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  • Ce sujet contient 384 réponses, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par Samuel_Belkekett, le il y a 3 semaines.
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  • Auteur
    Messages
    • #4324 Répondre
      Mathieu
      Invité

      Une entrée « comédies » dans ce forum qui pourra regrouper les comédies américaines et françaises vues au cinéma, les spectacles de stand-up vus en vrai ou sur Netflix-Amazon, les émissions comiques ( Chabat, Palmashow), et c’est justement le prétexte que j’ai pour évoquer l’horrible LOL qui rit sort, saison 3. Certains d’entre vous ont eu la curiosité de regarder? Le concept, c’est réunir des comiques dans une pièce pendant 6 heures, tout le monde doit essayer de faire rire les autres sans jamais rire, sinon c’est la porte. Moi je me suis évidemment fait avoir par la communication omniprésente et le gros casting ( Cohen, Mirabel, Damiens, Elmaleh, Felpin). Autour de moi beaucoup de gens en parlaient, mais j’avais un mauvais pressentiment malgré les gros noms. Le sentiment d’un truc très préfabriqué, très forcé, et donc particulièrement anti-comique. Et après avoir regardé, je trouve que mon pressentiment était bon. Le concept même tue la drôlerie car tout le monde force sa nature. Le concept annihile le vif et la spontanéité du comique. L’impuissance de Bekthi, Nakache et Niney saute d’ailleurs aux yeux, tant ils sont constamment dans l’excès. Et pour ne rien arranger, ils utilisent tous des accessoires niveau CP genre des perruques kitsch, un gros peigne, un doigt enflé, des fausses dents. On se croirait dans la cour de récré. C’est dommage car juste avant que le jeu ne commence officiellement, on les voit discuter de manière chill, naturelle. On se dit qu’en les filmant juste comme ça, à discuter et à grignoter en s’envoyant des vannes décontractées, ce serait super, un peu dans la veine Baffie sur Paris Première. Mais dès que le buzzer retentit, signalant le début du jeu, globalement, à part Damiens, Elmaleh et Cohen qui ont quelques fulgurances, tout le monde s’éteint.

      J’ai d’ailleurs poussé le vice jusqu’à skimmer la saison d’avant par curiosité, et ce sont les deux les moins drôles qui sont allées au bout, Audrey Fleurot et Camille Lellouche. C’est dire.

    • #4326 Répondre
      Dr Xavier
      Invité

      Film : Énorme. Rires et pleurs mêlés.
      Livre : Le coeur synthétique. Même effet.
      Pas d’autres oeuvres qui m’aient fait ce même effet de rires et pleurs simultanés. Mais je cherche.
      Comédienne : Blanche Gardin. (deux spectacles sur Netflix)
      C’est bien ce topic !

    • #4328 Répondre
      Dr Xavier
      Invité

      En anglais, les vieux Collège Humor, très con, très drôle.

      • #4344 Répondre
        Malice
        Invité

        Voilà à quoi le troisième Batman aurait dû ressembler

    • #4331 Répondre
      Cyril
      Invité

      DAVA

      • #4416 Répondre
        Adamou
        Invité

        Oui! Augustin est excellent. Les très longues improvisations (je pense à talis qualis) font ressortir des automatismes du langage politicien et commercial, le tout prononcé par un augustin qui dodeline façon sarko. Ca me fait beaucoup rire.

        Je vous conseille aussi la vidéo « le bonheur »

        • #4444 Répondre
          Malice
          Invité

          • #4445 Répondre
            Malice
            Invité

            L’asmr de Sacha est pas mal aussi

        • #18708 Répondre
          I.G.Y
          Invité

          Quasiment personne ne m’a autant fait rire qu’Augustin ses dernières années^^ Mes préférées : l’interview politique de fin de Talis Qualis, sa prestation dans Chombo Loco, sa tirade folle sur la Météo dans leur dernier spectacle, ou aussi son solo néo-américain de 15min :

          • #18709 Répondre
            I.G.Y
            Invité

            ces* dernières années, cela dit

    • #4335 Répondre
      Mathieu
      Invité

      Oui les recommandations de livres comiques sont aussi les bienvenues. J’hésitais à le mettre comme il y avait déjà une entrée « littérature », mais en fait ce peut-être intéressant si vous avez des livres particulièrement drôles à recommander. Vous pouvez le faire là. Moi qui ne suis pas un grand lecteur et qui suis surtout tenu par l’humour, je recherche pas mal de trucs dans le style humour littéraire, très plat, très froid. Qui correspondraient à la partie de l’Antimanuel sur l’humour spécifiquement littéraire, justement: vitesse, frappe, ponctuation moindre, incongruité. Des trucs dans ce style. Là je viens de lire Faire le job dans Boniments, l’enchainement progressif « Manuella, frère chu d’un échafaudage, Mme Luisfigo », ça m’a tué.

      • #4343 Répondre
        Malice
        Invité

        « Les oeuvres complètes de Sally Mara » , en particulier son journal intime

        • #4345 Répondre
          Malice
          Invité

          Les bouquins de Sue Townsend aussi ( rigoler sous Tatcher)

          • #4450 Répondre
            Claire N
            Invité

            Ça part bien
            Le titre me fait déjà marrer
            Merci

            • #4696 Répondre
              Malice
              Invité

              Je suis dans l’incapacité de poster des liens sur le forum mais voici un extrait pris sur le site babelio
              Tu peux aussi lire le début du journal sur le site de Gallimard si je ne m’abuse

              « — Pardonnez-moi si je m’excuse, continua-t-elle. Voici donc ce que j’avais à vous expliquer de but en blanc : ce sacripant (elle désigna Joël du doigt) m’a mise dans la situation d’une femme en espérance de postérité.
              — C’est très intéressant, dit maman en continuant son travail, mais qu’est-ce que vous entendez par là ?
              — Faut donc vous mettre les points sur les i ?
              — En gaélique on n’en met pas, remarquai-je. Par contre on en met sur les lettres b, c, d, f, g, m, p, s et t pour marquer l’aspiration.
              — Vous êtes bien savante, mademoiselle, mais ça n’empêchera pas que votre frère, ici présent, m’a fait un enfant.
              — Elle veut rire, dit maman que la construction de sa chaussette semblait fasciner.
              — Mais, m’écria-je, comment voulez-vous avoir un enfant puisque vous n’êtes pas mariée ?
              — Vous voyez, dit Joël à Mrs Killarney, c’est sans réplique.
              — Elle est pas difficile pourtant à trouver la réplique.
              — Et quelle est-elle ?
              — C’est un fait.
              — Un fait que quoi ?
              — Que je suis grosse.
              — Pas tellement, dis-je.
              — Il y a des femmes de votre âge qui sont bien plus grosses que vous, ajouta Mary.
              — En tout cas, dit Mrs Killarney, moi je sais bien qui m’a obésée.
              — Qui donc ? murmura maman en levant enfin les yeux vers elle.
              — Je vous le répète : ce jeune homme a mis un polichinelle dans mon tiroir.
              — Je n’en crois rien, ce jeu n’est plus de son âge, fit remarquer maman.
              Alors, Mrs Killarney proféra une horreur terrible que j’ose à peine transcrire dans ce journal, mais enfin il le faut, puisque je me suis juré de dire toujours la vérité toute crue.
              — Je suis enceinte. « 

              • #4744 Répondre
                Claire N
                Invité

                Merci!
                Je garde le « pardonnez moi si je m’excuse « 
                Pour mon usage personnel , ça ira très bien
                Pour mes retards

                • #4773 Répondre
                  Malice
                  Invité

                  Je crois qu’Alexis et Gottlieb, dans une de leurs bds, utilisent la variante » Je m’excuse de vous demander pardon »

      • #4413 Répondre
        albertine robitaille
        Invité

        j’ai un souvenir très plaisant de Wilt de Tom Sharpe, qui me donnait des fous rires en lisant dans le bus

      • #18710 Répondre
        I.G.Y
        Invité

        Dans un genre particulier, Grégoire Bouillier est assez drôle! Je n’ai attaqué le massif du Dossier M

        • #18711 Répondre
          I.G.Y
          Invité

          Je n’ai pas* (ça ne va pas moi ce soir…)

    • #4360 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      J’avais vu un Lol qui rit sort précédent, et je n’avais pas été convaincu
      Parce que le concept repose sur un angle mort, une zone de falsification possible : on ne sait jamais jusqu’à quel point un individu a vraiment envie de rire. Donc moi là dedans je vois beaucoup de gens feindre de s’empêcher de rire. Ce qui me crispe.

    • #4375 Répondre
      Malice
      Invité

      Ce film-là aussi m’a fait beaucoup rire

      • #9234 Répondre
        Skullkiddd
        Invité

        En effet, il y a une scène qui implique Michael Lonsdale, une cravache et des moines qui nous a bien marqué quand un prof d’Histoire du cinéma nous l’a montré en L1.

    • #4411 Répondre
      Carpentier
      Invité

      Tout ce que dit Eugenie Bastié est à hurler de rire, sinon, mieux vaut encore le couloir de la mort plutôt que de d’écouter ce que raconte cette masculiniste au look de Valérie Lemercier.
      https://www.liberation.fr/idees-et-debats/tribunes/la-difference-des-sexes-en-danger-vain-combat-vraie-panique-20230313_5SYUCIKO3VCPTNSHN542DJJKMI/
      (pas abonnée mais pas se casser les reins pour poster en entier si peu motivé.e).

      L’Eugénie était chez Ali Badou l’autre jour, un Ali qui se gratifiait d’avoir choisi deux bonnes interlocutrices pour une discussion intéressante : cte blague, avec une Bastié aussi rageuse qu’une Rachida Dati au conseil de Paris.

      • #35809 Répondre
        Carpentier
        Invité

        Frère,

    • #4414 Répondre
      Leo Landru
      Invité

      Lol qui rit sort : perte de temps. Le seul truc qui m’a fait sourire dans la saison que j’ai vue, c’est Ramzy Bedia en train de s’emmerder comme pas permis, tête reposée sur le menton, air consterné sur le visage. Je pouvais compatir. Pour le reste, ce sont des tournois de blagues de pétomanes de piètre facture.
      Toujours sur Prime, le spectacle de Gaspard Proust est une belle purge. Comique de type Marsault : l’insulte fait le gag. Ça ne marche pas comme ça. Mais bon c’est bien la preuve qu’on peut faire des spectacles « politiquement incorrects », pourvu qu’on ne s’appelle pas Dieudonné.
      .
      Trucs drôles maintenant.
      Jim Jefferies sur Netflix : tous ses spectacles. Humour potache mais finaud, tantôt gras à souhait avec force blagues de cul, tantôt très malin – sa routine sur le contrôle des armes à feu est une joie.
      J’aime aussi Bill Burr, qui lui aussi joue avec la ligne rouge. Certains spectacles sont moins bons que d’autres mais son comique de faux réac frustré perpétuellement en colère fonctionne bien.
      Ali Wong est très drôle niveau blagues de cul aussi, registre scatologique en bonus. Elle a une belle gestuelle provocatrice, très agressive, parfaite.
      En France, je m’y connais moins. J’aime bien Jeremy Ferrari pour son humour instruit, même si je decèle derrière son jeu une sorte de culture de l’effort qui ne me plaît pas beaucoup. Mais il est bon. Blanche Gardin me touche aussi de temps en temps, pas toujours, mais elle est douée dans la gêne.
      .
      En séries télé, les cartoons en premier. Family Guy est parfait, aucun filtre, aucune limite. South Park est un peu trop référencé actualité – c’est le porte-voix politique de Tret Parker et Matt Stone. Mais ça reste drôle.
      J’ai un faible pour la série mockumentaire Trailer Park Boys, sur laquelle je peux gloser des heures. C’est un énorme cartoon avec de vrais acteurs, d’une délicieuse lenteur et d’une géniale bêtise.
      .
      En films, pas vu grand-chose de désopilant récemment. Les whodunits de la série À Couteaux tirés, de Rian Johnson avec Daniel Craig, sont d’agréables jeux de massacres à la mécanique éprouvée mais savoureuse – à rapprocher de l’humour de Soderbergh dans les Ocean’s, on n’est pas morts de rire (encore qu’une réjouissante scène d’arbalète dans le second opus m’a fait pleurer de rire), mais on passe un très agréable moment avec un casting pas dégueulasse (Toni Collette, Jamie Lee Curtis, Don Johnson, Michael Shannon, Ed Norton, Janelle Monae…).

      • #4417 Répondre
        Leo Landru
        Invité

        J’ajoute en littérature : L’Aurore de l’humanité, de Cavanna et Les Écritures, de Cavanna.
        Le premier raconte l’histoire de l’humanité avec des chapitres éducatifs :
         » Et donc le Singe a perdu sa queue. Il est descendu de l’arbre. Il a appris à se tenir debout sur ses pattes de derrière sans se casser la figure, ce qui est très difficile. Il y a mis quelques millions d’années, mais ça valait la peine. Tous les spécialistes seront d’accord : c’est grâce à la station verticale, qui dégage bien la poitrine et permet de porter un nœud papillon ou des médailles, en les mettant bien en valeur, que l’Homme est devenu vraiment et pleinement l’Homme, et même ce qui se fait de mieux en fait d’Homme : le Con. Le Singe est devenu le Con. Maintenant, il fait le fier. Il regarde de haut les autres créatures  »
        Les Écritures est la réécriture satirique de l’Ancien et du Nouveau Testament, sous titrées « Les Aventures de Dieu » puis « Les Aventures du Petit Jésus ». Si vous avez bénéficié d’un peu de catéchisme, ça vous fera certainement ricaner.
        De façon générale, chacun.e devrait lire tout Cavanna.

        • #4684 Répondre
          Mathieu
          Invité

          Merci pour toutes les suggestions!

    • #4682 Répondre
      Dr Xavier
      Invité

      C’est vendredi, c’est musique + comédie = parodie. Il y eut un âge d’or de la parodie musicale sur Youtube avec des vidéos de très bonne qualité (Bart Baker, Key of Awesome, College Humor, et d’autres). Malheureusement elles sont chères à produire, et lorsque le site changea ses règles de rémunérations cela y mit un terme.

      • #4683 Répondre
        Mathieu
        Invité

        Ah pas mal, ça me fait d’ailleurs penser à cette pépite des Guignols

    • #4694 Répondre
      riviere
      Invité

      Laurel et Hardy Block-Heads en ce moment sur Arte
      https://www.arte.tv/fr/videos/021338-000-A/tetes-de-pioche/

    • #4698 Répondre
      Ostros
      Invité

      Convenez cependant que vous êtes baisé.
      J’en conviens, dit Delahaye, mesurez vos propos mais j’en conviens.
      .
      Je m’en vais. Jean Echenoz.

    • #4703 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      je ris

    • #4727 Répondre
      The Idiot
      Invité

      Il y a un film drôle en ce moment sur Arte. Un drôle de paroissien. Un bourgeois désargenté qui ne peut envisager de travailler, trouve un moyen très drôle de gagner sa vie. Sur les conseils de Dieu en plus.

      • #4816 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        Je ne suis pas de ceux qui pour Mocky crient au génie, mais ses premiers films sont bien. Celui ci mon souvenir en est trop vague. Je vais le revoir.

        • #4827 Répondre
          The Idiot
          Invité

          J’espère que tu ne seras pas déçu.
          Toujours sur Arte, il y a un autre film de Mocky que j’ai relativement bien aimé, La cité de l’indicible peur qui fraie avec l’absurde. Je vais regarder ses autres films mais je ne sais pas si j’ai les capacités (les compétences ?) pour voir s’il est un génie ou non.
          Hier j’ai regardé Le témoin de Péter Bacsó, satire sur le communisme en Hongrie dans les années 50. J’ai beaucoup aimé. C’est un gardien de digue qui vit sur les rives du Danube et qui aimerait bien ne rester que gardien de digue mais les communistes en ont décidé autrement. Il se retrouve alors dans des situations drôles et grotesques.

    • #4762 Répondre
      Carpentier
      Invité

      échauffement

    • #4795 Répondre
      Malice
      Invité

      Vers 1999/2000, cette bande de comédiennes anglaises m’éclatait plutôt :
      Smack the pony

    • #4902 Répondre
      Leo Landru
      Invité

      Pour les amoureux de nanars, et parce que je ne pouvais pas poster ça dans Cinéma. Avec Christophe Barbier.

    • #5014 Répondre
      Dr Xavier
      Invité

      C’est vendredi ! Il faut bien rire. Parcourons les commentaires peu amènes sur nos sites préférés.

    • #5594 Répondre
      Dr Xavier
      Invité

      Indeed Thierry.

      • #5620 Répondre
        Maud
        Invité

        Très chouette.

    • #5645 Répondre
      Atom
      Invité

      Personne n’a encore parlé de la nouvelle grande série documentaire Cunk on Earth disponible sur Netflix ?
      L’éminente journaliste de la BBC Philomena Cunk retrace l’histoire de l’humanité, de l’Egypte antique aux années 1960 en passant par la Renaissance pour culminer par la techno belge des années 90.
      Alors que les fake news abondent, renforcées par des deep fake toujours plus bluffant, cette série remplit une mission de service public qui devrait être projeté dans tous les collèges.

      • #5713 Répondre
        Leo Landru
        Invité

        Interviews à la Raphaël Mezrahi, quelques jeux de mots et quelques punchlines. C’était amusant à regarder mais sans plus.

        • #5719 Répondre
          Atom
          Invité

          « C’était amusant à regarder mais sans plus. »
          Je trouve ça un peu dur.
          J’aime beaucoup l’air blasé avec lequel la comédienne débite ses énormités devant ses interlocuteurs à qui la production aurait demandé de répondre comme s’il s’agissait d’une enfant.
          Certaines punchlines m’ont vraiment fait rire.
          J’ai pu trouver quelques extraits sur Youtube des apparitions précédentes du personnage dans d’autres émissions. Je recommande la vidéo dédiée à Shakespeare même si je n’ai pas pu comprendre toutes les blagues en raison de mon niveau d’anglais et parce qu’en l’absence de Netflix, les références ciblaient particulièrement les britanniques.
          Enfin, oui pour donner aux autres un aperçu plus précis de la mini-série, celle-ci reconduit le dispositif d’interviews par des personnages incultes qu’a pu utiliser Raphaël Mezrahi ou Sacha Baron Cohen, ici d’experts de toute sortes à l’intérieur d’un pastiche de série historique prestigieuse.

    • #5652 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      c’est un nouveau canular de post-premier avril?

      • #5720 Répondre
        Atom
        Invité

        Les musiciens belges sont très vexés.

    • #6156 Répondre
      Dr Xavier
      Invité

      Je voudrais rendre hommage à un vrai écrivain qui donnait de sa personne. Il ne ménageait pas sa peine pour nous donner l’envie de relire Zadig et Voltaire.

      • #6160 Répondre
        Sarah G
        Invité

        C’est qui ce grand écrivain dont tu parles car la vidéo n’est pas disponible Dr Xavier.

      • #6165 Répondre
        Sarah G
        Invité

        J’ai ma petite idée, si c’est à celui auquel je pense, c’est vrai qu’il nous manque et qu’il manque à la littérature, c’est trop trop triste, FL reviens, tu nous manques, on veut te lire 😂😉

    • #6166 Répondre
      Sarah G
      Invité

      Et oui Zadig et Voltaire, un ouvrage trop méconnu du grand public.
      Merci à FL de nous l’avoir fait connaître.
      Venant d’un grand et vrai écrivain comme vous, on ne peut que vous dire merci

      • #6190 Répondre
        Leo Landru
        Invité

        Pour éclaircissement, Macron a pu apparaître avec prestige dans Pif le mag parce que Pif appartient désormais à Frédéric Lefebvre. Il fallait que ce soit écrit. On reste dans le champs littéraire.

        • #6238 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          Pif qui a longtemps appartenu au PCF
          Hervé, un historique?

          • #6335 Répondre
            Hervé Urbani
            Invité

            Cabrero Arnal a crée Top le chien en 1935. Après avoir combattu Franco et Hitler (Cabrero, pas Top) et être passé par Mauthausen, il le rebaptise Pif et contribue à la cause de l’amitié entre chiens et chats en lui adjoignant son ami Hercule même si la supériorité plastique et intellectuelle de Pif sur Hercule crée la polémique chez les chats les plus orthodoxes. Ceux-ci répliqueront plus tard avec Garfield qui propose une inversion du rapport de force et créera aussi la controverse et l’indignation des clébards.
            Arnal a eu plusieurs enfants puisque aussi père de Placid et Muzo.
            Fils de militants communistes et donc d’abonnés à l’Huma, j’ai appris à lire et à rire grâce à Pif. Appris aussi à pleurer quand Arnal est mort en 1982 à Antibes, douze ans après que Marineland s’y fut implanté.
            J’ai résilié mon abonnement à l’Huma-dimanche en 2015 car je trouvais que les dessins et les dialogues de Pif étaient devenus d’une nullité qui insultait la mémoire de Cabrero, et aussi parce que j’avais désormais une pension alimentaire à honorer.
            Apprendre hier grâce au site que c’est le camarade Frédéric Lefebvre qui tient dorénavant la laisse de Pif me rassure : on va de nouveau pouvoir bien rigoler.

            • #6430 Répondre
              Claire N
              Invité

              Merci Hervé

    • #6171 Répondre
      Dr Xavier
      Invité

      Repostée pour que tout le monde puisse avoir le sourire en partant le WE.

      • #6308 Répondre
        Carpentier
        Invité

        on repasse aux choses sérieuses 😎

        • #6312 Répondre
          Sarah G
          Invité

          Oui voilà.
          Allons y.
          Je l’aime beaucoup celle ci aussi des Zabs.
          Merci Carpentier.
          Bon week-end à toi

    • #8481 Répondre
      Louise
      Invité

      Si vous n’avez pas déjà vu un reportage tout pété « sur Marx » qui était passé sur BFM Business, assez drôle pour le coup:

    • #9232 Répondre
      Dr Xavier
      Invité

      Un portrait parfaitement fidèle de tous les cinquantenaires que nous connaissons, sans exception. Quel talent de vérité au Groland.

    • #9395 Répondre
      Dr Xavier
      Invité

      On aime Blanche, pas son meilleur mais tjrs au top.

    • #11695 Répondre
      Mathieu
      Invité

      à quel point alain chabat est génial? rien que cette nouvelle bande-annonce me donne envie d’y retourner

      • #11699 Répondre
        charivari
        Invité

        Je n’ai jamais vu ce film en entier;)
        La bande annonce reprend le quatuor dans ces débuts.

      • #11709 Répondre
        Carpentier
        Invité

        À peu prés 1 mois avant le livre de François, fucking été 🤗

        • #11710 Répondre
          Tony
          Invité

          Le nombre d’enroulades et de posts que tu vas faire avant la sortie du livre ça donne le vertige…

          • #11711 Répondre
            Sarah G
            Invité

            Rire 😂

            • #11720 Répondre
              Ostros
              Invité

              Il sort dans pile 2 mois.

              • #11738 Répondre
                Carpentier
                Invité

                Non, il y aura un mois, entre le Chabat de nouveau sur les écrans (5 juillet je crois) et la sortie du bouquin de François (17 août) en gros.
                Vous me paraissez tout d’même un peu nombreux à vous foutre de ma gueule, à vrai dire.
                Est-ce indispensable de s’y mettre à autant.
                Vos interventions sont généralement pas tellement plus brillantes, si?

                • #11742 Répondre
                  Carpentier
                  Invité

                  Sinon, c’est bien vrai qu’il a un sacré tour d’avance dans le comique ce Chabat.
                  Tous les codes de la pub et des effets d’annonce pour le ciné sont dans cette b.a.
                  Le 5 juillet, on sera à J-2 de la libération des mômes français.
                  Il sera bien temps.

                  + Quelqu’un a lu L’aménagement du territoire au fait? 😎

                • #11743 Répondre
                  Ostros
                  Invité

                  Mais non Caprentier je parlais à partir d’aujourd’hui. Nous sommes le 17 juin. Donc dans pile 2 mois sort l’amour.

                  • #11745 Répondre
                    Carpentier
                    Invité

                    Moi je t’ai compris, quant à moi, je parlais bien d’autre chose, oui, d’un peu plus d’un mois donc après la re-sortie (cf. b.a. de l’Asterix et Obélix blague posté par Mathieu) où Chabat annonce une sortie début juillet il me semble.
                    Tu l’as écoutée?

                    PS: et 1 post de +, Tony: un!

          • #11722 Répondre
            charivari
            Invité

            Merci Tony, grand rire.

            • #11730 Répondre
              François Bégaudeau
              Maître des clés

              « pour fêter les 21 ans et demi de sa sortie »

              • #11731 Répondre
                charivari
                Invité

                Ouf, mortelle la blague. Là c’est grand merci pour le gros rire.

            • #11739 Répondre
              Carpentier
              Invité

              👋👋👋👋 et chacun.e ici applaudit Tony
              Et rit grand 😂🤣😂🤣
              Tout est bien.

          • #11791 Répondre
            Carpentier
            Invité

            En attendant,
            … Isabelle était devenue, en quelques années, la femme à abattre.
            On la soupçonnait de vouloir faire interdire la formule 1, d’obliger les constructeurs à monter en série des limitateurs de vitesse liberticides; on évoquait un plan secret qui visait à doter tous les villages de France de ralentisseurs susceptibles de briser les essieux des voitures et d’envoyer les motards innocents au ciel.
            Dans les lettres d’informations des fédérations d’automobilistes, Isabelle devint le symbole de la répression aveugle qu’on menait contre eux au nom de la sécurité routière. Elle était derrière le permis à points, interprété comme le recul le plus manifeste des libertés individuelles en France depuis la guerre, derrière la multiplication des radars, rapportés aux prophéties de Bernanos sur la soumission prochaine de la France aux robots, derrière les lois sur l’alcool au volant qui mettaient en péril les équilibres subtils de la civilisation française – les déjeuners d’affaires étaient désormais condamnés, les restaurants devraient fermer par centaines, les vignes même seraient prochainement menacées. / … A.B. p. 95, l’aménagement de ce qu’on sait.

    • #11999 Répondre
      Carpentier
      Invité
    • #12192 Répondre
      Mathieu
      Invité

      le nouveau spectacle de pierre emmanuel barré en intégralité et en accès libre
      ( mais on peut lui donner des sous)

      • #12195 Répondre
        charivari
        Invité

        Et Vero qui a les mains fourrées dans l’existence !
        Il me fait rire ce mec.

        • #12348 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          Il est de plus en plus fort. Et moins gueulard qu’au début. Beaucoup plus de nuances de jeu.
          Son épouse est à saluer aussi. Sur les cinq chansons qu’elle joue, rien à jeter. Tout drole.

      • #12366 Répondre
        Anna H
        Invité

        Merci Mathieu. Il est très en forme, effectivement.

      • #12983 Répondre
        Carpentier
        Invité

        ..putain qu’est-ce qu’il y a comme perdrix dans le 11e/ …
        Crois bien que le chapître ‘ les chasseurs – / trisomiques – sont-ils des fils de putes? est mon pref

    • #12273 Répondre
      Ostros
      Invité

      Les Allemands sont entrés en Moravie. Ils y sont arrivés à cheval, à moto, en voiture, en camion mais aussi en calèche, suivis d’unités d’infanterie et de colonnes de ravitaillement, puis de quelques véhicules semi-chenillés de petit format, guère plus. Le temps n’est pas venu de voir les gros panzers Tiger et Panther menés par des tankistes en uniforme noir, qui sera une couleur bien pratique pour cacher les taches d’huile.
      Jean Echenoz – Courir (2008).

      • #12274 Répondre
        Ostros
        Invité

        Tous ces moyens de transport s’ornent d’oriflammes rouges à disque blanc contenant cette croix noire un peu spéciale qu’on ne présente plus […]

        • #12277 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          Parfait
          Un de ses plus beaux livres.

          • #12581 Répondre
            Maud
            Invité

            Pour ceux que ça tenterait, la critique que j’avais faite 1près lecture (toujours meilleure qu’avant) : http://www.maudassila.fr/2022/05/01/191-courir/

            • #12582 Répondre
              charivari
              Invité

              Tu écris des critiques, c’est super, je vais aller voir. Merci

            • #12591 Répondre
              charivari
              Invité

              Les textes sont coupés.

              • #12593 Répondre
                Maud
                Invité

                J’ai vérifié, tout est ok. Mais il y a un petit effet au début parce que je ne voulais pas répéter le titre. C’est peut-être ça, non ?
                « Courir (titre de l’article)
                , donc, est la biographie fictionnelle d’Emil Zátopek écrite par Jean Echenoz. » Ensuite ça déroule normalement.

                • #12627 Répondre
                  charivari
                  Invité

                  Je vais regarder plus précisément. Je ne suis pas douée en numérique.

                • #12635 Répondre
                  Graindorge
                  Invité

                  Merci Maud pour le généreux partage car on trouve d’autres textes de toi. Courir, je l’ai trouvé à la bibliothèque municipale. Bien qu’en espagnol, je me suis dit: allez, je ferai la traduction dans ma tête au fur et à mesure mais dès les premières pages, j’ai compris qu’il fallait que je le lise en français, l’effort de traduction mentale m’enlevait tout le plaisir et la richesse du texte, c’était comme si j’entendais 2 musiques en même temps. Je lirais ta critique après l’avoir lu cet été. Lire les critiques après c’est pas une règle mais celui-là je tiens à y plonger d’abord toute seule

            • #13770 Répondre
              charivari
              Invité

              Maud, où puis-je te faire un retour sur tes critiques (si ça t’intéresse) ?

    • #13806 Répondre
      Jean Monnaie
      Invité

    • #13807 Répondre
      Jean Monnaie
      Invité


      Et également cette chaine youtube méconnu et qui me fait beaucoup rire. Après il faut la culture youtubesque.

    • #13808 Répondre
      Jean Monnaie
      Invité

      Pas fan de golden moustache mais ce court métrage est réussit

    • #14224 Répondre
      Carpentier
      Invité

      Topic ‘ comédie ‘ : dernier post de Jean Monnaie 😱
      What ? Que-ouah?
      🦖 Alerte dissonance cognitive sévère 🐒
      Avec Haroun, ce sera plus doux?
      Plus drôle surtout-> à propos de regroupement sur des forums 😅

      @mechantloup.off

      La terre est plate #humour #sketch #haroun #pourtoi

      ♬ son original – Mechantloup.off


      Et de la tête plate des forumeurs? 🫢

      • #14276 Répondre
        Jean Monnaie
        Invité

        Il était une fois, j’avais été convié à voir Haroun en spectacle, en compagnie d’une belle damoiselle qui le trouvait drôle. Cependant, au bout de trente minutes, l’ennui m’avait envahi au point où je m’étais résolu à partir, trouvant son spectacle peu intéressant.

        En partant, j’avais été interpellé par ce qui semblait être sa gestionnaire ou une collaboratrice. Cette femme m’avait demandé pourquoi j’étais parti. J’avais alors exprimé mon point de vue, disant que je trouvais son spectacle peu captivant. Je ne suis pas un adepte du stand-up, que je trouve n’être qu’une succession de blagues sans substance, un peu à la manière d’un Baffie jouant le sniper chez Ardisson. Cela peut être amusant pour quelques minutes, mais au-delà, cela m’ennuie. J’ai une préférence pour les spectacles à l’ancienne, comme « Le Cancer » de Dieudonné, qui raconte une histoire, permettant une immersion émotionnelle que le stand-up ne peut offrir. De plus, je trouve que le stand-up verse trop souvent dans l’humour de minorité, qui ne correspond pas à mes goûts.

        Elle m’avait alors proposé de rencontrer Haroun, me disant qu’il apprécierait une critique directe, car personne n’osait lui dire en face ce qu’ils pensaient réellement de son spectacle. Elle m’avait même invité à attendre la fin du spectacle pour partager un verre avec lui. J’avais cependant décliné l’invitation, craignant qu’il prenne mal ma franchise, car je suis toujours direct et sincère dans mes opinions.

        Elle avait alors admis que le niveau de la scène française n’était pas très élevé, car le public était peu exigeant. Cette affirmation correspondait parfaitement à mon opinion sur l’art et la politique. Il faut savoir se respecter pour être respecté. Si on ne met pas un frein à la médiocrité de temps en temps, les gens ne ressentent jamais le choc nécessaire pour se remettre en question.

    • #14275 Répondre
      Mathieu
      Invité

      Jean c’est fantastique parce qu’entre tes posts politiques et tes posts comédie, j’arrive pas à savoir si t’as 60 ans ou 14 ans

      • #14277 Répondre
        Jean Monnaie
        Invité

        Indice j’ai plus de 14 ans mais moins de 60 ans

      • #14288 Répondre
        Riviere
        Invité

        Peut-être un effet pervers de la croyance identitaire.

        • #14299 Répondre
          Jean Monnaie
          Invité

          La fameuse croyance que personne ne conteste dans le monde sauf 1% de marxiste. Amusant.

          • #14328 Répondre
            Riviere
            Invité

            Et pourtant elle tourne.

    • #14280 Répondre
      Jean Monnaie
      Invité

      La blague des éléphants

    • #14331 Répondre
      Le ventilateur d’Hegel
      Invité

      Je suis cette chaîne depuis peu c’est souvent excellent, un exemple de bonne facture, enjoy

    • #14358 Répondre
      Malice
      Invité

      Je signale la sortie du nouveau numéro de Numerico
      Alexandre le bourdoulec interviewe le président Sarkozy au sujet de la prise d’otages des enfants de la maternelle de Neuilly ( je crois avoir reconnu Augustin Shackelpopoulos dans le rôle de Nicola et Sacha en human bomb)

      • #14709 Répondre
        Charles
        Invité

        J’aime beaucoup le prologue sur les confessions du suicidaire, en revanche je trouve le reste raté. Grosse erreur que de vouloir imiter la voix de Sarko, ça fait tomber le sketch du côté des chansonniers et le rend donc très ringard. Mais au-delà de ça, je trouve le texte pas terrible.

        • #14712 Répondre
          Malice
          Invité

          J’avoue que je préfère l’émission numérico sur la taularde qui confectionne une tarte aux pommes avec les chefs cuistots sacha et augustin

          • #14713 Répondre
            Malice
            Invité

            Et Bo Durnham, t’en penses quoi? Je viens de découvrir

        • #14716 Répondre
          Claire N
          Invité

          Ah oui ! Le prologue était vraiment super, je pensais pas qu’on puisse faire une induction au suicide aussi efficace

    • #14708 Répondre
      Malice
      Invité

    • #15346 Répondre
      Tony
      Invité

      C’est vrai, c’est toujours aussi génial

    • #15352 Répondre
      Propater
      Invité

      Les banshees d’Inesherin. J’ai du mal à rire au cinéma mais pour une fois c’était de la franche poilade.

    • #18123 Répondre
      Dr Xavier
      Invité

      Masterclass – Michel Onfray.
      Comment retrouver l’estime de soi et cesser de se dévaloriser ?
      Savoir qui l’on est suppose un travail d’introspection. Dans cette masterclass riche d’enseignements, Michel Onfray enseigne comment développer une juste estime de soi sans se dévaloriser et sans non plus tomber dans l’excès de narcissisme. Il dévoile également la méthode qu’il a lui-même appliquée pour faire fi du regard des autres et devenir un homme libre.
      Offre spéciale de lancement : -40%.
      https://mentorshow.com/classes/michel-onfray-estime-de-soi-confiance-en-soi

      • #18124 Répondre
        Charles
        Invité

        « une master class riche d’enseignements » où « Michel Onfray enseigne », ça m’a l’air la garantie d’une formation très sérieuse et robuste. Je sais ce que je vais offrir à mes proches pour Noël tiens.

        • #18126 Répondre
          Julien Barthe
          Invité

          Soit il espère qu’on juge le premier Onfray à l’aune de ce qu’il est devenu et que cette impression de supériorité relative s’impose…

          • #18127 Répondre
            Julien Barthe
            Invité

            Soit il est devenu complètement con.

            • #18128 Répondre
              Tony
              Invité

              Pour 197 euros par an(paiement 3× possible) c’est pas si cher que ça parce que dans le pack y a aussi Marc Lévy qui ‘enseigne la méthode complète pour écrire un livre dont vous serez fier’ et Karim Benzema qui nous donne ses secrets pour progresser au football et devenir un maître de la finition,ça a l’air d’être un investissement très rentable ce pack!

              • #18143 Répondre
                François Bégaudeau
                Maître des clés

                J’ai cru à un fake
                Michel ne cessera jamais de nous épater
                Récemment je l’entendais dire qu’il n’aimait pas Blanche Gardin parce qu’elle est vulgaire.

                • #18147 Répondre
                  Tony
                  Invité

                  Ce qu’en dit Houellebecq dans son dernier livre:

                  Sur le dossier Front populaire, je continuai à demander à Stéphane Simon une nouvelle édition de ce hors-série, incluant mes modifications. Je ne fis pas de nouvelle tentative aupres de Michel Onfray,son refus avait été trop brutal. Les deux hommes m’apparaissaient de toute façon sous un jour nouveau. Plus dur et foncièrement mauvais dans le cas d’Onfray, qui mimait l’orgueil ombrageux, plus flasque dans le cas de Simon, mais au fond aussi solides l’un que l’autre dans leur âpreté au gain. Ce hors-série de Front populaire avait connu un succès inusité, dû pour l’essentiel, il aurait été stupide de jouer la modestie, à ma contribution ; je n’avais pas touché un centime. D’après mon agent, mon manque à gagner s’élevait à peu près à 225 000 euros. Cette édition semblait m’être due, mais il ne me semble pas avoir utilisé le verbe « exiger », pas davantage qu’avec le Cafard. Dans le cas français je ne pouvais rien exiger, faute d’avoir signé quelque chose ; dans le cas hollandais je ne pouvais pas non plus, en raison de ce que j’avais signé ; la structure de la situation était identique, et j’avais atteint, à titre personnel, la quasi-perfection de la connerie.

                  • #18149 Répondre
                    Seldoon
                    Invité

                    C’est très beau tout ça. Néanmoins Michel a atteint son apogée indépassable peu après son AVC. Lors de la tournée médiatique pour le livre qu’il en avait tiré, on a pu le voir déclarer sur les plateaux TV : « On ne m’avait pas dit que j’étais en surpoids. Et que ça pouvait causer des problèmes. »
                    (je paraphrase de mémoire mais n’exagère rien)

                    • #18150 Répondre
                      Charles
                      Invité

                      Moi je préfère sa prestation sur un plateau de télé en pleine première vague de Covid quand il avait dit qu’il fallait relativiser puisque si on parlait de covid-19 c’est bien qu’il y en avait eu 18 autres avant qu’on avait surmontés.

                      • #18153 Répondre
                        Seldoon
                        Invité

                        Il faut avouer qu’il a quelques tubes dans son catalogue.

                      • #18155 Répondre
                        Dr Xavier
                        Invité

                        Me revient aussi en mémoire une intervention où il disait qu’il voyait de plus en plus d’adultes sur des trottinettes, ce qui démontrait que nous étions une société immature et infantile qui fuyait ses responsabilités. Là j’étais plus bien sûr de voir où était le solaire libertaire. Il faudrait trouver une photo de son idole – Camus – sur des patins à roulettes.

                      • #18156 Répondre
                        Tony
                        Invité

                        Il a une estime de soi très développée.

                      • #18157 Répondre
                        Dr Xavier
                        Invité

                        Ce qui montre bien que ça marche : son estime de soi a suivi la Masterclass, maintenant elle fait fi du regard des autres et est devenue une estime de soi libre.

      • #18130 Répondre
        Claire N
        Invité

        « Comment retrouver l’estime de soi et cesser de se dévaloriser » et un but contre soi bam !

      • #18135 Répondre
        Graindorge
        Invité

        Ça doit être une blague. Une fausse nouvelle
        Il n’aurait quand même pas à ce point besoin de faire bouillir la marmite.

    • #18171 Répondre
      Graindorge
      Invité

      [youtube https://www.youtube.com/watch?v=WiOtrTASZWU?si=oZOuTLjRA2UHs4MU&w=560&h=315%5D
      C’est Onfray qui est vulgaire dans le mauvais sens du terme: grossier

    • #18687 Répondre
      Bronsky
      Invité

      ils viennent de mettre en ligne certains épisodes (les autres suivront je pense) du Inside Jamel Comedy Club , vieux faux documentaire des années 2000 sur les coulisses du club du même nom. Avec ce qui est maintenant les poids lourd du stand-up (Blanche gardin, ngigol, eboué, entre autres) qui s’amusent à égratiner leur image avec une méchanceté étonnante. Regards caméra et malaise à la The office.

    • #18704 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      J’avais dit grand bien de cette chose dans un texte sur la comédie écrit à l’époque.

      • #18732 Répondre
        Bronsky
        Invité

        Ah je suis curieux de savoir quoi, c’est un sujet qui me tient bien à cœur en général

    • #19498 Répondre
      Dr Xavier
      Invité

      Merci pour la suggestion de la conférence de Barré plus haut, quel régal !
      En retour si elle n’a pas encore été vue, son passage en duo avec Lompret sur Tournée Générale.

    • #20546 Répondre
      Ostros
      Invité

      J’ai découvert ce mec en zappant sur la box. On a peu d’imitateurs et encore moins des bons (surtout qu’ils sont tous là depuis les années 90 donc pas de renouvellement). Il est excellent quand il imite hanouna, ngihol, eboue, orelsan, un peu moins sur Macron mais c’est cool quand même.
      Il s’appelle Djamel Kaibou (que Djamel imite Emmanuel ça ajoute au plaisir faut dire) :

      • #20593 Répondre
        Mathieu
        Invité

        Rah dis donc t’es bon public, je trouve les imitations très moyennes et surtout le texte ultra faible.
        Son Fabrice Eboué est pas bon, on dirait Ahmed Sylla quand il joue le beauf; Hanouna et Van Damme je les ai vu bien mieux fait ailleurs, notamment par John Rachid pour Vandamme. Et puis tous les imitateurs font Vandamme et Hanouna, c’est pas très original.
        Par contre son Orelsan est pas mal du tout.
        Pour le plaisir, je mets le John Rachid sur Vandamme. Ce n’est pas un imitateur donc c’est pas parfait mais je trouve qu’il le saisit beaucoup mieux.

    • #20626 Répondre
      Charles
      Invité

      Tombé là-dessus un peu par hasard, pas mal du tout : https://youtu.be/mjteS_pQaX4?si=b18PdypzFJxNKXee

      • #20708 Répondre
        Jeanne
        Invité

        Les chroniques de Marina Rollman, je conseille aussi.

        • #20711 Répondre
          Carpentier
          Invité

          Pio Marmaï, qu’on aurait pu voir jouer dans le Un deux Un deux.

      • #20728 Répondre
        Seldoon
        Invité

        « c’est une marionnette qui vieillit, un comédien » c’est d’elle ?

    • #20723 Répondre
      Charles
      Invité

      On s’en fout du tweet de Naulleau qui permet juste d’avoir la copie de cette chronique exceptionnelle de Caglioli.

    • #20794 Répondre
      Carpentier
      Invité

      J’ai 9 ans

    • #21898 Répondre
      Ostros
      Invité

      Wary Nichen – toujours cet humour calme que j’adore
      https://www.facebook.com/reel/1735342276892694/?mibextid=rS40aB7S9Ucbxw6v

    • #21901 Répondre
      AxisBoldAsLove
      Invité

      On se remet un coup du Shack ?

    • #22124 Répondre
      Charles
      Invité

      Tribune d’Adrien Dénouette dans Libé

      Guillaume Meurice : accuser l’humoriste d’aller trop loin, c’est lui reprocher de bien faire son travail

      Le conseil de discipline a rendu son verdict. Pour sa blague comparant Benyamin Nétanyahou à un «nazi sans prépuce», l’élève Guillaume Meurice écope d’un blâme de mauvaise conduite. La sentence rappelle des précédents. En 2010, Stéphane Guillon et Didier Porte avaient pris la porte de la même maison pour les mêmes raisons : dérapages humoristiques à tendance gauchistes. Huit ans plus tard, Vincent Bolloré obtenait enfin la peau des Guignols, avant d’évacuer un à un tous les éléments perturbateurs de sa chaîne jusqu’à Sébastien Thoen, renvoyé pour un (très bon) sketch parodiant l’émission de Pascal Praud sur CNews. L’histoire se répète et la satire grand public continue de reculer, sans que personne ne tire la sonnette d’alarme. Ni dans la presse, dont la frilosité assourdissante laisse le champ libre à l’indignation facile, ni à la «Maison ronde», qui malgré un nombre croissant de chroniqueurs humoristiques, ne se fait jamais prier pour les faire taire.

      Peut-on rire de tout ? L’humour politique a-t-il sa place sur le service public ? La ligne jaune gnagnagna a-t-elle été franchie gnagnagna ? On connaît la rengaine. A intervalle régulier, le débat refait surface, et nous laisse dans l’impasse, la réflexion n’ayant pas progressé d’un millimètre en vingt ans de polémiques stériles. Les rappels à la «responsabilité» et à la «décence» dans l’affaire du «nazi sans prépuce» en apportent encore la preuve, même si Radio France n’est pas la seule fautive. Comme en témoigne le vide accablant d’autorités compétentes dans l’arène publique, l’incompréhension de la satire a dépassé le stade des goûts et des couleurs pour devenir un problème de société. Nulle part, elle n’est défendue avec force, nulle part ses bêtises ne sont appréciées à leur juste valeur, et ses fauteurs de troubles protégés des appels à censurer au nom de la raison, de la sensibilité de chacun, et de je ne sais quelles oreilles innocentes.

      Une affaire de goût
      Alors même qu’il s’agit avant tout d’une affaire de goût, et donc d’appréciation esthétique, l’humour est un angle mort de la critique. Résultat, partout le débat se heurte à des problèmes de définition élémentaires, comme je l’ai constaté en parlant de mes travaux sur le rire et la satire, dont la fonction d’être déraisonnable, vulgaire, sale quand tout le monde se voit bien propre, se heurte presque toujours à un mur de méconnaissance et la nécessité d’un gros travail de désherbage. A croire qu’il n’existe aucune étude sérieuse sur le sujet, aucun spécialiste à l’université, dans les milieux culturels, et que la France de Rabelais, de Daumier, de Charlie Hebdo, n’a jamais pratiqué le persiflage.

      Accuser à l’humoriste d’aller trop loin, c’est lui reprocher de bien faire son travail. Quand sa direction lui demande d’être exemplaire «comme les autres employés de Radio France», elle méprise deux choses. D’abord, sa liberté de provoquer, protégée par le droit à la satire. Ensuite et surtout : que l’humoriste fait profession de désobéir. Oui, Guillaume Meurice a franchi la limite, on le paie pour cela. Car l’humoriste n’est pas «n’importe quel employé», sa parole n’informe pas, elle tourne en dérision le sérieux des autres sous le masque d’un personnage. Dans l’exercice de la satire, son travail est d’être le plus irresponsable possible, de dire ce que personne d’autre n’oserait dire, en suspendant les choses sérieuses le temps de faire régner cette parole anarchique – pour de rire. Plus on lui demandera de se tenir tranquille, plus il sera tenté de semer le chaos, exactement comme l’élément perturbateur qu’il devait être à l’école. C’est pourquoi les rappels à l’ordre n’ont pas d’effet sur lui, et que l’humoriste, en refusant de s’excuser, fait honneur à son rôle de parasite.

      Pulsion autoritaire
      Toute tentative de faire taire la moquerie cède à une pulsion autoritaire. C’est la leçon oubliée des Misérables et de la mort de Gavroche, chambreur de haute voltige buté pour avoir provoqué la garde royale. Au fond, les rappels à l’ordre de Radio France répondent à la même passion. Ils révèlent les impostures morales de l’époque, qui sous le masque de la bienveillance trépigne d’instaurer la tyrannie des susceptibles. Quand elle pointe du doigt la confusion entre humour et opinion chez Meurice, la direction est hypocrite. France Inter a-t-elle réellement attendu le 29 octobre 2023 pour réaliser qu’elle abritait de l’humour politique ? Cela fait quinze ans qu’elle en diffuse. La question de cet humour-là sur le service public se pose, mais qui la station espère-t-elle duper en se déchargeant sur l’humoriste ? La seule responsable, c’est elle. Meurice, lui, fait du Meurice. Quant à sa blague, je ne la trouve pas obscène, je la trouve grossière. La vraie obscénité est dans l’esprit tordu de ceux qui désirent y voir de l’antisémitisme à tout prix.

      La satire est un contre-pouvoir à la domination des puissants. Sa dérision perce une issue dans le couple passion-raison à la manière d’une troisième voie, pointant l’absurdité des deux autres. La laisser décliner sans se demander quels intérêts servira son absence (alors qu’il suffit de suivre la main qui la désactive), c’est ignorer les tensions qu’elle soulage, le rôle clé qu’elle occupe dans une société d’expression libre. Sans la satire des Guignols, qui agissait sur moi comme un décontractant, comment aurais-je dédramatisé le journal plombant de David Pujadas lors des attentats du 11 septembre, puis le climat déprimant des invasions de l’Afghanistan et de l’Iraq ? La marionnette de Ben Laden avait-elle respecté «le temps de l’émotion» ? «Barbie spissdikounass» avait-elle pris soin de tourner sept fois sa langue dans sa bouche pour s’assurer d’avoir fait preuve de «discernement» ? A l’heure des parallèles douteux déplorant l’importation du «Hamas à Arras» par Zemmour sur BFM TV, le manque de satire se fait cruellement sentir. Entre cette punchline et le «nazi sans prépuce» d’un humoriste que personne n’oblige à écouter, c’est de la seconde que l’on choisit de s’émouvoir. Preuve s’il en fallait que personne n’ait jamais été Charlie dans ce pays de petits cafardeurs.

      • #22125 Répondre
        Charles
        Invité

        Intéressant mais pas tout à fait convaincant, vous en pensez quoi?

        • #22127 Répondre
          Jeanne
          Invité

          Je trouve Meurice bien courageux de ne pas s’excuser, on va voir s’il va tenir le coup plus d’une semaine.
          Et moi je ne trouve rien de particulier à redire à cette tribune dans Libé.

          • #22134 Répondre
            Julien Barthe
            Invité

            Deux choses m’étonnent dans cette affaire :
            – la susceptibilité des nazis
            – le fait que la majorité des médias accordent de l’importance à leur indignation

            • #22135 Répondre
              Julien Barthe
              Invité

              *accorde

            • #22142 Répondre
              Charles
              Invité

              Vanne bien plus drôle que celle de Meurice, bravo.

              • #22150 Répondre
                François Bégaudeau
                Maître des clés

                je suis d’accord
                susceptibilité des nazis, vanne de haut niveau

                je n’ai pas grand chose à redire à la tribune non plus
                rien n’y est très nouveau mais tout y est juste

          • #22141 Répondre
            Charles
            Invité

            Vu le caractère uniquement symbolique de la sanction, cela m’étonnerait qu’il présente des excuses.
            Je trouve la tribune pas tout à fait convaincante car elle passe trop vite sur la singularité de l’humour politique. La satire dans ce domaine n’est pas purement anarchique, irresponsable ou que sais-je mais elle est au service d’un propos. Meurice s’exprime politiquement au moyen de l’humour. J’imagine bien que parfois il fait une vanne pour la vanne mais le coeur de son humour c’est bien la politique avec un fort ancrage à gauche (que cette gauche soit plus ou moins à gauche n’est pas le sujet). Quand il balance sa comparaison entre Bibi et un nazi ce n’est pas une pure vanne faite pour détendre les gens, pour qu’ils puissent relâcher la pression et digérer l’horreur des événements – drôle de fonction thérapeutique assignée à l’humour par Denouette au passage – mais pour soutenir une position dans un débat très sensible. Meurice dit avec cette comparaison qu’il pense que le gouvernement israélien se rend coupable de crimes de guerre voire de crimes contre l’humanité en ce moment. Il le fait de façon outrancière mais, et c’est tout le problème de l’humour politique, son outrance peut très bien être prise au premier degré. Si on ne sait rien de Meurice on peut très bien penser qu’il considère que Bibi est effectivement un nazi, que ce n’est pas de l’outrance. Et le problème c’est que la comparaison entre les israéliens et les nazis est souvent faite de façon très sérieuse et très premier degré par des antisémites, c’est même un cliché « les victimes sont devenues les bourreaux ». Auquel cas, Radio France pourrait légitimement s’interroger (et cela n’a rien d’autoritaire) sur la place d’une telle comparaison aux connotations pas franchement reluisantes sur ses ondes. Là où Radio France est de mauvaise foi et ne fait que céder à une certaine panique ambiante, voire à une opportunité de se faire ce gaucho de Meurice, c’est qu’il est évident que rien dans le reste de la chronique de Meurice, ni à ma connaissance dans le reste de son oeuvre, ne peut laisser penser qu’il est suspect d’antisémitisme. Donc la sanction n’est pas justifiée à mes yeux. Mais on voit bien que cela n’a pas grand-chose à voir avec les exemples pris par Denouette visant des cibles faciles et consensuelles (on se moque de Ben Laden, des talibans) et qu’il est un peu plus complexe que ce qu’il veut en dire. Le sujet parait être un prétexte pour défendre de son côté la satire en générale, la critique et la recherche dans le domaine de l’humour, bref un plaidoyer pro domo.

            • #22145 Répondre
              Ludovic
              Invité

              On t’a pas coupé le bout de la bite, mais on t’a coupé les burnes.
              Carolus Mignus
              ___
              En dictature on la ferme, mais on se vautre pas.

              • #22147 Répondre
                Charles
                Invité

                Merci Jean-Claude Van Damme.

                • #22151 Répondre
                  François Bégaudeau
                  Maître des clés

                  Bien sur que Meurice a une idée derrière la tete avec cette vanne.
                  Son idée est que Bibi mène en Israel et présentement à Gaza une politique fasciste, et que c’est assez cocasse venant d’un juif – comme il est assez cocasse qu’il soit le modèle absolu de l’antisémite Orban, ou que les meilleurs soutiens d’Israel soient les évangélistes américains, antisémites.
                  Mais cette idée ainsi libellé ne fait pas vanne. Tu la transformes en vanne en la compressant (raccourci), en exagérant (nazi), en faisant image (prépuce). Entre l’idée et la vanne il y a conséquemment une montée de mauvaise foi – qui est pour beaucoup dans le rire (dans l’énergie du rire il y a un ooooohhh il va trop loin
                  Il faut aller trop loin, sinon y a pas de vanne
                  A partir du moment où on donne la parole à un vanneur, il faut accepter cet excès. Si on ne l’accepte pas, on n’accepte pas l’humour lui même.
                  Ou alors une vanne ne serait acceptable que si elle est parfaitement juste?
                  Si on postule que Bibi est fasciste et non nazi, et que donc la vanne n’est pas exacte, on doit ravaler la vanne?
                  Est ce qu’un Mussolini sans prépuce passerait?
                  Est ce que un Orban sans prépuce passerait?

                  Est ce que tu es en train de déporter le débat vers la qualification juste de Bibi? Mais alors on ne parle plus d’humour on parle de politique
                  etc

                  • #22153 Répondre
                    Charles
                    Invité

                    Non la question en l’espèce c’est plutôt quand l’outrance se confond avec un cliché répandu chez les antisémites. Donc le problème ne se situe pas du côté de la justesse de ce qu’il veut dire mais du moyen par lequel il le fait.

                    • #22154 Répondre
                      François Bégaudeau
                      Maître des clés

                      Il est quand même courant que la vanne puise dans le vivier de clichés. Faut il s’interdire les vannes qui puisent dans des clichés sales? Mais qui va décider du sale pas sale? La direction de France Inter? Sinistre perspective – qui est en train de se réaliser, Meurice va aller auj procès et il n’y aura plus de Meurice à l’antenne.
                      Par ailleurs :
                      Dire que Israel =nazi, c’est, oui, une antienne des antisémites – même si ce n’est pas le plus courant de leurs refrains. Mais est ce que pour autant c’est une antienne antisémite? Moi je ne trouve pas que ce soit antisémite. C’est juste excessif. L’Etat d’Israel n’est pas nazi – et par exemple il n’a pas pour axiome l’antisémitisme… Mais l’Etat d’Israel est fasciste, oui, cela me semble tenable, en tout cas ca mérite discussion – notamment depuis les lois d’apartheid de 2018. IL n’y a aucun antisémitisme à le considérer. De nombreux juifs considèrent d’ailleurs que cette politique fasciste d’Israel fait énormément de mal aux juifs. Je le crois aussi.

                      • #22155 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        J’ajoute pour être clair qu’il y a dans la région un autre groupe de guignols authentiquement fascistes, c’est le Hamas. En ce moment deux fascismes se font face, et forcément ça n’ira nulle part, ça n’ira qu’à la boucherie.

                      • #22169 Répondre
                        amour
                        Invité

                        Le hamas est fasciste pour quel motif ?
                        Les barbares s’engrènent pour quel motif ?
                        Au début, c’est intéressant avec toi, et au final, ça part en biberine.
                        Quand tu averties d’être clair, tu deviens sombre, voire opaque.
                        Mais voilà, c’est toi, ton corps, ce que tu es. Ça t’appartient. .

                      • #22191 Répondre
                        Julien Barthe
                        Invité

                        Je propose de définir le fascisme comme : la domination absolue sur un groupe ou la tendance à l’exercer par la coercition et la violence extrême au nom d’une idéologie à coloration ethnique, religieuse ou exclusivement politique.
                        Ce qui fait du dirigeant du Hamas qui déclare vers le 10 Octobre que tous les gazaouis sont prêts au sacrifice, un authentique fasciste.
                        Et du civil palestinien sur lequel s’exerce son pouvoir, la victime de deux dominations fascistes qui s’entre-tiennent et s’intensifient mutuellement.

                      • #22200 Répondre
                        Dune
                        Invité

                        Cette définition est floue et la conclusion tirée de la déclaration du dirigeant du Hamas (Lequel? Politique ? Militaire ?), sans doute pour de louables considérations morales, totalement biaisée.

                        La guerre est violente et sa conduite, quel que soit le type de régime/mouvement impliqué, l’est tout autant. Est-ce que dans ces circonstances, domination, violence extrême et coercition sont des éléments suffisants pour convoquer le fascisme ? Quel intérêt d’ailleurs ? Fascistes les troupes viet-minh vis à vis des civils du Nord enrôlés de force et écrasés en « représailles » par la 1e armée du monde? Ils étaient peu démocrates, un poil autoritaires mais parlerait-on de fascisme ? Fascistes les fusilleurs français des récalcitrants à l’assaut dans les tranchées de la 1e GM? Fascistes les dirigeants cubains qui au bord de la confrontation nucléaire proclament, pour leur peuple, Patria o muerte?

                        Si leur vision du féminisme, de la liberté sexuelle, de la satire, etc. t’amenaient à ces conclusions idéologiques sur le Hamas, à la limite, pourquoi pas… Mais un mouvement de lutte armée, en guerre, a de fait un discours martial prompt à heroïser le sacrifice sans préjuger du caractère fasciste de sa démarche.

                        Quant au choix des armes en guerre asymétrique – et donc du terrorisme en l’occurrence, qu’on peut considérer comme une erreur stratégique du Hamas (quoi que la cause palestinienne, disparue jusqu’alors, semble à terme ne pas en souffrir contrairement à sa population) ce n’est pas non plus un critère de fascisme. Il n’y a pas d’arme ni d’armée démocrate.

                        Convoquer le fascisme en tout lieu est au mieux inutile. Le distribuer à parts égales dans une situation où existent clairement occupés et occupants, c’est… dommage, disons.

                      • #22173 Répondre
                        K. comme mon Code
                        Invité

                        La boucherie préexiste le Hamas. On ne va pas où l’on est déjà. Un État fondé sur la suprématie raciale et la purge éthique est fasciste depuis le début.
                        Israël est tout à fait antisemite. C’est un État négationniste dont le premier ministre nous dit qu’Hitler n’a pas eu l’idée d’exterminer les juifs et qui assimile tous les juifs à Israël, ce qui tout le monde s’accorde à dire est antisemite. Récemment, ils ont commencé à excommunier symboliquement les juifs qui ne leur plaisent pas — c’est antisemite de dire qu’un juif n’est pas juif. La comparaison aux nazis a du sens, la comparaison aux suprémacistes blancs Américains aussi, mais toute comparaison a ses limites, surtout quand la spécificité de l’horreur israélienne a développé son horreur propre, je pense donc qu’on ne dira bientôt plus qu’Israël est nazi. On dira Israël.
                        La propagande ne fonctionne plus auprès des jeunes générations, comme le prouve la grande répression aux États-Unis, l’université de Columbia a même suspendu tous les élèves appartenant au groupe Jewish Voice For Peace. Des juifs sanctionnés au nom de la lutte contre l’antisémitisme. Ça fait mal à la tête. Quand on comprend qu’Israel fait du mal aux juifs par antisémitisme tout s’éclaire.

                      • #22179 Répondre
                        Jeanne
                        Invité

                        K, je ne prétends pas connaître bien ce sujet. Dans ton post tu dis qu’Israel est un état négationniste, tu veux bien préciser ?

                      • #22181 Répondre
                        Dune
                        Invité

                        « […] dont le premier ministre nous dit qu’Hitler n’a pas eu l’idée d’exterminer les juifs »

                        S’il faut considérer comme négationniste toute contestation de fait établi et documenté par l’historiographie dominante, cela désigne les propos de « Bibi » dédouanant Hitler et le nazisme de l’idée de l’extermination des juifs pour en attribuer la paternité à Al-Husseini, Mufti de Jérusalem et donc aux arabes/musulmans/connards. Adolf aurait sans doute songé, au départ, à un simple déplacement de population en prévenant humainement les populations gênantes des probables hostilités à venir dans leur voisinage, avant que le fourbe imam ne le fasse percuter sur la praticité du zyklon b.

                        Plein d’articles disponibles sur la question en cherchant par mots clés les noms des trois zozos.

                        Si le négationnisme s’arrêtait à ce genre de pitreries sur l’histoire ce serait pittoresque. Celui du réel contemporain, qui fonde la pensée commune en Israël, est un peu plus gênant. Parmi 1000 voix, celle de Gideon Levy l’exprime assez justement (malgré la zik).

                      • #22183 Répondre
                        Dune
                        Invité

                        Le lien peut aider.

                      • #22212 Répondre
                        amour
                        Invité

                        Merci Dune, pour ce CR simple, clair et tellement juste.

                      • #22195 Répondre
                        Jeanne
                        Invité

                        Merci Dune, je comprends mieux.

                      • #22158 Répondre
                        Charles
                        Invité

                        Il est évidemment compliqué de répondre de façon générale en énonçant des règles ou des interdictions, c’est toujours du cas par cas. France inter n’a pas à les énoncer même s’il n’est pas absurde qu’en tant qu’employeur de Meurice elle puisse lui reprocher des vannes dans certains cas extrêmes (casuistique encore et toujours). Si Meurice se foutait de la gueule d’un ministre qui, au hasard, s’appellerait Durafour, en faisant un jeu de mots « Durafour crématoire », France inter pourrait légitimement s’en émouvoir, non?
                        Certes, ce n’est pas antienne intrinsèquement antisémite, mais dans le contexte on peut peut-être faire preuve de discernement pour éviter de semer la confusion?
                        Je suis d’accord sur le reste.

                      • #22204 Répondre
                        Monami
                        Invité

                        On apprend donc ici coup sur coup que :
                        – La colonisation de la Palestine est une affaire de fascismes qui s’affrontent
                        – France inter croit sincèrement à l’accusation ridicule d’antisémitisme contre Meurice
                        Pas de doute, on est bien dans le topic Comédie

                      • #22205 Répondre
                        Charles
                        Invité

                        Personne n’est aussi affirmativement caricatural mais ok. Merci de ton intervention.

                      • #22206 Répondre
                        Charles
                        Invité

                        Ou caricaturalement affirmatif.

                      • #22210 Répondre
                        amour
                        Invité

                        Très juste Monami. Très juste.

                      • #22211 Répondre
                        Julien Barthe
                        Invité

                        Attention Monami,
                        tu dérailles. Je ne crois pas que « la colonisation de la Palestine soit une affaire de fascismes qui s’affrontent ».
                        Je crois seulement que dans cette situation singulière ( celle de l’énoncé évoqué plus haut) le civil qui n’est pas prêt au sacrifice ( au sien et celui des siens) est doublement écrasé.
                        Dune,
                        Je ne retrouve pas l’origine et la forme exacte de ce propos qui m’avait frappé par sa parenté avec le « viva la muerte » des franquistes tout en enrôlant de force les civils dans cette héroïsation (je vais m’y atteler, mais tu pourrais aussi bien me faire confiance). L’héroïsation que tu évoques n’est acceptable que si elle ne vaut que pour des soldats qui seraient tous des partisans. Elle ne vaut donc jamais vraiment. On pourrait dire que toute armée, si elle n’est pas d’emblée fasciste, est menacée par un devenir fasciste.
                        Si tu considères ma définition bricolée sur l’instant, tu verras que je fais droit aux considérations idéologiques que tu évoques sans évoquer la question du terrorisme.
                        Je maintiens le terme fascisme parce qu’il implique l’autorité absolue ou sa recherche, la pulsion identitaire et tu me souffles la fascination pour la mort.

                      • #22172 Répondre
                        amour
                        Invité

                        « De nombreux juifs considèrent d’ailleurs que cette politique fasciste d’Israel fait énormément de mal aux juifs. Je le crois aussi. »
                        C’est quoi cette phrase ?
                        Moi, je crois que le bleu du ciel est bleu. Les juifs, doivent penser la même.

                      • #22298 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        Evidemment mes quatre lignes, qui d’ailleurs évoquaient un autre sujet, n’auront pas manqué de provoquer du n’importe quoi.
                        JB a tenté de redire les choses, merci à lui
                        Je ne vais pas m’y essayer longtemps. Juste : je n’ai parlé que du Hamas, et du Hamas d’avant même le 7 octobre. Mouvement politique qui coche toutes les cases de ce que nous reconnaissons classiquement comme relevant de l’extreme-droite – si le mot fasciste émeut les nerveux, je le retire bien volontiers (mais alors je le retourne pour Israel aussi? Donnez vos consignes, les énervés)
                        Dune a effleuré, hélas juste effleuré, le coeur de l’affaire : « Si leur vision du féminisme, de la liberté sexuelle, de la satire, etc. t’amenaient à ces conclusions idéologiques sur le Hamas, à la limite, pourquoi pas ». Pas seulement, Dune. Il y a aussi : leur identitarisme, leur autoritarisme, leur autocratisme, leur théocratisme, leur indifférence profonde au sort des gens, leur militarisme, leur absence totale, charité stratégique mise à part, de penser socialement les sujets, leurs positions effectivement réactionnaires sur les questions dites sociétales.
                        S’il m’arrivait de diner avec un cadre du Hamas politique, je n’aurais avec lui AUCUN point d’accord – si ce n’est un accord négatif, la lutte contre le fascisme Israelien, son miroir, son soutien. Et je subodore qu’il n’écoute pas Smirk.
                        J’avais beaucoup plus de points d’accord, du temps où je dinais avec lui, avec Georges Habache (preuve que la question n’est absolument pas le recours à la lutte armée , je parle du Hamas comme structure dirigeante.)
                        Ce n’est parce que je suis un ami du peuple palestinien que je vais ravaler mon anarchisme et montrer de la sympathie à des forces qui, au pouvoir dans un pays où j’habiterais, me foutraient au mieux en taule.
                        Les ennemis de mes ennemis ne sont pas mes amis.

                      • #22303 Répondre
                        amour
                        Invité

                        Le Hamas est une organisation réactive à des territoires occupés, lors de la 1ère Intifada. Nourris par les EU, ils se saisissent de la perte de vitesse de l’OLP, voulu par les EU.
                        Un pur produit, de l’occident.
                        Sans territoire occupé, le Hamas serait peut être autre.

                      • #22373 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        sans rayures le zèbre serait un cheval

                      • #22382 Répondre
                        amour
                        Invité

                        C’est juste. Ce que je dis, c’est que le Hamas est né grâce à l’occident pour affaiblir le MLP. Ils ont pris modèle sur les frères musulmans. Ces frères musulmans nés en Egypte pour repousser les colons britanniques.
                        Bref, l’histoire de la colonisation et ses conséquences.
                        Pour faire plaisir à Jean Monnaie : Sans colons, pas d’immigration de masse.

                      • #22413 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        Ces faits, connus, n’empêchent en rien que le Hamas soit un parti d’extreme droite.

                      • #22389 Répondre
                        Dune
                        Invité

                        Je réponds sur ce sujet en disant que je n’ai pas de position sur la question : je vis dans un pays en paix et tout va bien pour moi. Je n’ai qu’un point de vue, discutable, mais aucun énervement.

                        Donc : il n’y a pas d’amis au sein des dirigeants Hamas. Et le traitement qu’ils ont fait à leurs opposants peut donner une idée de ce qui pourrait arriver à l’issue d’un hypothétique dîner où on leur exposerait nos vues politiques. Le Hamas (comme instance semi-étatique) contrôle Gaza de manière autoritaire ne laissant que peu d’issue à toute voix politique alternative. Ça c’est une partie du contexte. L’autre partie, c’est un Etat colonial et son armée d’occupation. Le réel d’aujourd’hui c’est ça, le Hamas domine encore pour un temps Gaza et est le seul opposant armé (avec le Jihad islamique) à l’occupant. Le processus historique de son expansion en lien avec un intérêt stratégique de l’occupant est connu.

                        De quoi est fait un mouvement politique hégémonique, qui plus est dans un contexte de confrontation armée avec un occupant ? Sous les chartes, les slogans, les financements qui sont les individus qui le composent? La propagande israélienne elle-même distingue les dirigeants des militants du Hamas. Notamment quand elle diffuse des interrogatoires dans lesquels ces derniers dénoncent “librement” les fausses promesses des dirigeants corrompus qui les ont amené à “attaquer”. On peut émettre un doute sur le contenu de ces aveux filmés, reste une chose : Idéologiquement, ces militants capturés ont l’air moyen convaincu. Je ne sous estime pas le pouvoir de la torture, mais si on peut reprocher beaucoup de choses aux fanatiques, c’est rarement leur manque de courage physique. Et pourtant l’occupant diffuse ça (pour dire : regardez ces “animaux humains”) et nous montre des types effrayés lâchant tout ce qu’on leur demande. Comment parler de ces gens lambda qui forment, selon moi (point discutable) une large partie des troupes actuelles et à venir du Hamas ? Des demi-habiles parleront de la banalité du mal. Mais les derniers israéliens lucides comprennent qu’il est suicidaire de refuser de comprendre (Ehud Barak lui même répondant à une question de Gideon Levy durant sa campagne admettait que né palestinien il serait devenu “terroriste”). Que fait un type lambda qui a perdu son monde et veut prendre les armes dans le contexte actuel de Gaza? Il rejoint le Hamas, comme il aurait rejoint le FPLP ou n’importe quel autre mouvement opérationnel s’il existait. L’idéologie n’est pas le sujet. Il n’y a qu’un contexte. Va-t-on sonder en se pinçant le nez les orientations politiques de Sitting Bull entre deux balles de Custer ? Selon moi, c’est déplacé de pointer le supposé culte de la mort de celui qui perd sa famille, son milieu, son pays(age) et prend les armes. Il y a des types ahurissants de sagesse et de bonté* espérant la paix malgré le meurtre de leurs enfants. Et il y en a d’autres qu’il ne me semble pas difficile de comprendre sans en référer au fascisme en les renvoyant dos à dos avec l’occupant. Dans chaque « camp », je vois des humains, avec des émotions souvent compréhensibles. Seulement d’un côté, il y a un Etat colonial – avec une presse libre et tout le spectre politique représenté à la Knesset. De quoi se faire quelques vrais bons amis pour dîner. Est-ce vraiment le sujet ?

                        *

                      • #22412 Répondre
                        dune
                        Invité

                        Dune, la définition du fascisme est sujette à de nombreux débats c’est vrai. Je pense qu’on peut se mettre d’accord pour dire qu’il est militariste (apologie de la violence, culte de la force, exaltation de la guerre, idéal d’héroïsme), ultra-nationaliste, totalitaire (parti unique qui cherche à dominer toute la vie du peuple), du côté de l’exclusion (l’étranger est à l’origine des malheurs de la communauté) et de la violence extrême. Je pense aussi que le Hamas l’est. Qu’il le soit par réaction je le reconnais volontiers. Pour moi tu ne peux pas partir de la fin (complexification de la lutte armée actuelle ou séparation militants/dirigeants) pour affirmer que ce n’est pas un parti fasciste à la base. Et les mouvements fascistes se nourrissent du ressentiment et essaient d’embrigader le plus de monde avec leur programme. Je veux bien admettre que la formulation « deux fascismes s’affrontent » cache les dynamiques profondes à l’œuvre et peut être utilisée de façon fallacieuse mais je ne pense pas qu’elle soit fausse. Cela ne veut pas dire que tu mets sur un pied d’égalité les deux forces et que tu oublies le contexte de constitution du Hamas et l’accumulation de souffrances subies par les Palestiniens.
                        Ps: c’était mon pseudo ça

                      • #22423 Répondre
                        Dune
                        Invité

                        Sortons de ce non débat que j’ai bêtement nourri pour parler de l’essentiel : dune !?

                        Je ne me souviens plus de mes premiers échanges ici, mais en septembre au moins, j’identifiais un de mes échanges sous ce pseudo

                        Fresques, généalogies, familles (tous les arts confondus


                        Il m’accompagne depuis l’époque caramail… Ainsi naissent d’obscurs conflits identitaires.

                      • #22414 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        Ca n’est pas le sujet que j’abordais.
                        Ce que tu dis ici ne fait pas débat.

                        Du reste au départ le sujet était : Meurice.
                        Mais le point I est survenu.

                      • #22415 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        « Je veux bien admettre que la formulation « deux fascismes s’affrontent » cache les dynamiques profondes à l’œuvre »
                        Cette formulation ne cache rien. L’affirmation « le soleil se lève » ne cache pas le fait que ma voiture est en panne. Une formulation ne saurait tout dire.
                        On peut aussi faire crédit à celui qui écrit que  » deux fascismes s’affrontent » de sa connaissance de l’asymétrie qui mène à cette situation. Où deux fascismes s’affrontent.

                      • #22419 Répondre
                        Titouan R
                        Invité

                        Pour y revenir, Meurice s’en est bien sorti hier soir. Mais Waly Dia a été, comme d’hab, encore plus incisif : https://www.youtube.com/watch?v=-UduwtL_d5M

                      • #22534 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Mais non ! «  Nazi n’est pas la légion d’honneur tu peux pas donner le titre à n’importe qui « «  tes chemises de prof de philo qui veut mourir «  j’ai pleuré de rire

                      • #22535 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        oui Meurice s’en sort très bien
                        et comme d’habitude Lompret vole au-dessus des mortels

                        Waly Dia sera un grand comique quand il cessera de confondre vitesse et densité. Il ne me laisse pas le temps de rire, c’est un problème.

                      • #22526 Répondre
                        Moil
                        Invité

                        « Il y a aussi : leur identitarisme (…) leur absence totale, charité stratégique mise à part, de penser socialement les sujets, leurs positions effectivement réactionnaires sur les questions dites sociétales. »

                        Peut-être qu’un jour tu te rendras compte que ce que tu dis sur le Hamas peut très bien s’appliquer à une large partie de la population arabo-musulmane de ce pays, d’où l’incongruité de t’entendre parfois clamer que le soulèvement des banlieues, et leur convergence éventuelle avec la gauche radicale, constituerait un grand motif d’espoir.

                      • #22533 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        Ce que je dis peut s’appliquer à une large partie de la population française tout court.
                        Le mouvement désirable, c’est précisément l’insurrection de gens qui se connaissent comme prolétaires – ceux qui n’ont pas pouvoir sur leur vie- et se manifestent comme tels.
                        Une minorité suffit. Les soulèvements sont toujours archi minoritaires. Même quand deux millions de soulèvent, ils sont un trentième de la population.
                        400000 au pic, les Gilets jaunes étaient un centième de la population adulte.

                        Evite de commencer tes posts par « peut etre un jour te rendras tu compte », ca fait paternaliste, et être paternaliste avec un type de 52 ans fait de vous un immédiat septuagénaire.

    • #22159 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Entre la CENSURE et la SENSURE, Ô les beaux jours!!!
      Alors? La LIBERTÉ, POUR QUOI FAIRE? ET POUR QUOI DIRE?

    • #22536 Répondre
      Titouan R
      Invité

      Qu’est-ce que les sitistes pensent de Benjamin Tranié ? Pour ma part, je tiens qu’il est très fort (parmi mille trouvailles, Apollin de Malbeuh est une perle).
      Son précédent spectacle est-il accessible quelque part en vidéo ?

      • #22537 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        Je le trouve très fort aussi sur le papier, mais tout est dans le « sur le papier ». Comme chez Waly Dia je trouve son texte trop chargé, trop écrit peut-être. Un comique trop verbal.
        Toujours comparer avec Lompret, qui sait s’arreter, bégayer, buter, reprendre.

        • #22548 Répondre
          Titouan R
          Invité

          Lompret a cette force d’un permanent bordel organisé. Ou plutôt cette capacité à tout faire pour se laisser bordéliser. Ce qui le rend pas drôle pour beaucoup mais constitue le coeur de son art comique pour les autres.

          Tranié cherche beaucoup la formule, il est vrai. Mais il le fait sans l’excès de suffisance qui rend Proust inécoutable

          • #22550 Répondre
            François Bégaudeau
            Maître des clés

            Oui il est très au dessus de Proust, ne serait ce que parce qu’il est meilleur comédien
            C’est moins la formule que la surécriture qui me met un peu dehors

            • #22555 Répondre
              Titouan R
              Invité

              Formule/sur-écriture. Distinguo intéressant

      • #22599 Répondre
        Mathieu
        Invité

        Moi j’adore Romain de Bontaga, le maire street cred de Mouroux

    • #22610 Répondre
      Titouan R
      Invité

      Quelques remarques sur la caricature.
      …………………………………..
      On a beaucoup glosé ces dernières années sur ce parangon de « lalibertédexpression » ou de l’humour, fétichisé à l’excès sa capacité de subversion politique. Bien évidemment, tous ces discours emphatiques n’ont plus rien à voir avec la chose-même (qui a vu celui qui a vu l’ours ?). Revenons-y.
      Il m’apparaît en fait que la quasi totalité des dessins de presse 1/ ne me font pas rire et 2/ sont ineptes politiquement.
      Le 1/ est certes un ressenti personnel, aussi je le mets en débat. Toutefois, que quelqu’un.e produise une caricature vraiment drôle, et l’on verra que la chose, pas impossible, nécessite un écrémage massif et que dans la moyenne le dessin arrache tout juste un sourire. Il me semble que cette incapacité presque « congénitale » à faire rire est à lier au point 2/ : le dessin de presse est très souvent idiot politiquement car son espace même ne lui permet de rien déployer. Les thuriféraires du genre invoquent au contraire la grande capacité de synthèse : une case, quelques traits, un propos clair et cinglant. Or, il y a là confusion entre compression (éventuellement admirable, artistiquement comme politiquement, c’est cette confusion dont parlait François dans sa conférence sur l’humour) et réduction. Et c’est ce que fait (à de rares exceptions) le dessin de presse : il ne restitue pas, il réduit, il retranche tellement que n’y sont plus montrés que des archétypes, des positions tranchées, avec cette petite phrase de morale, presque de la moraline, qui vient en guise de « trait d’humour ». En un mot, la case unique annihile toute possibilité dialectique. Et c’est cette dialectique ou la dynamique d’une situation, du heurt de personnages, qui peut créer le rire. La case unique propose une situation statique.
      Inepte politiquement, ces dessins le sont surtout esthétiquement : la réduction qui le caractérise, et l’exercice de la petite phrase piquante qui doit le ponctuer, le réduisent bien souvent à un art utilitaire (ce qu’il était déjà à mon sens avant la massive récupération post Charlie Hebdo, journal devenu presque un torchon gouvernemental), et le dénient donc comme art tout court.
      Quant au dessin lui-même, le trait se ressent lui-même des contraintes de l’exercice ; aussi, la caricature, qui doit être efficace, a souvent le traite raide, net. Le réel d’un visage y est ravalé en quelques coups. Tout cela n’est pas gênant en soi, mais la systématisation proposée par la caricature (laquelle ne fait pas évoluer ce visage au gré des cases) lui donne un léger aspect autoritaire.
      Plantu serait bien sûr la synthèse (facilement critiquable) de toutes les tares ici décrites. Mais il me semble que celles-ci sont plus générales et propres à la caricature en soi.

      • #22632 Répondre
        Dr Xavier
        Invité

        Ça m’intéresse ce que tu écris là, mais je prends la caricature sous un autre angle : si elle ne me fait jamais rire elle me fait plus sourire, parfois réfléchir, parfois elle m’agace aussi. Et je suis plutôt admiratif du trait, de la capacité à synthétiser en une seule image de qui on parle, et à quel récent évènement (bien souvent une « séquence médiatique » avec toutes les réserves que cette expression charrie avec elle). Surtout, le fait de résumer en quelques traits la personnalité concernée est quand même très fort, le portrait caricaturé devient plus vrai que l’original.
        Suite à la conférence de François sur le rire et la blague j’ai déterré le bouquin Le Rire de Bergson, il y a un passage sur les caricatures, je vais le retrouver.
        Il faudrait aussi préciser de quelles caricatures on parle : je suis plutôt bon client de celles du Canard Enchaîné.

        • #22645 Répondre
          Titouan R
          Invité

          Si tu le retrouves, je suis preneur de ton texte sur Bergson.
          Je suis d’accord avec ce que tu dis sur l’art de la synthèse (je pense, ce qui est couillon, à un exemple TV donc pas dessin de presse : la marionette géniale de Tapie dans les guignols – le tracé de cette gueule est parfait) mais je me demande si ce n’est pas l’exception qui cache la règle. Une grande caricature surgit qui fait oublier une tare du genre. Je ne suis pas sûr de cette dernière phrase, c’est une hypothèse. Hypothèse peut être fausse et retournable par la démonstration que la structuration du champ médiatique (et de ses propriétaires) crée les conditions de vacuité de cet art… A voir…
          En tout cas, c’est précisément le Canard, auquel j’ai été quelque temps abonné, qui m’a fait apercevoir la vacuité du dessin de presse (quand ce n’est pas celle des articles…)
          Rétrospectivement, même en feuilletant des annales de Cabu ou autres, me reste cette idée que ces artistes sont en-dessous d’eux-mêmes par l’exercice de la caricature, qui ne leur permet pas d’actualiser pleinement leur puissance.

          • #22649 Répondre
            Mélanie
            Invité

            Il y a David Snug journaliste profécionnel qui fait peut-être exception, en une case décalquée il me fait rire, typiquement dans 50 classiques de la pop, Variété, ou encore son dernier.

            • #22654 Répondre
              Titouan R
              Invité

              Je m’incline. Snug est vraiment trop fort

              • #22663 Répondre
                François Bégaudeau
                Maître des clés

                Je suis très d’accord avec toi, Titouan.
                Cela dit il arrive, comme dit le Doc, que la synthèse produise une compression à la fois pertinente et marrante.
                (je n’ai pas d’exemple en tête, ce qui est déjà une information)
                Hypothèse corollaire : n’est ce pas proprement le dessin de presse politique qui pèche? N’est il pas le lieu où se dénude le socle de betise de la politique?

                • #22750 Répondre
                  Titouan R
                  Invité

                  On en revient à la question : la caricature parvient-elle à la compression plus que l’horloge cassée donnant l’heure deux fois par jour ?
                  Tu as raison de centrer sur le dessin de presse « politique ». Je me dis que le problème vient de ce qui est « demandé » à ce type de dessin, à savoir du commentaire politique. Même s’il est sarcastique, ce commentaire reste fondamentalement un commentaire, et donc un exercice vain. L’artiste qui se pliera à cette contrainte appauvrira son art (et sa pertinence).
                  Pour en revenir à l’idée de la compression, je pense qu’elle s’exprime bien mieux dans un format de deux ou trois cases (Idées noires de Franquin, exemplairement, ou, si l’on n’est moins exigeant, le Chat – qui ronronne singulièrement depuis un paquet d’années….). Juste ce qu’il faut pour produire un décalage, poser une situation puis la saper. Réussir à disposer cette tension ou cette discordance en une seule image relève de la gageure. Cette difficulté explique la déception dont nous témoignons : un.e caricaturiste ne peut pas pondre toutes les semaines pour son canard 3 ou 4 coups de génie en autant de dessins.

                  • #22774 Répondre
                    François Bégaudeau
                    Maître des clés

                    Il est vrai que Plantu n’est pas dans ce rythme.
                    Un biopic de Plantu serait intéressant. L’enjeu : comment a-t-il fait? Le titre : l’escroc.

                    • #22776 Répondre
                      Titouan R
                      Invité

                      On l’attendra longtemps.

    • #23144 Répondre
      Dr Xavier
      Invité

      Ça y est j’ai retrouvé ce que dit oncle Henri sur la caricature. Ça ne concerne que le portrait caricaturé et ça ne dit rien sur le côté politique d’une caricature, mais pas inintéressant pour autant. Je fais une citation un peu longue pour laisser le temps à sa pensée de se déployer.
      .
      Qu’est-ce qu’une physionomie comique ? D’où vient une expression ridicule du visage ? Et qu’est-ce qui distingue ici le comique du laid ? Ainsi posée, la question n’a guère pu être résolue qu’arbitrairement. (…) Nous allons essayer d’un artifice qui nous servira souvent. Nous allons épaissir le problème, pour ainsi dire, en grossissant l’effet jusqu’à rendre visible la cause.
      (…)
      Il est incontestable que certaines difformités ont sur les autres le triste privilège de pouvoir, dans certains cas, provoquer le rire. Inutile d’entrer dans le détail. Demandons seulement au lecteur de passer en revue les difformités diverses, puis de les diviser en deux groupes, d’un côté celles que la nature a orientées vers le risible, de l’autre celles qui s’en écartent absolument. Nous croyons qu’il aboutira à dégager la loi suivante : Peut devenir comique toute difformité qu’une personne bien conformée arriverait à contrefaire.
      .
      Ne serait-ce pas alors que le bossu fait l’effet d’un homme qui se tient mal ? Son dos aurait contracté un mauvais pli. Par obstination matérielle, par raideur, il persisterait dans l’habitude contractée. Tâchez de voir avec vos yeux seulement. Ne réfléchissez pas et surtout ne raisonnez pas. Effacez l’acquis ; allez à la recherche de l’impression naïve, immédiate, originelle. C’est bien une vision de ce genre que vous ressaisirez. Vous aurez devant vous un homme qui a voulu se raidir dans une certaine attitude, et si l’on pouvait parler ainsi, faire grimacer son corps.
      .
      Revenons maintenant au point que nous voulions éclaircir. En atténuant la difformité risible, nous devrons obtenir la laideur comique. Donc, une expression risible du visage sera celle qui nous fera penser à quelque chose de raidi, de figé, pour ainsi dire, dans la mobilité ordinaire de la physionomie. Un tic consolidé, une grimace fixée, voilà ce que nous y verrons.
      .
      (…) Une expression comique du visage est celle qui ne promet rien de plus que ce qu’elle donne. C’est une grimace unique et définitive. On dirait que toute la vie morale de la personne a cristallisé dans ce système. Et c’est pourquoi un visage est d’autant plus comique qu’il nous suggère mieux l’idée de quelque action simple, mécanique, où Ia personnalité serait absorbée à tout jamais.
      (…)
      On comprendra alors le comique de la caricature. Si régulière que soit une physionomie, si harmonieuse qu’on en suppose les lignes, si souples les mouvements, jamais l’équilibre n’en est absolument parfait. On y démêlera toujours l’indication d’un pli qui s’annonce, l’esquisse d’une grimace possible, enfin une déformation préférée où se contournerait plutôt la nature. L’art du caricaturiste est de saisir ce mouvement parfois imperceptible, et de le rendre visible à tous les yeux en l’agrandissant. Il fait grimacer ses modèles comme ils grimaceraient eux-mêmes s’ils allaient jusqu’au bout de leur grimace. Il devine, sous les harmonies superficielles de la forme, les révoltes profondes de la matière. Il réalise des disproportions et des déformations qui ont dû dans la nature à l’état de velléité, mais qui n’ont pu aboutir, refoulées par une force meilleure. Son art, qui a quelque chose de diabolique, relève le démon qu’avait terrassé l’ange. Sans doute c’est un art qui exagère et pourtant on le définit très mal quand on lui assigne pour but une exagération, car il y a des caricatures plus ressemblantes que des portraits, des caricatures où l’exagération est à peine sensible, et inversement on peut exagérer à outrance sans obtenir un véritable effet de caricature. Pour que l’exagération soit comique, il faut qu’elle n’apparaisse pas comme le but, mais comme un simple moyen dont le dessinateur se sert pour rendre manifestes à nos yeux les contorsions qu’il voit se préparer dans la nature. C’est cette contorsion qui importe, c’est elle qui intéresse. Et voilà pourquoi on ira la chercher jusque dans les éléments de la physionomie qui sont incapables de mouvement, dans la courbure d’un nez et même dans la forme d’une oreille. C’est que la forme est pour nous le dessin d’un mouvement. Le caricaturiste qui altère la dimension d’un nez, mais qui en respecte la formule, qui l’allonge par exemple dans le sens même où l’allongeait déjà la nature, fait véritablement grimacer ce nez : désormais l’original nous paraîtra, lui aussi, avoir voulu s’allonger et faire la grimace. En ce sens, on pourrait dire que la nature obtient souvent elle-même des succès de caricaturiste. Dans le mouvement par lequel elle a fendu cette bouche, rétréci ce menton, gonflé cette joue, il semble qu’elle ait réussi à aller jusqu’au bout de sa grimace, trompant la surveillance modératrice d’une force plus raisonnable. Nous rions alors d’un visage qui est à lui-même, pour ainsi dire, sa propre caricature.

      Henri Bergson, Le Rire : essai sur la signification du comique, 1er mai 1900.

      • #23146 Répondre
        Titouan R
        Invité

        Merci !
        Très juste texte, peu à y redire. Facture impeccable où aucune phrase n’est de trop. Je retiens surtout « [le caricaturiste] devine, sous les harmonies superficielles de la forme, les révoltes profondes de la matière. »

        Cette lecture est l’occasion d’une précision : je crois effectivement des artistes capables (assez souvent) de cet art de la synthèse en quoi consiste la caricature. Mais il faut préciser que « caricature » ne s’entend pas dans le sens depuis lequel nous avons débattu (le dessin de presse type Plantu ou Canard : un ou plusieurs personnages, une ou deux répliques) mais dans le sens plus restreint de « portrait », qui seul intéresse ici Bergson. Et oui, dans cette capacité à « faire une gueule » (pas dans le même sens que Gombrowicz) par un simple trait faisant bifurquer un nez ou s’arquer ou sourcil, il y a du grand art.

        • #23358 Répondre
          Dr Xavier
          Invité

          Salut, oui tout à fait, c’était aussi le sens de ma précision (« portrait caricaturé » vs « caricature politique »).
          [et merci pour tes autres messages, toute dénomination me convient !]

          Très bon ce petit livre de Bergson, clair, méthodique et didactique. François, bonjour, si tu passes par ici, est-ce que tu pourrais partager le texte de ta conférence « Faut-il supprimer le rire humiliant ? » ? (j’ai tourné ma phrase exprès pour avoir le double point d’interrogation) – J’ai envie d’écrire un petit texte à ce sujet mais je voudrais être sûr de rebondir avec à propos.

          • #23409 Répondre
            Titouan R
            Invité

            J’avais bien remarqué ta précision mais je voulais éviter toute confusion par rapport à mes anciens messages, qui n’avaient pas pour but de déjuger le dessin en lui-même.
            En tout cas, tu donnes bien envie de lire ce petit livre.
            ……….
            Hâte de lire ce que la conférence de François peut t’inspirer.

    • #23149 Répondre
      Olivier
      Invité

      A part évidemment Blanche Gardin, Aymeric Lomprez, Pierre Emmanuel Barre, Thomas VDB, Guillaume Meurice, Dieudonnée (avant Célinite aiguë), Timsit, Bun Hay Mean , Fabrice Eboue, louis CK, Dave Chapelle, Luz et Reiser… pourquoi j’aime autant Eric et Ramzy et Jonathan Cohen ?

    • #23174 Répondre
      Ema
      Invité

      Éric et Ramzy m’échappent un peu, mais pour Jonathan Cohen, ben, le type est juste drôle quoi. Il a poussé juste au bon niveau la caricature ridiculesque du mec qui se prend très au sérieux alors qu’il est très con, et ce truc là quand c’est bien fait ça marche, c’est aussi à ça je pense que les OSS 117 doivent leur succès. Le décalage entre la perception manifeste qu’un personnage a de lui même par rapport à la perception que nous avons de lui est un ressort humoristique très efficace je trouve.

    • #23177 Répondre
      Ema
      Invité

      Après pour Cohen je pense que ça ne marche que lorsqu’il interprète un personnage, je ne suis pas sûre qu’il ferait un bon stand upper, à moins que ça soit sur le mode Serge le Mytho

      • #23178 Répondre
        Tony
        Invité

        Tu l’as vu Sentinelle?

        • #23195 Répondre
          Parfaitement à l’eau
          Invité

          La Sentinelle c’est juste un sketch géant écrit pour Jonathan Cohen, le film est pas foufou mais ça fait rire. Ça manque de répliques cultes comme ce que faisait Eric et Ramzy à leur époque : Double zéro le film est pourri mais il y a plein de scènes vraiment très drôles et débiles. Par exemple :

      • #23192 Répondre
        Parfaitement à l’eau
        Invité

        Stand-up ça peut le faire il est pas mauvais en impro (la légende veut qu’il en ai fait beaucoup sur serge le mytho). Sur un passage de quelques minutes ça marche.
        Par contre un spectacle de 2h ça ne marchera pas, il n’a pas une panoplie de personnage très variée.
        Enfin ça marchera quand même il fera des tonnes d’entrées maintenant mais ça ne sera pas qualitatif comme ce que fait Blanche Gardin (ou même Aymeric Lompret ou Laura Laune ou Jeremy Ferrari)

    • #23181 Répondre
      Ema
      Invité

      Oui et j’ai ri

    • #23183 Répondre
      Ema
      Invité

      Bon on était clairement sur la réplique de Marc dans la Flamme mais version keuf aspirant chanteur, mais rien à faire le charme opére toujours pour moi. Sinon dans un registre un peu plus « mec normal » je l’avais bien aimé dans « Premières vacances » avec Camille Chamoux

      • #23188 Répondre
        Tony
        Invité

        Ce qui m’a frappé en voyant Sentinelle c’est de constater l’écart entre le génie comique de Ramzy et JC qui me fait rire aussi de temps en temps mais dont je me lasse assez vite, je ris beaucoup plus franchement quand je vois Ramzy,il a je crois une palette de jeu beaucoup plus large que JC.

        • #23190 Répondre
          amour
          Invité

          Jonathan se répète, rabâche et notamment avec le personnage François Sentinelle, qu’il a pompé sur le personnage Francois Francois de Albert Algoud.
          Les gimmicks sont aussi toujours les mêmes, on le devine et l’effet surprise n’est plus. Eric et Ramy, c’est un autre niveau. C’est la classe.

          Camille Chamoux, n’est pas rigolote du tout. Elle est même tout le contre. Et ce dès qu’on entend le son de sa voix.

          • #23196 Répondre
            amour
            Invité

            amour : le fiel.

            • #23199 Répondre
              amour
              Invité

              onathan se répète, rabâche et notamment avec le personnage François Sentinelle, qu’il a pompé sur le personnage Francois Francois de Albert Algoud.
              Les gimmicks sont aussi toujours les mêmes, on le devine et l’effet surprise n’est plus. Eric et Ramy, c’est un autre niveau. C’est la classe.
              Camille Chamoux, n’est pas rigolote du tout. Elle est même tout le contre. Et ce dès qu’on entend le son de sa voix.

              Combien Charles a gagné à défendre Benalla ?

            • #23200 Répondre
              amour
              Invité

              🖕

    • #23189 Répondre
      Ema
      Invité

      Apres on ne va pas se voiler la face, on rationalise beaucoup le pourquoi du comment les uns nous font rire et les autres pas, alors que c’est aussi beaucoup une histoire de faciès et de corps. La gueule de JC, ses mimiques et sa gestuelle me font rire, alors que Ramzy, ce qui me frappe quand il ne joue pas les grands benets c’est surtout son sex appeal

    • #23198 Répondre
      Carpentier
      Invité

      Dans ce sketch, Sellig est au top: gestuelle, rythme, placement, il pourrait aussi s’appeler ’ à 2 du mat’

    • #24516 Répondre
      Mathieu
      Invité

      Pour l’actu, cette masterclass de Dieudo
      -ça va Moshé qu’est ce que t’en penses?
      – elle est propre, cette guerre

    • #24710 Répondre
      Edouard Delors
      Invité


      C’est simple mais très efficace.

    • #24713 Répondre
      Edouard Delors
      Invité

      Et son corollaire : même niveau, même efficacité.

    • #24777 Répondre
      Titouan R
      Invité
    • #24779 Répondre
      Mathieu
      Invité

      Un bijou cette conférence

    • #24876 Répondre
      Seldoon
      Invité

      20 secondes de perfection : https://vm.tiktok.com/ZGedB9WPr/

      • #24878 Répondre
        deleatur
        Invité

        Oh purée, Fernande, je b… !!!

        • #24882 Répondre
          AxisBoldAsLove
          Invité

          Est ce une référence à la reprise de Brassens par Pascal Obispo version DAVA ? Si oui merci

          • #24884 Répondre
            deleatur
            Invité

            C’est quoi cette version ?

            • #24885 Répondre
              AxisBoldAsLove
              Invité

              Il me semble que tu peux la trouver dans leur émission « Vos gueules les mouettes », l’episode sur la musique (il y a également une reprise de Gagnam Style par Bob Dylan assez intense)

              • #25479 Répondre
                Jeanne
                Invité

                Quelqu’un est en train de se noyer. Des gens, depuis la rive, viennent à sa rescousse: « Donne ta main, Donne ta main », crient-ils en tendant la leur. Mais le noyé continue de se noyer.
                Nasr Eddin arrive, passe devant tout le monde, tend le bras et dit « Prends ma main ». Alors l’homme en péril prend la main, est tiré hors de l’eau. Sauvé.

                • #25526 Répondre
                  Claire N
                  Invité

                  C’est une histoire d’empathie pour moi , je retiens

    • #25527 Répondre
      Jeanne
      Invité

      Merci Claire.
      Oui on peut voir cette petite plaisanterie du 13ème siècle sous cet angle : cela nous parle d’empathie.
      Ou alors, si l’on a envie de se positionner plutôt du côté de la rationalité, l’on peut dire que ça nous parle d’intelligence. (La fameuse intelligence relationnelle). Et d’efficacité.
      Les deux angles pouvant tout à fait s’accorder.

      • #25534 Répondre
        Graindorge
        Invité

        Une question de confiance aussi. Le noyé reconnaît Nasrudin: une autorité spirituelle « qui passe devant tout le monde » Tout le monde DEMANDE dans la cacophonie et le brouhaha « Donne ta main » Peur du noyé  » à qui la donner? À qui faire confiance? Nasrudin ne dit pas Donne mais PRENDS ma main. La confiance en lui- même de Nasrudin qui est passé sans hésiter devant tout le monde ( et que tout le monde a laissé passer), déterminé et ferme: prends! La confiance se transmet au noyé. Sauvé

        • #25541 Répondre
          Graindorge
          Invité

          Et peu importe que cette autorité ne soit pas Nasrudin ou que Nasrudin s’écrivent avec un ou 2 r ou que Nasrredin/Nasrudin n’est qu’un personnage qui introduit agréablement le soufisme. L’essentiel c’est la petite histoire qui illustre la confiance/empathie/amour

        • #25545 Répondre
          Fanny
          Invité

          Jeanne, Claire, Graindorge, j’envie votre foi en l’humanité. Je n’avais vu que la sinistre avarice du gars qui veut bien prendre, mais surtout pas donner.

          • #25550 Répondre
            Graindorge
            Invité

            Merci pour le rire Fanny!
            En ce qui me concerne c’est plus la foi en Dieu que la foi en l’humanité. Ici, dans cette histoire l’humanité braille à qui mieux mieux devant un noyé déjà bien paniqué par le fait d’être entrain de mourir et tous ces cris en rajoutent à sa peur. L’homme qui passe devant tout le monde et que la foule laisse passer est un serviteur de Dieu qui ne demande pas Donne ta main mais qui donne Prends ma main d’où la confiance du noyé

            • #25577 Répondre
              Jeanne
              Invité

              C’est amusant de voir comment chacun réagit différemment.
              Graindorge, Nasr Eddin passe devant tout le monde, oui. Peut-être parce qu’en cette affaire, il se sent compétent. (Je gage que dans les dessous non racontés de cette histoire, d’aucuns le jugent arrogant, et cela rejoint une problématique abordée ces jours-ci quelque part ailleurs sur ce site).
              Fanny, tu m’as fait sourire aussi.
              Avoir envie de donner versus (ou slash) avoir envie de prendre.
              En fait ces deux choses-là, avoir envie de donner et avoir envie de prendre, se recoupent. Bien souvent.
              Nasr Eddin à donné sa main, il a donné de sauver quelqu’un, et au passage il a pris :
              – la satisfaction d’avoir réussi ce qu’il a entrepris, en l’occurrence sauver une vie (ça vous pose là, quand même).
              – d’autres satisfactions relatives à la fierté, à l’image, à l’auto. (L’autosatisfaction).
              -Peut-être d’autres choses encore.

              • #25586 Répondre
                Graindorge
                Invité

                je connaissais cette histoire et chacun.e peut avoir une lecture de ses lectures. Et c’est très bien comme ça.

    • #25532 Répondre
      Charles
      Invité

      Enfin vu Killers of the flower moon. J’ai été agréablement surpris, le film m’a davantage plu que ce que j’en attendais. Je pourrais même dire que le film est assez irréprochable sur pas mal de niveaux, notamment politique. Mais j’ai quand même quelques réserves. Si je reconnais que le film est assez surprenant dans son début – comme c’est très bien rappelé dans la GO – avec ces indiens bourgeois, ces morts inexpliquées et paisibles, je regrette qu’on retrouve après la logique du cinéma mafieux qu’on a souvent vu avec sa grande violence sèche. Je trouve que François à ce titre force un peu sur la violence et la captation qui passeraient par le droit. C’est dit, un peu montré mais vraiment rattrapé par les meurtres mafieux qui sont très nombreux. Certes ces meurtres sont filmés de façon moins hystérique qu’avant mais on retrouve tout de même la scène brève, initialement anodine, interrompue sèchement par l’homicide – refus du suspense, de la situation créée par une installation, une lenteur.
      De même, je trouve dommage qu’on abandonne en cours de route les indiens, Mollie – meilleur personnage féminin chez Scorsese depuis 20 ans – qui est réduite à un corps souffrant avant de revenir à la fin et retrouver sa puissance. J’aurais bien aimé qu’on creuse un peu le personnage d »indien mélancolique » (je crois rarement avoir autant entendu le mot dans un film américain), qu’on devine rendu malade par la situation, la domination etc. Au lieu de ça, le film se focalise – évidemment – sur ses deux stars, De Niro et Dicaprio. J’aime bien De Niro dans le film, assez tenu et sec, mais son personnage n’est pas si intéressant, il est purement méphistophélique. C’est d’ailleurs ce qui étonne dans le récit : tout est dit dès le début, le stratagème de son personnage est énoncé dans les premières scènes et ainsi longuement déployé (Il est également assez surprenant qu’on discute fréquemment aussi explicitement et bruyamment de meurtre en plein jour, dans la rue) Pour Ernest, le personnage est un peu plus complexe, même si lui aussi est dès le début complice, partie prenante des meurtres. Je ne trouve pas qu’il soit assez ambigu, je suis un peu fatigué par sa bêtise et les grimaces de Dicaprio même si je reconnais que son interprétation a une certaine force. Son personnage ne me semble pas vraiment être une figure de la banalité du mal, contrairement à ce qui est dit dans la GO. La banalité du mal, chez Arendt, n’est précisément pas le mal ordinaire, le mal de n’importe qui mais est un produit de la modernité, de la bureaucratie administrative – elle est donc historiquement située – qui passe par une déshumanisation du langage – le langage devient vide, creux, il ne dit plus rien et permet en cela toutes les horreurs, c’est là qu’intervient la banalité du mal.
      Ces deux personnages aspirent le film et mon opinion ne varie pas sur eux pendant 3h30 – durée que je sens vraiment pour cette raison et aussi le caractère répétitif du film mafieux -, ce qui est un problème. Je ne demande pas que les personnages évoluent mais a minima qu’ils soient suffisamment complexes, riches pour qu’on ne puisse pas les saisir en 5 minutes.
      Je retiens en faveur du film des plans et des scènes fortes : le jaillissement du pétrole au début – manne et malédiction comme le dit bien l’homme qui n’a pas de prénom -, l’arrestation de Dicaprio en plein séquence calme et tendu à la fois, le conciliabule chez Hale avec tous les notables pour retourner Ernest, la dernière scène entre Mollie et Ernest etc.

      • #25536 Répondre
        Charles
        Invité

        Erreur d’aiguillage désolé.

        • #25542 Répondre
          Graindorge
          Invité

          Condamné à revenir avec des croissants Maître!

        • #25554 Répondre
          Seldoon
          Invité

          Tu t’en veux tellement d’avoir aimé que tu tentes de saborder ton propre texte.

          • #25560 Répondre
            Graindorge
            Invité

            Message pour Charles de Seldoon
            Seldoon, je sais pas si Charles va revenir dans cette entrée Comédie. Écris lui plutôt à Top10

          • #25575 Répondre
            Charles
            Invité

            Et maintenant je ne peux plus le poster dans la section Cinéma, c’est un complot.

            • #25585 Répondre
              Graindorge
              Invité

              selectionner tout. copier et coller. Ça devrait marcher

              • #25592 Répondre
                Charles
                Invité

                Justement non.

                • #25601 Répondre
                  Claire N
                  Invité

                  J’a ramassé tes affaires pour les ranger 😉

                • #25605 Répondre
                  Graindorge
                  Invité

                  Ah bon? Ben écoute, maintenant tout le monde sait que ton texte s’est égaré ici et comme en général je crois que tout le monde lit tout ou survole Ne t’embête pas. Et la suite tu l’écris dans le Top10

    • #25569 Répondre
      Julien Barthe
      Invité

      On m’a envoyé ça : il ne s’agit pas d’un sketch, mais on devine que la puissance comique de Louis C.K. vient aussi de sa profondeur.

      • #25573 Répondre
        Jeanne
        Invité

        Julien, je vais regarder ça.

      • #25576 Répondre
        Graindorge
        Invité

        La profondeur de quoi?

        • #25636 Répondre
          Jeanne
          Invité

          La profondeur de son être.
          Oui Julien c’est vachement bien. Merci. (Même si c’est pas un sketch ça m’a fait rire comme un sketch).

          • #25649 Répondre
            Graindorge
            Invité

            Non. Je n’ai pas vu la profondeur de son être. Et je n’ai pas ri. Comme pour les textes, il y a des « lectures » différentes et c’est très bien comme ça.

            • #25652 Répondre
              Jeanne
              Invité

              Il y a des lectures différentes, oui bien sûr.
              Tu n’as pas aimé cette histoire russe de Louis C. K., Graindorge ?

              • #25713 Répondre
                Jeanne
                Invité

                Dans ce récit de Louis C. K. il est question d’enfants des rues. Nous y entrevoyons leurs vies et c’est désespérant. Comment se fait-il alors que l’on puisse – éventuellement- se plaire à l’entendre ?
                Grosse question, relative à l’art et à la distinction qu’il faut opérer entre « artistique  » et « beau ». (Dans tous les cas, apprécier tel art de raconter une histoire horrible n’implique pas que l’on doive tirer en soi un trait sur l’empathie).

      • #25581 Répondre
        Seldoon
        Invité

        Merci, j’avais vu cette histoire sous forme de sketch quelque part mais pas cette vidéo.

      • #25584 Répondre
        Carpentier
        Invité

        Ah voilà: Louis CK et Gardin chez Ruquier: le fauteuil l’aurait pas eu belle
        Ruquier et la prod aurait eu intérêt a en ramener un autre vite fait :- )

    • #25677 Répondre
      Titouan R
      Invité

      [youtube https://www.youtube.com/watch?v=Qj0-VVFhm9U&w=709&h=399%5D
      Aymeric, indispensable as always

    • #26594 Répondre
      Xavier
      Invité

      Pour les riches procapitalistes qui ont un abonnement Netflix, je signale que le spectacle Louis CK 2017 y est disponible (celui avec la fameuse séquence sur Magic Mike).

    • #27565 Répondre
      Malice
      Invité
    • #27591 Répondre
      Parfaitement a l’eau
      Invité

      Tiens, un humoriste québécois que j’ai découvert il y a pas longtemps. Un peu vulgos, trashouille mais qui s’amuse sur scène et puis il utilise des expressions québécoises, ça fait tout de suite hyper exotique. On se croirait devant un Naruse.

    • #27881 Répondre
      Toni Erdmann
      Invité

      Ce sont les fêtes. Je me retrouve donc avec mes petits cousins qui m’ont fait regarder une vidéo de McFly et Carlito. Il serait convenu de manifester mon rejet univoque de leur humour mais ça m’a tout de même rappelé un passage intéressant du livre d’Adrien Dénouette (Nik Ta Race, Une histoire du rire en France).
      Dans un chapitre, il déplore le manque flagrant d’auto-dérision du pouvoir et des puissants en France. Aux États-Unis, le président reçoit à chaque mandat des humoristes à la Maison Blanche. Par exemple, Stephen Colbert s’était moqué durant 20 minutes de Bush devant lui. La salle, entièrement acquise à la cause républicaine, était restée silencieuse alors que Colbert continuait à démonter point par point les absurdités du pouvoir en place. À l’inverse, Sarkozy, candidat, s’était indigné d’une vanne de Thomas Ngijol sur le plateau du Grand Journal.
      Aux Oscars, les mêmes humoristes peuvent se moquer de l’égo des acteurs devant eux. Ricky Gervais vanne Dicaprio sur l’âge de ses meufs et accuse toute l’industrie d’être complice de Weinstein par leur silence. En France, Juliette Binoche se lève dès que Jamel se fout un peu de sa gueule aux César. En somme, il existe là bas la culture du « roast » : le charriage d’une figure puissante en sa présence. C’est très jubilatoire de voir des dominants être mis quelques instants en situation de dominé même si cette jubilation est temporaire.

      McFly et Carlito à L’Élysée n’avaient pas dit le moindre mot sur la politique macronienne et avaient permis à Macron de profiter pleinement de la visibilité de leur chaîne. Adrien Dénouette, dans son livre, les accusait donc d’une grande complicité avec le pouvoir.
      Néanmoins ça reste deux gars influencés majoritairement par l’humour américain – comme tous les youtubeurs par ailleurs – et ça peut donner une séquence assez inédite en France. Dans leur dernière vidéo, ils bouleversent légèrement la règle de la bienséance française et s’adonnent au « roast ». Ils reçoivent des grosses têtes de leur industrie et les obligent à lire un texte qui vient parfois triturer quelques non-dits. Je trouve le format assez malin et l’écriture est plutôt fine (même si elle repose souvent sur les mêmes procédés humoristiques comme la comparaison ou l’analogie). Je vous laisse regarder et me dire ce que vous en pensez (les 8 premières minutes sont dispensables) https://www.youtube.com/watch?v=bRUn6EcaGY8&t=1144s

      • #27883 Répondre
        deleatur
        Invité

        Une petite question, en passant.
        « Il existe là bas la culture du “roast” : le charriage d’une figure puissante en sa présence.  » Est-ce que pour autant, c’est subversif ? Je veux dire : la sorte d’institutionnalisation du procédé que tu décris comme un passage obligé des « politiques » ou des « puissants » peut-elle acquérir une quelconque forme d’efficience ? Au fond, qui ou qu’est-ce que ça dérange ? Xaviel Niel (que j’ai vu par hasard chez Salamé) adore se foutre se lui-même et chambrer ses petits camarades de le tech, il arrive même à être drôle par moments et passer pour un mec très cool (ce qu’il est assurément), mais on sent bien que sa puissance est inébranlable et qu’aucun comique auquel il pourrait prêter le flanc n’arriverait à le déstabiliser.

        • #27884 Répondre
          Ostros
          Invité

          Oui, je pense comme toi que cela n’égratigne personne. Et peut avoir cet effet de rendre les « victimes » sympathiques, cool, comme tu dis, accessibles, etc. Donc de conserver l’institution en question. C’est comme le rôle du fou du roi dans les émissions TV où un humoriste classé « humour noir » se paye la tête de l’invité à une heure de grande écoute (Guillon, Proust l’ont beaucoup pratiqué). Ca fait subversif, ça élève les audiences, ça crée du buzz parfois et des répliques dans les magazines le lendemain. Mais au fond chacun reste à sa place.

          • #27886 Répondre
            deleatur
            Invité

            Oui, voilà, chacun reste à sa place, parce que chacun est sérieux dans son domaine et joue son rôle.
            Patrick Sébastien faisait chanter des hommes (pas de femmes) politiques dans les années 80, tout le monde se foutait de leur gueule parce qu’ils chantaient comme des pieds. C’était le début de la peoplelisation des politiques et ça marchait. Ne pas oublier l’immension capital de sympathie acquis par Chirac en 95 avec Michel Field (« Mangez des pommes »).
            Quand Blanche Gardin s’en prend à son public, ou à son propre camp, champ, c’est tout de suite dérangeant, elle joue avec la gêne et le malaise, elle touille des affects troubles. Eric… rhâa, Aymeric Lompret pareil.

        • #27918 Répondre
          Toni Erdmann
          Invité

          Il y a méprise. Je ne pense pas que ce genre de moment ait la moindre efficience politique. Bien évidemment que les figures qui s’y adonnent n’en ressortent pas moins puissantes, peut-être même l’inverse. Ce sont des moments que je savoure comme une fin en soi, comme une jubilation temporaire.
          Les roasts (celui de Bush, celui de Dicaprio, ou celui de Woody Allen confronté à la blague de Laurent Lafitte lors d’une cérémonie) me font le même effet que voir un off, ou voir le surgissement de quelque chose d’inattendu en direct. Ainsi, des figures qui sont des êtres de pure apparence, en représentation permanente, sont momentanément déstabilisée, et j’ai l’étrange sensation de les voir pour de vrai.

          • #27920 Répondre
            deleatur
            Invité

            S’il y a eu méprise, j’en suis vraiment désolé. En même temps, ce sont des puissants, pas n’importe qui, pas n’importe quels gens, donc ça compte aussi.
            « Des figures qui sont des êtres de pure apparence, en représentation permanente, sont momentanément déstabilisée » : déstabilisation qui fait partie du jeu, donc qui n’est pas une véritable déstabilisation. Je ne parlais pas d’efficience politique, mais defience en terme de contestation ou de déstabilisation, justement.
            Quand des artistes ou des politiques sont réellement déstabilisés, dans des contextes qui ne sont pas immédiatement identifiés comme humouristiques (les américains aiment les étiquettes), bref quand le jeun des rapports de force est réellement déstabilisé, ça donne une Will Smith dans la tronche, ou une sortie de Jonah Hill (quel gros con !) contre une « journaliste française de seconde zone ».
            Maintenant que ce soit drôle, je veux bien le croire.

            • #27926 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

              Le bouquin de Dénouette est passionnant, malgré quelques contradictions, et des vraies ratages de virages – sa défense des Inconnus, de Jacquouille, et surtout de Bacri-Jaoui.

    • #28042 Répondre
      Carpentier
      Invité

      Hier soir, Simon Astier fêtait ses quarante ans et jouait, par ailleurs, au théâtre de la renaissance, Le discours de Fabrice Caro.
      Après l’adaptation de Tirard au ciné, avec Lavernhe dans le rôle d’Adrien, c’est l’un des neveux neuneus de Kaamelott qui s’accroche à son portable c’est à dire au souvenir de Sonia.
      Seul sur la scène, son adaptation et interprétation du texte est chouette, les variations de son jeu riches, sobre dans ses doutes, exubérant dans sa danse en Wolverine.
      On a aimé, on reverrait avec plaisir quelques rangs plus bas et plus près, on recommande.

    • #28813 Répondre
      Charles
      Invité

      Vous connaissez Royce Du Pont? C’est un mec qui parodie un prof en management et entrepreneuriat. On retrouve ses vidéos sur twitter et tiktok.
      Je vous laisse apprécier celle-ci : https://www.tiktok.com/@entrapranure/video/7311383171327741230?is_from_webapp=1&sender_device=pc&web_id=7256701490868520475

      • #28814 Répondre
        JohnMoney
        Invité

        Mouais, encore un « humouriste » pour gauchistes mal rasés à cheveux bleus qui crache sur le capitalisme. Ce monsieur devrait être reconnaissant, c’est grâce au capital qu’il peut amuser la galerie grâce à TokTik.
        À bon entendeur.. . … .

      • #28918 Répondre
        Charles
        Invité
        • #29222 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          il commence à bien me plaire

        • #29244 Répondre
          Monami
          Invité

          Excellent.
          Dans le genre comique très court :

    • #29213 Répondre
      raûl
      Invité

      je pense pas que sa soit le meilleur exemple pour les jeunes en vrai mais il va tellement loin que sa peut créer des moments comiques

    • #29214 Répondre
      raûl
      Invité
    • #30891 Répondre
      Carpentier
      Invité

      🎤

      • #30913 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        Pas mal du tout ce sketch
        Le début, grande idée

        • #36134 Répondre
          Mélanie
          Invité

          L’éduc’spé est pas mal aussi. Beau post à contenu, BS

      • #36549 Répondre
        Carpentier
        Invité

        Les 9 et 10 mars, Jérémy au pâté:


        – Les séances au Pathé, qui se présente en … Pionnier du cinéma créateur d’émotions et de souvenirs, Pathé se réinvente à chaque film et propose sans cesse de nouvelles expériences cinématographiques. / …. sont bien chères en revanche (16€ si pas d’abo ou autre réduc, du vécu récent à Grenoble, pour Les chèvres, en plus, m’en remets pas de ma nouvelle expérience ciné avec ce créateur d’émotions et de souvenirs que ce pionnier, créateur d’émo – ok c bon, t’as compris.)
        À voir, pour qui a des plans pâté donc, ou un âne, ah non, ça c’est pour le saucisson, quoique du pâté d’âne ça doit bien, bon, voilà, faut voir si.

    • #33321 Répondre
      Papo2ooo
      Invité

      Larry David de retour avec la saison 12 de curb your enthusiasm.

      Ca m’éclate toujours autant.
      C’est comme les Feux de l’amour.

      • #36081 Répondre
        Malice
        Invité

        Mais tristesse : Richard Lewis, le plus relou copain de Larry, est décédé…

        • #36087 Répondre
          Papo2ooo
          Invité

          Dans l’épisode 3 de cette saison Larry et Richard tentaient de se convaincre de s’ajouter mutuellement sur la liste des héritiers testamentaires de l’autre – chacun fermement persuadé que l’autre allait mourir en premier.
          Richard qui espérait encore toucher le pactole.
          Qu’il repose en paix.

          • #36088 Répondre
            Papo2ooo
            Invité

            la scène:

            • #36089 Répondre
              Papo2ooo
              Invité

              (en fait c’est seulement Richard Lewis qui est à l’initiative pour le testament, au temps pour moi, ma mémoire m’a fait défaut)

              • #36090 Répondre
                Malice
                Invité

                Les scènes de ménage de Lewis et Larry, c’est sans prix
                L’épisode où Larry hésite à lui donner un rein était génial aussi

                • #36092 Répondre
                  Papo2ooo
                  Invité

                  J’avais oublié cet épisode.
                  Ca m’a cuit:

                  • #36094 Répondre
                    Malice
                    Invité

                    Et la nana de Jeff qui réserve son rein pour ses gosses, super porte de sortie

                    • #36098 Répondre
                      Papo2ooo
                      Invité

                      oui, entre les gosses hypothétiques du couple susy-jeff et marty qui a « la sensation » qu’il serait de toute façon pas compatible, bel esprit lol
                      larry david qui rejoindrait un peu la thèse de kechiche dans la vie d’adèle sur l’amour et la bourgeoisie?

                      désolé d’avance pour ce rapprochement

                      • #36099 Répondre
                        Papo2ooo
                        Invité

                        en fait larry serait plutôt un contre-argument, puisque amour il y a malgré tout.

                      • #36100 Répondre
                        Papo2ooo
                        Invité

                        ne faites pas attention à cette mention de kechiche lol, à oublier.

                      • #36101 Répondre
                        Malice
                        Invité

                        moi je crois qu’ils expriment tout haut et en humour à quel point on a beau être pote, filer son rein c’est compliqué ( qu’on soit riche ou pauvre);
                        de plus, dans les séries ou films comiques qui ne vont pas assez loin, c’est le genre de situation où l’humour se suspendrait le temps d’une séquence émotion; j’aime que Larry se rue dedans

                      • #36104 Répondre
                        Papo2ooo
                        Invité

                        oui, d’accord avec toi.

    • #35998 Répondre
      Cyril
      Invité

      La série Louie de Louis C.K. n’a pas été citée je crois. Vu les deux premiers épisodes et pour l’instant c’est hyper drôle

      • #36108 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        On a souvent parlé de Louie ici, mais peut etre était-ce dans la version antérieure du site.

        • #36195 Répondre
          Cyril
          Invité

          J’ai écumé les sitcoms et celle-ci est celle qui me fait le plus rire, quel bonheur de l’avoir trouvée !

    • #36016 Répondre
      Mathieu
      Invité

      Vu hier soir l’humoriste Antek au Bo St Martin – humoriste émergent d’abord vu au Paname Art Café sur 5 minutes où il était passé en dernier et avait fait l’unanimité – il a donc aussi un spectacle d’une heure très drôle et pas cher, je conseille – il joue encore 3 mercredis en mars les 13, 20 et 27

    • #36128 Répondre
      Charles
      Invité

      En ce moment j’aime bien regarder les vidéos d’impro de Julien Santini. Bon, c’est un peu toujours la même chose (rupture brutale de ton, chambrage des spectateurs sur leur prénom, décalage entre son allure de prof de maths et sa personnalité etc.) mais c’est efficace :

      • #36130 Répondre
        Charles
        Invité

      • #36262 Répondre
        Julien Barthe
        Invité

        Je trouve ça très drôle et très neuf. A priori dès qu’il écrit, je ne ris plus.

    • #36198 Répondre
      françois bégaudeau
      Invité

      je connaissais pas
      pas mal
      j’ai vu hier un spectacle de Freyssinet, que j’avais toujours zappé, par préjugé de merde
      suis assez conquis, notamment par ses envolées absurdes

      • #36199 Répondre
        Charles
        Invité

        Frayssinet est assez génial si tu mets de côté son côté niais, reconciliateur et en fin de compte assez libéral qui gachaient presque toutes ses chroniques sur Clique.

        • #36201 Répondre
          Seldoon
          Invité

          Il peut être libéral autant qu’il veut à condition qu’il évite les lieux communs de l’humour comme son sketch sur les 2 euros. Je le trouve techniquement très bon, il faut juste qu’il cultive un peu son regard.

          • #36210 Répondre
            Charles
            Invité

            Moi ses petites leçons de vie à la Steve Jobs m’agaçaient indépendamment de certains lieux communs de l’humour.

            • #36211 Répondre
              Seldoon
              Invité

              C’est ton côté gauchiste, alors que moi au contraire j’ai un iPhone.

              • #36219 Répondre
                Charles
                Invité

                Grave, j’ai de plus en plus de mal à trouver des gens aussi à gauche que moi c’est dur tu te rends pas compte Seldoon.

            • #36212 Répondre
              Seldoon
              Invité

              Je l’ai peu écouté sur Clique, j’ai juste vu les extraits qui trainaient partout – donc j’ai eu droit à un tri. De ce que j’ai vu, son liberalisme me va quand ça part dans des directions à peu près inédites comme sa critique du couple parce que le couple le rend mou, bête et improductif.

            • #36213 Répondre
              Ostros
              Invité

              Pour moi aussi les leçons à la Kyan Khojandi m’ont rebutée quand il chroniquait clique. Je vais essayer de trouver son spectacle qui doit être moins axé développement personnel.

              • #36215 Répondre
                Ostros
                Invité

                Sur le couple qui rend moi et improductif er bête je trouve ça plutôt fin s’il s’agit de parler de la façon le plus répandue d’être en couple et qui consiste à se posséder l’un l’autre et organiser ses activités à l’aune de son couple donc à perdre en vitalité.

                • #36218 Répondre
                  Ostros
                  Invité

                  Mais pour moi c’est pas libéral ça.

                  • #36239 Répondre
                    françois bégaudeau
                    Invité

                    je redis que c’est plutot ses envolées absurdes qui m’intéressent, comme dans les dernière minutes de ça :

                    a 1h01

                    • #36249 Répondre
                      Ostros
                      Invité

                      Je me suis bien marrée (un peu avant avec les arbres c’est drôle aussi). Merci pour le lien je vais me le faire depuis le début maintenant.

                      • #36309 Répondre
                        Tof
                        Invité

                        En parlant d’absurde, j’apprends que Chris Esquerre va faire quelques dates d’un ancien spectacle au printemps (chanceux parisiens). Son premier (dispo sur YT) est un miracle.

                      • #36312 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        oui, envie de le revoir tiens

                      • #36314 Répondre
                        I.G.Y
                        Invité

                        Connaissais pas du tout ce Esquerre. J’ai regardé les dix premières minutes et c’est décidé, je me le fais en entier demain (le verre d’eau + « se moucher en exprimant un doute » ont achevé de susciter ma curiosité), merci !

    • #36233 Répondre
      Tof
      Invité

      Bonjour! Les routines de Scott Seiss « Ikea Clerk » me font toujours bien rire

    • #36305 Répondre
      Olivier
      Invité

      Quel plaisir ! Cnews a de sérieux concurrents

    • #36307 Répondre
      Olivier
      Invité

      Quelques perles ne sont pas dans le montage final. Heureusement, il y a le bêtisier…

      • #36313 Répondre
        thierry
        Invité

        J’allais poster exactement ce sketch. Je sais pas ce qu’à Malik Bentalha depuis quelques mois mais je le trouve très fin observateur et hyper productif. Un humour à la « inconnus » des grandes années que je ne pensais revoir.

        • #36315 Répondre
          Mathieu
          Invité

          Les têtes de Benthala face caméra et les petits regards gauche-droite sont exceptionnels putain

          En stand up, je recommande aussi le dernier Pete Davidson sur Netflix, Turbo Fonzarelli

    • #36502 Répondre
      Tony
      Invité

      YouTube m’a recommandé cette vidéo, j’ai regardé et je me suis bien marré,Kassovitz l’a bien cherché

      • #36532 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        Dieudonné présente un syndrome Jean Monnaie : 10 ans qu’il annonce qu’il va se retirer au Cameroun, 10 ans qu’il le fait pas.

      • #36544 Répondre
        Juliette B
        Invité

        Belle illustration d’homophobie et transphobie ordinaires. Dieu que cet homme a peur, il ferait presque pitié…

        • #36547 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          Oui c’est sa nouvelle fixette, depuis un certain temps déjà
          Et ainsi l’homme si habile à moquer les ridicules a commencé à se ridiculiser.

          • #36548 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            Sur ces sujets, voir quelques lives de Dany et Raz sur le rap de droite, en proie à la même panique anti-LGBT – et l’école fait de nos enfants des tapettes etc

            • #36579 Répondre
              Tony
              Invité

              La blague Kassovitz continue, après Rambo voilà Rocky

    • #36526 Répondre
      Cyril
      Invité


      Les cathos intégristes ont de l’humour aussi ! (vers 35 min et 30 sec)

    • #37565 Répondre
      Papodespapis2ooo
      Invité
    • #50011 Répondre
      Albert Camus
      Invité

      Je suis quand même un peu déçu que ce ne soit pas Onfray qui assure le spectacle.

      • #50014 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        Un acteur est né

        • #50015 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          sur « pour quelle raison bordel on est là » l’intonation est d’une justesse absolue
          comme on parle d’oreille absolue

      • #50028 Répondre
        Mathieu
        Invité

        Le devenir-BHL se précise

        • #50078 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          Absolument
          Le beau père.

      • #50091 Répondre
        deleatur
        Invité

        Après les comités d’entreprise, dame patronnesse à la foire au jambon de Bayonne !

    • #53057 Répondre
      Eden Lazaridis
      Invité

      Ce type est un génie.

    • #137809 Répondre
      Chimpanzix
      Invité
    • #137920 Répondre
      Seb H
      Invité
      • #137933 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        réponse fournie dans Histoire de ta betise

        • #137978 Répondre
          Seb H
          Invité

          Tiens je me demandais, en fait, à te lire sous à peu près tous les contextes tu utilise tout le temps l’ironie. Alors du coup a force tu maitrises bien je vais pas faire semblant de pas rire à tes blagues mais t’as jamais essayé d’écrire comme un fou qui balance ses déchets sans trop se poser de questions? Alors je trouve que ça marche souvent dans tes bouquins cette espèce de « self awareness » par exemple deux singes où ducoup ya une subtilité qui s’opère parce que le narrateur qui se moque un peu d’un lui même qui est déjà pas trop cliché devient encore moins cliché etc… Donc ça marche, mais par exemple dans l’amour y’avait toujours ces petites phrases qui venaient requalifier la phrase d’avant avec cette petite blague pour faire redescendre la sauce je trouvais ça moins bien. On dirait que tu t’armes de milles précautions pour éviter le ridicule, alors du coup ça l’est pas mais bon… Je trouve que finalement ce que j’ai préféré chez toi c’est entre les murs, y’a quand même des blagues qui m’ont fait rire genre Amar à babord mais de tous c’est celui que je trouve le plus touchant, y’a une vraie proximité avec la chose… voilà voilà.
          Ducoup en écrivant ce message je m’attends à une répartie qui va m’expliquer en quoi je suis débile et nul mais c’est plutôt sincère comme question

          • #137993 Répondre
            François Bégaudeau
            Maître des clés

            Oui c’est intéressant comme question
            Je débrouille :
            1  » d’écrire comme un fou qui balance ses déchets sans trop se poser de questions » Non je ne fais pas ça. Et je tache de ne pas le faire. La littérature a à voir, non avec l’épanchement, mais avec la retenue. Partout ça s’épanche, ça s’exprime, eh bien la littérature ce serait presque le contraire. Adversité chaque année plus précieuse dans ce monde gagné par une épidémie d’expressionite et d’opinionite.
            ….Ce qui n’empeche pas des moments, dans la rédaction, où le plume s’emballe, semble avancer toute seule, etc.
            2 sur l’ironie, grand sujet, que je ne résoudrais pas ici (mais encore renvoyer à Comme une mule, comme pour le point 1 du reste,). Je peux quand meme :
            -distinguer entre blague et ironie, que ton post a tendance à confondre. Par exemple « Amar à babord » ce n’est pas de l’ironie, c’est une blague. Mais Jje crains de comprendre que ce qui te fait rire c’est Amar = amarres, qui va bien avec babord. Et là je vais total te décevoir : pas du tout fait exprès, puisque je ne fais jamais de jeux de mots.
            -noter qu’il ne faudrait quand meme pas exagérer avec mon ironie. Le plus gros de mes textes ne procède pas de l’ironie, mais, dans les essais, de l’effort simple d’élucidation, dans les romans, de l’effort simple de justesse et de densité.
            Dans Désertion une phrase comme « Il parvient incomplètement à etre triste », n’est pas ironique (ou alors elle procède de ce que j’ai toujours décrit comme l’ironie tendre devant nous autres pauvres humains perdus entre deux infinis). Comme la dernière du livre. Comme la plupart des phrases de ce livre.
            Tu as raison de dire que je me méfie du ridicule – je me méfie surtout de la solennité, qui n’est pas mon tempérament, et qui est fausse. Je ne crois pas pour autant que cela empeche l’émotion dans mes livres. On m’a assez dit, par exemple, que les dernières pages de L’amour faisaient pleurer.

            • #138006 Répondre
              I.G.Y.
              Invité

              « On m’a assez dit, par exemple, que les dernières pages de L’amour faisaient pleurer » : sans doute parce qu’elles relèvent davantage de l’envol que de la solennité, qui tout au contraire pèse, cloue au sol. (même champ lexical : polysémie/étymologie de « gravité »).

              J’ai ressenti un « envol », une « échappée », dans la fin de l’Amour, de Notre Joie, d’Un enlèvement — peut-être dans Désertion que je n’ai pas encore fini. C’est aussi pour ça que je n’ai jamais vraiment compris pourquoi tu as dit plusieurs fois que les « fins » n’étaient pas très importantes (tu parlais plutôt des films, mais c’est pour moi même combat). Non seulement je pense qu’elles le sont — pas nécessairement sur le mode de l’échappée —, mais j’ai l’impression qu’il en va de même dans ta propre pratique.

              (grande parenthèse semi-hors-sujet)

              • #138009 Répondre
                François Bégaudeau
                Maître des clés

                les fins peuvent etre travaillées, pesées, etc, ce que je déplore c’est que le commentaire critique leur apporte trop d’importance
                souvent les obsédés du sens se surconcentrent sur les fins, qui censément portent le message
                contre quoi je préfère ne pas trop m’y arreter, connaissant en plus de quelle tambouille interne elle sont souvent le produit (en cinéma, en tout cas)
                ceci étant posé, j’ai pas mal pratiqué la fin envol, et je me suis lassé
                la fin de l’Amour n’est pas exactement un envol selon moi, en tou cas pas stylistiquement
                celle de Désertion non plus
                de mes fins envol je garderai quand même celle de La blessure la vraie, qui avait une vraie consistance formelle, et la fin d’Un enlèvement, pour son style

                • #138015 Répondre
                  Ostros
                  Invité

                  Moi, celle de ma cruauté pour le vertige qu’elle ouvre.

                  • #138060 Répondre
                    I.G.Y.
                    Invité

                    « souvent les obsédés du sens se surconcentrent sur les fins, qui censément portent le message » : c’est vrai. Le problème ne serait-il pas aussi entretenu volontairement par beaucoup de réals qui, pris dans ce même mouvement, pensent réellement leurs fins de films de cette manière, ce qui donc « justifie » la sur-attention des spectateurs sur les fins? Aussi, je me demande si cette stratégie (sur-scénarisation de la fin comme « clé », de logique ou de sens/message) se rencontre plutôt dans les films à vocation « large public » ou si c’est en fait décorrélé. En soi, même penser une « fin ouverte » peut mener à ça. Il faudrait penser des « non-fins » — je dis « faudrait », mais ça existe bien sûr déjà.

                    • #138081 Répondre
                      François Bégaudeau
                      Maître des clés

                      le problème c’est qu’une non-fin est une fin, etc
                      seule manière de sortir de cette boucle : faire une fin en signifiant que toute fin est arbitraire
                      pour ça le must reste évidemment la fin de Chronic

                      • #138153 Répondre
                        I.G.Y
                        Invité

                        Pas vu Chronic (et pas lu ma Cruauté), pas évident l’admettre tout ça de bon matin et dans un contexte international aussi tendu

                      • #138157 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        pas vu Chronic, pas lu Ma cruauté ; le mec qu’a raté sa vie
                        dans deux minutes tu vas nous dire que t’as pas de Rolex

                      • #138173 Répondre
                        I.G.Y
                        Invité

                        Rire. Cela dit, et contrairement à certains, je n’ai pas encore « 50 ans ».

            • #138075 Répondre
              Seb H
              Invité

              « Par exemple « Amar à babord » ce n’est pas de l’ironie, c’est une blague. Mais Jje crains de comprendre que ce qui te fait rire c’est Amar = amarres, qui va bien avec babord. Et là je vais total te décevoir : pas du tout fait exprès, puisque je ne fais jamais de jeux de mots. »
              Pour moi c’est un exemple d’une grande maîtrise de l’ironie

              • #138082 Répondre
                François Bégaudeau
                Maître des clés

                je ne vois pas du tout en quoi
                mais je suis heureux de grandement maitriser l’ironie sans le savoir

                • #138084 Répondre
                  Seb H
                  Invité

                  Ça c’est ce que dirait qqn qui se fout de ma gueule

                  • #138145 Répondre
                    François Bégaudeau
                    Maître des clés

                    je ne me fous pas de ta gueule – que de nervosité-, je bricole un énoncé de nature à rendre compte de l’ironie cocasse de la situation : tu trouves de l’ironie dans un élément d’un de mes livres où, autant que je puisse en juger, je n’ai mis aucune ironie
                    en lieu et place de ta bougonnerie j’aurais préféré une explication
                    -en quoi Amar à babord procède de l’ironie?
                    -en quoi ça procède de la « grande maitrise de l’ironie »?

                    • #138146 Répondre
                      François Bégaudeau
                      Maître des clés

                      je note aussi que tu n’as retenu qu’une ligne des quinze que j’ai pondues en réponse à ton post

    • #138166 Répondre
      Charlie
      Invité

      Bonjour,
      Je glisse dans ce forum le lien de notre émission de La lumière dans le fond, comédie française États des lieux : https://shows.acast.com/695519a277f9435bdcbb2ce8/6989c205c553caea39de90ef

      On s’interroge sur la réception de la comédie en France, ce que disent les écarts d’entrées de comédies entre Paris et la province, et on essaie de faire dialoguer Philippe Lachau et Pierre Bourdieu

    • #138920 Répondre
      Ostros
      Invité

      Frédéric Beigbeider : une phrase, est-ce que c’est de vous ou pas de vous ?
      « Il est épuisant voire presque impossible d’être une mère dévouée et une femme passionnée ».
      Charlotte : Oui je crois.
      ..Ou pas ?
      Frédéric Beigbeider : c’est de Balzac. C’est vous qui le citez page 96. C’est dans La femme de trente ans.

    • #138931 Répondre
      Ostros
      Invité

      p-p-please

    • #139022 Répondre
      Ostros
      Invité
      • #139028 Répondre
        Ostros
        Invité

        Mauvais lien.
        Donc : Doully

    • #139231 Répondre
      Ostros
      Invité

      Je ne peux pas croire qu’il existe des gens qui ne connaissent pas cette série géniale du début des années 2000.
      Seulement 3 saisons, 39 épisodes de 20 minutes.
      Si tel est le cas, j’offre à ces personnes le tout premier épisode. La découverte de Le coeur a ses raisons.
      Anne Duval et Marc Labrèche à jamais les fabuleux Brett et Criquette.
      « Doug Montgomery, un magnat des produits de beauté, est retrouvé mort dans son luxueux manoir de Saint-Andrews. Son fils favori Brett, qui avait renoncé à diriger l’entreprise familiale pour pratiquer la médecine, s’oppose alors à son frère jumeau, Brad, qui veut, quant à lui, reprendre le contrôle de la société. »

    • #139254 Répondre
      Leo Landru
      Invité

      La web série Coupés au montage : Mazine et Younès Hanifi discutent de quelques sujets d’actu, il y a des blagues, c’est parfois moyen, parfois très drôle, bin enfant, un peu entre-soi et un peu autopromo mais bonne humeur communicative. Pas la révolution DAVA mais moins lisse que sur Nova.

    • #139417 Répondre
      AAA
      Invité

      Vous ne verrez pas plus drôle aujourd’hui

    • #139430 Répondre
      Samuel_Belkekett
      Invité

      Je peux constater que personne ici ne s’intéresse sérieusement, oui sérieusement à la comédie.
      Si c’était le cas vous ne mentionneriez pas un quart de ce qui figure sur differents fils.
      Il ne s’agit pas seulement de rire mais de penser et analyser les comédies.
      Lequel d’entre vous a encore le courage de rire avec intelligence ?
      Lequel d’entre vous a compris que la plus grande comédie de tous les temps et tous pays confondus est :
      LA SEPTIÈME COMPAGNIE AU CLAIR DE LUNE…
      Surtout quand l’allemand, comprendre le nazi, fait « rrrrroupirr !! rrrrroupirr !! » en nageant en brasse je crois.
      Lequel d’entre nous comprend encore les grandes métaphores de ces films là ?
      La pensée s’est elle perdue ?
      Si vous ne souhaitez pas une longue et profonde analyse de cet immense chef d’œuvre qu’est ce film. Voire même la série complète des 7ème COMPAGNIE, alors dites-le. Sinon quoi, d’ici 1heure je me lance. Dans un énorme pavé.

    • #139439 Répondre
      Samuel_Belkekett
      Invité

      Je vais épargner mon public de cette analyse, qui je le crains, tiendrait d’une approche trop complexe pour un tel film.
      En revanche je vous propose quelques comédies, et dites moi pour laquelle vous souhaitez voir une analyse féconde et toujours aussi pertinente.
      1 Les sous doués passent le bac
      2 Passe ton bac d’abord
      3 L’été du bac
      Et 4 Bac nord
      A vous de décider.

    • #139513 Répondre
      Samuel_Belkekett
      Invité

      Vu un super sketch sur blast.
      Un type très rigolo en mode stand up, un humour très sophistiqué et une présence très particulière le tout un peu tête à claque il faut le dire.
      Le gars s’appelle Geoffroy de L’annerie je crois.
      Assez unique dans son style et nous promet plusieurs épisodes tous plus tordant les uns que les autres.
      Geoffroy pourra difficilement descendre plus bas, il ne lui reste plus qu’à remonter. Espérons qu’il ne reste pas trop longtemps dans le fond.
      Il a connu des temps meilleurs. Un peu meilleur.

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