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  • Auteur
    Messages
    • #51220 Répondre
      Dr Xavier
      Invité

      Ouverture d’une nouvelle page car la première charge difficilement avec toutes les vidéos.

    • #51223 Répondre
      Dr Xavier
      Invité

      Instant pub : je viens de découvrir que toute la « discographie » de Louis C.K. est disponible sur Spotify, et donc sans doute sur d’autres plateformes. 11 spectacles, dont sont dernier de 2023 (Louis C.K. at the Dolby).
      Il a aussi un site, https://louisck.com/ – On peut acheter la vidéo de son dernier spectacle, et aussi ses courts-métrages (qq’un en a vu ?).
      J’en profite pour demander vos recos des comiques sur Netflix. À part Louis C.K., Tom Segura, Rony Chieng, j’ai pas trouvé autre chose qui m’emballe. Les spectacles de Blanche Gardin ont été retirés du catalogue.

      • #51351 Répondre
        Simon F
        Invité

        Prime Video a un catalogue de stand up assez bien fourni et renouvelé régulièrement, je crois.

        Après c’est Amazon m’enfin.

      • #51352 Répondre
        Simon F
        Invité

        Le site de Louis CK est bien fait, on peut facilement acheter ses spectacles/films/séries. Après ce qu’il produit est inégal.

      • #51376 Répondre
        Ema
        Invité

        Je n’ai plus Netflix mais si tu y trouves Ari Shaffir je recommande

    • #51607 Répondre
      Juliette B
      Invité

      Formidable entretien, qui monte en puissance au fur et à mesure qu’il avance donc ça vaut le coup d’aller au bout (cf par exemple le « des libertés » de Guillaume au lieu « de la liberté » de Victor, ou « terrorisé » du second versus « pas terrorisé » du premier, etc.)

      • #51622 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        j’hésitais à écouter
        tu le vends bien

    • #51861 Répondre
      Albert Camus
      Invité

      Et voilà, c’est ça le talent.
      En plus grâce à moi il a maintenant la passion de la littérature et il va sortir un livre bientôt. Sera-t-il aussi savoureux que Le suicide français ?
      https://x.com/CerfiaFR/status/1805517214256156883

      • #51942 Répondre
        Ludovic Bourgeois
        Invité

        Beurk. Jourdain le néo-macroniste
        Le livre préféré de l’extrême droite en France : l’étranger

        • #51944 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          On reve d’un homme politique qui à cette question répondrait: je ne peux pas décemment dire que j’ai un livre préféré vu que j’en ai lu trois, et encore, dans le cadre de bac de français.

          • #51947 Répondre
            Ludovic Bourgeois
            Invité

            J’imagine que c’est une façon de me tailler
            J’étais tombé sur Candide de Voltaire
            On m’avait forcé à lire ce truc moyen
            __
            Comme on m’a forcé pour Camus
            Mais là j’ai pas pu
            __
            A la rigueur je préférais lire le théâtre Molière ou Musset Lorenzaccio
            Ou les nouvelles de Maupassant.
            Ça j’ai apprécié lire
            __
            Et ensuite j’ai pu choisir. Et plu rien de français contempo.
            C’est une sous-culture aujourd’hui ce pays
            Une culture féminine
            D’ailleurs Bardella s’est féminisé dans ses attitudes

            • #51959 Répondre
              Carpentier
              Invité

              … Et ensuite j’ai pu choisir. Et plu rien de français contempo.
              C’est une sous-culture aujourd’hui ce pays
              Une culture féminine
              D’ailleurs Bardella s’est féminisé dans ses attitudes / …
              Le chien de ma fille est un berger créole qui pique, du museau, ses potes pour jouer à ‘ attrape-moi si tu peux ‘.
              Ce dernier paragraphe illustre bien les règles de ce jeu.
              Merci pour le rire.

          • #51961 Répondre
            Mélanie
            Invité

            On pourrait aussi rêver de journalistes ne posant pas cette question
            Qui éventuellement demanderaient plutôt : qu’aimez-vous faire de votre temps libre
            Quand je serai à la tête du pays j’interdirai qu’on dise « livre de chevet »
            Et je créerai des stages de rééducation d’où on sortira en se sentant autorisé à dire et pas honteux de dire qu’on ne lit pas de livres
            On y fera beaucoup de patin à roulettes

            • #51978 Répondre
              Claire N
              Invité

              Rire ; J’avoue que ta dictature est tentante

            • #51994 Répondre
              Nox
              Invité

              Ou alors on pourrait jouer la démence et dire « mon livre de cheval préféré ? Histoire de l’équitation, aux Éditions Hachette ».

              • #51995 Répondre
                Claire N
                Invité

                Y a pony- ment c’est bien

                • #51996 Répondre
                  Claire N
                  Invité

                  Tout est dans l’accent gauchiste

                • #52009 Répondre
                  Mélanie
                  Invité

                  Vers la douceur du poil est pas mal aussi

                  • #52010 Répondre
                    Claire N
                    Invité

                    C’est vrai mais on recommande pas la dernière parution rene : mon ami flica

                    • #52047 Répondre
                      Mélanie
                      Invité

                      Et pour la route : Jouer juste au tiercé

    • #51920 Répondre
      pauline
      Invité

      Bonsoir,
      Concernant Louie la sitcom de CK, est-elle dispo en dvd vostfr? ou visible quelque part? je sais qu’elle date un peu et qu’elle était proposée, fut un temps, sur une plateforme.. Je me débrouille en anglais mais sans sous-titre ça va être approximatif et je risque, au final, de rire à mes propres blagues.
      En vous remerciant!

      • #52132 Répondre
        Valère Hildeduc
        Invité

        Tu parles bien de Louie ? Tu peux la trouver sur le site soap2day, avec des sous-titres français

    • #51993 Répondre
      Ostros
      Invité

      Raphaël Quenard va interpréter Johnny Hallyday au cinéma. Le biopic est en cours d’écriture.

      • #52034 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        Sans commentaire.

      • #52128 Répondre
        Mélanie
        Invité

        Oui – ce post est sur le bon topic

        • #52140 Répondre
          Ostros
          Invité

          biopic produit par Laeticia Hallyday et réalisé par Cédric Jimenez (Bac Nord).

          • #52141 Répondre
            Nox
            Invité

            Le bingo de l’autoroute cinématographique.

    • #52022 Répondre
      Nox
      Invité

      Je partage un contenu comique assez original ci-dessous parsemé de non-sense humour bien britannique comme on l’aime :

      • #52033 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        La vitesse nous sauvera de tout.

        • #52109 Répondre
          Nox
          Invité

          Même de la montée du fascisme et du retour des chansons des années 2000 ?

          • #52160 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            tu as raison, je corrige : la vitesse sauvera ceux qui veulent bien en prendre la vague
            c’est à dire peu de monde
            le gros du monde préfère l’inertie
            préfère par exemple tourner en rond dans des spéculations électorales

            • #52196 Répondre
              ..Graindorge
              Invité

              me voilà rassurée
              Amen

          • #52885 Répondre
            Claire N
            Invité

            Rire, je viens de comprendre !

            • #52887 Répondre
              Claire N
              Invité

              Maintenant mon animal totem sera la tortue- mine

        • #59625 Répondre
          Fanny
          Invité

          À propos de la vitesse, ces mots m’étaient restés en tête et c’est plaisant de les retrouver maintenant page 89. Comme ce passage, le livre entier nous met sous les yeux l’indissociable de l’esthétique, de l’éthique et de la politique. J’aime beaucoup, entre autres, la transcription – à la virgule près Monsieur – des ben bon donc voilà quoi et caetera, et plus largement la restitution si attentive de la posture, de la gestuelle, du ton, du rythme, de l’humour, du timbre fluctuant de sa voix, et cette mouche qui vient se poser là.
          J’avais trouvé le départ un peu périlleux, je n’étais pas très à l’aise avec les digressions sur le féminin accolées à ses mots à elle, qui trahissent en quelque sorte l’impossibilité pour une femme de parler sans que ses paroles ne soient entendues au regard de son sexe. Mais on sent assez vite qu’on est embarqué dans un détricotage et qu’il faut bien en passer par là pour faire entendre la fin de l’Histoire.

          • #59634 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            « la vitesse nous sauvera de tout »
            la charmante attachée de presse de Gallimard, très emmerdée par ce livre m’avait dit : alors là je ne suis pas du tout d’accord
            ça partait bien pour que ce livre trouve une audience

            • #59703 Répondre
              Fanny
              Invité

              À l’autre bout du circuit c’est fou tout ce à côté de quoi on peut passer si on s’en tient aux échos médiatiques. D’où l’intérêt de ce forum pour moi, où je découvre d’un coup tant de noms en littérature aussi bien qu’en musique et en cinéma

              • #59706 Répondre
                Fanny
                Invité

                (médiatiques mainstream)

      • #52257 Répondre
        Mélanie
        Invité

        Jaime bien aussi les deux personnages qui ne savent pas danser et profitent de la boule à facette

    • #52615 Répondre
      Ema
      Invité

      Elle incarne bien les personnages je trouve

      • #52876 Répondre
        Claire N
        Invité

        « J’adore la deconnes tu vas voir pourquoi « 
        Qui amène ensuite ladite situation comique vécue
        C’est le pire tue- l’humour, l’amener dans un sketch c’est pas mal vue

        • #52898 Répondre
          Ema
          Invité

          « tue l’humour » oui c’est tout a fait çà. Plus ca va plus j’aime la comédie qui justement explore ou simule l’humour foireux (certain diraient absence d’humour). Par exemple un truc qui me fait rire à tous les coups bizarrement ce sont les imitations de mauvaise imitation.

          • #52913 Répondre
            Claire N
            Invité

            Oui, j’ai remarqué que c’est encore plus savoureux quand un humoriste balance délibérément une imitation ou une blague nulle – un genre d’autodérision peut être qui me fait craquer de rire
            Quand Eric et Ramzy imitent David Douillet, Lady Die dans un sketch
            Ou plus récemment Dalva qui propose un show d’imitations nulles
            Et Julien Barthe ici parfois….

            • #53087 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

              Je désespère de retrouver un jour des extraits de J’imite mal mais je m’en fous, de Kad et O, dans La grosse émission

    • #52665 Répondre
      Nox
      Invité
      • #53119 Répondre
        CarlosPépère
        Invité

        J’ai découvert tes éditos, dans lesquels tu parles de tes débuts d’humoriste sur les scènes ouvertes.
        Envisages-tu de publier tes passages ou leurs textes ?

    • #52787 Répondre
      Mathieu
      Invité

      « Je ne peux pas être islamophobe je suis antisémite »- Gardin et Lompret, très drôles là dessus
      Si quelqu’un sait trouver le sketch complet, suis preneur

      • #52788 Répondre
        Mathieu
        Invité

        Faites pas attention au mec qui a posté la vidéo, c’est évidemment un suiveur de Sophia Aram

      • #52991 Répondre
        Charles
        Invité

        Mouais, de l’humour pour militants.

        • #53142 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          du bon humour militant non?

    • #53305 Répondre
      Ostros
      Invité
      • #53312 Répondre
        Nox
        Invité

        J’ai ri, effectivement.

    • #54724 Répondre
      Cyril
      Invité

      En revoyant « La bibliothèque de François Bégaudeau » je trouve qu’on n’est pas loin de l’humour de DAVA, la vulgarité en moins. Vous devriez faire des trucs ensemble !

      • #54736 Répondre
        deleatur
        Invité

        Ne pas oublier que les capsules de François à l’époque devait être en partie improvisées si j’en crois les fous-rires difficilement retenus de sa comparse. En tout cas, très peu écrites.
        Il faut dire que François jouait très bien son personnage (son Voyage dans l’Est aurait même inspiré Angot).
        .

    • #54785 Répondre
      deleatur
      Invité
    • #54951 Répondre
      Eden Lazaridis
      Invité

      La dichotomie entre le sujet débile et le ton journalistique, voire scientifique de la vidéo est hilarante !!

      • #54960 Répondre
        deleatur
        Invité

        Accueil > Années 1950 > N°645 Novembre 1950 > Page 642 Tous droits réservés
        Retour au numéro 645

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        Le lièvre fut et demeure un animal de vénerie.

        En la matière, le lièvre, plus que n’importe quel autre, a des qualités de vitesse, qualités dues au développement remarquable de ses pattes postérieures qui n’ont d’égales, quant à leur finesse et à leur musculature, que celles des lévriers ou des plus beaux pur sang de la race chevaline.

        Mais où excelle surtout le lièvre, c’est dans les ruses qu’il emploie avec un rare bonheur dès qu’il est poursuivi par les chiens ; elles rappellent celles du chevreuil, qui, plus encore que le cerf, mérite des équipages particulièrement bien confirmés. Enfin, et pour la plus grande satisfaction des veneurs, le sentiment du lièvre, compte tenu de sa taille, est très puissant, et jamais une voie n’est peut-être empaumée par les chiens avec plus de joie et avec plus de bruit que celle d’un lièvre, même terré dans son gîte depuis plusieurs heures.

        Le lièvre se chasse en plaine comme au bois, la saison particulièrement favorable étant l’automne et une partie de l’hiver, à condition toutefois que ce soient des journées ensoleillées où la chaleur de l’après-midi peut amollir le sol et faciliter ainsi les revoirs sans lesquels toute chasse à courre est presque impossible.

        I. Le courre du lièvre avec des chiens courants.
        — Si le laisser-courre du lièvre était moins protocolaire que celui du cerf, il comportait cependant un certain nombre de règles intangibles et, de la quête à la mort, chaque membre de l’équipage ne pouvait, en aucun cas, les ignorer. En fait, la quête de reconnaissance, si nécessaire pour le cerf ou le chevreuil, est supprimée dans les chasses de petite vénerie dans lesquelles était rangé le courre du lièvre. Voici, d’après Robert de Salnove, quel était le processus d’un laisser-courre de lièvre au XVIIe siècle ; il n’est pas douteux qu’il se soit perpétué identique à lui-même au cours du siècle suivant.

        Au jour de la chasse, arrêté par le roi, le valet de chiens avait à tenir ses chiens prêts et bouchonnés dès le petit matin avant de les mener au rendez-vous. Parvenu sur les lieux deux heures avant le moment fixé pour commencer la chasse, il procède à une quête rapide pour déceler la position probable de lièvres susceptibles d’être courus dans la tournée.

        Le roi et le grand veneur arrivent alors au rendez-vous et entendent de la bouche du lieutenant de l’équipage le rapport de la quête ; celui-ci prend ensuite trois houssines, dont deux sont destinées au roi et au grand veneur, la troisième lui étant réservée. Ces baguettes, attribut des veneurs de l’époque, servent à battre les buissons pour en faire sortir le lièvre qui s’y serait gîté, et aussi à châtier les chiens en défaut. Veneurs et invités reçoivent à leur tour une houssine.

        Sur l’ordre du roi, le lieutenant, aidé du valet de chiens, commence à découpler quelques chiens parmi les plus sages. Les deux hommes entrent à pied dans l’enceinte choisie par le roi, qu’ils prennent à bon vent ; suivant les chiens, ils les encouragent de leurs gestes et de leurs cris. Les autres veneurs sont, eux, restés à cheval et entourent l’enceinte d’attaque. Au cas où l’un de ceux-ci découvre le lièvre gîté, il doit crier : « Je le vois, holoo ! je le vois », mais sans arrêter sa monture pour ne pas faire partir le lièvre, dont l’habitude est de détaler à l’arrêt du chasseur. Le veneur avertit le valet de chiens de la position du lièvre en agitant son tricorne ou en jetant son mouchoir à terre. Le lièvre ainsi lancé, les autres veneurs doivent alors, si l’animal débuche de leur côté, le juger, en remarquer la taille et la couleur pour en informer les piqueux, qui auront à le reconnaître lorsqu’il donnera le change.

        La meute a été découplée ; le laisser-courre se déroule au gré du lièvre, plus souvent dans la plaine que dans le bois, en raison de sa préférence marquée pour la première. Derrière lui se sont précipités les chiens qu’escortent les piqueux, puis le roi, le grand veneur, le lieutenant de l’équipage qui a repris sa monture et enfin les invités. Cet ordre était à juste titre considéré comme immuable et il ne pouvait être toléré que les invités galopent derrière les chiens au risque de rompre les voies du lièvre dans ses nombreux retours.

        Le lièvre, à son début, se forlonge. Il importe de ne pas trop presser la meute, qui doit d’abord prendre la meilleure connaissance du sentiment de la bête poursuivie et qui, sans cela, aurait tendance à dépasser la voie. S’il est vrai que le lièvre, qui se forlonge, cherche à se blottir dans un guéret ou dans une friche pour y faire son gîte provisoire, les chiens arrivent en général à déjouer cette ruse. S’ils étaient toutefois en défaut, il faut les faire retourner aux dernières voies et les réchauffer, tandis que les veneurs à cheval, qui se sont cette fois rapprochés de la meute, regardent de tous leurs yeux s’ils ne découvrent pas le lièvre chassé. Celui-ci, aussitôt retrouvé, déboule devant les chiens avec l’équipage à leur suite. S’il en a encore la force, il va se forlonger à nouveau pour ruser d’une autre manière ; il cherche alors un croisement de haies ou de chemins et, là, il effectue dans chacun d’eux un simple aller et retour, puis, d’un grand saut (pour s’éloigner de ses voies), il gagne un fossé. La meute, parvenue à son tour à ce carrefour, emprunte tous les chemins sans pouvoir suivre la voie ; le piqueux, qui n’ignore pas ce stratagème, ramène les chiens au carrefour des chemins et bat haies, buissons et fossés jusqu’à ce que l’animal ait été relancé ; en général ce dernier, déjà fatigué, est peu éloigné. Une autre de ses ruses est d’aller rejoindre un troupeau de bétail afin d’y mêler ses voies. Pour le déjouer, le piqueux, s’il a vu l’animal, prend les devants avec ses chiens pour ne pas laisser au troupeau le temps de rompre les voies. En dehors de ces ruses, il donne le change avec un rare bonheur ; c’est très souvent avec un levraut qu’il va mélanger ses voies pour mettre piqueurs et meute dans un embarras parfois cruel. Là encore, il faut prendre les devants pour juger si le lièvre s’en est allé après sa rencontre avec le levraut, sinon on doit revenir au change et battre les buissons d’alentour. Il faut ajouter, pour être complet en la matière, qu’un lièvre déjà fatigué n’hésite pas à se blottir dans un trou de blaireau ou de renard (dont le piqueur ne l’en pourra sortir qu’avec un bâton d’églantier aux pointes longues et crochues), ou qu’encore il cherche un ultime refuge sur des buttes de jonc au milieu d’un étang.

        Après quelques heures de courre, et si toutes ses ruses ont pu être déjouées, il n’est pas d’exemple que le lièvre faiblissant ne se laisse prendre par les chiens. La meute se précipite alors sur lui et le tue. Le piqueur doit faire toute diligence pour le leur enlever ; remonté en selle, il sonne la mort puis la retraite pour rallier tous les veneurs. À un endroit qu’il juge convenable, il prépare la curée des chiens ; bien que moins spectaculaire, elle a beaucoup de traits communs avec celle du cerf. Le lièvre est dépecé, puis ouvert ; des morceaux de pain sont mêlés au sang de la bête, auxquels le piqueur ajoute déjà sous Louis XIV, mais surtout sous Louis XV, cuisses, épaules et boyaux coupés en morceaux ; c’est la « moüée », étalée à même le sol sous la peau du lièvre. Le piqueur la présente aux chiens. Dès que la curée est sonnée, la liberté est donnée à la meute qui trouve dans la dépouille du lièvre une satisfaction toujours cruelle, mais indispensable au maintien de sa qualité.

        II. L’équipage du roi au XVIIIe Siècle.
        — La chasse du lièvre nécessite une petite dépense : la meute n’est pas très nombreuse et les chiens n’en sont pas grands ; elle peut aussi se faire dans des terres de petite étendue. C’est pour ces raisons qu’elle convenait le mieux aux gentilshommes ; mais les rois de France ne l’ont pas négligée. Henri IV avait déjà placé sous les ordres du sieur de Roquelaure, maître de la garde-robe de Sa Majesté, une meute de vingt-quatre chiens courants pour le lièvre avec « un picqueur » et deux valets de chiens. La dépense lui revenait à 2.753 livres. Ce fut Louis XIII qui, le premier, mit un équipage de lièvre dans sa vénerie sous les ordres du grand veneur ; c’était la meute dite des chiens d’Écosse, comprenant un lieutenant commandant l’équipage, un « picqueur », un valet de chiens et un boulanger ; le nombre des chiens est toujours de vingt-quatre. Comme Louis XIV, Louis XV hérita de cette meute sans songer à la modifier ou à la réformer. Nous savons qu’en 1714 il trouva Charles de l’Aubespine, marquis de Verderonne, comme lieutenant, avec 1.000 livres de gages.

        En 1717, Louis-Estienne de l’Aubespine a remplacé Charles de l’Aubespine.

        Concurremment avec les chiens d’Écosse, pendant un an ou deux, la meute offerte en 1725 au jeune Louis XV par le duc de Bourbon chassa le lièvre. Mais, aussitôt que les chiens furent accoutumés à la chasse, dès 1727, elle cessa d’être employée pour le lièvre et servit pour le chevreuil sous le nom de « petite meute ». De juin à septembre de l’année 1726, elle prit quinze lièvres et n’en manqua que trois.

        III. La chasse du lièvre avec des lévriers ou levretterie.
        — Il faut noter que Louis XV chassait encore le lièvre d’une autre manière ; il le forçait avec des lévriers. Quelques veneurs ont attribué à cette chasse, qu’ils jugeaient dépourvue de science et de mérite, le qualificatif de « cuisinière ». Si ce jugement est exagéré, il n’en est pas moins vrai que la levretterie, ou chasse du lièvre avec des lévriers, est d’une technique très simple. Les « levretteurs » à cheval quêtent le lièvre en plaine avec quelques petits chiens qui doivent lancer l’animal. La poursuite qui s’engageait ensuite était loin d’avoir l’envergure du laisser-courre avec les chiens d’Écosse. Trois lévriers sont découplés sur le lièvre qui déboule, et ce n’est plus alors qu’une course effrénée où ils laissent bien rarement échapper leur proie. À la différence des autres chiens courants, les lévriers n’ont pas de nez : le lièvre n’a pour eux aucun sentiment. Il faut qu’ils voient la bête chassée ; grâce au splendide développement de leurs pattes, ils ne lui laissent pas le temps de se forlonger. Qu’importe alors au lièvre de ruser, il sent l’haleine chaude des chiens qui le suivent de près, il redouble de vitesse, et c’est à peine si, dans sa course désespérée, il peut risquer de brusques retours qui font perdre quelques secondes aux lévriers entraînés par leur élan. Bien rare est l’animal qui peut se dérober à la vue de ses terribles adversaires et se jeter dans un buisson ; ce n’est d’ailleurs le plus souvent qu’une victoire de courte durée, car il est relancé par quelque levretteur survenu au bon moment.

        A. Lévriers de campagne.

        — La levretterie, pratiquée depuis les temps de la Gaule romaine et jusqu’à la Révolution, était un divertissement français, et nos rois ne furent pas les derniers dans l’exercice de ce sport. Henri IV avait sa meute de lévriers pour lièvres qu’il fit venir de Champagne, comme l’indiquent les comptes de sa vénerie, et, depuis lors, c’est toujours sous le nom de lévriers de Champagne qu’ils figurent dans les équipages royaux. Et Selincourt de préciser que « les provinces où sont les meilleurs lévriers sont en Champagne et en Picardie, parce qu’en ces provinces ce sont toutes grandes campagnes où … les lièvres sont plus longs que tous les autres … et qu’ils ont des vigueurs pour se défendre, qui obligent de tenir des lévriers de plus grande race, d’une extrême vitesse et de très grande haleine ».

        Le capitaine des lévriers de Champagne fut, sous Louis XV, Michel de Vassan ; placé sous les ordres du grand veneur, il commandait cette meute qui comprenait six lévriers et quatre valets de chiens.

        En 1771, à Michel de Vassan, décédé, succéda « Louis Zacharie de Vassan, marquis de Vassan, mestre de camp de cavalerie, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, capitaine des levrettes de la chambre du Roy et des lévriers à lièvres de Champagne ». C’est seulement le 1er mai 1786 que cette meute fut supprimée.

        B. Les levrettes de la chambre.

        — Le roi avait aussi, dans sa maison, des levrettes qui chassaient le lièvre, et dites levrettes de la chambre. Au nombre de neuf, elles dépendaient, déjà sous Henri IV, du maître de la garde-robe. Sous Louis XIII, en 1634, il n’y a plus que six levrettes ; Louis XIV conserve ce nombre. Louis XV revient au chiffre de neuf levrettes, et ce fut le même marquis de Vassan, capitaine des lévriers de Champagne, qui exerça, déjà en 1739, les fonctions de capitaine des levrettes de la chambre jusqu’à sa mort, en 1771. Nous avons vu que Louis Rocharie de Vassan lui succéda, et, lorsqu’en 1786 il voulut se démettre de sa charge, le roi décida de la supprimer. Mais le marquis de Vassan, qui avait un brevet d’assurance de 50.000 livres, réclama sans succès une indemnité de 150.000 livres, prix que lui avait offert le sieur de Mureillac, désireux d’acheter sa charge.

        Le capitaine des levrettes nommait encore aux charges et offices desdites levrettes ; ainsi c’est lui qui délivre le 18 août 1775 ses lettres de provision à Aimé-Paul Fleuriau, négociant, demeurant à La Rochelle, lui octroyant la charge de l’un des trois gardes des levrettes de la chambre, vacante par la mort d’Albert-Louis de Clairambault, marquis de Vendeuil, lieutenant-colonel d’infanterie. Ces provisions furent enregistrées en la Chambre des Comptes le 29 août suivant, puis en la Cour des Aides le 2 septembre, pour que le nouveau titulaire puisse jouir des privilèges, exemptions et franchises de ladite charge. Les fonctions les plus humbles ne manquaient donc pas d’être exercées par des gentilshommes ou des bourgeois ; car le roi ne pouvait tolérer à son service que des personnages aux mœurs policées et de langage châtié. Cependant le travail, peu absorbant, était récompensé par l’honneur de servir le roi et les avantages financiers attachés à la charge.

        F. VIDRON.
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        • #55072 Répondre
          JÔrage (aka deleatur)
          Invité

          FuckingFreeStyle est drôle dans sa souffrance !
          Ugh !

          • #55076 Répondre
            deleatur
            Invité

            En vrai je commence à avoir pitié de toi, à me demander si tu ne serais pas en grande détresse de l’autre côté de mon écran. Et comme contrairement à toi je ne prends aucun plaisir à m’acharner sur des gens en souffrance, je pense que je vais laisser passer la nuit et voir comment ça se décante.

    • #55748 Répondre
      Viscontigre
      Invité

      Re-up

    • #68201 Répondre
      toni Erdmann
      Invité

      On pense quoi du Adam Sandler stand-upper ?
      J’ai regardé son dernier, « Love You », sur Netflix et j’ai rarement vu un humoriste déconstruire autant les codes du one-man-show. Des histoires complètement absurdes déclamées sur le ton du stand-up classique, presque de manière nonchalante, comme s’il ne voulait pas être là. Il alterne ça avec des petites chansons qui oblige ses blagues a avoir un rythme très précis et surtout une chute solide. C’est stimulant, je recommande vivement.

      • #68204 Répondre
        Charles
        Invité

        Je déteste quand les humoristes poussent la chansonnette donc pas vu mais les retours enthousiastes lus ici ou là vont peut-être me convaincre de jeter un œil.

    • #68778 Répondre
      Eden Lazaridis
      Invité

    • #69701 Répondre
      Seldoon
      Invité

      Je ne sais pas si Galansire a été déjà partagé ici. Le monsieur cartonne depuis quelques mois sur les réseaux sociaux à base de sketchs en face caméra + filtre (on ne voit jamais sa vraie tête). Il joue plusieurs personnages, qui interagissent parfois entre eux et a une immense capacité à choper les petites phrases et intonations.

      Je conseille très fort son blockbuster : deux personnages de consultants dont l’histoire évolue de négociation pour le passage en senior en burnout, il vaut mieux les regarder depuis le début. La justesse de la caricature est validée par les gens de ce milieu qui leverage des K€ par son body laguage assertif.

      En porte d’entrée, un autre classique : son coach business autoproclamé https://www.instagram.com/p/C-77-dBIEut/

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