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Accueil Forums Forum général Article de Pierre Cormary sur CUM dans Zone Critique

Vous lisez 5 fils de discussion
  • Auteur
    Messages
    • #76798 Répondre
      Raphael77
      Invité

    • #76799 Répondre
      Raphael77
      Invité
    • #76805 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      C’est ce qui s’appelle comprendre un livre – à supposer qu’un livre puisse l’être.

    • #76807 Répondre
      Claire N
      Invité

      « Un grand auteur se doit d’écrire des livres irrécupérables » excellent – la satisfaction de l’irrécupérable , le sale gosse qui ouvre l’enclos des mules .

    • #76808 Répondre
      Demi Habile
      Invité

      « En attendant, la vérité. Et la justesse. La justesse plutôt que la justice. Entre les deux, il faut choisir. »
      .
      Première nouvelle. Après tu me diras, quand tu te tires sur l’élastique aussi frénétiquement ça doit plus laisser grand chose pour irriguer le cerveau.

    • #76819 Répondre
      netflou
      Invité

      Très beau texte de Cormary. J’aime beaucoup cette phrase :
      « C’est lui, et non Obertone ou Rochedy, ces nietzschéens du Bouchonnois, qui écrit de vrais éloges de la force, de la joie et, un de ces jours, nous le parions, de la miséricorde. À condition qu’on comprenne bien ce que force et joie signifient sur le plan artistique et existentiel. Le fameux « soyez durs » de Nietzsche veut dire « encaissez ». Accueillez. Recueillez. Soyez conquis plutôt que conquérant. Pris d’assaut plutôt qu’assaillant. »
      Cette phrase me satisfait à biens des niveaux.
      Quand je lis ces lignes-là :
      « Fais-toi cancrelat quand comme Franz, fais-toi blaireau, fais-toi panthère en cage. Fais-toi plus bête que tu n’es. Fais l’idiot. Fais l’âne. Fais l’ânesse. Porte le Christ entrant dans Jérusalem. » »
      Il me semble que François n’a jamais été aussi proche de Flaubert. La proximité se jouant sur les propriétés qu’ils attribuent à l’acte d’écrire un texte littéraire.
      Flaubert à Louise collée :
      « N’importe, bien ou mal, c’est une délicieuse chose que d’écrire ! que de ne plus être soi, mais de circuler dans toute la création dont on parle. Aujourd’hui par exemple, homme et femme tout ensemble, amant et maîtresse à la fois, je me suis promené à cheval dans une forêt, par un après-midi d’automne, sous des feuilles jaunes, et j’étais les chevaux, les feuilles, le vent, les paroles qu’ils se disaient et le soleil rouge qui faisait s’entre-fermer leurs paupières noyées d’amour. – Est-ce orgueil ? ou piété ? est-ce le débordement niais d’une satisfaction de soi-même exagérée, ou bien un vague et noble instinct de Religion, mais quand je rumine, après les avoir subies, ces jouissances-là, je serais tenté de faire une prière de remerciement au Bon Dieu, si je savais qu’il pût m’entendre. »

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