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Accueil Forums Forum général cinéma-page 8

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Vous lisez 88 fils de discussion
  • Auteur
    Messages
    • #44068 Répondre
      maelstrom
      Invité

      nouvelle page

    • #44104 Répondre
      Tony
      Invité

      Avec un scénario écrit par Virginie Despentes je m’attendais à un truc intéressant mais vraiment pas à un truc pareil, ça commençait plutôt bien pourtant,un couple bourgeois quitte Paris,lui abandonnant son métier d’ingénieur,pour vivre à la campagne,dans une demeure familiale héritée en indivision avec un frère copropriétaire mais qui n’y vit pas.Lui s’est reconverti dans l’élevage d’escargots et elle dans les cours de Tai Shi.Le rêve semble se réaliser jusqu’à ce qu’une famille de cas soc vienne s’installer dans la partie de la maison que le frère leur a loué et là c’est du grand guignol,rien ne nous est épargné.Evidemment dans cette famille tout dysfonctionne,car non seulement ils ont 2 chiens mais rien ne semble les en distinguer,lui est alcoolique, grande gueule,collant et il lui arrive aussi de frapper sa femme,le fils est un grand dadais qui se balade avec un fusil et tire sur tout ce qui bouge,ou plutôt sur tout ce qui vole,et elle,elle est complètement folle de son mari,un volcan avec de gros besoins sexuels se vante ce dernier.On finit par en rire tellement c’est du n’importe quoi,je croyais au départ qu’on allait voir une sorte de remake de As Bestas,non là il s’agit de l’affrontement non pas d’une classe sociale avec une autre mais de 2 masculinités,une masculinité bourgeoise et bienveillante versus une masculinité populaire et fantasmatique, dommage que Despentes tombe dans ce travers.
      https://www.france.tv/series-et-fictions/telefilms/5843109-les-malvenus.html

      • #44165 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        Pas surpris, pour ma part.

        • #44179 Répondre
          Tony
          Invité

          Ce qui m’a induit en erreur c’est un bandeau du Monde pour qui’le téléfilm de Sandrine Veysset aborde finement les rapports de classe sous la forme d’un Thriller’ et TM n’est pas en reste:’Observation sociale minutieuse, suspense bien tendu et finesse psychologique:une réussite’

          • #44180 Répondre
            Tony
            Invité

            TM est un hebdomadaire TV que l’on ne peut pas citer sinon le post ne passe pas,bizarre.

            • #44183 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

              Le Monde + Veysset + Despentes + France Télé, je ne parierais pas sur cette team pour gagner la Champions league.

              • #44554 Répondre
                Ducoup
                Invité

                Ha t’aimes pas Veysset?

    • #44159 Répondre
      Anna H
      Invité

      Nicolas Patin, sur le hors-champ de La zone d’intérêt et sur le film :

      • #44249 Répondre
        Seldoon
        Invité

        Merci, comme toujours passionnant, Nicolas Patin. Je le découvre cinéphile, et plutôt pointu. Il évoque au détour d’une anecdote un lien entre Eichmann et le ruban blanc que j’avais complètement raté. Je garde en tête pour une nouvelle vision.

    • #44162 Répondre
      Celest
      Invité

      Je viens de terminer de voir « Le Procès Goldman ».
      Je n’ai pas vraiment compris où voulait en venir Cédric Kahn, ce qui l’intéressait vraiment, son angle d’attaque dans l’affaire. Je me demande pourquoi il a mélangé le premier procès avec le deuxième d’ailleurs, et pourquoi il a rendu Goldman aussi féroce, viril, théâtral, j’ai trouvé cela insupportable . Il me semblait qu’au contraire il était plutôt calme et serein durant le procès. De même que la relation entre Goldman et Kiejman, j’ai trouvé que Kahn appuyait un peu trop sur les frictions entre les deux, sur l’agacement de Kiejman, et pas du tout sur la complicité entre eux.
      J’ai trouvé le jeu des acteurs relativement gênant, Arieh en fait trop, Harari veut paraître crédible, et le policier trop caricatural.
      Enfin, le sentiment qu’il manque de radicalité dans tout ça, que Kahn ne va pas suffisamment au bout des choses au profit d’une zone grise qu’il lui permet de rester dans un certain confort.
      D’ailleurs vous pensez que Kahn est plutôt convaincu par l’innocence de Goldman ou par sa culpabilité ?

      • #44163 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        parfaitement d’accord
        Je crois que Kahn, comme quiconque s’y penche, croit à la culpabilité de PG
        il y a donc là encore une façon pour lui de liquider le gauchisme, sa grande passion

        • #44193 Répondre
          Celest
          Invité

          J’aurais préféré un biopic tiens, tu en penses quoi ?
          Au moins on serait revenu longuement sur PG, ses parents, sa judéité, son banditisme, etc.

          • #44204 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            Bien sur que la vie de Pierre Goldman appelle un biopic. Car au fond le pauvre faits divers qui donne lieu au procès a peu d’intéret par rapport à tout le parcours très chaotique de ce garçon. S’il est innocent, ça n’a aucun intéret. S’il est coupable (ce que je crois), c’est un hold up qui dégénère. La chose intéressante étant plutot : comment ce type glisse-t-il vite vers le banditisme, la crapulerie? Le sujet, c’est les noces d’alors entre extreme-gauche et banditisme. L’aventurisme. Le dandysme de PG. Sa judéité maladive (dont je suis persuadé qu’elle l’aurait fait très mal évoluer si des nervis d’extreme droite n’avaient pas eu la bonne idée de stopper net son parcours)

            • #44205 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

              A nouveau je recommande le Faites entrer l’accusé sur le bonhomme, dix fois plus intéressant que le pauvre film académique de Kahn.

              • #44445 Répondre
                Corinne Martin
                Invité

                Eh bien moi, j’ai beaucoup aimé le film de Cédric Kahn, prenant du début à la fin, très bien joué. Je ne connaissais pas l’histoire de Pierre Goldmann et du coup, je me suis renseignée sur lui après avoir vu le film. Je n’ ai pas du tout senti d’a priori de la part du réalisateur sur sa culpabilité. Et je serais bien incapable de dire s’il l’était ou pas. L’intérêt de ce film pour moi est de replonger dans l’atmosphère de l’époque que j’ ai connue. Et dans la violence des luttes . Il y avait de nombreux mouvements « révolutionnaires » ultra-violents que ce soit en France, en Allemagne, en Italie, en Angleterre, en Espagne. D’ailleurs une très bonne série est sortie récemment sur l’enlèvement et la mort d’Aldo Moro par Bellochio. On a oublié je pense que les années 70 ont été très agitées et violentes. Aujourd’hui ce sont les fondamentalistes islamiques qui dominent les actualités.

                • #44459 Répondre
                  françois bégaudeau
                  Invité

                  Par ailleurs j’aime les aubergines
                  (ceci est un test)

                  • #44538 Répondre
                    Corinne Martin
                    Invité

                    C’est encore de l’humour ? Comme avec L Bantigny ? Être a côté de la plaque vous réjouit donc tellement ?

                    • #44546 Répondre
                      Claire N
                      Invité

                      François – si quelqu’un a déposé une aubergine morte sur le pas de ta porte – je ne te conseille pas de faire ton enquête seul , il se peut que Corine n’y soit pour rien
                      C’est assez préoccupant, peut être devrais tu prévenir la police à mon avis

                  • #44547 Répondre
                    françois bégaudeau
                    Invité

                    Le test consistait à affirmer n’importe quoi, pour vérifier que Corinne Martin s’empresse immédiatement de dire le contraire, ou à peu près
                    Test concluant.

                    • #44555 Répondre
                      corinne martin
                      Invité

                      dommage que l’entarteur ne sévisse plus, une tarte dans la face vous ferait le plus grand bien

                      • #44559 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Faisons un petit point d’étape, chère Corinne. Vous avez débarqué ici suite au procès, et pour dire urgemment votre soutien à la plaignante et votre mépris du prévenu. Bien. Depuis vous vous baladez ici pour exprimer le même genre d’aménités, et par exemple souhaiter que l’on m’entarte. Vous fréquentez un espace dont vous dites que le niveau n’est « pas tellement élevé’ et que des « groupies » y « piaillent », etc. Vous n’avez jamais lu l’auteur éponyme, ne le lirez pas, le désapprouve sur tout, aubergines comprises.
                        La question est donc : que faites vous ici?

                      • #44566 Répondre
                        corinne martin
                        Invité

                        et la liberté qu’en faites -vous ? votre forum est ouvert à tous, pourquoi n’y viendrai-je pas ?
                        Cela m’a intéressée de découvrir votre page après cette histoire d’insulte envers une femme qui plus est , de votre bord politique.. J’ai donc regardé des vidéos de vos interventions.
                        Et vos discours sur les bourgeois m’amusent, il semble que selon l’activité que l’on pratique on est ou pas un bourgeois pour vous…
                        Cette focalisation sur le bourgeois que vous êtes finalement par votre mode de vie m’apparaît exagérée.
                        Continuez à pérorer, cela a l’air de fonctionner sur certains qui ont besoin d’un guide peut-être.

                      • #44567 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Disqualification d’une phrase puis d’un homme puis d’un ensemble de personnes – stop please hémorragia

                      • #44569 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Cependant merci tout de même pour les travaux pratiques sur les mécanismes affectifs en jeu dans
                        Ce que charrie la justice, la notion de coupable et ce à quoi s’expose concrètement une personne qui pratique la parhesia

                      • #44587 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        La liberté n’est pas le sujet. Je ne vous ai aucunement interdit, à vous ou à d’autres qui ici jouissent de m’entarter, d’y déposer les messages que bon vous semble.
                        Je posais une toute autre question : que cherchez vous ici?
                        Vous n’y avez pas répondu.

                      • #44711 Répondre
                        Corinne Martin
                        Invité

                        En quoi cela vous intéresse -t- il ? Pour tourner en dérision mes propos ? Faire de l’esprit ?

                • #44553 Répondre
                  K
                  Invité

                  Martin, je pensais que t’allais relever le niveau, puis non.

                  • #44556 Répondre
                    corinne martin
                    Invité

                    je constate que le niveau ici n’est pas tellement élevé, un écrivain qui fait des blagues sexistes, qui passe son temps à répondre à des groupies qui piaillent dès que leur héros entre en scène… je suis venue, j’ai vu, c’est pas ce forum qui va me donner envie de lire les ouvrages de ce prétentieux

                    • #44584 Répondre
                      K
                      Invité

                      Je partage ce que tu dis.
                      Il écrit bien, mais il frime et cela lui permet d’exister.
                      Je le vois triste et torturé à l’encontre des femmes.
                      Ne pas s’excuser pour la saloperie qu’il a dite à Ludivine, et incendier certaines personnes de cet espace le rend encore plus insignifiant.

                      • #44601 Répondre
                        Julien Barthe
                        Invité

                        Merci de m’avoir ouvert les yeux sur cet état de fait ainsi que sur ma servitude. Je vous suis et quitterai aujourd’hui le forum. Partez devant, je vous rejoins.

            • #44211 Répondre
              Hervé Urbani
              Invité

              Sur la culpabilité, je note que bizarrement je me désintéresse de plus en plus de cette question qui m’a longtemps obsédé.
              Peut-être est-ce dû à une évolution de mon tempérament, ce qui expliquerait ma totale indifférence à la résolution de l’énigme dans Anatomie d’une chute alors que le film m’a passionné.
              Ne m’intéresse plus aujourd’hui de Pierre Goldman que sa production littéraire, cadet de mes préoccupations du temps où je me passionnai pour les deux procès concernant l’affaire du boulevard Richard-Lenoir – ce qui entraîne un désaccord avec François : non, l’idée d’Honneur de la police de le buter ne fut pas judicieuse quand bien même Goldman eut pût devenir une énième tambouille indigeste genre le menu Finkie à la sauce Bruckner sur son lit de Cohn-Bendit (pas persuadé pour ma part) car ce jour-là, c’est un grand écrivain qu’ils ont tué. Oui, Pierre était pour le moins une sacrée tête à claque et un vrai aimant à emmerdes assez peu soucieux des nombreuses personnes qui subissaient ses conneries mais c’était un auteur de tout premier plan.
              À nouveau, je recommande les Souvenirs obscurs d’un juif polonais né en France et l’Ordinaire mésaventure d’Archibald Rapoport.

              • #44215 Répondre
                françois bégaudeau
                Invité

                Auteur de tout premier plan, je ne le crois pas, sa production est trop mince, et Archibald un roman trop bavard, trop sentencieux, et d’ailleurs assez mal fichu. Je crois en revanche comme toi qu’il aurait pu le devenir. Mais aussi que certains de ses affects et sa trop grande passion des idées auraient pu étouffer sa littérature. On ne saura pas.

                • #44224 Répondre
                  Hervé Urbani
                  Invité

                  On ne saura pas mais pour expliquer mon doute concernant la suite, je me permets un petit aller simple en Uchronie.
                  Pierre n’est pas assassiné le 20 septembre 1979 ; il assiste à la naissance de son fils six jours plus tard, un goy à qui il enseigne la tumba. Petit à petit s’en branle que son gamin soit « un nègre qui a du sang juif », se préoccupe davantage de la famille issue de lui que de celle dont il provient, d’autant que le succès de son demi-frère en l’an de grâce 1981 a pour conséquence qu’il n’est plus que le frangin de la nouvelle idole des jeunes. Il s’exile à La Havane. Indéfectible fidèle de Fidel, il écrit désormais ses bouquins en espagnol.
                  Homme apaisé et serein bien que toujours très sensible à la question sociale, il s’apprête à fêter dans un peu moins de deux mois son 80ème anniversaire.
                  Et sinon…
                  … Heureux que tu aies lu Archibald, triste que tu ne l’aies pas trop aimé quand moi je le considère comme un sommet de drôlerie cinglante et d’ironie terrifiante mais c’est pas grave car on aurait tous les deux adoré ses livres suivants, même ceux des années 80.

                  • #44226 Répondre
                    Ostros
                    Invité

                    Ton uchronie est impeccable et selon moi le fait que PG ne soit pas assassiné ne donne pas à son petit frère un si grand désir que ça de percer dans la musique. Ainsi JJG qui préfère jouer dans son garage le dimanche avec les copains devient coach en développent personnel. Ce qui n’empêche pas Céline Dion de cartonner avec des tubes écrits par un autre compositeur de votre choix.

                    • #44236 Répondre
                      Charles
                      Invité

                      Je me demande aussi si la part de virilisme, un peu bonhomme qui a des couilles n’est pas aussi ce qui intéresse Kahn dans le personnage. Vous aviez vu le téléfilm avec Benchetrit dans le rôle titre? J’imagine que ce soit être insupportable.

                      • #44237 Répondre
                        Charles
                        Invité

                        Téléfilm Goldman*

                      • #44267 Répondre
                        Hervé Urbani
                        Invité

                        Je m’étais promis, quand la sortie du téléfilm avait été annoncée, de ne jamais le voir. J’ai tenu parole.

                      • #44282 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Il est vrai que le cinéma de Kahn aura été constant dans son désintérêt pour les personnages féminins.

        • #44194 Répondre
          Celest
          Invité

          Je ne connais pas assez Kahn sur son rapport avec le gauchisme

    • #44164 Répondre
      françois bégaudeau
      Invité

      sa grande passion étant, non le gauchisme, mais de le liquider

    • #44197 Répondre
      PeggySlam
      Invité

      Merci François de m’avoir fait découvrir Birth de Glazer je vais encore louper une belle séance de votre ciné club. Tellement hâte de mon côté de découvrir La Zone D’intérêt. The Fall et Birth sont pour l’instant mes deux métrages préférés du réalisateur

    • #44219 Répondre
      Ostros
      Invité

      Arnaud sur l’autre thread cinéma je demandais où tu as trouvé l’info sur un Schaublin 2025 sur Napoléon ? Parce que moi j’ai un Schaublin 2027 intitulé Mi Di annoncé par mes sources.

    • #44262 Répondre
      I.G.Y
      Invité

      Récemment assez ébloui par Close Up de Kiarostami. Ce ruban de Möbius entre réel et cinéma, intrication à tous les niveaux dont on ne sort jamais vraiment, c’est fort. Mis un peu temps à rentrer dedans cela dit. Je le conseille vivement à ceux comme moi qui l’auraient manqué.

      • #44283 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        Certains estiment, science à l’appui, que Close up est le plus grand film du monde.

        • #44287 Répondre
          I.G.Y
          Invité

          Trouvera-t-on des éléments de ladite science dans l’essai à venir? Était-ce un habile « teaser »? Où trouve-t-on de grands textes sur ce film, hormis (je suppose) dans les archives des Cahiers?

          • #44289 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            Ca doit se trouver. Je n’ai pour ma part jamais écrit dessus. Et pas non plus dans l’essai à paraitre.

            • #44330 Répondre
              I.G.Y.
              Invité

              On lira avec attention quoiqu’il en soit.

              Par ailleurs et en lien avec les fils de discussion passés, il y a dans Close-Up une très longue et belle tirade en plan fixe de Sabzian sur l’art comme extériorisation d’une souffrance intérieure. De quoi alimenter les débats et problèmes insolubles évoqués de nombreuses fois sur cette page.

        • #44291 Répondre
          PE
          Invité

          François tu cites très souvent Kiarostami au rang de tes grands amis. Est-ce que tu as déjà publié ou écrit quelque chose sur lui ? Ça m’intéresserait beaucoup

          • #44299 Répondre
            PE
            Invité

            Message parti avant de voir la réponse plus haut, désolé
            J’en profite pour rajouter une question : est-ce que tu envisages d’écrire un jour un livre « sur » le cinéma ?
            Je peux me tromper car je n’ai pas encore tout lu, mais il me semble que c’est un objet assez peu présent dans ta littérature, à quelques notations près. C’est pas un champ que t’aimerais explorer par la fiction, ou même par l’essai ?

            • #44303 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

              Sur Kiarostami existe un texte sur Ten que je peux retrouver, car il avait été exhumé ici.
              Pas de cinéma dans ma fiction, non. Ecrivant dessus depuis trente ans, je n’ai pas du tout envie d’en faire matière à fiction. On trouvera quand même un personnage nommé la cinéaste dans La blessure la vraie. Qui s’appelle Bruno comme Brian et joue à Body double.

              • #44304 Répondre
                françois bégaudeau
                Invité

                Consacrer un livre au cinéma, a priori non. Disons que dans l’ordre des livres possibles, un livre sur le cinéma arrive en 54ème par là.
                Mais un projet de recueil de mes critiques est en cours.

                • #44308 Répondre
                  deleatur
                  Invité

                  Bonne nouvelle !
                  Rangeant mes Cahiers d’il y a 20 ans pour mon déménagement (qui est terminé depuis vendredi), j’ai relu quelques-uns des tes articles et je suis retombé sur One + One dans le numéro avec en converture Kirsten Dunst dans Marie-Antoinette (octobre 2006 ?). Inespéré !
                  On aura droit à l’intégrale ou à un florilège ?
                  .
                  Je suis aussi retombé par hasard sur une notule de « Dialogue avec mon jardinier ». On t’imposait ces films ou tu y allais par curiosité ?
                  .
                  NB. J’ai jeté tous mes Positif. J’ai gardé quelques dossiers intéressants. Je n’aurai plus l’occasion de lire les éditos de Michel Ciment qui me faisaient mal au ventre presque à chaque fois.

                  • #44311 Répondre
                    françois bégaudeau
                    Invité

                    Aux Cahiers la « notule » est consacrée aux films qu’on aime moyen ou pas du tout. C’état aussi un espace ludique. Donc une notule sur un Jacques Becker c’était un peu ludique, presque un exercice de style. Mais avec une balise stricte : s’il ne s’agit que de ricaner sur la bête, pas de texte. Il n’y aura texte que si le film nous a inspiré une idée intéressante, un nouvel éclairage

                    • #44351 Répondre
                      deleatur
                      Invité

                      C’est dans ces notules que je me régalais le plus (au passé, car je ne les lis plus).
                      On peut effectivement s’attendre à tout : un peu d’ironie, quelques percées théoriques, une idée de cinéma (en excès ou en défaut du film), et quelques belles défenses tout de même : « Molière est à tout le monde, chacun a le sien. »

                • #44329 Répondre
                  lison
                  Invité

                  En voilà une bonne nouvelle !

                  • #44335 Répondre
                    Ostros
                    Invité

                    C’est peu dire qu’on l’attendait ce recueil.

                    • #44350 Répondre
                      deleatur
                      Invité

                      Moi, je vote pour !

                • #44370 Répondre
                  PE
                  Invité

                  Réjouissante nouvelle, hâte d’avoir ça entre les mains !
                  J’ai retrouvé ton texte sur Ten, merci, je me le garde de côté pour quand je l’aurais vu – ce qui devient prioritaire, car un film qui « accède à l’universel » ça ne se loupe pas (pour ceux qui chercheraient : https://archive.boullier.bzh/cosmopolitiques_com/cosmopolitiques_com_archive_boullier_bzh_Begaudeau%20n%C2%B04.pdf)
                  Et merci pour ta réponse. Est-ce que derrière ce non-désir d’insérer le cinéma dans ta fiction, il y a en partie l’idée que ce ne serait pas un objet littérairement très intéressant ? J’avoue que, à moins de l’aborder simplement comme champ social, trouver un dispositif romanesque susceptible de montrer quelque chose du cinéma plus efficacement qu’un film en lui-même me semble un peu casse gueule (mais stimulant à concevoir, du coup).
                  Est-ce que quelqu’un a en tête des romans qui font ce pari ?

                  • #44371 Répondre
                    françois bégaudeau
                    Invité

                    Le cinéma est un objet littérairement aussi intéressant qu’un autre. Il y a juste que comme je le parcours en long et en large toute l’année, je n’ai pas envie qu’il s’invite aussi dans mes chantiers littéraires – ou alors par la bande.
                    Il y a un ivre de Tanguy Viel que j’aime bien, qui s’appelle Cinéma. Roman plutot très drole sur une sorte d’obsession cinéphilique.

                    • #44378 Répondre
                      PE
                      Invité

                      Je comprends.
                      Merci pour la recommandation !

      • #44328 Répondre
        joe
        Invité

        J’avais beaucoup aimé le gout de la cerise (qui est plus connu)

    • #44331 Répondre
      Fans Club Bégodo Argentina
      Invité

      Bonjour François, nous t’aimons beaucoup en Argentine (surtout maintenant) et nous attendons avec impatience ta gêne sur Los Delincuentes de Rodrigo Moreno. Dans le club on pense que c’est un film très bégodien, c’est pour ça qu’on se permet demander une superbe critique de ta part.
      Bon courage dans tes projets et merci pour l’art.

      • #44342 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        Pas encore vu. Je vais le faire, même s’il sera un peu tard pour une GO

    • #44332 Répondre
      Patrice ALBIE
      Invité

      A la suite de Los Delicuentes , je viens de regarder (avec bonheur !) Trenque Lauquen 1 et 2 que j’avais loupé à sa sortie …existe t-il un fil d’échanges sur ces films ?

    • #44333 Répondre
      Alain m.
      Invité

      Il en a été question très succinctement sur le thread cinéma 6, je crois.

      • #44334 Répondre
        Alain m.
        Invité

        Voir #40210.

    • #44367 Répondre
      maelstrom
      Invité

      vu lost contry de Vladimir Perišić, film assez bon je recommande

    • #44372 Répondre
      Parfaitement à l’eau
      Invité

      Je sais pas pour vous mais j’appréhende pas mal la GO sur Fury Road, j’avais adoré ce film à sa sortie, je l’ai pas revu depuis 3-4 ans, j’ai probablement changé depuis, mais je pense que je l’aimerais toujours. Je le trouve plutôt en avance/lucide sur son époque (pénurie de pétrole, la révolte des femmes, l’idolâtrie pour la technique, la privatisation de l’eau, le retour de l’idéologie de la pureté, l’environnement destroy, la chaleur, la violence) et visuellement c’est un gros régal hyper dynamique et coloré. Je doute pas une seconde que François et l’homme qui n’a qu’un nom de famille puisse me convaincre que c’est de la merdouille mais je serais vraiment deg.

      • #44374 Répondre
        Tony
        Invité

        Tu t’en remettras,moi j’adore The Fabelmans, François l’a massacré,je respire encore.

        • #44377 Répondre
          Parfaitement a l’eau
          Invité

          J’ai confiance dans l’homme sans prénom pour le défendre, je sens qu’il fait partie de la secte.

          • #44379 Répondre
            Tony
            Invité

            Ils sont rarement en désaccord, d’ailleurs l’ont-ils déjà été?

            • #44380 Répondre
              Parfaitement a l’eau
              Invité

              Il y a des petites nuances parfois. Ça se voit dans les top 10.

              • #44387 Répondre
                françois bégaudeau
                Invité

                C’est vrai que globalement on est d’accord, peut-être trop
                L’idée n’est pas de descendre Fury road, que j’aime bien, seulement de le remettre à sa juste place.

                • #44414 Répondre
                  Ducoup
                  Invité

                  J’imagine que tu vas en parler dans la GO, mais tu étais client des 3 premier? De Miller en général? Tu as des films d’action (ou spectaculaire) favoris?

                  • #44426 Répondre
                    françois bégaudeau
                    Invité

                    Tiens quelqu’un a volé le pseudo Ducoup à Ducoup

                    • #44429 Répondre
                      Ducoup
                      Invité

                      Non non c’est bien moi. Je suis toujours aussi con mais j’aime bien le cinéma.

                      • #44624 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Non, je ne peux pas le croire

                • #44420 Répondre
                  Parfaitement a l’eau
                  Invité

                  Excellent, on attend ça avec impatience.
                  Ce qui est sur c’est que ça n’a pas revolutionné le blockbuster US comme annoncé.

      • #44422 Répondre
        finnegan fox
        Invité

        C’est sûr que ce n’est pas de l’HQNPDP qu’il faut attendre la moindre contradiction, déjà parce qu’il n’a pas la puissance analytique de Bégaudeau, que ses analyses sont souvent assez floues et inintéressantes et ensuite parce qu’il est transi d’admiration pour Bégaudeau, il lui concède tout, il pense à partir de lui, forge son opinion à partir de la sienne. Le duo est donc un solo et demi, s’apparentant un peu à Jeff Panacloc et Jean-Marc.

        • #44440 Répondre
          Claire N
          Invité

          Hum , au vu de ce que tu donnes à sentir en l’espèce de ta puissance analytique j’imagine que tu peux espérer en terme de duo d’être le «  tatayet «  de l’homme qui n’a pas de prénom

          • #44447 Répondre
            finnegan fox
            Invité

            Comment peux-tu juger de ma puissance analytique en ayant lu 2 lignes de mon cru ? Curieuse façon de penser…

          • #44448 Répondre
            finnegan fox
            Invité

            Mon avis sur les capacités analytiques de l’HQNPDP est étayé puisque j’ai écouté 69 émissions dans lesquelles il intervient.

          • #44449 Répondre
            finnegan fox
            Invité

            Il n’y a rien d’étonnant à l’inexistence analytique et ontologique de l’HQNPDP dans l’émission, Bégaudeau est un type tellement dominateur et arrogant que personne ne peut exister à côté de lui, un peu comme un Depardieu. Ne peuvent exister autour de lui que des laquais, car la moindre personnalité forte face à lui conduit irrémédiablement à l’affrontement. Un type assez puant en somme.

            • #44452 Répondre
              Dr Xavier
              Invité

              Les canicules emballent ton jugement, plutôt que Depardieu il serait bien plus juste et pondéré de le comparer à Pol Pot.

              • #44461 Répondre
                finnegan fox
                Invité

                Ahahaha

          • #44451 Répondre
            finnegan fox
            Invité

            C’est d’ailleurs ce que les petits fachos adorent chez lui : sa personnalité extrêmement dominatrice.

            • #44454 Répondre
              Jeanmonnaie
              Invité

              Il domine qui exactement ?

              • #44460 Répondre
                françois bégaudeau
                Invité

                « françois, j’espère que tu ne fais pas le gueule, je voulais savoir ce que tu pensais de Julien Gracq ? Je viens de lire Un beau ténébreux et Un balcon en forêt et je suis pas loin de penser que j’ai trouvé mon maître en littérature, j’ai rarement vu un sens du détail, une capacité d’analyse aussi pointue (à part peut-être chez Proust et Rousseau). Est-ce un écrivain qui t’inspire, qui t’accompagne ? »
                Finnegan fox, forum chantiers autonome, 24 avril.

                N’ayant pas eu de réponse, le bon finnegan s’en vint bouder, et de boudeur devint fielleux.
                Gageons qu’il se calmera.

                • #44464 Répondre
                  finnegan fox
                  Invité

                  Je pense qu’i y a un point de justesse dans ce que je dis. Mais CLASSIQUEMENT, tu ne te remettras jamais en question et là tu me sors un argument « Ne t’inquiète pas, ça va bien se passer ». Tu le sais que tu es quelqu’un de conflictuel et dominateur, tu es écrivain c’est ton métier de te comprendre.

                  • #44465 Répondre
                    françois bégaudeau
                    Invité

                    Voilà, plus calme.
                    Tu y arrives.

                    • #44466 Répondre
                      françois bégaudeau
                      Invité

                      Et je pense plutot du bien de Julien Gracq.

                      • #44468 Répondre
                        finnegan fox
                        Invité

                        Merci Gérald !!

                      • #44471 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Gerald n’est pas très fan de Julien Gracq.
                        On le verrait plutot fan de Fight club.

                      • #44472 Répondre
                        finnegan fox
                        Invité

                        Tu comprends pourquoi j’ai cité Fight club alors. Ta condescendance me va droit au coeur.

                    • #44469 Répondre
                      finnegan fox
                      Invité

                      Comme dirait le personnage de Marla au narrateur de Fight club « I just can’t win with you, Can I ? »

              • #44462 Répondre
                finnegan fox
                Invité

                Jean Monnaie : Les personnes autour de lui !

                • #44488 Répondre
                  JeanMonnaie
                  Invité

                  Aucun nom ? ce serait plus parlant

                  • #44494 Répondre
                    finnegan fox
                    Invité

                    Tu as raison Jean, je pense par exemple à ses interaction avec le critique Damien Aubel, dans les émissions de Transfuge, où il lui sautait systématiquement à la gorge au moindre désaccord. Je te renvoie également à toutes ses interviews, où il jouit de sa domination rhétorique sur son interlocuteur.
                    Ah ça il aime ça AVOIR RAISON, le François, il aime DOMINER, clouer le bec. C’est sa passion première.

            • #44470 Répondre
              Claire N
              Invité

              Soit- si tu veux c’est une émission BDSM-
              Dans ce cas reconnais au moins que l’homme masqué y a toute sa place – tu y à tout de même été Fidel jusqu’au 69
              Évidemment c’est la meilleure analyse que n’y ai je pense plus tôt

              • #44473 Répondre
                finnegan fox
                Invité

                BDSM ? Tu caricatures ma position.
                Je pense que tu devrais te relire quelques fois, tes phrases sont bizarrement tournées.

              • #44474 Répondre
                finnegan fox
                Invité

                Ma position : émission sans aucune contradiction, sans pluralisme.

              • #44475 Répondre
                finnegan fox
                Invité

                Et je pense pas que mon avis soit ni caricatural, ni stupide.

              • #44477 Répondre
                finnegan fox
                Invité

                Ma position : Bégaudeau pourrait faire l’émission tout seul, on ne verrait pas la différence.

                • #44574 Répondre
                  toto
                  Invité

                  Il me semble que l’ HQNAPDP s’occupe de la partie technique pour l’enregistrement et la mise en ligne.
                  Il n’est pas là seulement en tant que cinéphile.

              • #44478 Répondre
                finnegan fox
                Invité

                Et j’ai été fidèle à l’émission parce que j’adore les analyses de Bégaudeau, certainement pas pour l’HQNPDP.

                • #44479 Répondre
                  PeggySlam
                  Invité

                  Vous pouvez marquer svp en entier les noms des émissions ? car je connais pas toutes les émissions aux qu’elles François à fait partie. Je m’y suis penchée sérieusement que depuis le printemps dernier sur ce qu’il faisait. Et j’avoue j’aimerais bien lire vos critiques de votre époque au cahier du cinéma. J’ai un abonnement depuis peu au magazine mais impossible d’aller dans les archives aussi loin que votre participation au magazine

                • #44480 Répondre
                  Claire N
                  Invité

                  « j’adore les analyses de Bégaudeau » c’est un postulat de base plus fécond je pense
                  Mais peut etre que cela n’a rien à voir avec la domination
                  En ce qui me concerne j’apprends beaucoup également de l’homme qui n’a pas de prénom
                  @peggyslam l’émission la gêne occasionnée est disponible en podcast sur Spotify notamment
                  Pour les critiques de François, il existe un tread qui comporte un lien permettant d’accéder à une bonne partie de celles de transfuge

                  • #44485 Répondre
                    finnegan fox
                    Invité

                    Un avis positif sur quelque chose est plus fécond qu’un avis négatif ? Je ne suis pas sûr du tout.

                  • #44486 Répondre
                    finnegan fox
                    Invité

                    Bégaudeau est toujours dans le rapport de force, dans la domination, sa réponse purement condescendante en était l’illustration, il pensait me fermer le clapet, il m’a donné raison.
                    J’ai gagné !!

                    • #44489 Répondre
                      Papo2ooo
                      Invité

                      finnegan t’es arrivé ici en disant que tu te fichais des autres intervenants à l’exception de FB.
                      comme tu te fiches de l’HQNPDP
                      tu ne veux parler qu’avec FB mais lui est condescendant et toi es pluraliste
                      c’est pas logique pour moi

                      • #44491 Répondre
                        finnegan fox
                        Invité

                        Il semble effectivement y avoir une contradiction. En fait je voulais dire que je suis venu sur le site essentiellement pour en apprendre plus sur Bégaudeau, et non pas pour l’interactivité du site, car je ne connaissais pas les autres intervenants. Maintenant que je connais un peu plus les autres intervenants, leurs avis m’intéressent. Ma position a donc évoluée. J’aime quand les avis s’opposent, et j’avoue avoir du mal avec la position de mâle alpha qu’occupe bégaudeau dans son émission, pendant que bobonne l’homme qui n’a pas de prénom lui concède tout.

                      • #44508 Répondre
                        Ostros
                        Invité

                        Tu veux en apprendre plus sur François mais tu passes ton temps à le pourrir
                        Tu projettes qu’il sera condamné en mai, puis tu l’insulte en long en large et en travers.
                        Chelou.

                  • #44498 Répondre
                    PeggySlam
                    Invité

                    Merci de l’info pour le thread. Et j’adore La Gêne Occasionnée car je découvre à travers leurs discussions que je ne sais pas encore tout lire dans le cinéma et j’en apprends beaucoup même si le plus souvent on est assez d’accord dans le ressenti

                    • #44515 Répondre
                      claire N
                      Invité

                      les we transfert ont expirés , si tu laisse ton mail PeggySlam

    • #44487 Répondre
      finnegan fox
      Invité

      Je note également qu’il avait vu ma question sur Gracq, et que, SCIEMMENT, il n’a pas répondu. Le ressentiment n’est donc pas que dans mon camp.

      • #44490 Répondre
        Julien Barthe
        Invité

        finnegan fox,
        Bien des choses t’échappent:
        – Tu ne vois pas que l’HQNPDP travaille.
        -Tu ne vois pas ce qui dans la Gêne s’élabore en commun.
        -Tu ne vois pas que l’HQNPDP a choisi d’être discret.
        – Tu ne vois pas que le pluralisme et la contradiction que tu réclames sont des attentes de téléspectateur de LCI.
        -Tu es donc Jean Monnaie qui aurait écouté 69 Gênes en deux jours

        • #44492 Répondre
          finnegan fox
          Invité

          Non, la contradiction n’est pas une revendication de téléspectateur de LCI ! À partir du moment où chacun a le loisir d’exposer pleinement sa position, ce qui n’est PAS LE CAS sur LCI, la contradiction est intéressante. La gêne occasionnée est un format illimité, ils pourraient donc faire des émissions de 3 heures, et pourraient opposer leurs points de vue !! L’HQNPDN travaille effectivement mais sois honnête, il n’existe pas dans le podcasts, Bégaudeau ne tient même pas compte de ses interventions et déroule son argumentaire, il lui dit généralement « Tu es un génie », de façon ironique, et passe immédiatement à autre chose.

          • #44495 Répondre
            Delphine
            Invité

            J’ai l’impression que chaque épisode de la Gêne Occasionnée commence par des jeux de mots de l’homme qui n’a pas de prénom, au sujet du film en question, auxquels François met un terme à un moment pour passer aux choses sérieuses. Ce doit être une sorte de jeu d’introduction. François analyse ensuite en détail le film avant de laisser la parole à l’homme qui n’a pas de prénom. Mais sait-on si l’homme qui n’a pas de prénom est critique de cinéma ou critique littéraire ?

            • #44500 Répondre
              PeggySlam
              Invité

              C’est exactement ça @Delphine et c’est pour ça j’adore leur émission car ils sont aussi très complémentaire quand on écoute plus attentivement. Et j’aime aussi quand il montre des extraits pour illustrer leur propos c’est une chose rare et précieuse. Bref personnellement ils m’inspire tous les deux beaucoup. Et eux au moins ne sont pas l’actualité people contrairement à beaucoup d’autres

              • #44501 Répondre
                finnegan fox
                Invité

                Tout le monde il est beau, il est gentil !!!

                • #44503 Répondre
                  PeggySlam
                  Invité

                  Absolument pas ! J’ai pu détester des films qu’ils ont aimé ! Et vice versa. Ça c’est une question de goût ! Bret après tu pense ce que tu veux mais n’écrit pas ce que je n’ai pas dit ! Merci

                  • #44506 Répondre
                    finnegan fox
                    Invité

                    Je n’ai rien contre toi PeggySlam, au contraire tu me sembles très sympathique, mais je trouve que tu fais preuve de mauvaise foi en disant qu’il sont complémentaires. Il y a CLAIREMENT un rapport de force entre les deux. Un avis qui compte plus que l’autre. Une dynamique qui avantage plus l’un que l’autre.

                    • #44520 Répondre
                      PeggySlam
                      Invité

                      C’est aussi ça les discussions. Imposer sa vision. On adhère ou pas et personnellement quand je parle de film je fonctionne comme ça. Ni pour avoir raison ni pour avoir tord mais au contraire pour aller le plus loin possible dans une critique de film 😉

        • #44496 Répondre
          finnegan fox
          Invité

          Moi je vais te dire je préférais quand Bégaudeau était encadré, dans les émissions de Transfuge, avec un Damien Aubel qui était capable de lui offrir la contradiction, plutôt que maintenant, dans la gêne occasionnée, où il peut donner libre cours à son instinct de domination, où il bouffe tout et que rien n’existe en dehors de lui.

        • #44509 Répondre
          JeanMonnaie
          Invité

          Tu ne vois pas que le pluralisme et la contradiction que tu réclames sont des attentes de téléspectateur de LCI.
          (Espérons que ses attentes dépassent LCI)

    • #44497 Répondre
      finnegan fox
      Invité

      Je vais vous dire, Bégaudeau est comme Joaquin Phoenix, il faut l’encadrer ! Il lui faut un Paul Thomas Anderson pour lui opposer un Philip Seymour Hoffman. Sinon, il bouffe tout.

      • #44510 Répondre
        Ostros
        Invité

        Encore un passionné compulsif….

        • #44511 Répondre
          K
          Invité

          Et toi t’es quoi ?
          Tu fais peur dans tes interventions… En tout cas, elles posent questions

          • #44522 Répondre
            Ostros
            Invité

            Bouh

            • #44524 Répondre
              Claire N
              Invité

              Non mais ça va pas bien de me faire sursauter comme ça ? Tu veux me faire peter une coronaire ou quoi ?

              • #44525 Répondre
                Ostros
                Invité

                Sorry, c’était pour que les gens se posent des questions. Parce que j’aime me sentir utile.
                P.s : heureusement que j’ai pas mis le point d’exclamation.. on se rend pas compte de la portée de ses bouh…

                • #44526 Répondre
                  Claire N
                  Invité

                  Rires – oui heureusement

                  • #44527 Répondre
                    PeggySlam
                    Invité

                    Et heureusement on peut encore rire

    • #44605 Répondre
      Tony
      Invité

      Super master class d’Eric Judor,trop marrant et super intéressant sur son travail, quelques bonnes piques aussi contre TM,
      https://www.telerama.fr/plateformes/eric-judor-je-serais-extremement-frustre-de-tourner-un-truc-super-marrant-et-de-ne-pas-etre-dedans-7020083.php

      • #44616 Répondre
        Titouan R
        Invité

        TM ?

        • #44617 Répondre
          Tony
          Invité

          Essaie d’écrire le nom d’un hebdomadaire TV culturel bien connu et poste le,tu verras ça passe pas, c’est très mystérieux.

          • #44620 Répondre
            Ostros
            Invité

            En effet.
            Intriguant…

            • #44623 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

              beau cadeau ça
              bien que comedy class tarde à me passionner

              • #44715 Répondre
                Tony
                Invité

                L’épisode 3 est plutôt fameux,je crois que le truc pour Éric et Ramzy,dans ces sélections, c’est de repérer des personnalités qui ont, comme tu aimes à le dire,la’vis comica’,et qui sont capables d’être drôles même en lisant le bottin,un corps burlesque comme le dit Éric dans sa masterclass,et finalement le fait que les sketchs soient coupés pendant cette sélection nous met aussi dans cette recherche là,la suite nous dira si c’est si concluant que ça,mais je crois aussi qu’il a raison de souligner qu’un comique c’est avant tout un corps et le parallèle qu’il fait avec Chaplin,Keaton et d’autres me paraît très juste.

    • #44611 Répondre
      PeggySlam
      Invité

      Revu Paranoïd Park de Gus Van Sant et il reste toujours mon film préféré du réal. Intime et plus que émouvant. Plus la musique. Bref le chef d’oeuvre pour moi du réal

    • #44676 Répondre
      Groupie Qui Piaille #01
      Invité

      Dans Le témoin, de Joy Sorman :
      « Quand Bart l’a vue se poster à la barre, bien campée, il a tout de suite su – il commence à avoir une petite expérience de la justice – que la jeune femme serait jugée pour ce qu’elle est, sa conduite générale, autant que pour ce qu’elle a éventuellement commis. […]. »

    • #44678 Répondre
      Groupie Qui Piaille #01
      Invité

      Moi je remercie L’homme Qui N’a Pas De Prénom, sans qui je crois il n’y aurait tout bonnement pas de Gêne Occasionnée, et dont même les divagations culinaires m’intéressent.

      • #44680 Répondre
        Seldoon
        Invité

        Je suis team homme qui n’a pas de prénom aussi. J’aime moins le mec qui parle à côté de lui, mais le duo marche bien.

        • #44739 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          suis tellement d’accord

      • #44681 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        Les gens qui aiment mieux juger que savoir préfèrent ignorer qu’en effet c’est l’homme qui n’a pas de prénom qui a eu l’idée de ce podcast, et qu’au départ il se proposait juste de me lancer par une question. C’est au fil des épisodes que je l’ai incité à intervenir de plus en plus, et qu’il s’est pris au jeu.

        • #44753 Répondre
          Ducoup
          Invité

          Je suis même pas attardé sur le sujet tellement l’attaquer est totalement gratuit, sans parler de la psychologisation de bas-étage usée dans le procédé. Ça se sent qu’il est bourré de qualité dont son détracteur est dénué.

          • #44775 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            on retrouve ta noblesse d’âme

          • #44816 Répondre
            Eden Lazaridis
            Invité

            On comprend qu’un gentleman de ton calibre ne puisse apprécier ce genre d’attaques gratuites.

    • #44764 Répondre
      Hakad
      Invité

      Bonjour ou bonsoir,

      Je voulais savoir ce que vous pensiez des bandes-annonces ? Est-ce que la qualité d’une BA reflète la qualité du film ? Est-ce que si vous n’aimez pas un BA vous n’allez pas voir le film ? Est-ce que même vous regardez les BA ? Enfin bref, vos avis quoi ! 😉

      • #44767 Répondre
        maelstrom
        Invité

        une bande annonce n’a pour moi aucun intérêt esthétique, elle n’est la que pour informer sur le film et vendre le film au public donc qu’importe sa qualité. en sachant en plus évidemment qu’une BA n’est souvent pas monter par le réalisateur mais par des boites de pub spécialisé

      • #44771 Répondre
        Delphine
        Invité

        Je trouve que les bandes-annonces sont de plus en plus longues. Elles semblent parfois donner un aperçu concernant l’atmosphère des films. Par exemple, récemment, la bande-annonce du film « Civil war » donnait l’impression d’un film de guerre et d’action où ça tirait dans tous les sens. Ou alors la bande-annonce du film « Rosalie » qui semblait restituer l’atmosphère de l’époque (deuxième partie du XIXeme siècle). Mais peut-être cela est-il réducteur. Parfois, par exemple pour certaines comédies françaises, lorsque l’on va voir le film et que l’on en ressort déçu, on se dit que la bande-annonce rendait compte de l’essentiel du film en en montrant les scènes les plus drôles.

        • #44796 Répondre
          PeggySlam
          Invité

          Et puis parfois très trompeuse. Elles sont capables de prendre un passage d’un film pour faire croire que c’est une scène essentielle alors qu’en réalité elle ne dure pas si longtemps ou alors sont carrément supprimées. Moi le pire que je trouve c’est quand ils mettent le nom du producteur du film machin » comme s’ils arrivaient pas tout seul à en faire la promo… Puis je rajouterai On l’oublie souvent mais un film marche aussi à l’époque où il arrive et de ça personne en a le pouvoir

    • #44800 Répondre
      françois bégaudeau
      Invité

      Appel à la richesse collective : est ce que quelqu’un saurait le moyen de voir les court-métrages de Glazer?
      Evidemment je compte principalement sur Jorâge et Corinne Martin.

      • #44805 Répondre
        nefa
        Invité

        yandex.com
        tape streaming the fall ou strasbourg 1518 glazer
        proposition sur vk
        enjoy

        • #44823 Répondre
          PeggySlam
          Invité

          Je confirme sur Première Max il y a The Fall mais c’est payant

          • #44845 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            ok merci

      • #44850 Répondre
        dizzy
        Invité

        The Fall et Strasbourg 1518 sont dans l’abonnement UniversCiné

        • #44914 Répondre
          I.G.Y
          Invité

          The Fall est sur Mubi avec abonnement gratuit 7 jours, qui en réalité dans mon cas est même passé à 30 jours gratuit, au moment de la résiliation des 7 jours

      • #44972 Répondre
        corinne martin
        Invité

        ce n’est quand même pas compliqué de chercher …
        https://boutique.arte.tv/detail/the_fall

        • #45002 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          je savais que je pouvais compter sur vous
          en revanche pour répondre à la question du pourquoi de votre présence ici je crois que je peux aller me brosser

    • #44910 Répondre
      Papo2ooo
      Invité

      quelques films vus récemment avec des retours assez succincts pour chaque film:
      -uncut gems: j’adore, même kevin garnett brille dans le film, qui est clinquant et ouvragé comme comme une chaîne en or. je retiens des personnages trè vivants et un territoire new yorkais nettement découpé et réellement investi. meilleur film sur la mentalité hustler et peut être le meilleur film « hip hop » (lol) que j’ai pu voir.
      -club zero: bon film, un traitement spécifique de la bourgeoisie un peu dans l’air du temps comme on a pu le voir dans certaines séries, mais un travail précis et transparent pour créer l’univers propre du film. Quelque chose d’assez humble et clair dans les intentions à mon sens, qui ne révolutionne rien, mais touche juste. Les personnages sont supers, notamment le binôme constitué par la maman qui élève seul son fils et le fils en question, et parfois très touchants. Quelques trous dans le scénario néanmoins qui nuisent un peu à a crédibilité d’ensemble. Par exemple dans les effets de l’absence d’alimentation pas tellement montrés pour moi (je pense exemplairement à l’haleine de phoque ou des expériences psychologiques bizarres liées à la privation, voire juste des points de detail de transfos corporelles) ou dans les réactions finalement à bas bruit des parents qui ne vrillent jamais vraiment.
      – the myth of american sleepover: vraiment beaucoup aimé. effectivement un sous-texte moral un peu « puritain » qui se dessine, qu’on pourrait croire un peu second degré, mais sans doute que non vu le film d’après. Néanmoins film vraiment à la fois drôle (très drôle certaines fois même), très juste je trouve, justesse qui se manifeste par l’activation de la mémoire sensible au visionnage. les scènes de gymnase, les vestiaires, les timing raté, les ratages inévitables à cet âge, les réveils poisseux sous la pluie: j’ai marché à fond et je suis physiquement retourné en adolescence. Dommage que les situations se resolvent à la fin par contre, j’aurais préféré que ça reste plus chaotique et plus aveugle.
      – à la merveille: j’ai un faible pour le cinéma catégorisé « poseur », ma toute petite cinéphilie ayant démarré entre 2010-2012 avec des trucs comme Malick, Refn, Noé, Lynch. Des films qui m’éblouissaient à l’époque, j’avais même pris une petite claque encore devant knight of cups au ciné que j’avais vu défoncé en 2015, ne marchent plus pareil. Ca m’a fait l’effet d’un film de quelqu’un certes porté par une religiosité, mais dont la foi repose non pas dans la nature mais dans le pur cinéma. La caméra bouge toujours, les plans sont courts, il y a un vrai travail sur la répétition, mais je n’arrive plus à partir et je vois les effets dominer le réel partout. Ca effleure et ça s’échappe. On peut rapprocher ça peut être de la condition des personnages en errance sensbile dans ce film, mais moi aussi je suis un peu en errance sensible devant ce film qui m’a fatigué par son cinéma perpetuel.

      • #44912 Répondre
        Papo2ooo
        Invité

        + pour club zero: bonne idée je pense de s’appuyer sur des ados pour montrer un peu comment l’idée que l’on soit sans limite/ tout puissant et l’approche centrée sur soi peut prendre des proportions spectaculaires quand ca tourne. L’adolescence étant un âge un peu caractérisé par cette force de projection et cette fragilité en même temps.

        • #45064 Répondre
          Malice
          Invité

          Salut Papo
          dans « myth of american sleepover », (attention spoilers ) est-ce que tu trouves que les situations se résolvent vraiment? J’ai un doute à chaque fois que je le revois. Rob se rabat-il sur la bonne copine par angoisse vis à vis de la liberté sexuelle de la blonde? L’étudiant qui embrasse l’une des soeurs ne désire-t-il pas toujours les deux jumelles?

          A la merveille : l’intérêt pour moi est qu’il déroule une situation banale ( un homme et une femme s’aiment, se quittent), vue 1000 fois, sans que les problèmes de personnages soient expliqués ni résolus; il y a deux mystères dans ce film à mon sens : pourquoi ce grand amour ne fonctionne-t-il pas? Et qui sont ces gens que je vois s’aimer à l’écran sans les percer à jour? Je trouve que c’est le film le plus énigmatique de Malick, dans le bon sens du terme.

          • #45073 Répondre
            Papo2ooo
            Invité

            Hello Malice,
            j’ai marché dans tes traces de pas pour mes films de cette semaine t’as vu !
            Je peux pas te répondre précisément maintenant, mais je dirais ATTENTION SPOILER que la scène du défilé à la fin a tendance à accentuer un peu le fait que Rob a pris la bonne décision (la sage décision, quand tomber love d’une reine de beauté laisse présager plus de problèmes). Même de montrer que l’image qu’il avait de la fille recherchée s’écroule, mais qu’il retrouve immédiatement le réconfort chez son « amie » m’évoque une résolution. Pareil pour l’étudiant qui reçoit son bisou, alors que le noeud semblait être qu’il kiffe la jumelle qui ne s’intéresse pas tellement à lui. Pour moi j’ai le sentiment qu’il a clairement une préférence, car pourquoi avouer à Eddie qu’il l’apprécie et ne rien dire à Anna (qui lui fait pourtant sentir l’affection qu’elle a pour lui) s’il ne s’intéresse qu’aux deux en tant que jumelle.
            Et puis il y a Maggie aussi, qui retombe sur ses pattes avec le maitre nageur plus âgé, après un détour par l’éphèbe du voisinage lol.
            Il y a bcp de choses qui se résolvent en même temps disons.

            J’adore le personnage de la copine de Maggie, la brune bouclée avec les lunettes, le moment où on la voit sur les genoux d’un mec dans la voiture avec le dos un peu affaissé fixant devant elle, j’ai éclaté de rire. Je trouve ce genre de petits moments savoureux dans le film. J’ai d’autres scènes mais je me souviens plus des prénoms lol et je veux pas écrire une tartine horrible.

            • #45074 Répondre
              Papo2ooo
              Invité

              Pour A la merveille, je te réponds demain !
              Merci pour les idées de films en tous cas Malice, j’ai passé de bons moments devant.

              • #45093 Répondre
                Malice
                Invité

                ps : J’aime beaucoup la scène de fin où les deux copines ( Maggie et la brunette) dansent malgré la fatigue de la nuit blanche…Puis comatent durant le reste de la parade. Belle idée d’ailleurs de finir le film sur cette fête.

            • #45092 Répondre
              Malice
              Invité

              De rien Papo;
              Quand je disais qu’il n’y a pas forcément « résolution » dans « myth  » c’est dans le sens où Mitchell fournit un aboutissement aux histoires d’amour du film mais en le laissant ouvert. Par exemple, le regard de Rob, très réjoui, sur la reine de beauté, peut signifier qu’il est toujours intéressé par elle; ou qu’elle restera un fantasme; ou qu’il a vraiment renoncé à elle pour s’épanouir avec son amie ( et que son sourire est adressé à cette fille)…De même, Maggie se retient d’embrasser le garçon de la piscine; est-ce que sa romance avec lui restera elle aussi un fantasme, on ne le sait pas; peut-être qu’elle retournera auprès du premier garçon après tout, ou qu’elle les aimera tous les deux?

              • #45094 Répondre
                Malice
                Invité

                Ben merde mon post christum s’est affiché avant le message principal…

                • #45095 Répondre
                  Malice
                  Invité

                  PS 2 : au sujet du côté moral du film, je ne crois pas que ce soit l’angle de Mitchell. Je pense que son cinéma tourne autour du fantasme et de l’enfance ( et des fantasmes de l’enfance, avant la sexualité) ; je ne sais pas si tu as ressenti ça aussi?

              • #45158 Répondre
                Papo2ooo
                Invité

                oui, il reste effectivement des ambiguités, tu as raison, le fond des relations n’est jamais tout à fait résolu, mais je trouve qu’il y a des logiques, des compensations, des boussoles qui se dégagent à la fin du film, là où le réel est peut être plus aveugle et chaotique que cela.
                Pour expliquer, je me permets de passer par des sentiments personnels pour lire le film, même si on s’éloigne un peu de ce qu’on voit à l’écran.
                il y a un truc qui est capturé de manière très forte je trouve, c’est le hasard. Il y a vraiment un hasard qui joue une place prédominante à mon sens dans les aventures de jeunesse et dans une vie de lycéen de petite ville telle qu’elle est montrée. Les hasards et les rencontres fortuites foisonnent, c’est un univers social très riche en fait, ces petits jeunes qui se trimballent avec leurs sacs de couchage lol. Des petites choses comme le fait de croiser le maitre nageur par exemple. Le fait d’avoir des soeurs et des frères qui sont des potentiels nouveaux cercles pour de nouvelles expériences etc. C’est de la pure énergie.
                Un deuxième truc (entre autres) qui est bien capturé je trouve, c’est les ratages. Par exemple le copain de Rob qui croise une fille inconnue désireuse d’expérimenter dans le bâtiments des amoureux là et lui qui dit qu’il a une copine parce qu’il a la trouille. Tout ça est très humain et montre quelque chose de spécifique aussi: un ratage dans la vie n’est souvent qu’un ratage. Il n’y a pas de compensations. Quand on passe à côté de sa pote/ son pote qui nous kiffe, on passe à côté de sa pote. Quand on boit trop et qu’on foire son plan, généralement on foire juste son plan lol. C’est là-dessus peut être que ses résolutions m’ont un peu déçu. Souvent on résout des problématiques amoureuses, mais 1 an plus tard lol ou 5 ans plus tard, pas le soir même lol. Tout ça est fondamentalement complexe et dur à gérer.


                Je te rejoins sur l’angle moral qui est très secondaire. En plus c’est vrai que ça reste présent dans les relations adolescentes. La fille libérée fait vraiment flipper, embrasser le copain d’une autre fille populaire c’est un crime de lèse majesté lol, tout cela est aussi très réel. J’ai été un peu injuste peut être avec le mot « puritain ».
                Oui le film parle de fantasmes ou peut être pourrait on dire de proto-sexualité lol. Ce moment qui précède la sexualité en acte et où on fait déjà pratiquement l’amour avec des french kiss ou des petits calins. Et ce moment chaotique où tout le monde est à un point différent de la découverte de la sexualité entre celzéceux qui ont déjà les deux pieds dedans et les autres qui tatônnent. Je sais pas si c’est aussi ce que tu vois lorsque tu évoques les fantasmes ou si je m’éloigne de ton impression à toi ?

                • #45189 Répondre
                  Malice
                  Invité

                  Le copain de Rob est surtout gay non? Pour moi il est même amoureux de Rob ou en tous cas intéressé par lui sexuellement…

                  Sinon oui c’est ce que j’évoquais : les fantasmes du moment où on n’y connaît rien, où tout est à explorer.
                  Il y a aussi un truc que je trouve très juste dans le film : montrer que cet âge-là contient beaucoup de libertinage. Les deux copines qui se repassent l’ado blond plus âgé; la rousse qui invente un baiser étrange avec le mec d’une autre; le flirt sur un coup de tête…Le bâtiment désaffecté où les ados se tripotent dans le noir sans se connaître…ça capture des choses que j’ai pu voir et vivre dans ma propre adolescence.

    • #44916 Répondre
      Eden Lazaridis
      Invité

      François je viens d’écouter une de tes interventions sur Carol où tu disais ne pas aimer les mélos, je ne connais pas ta définition du terme mais je dirais qu’il s’agit des films qui n’hésitent pas à sortir les pianos, les guitares sèches et les mouchoirs. Je comprends ta réticence pour ce genre, notamment par rapport à l’impudeur et à la grandiloquence mais n’y en a-t-il aucun qui t’ai touché ? Est-ce qu’un Brokeback mountain te touche par exemple ? Est-ce qu’un Gran Torino ou un Million Dollar Baby t’émeuvent ? Je sais que c’est un peu kitsch mais moi je chiale à chaque fois…

      • #45077 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        Les violons sont une conséquence du mélo, mais pas son essence
        L’essence du mélo, c’est un individu confronté à une impossibilité , voire une oppression, qui peut être sociale ou familiale. Le mélo prend le parti absolu de la victime, et c’est cette univocité qui me met dehors. Il s’agira de pleurer avec elle du fatum qui s’abat sur elle. C’est là que les violons sortent.
        D’une certaine manière les films de Loach sont des mélos.
        Le dernier mélo détestable que j’ai vu est Petite fille. Dans le genre univoque, c’est un must. Il faudra d’ailleurs un jour aborder le dossier Lifshitz.
        J’ai moins de mal avec les mélos centrés sur l’impossibilité amoureuse. Sur la route de Madison ça me va très bien.

        • #45473 Répondre
          Eden Lazaridis
          Invité

          Merci pour ta réponse François, ta définition est très intéressante mais est-ce qu’elle ne recoupe pas celle de la tragédie ? La tragédie c’est un individu aux prises avec l’irrémédiable, l’impossible, l’inéluctable. Il prend ainsi nécessairement le parti de la victime non ? Si on conceptualise la tragédie comme cela, alors la différence avec le mélo tient à la facture, à la façon de faire, le mélo insistant sur cette souffrance, à grands renforts de musique, de gros plans etc. Ma définition porterait donc sur la manière plus que sur la matière. Par ailleurs je comprends ta réticence face à l’univocité mais personnellement je trouve qu’elle produit de la puissance, la puissance du sentiment pur, sans recul, sans ironie. Pour reprendre une de tes distinctions, c’est la puissance du mode majeur.
          Si tu as moins de mal avec les mélos centrés sur l’impossibilité amoureuse, j’en déduis que tu n’aimes pas Carol non pas tant à cause du mélo que du « chic » et de la performance de Cate Blanchett ? Et est-ce que ça signifie que tu es sensible à Brokeback mountain, ou est-ce que l’esthétique terriblement clichée de la guitare sur les plans de montagne, style pub pour fromage te met en dehors (moi j’aime ce film malgré cette esthétique aha) ?

    • #44929 Répondre
      Claire N
      Invité

      Ai regardé le film «  entre les murs « 
      Je me questionne beaucoup sur la scène finale
      Sans prévenir, des larmes me sont montées
      Devant ce plan sur une salle vide , quittée vraisemblablement à la hâte au vue de la position pele- mêle des chaises. Ces fenêtres ouvertes par ou le son et les rires passent
      Cette sensation inténse et physique de gâchis, tout «  cet amour qu’on dégomme «  pour piquer la phrase de Miossec
      Et un énorme pourquoi ? Pour – quoi ?

      • #44931 Répondre
        Carton de Lait
        Invité

        J’ai aussi vu le film relativement récemment (je crois juste un peu avant de joindre ce forum) j’ai adoré.
        .
        j’ai eu les larmes à la fin aussi mais surtout quand l’élève dit « j’ai rien appris, je comprends pas ce qu’on fait ici  » (je paraphrase).

        • #44933 Répondre
          Claire N
          Invité

          Oui tu as raison cette scène aussi contient aussi
          La question du «  pourquoi ? »

        • #45004 Répondre
          Cedric
          Invité

          Ouais cette gamine qu’on n’a pas repérée de tout le film et qui pourtant était là et morflait. Ca brasse tellement c’est juste.

    • #44930 Répondre
      Claire N
      Invité

      J’ai vue dans cette scène je crois l’évidence de ce lieu , sa violence – comme après une guerre dont les enjeux ont depuis longtemps été oubliés un champ de bataille déserté

      • #44945 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        Oui ce sont peut-être les plans les plus forts du film.

    • #45134 Répondre
      Charles
      Invité

      J’ai vu Challengers, que je n’ose recommander mais devant lequel j’ai néanmoins pris beaucoup de plaisir. C’est aussi vulgaire et tape-à-l’œil qu’attendu (à ce niveau d’outrance des effets de caméra on devrait plutôt parler de tabasse-l’oeil). Tout est dit et souligné, dans un absence totale de subtilité mais c’est entièrement assumé et ne se prend donc pas du tout au sérieux. Le film est bourrin mais assez ludique, notamment dans le filmage des matchs de tennis, qui ne sont jamais filmés de la même manière (on a parfois le point de vue de la balle (!)), c’est à la fois complètement vain et drôle à regarder. La bande originale, faite de musique électro de boîte de nuit, qui arrive comme un cheveu sur la soupe pour presque interrompre ou étouffer un dialogue est très bien dans son genre. Les acteurs sont supers, c’est vraiment l’atout du film qui arrive très bien à incarner des stéréotypes (le brun viril poilu crade, branleur et gouailleur vs l’aryen, imberbe, propret, timide mais dominateur), avec des dialogues bien sentis. La narration est alambiquée comme un Nolan et la caméra hystérique comme du Noé mais sans l’emphase théorique pénible des deux. Seul regret, l’absence de réelles scènes de sexe qui sont soit escamotées, soit seulement amorcées, c’est dommage vu le sujet – la circulation du désir – mais on est en 2024.
      Bref, c’est parfaitement inconséquent, virtuose dans le clipesque et l’over-the-top mais très drôle à voir – je suis bien content que de telles aberrations existent.

      • #45137 Répondre
        Charles
        Invité

        Je rajoute que le personnage du brun a réussi à m’émouvoir, bien aidé par son charme goguenard tempéré par son autolucidité. Le film ne choisit pas tout à fait entre les deux personnages masculins, même si je pense qu’il penche quand même pour le brun, évidemment plus intéressant car loser même si la saloperie du blond qui le fait dépasser le stade du gentil blond timide permet de « creuser » ce personnage-ci. J’aime bien aussi la frontalité et la violence des échanges entre les personnages, celui de Zendaya étant sans doute le pire des trois dans la saloperie et je la trouve très convaincante dans cette figuration du capitalisme sportif du marché ou crève.

        • #45147 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          Je ne suis pas aussi enthousiaste.
          Voyant cette chose qui m’a, en première instance, considérablement ennuyé, je me suis dit qu’on entrait dans une nouvelle ère : le n’importe quoi. N’importe quoi du filmage, n’importe quoi dans le récit (qui se perd lui même dans ses strates), n’importe quoi sur le tennis.
          J’entends ta ligne de défense : ce n’importe quoi fait du bien. Mais c’est là que le débat commence, car je crois que le n’importe quoi n’est pas une salutaire niche de désinvolture dans un mainstream standardisé, il est le mainstream. Dans lequel il m’apparait de plus en plus que la qualité du film importe peu. Habitude netflixienne : on regarde comme ça pour voir, on s’en fout un peu, on oublie. Le pire étant que ceux qui le font oublieront aussi.
          L’important c’est le clic, c’est le désir d’achat, c’est le produit. Le produit ici, c’est Zendaya + sexe soft + tennis + érotisme gay années 80. Ca suffit à attirer.
          Tu négliges un aspect : le festival d’affichages cools et inclusifs du film. L’arbitre de tennis noir, le public de tennis noir (ce qui fait rire), la ramasseuse de balles grosse et noire, et bien sur une figure de femme puissante, et bien sur l’économie du tennis absolument jamais abordée – un monde magique.
          J’entrevois qu’à cette parfaite norme se joindra, se joint déjà, la validation par une certaine critique qui parviendra sans mal à retourner les fautes de gouts permanentes du film en choix d’avant-garde. Ce sera culte. Voir par exemple l’échange lunaire dans les midis de France culture.
          La caméra à la place de la balle ou de la raquette ? C’est so mauvais gout, donc so bon gout. La sueur publicitaire des deux éphèbes? C’est tellement génialement grotesque. Etc Ainsi le mainstream netflix et l’hystéro-critique branchouille feront alliance objective pour consacrer cette laideur. Ce sera sans moi.

          • #45169 Répondre
            I.G.Y
            Invité

            Je n’osais briser la glace quant à ce film. Un ami m’y a traîné, mais c’est un ami très drôle : je me préparais simplement à rire entre amis devant un navet (ça change un peu). En définitive je suis partagé (et non mitigé). J’ai le sentiment d’avoir assisté au saccage presque délibéré d’un potentiel bon film. Ça n’est pas tant le fait que le film soit kitsch-excessif qui me pose problème, c’est qu’il ne le fait pas au bon moment. Plusieurs fois, par exemple, des scènes plutôt justes commencent à se déployer (je rejoins Charles sur les acteurs, je les trouve bons), avec une certaine épure inattendue, pour finir démolie par cette musique du diable (et c’est un grand amateur de musique électronique et d’acid house-techno qui parle). En définitive, j’ai éclaté de rire plusieurs fois, je ne pouvais plus me contenir. J’ai aussi entendu avec plaisir que ces aspects ont été relevés presque dans les mêmes termes que ceux que j’ai eus à la sortie de la séance dans le dernier Sortie de Secours consacré au film.
            .
            Concernant la trame, je suis assez d’accord que ce côté nolano-multiversien n’est pas si pénible, on s’y retrouve sans effort et ça se prend moins au sérieux.

          • #45192 Répondre
            Charles
            Invité

            François, peut-être que c’est l’amorce d’une tendance générale mais en attendant je vois peu d’équivalents à ce film. Je ne trouve pas qu’il verse dans le n’importe quoi,la narration est assez alambiquée mais se tient quand même. Le film n’est pas dupe de sa lourdeur mais ne verse pas non plus dans le second degré ricanant, il prend tout de même au sérieux ses personnages. Je vois bien le potentiel de récupération dandy cool sauf que ce n’est pas vraiment le cas en France où le film est mollement accueilli.
            Pour moi ce n’est pas un film cool car il est trop dissonant pour ça, notamment dans son usage agressif de la BO, c’est pas du Dolan qui te met du Oasis ou te ressort a contrario des vielleries pop des années 80 en osmose avec ce que vivent les personnages (typiquement Bette Davis eyes au début de Lawrence Anywas). Et ce n’est pas non plus un mauvais goût récupérable à la Verhoeven à qui on donnerait une portée satirique sur le-Capitalisme-le-Rêve-américain.
            Effectivement, certaines concessions à l’époque peuvent paraître agaçantes (même si la plus grande joueuse de l’Histoire de ce sport est noire comme tu le sais) mais je préfère tout de même une femme de pouvoir qu’une femme simple figurante ou épouse de, bien que cela soit à la mode. Le film n’est pas très précis sur l’économie du tennis mais il n’est pas non plus complètement abstrait ni taiseux sur son fonctionnement, ce n’est simplement pas son sujet principal.

            • #45245 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

              Je n’ai pas parlé de cool. Il ne s’agit pas de ça
              L’affichage netflixien serait cool, oui, mais le reste ne tient pas du cool. Plutot de cette sorte d’histero-dandysme qui consacre le mauvais gout, et qui est prêt à valider n’importe quel truc grotesque parce que justement ça-nous-fait-sortir-du-naturalisme (je ne reviens pas sur le fait qu’en l’occurrence ce qui est appelé naturalisme n’en est en rien.)
              Le personnage féminin est un affichage, resterait en effet à savoir s’il est intéressant. Or je ne trouve pas, puisque ce personnage est impossible, aussi impossible que la joueuse d’échecs championne du mode en 1965. De la même façon que les deux tennismen n’ont absolument pas des tetes et des corps de tennismen (ils sont été castés à l’aune d’une sorte d’iconographie gay d’inspiration eighties) . Mais ce n’est pas le problème. AU CONTRAIRE : c’est ça qui est super. Plus c’est aberrant, mieux c’est
              Sur l’économie du tennis, le film ne dit presque rien, et ce qu’il en dit est absurde. Un mec capable de gagner l’Us Open ne participe pas à un challenger, et ne joue pas devant 43 personnes. Mais justement : c’est ça qui est super. Plus c’est n’importe quoi et mieux c’est. J’en prends acte.

              • #45327 Répondre
                Charles
                Invité

                Je trouve que tu surestimes les réactions autour de ce film qui a été jugé dans le meilleur des cas divertissant.
                Le film cesse d’ailleurs de me plaire quand il verse dans le n’importe quoi, c’est-à-dire lors des derniers plans où on bascule dans un autre régime de réalité.
                Toute défense d’un film non-naturaliste ne doit pas non plus être prise comme une prise de position contre le naturalisme, on peut encore heureusement aimer les deux – tu aimes toi-même Verhoeven et certains films de Noé et Kechiche.
                Tes remarques sur l’irréalisme du film ne sont pas inexactes mais pourquoi celui-ci devrait être un problème?Surtout que c’est un irréalisme qui n’est pas absurde. Les mecs ne ressemblent peut-être pas tout à fait à des tennismen mais c’est aussi parce qu’un tennisman dans la vraie vie est peu désirable. Néanmoins, ces deux mecs ne sont pas des éphèbes, sauf peut-être au début, leurs corps sont musclés ce qui participe de leur désirabilité évidemment mais permet aussi de ne pas rendre totalement absurde leur pratique du sport à haut niveau. J’entends aussi que Zendaya est un personnage peu probable ou alors par ellipse : je doute en effet qu’une joueuse de tennis prometteuse qui s’est blessée avant de passer pro reste aussi célèbre très longtemps, sauf à ce qu’elle ait fait d’autres choses que le film ne nous raconte pas – pas seulement entraîner son mec. Moi elle m’intéresse comme personnage dominateur, faussement désirable et en définitive déstructeur, sans être irrécupérable.

                • #45330 Répondre
                  françois bégaudeau
                  Invité

                  Ce n’est pas moi qui suis obsédé par le naturalisme, c’est eux.
                  Moi ce qui m’intéresse, c’est la puissance.
                  Un axiome possible : quand tes imaginations sont moins puissantes que le réel, tourne toi vers le réel.
                  Les deux icones que fabrique le film me paraissent infiniment moins intéressantes que les vrais tennismen, créatures tout à fait étranges, monstrueuses, FANTASTIQUES. Autrement intéressantes que les deux créatures de vestiaire gay que façonne Guadanigno.

                • #45411 Répondre
                  Eden Lazaridis
                  Invité

                  Un tennisman dans la vraie vie est peu désirable ? J’aurais plutôt dit l’inverse : Nadal, Tsisipas, Zverev, Musetti, Dimitrov, Murray, Ruud, Paire, Monfils, il n’y a quasiment que des beaux gosses sur le circuit. Donc non sur ce point là, Guadanigno est plutôt réaliste.

                  • #45474 Répondre
                    Charles
                    Invité

                    Tous les goûts sont dans la nature mais Nadal n’a pas exactement une allure et un visage de mannequin.

                    • #45475 Répondre
                      Eden Lazaridis
                      Invité

                      Oui tous les goûts sont dans la nature mais je pense qu’on pourra s’accorder sur le fait que GLOBALEMENT les joueurs de tennis sont beaux, un peu comme les nageurs.

                      • #45480 Répondre
                        Charles
                        Invité

                        Justement, non.

                      • #45483 Répondre
                        Eden Lazaridis
                        Invité

                        Bon… j’aurais essayé ! Mais pour revenir au film, l’idée d’érotiser les joueurs de tennis n’est pas sortie de nulle part, il ne serait jamais venu à l’esprit de Guadanigno d’érotiser des joueurs de ping-ping, ou des joueurs de hand-ball, il y avait une base réaliste à tout cela.
                        Par ailleurs je n’ai pas du tout aimé le film mais je voulais quand même le défendre sur ce point.

                      • #45485 Répondre
                        Eden Lazaridis
                        Invité

                        * Guadagnino pardon

                      • #45486 Répondre
                        Charles
                        Invité

                        Je pense plutôt qu’il a choisi le tennis parce que c’est un sport individuel, mainstream et spectaculaire.

                      • #45489 Répondre
                        Eden Lazaridis
                        Invité

                        Le tennis est un sport naturellement cinématographique, deux corps isolés, séparés par un filet, sur une surface parfaitement plate, délimitée par des lignes, devant une foule indistincte, ça claque, ça donne de bonnes images ! Kubrick aurait adoré le tennis !

                      • #45490 Répondre
                        Eden Lazaridis
                        Invité

                        *Kubrick aurait adoré filmer le tennis.

                      • #45511 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Sauf qu’au cinéma, et surtout filmé comme ça, c’est toujours 40 fois moins intéressant qu’à la télé.

                    • #45476 Répondre
                      Eden Lazaridis
                      Invité

                      Et petit anecdote : Nadal a figuré dans un clip de Shakira, en tant qu’objet de désir, ce qui accrédite un peu ma thèse aha.

                    • #45484 Répondre
                      I.G.Y
                      Invité

                      Un point intéressant dans le film est justement que le blond n’a pas du tout le visage type d’un acteur-mannequin bockbusterisé. En un mot, c’est tout sauf Ryan Gosling. Son faciès est bien plus rugueux, plus ambigu

                      • #45487 Répondre
                        Charles
                        Invité

                        Au début c’est un pur éphèbe mais à la fin son physique s’est durci, il est devenu moins lisse, plus dominateur.

                      • #45488 Répondre
                        Eden Lazaridis
                        Invité

                        Personnellement je dirais que sa beauté relève du bon goût bourgeois, qui rejette la beauté standard, asseptisée à la Ryan Golsing ou Brad Pitt, car trop évidente, trop populaire, trop basse. Il leur faut toujours se distinguer.

                      • #45491 Répondre
                        I.G.Y
                        Invité

                        Etonnant, je côtoie beaucoup de personnes issues de milieux bourgeois ou ayant un confort bourgeois et je n’ai jamais entendu ça. J’aurais pu citer aussi Brad Pitt dans les canon blonds de bauté actorale.

                        La question de la bourgeoisie » a peu de chose à voir dans cette affaire. « La bourgeoisie » ne rejette absolument pas Brad Pitt ou Ryan Gosling

                      • #45493 Répondre
                        Eden Lazaridis
                        Invité

                        Comme quoi, il faut arrêter avec les généralités aha. Mais je parlais plus d’une bourgeoisie littéraire, cultivée, style prépa littéraire (dont je viens). Dans cette bourgeoisie, tu ne verras jamais une femme faire l’éloge de Brad Pitt, mais plutôt de Louis Garrel !!

                      • #45500 Répondre
                        I.G.Y
                        Invité

                        Possible, j’ai peu de connaissances dans ces milieux !

                      • #45512 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Je maintiens que c’est dans l’iconographie gay des années 80 qu’il faut aller chercher la strate référence de ce film.

                      • #45527 Répondre
                        I.G.Y
                        Invité

                        J’avais bien noté cette remarque et ça me semble juste. Mais il n’a d’une certaine manière pas eu besoin d’aller « à la source », dans le sens où le contemporain l’a fait pour lui : le film m’a fait penser à l’esthétique présente, par exemple, dans le monde de la nuit LGBT-friendly actuel. Esthétique, ambiance qui tire sans doute en partie son inspiration des années 70-80 (comme d’autres dans le monde de la nuit)

                      • #45528 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Oui ca marche comme ça
                        Suis frappé par la référence années 80 dans de très (trop) nombreux domaines.

                      • #46915 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Pour t’aider dans la tache, premier et seul vrai post sur le film :
                        « Je ne suis pas aussi enthousiaste.
                        Voyant cette chose qui m’a, en première instance, considérablement ennuyé, je me suis dit qu’on entrait dans une nouvelle ère : le n’importe quoi. N’importe quoi du filmage, n’importe quoi dans le récit (qui se perd lui même dans ses strates), n’importe quoi sur le tennis.
                        J’entends ta ligne de défense : ce n’importe quoi fait du bien. Mais c’est là que le débat commence, car je crois que le n’importe quoi n’est pas une salutaire niche de désinvolture dans un mainstream standardisé, il est le mainstream. Dans lequel il m’apparait de plus en plus que la qualité du film importe peu. Habitude netflixienne : on regarde comme ça pour voir, on s’en fout un peu, on oublie. Le pire étant que ceux qui le font oublieront aussi.
                        L’important c’est le clic, c’est le désir d’achat, c’est le produit. Le produit ici, c’est Zendaya + sexe soft + tennis + érotisme gay années 80. Ca suffit à attirer.
                        Tu négliges un aspect : le festival d’affichages cools et inclusifs du film. L’arbitre de tennis noir, le public de tennis noir (ce qui fait rire), la ramasseuse de balles grosse et noire, et bien sur une figure de femme puissante, et bien sur l’économie du tennis absolument jamais abordée – un monde magique.
                        J’entrevois qu’à cette parfaite norme se joindra, se joint déjà, la validation par une certaine critique qui parviendra sans mal à retourner les fautes de gouts permanentes du film en choix d’avant-garde. Ce sera culte. Voir par exemple l’échange lunaire dans les midis de France culture.
                        La caméra à la place de la balle ou de la raquette ? C’est so mauvais gout, donc so bon gout. La sueur publicitaire des deux éphèbes? C’est tellement génialement grotesque. Etc Ainsi le mainstream netflix et l’hystéro-critique branchouille feront alliance objective pour consacrer cette laideur. Ce sera sans moi. »

              • #46912 Répondre
                diegomaradona
                Invité

                @françois
                « Un mec capable de gagner l’Us Open ne participe pas à un challenger »
                On voit clairement que tu n’y connais rien au tennis pour sortir une bêtise pareille. Il suffit de prendre le cas d’Andy Murray pour te donner tort. Wawrinka ou Thiem, d’anciens vainqueurs de grand chelem, ont aussi joué des challengers quand ils n’étaient plus à leur meilleur niveau. L’assurance avec laquelle tu débites ces inepties, et construit ta critique en conséquence, est fascinante.

                • #46914 Répondre
                  françois bégaudeau
                  Invité

                  1 merci Diego, c’est toujours un plaisir de te voir réapparaitre tous les trois mois pour déverser ton fiel
                  2 Thiem et compagnie ont effectivement participé à des Challengers dans des moments de leur carrière où ils avaient régressé. Mais c’était précisément des moments où nul n’aurait pensé qu’ils puissent gagner l’US open un mois pus tard, eux compris. Dans Challengers, que tu sembles ne pas avoir vu, le joueur est présenté comme pouvant gagner l’US Open et s’y préparer par un Challenger. C’est une invraisemblance
                  3 ce point, très secondaire dans mon appréciation du film, n’est arrivé qu’en dernier dans mon argumentaire. Je n’ai donc en rien « construit ma critique » dessus. Je « construis ma critique » sur l’indigence générale du film et son n’importe quoi formel. Je te renvoie aux successifs posts écrits sur ce film
                  4 tu peux donc retourner dans l’antre où macère ton fiel. Bon dimanche.

                  • #46928 Répondre
                    diegomaradona
                    Invité

                    « Dans Challengers, que tu sembles ne pas avoir vu, le joueur est présenté comme pouvant gagner l’US Open et s’y préparer par un Challenger. »
                    Vu ce commentaire on ne peut que douter que tu aies vraiment vu le film.
                    Car il est au contraire présenté comme un ancien vainqueur de grands chelems en fin de carrière qui n’a jamais gagné l’US open. C’est d’ailleurs le seul grand chelem manquant à son palmarès. Il a une dernière chance d’y participer pour ce qui sera surement sa dernière année de carrière, après une saison où il n’a gagné quasi aucun match et revient de blessure. Même les commentateurs télé au début du film disent qu’il n’a pas beaucoup de chance de gagner et que des victoires dans des tournois moins importants pourraient lui redonner plus de confiance et de chance, ce qui pourrait alors lui donner une chance pour l’US open.
                    En bref, l’invraisemblance que tu vois là, si tu as vraiment vu le film, n’existe que dans ton esprit, comme le fiel que tu crois voir chez moi.

    • #45140 Répondre
      Tony
      Invité

      Los delincuentes est un drôle de film,sa durée,plus de 3 heures,peut faire peur et,pourtant,on ne voit pas le temps passer,par contre j’ai le sentiment que son charme tient surtout à sa beauté formelle,cadre et photo superbes,au fait aussi que le récit,proche du conte,prenne son temps et que sa narration soit purement cinématographique comme peut l’être un film d’action,d’ailleurs Bresson est cité explicitement,on voit quelques images de ‘l’argent’vu par les personnages dans une salle de cinéma.On pense déjà à Bresson dès le premier plan,alors qu’un volet s’ouvre on y voit un costume accroché à une chaise et un personnage,dont on ne voit que les jambes et le caleçon,en récupère la chemise,dans le plan suivant on le voit de dos,vêtu de la  chemise,arroser ses plantes sur son balcon et enfin on voit son visage,de profil,buvant son café en appui sur son balcon.Le film prend aussi d’autres chemins,celui de la satire sociale et de la comédie avec toutes les scènes de la vie de bureau dans la banque,le thriller aussi lors du vol de l’argent et de la cavale du personnage,les angoisses du complice chargé de cacher le magot,film de prison également avec la soumission au mafieux qui la contrôle,comédie érotique aussi lors de scènes bucoliques et la fin renvoie clairement au western.Je ne sais pas si c’est un grand film,ce qui est certain c’est qu’il y a un cinéaste,un filmeur de premier ordre.

      • #45150 Répondre
        Monami
        Invité

        Le film a du charme c’est sur. Il a même l’air très conscient des effets de charme qu’il veut produire. Ce que je me demande c’est si le film a quelque chose d’autre

      • #45164 Répondre
        Charles
        Invité

        Tu me fais plaisir Tony, je trouvais qu’on était un peu trop vite passé sur ce film.

        • #45195 Répondre
          Tony
          Invité

          Le podcast de Burdeau à son sujet est super,tu l’as peut-être déjà écouté, maintenant j’aimerais bien voir Tenque Lauren mais il a l’air introuvable,

          • #45197 Répondre
            Zyrma
            Invité

            il est sur la médiathèque numérique arte https://vod.mediatheque-numerique.com/films/trenque-lauquen-partie-1

            • #45198 Répondre
              Tony
              Invité

              Ok merci Zyrma,il est sur universcine aussi,tu l’as vu?

              • #45199 Répondre
                Zyrma
                Invité

                non pas encore

                • #45291 Répondre
                  françois bégaudeau
                  Invité

                  Je suis plutot sur la ligne Mon ami. Pas encore écouté Spéculations. Ne demande qu’à être convaincu mais je crains que ma perplexité persiste.
                  Je demanderai par exemple une chose : pourquoi le vieillot?

                  • #45296 Répondre
                    Tony
                    Invité

                    Il n’aime pas le présent et se méfie du réalisme,cf son entretien aux cahiers,en somme il filme ce qu’il aime,le vieillot, d’ailleurs je me souviens que PTA disait un peu la même chose lors de la sortie de Licorice Pizza.Ta perplexité ne m’étonne pas,je le suis moi-même un peu et en même temps je m’en veux de l’être car il renoue avec l’esprit et les procédés formels(fondus enchaînés,Split screen)du cinéma des seventies de façon ludique et poétique.

                    • #45297 Répondre
                      Charles
                      Invité

                      Oui, je pense que l’explication la plus simple est qu’il veut fuir la laideur du contemporain. Ce qui se comprend et peut aussi être une limite esthétique.
                      PTA disait qu’il ne se voyait pas raconter une histoire d’amour avec des téléphones portables, ce qu’on entend aussi (et nous aurait aussi privés de cette belle scène où les deux personnages sont suspendus à leur téléphone fixe sans être absolument sûrs de la personne à l’autre bout du fil).

          • #45211 Répondre
            lison
            Invité

            merci. Très pertinente cette comparaison avec Rozier.
            Je vous rejoins pour recommander ce film, « Los delicuentes » et vous transmets aussi ce texte: https://www.critikat.com/actualite-cine/critique/los-delincuentes/
            «  »être heureux revient à s’inscrire dans un décor et à disposer de la liberté de l’arpenter. »

            • #45212 Répondre
              lison
              Invité

              Sur Los Delicuentes. Sur la fin « ouverte », je ne sais pas comment vous l’avez prolongée, pour moi il n’est pas exclu que l’homme à cheval abandonne le magot , comprenant que le plus important c’est d’être là, à cheval, et de profiter de la beauté qui l’entoure.
              Je ne sens pas forcément le conflit à venir ( soit pour la fille, soit pour l’argent) plutôt une route pour chacun, un qui va s’accrocher à l’argent ( bon courage pour déterrer les billets!), l’autre qui va profiter de sa liberté retrouvée ( acquise) et observer les saisons et la rivière qui passent.

              • #45215 Répondre
                Tony
                Invité

                Oui moi aussi je n’ai pas pensé à un conflit possible,en plus la fille l’a largué en le traitant de pauvre type,non moi,bêtement matérialiste, je crois qu’ils vont se retrouver,au moins pour le partage,et, peut être,rester de bons amis.

                • #45311 Répondre
                  Monami
                  Invité

                  je trouve très curieuse (pour ne pas dire autre chose) cette comparaison avec Rozier. C’est à quelle minute du podcast svp ?

                  • #45323 Répondre
                    lison
                    Invité

                    Je ne sais pas à quelle minute c’est , je crois qu’ils l’évoquent deux fois, plutôt autour de l’échappée, et du fait qu’on est dans une histoire qui peut prendre n’importe quelle direction.
                    Mais je veux bien que vous développiez vos réserves.
                    Sur le coté vieillot, évoqué par François, je n’ai pas trop d’explication …à part la difficulté avec le contemporain et la volonté de dé-comporainisé (oui j’invente un mot) le récit pour le rendre plus intemporel.

                    • #45324 Répondre
                      lison
                      Invité

                      c’est pas parce qu’on invente des mots qu’il faut les remplir des fautes :
                      donc plutôt dé-contemporainisé .

                      • #45332 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Je crains que ce vieillot ne soit un énième symptome du fait que le cinéma d’auteur n’arrive plus à se survivre que dans une sorte de nostalgie de lui même qu’il rejouerait comme on rejoue un disque – le disque de blues branché postmoderne qui est dans le film.
                        On en parle dans la prochaine GO : le cinéma ne peut-il donc plus se célébrer qu’au futur antérieur?
                        Tout ça est assez morbide, trouvé-je. Et ce commencement d’une oeuvre a déjà une drole d’odeur de sapin.

    • #45213 Répondre
      lison
      Invité

      allez, j’ajoute un des poèmes de Juan L Ortiz, lu dans le film .

      J’allai à la rivière et la sentis
      proche de moi, face à moi.
      Les branches avaient des voix
      qui ne m’atteignaient pas.
      Le courant disait
      des choses que je ne comprenais pas.
      Le tourment me saisissait presque.
      Je voulais la connaître,
      percevoir ce que contait le ciel vague et pâle en elle
      avec ses longues syllabes premières,
      mais je ne pouvais.

      Je m’en retournai
      – était-ce moi qui revenait ? –
      dans l’angoisse trouble
      de m’éprouver seul devant des énigmes ultimes.
      Soudain en moi je sentis la rivière,
      elle ruisselait en moi
      avec ses rives frissonnantes de signes,
      ses reflets profonds finement étoilés.
      La rivière s’écoulait en moi avec ses ramures.
      Je devenais rivière à la tombée du jour,
      et les arbres en moi soupiraient
      et le sentier et les herbes s’éteignaient en moi.
      Une rivière me traversait, me traversait la rivière…

      Source : Juan L. Ortiz : El angel inclinado, Buenos Aires 1938. Traduit de l’espagnol (Argentine) par Jean-René Lassalle.

    • #45320 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Heroíco de David Zonana Vous le recommandez?

      • #45574 Répondre
        Pout
        Invité

        Oui !

        • #45579 Répondre
          Pout
          Invité

          Je le trouve intéressant à regarder en miroir de Nouvel Ordre où les deux réalisateurs se penchent sur le tissu malade d’un pays où les forces armées nationales prennent place dans les rues où la violence dicte ses propres lois martiales. François avait dit dans la Gêne sur Tar, dis-moi dans quel espace tu évolues et je te dirais qui tu es ! Heroico est un film assez passionnant au regard des espaces que traversent les personnages, et de l’ensemble des fluides qui entrent et sortent de cette institution militaire qui, pour l’anecdote, a été tourné dans un temple Otomi avec une dimension ancestrale et sacrée qui frappe au réel. Schématiquement, s’offrent aux anciens colonisés le narcotrafique ou l’armée.

          Si jamais tu veux en savoir davantage : https://movierama.fr/heroico-en-prendre-pour-son-grade/ j’ai écrit ça à l’occasion d’une avant-première que je présentais à Paris lors d’une festoche.

          • #45625 Répondre
            ..Graindorge
            Invité

            Merci Pout! J’irai le voir dimanche

            • #45641 Répondre
              Pout
              Invité

              Hâte de lire ton retour ! 🙂

              • #45906 Répondre
                Graindorge
                Invité

                Pout, tu auras un retour plus tôt que prévu car on y va demain samedi après le marché

              • #46066 Répondre
                Graindorge
                Invité

                Cher Pout
                samedi devant Heroíco:
                ZUT et 3 fois zut, pas de sous-titres alors que la façon de parler au Mexique n’est pas la même qu’en Espagne J’ai attrapé des bribes. Mon collègue pas mieux. Les copains canariens et vénézuéliens, pareil. On ne comprenait que les officiers dans les discours et dans les cours théoriques. Par contre, lorsqu’un officier parle en tête en tête avec Luis c’est moins clair. Les jeunes acteurs amateurs sont issus de milieu populaire et/ ou indigène, très pauvres. Les officiers supérieurs, enseignants à fortiori, quel que soit leur origine sociale, maitrisent les différents niveaux de langage de la société mexicaine par origine ou adaptation à la hiérarchie sociale.
                Un film c’est beaucoup de travail. David Zonana s’est attaqué a du très très lourd. Il a fait un travail extraordinaire de recherche sur ce sujet. Ce qui n’est pas évident du tout dans un pays tel que le Mexique et avec une telle institution.
                On va donc attendre de le revoir avec le sous-titrage. Bien sûr que les images sont parlantes mais merci Pout, infiniment, pour ton article qui nous a permis de mieux le comprendre

                • #46104 Répondre
                  Pout
                  Invité

                  Cabrones ! Je viens de voir LE ROYAUME – un film corse qui sortira dans plusieurs mois et sera présenté dans quelques jours à Cannes – s’ils n’avaient pas sous-titrés le corse, on était mort…

                  Effectivement c’est bien con d’autant plus que c’est le cœur du film de traiter ces différences entre indigènes et gradés (qui peuvent également être d’origines indigènes) ! C’est bien dommage. J’attendrais ton retour lors du second visionnage si tu te le retapes. PS : le second visionnage gagne en épaisseur, et c’est à mon avis signe de qualité.

                  • #46141 Répondre
                    Graindorge
                    Invité

                    Pout
                    Comme tu dis: Cabrones!!! Oui j’irai le revoir. Quand? Lorsqu’il sera en DVD.
                    Par contre il sort en France le 22 mai.
                    J’ ai appris que certains ex cadets qui ont participé au film en acteurs amateurs, les « potros », ont reçu des menaces venant des forces armées. Ainsi que des membres de l’équipe de production qui est en relation avec des organisations de Défense des Droits de l’Homme

                    • #46154 Répondre
                      Pout
                      Invité

                      J’écoutais Zonana sur un média mexicain qui, effectivement, parlait des menaces reçues par des anciens potros qui ont participé, de près ou de loin, au film…

          • #45633 Répondre
            Graindorge
            Invité

            je viens de te lire Pout. Excellent texte. Vraiment. Avec ton autorisation, je copiecolle afin de le traduire oralement, en simultané aux copains. ¡ Muchas gracias compañero!

            « Dans cet impressionnant second long-métrage où l’armée en prend pour son grade, on est spectateur d’un coming-of-age noir où l’apprentissage n’est autre que celui de la corruption, de l’humiliation et de la violence. En intégrant le bras armé dirigé par la descendance des colons européens, les Mexicains indigènes pensaient y trouver une issue pour sortir de la classe inférieure. Ils ne font que briser un plafond de verre pour mieux tailler les veines de leur humanité. »

            • #46075 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

              Pout : tu aurais le film sous la main?

              • #46101 Répondre
                Pout
                Invité

                J’ai rien sous le coude : seulement reçu un lien limité dans le temps de la part du distributeur.

    • #45400 Répondre
      Tony
      Invité

      Toujours pas de réconciliation entre Franco et les cahiers,une pauvre notule d’une dizaine de lignes sur Memory dans le dernier numéro…

      • #45451 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        Eh oui

      • #45640 Répondre
        Graindorge
        Invité

        @ Tony
        je crois que ça ne l’empêche ni de dormir ni de continuer à créer, à travailler. Il a dit quelque part qu’il ne lisait pas les critiques. Il fait le travail de promotion avec les acteurs et il rèpond volontiers aux questions mais il dit que ces films appartiennent à tous les spectateurs et chacun.e y voit ce que bon lui semble. Il racontait ça à une journaliste d’une télé mexicaine qui jugeait Abril négativement. Pas le film mais le personnage. Il ne s’est pas irrité (comme moi devant l’écran « mais qu’est-ce qu’elle raconte! non mais oh! ) Il a juste dit  » Ah. Tu la vois comme ça? ok! No pasa nada: Pas de soucis! » Avec son flegme. Je crois comprendre que pour lui le processus créatif et la réflexion se poursuivent avec le regard des spectateurs. On fait ce qu’on veut. Il aime la liberté . La sienne, celle des autres. Pourtant il dit lors d’une promo de Sundown « Nous ne sommes pas libres »
        Il est aussi très franc. Pendant le tournage de Chronic, il suggère à Tim Roth d’être encore moins expressif dans une scène donnée. Tim a pris la mouche genre  » tu vas quand même pas m’apprendre mon métier, patati patata… » « Ok. Fais comme tu veux » et il continue à tourner. Lors d’une pause, Tim Roth, la mouche passée, va gentiment lui demander son avis sur la scène en question et Franco « ça s’ra d’ la merde ». Ils l’ont refaite et Franco a obtenu le jeu d’acteur qu’il souhaitait.

        • #45923 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          tous les stigmates de la force

          • #46096 Répondre
            ..Graindorge
            Invité

            « tous les stigmates de la force » c’est ça.
            Et bientôt une G.O. Youpeee!!!

      • #45988 Répondre
        Charles
        Invité

        Pour une fois qu’ils n’assassinent pas un film de Franco…Cependant, cette notule, même positive, fait peur – « codes du mélodrame classique », beurk.

    • #45429 Répondre
      soi-disant Philippe
      Invité

      Très impressionné par « Le dernier des fous » de Laurent Achard que je découvre tardivement

    • #45457 Répondre
      Malice
      Invité

      J’ai hésité à poster ça dans comédie ou puissance de la droite mais voici les premiers pas d’Augustin et Sacha dans le 7e art, dans le rôle d’un consultant de droite et d’un journaliste de droite, selon allociné

      • #45944 Répondre
        I.G.Y
        Invité

        Ah je serais complètement passé à côté merci pour l’info, quelqu’un l’a vu ?

      • #46110 Répondre
        Cyril
        Invité

        Je ne comprends pas pourquoi le duo est si peu mis en avant dans les productions alors qu’il est pour moi au sommet en France avec Judor, Gardin, El atrassi, Foresti… Ils sont peut-être trop subversifs, trop de gauche…

        • #46116 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          Je crois que ça tient avant tout au mode comique clivant voire distinctif qui est le leur. Un mode absurde et inefficient.

          • #46166 Répondre
            I.G.Y
            Invité

            Bon concernant le film, pour 1h20 à tuer ça se regarde, pas un grand film mais quelques dialogues bien fichus, comique absurde bien mieux maîtrisé en réalité, dans le genre comédie courte, que dans Yannick. Sacha et Augustin sont réjouissants.
            .
            Humour distinctif oui, il y a de ça. Cela dit, ils ont aussi un talent de pur « comique de personnalité », qui ne nécessite pas autant de références que dans certaines de leurs productions

    • #45482 Répondre
      Arnaud
      Invité

      Intéressant, bien qu’il y aurait à redire sur certains films qu’il cite à l’appui.

      • #45535 Répondre
        laure-anne martin
        Invité

        je ne supporte pas les gens qui moulinent avec leurs mains en parlant.

    • #45529 Répondre
      Papo2ooo
      Invité

      Vu Seven de Fincher. J’avais l’avais pas encore vu.
      J’ai pas l’habitude d’avoir ce genre de réactions et je ne me prononce pas sur la qualité du film pour l’instant, mais j’ai eu vraiment le sentiment d’un film dégueulasse. Je veux pas dire forcément au niveau moral, je sais pas, mais plus sur le sentiment dans lequel ça m’a laissé.
      Je m’attendais pas à ça venant d’un film qui a eu autant de succès.
      Vous en pensez quoi de ce film ?

      • #45530 Répondre
        Titouan R
        Invité

        Peux-tu déplier le « dégueulasse » ?

        • #45534 Répondre
          Papo2ooo
          Invité

          oui, je réagis à chaud, donc je vais éviter de trop donner mon avis.
          bon dès le debut avec la scène autour de Gourmandise, j’ai compris que ça allait être gore et ça l’est.
          je sais pas, de la noirceur dans les propos des persos ( le désespoir misanthrope de détective Somerset / la détresse (touchante) de Tracy), aux décors systématiquement glauques, jusqu’à la succession de mutilations en tous genres, j’ai vraiment trouvé ça assez désagréable. Je crois que le moment où est décrit la torture subie par « Envie », avec l’interrogatoire du mec qui a du le commettre et en parallèle l’espèce de gérant de l’établissement, j’ai commencé à trouvé ça assez « dégueulasse ». la fin aussi qui est particulièrement dure pour aller au bout de la destruction.
          Je suis pas choqué, ce n’est pas ça, mais j’ai pas l’habitude de finir un film en ayant envie de détourner le regard.
          Pourtant le traitement est pas hyper-réaliste, donc je me demandais un peu ce qu’il en était avec ce film.

          • #45545 Répondre
            Papo2ooo
            Invité

            subie par « Luxure »* pardon
            j’ai mal traduit Lust lol

      • #45531 Répondre
        Eden Lazaridis
        Invité

        Dégueulasse parce que tu as eu l’impression que le film prenait le parti pris de John Doe ? J’avoue ne pas trop comprendre le sens du terme non plus…

        • #45532 Répondre
          Eden Lazaridis
          Invité

          *prenait le parti de John Doe

          • #45536 Répondre
            Papo2ooo
            Invité

            non je ne trouve pas du tout que le film prend le partie de Doe.
            je ne cherche pas à juger moralement non plus le film.
            mais c’est le mot qui m’est venu à la fin du film : « degueulasse »
            donc j’essayais de comprendre un peu d’où me venais cette impression.
            peut être c’est lié au moment dans lequel je l’ai vu et pas au film en lui-même, je ne sais pas.

            • #45537 Répondre
              Papo2ooo
              Invité

              qu’est supposé montrer toute cette violence ?
              pourquoi est-ce que je devrais voir ça ?

              • #45543 Répondre
                Claire N
                Invité

                Je l’ai vu il y a longtemps, mes souvenirs sont peu précis – mais en y repensant je l’ai trouvé «  difforme «  une peu comme si on me montrait les pêches comme une «  foire «  avec plusieurs tableaux successifs et une façon grotesque assumée de «  faire la visite «  – les teintes si je me souviens bien m’avait rappelé l’univers des art du cirque
                Seule la colère semble sortir un peu de ce régime
                J’ai cependant été imperméable à cette colère

                • #45544 Répondre
                  Papo2ooo
                  Invité

                  merci Claire,
                  piste intéressante à laquelle je n’avais pas pensé (l’humour du film ne m’ayant pas frappé), mais qui marche bien en correspondance avec les thèmes chrétiens abordés dans le film.
                  espèces de tableaux grotesques à la Jerôme Bosch

                  • #45558 Répondre
                    Claire N
                    Invité

                    Oui , j’aime beaucoup ta référence à Jérôme Bosch c’est tout à fait ce genre d’image que je cherchais . Merci

              • #45547 Répondre
                Charles
                Invité

                Le film est en effet très complaisant avec cette violence et prend le parti de John Doe qui est un serial killer qui met en scène ses assassinats dans lequel donc on peut voir un écho à Fincher (François avait développé ce parallèle dans une GO). John Doe est montré comme un mec super intelligent, quasi infaillible, qui mène par le bout du nez les enquêteurs. On est dans le pur fantasme du serial killer génie du mal.
                Fincher a été un des premiers à essuyer le qualificatif de « petit malin » avec notamment ce film, on ne sait pas trop ce que ça veut précisément dire mais ça semble quand même toucher quelque chose, peut-être que ça désigne une forme de cynisme surtout préoccupée à balader le spectateur et à montrer son intelligence – je me rappelle d’un critique qui avait défini le petit malin comme étant celui qui travaille son scénario plus qu’il n’est travaillé par lui, un truc comme ça.

                • #45548 Répondre
                  Papo2ooo
                  Invité

                  merci Charles,
                  le film ne passe pas trop de temps à surligner par le biais du scénario l’intelligence diabolique du tueur.
                  l’intelligence est suggéré tout le temps, elle est appuyée par le jeu d’acteur de petit malin typique des tueurs, puis par une espèce de fond religieux et super érudit, par le fait que le tueur a effectivement tout prévu, mais elle n’est pas vraiment montrée par le mode opératoire de Spacey, dont il se dégage vraiment que de la barbarie mais dont l’intelligence méthodique n’est pas tellement concrètement montrée (je crois).
                  La posture réac intransigeant qu’il adopte pour justifier ses meurtres a aussi tendance à pas mal annuler l’idée d’une intelligence supérieure dans ma perception, mais c’est peut être fincher qui y voit un signe ultime de grande intelligence qui équivaut à un grand pessimisme;

                  • #45550 Répondre
                    Papo2ooo
                    Invité

                    je me corrige sur la phrase :  » le film ne passe pas tellement de temps à surligner par le biais du scénario l’intelligence diabolique du tueur »
                    –> le film surligne beaucoup l’intelligence du tueur, qui mène les autres par le bout du nez comme tu le dis, mais ne montre pas le détails des modes opératoires du tueurs qui permettraient aux spectateurs d’être pris par le classique affrontement stratégique profiler/détective vs serial killer.
                    Je ne sais pas si je m’exprime correctement.

                    • #45551 Répondre
                      Papo2ooo
                      Invité

                      Cependant l’idée que le film serait occupé à montrer son intelligence, ca se tient bien aussi je trouve.
                      il faudrait voir si ça marche, mais tous les personnages sont caractérisés par le faits qu’ils seraient détenteurs d’une intelligence anormalement élevée, et deux des trois sont des misanthropes

                      • #45561 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Occasion de rappeler deux choses que les jouvenceaux ne peuvent pas connaitre :
                        -l’expression « petit malin » n’est pas, hélas, apparue avec Fincher. Cela fait au moins dix ans de plus que je la subis (on la trouve sous la plume de Daney), sans jamais comprendre ce qu’elle signifie.
                        -à sa sortie, Seven, fut considéré, par une partie de la critique, comme une merde tapageuse. Et j’étais bien d’accord.
                        D’ailleurs longtemps Fincher a été considéré comme un faiseur cherchant toujours à taper dans l’oeil.
                        Jusqu’à Zodiac, disons.

                      • #45567 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        l’expression « petit malin« 
                        Comme ça en première intuition
                        Je la trouve paternaliste / bourgeoise
                        Je l’ai souvent entendu pour discalifier l’orgueil supposé dans la bouche de bourgeois qui se pensent «  malins posés «  – typiquement utilisé pour qualifier les cancres
                        Un compliment en somme

                      • #45568 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Peut-être même que tu appuie sur leur complexé aristocratique – à voir , ça sent l’agressivité latente

                      • #45583 Répondre
                        Carton de Lait
                        Invité

                        « Jusqu’à Zodiac, disons. »
                        .
                        Toujours pas compris l’engouement pour ce film. Je ne l’ai vu qu’une fois et j’ai du manquer un truc. Pas dans le sens j’ai manqué ce qui était bien nécessairement, mais au moins j’ai manqué ce que les gens y ont vu de bien (il y a nuance). Sur un certain forum sur lequel je traine depuis dix ans ce film est encensé à un niveau… On me parle d’un chef-d’oeuvre.
                        .
                        Je vais revoir bientôt pour essayer de capter au minimum ce qui rend certains fous de ce film.

                      • #45606 Répondre
                        Seldoon
                        Invité

                        « préoccupée à balader le spectateur et à montrer son intelligence » : c’est le cas ici mais il compte sur un spectateur consentant.
                        « le petit malin comme étant celui qui travaille son scénario plus qu’il n’est travaillé par lui » : c’est souvent une erreur de voir Fincher comme ça. Il serait souvent plus juste de lui reprocher de réaliser un film à côté de son scénario, sans que ce travail existe vraiment dans un sens ou dans l’autre. Ca reste un faiseur, mais d’une espèce spéciale.
                        Il est sûrement agaçant de se voir répondre à chaque fois « c’est du genre », et dans le cas de Seven, on est effectivement devant du genre pure qui ne cherche pas à filmer autre chose que du cinéma. Il y a tout un tas de signaux d’érudition ainsi qu’une ampleur formelle qui font passer le film dans la catégorie genre chic, mais jamais il ne fait croire qu’il est plus que ça. Je comprends souvent les agacements devant le cinéma chic, beaucoup moins contre le genre chic, qui est pourtant en général le seul cinéma de genre dans lequel on trouve des personnages (archétypaux ou pas mais des personnages). Il me semble qu’il avait été pris ainsi par ses défenseurs dès sa sortie et que tout le monde était très conscient de se faire plaisir à se faire vibrer sur de l’ultraviolence esthetisée et balader par un parangon de serial killer dans le cadre très défini (et certainement abrutissant comme le rappelle de temps en temps François) des codes du genre. Je n’ai jusqu’à aujourd’hui croisé qu’une seule personne qui avait un rapport plus profond que ça à ce film, le voyant comme un grand film sur le mal. J’ai été surpris de la voir émue en en parlant. Cette personne n’est pas particulièrement de gauche, et notre discussion sur Seven fut le premier indice de l’ampleur de cet euphémisme.
                        De mon côté c’est la forme du film qui m’a toujours séduit. De l’ultra léché qui gratte, une élégance dans la vulgarité. C’est le film qui ressemble le plus à du Caravage en mouvement (Caravage qu’à son époque aussi certains trouvaient dégueulasse). Fincher n’avait pas encore trouvé sa forme, il y a encore beaucoup trop de gros plans de visages gratuits et c’est son film le plus expressif. On sent néanmoins déjà une quête de rigueur formelle. Dès la première scène de Freeman on sait qu’on a affaire à une caméra qu’on n’oubliera pas : il s’agit d’ une scène vue un milliard de fois (un flic qui se prépare pour aller au boulot) à coup d’inserts (le badge, la veste, le flingue…) et pourtant, l’air de rien, on ne l’avait jamais vue cadrée comme ça. Tout est un peu trop lent, un peu trop large. La tête est coupé sur un plan mais étrangement le cadre semble pourtant parfait. Un panoramique du lit vers la table de chevet cloture la scène avec l’élégance mécanique du Fincher post-Zodiac.

                      • #45610 Répondre
                        Eustache
                        Invité

                        Il y a sans doute des tics un peu clips 90’s mais pour moi, c’est le film où Fincher trouve son expression formelle. Il dépasse tous les autres films de serials killers précédent et annule presque tout ce qui est à venir. Il est de bon ton d’aimer Fincher après Zodiac, mais même si The Killer a une aridité formelle séduisante, ça devient une coquille vide par rapport à ce qu’il y a d’incarné, de charnel dans Seven.
                        Etonnant qu’on puisse défendre Tarantino sur la même période, bien moins substantiel et bien plus  »petit malin » que Fincher (j’ai noté plusieurs fois que la répétition de l’expression hérissait François, mais elle semble pourtant relativement claire, on parle de quelqu’un de doué qui fait trop démonstration de son talent à des fins de séduction, genre le PTA voire le Godard des début)

                      • #45621 Répondre
                        Seldoon
                        Invité

                        Je ne sais pas si on est de bon ou de mauvais ton mais David et moi on pense que c’est avec Zodiac qu’il trouve sa forme (et moi j’ajoute que c’est avec Social Network qu’il la déploie dans toute sa puissance, tout ce qui vient après c’est du raffinement). Il est possible qu’on n’entende pas exactement la même chose toi, David et moi par « trouver sa forme ». D’accord cependant avec ce que tu dis sur Seven comme son sommet d’incarnation, et une forme de dévitalisation en marche depuis Zodiac.
                        Du côté du Tarantino et du PTA des années 90, malgré les rapprochements pas du tout inaudibles avec le Fincher des mêmes années, il y a quand même une fascination de leur part pour ce qui se passe devant leur caméra, ou disons le réel capté en plus de comment on va le raconter. Chez Fincher il n’y a que le plaisir de la narration. Quand tu l’écoutes raconter ses tournages on voit d’ailleurs que pour lui le montage est le moment clef. Qu’il tourne pour monter. Qu’il monte déjà un peu en tournant (littéralement, parce que ses équipes de monteurs sont déjà sur le pont, mais aussi dans la façon dont il dirige les prises successives et prépare ses cadres à plusieurs caméras). Et qu’il n’aime pas le tournage. On peut comparer avec un Tarantino pour lequel le moment du tournage est une fête. Tout cela se ressent dans l’ensemble des 3 filmographies.

                      • #45623 Répondre
                        Seldoon
                        Invité

                        Rien que dans leur rapport aux acteurs. On parle beaucoup des dizaines de prises chez Fincher jusqu’à ce qu’il ait chaque réplique dite comme il le voulait. C’est assez caricatural, ce qu’il fait est évidemment beaucoup plus fin. Néanmoins on voit bien qu’il choisit les acteurs qui incarneront le personnage tel qu’écrit sur le papier. Un riche connard, froid et rentre dedans ? Michael Douglas est exactement ça. Il a le rôle. Tous les acteurs chez Fincher ne joue que des variations de l’image qu’ils projettent déjà. Alors que Tarantino tente des choses, des contre emplois, on voit bien qu’il s’interesse à la rencontre entre l’acteur, le script et la mise en scène. En celà on a vraiment deux écoles très opposées.

                      • #45626 Répondre
                        Eustache
                        Invité

                        Oui je ne sais pas trop ce que ça voudrait dire, ce trouver sa forme. SI je comparais Tarantino et Fincher, c’est surtout sur le retour critique. Accuser Fincher d’être un petit malin et pas Tarantino me semble étrange.
                        Pour revenir à cette histoire de forme, je pense que c’est le numérique qui accomplit quelque chose chez Fincher. Libéré des contraintes de la pellicule, il se met à tourner systématiquement à plusieurs caméra, en 4k voir 8k, avec force de recadrages, stabilisation, micro effets, la matière de son cinéma se refroidit, ce qui marche parfaitement pour Social network où le sujet colle, mais qui est catastrophique dans Mank (notamment ce noir et blanc numérique qui émule la pellicule en référence à Citizen Kane). Et ça finit par donner The Killer, objet plastique, lisse, design, âpre et inhumain.
                        Là on peut comparer à Tarantino, qui a suivi un parcours assez inverse, continuant coûte que coûte à tourner en pellicule, à faire des films pour la salle et non pour les plates-formes et donc les films se réchauffent avec le temps. Au Tarantino pasticheur adolescent attardé des débuts, je préfère nettement le Tarantino adulte.
                        Là où tu touches juste et que je ne n’avais jamais posé comme ça, c’est en effet l’amour de Tarantino pour l’expérience du tournage (et ça se ressent) là où ce n’est qu’un passage obligé pour Fincher (qu’il accomplit avec plaisir ceci-dit de ce que j’en ai entendu par des proches quand il a tourné à Paris)

                      • #45627 Répondre
                        Eustache
                        Invité

                        je viens de vérifier, Zodiac est par ailleurs le premier Fincher tourné en numérique (avec encore un peu de pellicule)

                      • #45628 Répondre
                        Seldoon
                        Invité

                        Il y avait un super article sur les difficultés en question, en anglais. Si ça t’interesse je devrais pouvoir le retrouver.

                      • #45629 Répondre
                        Seldoon
                        Invité

                        Sans entrer dans les détails techniques ce qui ressort de cette histoire est que Fincher s’est battu pour le tourner en numérique et ensuite pour que l’ensemble du worklow reste complètement numérique, sans jamais repasser par des cassettes comme on faisait à l’époque. Ce n’est pas un accident, il savait que l’outil avait un impact sur son travail.

                      • #45630 Répondre
                        Eustache
                        Invité

                        En effet, elairement sur sa manière et aussi sur le rendu des films, Fincher cherchant de moins en moins à faire comme le 35mm, le  »sharpness » du numérique lui va très bien. Ceci-dit on pourrait remonter à Seven, qui plastiquement, même si c’est devenu une référence, tranchait pas mal par rapport à ce qui se faisait à l’époque, notamment par l’utilisation du sans blanchiment au laboratoire (qui donne un côté métallique, un peu froid, et prénumérique peut-être à l’image)

                      • #45631 Répondre
                        Seldoon
                        Invité

                        Je pense que ça venait pas mal de Darius Kondji, qui venait d’expérimenter d’autres procédés chimiques des traitement des couleurs chez Jeunet. Kondji dont le côté artiste expérimentateur ne collera plus avec les méthodes de production fincherienne.

                      • #45634 Répondre
                        Eustache
                        Invité

                        C’est vrai, mais c’était moche chez Jeunet et avec le temps, c’est moche et ringard.
                        C’est resté beau chez Fincher.

                      • #45656 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Mais alors pourquoi ne pas dire copieur, faiseur, pourquoi ne pas dire cinéma publicitaire?
                        En vérité je crois que « petit malin » pointe autre chose. Pointe une sorte d’intention perfidement cachée, ou de tromperie sur la marchandise : je fais semblant de faire ci et en fait je fais ca. Ou alors, variante : je m’arrange pour gagner sur tous les tableaux.
                        Moi je veux bien qu’on allègue que Fincher vaut mieux que Tarantino dans les années 90, mais il suffira de mettre cote à cote Jackie Browne et Seven pour voir que ça ne tient pas.

      • #45666 Répondre
        nefa
        Invité

        Juste pour rigoler
        Boite de Schrödinger
        .
        Seven
        dans le desert
        boite en carton
        tant que la boite n’est pas ouverte Doe est vivant et mort à 50 %
        mais dans le film c’est biaisé à cause du réalisateur qui joue mal à Schrödinger
        tout le climax de la scène indique à l’avance qu’il y aura la tête, notamment les fils à haute tension
        .
        serie Twin Peaks saison 3 ep 11 44mn 30
        dans le desert
        la boite en carton
        tarte aux cerise vivant, pas de tarte mort, pareil 50 %
        peu de climax, pas de fils à haute tension.
        tarte aux cerises, il est vivant
        mais il aurait pu mourir
        à moins que le rêve
        en tout cas c’est plus subtil
        .
        c’est sûr, Lynch a vu Seven.
        .
        discussion qu’on a eu avec un pote

    • #45546 Répondre
      Ostros
      Invité

      Drive my car (Hamaguchi)
      Et
      Marx peut attendre (Bellocchio)
      Sont sur Arte en ce moment
      Si vous ne les avez pas encore vus

      • #45557 Répondre
        Olé !
        Invité

        Merci

        • #45562 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          Je vais enfin voir Marx peut attendre
          Même si de sérieux doutes m’assaillent depuis quelque temps sur Bellocchio

          • #45588 Répondre
            laure-anne martin
            Invité

            ah ah ! et pourtant sa série sur Aldo Moro est excellente
            vous allez dégommer tous les cinéastes de talent les uns après les autres ?

            • #45590 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

              Oui c’est mon projet
              A commencer par Rabah Ameur-Zeimèche le 21 mai à l’Arlequin
              Puis ce sera le tour de Michel Franco en Gene occasionnée.
              Incidemment je note que le troll Martin, sur le départ, est toujours là. ET va donc pouvoir nous expliquer en quoi la série de Bellocchio sur Aldo Moro est bonne. Il pourrait même le faire en s’essayant à un sport inédit pour lui : l’argumentation.

              • #45593 Répondre
                I.G.Y
                Invité

                Le 21 ça n’est plus Birth?

                • #45652 Répondre
                  françois bégaudeau
                  Invité

                  Non, on a été obligés d’intervertir, pour cause de copie de Birth qui traine à arriver
                  Mais Birth ce sera donc le 11 juin

                  • #45686 Répondre
                    I.G.Y
                    Invité

                    Pas vu Bled, parfait

              • #45597 Répondre
                laure-anne martin
                Invité

                j’avais 17 ans quand a eu lieu cet enlèvement et j’ai apprécié de voir une reconstitution de l’époque et de redécouvrir les protagonistes .
                L’abandon d’Aldo Moro par les politiques, les contradictions à l’intérieur du groupe des brigades rouges dont certains ne voulaient pas sa mort, l’enchainement qui conduit à son assassinat.
                Le personnage lui-même d’Aldo Moro comprenant qu’on ne le sauverait pas.
                Une histoire poignante qui montre que les groupes politiques prônant le crime ne peuvent pas être une réponse à l’injustice sociale.

                • #45655 Répondre
                  françois bégaudeau
                  Invité

                  Magnifique argumentation critique. Qui dissout sur place ma perplexité devant cette série.

                  • #45667 Répondre
                    corinne martin
                    Invité

                    le ricaneur ricane

                • #45661 Répondre
                  anne laure-tristan-corinne martin
                  Invité

                  On fait se qu’on peut. Sache que je n’essaie pas de vous égaler. Le niveau de tes amis est bien trop haut.

                  • #45665 Répondre
                    françois bégaudeau
                    Invité

                    ….cette louable modestie dissone avec des interventions aussi péremptoires que « ah ah ! et pourtant sa série sur Aldo Moro est excellente ; vous allez dégommer tous les cinéastes de talent les uns après les autres ? »

              • #45648 Répondre
                Anna H
                Invité

                Ah bon ? Et tu as choisi quel film de Rabah A-M ?

    • #45594 Répondre
      Ema
      Invité

      Pour ma part, je n’ai pas absolument adoré Zodiac, et je me serai notamment bien passé de ses deux protagonistes.
      Mais j’avais quand meme trouvé que par rapport au grand-guignol poussif de Seven et Fight Club, y avait un net progrès. Au moins en surface, moins tapageur en effet. Par contre le rapport au feminin y reste d’une indigence catastrophique, même sans le virilisme de Fight Club. Prendre Chloé Sevigny pour n’en faire qu’une bobonne inquiète çà je ne pardonnerai pas.

      • #45595 Répondre
        Ema
        Invité

        *en réponse à Carton de Lait

      • #45617 Répondre
        Eustache
        Invité

        C’est sûr que Fincher a pris du temps à venir à des personnages féminins un peu complexes mais au moins il y est arrivé! (contrairement à Scorsese). Gone Girl est peut-être son plus beau film, notamment à cet égard.

        • #45622 Répondre
          Seldoon
          Invité

          D’accord aussi avec les personnages féminins chez Fincher. Oui, c’est un cinéma de garçon. Mais qui a fourni sa part de personnages féminins forts. De ce côté là dans sa filmo Zodiac est, si ce n’est l’exception, au moins la minorité.

      • #45620 Répondre
        Eden Lazaridis
        Invité

        Si on utilise le terme de grand-guignol poussif pour Fincher, alors comment qualifier le cinéma d’Aronofsky ? Seven me paraît d’ailleurs beaucoup moins tapageur que Fight club qui est effectivement loudingue.

    • #45636 Répondre
      Charles
      Invité

      Caravage inventait une forme – même si une forme ne sort jamais de nulle part – et nous imposait pas des discours philosophico-cyniques tocs (c’est l’avantage infini de la peinture sur le cinéma, celui de fermer sa gueule). Fincher n’est pas loin du maniérisme, pour rester dans le vocabulaire pictural. Aucun personnage ne tient dans ce film, on est dans du cinéma filmé, sans être humain à portée de vue, uniquement des clichés.
      Et vraiment cette fascination adolescente pour le Mal me pose un problème esthétique, non pas que ce soit immoral mais en ce que c’est le signe d’une grand bêtise, surtout quand elle est aussi bavarde.

      • #45637 Répondre
        Charles
        Invité

        Au même moment sortait le silence des agneaux qui me semble un film infiniment supérieur sur tous les plans, y compris concernant la figure du serial killer. On retrouve certes une fascination pour le Mal mais au moins celle-ci apparaît comme purement fantasmatique, pas sérieuse et qui n’a rien à dire sur la société, la justice blablabla. Le rapport entre les personnage de Foster et Hopkins est beaucoup plus intéressant que dans Seven, plus complexe, plus trouble, plus subversif. Alors que dans Seven j’entrevois le même rapport au monde que celui déployé dans Fight club.

        • #45638 Répondre
          jeanmonnaie
          Invité

          Pourtant, cette scène de Seven est de loin la plus subversive de sa carrière.

          • #45642 Répondre
            Eden Lazaridis
            Invité

            Cette scène est catastrophique, on pensait que John Doe était un génie du mal, un personnage de Diable, en fait c’est un pauvre petit frustré ressentimental et moralisateur. Ça détruit totalement le mythe.

            • #45643 Répondre
              jeanmonnaie
              Invité

              Ce qui est troublant dans cette scène est que les arguments du tueur sont entièrement valables : il fait le bien en éliminant de mauvaises personnes. Ce n’est pas une question de morale puisqu’il se sacrifie pour une cause qu’il juge juste. De plus, ce qui accentue sa marginalité, c’est qu’il est le seul dans le film à ne pas considérer ses victimes, telles que l’avocat véreux, comme innocentes. Il justifie cela en affirmant que seul un individu dégénéré trouverait acceptable ce qui a historiquement été jugé inacceptable au point d’être classé parmi les péchés capitaux. Cela rappelle la citation : ‘Ce n’est pas un signe de bonne santé que d’être bien adapté à une société profondément malade.’ Ce passage est d’autant plus puissant qu’il a été créé en 1994, quelques années avant la montée de la propagande progressiste au début des années 2000, qui a atteint son paroxysme avec le wokisme, une phase de dégénérescence avancée et presque de pourrissement final qui semble fatiguer presque tout le monde.

              • #45644 Répondre
                Seldoon
                Invité

                Bon eh bien voilà, je disais « une seule personne », j’en ai maintenant deux et elles ne sont pas de gauche.

            • #45645 Répondre
              Seldoon
              Invité

              Eden : j’ai toujours aimé la réplique de Pitt « you’re a fucking t-shirt, at best »

        • #45646 Répondre
          Seldoon
          Invité

          Charles : Le silence des agneaux est un film bien supérieur. Mais c’est passer à côté de Seven que de penser qu’il n’invente pas une forme (moins forte, moins révolutionnaire que celle de Caravage). Pour ce qui est de la fascination pour le mal, la suite de l’échange t’a donné raison.

          • #45647 Répondre
            Claire N
            Invité

            Oui – fascination pour la violence, mais si tu es d’accord je préciserai le violence fantasmé

    • #45671 Répondre
      jeanmonnaie
      Invité

      En réalité Depardieu n’a jamais changé. C’est juste l’époque qui ne veut plus de lui.
      La gauche qui fait un 180 degré, amusant

      • #45711 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        ah Macron n’est plus de gauche pour toi?

        • #45893 Répondre
          jeanmonnaie
          Invité

          On n’est passé des valseuses à la gauche radicale qui défend le voile et qui s’offusque pour une blague dans un blog perdu. L’époque est bizarre.
          Je te passe Macron en 1970, c’est le même sans la cravate.

    • #45708 Répondre
      Pat
      Invité

      Vu avec intérêt hier soir dans la seule salle du département (!) le proposant le film « Le deserteur » de l’israélien D.Rosenberg…on était trois !

    • #45856 Répondre
      Eden Lazaridis
      Invité

      La gêne sur mad max fury road sort demain ?

    • #45857 Répondre
      Tony
      Invité

      On parlait de Rozier,je n’en avais vu que les naufragés de l’île de la tortue,et j’ai découvert Maine Océan, quel chef d’oeuvre, aussi fou que le passe montagne de Stevenin et, surtout,le sentiment,en le voyant,que la vie est une fête avec aussi les plus beaux dialogues entendus lorsque petit gars regrette d’avoir été violent avec le contrôleur’c’est terrible ça qu’un travailleur porte la main sur deux autres travailleurs qu’ont besoin de travailler pour élever leur famille,je ne me le pardonnerai jamais’,je ne vois pas d’équivalent dans le cinéma actuel,est-ce que notre époque sera capable de nous donner un cinéaste aussi libre et puissant?

      • #45865 Répondre
        Eustache
        Invité

        Sophie Letourneur me semble avoir cette liberté et cette puissance (que Rozier n’a eu que sur très peu de films, il faut bien le dire aussi)

        • #45867 Répondre
          Tony
          Invité

          Oui elle en est peut-être assez proche par certains côtés mais pas aussi libre que Rozier,ni sujet ni scénario chez lui et on ne sait pas comment il arrive à faire tenir tout ça.

          • #45875 Répondre
            Monami
            Invité

            On se demande à quoi ressemble un scénario de Rozier sur le papier et quel producteur pourrait accepter de faire financer ça aujourd’hui

            • #45905 Répondre
              Eustache
              Invité

              Il y a un peu de ça chez Guillaume Brac aussi. Moi je crois que Letourneur est tout aussi libre (et d’ailleurs elle se produit elle-meme désormais je crois bien). Rozier a fait son premier long avec de la pellicule que Godard lui a refilé ( dit le mythe), il n’a eu des producteurs qu’épisodiquement, bref pas sûr que les temps d’alors fussent plus favorables !
              SI tu peux, vois du côté d’oroûet, c’est fort à mon souvenir.

              • #45965 Répondre
                Tony
                Invité

                J’ai un peu honte de le dire mais je n’ai jamais rien vu de Brac,le peu que j’en ai pu lire ici m’en a dissuadé,peut-être à tort,en fait je crois que celui aujourd’hui qui est aussi affranchi que Rozier c’est Hong sang soo.

                • #45966 Répondre
                  Ostros
                  Invité

                  Votre discussion autour du cinéma de Rozier que je ne connaissais pas jusqu’ici me donne fortement envie de découvrir.

                  • #45968 Répondre
                    Tony
                    Invité

                    Ça vaut vraiment le coup,il n’a fait que 4 longs métrages et pas mal de courts,il m’en reste 2 à voir,Adieu philippine et du côté d’orouet,son dernier,fifi martingale,n’est pas à la hauteur des autres.

                    • #45976 Répondre
                      Anna H
                      Invité

                      J’aime beaucoup ce cinéaste. Notamment Adieu Philippine et Les naufragés mais surtout son deuxième court-métrage datant de 1956, Rentrée des classe.

                    • #45977 Répondre
                      françois bégaudeau
                      Invité

                      Mon préféré à moi est Du côté d’Orouet

                      • #45979 Répondre
                        Anna H
                        Invité

                        Et bien, je ne l’ai pas vu celui-là.

    • #45948 Répondre
      Gwendoline
      Invité

      Bonjour François,

      Avez-vous écrit sur le film Parasite? Si oui, j’aimerais beaucoup lire votre analyse..

      • #45974 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        j’aime beaucoup le film mais non, pas écrit dessus

        • #45989 Répondre
          Gwendoline
          Invité

          D’accord, merci pour votre réponse.

    • #45955 Répondre
      Charles
      Invité

      GO impeccable sur Fury road qui remet bien les choses en place, à savoir que s’il contient des scènes d’action réjouissantes c’est aussi un film bourrin, à l’originalité relative, pétri de stéréotypes qui ne sauraient le faire accéder au rang de chef d’oeuvre. Très intéressé par cette idée de post-apocalyptique, post-Histoire, post-cinéma qui va bien me faire penser.
      Petite correction sur les reboot : Top gun 2 n’est pas un reboot mais simplement une suite, le reboot c’est vraiment reprendre une franchise à 0 alors que Top gun 2 fait l’inverse puisqu’il reprend les mêmes personnages 20 ans après dans leur vieillissement en s’inscrivant donc dans la continuité et non dans le recommencement. La suite joue sur effectivement sur la nostalgie et la mémoire alors que le reboot sur l’effacement, on fait comme si les autres n’avaient pas existé ce qui effectivement multiplie le nombre de spectateurs : le quinqua qui viendra pour voir une nouvelle mouture d’une saga chérie adolescent et l’adolescent d’aujourd’hui qui n’a pas besoin de l’avoir vue pour comprendre le nouveau film. Le reboot par excellence ce sont les Batman de Nolan – c’est lui qui a initié la mode d’ailleurs.

      • #45967 Répondre
        Tony
        Invité

        Merci aux deux compères c’était super intéressant,en particulier sur les liens entre le film d’action et l’industrie,les arts du cirque etc…Sur les réseaux j’ai jeté un coup d’oeil sur les premiers retours sur Furiosa,les superlatifs sont eux aussi de retour(par exemple:Furiosa est une tuerie,un plaisir de tous les instants,une démonstration spectaculaire de l’essence du 7ème art,par un orfèvre au sommet de la maîtrise de l’art de raconter une histoire. Ça, c’est du cinéma.David Fakrikian.)

        • #45971 Répondre
          David Watts
          Invité

          Les retours délirants ça marche pour n’importe quel blockbuster hein. Sinon bonne GO mais focale toujours un peu trop large à mon goût, comme souvent. Question de goûts.

          • #45973 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            focale large ça veut dire quoi?

            • #45983 Répondre
              David Watts
              Invité

              Rien de bien méchant, je développerai dans la soirée.

            • #45998 Répondre
              David Watts
              Invité

              @François

              La « focale trop large » veut dire beaucoup de digressions bégaudesques – z’et pertinentes – sur le Capital ou la sociologie du cinoche, et trop peu de matière filmique concrète (montage, découpage, scénario, symbolique, tous évoqués, tous vite évacués). Une simple petite frustration personnelle.
              Je sais que tu goûtes peu à l’exercice de l’analyse de film mais un peu de « décryptage » en rab (pas de la branlette interprétative mais en quoi les mécanismes internes au film concrétisent ses intentions) ferait partir ce podcast dans les étoiles. J’imagine que tu te méfies toujours d’un trop plein de « CINÉMAAA » théorisant qui ferait obstacle au réel (à la Thoret selon ton prisme à toi) ? Ceci maladroitement dit mais sans ironie aucune.
              Sinon le premier Mad Max est plutôt pré-apocalypse que post-apocalypse.
              Cinéphilement

              • #46004 Répondre
                françois bégaudeau
                Invité

                Ceci est délicatement dit, mais je suis très surpris. Car en général il est admis que la Gene occasionnée fait de la critique à fleur de film, c’est à dire en se référant en permanence à la matière de l’oeuvre.
                Simplement la matière de. l’oeuvre, c’est aussi son mode de production, surtout dans le cas d’un film de ce volume. Ici le mode de production est partie prenante de l’objet. En rendre compte sans rendre compte de ça est rater l’objet, rater son concret
                Ensuite il y a plusieurs points à clarifier dans ce que tu dis
                – Je n’ai rien contre « l’analyse filmique ». Tout dépend ce qu’on entend par là. Si l’analyse filmique consiste à faire de que font les profs en option cinéma, à savoir montrer qu’une contre plongée magnifie et qu’une plongée écrase, alors ça ne m’intéresse pas. Aussi bien, si l’analyse filmique consiste à détailler la fiche technique du film, et à spécifier que tel plan a été fait avec tel objectif, ou telle nouvelle caméra qui permet ceci qui n’a jamais été fait, ça m’intéresse déjà plus mais je ne pense pas qu’on en tirera beaucoup, sinon l’étalage d’un savoir, et une sorte d’immersion dans l’atelier qui nous sortira de la position du spectateur .
                Ce que tu appelles mes « digressions », qui pour moi n’en sont pas du tout, c’est la montée en pensée qui caractérise le travail critique, lequel justement va au delà de ‘l’analyse filmique » . Cette montée en pensée consiste pour moi à toujours mieux élucider la chose esthétique, ce dont chaque oeuvre est l’occasion. Une oeuvre nourrit la pensée sur l’art, et ses nombreuses subdivisions. Si je comprends bien ce que tu entends pas « analyse filmique », alors je le l’opposerais à la critique (dont la fonction est aussi évaluative), laquelle participe de la critique d’art. Détailler comment ça marche un film d’action, ça ne me parait pas digressif, mais une sorte de synthèse esthétique sur ce genre de nature à mieux voir un film d’action ; de même que sa concomitance obligée avec l’ère industrielle.
                -je n’entends pas du tout le « décryptage » comme toi. D’abord je déteste ce mot autant que Rancière – qui y voit une nouvelle occasion d’une scission entre sachants et non sachants (l’analyse filmique n’en est pas loin non plus). Ensuite l’opération postule qu’il y aurait… à décrypter. Qu’il y aurait comme un sens caché à aller chercher. Dans un film il n’y a rien à décrypter, il y a tout à voir – je te renvoie à l’épisode sur Tenet. ET le sens en général m’intéresse peu (surtout pas le « sens » de Fury road, qui est proprement indigent, et pour le moins réactionnaire)

                • #46005 Répondre
                  françois bégaudeau
                  Invité

                  Je précise aussi une chose.
                  Si le marxisme me tient, c’est parce que je le trouve pertinent. Si je le trouve pertinent, c’est qu’il éclaire le réel. Si donc je convoque le marxisme dans une critique, ce n’est pour digresser par rapport au film, c’est pour mieux le voir. C’est pour toujours mieux y coller.

                  • #46009 Répondre
                    Tony
                    Invité

                    En tant qu’ancien élève d’une option cinéma je souscris complètement à ce que dit superbement François,je me souviens même que cela m’avait presque dégouté du cinéma, mon expérience de spectateur ne valait rien,seul comptait à l’époque ce qu’on appelait la sémiologie appliquée au cinéma(signifiant, signifié, métonymie etc…), d’ailleurs,pour l’anecdote, avant d’analyser des films,on a passé des mois et des mois à étudier des publicités…

                    • #46010 Répondre
                      Tony
                      Invité

                      Je crois que ce qui prévalait à l’époque et qui était à l’origine de cet enseignement c’est l’idée que le cinéma faisait partie de l’audiovisuel et qu’il fallait être capable de décrypter le sens des images pour ne plus être manipulé,le cinéma n’était pas appréhendé en tant qu’art mais en tant que technique de communication capable de manipuler les ignorants…

                      • #46018 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Pour que le cinéma entre à l’école, ou fasse l’objet d’un enseignement, il fallait le faire un domaine de rationalité. La rationalité qu’on a trouvé c’est le « langage filmique » (j’ai déjà dit ce que je pense de cette idée du cinéma comme langage), c’est l’étude de la « syntaxe des plans » ; ou bien des données historiques (on étudie les mouvements, les périodes). Ainsi le cinéma devenait un « savoir ». Ce qui fabrique des sachants et des ignorants.
                        Autant de choses qui nous éloignent de ce commerce subjectif et indécidable avec le film, qui est à la fois le socle et l’horizon de la critique. Que se passe-t-il entre ce film et moi? Quand l’HQNPP dit qu’il a fini par saturer devant FR, il donne l’émotion clé à partir de quoi il s’en va analyser le film, et in fine l’évaluer. Ma question de départ à moi est semblable : qu’est ce qui me tient dans ce film ? qu’est ce qui m’en sort?

                  • #46027 Répondre
                    David Watts
                    Invité

                    @François

                    Effectivement c’est le socle de ton argumentation et de ta pensée, digression c’est fort de café, mea culpa. D’autre part mes guillemets sur « décryptage » n’étaient pas innocentes, je sais que tu abhorres le mot mais j’en avais pas d’autre sous la main et t’ai fait radoter.
                    Pour le reste : j’imagine que je pointe un minimum d’analyse technique dans le cas singulier de Fury Road, soit un immense délire kitscho-maniériste qui serait une aberration entre les mains de 99% des autres cinéastes en activité. Qui tient donc majoritairement à son projet de mise en scène, à sa rythmique et à son imagerie. Il me semble que l’ADN du film est là-dedans et qu’il est plus intéressant d’aller farfouiller ici par rapport à d’autres oeuvres au filmage plus neutre ou tout simplement axées sur un contemporain immédiat.
                    Après sur la question de l’analyse au sens large, et autour des autres commentaires, je pense qu’on a tous un seuil de tolérance personnel par rapport au degré d’abstraction de la théorisation d’un film (un loukoum cette phrase, désolé). Autant je porte en horreur la horde de thésards sous peyotl qui a déliré sur Shining ou Mulholland Dr., autant le plan final de Roma, avec cette bonniche qui monte littéralement au ciel, me fout les larmes. Autant j’ai subi le jargon perché et imbitable de mes intervenants de fac (pour la plupart des analphabètes de l’image soit dit en passant), autant je me suis familiarisé au langage cinéma avec une certaine presse spécialisée, de façon parfaitement concrète et accessible. L’essentiel étant bien d’y prendre du plaisir ; ce même plaisir qui peut au contraire en pousser certains à ne pas vouloir connaître les secrets du magicien, pas de problème. Mais si savoir décortiquer trois valeurs de plan et deux procédés de montage ça relève de l’auto-célébration occulte pour initiés… C’est un combat/rejet/position qui me dépasse un peu.

                    • #46028 Répondre
                      David Watts
                      Invité

                      Bon je viens de lire ton message précédent, ça n’arrange pas mon cas…

                      • #46037 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        La description du découpage m’intéresse. On la pratique souvent dans la Gene (voir par exemple celle sur Hamaguchi, ou ce que je dis ici des techniques de fétichisation). Tout dépend de la façon dont c’est fait. La notion décisive et clivante étant celle de « langage ».

                      • #46043 Répondre
                        David Watts
                        Invité

                        Mais c’est quoi qui te défrise exactement dans cette notion de « langage » ? C’est un gros mot ? ça n’existe pas ? C’est quand même un peu opaque tout ça – ou alors je suis très bête, ce qui n’est pas exclu.
                        La discussion un peu technico-pointue avec Seldoon un peu plus bas, ça ne parle toujours pas de langage ?

                      • #46047 Répondre
                        David Watts
                        Invité

                        Et surtout en quoi ça occulterait la question « qu’est-ce qui se passe entre le film et moi ? » D’ailleurs en quoi ça occulterait quoique ce soit.

                        Tu peux me renvoyer sur des textes antérieurs de ton cru si tu veux, je n’ai rien sous la main.

                      • #46053 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Je reste évasif parce que j’en ai déjà beaucoup parlé. Ce qui me gene dans le cinéma comme langage, c’est que ça referme le plan, ça réduit sa polysémie. Si telle figure renvoie à un sens, alors le jeu est plié – le plan se plie sur lui même.
                        Le langage c’est l’efficacité du communicant : j’ai un truc à signifier, j’agence la figure qui le signifie. C’est un travail de publicitaire. Le publicitaire, lui, a un message à faire passer, et agence pour ça les signes les plus efficaces. Une syntaxe visuelle de nature à produire l’effet escompté, et pas un autre.
                        Je redis aussi qu’un langage, ça se maitrise, a se décrypte. Le langage fait donc advenir des petits maitres et des sachants pour les décrypter.

                      • #46059 Répondre
                        David Watts
                        Invité

                        J’essaierai de fouiner dans ton corpus. Je joue un peu au con mais le sujet m’intéresse beaucoup, et je tiens à bien visualiser ton propos car je ne pense pas que le cinéma qui pousse tout seul dans les arbres soit le fin mot de ta pensée.
                        Par contre j’ai toujours pensé que tu avais un peu plus de hauteur concernant les impuretés consubstantielles au cinéma, sa contradiction originelle (Art vs Industrie) ou son ambiguïté inhérente (émotion vs manipulation).
                        Enfin :
                        – sur ta hantise des écoles ou de l’apprentissage, on peut très bien se former en autodidacte (ET TOC!)
                        – un langage ça ne se décrypte pas spécialement non, ça se lit simplement et tout le monde peut le faire… mais encore une fois on parle peut-être pas de la même chose

                      • #46060 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        C’est bien parce que le cinéma est impur qu’il est intéressant de faire droit à sa fabrication, et donc par exemple à ses conditions de fabrication, et donc par exemple au contexte economico-industriel qui l’a vu naitre et fait naitre, ainsi qu’à la stratégie commerciale dans laquelle il s’inscrit. La stratégie est ici de rassembler la famille et d’imposer une franchise.
                        Quand dans la GO sur Hamaguchi nous signalons que l’acteur principal est en fait l’assistant de H avec qui il a fait les repérages, c’est une information très interessante sur le mode de ce cinéma là. Il faudrait ajouter que H est dans une situation économique qui lui permet d’imposer ça. La question des acteurs, très minorée dans la critique, est d’abord une affaire économique.
                        Par ailleurs, oui le cinéma s’apprend « tout seul », mais ce qui s’apprend, c’est à voir un film, pas à le lire.

                • #46008 Répondre
                  Carton de Lait
                  Invité

                  Personellement je préfère de loin cette manière d’analyser les films (cette « montée en pensée/) que l’analyse filmique qui moi de toute façon, peut-être parce que je suis trop con, mais malgré une cinéphilie quand même assez sérieuse, tout ça n’a jamais vraiment réussi à m’intéresser, l’artisanat du cinéma, son langage formel, les plans et leurs significations, comment les plans sont agencés au montage et qu’est-ce que ça dit, etc C’est sûrement un blasphème de même dire ça, mais malgré que je sais que tout ça existe, je regarde les films presque exactement comme je le faisais à 10 ans, ou disons simplement pour mieux le dire, comme le fait un spectateur « lambda », mon cerveau ne fait pas attention aux plans ou au découpage (à moins qu’il soit tellement tape-à-l’oeil ou dégueulasse que je n’ai pas le choix), il recoit tout ça la majorité du temps sans l’analyser ou sinon si je le fait, ce qui m’est arrivé ici ou là pour tenter de devenir moins con, c’est que je m’y force.
                  .
                  C’est bien d’ailleurs probablement pour ça que j’ai peu tendance à m’intéresser aux cinéastes dont l’intérêt premier de leur filmographie est la prouesse technique, ou encore les « belles images » quoique je remarque celles-ci évidemment beaucoup plus puisqu’elles ne requièrent pas de connaissances techniques. On a tous la capacité de remarquer que quelque chose est beau… Tout ça c’est aussi la raison pourquoi en général j’ai décidé de me tenir loin de ce topic, je crois que je suis juste un peu trop ignorant pour avoir grand chose d’intéressant à dire sur le cinéma à part mon ressenti face à un film. C’est encore et toujours pourqupi je me dis cinéphage et non cinéphile, même si mes goûts en général ne sont pas trop dégueulasses.
                  .
                  Pour moi qui connait mieux la musique, l’analyse filmique, c’est un peu comme faire la critique d’une chanson en parlant de la (ou les) clé dans laquelle elle est jouée, le mode utilisé (myxolidien, éolien, etc), l’indication de mesure dans laquelle la chanson est jouée, etc. Faire bref une analyse savante de la musique qui ne peut être intéressante que pour les musiciens qui ont ces connaissance techniques et encore, ça c’est déjà si la musique analysée fait quoi que ce soit de notable au niveau technique. Après bon, en toute honneteté, je dois admettre que malgré que j’en ai fait pas mal moi-même en dilettante, je trouve la critique musicale tout à fait vaine dans à peu près toutes ses formes (contraiment à la critique cinéma ou littéraire, encore que même le littéraire me semble un peu limite, traiter d’un livre de 400 pages en une page… faut y aller. J’apprécie donc aussi l’approche de GO envers cette dernière)
                  .
                  Avamt de me mettre à la musique à 17 ans, je ne connaissais rien de tout ça, j’était incapable d’une véritable analyse technique de la musique, je recevais donc la musique comme 99% des gens et parfois j’avoue m’ennuyer de ça, même presque 30 ans après, j’ai l’impression d’avoir un peu perdu quelque chose, comme lorqu’on apprend comment le tour de magie est réalisé, pour utiliser une analogie un peu cliché. Il me semble donc que Moins je m’intéresse à la technique du cinéma, plus je suis à même de recevoir le film tel que l’artiste (ou le studio quand c’est plus un produit…) l’a voulu.. Mais possiblement aussi que je suis moins exigeant, ou en tout cas que je ne m’intéresse pas aux mêmes choses que le « cinéphile sérieux ».
                  .
                  Mais donc, bref, il m’est beaucoup plus intéressant d’entendre une critique type GO qu’une critique type savante. bien que je ne doûte aucunement que L’homme qui n’A pas de prénom et François pourraient le faire.

                  • #46020 Répondre
                    françois bégaudeau
                    Invité

                    Attention à ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain
                    Le découpage n’a rien à voir avec la virtuosité. Le découpage ce peut etre un cut, un seul, faisable par un enfant de douze ans. Le découpage c’est intéressant si je ressens que c’est le découpage d’un monde dans le monde. Et que ce découpage est ce qui m’affecte lorsque je suis devant le film. Ce qui ne signifie pas que le découpage soit un langage.

      • #45975 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        Merci pour cette précision

      • #46011 Répondre
        Parfaitement a l\\\’eau
        Invité

        « George Miller c’est le Rennes du cinema. » C’est un peu vexant mais amusant.

      • #46012 Répondre
        Seldoon
        Invité

        Je m’associe aux louanges, excellente gêne, peut être une des meilleures. En tout cas une des plus lumineuses. Je suis beaucoup plus au clair sur la position de ce genre de films (qui annoncent redémarrer le cinéma mais ne font que lui offrir un enterrement premium). Très bien vu aussi la post apocalypse comme non lieu et non histoire. C’est un peu dit dans la Gêne, mais il me semble qu’on peut aller plus loin : non content de convoquer des éléments médiévaux, la post apocalypse en général et fury road en particulier ont plus à voir avec la fantasy qu’avec aucun autre genre/lieu. Le monde de fury road est le bac à sable (ici, aussi synonyme de désert) rêvé pour une partie de donjons & dragons.
        Seul (petit) regret, sur un élément abordé mais qui aurait pu mener à une petite montée en théorie : Fury Road, par ses archétypes, son essentialisme et son iconographie forte, bien décrites par le duo de la GO, regarde ouvertement du côté du mythe. Il est signalé par François que le simplisme du film, permet, et il semblerait, presque par erreur ou effet secondaire non prévu, au rapport de classe d’être ultra visible. Mais n’est-ce pas exactement ce qu’allait chercher Miller ? Un simplisme et une essentialisation assumées qui permettent de mieux voir les choses, applicables à toutes les époques et dans tous les lieux ? On sait bien l’idéologie qui sous-tend ce genre de tentatives, mais au moins ce n’est pas accidentel, c’est une forme pensée.
        Enfin, précision de sachant qui décrypte : « le monteur » du film, loué en fin en GO, se trouve être la femme de Miller. Point intéressant : elle n’a pas de goût pour le film d’action. Je gage que ceci a joué pour le film. Il a d’autre part été noté à la sortie du film que la majorité des cadres étaient composés de façon à centrer le sujet. Chose qu’on évite en général sauf à chercher des effets de symétrie. Cela a permis ici le montage ultra cut sans perdre en lisibilité : une coupe est toujours plus difficile à encaisser par le spectateur quand le point focal du cadre 1 est à un endroit différent dans l’écran de celui du cadre 2. En centrant tout, le regard du spectateur ne se perd jamais dans la coupe, il continue de fixer le centre. D’où lisibilité accrue qui permet plus de coupes.

        • #46013 Répondre
          Seldoon
          Invité

          (Ce que je dis du simplisme comme forme pensée, ici, c’est en fait la puissance et la limite de la caricature)

          • #46021 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            Puissance et limite de la caricature, oui. Je dirais : puissance et limite du raccourci. Un raccourci est soit réducteur, soit la façon plus efficace d’aller au but (de la pensée)
            Et merci de rendre justice à madame Miller – à ne pas confondre avec Gérard, qui hypnotise les plans.
            Tes dernière lignes m’intéressent fort. Cette stratégie du centrage est elle si rare?

            • #46026 Répondre
              Seldoon
              Invité

              C’est en général évité car c’est le niveau 0 de la composition. Et si ce n’est pas fait avec soin (et dans Fury Road c’est souvent attrapé à la volée, à plusieurs caméras, malgré les 3500 storyboards) ça apparaît déséquilibré : par exemple quelqu’un qui parle en gros plan de 3/4 on laisse de l’air côté visage (sinon le plan paraît fermé), ce qui a pour effet de décentrer la tête dans le cadre. Le cadre scolaire de base répond souvent à la règle des 3 tiers, avec les points importants se situant aux intersections des 4 lignes invisibles qui partagent l’écran en 9 rectangles égaux. C’est la composition la plus facile à « improviser ».
              Le cinéma actuel est plus cut qu’il y a quelques dizaines d’années mais rarement aussi hystérique que Fury Road. Et même, en general, quand même moins cut que celui de la fin des années 2000 : il faudrait revoir les Jason Bourne pour voir si dans ces films la les cadres ne sont pas eux aussi centrés pour la même raison.

              • #46038 Répondre
                françois bégaudeau
                Invité

                Je vois encore mieux.

        • #46036 Répondre
          toni Erdmann
          Invité

          Je me permets d’exprimer quelques nuances sur la Gêne. Il s’agit quand même beaucoup de disqualifier le film par des éléments extérieurs à lui. Il n’est pas si évident que Mad Max soit une saga triomphante économiquement et qu’elle constitue une marque attirant un public familial. Fury Road n’est pas un succès au BO mondial et la plupart de ses défenseurs ne font jamais référence aux films antérieurs. Je trouvais cette idée pertinente pour The Batman qui est en l’occurence une saga qui rejoue les mêmes scènes et qui fonctionne systématiquement au BO. Mais pour Mad Max, quels sont exactement les scènes qui reviennent à l’identique de film en film ? Qui sont ceux qui défendent la saga dans sa totalité ? Où se trouve la communauté de fans qui passeraient des heures entières à décortiquer l’univers, les clins d’oeil cachés ? Rare sont ceux qui placent Fury Road comme chef d’oeuvre parce qu’il serait du pur cinéma de référence.
          Critiquer un film par rapport à ses défenseurs les moins sérieux abaisse directement le niveau de la critique. Ça serait comme disqualifier Tarantino à cause de ses fans qui dissèquent les références dans ses films.

          De plus, l’idée que Fury Road serait un pur mélange de références empêche de percevoir ce qui en fait l’originalité. Pire encore, certains points soulevés dans la Gêne sont utilisés comme preuve que le film est « mainstream » alors que c’est précisément l’inverse. L’effet accéléré, surtout dans les premières scènes, a beaucoup déconcerté et certains l’ont jugé cheap. Quel autre film surjoue autant cet effet ? Surtout, il n’est jamais mention de l’originalité narrative du film. Il n’y a aucune mise en situation, aucune présentation de Furiosa, de son plan, de l’univers : on plonge dans le bain directement pour 2h d’action. Il est dit que cela serait la norme aujourd’hui, que les blockbusters d’hier se contentaient de 3-4 climax d’action, et Fury Road serait l’actualisation d’une nouvelle tendance, imposée par le marché et les nouvelles normes de consommation. Tout cela est faux. Les blockbusters d’aujourd’hui aussi se construisent autour de quelques climax et ménagent le reste de leurs scènes pour des intrigues de personnages, des scènes de comédie ou de romance. Exemplairement les Marvel ou les séries comme Game of Thrones. L’Homme QNPDP compare Fury Road au flux sériel mais il s’agit précisément de l’inverse. Fury Road ne joue que sur le moment présent. Pas de backstory, pas d’intrigue sur le long cours, seuls des situations matérielles ici et maintenant. C’est un film de pur présent, où se qui se déploie à l’écran est la seule chose qui compte. À ce titre il est très étrange que la Gêne s’attarde aussi longtemps sur les idées du film et non ses situations. J’exagère à peine si je dis que l’analyse de la structure politique de la citadelle dans la Gêne excède son temps d’écran dans le film. Idem pour le soi-disant féminisme.

          • #46039 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            Le postulat, c’est que ce que tu appelles des éléments extérieurs sont intérieurs : ils façonnent la machine Fury road. Par exemple ils façonnent le personnage de Max, devenu un papa troué de culpabilité – et non l’indivdiualiste bourru qu’il était dans les deux premiers volets.
            Sur l’action pure, on y consacre une bonne demi-heure. Je trouve que c’est pas mal
            Mais tu as raison de dire que l’analyse « politique » du film prend une place que la politique n’y a pas. Disproportion, ok. Mais pas disproportion par rapport à la place qu’occupe le sens politique dans les commentaires. Ici je réponds à la critique. Film féministe? parlons en. Film écolo? Parlons en. Film politique? Parlons en. Parlons en d’autant plus volontiers qu’à chaque livraison de ce genre (Dune, par exemple) des tonnes d’analyses politiques se déversent, invariablement. C’est l’occasion donc d’une mise au point à la fois politique (ce que certains appellent un film subversif n’en est pas un) et cinématographique (voir ce qu’un film fait, non ce qu’il dit)
            Ce qu’il fait : un numéro de cirque mécanique. Que j’aime bien en tant que tel.

            • #46040 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

              Je crois aussi qu’est décisif, pour la morphologie du film, le devenir-franchise dans quoi est engagé la saga. Encore un extérieur qui est un intérieur.

              • #46100 Répondre
                toni Erdmann
                Invité

                Je trouvais ces analyses politiques brillantes pour Dune dans le papier de Socialter, car Dune entend précisément montrer des rapports de pouvoir, des luttes pour les ressources, des processus de colonisation, … Avec notamment cette idée très juste que rien n’est historicisé. Mais dans Mad Max, l’ambition politique n’est pas la même.

                En revanche, on pourrait trouver une pensée matérialiste dans la relation Max-Furiosa. Elle ne répond à aucune essence mais est un pur produit qui se construit selon des logiques très concrètes. Ils commencent par se battre, puis se rendent compte qu’ils ont des intérêts communs, ils négocient leur relation petit à petit. Ça serait presque une étude économique de la survie : quel intérêt ai-je à m’allier, à trahir, à me battre ? Max domine physiquement mais Furiosa domine par le savoir qu’elle a de sa machine, d’où l’alliance.

                Sur le devenir-franchise, l’histoire te donne raison puisque le prochain volet va créer une « back-story » à Furiosa. Mais dans Fury Road elle sort vraiment de nulle part et le film nous demande de l’accepter comme personnage principal alors qu’on ne connaît rien d’elle. C’est pour moi l’exact opposé d’une franchise dont le protagoniste est toujours le détenteur d’une mission divine, un élu dont toute la vie mènerait vers un objectif.

    • #45990 Répondre
      Anna H
      Invité

      Vu sur Cinetek « Il était une fois un merle chanteur » de Otar Iosseliani (1970), son plus beau film selon moi parmi les 7 ou 8 de lui vus à ce jour. 36 heures de la vie de Guia, jeune musicien multi-instrumentiste, qui tient la grosse-caisse pour l’opéra de Tbilissi, un très beau personnage, complexe, ambivalent. Le portrait d’un jeune homme toujours en mouvement et perpétuellement en retard, incapable de fixer son attention sur quelque chose ou quelqu’un plus de 5 mn, curieux de tout, poète dans l’âme, rêveur, virevoltant ; sorte de feu follet happé par chaque femme qu’il croise, par chaque rencontre amicale. Il est à la fois charmeur, généreux mais aussi distrait, velléitaire et inconséquent puisqu’il délaisse tout le monde et s’avère insaisissable, n’arrivant pas à honorer ses trop nombreux rendez-vous. Il apparaît de fait en décalage total avec la société soviétique, avec ses employeurs, collègues, amis, qui sont entièrement pris par leurs activités, leur travail de géologue, chirurgien, horloger etc. et se soumettent à des règles collectives incompatibles avec son tempérament.
      Le positionnement de Iosseliani sur son personnage est comme suspendu : son rapport au temps empêche-t-il Guia à son corps défendant de profiter pleinement de la vie ou au contraire, en refusant les contraintes, vit-il plus intensément que les autres ? La morale de ce film, qui est une sorte de fable moderne (le titre est emprunté à un conte géorgien) et dont je ne spolierai pas la fin, est complètement ouverte.
      Comme très souvent notamment dans ses premiers films, Iosseliani a recours à des acteurs amateurs. Il y a beaucoup de scènes de rue, de foule, des déambulations qui nous mènent d’appartements privés à des lieux collectifs, restaurants, cafés, boutiques, une bibliothèque, un hôpital, un opéra et c’est aussi un portrait de Tbilissi, ville en pleine rénovation à cette époque. La musique est très présente avec les répétitions et les concerts improvisés d’orchestres et chants polyphoniques géorgiens. Ce film interdit à l’exportation pendant 4 ans par le régime soviétique fut découvert à Cannes en 1974.
      C’est ici : https://www.lacinetek.com/fr/film/il-etait-une–fois-un-merle-chanteur-otar-iosseliani-vod

      • #46058 Répondre
        ..Graindorge
        Invité

        Merci

        • #46193 Répondre
          ..Graindorge
          Invité

          Le merle chanteur  » pas accessible depuis votre zone geographique » Dommage

      • #46167 Répondre
        GaelleS
        Invité

        Merci Anna, film et personnage réjouissant par son côté insaisissable et par la légèreté qui se dégage du film. j’ai trouvé que Guia avait une familiarité avec le personnage de Simon Tanner du livre Les enfants Tanner.

        • #46168 Répondre
          Anna H
          Invité

          Je n’ai pas lu. Merci, je note.

    • #46014 Répondre
      Ducoup
      Invité

      Est-ce que le post-apo et la dystopie font table rase du réel? Ça me semblait évident que non (ça force, je force). Je trouve que les War Boys sont une des meilleures représentations de comment on peut lancer les gens en mode kamikaze dans une guerre qu’on peut croire sainte, positive. Mais faut que je termine d’écouter tout et je reviens.

      • #46019 Répondre
        Ducoup
        Invité

        lancer les « jeunes hommes »

        • #46022 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          « Une des meilleures représentations », tu trouves vraiment? Tu as vraiment l’impression de piger mieux le processus de fanatisation, avec ces warboys éructants? Je crois que deux minutes d’un docu sur un type parti de Maubeuge pour se battre avec Daech nous en diraient dix fois plus.

          • #46025 Répondre
            Maman
            Invité

            Ce serait quel docu, par exemple ?

    • #46023 Répondre
      françois bégaudeau
      Invité

      D’ailleurs, pour ce que j’en sais, pour ce que j’en ai vu ici et là, les gens qui vont à la mort sacrificielle y vont calmement, et même parfois sereinement.

      • #46030 Répondre
        Ducoup
        Invité

        Parfois oui, parfois non. Mais le fait d’utiliser l’envie de grandeur et d’aventure pour dévoyer leur fougue j’ai trouvé ça implacable. Et l’ultime « witness me » m’a mis les larmes.
        Après comparer un docu vs un film de sf pourquoi pas mais j’étais pas là-dessus.

        • #46031 Répondre
          Ducoup
          Invité

          Tu avais vu/aimé du Miller ? « Lorenzo », « 3000 ans à t’attendre », « Babe », « Happy Feet »,…

          • #46035 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            Tu parles de comprendre les fanatiques. Je ne vois pas ce qu’on en comprend avec Fury road. Ne serait ce que parce que nous n’avons pas la généalogie de leur fanatisme – normal dans cet univers sans historicité.
            J’aime assez l’idée du « witness » mais là encore je pense que ça pourrait être mieux détaillé, dans une fiction plus attentive à son sujet, ou dans un docu.
            Tu ne parles pas de ce qui est abordé dans la Gene : l’aberrant revirement de Nux. Si un fanatique de la mort peut devenir aussi vite un brave gars, c’est une excellente nouvelle
            J’ai vu tous les films de Miller. Jamais mauvais, mais aucun n’a vraiment emporté mon adhésion. Stade Rennais, quoi.

            • #46041 Répondre
              Ducoup
              Invité

              Je suis à la 31eme minute, j’arrive !

              • #46042 Répondre
                Ducoup
                Invité

                Enfin je prends des notes et j’écris demain parce que y’a du taff.

                • #46091 Répondre
                  Ducoup
                  Invité

                  Raaahh, je croyais m’approcher d’une structure et puis voilà que tu as surkiffé comme moi la scène de combat au sol. Ça faisait parti de mon contre argumentaire, tu fais chier.

                  • #46119 Répondre
                    Ducoup
                    Invité

                    Bon, j’ai moins de temps que je pensais donc je vais faire point par point comme ça vient, déso.

                    1-Le revirement de Nux est pour moi plausible car il n’est jamais sorti de son bain social. Il reste pro Immortan au sein de la fine troupe jusqu’à ce qu’il soit totalement humilié devant tous les siens. Il n’a plus de but, et ce petit esprit se fait bien reprendre dans le sens du poil par ces demoiselles. Il ne se réactive pas par totale adhésion, mais pour se sentir utile, peut-être valorisé, et parce que mine de rien les meufs quoi. Je dirais même que son dernier « Witness me » est quasi un réflexe pavlovien au vue de la situation, et pour moi il passe du bon côté, réalise ce qu’il fait quasiment après l’avoir prononcé…ce que je trouve d’autant plus touchant.

                    2-Je comprends même pas en quoi le fait que les war boys soient braillard serait un défaut objectif, ils sont fanatisés, shootés, et pressés d’accéder à la gloire sachant leur fin proche (car dégénérescents), qui est elle soumise à la bouillie philosophico-religieuse que Joe a mis en place pour assoir sa volonté.

                    3-Pour moi la dystopie ou le post apo ne se débarrasseraient de l’historicité ou de l’humain seulement si on y retrouvait aucune problématique humaines. Vu tous les sujets que tu énumères, même si c’est pour critiquer leur traitement, c’est qu’ils sont bien présents, et qu’il sont en rapport avec Miller et/ou notre époque. Ces genres parlent toujours de nous, et beaucoup de dystopie ont tapé dans la mille bien avant l’heure (même si mon propos n’est pas de dire si Fury Road est réaliste).

                    4-Si on t’écoute, toute tentative de création d’univers, plus ou moins éloigné, serait suspecte. Crevant.

                    5-Est-ce que Miller juge la plèbe parce qu’il la représente poisseuse et asservie? Je suis pas bien sûr! C’est quand même très plausible que beaucoup de gens s’amassent en espérant survivre des miettes d’une des rares régions qui possèdent des ressources.

                    6-De même je trouve ça un peu fort de critiquer le vocabulaire du film vu qu’il provient justement d’une bande de barbares au cerveau malade, et qui mixent le peu de savoir (sous-culture) qu’ils gardent de l’ancien monde pour manipuler les masses. C’est pour le coup très réaliste.

                    7-Le côté aller/retour ne m’a pas échappé, comme tant d’autres. Mais il s’agit d’une fuite (qu’on croyait possible) qui se transforme en révolution. Après on peut discuter de « faire passer » cette possibilité comme quelque chose de plausible, ça oui.

                    8-Je ne suis pas sûr que les femmes disent que ce sont les hommes (avec un pénis) qui ont détruit le monde, mais bien les comportements dominants à l’œuvre.

                    9-De même je ne trouve pas qu’il soit montré que les femmes doivent devenir comme les hommes, Furiosa étant bien désignée comme un cas à part. Après ça peut aussi être sujet à débat si les belles femmes deviennent des sortes de madones angéliques comme figures tutélaires. Mais on reste dans une rêverie, un visuel de légende…Et c’est bien pour ça que Max préfère se barrer. Furiosa est prête pour ce délire, c’est trop pour lui.

                    10-Oui Fury Road est too much. So what? On peut supporter un film qui sorte du cadre de temps en temps, voir l’aimer pour ça.

                    11-J’ai failli m’étouffer sur la comparaison avec Tarantino. S’il y a bien un mec qui a une mise en scène clownesque c’est lui. Sa construction fait virer des situations dramatiques au gag visuel, et ce dans des films qu’il veut PARFOIS sérieux. Oui il fait de la rétention avant explosion…mais d’une manière si systématique qu’elle en devient gênante. On anticipe parfaitement ses contrepieds et la direction d’une scène une fois qu’on connait son système. Fury Road explose dans tous les sens constamment et m’a beaucoup plus marqué que tous les Tarantino post Jackie Brown réunis.

                    12-Dans la même idée, j’ai rien compris à son histoire de flux au hqnpdp. Lui n’a rien gardé de sa séance, moi elle m’a nourri longtemps. Et s’il a trouvé un niveau de filmage similaire dans une série sur une plateforme, je veux bien des noms.

                    13-Evidemment que le prétexte est de se mettre sur la gueule. Il n’y aurait pas de film sans catastrophe nucléaire, avec des arbres verts de partout etc…C’est un peu teuteu de venir dire derrière « haha il n’aime pas la verdure dans le fond ». Par contre oui, la question de l’impact sur le lieu de tournage et des ressources utilisées pour tout faire sauter m’a interrogé à l’époque aussi. C’est clair que du temps de la 1ere trilogie la question n’était pas aussi documentée, et l’idée d’e tels terrains de jeu peut désormais sembler comme indécente.

                    14-Tu m’as coupé l’herbe sous le pied avec le fight furiosa vs Max, car c’était mon contrepoint sur la crédibilité de l’action. Les perchistes aussi. Évidemment, plus ça avance, plus les enjeux montent et les cascades aussi. Par rapport au reste, et vu la frénésie orgasmique, je n’ai pas spécialement tiqué sur la dernière scène d’action.

                    15-Les voitures sont fétichisées parce que c’est le seul mode d’expression valable et qui en impose dans CE monde, et encore une fois le parallèle n’est pas difficile à trouver.

                    16-En client de la trilogie, et adorateur du 2eme opus, j’ai été surpris que Miller bascule autant dans la frénésie du montage, de la couleur et des vfx. J’ai été scié par cette nouvelle vitalité. Et donc pas parce que on me faisait des clins d’œils de références connues, mais bien parce que je n’avais jamais vu un tel spectacle, aussi imposant dans sa démesure, et aussi imparable dans son découpage. Le mec a mis à l’amende tous ceux qui prétendaient faire des films d’action ces 10 dernières années du haut de ses 70 ans, et pour moi, c’est justement mettre à l’index toute la production récente, y compris les plateformes et leurs fameux flux contrairement à ce que dit hqnpdp.
                    On peut dire « c’est bien filmé » et voilà. Mais ce n’est pas faire justice au niveau de génie pour parvenir à ce résultat là. Et c’est très largement sous-estimé par ta critique, même si tu as convenu d’une belle lisibilité. Et vraiment Tarantino en face ça fait mal. Je n’ai pas aimé Kill Bill car j’ai trouvé justement qu’il filmait beaucoup moins bien que ses inspirations. C’est hyper cut!
                    La façon dont Miller épouse les lignes de force, de mouvement, dans son découpage est d’un moelleux incomparable. Le gars est aussi bon qu’un Naharin question compréhension des choses en mouvement. Je trouve que c’est un « plus » incommensurable et souvent peu palpable par une critique rationnelle.
                    Tarantino en est incapable, et ce n’est pas parce qu’il pond d’innombrables fausses pistes dans une dialogue interminable juste avant que c’est forcément mieux (car en plus y’a à dire sur le propos aussi).

                    Pour toutes ces raisons je mets plus Miller au niveau d’un Wawrinka que d’un Pablo Carreño Busta (je suis pas foot). Un mec qui tue tout le monde quand les planètes sont alignées et qui choisit ses moments. Je pensais que tu aurais plus aimé Lorenzo.

                    Autrement, as-tu déjà trouvé qu’un film d’action était un chef d’œuvre? C’est un peu important pour situer.

                    • #46122 Répondre
                      David Watts
                      Invité

                      Amen.

                    • #46125 Répondre
                      Eden Lazaridis
                      Invité

                      Waw, balèze le mec !

                      • #46127 Répondre
                        Ducoup
                        Invité

                        C’est vrai tu le penses? C’est super gentil!

                      • #46132 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Pratiquement tous tes points me font dire des choses que je ne dis pas et objectent donc à coté de la plaque
                        Je détaillerai si j’ai le temps, mais je ne m’y sens pas tenu.

                      • #46135 Répondre
                        Ducoup
                        Invité

                        Là tu m’intrigues. La prochaine fois je note les times codes et je cite. Quand tu veux pour la réplique évidemment, même jamais si tu préfères y’a pas de soucis.

                      • #46137 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        exemple :
                        2 -Je comprends même pas en quoi le fait que les war boys soient braillard serait un défaut objectif, ils sont fanatisés, shootés, et pressés d’accéder à la gloire sachant leur fin proche (car dégénérescents), qui est elle soumise à la bouillie philosophico-religieuse que Joe a mis en place pour assoir sa volonté.
                        Je n’ai jamais dit qu’il était irréaliste qu’ils soient braillards – même si ton ardeur à démontrer que cet univers de conte est réaliste est bien surprenante. J’ai dit
                        1 que cela relevait d’un fixisme d’inspiration essentialiste.
                        2 que c’était tout à fait pénible – et dédouanait Miller de se compliquer la vie avec eux.
                        Tu réponds donc à coté de la plaque.

                      • #46138 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        autre exemple.
                        «  »C’est un peu teuteu de venir dire derrière « haha il n’aime pas la verdure dans le fond ». »
                        Je ne dis pas ça. Je me fous que Miller aime les plantes ou non, il aime ce qu’il veut. Je dis qu’un film d’action végétal est impossible. Il y a donc une grande hypocrisie marketing à rhabiller d’écoféminisme un univers quintessetiellement industriel et masculin.
                        Tu réponds donc à coté de la plaque – avec une petite insulte au passage, merci. Mais on sait que tu manques de calme.

                      • #46139 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        « 15-Les voitures sont fétichisées parce que c’est le seul mode d’expression valable et qui en impose dans CE monde, et encore une fois le parallèle n’est pas difficile à trouver. »
                        Manquant de clame, fébrile comme qui se croit attaqué, tu penses que mon passage sur la fétichisation est un grief contre le film. Or c’est juste une description, plutot amicale, comme toute la partie 3 de la GO, de ce que fait le film. Le fétichisme ça me va. Hitchcock et Bresson sont de grands fétichistes.
                        Tu réponds donc à coté de la plaque

                      • #46140 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        « J’ai failli m’étouffer sur la comparaison avec Tarantino. » Tu es décidément trop nerveux.
                        Il ne s’agissait pas de dire que Trantino est plus fort que ton cher Miller
                        Juste de dire :
                        -(rapidement) qu’il est plus drole. Ce que même au pic de ta fébrilité tu ne saurais nier
                        – qu’il pratique la rétention. Ce que d’ailleurs tu reconnais, puisque tu le déplores. Quant à moi je préfère l’action-rétention. Question de sensibilité. Vraiment pas de quoi s’étouffer
                        Que Tarantino. soit plus clownesque ou non n’est absolument pas notre sujet dans ces 31 secondes où nous le mentionnons; Tu réponds donc à coté de la plaque
                        Je crois que ca suffira pour ce soir.

                      • #46153 Répondre
                        Ducoup
                        Invité

                        Pour Tarantino, ça partait quand même de votre constat de ce qui fait une bonne et une mauvaise scène d’action. Hors je le trouve particulièrement faible sur l’action. Je le pense, je le dis et j’étaye. Je savais pas que c’était grave. Encore une fois sur mon ton tu fais fausse route. J’imagine que l’accumulation a dû sonner comme agressif mais ce n’était absolument pas le cas. Je n’ai pas relevé tous les autre points d’accord c’est vrai, et alors? Je trouve que tu vas très vite pour me dépeindre comme un ultra fragile agressif, et encore plus prompt à prétendre que je tape à côté alors que jamais tout à fait.

                      • #46152 Répondre
                        Ducoup
                        Invité

                        Pour les voitures c’est une remarque pas une attaque. Et encore tu m’imagines vexé, tapant avec ardeur nerveuse…alors que c’est juste le plaisir de parler autour du film. C’est bizarre.

                      • #46151 Répondre
                        Ducoup
                        Invité

                        L’univers est industriel et masculin car c’est le décorum…Et oui si on nous montre pas cette lutte il n’y a pas de film. Une insulte ? Vraiment? Euh je t’assure que j’étais très calme en écrivant. On peut argumenter, pour ou contre, avec plaisir et sans détestation. Je te jure que tu projettes.

                      • #46180 Répondre
                        Eden Lazaridis
                        Invité

                        Si tu avais un peu d’intelligence sociale tu saurais que tu t’es décrédibilisé à vie depuis ton commentaire sur feu Laurent Cantet. Donc ne t’attends à aucune fleur de personne.

                      • #46196 Répondre
                        Ducoup
                        Invité

                        @Eden Tant mieux je n’attends aucune fleurs. Et les fan de Miller apprécieront ta remarque. Mais ton raisonnement tient toujours si je kiffe De Peretti, Hamaguchi, Campion, kore eda,…etc? COMME PAR HASARD!

                      • #46214 Répondre
                        Eden Lazaridis
                        Invité

                        Je ne pense pas que les fans de Miller nieraient qu’il s’agit d’un cinéma plutôt frontal, pas forcément délicat. Ce n’est pas une critique mais plutôt un constat.
                        Mon raisonnement était ironique, je serais stupide de prétendre pouvoir dire quoi que ce soit de ta cinéphilie. Mais souvent les traits de personnalités expliquent les goûts esthétiques. Je prendrais pour exemple Laurent Wauquiez qui disait à propos de Proust « Il est sans doute insolent de trouver Proust trop sinueux, trop immobile, trop mondain. C’est le temps suspendu. C’est peut-être l’œuvre la plus exactement opposée à mon caractère. ». Tu apprécieras !

                      • #46150 Répondre
                        Ducoup
                        Invité

                        Hum…je schématisais pour dire que tu n’appréciais pas ce qu’il en faisait, ce que tu confirmes…et ce pourquoi j’aime ce qu’il en fait tient toujours pour ma part.

                      • #46182 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Eh bien on va dire que j’ai du mal avec ton style. Ce qui nous renverrait à un hiatus éthique.
                        « 4-Si on t’écoute, toute tentative de création d’univers, plus ou moins éloigné, serait suspecte. Crevant. » Ce « crevant », par exemple. Qui d’ailleurs suit une allégation très sommaire.
                        La question de la « création d’univers » est une question pointue, à laquelle j’ai donné quelques réponses ici et là. Ces réponses méritent davantage que ton « crevant ».
                        Par delà tes enfantillages stylistiques, le point à considérer est le suivant : je ne crois pas que l’art crée des univers. Je crois que l’art taille des mondes dans la matière du monde. Pour le dire vite.

                      • #46183 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Je ne dirais comme Eden que tu t’es décrédibilisé à vie avec ton double post sur Cantet. Mais disons qu’une telle sortie vous pose un homme.

                      • #46184 Répondre
                        Eden Lazaridis
                        Invité

                        Disons, pour dire le moins, qu’on a senti directement que la délicatesse n’était pas ton fort. Et comme par hasard tu aimes George Miller ! Comme quoi les coïncidences !

                      • #46185 Répondre
                        v
                        Invité

                        « …l’art taille des mondes dans la matière du monde »
                        ça me plait beaucoup

                      • #46194 Répondre
                        ..Graindorge
                        Invité

                        « l’art taille des monde dans la matière du monde »
                        Même vite dit, c’est beau

                      • #46199 Répondre
                        Ducoup
                        Invité

                        @François (je réponds à tes deux derniers messages) Je pense honnêtement que dans ta carrière il t’est bien arrivé d’écrire bien plus violent et arbitrairement simple que mon « crevant » en argumentant sur des avis contraires aux tiens. Je prends note que ça te semble trop paresseux de ma part, et offensant, pour que cela puisse t’intéresser en tant que lecteur. Je suis évidemment d’accord avec ta rapide définition de la création d’univers. Mais il faut bien reconnaître que quand tu dis que Miller (ou autre dans le post apo ou dystopie) cherche à évincer le réel et l’humain au maximum on sent bien que c’est incriminant. Je ne suis juste pas d’accord c’est tout.
                        Pour Cantet pensez ce que vous voulez, mais je préfère suivre ton conseil à ce sujet, ça reste ton site.

                      • #46206 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        La GO s’interroge, comme d’autres GO d’ailleurs, sur la viabilité d’un cinéma post humain, et par exemple d’un cinéma d’action post-humain. Pour ma part je crois que ce n’est pas possible. Ce n’est pas « incriminant », c’est une position esthétique. Je n’incrimine pas Miller, je manifeste un gout opposé au sien. Ce fait partie du travail critique : marquer des positions de gout, en déconstruire d’autres.
                        Il m’arrive sans doute de parler brutal. Comme il arrive à chacun. Je ne mettais en exergue ton « crevant » qu’à titre de contre exemple à ce que tu disais – je déconne, etc.
                        Il me semble en revanche que la durée des GO atteste assez bien que nous tachons d’éviter l’expéditif.
                        Tu mènes fébrilement cette dispute sur Miller parce que tu crois que cette GO voulait se le faire. Or il me semble qu’elle est essentiellement analytique. Analytique tendance réserve.
                        Mon ton s’assèche quand il s’agit d’évoquer, non Miller lui même, mais la critique qui politise ce film.
                        En résumé, tu adores Miller et moi pas. Où est le problème? Pourquoi monter sur des chevaux? – de fer.

                      • #46207 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        « il t’est bien arrivé d’écrire bien plus violent et arbitrairement simple que mon « crevant »  »
                        Eh bien j’attends des citations
                        Violent, admettons – quoique on verra au cas par cas de quoi cette « violence » est fait
                        « Arbitrairement simple », je nie d’avance (sauf dans un de mes registres préférés : l’humour par mauvaise foi)

                      • #46208 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        « Pour Cantet pensez ce que vous voulez, mais je préfère suivre ton conseil à ce sujet, ça reste ton site. »
                        Si mon conseil était de t’abstenir sur le sujet, je ne sache pas que tu l’aies suivi. Tu as même renchéri. Je pardonne tout mais je n’oublie rien.

                      • #46211 Répondre
                        Ducoup
                        Invité

                        Ha non relis, je t’ai envoyé une pique, certes, mais j’ai stoppé sur Cantet.

                      • #46216 Répondre
                        Ducoup
                        Invité

                        @françois réponse au message de 16 h 13 min
                        Encore une fois tu me vois fébrile, imaginant que je ne te pardonne pas d’avoir voulu te farcir mon réal préféré etc…Non non, j’ai bien compris que tu avais aimé beaucoup de choses (et Miller n’est pas mon maître), je prenais juste les points où je n’étais pas d’accord. Tu pourrais même adorer pour de mauvaises raisons (selon moi) que je le dirais aussi…J’ai absolument rien à eu à redire sur Tar, Pauvres Créatures, Zone of Interest, Le Règne Animal, Fabelmans, la Montagne,….J’opinai ou je découvrais encore plus de matière qui étais ok pour moi. Mais je note aussi que tu n’as pas répondu concernant Nux (et d’autre choses). Mais vu que toi tu trouves que je tape à côté, et que moi je trouve que tu me psychologises à côté, et que les échanges semblent aller et revenir sur cette tonalité, on peut arrêter ça sera plus constructif.

                      • #46219 Répondre
                        Ducoup
                        Invité

                        Sur ce je vous laisse; je lance la GO sur la mal n’existe pas parce que j’ai aimé mais j’ai rien compris à la fin.

                      • #46222 Répondre
                        Eden Lazaridis
                        Invité

                        Ok le virtue signaling pour bien nous faire comprendre que t’es vachement plus subtil qu’un simple fan de Miller.

                      • #46228 Répondre
                        Ducoup
                        Invité

                        Raisonnement un peu pervers puisque c’est toi sous-entendait que Miller était un mauvais marqueur. Forcément si je réponds tu me dis ça…Bien joué mais pas très honnête.

                      • #46230 Répondre
                        Ducoup
                        Invité

                        @Eden, j’avais pas vu ton message plus haut. Du coup (héhé) ce dernier fait un peu pitié. Je suis tenu de plus parler d’autre chose ou bien? Je vais faire beaucoup beaucoup de « virtue signaling » si je m’en tiens juste à ce que je fais d’ordinaire. Ça ira pour toi quand même?

                      • #46235 Répondre
                        Eden Lazaridis
                        Invité

                        Quel message fait pitié ? Le tiens ou le miens ? Non mais je me doute que tu regardes autre chose que du Miller mais je trouvais juste ça drôle que tu te sentes obligé de le mentionner publiquement.
                        Sur ce, je vais lire De la grammatologie de Jacques Derrida, en m’appuyant sur Les Idées directrices pour une phénoménologie et une philosophie phénoménologique pures de Edmund Husserl, (je m’en tiens juste à ce que je fais d’ordinaire).

                      • #46236 Répondre
                        Eden Lazaridis
                        Invité

                        *d’Edmund

                      • #46237 Répondre
                        Ducoup
                        Invité

                        Moi je fais des coquillettes.

                      • #46297 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Sur Nux je vois que tu sors un peu les rames pour rendre vraisemblable son revirement. Je n’ai pas envie de rentrer dans ce concours de vraisemblance. Je dis juste que le mec a pas été humain depuis la la naissance et qu’en un trait de scénario le voici amoureux. En scénario on peut toujours démontrer une chose et son contraire, comme les scénaristes de séries n’arretent pas de le faire.
                        L’essentiel est que ce revirement est bidon – et un gage donné au consensus.

                      • #46320 Répondre
                        Ema
                        Invité

                        Après dans ce film tout n’est que symbolisme il semblerait, les war boys sont symboles du fanatisme morbide et les mannequin symboles de l’amour et de la nature, ou de la vraie vitalité si on veut, donc ce revirement scenaristique, improbable psychologiquement, fait sens des lors qu’on l’envisage comme pure allégorie. Le fanatisme cesse au contact de la vitalité/amour,quelque chose comme ça. C’est pas fineaud mais ça fonctionne je trouve. De toute façon tu l’as très bien dit: F. R est un spectacle de Cirque, on imaginerai d’ailleurs très bien un Cirque du Soleil sur cette inspiration. Pas le temps quand on fait du cirque de faire de la psychologie, on suggère donc les choses à gros coup de symbolisme et métaphores, entre deux cascades. Moi ça va me va, ponctuellement.

                      • #46335 Répondre
                        Seldoon
                        Invité

                        Oui, quelque chose du cirque, du spectacle. Ca me frappe toujours dans les comédies musicales : une situation indémerdable est reglée en un numéro de chant de 3min. On s’aime, mais je viens de tuer ton frère. Indémerdable, sauf que hop chanson, et dans 3min tout est oublié, on s’embrasse. Je l’accepte sur scène, mais au cinéma ça passe souvent mal.
                        Plus généralement, même si ça ne répond pas àce que tu disais, Ema : il y aurait quelque chose à dire contre les films qui vont trop du côté du conte filmé, contre cette croyance que la force des archétypes (situations comme personnages) est dans l’ablation des détails particuliers pour ne laisser que la structure archétypale. Alors que c’est le contraire.

                      • #46376 Répondre
                        Malice
                        Invité

                        Seldoon, tu as déjà vu le pirate de Minelli? C’est un film où certaines scènes musicales me semblent avoir une autre valeur : celle de l’expression des fantasmes des persos. Je crois que Deleuze en parle dans son abécédaire.

                      • #46398 Répondre
                        Seldoon
                        Invité

                        Non jamais vu, merci je note.

                      • #46345 Répondre
                        Ducoup
                        Invité

                        Ok. Pas d’accord. Tout argument ou toute écriture, même la plus fine peut être tournée en ridicule à ce jeu là, mais ok.

            • #46126 Répondre
              Cocolastico
              Invité

              « J’ai vu tous les films de Miller. Jamais mauvais, mais aucun n’a vraiment emporté mon adhésion. Stade Rennais, quoi. » Fou rire inopiné, j’ai renversé ma tisane sur mon clavier

    • #46187 Répondre
      Tony
      Invité

      Toujours aussi bon Libé’le deuxième acte de Quentin Dupieux,satire dans le vide’

      • #46192 Répondre
        Eden Lazaridis
        Invité

        « ce Deuxième Acte semble avoir été spécialement tourné comme un de ces sketchs narcissico-rigolo fabriqués en interlude pour la cérémonie des césars » c’est cruel, mais ça tape au bon endroit.

        • #46293 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          Je vois arriver le moment où le produit Dupieux va passer à la trappe. Péremption.
          Comme du reste avait fini par lasser son modèle absolu, Bertrand Blier.

          • #46331 Répondre
            corinne martin
            Invité

            Dupieux a le mérite d’avoir des idées originales et de bons acteurs, de ne pas se prendre pour un génie et de ne pas faire des films à rallonge. Il ne mérite peut-être pas la palme d’or à Cannes mais « entre les murs » le méritait-il ?

            • #46342 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

              bleu, vert
              Oui nous avons bien ici le détail de la force commerciale de Dupieux : court (fast-cinéma?), pas trop prise de tête, et un concept pitchable (modèle pub). Une sorte de reve managerial.
              Par ailleurs :
              -se demander si un film mérite une palme me parait l’un des sports les plus idiots du monde
              -dans mérite il y a mérite
              -contrairement à ce que CM postule, on n’est pas forcément fanatique de ce qu’on créé. Je ne suis donc pas un fanatique d’Etre les murs film, sur quoi j’ai émis de fréquentes réserves. J’ai aussi souvent dit qu’une palme décernée par un imbécile comme Sean Penn inquiète plus qu’elle ne flatte. Dois-je en dire plus?

              • #46358 Répondre
                corinne martin
                Invité

                court c’est bien aussi, maintenant je regarde la longueur des films ou des pièces de théâtre avant de me lancer. Cela ne me gênait pas autrefois qu’un film fasse 3 h mais aujourd’hui, je suis fatiguée de rester devant un film moyen qui dure plus d’1h30 . C’est rare qu’un film de 2 h soit passionnant au point de ne lasser le spectateur. Exception faite pour les films de Kubrick pour moi ou pour certains films japonais.
                Vous êtes sévère avec Dupieux, il ne vous plaît pas. Pourtant il a des trouvailles et met en valeur les acteurs, il est polyvalent, cinéaste, scénariste, musicien.. Et ce n’est pas du cinéma commercial, ce n’était pas gagné de captiver avec une histoire de pneu. Bref, j’aime bien et je ne vais pas au cinéma pour faire de l’analyse de film.
                Vous avez aimé Le règne animal que j’ai trouvé très inabouti, grotesque et très moyen tant par le jeu des acteurs que par l’histoire et le décor. Le père qui retrouve le vélo de son fils par hasard en pleine forêt landaise, l’oiseau d’un ridicule achevé…
                Anatomie d’une chute par contre était passionnant et posait plus de questions.

                • #46364 Répondre
                  françois bégaudeau
                  Invité

                  CM répond à ce qu’elle veut A moins qu’elle n’ait pas lu. Je remets donc ici les lignes en réponse à son ineptie sur Entre les murs ;
                  « Par ailleurs :
                  -se demander si un film mérite une palme me parait l’un des sports les plus idiots du monde
                  -dans mérite il y a mérite
                  -contrairement à ce que CM postule, on n’est pas forcément fanatique de ce qu’on créé. Je ne suis donc pas un fanatique d’Etre les murs film, sur quoi j’ai émis de fréquentes réserves. J’ai aussi souvent dit qu’une palme décernée par un imbécile comme Sean Penn inquiète plus qu’elle ne flatte. Dois-je en dire plus? »
                  J’espère qu’on se le tiendra pour dit.

                  Je signale en outre une GO sur Dupieux, il y a deux ans, où l’on se rendra compte, si on daigne l’écouter, que j’y pèche plutot par indulgence.

                   » je ne vais pas au cinéma pour faire de l’analyse de film. »
                  Je maintiens l’hypothèse que CM brigue le trone de JM
                  JM, te laisseras-tu destituer sans réagir?

                  • #46481 Répondre
                    corinne martin
                    Invité

                    en plus d’utiliser un vocabulaire méprisant : sean penn un imbécile, vous finissez vos commentaires par une pique méprisante ;: CM veut-elle supplanter Jean Monnaie ? Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas m’incruster, je voulais voir à quoi ressemblait votre forum et vos critiques de la société et de cinéma, c’est bon, j’ai vu. Je ne vais pas accorder davantage de temps à vos pages. Et plutôt lire un Simenon ou promener mes adorables chiens.

                    • #46501 Répondre
                      françois bégaudeau
                      Invité

                      Voilà une sage résolution. Merci pour tout

                      • #46517 Répondre
                        corinne martin
                        Invité

                        oui master

                  • #46513 Répondre
                    JeanMonnaie
                    Invité

                    Trône, mais de quel royaume ? Il ne me semble pas incongru de penser que les gens ne vont pas au cinéma pour faire de l’analyse de film.

            • #46344 Répondre
              Ducoup
              Invité

              Tu as déjà vu des itw de Dupieux? Le melon est phénoménal.

              • #46346 Répondre
                Ducoup
                Invité

                C’était pour Corinne…

      • #46514 Répondre
        thierry
        Invité

        Vu hier.
        Même si je suis plutôt client de Dupieux, je partage tout à fait la critique de « fast cinéma ». Comme un McDo. On passe plutôt un bon moment mais on ne recommanderait pas. Concernant ce 2eme acte, j’ai tendence à penser qu’il s’agit d’une récurrence dans son taf, je trouve la première moitié géniale et commence à m’ennuyer à la seconde voyant très vite où il va en s’enfonçant dans des mises en abymes un peu gratuites.

        • #46516 Répondre
          thierry
          Invité

          En fait quand j’y pense, j’ai la sensation que Dupieux fait partie de ces artistes qui n’a ps déchets dans son travail créatif. Il garde tout. Ou recycle. Chaque idée doit être matérialisée. Je me trompe peut-être.

    • #46191 Répondre
      PeggySlam
      Invité

      Je n’ai pas eu encore le temps d’écouter la dernière Gêne Occasionnée. Je me fais ça dans la semaine.
      J’ai par contre découvert le documentaire de François Rufin Les Femmes Debouts ! Ça fait du bien de voir un documentaire sans tirer vers le misérabilisme mais une vérité sincère et sans langue de bois. Quel dommage qu’il soit se lier à la France insoumise. En tout cas si seulement y avait plus d’humains politique comme lui la France se porterait peut sûrement mieux …

    • #46231 Répondre
      Ducoup
      Invité

      Pour le Mal n’existe pas (désolé Eden, je l’ai vu, j’ai écouté la GO, j’en parle, mais uniquement pour faire du virtue signaling tu penses bien), j’avais noté et aimé les touches de fantastiques très légères amenées en amont (les apparitions/disparitions de Hana, la façon de filmer le point d’eau des cerfs), et la fin aurait pu me faire partir dans tout un tas d’hypothèses (est-ce qu’on voit vraiment ce qu’on voit etc…) mais le tout dernier plan me ramène à des choses plus concrètes. J’étais presque en train de m’imaginer que le père avait en fait tout fait pour se débarrasser de sa fille. Ce plan sent la basse besogne…mais je me trompe peut-être. Il y a aussi des pistes comme quoi le père subit un peu sa fille. Déjà envie de le revoir.

    • #46262 Répondre
      Ourson
      Invité

      Salut, désolé je suis un peu hors-sujet par rapport aux autres discussions du fil, mais cette question me taraude depuis un moment :
      Qu’est-ce qui fait une bonne scène de bagarre ou de combat au cinéma selon vous ?
      Est-ce qu’une bonne scène de bagarre se devrait plutôt d’être lisible, fluide, de délivrer l’action de manière posée et distante ?
      Ou est-ce qu’elle devrait au contraire tenter de faire éprouver la bagarre au spectateur comme s’il y était : des mouvements brouillons, des blessures graves, de la matière qui cogne et qui craque, du chaos et de la confusion ?
      C’est pour un projet perso

      • #46287 Répondre
        David Watts
        Invité

        Être focalisé sur des personnages qui existent (et qui ne sont pas invincibles !) est un bon début avant de parler mise en scène. Ça n’empêche d’ailleurs pas une forme de distanciation par ailleurs (cf. la scène du couloir dans Old Boy)

        • #46295 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          Déjà respecter l’axiome numéro 1 : qu’elle ne sorte jamais de l’espace du possible. Et l’axiome numéro 2 : assurer sa lisibilité.
          Pour appui à la réflexion je propose la baston de chambre d’hotel de Piégée – qui est un modèle de film d’action

          • #46338 Répondre
            Damien
            Invité

            J’ai revu récemment les deux premiers Jason Bourne , et ça faisait un peu écho à la dernière GO et au fil de discussion qui en a suivi au niveau des scènes de combat . Dans ces films les scènes sont très « brouillonnes » , caméra portée qui vibre beaucoup , montage hyper cut , ce qui rend l’ensemble peu lisible , néanmoins une grande tension parvient tout de même à jaillir de ces scènes , on est vraiment tenu en haleine . Je m’interrogeais comme toi @Ourson sur ce que pouvait être une bonne scène de baston , en me demandant comment avoir quelque chose de lisible ET de tendu et jouissif .Je cherchais des exemples , et la scène entre Furiosa et Max en est un bon , celle de Old Boy aussi effectivement , lisible , tendue , jubilatoire …
            Je n’ai pas vu Piégée , je tacherai de le trouver quelque part .

            • #46339 Répondre
              Seldoon
              Invité

              Plus proche de la scène de guerre : l’ouverture de la horde sauvage.
              L’attaque de l’ours dans The Revenant.
              En lien presque explicite avec le burlesque : pas mal de scènes des vieux Indiana Jones.
              Très rapide, presque furtif : le vol d’ordinateur dans le métro dans le Millenium de Fincher.
              Moins connu que tout ça, le duel final du Macbeth de Polanski: https://www.youtube.com/watch?v=0waVOnG-PEw

              • #46340 Répondre
                Seldoon
                Invité

                A peu près n’importe quelle scène de The Raid (1 et 2).
                Toutes les scènes d’action de No Country for old men.
                Les gunfights de la deuxième partie de Django Unchained.
                Et puisque c’est de là que tout part : les courses-poursuites de Mad Max 2.

                • #46442 Répondre
                  Leo Landru
                  Invité

                  La puissance de The Raid est bien plus effective que n’importe quelle scène d’action de n’importe quel Mad Max – une pureté. Ce que The Raid 2 (que certains trouvent meilleur) ne reproduit pas, en s’embourbant dans l’aspect le moins utile d’un film d’action : son scénario. Influence occidentale toxique ? Je n’ai pas vu d’autres films de Gareth Evans.
                  Recommandation action de ma part : The Villainess de Jeong Byeong-Gil. Un peu de bavardage mais une bonne poigne.

                  • #46472 Répondre
                    David Watts
                    Invité

                    Les The Raid sont cool (le premier pâtit d’une lumière marronasse un peu dégueu et le deuxième de son scénar opératique et boursouflé) mais ils partagent un peu les mêmes défauts que les John Wick et autres Tyler Rake : un manque frustrant de variété dans les chorégraphies et surtout une grande absence de gradation dans les scènes d’action. Les combats s’étirent un peu au fur et à mesure du film mais ils sont globalement tous interchangeables… L’intensité et le plaisir croissants devraient être une règle d’Or du genre.
                    Gareth Evans reste un mec à suivre, je n’ai pas vu son film d’horreur post-Wicker Man sur Netflix.

                    • #46474 Répondre
                      David Watts
                      Invité

                      Je rajoute une très belle scène de combat post-2000 : le combat final au couteau, au pied d’une chute d’eau, entre Tommy Lee Jones et Benicio Del Toro dans le Traqué de Friedkin. Naturalisme et stylisation, rage primitive et sensualité, corps éprouvés au maximum et coups qui font très mal. Le film est pas tout le temps de ce niveau mais cette scène est un sommet.

            • #46347 Répondre
              Ducoup
              Invité

              Piégée est effectivement sous-côté. Un film 1er degré à la cool sans surenchère, très étrange, j’avais adoré. Côté action chez HK y’a a peu près toutes les approches et elles sont toutes aussi bonnes pour ma part. Même chez Tsui Hark, il gardait un esthétisme assez fluide sur Once upon a time in China, mais sur The Blade ou Time and Tide c’est beaucoup plus chaotique mais c’est tellement intégré dans la mise en scène globale que cela reste cohérent et fluide, et surtout beaucoup plus marquant. Ça ne m’empêche pas d’adorer le découpage millimétré des meilleurs Sammo Hung et Jackie Chan.

            • #46386 Répondre
              Ourson
              Invité

              Alors j’ai pas vu beaucoup de films donc à prendre des pincettes, mais la scène du couloir de Old Boy est potentiellement l’une des meilleures scènes de baston que j’ai vu de ma vie.
              C’est extrêmement lisible, mais contrairement aux autres films on reste quasiment à 100% de le champ du possible : le cardio qui baisse en 30 seconde, le héro qui utilise son anglaise plutôt que des coups de pieds et autres acrobaties, les blessures qui s’accumulent rapidement et violemment, les opposants qui se relèvent parce que si on pouvait anesthésier un grand garçon avec une tape dans la nuque ça se saurait, etc…
              Je suis désolé de me ramener avec une série mainstream, mais je trouve que le « hallway fight » de Daredevil rend plutôt bien hommage à cette scène de Old Boy (pas la peine de vous taper toute la série c’est sur Youtube)

            • #46399 Répondre
              dizzy
              Invité

              Je n’aime pas spécialement les scènes de baston ni ce film, mais celle de The Killer me semble être la plus réussie (lisible et intense) que j’ai vue depuis un petit moment.

              Celle de The Irishman est évidemment hors catégorie.

          • #46385 Répondre
            Ourson
            Invité

            Ça part en top 1 dans ma watchlist, merci. J’étudierai ça ce soir en essayant de pas trop poser le cerveau

          • #46394 Répondre
            Billy
            Invité

            Pour juger d’une bonne scène de bagarre, je chourre les 2 axiomes de François et personne le voit :

            1 Je juge alors la performance technique, chorégraphique. C’est pour ça que la baston ne doit pas sortir de l’espace du possible. On a besoin de croire que les corps font vraiment ça, de sentir les corps éprouvés. La baston est une façon de jouer avec les corps et l’environnement, de détourner la matière, de la ressentir plus fort : le verre qui se casse bruyamment dans la chambre de Piégée, Channing Tatum qui jette le café brulant au visage au tout début, la voiture qui fait des tonneaux dans The Fall guy.
            L’environnement et les corps sont éprouvés différemment pendant une baston : dans la scène de chambre de Piégée, à la façon dont elle le coince et l’étrangle entre ses cuisses, on voit la puissance de la fille. L’usage du lit est détourné, mais garde son aura sexuelle.

            2 Il y a aussi un truc scénaristique dans une baston, comment on donne les infos au spectateur, comment on met en place les rapports de force, ce qui engendre des effets de suspense ou de surprise (d’où la nécessité de la lisibilité de la scène pour en jouir).
            Suspense comme dans Kill bill avec les sifflements de la meuf qui annonce la baston à venir. Ou le serpent dans la caravane.
            Ou surprise, le café dans la gueule dans Piégée juste après une conversation douce.
            Dans the fall guy, quand il projette son adversaire de la mezzanine en se faisant tomber avec lui. On comprend pourquoi il a déplacé le canapé. Il tombe sur le canapé, pas son adversaire qui s’éclate au sol.
            Ou quand ses adversaires l’aspergent d’essence, il crie à l’aide et boit. On comprend ensuite pourquoi, quand il crache du feu.
            Pendant la baston, on a eu des infos sans s’en rendre compte parce que la baston allait vite. Comprendre a posteriori fait partie du plaisir.

            • #46413 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

              tu recommandes dont The fall guy?

              • #46453 Répondre
                Billy
                Invité

                Oui pour les scènes d’action et de comédie. La virilité et son ironie.
                Mais la romance est nulle. Elle est d’ailleurs traitée comme une obsession du personnage avec la chanson I was made for loving you répétée 15 fois dans le film. Le corps du cascadeur jouit ailleurs : dans la chute depuis l’hélicoptère avec le corps qui virevolte avant de disparaître dans l’air bag, dans la baston à la lumière noire, dans le surf sur la route.
                Le tournage du film dans le film donne des scènes méta-lourdes (sur le split-screen), et aussi des bonnes scènes (le cascadeur qui tâte le sable avant la cascade, le bouton à actionner pour lancer les tonneaux, le bruit des câbles quand le perso est projeté).

                • #46459 Répondre
                  françois bégaudeau
                  Invité

                  On va voir ça

            • #46452 Répondre
              Doug
              Invité

              Après la Gêne (super épisode au passage, merci François!), je me faisais une réflexion autour du genre Super-héros, qu’on pourrait supposer fécond en scènes de bagarre mais qui n’en produit de mémorables qu’à titre très exceptionnel.
              L’espace du possible pourrait effectivement élucider la question : la sur-humanité du super-héros le soustrait de facto de cet espace, l’autorise à se passer des contraintes matérielles, conditions pré-requises à une bonne scène d’action, défaut substantiel du genre, programme vicié de l’intérieur, affaire conclue. Mais je me demande si l’axiome ne gagnerait à se compléter d’une idée de proportionnalité.

              Deux films me viennent pour illustrer, d’animation en l’occurrence bien que l’idée ne s’y limite pas :
              L’unanimité d’une partie de la critique autour du foisonnement graphique du récent Spiderverse occulte que le film ne produit pas la moindre scène et surtout pas d’action. Les personnages se déplacent avec une insolente fluidité, confiance d’invulnérables, le scénario seul semble dicter l’issue des affrontements, on assiste au global à des chorégraphies virtuoses de pirouettes indifférenciées, arbitrairement soldées par une victoire ou une défaite.

              À l’inverse je trouve les scènes de poursuite des Indestructibles infiniment plus tangibles et ludiques, et il me semble du fait que Brad Bird s’en sert pour rendre clair ce qui délimite les capacités de ses personnages, aussi sur-humains soient-ils. Pendant la traque de Flèche à travers jungle, on apprend (et le personnage aussi, et s’en étonne, lumineux choix) que sa super-vitesse lui permet de courir sur l’eau. Tandis que plus tard, c’est son incapacité à s’y tenir immobile qui le sauve : cerné, il arrête sa course, la tension de surface de l’eau reprend le dessus, il coule et se faisant échappe à la mort. Dans une histoire de super-humains qui courent sur l’eau, quelque chose a présidé : les lois de la physique. Rendant clair où commence et s’arrête « L’espace du possible » au sein du récit. Du coup, de « L’espace du possible » vers « Un espace de l’impossible », peut-être ?

              On voit bien en tout cas comment le programme industriel du genre super-héros le rattrape : pour qu’ils soient incarnés ses personnages appelleraient limites et faiblesses (morales y compris,) mais assignés à rester mascottes de cartables et de manèges, tendance inverse, compétitions de surpuissances, désintérêt.

              • #46477 Répondre
                françois bégaudeau
                Invité

                Dans la GO je comptais dire que le film d’action s’était, pour des raisons de surenchère oubligée, transformé en film de super héros. Le super héros a absorbé le héros (c’est aussi ça le post humain). Et Max a un évident devenir super-héros. Or le super héros, en effet, nous fait sortir de l’espace du possible, ou, comme tu le dis, réintroduit de l’impossible quand ça l’arrange.
                Tout cela brouille l’action. Brouille les belles règles du jeu du film d’action.

                • #46478 Répondre
                  françois bégaudeau
                  Invité

                  Dans Libé aujourd’hui il est question du « fabuleux » Fury Road. Et Miller est présenté comme un. génie. Pour autant les fans du film continuent à se percevoir comme des minoritaires illégitimes incompris. D’où leur nervosité dès qu’une petite voix fluette – la mienne- vient oser dire que le film n’est pas et ne saurait être un chef d’oeuvre.

                  • #46480 Répondre
                    Ducoup
                    Invité

                    Fluette, fluette, c’est vite dit. Je t’ai senti passer haha.

              • #46708 Répondre
                Ourson
                Invité

                En parlant de super-héro et de contraintes matérielles, on notera que plus ça va, moins il y a de « matière » dans ces films, et de plus en plus d' »anti-matière » : des structures immatérielles et lumineuses qui remplacent les armes, les combinaisons, les accessoires, parfois même les personnages. On connaissait le sabre laser, mais maintenant tout est un peu laser et lumineux, parfois les personnages eux-même.
                C’est facile de taper sur Marvel maintenant que tout le monde s’y donne à coeur joie, alors que c’était encore un monument de la pop culture incritiquable il y a encore une décennie, mais je trouvais ça intéressant de parler de ce phénomène pour souligner tout ce qui est dit dans ce film, surtout que le phénomène se répand dans tout le cinéma d’action

          • #46515 Répondre
            I.G.Y.
            Invité

            Je vois que revient sur la table ce fameux axiome 1 qui me pose problème, ça m’encourage à émettre une contre-proposition mais à d’abord poser une question. Par « possible », est-ce que tu entends possible « pour un humain » (c’est ce qu’il me semble à t’avoir écouté)? Si c’est bien cela, alors ça me paraît très restrictif, on supprime d’office toute jouissance possible devant la « surpuissance », on supprime une rêverie, un fantasme.
            .
            Ne pourrait-on pas transformer cet axiome en « une bonne scène d’action doit être réglée », dans le sens où les capacités des personnages en lutte doivent avoir des caractéristiques cohérentes entre elles, sans déséquilibre excessif, et surtout stables, fixées au départ (pour éviter l’arbitraire scénaristique sorti du chapeau). Pour en avoir discuté avec un ami récemment, on retrouve exactement ce problème de cohérences de règles (non nécessairement humaines)… dans le jeu vidéo (jeu de combat, jeu de rôle etc…).
            .
            En somme, une bonne scène d’action doit respecter des règles, davantage que d’autres types de scènes. Ça tendrait à faire du cinéma d’action un cinéma plus rationaliste (je note d’ailleurs l’emploi du mot « axiome », pas anodin).

            • #46709 Répondre
              Ourson
              Invité

              J’ai cru comprendre que François avait apprécié la course poursuite de Batman, entre autre choses, donc à partir de là j’imagine que vos deux thèses se rejoignent.
              J’ai pas pu m’empêcher de penser à Dragon Ball Z en lisant ton post, mais :
              1- Je suis pas sûr que l’oeuvre soit si appréciable que ça si on tombe dessus passé 15 ans
              2- Il a été défini dès le départ que l’espace du possible est infini, puisque l’univers nous dit clairement « un mutant surpuissant avec une queue de singe devient gentil en tombant sur la tête, affronte des cochons humains qui sont prêts à sacrifier un voeu pour une petite culotte » dès les premiers tomes. À partir de là t’as champ libre pour faire ce que tu veux
              Il y a une « DragonBallZification » des films de super héro qui prend pas à cause de cette absence de champ libre mis en place

              • #46725 Répondre
                I.G.Y
                Invité

                Je ne suis malheureusement pas connaisseur (du tout) de DBZ, mais j’imagine que la réfléxion s’y applique effectivement. La question étant du coup de savoir si les pouvoirs des uns et des autres restent relativement cohérents avec les personnages, et si les scénaristes n’ajoutent pas des pouvoirs aux uns ou aux autres quand ça les amuse. Autre exemple qu’il faudrait étudier dans ce style : la série The Boys

            • #46729 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

              J’espérais que l’ironie d' »axiome » était perceptible. C’est raté.
              Cela étant dit, je ne bride pas la « surpuissance », la rêverie, un fantasme. Simplement ces effets seraient obtenus en débordant le cadre de l’action. Il. faudra nommer ça autrement. A moins que tous les mots vaillent pout tout, et dans ce cas inutile d’essayer de réfléchir à ce qu’on appelle spécifiquement film d’action. Disons film et allons nous coucher.
              Et vivement la GO sur Franco, putain.

              • #46731 Répondre
                I.G.Y
                Invité

                Je sais bien que tu n’utilises pas « axiome » au sens strict mais d’une certaine manière, je t’ai beaucoup entendu/lu utiliser ce terme ces derniers temps — ton inconscient mathématicien travaille.
                .
                « ces effets seraient obtenus en débordant le cadre de l’action » : je ne sais pas, pour moi un combat entre deux êtres dotés de superpouvoirs ou bien simplement d’une puissance inhumaine reste une scène d’action, dans le cadre d’un possible « film d’action ». Cette surpuissance peut tuer la scène mais aussi la nourrir, tout dépend la manière (et peut-être, donc, des « règles »).
                .
                Concernant Franco, cette GO m’imposera des séances de rattrapage. Deux ans que j’en entends parler, toujours pas regardé. Peux pas tout faire…

      • #46392 Répondre
        Eden Lazaridis
        Invité

        Une bonne scène d’action est aussi une scène où on sent les coups, l’impact du point contre la peau, d’un corps contre un mur, d’une vitre cassée etc. La dernière scène d’action qui m’a donné une véritable poussée d’adrénaline grâce à cela c’est la scène de combat contre la brute dans The Killer de Fincher, justement parce que la musique et la caméra surlignent les coups : la musique ne s’emballe pas, elle reste dans les graves, dans des vrombissements et la caméra reste près des corps. On parlait de rétention pour Fury Road, voilà un film qui se contente d’une seule scène de combat, après une heure d’attente, et qui nous fait jouir. Comme quoi Fincher n’est pas un bourrin et est loin d’être bête !

        • #46393 Répondre
          Eden Lazaridis
          Invité

          + Il fait la scène dans un appartement, dans un petit espace.

          • #46397 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            J’aime beaucoup cette scène, qui égale presque la baston dans la maison de suburb de Kill Bill.

            • #46401 Répondre
              Eden Lazaridis
              Invité

              Je me demande si Fincher n’a pas réalisé ce film uniquement pour cette scène ! Il voulait montrer à tout le monde qu’il savait filmer l’action, il a donc fabriqué le reste du film comme la condition de possibilité de cette scène, la rampe de lancement de cette fusée ! Le film est raté mais si on enlevait la voix off du narrateur, on pourrait presque y voir un l’Argent de Bresson des temps modernes. Il y a un devenir bressonien de Fincher je pense aha !

              • #46412 Répondre
                françois bégaudeau
                Invité

                je ne suis pas loin de trouver que c’est mon Fincher préféré.

                • #46414 Répondre
                  Eden Lazaridis
                  Invité

                  J’en suis pas loin non plus, mais The Social Network me fait du pied…

                  • #46416 Répondre
                    françois bégaudeau
                    Invité

                    Oui, et Gone girls, et Zodiac.
                    Mais The killer est le plus pur

                    • #46417 Répondre
                      Seldoon
                      Invité

                      Il faudrait quand même retirer cette voix off pour vraiment prétendre à ce titre, non ?

                      • #46418 Répondre
                        Seldoon
                        Invité

                        Il ne reste plus qu’à attendre un remontage sans voix off par son pote Soderbergh.

                      • #46430 Répondre
                        Ducoup
                        Invité

                        En même temps c’est par elle qu’il écorne la figure du tueur pro intouchable. A chaque fois qu’il prévoit un truc ça foire. Tout ses longs discours tombent à plat, il ne maîtrise rien du tout. C’est un film que je n’ai pas particulièrement aimé voir (à part la scène de baston), mais avec le recul, c’est sans doute le Fincher le plus pur.

                      • #46433 Répondre
                        Eden Lazaridis
                        Invité

                        Oui mais la règle numéro 1 du cinéma c’est « show don’t tell ». Une voix off c’est toujours un sacrilège cinématographique.

                      • #46436 Répondre
                        Seldoon
                        Invité

                        Je ne suis pas d’accord avec « show don’t tell », le cinéma est quand même plus riche que cette fausse dichotomie. Et l’histoire du medium démontre que les voix off géniales, ça existe, il y en a beaucoup. Les voix off béquille ou remplissage, moins. Celle-ci par exemple est ratée, on comprend bien l’intention mais elle ne produit que rarement son effet. Au fond elle est là parce qu’ils ont eu peur de la rareté des dialogues, c’était pas commercial.

                      • #46456 Répondre
                        Billy
                        Invité

                        bah oui, il y a qu’à voir les voix-off chez Sophie Letourneur dont Fincher est fan. Il te parle du Marin masqué, tu l’arrêtes plus

                      • #46461 Répondre
                        Seldoon
                        Invité

                        Il travaille d’ailleurs sur le remake, avec Robin Wright en Sophie et Rooney Mara qui fait sa copine. Netflix adore.

                      • #46755 Répondre
                        Malice
                        Invité

                        Seldoon tu penses quoi de la voix off de « little children »?
                        Elle m’a paru superflue, un peu gênante la première fois que je l’ai vue mais plus je vois le film et plus je lui trouve un certain cachet.

                    • #46423 Répondre
                      Eden Lazaridis
                      Invité

                      Honnêtement je ne sais pas si The Killer est le plus pur. Fincher est incontestablement un cinéaste intellectuel et abstrait, il ne respecte que l’intelligence (et certainement pas la force physique). À ce titre je pense que je préfèrerai toujours The social network à The Killer parce que l’enjeu est plus abstrait et intellectuel (Eduardo accède au club du Phoenix et bloque son compte bancaire) alors qu’il est déjà plus physique et concret dans The Killer (son patron s’attaque physiquement à sa copine). Le « héros » (toujours trouble moralement chez lui, ce qui est intéressant), triomphe d’un côté par un contrat, en faisant signer à Eduardo un contrat qui dilue ses parts de la société, et de l’autre, par la force physique, en tuant les tueurs à gage engagés pour le liquider. Là où j’irai dans ton sens c’est que The social rajoute à ces intrigues une couche d’humanité (amitié, trahison, fidélité etc) alors que The Killer fait s’entrechoquer des individus qui sont des étrangers les uns pour les autres (des tueurs à gages), il n’y a donc aucun sentiment, juste des machines ayant des programmes contradictoires.
                      Disons donc que l’enjeu de The social est plus fincherien, mais que les protagonistes de The killer sont plus fincheriens.

                      • #46425 Répondre
                        Eden Lazaridis
                        Invité

                        En tout cas, parce que Fincher est un cinéaste de l’intelligence, on ne peut décemment dire qu’il est un cinéaste viriliste. C’est déjà ça !

    • #46334 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Malheureusement je ne peux pas écouter des G.O sur des films que j’adorerais voir mais qui ne passeront dans le coin qu’à la St glain glain ( et peut être sous-titré en mexicain) comme Le Mal n’existe pas

    • #46521 Répondre
      Pierre
      Invité

      Je sors juste de La Vie selon Ann, poussé par la chronique de la Lucile (https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-regard-culturel/le-regard-culturel-chronique-du-vendredi-10-mai-2024-8209560)

      Pas si enthousiaste je dois dire devant cette comédie anti-romantique ou affleure de nombreuses références à un romantisme de cinéma, qui échoue complètement à se manifester dans la vie de l’héroïne. Grande fan pourtant de romances, au point d’en chanter, faux évidemment, ses airs préférés, au lit avec ses amants dominants. Elle les aime ainsi.

      Premier plan hyper parlant de ce point de vue, geste masturbatoire face à un corps qui dort, ou qui voudrait bien dormir. Incipit en forme de programme. Bienvenue en anomie

      Monstration d’un monde qui ne fait plus lien. Ainsi de son entreprise, ainsi de sa famille, ainsi de ses amis, ainsi de ses relations. La vie lamentable donc, mais étendue à l’ensemble de la population new-yorkaise. Dystopie réelle trop réelle, où le rôle du numérique est seulement esquissé, loin de toute lourdeur didactique. Mise en scène de la grande remplaçabilité de tout un chacun. Et de l’impossibilité des communications. Double scène d’envoi de message avorté, tragédie ordinaire de la communication contemporaine. A quoi bon ces messages convenus.

      On s’ennuie ferme donc, et le monde nous est rendu à sa matérialité nauséeuse. Référence au roman de Sartre apparaît ainsi lorsque l’héroïne prépare son repas, gros plan sur une sorte de pâtée que l’on jurerait pour chien.

      Ainsi émerge l’humour, par bouffées de gêne. Et parfois au milieu de cette gêne, les racines de l’angoisse. La peur de vieillir seul (le dernier petit ami, dont la gentillesse est un appel à l’aide), ou au contraire de devenir une femme gelée, toute encombrée de sa famille (la sœur, qui ne se résout pas à  »finir » ainsi)

      Un humour qui sent bien le malaise donc, le cringe. Forme qui émerge de plus en plus comme en témoigne Fiasco sur Netflix où Ninet reprend le filon qu’il avait déjà exploité dans sa série casting passée assez inaperçue sur Canal. On doit à The Office, chef de file de ce nouveau genre, cette multiplication des propositions. D’ailleurs, le film y fait pas mal penser dans ses scènes de bureau (même si par exception, la relation avec son collègue semble presque enjouée)

      Pas sûr cependant que toutes les propositions soient d’égale niveau. Et si cela pousse parfois au sur-jeu comme chez Niney, cela peut aussi amener à une sorte de sous-jeu général. C’est le cas ici, l’actrice en premier lieu. Amène quelque chose d’un peu pesant et fait parfois écran à l’intelligence de l’écriture.

    • #46547 Répondre
      Charles
      Invité

      Presse élogieuse pour le dernier film de notre chouchou De Peretti présenté à Cannes aujourd’hui. Il sort début septembre, parfait pour la rentrée de la GO.

      • #46548 Répondre
        Tony
        Invité

        En parlant de Cannes , j’attends sans trop y croire les premiers avis sur le Coppola, j’espère que c’est pas le film de trop,en le voyant monter les marches on se demande s’il a encore toute sa tête,il a vraiment pris un coup de vieux, drôle de casting en plus.

        • #46549 Répondre
          Charles
          Invité

          La bande-annonce fait peur quand même, ça sent le maxi-kouglof complètement con sur des grands sujets avec des références à l’Empire romain bien gênantes.

          • #46551 Répondre
            Tony
            Invité

            Oui elle est pas ouf la ba,on sent qu’on va planer dans le ciel des idées,et puis Driver je commence à en avoir marre,heureusement y a Aubrey Plaza parce que le reste du casting ça sent la naphtaline.

            • #46571 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

              je peux fais ici une révélation-confession ; je n’ai aucun avis sur Coppola
              j’ai d’ailleurs vu très peu de ses films post Parrain 3
              je peux dite que j’aime plutot beaucoup les Parrain, passionnément Conversation secrète, assez Apocalypse now, mais sinon je ne vois pas du tout ce que ce monsieur bricole

              • #46580 Répondre
                Seldoon
                Invité

                Question pour les contemporains de Francis. Est-ce que ses films des 80´s faisaient parler à l’époque ? Dans les années 2000, « Coppola » était synonyme de « Coppola des 70´s » et on ignorait à peu près tous les films qui ne sont pas ceux que tu viens de citer. Sauf peut être Dracula, et encore. Il me semble qu’il y a eu un retour récent dans le champ cinéphile de sa filmographie des années 80 et 90, qui a accompagné le retour général de ces années là.

                • #46584 Répondre
                  Charles
                  Invité

                  Il me semble que Daney lui portait un grand intérêt dans les années 80 période Coup de coeur (film atroce) sans savoir complètement quoi en penser. Plus de la curiosité qu’un réel intérêt. Il voyait qu’il bricolait un truc entre le classicisme Hollywoodienne et l’expérimental et se demandait où ça pouvait aller.
                  Mais il est toujours très soutenu en France avec toujours la même bande critique d’ex de Chronicart et aussi Goldberg. Et Critikat qui tente de sauver Megalopolis sur le terrain du grand film malade qui est peut-être le concept le plus bidon de la critique qui consiste à refuser d’admettre qu’un film de son auteur préféré est raté.
                  Pour moi Coppola est le « grand » cinéaste le plus inégal de l’Histoire du cinéma et donc sans doute pas un grand. Pour la période post-80, Dracula c’est très kitsch et sans grand intérêt, Jack est un navet, l’Homme sans âge est partiellement raté. En revanche j’aime bien Tetro et Twixt pas mal. Même ces films des années 80 sont pas terribles (mais je n’ai pas tout vu, Coup de coeur et Peggy Sue c’est pas du grand cinéma quoi). Je me demande si ce n’est pas le cinéaste le plus faible du Nouvel Hollywood. Ni vraiment politique, ni intime, surtout opératique voire métaphysique, ce qui donne peut-être trois chefs d’oeuvre, ce qui est déjà énorme, mais après ça s’assèche et devient parfois embarrassant.

                  • #46586 Répondre
                    JeanMonnaie
                    Invité

                    J’attends Metropolis avec impatience, un projet que Coppola a en gestation depuis 40 ans. J’ai découvert Silence de Scorsese hier soir, un film qui était en gestation depuis 20 ans et qui est très bon. Metropolis est un sujet casse-gueule, comme beaucoup d’autres en réalité. Le Règne animal est un très bon exemple : il pouvait facilement sombrer dans le ridicule et pourtant, il reste intéressant. J’aurais préféré le voir en série pour un scénario plus consistant car l’histoire reste un peu faible avec la piètre prestation d’Adèle PANchoupoulos dans son imitation de gendarme de banlieue.

                  • #46594 Répondre
                    françois bégaudeau
                    Invité

                    Oui ses films des années 80 étaient des événements. Notamment des événements critiques. Il faut voir que le type sortait d’une sacrée décennie, il était donc à ce moment unanimement consacré comme THE grand cinéaste. D’où la surévaluation de films comme Rusty James, Outsiders ou Peggy Sue : on sentait bien que c’était pas top, mais puisque c’était de Coppola ça devait être beaucoup plus fort que c’en avait l’air. Là on peut le dire : dans ces années là, Coppola bénéficie de la politique des auteurs.
                    Mais par la suite il va peu à peu décourager tout le monde, jusqu’à ne plus être suivie que par la poignée d’hystéro-critiques dont Charles a parlé.
                    Désormais c’est autre chose : Coppola est patrimoine. Son nouveau film ne va pas etre vu, il va etre visité. On va visiter un musée Coppola édifié par lui même. Un musée ça ne se juge pas, ça se visite. Et puis tout le monde oubliera.

                • #46590 Répondre
                  Tony
                  Invité

                  Sur le Coppola des années 80 j’étais un peu trop jeune pour en juger mais je me souviens avoir vu Peggy Sue en salle,Rusty James aussi,Tucker également,tous ces films étaient plutôt bien accueillis par la critique,les cahiers en particulier,et puis on connait tous la légende qui a suivi la faillite de ses studios, Coppola obligé de se vendre aux studios et d’enchaîner les films de commande pour rembourser sa montagne de dettes,je n’ai pas revu ces films depuis leur sortie, j’ai commencé l’année dernière à regarder Coup de coeur mais j’ai abandonné avant la fin, faudra peut-être que je retente.Heureusement il nous reste Apocalypse Now et les Parrains,ces films là sont immenses .

                  • #46595 Répondre
                    françois bégaudeau
                    Invité

                    Je le redis : son grand film – et peut-etre le seul qui ne tienne que par le cinéma- c’est The conversation.
                    Apocalypse est ampoulé ; poisseux de littérature. Et le Parrain faudrait voir si ça tient vraiment, malgré son acteur principal.

                    • #46599 Répondre
                      Tony
                      Invité

                      Pour avoir revu les 2 parrains il y a deux ans je peux dire qu’en ce qui me concerne ça m’a captivé,faut dire aussi que, contrairement à toi,je suis fan de Brando,et pour Apocalypse Now j’ai vu la version longue avec la famille de colons français et ça lui donne une autre dimension, c’est vraiment intéressant.

                      • #46658 Répondre
                        Eden Lazaridis
                        Invité

                        Moi je ne sauverais même pas les parrains : Coppola s’intéresse à la mafia et la seule chose pertinente qu’il trouve à faire c’est de tartiner le film d’une musique de mandoline tellement caricaturale qu’elle est devenue la musique officielle de la mafia, et qu’elle sert depuis essentiellement aux humoristes ; de faire jouer les mafieux par des bruns ténébreux et oraculaires, on ne sait pas si Al Pacino est dans un film ou dans une pub de parfum, Brando n’en parlons pas. Le film n’a aucun humour, aucune intelligence sur son sujet, il prend beaucoup trop au sérieux cette bande de guignol que sont les mafieux (heureusement que je le dis dans l’anonymat plus total). Le film ne tient que par un fait de scénario, à savoir une succession de coups de théâtre, mais il n’y a pas la moindre invention formelle, c’est de l’académisme pur et simple. Heureusement que Scorsese est arrivé par la suite pour montrer le côté burlesque de la mafia et qu’il inventera une forme pour cela, le cinéma bande-annonce.

                      • #46667 Répondre
                        Tony
                        Invité

                        Non Coppola ne s’intéresse pas à la mafia mais à la famille, à ce qu’elle fait aux individus et c’est grandiose, j’échange 100 anatomie d’une chute contre quelques minutes du Parrain et la musique est géniale bien sûr.

                      • #46668 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Je crains justement, le revoyant après trente ans sans, d’avoir exactement ces impressions là.
                        Et cinéma bande annonce est un très bon concept
                        (même si Scorsese s’est parfois révélé excellent dans le contraire de ça : la scène)

                      • #46704 Répondre
                        Ourson
                        Invité

                        C’est quoi le cinéma bande annonce ? Du ciné basé sur de courtes séquences punchy et des images/répliques fortes ?

                      • #46707 Répondre
                        Charles
                        Invité

                        Eden, tu mets effectivement le doigt sur le problème du Parrain : la mythification de la mafia, son élévation au rang de la tragédie grecque même si Coppola n’est pas entièrement responsable de la récupération de son film (mais pas totalement innocent non plus). C’est donc un festival de visages fermés, très soucieux, graves, concentrés, d’hommes qui prennent des décisions impossibles dans des costumes trois pièces en s’imaginant que le monde leur appartient. C’est le plus bel hommage qu’on pouvait leur faire.

                    • #46607 Répondre
                      Seldoon
                      Invité

                      Coppola c’est avant tout l’homme qui aura vu qu’Harrison Ford est un mec dans des bureaux. Même à la guerre, il se réduit à donner (maladroitement) des dossiers.
                      Apocalypse Now : Poisseux de littérature mais presque intégralement sauvé par son tournage (je ne parle pas que des conditions qu’on connait, mais aussi et surtout de la façon dont FFC, quand il n’est accaparé par des expérimentations plus visuelles que formelles, passe le tournage à chercher. Le temps long du tournage en question lui a permis de faire ça. Et ensuite de faire du montage, du vrai montage).
                      J’ai toujours aimé Le Parrain. Mais m’a frappé la dernière fois l’efficacité balourde de sa narration. Si ou oublie le magnifique marriage du début, que Cimino pompera, tous les enchainements sont comme dans une série : « Va parler à Sollozzo », scène suivante, il parle à Sollozzo. Ce n’est pas pour rien que certains le présentent comme un des pères du blockbuster. Ce défaut sera heureusement évacué du deuxième volet, même les parallèles entre les deux vies ne sont pas évidents.
                      Conversation secrète a toujours eu ses grands défenseurs. Le film en mode mineur dans une décennie en mode majeur. C’est celui de la période que je revois le moins et que j’aime de plus en plus à chaque fois.

                      • #46754 Répondre
                        Leo Landru
                        Invité

                        Conversation secrète est sobre, il fonctionne bien. Vu une seule fois et pourtant il me reste en tête Gene Hackman en type ordinaire, un peu pathétique, un peu triste, englué dans son dilemme, des plans sur le boulot, la technique d’écoute, et la scène de la beuverie entre confrères. Il capture bien la solitude. Selon Wikipedia, Coppola a voulu et a pu le réaliser grâce au succès du Parrain (qu’il considère comme un simple film de commande – cf blockbuster) et l’estime comme son meilleur film, avis partagé par Gene Hackman (et c’est bien normal puisqu’on ne voit que lui). Je vais le revoir je pense.

                    • #46609 Répondre
                      Ducoup
                      Invité

                      « Apocalypse est ampoulé ; poisseux de littérature. » C’est pour ça qu’on l’aime aussi. Tu n’aimes aucun film qui tâche (mal équilibré, grossier, too much)?

                      • #46610 Répondre
                        Ducoup
                        Invité

                        Ha j’avais pas vu plus haut que si tu l’aimes bien.

                      • #46670 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Les mots, Ducoup. De grace fais attention aux mots, ces pauvres petites choses.
                        Ampoulé et poisseux de littérature sont des mots.
                        Qui tâche, mal équilibré, grossier, too much sont d’autres mots.
                        Donc il est tout à fait possible à un etre humain qui n’aime pas les films poisseux de littérature d’aimer des films too much. Puisque ces deux notions n’ont rien à voir.

          • #46596 Répondre
            lison
            Invité

            Libé titre « grosse mousse au Coppola », dommage… ils avaient pensé à « Tout le monde déteste la Mégalopolis », plus drôle.

            • #46597 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

              All Coppola are bastards

              • #46601 Répondre
                Tristan
                Invité

                Mais c’est drôle, dis donc ! C’est très drôle. Est-ce un acte de candidature pour intégrer la rédac de Libé ?

                • #46616 Répondre
                  françois bégaudeau
                  Invité

                  C’est pas de ma faute, c’est Lison qu’a commencé.

            • #46628 Répondre
              Tristan
              Invité

              Vu sur les murs d’une épicerie bio bobo, à Die : « Tout le monde déteste la propolis ».

              • #46630 Répondre
                lison
                Invité

                Rires
                J’adore.

                • #46644 Répondre
                  Julien Barthe
                  Invité

                  Je prends le risque du bannissement : « Normal qu’après le Hamaguchi on trouve quelque Coppola. »

                  • #46648 Répondre
                    Claire N
                    Invité

                    Tu m’as scié

                  • #46649 Répondre
                    Dr Xavier
                    Invité

                    C’est une vanne à 4 temps ? Je trouve pas.
                    « Sang-soo en manque d’argent pour ses films »

                  • #46650 Répondre
                    toni Erdmann
                    Invité

                    Elle est très technique

      • #46612 Répondre
        Ducoup
        Invité

        J’ai hâte…je l’ai découvert avec « Enquête sur un scandale d’état », mais j’ai encore préféré « Une vie violente » auquel je pense vraiment souvent.

    • #46588 Répondre
      PeggySlam
      Invité

      Enfin je viens d’ecouter la GO sur Mad Max Fury Road et mais comment j’ai pas vu que c’était un western ?!? Autant je l’ai remarqué de suite pour Avatar mais pas pour Mad Max. Merci pour cet ouverture des yeux et de recadrer le film. Cela me fait comprendre pourquoi je n’aime pas ce film. Je crois que j’ai le même problème qu’avec ces réalisateurs qui ne pensent qu’à l’image comme Villeneuve pour infantiliser le public. Tout ce que je n’aime pas dans le cinéma. En tout cas merci pour cette gêne ma préféré avec 1917 et The Fabelman

    • #46613 Répondre
      Fripouille
      Invité

      Critikat est très emballé par le Coppola (il serait « extraordinaire », « hors du commun », « d’une autre planète », « au-delà du cinéma », « du jamais vu ») :

      Megalopolis

      • #46617 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        Pour l’hystéro-critique le tourbillon cannois est un idéal terrain d’activation.

        • #46622 Répondre
          Fripouille
          Invité

          Hélas… Comprendre que le film est si beau qu’on ne pourra rien en dire, parce qu’il est au-delà du dicible, voire du visible. Megalopolis, c’est un peu le Schmilblick : « Haut les cœurs et chapeaux bas devant cette géniale invention qui, demain ou après-demain au plus tard, fera germer le blé fécond du ciment victorieux qui ouvrira à deux battants la porte cochère d’un avenir meilleur dans le péristyle d’un monde nouveau ».

          • #46698 Répondre
            Charles
            Invité

            Emballés je ne sais pas, ils essaient surtout de sauver le bordel sur le terrain du jamais vu pour ne pas évoquer ses ratés.

    • #46639 Répondre
      Charles
      Invité

      Ça fait plusieurs fois que tu emploies l’expression d’hystero-critique François, tu définirais ça comment? L’emphase de la réception complètement décollée de la matérialité du film? Une critique plus occuper à délirer un film qu’à le décrire ?

      • #46640 Répondre
        Charles
        Invité

        Occupée.

        • #46673 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          Ca m’est venu récemment en pensant à quelques connaissances et-ou critiques qui avaient la même façon de parler de cinéma, toujours superlative dans un sens ou dans l’autre, et toujours très prompts à s’extasier ou à s’horrifier. Et enclins aussi à porter aux nues le mauvais gout, ou les objets foireux. La parole de Denouette sur France-cul à propos de Challengers serait un modèle du genre.
          Ce serait presque un type physique.
          Gens qui s’emballent de leurs propres emballements. On sent qu’à un moment leur parole est hors de controle – portée loin loin loin du film.
          Gens qui peuvent etre brillants, mais que je mets à 0,3 sur une échelle de 10 de la fiabilité

          • #46682 Répondre
            Eden Lazaridis
            Invité

            Je pense qu’il ne faut pas demander à Denouette un avis sur le vif, mais par contre quand il parle d’un projet sur lequel il a longuement travaillé, il est plus pertinent. J’ai trouvé son documentaire + son microciné sur Brad Pitt vraiment justes.

          • #46697 Répondre
            Charles
            Invité

            C’est vrai qu’en entendant Denouette parler parfois on a vraiment l’impression d’entendre un mec sous coke qui voudrait absolument dérouler à 2h du matin une super théorie sur une série B foireuse (un peu comme dans la scène de ce film où on voit Tarantino avec le réalisateur de Tàr (!) délirer sur l’homoérotisme de top gun). Bon, je ne pense pas qu’il soit cocaïnomane hein mais c’est vrai que cet auto-érotisme speed de la parole critique est parfois un peu pénible même si je l’ai trouvé assez juste sur le dernier Dupieux (que je n’ai pas vu mais comme il tourne en rond ce n’est pas bien grave pour juger de la qualité de la réception).

            • #46738 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

              Il peut être pertinent, oui. En tout cas il essaie toujours de penser. Il fait de la critique quoi.
              Son livre sur le comique est son image : vraiment pas mal, mais qui s’emmêle les pinceaux dans ses assertions.
              Et puis Challengers, quoi. « Filmer le tennis comme un porno. »
              Comme cet autre hystéro-critique qui m’avait certifié que Tenet était un chef d’oeuvre qui dialoguait avec Eisenstein.

              • #46741 Répondre
                Eden Lazaridis
                Invité

                Denouette a un côté cool, branché, stylé, tendance qui l’amène peut-être des fois à élaborer des « effets de goûts », à décréter que quelque chose est valorisable uniquement pour se rendre original. Moi il m’est très sympathique mais je reconnais que des fois il part en vrille.

                • #46802 Répondre
                  Toni Erdmann
                  Invité

                  Pour exemplifier tout ce que vous dites, je conseille son intervention dans Les Midis de Culture sur « Un p’tit truc en plus ». Il défend le film coûte que coûte, jusqu’à dire « oui mais ça c’est les codes de la comédie populaire, c’est normal ».

      • #46680 Répondre
        Eden Lazaridis
        Invité

        Attention je vais dire une banalité mais je pense qu’un festival est un contexte défavorable pour avoir un avis solide sur un film. On enchaîne les films, on est assailli par les films, les images, les musiques, on est donc gavé, rassasié, lassé et donc incapable de la moindre expérience esthétique, comme après avoir senti trop d’eaux de parfums. On est aussi gagné par l’exaltation générale (Cannes, le soleil, la plage, les vedettes, mais ça marche aussi pour Salt lake city, Venise etc), qui vous donne une sorte d’indulgence générale, car tout vous roule tellement dessus que rien n’est vraiment grave. Si j’étais critique, ce que je ne suis pas, je me méfierais de ce contexte.

        • #46683 Répondre
          Eden Lazaridis
          Invité

          C’est dans le contexte du festival que je comprenais le concept d’hystero-critiques.

        • #46685 Répondre
          PeggySlam
          Invité

          Tout comme à chaque événement je dirais. Comme les avant premières ou encore le Label M de l’Ugc. On est plus sur le ressenti du moment vécu de la soirée mais le film peut être vraiment vite oublié. C’est la raison pour laquelle je participe plus à ce genre d’événement et si je veux parler d’un film c’est seulement à la sortie sur les plateformes streaming officiel pour oublier aussi les critiques que j’ai pu entendre pour faire mon humble avis. Et être le plus objective possible

    • #46713 Répondre
      Lassou
      Invité
    • #46736 Répondre
      Eden Lazaridis
      Invité

      Ayant généralement les mêmes goûts que Marie Sauvion et Samuel Douhaire, je leur fais confiance sur le fait que ce Megalopolis va être un « Mégalo-nanar », ça se voit à un kilomètre.

      • #46737 Répondre
        PeggySlam
        Invité

        Il a l’air pas mal de diviser les gens. Je sens qu’il va y avoir un fossé entre ceux qui connaissent Coppola et qui vont pas aimer et pour ceux dont ça va être la première expérience Coppola au cinéma et qui vont adorer

        • #46753 Répondre
          Tony
          Invité

          Il a des défenseurs assez sérieux,Jacky Goldberg aux inrocks,Mascheret au Monde,Marcos Uzal aux cahiers et étonnamment la presse américaine est plutôt élogieuse,très intriguant tout ça.

          • #46895 Répondre
            PeggySlam
            Invité

            À suivre quoi

    • #46740 Répondre
      L’inconnu
      Invité

      Je recommande le beau docu Toute une nuit sans savoir de Payal Kapadia sur Tenk, trouvable aussi sur YouTube, sur les manifs étudiantes indiennes de 2015. Ses courts métrages sont beaux aussi, ca évoque un peu Apichatpong. Je paris sur elle pour avoir fait un des bons films de Cannes cette année avec All we imagine as light (malgré une bande annonce qui annonce un film un peu classique…)

      • #46760 Répondre
        Lassou
        Invité

        Il est en vostfr sur YouTube ?

        • #46763 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          Merci pour le signalement
          Sur Tenk on trouve aussi désormais De humani corporis fabrica, que je viens enfin de découvrir, avec grand émoi.

          • #46768 Répondre
            Charles
            Invité

            Film assez sidérant mais dont la sidération n’est-elle pas un peu facile par moment?

            • #46770 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

              Facile ne m’est jamais venu à l’esprit.
              Un oeil c’est une sidération facile? Oui sans doute. Comme un tigre. Il est assez facile d’etre sidéré par un tigre. Seulement peu de cinéastes ont l’idée de faire reposer leur film sur la puissance pure d’un tigre
              Il y a désormais ces images à disposition : des images médicales. C’est une grand idée que de s’en servir. Reprenant le travail d’une lignée rompue avec le départ de Jean-Luc : le cinéma comme outil de connaissance.

              • #46778 Répondre
                Ostros
                Invité

                Pour ma part je n’ai pas été sidérée mais très intéressée avec les yeux grands ouverts comme quand on voit quelque chose qu’on avait jamais vu, qu’on accède enfin à une connaissance dont on savait qu’elle existait mais nous était cachée. Je me suis dit quelle chance et quel plaisir. Ça m’a fait ça pendant Désordre aussi.

                • #46810 Répondre
                  Claire N
                  Invité

                  Merci Ostros
                  Ça me fait comme un grand verre d’eau
                  Tu me donnes envie de découvrir et pas Réagir
                  C’est pour ce genre d’Elan que j’aime tes posts
                  Meilleur humaine je me trouve grâce à cela

                  • #46815 Répondre
                    Ostros
                    Invité

                    Merci ça fait plaisir ^^
                    .
                    Avec tes connaissances scientifiques je pense que tu vas en tirer un certain plaisir. Je suis curieuse d’avoir ton avis de neurologue cinéphile.
                    .
                    Toni E. a bien fait d’insister pour qu’on voie ce film. Ça a été un des meilleurs films vus de cette année 2023, dont des images, voix et situations me restent. Donc merci encore une fois à toi Toni.

              • #46803 Répondre
                Charles
                Invité

                Connaissance relative car on ne comprend pas tout à fait ce qu’on voit – on identifie parfois l’organe, parfois pas mais on ne sait pas toujours ce que les médecins font.

                • #46811 Répondre
                  Ostros
                  Invité

                  Certes mais on voit. Et c’est déjà énorme de voir ces choses-là.
                  Je rejoins Toni sur le côté ludique, ne pas savoir précisément où on se trouve, deviner à partir du peu d’informations qu’on a. Je ne me suis jamais sentie perdue, larguée. Montrer sans expliquer permet de voir le geste médical, le tissus extrait, en étant complètement attentif à lui, focalisé. Ne pas donner d’info offre une façon de voir plus précise, avec plus d’acuité comme lorsqu’on se retrouve sur un sentier jamais foulé et que les sens sont à l’affût pour en capter toutes les infos possibles, des repères.

                  • #46813 Répondre
                    Ostros
                    Invité

                    C’est ça que j’appelle connaissance dans mon post précédent.

                    • #46814 Répondre
                      Charles
                      Invité

                      Oui c’est ce que François évoque sans doute aussi. Une connaissance qui serait aussi charnelle en somme. Mais ces images-là sont aussi aveuglantes, fascinantes dans ce sens-là. Les images médicales sont spectaculaires – que ce soit la césarienne en live ou l’IRM -, peut-être que le film en fait trop bon marché.

                      • #46816 Répondre
                        Ostros
                        Invité

                        Mais n’est ce pas la nature de ses actes d’être pour le commun des mortels spectaculaires ou fascinants, car on ouvre un corps qu’on a l’habitude de voir fermé, chéri voire sacré et dont l’acte de l’ouvrir ainsi rend compte de sa pauvre matérialité, son insignifiance. Qu’est-ce qui ne serait pas du temps faible dans l’opération d’un coprs ? Qu’est-ce qui ne serait pas fascinant. Sachant que c’est l’objet du documentaire forcément ça va produire ces images fortes.
                        Ce que j’ai apprécié c’est justement que cet inédit soit contrasté les discussion banales et les erreurs visiblement courantes des médecins autour, simples humains qui parfois foirent un geste, agissent par habitude avec détachement (le mec qui enfonce un tuyau dans le pénis du patient en râlant sur les absences des assistantes, la galère et son geste qui devient agressif dans le pauvre pénis anesthésié), la routine. Et ce depuis la toute première scène.

                      • #46831 Répondre
                        Ostros
                        Invité

                        Routine du personnel médical qui est aussi inédit pour nous, dont le recul peut nous choquer. Le contraste avec les images fortes étant porté par le caractère familier des voix, les rires, les discussions qui portent sur le quotidien et qu’on a l’habitude d’entendre.
                        Ce qui fait aussi qu’une opération est quelque chose de violent à voir c’est le manque de délicatesse des chirurgiens, ils entrent là dedans sans manières. La fresque à la fin fait sens je trouve quand on a vu ce que les chirurgiens vivent tous les jours et comment ils sont passés à un autre niveau dans le rapport au corps et à la vie.
                        Je parle de cette fresque parce qu’elle a été mentionnée comme témoignage du sexisme et de la misogynie dans les hôpitaux. D’ailleurs dans le film un médecin parle de sa bite longtemps. Le film rend compte de quelque chose à ce niveau là. Il fait s’interroger. Peut-on être avoir perdu l’innocence vis à vis de la conception universelle du corps et de la vie, d’avoir vu l’intérieur, sauver des humains et ne pas se prendre pour dieu, avec les abus inhérents à ce type de pouvoir acquis ?
                        Les postes importants de chirurgiens sont occupés par des hommes selon une logique systémique qu’on connaît bien. Je me demande si des femmes chirurgiennes ne sont pas elles aussi devenues abusives du fait de leur statut. La fresque je l’ai vu comme le dégueuli de ce que ces cerveaux produisent comme affects / idées du fait de leur quotidien dans les blocs. C’est à dire que ces affects sont produits par le fait d’ouvrir des corps, de les soigner, les voir mourir. Comment ils gèrent les conceptions archaïques du monde. On y voir des bites, des orgies, des femmes-orifices, des hommes-dieux et des hommes-satyres. Je trouve tres intéressant que cette fresque ait été filmée, filmée comme ça comme on suit l’écoulement d’un fleuve, et qu’on la voit à ce moment-là, à la fin.

                      • #46860 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        La scène finale est assez géniale
                        L’internat c’est l’endroit aussi où tu arrives ebete au milieu de la nuit pour manger quand t’es de garde
                        Le mec seul à la table est en tenue de bloc ( il est de garde je pense)
                        Sous cette fresque complètement grotesque représentant la scène, chaque visage est celui d’un «  professeur « 
                        Parachuté là pendant que les autres font la teuf
                        La juxtaposition renvoie à quelque chose de si fragile, il m’a ému
                        Il est réel, seul , noir

                      • #47025 Répondre
                        joséphine
                        Invité

                        le manque de délicatesse des chirurgiens ? il n’y a pas plus délicat qu’un chirurgien ! sinon, c’est la catastrophe assurée.
                        Pour connaître le monde de l’hôpital, en effet les scènes qui heurtent le spectateur du film sont vécues comme banales pour le personnel et à raison, sinon ils ne pourraient pas exercer.
                        La réanimation très technique est aussi un lieu de routine, rien à voir avec Urgences
                        On est focalisé sur les gestes à faire, on a un but. Et des protocoles à respecter. Ce qui n’empêche pas d’être attentif au patient et de tout faire pour le rassurer.
                        Il y a beaucoup de vidéos sur youtube qui montrent des opérations et des pathologies parfois dures à regarder. D’ailleurs quand on est soignant, on a plus de mal à regarder des vidéos qu’à assister en vrai à des gestes chirurgicaux ou des soins.
                        Oui l’ambiance peut être détendue au cours d’une opération, les soignants sont rodés mais il y a des gens « caractériels » qui peuvent s’énerver et s’en prendre à leurs collègues.
                        Pour la pornographie des fresques de salle de garde, je pense que c’est la fin d’une époque, quand les médecins étaient tous des hommes et avaient un statut à part, leur permettant de se défouler. Aujourd’hui ils ne sont plus tout puissants et vont devoir se calmer sur la pornographie comme ils vont devoir se calmer sur le sexisme.

                      • #47031 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Il n’y a pas que de la pornographie dans cette fresque finale. Il y a aussi un. très beau tableau peuplé de squelettes. Moi j’ai pensé – sur l’univers, on la qualité-, à du Bosch, à du Bruegel, et je pense que les cinéastes y pensent aussi. Ou à quelque chose comme ça. Ce film comme tableau indifférencié de l’ici bas : des corps, du sang, de la chair, des os, de la mort, de la vie – extraordinaire scène de césarienne.

                      • #46823 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        L’art fait toujours un peu marché du réel.
                        Roubaix commissariat central fait marché d’un crime, et de la détresse d’Annie

                      • #46830 Répondre
                        phil
                        Invité

                        Sauf que le film est assez marchant et tape à l’oeil.
                        Assez bruyant, et bien trop ludique.

                      • #46849 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Ludique, pourquoi pas? C’est ludique, le savoir

                        Mais mesures-tu que ce film est inregardable pour 90% de la population? Moyennant quoi « ludique et marchand » me parait totalement hors de propos.

                      • #46835 Répondre
                        Charles
                        Invité

                        Sauf que Mosco fait en sorte qu’on comprenne ce qu’on voit.

                      • #46843 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Mais je trouve très intéressant de ne pas comprendre ce qu’on voit
                        D’éprouver à ce point l’étrangeté absolue, l’extranéité de mon corps
                        Des scénaristes se tuent à imaginer des aliens venus squatter nos corps, mais c’est le corps qui est un alien

                      • #46847 Répondre
                        deleatur
                        Invité

                        Petite exception : Dans ma peau, de Marina de Van.

                      • #46855 Répondre
                        Charles
                        Invité

                        Bien sûr, le corps est une chose étrange et déroutante mais parfois je me demande si le film n’en rajoute pas dans le refus de l’intelligibilité de ce qu’on voit à certains moments (pas tout le temps).

                      • #46865 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        « D’éprouver à ce point l’étrangeté absolue, l’extranéité de mon corps »
                        Oui – c’est la toute la joie – où qu’on pose les yeux on reconnaît que c’est vivant – je suis tellement heureuse qu’il ai pu montrer cela
                        Quand j’ai découvert que le cerveau battait comme un cœur j’avais envie de le crier à tout le monde – les explications refroidissent et permettent de passer en «  mode «  technique,
                        Mais comme c’est bon de respirer ce souffle des premiers emois –

                      • #46870 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Le réalisateur a fait les choses dans l’ordre pour moi, d’abord le coup de foudre ensuite l’élucidation – le début sur le corps du chien est brillant – on y va avec son flair – on déambule
                        L’image de Ostros du sentier qu’on aborde avec ses propres sens me paraît très juste

                      • #46894 Répondre
                        PeggySlam
                        Invité

                        @françois il m’arrive même de crier chef d’oeuvre à des films que je n’ai pas compris mais dont je sens qu’il me fait passer quelque chose. Comme The Tree Of Life de Terrence Malick. J’ai mis 5 ans à le comprendre et je pense que même encore aujourd’hui je n’ai pas encore tout compris. Et je ne veux pas pour garder l’émotion de l’insouciance de ce film qui est un poème pour moi sur la vie

                      • #46930 Répondre
                        Malice
                        Invité

                        Je suis dans le même cas à propos d' »A la merveille », qui sera un de mes films de chevet à vie

                      • #46931 Répondre
                        Malice
                        Invité

                        ( d’ailleurs y en a un qui m’a posé un lapin, on avait un pot à boire autour de la merveille de Malick)

                      • #46932 Répondre
                        PeggySlam
                        Invité

                        C’est juste génial les films qui nous font ça. D’ailleurs ma phrase fétiche et que je dis souvent dans ces moments là « ça avait l’air vachement bien mais j’ai alors rien compris » ^^

                      • #46934 Répondre
                        Malice
                        Invité

                        En tous cas tu es plus chanceuse que moi au sujet de ton Malick car dans le mien, je ne comprends toujours pas, après plus de cinq ans, pourquoi ce couple ne fonctionne pas. Mais au fond mon masochisme fait que j’espère que je n’aurai jamais le fin mot de l’histoire.

                      • #46935 Répondre
                        Malice
                        Invité

                        Plus de cinq ans de ma vie, pas de celle de ben affleck et Olga bien sûr

                      • #46936 Répondre
                        PeggySlam
                        Invité

                        Veux tu que j’essaie d’expliquer un peu pourquoi pi tu préfères rester dans cette non compréhension ? Et ce n’est pas une critique pour moi si tu préfères rester dans l’incompréhension je te rassures

                      • #46941 Répondre
                        Malice
                        Invité

                        Je dirais que c’est l’amour de ce qui est mystérieux mais je veux bien que tu me dises ce que tu as en tête.

                      • #46952 Répondre
                        PeggySlam
                        Invité

                        Ce film (d’après ce que j’en comprends et n’hésitez pas à corriger les autres), c’est une histoire de deuil dont il est impossible de faire. Le deuil de la perte d’un premier enfant. Ils ont mis beaucoup de temps à s’en remettre mais sans jamais réussir à en faire vraiment le deuil et sans en avoir réussi à en parler. D’où la pression sans cesse sur le couple avec un père autoritaire et une mère soumise. Puis les enfants grandissent et s’aperçoivent également qu’il manque quelqu’un autour d’eux d’où la raison du pourquoi parfois il disparaît des plans. Ce que raconte ce film ce sont des souvenirs d’enfance mais qui sont imprécis et mélanger dans le temps. Puis y en un autre qui meurt et eux croyaient avoir fait le deuil du premier mais la douleur de cette époque resurgit et le couple retombe dans le même conflit. Et l’aîné qui est parti n’en pouvant plus de l’autorité de son père dont il se défoulait pas mal sur lui parce que au travail il ne réussissait pas. Et c’est seulement bien plus tard quand le fils ainé a réussi de faire le deuil qu’il a laissé son premier frère partir. Et c’est pour ça qu’ils se retrouvent tous à cet endroit à la fin. C’est par là croyance et le pardon qu’ils arrivent à se retrouver. Après je pense qu’il y a plus que ça comme cette photographie sublimait par Emmanuel Lubezki quand il filme la naissance et l’insouciance des enfants. Une leçon de cinéma ce qui du coup est pour moi est un chef d’oeuvre du cinéma américain et tout ça par le talent de Malick et Lubezki. On le voit que beaucoup de chef opérateur s’inspire de Lubezki mais le plus souvent c’est raté. Seul les pays du Nord arrive plutôt bien à le faire mais sans doute grâce aussi a ces décors grandioses qu’il faut savoir mettre dans un film. En France le seul film qui a réussi à s’inspirer c’est le scandale d’un Secret D’état dont La Gêne Occasionnée a fait une critique sur le film et j’ai découvert grâce à eux (désolée pour les fautes de phrase mais j’ai un soucis de connexion internet du coup je ne peux pas bien afficher le forum et je suis sur mon portable quand j’écris)

                      • #47084 Répondre
                        Titouan R
                        Invité

                        Pour en revenir à De Humanis…
                        Grande scène de césarienne en effet. Et pleins d’autres images inédites qui enrichissent mon patrimoine sensible : à quoi ressemble le placenta, un sein, une tumeur en coupe, ce que c’est que d’habiller un mort. Ce que c’est que, littéralement, écarter les chairs pour laisser passer le bébé. Ou de traverser quinze mètres de couloir en deux minutes : jamais dans la vie nous ne pourrions être cette « caméra » – il faudrait que j’étudie le dispositif de filmage – même un.e soignant.e ou un.e visiteur.euse ne pourrait scruter, à moins d’un mètre, ces deux ou trois femmes qui circulent au ralenti.
                        Tant de grandes idées dans ce film, comme celle de fixer une caméra au pneumatique circulant dans l’hôpital comme dans nos veines. Par grandes « idées », j’entends ce que le documentaire a eu l’intelligence de filmer, ce sur quoi il a décidé de se porter… Puissance du documentaire, montrant ce qu’aucun film de « fiction » ne serait capable de montrer.
                        Et pour la fresque, effectivement vie et mort, corps et squelettes. En la voyant, je me suis dit « que des médecins, que des blancs », puis le dernier dézoom et, comme le pointe Claire, un noir. Isolé des autres. Littéralement sous la fresque des blancs.
                        ….
                        A force de voir équerres, broches, visseuses, pinces… une question m’est venue pour les perceuses chirurgicales : existe-t-il des fôrets à os, comme il existe des forêts à béton, à métaux ou à bois ?

                        En tout cas, merci à vous (François et d’autres avant lui) pour cette recommandation. Grande secousse de visionnage.

                      • #47106 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        « comme celle de fixer une caméra au pneumatique circulant dans l’hôpital »
                        Oui vraiment cette scène «  brouille «  les pistes
                        Effectivement entre le dedans et le dehors en employant la même technique que celle des caméras des endoscopes, elle reconduit l’ » endoscopie «  comme outil de cinéma
                        Effectivement les outils des chirurgiens sont à peu de choses près ceux des artisans adapté à d’autres matériaux
                        Effectivement les soins des corps morts sont les mêmes que ceux aux vivants ( j’ai noté la très discrète caresse sur le torse du patient décédé avant que l’habillement ne commence )

                      • #47107 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Et l’œil vivant qui filme un œil vivant, quand on y pense c’est une des rencontre les plus dingue ( et simple ) du cinéma ( comme le remarque Maman)

                      • #46953 Répondre
                        phil
                        Invité

                        Tout a fait, il sert son film sur un plateau.
                        Le film est en ça tape à l’oeil et bruyant.
                        fb, si t’as pas ok avec ça, ça te regarde. En revanche inutile de juger en disant que c’est hors de propos.
                        Tu n’es pas le seul à avoir des émotions et des sens.
                        Merci à toi de veiller à être un peu moins jugeant et rabaissant.

                      • #46955 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Et nous voila partis dans le méta-commentaire. Au lieu de rester sur le film.
                        Reviens donc à la matière, et dis nous en quoi un film qui prend le risque de rebuter grande partie de ses spectateurs peut être marchand.
                        Et en quoi un film qui expose 5 minutes en gros plan l’intérieur d’un sein tuméfie-amputé est « ludique ».
                        Je pars du principe, optimiste sans doute, que ta lapidaire intervention ici a pour but d’exprimer ton jugement de gout sur le film et non sur moi.

                      • #46964 Répondre
                        phil
                        Invité

                        Pas envie d’échanger avec toi. Tu es trop violent.

                      • #46978 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Confirmation que ce ce film, sa vérité, sa réalité, t’importent peu

                      • #46980 Répondre
                        phil
                        Invité

                        tu es d’une lourdeur inégalable.

                      • #47032 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Et c’est moi qui suis violent.
                        Au passage, confirmation bis que ce film, sur lequel tu es intervenu en tombant du ciel, t’importe peu. Au vu de ta piteuse prestation on en viendrait presque à croire que tu ne l’as pas vu.

                      • #47065 Répondre
                        phil
                        Invité

                        tu es d’une lourdeur inégalable.

                      • #47085 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        et c’est moi qui suis violent
                        en tout cas je te conseille de découvrir ce film, qui est à voir

          • #46798 Répondre
            Toni Erdmann
            Invité

            Le plus grand film de l’année dernière à mon sens. J’y décèle presque un côté ludique : on nous projette quelque part dans le corps et on doit deviner où on est et ce qu’on y fait. Des images absolument inédites, pendant que les médecins, eux, passent une journée de plus au travail.

            • #46806 Répondre
              Claire N
              Invité

              Je vais regarder le film merci
              Mais tu as raison sur un point la médecine pour moi est ludique – cela peut paraître abominable dis comme ça – mais je le vois comme ça en partie
              Sinon le sacrificiel bouffe tout et sans «  joie «  -parce qu’il s’agit d’une joie particulière -le désespoir et la détresse l’emportent

              • #46824 Répondre
                françois bégaudeau
                Invité

                Dans le film un chirurgien exprime sa lassitude et c’est un grand moment. Le mec en a juste marre de pousser (tu verras quoi)

                • #46833 Répondre
                  Mélanie
                  Invité

                  Merci d’avoir signalé, je l’attendais

                • #46880 Répondre
                  Claire N
                  Invité

                  Il est dans le «  mal «  effectivement

                  • #47051 Répondre
                    Mélanie
                    Invité

                    C’était une résection de prostate ?

                    • #47056 Répondre
                      Claire N
                      Invité

                      Il me semble bien
                      Ça veut dire que tu as capté ma blague ! Merci !

                      • #47069 Répondre
                        Mélanie
                        Invité

                        Il était dans le mâle oui

                  • #47053 Répondre
                    Maman
                    Invité

                    Je te rejoins sur la dernière scène, Claire…
                    Sur le ludique aussi, comme un blind test. ça a un peu un goût d’humour (cru) d’hôpital, non ?
                    Chaque point de ce film vaudrait un ou plusieurs films – je pense par exemple à la morgue ; il m’a semblé que là aussi les choses se faisaient à la chaîne.

                    • #47063 Répondre
                      Claire N
                      Invité

                      « comme un blind test » , cette image me parle pour préciser ce qu’il y a là de ludique

                      • #47064 Répondre
                        Maman
                        Invité

                        ça et la médecine elle-même comme tu disais
                        Ils comparent par exemple avec les Mécano
                        Sacrée opération pour redresser la colonne vertébrale
                        Celle de l’oeil j’ai eu un peu de mal à regarder. Jusqu’à ce qu’il glisse le truc, puis qu’on le voit se déployer etc. L’effet de surprise quand on découvre que l’opéré n’est pas endormi, c’est coquin aussi.

                      • #47074 Répondre
                        kévin
                        Invité

                        l’oeil de l’opéré est endormi (anesthésie locale )

                      • #47076 Répondre
                        Maman
                        Invité

                        Anesthé-quoi ? Maman connaît fort peu de mots de plus de trois syllabes, elle s’excuse.

            • #46988 Répondre
              GaelleS
              Invité

              j’ai beaucoup aimé aussi. pas seulement d’être un peu paumée dans les entrailles du corps, aussi par l’alliance d’une technologie hyper précise et du bon gros marteau lors des opérations, des déambulations de patients désorientés, de la morgue avec de la musique joyeuse, des conversations entre médecins qu’on ne comprend pas très bien, des arpentages dans les sous-sols, et de cette scène finale sans patients mais tout aussi déroutante

              • #46989 Répondre
                GaelleS
                Invité

                il y a aussi des moments très drôles

                • #46995 Répondre
                  Claire N
                  Invité

                  Oui c’est vrai des moments drôles
                  – dans le bloc , quand l’interne boulet a fait tomber l’aspiration – que le chirurgien se résigne à avoir pierre Richard dans son bloc au lieu de s’énerver – lorsqu’il demande l’instrument suivant en ironisant sur cela «  je peux avoir la pince -si elle n’est pas – aussi – « ; on notera tout de même à la limite du hors champ l’infirmière de bloc qui est un ange et lui sauve la mise discrètement
                  – la maladresse également de la mesure de la tumeur, avec ce double décimètre tournant dans tous les sens
                  – l’évasion réussie dans le service de psycho- geriatrie (?) – extrêmement touchante par ailleurs
                  – et aussi, éclat de rire lorsque le chir urologue dit « je vais faire un arrêt cardiaque «  ( dans ma tête je réponds : bas oui comme tout le monde ) mais ça c’est presque un réflexe pour le faire rire lui

                  • #46999 Répondre
                    françois bégaudeau
                    Invité

                    Le film a deux grandes trouvailles :
                    -celle d’utiliser l’imagerie médicale
                    -celle d’alterner avec des moments de corps extérieur
                    Les adorateurs du cinéma de genre savent-ils que le meilleur film fantastique de la décennie est celui ci? Je donne tout leur « imaginaire » contre la scène d’habillage du mort

                    • #47013 Répondre
                      Claire N
                      Invité

                      « -celle d’alterner avec des moments de corps extérieur » oui – cette femme qui crie – c’est insondable – aussi loin qu’on explore l’intérieur
                      Merci pour la piste du fantastique – je vais réécouter la GO du règne animal dès que j’ai un moment

                      • #47016 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Ah oui et puis je vous le donne ici, j’espère que ça vous plaira :un jour un gériatre m’a fait cadeau de cette phrase «  il faut faire le pari du sens «  j’ai trouvé ça très beau

                    • #47017 Répondre
                      GaelleS
                      Invité

                      Grande scène. Où comme pour les scènes de chirurgie, on est troublés au début, on ne sait pas vraiment où on est. On a une ambiance de départ dans une salle d’hôpital avec un patient et des aides soignantes, de la musique, on comprend tout d’un coup et on rit avec un petit malaise tout en étant ravi de l’effet produit

        • #46885 Répondre
          Linconnu
          Invité

          Mea culpa, il n’est plus dispo sur youtube… (oui il y avait des sous-titres fr).
          Tenk est dispo gratuitement via certaines bibliothèque sinon.
          Sinon voilà un de ses court-métrages : https://www.youtube.com/watch?v=0swHYYx8hLE&t=632s

          J’ai un peu peur de voir De humanis corpo fabrica, j’aime pas trop regarder de près ce qu’il y a dans mon corps…

    • #46796 Répondre
      Malice
      Invité

      Referendum au sujet de « Titanic », que je viens de revoir :
      qui pense comme moi que le personnage de Jack est – pardon si je me trompe en utilisant le terme – métaphysique, malgré les scènes de chair où il boit, mange, danse, baise?
      Je me demandais pourquoi je n’étais pas désespérée quand il meurt, alors que je le suis quand ce pauvre Kyle Reese s’en prend une de trop de la part de Schwarzy. Kyle et Jack ont des trajectoires semblables : sauver une femme de la mort; mais dans le cas de Jack, cela me paraît relever de la fonction d’ange gardien, comme si sa mission était de guider Rose vers une existence digne de ce nom, de permettre son passage vers une autre vie, puis sa mission accomplie, de disparaître satisfait. C’est ce qu’il dit d’ailleurs avant de mourir et j’avais jusqu’ici été dubitative : comment cet homme très jeune, plein de vie pouvait-il considérer que la tragédie qui le frappe est une bonne chose, même si l’amour influence ses paroles?
      A présent je pense que cet amour est en fait divin; quand Rose le laisse aller vers les profondeurs il s’élève en fait vers le ciel – son visage affiche d’ailleurs la douceur et la paix des anges.

      • #46868 Répondre
        Cyril
        Invité

        En même temps il est un souvenir, raconté par Rose, qui a subi refaçonnages de l’idéalisation.

        • #46896 Répondre
          Malice
          Invité

          Tu vas pas me dire que tu penses comme Georges dans Seinfeld que la grand-mère a menti?

    • #46861 Répondre
      Tony
      Invité

      Je suis tombé par hasard sur cette émission consacrée au Parrain avec Desplechin qui en dit des choses très intéressantes et pour qui le film est beau comme une peinture flamande

      https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/la-culture-change-le-monde/le-parrain-de-francis-ford-coppola-7730017

      • #46862 Répondre
        Eden Lazaridis
        Invité

        Une chose à mettre au crédit de Coppola c’est d’avoir choisi pour le rôle principal Al Pacino. Les studios n’en voulaient pas, car trop petit, pas assez bankable et un peu trop typé, ils proposaient Robert Redford, Ryan O’Neal, Warren Beaty ou encore Jack Nicholson (quelle horreur). Mais Coppola a insisté parce qu’Al Pacino avait un physique de sicilien : c’est donc un choix naturaliste de sa part.

        • #46864 Répondre
          Tony
          Invité

          D’ailleurs dans cette émission j’ai appris que les parents d’Al Pacino sont nés à Corleone,le village sicilien.

          • #46866 Répondre
            Eden Lazaridis
            Invité

            Ah oui carrément ? C’est donc du naturalisme au carré aha !

    • #46881 Répondre
      Tony
      Invité

      Très bon texte de Theo Ribeton sur le premier film d’Alexis Langlois présenté à Cannes,ça m’a vraiment donné envie de le voir,je vais essayer en attendant de regarder ses courts métrages si ils sont visibles quelque part

      [Cannes 2024] Alexis Langlois : “Les youtubeurs sont les conteurs des temps modernes”

      • #46892 Répondre
        nefa
        Invité

        complétement d’accord avec lui
        et ça va même plus loin
        Sous les artefacts plastiformes que l’océan amasse, nous avons trouvé une issue à ce qui, jusqu’à présent, nous paraissait insurmontable. La lumière passe donc par les influenceurs et leur plateforme vidéo. Sans eux, nous ne nous serions pas laissés pousser les ongles, nous n’aurions pas appris à les rendre plus solides, nous n’aurions pas pu remuer efficacement tous ces emballages industriels ; sur nos doigts, la surface de peau rendue disponible à cette cause étant devenue si rare.

        • #46944 Répondre
          Charles
          Invité

          La filiation avec le cinéma de Yann Gonzalez n’est pas vraiment enthousiasmante pour moi.

          • #46946 Répondre
            Tony
            Invité

            Filiation queer je présume,au niveau de la forme ça a l’air complètement fou et inédit,à voir.

    • #46942 Répondre
      Tony
      Invité

      Critique cinglante du dernier Lanthimos par Marcos Uzal

      Kinds of Kindness de Yórgos Lánthimos

      • #46945 Répondre
        Charles
        Invité

        Uzal, la boussole qui indique le Sud.

        • #46947 Répondre
          Tony
          Invité

          Là j’ai pris un coup de vieux en regardant un Twitch de jeunes, génération Tik Tok YouTube Insta,qui sont à Cannes et vont à toutes les projos,assez intéressant sur la jeunesse cinéphile d’aujourd’hui
          https://www.twitch.tv/leclubcinema/v/2149277752?sr=a&t=3693s

          • #46948 Répondre
            Tony
            Invité

            A un moment je me suis marré ils parlent rapidement de La prisonnière de Bordeaux en disant que le scénario serait de… Céline Sciamma!!

      • #46950 Répondre
        Malice
        Invité

        « Même s’il fut toujours un cinéaste antipathique »
        ça commence bien dis donc

        • #46951 Répondre
          Malice
          Invité

          je citais l’article sur Lanthimos

      • #46981 Répondre
        Ducoup
        Invité

        Personnellement j’ai arrêté de lire ce qui se disait sur Lanthimos, Ostlund et même Glazer. Qu’est-ce qu’il en reste à part l’irritation? Comme signalé, rien que l’intro veille bien à rabaisser chaque petite qualité qui aurait pu pointer ça et là chez Lanthimos. Avec des termes aussi définitifs qu’arbitraires…Et pire il enchaîne en essayant d’imaginer ses admirateurs pour trouver un point d’attaque…Hilarant comme il tombe à côté sur la « détestation » de la vie. Je ne saurais dire pourquoi ces 3 réalisateurs créent des réactions aussi épidermiques chez les aficionados de cinéma indépendant, mais on peut parler d’irrationnel. Est-ce que c’est parce qu’ils sont hyper ludiques et donc un peu accessibles? Ou qu’ils ne comprennent pas en quoi ce que est critiqué est critiquable? Ça me désarçonne presque autant que le succès critique de Villeneuve.

        • #46982 Répondre
          Tony
          Invité

          Oui on ne sait pas pourquoi il l’oppose à Coppola à moins qu’il soit persuadé,comme Coppola qui répète à longueur d’interview, à la manière de quelqu’un de sénile,que l’humanité est indivisible,qu’on forme tous une même famille et que l’on est tous cousins.

    • #46983 Répondre
      Ema
      Invité

      Jamais compris cette accusation d’antipathie à l’égard de lanthimos non plus. Son cinéma est ludique, et la cruauté qui y a cours est une cruauté enfantine. En fait lanthimos fait avec ses personnages ce qu’un gamin fait avec les insectes, et ça me le rend très sympathique, comme les enfant qui embêtent les fourmies pour « voir » m’emeuvent.

      • #46984 Répondre
        corinne martin
        Invité

        « les enfants qui embêtent les fourmis m’émeuvent… »
        qu’y a-t-il d’émouvant dans un acte de cruauté même inconscient ?

      • #46985 Répondre
        Eden Lazaridis
        Invité

        Moi les enfants qui harcèlent leur camarades de classes m’émeuvent, c’est une cruauté enfantine qui me les rend très sympathiques.

    • #46986 Répondre
      PeggySlam
      Invité

      @Malice je t’ai répondu pour The Tree Of Life un peu plus haut 😉

      • #47078 Répondre
        Malice
        Invité

        Salut Peggy je viens de lire;
        mais je crois qu’il y a eu un malentendu, je parlais du mystère du couple principal d' »A la merveille », dont on ne sait pas pourquoi il ne tient pas. On voit cet homme et cette femme s’aimer, se quitter, se disputer sans pouvoir déterminer si l’échec de leur couple est ou non normal; une bonne chose; une tragédie.
        Est-ce que l’un des deux a des défaillances? Lequel?
        Les deux sont-ils trop fragiles pour pouvoir cohabiter? Ou est-ce le couple traditionnel lui-même qui pose problème?
        Des questions, des questions, et je les remâche à chaque fois que je regarde le film.
        Et comme toi j’aime la photographie du chef op.

        Question subsidiaire : tu as décidé quoi aller voir au cinoche pour ta prochaine sortie?

        • #47134 Répondre
          PeggySlam
          Invité

          Pour le coup j’ai pas vu le film « A La Merveille » donc là je ne peux pas te répondre. J’étais restée bloquée sur The Tree Of Life. Au temps pour moi que de ne pas l’avoir pas compris.

          Si j’y arrive (ça sera un test par rapport à mon agoraphobie), le prochain film avec Tom Hardy sur les bakers qui sort le 19 juin. Je dois être là seule mais pour l’instant aucun film du festival de Cannes ne m’attire vraiment…

          • #47155 Répondre
            Malice
            Invité

            Je vois que c’est le prochain film de Jeff Nichols, c’est bien ça?
            Bikeriders?

    • #47110 Répondre
      Max
      Invité

      Un article contre lequel peste Judith Godrèche sur son compte Instagram. Si quelqu’un a l’intégralité du texte, je suis preneur. https://www.liberation.fr/culture/cinema/judith-godreche-les-secrets-dune-metamorphose-20240517_TKZSOCZ5C5AMHILO2VIAMRDAAQ/

      • #47112 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        Article que j’ai trouvé excellent, très intelligemment pondéré. Et qui rappelle le sujet qui fache Godrèche : la réelle autrice de son discours des Cesars. Et aussi peut-être le role de son père dans tout ça.
        Quant à moi je note que sa fille est dans sa série et dans son court métrage. C’est juste une note.

        • #47115 Répondre
          Charles
          Invité

          Un article qui marche sur des œufs – grande prudence avant d’avancer quelques critiques sur la démarche de Godreche – mais qui est très bien car très équilibré en effet, comme souvent de la part de Sophie des Déserts.

        • #47116 Répondre
          Ema
          Invité

          Qui en est l’autrice ?

          • #47117 Répondre
            Ema
            Invité

            Question à François, rapport au discours.

            • #47126 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

              Tu le découvriras dans l’article reporté ci-dessous. Et autres détails savoureux.

        • #47135 Répondre
          Malice
          Invité

          « peut-être le role de son père dans tout ça »
          d’après mon expérience je dirais  » très très certainement »

      • #47121 Répondre
        lison
        Invité

        Ça m’intéresse aussi de lire cet article.

        • #47123 Répondre
          Juliette B
          Invité

          Enquête
          Judith Godrèche, les secrets d’une métamorphose
          par Sophie des Déserts
          publié le 17 mai 2024 à 20h53

          «Je veux tout faire péter», dit-elle, ou bien «je n’attends rien». Ça dépend de l’élan combatif qu’elle sent en elle, chez les autres, du micro qu’on lui tend, des lumières qui l’éclairent. Tout est possible. Judith Godrèche peaufine son rôle. Elle a irradié le Festival de Cannes en smoking Givenchy, pour l’ouverture de la sélection Un certain regard, jeudi 16 mai, avec son court métrage Moi aussi consacré aux victimes de violences sexuelles. Devant sa caméra, sa fille Tess Barthélémy, apprentie danseuse de 19 ans, tourbillonne en vestale blanche dans une foule de mille femmes abusées (et quelques hommes), venues témoigner la souffrance et l’espoir, parmi les 6 000 qui lui ont écrit. «Je parle pour vous toutes», a clamé Judith Godrèche, indifférente aux murmures qui, sur la Croisette, s’affligent de ce «clip de prévention». Personne n’a osé le lui dire, le président du festival, Thierry Frémaux, également circonspect, a même proposé, en sus, une projection de son court-métrage sur la plage. Comme si toute critique, même minime, pouvait constituer une atteinte à la cause des femmes, une blessure infligée à cette courageuse qui a enfin osé briser le silence, parler de sa jeunesse volée par le réalisateur Benoît Jacquot, et déposer plainte contre lui, ainsi que contre Jacques Doillon, pour «viols sur mineur». Judith Godrèche a ému la France, secoué le milieu du cinéma, aimanté la cérémonie des césars. Elle a saisi le Sénat puis l’Assemblée nationale, fébrile et implacable dans son pull Babar, pour appeler à la création d’une commission d’enquête sur le cinéma, illico décidée et étendue à l’audiovisuel, au spectacle vivant, à la mode, à la publicité. Des féministes la regardent cheminer, certaines bluffées, d’autres moins, disant «Godrèche est radioactive». Les hommages politiques sont quasi unanimes, du Rassemblement national à La France insoumise et les sollicitations pleuvent, dans tous les médias, filtrées par deux attachées de presse, dont une, ayant œuvré pour un ancien président de la République, François Hollande.

          Il faut bien ça, tout va si fort, si vite, l’actrice s’est métamorphosée, en trois mois, en icône, engagée, politique. «Oui, je suis prête à faire de la politique même si je ne sais pas encore la forme que ça prendra… Je sens un souffle et un devoir immense», confie Judith Godrèche à Libération, mi-avril, dans un café branché du Marais près de chez elle. Elle a de jolis yeux derrière ses épaisses lunettes, 52 ans, peau de rose, jean mom, chemisier brodé de petits chats. Aux pieds, de grosses chaussures cloutées. «Méfiez-vous des petites filles, elles sont punks», avait-elle rappelé aux césars. Son sourire, parfois mécanique, est une armure. Elle s’excuse de «mal parler». C’est faux, elle cherche les bons mots. Elle mouline sans cesse, phosphore, consulte. Elle se structure, éclairée par une nuée de féministes, des militantes du Collectif féministe contre le viol à celles du collectif 50/ 50, à la pointe des combats féministes dans le cinéma. Mais aussi des hommes engagés depuis longtemps, tels le juge Edouard Durand, ex-figure suprême de la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise) ou Eric Fassin, professeur de sociologie à l’université Paris-VIII, américaniste, spécialiste des études de genres, pionnier des combats intersectionnels, adulé à l’extrême gauche. Lui qui a suivi de près la percée politique d’Adèle Haenel – et son retrait – observe, enchanté, l’ascension de Judith Godrèche : «Quelle générosité, quelle efficacité.»
          Flash-back douloureux

          Elle est loin d’être la «Godiche», comme l’a longtemps appelée le milieu du cinéma, qui ne l’a vue ni souffrir, ni grandir. Elle est réapparue cet hiver, comme une «revenante» avec sa série Icon of French Cinema, diffusée sur Arte, et l’histoire d’une ex-égérie du cinéma d’auteur qui tente un come-back en France. Judith Godrèche est à la fois le sujet, l’actrice, s’imposant également réalisatrice, malgré les réticences de la chaîne, avec ses enfants – Tess dans le rôle de sa fille, Noé pour la bande-son. C’est une comédie sucrée et enrobée à la Emily in Paris – version middle-aged – avec des dialogues en anglais, robes et gâteaux colorés et de savoureux passages d’autodérision. Et puis il y a ces flash-backs, sur la jeunesse à l’ombre d’un réalisateur pervers, non nommé mais évidemment reconnaissable : Benoît Jacquot. A-t-elle écrit sa série avec l’intention que son histoire explose enfin ? «Ce n’était pas clair, tâtonne Godrèche. Tout s’est fait doucement, presque à l’insu de moi-même.» Avec ses interlocuteurs à Arte, il était convenu qu’elle raconte une époque, celle des années 90, le cinéma d’auteur, avec «cette ligne ambigüe», de la légèreté et surtout du piquant.

          C’est ainsi qu’elle s’est toujours présentée. Petite, elle jouait la grande, déscolarisée en seconde, mais diablement mûre, sûre d’elle depuis sa révélation dans la Désenchantée en Lolita rebelle, fascinée par Rimbaud, et invitée à 16 ans à disserter sur le plateau de 7 sur 7 face à Raymond Barre ou à la Marche du siècle avec Françoise Giroud. «J’étais cataloguée intello et vivais avec un homme de vingt-cinq ans de plus, rappelle-t-elle. Je me suis ancrée très tôt dans une grande solitude, une forme de marginalité.» A 23 ans, elle écrivait Point de côté (Flammarion), roman brumeux, avec une scène de viol et quelques lignes troublantes que personne n’a décryptées. Elle enquillait les seconds rôles dans l’Auberge espagnole, Potiche, Ridicule… Et faisait sa star, pleine de caprices et jalousies paranos quand elle se disait espionnée par Emmanuelle Béart, avide de piquer ses projets. Elle se pliait, toute douce et sourire de joker, aux interviews d’un Ardisson commentant, hilare, sa poitrine et faisait cet horrible jeu de mots : «Gode-rêche».

          Elle se conformait au regard des hommes, enchaînait les histoires et les mariages, avec un architecte puis Dany Boon, le père de son fils, rencontré sur le tournage de Bimboland et épousé à l’île Maurice pour quatre ans, avant l’arrivée, en 2005, de Tess née de son union avec le comédien Maurice Barthélémy. Elle fonçait, sans évoquer le passé, un peu seulement avec la productrice Caroline Bonmarchand, l’amie chère depuis l’école qui fut si envieuse ado : «Judith avait la vie la plus cool, elle m’envoyait des cartes postales de New York, de Venise. Elle a longtemps raconté sa vie de manière romanesque, idéalisée.» Avec ses compagnons, l’actrice lâchait seulement quelques mots, du genre : «Jacquot était un peu spécial.» Sur France 2 en 2010, elle disait : «C’était quelqu’un d’extrêmement séduisant… Très intelligent, brillant, quelqu’un qui réinventait la vie…. Evidemment qu’il avait énormément d’influence sur moi… Une emprise extrêmement inspirante.» Et elle s’étonnait que la présentatrice Catherine Ceylac lui demande comment réagirait-elle si un jour sa fille partait avec un homme de 40 ans : «Je ne me pose pas la question.»

          Seule, dans son intimité sur le divan, elle retournait le film de sa jeunesse. Et puis Tess a eu 17 ans, son âge sur le tournage de la Désenchantée. Flash-backs douloureux. Godrèche vivait alors avec ses enfants à Los Angeles depuis 2013, en quête d’air frais, de rôles, de bienveillance, après le flop de son premier film. HBO lui avait proposé d’écrire l’histoire d’une Française débarquant en Amérique, finalement tombé à l’eau. L’actrice, épaulée financièrement par son ex-mari fortuné, Dany Boon, a décroché de petits rôles, regardé s’embraser le mouvement #MeToo. Elle a témoigné pour le New York Times de l’agression sexuelle que lui fit subir Harvey Weinstein en 1996, en marge du Festival de Cannes, dans la chambre d’un palace. La Californie a éveillé son féminisme. «Judith s’est politisée, elle est allée à un meeting de Bernie Sanders», raconte Caroline Bonmarchand. Pour sa série, elle revisite la gauche post-soixante-huitarde, celle dans laquelle elle a baigné d’abord avec son père psychanalyste qui l’a élevée seul à l’âge de 8 ans, quand sa mère, psychomotricienne, est partie pour un autre. Puis avec Benoît Jacquot, ce maoïste, proche de Lacan, qui l’emmenait dîner dans le Tout-Paris intello.

          «Judith est une femme très déterminée. Je lui ai dit que toute parole est une mise en danger. La règle sociale, c’est l’absolu silence. Mettre au clair, parler, révéler n’est jamais un acte confortable…»
          — Edouard Durand juge pour enfants

          Le réalisateur, aujourd’hui âgé de 77 ans, a su que son ex-égérie préparait une série où il figure, quand Arte a refusé pour cette raison son projet d’adaptation de Voyage dans l’Est, ce roman où Christine Angot revient précisément sur les lieux des crimes incestueux de son père… Jacquot a demandé à un ami commun de passer un coup de fil à celle qu’il appelle encore «Judith». Elle fit répondre que «non c’était pas vraiment sur lui». Jacquot en est resté là. Il ne s’est jamais remis en question, peut même dire à ses amis qu’il serait encore avec «Judith» si elle ne l’avait pas quitté. Après elle, il n’a cessé de choisir pour son cinéma, et sa vie intime, de très jeunes femmes – Virginie Ledoyen, Julia Roy ou Isild Le Besco. Laquelle vient de révéler, dans son livre Dire vrai (Denoël) l’emprise que Jacquot exerça sur elle dans des scènes de violence d’une troublante coïncidence avec celles relatées par Judith Godrèche. Le réalisateur, qui parle parfois de lui à la troisième personne, n’a jamais perçu le changement d’époque, la libération de la parole. Il n’imagine pas qu’une adolescente, devenue femme, mère, pleinement consciente, explore différemment son passé. Il se rassure, avec ses propres souvenirs, cette «petite Judith» si gaie, si amoureuse, le remerciant de l’avoir libérée de ses parents, de son père adoré mais pesant.

          Bref, Jacquot est serein. Godrèche, elle, craint qu’il n’entrave sa série, fasse pression, tente une action en justice. «On savait que ça allait faire du bruit, on envisageait les risques», glisse un membre de la production. Elle tremble, y compris chez sa psy : «Chaque séance, je me disais : “Comment faire pour ne rien dire, slalomer, résister, tenir les digues?”» Elle s’y emploie face aux premiers journalistes, qui après la projection d’Icon of French Cinema, l’interrogent évidemment sur Jacquot. Elle ne veut pas témoigner. Mais après la diffusion de la série, portée par les retours positifs, l’actrice s’agace que les journalistes de cinéma ne creusent pas davantage. «Où sont les enquêteurs ?» demande-t-elle, cherchant les noms de ceux qui pourraient se saisir du sujet Jacquot. Des femmes l’incitent à prendre la parole. Parmi elles, Hélène Devynck, cette journaliste à l’avant-garde du combat contre PPDA et autrice d’un cinglant récit sur son Impunité, rencontrée par un curieux hasard : son appartement parisien a servi de lieu de tournage pour la série. «Je croise Judith Godrèche qui me dit qu’elle filme l’histoire d’une jeune actrice avec un vieux réalisateur toxique, retrace-t-elle. Je regarde sa série, c’était fou, l’histoire était tellement connue, tellement publique et ça ne sortait pas.» Hélène Devynck, avec son accord, écrit une tribune sur Depardieu dans Libé où elle mentionne Jacquot. Puis elle poste sur X (ex-Twitter), le 6 janvier, l’extrait du documentaire de Gérard Miller dans lequel Benoît Jacquot évoque sa transgression avec «cette Judith qui avait en effet 15 ans… J’avais pas le droit, je crois pas, mais ça elle en avait rien à foutre et même elle, ça l’excitait beaucoup», parlant du cinéma comme d’«une sorte de couverture pour des mœurs de ce type-là». L’abjecte vidéo tourne sur les réseaux sociaux. Judith Godrèche vacille, vomit, et tape sur Instagram : «Il s’appelle Benoît Jacquot.»

          Elle ne tremble plus, dévore tout ce que lui envoie une sexagénaire dénommée Coco, son «petit détective», qui épluche tous les films, les interviews, les écrits du réalisateur. Elle parle aussi de Jacques Doillon qu’elle accuse de l’avoir violée, avant le tournage de la Fille de quinze ans. Elle tente d’entrer en contact avec toutes celles – actrices, compagnes – susceptibles de pouvoir témoigner. Elle consulte une pénaliste, Laure Heinich, conseil de nombreuses femmes dont les victimes de PPDA ou Tariq Ramadan. «Je dis à Judith Godrèche qu’elle ne peut pas prendre la parole sans déposer plainte, bien que son affaire soit prescrite, précise l’avocate. Il faut qu’elle fasse ce chemin-là, c’est le bon endroit.»
          «La puissance de ton père»

          L’actrice, marquée par le «#MeToo américain», se confie parallèlement à deux journalistes du Monde. Elle leur ouvre ses archives, les lettres, les photos, tout en repoussant les questions sur ses parents, comme elle le fera toujours, même lors de son audition au Sénat. Pourquoi ? «C’est toujours une façon de détourner la responsabilité du bourreau.» Et puis, consciente que l’argument est court : «Ça me regarde, j’ai eu ces conversations avec eux. On a tout mis sur la table… Enfin presque. C’est compliqué le procès des absents.» Judith Godrèche protège légitimement ses vieux parents. Pourtant, l’emprise de Benoît Jacquot aurait-elle pu s’exercer aussi puissamment, aussi longtemps, sans leur silence voire leur bienveillance ? Tous ceux qui ont côtoyé les Godrèche au mitan des années 90 se souviennent de ce père, psychanalyste, fou de sa «petite Judith», copain avec Jacquot, adoubant cet étrange couple au point de partager des vacances avec eux, à Méribel ou en Grèce, de leur permettre d’acheter un appartement ensemble dans le Marais, tout près de chez lui. Il signa, avec son ex-femme, une excuse de minorité pour que leur fille, âgée de 16 ans, puisse devenir propriétaire. La mère a aidé à décorer l’appartement, prêtait sa voiture ; le père passait souvent. Une ex-camarade de lycée de l’actrice se souvient de lui : «J’avais 15 ou 16 ans, il m’a invitée à prendre un café chez lui en me disant que j’étais aussi belle que Judith, que je pourrais moi aussi faire du cinéma, en me montrant une immense affiche d’elle. Je suis partie en courant.» Peu après, le psychanalyste s’est installé avec une étudiante, lui qui avait abandonné sa fille à un homme de son âge… Judith Godrèche dit qu’il ne faut pas chercher à le contacter, qu’il n’est pas en état de répondre. Ses proches ont pourtant vu l’élégant géniteur sur le tournage de sa série, avant qu’il ne s’envole pour le Brésil où il réside souvent. La mère, elle, tournait, souriait, discrète, lors du dernier anniversaire de l’actrice. Dans sa série, Judith Godrèche demande : «Pourquoi tu m’as laissée avec un homme de 40 ans ?» Réponse à l’écran : «J’étais contre, je n’avais aucune légitimité à tes yeux. J’étais inaudible. La puissance de ton père… »

          Trente-sept ans plus tard, Judith Godrèche dépose plainte contre Benoît Jacquot et Jacques Doillon. Longue audition à la brigade des mineurs, instruction aussitôt ouverte, un traitement de faveur réservé aux affaires médiatiques. Dans la foulée, sort la magistrale enquête du Monde, et l’interview de Judith Godrèche sur France Inter, au micro de Sonia Devillers. «Immense moment. L’un des plus beaux de ma carrière», s’émeut la journaliste, aussitôt inondée de douloureux témoignages.

          C’est une déferlante sur l’adresse mail créée spécialement par Judith Godrèche. Des messages par centaines, des «bravo», «quel courage», «quelle force vous donnez», tant de secrets enfouis depuis dix, vingt, cinquante ans qu’elle nous montre, avec l’accord des intéressées, lors d’un second entretien au Café de Flore. Des histoires d’abus d’un père, un beau-père, un frère, un cousin, un prof, de tout âge, de tout milieux… «Je n’étais pas préparée à une telle horreur», souffle l’actrice. Elle a bien tenté d’anticiper le tsunami. Elle a approché celles qui ont magnifiquement brisé le silence : Vanessa Springora, l’autrice du Consentement et celle de la Familia Grande, Camille Kouchner, qui l’a présentée à Edouard Durand.

          Ce juge pour enfant, ancien séminariste, a incarné le visage de la Ciivise, libérant la parole, ardemment féministe, convaincu que les enfants, comme les femmes, souffrent du système patriarcal, matrice de toutes les violences. Il est aussi respecté que controversé : «passionné, inflexible, précieux» pour certains, et d’autres : «un gourou, limite sectaire, indifférent à la présomption d’innocence». Tel est l’avis du garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti, empressé de pouvoir écarter ce juge indomptable à la fin de son mandat, en décembre 2023. Edouard Durand est sous le choc quand il rencontre, peu après, Judith Godrèche. Singulière alchimie immédiate entre ce grand taiseux austère et l’actrice toujours en ébullition, avec ses pulls mohair et ses tote bags «I believe in love». Ces deux-là se comprennent, même blessures d’enfance sûrement, – bien que le juge entretienne le mystère – même intensité, même désir de reconnaissance, même combat.
          «Mix de Madonna et mère Teresa»

          «Judith est une femme très déterminée, note Edouard Durand, dans son vaste bureau immaculé de président du tribunal pour enfant de Pontoise. Je lui ai dit que toute parole est une mise en danger. La règle sociale, c’est l’absolu silence. Mettre au clair, parler, révéler n’est jamais un acte confortable.» Il lui donne des contacts, des lectures, des conseils, et l’initie au système judiciaire, souffle ses formules telles que «le pénis est au viol ce que le fusil à pompe est au braquage». Ses mots vibrent. L’actrice est un buvard, elle prend tout. «Tu es christique», lui dit la romancière Lola Lafon. Godrèche, dès lors, mentionnera le juge Durand dans toutes ses tribunes, plaidant sans cesse pour le réintégrer, lançant même lors d’une projection privée de son court métrage : «Edouard, je t’aime.» Les nouveaux inséparables s’en amusent, étant tous deux mariés, Judith avec un avocat américain de dix ans son cadet, surnommé drôlement «mon adolescent».

          Le juge a relu son discours pour les césars, lui suggérant de gommer le passage appelant à la démission de Dominique Boutonnat, le président du CNC qui sera jugé en juin pour agression sexuelle sur son filleul. Ce soir-là, il fallait être inattaquable, souveraine. Elle le fut sur scène, voix limpide, mots vibrants, implacables. Standing ovation, sourires forcés ou vraiment émus, notamment ceux de Virginie Efira et Justine Triet qui viendront la féliciter. Dany Boon, convoqué sur scène peu après pour remettre un prix, ne dit rien au micro, mais la soutient devant les caméras de BFM. Et encore à Libération : «Judith ne parlait pas du passé. Quand j’ai découvert tout ce qu’elle a vécu… C’est grand, important ce qu’elle fait.» La nouvelle ministre de la Culture, Rachida Dati, veut rencontrer l’actrice, il fait les présentations. Judith Godrèche écoute, distante : «Dati m’avait appelée plusieurs fois avant, elle m’a proposé de rencontrer le président de la République… Je lui ai parlé du maintien honteux du président du CNC. Ça a coupé net la conversation.» Elle ne veut pas être récupérée, surtout pas par le pouvoir macronien qui a évincé le juge Durand et soutient l’odieux Depardieu. Elle refuse de s’asseoir à la table d’honneur lors du dîner des césars organisé au Fouquet’s, exigeant, pour elle et sa tribu, une table à part dans un coin quand la ministre a débarqué avec une heure de retard. Ce qui fera dire à l’actrice, lors de son audition au Sénat, qu’elle avait été reléguée «encore plus loin que l’infini… tout au fond».

          Il arrive que Judith Godrèche exagère, même ses proches en conviennent. Sans doute a-t-elle manqué d’égard pour la plume qui a ciselé son discours, Hélène Frappat, normalienne, docteur en philosophie, critique de cinéma, auteur d’une dizaine d’ouvrages, dont le dernier Gaslighting ou l’art de faire taire les femmes (L’Observatoire) paraît singulièrement prémonitoire. L’actrice l’a approchée une semaine avant les césars sur Instagram, avec ses habituels «coucou», ayant adoré sa tribune dans le Monde, dans laquelle elle écrivait que Judith Godrèche «a brisé le sortilège par lequel chaque femme qui n’est “rien d’autre qu’une petite fille qui a grandi”, écrivait Henry James, doit vivre avec cette créature encombrante, parfois bavarde souvent muette (…) C’est la révolte des petites filles!» Hélène Frappat a écouté longuement, traduit sa pensée, suggéré des ajouts comme la référence au film de Jacques Rivette Céline et Julie vont en bateau. Judith Godrèche ne l’a jamais rencontrée, ni remerciée. Elle a même exigé que les Inrocks ne mentionnent pas son nom, lors d’un portrait monté en une – version confirmée par la chefferie du magazine. «Stupide histoire, rétorque l’actrice. Hélène Frappat m’a donné l’idée de Rivette. Point Barre.» La philosophe refuse de commenter. Mais son entourage, las de «l’iconographie» godréchienne raconte que Frappat s’est expliquée avec l’actrice, lui écrivant : «Ce n’est pas normal qu’une femme soit ainsi silenciée, c’est contraire à l’idée que vous incarnez, c’est une imposture.»

          L’actrice plaide la sororité sans toujours la pratiquer. Elle peut s’énerver, raccrocher au nez, textoter des «c’était moi la vedette» ou bien «tu penses que tu as la puissance d’écraser ma parole ?» Elle sait être dure, nombreux sont ceux qui, dans le milieu du cinéma, disent la difficulté de travailler avec elle, avec des mots similaires : «enfer», «cauchemar». Le producteur de sa série ne veut plus entendre parler d’elle. Tous la bouclent et les sarcasmes fusent dans les coulisses cannoises. «Aujourd’hui Godrèche, c’est un mix entre Madonna et mère Teresa, on ne peut rien dire.» Elle règle ses comptes avec les vieux critiques de cinéma, refuse de débattre dans C ce soir avec Laure Adler qui, il y a trente ans, n’a pas saisi les abysses de son roman et continua à interviewer Benoît Jacquot. La chroniqueuse, in fine maintenue, sous peine de rendre son tablier, se sentit obligée de s’excuser. «J’étais tellement intimidée, et glacée, analyse-t-elle. Je me suis dit que, sans le savoir, je l’avais blessée. C’est pas une petite complainte, c’est une grande montagne qu’elle nous balance, Judith.»
          «White privileged woman»

          C’est elle qui désormais donne des leçons aux anciennes féministes, nourrie par ses discussions avec la nouvelle garde plus radicale – les députés Sandrine Rousseau et Clémentine Autain ou l’activiste Rokhaya Diallo, un temps proche des Indigènes de la République aguerrie aux Etats-Unis, qui ne cesse de dénoncer l’islamophobie et le «racisme systémique» de la France. Eric, Fassin est sur la même ligne. Il a participé à des réunions chez l’actrice après les césars : «Dati voulait lui faire rencontrer Macron, c’était une opération de com du gouvernement qu’il fallait renverser à son avantage. C’est alors qu’on a lancé l’idée de la commission d’enquête.» Le sociologue pousse l’actrice à s’intéresser aux conditions économiques des tournages, au droit du travail, aux maquilleuses, aux techniciennes, qu’elle n’oubliera plus dans ses discours. «Je suis une white privileged woman», dit-elle désormais. Eric Fassin est conquis : «Judith est en apprentissage accéléré, elle écoute tout, reprend ce qui lui convient. Elle a ce courage, l’intelligence du moment historique qu’elle vit et incarne.»

          Mais le combat est ardu, tant de pression, de sollicitations et ces terribles témoignages, incessants, dans sa boîte mail. Qu’en faire ? L’actrice a pu être submergée, pressée par des journalistes en quête du prochain #MeToo. Elle s’est mise à distribuer des sujets d’enquête, déclarer des infréquentables, vouloir dresser des listes, au point d’inquiéter certains de ses soutiens. La militante féministe Andréa Bescond, révélée par les Chatouilles, dit tout haut ce que d’autres pensent : «Il faut veiller à ne pas tout mélanger, les vraies violences subies par les enfants et les goujateries de certains hommes, se concentrer sur les vrais combats. Faire attention au tribunal médiatique, respecter la présomption d’innocence.» Judith Godrèche fulmine mais elle écoute, et assure : «Je n’ai jamais pointé tel ou tel. Chacun doit rester à sa place.» Elle apprend la prudence. L’avocate de Jacques Doillon, Marie Dosé, a déposé une plainte en diffamation contre elle, précisant dans un communiqué qu’«oser affirmer publiquement que celui-ci aurait “couché avec des enfants” qui tournaient dans ses films est ignoble».

          L’actrice découvre les procédures judiciaires et la cuisine parlementaire. Elle a été invitée au Sénat par la centriste Dominique Vérien, présidente de la délégation aux droits des femmes, qui dit : «Judith Godrèche ne connaît rien au système de protection de l’enfance et parle comme si rien n’avait changé depuis son époque, alors que beaucoup de progrès ont été faits. Mais sa voix porte, son témoignage est utile.» C’est l’Assemblée nationale qui a finalement créé une commission d’enquête. Lors de son audition, l’actrice, cette fois, a pris soin de mentionner les avancées, tout en martelant : «L’industrie du cinéma est malade, il y a des violences sexuelles et sexistes qui arrivent tous les jours.» Puis, énigmatique : «J’en sais trop, beaucoup, beaucoup trop.» Bientôt, la lumière sera faite. La commission d’enquête démarre et Cannes se termine dans une semaine. Judith Godrèche n’a pu, comme elle l’avait suggéré, intégrer le jury. Au moins a-t-elle monté les marches, récolté encore des applaudissements, les «merci, merci» des femmes qui ont tourné avec elle, l’estime de Rokhaya Diallo à ses côtés sur le tapis rouge, et les SMS galvanisants du juge Durand, empêché au dernier moment de la rejoindre sur la Croisette.

          Il faut désormais inventer la suite. Eric Fassin va lui faire rencontrer Anita Hill, la juriste afro-américaine, célèbre pour avoir dénoncé le harcèlement sexuel d’un futur juge de la Cour suprême, propulsée à la tête de la commission Hollywood, chargée de veiller aux bonnes pratiques du cinéma américain. Pourquoi ne pas transposer ce rôle ? Judith Godrèche peut désormais se rêver, pour de vrai, en Icon of French Cinema.

          • #47125 Répondre
            Juliette B
            Invité

            oups vous l’aurez en double

            Concernant la place de la famille, je recommande le livre d’Isild le Besco « Dire vrai », qui fait un courageux travail de transparence et d’introspection.

            • #47127 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

              vraiment vraiment?

              • #47169 Répondre
                Juliette B
                Invité

                Ca n’a évidemment pas la puissance d’un Triste tigre, loin de là. Mais, oui, elle tente de dépeindre au plus près son histoire je crois, jusqu’à écrire que maltraitée jeune en tournage, elle n’a elle-même pas très bien traité son petit frère quand elle l’a fait tourner.
                Et s’agissant de ses parents, elle tente de raconter qui ils étaient, sans cacher leur brutalité ordinaire, physique et psychologique, mais aussi leur propre passé d’enfant battu qui les a transformés chacun à sa façon en guerrier, en monstre d’égoïsme ou de narcissisme, mais aussi en personnages fascinants de vitalité et de force aux yeux de leurs enfants, sommés d’être des adultes avant l’heure. On comprend très bien en lisant pourquoi les deux soeurs ont succombé chacune à 15 et 16 ans à deux réalisateurs de l’âge de leur père qui maniaient avec un art consommé la carotte et le bâton, les compliments excessifs et les humiliations répétées pour la seconde, jouant alternativement au papa qui gronde, menace et impose sa loi et au papa qui met son enfant au dessus de tout. Des hommes qui leur offraient la possibilité de n’être plus pauvres aussi, et d’évoluer dans un monde que leur mère, tendue vers sa propre réussite, leur avait présenté dès leur plus jeune âge comme éminemment désirable.
                A ce jour elle n’a pas décidé de porter plainte alors qu’on la presse de le faire. Elle explique pourquoi et on la comprend. Comme on comprendrait qu’un jour elle le fasse si c’était nécessaire pour elle.

    • #47122 Répondre
      Monami
      Invité

      En quelques mois, l’actrice a pris la tête du mouvement #MeToo dans le cinéma et au-delà, avec sa fougue, ses réseaux, ses ombres et ses lumières. De la comédienne revenante à la militante puissante, récit d’une mue féministe et politique.

      «Je veux tout faire péter», dit-elle, ou bien «je n’attends rien». Ça dépend de l’élan combatif qu’elle sent en elle, chez les autres, du micro qu’on lui tend, des lumières qui l’éclairent. Tout est possible. Judith Godrèche peaufine son rôle. Elle a irradié le Festival de Cannes en smoking Givenchy, pour l’ouverture de la sélection Un certain regard, jeudi 16 mai, avec son court métrage Moi aussi consacré aux victimes de violences sexuelles. Devant sa caméra, sa fille Tess Barthélémy, apprentie danseuse de 19 ans, tourbillonne en vestale blanche dans une foule de mille femmes abusées (et quelques hommes), venues témoigner la souffrance et l’espoir, parmi les 6 000 qui lui ont écrit. «Je parle pour vous toutes», a clamé Judith Godrèche, indifférente aux murmures qui, sur la Croisette, s’affligent de ce «clip de prévention». Personne n’a osé le lui dire, le président du festival, Thierry Frémaux, également circonspect, a même proposé, en sus, une projection de son court-métrage sur la plage. Comme si toute critique, même minime, pouvait constituer une atteinte à la cause des femmes, une blessure infligée à cette courageuse qui a enfin osé briser le silence, parler de sa jeunesse volée par le réalisateur Benoît Jacquot, et déposer plainte contre lui, ainsi que contre Jacques Doillon, pour «viols sur mineur». Judith Godrèche a ému la France, secoué le milieu du cinéma, aimanté la cérémonie des césars. Elle a saisi le Sénat puis l’Assemblée nationale, fébrile et implacable dans son pull Babar, pour appeler à la création d’une commission d’enquête sur le cinéma, illico décidée et étendue à l’audiovisuel, au spectacle vivant, à la mode, à la publicité. Des féministes la regardent cheminer, certaines bluffées, d’autres moins, disant «Godrèche est radioactive». Les hommages politiques sont quasi unanimes, du Rassemblement national à La France insoumise et les sollicitations pleuvent, dans tous les médias, filtrées par deux attachées de presse, dont une, ayant oeuvré pour un ancien président de la République, François Hollande.

      Il faut bien ça, tout va si fort, si vite, l’actrice s’est métamorphosée, en trois mois, en icône, engagée, politique. «Oui, je suis prête à faire de la politique même si je ne sais pas encore la forme que ça prendra… Je sens un souffle et un devoir immense», confie Judith Godrèche à Libération, mi-avril, dans un café branché du Marais près de chez elle. Elle a de jolis yeux derrière ses épaisses lunettes, 52 ans, peau de rose, jean mom, chemisier brodé de petits chats. Aux pieds, de grosses chaussures cloutées. «Méfiez-vous des petites filles, elles sont punks», avait-elle rappelé aux césars. Son sourire, parfois mécanique, est une armure. Elle s’excuse de «mal parler». C’est faux, elle cherche les bons mots. Elle mouline sans cesse, phosphore, consulte. Elle se structure, éclairée par une nuée de féministes, des militantes du Collectif féministe contre le viol à celles du collectif 50/ 50, à la pointe des combats féministes dans le cinéma. Mais aussi des hommes engagés depuis longtemps, tels le juge Edouard Durand, ex-figure suprême de la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise) ou Eric Fassin, professeur de sociologie à l’université Paris-VIII, américaniste, spécialiste des études de genres, pionnier des combats intersectionnels, adulé à l’extrême gauche. Lui qui a suivi de près la percée politique d’Adèle Haenel – et son retrait – observe, enchanté, l’ascension de Judith Godrèche : «Quelle générosité, quelle efficacité.»

      Flash-back douloureux

      Elle est loin d’être la «Godiche», comme l’a longtemps appelée le milieu du cinéma, qui ne l’a vue ni souffrir, ni grandir. Elle est réapparue cet hiver, comme une «revenante» avec sa série Icon of French Cinema, diffusée sur Arte, et l’histoire d’une ex-égérie du cinéma d’auteur qui tente un come-back en France. Judith Godrèche est à la fois le sujet, l’actrice, s’imposant également réalisatrice, malgré les réticences de la chaîne, avec ses enfants – Tess dans le rôle de sa fille, Noé pour la bande-son. C’est une comédie sucrée et enrobée à la Emily in Paris – version middle-aged – avec des dialogues en anglais, robes et gâteaux colorés et de savoureux passages d’autodérision. Et puis il y a ces flash-backs, sur la jeunesse à l’ombre d’un réalisateur pervers, non nommé mais évidemment reconnaissable : Benoît Jacquot. A-t-elle écrit sa série avec l’intention que son histoire explose enfin ? «Ce n’était pas clair, tâtonne Godrèche. Tout s’est fait doucement, presque à l’insu de moi-même.» Avec ses interlocuteurs à Arte, il était convenu qu’elle raconte une époque, celle des années 90, le cinéma d’auteur, avec «cette ligne ambigüe», de la légèreté et surtout du piquant.

      C’est ainsi qu’elle s’est toujours présentée. Petite, elle jouait la grande, déscolarisée en seconde, mais diablement mûre, sûre d’elle depuis sa révélation dans la Désenchantée en Lolita rebelle, fascinée par Rimbaud, et invitée à 16 ans à disserter sur le plateau de 7 sur 7 face à Raymond Barre ou à la Marche du siècle avec Françoise Giroud. «J’étais cataloguée intello et vivais avec un homme de vingt-cinq ans de plus, rappelle-t-elle. Je me suis ancrée très tôt dans une grande solitude, une forme de marginalité.» A 23 ans, elle écrivait Point de côté (Flammarion), roman brumeux, avec une scène de viol et quelques lignes troublantes que personne n’a décryptées. Elle enquillait les seconds rôles dans l’Auberge espagnole, Potiche, Ridicule… Et faisait sa star, pleine de caprices et jalousies paranos quand elle se disait espionnée par Emmanuelle Béart, avide de piquer ses projets. Elle se pliait, toute douce et sourire de joker, aux interviews d’un Ardisson commentant, hilare, sa poitrine et faisait cet horrible jeu de mots : «Gode-rêche».

      Elle se conformait au regard des hommes, enchaînait les histoires et les mariages, avec un architecte puis Dany Boon, le père de son fils, rencontré sur le tournage de Bimboland et épousé à l’île Maurice pour quatre ans, avant l’arrivée, en 2005, de Tess née de son union avec le comédien Maurice Barthélémy. Elle fonçait, sans évoquer le passé, un peu seulement avec la productrice Caroline Bonmarchand, l’amie chère depuis l’école qui fut si envieuse ado : «Judith avait la vie la plus cool, elle m’envoyait des cartes postales de New York, de Venise. Elle a longtemps raconté sa vie de manière romanesque, idéalisée.» Avec ses compagnons, l’actrice lâchait seulement quelques mots, du genre : «Jacquot était un peu spécial.» Sur France 2 en 2010, elle disait : «C’était quelqu’un d’extrêmement séduisant… Très intelligent, brillant, quelqu’un qui réinventait la vie…. Evidemment qu’il avait énormément d’influence sur moi… Une emprise extrêmement inspirante.» Et elle s’étonnait que la présentatrice Catherine Ceylac lui demande comment réagirait-elle si un jour sa fille partait avec un homme de 40 ans : «Je ne me pose pas la question.»

      Seule, dans son intimité sur le divan, elle retournait le film de sa jeunesse. Et puis Tess a eu 17 ans, son âge sur le tournage de la Désenchantée. Flash-backs douloureux. Godrèche vivait alors avec ses enfants à Los Angeles depuis 2013, en quête d’air frais, de rôles, de bienveillance, après le flop de son premier film. HBO lui avait proposé d’écrire l’histoire d’une Française débarquant en Amérique, finalement tombé à l’eau. L’actrice, épaulée financièrement par son ex-mari fortuné, Dany Boon, a décroché de petits rôles, regardé s’embraser le mouvement #MeToo. Elle a témoigné pour le New York Times de l’agression sexuelle que lui fit subir Harvey Weinstein en 1996, en marge du Festival de Cannes, dans la chambre d’un palace. La Californie a éveillé son féminisme. «Judith s’est politisée, elle est allée à un meeting de Bernie Sanders», raconte Caroline Bonmarchand. Pour sa série, elle revisite la gauche post-soixante-huitarde, celle dans laquelle elle a baigné d’abord avec son père psychanalyste qui l’a élevée seul à l’âge de 8 ans, quand sa mère, psychomotricienne, est partie pour un autre. Puis avec Benoît Jacquot, ce maoïste, proche de Lacan, qui l’emmenait dîner dans le Tout-Paris intello.

      «Judith est une femme très déterminée. Je lui ai dit que toute parole est une mise en danger. La règle sociale, c’est l’absolu silence. Mettre au clair, parler, révéler n’est jamais un acte confortable…»

      Edouard Durand juge pour enfants

      Le réalisateur, aujourd’hui âgé de 77 ans, a su que son ex-égérie préparait une série où il figure, quand Arte a refusé pour cette raison son projet d’adaptation de Voyage dans l’Est, ce roman où Christine Angot revient précisément sur les lieux des crimes incestuels de son père… Jacquot a demandé à un ami commun de passer un coup de fil à celle qu’il appelle encore «Judith». Elle fit répondre que «non c’était pas vraiment sur lui». Jacquot en est resté là. Il ne s’est jamais remis en question, peut même dire à ses amis qu’il serait encore avec «Judith» si elle ne l’avait pas quitté. Après elle, il n’a cessé de choisir pour son cinéma, et sa vie intime, de très jeunes femmes – Virginie Ledoyen, Julia Roy ou Isild Le Besco. Laquelle vient de révéler, dans son livre Dire vrai (Denoël) l’emprise que Jacquot exerça sur elle dans des scènes de violence d’une troublante coïncidence avec celles relatées par Judith Godrèche. Le réalisateur, qui parle parfois de lui à la troisième personne, n’a jamais perçu le changement d’époque, la libération de la parole. Il n’imagine pas qu’une adolescente, devenue femme, mère, pleinement consciente, explore différemment son passé. Il se rassure, avec ses propres souvenirs, cette «petite Judith» si gaie, si amoureuse, le remerciant de l’avoir libérée de ses parents, de son père adoré mais pesant.

      Bref, Jacquot est serein. Godrèche, elle, craint qu’il n’entrave sa série, fasse pression, tente une action en justice. «On savait que ça allait faire du bruit, on envisageait les risques», glisse un membre de la production. Elle tremble, y compris chez sa psy : «Chaque séance, je me disais : « Comment faire pour ne rien dire, slalomer, résister, tenir les digues? »» Elle s’y emploie face aux premiers journalistes, qui après la projection d’Icon of French Cinema, l’interrogent évidemment sur Jacquot. Elle ne veut pas témoigner. Mais après la diffusion de la série, portée par les retours positifs, l’actrice s’agace que les journalistes de cinéma ne creusent pas davantage. «Où sont les enquêteurs ?» demande-t-elle, cherchant les noms de ceux qui pourraient se saisir du sujet Jacquot. Des femmes l’incitent à prendre la parole. Parmi elles, Hélène Devynck, cette journaliste à l’avant-garde du combat contre PPDA et autrice d’un cinglant récit sur son Impunité, rencontrée par un curieux hasard : son appartement parisien a servi de lieu de tournage pour la série. «Je croise Judith Godrèche qui me dit qu’elle filme l’histoire d’une jeune actrice avec un vieux réalisateur toxique, retrace-t-elle. Je regarde sa série, c’était fou, l’histoire était tellement connue, tellement publique et ça ne sortait pas.» Hélène Devynck, avec son accord, écrit une tribune sur Depardieu dans Libé où elle mentionne Jacquot. Puis elle poste sur X (ex-Twitter), le 6 janvier, l’extrait du documentaire de Gérard Miller dans lequel Benoît Jacquot évoque sa transgression avec «cette Judith qui avait en effet 15 ans… J’avais pas le droit, je crois pas, mais ça elle en avait rien à foutre et même elle, ça l’excitait beaucoup», parlant du cinéma comme d’«une sorte de couverture pour des moeurs de ce type-là». L’abjecte vidéo tourne sur les réseaux sociaux. Judith Godrèche vacille, vomit, et tape sur Instagram : «Il s’appelle Benoît Jacquot.»

      Elle ne tremble plus, dévore tout ce que lui envoie une sexagénaire dénommée Coco, son «petit détective», qui épluche tous les films, les interviews, les écrits du réalisateur. Elle parle aussi de Jacques Doillon qu’elle accuse de l’avoir violée, avant le tournage de la Fille de quinze ans. Elle tente d’entrer en contact avec toutes celles – actrices, compagnes – susceptibles de pouvoir témoigner. Elle consulte une pénaliste, Laure Heinich, conseil de nombreuses femmes dont les victimes de PPDA ou Tariq Ramadan. «Je dis à Judith Godrèche qu’elle ne peut pas prendre la parole sans déposer plainte, bien que son affaire soit prescrite, précise l’avocate. Il faut qu’elle fasse ce chemin-là, c’est le bon endroit.»

      «La puissance de ton père»

      L’actrice, marquée par le «#MeToo américain», se confie parallèlement à deux journalistes du Monde. Elle leur ouvre ses archives, les lettres, les photos, tout en repoussant les questions sur ses parents, comme elle le fera toujours, même lors de son audition au Sénat. Pourquoi ? «C’est toujours une façon de détourner la responsabilité du bourreau.» Et puis, consciente que l’argument est court : «Ça me regarde, j’ai eu ces conversations avec eux. On a tout mis sur la table… Enfin presque. C’est compliqué le procès des absents.» Judith Godrèche protège légitimement ses vieux parents. Pourtant, l’emprise de Benoît Jacquot aurait-elle pu s’exercer aussi puissamment, aussi longtemps, sans leur silence voire leur bienveillance ? Tous ceux qui ont côtoyé les Godrèche au mitan des années 90 se souviennent de ce père, psychanalyste, fou de sa «petite Judith», copain avec Jacquot, adoubant cet étrange couple au point de partager des vacances avec eux, à Méribel ou en Grèce, de leur permettre d’acheter un appartement ensemble dans le Marais, tout près de chez lui. Il signa, avec son ex-femme, une excuse de minorité pour que leur fille, âgée de 16 ans, puisse devenir propriétaire. La mère a aidé à décorer l’appartement, prêtait sa voiture ; le père passait souvent. Une ex-camarade de lycée de l’actrice se souvient de lui : «J’avais 15 ou 16 ans, il m’a invitée à prendre un café chez lui en me disant que j’étais aussi belle que Judith, que je pourrais moi aussi faire du cinéma, en me montrant une immense affiche d’elle. Je suis partie en courant.» Peu après, le psychanalyste s’est installé avec une étudiante, lui qui avait abandonné sa fille à un homme de son âge… Judith Godrèche dit qu’il ne faut pas chercher à le contacter, qu’il n’est pas en état de répondre. Ses proches ont pourtant vu l’élégant géniteur sur le tournage de sa série, avant qu’il ne s’envole pour le Brésil où il réside souvent. La mère, elle, tournait souriait, discrète, lors du dernier anniversaire de l’actrice. Dans sa série, Judith Godrèche demande : «Pourquoi tu m’as laissée avec un homme de 40 ans ?» Réponse à l’écran : «J’étais contre, je n’avais aucune légitimité à tes yeux. J’étais inaudible. La puissance de ton père… »

      Trente-sept ans plus tard, Judith Godrèche dépose plainte contre Benoît Jacquot et Jacques Doillon. Longue audition à la brigade des mineurs, instruction aussitôt ouverte, un traitement de faveur réservé aux affaires médiatiques. Dans la foulée, sort la magistrale enquête du Monde, et l’interview de Judith Godrèche sur France Inter, au micro de Sonia Devillers. «Immense moment. L’un des plus beaux de ma carrière», s’émeut la journaliste, aussitôt inondée de douloureux témoignages.

      C’est une déferlante sur l’adresse mail créée spécialement par Judith Godrèche. Des messages par centaines, des «bravo», «quel courage», «quelle force vous donnez», tant de secrets enfouis depuis dix, vingt, cinquante ans qu’elle nous montre, avec l’accord des intéressées, lors d’un second entretien au Café de Flore. Des histoires d’abus d’un père, un beau-père, un frère, un cousin, un prof, de tout âge, de tout milieux… «Je n’étais pas préparée à une telle horreur», souffle l’actrice. Elle a bien tenté d’anticiper le tsunami. Elle a approché celles qui ont magnifiquement brisé le silence : Vanessa Springora, l’autrice du Consentement et celle de la Familia Grande, Camille Kouchner, qui l’a présentée à Edouard Durand.

      Ce juge pour enfant, ancien séminariste, a incarné le visage de la Ciivise, libérant la parole, ardemment féministe, convaincu que les enfants, comme les femmes, souffrent du système patriarcal, matrice de toutes les violences. Il est aussi respecté que controversé : «passionné, inflexible, précieux» pour certains, et d’autres?: «un gourou, limite sectaire, indifférent à la présomption d’innocence». Tel est l’avis du garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti, empressé de pouvoir écarté ce juge indomptable à la fin de son mandat, en décembre 2023. Edouard Durand est sous le choc quand il rencontre, peu après, Judith Godrèche. Singulière alchimie immédiate entre ce grand taiseux austère et l’actrice toujours en ébullition, avec ses pulls mohair et ses tote bags «I believe in love». Ces deux-là se comprennent, même blessures d’enfance sûrement, – bien que le juge entretienne le mystère – même intensité, même désir de reconnaissance, même combat.

      «Mix de Madonna et mère Teresa»

      «Judith est une femme très déterminée, note Edouard Durand, dans son vaste bureau immaculé de président du tribunal pour enfant de Pontoise. Je lui ai dit que toute parole est une mise en danger. La règle sociale, c’est l’absolu silence. Mettre au clair, parler, révéler n’est jamais un acte confortable.» Il lui donne des contacts, des lectures, des conseils, et l’initie au système judiciaire, souffle ses formules telles que «le pénis est au viol ce que le fusil à pompe est au braquage». Ses mots vibrent. L’actrice est un buvard, elle prend tout. «Tu es christique», lui dit la romancière Lola Lafon. Godrèche, dès lors, mentionnera le juge Durand dans toutes ses tribunes, plaidant sans cesse pour le réintégrer, lançant même lors d’une projection privée de son court métrage : «Edouard, je t’aime.» Les nouveaux inséparables s’en amusent, étant tous deux mariés, Judith avec un avocat américain de dix ans son cadet, surnommé drôlement «mon adolescent».

      Le juge a relu son discours pour les césars, lui suggérant de gommer le passage appelant à la démission de Dominique Boutonnat, le président du CNC mis en examen pour agression sexuelle sur son filleul. Ce soir-là, il fallait être inattaquable, souveraine. Elle le fut sur scène, voix limpide, mots vibrants, implacables. Standing ovation, sourires forcés ou vraiment émus, notamment ceux de Virginie Efira et Justine Triet qui viendront la féliciter. Dany Boon, convoqué sur scène peu après pour remettre un prix, ne dit rien au micro, mais la soutient devant les caméras de BFM. Et encore à Libération : «Judith ne parlait pas du passé, quand j’ai découvert tout ce qu’elle a vécu. C’est grand, important ce qu’elle fait.» La nouvelle ministre de la Culture, Rachida Dati, veut rencontrer l’actrice, il fait les présentations. Judith Godrèche écoute, distante : «Dati m’avait appelée plusieurs fois avant, elle m’a proposé de rencontrer le président de la République… Je lui ai parlé du maintien honteux du président du CNC. Ça a coupé net la conversation.» Elle ne veut pas être récupérée, surtout pas par le pouvoir macronien qui a évincé le juge Durand et soutient l’odieux Depardieu. Elle refuse de s’asseoir à la table d’honneur lors du dîner des césars organisé au Fouquet’s, exigeant, pour elle et sa tribu, une table à part dans un coin quand la ministre a débarqué avec une heure de retard. Ce qui fera dire à l’actrice, lors de son audition au Sénat, qu’elle avait été reléguée «encore plus loin que l’infini… tout au fond».

      Il arrive que Judith Godrèche exagère, même ses proches en conviennent. Sans doute a-t-elle manqué d’égard pour la plume qui a ciselé son discours, Hélène Frappat, normalienne, docteur en philosophie, critique de cinéma, auteur d’une dizaine d’ouvrages, dont le dernier Gaslighting ou l’art de faire taire les femmes (L’Observatoire) paraît singulièrement prémonitoire. L’actrice l’a approchée une semaine avant les césars sur Instagram, avec ses habituels «coucou», ayant adoré sa tribune dans le Monde, dans laquelle elle écrivait que Judith Godrèche «a brisé le sortilège par lequel chaque femme qui n’est « rien d’autre qu’une petite fille qui a grandi », écrivait Henry James, doit vivre avec cette créature encombrante, parfois bavarde souvent muette (…) C’est la révolte des petites filles!» Hélène Frappat a écouté longuement, traduit sa pensée, suggéré des ajouts comme la référence au film de Jacques Rivette Céline et Julie vont en bateau. Judith Godrèche ne l’a jamais rencontrée, ni remerciée. Elle a même exigé que les Inrocks ne mentionnent pas son nom, lors d’un portrait monté en une – version confirmée par la chefferie du magazine. «Stupide histoire, rétorque l’actrice. Hélène Frappat m’a donné l’idée de Rivette. Point Barre.» La philosophe refuse de commenter. Mais son entourage, las de «l’iconographie» godréchienne raconte que Frappat s’est expliquée avec l’actrice, lui écrivant : «Ce n’est pas normal qu’une femme soit ainsi silenciée, c’est contraire à l’idée que vous incarnez, c’est une imposture.»

      L’actrice plaide la sororité sans toujours la pratiquer. Elle peut s’énerver, raccrocher au nez, textoter des «c’était moi la vedette» ou bien «tu penses que tu as la puissance d’écraser ma parole ?» Elle sait être dure, nombreux sont ceux qui, dans le milieu du cinéma, disent la difficulté de travailler avec elle, avec des mots similaires : «enfer», «cauchemar». Le producteur de sa série ne veut plus entendre parler d’elle. Tous la bouclent et les sarcasmes fusent dans les coulisses cannoises. «Aujourd’hui Godrèche, c’est un mix entre Madonna et mère Teresa, on ne peut rien dire.» Elle règle ses comptes avec les vieux critiques de cinéma, refuse de débattre dans C ce soir avec Laure Adler qui, il y a trente ans, n’a pas saisi les abysses de son roman et continua à interviewer Benoît Jacquot. La chroniqueuse, in fine maintenue, sous peine de rendre son tablier, se sentit obligée de s’excuser. «J’étais tellement intimidée, et glacée, analyse-t-elle. Je me suis dit que, sans le savoir, je l’avais blessée. C’est pas une petite complainte, c’est une grande montagne qu’elle nous balance, Judith.»

      «White privileged woman»

      C’est elle qui désormais donne des leçons aux anciennes féministes, nourrie par ses discussions avec la nouvelle garde plus radicale – les députés Sandrine Rousseau et Clémentine Autain ou l’activiste Rokhaya Diallo, un temps proche des Indigènes de la République aguerrie aux Etats-Unis, qui ne cesse de dénoncer l’islamophobie et le «racisme systémique» de la France. Eric, Fassin est sur la même ligne. Il a participé à des réunions chez l’actrice après les césars : «Dati voulait lui faire rencontrer Macron, c’était une opération de com du gouvernement qu’il fallait renverser à son avantage. C’est alors qu’on a lancé l’idée de la commission d’enquête.» Le sociologue pousse l’actrice à s’intéresser aux conditions économiques des tournages, au droit du travail, aux maquilleuses, aux techniciennes, qu’elle n’oubliera plus dans ses discours. «Je suis une white privileged woman», dit-elle désormais. Eric Fassin est conquis : «Judith est en apprentissage accéléré, elle écoute tout, reprend ce qui lui convient. Elle a ce courage, l’intelligence du moment historique qu’elle vit et incarne.»

      Mais le combat est ardu, tant de pression, de sollicitations et ces terribles témoignages, incessants, dans sa boîte mail. Qu’en faire ? L’actrice a pu être submergée, pressée par des journalistes en quête du prochain #MeToo. Elle s’est mise à distribuer des sujets d’enquête, déclarer des infréquentables, vouloir dresser des listes, au point d’inquiéter certains de ses soutiens. La militante féministe Andréa Bescond, révélée par les Chatouilles, dit tout haut ce que d’autres pensent : «Il faut veiller à ne pas tout mélanger, les vraies violences subies par les enfants et les goujateries de certains hommes, se concentrer sur les vrais combats. Faire attention au tribunal médiatique, respecter la présomption d’innocence.» Judith Godrèche fulmine mais elle écoute, et assure : «Je n’ai jamais pointé tel ou tel. Chacun doit rester à sa place.» Elle apprend la prudence. L’avocate de Jacques Doillon, Marie Dosé, a déposé une plainte en diffamation contre elle, précisant dans un communiqué qu’«oser affirmer publiquement que celui-ci aurait « couché avec des enfants » qui tournaient dans ses films est ignoble».

      L’actrice découvre les procédures judiciaires et la cuisine parlementaire. Elle a été invitée au Sénat par la centriste Dominique Vérien, présidente de la délégation aux droits des femmes, qui dit : «Judith Godrèche ne connaît rien au système de protection de l’enfance et parle comme si rien n’avait changé depuis son époque, alors que beaucoup de progrès ont été faits. Mais sa voix porte, son témoignage est utile.» C’est l’Assemblée nationale qui a finalement créé une commission d’enquête. Lors de son audition, l’actrice, cette fois, a pris soin de mentionner les avancées, tout en martelant : «L’industrie du cinéma est malade, il y a des violences sexuelles et sexistes qui arrivent tous les jours.» Puis, énigmatique : «J’en sais trop, beaucoup, beaucoup trop.» Bientôt, la lumière sera faite. La commission d’enquête démarre et Cannes se termine dans une semaine. Judith Godrèche n’a pu, comme elle l’avait suggéré, intégrer le jury. Au moins a-t-elle monté les marches, récolté encore des applaudissements, les «merci, merci» des femmes qui ont tourné avec elle, l’estime de Rokhaya Diallo à ses côtés sur le tapis rouge, et les SMS galvanisants du juge Durand, empêché au dernier moment empêché de la rejoindre sur la Croisette.

      Il faut désormais inventer la suite. Eric Fassin va lui faire rencontrer Anita Hill, la juriste afro-américaine, célèbre pour avoir dénoncé le harcèlement sexuel d’un futur juge de la Cour suprême, propulsée à la tête de la commission Hollywood, chargée de veiller aux bonnes pratiques du cinéma américain. Pourquoi ne pas transposer ce rôle ? Judith Godrèche peut désormais se rêver, pour de vrai, en Icon of French Cinema.

    • #47131 Répondre
      Ema
      Invité

      Merci du partage Juliette. Article intéressant, en effet.

      • #47137 Répondre
        Tony
        Invité

        ‘le pénis est au viol ce que le fusil à pompe est au braquage’
        ‘tu es christique’lui dit la romancière Lola Lafon.

        • #47141 Répondre
          Tony
          Invité

          L’article est très intéressant,on pourrait même dire qu’il est subtilement malveillant, sur son père très clairement mais aussi cette idée que ces hommes qu’elle accuse aujourd’hui elle en a tiré un bénéfice immédiat (appartement,voyages un peu partout et cartes postales envoyées aux amies qui n’ont pas sa chance etc…),et bénéfices à venir maintenant qu’elle est devenue la porte parole de Meetoo (une reconversion en politique est envisagée…)

          • #47143 Répondre
            Malice
            Invité

            Tony qu’est-ce qui te fait penser que c’est la malveillance qui motive la journaliste au sujet du père?
            Je discerne de la clairvoyance

            • #47146 Répondre
              Tony
              Invité

              Sur le père je suis d’accord il y a de la clairvoyance,lui aussi semble en tirer un bénéfice mais il n’est plus capable de se défendre.

              • #47149 Répondre
                Malice
                Invité

                Il s’agit moins de l’attaquer à mon avis que de mette en lumière l’angle mort de la situation de Godrèche, qui a plus de facilité ( et on la comprend) à examiner la psyché de Jacquot que celle d’un père qui a facilité pour ne pas dire encouragé l’emprise de cette homme sur elle.
                « Il n’est plus capable de se défendre » : là tu considères qu’une fille qui serait lucide sur les actions de son père et lui ferait le récit du mal qu’il a pu lui faire est dans une position d’attaque. Non, l’attaque, c’est plutôt l’emprise qu’on a exercé sur elle alors qu’elle était une très jeune fille. Connaître et dire la vérité, c’est se défendre, se respecter soi, pas agresser autrui.

                • #47150 Répondre
                  Tony
                  Invité

                  Quand je dis qu’il n’est plus capable de se défendre c’est par rapport à l’article et aux témoignages,pour le reste c’est complexe et je me sentirais ridicule de croire savoir ce qu’il en est réellement de ce qui s’est joué entre elle et son père après avoir lu un pauvre article.

                  • #47154 Répondre
                    Malice
                    Invité

                    Ok, je n’avais pas exactement compris ça en te lisant.
                    Comme toi je n’irai pas plus loin dans l’hypothèse qu’ébauche l’article; cela me rend très curieuse cela dit.

                    • #47242 Répondre
                      françois bégaudeau
                      Invité

                      Ce qu’on peut noter pour le moins : dans sa – nulle -série, Godrèche épargne le père, présenté comme un papa sympa meurtri par le départ de sa femme, la mère, qui elle est davantage malmenée.

      • #47156 Répondre
        Claire N
        Invité

        Merci Juliette
        « Tous la bouclent et les sarcasmes fusent dans les coulisses cannoises » l’auteure de cet article pointe avec je trouve prévenance – ce qui me saute aux yeux a présent – comme en écho de la situation passée de l’actrice – c’est assez glaçant d’ailleurs

    • #47148 Répondre
      Ema
      Invité

      @Tony
      L’article semble vouloir en découdre avec la sanctification en cours de J.G, forcemment excessive, forcemment falsificatrice ( la sanctification, pas Judith). Pour autant, nulle remise en question du bien fondé des accusations, donc je ne sais pas si on peut parler de malveillance. Intéressant que tu interprètes le temoignage sur ses voyages avec B.J comme une façon de souligner les avantages qu’elle a tiré de sa relation, çà ne m’avait même pas traversé l’esprit. Pour moi il s’agissait plutôt de mettre en avant la « methode » Jacquot, vieille comme le patriarcat à vrai dire : je suis trop vieux pour toi mais regardes tout ce que je peux t’offrir grâce à çà. C’est les deux à la fois en fait.

    • #47158 Répondre
      Joséphine
      Invité

      Très embarrassant cette focalisation sur Judith Godrèche en représentante exclusive de la lutte contre les violences sexuelles. Il lui est souvent reproché dans les commentaires d’épargner ses parents et je trouve qu’en effet, c’est curieux qu’elle n’évoque pas leur responsabilité.
      Je crains qu’elle ne prenne la grosse tête et se mette à se placer en justicière. Et je constate qu’elle associe à son combat sa fille encore bien jeune. On pourrait craindre qu’elle aussi exerce une emprise sur ses proches.
      Les violences vécues par les gens non célèbres seront-elles mieux prises en charge après cette déferlante d’accusations de réalisateurs ?

      • #47159 Répondre
        Ema
        Invité

        « Les violences vécues par les gens non célèbres seront-elles mieux prises en charge après cette déferlante d’accusations de réalisateurs ? »
        Probablement pas, l’industrie du cinéma est un microcosme à part et je pense que le garde fous que certaines activistes veulent y mettre en place sont plutôt spécifiques à ce milieu.

      • #47161 Répondre
        PeggySlam
        Invité

        @Josephine pour te répondre directement sur te question pour du vécu personnelle malheureusement non ! Avec mes parents (et j’ai cette chance d’avoir leur soutien car même des victimes n’ont même pas ça) nous ne connaissions en rien de ce qui allait se passer après ma déposition de plainte. À part que ça irait vite (trop vite pour être honnête) car ils ont jugé mon affaire grave étant une personne vulnérable. Au début j’ai été suivi mais j’ai arrêté par la suite car eux même m’avait dit qu’ils ne pouvaient pas tout guérir ce qui est assez vrai. Mais du coup quand tout s’arrête et l’affaire passée tu es face à toi même et mon histoire c’est passé 10 ans avant l’arrivée de MeToo à la fois par chance car du coup mon histoire n’a pas été récupérée par les médias (mais un article a été écrit je peux le partager car je n’ai plus aucun problème avec) mais qui du coup quand j’entends toutes ces histoires ça ne fait que me rappeler la mienne car au final et dans quelque soit la vie sociale des agresseurs et des victimes c’est tous les milieux sociaux qui sont touchés et très souvent par des gens que l’on connaît (comme c’était mon cas). Aujourd’hui j’en ai encore des séquelles même si ça va beaucoup mieux par rapport à ça. J’ai envoyé à Mediapart un mail comme quoi ils devraient s’intéresser aussi sur les histoires des personnes en situation du handicap aucune réponse. Ce genre d’histoire médiatiques fait beaucoup aux anonymes car ça nous ramène à nos classes et milieux sociaux alors que la souffrance et l’humiliation face à ce genre d’affaires est la même pour tous. Malgré mon histoire je dis aujourd’hui que les mecs aussi devraient prendre plus la parole car ça n’arrive pas qu’aux femmes mais aux mecs ici. Mais dans cette société patriarcat où l’on l’homme doit être fort et virile on réduit tout à de la pédophilie et de l’inceste pour les hommes alors que les agressions, les violes ça peut arriver à n’importe qui quelque soit ta classe et milieu social. Et ça c’est dur de le faire entendre ! (Désolée j’ai toujours ce problème d’affichage du forum donc impossible de corriger mes fautes)

      • #47162 Répondre
        riviere
        Invité

        Je trouve ce déballage assez jouissif et sûrement libérateur pour Godrèche et Le Besco. Elles décrivent assez justement leur expérience et le fait qu’elles y ont pris leur part à cette époque. Elles ne se voient pas comme des victimes ni leurs agresseurs comme des monstres. Elles montrent un système de pouvoir communément admis voire encouragé. Cela lève un voile sur des rapports homme-femme/enfant qu’on observe dans toutes les classes, le mettre sur la place publique est intéressant et salutaire, c’est de l’éducation populaire, de même que les affaires Duhamel et PPDA.

        • #47204 Répondre
          Claire N
          Invité

          Oui – mème si j’avoue que instinctivement mon corps a moi m’aurait plus poussé vers un «  on se lève et on se casse « , c’est cette persistance à rester qui me questionne

          • #47207 Répondre
            Oscar Spielmann
            Invité

            Le milieu qu’elle conspue est aussi celui qui va faire travailler ses enfants…

            • #47208 Répondre
              Tony
              Invité

              Donc ses enfants devraient changer de milieu social?

              • #47209 Répondre
                Oscar Spielmann
                Invité

                Ses enfants font ce qu’ils veulent.

              • #47210 Répondre
                Claire N
                Invité

                Oui – peut être qu’elle agit en mère / je ne sais pas

                • #47252 Répondre
                  françois bégaudeau
                  Invité

                  Ses enfants font ce qu’ils veulent, JG fait ce qu’elle veut, mais qu’elle n’ait pas réfléchi au très mauvais symbole produit par la présence de sa fille dans sa série et dans son court, donnant à son tour dans l’entre-soi et la pente incestueuse qu’elle s’applique à dénoncer, est sidérant. Et me laisse penser – comme sa série- que sa réflexion féministe en est vraiment au stade 1.

                  • #47254 Répondre
                    Ema
                    Invité

                    Peut être se dit elle pouvoir justement protéger sa fille en chaperonnant son introduction dans le milieu ?
                    De toute façon pas grand chose ne semble opposer résistance à la tentation du népotisme dans le cinema, même ceux ayant critiqué le phénomène plus jeune finissent par faire croquer leurs gosses quand ils en ont.

                  • #47265 Répondre
                    riviere
                    Invité

                    Je n’ai pas entendu que Godrèche dénonce l’entre-soi dans le cinéma ou ailleurs, ai-je raté un épisode ?
                    Je comprends qu’à 13-14ans elle se voyait comme un bel objet sexuellement monnayable auprès d’un Jacquot en échange de rôles, d’une carrière dans le cinéma, et le sort très enviable d’être sa muse. Elle a eu sa carrière et a avalé le dégoût que ces années lui inspiraient au fond.
                    Même scénar pour Le Besco. Les deux venaient de milieux hors cinéma, ce qui explique en partie à quoi elles se sont pliées.

                    • #47267 Répondre
                      Ema
                      Invité

                      Je ne parlais pas d’elle en particulier. Soulignais juste que quelque soit les (bonnes) raisons que pourraient avoir certains acteurs de détourner leur progeniture de l’actorat, ou au moins de ne pas leur en faciliter l’accès, celà ne semble jamais tenir bien longtemps.

                      • #47269 Répondre
                        riviere
                        Invité

                        entièrement d’accord avec toi Ema, et la façon qu’ils ont de défendre bec et ongles le talent et le travail de leur progéniture est souvent à se plier de rire .
                        Au dessus je répondais à François en fait.

                      • #47270 Répondre
                        Tony
                        Invité

                        Cet entre soi du cinéma français,qui n’est qu’un entre soi bourgeois, finit par produire un cinéma fermé sur lui-même,comme semble l’être le dernier Honoré, c’est miraculeux que des RAZ ou autres puissent y faire effraction tant tout a l’air d’être affaire de réseaux ou de piston,je ne sais pas si c’est spécifique à la France ou si ça se constate ailleurs.Les enfants d’acteurs se recasent un peu dans tous les métiers du cinéma, enfants de producteurs idem et ainsi de suite…

        • #47266 Répondre
          Delphine
          Invité

          Dans l’affaire Judith Godreche, comme dans d’autres affaires similaires, ce qui peut étonner et interroger, c’est le fait que ces femmes n’en parlent que des décennies plus tard. Je comprends que cela puisse être dû aux mentalités de l’époque et aux tabous qui pouvaient exister alors. Mais cela me laisse un peu perplexe. J’ai plutôt l’impression que cela reflète l’americanisation de la société française. On retrouve tout un tas de procédures judiciaires médiatisées, qui semblent avoir pour objectif principal d’obtenir de l’argent.

          • #47268 Répondre
            Ema
            Invité

            Oui son détour par Los Angeles et d’y avoir assisté au MeeToo grandeur nature a sûrement à voir avec son désir de médiatiser son cas. C’est comme çà que je comprends l’article du moins.

      • #47203 Répondre
        deleatur
        Invité

        Attaquer le monde de la haute culture, ça fait classe. Attaquer le monde du cinéma d’auteur, c’est encore plus classe : les festivals, les prix, les tapis rouges cannois, toute la symbolique du grand artiste. Il faudra bien que tout le monde y passe : les réalisateurs, les producteurs, les acteurs, et pourquoi pas bientôt les critiques.
        On n’a pas fait le même raffut au moment de l’affaire Jean-Luc Lahaye : il faut dire que c’était avant meetoo, que cela concernait la chanson, les classes populaires, que les plaignantes étaient inconnues, de pauvres filles. Même responsabilité des parents qui balançaient leur gamine de 15 ans dans les bras d’un séducteur pour un moment de gloire éphémère. Même déconvenue quand la b(a)ise fut venue.

        • #47205 Répondre
          deleatur
          Invité

          Petit rectificatif : ce n’était pas avant meetoo, puisque la mise en examen du bonhomme date de 2021 et 2023.
          Mais là, il n’y a pas de projecteur à braquer, de tribune à écrire, d’indignation à partager sur les réseaux : on s’en prend à de petites gens, lui-même issu de la DASS.

        • #47206 Répondre
          Tony
          Invité

          Oui enfin quand on voit l’entretien de Jacquot et Miller où le premier dit face caméra que son activité de cinéaste est une couverture pour les moeurs qui sont les siens,il ne faut pas oublier qu’en 2010,lors de sa diffusion, personne ne s’en est offusqué, l’époque a changé, l’aristocratie des artistes,ou plutôt des pédo criminels qui se prétendent tels,est sérieusement questionnée.

          • #47213 Répondre
            deleatur
            Invité

            Oui, l’arrogance du créateur qui a besoin de muses, le côté pygmalionesque, vieux motif.
            Quant à la seule qualité artistique de leurs films, j’invite d’abord à les voir.

    • #47164 Répondre
      Ducoup
      Invité

      Un bon gros paquet de nœuds.

    • #47202 Répondre
      Oscar Spielmann
      Invité

      Le focus sur ses tenues vestimentaires. Je ne sais pas trop quoi en penser… Il paraît toutefois inévitable.

      Moi même je bloque là dessus à chaque fois que je vois JG à travers les médias…

    • #47227 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Entracte potin: hier, en regardant sur mon portable ce qu’il y avait à la télé pour mère qui était couchée et avait laissé le programme au salon Que lis-je: sur France 5 Entre les murs.  » Aussi puissant qu’Appocalypse now ou Anatomie d’une chute. J’avais dit par ici que Entre les murs était un petit bijou beaucoup copié et pas encore égalé mais pourquoi faire des comparaisons avec des films qui n’ont rien à voir??

      • #47232 Répondre
        David Watts
        Invité

        C’est des films qui ont eu la Palme d’Or.

      • #47245 Répondre
        PeggySlam
        Invité

        Ooh que oui je suis d’accord pour le côté copié et j’allais inégalé (quoi que j’aime beaucoup aussi Être et avoir que je cite souvent aussi). J’irai même plus loin La vie scolaire de Grand Corps Malade a largement plagié ce film…

        • #47246 Répondre
          PeggySlam
          Invité

          *jamais inégalé pardon pour la faute

    • #47237 Répondre
      Maman
      Invité

      Sur l’article ci-dessus :
      ~
      « (…) Isild Le Besco. Laquelle vient de révéler, dans son livre Dire vrai (Denoël) l’emprise que Jacquot exerça sur elle dans des scènes de violence d’une troublante coïncidence avec celles relatées par Judith Godrèche »
      ~
      Savez-vous si les scènes relatées par JG l’ont été dans des interviews, et si oui lesquelles ?

    • #47271 Répondre
      Ema
      Invité

      Oui en soi le nepotisme se produit dans tous les milieux professionnels bourgeois je dirais, l’actorat c’est un peu la face émergée de cet enorme iceberg, du fait de l’exposition mediatique des concernés. En même temps je comprends. Rien ne sert de pointer du doigt la responsabilité individuelle de papas et de mamans qui aiment très fort leurs enfants et veulent leur faciliter les choses. Tout çà relève du systémique, comme beaucoup de choses.

      • #47272 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        J’en parle, ici, en tant que signe qu’on envoie. En tant que message. Je souligne que JG n’y a même pas pensé, elle qui a l’air de vouloir penser. C’est un impensé.

        • #47274 Répondre
          Eden Lazaridis
          Invité

          Ok elle a un angle mort sur le népotisme, mais en dehors de ça, ça reste une immense penseuse, et une immense cinéaste.

          • #47277 Répondre
            Ostros
            Invité

            Immense cinéaste Godreche ?
            .
            Tu as vu son nouveau film Moi aussi et le précédent Toutes les filles pleurent ?

            • #47279 Répondre
              riviere
              Invité

              Ostros, je crois que c’était de l’immense ironie.

              • #47285 Répondre
                Ostros
                Invité

                Merci rivière. Tu me sors de la caverne.

                • #47298 Répondre
                  Monami
                  Invité

                  Pour immense penseuse aussi ??

            • #47286 Répondre
              arnal
              Invité

              Ostros, l immense.

        • #47275 Répondre
          Ema
          Invité

          Penser cette question l’aurait probablement mise en situation de dissonance cognitive, comme disent nos amis les psy. Son cerveau a donc préfèré évacué cette question, effectivement. L’amour parental produit de l’impensé, tout le temps.

          • #47278 Répondre
            Oscar Spielmann
            Invité

            Ses grosses on s’en ficherait complètement (dans le bon sens du terme) si son positionnement était cohérent. Or il ne l’est pas du tout.

            • #47280 Répondre
              Tony
              Invité

              C’est une bourgeoise, elle est très cohérente.

              • #47283 Répondre
                Oscar Spielmann
                Invité

                Comme bourgeoise en reconversion, oui elle est très cohérente.

            • #47281 Répondre
              myrtille
              Invité

              En quoi, elle est pas cohérente. Sauf, que taper dans son camps social et toujours une affaire de temps.

              • #47305 Répondre
                Oscar Spielmann
                Invité

                C’est expliqué un peu plus haut, et je trouve cette mise en abîme familiale assez triste. En tout cas tout sauf émancipatrice et pas exactement féministe…

                • #47306 Répondre
                  Oscar Spielmann
                  Invité

                  … byme… désolée

        • #47307 Répondre
          Claire N
          Invité

          Oui – et les impenses ça fini souvent en coup de contracture dans le dos – voir plus inconfortable pour le corps – je lui souhaite une bonne boussole
          Le milieu dans lequel elle évolue n’en a que faire de troquer le patriarcat pour du matriarcat
          «  tout change pour que rien ne change « 

    • #47310 Répondre
      Seldoon
      Invité

      La GO pariait pour 20 minutes maximum de « Green land » au début de Furiosa. Un optimisme louable. C’est 5 minutes, et c’est du studio.

      • #47311 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        plus beau film de l’année pour Joudet
        Miller plus grand auteur de blockbuster de tous les temps pour Denouette
        c’est reparti

        • #47313 Répondre
          Charles
          Invité

          Grand film selon Joudet car Miller a su « digérer ses influences » et la direction artistique est super avec une image super nette.

          • #47320 Répondre
            Seldoon
            Invité

            Il y a de beaux restes dans ce film mais tout cela est factuellement faux. L’image n’est pas nette, c’est brouillon. Les influences ne sont pas digérées du tout.

        • #47316 Répondre
          Seldoon
          Invité

          Il y a pourtant beaucoup moins de quoi argumenter en ce sens qu’avec le précédent. La GO demandait à quoi bon tourner dans un vrai désert si c’est pour n’en faire qu’un bac à sable vierge ? La réponse se trouve dans la bouillie de CGI de Furiosa : ça permettait d’avoir des scènes d’action.

        • #47341 Répondre
          Ducoup
          Invité

          Courage François.

        • #47349 Répondre
          Eden Lazaridis
          Invité

          En même temps la catégorie « auteur de blockbuster’ n’est pas particulièrement prestigieuse. On pourrait y mettre James Cameron, Nolan, Spielberg, Ridley Scott, Tony Scott… pas de quoi rêver donc. Être le meilleur de cette catégorie c’est comme être champion du monde de lancer de betteraves, ça vaut pas grand chose. Denouette a-t-il si tort que ça ?

      • #47312 Répondre
        Charles
        Invité

        J’ai reçu Mad max 2 d’ailleurs, censément le meilleur (après le premier épisode assez calme et avant le n’importe quoi du troisième), bon bah c’est un film d’action des années 80 assez efficace et rigolo (je ne sais pas dans quelle mesure le trip SM des costumes est vraiment voulu) mais qui n’a pas très bien vieilli – l’ensemble est très marqué années 80. Les scènes d’action n’ont rien de mémorable, notamment celles de course-poursuite – rien à voir avec l’intensité de celle d’un Friedkin de la même époque. On retrouve les mêmes archétypes pas franchement intéressants même si bien incarnés : le héros solitaire et individualiste qui se met au service de la communauté bien que par intérêt, l’acolyte un peu barré qui est l’inverse du héros mais qui arrive toujours à point nommé, les méchants psychopathes etc.
        Je ne comprends donc pas comment cette saga a pu devenir à ce point culte. Pour moi, en termes de cinéma d’action c’est du niveau d’Highlander 1.

        • #47314 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          Encore un film décrété chef d’oeuvre 40 ans après, alors qu’à sa sortie il était question de tout à son propos (notamment de sa violence) mais alors surement pas de le prendre comme un chef d’oeuvre.

          • #47342 Répondre
            Ducoup
            Invité

            Vrai chef d’œuvre se reconnaît comme tel que le jour de sa sortie. Tenez-le vous pour dit.

        • #47319 Répondre
          Seldoon
          Invité

          Je m’inscris en faux sur les scènes d’action de Mad Max 2, qui sont valent bien celles de Friedkin. Quant à sa réévaluation en chef d’œuvre, c’est moins étonnant, encore une histoire de génération, de films de genre, d’abaissement du niveau du film de genre, Rafik.

          • #47322 Répondre
            Tony
            Invité

            Tout à fait d’accord avec toi sur Mad Max 2 que j’ai revu récemment, c’est toujours aussi kiffant,la scène où le pilote sort de terre avec le serpent qui jaillit sur Max est géniale,les premières minutes sur l’effondrement aussi,le siège du camp et tous les codes du western c’est génial aussi, ça reste un très bon film d’action.

            • #47329 Répondre
              Ducoup
              Invité

              Les poursuites de Friedkin sont basées sur la nervosité, qui peut s’appuyer sur le défilement, et l’évitement des obstacles urbains. Rien à voir avec Mad Max et ses véhicules lancés dans le désert, et qui privilégie les longs plans et la lisibilité, en gardant une tonalité western (comme cela a déjà été dit).

              • #47330 Répondre
                Ducoup
                Invité

                (je parle bien du 2)

              • #47333 Répondre
                Charles
                Invité

                La mise en scène de Friedkin est aussi très lisible et chez lui je ressens plus la vitesse et la tension mais mais c’est aussi parce que il y a des personnages et non pas des figurines comme chez Miller.

                • #47334 Répondre
                  Charles
                  Invité

                  Et en termes de spectacle, de divertissement pur, n’importe quelle scène d’action des Indiana Jones de l’époque est plus réjouissante. Ce n’est pas le même budget donc c’est sans doute normal que Mad Max 2 paraisse cheap et daté à côté mais je me demande qui pourrait vraiment l’aimer, en dehors de ceux qui ont grandi avec ou qui l’ont vu en salles à l’époque. Pour moi c’est une relique du cinéma d’action de l’époque, rien de plus’

                  • #47339 Répondre
                    Tony
                    Invité

                    Y a plein de jeunes gens qui le découvrent aujourd’hui et le portent aux nues,par ailleurs ce que dit Joudet sur l’aspect pictural du travail de Miller est intéressant, c’est aussi ce qui le distingue des autres,ce souci du détail,cette mythologie créé de toutes pièces et l’essentialisme qui va avec.

                    • #47344 Répondre
                      Seldoon
                      Invité

                      Il y a moins d’essentialisme dans les deux premiers mad max grâce à l’époque et au budget limité, qui font que tout existe. Pas de budget veut dire qu’on crée des costumes avec de la recup, et que les améliorations des véhicules sont faites pour de vrai et donc crédibles. On y croit, et quand une voiture s’écrase, c’est ça qu’on regarde. C’est moins vrai du 3, dont le budget a causé la perte, et plus du tout vrai de Furiosa, dont les accidents en 3D perdent énormément d’intérêt.

                      • #47347 Répondre
                        Ducoup
                        Invité

                        Le 3 a largement pâti de la mort de Byron Kennedy (producteur et cocréateur du 1 et 2) pendant les repérages, Miller a été complètement anéanti et s’est désintéressé du projet. George Ogilvie prend la suite et Miller ne fait que superviser les scènes d’action.

                    • #47352 Répondre
                      Charles
                      Invité

                      Essentialisme et mythologie, utilisés par Joudet, sont des mots un peu prétentieux pour décrire un film de genre post-apocalyptique manichéen. Je ne vois pas en quoi le film est plus mythologique que les Freddy, Highlander, Indiana Jones, Halloween de la même époque etc.

                      • #47353 Répondre
                        Mao
                        Invité

                        Si on me dit : film d’action des 80s, essentialisme et mythologie, rien ne dépasse « Les aventures de Jack Burton dans les griffes du mandarin » de Carpenter.

                      • #47392 Répondre
                        Malice
                        Invité

                        Le truc que je préfère dans « Jack Burton », c’est que Kurt Russell y est ridicule, drôle et beau à la fois – comme Brad Pitt dans  » Bullet Train ».
                        Je parie que Tarantino a eu l’idée de le prendre dans « les 8 salopards » et « Boulevard de la mort » après avoir regardé le film de Carpenter

                      • #47394 Répondre
                        David Watts
                        Invité

                        Plutôt The Thing à dire vrai (la grosse rèf du film) mais c’est du geekesque chipotage.

                      • #47396 Répondre
                        PeggySlam
                        Invité

                        Bullet Train ce n’est pas un grand film mais qu’est-ce qu’il me fait rire à chaque fois que je regarde et ce que j’adore dans ce film c’est qu’il faut regarder l’arrière scène car l’histoire continuer pour créer le file conducteur entre tous les personnages. Belle trouvaille je trouve. J’aime aussi le côté je m’en foutisme de Brad Pitt dans ce film. Une belle surprise et une bonne rigolade

                      • #47410 Répondre
                        Malice
                        Invité

                        Ce que j’adore dans Bullet Train : l’attention portée à toutes les postures, les grands et micros gestes; c’est très riche au niveau des interactions corporelles des personnages. C’est presque ce que je préfère dans le film, cette sorte de ballet qui explore toutes les façons dont des corps peuvent se heurter. Je me souviens d’un plan où Brad Pitt est tordu comme un personnage de cartoon; le duel silencieux est une super trouvaille aussi.

                      • #47414 Répondre
                        PeggySlam
                        Invité

                        Nous sommes bien d’accord Malice ! Très cartoonesque mais sans jamais pour autant ridiculiser ses personnages

                      • #47418 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        A compléter par Fury road.

                      • #47354 Répondre
                        Seldoon
                        Invité

                        J’en parlais l’autre fois à propos de Fury Road : je crois que c’est une erreur répandue, pour des fans auto proclamés de mythologie, de penser que mythologique = essentialisme. Et que ça va avec une certaine épure en écriture et en développement de personnages, que l’on résumerait à leurs traits mythologiques. Alors que non, aucune mythologie ne vient de l’absence de détails et de particularités. Comme si on atteignait l’universel en gommant le particulier. C’est juste que la culture ne retient que le caractère mythologique et les grands traits. Ce n’est même pas comme ça que les enfants, premiers spectateurs de ces choses là, les vivent. Ils s’intéressent aux détails. Miller et ses fans se fourvoient. C’est vrai aussi des cinéastes qui pensent adorer les contes, cf Tim Burton.

                      • #47360 Répondre
                        Tony
                        Invité

                        Et pourtant c’est bien parce qu’il y a un essentialisme du personnage de Mad Max qu’il peut être interprété indifféremment par Tom Hardy ou Mel Gibson sans que ça gêne qui que ce soit,je ne suis pas sûr que ce soit le cas avec Indiana Jones/Ford.

                      • #47363 Répondre
                        Seldoon
                        Invité

                        D’une part, serait-ce à porter au crédit du personnage ? D’autre part je ne suis pas sur qu’il puisse être interprété de manière indifférente. Fury Road et Furiosa me semblent bien a part de la trilogie d’origine.
                        Ce que tu appelles essentialisation ici, il faudrait voir ce que c’est. Le personnage de Mad Max me semble être à comparer à celui de l’homme sans nom de la trilogie des dollars. Une sorte de personnage de cinéma qu’on retrouverait dans des films différents sans qu’il n’y ait de continuité. Comme les héros populaires, qu’on retrouve dans une série d’aventures sans que personne ne se préoccupe de savoir si c’est bien la même personne. Quand il s’agit d’un personnage de cinéma, il me paraît quand même bien arimé à l’acteur qui l’incarne. On ne pourrait pas changer Eastwood par Bronson sans changer le personnage, comme Max a changé entre Mel et Tom, et comme James Bond change avec chaque acteur.

                      • #47393 Répondre
                        Malice
                        Invité

                        D’accord avec toi au sujet de Tim Burton ( Ce qu’il a fait d’Alice au pays des merveilles me reste en travers)

                  • #47340 Répondre
                    Seldoon
                    Invité

                    Bien d’accord sur les Indiana Jones. Mais ici on est sur de la course poursuite en voiture où la jouissance vient de ces véhicules et du métal qui s’entrechoque, pour de vrai. On y croit beaucoup plus que dans Indiana Jones, où même quand il conduit un camion c’est du burlesque que vient la jouissance.
                    J’aime aussi beaucoup toutes les morts dans Mad Max 2. On les sent toutes passer, même les méchants. Contrairement à celles de chez Spielberg. Une particulièrement marquante, alors même que le personnage en question est nul : l’archère en blanc, qui se fait blesser puis, inconsciente, tirer hors du camion par les méchants. Son corps est accroché dans les barbelés pendant que son ami tente de la retenir. On ne sait pas trop si elle est encore en vie. L’ami d’ailleurs par tomber avec elle je crois. C’est très fort.

                    • #47400 Répondre
                      françois bégaudeau
                      Invité

                      L’essence, dans mon esprit, est: ce qui n’est pas sujet à la variabilité, ce qui reste identique à soi, ce qui n’a pas d’histoire.
                      Le monde d’essences de Mad max est un monde hors Histoire (à la fois pré-historique et post historique)
                      Il en est à qui ça plait.
                      Plaisir de droite.

                      • #47402 Répondre
                        Hehe
                        Invité

                        Comme Avatar par exemple ?

                      • #47405 Répondre
                        David Watts
                        Invité

                        Du coup François tu penses quoi du Seigneur des Anneaux ? C’est un peu flou.

                      • #47407 Répondre
                        Tony
                        Invité

                        Ça peut aussi être, pour des gens de gauche,un plaisir d’esthéte,on sait qu’il s’agit d’une fiction,on reconnaît la mythologie du récit,seul compte la cinéginie,la beauté de la mise en scène,ses qualités picturales et les joies simples d’un spectacle forain ou circasien.

                      • #47419 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        je ne sépare pas tout ça
                        le plaisir d’esthète est ce qu’on ressent devant l’art
                        le plaisir d’esthète pris à l’essentialisme de Mad Max est un plaisir de droite
                        le plaisir d’esthète pris devant les bagnoles est sans doute un plaisir phallique – je le ressens.

                      • #47421 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        « d’un spectacle forain ou circasien.« 
                        Je crois que ton angle m’intéresse Tony; peut tu en dire plus si tu as un moment ?

                      • #47403 Répondre
                        PeggySlam
                        Invité

                        La propble de la culture des masses, populaire…. Mais chut s’est s’attirer des foudres si on ose le dire….

                      • #47404 Répondre
                        PeggySlam
                        Invité

                        Le problème* désolée pour la faute

                      • #47408 Répondre
                        Guéguette
                        Invité

                        « Fantasy = Droite », on est sûr?

                      • #47420 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        on est absolument sûr

                      • #47422 Répondre
                        Mao
                        Invité

                        Lorsque je vais voir Furiosa (quelle idée ?) je m’attends naïvement à ce qu’on me raconte l’histoire de Furiosa. Qu’on me montre comment Furiosa est devenue Furiosa. Or l’on découvre dès la scène d’ouverture que Furiosa n’a jamais eu à devenir Furiosa. Furiosa est née Furiosa. Furiosa est le nom qu’elle porte depuis sa naissance. Dès l’âge de 7 ans, Furiosa est une guerrière intrépide qui sabote à coups de mâchoires la bécane de ses ravisseurs et parvient sans mal à éliminer le dernier rescapé avant qu’il ne révèle l’emplacement de sa Terre promise. Elle n’aura ensuite aucun mal à s’échapper des griffes de ses nouveaux geôliers ni à évoluer au milieu des brutes dans son pantalon taille 34 sous les traits d’un top modèle dans cet univers hyper masculo-virisliste sans que cela ne soulève la moindre réaction. Le paradoxe de la Fantasy est que tout y est possible. Mais si tout est possible, rien n’est puissant.

                      • #47423 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        « Mais si tout est possible, rien n’est puissant »
                        Oui – où passe la jouissance dans ces conditions ?

                      • #47424 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Il me semble qu’il ne reste que la masturbation pour la faire advenir – ainsi il est étonnant de voir les amateurs de cinéma non «  blockbusteir «  se faire taxer de «  masturbation intellectuelle « 

                      • #47430 Répondre
                        I.G.Y
                        Invité

                        @Claire N c’est amusant ça m’est arrivé la semaine dernière. Le tout en m’expliquant qu’en revanche « Nolan lui est un génie ». J’ai souvenir de la GO sur Batman qui fait un sort très juste et définitif à cette idée

                      • #47442 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        «  Nolan lui est un génie »ne m’en parle pas – rire- ce serait pour moi un cause de divorce quotidien si j’étais marié

                      • #47426 Répondre
                        Seldoon
                        Invité

                        Mao : et la course poursuite finale vient gommer les quelques détails qui différaient encore. Furiosa est bien devenue sa propre mère. La génétique a encore gagné.

                      • #47427 Répondre
                        I.G.Y
                        Invité

                        J’aimerais vraiment qu’un solide amateur de fantasy puisse dire ce qu’il en est de ce genre dans toute sa variété. Néanmoins plus je vous lis là dessus plus j’arrive à trouver quelques angles sous lesquels ça me paraît juste, ne serait-ce que de ce que j’en entends d’amis très connaisseurs et même brillants.
                        .
                        J’ai l’impression, par exemple concernant l’histoire, que se joue entre la Fantasy et d’autres genres de littérature/cinéma la même division qu’entre une vision « histoire politique/militaire » et « histoire sociale » voire « micro-histoire ». Ce qui me frappe en écoutant plusieurs personnes m’en parler, c’est à quel point l’important est l’interaction de macro-entités entre elles, pas nécessairement essentialisées dans le sens où elles peuvent apparaître et disparaître, mais tout même une histoire un peu « jeu de plateau ». Tout ceci, comme dans « l’histoire politique » un peu à l’ancienne, pouvant aisément se coupler (voire n’allant jamais sans) une histoire des grands hommes. Le nom « heroic fantasy » est aussi là pour le rappeler.
                        .
                        On loupe probablement des choses, malgré tout

                      • #47431 Répondre
                        Seldoon
                        Invité

                        En Fantasy le monde est immobile et tout rapport de forces figé jusqu’à ce que tu laches un grand homme sur le plateau. Un Achille ou Aragorn dans la bataille et l’issue change, l’histoire bouge, même s’il y avait deux fois plus de soldats en face. Il n’y a qu’un autre Achille ou Aragorn en face qui pourra contrecarrer le premier.

                      • #47432 Répondre
                        Seldoon
                        Invité

                        (Marvel c’est de la fantasy)

                      • #47435 Répondre
                        I.G.Y
                        Invité

                        Ca semble en tout cas être un truc prépondérant dans ce genre là. Sur Marvel comme Fantasy, probable que tu te fasses démolir par des amateurs, de ce que j’en sais c’est très éloigné (mais il y a évidemment des connexions).

                        Mon inquiétude à « ne pas parler trop vite » vient de ce que le genre semble être un continent en soi. Il y a beaucoup de sous-genres, c’est immense. C’est semble-t-il la même chose dans le Manga (que je ne connais pas mais dont ce même ami m’a beaucoup parlé) : il y a des sous-genres qui sont presque opposés entre eux tant ils sont différents dans leur manière de traiter les sujets.

                      • #47433 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Voilà.

                      • #47434 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        en réponse à Mao

                      • #47436 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        IGY : tu touches là à un truc très juste, qui est d’ailleurs une scission politique décisive :
                        Certains s’intéressent à la politique des Etats – c’est à dire à la guerre (qu’elle soit économique militaire ou les deux), à la lutte des pouvoirs pour la suprématie. Ils appellent cela politique, alors que ce n’est que la guerre. D’autres s’intéressent… à la vie des gens. La vie des gens telle que structurée par l’Etat, le capital, et autres agents. Des gens qui pensent leur vie, et au nom d’elle entrent en conflit avec l’Etat, le capital, et autres agents. C’est cela qui proprement s’appelle politique.
                        La fantasy et compagnie s’intéressent à la guerre – guerre des peuples entre eux, guerre des tribus. C’est la politique d’avant la politique. C’est le stade infantile.

                      • #47437 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Pour avoir une idée de ces gamineries, contempler les généraux à la retraite qui à longueur de journée commentent la guerre en Ukraine sur LCI. Des enfants qui jouent à la guerre. Des enfants qui prennent des airs de grandes personnes sérieuses penchées sur des affaires sérieuses.

                      • #47447 Répondre
                        Guéguette
                        Invité

                        Je vois bien l’idée, mais tu jettes beaucoup de choses avec l’eau du bain. Je réalise d’ailleurs que je ne sais pas même si tu aimes Lynch. De se dire que dès qu’un mec imagine un monde imaginaire pour créer un conte, une histoire, ou un dessin, c’est invalidant…c’est pas très punk.

                      • #47451 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        On parle d’une chose précise, les dystopies. Et voilà que tu généralises à « monde imaginaire ». Et que tu mêles le punk à ça. Et Lynch. Ce qui nous fait maintenant quatre giga dossier à porter. Et tu crois qu’on va pouvoir discuter sainement sur ces bases?
                        Je propose donc de ne pas tout mêler dans une choucroute qui va nous plomber.
                        -Sur les dystopies, je maintiens qu’elles flattent des affects d’ordre. J’ai écrit sur la question si ça t’interesse
                        -sur « les mondes imaginaires », je redis que je crois que l’art ne crée jamais de mondes imaginaires. L’art taille des mondes dans la matière du monde. Et c’est bien par exemple ce que fait Lynch, cinéaste beaucoup plus concret et physique que le lynchisme hystérique se le raconte. Cinéaste que j’adore.
                        -le punk ; à mon grand dam le punk s’est souvent doté d’une iconographie fantasmagorique à chier. Et bien des gens qui aiment le punk aiment la fantasy et compagnie. Ce n’est pas mon punk à moi. Et il faudra me dire le rapport de cette icono, et autres flyers expressionnistes, avec les Ramones.

                      • #47455 Répondre
                        Guéguette
                        Invité

                        Merci pour ta réponse. Car si tout se mélange, c’est que les arguments que tu évoques contre les dystopies auraient pu aussi s’appliquer à bon nombre de projets non dystopiques, tout simplement, d’où mon questionnement. Je parlais du punk pour le côté liberté du geste, d’affranchissement des conventions. J’avais l’impression à te lire que tout ce qui voulait s’affranchir du réel était suspicieux. Hors oui, il me semble que de toute façon on amène notre réel dans chaque histoire, réaliste ou pas.

                      • #47458 Répondre
                        Guéguette
                        Invité

                        Tu as vu/aimé Snowpiercer?

                      • #47468 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        J’aime beaucoup snowpiercer. Mais mieux encore The host
                        La liberté du geste et l’affranchissement des conventions est en effet ce qui m’intéresse en art. Et précisément je constate qu’il n’y a pas plus convenu que la fantasy.
                        C’est Hong sang-soo qui s’affranchit, pas Peter Jackson.

                      • #47481 Répondre
                        Guéguette
                        Invité

                        Excuse-moi si je t’ai énervé par mes questions, mais j’avais sincèrement du mal à situer. Totalement d’accord avec ce que tu viens de dire d’ailleurs (jusqu’à préférer The Host). J’ai tendance à être horripilé par Jackson mais ça ne m’absous pas pour autant, car j’adore Stardust ou Princess Bride…sans y avoir déceler des affects droitiers. Marvel est pour moi insupportable, mais j’ai été surpris par le dernier Donjon et Dragon qui était très plaisant et pourtant, sur le papier, aurait pas être un marvel bis. Plus intéressant, Conan le barbare (« dark fantasy »). Là on ne peut nier les pulsions droitières, mais elles sont tellement conscientes de son horizon funeste que je continue de le trouver fascinant. Le deuxième est lui de la pur fantasy nanardesque.

                      • #47438 Répondre
                        I.G.Y
                        Invité

                        C’est exactement ça. Et je suis parfois surpris de voir des gens dont je sais qu’ils sont politiquement très fins (et avec lesquels je suis assez aligné) en venir comme à « éteindre » leur recul critique lorsqu’il s’agit de juger du traitement politique dans certains objets culturels Fantasy/SF. La sortie de Dune 2 m’a été pénible sur ce point. Non pas qu’on ne doive pas aimer Dune 2, mais au moins qu’on ouvre les yeux deux minutes

                      • #47450 Répondre
                        Guéguette
                        Invité

                        ben perso j’adore plein de choses de fantasy, notamment dans la BD franco-belge, mais j’ai détesté le Dune de Villeneuve. je ne suis pas fan de LOTR et j’aime encore moins l’adaptation de Jackson. Le portrait est un peu rapide les gars.

                      • #47440 Répondre
                        Ema
                        Invité

                        @Mao
                        Ce que tu dis là est reminiscent d’une critique américaine que j’avais lue reprochant aux personnages féminins de blockbuster actuels de représenter leurs héroïnes comme immédiatement toutes puissantes, plutôt que comme des femmes lambda qui découvrent leur puissance grâce à une succession d’événements. Parti pris paresseux et par ailleurs complètement contre productif si l’on prétend vouloir faire du féminisme

                      • #47444 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Mais le cinéma regorge quand même de femmes qui peu à peu s’empuissantent. Et je ne reviens pas sur ce dont « puissance » est alors le nom.

                      • #47449 Répondre
                        Charles
                        Invité

                        Seldoon, tu fais référence au Achille du film Troie, pas à celui d’Homère j’espère. Touche pas à mon grec.

                      • #47452 Répondre
                        Seldoon
                        Invité

                        Comme tu le vois je t’en veux encore pour Mad Max 2.

                      • #47454 Répondre
                        Seldoon
                        Invité

                        Mais c’est l’hérédité, la fantasy vient de ton grec (souvent consciemment).
                        IGY : c’est un continent avec tout un tas de sous genre, je sais que les mecs s’énervent si tu dis que Game of Thrones est de la fantasy. Mais je ne reprends pas à mon compte toutes ces classifications sans broncher, certaines sont purement marketing. J’aimerais bien qu’on m’explique en quoi le Marvel actuel n’est pas avant tout de la fantasy.
                        Gueguette : moi aussi j’apprécie certaines choses et certaines œuvres dans tout ça.

                      • #47456 Répondre
                        Charles
                        Invité

                        Certes mais Homère c’est le papa d’à peu près tout le monde à son corps défendant, il n’est pas responsable de ce qu’on fait ses bâtards. Je pense par ailleurs que la fantasy doit aussi beaucoup aux religions, notamment la chrétienne – le trope du sauveur vient davantage de là.

                      • #47457 Répondre
                        Charles
                        Invité

                        Ont* fait.

                      • #47461 Répondre
                        Seldoon
                        Invité

                        Homère et les cathos ça donne aussi Sergio Leone donc tout va bien. Sergio Leone dont parmi les batards on retrouvera Miller, la boucle est bouclée.

                      • #47459 Répondre
                        Mao
                        Invité

                        On a beaucoup écrit que cette édition du festival de Cannes porterait l’empreinte de MeToo, qu’elle serait le marchepied de la lutte contre les violences sexuelles. Dans cet esprit même, j’imaginais vraiment que Furiosa aurait son mot à dire sur la question. Mais en fait, pas du tout. Dans le monde de Furiosa les hommes peuvent mourir pour la gloire éternelle, autrement dit pour rien. Ils peuvent s’entretuer pour le contrôle des ressources (vivres, armes, pétrole). Ils peuvent se jeter à corps perdu sur une tomate crasseuse mais la silhouette évanescente et le joli minois d’Anya Taylor Joy ne leur fait ni chaud ni froid. Le film est totalement désexualisé. Il y a les mères, les pondeuses, les laitières, les ou plutôt le reproducteur et puis à peu près rien d’autre. La divine ne suscite jamais ni émoi ni élan de la part de tous ces hommes qui ont visiblement autre chose à foutre. Pas même une main au cul ou un regard enflammé. Puisqu’on a parlé de Fantasy, j’ai déjà eu l’occasion d’évoquer ici ma lecture passionnée de Game of Thrones. Juste pour comparer. Lorsque John Snow est envoyé dans la garde de nuit. Nous le savons, il jure avec ses camarades de fortune. Il est le fils batard du seigneur de Winterfell, il est beau, élégant, distingué. Or de ce fait même, il est constamment menacé de viol, directement ou plus allusivement. Il y a de nombreuses scènes où John Snow est confronté à l’appétit sexuel de ces hommes condamnés à vivre en autarcie dans l’au-delà du mur. Lui-même va trahir d’avoir cédé aux plaisirs de la chaire avec une sauvageonne. Dans GOT le désir sexuel est un moteur omniprésent, dans Furiosa il n’est nulle part. Bref, Furiosa est un grand film de puceau prépubère.

                      • #47467 Répondre
                        Guéguette
                        Invité

                        Hey les fans de Mad Max,vous avez même pas baisé! Ha ha.

                      • #47469 Répondre
                        Mao
                        Invité

                        Les fans de Mad Max sont restés coincés au stade où les petits garçons vouent une passion intense pour les petites voitures. Arrive ensuite, généralement à l’adolescence, un moment où d’autres centres d’intérêts les détournent de cette passion dévorante. Je dis simplement mon étonnement de voir, dans le contexte de ce festival « dédié » aux violences sexuelles, un film violent mettant à l’affiche une héroïne guerrière dans lequel les violences sexuelles n’existent pas.

                      • #47472 Répondre
                        Tony
                        Invité

                        C’est quand même un peu tiré par les cheveux,pour Fremaux les violences sexuelles dans le cinéma c’est pas vraiment son dada, c’est bien malgré lui que le sujet s’y est invité, après sur la représentation sexuelle dans les blockbusters elle a souvent été éludée c’est bien connu.

        • #47460 Répondre
          Carton de Lait
          Invité

          « Pour moi, en termes de cinéma d’action c’est du niveau d’Highlander 1. »
          .
          Eh oh! On attaque pas si impunément le premier Highlander quand je suis dans les parages mon gars, attention! Insinuerais-tu donc que tu ne considère pas Highlander comme un grand classique!?
          .
          BLague à part, je concède que c’est du grand n’importe quoi et que c’est juste un trip nostalgique pour moi car film vu et revu 100 fois dans mon enfance. Je suis d’ailleurs dû pour le revoir tiens…. J’essaie au moins un fois par décennie maintenant.

          En passant il y a un remake en prod. C’est pour de vrai à ce qu’il parait cette fois (ça doit faire 20 ans qu’on parle de faire un remake). Henry Cavill dans le rôle de McL:eod. Évidemment, ça ne pourra être pire que Lambert niveau prestation et accent. Mais sinon j’ai peur que sans l’esthétique et le nawak bien 80’s ce soit mort pour moi. Et puis aussi pour le coup on ne pourra égaler le surjeu joussif de Clancy Brown dans le rôle du Kurgan.
          .
          La franchisei Highlander à quand meme ceci de particulier qu’elle existe depuis presque 40 ans et qu’elle est née d’un film pas très bien et a survécue malgré un série ininterrompue de films d’une nullité aussi affligeante qu.objective et d’une série tout aussi nulle (oui bon, je sais qu’elle a eue un succès inexplicable malgré tout). C’est la franchise qui semble n’avoir aucune bonne raison d’exister. Et pourtant…

          • #47462 Répondre
            Charles
            Invité

            Je vais te faire une confidence, je préfère Highlander. Je ne faisais pas la comparaison pour dire que Mad Max 2 était nul mais pour signifier qu’il n’était pas meilleur qu’une série B qu’aucun cinéphile ne prend vraiment au sérieux. Mais je trouve que l’histoire d’Highlander est plus originale, que le méchant est bien meilleur (et vraiment flippant) et que si on fait abstraction de sa niaiserie sentimentale due à son statut de film hollywoodien à gros budget c’est très efficace, rythmé, bien mené et drôle. Et plus « mythologique » pour le coup. C’est un film que je peux regarder sans me lasser.

    • #47355 Répondre
      Cyril
      Invité

      Des retours sur Heroico, le second film de Zonana, disciple de Michel Franco ?

      • #47372 Répondre
        ..Graindorge
        Invité

        @ Cyril: dans cette même entrée, le 9 mai message
        #45579 Pout a écrit et partagé un excellent article
        sur Heroíco
        Et il est dans les salles en France depuis le 22 mai je crois

    • #47367 Répondre
      Ducoup
      Invité

      La nouvelle vidéo de DAVA est sortie.
      https://davavad.fr/

      • #47409 Répondre
        Malice
        Invité

        Je viens de la regarder; pas mal la tournée des faux flics en voiture et les portraits retouchés de la séquence biographie d’Augustin
        ça devient de plus en plus du cinéma on dirait ( ils ont cherché à faire des plans, par exemple le plan séquence de la fin)

        • #47429 Répondre
          I.G.Y
          Invité

          Un jour viendra où le plan séquence final sera leur suicide réel. On le sent venir

          • #47466 Répondre
            Malice
            Invité

            J’ai le sentiment que leur façon de se présenter comme des suiciaires fait d’eux tout sauf des suicidaires, tu ne penses pas?
            En revanche je trouve qu’Augustin a l’air un peu fatigué – ça, ça peut m’inquiéter car sans son dynamisme de winner, comment redresserons-nous la France???

            • #47483 Répondre
              I.G.Y
              Invité

              Question intéressante. Je ne pense pas qu’il soit possible d’avoir un humour aussi destroy à ce sujet et « de cette manière » sans quelque part aller « relativement » mal. Quand je fais des vannes sur le suicide, je ne les fais pas de cette façon là. Il y a chez eux et notamment chez Augustin une pointe de sincérité là dessus qui à mon avis dépasse le simple désabusement. J’ai vu Sacha en stand-up, ça m’a donné cette impression aussi. J’ai notamment du mal à croire qu’il puisse faire autant de vannes sur son psy sans y aller régulièrement et depuis pas mal de temps.

              Mais tout ça n’est qu’hypothèse^^

              • #47491 Répondre
                Malice
                Invité

                Il y a une jubilation intense à dire les pires horreurs et répugner le spectateur. C’est ça que je perçois chez eux et à mes yeux, c’est un réflexe de bon vivant, parce-qu’ il me semble qu’il faut être détendu au sujet de la mort pour en rire autant.
                ça me rappelle ma découverte de « La vie de Brian », quand j’étais ado : la scène où les crucifiés chantent comme des cons m’a stupéfiée, révoltée puis j’ai regardé le film en boucle en riant à chaque fois (j’avais intégré l’humour noir à mon système).

                • #47492 Répondre
                  nefa
                  Invité

                  aussi vrai que la pluie, à tous les coups

                • #47493 Répondre
                  I.G.Y
                  Invité

                  Oui c’est juste. Mais ça va plus loin que pour les Monthy-Python. Quand Augustin joue le dépressif, on sent très bien, à mon avis, qu’il ne fait pas « que » jouer.

                  • #47497 Répondre
                    nefa
                    Invité

                    Graham Chapman, il suçait pas que de la glace
                    ça faisait un joli contre-jour
                    t’as vu comment il est mort
                    à quel âge
                    maintenant je te concède, il a eu un bel enterrement
                    et Augustin, lui, il n’aura droit qu’à la fosse
                    et il le sait

    • #47373 Répondre
      Tony
      Invité
    • #47375 Répondre
      Ducoup
      Invité

      Edouard Baer aussi.

      • #48026 Répondre
        Carpentier
        Invité

        ?
        Bonsoir,
        Préciserais-tu ce qu’E.Baer fait/a/dit aussi, svp?
        Car à ce stade de ton intervention, moi, ça me fait juste penser à la chemise rose qu’il portait, lui aussi, dimanche au théâtre.
        Et comme je n’arrive raisonnablement pas à penser que c’est cela que tu veux partager, me voilà curieuse que tu précises, tiens.
        Merci d’avance,

    • #47486 Répondre
      Frezat
      Invité

      Ca vaut le coup que j’aille voir le dernier planète des singes ?

      • #47487 Répondre
        Ducoup
        Invité

        Aucun intérêt pour ma part mais je ne suis pas la cible.

    • #47594 Répondre
      bao
      Invité

      Des gens ont vu The tree of life de Terrence Malick et qu’en avez vous pensé ?
      Je trouve que le film globalement est très lourd et poussif pour une histoire au final assez banale et sans nuance bien qu’intéressante à nombreux égards.

      • #47595 Répondre
        Ema
        Invité

        Je n’ai pas vu The tree of life depuis bien longtemps, mais le fait qu’il s’agisse d’une histoire « banale » ne disqualifie en rien le film, bien au contraire. Exposer le merveilleux dans la banalité de la vie c’est pour moi le mieux que le cinéma puisse faire. Le titre est ronflant en revanche, je te l’accorde, même si sa traduction qui pourrait être « arbre généalogique » relativise cet aspect grandiloquent.

        • #47596 Répondre
          Ema
          Invité

          Et je ne prétends pas que ce soit le mieux exécuté chez Malick, mais c’est au moins l’objectif visé.

          • #47600 Répondre
            bao
            Invité

            Ah mais j’adore beaucoup de film avec une histoire « banale », encore faudrait-il qu’il y ait de la subtilité dans cette banalité/nuance, c’est là ce que je reproche quand je dis que c’est banal. Donc non banal n’est pas du tout un défaut en soit bien entendu.

            • #47601 Répondre
              bao
              Invité

              En fait quelque chose de banal sans subtilité ca donne quelque chose superficiel. Tu peux faire passer la subtilité par bien des aspects bien sûr, que ce soit dans le jeu naturaliste des acteur ou dans l’écriture des personnages et autre.

            • #47602 Répondre
              bao
              Invité

              subtilité/nuance*

      • #47603 Répondre
        Ema
        Invité

        J’en garde tout de même le souvenir (vu au cinéma) d’une expérience mystique centrée sur la transmission de la vie, chose qui est habituellement traitée sur le mode de la banalité comme tu le suggères. Ça m’avait bien remuée, sans forcément galvaniser en moi une pulsion d’enfantement. C’est pas rien de faire des gosses, quand même. Et c’est pas rien d’avoir des parents.

        • #47607 Répondre
          bao
          Invité

          Je vais quand même coller ma critique pour apporter plus de clarté:
          En fait je comprends ce que tu veux faire, et c’est intéressant. Mais bordel qu’est-ce que ça peut faire branlette à certains moments.

          Alors t’as une espèce de recontextualisation métaphysique sur la vie et dieu au début et c’est pas ce qui me dérange en soit, c’est intéressant, mais tu y gagnerais tellement à m’enlever tes chants choral qui font plus « regarde comment c’est profond ce que je te mets sous les yeux » que l’effet que tu recherches au final. En fait tout ça fait lourd lourd lourd.

          Je veux dire tu me mets les images sous les yeux, avec un sound design bien travailler, sans ta musique de merde, et là déjà je trouve ça beaucoup plus parlant et beau.

          L’histoire des 3 enfants ensuite est assez bien faite, quelques moments touchant, mais assez superficiel et vu et revu au final, le méchant papa qui est sévère avec ses enfants et en découlera la personnalité des ces enfants. Alors je ne nie pas que ça peut être une volonté de terrence malick de juste te montrer une famille normale pour parler d’un espèce de sens général de la vie, reste que ça te donne un truc sans nuance, mais tout ça au final fait sens vu tout le manque de subtilité qu’à le film, que ce soit en terme l’écriture ou de mise en scène.

    • #47598 Répondre
      Oscar Spielmann
      Invité

      Il y a « Une vie cachée » actuellement sur arte et je rechigne à y aller (ne serait-ce que par curiosité, et pour le thème) car je n’avais aimé The tree of life à sa sortie. Une impression de lourdeur…

      • #47612 Répondre
        PeggySlam
        Invité

        Très mitigé de ce film même si c’est clair que Malick a une forte personnalité à travers la forme mais parfois en fait trop. Ça passe ou ça casse

        • #47614 Répondre
          Ema
          Invité

          « Ça passe ou ça casse »
          Oui on peut résumer çà ainsi. La lourdeur, lorsqu’elle est employée à magnifier ce qui est habituellement minimisé, pour moi, çà passe. La beauté du geste j’imagine, ou quelque chose de cet ordre.

          • #47625 Répondre
            L’inconnu
            Invité

            Tree of life est pourtant parmi les plus beaux films qui soient 🙂 C’est plus clair au 2e visionnage. Le segment Sean Penn est un peu lourd je peux accorder ça.

            • #47628 Répondre
              L’inconnu
              Invité

              C’est pas tant ce que ca raconte (qui est semble-t-il biographique) que le geste qu’on pourrait dire panthéiste. Le seul autre film qui m’a fait ça je crois c’est Sans Soleil de Chris Marker. Il y a un peu de lourdeur sur certaines musiques, ou sur le symbolisme c’est vrai.

              • #47630 Répondre
                Oscar Spielmann
                Invité

                Tu me donnes envie de voir Sans soleil ! De Chris Marker je connais Le joli mai, pas plus…

              • #47660 Répondre
                PeggySlam
                Invité

                Et connais pas Sans soleil je note !
                Pour revenir à The Tree Of Life @L’inconnu je suis d’accord avec toi pour Sean Penn après il a avoué bien des années plus tard qu’il n’avait rien compris au film. Et ça se ressent. Contrairement à Brad Pitt et Jessica chastain qui jouent tous les deux avec justesse. Les meilleurs dans ce film, les enfants et du plus petit au plus grand. Quand l’aîné découvre qu’il y a ce truc dans ce petit lit et qu’il sent très vite qu’un truc va changer dans cette famille et qu’il va pas du tout aimer. Une précocité incroyable que le jeu du gamin !!!!

                • #47664 Répondre
                  L’inconnu
                  Invité

                  Sans Soleil n’a rien à voir mais ca met dans un même état méditatif, en partant un peu dans tous les sens, et ca donne envie d’aimer la vie on va dire 🙂 Pour le passage Sean Penn je pense que c’est aussi la faute à Malick, ca ressemble plus à ses films suivants (ratés selon moi, ses films ont besoin d’un minimum de scénario même s’il a l’air de penser que non) (pas vu le dernier du coup). Le personnage qui erre dans les couloirs en faisant une tête de 3 mètres de long c’est pas le meilleur truc qu’il ait trouvé… Mais c’est aussi un de mes films de chevet jusqu’à maintenant.

                  • #47666 Répondre
                    PeggySlam
                    Invité

                    Je suis entièrement d’accord avec toi sur la suite de Malick. Beaucoup trop travaillé sur l’éthique mais qui selon moi passe au côté d’émotion car j’ai l’impression qu’après ces films là il cherche la perfection. Faut dire Emmanuel Lubezki il est tellement puissant avec sa caméra que ça donne envie d’aller plus loin. Mais avec toujours les mêmes thèmes dans le fond ça fini par tourné en rond. Le dernier Une Vie Cachée on en parle un peu et c’est ce qu’on dit le même défaut que ses suivants après The Tree Of Life il en fait beaucoup trop ce qui enlève une certaine authenticité malgré sous le fait que le thème est très fort. Un autrichien qui refuse d’aller à la guerre pour aller tuer des juifs. Il se met toute la communauté à dos. Il finit par craquer pour finalement y aller et pourtant les choses ne s’arrange pas pour sa famille qui est rester chez lui.

                    • #47670 Répondre
                      Malice
                      Invité

                      Allez je retente : et « A la merveille », quelqu’un d’autre que moi l’a vu et apprécié? Pitié ne me laissez pas seule.

                    • #47672 Répondre
                      Dune
                      Invité

                      On n’assiste pas à son refus d’une guerre « pour aller tuer des juifs ». Et il ne finit pas par y aller. À moins d’annoncer le calvaire christique par « il finit par y aller ».
                      Je peux comprendre qu’on n’aime pas mais ça peut aider de voir pourquoi.

                      • #47676 Répondre
                        PeggySlam
                        Invité

                        Ok merci cette rectification

            • #47659 Répondre
              PeggySlam
              Invité

              L’inconnu Tree Of Life mon chef d’oeuvre de tous les temps !!!!

    • #47605 Répondre
      Ostros
      Invité

      Anora de Sean Baker palme d’or
      Je ne l’ai pas vu mais pour une fois je suis d’accord avec cette palme. J’aime beaucoup ce que fait ce mec, je suis sûre de ne pas être déçue.

      • #47611 Répondre
        Parfaitement a l’eau
        Invité

        Yes idem, j’aime beaucoup ses films. Vivement que son dernier sorte.

      • #47623 Répondre
        Cyril
        Invité

        Je suis rarement déçu par la palme qui récompense souvent des cinéastes que j’adore.

        • #47627 Répondre
          deleatur
          Invité

          Sinon, quelqu’un sait quand François rentre de Cannes ?

          • #47637 Répondre
            Ostros
            Invité

            Après la fête des mères sans doute…

        • #47655 Répondre
          Leo Landru
          Invité

          Rarement déçu aussi, jusqu’à la vision de Titane où gravement déçu a pris le dessus. Sacrée blague ce film.

          • #47656 Répondre
            Ducoup
            Invité

            Certes, j’y ai cru 20 minutes.

    • #47626 Répondre
      Cyril
      Invité

      Le nouveau Mad Max, toujours au top niveau action. On m’avait dit qu’il y avait plus de dialogues, heureusement pas tellement. Ça fait la différence avec un Dune dans lequel on a trois bonnes scènes d’action pour 56 scènes de dialogue insipides.
      Et puis il y a un mauvais goût dans Mad Max qui me réjouit. Je me dis que ça doit pas plaire aux bourgeois toutes ces sales gueules. Une outrance aussi dans l’action qui participe de ce mauvais goût. Petit côté Dumont là-dessus, son dernier, malaisant.

      • #47643 Répondre
        Parfaitement à l’eau
        Invité

        Ça sera réhabilité dans 20 ans quand ça sera Fury Road passera en ciné club.

        • #47644 Répondre
          Parfaitement à l’eau
          Invité

          Oula il y a des mots en trop…

          • #47755 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            Il faudra combien de milliers de faits pour que vous enregistriez que Mad Max EST absolument légitimé par le gout légitime? Les Cahiers du cinéma et deux cents autres éloges savants ca ne vous suffit pas? Son adoubement cannois non plus? Pourquoi tenez vous absolument à vous raconter que le mainstream et légitime Mad Max zone dans un maquis?

            • #47770 Répondre
              Seldoon
              Invité

              Comme tu parles de querelles de propriétaires entre la bourgeoisie cool et la bourgeoisie raide, je veux bien dire que Mad Max en est une aussi. il marque une ligne de front au sein du mainstream. Aux côtés de Fury Road je range Dunkerque, Gravity, The Revenant, 1917. Tous ces espèces de survival (au sens large) à l’intrigue minimaliste mais rehaussés d’un raffinement technique et d’une aura d’auteur/faiseur premium (le flou est volontaire). Autant de films d’une qualité variable mais qui sont à la fois en guerre contre la marvelisation du blockbuster et parfaitement intégrés dans le mainstream.

            • #47787 Répondre
              Cyril
              Invité

              En tous cas, une certaine bourgeoisie que je fréquente, qui aime Honoré, Klapisch et Wenders, voit passer Mad Max avec une certaine répugnance.
              De plus, je ne vois pas en quoi une validation des Cahiers en fait du mainstream. Un autre pourrait me dire que la validation par Bego de Hong Sang Soo, en fait un cinéaste mainstream. Cannes a recompensé Sean Baker qui n’est pas tout à fait mainstream…
              Sur l’échelle du mainstream, Furiosa n’est pas un Marvel.

      • #47690 Répondre
        Charles
        Invité

        C’est un mauvais goût très partagé et pas franchement prolo si on regarde l’accueil critique et public du film.

        • #47788 Répondre
          Cyril
          Invité

          Le valet de Démentus est le sosie d’un SDF qui vit dans mon quartier à Tourcoing, et dans ses mimiques. La dernière fois que j’avais vu un tel personnage au cinéma c’était dans L’Empire de Dumont.

    • #47657 Répondre
      Ema
      Invité

      https://www.blast-info.fr/articles/2024/quentin-dupieux-cineaste-de-lere-macroniste-pbWAHuvlRBW3EuNw5s5_Kw
      Critique de Dupieux sur Blast. Plus orientée politique qu’esthétique evidemment, mais pas inintéressante.

      • #47665 Répondre
        Ema
        Invité

        Critique qui reprend d’ailleurs le reproche de François concernant les films qui affichent des « signaux » socio politiques en n’allant jamais au delà de la simple référence.

        • #47667 Répondre
          Ducoup
          Invité

          Les éloges sur Yannick m’ont laissé pantois. Qu’est-ce que c’était chiant.

          • #47756 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            Deuxième acte est d’assez loin le film le plus nul de Dupieux.

      • #47688 Répondre
        Cyril
        Invité

        Le nouveau Dupieux a au moins le mérite d’être plus drôle que Yannick. Surtout les scènes à l’intérieur du resto. Le reste est dispensable…

        • #47758 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          Voir quatre acteurs à leur plus mauvais surjouer des dialogues nuls ne m’a pas du tout fait rire.
          Mais il est vrai que Blier non plus ne m’a jamais fait rire.

          • #47805 Répondre
            Cyril
            Invité

            Le film est nul, les trois acteurs masculins m’énervent avant même que je les voie apparaître et pourtant, au milieu, on se marre un peu à moins d’être de mauvaise humeur.
            Je n’accorde à Dupieux qu’une séance par an c’est-à-dire un film sur deux ou trois.

      • #47691 Répondre
        Charles
        Invité

        Je ne vois pas trop ce que ça apporte que de ramener le macronisme dans la critique des films de Dupieux, on n’a pas besoin de ça pour les descendre.

      • #47768 Répondre
        Eden Lazaridis
        Invité

        Donc parce Dupieux refuse de dire quoi que ce soit dans ses films, ni de politique, ni de rien, parce qu’il est d’une inconsistance totale, ça le rapproche de Macron qui utilise des signifiants creux ? La comparaison est tirée par les cheveux et totalement abstraite. De plus, où est l’absurde dans l’ethos macronien ? Où est le ricanement, le nihilisme dans la geste macronienne ? Nulle part. Le macronisme est beaucoup trop prise de tête pour Dupieux, il est en deçà du macronisme, il n’en est même pas capable.

        • #47780 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          les problèmes posés par ce film atterrant sont en effet d’une toute autre nature

        • #47806 Répondre
          I.G.Y.
          Invité

          J’en sors, et je comprends mieux votre réticence. C’est incroyablement poussif. Quelques bonnes idées pourtant, quelques bonnes répliques par-ci par-là aussi.

          Je ne pense pas que Dupieux ait eu la volonté radicale et réelle de faire un film « chat GPT » : la blague en question (poussive elle aussi), supposée s’appliquer seulement à une partie du « film dans le film », peut pourtant s’appliquer à une bonne part du film réel. Triste…

          • #47811 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            C’est quand même une grande performance d’arriver à rendre mauvais Garrel et Seydoux. Lindon aussi est mauvais mais disons qu’on est davantage habitué – même si lui aussi est parfois très bon acteur.

            • #47815 Répondre
              I.G.Y
              Invité

              C’est vrai, cela dit je ne le trouve pas « si » mauvais en comparaison. Seydoux ça ne fonctionne vraiment pas, non, mais la palme, le Gérard, revient en effet à Garrel.

            • #47824 Répondre
              Eden Lazaridis
              Invité

              Entre Dupieux qui nous fait du Blier (le film qu’il avait en tête devait être Les Acteurs) et Gilles Lelouch qui se la joue Paul Thomas Anderson avec son Licorice Pizza de wish, son Punch-drunk love leader price, j’ai nommé L’amour ouf (même le titre essaye de trouver une formule un peu originale et argotique à la PTA), les français n’auront pas brillés cette année sur la croisette.
              Thierry Frémaux aime-t-il réellement le cinéma ? Telle est la question.

              • #47825 Répondre
                Flegroupe
                Invité

                Tu as pu voir l’amour ouf ?
                J’ai bien aimé le grand bain, donc j’espère que le film sera assez haut pour ses 36 millions d’euros.
                Capital de ouf.

                • #47873 Répondre
                  Eden Lazaridis
                  Invité

                  Oui je l’ai vu, ou plutôt je l’ai subi. Si tu as aimé le Grain Bain, son sentimentalisme, sa niaiserie, son côté film choral (là encore sans doute inspiré de Magnolia), une avalanche de travelling osés, de beaux sentiments qui collent, tu vas prendre ton pied devant l’Amour ouf.

                  • #48023 Répondre
                    Flegroupe
                    Invité

                    T’as une façon de critiquer le cinéma tout aussi magique, que tes tacles pour les étrangers.
                    No comment.

                    • #48027 Répondre
                      Eden Lazaridis
                      Invité

                      Mes tacles pour les étrangers ? Je vois pas à quoi tu fais référence, surement une blague que tu n’as pas compris, mais de toute façon un amateur de Gilles Lelouch est d’emblée décrédibilisé à mes yeux donc passe ton chemin pauvre diable.

                      • #48028 Répondre
                        Eden Lazaridis
                        Invité

                        *comprise

                      • #48038 Répondre
                        Flegroupe
                        Invité

                        au vu de tes contributions, je te laisse sans hésitation et surtout sans regret.

                      • #48042 Répondre
                        Eden Lazaridis
                        Invité

                        Réponds à ma question : quels sont mes tacles pour les étrangers ? Donne moi une preuve de cela (qui ne soit pas de l’humour ou de l’antiphrase de ma part).
                        Tu m’accuses de racisme, la moindre des choses serait d’étayer tes propos, mais non tu préfères lancer des anathèmes moraux dans le vide, utilisant ici une technique rhétorique classique pour décrédibiliser son interlocuteur : un appel à la moralité. Cette technique vise à présenter comme évidente l’immoralité de son adversaire, sans jamais l’étayer. En aucun cas mes interventions sur ce site ne méritent de réprobation morale, donc prouve tes propos. Heureusement les gens intelligents ne s’y tromperont pas.

                      • #48033 Répondre
                        David Watts
                        Invité

                        C’était toi la punchline réussie sur Proust et Wauquiez y’a quelques jours ?

                      • #48043 Répondre
                        Eden Lazaridis
                        Invité

                        Oui c’était moi.

                      • #48046 Répondre
                        David Watts
                        Invité

                        Sirote un anisé l’ami, tout ça ne nous survivra pas.

                      • #48048 Répondre
                        Eden Lazaridis
                        Invité

                        C’est toujours agaçant d’être incompris par les médiocres. Mais tu as raison, je me calme.

                • #47875 Répondre
                  Eden Lazaridis
                  Invité

                  La seule qualité du film c’est qu’il utilise la meilleure chanson des Cure : A forest !

                  • #47876 Répondre
                    Tony
                    Invité

                    Heureusement qu’il a eu 30 millions d’euros il a pu se payer quelques chansons…

    • #47884 Répondre
      Ducoup
      Invité

      J’ai pas cru trouver trace de tes avis sur Sean Baker François? J’ai toujours pas rattrapé Red Rocket, que j’ai au chaud, mais j’avais adoré The Florida Project. J’ai vu (avec délectation) Simon Riaux s’étouffer pour cette palme.

      • #47886 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        J’aime tous ses films, surtout Red Rocket. Voilà un cinéma de la santé. Un cinéma affirmatif. Pas un cinéma malade – au sens Nietzsche.
        On guette la sortie du nouveau.

        • #47998 Répondre
          Cédric
          Invité

          Ça donne quoi un cinéma malade au sens Nietzsche ?

          • #48011 Répondre
            Charles
            Invité

            Les fictions dites de gauche.

          • #48013 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            Nietzsche a assez peu parlé de cinéma malade, comme tu le pressens. Mais d’art malde oui. C’est dans Le cas Wagner. Qui est justement un « cas » car il est malade. Deux choses le caractérisent : l’expression, la théatralité (qui se comprend comme une dramatisation)

            • #48016 Répondre
              Charles
              Invité

              Et un cinéma qui défendrait les faibles plutôt que les forts?

              • #48044 Répondre
                Malice
                Invité
                • #48054 Répondre
                  Claire N
                  Invité

                  Merci Malice
                  Les éclaircissements sur la théâtralité sont intéressants
                  – le choix notamment de la «  fausseté «  pour plaire au public plutôt que ce que Nietzsche a saisi de son génie propre

                  • #48055 Répondre
                    Claire N
                    Invité

                    Lorsqu’il parle d’exaltation de sentiments moraux
                    Chez Wagner , j’ai trouvé également la piste intéressante

                    • #48057 Répondre
                      françois bégaudeau
                      Invité

                      Nietzsche dit une chose intéressante : que Wagner est moins musicien que comédien.
                      Il joue des sentiments. Il les théatralise.
                      Nietzsche s’en prend au théatrocentrisme de l’art – et c’est vrai que le théatre est alors l’art modèle.

                      • #48059 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        « que Wagner est moins musicien que comédien
                        « oui – et j’avais même cru percevoir quelque chose de plus triste : qu’il se fait comédien et se méprise musicien

                      • #48082 Répondre
                        Malice
                        Invité

                        Le texte m’a confirmé que « Don Giovanni » était décidément plus ma came que « Tristan et Iseult » ( même si j’aime le Liebestod et l’ouverture que Lars Von trier a utilisée dans « Melancholia)

                      • #48119 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Oui – à 6 mn je ris – le «  dialogue «  entre l’ » autorité «  et le «  j’en ai rien a foutre «  est génial
                        ( enfin ça reste mon écoute très personnelle)

    • #111633 Répondre
      Bertrand martine
      Invité

      Bonjour Monsieur et Madame

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      Pas de sérieux s’abstenir.

      ——————–
      BERTRAND MARTINE

    • #111695 Répondre
      jacques sceptes
      Invité
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Répondre à : Répondre #45636 dans cinéma-page 8
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