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- Ce sujet contient 60 réponses, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par
stephanie, le il y a 14 minutes.
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Tony
InvitéNouvelle page pour enfin oublier Pascal Praud,
Intéressant Dumont, grand cinéaste et drôle de bonhomme,
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Ostros
InvitéBonne idée
Je remets les sorties de la rentrée :
12 août – Soudain de Hamaguchi
19 août – Fjord de Mungiu (sur conseil d’un sitiste)
26 août – L’inconnue de Harari
23 septembre – Les roches rouges de Dumont
30 septembre – Notre salut de Marre
14 octobre – Minotaure de Zviaguintsev (real de Leviathan. 2015), a suggéré Antonin
Route algéricaine de RAZ devrait aussi sortir à la rentrée
Toujours pas de date pour Journal d’une femme de chambre de Jude
Et on avait dit Serra en 2027
Ainsi que le Ostlund-
Ostros
InvitéPour 2027 – j’anticipe
Fonda le nouveau Triet
Fatale de Lanthimos : « Une jeune veuve dissimule son identité pour devenir tueuse à gages ».
Et finalement le nouveau de Rabah, malgré l’avant première au FIDMarseille (du 07 au 12 juillet)
J’ai rien qui concernerait un prochain film chez Glazer ou chez Schaublin ou Frammartino (ce dernier ayant un rythme d’à peu près un long tous les 10 ans par là)
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Samuel_Belkekett
InvitéJe me permets de rajouter une avant première.
Christian Mungiu va entreprendre d’ici fin 2026 un remake de la série des 7ème compagnie.
Il tournera en France et comme acteurs il a déjà choisi Gilles Lelouch dans le rôle du chef, auparavant Pierre Mondy, puis François Civil, Arnaud Ducret, Vincent Dedienne, Thomas N’Gigol… Blanche Gardin y jouera un personnage récurent de collabo, de film en film et Florence Foresti la compagne de Gilles Lelouch.
Ce n’est plus vraiment une avant-première, depuis quelques jours. Voici un extrait du paragraphe rajouté sur sa page Wikipedia.
PROJETS FUTUR
J’avais vraiment besoin de me divertir (c’est Mungiu qui parle), j’ai pris un peu de vacances mais c’est surtout l’envie de faire un cinéma plus divertissant, plus populaire dans le sens de plus grand public, ce qui n’empêchera nullement de travailler la mise en scène.
Dans ma jeunesse, j’ai tellement ri avec la série des 7ème compagnie, jusque l’extase avec au clair de lune, que quand j’ai suggéré de reprendre la série à mon producteur, il n’a eu aucun doute et m’a de suite suggéré de contacter Radu Jude pour m’accompagner au scénario. J’ai trouvé l’idée excellente, j’ai contacté Radu qui a trouvé l’idée excellente. Nous avons de suite tous les trois pensés à inclure des personnages roumains et même faire un épisode en Roumanie. C’est comme ça que tout a commencé. Qu’une grande aventure commence…
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Projet à suivre.
Ainsi suggérait Belkekett… -
Stéphanie
Invité
Lucreca Martel sur PDH -
Toni Erdmann
InvitéRevenant de Cannes je peux confirmer que Mauvaise Étoile est le meilleur premier film de l’année, si ce n’est le meilleur film tout court.
Sinon, mes préférences vont sans surprise aux films des auteurs attendus : Hamaguchi, Marre, Cavalier, Radu Jude.
Les enflammades critiques dont il faut se méfier : La Bola Negra, Minotaure, La vie d’une femme et dans une certaine mesure La Gradiva.
Beaucoup de ces films sont repris à Paris, ne les loupez pas.-
Charles
InvitéTout est déjà complet ou presque depuis une semaine malheureusement.
La Gravida c’est pas si bien?-
Toni Erdmann
InvitéPas autant que l’annoncent certains, mais assez admirable pour un premier long.
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Fatigue
InvitéMauvaise Étoile est le meilleur premier film de l’année. Pffffff
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stephanie
InvitéToni Erdmann, je rajouterai Double Freedom de L. Alonso.
Acid :Virages et Promised Spaces sont très bons aussi, on en parlera ici je pense. -
K. comme mon Code
InvitéJe sors de Minotaure et L’Inconnue. La médiocrité de Minotaure est parfaite. Heureusement que la dernière demi heure a quelques idées drôles. Vincent Lindon jouera dans le remake français. L’Inconnue est une auto-adaptation assez décevante, il y a un refus catégorique d’avoir une quelconque interaction entre les personnages – la quasi intégralité des dialogues de la BD sont évacués et ça va tellement loin dans l’évitement que j’ai eu du mal à savoir qui jouait la mère du protagoniste alors que je connaissais l’histoire –, j’ai vite déchanté après l’ouverture que je trouve réussie. On ne peut jamais réussir un film si on demande à son acteur de devenir squelettique. Pris par morceaux, il y a des idées formelles qui ont maintenu mon attention.
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MooM
Invité« On ne peut jamais réussir un film si on demande à son acteur de devenir squelettique. » Je me suis dit la même chose et tu viens renforcer mon idée que Harari aime davantage le fétichisme à l’artisanat. Bon après, je ne suis pas une adepte de son cinéma que je trouve faussement profond et très prétentieux.
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Ostros
InvitéMerci d’être venu (Cavalier)
Déjà 3 dates annoncées pour juin
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jeu., 11 juin
Reflet Médicis
20:30
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sam., 13 juin
mk2 Beaubourg
14:40
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dim., 14 juin
Forum des images
19:00 -
Shiva
InvitéContre-attaque – Liste noire de Canal + après la tribune «Zapper Bolloré» : le groupe assigné en justice pour discrimination
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La Ligue des droits de l’homme et la CGT spectacle ont annoncé, ce samedi, engager une action en justice à Nanterre face à la volonté affichée par le directeur général de la chaîne de ne plus travailler avec les signataires du texte publié par «Libération».
https://www.liberation.fr/culture/cinema/liste-noire-de-canal-apres-la-tribune-zapper-bollore-le-groupe-assigne-en-justice-pour-discrimination-20260523_DX5MWOYV3NDVBEJVT33D6OC3MQ/-
MooM
InvitéC’est très signifiant de constater à nouveau que cette grande famille agit dès lors qu’elle sent que ces acquis financiers sont menacés.
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Tony
InvitéOn s’est bien marré durant cette quinzaine cannoise avec cette géniale trouvaille de Gilles Lelâche accolé à celui qui interprète Jean Moulin,des fois les réseaux ont du génie,il faut le reconnaître aussi.
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MooM
InvitéJe ne trouve pas cela marrant dans la mesure où Lellouche est un personnage insignifiant et insipide, Louche ? Même pas, tout est clair chez lui. il n’y a rien à attendre d’un tel personnage qui sévit pour le fric. Je me répète, sa filmo est insignifiante.
N’est pas Emmanuel Marre qui veut.-
Ostros
InvitéMoom a un côté cinema qui avait un côté amour-louizz-charivari-blabla, c’est drôle.
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Tony
InvitéLa drôlerie ici ne vient pas des qualités d’acteur de Lellouche mais de l’aveu de la vacuité du projet,on incarne une figure de la résistance en la dépolitisant,en ne gardant que le martyr sans se demander quel rapport on peut en faire avec notre époque où tant de gens se couchent pour conserver leurs biens et leur position dominante,donc oui c’est très vrai qu’il y a de la lâcheté et très drôle qu’on lui fasse jouer Jean Moulin.
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MooM
InvitéOui oui Tony, très juste. Cela ne m’a pas échappé.
Lellouche est un homme d’affaires avant tout.
Pour qui l’argent n’a pas d’odeur.-
Samuel_Belkekett
InvitéJ’adhère…
G. Lellouche était une fois invité, je crois bien que c’était un JT. Autour de la table était aussi V. Lindon. Ils présentaient chacun leur film et Lindon présentait un film qu’on dit engagé, puisque je crois que c’est le film où il prend un migrant sous son aile. Bref Lindon disserte sur son côté engagé et de gauche, puis le présentateur, je crois que c’était Delahousse, se tourne vers Lellouche et lui demande si lui il pourrait clairement s’engager de cette manière ?
Pour toute réponse Lellouche dit précisément ceci :
Vincent lui il est courageux, très courageux. Nous dans l’ensemble on a tellement peur de s’aliéner une partie de notre public. Fin de citation.
Je pense que depuis le temps il n’a pas changé dun poil sa réflexion.-
MooM
InvitéC’est marrant ce que tu racontes. Un autre exemple du gabarit. Je crois que c’est chez Carlito, Niney lui fait un canular et lui parle d’oseille, environ 300000euros, pour faire un truc de pub de naze en trottinette, il était prêt à accepter pour pour la thune. Voilà le mec.
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Franck
Invité
De l’eau au Moulin-
Seldoon
InvitéQuand même quelle étrangeté pour des militants radicaux se réclamant de l’avant-garde antiraciste de réduire la discussion à deux axes aussi pauvrement conservateurs (pour ne pas employer le gros mot qui me vient avec beaucoup spontanéité et un poil de mauvaise foi : SOS Racisme) :
– la politique electorale et non la politique
– le fascisme qui vient et non le déjà-là fasciste-
Tony
InvitéOn peut noter aussi que ce déjà-là fasciste coexiste avec un déjà-là communiste et que ce dernier se réduira(jusqu’où?)si Mélenchon est battu, évidemment quand on n’est pas concerné par la protection sociale on peut faire dans la radicalité, ça ne coûte rien à celui là et ça le fait paraître plus intelligent que le pauvre militant qui,lui, passe pour un con.
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Seldoon
InvitéOn aurait pu dire tout ça or rien n’en est dit dans ce live. Dans ce live : quelle étrangeté pour des militants radicaux se réclamant de l’avant-garde antiraciste de réduire la discussion à deux axes aussi pauvrement conservateurs (pour ne pas employer le gros mot qui me vient avec beaucoup spontanéité et un poil de mauvaise foi : SOS Racisme) :
– la politique electorale et non la politique
– le fascisme qui vient et non le déjà-là fasciste-
Seldoon
InvitéPour rappel je ne me réclame d’aucune radicalité, eux oui – et en ont souvent fait preuve jusqu’ici, mais certainement pas dans ce live où quelle étrangeté pour des militants radicaux, etc.
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MooM
InvitéOui Seldoon, c’est juste et donc ? Le constat est peut-être juste suffisant. Parfois, la justification et l’analyse ne mènent pas plus loin que l’état de faits.
Pour rappel je ne me réclame d’aucune radicalité.
En ce moment, on a quand même des belles pépites de sottises, voir Zadi qui finalement prétend avoir mal lu la pétition contre Bolloré et Canal.
Spectacle affligeant et très surtout peu étonnant. -
Seldoon
Invité« Et donc ? » Bah et donc c’est limitant et dommage, ce recul intellectuel tout comme ce recentrage/cette droitisation de leur analyse.
J’ajouterais bien, avec comment s’occuper un dimanche d’election (et à sa façon avec l’âme noire de la démocratie), que cette régression est la conséquence de la surfocalisation sur l’élection présidentielle. Mais je ne l’ajouterai pas car je sens Tony prêt à mordre. -
Tony
InvitéRire non je mords pas t’inquiète,je râle un peu car on a avec les décoloniaux des gens qui sauvent l’honneur des classes populaires,certes je les trouve parfois un peu pénibles, surtout quand ils parlent de cinéma, pour le reste et ce qui nous intéresse ici ils ont,avec cette question, créé une situation intéressante,ils ont fait dérailler une grosse machine,moi j’applaudis.
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MooM
Invité« cette droitisation de leur analyse. » je vois pas trop mais bon.
J’applaudis aussi. -
Seldoon
InvitéS’il n’y a pas morsure, alors je le dis !
Je ne suis pas le dernier à défendre les décoloniaux malgré leurs excès et dérives. Mais je commence à dire que je vais vraiment me débrancher de cette bande jusqu’à la fin du second tour.
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Shiva
InvitéCinéastes à Gaza – Entretien avec Rashid Masharawi
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Présent actuellement à Cannes où il défend plusieurs œuvres du cinéma palestinien, Rashid Masharawi est un réalisateur et producteur né à Gaza. Il revient ici sur ses propres films autant que sur ceux tournés à Gaza ces derniers mois par des réalisateurs palestiniens qu’il a produits, dans le cadre des projets « From ground zero » et « From ground zero+ ». Dans le cadre du festival, il rendra hommage à Mohammad Bakri, acteur et réalisateur palestinien récemment décédé ; il présentera également son projet de créer une école de cinéma à Gaza, qu’il expose dans cet entretien mené par Vivian Petit. -
Ostros
InvitéJe suis passée à côté de la sortie du nouveau docu de Hassen Ferhani (dans ma tête un rond-point, 143 rue du désert), sorti en 2025.
C’est un court intitulé STUDIO BAUMETTES. Savez-vous où je peux le voir ?
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Il vient aussi de finir un nouveau long : Alea Jacarandas.
Apparemment il sera visible au festival visions du réel 2027 (du 9 au 18 avril) qui a lieu à Nyon (Suisse), si jamais vous avez vent d’une sortie en amont, n’hésitez pas à communiquer !-
Ostros
InvitéWait : Il aurait gagné un prix à ce festival cette année. bonne nouvelle ! ça veut dire que le film va sortir. Mais quand ? Et où ?
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Ostros
InvitéAlea Jacarandas sort à la fin de l’année youhou
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Riviere
InvitéSalut, quelqu’un a vu Hayat svp?
Vous le recommandez ? Merci et bonne soirée -
Shiva
InvitéEN IMAGES – Festival de Cannes 2026 : Virginie Efira, Javier Bardem, Swann Arlaud… arrêt sur visages
Envoyé spécial sur la Croisette, le photographe de «Libé» Julien Mignot revient sur deux semaines intenses à tirer le portrait des festivaliers.
https://www.liberation.fr/culture/cinema/en-images-festival-de-cannes-2026-virginie-efira-javier-bardem-swann-arlaud-arret-sur-visages-20260522_QLOUUUUTOVCGPOLW5AZGA3DWJ4/-
Four
InvitéToujours intéressant, un étranger qui s’intéresse à la presse française.
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Charles
InvitéT’as vu l’Inconnue à Cannes, Toni E.?
K, contrairement à toi je n’ai pas lu la BD et j’ai trouvé le film assez dingue bien qu’imparfait. Schneider n’est pas dans une performance de la maigreur à la Christian Bale, ça prolonge plutôt ce qu’il faisait dans Diamant noir où il était déjà (relativement) méconnaissable. Schneider tel que filmé par des réalisateurs superficiels comme Dolan a une allure d’éphèbe pas très intéressante et qui n’accroche pas vraiment la pellicule au-delà de la surprise initiale de sa beauté. Ici, il ressemble à une sorte de Vincent Gallo cheap, étrange et inquiétant (surtout au début), qui permet de mettre en valeur ce qui intéresse manifestement Harari chez lui, à savoir son regard perdu, à moitié fou.
C’est un beau film fantastique, d’un fantastique littéraire, du côté de l’inquiétante étrangeté, de Kafka et Poe plutôt que de que Carpenter. C’est un film d’ambiance, d’atmosphère (mais pas que), profondément déprimant et inconfortable, long mais nécessairement long. Le film part dans beaucoup de directions mais ne se perd jamais. Même quand il prend une bifurcation, il arrive à en faire une super scène – cf celle avec une autre victime de body swap et son frère où une tension de thriller s’installe en quelques plans.
Il est très riche et généreux de ce point de vue-là, on n’est pas dans une fable de série B à la It follows ni à l’inverse dans un film de genre étiré à la the Substance. Cela a été dit un peu partout, le film est fragile, parfois bancal, peut-être un peu trop théorique par endroits mais il essaie tellement de choses, il est tellement incarné par moments (y compris par Radu Jude!). Il part de motifs cinéphiles et de références assez visibles (une femme blonde mystérieuse qu’on suit, Vertigo etc.) mais il va tellement loin qu’il ne ressemble en définitive qu’à lui-même, dans une sorte de long cauchemar dont on ne sort presque jamais, à l’exception d’un épilogue assez dispensable avec notamment deux derniers plans qui ne sont pas du tout au niveau du reste.-
K. comme mon Code
InvitéJe ne sais pas si j’aurais été autant frustré sans avoir lu la BD, mais Harari a vraiment pris le parti pris de faire les scènes en coupant les dialogues. Sauf que ça réduit les personnages ici et donne des moments où l’on a l’impression que les acteurs ont oublié leur dialogue. Le passage au café avec la femme dont on ignore qu’elle est l’ex de David, parce que l’information a également disparue, m’a étonné. Ça n’aurait vraiment rien coûté de la faire parler. Il y a une coupe majeure avec la mère, j’imagine qu’il a pensé que c’était trop explicatif, on a donc dans le film une visite sans réel enjeu dramatique. La fin est symptomatique, c’est une invention du film – les derniers plans une manière très, très cryptique d’évoquer la dernière très belle case de la BD.
Ce qui est bien traduit de la BD au film, c’est la place importante donnée aux espaces urbains dans le cadre. Le film rajoute d’ailleurs une couche à ce sujet.-
Charles
InvitéTu recommandes donc la BD?
Pour les derniers plans, attention je spoile, j’y ai vraiment un truc très banal de faire des enfants pour prolonger une partie de soi.-
K. comme mon Code
InvitéOui, je recommande la BD, surtout si tu as aimé le film.
(Tu me diras pour la fin de la BD, j’y ai vu une manière justement de montrer encore plus d’éloignement à soi, une dimension supplémentaire d’éloignement. Ça arrive beaucoup plus rapidement que dans le film et à travers une photo.)
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toni Erdmann
InvitéOui Charles, j’ai vu L’Inconnue et je te rejoins assez. Je ne m’attendais pas à ce que l’un des grands atouts du film soit précisément son versant thriller, presque hitchcockien. Il y a un plaisir de la narration : celui de suivre cette étrange enquête avec des bifurcations réussies, dans une ambiance fantistico-dépressive.
Mais c’est justement ce côté trop dépressif qui me sort un peu du film aussi. Certaines longues scènes de personnages plongés dans la pénombre de l’appartement, affalés sur un canapé ou se mouvant avec lenteur, finissent par me peser un peu.
Après, je comprends aussi pourquoi Harari fait durer cela. Le concept même du film autorise des plans très simples sur les acteurs, parce que le spectateur travaille constamment : on voit quelqu’un tout en imaginant quelqu’un d’autre. Ce va-et-vient permanent rend chaque visage et chaque plan fascinants.
Et puis Harari fait quand même des choix très étranges, et je ne sais pas encore si je les mets au crédit ou au discrédit du film. Notamment le fait de confier à Radu Jude, cinéaste allergique aux grandes scènes sérieuses et dramatiques, une scène quasiment injouable (spoiler) : celle où un père est interpellé par un homme qui se fait passer pour sa fille disparue.-
Charles
InvitéScène injouable mais dont se sort très bien Jude, à une réplique près (« quoi, qu’est-ce que vous dites? » avec une intonation forcée de téléfilm ou de série type Plus belle la vie), car le fait qu’il ait un accent à couper au couteau le restreint dans une interprétation qui pourrait autrement virer dans le mélo. Mais les meilleurs plans de lui sont quand il est silencieux, l’air abattu sans en faire trop. Il arrive à être très émouvant par sa seule présence de père rondouillard déboussolé qui essaie de donner le changer tant bien que mal. Idem quand il est isolé et perché dans sa cabine de grue.
Je ne sais pas si je dirais que sa force est son versant thriller même si je vois bien ce que tu veux dire car j’aime beaucoup que le film freine des quatre fers voire se détourne du genre, avec ses explications et ses personnages mystérieux qui révèlent le fond de l’intrigue. Il y a cette scène géniale que j’ai évoquée plus haut mais elle est forte car elle garde le meilleur du genre, à savoir la tension, le suspense et ne s’embarrasse de ce qui plombe en général ce type de films (les dialogues nuls par exemple, les rebondissements bidons, les personnages archétypaux etc.).-
K. comme mon Code
InvitéC’est anecdotique mais la présence de Jude m’a gêné dans le sens où c’est une famille maghrébine dans la BD, particularité qui est donc évincé par le film. Je sais qu’Harari l’a fait pour caster un cinéaste ami – et ce n’est pas fondamental dans l’œuvre originale non plus – sauf que ça rajoute une couche au « race swap » du cinéma français.
Le côté dépressif que tu mentionnes Toni est présent dans la BD, c’est ce vers quoi on plonge parce que toutes les pistes sont avortées, mais c’est allégé par le fait que nos colocataires de fortune échangent davantage.
Il faut dire que Seydoux est à la hauteur du challenge. J’ai critiqué la scène du café parce que je trouve absurde de la garder sans que les personnages se parlent vraiment, mais ça réussit presque à passer entièrement par son visage.
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Finot
InvitéTout autre ton,
ai vu un documentaire délicat, d’Anne Lorrière, « De la poussière dans les yeux ».
Certes, en raison de la position du Sénat, l’ADMD met le film en avant, mais c’est plus que cela, et le personnage de la mère est chouette (visible en fin de bande-annonce). Quelques dates disséminées.
Désolé, pour le doublon, si vous en avez déjà parlé. -
Stéphanie
InvitéJ’ai vu 3 films de Balagov
Tesnota, Une grande fille et Butterfly Jam.
Il y a qqchose qui ne prend pas sur moi mais je ne serai dire quoi exactement.
Même si je trouve ses films très réussis d’un point de vue esthétique, du format, les personnages ne m’enporte pas tant qu’ils devraient..
Qu’en pensez vous ? -
Charlie
InvitéBonjour,
Parmi les films vus à Cannes qui valent le coup d’œil selon moi :
– Fjord, celui-là tout le monde va aller le voir j’imagine.
– La Gradiva, très réussi.
– Gentle Monster, étonnamment très peu commenté, c’est un de ses films qui nous interroge constamment sur nos certitudes de nos spectateur.rices et nous oblige à réanalyser ce qu’on a vu.
– Notre salut, très drôle, The Office à Vichy, un peu long peut-être.
– Teenage Sex at Camp Miasma, très marrant si on aime ce genre de cinéma, très pop et référencé. Ambiance A24 et Mubi.
– Quelques mots d’amour, très réussi, pour moi il réussit là où le Toledano-Nakache rate dans la restitution d’une époque et de ses enjeux.
– La Bola Negra, beaucoup de très belles choses mais des longueurs
– Paper Tiger, James Gray reste au top même si l’époque de la Nuit nous appartient est révolue.-
François Bégaudeau
Maître des clésConcernant le Marre, la piste The office allèche
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stephanie
Invitéje ne connais pas The Office, que veux tu dire par là Charlie?
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Tony
InvitéEst-ce que quelqu’un a vu Obsession réalisé par un jeune venu de youtube et dont tout le monde parle, ça vaut le coup ou pas?
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Alexandre
InvitéNon (que VF) mais il y eu tentation.
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Seldoon
InvitéPas vu, il y a moyen que je tente sans immense espoir cette semaine, mais tout comme Jordan Peele : je conseille une plongée dans ses sketchs.
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Martin
InvitéJe compte pas voir histoires parallèles mais je serais curieux de savoir comment le 13 novembre s’insère dans le récit. Quelqu’un qui l’a vu peut me dire ?
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Charles
InvitéÇa n’a rien à voir avec le 13 novembre il me semble.
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Martin
InvitéAh bon j’ai vu passer plusieurs articles anglophones et français (tf1 info et figaro) qui disaient que le film abordait le sujet. Il y a même un article anglophone qui relaie une déclaration de Vincent cassel qui disait qu’il jouait un flic de la BRI https://www.worldofreel.com/blog/2025/5/11/1lxjlji1iie8ljuehzl26t741ot66n j’imaginais qu’il trollait complètement
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Charles
InvitéCes articles remontent à un an, Niney a démenti depuis.
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Ostros
InvitéSait-on jamais, si quelqu’un ici n’a pas encore vu Entre les murs
le film sera diffusé dimanche 7 juin à 21h00
sur la chaîne parlementaire (LCP)-
François Bégaudeau
Maître des cléspetite rentrée d’argent en perspective
merci la télé
merci la pulsion de répétition-
stephanie
Invitépeut on parler de ruissellement ?
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AuteurMessages
