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  • Ce sujet contient 325 réponses, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par ..Graindorge, le il y a 7 mois.
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  • Auteur
    Messages
    • #37287 Répondre
      Ostros
      Invité

      Bonjour François,
      Je vois que tu passes une bonne partie du week-end à la fête du livre de Bron. Et qu’il y a une rencontre entre toi et Sophie Divry à 17h . Est-ce que tu recommandes la lecture de son livre Fantastique histoire d’amour ou est-ce que c’est une prose indigeste (comme le dernier NM) ?

    • #37353 Répondre
      Ostros
      Invité

      Je up la question. Si des sitistes l’ont lu également : vous en avez pensé quoi ?

    • #37383 Répondre
      Dr Xavier
      Invité

      Je passe sur la pointe des pieds pour dire que j’ai lu La condition pavillonnaire pendant les vacances sur les bons conseils des sitistes, et c’est très fort, elle s’adresse à une certaine M.A avec un « tu » pour retracer toute sa vie (en particulier sa vie conjugale) et déploie mille détails matériels et factuels sans forcément chercher la concision mais avec une très bonne tenue, je trouve que ça se met très bien en miroir contraposé de l’Amour, ou comment « raconter la même histoire » sans que rien ne se ressemble du tout dans ces deux livres, y compris dans sa totalité beaucoup plus grise et amère chez Divry.
      Maintenant les 500 pages de son nouveau bouquin moi ça me fait un peu peur. Il me semblait que Fanny l’avait dans sa pile.

      • #37389 Répondre
        Ostros
        Invité

        Merci beaucoup pour cette reco.
        Je vais attendre que Fanny passe par là…

        • #37394 Répondre
          Malice
          Invité

          En attendant, tu développerais le dernier NM?
          Tu l’avais évoqué il y a peu de temps et ça m’avait intriguée ( c’est une histoire de messages échangés sur les réseaux je crois?)

          • #37397 Répondre
            Ostros
            Invité

            J’avais lu ses posts et le livre en est le recueil. Les posts expriment bien ce qu’est la passion c’est à dire la réduction de l’autre à ses parties génitales. De cette femme pourtant dite aimée de l’auteur on ne saura rien. Ni couleur des yeux, des cheveux, ni texture de la.peau, ni goûts, style. Elle n’est personne. Elle n’est décrite que par son cul (même pas décrit) et par un chignon semblable à n’importe qui. Comment est sa voix ? On ne sait rien. Le tout baignant dans cette même saveur de mort, puisque NM voit le réel comme « ç’aura été » dans sa version dépressive (car ç’aura été on peut le prendre autrement et aller chercher le drôlerie par exemple, la légèreté). Tous ses textes ont exactement la même saveur de mort (par la nostalgie et ou la mélancolie par laquelle il passent). Son fils, son père, sa maîtresse. Il est étonnant de qualifier d’amour cela. Et je pense que l’editrice a bien cerné l’absence totale de présence individualités dans ses textes et c’est pour cela qu’ils ne se suffisent pas. Qu’il a fallu leur accoler des illustrations. D’abord par des photos de films sur insta puis par des peintures colorées qui elles au moins composent des situations et donne à voir une incarnation, des corps, des visages, des gestes. Sans ça on capte l’arnaque. Pour te dire la femme censée exister dans ses lignes n’est tellement pas caractérisée que le discours « cette femme c’est toute les femmes » est le point marketing du livre, et la pub s’est faite par les lectrices qui ont collé leur visage au visage peint découpé sur la premièrede couverture en disant elle c’est moi. Hélène qui est un personnage de fiction a plus d’épaisseur que cette pauvre femme réduite à ses 2 orifices et évacuée de histoire par les affects dégoulinants et vomitifs de l’auteur.
            Donc oui écoeurement après deux posts lus. Et saturation de sa petite musique intérieure, ici répétée jusqu’à l’overdose. Sa façon d’enfiler comme des perles des mots qui ne se réfèrent à aucune situation précise comme : il y aura eu les étés, les marguerites dans le pré d’en face, la tartelette à la framboise de ta mère, ta langue affolée sur mon gland, le froufrou de tes chaussons sur le carrelage le matin, le goudron coulé sur la chaussée et le bleu du ciel (ça c’est de moi, tu peux vraiment le parodier très facilement). Au fait il a clairement fait du blé sur des généralités. Il s’est complètement laissé allé à ce type d’expression ces derniers temps. Des gros mots qui indiquent des affects lourds. Ou une vue de roi. Quand il parle du « peuple » par exemple. Des mots énormes. Et aussi je commence à voir que son discours tv / radio est vraiment malhonnête. Ou alors il ne voit pas ce qu’il fait (son vocable de droite dans sa lettre au gouvernement, son anéantissement par ses mots de l’être aimée).
            Bref, ce n’est pas dans l’expression instantanée de ses émotions (qui sont toujours vives et réductrices du réel) que NM est le plus fort (tu peux aller visiter sa page pour te faire ton avis). Mais dans ses romans. Donc j’attends le prochain.

            • #37399 Répondre
              Malice
              Invité

              Je suis allée lire des extraits, effectivement ça paraît lourd
              « Regarde-moi faire des phrases, regarde comme je cherche ta peau et n’arrive qu’à empoigner des pages du dictionnaire.  »

              • #37421 Répondre
                françois bégaudeau
                Invité

                Mais n’en sait-on pas plus sur l’amante en question?
                Il semblerait que si.

                De Divry je conseille aussi en priorité La condition pavillonnaire.

                • #37423 Répondre
                  Ostros
                  Invité

                  C’est pas la même François. Et si c’était effectivement elle n’aurait-elle pas droit à présenter autre chose que son anus ?

                  • #37425 Répondre
                    Ostros
                    Invité

                    Merci pour vos avis sur Divry je me note celui-là.

                    • #37440 Répondre
                      françois bégaudeau
                      Invité

                      comment on est sûr que ce n’est pas la même?

                      • #37444 Répondre
                        Ostros
                        Invité

                        Il me semble que Samia avait vu les amants au cercle des nageurs et dit a plusieurs reprise comment elle était physiquement.
                        Leur relation a duré 5 ans, depuis son Goncourt, et a été destructrice. Il écrit souvent qu’elle prend le train pour se rendre à son travail le matin. A un moment que son père à elle était malade et qu’elle a une petite fille. Et donne quelques bribes d’un langage qui est le sien et qui est fait d’insultes d’un phrasé pas éduqué.
                        Et puis que leurs amis communs étaient dans la confidence durant 5 ans. Dès qu’elle se mouche voici est au courant donc je vois mal 5 ans de relation secrète sans que ça fuite. Et surtout pourquoi elle aurait rencontré / épousé un producteur durant cette relation parallèle. Et puis je doute que le protocole l’autorise lui d’en faire un livre. Ils se voyaient parfois avec leurs enfants respectifs. J’imagine que par eux ça se serait su.
                        Mais peut-être que c’est elle, certains se posent la question. Il n’empêche j’aurais bien aimé savoir autre chose d’elle. Quand on est doué y a moyen de dire plus que le cul le cul le cul en préservant l’identité.

                      • #37445 Répondre
                        Ostros
                        Invité

                        En même temps on voit mal NM s’accrocher à une femme mariée durant 5 longues années comme ça. Là où une telle situation sociale hors norme peut le justifier. Mais ce serait le seul point pour créditer cette thèse.

        • #37417 Répondre
          Fanny
          Invité

          Je ne connais pas encore Sophie Divry. Faudrait demander à Juliette B je crois.

          • #37418 Répondre
            Fanny
            Invité

            Pour Dr Xavier et Ostros

            • #37427 Répondre
              Dr Xavier
              Invité

              Désolé je confondus et m’embrouillus.

    • #37411 Répondre
      Seigneur Momotte
      Invité

      Bonsoir François Bégaudeau, que penses tu de Yukio Mishima, ou d’autre auteur japonais que tu aurais lu d’ailleurs ?

      • #37439 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        très peu lu Mishima, et encore moins de littérature japonaise.

      • #37468 Répondre
        Malice
        Invité

        Je me permets de m’incruster pour dire que j’ai lu  » confessions d’un masque » et « martyre »; je peux aimer Mishima quand il dévoile son fétichisme, mais son coté morbide finit par me lasser ( exemple: belle scène de cannibalisme fantasmé dans  » confessions d’un masque » mais il faut toujours que l’être désiré soit détruit, semble-t-il).
        J’ai découvert Kawabata dernièrement, il me paraît embrasser de manière plus joyeuse sa perversité – et j’ai adoré le film de Naruse adapté de son roman  » Le grondement de la montagne »

    • #37695 Répondre
      paulb
      Invité

      hello,

      vous avez vu passer « Créatine » de V.Malzac ?

    • #38127 Répondre
      Nicolas
      Invité

      Hello hello

      Bon je viens de finir Pour les siècles des siècles de Guiraudie. Ça traîne légèrement en longueur, mais je crois qu’on a affaire à un grand. Ça finit par une scène d’exorcisme complètement hallucinante, qui remplit à la fois les désirs méaphoriques et « mystiques » qu’appelle le personnage, et une formidable conclusion scénaristique.
      Je viens de commencer Leurs enfants après eux de Nicolas Mathieu. On en pense quoi de NM ? J’ai plus trop en tête la gêne dédiée à un de ses livres, mais le début me paraît atroce.

      • #38129 Répondre
        Delphine
        Invité

        Je crois qu’il y a eu une gêne concernant « Connemara », écrit après « Leurs enfants après eux »‘, me semble-t-il. J’ai lu « Connemara », que j’ai globalement bien aimé, mais j’ai trouvé qu’il y avait quelques longueurs, un peu roman-fleuve. Pour les personnes qui ont lu « Connemara », le personnage d’Hélène, une femme qui semblait s’ennuyer dans la vie, a fini par m’agacer au cours du livre. J’ai été plus émue et ai eu davantage d’empathie pour le personnage de Christophe, qui se débrouillait pour s’en sortir tant bien que mal entre son fils et son père.

        • #38131 Répondre
          Nicolas
          Invité

          Le début de son autre roman donc, c’est que des trouvailles ultra poseuses genre on décrit un quotidien plouc par des détails et anecdotes longues de 4 mots… curieux de continuer un peu, et je comprends ce qui a pu plaire aux Boukherma qui doivent signer l’adaptation du livre au ciné

          • #38137 Répondre
            Ostros
            Invité

            Le film est tourné il sort en septembre.

    • #38204 Répondre
      Albert Bloch
      Invité

      Bonjour a tous, ca fait quelques mois que je ne suis pas intervenu ici, j’espère que vous allez bien. Je jette un petit peu une bouteille à la mer : j’aimerai lire Ainsi Parlait Zarathoustra mais je ne sais pas quelle edition choisir, or j’ai l’intuition que je risque de passer a cote du texte si je n’ai pas des notes un peu precises pour m’aiguiller dans ma lecture ( je n’ai jamais rien lu de Nietzsche auparavent). Je suis en ce moment à l’etranger et ne peux me procurer des livres en français que via livraison ce qui m’empêche de feuilleter les livres… de là vient ma detresse.

      • #38205 Répondre
        Albert Bloch
        Invité

        Par ailleurs si vous avez d’autres suggestions pour debuter avec Nietzsche je suis aussi preneur 🙂

        • #38208 Répondre
          Charles
          Invité

          Je pense qu’il vaut mieux commencer avec le gai savoir et Par delà le bien et le mal.

          • #38211 Répondre
            Papo2ooo
            Invité

            Pour les traductions de Par delà le bien et le mal et le Gai Savoir j’aime beaucoup Patrick Wotling (flammarion), dont la traduction précise facilité selon moi la clarté autour du texte de Nietzsche, contrairement à par exemple Cornelius Heim en folio poche.
            Pour Ainsi parlait Zarathoustra, je ne sais plus exactement ce que vaut la traduction d’Henri Albert, qui est la plus diffusée en France, car ma dernière lecture remonte à longtemps. J’ai vu que ça a été aussi traduit par Geneviève Blanquis et Marthe Robert. Mon instinct me dit qu’il vaut peut être mieux aller voir par chez elles, mais cela reste à vérifier.

            • #38212 Répondre
              Albert Bloch
              Invité

              Merci beaucoup pour vos retours à tous les deux

      • #38230 Répondre
        I.G.Y.
        Invité

        Sur la question de l’édition de Zarathoustra je peux donner un avis partiel : je n’ai pas moyen de comparer plusieurs traductions, mais j’ai trouvé que le commentaire de Goldschmidt des éditions poches ne m’a pas laissé un bon souvenir… Si c’était à refaire je testerais GF par exemple (trad. Blanquis, cf. Papo2ooo).

        Et je pense aussi que commencer avec Zarathoustra n’est peut-être pas le mieux. Même s’il y a quelques passages magnifiques

      • #46875 Répondre
        Maud
        Invité

        Ton post date de mars donc je suppose que tu auras déjà fait ton choix; au cas où, dans mon souvenir j’ai préféré celle de George-Arthur Goldshmidt, directe, abrupte, à celle de Marthe Robert plus lyrique, mais c’est du pinaillage, les deux rendent la lecture claire et très agréable.

    • #38251 Répondre
      Cyril
      Invité

      Et qu’est-ce qu’on pense de Montherlant ici ? Je prends beaucoup de plaisir à lire les livres de la série Les jeunes filles. Il me paraît d’une grande acuité psychologique, voir par exemple le portrait de Solange en tout début de livre 2.

      • #39138 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        J’ai lu son théatre, pas ses romans.
        Pas d’avis.

    • #39136 Répondre
      Charles
      Invité

      Quelqu’un a déjà lu du Maggie Nelson, poétesse et essayiste américaine?

      • #39151 Répondre
        Robert Pirès
        Invité

        Lu seulement Bleuets et Les argonautes. Très bon souvenir des deux. Bleuets est une méditation autour de la couleur bleue, qui lui évoque des souvenirs et interrogations. Souvenirs qui prennent parfois une forme très physique, sensorielle et parfois mentales. Le texte est construit de courts fragments numérotés.
        Les argonautes raconte son histoire d’amour avec l’artiste Harry Dodge et ce qui s’en rattache: la grossesse, la transition de Harry, conjuguer une pratique artistique et une vie amoureuse etc. Le texte mélange récit personnel et analyse théorique de manière brillante. J’ai trouvé très touchant la manière qu’ils avaient d’être très attentifs aux mutations de leurs corps respectifs, la manière dont ils s’observent et prennent soin d’eux. Cette observation bouscule et remet parfois à plat leurs réflexions politiques, tout passe par le corps. Je te recommande !
        Il me reste De la liberté, dont j’ai lu quelques pages sur les rapports entre morale/liberté/art; et Jane, un meurtre accompagné d’Une partie rouge, qui est son chef d’oeuvre m’a-t-on dit, autour d’un fait divers survenu dans sa famille, sa tante assassinée en 1969.

        • #39173 Répondre
          Charles
          Invité

          Merci beaucoup de ce retour. Le diptyque Jane/Partie rouge m’attire beaucoup.

          • #39178 Répondre
            Jeanne
            Invité

            Dans un autre topic ça parle de Pacôme Thiellemment. Si j’ai pu apprécier les interventions de ce garçon ça et là (je ne l’ai pas encore écouté sur Blast mais je l’ai vu dans des rencontres à Paris et je me souviens de la riche analyse qu’il avait produite, sur l’antenne d’ASI, de sa période complotiste).
            Par contre je suis sortie ennuyée de ma lecture de « Tu m’as donné de la crasse et j’en ai fait de l’or « . Ce texte, qui se veut le récit d’un parcours spirituel, m’a paru un peu pontifiant et semé de clichés.
            De même que sur sa couverture il y a un cliché, une photo, de Pacôme visage tourné vers le ciel yeux fermés. (Et comment dire ce cliché dans le sens de photo m’avait paru très cliché dans le sens de cliché).
            J’ai jadis connu un peu Pacôme personnellement. Il m’avait paru sympathique. Arrimé (mais il était jeune, il a peut-être changé) à un irrépressible besoin d’étaler son érudition. Sans pour autant sembler prétentieux. A l’époque c’était la première fois que je rencontrais un rentier un vrai. Un gars qui n’avait pas besoin de travailler. Qui logeait gratuitement- grâce à Papa Maman – dans un vaste appart dans le 5ème. J’avais trouvé ça merveilleux et injuste.

    • #39385 Répondre
      Claude
      Invité

      Dans une interview récente sur la chaîne Youtube « Aléatoire(s) » [https://www.youtube.com/watch?v=97CvKdV8ONk], François évoque de vielles émissions littéraires (radiophoniques, il me semble) qu’il apprécie beaucoup : serait-il possible d’avoir quelques noms de ces émissions ?

      • #39442 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        Il y en a une qui date des années 60, présenté par Desgraupes
        un face à face avec un auteur
        Par exemple :

        • #39791 Répondre
          Claire N
          Invité

          Merci , à 7 mn la comparaison avec l’étranger
          Est bienvenue pour moi – j’ai l’impression que Perec a réussi à trouver le bon angle d’attaque
          Et j’ai beaucoup d’espoir puisque qu’il évoque «  une sortie «  pour l’homme qui dort

    • #39476 Répondre
      Seigneur Momotte
      Invité

      Bonjour François, à propos de Giono dont on m’a dit que t’y connaissais un peu, qu’aime tu de lui ? J’ai lu Colline et le Chant du monde, le second m’a bien plu même si moins radical que le premier que j’ai juste trouvé agréablement original, font-ils partis de ses meilleurs, ou il y a t-il mieux de lui à lire pour voir du meilleur dont il est capable ? (dans ses romans, j’ai lu deux de ses nouvelles, ça ne m’intéresse pas plus que ça.)

      • #39497 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        Le Chant du monde est unes des plus belles proses poétiques que je connaisse. Mais le sommet c’est Un roi sans divertissement, où le conteur Giono est à son meilleur. Car il faut le prendre d’abord comme ça: un conteur.

        • #39523 Répondre
          Seigneur Momotte
          Invité

          Merci, je note.

          • #39578 Répondre
            Tristan
            Invité

            Je me permets d’ajouter, au Roi, Les Âmes fortes, qui est vraiment un putain de grand livre.

            • #39610 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

              oui

              • #39645 Répondre
                Bonnaventure
                Invité

                Je rajouterai Deux cavaliers de l’orage (lu récemment), qui m’a procuré la même forte sensation que Le chant du monde à l’époque.

                • #39739 Répondre
                  Tristan
                  Invité

                  Oui. Mais c’est autre chose. Giono, y a d’abord le conteur solaire, qui commence avec la trilogie de Pan (le magnifique Colline, Regain, Un de Baumugnes) et qui culmine avec Le Chant du monde.
                  Et puis y a le Giono des chroniques, après la guerre, le conteur pas dupe, pas dupe de ses propres roueries. C’est là que se situent ses chefs d’oeuvre (de manière à la fois très subjective et incontestable) : Un roi sans divertissement, Les Âmes fortes, Le Moulin de Pologne.
                  En même temps, il se lance dans un cycle romanesque, stendhalien, qui commence avec Le Hussard sur le toit, Angelo, Mort d’un personnage, Le Bonheur fou.
                  Deux cavaliers de l’orage, c’est un peu entre les deux : commencé juste avant la guerre, laissé inachevé, repris dans les années 60 (je crois), c’est dans mon souvenir un texte composite, vaste et dru.
                  Y a un ensemble de petits textes qui mêlent des personnages des chroniques et du Hussard, ce sont Les Récits de la demi brigade. Ce serait une sorte de roi plein de divertissement, et c’est drôlement fort.
                  .
                  Bon, faut que je fasse attention, avec Giono, je suis vite relou. Alors, je dirais simplement : Les Âmes fortes.

                  • #39760 Répondre
                    Charles
                    Invité

                    Tu donnes envie, ça sera mon prochain Giono (les âmes fortes donc).

    • #39643 Répondre
      graindorge
      Invité

      Un p’tit bonheur + un p’tit bonheur + un p’tit bonheur … Que du bonheur. Merci à tous

    • #40192 Répondre
      Alex
      Invité

      Quelqu’un a lu ces auteurs, ces livres ? J’ai suivi un cours de littérature à l’Université et le prof nous a fait lire huit livres d’auteurs différents. Des avis ? Pour ma part, je vais certainement relire du Morrison (j’ai adoré le style de Récitatif).
      James Baldwin. La prochaine fois le feu
      Bertolt Brecht. Sainte-Jeanne des abattoirs
      Eileen Chang. Love in a Fallen City
      Benjamin Fondane. Le mal des fantômes
      Anne Garréta. Sphinx
      Pierre Klossowski. Le baphomet
      Toni Morrison. Récitatif
      Monique Wittig. Les guérillères

      • #40206 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        Ca rigole pas comme liste
        Klossowski c’est assez opaque
        Wittig je n’ai jamais lu mais je compte bien m’y mettre
        Baldwin : oui, fonce.
        Brecht évidemment
        Fondane vague souvenir de Khagne
        Toni Morrison : évidemment.
        Les deux autres connais pas.

        M’a l’air très politique ce prof.

        • #40651 Répondre
          Alex
          Invité

          Assez politique en effet, je crois reconnaître un camarade, du moins un démocrate, au sens le plus noble du terme.

          • #40731 Répondre
            Malice
            Invité

            Monique Wittig : j’ai lu l’Oppoponax, très intéressant dans la forme qui fait se succéder sans pause des scènes, des situations d’enfance où rien n’est explicité par l’auteur ( on est immergé dans des fragments de vie quotidienne). Mais j’ai trouvé cette même forme dure à tenir sur la longueur ( j’ai manqué de respiration).

      • #40213 Répondre
        Mélanie
        Invité

        J’ai moyennement aimé Récitatif, mais beaucoup beaucoup L’oeil le plus bleu

        • #40343 Répondre
          Papo2ooo
          Invité

          Je peux recommander Le chant de Salomon de Toni Morisson, qui est un roman vraiment sublime.
          Genre de livre qui augmente en puissance. Qui donne à percevoir plein de choses par son écriture, qui met en éveil le corps, en alerte la tête et donne une envie furieuse de tracer la route.
          Il y a tout dans ce livre.

          • #40344 Répondre
            Papo2ooo
            Invité

            J’avais commencé à lire Tar Baby en anglais, peut être que je me suis surestimé, en tous cas force est de constater que j’ai lâché en cours de route. Je sais pas si c’est juste trop hard au niveau de la langue pour moi (Toni Morisson paraissant en français une auteure très accessible, mais pas sûr que j’ai mesuré à sa juste valeur sa précision lexicale) ou si c’est parce que j’ai manqué de déter.
            J’y retournerai. Mais je peux pas lire avec l’ordi ouvert à côté pour chercher des mots, donc à voir si je passe la douane.

            • #40345 Répondre
              Papo2ooo
              Invité

              Brecht c’est vraiment de la balle(de la Baal) mais je pense qu’on sera tou..te.s d’axxord là-dessus
              J’ai lu pas mal de pièces, mais pas trop d’écrits plus théoriques. Je vais m’y mettre, ça va me faire du bien.

    • #40257 Répondre
      oxi
      Invité

      Après des années à refuser la liseuse électronique par principe, j’ai finalement cédé le mois dernier.
      Un touriste américain m’a vendu trente euros son vieux Kindle tout rayé.
      Habitant une île où les livres se font rares, j’avoue être conquis par cet achat.
      Faut pas le répéter, ça reste entre nous.
      Bref, je viens de lire dans l’ordre chronologique les quatre romans de Constance Debré en une semaine. Non, je ne possède aucun super pouvoir, ces bouquins sont juste hyper courts :
      — Play boy
      — Love me tender
      — Nom
      — Offenses
      J’en sors à l’instant.
      Bien aimé le premier. Un peu moins le second. Pas lâché le troisième. Et abandonné le quatrième en cours de route.
      Ça, c’est de la critique littéraire !
      En tout cas, m’ayant tapé ces quatre livres dans la foulée, faut croire que j’y ai trouvé quelque chose :
      La haine de soi en tant que grand-bourgeois traverse chaque virgule de cette autrice.

      • #40338 Répondre
        Leo Landru
        Invité

        Souvent été tenté de la lire. Si d’autres recommandent je m’y mettrai probablement.

        • #40350 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          Lu les deux premiers. Littérature limitée (auto-limitée?) mais intéressante.

        • #40357 Répondre
          Billy
          Invité

          Oui, je recommande, elle a un style brutal intéressant. Je conseille plutôt le 1er, Play boy.

          • #40362 Répondre
            oxi
            Invité

            Salut !
            Son style hypnotise, mais lasse après quatre romans lus dans la foulée, en particulier pour le dernier qui relève de la pure fiction. Comme le dit François : littérature auto-limitée, telle est la question.
            Toujours est-il que oui, lecture intéressante.

            • #40372 Répondre
              Leo Landru
              Invité

              Merci à tous pour vos retours. Je vais donc m’y plonger.

      • #40359 Répondre
        Billy
        Invité

        J’ai lu les 4. Et non c’est pas de la haine de soi. Elle a une grande dureté, une grande lucidité à son égard, pour analyser sa propre condition de grande bourgeoise, comment ça se manifeste en elle. Une grande capacité à analyser sa condition de lesbienne, et une mollesse à analyser sa nouvelle condition d’écrivaine, une lâcheté, un aveuglement. Les 3 premiers livres sont autobios.
        Offenses est intéressant parce qu’elle s’essaie à la fiction. C’est un récit très court, qui dit sa difficulté à construire une fiction d’ailleurs. C’est un fait divers qui finit en procès. Un jeune qui aidait une vieille en lui faisant ses courses, ça se finit en drame. Et son analyse énervée du procès permet l’accusation de la société entière, du « vous », du lecteur.
        En dernière instance, je la trouve limitée, je la trouve pas forte en récit, ni dans l’élucidation de sa classe, la bourgeoisie culturelle qu’elle occupe aujourd’hui. Mais elle est très forte en frappe de phrases, en énoncés définitifs.

        • #40385 Répondre
          oxi
          Invité

          Re-salut !
          Excuse, j’avais pas vu ton commentaire avant de poster le mien plus haut.
          D’accord avec toi, sauf sur la haine de soi en tant que grand-bourgeois, névrose que j’émets juste comme hypothèse et que je t’accorde relever du poncif.
          Mais la lucidité sur soi-même ne suffit pas pour guérir : voir la psychanalyse.
          Je ne connais pas la vie actuelle de cette écrivaine, mais si ce que tu dis est vrai, après avoir essayé de s’extirper de son milieu par l’expérience du dénuement, la voilà donc selon toi retombée aujourd’hui dans la bourgeoisie culturelle.
          Rechute de la maladie.
          D’une bourgeoisie l’autre.

      • #40658 Répondre
        Dr Xavier
        Invité

        Je n’ai lu que Love me tender. Comme dit plus haut, elle a un style qui frappe, des phrases qui claquent, mais qui a fini par me lasser. Je tente une idée : je me demande avec ce roman si elle ne se met pas dans un corner dès les premières pages. À se mettre d’office dans un régime de dureté froide, elle se limite à s’y maintenir et à en faire toujours plus, d’où l’absence d’échapée dans la rêverie, l’humour, l’ironie (s’il y en a je n’ai pas vu).

        « Je ne vois pas pourquoi l’amour entre une mère et un fils ne serait pas exactement comme les autres amours. Pourquoi on ne pourrait pas cesser de s’aimer. Pourquoi on ne pourrait pas rompre. Je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas s’en foutre, une fois pour toutes, de l’amour, de l’amour prétendu, de toutes les formes d’amour, même de celui-là, pourquoi il faudrait absolument qu’on s’aime, dans les familles et ailleurs, qu’on se le raconte sans cesse, les uns aux autres ou à soi-même. »

        • #40659 Répondre
          Dr Xavier
          Invité

          PS – Sinon je signale que Bookmakers lui a consacré une émission (pas encore écouté)

          • #40722 Répondre
            oxi
            Invité

            Touché !
            Quelques zestes d’ironie par-là par-ci. Mais de l’humour, jamais.
            Ça rigole pas.
            Et quand ça rigole pas, je trouve ça louche ; d’où ma défiance envers des auteurs comme Hemingway ou Camus.
            Même Épictète, le parangon du dénuement, te fait marrer.
            L’humour, c’est ma boussole, en littérature comme dans la vie : une porte de sortie.
            D’ailleurs, il ne me reste pas grand-chose de ces lectures pourtant récentes, juste quelques réflexions intéressantes sur la famille.
            Si tu pousses l’exploration plus loin, je te conseille « Nom » : mon préféré des quatre.

            • #40725 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

              D’accord sur cette écrivaine. L’analyse de Dr Xavier fournit le concept de sa limite.

    • #40337 Répondre
      paulb
      Invité

      qu’est ce qu’on pense de Brautigan ici ?

      On me l’a beaucoup beaucoup beaucoup conseillé, j’ai donc craqué.

      Quelques jolies envolées poétiques, humoristique mais ça ne me retourne pas le crâne comme Philippe Djian me l’avait dit..

      • #40351 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        Parce que Philippe Djian serait parole d’évangile en littérature?

    • #42013 Répondre
      Leo Landru
      Invité

      Je viens de finir Lolita de Nabokov, traduction Maurice Couturier. On peut dire chef-d’œuvre sans trop se mouiller. Postface géniale d’utilité publique.
      J’erre dans une phase un peu coupée des réseaux, où je rattrape des classiques que tout un•e chacun•e est censé•e avoir lu (Flaubert, Proust, Kafka, Dosto) que j’entrecoupe de lectures plus contemporaines (Fiabane Farah et Framont, les trois F ne sont pas fait exprès – C. Debré aussi peut-être, et sûrement le Jaenada sur Sulak + autres bricoles) ; mais au lieu d’étaler mon goût pour la nouveauté (Les Liaisons Dangereuses rejoignent ma PAL), je voulais savoir si 1) vous conseilliez ici d’autres romans de Nabokov et 2) ce qu’on pensait de Boris Vian, L’Écume des Jours, que l’on me suggère mais qui ne m’aguiche pas plus que 3) La Conjuration des Imbéciles que l’on me re-suggère, faut-il vraiment le lire ? J’ai cette manie de ne pas reposer l’ouvrage entamé sauf cas de force majeure.
      Merci.

      • #42014 Répondre
        deleatur
        Invité

        De Boris Vian, je n’ai lu que les Écrits sur le jazz : ça ne m’a pas fait aimer ou écouter du jazz, mais adorer ce que Vian écrit sur le jazz.

        • #42019 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          J’ai enfin pu lire La conjuration des imbéciles l’an dernier
          Je ne crois pas que ce soit le chef d’oeuvre qu’on dit, mais ça vaut.

          • #42076 Répondre
            Leo Landru
            Invité

            Merci, il est donc temps de le mettre sous la pile.

      • #42023 Répondre
        Charles
        Invité

        Je conseille tout Nabokov qui doit être mon écrivain préféré mais surtout Feu pâle et Ada ou l’ardeur.

        • #42077 Répondre
          Leo Landru
          Invité

          Je note et te remercie.

      • #42027 Répondre
        Tristan
        Invité

        J’ai intensément aimé L’Ecume des jours à 17 ans. Je me souviens d’une révélation en remarquant une notation purement inutile du point de vue narratif (« Colin effaça un pli de la nappe et alla ouvrir »), jusque là je pensais qu’il s’agissait de faire de jolies phrases pour raconter une histoire. Si ça ne t’aguiche pas, pourquoi se forcer ? Non, ce qu’il FAUT lire, ce sont Les Âmes fortes de Giono, et Un Roi sans divertissement.
        (bon, d’accord, je vais lire Lolita, alors)

      • #42906 Répondre
        Paul
        Invité

        Pour la séance de rattrapage des sommets de la littérature, je te suggère João Guimarães Rosa. L’égal de Proust, Dostoïevski, Cervantes et Goethe, dont il s’est beaucoup nourri. Il est moins lu et c’est pas loin d’être scandaleux

        • #42912 Répondre
          Leo Landru
          Invité

          Je note, merci Paul.

    • #42033 Répondre
      Sarah G
      Invité

      De Boris Vian, il y a aussi J’irais cracher sur vos tombes, lu il y a longtemps.

    • #42034 Répondre
      PeggySlam
      Invité

      Dans ma jeunesse j’ai aimé Boumkoeur de Rachid Djadani et que j’aime encore relire aujourd’hui. Et sinon mon poème de chevet qui quand je peux en relire quelques page c’est Howl de Allen Ginsberg.

    • #42078 Répondre
      oxi
      Invité

      Dans la famille livres « qu’il faut avoir lus », le Maître et Marguerite de Boulgakov (nouvelle traduction d’Andé Markowicz) me tombe des mains depuis trois semaines.
      Boulgakov, j’aime bien, mais celui-là, pas moyen.
      Peut-être pas le bon moment.
      Sinon, question classiques, Nikos Kazantzakis semble un peu ignoré en France, mais vaut pourtant le petit détour.

      • #42081 Répondre
        nefa
        Invité

        j’avais bien aimé mais sous influence. peut-être pas pour toi en ce moment
        le passage dans l’église où les bas nylon tombent du plafond, par contre, même à jeun.

    • #42091 Répondre
      Teufeur 44
      Invité

      Quid des Misérables de Hugo ? J’aimerai bien avoir l’avis des sitistes sur ce livre.
      Je viens de finir la première partie consacrée à Fantine, dois-je continuer ? Basculer sur les Rougon-Macart ou la comédie humaine ?
      Merci

      • #42094 Répondre
        Tony
        Invité

        Curieuse coïncidence je suis en train de le lire et j’en suis aussi dans la partie Fantine,pourquoi veux-tu arrêter?c’est magnifique.

        • #42095 Répondre
          Teufeur 44
          Invité

          Je ne sais pas vraiment, j’adore mais c’est quand même très long et la partie 2 semble nettement moins passionnante

          • #42100 Répondre
            Tony
            Invité

            Sur un roman aussi long il faut être patient,prendre son temps, l’intensité est encore plus forte quand elle succède à des passages plus calmes,plus descriptifs,et la langue de Hugo est très claire, très belle, je suis très emballé pour l’instant, après je comprends aussi,après la première partie éblouissante sur Bienvenu et Valjean on retombe un peu mais pour mieux remonter j’en suis sûr.

          • #42104 Répondre
            Delphine
            Invité

            Je n’ai jamais lu « Les Misérables », qui est effectivement particulièrement long. Mais j’aime bien la littérature du XIXeme siècle, et je crois que l’on retrouve des similitudes chez les différents auteurs de cette période. Les longueurs dans les romans, souvent dues aux descriptions très précises, peuvent rendre l’ensemble fastidieux, voire difficile à lire ou créer une lassitude chez le lecteur. Je crois que la palme d’or des descriptions fastidieuses revient, de réputation, à Balzac. C’était en tout cas ce que j’entendais dire à l’école. Les romans de Zola ont l’intérêt de plonger le lecteur dans un cadre naturaliste, bien que traitant de thèmes différents. « L’Assommoir », bien que décrivant une réalité très sombre, peut captiver le lecteur par son rythme, s’agissant de déchéance. En lisant « Au bonheur des dames » (peut-être plus destiné à un lectorat féminin pour le côté « chiffons » – description des tissus, soies, etc.), je me suis dit qu’il y avait, chez Zola, une sorte d’équilibre entre paragraphes descriptifs et dialogues aerant souvent la lecture et la simplifiant. « Le rouge et le noir » de Stendhal est aussi pas mal mais, personnellement, je n’ai jamais réussi à aller jusqu’au bout, je cale quand le héros est pleinement intégré dans la société mondaine, au milieu de personnalités politiques. Sinon, comme nous sommes sur le site de François, côté littérature du XIXeme siècle, il y a « L’Enfant » de Jules Valles traitant entre autres des rapports ambigus entre un enfant et sa mère maltraitante.

            • #42105 Répondre
              Tony
              Invité

              Quel enfer l’assommoir,je l’ai étudié au lycée de long en large,on avait une prof de lettres qui était passionnée par Zola,elle a réussi à nous en dégoûter.

            • #42108 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

              disons que la narration est ambiguë
              les rapports, eux, pas très ambigus

              • #42115 Répondre
                Jeanne
                Invité

                De ma lecture des Misérables, à l’adolescence, je me souviens surtout du prêtre et de ses chandeliers.
                Qui venaient nourrir mon espérance – alors vaste et tranquille – que les humains soient humains, qu’ils fassent preuve d’humanité les uns envers les autres.
                Ça c’était un bonheur, l’épisode des chandeliers.
                Le rouge et le noir m’a beaucoup marquée. Je crois en avoir parlé ailleurs sur ce site, et j’aurais beaucoup à en dire.
                Avec Balzac j’ai eu du mal, jusqu’à tomber sur Le lys dans la vallée. Dont il me semble que l’on peut faire aujourd’hui, a posteriori, une lecture féministe. Le bouquin parle – entre autres et de manière subtile voire cachée – du désir féminin et de l’incapacité d’un homme à accepter qu’une telle chose existe. Le narrateur en est une narratrice. En colère. Et moi j’avais la même colère et c’en était une joie.

              • #42117 Répondre
                nefa
                Invité

                c’est quoi une narration ambiguë ?

                • #42122 Répondre
                  françois bégaudeau
                  Invité

                  La narration de l’enfant est presque constamment ironique. Le récit des misères que lui fait sa mère a souvent l’air d’une déclaration d’amour filial

    • #42133 Répondre
      Teufeur 44
      Invité

      Merci pour vos retours, cela m’a convaincu de continuer ma lecture.
      L’épisode du chandelier est en effet assez marquant, en fait j’ai pas mal de difficultés à concevoir Hugo en véritable humaniste. Il semble avoir une vision très libérale-catholique de son temps, peut-être que je me trompe.

      • #42142 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        De Hugo le meilleur est ailleurs : L’homme qui rit, Notre-Dame de Paris, Quatre-vingt-treize

    • #42303 Répondre
      Jeanne
      Invité

      J’ai beaucoup aimé « Le témoin « . J’y retrouve le regard affûté de Joy Sorman. Toutefois je ne crois pas beaucoup à cette histoire de justice comme vengeance. C’est grave, docteur ?

      • #42307 Répondre
        Jeanne
        Invité

        Précision : disant cela, je ne suis pas en train d’exprimer que je crois en la justice.
        Mon impression, c’est que Joy veut montrer la cruauté de la justice et que sa théorie sur la vengeance est un peu là pour servir cet objectif.
        De mon côté je trouve que cette cruauté de la justice ressemble, plus qu’à une vengeance, à de l’indifférence.
        Il faut que les pauvres et les malheureux restent à leur place. Et leur place c’est soit le silence, l’invisibilité. Soit la place de l’accusé.
        Dans les deux cas ils nous emmerdent pas. Nous bousculent pas. Les affaires peuvent continuer.
        Peut-être que je rate un truc dans son livre. Des fois on rate des trucs hein, c’est possible. Mais c’est là ce qui s’est dit et répété en moi à la lecture.

        • #42311 Répondre
          Jeanne
          Invité

          Concernant la partie théorique du bouquin (on va dire ça comme ça) je suis beaucoup plus intéressée par d’autres passages. Comme par exemple ceux sur notre responsabilité collective.
          « Il s’agit de reconnaître … que nos destins sont liés, nos vertus comme nos méfaits  » etc.

          • #42312 Répondre
            Jeanne
            Invité

            Pour ce qui concerne la partie que j’aurais presque envie de nommer journalistique (dans le sens littéraire et noble du terme), le texte me semble épatant.
            Ce qui était prévu, pour un roman de Joy Sorman.

            • #42406 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

              Ce que tu rates, je crois, c’est la description précise qui mène Joy à cette hypothèse de la vengeance. Ce qu’elle décrit c’est l’attitude d’une magistrate. S’il ne s’agissait, comme tu dis, que de mater les pauvres, et qu’ils restent bien à leur place, la peine suffirait, sèchement administrée, implacable, et les misères subséquentes (prison). Or ce qui intrigue Joy, c’est la fébrilité des magistrats, leur nervosité, leur zèle, leur permanente exaspération. etc, et aussi en effet le surplus de cruauté. C’est ici que l’analyse marxiste s’étoffe d’autres hypothèses, peut-être plus anthropologiques, plus primitivement morales, et qu’on entre dans un vertige, que Foucault a souvent décrit aussi par le menu. Il ne s’agit plus de neutraliser les pauvres, plus seulement même de les punir d’avoir fauté, mais de les punir d’exister. Ici intervient la vengeance, et peut etre le ressentiment.

              • #42414 Répondre
                Jeanne
                Invité

                Ok
                Je sais pas, mais le but de ce forum n’est pas de savoir.
                Merci pour ce post

                • #42686 Répondre
                  Arnaud
                  Invité

                  Je suis en train de le lire et suis frappé des résonances avec le bouquin de D. Fassin sur la justice. L’attention au ton des magistrats est remarquable. Quelques mentions en disent parfois plus que les longues description de Fassin. Ce ton au mieux passif agressif, modulé selon la classe sociale des victimes, si familier pour qui a déjà eu affaire à un guichet de la Caf ou autre administration du même genre.

                  • #42917 Répondre
                    françois bégaudeau
                    Invité

                     » Quelques mentions en disent parfois plus que les longues descriptions de Fassin »
                    C’est là que Joy est ce qu’on appelle une écrivaine.

            • #46879 Répondre
              Maud
              Invité

              Je ferai court, François et certainement beaucoup d’autres ici en parleront tellement mieux de Joy Sorman
              Juste envie d’en profiter pour une déclaration d’amour, pour elle et son oeuvre, un de mes livres préférés de Joy, elle met vraiment notre corps à l’épreuve de cette justice soi-disant rendue, on se prend la réalité en pleine figure, son talent formel, sa rigueur analytique, son honnêteté, quelle oeuvre littéraire, quelle autrice
              (très anecdotique, mais j’avais adoré la photo de couverture)

    • #42520 Répondre
      Cyril
      Invité

      Je lis Les frères Karamazov en ce moment mais j’ai des doutes sur ma traduction qui me paraît tourner les phrases trop élégamment. C’est la folio de Henri Mongault.
      Lisez-vous Dosto traduit par Markowicz ? Me conseillez-vous de changer de version ?

      • #42614 Répondre
        oxi
        Invité

        Salut !
        Critique un peu sévère envers Markowicz, mais pas convaincu par son travail.
        D’accord, il a voulu rendre le style bordélique de Dosto, mais ça marche moyen ; du moins, sa traduction m’a grave freiné la lecture de Crime & Châtiment.

    • #42682 Répondre
      Jean-Marie Bigard
      Invité

      Salut! Je viens de finir la bête faramineuse de Bergounioux et j’ai plutôt bien goûté. Vous avez des romans de lui à conseiller en particulier ?

      • #42690 Répondre
        Tristan
        Invité

        Bergounioux a commencé avec des trucs qui ressemblent à des romans, dont La Bête faramineuse, mais la forme évolue, se détachant du roman pour aller vers une sorte de récit – essai (qui fait penser à Montaigne et à Proust, du point de vue du genre). Tout est beau, tout me parle et me semble fort. Mais j’en extrais trois : Miette, récit familial sur l’entrée de la ruralité néolithique (comme il dirait) dans la modernité capitaliste (comme il dirait pas) ; La Casse, récit sur la matière, le fer qu’il sculpte, mais avec toujours un regard social (avec lutte des classes, quoi), le fer dont étaient faits les outils des vieux, le fer que stockent comme des rebus les gitans des périphéries ; La Notice, où il est question de ce que les livres peuvent faire pour comprendre ce qui nous arrive. Ce qui est marrant, c’est que Bergounioux raconte toujours un peu la même chose.
        Et puis (j’aurais envie de dire : et puis surtout), il y a le Carnet de notes.

        • #42704 Répondre
          Jean-Marie Bigard
          Invité

          Merci Tristan. On va aller fouiller ça.

    • #42694 Répondre
      Ludovic Bourgeois
      Invité

      Le Russe de par sa forme de langue à déclinaison et d’ordre des mots non-rigide dans une phrase es difficile à traduire en littérature.
      __
      Markowitz supprime les « ne » dans les phrases négatives car en effet ça n’existe pas en russe.
      Mais ça donne un côté langage populo en francaisqui n’est pas exactement l’esprit de Dostoïevski.
      __
      Donc non moi je trouve que Mongault c’est bien
      Traduction de Guertik aussi.

    • #42720 Répondre
      Max
      Invité

      Bonjour, j’ai fais une petite liste de potentiels futurs achats de livres, si jamais quelqu’un souhaite donner son avis sur ces oeuvres, il (ou elle) est le bienvenu :

      – Vie et Destin (Vassili Grossman)
      – La Folie Almayer (Joseph Conrad)
      – L’Homme qui rit (Hugo)
      – L’homme à cheval (Drieu la Rochelle)
      – Les Buddenbrook (Thomas Mann)
      – Méridien de Sang (Cormac McCarthy)
      – La Route (Cormac McCarthy)

      • #42772 Répondre
        Titouan R
        Invité

        La Route – souvenir d’une grande émotion lors de sa lecture adolescente, mais, avec le recul, n’en reste presque rien, sauf l’intuition que le dispositif apocalyptique n’aura permis que de resservir un plat tiède : la relation père-fils face à la mort / la transmission… Et pour tout dire, tire-larmes facile… En revanche, souvenir d’une langue rugueuse et surannée, peu portée au sensationnel. Peut-être devrais-je le relire.
        Rien lu d’autre de McCarthy même si le film No country for old men me tient curieux.

      • #42831 Répondre
        Charles
        Invité

        J’ai beaucoup souffert à la lecture de Méridien de sang que j’ai trouvé interminable. C’est un livre très violent qui fait beaucoup de surplace et dont la langue est loin d’être claire. Très différent de la Route beaucoup plus accessible car plus simple, plus linéaire, plus classique.
        Très bon souvenir des Buddenbrook, assez classique mais précis et fin dans sa peinture de la famille et du milieu décrit.

    • #42774 Répondre
      Titouan R
      Invité

      Auriez-vous un conseil pour une lecture sur la vie et le corps d’un.e vieillard.e ? J’ai comme le sentiment qu’il y a comme un point aveugle de la littérature – idée que le roman se joue avec la jeunesse et que la vieillesse est abolition des possibilités du corps et de l’esprit.
      ….
      A ce titre, je pense à tes romans François (que je lis de manière antéchronologique – j’ai désormais à peu près tout lu depuis La Blessure la vraie) et je songe à ton rapport au vieillissement. Tu parles de la vieillesse, de la mort, et tu dépeins quelquefois le processus de vieillissement, mais pas directement des « vieux » :
      – la Blessure la vraie est tapie du rappel de ton idée que ta vie va durer grosso modo 60 ans (j’intuitais la même chose tout petit). C’est dit explicitement au début puis quelques allusions (au fait que tu en es alors « au quart » de ta vie,…) ;
      – Molécules dépeint un processus de vieillissement anticipé chez l’époux de Jeanne (j’ai oublié son prénom, à Deligny). De mémoire, le voici reclus volontaire à 60 ans à peine ;
      – dans l’Amour, même si c’est plutôt raccord avec l’espérance de vie dans les milieux populaires, on ne pousse pas au-delà de 70 ans.
      Crois-tu donc qu’on ne (se) survit pas après 60/70 ans ? N’y-a-t-il rien à aller tirer ou à écrire au-delà ? Mais je me doute qu’il est difficile d’écrire avant que d’y mettre y pied (dans la tombe) et qu’à ce stade la vitalité qu’exige l’écriture du roman est déjà partie.
      ….
      En fait, je pense partager partie de ton angoisse de la finitude (exprimée à plusieurs reprises, notamment dans l’interview kto) mais je pense à Friot et à son « je veux mourir sans âge ».
      Et je le vois à 77-78 ans tourner dans tout le pays et apprendre tous les jours (ça se voit quand on le lit et quand on l’entend – notamment chez Elucid : il se corrige, s’amende, bouge en permanence). Et je me dis qu’il y a quelque chose à choper là-dedans – exhibons crânement notre vie jusqu’au bout.

      • #42806 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        Il me semble qu’avec L’amour j’ai mis un petit pied dans le troisième âge. Et si je les fais mourir à 73 ans, c’est qu’il était déjà bien difficile de faire tenir la narration sur 50 ans, 10 ans de plus auraient été très compliqués. En tout cas il n’y a aucun sens à y voir (comme souvent)
        Pour ce qui est d’aborder frontalement la vieillesse, je te recommande mon Journal d’un Français navré, publié en 2054. Mais aussi un petit roman dont j’ai le projet, et que j’écrirai peut-être l’an prochain.

        • #42810 Répondre
          Delphine
          Invité

          Ou alors peut-être un jour (dans quelques dizaines d’années, par exemple), la suite de « Deux singes ou ma vie politique » qui, il y a un peu plus de dix ans, couvraient, je crois, tes 4 premières décennies. Pour voir si ta vie politique a évolué comme tu l’avais pressenti, si elle a répondu à tes attentes ou confirmé tes craintes d’alors.

          • #42812 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            Ce serait une très bonne idée
            On l’appellera Trois singes ou mon fiasco politique.

          • #42858 Répondre
            PeggySlam
            Invité

            Dans mon top 3 Deux singes ou ma vie politique. J’adore cette scène quand le petit chouchou demande à sa mère à dix ans si Alain Delon est de droite ou de gauche. Ça m’a fait beaucoup rire. Et puis je vous vois tous avec vos blousons décorés de pins. Dire que j’ai vécu toute cette période mais avec dix ans de moins

            • #42864 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

              C’est plutot à son père que Chouchou demandait, car son père, barbu et charismatique, était le détenteur du Savoir Politique, qu’il conservait dans un parchemin sacré.

              • #42865 Répondre
                PeggySlam
                Invité

                Au temps pour moi pour l’erreur

                • #42883 Répondre
                  françois bégaudeau
                  Invité

                  Pas de souci.
                  J’avais moi même un doute, ma mère étant une spécialiste mondiale d’Alain Delon, qu’elle appelait évidemment Alain Deloin – tu ressembles à Alain de loin étant sa blague préférée.

                  • #42888 Répondre
                    PeggySlam
                    Invité

                    Personnellement je vois plutôt votre mère. Si je reteiuve ce passage je vous dis ça

        • #42813 Répondre
          Titouan R
          Invité

          Je ne voyais pas de sens particulier au fait que Jeanne et Jacques meurent « jeunes ». Je notais la récurrence pour esquisser une question plus générale que sur L’amour.
          Pressé de lire Trois singes. Où comment à 62 ans, tu adhéreras au PCF, sous une ligne rousselo-philippiste.

        • #42814 Répondre
          Titouan R
          Invité

          Et c’est noté pour le roman éventuel. On lira ça

        • #44774 Répondre
          Delphine
          Invité

          Un recueil de nouvelles (sur le modèle de « Au début ») abordant joyeusement, voire sur un mode décalé, le troisième âge ?

          • #44778 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            En tout cas j’aimerais bien, sur un sujet ou un autre, reprendre le dispositif d’Au début, le livre que j’ai préféré écrire

            • #44792 Répondre
              Groupie Qui Piaille #01
              Invité

              Je veux ! Je lirai !

              • #44844 Répondre
                françois bégaudeau
                Invité

                Sur ce livre je vise trois lecteurs, j’en ai donc déjà un

                • #44859 Répondre
                  Groupie Qui Piaille #01
                  Invité

                  S’il est bien j’achèterai un second exemplaire pour ma mère

    • #42845 Répondre
      graindorge
      Invité

      J’observe comme le capitalisme manipule: sur ce téléphone,dans ces trucs qu’on m’envoie sans que j’ai rien demandé, des conseils de nutrition je crois
      par tranche d’âge: 3 bonhommes cheveux blancs barbe blanche le 1er 45ans le second 55 et
      le 3eme 65 et LES 3 dans la case SENIORS… Tous CHEVEUX ET BARBE BLANCHE
      Même la Salamé, bon p’tit soldat y était allée de la petite insinuation sur les 45 ans… Donc la Ballade de Narayama c’est plus ce que c’était ma brave
      dame! On te met dans le crâne de commencer à aller choisir la couleur de ta valise dès les 45.
      En douceur  » prenez votre temps, on est des humains quand même! »
      Et notre FB qui chante sur les toits qu’il va mourir à 60 ans et qui a une peur bleue de vieillir avec des tubes, des, des sondes! (entendu dans un entretien) Quelle honte pour un littéraire/ poète de son niveau! Quelle imagination !
      Il est où le révolutionnaire anar? Tombé dans le panneau du « réel »? Lequel de réel? Celui du capitalisme? Le problème c’est que les pensées peuvent se concrétiser surtout si on les répète et que la propagande capitaliste les rabâche à longueur de pubs, de chansons, de films, de livres et patati et patatras… Voilà, c’était MA page de publicité.
      J’ai hâte de lire ton livre sur la vieillesse inspiré par
      Brel  » du lit à la fenêtre, puis du lit au fauteuil et puis du du lit au lit » je l’aime bien Brel mais bon ça va c’est bon. !! On peut imaginer autre chose. Et le construire!

      • #42854 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        Je n’ai pas parlé de livre sur la vieillesse.
        Il n’y a pas de livre sur.

        • #42904 Répondre
          Graindorge
          Invité

          « Pour ce qui est d’aborder frontalement la vieillesse, je te recommande mon Journal d’un Français navré, publié en 2054. » Rire
           » Mais aussi un petit roman dont j’ai le projet, et que j’écrirai peut-être l’an prochain. »
          j’ai compris que tu avais le projet d’aborder frontalement la vieillesse avec AUSSI un petit roman pour l’an prochain.
          Au temps pour moi alors.

          • #42918 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            je n’ai pas dit que je ferais un livre SUR la vieillesse
            il n’y a pas de livre sur
            (je peux refaire ce post 30 fois si besoin, il est court)

            • #42945 Répondre
              graindorge
              Invité

              C’est pas nécessaire. J’ai dit « au temps pour moi » Je peux le répéter 60 fois. C’est encore plus court mais tu as compris

    • #43155 Répondre
      ..Graindorge
      Invité
    • #43227 Répondre
      Max
      Invité

      François, à part Le Bruit et la Fureur, que j’ai lu et adoré, quel(s) autre(s) ouvrage(s) de Faulkner conseillerais-tu de lire en priorité ? Pour l’instant, j’hésite entre Tandis que j’agonise et Sanctuaire.

      • #43234 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        eh bien j’aurais dit ces deux là

      • #43240 Répondre
        Tristan
        Invité

        Je sais pas si je suis fondé à le dire ici, mais à toutes fins utiles, je signale que j’ai a-do-ré Lumière d’août. Et que, puisque j’en suis aux confidences, je le relis un peu chaque été.

        • #43241 Répondre
          Jeanne
          Invité

          Lumière d’août moi aussi.

      • #43303 Répondre
        Arnaud
        Invité

        Lumières d’août et Absalon, Absalon ! Pour moi les deux plus grands.
        Histoire de la violence d’EL si tu veux un horrible pastiche.

    • #43462 Répondre
      Dr Xavier
      Invité

      Lu dans le Canard, je ne comprends pas qu’on soit passé à côté de cette breaking news littéraire.
      .
      Coucou revoilà Marlène Schiappa ! Son nouvel ouvrage, judicieusement intitulé « Scandale », sortira début juin chez Fayard. Y est-il question du scandale du Fonds Marianne ? Que nenni ! Il appartient à la catégorie « new romance », très en vogue, et on se lèche déjà les babines en lisant le synopsis : « L’héroïne, ministre de l’intérieur au bord du burn-out, rencontre lors d’un voyage à New-York un basketteur international à couper le souffle. Mais l’homme qui fait chavirer son cœur n’est peut-être pas celui qu’elle croit. »
      Entre Schiappa et Le Maire, le choix s’annonce difficile pour le prochain Goncourt…
      .
      Un titre composé d’un seul mot, une femme qui a des vues sur un beau basketteur mais fini par s’éprendre d’un autre… Quelle imagination ! Mais dans quelles saines lectures va-t-elle donc trouver tout ça ?!

      • #43482 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        La Gene occasionnée ne peut pas rater ça

    • #43660 Répondre
      Charles
      Invité

      On pense quoi de Tanguy Viel? Son nouveau livre Vivarium, pas un roman mais une espèce d’essai fragmentaire d’une centaine de pages, vient de paraître et il est très bien reçu par la critique.

      • #43669 Répondre
        éponine
        Invité

        Je ne peux pas parler pour tous les « on ». En ce qui me concerne, j’ai lu Article 353 (?) du Code pénal et Paris-Brest il y a quelques mois. Livres courts, vite lus, vite oubliés, légère déception au vu des (très) bonnes critiques mais pas à fuir.

        • #43671 Répondre
          Dr Xavier
          Invité

          Lu que Article 353, principe intéressant de ne rien savoir du fameux article jusqu’aux toutes dernières pages (ce fameux article existe véritablement). Moi j’ai plutôt envie de le défendre, on y lit comment un promoteur escroc a floué tout un village. Il faut aussi passer outre le ton irréaliste du prévenu devant le juge. Je me convainc qu’il ne parle pas vraiment comme ça, que le narrateur transforme ses propos en pensées dérivantes, et ça me plaît.
          .
          En revanche, il a « son » épisode Bookmakers, et je l’ai trouvé insupportable.

          • #43676 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            Bon romancier. Et vraiment : romancier. Son talent est dans le récit, dans le tissage narratif. Dans les personnages. Dans la psychologie.
            Sa langue, pleine de tics qu’il rejoue depuis le début, est un peu plus discutable.
            Pas encore lu Vivarium, mais Viel est aussi un très bon penseur (notamment de la littérature), il le démontre notamment dans son texte assez parfait dans Contre la littérature politique – le meilleur du livre.

            • #43688 Répondre
              Charles
              Invité

              Vivarium porte en partie sur la littérature et la vie d’écrivain.

              • #43705 Répondre
                françois bégaudeau
                Invité

                Tant mieux. C’est ce dont il parle le mieux.

    • #43853 Répondre
      finnegan fox
      Invité

      François, j’espère que tu ne fais pas le gueule, je voulais savoir ce que tu pensais de Julien Gracq ? Je viens de lire Un beau ténébreux et Un balcon en forêt et je suis pas loin de penser que j’ai trouvé mon maître en littérature, j’ai rarement vu un sens du détail, une capacité d’analyse aussi pointue (à part peut-être chez Proust et Rousseau). Est-ce un écrivain qui t’inspire, qui t’accompagne ?

    • #44075 Répondre
      Dr Xavier
      Invité

      Quelqu’un a lu ici les textes féministes de Camille Froideveaux-Metterie ? Elle va sortir un court essai en mai (Patriarcat, la fin d’un monde, Seuil). Du peu que j’en découvre elle me semble porteuse d’un féminisme bourgeois blanc politiquement lisse qui fait quelques très brèves concessions aux autres luttes (race, classe, écologie) mais ne s’attarde pas dessus. Si vous pouvez partager son entretien dans Philosophie Magazine avec Ovidie au sujet de Godrèche je suis preneur : https://www.philomag.com/articles/camille-froidevaux-metterie-ovidie-deliberations-sexuelles

      • #44598 Répondre
        Titouan R
        Invité

        Bonjour Doc,
        Qu’est ce qui te fait pressentir cela ?

        • #44614 Répondre
          Dr Xavier
          Invité

          J’ai lu quelques pages de son court exposé « être féministe pour quoi faire ? » et ça m’a mis de méchante humeur par son escamotage du féminisme décoloniale, anticapitaliste, etc.
          Ensuite je lis sa bio et je vois que son directeur de thèse est Marcel Gauchet. Elle n’a peut-être intellectuellement rien à voir avec lui mais ce n’est pas encourageant. D’où ma question.

          • #44645 Répondre
            Titouan R
            Invité

            Merci des renseignements… Effectivement, rien d’engageant a priori. J’essaierai de lire.

            Tant qu’à se recommander des textes courts, je conseille l’article – relu ce matin – de Morgane Merteuil (toujours excellente) paru dans le hors-série Socialter de l’an dernier, sur la politisation du sujet des violences sexuelles et sexistes.

            • #44657 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

              A mon invitation, crois-je bon de préciser.

              • #44701 Répondre
                Titouan R
                Invité

                Judicieuse invitation, me permets-je de noter

                • #44742 Répondre
                  françois bégaudeau
                  Invité

                  effectivement, oserai-je conclure

    • #44264 Répondre
      Ostros
      Invité
      • #44265 Répondre
        Ostros
        Invité

        Me suis trompée de thread…

    • #44578 Répondre
      Charles
      Invité

      Est-ce que les rois maudits de Druon ça se lit ou ça sent trop la poussière ? J’hésite à me lancer là-dedans pour les vacances.

      • #44586 Répondre
        éponine
        Invité

        Je les ai lus il y a une quinzaine d’années, pour suivre la recommandation d’un ami (qui a voulu aussi me faire lire Fortune de France, mais j’ai reculé devant les 13 volumes). et sans être plus que ça attirée par l’Histoire en général, ni par le moyen âge en particulier, encore moins par la royauté, j’y ai pris un grand plaisir. L’écriture en est très fluide et l’histoire est racontée de façon assez palpitante. Je ne sais pas si Druon a fait l’objet de critiques concernant des vérités historiques qu’il aurait pu tordre, mais je pense que pour un profane, ça donne une image plutôt correcte du déroulé de ces quelques siècles.
        Donc non, je ne dirai pas que c’est « poussiéreux », et l’on peut même se découvrir un engouement insoupçonné pour le sujet. (Après, faut quand même une belle endurance en lecture, et je ne suis pas sûre que les 7 volumes se lisent en 3 semaines de vacances)

    • #44700 Répondre
      PeggySlam
      Invité

      Je viens de terminer la lecture Une Petite Histoire De L’anarchisme écrit par Marianne Enckell. Simple et efficace pour faire comprendre que les anarchistes existent encore bel et bien aujourd’hui. C’est de la maison d’édition NADA.

    • #45101 Répondre
      Titouan R
      Invité

      Je vois que le prochain Eric Chauvier sort début juin. Sujet de la prochaine GO littéraire ?
      Je n’ai lu que Anthropologie et Que du bonheur, mais il me semble qu’il y a matière à étude dans la belle langue de Chauvier.

      • #45102 Répondre
        diegomaradona
        Invité

        Quel sera le sujet de ce livre ?

        • #45103 Répondre
          Titouan R
          Invité

          Après vérification, c’est un livre SUR Eric Chauvier (La politique d’intervention). Il était mal référencé sur decitre.
          Au temps pour moi.
          Désolé de la gêne…

    • #46747 Répondre
      Robert Pirès
      Invité

      Des avis sur Jean-Christophe Bailly? Notamment ses livres consacrés aux animaux

    • #47062 Répondre
      GaelleS
      Invité
    • #47559 Répondre
      Ostros
      Invité

      Recommandez-vous les livres de Henry Miller et si oui lesquels ?

      • #47576 Répondre
        deleatur
        Invité

        Tous, sans restriction, mais surtout Printemps noir (courtes nouvelles), Jours tranquilles à Clichy, la série des Tropiques, et La Crucifixion en rose (Sexus, Plexus, Nexus).
        C’est un auteur qui a accompagné ma jeunesse estudiantine (je lisais Platon, Kant et Miller, surtout Miller).
        Printemps noir possède une très belle préface de l’auteur : Miller refuse le lyrisme, et c’est par ce refus du lyrisme qu’il est d’autant plus lyrique et qu’il produit un recueil de nouvelles d’un lyrisme total.
        Auteur découvert sur la base d’une intuition de Sartre, quelque chose comme : les écrivains américains sont dans la vraie vie et ça n’a aucun rapport avec les Vian, Camus de son époque qui singeaient la vie, ne faisaient en tout cas que chercher à la reproduire ; même Sartre lui-même n’est jamais parvenu à la hauteur de ces écrivains américains.
        Première expérience d’une littérature vitaliste avec Miller.
        Sa correspondance est aussi très belle (Lettres à Émil, sa correspondance avec Laurence Durell ou Anaïs Nin).
        Je suis moins convaincu par la fin de son oeuvre, à partir des années 60, et par ses essais, que j’ai laissé tomber assez vite.
        Lu par la suite William Saroyan, John Fante, Dos Passos, puis la Beat Generation (tout Kerouac).
        Puis à peu près toutes les traductions françaises de l’un des plus grands traducteurs français de la littérature américaine : Brice Matthieussent.
        Bonnes et belles découvertes de lecture !

        • #47586 Répondre
          Ostros
          Invité

          Merci deleatur ! je prends bonne note. Les trois titres de la crucifixion en rose m’intriguent beaucoup, je vais commencer par ceux-là.

    • #47697 Répondre
      Arnaud
      Invité

      François, je t’ai déjà entendu dire que L’Éducation sentimentale était l’un de tes romans préféré, et en en terminant la lecture je me suis demandé ce que tu pensais du traitement de 1848 dans le livre. En mettant de côté les questions formelles et s’agissant strictement de son positionnement politique, je crois que Flaubert a toujours été plutôt conservateur, républicain certes mais toujours du côté de l’ordre et anticommunard notoire. Or, lorsqu’il aborde directement un événement politique comme 1848, le moins qu’on puisse dire c’est qu’il n’en donne pas une vision de droite. Février est souvent tourné en ridicule, par exemple avec les délégations et leurs petites revendications sectorielles (1) ou la scène de débats dans le club (2). Certes, la prise des Tuilleries n’est pas idéalisé (3) mais les points de vue des deux personnages qui y assistent divergent (4). En reverche, il met surtout l’accent sur la sauvagerie de la garde nationale pendant les journées de juin (5). J’imagine que cette question a déjà été discutée sur ce forum. On pourrait aussi citer Balzac ou Dostoievski pour les réacs, ou bien, dans l’autre sens, Zola, engagé à gauche mais plus discutablement de gauche dans ses romans.

      (1) Il allait avec ses collègues réclamer la création d’un Forum de l’Art, une espèce de Bourse où l’on débattrait les intérêts de l’esthétique ; des oeuvres sublimes se produiraient puisque les travailleurs mettraient en commun leur génie. Paris, bientôt, serait couvert de monuments gigantesques ; il les décorerait ; il avait même commencé une figure de la République. Un de ses camarades vint le prendre, car ils étaient talonnés par la députation du commerce de la volaille.

      (2) Quelqu’un lui objecta qu’il allait loin. « Oui ! je vais loin ! Mais, quand un vaisseau est surpris par la tempête… » Sans attendre la fin de la comparaison, un autre lui répondit : « D’accord ! mais c’est démolir d’un seul coup, comme un maçon sans discernement… » « Vous insultez les maçons ! » hurla un citoyen couvert de plâtre ; et, s’obstinant à croire qu’on l’avait provoqué, il vomit des injures, voulait se battre, se cramponnait à son banc. Trois hommes ne furent pas de trop pour le mettre dehors.

      (3) Le palais regorgeait de monde. Dans la cour intérieure, sept bûchers flambaient. On lançait par les fenêtres des pianos, des commodes et des pendules. Des pompes à incendie crachaient de l’eau jusqu’aux toits. Des chenapans tâchaient de couper des tuyaux avec leurs sabres. Frédéric engagea un polytechnicien à s’interposer. Le polytechnicien ne comprit pas, semblait imbécile, d’ailleurs. Tout autour, dans les deux galeries, la populace, maîtresse des caves, se livrait à une horrible godaille. Le vin coulait en ruisseaux, mouillait les pieds, les voyous buvaient dans des culs de bouteille, et vociféraient en titubant.

      (4) « Sortons de là », dit Hussonnet, » ce peuple me dégoûte. »
      Tout le long de la galerie d’Orléans, des blessés gisaient par terre sur des matelas, ayant pour couvertures des rideaux de pourpre ; et de petites bourgeoises du quartier leur apportaient des bouillons, du linge.
      « N’importe ! » dit Frédéric, » moi, je trouve le peuple sublime. »

      (5) Quand les prisonniers s’approchaient d’un soupirail, les gardes nationaux qui étaient de faction – pour les empêcher d’ébranler les grilles, fourraient des coups de baïonnette, au hasard, dans le tas. Ils furent, généralement, impitoyables. […] Le père Roque fut indigné de voir son autorité méconnue. Pour leur faire peur, il les mit en joue ; et, porté jusqu’à la voûte par le flot qui l’étouffait, le jeune homme, la tête en arrière, cria encore une fois : « Du pain ! » « Tiens ! en voilà ! » dit le père Roque, en lâchant son coup de fusil. Il y eut un énorme hurlement, puis rien. Au bord du baquet, quelque chose de blanc était resté.

      • #47712 Répondre
        Dr Xavier
        Invité

        Petite incise pour dire qu’ignorant du sujet, j’espère pouvoir lire un jour Paul Lidsky, Les écrivains contre la Commune .

        • #47931 Répondre
          Hervé Urbani
          Invité

          Je l’ai lu et je recommande

      • #47952 Répondre
        Tristan
        Invité

        La question ne m’est pas destinée, mais je souhaiterais dire :
        * qu’elle est rudement intéressante – et merci de citer les extraits que tu évoques, c’est précieux ;
        * que, politiquement, et pour le dire en une phrase, je crois que Flaubert méprise à la fois la foule (comme dans ton extrait 3) et l’étroitesse bourgeoise (choses à quoi il oppose … l’Art) ; il est essentiellement un rentier, inquiet de la stabilité de ses rentes qui seules lui permettent de passer son temps à lire et à écrire. Mais il n’est justement pas qu’un rentier, et, en rentier, il méprise les rentiers. Dans sa correspondance, il est fréquemment auto-ironique sur ses ennuis d’argent, qu’il juge triviaux et qui pourtant le rongent (et lui compliquent la vie, à la fin).
        * que dire « en mettant de côté les questions formelles et s’agissant strictement de son positionnement politique » me semble passer à côté d’un truc : que la distance, l’impersonnalité de la voix narrative, dit quelque chose de sa façon de se positionner dans le monde, dans ce qu’il observe. Au-dessus de la mêlée. Riant sous cape, et riant sous cape de lui-même riant sous cape.
        * et j’ai une question à propos de ZOLA : est-ce que tu pourrais préciser ça : « plus discutablement de gauche dans ses romans » ?

        • #47956 Répondre
          Arnaud
          Invité

          1. Je suis d’accord sur l’individualisme de Flaubert. J’avais justement l’intention de lire sa correspondance pour y voir plus clair.
          2. « En mettant de côté les questions formelles » en écrivant ça je me sentais effectivement passer à côté de quelque chose.
          3. Je n’ai pas lu Zola depuis l’école, mais dans mon souvenir sa description des classes populaires est bourgeoise.

    • #47939 Répondre
      Arnaud
      Invité

      Mon hypothèse est que Flaubert n’est pas sincère lorsqu’il décrit juin 48. Ces descriptions ont pour fonction de creer un contraste pour mettre en scène la bêtise bourgeoise de l’après juin. Mais bon ma question, comment se fait-il que des écrivains réacs écrivent à gauche ?, devait être bien naïve, une sacrée tarte à la crème.

      • #47965 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        Je ne crois pas Flaubert ait pondu là des scènes de gauche. Ni des scènes de droite.
        Son style fabrique autre chose : non pas une condamnation de cette insurrection, mais, comme à propos de tout, le sentiment d’une vanité – et peut etre aussi d’un enfantillage sans lendemain. Beaucoup de bruit, et à la fin quoi? Pas grand chose. Comme dans la dernière page du roman.
        Flaubert ne regarde pas ça en droitier ou en gauchiste, il regarde ça de loin. De près mais de loin. Il regarde ça froidement. Son style organise d’abord cette froideur, cette frigorification de l’ébullition révolutionnaire.
        Cette froideur n’est certes pas neutre. Elle est sans doute pour une part bourgeoise. D’ailleurs les quelques lignes de ton extrait 3 relèvent d’un topos de la littérature rentière : le peuple comme vulgus alcoolisé : « Tout autour, dans les deux galeries, la populace, maîtresse des caves, se livrait à une horrible godaille. Le vin coulait en ruisseaux, mouillait les pieds, les voyous buvaient dans des culs de bouteille, et vociféraient en titubant. »

        • #47968 Répondre
          Eden Lazaridis
          Invité

          Flaubert est un grand écrivain pascalien !

        • #47969 Répondre
          Tristan
          Invité

          « un topos de la littérature rentière : le peuple comme vulgus alcoolisé » … à quoi Zola n’échappe pas, lui qui distingue un bon et un mauvais ouvrier. Celui qui boit raisonnablement de celui qui se laisse emporter par la dynamique de l’Assomoir … (d’où ma question, plus haut, à Arnaud : Zola discutablement de gauche, oui).
          (c’est joli et juste, frigorification de l’ébullition révolutionnaire)
          Je comprends pas ta question, Arnaud : comment se fait-il que des écrivains réacs écrivent à gauche ? Qu’est-ce que tu appelles « écrire à gauche » ?

          • #47977 Répondre
            Arnaud
            Invité

            Tristan : comment se fait-il que chez Balzac, réac notoire, tu ne trouveras aucun mépris pour les prolos (en tout cas dans deux romans que j’ai lu récemment Illusions perdues et Splendeurs er misères) ? Je ne pense pas qu’on puisse en dire autant chez Zola, à vérifier.
            François : l’insurrection de juin 48 quand on sait que ce sont des ouvriers qui se sont révoltés contre la fermeture des ateliers nationaux, voir ca sous l’angle de la vanité comme tu dis ce n’est pas neutre.
            J’en profite pour recommander le livre d’Éric Hazan Linvention de Paris, notamment sa 2e partie Paris rouge, très bien écrit.

            • #48034 Répondre
              Tristan
              Invité

              D’accord (mais j’ai pas d’éléments de réponse, je connais pas Balzac)

    • #48068 Répondre
      Baptiste B
      Invité

      Arnaud quant à la question tarte à la crème de comment se fait-il que des écrivains réac écrivent à gauche je te renvoie par exemple aux belles pages de Rancière dans Le fil Perdu sur Madame Bovary et Un coeur simple. Pour Rancière, la question de la politicité de Flaubert n’est pas à chercher du côté biographique ou du côté de son engagement, mais du côté de son style. Flaubert a beau jeu d’être conservateur quand sa prose romanesque est critiquée à son époque, par exemple par Armand de Pontmartin, comme étant « la démocratie en littérature ». L’enjeu politique fondamentale de la prose de Flaubert se trouve moins dans la façon dont il traite tel ou tel événement de son époque, jugé historique, dans lesquels on doit lire rétrospectivement une prise de position, que dans ce qu’il fait du roman, dans ce qu’il fabrique la plupart du temps dans son œuvre, dans des non-événements où le mutisme de l’homme Flaubert fait triompher d’autres faits esthétiques qui sont politiquement féconds. En somme, dans ce que le roman partage et ne partage pas avec la politique.

      Un extrait ( qui commence à propos de Madame Bovary pour généraliser aux écrivains de la fiction moderne)

      « Il y a une texture nouvelle du réel produite par la transgression des frontières entre les formes de vie. Et cette transgression change la texture de la fiction sous son double aspect d’agencement d’événements et de rapport entre les mondes. L’histoire d’Emma Bovary ne témoigne pas, comme on le dit toujours, de la distance entre le rêve et la réalité. Elle témoigne d’un monde où l’étoffe de l’un n’est plus différente de l’étoffe de l’autre. (…) C’est ce tissu fondu de perceptions et de pensées, de sensations et d’actes quo constituera désormais aussi bien la vie des prolétaires de Zola que celle des bourgeoises de Virginia Woolf, des aventuriers des mers d’Orient de Conrad ou des noirs de Faulkner. Mais il a été d’abord la nouvelle musique de l’indistinction de l’ordinaire et de l’extraordinaire qui prend dans une même tonalité la vie des servantes de campagne et celle des grandes dames de la capitale, la musique exprimant la capacité de n’importe qui à éprouver n’importe quelle forme d’expérience sensible. »

      • #48188 Répondre
        Arnaud
        Invité

        Merci Baptiste !

      • #48190 Répondre
        Tristan
        Invité

        Merci. Cet extrait est tiré de quel texte ?

    • #48072 Répondre
      Claude
      Invité

      Au sujet de Rancière : quels livres de lui sur la littérature conseilleriez-vous ?

      • #48088 Répondre
        Baptiste B
        Invité

        Sur la littérature je te conseille :
        1) Le fil perdu, essai sur la fiction moderne
        2) La parole muette, essai sur les contradictions de la littérature.

        Tu y trouveras en vrac des textes sur Flaubert, Proust, Keats, Mallarmé, Woolf, Conrad, Artaud, mais dans des contextes différents. Pour la faire rapide dans Le fil perdu, Rancière essaie de penser comment la littérature de la deuxième moitié du 19eme et du deébut 20eme a été à l’avant-poste d’un bouleversement de la fiction et des hiérarchies politiques et esthétiques qu’elle induisait. La parole muette propose plus de revenir sur les promesses contenues dans la notion de littérature quand elle émerge en tant que nouveau régime esthétique d’écriture au 19eme siècle.

        Il y a aussi quelques ouvrages que je n’ai pas lu mais peut être d’autres sitistes pourront recommander (un sur Mallarmé ou encore La chair des mots, politiques de l’écriture, jamais lu et jamais vu) ?

      • #48090 Répondre
        Mao
        Invité

        J’ajoute « Les bords de la fiction ». Très grand texte.

        • #48118 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          et Courts voyages au pays du peuple.

    • #48412 Répondre
      Charles
      Invité

      Quelqu’un a lu Aliène de Phoebe Hadjimarkos Clarke, succès critique de ce début d’année ? Je suis en train et je pense que ça pourrait en intéresser certains ici même si j’ai deux trois réserves. Ça raconte l’histoire d’une vingtenaire borgne suite à un tir de LBD qui se met au vert pour garder un chien issu d’un clonage appartenant aux parents d’une amie et dans cette campagne certaines bêtes sont mystérieusement tuées par un prédateur, on soupçonne ledit chien. La vingtenaire noue une relation étrange avec l’animal, mêlée de crainte et de fascination et d’empathie.
      François parlait des italiques dans l’émission Espionnage industriel, là on en a un usage très étonnant : les italiques sont utilisés à la fois pour insérer les dialogues et les pensées des personnages mais pas toutes (d’autres ne sont pas en italique, sans que le changement dans la situation d’énonciation soit marqué par un changement de pronom) comme s’il y avait deux niveaux d’intériorité. Le personnage principal est très réussi, même si la femme vingtenaire déglinguée est en train de devenir un trope de la littérature contemporaine j’ai l’impression. On retrouve dans le style le mélange d’oralité, de relâchement syntaxique et de vocabulaire pointu, voire précieux, qu’on a dans certains romans de François.
      A découvrir.

      • #48437 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        je vais le lire

    • #50467 Répondre
      Charles
      Invité

      Quelqu’un a déjà lu du Cortazar? Il faut commencer par lequel?

      • #50521 Répondre
        ..Graindorge
        Invité

        @Charles
        un peu de matériel sur Cortazar
        Ça m’a donné envie de le lire
        Je commencerai par Bestiaire: 8 contes pour aller à la rencontre d’un univers qualifié de réalisme magique

        Un vendredi avec… Julio Cortázar

        • #51121 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          Très fan de ses nouvelles, mais je ne connais pas ses romans.

        • #51252 Répondre
          ..Graindorge
          Invité

          Sacré Julio Cortàzar que je découvre. Pas trouvé Bestiaire mais Cronopes et Fameux et j’aime beaucoup
          Anecdote: dans le village, une des bibliothécaires est très spéciale. Une feignasse. Tout lui coûte
          J’ai juste dit que je cherchais du Julio Cortàzar et qu’est-ce qu’elle me répond la bibliothécaire en chef,
          la titulaire contrairement à Marie qui fait toujours tout le gros boulot: « c’est le titre ou l’auteur? »😟
          Je n’ai pas ri.  » c’est l’auteur »

    • #51112 Répondre
      Théo
      Invité

      J’ai découvert hier Laura Vazquez en écoutant son Bookmakers, et je fois avoué avoir adoré chaque extrait de ses différentes publications. Des gens ici l’ont lue ? Par quoi recommanderiez vous de commencer ? Poésie ou roman ?

      • #51122 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        Jamais lu.

        • #51127 Répondre
          Théo
          Invité

          Eh bien je te conseille et à tout le monde ici d’écouter le Bookmakers. Je me suis un peu renseigné par la suite (elle a un site internet) et sa manière d’évoluer dans le monde littéraire est hyper intéressante. Elle touche à tout (poésie, roman, théâtre) publie tous les deux mois une petite revue de poésie en auto-edition, écrit des chansons, etc. Ça attise la curiosité

          • #51131 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            ok
            je la mets au programme

          • #51135 Répondre
            lison
            Invité

            Jamais lu non plus, mais dans un Bookclub, celui de Philippe Quesne , il parlait d’elle ( ils ont travaillé ensemble).
            Je recommande d’ailleurs ce Bookclub.
            https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-book-club/dans-la-bibliotheque-de-philippe-quesne-8539452

          • #51137 Répondre
            Juliette B
            Invité

            Un ami m’avait prêté son dernier livre, qu’on peut l’entendre lire ci.-dessous. J’avoue que je m’étais un peu ennuyée la lisant, malgré quelques passages aimés. Pas été au bout. Mais j’écouterai son Bookmakers, merci Theo.

            • #51139 Répondre
              Juliette B
              Invité

              Mais ici, j’avais été bien contente de retrouver Léna Ghar (à partir de 4’40) et d’en découvrir quelques autres après elle…

              • #51141 Répondre
                Juliette B
                Invité

                A partir de 3’10 plutôt

                • #51757 Répondre
                  françois bégaudeau
                  Invité

                  c’était pas la fête du rire cette soirée

            • #51334 Répondre
              Théo
              Invité

              Bon, eh bien j’essaierai de me procurer un de ses romans et de commencer par là ! On verra bien !

      • #51221 Répondre
        ..Graindorge
        Invité

        Laura Vasquez? Si c’ est la même et pas un homonyme, son roman  » Voyager, vivre, aimer »
        je crois fort que je peux vivre sans

      • #51250 Répondre
        ..Graindorge
        Invité

        @Théo
        Non, cette Laura Vázquez n’est pas la Laura Vázquez de Voyager, vivre, aimer
        Merci pour la découverte

    • #51236 Répondre
      Oscar Spielmann
      Invité

      Je ne l’ai jamais lue, ni entendue. J’ai commencé à écouter… Elle a une légère dysphonie, c’est troublant et charmant.

    • #51754 Répondre
      Charles
      Invité

      François, je crois me souvenir que tu avais écrit sur Des putains meurtrières de Bolano, peut-être dans Transfuge. Si tel est bien le cas, aurais-tu le texte sous la main?

      • #51756 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        Non, c’était un texte que j’avais fait spécifiquement pour le site antérieur
        Ca doit se retrouver, mais je sais pas où.

        • #52804 Répondre
          Charles
          Invité

          Si quelqu’un ayant encore accès au site antérieur le retrouve, je suis preneur.

          Sinon, assez curieux de lire le prochain (gros) roman de Bellanger qui porte sur la création du Printemps républicain et le succès électoral de l’extrême-droite, l’un ayant permis l’autre.

      • #52942 Répondre
        PE
        Invité

        T’as de la chance, j’avais enregistré quelques pages de l’ancien site, dont le « blog-phrase » sur Des putains meurtrières.
        Le texte de François se penchait sur cette phrase :
        « Le jour suivant un paysan le trouve pendu à un arbre, pendu avec sa propre ceinture, une entreprise pas aussi facile qu’on pourrait le penser à première vue » (p.96 éd. Christian Bourgois)

        • #52943 Répondre
          PE
          Invité

          « Quatrième nouvelle du recueil. On suit un certain U entre Espagne et France. On le suit à distance, comme en retard sur ces actes. Il fait des choses assez étranges, difficilement explicables. Tout ce que peut en dire le narrateur, c’est ce qu’il en a vu, au hasard de ses rencontres sporadiques avec U. Le seul titre à donner à cette nouvelle est bien Jours de 1978. Comme Ozu titre ses films Printemps tardif ou Eté précoce. Ou Voyage à Tokyo, comme d’aucune dirait Voyage à Bayonne. La date, le lieu, le temps, l’espace, sont le moins qu’on puisse dire.
          Quand U n’est plus dans le champ de vision du narrateur, on le perd de vue. Il échappe. On ne peut que spéculer. C’est un choix de conserver à un personnage une certaine opacité. Cela donne une narration trouée. C’est-à-dire une narration littéraire. Le plein est la marque assez sûre d’un livre médiocre, disons d’un livre faible, d’un livre qui n’a pas la force du vide, le courage du suspens.
          Par exemple Nabokov a la force de phrases comme : « Là il disposa aussitôt les pièces comme sa tante le lui avait montré et les regarda longuement, réfléchissant on ne savait trop à quoi ; puis il les rangea bien soigneusement dans le coffret » (La défense Loujine). Les mots n’ont pas à tout dire. Les mots font littérature quand ils se restreignent, se privent. Quand ils restent en arrêt devant ils ne savent trop quoi.
          Devant le départ de U en France, la narration se prive, s’empêche, se restreint. Devant son suicide, elle approche carrément du précipice du silence (dans quoi cependant elle ne tombera pas, car le silence est un plein retors, le silence est un Rien tellement bruyant qu’il fait retomber dans le Tout). Entre parole pleine et silence, elle dira le minimum qu’on puisse dire en l’espèce : ce n’est pas une entreprise facile que de se pendre avec sa ceinture. Elle le dira immédiatement, dans la même phrase qui a informé du suicide de U, comme pour ne laisser aucune place à une parole qui ne saurait pas se tenir. C’est une sorte de diversion : dire la ceinture plutôt que dire ce qui pour le coup va sans dire – qu’un suicide est un bien grand malheur. On s’accroche à un détail, comme on dit qu’on s’accroche aux préparatifs d’un enterrement pour ne pas s’effondrer après un deuil.
          En l’occurrence, la narration s’arrête devant la mort. Et s’accroche à quoi ? A la vie. Le détail, c’est toujours le point de vie d’un ensemble. La mort, elle, ne fait pas dans le détail. Elle est une ouverture Radicale et Totale sur un Néant Immense. La narration retient donc, de cet ultime aventure étrange de U, les derniers gestes de vie. Le suicide sanctionne sans doute un renoncement à faire, une incapacité d’entreprendre, mais il est une « entreprise ».
          Gestes de vie qui ont du requérir jusqu’au bout le suicidé, parce que difficiles. Voilà ce qui a occupé l’esprit de U dans le concret de son grand geste tragique : comment s’y prendre pour se serrer cette putain de ceinture trop courte autour du coup et comment la nouer solidement à l’arbre. Il a du pas mal pester, jurer, s’impatienter. Vu comme ça c’est burlesque. Les hommes ne sont jamais vraiment ajustés à la mort, y compris quand ils l’ourdissent, et cet écart définit le burlesque. Dans l’écart entre le fait tragique et le détail dérisoire à quoi l’on s’accroche se glisse le burlesque de cette phrase, son humour noir si on veut, son humour tout court, saisie de la drôlerie qu’il y a à être des créatures tragiques pas doués pour la tragédie – nous autres, humains.
          D’un coup, cette narration si taiseuse sur le suicide même, devient bavarde, docte, comme on parle beaucoup pour couvrir une conversation ou faire oublier un silence : oui oui le suicide avec ceinture c’est une sacrée paire de manche, nous sommes très bien renseignés là-dessus, il y a de nombreux témoignages, et moi même je suis allé y voir de plus près, je ne voulais pas me contenter de la première vue, je voulais examiner la chose dans le détail.
          C’est évidemment impossible : voir ça de près voudrait dire qu’on assisté à un suicide. Or il est assez rare qu’on assiste à un suicide, pour la raison simple qu’en général le suicidé s’isole.
          Ou alors le narrateur parle en connaissance de cause. C’est-à-dire qu’il aurait tenté lui-même d’en finir de cette manière. Voilà la confidence muette qu’il nous souffle, l’air de rien (la littérature a l’air de rien) : moi aussi je me suis pendu avec une ceinture. Et donc j’ai échoué. Puisque j’en parle. La parole est toujours le fait des non-suicidés. La parole est l’affaire des vivants. »
          FB, 2012

          • #52948 Répondre
            Charles
            Invité

            Merci beaucoup PE, très bon texte.
            A la lecture du recueil, je me disais que le plaisir ressenti tenait beaucoup au mystère, à l’impression d’étrangeté finement distillée dans les récits, au mélange de grande simplicité et d’opacité persistante. L’analyse de François permet d’en trouver la source stylistique.

            • #52990 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

              Merci PE, je redécouvre ce texte. Et du même coup ce qui est si précieux chez Bolano

              • #53769 Répondre
                Charles
                Invité

                T’as lu sa poésie ?

    • #53708 Répondre
      perové
      Invité

      que pensez vous de Lobo Antunes ?

      • #53736 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        Je n’en ai lu qu’un
        M’a fait penser à Faulkner par moments
        Je veux bien des recommandations pour en lire un deuxième.

        • #53798 Répondre
          perové
          Invité

          je suis en train de me prendre « le cul de judas » pleine gueule qui m’évoque Céline ou A.Cohen pour le côté très flamboyant, mais sous acid..
          j’ignorai que Faulkner était un peu de cette trempe-là (par où commencer ?)
          Je te recommande donc ce titre, si ce n’est pas déjà celui que tu as lu

          • #53807 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            ok
            Faulkner n’est pas sous acide (juste sous whisky), mais peut être très lyrique à ses heures

    • #53781 Répondre
      CarlosPépère
      Invité

      Je vais bientôt relire Nous (ou Nous autres) de Zamiatine. Je l’avais lu il y a 2-3 ans dans la « nouvelle » traduction de Hélène Henry (Actes Sud).

      Le moteur de recherche du forum n’en indique aucune mention dans les discussions, donc j’en profite pour vous le conseiller.
      Le thème incite (malheureusement ?) à une comparaison avec d’autres classiques de la dystopie, et je dois dire que le travail, esthétique et émotif en particulier, de Zamiatine m’a semblé supérieur à ce qu’on trouve par exemple dans 1984 et dans le Meilleur des mondes.

      • #53786 Répondre
        CarlosPépère
        Invité

        Au passage, j’ai lu pour la première fois Philip Roth (Nemesis) il y a deux semaines, et j’ai trouvé ça… euh, médiocre… sur à peu près tous les plans.

        C’est peut-être de ma faute, c’est peut-être à cause de la traduction (j’ai été stupide pour ne pas le lire en anglais, et on devine la forme anglaise derrière la plupart des phrases, c’est désagréable)…

        Bref, un autre Roth à me conseiller ?

        • #53795 Répondre
          Charles
          Invité

          Portnoy et son complexe, Ma vie d’homme, La contrevie et la tache.

          • #53817 Répondre
            CarlosPépère
            Invité

            C’est noté, merci !

      • #53800 Répondre
        perové
        Invité

        en grand fan du maître de bouboul (livre chéri) tu me donne bien envie de retourner à saint pet’ et l’ambiance si particulière des russes..

        • #53801 Répondre
          perové
          Invité

          ceci est une réponse à carlospepère

        • #53818 Répondre
          CarlosPépère
          Invité

          Eh bien, je n’ai jamais lu Boulgakov, je l’ajoute à ma liste « à lire » à rallonge.

    • #53821 Répondre
      Charles
      Invité

      Je crains que le dernier roman de Bellanger, sur le Printemps républicain donc, ne soit un livre à thèse sans grand-chose d’intéressant à dire.
      https://www.mediapart.fr/journal/culture-et-idees/090724/comment-le-printemps-republicain-oeuvre-la-montee-de-l-extreme-droite

      • #53834 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        Content quand même qu’il s’empare de ce sujet
        Espoir qu’il évoque l’incontournable Fondation Jean Jaurès, comme je le fais dans mon texte pour le diplo.

      • #53929 Répondre
        perové
        Invité

        qu’est ce qu’on pense au global de Bellanger ici ? Me fait de l’oeil depuis un moment.. à lire ?

        • #53930 Répondre
          perové
          Invité

          certains disent que c’est un sous-houellebecq, d’autres que c’est au dessus
          (j’aime bcp Michel)

    • #53886 Répondre
      baptiste
      Invité

      bonjour, je recherche un livre sur le genre, plutôt roman ou en tous cas plutôt littéraire, pas quelque chose d’académique ou dictatique. dans l’idéal quelque chose similaire à l’approche de bégaudeau : concret, multiple, sans hiérarchie. une suggestion?

    • #53997 Répondre
      Charles
      Invité

      Des recommandations pour les vacances ?

      • #54003 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        surf, surf, surf

        • #54014 Répondre
          Charles
          Invité

          C’est la suite de Boys, boys, boys?

        • #54052 Répondre
          Mao
          Invité

          Carrément. Meilleur spot. Canggu, Bali.

      • #54075 Répondre
        K. comme mon Code
        Invité

        2666, c’est parti !

        • #54076 Répondre
          Charles
          Invité

          Déjà lu mon ami.

          • #54077 Répondre
            K. comme mon Code
            Invité

            Detransition, Baby de Torrey Peters.

          • #54078 Répondre
            Alex
            Invité

            C’est comment ? Aussi bon que Les détectives sauvages ?

            • #54079 Répondre
              K. comme mon Code
              Invité

              Je préfère les Détectives, peut-être. Mais c’est très bon, oui.

              • #54082 Répondre
                Charles
                Invité

                Je préfère aussi le Détectives.

        • #54099 Répondre
          Dr Xavier
          Invité

          2666, j’ai croqué la première partie du livre mais je suis resté plus dubitatif sur les quatre suivantes. Peut-être que je n’aurais pas du m’acharner à vouloir tout lire d’une traite, on peut très bien intercaler d’autres livres entre chaque partie.

      • #54081 Répondre
        Juliette B
        Invité

        Les naufragés du Wager
        L’homme aux mille visages

        • #54083 Répondre
          Charles
          Invité

          Merci Juliette.

        • #54101 Répondre
          Zyrma
          Invité

          Juliette, pour l’homme aux mille visages as-tu aussi vu le docu ? le recommandes-tu ?

      • #54106 Répondre
        Papo2ooo
        Invité

        Je recommanderais l’hilarant Donald Westlake si tu ne l’as jamais lu.
        Par exemple Two much (« un jumeau singulier » en français)
        Ou The Hot Rock pour faire la connaissance de Dortmunder, personnage culte inventé par Westlake.

    • #54004 Répondre
      françois bégaudeau
      Invité

      Au passage, j’ai lu Aliène, que je trouve comme toi très inégal.
      Me frappe l’imprégnation cinéma de genre. D’ailleurs le film arrivera bientot, sans nul doute.

      • #54013 Répondre
        Charles
        Invité

        Ce n’est pas ce qui m’a le plus dérangé mais ça peut expliquer son succès. Le principal problème c’est que la narration s’effondre au milieu du roman, reste un beau personnage et quelques trouvailles stylistiques.

        • #54290 Répondre
          Bretzville
          Invité

          D’accord pour le problème narratif. J’ai eu l’impression que l’épaisseur du personnage principal reposait surtout sur l’évacuation de celles de tous les autres, qui se restreignent à des archétypes, ou plutôt à des agrégats de marqueurs. Qui, plus qu’au cinéma de genre, m’ont fait penser à ce que j’aime le moins dans la BD, et aux livres de fantasy que je lisais ado.
          J’avais eu à peu près ces sensations quand j’ai lu Le chien des étoiles de Dimitri Rouchon-Borie, autre nouvel écrivain à succès (même si stylistiquement et thématiquement c’était bien en deçà de Phoebe Hadjimarkos Clarke et pourtant elle ne réussit vraiment pas tout). Ça se lit trop vite je trouve.

    • #54107 Répondre
      Papo2ooo
      Invité

      J’ai rattrapé Monument National de Julia Deck.
      J’ai été dubitatif pendant un dizaine de pages, puis j’ai trouvé chaque ligne savoureuse. Le temps de m’habituer.
      Pas encore eu le temps d’écouter la gêne, c’est au planning.
      Propriété privée sera ma prochaine lecture.

      Ca m’a un peu fait penser à Nabokov, dont je n’ai lu que Autres rivages et Lolita, dans l’écriture souple, ironique et inattuendue dans les choix lexicaux.
      Mais je vais écouter la gêne maintenant.

      • #54116 Répondre
        Titouan R
        Invité

        Tu auras une belle surprise de lecture avec Propriété privée, goûté pour ma part avec autant de gourmandise que Monument National.
        Et tu peux aussi tenter Viviane Elisabeth Fauville : dès son premier bouquin, Deck était dans le coup.
        Elle sort une biographie de sa mère en août – un peu dubitatif sur le principe, mais je fais confiance à JD

        • #54117 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          même confiance
          très curieux de voir comment elle va tourner ça

          • #54121 Répondre
            Charles
            Invité

            On commence par lequel?

            • #54123 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

              Eh bien le premier, que salue Titouan. Sachant que ce n’est pas le meilleur, mais il y a là-dedans une façon de fictionnaliser un état psychologique qui pour moi fait modèle.

              • #54174 Répondre
                Titouan R
                Invité

                Tout à fait d’accord. L’espère de « décohérence pronominale » fonctionne à plein. Et pas comme un gadget.
                Et Viviane nous ressort aussi opaque qu’à l’entrée. Sacrée trouvaille de personnage

    • #54342 Répondre
      Charles
      Invité

      Voici la liste du NY Times des 100 meilleurs livres du XXIeme siècle :

      The complete NYT list of the 100 Best Books of the 21st Century is out. What are our thoughts?
      byu/deepad9 inRSbookclub

      • #54343 Répondre
        Charles
        Invité

        Le bon goût littéraire mondialisé. Annie Ernaux en 37eme, seule Française de la liste. Bientôt un article du Figaro sur le déclin de la littérature française ?

        • #54437 Répondre
          Eliane
          Invité

          J’avais adoré L’arbre monde de Richard Powers pour l’attention portée à quatre espèces d’arbre sur le temps long des États Unis (du vingtième siècle à nos jours) et leur importance dans la vie de quatre personnages.
          C’est très résumé mais le livre fait partie de ceux que j’ai gardés dans ma bibliothèque parce que je suis susceptible de le relire, bref je recommande.

        • #54646 Répondre
          Ostros
          Invité

          Charles, dans cette liste il y a deux Bolano !

          • #54647 Répondre
            Charles
            Invité

            Le bon goût a parfois raison.

    • #54613 Répondre
      Dr Xavier
      Invité

      Je recommande le podcast À voix nue avec Hazan (France Culture), qui date de 2018, en cinq épisodes de 30 minutes. Il y retrace son enfance juive pendant la 2nde guerre, son passé communiste et sympathisant des FLN, son parcours de chirurgien cardio, sa reprise de la maison d’édition de son père suivie de la création de La Fabrique, l’affaire Tarnac avec l’Insurrection qui vient, et sa perception du métier d’éditeur. On aurait aimé que le podcast discute un peu plus autour de textes.
      On y apprend (épisode 5) qu’il considère le romancier allemand W. G. Sebald comme le plus grand romancier de la seconde moitié du XXe, rien que ça. J’étais ignorant jusqu’à son nom. Des conseils de lecture ?

      • #54614 Répondre
        Dr Xavier
        Invité

        Je vois qu’Austerlitz est huitième dans le top 100 NYT ci-dessus.

        • #54625 Répondre
          K. comme mon Code
          Invité

          Les Anneaux de Saturne est celui qu’on m’avait conseillé ; d’ailleurs, je relisais des passages de « Bords de la fiction » de Rancière qui consacre une partie à ce livre assez déroutant. À relire pour ma part, j’en ai des souvenirs flous.

          • #54636 Répondre
            Charles
            Invité

            J’en ai lu aucun de Sebald et cette description wikipediesque du style d’Austerlitz me rebute un peu :

            « Formally, the novel is notable because of its lack of paragraphing, a digressive style, the blending of fact and fiction and very long and complex sentences. One such sentence runs to seven and a half pages and combines the history and description of Theresienstadt. »

            • #54649 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

              J’ai peu lu Sebald, mais assez pour voir que c’était un peu trop raide et ampoulé pour moi.

              • #54660 Répondre
                Charles
                Invité

                Oui ça a l’air d’une légèreté toute allemande.

                • #54663 Répondre
                  Dr Xavier
                  Invité

                  Tout de suite les stéréotypes. C’est très français de réagir comme ça.
                  On se demande comment un livre qui contient une phrase de sept pages de long a pu finir en huitième position.
                  Je note pour Les anneaux de Saturne.

                  • #54664 Répondre
                    Charles
                    Invité

                    Précisément parce que c’est spectaculaire et respire le livre important, majeur.

      • #54638 Répondre
        Titouan R
        Invité

        Merci Doc. On écoutera pour la belle voix d’Hazan

    • #54789 Répondre
      deleatur
      Invité
    • #54790 Répondre
      deleatur
      Invité
    • #54791 Répondre
      deleatur
      Invité
    • #54792 Répondre
      deleatur
      Invité
    • #54793 Répondre
      deleatur
      Invité
    • #54794 Répondre
      deleatur
      Invité
    • #54795 Répondre
      deleatur
      Invité
    • #54796 Répondre
      deleatur
      Invité
      • #55080 Répondre
        JÔrage (aka deleatur)
        Invité

        FuckingFreeStyle est la recherche de la couille qu’il lui reste, il a mangé l’autre !
        Ugh !

        • #55086 Répondre
          deleatur
          Invité

          Et sinon tu comprends pourquoi Lacan prétend que c’est le kakon de son propre être que l’aliéné cherche à atteindre?

    • #55179 Répondre
      K. comme mon Code
      Invité

      De la liste du New York Times, j’ai entendu — enfin, j’ai lu — que The Last Samurai d’Helen DeWitt arrivé à la 29ème place était celui que les *esthètes* auraient fait figurer plus haut, ou plutôt : le livre que le NYT ne pouvait ignorer mais qui ne pouvait pas non plus être canonisé comme les autres. Ça a piqué ma curiosité. Je l’ai commencé. Je ris beaucoup. 44 pages sur 500. On verra la suite. (Il paraît que le titre a été changé par l’éditeur, quelques années avant que le film The Last Samurai avec Tom Cruise noie le référencement du livre.)

      *

      Et aussi : si je reste sur des gros pavés pour l’été de Charles : c’est le moment de lire L’Infinie Comédie de Wallace, non ? Un autre livre qui me fait beaucoup rire.

      • #55208 Répondre
        Charles
        Invité

        Je sais que tu aimes beaucoup ce roman et que tu le recommandes mais j’ai vraiment peur de trouver ça illisible et très daté. Une recension de Lançon dans Libé me le laisse craindre en tout cas.

      • #57030 Répondre
        K. comme mon Code
        Invité

        Je me joins au chœur des esthètes. Je recommande fortement Le dernier samouraï d’Helen DeWitt, je prenais beaucoup de plaisir à lire — la forme est revigorante —, puis j’ai été cueilli. Ça devrait intéresser les personnes qui pensent que l’apprentissage est un idéal sans fin dont on nous prive.

        • #57034 Répondre
          K. comme mon Code
          Invité

          En complément :

    • #55467 Répondre
      phasmes
      Invité

      UP

    • #55765 Répondre
      Viscontigre
      Invité

      Reup

    • #56648 Répondre
      Doug
      Invité

      Petit up pour ne pas perdre ce fil qui m’intéressait.

      • #56676 Répondre
        Jeanne
        Invité

        Quelqu’un aurait la bonté de m’indiquer le lieu de vos échanges au sujet du « tumeur ou tutu » de Léna Gahr?
        Formidable bouquin, dont j’ai quand-même envie de critiquer un peu les dernières pages parce qu’elles m’ont (partiellement) perdue. L’autrice y part dans plusieurs directions à la fois, use de métaphores diverses, j’aurais préféré un seul sillon et le creuser.

        • #56781 Répondre
          Doug
          Invité

          C’était dans le premier Avis Littéraires ! francoisbegaudeau.fr/forums/topic/avis-litteraires/#post-46213

          • #57041 Répondre
            Jeanne
            Invité

            Merci, Doug.

    • #56789 Répondre
      Demi Habile
      Invité

      and also the definition of the unpolarized cross section to write
      X
      spins
      Z
      |M12→34|
      2
      (2π)
      4
      δ
      4
      (p1 + p2 − p3 − p4)
      d
      3p3
      (2π)
      32E3
      d
      3p4
      (2π)
      32E4
      =
      4F g1g2 σ12→34, (1.31)
      where F ≡ [(p1 · p2)
      2 − m2
      1m2
      2
      ]
      1/2
      and the spin factors g1, g2 come from the average
      over initial spins. This way, the collision term (1.29) is written in a more compact form
      g1
      Z
      C[f1]
      d
      3p1
      (2π)
      3
      = −
      Z
      σvMøl (dn1dn2 − dn
      eq
      1 dn
      eq
      2
      ), (1.32)
      where σ =
      P
      (all f)
      σ12→f is the total annihilation cross section summed over all the
      possible final states and vMøl ≡
      F
      E1E2
      . The so called Møller velocity, vMøl, is defined in
      such a way that the product vMøln1n2 is invariant under Lorentz transformations and,
      in terms of particle velocities ~v1 and ~v2, it is given by the expression
      vMøl =
      h
      ~v2
      1 − ~v2
      2

      2
      − |~v1 × ~v2|
      2
      i1/2
      . (1.33)
      Due to symmetry considerations, the distributions in kinetic equilibrium are proportional to those in chemical equilibrium, with a proportionality factor independent of
      the momentum. Therefore, the collision term (1.32), both before and after decoupling,
      can be written in the form
      g1
      Z
      C[f1]
      d
      3p1
      (2π)
      3
      = −hσvMøli(n1n2 − n
      eq
      1 n
      eq
      2
      ), (1.34)
      where the thermal averaged total annihilation cross section times the Møller velocity
      has been defined by the expression
      hσvMøli =
      R
      σvMøldn
      eq
      1 dn
      eq
      2
      R
      dn
      eq
      1 dn
      eq
      2
      . (1.35)
      We will come back to the thermal averaged cross section in the next subsection.
      We are, now, able to write the full integrated Boltzmann equation, using the expressions (1.28), (1.34) that we have derived for the Liouville and the collision term,
      respectively. In the simplified but interesting case of identical particles 1 and 2, the
      Boltzmann equation is, finally, written as
      n˙ + 3Hn = −hσvMøli(n
      2 − n
      2
      eq). (1.36)
      18 Dark Matter
      However, instead of using n, it is more convenient to take the expansion of the universe
      into account and calculate the number density per comoving volume Y , which can be
      defined as the ratio of the number and entropy densities: Y ≡ n/s. The total entropy
      density S = R3
      s (R is the scale factor) remains constant, hence we can obtain a
      differential equation for Y by dividing (1.36) by S. Before we write the final form
      of the Boltzmann equation that it is used for the relic density calculations, we have
      to change the variable that parametrizes the comoving density. In practice, the time
      variable t is not convenient and the temperature of the Universe (actually the photon
      temperature, since the photons were the last particles that went out of equilibrium) is
      used instead. However, it proves even more useful to use as time variable the quantity
      defined by x ≡ m/T with m the DM mass, so that Eq. (1.36) transforms into
      dY
      dx
      =
      1
      3H
      ds
      dx
      hσvMøli

      Y
      2 − Y
      2
      eq
      . (1.37)
      Last, using the Hubble parameter (1.2) for a radiation dominated Universe and the
      expressions (1.20), (1.21) for the energy and entropy density, the Boltzmann equation
      is written in its final form
      dY
      dx
      = −
      r
      45GN
      π
      g
      1/2
      ∗ m
      x
      2
      hσvMøli

      Y
      2 − Y
      2
      eq
      , (1.38)
      where the effective degrees of freedom g
      1/2
      ∗ have been defined by
      g
      1/2
      ∗ ≡
      heff
      g
      1/2
      eff

      1 +
      1
      3
      T
      heff
      dheff
      dT

      . (1.39)
      The equilibrium density per comoving volume Yeq ≡ neq/s can be expressed as
      Yeq(x) = 45g

      4
      x
      2K2(x)
      heff(m/x)
      , (1.40)
      with K2 the modified Bessel function of second kind.
      1.4.3 Thermal average of the annihilation cross section
      We are going to derive a simple formula that one can use to calculate the thermal
      average of the cross section times velocity, based again on the analysis of [38]. We will
      use the assumption that equilibrium functions follow the Maxwell-Boltzmann distribution, instead of the actual Bose-Einstein or Fermi-Dirac. This is a well established
      assumption if the freeze out occurs after T ≃ m/3 or for x >∼ 3, which is actually the
      case for WIMPs. Under this assumption, the expression (1.35) gives, in the cosmic
      comoving frame,
      hσvMøli =
      R
      vMøle
      −E1/T e
      −E2/T d
      3p1d
      3p2
      R
      e
      −E1/T e
      −E2/T d
      3p1d
      3p2
      . (1.4
      1.4.3 Thermal average of the annihilation cross section 19
      The volume element can be written as d3p1d
      3p2 = 4πp1dE14πp2dE2
      1
      2
      cos θ, with θ the
      angle between ~p1 and ~p2. After changing the integration variables to E+, E−, s given
      by
      E+ = E1 + E2, E− = E1 − E2, s = 2m2 + 2E1E2 − 2p1p2 cos θ, (1.42)
      (with s = −(p1 − p2)
      2 one of the Mandelstam variables,) the volume element becomes
      d
      3p1d
      3p2 = 2π
      2E1E2dE+dE−ds and the initial integration region
      {E1 > m, E2 > m, | cos θ| ≤ 1i
      transforms into
      |E−| ≤
      1 −
      4m2
      s
      1/2
      (E
      2
      + − s)
      1/2
      , E+ ≥

      s, s ≥ 4m2
      . (1.43)
      After some algebraic calculations, it can be found that the quantity hσvMøliE1E2
      depends only on s, specifically vMølE1E2 =
      1
      2
      p
      s(s − 4m2
      ). Hence, the numerator of the expression (1.41), which after changing the integration variables reads

      2
      R
      dE+
      R
      dE−
      R
      dsσvMølE1E2e
      −E+/T , can be written, eventually, as
      Z
      vMøle
      −E1/T e
      −E2/T = 2π
      2
      Z ∞
      4m2
      dsσ(s − 4m2
      )
      Z
      dE+e
      −E+/T (E
      2
      + − s)
      1/2
      . (1.44)
      The integral over E+ can be written with the help of the modified Bessel function of
      the first kind K1 as √
      s T K1(

      s/T). The denominator of (1.41) can be treated in a
      similar way, so that the thermal average is, finally, given by the expression
      hσvMøli =
      1
      8m4TK2
      2
      (x)
      Z ∞
      4m2
      ds σ(s)(s − 4m2
      )

      s K1(

      s/T). (1.45)
      Eqs. (1.38)–(1.40) along with this last Eq. (1.45) are all we need in order to calculate
      the relic density of a WIMP, if its total annihilation cross section in terms of the
      Mandelstam variable s is known.
      In many cases, in order to avoid the numerical integration in Eq. (1.45), an approximation for hσvMøli can be used. The thermal average is expanded in powers of x
      −1
      (or, equivalently, in powers of the squared WIMP velocity):
      hσvMøli = a + bx−1 + . . . . (1.46)
      (The coefficient a corresponds to the s-wave contribution to the cross section, the
      coefficient b to the p-wave contribution, and so on.) This partial wave expansion gives
      a quite good approximation, provided there are no s-channel resonances and thresholds
      for the final states [39].
      In [40], it was shown that, after expanding the integrands of Eq. (1.41) in powers
      of x
      −1
      , all the integrations can be performed analytically. As we saw, the expression
      20 Dark Matter
      vMølE1E2 depends on momenta only through s. Therefore, one can form the Lorentz
      invariant quantity
      w(s) ≡ σ(s)vMølE1E2 =
      1
      2
      σ(s)
      p
      s(s − 4m2
      ). (1.47)
      The integration involves the Taylor expansion of this quantity w around s/4m2 = 1
      and the general formula for the partial wave expansion of the thermal average is [40]
      hσvMøli =
      1
      m2

      w −
      3
      2
      (2w − w

      )x
      −1 +
      3
      8
      (16w − 8w
      ′ + 5w
      ′′)x
      −2

      5
      16
      (30w − 15w
      ′ + 3w
      ′′ − 7x
      ′′′)x
      −3 + O(x
      −4
      )

      s/4m2=1
      , (1.48)
      where primes denote derivatives with respect to s/4m2 and all quantities have to be
      evaluated at s = 4m2
      .
      1.5 Direct Detection of DM
      Since the beginning of 1980s, it has been realized that besides the numerous facts showing evidence for the existence of these new dark particles, it is also possible to detect
      them directly. Already in 1985, two pioneering articles [41, 42] appeared, describing
      the detection methods for WIMPs. Since WIMPs are expected to cluster gravitationally together with ordinary stars in the Milky Way halo, they would pass also through
      Earth and, in principle, they can be detected through scattering with the nuclei in a
      detector’s material. In practice, one has to measure the recoil energy deposited by this
      scattering.
      However, although one can deduce from rotation curves that DM dominates the
      dark halo in the outer parts of our galaxy, it is not so obvious from direct measurements
      whether there is any substantial amount of DM inside the solar radius R0 ≃ 8 kpc.
      Using indirect methods (involving the determination of the gravitational potential,
      through the measuring of the kinematics of stars, both near the mid-plane of the
      galactic disk and at heights several times the disk thickness), it is almost certain
      that the DM is also present in the solar system, with a local density ρ0 = (0.3 ±
      0.1) GeV cm−3
      [43].
      This value for the local density implies that for a WIMP mass of order ∼ 100 GeV,
      the local number density is n0 ∼ 10−3
      cm−3
      . It is also expected that the WIMPs
      velocity is similar to the velocity with which the Sun orbits around the galactic center
      (v0 ≃ 220 km s−1
      ), since they are both moving under the same gravitational potential.
      These two quantities allow to estimate the order of magnitude of the incident flux
      of WIMPs on the Earth: J0 = n0v0 ∼ 105
      cm−2
      s
      −1
      . This value is manifestly large,
      but the very weak interactions of the DM particles with ordinary matter makes their
      detection a difficult, although in principle feasible, task. In order to compensate for
      the very low WIMP-nucleus scattering cross section, very large detectors are required.
      1.5.1 Elastic scattering event rate 21
      1.5.1 Elastic scattering event rate
      In the following, we will confine ourselves to the elastic scattering with nuclei. Although
      inelastic scattering of WIMPs off nuclei in a detector or off orbital electrons producing
      an excited state is possible, the event rate of these processes is quite suppressed. In
      contrast, during an elastic scattering the nucleus recoils as a whole.
      The direct detection experiments measure the number of events per day and per
      kilogram of the detector material, as a function of the amount of energy Q deposited
      in the detector. This event rate would be given by R = nWIMP nnuclei σv in a simplified
      model with WIMPs moving with a constant velocity v. The number density of WIMPs
      is nWIMP = ρ0/mX and the number density of nuclei is just the ratio of the detector’s
      mass over the nuclear mass mN .
      For accurate calculations, one should take into account that the WIMPs move in the
      halo not with a uniform velocity, but rather following a velocity distribution f(v). The
      Earth’s motion in the solar system should be included into this distribution function.
      The scattering cross section σ also depends on the velocity. Actually, the cross section
      can be parametrized by a nuclear form factor F(Q) as
      dσ =
      σ
      4m2
      r
      v
      2
      F
      2
      (Q)d|~q|
      2
      , (1.49)
      where |~q|
      2 = 2m2
      r
      v
      2
      (1 − cos θ) is the momentum transferred during the scattering,
      mr =
      mXmN
      mX+mN
      is the reduced mass of the WIMP – nucleus system and θ is the scattering
      angle in the center of momentum frame. Therefore, one can write a general expression
      for the differential event rate per unit detector mass as
      dR =
      ρ0
      mX
      1
      mN
      σF2
      (Q)d|~q|
      2
      4m2
      r
      v
      2
      vf(v)dv. (1.50)
      The energy deposited in the detector (transferred to the nucleus through one elastic
      scattering) is
      Q =
      |~q|
      2
      2mN
      =
      m2
      r
      v
      2
      mN
      (1 − cos θ). (1.51)
      Therefore, the differential event rate over deposited energy can be written, using the
      equations (1.50) and (1.51), as
      dR
      dQ
      =
      σρ0

      πv0mXm2
      r
      F
      2
      (Q)T(Q), (1.52)
      where, following [37], we have defined the dimensionless quantity T(Q) as
      T(Q) ≡

      π
      2
      v0
      Z ∞
      vmin
      f(v)
      v
      dv, (1.53)
      with the minimum velocity given by vmin =
      qQmN
      2m2
      r
      , obtained by Eq. (1.51). Finally,
      the event rate R can be calculated by integrating (1.52) over the energy
      R =
      Z ∞
      ET
      dR
      dQ
      dQ. (1.54)
      22 Dark Matter
      The integration is performed for energies larger than the threshold energy ET of the
      detector, below which it is insensitive to WIMP-nucleus recoils.
      Using Eqs. (1.54) and (1.52), one can derive the scattering cross section from the
      event rate. The experimental collaborations prefer to give their results already in terms
      of the scattering cross section as a function of the WIMP mass. To be more precise,
      the WIMP-nucleus total cross section consists of two parts: the spin-dependent (SD)
      cross section and the spin-independent (SI) one. The former comes from axial current
      couplings, whereas the latter comes from scalar-scalar and vector-vector couplings.
      The SD cross section is much suppressed compared to the SI one in the case of heavy
      nuclei targets and it vanishes if the nucleus contains an even number of nucleons, since
      in this case the total nuclear spin is zero.
      We see that two uncertainties enter the above calculation: the exact value of the
      local density ρ0 and the exact form of the velocity distribution f(v). To these, one
      has to include one more. The cross section σ that appears in the previous expressions
      concerns the WIMP-nucleon cross section. The couplings of a WIMP with the various
      quarks that constitute the nucleon are not the same and the WIMP-nucleon cross
      section depends strongly on the exact quark content of the nucleon. To be more
      precise, the largest uncertainty lies on the strange content of the nucleon, but we shall
      return to this point when we will calculate the cross section in a specific particle theory,
      the Next-to-Minimal Supersymmetric Standard Model, in Sec. 3.5.1.
      1.5.2 Experimental status
      The situation of the experimental results from direct DM searches is a bit confusing. The null observations in most of the experiments led them to set upper limits
      on the WIMP-nucleon cross section. These bounds are quite stringent for the spinindependent cross section7
      , especially in the regime of WIMP masses of the order of
      100 GeV. However, some collaborations have already reported possible DM signals,
      mainly in the low mass regime. The preferred regions of these experiments do not
      coincide, while some of them have been already excluded by other experiments. The
      present picture, for WIMP masses ranging from 5 to 1000 GeV, is summarized in Fig.
      1.5, 1.6.
      Fig. 1.5 mainly presents upper bounds coming from XENON100 [44]. XENON100
      [46] is an experiment located at the Gran Sasso underground laboratory in Italy. It
      contains in total 165 kg of liquid Xenon, with 65 kg acting as target mass and the
      rest shielding the detector from background radiation. For these upper limits, 225
      live days of data were used. The minimum value for the predicted upper bounds on
      the cross section is 2 · 10−45 cm2
      for WIMP mass ∼ 55 GeV (at 90% confidence level),
      almost one order of magnitude lower than the previously released limits [47] by the
      same collaboration, using 100 live days of data.
      The stringent upper bounds up-to-date (at least for WIMP mass larger than about
      7 GeV) come from the first results of the LUX experiment (see Fig. 1.6), after the first
      7For the spin-dependent scattering, the exclusion limits are quite relaxed. Hence, we will focus on
      the SI cross sections.
      1.5.2 Experimental status 23
      Figure 1.5: The XENON100 exclusion limit (thick blue line), along with the expected
      sensitivity in green (1σ) and yellow (2σ) band. Other upper bounds are also shown as
      well as detection claims. From [44].
      85.3 live-days of its operation [45]. LUX [53] is a detector containing liquid Xenon, as
      XENON100, but in larger quantity, with total mass 370 kg. Its operation started on
      April 2013 with a goal to clearly detect or exclude WIMPs with a spin independent
      cross section ∼ 2 · 10−46 cm2
      .
      In Fig. 1.5, except of the XENON100 bounds and other experimental limits on larger
      WIMP-nucleon cross section, some detection claims also appear. These come from
      DAMA [48,49], CoGeNT [50] and CRESST-II [51] experiments. The first positive result
      came from DAMA [52], back in 2000. Since then, the experiment has accumulated 1.17
      ton-yr of data over 13 years of operation. DAMA consists of 250 kg of radio pure NaI
      scintillator and looks for the annual modulation of the WIMP flux in order to reduce
      the influence of the background.
      The annual modulation of the DM flux (see [54] for a recent review) is due to the
      Earth’s orbital motion relative to the rotation of the galactic disk. The galactic disk
      rotation through an essentially non-rotating DM halo, creates an effective DM wind in
      the solar frame. During the earth’s heliocentric orbit, this wind reaches a maximum
      when the Earth is moving fastest in the direction of the disk rotation (this happens
      in the beginning of June) and a minimum when it is moving fastest in the opposite
      direction (beginning of December).
      DAMA claims an 8.9σ annual modulation with a minimum flux on May 26±7 days,
      consistent with the expectation. Since the detector’s target consists of two different
      nuclei and the experiment cannot distinguish between sodium and iodine recoils, there
      24 Dark Matter
      Figure 1.6: The LUX 90% confidence exclusion limit (blue line) with the 1σ range
      (shaded area). The XENON100 upper bound is represented by the red line. The inset
      shows also preferred regions by CoGeNT (shaded light red), CDMS II silicon detector
      (shaded green), CRESST II (shaded yellow) and DAMA (shaded gray). From [45].
      is no model independent way to determine the exact region in the cross section versus
      WIMP mass plane to which the observed modulation corresponds. However, one can
      assume two cases: one that the WIMP scattering off the sodium nucleus dominates the
      recoil energy and the other with the iodine recoils dominating. The former corresponds
      [55] to a light WIMP (∼ 10 GeV) and quite large scattering cross section and the latter
      to a heavier WIMP (∼ 50 to 100 GeV) with smaller cross section (see Fig. 1.5).
      The positive result of DAMA was followed many years later by the ones of CoGeNT
      and CRESST-II, and more recently by the silicon detector of CDMS [56] (Fig. 1.7).
      The discrepancy of the results raised a lot of debates among the experiments (for
      example, [64–67]) and by some the positive results are regarded as controversial. On
      the other hand, it also raised an effort to find a physical explanation behind this
      inconsistency (see, for example, [68–71]).
      1.6 Indirect Methods for DM Detection
      The same annihilation processes that determined the DM relic abundance in the early
      Universe also occur today in galactic regions where the DM concentration is higher.
      This fact rises the possibility of detecting potential WIMP pair annihilations indirectly
      through their imprints on the cosmic rays. Therefore, the indirect DM searches aim
      at the detection of an excess over the known astrophysical background of charged
      particles, photons or neutrinos.
      Charged particles – electrons, protons and their antiparticles – may originate from
      direct products (pair of SM particles) of WIMP annihilations, after their decay and
      1.6 Indirect Methods for DM Detection 25
      Figure 1.7: The blue contours represent preferred regions for a possible signal at 68%
      and 90% C.L. using the silicon detector of CMDS [56]. The blue dotted line represents
      the upper limit obtained by the same analysis and the blue solid line is the combined
      limit with the silicon CDMS data set reported in [57]. Other limits also appear:
      from the CMDS standard germanium detector (light and dark red dashed line, for
      standard [58] and low threshold analysis [59], respectively), EDELWEISS [60] (dashed
      orange), XENON10 [61] (dash-dotted green) and XENON100 [44] (long-dash-dotted
      green). The filled regions identify possible signal regions associated with data from
      CoGeNT [62] (dashed yellow, 90% C.L.), DAMA [49,55] (dotted tan, 99.7% C.L.) and
      CRESST-II [51, 63] (dash-dotted pink, 95.45% C.L.) experiments. Taken from [56].
      through the process of showering and hadronization. Although the exact shape of the
      resulting spectrum would depend on the specific process, it is expected to show a steep
      cutoff at the WIMP mass. Once produced in the DM halo, the charged particles have
      to travel to the point of detection through the turbulent galactic field, which will cause
      diffusion. Apart from that, a lot of processes disturb the propagation of the charged
      particles, such as bremsstrahlung, inverse Compton scattering with CMB photons and
      many others. Therefore, the uncertainties that enter the propagation of the charged
      flux until it reaches the telescope are important (contrary to the case of photons and
      neutrinos that propagate almost unperturbed through the galaxy).
      As in the case of direct detection, the experimental status of charged particle detection concerning the DM is confusing. After some hints from HEAT [72] and AMS01 [73] (the former a far-infrared telescope in Antarctica, the latter a spectrometer,
      prototype for AMS-02 mounted on the International Space Station [74]), the PAMELA
      satellite observed [75, 76] a steep increase in the energy spectrum of positron fraction
      e
      +/(e
      + + e
      −)
      8
      . Later FERMI satellite [77] and AMS-02 [78] confirmed the results up
      8The searches for charged particles focus on the antiparticles in order to have a reduced background,
      26 Dark Matter
      Figure 1.8: A compilation of data of charged cosmic rays, together with plausible but
      uncertain astrophysical backgrounds, taken from [79]. Left: Positron flux. Center:
      Antiproton flux. Right: Sum of electrons and positrons.
      to energies of ∼ 200 GeV. However, the excess of positrons is not followed by an excess
      of antiprotons, whose flux seems to coincide with the predicted background [75]. In
      Fig. 1.8, three plots summarizing the situation are shown [79].
      The observed excess is very difficult to explain in terms of DM [79]. To begin with,
      the annihilation cross section required to reproduce the excess is quite large, many
      orders of magnitude larger than the thermal cross section. Moreover, an “ordinary”
      WIMP with large annihilation cross section giving rise to charged leptons is expected
      to give, additionally, a large number of antiprotons, a fact in contradiction with the
      observations. Although a lot of work has been done to fit a DM particle to the observed
      pattern, it is quite possible that the excesses come from a yet unknown astrophysical
      source. We are not going to discuss further this matter, but we end with a comment.
      If this excess is due to a source other than DM, then a possible DM positron excess
      would be lost under this formidable background.
      A last hint for DM came from the detection of highly energetic photons. However,
      we will interrupt this discussion, since this signal and a possible explanation is the
      subject of Ch. 4. There, we will also see the upper bounds on the annihilation cross
      section being set due to the absence of excesses in diffuse γ radiation.
      since they are much less abundant than the corresponding particles.
      CHAPTER 2
      PARTICLE PHYSICS
      Since the DM comprises of particles, it should be explained by a general particle physics
      theory. We start in the following section by describing the Standard Model (SM) of
      particle physics. Although the SM describes so far the fundamental particles and their
      interactions quite accurately, it cannot provide a DM candidate. Besides, the SM
      suffers from some theoretical problems, which we discuss in Sec. 2.2. We will see that
      these problems can be solved if one introduces a new symmetry, the supersymmetry,
      which we describe in Sec. 2.3. We finish this chapter by briefly describing in Sec. 2.4 a
      supersymmetric extension of the SM with the minimal additional particle content, the
      Minimal Supersymmetric Standard Model (MSSM).
      2.1 The Standard Model of Particle Physics
      The Standard Model (SM) of particle physics1
      consists of two well developed theories,
      the quantum chromodynamics (QCD) and the electroweak (EW) theory. The former
      describes the strong interactions among the quarks, whereas the latter describes the
      electroweak interactions (the weak and electromagnetic interactions in a unified context) between fermions. The EW theory took its final form in the late 1960s by the
      introduction by S. Weinberg [85] and A. Salam [86] of the Higgs mechanism that gives
      masses to the SM particles, which followed the unification of electromagnetic and weak
      interactions [87,88]. At the same time, the EW model preserves the gauge invariance,
      making the theory renormalizable, as shown later by ’t Hooft [89]. On the other hand,
      QCD obtained its final form some years later, after the confirmation of the existence
      of quarks. Of course, the history of the SM is much longer and it can be traced back to
      1920s with the formulation of a theoretical basis for a Quantum Field Theory (QFT).
      Since then, the SM had many successes. The SM particle content was completed with
      the discovery of the heaviest of the quarks, the top quark [90,91], in 1995 and, recently,
      with the discovery of the Higgs boson [92, 93].
      1There are many good textbooks on the SM and Quantum Field Theory, e.g. [80–84].
      28 Particle Physics
      The key concept within the SM, as in every QFT, is that of symmetries. Each
      interaction respects a gauge symmetry, based on a Lie algebra. The strong interaction is
      described by an SU(3)c symmetry, where the subscript c stands for color, the conserved
      charge of strong interactions. The EW interactions, on the other hand, are based on
      a SU(2)L × U(1)Y Lie algebra. Here, as we will subsequently see, L refers to the
      left-handed fermions and Y is the hypercharge, the conserved charge under the U(1).
      SU(2)L conserves a quantity known as weak isospin I. Therefore, the SM contains the
      internal symmetries of the unitary product group
      SU(2)L × U(1)Y × SU(3)c. (2.1)
      2.1.1 The particle content of the SM
      We mention for completeness that particles are divided into two main classes according
      to the statistics they follow. The bosons are particles with integer spin and follow the
      Bose-Einstein distribution, whereas fermions have half-integer spin and follow the
      Dirac-Einstein statistics, obeying the Pauli exclusion principle. In the SM, all the
      fermions have spin 1/2, whereas the bosons have spin 1 with only exception the Higgs
      boson, which is a scalar (spin zero). We begin the description of the SM particles with
      the fermions.
      Each fermion is classified in irreducible representations of each individual Lie algebra, according to the conserved quantum numbers, i.e. the color C, the weak isospin
      I and the hypercharge Y . A first classification of fermions can be done into leptons
      and quarks, which transform differently under the SU(3)c. Leptons are singlets under
      this transformation, while quarks act as triplets (the fundamental representation of
      this group). The EW interactions violate maximally the parity symmetry and SU(2)L
      acts only on states with negative chirality (left-handed). A Dirac spinor Ψ can be
      decomposed into left and right chirality components using, respectively, the projection
      operators PL =
      1
      2
      (1 − γ5) and PR =
      1
      2
      (1 + γ5):
      ΨL = PLΨ and ΨR = PRΨ. (2.2)
      Left-handed fermions have I = 1/2, with a third component of the isospin I3 = ±1/2.
      Fermions with positive I3 are called up-type fermions and those with negative are
      called down-type. These behave the same way under SU(2)L and form doublets with
      one fermion of each type. On the other hand, right-handed fermions have I = 0 and
      form singlets that do not undergo weak interactions. The hypercharge is written in
      terms of the electric charge Q and the third component of the isospin I3 through the
      Gell-Mann–Nishijima relation:
      Q = I3 + Y/2. (2.3)
      Therefore, left- and right-handed components transform differently under the U(1)Y ,
      since they have different hypercharge.
      The fermionic sector of the SM comprises three generations of fermions, transforming as spinors under Lorentz transformations. Each generation has the same structure.
      For leptons, it is an SU(2)L doublet with components consisting of one left-handed
      2.1.2 The SM Lagrangian 29
      charged lepton and one neutrino (neutrinos are only left-handed in the SM), along
      with a gauge singlet right-handed charged lepton. The quark doublet consists of an
      up- (u) and a down-type (d) (left-handed) quark and the pattern is completed by the
      two corresponding SU(2)L singlet right-handed quarks. We write these representations
      as
      Quarks: Q ≡

      u
      i
      L
      d
      i
      L
      !
      , ui
      R, di
      R Leptons: L ≡

      ν
      i
      L
      e
      i
      L
      !
      , ei
      R, (2.4)
      with i = 1, 2, 3 the generation index.
      Having briefly described the fermionic sector, we turn to the bosonic sector of
      the SM. It consists of the gauge bosons that mediate the interactions and the Higgs
      boson that gives masses to the particles through a spontaneous symmetry breaking,
      the electroweak symmetry breaking (EWSB) [94–98], which we shall describe in Sec.
      2.1.3. Before the EWSB, these bosons are
      • three Wa
      µ
      (a = 1, 2, 3) weak bosons, associated with the generators of SU(2)L,
      • one neutral Bµ boson, associated with the generator of U(1)Y ,
      • eight gluons Ga
      µ
      (a = 1, . . . , 8), associated with the generators of SU(3)c, and
      • the complex scalar Higgs doublet Φ =
      φ
      +
      φ
      0
      !
      .
      After the EWSB, the EW boson states mix and give the two W± bosons, the neutral
      Z boson and the massless photon γ. From the symmetry breaking, one scalar degree of
      freedom remains which is the famous (neutral) Higgs boson [97–99]. We will return to
      the mixed physical states, after describing the Higgs mechanism for symmetry breaking.
      A complete list of the SM particles (the physical states after EWSB) is shown in Table
      2.1.
      2.1.2 The SM Lagrangian
      The gauge bosons are responsible for the mediation of the interactions and are associated with the generators of the corresponding symmetry. The EW gauge bosons Bµ
      and Wa
      µ
      are associated, respectively, with the generator Y of the U(1)Y and the three
      generators T
      a
      2
      of the SU(2)L. The latter are defined as half of the Pauli matrices τ
      a
      (T
      a
      2 =
      1
      2
      τ
      a
      ) and they obey the algebra

      T
      a
      2
      , Tb
      2

      = iǫabcT
      c
      2
      , (2.5)
      where ǫ
      abc is the fully antisymmetric Levi-Civita tensor. The eight gluons are associated
      with an equal number of generators T
      a
      3
      (Gell-Mann matrices) of SU(3)c and obey the
      Lie algebra

      T
      a
      3
      , Tb
      3

      = if abcT
      c
      3
      , with Tr
      T
      a
      3 T
      b
      3

      =
      1
      2
      δ
      ab
      , (2.6)
      30 Particle Physics
      Name symbol mass charge (|e|) spin
      Leptons
      electron e 0.511 MeV −1 1/2
      electron neutrino νe 0 (<2 eV) 0 1/2
      muon µ 105.7 MeV −1 1/2
      muon neutrino νµ 0 (<2 eV) 0 1/2
      tau τ 1.777 GeV −1 1/2
      tau neutrino ντ 0 (<2 eV) 0 1/2
      Quarks
      up u 2.7
      +0.7
      −0.5 MeV 2/3 1/2
      down d 4.8
      +0.7
      −0.3 MeV −1/3 1/2
      strange s (95 ± 5) MeV −1/3 1/2
      charm c (1.275 ± 0.025) GeV 2/3 1/2
      bottom b (4.18 ± 0.03) GeV −1/3 1/2
      top t (173.5 ± 0.6 ± 0.8) GeV 2/3 1/2
      Bosons
      photon γ 0 (<10−18 eV) 0 (<10−35) 1
      W boson W± (80.385 ± 0.015) GeV ±1 1
      Z boson Z (91.1876 ± 0.0021) GeV 0 1
      gluon g 0 (.O(1) MeV) 0 1
      Higgs H
      (125.3 ± 0.4 ± 0.5) GeV
      0 0
      (126.0 ± 0.4 ± 0.4) GeV
      Table 2.1: The particle content of the SM. All values are those given in [100], except of
      the Higgs mass that is taken from [92, 93] (up and down row, respectively), assuming
      that the observed excess corresponds to the SM Higgs. The u, d and s quark masses
      are estimates of so-called “current-quark masses” in a mass-independent subtraction
      scheme as MS at a scale ∼ 2 GeV. The c and b quark masses are the running masses
      in the MS scheme. The values in the parenthesis are the current experimental limits.
      with f
      abc the structure constants of the group.
      Using the structure constants of the corresponding groups, we define the field
      strengths for the gauge bosons as
      Bµν ≡ ∂µBν − ∂νBµ, (2.7a)
      Wµν ≡ ∂µWa
      ν − ∂νWa
      µ + g2ǫ
      abcWb
      µWc
      ν
      (2.7b)
      and
      G
      a
      µν ≡ ∂µG
      a
      ν − ∂νG
      a
      µ + g3f
      abcG
      b
      µG
      c
      ν
      . (2.7c)
      2.1.2 The SM Lagrangian 31
      We use the notation g1, g2 and g3 for the coupling constants of U(1)Y , SU(2)L and
      SU(3)c, respectively. As in any Yang-Mills theory, the non-abelian gauge groups lead
      to self-interactions, which is not the case for the abelian U(1)Y group.
      Before we finally write the full Lagrangian, we have to introduce the covariant
      derivative for fermions, which in a general form can be written as
      DµΨ =
      ∂µ − ig1
      1
      2
      Y Bµ − ig2T
      a
      2 Wa
      µ − ig3T
      a
      3 G
      a
      µ

      Ψ. (2.8)
      This form has to be understood as that, depending on Ψ, only the relevant terms
      apply, hence for SU(2)L singlet leptons only the two first terms inside the parenthesis
      are relevant, for doublet leptons the three first terms and for the corresponding quark
      singlets and doublets the last term also participates. We also have to notice that in
      order to retain the gauge symmetry, mass terms are forbidden in the Lagrangian. For
      example, the mass term mψψ¯ = m

      ψ¯
      LψR + ψ¯
      RψL

      (with ψ¯ ≡ ψ
      †γ
      0
      ) is not invariant
      under SU(2)L. This paradox is solved by the introduction of the Higgs scalar field
      (see next subsection). The SM Lagrangian can be now written2
      , split for simplicity in
      three parts, each describing the gauge bosons, the fermions and the scalar sector,
      LSM = Lgauge + Lfermion + Lscalar, (2.9)
      with
      Lgauge = −
      1
      4
      G
      a
      µνG
      µν
      a −
      1
      4
      Wa
      µνWµν
      a −
      1
      4
      BµνB
      µν
      , (2.10a)
      Lfermion = iL¯Dµγ
      µL + ie¯RDµγµeR
      + iQ¯Dµγ
      µQ + iu¯RDµγ
      µuR + i
      ¯dRDµγ
      µ
      dR

      heL¯ΦeR + hdQ¯ΦdR + huQ¯ΦeuR + h.c.

      (2.10b)
      and
      Lscalar = (DµΦ)†
      (DµΦ) − V (Φ†Φ), (2.10c)
      where
      V (Φ†Φ) = µ

      †Φ + λ

      Φ
      †Φ
      2
      (2.11)
      is the scalar Higgs potential. Φ is the conjugate of Φ, related to the charge conjugate e
      by Φ =e iτ2Φ

      , with τi the Pauli matrices. The covariant derivative acting on the Higgs
      scalar field gives
      DµΦ =
      ∂µ − ig1
      1
      2
      Y Bµ − ig2T
      a
      2 Wa
      µ

      Φ. (2.12)
      Before we proceed to the description of the Higgs mechanism, a last comment concerning the SM Lagrangian is in order. If we restore the generation indices, we see that
      2For simplicity, from now on we are going to omit the generations indice
      32 Particle Physics
      the Yukawa couplings h are 3 × 3, in general complex, matrices. As any complex matrix, they can be diagonalized with the help of two unitary matrices VL and VR, which
      are related by VR = U
      †VL with U again a unitary matrix. The diagonalization in the
      quark sector to the mass eigenstates induces a mixing among the flavors (generations),
      described by the Cabibbo–Kobayashi–Maskawa (CKM) matrix [101, 102]. The CKM
      matrix is defined by
      VCKM ≡ V
      u
      L

      V
      d
      L

      , (2.13)
      where V
      u
      L
      , V
      d
      L
      are the unitary matrices that diagonalize the Yukawa couplings Hu
      , Hd
      ,
      respectively. This product of the two matrices appears in the charged current when it
      is expressed in terms of the observable mass eigenstates.
      2.1.3 Mass generation through the Higgs mechanism
      We will start by examining the scalar potential (2.11). The vacuum expectation value
      (vev) of the Higgs field hΦi ≡ h0|Φ|0i is given by the minimum of the potential. For
      µ
      2 > 0, the potential is always non-negative and Φ has a zero vev. The hypothesis of
      the Higgs mechanism is that µ
      2 < 0. In this case, the field Φ will acquire a vev
      hΦi =
      1
      2

      0
      v
      !
      with v =
      r

      µ2
      λ
      . (2.14)
      Since the charged component of Φ still has a zero vev, the U(1)Q symmetry of quantum
      electrodynamics (QED) remains unbroken.
      We expand the field Φ around the minima v in terms of real fields, and at leading
      order we have
      Φ(x) =
      θ2(x) + iθ1(x)

      1
      2
      (v + H(x)) − iθ3(x)
      !
      =
      1

      2
      e
      iθa(x)τ
      a

      0
      v + H(x)
      !
      . (2.15)
      We can eliminate the unphysical degrees of freedom θa, using the fact that the theory
      remains gauge invariant. Therefore, we perform the following SU(2)L gauge transformation on Φ (unitary gauge)
      Φ(x) → e
      −iθa(x)τ
      a
      Φ(x), (2.16)
      so that
      Φ(x) = 1

      2

      0
      v + H(x)
      !
      . (2.17)
      We are going to use the following definitions for the gauge fields

      µ ≡
      1
      2

      W1
      µ ∓ iW2
      µ

      , (2.18a)
      Zµ ≡
      1
      p
      g
      2
      1 + g
      2
      2

      g2W3
      µ − g1Bµ

      , (2.18b)
      Aµ ≡
      1
      p
      g
      2
      1 + g
      2
      2

      g1W3
      µ + g2Bµ

      , (2.1
      2.2 Limits of the SM and the emergence of supersymmetry 33
      Then, the kinetic term for Φ (see Eq. (2.10c)) can be written in the unitary gauge as
      (DµΦ)†
      (D
      µΦ) = 1
      2
      (∂µH)
      2 + M2
      W W+
      µ W−µ +
      1
      2
      M2
      ZZµZ
      µ
      , (2.19)
      with
      MW ≡
      1
      2
      g2v and MZ ≡
      1
      2
      q
      g
      2
      1 + g
      2
      2
      v. (2.20)
      We see that the definitions (2.18) correspond to the physical states of the gauge bosons
      that have acquired masses due to the non-zero Higgs vev, given by (2.20). The photon
      has remained massless, which reflects the fact that after the spontaneous breakdown of
      SU(2)L × U(1)Y the U(1)Q remained unbroken. Among the initial degrees of freedom
      of the complex scalar field Φ, three were absorbed by W± and Z and one remained as
      the neutral Higgs particle with squared mass
      m2
      H = 2λv2
      . (2.21)
      We note that λ should be positive so that the scalar potential (2.11) is bounded from
      below.
      Fermions also acquire masses due to the Higgs mechanism. The Yukawa terms in
      the fermionic part (2.10b) of the SM Lagrangian are written, after expanding around
      the vev in the unitary gauge,
      LY = −
      1

      2
      hee¯L(v + H)eR −
      1

      2
      hd
      ¯dL(v + H)dR −
      1

      2
      huu¯L(v + H)uR + h.c. . (2.22)
      Therefore, we can identify the masses of the fermions as
      me
      i =
      h
      i
      e
      v

      2
      , md
      i =
      h
      i
      d
      v

      2
      , mui =
      h
      i
      u
      v

      2
      , (2.23)
      where we have written explicitly the generation indices.
      2.2 Limits of the SM and the emergence of supersymmetry
      2.2.1 General discussion of the SM problems
      The SM has been proven extremely successful and has been tested in high precision
      in many different experiments. It has predicted many new particles before their final
      discovery and also explained how the particles gain their masses. Its last triumph was
      of course the discovery of a boson that seems to be very similar to the Higgs boson of
      the SM. However, it is generally accepted that the SM cannot be the ultimate theory. It
      is not only observed phenomena that the SM does not explain; SM also faces important
      theoretical issues.
      The most prominent among the inconsistencies of the SM with observations is the
      oscillations among neutrinos of different generations. In order for the oscillations to
      34 Particle Physics
      φ φ
      k
      Figure 2.1: The scalar one-loop diagram giving rise to quadratic divergences.
      occur, neutrinos should have non-zero masses. However, minimal modifications of the
      SM are able to fit with the data of neutrino physics. Another issue that a more complete theory has to face is the matter asymmetry, the observed dominance of matter
      over antimatter in the Universe. In addition, in order to comply with the standard
      cosmological model, it has to provide the appropriate particle(s) that drove the inflation. Last, but not least, we saw that in order to explain the DM that dominates the
      Universe, a massive, stable weakly interacting particle must exist. Such a particle is
      not present in the SM.
      On the other hand, the SM also suffers from a theoretical perspective. For example,
      the SM counts 19 free parameters; one expects that a fundamental theory would have
      a much smaller number of free parameters. Simple modifications of the SM have been
      proposed relating some of these parameters. Grand unified theories (GUTs) unify
      the gauge couplings at a high scale ∼ 1016 GeV. However, this unification is only
      approximate unless the GUT is embedded in a supersymmetric framework. Another
      serious problem of the SM is that of naturalness. This will be the topic of the following
      subsection.
      2.2.2 The naturalness problem of the SM
      The presence of fundamental scalar fields, like the Higgs, gives rise to quadratic divergences. The diagram of Fig. 2.1 contributes to the squared mass of the scalar
      δm2 = λ
      Z Λ
      d
      4k
      (2π)
      4
      k
      −2
      . (2.24)
      This contribution is approximated by δm2 ∼ λΛ
      2/(16π
      2
      ), quadratic in a cut-off Λ,
      which should be finite. For the case of the Higgs scalar field, one has to include its
      couplings to the gauge fields and the top quark3
      . Therefore,
      δm2
      H =
      3Λ2

      2v
      2

      4m2
      t − 2M2
      W − M2
      Z − m2
      H

      + O(ln Λ
      µ
      )

      , (2.25)
      where we have used Eq. (2.21) and m2
      H ≡ m2
      0 + δm2
      H.
      3Since the contribution to the squared mass correction are quadratic in the Yukawa couplings (or
      quark masses), the lighter quarks can be neglected
      2.2.3 A way out 35
      Taking Λ as a fundamental scale Λ ∼ MP l ∼ 1019 GeV we have
      m2
      0 = m2
      H −
      3Λ2

      2v
      2

      4m2
      t − 2M2
      W − M2
      Z − m2
      H

      (2.26)
      and we can see that m2
      0 has to be adjusted to a precision of about 30 orders of magnitude
      in order to achieve an EW scale Higgs mass. This is considered as an intolerable finetuning, which is against the general belief that the observable properties of a theory
      have to be stable under small variations of the fundamental (bare) parameters. It is
      exactly the above behavior that is considered as unnatural. Although the SM could
      be self-consistent without imposing a large scale, grand unification of the parameters
      introduce a hierarchy problem between the different scales.
      A more strict definition of naturalness comes from ’t Hooft [103], which we rewrite
      here:
      At an energy scale µ, a physical parameter or set of physical parameters
      αi(µ) is allowed to be very small only if the replacement αi(µ) = 0 would
      increase the symmetry of the system.
      Clearly, this is not the case here. Although mH is small compared to the fundamental
      scale Λ, it is not protected by any symmetry and a fine-tuning is necessary.
      2.2.3 A way out
      The naturalness in the ’t Hooft sense is inspired by quantum electrodynamics, which is
      the archetype for a natural theory. For example, the corrections to the electron mass
      me are themselves proportional to me, with a dimensionless proportionality factor that
      behaves like ∼ ln Λ. In general, fermion masses are protected by the chiral symmetry; small values (compared to the fundamental scale) of these masses enhances the
      symmetry.
      If a new symmetry exists in nature, relating fermion fields to scalar fields, then each
      scalar mass would be related somehow to the corresponding fermion mass. Therefore,
      the scalar mass itself can be naturally small compared to Λ, since this would mean
      that the fermion mass is small, which enhances the chiral symmetry. Such a symmetry,
      relating bosons to fermions and vice versa, is known as supersymmetry [104, 105].
      Actually, as we will see later, if this new symmetry remains unbroken, the masses of
      the conjugate bosons and fermions would have to be equal.
      In order to make the above statement more concrete, we consider a toy model with
      two additional complex scalar fields feL and feR. We will discuss only the quadratic
      divergences that come from corrections to the Higgs mass due to a fermion. The
      generalization for the contributions from the gauge bosons or the self-interaction is
      straightforward. The interactions in this toy model of the new scalar fields with the
      Higgs are described by the Lagrangian
      Lfefφe = λfe|φ|
      2

      |feL|
      2 + |feR|
      2

      . (2.27
      36 Particle Physics
      It can be easily checked that the quadratic divergence coming from a fermion at one
      loop is exactly canceled, as long as the new quartic coupling λfe obeys the relation
      λfe = −λ
      2
      f
      (λf is the Yukawa coupling for the fermion f).
      2.3 A brief summary of Supersymmetry
      Supersymmetry (SUSY) is a symmetry relating fermions and bosons. The supersymmetry transformation should turn a boson state into a fermion state and vice versa. If
      Q is the operator that generates such transformations, then
      Q |bosoni = |fermioni Q |fermioni = |bosoni. (2.28)
      Due to commutation and anticommutation rules of bosons and fermions, Q has to
      be an anticommuting spinor operator, carrying spin angular momentum 1/2. Since
      spinors are complex objects, the hermitian conjugate Q†
      is also a symmetry operator4
      .
      There is a no-go theorem, the Coleman-Mandula theorem [106], that restricts the
      conserved charges which transform as tensors under the Lorentz group to the generators
      of translations Pµ and the generators of Lorentz transformations Mµν. Although this
      theorem can be evaded in the case of supersymmetry due to the anticommutation
      properties of Q, Q†
      [107], it restricts the underlying algebra of supersymmetry [108].
      Therefore, the basic supersymmetric algebra can be written as5
      {Q, Q†
      } = P
      µ
      , (2.29a)
      {Q, Q} = {Q

      , Q†
      } = 0, (2.29b)
      [P
      µ
      , Q] = [P
      µ
      , Q] = 0. (2.29c)
      In the following, we summarize the basic conclusions derived from this algebra.
      • The single-particle states of a supersymmetric theory fall into irreducible representations of the SUSY algebra, called supermultiplets. A supermultiplet contains
      both fermion and boson states, called superpartners.
      • Superpartners must have equal masses: Consider |Ωi and |Ω

      i as the superpartners, |Ω

      i should be proportional to some combination of the Q and Q† operators
      acting on |Ωi, up to a space-time translation or rotation. Since −P
      2
      commutes
      with Q, Q† and all space-time translation and rotation operators, |Ωi, |Ω

      i will
      have equal eigenvalues of −P
      2 and thus equal masses.
      • Superpartners must be in the same representation of gauge groups, since Q, Q†
      commute with the generators of gauge transformations. This means that they
      have equal charges, weak isospin and color degrees of freedom.
      4We will confine ourselves to the phenomenologically more interesting case of N = 1 supersymmetry, with N referring to the number of distinct copies of Q, Q†
      .
      5We present a simplified version, omitting spinor indices in Q and Q†
      .
      2.3 A brief summary of Supersymmetry 37
      • Each supermultiplet contains an equal number of fermion and boson degrees of
      freedom (nF and nB, respectively): Consider the operator (−1)2s
      , with s the spin
      angular momentum, and the states |ii that have the same eigenvalue p
      µ of P
      µ
      .
      Then, using the SUSY algebra (2.29) and the completeness relation P
      i
      |ii hi| =
      1, we have P
      i
      hi|(−1)2sP
      µ
      |ii = 0. On the other hand, P
      i
      hi|(−1)2sP
      µ
      |ii =
      p
      µTr [(−1)2s
      ] ∝ nB − nF . Therefore, nF = nB.
      As addendum to the last point, we see that two kind of supermultiplets are possible
      (neglecting gravity):
      • A chiral (or matter or scalar ) supermultiplet, which consists of a single Weyl
      fermion (with two spin helicity states, nF = 2) and two real scalars (each with
      nB = 1), which can be replaced by a single complex scalar field.
      • A gauge (or vector ) supermultiplet, which consists of a massless spin 1 boson
      (two helicity states, nB = 2) and a massless spin 1/2 fermion (nF = 2).
      Other combinations either are reduced to combinations of the above supermultiplets
      or lead to non-renormalizable interactions.
      It is possible to study supersymmetry in a geometric approach, using a space-time
      manifold extended by four fermionic (Grassmann) coordinates. This manifold is called
      superspace. The fields, in turn, expressed in terms of the extended set of coordinates
      are called superfields. We are not going to discuss the technical details of this topic
      (the interested reader may refer to the rich bibliography, for example [109–111]).
      However, it is important to mention a very useful function of the superfields, the
      superpotential. A generic form of a (renormalizable) superpotential in terms of the
      superfields Φ is the following b
      W =
      1
      2
      MijΦbiΦbj +
      1
      6
      y
      ijkΦbiΦbjΦbk. (2.30)
      The Lagrangian density can always be written according to the superpotential. The
      superpotential has also to fulfill some requirements. In order for the Lagrangian to
      be supersymmetric invariant, W has to be holomorphic in the complex scalar fields
      (it does not involve hermitian conjugates Φb† of the superfields). Conventionally, W
      involves only left chiral superfields. Instead of the SU(2)L singlet right chiral fermion
      fields, one can use their left chiral charge conjugates.
      As we mentioned before, the members of a supermultiplet have equal masses. This
      contradicts our experience, since the partners of the light SM particles would have been
      detected long time ago. Hence, the supersymmetry should be broken at a large energy
      scale. The common approach is that SUSY is broken in a hidden sector, very weakly
      coupled to the visible sector. Then, one has to explain how the SUSY breaking mediated to the visible sector. The two most popular scenarios are the gravity mediation
      scenario [112–114] and the Gauge-Mediated SUSY Breaking (GSMB) [113, 115–117],
      where the mediation occurs through gauge interactions.
      There are two approaches with which one can address the SUSY breaking. In the
      first approach, one refers to a GUT unification and determines the supersymmetric
      38 Particle Physics
      breaking parameters at low energies through the renormalization group equations.
      This approach results in a small number of free parameters. In the second approach,
      the starting point is the low energy scale. In this case, the SUSY breaking has to be
      parametrized by the addition of breaking terms to the low energy Lagrangian. This
      results in a larger set of free parameters. These terms should not reintroduce quadratic
      divergences to the scalar masses, since the cancellation of these divergences was the
      main motivation for SUSY. Then, one talks about soft breaking terms.
      2.4 The Minimal Supersymmetric Standard Model
      One can construct a supersymmetric version of the standard model with a minimal
      content of particles. This model is known as the Minimal Supersymmetric Standard
      Model (MSSM). In a SUSY extension of the SM, each of the SM particles is either in a
      chiral or in a gauge supermultiplet, and should have a superpartner with spin differing
      by 1/2.
      The spin-0 partners of quarks and leptons are called squarks and sleptons, respectively (or collectively sfermions), and they have to reside in chiral supermultiplets.
      The left- and right-handed components of fermions are distinct 2-component Weyl
      fermions with different gauge transformations in the SM, so that each must have its
      own complex scalar superpartner. The gauge bosons of the SM reside in gauge supermultiplets, along with their spin-1/2 superpartners, which are called gauginos. Every
      gaugino field, like its gauge boson partner, transforms as the adjoint representation of
      the corresponding gauge group. They have left- and right-handed components which
      are charge conjugates of each other: (λeL)
      c = λeR.
      The Higgs boson, since it is a spin-0 particle, should reside in a chiral supermultiplet. However, we saw (in the fermionic part of the SM Lagrangian, Eq. (2.10b))
      that the Y = 1/2 Higgs in the SM can give mass to both up- and down-type quarks,
      only if the conjugate Higgs field with Y = −1/2 is involved. Since in the superpotential there are no conjugate fields, two Higgs doublets have to be introduced. Each
      Higgs supermultiplet would have hypercharge Y = +1/2 or Y = −1/2. The Higgs
      with the negative hypercharge gives mass to the down-type fermions and it is called
      down-type Higgs (Hd, or H1 in the SLHA convention [118]) and the other one gives
      mass to up-type fermions and it is called up-type Higgs (Hu, or H2).
      The MSSM respects a discrete Z2 symmetry, the R-parity. If one writes the most
      general terms in the supersymmetric Lagrangian (still gauge-invariant and holomorphic), some of them would lead to non-observed processes. The most obvious constraint
      comes from the non-observed proton decay, which arises from a term that violates both
      lepton and baryon numbers (L and B, respectively) by one unit. In order to avoid these
      terms, R-parity, a multiplicative conserved quantum number, is introduced, defined as
      PR = (−1)3(B−L)+2s
      , (2.31)
      with s the spin of the particle.
      The R even particles are the SM particles, whereas the R odd are the new particles
      introduced by the MSSM and are called supersymmetric particles. Due to R-parity,
      2.4 The Minimal Supersymmetric Standard Model 39
      if it is exactly conserved, there can be no mixing among odd and even particles and,
      additionally, each interaction vertex in the theory can only involve an even number of
      supersymmetric particles. The phenomenological consequences are quite important.
      First, the lightest among the odd-parity particles is stable. This particle is known
      as the lightest supersymmetric particle (LSP). Second, in collider experiments, supersymmetric particles can only be produced in pairs. The first of these consequences
      was a breakthrough for the incorporation of DM into a general theory. If the LSP is
      electrically neutral, it interacts only weakly and it consists an attractive candidate for
      DM.
      We are not going to enter further into the details of the MSSM6
      . Although MSSM
      offers a possible DM candidate, there is a strong theoretical reason to move from the
      minimal model. This reason is the so-called µ-problem of the MSSM, with which we
      begin the discussion of the next chapter, where we shall describe more thoroughly the
      Next-to-Minimal Supersymmetric Standard Model.
      6We refer to [110] for an excellent and detailed description of MSSM.
      40 Particle Physics
      Part II
      Dark Matter in the
      Next-to-Minimal Supersymmetric
      Standard Model

      CHAPTER 3
      THE NEXT-TO-MINIMAL
      SUPERSYMMETRIC STANDARD
      MODEL
      The Next-to-Minimal Supersymmetric Standard Model (NMSSM) is an extension of
      the MSSM by a chiral, SU(2)L singlet superfield Sb (see [119, 120] for reviews). The
      introduction of this field solves the µ-problem1
      from which the MSSM suffers, but
      also leads to a different phenomenology from that of the minimal model. The scalar
      component of the additional field mixes with the scalar Higgs doublets, leading to three
      CP-even mass eigenstates and two CP-odd eigenstates (as in the MSSM a doublet-like
      pair of charged Higgs also exists). On the other hand, the fermionic component of the
      singlet (singlino) mixes with gauginos and higgsinos, forming five neutral states, the
      neutralinos.
      Concerning the CP-even sector, a new possibility opens. The lightest Higgs mass
      eigenstate may have evaded the detection due to a sizeable singlet component. Besides,
      the SM-like Higgs is naturally heavier than in the MSSM [123–126]. Therefore, a SMlike Higgs mass ∼ 125 GeV is much easier to explain [127–141]. The singlet component
      of the CP-odd Higgs also allows for a potentially very light pseudoscalar with suppressed couplings to SM particles, with various consequences, especially on low energy
      observables (for example, [142–145]). The singlino component of the neutralino may
      also play an important role for both collider phenomenology and DM. This is the case
      when the neutralino is the LSP and the lightest neutralino has a significant singlino
      component.
      We start the discussion about the NMSSM by describing the µ-problem and how
      this is solved in the context of the NMSSM. In Sec. 3.2 we introduce the NMSSM
      Lagrangian and we write the mass matrices of the Higgs sector particles and the su1However, historically, the introduction of a singlet field preceded the µ-problem, e.g. [104, 105,
      121, 122].
      44 The Next-to-Minimal Supersymmetric Standard Model
      persymmetric particles, at tree level. We continue by examining, in Sec. 3.3, the DM
      candidates in the NMSSM and particularly the neutralino. The processes which determine the neutralino relic density are described in Sec. 3.4. The detection possibilities
      of a potential NMSSM neutralino as DM are discussed in (Sec. 3.5). We close this
      chapter (Sec. 3.6) by examining possible ways to include non-zero neutrino masses and
      the additional DM candidates that are introduced.
      3.1 Motivation – The µ-problem of the MSSM
      As we saw, the minimal extension of the SM, the MSSM, contains two Higgs SU(2)L
      doublets Hu and Hd. The Lagrangian of the MSSM should contain a supersymmetric
      mass term, µHuHd, for these two doublets. There are several reasons, which we will
      subsequently review, that require the existence of such a term. On the other hand,
      the fact that |µ| cannot be very large, actually it should be of the order of the EW
      scale, brings back the problem of naturalness. A parameter of the model should be
      much smaller than the “natural” scale (the GUT or the Planck scale) before the EW
      symmetry breaking. This leads to the so-called µ-problem of the MSSM [146].
      The reasons that such a term should exist in the Lagrangian of the MSSM are
      mainly phenomenological. The doublets Hu and Hd are components of chiral superfields that also contain fermionic SU(2)L doublets. Their electrically charged components mix with the superpartners of the W± bosons, forming two charged Dirac
      fermions, the charginos. The unsuccessful searches for charginos in LEP have excluded
      charginos with masses almost up to its kinetic limit (∼ 104 GeV) [147]. Since the µ term
      determines the mass of the charginos, µ cannot be zero and actually |µ| >∼ 100 GeV,
      independently of the other free parameters of the model. Moreover, µ = 0 would result
      in a Peccei-Quinn symmetry of the Higgs sector and an undesirable massless axion.
      Finally, there is one more reason for µ 6= 0 related to the mass generation by the Higgs
      mechanism. The term µHuHd will be accompanied by a soft SUSY breaking term
      BµHuHd. This term is necessary so that both neutral components of Hu and Hd are
      non-vanishing at the minimum of the potential.
      The Higgs mechanism also requires that µ is not too large. In order to generate
      the EW symmetry breaking, the Higgs potential has to be unstable at its origin Hu =
      Hd = 0. Soft SUSY breaking terms for Hu and Hd of the order of the SUSY breaking
      scale generate such an instability. However, the µ induced squared masses for Hu,
      Hd are always positive and would destroy the instability in case they dominate the
      negative soft mass terms.
      The NMSSM is able to solve the µ-problem by dynamically generating the mass
      µ. This is achieved by the introduction of an SU(2)L singlet scalar field S. When S
      acquires a vev, a mass term for the Hu and Hd emerges with an effective mass µeff of
      the correct order, as long as the vev is of the order of the SUSY breaking scale. This
      can be obtained in a more “natural” way through the soft SUSY breaking terms.
      3.2 The NMSSM Lagrangian 45
      3.2 The NMSSM Lagrangian
      All the necessary information for the Lagrangian of the NMSSM can be extracted from
      the superpotential and the soft SUSY breaking Lagrangian, containing the soft gaugino and scalar masses, and the trilinear couplings. We begin with the superpotential,
      writing all the interactions of the NMSSM superfields, which include the MSSM superfields and the additional gauge singlet chiral superfield2 Sb. Hence, the superpotential
      reads
      W = λSbHbu · Hbd +
      1
      3
      κSb3
      + huQb · HbuUbc
      R + hdHbd · QbDbc
      R + heHbd · LbEbc
      R.
      (3.1)
      The couplings to quarks and leptons have to be understood as 3 × 3 matrices and the
      quark and lepton fields as vectors in the flavor space. The SU(2)L doublet superfields
      are given (as in the MSSM) by
      Qb =

      UbL
      DbL
      !
      , Lb =

      νb
      EbL
      !
      , Hbu =

      Hb +
      u
      Hb0
      u
      !
      , Hbd =

      Hb0
      d
      Hb −
      d
      !
      (3.2)
      and the product of two doublets is given by, for example, Qb · Hbu = UbLHb0
      u − Hb +
      u DbL.
      An important fact to note is that the superpotential given by (3.1) does not include all possible renormalizable couplings (which respect R-parity). The most general
      superpotential would also include the terms
      W ⊃ µHbu · Hbd +
      1
      2
      µ
      ′Sb2 + ξF s, b (3.3)
      with the first two terms corresponding to supersymmetric masses and the third one,
      with ξF of dimension mass2
      , to a tadpole term. However, the above dimensionful
      parameters µ, µ
      ′ and ξF should be of the order of the SUSY breaking scale, a fact
      that contradicts the motivation behind the NMSSM. Here, we omit these terms and
      we will work with the scale invariant superpotential (3.1). The Lagrangian of a scale
      invariant superpotential possesses an accidental Z3 symmetry, which corresponds to a
      multiplication of all the components of all chiral fields by a phase ei2π/3
      .
      The corresponding soft SUSY breaking masses and couplings are
      −Lsof t = m2
      Hu
      |Hu|
      2 + m2
      Hd
      |Hd|
      2 + m2
      S
      |S|
      2
      + m2
      Q|Q|
      2 + m2
      D|DR|
      2 + m2
      U
      |UR|
      2 + m2
      L
      |L|
      2 + m2
      E|ER|
      2
      +

      huAuQ · HuU
      c
      R − hdAdQ · HdD
      c
      R − heAeL · HdE
      c
      R
      +λAλHu · HdS +
      1
      3
      κAκS
      3 + h.c.

      +
      1
      2
      M1λ1λ1 +
      1
      2
      M2λ
      i

      i
      2 +
      1
      2
      M3λ
      a

      a
      3
      ,
      (3.4)
      2Here, the hatted capital letters denote chiral superfields, whereas the corresponding unhatted
      ones indicate their complex scalar components.
      46 The Next-to-Minimal Supersymmetric Standard Model
      where we have also included the soft breaking masses for the gauginos. λ1 is the U(1)Y
      gaugino (bino), λ
      i
      2 with i = 1, 2, 3 is the SU(2)L gaugino (winos) and, finally, the λ
      a
      3
      with a = 1, . . . , 8 denotes the SU(3)c gaugino (gluinos).
      The scalar potential, expressed by the so-called D and F terms, can be written
      explicitly using the general formula
      V =
      1
      2

      D
      aD
      a + D
      ′2

      + F

      i Fi
      , (3.5)
      where
      D
      a = g2Φ

      i T
      a
      ijΦj (3.6a)
      D
      ′ =
      1
      2
      g1YiΦ

      i Φi (3.6b)
      Fi =
      ∂W
      ∂Φi
      . (3.6c)
      We remind that T
      a are the SU(2)L generators and Yi the hypercharge of the scalar
      field Φi
      . The Yukawa interactions and fermion mass terms are given by the general
      Lagrangian
      LY ukawa = −
      1
      2

      2W
      ∂Φi∂Φj
      ψiψj + h.c.
      , (3.7)
      using the superpotential (3.1). The two-component spinor ψi
      is the superpartner of
      the scalar Φi
      .
      3.2.1 Higgs sector
      Using the general form of the scalar potential, the following Higgs potential is derived
      VHiggs =

      λ

      H
      +
      u H

      d − H
      0
      uH
      0
      d

      + κS2

      2
      +

      m2
      Hu + |λS|
      2

      H
      0
      u

      2
      +

      H
      +
      u

      2

      +

      m2
      Hd + |λS|
      2

      H
      0
      d

      2
      +

      H

      d

      2

      +
      1
      8

      g
      2
      1 + g
      2
      2

      H
      0
      u

      2
      +

      H
      +
      u

      2

      H
      0
      d

      2

      H

      d

      2
      2
      +
      1
      2
      g
      2
      2

      H
      +
      u H
      0
      d

      + H
      0
      uH

      d

      2
      + m2
      S
      |S|
      2 +

      λAλ

      H
      +
      u H

      d − H
      0
      uH
      0
      d

      S +
      1
      3
      κAκS
      3 + h.c.

      .
      (3.8)
      The neutral physical Higgs states are defined through the relations
      H
      0
      u = vu +
      1

      2
      (HuR + iHuI ), H0
      d = vd +
      1

      2
      (HdR + iHdI ),
      S = s +
      1

      2
      (SR + iSI ),
      3.2.1 Higgs sector 47
      where vu, vd and s are, respectively, the real vevs of Hu, Hd and S, which have to be
      obtained from the minima of the scalar potential (3.8), after expanding the fields using
      Eq. (3.9). We notice that when S acquires a vev, a term µeffHbu · Hbd appears in the
      superpotential, with
      µeff = λs, (3.10)
      solving the µ-problem.
      Therefore, the Higgs sector of the NMSSM is characterized by the seven parameters
      λ, κ, m2
      Hu
      , m2
      Hd
      , m2
      S
      , Aλ and Aκ. One can express the three soft masses by the three
      vevs using the minimization equations of the Higgs potential (3.8), which are given by
      vu

      m2
      Hu + µ
      2
      eff + λ
      2
      v
      2
      d +
      1
      2
      g
      2

      v
      2
      u − v
      2
      d

      − vdµeff(Aλ + κs) = 0
      vd

      m2
      Hd + µ
      2
      eff + λ
      2
      v
      2
      u +
      1
      2
      g
      2

      v
      2
      d − v
      2
      u

      − vuµeff(Aλ + κs) = 0
      s

      m2
      S + κAκs + 2κ

      2 + λ
      2

      v
      2
      u + v
      2
      d

      − 2λκvuvd

      − λAλvuvd = 0,
      (3.11)
      where we have defined
      g
      2 ≡
      1
      2

      g
      2
      1 + g
      2
      2

      . (3.12)
      One can also define the β angle by
      tan β =
      vu
      vd
      . (3.13)
      The Z boson mass is given by MZ = gv with v
      2 = v
      2
      u + v
      2
      d ≃ (174 GeV)2
      . Hence, with
      MZ given, the set of parameters that describes the Higgs sector of the NMSSM can be
      chosen to be the following
      λ, κ, Aλ, Aκ, tan b and µeff. (3.14)
      CP-even Higgs masses
      One can obtain the Higgs mass matrices at tree level by expanding the Higgs potential
      (3.8) around the vevs, using Eq. (3.9). We begin by writing3
      the squared mass matrix
      M2
      S
      of the scalar Higgses in the basis (HdR, HuR, SR):
      M2
      S =

      
      g
      2
      v
      2
      d + µ tan βBeff (2λ
      2 − g
      2
      ) vuvd − µBeff 2λµvd − λ (Aλ + 2κs) vu
      g
      2
      v
      2
      u +
      µ
      tan βBeff 2λµvu − λ (Aλ + 2κs) vd
      λAλ
      vuvd
      s + κAκs + (2κs)
      2

       ,
      (3.15)
      where we have defined Beff ≡ Aλ + κs (it plays the role of the B parameter of the
      MSSM).
      3For economy of space, we omit in this expression the subscript from µ
      48 The Next-to-Minimal Supersymmetric Standard Model
      Although an analytical diagonalization of the above 3 × 3 mass matrix is lengthy,
      there is a crucial conclusion that comes from the approximate diagonalization of the
      upper 2 × 2 submatrix. If it is rotated by an angle β, one of its diagonal elements
      is M2
      Z
      (cos2 2β +
      λ
      2
      g
      2 sin2
      2β) which is an upper bound for its lightest eigenvalue. The
      first term is the same one as in the MSSM. The conclusion is that in the NMSSM
      the lightest CP-even Higgs can be heavier than the corresponding of the MSSM, as
      long as λ is large and tan β relatively small. Therefore, it is much easier to explain
      the observed mass of the SM-like Higgs. However, λ is bounded from above in order
      to avoid the appearance of the Landau pole below the GUT scale. Depending on the
      other free parameters, λ should obey λ <∼ 0.7.
      CP-odd Higgs masses
      For the pseudoscalar case, the squared mass matrix in the basis (HdI , HuI , SI ) is
      M2
      P =

      
      µeff (Aλ + κs) tan β µeff (Aλ + κs) λvu (Aλ − 2κs)
      µeff
      tan β
      (Aλ + κs) λvd (Aλ − 2κs)
      λ (Aλ + 4κs)
      vuvd
      s − 3κAκs

       . (3.16)
      One eigenstate of this matrix corresponds to an unphysical massless Goldstone
      boson G. In order to drop the Goldstone boson, we write the matrix in the basis
      (A, G, SI ) by rotating the upper 2 × 2 submatrix by an angle β. After dropping the
      massless mode, the 2 × 2 squared mass matrix turns out to be
      M2
      P =
      2µeff
      sin 2β
      (Aλ + κs) λ (Aλ − 2κs) v
      λ (Aλ + 4κs)
      vuvd
      s − 3Aκs
      !
      . (3.17)
      Charged Higgs mass
      The charged Higgs squared mass matrix is given, in the basis (H+
      u
      , H−
      d

      ), by
      M2
      ± =

      µeff (Aλ + κs) + vuvd

      1
      2
      g
      2
      2 − λ

      cot β 1
      1 tan β
      !
      , (3.18)
      which contains one Goldstone boson and one physical mass eigenstate H± with eigenvalue
      m2
      ± =
      2µeff
      sin 2β
      (Aλ + κs) + v
      2

      1
      2
      g
      2
      2 − λ

      . (3.19)
      3.2.2 Sfermion sector
      The mass matrix for the up-type squarks is given in the basis (ueR, ueL) by
      Mu =

      m2
      u + h
      2
      u
      v
      2
      u −
      1
      3
      (v
      2
      u − v
      2
      d
      ) g
      2
      1 hu (Auvu − µeffvd)
      hu (Auvu − µeffvd) m2
      Q + h
      2
      u
      v
      2
      u +
      1
      12 (v
      2
      u − v
      2
      d
      ) (g
      2
      1 − 3g
      2
      2
      )
      !
      , (3.20)
      3.2.3 Gaugino and higgsino sector 49
      whereas for down-type squarks the mass matrix reads in the basis (deR, deL)
      Md =

      m2
      d + h
      2
      d
      v
      2
      d −
      1
      6
      (v
      2
      u − v
      2
      d
      ) g
      2
      1 hd (Advd − µeffvu)
      hd (Advd − µeffvu) m2
      Q + h
      2
      d
      v
      2
      d +
      1
      12 (v
      2
      u − v
      2
      d
      ) (g
      2
      1 − 3g
      2
      2
      )
      !
      . (3.21)
      The off-diagonal terms are proportional to the Yukawa coupling hu for the up-type
      squarks and hd for the down-type ones. Therefore, the two lightest generations remain
      approximately unmixed. For the third generation, the mass matrices are diagonalized
      by a rotation by an angle θT and θB, respectively, for the stop and sbottom. The mass
      eigenstates are, then, given by
      et1 = cos θT
      etL + sin θT
      etR, et2 = cos θT
      etL − sin θT
      etR, (3.22)
      eb1 = cos θB
      ebL + sin θB
      ebR, eb2 = cos θB
      ebL − sin θB
      ebR. (3.23)
      In the slepton sector, for a similar reason, only the left- and right-handed staus are
      mixed and their mass matrix
      Mτ =

      m2
      E3 + h
      2
      τ
      v
      2
      d −
      1
      2
      (v
      2
      u − v
      2
      d
      ) g
      2
      1 hτ (Aτ vd − µeffvu)
      hτ (Aτ vd − µeffvu) m2
      L3 + h
      2
      τ
      v
      2
      d −
      1
      4
      (v
      2
      u − v
      2
      d
      ) (g
      2
      1 − g
      2
      2
      )
      !
      (3.24)
      is diagonalized after a rotation by an angle θτ . Their mass eigenstates are given by
      τe1 = cos θτ τeL + sin θτ τeR, τe2 = cos θτ τeL − sin θτ τeR. (3.25)
      Finally, the sneutrino masses are
      mνe = m2
      L −
      1
      4

      v
      2
      u − v
      2
      d
      g
      2
      1 + g
      2
      2

      . (3.26)
      3.2.3 Gaugino and higgsino sector
      The gauginos λ1 and λ
      3
      2 mix with the neutral higgsinos ψ
      0
      d
      , ψ
      0
      u
      and ψS to form neutral
      particles, the neutralinos. The 5 × 5 mass matrix of the neutralinos is written in the
      basis
      (−iλ1, −iλ3
      2
      , ψ0
      d
      , ψ0
      u
      , ψS) ≡ (B, e W , f He0
      d
      , He0
      u
      , Se) (3.27)
      as
      M0 =

      
      M1 0 − √
      1
      2
      g1vd √
      1
      2
      g1vu 0
      M2 √
      1
      2
      g2vd − √
      1
      2
      g2vu 0
      0 −µeff −λvu
      0 −λvd
      2κs

      
      . (3.28)
      The mass matrix (3.28) is diagonalized by an orthogonal matrix Nij . The mass eigenstates of the neutralinos are usually denoted by χ
      0
      i
      , with i = 1, . . . , 5, with increasing
      masses (i = 1 corresponds to the lightest neutralino). These are given by
      χ
      0
      i = Ni1Be + Ni2Wf + Ni3He0
      d + Ni4He0
      u + Ni5S. e (3.2
      50 The Next-to-Minimal Supersymmetric Standard Model
      We use the convention of a real matrix Nij , so that the physical masses mχ
      0
      i
      are real,
      but not necessarily positive.
      In the charged sector, the SU(2)L charged gauginos λ
      − = √
      1
      2

      1
      2 + iλ2
      2
      ), λ
      + =

      1
      2

      1
      2 − iλ2
      2
      ) mix with the charged higgsinos ψ

      d
      and ψ
      +
      u
      , forming the charginos ψ
      ±:
      ψ
      ± =

      −iλ±
      ψ
      ±
      u
      !
      . (3.30)
      The chargino mass matrix in the basis (ψ
      −, ψ+) is
      M± =

      M2 g2vu
      g2vd µeff !
      . (3.31)
      Since it is not symmetric, the diagonalization requires different rotations of ψ
      − and
      ψ
      +. We denote these rotations by U and V , respectively, so that the mass eigenstates
      are obtained by
      χ
      − = Uψ−, χ+ = V ψ+. (3.32)
      3.3 DM Candidates in the NMSSM
      Let us first review the characteristics that a DM candidate particle should have. First,
      it should be massive in order to account for the missing mass in the galaxies. Second,
      it must be electrically and color neutral. Otherwise, it would have condensed with
      baryonic matter, forming anomalous heavy isotopes. Such isotopes are absent in nature. Finally, it should be stable and interact only weakly, in order to fit the observed
      relic density.
      In the NMSSM there are two possible candidates. Both can be stable particles if
      they are the LSPs of the supersymmetric spectrum. The first one is the sneutrino (see
      [148,149] for early discussions on MSSM sneutrino LSP). However, although sneutrinos
      are WIMPs, their large coupling to the Z bosons result in a too large annihilation cross
      section. Hence, if they were the DM particles, their relic density would have been very
      small compared to the observed value. Exceptions are very massive sneutrinos, heavier
      than about 5 TeV [150]. Furthermore, the same coupling result in a large scattering
      cross section off the nuclei of the detectors. Therefore, sneutrinos are also excluded by
      direct detection experiments.
      The other possibility is the lightest neutralino. Neutralinos fulfill successfully, at
      least in principle, all the requirements for a DM candidate. However, the resulting
      relic density, although weakly interacting, may vary over many orders of magnitude as
      a function of the free parameters of the theory. In the next sections we will investigate
      further the properties of the lightest neutralino as the DM particle. We begin by
      studying its annihilation that determines the DM relic density.
      3.4 Neutralino relic density 51
      3.4 Neutralino relic density
      We remind that the neutralinos are mixed states composed of bino, wino, higgsinos
      and the singlino. The exact content of the lightest neutralino determines its pair
      annihilation channels and, therefore, its relic density (for detailed analyses, we refer
      to [151–154]). Subsequently, we will briefly describe the neutralino pair annihilation
      in various scenarios. We classify these scenarios with respect to the lightest neutralino
      content.
      Before we proceed, we should mention another mechanism that affects the neutralino LSP relic density. If there is a supersymmetric particle with mass close to the
      LSP (but always larger), it would be abundant during the freeze-out and LSP coannihilations with this particle would contribute to the total annihilation cross section.
      This particle, which is the Next-to-Lightest Supersymmetric Particle (NLSP), is most
      commonly a stau or a stop. In the above sense, coannihilations refer not only to the
      LSP–NLSP coannihilations, but also to the NLSP–NLSP annihilations, since the latter
      reduce the number density of the NLSPs [155].
      • Bino-like LSP
      In principle, if the lightest neutralino is mostly bino-like, the total annihilation
      cross section is expected to be small. Therefore, a bino-like neutralino LSP would
      have been overabundant. The reason for this is that there is only one available
      annihilation channel via t-channel sfermion exchange, since all couplings to gauge
      bosons require a higgsino component. The cross section is even more reduced
      when the sfermion mass is large.
      However, there are still two ways to achieve the correct relic density. The first one
      is using the coannihilation effect: if there is a sfermion with a mass slightly larger
      (some GeV) than the LSP mass, their coannihilations can be proved to reduce
      efficiently the relic density to the desired value. The second one concerns a binolike LSP, with a very small but non-negligible higgsino component. In this case,
      if in addition the lightest CP-odd Higgs A1 is light enough, the annihilation to a
      pair A1A1 (through an s-channel CP-even Higgs Hi exchange) can be enhanced
      via Hi resonances. In this scenario a fine-tuning of the masses is necessary.
      • Higgsino-like LSP
      A mostly higgsino LSP is as well problematic. The strong couplings of the higgsinos to the gauge bosons lead to very large annihilation cross section. Therefore,
      a possible higgsino LSP would have a very small relic density.
      • Mixed bino–higgsino LSP
      In this case, as it was probably expected, one can easily fit the relic density to
      the observed value. This kind of LSP annihilates to W+W−, ZZ, W±H∓, ZHi
      ,
      HiAj
      , b
      ¯b and τ

      − through s-channel Z or Higgs boson exchange or t-channel
      neutralino or chargino exchange. The last two channels are the dominant ones
      when the Higgs coupling to down-type fermions is enhanced, which occurs more
      commonly in the regime of relatively large tan β. The annihilation channel to a
      52 The Next-to-Minimal Supersymmetric Standard Model
      pair of top quarks also contributes to the total cross section, if it is kinematically
      allowed. However, in order to achieve the correct relic density, the higgsino
      component cannot be very large.
      • Singlino-like LSP
      Since a mostly singlino LSP has small couplings to SM particles, the resulting relic
      density is expected to be large. However, there are some annihilation channels
      that can be enhanced in order to reduce the relic density. These include the
      s-channel (scalar or pseudoscalar) Higgs exchange and the t-channel neutralino
      exchange.
      For the former, any Higgs with sufficient large singlet component gives an important contribution to the cross section, increasing with the parameter κ (since
      the singlino-singlino-singlet coupling is proportional to κ). Concerning the latter
      annihilation, in order to enhance it, one needs large values of the parameter λ.
      In this case, the neutralino-neutralino-singlet coupling, which is proportional to
      λ, is large and the annihilation proceeds giving a pair of scalar HsHs or a pair
      of pseudoscalar AsAs singlet like Higgs.
      As in the case of bino-like LSP, one can also use the effect of s-channel resonances
      or coannihilations. In the latter case, an efficient NLSP can be the neutralino
      χ
      0
      2
      or the lightest stau τe1. In the case that the neutralino NLSP is higgsinolike, the LSP-NLSP coannihilation through a (doublet-like) Higgs exchange can
      be proved very efficient. A stau NLSP reduces the relic density through NLSPNLSP annihilations, which is the only possibility in the case that both parameters
      κ and λ are small. We refer to [156,157] for further discussion on this possibility.
      Assuming universality conditions the wino mass M2 has to be larger than the bino
      mass M1 (M2 ∼ 2M1). This is the reason that we have not considered a wino-like LSP.
      3.5 Detection of neutralino DM
      3.5.1 Direct detection
      Since neutralinos are Majorana fermions, the effective Lagrangian describing their
      elastic scattering with a quark in a nucleon can be written, in the Dirac fermion
      notation, as [158]
      Leff = a
      SI
      i χ¯
      0

      0
      1
      q¯iqi + a
      SD
      i χ¯
      0
      1γ5γµχ
      0
      1
      q¯iγ5γ
      µ
      qi
      , (3.33)
      with i = u, d corresponding to up- and down-type quarks, respectively. The Lagrangian has to be understood as summing over the quark generations.
      In this expression, we have omitted terms containing the operator ψγ¯
      5ψ or a combination of ψγ¯
      5γµψ and ψγ¯
      µψ (with ψ = χ, q). This is a well qualified assumption:
      Due to the small velocity of WIMPs, the momentum transfer ~q is very small compared
      3.5.1 Direct detection 53
      to the reduced mass of the WIMP-nucleus system. In the extreme limit of zero momentum transfer, the above operators vanish4
      . Hence, we are left with the Lagrangian
      (3.33) consisting of two terms, the first one corresponding to spin-independent (SI)
      interactions and the second to spin-dependent (SD) ones. In the following, we will
      focus again only to SI scattering, since the detector sensitivity to SD scattering is low,
      as it has been already mentioned in Sec. 1.5.1.
      The SI cross section for the neutralino-nucleus scattering can be written as [158]
      (see, also, [159])
      σ
      SI
      tot =
      4m2
      r
      π
      [Zfp + (A − Z)fn]
      2
      . (3.34)
      mr is the neutralino-nucleus reduced mass mr =
      mχmN
      mχ+mN
      , and Z, A are the atomic and
      the nucleon number, respectively. It is more common, however, to use an expression
      for the cross section normalized to the nucleon. In this case, on has for the neutralinoproton scattering
      σ
      SI
      p =
      4
      π

      mpmχ
      0
      1
      mp + mχ
      0
      1
      !2
      f
      2
      p ≃
      4m2
      χ
      0
      1
      π
      f
      2
      p
      , (3.35)
      with a similar expression for the neutron.
      The form factor fp is related to the couplings a to quarks through the expression
      (omitting the “SI” superscripts)
      fp
      mp
      =
      X
      q=u,d,s
      f
      p
      T q
      aq
      mq
      +
      2
      27
      fT G X
      q=c,b,t
      aq
      mq
      . (3.36)
      A similar expression may be obtained for the neutron form factor fn, by the replacement
      p → n in the previous expression (henceforth, we focus to neutralino-proton scattering).
      The parameters fT q are defined by the quark mass matrix elements
      hp| mqqq¯ |pi = mpfT q, (3.37)
      which corresponds to the contribution of the quark q to the proton mass and the
      parameter fT G is related to them by
      fT G = 1 −
      X
      q=u,d,s
      fT q. (3.38)
      The above parameters can be obtained by the following quantities
      σπN =
      1
      2
      (mu + md)(Bu + Bd) and σ0 =
      1
      2
      (mu + md)(Bu + Bd − 2Bs,) (3.39)
      with Bq = hN| qq¯ |Ni, which are obtained by chiral perturbation theory [160] or by
      lattice simulations. Unfortunately, the uncertainties on the values of these quantities
      are large (see [161], for more recent values and error bars).
      4While there are possible circumstances in which the operators of (3.33) are also suppressed and,
      therefore, comparable to the operators omitted, they are not phenomenologically interesting.
      54 The Next-to-Minimal Supersymmetric Standard Model
      χ
      0
      1
      χ
      0
      1
      χ
      0
      1 χ
      0
      1
      qe
      q q
      q q
      Hi
      Figure 3.1: Feynman diagrams contributing to the elastic neutralino-quark scalar scattering amplitude at tree level.
      The SI neutralino-nucleon interactions arise from t-channel Higgs exchange and
      s-channel squark exchange at tree level (see Fig. 3.1), with one-loop contributions from
      neutralino-gluon interactions. In practice, the s-channel Higgs exchange contribution
      to the scattering amplitude dominates, especially due to the large masses of squarks.
      In this case, the effective couplings a are given by
      a
      SI
      d =
      X
      3
      i=1
      1
      m2
      Hi
      C
      1
      i Cχ
      0

      0
      1Hi
      , aSI
      u =
      X
      3
      i=1
      1
      m2
      Hi
      C
      2
      i Cχ
      0

      0
      1Hi
      . (3.40)
      C
      1
      i
      and C
      2
      i
      are the Higgs Hi couplings to down- and up-type quarks, respectively, given
      by
      C
      1
      i =
      g2md
      2MW cos β
      Si1, C
      i =
      g2mu
      2MW sin β
      Si2, (3.41)
      with S the mixing matrix of the CP-even Higgs mass eigenstates and md, mu the
      corresponding quark mass. We see from Eqs. (3.36) and (3.41) that the final cross
      section (3.35) is independent of each quark mass. We write for completeness the
      neutralino-neutralino-Higgs coupling Cχ
      0

      0
      1Hi
      :

      0

      0
      1Hi =

      2λ (Si1N14N15 + Si2N13N15 + Si3N13N14) −

      2κSi3N
      2
      15
      + g1 (Si1N11N13 − Si2N11N14) − g2 (Si1N12N13 − Si2N12N14), (3.42)
      with N the neutralino mixing matrix given in (3.29).
      The resulting cross section is proportional to m−4
      Hi
      . In the NMSSM, it is possible
      for the lightest scalar Higgs eigenstate to be quite light, evading detection due to its
      singlet nature. This scenario can give rise to large values of SI scattering cross section,
      provided that the doublet components of th

    • #57075 Répondre
      Charles
      Invité

      Le Bellanger défoncé par Jaury, sans doute un bon signe : https://www.transfuge.fr/2024/07/19/la-boule-puante-daurelien-bellanger/

      • #57105 Répondre
        Titouan R
        Invité

        Merci Charles.
        En passant, j’aimerais bien que François nous dise un mot de l’ambiance de la rédac de Transfuge époque Charlie-Bataclan

    • #57082 Répondre
      Sarah G
      Invité

      Je vous recommande deux essais
      L’écologie Monde du capitalisme de Jason W.Moore aux Éditions Amsterdam, approche écomarxiste de la crise environnementale.
      Et La nature de l’injustice de Saaba Khan et Catherine Hallmish.
      Racisme et inégalités environnementales aux Éditions Écosociété.
      Bonne lecture et bon été à vous toustes.

      • #57108 Répondre
        ..Graindorge
        Invité

        Merci Sarah G pour ces recommandations
        Bon été à toi aussi!

        • #57136 Répondre
          Sarah G
          Invité

          Bon été également Graindorge

    • #57083 Répondre
      Christophe M
      Invité

      D’accord avec Sarah pour L’écologie-monde du capitalisme. Moore s’oppose à la thèse de l’Anthropocène, qui implique une unité de l’humanité, pour mettre à jour les causes capitalogènes de l’enfer planétaire.
      Juste un point : pour ceux qui prétendent que les dettes publiques sont un problème pour les sociétés capitalistes, Moore affirme que « la crise planétaire est-elle double : c’est une crise de la création de la vie et une crise de la création de profits, qui se manifeste dans l’explosion de la concentration de CO2 et dans les 17 milliards de milliards de capital excédentaire coincés dans des obligations à rendement nul ou négatifs (chiffre de 2021).

      • #57084 Répondre
        Claire N
        Invité

        Merci je note
        Bon été à toi Sarah

        • #57085 Répondre
          Sarah G
          Invité

          Merci beaucoup Claire N

          • #57138 Répondre
            Claire N
            Invité

            Sarah G
            Puisque tu passes par la
            Je m’intéresse en ce moment à la notion chrétienne de chasteté ; j’ai découvert d’ailleurs
            Que j’en avais une idée totalement erronée ( limitée à l’absence de sexualité) mais j’ai trouvé un petit texte dans la Croix qui m’a sorti de mon erreur et piqué ma curiosité
            As tu des références ou des pistes à me proposer ?

            • #57145 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

              Christophe M: « 17 milliards de milliards de capital excédentaire coincés dans des obligations à rendement nul ou négatifs « . Comment expliquer ce coinçage, à l’heure où le capitalisme est si friand de sans cesse faire fructifier?
              Je dis ça parce que ce coinçage me parait aussi faire l’objet de critiques de la part des grands fluidificateurs libéraux (le vieux refrain du « bas de laine », de l’argent qui dort, etc). Comment distingues tu?

            • #57179 Répondre
              Sarah G
              Invité

              Claire N : concernant la chasteté et la sexualité, je pense au livre Dieu.e, Christianisme, sexualité et feminisme de Anne Guillard et Ĺucie Sharkley, éditions de l’atelier.
              Si j’ai d’autres pistes de lecture, je reviendrai vers toi.

              • #57181 Répondre
                Sarah G
                Invité

                Il y a aussi Le Sixième commandement de Martine Sevegrand

                • #57190 Répondre
                  Claire N
                  Invité

                  Merci beaucoup Sarah !

      • #57180 Répondre
        Bretzville
        Invité

        Christophe, je trouve la phrase de Moore confuse (sauf si je la comprends à l’envers). Je n’ai pas lu le livre mais pour moi elle n’aide pas du tout à comprendre ce qu’il y a derrière le chiffre qu’elle mentionne. Elle n’éclaire pas non plus le début de ta phrase qui me paraît tout à fait juste « pour ceux qui prétendent que les dettes publiques sont un problème pour les sociétés capitalistes ». Le fait que 17 milliards de milliards sur les marchés financiers correspondent à des obligations à rendements nuls ou négatifs n’est pas, en soi, synonyme d’une crise du système financier. Ce n’est pas un coinçage.

        Les rendements obligataires très bas au tout début des années 2020 sont la conséquence de la politique monétaire des banques centrales et notamment de la BCE (plus d’une dizaine d’années de taux directeurs proches de zéro voire négatifs + le quantitative easing qui avait repris durant le covid). Pour faire schématique, la baisse des rendements obligataires est le produit de l’injection massive de liquidité dans le système bancaire via la politique monétaire des banques centrales pour faire baisser les taux d’intérêts (le coût de l’argent) afin de faire en sorte qu’il soit plus attractif, pour un acteur économique, d’investir en empruntant plutôt que d’épargner. Cette politique monétaire répond certes à une espèce de « crise de l’investissement », en Europe en tout cas, mais n’est pas du tout un symptôme de l’impossibilité de faire des profits sur les marchés financiers.

        Surtout que les obligations à rendements très bas voire négatifs sont effectivement demandées et échangées dans les marchés financiers (sinon leur rendement ne serait pas si bas – c’est l’achat qui fait monter leur prix et donc baisse leur rendement). Et c’est parce qu’elles ont plusieurs usages. Les principaux étant d’être une valeur refuge pour les banques (nécessaire pour répondre à différentes normes de solvabilité qui s’imposent aux banques) et une sorte de monnaie pour servir de collateral (d’actifs qui sert d’hypothèques) pour des échanges plus risqués. Tout ça est d’autant plus vrai lorsqu’on parle d’obligations émises par des Etats, jugées extrêmement sûres (d’où le fait que l’endettement des Etats est l’inverse d’un problème pour les marchés financiers). Pour reprendre le niveau schématique, c’est une liquidité tout fait utile à plein d’agents pour d’autres transactions financières de toute nature et donc, pour faire du profit via les marchés financiers.

        Je n’ai pas retrouvé le chiffre de Moore mais je pense qu’il n’est plus valable, les rendements obligataires montent en période d’inflation.

        • #106741 Répondre
          Claire N
          Invité

          Merci pour cette explication
          « c’est l’achat qui fait monter leur prix et donc baisse leur rendement »
          C’est saisissant cette propriété de «  matriochca «  de l’ » argent « 
          Si je comprends bien c’est une forme d’extension
          tu rend sensible cette capacité d’auto générations d’entités aux mêmes propriétés et usage que l’argent niveau 1 – et surtout tu précises le lieu d’ » extraction « qui parfois ( pour moi) est nébuleux a saisir

    • #106736 Répondre
      lassoi
      Invité

      Bonjour,
      vous connaissez Grazia Delladda ? C’est bien ?

    • #116231 Répondre
      Tchitchikov
      Invité

      Lu Les détectives sauvages. Magnifique livre. La partie « initiatique » m’a fait penser à Sous le règne de Bone de Russel Banks ; même si Bolaño est bien plus naturaliste. Grandeur de la forme archivistique. Incroyable saisie de minuscules détails qui sont grands par leur petitesse. Quelle drôlerie qu’on ne sache jamais ce qu’est ce foutu réal-viscéralisme sinon un groupe d’amis qui n’ont d’autre prétention que vivre intensément. Je ne cache pas que j’ai eu beaucoup de mal à entrer dans le livre. Peut-être à cause de la traduction. La première partie me semblait mal écrite. Certes, la forme journal le demandait peut-être. Mais une fois pris dedans impossible de décrocher. Je ne prends jamais le temps de m’étendre ici. Ce livre le mériterait pourtant. Je vais lire ce que vous en avez dit.

      • #116236 Répondre
        Charles
        Invité

        Son plus grand livre, très supérieur à 2666.

        • #116238 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          oui

        • #116251 Répondre
          K. comme mon Code
          Invité

          Très supérieur à 2666, je trouve ça très exagéré. Mais j’ai fini une relecture des Détectives en espagnol cet été et j’enchaîne avec 2666, toujours en espagnol, cet automne, je pourrai mieux jauger l’un par rapport à l’autre — même si ma préférence va aussi naturellement aux Détectives.

          La traduction est en effet bizarre sur la première partie. Ce n’est pas volontairement mal écrit. C’est surtout pince sans rire et sec. Le malaise est progressif. J’ai toujours besoin d’un certain temps pour m’acclimater au ton de Bolaño.

          • #116302 Répondre
            Tchitchikov
            Invité

            Intéressant ton retour K sur la sensation de maladresse dans l’écriture. J’me suis justement pris l’original pour la saisir. T’en dis quoi en espagnol alors ?

            Sinon amies, compagnons, vous voyez quoi à la dernière page, « qu’est-ce qu’il y a derrière la fenêtre ? »

            • #116400 Répondre
              K. comme mon Code
              Invité

              J’ai lu la première partie en passant du français à l’espagnol ou de l’espagnol au français — c’était une manière aussi d’enfin apprendre cette langue — et j’ai été très surpris par le choix du traducteur d’écrire « an neuf » à la place de « nouvel an ». En espagnol, ça coule mieux. Mais c’est souvent le cas quand on lit dans la langue originale.

              Ma réponse : je le vois comme une représentation de l’ouverture de cette fin. La fenêtre est brisée.

              • #116435 Répondre
                Claire N
                Invité

                « La fenêtre est brisée. »
                Intéressant
                Je crois que j’y vois l’absence de but finalement
                Surtout quand la littérature précède
                Et peut être oui que la fenêtre est brisée
                Une anti quête en somme

              • #117146 Répondre
                kenny
                Invité

                je me demande ce que donne la traduction française de 2666 compte tenu de l’ampleur et du rythme très particulier des phrases
                par exemple avec la répétition incessante de la conjonction « y » plusieurs fois dans la même phrase
                j’ai l’impression que ça passerait moins en français
                « Tenía la cara ancha y el rostro lampiño y su risa no era desagradable. El amigo del Anillo, un preso más joven llamado el Guajolote, sacó un punzón de debajo de una toalla y le dijo que se callara el hocico y fuera con ellos a la esquina. »

                • #117155 Répondre
                  ..Graindorge
                  Invité

                  Ne t’en fais pas kenny, les traducteurs professionnels ( pas des IA) connaissent leur travail. Dans l’exemple que tu donnes, juste pour m’amuser j’imagine qu’ils sustitueront la conjonction par de la ponctuation et ajouteront un participe présent

                  • #117165 Répondre
                    kenny
                    Invité

                    mais alors quid du style
                    en espagnol ses phrases semblent ne jamais vouloir se terminer
                    comme s’il y ajoutait toujours un morceau, au dernier moment

                    • #117173 Répondre
                      ..Graindorge
                      Invité

                      Le monde est imparfait: on ne peut pas tout avoir
                      L’idéal c’est le traducteur ou la traductrice binational en plus d’être parfaitement bilingue et même comme ça, on aura pas tout. Juste la gratitude du travail de traduction qui nous permet d’accéder à des ouvrages

                      • #117177 Répondre
                        kenny
                        Invité

                        voilà le genre de phrase qu’on trouve à toutes les pages
                        « Su madre, Isabel Hoyos, se presentó en una comisaría del centro y tras esperar cinco horas fue atendido y su denuncia, aunque de mala gana, fue redactada y firmada y pasó al siguiente trámite. »

                      • #117182 Répondre
                        ..Graindorge
                        Invité

                        Allez, on joue?
                        Tu as plus de vocabulaire que moi. Tu traduirais ça comment? Juste pour jouer. On a pas de copie à rendre. On s’amuse?

                      • #117186 Répondre
                        kenny
                        Invité

                        pas de difficulté particulière dans cette phrase
                        je m’interrogeais plutôt sur la traduction française
                        on serait tenté de condenser partout, par des participes, en nominalisant, supprimant les redoublements de sujets etc

                      • #117193 Répondre
                        ..Graindorge
                        Invité

                        Tu ne la traduiras donc pas. Pas grave

                      • #117197 Répondre
                        kenny
                        Invité

                        je vois pas trop l’intérêt

                      • #117198 Répondre
                        ..Graindorge
                        Invité

                        absolument aucun

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