits tirés… Cette homme transpire la peur. Il va lâcher les chiens enragés. Nous n’avons pas les armes qu’ils ont. Juste notre imagination. Nous ne sommes pas en insurrection mais en protestation PACIFIQUE. Notre FORCE sera L’ORDRE.

      • #4943 Répondre
        Alain m.
        Invité

        Tant que nous ne sommes pas en insurrection notre FORCE c’est LE NOMBRE DE GRÉVISTES. Et pour le moment, trop de choses fonctionnent encore. Évidemment je souhaite que cela change et je ne dis pas que c’est perdu…

        • #4957 Répondre
          Graindorge
          Invité

          Si des philosophes font grève, ça va pas trop déranger. Ce qui compte ce sont les grévistes stratégiques: éboueurs, incinérateurs, raffineries, transports en commun de manière aléatoire tout en veillant à la sécurité des personnes. Les grèves générales s’essoufflent vite. Il faut des grèves tournantes, des grèves surprises… Ça déstabilise. Ce sont ces actions qui tiennent dans la durée.

          • #4962 Répondre
            Alain m.
            Invité

            Je ne pensais pas aux philosophes. Sur les secteurs stratégiques nous sommes d’accord, mais justement les transports en commun ne sont pas assez touchés (pour le moment en tout cas et c’est difficile de leur en vouloir étant donné la part active dans les grèves précédentes), l’enseignement également (que feront les parents de leurs chères têtes blondes), les transports de marchandises… La pénurie de carburant qui s’annonce peut régler pas mal de problèmes… En tout cas il me semble que nous parlons tout deux de grévistes.

    • #4953 Répondre
      Barthelby
      Invité

      Salut à tous,
      Je vous signale ceci : https://blog.mondediplo.net/un-pays-qui-se-souleve

      Et je pense que c’est le moment ou jamais de lire lundi matin; l’édition de cette semaine est parfaitement ajustée à la situation; il y a une semaine encore la mystique mystique insurrectionnelle qui le caractérise pouvait agacer, après la révolution il sera inutile.

      • #4954 Répondre
        Barthelby
        Invité

        Je ne sais pas pourquoi j’ai écrit deux fois le mot « mystique »

        • #4959 Répondre
          Ostros
          Invité

          Ça fait son effet.

      • #4964 Répondre
        Hami Debile
        Invité

        « Pour laisser une insurrection à l’état de moyen et non de fin, pour qu’elle devienne réellement processus révolutionnaire, il lui faut articuler un débouché. C’est-à-dire formuler un désir politique positif, où le nombre, toujours lui, puisse se reconnaître. Mais il n’y a pas à chercher très longtemps pour le cerner, en réalité nous ne connaissons que lui : nous occuper de nos affaires, à commencer par celles de la production. Le désir politique positif, celui que le capitalisme et les institutions politiques bourgeoises offensent par principe et par définition, c’est celui de la souveraineté. »

        Ca ne va pas aller bien loin et ça nous dit une nouvelle fois la faiblesse des travaux de Lordon sur l’affect.

        • #4973 Répondre
          Barthelby
          Invité

          Hami débile,
          Il y a une lucidité admirable, un poignard sans manche qui conquiert la justesse contre soi ou contre tous. Il y a aussi une lucidité qui sent l’épargne.

          • #4986 Répondre
            Hami Debile
            Invité

            Ok. Et sinon, ça signifie quoi concrètement son histoire de « formuler un désir politique positif »? Comment on traduit ces belles paroles en actes ici et maintenant? C’est ça que je voudrais savoir.

            • #5000 Répondre
              Barthelby
              Invité

              Lordon ne répondra pas à cette question pour toi, car il revient à chacun de donner sa propre traduction en actes. Il suggère seulement de traduire un désir (pour lui de communisme) plutôt qu’un simple rejet.

              • #5017 Répondre
                Hami Debile
                Invité

                C’est pas à moi de le faire, moi je n’ai pas le droit de penser. Moi je suis un gros con de schizophrène qui ne comprend rien à rien, je suis si teubé que si je prétends avoir fait de la psychanalyse une science qui se tient en m’arrachant seul à la folie c’est uniquement parce que je refuse de prendre mon traitement et que je suis dans le déni de la gravité de mes troubles. Donc soit mignon, ramène moi à la raison et explique moi ce que ça signifie concrètement au lieu de raconter des conneries.

      • #4971 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        Texte moyennement juste, mais pertinent.
        « Pertinent » désignant l’opportunité à écrire ça à ce moment ci.

        Tu penses à quoi sur Lundi matin?

        • #4977 Répondre
          Barthelby
          Invité

          Je pense La Macronie bientôt finie? et La Haine. Au delà de certains problèmes de justesse, ces textes comme celui de Lordon se trouvent ajustés à la situation (particulièrement dans les grandes villes, bien sûr).
          Il y des éléments intéressants dans le texte d’Olivier Long, malgré l’afféterie.

    • #4966 Répondre
      Jeanne
      Invité

      « La question politique  » (et dont c’est un bonheur de constater que de moins en moins de gens peuvent en faire l’économie) « à décliner en toute matière: Qui décide? » , le dernier article de Lordon:
      https://blog.mondediplo.net/un-pays-qui-se-souleve
      Bonne journée de lutte, camarades.

    • #4972 Répondre
      Jeanne
      Invité

      Oh mais oui c’était déjà au-dessus, nounouille. En même temps ça vaut double post.

    • #4984 Répondre
      Dr Xavier
      Invité

      Mes chères soeurs, mes chers frères, prions ensemble.

      • #4999 Répondre
        Graindorge
        Invité

        j’en pleure de rire!

    • #4994 Répondre
      Mathieu
      Invité

      Salut les amis,

      Je me pose une question sur les manifs. J’y étais cet aprem quelques heures et je me suis dit: c’est fou il n’y a pas d’arabes et pas de noirs, pas de mecs ou de nanas de banlieue. Je ne parle pas des mecs politisés, syndiqués vénère genre Kazib évidemment. Juste de la population de banlieue racisés lambda, qui pourraient venir comme elle vient sur Paris après une victoire en coupe du monde. Pourquoi à votre avis? Ils sont quand même massivement représentés dans les métiers précaires et donc toucher au premier chef par cette réforme. Est-ce par ressentiment vis à vis de 2005 encore? On se souvient de la conversation Brakni-Ruffin à ce sujet. Est-ce par sentiment de ne pas appartenir à un mouvement qu’ils ressentent comme un mouvement de blancs? Comme ils étaient absents des Gilets Jaunes ( vu comme un mouvement de blancs genre France périphérique) et de Nuits Debout ( vu comme un mouvement de petits étudiants blancs semi-bourgeois). Est-ce par peur de la police? Par dépolitisation générale?

      Leur nombre ferait pourtant du bien pour espérer une extension-radicalisation du mouvement. Parce qu’on va pas se mentir, aujourd’hui ok y’avait du monde, mais les manifs sauvages non déclarées des derniers jours, ça a fait les choux gras des chaines d’info en continue parce que voilà panique bourgeoise, mais en vrai y’avait pas grand grand monde non plus.

      • #4995 Répondre
        Leo Landru
        Invité

        Les Noirs et les Arabes de banlieue sont habitués à s’en prendre plein la gueule et à se démerder par eux-mêmes.
        Les manifestations sont perçues (et vendues) médiatiquement comme des indulgences réclamées au pouvoir par le peuple. Les Noirs et les Arabes de banlieue sont habitués à l’injustice. Ils ne se voient pas perdre de temps à aller réclamer des trucs que de toutes façons ils n’obtiendront pas – en revanche ils savent très bien sur qui les flics cognent en premier.

        • #5001 Répondre
          Graindorge
          Invité

          ça me fait toujours drôle que des personnes parlent à la place des autres. Pourquoi ne pas y aller et improviser un micro-trottoir en demandant à un échantillon consistant de 1000 personnes par exemple, FRANÇAISES quelque soit l’origine de leurs ascendants, de tous âges, des travailleurs, des chômeurs, des collégiens,lycéens, étudiants, apprentis etc et puis revenir nous donner le résultat d’une enquête sérieuse. Posez aussi la même question aux intellectuels de cette association devenue parti politique qui s’appelle « les indigènes de la République ». Demandez des réponses de première main et pas que « Maadou Killtran » a dit. Que disent-ils, eux et elles. Je suis curieuse de connaitre leur programme politique qui doit sans nul doute concerné les intérêts de toutes les personnes partageant le même territoire
          qui se trouve s’appeler France puisqu’on a donné des noms aux lieux .sinon quel intérêt de créer un parti politique? Peut-être ont-ils des idées concernant le sujet Comment s’opposer de manière efficace à la réforme des retraites? Et que feraient-ils à ce sujet? Quelles sont leurs propositions concrètes pour les retraites dans leur programme pour tout le pays?
          J’aimerais dire une fois que nous ne sommes pas des blancs, ni des noirs, ni des arabes. Tout cela DIVISE les hommes! Nous sommes des hoomes, des femmes. C’est sur LES PAUVRES qu’on tape! Si tu es riche, personne ne t’importune. Oui le racisme existe mais hélas personne n’en a le monopole. Les discriminations existent et existeront tant que nous ne ferons pas un effort, chacun et chacune. Tout le monde devrait être activement solidaire de ce qui se passe actuellement. Au moins être solidaires dans les réseaux sociaux, au moins signer des pétitions, au moins mettre 50 centimes ou 1 euro dans une caisse de grève. Voilà chers amis. Je m’en vais de ce pas car demain je travaille et les montres Seiko comme les autres me donnent l’heure 23: 14. Chez vous une heure de plus. Je m’en vais faire de beaux rêves de fraternité.

        • #5003 Répondre
          Thibault
          Invité

          J’étais à la manif d’Amiens hier et le tracé n’était pas le même que d’habitude (boucle en centre-ville) : l’idée était de rejoindre la zone industrielle nord, en passant par les quartiers très populaires de la ville (grands immeubles hlm). Et la sensation était très étrange : des jeunes noirs et arabes à capuche, des dames voilées aux fenêtres, qui voient déboulés des milliers de blancs avec leurs drapeaux anarchistes, leurs camionnettes CGT sono à fond… ils étaient tous avec leur téléphone en train de nous filmer, tels des colons pénétrant dans la réserve indienne. L’impression de 2 mondes qui s’effleurent mais qui n’ont rien en commun. C’était assez triste en fait.

          • #5004 Répondre
            Mathieu
            Invité

            Je pense qu’il est temps pour moi d’arrêter ma procrastination et d’enfin lire/écouter Bouteldjha ou Xelka sur cette question. Mais j’appréhende un peu comme avant d’attaquer Lordon, j’ai peur de rien piger à la moitié des trucs.

          • #5007 Répondre
            xt
            Invité

            J’y étais aussi et d’avoir lu HB permettait de bien forer son propre malaise et celui d’une grande partie des manifestants. Car à part quelques youyous bien sentis et deux trois appels à nous rejoindre plutôt que nous regarder, la foule n’était pas tranquille tranquille, ça chauffait dans les cerveaux, je peux en témoigner, j’en ai scanné quelques uns, notamment des beaufs. Triste? Je ne crois pas. Tout le temps, je me disais, pourvu qu’on leur ramène pas les keufs, c’est le premier jour du ramadan, il ne manquerait plus qu’on leur gâche la fête. Pour reprendre ton image, Thibault, j’avais plutôt l’impression de faire partie d’une bande d’indiens qu’on présentait aux habitants de la cité.

      • #4997 Répondre
        Dr Xavier
        Invité

        Réponse similaire à Léo, en complément il faudrait aussi avoir quelque chose à défendre, si t’es précaire avec une carrière hachée et des revenus de merde la retraite à 60, 62, 64, ou 83 ça change rien.
        Une courte émission de FC du 6 mars avec un chercheur lyonnais sur cette question :
        https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/les-enjeux-territoriaux/reforme-des-retraites-la-banlieue-ira-t-elle-manifester-4007698
        On peut aussi citer Bouteldja qui elle-même cite Maadou Killtran suite aux manifs des GJ de 2018 : « Wesh dans les cités y a pas de travail, pas d’avenir, on grandit les uns sur les autres toute l’année, on prend des peines plus lourdes que des pédophiles pour des délits mineurs, les écoles c’est des zoos, on peut mourir ou se faire enculer pendant un simple contrôle d’identité… ET PERSONNE N’EN À RIEN À FOUTRE !!!!!!! (…) ON soutient mais on reste conscient que devant le tribunal entre le gilet jaune qui taffe à Tourcoing et le mec du 93 va y avoir un an de mandat de dépôt de différence. »

    • #4998 Répondre
      Mathieu
      Invité

      Oui c’est logique. Sur les réseaux, je vois quand même pas mal d’influenceurs racisés soutenir. Genre Wissam Xelka qui retweete constamment Olivier Mateu. L’alliance beauf et barbare qu’on aime.

    • #5012 Répondre
      tristan
      Invité

      Après la version 2023 du Notre Père par le Dr Xavier(voir supra), je vous livre en pâture ma première mouture de L’Internationale écrite à grands traits et libre de droits:

      L’INTERNATIONALE 2023

      Debout ! les paumés de la terre !
      Debout ! les forçats du déclin !
      La raison ignore vos caractères,
      Elle n’est pas sur votre chemin.

      Du passé faisons table rase,
      Foule ignare, mets toi à genoux !
      Le monde va changer de base :
      Vous n’êtes rien, sinon des fous !

      Refrain :
      C’est la pute finale
      Groupons-nous, et demain,
      L’Internationale,
      Abolira le genre humain.

      Bonne journée, camarades naïfs!

      • #5055 Répondre
        Leo Landru
        Invité

        C’est censé dire quelque chose, il y a un sous-texte ?

    • #5023 Répondre
      Nox
      Invité

      Bonsoir à tous !
      Je reviens pour faire un point sur le blocage de ma fac : il est étendu jusqu’à au moins vendredi prochain et très bonne nouvelle -> toutes les facs autour se mettent à l’occupation en nous imitant (Bordeaux Victoire, Talence Peixotto, Pessac Montesquieu, Sciences Po Bordeaux) et donc la mobilisation étudiante continue de prendre de l’ampleur, contrairement aux esprits chagrins qui estimaient que réouvrir « partiellement » les facs eût été préférable ou plus efficace pour intensifier la mobilisation ; les faits ont invalidé cette chimère et je m’en réjouis.
      Sinon François, je comprends enfin tes propos sur l’amitié dans Notre Joie ; le sentiment de spontanéité et de ne rien se devoir, de juste s’apprécier, voire de s’aimer sans effort, parce qu’on est plus heureux ensemble qu’isolément – nos joies s’additionnent. Comme quoi, le temps fait mieux les choses que les premières lectures. Le mot « amitié » devient enfin concret et palpable dans ma vie, en tout cas.

      • #5028 Répondre
        Claire N
        Invité

        « les faits ont invalidé cette chimère et je m’en réjouis » et je/ nous partageons, merci !

    • #5030 Répondre
      Jeanne
      Invité

      Nox, merci pour ce fil d’info concernant ta fac (et les facs avoisinantes) et concernant toi-même (en quelque sorte). J’ai aussi lu le discours que tu as posté plus haut. J’en suis ressortie avec chaud au cœur, et cette satisfaction que l’on peut éprouver quand l’on voit quelqu’un retourner des épreuves subies en regard analytique sur des situations et des structures.
      (Bon, c’est alambiqué et je sais pas comment dire mieux là tout de suite).
      Enfin chaud à l’âme, quoi.
      Bon courage. Et disons- nous qu’on s’en fout de la victoire. La victoire est dans tout ça déjà.

      • #5037 Répondre
        Graindorge
        Invité

        NON! Les personnes qui se battent pour éviter un avenir de misère ne se fiche pas de la victoire.

        • #5070 Répondre
          Jeanne
          Invité

          Graindorge, oui d’accord. Mon propos n’était pas de minimiser la question de la victoire.
          Je ce que je voulais dire, c’est ceci:
          1-Nous n’allons peut-être pas gagner tout de suite.
          2-Le fait que beaucoup de gens, en ce moment, se soulèvent, peut-être se politisent (comme aussi les intéressants trucs que nous raconte Nox sur ce qui se passe autour de lui et pour lui) sont en soi favorables, utiles à la suite de la lutte.
          Je voulais seulement pointer ça.

          • #5095 Répondre
            Nox
            Invité

            J’ai un avantage par rapport à d’autres militants obsédés par la victoire totale des luttes : être anar ; et l’histoire de l’anarchisme m’a suffisamment enseigné que si c’est la victoire qu’on veut, on va vite déprimer et désespérer. Par contre, si on veut se faire des amis, tenter des choses, explorer des cadres alternatifs de vie… on peut immédiatement le faire – c’est ce qui fait que personnellement, le communisme m’a toujours paru moins séduisant que l’anarchisme, étant donné que moi, c’est le présent qui m’intéresse, pas ce qui est à venir dans X temps. Ce que les luttes font germer comme aventures humaines, ça n’est jamais perdu. Après, on peut trouver ça Bisounours ou niais… mais on gagnerait à s’en souvenir plus régulièrement.

            • #5108 Répondre
              François Bégaudeau
              Maître des clés

              c’est pas du tout Bisounours
              puisque ça observe ce qui est, et non ce qui pourrait être
              ce qui est : l’incroyable densité politique produite par ce mouvement, indépendamment de son dénouement
              on gagne donc à le faire durer, quelque pessimiste soit-on sur ledit dénouement

              • #5133 Répondre
                Nox
                Invité

                Tout à fait d’accord, camarade.

                • #5136 Répondre
                  Demi Habile
                  Invité

                  Nox: Tu fais quoi de cette majorité d’étudiants qui déclare ne pas manger à sa faim? Tu fais quoi de ces millions de Français qui jouent à saute mouton avec leurs repas afin de réussir à garder les narines hors de l’eau pour recommencer le mois suivant?
                  .
                  “J’ai un avantage par rapport à d’autres militants obsédés par la victoire totale des luttes : être anar ; et l’histoire de l’anarchisme m’a suffisamment enseigné que si c’est la victoire qu’on veut, on va vite déprimer et désespérer.”
                  .
                  Est ce que c’est vraiment ça ton avantage? Est ce que ce ne serait plus tôt que ça te dépasser le truc d’être travaillé par la faim? Parce qu’il me semble avoir tout lu et autant j’ai bien repéré que t’étais une chialeuse:
                  .
                  “je n’ai jamais vraiment ressenti un soutien direct dans mes difficultés liées à mon handicap psychique… pour ne pas dire que certains enseignants, de par leurs discours normatifs et normés jusqu’à l’os, ont continué à ouvrir les plaies de mes traumas scolaires divers et variés.”
                  .
                  Autant je n’ai rien vu qui semblait dire que toi aussi tu avais faim. Est ce que c’est de la pudeur? A t’écouter t’es dépressif et tu te présentes comme handicapé psychique donc je doute que cette histoire de pudeur soit quelque chose de familier pour toi.
                  .
                  Sans déconner, si vous n’êtes pas là pour la victoire allez faire autre chose. Si c’est trop vous demander de viser la victoire quand vous prétendez penser ce genre d’histoires contentez vous de faire des trucs à votre portée. Et si c’est trop vous demander de le faire par respect pour vous même, faites le au moins par respect pour ces gens qui souffrent au quotidien de la barbarie de ce système économique qui fait votre confort.
                  .
                  Un peu de décence, merde.

                  • #5147 Répondre
                    Nox
                    Invité

                    Je fais partie de ces étudiants qui ne mangent pas à leur faim, qui saute des repas ; ça fait des lustres depuis la dernière fois où j’ai eu deux repas dans la journée.

                    Je te retourne donc ton invitation à faire preuve de décence, puisque vraisemblablement, tu ne sais pas à qui tu parles et tu penses que je me la coule douce au quotidien.

                    Pour le reste, si tu ne comprends pas le lien entre être dépressif au quotidien et éviter de se faire trop d’illusions sur la Révolution, je ne peux rien pour toi.

                    Bonne soirée.

                    • #5164 Répondre
                      Demi Habile
                      Invité

                      Nox: Si tu manges pas à ta faim, évite de faire comme si tu pouvais te contenter d’une bonne branlée.

                    • #5165 Répondre
                      Graindorge
                      Invité

                      Cher Nox: vous dites: « …Ce sont des gestes, des actes, des paroles toutes
                      entières qu’il faut questionner, attaquer et combattre. Dire donc des choses comme « la
                      dispense d’assiduité peut être un piège » en pleine pré-rentrée pour souligner une fois de
                      plus la nécessité d’un investissement sérieux et assidu de tous les étudiants dans leurs
                      études alors que certains vivent chez eux avec le frigo à moitié vide, la peur au ventre et
                      dans des conditions de logement douteuses (merci le CROUS) et donc avec une incapacité consubstantielle à s’investir pleinement dans leurs études sans finir en burn-out comme ça a été maintes et maintes fois mon cas… »
                      Vous dites cher Nox dans cette page 4 de votre discours « certains vivent chez eux avec le frigo à moitié vide et des conditions de logement douteuses. » .. » le mot « certains » ne vous inclut ni dans la faim ni dans le mal-logement.
                      mais « que » dans le burn-out et donc, répétition nécessaire, PAS avec ceux qui ont le frigo à moitié vide D’où la réaction, pas très « psy » j’en conviens, de Demi Habile.

                      « Je le dis ici : sans le blocage de l’Université, je n’aurais jamais songé à écrire ce discours
                      et à le prononcer devant vous, étant normalement solitaire, craintif du groupe et souvent désabusé par le sinistre spectacle informe que tant et tant d’êtres humains me donnent à voir tous les jours… et que ma condition de jeune autiste passablement misanthrope peine trop souvent à saisir. J’aimerais donc maintenant en venir à une question me concernant d’autant plus car étant en situation de handicap : l’inclusion. »
                      Je continue à saluer votre courage cher Nox.. Vous nous parlez de votre autisme. Et de vos difficultés. J’oserais vous suggérer de chercher de l’aide AUSSI dans les médecines dites « alternatives » comme la Naturopathie. Il y a à Paris une excellente École dirigée par Frédéric Boukobza, un homme merveilleux que j’aime infiniment. Si vous voulez contactez-le, il saura vous diriger vers des professionnels dans votre coin. Une autiste de mon entourage a amélioré drastiquement au bout d’un peu plus d’une année.

                      • #5185 Répondre
                        Nox
                        Invité

                        Heureusement que j’ai cessé d’écrire des discours pompeux comme celui que j’ai pondu et que dès le jour suivant, je me suis mis à improviser oralement, vu qu’on en a tiré des conclusions inexactes à mon compte.
                        Pour tout le reste, vous avez tiré la mauvaise carte : je méprise tout usage des médecines alternatives à des fins curatives de troubles mentaux et / ou psychiques. Un trouble ou une maladie psychique, ça ne se soigne pas, par définition ; il existe d’ailleurs une sombre liaison entre autisme et médecines alternatives – trop de charlatans ont prétendu pouvoir « soigner » des autistes alors que l’autisme recouvre tout un spectre cognitif large, de l’apathie à l’hypersensibilité et du retard cognitif à la précocité intellectuelle et langagière. Merci de votre sollicitude, malgré tout.

                      • #5189 Répondre
                        Graindorge
                        Invité

                        « Heureusement que j’ai cessé d’écrire des discours pompeux comme celui que j’ai pondu et que dès le jour suivant, je me suis mis à improviser oralement, »
                        judicieuse décision car les paroles s’en vont, les écrits restent.
                        La personne de mon entourage qui a été aidée doit sûrement être une exception qui confirme la règle charlatanesque. Je vous souhaite donc tout le meilleur, cher Nox. Courage!

                      • #5193 Répondre
                        Demi Habile
                        Invité

                        « Un trouble ou une maladie psychique, ça ne se soigne pas, par définition (…) »

                        Première nouvelle.

                      • #5194 Répondre
                        Nox
                        Invité

                        On apprend des choses tous les jours.

                      • #5244 Répondre
                        Demi Habile
                        Invité

                        Nox: On a des psychiatres qui tiennent le même genre de discours que toi à des patients psychotiques et ça fait des patients psychotiques qui se suicident car convaincu que ce monde ne pouvait rien pour eux et qu’à part subir pour le reste de leur existence il n’y avait rien à faire. C’est triste et c’est pour ça que j’aime pas beaucoup les chialeuses de ton genre.

                      • #5257 Répondre
                        Nox
                        Invité

                        Y a pire que des psychiatres qui poussent des psychotiques au suicide (et c’est moi la chialeuse… x)) ; y a des gens pas du tout concernés (sauf erreur) qui donnent leur avis très informé (non) sur des sujets qu’ils ne connaissent absolument pas.

                        P.S : drôle de voir d’ailleurs que je parle de troubles psy, et toi, tu viens me parler de la psychose qui reste extrêmement rare dans la population, y compris chez les handis psy. Ça montre à quel point tu t’y connais, ne change rien.

                      • #5262 Répondre
                        Demi Habile
                        Invité

                        Nox: Je suis schizophrène et le cas extrême du psychotique qui se fout en l’air car il a été convaincu qu’il n’y avait pas de guérison possible je ne l’ai pas connu personnellement par contre tous mes proches tarés, parce que quand on est le fou on en connait d’autres des fous, étaient convaincus du fait qu’il n’y avait rien à faire à part bien prendre son traitement et tous passaient à côté de leurs vies. Autant dire que ça me concerne personnellement tout ça et que t’es effectivement la chialeuse puisque t’es en train d’essayer de me faire croire que je suis pire que le psychiatre qui pousse mon pair au suicide.

                      • #5265 Répondre
                        Nox
                        Invité

                        On atténue un trouble, on ne le soigne pas. C’est mieux ? Ou tu as encore d’autres éléments accablants attestant de mon statut de « chialeuse », mon pauvre loulou ?

                      • #5269 Répondre
                        Demi Habile
                        Invité

                        Nox: Ca se soigne la schizophrénie et m’appeler « mon pauvre loulou » quand t’as tort sur toute la ligne c’est une preuve de plus que t’es une chialeuse.

                      • #5270 Répondre
                        Nox
                        Invité

                        Mais oui, mais oui, c’est toi qui as raison, c’est toi qui es le plus beau.

                      • #5274 Répondre
                        Demi Habile
                        Invité

                        Nox: Pourquoi tu refuses de l’entendre? T’as peur de perdre ton droit à te prétendre handicapé?

                      • #5276 Répondre
                        Nox
                        Invité
                      • #5310 Répondre
                        Sarah G
                        Invité

                        De tout cœur avec toi Nox et bravo pour tout ce que tu fais et qui tu est.
                        Soutien

                      • #5314 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        on est tou.tes des handicapé.es

                      • #5318 Répondre
                        Demi Habile
                        Invité

                        Si seulement ce monde pouvait t’entendre 🙁

                      • #5320 Répondre
                        Demi Habile
                        Invité
                      • #5321 Répondre
                        Demi Habile
                        Invité

                        C’est le psychiatre qui s’exprime dans ton article et qui explique qu’il faut bien prendre son traitement et FondaMental c’est un lobby piloté par l’Institut Montaigne:

                      • #5322 Répondre
                        Demi Habile
                        Invité
                      • #5323 Répondre
                        Demi Habile
                        Invité

                        Et c’est cette psychiatrie néolibérale que je dénonce quand je fais référence à ces proches qui avaient été convaincus d’être les victimes impuissantes de la chimie de leur cerveau.

                      • #5324 Répondre
                        Demi Habile
                        Invité

                        “y a des gens pas du tout concernés (sauf erreur) qui donnent leur avis très informé (non) sur des sujets qu’ils ne connaissent absolument pas.”

                      • #5325 Répondre
                        Demi Habile
                        Invité

                        J’imagine que tu te reconnais et je pense que ça se passe de commentaires.

                      • #5326 Répondre
                        Demi Habile
                        Invité

                        PS: J’aurais bien fait un message complet mais pour des raisons qui m’échappent malgré des dizaines d’essais je n’ai jamais réussi à faire valider mon message donc j’ai pas eu le choix u_u

                      • #5336 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        Bravo à Nox d’avoir quitté cette conversation où son interlocuteur, psychotique et néanmoins phallocrate, tenait essentiellement à le dominer.

                        Oui je compte les points. J’aime bien.

                      • #5338 Répondre
                        Demi Habile
                        Invité

                        François Bégaudeau: Parce que j’ai fait remarquer que la maladie mentale se soigne je suis un grand méchant phallocrate?
                        .
                        PTDR MDR

              • #5143 Répondre
                Graindorge
                Invité

                « ce qui est : l’incroyable densité politique produite par ce mouvement, indépendamment de son dénouement
                on gagne donc à le faire durer, quelque pessimiste soit-on sur ledit dénouement »
                Qui est pessimiste? C’est le dénouement voulu qui a engendré ce soulèvement, cette « incroyable densité politique. » Qui gagne à le faire durer camarade? C’est maintenant l’énergie de la colère qui fait tenir dans la bagarre. Des millions de gens n’en peuvent plus mais continuent. Des gens ont faim et continuent. Je comprends vos rêves d’un monde anarchiste mais le sujet ici c’est: « Comment s’opposer à la réforme des retraites de manière efficace?
                Être pessimiste et le dire est une manière efficace? Ça remonte le moral des troupes?
                Les « on » ont bon dos. Les millions de gens qui sont en train de mourir et de lutter pour leur survie ne gagneraient rien, RIEN, à faire durer ce bras de fer où le bras du peuple pourrait tomber dans un feu mortel et réduire en cendres leurs vies, nos vies et nos rêves. Soutenez-nous, aidez-nous monsieur Bégaudeau.

          • #5140 Répondre
            Graindorge
            Invité

            si vous n’avez pas dit ce que vous vouliez dire et que vous ne vouliez pas dire ce que vous avez dit alors comprenez chère Jeanne que je n’ai compris que ce que vous avez dit.
            Nous sommes très nombreux à vouloir la victoire c’est-à-dire, j’aime bien le rappeler, le retrait de cette réforme des retraites qui risquerait de faire souffrir physiquement des millions de gens qui souffrent déjà beaucoup.

        • #5152 Répondre
          Carpentier
          Invité

          Cet après m, une dizaine de personnes devant l’hôtel de ville parisien, celui où il y a Anne, pour rappeler les gardes à vue arbitraires depuis plusieurs semaines, les sales manières de la brav m
          et, sur mon écran à l’instant, la Cheffe de l’IGPN essaye de dire, ça parle même de pénibilité pour les métiers des forces de l’ordre, ça parle de prôner le rapprochement police/population- les câlins d’Hami Débile?
          i sont mal, les ami.es, ils sont mal.

          • #5156 Répondre
            Carpentier
            Invité

            Tiens, Julien Dray qui sort du bois
            aux côtés de ma pote Eugénie Bastié 🤣

    • #5050 Répondre
      Julien
      Invité

      Salut à tous,
      Petit témoignage vu de ma situation. Je suis ingé dans une grande entreprise industrielle française. Ça bloque toujours l’entrée au moins un c’était déjà le cas avant. A la pause café il y a un peu de tout. un mec de droite s’inquiète que ça favorise le pen pour 2027. Un autre s’en inquiète pas et pronostique sa victoire sereinement. Le mec de gauche assez actif sur les manifs commence à dire ouvertement que le pen ça ne sera pas pire. L’écolo de la grande ville n’est pas d’accord pour la réforme mais s’exprime pas trop sur sa position. Un mec qui s’est politisé il y a peu était pro le pen et le devient farouchement. La famille pro macron tout juste retraité ça râle qu’on puisse oser protester contre les 64 ans. Bref, pour résumé, je ne vois aucun changement. Si on devait revoter demain le 2nd tour je suis pas sur que le résultat soit différent. Vu de ma petite fenêtre du moins.

      • #5054 Répondre
        Leo Landru
        Invité

        Sans surprise, c’est le constat que je fais en discutant avec mes proches. La plupart revoteraient Macron dès le premier tour pour barrer la route à Le Pen car Le Pen c’est le fascisme – et Darmanin non ? je demande, – Ah c’est malin ça, c’est très malin.
        D’autres proches, comme moi, ne votent pas, ou vont mollement voter NUPES sans y croire.
        À noter dans la famille branche centre-gauche, on manifeste mais point commun avec le centre-droit et la droite, on ne pardonne rien aux casseurs que l’on associe à l’extrême-droite. On conchie les affreux black blocks nazis. Le portique de St Nazaire a fait pleurer dans mes chaumières – voyez-vous, il faut manifester mais dans le respect.

        • #5059 Répondre
          Julien
          Invité

          Je partage. Casser des vitrines et des voitures c’est inacceptable. Ca merite a minima des coups de matraque, et d’ailleurs ils sont donnés avant histoire de prévenir.
          Côté entreprise la Nupes ça ne perce pas. Contrairement au RN qui progresse et reçoit l’écoute de certains patrons.
          Autre point, les sources d’informations, mon collegue déçu du macronisme lecteur du monde et méfiant vis à vis de BFM/cnews est totalement paumé.

      • #5062 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        « un mec de droite s’inquiète que ça favorise le pen pour 2027. Un autre s’en inquiète pas et pronostique sa victoire sereinement. »
        Je parierais que le second n’est que la version décomplexée du premier.

        • #5067 Répondre
          Julien
          Invité

          En l’occurrence la version plus jeune

          • #5139 Répondre
            Demi Habile
            Invité

            En attendant, si on en croit les derniers sondages, ils auraient plutôt raison.

      • #5069 Répondre
        Carpentier
        Invité

        Pour le p’tit déj:
        Ce que débordement veut dire, Claude Piperno
        https://www.revolutionpermanente.fr/Emeute-et-Macronie

        • #5071 Répondre
          Carpentier
          Invité

          Ce texte pas si long n’oublie personne, avec sa forme similaire aux entrées du Boniments de François, on y aime notamment ça .. / Si cette jeunesse se lie avec le monde du travail, alors les possibles sont ouverts et les issues, pour Macron, pourraient se refermer avant que son pari du pourrissement n’ait le temps de fonctionner. / …
          ainsi que les exemples qui contextualisent la dynamique de mouvements antérieurs qui amènent aux territoires 😉, hors Paris, bien en ébullition ces temps-ci <3

    • #5056 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      une pensée pour la famille du pont

      • #5057 Répondre
        Leo Landru
        Invité

        De Ligonnès.
        .
        Facile.

        • #5301 Répondre
          Carpentier
          Invité

          mais efficace, comme Xavier.

        • #5303 Répondre
          Carpentier
          Invité

          Tiens, à propos de famille, et suite à un de tes A.R. d’un topic où tu invites à regarder ailleurs, je me suis arrêtée un peu avec les Bourguignon de Dijon chez thinkerview: ensemble ils ont fait famille et un labo d’analyses des sols pour aider les agriculteurs à prendre soin de leurs sols
          https://www.thinkerview.com/lydia-et-claude-bourguignon-les-sols-sont-a-lagonie-peut-on-encore-les-sauver-lydia-et-claude-bourguignon/
          ps: voir Brice Toussaint se gauchiser presque et pouffer quand un politique dit qu’il’est temps de parler travail au lieu du chaos, le voir rappeler que c’est ce qui était proposé avant par les syndicats est quand même drôlement jouissif, je t’assure, le temps d’un café et après tu y vas 🤘

    • #5167 Répondre
      Barthelby
      Invité

      Je n’aurais jamais cru partager avec vous un mot d’enfant.
      Ce soir, ma fille, qui a sept ans, m’a dit : « Je trouve qu’Elisabeth Borne ressemble à E.T. mais en fille. »
      Cela explique, si l’on ajoute sa belle voix grave, pourquoi je n’arrive pas vraiment à la détester et pourquoi il faut la craindre davantage.

      • #5179 Répondre
        Hervé Urbani
        Invité

        « Cela explique, si l’on ajoute sa belle voix grave, pourquoi je n’arrive pas vraiment à la détester et pourquoi il faut la craindre davantage. » : j’ai eu peur, j’ai cru dans un premier temps que tu parlais de ta fille.

        • #5180 Répondre
          Barthelby
          Invité

          Rire et quinte de toux.

    • #5172 Répondre
      Claire N
      Invité

      Elle a remarqué sa principale qualité.

    • #5232 Répondre
      Frezat
      Invité

      Merci à tous pour vos contributions à ce topic.
      Après son lancement il y a bientôt 3 mois je suis emballée par l élan populaire pour s opposer à cette réforme. On a énormément progressé et on peut gagner je crois.

    • #5258 Répondre
      Nox
      Invité

      Bonsoir à tous, ici « la chialeuse ». 😛
      Je viens vous tenir au courant de l’évolution de la mobilisation : je vais désormais participer à l’aide administrative régulière des étudiants en situation de handicap et les aider à accéder à leurs droits, faire des demandes de dossier MDPH et éventuellement à l’avenir les défendre en cas de litige avec l’administration et le professorat. On est entré en contact avec un avocat engagé sur les questions du handicap et on a donc potentiellement un allié légal de premier plan ; les choses avancent plus dans ma fac en une semaine de blocage qu’en trois ans de ma vie dedans… ça fait du bien.

      • #5288 Répondre
        Malice
        Invité

        Salut Nox
        est-ce que tu pourrais détailler les problèmes que rencontrent les étudiants handicapés?
        Si ce n’est pas indiscret

        • #5451 Répondre
          Nox
          Invité

          Bonjour ou bonsoir à tous,

          Je reviens pour répondre à la sollicitation de Malice de donner des exemples de validisme dans ma fac et je vais essayer d’être concis ; je suis dans le supérieur depuis 2015 et globalement, la question du handicap à Bordeaux sert de caution à tout un tas de lieux publics, d’institutions ou d’associations pour créer certes des débats et des échanges mais sans rien proposer de concret pour faire avancer cette question – en l’occurrence, le Pôle Handicap de ma fac n’a aucun pouvoir décisionnel et donc aucun moyen concret de défendre les droits des étudiants handicapés au quotidien et en temps réel. Qu’est-ce que ça signifie ? Ça signifie que par exemple, un justificatif médical comme je peux en avoir n’est pas pris au sérieux par certains enseignants qui ne veulent faire aucun effort d’adaptation ; dans ma situation actuelle de première année de licence de philosophie, la suppression des examens terminaux me soumet au contrôle continu intégral comme mes comparses valides – et on m’invite ensuite à me démerder enseignant par enseignant pour être noté autrement que par des contrôles en classe à des dates données que je suis susceptible de ne pas honorer… sachant que bien sûr, les trois quarts des enseignants ne répondent jamais aux mails.

          Les pré-rentrées et les discours ambiants à la fac sont encore très orientés vers un certain productivisme étudiant ou estudiantin qui consiste à nier tout autre aspect de vie que les étudiants pourraient cultiver, tout en disant bien sarcastiquement et caustiquement que ça n’est pas grâce à l’université qu’on trouvera du boulot.

          Dans ce dogme, les étudiants handicapés et travailleurs sont sacrifiés sur l’autel de la sacro-sainte « assiduité » à renfort de statistiques censées démontrer que la réussite à la fac ne saurait passer par autre chose que ladite assiduité.

          Le tout finissant dans un nihilisme absolu qui consiste à vanter les mérites de l’assiduité et de la rigueur en soi, tout en disant que socio-professionnellement, ça ne mènera à rien, dans des discours passifs-agressifs et un nombre incalculable d’injonctions paradoxales qui ont pour but de sur-responsabiliser les étudiants de leurs mésaventures diverses et variées.

          L’occupation de la fac a permis de mettre toutes ces choses au clair, à renfort de profs gauchistes qu’on aime bien et d’une direction en soutien de nos luttes.

          Donc on va essayer, avec mes camarades du Comité de Mobilisation, de faire de notre université, un lieu de résistance à part entière. Le Bureau des Étudiants Handicapés est un très bon début, me concernant. Mais l’inversion du rapport des forces, ça ne s’arrête pas là. Je vous tiens au courant pour la suite.

          • #5665 Répondre
            Malice
            Invité

            Merci Nox
            Ton témoignage me rappelle qu’une amie atteinte d’une maladie très handicapante physiquement, ayant cherché à faire déplacer une date d’examen pour pouvoir y assister, s’était vu rétorquer par certains étudiants qu’elle était, en gros, un boulet qui ponctionnait l’argent des honnêtes citoyens en creusant le trou de la sécu…et qu’elle n’avait, pas en plus, à « déranger » la classe en demandant à changer le jour d’examen…

      • #5289 Répondre
        Leo Landru
        Invité

        Ne prends pas à cœur les insultes de Demi Molle. Tout le monde se fout de sa gueule ici.
        Félicitations pour le boulot incroyable que tu abats et que nous sommes nombreux à suivre avec admiration.

      • #5297 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        Voilà un parfait exemple de production affirmative d’une séquence contestataire

    • #5343 Répondre
      Demi Habile
      Invité

      Retraites: « On ira encore plus loin, on demande le retrait de Parcoursup et du nouveau bac », affirme Manès Nadel, responsable fédéral de la Voix Lycéenne


      .
      Enfin un peu de bon sens! Et qu’est ce que ça fait du bien.

    • #5433 Répondre
      Cyril
      Invité

      Lordon vient de sortir cet article :
      https://blog.mondediplo.net/l-affrontement

      • #5441 Répondre
        Dr Xavier
        Invité

        Il évoque Watkins, quelle coquetterie.
        Blague à part et c’est pas le moment de rire, il est inquiet ; si même lui l’indécrottable tribunicien optimiste-performatif (et se sachant comme tel) est inquiet, y a de quoi être très inquiet..

        • #5442 Répondre
          Graindorge
          Invité

          être très inquiet, c’est efficace pour s’opposer à la réforme des retraites? Et en plus c’est pas le moment de rire?
          A quelle heure on peut rire?

        • #5443 Répondre
          Dr Xavier
          Invité

          Q : En 2016, vous lanciez : « C’est que tout craque dans la société présente, et que le point de rupture pourrait n’être plus si loin. » Deux ans plus tard : « C’est en train de décrocher partout, dans plein de secteurs de la société française ». Dans quelle mesure l’agitateur, disons même le tribun, cherche-t-il à entraîner le chercheur au long cours et au sang froid ?
          .
          FL : Ce sont deux personnages qui cohabitent de manière parfois burlesque dans la même enveloppe. En tout cas qui savent et acceptent de ne pas composer une unité parfaite. Comment le pourraient-ils d’ailleurs ? Les jeux de langage de l’intervention et de la théorie sont trop hétérogènes pour coïncider parfaitement. Par exemple, je soutiens des énoncés sur le plan de la théorie qui deviennent de telles enclumes dans celui de l’intervention que je n’essaie même pas de les y accommoder — alors je glisse. Inversement, il entre dans le registre de l’intervention politique de jouer du performatif, c’est-à-dire de produire des énoncés délibérément en excès de ce que l’analyse positive pourrait soutenir, aux fins de faire éventuellement précipiter ce qui n’existe pas encore. Des deux personnages, ça n’est donc pas que l’un cherche à entraîner l’autre, mais que chacun vit sa vie. L’un joue le jeu des affects politiques, l’autre est régulé différemment.
          .
          Q : « Vient fatalement un moment où les têtes se redressent », avez-vous averti un micro à la main. La pensée déterministe que vous faites vôtre pose, à rebours d’une critique régulièrement adressée au déterminisme, une issue de secours, une rupture. Mais cette rupture prend ici encore l’allure de la fatalité ! Pourquoi sommes-nous condamnés à nous révolter ?
          .
          FL : Cas d’illustration parfait. Ce « fatalement », c’est typiquement l’excès du performatif. En réalité, si je me tenais rigoureusement au registre analytique-positif, je crois que je sombrerais dans un pessimisme noir. En définitive, il se pourrait que j’entretienne le personnage de l’intervention pour ne pas laisser celui de la recherche couler à pic dans la dépression politique… Quant à votre question, et d’un point de vue théorique, il n’est pas question de laisser revenir par la fenêtre le fatalisme qu’on a chassé par la porte : comment nous sommes déterminés et par quoi, c’est une affaire… contingente du point de vue de notre entendement fini. Nous ne sommes donc ni condamnés ni « fatalisés » à la révolte. Pas plus qu’à l’oppression. Ce à quoi nous aurons été déterminés, nous ne le saurons que post festum. Donc on verra bien jusqu’où nos désirs nous auront portés.
          .
          Ballast, Frédéric Lordon : « Je serais l’homme politique le plus navrant de l’univers » [3/3], 2018

          • #5455 Répondre
            François Bégaudeau
            Maître des clés

            Je situerais plutot la ligne entre oral et écrit. Oui à l’oral des « fatalement » nous viennent, et autres approximations par emportement, qui ne passeraient pas la rampe de l’écrit.
            Mais chez Fredo la ligne de parage se situe davantage entre logique d’intervention, qu’elle soit orale ou écrite (le diplo) et logique de réflexion.
            Ce qui donne donc parfois des écrits emportés aussi – comme sa dernière tribune dans le Diplo, une des plus « performatives » qu’il ait écrite.
            Ainsi il s’expose à ce qu’on lui ressorte des textes vieux de dix ans où il écrit que la révolution est proche.

            • #5484 Répondre
              Dr Xavier
              Invité

              Tout à fait d’accord, et ce qui est intéressant c’est que Lordon en est bien conscient. Outre l’entretien dans Ballast, je me souviens d’une émission radio (France Cul’ peut-être) où on lui faisait écouter une de ses interventions à Nuit Debout une ou deux années plus tard. Il n’avait pas de mot assez dur avec lui-même, du genre (de mémoire très floue) : on voit que cet individu a perdu tout sens analytique, il n’est que dans la pure déclamation, comment cet individu pourrait être également chercheur ? Si quelqu’un pouvait retrouver ce passage.

    • #5515 Répondre
      Pope
      Invité

      Pessimisme de la raison, optimisme de la volonté, on tourne en rond, c’est déprimant et c’est je pense ce qui est souvent reproché à François. On l’a encore vu un peu hier soir.

      • #5565 Répondre
        Graindorge
        Invité

        Vous pouvez tourner en rond Pope. Et même vous offrir le luxe de déprimer. Ça arrive. Du moment que vous n’empêchez personne d’avancer

    • #5517 Répondre
      Daria
      Invité

      https://diacritik.com/2023/03/29/sandra-lucbert-pour-quoi-lart-lutte-t-il/
      L’art le grand absent de la lutte ?
      On peut dire que François fait partie de ceux qui ont « fait le job ».
      SL évoque Hoffman-Laroche qui met des habits de lumière à Arles, marrant.
      Artistes, à vos outils, donnez-nous des images dignes de « frappes contre hégémoniques ». Longue vie à Snug.

      • #5624 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        Ce texte reconduit un topos des luttes politiques. Il y a toujours un moment où quelqu’un demande : mais que fait la culture? Et bien sûr cette question est rhétorique. La réponse en est : rien. La question veut donc dire : la culture ne fait rien. Elle ne-bouge-pas. Les artistes ne-se-bougent-pas.
        Ce qui veut dire essentiellement une chose, que décline SL : ils ne se font pas entendre leur voix dans le mouvement.
        Ce qui veut aussi dire implicitement que leurs oeuvres mêmes ne produisent pas l’effort politique. Je dis bien implicitement parce que nous voici dans le trou structurel de ce genre d’interventions : l’absence totale de mentions d’oeuvres existantes, de travaux précis d’artistes précis. Ainsi il y a fort à parier que SL nait pas lu A Arles, mais surtout n’en ait pas eu vent. Pas plus qu’elle n’est au courant du concert de Guerilla Poubelle à la gare Montparnasse – et de leur morceau de circonstance « Les gens qui ne sont rien », posté ici par Carpentier.
        Le texte est bon, comme tout ce qu’elle écrit, mais c’est un texte à ajouter à la liste longuissime de textes, articles, livres, qui interpellent l’art et en même temps l’ignorent.

        • #5647 Répondre
          Mao
          Invité

          Il se trouve que je connais un peu la frange militante radicalisée du monde de la culture. Celle qui a occupé les théâtres et qui il y a quelques jours encore occupaient des musées. Celle qui à la moindre cérémonie (César, victoires de la musique etc) ne manque jamais l’occasion d’investir la scène pour interpeller. Celle qui avec le CIP (collectif des intermittents et précaires) de Samuel Churin regarde le « statut » des intermittents du spectacle comme la prémisse d’un salaire communiste. Celle qui pour ces mêmes raisons, enrage de constater que le confort résultant de ce même « statut » (qui n’en est pas un), autorise la majorité de ses bénéficiaires à se désintéresser des luttes sociales voire même à les contrecarrer. Ce que j’entend dans ces réseaux et que je retrouve également dans le texte de SL c’est la chose suivante : les « artistes » au sens large ne sont pas un empire dans un empire. Qu’est-ce qu’il y a de pire qu’un artiste qui se prend pour un artiste ? Un artiste qui ne serait qu’un artiste ? On pourrait poser la question à propos de toutes les professions. Un prof qui ne serait qu’un prof ou un flic qui ne serait qu’un flic. Est-ce qu’en posant cette question nous ne ferions pas preuve de « politicocentrisme » ? J’imagine qu’on pourrait répondre à cela que le problème n’est pas tant que les artistes seraient indifférents aux luttes sociales mais qu’ils soient à ce point indifférents à l’art lui-même, aux formes par lesquelles ils s’expriment. Que nous importe qu’un artiste rejoigne les cortèges ou les piquets de grève pourvu qu’il s’efforce à travers son art d’interroger et de remettre en cause les formes de la pensée hégémonique. Mais n’est-ce pas là le coeur de la question que soulève l’intervention de SL ? SL ne se limite pas à dénoncer la faible mobilisation dans les mouvements elle invite à une réflexion sur les formes et donc sur l’art qu’elle ne me semble pas ignorer totalement. Certes on peut déplorer qu’elle ne mette pas davantage en avant tous les artistes qui se mobilisent très concrètement dans les luttes, tout comme elle invisibilise les artistes (collectif othon) qui n’ont pas renoncé à faire de l’art mais est-ce que cela invalide vraiment son propos ? Est-ce que quand on a le sentiment de « faire le job » et qu’on constate combien on est peu nombreux à le faire, on a pas envie de proclamer avec SL qu’on hait les indifférents ?

          • #5653 Répondre
            François Bégaudeau
            Maître des clés

            « Le texte est bon », écris-je. Ce qui n’indique pas nettement que j’invalide son propos. Beaucoup de choses sont justes dans ce texte, et notamment l’idée que c’est par la forme qu’un artiste fait de la politique – qu’il en fait en tant qu’artiste
            Par ailleurs je sais bien que Lucbert connait l’art, et notamment la littérature
            J’observe juste que son texte sur l’art ne mentionne, même à titre de contre exemple, aucune oeuvre. Et qu’elle n’a pas même la précaution locutoire que devrait avoir le moindre texte qui prétend dresser un diagnostic du champ esthétique : signaler qu’elle n’a connaissance que de 0,00000000000000000002 % des productions esthétiques contemporaines de son pays.
            J’ai demandé à Lucbert de participer au hors série Socialter. Elle a décliné avec tact, disant que la lutte en cours et le livre en cours ne lui en laissaient pas le temps. Ce que je comprends très bien. Mais qui indique assez bien une chose dont on parle peu : beaucoup de producteurs de biens symboliques n’ont absolument plus le temps (et ne le prennent pas) de considérer les biens symboliques d’autrui.
            Et cependant ne se privent pas de livrer un état des lieux du champ esthétique.

    • #5611 Répondre
      Dr Xav
      Invité

      <<
      Putain de grève
      On est bon pour faire des heures sup’ toute la semaine afin de rattraper le retard d’aujourd’hui
      Ce matin presque aucun titulaire en poste
      Évidemment les intérimaires habituels
      Et pas un casque rouge de chef ne manque à l’appel
      .
      Fatalement ça va moins vite
      Des gars qui ne savent pas faire fonctionner les machines
      Actionner les bons leviers
      Aiguiller les bons rails
      (…)
      Les textes officiels du droit du travail stipulent pourtant selon l’article L. 1242-6 : « Il est interdit de conclure un contrat de travail à durée déterminée pour remplacer un salarié dont le contrat de travail est suspendu à la suite d’un conflit collectif de travail. »
      On voit pourtant des intérimaires ou des tâcherons embauchés à la journée
      Et qu’importent les textes
      .
      Les vieux de l’abattoir racontent aussi qu’à la belle époque révolue les intérimaires faisaient le piquet devant l’usine avec les titulaires
      Brûlage de palettes
      Barbecue avec des morceaux de viande de choix sortant de partout
      Packs de bière à n’en plus finir
      .
      Las
      Aujourd’hui les choses sont claires
      Un intérimaire en grève
      Ce qui est pourtant son droit
      Et bye bye
      Logique patronale évidente
      (…)
      Mes bras auront tenu
      J’espère que la grève tiendra tout autant
      .
      En avant Marx
      >>
      Feu Jospeh Ponthus, À la ligne – Feuillets d’usine

      • #5618 Répondre
        Graindorge
        Invité

        mille mercis Dr Xav.
        « les mots sont tellement pauvres pour dire ce qu’on a dans le coeur qu’on aimerait parler avec des notes de musique » Ce sont les mots d’un ami donc les miens

    • #5761 Répondre
      A.
      Invité
    • #6004 Répondre
      Carpentier
      Invité
      • #6132 Répondre
        Sarah G
        Invité

        Désolée Carpentier, je ne suis pas abonnée à Libé, sinon je t’aurais transmis le texte en entier

      • #6133 Répondre
        Juliette B
        Invité

        TRIBUNE
        Retraites : «La nouvelle réforme Borne-Macron favorise les branleurs comme moi»

        Le journaliste Nadir Dendoune souligne l’absurdité de cette réforme des retraites : lui pourra s’arrêter à 67 ans en ayant cotisé beaucoup moins que celles et ceux qui ont commencé à trimer plus tôt. Ce qui ne l’empêche pas de participer aux manifestations.
        par Nadir Dendoune, Journaliste
        publié le 6 avril 2023 à 7h43
        Il y a quelques jours, j’ai reçu le total des trimestres cotisés pour ma retraite. Il m’en manque 84. C’est beaucoup quand on a 50 ans. En théorie, je devrais donc encore bosser vingt et un ans, jusqu’à plus de 70 balais pour pouvoir obtenir une retraite pleine, mais la nouvelle réforme Borne-Macron qui demande à de nombreux salariés de travailler deux ans de plus ne changera rien pour les branleurs comme moi. Merci Manu !

        A 50 ans, je n’ai pas mal au dos, ni aux jambes, j’ai une vue parfaite, 10/10, le pouls de mon cœur au repos est aussi lent (et chiant) que The Tree of Life de Terrence Malick. Physiquement, selon ma toubib, je suis plus en forme que l’immense majorité des gamins de 20 ans. J’ai le temps de prendre soin de mon corps. Le sport me permet même de remplir mes journées. C’est dire… Comme tous les privilégiés, je ne pense jamais à la retraite. Cela n’a jamais été un sujet pour moi. Je suis journaliste indépendant, cinéaste et écrivain. Hamdoulah, la vie est belle !

        Mon droit à la paresse est récompensé avec la nouvelle loi
        J’ai commencé à (vraiment) bosser tardivement, à 36 ans. Certes, comme beaucoup de Français, plus jeune, j’ai fait des petits boulots : un peu de manutention l’été à Paris, du baby-sitting, du ménage de temps à autre, j’ai même été prof de sport, chauffeur de bus ou cuisinier en Australie. Mais sur de courtes durées et toujours à mi-temps, juste ce qu’il faut pour payer mon loyer et me dégager du temps libre pour mes loisirs, et surtout pour ne pas m’esquinter la santé au travail. Je me suis fait plaisir et j’ai beaucoup voyagé. La retraite, j’y pensais pas du tout. Je vivais les moments présents. Je ne me suis jamais projeté vers un lointain avenir. Je ne regrette pas ce choix parce que j’ai vécu de belles choses.

        A 34 ans, en n’ayant quasiment pas cotisé pour ma retraite, j’ai repris des études de journalisme. Et j’ai pu intégrer deux ans après mon diplôme des grandes rédactions, (et commencé enfin à cotiser !), toujours en CDD, jamais à un rythme effréné. Aujourd’hui, aussi incroyable que cela puisse paraître, mon droit à la paresse n’est pas sanctionné par la nouvelle loi. Mon statut de privilégié ne m’empêche pas de participer aux manifestations contre la réforme des retraites. En vrai, il m’oblige plus que les autres. Cette réforme, j’en ai honte.

        Payé au smic toute sa vie, à 60 ans, mon père a dit :«J’arrête !»
        Je manifeste aussi en pensant à mon papa, la fierté chevillée au corps comme le sont les prolos et qui a rejoint le ciel des travailleurs à 91 ans. Mohand Dendoune était à fond pour la retraite à 60 ans parce que le travail lui a brisé son dos et ses genoux. Mon père avait commencé à trimer en Algérie à l’âge de 10 ans où il était berger. A Paris, en arrivant en 1950 de sa Kabylie natale, Mohand se levait chaque matin à l’aube pour aller au turbin. D’abord, à l’usine Citroën, puis dans un centre hospitalier. Payé au smic toute sa vie parce que mon père n’a jamais demandé à être augmenté, Mohand Dendoune avait un job, et c’était déjà beaucoup pour lui. A 60 ans, il a dit : «J’arrête !» Pas un jour de plus. Il aurait pu continuer un peu pour gagner un peu plus, mais il voulait profiter de sa maison en Algérie qu’il avait passé une bonne partie de sa vie à construire. Sa retraite, il l’a méritée et il a pu en profiter. Quand je repense à ses yeux inondés de bonheur à chaque fois qu’il préparait sa valise pour aller revoir sa terre natale, je suis heureux pour lui. C’est un juste retour des choses.

        D’autres prolos comme lui, les besogneux, les essentiels, les lève-tôt n’ont pas, ou n’auront pas cette chance. Celles et ceux qui occupent des métiers pénibles, c’est mécanique, tombent souvent malades à 60 ans, meurent de temps en temps à 65 ans et vivent rarement au delà de 80 ans… Ils occupent les emplois les plus précaires, sont payés une misère, cotisent plus longtemps parce que quand t’es fils de pauvre, t’es souvent obligé de commencer à bosser tôt, à l’inverse des fils de cadres qui intègrent le marché de l’emploi tard, après de longues études financées par le capital financier de leurs parents.

        Malgré cela, malgré les services rendus à la France, les traine-savates profiteront moins de la retraite.

        Aujourd’hui, les besogneux sont logiquement dans la rue, et pourtant chaque jour de grève leur fait perdre de l’argent, eux qui en manquent cruellement. Double peine pour eux donc. Certains privilégiés, dont les ministres et leurs soutiens, aimeraient que les rues françaises passent à autre chose. Il faut être sacrément con ou carrément déconnectés de la réalité pour penser qu’une réforme aussi injuste allait passer crème chez celles et ceux qui s’esquintent la santé tous les jours au travail.

        Mise à jour : Cette tribune a été modifiée pour corriger des calculs d’annuités erronés.

        • #6188 Répondre
          Carpentier
          Invité

          👌
          Comme je l’imaginais: précis et qui vaut le coup qu’on y mette le nez.
          Salutations distinguées et remerciements.

          • #6203 Répondre
            Sarah G
            Invité

            Merci Juliette B pour l’article.

    • #6109 Répondre
      Ostros
      Invité

      Bonjour,
      Est-ce que quelqu’un.e peut poster l’article de Médiapart en entier, svp ?
      Une ancienne sans-papiers à la retraite qui gagne 83e par mois. Un sujet a ajouter à la conversation sur les indigènes qui ne se mobilisent pas pour leurs droits.
      .
      https://www.mediapart.fr/journal/france/060423/mariama-ancienne-sans-papiers-se-retrouve-avec-une-retraite-de-83-euros-par-mois

      • #6130 Répondre
        Monknow
        Invité

        Voici l’article :

        « E lle avance d’un pas lent mais sûr et s’échine à répéter que « ça va ». Mariama, 66 ans, trimballe une vie de
        labeur derrière elle : elle a fait tous les métiers ou presque, de couturière à femme de ménage, en passant par nounou, masseuse ou encore animatrice en Ehpad. Mais le poste qui l’a brisée est celui d’aide à domicile, un métier qui lui correspondait et qu’elle aimait pourtant.
        « Même chez moi, je ne tiens pas en place. J’aime m’occuper des gens, cuisiner, entretenir la maison », sourit-elle lorsque nous la rencontrons mardi 4 avril à l’occasion d’une réunion organisée par le « réseau pour la grève générale », dans le cadre de la mobilisation sociale contre la réforme des retraites.
        « On oublie trop souvent les étrangers et les sans-papiers quand on parle de cette réforme, poursuit Mariama. Mais la retraite, ça nous concerne aussi, tôt ou tard, qu’on ait des papiers ou pas. » Cette Sénégalaise, mère de six enfants dont cinq sont « au pays », en sait quelque chose.
        Lorsqu’elle se décide à prendre sa retraite, en 2022, elle n’imagine pas un instant la somme qui va lui être proposée en guise de pension : 83 euros et des poussières, pour un peu plus de dix ans de travail déclaré. « J’ai reçu le courrier,
        je n’arrivais pas à y croire. Mon premier réflexe a été de leur dire de se les garder, les 83 euros », peste-t-elle, avant de se décider à aller voir une assistante sociale.
        Huit années de travail non déclarées
        La retraitée sénégalaise, qui renouvelle tous les deux ans son titre de séjour « vie privée et familiale » sans avoir encore pu demander une carte de résident de dix ans, est consciente d’avoir perdu huit années de travail non déclarées, alors qu’elle était encore sans papiers à Paris. Mais qu’ont-ils fait des années 2011 et 2012 par exemple, qui ont, selon elle, disparu des comptes de la Caisse nationale d’assurance vieillesse ?
        Arrivée en France en 2002 pour soigner un fibrome, après que son mari parti pour la France l’a abandonnée avec ses enfants au Sénégal, Mariama finit par rester. À 47 ans, elle est d’abord hébergée par sa mère, une guérisseuse reconnue au sein de la communauté.
        « J’ai ensuite rencontré mon compagnon avec qui j’ai vécu
        17 ans. Lui était en règle, mais je ne voulais pas être régularisée par l’intermédiaire de quelqu’un, être dépendante de ça. » Elle rejoint, dès 2006, la Coordination des sans-papiers de Paris (CSP75). Puis occupe, aux côtés de plusieurs milliers de personnes exilées, un bâtiment vide de la Caisse primaire d’assurance maladie, situé rue Baudelique, dans le XVIIIe arrondissement de Paris.
        Ils le baptisent « ministère de la régularisation des sans- papiers » et luttent auprès des autorités pour obtenir gain de cause. Le collectif finit par obtenir 300 convocations à la préfecture : « Il restait une dernière place, Anzoumane Sissoko [aujourd’hui porte-parole de la CSP75 – ndlr] a voté pour moi. »
        Régularisée, elle fait le choix de quitter son poste de vendeuse dans un magasin commercialisant des produits africains. « J’ai travaillé là-bas pendant quatre ans sans être déclarée. Je ne pouvais pas rester comme ça, surtout après voir eu mes papiers. » Après deux intérims, elle décroche
        1 sur 3 07/04/2023 12:13
        Mariama, ancienne sans-papiers, se retrouve avec une retraite de 83 eur… https://www.mediapart.fr/journal/france/060423/mariama-ancienne-san&#8230;
        un CDI en décembre 2016 en tant qu’aide-soignante à domicile. Elle travaille « dur », décrivant un métier pénible, jusqu’au jour de l’« accident ».
        « Çaaététellementcompliquéjusqu’àlaretraite, j’enaibavé. »
        Mariama, aide à domicile à la retraite et ancienne sans-papiers
        « J’ai mis des gants pour faire le ménage que j’ai gardés quatre heures. Le soir en rentrant chez moi, j’avais les mains en feu. Ça me démangeait tellement que je grattais avec un couteau. Puis ça me brûlait, j’avais la chair à vif. »
        Mariama ouvre ses mains et laisse entrevoir les
        cicatrices sur ses paumes. Elle dit avoir continué de travailler durant plusieurs années, malgré ses blessures qu’elle ne s’explique toujours pas, avant de se décider à consulter la médecine du travail. « Quand le médecin m’a vue, elle m’a engueulée. Elle m’a fait faire un test pour voir si je pouvais écrire, je n’arrivais même pas à tenir un stylo Bic correctement. Il y avait des traces de sang sur la feuille blanche. » En arrêt maladie, elle n’est payée que six mois sur un an, malgré un loyer et des courses à payer.
        La « débrouille »
        Elle ignore comment réclamer son dû, ne sait pas quels documents fournir. Son problème aux mains est reconnu comme maladie professionnelle mais elle ne perçoit pas les indemnités correspondantes. « Si tu relèves un truc qui ne va pas, on te sort autre chose pour te retirer des droits. Mieux vaut ne pas trop creuser pour s’éviter des problèmes, vu qu’on nous considère comme des étrangers. » Et
        d’ajouter : « Ça a été tellement compliqué jusqu’à la retraite, j’en ai bavé. »
        Mariama ne supporte pas l’idée de dépendre des autres. Elle refuse que sa fille, qui habite en région parisienne, l’aide financièrement : elle a elle-même un loyer à payer et un fils à nourrir. C’est une amie de la CSP75, où Mariama poursuit son engagement en faveur des droits des sans- papiers, qui alerte sur sa situation. « Je lui en ai voulu. Mais il y a beaucoup d’entraide au sein du collectif. Il y a une caisse de solidarité, des paniers alimentaires ou des repas
        distribués chaque vendredi… »
        L’assistance sociale qu’elle consulte bataille pour lui obtenir l’allocation de solidarité aux personnes âgées. «Avecles83eurosdelaretraite,j’atteinsenviron790euros. Jemedébrouille.»
        Entre-temps, à l’été 2022, son conjoint décède brutalement. Elle doit déménager et quitter le logement social qu’ils occupaient, pour trouver un studio dans un parc social du XIXe arrondissement de Paris. Elle paie une partie de son loyer, d’un montant de 600 euros, avec l’aide personnalisée au logement (APL) et une aide de la Ville de Paris. « Le reste, je me débrouille, certains de mes amis me prêtent un peu d’argent. »
        Elle a aussi pris l’habitude de ne faire que deux repas par jour en sautant le déjeuner. « Ça me va bien comme ça, dit- elle avec fierté. Déjà, quand je travaillais, je n’avais pas le temps de manger à midi, car je devais faire plusieurs maisons par jour. » Aujourd’hui, son assistante sociale tente de faire reconnaître les années de travail post- régularisation.
        Elle devrait aussi l’aider à atteindre un peu plus de
        1 000 euros par mois grâce à d’autres aides complémentaires. Le pire, ajoute-t-elle, « c’est qu’on m’a aussi demandé, au moment de la retraite, si je voulais rester ici ou rentrer au pays. C’est ça qui m’a poussée à aller manifester ». La vie et la lutte continuent. Les manifestations permettent aux personnes immigrées
        d’« arracher » leurs droits, après des décennies de présence en France sans être reconnues. « On a trop souvent l’impression d’être les grands oubliés. Même si on crie, personne ne nous entend. »
        Impossible, conclut Mariama, de travailler pendant 43 ans quand on a été régularisé à l’âge de 30 ou 40 ans. « Ils veulent nous faire trimer jusqu’au cimetière. C’est une réforme injuste pour tout le monde. Pour les femmes, les hommes, et les étrangers. » »

        • #6131 Répondre
          Ostros
          Invité

          Merci Monknow !
          Adieu Carpentier…

          • #6200 Répondre
            Carpentier
            Invité

            Non mais dîtes donc (phrasé de Bourvil) on est pas bien fair-play par ici

        • #6154 Répondre
          Sarah G
          Invité

          Merci Monknow pour l’article en entier

    • #6116 Répondre
      Carpentier
      Invité

      Si qqn poste l’article entier pour Ostros et pas pour moi (post demande gentille, enfin je crois, juste au dessus du sien) je me jette sous les rails d’une voiture de la ligne 9

      • #6140 Répondre
        Sarah G
        Invité

        Bon ça y est Carpentier, tu ne vas pas te jeter sous les rails d’une voiture de la ligne 9.
        Ouf !!!

        • #6148 Répondre
          Ostros
          Invité

          Sauvée de justesse.

          • #6153 Répondre
            Sarah G
            Invité

            Ouiiii

          • #6201 Répondre
            Carpentier
            Invité
            • #6202 Répondre
              Juliette B
              Invité

              Réforme des retraites : Manu ciao ? par Lola Lafon
              Voilà qu’en ce début de printemps, quelque chose survient. Quoi qu’il en coûte, il s’agit d’éteindre ce qui naît. Ce pouvoir aux abois ne sait plus faire que ça.
              par Lola Lafon, écrivaine

              Tout ne pouvait pas se résoudre à cela, à dresser des listes de ce qui mourrait bientôt, ces listes qu’on finirait par trouver tragiquement poétiques : les tigres de Sunda, les licornes asiatiques et les séquoias géants. Tout ne pouvait pas se limiter à cela, à s’alarmer, à agiter des sonnettes d’alarme.
              Tout ne pourra pas se résoudre à ça : à colmater, à réparer.
              Nous savons tout de la réparation, nous sommes rompus à nous «acclimater» à ce qui nous détruit. Nous savons les ravages de ce qu’on avale de force, de tout ce qu’on ravale, ce magma de solitudes et d’impuissances. Et on s’y est presque faits, pour ne pas dire résignés, à avoir en commun la peur de faillir, de ne pas tenir, de s’affaisser, la peur de ce qui nous attend, la peur de ce qui ne nous attend plus.
              On s’échange les adresses de thérapeutes, des recettes bien-être, on décline les couleurs apaisantes sur les murs de notre appartement. On ne se dit plus au revoir mais «prends soin de toi», comme face à un cataclysme que l’on sait inéluctable.
              On s’y est presque faits, à n’être en quête que de ça, dans les amitiés, les voyages, les plantes ou les romans : une réparation. A rechercher en tout de quoi fonctionner encore, à la façon de petites machines tristes et efficaces, vaillantes, beaucoup trop vaillantes. Mais voilà qu’en ce début de printemps, quelque chose survient, qui grippe la machine. Ce quelque chose, dont personne, au moment où j’écris, ne connaît l’issue, est un rappel. Un réveil. Quelque chose a lieu qu’il faudrait se garder de définir, de circonscrire. S’agit-il de questionner la place du travail dans nos vies ? Certainement. S’agit-il d’une conscience inquiète du temps qui nous reste ? Certainement. De ce qu’il faut reprendre, arracher à un capitalisme morbide qui ne sait plus faire que ça, nous inoculer le désir des choses inutiles ? Certainement. S’agit-il de balancer par-dessus bord cette façon que l’on a eue, des années durant, de se définir par le travail, cette question réflexe, quand on se rencontre : et toi, que fais-tu ? Ce marqueur social impitoyable qui exclut de la conversation chômeurs, retraités et tous ceux et celles qui n’ont pas choisi ce qu’ils «font», que leur métier ne définit pas ?
              Le «quelque chose» de ce printemps est un mouvement. Mouvement a pour synonymes ardeur, élan, émotion et vie. Si, dans les manifestations, des cortèges se réapproprient le tube de Mylène Farmer Désenchantée, les corps, eux, contredisent ce constat désespéré : les manifestants dansent, ils reprennent l’espace.
              L’entrée en force de la danse dans les cortèges n’est pas anecdotique, elle dit, mieux que ne le font les traditionnels slogans syndicaux, la joie de faire corps, de se tenir ensemble, ce désir d’être uni·e·s. «Si je ne peux pas danser, je ne veux pas prendre part à votre révolution», disait Emma Goldman. Cette foule qu’un pouvoir hagard réduit à des chiffres mobilisation en hausse ou en baisse – prend la parole en un surgissement poétique, politique : les pancartes affichent un humour noir, un humour pop, aussi, ces «Manu Ciao», «Femmes : 22 % de retraite en moins et il paraît qu’on chiale pour rien», «Y’a pas de moyens dja dja», «Je ne veux pas mourir sur scène» ou «Moins de flashball et plus de flashdance».

              • #6204 Répondre
                Sarah G
                Invité

                Merci pour le partage

                • #6239 Répondre
                  Carpentier
                  Invité

                  Je vais peut-être m’abonner car les articles qui semblent singuliers et intéressants fractionnés se révèlent bien souvent singuliers et intéressants une fois rendus à leur intégralité.
                  -> un grand merci général à tous les partageur.ses de presse d’ici, oui.

              • #6216 Répondre
                Céline
                Invité

                Il manque la fin :

                J’aurais aimé pouvoir arrêter ma chronique ici. J’aurais aimé n’écrire que cela. J’aurais aimé ne pas écrire ceci : qu’un manifestant est entre la vie et la mort. Qu’un autre sort à peine du coma. Que d’autres, combien d’autres, ont été mutilé·e·s. Certaines ont subi des violences à caractère sexuel lors d’un contrôle policier. Des centaines ont été arrêtées de façon arbitraire, «préventivement». Quoi qu’il en coûte, il s’agit d’éteindre ce qui naît. Ce pouvoir aux abois ne sait plus faire que ça. Mais comme l’écrit l’Association pour la défense des terres dans une tribune parue le 1er avril : «Les limites planétaires ne sont pas des données que l’on peut mettre à genoux, matraquer, faire rentrer dans le rang ou intimider.»

                Sans doute le savent-ils très bien, ceux-là qui ont cru pouvoir résoudre les existences comme autant de fractions : il se passe quelque chose, ce printemps, dans les rues. On y reprend vie. On revient à soi, mais ensemble. On déborde du cadre. Et le printemps a ceci de commun avec la vie : il insiste.

                • #6217 Répondre
                  Carpentier
                  Invité

                  🙏😌

                • #6229 Répondre
                  Juliette B
                  Invité

                  Oui copier coller défaillant désolée, merci Céline.

    • #6219 Répondre
      K. comme mon Code
      Invité

      L’envie de ne pas être un relou improductif en postant un long texte en anglais sur ce forum cède contre la simple envie de partager un texte que j’aime. Après le 49.3, je pensais aux émeutes de l’été 2020 aux USA — même sensation qu’il se passe quelque chose. Tobi Haslett est revenu là-dessus, toute la généalogie de cet été dans les rues d’Amérique.

      Paragraphe traduit par Google Traduction et nettoyé par mes soins :

      « Quelle élasticité, quelle initiative historique, quelle capacité de sacrifice chez ces Parisiens ! s’exclama Marx dans une lettre lorsque la nouvelle lui parvint que les membres de la Commune de Paris avaient repoussé l’armée impériale et aboli la police ; il a dit qu’ils « prenaient d’assaut le ciel ». Et une version de cette pensée — une paraphrase dégradée et déroutante —  m’est venue à l’esprit lorsque j’ai vu les enfants masqués de New York frapper leurs planches à roulettes contre des fourgons de police et se jeter sur des rangées d’officiers brandissant des fusils, des boucliers et des matraques — scandant le nom d’un mort en sprintant avec des centaines d’autres dans une avenue, je n’avais jamais ressenti une extase plus compliquée ou une liberté moins fausse. Sur une vitre en verre de SoHo, quelqu’un avait graffité, simplement, « GEORGE! » Tant de visages que j’ai vus traverser le printemps et l’été — éclairés par des voitures en feu et reflétés dans des vitres brisées, faisant des tours de victoire autour de magasins de baskets et ensanglantés par des matraques — appartenaient à des adolescents. Armés seulement de leur courage psychotique, ils couraient, dansaient, chantaient, écrasaient, brûlaient, criaient, prenaient d’assaut le ciel : toutes les variétés ravissantes des « actions magiques » de Baraka. J’ai écouté des jeunes de 19 ans parler sans arrêt tout au long de la nuit que nous avons passée en prison, alors qu’ils hurlaient des insultes aux officiers et échangeaient des histoires d’humiliation par la police. J’ai été frappé par le fait qu’ils étaient trop jeunes pour avoir vu la phase initiale de BLM. Bien familiarisés avec le pouvoir et la violence, ils goûtaient pour la première fois à la « politique ». Quel que soit le sort du mouvement, je soupçonne qu’une grande partie de leur réflexion future sera mesurée à l’aune des sentiments qui ont rempli les nuits de 2020 : l’immensité et l’immédiateté, le flou et la clarté brutale. »

      Magic Actions : https://www.nplusonemag.com/issue-40/politics/magic-actions-2/

      • #6476 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        C’est bien ça

        « de leur courage psychotique », c’est un bug de traduction ou quelque chose m’échappe?

    • #6276 Répondre
      A.
      Invité

      Quelques gouttes de pluie sur la terre

      Je me suis réveillé en sursaut
      C’était le début du printemps
      Rien que ça

      Abbas Kiarostami

      Et aussi:

    • #6280 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      très bien
      et je note le grand nombre de femmes
      et je m’en réjouis

    • #6469 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Je viens de signer une pétition adressée au Conseil constitutonnel:
      https://chng.it/qPXhCrqrD5
      Mais, à mon avis, les lettres individuelles sont plus efficaces. J’ai envoyé la mienne

      • #6491 Répondre
        Carpentier
        Invité

        tu ne trouverais donc à priori pas la correspondance papier obsolète ?

        • #6503 Répondre
          Graindorge
          Invité

          Papier??? C’est par mèl camarade que j’ai écrit à cette bande de f… de frères zé soeurs
          Pour le reste la correspondance papier ne sera jamais obsolète tant qu’il y aura du papier et des arbres qui acceptent ce sacrifice. Même si il arrive qu’ils se sacrifient pour pas grand-chose. Et j’espère que l’entrée « correspondance » qu’à créer Alain M continuera dans ce forum car j’ai trouvé un message d’ un fils pour sa mère que j’ai bien aimé.

          • #6520 Répondre
            Graindorge
            Invité

            *qu’a crée.

    • #6490 Répondre
      Carpentier
      Invité

      10h40: 8 fourgonnettes floquées gendarmerie, entrées dans Paris par la porte de Pantin, remontent par l’avenue jean jau..

    • #6524 Répondre
      Sarah G
      Invité

    • #6600 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Le Conseil des fous a montré le pouce à l’envers.
      « Ils veulent nous enterrer, ils ne savent pas que nous sommes des graines ».
      On continue

    • #6631 Répondre
      Demi Habile
      Invité

      #PasDeRetraitPasDeJO
      .
      J’aime bien.

    • #6766 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Dans le cadre d’une action avec les collègues energeticiens, nous proposons que chaque foyer coupe son arrivée électrique ou à minima se cantonne au strict minimum en terme de consommation électrique CE LUNDI 17 AVRIL de 20h à 20h30. Cette action aura pour effet de créer une forte variation non contrôlée sur le réseau électrique avec un impact européen. Je vous épargne les explications techniques mais si nous sommes entre 3 et 6 millions, toute l’Europe sera impactée au moment de la prise de parole de Macron. Mettons en lumière sa mégalomanie autocrate ✊✊✊ Faites tourner sans modération !!!

      • #6791 Répondre
        Carpentier
        Invité

        👌 ça tourne et c’est bien noté.
        (dans tous les cas, ce soir, c’est allocution de ma pote Nathalie qui habite Rennes et que je n’ai pas embrassée depuis le Covid. Du moment qu’on a de quoi trinquer, on saura bien s’accommoder de la pénombre et d’un compteur qui aura sauté)

    • #6767 Répondre
      Graindorge
      Invité
    • #6768 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Chaque membre du Conseil constitutionnel touche indûment 100 000 euros par an depuis 20 ans !


      Rien à voir avec la question  » Comment s’opposer…. » mais bon à savoir

    • #6769 Répondre
      Sarah G
      Invité

      Il y a aussi en plus du RIC électrique dont parle Graindorge, concert de casseroles et percussions, boycott de l’allocution présidentielle et rassemblement devant toutes les mairies à 20 h.
      Choisissez vos initiatives Camarades

      • #6779 Répondre
        Carpentier
        Invité

        Me revient du coup le 1er mai en confinement où ces concerts de gamelles avaient donné la réplique aux applau de 20h destinés aux soignants.
        Vais tâcher de retrouver mes casseroles déjà bosselées, j’ai souvenir qu’elles ont un bon son 🙂

    • #6772 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      je trouve l’idée des casseroles excellente

    • #6780 Répondre
      Mu
      Invité

      Moi j’ai une petite idée pour du long terme. C’est un peu le principe de ce que préconisait David GRAEBER, anthropologue anarchiste: vivre comme si le monde était déjà comme on le rêve. Donc, ne plus faire circuler d’argent (jusqu’à ce que la notion de travail reprenne un sens), c’est à dire que si on veut du pain par exemple, on propose au boulanger un coup de main pour faire le ménage. Au paysan un coup de bécu (dans la terre, n’est-ce pas), à l’épicier du coin, une plume de canari super rare super précieuse etc… Puisque seul sacro-saint le porte monnaie semble dicter les règles, pourquoi ne pas y percer des milliers de petits trous? En même temps, on expliquerait pourquoi on fait ça -on convertit à la cause de l’idéal. Petit à petit, on saurait que telle ou telle boutique accepte, telle autre est à marquer au rouge-sang de nos foudres communistes etc… Je n’ai aucun réseau et aucun accès aux grandes villes, donc je lance la bouteille à la mer en priant que quelqu’un la chope et que le monde soit miraculeusement et minusculement sauvé du pire que pire. Et si on est obligé l’aller en supermarché, pour compenser ce petit écart, on dévisse un bouchon pour saccager un truc bien pourri comme le sucre de betterave (idée de la ronce)

      • #6793 Répondre
        Sarah G
        Invité

        J’aime bien ce que tu proposes comme initiatives Mu.
        oui multiplier les lieux altenatifs, beaucoup plus de troc, de lieux où la gratuité est reine, des lieux autogérés, des éco-hameau plus nombreux.
        Il y a des choses qui existent déjà, cela me réjouit, mais amplifions.

        • #6797 Répondre
          Graindorge
          Invité

          Oui. Et dans les villes, des petits eco-quartiers avec associations de malfaiteurs…pardon de consomm-acteurs. Comme ça, ça peut nous permettre de manger biologique mais au lieu d’acheter son petit paquet de riz de 500grs cher et sous plastique on achète un sac de 25kgs et on se le partage et ça revient moins cher. Et on peut avoir comme ça huile, farine, lentilles etc…

    • #6798 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Oui. Et dans les villes, des petits eco-quartiers avec associations de malfaiteurs…pardon de consomm-acteurs. Comme ça, ça peut nous permettre de manger biologique mais au lieu d’acheter son petit paquet de riz de 500grs cher et sous plastique on achète un sac de 25kgs et on se le partage et ça revient moins cher. Et on peut avoir comme ça huile, farine, lentilles etc…
      On peut ainsi faire de 30 à 40% d’économies . Ce qui pourrait même permettre d’organiser des vacances à la campagne pour des gamins qui ne partent jamais en vacances.

      • #6800 Répondre
        Sarah G
        Invité

        Super idée Graindorge

    • #6904 Répondre
      Dr Xavier
      Invité

      Je m’attendais pas à ce que la petite musique ressorte aussi vite : « on peut entendre la colère de nos vrais compatriotes qui travaillent dur et en ont marre des assistés faineants qui profitent du système, wink wink clin d’oeil. »
      Mais bon heureusement que le barragerépublicain est là et que plusjamaisça.

      • #6905 Répondre
        K. comme mon Code
        Invité

        C’est leur idée de l’apaisement.

      • #6914 Répondre
        diegomaradona
        Invité

        Nouvelle leçon politique donnée par Macron à tous ses opposants. Ceux-ci, après de nombreuses journées de mobilisation totalement inefficaces proposent… de nouvelles journées de mobilisation. Ca va devenir difficile de ne pas donner raison à Macron quand il les prend pour des cons.

        • #6917 Répondre
          K. comme mon Code
          Invité

          Donne lui raison, diegomaradona. Sois l’apaisement.

        • #6921 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          Diego l’esprit qui toujours nie.
          On attend quand même ses conseils, que dis-je ses lumières. Nous lui demandons : Que faire?
          Toi qui sais tout, dis nous.

          • #6923 Répondre
            diegomaradona
            Invité

            Il me semble que la solution a été donnée il y à quelques temps puisque son entourage avait confirmé qu’il bougerait s’il y avait un mort ou un attentat.

            • #6927 Répondre
              Julien Barthe
              Invité

              En attendant, on se verra sans doute à Castres ce week-end.
              Je ne sais pas si d’autres sitistes ont prévu de s’y rendre ?

            • #6928 Répondre
              Mu
              Invité

              On attend donc une immolation ou un immolateur?

              • #6930 Répondre
                diegomaradona
                Invité

                ou un nouveau Ravachol.

                • #6939 Répondre
                  Mu
                  Invité

                  Stratégiquement, il me semble que nous ne sommes pas assez nombreux. Il semblerait également que les chances de voir la police se joindre à notre cause soient quasiment nulles. Dans de telles conditions, ne serait-il pas souhaitable de veiller à ce que notre message soit désirable afin de rallier un peu plus de monde et de conter et contrer la désinformation – sans miser sur cette seule stratégie bien sûr? Et si oui, le fait d’empaler du bourgeois et de semer la terreur dans toute la région est-il vraiment raisonnable et adapté au but? S’il y a un bugg dans mon raisonnement, je serais heureuse qu »on me le pointe…. ça ouvrirait peut-être une autre issue…

                  • #6941 Répondre
                    François Bégaudeau
                    Maître des clés

                    ne t’alarme pas, en matière de politique Diego est avant tout notre boussole sud

                    • #6945 Répondre
                      Mu
                      Invité

                      Ca tombe bien, j’aime moyennement Mallarmé. Et la moyenne, ça use les semelles de but en blanc, du nord au sud, en emmerdant la statistic, c’est Queneau le verbe en proue, dit Thyrambique : un poème, « ça a toujours quelque chose d’extrême »
                      Avec ça, on a de quoi s’opposer à la réforme de maniéré fugace

                    • #6946 Répondre
                      diegomaradona
                      Invité

                      On voit en effet où la stratégie actuelle a mené : la réforme des retraites a été adoptée !
                      Comme dit plus haut, Macron a donné ses conditions et donc la solution, si personne n’est prêt à aller jusque là autant mettre fin à ce pique-nique tout de suite.

                      • #6947 Répondre
                        Mu
                        Invité

                        D’accord. Au revoir Diego Maradona!
                        N’oublie pas de fermer la porte des champs en partant
                        Et de compter les étoiles voir si ces idiots de manifestants n’auraient pas oublié d’en rentrer une, histoire qu’elle ne se fasse pas boulotter par un loup tapi dans l’ombre, de l’autre côté de la galaxie

                      • #6948 Répondre
                        Mu
                        Invité

                        … pour te répondre plus sérieusement, Diegomaradona, je ne suis pas certaine qu’il y aille de ta responsabilité, ni de la nôtre, d’aller jusqu’au meurtre… Ce n’est pas parce qu’une action n’aboutit pas immédiatement qu’elle n’est pas fructueuse. Le contraire est d’autant plus vrai: si tout ce qui était efficace était bon, alors le néolibéralisme serait le roi des dieux. Ce n’est pas parce que nous paraissons écrabouillés par une super puissance que nos stratégies étaient inefficaces, c’était peut-être la meilleure possible, mais signe que la puissance en face était monstrueuse. Il faut parfois du temps, et attaquer par tous les bords, avec patience, insistance, et persistance. Foncer dans le tas, quand on est minoritaire, est rarement la meilleure stratégie. Geofffroy de Lagasnerie préconise l’infiltration. Tu ne voudrais pas devenir ministre, plutôt?

                      • #7079 Répondre
                        diegomaradona
                        Invité

                        « Ce n’est pas parce qu’une action n’aboutit pas immédiatement qu’elle n’est pas fructueuse. »
                        Rien n’implique non plus qu’elle l’est ou le sera.
                        « Le contraire est d’autant plus vrai: si tout ce qui était efficace était bon, alors le néolibéralisme serait le roi des dieux. »
                        Cette proposition n’est en rien le contraire de la première. Il va falloir revoir tes bases en logique.
                        « Ce n’est pas parce que nous paraissons écrabouillés par une super puissance que nos stratégies étaient inefficaces »
                        De fait si, si vous êtes « écrabouillés ». Le sens d' »efficace » doit manifestement t’avoir échappé.

                      • #7080 Répondre
                        Charles
                        Invité

                        Évidemment, Macron n’a jamais énoncé clairement cette condition. Mais le pire c’est que s’il est arrivé un nouveau Malik Oussekine il est assez probable que le gouvernement renverrait la responsabilité sur les manifestants et la LFI coupable d’avoir « attisé la haine », « jeter de l’huile sur le feu » et donc « provoquer des débordements ».

                      • #7081 Répondre
                        Charles
                        Invité

                        S’il arrivait*,pas s’il est arrivé.

            • #6932 Répondre
              François Bégaudeau
              Maître des clés

              ah mais oui, nous pauvres mortels dénués de science n’y avions pas songé
              nous voici donc en route pour tuer quelqu’un ou attenter à quelque chose
              merci Grand Timonier

    • #6912 Répondre
      Mu
      Invité

      Comme vous êtes beaux et belles, je suis tellement heureuse de vous entendre!!!
      Il y a donc de l’espoir… Merci

    • #6955 Répondre
      Mu
      Invité

      Je me réveille avec une idée totalement géniale qui pourrait, si elle était mise en oeuvre, faire basculer les choses. En fait, ce n’est pas une idée géniale, c’est une compil géniale d’idées géniales: un mix du sacrifice de graind’orge, de la cacahuète à retardement du shtroumpf grognon du forum, et des sublimes stratégies inventées par les militants.es XR (proposées par les jeunes femmes qui ont insufflé l’esprit, à côté de chez moi, de la première ZAD d’altitude pour contrer l’installation d’une bassine sur une zone natura 2000 – la question de l’usage de la violence y était régulièrement posée: lancer des cocktails shtroumpf lorsqu’on est 20, sur des CRS qui débarquent à 20…camions promettait une évac sanglante sur ce lieu de paix, d’amour et d’une inouïe créativité -une société quasi idéale. Certains auraient tout de même souhaité… Heureusement, grâce à ces jeunes femmes, une autre solution a d’abord été mise en place pour retarder l’évac: le skypod.
      Qu’est-ce qu’un skypod? C’était, dans ce cas, une palette accrochée à une dizaine de mètres entre les arbres, et reliée à l’énorme tuyau de béton mis à l’entrée de la zad pour empêcher les CRS d’y entrer. La corde, peinte en rouge, ne devait pas être coupée sinon le zadiste, qui était dessus, aurait tout simplement mouru. Les médias ont joué, pour une fois, un très beau rôle. Ils sont venus discuter et ont démonté l’image des violents ziadiste que messieurs les conseillers municipaux, maires et autres requins de l’or blanc, se plaisaient à répandre, parmi d’autres grossiers mensonge, au sein de la population rurale majoritairement à droite, pro-rebloch, qui n’avait, jusqu’ici, jamais entendu parler des zad, sauf à la télé où s’quon montre bien que c’est des terroristes.
      Les médias, donc, étaient du bon côté, heureusement. C’est ce qui a fait basculer le rapport de force: ils hésitaient à envoyer dark vador bousiller la gueule de ces bons zadistes dont lesdites jeunes femmes propageaient le message avec une incroyable patience, douceur et détermination.
      Bref, le principe serait le même, je le poste dans le message suivant, pour les impatients qui n’auraient pas la patience de lire tout le préambule

      • #7029 Répondre
        Graindorge
        Invité

        Désolée de décevoir votre « compil d’idées géniales » Mu, mais Graindorge, contre toute attente, ne fera pas de grève de la faim,si c’est à cela que vous faites allusion en parlant du « sacrifice de graindorge ». Mea culpa. Je fais depuis perpète un repas par jour et des jeûnes  » en veux-tu en voilà » mais les ordres viennent D’EN HAUT…Ahahah!…C’est NIET… NEIN… NO… NANN/NONA…LÁA…. Pour être efficace, je dois rester en bonne santé. Et manger beaucoup de brocolis cuisinés par le MasterChef Bégaudeau

        • #7091 Répondre
          Mu
          Invité

          Oui, Graindorge, c’est à ce noble sacrifice que je pensais. Pourquoi tu me vouvoies? S’il te faut des ordres d’en haut, sois donc rassuré: c’était justement un petit billet que j’ai reçu sous mon oreiller, qui t’était spécialement adressé: il y était écrit:
           » Très chère petite semence,
          Cesse donc de te sacrifier la rate pour de rien, j’ai cessé de recommander le jeûne depuis que mon fils, après être resté 40 jours sans manger, a failli se jeter d’une falaise pour voir si les anges allaient le rattraper. Par contre, puisque tu as développé une résistance enzymatique à toute épreuve, je t’enverrais volontiers mettre tes talents à l’épreuve en accomplissant la géniale compil d’idées géniales. Si tu pouvais faire ça pour moi, je te serais infiniment gratitudineux.
          Ton papa le bon Dieu qui t’aime et t’enverra la manne (c’est à dire plein de questions) »

    • #6958 Répondre
      Mu
      Invité

      L’idée serait donc la suivante: des skypods dans toutes les villes, reliés entre deux appartements voisins séparés par une rue, et situés au moins au troisième étage. Sur les skypods, des volontaires pour une grève de la faim. Mais pas n’importe quels volontaires, des capables d’argumenter avec amour, patience et une détermination sans faille, bref, de contrer la désinformation, de faire basculer l’opinion publique, de présenter la désirablité et viabilité du système que Friot propose. Ils seraient soutenus par une équipe leur envoyant des infos, des lignes de conduite. Ils auraient moyen d’avoir des batteries chargées, par des corde, des seaux pour pisser chier envoyés en bas grâce à poulie et corde, un sac de couchage, une corde au dessus avec toile pour la pluie (deux cordes entre les apparts, donc) mais pour toute nourriture et boisson: 4ou 5 l d’eau -il faut que ça dure un peu, mais poser un ultimatum.
      L’important est vraiment la qualité du discours des personnes qu’on envoie là haut…
      Première étape pour grossir le nombre: les médias qui font basculer vers la deuxième cible: la population point trop radicalisée à droite (on fait appel à l’amour, on montre la vulnérabilité de l’autre, ce qui est le point fort des gens de gauche, contrairement à la violence), troisième étape cible MACRON

    • #6960 Répondre
      Claire N
      Invité

      C’est futé

      • #7050 Répondre
        Carpentier
        Invité

        En 2019, Thomas Brail squattait un arbre prés de l’Elysée pour dire son ras le cul quant à la déforestation et il reste de bons conseils.
        Aujourd’hui, c’est contre un projet d’autoroute entre Toulouse et Castres que lui et ses potes s’accrochent aux arbres.
        Il y a 4 mois, ils prévenaient et tentaient de jouer encore un peu avec l’arme chérie du bourgeois: la pédagogie

      • #7051 Répondre
        Carpentier
        Invité

        Au 2e jour du chantier d’abattage des peupliers qui habitent la zone d’un rêve d’autoroute:

        • #7053 Répondre
          Carpentier
          Invité

          À la date du 31 mars, date fixée par des actions en justice, le concessionnaire en charge des travaux rassurait sur le timing pour bien dire qu’aucun retard pour le projet d’autoroute n’était à déplorer et il précisait que les platanes centenaires n’étaient pas compris dans l’abattage des quelques groupes d’arbres sacrifiés.
          ps: merci aux peupliers qui ont rapidement réagi pour me signaler une coquille et saluer les concernés, leurs aînés platanes.

          • #7066 Répondre
            Graindorge
            Invité

            Merci Carpentier. Ce désastre pour gagner 12 mn mais surtout beaucoup d’argent. Ce serait comme en Espagne où les concessions d’autoroutes ont une date limite et sont prolongées quand ils font de nouvelles autoroutes inutiles et criminelles qui volent des terres agricoles, détruisent des paysages, modifient le climat et tuent des arbres avec toute la vie qu’ils procurent depuis leur apparition sur notre planète. . Ces gens sont des dangers publics et des criminels. Quant aux personnes qui obéissent aux ordres quelque soient leurs professions devraient quand même se poser des questions sur leurs rôles et leurs co-responsabilités. Ici, des brutes avec leurs machines ont avancé sur des manifestants s’opposant à une urbanisation de luxe déclarée officiellement illégale depuis.

            • #7082 Répondre
              Carpentier
              Invité

              Il faudra quand même que je regarde ces histoires de concessions d’autoroutes d’un peu plus près, merci.
              Quant à l’illégalité publiée pour de chantiers et situations inappropriés, lourds et/ou violents dont les donneurs d’ordre ne tiennent pas compte, je me demande de plus en plus comment se relever de la méga sidération que ça distille.
              Dernières nouvelles du pays toulousain :
              https://www.francebleu.fr/infos/environnement/le-conseil-d-etat-rejette-la-demande-des-ecologistes-de-ne-plus-abattre-d-arbre-le-long-de-la-future-a69-9819403
              Où comment s’acheter une bonne conduite en valorisant comme on respecte quand même bien les saisons, moments interdits pour massacrer le vivant.
              🌼

              • #7085 Répondre
                Graindorge
                Invité

                Que des mensonges proférés par ce M. Gerlinger :  » à l’écoute »  » nous portons le risque »  » route accidentogène: 1 mort par an » J’ai ri tellement il débitait sa leçon apprise sûrement chez le coiffeur. Ah ça il était bien coiffé, teinturé itou itou. Avec un petit masque bonne mine à l’aloès? Look terroir! Et la voix! Dès « le bonjour ». D’ailleurs c’est la seule chose vrai qu’il a dit Bonjour
                Tous les auditeurs étaient contre cette autoroute. Ça fait plaisir.

    • #6963 Répondre
      Mu
      Invité

      Mais oui!! Est-ce que des quelqu’uns pourraient diffuser l’info auprès d’autres quelqu’uns dans les bons réseaux pour mettre cette stratégie en oeuvre?

    • #6965 Répondre
      Mu
      Invité

      Ca pourrait être plus modeste: une manif qui empêche l’accès à la tour eiffel, et qui permettrait l’installation du skypod en soumsoum…sur la tour effeil (je ne sais pas comment, mais il y aura des gens qui sauront): c’est une opération médiatique, mais elle doit durer suffisamment longtemps, donc la dispersion, la multiplication, ce serait mieux. On peut cumuler.
      François, tu as forcément, on (plein de monde, et même les oiseaux) y croit tous très fort, un super réseau souterrain:
      – de potentiels poètes terroristes: c’est ceux là qu’ils faut mettre sur les skypods
      – de syndicalistes militants à qui soumettre cette géniale compil d’idées géniales nées dans ton forum à toua?

    • #7013 Répondre
      K. comme mon Code
      Invité

      https://blog.mondediplo.net/krach-symbolique

      Je lis, je souscris. Néanmoins : gêne de plus en plus prononcée quant à l’obsession pour les éditorialistes nourrie par Lordon, Lucbert (l’article sur la détestation médiatique de Haenel-militante brandie comme un trophée, j’aipascompris) ; je sais pas… on dirait à force de lire que la classe médiatique est de droite que la manière dont ces gens s’expriment est le centre de la guerre, je ne suis pas très convaincu. L’extrait partagé en masse du gars sur Quotidien (Lordon le cite mal… il ne parle pas de guerre d’Algérie mais de « conflit algérien, ça situe bien un homme, ça…) est pathétique. Voix bredouillante, petit passage sur Macron qui a montré que la démocratie permet aux inconnus de s’élever, blabla. Il est clair que Macron est devenu incommodant, alors ça gigote, le temps de pousser définitivement le remplaçant — de toute façon, c’est la loi, c’est comme ça, deux mandats et puis basta. Qu’est-ce qui se passera ? Il y avait des débats ici plutôt drôles sur le terme « forcené », il ne me serait jamais venu à l’idée de le remettre en cause, puisqu’il me paraît tout simplement juste, limpide et juste, limpide parce que juste. Il y a aussi dans Macron une individualité de forcené. Qu’est-ce que ça donnera d’être passé par ce caractère-là, un certain temps… il reste quatre ans de mandat, je pense que l’inconfort durera. Il est probable que les éditorialistes et « personnalités » s’habituent à cet inconfort, et que lorsque les corps se relâcheront quand le forcené sera remplacé par un bisounours en comparaison, un bisounours partageant en tous points le projet du premier, on ait le droit à une arrogance d’autant plus indécrottable.
      Si le forcené est remplacé par Marine, eh bien, ils délesteront temporairement le point de vue de la presse étrangère, la faisant leur, le temps de reprendre la main.

      Ils s’ambiancent seuls. Laissons les.

      • #7042 Répondre
        Dr Xavier
        Invité

        Salut K., si je peux rebondir, je ne sais pas ce que serait la classe médiatique ; en revanche, il est factuel que la grande majorité des éditorialistes en vue (les « éditocrates ») sont de droite (plus moins complexée, mais de droite). Ensuite, le gars en question sur quotidien n’est pas n’importe quel universitaire sorti de son labo ; Rosanvallon est THE NUMBER ONE intellectuel organique de la bourgeoisie social-démocrate. Un intellectuel affable, courtois, pondéré, qui a écrit des vrais livres d’histoire et de science politiques lus par des milliers d’étudiants… et qui n’en n’est pas moins un ardent militant de l’ordre en place et du cadre libéral. Lordon – mais plus généralement toute la « vieille » gauche critique – a une dent sévère contre lui pour tout le mal qu’il a fait à dépolitiser et désamorcer toute pensée critique. Cet autre texte de Lordon très bien documenté rappelle comment Rosanvallon et tant d’autres ont œuvré : « comme les nouveaux philosophes ont été une insulte à la philosophie, la nouvelle critique sociale est un assassinat de la critique sociale. »
        https://blog.mondediplo.net/2014-02-07-Les-evitements-visibles-du-Parlement-des

        • #7046 Répondre
          K. comme mon Code
          Invité

          J’ai du mal à voir en quoi cela rebondit tout à fait à mon message. Je ne dis pas que les éditorialistes ne sont pas majoritairement de droite, c’est ce que je voulais dire maladroitement par « classe médiatique », même si, oui, les animateurs de la matinale de Radio Nova ne sont pas des éditorialistes. Je dis que le répéter trois articles sur cinq dans le Monde Diplo témoigne d’une obsession pour ces espaces d’influence dont je doute de l’intérêt. J’aime la répétition et les punchlines, mais j’entends surtout le regret que la gauche n’ait pas d’influence similaire. Dans le texte de Lucbert sur la place des artistes, je lisais aussi que ça regrettait avant tout qu’il y ait moins de stars à leurs côtés. Haenel, prix Nobel, Médine : c’est cool. La majorité des autres artistes fauchés sans nom : bof. Ce n’est pas en lisant Le Ministère des contes publics ou des articles de Lordon dans Le Monde Diplo que je comprends de manière magique que les éditorialistes sont de droite, il est fort probable que je les lise parce que je le sais déjà. Il est noble de souhaiter être plus populaires en offrant des clés de compréhension pour agrandir les troupes mais je ne crois pas que ça fonctionne comme ça.
          J’ajoute aussi que les punchlines répétées contre les figures médiatiques, ça peut aussi séduire tout un tas de types qui n’en ont rien à faire de la question sociale.
          J’emploie « gars » pour Rosanvallon de manière à le redescendre. Quand il s’exprime sur Quotidien, il ne fait rien d’autre que trembler parce que l’ordre tremblote et qu’il est nécessaire de dire au « peuple » qu’on les entends, ne vous en faites pas. On est dans un mini-théâtre dont l’importance est, à mon avis, surestimée d’un côté et de l’autre. Certes, Rosanvallon se fait mousser et tant mieux pour sa côte de popularité, mais ça ne calmera rien ; si ça « flambe » pour citer Lordon, c’est parce que ça flambait avant, que le gars parle ou non.
          Si la gauche critique est devenue encore plus minoritaire qu’elle ne l’était, ce n’est pas parce que ces hommes ont œuvré à la désamorcer et dépolitiser, c’est parce qu’elle était désamorcée ailleurs que ces gars ont prospéré en organisant le service après-vente. Il n’y a pas de concurrence des idées et de combat perdu et seul le petit théâtre de l’ego pourrait nourrir une rancune à ce sujet.
          Il voudrait pas nous écrire ce qui se passe et se dit dans les nasses, Frédéric ?

          • #7052 Répondre
            Claire N
            Invité

            Je ne sais pas ce que tu en penses, mais la métaphore du dès à coudre me semble employée peut-être pour souligner ce que tu évoques ?

            • #7302 Répondre
              Claire N
              Invité

              J’ai lu le texte de l’édito et celui posté par D Xavier
              Je ne connais pas bien Lordon
              Mais je remarque le côté «  deux salles , deux ambiances »
              – dans l’édito c’est facile , adhésion et confirmation
              – dans le texte c’est stabililo et je me pose pour suivre, j’ai pas tout compris
              Je comprends donc ton questionnement toi qui a fait l’effort je pense de suivre ses idées, et le côté
              « Pourquoi d’un coup il me prends pour un con »
              Est ce justement pour se rendre accessible à des gens comme moi ? En faire des suiveurs ? Se rendre désirable ? Un projet de parti politique ?
              Mais là où je te rejoins c’est « pourquoi ne pas évoquer «  ce qui se passe dans les nasses « ,

          • #7076 Répondre
            François Bégaudeau
            Maître des clés

            Outre que je m’étonnais aussi que nul n’ait remarqué cet étrange « crise algérienne », outre que je trouve la virale sortie de Rosenvallon parfaitement inepte- ne serait ce que parce qu’elle reprend à son compte l’inepte notion de « crise »-, je partage avec K une perplexité devant ce focus sur les éditorialistes
            Un moyen quand même de le justifier : ces individus sont, de fait, matériellemenent quantitativement, la voix de la bourgeoisie (comme on disait jadis que tel diplomate était « la voix de la France » à l’étranger). Par exemple la personne qui a en France la plus longue tribune quotidienne n’est pas Macron, n’est pas Niel, n’est pas Véran, mais Olivier Truchot : cinq heures d’antenne par jour et une très volubile et farouche défense de l’ordre libéral.
            Un moyen aussi de l’expliquer : souvent pour un type profilé comme Lordon (et je sais de quoi je parle), le seul réel contact avec l’adversaire de classe c’est les gens de télé et de radio. Dans son quotidien, pas de patron, pas de gens de pouvoir, mais donc : Olivier Truchot.

            • #7083 Répondre
              Dr Xavier
              Invité

              L’idéal serait que l’intéressé s’en explique lui-même. Ou qu’on attende de lire son prochain livre dont je pense qu’il nous fournira quelques clés. Toutefois, pour suivre l’animal depuis 2009, j’ai 2/3 hypothèses.
              .
              1. Avant d’être philosophe, c’était un économiste pur jus mais qui ne rechignait pas – et ne rechigne toujours pas – à la critique des médias, et plus précisément comment les institutions médiatiques on est effets de saccage de la pensée économique critique. Il avait déjà publié une tribune dans Acrimed dès 2005 sur le sujet. C’est un vrai sujet d’étude pour lui, il faut se souvenir de tous ses textes à ce sujet lors de la crise financière de 2008, ces critiques sur les économistes des plateaux, sa prise de bec (un peu incompréhensible si on n’a pas l’historique) avec Laurent Mauduit. Aussi je ne suis pas surpris qu’il continue à s’intéresser au champ médiatique, et je le lis aussi pour ça (tout comme je suis un lecteur assidu d’Acrimed alors même que je ne regarde jamais la TV et lis rarement la presse).
              .
              1bis. Il me semble que son réel contact avec l’adversaire de classe, c’est à l’université ! Et plus précisément le champs de la science économique qu’il continue à suivre. Et c’est la guerre. Postes, budgets, et que je pousse untel plutôt que tel autre, et que comme par hasard c’est toujours tout pour l’orthodoxie et les hétérodoxes on les laisse sans poste ou vacataire, et que Jean Tirole qui est toujours pour la concurrence libre et non faussée mènera (avec succès, sous la présidence Hollande) une offensive contre la création d’une section d’économie politique, et que ses deux potes Cahuc et Zylberberg produiront un ouvrage calamiteux (je l’ai lu) titré… roulement de tambour… « Le Négationnisme économique » (!!). Ok, il est à l’abri du chômage, il n’a pas de patron, il le sait, mais il est quand même dans un univers féroce (oui oui moins féroce que l’abattoir ou l’intérim mais tout de même). Et que donc il y a symbiose et échanges symboliques entre ces économistes déversant leur propagande sur les plateaux et les journalistes qui les reçoivent, tout le monde devenant « experts » pour verrouiller les options, et nous encastrer dans la tête le langage libéral. Il cite à plusieurs reprises les thèses de Lucbert à ce sujet, là encore attendons son prochain bouquin. (PS – Et une fois encore, Rosanvallon sera un général de tout premier ordre pour mener l’offensive libérale, souvenez-vous, Fondation Saint-Simon, La République des Idées (rires), Terra Nova, et tous ses disciples, on comprend pas la hargne de Lordon lors de son débat avec/contre Piketty si on ne garde pas ça en tête).
              .
              2. Une constante aussi chez lui, c’est sa réflexion sur sa fonction sociale d’intellectuel. Qu’est-ce à dire ? Que puis-je faire ? Quels effets je produis ? Quels sont les chausse-trappe ? Il connaît son éloquence, sa force de frappe, tout concours à ce qu’il devienne lui aussi « expert. » Je spécule, mais dans ses textes, je lis entre les lignes tout ce qu’il pourrait devenir de manière inconsciente, et qu’il ne veut pas. Ses analyses et diatribes contre les médias, c’est aussi une sorte de vaccin personnel pour se mithridatiser régulièrement.
              .
              Pour appuyer mon dernier propos, je voudrais inviter à lire un entretien de 2008. Lisez juste la réponse à la première question, jamais lu un intellectuel commencer un entretien en indiquant longuement tous les risques et contradictions qu’il y à participer à l’exercice. Plus récemment il y a aussi son entretien dans Frustration (2020).
              https://journals.openedition.org/regulation/1802

            • #7084 Répondre
              Mu
              Invité

              Pour répondre à K comme mon code et à François sur le trop d’importance qu’on donne aux médias:
              Deleuze disait que l’information, ce sont des mots d’ordre: ils disent ce à quoi nous devons croire. Jusque là tout, rien d’exceptionnel. Lorsque je discute, moi, avec des gens de droite, par exemple de saint soline, il est tout à fait impossible de leur faire entendre que les choses ne sont pas passées comme ils le croient, parce que eux, ils ont vu à la télé, sur les grands médias, une bande de manifestants se jeter sauvagement sur les pauvres camions de CRS, avec des cocktails shtroumpf, tellement bien que les pauvres CRS étaient obligés de leur lancer des petites bombes au poivre volantes.
              Or ces personnes (celles qui me racontent que les vidéos de militants sont truquées, et que la ligue des droits de l’homme est politisée à gauche, dont peu fiable), sont, hélas, de bonne foi! Elles croient réellement à ce qu’elles me racontent. Ce que je dis là semble très bête mais se réapproprier le médium dans lequel circule l’information, comme se réapproprier les villes et tout ce qu’on peut, pour y faire vivre d’autres croyances, me semble tout de même un moyen indispensable de lutter contre la toute puissance de ces mots d’ordre qui parasitent les cerveaux, les âmes et les corps modernes, si on peut différencier ces trois choses. Pour raconter qu’on peut choisir autre chose (et non véhiculer de nouveaux mots d’ordre), qu’il est temps d’inventer, de créer de nouveaux modèles parce que celui de l’homme qui maximalise ses petits capitaux n’est pas une vérité sur la nature, et certainement pas un modèle qui rend très heureux, même les bourgeois généralement très coincés au niveau de l’imaginaire et des jouissances. Je me rappelle que la jeune femme extraordinaire qui a commencé, dans les années 80, à organiser la révolte des « indigènes » massacrés au Guatémala (Rigoberta Menchu, dont toute la famille a été massacrée, elle même ayant été à moitié brûlée…) a commencé par organiser la communication entre les peuples/tribus qui ont ainsi pu se transmettre des tactiques et s’entre aider, se raconter ce à quoi fallait s’attendre et ce qu’on ne pouvait plus admettre. Le médium dans lequel circule l’information est complètement parasité et empêche les gens de penser que d’autres façons de vivre sont désirables. Il tue le rêve. C’est d’une importance capitale, il me semble. Parce que les gens ont besoin de rêver à nouveau, pas d’obéïr aveuglément. Bien entendu, comme disait K, ceux qui voguent sur ce médium peuvent l’utiliser pour lancer de nouveaux mots d’ordre, mais si ces mots d’ordre sont: « rêvons ensemble d’un monde plus désirable que nous pouvons construire ensemble, parce que rien de ce qu’on appelle « réalité » n’est réel », je pense que cela vaut le coup de se battre pour ça. Je ne vois pas d’autre issue, pour faire face à la machine super puissante qui écrabouille le vivant, les cerveaux, les corps et les âmes, que de parler au vivant, aux cerveaux, aux corps et aux âmes, et tenter de faire entendre qu’on n’est pas condamnés à pourrir dans les couples exploitant/exploité, perdant/gagnant etc, et qu’on peut inventer de nouveaux sens pour que la vie soit digne d’être vécue

              • #7090 Répondre
                Mu
                Invité

                Parce que, bien qu’il soit très rafraîchissant d’entendre dire qu’ils « s’ambiancent tout seuls », c’est hélas faux: ils « ambiancent »… tous ceux qui les écoutent. Ce qui sournoisement formate les écoutant à entendre les autres discours comme des trucs radicaux extrémistes dangereux. Exemple dans ma famille de droite où le plus grand dégénéré de tous a fièrement proclamé que j’étais une « mangeuse de cerveau » parce que je demandais à ma petite nièce de 10 ans si, vraiment, elle pensait vraiment dans son coeur que l’amitié était une chose qui devait servir à être utile (ce à quoi l’encourageait son débile de papa) , et non quelque chose qui faisait du bien coeur. Si les gosses n’entendent plus d’autre discours, ils penseront débile pour être valeureux dans le regard de leur papa. Pareil pour les grands gosses qui lisent le journal. Il faut bien qu’ils entendent un jour quelque chose qui ouvre la porte d’une possible émancipation. Ca me paraît tellement bête ce que j’écris que je me dis qu’une fois de plus, j’ai du interpréter de travers les paroles des deux petits autruis pas cons auxquels je réponds et qui ne me liront certainement jamais, je suppose que je n’ai pas ma place dans un forum et qu’une fois de plus, je suis inadaptée au milieu

                • #7138 Répondre
                  François Bégaudeau
                  Maître des clés

                  Tu as parfaitement ta place ici, mais tu peux comprendre que je ne prenne pas le temps de réagir à un long développement qui m’explique que les médias colportent la propagande.

                  • #7142 Répondre
                    Mu
                    Invité

                    Oui je comprends mais c’est frustrant, de dialoguer sans vraiment dialoguer parce que les personnes ne sont pas vraiment là. C’est pourquoi je n’ai pas ma place sur un forum, mais peu importe, j’ai essayé, et c’était chouette. Par contre, j’y tiens, ce serait vraiment super génial que tu diffuses ma super compil d’idées géniales sur un réseau génial de militants prêts à faire quelque chose de génial pour nous sauver d’un peu plus que de cette réforme. C’est possible, ça?

      • #7273 Répondre
        Carpentier
        Invité

        bonsoir,
        eu envie de poster la vidéo par laquelle François a présenté Lordon, et Judith, pour la première fois,vsur son ancien site


        eu envie donc je le fais, ça peut être intéressant.

    • #7025 Répondre
      Cyril
      Invité
      • #7028 Répondre
        Dr Xavier
        Invité

        R. Barthes, Mythologies, 1957
        .
        Grammaire africaine
        .
        Le vocabulaire officiel des affaires africaines est, on s’en doute, purement axiomatique. C’est dire qu’il n’a aucune valeur de communication, mais seulement d’intimidation. Il constitue donc une écriture, c’est-à-dire un langage chargé d’opérer une coïncidence entre les normes et les faits, et de donner à un réel cynique la caution d’une morale noble. D’une manière générale, c’est un langage qui fonctionne essentiellement comme un code, c’est-à-dire que les mots y ont un rapport nul ou contraire à leur contenu. C’est une écriture que l’on pourrait appeler cosmétique parce qu’elle vise à recouvrir les faits d’un bruit de langage, ou si l’on préfère du signe suffisant du langage. Je voudrais indiquer brièvement ici la façon dont un lexique et une grammaire peuvent être politiquement engagés.
        (…)
        GUERRE. – Le but est de nier la chose. On dispose pour cela de deux moyens : ou bien la nommer le moins possible (procédé le plus fréquent) ; ou bien lui donner le sens de son propre contraire (procédé plus retors, qui est à la base de presque toutes les mystifications du langage bourgeois). Guerre est alors employé dans le sens de paix et pacification dans le sens de guerre.
        .
        Phraséologie: «La guerre n’empêche pas les mesures de pacification. » (Général de Monsabert.) Entendez que la paix (officielle) n’empêche heureusement pas la guerre (réelle).

        • #7030 Répondre
          Cyril
          Invité

          Lumineux !

      • #7073 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        Je vois que tu n’as pas lu Boniments
        En même temps rien n’y oblige.

        • #7288 Répondre
          Cyril
          Invité

          Je suis arrivé à Inclusion. Je n’ai pas encore lu la dernière entrée. Mais je savais déjà que tu n’aimais pas Orwell, tu l’as dit dans des vidéos. Je vais réfléchir à tes arguments mais il y a quelque chose qui résiste pour l’instant en moi. 1984 m’a beaucoup marqué et peut-être que son attrait a à voir avec ce que tu disais dans un article sur la dystopie. Peut-être que j’aime me retrouver en imagination dans un monde totalitaire, que ça me fait frissonner, comme dans le jeu Half-Life 2 auquel j’ai joué mille fois dans mon adolescence. N’empêche qu’à force d’avoir lu ce roman, j’ai les lunettes Orwell assez bien fixée, comme les lunettes Lordon, et qu’il va me falloir du travail pour les enlever.

    • #7047 Répondre
      Cyril
      Invité

      https://blog.mondediplo.net/krach-symbolique

      Ça doit être ma lordonomanie mais quelle jubilation en lisant cet article !
      Il n’a jamais autant écrit sur son blog.

      • #7048 Répondre
        Demi Habile
        Invité

        « Macron pousse la chansonnette avec une petite chorale fasciste ; le gouvernement adopte pour nouvelle devise « Travail, Ordre, Progrès » : tout ça devient cohérent, et tout ce qui viendra après n’en finira plus de confirmer, et de nourrir, cette cohérence. Ainsi fonctionne la croyance : c’est un ventre, elle avale tout, et recode tout dans ses coordonnées. »
        .
        On l’a bien plié Manu, ça fait plaisir.

      • #7049 Répondre
        Mao
        Invité

        « Ces gens s’ambiancent. » brillantissime.

    • #7065 Répondre
      Mao
      Invité

      L’ordre républicain d’Emmanuel Macron
      Par  Jacques Rancière
      PHILOSOPHE

      Ils ont imposé une loi que la Chambre n’avait pas votée et dont l’impopularité est manifeste. Ils ont soutenu les formes les plus violentes de la répression policière. Ils ont laissé entendre que les associations d’intérêt public pouvaient voir leurs subventions supprimées si elles émettaient des réserves sur l’action gouvernementale. Emmanuel Macron et son gouvernement ont délibérément franchi trois lignes rouges – ce que ni Chirac ni Sarkozy n’avaient osé.

      Dans les dernières semaines, Emmanuel Macron et ses ministres ont sciemment franchi trois lignes rouges devant lesquelles ses prédécesseurs s’étaient arrêtés. Ils ont d’abord imposé une loi que la Chambre n’avait pas votée et dont l’impopularité était manifeste. Ils ont ensuite apporté leur appui inconditionnel aux formes les plus violentes de la répression policière. Ils ont enfin, pour répondre aux critiques de la Ligue des Droits de l’Homme, laissé entendre que les associations d’intérêt public pouvaient voir leurs subventions supprimées si elles émettaient des réserves sur l’action gouvernementale.
      De toute évidence, ces trois franchissements font système et permettent de voir assez précisément la nature du pouvoir qui nous gouverne. Le premier a, bien sûr, frappé par contraste avec l’attitude adoptée par Jacques Chirac lors des grèves de 1995 et Nicolas Sarkozy lors du mouvement contre le contrat première embauche en 2006. Ni l’un ni l’autre n’avaient une fibre sociale très prononcée. Le premier avait été élu sur un programme de reconquête de la droite et le second avait annoncé la couleur en déclarant vouloir mettre la France au travail.
      Ils ont pourtant estimé tous deux qu’il n’était pas possible de faire passer une loi modifiant le monde du travail qui était massivement rejetée par les intéressés eux-mêmes. En tant que politiciens à l’ancienne mode, ils s’estimaient encore redevables envers un sujet nommé le peuple : un sujet vivant qui ne se limitait pas au décompte électoral et dont il n’était pas possible d’ignorer la voix exprimée par l’action syndicale, les mouvements de masse dans les rues et les réactions de l’opinion publique. C’est ainsi qu’en 2006 la loi votée par le Parlement ne fut pas promulguée.
      De toute évidence, Emmanuel Macron ne partage plus cette naïveté. Il ne croit plus qu’en sus du décompte des bulletins de vote, il existe encore quelque chose comme le peuple dont il ait à se soucier. Marx disait, avec quelque exagération à l’époque, que les États et leurs chefs n’étaient que les agents d’affaires du capitalisme international. Emmanuel Macron est peut-être le premier chef d’État chez nous à vérifier exactement ce diagnostic. Il est décidé à appliquer jusqu’au bout le programme dont il est chargé : celui de la contre-révolution néo-conservatrice qui, depuis Margaret Thatcher, vise à détruire tous les vestiges de ce qu’on appelait l’État social mais aussi toutes les formes de contre-pouvoir issues du monde du travail pour assurer le triomphe d’un capitalisme absolutisé soumettant toutes les formes de vie sociale à la seule loi du marché.
      Cette offensive s’est donné un nom, celui de néo-libéralisme qui a alimenté toutes sortes de confusions et de complaisances. À en croire ses champions mais aussi bon nombre de ceux qui croient le combattre, ce mot de libéralisme signifierait simplement l’application de la loi économique du laisser-faire laisser-passer et aurait pour corrélat la limitation des pouvoirs de l’État qui se contenterait désormais de simples tâches de gestion en se dispensant de toutes interventions contraignantes dans la vie publique. Certains esprits, qui se croient forts, y ajoutent que cette liberté de la circulation des biens et ce libéralisme d’un État facilitateur plutôt que répressif s’accorderaient harmonieusement avec les mœurs et l’état d’esprit d’individus désormais soucieux de leurs seules libertés individuelles.
      Pourtant, cette fable du libéralisme permissif a été démentie dès le début par les charges de la police montée lancées en 1984 par Margaret Thatcher dans la bataille d’Orgreave, une bataille destinée non seulement à imposer la fermeture des mines mais à démontrer aux syndicalistes ouvriers qu’ils n’avaient pas leur mot à dire sur l’organisation économique du pays. No alternative veut aussi dire : taisez-vous ! Le programme d’imposition du capitalisme absolu n’est en rien libéral : c’est un programme guerrier de destruction de tout ce qui fait obstacle à la loi du profit : usines, organisations ouvrières, lois sociales, traditions de lutte ouvrières et démocratiques.
      L’État réduit à sa plus simple expression n’est pas l’État gestionnaire, c’est l’État policier. Le cas de Macron et de son gouvernement est à cet égard exemplaire. Il n’a rien à discuter ni avec l’opposition parlementaire, ni avec les centrales syndicales, ni avec les millions de manifestants. Il n’a que faire d’être désapprouvé par l’opinion publique. Il lui suffit d’être obéi et la seule force qui lui semble requise pour ceci, la seule sur laquelle son gouvernement peut en définitive s’appuyer, c’est celle qui a pour tâche propre de contraindre à l’obéissance, soit la force policière.
      D’où le franchissement de la seconde ligne rouge. Les gouvernements de droite qui avaient précédé Emmanuel Macron avaient tacitement ou explicitement respecté deux règles : la première était que la répression policière des manifestations ne devait pas tuer ; la seconde était que le gouvernement était en tort lorsque la volonté d’imposer sa politique avait pour conséquence la mort de ceux qui s’y opposaient. C’était la double règle à laquelle s’était soumise en 1986 le gouvernement de Jacques Chirac après la mort de Malik Oussekine battu à mort par une brigade volante lors des manifestations contre la loi instaurant la sélection dans l’enseignement supérieur. Non seulement les brigades volantes avaient été dissoutes mais la loi elle-même avait été retirée.

      Les actions musclées des BRAV-M sont la légitime défense de l’ordre républicain, c’est-à-dire de l’ordre gouvernemental qui veut à tout prix imposer cette réforme.

      Cette doctrine est clairement du passé. Les brigades volantes, recréées pour réprimer la révolte des Gilets jaunes, ont été utilisées résolument pour réprimer les manifestants à Paris comme à Sainte-Soline où l’une des victimes est encore entre la vie et la mort. Et surtout, toutes les déclarations des autorités concordent pour dire qu’il n’y a plus de ligne rouge : loin d’être la preuve des excès auxquels conduit l’acharnement à défendre une réforme impopulaire, les actions musclées des BRAV-M sont la légitime défense de l’ordre républicain, c’est-à-dire de l’ordre gouvernemental qui veut à tout prix imposer cette réforme. Et ceux qui se rendent à des manifestations toujours susceptibles de dégénérer sont seuls responsables des coups qu’ils peuvent recevoir.
      C’est aussi pourquoi aucune critique de l’action des forces de police n’est plus recevable et notre gouvernement a cru bon de franchir une troisième ligne rouge en s’en prenant à une association, la Ligue des droits de l’homme que ses prédécesseurs avaient généralement eu la prudence de ne pas attaquer de front parce que son nom même symbolise une défense des principes de l’État de droit jugée s’imposer à tout gouvernement de droite comme de gauche.
      Les observateurs de la Ligue s’étaient en effet permis de mettre en cause les obstacles mis par les forces de l’ordre à l’évacuation des blessés. Cela a suffi pour que notre ministre de l’Intérieur s’interroge sur le droit de cette association à recevoir des subsides publics. Mais ce n’est pas là simplement la réaction du chef de la police à la mise en cause de ses subordonnés. Notre très socialiste Première ministre a mis les points sur les i : la réaction de la Ligue devant l’ampleur de la répression policière à Sainte-Soline confirme l’attitude anti-républicaine qui avait fait d’elle une complice de l’islamisme radical. Après s’être en effet interrogée sur la validité des diverses lois restrictives de la liberté individuelle qui proscrivaient certains habillements ou interdisaient de se couvrir le visage dans les lieux publics, elle s’était émue des dispositions de la loi « confortant les principes de la République » qui restreignent de fait la liberté d’association. En bref, le péché de la Ligue comme de tous ceux et de toutes celles qui se demandent si notre police respecte bien les droits de l’homme est de ne pas être une bonne républicaine.
      On se tromperait en voyant dans les propos d’Élisabeth Borne un argument de circonstance. Ils sont l’aboutissement logique de cette philosophie dite républicaine qui est la version intellectuelle de la révolution néo-conservatrice dont son gouvernement applique le programme économique. Les philosophes « républicains » nous ont tôt averti que les droits de l’homme, jadis célébrés au nom de la lutte contre le totalitarisme, n’étaient pas si bons que cela. Ils servaient en fait la cause de l’ennemi qui menaçait le « lien social » : l’individualisme démocratique de masse qui dissolvait les grandes valeurs collectives au nom des particularismes.
      Cet appel à l’universalisme républicain contre les droits abusifs des particuliers a vite trouvé sa cible privilégiée : les Français de confession musulmane et notamment ces jeunes lycéennes qui revendiquaient le droit d’avoir la tête couverte à l’École. On déterra contre elle une vieille valeur républicaine, la laïcité. Celle-ci signifiait naguère que l’État ne devait pas subventionner l’enseignement religieux. Maintenant qu’il le subventionnait de fait, elle acquit un sens tout nouveau : elle se mit à signifier l’obligation d’avoir la tête découverte, principe que contredisaient également les jeunes lycéennes porteuses du foulard et les activistes portant capuche, masque ou foulard dans les manifestations.
      Dans les mêmes temps, un intellectuel républicain inventait le terme d’islamo-gauchisme pour identifier sans reste la défense des droits bafoués du peuple palestinien avec le terrorisme islamiste. L’amalgame allait alors s’imposer entre revendication des droits, radicalisme politique, extrémisme religieux et terrorisme. Certains auraient voulu en 2006 interdire, en même temps le port du foulard, l’expression d’idées politiques à l’école. En 2010, en revanche, l’interdiction de cacher son visage dans l’espace public permettait l’assimilation de la femme porteuse de burqa, du manifestant porteur de foulard et de la terroriste cachant des bombes sous son voile.
      Mais c’est aux ministres d’Emmanuel Macron que revient le mérite de deux avancées dans l’amalgame « républicain » : la grande campagne contre l’islamo-gauchisme à l’Université et la « loi pour conforter les principes de la République » qui, sous couvert de lutte contre le terrorisme islamique, soumet l’autorisation des associations à des « contrats d’engagement républicain » suffisamment vagues pour pouvoir être tournés contre elles. C’est dans cette droite ligne que s’inscrivent les menaces adressées à la Ligue des Droits de l’Homme.
      Certains pensaient que les rigueurs de la discipline « républicaine » étaient réservées aux populations musulmanes issues de l’immigration. Il apparaît aujourd’hui qu’elles visent bien plus largement tous ceux et toutes celles qui s’opposent à l’ordre républicain tel que le conçoivent nos dirigeants. L’idéologie « républicaine » que certain(e)s essaient encore par des jongleries diverses d’associer à des valeurs universalistes, égalitaires et féministes n’est que l’idéologie officielle de l’ordre policier destiné à assurer le triomphe du capitalisme absolutisé.
      C’est le moment de se le rappeler : il n’y a pas en France une mais deux traditions républicaines. En 1848 déjà, il y avait la république tout court, celle des royalistes, et la république démocratique et sociale, écrasée par la première sur les barricades de juin 1848, exclue du vote par la loi électorale de 1850 puis à nouveau écrasée par la force en décembre 1851. En 1871, c’est la République des Versaillais qui noyait à son tour dans le sang la république ouvrière de la Commune. Macron, ses ministres et ses idéologues n’ont sans doute aucune intention meurtrière. Mais ils ont clairement choisi leur république.

      Jacques Rancière
      Philosphe, professeur émérite à l’Université Paris VIII

      • #7074 Répondre
        Graindorge
        Invité

        « Macron, ses ministres et ses idéologues n’ont sans doute aucune intention meurtrière. »

    • #7067 Répondre
      Demi Habile
      Invité


      .
      J’ignore si c’est un garçon ou une fille mais la gueule du gamin qui subit Manu est à mourir de rire.

      • #7289 Répondre
        Carpentier
        Invité

        🤣 tu as le numéro d’enfance maltraitée stp?
        – on lui remet, dans tous les cas, la médaille d’or du baillement contenu (vers 22’’-25’’) super technique

    • #7154 Répondre
      Mu
      Invité

      – C’est extrêmement frustrant à cause du problème de différences de vitesse. Je n’ai en effet pas compris pourquoi, du coup, il était inutile de donner de l’importance aux médias, et ne comprendrai donc jamais ce que K et toi entendaient par là, ce qui est décidément frustrant: un forum est donc pour moi une plateforme de frustrations. Voilà. Jétoudi et démonstré par A plus B que j’étais inadaptée à ce lieu…

    • #7155 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      K puis moi n’avons pas parlé de la critique des médias, mais d’une chose plus précise terme à terme : l’obsession de Fredo pour les éditorialistes. Ce par rapport à quoi tu nous gratifies d’un long laius sur la nécessaire critiques des médias, dont nul n’a contesté la pertinence (quant à moi je me suis juste permis ici et là, de la remettre à sa juste place, considérant qu’elle avait, dans la gauche critique, pris une place démesurée)

      Si tu tiens à créer davantage d’interconnexions dans cet espace, un petit conseil d’ancien :
      -fais des posts moins longs (je veux dire: ne fais pas que des posts longs)
      -fais des posts qui réagissent à d’autres posts – en l’état les tiens donnent l’impression d’un soliloque

      • #7161 Répondre
        Dr Xavier
        Invité

        Mais justement il me semble que son intérêt pour les éditorialistes et indissociable de son approche critique des médias, les éditocrates étant au sommet de la hiérarchie.
        Parenthèse, obsession m’apparaît un terme bien caféiné, je dirais que c’est un intérêt à sa juste mesure dans l’océan de ses contributions (sauf erreur la question des éditorialistes est tout à fait marginale dans ses livres… jusqu’au prochain ?)
        Parenthèse double puisque le sujet est ouvert, oui je t’ai entensu dire quelques fois que la critique des médias prenait une place démesurée dans la gauche critique, je veux bien en lire plus parce que ça me semble pas flagrant.

      • #7167 Répondre
        Monknow
        Invité

        Je suis d’accord avec l’idée que Lordon nourrit une obsession assez irritante pour la classe médiatique. Je me souviens notamment de ma déception à la lecture de Figures du communisme, dont le premier tiers n’est constitué presque que d’invectives – bien senties, naturellement, ça reste du Lordon – contre les toutologues et les médias. Même si je comprends ce qui le pousse à tourner en boucle sur ces sujets, et qu’il arrive toujours à m’arracher un sourire, c’est quand même souvent assez stérile. Ça me déçoit d’autant plus que sa parole se fait rare, et que lorsqu’il produit réellement de la pensée, c’est toujours fulgurant. J’attends donc avec impatience le livre qu’il promet depuis plusieurs années avec Lucbert.

        • #7181 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          … laquelle Lucbert, penseuse précieuse, a quelque peu gaché son talent dans un second essai qui passait l’essentiel de son temps à commenter un C dans l’air.
          Tu voulais des exemples, Xavier, en voici un.
          Ce que je dis remonte à loin. On a pu voir, dès les années 70, puis les années 80 et 90, la pensée critique, revenue du marxisme, se rabattre en quelque sorte sur la critique des médias – et délaisser ainsi l’analyse des infrastructures pour la critique des appareils idéologiques
          un marxisme sans économie, sans rapport sociaux, se concentrant sur l’écume symbolique des structures

          cela a changé depuis, mais il reste cette idée que les médias seraient un agent central de la situation
          cette centralité me parait quelque peu… idéaliste

          • #7251 Répondre
            Monknow
            Invité

            Le livre auquel tu fais référence est Le ministère des contes publics, n’est-ce pas ? Même si le livre était inégal, je me souviens du récit d’un faux rêve où le narrateur était poursuivi par une armée de Pierre Moscovici, et je dois dire que ça m’avait bien fait marrer. Le livre était justifié par cette seule scène.

          • #7254 Répondre
            Charles
            Invité

            Spontanément je pourrais souscrire à cette relativisation de la place des médias mais il y a tout de même un événement qui apparait dans les années 2000 et qui change un peu la donne médiatique : l’information en continu et le bain idéologique dans lequel elle nous met avec ses éditorialistes qui prennent la parole tout le temps, de façon parfois complètement erratique car on peut entendre et voir tout et son contraire sur BFM tant que ça permet d’occuper l’espace et le temps. Je ne sais pas dans quelle mesure on regarde et on croit réellement s’informer avec BFM mais je pense que c’est le cas des politiques. Je pense qu’eux s’abreuvent à l’information en continu, que c’est pour eux le principal contact avec la réalité, avec tout ce qui se passe en dehors des lieux du pouvoir. La dernière fois que le gouvernement a lâché quelque chose c’est avec les gilets jaunes – sans lesquels d’ailleurs je ne suis pas sûr que Macron aurait mis sur place le quoi qu’il en coûte covidien – et je me demande s’il aurait agi de la même façon sans les images en boucle sur BFM. Berger l’a dit, avec une certaine aigreur, les samedis des GJ ne réunissaient pas tant de monde que ça, beaucoup moins que bon nombre de manifs qui n’ont rien donné, mais ils étaient beaucoup plus durement réprimés. Mais est-ce que sans la spectacularisation de cette répression offerte par l’information en continu, le gouvernement aurait (un peu) bougé? Spectacularisation qui allait de pair avec l’affolement de certains éditorialistes que le pouvoir voit à tort comme une forme de relai de l’opinion publique, de la limite entre ce qui est acceptable et de ce qui ne l’est pas.

            • #7258 Répondre
              Alain m.
              Invité

              Je crois également que les chaînes d’info en continu sont une source importante pour le pouvoir, mais je crois que c’est le spectacle, non pas de la répression, mais de la violence et la détermination des gilets jaunes fin 2018 , début 2019 qui a fait lâcher un peu de lest à Macron. Je ne sais si l’histoire de l’hélicoptère est réel mais à priori ils ont eu la trouille à ce moment là et ont rapidement changé de manière de maintenir l’ordre en nommant Lallemant

            • #7262 Répondre
              Cyril
              Invité

              En décembre 2018, je suis allé manifester avec les gilets jaunes à Paris après avoir vu les images de Paris en feu sur BFMTV. L’événement des gilets jaunes est venu m’attraper par là même s’il y avait en moi déjà une disposition à m’insurger.

            • #7270 Répondre
              François Bégaudeau
              Maître des clés

              Je suis surpris d’un tel fléchage.
              Je pensais qu’il était question, ici, classiquement, de l’influence des médias sur l’opinion Voire éventuellement de l’influence du pouvoir sur les médias. Tu parles, toi, de l’influence des médias sur le pouvoir. C »est assez inédit, ma foi. Et un peu tordu.

    • #7176 Répondre
      Dr Xavier
      Invité

      Je commence à m’inquiéter sur mes lunettes de lecture, j’ai le bouquin devant les yeux, je viens d’en refaire une lecture au pas de charge, j’y lis surtout une charge contre les intellectuels tièdes et inconséquents : Latour, Barrau, Piketty, Cagé, Charbonnier… Je lis cette première partie non pas comme une critique de la classe médiatique (dont je répète que je ne crois pas que ce soit un terme adéquat) mais comme – entre autres – une documentation du verrouillage de la pensée.
      Juste pour préciser les termes, éditocrates/toutoulogues = Barbier, Salamé, Calvi, Truchot, Bigot, Cymes, P. Cohen, Naulleau, Zemmour (avant sa métamorphose politique). Avec parfois des colorations : Finkielkraut pour le vernis intellectuel XIXe, BHL pour sa chemise libre, Onfray pour ses 1750 livres sur tout. Rosanvallon ne rentre pas dans cette catégorie.

      • #7249 Répondre
        Monknow
        Invité

        J’avais lu le livre à sa sortie, et j’ai peut-être commis une généralisation abusive en disant que toute la première partie du livre ne consistait qu’en insultes contre les éditorialistes. Je me souviens cependant que cette première partie m’avait donné le sentiment d’être beaucoup moins intéressante que le reste du livre, et j’avais été particulièrement frustré que la question de l’articulation entre capitalisme et domination raciste soit repoussée en conclusion, à travers l’échange avec Félix Boggio Ewanjé-Epée, qui aurait à mes yeux gagné à être développé.

        • #7287 Répondre
          Dr Xavier
          Invité

          Resalut, oui pour avoir relu en diagonale une troisième fois Figures du Co. je confirme que la première partie ne fait qu’effleurer la question des médias et pas du tout les éditocrates (c’est en tous les cas ma lecture). Je te rejoins sur le caractère plus faible de cette partie du livre comparée au reste (mais qui s’explique peut-être aussi par le fait qu’il fait du recyclage de ses posts de blogs donc on pouvait être déjà plus familiarisé sur ses réflexions). Et en plein accord sur cette conclusion avec Félix Boggio Ewanjé-Epée, merci de me l’avoir rappelé, ce qu’il écrit est très intéressant, qui donc est ce bonhomme ? Des conseils de lecture de lui ?

          • #7356 Répondre
            Monknow
            Invité

            Presque tout le livre était constitué de billets de son blog – c’est d’ailleurs pour ça qu’à mon avis ce n’est qu’un livre mineur dans sa bibliographie – mais je trouve quand même que la première partie est la plus faible. Et oui, si tout le livre avait été un échange avec Félix Boggio sur la question racisme et capitalisme, ça aurait sans doute été plus intéressant. Je crois que Félix Boggio a longtemps animé une revue marxiste en ligne, la revue Période, et je crois qu’il a gravité autour du PIR. Il a écrit notamment un livre sur les féministes blanches qui a l’air intéressant, mais que j’avoue n’avoir pas lu. C’est aussi lui qui échange avec Lordon dans Vivre sans.

        • #7300 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          Frustré aussi
          Car c’est bien le sujet le plus urgent pour nous autres.

    • #7290 Répondre
      Dr Xavier
      Invité

      Merci François pour ta réponse, m’étant gauchisé plutôt au milieu des années 2000 (par… Acrimed, tiens comme par hasard), je reconnais être peu au fait de la question de la critique des médias par la gauche radicale avant les années 2000 (à part Bourdieu, « Sur la TV »). Moi qui – pour le coup – suis légèrement obsédé par cette question, je trouve qu’à part Acrimed, Le Diplo de temps en temps, et justement le Ministère des Contes, je ne trouve pas grand-chose à me mettre sous la dent (je précise que je parle bien de quantité de production de textes, je ne me prononce pas sur la question de sa centralité dans la marche néocapitaliste du monde, je veux bien croire que les gens de gauche y attribuent trop d’importance, pour le cas spécifique Lordon je crois avoir proposé des pistes). Par esprit farceur, je me demande même si cette question n’est pas maintenant plus centrale pour l’extrême-droite (tous les médias sont de gauche, on peut plus rien dire, les journalistes, les merdias, le très mal nomme Observatoire du Journalisme, on-sait-bien-qui-nous-manipule, etc.)
      .
      Pour Le Ministère cela me semble un peu sévère de limiter son livre à une série de commentaires de C dans l’air. Elle part bien d’une émission mais je retiens surtout tout le dépliement opéré, la réflexion sur la langue et la littérature, son envie de remettre les mots à l’endroit. Je trouve que son livre entre en pleine résonance avec Boniments, c’est pas par hasard si les deux sont exactement côte à côte dans ma bibliothèque (on a les lecteurs qu’on mérite). En tous les cas, elle propose des choses que je n’ai jamais lues ailleurs. Si c’est pour qu’elle gâche encore un peu de son talent de cette manière par la suite, perso je signe !

      • #7291 Répondre
        Dr Xavier
        Invité

        (Les journalistes => lire plutôt « les journalopes », on peut pas leur enlever ça, sont quand même forts pour inventer des mots dégueulasses)

      • #7301 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        Je ne dis pas que le livre soit mauvais, au contraire. Et en effet il n’est pas loin de Boniments dans son esprit – notamment en ce qu’il rapporte bien les mots à des choses, c’est à dire à des pratiques, à des dispositifs pratiques du capitalisme.
        La critique que je lui ferais porterait plutot sur l’usage qu’il fait de la littérature. Je ne crois pas que ce soit ça, faire des effets littéraires.

        • #7336 Répondre
          Dr Xavier
          Invité

          Lu, merci, si tu as 30s pour développer sur les effets littéraires (ou plutôt leur absence) du Ministère, je prends. Tu trouve ça un peu trop appliqué, scolaire, « atelier d’écriture » ? (j’exagère naturellement le trait à la tronçonneuse pour faire passer l’idée)

    • #7303 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      A l’extreme droite la critique s’en tient à ce que tu dis : les médias sont de gauche, journalopes, etc. Mais on ne trouvera bien sûr aucun critique structurelle des médias (aucune pensée, à vrai dire). Cela, la gauche l’a fait en long et en large – Sur la télévision c’était dans les années 90, les analyses de Chomski c’était un peu avant, et la plus vielle émission de gauche, Arret sur images, porte sur les médias.

    • #7317 Répondre
      Mu
      Invité

      Il y a plusieurs choses que je ne comprends pas: est-ce que c’est dû au format du forum qui ne permet pas de développer profondément une pensée (qui prend du temps pour se déployer et remodeler tout son univers symbolique à chaque nouvelle découverte)?

      Pourquoi est-ce que ça finit ici, par exemple, par commenter les commentaires de ceux (qui sont du bon côté, comme Lordon, qui est un demi-Dieu, heureusement, qu’il est là!!) qui critiquent pertinemment (tout le monde le reconnaît ici) les héraults de la pensée dominante? Petite hypothèse: c’est parce que tout le monde se sent tellement impuissant (à force d’être écrabouillé) qu’on essaie de se rassurer comme on peut – mais pourquoi critiquer le seuls qui nous défendent en s’en prenant à ceux qui diffusent les messages de ceux qui nous écrasent?
      – Et moi, François, tu me dis que ce que j’écris a l’air d’un soliloque alors qu’en fait, c’est le résultat de tout ce que j’ai mûri en lisant ICI les posts des autres et en les digérant, donc ce sont des sortes de réponses (les miennes) à tous les posts (mûris solitairement dans les collines, il est vrai). En plus, j’ai posté une idée qui me semble pouvoir être mise en oeuvre pour sortir de l’impuissance par rapport à cette réforme, et je ne trouve aucun destinataire pour essayer de diffuser le truc (tout le monde n’est pas aussi paumé que moi, il y en a qui ont des réseaux) ni pour me dire qu’en fait l’idée ne marcherait pas pour telle et telle raison que je ne connais pas, mais que je serais prête à entendre pour en chercher une autre
      Je ne critique pas ce qui se dit ici, je vous trouve tous extraordinaires, mêmes les plus rationnels qui n’aiment pas les mystiques… Mais je ne comprends pas: est-ce que c’est le format du forum qui cause ces dissonances et génère ces incompréhensions, ou bien est-ce réellement moi qui suis trop extrême?

      • #7330 Répondre
        Dr Xavier
        Invité

        Salut Mu, un forum c’est un peu comme un bar bondé, y a du monde qui boit, des habitué.e.s, de nouvelles âmes, des revenants, quelques aviné.e.s, d’autres qui dégrisent, des sobres, et un barman hôte. Ça discute en stéréophonie, ça tympanise, et comme les discussions un peu décousues de comptoir, c’est forcément un peu le bordel (et ce n’est pas une critique, j’aime ce mot, et c’est pour ça que j’aime les forums avec les bonnes ondes, place à la pensée dérivante).
        Bon sinon ton idée, c’est les skypods c’est ça ? Why not, d’autres proposent de démissionner, ou de saboter, ou de faire de l’entrisme, c’est pas les idées qui manquent, c’est les corps volontaires. Pourquoi si peu de corps volontaires ? Parce que les structures, les institutions (latto sensu), la disconvenance passionnelle, etc. Et malgré ça, Sainte-Soline, ZAD, grève, manifs sauvages, et autres actions mentionnées par Carpentier et Graindorge ci-dessus : nous pouvons, tu peux, lance le mouvement !

        • #7334 Répondre
          Carpentier
          Invité

          Perso, mon habitat principal n’est pas au bon étage, si j’ai bien lu les contraintes techniques pour les suspensions.
          Je vais tenter de négocier des droits de passage, pour l’installation, auprès du voisinage qui pourrait répondre au cahier des charges et peut-être laisser l’accès à ses fenêtres et/ou balcons.
          En revanche, au sujet de la tour Eiffel, je propose qu’on laisse cette vieille dame un peu tranquille. Le ramdam des gros creusements de son champ de mars (JO) et le combat mené contre un possible parking, pour garder plutôt les arbres centenaires qui lui matent sous les jupes, lui a déjà bien retourné l’estomac.
          ps: pour le bar, comme on sait, je suis sobre les jeudis et samedis puisque j’y sers 🍻

          • #7359 Répondre
            Mu
            Invité

            Carpentier, c’est trop gentil mais il faut, pour un coup comme ça, tout une organisation. Tu as compris le principe, le but étant d’empêcher qu’ils ne nous collent, comme toujours, l’image des « désordonneurs » qui gâchent leurs petits plaisirs: là on ne leur gâche rien, on met en scène notre propre mort, un peu comme Ghandi à son époque, ou les moines qui s’immolaient par le feu au vietnam. Seulement il faut du nombre, du matériel etc. Mais bon, du coup, je crois avoir compris que ce n’est pas ici le lieu pour lancer des idées à la mer mais juste pour discuter comme ça, et se sentir moins seul, ce qui n’est déjà pas si mal. C’est ça?

            • #7366 Répondre
              Carpentier
              Invité

              Mu, si j’écris cela c’est peut-être parce que j’ai un peu de matos devant moi et des potes qui élaguent les arbres parisiens – benh oui, ça bosse aussi dans les arbres à Paris et plus que peut-être on l’imagine.
              J’espère que tu crois pas que je te réponds en mode black-bourge avec le hamac ikéa de mon petit garçon et la licorne bouée de ma gamine* qui, bien sûr, portent chacun un tee shirt des ramones 🙄😁
              La parisienne en mal de frissons qui publiera sur son insta l’hébergement d’activistes charmants dans son immeuble 😎
              Mais oui, bien sûr, que ça demande toute une organisation et pas mal de groupes facebook, à la porte desquels il faut frapper et en dire un peu plus sur ses motivations pour y entrer, existent; regarde aussi de ce côté là peut-être.
              À Paris, on croit en toi 🤘
              Where there’s a will there’s a way (The pop group -1998)
              * pas qu’un délire la bouée 😉 car être pendu fait plutôt mal au cul 😇

              • #7376 Répondre
                Mu
                Invité

                Rah mais tu es aussi géniale que je l’imaginais dans mon imaginaire!!!
                Je suis heureuse de n’avoir pas fait la bourrique et de ne pas être partie sans avoir jeté un dernier coup d’oeil.
                Hélas moi je suis bien moins géniale, et tout à fait débutante sur internet. Facebook, il faut un compte et des adresses non? J’ai compris récemment, grâce à ma fille, que les réseaux sociaux étaient le meilleur contre pouvoir actuel mais moi, je marche encore au téléphone à clapet à cause d’une allergie féroce aux objets techniques modernes (non que je sois une vieille croute mais mon milieu, c’est la boue – je suis potière et ermite en été)
                Si tu as une adresse de quelqu’un qui connaît quelqu’un qui connaît quelqu’un, je prends.
                Ou si tu connais des gens sur Paris, qui ne sont pas seulement élagueurs, tu peux leur soumettre l’idée?
                Ou si j’arrive à avoir une réponse de quelqu’un (peut-être que la CGT va me répondre), je pourrais les envoyer discuter avec toi et tes amis élagueurs ou surtout pas?
                L’idée ne serait pas de rester dans un baudrier durant des jours, quand même: il faut une plateforme, au sec.
                Donc des élagueurs, ce serait génial.
                Je vois un artiste parisien la semaine prochaine, je lui soumettrai aussi le projet et verrai s’il a les réseaux adéquats.
                Je reviendrai aussi de toute façon voir ici tous les jours si l’idée trouve une jolie terre où fleurir
                Merci Carpentier!!

        • #7357 Répondre
          Mu
          Invité

          D’accord!! Merci pour l’explication, je comprends mieux… Qu’est-ce que c’est qu’un barman hôte dans ce cas? Je ne crois pas que ce soient les corps volontaires qui manquent, preuve en est de tous ces gens dans les rues et les forêts, prêts à encaisser la violence policière (je trouve bien moins pire de faire une grève de la faim que de se prendre la violence dans la gueule). Ce qui manque à cette idée (qui a pour but de changer de manière de se faire entendre en court-circuitant les lignes habituelles), c’est de trouver le bon réseau (des CGTistes, ça se trouve comment?). Tu n’as pas de réseau adéquat apparemment, comme moi. Dans la zad qui s’était montée à côté de chez moi, il y avait plein de gens super forts, du genre du gars qu’a posté Carpentier, avec du matériel de fou, qui savaient comment s’y prendre pour travailler en hauteur. On pourrait aussi avec cette idée utiliser le principe pour protéger les manifestant.es. Il faut donc trouver le bon réseau: quelqu’un saurait-il comment contacter les CGTistes par exemple – je leur ai envoyé un mail sur le site « officiel » mais je suis très consciente qu’il y a une chance sur milliard qu’ils me lisent?
          J’ai envoyé un mail à Geoffroy de Lagasnerie, sait-on jamais, mais les statistiques (sale bête sanguinaire) sont à peine plus élevés

    • #7350 Répondre
      Graindorge
      Invité
      • #7358 Répondre
        Mu
        Invité

        Ton lien ne fonctionne pas Graindorge

        • #7360 Répondre
          Graindorge
          Invité

          ooooh! Zut alors! je dérangerai une frangine demain. Ce sont des dessins rigolos qui parodient les J.O version manifs… Exclusivement pour vous MU!!! Moi ça m’a fait rire! Mais je reconnais que j’ai le rire facile! Aucun remède m’a dit le docteur. Sauf mettre le portrait de Macron devant mon lit…

          • #7361 Répondre
            Sarah G
            Invité

            Moi aussi j’ai le rire facile, j’espère que l’on pourra voir ses dessins rigolos.

            • #7377 Répondre
              Mu
              Invité

              Merci Graindorge!
              Si tu as le rire facile, voilà une blague:
              Deux hommes habitent le même village. L’un est prêtre, l’autre chauffeur de taxi. Ils meurent le même jour et arrivent donc devant Dieu ensemble. Dieu les invite tous deux au paradis et le prêtre lui demande s’il y a une erreur: le chauffeur est un ivrogne qui bat sa femme, tue les petits chats et mange les enfants des bourgeois, surtout ceux qui ont du sang arabe. Bref, il ne mérite pas le paradis. Alors Dieu lui répond qu’ils ont changé le système d’évaluation: quand le prêtre fait ses sermons, tout le monde s’endort. Quand le chauffeur ivre conduit, tout le monde prie.
              Ps: arrête de me vouvoyer, je ne sais pas si je suis anarchiste ou communiste (j’hésite toujours), mais en tout cas, pas encore en âge d’être vouvoyée

              • #7381 Répondre
                Carpentier
                Invité

                Les gens d’extinction rébellion semblent être les meilleures personnes ressources pour ton affaire, en fait.
                Souvenir d’une sacrée journée autour de la Porte Saint Denis (Paris 10e) avec des activistes qui avaient pris de la hauteur, des pyramides de ballots de paille et autres matériels pour leurs actions situationnistes.
                Forcément, tu en as entendu parler.

                • #7391 Répondre
                  Mu
                  Invité

                  Mais oui, suis-je bête!! Ils sont de toute façon une intarissable source d’inspiration mais je non, je n’entends parler de très peu de choses que depuis très peu longtemps (je me suis politisée, comme on dit, lors de la loi sur la sécurité globale, n’ai pas de télé et viens juste de parvenir à me forcer à aller sur internet)
                  J’ai beaucoup à rattraper par rapport à vous
                  Mais oui, tuas mille fois raisons, c’est chez eux que je vais aller frapper, d’autant que j’en connais pas mal ici!
                  Je ne sais pas faire des bisous et des dessins mais je t’embrasse

              • #7382 Répondre
                Graindorge
                Invité

                le chauffeur ivre c’est Macron?

                • #7394 Répondre
                  Mu
                  Invité

                  Graindorge, c’est à l’origine une blague juive (donc une blague d’intello…) qui a été reprise pour critiquer les systèmes de notation (les escrocs de la finance qui font actuellement la loi et décrètent que le peuple grec doit en chier pendant des années, par exemple), les écoliers et tout ce qui est soumis à la « réalité » que les procédures d’évaluation imposent. On juge à présent un discours non sur sa pertinence à décrire un réel par exemple mais sur sa capacité à coller parfaitement à la demande (à parfaire l’imposture), c’est à dire par exemple, comme le chauffeur de taxi, à faire de l’audience. C’est un véritable effondrement du socle symbolique sur lequel s’appuient les forces progressistes (ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue). C’est le sens de la blague et effectivement, on pourrait comparer Macron au chauffeur de taxi si on imagine en même temps que c’est lui qui a imposé au ciel le mode d’évaluation néolibéral. Et hop, un long post de plus

                  • #7494 Répondre
                    Graindorge
                    Invité

                    je ne suis pas vraiment blagues ni intello.

    • #7351 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Mots de Macron: « 100 jours d’apaisement, d’unité, d’ambition et d’action au service de la France ».

      La CGT Énergie menace de perturbations plusieurs grands évènements du mois de mai et annonce « 100 jours d’actions et de colère ».
      Le Festival de Cannes plongé dans le noir au beau milieu d’une projection? En marge des manifestations contre la réforme des retraites, portées par les syndicats depuis plusieurs semaines, la CGT menace de perturber le plus grand festival du cinéma mondial.
      Dans un communiqué, la CGT Énergie menace de perturbations plusieurs grands événements du mois de mai et annonce « 100 jours de colère », en référence aux 100 jours d’action annoncés par Emmanuel Macron lors de sa récente allocution.
      La CGT a « techniquement les moyens »
      Des menaces à prendre au sérieux? Pour Anna Créti, économiste spécialisée en questions énergétiques, le syndicat a en effet « techniquement les moyens » de plonger le Festival dans le noir.
      Et la Palme d’Or est attribué à… PAAAF!
      Black is black, i want my 62 back
      What can I do
      ‘Cause I-I-I-I-I
      I’m feelin’ blue
      Si un mot peut tout changer
      Je le trouverai ( + CRI INIMITABLE DE JOHNNY « AAAAAWO »!!!)
      Il ne faut plus en douter
      Il faut essayer… PAAAAF!

      • #7354 Répondre
        Alain m.
        Invité

        I want my 60 back !

        • #7362 Répondre
          Graindorge
          Invité

          effectivement, ça sonne mieux 60 alors je rectifie
          Black is black, i want my 60 back
          What can I do
          ‘Cause I-I-I-I-I
          I’m feelin’ blue

      • #7355 Répondre
        Carpentier
        Invité

        🤘

    • #7398 Répondre
      Anna H
      Invité
      • #7403 Répondre
        diegomaradona
        Invité

        Difficile de croire tout ce que dit ce témoignage quand l’argument du racisme mis en avant ne semble être du qu’à l’interprétation du prévenu plutôt qu’aux faits eux-mêmes.

        • #7406 Répondre
          Claire N
          Invité

          Mon conjoint a été en garde à vu suite à un bourre pif sur un agent de l’ordre
          Mes stigmates bourgeois et notre couleur de peau a fait dire à la commissaire «  ça n’ira pas très loin , rassurez vous , vous êtes des gens biens ça se voit «  comme ma mâchoire est descendu à hauteur de l’écarquillèrent de mes yeux elle m’a dit «  vous voyez ce que je veux dire « 
          Et on va dire que oui , tout est dit , avoué , non conscientisé peut-être

          • #7414 Répondre
            diegomaradona
            Invité

            Tout n’est pas dit justement. Beaucoup d’interprétations pourraient expliquer ce que tu décris sans forcément que du racisme intervienne.

          • #7415 Répondre
            Ostros
            Invité

            Ca se confirme pour des affaires :
            .
            « Jules (1) est pourtant un fils de bonne famille, bien connu des médias, quoique d’origine étrangère avant adoption, et travaille dans la communication. »
            .
            « L’avocat de la plaignante se dit «extrêmement inquiet : ce jeune homme, pur produit du VIe arrondissement, vit dans un cocon doré, un piège à fille. On n’est pas passé loin de la mort par strangulation et il s’en moque éperdument. »
            .
            « La procureure requiert dix mois de prison avec sursis pour ces faits «graves et inadmissibles», sans obligation de soin car «dans son milieu favorisé, il a les moyens intellectuels et culturels de se prendre en charge» »
            .
            « Pour une fois, le tribunal s’est donné plusieurs jours de réflexion, quand les cas moins huppés étaient jugés après délibéré d’une poignée de minutes. »
            .
            https://www.liberation.fr/france/2016/05/17/vous-etiez-dans-un-moment-intime-quand-elle-a-rigole-vous-vous-etes-vexe_1453218/?outputType=amp

            • #7416 Répondre
              Ostros
              Invité

              Inutile de t’exciter diego j’écrivais à Claire.

            • #7420 Répondre
              Carpentier
              Invité

              … / vous étiez dans un moment intime … elle a rigolé, ça vous a vexé.? /…. :
              Une bien belle pub pour le slip français.

            • #7457 Répondre
              Claire N
              Invité

              Oui , ça confirme
              « D’origine étrangère avant adoption « 
              avant adoption par des bourgeois , c’est un lapsus ?

              • #7500 Répondre
                Claire N
                Invité

                En pratique j’ai bien senti qu’ils ne nous considéraient pas comme «  une menace «  pour ce qu’ils défendent, parce qu’ils défendent les bourgeois. C’est vraiment glaçant de l’expérimenter , vraiment révoltant.
                Après avoir récupéré mon zigoto , j’ai pleuré pour ceux qui essayent de témoigner de cette oppression et qu’on ne crois pas .

                • #7501 Répondre
                  Claire N
                  Invité

                  Et puis aussi , maintenant que j’y pense
                  J’ai du pleurer aussi de rage
                  La rage humiliante de m’être soumise à utiliser les codes bourgeois pour le défendre

                  • #7504 Répondre
                    Carpentier
                    Invité

                    Bonjour ClaireN,
                    Ce ’ vous voyez ce que je veux dire’ est une saloperie d’arme sans fond jouant sur une gâchette de connivence factice (le ’ mon’ ou ’ ma ’ ’petite’ déjoué derechef par Graindorge quand je les lui ai adressés hier dans un contexte à peu près serein)
                    – Le mieux, dans cette situation que chacun vit plus ou moins souvent je crois, ne serait-il juste pas dans le fait d’y répondre ’ non, que voulez-vous dire au juste?’
                    Au commissariat, ou en situation où l’enjeu est un peu musclé, on se sent muselé.e, j’admets, mais pour la personne qui arrive à doser sa sincérité lorsqu’elle parle, à adopter un ton presque neutre (j’en ai peu souvent la capacité, perso) benh faudrait pouvoir l’utiliser et poser cette question systématiquement.
                    Tes pleurs, enragés sans doute de dépendre d’un truc bien lourd (sortir ton mec d’un truc délicat si on peut dire -faut qu’on m’explique le bourre-pif délicat 😉) c’est un peu comme ceux du soulagement lourd/léger d’après un coup qu’on tente au poker quand une grosse somme ou sa vie est en jeu: utiliser des codes, des coups qu’on espère maîtriser un peu et qu’on tente, non?

                    • #7505 Répondre
                      Carpentier
                      Invité

                      Putain, trop lyrique ce matin, moi.
                      – Vous arrêtez d’philosopher, Carpentier, c’est quoi c’bordel?

                  • #7508 Répondre
                    Mu
                    Invité

                    Bonjour Claire,
                    « La rage humiliante de m’être soumise à utiliser les codes bourgeois pour le défendre » : c’est la preuve qu’en toi existe cet espace de résistance que Bruno Bettelheim, sorti des camps, a appelé « le coeur conscient ». Dans un système de pensée totalitaire, tout le monde joue plus ou moins un jeu à certains moments critiques, mais tout le monde ne parvient pas, justement, à opérer celle douloureuse division de la pensée (du coeur disait Bettelheim). La situation de résistance la plus dure est celle que tu as vécue: quand quelqu’un que l’on aime est menacé. Tu n’as rien à te reprocher, et la rage que tu ressens est pour moi le seul acte de résistance que tu pouvais poser là, vu qu’on s’en prenait à celui que tu aimes.
                    Pour résister pleinement, il aurait fallu, comme disait Carpentier, que tu casses l’image qu’ils s’étaient faite de toi (tu n’es pas responsable de l’image que les autres se font de toi). Et là, tu aurais mis ton ami en danger.
                    On comprend par contre mieux pourquoi tant de personnes « collaborent »: ressentir cette rage est très douloureux, la plupart préfèrent s’arracher le coeur, ce qui est plus confortable, et permet de se soumettre la conscience tranquille

                    • #7533 Répondre
                      Carpentier
                      Invité

                      .. que tu casses l’image qu’ils s’étaient faite de toi… comme disait Carpentier / …
                      Lequel, Mu, dis-moi: Maritie, Georges, Gilbert ou Rudy?
                      Sinon, il ne s’agit pas de moi, j’espère?
                      Car je viens de me relire du coup et, si j’ai dit ça, je ne comprends moi-même pas bien ce que j’écris si bien 🤣
                      Chatgpt, please? J’en appelle à tes lumières.

                      Bon sinon, pensé à toi hier, entre autres et en lisant chez lundimatin cet article signé L-P Trevan-Nenez & B. Edras:
                      https://lundi.am/Oublier-Macron-5427

                      Nombreuses réflexions, en partant des menaces-chantages du gouvernement annonçant diverses dissolutions de collectifs.
                      Un passage conséquent notamment sur la nécessité pour les syndicats de, sans doute, questionner les moyens de s’associer aux collectifs, de penser un fonctionnement proche, plus horizontal.. ces lignes sont fort bien construites, ça vaut le coup de les lire.
                      Et comme tu parlais de contacter la cgt ☺

                      • #7558 Répondre
                        Mu
                        Invité

                        Merci Carpentier, je lirai ça en détail. Je pensais à l’image que les flics s’étaient faite de Claire, une fille « correctement bourgeoise » à leur goût (« ça se voyait ») et je pensais que tu proposais de casser cette image (remettre en cause l’apparence) par ta petite phrase: « non, que voulez-vous dire? » qui démonte que rien de nos valeurs ne peut et ne doit se juger par notre apparence statique – notre image

                      • #7560 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        Ok, je vois.
                        Ce ‘ vous voyez ce que je veux dire ‘ va au delà même de l’apparence il me semble.
                        Il y a aussi une sorte de certitude dans cette expression, un truc de légitimité que la personne qui le prononce ne remet même pas/plus en question.
                        Ce qu’elle pense est établi, tient lieu de vérité universelle quasi, ajoutons-y un soupçon d’entre soi et on obtient une bouillasse qui s’annonce bien rance.
                        L’imprécision est péché, et cette astuce qu’utilisent parfois les connards.sses pour faire parler est à vomir/bannir.
                        On lui préfèrera le ‘ est-ce que vous voyez ce que je veux dire? ‘ de celui qui craint d’être incompris, qui demande à réfléchir encore un peu pour mieux dire, celui qui prend du temps pour pas écraser l’autre avec ce qu’il a en tête mais ne prend pas la peine d’expliciter ou demande son consentement en quelque sorte.
                        J’ai relu tout à l’heure l’article de lundi matin: il y a du grain à moudre, il me semble.
                        Au delà de ce pourquoi on a un peu échangé ensemble, ces lignes, c’est pas rien.

                      • #7562 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        *mais prend la peine d’expliciter*
                        (dans le second cas)

                      • #7573 Répondre
                        Mu
                        Invité

                        Mais oui!! C’est ce qui fait souffrir dans cet horrible « Vous voyez ce que je veux dire »: c’est une adhésion forcée au système de pensée (Vous voyez, vous faites partie des gens honorables qui savent qu’il existe des gens qui eux, ne sont pas honorables, mais ce n’est pas vous, nous sommes entre nous) on se sent souillé, contraint de se trahir soi-même. C’est dégueulasse, et ça fonctionne… sauf pour ceux qui en souffrent, qui s’en sentent torturés, qui acceptent la division de conscience puisqu’on est bien obligé de jouer le jeu pour se sortir de la merde, quand on n’a pas envie d’être le/la martyre ou pire, de voir ceux qu’on aime être martyrisés.
                        – Et oui, l’article que tu cites ailleurs résume tout à fait ce que j’essayais de dire, bien vu. La CGT ne m’a pas répondu, quelle surprise… Les plus créatifs et emmerdants pour la macronie, de nos jours, sont décidément les militants écolos. D’où ce qui se prennent dans la gueule.

                    • #7553 Répondre
                      Claire N
                      Invité

                      Merci pour vos réponses Carpentier et Mu
                      J’ai encore besoin de réfléchir à cette toute petite
                      Situation , pardonnez ma réponse peu détaillée
                      C’est encore un peu fouillis

                      • #7625 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        Du coup j’ai repris Histoire de ta bêtise en p.93 aussi (en 65, c’était pour Mu 😉 ):
                        .. / Tu vois très bien de quoi je parle.
                        C’est comme cela que François conclue un déroulé sur les bourgeois (un/une) dont l’axe critique préféré dans une œuvre s’appuie sur le répertoire affligé des clichés: tel personnage de roman est un cliché ambulant, telle comédie romantique accumule les poncifs sur l’Italie / …
                        Tu m’étonnes que François ait kiffé le film de Sophie qui semble jouer sainement avec cela, comme n’importe qui qui irait en Italie (d’après ce que j’ai cru comprendre, pas encore vu, damned).
                        Mais reprenons:
                        … / Et maintes fois j’ai pu observer le surcroît d’énergie que tu mets à condamner l’incarnation clicheteuse d’un prolo, pointant un jeune de banlieue caricatural dans telle série, détestant que les premiers films de Dumont imposent une vision obscure des gens du Nord déjà assez peu éclairés . /…
                        🤣
                        Merci, je sais que j’avais déjà ri, ici, en lisant cette dernière phrase, et c’est toujours aussi bon.
                        Et puis surtout plus loin:
                        … / Il faut être un bourgeois pour s’astreindre, vis à vis des pauvres, à des marques de respect que deux égaux non nul besoin de se témoigner. / … et ici, vient Joy Sorman pour étayer le raisonnement. (p.92)
                        – Mais pourquoi ces extraits? pourras-tu me demander.
                        Parce que je comprends que le jeune gars qui a pris 60 heures de garde à vue est loin d’être démuni -vois le texte qu’il a pondu- que sur ces derniers mois, c’est un panel beaucoup plus varié de gens (âge, sexe, faciés) qui s’est fait épingler pour n’importe quoi et que, enfin, on peut parler, dire, témoigner de ces abus fous de la police, en nombre et dans des situations délirantes (commentaires et doigts d’honneur en ligne, actuellement des amendes si on promène sa casserole – ça rappelle l’histoire d’un fou qui, non, laisse tomber, je sais plus si c’est une échelle ou le truc de l’entonnoir).
                        Bref, je m’égare grave mais on est qui on est Claire, avec la gueule qu’on a, ses automatismes, ses connaissances du fonctionnement de telle ou telle institution et on essaye chacun de faire du mieux qu’on peut, je crois.
                        Pour soi, et pour l’entourage.

                        Te lisant dans … / Je mesure le sentiment que doit éprouver une personne soumise à la violence de cette institution qui toute entière est vouée à la soumission des nons bourgeois aux bourgeois. / …
                        Tu le mesures sans aucun doute seulement avec ta jauge, déjà, et pas avec celle de n’importe qui d’autre et ça ne peut que te faire du bien, t’enrichir de cette expérience, mieux comprendre, ça fait de toi quelqu’un de meilleur, c’est tout.
                        Le réel, si on le chope, fait toujours du bien.

                      • #7626 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        (oubli)
                        * Te lisant dans .. / / … je me dis:
                        Tu le mesures, …

                      • #7638 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Je pense pas Carpentier que devenir meilleure me parle , mais tu as raison j’ai plutôt intérêt à coller mes pattes au réel, c’est mon terrain de vie.
                        Merci pour les passages, ça m’as donné envie de le relire, et merci pour la chanson pour le coup quand je la chante c’est pas massacre, ça doit correspondre à ma tessiture

                      • #7642 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        Quelqu’un de nouveau alors
                        Et ton zigoto, comment il va?

                      • #7651 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Il va bien :
                        – 2 bosses sur le front dans la bastonnade
                        – 5 mois de sursis
                        – interdiction de port d’armes
                        – 200 euro le «  fils de pute » au policier
                        – 300 euro la droite a un autre
                        – rappel à la loi où il a appris qu’on a pas le droit de mettre les coudes sur le bureau du juge
                        – évaluation psychologique 1 séance, avec le labrador du psy qui s’est jeté sur lui pour lui faire des câlins

                      • #7657 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        😐 ajoute, si tu veux bien, les câlins du berger créole de ma fille, à la maison quelques jours 🗼 et faîtes le plein de vitamines, si possible, pour composer au mieux après ça

    • #7419 Répondre
      Carpentier
      Invité

      Cette déléguée du procureur a besoin d’un congé pathologique on dirait bien.
      …/ Cette peur, je la regrette et elle m’attriste. Après tout, les manifestations, les espaces de révoltes étaient de ces rares interstices où je pouvais me sentir bien entouré, en sécurité, et ce non pas vis-à-vis de la police, mais vis-à-vis de mon identité. Pour moi, ce sont des espaces où l’on peut tenter d’exister inconditionnellement de son identité / …
      Cette phrase me touche particulièrement, pas mal de personnes ne se sentent pas à l’aise dans la.une.les foule.s.
      Ça m’attriste.

    • #7580 Répondre
      Claire N
      Invité

      Oui , il y a de cela de cette «  connivence forcée « 
      Cependant la réalité est que j’ai effectivement une position de dominante de par mon métier ( même si je l’exerce dans la fonction publique) , mon salaire, m’a couleur de peau ; ils me reconnaissent comme l’ » une des leurs » , de ceux que l’institution doit protéger, et même si je rage ma situation me place du côté des bénéficiaires de l’injustice
      L’article de Anna et celui D’Ostros montrent bien ce grand écart
      Je mesure le sentiment que doit éprouver une personne soumise à la violence de cette institution qui toute entière est vouée à la soumission des nons bourgeois aux bourgeois.

      • #7597 Répondre
        Carpentier
        Invité

        Allez: pour toi, pour nous, ClaireN ! (à lire avec le phrasé d’Aubert dans leur NY avec toi 🙂)

    • #7587 Répondre
      Mu
      Invité

      Et bien c’est génial, lorsque ton ami n’est pas en danger, tu peux faire de l’infiltration!!
      Puisque tu as du pouvoir, tu peux t’en servir pour changer les choses, non?

      • #7640 Répondre
        Claire N
        Invité

        Je sais pas trop si l’infiltration est porteuse de changement, l’institution où je suis est l’hôpital
        C’est une institution qui subit d’énormes pressions

        • #7644 Répondre
          Carpentier
          Invité

          Et il a fallu le covid pour mettre ce triste fonctionnement au grand jour et l’oublier presqu’aussi vite
          Tout est bien.
          🍬🍭🍬🍫 parc’que les fleurs

    • #7695 Répondre
      Mu
      Invité

      Je ne connais pas ce sujet mais je sais que Barabara Stiegler se bat au sein de ces structures et exprime comme toi son impuissance. Elle est tout de même parvenue à créer une forme de résistance – en s’alliant à d’autres bien sûr. Elle n’est pas du tout satisfaite, dénonce la pression, et vaut donc la peine d’être lue – voir contactée peut-être?
      Les institutions nous broient en effet, spécialement celles de la santé à ce qu’il paraît. Je n’ai aucune idée de la façon dont on peut résister là dedans et j’ai l’impression qu’il n’y a pas assez de monde sur ce forum pour que tu puisses espérer y trouver des tuyaux, mais peut-être que je me trompe. Ce serait chouette…
      Je ne sais honnêtement pas comment vous faites pour tenir le coup avec ces pressions. Je sais qu’on peut toujours résister… mais qu’alors on a de grandes chances de tout perdre après s’en être pris plein la gueule sans rien changer au final. Il faut donc être stratégique, et ce n’est pas donné à tout le monde…
      Bref, grande admiration pour les personnes comme toi

    • #7709 Répondre
      Cyril
      Invité

      https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-invite-e-des-matins/les-intellectuels-face-au-pouvoir-emmanuel-macron-est-il-encore-defendable-8558595

      Vous avez écouté ceci ?
      Qu’est-ce qu’on pense de la prestation de Barbara Stiegler ?
      Enthoven a encore fait son grand numéro. Il termine l’entretien, et avec une critique de Macron histoire de s’emparer de tout le débat, encore une de ses diableries rhétoriques.
      J’ai remarqué, par rapport à un débat que vous avez eu, que la notion d’état de droit était employée par les deux, signe peut-être de son inanité.
      Elle n’a pas bien sû défendre son emploi de régime autoritaire, s’appuyant à deux reprises sur les titres de la presse internationale.

      • #7710 Répondre
        Cyril
        Invité

        Et Twitter comme formidable espace de débat public.

      • #7731 Répondre
        Mu
        Invité

        Enthoven insupportable, le modèle parfait du bourgeois, y compris le ton qui sous-tend la légitimité qu’il se croit conférée par son statut, son « savoir » et sa capacité d’analyse – à partir des prototypes bourgeois. Pas besoin de commenter, c’est le profil type, avec les arguments types, hélas tant repris: un sac à vomi qui circule comme ça de bourgeois en bourgeois, et qu’ils refilent aux prolétaires qui veulent obtenir la reconnaissance de leur papa – l’aval du bourgeois. Ils s’adresse à tous ceux qui ne remettent pas la servitude en question, bref, tout le monde ici sait déjà de quoi il en retourne. Il ne tire pas les mêmes conséquences du concept d’état de droit que Barbara Stiegler, qui est un délice.
        « Les concerts de casserole fascisants » qui attaquent l’état de droit selon Enthoven qui parle du fait que nous empêchons le « dialogue » et l’échange de Mr le président, c’est le retournement et la perversion habituelle du langage de la pensée dominante. Le « remplacement du dialogue par le bruit », il se fout vraiment de notre gueule. Les casseroles comme libération des « fake news ». Il met sur un pied d’égalité trump qui s’en prend aux journalistes et l’immolation de l’effigie de Macron, c’est de la mauvaise foi ou de la stupidité éhontée: le rôle et le droit des journalistes et des citoyens est de critiquer les pouvoirs en place (et donc de brûler leur effigie s’il le faut), mais lorsqu’un représentant de l’état s’en prend au journalisme en général, c’est signe d’un potentiel basculement vers un régime autoritaire. Qu’il ne fasse pas la différence montre bien le niveau des « intellectuels » de droite. Son ton condescendant et doucereux (sauf quand il nous caricature), tout est insupportable. On se « présente » comme des victimes par ce qu’on met le feu, joli retournement. Le « seul tort du gouvernement » est d’être impopulaire, arh!!
        Barabara Stiegler se bat dans les règles de la Vème république, elle est donc potentiellement entendable même par les gens de droite.
        Elle remet les choses à leur place. Elle mentionne les inquiétudes internationales en ce qui regarde notre gouvernement et de sa dérive autoritaire, c’est donc très malin puisque le bourgeois est très soucieux de son image et de sa place à l’internationale… -il faut toujours se présenter en tant que grand libérateur.
        Elle rappelle les insultes qu’Enthoven a proférées contre les non-vaccinés, les mesures prises contre . Elle rappelle la légitimité des syndicats.
        Si j’essaie une interprétation de leur interprétation de l’état de droit, je dirais qu’Enthoven est un chien de garde de la hiérarchie des normes (un des fondements de l’état de droit), à une petite exception près: la norme ultime, qui est niée par le clan du monsieur, est celle, dans la constitution, des droits de l’homme…
        Barbara Stiegler, elle, n’oublie jamais les fondamentaux (dont les droits fondamentaux) et s’appuie là dessus pour défendre le point de vue des gauches. Elle est donc, à mon avis, stratégiquement très pertinente. Le fait qu’elle parle de gouvernement autoritaire, et du fait que les constitutionnalistes dénoncent le fait qu’il soit porté atteinte à leurs chères « procédures » – principe de sincérité non respecté, déclarations erronées. Elle est géniale, pour moi. Elle rappelle « le délire » d’interdire des casseroles. Pour Enthoven, tout est dans la norme et invite à la « raison gardée ». On comprend quelle raison il garde, et lui file un nonos à la choucroute qu’il vomira gentiment pour les toutous de son papa

        Je vais attraper un ulcère de l’estomac à écouter des trucs comme ça dès le matin. Ce forum est dangereux pour la santé. Merci Cyril

      • #7754 Répondre
        Dr Xavier
        Invité

        Merci, mais écouter Théophane Verlan plus de 3 minutes par semestre, non merci. Fait sans doute écho à cet article du Monde mal branlé. L’immense mystère reste cette fascination pour « ce jeune prodige amiénois, ancien assistant fugace du philosophe Paul Ricœur [qui] avait étourdi le petit monde des idées par ses références éclectiques, son audace et une empathie manifeste. » Étourdi ?!? Je me souviens parfaitement regarder des entretiens de lui à l’époque (pas encore candidat) et trouver ça complètement creux, robotisé. Il en faut donc si peu pour épater la galerie ??? Quitte à rester bien à droite, j’ai plus de sidération à voir s’agiter un Sarkozy, plus d’intérêt à écouter un Darcos (qui a un prénom qui respire le génie), plus de considération à suivre la trajectoire de Toubon.
        <<
        Entre Emmanuel Macron et les intellectuels de gauche, l’histoire d’une désillusion
        Claire Gatinois
        Sociologues, économistes, historiens… La gestion autoritaire de la réforme des retraites a fini de désenchanter une partie de penseurs de gauche séduits par le chef de l’Etat durant son premier quinquennat.
        20 avril 2023
        .
        Voilà des mois que les deux hommes ne se sont pas parlé. En froid ? Pas tout à fait. Mais ce 26 octobre 2022, quand le sociologue Jean Viard, soutien de la première heure d’Emmanuel Macron, croise le chef de l’Etat dans les couloirs de l’émission « L’Evénement » sur France 2, où le président de la République vient de préciser le « cap » d’un second quinquennat en panne sèche, un vent glacial souffle dans le studio. « Je vais te casser », prévient l’intellectuel engagé à gauche. « Je plaisante », précise-t-il.
        .
        Mais fini de rire. L’auteur de La révolution que l’on attendait est arrivée (éditions de l’Aube, 2021), candidat macroniste défait aux législatives de 2017 dans le Vaucluse, n’est pas tendre avec le chef de l’Etat ce soir-là. Il regrette que la réforme des retraites, qui monopolise les débats, soit abordée avec des critères comptables et financiers quand, à ses yeux, « les gens parlent de sens du métier ». On est sorti de la « culture fordiste », signale-t-il.
        .
        Les mots de celui qui, lors de la crise des « gilets jaunes », murmurait à l’oreille d’Emmanuel Macron, volent sans atterrir à l’Elysée. Il faut taper plus fort. « S’il faut travailler plus pour gagner la guerre climatique, pour redresser les comptes, ce que je crois, il faut galvaniser le pays pour ce combat mais pas nous traiter comme des lignes d’un bilan comptable. Cette réforme est vécue comme une agression des élites diplômées contre la liberté des milieux populaires », cingle-t-il, en mars, dans un entretien au Journal du dimanche. L’article a été « très débattu » à l’Elysée, lui fait-on savoir. Mais aucun message du président ne s’affiche sur le portable du sociologue.
        .
        « Il n’a plus besoin de nous », constate Jean Viard. Nous ? Le temps où Emmanuel Macron réunissait à l’Elysée les intellectuels et les experts, comme lui, est révolu.
        .
        Gilles Finchelstein, à la tête de la Fondation Jean-Jaurès, l’économiste Jean Pisani-Ferry, qui a participé à l’élaboration du programme de 2017, ou encore Thierry Pech, directeur du centre de réflexion Terra Nova, qui avait soufflé au chef de l’Etat le concept socio-économique de ces Français « assignés à résidence », n’ont plus leurs entrées au palais. Le fil s’est rompu. Des deux côtés.
        .
        Une partie de l’intelligentsia parisienne qui voyait en Macron l’homme de la deuxième gauche, un rocardien ou même un strauss-kahnien, déchante pour de bon après le fiasco des retraites. L’historien Jean Garrigues, si « macronphile » durant le premier quinquennat qu’il est taxé de « lèche-botte de Macron » sur les réseaux sociaux, signe le 19 mars dans Le Monde une tribune au ton aigre où la réforme des retraites, présentée comme « un échec personnel pour le chef de l’Etat », est comparée à une « réformette libérale et gestionnaire », obéissant à « des nécessités électoralistes ». « La réforme des retraites a été le déclic d’une déception symptomatique de la défaillance d’un système politique », explique l’historien.
        .
        Le texte est jugé si mal ficelé qu’il fait sortir Dominique Strauss-Kahn de son silence. Même s’il n’a jamais soutenu Emmanuel Macron, l’ancien ministre des finances dresse un bilan sévère de la manière dont le chef de l’Etat a voulu mettre en œuvre sa réforme, pointant « quatre erreurs » qui, selon lui, ont « conduit le pays dans l’impasse ».
        .
        Ce projet de loi suscite jusqu’aux foudres de Jacques Attali, qui parle d’une réforme « mal faite et injuste ». L’ancien conseiller de François Mitterrand est décrit comme le « père spirituel » du chef de l’Etat : c’est lui, qui en 2008, avait choisi le jeune inspecteur des finances comme coauteur du rapport de la commission Attali nommée par le président Nicolas Sarkozy pour « moderniser » la France. En 2017, Jacques Attali dépeint Emmanuel Macron comme « un garçon rare », couplé d’un « philosophe » et d’un « musicien ». Son discours change. Le président est « un grand technocrate », minimise-t-il à présent.
        .
        Le divorce s’est fait presque par consentement mutuel. La dernière rencontre entre Emmanuel Macron et les intellectuels de la gauche sociale-démocrate ou libérale remonte pour la plupart à ce grand raout de mars 2019, quand le chef de l’Etat, désarçonné par la violence de la crise des « gilets jaunes », avait convié soixante-quatre experts pour trouver l’inspiration de l’acte II de son premier quinquennat. Depuis, hormis quelques SMS, c’est le silence radio.
        .
        « Les experts sont toujours experts du monde ancien », fait savoir Emmanuel Macron à ses troupes. S’il échange encore avec son ami l’écrivain François Sureau, rédacteur des premiers statuts du parti présidentiel En Marche !, c’est pour parler littérature, non de politique. « Nous nous trouvons trop éloignés pour qu’un échange serve à quelque chose », résume l’académicien. « Je reste social-démocrate. J’ai cru, un moment, au “en même temps”. Je n’y crois plus, ni au gouvernement des soi-disant “meilleurs”, ce rassemblement sans ossature fabrique des extrêmes », poursuit un autre académicien et écrivain, Erik Orsenna, que l’on avait aperçu à la brasserie La Rotonde en avril 2017, pour fêter l’arrivée au second tour de la présidentielle du futur chef de l’Etat, face à Marine Le Pen.
        .
        « Au fond, Emmanuel Macron est un provincial qui n’a jamais été véritablement reconnu dans le monde intellectuel », excuse Olivier Mongin, ancien directeur de la revue Esprit. « Il lui manque la reconnaissance symbolique », observe l’auteur d’Emmanuel Macron à contretemps (Bayard adultes, 2022)
        .
        L’affaire avait pourtant bien commencé. Sous le quinquennat de François Hollande, le jeune prodige amiénois, ancien assistant fugace du philosophe Paul Ricœur au début des années 2000, devenu secrétaire général adjoint de l’Elysée puis ministre de l’économie, avait étourdi le petit monde des idées par ses références éclectiques, son audace et une empathie manifeste. « Il a cette qualité de faire croire que vous êtes un génie. Il buvait nos paroles », se souvient l’historien et sociologue Marc Lazar.
        .
        Celui qui n’était encore que trentenaire et se revendiquait de gauche, aimait bâtir des réseaux et s’entourer de penseurs qu’il invitait à dîner chez lui, dans le 15e arrondissement de Paris, ou dans une brasserie de Montparnasse, et, parfois, à l’Elysée. « Il a un magnétisme stupéfiant », reconnaît l’historien François Dosse, à l’origine de la rencontre entre Macron et Ricœur qui fut séduit avant de déchanter.
        .
        L’historien Pierre Rosanvallon, proche de la CFDT, se méfie et reste à distance, tandis que le cercle des « intellos » s’étoffe presque autant que l’ambition d’Emmanuel Macron. A Bercy, le couple Macron convie à sa table, aux côtés d’Alexis Kohler, à l’époque directeur de cabinet du jeune ministre devenu le tout-puissant secrétaire général de l’Elysée, Philippe Grangeon, futur conseiller spécial d’Emmanuel Macron, Gilles Finchelstein, Jean Pisani-Ferry, Thierry Pech, ou encore Olivier Mongin. Emmanuel Macron parle la langue sociale-démocrate.
        .
        Mais, dès l’été 2016, Gilles Finchelstein s’éloigne, s’opposant à la stratégie « peuple contre élite », qu’il voit se dessiner pour la campagne. Marc Lazar lit Révolution (XO, 2016), le livre programmatique du futur président, et comprend que le candidat entend se passer des corps intermédiaires. Les autres ne décèlent pas – encore – de malentendu. Mais les postures de fermeté du chef de l’Etat sur l’immigration creusent une première ligne de fracture en 2018. La relation s’effiloche. La désillusion des élites intellectuelles s’égraine dans des tribunes et des livres de mise au point, jusqu’au coup de grâce de la réforme des retraites.
        .
        « C’est Les Mains sales », résume Jonathan Guémas, ancienne plume d’Emmanuel Macron, citant la pièce de Sartre pour arguer que les idées s’abîment forcément à l’exercice du pouvoir. « Difficile de savoir qui s’est trompé, de lui ou de nous », admet Jean Pisani-Ferry.
        .
        Accusé de verticalité par les uns, de surdité par les autres, Emmanuel Macron semble insensible au désamour d’un milieu qui, hier encore, le choyait. Mais se braque quand les flèches sont décochées par Pierre Rosanvallon qui, le 17 avril, s’effraye de « la crise démocratique la plus grave depuis la fin du conflit algérien ». Le chef de l’Etat répond au professeur au Collège de France, mercredi 19 avril, depuis un déplacement en Alsace, où il fut hué par la foule : « Je respecte l’intellectuel mais j’ai peur, parfois, qu’il devienne militant. » Signe d’une séparation définitivement actée.
        .
        Claire Gatinois
        >>

        • #7762 Répondre
          Sarah G
          Invité

          Paul Ricoeur ne s’est même pas souvenu de cet assistant fugace, ou alors encore un mensonge de Macron, encore un.
          Comme Wauquiez avec Sœur Emmanuelle.
          Macron, du vide, du creux, beaucoup de com et mensonges dans ses discours.
          Et là pour servir les intérêts de sa classe et de son monde uniquement.
          Et faire bien chier les gueux

          • #7767 Répondre
            Dr Xavier
            Invité

            « Macron, du vide, du creux, beaucoup de com et mensonges dans ses discours. » Mais comme tant d’autres ! Qu’est ce qui explique qu’on puisse être « étourdi » par ce « prodige » aux « références éclectiques » (lesquelles ?!?) et son « audace » ? Sarkozy, je peux comprendre l’adhésion. Mais lui… peut-être faut-il suivre l’hypothèse du gourou, un gourou a toujours sa part de mystère vu de l’extérieur. Il a su mieux que quiconque incarner la bourgeoisie libérale-autoritaire décomplexée et sans honte prendre tous les signe d’une sorte de roi-philosophe, resservant à toutes les sauces trois pauvres concepts et citations, car « Affirmer la liberté c’est prendre sur soi l’origine du mal » (prrrrffffff)

        • #7781 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          « [qui] avait étourdi le petit monde des idées »
          Non. Il a étourdi le monde des petites idées. Dans le cercle des fascinés, une brochette de petites frappes qui n’ont pour idée que leur conservatisme satisfait. A-t-on vu, même en 2016, un intellectuel un peu puissant s’extasier devant Macron?

          • #7990 Répondre
            Julien Mouraud
            Invité

            Raphaël était déjà là. Le plus grand rhéteur de notre époque (rire), il y a t’il une trace quelque part de votre joute verbale?
            Avez-vous noté l’impulsion deleuzienne de  »depli », j’adore et encore plus savoureux aujourd’hui, ce saut de concept en concept sans atterrissage, jeu dangereux pour non averti.

    • #7713 Répondre
      Claire N
      Invité

      Merci Cyriil , je vais écouter
      – pour répondre à Mu: sur le plan de la résistance
      La pression importante exercée est un fait,
      Cependant pour ce qui concerne l’hôpital périphérique dans lequel je travaille, il faut noter la formidable connaissance du terrain de l’ensemble du personnel. La particularité de l’urgence est qu’elle « arrive «  , chacun est habituée à faire face et s’organiser sur le tas.
      Chacun sait que l’ »outil de soin » ( équivalent peut-être si on veut transposer mais c’est impressi) est « l’équipe « 
      L’hôpital tourne sans les ordres de l’administration
      Et le sait , chacun sait ce qu’il a à faire
      Actuellement, les problématiques sont bien cernées par l’ensemble des soignants , ce sont tous des joueurs pro

      • #7769 Répondre
        Mélanie
        Invité

        Claire, je suis infirmière, quel est ton métier?

        • #7788 Répondre
          Claire N
          Invité

          Bonjour Mélanie
          Neurologue

          • #7791 Répondre
            Mélanie
            Invité

            ok

          • #7792 Répondre
            Mélanie
            Invité

            Et ton conjoint?

            • #7794 Répondre
              Claire N
              Invité

              Sans profession

              • #7796 Répondre
                Ostros
                Invité

                Encore un parasite.

                • #7800 Répondre
                  Claire N
                  Invité

                  Rires.

                  • #7803 Répondre
                    Mélanie
                    Invité

                    C’est peu courant

        • #7802 Répondre
          Claire N
          Invité

          Du coup, tu exerces à l’hôpital ? Toi ça se passe comment ?

          • #7804 Répondre
            Mélanie
            Invité

            Dans un HP
            Que dire? ça s’y passe comme dans un HP

            • #7805 Répondre
              Mélanie
              Invité

              Il y a tout de même cette nouveauté depuis 2 ou 3 ans, qui permet aux agents volontaires de faire des journées, ou des nuits d’ailleurs, payées en heures sup. Certains travaillent donc plus d’heures et gagnent plus. Moi j’ai demandé à travailler moins et gagner moins mais on m’a dit non.

    • #7714 Répondre
      Claire N
      Invité

      Après il y a des boulets bien entendu, mais on les connaît et ça fait partie du « terrain « 

    • #7715 Répondre
      Claire N
      Invité

      Ce que j’essaye de dire c’est que la résistance se fait en situation sur le terrain pour nous

      • #7785 Répondre
        Carpentier
        Invité

        À la radio, tôt ce matin, il était rapporté les 48 heures hebdo pas rares actuellement chez les personnels hospitaliers des urgences notamment.
        Vraiment pas de quoi faire son coq.

        • #7789 Répondre
          Claire N
          Invité

          Oui c’est vrai, on se comprends mal
          Je ne suis pas contente des conditions de travail ni de soin.
          J’exprime ce qui s’est quand même mis en place pour résister. Quand je parle de boulet c’est en référence au comportement de certains médecins ( cf la description faite d’un de mes collègue supra)

          • #7795 Répondre
            Carpentier
            Invité

            Quant à moi je parlais aussi du cocorico français, et de son représentant actuel
            J’entends encore ce qui se disait de nos cousins voisins italiens, de leur système hospitalier, à la veille de nous confiner; un peu comme si, en France, on ne risquait vraiment rien tellement c’était mieux géré.
            Comment les représentants peuvent encore se gargariser d’aller au contact?
            Parce qu’on les laisse encore trop tranquillement le faire, et quand ils se déplacent dans les hôpitaux, par exemple, c’est personne qui doit minauder à leurs cotés devant les caméras.

            • #7797 Répondre
              Carpentier
              Invité

              * représentants du gouvernement

              • #7801 Répondre
                Claire N
                Invité

                En accord carrément

    • #7727 Répondre
      Sarah G
      Invité

      Les banderoles sont top.
      Beaucoup de créativité .

      • #7757 Répondre
        Dr Xavier
        Invité

        Ça m’émeut toujours, mon adhésion esthétique est totale.

      • #7768 Répondre
        Mu
        Invité

        Id’aime

    • #7774 Répondre
      Sarah G
      Invité
    • #7978 Répondre
      Graindorge
      Invité
    • #7979 Répondre
      Graindorge
      Invité
    • #7980 Répondre
      Graindorge
      Invité
    • #7981 Répondre
      Graindorge
      Invité
    • #7982 Répondre
      Graindorge
      Invité
    • #7983 Répondre
      Graindorge
      Invité
    • #7985 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Je l’aime bien Sophie Binet mais  » ze place tou bi » J’en ai mais j’en ai mais j’en ai…BOUH!! Madre mía! Surtout venant de la part de gens qui ont fait des zétudes!!! Avec tous les mots qu’ils ont dans leurs besace, pourquoi tous ces mots anglais??? Ça fait chic? Ça fait moderne? Ça fait djeun?
      Ici en Espagne, tous les mots sont espagnols. On dit  » fin de semana » et pas w.end. On raccourcit en disant parfois  » finde ». Le seul mot anglais que j’ai pu entendre c’est « club » mais prononcé à l’espagnol « cloub » et pas à l’américaine… On ne dit pas  » brainstorming » mais · tormenta de ideas ». C’est joli « tempête d’idées ». Bon. J’ai fini

    • #7992 Répondre
      Graindorge
      Invité
    • #7993 Répondre
      Graindorge
      Invité
    • #8179 Répondre
      Demi Habile
      Invité


      .
      According to keikaku.

    • #9064 Répondre
      Graindorge
      Invité

      https://jusquauretrait.fr/
      Partage info de Agissons Ensemble.
      Les semaines à venir sont importantes.
      Je crois. La Noyen à Bruxelles est trop occupée avec ses démêlés avec la justice belge pour nous emmerder vía Macron. D’ailleurs, des démêlés avec la justice, ils en ont tous zé toutes . Ils disent rien, ça se dira tout seul. Alors profitons donc de leur malaise. Et peut-être, je dis bien peut-être qu’on pourra avoir un bel été. Pour tout le monde. La mobilisation continue

    • #9687 Répondre
      Dr Xavier
      Invité

      Lordon : Vouloir perdre, vouloir gagner

      Il est en petite forme je trouve sur ce billet un peu incantatoire.

      • #9689 Répondre
        lison
        Invité

        C’est pas mal quand même…
        Sur le travail des enfants qu’il évoque rapidement, c’est une idée que j’ai eue , puisqu’il faut augmenter le nombre d’années de travail, pourquoi ne l’augmenter que d’un côté( fin de carrière), et ne pas imaginer l’augmenter de l’autre côté ( début de carrière). Moi, journaliste, c’est une question que j’aurai bien aimé poser sérieusement, et qui aurait permis de dire que ce qui est indigne (et interdit) d’un côté ( faire travailler les enfants) , devrait l’être tout autant de l’autre ( faire travailler des vieux).

      • #9699 Répondre
        riviere
        Invité

        j’ajoute au lien de Dr Xavier une intervention de Annie Lacroix Riz sur la guerre de classe intense menée dans les années 30 et la « stratégie du choc, c’est-à-dire la casse des salaires ». Elle y souligne les similitudes avec la situation présente. Ca me paraît intéressant suite aux discussions sur divers forums de ce site concernant PIB et répartition de la valeur sociale.

      • #9738 Répondre
        Maud
        Invité

        Je trouve ça très sain de pointer l’opération médiatique qui a consisté à faire de Berger le héros de la lutte au fur et à mesure qu’elle perdait en capacité de déstabilisation du pouvoir. « Doudou de consolation » est le terme adéquat – et au passage, bel exemple de nuisance de la bourgeoisie cool.
        Après, nous dire que les syndicats (on pourrait élargir à toute la gauche) manquent de sens stratégique et qu’on pourrait gagner si on était mieux organisés, c’est une telle évidence… mais que dire de plus ?

        • #9757 Répondre
          Graindorge
          Invité

          Que dire de plus? Que depuis 4 mois, les gens, nous, tout le monde on a fait tout ce qu’on a pu et on continue. On est pas à la Française des Jeux, merde! : perdre ou gagner! Les bras m’en tombent! C’est plutôt pour les 95% des concernés : survivre ou mourir. Les syndicats ne sont PAS des stratèges, enfin! Leur but c’est: y’a une réforme dont personne ne veut. Point barre. Et ça utilise tout ce que permet la loi. Ils sont pas là pour changer le système. Tout comme la grande majorité des manifestants. Beaucoup de gens en sont rendus à se demander si ils vont pouvoir continuer de manger. Manger, Maud, MANGER!! On en est là! On s’en tape du doudou/ pas doudou! J’offre à Lordon une semaine avec les éboueurs. Pas une journée devant les caméras non. Une bonne longue semaine. Ils nous pondra sûrement un autre papier. Je l’aime bien Lordon, sincèrement, beaucoup même mais là, il avait de toute évidence pas fini sa digestion.

          • #9776 Répondre
            Maud
            Invité

            Je comprendrais qu’on oppose à ce billet que c’est facile de critiquer après coup – ça l’est -, même si Lordon se risque à proposer un nouvel enjeu avec la loi d’abrogation Liot. Mais qu’on réponde que les leaders syndicaux ne sont pas des stratèges, ça me laisse perplexe. Comme les politiques et comme tous chefs, ceux-là passent probablement 100 % de leur temps éveillé à penser en terme de stratégies. C’est bien sur ce terrain qu’il faut les critiquer.
            Mais ce qui m’a plu dans cette lecture, c’est que le véritable rôle de Berger soit souligné. Le mois dernier Le Monde en faisait quand même un futur présidentiable.
            Je lis peu le blog de Lordon. Je trouve qu’il est devenu maître dans le billet d’humeur. Parfois on y cède. ^^

            • #9777 Répondre
              Maud
              Invité

              *passé maître

              • #9792 Répondre
                Julien Barthe
                Invité

                Je crois que Maud a raison; mais aussi que ce texte n’a rien d’incantatoire; qu’il est écrit par quelqu’un qui ne veut pas et n’a jamais voulu être stratège; qu’ il ne pose pas que le mouvement est voué à l’échec.

                • #9795 Répondre
                  Demi Habile
                  Invité

                  Il ne veut pas parce que c’est une lourde responsabilité de prendre le risque de faire dérailler une société et que si ça se passe mal ça peut très mal se finir pour lui. C’est une grande gueule qui n’ira jamais plus loin que s’indigner vainement sur son blog du monde diplomatique.

            • #9798 Répondre
              Graindorge
              Invité

              Tout dépend de ce qu’on entend par le mot stratége.
              Dans le cas qui nous occupe, la marge de manœuvre est réduite. Nul d’y passer 100% de son temps éveillé.
              Pourquoi les critiquer? « Le véritable rôle de Berger….presidentiable »… Pfff!
              C’est ça qui vous preocupe? Quelle chance!
              Lordon, maître dans le billet d’humeur. Passionnant.
              J’ai dit ce que j’avais à dire. En rajouter? Para qué? Sur ce papier de Lordon, c’est mon dernier mot Jean-Pierre!

              • #9800 Répondre
                Julien Barthe
                Invité

                Demi habile,
                Soit tu as plus d’informations que nous sur Lordon et je m’incline, soit tu es complètement shooté au ressentiment.
                Graindorge,
                Archétypalement on pourrait ordonner les modes de pensée de la lutte politique en fonction de leur proximité avec le combat. Le tacticien est suivi du stratège et l’intellectuel ferme la marche.
                En tant qu’intellectuel militant à Révolution Permanente, Lordon remet en question cette spécialisation qui est aussi une spatialisation : il souhaite que la base se saisisse de questions tactiques et stratégiques et même qu’elle prenne en charge les problèmes intellectuels les plus lointains.

                • #9803 Répondre
                  Demi Habile
                  Invité

                  Julien Barthe: T’arrives pas à comprendre que chouiner que l’intersyndicale n’a pas fait le nécessaire alors qu’il aurait pu porter un peu ses couilles et faire quelque chose de ce qu’il nous raconte c’est un minimum pour avoir l’air conséquent? Parce que si ça te dépasse alors toi et moi on a des conceptions radicalement différentes de la lutte politique.

                  • #9805 Répondre
                    Julien Barthe
                    Invité

                    « chouiner », « porter ses couilles ». Je sens que ta conception de la lutte est un peu trop viriliste pour moi.
                    Qu’aurait-il dû faire selon toi pour « avoir l’air conséquent »? Mettre deux trois mornifles au capitalisme ou lever une armée ?

                    • #9808 Répondre
                      Demi Habile
                      Invité

                      Julien Barthe: Je ne vois pas l’intérêt de me répéter donc je t’invite à relire le message qui précède et à faire l’effort de le comprendre.
                      C’est deux lignes, je suis sûr que tu dois pouvoir t’en sortir.

                      • #9810 Répondre
                        Hervé Urbani
                        Invité

                        « Chouiner », « porter ses couilles » : moi je trouve au contraire que ça n’est pas assez viril. Ça va dans le bon sens, certes, mais ça manque encore de radicalité.
                        Tu aurais dû t’appeler Demi Viril.

                      • #9811 Répondre
                        Demi Habile
                        Invité

                        Hervé Urbani: Je vais refaire un essai.
                        .
                        L’idée c’est que t’es un larbin et que la seule chose que tu sais faire c’est de boulotter les couilles de Lordon et partant de là, ma petite intuition, c’est que si Lordon avait eu l’audace de le lancer lui même l’appel résolu, clair et puissant dont il rêvait, tu aurais sans doute répondu présent avec tes copains et tes copines ce qui aurait amorcé un mouvement qui serait allé dans le bon sens.
                        .
                        Sur ce je vais aller chialer parce que tu t’en es pris à ma virilité et j’ai terriblement mal.

            • #9894 Répondre
              François Bégaudeau
              Maître des clés

              Si le billet d’humeur est un genre qui plait, oui ça passe
              Mais je songe plutot ici à un billet militant. Ou une page d’un carnet de luttes. C’est du carnet de luttes de haut niveau.
              Mais avec les limites du genre : le Lordon militant dissout le Lordon structurel. Le structurel, ici, qui est pourtant bien le coeur de l’affaire, est abordé-balayé en deux phrases :  » Interrogée par Mediapart, Sophie Binet déroule à nouveau l’argumentaire automatique du ne-rien-faire : « Il n’y pas de bouton “Grève générale” sur lequel il suffirait d’appuyer », « Les transformations du monde du travail, son atomisation notamment, y font de toute manière obstacle ». Le pire étant que cet argumentaire n’est pas absolument faux. En effet, le monde du travail n’est plus celui du fordisme, et en effet il n’y a nulle part de « bouton ».
              Si le structurel est évacué, place au récit libéral personnifié (j’exagère) : les fautes en reviennent à des personnes – « les forcenés » du pouvoir- et à des groupes de personnes (Berger, Binet, les directions syndicales). Qui n’avaient qu’à et n’ont pas. Une solution était là, et elle ne l’ont pas voulu. Ou n’y ont pas songé. On ne sait plus trop si l’erreur est ici stratégique, analytique, idéologique, morale. Mais c’est une erreur. Une erreur, ça peut s’amender. Et Fredo appelle à corriger cette erreur en juin, en appelant à la grève générale alors que commence un mois de chaleur et de Roland Garros que la classe moyenne occupe à des barbecues et à réserver des billets d’avion.
              Je n’aime pas beaucoup les litanies fatalistes, mais je n’aime pas non plus les incantations volontaristes.

              Le bilan structurel profond de cet échec de la lutte reste donc à faire.

              • #9907 Répondre
                Maud
                Invité

                Je corrige ma phrase mal fagotée : je lis peu le blog de Lordon parce qu’il est passé maître dans le billet d’humeur. Et le fait est que ça me plaît moyennement. À la fin de mon commentaire je m’excusais tout en m’en amusant d’y avoir cédé (à l’humeur).

                Pour le reste, je suis d’accord avec toi. Et concernant les conclusions qu’imposerait une analyse structurelle conséquente de la difficulté qu’il y a désormais à conduire une grève générale, je me situe plus du côté d’un GDL que d’un Lordon.

                • #9908 Répondre
                  François Bégaudeau
                  Maître des clés

                  Mais entendons nous bien : je ne doute pas de la lucidité structurelle de Lordon, qui sait bien de quoi il retourne, de quoi cette défaite retourne. Mais qui donc met cette lucidité sous le tapis au nom de l’énergie politique. Cela se défend d’un point de vue militant. Selon d’autres points de vue, ça se défend moins.

                  • #9909 Répondre
                    Seldoon
                    Invité

                    Merci, tu exprimes mieux que moi mes reserves de l’autre fois.

                  • #9910 Répondre
                    Maud
                    Invité

                    Justement, j’étais en train de préciser que selon moi, son analyse du rôle des leaders syndicaux dans l’échec de la lutte faisait partie intégrante de l’analyse structurelle que tu appelles de tes voeux. Et qu’il ne faut pas la négliger, même si/parce que cela implique de nommer des personnes – que nul ne pousse à aller chercher des postes à responsabilités et qui, par leur propre manque d’analyse ou leur posture, jouent un rôle dans la répétition des échecs. De ce point de vue-là, et malgré les limites que tu pointes, Lordon vise juste dans ce billet.

                    Là où je ne suis pas d’accord avec lui, c’est qu’il veut une nouvelle fois mettre, comme tu dis, « l’énergie » dans un imaginaire révolutionnaire que je n’ai pas et malgré sa lucidité dont tu parles. Chez lui la révolution (ici la grève générale a la même fonction) est toujours à la fois un horizon désirable ET impossible. Cela le fait tanguer d’un pied sur l’autre, d’une intervention à l’autre. Et c’est, je crois, un noeud qu’il lui faudrait résoudre.

                    • #9911 Répondre
                      Maud
                      Invité

                      Si tant est qu’on puisse résoudre un noeud ^^

                      • #9913 Répondre
                        Hervé Urbani
                        Invité

                        À propos de GDL, j’en profite pour partager cet entretien récent et de grande qualité où il précise entre autre son rapport à l’anarchisme épistémologique et non politique. Cela avait été déjà posté sur le site, je ne sais plus si c’était Tristan ou Anna H, peu importe, et cela s’était un peu perdu dans le flux :
                        https://pdca.st/7YIJ

                      • #9930 Répondre
                        Zyrma
                        Invité

                        je pense que c’était plutôt Anna puisque je l’ai écouté, je retiens surtout l’usage de mots comme séquestration au lieu d’emprisonnement pour la réflexion que ça ouvre
                        faudra que je réécoute mieux, je crois que je deviens de plus en plus attachée aux incarnations, aux figures de l’anarchisme et aux actions parfois simples mais immédiatement concrètes mises en place, mais j’aimerais aussi mieux penser dans un monde mauvais (le titre de son livre que j’ai toujours pas lu)

                    • #9923 Répondre
                      François Bégaudeau
                      Maître des clés

                      Nous ne sommes donc pas en désaccord sur la même chose
                      Le role des syndicats, c’est vraiment de la structure du dimanche
                      Si c’est ça que nous appelons les structures, c’est une heureuse nouvelle – libérale : elles ne sont pas si difficiles à déplacer. Il suffit que Martinez et Binet formulent « nous appelons à la grève générale », et la grève sera, comme la lumière fut.

                      • #9945 Répondre
                        Maud
                        Invité

                        Si, nous parlons de la même chose. Il n’y a pas d’un côté la petite structure – du dimanche – et de l’autre la grande. Penser en terme de structure implique précisément d’évoquer chaque aspect du problème. Lordon en aborde un dans ce billet, qui n’est pas de circonstance, mais récurrent puisque structurel. Rien de plus, rien de moins. Et c’est à cet aspect que je réagis. Ce qu’il constate, c’est finalement une forme d’institutionnalisation de la lutte (de ses méthodes, de ses représentants). Et ce qui était censé être un levier de la protestation est devenu une partie du problème : un frein. Je lui sais gré d’avoir fait ce constat, tout en reconnaissant que ce n’est pas une analyse complète des difficultés (structurelles, toujours) qui ont mené, cette fois, à l’échec de la bataille contre la réforme. Par conséquent, si tu n’es pas d’accord avec moi, moi je suis bien d’accord avec toi.  

                        Merci Hervé Urbani, cette interview était passionnante.

                      • #9973 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                         » Ce qu’il constate, c’est finalement une forme d’institutionnalisation de la lutte (de ses méthodes, de ses représentants). Et ce qui était censé être un levier de la protestation est devenu une partie du problème : un frein »
                        On le sait pas depuis 70 ans ça?

                      • #10022 Répondre
                        Maud
                        Invité

                        « Lordon en aborde un dans ce billet, qui n’est pas de circonstance, mais récurrent puisque structurel », depuis 70 ans si tu veux.
                        Je n’ai pas dit que le propos était original mais qu’il était bienvenu.
                        Ce qui me paraît plus original dans le billet, c’est le parallèle travail des enfants/des vieux. Ça ouvre un monde – ou un gouffre.

                      • #10073 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        tout à fait
                        mais c’est deux lignes

                      • #10075 Répondre
                        Dr Xavier
                        Invité

                        Salut Maud et Lison, je ne suis pas sûr que la piste du parallèle entre travail des enfants et travail des vieux soit prometteuse. Lison dit : « ce qui est indigne (et interdit) d’un côté ( faire travailler les enfants) , devrait l’être tout autant de l’autre ( faire travailler des vieux). » Mais moi je pense que c’est tout le contraire qui va se jouer : puisqu’on peut vous faire travailler jusqu’à la mort pourquoi ne pas vous faire travailler depuis la naissance (je force le trait volontairement).
                        Et je pense que ça joue déjà. Sous couvert de « compétitivité de la France », de « valeur travail qui se perd » et autres « jeunesse désoeuvrée-délinquante », généralisation des stages, discours des entreprises au lycée, célébration de l’apprentissage, de l’alternance et de la professionnalisation (pour les enfants de prolos bien sûr). Regardons outre-Atlantique, iels ont toujours un coup d’avance sur nous.
                        RFI, Au Québec, en manque de main-d’œuvre, le travail des plus jeunes suscite le débat, avril 2022

                      • #10078 Répondre
                        Sarah G
                        Invité

                        Aux États-Unis également

                      • #10090 Répondre
                        lison
                        Invité

                        eh bien je pense que tu as raison , et que si pour le moment le levier actionné est l’allongement / fin de carrière, d’autres sont en marche pour mettre la jeunesse au travail le plus tôt possible.
                        Et mon terme d’indigne était mal choisi, d’une part je ne l’aime pas beaucoup et d’autre part ceux qui s’occupent de nos carrières professionnelles en ont bien rien à foutre qu’elles soient dignes ou indignes.

                      • #10101 Répondre
                        Maud
                        Invité

                        Dr Xavier, je ne pense pas en effet que le parallèle soit « prometteur ». En tout cas il ne dissuadera pas les libéraux d’étirer les durées de travaill dans les deux sens. De toute façon le travail des enfants n’a jamais pris fin, seulement il a été déplacé loin de chez nous.
                        Et l’obsession de l’apprentissage en France (dont on se rend compte qu’elle a paradoxalement a diminué la productivité du pays) vient rejoindre vos exemples outre Atlantique.
                        Ce que je disais, c’est que ce parallèle permet en une image (en deux phrases !) de saisir la situation, l’horreur de ce qui nous est imposé. Cette image est efficace comme un slogan politique, mais elle déglingue aussi très sérieusement l’idée que le capitalisme, c’est le progrès. Le parallèle fabrique tout ça à la fois : il constitue une punchline politique contre l’adversaire (anecdotique en apparence, mais primordiale en terme de communication), permet une compréhension immédiate de ce qui se joue avec la réforme (la logique qu’elle déroule) et, plus profondément, fait voir nos existences d’une façon nouvelle. Elle permet de visualiser ce qui nous attend ou est déjà en place mais de manière encore dissimulée. Il y a une force quasi littéraire dans ce parallèle, non pas au sens où il serait juste une puissance esthétique, mais où il parvient à englober toute une représentation du monde.

                      • #10112 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        C’est bien ça.
                        L’extension du domaine marchand c’est d’abord et avant tout l’extension du domaine de la production.
                        L’inclusion doit être aussi comprise comme ça : inclusion à la sphère de la production
                        L’invention de l’école est peut etre bien, sous cet angle, le premier grand moment d’inclusion des enfants à la sphère de la production.

                      • #10383 Répondre
                        charivari
                        Invité

                        Pourquoi « inclusion » ? Que veut dire ce mot ?

        • #9774 Répondre
          Graindorge
          Invité

          P.s: Lordon pourra choisir entre une semaine avec les éboueurs ou les égoutiers ou les plâtriers ou dans ces abattoirs intensifs ou dans un 5 étoiles mais comme lingère ou personnel de chambre avec juste une demie heure pour déjeuner. Mais y’en a tellement d’autres. On a l’embarras du choix.

      • #9802 Répondre
        Carpentier
        Invité

        … Eh bien non, il n’y a pas de quoi être content. Perdre avec le respect de la bourgeoisie, c’est perdre deux fois : avec les honneurs de la bourgeoisie, en plus d’avoir été défait. Et en ayant oublié Flaubert : « les honneurs déshonorent ». / …
        Pour beaucoup, en effet, c’est compliqué de ne plus être bien élevés.

    • #9695 Répondre
      Demi Habile
      Invité

      Mars 2023:
      .
      – Quelles suites après ça? Il faut que cette colère, cette fureur, elle s’organise si on veut gagner quelque chose.
      – Ah oui, c’est sûr. Mais alors là tu sais, moi c’est pas mon rayon parce que je suis pas un stratège, je ne sais pas exactement comme on s’y prend pour ces choses là. Ce que je sais c’est quand même, là on rentre vraiment dans une période extrêmement imprédictible où plein de choses tout à fait inédites peuvent se passer.
      Frédéric Lordon sur le 49-3 : « Le gouvernement a jeté un baril d’alcool sur le feu »
      .
      Mai 2023:
      .
      Jamais de telles conditions n’avaient existé pour qu’un appel, lancé depuis le pôle, ait autant de chances d’être entendu. Un appel clair et puissant, résolu, qui dise l’armement des caisses de grève, la nécessité et la possibilité que les énergies salariales se donnent une forme coalisée dans le grand débrayage, qui dise surtout que la grève soutenue, coordonnée à grande échelle, a les plus grandes chances de faire plier le camp d’en-face, que cet effort-là ne sera pas vain comme les journées passées à arpenter.
      https://blog.mondediplo.net/vouloir-perdre-vouloir-gagner
      .
      Il aurait pu le lancer son appel clair, puissant et résolu mais il a préféré nous dire que ce n’était pas son rôle, que ce n’était pas un stratège. Il aurait pu le lancer mais il a préféré fermer sa gueule et à l’arrivée il fait une grande leçon de stratégie à l’intersyndicale parce que Lordon est, ou n’est pas, stratège en fonction des circonstances. En fonction de si ça l’arrange ou non. Mais le problème ce n’est pas lui, le problème c’est le méchant monde méchant qui l’entoure. Le problème c’est que tout le monde est con et qu’il n’y a que Lordon pour penser. Snif, snif, snif.

      • #9726 Répondre
        Graindorge
        Invité

        merci Demi Habile

    • #9707 Répondre
      A.
      Invité
    • #9708 Répondre
      A.
      Invité
    • #9725 Répondre
      Graindorge
      Invité

      https://blog.mondediplo.net/vouloir-perdre-vouloir-gagner
      .

      Je suis restée bouche bée. Ben voyons, Mr Lordon, vous prenez pas de gros risques à décréter que nous allons perdre d’autant que ça ne va pas changer grand chose à votre vie de tous les jours. Et vous avez une chance sur 2. Moi je vous affirme que nous allons gagner. Et j’ai une chance sur 2. Mais si je puis me permettre, je me permettrais donc de vous rappeler que ce n’est pas une insurrection. C’est un soulèvement. Après 4 mois, nous avons tous des cernes jusque-là. L’immense majorité des gens veut juste ne pas avoir à travailler 2 ans de plus. Et même arrêtez à 60 ans. Et même encore plus tôt pour les éboueurs, les ouvriers des abattoirs et la longue liste des métiers pénibles. Ça va pas plus loin. Pour l’instant. La plupart des gens aimeraient que ça finisse. Fêter une victoire très pragmatique, pas du tout révolutionnaire, afin de ne pas mourir au travail. Et c’est beaucoup. « Je sais ». Non. Vous ne savez pas. Vous attaquez l’intersyndicale. L’intersyndicale n’est pas là pour ANALYSER mais pour agir dans le cadre de la loi. Vous voulez quoi? Des kalachnikovs pour éliminer ces  » forcenés » machiavéliques prêts à aller jusqu’au bout et le plus loin possible? C’est eux qui ont les armes et s’ils vous attrapent par le col, en catimini, vous appellerez « Maman, au s’cours! » Comme moi. Et personne pour nous entendre. Les gens veulent travailler et le mieux possible dans leur branche, être et se sentir utiles et partir pour vivre un peu avant de.  » Je sais ». Non. Vous ne savez plus. Vous êtes sûrement fatigué. Votre cerveau est peut-être mal irrigué. Le jour où vous avez écrit cet article vous vous ennuyiez ou manquiez d’inspiration. Je n’en sais rien. Nous dire que vous saviez « dès le 1er jour » que nous allions perdre… c’est fort de café. Partez en vacances, Mr Lordon. Nous, on continuera sans vous.

    • #10008 Répondre
      Mr. Patate
      Invité

      Salut,
      Ça fait un moment que je voulais tirer ce point au clair donc je profite du bilan de cette séquence et du commentaire de Lordon. Il y a apparement deux visions opposées vis à vis du passage à la vitesse supérieure du mouvement (appelons le grève générale ou reconductible). Lordon considère que les syndicats trop timorés/accompagnateurs/naïfs n’ont pas appuyé sur le bouton de l’appel. Eux considèrent « qu’une grève générale de se décrète pas comme ça » sous entendu même si on l’avait fait, ça n’aurait pas suivi. Comme beaucoup ici j’imagine, je me suis interrogé sur ce mouvement dont la puissance et l’ampleur de la mobilisation semble avoir calé à la dernière marche alors que tout le reste était là, comme jamais auparavent. Et puis un article de Ruffin, qui je pense a des capteurs pas trop mal foutus, m’avait paru mettre le doigt sur quelque chose qui allait dans le sens des syndicats. Oui, les gens par fatigue, désillusion, dépolitisation, perte d’habitudes sont en « convalescence » et n’auraient pas été près à se lancer massivement dans une reconductible. Je vous copie l’extrait ici :

      (…) La seule question qui vaille, d’après moi, aujourd’hui, c’est : comment fait-on bouger des pans encore endormis du pays ? C’est le nombre qui fera plier Macron.
      Que préconisez-vous ?
      Le diagnostic, d’abord : nous avons des classes populaires en convalescence. C’est sans doute vrai, encore davantage dans des terres industrielles comme chez moi, qui ont subi la fuite des usines, mais ça me semble vrai partout. À un malade, tu ne dis pas : « Lève-toi et viens battre le record du saut en longueur, on va faire la révolution ! » Non, juste un pas, ce sera déjà ça. Et ensuite viendra un second pas. Et enfin, on pourra relever le nez vers un horizon…
      Moi, mon but, aujourd’hui, c’est que les gens prennent confiance et conscience de leur propre force. « Vous comptez. Vous êtes importants. Vous pouvez faire bouger le pays. On parle de vous. Ils ont peur. » Alors qu’on leur a dit être, et qu’ils se sentent tous les jours, des « gens qui ne sont rien », qui ne comptent pas. Domine alors l’immense fatalisme du « c’est comme ça ». Voilà l’ennemi. Voilà la véritable bataille. C’est ça qui doit basculer, dans les têtes : « On peut gagner. »
      Vous l’avez constaté sur le terrain ?
      C’est contrasté. J’analyse, dans mon département, les manifestations d’hier. À Abbeville, le matin, il y avait deux fois moins de monde que le 19 janvier (j’ai compté), et un peu grise mine, de la mélancolie. Un rond-point est bloqué par une poignée d’artisans, un autre par les syndicalistes des usines, mais les ouvriers, eux, la plupart, vont bosser. Idem sur la zone industrielle d’Amiens, malgré le blocage : les ouvriers sont moins en grève, Goodyear a effectué 80 % de sa production, aucun « regain de mobilisation », ici, plutôt un reflux. C’est lié à un facteur matériel, évidemment, le pouvoir d’achat, le compte en banque à zéro, mais aussi à un facteur spirituel, cette idée que « de toute façon, ça va passer ».
      Arrive la manifestation à Amiens : du jamais-vu. Par le nombre, immense, on renoue avec les pics de janvier, en gros. Mais surtout par l’énergie, par un changement d’état d’esprit : « On peut gagner. » Et surtout, par ce parcours, jamais opéré : le cortège est parti du centre-ville, est passé par la fac, puis par les quartiers nord, et jusqu’à la zone industrielle. J’étais hyper-ému, parce que c’est la jonction qu’il nous faut, des profs et des prolos en gros. Et pour la première fois, la jeunesse était là, qui apporte une énergie. Le miracle, si j’avais une lampe merveilleuse et un seul souhait, c’est qu’une contagion de l’espérance dégèle les cœurs populaires, qu’ils se remettent à y croire.

      J’ai accès à peu d’expériences de première main, mais c’est peut être le cas de certains d’entre vous. Si vous avez dans votre entourage des gens qui étaient susceptible de faire grève et ne l’ont pas fait quels étaient les ressorts de cette non-mobilisation ?
      Par ailleurs est ce que cette mobilisation réussie/manquée n’est pas aussi le signe qu’on a un camp de gauche qui n’a jamais été aussi conscient et mobilisé, mais que cette conscientisation/mobilisation se diffuse en fait assez peu au delà du dit-camp, et que celui ci pèse finalement plutôt peu dans la société ?

      • #10009 Répondre
        Mr. Patate
        Invité

        Wow, désolé pour le pavé les sauts de ligne ont eux même sauté. Du coup l’ITW de Ruffin commence à la parenthèse (…) et se termine à « qu’ils se remettent à y croire. » Le dernier paragraphes étant une question que je vous pose.

    • #10010 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      « C’est lié à un facteur matériel, évidemment, le pouvoir d’achat, le compte en banque à zéro, mais aussi à un facteur spirituel, cette idée que « de toute façon, ça va passer ». »
      François a une conception très limitée du « facteur matériel ».

      Oui le camp de gauche (qui a été quand même plus conscient et mobilisé dans l’histoire – années 70) « pèse finalement peu dans la société ». Nous sommes ici au coeur du sujet, au coeur de la matière.

    • #10133 Répondre
      Mr. Patate
      Invité

      Tu penses aux conditions/relations/organisations de travail qui se sont précarisées/éclatées ou autre chose?  
      Tu fais bien de préciser sur la gauche mobilisée par le passé. Intérieurement je pensais les 20-30 dernières année, post 95, ce début de XXIe marqué par des séquences de défaites/faibles mobilisations consécutives (même si en 2010 c’était numériquement très massif) le tout dans un contexte intellectuel d’évacuation quasi intégrale du référentiel de gauche.
      J’ai le sentiment qu’après une certaine reprise de couleurs post-Hollande et une certaine extension de l’idéologie (au sens plein du terme) authentiquement de gauche aux alentours de la fin des 2010’s ce processus est en train de caler. Par exemple, il y a eu une multitude de nouveaux médias de gauche qui se sont créé cette dernière demi douzaine d’années, vraiment quali, mais qui donnent l’impression de tous labourer invariablement le même sillon de déjà sympathisants, déjà sensibles, déjà intéressés, déjà convaincus à 90%. Camille Etienne dont on parlait ici pourrait être un autre exemple du processus. C’est une chic fille et je la sais tout à fait sincère, aussi offensive qu’elle peut l’être, et sa parole fera peut être qu’il y aura 10 écolo à HEC au lieu de 8 (ce qui est à prendre). Mais j’ai le sentiment que son discours s’évapore dans le néant (voir le rire) une fois dépassé les frontières du quart de gauche français. Ou bien ta dernière phrase est un constat qu’il n’en sera jamais autrement. 

      • #10136 Répondre
        Mr. Patate
        Invité

        Sur les retraites, j’avais pas relu l’entretien de Ruffin sa parution et me suis aperçu qu’il disait d’autres choses sur la position des syndicats plus loin. Je vous le met donc en entier ici https://goopics.net/a/73pwwhg2

      • #10151 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        « Tu penses aux conditions/relations/organisations de travail qui se sont précarisées/éclatées ou autre chose?  »
        Précarisées, mais pas seulement. Se sont modifiées.
        La vie quotidienne s’est reconfigurée dans un sens qui n’aide ni à la conscience de classe, ni à la politisation, ni à l’exercice protestataire.
        Par exemple il devient encore plus difficile de bloquer l’économie quand une partie importante des travailleurs travaillent désormais chez eux
        C’est ce bilan matériel là que j’aimerais bien qu’on fît.

        Sur le poids de Camille Etienne, j’ai l’intuition que tu minimises mais je ne vais pas me lancer dans cette querelle spéculative, où ni toi ni moi n’avons d’indicateurs fiables.
        Là encore le point est ailleurs, moins discursif, plus pratique, plus matériel, et c’est d’ailleurs ce que Camille Etienne met beaucoup en avant : la conscience, l’information, elle est là. Ce qui manque c’est la force de s’opposer au mouvement de dévastation en cours et à ceux qui la portent.

        • #10262 Répondre
          Mr. Patate
          Invité

          Pour ça que j’avais écris « précarisées/éclatées ». Eclatées au sens de dispersées géographiquement. Les gens qui bossent dans des lieux de travail et à des horaires différents en se croisant moins, ça et le télétravail pour les cadres comme tu dis. Mais aussi la condition pavillonnaire qui s’est considérablement accrue ces dernières décennies et incite davantage à l’individualité que lorsqu’on vit dans quartier populaire urbain ou une cité ouvrière. Les réaménagements urbains qui diminuent les lieux de rassemblement et de rencontres où l’on venait discuter, s’informer, éventuellement se politiser (on sait à quel point les gilets jaunes ont tiré leur force de la réinvention de ces lieux de vie politique, l’agora 2.0 précédent le lieu réel, and so on façon ouroboros) au profit de lieux de passage et de consommation. L’accroissement de l’écran et des loisirs solitaires. Même si ce dernier peut créer des connexions avec des camarades dont on ne soupçonnait pas l’existence, on peux assez bien le voir comme une sorte d’appendice important de la condition pavillonnaire sur le plan culturel. On pourrait enfin ajouter les multiples déclinaisons (coaching, auto-entreprenariat) qui visent à donner l’impression d’être l’entrepreneur de sa propre vie. Chacun dans son couloir à optimiser son parcours, sa réussite.
          J’aurais dû parler plus généralement de formes de vie.

          Sur Camille Etienne tu as raison je suis trop pessimiste, ils seront 12 à HEC, pas 10. Plus sérieusement la querelle aurait de toute façon été bien molle parce que je suis effectivement dans le pif et tout à fait prêt à me laisser convaincre du contraire. J’ai du mal à saisir ta phrase sur le matériel, si c’est le fait qu’elle parle de façon concrète de la crise environnementale et des responsabilités des grands groupes (tel investissement dans tel pays avec tels conséquences) ou qu’elle met en avant (et en acte) des actions et des moyens de mobilisations directes, ou autre chose.
          Pour illustrer un peu mon pif perso. L’ultra fast fashion a explosé ces dernières années, particulièrement chez les jeunes (22% des émissions co2 d’une adolescente proviennent de sa conso Shein). La consommation en valeur a baissé, mais les vêtements sont de moins en moins portés et leur production totale augmente (elle a doublé depuis 2000, passant de 100 à 200 milliards d’unités). L’industrie textile/de la mode est la deuxième plus polluante, 70% des fringues sont aujourd’hui faites en synthétique (bien davantage chez Shein), particulièrement le polyester, fait à partir de pétrole. Le secteur est d’ailleurs considéré comme un des principal débouché pour les hydrocarbures dans les années qui viennent. Donc Shein et Total même combat. Je sais que Camille Etienne et d’autres se mobilisent sur ce combat. Mais quand Lena Situation, 25 ans, (qui est loin d’être la pire) présente chacune de ses tenues quotidiennes (voir les différentes tenues qu’elle portera au cours de la même journée) à ses 4M de followers, qui pèse ? On pourrait dans un autre genre évoquer le youtubeur/streamer N°1 Squeezie, 27 ans, qui a eu comme projet génial d’organiser pour la deuxième fois consécutive un Grand Prix de voitures de courses thermiques. C’est ça aussi la génération climat. Ce qui alimente mon scepticisme c’est la sensation que Camille Etienne (et d’autres, ne nous focalisons pas sur elle) est reçu 5/5 par Pauline et Lucas en M2 affaires culturelles ou école d’ingé qui sont vegan, n’achètent que de la seconde main et de la récup, prennent au minimum l’avion et la voiture, et participent aux marches pour le climat, mais que les 80% restant, à des degrés de consciences divers, au mieux son conscients mais ne changeront pas leurs pratiques, au pire s’en tapent. Alors qu’il y ai une diffusion progressive des plus politisés au ventre mou de la population c’est une constante. Il faut néanmoins qu’effective soit la diffusion. J’ai l’impression que ce processus cale depuis quelques temps. Hors la force de s’opposer à la dévastation en cours, elle est en grand partie là. Que ce soit pour la mobilisation écologique ou le mouvement sociale.

        • #10653 Répondre
          Mr. Patate
          Invité

          Salut François, comme écris plus bas plein de messages me passent sous le nez, je me suis dit que c’était peut être le cas pour toi, du coup j’up celui au dessus. On peut passer sur Etienne mais y a deux points qui sont toujours obscurs et potentiellement intéressants, si tu pouvais les éclairer :

          « Oui le camp de gauche (qui a été quand même plus conscient et mobilisé dans l’histoire – années 70) “pèse finalement peu dans la société”. Nous sommes ici au coeur du sujet, au coeur de la matière »
          Que sont le sujet et la matière? Sur ce point, je me demande si il implique qu’il faille redoubler le travail de diffusion du référentiel et des pratiques de gauche (ce qui allait dans le sens de mon précédent message) ou prendre acte de cette situation qui bougera peu (puisque nous avons au final peu prise sur les rapports de prod et de travail) et donc faire sans.

          « Là encore le point est ailleurs, moins discursif, plus pratique, plus matériel, et c’est d’ailleurs ce que Camille Etienne met beaucoup en avant : la conscience, l’information, elle est là. »

          Et si jamais t’avais juste pas envie de répondre pas de soucis.

    • #10174 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Moi j’aimerais bien comprendre pourquoi un homme comme Lordon prête à l’intersyndicale un pouvoir qu’elle n’a pas et qu’elle n’a jamais prétendue avoir  » renverser le néolibéralisme » et pourquoi il nous traite, nous comme juste  » du nombre »  » des millions de manifestants » que cette intersyndicale aurait  » aligner répétitivement » comme des millions de crayons derrière elle. Alors qu’il y a eu des centaines de manifs, de rassemblements, d’actions indépendants des syndicats. Et il dit que ça n’a conduit à rien,  » vain », « inutile » « qui perd ». Pour Lordon, ces 4 mois de luttes acharnées = gesticulations car « en face ils s’en foutent » Et si on s’en foutait qu’ils s’en foutent?  »
      Pourquoi avoir écrit ce billet à ça de la prochaine étape? Impératif du calendrier du MondeDiplomatique?
      Il tape même sur les casserolades: oui, mais. À l’intersyndicale on lui demande juste de nous aider à en finir avec cette réforme. Pas plus. Pas moins. Ils font partie du système et ne cherchent pas à renverser quoi que ce soit. Tout comme les millions de manifestants. Quitte à me répéter cent fois: on veut juste en finir avec cette réforme. Et je doute de l’efficacité de ce papier pour nous y aider. Par contre ces prophéties qui mangent pas de pain  » on pouvait prédire dès janvier » (Ah le sa…oui maman pas de vilains mots) ça ne remonte pas le moral ni ne donne de la force. Alors on garde la pêche pour cent, pour mille, pour des millions! En Espagne, c’est la droite très dure alliée à l’extrême droite qui est remontée en force. La terrible bourgeoisie espagnole a eu peur aussi de tous ces mouvements et manifs de soutiens à la France. Ils vont vouloir nous calmer. Pas prête d’être abolie la loi bâillon, la ley mordaz. Alors, oui on garde la force et la pêche et la foi et tout ce qui peut servir. Une pêche INCOMMENSURABLE! C’est la perspective de la Mort, donc la Vie qui nous l’a donne, pas Lordon

      • #10176 Répondre
        Graindorge
        Invité

        * qui nous LA donne, pas Lordon

      • #10240 Répondre
        Christophe M
        Invité

        « À l’intersyndicale on lui demande juste de nous aider à en finir avec cette réforme.  »
        Et tu trouves qu’elle y a réussi ?
        « Partez en vacances, Mr Lordon. Nous, on continuera sans vous. »
        Tu lis Lordon, Lordon ne te lit pas.
        « J’offre à Lordon une semaine avec les éboueurs. »
        Tu n’as pas les moyens de tes cadeaux.

        • #10247 Répondre
          Graindorge
          Invité

          L’agressivité. Le ton de supériorité. Pourquoi? Les anonymes n’ont pas à s’exprimer? Il n’y a que les intellectuels qui peuvent le faire? Les non-intellectuels n’ont qu’à se taire? Et dans un forum de gauche radicale? Vous aimez être fort avec les « faibles » et faible avec les « forts »?
          Et cette méchanceté? Tu n’as pas les moyens de tes cadeaux. Pourquoi ces phrases lapidaires?
          Donnez plutôt vos arguments si vous êtes d’accord avec CE billet de Lordon. Vous pouvez lire aussi ce que Jean-Pierre, syndicaliste anonyme a écrit. Lordon n’est pas une vedette de Hollywood avec ses fans inconditionnels. C’est un citoyen qui écrit et qui peut faire des erreurs – humaines – d’analyse. Et merci de ne pas me tutoyer. Je ne vous connais pas, monsieur. Et j’espère un autre niveau des gens qui se disent de gauche radicale. On en a déjà jusque là de la violence alors n’en rajoutez pas. Bonne nuit. Faites de beaux rêves.

          • #10300 Répondre
            diegomaradona
            Invité

            Te voir te revendiquer de gauche radicale et exiger en permanence le vouvoiement de ceux qui te parlent est assez cocasse. Heureusement pour toi que le ridicule ne tue pas.

          • #10332 Répondre
            Christophe M
            Invité

            Je ne te, pardon, je ne vous considère pas comme faible donc je ne peux être fort avec vous. Et n’ayant aucun contact avec Lordon, je ne vois pas comment ma faiblesse pourrait se manifester envers lui.
            « Partez en vacances, Mr Lordon. » ce n’est pas du tout agressif, pas un ton supérieur.
            Vous avez parfaitement le droit de critiquer Lordon qui n’est évidemment pas intouchable (j’avais remarqué qu’il n’était pas une star hollywoodienne, je n’ai pas son poster dans ma chambre) ; je pointais juste le fait que vous vous adressiez directement à lui alors que vous savez qu’il ne vous lira pas, et s’il ne vous lit pas ce n’est pas parce que vous n’avez rien à dire d’intéressant mais tout simplement parce qu’il est très peu probable qu’il fréquente ce forum.
            Pour ce qui est de la semaine avec les éboueurs, vous savez pertinemment que cela ne « s’offre » pas, donc pourquoi cette tournure de phrase ?
            Pour ce qui est du niveau, je fais ce que je peux avec mes faibles moyens intellectuels ; mais si vous pensez que je dois la fermer, signalez le moi.
            Enfin, pour ce qui est du tutoiement, c’est un réflexe communiste, pas une marque d’irrespect.

            • #10370 Répondre
              Graindorge
              Invité

              Communiste Christophe? Accolade. Moi, anarchiante tendance anarchieuse. Partez en vacances… c’était mon gros sur la patate qui s’était exprimé.
              Son papier m’a blessé. Je dis les choses avec mes mots et à ma manière. Parfois théatrale. Mais d’autre cerveaux sont là, dont le vôtre, et c’est bien.
              Je n’ai pas encore trouvé où lui écrire. Je cherche.
               » il est très peu probable qu’il fréquente ce forum?
              Ça m’a pas traversé l’esprit. Ses fréquentations, pas mes oignons.
              Il doit rendre un article chaque mois au Monde Diplomatique car il a aussi des factures. Mais ce papier là pouvait attendre mais les impératifs de la marmite à faire bouillir sans doute. Et tant qu’à faire, avec toute l’estime que j’ai pour lui, cette fois il nous a mis dedans un peu, n’importe comment. Pas le temps de peser les ingrédients ni de contrôler la cuisson? Ni de se relire?

              • #10372 Répondre
                diegomaradona
                Invité

                voilà son mail : frederic.lordon@gmail.com

                • #10375 Répondre
                  François Bégaudeau
                  Maître des clés

                  Une règle de civilité élémentaire et compréhensible veut qu’on ne livre pas publiquement l’adresse mail d’un individu, a fortiori d’un individu notoire.
                  Il est vrai que la civilité n’est pas exactement ton domaine de spécialité.

                  • #10381 Répondre
                    diegomaradona
                    Invité

                    De la part de quelqu’un qui a déjà, à plusieurs reprises, donné mon mail à d’autres personnes sans me demander préalablement si je n’y voyais pas d’inconvénient, cette remarque ne peut que faire bien rire. C’est l’hôpital qui se fout de la charité.

                    • #10389 Répondre
                      Demi Habile
                      Invité

                      C’est d’autant plus ridicule que son adresse email est publique.

                    • #10426 Répondre
                      François Bégaudeau
                      Maître des clés

                      Nous savons bien que l’ami de le vérité scientifique qur tu es n’es pas un ami des faits
                      1 je n’ai jamais livré ton mail dans cet espace public, ni dans aucun autre. Ce qui fait une différence radicale entre ton procédé et le mien
                      2 je n’ai pas donné ton mail à « d’autres », j’ai donné ton mail à la troll Anne-Laure, et réciproquement, en vous suggérant de parler ensemble en privé plutot que de troller cet espace.

                      Tu demeures donc très supérieur à moi en incivilité.

                      • #10427 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        D’ailleurs je tiens à la disposition des trois pourrisseurs de ce forum leurs mails respectifs.

                      • #10440 Répondre
                        diegomaradona
                        Invité

                        1. Livrer ici une donnée publique (l’adresse mail en question) que Lordon a lui-même partagée publiquement sur le site du cnrs ne constitue en rien une incivilité, ce n’est qu’un partage d’information publique.
                        2. Tu reconnais donc bien avoir donné mon mail à quelqu’un (et je te rappelle que pas seulement à anne-laure) sans que personne ne te le demande et ne t’y autorise. Peu importe les raisons que tu inventes pour te justifier, cette incivilité est bien réelle et de ton fait.
                        Tu es donc factuellement très supérieur à moi en incivilité.
                        « D’ailleurs je tiens à la disposition des trois pourrisseurs de ce forum leurs mails respectifs. »
                        C’est bien, tu commences à faire des progrès en matière de civilité.

                  • #10390 Répondre
                    diegomaradona
                    Invité

                    Mais rassure-toi, je n’ai pas encore atteint ton degré d’incivilité puisque cette adresse est publiquement disponible sur le site du cnrs. Il suffit de taper « frederic lordon mail cnrs » dans google pour tomber dessus.

                • #10392 Répondre
                  Graindorge
                  Invité

                  Un grand merci Diego! Ça me fait plaisir. Je comprends la réaction de notre hôte car son adresse électronique à lui n’est pas publique et il ne savait donc pas que celle de Lordon l’était. Puisque c’est son site et son forum, la moindre des courtoisie est quand même d’avoir son feu vert pour écrire à Lordon.
                  Je souhaite qu’il me clarifie certains points. Et avec l’autorisation de Jean-Pierre lui passer ce que ce dernier a écrit. C’est important.
                  Friot aussi a une adresse électronique publique?

              • #10385 Répondre
                Christophe M
                Invité

                Désolé Graindorge mais c’est moi qui vais être chiant. L’article de Lordon (critiquables à certains égards, je n’en disconviens pas) est paru sur son blog et non dans le Diplo. Vous remarquerez que la fréquence de parution sur ce blog est très irrégulière (parfois plusieurs mois sans parution) et n’a rien à voir avec la parution du journal. Et je ne pense pas (je peux me tromper) que Lordon soit rémunéré pour ses articles de blog (simplement hébergé par le Monde diplomatique). Lordon n’est pas un collaborateur régulier du Diplo et est rémunéré à la pige lorsqu’un de ses articles parait dans le journal (A ce sujet, Lordon a déclaré dans une vidéo, à HEC je crois, qu’il avait dit à l’équipe du Diplo qu’en tant que fonctionnaire, il ne devrait pas être rémunéré comme les journalistes pigistes qui n’ont que ça pour vivre ; logique friotiste).
                Sur le fonds, je crois que Lordon ne voulait blesser personne avec cet article et surtout pas la base. Et si mardi le nombre (j’en serai) conduit à l’abandon de l’application de la « réforme », vous pourrez lui faire remarquer, poliment et calmement, qu’il s’est trompé.

                • #10391 Répondre
                  Graindorge
                  Invité

                  Au temps pour moi camarade Christophe. Pourquoi serait- ce chiant de corriger des erreurs? Au contraire, je n’ai que gratitude. Je n’ai jamais douté de l’intégrité de Lordon. J’ai juste cherché des raisons à ce qui est POUR MOI un article surprenant, comme: manque de temps, obligation de rendre son article à telle date et nécessité financière et professionel d’être ponctuel.
                  Comme vous dites, cela n’enlève rien aux désaccords de fond.
                  Où avez- vous vu de l’impolitesse de ma part? Qui m’a agressé avec méchanceté et cynisme?
                  J’espère que vous n’allez pas allumer un cierge à Sainte Rita pour que nous perdions, histoire de venir ici dire Vous voyez qu’il avait raison? Avec un petit sourire narquois et satisfait? Comme je disais, nous ne sommes pas à la Française des Jeux. Il y a une chance sur 2 de perdre et une chance sur 2 de gagner. Pour qui devrait- on  » prier » et se mobiliser surtout? Pour Lordon? ou pour les millions de gens qui risquent de crever? Vouloir gagner/ vouloir perdre. Choisis ton camp camarade. ¡ Hasta la Victoria, siempre!

                • #10397 Répondre
                  charivari
                  Invité

                  Si j’ai bien suivi cette polémique essentielle à la survie du genre humain, Lordon aurait dit que depuis le début, il ne croyait pas possible que la reforme des retraites ne soit pas adopté ? Si c’est le cas, il n’est pas seul, je suis avec, et je suis pas seule. On fait juste preuve de bon sens et d’instinct. Si c’est autre chose, merci de m’éclairer car cette affaire à l’air d’être d’une importance aussi capitale que cette réforme…

                  • #10540 Répondre
                    Christophe M
                    Invité

                    Je vais essayer de résumer la chose. Pour comprendre le dernier article du blog de Lordon (Vouloir perdre, vouloir gagner du 24 mai 2023), il faut repartir de la position qu’il tient depuis plusieurs année : pour faire court (et certainement maladroit car difficile de faire court sur un tel sujet), Lordon affirme que la contre-réforme libérale des années 1990 (préparée dès le début des années 1980) « a eu pour effet de rebasculer le rapport de force capital-travail outrageusement en faveur du capital ». D’après lui le capital ne lâchera plus rien, qu’il n’y a plus de place pour le compromis. C’est pour cette raison qu’il parle de fermeture de la possibilité social-démocrate et de faillite historique des institutions de la social-démocratie (partis et syndicats) qui ont pour vocation de trouver des compromis. Il en conclut que, « les structures du néolibéralisme [ayant] ceci de particulier qu’en plus de déterminer un certain fonctionnement dans leur cadre, elles posent également les conditions de leur propre pérennité en tant que cadre », seule une grève générale conduisant à un épisode révolutionnaire permettrait de renverser lesdites structures (Friot n’est pas d’accord sur la nécessité d’une grève générale ; il pense que le chemin passe par l’auto-organisation des travailleurs dans les unités de production, en s’opposant aux directions si nécessaire, afin de recouvrer la souveraineté sur le travail concret).
                    Voilà pourquoi Lordon pense que l’Intersyndicale devrait lancer un appel à la grève générale. Reste la question de savoir si Lordon croit sincèrement à la réussite d’un tel appel compte-tenu de l’état de la société (sommes-nous à ce point exaspéré, indigné, en colère pour entrer dans un mouvement dur ? l’énergie politique est-elle suffisamment abondante pour tenir le coup ?). Mais je ne suis pas sûr de l’importance de la réponse à cette question : s’il on est convaincu que les structures du néolibéralisme ne permettront pas d’aboutir à un compromis, alors il faut ESSAYER de lancer une grève générale ; il n’y a pas d’autre alternative.
                    Je confesse être convaincu par l’analyse et la conclusion de Lordon (alors qu’adhérant à Réseau salariat, je devrais logiquement être plus proche de la position de Friot), même si je ne suis pas sûr que mon corps puisse encaisser un « mouvement de renversement révolutionnaire ».

                    • #10558 Répondre
                      François Bégaudeau
                      Maître des clés

                      Etrange que tu prennes pour un « raisonnement de Lordon » ou une conviction de Lordon ce qui est le b-a-ba de tout pensée révolutionnaire depuis deux cents ans.

                      • #10622 Répondre
                        Christophe M
                        Invité

                        Si le b-a-ba de toute pensée révolutionnaire depuis deux cents ans est que la social-démocratie est une impasse, je ne peux qu’être d’accord avec toi.
                        Seulement cette position (la social-démocratie est une impasse), Lordon ne la pas toujours tenue.
                        Je reprends ses mots tirés d’En travail, conversations sur le communisme, le livre d’entretiens qu’il a eu avec Bernard Friot paru à La Dispute2021 (page 207) : « la réforme des années 1990 a été préparée par celle des années pivots : 1983, 1984, 1985. Années décisives en effet qui cassent le cours de la seconde moitié du XXe siècle en deux : elles nous font changer de monde. 1983 : la conversion à la discipline salariale de la désinflation compétitive. 1984 : le sommet de Fontainebleau qui (re)lance la construction du « grand marché », alias la concurrence libre et non faussée, laquelle se donnera prolongement dans l’unification monétaire avec ses traités désastreux. 1985 : la loi de la déréglementation financière qui plonge d’un coup toute l’économie, tous les agents, privés et publics, dans la camisoles des marchés de capitaux. C’est un triangle de fer. »
                        Pour Lordon, ces trois années nous ont fait changer de monde. Changer de monde, rien que ça. Avant ces années, tant que les structures du fordisme restreignaient les possibilités stratégiques, le capital était forcé de trouver un compromis ; depuis 1985, ce sont les structures du néo-libéralisme qui prévalent, il n’y a plus de place pour le compromis. Et le néo-libéralisme étant un système à auto-verrouillage (un cadre inattaquable par des voies légales), seul un mouvement de renversement révolutionnaire est envisageable.
                        J’avoue avoir cru pendant longtemps à la social-démocratie ; j’ai été keynésien de 15 à 50 ans. C’est en 2015 à la lecture de La politesse, grand livre, qui s’est mal vendu, d’un auteur que j’aime bien, que j’ai eu une sorte de déclic : on ne s’en sortira pas sans en sortir (du capitalisme), autre chose est possible. Mais j’ai encore erré pendant quelques temps car si je savais à quoi je disais non (au capital), je ne savais à quoi je disais oui. Il m’a fallu la rencontre avec Friot pour enfin me dire communiste (rejoindre la « pensée révolutionnaire ») : j’avais une proposition macro-économique cohérente à laquelle je pouvais dire oui.
                        B-a ba de la pensée révolutionnaire, OK, mais tout le monde n’y accède pas de la même façon.
                        Les syndicats qui composent l’Intersyndicale sont des institutions de la social-démocratie qui par nature vont rechercher le compromis. Mardi nous marcherons derrière leurs banderoles pour exiger l’abrogation de la loi sur les retraites.

                • #10611 Répondre
                  charivari
                  Invité

                  Merci Christophe pour le CR. Je comprends mieux et rejoins allègrement Lordon.

    • #10237 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Dans le mouvement Agissons Ensemble, j’ai écrit sur le billet de Lordon. Cela a donné lieu à un petit débat, des pours, des contre, des en partie. Avec son autorisation je livre sur ce forum les les réflexions du camarade Jean-Pierre.

      Intéressant ce débat, moi aussi j’apprécie Lordon, c’est un intellectuel qui compte, mais son dernier papier oublie une chose les syndicats ne préparent pas la révolution ils ne sont fait pour cela si ils perdent la notion de transversalité de leurs fonctions ils termineront comme groupuscule.

      e lis avec beaucoup d’intérêt les échanges á partir du billet de Lordon, je suis souvent en accord avec lui, son dernier papier est interessant mais il faut bien se l’avouer une critique sans prise physique avec le monde du travail et en particulier celui du secteur privé, Lordon visiblement ne sait pas comment fonctionne une section syndicale d’entreprise, á ce niveau Bourdieu était plus réaliste.–La vocation du syndicalisme, vocation qui fait sa grandeur et donc la fierté de ses militants et de la classe ouvrière, a toujours était de proposer des orientations sociales à base d’audace et de générosité, la protection sociale.– La retraite á 60 ans, les 35 heures, les cinq semaines de congés payés, c’est à partir des mobilisations syndicales que la gauche a entériné ces mesures pour lesquelles nous luttions depuis longtemps, et les mesures sociales du programme commun étaient l’adaptation de nos revendications . Bien évidemment il y eu les trahisons des Socialistes EN 1983 et plus tard avec la réforme Touraine des retraites et du code du travail mais les syndicats n’étaient pas unis nous connaissons le résultat ce fut l’époque de la grève par procuration (sic)–J’ai toujours était militant syndical dans mon secteur, dans l’aérien avec une fédération des transports CFDT dans toutes les luttes, une CFDT que nous avons quitté en masse pour rejoindre la CGT, car syndicaliste un jour syndicaliste toujours–.Nous avons été maltraités par les pouvoir et le système, nous avons été matraqués, arrêtés mais le syndicat, la fédération étaient toujours présente, quand Lordon parle des syndicats il oublie que ce sont les sections d’entreprises qui décident de la grève en AG démocratiquement et non pas les dirigeants confédéraux, d’ailleurs en 1968 (ma première grève) il n’y a eu aucune proposition de grève générale tout est parti de la base, si on ne comprends pas cela on ne comprends pas comment cela fonctionne.–Et c’est dans cette société globale, qui est de la responsabilité des partis politiques, que nous devons défendre syndicalement les intérêts sociaux et économiques des travailleurs.Mais je comprends le texte de Lordon seulement il fait une erreur de tempo, l’imaginaire n’a pas forcément sa concrétisation dans les luttes, et puis comme l’écrivait Kafka  »les choses vivantes ne se calculent pas à l’avance.–C’est bien qu’ici ( à Agissons Ensemble. note de Graindorge) l’on puisse débattre

      • #10263 Répondre
        Mr. Patate
        Invité

        Merci à toi et à Jean-Pierre pour son message.
        Tu peux donc me confirmer que si il n y a pas eu d’appelle à la grève reconductible durant cette séquence des retraites ce n’est pas par frein des directions syndicales mais bien parce que les sections locales (une partie conséquente du moins) n’étaient pas chaudes pour ?

        • #10326 Répondre
          Graindorge
          Invité

          Mr. Patate:
          « Tu peux donc me confirmer que si il n y a pas eu d’appelle à la grève reconductible durant cette séquence des retraites ce n’est pas par frein des directions syndicales mais bien parce que les sections locales (une partie conséquente du moins) n’étaient pas chaudes pour ? »
          Mr Patate: il vous répondra demain car je le cite « C’est un peu compliqué, souhaite être précis »

          • #10346 Répondre
            Claire N
            Invité

            Merci Graindorge

            • #10347 Répondre
              Claire N
              Invité

              J’aime bien la phrase de Kafka, ça me donne de l’énergie

          • #10652 Répondre
            Mr. Patate
            Invité

            Salut Graindorge, Désolé de la réponse tardive je suis assez paumé avec l’organisation rhizomatique des discussions et doit rater 80% des messages postés. Je viens donc de voir le tiens (et de façon tout à fait hasardeuse). Cela dit nous sommes après après après demain donc j’attends sa réponse 🙂 Qu’il soit aussi long et précis qu’il veut, je lirais avec attention.

            • #11021 Répondre
              Graindorge
              Invité

              Salut Mr Patate
              eh oui nous sommes après après après après après….demain. Il y une semaine, un siècle, une éternité.
              Jean-Pierre est très très très occupé en ce moment. Le mieux serait que vous me donniez une adresse électronique. Je l’ai prévenu, il est d’accord pour vous répondre.

              • #11235 Répondre
                Mr. Patate
                Invité

                Et voilà, rebelote, je me rends compte que maintenant que tu m’avais répondu. Chaud pour un retour par mail de Jean-Pierre ! Tu la trouveras sur cette capture d’écran, je préfère ne pas mettre mon adresse sur une page en open access, des petits bots ont pour travail de ratisser le web pour choper toutes les adresses qui s’y trouvent afin de constituer des listes à vendre à des boites ou autre. C’est ici https://www.zupimages.net/viewer.php?id=23/24/0vj6.png

                • #11256 Répondre
                  Graindorge
                  Invité

                  Je transmets

    • #10292 Répondre
      Dr Xavier
      Invité

      Merci Graindorge. Je me permets de partager les extraits deux entretiens.
      Extrait 1.
      Ballast, Olivier Mateu : « Il faut partir au combat, l’organiser », 13 mai 2023.
      .
      Question : Mais que pensez-vous qu’il faille faire, concrètement, pour aller plus loin ?
      .
      Je vais le redire plus clairement et franchement. Davantage que l’action simultanée un même jour, c’est l’action combinée de toutes les corporations qui fera effet. Si le container n’est pas déchargé du bateau le lundi mais seulement le mardi, il ne sera transporté qu’à partir du mardi ou du mercredi. Ces jours-là, si il y a une grève des trains, il restera à quai. Et le lendemain, si ce sont les routiers qui entrent dans la danse… Vous commencez à comprendre ? Je parle d’un mouvement reconductible impliquant l’ensemble des corporations, mais organisé avec intelligence et finesse. Est-ce possible de l’envisager en tant qu’ouvriers ? Est-ce possible de faire en sorte que la chaîne soit ralentie jusqu’à ce qu’elle s’arrête faute d’être alimentée par ses flux ? C’est ça, l’appel que nous lançons.
      .
      Je le répète : ce qui était possible à une époque ne l’est plus aujourd’hui. De nos jours, il n’y a plus une seule corporation qui soit en capacité de dire : « Moi seule, j’arrête le pays ! On part en grève et on verra quand on reprendra. » Avant, il y avait 2 500 à 5 000 travailleurs sur un même site de raffinage. On pouvait réussir à en mobiliser une bonne partie. Dorénavant, ils ne sont plus que 500 : tout est organisé en flux tendu. Qui a voulu cette politique ? C’est le patronat et les gouvernements successifs, pas nous. Et c’est pour ces raisons qu’il faut adhérer à une confédération syndicale car elle permet d’additionner les capacités, de gérer ensemble les difficultés. C’est à partir de cette réalité qu’il faut partir afin d’élaborer de nouvelles stratégies. Par exemple, dans une journée de travail, il y a toujours un moment qui est clé, un moment charnière pour la production. Lorsqu’on écrit un mail [pour une expédition, une commande, ndlr] par exemple, il peut être envoyé ou ne pas l’être. S’il ne l’est pas, il restera lettre morte, il ne fera pas effet. À partir du moment où un travailleur décide de ne pas envoyer ce mail, il fait grève, il pèse sur l’activité de l’entreprise et, au final, sur l’économie. Autre exemple : un agent dans le service des marchés au conseil régional fait grève pendant 48 heures. Il décale d’autant l’ouverture de plis de ces marchés. Pendant 48 heures, ces marchés ne sont pas attribués. Pendant tout ce temps, c’est de l’argent qui ne circule pas dans les caisses du patronat. Là, il a agi sur l’économie, il a fait sa part. Pourtant, ce ne sont « que » 48 heures de grève. Mais toutes ces actions accumulées, additionnées de manière cohérente dans une stratégie fondée sur un calendrier, c’est ce qui fera gripper la machine.

    • #10293 Répondre
      Dr Xavier
      Invité

      Extrait 2. On aimerait partager l’optimisme de la conclusion.
      Contretemps, Face à Macron, forces et limites des stratégies syndicales (Etienne Pénissat), 1er juin 2023.
      .
      Question : La stratégie de l’intersyndicale, qui n’a jamais appelé à la grève générale, a-t-elle empêché le durcissement du mouvement par l’extension de la grève ?
      .
      Je ne partage pas la thèse de la « trahison des directions syndicales » car de fait elles n’ont pas été « poussées » par la montée des grèves et par des demandes pressantes des salariéEs de se lancer dans la grève. Les AG de grévistes étaient relativement faibles. Et si l’idée de la grève et du blocage de l’économie était majoritaire dans l’opinion, on n’est pas sorti d’une logique de « grève par procuration ». Dans ce contexte de faiblesse des équipes militantes dans les entreprises, on comprend que les syndicats plus combatifs (CGT, FSU, Solidaires, FO) aient joué la carte de l’unité syndicale et ont suivi la stratégie de Laurent Berger et de la CFDT de gagner la bataille de l’opinion. De fait, la CFDT n’aurait pas appelé à la grève générale reconductible.
      (…)
      De même, il n’y a pas eu vraiment de tentatives d’élargir le front des revendications à la question des salaires et des prix alors même que c’est une urgence immédiate pour les classes populaires et qu’il y a eu des grèves locales ou d’entreprises (Intermarché, groupe Rexel, etc.). Reste que même si ces pistes avaient été suivies, leur effet sur la dynamique demeure très incertain dans un contexte de faiblesse structurelle des équipes syndicales.
      .
      La force du mouvement ouvre toutefois des perspectives positives : la relégitimation des syndicats, qui semble se traduire par de nouvelles adhésions, la reconnexion d’une grande partie du salariat avec des pratiques combatives et la politisation que la mobilisation suscite peuvent constituer une base de renouvellement de l’action syndicale et l’intérêt d’adopter des politiques de syndicalisation dans les franges du prolétariat qui en sont exclues. La déclinaison néolibérale du capitalisme est en crise. Les cycles de mobilisations et de protestations sont sûrement devant nous.

    • #10296 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      « La déclinaison néolibérale du capitalisme est en crise »
      ah?

      • #10299 Répondre
        Dr Xavier
        Invité

        Ouais c’est curieux, il détaille brièvement mais clairement dans l’entretien comment la classe prolétaire se fait atomiser (dans tous les sens du terme) mais se sent obligé de finir sur une note positive. Un peu comme un certain Frédéric L. qui, emporté, semble oublier les analyses implacables d’un autre certain Lordon F. Peut-être une variante du syndrome de ne pas désespérer Billancourt ? Je recommande la lecture de l’entretien malgré tout.

        • #10327 Répondre
          Graindorge
          Invité

          « La force du mouvement ouvre toutefois des perspectives positives : la relégitimation des syndicats, qui semble se traduire par de nouvelles adhésions, la reconnexion d’une grande partie du salariat avec des pratiques combatives et la politisation que la mobilisation suscite peuvent constituer une base de renouvellement de l’action syndicale et l’intérêt d’adopter des politiques de syndicalisation dans les franges du prolétariat qui en sont exclues. La déclinaison néolibérale du capitalisme est en crise. Les cycles de mobilisations et de protestations sont sûrement devant nous. »
          Je comprends pas tout mais j’aime bien la note positive de sa conclusion. En langage clair: on a pas fini d’être là et crever pour crever, autant crever en bonne compagnie, sur le champ de bataille.
          « Takes more than guns to kill a man
          where working men fight and organize
          it’s there you’ll find Joe Hill »

    • #10322 Répondre
      Graindorge
      Invité


      de la part de Jean-Pierre. Je vais l’inviter si personne n’y voit d’inconvénient pour ne pas être toujours intermédiaire.

      • #10443 Répondre
        Leo Landru
        Invité

        Joli portrait. Krivine est le seul homme politique que j’ai vu en meeting, à Amiens, ça date, c’était lors du rapprochement LCR-LO aux régionales de 2004. Je me rappelle d’une plutôt bonne ambiance et de militants très sympathiques. Le genre de type qui comme Poutou demeure essentiel à la politique politicienne, ne serait-ce que pour lui mettre le nez dans ses contradictions. Par ailleurs j’ignorais l’importance de l’antifascisme radical chez les trostk post-68. Ces images de 1973 éveillent en moi la nostalgie d’une période que je n’ai pas connue. Ceci dit les JCR que j’ai connus étaient des bonshommes qui ne plaisantaient pas avec ça et n’hésitaient pas à aller au contact avec les fachos – au demeurant ils étaient présents dans les quartiers sensibles que la classe politique locale avait délaissés. Et c’était toujours cool de jouer au poseur avec eux dans les manifs parce qu’ils étaient larges d’épaules et moi pas.

    • #10621 Répondre
      Julien Barthe
      Invité

      Je place ici cette confrontation des pensées de Lordon et Bookchin qui est à la fois claire, précise et pourrait profiter à certains.

      Détruire le capitalisme : Lordon et Bookchin, une discussion croisée

      • #10667 Répondre
        Dr Xavier
        Invité

        Merci, passionnant à lire !

      • #10671 Répondre
        Ostros
        Invité

        Merci Julien !

      • #10681 Répondre
        Sarah G
        Invité

        Merci beaucoup Julien. Super intéressant

        • #11169 Répondre
          Julien Barthe
          Invité

          Victor Cartan, l’auteur de cet article, vient de publier ceci, qui a le même intérêt synthétique et bibliographique. Rien d’absolument neuf, mais une façon de ressaisir et brasser qui propose des pistes de réflexion et de lecture.

          • #11170 Répondre
            Julien Barthe
            Invité
            • #11175 Répondre
              Ostros
              Invité

              Merci Julien ! (Je dois ajouter des mots car le site détecte un doublon et me refuse le postage)

              • #11177 Répondre
                Julien Barthe
                Invité

                Tu m’étonnes ! Avec tout ce que j’ai déjà fait pour toi.

                • #11180 Répondre
                  Ostros
                  Invité

                  Trop généreux tu es.
                  Y en a même qui ont la chance d’avoir ton numéro de tel et bientôt verront ta casquette Lafarge en vrai. Non, je ne suis pas jalouse. Je sais que mon heure viendra.

                • #11181 Répondre
                  Sarah G
                  Invité

                  Merci !

    • #10672 Répondre
      Carpentier
      Invité

      En bossant pas demain déjà.

    • #10797 Répondre
      Leo Landru
      Invité

      Manif à Lille un peu trop clairsemée à mon goût. Promenade et piétinage. De votre côté, ça a bougé un peu ? Je regarde la manif parisienne sur Civicio, grosse présence antifasciste qui fait plaisir.

      • #10801 Répondre
        Sarah G
        Invité

        Sur Angers, un peu moins de monde que d’habitude, beaucoup de jeunes et d’antifascites, des lacrymos, et la police qui a chargé.
        Il y avait un cortège intersyndicale en moins grand nombre et un cortège antifascistes et jeunes plus nombreux.

        • #10802 Répondre
          Titouan R
          Invité

          Même constat à Nantes. Grosse tête de cortège jeune, antifa et féministe avant les syndicats.

    • #10807 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      A Paris je n’y étais pas.
      Mais je n’ai pas senti la ville nerveuse comme d’habitude un jour de manif.

      • #10811 Répondre
        Leo Landru
        Invité

        Je regarde la capture de Civicio en ce moment-même, de ce que je vois : gros niveau de manœuvres de réaménagement du mobilier urbain. Il y avait un week-end de commémoration du meurtre de Clément Méric chez les antifascistes. Après trois jours de concerts et rassemblements, la manif parisienne paraît avoir bénéficié de leur présence. À vrai dire c’est impressionnant mais je ne sais pas si en dehors des actions autonomes il y ait eu autant de monde que lors de journées précédentes.
        À Lille en tous cas c’était une randonnée un peu bruyante sans incident, et pareil, on ne sentait pas d’effervescence particulière. Les flics prenaient le bon air, les cortèges syndicaux étaient préparés à des débordements qui n’ont pas eu lieu.

        • #10822 Répondre
          charivari
          Invité

          Très étrange ce que fait Civicio en général. A propos de de Clément Méric, tu as ça. J’ai pas tout écouté, mais ça part bien déjà sur l’histoire de l’antifa.

          • #10829 Répondre
            Leo Landru
            Invité

            Oui Civicio on peut y trouver du bien et du moins bien. La quête de l’image sensationnelle peut déranger, ainsi que leur exploitation du riot porn sur les réseaux sociaux, mais je les trouve acceptables malgré leurs défauts. L’étrange vient de leur attitude juvénile et de leur pratique prolétaire du journalisme, loin de la finesse de Taranis. Je n’ai pas envie de les critiquer car ils me sont utiles pour suivre les manifs auxquelles je n’ai pas pu participer.
            Pour le reste j’ai côtoyé par intermittence et sans réel engagement la mouvance antifasciste de ma jeunesse des années 90 jusqu’à 2016. C’est un milieu composé de plein de milieux, et Paris n’est pas la pire ville où militer, mais personnellement j’ai pris mes distances. Certains qui en sont revenus parlent de culture du martyrisme et je ne leur donne pas forcément tort. La crédibilité se mesure aux risques pris et aux punitions subies. Je caricature mais il y a un esprit concours de mise en danger dont je ne suis plus client, car je n’aime ni me battre, ni avoir affaire régulièrement aux fascistes de rue et aux forces de l’ordre – c’est mon côté baltringue.

            • #10831 Répondre
              charivari
              Invité

              En effet le sensationnel ne m’intéresse pas. Ça me dérange même. Taranis c’est un peu mieux, voire moins pire, mais trop dans l’image pour moi. Bref.
              Pour le reste, je ne milite pour rien si ce n’est pour ma gueule point
              C’est mon côté, démerdes- toi
              Je t’ai simplement envoyé le lien car ça parle de Clément Méric.

    • #10812 Répondre
      Alain m.
      Invité

      À Laval le calme encore plus plat que d’habitude (c’est dire). 10 flics pour pour 2 à 3000 personnes. Même les flics s’emmerdent. Ah si tout de même un évènement, un boomer qui sortait de son stationnement au passage de la manif s’est pris un autocollant sur son pare brise arrière ce qui l’a fait sortir de son S.U.V et ôter rageusement l’objet d’incivilité (non mais ! On leur donne la main ils vous mangent le bras.)

      • #10815 Répondre
        Leo Landru
        Invité

        Par masochisme je regarde un peu les partages de mes contacts Facebook et le constat est déprimant. Hormis quelques feux isolés parisiens et un peu de sbeul très relatif dans certaines capitales de la contestation, pas grand-monde. La téméraire stratégie de laisser passer un mois après un 1er mai historique n’a visiblement pas porté ses fruits.

        • #10816 Répondre
          Alain m.
          Invité

          C’est vrai que les états majors syndicaux ont été une fois de plus à la hauteur.

          • #10819 Répondre
            Leo Landru
            Invité

            La palme de la détermination revenant comme d’habitude à Laurent Berger dont les récents propos télévisés laissaient peu de doute quant à la poursuite de la mobilisation intersyndicale : « Le match est en train de se terminer ».
            Pour des luttes sans risque de victoire on sait où s’encarter.

            • #10820 Répondre
              Alain m.
              Invité

              Et l’excellent de la chose c’est que si les infos que j’ai entendu sont justes c’est la C.F.D.T qui a enregistré le plus grand nombre d’adhésion depuis le début du mouvement !

              • #10830 Répondre
                Leo Landru
                Invité

                Le seul représentant syndical qui luttait vraiment pour les travailleurs, au sein des entreprises où j’ai eu le privilège de travailler, et qui refusait de s’acoquiner avec la direction, était un téléconseiller CFDT. Comme tu le soulignais, c’est dans les hautes sphères que ça merde. Hâte d’entendre la successeuse de Berger.

    • #10843 Répondre
      Sarah G
      Invité
    • #11002 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Berger parle de  » défaite productive » (???) Il est content. Ils ont gagné des adhérents, amélioré « l’image » ( oh l’image!) des syndicats et  » je regrette que la rue ne gagne pas toujours. Voilà. Pour lui c’est plié. Il est content. Il va partir à la retraite.
      Et il n’ a même pas été payé pour dire tout ça
      La rue n’a pas dit son dernier mot. Qu’on se le dise.

      • #11007 Répondre
        Carpentier
        Invité

        Défaite productive? C’est Demi Habile qui prépare les éléments de langage, je crois

        • #11064 Répondre
          Graindorge
          Invité

          Hi hi hi!!!

        • #11085 Répondre
          Demi Habile
          Invité

          Je suis le seul dans le coin qui peut se vanter d’être révolutionnaire à plein temps depuis Décembre 2016. Le seul.

          • #11098 Répondre
            Graindorge
            Invité

            Révolutionnaire À PLEIN TEMPS? Quelle chance! Bravo Demi Habile! Comme je ne suis qu’une fille, je n’ai qu’un mi-temps et pas dans le coin

            • #11099 Répondre
              Demi Habile
              Invité

              Un jour tu as pris la décision de devenir révolutionnaire à mi temps et de tenir ta position peu importe ce que ça te coûterait? Ca t’es arrivée le truc de prendre une grande respiration et de te dire que ce serait toi ou ce système? Parce que moi je me souviens de la date où j’ai décidé de prendre cette direction, c’était le 22 Décembre 2016 et pour en arriver à prétendre être le seul révolutionnaire à plein temps dans le coin, il aura fallu que je me cogne 5 ans à survivre avec 0 euro par mois. Et vis à vis de toi je veux bien reconnaître que c’est une chance ça. Il faut être sérieux, tu m’enlèves ma mère qui me laisse squatter ma chambre et qui me paye mes cloppes, je me retrouve à la rue et je fais glouglou. Je veux dire que ce n’est pas vis de toi que je me montre arrogant, c’est vis à vis des petits bourgeois du genre de Bégaudeau. Tu sais les crétins qui te narguent sur l’air de « non, je te partagerais pas le lien parce que t’as dit du mal du maître ».

              • #11132 Répondre
                Graindorge
                Invité

                Cher Demi Habile:

                Puisqu’on est dans l’entrée Comment s’opposer à la Réforme des retraites, oui, ça m’est arrivé « de prendre une grande respiration » et de dire  » ça sera ce système ou NOUS.  » Le boulot continue.
                Ce que tu me dis de ta vie me touche vraiment. J’espère que tu vis maintenant avec un peu plus que 0€. Cela ne t »enlèvera pas le titre de « seul révolutionnaire du coin » et je souhaite que tu le sois très longtemps.
                Pour ce qui est du reste, si on est là à échanger c’est grâce à qui?
                Quant à ceux qui ne veulent ou ne peuvent ou ne savent pas partager, qui ne peuvent ou ne veulent ou ne savent que prendre, ça les regarde. Ici, il y aurait donc 67 personnes. La générosité est largement majoritaire. Les rares exceptions confirment la règle.

          • #11110 Répondre
            Carpentier
            Invité

            Salut,
            Juste un petit clin d’oeil à nos divers échanges verbaux et musicaux, en ce qui me concerne – perdre c’est gagner tout ça, tout ça – dans le topic J.O. tu sais.
            Petit clin d’œil maladroit, j’ai l’impression, alors que le clin d’œil, IRL, est une de mes rares spécialités d’après ceux qui me côtoient.
            Quand même un peu étrange toutes ces ratades, Carpentier.

    • #11565 Répondre
      Frezat
      Invité

      Bon ben voilà. Un léger frémissement qui s éteint.

      • #11568 Répondre
        Sarah G
        Invité

        Le léger frémissement peut reprendre et ne s’éteint pas totalement, il y a pleins de luttes et des zones à défendre qui se multiplient en France.

        • #11594 Répondre
          Frezat
          Invité

          C est bien le soucis on s éparpille via différentes mobilisations. Mais bon quand je vois le manque d engagement pour s opposer à cette réforme malgré le fait qu une majorité soit contre, je perds tout crédit envers le genre humain et je ferais donc comme les autres, ma petite pomme et chacun se démerde. Je vais m isoler un peu plus et voir comment pouvoir me passer le plus possible de la société et de mes congénères.

          • #11596 Répondre
            Sarah G
            Invité

            Toutes les luttes sont utiles, nécessaires et bonnes à prendre.
            Pleins de grains de sable pour enrayer la machinerie capitaliste, ce n’est pas rien.

          • #11616 Répondre
            Graindorge
            Invité

            Oooh nooon! faut pas Frezat! De l’engagement il y en a. De la détermination aussi. Même au niveau des lois, on va trouvé des failles. Les mouvements ne peuvent pas rester tout le temps avec la même intensité, ça provoquerait de l’épuisement. L’intensité baisse mais ne faiblit pas. Ça permet de recharger les batteries car ça va être long. C’est bien aussi de s’occuper de sa petite pomme mais restez dans le pommier cher Frezat! C’est vous qui avez lancé cette belle entrée! Regardez comme elle est belle! L’isolement ça fait du bien mais sans perdre « crédit envers le genre humain ».
            Des vacances, voilà. Allez, belle accolade!

            • #11622 Répondre
              Sarah G
              Invité

              Merci pour ces mots si justes Graindorge, oui il faut un équilibre entre nos luttes, nos vies perso et professionnelles.
              Car le combat sera long et rude.
              Prenons du repos

    • #11567 Répondre
      charivari
      Invité

      Grève générale point

      • #11569 Répondre
        Sarah G
        Invité

        Oui exactement Charivari

        • #11571 Répondre
          Graindorge
          Invité

          on continue plus déterminés que jamais.

        • #11572 Répondre
          charivari
          Invité

          Ils nous chier pour rien. On arrête de produire et voit le dernier qui rigole.
          C’est là dessus que les syndicats me fatiguent, à la botte de l’Etat, et même le NPA, avec qui j’ai discuté y a peu (Poutou), pas de réponse…
          C’est pourquoi, pas de carte, pas de syndic, pas de collectif, juste et essentiellement de l’individu. Tellement convaincue de ça. De l’autonomie, de l’auto discipline, et je vous jure, on pourra lire de la poésie.

          • #11585 Répondre
            Demi Habile
            Invité

            Les gens s’en foutent de la grève générale là. On est mi-juin et ils ont la tête aux grandes vacances.

    • #52911 Répondre
      Lionel
      Invité

      Bonjour,

      Redéfinissez votre bien-être ! À l’heure où le bien-être prend une place de plus en plus centrale dans nos vies trépidantes, il est essentiel d’explorer des méthodes alternatives pour maintenir un équilibre sain entre le corps et l’esprit. C’est dans cet esprit que nous sommes ravis d’annoncer l’ouverture de notre nouveau centre de thérapies alternatives, un havre de paix dédié à la guérison holistique et à la revitalisation personnelle.

      Au sein de notre centre, nous offrons une gamme variée de thérapies alternatives, chacune conçue pour répondre à des besoins spécifiques et pour favoriser un état optimal de santé et de bien-être. Voici un aperçu de quelques-unes de nos pratiques les plus innovantes :

      – Analyse Quantique : Explorer les Profondeurs de la Santé :
      L’analyse quantique est une méthode révolutionnaire qui utilise les principes de la physique quantique pour évaluer l’état énergétique du corps. En utilisant des dispositifs avancés, nous pouvons détecter et analyser les déséquilibres énergétiques qui pourraient être à l’origine de divers problèmes de santé.

      – Thérapie par Biorésonance : Rétablir l’Équilibre Énergétique :
      La thérapie par biorésonance repose sur le principe selon lequel chaque cellule de notre corps émet et reçoit des signaux électromagnétiques. En utilisant des appareils sophistiqués, nous pouvons détecter et corriger les anomalies dans ce flux d’énergie, permettant ainsi au corps de retrouver son équilibre naturel.

      – Électromésothérapie : Une Révolution dans la Guérison des Tissus :
      L’électromésothérapie est une technique novatrice qui utilise des champs électromagnétiques pour stimuler la régénération des tissus. En ciblant spécifiquement les cellules responsables de la cicatrisation et de la réparation des tissus, cette thérapie peut accélérer le processus de guérison et soulager efficacement la douleur. Que ce soit pour traiter les blessures sportives ou pour favoriser la récupération après une intervention chirurgicale, l’électromésothérapie offre une approche sûre et efficace pour restaurer la santé des tissus.

      – Physiothérapie Ondes Pulsées : Une Approche Révolutionnaire de la Réhabilitation :
      La physiothérapie par ondes pulsées utilise des ondes électromagnétiques pour stimuler la guérison des tissus et réduire l’inflammation. En favorisant la circulation sanguine et en stimulant le métabolisme cellulaire, les ondes pulsées offrent une solution naturelle et sans douleur pour restaurer la mobilité et la fonctionnalité.

      Cordialement,

      Lionel BARRIERE Naturopathe holistique certifié
      et aussi diplômé en neurosciences et psychopraticien.
      http://www.naturopathe-holistique.com

      • #52912 Répondre
        Emile Novis
        Invité

        Francis Cousin s’est reconverti dans la « médecine »…
        On notera aussi l’inflation des majuscules.

        • #52914 Répondre
          deleatur
          Invité

          Inflation des majuscules comme il est d’usage dans les pays anglosaxons (voir les titres des chansons, des films).
          Réclame assurément écrite avec une IA, voire sans intelligence du tout.
          Pour debunker ce tissu de conneries, notamment l’usage du terme « quantique » à toutes les sauces médicales, je recommande la chaîne Deus ex silicium sur YT.
          Deus ex silicium

          • #52916 Répondre
            deleatur
            Invité

            Ou encore ici :

            • #52917 Répondre
              deleatur
              Invité
              • #52927 Répondre
                JÔrage
                Invité

                deleatur: Bah alors petite pute, t’as pris la fuite?

              • #52931 Répondre
                JÔrage
                Invité

                deleatur: Bah alors petite pute, t’as pris la fuite?

                • #52937 Répondre
                  deleatur
                  Invité

                  Je te laisse baigner dans ton jus, tête de noeud !

                  • #52952 Répondre
                    JÔrage
                    Invité

                    deleatur: C’est ça où alors t’es du genre à me tirer les couettes et prendre la fuite car faire autrement c’est t’exposer à une méchante branlée. Et ce genre de mentalité ça colle bien avec la mentalité de merde de l’abruti qui s’imagine que ça peut être une idée de venir prendre le parti du fils de pute à cause duquel j’ai tout perdu pour la seconde fois de ma vie. Parce que t’es comme ça, tu n’as pas la moindre dignité, t’en es réduit à ce genre de saloperies pour te faire oublier à quel point tu pues la défaite.
                    .
                    Trahir les siens pour finir sur le forum de François à faire l’élève qui surveille la classe quand le maître part faire des photocopies, tu parles d’une vie de merde putain.

                    • #52959 Répondre
                      deleatur
                      Invité

                      Afaitmal.
                      Va repeindre les murs de ta chambre, tête de noeud.

                      • #52964 Répondre
                        JÔrage
                        Invité

                        deleatur: Je vais attendre la rentrée pour ça. Ma mère a prévu de faire changer les volets et de faire installer du double vitrage donc autant attendre que ce soit fait pour passer un coup de propre.
                        .
                        Sinon tu te méprends à mon sujet deleatur, si tu veux me faire du mal il faut que tu essayes de me faire croire que je suis taré et que je ne sais pas ce que je dis quand je prétends avoir fait de la psychanalyse une science qui se tient. Tête de noeud ça suffit pas, ça ne réveille rien en moi contrairement à l’autre connerie qui vient appuyer sur 14 ans de calvaire.

                      • #52968 Répondre
                        deleatur
                        Invité

                        Il s’agissait bien d’appuyer là où ça fait mal, tête de noeud c’est un hypocoristique.
                        Par contre, bien appuyer sur ta psychanalyse ratée, le rejet dont tu as fait l’objet, la schize qui en a résulté, tes 14 ans de calvaire (et c’est pas terminé !), ça je saurais faire. Mais aucun mérite : le mal est fait, inutile d’insister. Je te laisse le fiel, les vilenies, la trollage casse-couilles, tu es imparable. Je continuerai à parler avec toi de tout le reste, car tel est mon plaisir.

                      • #52976 Répondre
                        JÔrage
                        Invité

                        deleatur: La schize, comme tu dis, c’est quand je donne raison à cette psychologue qui prétendait que j’étais dans le déni en donnant raison à tous ces profs et autres proches qui m’avaient brisé les couilles avec leurs conneries de capacités inexploitées. Et c’est ça qui me fatigue avec les cons de ton genre, c’est que la psychanalyse ça te dépasse tellement que tu ne comprends pas que j’en ai pas fait une maladie de mon délire, à la place je me suis posé la question de savoir pourquoi tout avait pu disjoncter alors que sur le papier j’avais fait un pas dans la bonne direction.
                        .
                        Tu me vois m’acharner comme tu le fais sur les difficultés des gens sinon? Jamais. Et c’est normal hein, moi je m’efforce d’être un gros con avec les gens qui ne savent pas se tenir et même dans ce genre de cas j’essaye de ne pas perdre de vue qu’il y a des limites à tout. Je me respecte quoi et c’est un truc que tu devrais essayer de faire à mon avis.

                      • #52977 Répondre
                        deleatur
                        Invité

                        « Tu me vois m’acharner comme tu le fais sur les difficultés des gens sinon? Jamais. Et c’est normal hein, moi je m’efforce d’être un gros con avec les gens qui ne savent pas se tenir et même dans ce genre de cas j’essaye de ne pas perdre de vue qu’il y a des limites à tout. Je me respecte quoi et c’est un truc que tu devrais essayer de faire à mon avis. »
                        .
                        C’est effectivement beaucoup plus simple quand tu redeviens toi-même. Essaie de l’être plus souvent.

                      • #52979 Répondre
                        JÔrage
                        Invité

                        deleatur: Ok JeanMonnaie.

          • #52930 Répondre
            Emile Novis
            Invité

            @deleatur
            Merci pour les vidéos. J’ai regardé la première.
            La superstition est un marché qui se pare aujourd’hui des habits de la pseudo-science et d’un fantasme technique maquillé de New Age.
            Evidemment, tout cela n’est qu’une vulgaire camelote qui, au final, repose sur la servitude affective déjà analysée par Spinoza : l’inconstance de l’âme ballotée entre la crainte et l’espoir. L’individu totalement soumis à ces passions tristes « s’ouvre alors à la plus extrême crédulité » (Spinoza, TTP).

            • #52938 Répondre
              deleatur
              Invité

              @ Emile Novis
              C’est évidemment la crédulité qui est en cause, et pas les croyances qui, lorsqu’elles sont adossées à des pratiques bien définies et transmissibles, peuvent parfois fournir une aide (précieuse) à certains maux — ceci dit pour que mon propos ne soit pas compris comme une attaque des médecines alternatives.
              Ici, il ne s’agit que d’abuser les gens.

          • #52939 Répondre
            Carton de Lait
            Invité

            « Réclame assurément écrite avec une IA, voire sans intelligence du tout. »

            Le gars à plein de vidéos comme ça sur sa chaine YT

            C’est terrifiant

            • #52940 Répondre
              deleatur
              Invité

              Purée !! Ceci dit, YT est plein de ces experts en psychologie de la soumission et programmation neuro-linguistique.
              Moi, ça m’amuse. Mais combien de gens se font berner ?

        • #52915 Répondre
          Claire N
          Invité

          Eh be, V’la le dallage – comme dirait mon grand père

      • #52934 Répondre
        ..Graindorge
        Invité

        @Lionel
        D’abord cette entrée c’est « comment s’opposer à la réforme des retraites de manière efficace »
        Déjà c’est pas une preuve de bonnes manières de mettre sa pub à 5h35 « n’importe où f’ra l’affaire  »
        5h35: le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt. Marmottes s’abstenir.
        Certes, ce forum est public. C’est un chantier autonome. Souvent un souk autonome avec charmeurs de serpents, liseur d’entrailles de sanglier (😉) vendeurs d’épices, etc… Et même un « dépotoir autonome »
        Mais faut bien vivre
        Si je peux me permettre une suggestion, vous devriez lire Boniments du propriétaire de ce lieu
        Un tome II est prévu. Il y ajoutera médecines naturelles: le bon grain de l’ivraie
        Bien sûr qu’ il y a du vrai ( et de l’ivraie) dans votre offre et vous répondez bien à la demande. Surtout dans les grandes villes où ceux qui ont les moyens se laissent très facilement impressionnés par toutes ces machines sophistiqués et un jargon bien rôdé.
        Je suis Hygiéniste-éducatrice de Santé Naturelle. Je n’en vis pas. Plus envie. Je gagne de l’argent autrement et ça me va. Il y a une dizaine d’années, j’ai accepté un job: masser des dos avant que le boss débarque avec tout un attirail de machines… Un jour j’ai massé un gamin de 12 ans en présence des parents. Malheur. Ils m’ont demandé à voix basse si vraiment toutes ces machines allaient guérir leur « pitchou »… j’ai mis le gamin de profil: il était mince mais avec un gros ventre et c’était son ventre le problème de son dos et j’ai déroulé vite fait les infos…Ils m’ont remercié mais malheureusement ils sont allés dire du bien
        de moi au patron et je me suis fait virer… Il m’a hurler dessus
        Ce type présentait de l’obésité, avait 3 hernies
        discales mais il avait beaucoup d’argent, une jeune épouse indienne en sari qui pétait allègrement les colonnes vertébrales. Un beau local avec de la musique qui me gave.
        Pas de soucis. Il avait des clients qui venaient même de l’extérieur.
        Donc vos machines trouveront leur clientèle.
        Moi j’ai juste appris dans une des meilleures écoles d’hygiène Vitale et de Naturopathie d’Europe à me prendre en charge et à réparer MA machine presque toute seule quand j’ai trop fait de bêtises. C’est si bon les bêtises! Mais le bon Dieu est Sévère. Très. 🤷🏽‍♀️😃

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