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  • Auteur
    Messages
    • #35478 Répondre
      En plein milieu
      Invité

      Salut les amis, quel avis avez-vous sur les œuvres d’Ari Aster ? François viens par là

    • #35491 Répondre
      Leo Landru
      Invité

      J’ai bien aimé Hérédité, même si je sentais une lacune en modestie pour cet honnête film d’épouvante. Trop sérieux, mais ok, tant que c’était premier degré. Il ne fallait pas en faire trop et on sentait qu’il allait en faire trop.
      Intuition hélas confirmée par le pompeux Midsommar, qui tente l’ironie et échoue, avec sa clique de personnages antipathiques et creux. Sorte de Vendredi 13 à gros moyens, un slasher à deux balles avec le budget et les cadres de Wes Anderson.
      Du coup, pas vu Beau is afraid.

      • #35518 Répondre
        En plein milieu
        Invité

        Merci pour t’as réponse, pourrais tu développer pourquoi tu n’as pas aimé Midsommar ?

        J’ai aimé ce film pourtant je n’arrives pas a savoir précisément pourquoi. Je pense que j’ai surtout une affection particulière pour les sectes, ça éveille chez moi une forte curiosité. Ça doit biaiser mon rapport esthétique au film, c’est vrai que les personnages sont extrêmement creux hormis peut être Dani, le personnage principale. Je vais tenter d’analyse ce qui me plaît dans ce film et je reviendrais vers vous 🤣. .

        • #35610 Répondre
          Leo Landru
          Invité

          Je n’ai pas aimé Midsommar parce qu’il s’éparpille. Il y a d’abord un film de folk horror – un sous-genre créé d’après le culte Wicker Man de Robin Hardy (1973) avec Christopher Lee (son meilleur film selon lui). Et Midsommar recopie des motifs, mais ne les comprend pas. The Wicker Man était un joyeux film chaotique, païen et anarchiste, et très brittanique, sans retenue – Midsommar copie le modèle pour en faire un film d’horreur américain conventionnel pour ados.
          Deuxième éparpillement. Après tout je pourrais être client d’un film de genre normé, j’aime bien les films d’horreur, on ne criera pas au chef-d’œuvre. C’est comme ça que j’avais pris Hérédité. Mais ici il manque deux choses : un scénario avec des personnages écrits, et une réalisation proche de ces personnages. Les plans en plongée, les espèces de panoramiques interminables nous éloignent.
          À l’inverse d’un slasher correct – la plupart des Wes Craven par exemple, qui a compris que l’horreur devait se nourrir de drame, qu’il fallait souhaiter la survie des héros – les personnages sont insipides et il est impossible de s’attacher à eux. Quand ils meurent, on s’en fout : c’est Vendredi 13, on attend les kills.
          Ensuite il y a cette réalisation hyper léchée, faite pour fasciner, grands cadres, lents mouvements de caméras, couleurs vives et lumineuses, c’est de l’épate-bourgeois, c’est très joli mais ça ne fait pas peur car peu de mystère. L’inverse de Carpenter qui filme en plans très large et en montre le moins possible, modeste dans le plan d’ensemble, suggestif.
          Au mieux ca impressionne – et ça a impressionné les critiques impressionnables. Mais on a perdu le film d’horreur.
          Reste donc le film méta, le produit original. Incapable de saisir la candeur et l’irrévérence de The Wicker Man, trop prétentieux pour embrasser la bêtise pop-corn d’un Vendredi 13 quelconque, le film se dote d’un propos vengeur qui se veut peut-être féministe ou anti-quelque-chose, anti-establishment, je ne sais pas, je ne comprends pas l’héroïne. Que lui apporte ce retour à la nature ? Rien.
          C’est un slasher, et un médiocre. On y punit les imbéciles et Jason et Freddy sont remplacés par des Suédois. Pas génial.

    • #35505 Répondre
      françois bégaudeau
      Invité

      Je n’en ai vu qu’un, son plus connu, qui ne m’a en rien donné envie de voir les autres.
      Mais comme ma bonté n’a d’égale que le pain, je vais regarder Hérédité

      • #35522 Répondre
        En plein milieu
        Invité

        Midsommar ? Mais il est si mauvais à vos yeux ?

        Qu’est ce qui va pas chez moi ahah, j’ai passé un très bon moment devant ce film d’horreur, ça arrive rarement. Merci pour cette bonté begaudesque, j’attends le retour sur hérédité avec impatience.

        • #35529 Répondre
          Cyril
          Invité

          Pareil, à l’époque j’ai été saisi devant ce film. Le deuxième visionnage était déjà plus mitigé.
          Par contre Beau is afraid est une catastrophe.

          • #35542 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            ce n’est pas mauvais, ça n’a juste aucun intéret
            esbrouffe partout
            je n’aime pas beaucoup les films qui se donnent des airs intelligents
            j’en dirais autant de It follows, vu avant-hier

            • #35543 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

              nous avons en tout cas affaire à des gens qui filment du cinéma
              dans It follows, c’est assez habilement assumé

              • #35620 Répondre
                Malice
                Invité

                Tu dis quoi des autres films de David Robert Mitchell :
                son teen mouvie  » myth of american sleepover »
                son film à mystère  » Under the silver lake »?

                Pour la défence d' »It follows », je dirais que ce film contrairement à Midsommar et Hérédité ( que j’ai détesté), fait flipper ( j’ai eu peur dans la rue pendant deux semaines après l’avoir vu)

                • #35643 Répondre
                  françois bégaudeau
                  Invité

                  Oui sa récitation de l’horreur classique (les années 70) marche assez bien. Il en a bien compris les fondements et la scène paradigmatique : une femme est poursuivie. Au point de réduire un film à ça de l’appeler comme ça. L’horreur c’est toujours ça : un truc vous suit. On lui saura gré de ne pas avoir essayé de scénariser la chose. et de ne pas laisser croire à un message intelligent comme Midsommar le fait.
                  Il aura meme retenu le socle puritain du genre : on vous suit quand vous avez baisé. Ce qui vous suite c’et la culpabilité.
                  On peut donc dire que It follows est un exercice de style, à la limite de l’hommage pastiche, la scène de piscine étant un sommet de presque rdicule.
                  Une fois qu’on a dit ça on peut l’oublier.

                  Pas vu son teen movie mais it follows est un teen movie

                  • #35647 Répondre
                    Charles
                    Invité

                    The myth of machin chose n’a aucun intérêt, il n’est même pas efficace dans le genre auquel il n’ajoute rien.

                  • #35671 Répondre
                    toni Erdmann
                    Invité

                    Je trouve qu’It Follows propose ce qu’il peut y avoir de meilleur dans le cinéma d’horreur : c’est au spectateur de détecter le danger, l’intrus, le monstre. Puisque le prédateur peut surgir de nulle part, sous n’importe quelle forme, et marchera calmement vers la victime, chaque profondeur de champ devient suspecte et chaque silhouette au second plan est une menace. On en vient donc à guetter tous les plans, toujours à l’affut d’un individu suspect. L’effroi provient donc d’une simple présence dans le plan et non d’un artifice du réalisateur.
                    Il suffit ainsi d’un plan fixe, avec une profondeur de champ, et le spectateur peut se créer son histoire tout seul. Dans la scène de la plage, la simple apparition d’un individu au second plan devient insoutenable, alors qu’aucune musique, aucun plan, ne nous aura indiqué qu’un danger arrivait.

                    À vrai dire, je suis très triste qu’aucun film d’horreur ne travaille ce procédé davantage. L’idée de faire apparaître soudainement, dans une situation banale, une silhouette étrangère dans la profondeur de champ, me paraît trop rare. Le cinéma d’horreur préfère souligner une apparition soudaine, plutôt que de l’introduire délicatement. Or rien n’est plus effrayant qu’une présence dissimulée, qu’on n’avait pas remarqué jusqu’ici.
                    Hérédite fait cela à un moment, avec une personne perché au plafond.
                    Paranormal Activity avait ce concept absolument génial de nous laisser avec un plan fixe et d’accroître notre attention en faisant de nous des guetteurs, obnubilé par chaque signe d’une présence cachée.

                    Par ailleurs It Follows contient aussi une des meilleures scènes d’exposition récentes, avec le fauteuil roulant.

                    • #35673 Répondre
                      Malice
                      Invité

                      The myth of american sleepover m’accroche bien, moi, je ne m’en lasse toujours pas après trois visionnages;
                      Cette façon de filmer de manière calme des ados qui déambulent pendant tout le film dans un quartier où on ne voit aucun adulte; souvent dans des lieux habituellement saturés de bruit et de présence ( le lycée pendant l’été par exemple); et ces garçons tellement en quête de fille qu’on ne sait pas si certaines séquences, proches du fantasme, ne sont pas mentales, même si elles sont filmées de la même manière que tout le reste. J’aime aussi que les rituels de fêtes entre ados soient filmées comme dans un docu anthropologique, avec une sorte de classification des types de réunions ( soirée pyjama de fille, de garçon, de filles en âge de picoler, soirée mixte de jeunes adultes, expédition de garçons qui balancent du pq et des oeufs sur les maisons, très bizarre fête quasi échangiste d’ados dans un sous sol, qui fait très bois de boulogne pour enfants…)

                    • #35765 Répondre
                      françois bégaudeau
                      Invité

                      Je suis d’accord, c’est ce qu’il y a de mieux. Le meilleur étant le pano à 360 dans le lycée, avec l’apparition chaque fois plus proche
                      Mais bon disons qu’il n’était pas obligé d’évider tout le premier plan, et notamment les personnages qui n’existent pas, flottent dans le rien.
                      Un truc pas inintéressant aussi est l’absentement de la mère.

                      • #35789 Répondre
                        Malice
                        Invité

                        Il n’y a jamais de parents dans les films de David
                        Dans  » Under the silver lake » la mère du héros est une voix au téléphone, et un fait divers préoccupe la population : la disparition d’un père;
                        dans  » Myth » toutes les maisons sont occupées par des enfants qui reçoivent leurs potes, pas un parent pour surveiller qui que ce soit; même dans la rue on ne voit que des jeunes ( un seul adulte est présent dans un gymnase où une soirée d’intégration a lieu, mais il dort à poings fermés et laisse s’échapper des étudiantes)

              • #35703 Répondre
                Adrien
                Invité

                Wow t’es super dur ! Dirais-tu que la scène des vieux qui se jettent de la falaise et se font éclater la tête au marteau n’a aucune force, qu’elle ne fait que se donner des airs intelligents, que c’est du cinoche ? Je pense qu’il ne faut pas se laisser abuser par la patine intello-A24 : derrière les airs intelligents, parfois il n’y a rien, mais parfois il y a du vrai cinéma. Je reprends un exemple qui t’es cher : derrière la scène de la télécommande dans Funny Games, il y a la scène des oeufs

                • #35767 Répondre
                  françois bégaudeau
                  Invité

                  J’aime bien cette scène, oui, meme si je l’ai vu venir. J’aime aussi plutot la partie américaine et l’arrivée dans la secte. Ce qui est insupportable c’est la deuxième moitié.

                  • #35914 Répondre
                    Adrien
                    Invité

                    Comme souvent dans ce genre de films, je préfère aussi l’exposition, la découverte du milieu, à la deuxième moitié « dégénérescente » où les éléments d’horreur deviennent totalement explicites. Mais là encore je trouve que le film est au dessus du lot : d’abord parce qu’on reste dans l’idée de découvrir un culte farfelu (le culte se déplie, se dévoile, jusqu’à la toute fin du film), que les éléments du culte sont suffisamment chelous et opaques pour être toujours passionnants ; et que dans ces éléments de culte il ya des choses vraiment désarmantes, comme l’espèce de « soin » porté aux cadavres, l’infantilisme.

                    • #35915 Répondre
                      Adrien
                      Invité

                      Le bonnet à grelots par exemple, ça me tue

                      • #35929 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Oui il semble que ce film soit au dessus du lot des films d’horreur
                        Moi qui connais mal le lot, ça ne me donne pas envie de le connaitre mieux.

    • #35523 Répondre
      En plein milieu
      Invité

      Je rajoute : Quels films d’horreur me conseilleriez vous ?

      Merci population !

      • #35526 Répondre
        Tony
        Invité

        X de ti west c’est vraiment pas mal

      • #35527 Répondre
        Malice
        Invité

        « Thirst » ( Park Chan Wook)
        Une transposition vampirique d’un roman de Zola

      • #35614 Répondre
        Leo Landru
        Invité

        Sans hésiter, je te recommande REC de Paco Plaza et Jaume Balaguero, un tour de manège royal dans le train fantôme, du premier degré tout à fait assumé dans un cadre ordinaire. C’est rapide, violent, ça hurle, et j’aime l’idée de faire de la caméra le principal personnage de l’histoire, au-delà du found footage à la Paranormal Activity.

        • #35651 Répondre
          deleatur
          Invité

          Tiens, ça, j’avais vu au cinéma.
          Passé un assez bon moment.
          Mais j’avais été aussi déçu : cinéma de dispositif, à la longue ça m’ennuie toujours un peu.
          On a tous ou presque marché au Projet Blair Witch, mais dans les années 2000 on l’a mis à toutes les sauces, jusqu’à Cloverfield, Chronicle. Lassant.

      • #35632 Répondre
        dizzy
        Invité

        The descent (tagline : le film qui a inspiré Il Buco)

      • #35793 Répondre
        Carton de Lait
        Invité

        Commence par les classiques. Il est facile d’en trouver la liste.

        The Thing oui évidemment comme mentionné. Sinon l’exorciste reste incontournable.

        • #35794 Répondre
          deleatur
          Invité

          Est-ce qu’on peut mettre les films de zombies dans la liste ?
          Ceux qui se passent dans les supermarché et qui consistent à tout vider, à tout déglinguer.
          Les films de Romero.

    • #35540 Répondre
      Baroques Calembredaines
      Invité

      J’ai bien aimé les films d’horreur de Na Hong-jin : The strangers et The medium, The thing de Carpenter aussi.

      • #35618 Répondre
        Leo Landru
        Invité

        J’ai bien aimé The Medium aussi. Il a été écrit par Na Hong Jin mais c’est un film thaïlandais de Banjong Pisanthanakun.
        J’oubliais The Sadness de Rob Jabbaz que je recommande aussi en films récents, qui raconte une épidémie de haine rageuse. Bon c’est violent.

    • #35626 Répondre
      Cyril
      Invité

      Quand on cherche la flippe, les vagues de frissons, rien de tel qu’un jeu d’horreur : Resident Evil 2 remake, mon préféré, et RE7, Soma, Amnesia : The bunker, Alien isolation…

      • #35652 Répondre
        deleatur
        Invité

        Doom ?

        • #35660 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          Quand on cherche la flippe et les vagues de frissons on ferait mieux de faire un espace game non? ou un jeu de roles en foret? ou de partir en Ukraine.
          Heureux en tout cas que le genre horreur soit ainsi éjecté de l’art. Ca débarrasse.

          • #35665 Répondre
            deleatur
            Invité

            Le film de genre est ejecté de l’art.
            Quand on me parle films de genre, je pense toujours Henri Verneuil, Jacques Deray, Pierre-Granier Deferre, les « grands films » populaires français des années 70. Qui a dit que le cinéma français des années 70 étaient au main des suiveurs de la Nouvelle Vague ?
            Wes Craven, Carpenter, Cronenberg, Argento, Romero, ou même Melville, ou Jean Rollin, tiens, je n’ai jamais vu ça comme du cinéma de genre. Peut-être parce que c’est d’abord du cinéma, peu importe le genre.
            Ce que je n’aime pas dans le cinéma de genre, c’est le cahier des charges pour faire genre. Je préfère les inventeurs de formes, les défricheurs. Qu’ils inventent un genre (Carpenter, Argento), c’est parce que ce sont des créateurs de cinéma.
            Pour moi, le film de genre, c’est un peu comme les séries : c’est une affaire de trucs à mettre, la bonne dose de sucrerie, de sensation forte, de twist final, pour satisfaire les attentes et faire plaisir au public. Comme les parcs d’attraction.
            Bon, j’arrête de faire mon Philippe Muray.

            • #35669 Répondre
              Tony
              Invité

              Le cinéma est un art impur et c’est pour ça qu’on l’aime,qu’il y ait de l’art niché dans le genre c’est ce qui fait sa grandeur, maintenant si on veut un cinéma expurgé de tout ce qui ne relève pas de l’art ça intéressera le public habituel des musées d’art contemporain,le cinéma permet encore aujourd’hui de faire éprouver à des spectateurs une expérience esthétique sans qu’ils l’aient décidé, dernier exemple en date The zone of interest, succès commercial et, peut-être, pour certains spectateurs,une première expérience de nature artistique.

              • #35705 Répondre
                deleatur
                Invité

                @ Tony
                Oui, oui, on est d’accord.
                Mais je crois qu’on ne parle tout simplement pas de la même chose.
                Le cinéma est un art impur, mais c’est un art et c’est le cinéma.
                Il ne me viendrait pas à l’idée de mettre dans le même une film d’horreur lambda et The zone of interest.
                Et je n’ai rien contre le cinéma populaire a priori.
                Quant au cinéma de genre, j’aime bien les rom com quand même, ça compte !

                • #35706 Répondre
                  Tony
                  Invité

                  Et pourtant, comme l’a fait remarquer François,on retrouve les oiseaux d’Hitchcock dans le Glazer,il y a bien une porosité.

                  • #35718 Répondre
                    deleatur
                    Invité

                    Un film d’Hitchcock, c’est un film d’Hitchcock avant d’être un film d’horreur.
                    Quant à la porosité, je veux bien te croire.
                    je d

                    • #35719 Répondre
                      deleatur
                      Invité

                      (suite)
                      Je dégueulais sur le cinéma de genre, pas sur les films de genre, qu’il faudrait pendre au cas par cas. Il y a de très bons films de genre, qui sont du très bon cinéma impur, etc.

                    • #35776 Répondre
                      deleatur
                      Invité

                      Je ne sais pas s’il faut ranger Hitchcock dans le film de genre.
                      Ou alors il est un genre à lui tout seul, il crée un genre : le suspense, ou plutôt le suspense hithcockien.
                      Cela dit, je n’ai jamais vu sous cet angle, dès ses premiers films vus à la télé, au mlieu des années 80 — on dira que j’étais trop jeune (16 ans), mais déjà capable de voir qu’aucun de ses films ne ressemblait aux autres.
                      Hitchcock est peut-être l’un des plus grands inventeurs de formes du cinéma (avec Godard). Ses derniers films anglais et ses premiers films américains sont une période de grande recherche formelle et de grande inventivité. Il invente une forme dans chaque film, différente de la précédente : Une femme disparaît, La Taverne de la Jamaïque, Rebecca n’ont strictement rien en commun ; il crée un dispositif de cinéma à chaque fois et se renouvelle au film suivant.
                      Et c’est surtout l’un des plus grands finisseurs de films du cinéma : ses films se résolvent et se finissent en 15 secondes maximum. Montre en main. Quelle puissance !

                      • #35781 Répondre
                        Tony
                        Invité

                        Sur film de genre ou pas, c’est toujours difficile à définir et puis un grand cinéaste fait toujours un peu autre chose, Melville fait aussi du cinéma de genre mais à sa manière etc…En parlant d’Hitchcock on peut en revoir en ce moment sur France TV, ça tient bien le coup

                        https://www.france.tv/collection/5574387-hitchcock/

                      • #35783 Répondre
                        deleatur
                        Invité

                        En fait, je crois qu’une des raisons du malentendu tient à un changement dans la notion d’auteur : on part aujourd’hui de la notion de genre pour apprécier un film, alors que je tient toujours à la notion d’auteur.
                        Ce serait long à déplier mais en gros : aujourd’hui un auteur est repéré comme auteur s’il fait un bon film de genre, alors que je continue à repérer un auteur s’il fait du bon cinéma, et du cinéma tout court, quel que soit le genre.
                        Un truc m’étonne d’ailleurs : on parle partout de déconstruction du genre (ce qu’on a fait dans le cinéma dans les années 60 avec les Nouvelles vagues, Glaubert Rocha au Brésil, Fernando Solanas en Argentine, pour ne rien dire des français), alors qu’on réintroduit aujourd’hui massivement le genre dans les séries et au cinéma. C’est complètement retrograde, improductif. Quand je vois les spectateurs et téléspectatrices se campronner autant au genre, j’ai un peu l’impression d’un immense retour en arrière.

                      • #35784 Répondre
                        Tony
                        Invité

                        Sur la notion d’auteur je suis assez d’accord avec ce que dit François,auteur ça ne dit rien sur le cinéaste,on peut être auteur et cinéaste médiocre,ensuite sur la déconstruction du genre suite à la nouvelle vague je ne suis pas sûr que ce soit si net, Chabrol,par exemple, a régulièrement fait des films de genre,policier en l’occurrence, Truffaut aussi(tirez sur le pianiste, la mariée),Godard(Alphaville ou Made in USA)etc…

                      • #35788 Répondre
                        deleatur
                        Invité

                        Je ne sais pas ce que dit François sur la notion d’auteur et de cinéaste, mais je serais intéressé du coup qu’il développe s’il passe par là.
                        .
                        Chabrol ok, Truffaut aussi — on lui a souvent reproché de refaire le cinéma qu’il avait critiqué dans sa jeunesse, avec quelques films à part quand même, L’homme qui aimait les femmes, Les deux anglaises et le continent, film sans cesse dans la cassure, La Chambre verte.
                        Bon on pourra toujours répondre que Chabrol a fait du Chabrol (de façon très inégale mais avec quelque très beaux films) et Truffaut du Truffaut.
                        Mais Godard, car je pensais surtout à lui, et à Rivette dans les années 70, à partir de Out 1 (et même déjà L’amour fou), je ne sais pas s’il fait du genre, non, mais alors non, pas du tout. Alphaville, Made in USA, c’est déjà tellement un ébranlement, une déstabilisation du genre. Même ses films politiques des années 70 échappent au genre du film militant. Godard dégligue tout, Godard remonte tout, Godard c’est Godard.
                        Si tu prends p. ex. Une femme est une femme de 1961, film qu’il a pourtant renié à la fin de sa vie, Godard trouve une forme : filmer l’intimité du couple (et le désir d’enfant dans le couple) en scope, il balance du scope pour faire danser, se déplacer, virevolter ses personnages dans le cadre, alors qu’on attendrait des plans serrés ; il subvertit la comédie musicale, film sans comédie musicale, comme le sera aussi à sa façon Le Mépris.

          • #35698 Répondre
            Cyril
            Invité

            Je veux bien éjecter ces jeux de l’art mais reste à voir selon quels critères (esthétiques ?) je partage les bons des mauvais…

        • #35685 Répondre
          Carpentier
          Invité

          Le Green room de Jérémy Saulnier, on recommande x 2

          • #35687 Répondre
            Carpentier
            Invité

            dans le genre horreur/thriller/badmood on veut dire

    • #35663 Répondre
      Seldoon
      Invité

      A ce jour Ari Aster a fait trois films. Le premier est son meilleur, le troisième le pire. J’ai été immédiatement charmé par Hérédité. D’abord parce que depuis des années j’étais atterré par le niveau du cinéma d’horreur et que soudain dans ce champ dévasté débarquait un film qui se tenait. Avec des personnages, des scènes, une forme. Et une odeur qui n’est pas celle de l’usine. Ça a l’air de rien mais c’est devenu tellement rare en cinéma de genre, et encore plus à l’époque, en cinéma d’horreur. La clef d’Aster qui est souvent la clef du genre est d’inverser ce que font tous les employés de l’industrie : au lieu d’écrire un film d’horreur dans lequel on va insuffler des éléments humains pour « donner de l’âme », pour « impliquer le spectateur », pour « rendre tout ça plus identifiant », il insuffle de l’horreur dans ses thématiques. Lui c’est la famille, et donc il écrit son film de famille dans lequel l’horreur vient incarner les abstractions (comme l’hérédité, les névroses de famille…) et rehausser les enjeux. C’est tout simple et à la fin ça fait un film au lieu de faire un train fantôme. L’autre point qui m’a fait physiquement adhérer à Hérédité est la main sûre d’Aster. Il est évident quand on voit le film que peu de plans ont été tournés, que le découpage est précis et qu’il ne s’est pas couvert. Si son plan long ne fonctionne pas au montage, il sera coincé. Et force est de constater qu’il n’a pas souvent été coincé. C’est toujours un immense plaisir de spectateur pour moi, et d’autant plus quand ça arrive dans un premier film. Ensuite, comme dans les deux suivants, il est vrai que le film se donne des airs intelligents alors qu’il n’est qu’un film d’horreur qui prend la chose au sérieux. D’où elevated horreur, tout ça. Je comprends qu’on y soit allergique, que ça ne soit pas très sympathique, de mon côté je m’en fiche complètement.
      Vient ensuite Midsommar qui est un film raté parce que la partie folk de son folk horreur est ratée. Et la main d’Aster y est moins sûre : après un film réalisé presque entièrement en studio, il se retrouve en extérieur avec des tonnes de figurants et c’est plus compliqué. Quelqu’un plus haut a dit que le film était léché, il est plus précisément mal léché dès qu’on est dehors. Ari confira en entretien avec son pote Robert Eggers que le tournage avait été un calvaire pour lui, qu’il se retrouvait à pleurer prostré caché derrière les rares éléments de décors. J’y garde quand même quelques scènes fortes, dont tout le début aux États Unis que j’adore. Pour le reste, on conserve l’histoire de couple, qui est extrêmement juste. Ce couple, cette situation dans laquelle ils sont bloqués (pas le lieu, pas la secte, mais ce mec naze et lâche qui se retrouve coincé avec une fille amoureuse qui vient de vivre un drame). En découle une comédie qui fonctionne très bien chez moi. J’aime aussi la façon dont Aster, aussi souvent que possible, traite les figurants comme des acteurs : comme chez Tati (la comparaison vient de lui), les figurants ne sont pas là pour boucher un coin vide du cadre. Ils sont partie intégrante de l’histoire. Ça reste une sorte de sous-texte dans Midsommar, une sorte de film dans le film qui se déroule en toile de fond, et ça fait partie de l’échec d’Aster. Mais quand on regarde bien ce qui s’y passe, la secte gagne énormément en incarnation, les doutes, la souffrance et la tentation de la subversion de ses membres apparait. Par exemple dans ce plan large du temple peu avant qu’on y mette le feu : on peut apercevoir au loin la compagnie d’un des heureux élus qui cramera avec le reste mise à l’écart derrière une porte afin que la communauté ne la voit pas pleurer et qu’elle ne fasse pas de vague. On peut aussi lire dans le suicide semi raté du vieillard qui se jette de la falaise un acte manqué, un dernière pulsion de vie qui l’empêche au dernier moment de viser le rocher. Les nombreux plans de son visage lors du repas, puis en haut de la falaise sont ambigus et c’est très bien, mais on peut dire sans ambiguïté qu’au moins son corps n’adhère pas totalement au projet. De cette pulsion de vie résultera un souffrance inhumaine et je trouve ça très beau. Le fait que la communauté réagisse sans hésitation en mimant les gémissements de souffrance ainsi que la présence du marteau indique que ce n’est pas la première fois que ça arrive. C’est dans ces moments là que la secte existe parce que ses personnages existent.
      Enfin, le nauffrage Beau is Afraid et ses problèmes de maman. C’est inintéressant et creux au possible alors même qu’Aster affine/affirme sa forme. Dans sa première partie le film peut être très intense et la direction des figurants à la Tati est devenue complètement convaincante. Et une fois qu’on accepte l’abstraction aussi démesurée que vaine (qui n’était malheureusement pas l’intention), Beau is Afraid réserve de belles réussites ponctuelles – toujours grâce à la comédie. Dans sa première partie surtout. Il y a aussi de jolis moments d’horreur métaphysique à la Kauffman ou Rick and Morty (le passage en animation), mais on n’atteint pas les sommets que touchent parfois ces gens-là. On remarque aussi, à nouveau, que comme bon nombre de cinéastes du contrôle il est beaucoup plus à l’aise, sa main est beaucoup plus sûre, quand il filme en intérieur plutôt qu’en forêt et pas mal de gens ici pourront en tirer les conclusion qu’on sait. Beau m’effraie surtout par ce qu’il signifie pour la suite : j’ai peur qu’Aster devienne le styliste creux qu’on voit ici.

      • #35670 Répondre
        Charles
        Invité

        Très d’accord avec toi sur Hérédité dont l’élégance du filmage, des plans m’avait enthousiasmé, un peu moins sur Midsommar que je ne trouve pas du tout raté. Par exemple, la scène de sacrifice du vieux qui se jette du haut d’une falaise m’a vraiment glacé, elle est inattendue et le moment où on voit le type tomber et s’écraser avec un bruit sec (de mémoire) fonctionne très bien. Florence Pugh porte bien le film aussi, c’est un grand personnage troublant, malsain, les derniers plans sur son visage sont très forts ; l’acteur qui joue son copain est aussi très bien choisi, on sent bien chez lui une forme de veulerie post adolescente, je m’enfoutiste. La montée de la violence est aussi très réussie, on ressent bien un effet de claustration (alors qu’on est le plus souvent en extérieur), d’angoisse. Après, il est vrai que cela se la raconte un peu, que certains mouvements de caméra, certains travellings peuvent avoir un côté m-as-tu-vu.
        Pas vu Beau is afraid qui a l’air catastrophique.

        • #35682 Répondre
          Malice
          Invité

          Dans Hérédité je n’avais aimé qu’une idée, celle des maquettes, le rapport entre les jouets de la mère et la maison elle-même; pourquoi n’a-t-il pas travaillé cette idée d’espaces identiques et d’échelles différentes? Ne serait-ce que visuellement, on aurait pu avoir des plans intéressants. Super déçue qu’il soit parti dans l’histoire de secte, avec Toni Collette hystérique…
          Ce qui est vraiment effrayant dans un récit de secte, c’est probablement moins le fait que les personnages la découvrent que de montrer des personnes qui y adhèrent, ne la voient pas, ne l’identifient pas…Or dans les films d’Aster on a toujours un pied en dehors – juste quelques séquences à la fin de Midsommar où l’héroïne y prend sa place, de manière bien plus brusque et moins insidieuse que dans la vraie vie ( et donc impossible d’être gagné par le malaise). Si l’héroïne avait été dans cette secte depuis le début, en croyant avoir intégré une communauté paradisiaque, et que la compréhension de ce qui s’y joue avait été progressive, on aurait gagné en puissance.
          J’ai aimé la scène de danse folle et violente dans l’herbe qui rend une certaine vitalité à la jeune femme cela dit, parce-qu’elle porte l’idée qu’une secte, dans un premier temps, fait toujours du bien aux adeptes ( avant qu’on vide leur compte en banque, les viole et/ou les torture)

          • #35688 Répondre
            Seldoon
            Invité

            Je suis bien d’accord avec ces deux points. Pour les maquettes c’est d’autant plus surprenant que le premier plan annonçait beaucoup plus de jeu là-dessus que ce qui arrive effectivement dans le film.

        • #35689 Répondre
          Seldoon
          Invité

          Et bien d’accord sur ce couple assez gonflé qui fonctionne très bien.

    • #35675 Répondre
      Ema
      Invité

      Personnellement, même si j’ai pu parfois apprécier esthétiquement des films d’épouvante bien lechés, les films m’ayant le plus rapproché de quelque chose qu’on pourrait appeler de la frayeur sont ceux au dispositif hyper basique et paresseu ( found footage). Paranormal activity n’est pas exactement un chef d’œuvre du 7e art, mais la vision d’une image vidéo surveillance filmant un plafonnier qui se met à se balancer tout seul me terrorisera jusqu’à mes 90 ans. Du coup j’en viens à me demander si le genre horrifique n’est pas une impasse en terme de cinéma.(plus c’est du cinéma, moins ca aboutit au résultat escompté)

      • #35677 Répondre
        Ema
        Invité

        D’ailleurs dans ce genre là, avec une bonne dose de malaise mais aussi de satire en plus, il y Creep(2014) qui m’avait beaucoup marquée.

        • #35678 Répondre
          Seldoon
          Invité

          Après faudrait préciser les mots. On dit vite horreur ou épouvante, on sait bien que ce qui fait peur, c’est le fantastique. C’est un peu ce que décrit concretement Toni Ederman plus haut avec les arrivées en arrière-plan.

          • #35679 Répondre
            Seldoon
            Invité

            Edermann.

            • #35680 Répondre
              Tony
              Invité

              Massacre à la tronçonneuse moi ça m’a fait peur et c’est bien de l’horreur

              • #35683 Répondre
                Seldoon
                Invité

                Et pourquoi, tu penses ? Parce que l’illusion est parfaite, tu crois que ces gens là existent ?

                • #35684 Répondre
                  Tony
                  Invité

                  En tout cas ces gens-là pourraient exister, c’est pas impossible.

          • #35681 Répondre
            Seldoon
            Invité

            On a aussi vu ces dernières années arriver l’horreur métaphysique et l’horreur cosmique, ça me fait quelque chose de puissant. Comme par exemple dans Black Mirror quand on enferme une conscience des millénaires entiers dans une pièce vide. Ou dans Rick and Morty (ou beau is afraid) quand un personnage vit une vie entière puis sort de la simulation et découvre que seules quelques minutes se sont écoulées.

          • #35690 Répondre
            Ema
            Invité

            Ce que j’appelle faire peur, tres exactement, c’est ce qui est susceptible de me suivre en pensée pendant quelques temps et de renouveler ou produire en moi des craintes qui n’étaient pas là. Ça se joue presque autant après le film que pendant. Donc on revient effectivement au fantastique: suggérer que même les circonstances ordinaires peuvent donner lieu à des événements inexplicables et potentiellement dangereux. Un slasher du type massacre à la tronçonneuse nous tire beaucoup trop de ce qu’on pourrait appeler des circonstances ordinaires, c’est assez poussif, et donc peu de chances que ça me suive ou que ce soit. Par contre, nager un peu loin du bord dans l’océan après avoir regardé The Reef (reco au passage), ben, bon courage…

            • #35691 Répondre
              Tony
              Invité

              C’est peut-être poussif pour toi,pas pour ducourneau qui manifestement ne l’a pas oublié quand elle a fait Grave.

            • #35692 Répondre
              Ema
              Invité

              Après je ne réduit pas le genre horrifique à cet effet, il y a pleins de choses qui relèvent de l’horrifique effectivement dans un sens plus métaphysique ou dystopique (bon exemple de Black Mirror) et c’est peut être ce qui restera de mieux à sauver dans ce genre.

            • #35693 Répondre
              Malice
              Invité

              Massacre à la tronçonneuse m’a beaucoup ennuyée voire carrément saoulée quand les cris de femmes et les plans sur son visage hurlant prennent toute la place vers la fin ( à qui ça plait, ces cris de femmes insupportables? Pourquoi autant de films nous les servent?); j’aime le gore quand il est comique et/ou débile ( comme dans Evil dead 2 par exemple), là je ne riais ni n’avais peur.

              • #35695 Répondre
                Tony
                Invité

                Et psychose a du drôlement t’ennuyer aussi

                • #35699 Répondre
                  Malice
                  Invité

                  Psychose j’aime même si ce n’est pas mon Hitchcock préféré
                  (J »aime mieux « L’ombre d’un doute » et « L’inconnu du nord express »)

    • #35694 Répondre
      Ema
      Invité

      Si ça intéresse certains, il existe une chaîne youtube diffusant des court horrifiques, nommée Alter. Y a à boire et à manger, du très simple et efficace au très prétentieux et vain, mais parfois de petites pépites.
      J’ai beaucoup aimé celui de la youtubeuse beauté.

      • #35769 Répondre
        Cyril
        Invité

        J’en ai regardé deux au pif, de la grosse daube.

    • #35722 Répondre
      Carton de Lait
      Invité

      J,ai vu midsommar pour la première fois pas plus tard que la semaine dernière. J’avoue ne pas avoir été très impressioné. La chose m’a semblée très prévisible, assez peu crédible (bon ça, ce n’est peut-être pas hyper important) et finalement. malgré ce que certains en pense, il me semble assez convenu. Probablement mieux que le Wicker Man original mais bon… Hereditary était mieux. On verra pour le reste

      • #35744 Répondre
        Leo Landru
        Invité

        « Probablement mieux que le Wicker man original » que tu as vu pour avancer une telle idiotie ?

        • #35791 Répondre
          Carton de Lait
          Invité

          Bin je suis désolé mais je trouve que Wicker man c’est un peu ridicule quand même malgré sa réputation (Midsommar aussi mais moins il m’a semblé). J’ai l’impression que parce qu’il a un dénouement assez éfficace on l’a confondu pour un bon film.

          • #35795 Répondre
            Leo Landru
            Invité

            J’abandonne avant même d’essayer.

            • #35823 Répondre
              Carton de Lait
              Invité

              Tant mieux parce que je n’aurais pas voulu faire l’effort de dérouler mes arguments. :-p

              Après c’est que mon opinion qui si ça se trouve ne vaut absolument rien. Faut jamais oublier ça.

              • #35836 Répondre
                Ostros
                Invité

                Est-il possible que carton de lait soit un troll dont les propos sont calibrés pour nous irriter tant ils disent précisément le contraire de ce que nous tâchons de développer ici : des réflexions sur les films, musiques etc. Et tant il ou elle le dit sans retenue, comme par provocation ? En tout cas c’est l’impression qu’il-elle me fait en lisant ses longs posts disant son ressenti sur les films et les chanson.

                • #35854 Répondre
                  Carton de Lait
                  Invité

                  Je suis pas un troll (bon oui « sauf une fois au chalet » jusqu’à maintenant). Désolé si j’énerve. J’ai l’habitude mais je fais pas exprès. j’aurai toute ma vie eu une réputation de « contrarian » que je n’ai, il me semble, pourtant jamais cherché. Si je me fie à mes expériences passées sur d’autres forums, avec le temps vous apprendrez probablement à m’ignorer.

                  Après je ne me souviens pas avoir partagé des ressentis à contre-courant sur la musique jusqu’ici.? Et puis à un moment faut quand même aussi accepter les opinions divergentes, aussi stupides puissent-elles nous paraître. Parce qu’à supposer que je serais juste con, ce qui n’est jamais impossible dans la vie qui que l’on soit, j’ai quand même le droit de l’être. Et puis Il me semble que les chambres d’écho ça saoule non? Enfin je suis quand même pas jeanmonnaie…

                  Et c’est il pour l’info.

                  • #35865 Répondre
                    Ostros
                    Invité

                    Je t’ai répondu plus bas.
                    Mais j’ajoute ici : il est étonnant de lire de toi que tu as déjà fait l’expérience d’être considéré comme un parasite sur d’autres forums et qu’au lieu de te remettre en question, non pas sur tes connaissances mais sur ta façon de communiquer en ces lieux, tu persistes sur le même mode (évacuer tes émotions sans structurer ton propos, ni prendre de recul, ni t’adresser à quelqu’un), en demandant aux autres dont tu sais (!) que tu les irrites de t’ignorer.
                    C’est précisément une attitude de troll. Ici on en a déjà des comportements à oeillères comme celui-là.
                    Et non on n’arrive pas à vous ignorer tant vous vous rendez visibles.
                    Donc si vraiment tu apprécies être ici, lire les échanges, apprendre des choses et aussi si tu dis apprécier François, le conseil que je te donne c’est d’écrire plus à froid, de te modérer et d’essayer de comprendre le point de vue des autres avant de lâcher ton ressenti sans borne.

                    • #36058 Répondre
                      Mélanie
                      Invité

                      Je suggère aussi d’éviter les tournures comme « Et puis à un moment faut quand même aussi accepter… », qui, comme tu le prédis CdL, pour ma part en tout cas, me font me détourner.

                    • #36071 Répondre
                      Carton de Lait
                      Invité

                      Contrarian (désolé pour l’anglicisme mais il n’y a pas de réel équivalent en français) veut donc dire parasite?
                      Ok.
                      Je n’ai jamais dit qu’on m’avait considéré comme un parasite, simplement qu’on a souvent noté avec une certaine exaspération que plusieurs de mes avis sur des livres, films, albums ou autres allait relativement souvent à contre-courant du consensus (et en vérité pourtant il va presque tout aussi souvent dans le même sens, juste moin que la moyenne).

                      Je tiens à dire que sauf pour JeanMonnaie je n’ai attaqué ou insulté personne ici, même pas de manière indirecte ou subtile (oui bon sauf ce troll sur les profs encore, mea culpa une troisième fois), donc si toi et possiblement d’autres (ils ne se sont pas encore manifestés mais c’est possible qu’ils existent) s’énervent contre moi je ne peux qu’assumer que c’est parce que mes avis sur tel ou tel oeuvre énervent ce qui veux donc dire qu’ils prennent ces opinions comme une attaque personelle et ÇA malheureusement, j’en fais l’expérience partout et je ne comprends pas cette attitude.

                      Je n’en veux pas à léo, vraiment, mais quand même notons qu’il n’a même pas prit la peine de me demander de détailler mon avis (j’ai fait la blague que je n’aurais pas eu envie de le faire par la suite mais en réalité si on m’y avait forcé j’aurais fait l’effort), tout de suite j’avais dit « une idiotie » alors que mon commentaire contre Wicker Man était tout simplement une toute petite phrase qui disait que probablement Midsommar était quand même meilleur et je le mentionais ÉVIDEMMENT parce que Midsommer s’est inspiré de wicker man. Cest tout, aucun commentaire violent sur le film, je laisse entendre que je n’aime pas et là j’ai dit une idiotie, ce qui POURRAIT être lu comme se faire un peu traiter d’idiot quand même, c’est pas la même chose certes mais pas très loin non plus. Donc difficile pour moi de ne pas voir ça comme quelqu’un qui a prit mon opinion négative du film un peu comme un affront personnel.

                      Et ça je suis désolé mais faut arrêter avec ça. Je perçois bien que si tu t’énerves autant contre moi c’est probablement parce que j’ai dit du mal d’un truc que tu aimes. Parce que sinon c’est une injonction à ne partager que des avis positifs, ce qui serait bizarre.

                      Et puis « ni t’adresser à quelqu’un ». Déjà. je me suis souvent adressé à des gens, et en plus… c’est pas tout les messages sur ce forum qui s’adressent spécifiquement à quelqu’un….

                      Écoute franchement sans rancune, je ne cherche pas les embrouilles, masi je t’invite dès maintenant à m’ignorer. En tout cas, sâche que c’est la dernière fois que je te réponds sur ce sujet précis.

                      P.S: En plus je tiens à t’informer que d’habitude plus on souhaite qu’un contrarian s’en aille, plus il va avoir tendance à vouloir s’incruster, (Emoji clin d’oeil et tout ça…)

                      • #36107 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        « Je n’ai jamais dit qu’on m’avait considéré comme un parasite, simplement qu’on a souvent noté avec une certaine exaspération que plusieurs de mes avis sur des livres, films, albums ou autres allait relativement souvent à contre-courant du consensus  »
                        Typiquement une phrase de pénible, ça.
                        Tu n’es pas un troll, tu es un pénible.
                        C’est bien, déjà.

                      • #36123 Répondre
                        Mélanie
                        Invité

                        « Je n’en veux pas à Léo, vraiment, mais »
                        « Et ça je suis désolé mais faut arrêter avec ça »
                        « Sans rancune », il continuera et nous invite à ne pas lui dire ce qu’on en pense.
                        On dirait moi quand je suis fâchée

                      • #36124 Répondre
                        Papo2ooo
                        Invité

                        pour moi, c’est juste des précautions de personnes « contrarian » et qui en même temps ne veulent pas froisser inutilement.
                        pas très méchant à mon avis.

                        je dis ça, c’est parce que je me reconnais un peu

                      • #36129 Répondre
                        Papo2ooo
                        Invité

                        ah, je faisais un contre-sens sur contrarian.
                        je pensais que c’était une personne qui a trop tendance à contredire, parfois à tort.

                      • #36147 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Le pénible de Carton, c’est qu’il s’imagine qu’on le trouve pénible parce qu’il dit, en rebelle, des choses « qui échappent au consensus ». Alors qu’il est pénible tout simplement parce qu’il a des expressions de pénible, que Mélanie a commencé à relever.
                        C’est pas méchant non. C’est pénible.

                      • #36158 Répondre
                        I.G.Y
                        Invité

                        Je découvre ce terme de « contrarian ». Je vois qu’il sert d’ores et déjà à désigner les meilleurs d’entre nous. Les vrais subversifs

                        https://m.media-amazon.com/images/I/81xqJ+Wo0NL._SL1500_.jpg

                      • #36172 Répondre
                        Papo2ooo
                        Invité

                        autre usage du mot: par les universitaires américains pour désigner les climatosceptiques (climate contrarians). Je ne sais pas si les climatosceptiques s’en servent pour se désigner eux-même.

                        https://www.colorado.edu/asmagazine/2024/02/22/climate-contrarianism-down-not-out-expert-say

                        Je ne pense aucunement que Carton de lait fait partie du FC confus, pas du tout, mais le mot contrarian est plus que douteux. La réalité qu’il prétend désigner sans doute aussi. (encore une fois, pas le cas de C2L)

                      • #36174 Répondre
                        Papo2ooo
                        Invité
                      • #36189 Répondre
                        Ostros
                        Invité

                        « P.S: En plus je tiens à t’informer que d’habitude plus on souhaite qu’un contrarian s’en aille, plus il va avoir tendance à vouloir s’incruster, (Emoji clin d’oeil et tout ça…) »
                        Le genre de phrase qui fait plaisir en effet.

                      • #36192 Répondre
                        Carton de Lait
                        Invité

                        Le mot contrarian existe en anglais depuis les années 50. « a person who takes a contrary position or attitude ». Il est à l’origine utilisé dans le monde des affaires pour qualifier les gens qui achètent des parts alors que les autres vendent mais depuis il est utilisé couramment pour .qualifier des gens qui semblent prendre des positions contraires à la majorité, quelle qu’elle soit.. Déjà si vous êtes d’extrême-gauche (ce que soyons très clair je suis), vous êtes contrarian. Vous êtes pénibles tiens à lui chercher des significations droitardes (après je ne devrais pas mettre Papo là-dedans puiisqu’il à mentionné que je ne faisais probablement pas parti du FC confus mais bon…) mais je vois bien la stratégie subtile de discrédit par association « ah c’est intéressant quand même que tu aies utilisé ce mot….hmmmmm ». Oui oui. Pas de ma faute si vous connaissez mal l’anglais. On pourrait tout aussi bien dire « c’est intéressant que tu te qualifies d’intelligent car il y a des gens de droite qui se disent intelligents…hmmm..  » Et pour prévoir le coup, non je me qualifie pas d’intelligent, d’ailleurs j’ai pleinement conscience de mes trop grandes limites intellectuelles qui si ça se trouve sont la source du problème (je dois l’envisager).

                        Je ne m’identifie pas personellement par ce mot (contrarian) déjà, (pas plus que rebelle d’ailleurs, du moins pas depuis que j’ai plus de 20 ans) il est simplement utile pour définir comment les autres semblent me percevoir. Je ne suis en effet mais pas DU TOUT climato-sceptique, ou conspi, 100% l’inverse, même que j’aurai passé une trop grande partie de ma vie à m’opposer verbalement (ou textuellement) à ces gens qui sont dans un déni complet de la réalité.

                        Sinon, il y a pire dans la vie qu’être pénible. Je mettrai ça sur ma tombe tiens « ci-gît le pénible Carton de Lait qui dans la mort, on l’espère, ne nous fera plus chier » (oui la formulation est délibèrement pénible)

                        Bon allez peut-on je vous en conjure clore cet arc critique (et pour le coup pénible) de ma personne, déjà on m’accuse de parler trop de moi mais l’ironie c’est que là depuis quelques jours on m’y force. De toute manière il n’y a pas de fonction ban sur ce format de forum (je crois) ce qui veux donc dire que vous allez devoir continuer à endurer mes pénibles interventions, autant vous y faire. Si je pouvais moi-même y faire quelque chose, j’y serais déjà arrivé à l’âge que j’ai. De toute manière si ça se trouve dans un mois je me serai lassé de ce forum (statistiquement probable) et vous pourrez alors retrouver une certaine harmonie et recentrer vos énergies critiques envers l’inénarrable jeanmonnaie ce qui est assurément beaucoup plus amusant.

                      • #36193 Répondre
                        Papo2ooo
                        Invité

                        Salut Carton de lait,
                        Je comprends pourquoi tu as pu le penser, mais très sincèrement je ne voulais pas te discréditer par association et tu fais partie des personnes sur ce forum, que je n’ai aucun mal à croire.
                        Voilà, arc fermé pour ma part.

                      • #36197 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        « De toute manière il n’y a pas de fonction ban sur ce format de forum (je crois) ce qui veux donc dire que vous allez devoir continuer à endurer mes pénibles interventions, autant vous y faire. Si je pouvais moi-même y faire quelque chose, j’y serais déjà arrivé à l’âge que j’ai. De toute manière si ça se trouve dans un mois je me serai lassé de ce forum (statistiquement probable) et vous pourrez alors retrouver une certaine harmonie et recentrer vos énergies critiques envers l’inénarrable jeanmonnaie ce qui est assurément beaucoup plus amusant. »
                        Parfaitement pénible.

                      • #36200 Répondre
                        Carton de Lait
                        Invité

                        Merci, j’allais dire que j’y ai mit l’effort mais en fait ça serait mentir, ça me vient, on s’en doute, naturellement. J’ai pas de mérite, c’est comme l’intelligence ou l’habileté au sport ça, on nait avec.

      • #35844 Répondre
        Carpentier
        Invité

        Et kissékivoitdestrollspartoutziciiiiiii?
        https://www.clubic.com/internet/actualite-432909-les-trolls-seraient-en-fait-des-cons-dans-la-vraie-vie-d-apres-une-nouvelle-etude.html

        L’étude a au moins 4 ans mais on note l’emploi d’euphémisme ici; il faut donc lire:

        …. Est-il possible que carton de lait soit un con dont les propos sont calibrés pour nous irriter tant ils disent précisément le contraire de ce que nous tâchons de développer ici : des réflexions sur les films, musiques etc. Et tant il ou elle le dit sans retenue, comme par provocation ? En tout cas c’est l’impression qu’il-elle me fait en lisant ses longs posts disant son ressenti sur les films et les chanson. …. / …..

        Son pseudo est marrant en tout cas,
        enfin, je trouve,
        moi, ça m’fait rire,
        mais c’est vrai’qu’en terme d’humour, notamment, suis pas toujours,
        bon, bref,
        oui,
        on sait

        • #35848 Répondre
          Ostros
          Invité

          Non non ça c’est toi qui interprète. Je dis bien troll car toutes ses interventions pour le moment se résument à : « j’ai vu ça, c’est de la merde. » Suivi d’un développement de son avis sur des dizaines de lignes. Pas de quoi nourrir une discussion à mon sens. Et le sentiment que chaque intervention serait pour provoquer. Ou en tout cas c’en est la conséquence.
          Mais si carton de lait faisait suite à mon post en parlant d’un livre ou d’un film qu’il ou elle a vraiment aimé en détaillant pourquoi, et peut-être aussi si il ou elle nous disait comment il ou elle s’est retrouvé ici, ça aiderait je pense.

          • #35850 Répondre
            Ostros
            Invité

            En tout cas je vois que ce matin tu as replongé dans ta frénésie habituelle après quelques jours de servage bienvenus.

            • #35853 Répondre
              Carpentier
              Invité

              Tout cela n’est quand même pas bien cohérent, Ostros.
              Troll, c’est plutôt agressif, insultant, il semblerait, et je trouve que tu l’emploies mal à propos y compris, désolée, à mon égard..
              Le sevrage que tu évoques est lui aussi mal dit: mes quelques lignes ou participations, quasi quotidiennes et ‘à contenu ‘ je trouve, sur François Bégaudeau à la maison de la méditation par exemple, font zéro écho;
              Ma question sur One love?
              Plouf dans l’eau.
              Parmi d’autres.
              Vous jouez l’inclusion avec moi, c’est ça?
              Elle est débile mais tant qu’elle salit pas trop ici, tenons le coup?
              Et quand qqn ici participe, interagit avec vos codes, vos techniques basiques d’échange, tu lui envoies quand même aussi que c’est un troll?
              Je pense que tu es, toi aussi, contaminée.
              En fait, tu aimerais, comme un enfant, choisir qui intervient ici et/ou comment ?
              Merci de m’autoriser à rire.
              Bonne journée.

              • #35855 Répondre
                Ostros
                Invité

                Je t’en prie. Ris à foison, tant que tu modères tes lâchés ici ça me va.

                • #35960 Répondre
                  Carpentier
                  Invité

                  Accusé de réception prequ’onfrayesque, tiens (dans l’épisode antimanuel de): un barre-tpi de mon soleil pas franc
                  mais ok, nous sommes donc ici sur chantier autonome ostros, maintenant c’est plus clair.
                  Lisant attentivement tes précisions pour C2L, je repense à ce qui fût peut-être notre premier échange, sur le film La montagne: triste souvenir de glisser quelques lignes – de satisfaction pourtant – (j’ai beaucoup aimé ce film) parmi les posts de quelqu’un qui prétend être plutôt détenteur de la bonne façon de le voir ce film, voir d’être la personne la plus légitime pour parler de la montagne même, carrément (benh voyons)
                  Souvenir de quelqu’un qui, de son côté – tandis qu’on invite les trolls désignés à se remettre en cause – le fait peu pour elle-même.
                  Un comportement qui serait pas si loin, en fait, de la définition du troll dans l’article d’il y a 2 ans posté ce matin, tiens.

                  • #35961 Répondre
                    Carpentier
                    Invité

                    barre *toi
                    l’article s’il y a *4 ans

          • #35860 Répondre
            Carton de Lait
            Invité

            Euh.. comment je me suis retrouvé ici bin, compte tenu que c’est le forum de François Bégaudeau il ne me semble pas con d’assumer que c’est parce que l’apprécie bien l’homme. Je l’avais entendu ici et là évoquer ce forum mais ce qui m’y a finalement emmené c’est que sur un live de Dany et Raz ça parlait du fait que Bégaudeau avait sur son forum réagi au Zawashow (enfin, trois lignes) et je me suis dit ah oui, ce fameux forum, peut-être est-il temps d’aller voir ça. Quand même un peu bizarre de devoir justifier ma présence ici….

            Après, TOUTES mes interventions disent « j’ai vu ça, c’est de la merde »? Moui, faudrait m’en faire la liste là. J’ai parlé contre Midsommar et Wicker man ici, ok. J’ai parlé contre les anime mais bon c’était à la suite d’un fan de cet art qui disait qu’en fait ça n’avait même pas selon lui une très grande valeur et puis j’ai quand même précisé que j’acceptais l’idée que je n’avais peut-être tout simplement pas les codes pour apprécier. Sinon qu’est-ce que j’ai critiqué? J’ai eu apparemment de mauvais opinions sur la façon dont on doit juger l’art, ce que j’assume. Ok. J’ai critiqué l’école, bon, euh… on est sur le forum Bégaudeau. hein…(oui il y a eu ce malheureux et seul troll sur les profs de gauche) Coté musique à part dire que les artistes rock après 30 ans, c’est assez sans intérêt, je vois pas trop. J’ai dit que Saviors de Green day étail nul oui, pas un avis si à contre-courant que ça il me semble. Vraiment il me semble avoir presque tout mes messages en tête là et c’Est tout ce que je vois. Ah oui j’ai clashé Garcia Marquez dans une toute petite phrase dans une logorrhée que personne n’a lu de toute manière. Voilà je crois que c’est l’inventaire de mes « trolls », sauf erreur.

            Sinon il y a plein de films, albums, livres, etc que j’aime et j’aurai certainement éventuellement l’occasion d’en parler mais de devoir en nommer un ici maintenant et expliquer pourquoi je l’aime pour en quelque sorte montrer patte blanche où je sais pas trop, non. C’est la police ou…..? Quand même un peu bizarre qu’on me fasse un procès dans ce thread où plusieurs on déjà dit qu’ils n’aimaient pas midsommar (ou même Ari Aster) mais je suppose que c’est l’attaque contre wicker man qui fut de trop… (et je n’ai vu que pus tard que Leo en avait parlé donc je ne le mentionnais pas pour le clasher)

            • #35864 Répondre
              Ostros
              Invité

              Tu admets que toutes tes interventions sont du clash ou du cassage ou de la critique négative. Les questions sur tes goûts c’est pour te connaître et par cette connaissance de toi te sortir de la case troll-clasheur (malgré toi visiblement) qui est jusqu’à présent ton mode (voir ta liste).
              Ce forum est constamment pollué par des gens qui viennent ici on ne sait pourquoi et dont les seules interventions consiste à surtout parler d’elles-mêmes et pas du tout à vouloir ouvrir une discussion. Plus du déballage d’affects en vrac. D’où l’expression de mon irritation après la lecture de cette énième occurence issue de toi et mon invitation à l’échange sur la base de ce qui te donne du plaisir. C’est quoi le dernier film que tu as vu et que tu as aimé ?

              • #35877 Répondre
                Carton de Lait
                Invité

                Oui bon, dans mon expérience des forums, sur lesquels je suis quand même depuis 25 ans déjà, il me semble que des messages où les gens parlent d’eux-mêmes ou déballent des affects, ça me semble en fait être assez plus la norme qu’autre chose. On ne m’avais pas encore informé que c’était différent par ici. C’est dommage, je suis peu pudique. Une autre chose assez commune sur les forums c’est les anciens qui voient arriver un nouveau dont le style ou les opinions ne leurs convient pas et qui s’énervent tout de suite contre lui ou elle. Ça c’est bien connu. Souvent il y a même des cliques de gens comme ça. On pourrait facilement les imaginer flics dans une autre vie. Ou profs dans celle-ci.

                Je ne peux pas nommer le vrai dernier film que j’ai vu et aimé pusique ça serait indécent compte tenu du forum, on pourrait questionner mes intentions voire ma sincérité, mais l’avant-dernier c’était… c’était quoi en fait? Ça remonte, faut savoir que je regarde beaucoup de merde dont je sais d’avance que ça en sera. Une série ça va? Parce que je me souviens avoir dit ici déjà que The Curse était bien. Même si le dernier épisode, bon, je suis pas certain. Mais pour le reste, rien à redire.

                Je prpmet de dire que telle ou telle chose est géniale bientôt. Ça devrait forcément ouvrir plus un échange que l’inverse. On sait pas pourquoi mais bon..

                • #35892 Répondre
                  Ostros
                  Invité

                  Si tu peux expliquer en quoi c’est « génial », ce sera surtout ça qui sera intéressant.
                  Merci pour le changement de mode d’expression annoncé en tout cas. Là où, à ce stade, d’autres s’obstinent à ne rien entendre.

    • #35798 Répondre
      dizzy
      Invité

      Et du côté de la france (qui devait révolutionner le genre au début du siècle… ), que voir ?

      Je n’ai retenu que Grave, pas vraiment de l’horreur, et Martyrs, pas vraiment un film

      • #35932 Répondre
        Malice
        Invité

        J’ai entendu parler de  » Trouble every day », (qui met en scène paraît-il le cannibalisme) de Claire Denis mais est-ce un film d’horreur? Tu connais?

        • #35934 Répondre
          deleatur
          Invité

          Film assez fort, oui, avec la musique des Tinderskicks. Pas sûr que le film tiendrait aussi bien sans la musique, mais elle a réussit à rendre les deux très interdépendants. Grand souvenir de 2001. Me souviens plus de l’accueil critique et public par contre.
          Pour moi, oui, un film d’horreur, mais pas une film de genre.
          C’est selon moi ce qui est le plus fort dans un film : que ce ne soit pas un film de genre et que l’horreur y apparaisse sans qu’on l’attende, à partir d’une tension dont on ignore jusqu’au bout ou presque sur quoi elle va déboucher (Twentynine Palms de Dumont).

          • #35936 Répondre
            deleatur
            Invité

            Et telle scène de Blissfully Yours, que je laisse à chacun et chacune le soin de découvrir, ne suffit pas à en faire un film de genre.
            Mais c’est un film d’Api.

            • #35937 Répondre
              Malice
              Invité

              Tu connais  » Vorace » d’Antonia Bird? Je ne sais pas si c’est de l’horreur ou de la comédie, en tous cas, c’est un film qui me réjouit toujours, crypto gay et très enlevé, qui est basé sur la légende du wendigo ( un esprit qui s’empare des humains pour les faire dévorer leurs semblables) et rigole du mythe du mâle alpha.

              Je vais tâcher de jeter un oeil à « Trouble » car j’ai un faible pour les anthropophages

              • #35938 Répondre
                Malice
                Invité

                et aussi un oeil sur le film d’Api

                • #35949 Répondre
                  deleatur
                  Invité

                  Les deux yeux même, grands ouverts comme dirait François.

      • #35959 Répondre
        Leo Landru
        Invité

        Les Français qui font des films d’horreur tolérables (Aja, Khalfoun) finissent généralement par les tourner à l’étranger. Laugier a fait un carton avec Martyrs mais son cinéma est pauvre, et, consciemment ou non, il véhicule des motifs réactionnaires (Ghostland homophobe, The Secret classiste) américains-compatibles.
        Maury et Bustillo font des films pas terribles, involontairement drôles (Aux yeux des vivants). À l’intérieur, déjà nul, a fait l’objet d’un remake américain, nul également. Ils ont la chance d’être soutenus par Béatrice Dalle qui tourne là-dedans auréolée d’une adoration fétichiste un peu touchante. Au moins ils font leurs trucs sans se prendre pour Hitchcock.
        Grave de Ducournau me semble un peu au dessus de la mêlée mais ce n’est pas hyper dur. Pas eu envie de voir Titane – vu en itw Ducournau parler de ciné de genre, peu d’affinités, elle dit les mêmes trucs que tout le monde, elle a les mêmes modèles que tout le monde, elle se pince le nez devant la violence dite gratuite des films d’exploitation bas de gamme et elle adore Carpenter et Cronenberg comme tout le monde.
        Ce qui me choque, au-delà des réalisations foireuses et des scénarios faiblards de ces films français, c’est le jeu d’acteur nul, mais vraiment nul (Martyrs compris). Les Maury / Bustillo c’est vraiment le condensé des foirages : monstres en plastique, dialogues clichés sur-artificiels, scènes confuses.
        Je sauve quelques bobines, pas beaucoup. Un peu de Calvaire, le Du Welz avec Laurent Lucas et Jackie Berroyer, pour l’échange entre ces deux-là uniquement. Dans la Forêt, de Gilles Marchand, avec un Jérémie Elkaïm habité en père divorcé psychotique – sûrement le meilleur film de cette énumération. Ils, de Moreau et Palud, peut troubler – la mise en scène est rythmée, ça fonctionne bien en jouant sur le son, le hors champ, ça crée du mystère, ce qui est rare – on pourrait regretter la conclusion qui explique tout.
        D’autres films existent mais ils ne me viennent pas spontanément.

      • #35969 Répondre
        Ema
        Invité

        Je ne me risquerai pas à une critique positive ni négative mais j’ai vu je ne sais plus quand Le Vourdalak, drôle de petit film français gentiment horrifique tiré d’une obscure nouvelle d’un écrivain russe. C’était peut être un énorme nanar pour certain mais j’ai trouvé l’expérience singulière, franchement anti programatique pour le coup.

    • #35942 Répondre
      adamou
      Invité

      Puisqu’on parle d’horreur et du fait qu’un film qui part avec l’idée de faire du genre horreur se restreint souvent énormément, je pense à Mise à mort du Cerf sacré. C’est justement un de ces films où l’horreur surgit sans qu’on s’y attende. Toute la partie sur le dilemme m’affecte pas tellement mais l’horreur de Martin qui s’immisce dans la vie de famille du docteur est vraiment réussie. Je trouve que Lanthimos arrive a créer une gêne qui se transforme en horreur juste en foutant graduellement Martin dans la plan alors qu’il n’a rien a y faire. C’est la même logique que dans Get Out qui aurait été un bon film s’il s’en était tenu a déployer cette horreur ordinaire. Vous avez en tête d’autres films d’où surgit l’horreur sans que le réal essaye de donner dans le genre?

      • #35964 Répondre
        Ema
        Invité

        Je me trompe peut être mais The Neon Demon?

        • #36052 Répondre
          Malice
          Invité

          Neon Demon très bien
          Il faudrait peut-être séparer les films sur l’horreur des films d’horreur en fonction de ce qu’ils font ressentir
          Exemple : je sursaute et je hurle et je stresse devant « Paranomal activity » ( et je n’y repense qu’en fonction de ce trouillomètre)
          « Neon Demon m’hypnotise, me fascine, me hante les jours suivants ( et par la suite me fait penser à l’industrie de la mode, à la condition de femme, jeune et vieille, belle et moche…ainsi qu’au style du réalisateur : cette lenteur qui ne me plombe pas)

      • #35967 Répondre
        Cyril
        Invité

        La Zone d’intérêt est sans doute le film qui m’a le plus horrifié.
        Je ne pense pas qu’il soit tout à fait exempt de codes du film d’horreur.

        • #35978 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          Les films d’horreur n’ont pas le monopole de l’horreur. Je dirais même qu’ils l’excluent, l’horreur.
          L’horreur la vraie se moque des films d’horreur.

        • #35986 Répondre
          Adamou
          Invité

          Effectivement il y a de l’horreur dans la zone d’intérêt

      • #35979 Répondre
        Papo2ooo
        Invité

        Adamou, j’ai pensé à we need to talk about kevin en lisant ta question.

        • #35980 Répondre
          Papo2ooo
          Invité

          on sait d’avance que c’est chaud, mais il y a un climat de peur face à l’imprévisibilité qui s’installe.

      • #35981 Répondre
        deleatur
        Invité

        J’ai parlé plus haut de Twentynine Palms de Dumont.

    • #35965 Répondre
      Ema
      Invité

      Mais bon l’esthetique du film et sa conclusion le disqualifie peut être pour s’extraire complètement du cahier des charges « genre »

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